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Canti Della Guerra Latina

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Gabriele d'Annunzio
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GABRIELE D'ANNUNZIO CANTI DELLA GUERRA LATINA Ode pour la résurrection latine ODE POUR LA RESURRECTION LATINE Quelle

horreur et quelle mort et quelles beautés nouvelles sont partout éparses dans la nuit? Quel vent prodigieux excite toutes les flammes en travail dans le firmament latin? Le jour est proche! Le jour est proche! O mes odes, filles rapides de la fureur et du feu, quel dieu, quel héros, quel homme exalterons-nous au jour certain? Je ne suis plus en terre d'exil, je ne suis plus l'étranger à la face blême, je ne suis plus le banni sans arme ni laurier. Un prodige soudain me transfigure, une vertu maternelle me soulève et me porte. Je suis une offrande d'amour, je suis un cri vers l'aurore, je suis un clairon de rescousse aux lèvres de la race élue. Voyez, je tremble. Voyez, je chancelle, je suis ivre d'amour et d'épouvante. Il vient, Il vient le Seigneur invoqué. Il enflamme la nuit; et l'on n'entend pas, dans le vertige du sang, le battement de sa force. Or, Il dit: «Qui donc enverrai-je, ô annonciateur de choses saintes? Qui donc ira pour nous?» Je dis: «Me voici. Envoyez-moi, Seigneur. Avec quel signe? pour quel pacte?» Je connais le signe, je sais le pacte. J'obéis à son commandement et j'accomplis le voaigeu de mon âme. Je n'ai plus de chair ni d'os autour de mon âme haletante pour franchir les fleuves et les monts. Déjà sur la borne milliaire, à la clarté des Pléiades, je lis le nom ineffable. Et j'entends les chevaux des Dioscures hennir J'entends sur l'antique basalte, dans la ruine d'Ostie, résonner le pas de Celle qui seule rompt l'incertitude du combat. Vient-elle du bois de Laurente? Va-t-elle vers la route des Tombeaux? Elle marche le long des môles noyés, elle passe entre les deux pierres droites qui désignent la Porte Marine. N'écoute-t-elle pas si la Nef chargée de la fortune de Rome fend de nouveau la vase du fleuve blond? Les lauriers, autour de ses tempes, se hérissent

et brillent comme les fers des javelots; car elle sait de quelle herbe, bien plus âpre que la verveine, faudra-t-il couronner la proue aiguë, et de quel sang, bien plus noir que l'égorgement de la génisse sans tache, faudra-t-il teindre la poupe carrée. O Victoire, sauvage comme la cavale qui paît l'asphodèle dans le désert romain, jeune comme Rome alors que la sombre aurore fut traversée par le vol des douze vautours, toi que je vis sur l'aridité sublime bondir du roc d'Ardée et dans le bond resplendir toute au soleil blanche comme la poitrine du héron, ô Désirable, si jamais seul et anxieux j'interrogeai tes vestiges loin du peuple vetû d'ignominie et de paix; si jamais à tes autels j'apportai mon offrande tandis que sur tes palmes, comme sur une litière pourrie, l'astuce et la peur, vaches baveuses, ruminaient le mensonge; si jamais en ton nom je reprochai son opprobre à la Reine des Royaumes corrompue et polluée par les mains des vieillards; si jamais je fus ivre de ton regard changeant, ô Vierge, accompagne mon message, affermis ma voix! Car, ô Male, tel le fécial criait les noms des villes soeurs et jurées en brandissant le javelot vermeil, tel à grande voix je crie, par-dessus les sépulcres où les os de nos morts s'émeuvent comme les racines au printemps, je crie et j'invoque les deux noms divins, les plus hauts de la terre, jusqu'à ce que le ciel entier s'enflamme de la double ardeur et que toutes les sources taries rejaillissent et se mêlent en un seul torrent indomptable, je crie et j'invoque: «O Italie! O France! Et j'entends, par-dessus les sépulcres fendus et par-dessus tes lauriers hérissés, Victoire, le tonnerre des aigles qui se précipitent vers l'Est et de toutes leurs serres déchirent la nuit. Le jour est proche! Voici le jour! Voici ton jour, voici ton heure, Italie; et, pour cette heure, des années merveilleuses, la plénitude de tes allégresses! L'ai-je annoncée avec les bûchers et avec les hymnes? l'ai-je appelée dans la vigile et dans l'attente? l'ai-je hâtée par la rancune et par l'amour? Les pieds graves du Destin se transmuent en ailes soudaines; et sur son front marmoréen s'allume la flamme à deux cornes

que portait le Libérateur au-devant du champ couvert de rosée. C'est le signe! c'est le signe! Choisis d'être souveraine ou serve, choisis de monter ou descendre, choisis de vivre ou périr. Je te montre le signe. Malheur à toi si tu doutes, malheur à toi si tu hésites, malheur à toi si tu n'oses jeter le dé. Vae victis! Les quatre vents du monde soufflent la bataille, sur la mer où les phares s'éteignent, sur le continent qui s'éclaire au fond des villes embrasées. Vae victis! La force barbare nous appelle au combat sans merci. Comme la horde traînait dans ses chariots couverts de peaux fraîches les concubines innombrables pour les rassasier de carnage et les enivrer d'hydromel, ainsi elle amène toutes les hontes derrière ses hommes comptés en bétail à deux pieds, pour qu'ils couchent avec toutes dans leur sang épais qui est le rouge frère de la boue, tandis que le vautour à deux têtes, le maître puant au double cou dénudé, pousse son cri lugubre et rejette la charogne mal digérée. Vae victis! Souviens-toi de Mantoue. N'oublie pas les potences chargées de tes martyrs, et cette corde inusable dont le Pendeur décrépit ceignit ses reins, pieux cordelier du Gibet. N'oublie pas les mains lourdes de bagues que l'Autrichien fuyard coupait en hâte aux poignets de tes femmes hurlantes. Qu'elles giflent l'Oint du Spielberg, chaque nuit, dans ses rêves mornes, sur l'oreiller taché, jusqu'à l'heure du trépas! Qu'elles se dressent contre sa prière, chaque matin, dans la maison de Dieu, quand il fléchit ses vieux genoux, qui craquent comme le bois des fourches, pour recevoir l'hostie pure sur sa langue empâtée! Souviens-toi. Je veux peser ma haine dans ta balance. Je veux brûler ton coeur, sans trêve, avec des mots pour brandons. Je te le dis, je ne te donnerai pas de trêve jusqu'à tant que mon souffle soit chaud entre mes dents. Mon dieu m'a fait un front plus dur que leurs fronts. Les strophes vengeresses, forgées pour l'infamie comme pour le fer qu'on chauffe au rouge pour flétrir la joue et l'épaule du traître et du larron,

serrés comme les épis. par tes enfants non conçus encore. Vous êtes la semence d'un nouveau monde. Car. la fraîcheur du matin. Elle a vêtu sa robe guerrière de pourpre. sinon toi? Nous sommes les nobles. dans la bataille. sinon le barbare? Et qui sera près d'elle. Nous sourirons quand il faudra mourir. O femmes. dans ses yeux clairs luit comme la hache à deux tranchants. fleur sublime de la discorde. sur tous les sommets de la mort.tu les laissas mutiler. et nous écraserons la horde hideuse. aux jours mêmes de ses royautés. par tes sources et tes fleuves. Lavée dans ses pleurs ardents. moissonneuse farouche. et je bus en silence mes larmes. je dis: «Vous avez entendu ce qui plaît au dieu. par la main vile du châtreur. Elle a mis de doubles ailes à ses pieds nus. je sens sur mon front. obéissez. Elle est prête à chanter. Comme le prêtre de Mars aux enfants de Lanuve. nous sommes les élus. je te jure que tu sculpteras avec l'acier froid chaque syllabe dans la pierre de Pola romaine sur l'Adriatique reconquise au Lion. Hâtez votre heure. rang contre rang. prenez les faucilles et moissonnez! Apprêtez le pain nouveau à la faim nouvelle! Vos hommes frapperont fort. lavée dans son sang amer. la face à la lumière. elle tissera la toile du monde nouveau. en silence. qui armèrent mon âme secrète d'une amertume immortelle. Et les aurores les plus belles ne sont pas encore nées. elle ne fut jamais si belle. de ses mains infatigables. par tes trois mers et tes cinq rivages. O Victoire. De toutes ses plaies qui gouttent elle fait une rosée merveilleuse. c'est l'heure sainte de la moisson et du combat. Or. partez. Rassise. comme les blés drus sous le vent d'est. par tes ancêtres non encore vengés. avec la multitude de ses maux elle rallume l'étoile de son matin! Sa volonté de vaincre. Qui est contre elle. dans l'attente. je te jure. pour les Latins. Ton jour est proche! Voici ton jour doré! Ta soeur se tient debout dans le soleil. Nous combattrons. comme l'alouette.» Sur une image de la France croisée SUR UNE IMAGE DE LA FRANCE CROISÉE PEINTE PAR ROMAINE BROOKS Ont-ils haussé l'éponge âcre au fer de la lance contre sa belle bouche ivre du Corps Très-Saint? .

on vit soudain ton coeur bondir vers le soleil. Ma più non vedevamo i nostri segni. debout avec ton Dieu comme au pont de Bouvines. la destra di Roma era levata a percuotere. dans ta sainte vêture. elle noue à ses pieds percés la Patience. Roland le comte sonne. Et le vent du combat et l'or du jeune jour et les avrils non vus et l'amour de l'amour et les chants non chantés vivent dans son haleine. sourit à ta grâce mâle. France la douce. aux creux de tes ruines. sans toi le monde serait seul!» Et voici le printemps de notre amour. Tu as communié. 1 TRE SALMI PER I NOSTRI MORTI Or il braccio di Roma era inalzato. et en saigne sa bouche. que demain tu sauras en guirlandes plier pour les chants non chantés de ta jeune pléiade. alors que Godefroi sentait sous son camail la couronne d'épines. né con noi alcuno che sa . mais son coeur est plus doux que le printemps messin. dans ta gloire à genoux comme au champ de Rocroi. France. a rompere. dit l'Ancêtre. quand même tu n'aurais à cueillir d'autre fleur que le héros jailli de la racine occulte. France. fraîche comme le jet de ton blanc peuplier. Là-bas. Car toute entière en toi lève la bonne race. force qui fais avec tes chairs ton sacrifice et ta libation avec ton sang vermeil! Sur quel bûcher. on meurt. combattants. ressuscitée en Christ. La bandelette pure à son front est un feu blanc qui conduit les morts. Exulte dans ton sang et jubile au bout de ta douleur. neuve immortellement comme l'herbe qui croît aux bords de tes tombeaux. comme aux poignets les fers. On meurt. Et l'on voit sur la plaine tomber de son manteau la grande ombre d'un dieu. les bannières aux hampes. et chacun de tes morts dans ta beauté se sculpte. Entendez le signal. d'entre les neuf preux. sous l'espèce du sol. Duguesclin. en éclatent ses tempes «Frappez. Mais son oeil est plus clair que la claire Provence. «Sonnerai l'olifant». Elle oint de sa douleur la force qui la ceint. O tumulte de tes chênes! O vent de l'immense clameur! Hauts sont tes puys. «France. frappez! C'est mon commandament!» Salmi per i nostri morti. entre les héroïnes bénie. qui souffre au-dessus de son sein n'est que la double entaille acceptée en silence. qui fait de ton linceul gonfanon de lumière et cotte de croisade. âmes prises aux corps comme aux ceps le printemps.La Croix sans Christ. ton front semble souffrir d'une étoile future. Français. courage qui jamais n'écarte le calice. sous quel signe. ô pitié sans sommeil. ardente sous la croix comme aux murs d'Antioche. amour du monde. O face de l'ardeur. né v'era con noi profeta. et tout en est fumant. combattants. par les barreaux de l'armet. Mais. tes vaux profonds. pour quel réveil. couronné de lin. à quel Avent ta foi chantait dans le supplice? Plus haut que l'alouette à l'aube du solstice.

con occhi immortali. con l e pupille della mia fronte breve e con lo sguardo dell'infinito genere. ma tutto il firmamento m'era. d alla città che ingemma il monte insino alla città che addenta il mare. una voce sonò sen za carne. e le selve e le mura. e non la piota né il sasso era quivi. sotto il vento della rapidità. non più soma greve d'orgoglio ma rapida virtù senza peso. o Patria. son come olocausti di purità.» «Cercate la mia faccia vivente» comandò nel turbine il tuo verbo. come un dolore solo. Il sorriso pre cede la prodezza. Una corona brilla sopra esse. E. o Patria. oltre la vita e oltre l'orizzonte. come svola il brandello del panno dal corpo dell'ucciso avvolto nella vampa d ello scoppio. da stramazzarvi giù rovescio o prono. e dietro a lei rugge la fiam ma chiusa. dal pascolo ch'è presso il fiume insino alla barena su la bocca del fiume.» E i geli e le acque. E io vidi la tua faccia di sangue e di sudore. e tutte le cose terrestri. fatta come la carne dei tuoi figli. E. E rinascere udii nell'aereo cuore la parola antica e santa: «Cercate la mia faccia . io vedeva nella battagl ia immensa il figliuolo e la madre. il tuo testimonio è nelle pianure. mi ricorse il tuo numero. fuggì la mia pochezza nell'ardore. il tuo testimonio è nell'umiltà. E dal ghiacciaio insino alla laguna.pesse fino a quando. si precipitò un turbine d'amore senza schiantarlo. si trasmutavano . come all'aquila. m'apparì la tua specie. ché intrisa t'avea da capo col s udore e col sangue la Guerra. finché non sien pe r te beati e santi coloro che avran parte nella prima resurrezione. e i tuoi ultimi nati hann o appreso il verbo che tu hai comandato. ricresciu ta come farina lievitata. Rimescolata avea la tua sostanza con la sostanza de' tuoi figli la Guerra. regno e rapina. come una sola bellezza. rimenata ti avea come pasta di frumento. e riappare dopo l'agonia. Tu ro mpi a una a una tutte le sue chiusure. come una sola volontà. E nel mio petto. non luogo di periglio misurato dalla statura. o Patria. Le città disfatte tu le riedificherai col granito dell'alpe liberata. I campi distrutti tu li seminerai di seme eterno.» E. il gran fumo dell'incorrotto sangue salendo dalle vette e dalle valli s u pe' cieli e su pe' secoli. né abbattuta d'alberi. non fosso cupo. dalla rocca dell'alpe insino alla landa pet rosa. «Cercate la mia faccia di sangue e di sudore. i tuoi primogeniti han segnato il tuo patto. E respirai il respiro dei nostri morti. più fragile che la cèntina di pioppo entro il lino della mia ala le vigato. Tu spezzi le mascelle del nemico e gli fai gittar la preda di tra i denti. ché la mia speranza era nell'ombra delle mie ali d'uomo.» Io cercai la tua faccia. Con occhi mortali. mi splendette la tua forma. ricac ciati i tuoi figli nella tua profondità. né fascina. spartite come branchi sono le sue schiere. di passione e di anelito. La morte è chiara come una vittoria. simile ad ànsito di schiere che s'ac calcano. son come offerte da ardere interamente. né palanca. come una sola potenza. come sopra la chioma delle vergini. la terra e la creatura. che diceva: «Finché non sieno beati i tuoi morti. o Roma. e i tuoi morti erano i tuoi nati! . Condotte come mandre. Vidi te fatta carne. Non nascondere mai più da loro il vólto tuo . O Patria. tutta di vene enfiata come nell'ira. di passione e di anelito. Tal donna rude sopra l'asse calca il novo pane con le pugna e co' ginocchi a far lo più tegnente. e le sabbie e le erbe. non l 'acre cecità della battaglia in deserto sconvolto o su vulcano fragoroso. Tu signoreggerai da un mare all'altro. e le rupi e i macigni. r icordanza e promessa. e tu metti in ruina le sue fortezze. come allor che il sole balza fuori dai monti nella sua possa. masch ia speranza alata. «Il tuo testimonio è nei vertici. visione e verità. a somm o dello spazio combattuto. Ecco. Le tue son come sacrificii di giustizia. come una gl oria sola. da pontarvi il ca lcagno. io cerca i la tua faccia. né sacco. E s'udiva romore di moltitudine sopra l'alpe. il tuo testimonio è nei luoghi sovrani.

Ma presi erano nella terra. a noverar le navi imprigionate?» Con Roma. rogo n avale. il tuo fiato possente. sentirono l'ala di ferzi e di verghe vivere come se l'agitasse con l'òmero divin o la datrice di quercia. oggi la tua preghiera ha per guglie le b . i tuoi morti. Gradisca croscia. O Vescovo castrense. in vista di qual città fumante. misurerò la valle dell'Isonzo. o Italia. tra quali torre nti. E tu dicevi: «Or chi mi reca le dolci mie città della marina come Eufrasio il martir e con le mani velate offre il suo tempio di Parenzo a Dio?» I morti. la datrice di lauro. tanto eri più bella. 2 In qual pianura. né le mie navi. Le tue stell e combattevano dai lor cerchi. vittima integra e novo pegno certo. E tu dicevi: «Con chi passerò io per la Porta Gèmina e sotto l'Arco dei Sergi e tra le sei colonne di Cesare Augusto. tutte le rive delle mie vestigia. che diceva: «Beati i morti. lungo le colonne e lungo i secoli. Nella valle del Fella si combatte. i tuoi morti. Sono scrollate le guardie di Tolmino. Qualc he grumo è forse tra le pieghe. sceso dall'alpe. ove all'alba taluno sanguinò. Si combatteva anche dal cielo. ossame con selci. Mia nell'alpe è la città che Dante cuopre. Ma la tovaglia è candida. sospesi nel mezzo del cielo come in sommo d'un'anima immensa . e nella conca di Plezzo dalle quattro gole. Ma in Zara è la forza del mio cuore. o Italia? Non gli angeli versavano su la terra e sul mare le coppe ferree dell'ira di Dio. E gli uomini alati. si combat te al traghetto di Canale. sopra quale carnaio senza croci. il mortaio tuona sul Pedimonte. Mando seg ni e portenti in mezzo ad esse. come la cima della Dolomit e nel cielo eterno. Grida. tenuti erano dalla terra. O rombo dell'alta rapina! I fratelli di giù levavano le ciglia divampate dal fuoco e l'anima ansietata d'altezza. con Roma e con i tuoi morti. o città. profondati in essa.Ecco. i tuoi fanti hanno parato il legno dell'altare con le coper te brune ove giacquero a notte entro la fossa. a cogliere la palma che m'aspetta?» I morti. E tu dicevi: «Or chi mi condurrà nella città fedele? chi mi menerà insino al mio bel col le di San Giusto? chi mi guiderà. e di sotto alla tavola del tuo altare trarrò i tuoi stendardi. coi tuoi Leoni! A te darò la stella mattutina. il giovinetto sanguinoso. carname con zolle. E tu dicevi: «Io trionferò. Io romperò il nemico nella mia terra e io lo calcherò sopra i miei monti. A te verrò. primate della strage. silenzio inviolabile. tanto eri più dritta .» Fu in tesa una voce annunziare: «Beati quelli che per te morranno. in qual chiostra di rocce. così gli spiriti loro face vano il tuo fiato. co ' suoi scafi di ferro su le travi nere. o Porta! Ruggi. rugghia l'Isonzo alle chiuse di Sagrado. lungo quale fiumana. Italia. sopra i luoghi eccelsi delle nuvole. sarà oggi cele brato il sacrificio del Corpo e del Sangue di Cristo? L'obice romba sul Monte Nero. o Patria. O mare. nella mia sacra Pola? con chi m'affaccerò sul mare . Li spiegh erò nel vento di levante. e la faccia de' tuoi morti era come la tua faccia vivente. riscolpirò le rosse Dolomiti. mia sul golfo quella dove approda. arde in vista di Duino folgorato. Mie tutte le città del mio linguaggio. Io spartirò le Giudicarie. o Patria! E qua nto più si combatteva. E v'è silenzio come in quell'altezza. E morivano. E quanto più si moriva. non mi rendere i miei morti.» Salmi per i nostri morti. Italia. gialla di foglie e d'ira . ma gli uomini armati d'ali senza penne . Rendi mi la gloria. intris i con essa. ed in San ta Anastasia arde il mio vóto. E come i corpi loro formavano il tuo corpo. per gli ordini del bianco Anfiteatro. su la Porta Marina sta la mia fede.» E allora udita fu dall'alto una voce senza carne. e Monfalcone dall'artiglio veneto. ed in Plava selvosa. O Vescovo di Dio. Tutto il Carso è fra gore di ruina.

Chiama. a Condino. addormentati sono nella polvere. Irta ed aguzza è la preghiera. Chiama. a Storo. quando le rupi ro see stillavano e i colli erano cinti d'allegrezza. più belli del fig lio d'Isai. e dalle rive del tuo Chiese cerulo d ove si bagnarono ridendo. nelle ambagi di gh iaccio e di macigno. ai piedi delle Tofane crudeli. Quelli che caddero in co dei ponti. Verranno dalle balze della Val Dogna. che s'intonano in coro com e il saltero e il flauto.» Dice l'antiste: «Giacciono nella polvere. Bello è taluno. fra le travi divelte. Inginocchiate sono le tue milizie. al limite del bosco. dal Quaternà ri pido e roggio. nel prato eguale ove fiorisc e il colchico violetto come l'asfodelo. Quelli che gittarono incontro alle trincee fetide e cupe l'inno di giovinezza come fascio di raggi e caddero col canto puro nella gola aperta. e quelli che son caldi tuttavia. con le funi e coi ganci. E dice il sacerdote: «Dal profondo io ti chiam ai. chiamali dal Ponale. nella malga o sul picco . col dito nel cappio. Segna gli eletti. accanto ai loro carri cui aveano ben unto i mozzi e fasciato i cerchi d'u mida paglia. quelli udranno e verranno. s'impigliaron ne' vinchi o s' arrenarono presso alle foci. che a mezzo l asciarono i ponti di fortuna costrutti nel buio col coraggio e col legno. come un iddio del Fòro. quelli udran no e verranno. gli assodatori di vie. coi raffii e coi rampo ni.» Chiamali. che con le vene cementaron le selci. e numera. o alla soglia dei ghiacciai raggianti. ossa d'eroi su ceneri d'eroi. proni o riversi.aionette in asta. Quelli che rimasero su la via di Vercoglia. essi gli assalitori senza grido. Nel Tonale giacciono. coi lor pugni più duri che manopole di piastr a. quelli che cadono mentre tu respiri. su l'Isonzo selvaggio. Tutti anche li prende. Si leveranno al tuo grido. Dove sono i tuoi morti? Sollevali dal profondo. tra le nere vette simili ai pinnacoli dei duomi. Dove sono? Nei valichi dello Stelvio. La lanugine brilla su le gote come su i pioppi l'oro dell'autunno. nella prim'alba della guerra preso come i leoni abbrancano la preda. a modo di pastori. da tutta l'alpe indomata. . coi lor calzari taciti di corda. nel caldo giugno. Chiama. Chiamali da Val Daone. e senza canto. s'enfiarono d'acqua notturna. tra le baite esanimi. Chiama. o Patria. I frombolieri orgolesi dalle fionde di canape attorta scagliar ono il fuoco e caddero. e i sepolti e gli insepolti. Chiama. a uno a uno. dalla Forcella del Cianalot. sotto l'irta selva dei ferri chine le teste f loride. che si persero fra le assi fendute. eredi dell'arte di Roma. che per cemento diedero un sangue romano. come il cembalo e la cetera nell'alleluia. sepolti nei tesori della neve. Chiama quelli che stanno su l'Altissimo. schiantati sotto le Pale rosseggianti. accanto ai fidi cavalli dagli zoccoli avvolti di lana. e quelli tumulati sul Salubio. col rombo sul capo. o stronchi sotto le rocche dei Titani. e la rugiada fu la prima notte n e' loro pugni. chine le facce imberbi. quando gli astri danzavano lungo gli orli del giorno e le radici del monte giubilavano. là dove tagliarono la roccia come il boscaiuolo pone il conio e la scure nella r overe. con un sol balzo. sotto la punta d'Ercavallo grigia. Dormono tra le nevi dell'Adamello e gli ulivi del Garda melodiosi. e numera. perc iocché il riposo di tutti egualmente sia nella polvere. Chiama quelli che caddero in Vallarsa scorgendo di lontano biancheggiare la dolc e Rovereto tra i due scheggioni che parean vermigli del lor sangue fuggente. coi lor cuori d'invitto diamante che brilla per gli squarci dei costati. L'Operaia terribile trascorre dal primo all'ultimo e dall'ultimo al primo. quelli udranno e verranno. per istromenti le batterie coperte. e quelli fitti sotto l'Armentera travagliato di bolge qual monte di castighi. e quelli che non han più viso . fra le barche sfasciate. ad A mpola. ciascuno pel suo nome. nella gola del Braulio. in notte cauta. e numera. girando la corda. sott o i mastii di Lavaredo opachi. come nell'albe del Supramonte. Chiama e numera. Metà ne prende. soavemente. calzati d'as tuzia. si voltolarono a valle.

o Novella. in Saga dormono. su la cresta di Vrata. se notte e dì t'abbeveri di strage? Non si mescolano i due sangui avversi. Ma sì ti tacqui sopra gli altri luoghi. E colui che portò su le spalle il cadavere conteso e le prede e i trofei per entra r col fratello nel buio. sotto il Rombon tenebroso giacciono. monte di quattro teschi. qual n ell'occulto sepolcro il re larvato. Nel profondo di te comincia il canto . le armi son cadute dai pugni esangui. Finché non vi sien più cieli. si leverà di sotto alla mora. Non altrimenti nella greca selva giacevano i giovinetti uccisi dalla fiera o dal dardo. o figlio mio supino nella petraia fumigante. E quelli che schiantò l'ala nembosa della Vittoria crosciando su la vetta di Plava . apparirà di sùbito la Musa inef fabile. per ché più mi cocessi nel mio petto. perché più mi grondassi e mi crosciassi nel mio profon do. dunque. lungo le trincere di Zagora. monte di quattro gioghi. i morti non si risveglieranno. calvario della nostra passione. eccoci alzati. Dice l'antiste: «L'acque se ne vanno via dal mare. L'inno comincia degli imperituri quando il divino calice s'inalza. donna di tristezza. E il furore degli uomini ebbe da un dio un culmine silente. Dinanzi alla bellezza riacces a. o squallido sepolcro sitibondo. e taluno ha la nuvola per sua coltre e la caligine per sue fasce. all'ombra dei cipressi pensierosi. tornerà col fratello alla battaglia. e quasi un rifi orire di martirio che rinnovella in te la melodia. i liberatori s'aduner anno a giudicare l'opra d'ognuno innanzi di partire e terra e mare.E il cacciator di camosci. Si compiace pur sempre l'artef ice divino in questa creta. Guarda questi. entro i ferrei forteti squarciati. contemplali in silenzio. Guarda.» Io ti guardai. alta eroina. prima di trasmutarsi in fiore o in astro. e non si desteran dal sonno loro. quali ossa a vranno un tanto peso? qual misura di sangue sarà più colma? Quando sopra il tumulto e sopra il crollo. 3 Io non ti mentovai. e in te comincia il canto. Lungo i recinti di Globna. Quando la Patria segni nel suo numero invincibile il numero dei morti e il suo s offio moltiplichi con l'ansia degli insepolti. ma ristagna l'impuro nelle schegge e pei .» Risponde il canto: «O Patria. in Os lavia sognano i tuoi morti. un rosso fiume ai tuoi fiumi di sotterra ag giungi. e ricombatteremo.» Salmi per i nostri morti. chi le parrà più bello? «Ecco. ei non risorge. Così. ed altri. sovrana di dolore. O Aquileia. sopra gli altri carnai della salvezza. contro gli spineti di ferro. e i fiumi si seccano e si asciu gano. noi siamo in piè. grideranno verso te ancor ebri d'assalto. sopra i naufragi e sopra i salvamenti. rotolato col masso nel botro. quando l'uom giace in terra. Conta il nostr o numero nel tuo numero. piombato giù dal dirupo ch'egli solo calcò. quale tra le schiere più disperate varrà mai quest'una che ancor si scaglia? Quando nel giorno di giustizia. Siamo le tue ossa e la tua carne. che il nimbo irrespirabile avvolse. contro le nazioni immonde. ora conviene rassegnare i morti. qual semidio che si rigeneri o si trasfiguri. tu serbi le primizie della fo rza nei tumuli di zolle. e numera. me ntre tutti i gironi del monte atroce urlavano a furore. al passo di Voraia. monte dell'ira. E la battaglia ebbe la tua bellezza. Se tu ci chiami ancóra. ecco. E la polla del sangue che colava calda dal tuo costato era bevu ta dal duro scoglio. quanto bevevi! O Carso dalle bocche insaziab ili. non gridai verso te. Trema a tut ti i viventi il cuore in petto. Custodisci nell'erba i morti primi. sopra i regni dirotti e sopra le stir pi sradicate. Chiama. sta con la maschera in vólto. se tu di noi ti ricordi. E l'immortalità ebbe il tu o vólto. rocca di siccità. O monte della sete. Il sacrificio arde fra l'alpe e il mare. chinato sopra te. nominato dal nome dell'Arcangelo folgorante. e taluno è covat o dalla nuvola corusca. La Madre chiama. una verginità di sangue sacro.

e vuotano le vene. gonfia l'ansia dei fonti? O Serbia di Stefano sire. trafitto con la baionetta il costato. ad ogni sasso ignudo dell'alpe tua fosca. né l'acqua oblia. a Guco. e l'acqua ingozzò della Drina fangosa cercando il suo guado e forte spingò nella Sava. l'impudico vecchiardo cui pascono i vermi già entro le nari e già cola dal ciglio e dal mento la marcia anima in cispa ed in bava. È una piena di gloria che ti cerca per isboccare i n te. mare dei figli. lo sai: hanno ricrocifisso il Cristo dell'imperatore Dusciano ad ogni albero ignudo delle tue selve. L'anima invitta spreme la ferita e smunge il cuore. di Mìliza pianto. Lo sanno i prodi: versano il sangue a gara. cruore dei nove figliuoli di Giugo. È una piena di gloria senza foce. lo squallido boia per far di vergogna vendetta e per boccheggiare nel sangue prima che la lingua s'annodi. Ma quest'emulo suo sanguigno è tutto gloria che ferve.botri. il mutilator di fanciulli e di femmine. Allora i morti avranno un nuovo cantico. O Serbia. e il deserto sarà santificato. glo ria impetuosa. nel tuo silenzio. gli han franto i piedi e i ginocchi a colpi di calcio. . l'antico uccisor d'infermi e d'inermi. Nel bel Timavo dalle sette fonti scese a lavare il suo cavallo bianco un de' gèmin i eroi. s'accaglia. rempiuto non d'acida posca la sacra bocca ma di bile rappresa e di sangue accagliato. il traballante fuggiasco che s'ebbe nel dosso il tuo ferro a Pròstruga. a Vàlievo. e solo il puro corre profondamente rifiammeggiando pei meandr i cavi. gorgo del futuro. Il boia d'Asburgo. Ode alla nazione serba ODE ALLA NAZIONE SERBA Qual è questo grido iterato che lacera il grembo dei monti? Qual è questo anelito grande che scrolla le selve selvagge. Lo sanno i prodi. affanna la lena dei freddi fiumi. mentre l'ardir dell'aiduco Vèlico rideva nell'aspro vento come contro al visire in Negòtino e le tue squille squillavano a Cristo e il tuo monte di Bànovo Berdo tonava sopra la tua bianca Belgrado. L'ultima goccia è quella che più splende. o regno di Lazaro santo.

al soccorso chiama i manigoldi bracati contro te. Tutte le tue Vile di monte. che in gola ti caccino il cappio corsoio. tutte le tue Vile di ripa raccolsero il ferreo comando. Serbo!» Dalle viscere calde tal rugghio scoppiò: «Tieni duro!» Tal rugghio la Vila raccolse. partita in due tronchi cruenti. o guerrieri? Il capo del Santo di Serbia. come l'aiduco Vèlico su la sua torre percossa. palpitò nella pozza fumante. per compiere senza rimorso la lunga sua vita terrena. con una suprema strangolazione. sorge dalla Màriza cupa Vucàssino. Il grande torace dall'anguinaia diviso cadde. dove son dunque i tuoi pennati busdòvani? Non t'ode alcuno?» Sì. L'ode la terra tegnente: non verdeggerà per tre anni. Re Stefano vien di Prisrenda. e cadde. e tu 'l riudisti pur ieri. con alfine un'ultima stretta di laccio. fa cuore! Fa cuore di ferro. ringhia il grande pezzato cavallo di Marco. Che monta. il teschio di Lazaro splende non nella Sìniza sola ma in ogni fiumana. cinquanta contr'uno. si votarono. e si sveglia l'eroe squassando i capelli suoi neri. sei tagliata pel mezzo. per anco leccar salso sangue prima dell'eterno digiuno. s'alzano a stormo da Còssovo i nove sparvieri. gente di Marco. «Tieni duro. imperator di pie frodi e re di fedele catena. E nel fragore della gorga grido si ruppe: «Tieni duro!» Fiele dal fesso fegato grondò.per comunicare nel sangue prima che la lingua s'annodi. giacquero in terra. E grida la candida Vila . fa cuore d'acciaro alla sorte! Spezzata in due tu sei. L'ode su la nuvola il cielo: non stillerà per tre anni rugiada. Giacquero le cosce erculee del cavaliere a tanaglia. «O Serbia di Marco. Di lui ti sovviene? Rotto fu pel mezzo del ventre. Ecco.

grida e chiama in Tòpola Giorgio che ristà poggiato all'aratro. insino alla staffa e allo sprone. e dentrovi il fegato ardente. porcaro di Dio! Il turbo di Mìsara. né sanno figlio ravvisare o germano. sopra la Iacèniza lene. Vèlico. una piaga tutti. bovaro di Tòpola. buio bifolco? Dove sono i tuoi voivodi? Dov'è il voivoda Milosio? Giàcopo e il calogero Luca? e Zìngiaco? e Chiurchia? e Milenco della Morava? A simposio seggono? Ucciso hanno il giovenco e trinciano. altro bestiame . or ecco. Ma non v'è quartiere pei prodi. Su. e la Drina veloce è un carnaio che corre. Giorgio di Pietro. guardiano di porci. Su. Altre mandrie tu caccerai dinanzi a te. pei gioghi della Sumàdia raggira l'antica vittoria. all'anguinaia il torace rappicca come prima era. Pètrovic Giorgio? Qual fumido vino ti tiene? Qual t'occupa sogno? Non m'odi? Dove sei. v'affoga. Diguazza il fante nel sangue insino all'inguine e all'anca. altri branchi più irti. e cantano lodi? Beono alla gloria di Cristo che li aiuti? beono in giro? E sul buccellato di farro scritto è tuttavia: Cristo vince. su. or ecco. Più corpi enfii che scerpate radiche porta il Danubio né sa a qual riva deporre. è schiuma del Tìmaco a sera canizie che galla. su. «Or dove sei. rigurgita il Vàrdari ai groppi.dal crine del Rùdnico monte. come al campo del conte i maschi di Giugo Bogdano. Le donne rivoltano i morti pel bulicame. Bulica il sangue dei prodi al cavallo insino alla staffa. riscuotiti e chiama! Prenditi al tuo fianco i tuoi fidi: Ianco il savio e Vasso il furente. se v'entra carpone. Son tutti un rossore. sparpaglia la nova semente. Prenditi con teco gli aiduchi che danzano sopra le vette degli aceri. la Sava è una vena svenata che gorgoglia giù per le forre.

pigliarono. alle spalle ti dà. Non colle che frutti è Trivùnovo: è mucchio che vèrmina. per tutto a te prendere alfine. Pigliarono Lùciza. fornace fu ogni collina. Pigliaron Semendria la regia. fra Sip e Tèchia gli uccisi. Ma guarditi il fegato secco Dio. Ma ben di Verciòrova scorse il Rùmio dagli occhi di druda. per questo il Bulgaro nero dietro ti venne. per tutto a te togliere alfine. altra sordida gente. Tre n'hai. due tina. in una geenna di fiamme: dal Lìparo al Vràciaro grande. gallare nel freddo Danubio i Lurchi enfii. altro sagginato coiame. di lùgubre mosto. di monchi fanciulli carponi a leccar la farina. Non Lipa è villata che mangi: è mucchio che pute. E di Sòpota la meschina ei fecero lor beccheria trinciandovi la battezzata carne (o Battista!). sotto la montagna di Tèchia crosciante qual torcia di ragia. la terra il nome il soffio il bianco degli occhi lo stampo dell'uomo. Sovvienti? Diceano i padri un tempo. rivoltolarsi a mille pel grigio Danubio fra Ram e Dubràviza i morti. ed anche Sclèvene pigliarono. e l'una e l'altra colmaron di mosto. di femmine senza mammelle. Iplana rempieron di vegli senz'occhi. a grappoli i corpi dei Lurchi. dal viso di cera dipinto.più tetro. e l'altare lor tavola fu sanguinente: strapparono al prete la lingua con sópravi l'ostia vivente. Vrànovo è mensa di corbi e Vuiàn d'avvoltoi. ed anche la bianca città. e col Bulgaro nero: fanno tre viltà una forza. alle reni t'agghiada. ma per tutto prendere alfine. sedendo a convito: "Ve' porco di Bulgaro nero che tutt'oggi dietro ci tenne pel tozzo e 'l bicchiere di vino e per un lacchezzo d'agnello!" Non per tozzo il Bulgaro nero e né per gocciol di vino e né per minuzzo di carne. Belgrado la regia. . o macellatore di porci.

più teschi che ciottoli dove lasciarono? Presero e Nissa l'antica. per chi arso fu fiaccola furibonda. presero i valichi e i passi. fa pianto). l'impero e la sorte. in ginocchio fa pianto. O Serbia. odio mangia. e Strùmiza e Vrània. pei pargoli tuoi palleggiati e scagliati come da fionda. vestita a gramaglia. Tieni duro. va sicuro. per le tue donne calcate dallo stupro contro la sponda. se odio sol hai. e Lacle. ma dove più ossa che selci. li presero. Il verde Vàrdari tingi come la Nìssava a Vlasca. Tieni duro! Se pane non hai. per chi teda fu. Sì. Uzice e Ràlia. fu spenta la gloria. odio bevi. e perso fu il regno. se vino non hai. la guardia dell'imperatore Dusciano. Presero e Scòplia l'antica (oité. santa Serbia. il Tìmaco tingi in eterno. e quivi la rocca. e noi i nostri guati tegnamo.O razza di Cràlievic Marco. dalla sorgente alla foce e insino alla melma profonda. o gente di Giorgio che scannò il suo padre con sacra mano perché servo non fosse. di neri drappi vestita le case dolenti ove suda il contagio e l'odore vieta la porta. colora il Vàrdari come lo stagno di Vlàsina fatto già bulgaro brago di morte. mura e ripe. ora Bulgari e Lurchi si giungono. e Cràlievo presero. presero. Non erbe coglie nel monte . stèrcora e fecce. in eternità dell'infamia. dove il mal fiume s'insacca. la casa che in prima all'Iddio tuo edificasti con pietre. Sì. villate e città. santa Serbia. Tronco s'ebbe Lazaro il capo nel piano di Còssovo. Poi rìzzati e balza e riprendi la chiesa e la rocca. Da Scòplia il Bulgaro nero al piano di Còssovo sfanga fiutando l'ontosa vittoria. Ma il Tìmaco. oité. l'usura tu fai con la strage! Sotto Orsova. Serbo! Odi il rugghio di Vèlico che si rappicca e possa rifà. l'altare e il mastio.

e a Babuna tra le due vette. O Serbia. ve' bardassa in Cesare vòlto. come Simeone. soldano d'eunuchi cinghiati. Cesare dei Bulgari neri. per le piaghe a te medicare. e ti levi. o in sella con due pistole come la grande Ljùbiza. o dritte su i carri tirati dai bufali torvi le gravide. ti levi. per l'altare combatti e pel focolare. che vede? Ve' ve' bagascion di corona. aiduco. se prono. è questo Coburgo bastardo? Tu che metter suoli la lama tra i denti. trar la scimitarra scurrile? Che vede di turpe e di vile lo schernitore. Se caschi in ginocchio. è costui. Le madri combattono in frotta col pargolo al seno e lo schioppo alla gota.la Vila. o Vèlico. questo sacco di dolo e di adipe. che piglia da Cesare Giulio il letto di re Nicomede! Tastalo con le tue dure mani. Non a ferita combatti. al passo d'Isvòre i tuoi fanti. a Glava le donne tue scarne con le coltella e le accette. e ti levi a lottare. armamento t'è l'odio e t'è vittuaglia. Che vede egli? un Bulgaro nero perdere i suoi trenta dinari? un Lurco basire. questo sacco di lardo e di fardo. A Ràzana i tuoi cavalieri. calando le brache e levando la mano? il pennacchin tirolese del boia longevo che crocchia e affoga nel flusso senile? o il tronfio Amuratte alemanno. ghiottume di corvi. non radiche pesta. come Caloiàn di Preslavia. di unguenti asiatici liscio. a Tètovo è lungo macello.» Così parla al sangue la Vila dal crine del monte. fa cuore! T'è l'odio osso del dosso. se piombi riverso. A Còciana ancor si combatte e si combatte a Piròte. se vuoi . la Vila così stride e chiama a battaglia. Qual è questo riso che scoppia come manrovescio potente? È il riso di Vèlico aiduco dalla dentatura d'alano. a morte sì.

» Sarà coi Latini domani la grande lor vergine bianca.» Un grida: «ALO» Lode all'uno. grazie al verace! In Còssovo teco i Latini combatteranno domani sotto il gonfalone crociato. Diceano intanto gli araldi in Prìlipa a Marco: «O signore. Ora Vèlese è rossa di quelle. in vista dell'oste schierata. tagliuzzalo come lombata. O Rumio dagli occhi di druda. sacre primizie. di pietra fattasi fiamma. e in Prìlipa avvampa la fede. con cìnnamo e con spicanardo. che il tuo riso crepiti e scrosci ai tuoi come un fuoco gagliardo! O Serbia. È una pura vergine bianca (non è la tua Vila a lei pari) più lieve della tua Vila selvaggia che col piè nudo. Tra le corna sta di Babuna la pertinacia non rotta. a che musi verso la steppa. che vanti la gloria del nome latino e non pur sei degno del nome barbarico ch'era tremendo. tu tagliami questo codardo con la squarcina del riso. che avesti regina di grazia Anna Dandolo e desti del ceppo regale di Orosia a un Buondelmonte la sposa. Ti chiaman di Còssovo al piano che tu dica a chi sia l'impero. bilenco tra rischio e mercede? E tu. mentre il Lurco «A me è l'impero» grugna «ché la forza s'alterna. vil Grecastro inlurchito. . A chi sia l'impero e' non sanno. e vermiglia è la Cerna. odi: la Vittoria è latina. or quando entrerai nella lite? Quando la Colonna traiana. dell'impero. Lo manderai così concio alle meretrici di Scòplia. che palpi le sucide dramme. né mondo pur sei della lebbra d'Asia che tuttora ti squamma. condiscilo poi con zibetto. danzò su le lance dei bani. ed ella è promessa al domani. Già misto il lor sangue col tuo ebbero a Valàndovo. contendono i re. non odi il cannone di Dede? O falso Dace.aver la pistola nel pugno. E che il tuo scherno s'appigli.

con fronte ristretta. scagliata come un sol vivo alla pugna. in un sangue perenne come fonte che non s'accaglia. non caddero sul ponte della nave. e questo è il supremo cimento. La notte precipita. Miseri eroi. perché non sia rifugio in te né porto in te né pace in te né tregua né salute a noi alcuna se la servitù non cessi e in te Roma non chiami i glauchi eroi al Resurressi. è tempo. sii schiera appuntata a guisa di conio.t'andrà camminando dinanzi come la Colonna divina in Etam dinanzi ai figliuoli d'Israele verso il deserto lenito e per l'acque spartite? Ma tu. Per i morti del mare PER I MORTI DEL MARE Mare di Dio. delitto il riposo. e l'indugio è già perdimento. che cozza scinde e s'incugna. Popolo d'Italia. sii come la forza dell'aquila regia che batte con l'ala. disfatta il dubbio. che sceveri le sorti dei combattenti nella sacra guerra. gioiosi di battaglia. Venditi. viltà ogni vana parola. col rostro dilania. Mare. nel gorgo acerbo come il pianto fùnebre. Popolo d'Italia. Prudenza è vergogna. Popolo d'Italia. io ti prego: non rendere i tuoi morti. ma sì. Ma ti pagheremo d'acciaio. sii chiusa falange. ghermisce con l'ugna. Da tempo son morti i tuoi clefti. E v'è uno Iddio: l'Iddio nostro. né l'ossame che tra flutto e flutto imbianca. Si leva di giù Bucovalla e sputa su te dal carnaio. tieni le profonde some perché noi più t'amiamo e a noi più santo duri il tuo nome. Sta sopra tutti la legge di ferro e di fuoco. o Sepolcrale. È tempo. o Greculo. merca. alla terra. e al nostro lutto. non per una sucida dramma. fasciata d'ardore. ma sì tieni le spoglie nell'intorto abisso pari al nostro amor rapace. schiera di tre canti romana. al lido. Non già ti compriamo. non rendere i cadaveri che il sale macera. .

travaglio dell'orrido beccaio che pesta e insacca. sotto il lungo scherno della sirena. dalla ferrea rembata che folgora. non in coperta ma lungh'esso il bordo dileguante con l'ultimo cannone nel succhio sordo. e un'ora è nata? Né fulvo branco di leoni balza. delle mille braccia invan tese da un sol terrore urlante. Ma l'insidia li colse. furon carne trita da rempiere la gola del mortaio ammutolita. ma l'agguato li pigliò. Il sol rompe la nube? fa d'ogni flutto un branco leonino di rosse giube? Chi squarcia la foschìa dell'imminente morte? Si leva un giorno di beata porpora? Esulta tutto l'oriente. nell'immensa albàsia eguale: ruppe il fianco. a prora. nel rossore che non stagna. stridere contro l'asta la bandiera quasi grifagna. la scorsero con gli arsi cigli come Vittoria catenata lassù squassarsi. quando nel capo chiuso dentro la sonora cuffia d'un tratto rombano comando e morte. . né. saldi sul tallone. solitaria vider l'elice folle in cima all'erto scafo nell'aria e irsuta l'onda. dato in brocca il fulmine coperto contro il nemico enorme. e l'acciaio temprato a gran martello fu cosa ignuda come vil tritume. di sùbito colcò pel sonno eterno la bella nave. né. prima d'inabissarsi senza traccia presso il gigante. Sola su la morte s'alza l'anima umana. sotto la bufera del fuoco. Sola alla morte l'anima sovrasta. la piaga nel costato aprì.non udirono. men che le spume. né s'inarca fulgore di sovrana porpora. né s'accosciaron presso i tubi. diritti come sotto la gran gala schiera ordinata. dandole carena come a racconcio. congiunta ancóra al carcere dell'ossa come fuoco si radica in catasta a prender possa. Uomini vivi. sopra l'acque di Dio men che fuscello. mortale. Or repente un miracolo divino percote l'acque. non lassù. diritti come se facesser ala ad ammiraglio in nave pavesata.

che tu le renda le profonde salme osa pregarti. ma duri ai tuoi fedeli tomba fedele. né odi le querele dei sùpplici. qual dolce madre o suora. Dicean eglino: «Dove sono i vostri morti? Quante migliaia di migliaia falciò ne' vostri solchi l'operaia assidua? Dove l'ugne e dove i rostri? Dove i combattimenti disperati a corpo a corpo. considera gli eroi. e sforzano a sorridere la Morte che mai non muore. Dio di gloria. perché non sia rifugio in te né porto in te né pace in te né tregua né salute a noi alcuna se la servitù non cessi e in te Roma non chiami i glauchi eroi al Resurressi. tu fa questo giudicio della gloria. Dio d'Italia. sperando che nel cor l'ombra gli approdi dell'insepolto? Mare di Dio. che gli uomini di parte cementarono vivo in pietre conce. il sangue cittadin con le bigonce mischiando nella calce a far lor arte. erra con entro il cor l'esangue vólto.gittano al cielo un grido così forte che ferisce le cime dell'ardore. giunte le palme? Chi lungo i lidi tuoi. or quando vinci se non vinci in questa fine? Dove più sfolgori.Per la Gloria PER LA GLORIA Dio d'Italia. O Vittoria. alta vergine severa. o Mare dell'aurora. Dio d'Italia. Mare dei prodi. amò raccolta nell'ossatura del dolore umano. le vittime che celi tu non rendi. bellezza che il titano Michelangelo in cupola ed in volta girò. guarda alla fede e pesa il sacrificio. non vinto dal fulgore eterno. tu giudica di noi per la palma. guata con occhi di rapina fiso. tagliò nel sasso. ma conservi le spoglie nell'intorto abisso pari al nostro amor rapace. cui Dante il duro viso incotto dalla vampa dell'Inferno tende e. fitti nel fango sino alla cintura? Dentro il fetore della sepoltura avete appreso a prolungar la guerra? Avete appreso a mordere la mota? avete appreso a mordere la neve? e quando non si mangia né si beve? quando il calcio s'incrosta nella gota? . o guerriera? in quale gesta? E qual madre. lama contro lama? Chi vi devasta i campi? chi v'affama? chi vi rempie le vie di mutilati? Avete appreso a vivere sotterra.

borghi in cenere sopra nere pozze guardava solo. avrà la miglior parte.e quando non si veglia né si dorme? quando mastichi il sangue del compagno e non sai. che genera il fragore. Udiva il rombo aquilonare percuotere la grande Alpe notturna. L'oro colava come il sangue. Come l'eroe delle speranze inulto. a mascherarvi come i mimi? a brancolar.» E si divincolavano ruggendo sotto le suola del nemico. col pollice di meno? Quante delle città vostre ridenti son arse e diroccate? quanti altari disfatti? quanti senza focolari popoli in lacrime e in stridor di denti? Contiamo. . Come chi forte nel pensier tenzona. Avete appreso ben quest'arte? Quegli che più patisce e che più dura diritto avrà di primogenitura sul gran retaggio. immondizia dolosa? e ch'è sigillo di giustizia lo stival lordo quando schiaccia e passa? Dove sono le donne con nel seno due rosse piaghe. Tutte le dolci cose erano spente senza pietà. Il fumo acre del sangue soffocava il Dio vivente. Le cattedrali non avean più santi che pregassero in sommo agli archi vani. quando si cala. L'Italia era in disparte. parea patire un avvoltoio occulto che le rodesse il fegato immortale. irto di membra mozze e d'occhi fissi. o t'impigli nell'entragno caldo. Taciturna volgeva la sua faccia verso il mare sùpero. Le donne non avevano più mani da giugnere. Di sé nutriva il suo divino male. Tutte le cose sacre non erano più sacre. Rase città lungo putride gore. posti in una croce di fuoco. ciechi d'un pianto stupido ed atroce? Avete appreso che la guerra è bassa bisogna. I loro campi erano pantani roggi. ed era orrendo. L'ombra mordeva il suo bel capo stretto fra i rostri della sua naval corona. ma moncherini oranti. Il fanciullo copriva il limitare. Amàzoni dell'onta? dove i validi figli con l'impronta di poltronìa. ella anelava dal quadrato petto. La canizie pia del vecchio era dispersa là come pennecchio arido non finito di filare. nelle agonie sublimi. il dementato Orrore. o ti volti su qualcosa informe? Avete appreso a riconoscer l'ombre della follia. supino. alle trincere sgombre? Avete appreso. giù per le gran more dei morti occhiuti. frode lùgubre.

Basso intorno al suo cruccio solitario era il susurro d'un mercato immondo. Non vedea. ebra di te. o nostra grazia. e smarrito è il dado. o sùbiti torrenti di sangue. Ma dormi su' tuoi lauri e aspetta. o torrenti di giovinezza. . Or sei tu osa ritentar le sorti? Né dietro a te fremono le coorti come al grifagno sul fatale guado. Duro nemico: in vento di Croazia è polvere di guasto. Guatava l'avversario. Dio di gloria. o di noi vecchi bianca Bersabea. o prediletta degli iddii tutti! L'Iddio tuo ti guardi! Cesare è cenere. nel suo profondo travaglio. tu sei pur sempre tutta quanta bella. Non ti giova il dado audace trarre. ogni tua gleba è un ùbero di vita. ebra di morte. ebra di forza. ella. Dio d'Italia. o balsamo giocondo per ogni cura. afa d'incendio. o di noi vecchi bruna Sunamita.» Ella balzò con fremito selvaggio squassando la corona e la criniera. nel romano bronzo ella eternava il gaudio degli eroi. tu fa questo giudicio della gloria. ebra di primavera. sèrbati a noi perfetta pe' lunghi ozii che a noi farà la pace candida. Italia! Ogni tua pietra t'ingioiella. i nostri morti. considera gli eroi guarda alla fede e pesa il sacrificio. verso l'Alpe e verso il mare! Diceva il Patto: «Dove sono i tuoi morti?» Dal Chiese gelido all'Isonzo precipitoso. O nostra grazia. Ogni bellezza ei tiene in vilipendio. tu giudica di noi per la palma. turbine solare. tra tutte le contrade quale il giglio è tra le spine. o più bella del nome che ti noma. Eccoli. dove l'anima e l'aere sublime sono la solitudine dei forti. o nostro eterno aroma. ubertà degli iddii miti. inno vasto di giubilo. o Maggio. o benigna Italia. amore degli uomini. o nomata qual miele nella bocca. E diceano i suoi blandi parasiti. non udia. O maschio Maggio. Ti spiamo di sopra alle rovine. o più dolce dell'aria che ti tocca. unguento dell'esiglio. Chi s'ardirà con l'ispida trincea turbar l'azzurro delle tue colline? Sèrbati a noi. Li raccogliamo su le grandi cime. Mal ti difenderebbe la tua grazia. qual è mai questo cupo fuoco ond'ardi negli occhi tuoi d'aquila giovinetta? Ti proteggan gli iddii. voluttà del mondo. diceano i delicati proci: «O fiore della terra.

«Miei falchi. Ed una a lei volò sul suo pensiero. sfanga nel fosso o va calzato d'uosa cercando nella cruda alpe nevosa. Per il Re PER IL RE Salva il Re che. Dio d'Italia. senza sonno negli occhi. e conta l'ore. S'alzano dal confin serbico in frotte i corvi lordi. come il fantaccino renduto in panni bigi. giorno e notte han combattuto. La notte. . «In piè. che pesi più della spada barbara di Brenno. Proteggi il Re della semplice vita chinato verso ogni bella ferita che è rosa del suo regno. Signore. giusta la sua guerra. il candido guerriero. Senza pane. stelle più non ha sul Nero Monte. i tuoi prodigi. in piè!» Chiama all'estreme lotte il veglio. Dio vero. il Re che in fronte ha la ruvida ruga e pur sì dolce esser può quando asciuga la tempia dell'infermo. sicché ciascuno. Il vecchio padre. falchi miei!» grida il Re canuto. Salva il Re che partisce il pane scuro col combattente e non isdegna il duro macigno alla sua sosta né pe' suoi brevi sonni strame o paglia sospesi ai rossi orli della battaglia che sotterra è nascosta. godrà la parte e succerà gli onori. che al tuo cenno gittiam nelle bilance lor cortesi un ferro ancor temibile. A valle la Boiana róssica. senz'acqua. ahi. questa guarda. e la coprì con velo insanguinato. Per la Regina PER LA REGINA E questa che la Vila con un canto incoronò del crine di viola folto come la treccia che di schianto lasciò la pia Gevròsima alla trave chiamando il fratel Mòncilo fra il pianto. Scodra fumiga. Sinché nevichi al monte. è grassa guerra. Proteggi il Re del sollecito amore. che in casta forza il tremante dolore cangia con l'occhio fermo.Di poi verranno i savii partitori e distribuitori della terra. Ma tu fa. Volarono laggiù sul Monte Nero dodici aquile bianche con gran strido. chinato verso il sorriso dei morti. verso il sorriso immortale dei morti. dimesso l'ermellino e la porpora. le piange in mezzo al cuore. che è l'alba del suo regno.

Non su l'un fianco né su l'altro posa. Tu guardala. e figlia e sposa. e munto hanno il dolore. guarda severità della sua bocca onde il comando ed il castigo scocca. Tutta nel pugno nudo ha la battaglia. Bartolomeo grifagno come Dante che converso abbia in elmo il suo cappuccio a gote. ma v'era incancellato il sobrio eroe di Maratona e di Platea. La sua chiusa virtù. di mano di maestro. Pel Generalissimo PEL GENERALISSIMO Questi. segno per segno: giovine il teschio vige. si foggiò per i secoli. Signore. novera gli anni suoi. a cavallo. Veglia e s'affanna per due mute piaghe. nella tenacia dell'antica schiatta usa a fare e patire. e il vigor soverchiò l'arte. Guarda il suo maschio vólto dove l'orma del tempo e il solco dello studio scava nella tristezza della carne ignava e trova l'osso che non si difforma. Non meno adunco vomere mordea la fronte di quel giusto che l'obbrobrio cinse. che par novella. nel più duro granito del Verbano tagliato e scarpellato fu.Mangiato han neve e neve hanno bevuto. preso a trattar cavalleggiere e fante. o nell'aspra Cernàgora o nel Carso brollo? A quest'una la pregante inclina l'ombra del suo pallore. e il lampo a cui la pàlpebra fa schermo gravata sopra il chiaro occhio che scaglia l'anima al segno e il tratto non misura. V'incise il segno mistico di Roma. l'acume del tuo fato. Or quale d'esse fa più gran rapina. Sempre in tutt'arme egli è senza armatura. assuefatta ad attendere in fede la sua stella. quasi ordegno di quella volontà che il cor gli fruga. Conta le sue fatiche a ruga a ruga. Prega pel Re la figlia sua Regina che in sogno sta tra due fiumane calde. . celato diamante che incudine non doma. Guarda la sua mascella che tien fermo. tu lo vedi al segnale delle trombe sollevare e sferrare i battaglioni come balestra lancia i suoi bolzoni. che vedi curvo su le carte. Nostra Donna di due Spade! Ella è per noi due volte gloriosa. Elena. Dio d'Italia. solo. chiuso in piastra il suo corruccio. Quel condottiere che dal piedestallo la morta riva domina in Vinegia minacciata dal barbaro e dispregia la minaccia del ciel. Prega per due Re prodi.

subitamente il suo pensiero si fa carne ardente. valli senza sole. fiumane da valicare e gioghi e vette e gole. Il Carso gronda sangue inesausto nel suo petto. solo armato del suo tacito genio e del suo fato. Dio ricomparso. combatte e muore. Tutte le notti dallo Stelvio al Carso la gran barra di fuoco arde e risuona. Gorizia in cor gli crolla. O Dio. La malga e il picco. i grandi fati adempirà. Egli è la terra ed è l'assalitore. ghiacciai deserti. sol di silenzii pago. Egli si prostra come il donatore che giugnea le manopole di maglia in atto pio. Acùmina la sua certezza. la sua certezza in te. e innanzi alle due mute Ombre severe scioglierà gli alti vóti. amplia la forza che quel bronzo spande. dentro gli sprofonda. a Plezzo tuona. non andava innanzi a loro ella per scorta su le nevi ardente. l'argine e la fossa vivono in lui come le vene e l'ossa. il botro e la laguna. senza gesto né grido. Vigila ai ponti dell'Isonzo. la sua certezza. Tal questi. Egli ti giura che tanto sangue non t'è dato invano. dentro gli sorge. a Tolmino folgora.come mortaio lancia le sue bombe. senz'arcione ma più grande. giubila e canta in lui. Tutta la terra combattuta. scava la trincea nella neve ed issa il pezzo. squallide biancane. e inchioda nei nostri petti. Voraia e il passo. grido e strage si fa. palpita in lui. Ecco. per questo duce che ci spezza il tuo pane. Verso tutte le cime della gloria egli la incalza. morte e vittoria. La sua casa egli pensa sul suo lago quieta. fosche petraie. io ti prego che tu m'oda. Egli ha mura da prendere. Egli la sua certezza ne incorona. la roccia e il muro. freme e s'adira. nel cuor della battaglia avendo colto un portentoso fiore. E la forza degli uomini respira in lui. O Dio d'Italia. arsa e distrutta. tien Plava e la vetta. dove per la porta adorna d'una ghirlanda il terzo dei Cadorna rientrerà. tieni la tua mano su questa fronte che facesti dura più delle fronti loro. non improvviso udiron elli il coro . Il Rinato IL RINATO Non videro la stella d'oriente i magi. o Dio. come i disegni della sua fortuna. l'isole dei beati quivi splendendo nell'albor leggiere.

l'ombra fu promessa di luce. Fasciato di tristezza era tra i vivi e i morti. ecco. Ei semina quaggiù una semenza d'uomini. Ed intendemmo la parola stessa del suo profeta: «Un grido è stato udito in Rama. Senza sudarii tu. e quivi erano il loto e il sangue e il ferro. Ma «Colui ch'è il più forte» era il suo nome. senza lenzuoli. Per i combattenti PER I COMBATTENTI . si giacea. Rifioriranno ai tuoi novelli soli. e solo quivi. perché come la rena del tuo mare t'accrescerò. E sanguinava in fasce. sicché tutti i ghiacciai parvero aurore. Laude gli era il rimbombo senza fine per il silenzio delle nevi ignoto. Quel ch'apre la matrice Ei farà santo. e guata l'ultimo suo non anche seppellito. Una cosa novella. cantico gli era il croscio delle mine occulto. curvi in calca sotto la tettoia radiosa. Non è voluta esser racconsolata de' suoi figliuoli che non sono più. gli era aròmato il fetore ventato su dalle carneficine. o genitrice. un mugolìo di leonessa. Ritieni gli occhi tuoi di lacrimare.dei Messaggeri in Betleem di Giuda prostrandosi. E non piangea. i pastori di Giudea intonarono cantico di gioia. alla nova stagione ch'io disserro.» E quivi il Figliuol d'uomo era. tutte le nevi parvero il messaggio dei dì prossimi. ma intento era ed immoto. come la rena al vento ti spanderò. messo in fasce da piaghe. ed il rossore si dilatava come immenso raggio. S'ebbe natività nella trincea cava il Figliuol dell'uomo. né. come per il colpo di lancia nel costato. un lamento. e il ferro e il sangue e il loto erano innanzi a lui doni votivi. e sanguinava senza croce. il Rinato. solo. E con fasce da piaghe era fasciato. li seppellisci ed io li dissotterro. ritieni la tua gola dal lamento.» Ora dice una voce: «Io farò rigermogliare in carne i tuoi germogli. non mirra incenso ed oro offersero alla creatura ignuda sopra la paglia della mangiatoia calda di fiati nella notte cruda. Eccoti i tuoi figliuoli moltiplicati dal combattimento. il buio fu di luce ostaggio. è creata. Il Signore ha creata una virtù nella carne. un rammarico infinito: Rachele piange i suoi figliuoli.

nell'erba. un spirto. c'inginocchiamo. nella mota. dove il sasso è la vertebra scolpita d'una potenza che in un'altra vita fu nostra. ma i piedi dei combattenti sono le radici della tua primavera annunziata dall'Arcangelo.Signor di sangue. di sfera in sfera. ma contro il suolo noi poniam la fronte nuda. non a te supplichiamo con la faccia alzata. Dio dei combattenti. crescere l'inno e rimbombar la strada sotto lo scalpitìo delle colonne. perché. ch'è più bella. nell'ora della tua rugiada. o Dio della battaglia. Il cuore delle madri coraggiose rosso balzava innanzi al lor coraggio. non nutri il seme. i piedi sanguinosi dei figli nella terra insanguinata. udimmo i loro canti nel mattino pieni del grande zefiro latino come vele tesate dalle scotte. dove la zolla è come nostra polpa. dove a noi l'acqua è lacrime e rugiade. nel campo che l'aratro taglia. Dio che col fuoco ti riveli. non nei cieli sei ma sotterra sei. nella terra una bontà per sempre. i piedi dolorosi dei combattenti. non gli altari tuoi cruenti serviamo con le man protese o giunte né ti cerchiamo noi con la preghiera nostra nei luoghi altissimi. ma sei profondo nel nero suolo. un eternale ardore. e il nido al chiaro inno rispose. dove la foglia è un cuore che si frange. poniamo il viso nelle impronte umili. dove tutto parla e piange. non leviamo noi le braccia verso te. c'inginocchiamo. dov'è la primavera tutto quel che di noi si rinnovella e gemma e fa di noi virgulto e ramo. Udimmo i loro gridi nella notte. quivi. dove tutto per noi ricorda e spera. . dov'è l'autunno tutto quel che cade di noi tristi. ed era un sole più che il sol di maggio fervido. quivi chiniam la fronte. dove la Patria è nostra. Signor di sangue. e tutto il lor dolore è nella terra una fecondità per sempre. Signore Iddio. il fiato dove il piede passa. dove il fiore è un pensiero di mill'anni intimo e fresco in noi come gli affanni segreti dell'infanzia senza colpa. tra le tue falangi assunte. Nostro Signore. non concedi al germe il fimo fendere. Ascoltammo nell'alba dell'insonne urbe. occulto sei nel mondo di giù. e non hai cura delle tue felici selve. nella strada che la ruota solca. ma ci prostriamo con la fronte bassa.

Quegli che a' poggi avea falciato il caldo fieno e negli orti munto l'alveare. Ed era il primo bando. sacchi empié.S'oscuraron nell'ombra tutti i marmi. una città presa per amore! E l'eroe d'Ala avea nome Cantore! E il suo canto è scolpito nella roccia. duce e seguace. risplendettero tutte le fucine. Ma dall'immondo Barbaro la viva guerra sepolta fu come carogna truce. E i figli dell'ulivo e della spica. Erano l'ostie ai sacrifici tuoi su gli altari terribili dei monti. grandeggiando da tutti gli orizzonti la madre delle messi e degli eroi. e la madre era bella come i figli. ficcò pali. . la più maschia prole. ugnò travi. come il grano e come i gigli. posta a marcire nella fogna buia. le vittime più certe. Signor di sangue. stivata nell'orrenda stiva. quando il genio di tutta la tua gente raggiò dalla primissima ferita. verso le porte: prima la Gloria ed ultima la Morte. costrusse il suo sepolcro ognor più saldo. era bella come il crine dell'alpe. more alzò. Taluna fu dismisurato maglio. assi aguzzò. Ed eglino passavano cantando per le diritte vie. innumerevole telaio. ubertà di Dio. lungo le strade degli eserciti già spigava il grano alto e vedeasi contra il flutto umano ripalpitare l'onda delle biade. Il valor rise come il fiore sboccia. i chiari primigeniti del sole. Quegli che avea sospeso le ghirlande dei pampini all'amico olmo soavi. era la prole come le colline e le ripe. scesero giù nelle maligne gole a consumar la lùgubre fatica. E la divinità era presente. cementò ghiare. taluna. erano le primizie. ansarono: Armi! Armi! Armi! Le città ebber l'anima d'acciaio sfavillanti d'acerrimo travaglio. Ogni moggio di fresca terra offerto era al genio di Roma. Ala. Ed era il sogno simile alla vita com'è simile al mosto il sangue ardente. soffocata nel tossico fumante e rituffata nella lorda pozza come quell'ira che del fango ingozza nello Stige implacabile di Dante. Le città ridivennero eroine fumide. Erano i primigeniti del sole. costrusse il suo sepolcro ognor più grande. ché. eran le offerte virginee. E seco ebbe i penati il combattente. al giorno certo.

ed una santità gli occhi ti vela che non è pianto ed è più che dolore. Quando si leva l'alba dei guerrieri su la città di cenere ove il passo dei primi artieri è come d'avanguardia scalpitare. ghermitor della fortuna improvviso.Il ciel del Palatino ebber gli eroi su l'ira. e l'impeto devoto balzò. che cozzi con la fronte e tanto hai più di lena quanto il monte è più nudo. e sia lodato. che sì l'insegui e serri con la punta alle reni e sì l'afferri a' capegli e non hai pietà veruna. la penosa bolgia. dal profondo. demone della nostra lotta. il tempio aereo che il vate segnava con la verga adunca (alate armi parvero stormi d'avvoltoi). quando giù nelle fosse un furibondo grido fendé le tuniche di loto intorno ai petti. spirito dell'incendio e della piena. e nell'anima tua stilla quel sangue. e tra le quattro mura il silenzio si fa ne' cuori attenti. Impeto. e tu ansi nel mare dei sogni con un'ansia in cuor confusa. e all'anima socchiusa ecco t'appare più vicina dei sogni la trincea tetra. condottiere dell'assalto disperato. gloria a te che su la guerra seppellita sol per noi rilampeggi e con l'ignita bocca avvampi le penne alla Vittoria! Per i cittadini PER I CITTADINI Quando la notte cade su la città che strascica l'arsura della fatica pei labirinti delle sue contrade. e tu senti sgorgare il sangue suo presso e lontano. tra maceria e steccaia il fango imputridito le piaghe non fasciate i morti non sepolti gli smorti vólti . gronda quel sangue sopra la tua mano: quivi è l'Iddio verace. e nella casa amica è la lampada accesa da man pura. primogenito del fuoco. Impeto. più ripido e più alto: Impeto. più celere del grido che ti sfrena subitamente al dubitoso giuoco. irto di cuori. e l'imagine cara della Patria viene e trema nel cerchio del chiarore.

e sia lodato. Quando ella fila la bianca lana e col fil bigio agucchia. quando i ginocchi ella piega e le tempie alate abbassa. su la malga lontana vede ella d'improvviso la ferita schiudersi nella neve che s'arrossa o mescolarsi al fango scalpitato che la corrompe. e tutto armato di dolor t'avanzi ed imprendi. e nel rombo del cuore ascolta ella il fragor della battaglia cieca e lontana. il taciturno tuo combattimento: quivi è l'Iddio verace. senza battere gli occhi. quand'ella ascolta l'agonia che sorride favellando a un'imagine futura immortalmente. il color che le scorre tra le dita leni di maglia in maglia. o prega per colui che nella tana cupa ha il colore della terra smossa. ma nell'ombra del suo carnal pallore il confino dell'anima trapassa per amor dell'amore sempiterno: quivi è l'Iddio verace. e un prodigio di carità trasfonde nella lana il calor del focolare. ardendo come lampada votiva sotto la bianca volta. sostenendo il bacino che del sangue fraterno e del muto supplizio si riempie. nel giorno che t'è innanzi. quando al ferro che incide e che recide ella in silenzio il dolce paziente porge con cuor che trema e man sicura. .dei vivi senza sonno fitti nel limo sino all'anguinaia. e il filo bianco torce col suo cuore palpitante ella e il bigio conduce col suo cuore vigilante ella. bontà senza figura. e non canta ma pensa al combattente che nell'alpe immensa è bianco su la neve ch'egli ammucchia dinanzi alla sua fossa. e balzi in piedi. e l'anima t'è pronta ad ogni evento ad ogni prova ad ogni dono. e il cuor ti morde l'onta. Quando la donna veglia senza velo. e sia lodato. le piaghe in carne viva.

ai limitari della bàite irsute che la sizza scoperchia. perché sogna le bianche sentinelle perdute nei deserti di neve. incoronato con le spine di ferro ch'ei tagliò tra legno e legno confitti come croce al sacrificio dell'eroe sovrumano. e sia lodato.nella lana la tempra dell'usbergo: quivi è l'Iddio verace. quando colui non piange ma per via con la man dolcemente sospinge il giovinetto e l'accompagna e l'offre e lo sacrifica e lo dona e dice all'Indicibile «Perdona se più non ho che questo. quando colui non piange né dà segno di lacrime ma pone la sua mano su la spalla dell'ultimo suo nato. né si riscalda al ceppo sfavillante che croscia su gli alari. e non s'indugia a mensa né poltrisce. e il terzo sul calcàre candido come ossame al gelo della luna. se pensa che alcun del sangue suo ha per tovaglia il sacco o la fascina. e il suo secondo ne' ghiacciai scomparso di là da quella mèta che si trapassa per non ritornare. ma questo prendi e me con lui se valgo»: quivi è l'Iddio verace. Quando il ricco ha rossore degli agi suoi. Quando colui che perse il figliuol primo bevuto sino all'ultima sua stilla dal sitibondo Carso che mai non si disseta. che ricevuto ha in sé la grazia e il sangue dei suoi fratelli e il fiato come se dentro il calice d'un fiore si celebrasse nova eucaristia. su l'omero del fresco adolescente fulgido di bellissimo dolore. e sia lodato. riverso. ha per coltre la melma febbricosa nella fossa che pute. nella cerchia dei picchi invitti come il diamante. al sommo della rupe onde non più discende chi vi sale. ma rinunzia egli i beni ed è l'eguale del povero che offre tutto che strappa alla fatica dura e il ben senza figura riceve in abondanza per solo amore dell'amor che soffre: quivi è l'Iddio verace. . e sia lodato.

come alla porta del tempio. Chi mai sul Campidoglio percote lo scudo raggiante? Il giubilo è una rapina bella. foggiami tu quest'ode e scagliala verso Roma. per l'incerta via seguitando il suon delle campane. che logora con gli ossi delle dita le lente avemarie senza parola tra morte e vita nella sua stanza fredda come la soglia del sepolcro. ché la mia mano prode mi trema e condurla non posso. ed in silenzio reca quell'offerta all'urna che non parla. Cantico per la vittoria CANTICO PER L'OTTAVA DELLA VITTORIA Balza su dal nero fango. e nella povertà di san Francesco. E vendica la potenza del canto sul clamore. Sono ebro. Vivi morendo in pace»: quivi è l'Iddio verace. mentre Bonturo mal mondato nel trivio bercia. Patria! Il terribile e dolce nome chiamare voglio. e si leva e s'affanna e la ritrova. Come chi chiama la luce pel suo nome divino. uno scudo percosso. quasi cieca. E rimbombare odo dentro di me. O domatrice di fuochi. ed oblia la dimane poi che il suo vespro è giunto. lava il sangue e il sudore. e l'angelo è nell'ombra ad aspettarla. meco armata alla guerra contro il sogghigno dei vigliacchi. . Odo il tuono e il rombo. sol perché Beatrice rivede sorridere Dante. ed un alito fresco come canto novello allevia la parete. un ratto felice. e l'angelo sommesso le ripete il canto del Beato «Ma chi è dato più non si può dare.Quando la vecchia inferma e triste e sola. ben tu oggi mi scegli come quando su lo strame d'Italia i tristi vegli rumavan la menzogna stracchi e tu mi cantavi il canto solitario alla Terra al Cielo al Mare agli Eroi. E il cielo è tanto a noi chiaro. Come la spada a due tagli leva il tuo canto puro che la nostra anima nuda fenda. nella felicità del Poverello. che dispare. o Verità cinta di quercia. forse nel mondo l'ultimo suo pane. ed esce. e poi torna nell'ombra per morire. ella non ha più fame né più sete. Verità cinta di lauro. pensa che le rimane un'ultima reliquia d'oro consunto. la melodia di Cristo antica e nova. e sia lodato. Patria! Patria! Questa sola parola mi trasporta.

tu che sei tra le donne dàlmate la più dorata! Sei nelle tue colonne come il fuoco nell'alabastro. che hai gli occhi più profondi. e nella luce cantano il cielo il mare la terra e gli eroi. bionde e chiare nell'ambra di Vettor Carpaccio. Ecco che t'odo fra il Tevere e il Capitolino. E l'Istria è un sol coro latino. E il leone di Parenzo rugge col miele in gola. O Sebenico beata. tutta bella al davanzale della sua Riva Vecchia. Tutto è voce numerosa. ma nell'alto e nel profondo. così ti chiama colui che trascolora di dolcezza e di spavento. T'odo fra le Dolomiti rosse e la Puglia piana. tutto è numero e modo in te nova. La sùbita primavera si crinisce di pioggia. E Zara è la prima. rocca di fede. la cecità del profeta reduce dai tre mondi anch'egli ma senza corona! O Spàlato imperiale. E la seconda non fulge sopra il riposto mare dalla gran nave di sasso. Spàlato piena d'arche sante.come chi chiama la luce pel suo nome e al mattino comanda che nasca dal mare. ove cantano alterne le Marie e le Parche sopra le tombe di Salona! O Traù. che sia apparsa alla soglia del mondo. Sotto l'artiglio il tuo libro si riapre. Sembri rimasta in silenzio da che la terza rima ti rapì nel Paradiso dov'arde su la cima dell'amore il verso stellato. Muta sembri rimasta da secoli per cantare quest'inno che sovrasta la speranza e supera il fato. Sei tutta la luce. . ma per gli occhi del suo veggente. come un'aurora chiomata d'astri ignoti. Sei un infinito canto. tra battistero e altare. E la vittoria cilestra nel colossèo di Pola si prodiga all'arcato abbraccio. Non tu sembri un'aurora che abbia volontà di cantare? Palpiti come un'aurora colma di melodia. Zara nostra. E nel profondo e nell'alto sei tu stessa l'aurora a cui ti facemmo sacra con l'aratro e la prora quando la notte era su noi. pei fisi occhi riarsi dall'ardore del futuro ch'egli vede levarsi oggi dal sangue immortalmente. ridorata come quando Venezia si rispecchia nell'oro sciolta dal caligo. o Patria. La notte pallida s'apre come si squarcia un velo. E le città di Dalmazia si scingono sul mare cantando dai bei veroni veneti. Sei la grande Carmenta. La tua gioia è come l'oro fulva. Dalle calcagna possenti fino alle rosee dita non sei se non il preludio della novella vita. Fiorisce come un giglio il tuo cipresso nell'incastro. Ecco che t'odo fra l'Alpe Giulia e l'Alpe Apuana. mia dolce donna. ma per gli occhi del suo cieco. ch'è scolpita nel mio petto com'è scolpita appiede di Santa Maria Zobenigo.

caduti quando la grande alba non era. nel lene argento del Garda. Chi è con loro? Chi viene. canta con dodici bocche nel tuo fonte. di girone in girone. e vanno. l'ebre gole. O vita! O morte! Il mio canto vien di sotterra o spira . di tappa in tappa. Patria! Patria! Tutto è canto. che sono i fratelli del Grappa. da Zirona a Lagosta. che per ala ha il candido manto. E la Libertà dal vasto petto. Ma ch'io veda la stella d'Italia su la Verruca! Cinghiatemi alla sella. si levano i sepolti: al sommo del loro ossame portano i loro vólti trasfigurati. fiso alla morte. o Ragusa. O Solta ricca di miele che sa di rosmarino! O sasso della Donzella dove l'amor latino rinnovellò la morte d'Ero! E s'inghirlanda di mirto Lissa vittoriosa. al Salto. e l'amore della sua morta gente l'inalza alla vita del canto. s'accrescono. come aveva promesso? «Ch'io venga anche all'ultima guerra! Legatemi al mio cavallo. Disseppellisci di sotto l'altare i tuoi stendardi e li spieghi. cavalca Egli nel delirio come in un nembo ardente. soldati della luce. negli inferni statuarii del Cengio e del Cimone. E danzano la tua gioia lungh'essa la tua costa le isole nutrici di api. tutto è canto infinito. e tra l'Astico e il Rio Freddo. riavvampati da un sangue repente. essi cantano con calde bocche. nel rame della Zugna. giovine come nell'estancia. sul gran stallone di neve dalle froge rosate. Nei valichi dello Stelvio. come quando la tromba dal Vascello e dalla Corsina sonò su Roma serva slargando col selvaggio squillo gli archi di trionfo troppo angusti al passaggio della nova gloria latina.La rondine d'oriente torna nella tua loggia ad annunciar la Santa Entrata. o tu che sei la più dorata. nella Vallarsa ricinta d'arci che il sole espugna per baciar laggiù Rovereto. Si levano gli insepolti. nei passi del Tonale. Tocca il cuore ferito degli eroi nella terra nera. l'unica Musa. e coi cembali e col saltero. a Maromba. Ma ch'io venga all'ultima guerra!» Giovine. alla Barra. Ardono al vento salso come tu ardi. canto nato col mattino. gaudio e canto gli uccisi come se in tutti e in ciascuno san Francesco d'Assisi spirasse il cantico del sole. Son tutti luce e canto. Schiude fin le tristi labbra dei giovinetti muti nelle ripe nelle malghe nelle velme. e tu bevi il carme di Roma. giovine e con la criniera fulva come l'estate. nella roccia d'Ercavallo che l'ascia trionfale tagliò come ceppo d'abeto. E la vittoria navale coglie il lauro e la rosa nell'oleandro di Lacroma. riavvampato anch'esso di gioventù sovrumana. al Cerro.

» Sempre diceva ella: «Più alto!» La inseguii di là da ogni mèta al mio cor promessa. così ti chiamo. sei ridisceso a lavare dal lutto la tua casta fora nel lustrare Timavo. il mio amore sa come questo giorno nacque. Ma so io forse come questo giorno m'è nato? Non ho perduto il mio giorno? non ho perduto i doni della trasfiguratrice? Che val se m'incoroni? O fine delle cose impure! Son nel carcere dell'ossa. Silenziosamente avevo teco bevuto l'acqua senza sorgente e celebrato l'alleanza. se la morte è immortale. e non diffuso nei vènti. L'agonia si fa melodia. nei lacci delle vene. Patria. né con le foglie sante coperto il nudato suo cuore. nelle acque. L'arcangelo del mio nome. Ma dov'era il tuo fratello? la sua forza dov'era? Non l'avevano raccolto dentro la tua bandiera stessa i compagni di ardore. Come chi chiama la luce pel suo nome divino. Da oriente a ponente l'inno prima s'intona: «La vita riculmina in gloria!» Sto tra la morte e la vita. tra i cipressi di Aquileia. Sono il tuo gridatore e sono il tuo testimonio. Dioscuro. vate senza corona. Sto tra la vita e la morte. E tu. se la vita è mortale. nel dì del Resurressi. La notte pallida s'apre come si squarcia un velo. o Patria. come chi chiama la luce pel suo nome e al mattino comanda che nasca dall'acque. Si fa mattutino canto lo spirito esalato. Nella mia bocca ho il tuo soffio. Ed ella diceva sempre: «Più oltre!» Era ella stessa il volo la schiuma l'assalto. Se m'odi. in tutte le tue creature. in te vita e morte oggi invoco. sopra il crollo del mondo. Risorto sei tu dall'arca. nelle arene. né veduto di tra le foglie dell'alloro pugnace ardere subitamente nel profondo torace un fiore perfetto di fuoco. Con una meravigliosa gioia tesi le mani a rapir la morte. tu m'attendi invano sul tuo fiume lustrale. Regna «colui che più s'indìa». Non il suo corpo abbronzato sul rottame fumante dell'ala avevan disteso. Patria! Patria! Questa sola parola è tutto il cielo. perché t'ho io deluso? e perché fu ingannata l'anima? Avevo chiuso te nell'arca e la mia speranza. O mio compagno sublime.dal mio petto? Son io servo dell'inno senza lira o son io signore del fato? Tutte le vie della notte furon da me percorse per amor del tuo mattino. ha scoperchiato il sasso cavo. fra il croscio dei cipressi. Ma. franco del cavallo e dell'asta. tra i miei denti il tuo fiato. Eroe. E sempre diceva ella: «Domani. Da ostro a settentrione scroscia l'inno secondo: «La morte s'abissa in vittoria!» .

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