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HISTOIRES DU GRENIER DE GRAND-MÈRE
par Enid BLYTON
QU'il est grand, qu'il est merveilleux ce grenier ! Il est rempli de trésors et de souvenirs. Eric, Françoise et a!ette " passent leurs #ournées quand ils sont c$e% grand&m're. Ils " trouvent dans des malles de quoi se déguiser et quand Eric met sur sa t(te le vieux )épi galonné d'or, il prend un air tr's important. Quel dommage de ne pouvoir couc$er l*& $aut! +a nuit, les en,ants en sont s-rs, les petites ,ées et les lutins du #ardin montent s'amuser avec les vieux #ouets plus ou moins cassés, et ce sont de #o"euses sara!andes ! .e livre porte le la!el /I0I123E, c'est&*& dire qu'il intéresse les en,ants d's qu'ils savent lire, et qu'il peut aussi !ien leur (tre lu * $aute voix.

Ce livre porte le label MINIROSE, c'est- -!ire "#'il i$t%resse les e$&a$ts !'s "#'ils save$t lire, et "#'il pe#t a#ssi bie$ le#r (tre l# )a#te voi*+

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DU MÊME AUTEUR !a$s la ,(,e s%rie dans la Bibliothèque Rose 1. 4. 7. 8. 9. on#our les 5mis ! 6istoire de la lune !leue 6istoires de la !oite de couleurs 6istoires de la ca!ane * outils 6istoires de la maison de poupées :. 6istoires de la pipe en terre ;. 6istoires de la ruc$e * miel <. 6istoires de la veille 6orloge =. 6istoires des ciseaux d'argent 1>. 6istoires des quatre 3aisons 11. 6istoires des trois loups de mer 14. 6istoires du !out du !anc 17. 6istoires du c$eval * !ascule 18. 6istoires du co,,re * #ouets 19. 6istoires du coin du ,eu 1:. 6istoires du ,auteuil * !ascule 1;. 6istoires du grenier de grand&m're 1<. 6istoires du marc$and de sa!le 1=. 6istoires du sac * malices 4>. 6istoires du sapin de no?l

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ENID -../TON HISTOIRES DU GRENIER DE GRAND-MÈRE I.USTRATIONS DE 0EANNE -A1IN HACHETTE 8 .

/. 1iquet et les glaces 8. +e c$apeau magique : = 48 81 97 :9 . +es sandales * malices :. +es retrouvailles de 0oireau et de .TA-.E @rologue 1. +e lutin du @ont&aux&Aruites =.. <= 1>8 117 9 . +a !roc$e de 1osel"ne 7. +a !ic"clette de rigitte <.ringant 9. +e canari !londinet 4. /istou&/istou..le .

éclairé par deu+ grandes lucarnes rondes) . si uel u!un demande " # $% sont les en&ants' ( # $u peut répondre sans hésiter" # Au grenier) ( *e grenier de grand-mère est vaste. Anne et Manon passent leurs vacances chez leur grand-mère.QUAND Sébastien.u de l-haut( le monde prend un aspect nouveau) .t : .

une cage .un polichinelle. un cheval .ce re&uge magi ue est rempli de trésors) Que de déguisements merveilleu+ contiennent les grandes malles/ 0 1 a m2me un vieu+ 3épi chamarré. orné de galons dorés) Quand Sébastien le met sur sa t2te. .tous ses ordres) . il a l!air si important u!Anne et Manon obéissent .oiseau. avant d!échouer dans un coin du grenier de grand-mère/ . un tambour. empilés dans un coin/ 5l 1 a l. une bic1clette rouillée))) *es trois cousins n!ont u!un seul regret" ne pouvoir passer au moins une nuit dans le grenier) 5ls sont certains ue. lors ue la maison est endormie. des poupées privées d!un bras ou d!une 4ambe. un ours en peluche ui n!a plus u!un 6il et u!une oreille. des marionnettes.t les vieu+ 4ouets. les vieu+ 4ouets évo uent ensemble le temps o% d!autres en&ants venaient de les recevoir en cadeau) Quelles aventures Us ont d7 conna8tre.bascule sans crinière.

Sébastien( Anne et /anon ont deviné 4uste) *es poutres du grenier sont témoins( cha ue soir. de leurs oncles .illes et Stéphane." les 4ouets ne livrent leurs secrets ue lors ue !tout le monde est couché/ Un soir parmi tant d!autres. d!étranges conciliabules))) . de leur grande cousine <arine))) Mais voil. m2lés .t ils seraient bien surpris de saisir au vol des prénoms &amiliers. la cage oiseau prit la parole))) < .des aventures pas tou4ours e+emplaires/ 9elui de leurs tantes :rigitte ou 9écile.

Ce servais d'a!ri * un petit canari appelé londinet.D = .CHA2ITRE 2REMIER .en(tre d'une petite .e ca$ari -lo$!i$et En ce temps&l*. #'étais accroc$ée * la . dit la cage !leue. Barine l'avait reçu en cadeau de sa marraine. parce qu'il était de la couleur des épis de !lé.ille nommée Barine. pour son anniversaire.

e de mouron dont elle le savait . . 5 l'$eure du go-ter. remplissait de graines la mangeoire et d'eau la petite !aignoire. elle me netto"ait.'était plus amusant de c$anger /imi de ro!e que de . poussaient en a!ondance. elle reçut une !elle poupée qu'elle !aptisa /imi et qui avait un trousseau de princesse. /ais.. elle . elle lui donnait un !iscuit et suspendait deux ou trois cerises * mes !arreaux. Elle cueillait dans le #ardin une petite tou.aisait un petit tour dans le pré voisin. oE. @our sa . Barine trouva un peu monotone de s'occuper de londinet. au !out de quelques semaines. Aous les matins.ille avait poussé des cris de #oie. la petite .(te. toutes les plantes qu'aiment les oiseaux.aire le ménage de londinet! Elle n'alla plus c$erc$er du 1> . Elle aimait !eaucoup londinet et le soignait tendrement. Quand le #ardinier avait trop !ien dés$er!é les allées.riand.En le vo"ant.

/ais ce qu'elle prenait pour des graines n'était que de la paille. elle ne mit pas de graines . se disant qu'il en restait encore asse%. elle ne me netto"a pas. elle cessa de remplir d'eau la petite 11 .mouron dans le pré. Un #our. Une autre . +e pauvre canari n'avait plus rien * picorer 1 Et puis.ois.raFc$es dans la mangeoire... c$ose plus grave encore. elle ou!lia le !iscuit de quatre $eures.

pour c$anter. espérant " trouver quelques gouttes. Gingt . la t(te de cHté.ille eut $onte de sa négligence. garnie de dentelles. @uis elle ou!lia de nouveau. . +a petite . pensa au !iscuit de quatre $eures et * la petite tou. Elle était si a!sor!ée qu'elle n'entendit m(me pas cet appel désespéré.!aignoire. elle me netto"a tous les matins.ut en vain. remplit la mangeoire et la !aignoire. 3a m're s'aperçut un #our que la !aignoire était presque vide et gronda Barine. Il avait trop soi. I Airlititi! D gémit un #our londinet de toutes ses . I Airlititi! D cria de nouveau londinet.. il allait * sa petite !aignoire et la regardait.e . 14 . Barine était en train de mettre * /imi sa #olie ro!e !leue.e de mouron.ois par #our.orces. /ais la !aignoire était tou#ours * sec. @endant quatre #ours. +e pauvre londinet était tr's mal$eureux.

ille qui m'ou!lie. . ce matin L D demanda la maman de Barine * sa . I A'es&tu occupée de ton canari. /ais #e ne suis qu'un canari dans une cage et il .'était terri!le! Il laissa tom!er sa petite t(te #aune et pensa qu'il allait mourir. si elle 17 . il n'" avait plus que de la paille. il n'eut rien * !oire. se dit&il tristement.I Ce suis en. #'irais !oire au ruisseau le plus proc$e.ille en entrouvrant la porte de la c$am!re.aut que #'attende le !on plaisir d'une petite .ermé dans cette petite cage. 3i #'étais un moineau. Barine savait !ien qu'elle ne s'était pas approc$ée de la cage de londinet. #e pourrais !ecqueter des cerises dans les vergers J si #'étais un pinson. Elle savait aussi que sa maman. Ce ne peux m(me pas en sortir pour aller c$erc$er de quoi manger et de quoi !oire. Kans sa mangeoire. ( @auvre petit canari ! Ke deux #ours.

+a vilaine petite . /ais sa maman ne le remarqua pas.l'apprenait. maman.our et se $Nta de redescendre * la cuisine. Elle était presséeM elle avait une tarte dans le .'était un gros mensonge et Barine devint toute rouge. I Ce vais tout de suite donner * londinet de l'eau et des graines. pensa Barine.ille répondit donc M I 2ui. londinet a tout ce qu'il lui . 18 . D .aut.ort. la gronderait tr's .

19 . Elle se mit * ta!le et dé#euna de !on appétit. ce ne sera pas tout * . * son retour. D I Ce m'occuperai de londinet tout de suite en revenant D.i vint se poser sur la .ait un mensonge. @apa va arriver.omme cela. +'apr's&midi. elle. elle ne pensa plus au canari. le dé#euner est pr(t. Il venait de temps en temps !avarder avec le canari. pr's de moi. D Custe au moment oE Barine s'approc$ait de moi. I Barine.aim. va vite c$erc$er le pain. se promit Barine qui partit en courant. emmena /imi c$e% une amie et ne remonta dans sa c$am!re que pour se couc$er. sa maman l'appela.en(tre. un petit moineau !run appelé Fi. Elle mangea deux morceaux de tarte sans penser au petit oiseau qui mourait de . +e lendemain matin. de !onne $eure. ien s-r. veux&tuL Kép(c$e&toi..

D Et Fi. O Ce vais t'apporter quelque c$ose D. Il s'envola et revint avec quelques graines dans son !ecJ il les . @uisque c'est ainsi.ette vilaine Barine n'est pas digne d'avoir un canari. I .omment vas&tu. répondit le pauvre canari. Kepuis plusieurs #ours #e n'ai eu ni * manger ni * !oire.ée /iquette.it passer * travers mes !arreaux. +a .ée /iquette. mais #e vais raconter tes mal$eurs * la . 1: .I .ui. londinetL O @as !ien du tout.ut peinée et indignée d'apprendre le triste sort de londinet. qui $a!ite dans le petit !ois. I Ce ne peux pas t'apporter d'eau dit&il * londinet. Il la trouva dans le creux d'un c$(ne oE elle s'était installée.i se mit * la rec$erc$e de la . Elle pourra sans doute t'aider. #e ne lui laisserai pas londinet. Ce vais t'accompagner * la cage et #e le remettrai en li!erté. cui! . Ce crois que #e vais !ientHt mourir. déclara&t&elle. assura le moineau.ée .

+aisse&moi ré. comme moi. protesta Fi. D Elle mit sa t(te dans ses mains pour 1. O Aais&toi un moment.i. Aout le monde le verra voler et on le rattrapera. Il est d'un #aune si !rillant! 3i seulement il était !run.O .léc$ir. ordonna la . /iquette.'est impossi!le.ée. . personne ne le remarquerait.

K's que londinet sortira de sa cage.aut&il pas laisser un mot.r'res et toi. /ais que dira Barine quand elle trouvera une cage videL 0e . @uis il ira vivre avec tes . I Ce crois qu'il " a un seau de peinture !rune dans le $angar du #ardinier. Au lui apprendras * trouver des graines.orces pour t'envoler. garda le silence.ée déplo"a ses ailes transparentes. te reste&t&il asse% de . demanda&t&elle.mieux méditer. +a petite . pour lui expliquer pourquoi #e suis parti L 1< . répondit le pauvre canari qui se sentait tr's .in la petite . Ce vais essa"er. elle .i. En quelques minutes.i enc$anté.ut pr's de moi. si #'ouvre la porte de la cage L O Ce crois.ai!le. dit en. I londinet. Fi.ée. #e le peindrai en !run. perc$é sur une !ranc$e. n'est&ce pas L O ien s-r! D répondit Fi.

nous laisserons un mot.onna quelques lignes et lut tout $aut ce qu'elle avait écrit.ée posa le !illet pr's de la mangeoire.erma la porte et prit le petit . re. ordonna&t&elle. +a .en(tre. =e m!en vais parce ue tu ne me donnes ni . 4e ne tarderais pas . <arine.. Elle prit un cra"on. D Elle alla au petit !ureau de Barine et déc$ira une page d'un ca$ier.O Entendu.lacon qu'elle avait rempli de peinture. Il " a !eaucoup de 1= . approuva /iquette.boire) Si 4e restais. Il se perc$a sur le re!ord de la . gri. /iquette ouvrit ma petite porte et londinet sortit. I Ga te poser sur une !ranc$e de lilas.'est moi qui l'écrirai.mourir) >u es une petite &ille négligente et égo?ste) Airlititi +20KI0EA.manger ni . .

Quand ce . Fi.ait * un moineau. ientHt tu ressem!leras * ton ami Fi.ruits m-rs dans 4> .i. Il ressem!lait tout * . 0ous te montrerons oE sont les meilleures graines et les meilleurs .ée cueillit quelques !rins d'$er!e pour s'en . Au seras l'un des nHtres. qui avait pris le nom de runet.. il .i le conduisit * ses amis.ruits.euilles. les suivit. I Giens avec nous. et tu seras cac$é pendant que #e te peindrai en !run.ut aussi $a!ile qu'eux * découvrir les graines. +a .r're.i.ut . propos'rent&ils.aire un pinceau. D londinet.es de mouron et les . Ils l'accueillirent comme un . 3eules ses pattes étaient un peu plus rosés et un peu plus minces.. il se séc$a au soleil tout en mangeant les graines que lui avait apportées Fi. ientHt. avec une touc$e de noir sous le !ec. D londinet o!éit.ini. @uis elle peignit londinet en !run. les tou.

le verger. Que c'était !on de !oire dans les ,laques d'eau laissées par la pluie ou de !ecqueter les cerises sur le cerisier ! /ais, pendant ce temps, qu'était devenue Barine L 5pr's le petit dé#euner elle était remontée dans sa c$am!re et s'était souvenue de londinet. I 2$! pensa&t&elle. 6ier, #e voulais netto"er sa cage et #'ai ou!lié. Quel ennui 1 II ,aut que #e le ,asse tout de suite. D

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Elle s'approc$a de moi... 5 sa grande surprise, londinet n'était plus l*! Elle resta !ouc$e !ée. /ais elle eut !eau écarquiller les "eux, le canari avait !el et !ien disparu. Elle courut * la porte et appela sa m're. I /aman, maman, as&tu vu londinetL O ien s-r que non, répondit sa maman qui se $Nta d'arriver. Il doit (tre dans sa cage. +a porte est ,ermée. D /ais le canari n'était plus l*. +a m're de Barine aperçut pr's de la mangeoire la ,euille de papier pliée en quatre. Elle la prit et lut le message laissé par la ,ée /iquette. 5rrivée * la ,in du !illet, elle regarda Barine qui était devenue tr's rouge. I Barine ! Quelle $orreur ! .'est pour cela que ton canari est parti ! .'est !ien ,ait pour toi. Au ne méritais pas de l'avoir. Ce suis tr's mécontente de toi. D

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Barine ,ondit en larmes. londinet c$antait si !ien! Quand elle lui parlait, il penc$ait sa petite t(te #aune de cHté et avait l'air de l'écouter. Il était si #oli, si gentil ! Et maintenant, il était parti et ne reviendrait #amais plus. I Au n'as que ce que tu mérites, répéta sa m're. @auvre petit londinet! C'esp're qu'il pourra trouver * manger dans le #ardin et que, la nuit, il n'aura pas ,roid. D Elle n'avait pas !esoin de s'inquiéter. londinet, devenu runet, s'entendit tr's !ien avec les moineaux. Il ,ut tr's $eureux parmi eux. Un seul ennuiM * la premi're pluie, la peinture !rune de ses ailes avait un peu déteint. 5ussi, lorsque #'apercevais de ma ,en(tre un moineau avec des tac$es #aunes, #e savais que c'était londinet.

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II . les #ouets tirent vite * la courte&paille pour savoir qui va continuer. 48 .a broc)e !e Rosel3$e KE3 QUE la cage !leue a terminé son $istoire. +e sort tom!e sur Aune des marionnettes.ille nommée /ariette. qui avait appartenu * une petite .

dit&0é en épinglant une !roc$e sur la ro!e de la poupée. +a nuit suivante. #e l'ai gardée pour te la donner.. +a !roc$e était magni. quand /anette .ette !roc$e est pour toi. elle la montra aux autres #ouets. Elle représentait une petite marguerite. C'aimerais !ien l'essa"er.(te #uste un an plus tHt. avec six pétales !lancs et un cQur doré. Elle était si #olie et si sage! Elle voulut lui . @r(te&la&moi.i're.ut couc$ée. I Co"eux anniversaire. 1osel"ne en était . I Ce suis s-re que les pétales sont de vraies perles et que le cQur est en or déclara&t&elle. /ariette l'avait reçue pour sa . 1osel"ne. trouvée dans une papillote de lPar!re de 0o?l. lPours en peluc$e. ( 49 . +a petite .aire un !eau cadeau.ique. .'était l'anniversaire de la poupée 1osel"ne. dit /artin.ille aimait !eaucoup 1osel"ne.

I 0on. Elle a de la valeur. * l'étage supérieur. tout rond.'était un drHle de petit ours. eut une idée. répondit la poupée. Au la casserais. @ersonne n'ira c$erc$er ta !roc$e.ier de son pantalon. le c$at * roulettes.léc$irent longtemps. Kans la maison de poupée! Kans un tiroir de la commode qui est dans la c$am!re.ra"ée. v(tu d'une veste rouge et d'un pantalon !leu. suggéra le polic$inelle. Il ne ... 3oudain /inou. dans un endroit pareil. 2E puis&#e la mettre L D +es #ouets ré..audrait pas que quelqu'un te la vole. car il avait de vraies poc$es oE il pouvait mettre ses pattes.. O Au . #e ne te la pr(terai pas. O 2$ non! s'écria 1osel"ne e. Au es si maladroit!. Il était tr's .erais !ien de l'en. Elle ne risquera rien. D 4: . I Ce sais! s'exclama&t&il.ermer dans un endroit s-r.

Ils se couc$'rent * leur place $a!ituelle. apr's s'(tre amusés ensem!le. dans le placard. Il ne pouvait pas s'endormir.atigués.erma soigneusement la !roc$e dans un des tiroirs de la commode. se c$argea de l'opération. l'une des deux petites $a!itantes de la maison de poupée.Aoinette. Elle monta l'escalier de la petite maison et en. /artin n'avait pas sommeil. . Il se tournait 4. Une nuit. les #ouets se sentirent .

Il se mit donc * marc$er. pensa&t&il. 1osel"ne ne pourra pas me gronder. se dit le petit ours.en(tre.en(tre de la c$am!re occupée par les deux poupées. Il arriva !ientHt * la maison de poupée. @ersonne n'en saura rien.et se retournait dans son coin. il pourrait ouvrir le tiroir et prendre la !roc$e! I Ce l'épinglerai sur ma veste #uste pour voir comment elle me va. /artin était asse% grand pour regarder par la . il eut une idée. et passait son !ras * l'intérieur. Il pressa son ne% contre la vitre pour mieux voir la commode oE la #olie !roc$e de 1osel"ne avait été en. Aout * coup. dans la c$am!re. En. il se leva. 3'il poussait la . Aout le monde dormait M /ariette dans son petit lit. I Une petite promenade me . sans !ut précis. les #ouets dans leur placard.ermée. D 4< .in. @uis #e la remettrai tout de suite * sa place. +a pi'ce était o!scure et silencieuse. Elle était dans le tiroir d'en $aut.era peut&(tre du !ien D.

glissa son petit !ras rond * l'intérieur de la pi'ce et ouvrit le tiroir de la commode de !ois.init par trouver la !roc$e! Il la prit et la regarda. Il tNta divers o!#ets et . I Qu'elle est !elle! D se dit&il.II poussa donc la . /ais le tissu de sa 4= .en(tre sans .aire de !ruit. Il essa"a d'épingler la !elle marguerite sur sa poitrine.

il poussa trop . Quel mal$eur ! Que . /artin n'avait plus le temps de remettre la !roc$e dans le tiroir.olé.init par s'endormir.aire * présent L 1emettre la !roc$e cassée dans le tiroir et prendre un air innocent quand 1osel"ne s'apercevrait de l'accident L 2u la garder pour essa"er de la réparer L Kans le placard.ort et l'épingle se cassa en deux! 5. Il . Il glissa la marguerite et l'épingle dans sa poc$e.. il retourna s'allonger dans le placard. l'un des #ouets s'agita. Qui l'avait prise L 7> . rongé d'inquiétude. 1osel"ne avait voulu revoir sa !roc$e et ne l'avait plus trouvée dans le tiroir.veste était tr's épais. un grand tumulte le réveilla. 5 l'au!e. Elle ne pouvait plus servir maintenant. /artin contempla les morceaux de la !roc$e. +e #ouet qui se réveillait l'entendrait. 3ur la pointe des pieds.

Qui l a!ait prise" 71 .

+a pauvre poupée versait des torrents de larmes. I Ce l'aimais tant! sanglotait&elle. Qui a été asse% méc$ant pour me la voler L @ourquoi me l'a&t&on prise L O .'est sans doute quelqu'un qui est entré pendant que nous dormions D, dit /artin qui était !ourrelé de remords, mais n'avait pas le courage d'avouer sa ,aute. Quelqu'un qui doit aller * une soirée et veut (tre admiré, par exemple. O Custement, les souris donnent une ,(te cette nuit dans leur trou! s'écria polic$inelle. Ce me demande si ce n'est pas l'une d'elles qui a pris la !roc$e. Qu'en penses&tu, /artin L O En e,,et, cela pourrait !ien (tre l'une d'elles... approuva le petit ours de plus en plus mal$eureux. O 5lors nous ne leur permettrons plus de venir #ouer avec nous, déclara /inou, le c$at * roulettes. Ce dirai * Aotoc$e, le gros matou de la cuisine, de

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venir couc$er ici tous les soirs. +es souris auront peur de lui et n'oseront plus monter. D /artin se sentit encore plus mal$eureux. Kans la ,amille souris, il " avait une toute petite souris grise, nommée Arottinette, qu'il aimait !eaucoup. +e gros matou lui ,erait peur et elle ne viendrait plus #ouer avec lui ! I Goil* comment une c$ose en entraFne une autre, pensa tristement le petit ours. C'emprunte la !roc$e sans la

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permission de 1osel"ne. Ce la casse. Ce dis que quelqu'un l'a volée pour la porter * une soirée. +e polic$inelle se rappelle alors que les souris donnent une ,(te la nuit proc$aine. Il pense que c'est l'une d'elles qui a pris la !roc$e... Et maintenant, puisque Aotoc$e va monter tous les soirs, #e ne reverrai plus #amais ma c$'re petite Arottinette! D /inou, le c$at * roulettes, tint parole. Il demanda * Aotoc$e de venir surveiller les souris. +e gros matou tigré ne se ,it pas prier ! Ke toute ,açon, les souris ne devaient pas venir voir les #ouets ce soir&l*, puisqu'elles donnaient une ,(te. /ais la petite Arottinette voulut apporter * son ami /artin, un petit morceau du gNteau que sa m're avait ,ait pour ses invités. Elle sortit donc de son trou et monta * la c$am!re. I /artin! appela&t&elle de sa petite voix ,l-tée. C'ai quelque c$ose de !on pour toi !D

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s'en. parce qu'elle avait été !lessée * la patte. /ais elle se $Nta quand m(me de redescendre dans son trou ! +e c$at était . cria&t&il. Il gri. non. I +Nc$e Arottinette. Arottinette lui éc$appa.'est mon amie! D Aotoc$e .aire ça! Il se #eta sur le gros c$at et le poussa de toutes ses . +'épingle de la !roc$e..aute * lui! 2$! non.ort.it un mouvement de recul. qui était dans sa poc$e. Il gémit de douleur 79 .onça dans sa patte et le piqua tr's ./ais Aotoc$e l'entendit 1 En un clin d'Qil. Elle !oitait. il ne pouvait pas laisser . Arottinette se retrouva entre ses grosses pattes.a /artin et l'envo"a rouler * quelques pas de l*.orces. Quels cris stridents elle poussa! /artin était au désespoir.urieux. +'ours tom!a. . 3a c$'re petite Arottinette attrapée par le gros c$at tigré! Et c'était sa .

et resta allongé sur le sol. +* !D +e polic$inelle mit la main dans la poc$e de l'ours et tNta. c$erc$a encore et. se lamenta le petit ours. . dit&il. D II retira l'épingle.. I /artin. I II " a une épingle.'est ce qui te pique. +es #ouets accoururent pour l'aider * se relever. 2E as&tu malL @ourquoi gémis&tu L O Quelque c$ose me pique. 7: .. tu as sauvé Arottinette! cri'rent& ils.

. et la petite Arottinette a !ien .. . Ce cro"ais que #e pourrais la réparer. C'ai pensé * la soirée des souris. Il la regarda. n'en cro"ant pas ses "eux.. tout $onteux.(te. mais tout le monde a cru qu'elle avait été volée et. O Au as suggéré que quelqu'un l'avait prise pour s'en parer un soir de . @as pour la voler. Il !aissa la t(te. Gous ne voule% 7. #uste pour l'essa"er. soupira /artin qui n'avait pas relevé la t(te. Ce vais . .ailli perdre la vie ! dit le polic$inelle d'une voix irritée.aire mon !alluc$on et partir. avoua&t&il. nous avons .omment se trouvait&elle dans la poc$e de /artin L +e petit ours rougit.. O 2$ F Ce le sais ! 3i vous savie% com!ien #e regrette. et. 3implement pour l'essa"er.'était la !roc$e de 1osel"ne ! Et elle était cassée ! . nous nous sommes mis en col're.découvrit la !roc$e.ait monter le c$at de la cuisine. Et #'ai cassé l'épingle. I Ce l'ai prise cette nuit.

O Ce le comprends maintenant.ela ne sem!lait pourtant pas si grave d'emprunter la !roc$e une minute!. C'ai tellement $onte ! . reconnut /artin. reprit le polic$inelle d'une voix sév're. Que #'ai été mal$eureux 7< .certainement plus de moi. ici.. O +es petites c$oses peuvent avoir de graves conséquences..

il a promis 7= . Quant * Aotoc$e. +e polic$inelle a réparé la !roc$e.ait. son !alluc$on au !out d'un !Nton. +a !lessure de Arottinette n'est pas !ien grave.aire son petit !alluc$on.omment le petit ours avait&il pu se conduire si mal L /artin revint !ientHt. Ils étaient !ouleversés. 0ous ne voulons pas que tu partes. D 1osel"ne . Ce vais . ne pense% pas trop de mal de moi. D +es larmes aux "eux.aire mon paquet. il alla . +es #ouets se consult'rent * voix !asse. murmura&t&il d'une voix . .ai!le. Ce vous en supplie. I /artin ! s'écria&t&elle. /ais #e vous en prie.lorsque Aotoc$e a attrapé Arottinette! C'en ai le cQur qui !at encore. @uisque tu regrettes ce que tu as . pardonne%&moi.ondit en larmes. #e vous en supplie M quand #e serai parti. nous te pardonnons. I 5dieu.

O 5u contraire. nous voulons tous que tu restes. /ais rappelle& toi. vous ne voule% pas que #e parteL demanda /artin roulage. que 1osel"ne lui permit souvent d'épingler la #olie marguerite sur sa veste rouge quand il allait rendre visite * Arottinette. 8> . con. que les petites c$oses peuvent avoir de graves conséquences. D +e petit ours ne l'ou!lia pas. Il .ut si gentil. par la suite. /artin.de ne plus quitter la cuisine! Au vois tout est arrangé ! O Graiment.irma le polic$inelle.

dit&il. . D 81 . c'est l'ours en peluc$e !orgne qui veut raconter une $istoire.e #our&l*. #e partageais toutes leurs aventures. .III Ri"#et et les 4laces +E +E0KE/5I0 32I1.ertaines étaient mouvementées! .omme 3op$ie ne se séparait #amais de moi. I Elle est arrivée * mes petits maFtres Rilles et 3op$ie... tout commença ainsi.

c$acun muni d'un !eau cornet. 5vant d'entrer. . * 3op$ie et * moi. dans l'intention de retourner directement c$e% eux.raise. ils lurent la petite a. Ils all'rent donc * la pNtisserie.roid pareil! O 0ous en mangerions m(me au pHle 0ord D. 84 ..I /aman. et Rilles * la vanille. répondit en riant 3op$ie qui re#oignait son . répondit sa maman.. oncle Cacques nous a donné de l'argent. pistac$e. /ais #e me demande comment vous pouve% avoir envie de glaces par un . D Custement ceux qu'ils pré. O 2ui.r're. est&ce que nous pouvons aller ac$eter une glace L demanda Rilles en entrouvrant la porte. 3op$ie la prit * la .. 6ier.raise. Ils sortirent.ic$e qui annonçait les par..ums du #our M I Ganille.. si vous voule%.éraient ! Rilles et 3op$ie entr'rent dans le magasin et c$oisirent leurs glaces.

3on c$ien se #eta sur elle pour lui léc$er la . * toute allure. monta sur le talus. /es mains et mes genoux sont tout écorc$és. 1iquet! ordonna&t&elle.ille descendait la colline * !ic"clette. +e petit vélo rouge poursuivit sa route. revint au milieu du c$emin. Que vais&#e . #uste * temps pour ne pas (tre renversés.aire L 87 . Une petite . Rilles et 3op$ie pouss'rent un cri et . Ce n'ai pas pu retenir mon vélo. Il est cassé. maintenant./ais un incident imprévu les arr(ta en c$emin. $eurta un lampadaire et . I Ga&t'en.ille tom!a. Au t'es .ait mal L D +a petite . Elle le repoussa. +a vo"ant arriver sur eux. I Quelle descente ! s'écria 3op$ie.irent un !ond de cHté. Un petit c$ien la suivait en #appant.init par s'écrouler. en décrivant des %ig%ags. 3es mains et ses genoux étaient en sang.igure. +a petite .ille $urlait.

Ils !and'rent les genoux de la petite . dit 3op$ie. D Rilles cala soigneusement son cornet de glace sur un !anc qui se trouvait l* et sortit son mouc$oir de sa poc$e.it autant et prit également son mouc$oir. donne&moi ton mouc$oir. Rilles 88 . 0ous allons te taire un pansement aux genoux. Rilles. 3op$ie en .ille et lui essu"'rent les mains.O 0ous avons des mouc$oirs propres.

Elle se retourna pour appeler son c$ien.aire gronder. 3a sQur et lui suivirent des "eux rigitte qui s'éloignait en poussant son vélo. Que .aisait&il donc L Gous l'ave% peut&(tre deviné! @endant que Rilles et 3op$ie soignaient sa maFtresse. 0ous $a!itons la villa des Réraniums. en !as de la colline D. #e vais me .omment vous appele%&vousL Et oE $a!ite%& vousL Ce vous rapporterai vos mouc$oirs quand maman les aura lavés et repassés..essa"a de redresser la roue de son vélo. O 0ous nous appelons Rilles et 3op$ie. Ce m'appelle rigitte.ille. I /aman m'avait !ien recommandé de ne pas descendre la colline en vélo sanglota la petite .inissait tout #uste de les manger ! II était en train de croquer le cornet de 3op$ie 89 . C'ai déso!éi. Et vousL .. répondit Rilles. mais il ne put " parvenir. il avait senti les glaces. Et il .

Gous imagine% sa col're C I Gilain c$ien! cria&t&elle.quand elle découvrit le désastre. Aoutes les deux! O 2$! l'a. I Quel dommage! gémit 3op$ie. Il avait l'air si . Rilles! Il a mangé nos glaces. qui était dé#* loin..Nc$é que 1iquet courut vite re#oindre rigitte. 0ous voil* !ien mal 8: . les larmes aux "eux.reux c$ien! ( s'exclama Rilles. 1egarde.

Ils all'rent trouver leur m're et lui racont'rent leur mésaventure. . I @uisque c'est comme ça. .. nous n'aiderons plus personne ! a.aut aider ceux qui sont dans 8.aut aider les autres. 2n le rend parce qu'on a !on cQur et parce qu'il .urieux.irma 3op$ie. I 2n ne rend pas un service pour recevoir une récompense. expliqua&t&elle. maman. dit Rilles.e n'est pas #uste! D +eur maman les écoutait sans sourire. Kire que ce c$ien a mangé nosJ glaces pendant que nous aidions sa maFtresse! . /ais si nous n'avions pas !andé les genoux de rigitte avec nos mouc$oirs. . son c$ien n'aurait pas mangé nos glaces. O Au nous rép'tes tou#ours qu'il .e n'est pas #uste! D Ils rentr'rent c$e% eux.1écompensés ! Ce ne rendrai plus #amais service * personne! O /oi non plus! renc$érit Rilles.

et non pour me .aire une commission ou de m'aider * quoi que ce soit. maman! protesta 3op$ie qui avait envie de pleurer. si c'est ainsi que vous raisonne%. nous . Et si tu 8< . 0ous ne demandons pas de récompense! @our te prouver que nous regrettons d'avoir été si méc$ants. C'aurais peur que vous n'acceptie% que pour (tre récompensés. Ce n'aime pas vous entendre parler comme vous vene% de le . reprit leur m're. Ils rougirent. #amais de .erie% plus rien pour personne.ants eurent $onte de leur col're.l'em!arras.aire plaisir. #e vous aurais donné de l'argent pour ac$eter d'autres glaces. Au sais !ien que nous aimons t'aider * . sans vous irriter ni déclarer que vous ne . Aant pis pour vous! D !! +es en. 3i vous m'avie% raconté votre $istoire sur un autre ton. O 2$.aire. I Ce ne vous demanderai plus.erons tout ce que tu voudras.aire le ménage ou les courses.

D . dit&elle. le crémier.ois. Ils netto"'rent les allées du #ardin. le . elle trouvait le couvert mis et le repas pr(t lorsqu'elle 8= .ruitier.userons. 3i leur maman sortait l'apr's&midi. En revenant de l'école.ette . Ils mirent de l'ordre dans le placard de l'entrée. ils couraient c$e% l'épicier. nous la re..res une récompense. 3op$ie et Rilles tinrent parole.nous o. leur m're sourit. I 0ous verrons D.

aisait signe. Elle disparut.rentrait. . . ils entendirent . elle ouvrait la porte. .it remarquer 3op$ie. Ils lev'rent la t(te. alors qu'ils revenaient de la crémerie. 5 leur grande surprise.'étaient nos #olis mouc$oirs * carreaux.rapper * une vitre.'est vrai. ils aperçurent rigitte qui leur . I . O . Rilles et 3op$ie parlaient souvent de rigitte.ependant.e qui m'étonne. Un #our. Ce voulais tant vous rendre vos mouc$oirs! /aman serait tr's 9> . I Ce vous ai c$erc$és partout! s'écria la petite . la petite . /aintenant il nous en manque deux! D a#outa Rilles. 5u moment oE ils passaient devant une maison. suivie par sa maman. Keux secondes plus tard.ille.ille au vélo rouge. C'avais ou!lié votre nom et votre adresse. ils s'engag'rent dans une rue qu'ils ne prenaient #amais. c'est qu'elle ne nous ait m(me pas rapporté nos mouc$oirs.

!ien s-r. 3on petit c$ien courait en rond autour d'elle et sa m're souriait. déclara la m're de rigitte. I Konne%&moi votre nom et votre adresse. Ils aimaient !eaucoup les go-ters d'anniversaire. dimanc$e proc$ain. sans 91 . I Ce suis !ien contente. n'est&ce pasL D Elle dé!ita tout cela d'un seul trait. en dansant sur place. des petits . cette semaine. 3i votre maman le permet. leur dit&elle. Ce télép$onerai * votre maman pour lui demander de vous laisser venir. lavés et repassés. Gous mérite% une récompense. Ils prirent leurs mouc$oirs. Gous lui demandere% la permission. parl'rent encore un peu avec rigitte puis rentr'rent en courant c$e% eux pour tout raconter * leur maman. Gous ave% été tr's gentils. Il " aura un !on gNteau.ours et une glace.contente que vous venie% * mon go-ter d'anniversaire. D Rilles et 3op$ie étaient enc$antés.

I Une glace de perdue. Ce regrette d'avoir dit du mal de rigitte et de 1iquet. la glace * la .. leurs par. +e gNteau était au c$ocolat.raise et * la vanille. #e me mettrai moins vite en col're! D 94 . Une autre . Gous alle% passer un agréa!le apr's&midi et #e m'en ré#ouis pour vous.ums pré..r're en lui .érés.ois. D Rilles et 3op$ie all'rent donc au go-ter d'anniversaire de rigitte. +a maman de rigitte remplit leur assiette * quatre reprises!.aisant un clin d'Qil.rien demander en éc$ange. quatre de retrouvées ! dit 3op$ie * son .

c'est Fringant. le vieux c$eval * !ascule.ES KS3 QUE l'ours en peluc$e s'est tu. s'est passée #uste avant mon arrivée c$e% 0icole et 3tép$ane. 97 . I +'$istoire que #e vais vous raconter.I5 retro#vailles !e Noira#! et !e 6ri$4a$t . dit&il. qui $ennit pour attirer l'attention.

/algré sa mine ré#ouie. a.irma ou!oule. Au ne lui dis pourtant pas qu'il est laidL O +es polic$inelles ont tou#ours des !osses. répondit 0oiraud.aire!. 5u dé!ut.e sont les #ouets qui me l'ont apprise plus tard. D 5ucun des #ouets n'aimait le petit négrillon que 0icole avait trouvé sous l'ar!re de 0o?l et qu'elle appelait 0oiraud. Ce n'" peux rien D. et un pantalon rouge. on n'" peut rien. I Aa .. les #ouets le trouvaient laid et peu s"mpat$ique. l'ours en peluc$e. Il avait des c$eveux crépus. +e polic$inelle a une !osse.. O Et les négrillons sont tou#ours noirs.iers de leur attitude dans cette a..igure est toute noire. les #ouets essa"'rent d'(tre gentils pour le pauvre 0oiraud.. répliqua 0oiraud. O 2n est comme on est. /ais 98 .. Au ne te laves donc #amais L lui demanda un #our ou!oule. une c$emise orange. pas tr's .

I Et toi. ientHt 0oiraud dut se résigner * s'amuser tout seul. +e r'glement 99 . mon garçon! D répliqua Tngélina.'était la plus grande et la plus !elle des poupées. veux&tu (tre mon amiL demanda&t& il. quand les #ouets retrouvaient la parole et le mouvement. par exemple. Elle pouvait ouvrir et . se plaignit&il une nuit. d'un ton $autain. D 0oiraud s'approc$a ensuite du capitaine des soldats de plom!. .orts ne dur'rent pas longtemps.. Il était tr's mal$eureux.ermer les "eux. C'attends que 0icole apporte un #ouet qui soit digne de mon amitié.leurs e. le laissait de cHté. Etre l'ami d'un négrillonL Au es . Tngélina! O Au ne manques pas d'audace. +a souris mécanique elle&m(me. la nuit. I +'un de vous devrait me parler un peu.ou ! C'ai co-té plus c$er qu'aucun autre #ouet. Aoi. Au ne peux pas c$oisir pour ami un de tes soldats.

son petit .l'interdit. 9: . le négrillon tenta encore sa c$ance aupr's du grand élép$ant gris. tu me les raconteras. @our qui te prends&tuL Un de ces #ours quelqu'un o. O Camais de la vie! répondit le capitaine indigné.rira certainement. Au as d. 0e m'importune plus..livrer !eaucoup de !atailles.r're. * 0icole ou * 3tép$ane. 0ous nous prom'nerons ensem!le en !avardant. D Ar's triste. un #ouet * qui #e pourrai parler sans m'a!aisser.

0ous sommes . 0ous venons du m(me pa"s. D 0oiraud eut !eaucoup de c$agrin II alla s'asseoir dans un coin du placard et . 0ous ne voulons pas (tre tes amis..ondit en larmes. 0oiraud. Ce suis trop puissant. @ersonne ne l'aimait. Ce n'ai pas Vamis.ond du placard. K était plus $eureux dans le !a%ar oE il avait passé de longs mois avant d'(tre ac$eté. 9. . déclara&t&il. sans amis. /ais tHt ou tard.ricains. les autres #ouets étaient gentils avec lui et l'acceptaient dans leurs #eux.0ous sommes tous les deux des 5. +es petites poupées ont peur de toi..aits pour nous entendre! Au me prendras sur ton dos et nous parlerons ensem!le des pa"s lointains que nous n'avons #amais vus. au moins. Ga te cac$er au . O 0on merci! répondit l'élép$ant dUun ton méprisant. +*&!as. il n'avait plus qu'* se résigner * rester seul. 0icole et 3tép$ane recevront un #ouet aussi grand et aussi !eau que moi.

ique. tac$eté de !run.'était l'anniversaire de 3tép$ane. 3ans me vanter.ants. on ne pouvait imaginer de c$eval plus magni. I Qu'il est !eau ! s'écria 3tép$ane au Il 9< . C'étais splendide. .ique cadeau. /on $arnais était en cuir #aune. un grand émoi se mit * régner dans la c$am!re des en. et grand&m're lui envo"ait un magni. un c$eval * !ascule.Keux #ours plus tard. était moi. . !lanc. C'avais une épaisse crini're et une queue d'un noir étincelant.

annonça 5ngélina la grande poupée. Aous les #ouets se mirent * r(ver au !eau c$eval qui allait partager leur vie. I . mais ce soir #e le monterai dans notre c$am!re.endrons le vent. 0ous parlerons de !atailles. . O En. ils l'avou'rent par la suite. protesta le capitaine des soldats de plom!.ela.e sera le plus !eau de nos #ouets. pour le montrer * mes camarades. Ce l'appellerai Fringant. .aits pour s'entendre.ier de me promener! O 5llons donc. Un capitaineJ et un c$eval sont . 0ous .et apr's&midi. #e vais avoir un compagnon digne de moi! 9= . c'est moi qu'il c$oisira pour ami.. . D Il descendit en courant. Ce mettrai ma !elle ro!e rouge.in! !arrit l'élép$ant gris.. Ce monterai sur son dos et il m'emportera au galop.com!le de la #oie.e sera mon meilleur ami. 6 sera . #e le laisserai en !as.

ermé les "eux.0ous parlerons de vo"ages et de c$asse au tigre. Ce . .atigués de leur #ournée. Quel !on$eur! D +e soir. @uis. K's qu'ils eurent . ils se couc$'rent et s'endormirent. les #ouets se rassem!l'rent pour m'admirer. 3tép$ane et 0icole me mont'rent dans leur c$am!re.is le tour de la pi'ce au galop pour :> .

aire une petite promenade.rit son amitié. Elle m'o. qui avait mis sa #olie ro!e rouge. lui.érerais sa compagnie * celle des autres.leur montrer que #e pouvais aller aussi vite que le vent.ond de son placard. 0oiraud m'entendit et sursauta. +'élép$ant. était s-r que #e pré. Il connaissait ce son. 5 un moment donné.ait comme un vrai c$eval. #e courus vers 0oiraud... 5u . Et si c'était le c$eval * !ascule qu'il avait connu l*&!as. #e me mis * $ennir. Il l'avait souvent entendu au !a%ar! Il n'osait en croire ses oreilles. +e capitaine des soldats de plom! en . et qui était resté son voisin sur l'étag're pendant des mois L +e négrillon sortit du placard et s'approc$a sans !ruit. Ce tournai la t(te et l'aperçus. :1 . Ce $ennissais tout * .it autant quand son tour vint de .. Ce pris sur mon dos 5ngélina. 5 la grande surprise des autres #ouets.

Quelle #oie de te revoir!D 0oiraud me caressa tendrement la t(te. a. @as un seul) /ais. :4 . #e n'aurai plus !esoin de personne. 0ous étions de si !ons amis! Ce me suis senti !ien seul et #e n'ai pas eu d'autres camarades. #e suis !ien content! répliqua& t&il. D II .rottai mes naseaux contre sa #oue et $ennis gaiement. Ce pensais souvent * toi. Au n'auras peut&(tre plus envie de me parler. maintenant que tu es l*. /ais #amais #e n'aurais pensé te revoir! O Au as s-rement des quantités d'amis ici. I /oi aussi. Ce ne serai plus mal$eureux.. I Quelle #oie de te revoir ! m'écriai&#e. O Ce n'ai pas un seul camarade.irma 0oiraud. lui dis&#e en #etant un regard autour de moi.ut m(me tr's $eureux! Aoutes les nuits.. Au m'as !eaucoup manqué. Ce me suis !ien ennu"é apr's ton départ.

Ke temps en temps. ou de marc$er * cHté de l'élép$ant en parlant de vo"age et de c$asses.#e lui . il me conseillait de promener 5ngélina ou le capitaine des soldats de plom!. Ils auraient !ien voulu (tre son ami. maintenant! /ais 0oiraud n'était pas rancunier. 5insi tous les #ouets . 0ous avions tou#ours des tas d'$istoires drHles * nous raconter. +es autres #ouets regrett'rent vite de ne pas avoir été plus gentils avec le négrillon. 0oiraud riait aux éclats.aire une promenade * c$eval.urent $eureux dans la c$am!re de 3tép$ane et de 0icole. :7 .aisais .

Ainsi# tous les $ouets %urent heureu&' :8 .

:9 . Elle avait appartenu * une petite . elle aussi.écile.5 . du .es sa$!ales .ond du #ardin.alices +5 @EAIAE !ic"clette touillée.ille nommée . qui était loin d'(tre o!éissante! Goici ce qu'elle vit un #our. avait assisté * de curieuses sc'nes.

lui dit&elle. I . I 6 " a des cailloux pointus dans les allées. qui est tr's pauvre et n'a pas souvent de quoi s'ac$eter des !on!ons. disait&elle. Elle . :: .écile n'écoutait rien. Au te . +ili.aisait des économies pour o. Au pourrais m(me marc$er sur un morceau de verre. décida de la punir. D .écile aimait marc$er pieds nus dans le #ardin.rir une poussette * sa poupée.erais tr's mal et tu serais peut&(tre o!ligée de rester immo!ile plusieurs #ours. 3a m're. Ce la donnerai * la petite 3u%anne. 3a maman devait sans cesse lui demander de se rec$ausser.raFc$eur du ga%on.. D /ais . @our le moment.$aque .ois que #e t'appellerai et que tu arriveras pieds nus.. #e prendrai une pi'ce dans ta tirelire. elle était o!ligée de la promener dans une !rouette. Elle enlevait sans cesse ses sandales pour sentir la . un #our.écile ne tut pas contente.

'étaient de gentilles sandales !lanc$es qui détestaient les mensonges. #e les mettrai derri're le grand pot de géraniums.aire.aire. 5insi elle me verra arriver dans l'allée mes sandales aux pieds.orce de ré. nous nous en. 5 .écile se déc$aussera. K's que . Elles décid'rent de donner une leçon * . Quand sa maman l'appellera. +orsque #'enl'verai mes sandales.Elle ne tenait pas * donner son argent * la petite 3u%anne 1 Elle !ouda pendant toute la #ournée.léc$ir. Elles turent indignées! . .iler. I 0ous savons ce qu'il nous reste * . elle ne nous trouvera pas! D :. d's que maman m'appellera. t le sais ce que #e vais .écile. se dit&elle. D +es sandales entendirent ce que disait . c$uc$ota la sandale droite * sa sQur. la petit .ille eut une idée. Et.uirons et nous nous cac$erons. #e me dép(c$erai de les en.écile.

+a maman de .écile! .ille.uirent aussitHt et coururent se cac$er sous un épais massi.écile cac$a donc ses sandales derri're le grand pot de géraniums pour #ouer sur l'$er!e.. :< . de rosiers.aut que tu ailles c$erc$er le pain..écile ne tarda pas * appeler sa . I . Elles riaient * l'avance de ce qui allait se passer.. mais les deux coquines s'en.écile! Il .

écile . Elles avaient disparu! . /ais ses sandales n'étaient plus * l'endroit oE elle les avait laissées.. ordonna&t&elle.O Ce viens. Elle qui cro"ait pouvoir ac$eter la poussette de sa poupée la semaine suivante! 3a m're lui demanda * nouveau de se rec$ausser. Elle retourna donc dans le #ardin.écile.écile dut se soumettre. 3a maman s'aperçut tout de suite qu'elle était pieds nus.ut * contrecQur. I 5pporte&moi ta tirelire.Nc$a. Une surprise l'attendait ! 3es sandales étaient derri're le pot de géraniums! Elles s'étaient := .écile! Que . l'" prendrai une pi'ce. maman D.ut !ien o!ligée d'o!éir.ais&tu doncL Giens tout de suite! D .écile les c$erc$a en vain. 3a m're s'impatientait I . Elle se . Elle se $Nta de courir vers le pot de géraniums pour se rec$ausser. /ais ce .. répondit . D .

I +a leçon lui aura peut&(tre servi. sans comprendre.omment se .> .dép(c$ées de revenir d's que . les sandales décamp'rent de nouveau et all'rent se !lottir en riant sous le massi. . mais #e ne vous ai pas trouvées! leur reproc$a&t&elle. Une demi&$eure plus tard. tout * l'$eureL I C'ai !ien c$erc$é.écile qui appelait I . D /ais d's qu'elle eut tourné les talons.écile! . Elle nous gardera * ses pieds. elles entendirent la maman de .aisait&il qu'elles n'étaient pas derri're le pot de géraniums. 1este% l*. D /ais . Elle regarda ses sandales avec col're. de rosiers. que #e puisse vous remettre quand maman m'appellera.écile! Giens tout de suite! D . maintenant.écile était partie voir sa maman. se c$uc$ot'rent&elles l'une * l'autre.écile était ent(tée.

tu ne pourras #amais ac$eter de poussette pour ta poupée! /ais 3u%anne sera !ien contente d'avoir des !on!ons. I .écile se précipita vers le pot de géraniums. Ke nouveau.ille était .écile! Au es insupporta!le! s'écria sa m're. Ga c$erc$er ta tirelire! 3i tu continues..urieuse. D . /ais les sandales avaient encore disparu! +a petite .1 . elle dut se présenter les pieds nus.

ont! D 5pr's s'(tre déc$aussée.4 .e matin&l*.action.ut o!ligée de se montrer * sa m're. 3ix .ort! pensa .écile.ondit en larmes. Elle les regarda avec stupé.ois.écile . Quelle déception pour& la pauvre +ili! 3oudain elle aperçut les sandales. les sandales ne cess'rent pas de #ouer * cac$e&cac$e avec .écile. Ce verrai !ien ce qu'elles .aire une promenade en poussette dans huit #ours.aire . 3ix .. elle se .ois. et de sortir une pi'ce de sa tirelire! +ili n'aurait plus de poussette avant au moins un mois ! I . Ce vais me cac$er sous la tonnelle pour les guetter. !ien sagement posées derri're le pot de géraniums.omment pouvaient&elles se trouver l*. les pieds nus. . Elle avait promis * sa poupée de lui . elles s'éc$app'rent. . alors qu'elles n'" étaient pas quelques minutes plut tHtL .écile .'était incompré$ensi!le I Un vrai m"st're ! .'est vraiment trop .

de plus en plus étonnée. O . . 3i tu nous avais gardées * tes pieds.euilles de vigne vierge.écile.e n'est pas * cause de nous que tu as été grondée et punie. 5 son immense surpriseD elle vit les sandales trotter gaiement vers le massi. déclara la sandale droite. I . . courut apr's elles. /ais nous n'aimons pas les .aute.7 .'est que nous n'avons rien * dire aux en.écile.ants sages! riposta la sandale gauc$e. I 3andales ! 3andales ! 2E alle%&vousL /éc$antes! Gous n'ave% pas le droit de quitter la place oE #e vous ai mises ! 5 cause de vous. de rosiers. #'ai été grondée sans arr(t.précipita sous la tonnelle et regarda * travers les .irent demi& tour. tu n'aurais pas eu d'ennuis.urieuse. ce matin! D +es sandales s'arr(t'rent et . .'est ta . O Ce ne savais pas que les sandales parlaient! s'écria .

Elle a peur que tu ne te !lesses en marc$ant pieds nus.8 . moi qui . 0ous irons nous cac$er . C'ai presque vidé ma tirelire. répliqua la sandale gauc$e. O .'était tr's méc$ant de vous en.illes déso!éissantes.écile. 0ous avons voulu te donner une leçon.aisais des économies pour ac$eter une poussette pour ma poupée ! O Au n'avais qu'* o!éir * ta maman.uir comme cela.petites . déclara .

I 0ous lui avons donné une !onne leçon. O Elle ne marc$era plus pieds nus dans le #ardin D. +es petites c$aussures éc$ang'rent un sourire malicieux.c$aque .ois que tu nous enl'veras dans le #ardin.9 . Elle ne se trompait pas.. approuva la sandale gauc$e. .e sera !ien . Gous n'aure% plus l'occasion de me #ouer des mauvais tours. vous alle% voir! D a.aisant un petit saut sur l'$er!e.écile irritée! Elle prit les deux sandales dans ses mains. O Et ta tirelire sera !ientHt vide! a#outa la sandale droite en . Quand sa .ila les deux sandales et attac$a les courroies. c$uc$ota la sandale droite * sa sQur.ait pour toi! O 5$.irma . vous cro"e%! E$ !ien. i Ce vais vous mettre * mes pieds tout de suite et #e ne vous enl'verai plus #amais. D Elle en.

. peu de temps apr's.aite. #e la vis promener +ili dans une !elle poussette toute neuve. . si tu continues * (tre sage. Aant mieux! +a semaine proc$aine.écile était c$aussée.in.: . tu te décides * o!éir l s'écria sa maman satis. #e remettrai quelques pi'ces dans ta tirelire.écile tut pro!a!lement tr's sage. D . I En. car.m're l'appela.

Ils avaient !eaucoup de #ouets.'est le vieux polic$inelle qui prend la parole. .5I M+ Misto#-Misto#&le . I II " a !ien longtemps. Ils esp'rent !ien que l'un d'entre eux va encore raconter une $istoire. .E 32I1&+5. D .. #'$a!itais c$e% @$ilippe et 0at$alie. les #ouets n'ont pas sommeil.

re% #amais. lui reproc$a /. 0ous ne demandons qu'une seule c$ose. lorsque. Il ne pensait qu'* . ils reprenaient vie. l'ai eu !eaucoup de mal * les ramener. dit&il une nuit.< .aites cuire des gNteaux dans le .ela nous est !ien égal! répondit alt$a%ar.ants couc$és et endormis. tu as ouvert la porte de mon arc$e. le petit c$ien * roulettes. les en. Quand vous ave% des !on!ons.aire des . Aous les animaux se sont en. Ce ne vous aune pas ! O .arces aux autres. était un vrai c$enapan. le pantin de !ois.usaient&ils de s'amuser avec lui. Au es un méc$ant pantin 1 O +a nuit derni're. c'est de nous laisser tranquilles. 0oé. vous ne m'en o.our de la petite cuisini're.asimir.uis.asimir s'en plaignait am'rement.. 3i vous .. 5ussi les #ouets re. O Au as noué mes moustac$es entre . . vous ne m'en donne% pas un seul. I Gous n'(tes pas gentils.

la #olie poupée. il . déclara @rosper.s. Au te contenteras de nous regarder! D . il rumina ses grie. Il ne tarda pas * s'ennu"er. @our se distraire. Il .= ..ronça les sourcils. @ersonne ne vint le voir. pour l'anniversaire de alt$a%ar. 0ous ne te donnerons ni !iscuits. ni !on!ons. le polic$inelle.riquette. gémit . 3i seulement il pouvait trouver un mo"en de s'emparer des !iscuits. tu n'auras pas une goutte de limonade. Et tout * l'$eure.. ce soir avant de se couc$er. O Inutile de quémander.ité de mon sommeil pour voler le ru!an de mes c$eveux! a#outa luette. O Et tu as pro.urieux. 0e dis pas non ! Au le portes * ton cou comme une éc$arpe. +*. des !on!ons et de la limonade ! Il alla dans le placard oE @$ilippe et 0at$alie rangeaient leurs #ouets.elles pendant que #e dormais.asimir était . la souris mécanique.

la et s'arrondit .ouiller dans les cartons empilés au .ort. rosé et plat.se mit * ..ort que @$ilippe. +e !allon gon.ler.ar. #e sais ce que c'est.asimir. I 5$! se dit . mais le !allon devint malgré <> . moi aussi. Il sou. D II essa"a. Ce me demande si #e pourrais arriver... 3oudain il aperçut un o!#et en caoutc$ouc.ler dedans pour le gon. Un !allon! C'ai vu @$ilippe sou.ler aussi .asimir ne pouvait pas sou.ond du placard.la tr's .

. se dit&il d'un air ré#oui.ureta dans les cartons #usqu'* ce qu'il eut trouvé un long manteau rouge.igure avec deux "eux.ants! .e manteau avait appartenu * une poupée qui. mais c'était une . n'$a!itait plus dans la c$am!re des en. vilains #ouets! Gous alle% voir ce que vous alle% voir!D. de telle sorte qu'on ne vo"ait <1 . Il allait #ouer un !on tour aux #ouets. depuis longtemps. Il eut alors une surprise M te !allon avait une .usaient. !ien s-r.iguré! Elle était peinte.ila et le !outonna au& dessus de sa t(te.asimir l'en. Ils seraient !ien o!ligés de lui donner les !onnes c$oses qu'ils lui re. I Gous alle% voir. . des sourcils. 6 .icelle * l'extrémité pour que l'air ne s'éc$appe pas. un ne%.asimir noua un !out de .tout asse% gros. .asimir le regarda et eut un petit sourire malicieux qui ressem!lait * une grimace. une !ouc$e.

plus son visage. Kans le col du manteau, il ,ixa l'extrémité du !allon dont il tenait la ,icelle. Il était vraiment !i%arre ainsi déguisé! i%arre et m(me un peu e,,ra"ant! Il sortit du placard, le manteau rouge !attant ses c$evilles et le !allon se !alançant au&dessus de sa t(te. Il o,,rait un spectacle extraordinaire! I onsoir! D cria&t&il en contre,aisant sa voix. +es #ouets se retourn'rent Quand ils virent l'étrange sil$ouette, v(tue d'un long manteau rouge, surmontée d'une t(te ronde aux "eux ,ixes, il " eut un pro,ond silence. I2$! C'ai peur! gémit luette. Qu'est&ceL O Ce suis monsieur /istou&/istou,le D, répondit .asimir tout $eureux de la stupé,action de ses camarades. Il tira sur la ,icelle du !allon qui se !alança. @our ma part, #e courus me cac$er derri're la cor!eille * papiers.

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I Ce viens go-ter vos !iscuits, vos !on!ons, votre limonade. O Qui ,a dit que nous en avionsL demanda Aitou, l'ours en peluc$e. O /on ami .asimir D, répondit /. /istou&/istou,le. Et il agita de nouveau sa t(te d'une ,açon e,,ra"ante. I Konne%&moi tout de suite des !iscuits ou #e vous dévorerai) D luette poussa un cri, s'élança vers

<7

le petit ours et lui saisit le !ras, t Konnons&lui des !iscuits 1 Qu'il les prenne tous! conseilla&t&elle. Ce ne veux pas (tre dévorée! O 0'ou!lie% pas la limonade! a#outa /. /istou&/istou,le de sa grosse voix. Et oE sont vos !on!onsL O Ce ne vois pas pourquoi nous vous donnerions ce que nous avons, protesta Aitou en ,aisant appel * tout son courage. 3implement parce que vous (tes l'ami de ce mauvais su#et de .asimirL Ce n'ai #amais vu une c$ose pareille! D /. /istou&/istou,le ,it deux ou trois pas vers lui. leuette poussa de nouveau un cri. Elle courut vers la petite cuisini're, ouvrit le ,our et sortit une plaque couverte de !iscuits dorés et croustillants qu'elle tendit * /. /istou&/istou,le. I Aene%! @rene%&les tous! Et maintenant parte%, $orri!le monsieur /istou&/istou,le!

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I Ce ne vois pas pourquoi il mangerait tout ce que nous avons. Et toi. O Ce veux la c$aFne que tu portes au cou.éroce. polic$inelle.le. déclara /. grogna Aitou. +e !allon remua encore plus vite. /istou&/istou. donne&moi ton c$apeau. /istou&/istou. dép(c$e&toi! <9 .le de sa voix la plus .O +es !on!ons et la limonade ! D ordonna /.

Il aperçut /.ertainement pas! D répondit 6ector. /ais quand /. I 3oldats! 3oldats! 5 l'aide! cria leuette. 3orte% de votre !otte! Gene% vite * notre secours! D +e couvercle de la !otte de soldats se souleva.ut $ors de la !oFte. #'Htai mon c$apeau et le lançai vers /. I 2$! dit /.le se mit alors * exécuter un petit pas de danse de son invention.O Camais de la vie! D répliquai&#e. /istou&/istou. 6ector. /istou&/istou.. il . Il s'approc$ait de plus en plus de moi. #e n'étais pas tr's rassuré. le vaillant capitaine.le et ne put cac$er sa surprise. O . /istou&/istou. /istou&/istou..le. et sa t(te ronde s'agita de plus !elle. K'un !ond.le. leva la t(te pour voir ce qui se passait. Aon épée me plaFt! Konne&la&moi. /istou&/istou. /. qui l'attrapa au vol. 5 vrai dire.le <: . @ris de panique.

asimir! Il n'" a #amais eu de /.ra"é de .asimir.s'avança vers lui d'un air menaçant. Aiens! 3a t(te avait disparu.le. /istou&/istou. /istou&/istou. I +a voil*! /ais ne vous approc$e% pas! D +'épée pointue vola vers le !allon. Ku col du manteau.e n'était que . Elle le piqua. le capitaine 6ector eut un mouvement de recul. .. <.le! D $urla l'ours en peluc$e. +es #ouets se laiss'rent tom!er * plat ventre. le petit ours vit alors sortir le visage e. 2E était le !allonL Qu'était&il devenuL Que signi.aisait /.it autant. car il avait ressenti une violente secousse. 2E donc était&elleL .iait ce I @oum ! D si !ru"antL # 2$! . Il se $Nta de lui #eter son épée.asimir en .-t. . tout vaillant qu'il . Aitou se souleva un peu pour voir ce que . qui se posait mille questions. 2n entendit un retentissant I @oum! D.

Il n'était pas tr's intelligent! Ke plusieurs nuits.. . il n'osa sortir de sa cac$ette. plus #amais. il ne #oua de mauvais tours aux autres #ouets.irent autant.irma leuette. << . les poings levés. . Et. I Au ne mérites aucune pitié. a.asimir demanda grNce.le n'avait pas pitié de nous ! D 0on sans peine. puisque /.asimir leur éc$appa pour se !lottir dans un coin du placard. /istou&/istou.asimir et se #eta sur lui. ientHt tous les #ouets en .II courut vers . Il se promit d'essa"er de comprendre ce qui s'était passé.

a bic3clette !e -ri4itte @2U1 c$asser le souvenir de ce vilain .aire des cauc$emars. #'ai <= .5II . l'ours en peluc$e décide de raconter une derni're $istoire. I Gous vous souvene% de la petite rigitte dont le c$ien avait mangé les glaces de Rilles et 3op$ie L E$ !ien.asimir et emp(c$er ses amis les #ouets de .

maman D. Au vois.ois sa !ic"clette.ette !ic"clette est tr's !elle et elle co-te tr's c$er. D rigitte avait reçu un petit vélo rouge pour son anniversaire. I . avant cette $istoire. Ce t'accompagnerai. Goil* comment cela s'était passé. +a premi're semaine. Elle savait que rigitte était tr's négligente.açon.ois que tu tourneras au coin d'une rue.ée /iquette. Au la . /ais. que. de toute . répondit rigitte décidée * o!éir. elle a une sonnette. tu n'iras pas en ville toute seule. rigitte. Elle . 3a maman avait un peu $ésité avant de Aac$eter.su. @rends&en !ien soin. par la . elle netto"a deux .eras tinter c$aque .aisait !ien tinter la sonnette pour avertir les gens lorsqu'elle allait prendre un virage. elle avait dé#* déso!éi * sa maman. O ien. déclara&t&elle. => .

aite. Un #our.aire le tour du #ardin! D implora&t&il.+a peinture rouge du petit vélo n'avait pas une éra.lure. 3a maman était tr's satis.usa net. Cean&@aul. le voisin de rigitte. I Au te $eurterais contre le mur ou =1 . rigitte re. O @r(te&la&moi une minute! Custe le temps de . lui demanda de lui pr(ter sa !ic"clette.

aire voler mon cer. +'autre #our #e t'ai permis de #ouer avec mon train électrique et tu m'as aidé * .ille en . la semaine derni'reL Qui a ou!lié son livre sur un !anc du parc et ne l'a pas retrouvé parce que quelqu'un l'avait prisL O Au es un méc$ant! s'écria rigitte.&volant. pour mon anniversaire.!ien tu tom!erais. Rarde&la. O ien s-r que non! protesta Cean&@aul. =4 . tu sais ! /es parents doivent m'en ac$eter un le mois proc$ain. pas m(me une seconde. rigitte. Ce n'en veux pas. Et puis #e suis !eaucoup plus soigneux que toi. répéta la petite .aire du vélo. Ce ne te pr(terai pas ma !ic"clette.aisant une grimace. O Ce ne te la pr(terai 4amais D. Qui a perdu sa poupée dans les !ois. ta !ic"clette. Ga&t'en! O Au n'es pas gentille. Et tu casserais ma !ic"clette. répondit&elle. Ce sais .

=7 .'est tr's loin.ois. elle . +a !ic"clette dévalait rapidement la pente et.aisait tinter sa sonnette rien que pour le plaisir de l'entendre. +a !ic"clette était appu"ée contre le mur. Ke temps en temps. 5 c$aque . O .aut pour aller * l'école demain matin. grogna rigitte. #'ai ou!lié de prendre tes souliers c$e% le cordonnier. Au n'en auras pas pour longtemps ! D oudeuse.allait descendre la colline. . Un matin sa maman l'appela.rigitte sortait souvent avec sa m're. Il te les . Ga vite les c$erc$er. rigitte saisit le panier que sa m're lui tendait et sortit. Elle aimait aller en ville parce qu'il . O 5llons donc! protesta /me /asson. Au as de !onnes #am!es.i're et pédalait all'grement. au retour. Elle en était tr's . elle prenait sa !ic"clette. la maman de rigitte l'aidait * la pousser. I rigitte.'était tr's amusant.

. elle passerait par la petite porte du #ardin.aire une tarte aux pommes. 3a maman était dans la cuisine en train de .. 3i rigitte sautait en selle et partait rapidementL @ersonne ne le saurait! 5u retour. 3on escapade passerait inaperçue. @ersonne. 3i seulement elle pouvait la prendre! Elle serait !ien plus vite de retour.rigitte la regarda. Quel ennui! rigitte #eta un regard rapide autour d'elle. =8 . /ais sa maman ne lui permettait pas d'aller en ville * !ic"clette quand elle était seule.

léc$ir plus.3ans prendre le temps de ré. 2E va&t&il s'installerL 2$! cet ourson! Quel amour! Et ces singes! Qu'ils sont drHles ! Et ce lion ! .ricain D lut rigitte.'était un long dé. 5rrivée devant la !outique du cordonnier. K'autres !ic"clettes étaient appu"ées contre le mur.éroce! D =9 . * cHté du magasin.orces. 3ur les roulottes étaient peintes de grandes lettres dorées.ilé de roulottes et de cages. Elle descendit la colline comme un éclair. elle vit qu'un cirque traversait la ville.irque 5. . elle mit pied * terre. précédé par un élép$ant. @uis elle alla c$erc$er ses souliers.omme il a l'air . Elle laissa la sienne dans la ruelle. I Rrand . Quand elle sortit de la !outique. rigitte monta sur la !ic"clette et pédala de toutes ses .

it remarquer /me /asson. l'$orloge de l'6Htel de Gille sonna. puisqu'elle était rentrée * pied ! =: .olée.ilé se dirigea vers la grande place de la ville. Ce commençais * (tre inqui'te. les $ommes du cirque commenc'rent * dresser le c$apiteau.@assionnée par ce spectacle. . portant * son !ras le panier qui contenait les souliers ressemelés. Elle courait. rigitte sentit soudain le cQur lui manquer.'était palpitant. +e dé.ut a. Qu'allait dire sa mamanL Elle remonta la colline au pas de course et arriva * la maison #uste au moment oE ses parents se mettaient * ta!le. . Kou%e coups ! /idi! +'$eure du dé#euner! rigitte . D 5u milieu du repas. Ga vite te laver les mains et viens dé#euner. Elle l'avait ou!liée quelque part en ville. 3oudain. I Au as mis !ien longtemps. rigitte suivit la parade du cirque. 5rrivés l*. Et sa !ic"clette..

Et (e lion) *o++e il a l air %. .ro(e ) =.

de peur d'(tre grondée! 6 .Nc$ée! =< .. pr's de la !outique.aire maintenantL 5ller * la gendarmerieL 1etourner * la maison et tout avouer * sa m'reL Elle serait tr's .. 2n lui avait volé sa !ic"clette.aim du tout.allait a!solument qu'elle retourne en ville tout de suite apr's le dé#euner.omment avait&elle pu (tre aussi étourdieL Cean&@aul avait !ien raison. Kes larmes mont'rent aux "eux de rigitte. elle devint tr's rouge et n'eut plus . Elle courut #usqu'* la ruelle. elle descendit vite en ville. Elle avait $onte d'avoir ou!lié sa !elle !ic"clette neuve.usa une seconde. . au grand étonnement de ses parents. Que . 5 ce souvenir.2E donc l'avait&elle laisséeL 5$ oui! Kans la ruelle. +a !ic"clette n'" était plus. quand il l'accusait d'(tre négligente! En sortant de ta!le. /ais elle ne voulait rien dire. Elle mangea sans plaisir sa part de tarte et en re.

Ce l'avais laissée dans la ruelle et elle n'" est plus ! O Quelqu'un a d. == .la prendre. I 5ve%&vous vu ma !ic"cletteL demanda rigitte.ille la mit au courant de ses mal$eurs. Aa !elle !ic"clette neuve! Ae voil* !ien punie de ta déso!éissance. +es larmes ruisselaient sur ses #oues.rigitte entrouvrit la porte du magasin. +e cordonnier était l*. tr's mécontente. Entre deux sanglots. répondit le cordonnier. D rigitte rentra c$e% elle en pleurant. Elle rencontra un gendarme et se demanda si elle devait lui signaler le vol. penc$é sur les souliers qu'il ressemelait. Ce ne crois pas que nous puissions la retrouver maintenant. rigitte! s'exclama sa maman. I 2$. mais elle n'osa pasJ 3a maman se demanda pourquoi rigitte arrivait en pleurant. Ce ne l'ai pas vue. la petite .

/ais #e vais tout de m(me télép$oner * la gendarmerie! D +es gendarmes promirent de . mais ils se montr'rent peu optimistes.aire des rec$erc$es. #e te le promets. 1>> .. I 2$! /aman.. Ce né déso!éirai plus #amais. s'écria rigitte. +a !ic"clette était restée dans la ruelle pendant plusieurs $eures et !eaucoup de gens étaient passés par l*.

Elle regardait la !ic"clette sans pouvoir articuler un mot. Ce t'ai vue. déclara Cean&@aul. I Ce savais que tu serais contente./a !ic"clette que #'aimais tant! Que #e suis mal$eureuse I D Elle sortit dans le #ardin en sanglotant. Giens voir! O Qu'est&ce que c'estL demanda rigitte. Cean&@aul était de l'autre cHté de la $aie. +a !elle !ic"clette rouge était l* ! rigitte n'en cro"ait pas ses "eux. C'ai quelque c$ose * te montrer. Giens vite! D rigitte passa par une !r'c$e de la $aie pour re#oindre le petit garçon. Que tu es négligente ! Au as laissé ta !ic"clette pour suivre la parade du cirque. O Au verras. répondit Cean&@aul. Il l'entraFna vers un petit $angar et ouvrit la porte. I rigitte! cria&t&il. Et ensuite 1>1 .

' d'avoir ramené ma !ic"clette. Kescends l'allée. /oi qui n'avais pas voulu te la pr(ter! D Elle saisit le guidon et sortit la !ic"clette du $angar. si elle savait que tu avais ou!lié ta !ic"clette en ville. Cean&@aul! s'écria rigitte. Cean&@aul.Nc$ée contre toi. I /onte. C'ai été o!ligée de tout avouer. O Que tu es gentil.tu es retournée c$e% toi * pied. Il valait mieux que #e t'avertisse d'a!ord ! O /aman est au courant. Que tu es gentil. passe par ton portail et entre dans mon #ardin pour montrer * maman 1>4 . lui dit rigitte. proposa&t&elle. +a !ic"clette était encore dans la ruelle quand #e suis passé. Ce l'ai ramenée. de peur que quelqu'un ne la vole. /ais pourquoi l'avoir cac$ée dans ton $angar L O @arce que #'ai pensé que ta maman serait tr's . Ce regrette d'avoir été si sotte.

C'ai .usé de la pr(ter * ses camarades. elle n'a re. Cean&@aul.orce de pédaler.aite. elle n'a plus #amais ou!lié sa !ic"clette.et tr's satis. dit&elle.ois.. Et. D Cean&@aul revint go-ter avec rigitte. 5pr's.ait deux tartes ce matin. depuis. ils . /ais il lui est quand m(me encore arrivé de déso!éir! 1>7 .irent $onneur * la tarte! Ensuite Cean&@aul monta sur la !ic"clette et se promena dans les allées du #ardin #usqu'au moment oE ses #am!es n'eurent plus la .ut en e. pas une .. Quant * rigitte. 5pr's tant d'émotions. vous vous amusere% tous les deux dans le #ardin. I Au es un gentil petit garçon. Ga demander * ta maman si elle veut !ien que tu go-tes avec rigitte. Elle sera !ien contente! D +a maman de rigitte .

mon 1>8 . I Goici deux $istoires qui se sont passées dans le village oE #'$a!itais. +a premi're est arrivée * +uc.'est au tour du tam!our de parler.5III . +a veille. ils se sont couc$és vraiment trop tard! . les #ouets décident de n'écouter que deux $istoires.e lati$ !# 2o$t-a#*-Tr#ites +E +E0KE/5I0 32I1. dit&il.

n'était qu'une planc$e avec un garde&. quelque. +uc. +uc aimait s'arr(ter au milieu et regarder les truites qui s é!attaient dans l'eau claire. allait .ou.ois du sucre. @our se rendre au village. il traversait les c$amps.aire les commissions de sa maman.aire un gNteau. appelé ainsi parce que la petite rivi're était tr's poissonneuse.ois +uc rapportait du miel et des noix. se dit 1>9 . Quelque.qui me l'appétit maFtre . guettait souvent le passage de +uc quand le petit garçon revenait du village. a!"las. I Ce sais qu'il a peur de moi.s et du !eurre quand sa maman avait l'intention de . son panier plein de provisions. +e @ont&aux&Aruites. des Qu. le méc$ant lutin. D Aous les #ours en revenant de l'école. arrivait * la rivi're et s'engageait sur le @ont&aux&Aruites. quelque.'est li racontée.ois des oranges. qui avait $uit ans.

3i tu veux arriver sur l'autre rive.un #our a!"las. donne&moi les provisions que tu as dans ton panier. #e vais l'arr(ter au milieu du pont et l'o!liger * me donner tes !onnes c$oses qu'il a ac$etées. O onsoir. 1>: . D Et +uc. * son retour. trouva a!"las sur son c$emin. répondit a!"las. dit&il d'une voix un peu trem!lante. I onsoir.

a!"las lui rendit le pain d'épice. ..ut donc o!ligé de lui donner ce qu'il avait dans son panier. commanda&t&il de sa plus grosse voix.icelle sont serrés! Ce n'arrive pas * les dé. prit ses #am!es * son cou! n rentra c$e% lui en toute $Nte. répondit +uc. tu ne rentreras pas c$e% toi ce soir D.O Ce ne te les donnerai pas.icelle rosé. +uc . D +uc le re#oignit K avait une idée.D 1>. +e lendemain.'était un grand pain d'épice enveloppé dans du papier doré et attac$é avec une . I C'aime !eaucoup le pain d'épice. .it remarquer a!"las qui marc$ait au milieu du pont /ais que les nQuds de cette .aire.. +uc s'en saisit et. . déclara a!"las. a!"las attendait de nouveau +uc au milieu du pont Konne&moi ce que tu as ac$eté. Et il s'assit au milieu du pont. O 5lors.aire pour toi D proposa&t&il. I Ce vais les dé. Au vas me pa"er le mauvais tour que tu m'as #oué $ier.

+uc . tr's mal$eureux. +uc trottait derri're lui. Quel dommage de perdre toutes ces !onnes c$oses! a!"las les #eta dans le sac en papier qu'il avait apporté et se mit * marc$er. une livre de !eurre.ut o!ligé de lui donner tout ce qu'il avait dans son panier M un pNté en cro-te. 1>< . un pot de gelé de groseille.

Et #'ai mon !eau costume du dimanc$e! Ce l'ai mis pour aller rendre visite * la . I +*! s'écria le lutin. En. une idée lui vint * l'esprit. a!"las posa le sac par terre pour ouvrir son parapluie. se penc$a et prit de l'eau dans ses mains. /ais oE ai&#e mis mon sacL D 1>= .in. qu'il tenait sous le !ras.orces. Ke nouveau.ée Fleur des @ois! O Il va (tre tout mouillé et peut&(tre tac$é.laque d'eau. Il vit une . lui conseilla +uc.3oudain. 2uvre vite ton parapluie D. il s'aperçut que a!"las portait son !eau costume du dimanc$e. le parapluie céda. @uis il la #eta sur la t(te du lutin! a!"las s'arr(ta net I II pleut! Quel ennui! s'écria&t&il. Wa " est! /on costume ne risque plus rien. +e parapluie résista. a!"las dut s'" prendre * deux mains et pousser de toutes ses .

.+e sac n'était plus l*.urieux. de nouveau.olle quand il se rendit compte que le soleil !rillait et qu'il .n'avait pas du tout !esoin d'ouvrir son parapluie. . a!"las avait repris son poste au milieu du pont. Et +uc non plus. +uc. évidemment! a!"las entra dans une col're ... l'avait !ien eu! +e lendemain. 11> .

. II saisit le paquet dans ses deux mains.aire! D s'écria a!"las.'est agréa!le de le serrer sur son cQur.. a!"lasL O Enl've&le! Enl've&le 1 cria a!"las qui était tr's douillet. l'appu"a contre sa poitrine. Qu'" a&t&il donc dans ce paquet L O 2nésime. Au es si stupide! 3i tu veux garder ce paquet. n'est&ce pas. I Ce te le reprendrai! annonça +uc en riant.+uc arriva. mon ami le $érisson. et poussa un $urlement de douleur. Ce ne t'arr(terai plus #amais pour prendre tes provisions. c$argé d'un paquet enveloppé de papier !run. O GraimentL 5lors c'est ce que #e vais . #e t'en supplie! D 111 . I2$! 2$! Que ça pique!.'est le seul mo"en pour m'emp(c$er de te l'enlever.. Ce reprends tou#ours ce que tu me voles. répondit +uc entre deux éclats de rire. Il a voulu a!solument m'aider * te pun) de ta méc$anceté. Ce te le promets! /ais dép(c$e&toi.. a!"las le lui arrac$a des mains. .ort contre ta poitrine! . serre&le tr's .

+uc et 2nésime.. I/aintenant. En e. tout $eureux d'avoir donné une leçon * a!"las. son ami le $érisson.ou rire. 3on ami le $érisson. a!"las ne se mit plus #amais sur son c$emin. ont ri longtemps du !on tour qu'ils ont #oué au méc$ant lutin! 114 . déclara +uc.et.+uc reprit 2nésime. #e pourrai traverser tranquillement le pont D. Us rentr'rent * la maison. qui avait lui aussi le .

a4i"#e +5 KEUXIS/E $istoire. reprend le vieux tam!our lorsque les #ouets ont cessé de rire du !on tour #oué * a!"las. Gous alle% voir M elle n'est pas ordinaire! D 117 .I7 .ée /iquette.e c)apea# . m'a été racontée par la .

quand elle vit un #our le c$apeau qui s'avançait vers elle. les passants avaient un petit .uit en laissant ses !allons attac$és au dossier de sa c$aise. disparaissait * tous les regards. Et c'était un spectacle !ien étrange. lui. de voir ce c$apeau rouge qui voletait dans la rue sans personne dessous! +orsque la plume !leue s'agitait. Il possédait un c$apeau magique. .Ralopin était un mauvais garnement 5pr's avoir été c$assé d'un peu partout. Ralopin. @lus de Ralopin! /ais le c$apeau. . 5insi la marc$ande de !allons. d'un rouge éclatant. lorsqu'il le mettait sur sa t(te. il venait de s'installer dans le village de Cacint$e&sous& ois. 118 . restait visi!le.'était un tr's grand c$apeau au !ord retroussé. orné d'une plume !leue.e c$apeau avait un pouvoir magique M celui qui le portait devenait invisi!le.risson de peur. poussa un cri et s'en.

Quelques minutes plus tard. rassem!lant tout son courage. il n'en restait plus que deux. Et mes oreilles aussi.ou! E. Rourmandin vit le c$apeau rouge sans personne dessous et entendit des pas résonner sur le carrelage M I Aoc&toc&toc CB n crut devenir . tou#ours invisi!le..+orsqu'elle revint un peu plus tard. il entra dans la !outique de /. +es moins !eaux. se dit&il.iter de l'a!sence du pNtissier et se servir. I C'ai la !erlue. 2u !ien mes "eux sont malades.ra"é. son c$apeau et les !allons . /.ermer dans son arri're&!outique. évidemment! Ralopin s'était emparé des autres.allut pas longtemps au mauvais garnement pour pro. Rourmandin. Il prit une grande 119 . Il se trouvait dé#* loin. il courut s'en. C'ai entendu des pas sans voir de pieds et #'ai vu un c$apeau sans personne dessous ! D Il ne .lottant dans les airs. le pNtissier.

@uis il s'en alla. +e gros c$ien .raises. tr's content de lui. /.. une dou%aine de !rioc$es. Aous ceux qu'il rencontrait. K'a!ord 11: . s'en. e.aits étranges au gendarme. un gNteau au c$ocolat et dou%e !rioc$es voltiger dans la rue.éroce du !ouc$er lui&m(me décampa.u"aient. Y"gomar.arés de voir un grand c$apeau.raises. un gNteau au c$ocolat. une tarte aux .tarte aux . malgré son envie de go-ter aux !rioc$es ! 2n rapporta ces .

léc$i.ois que vous verre% le c$apeau. il a les "eux !leus et un tr's grand ne%.ermé dans une prison o!scure et qu'il n'aurait pour toute nourriture que du pain sec et de l'eau. 5pr's avoir !ien ré. le sais qu'il poss'de un c$apeau qui le rend invisi!le.ermier arna!é. 5mene%&le&moi. 6 est !run. . Il savait qu'il serait en. +a proc$aine . C'ai son signalement. I . essa"e% de le saisir et #ete%& le tr's loin. Qui avait des cornes pointues et une grande !ar!e.étonné. /es coll'gues des villages voisins m'ont parlé de lui. iquette. Il ne voulait pas (tre arr(té. 11. il lui attac$a le c$apeau sur sa t(te. 3'approc$ant de la plus vieille c$'vre. Gous verre% alors apparaFtre un mauvais garnement qui s'appelle Ralopin. dit&il.'est s-rement un mauvais tour de Ralopin. il devina !ientHt ce qui se passait. D Aous attendirent l'apparition du c$apeau. /ais Ralopin comprit ce qui l'attendait et prit peur. il alla dans le pré du .

@avane&toi !ien pour montrer ton !eau c$apeau. iquette. D +a c$'vre o!éit.ien entendu. sans se douter qu'elle était invisi!le! Elle descendit la 11< . I Ga te promener dans les rues du village. iquette disparut aussitHt ou plutHt elle était l*. /ais surtout ne laisse personne s'approc$er de toi. mais on ne la vo"ait plus! Ralopin se mit * rire et donna une petite tape * iquette. ordonna&t&il.

retroussa ses manc$es et se précipita sur le c$apeau..Pest son c$apeau! 6 est donc en dessous. iquette.aire! D déclara /. cro"ant saisir le mauvais garnement.eur tou#ours pr(t * vouloir montrer qu'il était plus malin que les autres. le coi.urieux. Eus'!e qu'il perdit l'équili!re et roula dans le ruisseau ! Il se releva . Eus'!e.grand&rue du village. Kes cris salu'rent l'apparition du c$apeau rouge. t(te !aissée. I Goici Ralopin! . surprise. Eus'!e s'élança. /. pour . I Ce me c$arge de lui! D II se #eta sur la c$'vre. s'il pouvait s'emparer du c$apeau. !ien que nous ne puissions pas le voir. O +aisse%&moi . la personne 11= . qui était tou#ours la seule c$ose visi!le et qui s'agitait parce que iquette sautillait. Elle donna un tel coup de cornes * /. !aissa la t(te. Il savait que. 5ttrapons&le! 5ttrapons&le.rapper de nouveau.

Y"gomar ne me l'avait pas dit! D . 14> . solidement attac$é aux cornes de iquette.ort qu'il vola dans les airs et retom!a dans une cor!eille. I Ralopin a une !ar!e ! Ce l'ai sentie ! cria& t&il.qui le portait redeviendrait visi!le.orts.. /. il essa"ait maintenant de saisir son propriétaire! /ais iquette lui éc$appait tou#ours et le . @auvre /. car la c$'vre le .rappait impito"a!lement.. 6 rentra c$e% lui et se mit au lit..ut prise d'un acc's de rage. Eus'!e! 5 dé. Il n'eut pas le temps d'a#outer un mot. . pleine des plus !elles tomates de /.. résista * tous ses e.eur avait eue sous les doigts.ut le !ouquet. le marc$and de légumes.aut du c$apeau. @otiron. Eus'!e perdit toute envie d'attraper le c$apeau.'était la !ar!e de iquette que le coi.e . /. iquette .rappa si . /ais celui&ci.

2$! . 2n ne l'avait encore #amais vu. /. quand un nouveau venu se montra dans la rueZ. sortit de la gendarmerie pour voir ce qui se passait. Que puis&#e . Il salua poliment.aire pour vous aiderL 141 . +es gens tom!aient comme des quilles. . +e gendarme. alerté par les cris. I Gous ave% des ennuisL demanda&t&il. I Qu'est&ce que cela veut direL cria&t&il.. Ce vois son c$apeau! D @ersonne ne pouvait venir * !out de iquette ni saisir le c$apeau. iquette se rua sur lui.'était Ralopin. Y"gomar. son )épi sur le ne%. 6 tom!a de tout son long. /ais personne ne s'en douta. puisqu'il n'était #amais sorti sans le c$apeau qui le rendait invisi!le. +es gens commençaient * s'a.'est ce mauvais garnement de Ralopin.oler.Elle se précipita t(te !aissée sur tous ceux qui se trouv'rent sur son c$emin. Ce suis le grand magicien Fi.relin.

#e vous donnerai cette !ourse pleine de pi'ces d'or. qui le reconnut et ne c$erc$a pas * le . I5llons! 5llons! dit Ralopin en . D Ralopin dissimula un sourire. son c$apeau est l*! supplia le maire du village.rapper.aisant sem!lant de parler * un (tre 144 . 6 s'approc$a de iquette. 3i vous réussisse%.O 5ttrape% Ralopin.

it . Aous les villageois s'élanc'rent * sa poursuite en poussant des cris de rage. 5dieu! D 6 mit le c$apeau sur sa t(te et disparut aux regards. mais plus personne n'osait courir apr's lui! I II emporte mon or! D gémit le maire du village. Giens avec moi! D +a c$'vre le suivit docilement.uirent Quelle matinée! Us vo"aient le c$apeau qui s'éloignait.ut asse% loin. Quand il . Ce vais dépenser mon or ailleurs.açon. @uis.$umain et non * une c$'vre. Impressionné par le pouvoir du prétendu magicien. /ais iquette leur . il se rendit sur la place du marc$é. et ils s'en. Au ne peux continuer * te conduire de cette . le maire lui donna aussitHt la !ourse. la c$'vre sur ses talons. t(te !aissée. Ralopin détac$a le c$apeau. Ce vous ai !ien eus! le suis ric$e maintenant. I /erci pour la !ourse! D cria&t&il en agitant le c$apeau.ace. 147 .

.le dé#* dans un coin. le gendarme. gri.e un !Nillement. le polic$inelle s'appuie con. #'arr(terai ce Ralopin! déclara&t& il.orta!lement contre la petite !ic"clette. +e grenier reprend peu * peu l'immo!ilité que lui connaissent les en. +'ours en peluc$e ron. I Un #our. ' 148 ...inisse son $istoire.. Y"gomar./.ond il vaut peut&(tre mieux les imaginer. Quel dommage qu'ils ne puissent entendre les $istoires que se racontent les #ouets! /ais au . 3ans m"st're.onnait des notes dans son calepin. le grenier ne serait plus ce qu'il est. D /ais Ralopin était loin et on ne le revit plus #amais dans le village de Cacint$e&sous& ois ! Il était temps que le tam!our .ants. 5vertisse%&moi si vous revo"e% son c$apeau. la poupée étou...

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