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IUT DE CACHAN

IUT Cachan Génie Mécanique et Productique Première année Fiches F112 et F213

TD de Dimensionnement des Structures Résistance des Matériaux

Pierre-Alain Boucard

http://meca.iutcachan.free.fr

« Se permettre de tout penser serait manquer de savoir vivre : les meilleures preuves de respect qu’on puisse donner à l’intelligence du lecteur, c’est de lui laisser quelque chose à penser. » Lawrence Sterne - Nouvelliste et humoriste irlandais

.

. . . . . . . . . . . . . . . .1 Vérin électrique . . . . . . . . . . . 1. . . . . .3 Poutrelles métalliques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .1 Cas classique de la poutre console . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2. . . . . . . . . . 4.5 Étude d’une poutre d’égale résistance . .5 Montage d’essai de flexion . . . .1 Étude de l’os du fémur .2 Optimisation d’arbres en torsion . . . . . . . . . . . . . . . .2 Arbre de machine . . . . . . . . son milieu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3 Poutrelle métallique chargée uniformément . .Notion de contrainte 2. . 4. . . . . . . . . . . . . .3 Détermination de la hauteur limite d’un bâtiment . . . . . 4. . . . . . . . . . . . . . .4 Torsion d’un arbre étagé . Dimensionnement des Structures . . . . . . . . . . . 1. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 Sollicitation élémentaire : la traction 3. .3 Arbre de turboréacteur .4 Étude expérimentale d’un aluminium .5 Étude d’une transmission de motrice ferroviaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1. . . . . 5. .7 Étude d’un rail de chemin de fer sous l’action de la température 3.6 Homogénéisation d’un bi-matériau . . . . . . . . . . . . .2 Poutrelle métallique chargée uniformément . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3 Vanne-wagon d’un barrage . . . . . . . 5. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .4 Vanne-wagon d’un barrage .4 Barrage hydraulique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 Sollicitation élémentaire : la torsion 4. . . . . . 5. . . . . 2. . . . . . . . 3. . . . . 3. . . . . . . . 1 2 4 7 8 11 12 13 13 14 17 19 20 20 21 22 22 25 26 27 29 30 30 31 32 33 35 36 36 37 39 40 i . . . . . . . . . . . . 3. .8 Étude d’une fibre optique . . . . . 5 Sollicitation élémentaire : la flexion 5. . . . . . . . . . . . . . . . . 2 Torseur des efforts intérieurs . . . .1 Transmission de puissance entre deux arbres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .5 Relation torseur des efforts intérieurs / vecteur contrainte . . . . . . 3. . . . 3. . 2. . . . . 4.2 Poutre simplement appuyée soumise à un effort en 5. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Table des matières 1 Hypothèses de la Résistance des Matériaux 1. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2. . . . . . . . .2 Raideur de matériaux composites . . . . . . .1 Vis du vérin électrique . . . . . . . . .4 Montage d’essai de flexion . . . . . . . . . . . . . .

. . .4 Cylindre de laminoir . . . . . . . . . . . . . . . . 50 7. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Table des matières 6 Concentrations de contraintes 6. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6. . . . . 41 42 43 45 46 . .1 Étude d’une éprouvette d’aluminium . . 7 Flambement 49 7. . . 51 7. . . . . . . . . . . .3 Bilan .2 Dimensionnement d’une chape . . . . . . . . 6. . . . . . . . . . 53 ii TD de Dimensionnement des Structures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3 Étude d’une barre de section rectangulaire 6. .1 Étude d’une machine d’essai de traction . . . . . . .2 Étude d’un vérin hydraulique . . .

. . . » Bertrand Russell . . .Mathématicien et philosophe anglais TD de Dimensionnement des Structures 1 . . . . . . . . . . . . . Raideur de matériaux Poutrelles métalliques Barrage hydraulique . . . . . . . . . . Sommaire 1. .1 1. . . . 2 4 7 8 « Les maths peuvent être définies comme la science dans laquelle on ne sait jamais de quoi l’on parle ni si ce que l’on dit est vrai. . . on discute d’une modélisation possible en RdM. . . . . . . . . . . Les différentes hypothèses faites sur le matériau. .4 Vérin électrique . . composites . . . . . . . . .TD 1 Hypothèses de la Résistance des Matériaux A partir d’exemples multiples. . C’est aussi l’occasion de montrer comment résoudre de façon simple des problèmes de statique sur les poutres. . . . .3 1. . . . . . . .2 1. . . . . . . . . la géométrie et le cadre d’application sont mises en avant. . . . . . .

1 3 9 10 11 8 A-A 14 15 5 6 2c 15 1c 7 B Vérin électrique 13 B-B 1. forme B de 3x3x15 Manchon d'accouplement Butée à billes SKF 52202 Demi-axe Chape Bague Métafram 25x32x32 Piston Corps VERIN ELECTRIQUE .1.1b.1c 2c 2b 2a 1c 1b 1a 1 1 1 1 1 1 Ecrou Tr16x12 P4 Ecrou Tr16x4 Ecrou à billes SHBO 12x4R SKF transrol Vis Tr16x12 P4 Vis Tr16x4 Vis à billes SHBO 12x4R SKF transrol XC38 A-G4 XC38 XC38 XC38 XC38 XC38 XC38 XC38 collée sur 14 Z3CN18-02 A-G4 On s’intéresse au vérin électrique proposé sur la figure 1.2 2b 12 4 2a 1a 1b 15 1.Hypothèses de la Résistance des Matériaux 16 A B 0 A 50 100 Figure 1.1 – Plan du vérin collée sur 1 collé sur 1a. CuZn23Al4 CuZn23Al4 XC48 XC38 XC38 XC48 Rp Nb Désignation Matière Observations TD de Dimensionnement des Structures 16 15 14 13 12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 1 3 1 1 1 1 1 1 1 2 1 1 1 1 Moteur électrique LEROY SOMER LS 56 Butée de vis Cylindre Entretoise Butée filetée Bout d'arbre Clavette parallèle .

9.− →P outre) – En A : T(Ext. 4. On donne les actions mécaniques extérieures qui s’exercent sur L/3 y 2L / 3 O z A x B Figure 1. Application numérique : L = 150 mm. Étude statique de la vis 7 ˚ ) En utilisant les outils de la statique analytique.2 est une modélisation de la vis (pièce 1) en vue de son dimensionnement par la RdM. Proposer une allure pour la déformée de cette poutre.1. Xvis = −1000 N . Préciser pour chacune de ces pièces dans quelle mesure on peut en réaliser l’étude grâce à la RdM. ie liaisons et efforts extérieurs appliqués. Quelles hypothèses faut il faire pour pouvoir considérer que la vis puisse être modélisée par une poutre ? La figure 1. TD de Dimensionnement des Structures 3 . déterminer les actions mécaniques encaissées par les liaisons. Yvis = −200 N .1. Vérin électrique Étude technologique 1 ˚ ) Donner la fonction principale du système 2 ˚ ) Faire le graphe de structure du mécanisme 3 ˚ ) Proposer un schéma cinématique dans le plan de la coupe A–A Dimensionnement de certaines pièces du mécanisme 4 ˚ ) On s’intéresse au dimensionnement des pièces 3.2 – Modélisation de la vis la vis : – En O : T(Ext. 5 ˚ ) Considérons maintenant la vis (pièce 1).− →P outre) = = → − 0 − C → x mot O − − Xvis → x + Yvis → y − −Cmot → x A 6 ˚ ) Justifier cette modélisation en terme de conditions aux limites. 11 et 14.

3 – Vue du col de tuyère Z R3 R4 R4 R1 R3 R2 R2 Y' Y X 45° X' Figure 1.3). Le matériau constitutif de cette pièce est un composite carbone/carbone (fibres haute raideur carbone. QuickTime™ et un décompresseur sont requis pour visionner cette image. car les fibres sont présentes dans les quatre directions de l’espace (comme pour les quatre 4 TD de Dimensionnement des Structures .2 Raideur de matériaux composites On s’intéresse ici à deux matériaux composites constitués de fibres très raides et d’une matrice dont la raideur est plus faible. et matrice de carbone) dit "4D".1.Hypothèses de la Résistance des Matériaux 1. Composite 4D QuickTime™ et un décompresseur sont requis pour visionner cette image. Figure 1.4 – Assemblage des fibres du composite 4D Le premier des deux matériaux est utilisé pour le col des tuyères du moteur Vulcain (voir figure 1.

Comme pour le matériau précédent. Pour celà on imagine qu’il est constitué d’une infinité de ressorts assemblés dans toutes les directions.5. on a représenté sur la figure 1. 3 ˚ ) La propriété permettant l’utilisation en RdM de ce matériau est-elle vérifiée ? Composite SiC/T i On étudie maintenant le second matériau constitué de fibres de carbure de silicium dans une matrice de titane.2. On replacera aussi les directions des lobes par rapport aux directions de la figure 1. et le fait que six creux existent. Un pli unidirectionnel étant constitué de nombreuses fibres dans une direction de l’espace entourées de matrice comme représenté sur la figure 1. Ce matériau est considéré comme homogène élastique linéaire à l’échelle de la pièce pour lequel il est utilisé. en particulier.7 la variation de la raideur en fonction de la direction. La raideur du carbure de silicium est plus grande que celle du titane.5 – Variation de la raideur du 4D en fonction de la direction 2 ˚ ) Justifier la forme de la figure 1. On a tracé sur la figure 1. Figure 1.4. Une vue des fibres seules sans la matrice est représentée sur la figure 1. Raideur de matériaux composites diagonales d’un cube).4.5 la variation de sa raideur dans toutes les directions.6. Ce matériau a la particularité de résister à des températures de plus de 2500 ˚ C. le fait que quatre lobes soient présents. On considère le matériau comme homogène élastique linéaire à l’échelle d’un pli unidirectionnel.1. 1 ˚ ) Quelle propriété doit encore vérifier ce matériau pour qu’il puisse être utilisé pour l’étude d’une poutre en RdM ? On a cherché à caractériser la raideur de ce matériau dans toutes les directions de l’espace. 4 ˚ ) Quelle propriété doit-on encore vérifier ce matériau pour qu’il puisse être utilisé pour l’étude d’une poutre en RdM ? TD de Dimensionnement des Structures 5 .

1.6 – Vue d’un pli unidirectionnel d’un composite SiC/T i 5 0 Z -20 -10 5 0 0 X 10 -5 20 -5 Y Figure 1.Hypothèses de la Résistance des Matériaux Fibre (carbure de silicium) Matrice (titane) Figure 1.7 – Variation de la raideur du SiC/T i en fonction de la direction 6 TD de Dimensionnement des Structures .

Pierrefonds. Z par rapport aux directions du pli. 6 ˚ ) La propriété permettant l’utilisation en RdM de ce matériau est-elle vérifiée ? 7 ˚ ) Quelle figure géométrique serait obtenue pour un matériau isotrope ? 8 ˚ ) Un matériau dont la figure représentative de la variation de la raideur est similaire à celle de la figure 1. dont les sections droites sont données sur la figure 1. on utilise de nombreuses poutrelles métalliques (voir figure 1. Figure 1. Van Andel. préciser et donner les éventuelles conditions permettant de dimensionner les poutres représentées en utilisant la RdM.3 Poutrelles métalliques Dans la construction. Centre Multi-Service Ville dʼAnjou.1. Y. MI Fabricant : Steel Supply and Engineering Co. Poutrelles métalliques 5 ˚ ) Justifier la forme de la figure 1.3. On suppose que les conditions aux limites sur la poutre sont telles que l’on peut les modéliser par les deux liaisons TD de Dimensionnement des Structures 7 . en particulier. et qu’une coupe par le plan X = 0 donne un cercle.8 – Exemples de charpentes métalliques On s’intéresse ici à différents profilés standards. 1. QC Fabricant et monteur : Soudure Germain Lessard Aréna Sportsplex. le fait qu’on ait qu’un lobe principal. On replacera aussi les directions X.7. Étude d’une poutrelle soumise à une pression uniforme 2 ˚ ) On reprend l’exemple de la poutre 3.7 est dit isotrope transverse.8). Grand Rapids. QC Fabricant : Les Structures Breton inc.9 Étude des sections 1 ˚ ) Pour chacune des sections numérotées de 1 à 3. Citer d’autres matériaux ayant cette même propriété.

m-1 O z A x Figure 1.9.Hypothèses de la Résistance des Matériaux Y 1 2 X X Y W Z Y X W Z X 3 Figure 1.11.10 – Modélisation de la poutrelle 3 3 ˚ ) Réaliser l’étude statique de la poutre et déterminer les actions mécaniques dans les liaisons en O et en A. Compte tenu de la structure de la porte de la vanne. on utilise des vannes pour contrôler le débit d’eau ou la hauteur de l’eau dans le bassin de retenu.4 Barrage hydraulique Dans de nombreux barrages hydrauliques.9 – Profilés courants représentées sur la figure 1. Ces vannes fonctionnent sur le principe de portes descendantes comme celà est représenté sur la figure 1. Le chargement proposé est celui d’une pression linéique constante répartie sur toute la longueur L = 10 m de la poutre telle que la pression linéique soit de p = 10 N m−1 . L=10 m y p=10 N. 1.1. on s’intéresse ici à une des 8 TD de Dimensionnement des Structures . Justifier le choix de ce chargement à partir de la figure 1.10. On s’intéresse ici à un type de vannes couramment utilisé et qui est dit vanne-wagon.

4. Barrage hydraulique AVANT MONTAGE GUIDE BRONZE CADRE VANNE FACE AVANT PARTIE BOULONNÉE APRÈS MONTAGE Figure 1. pour laquelle on fait les hypothèses suivantes : – chaque nervure a un comportement indépendant (ce qui revient à négliger l’influence des nervures horizontales) – on étudie la nervure lorsque la porte est fermée et l’on suppose que la vanne est en liaison complète avec le sol – le niveau d’eau est tel qu’il n’atteint pas le sommet de la vanne – l’épaisseur e d’une nervure est petite devant la longueur Modélisation d’une nervure B A Partie immergée 2L / 3 x y O Figure 1.1.11 – Un exemple de vanne-wagon nervures verticales de renfort de la porte.12 – Modélisation d’une nervure TD de Dimensionnement des Structures 9 z L/3 .

e = 2 cm. ρ la masse volumique de l’eau et L la longueur de la poutre. Application numérique : g = 10 m. On s’appuiera sur les hypothèses de la RdM ainsi que sur les hypothèses faites précédemment pour justifier la réponse.1. g l’accélération de la pesanteur.12) pour étudier la nervure.m−3 et L = 1. 2 ˚ ) Donner l’équation traduisant la répartition de pression linéique affine en fonction de l’abscisse x de la poutre.s−2 . ρ = 1000 kg.Hypothèses de la Résistance des Matériaux 1 ˚ ) Justifier la modélisation choisie (voir figure 1. Proposer une allure pour la déformée de cette poutre. Étude statique de la nervure 3 ˚ ) Réaliser l’étude statique de la poutre et déterminer les actions de liaisons au point O 10 TD de Dimensionnement des Structures . 5 m.

TD 2 Torseur des efforts intérieurs Notion de contrainte

Dans la première partie, on reprend des modélisations vues dans le premier TD pour déterminer les efforts intérieurs subis par les poutres. Ceci permet de tracer les diagrammes des efforts intérieurs et d’en déduire les sollicitations élémentaires. Dans une seconde partie, sur des cas ou la répartition des contraintes est donnée, on explicite la relation entre les composantes du torseur des efforts intérieurs et les contraintes normales et tangentielles.

Sommaire
2.1 2.2 2.3 2.4 2.5 Vis du vérin électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Poutrelle métallique chargée uniformément . . . . . . . . Vanne-wagon d’un barrage . . . . . . . . . . . . . . . . . . Montage d’essai de flexion . . . . . . . . . . . . . . . . . . Relation torseur des efforts intérieurs / vecteur contrainte 12 13 13 14 17

« Si la science ne s’intéresse pas aux choses délirantes, elle risque fort de passer à côté de choses intéressantes.» Antoine Labeyrie - Astronome français

TD de Dimensionnement des Structures

11

2.Torseur des efforts intérieurs - Notion de contrainte

2.1

Vis du vérin électrique

On reprend l’étude de la vis vue au paragraphe 1.1. On en rappelle la modélisation adoptée sur la figure 2.1. On a déjà réalisé l’étude statique de la vis, ainsi

L/3 y

2L / 3

O z

A x

B

Figure 2.1 – Modélisation de la vis on peut écrire les torseurs mécaniques d’actions extérieures qui s’exercent sur la vis comme suit : – En O : − − −Xvis → x + −2 Y → y 3 vis T(Ext.− = →P outre) → − Cmot x O – En B : T(Ext.− →P outre) – En A : T(Ext.− →P outre) = = − Y → y −1 3 vis → − 0

B

− − Xvis → x + Yvis → y → − −Cmot x

A

On rappelle que L = 150 mm, Xvis = −1000 N , Yvis = −200 N et Cmot = 100 N.m.

Détermination du torseur des efforts intérieurs
1 ˚ ) Combien de coupures faut-il réaliser pour déterminer le torseur des efforts intérieurs ? 2 ˚ ) Déterminer le torseur des efforts intérieurs en utilisant deux méthodes de calcul pour chaque tronçon. 3 ˚ ) Tracer, en fonction de l’abscisse x, les diagrammes des composantes non nulles du torseur des efforts intérieurs.

Sollicitations élémentaires
4 ˚ ) Décomposer le torseur des efforts intérieurs, déterminé précédemment en somme de torseurs caractéristiques de sollicitations élémentaires. Identifier alors pour chaque tronçon les sollicitations élémentaires auxquelles il est soumis. 12 TD de Dimensionnement des Structures

2.2. Poutrelle métallique chargée uniformément

2.2

Poutrelle métallique chargée uniformément

On reprend l’exemple de la poutre dont le modèle est donné sur la figure 2.2. Le chargement extérieur est celui d’une pression linéique constante répartie sur toute la longueur L = 10 m de la poutre telle que la pression linéique soit de p = 10 N m−1 .

L=10 m y p=10 N.m-1 O z A x
Figure 2.2 – Modélisation de la poutrelle L’étude statique a permis de déterminer les actions dans les liaisons en O et en A : – En O : pL → − y 2 T(Ext.− = → − →P outre) 0 O – En A : T(Ext.− →P outre) =
pL → − y 2

→ − 0

A

Étude des efforts intérieurs
1 ˚ ) Combien de coupures faut-il réaliser pour déterminer le torseur des efforts intérieurs ? 2 ˚ ) Déterminer le torseur des efforts intérieurs en utilisant deux méthodes de calcul pour chaque tronçon. 3 ˚ ) Tracer, en fonction de l’abscisse x, les diagrammes des composantes non nulles du torseur des efforts intérieurs. 4 ˚ ) Identifier pour chaque tronçon la nature des sollicitations élémentaires.

2.3

Vanne-wagon d’un barrage

On rappelle la modélisation choisie pour l’étude d’une vanne–wagon sur la figure 2.3. L’étude statique a permis de déterminer le torseur des actions mécaniques transmissibles par la liaison en O : − 2L2 ρge→ y 9 T(Ext.− = 3 →P outre) → − 4L ρge z
81 O

On rappelle que : g = 10 m.s−2 , ρ = 1000 kg.m−3 et L = 1, 5 m, e = 2 cm. TD de Dimensionnement des Structures 13

3 ˚ ) Tracer.Notion de contrainte B A Partie immergée 2L / 3 x y O Figure 2. un montage d’essai spécifique a été réalisé dont le plan est donné sur la figure 2.4). on a réalisé des éprouvettes en carbone/nid d’abeille comportant différentes liaisons (voir figure 2. on suppose que les efforts appliqués sur l’éprou14 TD de Dimensionnement des Structures z L/3 . Dans un premier temps on considère une éprouvette sans liaison dont on supposera.7. à l’échelle de l’étude. que le matériau est homogène. Pour tester ces éprouvettes. 4 ˚ ) Identifier pour chaque tronçon la nature des sollicitations élémentaires. élastique linéaire. On souhaite ici étudier les sollicitations subies par une éprouvette qui sera installée dans le montage.6.2. 1 ˚ ) Les liaisons entre le montage et l’éprouvette sont supposées se comporter comme des liaisons pivots parfaites dont l’axe est celui de la direction de la largeur de l’éprouvette.4 Montage d’essai de flexion Pour l’étude de certaines liaisons présentes sur le lanceur européen Ariane 5.5 et une vue 3D sur la figure 2. isotrope (supposition dont il faut être conscient qu’elle est très fausse !). Le système étant symétrique.Torseur des efforts intérieurs . Justifier cette hypothèse avec les plans et les vues fournies. On considère maintenant la modélisation de l’éprouvette proposée sur la figure 2. en fonction de l’abscisse x. 2. les diagrammes des composantes non nulles du torseur des efforts intérieurs.3 – Modélisation d’une nervure Étude des efforts intérieurs 1 ˚ ) Combien de coupures faut-il réaliser pour déterminer le torseur des efforts intérieurs ? 2 ˚ ) Déterminer le torseur des efforts intérieurs en utilisant la méthode minimisant les calculs pour chaque tronçon.

4. TD de Dimensionnement des Structures 15 .2.− →P outre) = − −F → y → − 0 B Étude statique 2 ˚ ) Déterminer les actions mécaniques dans les liaisons en O et C .5 – Plan du montage d’essai Les efforts extérieurs appliqués à l’éprouvette sont les suivants : – En A : − −F → y T(Ext.− = → − →P outre) 0 A – En B : T(Ext.4 – Les 4 types de liaisons à tester Éprouvette Figure 2. Figure 2. Montage d’essai de flexion vette le sont aussi.

2.Notion de contrainte Figure 2.Torseur des efforts intérieurs .6 – Vues de la maquette numérique et du montage réel L=70 cm y F = 500 N L/4 F = 500 N L/4 C A x B O z Figure 2.7 – Modélisation de l’éprouvette 16 TD de Dimensionnement des Structures .

En déduire à quelle sollicitation élémentaire est soumise cette poutre.8). De plus la contrainte tangentielle est toujours supposée nulle en tout point d’une section droite quelconque. 7 ˚ ) Commenter le montage d’essai proposé. On s’intéressera en particulier à la partie centrale de l’éprouvette (entre A et B ). y y O z x h b z Figure 2. TD de Dimensionnement des Structures 17 . 2. 2 ˚ ) Calculer le torseur des efforts intérieurs en tout point d’abscisse x de la poutre. Sollicitations élémentaires 6 ˚ ) Identifier alors pour chaque tronçon les sollicitations élémentaires auxquelles il est soumis.5 Relation torseur des efforts intérieurs / vecteur contrainte On cherche à expliciter dans deux cas précis la relation intégrale qui existe entre le vecteur contrainte et le torseur des efforts intérieurs. en fonction de l’abscisse x.2. on considère que la contrainte normale est constante dans toute la section. 1 ˚ ) Donner l’expression du vecteur contrainte en tout point M de la section droite. Relation torseur des efforts intérieurs / vecteur contrainte Détermination du torseur des efforts intérieurs 3 ˚ ) Combien de coupures faut-il réaliser pour déterminer le torseur des efforts intérieurs ? 4 ˚ ) Déterminer le torseur des efforts intérieurs pour chaque tronçon. Dans les deux cas. 5 ˚ ) Tracer. 3 ˚ ) Déterminer les actions mécaniques extérieures aux deux extrémités de la poutre.5.8 – Modèle de poutre utilisé Contrainte normale constante − Pour toute section de la poutre de normale → x . on considère que la poutre est de longueur L et de section droite rectangulaire de hauteur h et de largeur b (voir figure 2. les diagrammes des composantes non nulles du torseur des efforts intérieurs.

} B 2 2 A est une constante et B vaut : B= S y 2 dS = bh3 12 4 ˚ ) Donner l’expression du vecteur contrainte en tout point M de la section droite. 6 ˚ ) Déterminer les actions mécaniques extérieures aux deux extrémités de la poutre. En déduire à quelle sollicitation élémentaire est soumise cette poutre.Notion de contrainte Contrainte normale linéique dans l’épaisseur − Pour toute section de la poutre de normale → x . 5 ˚ ) Calculer le torseur des efforts intérieurs en tout point d’abscisse x de la poutre.Torseur des efforts intérieurs . Représenter sur une vue en perspective la distribution des contraintes normales sur une section droite. Ainsi on peut écrire l’expression de la contrainte normale sous la forme : A −h h σ = y avec y ∈ { . 18 TD de Dimensionnement des Structures .2. on considère que la contrainte → − normale est constante sur une ligne de direction z et varie linéairement dans l’épais− seur (direction → y ).

. . . . . . . . On ira jusqu’au dimensionnement des poutres dans certains cas. . .2 3. . . . . . . . . . . .» John Dewey . . . . . . Étude d’un rail de chemin de fer sous l’action de la température . . Arbre de machine . . Étude d’une fibre optique . . Étude expérimentale d’un aluminium . . . . . . . . .1 3. .TD 3 Sollicitation élémentaire : la traction On s’intéresse ici à des solides modélisables par des poutres soumises uniquement à de la traction. . . . . . . . . . .8 Étude de l’os du fémur . . . . . L’étude complète sera menée. . . . . . .5 3. . . . . . la déformation. permettant de déterminer selon le cas. .3 3. .Philosophe et pédagogue anglais TD de Dimensionnement des Structures 19 . . . . le déplacement. . . . . . Sommaire 3. Détermination de la hauteur limite d’un bâtiment . . . . . . . . . . . . . . . . . . Étude d’une poutre d’égale résistance . . . . . . .7 3. 20 20 21 22 22 25 26 27 « Tout grand progrès scientifique est né d’une nouvelle audace de l’imagination. . . . . . . en partant des efforts extérieurs. . . . . .6 3. . . . Homogénéisation d’un bi-matériau . . . . . .4 3. . la contrainte maximale. . . .

2 ˚ ) Pour un homme de 80kg . déterminer la valeur de l’effort nécessaire pour briser le fémur. 20 TD de Dimensionnement des Structures . → − en D à une action D de la partie de l’arbre située à droite 1 ˚ ) Peut-on réaliser l’étude de cet arbre en RdM ? Préciser les limites des résultats obtenus si l’on fait l’étude en RdM. en → − C à l’action C longitudinale d’une vis de réducteur à vis tangente. déterminer l’accélération équivalente que doit subir le fémur pour se rompre.3.P. Matériau Acier Aluminium Verre Béton H. 3 ˚ ) On souhaite comparer pour différents matériaux la résistance d’un cylindre en compression (on supposera qu’à la limite.1 – Données matériaux 3. Bois Os Polystyrène Masse Volumique Module d’Young Limite pratique d’élasticité ρ en kg/m3 E en 109 N/m2 Rp en 106 N/m2 7860 2710 2190 2320 525 1900 1050 210 70 65 30 13 9 3 370 110 50 (en compression) 40 (en compression) 50 (en compression) 170 (en compression) 48 Table 3.8 cm. a un diamètre minimum chez l’adulte d’environ 2. En A il est soumis à une action A de la partie → − de l’arbre situé à gauche. en B à l’action B d’une butée à billes non représentée. qui est l’os principal de la cuisse.Sollicitation élémentaire : la traction 3. → − Il repose sur deux paliers P 1 et P 2. on prend comme critère le rapport R ρ les différents matériaux du tableau 3. 2 ˚ ) Combien de coupures faut-il réaliser pour déterminer le torseur des efforts intérieurs ? 3 ˚ ) Déterminer le torseur des efforts intérieurs pour chaque tronçon et identifier la nature des sollicitations.1. non représentée. Pour classer les différents p .2 Arbre de machine Un élément d’arbre de machine AD en acier peut-être représenté par la figure 3. Proposer le modèle poutre associé à l’arbre. σ = Rp ). 1 ˚ ) Si l’on suppose que le fémur est soumis uniquement à un chargement de compression.1 Étude de l’os du fémur Le fémur. Justifier ce choix et classer matériaux.1.

3. S235 : Rp = 235 M P a. ρ = 2000 kg/m3 – béton Rp = 40 M P a. d2 = 45 mm. Le coefficient de sécurité usuel en construction étant de 8. d3 = 35 mm 3. 5 ˚ ) En déduire les valeurs des contraintes pour chaque partie de l’arbre. 3 ˚ ) Tracer le diagramme des sollicitations et en déduire la nature des sollicitations à laquelle est soumise la poutre 4 ˚ ) Déterminer la contrainte maximale à laquelle est soumise la poutre. On suppose que cette contrainte doit rester inférieure à une valeur maximale notée Rp . ρ = 2500 kg/m3 TD de Dimensionnement des Structures 21 . Détermination de la hauteur limite d’un bâtiment P1 A -7000 N 10000 N -5000 N P2 D 2000 N x B C L1 L2 L3 Figure 3. Application aux matériaux suivants où Rp est la résistance pratique et ρ la masse volumique : – maconnerie courante Rp = 15 M P a. en fonction de l’abscisse x de l’arbre. E360 : Rp = 360 M P a et C55 : Rp = 420 M P a Applications numériques d1 = 30 mm.3.3 Détermination de la hauteur limite d’un bâtiment On s’intéresse au dimensionnement d’un bâtiment soumis uniquement à son poids propre. conclure sur les résultats. 1 ˚ ) Proposer le modéle pour une étude de RdM détaillant en particulier les conditions aux limites et le chargement. les diagrammes des composantes non nulles du torseur des efforts intérieurs. 2 ˚ ) Déterminer le torseur des efforts intérieurs dans une section droite quelconque de la poutre (on précisera le nombre de coupures à effectuer).1 – Modélisation de l’arbre 4 ˚ ) Tracer. En déduire pour les différentes valeurs de Rp la hauteur maximale du bâtiment. On suppose que l’on peut modéliser le bâtiment par une poutre de section constante S et de hauteur L. 6 ˚ ) Déterminer le coefficient de sécurité (rapport entre la limite pratique d’élasticité Rp et la contrainte normale en traction) pour les nuances d’acier suivantes : S185 : Rp = 185 M P a. Le bâtiment est supposé être constitué en première approximation d’un matériau homogène élastique linéaire isotrope de masse volumique ρ.

33 < ν < 0. ainsi que son allongement pour cette valeur de l’effort. sa hauteur L et la masse volumique du matériau qui le constitue ρ. ρ = 7800 kg/m3 3. et libre à son extrémité supérieure. Une photo de l’éprouvette testée est donnée sur la figure 3. Identifier la zone élastique et la zone plastique.2.3 le résultat d’un essai de traction réalisé sur une éprouvette plate d’aluminium 2219 T 37.5 Étude d’une poutre d’égale résistance On considère un pilier métallique soumis uniquement à son poids propre. La section du pilier est notée S . 4 ˚ ) Quel est le point de rupture de l’éprouvette ? Que valent la contrainte à rupture σr et la déformation à rupture r ? Ces deux dernières valeurs vérifientelles la loi de Hooke ? Pourquoi ? 5 ˚ ) Déterminer la valeur maximum de l’effort exercé sur l’éprouvette dans le domaine élastique. L’éprouvette d’aluminium a une section rectangulaire de largeur 15. Calculer la variation de section de l’éprouvette pour cette valeur maximum de l’effort.Sollicitation élémentaire : la traction – acier de construction Rp = 170 M P a.2 à 0. 3435. 11 mm et d’épaisseur 4. 1 M P a . 3. 3 ˚ ) Évaluer la limite élastique Re du matériau et calculer la valeur de la limite d’élasticité pratique Rp 0. 96 mm. La longueur utile de l’éprouvette est de 100 mm. Ce pilier est supposé encastré à son extrémité inférieure. On comparera aux données constructeurs : 248 M P a < Re < 274. Les deux courbes représentent d’une part l’évolu- Figure 3.3. 2 %. 1 ˚ ) A quelle sollicitation est soumise ce pilier ? 22 TD de Dimensionnement des Structures . 69 GP a et 0. 2 ˚ ) Déterminer le module d’Young E et le coefficient de Poisson ν de ce matériau. 1 M P a et 248 M P a < Rp < 274. On comparera les valeurs obtenues aux données constructeurs qui indiquent : 72 GP a < E < 75.2 – Vue de l’éprouvette d’aluminium tion de la contrainte normale en fonction de la déformation longitudinale et d’autre part l’évolution de la contrainte normale en fonction de la déformation transversale.4 Étude expérimentale d’un aluminium On donne sur le graphe de la figure 3. 1 ˚ ) Identifier les deux courbes présentes sur le graphique en justifiant votre réponse.

3 – Courbe de l’essai de traction TD de Dimensionnement des Structures Déformation (%) Contrainte (MPa) 23 . Étude d’une poutre d’égale résistance Figure 3.5.3.

3.4 – Zoom sur la courbe de l’essai de traction 24 TD de Dimensionnement des Structures Déformation (%) Contrainte (MPa) .Sollicitation élémentaire : la traction Figure 3.

Pour celà. On suppose que S0 > SL : justifier cette hypothèse et déterminer l’évolution des contraintes en fonction de la hauteur. Cette opération consiste à construire un matériau TD de Dimensionnement des Structures 25 . L’équation qui caractérise la section en fonction de la hauteur (notée x) du pilier est : S (x) = ax2 + bx + S0 .3. 3. on ne peut évidemment pas considérer que le matériau est homogène. Déterminer l’évolution des contraintes en fonction de la hauteur. Ainsi. i. la contrainte normale est constante. A l’échelle de ces deux y y x z x Matériaux en "série" O y y O z x Matériaux en "parallèle" Figure 3.6 Homogénéisation d’un bi-matériau On considère une cellule unidimensionnelle d’un matériau composite. pour se permettre d’utiliser un tel matériau dans une étude de RdM. 2 ˚ ) On considère une section variable qui varie linéairement sur toute la hauteur du pilier qui vaut S0 au sol et SL à l’extrémité libre. on étudiera l’équilibre statique d’un petit élément de poutre de longueur dx. La figure 3. soit en "parallèle". Cette évolution est-elle constante ? 3 ˚ ) On considère une section variable qui varie paraboliquement sur toute la hauteur du pilier.6. 5 ˚ ) Calculer l’écrasement du pilier pour le cas où la contrainte est constante. on va homogénéiser le matériau. pour chaque section droite du pilier.5 représente l’assemblage des matériaux soit en "série". Cette évolution est-elle constante ? 4 ˚ ) Déterminer l’évolution de la section S pour que le critère de contrainte normale constante soit respecté. l’autre en aluminium de module d’Young Ea .5 – Assemblage de deux matériaux z cellules. Cette cellule est composé de deux éléments de même longueur : l’un en carbone de module d’Young Ec .e. Homogénéisation d’un bi-matériau On souhaite que ce pilier soit dit d’égale résistance.

26 TD de Dimensionnement des Structures . en un certain sens.Sollicitation élémentaire : la traction équivalent de module d’Young E dont le comportement est le même. Homogénisation d’une cellule : matériaux en série On soumet les deux extrémités de la cellule à un effort F de traction. 1 ˚ ) Déterminer le module d’Young du matériau équivalent Es permettant d’obtenir le même état de déformation. et l’exOn soumet l’extrémité gauche de la cellule à un déplacement de − ∆ 2 ∆L trémité droite à un déplacement de 2 . On précise que lors de cette déformation thermique. de tel sorte qu’une cellule de longueur L. on cherche à déterminer les contraintes dans les rails lorsque la température tombe à −25 ˚C .7 Étude d’un rail de chemin de fer sous l’action de la température Figure 3. 3. que celui des matériaux assemblés.3. s’allonge de ∆L. 1 ˚ ) Déterminer l’unité de α. le matériau ne subit aucune contrainte. sachant que la déformation T associée à une variation de température ∆T s’écrit : T = α∆T où α est le coefficient de dilatation thermique. Les tronçons de rail sont soudés les uns aux autres.6 – Photo de rails Une ligne de chemin de fer a été posée par une température de 25 ˚C . 2 ˚ ) Déterminer le module d’Young du matériau équivalent Ep permettant de retrouver le même effort normal. En supposant que les extrémités des rails soient fixes. Homogénisation d’une cellule : matériaux en parallèle L .

Peut-on en déduire Nv et Np ? Pourquoi ? 2 ˚ ) Proposer une relation supplémentaire traduisant le collage parfait entre la fibre de verre et la gaine. y gaine en polymère. Np .S. Le but de l’étude proposée est de déterminer l’effort normal noté Nv encaissé par le verre et l’effort normal noté Np encaissé par le polymère. TD de Dimensionnement des Structures 27 .8. déterminer la relation liant N .I. un capuchon est collé sur les extrémités de la fibre pour la protéger. section Sv Figure 3. On suppose que ces deux capuchons sont soumis à un même effort normal N .3. section Sp x y O z z Capuchons fibre optique. Étude d’une fibre optique 2 ˚ ) Utiliser le principe de superposition pour déterminer la contrainte dans le rail.7 – Photo d’une fibre optique propageant un faisceau laser Lors de l’installation de la fibre.8 – Composition d’une fibre optique 1 ˚ ) En réalisant une coupure de la fibre. Application numérique Coefficient de dilatation thermique : α = 1. 5 10−5 U.8 Étude d’une fibre optique Figure 3. Nv . Module d’Young : E = 2 1011 N/m2 3. Représenter alors graphiquement les contraintes subies par le verre et la gaine.

Justifiez cette dénomination. Application numérique Diamètre de la fibre de verre (composée de plusieurs fibres optiques) : 10 mm Module d’Young du verre : E = 65 109 N/m2 Épaisseur de la gaine de polymère : 0. 5 ˚ ) L’expression de Eh faisant intervenir Ev . Sv et Sp est appelée loi des mélanges. 4 ˚ ) Déterminer l’allongement d’une fibre de verre de longueur L. 5 mm Module d’Young du polymère : E = 1 GP a 28 TD de Dimensionnement des Structures .Sollicitation élémentaire : la traction 3 ˚ ) En déduire Nv et Np .3. Ep . En déduire la valeur du module d’Young Eh d’un matériau homogène équivalent permettant de retrouver l’expression de l’allongement.

. . . . . Optimisation d’arbres en torsion . . .Journaliste français TD de Dimensionnement des Structures 29 . . Étude d’une transmission de motrice ferroviaire . . . Arbre de turboréacteur . . . Sommaire 4. et d’une activité humaine faillible.» Luc Fayard . . Le cas du ressort hélicoïdal à spires serrées est étudié afin de déterminer les formules classiques permettant de dimensionner et choisir un ressort. . . .TD 4 Sollicitation élémentaire : la torsion On considère des poutres à section circulaire soumises à de la torsion. . . . . .5 Transmission de puissance entre deux arbres . . . . . . .4 4.2 4. . . . . . .3 4. .1 4. . . . . . . . . . . . . . . . . 30 30 31 32 33 « Informatique : Alliance d’une science inexacte . Torsion d’un arbre étagé . . . . . . Les études proposées porteront plus particulièrement sur le dimensionnement d’arbres de transmission. . . . . .

2 Optimisation d’arbres en torsion Le but de cet exercice est de comparer les puissances P1 et P2 transmissibles par deux arbres de torsion de même masse.Sollicitation élémentaire : la torsion 4. en D un couple −M2 = −170 N m. la première solution envisagée est la réalisation d’un arbre plein de diamètre extérieur D1 .m C (2) D 0. constitués d’un même matériau.m B (1) 300 N. 30 TD de Dimensionnement des Structures . sous les conditions : – ω1 = ω2 (même vitesse de rotation) – τmax1 = τmax2 (même contrainte tangentielle maxi) On suppose que les deux arbres sont soumis uniquement à de la torsion.1 ont des rayons identiques de 10 mm et sont en acier (Rpg = 220 M P a). – sur l’arbre (2) en C un couple M2 = 170 N m. 4. Ils sont montés dans un même système mécanique non représenté ici. Les chargements extérieurs de torsion pris en compte dans cette étude sont les suivants : – sur l’arbre (1).m A 1. Pour la réalisation de ces deux arbres.4.2 m 170 N.5 m 170 N. 300 N. 3 ˚ ) Proposer un nouveau dimensionnement de l’arbre (1) pour que son coefficient de sécurité soit le même que celui de l’arbre (2). en B un couple −M1 = −300 N m.m Figure 4. en A un couple M1 = 300 N m. La deuxième solution est un arbre tubulaire de diamètre extérieur D2 et de diamètre intérieur d2 = kD2 .1 Transmission de puissance entre deux arbres Les arbres (1) et (2) de la figure 4. 1 ˚ ) Calculer le rapport des moments de torsion Mt1 et Mt2 transmissibles par les deux arbres. La longueur des deux arbres est identique.1 – Transmission de puissance 1 ˚ ) Déterminer le torseur des efforts intérieurs dans les deux arbres 2 ˚ ) Calculer la contrainte maximale pour chaque arbre et déterminer son coefficient de sécurité.

Dans le domaine aéronautique.2).3. Lors du fonctionnement d’un turboréacteur (figure 4. on souhaite que l’arbre supportant les ailettes soit à iso-contrainte tangentielle maxi pour que le dimensionnement soit optimal. on considèrera que dans la turbine le moment de torsion dans l’arbre n’est pas constant et s’écrit sous la forme : a Mt = 3 x On notera : – pour l’abcisse xA (extrémité A de l’arbre) la valeur du moment de torsion est MtA – pour l’abcisse xB (extrémité B ) la valeur du moment de torsion est MtB . avec xB > xA . TD de Dimensionnement des Structures 31 .2 – Évolution du gaz à travers le turboréacteur On cherche à dimensionner l’axe de turbine d’un turboréacteur.4. 1 ˚ ) Déterminer la constante a en fonction des paramètres et calculer sa valeur. 4.3 précise la position des différents éléments intervenant dans le turboréacteur. La figure 4. 3 ˚ ) Compte-tenu que les arbres ont la même masse. déterminer ce rapport en fonction de k. 4 ˚ ) Calculer le rapport de puissance pour un tube normalisé de diamètre extérieur D2 = 80 mm et d’épaisseur e = 2 mm. Compte tenu de l’empilage de disques porte-ailettes sur l’arbre. 5 ˚ ) Expliquer ce résultat en traçant la répartition des contraintes tangentielles sur un arbre tubulaire. Tracer sur le même graphique l’évolution de Mt et d(x) en fonction de x. Arbre de turboréacteur 2 ˚ ) Déterminer alors le rapport des puissances transmissibles P1 et P2 . le poids étant une contrainte majeure.3 Arbre de turboréacteur Figure 4. l’air est aspiré par l’avant et est comprimé au travers des différents étages de compression avant de traverser la chambre de combustion et d’être éjecté au travers de la turbine. 2 ˚ ) Calculer le diamètre d(x) pour vérifier le critère d’égale contrainte de cisaillement maxi.

64(&+()4&=!/$!.#+@@4. + $ .+)!/+$:!. On contraintes relatives aux changements de diamètre.4. τ ' = $%& !"# ! +&! * = ) (& % !"# .!<#*-'%+%!'3+.#()4/D%+!$(!'%7%+!+(!'.+!/+!011!2*!#(!+(34)'5+!/6$&4.4+%! -#$%! .+)!)+.!N#%)4#(!/6$(!'%7%+!=&'5=' ?(!.&4@)!01Q!B1!+&!G1!**.'!/=@#%*'&4#(!'(5$.4)+%!+&!.4)+%!+&!. Les application numériques seront faites avec : .$)4#(!M! pg = 100 N/mm2 xA = 2 m et xB = 4 m.!C6'%7%+!.+!'K.+'$:!/+! On considère un arbre en acier (G = 80 000 N.mm−2 ) de longueur L = 1..+)!/+!&#%)4#(!.!<+)! /+$:! '%7%+)! )#(&! .#$-.6'%7%+!.'!.+)!.&4#()! Figure 4.8.! 3 ˚ ) Tracer le diagramme des angles de torsion le long de l’arbre.%+$:!L!$&4. ! ∅ 01 ∅ B1 ∅ G1 4.45+!.3 – Éléments de base d’un /4)&'(&+)!/+!B11!**.6+:-%+))4#(!/+)!.!.6'$&%+!M! 2 ˚ )π Quelle doit être l’intensité du couple de torsion M pour que les sections t extrêmes SA et SD tournent de π/360 radians l’une rapport à l’autre ? +K! E#((+%!.F1 0 2 ** −G K!/+!.&4#()!/6+:&%=*4&=)!US!+&!UE!&#$%W cet arbre (+(&!/+! BJ1 !%'/4'()!.+!.#(&%'4(&+)!/'()!$(+!)+.! étagé en trois morceaux de diamètres respectifs 40.4+(&!/+!)=.&4#()!/4)&'(&+)!/+!B11!**.+4(!#$!.#()&4&$=)! /$! *>*+! '.+4(!'!$(!/4'*D&%+!EF.+!+)&!.#$-.4&=!+(!&#%)4#(!-$%+!-'%!$(!. MtA = 800 N m et MtB = 100 N m.'4%+!+(&%+!/+$:! )+.')!.K! E=&+%*4(+%!.! turboréacteur 7K! E=&+%*4(+%!.4(/%49$+!-.4 Torsion d’un arbre étagé E < T S R& 011 011 011 ! Figure 4.#(&%'4(&+!*':4*'. 2 m /4'*D&%+)!%+)-+.! négligera ici les concentrations de sollicité en torsion pure par un couple Mt .&4#(!/%#4&+!U!/+!.4+%!H P = O. 30 et 20 mm..4)+%!$(!'%7%+!.+!/4'*D&%+!EF!/+!. $ = &-.+!*>*+!..+!M!H?(!(=5.6'%7%+!H α par = @H: K K.6'%7%+!-.?(! '/#-&+! /'()!..! HIA1.)!9$+ . @K! V$+. 32 TD de Dimensionnement des Structures .%+$:.+!/4'5%'**+!/+)!'(5.+(&%'&4#()!/+!.+)!/4'*D&%+)!EG!+&!/G!/+!.4 – Arbre! étagé en torsion 'K! E=.+!R &.+!/#4&!>&%+!.+4(!L!$&4.+9$+.%+$:!'!-#$%!/4'*D&%+)!EG!+&!/G!&+.#(5!/+!.JK! 'K! E=&+%*4(+%!.#$-.'4%+!+(&%+!/+$:!)+. !"#$%&%#'*')!.4.6$(+!-'%!%'--#%&!L!.#(&%'4(&+)K! 4 ˚ ) Calculer la contrainte maximale subie par l’arbre.+!/+!&#%)4#(!R&!-#$%!9$+!.Sollicitation élémentaire : la torsion !"#$%&%#'(')!!! "#$%!&%'()*+&&%+!$(!. Rs 2 ! et G = 85 000 N/mm .+&!'%7%+! 1 ˚ ) Décrire et donner l’expression des contraintes dans une section droite S de /K! V$+.$%4&=!)AB! C6'%7%+!-. Cet arbre est <+&!'%7%+!+)&!)#.#(5$+$%! C = FQ G1 * !=&'5=!+(!&%#4)!*#%.%4%+!+&!/#((+%!.'!/=@#%*'&4#(!'(5$.!<#(.! 3 ˚ ) Calculer l’angle de torsion φAB entre les sections A et B .#(.+!%'--#%&! λ!/+!.+$%!*'))+.

5 Étude d’une transmission de motrice ferroviaire Du fait de l’évolution des ensembles moteurs/boîtes de vitesses sur les motrice ferroviaires on retrouve sur nombre d’entre elles une configuration où la sortie de la puissance n’est plus centrée dans la largeur de la motrice. On suppose que Lg > Ld . 1 ˚ ) Déterminer pour chaque arbre la relation liant la différence d’angle de rotation entre la sortie de la boite de vitesse et l’extrémité de l’arbre. et on notera Mt ce moment.5. Que pensez vous de ce résultat ? TD de Dimensionnement des Structures 33 . Étude d’une transmission de motrice ferroviaire 4.5.5 – Transmission de puissance vers les roues L’implantation de la boîte de vitesse en position transversale conduit à ce que les deux arbres qui transmettent la puissance depuis la sortie de la boîte de vitesse jusqu’aux roues de la motrice ne soient pas de même longueur. On notera Ld et Lg les longueurs respectives des arbres de droite et de gauche. On supposera que les rayons et les matériaux constitutifs des deux arbres sont les mêmes. On suppose que chaque arbre est soumis uniquement au même moment torsion. Figure 4.4. Un exemple d’une telle transmission est représenté sur la figure 4.

Sollicitation élémentaire : la torsion 2 ˚ ) A partir de la question précédente.4. Déterminer Rid . Ce résultat est-il "optimal" ? 4 ˚ ) Pour avoir un dimensionnement mieux pensé on propose la démarche suivante. Ld et Lg . Toutes les applications numériques seront faites avec : Lg = 110 cm. Rig et Rint . 34 TD de Dimensionnement des Structures . coefficient de sécurité s = 2. Rpg = 220 M P a. Ld = 55 cm. En déduire la conséquence sur le rapport des rayons des deux arbres si l’on suppose que le matériau est le même. Rig . – Déterminer le rayon de l’arbre de droite pour vérifier le critère de contrainte tangentielle maximale avec un coefficient de sécurité s. en déduire une relation liant Rid . proposez un critère permettant d’assurer le bon fonctionnement. Exprimer alors la relation entre Rid . 3 ˚ ) Déterminer le rapport entre les coefficients de sécurité associés au dimensionnement à la contrainte tangentielle maximale de ces deux arbres. – En écrivant l’égalité des angles de torsion pour ces deux arbres. Rig et Rint . Couple maxi à la roue : 1200 N m. L’arbre de droite est plein de rayon Rid et l’arbre de gauche est creux de rayon extérieur Rig et de rayon intérieur Rint .

3 5. . . . . .5 Cas classique de la poutre console . . . . .4 5. . . . . On étudiera évidemment les cas classiques de chargement (poutre console. . Poutrelle métallique chargée uniformément . . . . Sommaire 5. . . . . . .2 5. .TD 5 Sollicitation élémentaire : la flexion On considère des poutres soumises à de la flexion. . . . . . 36 36 37 39 40 « Couple. . . poutre soumise à une effort en son milieu).Romancier et traducteur français TD de Dimensionnement des Structures 35 . . . . . . Poutre simplement appuyée soumise à un effort en son milieu . . . . Montage d’essai de flexion . . . . . . . . . . . au sens mécanique du mot : système de forces parallèles et de sens contraires» Pierre Baillargeon . . . . . . . . . .1 5. . . . . . . . . . . . . . . . . Vanne-wagon d’un barrage . . Les études proposées reprendront certaines configurations vues lors d’exercices précédents. . . . . . . .

de largeur b de hauteur h (cf. 5. y F O z x A L Figure 5. déterminer son expression. Un telle poutre est appelée poutre console : elle est encastrée à une de ses extrémités et soumise à une charge concentrée à l’autre. Intégrer cette équation et en utilisant les conditions aux limites.2 – Les deux cas de sections à étudier 3 ˚ ) Déterminer l’équation de la déformée v (x) de la poutre. On considère 36 TD de Dimensionnement des Structures . On étudiera plus particulièrement le cas où la section est circulaire de diamètre d et le cas où la section est rectangulaire.5.2 Poutre simplement appuyée soumise à un effort en son milieu Un autre cas couramment utilisé est le cas d’une pièce mécanique soumise en son milieu à un effort concentré. y y G x z diamètre d = 2 r rayon r h G b x z Figure 5.Sollicitation élémentaire : la flexion 5.1 Cas classique de la poutre console On rencontre dans de nombreux systèmes le cas d’une pièce mécanique sollicitée en flexion qui peut se modéliser par la figure 5. figure 5.1 – Cas d’une poutre console 1 ˚ ) Déterminer le torseur des efforts intérieurs dans toute section droite de la poutre 2 ˚ ) On suppose que l’on néglige les contraintes de cisaillement.3. Un exemple est donné sur la figure 5.2). Déterminer les contraintes normales et trouver leur maximum.1. En déduire sa valeur maximale.

4 ˚ ) Comment peut-on retrouver ce dernier résultat à partir de l’exercice précédent (cas de la poutre console) ? 5. Le chargement extérieur est celui d’une pression linéique constante répartie sur toute la longueur L = 10 m de la poutre telle que la pression linéique soit de p = 10 N m−1 . On supposera que la section est circulaire de diamètre d.− →P outre) = pL → − y 2 → − 0 A 1 ˚ ) Calculer le torseur des efforts intérieurs et tracer en fonction de l’abscisse x. TD de Dimensionnement des Structures 37 .5.− = → − →P outre) 0 O – En A : T(Ext. Intégrer cette équation et en utilisant les conditions aux limites.3. L’étude statique a permis de déterminer les actions dans les liaisons en O et en A: – En O : pL → − y 2 T(Ext.3 Poutrelle métallique chargée uniformément On reprend l’exemple de la poutrelle métallique (figure 5. déterminer son expression. L y L/2 F O z A x Figure 5. 2 ˚ ) On suppose que les contraintes tangentielles sont négligeables.5.4. et en particulier la valeur maximale de celles-ci. Poutrelle métallique chargée uniformément alors le modèle présenté sur la même figure. les diagrammes des composantes non nulles du torseur des efforts intérieurs.3 – Cas d’une poutre simplement appuyée 1 ˚ ) Déterminer le torseur des efforts intérieurs dans toute section droite de la poutre. On rappelle que la section droite de la poutre est un profilé en H dont les caractéristiques géométriques sont données sur la figure 5. Déterminer les contraintes normales et trouver leur maximum. 3 ˚ ) Déterminer l’équation de la déformée v (x) de la poutre. 2 ˚ ) On suppose que l’on néglige les contraintes de cisaillement. déterminer alors les contraintes normales. En déduire sa valeur maximale.4) dont le modèle est donné sur la figure 5.

Sollicitation élémentaire : la flexion y h e G x z b Figure 5.5 – Modélisation de la poutrelle 38 TD de Dimensionnement des Structures .4 – Poutrelle et section L=10 m y p=10 N.5.m-1 O z A x Figure 5.

En effet les critères de dimensionnement à appliquer permettent de minimiser le gaspillage de matière.4 Vanne-wagon d’un barrage On rappelle la modélisation choisie pour l’étude d’une nervure d’une vanne– wagon sur la figure 5. on souhaite réaliser des poutres à isocontraintes normales.6. on négligera l’influence de l’âme et on supposera que e h. 4 ˚ ) Pour des raisons d’économie. pour le profilé en H. 5 m. Pour le calcul du moment quadratique de la section en H.m−3 et L = 1.s−2 . Lors de la réalisation de l’Université Pierre et Marie Curie. 5 ˚ ) En déduire alors. B A Partie immergée 2L / 3 − 2L2 ρge→ y 9 3 → − 4L ρge z 81 O y O Figure 5.5. Vanne-wagon d’un barrage N.B. on a calculé les poutres supports en respectant la règle précédente. ρ = 1000 kg. On a donc été amené à construire des poutres à section évolutive.4. 3 ˚ ) Déterminer l’équation de la déformée v (x) de la poutre et calculer sa valeur maximale. 5.− →P outre) = On rappelle que : g = 10 m. Déterminer l’expression de la contrainte normale dans ce cas. la hauteur h de la section en un point courant. si l’on suppose que la largeur b et l’épaisseur de la semelle e sont constantes. TD de Dimensionnement des Structures 39 z x L/3 . On reprend donc le problème précédent en supposant que la hauteur h du profilé est maintenant une fonction de l’abscisse x.6 – Modélisation d’une nervure L’étude statique a permis de déterminer le torseur des actions mécaniques transmissibles par la liaison en O : T(Ext.

l’étude statique de la poutre).Sollicitation élémentaire : la flexion 1 ˚ ) Déterminer le torseur des efforts intérieurs puis tracer. 2 ˚ ) Calculer la contrainte normale et déterminer sa valeur maximale. 3 ˚ ) Déterminer la déformée de l’éprouvette et calculer sa valeur maximale. les diagrammes des composantes non nulles du torseur des efforts intérieurs.5 Montage d’essai de flexion On rappelle la modélisation de l’éprouvette proposée sur la figure 5.7 – Modélisation de l’éprouvette – En A : T(Ext. Dimensionner alors la section de l’éprouvette. Est-il possible de négliger l’influence de la contrainte tangentielle devant la contrainte normale ? 3 ˚ ) Déterminer la déformée de la nervure de la vanne-wagon et calculer sa valeur maximale.7. 5.5. Le système étant symétrique. Les efforts extérieurs appliqués à l’éprouvette sont les suivants : L=70 cm y F = 500 N L/4 F = 500 N L/4 C A x B O z Figure 5. et que la section est rectangulaire (largeur b. On suppose que le matériau est un aluminium de limite d’élasticité Rp à laquelle on associe un coefficient de sécurité s. on suppose que les efforts appliqués sur l’éprouvette le sont aussi. On supposera que la section est carrée de côté e = 2 cm. les diagrammes des composantes non nulles du torseur des efforts intérieurs (on effectuera. hauteur h).− →P outre) – En B : T(Ext. 40 TD de Dimensionnement des Structures . en fonction de l’abscisse x. 2 ˚ ) Calculer les contraintes normales et tangentielles.− →P outre) = = − −F → y → − 0 − −F → y → − 0 A B 1 ˚ ) Déterminer le torseur des efforts intérieurs et tracer. si celà est nécessaire. en fonction de l’abscisse x.

. . . . . . . . Étude d’une barre de section rectangulaire Cylindre de laminoir . . . . . . . .TD 6 Concentrations de contraintes On considère des poutres en prenant en compte leurs géométries réelles. . .4 Étude d’une éprouvette d’aluminium . . . . . . . . . . . . . . . Différentes sollicitations sont revisitées en prenant en compte les accidents géométriques à l’aide des coefficients de concentration de contraintes. . . . . Dimensionnement d’une chape . . Ne prouve rien. . . . . . .1 6. . . Sommaire 6.» Gustave Flaubert .2 6. . . . Le dimensionnement avec les critères usuels est alors étudié. . .Écrivain français TD de Dimensionnement des Structures 41 .3 6. . . . 42 43 45 46 « Diplôme : signe de science. .

19 0.4 4 0.27 0.5 0.5 3.9 1 1.9 1 d/D Figure 6. celle-ci reste dans le domaine élastique avec Rp = 360 M P a.11 0. de telle sorte que si l’on applique sur l’éprouvette une force N = 90 000 N .6.8 0.29 4.09 0. r N D d N t e Figure 6.7 0.1 Étude d’une éprouvette d’aluminium On considère une éprouvette d’aluminium avec deux entailles à fond semi-circulaire dont les dimensions sont données sur la figure 6.1 – Éprouvette entaillée Les dimensions de l’éprouvette sont les suivantes : D = 60 mm.1.17 5.23 0.15 0.1 1. Kt 6 0. Le paramètre r est celui qu’il faut déterminer.5 0.5 2 3 2 4 5 10 1.13 0.5 r/t 0. 1 ˚ ) A partir de l’abaque donné sur la figure 6.5 1 0.07 0.6 0.7 0.5 0.25 0.6 0.4 0.5 3 2.05 0. e = 10 mm et t = 5 mm. déterminer la valeur de r.Concentrations de contraintes 6.8 0.2 – Abaque d’une plaque entaillée 42 TD de Dimensionnement des Structures .2.21 5 0.03 0.

de telle sorte que : Tint = − P→ x → − 0 G Les dimensions de la chape sont données sur la figure 6. en considérant éventuellement plusieurs cas pour les points B et C . on donnera l’expression de la contrainte nominale. En déduire le point à prendre en compte pour le dimensionnement. R A r1 ø1 ø2 P P B r2 a ø3 C ø 1 = 130 mm ø 2 = 100 mm ø 3 = 98 mm R a r1 r2 = 76 mm = 48 mm = 5 mm = 12 mm Figure 6. 2 ˚ ) Déterminer les coefficients de concentration de contraintes associés à chacun des accidents géométriques. Quels sont les accidents géométriques à prendre en compte pour chacun de ces points (on se référera aux abaques de la figure 6.3 – Chape étudiée 1 ˚ ) Les concentrations de contraintes conduisent à une étude plus précise pour les points A.3 et P = 500 000 N . On conservera le plus grand coefficient de concentration de contraintes si celà est nécessaire.6. B . B .2 Dimensionnement d’une chape On s’intéresse au dimensionnement d’une chape située à l’extrémité d’une tige de vérin. Justifiez le fait qu’on s’intéresse à chacun de ces trois points. et C . C . La sollicitation principale à laquelle est soumise la tige du vérin est de la traction.2. TD de Dimensionnement des Structures 43 . 3 ˚ ) Calculer les contraintes réelles pour chacun des points A.4) ? Pour chacun. Dimensionnement d’une chape 6.

07 0.10 0.80 1.20 0.00 4.9 d /D 1 d /D r P D d P P D r d P t t e Figure 6.00 10.80 1.16 0.6.8 d /b Kt 6 0.00 0.60 0.20 0.00 2.09 0.00 8.07 0.08 0.7 0.8 0.40 0.04 0.60 0.03 r /t 0.7 0.2 0.6 0.30 0.18 0.3 0.00 4.40 0.5 0.6 0.14 0.00 4 4 3 3 2 2 1 1 0.05 0.10 0.08 0.00 2.5 0.7 0.02 5 Kt r /t 0.50 0.00 3.4 0.4 – Différents abaques de Kt 44 TD de Dimensionnement des Structures .4 0.1 0.06 0.00 6.12 0.6 0.14 0.4 0.18 0.03 0.12 0.00 10.09 0.05 0.8 0.50 0.04 5 0.Concentrations de contraintes Kt 6 b P 5 d a 4 P 3 2 1 0 0.9 1 6 0.16 0.06 0.5 0.30 0.

3 ˚ ) Pour faire passer un câble de fixation. L=10 m L/3 y F= 500 N p=10 N.m-1 O z A x Figure 6. Tracer les diagrammes de l’effort tranchant et du moment fléchissant.5. Étude d’une barre de section rectangulaire 6. 6 cm.3. y r z D t d e x Figure 6.6.5 – Modèle de la barre 1 ˚ ) Déterminer le torseur des efforts intérieurs.3 Étude d’une barre de section rectangulaire On considère une barre dont le modèle est donné sur la figure 6. déterminer le coefficient de sécurité. Les dimensions caractéristiques de cette entaille sont données entaille en x = L 3 par r = 2 mm et t = 0. En déduire en particulier la valeur du moment fléchissant maximal.684Kp )2 + 1 (1.622Kq )2 +1 Calculer le coefficient de concentrations de contrainte et conclure sur le dimensionnement de la barre. et en supposant que l’on utilise un matériau de limite élastique pratique Rp = 370 M P a. sa largeur e = 2cm. TD de Dimensionnement des Structures 45 .6 – Caractéristiques de l’entaille On peut calculer la valeur du coefficient de concentration de contraintes associé à cette entaille en flexion à partir des formules suivantes : Kt = avec Kp = d 1 t D + 1 − 1 et Kq = r d r1− D t 1 1 (0. La hauteur de la barre est notée h = 6 cm. on ajoute à la barre précédente une . 2 ˚ ) Calculer la valeur de la contrainte maximale.

Figure 6.9 des expressions de la flèche et de sa dérivée pour un chargement paramétré par α.7). on adopte la modélisation proposée sur la figure 6.8 – Modèle d’étude 1 ˚ ) Écrire le Principe Fondamental de la Statique appliqué à la poutre.4 Cylindre de laminoir On s’intéresse à un cylindre de laminoir à tube (figure 6. 46 TD de Dimensionnement des Structures . Est-il possible de déterminer les inconnues statiques ? 2 ˚ ) On donne sur la figure 6.7 – Laminoir à tube y F O z x 2L / 3 L/3 Figure 6. En décomposant le problème initial en deux sous problèmes de flexion dont l’un est soumis à l’effort F et l’autre à un effort inconnu. 4 ˚ ) Calculer le moment fléchissant et en particulier le point où il est maximum.6. 3 ˚ ) Déterminer alors les actions mécaniques extérieures dues aux liaisons.Concentrations de contraintes 6. Compte tenu des différents roulements utilisés pour le montage de l’arbre principal et des efforts extérieurs dus au tube à laminer.8. déterminer la flèche à l’extrémité de la poutre par superposition de ces deux problèmes.

x 2 ( 3 α – x ) 6E I P C à B : v = – ----------.α 2 2E I P α2 v‘ B = – ------------2E I P A C B α −α Figure 6.4. On donne : √ β cos( 2 ) (β ) Kt = K t avec Kt = et Kp = d t D 1 + 1 − 1 et Kq = r d r1− D t 1 1 (0.x 2 ( 3 x – α ) 6E I P v B = – ----------. β est t 2 l’angle du cône de raccordement entre les deux diamètres (mesuré à partir de la verticale sur le plan). Cylindre de laminoir P A à C : v = – ----------. On prendra r = 0.x ( 2 α – x ) 2E I v‘ A = 0 P C à B : v‘ = – ----------.9 – Formulaire 5 ˚ ) Indiquer où vont se situer les concentrations de contraintes. et calculer le coefficient de concentration de contraintes. 3 et les autres dimensions seront mesurées sur le plan.6.α 2 ( 3 – α ) 6E I P A à C : v‘ = – ----------.715Kp )2 + 1 (2Kq )2 +1 TD de Dimensionnement des Structures 47 .

.

. . . .» Aristote . .2 7. . . . . . 50 51 53 « Le commencement de toutes les sciences. . . . . . . . . . .TD 7 Flambement On s’intéresse à différentes poutres dont les conditions aux limites varient.Philosophe grec TD de Dimensionnement des Structures 49 . . . . .3 Étude d’une machine d’essai de traction . . . . . . . . . c’est l’étonnement de ce que les choses sont ce qu’elles sont. . .1 7. . . . . . . . . . . . . Sommaire 7. . . . Bilan . . Le but est de balayer l’éventail classique des valeurs de charges critiques et de construire un tableau résumant les résultats obtenus. . Étude d’un vérin hydraulique . . . .

on peut mesurer le déplacement de la traverse par la mesure du nombre de tours des vis à billes (modélisées par les deux poutres B ) sur lesquelles est montée la traverse.1 – La machine étudiée On propose sur cette même figure un modèle d’étude constitué de l’assemblage de plusieurs poutres : – deux barres latérales notées B de section S b .7.1. en flexion IGz → − L’axe z est perpendiculaire au plan de la figure. On notera ∆T le déplacement maximal de la traverse.1 Étude d’une machine d’essai de traction On considère une machine d’essai de traction de laboratoire dont une photographie est donnée sur la figure 7. de longueur L. Sur cette machine. de moment quadratique en flexion IGz et t de module d’Young E . – une éprouvette notée E de longueur l. de section S e . ∆B celui des barres et ∆E celui de l’éprouvette. T E B h B H L Figure 7. de moment quadratique e et de module d’Young E e . 3 ˚ ) Calculer les déplacements maximaux dans chacune des poutres du système en fonction de l’effort N et des caractéristiques géométriques et matériau de chacune des poutres. t – une traverse notée T . 50 TD de Dimensionnement des Structures . 4 ˚ ) Quelle relation relie les différents déplacements calculés précédemment ? Conclure sur la pertinence d’une mesure de d’allongement sur l’éprouvette à partir de la mesure du nombre de tour des vis à billes. Déterminer les sollicitations dans toutes les poutres du système.Flambement 7. de hauteur H et de module d’Young E b . 1 ˚ ) On suppose que l’éprouvette est soumise à un effort de compression N . 2 ˚ ) Représenter une allure de la déformée du système constitué des différentes poutres.

1 ˚ ) Tracer une allure de la déformée flambée de la poutre TD de Dimensionnement des Structures 51 O z h . Un des critères de dimensionnement à prendre en compte pour le choix d’un vérin est le flambement de la tige.2 – Éprouvette en compression Tracer une allure de la déformée flambée de la poutre 6 ˚ ) Déterminer l’équation vérifiée par la flèche et écrire les conditions aux limites. modèle de la figure 7.6 – tige totalement rentrée.7. du module d’Young E e et du moment quadratique de la section IGz 7. on répondra aux questions suivantes pour chaque configuration. modèle de la figure 7. On souhaite vérifier qu’elle ne risque pas de flamber au cours de l’essai.2. Pour chacune des configurations proposées.7. on adopte le modèle proposé sur la figure 7. Pour celà. 7 ˚ ) Calculer la valeur de la charge critique en fonction de l’effort N . On retrouve en effet dans de nombreux catalogues de constructeurs des graphes permettant de valider le critère de non flambement de la tige (voir figure 7.4). on propose de mener une étude permettant de déterminer la valeur de la charge critique d’Euler. Étude d’un vérin hydraulique 5 ˚ ) L’éprouvette est soumise à de la compression. – tige à moitié rentrée et guidée à son extrémité.5.3 – Plan du vérin hydraulique Nous allons ici nous intéresser à la détermination de la charge critique de flambement de la tige dans diverses configurations : – tige totalement sortie et non guidée à son extrémité : modèle de la figure 7. Pour celà.2 Étude d’un vérin hydraulique La figure 7.2 y A x N Figure 7.3 représente un vérin hydraulique. de la lone gueur h. Figure 7.

7.5 – Tige totalement sortie z Figure 7.6 – Tige à moitié rentrée 52 O O z A L y L/2 A x F L TD de Dimensionnement des Structures .4 – Extrait du catalogue ROEMHELD 2 ˚ ) Déterminer l’équation vérifiée par la flèche et écrire les conditions aux limites.Flambement Palier à rotule Valeurs limites pour course et pression de fonctionnement pour des efforts de flambage 1200 1100 1000 900 Course [mm] 800 700 600 500 400 300 200 100 0 0 50 Ø 80 Ø 63 Ø 50 Ø 40 piston Ø 32 piston Ø 25 100 150 200 Pression [bars] Figure 7. 3 ˚ ) Calculer la valeur de la charge critique en fonction de l’effort F . de la longueur L. du module d’Young E et du moment quadratique de la section IGz y F x Figure 7.

Bilan y A x F Figure 7. remplir le tableau 7.7.1 – Bilan des valeurs de charges critiques 2 ˚ ) Justifier certaines valeurs du coefficient µ sans faire aucun calcul.3.7 – Tige totalement rentrée 7. F F F F F A A L A A L A L L x L/2 x x x y y z z y y z µ=1 µ= µ= µ= z y µ= Table 7.3 Bilan On propose de résumer les différents résultats dans le tableau ci-dessous.1. On suppose que la charge critique de flambement s’écrit sous la forme : Fc = π 2 EIGz (µL)2 1 ˚ ) À partir des résultats des exercices précédents. TD de Dimensionnement des Structures z x L O O O z L O O O 53 .

Flambement 54 TD de Dimensionnement des Structures .7.