Théodore BOTREL (Dinan 1868-Pont-Aven 1925) La Paimpolaise, Fleur de blé noir, Kénavo, et tant d’autres l’ont

rendu célèbre. Créateur de la fête des Fleurs d’ajonc à Pont-Aven, du pardon des Fleurs de blé-noir à Dinan, ce fils d’un breton du pays gallo et d’une alsacienne, Jean-Baptiste « Théodore » Marie Botrel naît le 14 septembre 1868 à 3 h du matin, rue de la Mittrie, à Dinan. Il Ses parents sont Jean-Baptiste, 28 ans, valet de chambre, et Marie-Alexandrine Fechter 33 ans, femme de chambre. Jean-Baptiste Botrel est né le 24 avril 1840, à Broons, de Jean, et de Françoise, dite « Fanchon », Joubeaux, native de Quédillac (35). Il est l’aîné des huit enfants qui se succèdent de 1840 à 1848. Le couple vit plus tard à Quédillac. Jean le maréchalferrant y décède en 1869. Françoise s’installe au Parson, sans doute pour se rapprocher de son frère Armand Joubeaux, cultivateur à Saint-Méen-le-Grand. La branche Botrel est costarmoricaine, souchée à Broons et Trémeur, puis à Mégrit au XVIIe siècle. Les Joubeaux sont tous depuis des générations à Quédillac. Marie-Alexandrine Fechter, la mère, est alsacienne, née à Wasselonne (Bas-Rhin). Le grand-père maternel Michel Fechter, né le 16 octobre 1792, à Nordhausen, est recensé dans la base des Médaillés de Sainte-Hélène (brevet 71742). Il est hussard au 9e régiment des hussards du 2 février 1813 au 5 juin 1815. Il est dit domicilié de Marlenheim arrondissement de Strasbourg. Michel est gendarme lors de son mariage, le 30 décembre 1828, à Strasbourg, avec Marie-Sophie Kling, fille de vigneron. La permission de mariage a été donnée par le chef d’escadron commandant la gendarmerie du Bas-Rhin. Il décède le 8 janvier 1866, chez son gendre Aloïs Heid, 33 ans, aubergiste. Les alsaciens Fechter et Kling, familles de Strasbourg, Nordhausen, Marlenheim se sont unis à des Klein, Schwab, Fritsch au fil des générations. Elevé par sa grand-mère à Saint-Méen-le-Grand Auparavant domiciliés 40 avenue de Suffren, à Paris, les parents de Théodore Botrel se marient le 4 avril 1868 en mairie du 15e arrondissement. C’est donc entre ces deux dates que Jean-Baptiste est rentré "au pays". Après la naissance, les parents regagnent la capitale. Le petit Théodore, lui, grandit au Parson en Saint-Méen-leGrand chez sa grand-mère "Fanchon". Il va rejoindre ses parents en 1875, où son frère Jules est né en 1872. La famille vit au 12 rue Roquépine, dans le 8e arrondissement de Paris. Le 20 mai 1891, Théodore épouse la luxembourgeoise Hélène Lutgen en mairie du 9 e arrondissement. Au moment du mariage, il est employé aux PLM et vit chez ses parents rue de Miromesnil. La mariée vit avec sa mère rue Mogador. Elle l’accompagnera dans sa carrière artistique et se produira avec lui sous le nom de Léna Botrel. Son père meurt des suites d'un accident En 1899 Jean-Baptiste et Marie-Alexandrine vivent au 19 rue d’Anjou, tel que l’atteste le registre des décès de la mairie du 8e arrondissement. Le père de famille meurt le 8 octobre à 8 h du matin au 208 boulevard Saint-Honoré (ancien hôpital Beaujon). La déclaration est faite par deux des employés, Edouard Jacob 52 ans et François Schick, 32 ans, le lendemain à 1 h du matin. Un entrefilet dans Le Petit

Parisien n° 8382 du 10 du même mois, indique à la page 3 « Il y quelques jours, M. Jean-Baptiste Botrel, le père du chansonnier breton, était renversé par un tramway, boulevard Malesherbes. Il avait eu une jambe écrasée. Le blessé est mort, hier matin, à l’Hôpital Beaujon. » (Théodore est déjà célèbre et a reçu en 1898 le prix Montyon de l'Académie Française.) Le 3 juin 1901, Théodore est présent en mairie de Dinan, et premier témoin au mariage de son frère Jules, avec leur cousine commune Marie-Constance Joubeaux, petite-fille de Mathurin-Alexis, un des frères de la grand-mère "Fanchon". Au recensement de 1906, Jules Botrel et Marie-Constance sont libraires rue de l'Apport, à Dinan. Centre généalogique des Côtes-d’Armor

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