c Christophe Bertault - MPSI Dérivabilité

Exercice 1
Déterminer le nombre de zéros dans R des fonctions polynomiales :
1) x −→ x
5
−x
3
+ 1. 2) x −→ 4x
3
−18x
2
+ 24x −9.
Exercice 2
Soient f : I −→R, m : I −→R et M : I −→R trois fonctions et a ∈ I.
On suppose que :
_
_
_
– m(x) f(x) M(x) au voisinage de a,
– m(a) = f(a) = M(a),
– m

(a) = M

(a).
Montrer qu’alors f est dérivable en a et que f

(a) = m

(a) = M

(a). Ce résultat est
parfois appelé le théorème du sandwich.
Exercice 3
1) Soit P ∈ R[X] un polynôme 1-périodique, i.e. tel que P(X+1) = P(X). Montrer
que P est constant.
2) Généraliser au cas où P ∈ C[X].
Exercice 4
Soient f : [0, a] −→ R et g : [0, a] −→ R deux fonctions continues sur [0, a], dérivables
sur ]0, a] et telles que f(0) = g(0) = 0.
1) Pour tout x ∈ ]0, a], appliquer à la fonction t −→ f(x)g(t) −f(t)g(x) le théorème
de Rolle.
2) En déduire que si lim
x→0
f

(x)
g

(x)
existe, alors lim
x→0
f(x)
g(x)
existe aussi et ces deux limites
sont égales. Ce résultat est appelé la règle de L’Hôpital.
Exercice 5
1) a) Soit P ∈ R[X]. On suppose ∂˚P 2 et P scindé sur R à racines simples.
Montrer qu’alors P

est aussi scindé sur R à racines simples.
b) Même question, mais sans la précision « à racines simples ».
2) Applications :
a) Soit P ∈ R[X] scindé sur R à racines simples. Montrer que P ne peut posséder
deux coefficients consécutifs nuls.
b) Soient λ1, λ2, . . . , λn ∈ R distincts. Montrer que les racines du polynôme
λ
2
+
n

k=1
(X −λ
k
)
2
sont simples pour tout λ > 0.
Exercice 6
Soit α ∈ ]0, 1[.
1) Montrer que pour tout n ∈ N

:
1 −α
(n + 1)
α
(n + 1)
1−α
−n
1−α

1 −α
n
α
.
2) En déduire un équivalent de
n

k=1
1
k
α
lorsque n tend vers ∞.
Exercice 7
Soit f : R+ −→ R une fonction continue sur R+ et dérivable sur R

+
, telle que
lim

f = f(0). Montrer que f est bornée sur R+ et que f

s’annule sur R

+
.
Ce résultat est bien sûr une extension du théorème de Rolle.
Exercice 8
1) On note f la fonction x −→
e
x
x + 2
définie sur R+.
a) Montrer que ]0, 1[ est stable par f.
b) Montrer qu’il existe un unique α ∈ ]0, 1[ tel que
e
α
α + 2
= α.
2) Soit u0 ∈ ]0, 1[. On note (un)
n∈N
la suite définie pour tout n ∈ N par :
un+1 =
e
un
un + 2
. Montrer que pour tout n ∈ N : |un −α|
_
2e
9
_
n
, puis que
la suite (un)
n∈N
converge vers α.
Exercice 9
Soit u0 ∈ [0, 1]. On note (un)
n∈N
la suite telle que pour tout n ∈ N : un+1 =
e
un
e
un
+ 1
.
1) Montrer que (un)
n∈N
est à valeurs dans [0, 1].
2) Montrer qu’il existe un unique α ∈ R tel que
e
α
e
α
+ 1
= α, et que α ∈ [0, 1].
3) Montrer que pour tout n ∈ N : |un − α|
_
1
4
_
n
, puis que la suite (un)
n∈N
converge vers α.
Exercice 10
Soit a ∈ R. Calculer les dérivées successives de la fonction x −→
1
a +x
.
Exercice 11
Donner une expression simple des dérivées successives des fonctions sinus et cosinus.
Exercice 12
Soit n ∈ N

. Calculer la dérivée n
ème
de la fonction x −→ x
n−1
ln(1 +x) sur ] −1, ∞[.
Exercice 13
Soit n ∈ N. On note fn la fonction x −→ x
n
e
1
x
définie sur R

+
.
Montrer que pour tout x ∈ R

+
: f
(n+1)
n
(x) =
(−1)
n+1
x
n+2
e
1
x
.
Exercice 14
On note f la fonction x −→
1
1 +x
2
définie sur R. Montrer qu’il existe, pour tout n ∈ N,
une fonction polynomiale Pn telle que pour tout x ∈ R : f
(n)
(x) =
Pn(x)
(1 +x
2
)
n+1
.
1
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Exercice 15
Montrer que pour tout n ∈ N

et pour tout x ∈ R :
Arctan
(n)
(x) = (n −1)! cos
n
Arctan x ×sin
_
n
_
Arctan x +
π
2
__
.
Exercice 16
Montrer que la fonction x −→ x
2
ln x, définie sur R

+
, est prolongeable en une fonction
de classe C
1
sur R+ tout entier.
Exercice 17
Soit f ∈ C
2
(R+, R) telle que f

(0) = 0. Montrer qu’il existe une fonction g ∈ C
1
(R+, R)
telle que pour tout x ∈ R+ : f(x) = g(x
2
).
Exercice 18
1) Soit f ∈ C
3
_
[a, b], R
_
. On note A l’unique réel pour lequel :
f(b) = f(a) +
b −a
2
_
f

(a) +f

(b)
_

(b −a)
3
12
A
et ϕ la fonction x −→ f(x) −
_
f(a) +
x −a
2
_
f

(a) +f

(x)
_

(x −a)
3
12
A
_
.
Montrer, en étudiant les zéros de ϕ et de ses dérivées successives, que pour un
certain c ∈ ]a, b[ : f(b) = f(a) +
b −a
2
_
f

(a) +f

(b)
_

(b −a)
3
12
f
(3)
(c).
2) Soient f ∈ C
2
_
[a, b], R
_
et n ∈ N

. Pour tout k ∈ 0, n, on pose x
k
= a+k
b −a
n
.
a) Montrer que pour tout k ∈ 0, n −1, il existe c
k
∈ ]x
k
, x
k+1
[ :
_
x
k+1
x
k
f(t) dt =
b −a
2n
_
f(x
k
) +f(x
k+1
)
_

(b −a)
3
12n
3
f
′′
(c
k
)
et interpréter géométriquement.
b) Pourquoi |f
′′
| est-elle majorée sur [a, b] ? Montrer que si M est un majorant
de |f
′′
| sur [a, b] :
¸
¸
¸
¸
¸
_
b
a
f(x) dx −
b −a
n
_
f(a) +f(b)
2
_

b −a
n
n−1

k=0
f(x
k
)
¸
¸
¸
¸
¸

(b −a)
3
M
12n
2
.
Exercice 19
Soit f ∈ C
n
_
[a, b], R
_
. On suppose que f s’annule sur [a, b] en au moins n points distincts
a1, a2, . . . an avec a1 < a2 < . . . < an.
1) Soit x ∈ [a, b] distincts de a1, a2, . . . , an.
On pose A =
f(x)
(x −a1)(x −a2) . . . (x −an)
.
On note ϕ la fonction t −→ f(t) −A(t −a1)(t −a2) . . . (t −an).
Montrer, en étudiant les zéros de ϕ et de ses dérivées successives, que pour un
certain c ∈ ]a, b[ : f(x) = (x −a1)(x −a2) . . . (x −an)
f
(n)
(c)
n!
.
Ce résultat est bien sûr encore vrai si x est l’un des réels a1, a2, . . . , an.
2) Pourquoi
¸
¸
f
(n)
¸
¸
est-elle majorée sur [a, b] ? Montrer que si M est un majorant de
¸
¸
f
(n)
¸
¸
sur [a, b], alors pour tout x ∈ [a, b] :
¸
¸
f(x)
¸
¸

M
n!
n

k=1
|x −a
k
|.
Exercice 20
1) Soient f ∈ C
n+1
(I, R) et a, b ∈ I.
a) Montrer que pour un certain c ∈ I :
f(b) =
n

k=0
f
(k)
(a)
k!
(b−a)
k
+
f
(n+1)
(c)
(n + 1)!
(b−a)
n+1
(égalité de Taylor-Lagrange).
b) Pourquoi
¸
¸
f
(n+1)
¸
¸
est-elle majorée entre a et b ? Montrer que si M est un
majorant de
¸
¸
f
(n+1)
¸
¸
entre a et b, alors :
¸
¸
¸
¸
¸
f(b) −
n

k=0
f
(k)
(a)
k!
(b −a)
k
¸
¸
¸
¸
¸

|b −a|
n+1
(n + 1)!
M (inégalité de Taylor-Lagrange).
2) Application : Montrer que pour tout x ∈ R :
e
x
=

k=0
x
k
k!
, sin x =

k=0
(−1)
k
x
2k+1
(2k + 1)!
et cos x =

k=0
(−1)
k
x
2k
(2k)!
.
2

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