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Ta _/AARTARINADES on doit 4 M. Ludovic Heléryedo VAcadémio 4%, trangaiso? dont ehacun connait lo manque ricur et vanto’ lo désopilant esprit, eo vers d'un rXythine ot d'une sdinirahlo prosodio, quioublia fanville. a Go vors est devenu la deviso des bons esprits dn ca tomps, ot Yon rencontre, par les rues ct nar los boulevards, den gens & faces dovlourcu- 3e3, au-dossua desquola somblo planor 'ango du suicldo, gui s’écrient, en so tordant tes bras: . & Vnlln nous avons, Tartarin sur tes lyes’ do Mi. Alphonse baudet. : de nin wah pO MM. Alphonse’ Doudet avait jusqn’ mauiiles bickens, Goneourt, Zola, Jaurdbas, itimite Chavelte; Non pas Uhavelie des Pelifes Comedies die vice,!taain Ve Chavetle quelcongie, 16 sous-Chavetto des, neu, tious #bpiecers et des corps-de-garde. Jadis, 2 Miprrait pout tout Jo monde ; maintenant, it ae Tr ylns que paur es commis-vovageurs. It Ra Lplus, A razole. M. Alphonse Daudet sen est Tie dang los Alpes, eX, devant lo terrible ot Formidable spectuclo dp Ta montagne, i seat wis Proulter de rire, <6 co rire, ainsi quo diseat jot Qonoontt de ce Piro Maut'do Ia grandeur de Leareceur-deta pudanre de la sainteté, do. te chiajeste, do In’ pocsie de toutes choses: “haton desi jouir du has plaisir Je ces hommes Ey plouse qui, au Jardin des Plantes, s'amusent hcracher sur fa beauté des betes ot la royaute des lone, » Les nevés of pousse la (visto fleur Tedolwels ne fui ont inspind que des, plaisante- vies do gurroche provencal ; dovant Jes glaciors fe Grindelwald, it a {ait des mots; devant te Xonttlane. il vest torda. Abt Ja ‘natura. sait rarer Ub ai langage & eo eceur do potte, i ectle guner tadate quorne range pas la lepre du pes Siuisme! Ta gu tes auteds stémeuvent et pov Feut, E1of tes botes ellos-mémes restont graves EUsongeuses, par Vobscur sentiment, par Ie ros~ pect ineonseient qureties ont du mystire ot do 1a Tenuate des closes, M. Alphonse Rraudet, Tui, so dahoutyane to. vetitre et 60 tient Jes cdtex. Jo to fois Dienlot, de Tartarin en Tartacin, cabrioler Jevant les soleits couchants, onvoyer des pieds~ dene? aux nitile mélancotiquos, et sur los gre veodevant 1a mer infinio, jeter dos Magues au Jentdu large, qui pouare sur lo dus des Fogues Tonchos do colere les Cpares dea navires perdua, i to fo, jo te yoo de anin gah Auyonn gaig; te foul, je Je veur! os uy sa Fees Hélas! pourtant, qai donc rif aujourd'hui, ot pourquoi rirait-on? Est-eo quo le riro est’ en Barmonio avec le spectaclo do la vioot lex Gva- tativas dela nature. Commo lo demandail M. Paul Bourget aux gais lurons do la critique qui lui Feprochient do penser triste, c'est-k-diro do penser, ost-co que Pascal, La Brayéro, La Ro- Bhofoucauld riaient 1 Est-ce qu'ils riont coux-la qui ont quelque choso dans lo corvean, quelquo Buose dans lo canur, et qui possédont ‘co. privi- lage douloureuz de pénétrer I'humanité, et do constater le.néant du plaisir, de l'amour, do la justice, dit devoir, deJ’effort, Je néant do tout? Govx qui passent dans la vie'sans voir, saus on: tendo, sans comprondro, ceux pour qui los cho- tos resteront éternellemont muoites, los tires Slornellemont inexpliqués, couz-th pouventriro. Mais dequol riont-lls, ot do quit lla rient d'un homme gui tumbo, d'un mari trompé, dan in- Amo, d’un vicillard cass6 en deux qui son va marnjottsnt doa mots sans sulto; fis rient d'un fo0 qui grince des donts,d'un pauyro chien qu'on tourtuonto, ‘d'un mandiaht dont to jon dd~ ré laisso passer un bout Uo chomisosalo, d'un fyrogno qui zigzoguo sur un trottoir ot 20’ fond to créno sur lo coupant d'une pierre. No voilh- Fil poet do quoi so vanter d'8tro gai, puisque 1a gnie($ vient d’uno tristesso, et ‘quo si_un riro Gelato, c'est qu'une larme coulo quelque partt Jai beau écarguillor tos yeux/ Jo n’apercois jamais colte fameuse gafté trancaiso qui est, pourtani, 4.co qu'on dit; uno vertu nationale. Allez dans lo monde et voyer sous le maquillage dos sous la faustolé des allaros dégui- iypocrisio du plaisir, co qui s'agito huis, d'angoissos, d'oflaroments, d'inassou- rissoments. Allez dans la campagn, of chan- tent les oiseaux on immense et calme axur, ot regardez soulement'le visage sombro du paysan qui peine, ponché sur son champ. Allez dans los promenades des dimanctios parisions, monter dans los omnibus, suiver au bois lbs coupés ot nda uy onfoncer los portes des petits appar- la bourgeois ou des h6tels des riches, on- troz'daus les bondoirs parfumés ou dant los tandia immondes of intertuger tous cea dtros mo- “ rosos sur qui paso le lourd fardeau de la vie, of qu'étrelgnoat de Jeurs griffer onfoncées dans 1a chair les chiméres dgAn'passion vaino, do l'aui- dition vaine, do Vaspiration vaine yera pn but do fertune, ou Tn idéal d'amour, op un rove do Justice, Pourquoi voulez-vous done que les écr! ing et-Tes artistes, qui'sont ts des mi- jx sockgux dane Josquels ils vécurent et soul ems roguront dds Smpreaslons directes, par, lorxotxet par esprit, de cette