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MINISTERUL EDUCAŢIEI, CERCETĂRII, TINERETULUI ŞI SPORTULUI

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ANUL II DREPT


SEMESTRUL II

(2013)



FRANCEZĂ JURIDICĂ



Lector univ. dr. Roxana-Monica Haidberg


2
Les obligations

I. Les différentes obligations

Les personnes juridiques n’ont pas seulement des droits. Elles ont aussi des
obligations.
La source des obligations
- Obligations légales
La loi fait naître des obligations légales.
Exemple : obligation de payer des impôts.

- Obligations contractuelles
Le contrat fait naître des obligations contractuelles.
Exemple : dans le contrat de vente, l’acheteur a l’obligation de payer le prix.

- Obligations délictuelles ou quasi délictuelles
Le délit et le quasi-délit font naître des obligations délictuelles et quasi-
délictuelles. Le délit est la faute intentionnelle. Le quasi-délit est la faute non
intentionnelle. Que la faute soit ou non intentionnelle, une personne qui cause à
une autre personne un dommage a l’obligation de le réparer.

Le contenu des obligations
- Obligation de faire
Exemple : obligation de travailler pour le salarié.

- Obligation de ne pas faire
Exemple : obligation de ne pas bâtir sur le terrain du voisin.

- Obligation de donner
Exemple : obligation de livrer pour le vendeur.
3
L’objet des obligations
- Obligation des moyens
On promet à l’autre, non pas d’arriver à un résultat, mais seulement d’utiliser tous
les moyens possibles pour y ariver.
Exemple : un médecin promet à son malade de le soigner (et non pas de le guérir).

- Obligation de résultat
On promet d’atteindre un certain résultat.
Exemple : obligation du transporteur de livrer telle marchandise.

A. Questionnaire
1. Qu’est-ce qu’un délit ?
2. Qu’est-ce que le quasi-délit ?
3. Quels sont les trois sources des obligations ?
4. En quoi consiste le contenu des obligations ?
5. Quel est l’objet des obligations ?
6. En quoi consiste l’obligation des moyens ?

B. Connaître ses obligations
a. Classez les obligations ci-dessous en cochant la bonne réponse.

Obligation
légale contractuelle délictuelle
Vous devez :
1. payer votre loyer
2. indemniser celui que vous avez calomnié
3. payer vos impôts
4. payer votre billet de train
5. régler l’indemnité dans le cas d’une assurance multirisque

4
b. Indiquez si les obligations décrites ci-dessous sont des obligations de moyens ou
des obligations de résultat.

Obligation de ...
moyens résultat
6. Le gardien doit veiller à ce que les voleurs n’entrent pas.
7. La loi oblige chacun d’entre nous à porter secours à toute personne en danger.
8. Un commerçant, en vendant son fonds de commerce, s’est engagé auprès de l’acheteur
à ne pas ouvrir un commerce concurrent dans la même ville.
9. Selon l’ article 678 du Code civil, il n’est pas permis d’ouvrir une fenêtre qui donne
sur un terrain à moins de respecter une distance de 1,90 mètre.

II. Définir une obligation de ponctualité

Des usagers de la SNCF ( Société nationale des chemins de fer français), victimes
des retards de train, demandent réparation à la SNCF. Déboutés en première instance au
motif qu’ils ne rapportent pas la preuve de leur préjudice, ils font appel. Voici ci-dessous
l’arrêt de la cour d’appel.

RESPONSABILITÉ CIVILE
Responsabilité contractuelle. SNCF.
Obligation de ponctualité. Trains de banlieue. Usagers. Préjudice.

C.A Paris, 1-er ch. B, 4 oct. 2006 ; Lochon, Dauvergne, Gruber c/ SNCF
LA COUR :
Considérant que la SNCF reconnaît avoir pour obligation contractuelle d’amener les
voyageurs à destination selon l’horaire prévu, cet impératif de ponctualité figurant à son
cahier de charges ;

5
Que si seuls les titres de transport délivrés pour les trains de grande ligne
comportent la mention de l’heure d’arrivée, les trains de banlieue n’en sont pas moins
tenus de respecter les horaires affichés et diffusés à la clientèle ;

Or considérant que les requérants établissent par la production d’attestations
émanant de la SNCF qu’alors que, selon les horaires diffusés, le trajet séparant les gares
de La Verrière et de Paris-Montparnasse varie selon le nombre de gares desservies entre
31 et 44 minutes, des retards de 15 à 50 minutes ont été enregistrés sur ce trajet durant
onze jours entre le 15 novembre et le 6 décembre 2005 ;

Considérant que pour tenter de les justifier, la SNCF expose dans ses conclusions :
- que les retards constatés les 15 novembre et 1-er décembre avaient pour cause la
nécessité de porter secours à un voyageur, - que les retards des 25 novembre et 6
décembre découlaient d’acte de malveillance « sous la forme de déclenchements abusifs
de signaix d’alarme », - que les retards des 16 et 30 novembre étaient liés aux
intempéries ;

Mais considérant que si la SNCF peut à juste titre souligner l’importance du trafic
des trains de banlieue et donner avec raison la priorité à son obligation de sécurité sur
celle de ponctualité, elle dénonce elle-même, dans une note du 19 janvier 2006 diffusée
aux responsables des réseaux de banlieue Sud-Ouest dont fait partie le trajet litigieux, ces
« trop fréquents retards », en ajoutant : « Notre situation est d’autant moins justifiable que
la plus grande partie des retards est générée par des fautes ou de négligences de notre
personnel » :

Considérant que les retards ainsi reconnus ont nécessairement causé aux usagers un
préjudice ;

Considérant toutefois que Mme Lochon, M. Dauvergne et M. Gruber ne justifient
que du désagrément d’avoir dû prolonger leurs journées de travail pour compenser leurs
retards du matin au cours de la période litigieuse, sans faire état de conséquences plus
6
graves découlant de ces retards, de sorte qu’une indemnité de 300 € pour chacun d’entre
eux apparaît suffisante à réparer ce préjudice ;

PAR CES MOTIFS :
Annule le jugement déféré et condamne la SNCF à payer à Mme Lochon, à M.
Dauvergne et à M. Gruber la somme de 300 € à titre de dommages-intérêts [...].

A. Questionnaire
1. Qui est-ce qui ont demandé réparation à la SNCF ?
2. Pourquoi ont-ils été déboutés en première instance ?
3. A qui appartient l’arrêt du 4 octobre 2006 ?
4. Qu’est-ce qu’un arrêt ?
5. Quelles obligations contractuelles figurent dans le cahier des charges de la SNCF ?
6. Qui sont les requérants ou les demandeurs dans ce procès ?
7. Qui est la société défenderesse ?
8. Dans quelle période a-t-on enregistré de grands retards des trains circulant entre les
gares La Verrière et Paris-Montparnasse ?
9. Comment la SNCF justifie-t-elle ces retards ?
10. Quelles sont les prétentions des voyageurs qui ont acheté leur billet de train ou de bus
concernant les obligations du transporteur ?
11. Comment la SNCF justifie-t-elle les retards des trains du réseau de banlieue Sud-
Ouest ?
12. Quel préjudice ont subi les requérants Mme Lochon, M. Dauvergne et M. Gruber ?
13. Comment la Cour d’appel décide-t-elle de réparer le préjudice subi par les trois
requérants ?
14. A quel titre la somme de 300 € est-elle payée ?

B. Faites le bon choix et marquez la variante correcte :

1. La victime de l’accident de voiture a droit à un ... évalué à 10. 000 €.

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a. dédommagement ; c. intérêt ;
b. préjudice ; d. prime.

2. Les requérants Mme Lochon, M. Dauvergne et M. Gruber attendent ... de la Cour
d’appel.
a. l’appel ; c. la décision ;
b. l’arrêt d. l’attestation.

3. Les obligations de ponctualité et de sécurité de la SNCF sont prévues dans ... .
a. les horaires des trains ; c. le cahier des charges ;
b. les attestations ; d. le titre de transport.

C. La plaidoirie des avocats
Dans leur plaidoirie les avocats reprennent, en les développant, des arguments déjà
mentionnés dans leurs conclusions écrites. Écoutez un passage de la plaidoirie de maître
Isabelle Campion, avocate des trois usagers de la SNCF, et complétez le texte ci-dessous,
extrait de ses conclusions écrites.

L’obligation de (1) ........... de la SNCF découle de deux documents (2) .................. :
- Elle se trouve en premier lieu inscrite dans le (3) .................................. . L’article (4)
...... de ce document prévoit en effet que la SNCF, entreprise (5) ................., doit
« exploiter les services ferroviaires sur le réseau dans les meilleures conditions de
sécurité, d’accessibilité, de (6) ............ et de (7) ............ ».
- Cette obligation découle en second (8) ......... du ............................. lui-même. En effet,
la SNCF distribue sur l’ensemble de son (10) .............. des (11) ............ horaires
annonçant les heures précises de départ et d’(12) ............. des trains. En outre, la SNCF
s’est clairement (13) ............... en faisant de « l’horaire garanti » son premier argument
(14) .............. . En achetant son (15) .........., le voyageur peut donc attendre du (16)
................ qu’il l’amène à destination non seulement (17) en .........., mais aussi à l’heure
(18) .......... . Il existe donc bien, à côté de l’obligation de (19) ..........., une obligation de
ponctualité à la (20) ......... de la SNCF.
8
III. Les contrats

A. Définition
Le Code civil définit le contrat dans son article 1101 : « Une convention par
laquelle une ou plusieurs personnes s’obligent envers une ou plusieurs autres à donner, à
faire quelque chose ». Ainsi le contrat est présenté comme une espèce particulière de
convention, la convention n’étant, peut-être, elle-même qu’une espèce particulière d’acte
juridique. Mais il faut prendre garde que dans le langage courant les deux mots de contrat
et de convention sont souvent pris comme synonymes, au sens d’accord de volonté en
général. Pourtant, ce qui reste caractéristique du contrat, c’est qu’il est une convention
génératrice d’obligations.

B. Classification des contrats
Parmi les cinq classifications principales, trois seulement intéressent le contrat de
droit privé.
A) On peut d’abord distinguer contrat civil et contrat administratif. La notion de
contrat est très riche et elle dépasse largement le cadre du droit privé, des relations entre
particuliers. L’étude des contrats administratifs est trop complexe et trop spécifique pour
être entreprise en même temps que celle des contrats de droit privé.
Selon le contenu du contrat on distingue :

I. les contrats synallagmatiques ;
les contrats unilatéraux ;

II. les contrats à titre gratuit ;
les contrats à titre onéreux ;

III. les contrats commutatifs ;
les contrats aléatoires.

9
I. La distinction des contrats synallagmatiques et des contrats unilatéraux est
formulée par l’article 1122 du Code civil. Le contrat synallagmatique est celui qui donne
naissance à la charge des deux parties à des obligations corrélatives : par exemple dans le
contrat de vente, le vendeur a l’obligation de livrer la marchandise et l’acheteur a
l’obligation de payer le prix. Au contraire le contrat unilatéral ne donne naissance à des
obligations qu’à une seule partie : par exemple la donation est un contrat qui fait naître
des obligations seulement à la charge de celui qui donne, le donateur. En réalité la
distinction n’est pas toujours si simple et claire car il faut tenir compte des obligations
réciproques dans le cas de la donation avec charges. Dans ce type de donation la charge
ou la clause transforme le contrat dans une obligation onéreuse ou dans un contrat
synallagmatique.
II. On distingue encore les contrats à titre gratuit et les contrats à titre onéreux.
Apparemment la distinction recouvre le précédente : les contrats synallagmatiques sont
généralement à titre onéreux, les contrats unilatéraux sont généralement à titre gratuit.
Pourtant le rapport n’est pas toujours exact et la donation avec charges peut rester un
contrat unilatéral tout en étant à titre onéreux. La difficulté sera de qualifier le « titre
gratuit » car on peut aussi bien se référer à l’intention qu’à l’existence objective d’un
équivalent économique. Le problème dépasse le cadre des contrats et concerne
l’ensemble des actes juridiques. Il sera souvent important de savoir si l’on est en présence
d’un acte à titre gratuit car cela entraînera un statut particulier.
III. On distingue enfin les contrats commutatifs et les contrats aléatoires. Dans le
contrat commutatif chacune des parties s’engage moyennant une contrepartie fixée en
valeur lors de la conclusion du contrat : la vente moyennant un prix déterminé est un
contrat commutatif. Au contraire, dans le contrat aléatoire chacune des parties s’engage
moyennant une contrepartie non évaluable au moment du contrat, la vente moyennant le
paiement d’une rente viagère ou le contrat d’assurances sont des contrats aléatoires car on
ne connait pas à l’avance la durée de la vie de l’assuré ni les chances de réalisation du
risque.

A. Questionnaire
1. Comment le contrat est-il défini dans l’article 1101 du Code civil ?
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2. Quelles sont les classifications selon le contenu du contrat ?
3. Qu’est-ce qu’un contrat synallagmatique ?
4. Qu’est-ce qu’un contrat unilatéral ?
5. Quel type de contrat est la donation ?
6. Qu’est-ce qu’un contrat à titre onéreux ?
7. Quelle est la différence entre les contrats commutatifs et les contrats aléatoires ?

IV. La formation du contrat

Un contrat est un accord de volontés faisant naître des obligations. Pour qu’un
contrat soit valable en droit français, certaines conditions sont requises. Si l’une de ces
conditions fait défaut, alors qu’elle a été déterminante dans la formation du contrat, le
contrat est nul, ce qui veut dire qu’il est censé n’avoir jamais existé.

Le consentement des parties
L’existence du consentement
Le contrat est formé dès que se rencontrent deux ou plusieurs manifestations de
volonté. Il faut donc une offre (« Je te vends telle chose à tel prix » et une acceptation
(« C’est d’accord, j’achète »). Cette offre et cette acceptation peuvent être écrites,
verbales ou simplement gestuelles.
La qualité du consentement
Ce consentement doit être intègre, c’est-à-dire non vicié. Trois vices peuvent
porter atteinte au consentement.
- L’erreur.
Exemple : le tableau de Van Gogh que vous venez d’acheter est un faux.
- Le dol, c’est-à-dire, la tromperie.
Exemple : vous avez acheté un produit sur la foi d’une publicité mensongère.
- La violence.
Exemple : vous avez accepté de vendre votre bicyclette sous la menace d’un
pistolet.

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La capacité des parties
Les parties doivent être capables. Exemple : un enfant ne peut pas passer seul un
contrat car il est juridiquement incapable.

L’objet du contrat
L’obligation de chaque partie doit avoir un objet. L’objet, c’est la prestation
promise (ce sur quoi porte le contrat). Exemple : la chose (vendue) pour le vendeur, le
prix (dû) pour l’acheteur.
- L’objet doit exister.
- L’objet doit être personnel : on ne peut pas s’engager pour un autre.
- L’objet doit être déterminé.
- Exemple : le viticulteur ne doit pas seulement s’engager à vendre « du vin »,
mais encore à vendre telle qualité et telle quantité de vin.
- L’objet doit être licite.
Exemple : vous ne pouvez pas vous engager à assassiner quelqu’un.

La cause du contrat
La cause, c’est la raison pour laquelle on conclut un contrat, c’est le mobile de
chacune des parties.
- La cause doit être licite.
Exemple : louer une maison pour y fabriquer des billets de banque est illicite.

A. Questionnaire
1. Comment pouvez-vous définir un contrat ?
2. Quand un contrat est-il déclaré nul ?
3. Quelles sont les conditions nécessaires pour conclure un contrat ?
4. Quand dit-on qu’il y a un consentement des parties ?
5. Quelles sont les trois vices qui portent atteint au consentement ?
6. Donnez un exemple de dol.
7. En quoi consiste la capacité des parties ?
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8. Quelles conditions doit remplir l’objet du contrat ?
9. En quoi consiste la cause du contrat ?
10.Quelle condition doit remplir la cause du contrat ?

B. Indiquez la cause de nullité des contrats dans chacune des situations
suivantes :
Causes de nullité
1. Nicolas, 10 ans, achète une bicyclette dans un magasin
de cycles.
2. François s’engage à travailler gratuitement.
3. M. Marcel a passé un contrat d ’assurance-vie, en
dissimulant son âge véritable.
4. Les frères Durailles louent un local pour y fabriquer de
faux billets.
5. M. Noiret vend les meubles de son voisin qui lui a
laissé les clefs de sa maison de vacances.
6. Pour éviter les droits de succession, M. Lebon vend à
sa fille un terrain au dixième de sa valeur.
7. Pierre signe la reconnaissance d’ une dette sous la
pression d’un chantage.

C. Mettez en français :
Domnul şi doamna Bernadin locuiesc la Paris. Ei doresc sǎ vândǎ un apartament de
50 metri³ pe care îl au la Tregastel, o staţiune balnearǎ din nordul Bretaniei. Domnul şi
doamna Bernadin au dat un anunţ la un jurnal parizian. Ei nu vor sǎ recurgǎ la ajutorul
unei agenţii imobiliare. Domnul şi doamna Bouchard sunt interesaţi sǎ cumpere un
apartament la Tregastel pentru a-şi petrece aici vacanţa. Familia Bernadin propune un
preţ de 100.000 €, dar cumpǎrǎtorii încearcǎ sǎ coboare preţul. Doamna Bouchard vrea
un apartament deja mobilat, dar familia Bernadin nu acceptǎ sǎ se despartǎ de vechea ei
mobilǎ de stejar. În cele din urmǎ contractul de vânzare-cumpǎrare a fost încheiat la
preţul de 85.000 €, deoarece familia Bernadin nu are o strategie bunǎ de vânzare.
13

Lecture
Voyager pour connaître la Bretagne. Coutumes bretonnes

Si vous venez en Bretagne, l’été, voilà ce que vous pourrez voir sur les murs. Le
pardon est une fête traditionnelle, une fête religieuse (les Bretons sont souvent très
attachés à la religion catholique) : on se rend en foule dans un endroit où a vécu un saint,
ou à l’endroit où il est arrivé pour la première fois en Bretagne (par exemple, à Saint-
Lunaire, petit village de la côte Nord, tout le monde se rend ce jour-là sur la plage et
revient vers la ville, pour rappeler comment saint Lunaire est venu, pour la première fois,
en bateau, dans cette région) ; ou bien encore, l’on promène les os d’un saint (par
exemple, à Tréguier, pendant le pardon de Saint-Yves, on promène en chantant, en priant,
le crâne du saint breton le plus aimé de Bretagne). Il y a encore bien d’autres formes de
pardons mais de façon générale, le pardon se passe ainsi : le curé marche en tête, puis
viennent les enfants, les joueurs de biniou et de bombarde, la foule des gens qui chantent
ou qui prient (c’est ce qu’on appelle une procession), et l’été, les groupes qui danseront le
soir. L’été, ces pardons ressemblent davantage à une fête ordinaire, pour plaire à ceux qui
sont en vacances. De toute façon, le pardon se termine, comme toujours en Bretagne, par
une fête où l’on danse, où l’on mange et où l’on boit ; très souvent aussi, des groupes
dansent, le soir, après le pardon, pour les touristes. Deux sonneurs, l’un de biniou, l’autre
de bombarde, jouent de la musique bretonne et conduisent les danses. Les danses sont
nombreuses et différentes selon les pays mais toutes se dansent en groupe (en rond ou en
ligne).
Mais, est-ce que les Bretons ne dansent que pour les touristes ces danses
anciennes ? Plus maintenant. Depuis quelques années, on trouve de nouveau des bals
bretons, des festou-noz (fêtes de nuit), de plus en plus nombreux. Dans ces festou-noz,
tout le monde danse ; les vieux apprennent aux jeunes à danser ; on écoute des poèmes,
on mange des crêpes, on boit du cidre et du chouchen. C’est en allant à un fest-noz que
vous entendrez aussi de la vraie musique bretonne, comme on la chantait et comme on la
jouait autrefois.
( Pierre et Janick Gazio, La Bretagne, Hachette, 1981)
14


V. Examiner les contrat

Travailler, louer une maison, acheter une voiture, emprunter à la banque, prendre le
train, autant d’actes de la vie courante qui se traduisent par la formation d’un contrat.

Contrat de vente
Une personne, le vendeur, s’oblige à livrer une chose à une autre personne,
l’acheteur, qui s’engage à lui en payer le prix et à en prendre livraison.

Contrat de bail
Une personne, le bailleur, donne l’usage d’une chose à une autre personne, le
locataire (ou preneur), moyennant une rémunération appelée loyer.

Contrat de transport
Une personne, le transporteur (ou voiturier), s’engage envers une autre personne à
la transporter ou à transporter la marchandise d’un lieu à un autre, dans un certain délai et
moyennant un certain prix.

Contrat de prêt
Une personne, le prêteur, remet une chose à une autre personne, l’emprunteur, ce
dernier s’engageant à restituer cette chose à une date convenue.

Contrat de donation
Une personne, le donateur, transfère sans contrepartie (gratuitement) la propriété
d’un bien à une autre personne, le donataire, qui l’accepte.

Contrat de société
Deux ou plusieurs personnes, les associés, décident de mettre quelque chose en
commun et de partager les bénéfices ou les pertes qui pourront en résulter.
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Contrat de travail
Une personne, le salarié, s’engage à travailler pour le compte et sous la direction
d’une autre personne, l’employeur, en contrepartie d’une rémunération appelée salaire.

Contrat d’entreprise
Un travailleur indépendant s’engage, moyennant une rémunération, à exécuter un
travail au profit d’une autre personne, son client.

Contrat d’assurance
Moyennant le paiement d’une prime (ou cotisation), une personne, l’assureur,
s’engage envers le souscripteur (le signataire du contrat) à verser une indemnité à une
autre personne, l’assuré (ou du moins le bénéficiaire désigné par ce dernier), dans
l’hypothèse où se réaliserait un événement (accident, décès), appelé risque.

A. Questionnaire
1. Quels types de contrats connaissez-vous ?
2. Comment s’appellent les parties dans un contrat de bail ?
3. Comment s’appelle la rémunération dans un bail ?
4. Comment s’appellent les parties dans un contrat de prêt ?
5. Comment s’appellent les parties dans un contrat de donation ?
6. Comment s’appellent les parties dans un contrat de travail ?
7. Comment s’appellent les parties dans un contrat d’assurance ?
8. Comment s’appelle la somme d’argent que l’assuré doit verser à l’assureur ?
9. En quoi consiste le contrat de société ?

B. Retrouvez le mot qui correspond à chacune des définitions
suivantes :
a. ..................... : événement incertain contre lequel on s’assure
b. ..................... : somme due à l’assureur
c. ..................... : document écrit matérialisant le contrat d’assurance
16
d. ..................... : réalisation du risque
e. ..................... : préjudice
f. ...................... : somme d’argent destinée à dédommager la victime
(Utilizez tes termes juridiques suivants : indemnité, sinistre, dommage, prime,
police, risque).

C. Trouvez les noms en « eur » ou en « aire » pour désigner les acteurs
des actions suivantes :
(Les terminaisons en « -eur » désignent plutôt les acteurs qui ont un rôle actif, qui
détiennent une certaine initiative. Les terminaisons en « -air » concernent davantage les
acteurs qui jouent un rôle passif, qui reçoivent un profit ou qui détiennent un droit, une
fonction.)
1. Il donne un local à bail. – un ................................
2. Il emploie 12 salariés. – un .................................
3. Il paie chaque mois un loyer. – un .................................
4. Il expédie des marchandises. – un .................................
5. Il donne la propriété de sa maison à
sa fille. – un ................................
6. Il agit en vertu d’un mandat. – un ................................
7. Il s’engage à payer le prix du terrain. – un ................................
8. Il participe aux élections. – un ................................
9. Il travaille au Parlement. – un ................................
10. Il voyage dans le monde entier. – un ................................
11. Il travaille pour l’état. – un ................................

D. Traduisez en français :
• Caracteristica contractului este cǎ el reprezintǎ o convenţie generatoare de
obligaţiuni.
• Doamna Brigitte Levêque şi-a închiriat apartamentul de la Paris, din strada
Florilor, nr. 76.
17
• Domnul Jacquinot lucreazǎ în domeniul imobiliar de patru ani. Un agent imobiliar
este un intermediar care stabileşte relaţia între vânzǎtor şi cumpǎrǎtor. Agentul
imobiliar primeşte comisioane care ajung la 3 % din cifra de afaceri.
• Domnul Leroux, angajat în calitate de contabil la societatea Paribas Immobilier,
este obligat sǎ respecte regulamentul intern şi programul de muncǎ al
întreprinderii.

E. Faites le bon choix et marquez la variante correcte
1. M. Lebon a ......................................... un contrat d’assurance-vie.
a. signé ; c. conclu ;
b. loué ; d. engagé.

2. Il est important que l’assurance couvre tous les ... .
a. dommages ; c. risques ;
b. dommages-intérêts ; d. sinistres.

3. Dans le contrat de prêt le prêteur remet une chose ou de l’argent à une autre
personne nommée ... .
a. employeur ; c. assureur ;
b. preneur ; d. emprunteur.

4. L’assuré s’oblige à payer la ... aux termes convenus.
a. police ; c. prime ;
b. indemnité ; d. garantie.

5. J’ai loué un appartement et j’ai signé ... .
a. le contrat d’assurance ; c. le contrat de vente ;
b. le bail ; d. le contrat de prêt.

6. Il est couvert de dettes. Tous ses ... le poursuivent en justice.
a. débiteurs ; c. emprunteurs ;
18
b. créanciers ; d. bénéficiaires.

7. Le débiteur est ... de payer son créancier.
a. fallu ; c. dû ;
b. exigé ; d. tenu.

8. La victime a droit à un ... évalué à 10.000 €.
a. dommage ; c. dédommagement ;
b. préjudice ; d. prime.

9. M-me Levêque se voit obligée de ... le contrat de bail car son locataire refuse de
lui payer le loyer.
a. rompre ; c. résilier ;
c. briser ; d. annuler.

10. La rémunération dans un contrat de bail s’appelle ... .
a. prime ; c. salaire ;
c. indemnité ; d. loyer.

11. La personne qui verse une indemnité à l’assuré dans un contrat d’assurance est... .
a. le bénéficiaire ; c. le souscripteur ;
b. l’assureur ; d. l’associé.

12. La donation est un acte par lequel le ... abandonne un bien en faveur du ... .
a. donneur – donné ; c. donataire – donateur ;
b. donateur – donataire ; d. donataire – donneur.

VI. Le bail

Voici un contrat de bail entre les soussignés :
- Madame Brigitte Lévêque, domiciliée à Paris, 55 rue Lamartine, d’une part.
19
- Monsieur Roger Ourset, domicilié à Paris, 7 rue Bleue, d’autre part.
Il a été convenu ce qui suit :
Madame Lévêque, propriétaire, dans un immeuble sis à Paris 17-e, 3 rue Laugier,
au rez-de-chaussée, d’un local commercial, donne à bail aux conditions ci-après à
Monsieur Ourset qui accepte, ledit local, dont la désignation suit :
Désignation : une boutique sur rue de 40 m², avec en arrière-boutique un atelier de
travail de 45 m².
Durée :
Le présent bail est consenti et accepté pour une durée de neuf années, renouvelable.
Le preneur, qui aura la faculté de dénoncer la présente location à l’expiration de chaque
période triennale, devra signifier son congé au bailleur au moins six mois à l’avance par
lettre recommandée.
Destination des lieux louées :
Le preneur déclare qu’il utilisera les locaux pour y exercer un commerce de
boulangerie-pâtisserie, à l’exclusion de toute autre activité.
Loyer :
Le présent bail est consenti et accepté moyennant un loyer annuel de cent vingt
mille euros (120.000 €), payable par trimestre.
Charges et conditions :
Le preneur s’oblige à respecter les conditions suivantes, à savoir :
- de prendre les lieux dans leur état actuel, sans pouvoir exiger, même en cours
de location, aucune réparation, le bailleur n’étant tenu qu’aux grosses
réparations, telles qu’elles sont définies à l’article 606 du Code civil :
- de ...
Cession :
Le preneur a la faculté de céder son droit au présent bail à l’acquéreur de son fonds
de commerce sans que le bailleur puisse s’y opposer. Le bailleur sera prévenu du projet
de cession par lettre recommandée, au moins quinze jours à l’avance.
Clause résolutoire :
20
À défaut de paiement d’un seul terme de loyer à son échéance, ou en cas
d’inexécution d’une seule des conditions du bail et un mois après une mise en demeure
restée infructueuse, le bail sera résilié de plein droit.

Fait à Paris, le 25 juin 2009, en trois exemplaires.

A. Questionnaire
1. Quel type de contrat est le bail ?
2. Quel est l’objet du bail ?
3. Le contrat de bail est-il conclu oralement ou par écrit ?
4. Quelles sont les parties du contrat ?
5. Quelles sont les obligations des parties ?
6. Quelle est la désignation du local commercial loué par M. Roger Ourset ?
7. Quelle est la durée du présent bail ?
8. Quel sera le loyer que M. Ourset doit payer à M-me Brigitte Lévêque ?
9. Qui est tenu de faire les grosses réparations ?
10. Comment le bailleur est-il prévenu du projet de cession du contrat ?
11. Quelles sont les conséquences du non-respect des obligations par l’une des parties ?
12. Quels types de contrats sont les contrats de vente, de bail, de transport, de prêt, de
travail ?
13. Quel type de contrat est la donation et pourquoi ?

B. Exprimez en français les termes juridiques ou les structures ci-
dessous.
- recidivǎ
- angajator
- asigurator
- asigurat
- chiriaş
- chirie
21
- a încheia un contract
- destinaţia localului
- numitul
- cesiunea
- a rezilia un contract
- în deplinǎ legalitate
- donaţie cu clauzǎ
- prejudiciu
- daune-interese
- la scadenţǎ
- în deplinǎ legalitate
- nerespectarea obligaţiilor contractuale
- asigurare multirisc
- sinistru

C. Locutions sur l’argent :
- faire argent de tout – tourner toutes les circonstances à son profit ;
- faire de l’argent – s’enrichir ;
- cracher de l’argent – dépenser beaucoup d’argent ;
- jeter de l’argent par les fenêtres – dépenser en gaspillant :
- l’argent lui fond dans les mains – il est très dépensier ;
- l’argent n’a pas d’odeur – il ne garde pas la marque de sa provenance (malhonnête)
- le temps c’est l’argent – il ne faut pas perdre de temps ;
- l’argent ne fait pas le bonheur – contentement passe richesse ;
- avoir plein d’argent – avoir beaucoup d’argent ;
- argent changé, argent mangé – argent qu’on a déjà dépensé ;
- ne pas voir la couleur de son argent – ne pas être payé ;
- en affaire d’argent, la bonne humeur cesse ;
- en avoir pour son argent – posséder en proportion de ce qu’on a donné (en argent ou

22
autrement) ;
- manger de l’argent – dépenser sans compter ;
- la parole est d’argent, le silence d’or – mieux vaut se taire que de dire des bêtises ;
(Antoine de Rivard) ;
- vivre au Pays de Cocagne – vivre dans un pays très riche où tous les rêves peuvent se
réaliser ;
- argent sale – argent qui provient d’une affaire malhonnête ;
- blanchir de l’argent – investir l’argent sale dans une autre affaire pour cacher une
escroquerie.

Proverbes ou pensées sur l’argent :
On dit souvent en France :
- Plaie d’argent n’est pas mortelle.

Un proverbe allemand :
- Dieux règne au ciel et l’argent sur la terre.

Un proverbe grec :
- L’avare ne possède pas son or, c’est son or qui le possède.

Une pensée de Plaute (dramaturge latin) :
- « Pour gagner de l’argent, il faut en dépenser ».

Shakespeare fait dire à l’un de ses personnages :
- « Quand l’argent précède, toutes les portes s’ouvrent ».

Un contemporain de Napoléon I-er ;
- « L’âge d’or était l’âge où l’or ne régnait pas ».

Commentez les expressions suivantes (en 4-5 lignes) :
23
- Tirer le diable par la queue
- Les affaires son les affaires !

Expliquez les expressions suivantes :
- payer en argent comptant ;
- payer en argent liquide ;
- payer à crédit ;
- blanchir de l’argent.

Marquez la variante correcte :
1. a) Marie n’a pas des argents.
b) Marie n’a pas argent.
c) Marie n’a pas d’argent.
d) Marie n’a pas de l’argent.

2. a) Il a beaucoup d’argents.
b) Il a beaucoup d’argent.
c) Il a beaucoup des argents.
d) Il a beaucoup de l’argent.

3. a) Les banquiers versent aux déposants un honnoraire ;
b) Les banquiers versent aux déposanst un revenu.
c) Les banquiers versent aux déposants un intérêt.
d) Les banquiers versent aux déposants des dommages-intérêts.






24




LECTURE
COUTUMES FRANÇAISES

Les coutumes françaises. Vous les connaissez ? Il y en a de très anciennes et de très
belles.
Le carnaval, par exemple, est une fête populaire fort goûtée dans de nombreuses
villes de France. Dans le Midi, à Nice, il y a un carnaval célèbre.
Pendant huit jours, avant le Carême, la joie et la musique inondent la ville.
D’énormes chars fleuris portent des mannequins géants. Ce sont Sa Majesté Carnaval, sa
femme et sa suite.
De longs cortèges de carnavaliers masqués, des arlequins, des pierrots, des
colombines, de grosses têtes comiques font escorte au roi en carton peint. Le public
s’amuse, tout le monde chante et danse sous les flots des confetti.
On livre des batailles de fleurs à la suite desquelles les voitures vont disparaître
sous les pétales parfumés. Il y a aussi la bataille à bonbons, il y a les bals et les feux
d’artifices, il y a les lampions et les guirlandes, il y a, finalement, le souvenir et l’attente
impatiente du carnaval de l’année prochaine.
La pétanque est le jeu de boules traditionnel, très aimé surtout en Provence. Les
joueurs, appelés aussi tireurs, s’affrontent pendant des heures sous l’oeil attentif des
pointeurs.

« Le francophile », 1 / 1991

D. Mettez en français le dialogue suivant :
- Societatea Répartout, bunǎ ziua !
25
- Bunǎ ziua, doamna Dupont la telefon. Am o problemǎ cu calculatorul meu. Reparaţi
calculatoare?
- Desigur, doamnǎ, despre ce este vorba?
- Bateria nu se încarcǎ.
- Bateria ? Calculatorul dumneavoastrǎ este un laptop ?
- Da. Cât costǎ ?
- Cu mâna de lucru şi TVA 100 €.
-Cât dureazǎ reparaţia ?
- Din acest moment socotiţi douǎ zile.
- De acord. Vin astǎzi la dumneavoastrǎ şi îl aduc.
- Vǎ aştept.
- La revedere.

Explications lexicales :
la main d’oeuvre – mâna de lucru
l’ordinateur portable – laptopul


VII. Le contrat de travail

M. Leroux vient d’être embauché par la société Paribas Immobilier. Madame
Jeanne Binon, chef du personnel, lui a demandé de signer le contrat de travail ci-
dessous.

Prenez connaissance de ce contrat de travail.

PARIBAS IMMOBILIER
Société anonyme
Au capital de 250.000 €
33 rue Lafayette
26
75009 Paris

Entre la société Paribas et Monsieur Alain Leroux,
demeurant 78 boulevard Magenta, 75010 Paris,
il a été convenu ce qui suit :

Article 1. La société Paribas engage M. Leroux Alain à compter du 2 avril 2007 en
qualité de comptable.

Article 2. Les fonctions exactes exercées par M. Leroux seront les suivantes :
gestion comptable des dossiers clients sous la responsabilité du directeur administratif.

Article 3. Le présent contrat est conclu pour une durée indéterminée. Il ne
deviendra définitif qu’à l’expiration de la période d’essai de deux mois. Durant cette
période d’essai, chacune des parties pourra rompre ses engagements sans délai de préavis
ni indemnité de licenciement.

Article 4. Le salaire mensuel brut est fixé à 1050 €, auquel s’ajoute une prime de
13-e mois.

Article 5. M. Leroux s’engage à se conformer aux horaires de travail de l’entreprise
ainsi qu’aux prescriptions du règlement intérieur dont il déclare avoir pris connaissance.

Article 6. Le présent contrat est régi par la Convention collective nationale de
l’Immobilier.

Fait en double exemplaire à Paris le 27 mars 2007.

Pour Paribas Immobilier SA Lu et approuvé
J. Binon, chef du personnel A. Leroux

27
A. Questionnaire
1. Qui sont les parties dans ce contrat de travail ?
2. Comment pourriez-vous définir le contrat de travail ?
3. Dans quelle qualité M. Alain Leroux sera-t-il embauché ?
4. Pour quelle période le contrat de travail a-t-il été conclu ?
5. Combien de temps durera la période d’essai ?
6. Dans quelles conditions le contrat de travail pourra-t-il être résilié durant la période
d’essai ?
7. Quel salaire recevra M. Alain Leroux pour son travail à la société Paribas
Immobilier ?
8. Quel engagement M. Leroux a-t-il fait en signant son contrat de travail ?
9. Par qui le présent travail est-il régi ?
10. Qui est-ce qui signe le présent contrat de travail de la part de la Société Paribas
Immobilier ?
11. Quelles autre obligations doit respecter M. Leroux, en dehors de son travail de
comptable ?
12. Quelle mention fait M. Leroux à la fin de ce contrat ?

B. Marquez la variante correcte en faisant attention au pronom relatif :
1. L’annonce ... j’ai trouvé dans les journeaux peut m’offrir un emploi.
a. qui ; c. dont ;
b. que ; d. où.

2. L’entretien ... M. Leroux a été convoqué a eu de bons résultats.
a. auquel ; c. de laquelle ;
b. à laquelle ; d. que.

3. La société Paribas Immobilier ... le représentant est Mme Jeanne Binon a conclu
un contrat de travail avec M. Alain Leroux.
a. qui ; c. dont ;
b. à laquelle ; d. que.
28

4. La Société Paribas Immobilier ... travaille M. Alain Leroux a triplé son chiffre
d’affaires.
a. dont ; c. lequel ;
b. où ; d. qui.

5. M. Leroux recevra un salaire mensuel de 1000 € ... s’ajoute une prime de 13-e
mois.
a. dont ; c. auquel ;
b. à laquelle ; d. de laquelle.

6. Le licenciement ... on parle dans l’entreprise Normen est de nature économique.
a. lequel ; c. qui ;
b. dont ; d. auquel.
C. Mettez en français :
Contractul de muncǎ este o convenţie prin care o persoanǎ, salariatul, se angajeazǎ
în schimbul unei remuneraţii numitǎ salariu, sǎ presteze o anumitǎ activitate pentru şi în
subordinea unei alte persoane, angajatorul. Salariatul se angajeazǎ sǎ lucreze pentru
angajatorul sǎu efectuând munci manuale, intelectuale sau artistice. Salariatul se aflǎ sub
autoritatea angajatorului sǎu care îl poate sancţiona în moduri diferite : prin avertisment,
retrogradare şi chiar concediere.
În timpul perioadei de probǎ pǎrţile pot rezilia contractul în orice moment.

VIII. Établir les conditions
de la responsabilité civile

D’après les articles 1382 et suivants du Code civil, on doit réparer le dommage
causé par sa propre faute ou par la faute d’une personne dont on répond (les parents pour
leurs enfants, les employeurs pour leurs salariés).

29
Trois conditions doivent être réunies pour qu’une personne soit déclarée civilement
responsable : une faute, un dommage, un lien de causalité entre cette faute et le
dommage.
La faute :
• La faute contractuelle
La faute contractuelle est le non-respect des obligations du contrat.
Exemple : le locataire ne paie pas son loyer.
• La faute délictuelle ou quasi délictuelle
Le délit est une faute intentionnelle.
Exemples : vol, agression.
Le quasi-délit est une faute non intentionnelle, cette faute pouvant suffire à engager
la responsabilité.
Exemples : négligence, imprudence.

Le dommage :
• Le dommage matériel
Exemples : destruction d’un bien, perte d’argent, manque à gagner.
• Le dommage moral
Exemple : douleur provoquée par la disparition d’un être cher.
• Le dommage corporel
Exemple : handicap dû à une blessure.
Le lien de causalité :
• La cause directe
La faute doit avoir directement provoqué le dommage. Si une faute a plusieurs
causes, il y a partage de responsabilité : chaque responsable doit réparation pour
la part que sa faute a prise dans la réalisation du dommage.
• Les causes d’exonération
Pour dégager sa responsabilité, le défendeur peut faire la preuve que le dommage
est dû :
30
- soit à la force majeure, c’est-à-dire à un événement extérieur, imprévisible,
insurmontable.
Exemples : guerre, tremblement de terre ... ;
- soit à la faute de la victime.
Exemple : voyageur ne respectant pas les consignes de sécurité.

A. Questionnaire
1. Quelles sont les conditions de la responsabilité civile ?
2. En quoi consiste la faute ?
3. Qu’est-ce que la faute contractuelle ?
4. Qu’est-ce que le délit ?
5. Qu’est-ce que le quasi-délit ?
6. Quels sont les trois types de dommage ?
7. En quoi consiste le partage de la responsabilité ?
8. Comment peut-on dégager sa responsabilité ?
9. Qu’est-ce que la faute majeure ?

B. Complétez les phrases suivantes à l’aide des mots ou des expressions
suivants : à tel point ... que, j’en déduis, donc, c’est pourquoi, ce qui explique, tant de
... que, tellement que.

1. Son dossier n’est pas arrivé à temps. Il ne sera ................ pas examiné par la
commission.
2. Il était ............... incompétent, ................. il a fini par être licencié.
3. Il conduit très vite et ................. il a eu un accident.
4. Tout ce qu’il dit est bizarre, .................. je me demande si ce n’est pas lui le
coupable.
5. C’est une loi injuste, .................. les protestations de toutes parts.
6. Il n’a pas répondu, .................. que notre proposition ne l’intéresse pas.
7. J’ai ..................de travail ................... je ne sais pas par où commencer.
31

C. Qui est responsable dans les cas suivants ? Autrement dit, qui doit
indemniser la victime ?
Pour répondre à ces questions, vous devez vous demander s’il existe un lien de causalité
directe entre la faute et le dommage causé à la victime.

1. M. Leblanc laisse sa voiture sur la voie publique, ouverte, sans même ôter la clef de
contact. La voiture est volée et le voleur défonce un commerce.

2. Mme Tator est décédée pendant une opération chirurgicale.

3. Un automobiliste renverse un cycliste qui traversait une autoroute. Le cycliste est sauf
(Dieu merci !), mais la bicyclette est morte.

4. M. Lustucru a écrasé le chat de Mme Michel. Voyant son chat mort, Mme Michel
meurt d’une crise cardiaque.

5. La société Travodur a confié des marchandises à un transporteur routier. Les
marchandises ont été perdues en cours de route.

6. Un commerçant ouvre un magasin à côté d’une entreprise rivale et la ruine.

7. Alain Guillon, chauffeur de l’entreprise Meunier, s’est endormi au volant de son
camion et a violemment heurté la voiture de Mme Cachelot. Cette dernière est indemne,
mais la voiture est abîmée.

8. Claude Dumas, locataire de Mme Brigitte Levêque, a produit une explosion de gaz
dans l’appartement qu’il avait loué. Il ne savait pas que l’installation était improvisée.

9. Un incendie s’est déclenché dans la maison de M. Bert à la suite d’un tremblement de
terre.
32

D. Mettez en français :
Un incendiu s-a declanşat azi dimineaţǎ în depozitul din bulevardul Jean Bonneau
nr. 44 din Bordeaux. Pompierii au sosit la faţa locului dupǎ un sfert de orǎ şi au reuşit sǎ
stingǎ rapid incendiul. Cauzele acestui sinistru rǎmân necunoscute. Cauza poate fi
reparaţia instalaţiei electrice efectuatǎ recent de întreprinderea Travodur. Daunele pot fi
evaluate la 120.000 €, 90.000 € pentru mǎrfurile pierdute şi 30.000 € pentru clǎdirea
distrusǎ de apǎ şi fum. Societatea Haut-Brane de adreseazǎ Asigurǎrilor Lemarc, unde
numita societate a încheiat o poliţǎ de asigurare. Ea aşteaptǎ reglarea rapidǎ a
indemnizaţiei de despǎgubire. Expertul Asigurǎrilor Lemarc va merge imediat la faţa
locului pentru a evalua prejudiciul cauzat de sinistru.

E. Faites le bon choix et marquez la variante correcte :

1. ... que vous ayez raison.
a. Il est certain ; c. J’espère ;
b. Admettons ; d. Je ne doute pas.
2. L’accident s’est produit ... rapidement qu’on n’a rien pu faire.
a. assez ; c. aussi ;
b. si ; d. autant.
3. Veillez à ce que l’assurance couvre tous les ... .
a. dommages ; c. sinistres ;
b. dommages-intérêts ; d. risques.
4. L’assuré est obligé de payer ... aux époques convenues.
a. la police ; c. la garantie ;
b. l’indemnité ; d. la prime.
5. Nous nous voyons obligés de ... le contrat.
a. démolir ; c. briser ;
b. résilier ; d. casser.

33
LES RELATIONS DU TRAVAIL
IX. La formation du contrat de travail

Le contrat de travail est une convention par laquelle une personne, le salarié,
s’engage, en contrepartie d’une rémunération appelée salaire, à exercer une certaine
activité au profit et sous la subordination d’une autre personne, l’employeur.

À quoi reconnaît-on un contrat de travail ?
La prestation de travail
Le salarié s’engage à travailler. Les tâches peuvent être diverses : travaux manuels,
intellectuels, artistiques, etc.
La rémunération
L’employeur s’engage à payer un salaire, qui peut être calculé :
- au temps ;
- au rendement ;
- à la commission.
La subordination juridique
Le salarié accepte de se placer sous l’autorité de son employeur. Grâce à son
pouvoir de commandement, l’employeur peut donner des ordres au salarié et le
sanctionner de diverses manières : avertissement, mise à pied, retrogradation,
licenciement.
Ce lien de subordination permet de distinguer le contrat de travail du contrat
d’entreprise. À la différence du salarié (lié par un contrat de travail), le travailleur
indépendant (lié par un contrat d’entreprise) n’a pas d’ordre à recevoir de son
client.

Que trouve-t-on dans un contrat de travail ?
Les parties se mettent d’accord sur :
- la fonction et la qualification ;
34
- la rémunération, qui ne peut être inférieure dans de nombreux pays à un
certain montant (en France, le SMIC – salaire minimum interprofessionnel de
croissance) ;
- l’horaire : la durée légale du travail étant en France de 39 heures par semaine,
toute heure supplémentaire est payée à un taux majoré ;
- le lieu du travail ;
- la période d’essai, au cours de laquelle les parties peuvent rompre le contrat à
tout moment ;
- la durée du contrat, qui est en principe indéterminée, mais qui peut aussi être
déterminée. Dans ce dernier cas, le contrat prend fin au terme fixé à l’avance.

A. Questionnaire
1. Comment pouvez-vous définir un contrat de travail ?
2. Quelles sont les parties dans un contrat de travail ?
3. À quoi reconnaît-on un contrat de travail ?
4. Quelle sorte de travaux peut exercer un employé ?
5. Comment l’employeur peut-il calculer le salaire de son employé ?
6. En quoi consiste la subordination juridique du salarié ?
7. Comment l’employeur peut-il sanctionner son salarié ?
8. Quelle différence y-a-t-il entre le contrat de travail et le contrat d’entreprise ?
9. En fonction de quels critériums la rémunération d’un employé est-elle calculée ?
10. Quelle est la durée légale du travail en France ? Et chez nous ?
11. Qu’est-ce qu’une période d’essai ?
12. Quels sont les deux grands types de contrats de travail en fonction de leur durée ?

B. Traduisez en français :
Domnul Alain Leroux a semnat un contract de muncǎ pe duratǎ nedeterminatǎ cu
societatea Paribas Immobilier în luna octombrie 2009. Domnul Leroux considerǎ cǎ
angajatorul sǎu nu are un motiv real şi serios sǎ-l concedieze. De aceea el se adreseazǎ
35
tribunalului muncii din Paris. Conform prevederilor articolului 225 / 15 din Codul Muncii
el cere o indemnizaţie de 20.000 de euro cu titlul de daune-interese.
Societatea pârâtǎ susţine cǎ întârzierile domnului Leroux perturbau bunul mers al
serviciului contabilitate, astfel cǎ motivul concedierii sale este serios şi real. Domnul
Leroux se vede obligat sǎ se adreseze Curţii de apel împotriva deciziei Tribunalului
muncii.

X. Établir les conditions du licenciement

L’employeur qui veut licencier un salarié doit, d’une part, avoir un motif
réel, c-est-à-dire existant (non inventé), et sérieux, c’est-à-dire suffisamment important
pour justifier un licenciement. Il doit, d’autre part, respecter une certaine procédure.

À moins que le salarié n’ait commis une faute grave, il a droit, lors de son
licenciement, à un délai de préavis et à une indemnité de licenciement.

Le conseil de prud’hommes condamne l’employeur à verser des dommages-intérêts
au salarié qui a été licencié sans motif réel ou sérieux, ou alors sans que la procédure
légale ait été respectée.

Les motifs du licenciement
Le motif personnel
C’est un motif inhérent à la personne du salarié. Ce peut être une faute du salarié,
qui doit être d’une certaine gravité, car une faute légère ne justifie pas un
licenciement.
En dehors de toute faute, le comportement ou la situation personnelle du salarié
peut être un motif sérieux à condition de perturber gravement la bonne marche de
l’entreprise. Tel pourrait être le cas d’une absence pour longue maladie.
Le motif économique
36
C’est un motif inhérent à l’entreprise. Il s’agit d’une suppression ou d’une
transformation d’emploi due à des difficultés économiques de l’entreprise ou à des
mutations technologiques dans l’entreprise.

La procédure de licenciement
Les trois phases de la procédure
L’employeur doit :
- convoquer le salarié à un entretien préalable, par lettre recommandée ;
- avoir un entretien avec le salarié, au cours duquel il lui indique les motifs du
licenciement ;
- notifier le licenciement par une lettre recommandée, qui énonce le ou les
motifs du licenciement.
Les spécificités du licenciement économique
Si le licenciement a un motif économique, l’employeur doit, en outre :
- dans tous les cas, informer l’administration ;
- en cas de licenciement collectif, consulter les représentants du personnel
(comité d’entreprise ou délégué du personnel). Si le licenciement touche 10
salariés ou plus, l’entretien individuel n’est plus obligatoire.

A. Questionnaire
1. Dans quelles conditions l’employeur peut-il licencier un salarié ?
2. Quels droits a un salarié au moment de son licenciement ?
3. À quelle juridiction doit s’adresser le salarié qui se considère victime d’un
licenciement injuste ?
4. Quelle décision prend le conseil des prud’hommes en faveur d’un salarié injustement
licencié ?
5. Quand un motif personnel est considéré suffisant et assez sérieux pour le licenciement
du salarié ?
6. Dans quelles conditions le motif économique peut-il conduire au licenciement des
salariés ?
37
7. Quelles sont les trois phases de la procédure de licenciement ?
8. Quand le licenciement est-il collectif ?
9. Quelles sont les obligations du patron dans le cas du licenciement économique ?

B. Rattachez chacun des mots suivants à sa définition.
Dans le langage du droit, les synonymes sont quasiment inexistants. Car le droit ne doit
pas être approximatif. Les mots peuvent avoir un sens voisin, mais distinct.
1. licite a. conforme aux éxigences de forme
2. légal b. conforme au droit en général
3. régulier c. conforme à une valeur reconnue par le droit
4. légitime d. conforme à la loi

5. nul e. qui peut être annulé
6. annulable f. déclaré nul
7. annulé g. entaché de nullité

8. agrément h. volonté de chacune des parties à un contrat
9. consentement i. accord devant être obtenu de l’administration
pour la réalisation de certaines opération
10. adhésion j. manifestation de volonté par laquelle une
personne donne son accord à une offre de
contrat qui lui est faite.

11. acceptation k. assentiment personnel donné à un projet
préparé par d’autres

C. Apprécier le motif d’un licenciement
Voici ci-dessous différents motifs invoqués par des employeurs pour licencier leur
salarié. Indiquez pour chaque cas :
- si le motif est personnel ou économique ;
- et s’il vous paraît sérieux.
38
1. Mme Raoul, institutrice dans une école catholique, a divorcé et s’est remariée.
2. Le poste de Mme Drouet a été supprimé à la suite de la réorganisation du service
comptable.
3. Mme Avoine, standardiste, est arrivée trois fois avec un retard de 20 minutes, en un
an de travail.
4. M. Leduc a fait grève et a empêché les non-grévistes de travailler.
5. Mlle Machin s’entend mal avec ses collègues et crée un climat de tension.
6. M. Lenain a été licencié en raison de « conjoncture économique internationale ».
7. M. Duhamel, directeur général, est en désaccord avec le président sur les méthodes de
gestion.
8. Mlle Pénélope, qui travaille à l’accueil, porte des vêtements indécents et provocateurs.
9. La qualification de M. Dubois ne correspondait plus aux nouveaux besoins de
l’entreprise.
10. M. Deville, responsable des ventes, a réalisé, pour la première fois, un mauvais
chiffre d’affaires.

D. Traduisez en français :
Domnul Leroux considerǎ cǎ societatea Paribas l-a concediat în mod abuziv. El nu a
întârziat la locul de muncǎ decât de trei ori într-un an şi cǎ aceste întârzieri nu au depǎşit
niciodatǎ zece minute.
Organizaţiile patronale, dar şi cele sindicale, considerǎ cǎ dreptul muncii trebuie
reformat şi adaptat la situaţia actualǎ. Termenul de preaviz trebuie prelungit de la o lunǎ
la douǎ luni. În aceste condiţii persoana concediatǎ ar putea sǎ-şi gǎseascǎ un nou loc de
muncǎ. Conflictele de muncǎ şi rata şomajului ar scǎdea considerabil.
În timpul perioadei de probǎ angajatul poate fi concediat în orice moment fǎrǎ
termen de preaviz şi fǎrǎ indemnizaţie de concediere.

Retenez les termes juridiques suivants :
• le certificat de travail – cartea de muncǎ ;
• le reçu – chitanţa ;
• la solde de tout compte – lichidarea ;
39
• le délai de préavis – termenul de preaviz ;
• l’indemnité de licenciement – indemnizaţia de concediere.

E. Complétez les proverbes avec l’adjectif ou le pronom indéfini de la
colonne de droite :
Observation : Certains adjectifs et pronoms indéfinis se répètent.

1. Le soleil luit pour ... le monde. chaque
2. A ... malheur est bon. tout
3. Un clou chasse ... . telle, tel
4. Beaucoup de bruit pour ... . autrui
5. ... travail ... salaire. quiconque
6. ... pied ... soulier. telle
7. ... peine mérite salaire. l’autre
8. ...tête, ... bonnet. rien
9. Qui creuse la fosse d’... y tombe le premier. toute
10. ... qui rit vendredi dimanche pleurera. quelque chose
11. ... choisit fait sa meilleure part. tel, tel
12. Il ne faut jurer de ... . tout, rien
13. ... d’un côté et ... de l’autre. celui
14. ... oiseau trouve son nid beau.

15. Ne faites pas à ... ce que vous ne voulez pas qu’on vous fasse.


XI. Suivre une affaire de licenciement

Un an après son embauche, M. Leroux a reçu de son employeur, la société Paribas
Immobilier, les deux lettres suivantes.

40
Lettre 1
Monsieur A. Leroux
78 boulevard Magenta
75010 Paris
Paris,
Le 2 avril 2009
Monsieur,
Nous sommes au regret de vous informer que nous envisageons votre
licenciement.
En applicationn de l’article L. 122-14 du Code du travail, nous vous prions de
vous présenter à nos bureaux le 7 avril, à 14 heures, pour un entretien préalable.
Conformément au texte précité, nous vous rappelons que vous pouvez faire
assister pour cet entretien par une personne de votre choix, appartenant au personnel de
notre entreprise.
Veuillez recevoir, Monsieur, nos salutations distinguées.

Le chef du personnel
Jeanne Binon



Lettre 2
Monsieur A. Leroux
78 boulevard Magenta
75010 Paris
Paris,
le 14 avril 2009
Monsieur,
41
À la suite de notre entretien du 7 avril, j’ai le regret de vous signifier votre
licenciement pour le motif suivant : vos fréquents retards depuis un an, malgré nos lettres
d’avertissement du 12 février et du 3 mars derniers.
La présentation de cette lettre recommandée fixe le point de départ de votre délai
de préavis d’un mois.
À la fin de ce préavis, vous voudrez bien vous présenter à nos bureaux pour signer
le reçu pour solde de tout compte et recevoir votre certificat de travail.
Veuillez recevoir, Monsieur, nos salutations distinguées.

Le chef du personnel
Jeanne Binon
A. Questionnaire
1. Quand M. Leroux a-t-il été averti de la possibilité de son licenciement ?
2. Comment M. Leroux a-t-il appris la nouvelle de son licenciement ?
3. Où est convoqué M. Leroux ?
4. Quels sont les motifs de son licenciement ?
5. Par qui M. Leroux peut-il être accompagné à cet entretien ?
6. Quelle durée a le délai de préavis ?
7. Qu’est-ce que M. Leroux doit faire avant de quitter l’entreprise ?
8. Qu’est-ce que la jurisprudence ?

B. Mettez en français :
Întreprinderea Normen vrea sǎ recruteze o persoanǎ pentru a o înlocui pe doamna
Christine Delonge care va lipsi în perioada 6 ianuarie 2009 – 6 iulie 2009 pentru cǎ
urmeazǎ un stagiu de formare profesionalǎ finanţatǎ de întreprindere.
Contractul de formare profesionalǎ este un contract de muncǎ de tip special prin care
angajatorul se obligǎ, în schimbul acordǎrii unui salariu în condiţiile prevǎzute de
prezentul titlu, sǎ asigure o pregǎtire metodicǎ şi profesionalǎ, desfǎşuratǎ în parte în
întreprindere şi în parte într-un centru de formare profesionalǎ, unui tânǎr angajat care se
42
obligǎ, în schimb, sǎ lucreze pentru acest angajator pe durata contractului şi încǎ trei ani
dupǎ expirarea lui.

Formules finales de politesse utilisées dans les lettres officielles

Le style du courrier officiel est clair et concis. Il ne doit pas être chargé par
l’accumulation des formules « emphatiques ».
Les formules finales de politesse sont des formules spécifiques à ce type de
correspondance et n’ont pas d’équivalent en roumain. Une lettre officielle française ne
finit jamais avec des formules comme « avec respect », « mes respects » etc. Dans la
plupart des cas les formules de politesse françaises contiennent un adjectif au superlatif.
La formule finale est généralement liée au corps de la lettre. Dans la formule finale de
politesse on retrouve toujours le nom ou la fonction à qui est adressée la lettre.
- Dans l’espoir d’une résolution immédiate de ce problème, veuillez agréer,
Monsieur le Président, l’assurance de ma considération la plus respectueuse.
- Agréez, Monsieur le Sous-Préfet, l’expression de ma considération distinguée.
- Recevez, Messieurs, l’expression de mes sentiments respectueux.
- Nous vous prions de croire, Madame la Directrice, à l’expression de ma plus haute
considération.
- En vous remerciant d’avance, je vous prie, Monsieur le Maire, de croire à l’assurance
de mes sentiments les plus respectueux.
- Veuillez recevoir, cher confrère, l’expression de mes sentiments les meilleurs.
- Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de mes sentiments les plus
devouées.

C. Vous êtes la victime d’un licenciement collectif ou vous avez fini vos études
universitaires. Vous envoyez votre candidature à une grosse entreprise en espérant de
trouver un emploi. La chance peut vous sourire.

MODÈLE DE LETTRE DE CANDIDATURE

43
Frédéric Dubois Le Credit lyonnais
12, rue des Charmes 32, boulevard Victor Hugo
60013 – POITIERS 60129 - POITIERS

A l’attention du Service des Ressources humaines

Messieurs,
Juriste, à la fin du stage auprès d’un avocat de Poitiers (aide-comptable
expérimenté), je suis actuellement à la recherche d’un emploi.
Je me permets de vous adresser ci-joint mon curriculum-vitae en espérant qu’il
saura retenir votre attention au cas où un poste d’avocat-conseiller (ou de comptable) se
trouverait vacant.
Veuillez recevoir, Messieurs, l’assurance de mes sentiments respectueux.

D. Traduidez en français :
Prin prezenta vǎ facem cunoscut cǎ am acceptat candidatura dumneavoastrǎ la
postul de jurist-consult la Creditul lyonez. Directorul nostru general a citit şi aprobat
cererea dumneavoastrǎ de candidaturǎ şi vǎ convoacǎ la un interviu marţi, 15 decembrie
a. c.
Contractul de muncǎ este un contract consensual, adicǎ încheiat doar prin
consimţǎmântul ambelor pǎrţi.

XII. Définir le droit de grève

La Constitution française énonce que le droit de grève « s’exerce dans le cadre des
lois qui le réglementent ». Mais la loi réglemente très peu le droit de grève, sauf dans le
secteur public, où elle fait obligation de déposer un préavis de cinq jours et elle interdit à
certaines catégories d’agents (policiers, magistrats) de faire grève.

44
Dans le secteur privé, ce sont les juges qui ont défini le droit de grève et sanctionné
ses abus. D’après la jurisprudence, la grève est une cessacion concertée et collective du
travail par les salariés en vue d’obtenir la satisfaction d’une revendication d’ordre
professionnel. La grève est licite à condition de répondre à tous les éléments – ni plus ni
moins – de cette définition.

Une cessation complète du travail
• La grève est un abandon clair et net du travail.
Est illicite la grève perlée, qui consiste dans l’exécution du travail au ralenti ou dans des
conditions volontairement défectueuses. La grève du zèle est un type de grève perlée.
• La grève peut avoir des modalités variées.
Peu importe le moment de la grève : la grève surprise est licite. Peu importe sa durée : les
débrayages, qui sont de brefs arrêts de travail répétés, sont licites. Toutefois, les grévistes
doivent respecter la liberté de ceux qui veulent travailler. Les piquets de grève, qui se
postent aux portes de l’entreprise, n’ont pas le droit d’empêcher les non-grévistes de se
rendre au travail.

Une cessation concertée et collective du travail
• La grève est une cessation concertée du travail.
Il doit y avoir une entente préalable des travailleurs. Mais la grève ne suppose pas une
initiative syndicale : la grève sauvage (sans ordre syndical) est licite.
• La grève est une cessation collective du travail.
La grève est le fait d’une collectivité de travailleurs. Mais il n’est pas nécessaire qu’elle
soit le fait de la totalité ni même de la majorité.

Des revendications d’ordre professionnel
• La grève politique est illicite.
En cas de grève mixte, reposant à la fois sur des mobiles politiques et des mobiles
professionnels, les juges déclarent illicites les grèves animées d’un mobile principalement
politique.
45
• Les grèves de solidarité ne sont pas toujours licites.
La grève de solidarité a pour but de soutenir les revendications d’autres salariés de la
même entreprise (solidarité interne) ou d’une autre entreprise (solidarité externe). Ce
type de grève est illicite si les grévistes ne présentent pas de revendications les
concernant eux-mêmes ou concernant l’ensemble du personnel.

A. Questionnaire
1. Dans quelles conditions la loi règlemente-t-elle le droit de grève ?
2. Quelle cathégorie de salariés n’ont-ils pas le droit de faire grève ?
3. Comment pouvez-vous définir la grève ?
4. Qu’est-ce qu’une grève perlée ?
5. Quels types de grèves connaissez-vous ?
6. Quelles grèves sont illicites ?
7. Quelles types de grèves sont licites ?
8. Qu’est-ce qu’une grève sauvage ?
9. Quel type de grève est la grève politique ?
10. Quel caractère ont les gréves de solidarité ?
11. Comment pouvez-vous définir les débrayages ?
12. Comment s’appellent les formations grévistes qui empêchent les non-grévistes de
travailler ?



B. Ce type de grève est-elle licite ou illicite ?
a. la grève perlée .......................
b. la grève surprise .......................
c. la grève sauvage .......................
d. le piquet de grève .......................
e. la grève politique .......................
f. la grève de solidarité .......................
g. les débrayages (courtes interrumptions de travail, répétées) .......................
46

C. Mettez en français :

Greva perlatǎ este acel tip de grevǎ în care salariaţii lucreazǎ mai încet sau în
condiţii defectuoase. Este o grevǎ ascunsǎ care produce patronilor pierderi materiale
importante. Vânzǎtorii magazinului parizian Le Grand Bazar au declanşat greva perlatǎ
chiar în timpul sǎrbǎtorilor de Crǎciun, perioada cea mai rentabilǎ a anului. Ei au produs
astfel aglomeraţie în magazin iar patronii au suferit pagube importante. În timpul grevei
perlate salariaţii nu îşi pierd locul de muncǎ sau salariul, dar dacǎ sunt descoperiţi ei riscǎ
o concediere fǎrǎ termen de preaviz şi fǎrǎ indemnizaţie.
Salariaţii de la Le Grand Bazar nu puteau face grevǎ deoarece patronatul a introdus
în contractul individual de muncǎ o clauzǎ care le interzice dreptul de a face grevǎ. Toţi
vânzǎtorii au acceptat aceastǎ clauzǎ atunci când au semnat contractul de muncǎ. Ei au
aflat totuşi cǎ angajatorul vrea sǎ adopte un plan de concediere colectivǎ care ameninţǎ
vreo 20 de vânzǎtori. Patronii au descoperit declanşarea grevei perlate. Ei pot astfel sǎ
concedieze liniştit mâna de grevişti angajaţi în greva perlatǎ. Chemarea sindicatului la
încetarea grevei perlate nu a avut nici un efect, iar vânzǎrile de blugi au scǎzut în mod
spectaculos.




TEXTES COMPLÉMENTAIRES
PROFESSION ESCROC

Des escrocs ont existé depuis toujours. Voilà deux exemples célèbres depuis plus de
quatre-vingts ans. L’extorsion continue de nos jours, mais elle est devenue plus subtile et
spécialisée. Des spécialisations contemporaines sont celles déroulées sur l’internet et
celles avec cartes de crédit.


47
I. Un imposteur demasqué
10 septembre 1926 – Extrait du « Petit Journal illustré »

En 1906, Xavier, fils unique d’Auguste Roustan, descendant d’une famille illustre,
quitte la maison familiale à la suite d’un chagrin d’amour. Ses parents ne recevront
jamais de nouvelles. La guerre éclate. Auguste Roustan est tué sur le champs de bataille
laissant à sa femme Edmonde une fortune colossale. Edmonde ne se remarie pas et,
persuadée qu’elle ne reverra plus jamais son fils, elle rédige son testament en faveur
d’une nièce, Juliette Michaud. Mais voilà que Xavier réapparaît. Certes, il a beaucoup
changé, mais Edmonde, déjà gravement malade et presque aveugle, ne doute pas une
seconde de son identité. Très heureuse d’avoir retrouvé son fils, elle modifie aussitôt son
testament et fait de Xavier son principal héritier. Une mois après, elle meurt et Xavier
s’apprête à bénéficier de la succession. Mais Juliette Michaud ne renonce pas à l’héritage,
dénonce le nouveau testament et intente un procès contre le présumé Xavier. Il s’avère
que celui-ci n’était qu’un imposteur qui s’apprêtait à empocher l’héritage d’Edmonde
Roustan en se faisant passer pour son fils.





II. Va-t-on démolir la Tour Eiffel ?
La récupération des vieux métaux, une grande escroquerie !
22 novembre 1925

Les ingénieurs chargés de l’entretien de la Tour Eiffel ont remarqué que l’état de la
construction était particulièrement inquiétant. La rouille recouvrait une grande partie de
la charpente métallique et certaines poutrelles risquaient de se détacher. La vie des
visiteurs était gravement menacée. De nombreuses voix s’élèvent contre une
administration négligente qui laisse pourrir une des merveilles de Paris.
48
Cependant le porte-parole de la ville de Paris n’a pas caché à la presse que la
destruction de l’édifice était à l’étude parce que le coût de la rénovation dépassait
largement les recettes d’exploitation. De plus, la récupération de 7000 tonnes de métal
permettait la construction de plusieurs usines ...
Richard Bouguerot, gros industriel lyonnais spécialisé dans la récupération des
vieux métaux, est intéréssé par l’affaire. Deux escrocs se servant de noms d’emprunts,
Portal et de la Condamine l’ont contacté. Ces messieurs lui ont dit que la tour Eiffel allait
être démolie et ils ont lancé une offre pour l’achat et la récupération de 7000 tonnes de
fer. Ils lui ont également demandé de leur faire un virement correspondant au tiers de la
somme que Richard Bouguerot avait proposée pour l’achat de la feraille. Il a versé cet
argent dans le numéro du compte d’une certaine banque que les deux lascars lui ont
proposé. Le compte a été rapidement vidé et les escrocs n’ont plus donné signe de vie. La
police a constaté que Portal et de la Condamine étaient des noms d’emprunts et que la
S.A.F.R.A, la société qu’ils représentaient, était une société fictive.

III. Le portrait d’un escroc
2 avril 1927

Les actionnaires de la S.A.F.R.A. viennent de porter plainte contre leur PDG
aujourd’hui introuvable. Rappelons les faits. Il y a un an, Victor de La Ferrière, le PDG
de cette société déclarait que le chiffre d’affaire de son entreprise avait vingt fois
augmenté. Les acheteurs se ruaient alors sur les actions S.A.F.R.A. dont le cours en
bourse atteignait rapidement les sommets. Six mois après, ces mêmes actions chutaient
d’une manière vertigineuse. Mais un certain Robert Portal proposait de les racheter à bas
prix pour relancer la société. Il s’avère aujourd’hui que La Ferrière et Portal étaient
complices et que le vrai nom de Victor de la Ferrière était Alexandre de la Condamine.
De plus, la S.A.F.R.A. n’était qu’une société fictive destinée à blanchir de l’argent ...

A. Sujet de rédaction :
Imaginez une histoire d’escroquerie récente et développez le sujet en 20-25 lignes.

49
B. Questionnaire
1. Qui sont les héritiers de la fortune d’Auguste Roustan ?
2. Pourquoi Juliette Michaud intente-t-elle un procès au Xavier Roustan ?
3. Qui est en réalité le fils Roustan revenu des terres étrangers ?
4. Pourquoi les ingénieurs chargés de l’entretien de la Tour Eiffel sont-ils inquiets ?
5. Qui est-ce qui sont accusés d’une administration négligente ?
6. Pourquoi la démolition de la Tour Eiffel était-elle envisagée dans les années 1925-
1926 ?
7. Qui est Richard Bouguerot ?
8. Qui est-ce qui lui a lancé une offre pour l’achat et la récupération de 7000 tonnes de
ferraille ?
9. Où devait Richard Bouguerot verser l’argent pour l’achat de la feraille ?
10. Quelle sorte de société était la S.A.F.R.A. ?
11. Pourquoi les acheteurs se sont-ils rués sur les actions S.A.F.R.A. listées à la bourse ?
12. Qu’est-ce qu’il est arrivé six mois après avec les mêmes actions ?
13. Qui est-ce qui s’avère être en réalité Victor de La Ferrière et Alexandre de la
Condamine ?
14. Qu’est-ce que la S.A.F.R.A. voulait-elle faire en réalité ?
15. Qu’est-ce qu’un imposteur ?
16. Pourquoi Victor de La Ferrière et Alexandre de la Condamine sont-ils considérés des
escrocs ?

C. Qui est-ce qui parle dans chacune des situations suivantes : (l’avocat, le
maire, le professeur, un escroc, un représentant de l’administration, les syndicalistes, le
débiteur).

1. La première partie de ce cours se rapporte au contrat de donation, à la succession et à
l’héritage.
............................
2. Mon client était à l’étranger au moment de la mort de son père.
............................
50
3. Il paraît que la rénovation de la Tour Eiffel suppose un coût trop élevé dépassant
largement les recettes d’exploitation.
............................
4. Il paraît que la direction va licencier Marc Santerre parce qu’il nous a incité de nous
mettre en grève.
............................
5. Voulez-vous prendre pour épouse mademoiselle Julie Michaud, ici présente ?
............................
6. Si vous voulez acheter les 7000 tonnes de ferraille faites un virement dans le compte
que nous proposons correspondant au tiers de la somme établie de commun accord.
............................
7. Je soussigné, Alexandre de la Condamine, reconnaît devoir à M. Richard Bouguerot
la somme de 400.000 F. à titre de dommages-intétêts.
.............................

Le saviez-vous ?
LA DÉLINQUANCE
• Les délinquants et les délits
→ un délinquant – un malfaiteur – un truand – un gangster
(le gangstérisme) – le milieu
un bandit (le banditisme) – un brigand (le brigandage)
un criminel – un crime – un meurtrier – un meurtre
un assassin – un assassinat
un homicide volontaire / involontaire
un empoisonnement (empoisonner)
→ un voleur (voler) – un cambrioleur (cambrioler)
attaquer une banque à main armée – faire un hold-up
→ commettre une agression – un viol – un rapt – un enlèvement – un kidnapping –
une prise d’otage – un attentat.
Commettre une infraction – un délit.

51
→ un escroc – escroquer – une escroquerie – une arnaque
un faussaire – faire un faux
un maître chanteur – faire chanter – exercer un chantage sur ...
un racketteur – extorquer de l’argent
→ un terroriste – le terrorisme
un tueur à gages
→ un trafiquant de drogue.
• La prison
arrêter (une arrestation) – capturer – appréhender – passer les menottes
mettre en prison – emprisonner – incarcérer – mettre sous les verrous
un prisonnier – un détenu – un surveillant – un gardien – une cellule – un cachot
s’évader – une évasion
libérer, relâcher un prisonnier – laisser en liberté provisoire.

L’ARGENT
• Payer quelqu’un – rémunérer (une rémunération)
défrayer (les frais) – dédommager
un salaire – un traitement – la paye
→ prêter de l’argent (un prêt)
emprunter ( un emprunt)
→ gagner de l’argent (un gain)
toucher la somme de ...
• Payer quelque chose –régler (le règlement)
acquitter une facture – verser une somme
payer en nature, en liquide, par chèque, par carte bancaire – par mandat postal, par
virement bancaire
un acompte – une provision – une avance
faire un chèque à l’ordre de ...
un compte (bancaire) à découvert ... être solvable.
• L’argent – un billet – une pièce de monnaie
rendre la monnaie – faire l’appoint – faire de la monnaie
52
Mots familiers : le fric – le pognon – l’oseille – le blé.
• Épargner – placer son argent (un placement)
La bourse – une valeur – une action (un actionnaire) – la côte
Une hausse – un boom / une baisse – un krach
Spéculer – un spéculateur – la spéculation
Toucher des intérêts – un dividende.



I. MODÈLE DE TEST DE FRANÇAIS JURIDIQUE

I. Marquez la variante correcte :
1. L’employeur ne peut licencier son salarié ... délai de préavis.
a. faute de ; c. sous prétexte de ;
b. en raison de ; d. par suite de.

2. Pour révigorer l’entreprise, le patron doit faire un ... de capital.
a. escompte ; c. apport ;
b. dividende ; d. dépense.

3. L’employeur n’a pas le droit de procéder à un licenciement sans avertir son salarié
par ... .
a. avertissement ; c. indemnité de licenciement ;
b. lettre recommandée ; d. convention.

4. Le licenciement économique peut avoir comme motif ... .
a. une faute grave de salarié ; c. la participation aux grèves ;
b. les absences au travail ; d. les mutations technologiques dans l’entreprise.

5. Une personne injustement licenciée par son employeur demande justice au ... .
a. Tribunal de grande instance ; c. Conseil des Prud’hommes ;
53
b. Tribunal d’instance ; d. Tribunal d’assises.

6. La grève sauvage est une ... .
a. grève perlée ; c. grève de solidarité ;
b. grève générale ; d. grève sans ordre syndical.

7. Le Conseil des prud’hommes condamne l’employeur à verser à un salarié
injustement licencié ... .
a. des préjudices ; c. des dommages-intérêts ;
b. une prime ; d. une indemnité de licenciement.
II. Répondez aux questions suivantes :
1. Comment s’appellent les parties dans un contrat de travail ?
2. Comment pouvez-vous définir la grève ?
3, Qu’est-ce qu’une grève perlée ?
4. Quels types de grèves connaissez-vous ?

III. Traduisez en français :
Domnul Alain Leroux se considerǎ victima unei concedieri nedrepte şi se adreseazǎ
tribunalului muncii de la Paris. Conform prevederilor articolului 225-15 din Codul
Muncii el cere o indemnizaţie de concediere. Societatea pârâtǎ este obligatǎ sǎ-i plǎteascǎ
20.000 € cu titlul de daune-interese.



A. Traduisez en roumain la lettre suivante appartenant au courrier
juridique:
Loïc Le Dantec
Juge d’instruction
84, rue Dugay-Trouin
42000 Saint-Malo
54

A monsieur le ministre de la Justice, Garde des sceaux
Saint-Malo, le 2 mai 2009

Monsieur le ministre,
J’ai l’honneur de solliciter de votre bienveillance l’autorisation de me mettre en
disponibilité pour convenances personnelles pendant une durée d’un an. Je souhaiterais
que ce congé soit effectif à compter du 1-er octobre.
Je tiens à préciser que j’effectue cette demande avec l’intention de me lancer dans
un projet qui me tient à cœur depuis longtemps et que je n’ai pu réaliser jusqu’à présent
faute de financement suffisant. J’envisage en effet de faire le tour du monde en solitaire
sur un voilier.
Je vous serais très reconnaissant de prendre en compte le fait que j’ai obtenu cette
année le parrainage d’une importante société et que c’est là une chance que je
souhaiterais pouvoir saisir.
Enfin, qu’il me soit permis de vous rappeler qu’en quinze ans de carrière
professionnelle, je n’ai demandé aucun congé exceptionnel.
En vous remerciant par avance de votre compréhension, je vous prie d’agréer,
Monsieur le ministre, l’expression de mes sentiments respectueux et dévoués.

B. Rattachez chacun des mots suivants à sa définition :
1. licite a. conforme aux exigences de la forme
2. légal b. conforme au droit général
3. régulier c. conforme à une valeur reconnue par le droit
4. légitime d. conforme à la loi
5. nul e. qui peut être annulé
6. annulable f. déclaré nul
7. annulé g. entaché de nullité

C. Rattachez les mots de la colonne A à ceux de la colonne B dans un
rapport d’opposition.
55
A B
1. demandeur a. acceptation
2. créancier b. direction
3. employeur c. ouvrier
4. patron d. défendeur
5. offre e. débiteur
6. grève f. salarié
7. syndicat g. lock-out



D. Mettez en français :
Am onoarea de a solicita prin bunǎvoinţa dumneavoastrǎ, Domnule Preşedinte,
desemnarea unui avocat din oficiu pentru a mǎ reprezenta în procesul intentat la
Tribunalul muncii împotriva întreprinderii Normen.
Philippe Delmarre a fost condamnat la un an de închisoare cu suspendare pentru cǎ
a omis sǎ declare, în decursul unui an, veniturile rezultate din creşterea taxei pe valoare
adǎugatǎ. Ex-deputatul de Var trebuie sǎ plǎteascǎ şi o amendǎ de 80.000 euro şi nu mai
poate exercita o funcţie publicǎ. Philippe Delmarre a fost director comercial la
întreprinderea Normen. Curtea de casaţie a stabilit cǎ angajatorul poate sǎ-l concedieze
pe salariatul care ocupa o funcţie esenţialǎ în întreprinderea sa deoarece domnul
Delmarre nu mai are calitǎţile necesare pentru a scoate întreprinderea dintr-o conjuncturǎ
economicǎ dificilǎ.

EXPLICATION DE CERTAINS TERMES JURIDIQUES
Dol (du latin dolus= ruse). Tromperie commise en vue de déterminer une personne à
conclure un acte juridique en conditions désavantageuses.
Extorsion – procédé pour obtenir de quelqu’un de l’argent ou ce qu’on désire en utilisant
des moyens louches : par force, violence, menace, ruse ou en faisant peur.
Chantage – délit qui consiste dans l’extorsion des fonds sous la menace de révélations
56
scandaleuses ou diffamatoires.

SYNONYMES
voler – dérober – cambrioler ;
dol – tromperie ;
escroc – estampeur – estorqueur – lascar ;
voleur – cambrioleur ;
estamper – extorquer – faire du chantage.

E. Donnez les équivalents français des termes juridiques suivants :
• recidiva
• concedierea economicǎ
• parchetul
• angajatorul
• pârâtul
• perioada de probǎ
• suspendarea pedepsei
• termenul de preaviz
• comitetul de întreprindere
• inculpatul
• delincventul
• recursul în anulare
• procura
• chitanţa
• daune-interese
• indemnizaţia de şomaj
• tribunalul muncii
• greva fǎrǎ ordin sindical
• ilicit
• lichidarea
57
• hotǎrârea judecǎtoreascǎ definitivǎ
• neînceperea urmǎririi penale

II. MODÈLE DE TEST DE FRANÇAIS JURIDIQUE

I. Faites le bon choix :
1. Mme Adèle Bonnaire a loué un appartement et a signé le ... .
a. contrat de vente ; c. le bail ;
b. la police ; d. le contrat de prêt.

2. La victime d’un accident routier a droit à un ... évalué à 15.000 €.
a. dommage ; c. prime ;
b. préjudice ; d. dédommagement.
3. La rémunération dans un contrat de bail s’appelle ... .
a. prime ; c. salaire ;
b. indemnité ; d. loyer.

4. La donation est un acte par lequel le ... abandonne un bien en faveur du ... .
a. donneur – donné ; c. donateur – donataire ;
b. donataire – donateur ; d. donataire – donneur.

5. L’assuré s’oblige à payer la ... aux termes convenus.
a. police ; c. prime ;
b. indemnité ; d. garantie.

6. Il est important que l’assurance couvre tous les ... .
a. dommages ; c. risques ;
b. dommages-intérêts ; d.sinistres.

7. Paul Bernard a été condamné à six mois de prison avec ... .
a. la loi pénale ; c. flagrant délit ;
58
b. sursis ; d. suspension.

8. Injustement licencié par son employeur, Jean Dumont s’adresse au ... .
a. Tribunal de grande instance ; c. Tribunal de police ;
b. Conseil des prud’hommes ; d. Tribunal d’assises.

9. La grève sauvage est une ... .
a. grève perlée ; c. grée de solidarité ;
b. grève générale ; d. grève sans ordre syndical.

10. Le licenciement économique peut avoir comme motif ... .
a. une faute grave du salarié ; c. des mutations ;
b. les absences au travail ; d. la participation aux grèves.
II. Répondez aux questions suivantes :
a. Comment pouvez-vous définir la grève ?
b. Qu’est-ce qu’une grève perlée ?
c. Quels types de grèves connaissez-vous ?

III. Composez trois propositions avec les termes suivants :
a. le licenciement ;
b. le dédommagement ;
c. le bail.

IV. Mettez en français :
Domnul Renard este jurist consultul unei mari întreprinderi şi specialist în fiscalitate
şi contracte internaţionale.

V. Exprimez en français les termes suivants :
• angajatorul
• daune-interese
• tribunalul muncii
59
• horǎrâre judecǎtoreascǎ definitivǎ
• chitanţǎ
• perioada de probǎ

III. MODÈLE DE TEST DE FRANÇAIS JURIDIQUE

I. Faites le bon choix :
1. Prenez garde que l’assurance couvre tous les ... .
a. dommages ; c. sinistres ;
b. dommages-intérêts ; d. risques.

2. M. Lebon a ... un contrat d’assurance-vie.
a. fermé ; c. conclu ;
b. rendu ; d. engagé.
3. Dans un contrat de prêt le prêteur remet une chose ou de l’argent à une autre personne
nommée ... .
a. employeur ; c. emprunteur ;
b. preneur ; d. débiteur.

4. La donation est un acte par lequel le ... abandonne un bien ou de l’argent en faveur
d’une autre personne nommée ... .
a. donneur – donné ; c. donataire – donateur ;
b. donateur – donataire ; d. donataire – donneur.

5. La rémunération dans un contrat de bail s’appelle ... .
a. prime ; c. salaire ;
b. indemnité ; d. loyer.

6. L’assuré s’oblige à payer la ... aux termes convenus.
a. la police ; c. la garantie ;
b. la prime ; d. le dommage.
60

7. La victime de l’accident routier a droit à un ... évalué à 15.000 €.
a. prime ; c. dommage ;
b. dédommagement ; d. préjudice.

8. Nous nous voyons obligés de ... le contrat.
a. rompre ; c. résilier ;
b. refuser ; d. renoncer.

9. Mme Brigitte Levêque donne à bail à M. Jean Lenoir son appartement sis à Paris, ... .
a. le 7, rue de la Paix ; c. la rue de la Paix, 7 ;
c. Rue de la Paix, 7 ; d. 7, rue de la Paix.

10. Accusé de trafic de drogue, Kewa Siriak comparaît devant le tribunal correctionnel en
qualité de ... .
a. demandeur ; c. plaidant ;
b. défendeur ; d. huissier.

II. Répondez aux questions suivantes :
1. Comment pouvez-vous définir un contrat ?
2. Quels types de contrats connaissez-vous ?
3. Comment s’appellent les parties dans un bail ?

III. Mettez en français :
Contractele unilaterale se deosebesc de contractele sinalagmatice prin faptul cǎ ele dau
naştere unor obligaţii pentru o singurǎ parte.
Societatea Paribas Immobilier a încheiat un contract de muncǎ pe o duratǎ determinatǎ
cu domnul Alain Leroux.

Connaissez-vous des anecdotes sur les hommes politiques de France ou
d’ailleurs ?
61
En France, se moquer des hommes politiques est une tradition : poèmes et chansons
satiriques sous l’Ancien Régime, chansonniers de Montmartre jusqu’à une époque
récente et, actuellement, émissions de télévision (Le Bébête show) ou de radio (L’Oreille
en coin).

Les hommes politiques ...
... sont-ils féroces ?
Clémenceau (1841-1929), président du Conseil, disait de ses deux principaux adversaires
plitiques :
« Poincaré sait tout mais il ne comprend rien ; Briand comprend tout mais il ne sait
rien ».

... ont-ils de l’humour ?
Fallières, président de la République de 1906 à 1913, disait de son poste :
« La place n’est pas mauvaise mais il n’y a pas de perspectives d’avancement. »

... sont-ils maladroits ?
Le 25 mai 1920, le président de la République, Paul Deschanel, tombe en pyjama du train
présidentiel. Il s’était trompé de porte.

... sont-ils incultes ?
En 1857, Mérimé (auteur de Carmen) fit faire une dictée à la cour de Napoléon III.
L’empereur fit 75 fautes, l’impératrice, 62. Seul l’ambassadeur d’Autriche à Paris ne fit
que 3 fautes.

... sont-ils avares ?
Sous Jules Grévy (1807-1891), les réceptions à l’Élysée étaient particulièrement frugales.
Un journal de l’époque écrivit le canular suivant :
« Un homme en tenue de soirée a été arrêté par la police. Il venait de dérober un pain
dans une boulangerie. Il a declaré à la police : ’’C’est un cas de force majeure. J’ai dîné
ce soir à l’Élysée’’ ».
62


EXPLICATIONS LEXICALES
CONCERNANT LES CONTRATS ET L’ARGENT

ACTE n.m. (du plur. lat. acta, choses faites). 1. ecrit constatant un fait, une convention,
une obligation : Signer un acte de vente. / Acte notarié – pièce rédigée par un notaire./
Acte de l’état civil, acte dressé par un officier de l’état civil constatant la naissance, le
mariage, le décès./ Acte d’accusation, écrit où sont consignés les faits imputés à
l’accusé./ Demander acte, réclamer la constatation légale d’un fait, et, par extens., faire
constater un fait pour s’en prévaloir par la suite./ Donner acte, constater légalement un
fait, et, par extens., se déclarer informé d’un fait, le reconnaître ouvertement./ Prendre
acte, faire constater légalement un fait pour s’en prévaloir ultérieurement, et, par extens.,
noter un fait : J’ai pris acte de votre réclamation.

ACTION n.f. – titre négociable représentant une part de capital d’une société anonyme.

ADMINISTRATIONS DU CRÉDIT n.f.pl. – agents qui reçoivent de l’argent des
autres et leur en prêtent, donc assurent le financement de l’économie (ex. banques).

AGENT ÉCONOMIQUE n.m. - celui qui « agit » dans la vie économique.

ARGENT n.m. – toute monnaie, de quelque métal qu’elle soit, de quelque nature qu’elle
soit, qui sert de numéraire. Acheter l’objet de ses rêves alors qu’on tire déjà le diable par
la queue.
(Fam. Blé, fric, flous, oseille, galette, pépète, pèse, papillon, pognon)
(Le Micro Robert, Dictionnaires. Le Robert, Paris, 1991)
- faire argent de tout – tourner toutes les circonstances à son profit ;
- faire de l’argent – s’enrichir ;
- cracher de l’argent – dépenser beaucoup d’argent.
63

AUTOFINANCEMENT n.m. – financement à l’aide des ressources propres ou internes.

BÉNÉFICE n.m. – profit financier réalisé par une entreprise, un commerce etc., grâce à
son activité ; avantage ;
- le bénéfice est la différence entre des recettes (produits de ventes ou prestation
de services rétribués) et des dépenses nécessaires à la production de ces
recettes.

BIEN n.m. – toute chose créée par le travail et correspondant à un besoin de la société.
Les biens et les services. Biens de consommation et biens de production : avoir, capital,
propriété.
BOURSE DE VALEUR n.f. – lieu où se vendent les « valeurs mobilières », c’est-à-dire
les actions et les obligations.

CAPITAL n.m. – ensemble des biens, monétaires ou autres, possédés par une personne
ou une entreprise, constituant un patrimoine et pouvant rapporter un revenu ; somme
d’argent représentant l’élément principal d’une dette et produisant des intérêts.
Capital fixe – bien d’équipement utilisable pendant une période assez
longue ;
Capital circulant – bien consommable, c’est-à-dire détruit dans le processus
de production ;
Capital technique – ensemble des capitaux fixes et des capitaux circulants de
l’entreprise.


CHIFFRE D’AFFAIRES n.m. – montant des ventes cumulées entre deux bilans ;
Total des ventes effectuées pendant une année.
Le chiffre d’affaires exprime le pouvoir de l’entreprise au sein de la société.

64
CLIENT n.m. – Le client est une personne physique ou morale qui soit achète les biens
ou services d’un fourniseur, soit recourt à des services.
- « Le client est roi » ; « Nos clients sont nos employeurs ».

COMMERCIALISATION n.f. – action de commercialiser, mise en vente, lancement et
diffusion commerciale ; (la commercialisation d’un produit).

COMMUNICATION PUBLICITAIRE n.f. – démarche de création publicitaire, mise
en oeuvre d’un plan média ou hors média (publicité sur lieu de vente, publicité par objet,
participation à des foires.

CONCURRENCE n.f. – rivalité d’întérêts entre plusieurs personnes provoquant une
compétition et, en particulier, entre commerçants ou industriels qui tentent d’attirer à eux
la clientèle par les meilleures conditions de prix, de qualité etc.
Régime de libre concurrence : système économique qui ne comporte aucune
intervention de l’État en vue de limiter la liberté de l’industrie et du commerce, et qui
considère les coalitions de producteurs comme des délits.
Concurrence déloyale : des prix défiant toute concurrence – très bas.

CONTRAT n.m. – éspèce particulière de convention, au sens d’accord de volonté en
général. Ce qui reste caractéristique du contrat et qui le distingue de la convention, c’est
qu’il est une convention génératrice d’obligations.


CRÉDIT n.m. – confiance dans la solvabilité de quelqu’un ; délai qu’on lui accorde pour
le paiement.
À credit : avec paiement différé. Faire crédit à quelqu’un, lui accorder un délai
de paiement.
Ouvrir un crédit à quelqu’un. Credit à court terme (moins d’un an), à moyen
terme.
(jusqu’à sept ans), à long terme (de l’ordre de quinze ans)
65
- Prêt consenti par une personne, par une banque, avance ; Ouvrir un crédit à
quelqu’un.
- Crédit municipal n.m. – caisse municipale de crédit pratiquant le prêt sur gage
à taux modéré, et dite autrefois mont-de-piété.

DÉCHÉANCE n.f. – perte légale d’un droit, faute d’avoir rempli une condition en temps
voulu, d’avoir accompli une formalité ou une obligation : la déchéance de la puissance
paternelle.

DÉPOT n.m. – 1. action de déposer quelque part, de placer en lieu sûr ; chose déposée ;
2. contrat par lequel une personne (le déposant) confie une chose à une autre (la
dépositaire), à charge pour celle-ci de la garder et de la rendre fidèlement.

DÉROGATION n.f. – action de déroger à une loi, à un contrat ; résultat de cette action.
(SYN. : infraction, manquement, violation).

DIVIDENDE n.m. – fraction du bénéfice obtenu par un actionnaire en contrepartie de
son action.

ÉCHANGE n.f. – troc ; commerce ; opération commerciale ; Echanges internationaux ;
commerce extérieur ;
- contrat par lequel on donne une chose contre une autre chose ;
- valeur d’échange : faculté qui donne un bien d’en acquérir d’autres, distincte
de la valeur d’usage.
ÉCHÉANCE n.f. – 1. date à laquelle est exigible le paiement d’une dette ou l’exécution
d’une obligation : L’échéance du loyer./ 2. ensemble des règlements à effectuer à une
époque donnée : L’échéance de fin de mois. / Par extens. Somme à payer à cette date. /3.
Délai qui s’écoule entre la date à laquelle une obligation est prise et celle où elle sera
exécutée. / À brève, à longue échéance, dans un délai court, long, en parlant de
l’accomplissement d’une action : Il réussira à plus ou moins longue échéance./ 4. Fig.
Date à laquelle un événement doit se produire. (SYN. : terme).
66

ENTREPÔT n.m. – lieu, bâtiment, hangar où sont déposées des marchandises pour un
temps limité.

ENTREPRISE n.f. – agent économique indépendant qui utilise des hommes, du matériel
et des matières premières (facteurs de production) afin de produire des biens et des
services destinés à être vendus sur le marché. Elle organise au mieux le travail des
hommes et des machines afin d’obtenir le meilleur résultat avec le minimum de frais.
Les entreprises sont dans nos sociétés le lieu principal de la production des
biens et des services, le lieu principal de la répartition de la richesse produite, c’est à dire
des revenus.

FRAIS (le budget de frais) n.m.pl. – le déroulement d’une activité suppose une
consommation de ressources matérielles, humaines et financières, des dépenses qui font
partie du budget de revenus et de prélèvements de la firme.

INTÉRÊT n.m. – somme que le débiteur paie au créancier pour l’usage de l’argent prêté
(prêt à intérêt). Le taux de l’intérêt. Le niveau de l’intérêt. Le nouvel emprunt de l’État
sera à 4 % d’intérêt par an. L’intérêt est une somme en plus du capital prêté payée par
celui qui emprunte.

INVESTISSEMENT n.m. – fait de consacrer une partie de ses ressources à l’acquisition
de capitaux fixes, de l’équipement par exemple.

LETTRE DE CRÉDIT n.f. – document délivré par un banquier à son client, afin de lui
permettre de toucher de l’argent dans une autre place.

LOYER n.m. – prix de la location d’un logement.

MARCHANDISE n.f. – objet destiné à la vente, article.

67
NÉGOCIER v.tr. – traiter, discuter pour mettre au point une affaire.

OBLIGATION n.f. – titre représentant une part d’emprunt obligatoire.

OFFRE n.f. – quantité de biens ou de services qui peut être vendue sur le marché à un
prix donné.

ONÉREUX-se – adj. – qui impose des frais, des dépenses (syn. de cher, coûteux,
dispendieux.
À titre onéreux – sous la condition d’acquitter une charge, une obligation.

ORGANISATIONS À BUT LUCRATIF n.f. – groupements, associations d’une
certaine ampleur, qui n’existent qu’en fonction d’une activité continue en vue d’un but
déterminé, celui de rapporter de l’argent, du profit.

ORGANISATIONS NON COMMERCIALES n.f. – groupements sociaux et culturels
publics ou privés qui se vouent à l’aide humanitaire (assistance médicale ou technique
dans les pays non industrialisés, secours en cas de catastrophe ou de guerre etc.) à
l’adoption d’une règle sociale, à l’adhésion ou à l’abandon d’un mouvement, d’une idée
etc.

OSTRACISME n.m. – 1. procédure en usage à Athènes, permettant aux membres de
l’eclésia de bannir pour dix ans un homme politique dont ils redoutaient la puissance ou
l’ambition. 2. Action d’exclure quelqu’un d’un groupe, d’un parti, de le tenir à l’écart. 3.
Hostilité, exclusion.

PENSION DE RETRAITE n.f. – (Lat. Pensio) – somme d’argent versée par un
organisme social, par l’État, à quelqu’un, pour subvenir à ses bosoins, pour rétribuer
d’anciens services etc.

68
PLACEMENT n.m. – mise de l’argent (des fonds) dans une entreprise, c’est-à-dire
investir dans l’intention de faire fructifier ; investissement.

PLAIDOIRIE n.f. – (de l’anc. v. plaidoyer). 1. action de plaider devant les juges ;
discours prononcé à l’audience, par un avocat, pour défendre une cause : Un procés qui
en est aux plaidoiries. / 2. Art de plaider, profession de l’avocat (peu usité) / 3. Fig et
littér. Argumentation orale ou écrite en faveur d’une personne, d’une idée, d’une
institution.

PLAIDOYER n.m. (emploi substantivé de l’anc. v. plaidoyer, plaider). 1. Discours
prononcé devant un tribunal pour défendre la cause d’une des parties : Un long et
éloquent plaidoyer./ 2. Discours ou écrit qui défend avec chaleur la cause d’une personne
ou d’un groupe de personnes, qui défend ou combat une idée, une thèse, une institution
etc. Syn. : 1. plaidoirie, 2. apologie ; défense, dithyrambe, éloge, panégyrique.

P.M.E. – petites et moyennes entreprises.

POUVOIR D’ACHAT n.m. – quantité de biens et de services que les habitants d’un
pays peuvent se procurer avec leur argent.( le pouvoir d’achat s’appelle encore revenu
nominal ou réel).

PRÉVENU adj. (part. passé de prévenir) – se dit de quelqu’un qui fait l’objet d’une
poursuite judiciaire en général et, de plus spécialement, qui est traduit devant le tribunal
correctionnel ou le tribunal de police. Syn. : inculpé.

PRIX n.m. – constitue simplement l’addition des coûts de production et de distribution à
laquelle s’ajouterait le profit ; récompense destinée à honorer une personne (ex : les prix
Nobel, les prix Goncourt, les prix Palme d’Or).
Le prix est fonction de la demande du produit et de la politique marketing de
l’entreprise. 1. hausse des prix – inflation ; 2. casser les prix – dumping ; 3. prix d’ami –
prix plus bas, consenti par faveur ; 4. à tout prix – quoi qu’il puisse en coûter ; 5. au prix
69
de – en échange de ; 6. à prix d’or – contre une forte somme ; 6. ne céder à aucun prix –
ne pas céder quelles que soient les circonstances.
(Le Micro Robert, Paris, 1991)
RÉMUNÉRATION n.f. – rétribution d’un travail, récompense en argent payée à
quelqu’un pour un travail.

REVENU n.m. – somme d’argent qui est versée au salarié ; Par nature, il s’agit de
l’argent reçu qui passe d’une personne à une autre, que ces personnes soient des
particuliers, des entreprises ou l’État. Les revenus sont une forme de rémunération pour
la participation de l’individu à la production (les salaires – revenus du travail ; le loyer –
revenu perçu par le propriétaire d’une maison). Les pensions de retraite, les allocations de
la Sécurité Sociale, les intérêts sont d’autres formes de revenus.

SERVICE n.m. – activité qui présente une valeur économique sans correspondre à la
production d’un bien matériel. Produit destiné à la satisfaction des besoins de l’homme et
qui n’est pas fait d’un bien matériel (transport, recherche, tourisme, spectacles etc) ; acte,
prestation utile.

STATUTS n.m. pl. – suite d’articles qui définissent les règles de fonctionnement d’une
société, d’une association : rédiger, noter, réformer les statuts. Syn. : règlement.

STATUTAIRE adj. – 1.qui est conforme aux statuts : Cette procédure n’est pas
statutaire. 2. Qui est désigné ou fixé par les statuts : Un gérant statutaire.

STATUTAIREMENT adv. (de statutaire). D’une façon statutaire.

STRATÉGIE n.f. – art de coordonner des actions, de manoeuvrer habilement pour
atteindre un but tactique, plan d’actions coordonnées qui donne un avantage décisif
contre un adversaire économique.

70
VALEUR AJOUTÉE – la valeur ajoutée d’une entreprise est égale à la différence entre
le chiffre d’affaires réalisé par l’entreprise et le montant de ses consommations
intermédiaires.
Le supplément de richesse créé par le travail de l’entreprise est appelé « valeur
ajoutée ». Les matières premières, les biens et services divers qui ont été utilisés par
l’entreprise pour sa fabrication sont appelés « consommations intermédiaires ».

VALIDER UNE IDÉE n.m. – rendre ou déclarer valide ( vraie, rigoureuse ) une idée.

VIREMENT n.m. – transfert de fonds du compte d’une personne.


Vocabulaire juridique français-roumain
A
abus n. m. – abuz
- abus de confiance
abusif adj. – abuziv
accusé n. m. et adj. – acuzat
- accusé – inculpé, prévenu
- accusé de réception – confirmare de primire
accord n.m. – acord
- accord d’entreprise
- accord de volonté
accompte n. m. – acont
acrédition n.f. – acreditare
acte n.m. – act
- acte communautaire
- acte de naissance – certificat de naştere
- acte de vente
- acte notarié
action n.f. – acţiune
71
- action de contrefaçon – acţiune de contrafacere
- action en justice
- action en réparation
actionnaire n. m. – acţionar
adhésion n. f. – adeziune
administrateur n. m. – administrator
administration n. f. – administraţie
adoption n. f. – adoptare
- adoption d’une loi
agence n. f. – agenţie
aide n. f. – ajutor
alibi n. m. – alibi, mijloc de apǎrare a unui acuzat în cazul unei crime, prezenţa lui în alt
loc decât cel al omorului
amende n. f. – amendǎ
amendement n. m. – amendament
annonce n. f. – anunţ
annulation n. f. – anulare
- annulation d’un acte communautaire
- annulation d’un contrat
- annulation d’une décision
appel n. m. – apel
- cour d’appel
- faire appel
applicabilité n. f. – aplicabilitate
arrestation n. f. – arestare
arrêt n. m. – decizie definitivǎ
- arrêt de la cour d’assises
- arrêt de la cour d’appel
- arrêt de la C.J.C.E.
- arrêt du Conseil d’Etat
assemblée n. f. – adunare
72
- Assemblée nationale
- assemblée générale
assises n. f. pl. – şedinţele în care se judecǎ crimele
- magistrature assise – judecǎtori
- tribunal d’assises – jurisdicţii în care se judecǎ crimele
- cour d’assises
attestation n. f. – dovadǎ
audience – n. f. – audienţǎ
authentifier un acte – a legaliza, a autentifica
avocat n. m. – avocat
- ordre d’avocat
- avocat commis d’office
avoué-avocat (denumire veche)
- l’avoué de la cour d’appel
ayant droit n. m. et adj. – îndreptǎţit
B
bail n. m. – contract ( în special de închiriere)
- bail commercial, contrat de bail
barreau – barou
bâtonnier n. m. – şeful baroului
bénéfice n. m. – beneficiu
bien n. m. – bun, avere
bilan n. m. – bilanţ
blanchir v. II-ème gr. – a spǎla
- blanchir de l’argent
bourse n. f. – bursǎ
- bourse de valeurs, de marchandises
braquer v. I-ère gr. – a ameninţa cu arma
braqueur, euse – persoanǎ care efectueazǎ un jaf armat
brevet – n. m. – brevet
- brevet d’invention
73
C
cassation n f. – casaţie
- cour de cassation
- pourvoi en cassation
caution n. f. – cauţiune
certificat de travail n. m. (livret de travail) – carte de muncǎ
cession n. f. – cesiune
chantage n. m. – şantaj
chiffre (d’affaires) n. m. – cifrǎ de afaceri
chômage n. m. – şomaj
citoyen n. m. – cetǎţean
clause n. f. – clauzǎ
- clause abusive, résolutoire etc.
clientèle n. f. – clientelǎ
code n. m. – cod
- code civil
- code du commerce
- code du travail
- code pénal
- code de procédure civile, etc.
collège n. m. – colegiu
- collège électoral
commissaire n. m. – comisar
- commissaire du gouvernement
- commissaire européen
communautaire adj. – comunitar
- acte communautaire, droit communautaire
comparaître v. III-ème gr. – a apǎrea, a fi prezentat în faţa unei jurisdicţii
- comparaître devant une juridiction
compétence n. f. – competenţǎ
- compétence juridictionnelle
74
complot n. m. – complot
comptabilité n. f. – contabilitate
comptable n. m. – contabil
compte rendu n. m. – proces-verbal
conciliation n. f. – împǎcare
- conciliation des personnes en litige à l’aide d’un conciliateur
conclusion n. f. – concluzie
- conclusion d’un juge
concurrence n. f. – concurenţǎ
- régime de libre concurrence
concurrentiel adj. – concurenţial
- prix concurrentiels
confédération n. f. – confederaţie
conflit n. m.- conflict
- conflit collectif de travail
conseil n. m. – consiliu
- conseil constitutionnel
- conseil d’administration
- conseil de la concurrence
- conseil de prud’hommes (tribunalul muncii)
- conseil des ministres
- conseil européen des ministres
- conseil d’Etat
- conseil municipal
- conseil régional
- conseil juridique
consentement n. m. – consimţǎmânt
constat n. m. – constatare
constitution n. f. – constituţie
contencieux n. m. – contencios
contrat n. m. – contract
75
- contrat administratif
- contrat d’assurance
- contrat de bail – contract de închiriere
- contrat de prêt – contract de împrumut
- contrat de donation
- contrat d’entreprise
- contrat de société
- contrat de travail
- contrat de vente – contract de vânzare
contravention n. f. – contravenţie
contrefaçon n. f. – contrafacere
convention n. f. – convenţie
cotisation n. f. – cotizaţie
coupable n. m. et adj. – vinovat
- plaider coupable – a se declara vinovat
coup n. m. – loviturǎ
- coups et blessures volontaires
cour n. f. – curtea
- cour administrative d’appel
- cour d’appel
- cour d’assises - curtea de apel pentru crime
- cour de cassation
- cour de justice des Communautés européennes
- cour des comptes - curtea de conturi
coutume n. f. – cutumǎ, regulǎ de drept stabilitǎ prin uzaj cu condiţia de a nu contraveni
unei legi
créancier n. m. – persoanǎ cǎreia i se datoreazǎ bani
crime n. m. – crimǎ (syn. meurtre, assassinat, homicide)
- crime contre l’humanité
- crime de guerre
criminaliste n. m. – specialist în criminalisticǎ
76
criminel n. m. et adj. – vinovat de crimǎ
criminalité n. f. – actele criminale şi delictuale comise de un grup de infractori
cuisine électorale (parlementaire) – intrigi care conduc la fraude electorale
D
débiteur n. m. et adj. – datornic, dator
décision n. f. – hotǎrâre datǎ de un judecǎtor
- décision administrative
- décision des juridictions judiciaires françaises
- décision des juridictions européennes
- décision du Conseil européen
déclaration n. f. – declaraţie
- déclaration de TVA
- déclaration des droits de l’homme
décret n. m. – decret
décreter v. I-ère gr. – a decreta, a ordona prin decret
défendeur n. m. – pârâtul într-un proces
délai n. m. – termen
- délai de livraison
- délai de préavis
- délai de réflection
délibération n. f. – deliberare
- délibération du Conseil des ministres
délit n. m. – delict, infracţiune pedepsitǎ cu închisoarea
- le corps du délit
- flagrant délit
- délit de fuite – fugǎ de la locul accidentului
délinquant n. m. – delicvent
délinquance n. f. – delicvenţǎ
demande n. f. – cerere
demandeur n. m. – reclamant într-un proces
- demandeur de droit d’asile
77
démission n. f. – demisie
déni de justice n. m. – refuzul ilegal a unui judecǎtor sau al unui tribunal de a acorda un
act inerent responsabilitǎţilor sale
détenu n. m. – deţinut
détourner v. I-ère gr. – a deturna
détournement n. m. – deturnare
- détournement d’avion
- détournement d’actifs
- détournement de fonds
- détournement de pouvoir
- détournement de mineur
dissolution n. f. – dizolvare
- dissolution de l’Assemblée Nationale
doctrine n. f. – doctrinǎ
dol n. m. – înşelǎciune
dommage n. m. – daunǎ, prejudiciu
- dommage moral
- dommages-intérêts
droit n. m. – drept
- droit administratif
- droit civil
- droit commercial
- droit commun
- droit communautaire
- droit constitutionnel
- droit de la propriété industriel
- droit pénal
- droit du travail
- droit d’asile
- droit de grève
- droit de la famille
78
- droit personnel
dumping n. m. – dumping, practicǎ comercialǎ care permite vinderea mǎrfurilor pe o
piaţǎ externǎ la un preţ mai mic decât cel practicat pe piaţa internǎ
E
élection n. f. – alegere
élire v. III-ème gr. – a alege
électeur n. m – alegǎtor
émission n. f . – emitere
- émission de chèque sans provision
enlèvement n. m.- rǎpire
enseigne n. f. – marcǎ distinctivǎ a unei case de comerţ, firmǎ, stindard
erreur n. f. – greşealǎ
- erreur judiciaire
escroquerie n. f. – escrocherie
espionnage n. m. – spionare
état n. m – stat
- état civil
- état de droit
- état membre
exécution n. f. – executare, ducere la îndeplinire
- exécution d’une décision de justice
- exécution du contrat
- exécution d’un acte
- exécution capitale
exécutif adj. – executiv (pentru puterea care trebuie sǎ aplice legea)
- pouvoir exécutif
exonération n. f. – exonerarea, dispensarea totalǎ sau parţialǎ de o obligaţie sau de o
sarcinǎ
expédition n. f. – copia unei decizii judecǎtoreşti redactatǎ de grefier
expertise n. f. – expertizǎ, raport stabilit de un expert pe baza probelor
- expertise judiciaire
79
extorquer v. I-ère gr. – a da un tun (o ţeapǎ), a prejudicia
- extorquer de l’argent
extorsion – înşelǎtorie, tun, ţeapǎ
F
facture n. f. – facturǎ
faux n. m. – fals
- faux en écriture
fédération (syndicale) n. f. – federaţie
fiscalité n. f. – fiscalitate
flagrant adj. – flagrant, evident, incontestabil
- flagrant délit
force n. f. – forţǎ
- force majeure
formation n. f. – instruire, educaţie, formare intelectualǎ
- formation permanente
formulaire n. m. – formular, imprimat administrativ care trebuie completat
fournir v. II-ème gr. – a furniza, a aproviziona
- fournir un alibi
fournisseur n. m. – furnizor
fraude n. f. – fraudǎ
- fraude électorale
frauduleux, - euse adj. – fraudulos
- banqueroute frauduleuse
G
garde n. f. – pazǎ, supraveghere
- garde à vue – menţinerea unei persoane în localurile poliţiei pentru 24 de ore
- garde républicaine
garde n. m. – paznic, gardian
gérant n. m. – administrator
- gérant(e) de société
gouvernement n. m. – guvern
80
greffe n. f. – secretariatul unei jurisdicţii judiciare
- scrétariat-greffe – secretariatul unei jurisdicţii administrative sau al unui tribunal
de comerţ
greffier n. m. – grefier
grève n. f. – grevǎ
H
héritage n. m. – moştenire
- héritage culturel
hériter v. I-ère gr. – a moşteni
héritier(ère) n. m..- moştenitor
huissier n. m. – executor judecǎtoresc
- huissier de justice
I
incendie n. m.- incendiu
- incendie volontaire
inculpé n. m. et adj. – inculpat
identité n. f. – identitate
- pièce d’identité
- carte d’identité
immatriculation n. f. – înmatriculare
- immatriculation d’une voiture
- immatriculation des sociétés au régistre du commerce
impôt n. m. – impozit
indemnité n. f. – indemnizaţie
- indemnité de licenciement
- indemnité parlementaire
infraction n. f. – infracţiune
injonction n. f. – injoncţiune, ordin precis şi urgent
inspecteur du travail n. m. – inspector însǎrcinat cu controlul aplicǎrii legislaţiei muncii
- inspecteur de police
instance n. f. – instanţǎ
81
- instance de premier degré
- instance de second degré
- traduire devant l’instance
instigation n. f. – instigare
instruction n. f. – fazǎ a procedurii penale în timpul cǎreia judecǎtorul de instrucţie
descoperǎ dovezile şi pe autorul infracţiunii
J
Judiciaire adj. – judiciar
Juge n. m. – judecǎtor
- juge d’instance (du tribunal d’instance)
- juge de paix – denumire veche pentru judecǎtorul de instanţǎ
- juge d’instruction – judecǎtor însǎrcinat cu pregǎtirea dovezilor de materie penalǎ
jugement n. m. – judecatǎ
juré d’assises n. m. – membru al juriului unui tribunal pentru crime
jury n. m. – corpul juraţilor într-un tribunal pentru crime
juridiction n. f. – jurisdicţie
- juridiction administrative
- juridiction civile
- juridiction de droit commun
- juridiction de premier degré
- juridiction européenne
- juridiction pénale
jurisprudence n. f. – jurisprudenţǎ, ansamblul hotǎrârilor unui tribunal
L
législatif adj. – legislativ
- pouvoir législatif
liberté n. f. – libertate
- liberté publique
- liberté syndicale
licenciement n. m. – concediere
litige n. m. – litigiu
82
livraison n. f. – livrare
livret n. m. – carnet, certificat
- livret de mariage
- livret de famille
- livret de caisse d’épargne
local n. m. – local
- local commercial
- local professionnel
location n. f. – locaţie
loi n. f. – lege
- projet de loi
- avoir force de loi
- loi fondamentale
- loi morale
- loi du plus fort
loyer n. f. – chirie
loyal, e adj. – legal, conform legii
M
magistrat n. m. – magistrat
maire n. m. – primar
mairie n. f. – primǎrie
mandat n. m. – mandat
- mandat judiciaire
- mandat parlementaire
marché n. m. – piaţǎ
médiation n. f. – mediere, procedurǎ de drept care propune o soluţie de conciliere pǎrţilor
în litigiu
meurtre n. m. – omor
- meurtre avec préméditation
- meurtre sans préméditation
ministère n. m. – minister
83
- ministère de l’Intérieur
- ministère public
ministre n. m. – ministru
- conseil des ministres européen
- Premier ministre
minute n.f. – minutǎ,originalul unei decizii judecǎtoreşti pǎstrat la secretariatul grefierilor
motion de censure n. f. – moţiune de cenzurǎ
municipal adj. – municipal
N
négociation n. f. – negociere
- négociation collective
- négociation d’un contrat de vente
non-lieu n. m. – neînceperea urmǎririi penale (N.U.P.)
notaire n. m. – notar
notarial adj. – notarial
nue-propriété n. f. – drept de proprietate care nu conferǎ titularului decât dreptul de a
dispune de un bun, dar nu şi de a obţine beneficii
nullité n. f. – nulitate
- nullité du contrat – nulitate, ineficacitate a unui act juridic rezultând din absenţa
uneia dintre condiţiile de fond
O
obligation n. f. – obligaţiune
- obligation contractuelle
- obligation de ponctualité
officier n. m. – ofiţer
- officier de l’état civil
- officier de police judiciaire
offre n. f. – ofertǎ
- offre publique de vente
ordre n. m. – ordin
- ordre administratif
84
- ordre judiciaire
- ordre juridique
- ordre professionnel
- ordre public
organisation n. f. – organizaţie
P
parquet n. m. – parchet, totalitatea magistraţilor care au funcţia de minister public
- magistrature du parquet = magistrature debout
partie n. f. – parte
- partie au procès
- partie contractante
patrimoine n. m. – patrimoniu
patrimonial adj. – patrimonial
patron n. m. – patron
patronal adj. – patronal
peine n. f. – pedeapsǎ
- peine criminelle
- peine de substitution (muncǎ în folosul comunitǎţii)
- peine de droit commun
- peine politique (détention criminelle, dégradation civique)
période n. f. – perioadǎ
- période d’essai (perioadǎ de probǎ)
persona non grata n. f. – persoanǎ nescceptatǎ într-o ţarǎ
personne n. f. – persoanǎ
- personne juridique
- personne physique
- personne morale
personnel n. m. et adj. – personal
piquet n. m. – pichet
- piquet de grève
plaider v. I-ère gr. – a pleda
85
plaideur n. m. et adj. – pledant (avocat care pledeazǎ)
plaidoirie n. f. – pledoarie
plaidoyer n. m. – discurs pentru a susţine o plângere împotriva cuiva
police n. f. – poliţie şi poliţǎ
- police judiciaire
- police d’assurance
pot-de-vin n. m. – mitǎ
pourvoi n. m. – recurs în faţa celei mai înalte jurisdicţii : Curtea de casaţie sau Consiliul
de stat
pouvoir n. m. – putere
- pouvoir d’instruction
- pouvoir disciplinaire
- pouvoir exécutif
- pouvoir législatif
- pouvoir réglementaire
préambule n. m. – preambul
- préambule de la Constitution
préavis n. m. – preaviz
- préavis de grève
- préavis de licenciement
préméditation n. f. – premeditare
préfecture n. f. – prefecturǎ
préjudice n. m. – prejudiciu
préjudiciel adj. – prejudicial, care trebuie judecat de o altǎ jurisdicţie înaintea acţiunii
principale
- question préjudicielle
président n. m. – preşedinte
- président de la République
- président directeur général
- président du tribunal
preuve n. f. – dovadǎ
86
prévenu n. m. – suspect, persoanǎ urmǎritǎ de o infracţiune, dar care nu a fost încǎ
judecatǎ
prime n. f. – primǎ, salariu
- prime d’assurance
- prime de treizième mois
prison n. f. – închisoare
privatisation n. f. – privatizare
privé adj. – privat
- droit privé
- droit international privé
- secteur privé
procédure n. f. – procedurǎ
- procédure administrative
- procédure de conciliation
- procédure de flagrant délit
- procédure de licenciement
- procédure judiciaire
- procédure pénale
procès n. m. – proces
- instance en procès
- sans autre forme de procès – sans aucune formalité
processif adj. – procesoman
procès-verbal n. m. – proces-verbal
procureur n. m. – procuror
- procureur de la République = procureur du parquet
promulguer v. I-ère gr. – a promulga
- promulguer une loi
propriété n. f. – proprietate
- propriété industrielle
- propriété intellectuelle
- propriété artistique
87
- propriété commerciale
prud’homme n. m. – membre d’un tribunal qui s’occupe des problèmes du travail
- conseil des prud’hommes
public adj. – public
- droit public
- droit international public
- ordre public
- secteur public
publicité n. f. – publicitate
Q
quasi-délit n. m. – faptǎ comisǎ fǎrǎ intenţia de a dǎuna cuiva, din culpǎ
question n. m. – întrebare, problemǎ
- question d’argent
- question de droit
- question préjudicielle
questionnement n. m. – interogare
quorum n. m. – cvorum, numǎrul votanţilor necesar pentru ca o decizie sǎ fie adoptatǎ
quota n. m. – procentaj, parte din …
- quote-part – contribution personnelle
R
racket n. m. – extorcare de bani prin violenţǎ şi ameninţare
racketteur n. m. - recuperator
rapport n. m. – raport
rapporteur n. m. – raportor
ratifier v. I-er gr. – a ratifica
- ratifier un traité
recommandation n. f. – recomandare
- rocommandation d’un organe européen
recours n. m. – recurs
- recours contencieux
- recours à la Cour d’assises
88
- recours devant la C.J.C.E.
- recours pour excès de pouvoir
- recours de grâce – demande adressée au chef de l’Etat en vue de la commutation
d’une peine
reçu n. m. – confirmare de primire
- reçu pour solde de tout compte – lichidare
réforme n. f. – reformǎ
- réforme de la justice
- réforme des institutions européennes
- réforme du droit du travail
registre n. m. – registru
- registre de l’état civil
- registre du commerce et des sociétés
règle n. m. – regulament
- règlement européen
- règlement intérieur
règlementaire adj. – regulamentar
rémunération n. f. – remunerare
représentant n. m. – reprezentant
- représentant d’un mineur
- représentant du personnel
- représentant du syndicat
requérant n. m. – reclamant, petiţionar
requérir v. III-ème gr. – a reclama, a face un rechizitoriu
la requête n. f. – reclamaţie, rechizitoriu
résiliation n. f. – reziliere
résilier v. I-er gr. – a rezilia
- résilier un contrat
résolution n. f. – rezoluţie
- résolution du Conseil européen
responsabilité n. f. – responsabilitate
89
- responsabilité civile
- responsabilité contractuelle
- responsabilité délictuelle
- responsabilité des associés
- responsabilité du gouvernement
ressort n. m. – resort
- premier et dernier ressort
revendication n. f. – revendicare
- revendication salariale
risque n. m. – risc
rupture n. f. – rupturǎ
- rupture du contrat de travail, résiliation
- rupture des négociations
salaire n. m. – salariu
- salaire de base
- salaire brut ou salaire réel
- salaire minimum interprofessionnel de naissance (S.M.I.C)
salarié n. m. – salariat
sanction n. f. – sancţiune
sanctionner v. I-er gr. – a sancţiona, a pedepsi
séance n. f. – şedinţǎ, reuniune
- ouvrir, suspendre, lever la séance
secrétaire – secretar
- secrétaire d’Etat
- secrétaire général
- secrétaire greffier
secrétariat n. m. – secretariat
- secrétariat-greffe
- secrétariat général du gouvernement
- Secrétariat général de la présidence de la République
- secrétariat général de l’O.N.U.
90
Sénat n. m. – senat
séparation n. f. – separare
- séparation de la juridiction administrative et judiciaire
- séparation des pouvoirs
septennat n. m. – septenat, mandat de şapte ani
sequestration n. f. – sechestrare
séquestre n. m. – sechestru
séquestrer v. I-er gr. – a sechestra
session n. f. – sesiune
- session du tribunal
- session parlementaire
siège n. m. – sediu, asediu, loc
- siège de l’Assemblée nationale
- siège social – siège de la direction d’une société
- magistrature du siège = magistrature assise (judecǎtorii)
sinistre n. m. – sinistru, daunǎ catastrofalǎ
sinistré n. m. – sinistrat
société n. f. – societate
- société anonyme
- société à responsabilité limitée
- société en nom collectif
statut n. m. – statut
- statut de réfugié politique
- statut des fonctionnaires
- statut du commerçant
statutaire adj. – statutar
statutairement adv. – statutar
subversion n. f. – subversiune
suffrage n. m. – vot
- suffrage universel direct
- suffrage universel indirect
91
sûreté n. f. – siguranţǎ, securitate
- sûreté nationale
sursis n. m. – suspendare a unei pedepse
syndicat n. m. – sindicat
T
taxe n. f. – taxǎ
- taxe à valeur ajoutée TVA
témoin n. m. – martor
témoigner v. I-er gr. – a mǎrturise
testament n. m. – testament
testamentaire adj. – testamentar
- exécuteur testamentaire
tiers n. m. – terţ
- bénéfice revenant au tiers
- assurance au tiers
traité n. m. – tratat
trésor n. m. – comoarǎ
tribunal n. m. – tribunal
- tribunal de l’ordre judiciaire
- tribunal administratif
- tribunal correctionnel
- tribunal de grande instance
- tribunal de police
- tribunal d’assises
- tribunal de première instance des Communautées Européennes
U
union n. f. – uniune, asociaţie
- union douanière
- union européenne
- union syndicale
universel adj. – universal
92
usufruit n. m. – uzufruct, dreptul deplin de a folosi un bun al cǎrui proprietate aparţine
altcuiva
usufruitier, ère n. m. – persoanǎ care se bucurǎ de uxufructul unui bun
usurpation n. f. – uzurpare
- usurpation de titre ou de fonction
V
Vacance n. f. – post vacant, liber
Vente n. f. – vânzare
- contrat de vente
- vente à crédit
- vente à domicile
- vente par correspondance
viager, ère adj. – viager
viol n. m. – viol
violence n. f. – violenţǎ
- violences sur un représentant de la loi
voie n. f. – cale
- voie de recours
vol n. m. – furt
- vol sans violence
- vol à main armée
vote n. m. – vot
Z
zoophilie n. f. – zoofilie, delict sexual deviant
Z.U.P. n. f. – zonǎ prioritarǎ de urbanizat






93
Bibliografie :

A. Manuale şi metode de învǎţare

1. Penfornis, J. L., Le Français du Droit, Paris, Clé International, 2000.
2. Dominique, Philippe ; Girardet, Jacky, Verdelhan, Michèle, Le Nouveau Sans
Frontières, volumul III, Paris, Clé International, 1999.
3. Barbu-Anghel, Georgeta ; Cucinski Mira-Maria ; Rusu, Liliana, Ungureanu,
Corina, Bienvenue ! Manual de limba francezǎ, Nivelurile A1, A2, B1, B2, C1,
C2, Iaşi, Editura Polirom, 2010.
4. Cazacu, Ana-Maria ; Robert, Iulia, Franceza rapidǎ (cu CD), Constanţa, Editura
Steaua Nordului, 2006.
5. Cazacu, Ana-Maria, Franceza fǎrǎ profesor, Curs practic, (cu CD), Constanţa,
Editura Steaua Nordului, 2009.
6. Constantinescu, Ileana, Limba francezǎ. Teste grilǎ, Bucureşti, Editura Eficient,
2000.
7. Dǎnǎilǎ, Sorina (coordonator) ; Cazacu, Mira-Maria ; Rusu, Liliana ; Ungureanu,
Corina, Examenele DELF / DALF, nivelurile A şi B, Iaşi, Editura Polirom, 2006.
8. Graham, Gaëlle, Franceza fǎrǎ profesor (cu 2 CD audio), traducere de Andreea-
Mirela Dinicǎ şi Irina-Georgiana Mihai, Bucureşti, Editura Niculescu, 2010.
9. Gatt, Lucila, Code européen des contrats, Bucureşti, Editura Themis Cart, 2008.
10. Grosu, Jana, Limba francezǎ. Testez vos connaissances en vocabulaire !,
Bucureşti, Editura Corint, 2000.
11. Lamoine, Caroline, Franceza în 15 minute pe zi, Bucureşti, Editura Litera, 2010.
12. Negreanu, Aristiţa, Ça va votre français ?, Bucureşti, Editura All Educational,
2000.
13. Popârda, Oana (coordonator) ; Haidberg, Roxana ; Stoica, Cristina ; Stelea,
Corina ; Oros, Irina ; Gulivati, Viorica, Dossiers francophons. Marketing et
Finances, Iaşi, Editura Cantes, 1999.
14. Rousseau, Pascale, Învaţǎ singur franceza (cu 4 CD audio), traducere de Larisa
Cercel, Bucureşti, Editura Niculescu, 2010.
94

B. Gramaticǎ şi exerciţii de limba francezǎ

1. Anghel, Laura, Exerciţii de gramaticǎ francezǎ, Bacǎu, Editura Plumb, 1999.
2. Epure, Cristina ; Niţulescu, Maria, Gramatica limbii franceze, Bucureşti,
Editura Booklet, 2007.
1. Ghidu, George ; Pisoschi, Valeriu, Gramatica limbii franceze cu exerciţii,
Bucureşti, Editura Teora, 1996.
2. Gorunescu, Elena, Exerciţii de limba francezǎ, Bucureşti, Editura Teora,
2000.
3. Lübke, Regina, Gramatica limbii franceze, Bucureşti, Editura Niculescu,
2008.
4. Saraş, Marcel ; Ştefǎnescu, Mihai, Gramatica practicǎ a limbii franceze,
Bucureşti, Meteor Press, 2007.




C. Dicţionare

1. Brǎescu, Maria, Dicţionar francez-român / român-francez pentru toţi,
Bucureşti, Editura Niculescu, 2009.
2. Brǎescu, Maria, Eurodicţionar francez-român, 85. 000 cuvinte şi expresii,
Bucureşti, Editura Niculescu, 2010.
3. Chirica, Gabriela, Dicţionar francez-român / român-francez, Constanţa,
Editura Steaua Nordului, 2010.
4. Gorunescu, Elena, Dicţionar de omonime şi paronime, Bucureşti, Editura
Corint, 2008.
5. Gorunescu, Elena, Dicţionar de sinonime, Bucureşti, Editura Corint, 2010.
6. Negreanu, Aristiţa, Le français branché. Dicţionar francez-român, franceza
de astǎzi, Bucureşti, Editura Humanitas, 1996.
95
7. Negreanu, Aristiţa, Dicţionar de expresii român-francez, DICEX, Bucureşti,
Editura All Educational, 2000.
8. Saraş, Marcel, Mic dicţionar român-francez, Bucureşti, Editura Teora, 1994.
9. Saraş, Marcel, Dicţionar francez-român, Bucureşti, Editura Teora, 2008.
10. *** Le Micro Robert (sous la direction d’Alain Ray), dictionnaire
d’apprentissage de la langue française, troisième édition, Paris, Maury
imprimeur, Dictionnaires le Robert, 2002.
11. *** Petit Robert des noms propres (sous la direction d’Henri Mittérand et
Alain Rey), Maury imprimeur, Dictionnaires le Robert, 2003.






















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