L’annonce d’un article dans

“Bénéfice.net” traitant du «sexe à
Roissy» a fait, avant de faire couler
un peu d’encre, couler beaucoup
de salive… Beaucoup de nos
lecteurs, avertis par RoissyMail,
l’attendaient avec impatience,
voire fantasmaient sur ce que nous
allions dire. Allions-nous révéler
des histoires salaces ? Genre qui
couche avec qui ? Publier des
photos osées ? D’autres
craignaient carrément une dérive :
que va-t-il nous faire ? J’ai même
eu droit, lorsque nous avons fait
l’annonce de l’article dans
RoissyMail, accompagnée d’une
photo montrant une jeune femme
aux seins nus (celle-ci, une belle
shanghaienne : non c’est pas moi
qui l’ai prise), à des réflexions d’un
élu local du genre, un peu gêné :
«fais attention aux dérapages !
C’est bien quand tu parles de poli-
tique locale, mais là…». Ce qui
était cocasse, c’était qu’un an
auparavant le même élu (qui n’est
pourtant pas bégueule) n’appré-
ciait pas que je parle de politique
locale dans RoissyMail ! Tout le
monde progresse, c’est bien…
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BN
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Alors, le sexe serait-il aussi
tabou que la politique ?
Concernant celle-là, nous conti-
nuerons à évoquer les choses
publiques tant dans
Bénéfice.net que dans
RoissyMail parce que ça intéres-
se les gens et que la politique
concerne tous les aspects de la
vie quotidienne. Il est vrai que
pour certains élus (beaucoup
même), moins ils en parlent,
mieux ils se portent car ils sont
de cette manière plus tranquille
pour exercer, sans contrôle
populaire, leurs petits pouvoirs.
Mais, et c’est le comble, cela ne
le sexe à roissy
«cachez ce sei
Décidément, les villes de notre
région déjà célèbres par leur
nom (Roissy et Louvres)
seraient elles aussi célèbres par
leur connotation «sexuelle» ?
Roissy avec roissy.com mais
aussi «Louvres» avec «l’Eden-
Club» (à quand le tour d’Epiais-
lès-Louvres, la bien nommée?).
«Tu vas à Louvres ? Ah bon…»
Dans les cercles libertins (ou
simplement curieux) du pôle de
Roissy, c’est la blague à la
mode…Car pour certains,
«Louvres», que son maire me
pardonne, c’est la «boite
échangiste» qui y est installée
depuis maintenant 5 ans dans
un lieu à tous points de vue
paradisiaque. Et pour cause, si
vous passez devant le 26 rue de
Paris, vous apercevrez un
magnifique portail qui date du
13ème siècle. De part et d’autre
de la porte on aperçoit une
figurine montrant un homme
grimaçant ainsi qu’une autre
figure, sage celle-là coiffée d’un
bonnet : cela signifierait un
malade et un médecin. C’est
que lieu fut, du 14ème au
les empêchent pas de discourir
sur «l’intervention citoyenne»
et autres poncifs sur la partici-
pation des gens aux affaires
publiques ou de pleurer comme
des madeleines lorsque les taux
d’abstention deviennent gigan-
tesques !
Il y a moins à dire quotidienne-
ment sur le «sexe» que sur la
politique et Bénéfice.net n’ou-
vrira donc pas de rubrique
«sexe». Encore que les
rares fois où nous
publions une
photo d’une jolie
femme, les
retours de lec-
teurs sont massifs !
Le dernier BN n’en
comporte pas et on nous l’a
reproché… C’est que «le sexe»,
c’est un lieu commun de le dire,
a littéralement envahi nos
sociétés contemporaines pour-
tant si judéo-chrétiennes
depuis une petite cinquantaine
d’années. Les anciens se sou-
viendront du début, pour ne
prendre que quelques exemples
: les files incroyables, en pro-
vince, des séances tardives de
cinéma X ou l’explosion du
minitel rose. De nos jours, dans
les kiosques à journaux, sans
parler des revues et films X qui
se vendent comme des petits
pains, les magazines fémi-
nins (ou même de
jeunes) titrent à
gogo sur le sexe et
leur rédactionnel
est rempli d’ar-
ticles sur le
sujet. Certains
« t a b l o i d s »
anglais ne survivraient pas s’ils
supprimaient leur photo heb-
domadaire de «pin-up» étalées
sur une page entière. Près de
chez nous, même l’hebdoma-
daire valdoisien très sérieux (et
familial) «L’Echo-Le Régional»
avait titré sa une sur «Le sexe
dans le Val d’Oise». Les der-
nières inventions humaines (le
téléphone portable et Internet)
sont encore venues conforter la
«révolution sexuelle» et fragili-
ser davantage les «couples tra-
ditionnels» encourageant de
fait les liaisons dangereuses ou
non. Ce qui n’empêche pas cer-
tains et certaines de continuer
à être un peu «coincé», on le
voit bien tous les jours. Nul
doute que ces certains s’en-
voyaient un peu plus ou un peu
mieux en l’air, les Français (qui
avaient une réputation mon-
diale dans ce domaine, pensez
au «french kiss» ou aux
«french letters», arriveraient
sans doute à vaincre la sinistro-
se nationale actuelle.
Donc, désolé pour certains, et
que les autres soient rassurés :
pas de sensationnalisme dans
ce «dossier». Seulement
quelques infos, observations,
anecdotes et
réflexions sur
le sujet.
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sein...»
Louvres
Le paradis
luparien à travers
les siècles
19ème siècle, un hôpital et un
lieu de secours aux indigents :
un Hôtel-Dieu. Un siècle avant,
fondé par Blanche de Castille,
(la mère de Saint-Louis) l’im-
meuble servait à accueillir «en
toutes saisons les pèlerins,
gens d’Eglise et voyageurs en
quête de spiritualité qui traver-
saient le royaume ou l’Europe
pour des motifs religieux, vers
le Puy-en-Velay, Rome, Saint-
Jacques de Compostelle,
Vézelay ou La Chaise-Dieu»,
ainsi que l’indique un ouvrage
en cours de réalisation sur
l’Histoire de Louvres.
Aujourd’hui c’est une autre
quête que poursuivent celles et
ceux qui viennent frapper à la
porte de ce lieu jadis (et enco-
re) pieu, c’est une autre forme
de paradis qu’ils recherchent :
celui de l’extase érotique. Mais
pas n’importe lequel : celui de
l’amour à plusieurs.
Echangisme, «mélangisme», les
mots sont nombreux pour dési-
gner cette pratique sexuelle
qu’une étude officielle (parue à
la Documentation française en
1992, que nous avions lue)
qualifiait encore de «rare». Or,
si les «orgies», «partouzes» et
autres «parties carrées» voire
«gang bang» ont toujours exis-
té, dans le cadre privé ou dans
des lieux plus ou moins
«secrets», il faut bien dire
qu’on a assisté, ces vingt der-
nières années, à une véritable
explosion des établissements
«spécialisés» dans le «sexe de
groupe». Il s’en ouvre quasi-
ment tout le temps. Dans la
capitale, l’un des pionniers du
genre a été longtemps le «2+2»
au nom si évocateur (les
anciens se sou-
viendront de
l’ établissement
rue Lhomond) et
longtemps le
«Chris et Manu»,
à côté de l’Hôtel
de Ville a été
cité en exemple
pour ses soirées
ultra chaudes
( a m b i a n c e
«métro aux
heures de «poin-
te» le week-
end). A citer
encore, le X
bis (rue du
Dé b a r c adè r e )
installé dans
un vrai ancien
bordel, la
«Cheminée», les «Chand-
elles»… En banlieue, il y en a
désormais plein également. Les
connaisseurs appréciaient le
«sauna club», rue de la
Marjolaine à Argenteuil...La
jet-set s’envoyait en l’air chez
le Roi René, à Ville d’Avray.
Tout dernièrement,
l’«Acanthus» (le «temple»
belge du sexe) vient d’ouvrir
une succursale en France à
Dammarie-les-Lys. La province,
traditionnellement discrète de
ce côté-là (ça peut-être contre-
productif de retrouver les
jambes de sa secrétaire sous un
amas de corps,
du genre «ah,
bonsoir patron,
vous êtes là ?…),
s’y est mise ces
dernières années.
A l’instar de cet
ét abl i s s ement
des Vosges, trou-
vé sur Internet
(le Web pullule
de sites consa-
crés à l’échangis-
me et aux dits
établissements :
faites «clubs
échangistes» sur
les principaux
moteurs de
recherche et vous
v e r r e z ) ,
«l’Usine», située
sur la commune de Belval.
Même la commune soutient
l’établissement certainement
pour des raisons «touris-
tiques». Lisez ce qu’on trouve
sur leur site (www.lusineclub
.com) : «l’Usine se mérite, à 45
mn de Strasbourg, Colmar et
Nancy, tout à côté de Senones.
Elle se mérite au point que la
commune de Belval, qui l’ac-
cueille, a décidé d’indiquer le
complexe sur ses panneaux
municipaux : du jamais vu !».
Les patrons «Yolande et
Claude-Michel» indiquent sur
leur site vouloir faire de leur
hôtel restaurant (plus le club
donc de 700m2) situé en pleine
nature «le plus beau complexe
libertin de France».
L’échangisme a donc tendance à
devenir, en ce début de 21ème
siècle qui devrait être soi-
disant, selon Malraux, religieux
ou ne pas être, un comporte-
ment sexuel de plus en plus
«normal», même s’il reste cho-
quant aux yeux de beaucoup.
Daniel Welzer Lang sociologue
et maître de conférence à
l’Université de Toulouse Le
Mirail (et auteur de «La planète
échangiste : les sexualités col-
lectives en France», aux édi-
tions Payot) analyse, sur le site
www.doctissimo.fr cette évolu-
tion dans une interview qui
gagne à être lue entièrement.
Répondant aux questions de
David Béme, il note que : «Ces
pratiques concernent de plus en
plus de monde. Outre une cer-
taine vulgarisation des fan-
tasmes, les couples ont aujour-
d'hui la possibilité "d'aller
voir". Alors qu'il y a quelques
années, l'échangisme était pra-
tiqué par quelques tribus et
restait un milieu très fermé, il y
a désormais la possibilité pour
tous de franchir la porte d'un
club. Ce phénomène ne touche
pas encore toutes les classes
sociales mais tend à se démo-
cratiser. Ainsi, il est connu qu'à
la fin de certains congrès syndi-
calistes à Paris, certains col-
lègues vont dans des clubs
échangistes, comme avant ils
seraient "allés aux putes". Et,
plus loin : «Le modèle du
couple à la vie à la mort a pris
l'eau. Les nouvelles pratiques
sexuelles sont le reflet d'une
interrogation sociale sur la
sexualité, la cellule familiale, la
fidélité, etc. Mais il ne s'agit
pas pour autant d'un hymne à
l'infidélité. Au contraire, les
couples échangistes se disent
fidèles, puisque l'autre n'est pas
"trompé", il est même associé
aux jeux sexuels qu'il partage.
Ces pratiques reflètent plutôt
une montée de l'individualisme
au sein du couple et une exten-
sion du commerce au domaine
relationnel. La disparition des
lieux de drague a laissé la place
à la marchandisation de cette
intimité, surfant sur le "il faut
tout essayer".
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«Ces
pratiques
concernent
de plus
en plus de
monde...»
Jeux :
Ceux qui devinont ce que c'est gagneront un lot ...
Le «sexe dans le
Val d’Oise»
Nous avons donc un établisse-
ment de ce type sur le pôle de
Roissy, à Louvres, disions-nous.
Bénéfice.net le connaît bien
puisque les patrons, Serge et sa
femme Catherine, y avaient
passé de la publicité dans le
numéro 3. Malgré la volonté
affichée du patron de rester dis-
cret, le «club» a de temps en
temps les honneurs de la presse.
Ainsi a-t-on pu voir dans le très
sérieux «L’Echo. Le Régional»,
un des hebdomadaires du Val
d’Oise, la veille de la Saint-
Valentin 2004, un dossier
annoncé sur cinq colonnes à la
une (titre : «Le sexe en Val
d’Oise» ; on a rien inventé) dans
lequel une pleine page était
consacrée à l’Eden Club, agré-
mentée de photos (pas toujours
de bon goût, d’ailleurs). De
même, le numéro d’août 2005 de
la revue «Swing» (la «planète
échangiste» a aussi sa presse :
outre Swing, il y a aussi
Interconnexion et une foultitu-
de de titres plus ou moins inté-
ressants) lui a consacré un
grand article élogieux avec pho-
tos (plus jolies) et tout et
tout…
Ici, vous n’aurez pas de photos.
Vous l’aurez compris chers lec-
teurs, libertins ou non, ce qui
nous intéresse à «Louvres», c’est
l’aspect historique : le portail
13ème (notre seule photo),
voire l’escalier classé. Mais
devrez savoir aussi qu’à
«Louvres», si l’ambiance est
franchement «libertine», elle
est aussi très sympathique, à
l’image des patrons. Serge est
un militaire à la retraite, donc
jeune, donc strict sur les
principes, qui a su faire de
son établissement un
endroit accueillant (mais
avec une clientèle triée,
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Roissy
www.roissy.com
Retour à Roissy ?
de bonne tenue), confortable,
chaud, agréable à l’œil et l’un
des rares endroits ouverts le soir
dans notre région de Roissy.
Catherine est aux petits soins
avec tous les clients (j’en
témoigne), qu’ils soient habitués
ou non. Sachez encore que le bar
est en bas, que le sauna est en
haut et que des soirées «à
thèmes» sont organisées régu-
lièrement avec buffet et tout et
tout et que ce n’est pas cher.
Sachez encore qu’à «Louvres»
comme ailleurs, l’hygiène et la
correction sont de rigueur et
que personne se permettrait un
geste déplacé : les néophytes
peuvent être tranquilles, person-
ne n’est «obligé» de faire
quoique ce soit. Certes, la vue,
pour la première fois, de X corps
nus, entrelacés, en pleine action
est assez choquante. Mais passés
ce moment d’adrénaline, la sen-
sualité naturelle inhérente à
chacun (e) d’entre nous remonte
vite, que l’on participe ou pas.
Et que les hommes ne s’inquiè-
tent pas : même si ce genre de
pratiques sont à priori rejetées
oralement par leurs compagnes
dans un premier temps, je ne
connais pas de femme, jeune ou
vieille, riche ou pauvre, mariée
ou pas, mère ou pas, seule ou en
couple, belle ou moche, grosse
ou maigre, blanche ou noire, de
droite ou de gauche (voire d’ex-
trême droite), croyante ou
athée,hétéro ou bi, qui n’ait pas
aimé y retourner, une fois le
«premier pas» franchi.
Vous pouvez me croire….
EV
En savoir plus sur l’Eden de
Louvres : www.edenclub.fr.st
En cherchant «Roissy» sur
«Yahoo !» ou Google, depuis des
années on tombe sur www.rois-
sy.com . Et là, surprise, ça n’a
rien à voir avec Roissy. Ou plutôt
si, mais d’une manière étonnan-
te : c’est un site «SM»…Voyant
ce site à chaque fois que je
contrôlais la renommée du nom
de Roissy sur le moteurs de
recherche, je m’étonnais du nom
de Roissy (c’est d’ailleurs ce site
qui m’a donné depuis longtemps
l’idée de faire un article sur le
«sexe à Roissy»). Mais je n’avais
jamais bien regardé ledit site, je
me demandais toujours ce que
«Roissy» venait faire là dedans.
J’ai donc mieux scruté ce site
«sadomasochistic» et j’ai trouvé !
Et si ma culture littéraire n’était
pas aussi nulle, j’aurais trouvé
tout de suite !
Histoire d’O
C’est simple. Les initiateurs
anglophones de ce site, groupés
dans «The Roissy Society» se
sont inspirés du célèbre roman
de Pauline Réage (en fait
Dominique Aury): «Histoire
d’O», dont la suite s’appelle
«Retour à Roissy» et dont l’ac-
tion se passe à Roissy-en-
France dans le fameux (et ima-
ginaire) «château». Ce livre,
paru en 1954 (année faste,
donc) avait fait scandale !
François Mauriac l’avait trouvé
«à vomir». Il a obtenu le prix
des Deux-Magots qui récom-
pensait des livres non conven-
tionnels. Il fut interdit en
Angleterre, ce qui bien sûr,
accru son succès. Le réalisateur
Just Jaekin l’adapte au cinéma
des années plus tard : malgré la
qualité moyenne du film, les
gens se ruent dans les salles. En
1969, Réage publie une suite
d’Histoire d’O : «Retour à
Roissy». Le livre a enchanté
nombre d’amateurs (et d’ama-
trices), jusqu’à aujourd’hui
encore. Le thème du livre est
connu : «O» est une jeune
femme tellement amoureuse de
son amant René l’envoie au
«château de Roissy» où elle ne
Avec des milliers de chambres
d’hôtel situées sur le pôle de
Roissy, il fallait dire un mot sur
cette pratique bien pratique : les
fameux «day-use». De quoi
s’agit-il ? De la location, en jour-
née et pour une période en géné-
ral assez courte d’une chambre
d’hôtel. Les day-use ne sont pas
forcement coquins, contraire-
ment à ce que l’on imagine. Sur
les aéroports, et notamment les
nôtres (CDG et le Bourget) ils
font partie du fonctionnement
normal d’un hôtel, car voyageurs
et équipages ont besoin réguliè-
rement d’occuper des chambres
la journée. Ce qui explique que
certains hôtels affichent des taux
d’occupation supérieurs à 100%!
Les couples «illégitimes» et d’oc-
casion sont les autres usagers des
day-use. Tous les directeurs d’hô-
tels (et nous les connaissons
bien) nous l’ont confirmé : cette
pratique est courante, bien qu’el-
le reste marginale dans le chiffre
d’affaire des établissements,
même si c’est toujours bon à
prendre (une chambre rapporte
plus ainsi). Et ça dépend du type
d’hôtel. Depuis l’apparition des
hôtels «low-cost» (très pratique
avec l’accueil anonyme, le faible
prix et la CB, mais dangereux si
votre épouse fait vos poches), les
day-use sont un peu moins fré-
quents dans les hôtels de catégo-
rie supérieure («à quoi bon payer
cher une chambre pour quelques
heures de plaisir», me confiait
récemment un habitué des day-
use). Un directeur d’hôtel me
racontait également que, voyant
la gène qu’occasionnait les day-
use «coquins» auprès des récep-
tionnistes, il avait inventé un
concept : le «business-use». Pour
faire passer la pilule auprès de
son groupe, il les avait convaincu
qu’il existait une clientèle
d’hommes d’affaires (les bien
nommés pour le coup) qui, fati-
gués, étaient demandeurs de
location de courte durée dans la
journée… L’honneur était sauf et
la formule a connu un grand suc-
cès !
Il reste que les day-use «coquins»
sont assez rares sur l’aéroport.
Un autre directeur d’hôtel m’ex-
pliquait que, dans la mesure où
tout le monde se connaît sur la
plate-forme, peu de couples illé-
gitimes s’y risquent. Ils préfèrent
donc les hôtels situés dans des
endroits plus discrets, comme
Goussainville ou le Blanc-Mesnil,
voire Garonor, Longperrier, Saint-
Mard, Saint-Witz…
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Les «Day-Use» dans les hôtels
Une aubaine pour
tout le monde
sait pas ce qui va lui arriver,
mais ce qu’elle sait c’est qu’elle
prête à se livrer à tous ses
désirs… Une fois arrivée là-bas,
elle est apprêtée, lavée, coiffée,
fardée, et subit des tas de
choses… Ainsi : «vous ne l’avez
jamais attachée», demande le
«préparateur» du château.
«Non, jamais» «Ni fouettée ?»
«Non, justement… répond
René». «Justement, dit l’autre
voix. Si vous l’attachez quelque
fois, si vous la fouettez un peu,
et qu’elle y prenne plaisir, non.
Ce qu’il faut, c’est dépasser le
moment où elle y prendra plai-
sir, pour obtenir les larmes».
Tout au long du livre, «O» est
ainsi fouettée, livrée à d’autres
hommes qui lui feront tous les
outrages que vous pouvez ima-
giner. Tout cela par amour de
René, qui finira par la donner à
«Sir Stephen» à qui il lui fit
promettre de leur reconnaître
«le droit de disposer de son
corps à leur gré, en quelque
lieu et de quelque manière qu’il
leur plût, le droit de la tenir
enchaînée, le droit de la fouet-
ter comme une esclave ou
comme une condamnée pour la
moindre faute ou pour leur
plaisir, le droit de ne pas tenir
compte de ses supplications ni
de ses cris, s’ils la faisaient
crier»…Tout le reste est à l’ave-
nant…
Le site roissy.com
est très secret
Vous pouvez, si ça vous intéres-
se, naviguer gratuitement sur le
site. Mais, comme nous l’avons
fait (nous pour des raisons
purement professionnelles), si
vous êtes amateurs (ou amatri-
ce, ces choses là sont beaucoup
plus prisées par le sexe féminin
qu’on ne le pense), ou tout sim-
plement curieux vous pouvez
acheter une sorte de droit d’en-
trée (sécurisé) : vous y verrez
plein de choses…croustillantes,
et pourrez peut-être faire partie
des membres très secrets de la
Roissy Society…
PS : la mairie de Roissy, selon
nos informations, a essayé, sans
succès, de racheter le nom du
site…C’est vrai que ça ne fait pas
une bonne pub pour la ville…
VPP
1 clos du thillay - 95380 Epiais-lès-Louvres
Tel : 01 30 29 04 32 - eric.veillon@wanadoo.fr
www.vppcom.com
Quelle est l’agence de communication
la plus ...
sexy
sur le Pôle
de Roissy ?
Comme partout dans le monde,
on trouve sur le pôle de Roissy
des amateurs de lieux plus ou
mois insolites pour les activités
sexuelles. Il existe des lieux
«softs» et des lieux plus «hard».
On taira ceux-ci mais, puisque
c’est fini, on évoquera le petit
bois situé le long de l’A 104 à
Paris Nord 2, bien connus des
couples un tantinet exhibition-
nistes. Avis aux voyeurs : pas la
peine d’y aller, les promoteurs
ont bétonné ce lieu de
débauche que la morale nous
interdit de décrire par le
menu… Toujours dans le même
chapitre «hard», il n’est pas rare
d’apercevoir, pour ceux qui
empruntent les chemins ruraux
du pôle de Roissy (bien com-
modes pour échapper aux
embouteillages), une paires de
jambes féminines en l’air dans
une voiture garée bien impru-
demment par son «chauffeur»
pressé.
Dans la catégorie lieux «soft» il
faut faire une mention spéciale
au petit parc qui entoure
l’étang, aux pieds de la
Pyramide de Paris Nord 2 (déci-
dément…). On peut observer
encore, mais c’est mieux au
printemps, aux abords de ce
parc bucolique, entre midi et
deux ou vers 17H, un drôle de
ballet de voitures se garant
devant.
«Du haut de cette
pyramide…»
Un conducteur unique est au
volant. Il attend «l’autre».
L’autre arrive. Ils descendent et
vont se faire des bisous d’amou-
reux en sillonnant les allées bor-
dées de jonc ou en se cachant
dans les bosquets. Les numéros
d’immatriculation ne trompent
pas : ces couples illégitimes sont
bien en train de tromper leurs
légitimes…Avec les 35 heures,
qui permettent de quitter un
peu plus tôt, le phénomène a
pris de l’ampleur. Plus de temps,
mais moins d’argent à dépenser,
il faut bien tuer le temps…Alors
les histoires d’amour et de sexe
se multiplient. Merci, Martine !
Un dernier mot sur cet endroit
magique, des paris ont été faits,
dans certains milieux, pour
savoir qui ferait le premier
l’amour en haut de la pyramide !
Et ça s’est fait, nous en avons
été témoin (d’en bas). Regardez
de temps en temps, en passant
en voiture. Non, pas de photos
publiables de la scène…
Et Internet !
Il y a quelque deux ans, j’ai eu
une discussion avec une jeune
femme de 35 ans, à propos de la
«drague» sur Internet. Celle-ci,
plutôt sexy, bien sous tout rap-
port, passait une bonne partie
de son temps à chercher «l’âme
sœur» sur les sites qui n’avaient
pas encore atteint le succès
massif de fréquentation qu’il ont
actuellement (l’un d’entre eux,
meetic.fr, vient d’entrer en
Bourse…). J’en étais très éton-
né, pensant encore que ce genre
de drague ne concernait que les
comportements marginaux. Moi
qui suit de la vieille école, je lui
suggérai de draguer autrement :
«j’sais pas, moi, au boulot, dans
les boites, sors un peu…». Elle
me répondit que, dans notre
région proche, il n’y avait quasi-
ment rien en matière de sortie
de ce type. Les bars cafés ne
sont plus très à la mode et
d’ailleurs, dans la plupart des
villes du pôle de Roissy, ils fer-
ment de bonne heure, pour des
raisons d’insécurité et de fré-
quentation de petites frappes
locales. Sans parler de l’absence
de discothèques : compte tenu
de ses mêmes problèmes de
sécurité, il faudrait être fou, ou
très courageux comme le pro-
priétaire du Kalimba, près de
Lassy (95) : c’est un ancien
boxeur… Reste donc Internet
dont les sites de rencontres se
sont multipliés ces deux der-
nières années et leur clientèle se
recrute désormais dans toutes
les couches de la population.
Après tout, pourquoi pas : les
contacts via Internet remplacent
les contacts traditionnels et, à
entendre certains (et certaines
donc), ils ne sont pas de moins
bonne qualité. Petit problème :
la drague sur Internet se fait
aussi au boulot et pose le pro-
blème de la productivité de cer-
tains : une grande administra-
tion d’Etat de notre région vient
même d’interdire l’accès au web
à ses agents : la fréquentation
des sites «non professionnels»
devenait trop importante…
SEXE A ROISSY
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BN
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des lieux de
drague... out
La fameuse pyramide Paris Nord 2
Vous vous rappelez ? Les magrets de canard

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