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UNIVERSITE MOHAMED 1er

FACULTE DES SCIENCES SMA et SMI Semestre 2


Département de Mathématiques Algèbre 2
et Informatique Année 2008/2009
Oujda

Feuille de TD No 2
http://webserver.iam.net.ma/~chellali/sma2
mustapha.chellali@gmail.com

1. Soit (E, ∗) un monoide. Soient a, b, c, d ∈ E. Montrer que

((a ∗ b) ∗ (c ∗ d)) = (a ∗ (b ∗ (c ∗ d)))

2. Soit (E, ∗) un ensemble muni d’une loi interne ∗. Pour a ∈ E, on note ma


l’application

ma : E −→ E
x −→ a ∗ x
Montrer que

∗ associative ⇐⇒ ∀a, b ∈ E ma∗b = ma ◦ mb

3. Soit (E, ∗) un ensemble muni d’une loi interne ∗.

(a) Soient a, b, c, d ∈ E, montrer qu’il y a six façons d’évaluer

a∗b∗c∗d

(b) Soient a1 , a2 , . . . , an ∈ E, montrer qu’il y a (n − 1)! façons d’évaluer

a1 ∗ a2 ∗ . . . ∗ an

4. Soit (E, ∗) un monoide. On suppose E fini et que tout élément est régulier à droite
et à gauche pour ∗.

(a) Montrer que pour tout a ∈ E, les applications de E −→ E, x −→ a ∗ x et


x −→ x ∗ a, sont bijectives
(b) En déduire que (E, ∗) est un groupe.

5. Soit (G, ∗) un groupe. Soient a, b ∈ G. On dit que a est conjugué à b si il existe


c ∈ G tel que

a = c ∗ b ∗ c−1

Montrer que c’est une relation d’équivalence sur G


6. Soit (G, ∗) un groupe vérifiant

∀x ∈ G x2 = e

Montrer que (G, ∗) est abélien, c’et á dire :

∀a, b ∈ G a∗b=b∗a

7. Soit (A, +, .) un anneau. On suppose que

∀x ∈ E x2 = x

(a) Montrer que ∀x, y ∈ E x.y + y.x = 0


(b) En déduire que ∀x ∈ A x = −x
(c) Montrer que (A, +, .) est commutatif.

8. Soit (A, +, .) un anneau. On dit que a ∈ A est nilpotent si il existe n ∈ N non nul,
tel que an = 0. Montrer qu’il est équivalent de dire

(a) A n’a pas d’élément nilpotent autre que 0


(b) Pour tout a ∈ A \ {0}, on a : a2 = 0 =⇒ a = 0

9. Soit n ∈ N. Montrer qu’il est équivalent de dire

(a) L’anneau Z/nZ n’a pas d’élement nilpotent autre que 0


(b) n = p1 p2 . . . pk pi nombres premiers distints

10. Montrer que tout anneau intègre fini est un corps (utiliser l’exercice 4 )
 √
11. Soit K = a + b 2 | a, b ∈ Q .

(a) Montrer que

∀z, z 0 ∈ K z + z 0 ∈ K et z.z 0 ∈ K

(b) Montrer que K, muni des lois

(z, z 0 ) −→ z + z 0 et (z, z 0 ) −→ z.z 0

est un corps.

12. Montrer que Q n’a pas de sous corps autre que lui même.