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Le rendez-vous d'un psychiatre avec Sai Baba (1ère partie)

Le rendez-vous d'un psychiatre avec Sai Baba (1ère partie)

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Radio Sai interviewe un éminent psychiatre, docteur en physique, ancien commandant de la marine américaine, et qui nous livre ici ses expériences qui sortent tout à fait de l'ordinaire...
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LE RENDEZ-VOUS D’UN PSYCHIATRE AVEC SAI

CONVERSATIONS AVEC LE DR MICHAEL W. CONGLETON, 1ère PARTIE
Voici la transcription de la conversation entre le Dr Michael Congleton, docteur en médecine, Ph. D, Président de la Région Pacifique Sud de l’Organisation Sathya Sai des Etats-Unis et le Prof. G. Venkataraman, physicien éminent et ancien vice-recteur de l’Université Sri Sathya Sai. Prof. Venkataraman (GV) : Je commencerai par vous souhaiter la bienvenue dans notre studio. Je vais commencer par vous demander de vous présenter. Dites-nous quelle est votre profession, l’endroit d’où vous venez, etc. Michael Congleton (MC) : Je m’appelle Mike Congleton, je suis originaire du Texas et j’ai d’abord étudié la physique, avec un doctorat en cette matière. GV : Bienvenue au club ! Je suis également physicien ! MC : C’est une de mes matières préférées. J’ai obtenu une bourse de la Fondation Nationale des Sciences en physique et j’ai terminé mon doctorat en physique des plasmas. J’ai tenté d’obtenir un job dans un laboratoire national pour y faire des choses qui m’intéressaient, mais à cette époque, il semble qu’il y avait pléthore de physiciens. GV : En quelle année, à quelle époque étaitce ? MC : En 1972. Ne parvenant pas à obtenir un travail, j’ai fait une demande d’inscription et j’ai pu suivre les cours d’une grande école de médecine. GV : Les études ne vous effrayaient pas encore ? MC : Non. Apprendre comment les choses fonctionnent m’intéressait. GV : Très bien. Mais vous savez, quand vous allez à l’école, vous devez passer des examens. Moi, j’ai eu des cauchemars à propos des examens pendant de nombreuses années ! MC : Cela ne m’a pas du tout découragé, je voulais réellement aller à l’école de médecine ! Après mon diplôme de premier cycle, j’ai eu une bourse en physique de la Fondation Nationale des Sciences pour continuer en physique. Il semblait que j’aimais réellement la physique et j’ai continué et j’ai remis la formation en médecine. Mais n’ayant pu obtenir un travail dans un laboratoire national qui m’intéressait tant, j’ai fait une demande d’inscription
Le Dr Michael Congleton

dans une école de médecine et j’ai été admis dans le 5ème plus grand Centre Médical des EtatsUnis. – un hôpital de 1200 lits. GV : Au Texas ? MC : Oui, à l’Université du Texas, à Galveston. Après avoir terminé l’école de médecine, je me suis intéressé à la chirurgie. Mais alors, à un moment donné, j’ai dû tenter de soigner des patients psychiatriques qui étaient également des patients chirurgicaux et la psychiatrie m’a passionné. Je me suis donc spécialisé en psychiatrie ! J’ai terminé ma formation d’interne en psychiatrie et puis, j’ai voulu continuer la recherche. GV : En quelle matière ? MC : En médecine qui pourrait inclure de la physique. J’avais étudié la spectroscopie de micro-ondes en physique des plasmas et j’ai pensé qu’en utilisant un genre de méthode d’analyse par micro-ondes et cavités résonantes, on pourrait appliquer cela à l’étude des nerfs ou de désordres neurologiques. Cela me trottait dans la tête. J’en ai parlé à la marine. Ils se sont montrés intéressés et ils m’ont proposé d’être nommé officier, ce que j’ai accepté, comme commandant dans le corps médical de la marine. GV : Vous naviguiez ou vous étiez toujours à terre ? MC : Eh bien, j’étais posté dans un laboratoire. C’était un centre de recherche sur la santé de la marine, mais j’ai beaucoup voyagé. GV : Sur des navires ? MC : J’ai fait des études et encore de la recherche sur des navires. GV : Vous avez fait de la recherche sur des navires ? MC : Eh bien, par exemple, j’ai cherché à établir les effets de longues heures de travail sur la fatigue, les performances et ce genre de choses et j’ai tenté d’améliorer le cadre de travail pour que les gens puissent mieux travailler et ne pas être trop surmenés. Mais pendant que je terminais ma formation en psychiatrie, Carol, ma femme, et moi, nous nous sommes intéressés au yoga. GV : En quelle année ? MC : C’était vers 1978. GV : Y avait-il une raison particulière de vous intéresser au yoga ?

MC : Oui, nous avions suivi quelques cours de yoga, Carol se passionna pour le yoga et je l’accompagnai et lus quelques livres sur le sujet. GV : Cela avait-il quelque chose à voir avec votre intérêt pour la psychiatrie ? MC : Oui, je lisais des livres sur la psychiatrie et il y avait un yogi du nom de Swami Rama qui avait écrit un livre, Yoga in Psychotherapy. Il provient des Himalayas et il a écrit plusieurs autres livres dont l’un s’appelait Living with the Himalayan Masters. J’ai eu la bonne fortune de rencontrer Swami Rama. Il a fondé un Institut à Honesdale, en Pennsylvanie, l’Himalayan Institute. Comme nous étions intéressés par ceci, nous nous rendions à Houston qui est sur la route au nord de Galveston, le week-end, et nous achetions des livres sur le yoga, la philosophie chinoise, etc. En 1978, je me trouvais dans l’une des pièces d’une librairie à regarder les livres et un homme m’a demandé : ‘’Avez-vous déjà entendu parler de Sathya Sai Baba ?’’ J’ai dit : ‘’Non, je n’ai jamais entendu parler de Sathya Sai Baba.’’ Il a dit : ‘’Eh bien, je viens juste de rentrer d’Inde. C’est un homme qui fait des miracles.’’ GV : Il était client de la librairie ? MC : Oui, apparemment, il était client de la librairie et il a dit : ‘’Vous devriez acheter un livre sur Sai Baba.’’ Je me suis donc rendu dans cette partie de la librairie où il y avait des livres sur Swami et j’ai regardé et ils se trouvaient sur le rayon tout au-dessus. J’étais chef de clinique en psychiatrie, alors, pouvez-vous deviner quel livre m’a attiré ? GV : Le livre de Sandweiss ! MC : C’est cela ! J’ai pris Sai Baba : Le Saint Homme et le Psychiatre ! GV : Je ne mérite pas de prix pour l’avoir deviné, parce que la plupart des docteurs viennent à Swami via Sandweiss. Il devrait recevoir une commission, je suppose ! MC : Oui ! Il devrait être remboursé pour cela ! J’ai pris le livre du rayon et j’ai vu une photo de Swami, un beau Swami, et j’ai pensé qu’il avait l’air très occidental. GV : Qui ? Swami ? MC : Oui, Swami ! Si vous pouvez le croire, j’ai pensé : ‘’Il ressemble à un Occidental, pour moi !’’ J’ai dit merci et j’ai posé le livre sur la pile de livres que j’avais et j’ai fait le tour pour en prendre quelques autres. Carol est venue peu de temps après et elle a dit : ‘’OK, il est temps de rentrer à Galveston.’’ Puis, elle a regardé la pile de livres que j’avais et elle a dit : ‘’Tu ne vas pas acheter tous ces livres, n’est-ce pas ?’’ J’ai regardé les livres, puis j’ai regardé Carol, puis de nouveau les livres et j’ai dit : ‘’Non, peut-être que je pourrais en remettre quelques-uns.’’ J’ai examiné les livres pour voir ceux qui m’intéressaient le moins et quand je suis arrivé au livre de Swami, Le Saint Homme et le Psychiatre de Sandweiss, j’ai pensé : ‘’Bon, je n’ai pas

réellement besoin de ce livre.’’ Je l’ai remis en place sur le rayon du dessus, je me suis retourné et alors, le livre s’est simplement envolé du rayon et il m’a percuté la tête ! Et Carol a dit : ‘’Tu ferais mieux d’acheter ce livre !’’ Ainsi, nous avons acheté le livre et comme le destin l’a voulu et conformément au vœu de Swami, je me suis retrouvé à San Diego au centre de recherche sur la santé de la marine, juste à côté de chez Sam Sandweiss. GV : Quand l’avez-vous rencontré pour la première fois ? MC : Je l’ai rencontré pour la première fois, quand je travaillais pour la marine à cette recherche et quand je faisais la navette avec Washington. GV : Vous saviez qu’il était là, je suppose ? MC : Non ! GV : Vous ne le saviez pas ? MC : Non. Mais nous rendre en Inde nous intéressait à cause de notre intérêt pour le yoga et je voulais aller à Rishikesh ou dans la partie du nord de l’Inde où vivent les yogis. Nous avions aussi ramené Autobiographie d’un Yogi. Et cela a encore plus stimulé notre intérêt. Nous avions toujours notre maison à Galveston et un ouragan est survenu et il a endommagé la maison. Il y avait 1,5 m d’eau dans la maison. Après l’avoir fait réparer avec l’argent de l’assurance, il restait suffisamment d’argent pour faire un voyage en Inde ! Carol a planifié l’itinéraire. Nous devions débuter par Bombay, puis monter vers le nord jusqu’à Agra, Delhi, traverser jusqu’à Katmandou, puis redescendre à Calcutta, et alors j’ai pensé : ‘’Attends une minute ! Il y a un saint homme en Inde dont parlait le livre que nous avions acheté à Houston. Voyons si nous pouvons découvrir où il est.’’ Donc, j’ai regardé dans le livre et l’auteur s’appelait Sam Sandweiss, de San Diego - précisément là où j’habitais ! J’ai donc appelé les renseignements, j’ai obtenu le numéro de Sam et je l’ai appelé. Il a dit : ‘’Demain soir, c’est notre première soirée portes ouvertes, venez et je vous dirai comment y aller.’’ GV : Vous voulez dire que vous l’avez utilisé comme guide de voyage ? MC : C’est exactement cela ! Donc, j’y suis allé et il n’aurait pas pu être plus serviable ! Il nous a dit comment faire pour aller voir Swami. Et en fait, ce soirlà, je pense que c’est Elsie Cowan qui était invitée chez lui. Entendre son récit (de la résurrection de Walter Cowan, son mari, par Baba), fut également très intéressant pour moi ; elle était là quand Walter était déjà mort. En tout cas, aller voir Swami était la dernière et la partie la plus importante de notre voyage en Inde. GV : Vous avez sûrement dû discuter de Swami avec Sandweiss ? MC : Un petit peu, oui.
Les Cowan avec Swami, après la résurrection de Walter

GV : Pas beaucoup ? MC : Pas en profondeur. GV : Vous vouliez vous rendre compte par vous-même, directement ? MC : Oui. GV : C’était au début des années quatre-vingts ? MC : En 1984. GV : Donc, vous avez vu Swami pour la première fois en 1984 ? MC : Oui. GV : Où était-ce ? Ici (à Prasanthi) ou à Bangalore ? MC : C’était ici. Après avoir visité Katmandou, lorsque nous sommes arrivés à Calcutta, nous avons découvert que l’Inde était en grève générale depuis les quatre dernières semaines, alors que nous voyagions au Népal. Et l’Andhra Pradesh était l’Etat qui avait initié la grève. Le gouverneur de l’Andhra Pradesh avait été évincé du Parlement et tout le monde était contrarié par cela. Et donc, l’ashram était fermé depuis quatre semaines, quand nous sommes arrivés à Calcutta. Mais nous désespérions de venir voir Swami. L’attrait était tellement fort et nous avions simplement envie de pleurer, parce qu’il semblait que cela n’allait pas pouvoir se produire. Mais inopinément, nous avons pu prendre un avion pour Bangalore et nous avons trouvé un hôtel là-bas. A la réception on nous a dit que tous les bus pour Puttaparthi étaient à l’arrêt depuis un mois ! Il n’y avait aucune possibilité d’aller là-bas ! Nous avons déposé nos vêtements dans notre chambre, nous sommes descendus et nous avons parlé à l’employée. Elle a dit : ‘’Je viens tout juste d’entendre que les bus pour Puttaparthi avaient recommencé à circuler.’’ Nous avons pris un taxi et nous nous sommes rendus à la gare des bus et effectivement, ils roulaient bien ! Mais il y avait des milliers de gens qui attendaient pour prendre les bus qui n’avaient plus circulé depuis quatre semaines. C’est alors que le chauffeur de taxi nous a dit : ‘’Mon frère peut vous emmener ; peutêtre vous conduira-t-il jusque là.’’ Nous avons trouvé son frère, mais ce monsieur a regardé sa montre, puis il nous a regardés et il a dit : ‘’OK, je vous emmène, mais nous devons partir immédiatement !’’ J’ai regardé ma famille et ils étaient clairement un peu perplexes ! La voiture était une vieille Ambassador qui avait des pneus usés jusqu’à la corde et j’ai dit : ‘’Nous devons d’abord passer à l’hôtel pour prendre quelques vêtements.’’ Mais il a dit : ‘’Non, si nous ne

partons pas tout de suite, nous ne partons pas.’’ Alors, j’ai regardé ma famille, puis je l’ai regardé et j’ai dit : ‘’D’accord, nous partons !’’ Nous sommes montés dans la voiture, nous avons pris la direction de Puttaparthi et à peu près cinq minutes plus tard, il tombait en panne d’essence ! C’était en plein milieu d’une rue animée et bien entendu, Carol secouait la tête, comme pour dire : ‘’Dans quelle galère nous sommes-nous embarqués !’’ Mon fils et moi, nous sommes sortis de la voiture et nous avons poussé le taxi jusqu’à une station-service, nous avons fait le plein, puis nous avons pris la direction de Puttaparthi. Sur la route, il y avait des barrages routiers où les villageois bloquaient le trafic à cause de la grève. Ils disaient : ‘’Pas de circulation en voiture pendant la grève !’’ Mais comme je le disais, la grève venait juste de finir. Quand nous arrivions aux barrages routiers, notre chauffeur s’arrêtait, je sortais, je courais autour, j’ôtais les pierres qui obstruaient la route et alors, les villageois sortaient, ils nous faisaient signe et ils souriaient et nous poursuivions notre chemin et finalement, nous sommes arrivés à Puttaparthi. Je pense que nous étions les premiers à arriver après la fermeture d’un mois et nous étions ravis d’être ici ! Nous nous sommes présentés à la réception, puis nous nous sommes rendus dans l’un des ‘’sheds’’1 ; je pense qu’il y avait quatre autres couples dans le shed. Bien sûr, la conception du camping de Carol, c’est de séjourner dans un hôtel quatre étoiles ! Alors, vous pouvez nous imaginer entrer dans un ‘’shed’’ et j’ai pensé : ‘’Qu’allons-nous faire ?’’ Nous sommes donc sortis pour trouver un tailleur, nous avons fait faire quelques vêtements, nous avons acheté un matelas, puis nous sommes rentrés, nous nous sommes mis à notre aise et nous nous sommes installés. GV : Vous avez réellement vécu à la dure ! MC : Eh bien, oui, je crois, d’une certaine façon. C’était une expérience nouvelle. GV : Etiez-vous mentalement préparés pour tout cela ? MC : J’étais probablement préparé, mais je ne pense pas que Carol l’était. Mais mon but était de voir Swami. GV : Quand L’avez-vous vu ? Au Darshan, le lendemain ? MC : Oui, le lendemain matin, nous avons vu Swami au Darshan. Il devait y avoir 30 ou 40 personnes en tout. GV : Quoi ? MC : Oui, l’ashram avait été fermé pendant un mois. GV : Alors, vous avez dû Le voir pratiquement en gros plan ? MC : Oui, presque.
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Dortoir rudimentaire

GV : Alors, comment était-ce ? MC : Vous savez, mon fils John avait 11 ans à l’époque. Nous ne parlions jamais de Swami. Nous avons juste vu Swami et savez-vous quel fut son commentaire ? GV : Quel fut-il ? MC : Il est Dieu. GV : Est-ce vrai ? Au premier regard ? MC : Au premier regard ! Il savait simplement ! Dans l’innocence de l’enfance, il savait simplement ! Et je fus vraiment impressionné par cela. Swami paraissait juste glisser sur le sol et Il semblait transparent. Vous voyez juste Swami entre les bâtiments et tout ; c’était une expérience mystique. Nous devions retourner travailler ; aussi, après le Darshan, nous avons pris la direction de l’hôtel. Mais sur la route, le chauffeur a dit : ‘’Je connais un endroit. Il y a un dévot, il a un petit orphelinat. Swami lui a donné des médaillons et ils produisent miraculeusement de l’Amrita (nectar) ! GV : Oh ! C’est près de Mysore ! MC : Oui, c’était sur le chemin du retour ; je crois que ce n’était pas trop à l’écart. Alors, j’ai dit : ‘’OK ! Allons-y !’’ Et à cette époque, ce petit homme…− il s’appelle Halagappa ? GV : Oui, je pense qu’il s’appelle Halagappa. MC : C’était en 1984 et il avait un petit bâtiment métallique. GV : Oui, près de la Kaveri. MC : Dedans, il y a un temple et toutes les photos de Swami étaient recouvertes de Vibhuti. GV : Oui, j’y suis allé ! MC : Et il nous a montré ces petits médaillons, l’un d’eux était Shirdi Baba et l’autre, Sathya Sai Baba. Ce sont des images en émail de Swami sur du cuivre – Sathya Sai et Shirdi Sai – et elles exsudaient ce liquide ! Je suis un physicien de formation qui traite de science pure et mon approche fondamentale de la vie était – si je ne pouvais pas le reproduire dans un laboratoire, alors, ne m’en parlez pas. Je ne veux rien savoir de trucs mystiques. Si les gens croient en la télépathie, ils devraient consulter quelqu’un à ce sujet ! Mais j’ai vu ces médailles exsuder cet Amrita et j’ai simplement commencé à mesurer à quelle vitesse le liquide se formait. Il en a mise une dans ma main et j’ai pu voir que le liquide

s’écoulait dans le centre de ma paume dans la mesure d’une goutte toutes les 10 ou toutes les 15 secondes ! C’était incroyable pour moi ! Aucun tube n’était lié. Cela venait simplement de nulle part ! C’était comme si de l’énergie était transférée à la matière ! GV : Voulez-vous entendre ma première expérience d’un miracle ? MC : Oui, certainement. GV : C’est très intéressant. J’avais entendu parler de Sai Baba depuis longtemps et en fait, je l’avais vu quand Il était venu à Bombay en 1968. Mais l’heure n’était pas encore venue pour moi de rentrer pleinement au bercail. Je devrais encore subir quelques chocs assez désagréables, dont une expérience plutôt traumatisante. Puis, je suis venu. Mais je n’avais pas réalisé qu’Il était une Incarnation de la Divinité. Ainsi, j’ai dit : ‘’Oui, c’est un homme bon, un saint homme, un saint, mais pour les miracles, je ne suis pas preneur ! Et j’ai eu cette discussion avec mon oncle à Bangalore et il a dit : ‘’Oh ! N’aie pas trop la grosse tête ! Il y a des scientifiques plus importants que toi, plus célèbres que toi qui les ont reconnus !’’ J’ai dit : ‘’Ecoute, c’est contre toutes les lois que je connais et ces lois ont été établies par des grands hommes comme Einstein.’’ J’ai cité beaucoup de gens célèbres, je dirais. Il n’a pas du tout été impressionné et je n’ai pas su le convaincre. Et puis, les circonstances ont fait que je suis venu ici ; c’est une longue histoire, mais je ne vais pas vous l’imposer, parce que vous êtes celui qui est censé parler, mais brièvement, je suis venu ici pour faire un exposé pendant un cours d’été. L’ancien vice-recteur, le Prof. Sampat – que je connaissais très bien – m’avait invité et j’étais censé faire mon exposé le jour de mon arrivée, mais la nuit précédente, M. Rajiv Gandhi, le Premier Ministre de l’Inde de l’époque, avait été assassiné. Toutes les procédures s’étaient arrêtées, parce qu’il y avait le feu dans le pays tout entier ! Mais Swami a dit : ‘’Vous nous ferez un exposé en privé ; vous parlerez dans la salle à manger du foyer du collège.’’ C’était donc une affaire privée et Il a dit au Prof. Sampat : ‘’Vous dites aux étudiants que Je serai là, sinon, ils feront tous grève pendant la conférence.’’ Il a installé une chaise et il a été annoncer que Swami serait là ; ainsi, la salle à manger était bondée ! A cette époque, l’hôpital était en construction, aussi Swami était-Il accaparé par les docteurs et Il ne s’est pas montré. Il a dit à Sampat : ‘’Je ne viendrai pas, mais vous continuez.’’ Sampat m’a donc présenté aux étudiants, puis il m’a regardé et il a dit : ‘’Dr Venkataraman, voici la chaise de Swami ; ne pensez pas qu’elle est vide : Il est là et Il écoute chaque mot.’’ J’ai écouté poliment et je n’ai rien dit. J’ai donné mon exposé et le moment de partir est arrivé. Je ne savais pas très bien comment j’allais retourner à Hyderabad, parce que tout le pays était dans le désarroi. Alors, Il a dit : ‘’Venez avec moi, je vous emmène au Darshan.’’ Et nous nous sommes rendus dans le bâtiment voisin, Trayee Brindavan (la résidence de Swami). Il nous a conduits à l’intérieur, et puis Swami m’a parlé et Il a envisagé comment je pourrais retourner et des choses comme cela. Puis finalement, Il a dit au Prof. Sampat : ‘’Prenez-le dans votre voiture et faites-le déposer à l’aéroport.’’ A cette époque, les routes

étaient désertes, vous pouviez facilement voyager. C’était une route isolée – pas encore touchée par les problèmes. Il se tenait sur le seuil et j’étais là. Il m’a béni, et puis Il a matérialisé de la Vibhuti et j’ai été soufflé ! J’étais comme suspendu ! Je l’ai muettement acceptée et je l’ai emballée. Et puis, le chauffeur m’a conduit à l’aéroport. J’ai dit : ‘’Ma mère habite là. Je veux y aller.’’ Il a dit : ‘’Vous plaisantez ! Je ne peux pas rentrer à l’intérieur de la ville !’’ J’ai dit : ‘’Si ! Vous devez faire cela pour moi ! Cela ne prendra que cinq minutes.’’ J’y suis allé, j’ai donné un peu de Vibhuti à ma mère et j’ai parlé de tout ceci à mon oncle qui m’a jeté un regard plutôt sévère ! Il a dit :’’Tu étais celui qui niait toutes ces choses ! Je te parlerai plus tard !’’ Et voilà ! Bien sûr, depuis lors, j’en ai vu beaucoup – pas ceux réellement spectaculaires qu’Il faisait dans les années cinquante ; entre les années quarante et les années cinquante, c’était vraiment des choses incroyables ! Mais j’ai eu plus que ma part de miracles. Et puis, j’ai réalisé, après avoir beaucoup étudié le Védanta, qu’Il a le pouvoir de convertir directement l’énergie de la Conscience en matière, alors que l’énergie physique que nous convertissons normalement en matière par e = mc² est une forme inférieure d’énergie de la Conscience. Et même le Big Bang a émané d’un genre de dérivé de la Pure Conscience et puisqu’Il est la Pure Conscience incarnée, Il peut directement la convertir en matière. C’est ainsi que je l’ai rationalisé, mais c’est venu beaucoup plus tard. Mais cela a été une décharge de 100 000 volts de voir cela la première fois ! MC : Oh, j’imagine ! Cela a eu le même effet sur moi ! GV : Oui. MC : Nous sommes rentrés à San Diego et je suis retourné travailler et j’ai commencé à me rendre au Centre de San Diego avec le Dr Sandweiss et à lire plus à propos de Swami. GV : Cela a-t-il provoqué un quelconque changement dans votre vie ? MC : Oh, oui ! J’ai commencé à penser qu’il y a beaucoup plus dans la vie que les poursuites matérielles. Et que l’élément spirituel de notre vie était très important – ce que j’avais fort négligé. Quoique j’aie toujours cru fortement en Dieu, je m’étais surtout concentré sur les recherches intellectuelles, jusqu’à ce point. GV : Pardonnez-moi de vous interrompre, considériez-vous le yoga comme un simple exercice physique ou comme quelque chose pour calmer l’esprit ? MC : Oh, au début, c’étaient les asanas physiques, le Hatha Yoga. Mais en l’étudiant plus, j’ai découvert quelque chose qui s’appelait le Raja Yoga et qui couvrait beaucoup plus que les simples asanas. Bien sûr, j’ai étudié cela dans le yoga au cours de nombreuses années.

J’essayais de le comprendre et cela m’a aussi conduit à d’autres recherches en tentant de voir comment le spirituel existe en nous. GV : Avez-vous eu connaissance de la Bhagavad Gita ? MC : Oui. GV : Etait-ce avant ou après que vous soyez venu à Swami ? MC : Après. J’ai également découvert qu’Einstein avait aussi un exemplaire de la Bhagavad Gita. GV : C’est vrai ? MC : Oui, et il l’a lue. GV : Savez-vous que Copenhagen l’a lue en sanscrit ? Il a suivi des leçons de sanscrit à Berkeley ! MC : Je ne sais pas comment on peut lire le sanscrit ! J’ai essayé de l’apprendre moi-même, mais ce serait une expérience miraculeuse si Swami pouvait arriver à me le faire comprendre ! Mais je suis retourné travailler et j’ai commencé à me rendre aux Centres Sai et comme le destin l’a voulu, le Ministère des Affaires Etrangères m’a demandé si je pouvais aller à Bombay (maintenant Mumbai) en Inde et voir si c’était possible qu’il y ait un transfert de technologie médicale entre les deux pays et j’ai volontiers accepté la tâche et je suis allé à Bombay. GV : Nous sommes maintenant en 85, 86 ? MC : 87 ! Je suis donc allé à Bombay et j’ai travaillé avec le conseil municipal et je me suis mis en rapport avec les hôpitaux de là-bas, j’essaye de me rappeler leurs noms – le King Edward Memorial Hospital et d’autres là-bas. GV : Oui, le KEM Hospital. MC : Oui. J’ai terminé mes rencontres et les études. Il me fallait écrire un rapport pour le Ministère des Affaires Etrangères et au fond de moi, j’ai pensé : ‘’Je prends deux semaines de vacances et je vais voir Swami.’’ Au bout de deux semaines, je suis arrivé à Bangalore et on m’a dit que Swami était à Kodaikanal et que Swami reviendrait à Whitefield dans deux jours. J’ai trouvé un endroit dans le quartier à Whitefield, juste en face de l’entrée principale et j’ai attendu. Quand Swami est revenu, il était accompagné d’un petit groupe de dévots – rien qu’une cinquantaine. J’ai pensé que c’était une grosse foule, mais ce n’était rien, comparé à aujourd’hui ! Il y avait un arbre pour le Darshan et nous avons formé les files. GV : Oui, je me souviens, le ‘’Sai Ram shed’’.

MC : Même si vous étiez le dernier de la file, vous aviez une super place, de toute façon. Et Swami est arrivé et j’ai eu l’impression d’être totalement ignoré ! Et j’ai remarqué que les gens avaient des billets qu’ils écrivaient et qu’ils remettaient à Swami. Nous avons assisté à une représentation où un Africain a lu de la poésie qu’il avait écrite. J’ai pensé : ‘’Je vais écrire un petit poème et je demanderai un entretien à Swami.’’ Il est sorti, Il a circulé, Il a pris ma requête – la petite lettre – et Il a dit : ‘’Allez !’’ Je suis donc entré dans l’enceinte et j’ai eu mon premier entretien avec Swami en 1987. Dans la pièce réservée aux entretiens, les dames étaient assises d’un côté et les messieurs de l’autre. Il s’est approché du commutateur mural, Il a regardé le ventilateur au plafond, Il a appuyé sur le commutateur, Il s’est retourné, Il a tendu la main et Il a dit : ‘’Ok, ça fait 60 roupies pour le service !’’ Puis, Il s’est approché de moi et j’étais assis plutôt devant, juste en face de deux jumelles indiennes et Il a balayé l’air de Sa main une fois, et juste en face de moi, il a déployé un éventail de 10.000 $ en billets de 1000 $ et Il les a tenus très près de mon visage ! Je les ai regardés, c’étaient des billets usagés ! Je n’avais jamais vu pareilles coupures et je ne pouvais imaginer qu’on les utilisait ! GV : 10.000 $ ! MC : Oui, 10.000 $ ! Il a retourné Sa main et ils sont tombés dans le néant – ils ont disparu juste devant moi ! Et Il a dit : ‘’L’argent ne signifie rien. Il va et il vient. L’amour est la seule chose qui dure !’’ GV : N’est-ce pas une manière extraordinaire d’en apporter la démonstration ? MC : Oui ! Il a regardé les dames assises juste en face de moi et elles n’ont pas dit un mot. Il a secoué la tête et Il a dit : ‘’Cinq minutes de plaisir et 23 heures 55 minutes de douleur et de souffrance ! Et puis, Il a brassé l’air de Sa main et Il a matérialisé un rosaire – un japamala ! Il a brandi le mala et Il a formé une boucle sous Ses deux mains. Il a tiré un petit peu au sommet du mala qui s’est séparé en deux malas ! C’était comme peler une banane ! Il les partageait : un mala montait et il en ressortait deux malas et puis il y eut deux malas identiques, un pour chaque jumelle ! GV : D’où venaient ces jumelles ? MC : Je ne suis pas sûr. GV : Etaient-elles indiennes ? MC : Oui, elles étaient indiennes. Il a aussi matérialisé une montre2 pour l’un des étudiants présents et j’ai appris plus tard la signification de ‘’watch’’ – W-A-T-C-H voulant dire :
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Watch en anglais et ’’to watch’’ signifie aussi surveiller

watch your words actions thoughts character heart GV : Oui.

surveille tes paroles ‘’ actions ‘’ pensées ton caractère ‘’ coeur.

(A suivre…) Heart2heart Décembre 2007

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