FORAGE & WORK OVER

Entretien avec
M. Mohamed Meziane,
P-DG du Groupe Sonatrach
Visite des TP 182, 128 et 183
à In Salah
TP 197 Un exploit à consolider
Observatoire féminin améliorer et
soutenir la condition des femmes
actives
TP 203 : Visite du
Ministre de l’Energie
et des Mines
ENTP Le Journal N°74 Février 2009
OBSERVATOIRE
DE L’EMPLOI FEMININ
L'environnement, une
préocupation majeure
dans notre quête vers
l'excelence.
Sommaire
CONTRIBUTION
FAITS MARQUANTS
ACTIVITES SPORTIVES
Une partcipaton appréciée
Observatoire feminin améliorer et soutenir la conditon
des femmes actves
1
er
Novembre un anniversaire dignement fêté
Bilan de la formaton 2008
FORMATION
OBSERVATOIRE DE L’EMPLOI FEMININ
Implantaton d’un système de geston intégré (ERP) à l’ENTP
Préparatons avant le démarrage
Développement technologique au proft de la modernisaton
des appareils de forage
NOUVELLES NOMINATIONS
QHSE
Entreten avec M. Mohamed Meziane, P-DG du
Groupe Sonatrach
EDITORIAL
Les nouveautés introduites dans la nouvelle version
OHSAS 18001/2007
Formaton : Evacuaton de la passerelle de l’appareil de
forage
TP 197 Un exploit a consolider
ENTRETIEN
FORAGE ET WORK OVER
Visite des TP 182, 128 et 183 à In Salah
TP 181 : 5 accidents en 2008
NATURE ET FORAGE, Une harmonie entre le
crépuscule du désert et le TP 198 dans son oeuvre
Pour d’autres performances avec Sonatrach
Le Conseil d’Administraton adopte le budget 2009
LE CONSEIL D’ADMINISTRATION
ENTP le Journal N° 74 Février 2009
Publication trimestrielle de l’Entreprise Nationale des Travaux aux Puits / Filiale Sonatrach
Siège Social :
BP 206/ 207 Base du 20 Août 1955 Zone Industrielle Hassi Messaoud-Ouargla
Tél. : 213 (0) 29 73 88 50 à 55
Fax. : 213 (0) 29 73 84 06
Site web : http://www.entp-dz.com
E-mail : cmn.dbd@entp-dz.com
Bureau de liaisons :
Base Birkhadem - Les Vergers – BP 12 – ALGER
Tél. : 213 (0) 21 44 74 74 / 021 44 79 44
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Conception & réalisation :
PCcom
Crédit photos : ENTP
Manane Hayette
Laitouti Ali
Nekkache Abdelghani
Responsable de la publication :
Bahriz Mustapha
Rédacteur en chef :
Nekkache Abdelghani
Rédacteur en chef adjoint :
Manane Hayette
Entreprise Nationale des Travaux aux Puits
Certifiée ISO 9001/2000-OHSAS18001/2007-ISO14001/2004
Ont participé à ce numéro :
Nekkache Abdelghani
Manane Hayette
Sebkhi Said
Khebbat Mohamed Taher
Bestani Khalida
Bahriz Mustapha
Forloul Menad
Chegouche Salima
Sekkal Nourddine
Abdellaoui Boubekeur
P 4
P 6
P 15
P 26
P 37
P 42
P 44
P 45
P 49
P 50
P 62
TP 203 : Visite du Ministre de l’Energie et des Mines
P 13
ÉVÉNEMENT
PARTENARIAT
P 41
Entreten avec M. AOUN Djelloul Directeur des opératons IDIS
L'environnement, une
préocupation majeure
dans notre quête vers
l'excelence.
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ENTP Le Journal N°74
CERTIFIÉE QHSE
L’année 2008 qui vient de s’achever, a été pour notre
Entreprise une année de transition, car cette année a vu
la concrétisation de notre programme d’investissement
initié depuis trois années et qu’il faut maintenant
rentabiliser.
Président-
Directeur Général
Lettre du
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Le Président-Directeur Général
Acila Ali
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ette année a également été riche en
évènements prometteurs pour l’avenir
de notre Entreprise :
Réception de 10 appareils de forage et work
over, portant le parc appareils à 54.
Rénovation et modernisation de la quasi-
totalité des appareils à l’exception des cabots
500 et 750.
Confirmation de la certification de notre
système QHSE avec passage à la version 2007
de la norme OHSAS 18001.
Concrétisation du Joint-Venture avec
WEATHERFORD, qui s’est traduite par la
création de la filiale IDIS, opérationnelle depuis
septembre 2008.
Création de la filiale ENTP Libyan Branch,
qui a entamé son deuxième forage en Libye
pour le compte de SIPEX Libyan Branch.
Participation au capital de l’ENAFOR LCC,
qui s’est traduite par la location de deux
appareils pour PDO Oman.
Participation au capital social de la
filiale FORAQUA, spécialisée dans le
forage hydraulique de moyenne et grande
profondeur.
L’année 2008 a également été marquée par deux
évènements majeurs dans la vie de l’Entreprise.
En décembre, le collectif du TP 197 a réussi à
dépasser les deux années sans accidents. Dans
son sillage ce sont plus de 20 collectifs de
chantier qui, au 31 décembre, avaient franchi
la barre des 180 jours sans incidents. Signe
révélateur de la prise de conscience par les
travailleurs des enjeux HSE qui concoururent à
la performance. Autre évènement, l’Entreprise
a décidé de passer à la version 2007 de la
norme OHSAS 18 001. Cette décision va exiger
de la part du top management et de l’ensemble
des travailleurs une plus grande implication
pour faire de la culture HSE un élément
incontournable et irréversible.
Avec l’acquisition de nouveaux appareils et
la rénovation et la modernisation de ceux
existants, l’Entreprise a fait le pari de répondre
à la demande de son principal client Sonatrach
en matière de forage et de work over pour
le programme 2009/2012. Ce programme
d’exploration et de développement nécessitera
la mise en œuvre de tout le savoir et le savoir-
faire de l’Entreprise. Il est attendu de nous plus
de rigueur, plus de performance.
Rigueur dans la gestion des chantiers, rigueur
dans la politique de maintenance et d’entretien
des équipements, rigueur dans la réalisation
des DTM, rigueur dans le soutien des équipes
en matière d’hébergement, de restauration et
de sécurité, tout cela dans un esprit HSE plus
soutenu. Cela doit se traduire notamment par
une amélioration des délais de DTM qui sont
un gisement important pour améliorer notre
rentabilité. Par ailleurs, nous devons combattre
les temps improductifs et l’attente équipement
et réparation.
Cette rigueur, nous devons la retrouver
dans la gestion de notre ressource humaine
par un recrutement de qualité, une gestion
prévisionnelle en adéquation avec la politique
définie par le Groupe Sonatrach, une politique
de formation adéquate pour répondre à la
maîtrise de notre outil de production. Pour
2008 ce sont plus de 6% de la masse salariale
qui ont été investis dans le domaine.
La création de filiales, notre activité à
l’International, si elles ont des retombées
positives sur notre Entreprise et sur le Groupe
que nous accompagnons, ne doit pas nous
endormir. Nous devons persévérer dans
l’effort pour des performances encore plus
retentissantes qui ne peuvent que rejaillir sur
tous les collectifs des travailleurs.
Si l’année 2008 a été positive au plan des
réalisations et des investissements, cette
année a également été une année difficile
au plan trésorerie compte tenu de tous
les investissements réalisés. Il nous faut
aujourd’hui les rentabiliser. Cette rentabilité
passe par un accroissement de nos performances
dans tous les domaines d’activité. La crise
mondiale, même si elle ne nous affecte pas
directement et tout de suite, par sa durée,
peut avoir des conséquences sur le Groupe
et un impact négatif sur notre activité. Pour
cela nous devons réduire nos coûts, améliorer
la productivité et combattre le gaspillage sous
toutes ses formes.
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EntrEtiEn avEc M. MohaMEd
MEzianE, P-dG du GrouPE
Sonatrach
« PrESErvEr Et conSoLidEr L’ESPrit dE GrouPE
Pour dE MEiLLEurES PErForMancES »
Monsieur Mohamed MEZIANE, P-DG du Groupe Sonatrach
nous a accordé un entretien dans lequel il nous livre un
message optimiste sur le devenir du Groupe Sonatrach. Le
programme ambitieux d’investissement pour les 05 prochaines
années autorise cet optimisme. Pour cela, il insistera sur la
nécessité d’améliorer les performances de production et de
productivité. Mais cela passe par la mise en œuvre d’une
planification rigoureuse, d’un management à la hauteur des
objectifs et des espérances et d’une stratégie de communication
en adéquation avec les ambitions du Groupe. Le tout pour le
grand bien de l’économie nationale.
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Pouvez-vous nous donner brièvement
un bilan du Groupe SH pour l’exercice
2008 ?
Il est trop tôt pour faire un bilan du
Groupe. Néanmoins nous pouvons
évoquer les réalisations de production
et les résultats financiers.
Pour l’exercice 2008, la production
entre pétrole, GPL/GNL, condensat a
atteint les 233 millions de tonnes soit
une production équivalente à celle de
2007. Nous pouvons affirmer que nous
avons atteint nos objectifs à 100%.
Sur le plan financier, nous avons
réalisé un chiffre d’affaires (CA) de 77
milliards de dollars en augmentation
substantielle par rapport à 2007 où
nous avions engrangé 59.5 milliards de
dollars.
Cette croissance du CA est due
principalement à la bonne tenue des
cours sur le marché mondial. Il aurait
pu avoisiner les 83 milliards de dollars
si les prix n’avaient connu une chute en
fin d’année.
Les données relatives aux résultats
de l’ensemble du Groupe Sonatrach
n’étant pas encore totalement en
notre possession, nous ne pouvons
aujourd’hui nous exprimer avec
précision sur les performances réalisées.
Néanmoins nous pouvons affirmer,
sans risque de nous tromper, que les
objectifs assignés aux filiales ont été
globalement atteints.
Ainsi, les filiales ont contribué à
la création de richesses du pays
par le développement des réserves
hydrocarbures et leur valorisation,
pour le plus grand bien du pays et de
Sonatrach.
Je peux dire que le Groupe a été à
la hauteur des objectifs assignés,
notamment dans le domaine du
forage, qu’il soit d’exploration ou de
développement. Nous avons été à la
hauteur de nos prévisions. Néanmoins
nous ne devons pas en rester là. Il nous
faut être encore plus performant pour
accroître nos gisements.
La consolidation et la croissance du
groupe nécessite de notre part plus
d’efforts en continu. Les réservoirs
d’amélioration pour être plus compétitif
existent.
Un autre aspect du bilan 2008 concerne
le management du Groupe. Ainsi, à
la fin de l’année écoulée nous avons
pris la décision de réintégrer l’activité
raffinage au sein de l’Entreprise
mère pour une meilleure maîtrise du
processus de production. D’autres
mesures organisationnelles seront
prises en 2009 concernant les services
pétroliers et viseront à consolider
l’activité du groupe.
Un autre axe a consisté à consolider
les projets transverses (outils de
management et de gestion). A ce
titre, nous pouvons citer les projets
concernant le système d’information,
le système comptable et autres. Dans
tous ces projets, les filiales dont l’ENTP,
sont intégrées et parties prenantes.
Je voudrais conclure, en disant que
le Groupe Sonatrach c’est, en sus de
la maison mère, plus de 80 filiales
qui œuvrent au plan national et à
l’international. Sans une culture de
Groupe, une coordination étroite entre
tous les membres et une planification
rigoureuse, ni les objectifs ne peuvent
être réalisés, ni le Groupe ne peut
améliorer ses performances.
C’est l’amélioration de notre efficience
et de notre efficacité qui nous permettra
de servir au mieux nos intérêts
propres et partant ceux de l’économie
nationale.
Quelles sont les perspectives du Groupe
Sonatrach ?
Nos objectifs sont ambitieux. Ainsi, au
titre du programme de base 2009/2013,
le montant de l’investissement est
estimé à 63,5 milliards de dollars.
Constatez par vous-mêmes son
importance pour le Groupe, surtout,
son impact à travers la fiscalité et la
redevance de son chiffre d’affaires sur
l’économie nationale.
Les grandes lignes de ce programme
se traduisent par l’intensification de
l’exploration et l’augmentation des
réserves en hydrocarbures, qu’elles
soient gazières ou pétrolières, de même
que le développement des gisements en
exploitation. Le plan 2009/2013 réaffirme
la nécessité de persévérer dans cette
politique et de la renforcer. Globalement,
nous visons à maintenir notre production
aux alentours de 60 millions de tonnes
pour le pétrole brut. Nous visons à
préserver la réalisation des 100 puits
d’exploration par an, ce que l’on arrive
actuellement à atteindre grâce aux
efforts entrepris; outre cela, il nous
faut développer toute la multitude de
gisements existants en améliorant et en
augmentant leur niveau de production,
notamment le grand gisement de Hassi-
Messaoud.
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Bien entendu, l’ensemble de nos filiales
participe à l’atteinte de nos objectifs
à travers leurs activités tant au plan
national qu’international. L’ENTP
participe au programme de forage
d’exploration et de développement.
Par ailleurs, nous visons à développer
les PME/PMI afin de leur permettre
d’intégrer le Groupe.
Nous nous attelons également au
développement des gisements gaziers
du Sud-ouest du pays, des décisions
seront prises sous peu afin de les
intégrer à ce programme de base.
Une fois ce programme réalisé et cela
est lié en priorité à nos performances,
nous pourrons engager le programme
complémentaire sur lequel nous
statuerons à la fin du 1
er
semestre 2009.
Une période que nous mettrons à profit
afin de disposer de la globalité des
données, de procéder à la maturation
des projets et de procéder à l’analyse
des bilans des réalisations achevées au
cours de ce semestre.
Dans le cadre de la valorisation des
richesses et afin de soutenir tout ce
programme important d’exploration
et de développement des gisements
éparpillés sur le territoire national,
l’activité transport est une activité très
névralgique. Un plan d’investissement
d’envergure a été élaboré concernant ce
volet et il s’articule autour de deux axes
principaux, c’est-à-dire la réhabilitation
et la fiabilisation du réseau national
de pipeline, de gazoduc et d’oléoduc,
de pipe de condensat et de GPL qui se
trouve être un réseau assez âgé, dont les
premières réalisations remontent aux
alentours de 1965, et la concrétisation
de nouvelles canalisations pour le
développement des nouveaux gisements
qui nous permettront de répondre
aux objectifs fixés de valorisation et
d’exportation.
Pour le gaz naturel, nous envisageons
d’exporter 85 milliards de m
3
. Au
préalable, nous devons satisfaire la
demande nationale estimée à 20 milliards
de m
3
. Cette demande connaît une
croissance ahurissante atteignant
les 17% par an dû à l’élargissement
des secteurs de consommation et la
production d’électricité à partir du gaz
naturel : le programme d’alimentation
en gaz naturel de nos villages pour la
consommation domestique est très
important, ainsi que le développement
de pôles et zones industriels PME &
PMI à travers les différentes régions du
pays.
Les 85 milliards m
3
de gaz destinés
à l’exportation nécessitent donc de
matérialiser le plus grand nombre de
projets de canalisation. Certains sont
actuellement en cours de maturation,
tels que le GZ 4 qui est en phase finale;
le gazoduc n°5 liant Hassi R’mel à Arzew
et le gazoduc et oléoduc sur l’Est, cette
région connaissant une augmentation
de la consommation.
L’augmentation de l’exportation
à travers les nouveaux projets
intercontinentaux tels que Medgaz
qui va entrer en exploitation en
septembre 2009. Pour le Galsi, nous
avons pratiquement terminé les études
technico-économiques. Le projet
atteindra incessamment la phase
d’autorisation pour sa concrétisation.
Quant à l’extension du gazoduc « Enrico
Matei », celle-ci se terminera au mois de
mars, ainsi nous rentrerons dans son
exploitation maximum de 33 milliards
de m
3
. Outre, le gazoduc vers l’Ouest.
Je saisis cette occasion pour aborder
le projet de réalisation du Gazoduc
transsaharien long de 4 100 à 4 200 km
comprenant 18 à 20 stations de
compression. Sonatrach exprime
une grande volonté de participer au
développement de l’industrie du gaz au
Nigéria. Actuellement le financement
de ce projet est évalué à 10 milliards
de dollars, un chiffre susceptible de
changement dans le futur. Ce Gazoduc
transportera le gaz du Nigeria en
passant par le Niger vers l’Algérie
via Hassi R’mel, pour utiliser ensuite
le réseau national. Les études de
faisabilité de ce projet ont été réalisées,
les études économiques qui sont en
cours de montage nous demandent
plus de temps, car nous devons aussi
réfléchir à tous les aspects juridiques
et étudier plusieurs particularités
avec le pays de transit, c’est-à-dire le
Niger. Comme le coût d’investissement
de ce projet ambitieux et de grande
envergure est très important, nous
sommes actuellement à la recherche de
partenaires ou investisseurs potentiels
pour sa concrétisation.
Pour la partie Aval, le plan de
développement de raffinage inclut la
réhabilitation des raffineries existantes
dans le souci d’augmenter leur capacité
et, aussi, la création de nouvelles
raffineries, ainsi que la réhabilitation et
la réalisation d’unités de GNL.
La raffinerie de condensat d’une
capacité de 5 millions de tonnes entrera
en production vers le mois de mars
ou avril 2009. Nous travaillons, par
ailleurs, sur un autre projet de raffinerie
à Tiaret d’une capacité de 15 millions de
tonnes.
Ce plan de développement prévoit
également la réalisation de deux (02)
unités GNL, une à Arzew et l’autre
à Skikda. Ce qui nous permettra en
premier lieu d’augmenter notre capacité
de liquéfaction de 30%, et ainsi de
disposer d’une plus grande quantité de
gaz liquéfié destiné à l’exportation. En
second lieu, il nous faut accroître notre
capacité de raffinage de 20 à 21 millions
de tonnes à l’horizon 2014. Celle-ci est
actuellement de 45 millions de tonnes.
Nous visons, enfin, à relever la capacité
de séparation de GPL, puisque nous
possédons actuellement trois lignes en
cours de réalisation dont la date de mise
en production est prévue pour 2010.
Par ailleurs, nous songeons à mettre
en œuvre le très important programme
de la pétrochimie et de production
d’engrais évalué à 25 ou 26 milliards
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de dollars. Il concerne des unités de
production de produits pétrochimiques
de première génération à travers le
steamcracking, cracking de l’éthane,
du nafta et des usines de méthanol, de
déshydrogénation du propane et du
polypropylène.
Ces produits pétrochimiques de
première génération peuvent, par la
suite, donner naissance à une panoplie
de PME/PMI. Nous avons déjà entamé ce
programme avec trois unités centrales
d’ammoniac en cours de construction.
Les deux premières d’une capacité de
2 200 tonnes chacune sont destinées à
la fabrication d’ammoniac et d’engrais
azotés. L’une en partenariat avec
Orascom, et l’autre avec l’Entreprise
omanaise Bahwan Wold Scale. La
troisième est une nouvelle unité
d’extension à Arzew en collaboration
avec Fersiberia.
En ce qui concerne les projets engagés,
je citerai le complexe du steamcracking
(craquage d’éthane) d’une grande
capacité évalué à plus d’un million de
tonnes. Il a été attribué à Total suite
à un appel d’offres. Situé à Arzew, ce
complexe produira du polyéthylène de
haute densité, de l’éthylène, etc. Donc
toute une panoplie de produits de
première génération.
Un autre complexe produira un million
de tonnes de Méthanol. Ce projet est
engagé avec le consortium Almet
(des japonais, des koweitiens, des
Trinidadiens et des allemands).
Pour le crackage du fuel et la
déshydrogénation du propane, nous
aspirons à trouver un partenaire au
cours de l’année 2009.
Concernant toujours l’activité Aval, et
comme nous disposons d’un programme
de production important et afin de le
valoriser et de le commercialiser, nous
avons investi pour son transport et
son évacuation à travers l’acquisition
de nouveaux navires méthaniers et
le remplacement de ceux vétustes.
Ainsi, nous disposons d’une flotte
moderne qui nous permettra d’assurer
par nos propres moyens le transport
de nos produits à environ 50% ; les
50% restants seront assurés par nos
partenaires. A présent, nous sommes
étudions la possibilité de transporter
le GNL à destination des clients et
sécuriser nos exportations.
S’agissant du rôle des associés dans le
développement, quelle sera la politique
que Sonatrach va adopter ?
La loi 86-14 avait initialement instauré
et ouvert la participation aux associés.
Depuis 2000 nous avons lancé le
processus d’appel d’offres pour attirer
les potentiels partenaires. A travers
ce processus, nous avons connu un
attrait important avec la signature de
35 contrats d’associations. Ce qui nous
a permis de procéder à des découvertes
et des développements importants
de réserves. Nous pouvons citer plus
spécialement le périmètre de Berkine,
aussi Hassi Berkine Nord, Ourhood,
Rourde lakharouf, etc. Avec ces gisements
nous avons pu relever notre capacité de
production de 800 000 à 1 450 000 barils/
jour entre 1999 et l’heure actuelle. En
ce moment, la production en association
représente un peu plus de 50% de la
production ; pour la production globale
de GPL et de condensat, elle représente
25%. La part qui revient aux associés est
estimée à 10%.
Je voudrais préciser ici que le montant de
l’investissement prévu pour 2009/2013
et évalué à 63,5 milliards de dollars,
sera en partie financé par les associés,
l’autre partie étant couverte par SH en
association. L’investissement Amont
représente un peu plus des deux tiers
(2/3) soit plus de 60% de ce programme,
pour l’activité transport 10 à 12 %, et
en ce qui concerne l’activité Aval 20%.
Quels aspects faut-il améliorer pour rendre
le Groupe encore plus performant ?
A mon sens le premier axe sur lequel
nous devons focaliser nos efforts
est la planification de nos actions et
la coordination au sein du Groupe.
Ce travail de planification et de
coordination nous le faisons à travers
différents instruments, mais il reste
à parfaire. Nous devons améliorer et
consolider la perception de ces concepts
pour en faire des outils sans lesquels il
ne saurait y avoir de performance.
Le deuxième axe en complément
au premier, est de développer la
communication. Elle doit nous
permettre en premier lieu de développer
un esprit de groupe par une culture
d’appartenance, appartenance à une
seule entité avec une seule philosophie,
une seule culture. Cela confortera et
renforcera l’image du Groupe Sonatrach
pour en faire un fer de lance notamment
dans sa stratégie à l’international.
Exporter nos services, notre savoir-faire
exige de la solidarité pour affronter la
concurrence.
Il en va de même au plan national où
nous devons affronter la compétition
avec les grands groupes pétroliers. Le
fait que nous attribuions des marchés
à travers des contrats en gré à gré ou
par convention à nos démembrements
ne doit pas empêcher de surveiller la
concurrence.
Une nouvelle politique de valorisation
de la Ressource Humaine à travers
notamment un nouveau système de
rémunération est en cours d’application
à Sonatrach.
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Les filiales seront-elles appelées à
l’appliquer ? Comment voyez-vous
l’extension de ce système aux filiales ?
Le système de rémunération qui était
en vigueur au niveau de Sonatrach
datait de la création de l’Entreprise et
n’avait connu que très peu d’évolution
par rapport à un environnement en
perpétuelle mutation. Il était tout à
fait naturel que nous nous adaptâmes
au nouvel environnement économique
avec pour souci premier de fidéliser
notre personnel et de conserver notre
expertise. Cela nous a incités à réfléchir à
un système qui rémunère la compétence
et la performance. Le principe consiste à
mieux rétribuer celui qui travaille, celui
qui produit, celui qui est performant par
rapport à celui qui ne fait pas l’effort de
s’améliorer. Différencier celui qui créé de
la richesse, qui dans son travail cherche
les solutions et se donne à fond dans les
tâches qui lui sont confiées par rapport
à celui qui va doucement est l’un des
fondements de ce nouveau système.
Ce système de rémunération a été
réfléchi par rapport à l’environnement
d’aujourd’hui fait de concurrence où
l’économie est mondialisée entraînant
une compétition de plus en plus rude
entre les acteurs économiques. Sonatrach
n’échappe pas à ce phénomène
de déperdition de son expertise
engendré par le développement de la
culture du mouvement de la part des
compétences.
Aujourd’hui, les experts quittent
plus facilement leurs Entreprises, ces
Entreprises qui les ont formés et où
ils ont pu développer leur talent, pour
aller vers des organismes qui les payent
mieux. Avec cette nouvelle donne, une
nouvelle mentalité s’est instaurée et
Sonatrach a assisté au départ de son
expertise. Ceci l’a amené à réfléchir et à
se doter d’un système de rémunération
pour rétribuer la valeur. Il n’est pas
encore appliqué dans son intégralité.
Son application se fera graduellement.
Aujourd’hui, nous avons mis en œuvre
la partie bonification. Donc vous pouvez
le constater, nous nous préparons
doucement et nous tirerons à chaque
étape les enseignements utiles. Il faut
que ce projet réussisse.
S’agissant des filiales, elles devront
également mettre en place leur propre
système de rémunération pour préserver
leurs compétences et améliorer leurs
performances. Chacune d’entre elles
devra élaborer son système autour de
son métier de base pour préserver son
expertise. Néanmoins nous insistons
sur l’esprit de Groupe qui doit animer
cette réflexion. Nous voulons dire que
si chaque filiale aura a adopter son
système de rémunération, celui-ci
devra tenir compte de : la philosophie
du système mis en place par la maison
mère pour préserver l’esprit et la culture
de Groupe ; du métier de base pour
intégrer les spécificités de l’activité de
chacune des filiales ; de la nécessité
de créer de la richesse afin de rendre
pérenne la filiale.
Le Groupe doit mieux payer celui qui
contribue le mieux, le plus. Telle doit
être notre ligne de conduite en la
matière. Pour cela, nous devons tous
adopter le système de management des
performances comme outil de gestion
du nouveau mode de rémunération.
Ce support de gestion engage toute la
hiérarchie à commencer par le P-DG
de Sonatrach. En fixant les objectifs
d’Entreprise, les objectifs collectifs,
adoptés par les organes sociaux, ceux-ci
doivent être déclinés en objectifs semi
collectif et individuels par le reste de la
hiérarchie. Par exemple, un des objectifs
qui intéressent le P-DG de Sonatrach
et le Vice Président sont les coûts de
production, les coûts de production
du baril. Cet objectif doit être décliné
à chaque niveau hiérarchique pour
supprimer les dépenses superflues et
arriver à un meilleur rendement sans
porter atteinte à la sécurité et à la santé
des personnels. Ainsi toute la hiérarchie,
du P-DG au chef de service, chef de
département, directeur de division, est
liée par des objectifs
Autrement dit, les filiales ne sont pas
soumises à autorisation de la part de
Sonatrach pour réfléchir à leur système
de rémunération qui devra s’articuler
autour de la performance, des objectifs,
de la capacité à rétribuer…
Oui, mais en restant dans la même
philosophie. C’est pour cela qu’il faudra
attendre les résultats des actions
initiées à Sonatrach et en faire le bilan.
N’oubliez pas que le système initié n’en
est qu’à ses premiers pas…
Les filiales devront donc attendre que le
bilan du système en vigueur à Sonatrach
soit analysé.
L’année 2009, je pense, sera l’année
d’application. C’est un travail qui a
demandé du temps, mais nous avons
entamé son application et cela doit
se concrétiser. Au début de notre
entretien je vous ai parlé de la culture
de l’esprit de Groupe. Nous ne devons
pas le casser et l’adoption d’un système
de rémunération est un élément de
cet esprit. D’ailleurs, dans la phase de
réflexion pour son adoption les filiales
y ont participé. Ceci a été fait pour
faciliter les choses et les rendre plus
rapides. Mais nécessairement il faudra
prendre en charge les spécificités liées
au forage, aux services, à l’engineering
ou même à la construction.
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Lors de la 6
ème
Conférence qui s’est
tenue le 20 mai 2008 et consacrée à la
Communication, vous avez insisté sur
«… dans la prise en charge du Groupe,
de faire du partage, de l’écoute et de la
participation du plus grand nombre,
une priorité ». Pouvez-vous être plus
explicite ?
Nous considérons la communication
comme un axe stratégique auquel on
n’accorde pas tout l’intérêt et toute
l’importance qu’il faut. Nous devons
avoir une stratégie de communication.
Pourquoi ? Avec la communication
vous pouvez faire beaucoup de choses
notamment mobiliser le personnel
autour d’objectifs de performances,
sensibiliser les travailleurs sur les
nouveaux systèmes à mettre en œuvre
comme, par exemple, le système de
rémunération que nous avons abordé.
Il s’agit de mettre tout le collectif
des travailleurs de l’Entreprise au
même niveau d’information pour leur
permettre de mieux contribuer à la
réalisation des objectifs.
Chaque responsable de la ligne
hiérarchique doit contribuer à
son niveau à la communication
de l’information. Par exemple, les
réunions périodiques permettent
de transmettre l’information; de
communiquer des instructions, des
appréciations. Mais en même temps,
elle devient un lieu d’écoute où l’on
peut recueillir l’information ascendante
et être à l’écoute des bruissements
de l’Entreprise pour anticiper les
décisions.
Outre ce système pyramidal de
rencontres, nous devons utiliser
les supports de technologies de
l’information et de la communication.
Ils permettent de transmettre, de
communiquer et de réagir en temps
réel. Ce sont des outils utiles à la
gestion quotidienne mais en même
temps ils sont utiles à la diffusion de
l’information pour raffermir les liens
entre les travailleurs et les différents
collectifs.
Tout ceci permet la diffusion des
engagements de l’Entreprise et des
objectifs qu’elle s’est assignée. A travers
eux, vous pouvez sensibiliser et mobiliser
vos personnels autour des objectifs à
atteindre, des performances à réaliser.
La problématique qui se pose à nous
aujourd’hui est d’organiser tous ces
outils, dont nous disposons mais qui
sont mal utilisés, pour qu’ils répondent
à nos exigences. Et là, nous avons
besoins de compétences qui savent de
quoi ils parlent et non de charlatans.
Comme on le voit, disposer d’outils
ne suffit pas, encore faut-il avoir la
ressource humaine compétente. C’est
en définitive ce qui fait la force d’une
Entreprise et lui donne la capacité
à être compétitive et à aller vers la
concurrence.
Sonatrach, à travers sa filiale SIPEX, est
résolument tournée vers l’international,
notamment les pays frontaliers, c’est-
à-dire la Mauritanie, le Mali, le Niger,
la Libye, etc. Pouvez-vous nous dire
comment ENTP est intégrée dans cette
démarche ?
Il faut tout d’abord savoir que SIPEX
évolue depuis près de deux décennies
à l’International. En effet, à l’époque,
on avait déjà opéré au Zanzibar et
au Yémen où des forages avaient été
réalisés. Depuis, l’activité internationale
a été mieux organisée et s’est
développée à travers la constitution
de Sonatrach International Holding
Corporation. Nous avons commencé par
commercialiser les produits pétroliers.
Puis, nous avons pris des participations
en Espagne dans la pétrochimie, la
vente et la commercialisation du gaz.
Nous avons eu l’opportunité de nous
installer au Pérou où nous produisons
du gaz et du condensat et où nous
exerçons dans l’activité transport.
Nous avons développé une démarche,
en adoptant une stratégie qui vise à
réaliser 30% de notre CA par les activités
à l’international à l’horizon 2015.
En matière de développement et
d’exploration, notre champ d’action
privilégié demeure l’Afrique : nous
appartenons à ce continent où nous
sommes la première compagnie
pétrolière. Pour l’instant, nous sommes
présents en Mauritanie, au Niger,
au Mali, en Libye, en Tunisie et en
Egypte. Nous y opérons seuls ou en
association avec d’autres partenaires.
Notre philosophie en la matière est de
maintenir la culture et l’esprit de groupe.
Pour cela, Sonatrach est soutenue dans
son entreprise par ses filiales. Ainsi,
nous nous sommes implantés à Oman
à travers l’ENAFOR qui a été rejointe
par l’ENTP, où trois appareils activent.
Nous venons de forer le premier puits
en Libye et avons entamé le second qui
a atteint une côte de 700 mètres. A ce
propos, je vous signale que nous avons
encouragé l’ENTP à nous suivre en Libye
et à y créer une filiale. A travers elle,
un bureau représentant l’ensemble des
filiales a été mis en place. Lorsque nous
faisons une découverte, nous sommes
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appelés à développer le forage réalisé
et nous pouvons, alors, faire appel
à d’autres filiales pour les travaux à
exécuter. Dans ce cadre, la filiale ENTP
Libyan Branch a été précurseur.
C’est la même politique que nous avons
adoptée pour la géophysique. Nous
avons encouragé l’ENAGEO à nous
suivre. Actuellement, elle réalise des
études sismiques au Mali et au Niger.
Notre politique, donc, consiste à amener
nos filiales à se frotter aux activités
internationales dans le cadre du Groupe.
Les principes sont les mêmes que
ceux en vigueur dans les compagnies
internationales. Là où Sonatrach va,
ses filiales l’accompagnent. Ainsi, elles
approfondiront et développeront leur
savoir-faire et nous permettront de
gagner en performance.
ENTP dans sa stratégie de
développement, s’est tournée vers
l’International. Elle œuvre actuellement
avec deux appareils à Oman et un autre
en Libye. IDIS, sa nouvelle filiale créée
conjointement avec WEATHERFORD,
est aujourd’hui opérationnelle. Quel
commentaire vous inspire toutes ces
actions ?
Nous avons été de fervents soutiens pour
le départ à Oman des équipes de l’ENTP.
En ma qualité de P-DG de Sonatrach,
nous avons toujours encouragé les
filiales à nous accompagner dans notre
démarche à l’international, ce qui
leur permet de développer un know
how. Vous savez, les performances
accomplies actuellement ne sont en rien
comparables avec celles réalisées dans
les années 1980 que ce soit en matière
de forage, de sismique, de travaux
pétroliers… Ce savoir-faire des filiales,
il faut le valoriser au plan national
pour pouvoir affronter la concurrence à
l’international.
Pour concrétiser cet objectif, il
faut nécessairement renforcer la
qualification de la ressource humaine,
renforcer le sentiment d’appartenance
à l’Entreprise. Pour cela, les outils que
sont la communication et la formation
doivent être utilisés comme arme pour
raffermir les liens entre les travailleurs
et leur Entreprise, améliorer le savoir et
le savoir-faire de chacun. Il faut arriver
à mobiliser le personnel, à renforcer
son attachement à l’Entreprise. C’est
un peu la philosophie japonaise, où
le travailleur vit dans, par et pour
son Entreprise jusqu’à son départ en
retraite.
La communication, la rémunération,
les rapports humains avec la hiérarchie,
les collègues, les subalternes, c’est tout
cela que nous devons améliorer pour
pérenniser notre ressource humaine,
maintenir notre expertise pour
permettre au Groupe d’évoluer.
Quelles sont les attentes de Sonatrach
vis-à-vis de l’ENTP ?
Nos attentes sont que l’ENTP soit
performante ; qu’elle reste compétitive
en faisant toujours mieux pour elle-
même mais aussi pour les autres.
Aujourd’hui, l’ENTP travaille pour
Sonatrach, Sonatrach et ses associés
et Sonatrach à l’International. Demain,
elle sera appelée à travailler en Libye,
en Egypte et ailleurs. Mais, pour cela,
elle doit maintenir son niveau de
performance et l’améliorer. Cela passe
par une ressource humaine dotée de
l’expertise et du savoir-faire.
Les performances réalisées par l’ENTP
se répercutent sur l’image de Sonatrach.
Un puits foré dans les délais et sans
incidents, a un impact sur l’Entreprise
elle-même en matière de coût, mais
également pour Sonatrach qui peut faire
entrer plus vite le puits en production.
Un dernier mot à l’adresse des
travailleurs pour conclure ?
Tout d’abord, je tiens à leur souhaiter
trois bonnes années : l’hégirienne, la
grégorienne et Yennayer.
Je voudrais leur dire que, au vu des
rapports que je reçois et du suivi
que j’effectue personnellement, j’ai
constaté une nette amélioration des
performances de l’ENTP. Cela, grâce à
l’ensemble des travailleurs, du premier
responsable de la filiale au manœuvre,
en passant par toute la hiérarchie.
Nous devons poursuivre les efforts
pour mieux maîtriser les technologies
et développer le notre savoir-faire, et
cela est en train de se concrétiser à
travers la signature de contrats portant
création de joint-venture à l’exemple
de celui engagé avec Weatherford et
qui devrait permettre à l’ensemble des
travailleurs d’acquérir et de maîtriser la
technologie de forage en UBD. Au-delà
de cet aspect, il nous faut également
arriver à maîtriser les technologies les
plus pointues et, partant, profiter de
l’expérience de nos partenariats.
J’invite les travailleurs à œuvrer dans
le sens du Groupe, car qui dit « Groupe
Sonatrach », dit « Algérie ». N’oublions
pas que 98% des recettes du pays
proviennent des hydrocarbures !
Enfin, j’en appelle au bon sens
des managers pour qu’ils tiennent
compte de la conjoncture économique
internationale peu favorable, pour plus
d’efficience dans notre gestion, laquelle
passe par une meilleure maîtrise des
coûts de production, et qu’ils évitent
toute forme de gaspillage.
Propos recueillis par
Nekkache Abdelghani, Consultant Communication
Manane Hayette, Chargée des Relations Publiques
tP 203 : viSitE du MiniStrE
dE L’EnErGiE Et dES MinES
A
ccompagné d’une importante délégation, composée
de MM. le Wali de Ouargla, le P-DG/Sonatrach, le
P-DG/ENTP, le P-DG/ENAFOR, de Cadres supérieurs
du Ministère et de Sonatrach, ainsi que de responsables
de filiales, après avoir visité la ferme pilote et l’unité de
compression des hydrocarbures de Gassi Touil, Monsieur le
Ministre a honoré de sa présence ENTP en visitant le TP 203.
A son arrivée en début d’après-midi, Monsieur le Ministre
et la délégation qui l’accompagnait ont fait l’objet d’une
induction HSE par M. KHEMISSI Abdelaziz, Superintendant
QHSE. Celle-ci a consisté en une série de consignes de
sécurité à respecter impérativement lors de la visite du
chantier et des EPI à porter pour accéder à certains endroits
du chantier.
Après cette induction, le client SH/Weatherford à ses travers
ses deux représentants a expliqué la nature de la mission
confiée à l’appareil TP 203 et les difficultés rencontrées.
Celle-ci consiste en un forage vertical sur une profondeur
prévue de 2785 mètres. Au moment de la visite de Monsieur
Chakib KHALIL, la côte atteinte était de 1688 Mètres.
C’est par un après-midi ensoleillé en ce 26 octobre 2008 que
M. le Ministre de l’Energie et des Mines a visité le chantier
TP 203 chargé du forage du puits GTP 1 à Gassi Touil.
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Après les explications techniques, Messieurs Ali ACILA et
MEDAHI Naceredine, Chef Chantier Senior ont fait visiter
le chantier. Après avoir inspecté la plate-forme et les
installations, une partie de la délégation est montée sur
le plancher ou le P-DG de l’ENTP, le Chef de chantier et
le chef de poste ont fourni les informations sur l’appareil
et les difficultés du travail qui se fait en continu et
quelles que soient les températures. Monsieur le Ministre
insistera beaucoup sur les conditions de sécurité qui
doivent entourer l’activité et la prévention de la santé des
travailleurs. Il ne manquera pas de marquer sa satisfaction
et de serrer les mains des travailleurs en poste au moment
de sa visite.
La visite s’achèvera par une collation offerte par les
travailleurs du TP 203 à l’honorable invité et ses
accompagnateurs.
Monsieur le Ministre ne manquera pas de signer le livre
d’or du chantier en écrivant : « Je remercie l’équipe et les
cadres de l’ENTP pour ce travail florissant au service du
pays et vous souhaite plein succès et réussite ».
Les instants ont été vécus avec beaucoup d’émotion pour
les travailleurs qui ont tenu, chacun à leur tour, avant son
départ, à l’embrasser en guise de remerciement pour sa
visite et d’avoir inscrit un chantier ENTP dans sa tournée
de travail à Hassi Messaoud. Ils ont insisté pour faire, avec
lui et Monsieur le Président-Directeur Général, une photo
souvenir.
TP 203 est un appareil de type HP 2000 avec un crochet
de 500 T qui effectue un forage vertical. Il active sur le
puits GTP 1 à Gassi Touil pour le compte de SONATRACH/
WEATHERFORD, depuis le 25 juillet 2008.
A la visite de Monsieur le Ministre de l’Energie et des
Mines, il avait atteint une profondeur de 1688 mètres pour
un prévisionnel de 2785 mètres.
L’équipe de cet appareil se compose de 120 agents (40
agents par vocation de 12 heures), elle est dirigée par
Monsieur MEDAHI Nacereddine, Chef Chantier Senior,
Monsieur HANACHI Nadjib, Chef Chantier Junior et
Monsieur FATOUHI Mourad, Ingénieur HSE.
Cet appareil est opérationnel depuis octobre 2007. Il a
réalisé son premier puits pour le compte de SONATRACH
Hassi Berkine. Il en est à son 3ème puits.
Au plan HSE, il en était à 119 jours sans accidents, il a
accusé, depuis sa mise en fonction, quatre accidents dont
trois lors des DTM.
Nekkache Abdelghani
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L’intérêt de la nouvelle version de la norme OHSAS
18001 qui a été publiée en octobre 2007 et adoptée
en 2008 par notre Entreprise, réside dans sa nouvelle
structuration qui la rend plus compatible avec
les normes ISO 9001/2000 et ISO 14001/2004 que
l’ancienne version de 1999 n’avait que de manière
partielle.
En plus de cette compatibilité désormais accrue en vue
de faciliter l’intégration en un système de management
Qualité, santé/sécurité et environnement commun, la
norme OHSAS 18001/2007 apporte des changements
dans les définitions, tels le terme incident qui inclut la
notion d’accident de presque accident et de fatalité.
La notion de «danger» qui ne fait plus référence aux dommages matériels ou dommages à l’environnement du lieu de
travail comme stipulé dans la définition.
Incident
Tout événement professionnel lors duquel
un préjudice personnel ou une atteinte à
la santé (indépendamment de la gravité)
ou un accident mortel s’est produit, ou
aurait pu se produire.
LES nouvEautéS
introduitES danS La nouvELLE
vErSion ohSaS 18001/2007
Note 1
Un accident est un incident qui a donné lieu à un préjudice corporel, une atteinte
à la santé ou un accident mortel.
Note 2
Un incident où aucun préjudice corporel, atteinte à la santé ni accident mortel ne
survient peut également être qualifié de «presque-accident», «accident évité de
justesse», ou «événement dangereux».
Note 3
Une situation d’urgence est un type particulier d’incident.
Ce qui est textuellement précisé dans
« le domaine d’application » que
couvre le système de management
Le présent référentiel OHSAS porte
davantage sur la santé et la sécurité au
travail que sur d’autres domaines de la santé
et de la sécurité tels que les programmes de
bien-être/soutien aux employés, sécurité
des produits, dommages matériels ou
impacts
Source, situation, ou acte ayant un
potentiel de nuisance en termes de
préjudice personnel ou d’atteinte à
la santé, ou une combinaison de
ces éléments.
Danger
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La santé-sécurité
Dans la nouvelle version, il est donné à la santé une importance d’un rang égal à celui de la sécurité. Dans les différents
chapitres de cette version, il est toujours fait référence au couple SANTE/SECURITE dans les termes :
Préjudice personnel et atteinte à la santé Santé et sécurité au travail
ou
Exemple
Politique Santé/Sécurité au travail (SST)
Elle inclue un engagement envers la prévention des
préjudices personnels et atteintes à la santé et envers
l’amélioration continue du management de la SST et de la
performance SST
Planification
Identification des dangers
Elle identifie les dangers, ayant une origine extérieure
au lieu de travail, susceptibles d’avoir un impact négatif
sur la santé et la sécurité des personnes sous le contrôle de
l’organisme sur le lieu de travail,
Etablissement d’objectifs
Les objectifs doivent être mesurables, dans la mesure du
possible, et en accord avec la politique SST, notamment en
termes d’engagements envers la prévention des préjudices
personnels et atteintes à la santé, le respect des exigences
légales applicables et des autres exigences auxquelles
l’organisme se conforme, et l’amélioration continue.
Mise en œuvre et fonctionnement
Responsabilités
La responsabilité finale de la santé et de la sécurité au travail
ainsi que du système de management de la SST incombe
à la direction.
Compétence, formation et sensibilisation
Conséquences, effectives ou potentielles, de leurs activités
professionnelles et de leur comportement sur la santé et
la sécurité au travail, et les avantages sur la SST d’une
performance individuelle accrue.
Participation et consultation
Représentation pour les questions de santé et sécurité au
travail.
Consultation des sous-traitants en cas de modifications
affectant leur santé et sécurité au travail.
Vérification
Une surveillance de l’efficacité des contrôles (pour la santé
ainsi que pour la sécurité).
Identifier et corriger toute non-conformité et réaliser toute
action pour en atténuer les conséquences au niveau de la
santé et sécurité au travail.
Revue de direction
La direction doit réexaminer le système de management
de la SST de l’organisme.
Les examens doivent comprendre une évaluation des
opportunités d’amélioration et de la nécessité d’apporter
des modifications au système de management de la SST.
L’amélioration continue
Le modèle du PDCA (Plan-Do-Check-Act) sur lequel repose
le principe de l’amélioration continue est donné dans son
intégralité en Introduction comme il s’est fait dans les
deux autres référentiels (ISO14001 & ISO 9001).
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L’établissement des objectifs et programmes
La version 2007 regroupe les Objectifs & le Programme de management de santé et de sécurité au travail dans un seul
chapitre comme dans la norme ISO14001 et tel que présenté ci-dessous :
4.3.3 objectifs
L’organisme devra établir et entretenir des objectifs
documentés en matière d’hygiène et sécurité au
travail, pour chaque fonction et à chaque niveau
concernés de l’organisme.
4.3.3 objectifs et programmes
L’organisme doit établir, mettre en
œuvre et tenir à jour les objectifs de
SST documentés, à tous les niveaux et
fonctions pertinents de l’organisme.
L’organisme doit établir, mettre en œuvre
et tenir à jour un ou des programme(s)
pour atteindre ses objectifs.
ohSaS 18001/1999 ohSaS 18001/2007
amélioration continue
Politique de santé et de
sécurité au travail
Planification
Identification des dangers, évaluation
des risques et détermination des
mesures de maîtrise,
Exigences générales et autres
Objectifs et programmes,
Mise en œuvre et fonctionnement
Ressources, rôles, responsabilités, obligations de
rendre compte et autorités,
Compétence, formation et sensibilisation,
Communication, participation et consultation,
Documentation,
Contrôle des documents,
Maîtrise opérationnelle,
Prévention des situations d’urgence et capacité à
réagir.
vérification et action corrective
Mesure et surveillance de la performance
Évaluation de conformité
Recherche d’incidents, non-conformité, actions
correctives et actions préventives,
Maîtrise des enregistrements
Audit interne.
revue de direction
4.3.3 Programme de management SSt
L’organisme devra établir et entretenir un
programme de management en matière de SST
dans le but d’atteindre ses objectifs.
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Evaluation
Détermination de la fréquence
d’apparition et du niveau probable
de gravité du risque auquel on est
exposé
Identification des dangers, évaluation des risques et mesures de contrôle
Le but de la démarche est, comme on peut le voir dans le schéma ci-après, d’identifier les risques santé/sécurité auxquels
on est exposé (directement ou indirectement lors de la réalisation des activités, de connaître le niveau de criticité de ces
risques (fréquence d’apparition & gravité) pour ensuite arrêter des moyens de les maîtriser pour sécuriser le travail.
identification
Recensement des dangers qui
existent et les conditions dans
lesquelles on est exposé (risque)
Maîtrise
Détermination des moyens de
réduire les risques pour assurer
la sécurité.
Les principaux éléments
à prendre en compte lors
de l’identification et de
l’évaluation
Priorisation des moyens
de maîtrise
Eléments à prendre en
compte dans ohSaS
18001/2007
hiérarchie des contrôles
dans ohSaS
18001/2007
a) - les activités de routine et les activités ponctuelles
b) - les activités de toutes les personnes ayant accès au lieu
de travail (y compris les sous-traitants et visiteurs)
c) - le comportement, les compétences et autres facteurs humains
d) - les dangers identifiés, ayant une origine extérieure au
lieu de travail, susceptibles d’avoir un impact négatif sur
la santé et la sécurité des personnes sous le contrôle de
l’organisme sur le lieu de travail
e) - les dangers créés dans le voisinage du lieu de travail par
des activités professionnelles sous le contrôle de l’organisme
f) - les infrastructures, équipements et matériaux sur le lieu
de travail, qu’ils soient fournis par l’organisme ou d’autres
g) - les modifications ou modifications proposées apportées
à l’organisme, ses activités, ou matériaux
h) - les modifications apportées au système de management
de la SST, y compris les modifications temporaires, et leurs
impacts sur les opérations, processus et activités
i) - toute obligation légale applicable se rapportant à
l’évaluation des risques et à la mise en œuvre des contrôles
nécessaires
j) - la conception d’espaces de travail, processus, installations,
machinerie/équipement, procédures d’exploitation et organisation
de travail, y compris leur adaptation aux compétences humaines.
Les éléments à prendre en compte
Lors de l’identification des dangers et de l’évaluation
des risques, la nouvelle version donne de plus amples
précisions sur les activités et situations à couvrir, tels :
Le comportement, les compétences et autres facteurs
humains, à savoir : les capacités physiques déterminant
le degré de vulnérabilité, les cultures et coutumes comme
les périodes de jeûne, la préparation du thé, l’habillement,
etc.
Les dangers créés dans le voisinage du lieu de travail ou
ayant une origine extérieure,
Les changements (modifications) dans l’organisation,
activités, équipements ou autres.
On peut voir, dans le tableau donné ci-contre, la liste
exhaustive.
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La hiérarchie des contrôles
Lors de la détermination des mesures de contrôle à mettre
en œuvre pour réduire les risques identifiés, il ya lieu
de procéder selon la hiérarchie donnée dans la nouvelle
version, à savoir :
a) élimination,
b) substitution,
c) contrôles d’ingénierie,
d) signalisation/avertissements et/ou contrôles administratifs,
e) équipement de protection individuelle.
La gestion des modifications
La gestion des modifications, modifications survenant
lors de changement opérés dans l’organisation, les
équipements, les activités ou autres est traitée, dans la
nouvelle version, d’une manière plus explicite lors de
l’identification des dangers (voir le chapitre 4.3.1) et le
contrôle des opérations.
Ainsi, le contrôle des opérations auxquelles sont associés
les dangers identifiés et devant être maîtrisées selon les
moyens de contrôles définis lors de l’analyse des risques,
doit inclure la gestion des modifications. Et cette maîtrise
opérationnelle peut être assurée par :
L’utilisation de procédures de travail,
Le contrôle technique et/ou la maintenance préventive,
Le contrôle des sous-traitants et visiteurs,
Le contrôle des produits et équipements achetés,
Etc.
Modification
Organisation
Equipement
Activité
Procédure analyse des risques
Analyse des risques
Identification
Evaluation
Contrôle
Procédure Gestion des changements
Contrôle
des
opérations
Modèle ENTP (adapté à OHSAS18001/2007)
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L’évaluation de la conformité
Comme il se fait pour ISO 14001/2004, l’évaluation de
la conformité aux exigences légales et celles auxquelles
l’organisme a souscrit doit être périodiquement
effectuée selon les modalités fixées dans une procédure
documentée.
Communication, participation et consultation
Ce chapitre a été enrichi et contient, en plus de la
communication et consultation, la notion de participation.
Il est subdivisé dans cette nouvelle version en deux sous-
chapitres :
Communication
L’organisme communique sur son Système de management
SST et les dangers associés à ses activités selon des
modalités fixées dans une procédure documentée pour
assurer :
a) la communication interne entre les divers niveaux et
fonctions de l’organisme ;
b) la communication avec les sous-traitants et autres
visiteurs sur le lieu de travail ;
c) la réception, documentation et réponse aux
communications pertinentes des parties intéressées
externes.
N.B
L’évaluation de la conformité aux exigences réglementaires
est assurée à ENTP, pour l’environnement et la SST depuis
2006 (date de la 1
ère
certification).
N.B
Pour satisfaire à ces exigences de communication, ENTP a établi
deux procédures :
P.EN.47 : Communication
P.EN.49 : Induction QHSE
Et une grille de communication avec les parties intéressées
(internes/externes)
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Participation et consultation
La participation et la consultation couvrent dans la nouvelle
version de la norme, les aspects en rapport à :
a) la participation des collaborateurs par leur :
implication de manière appropriée dans l’identification
des dangers, l’évaluation des risques et la détermination
des mesures de contrôle ;
implication de manière appropriée dans toute enquête
en cas d’incident ;
implication dans l’élaboration et la révision des
politiques et objectifs SST ;
implication en cas de modifications qui affectent leur
SST ;
représentation pour les questions de santé et sécurité
au travail.
Les collaborateurs doivent être informés des dispositions
concernant leur participation, notamment le nom de
leur(s) représentant(s) chargé(s) des questions de SST.
b) la consultation des sous-traitants en cas de modifications
affectant leur santé et sécurité au travail.
L’organisme doit veiller à ce que, le cas échéant, les parties
intéressées externes pertinentes soient consultées sur des
questions de SST de référence.
4.5.3.1 Recherche d’incidents
Dans cette nouvelle version, les enquêtes à effectuer pour
déterminer les causes d’incidents sont traitées dans un
sous-chapitre à part où il est stipulé :
L’organisme doit établir, mettre en œuvre et tenir à jour
des procédures pour consigner, examiner et analyser les
incidents afin de :
a) déterminer les insuffisances sous-jacentes en matière
de SST et autres facteurs susceptibles de causer ou de
contribuer à la survenance d’incidents ;
b) identifier la nécessité d’une action corrective ;
c) identifier les opportunités pour une action préventive ;
d) identifier les opportunités pour l’amélioration continue ;
e) communiquer les résultats de ces recherches.
N.B
Pour satisfaire à ces exigences de participation/consultation,
divers moyens (définis ou non dans une procédure) sont utilisés.
On dénombre :
La participation des groupes de travail à l’analyse des risques
(procédure : P.EN.41)
La participation des représentants des travailleurs aux réunions
CPHSE (Décisions)
La participation des représentants des travailleurs aux
enquêtes sur les incidents (procédure : P.EN.42)
N.B
Pour satisfaire à cette exigence, une procédure documentée,
comme exigé par la norme est établie, la P.EN.42 : recherche
d’incidents, sur la base de laquelle sont initiées les enquêtes
d’incidents.
Sebkhi Said, Chef de Dept QHSE
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ForMation : Evacuation dE
La PaSSErELLE dE L’aPParEiL dE
ForaGE
A l’initiative de la Direction QHSE, des cycles de formation
portant sur l’évacuation en extrême urgence à partir de la
passerelle de l’appareil de forage, sont organisés au sein
de l’ENTP.
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ette formation est assurée par un organisme français
à travers sa succursale établie en Algérie, dénommée
« Altitude Formation Algérie », et spécialisée dans la
formation en travaux en hauteur et évacuation en altitude.
M. Pierre Gilbert, expert en alpinisme, a été désigné afin de
garantir la qualité de cette prestation au niveau de notre
Entreprise.
A ce sujet, M. Khebbat Directeur QHSE, nous informe
que l’ENTP est la première Entreprise, jusqu’à présent,
à introduire cette formation dans le secteur des
hydrocarbures.
L’objectif de cette démarche est d’enseigner à nos
superviseurs HSE, en cas d’éruption ou d’une venue de
gaz, les gestes et manipulations appropriés ainsi que
la conduite à adopter lors d’une évacuation en extrême
urgence à partir de la passerelle de plus de 24 mètres de
hauteur.
Une fois ce savoir-faire en matière de prévention acquis,
les superviseurs formés se chargeront d’inculquer au
personnel de chantier ces gestes qui sauvent. Dans un
futur proche, des cycles du même genre seront également
organisés pour l’ensemble des accrocheurs.
16 sessions ont été déjà effectuées, à ce jour. La dernière a
eu lieu du 2 au 4 novembre 2008.
Cette formation, d’une durée de trois jours, est scindée
en deux parties. La partie théorique est enseignée au
centre de formation/ENTP. Elle porte essentiellement sur
les mouvements adaptés ainsi que ceux à éviter en cas
de danger; cela en mettant l’accent sur la complexité de
l’évacuation où la moindre négligence peut être fatale, et
surtout, en incitant les stagiaires à garder leur sang-froid
face à des situations d’extrême urgence.
Quant à la partie pratique, elle comprend deux jours
d’exercices sur le terrain. Lors du premier jour, les
stagiaires se familiarisent d’abord à l’escalade sur le pylône
de cinquante mètres se situant à proximité du service
télécommunication de la Base industrielle. Ils s’exercent,
ensuite, à l’évacuation assistée en redescendant tout en
transportant un autre stagiaire, simulant une victime
inconsciente, accroché à leur harnais de sécurité.
Le deuxième jour de la formation sur terrain se déroule
au niveau du revamping, sur un appareil en cours
de montage où les manipulations appropriées y sont
davantage pratiquées. Là aussi, le formateur s’assure du
bon déroulement de l’évacuation complexe et dangereuse
à l’intérieur du mât. Et enfin, il les assiste dans les
simulations à l’évacuation à travers le Geronimo à partir
de la passerelle.
Au premier abord de l’exercice sur terrain on pouvait
distinguer aisément l’inquiétude des stagiaires à l’approche
des hauteurs. Après des gestes répétés et en réaction aux
instructions et encouragements de leur formateur, le
son de leur voix devenait petit à petit serein et l’exercice
apparaissait moins difficile qu’il ne l’était à son entame.
Manane Hayette
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Le TP 197 vient de réaliser une nouvelle performance : deux années d’activité sans incidents ni
accidents. Cet exploit est révélateur d’un nouvel état d’esprit qui s’instaure dans les collectifs de
chantier à savoir l’appropriation de la culture QHSE. Ainsi, au 31 décembre, vingt quatre (24)
chantiers ont dépassé les six (06) mois sans accidents.
tP 197
un EXPLoit a conSoLidEr
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our marquer cet évènement, la Direction Générale a
tenu à honorer et récompenser ce collectif en allouant
à chacun des agents opérationnels une prime
symbolique de dix mille (10 000,00) DA. Les Directions
Work Over et QHSE ont, pour leur part, remis à l’ensemble
des travailleurs de ce chantier des cadeaux d’une valeur
de dix mille (10 000,00) DA tandis que le partenaire social
a offert un téléviseur plasma grand écran pour le foyer
de ce chantier et deux (02) OMRA, après tirage au sort,
entièrement prises en charge par le fonds des œuvres
sociales.
Ces récompenses ont été distribuées lors d’une cérémonie
organisée au chantier du TP 197, le 22 décembre sous la
présidence de M. le P-DG en présence de l’ensemble des
Cadres Dirigeants de l’Entreprise, du Président du Comité
de Participation ainsi que du Secrétaire Général par intérim
du Syndicat d’Entreprise.
Elle a été rehaussée par la présence de MM. L. BOUAZZA
et A. FERHAT respectivement Directeur Engineering
& Production et Chef de Département Opérations à la
SONATRACH, Division Production - Direction Régionale de
Hassi Messaoud.
Cet exploit, qui doit en appeler d’autres, est la traduction
concrète de la stratégie de l’Entreprise pour améliorer sa
productivité tout en garantissant les conditions de respect
des normes de sécurité et de santé à ses travailleurs, sans
oublier le respect de l’environnement.
Il faut souligner ici, qu’en l’espace d’une année ce sont
vingt quatre (24) chantiers qui ont franchi la barre des six
NOMBRE TP
Date du dernier
accident
Nombre de
Jours Sans AT
Direction
1 TP 197 05/12/2006 746 DWO
2 TP 161 28/02/2007 661 DF
3 TP 160 30/03/2007 631 DF
4 TP 196 11/06/2007 560 DWO
5 TP 158 29/06/2007 542 DF
6 TP 186 06/08/2007 505 DWO
7 TP 158 29/06/2007 542 DF
8 TP 186 06/08/2007 505 DWO
9 TP 179 26/09/2007 455 DWO
10 TP 172 28/09/2007 453 DWO
11 TP 130 07/11/2007 414 DF
12 TP 139 20/11/2007 401 DF
13 TP 178 04/02/2008 327 DWO
14 TP 187 04/02/2008 327 DWO
15 TP 182 06/02/2008 325 DF
16 TP 173 10/02/2008 321 DWO
17 TP 170 15/02/2008 316 DWO
18 TP 206 26/02/2008 305 DF
19 TP 184 20/04/2008 251 DF
20 TP 177 21/05/2008 220 DWO
21 TP 200 21/05/2008 220 DWO
22 TP 137 25/05/2008 216 DF
23 TP 190 20/06/2008 191 DWO
24 TP 203 29/06/2008 182 DF
(06) mois sans accidents au lieu de dix (10) initialement;
onze (11) collectifs n’ont plus enregistré d’accidents depuis
une année.
Outre le TP 197 détenteur du record du nombre de jours
sans accidents, il y a lieu de mettre en exergue les TP 161,
160, 196, 158, 186 qui ont franchi la barre des 500 jours
sans accidents.
Khebbat Mohamed Taher, Directeur QHSE
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viSitE dES tP 182, 128
Et 183 à in SaLah
Une délégation de l’ENTP, présidée par M. le
Président-Directeur Général, Ali Acila, accompagné
de MM. Bachir Chieb, Directeur Forage, Azeddine
Chouchane, Directeur DHMC, Mohamed-Taher
Khebbat, Directeur QHSE, Boubekeur Bouroubi,
Directeur des Ressources Humaines, Laïd Thamri,
assistant auprès du P-DG, Rachid Aït Hamouda,
Président du Comité Participation, Hamid Kasri,
Secrétaire Général du Syndicat d’Entreprise,
et de MM. Kamel Belkheir et Abdou Beloucif,
respectivement Chef de Projet SH-DF et cadre à
BHI
(1)
, a effectué une visite de travail aux TP 182,
128 et 183 d’In Salah. Timing serré : deux jours
pour rallier les trois chantiers disséminés à travers
une étendue aussi chaude qu’hostile.
L
’avion qui nous emmène à In Salah vole à basse
altitude. Le splendide désert s’entrevoit à travers le
hublot et s’étend à perte de vue. Après un voyage
agréable de deux heures, agrémenté de discussions
intéressantes, l’avion se pose sur le tarmac. Nous sommes
le 19 octobre. La montre indique 9 heures tapantes. A peine
arrivés, les membres de la délégation prennent la route,
destination le TP 182 qui active sur le puits BGO 1. Il aura
fallu trois heures de route à bord de véhicules tout terrain
pour traverser les 118 km qui séparent l’aéroport d’In
Salah du chantier de l’ENTP, jalonnés de pistes austères au
milieu d’un désert sans fin.
En programmant cette visite, deuxième du genre, le P-
DG et le staff dirigeant avaient pour but de se rapprocher
du staff opérationnel aux fins de lui faire part de la
situation de l’Entreprise, notamment l’état financier, les
objectifs stratégiques, les investissements entrepris et
les perspectives. Cette visite visait aussi à sensibiliser les
travailleurs sur les aspects liés au HSE, leur sécurité et leur
santé s’inscrivant en droite ligne dans les préoccupations
majeures de la Direction Générale. L’occasion a été donnée
à la délégation de s’enquérir des conditions de travail et du
respect des normes environnementales dans leur milieu
de travail et de noter leurs soucis et les désagréments
auxquels ils font face.
TP 182 : 255 jours sans incident
Le TP 182 est à son 255
e
jour sans accidents. Le chef de
chantier n’est pas peu fier de cet exploit. Il présente les
caractéristiques de l’appareil. D’emblée, M. le P-DG lui
rappelle que c’est au superviseur HSE que doit échoir la
première intervention sur un chantier de forage à l’adresse
des visiteurs, et qu’il venait, par conséquent, de commettre
une entorse aux us. Sur ce, le superviseur prend la parole
pour l’induction HSE.
Les membres de la délégation, accompagnés du staff
opérationnel, procèdent alors à l’inspection du site. Ils se
dirigent vers l’emplacement voué à la récupération des
lubrifiants afin de constater de visu le respect des normes
environnementales. M. le P-DG s’étant enquis des délais
d’enlèvement des huiles usagées, le chef de chantier lui
fait part des difficultés rencontrées en raison de l’absence
du supply-stock. La rupture de stock en tôle a pour
conséquence directe l’impossibilité de faire respecter le
schéma du récupérateur.
M. le P-DG a également constaté la non-conformité du
stockage des fûts d’huile. Afin d’éviter d’éventuelles fuites
ou détériorations, il a exigé que soient confectionnés des
racks obéissant aux normes. Au niveau du package SCR,
il a été remarqué l’absence d’étanchéité des plaques de
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support et de leur cabine. Tandis que, au niveau des bacs
à boue, le Directeur Forage a fourni d’amples explications
sur les heures effectives de fonctionnement, rappelant, au
passage, les instructions concernant les interventions de
réparation et de maintenance sur les pompes. Le plancher
a été inspecté en dernier lieu.
La question de la durée du dernier DTM sera également
abordée. En réponse à une question à ce sujet, le Chef de
chantier indiquera qu’il a fallu 14 jours. M. le P-DG s’est dit
peu satisfait et a exhorté les concernés à faire davantage
pour réaliser de meilleures performances dans ce volet.
Les travailleurs félicités
Après accord du maître d’œuvre, l’ensemble du collectif de
l’appareil a rejoint la délégation pour une réunion sur site.
M. Aït Hamouda, Président du Comité de Participation, a
commencé par les présentations d’usage. Il a enchaîné en
mettant en avant les objectifs escomptés à travers cette
visite sur le terrain. Il a indiqué, à ce propos, que le but
recherché était de mettre les travailleurs en contact direct
avec leurs dirigeants, d’être informés de la stratégie de leur
Entreprise et de ses perspectives. L’intervention de M. Ali
Acila a porté sur l’impérative préservation de la santé des
travailleurs et du strict respect des consignes de sécurité.
A une question posée par M. le P-DG relative à l’application
du système stop card, le chef de chantier a répondu que
celui-ci fonctionnait bien, et qu’actuellement trois stop
cards sont récompensés mensuellement.
M. Acila a tenu à féliciter les travailleurs pour les
améliorations constatées, lesquelles ont permis une
diminution du nombre d’accidents enregistrés par rapport
à la précédente visite. Il les a encouragés à faire davantage
afin de réaliser des records dans ce domaine, ajoutant
que l’Entreprise enregistrait actuellement plus de vingt
chantiers dépassant six mois sans accidents. « Ce qui
représente une nette amélioration par rapport aux années
précédentes où l’on n’enregistrait que 6 ou 7 chantiers
réalisant de telles prouesses en matière de sécurité », a-t-il
souligné.
M. Acila a également informé les travailleurs que, durant
l’année 2008, « l’Entreprise a connu des périodes difficiles
en matière de trésorerie, vu l’envergure des investissements
entrepris ». Il s’agit, en effet, de 19 appareils nouveaux,
de la modernisation du parc restant, du partenariat avec
Weatherford pour la création de la société mixte IDIS, de
la prise de participation au capital de ENAFOR LLC/Oman
et d’ORGM. Avant de rassurer le collectif en précisant
que 2009 serait l’année du début des amortissements,
l’ensemble des appareils ayant déjà un plan de charge.
Et de conclure : « L’Entreprise est assise sur des bases
solides et son avenir est très prometteur ». A l’issue de
l’intervention du 1
er
Responsable de l’Entreprise, un débat
a eu lieu avec les travailleurs.
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Elargir le dialogue
15h00. Les visiteurs regagnent les véhicules à destination
du deuxième appareil, le TP 128, opérant à plus de 121 km
de là, sur le puits DTO 1. Le trajet dure deux heures. A son
arrivée, la délégation est accueillie par le staff du chantier.
L’inspection révélera des écoulements d’huile sur le sol
au niveau du rack à huile. Toutefois, la conformité de la
gestion des déchets industriels était perceptible à l’œil nu.
Le graissage des agitateurs a été vérifié au niveau des bacs
à boue et M. Ali Acila a instruit le staff opérationnel de faire
respecter les procédures de maintenance y afférentes.
Lors de sa rencontre avec les travailleurs, M. Kasri, Secrétaire
Général du Syndicat d’Entreprise, a prononcé une allocution
dans laquelle il a mis en avant les effets bénéfiques de cette
rencontre directe. Il a saisi l’occasion pour affirmer que le
partenaire social était toujours au service des travailleurs
et à leur écoute pour prendre en charge leurs doléances.
De leur côté, MM. le P-DG et le Directeur forage ont, à tour
de rôle, exprimé leur mécontentement quant au nombre
considérable d’accidents enregistrés, soit cinq au jour de
la visite. Ils ont exigé du chef de chantier qu’il veille à une
meilleure prise de conscience et l’ont invité à sensibiliser
son équipe de façon à obtenir les résultats souhaités. Cela
ne peut être possible sans l’élargissement du dialogue de
manière à mieux organiser les safety meeting et les permis
de travail.
« Cette régression n’est absolument pas tolérable », a
affirmé M. le P-DG, pour qui « une chute due à un mauvais
amarrage de la ceinture de sécurité est l’image parfaite
de la négligence et d’un manque flagrant d’attention».
« Dans le cas où de tels résultats devaient persister,
l’entreprise se verrait dans l’obligation d’instaurer un Malus
en défaveur des chantiers enregistrant un nombre élevé
d’accidents », a averti M. Acila. Il s’est également étalé sur
le coût d’investissement réservé chaque année pour le
QHSE, et qui s’élève à 10 millions de dollars US, incluant
la certification des handling tools, les formations HSE,
les primes de motivation et les récompenses attribuées
aux collectifs réalisant de bonnes performances dans
ce domaine. Il a rappelé à l’endroit des travailleurs :
«L’Entreprise vous accorde des primes et des récompenses
pour veiller à votre santé, pour vous préserver de toute
blessure, pour que vous puissiez repartir sains et saufs
auprès de vos proches. Alors, nous exigeons de vous plus
d’efforts. Vous devez améliorer vos résultats. D’autres
chantiers y parviennent, dont 20 collectifs, alors pourquoi
pas vous ? ». Il a conclu en rappelant les 17 accidents de
complaisance signalés la veille de l’Aïd, indiquant que des
mesures disciplinaires seraient appliquées contre ceux
dont la complaisance serait avérée. A l’instar du premier
chantier, M. le P-DG a informé les travailleurs du TP 128
des investissements, de l’état de santé et des perspectives
de leur Entreprise, et les a invités à maintenir de bons
rapports de communication avec le client (BHI & SH) et à
évoluer dans l’esprit d’équipe.
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Défaillances et sensibilisation
Lundi 20 octobre. Les membres de la délégation se rendent,
très tôt le matin, au TP 183, en activité sur le puits MKR N2.
176 km séparent ce chantier du TP 128 où les membres
de la délégation venaient de passer la nuit. Ils arrivent à
destination en milieu de journée. Après les présentations
d’usage et l’induction HSE, la visite sur site est entamée
illico. Il a été constaté que le stockage des fûts d’huile et des
drill collars n’était pas adéquat, en dépit de leur coût élevé.
M. le P-DG a fait savoir, non sans mécontentement, au chef
de chantier qu’il se devait de veiller à leur préservation,
avant de s’assurer de la procédure de fonctionnement
des moteurs du package SCR (les deux premiers étaient
en activité et le troisième l’arrêt). M. Acila a insisté sur
l’entretien périodique des pompes des bacs à boue. Il s’est,
alors, adressé à M. Khebbat, Directeur QHSE, à qui il a
demandé de veiller à la dotation complète des appareils
en matière de tapis antidérapants, constatant par ailleurs,
que les citernes de gasoil utilisées étaient d’une capacité
105 m
3
, dépassant allègrement les besoins et gênant le
cours des DTM. « L’utilisation des citernes de 20 m
3
est
plus appropriée », a suggéré M. Chieb.
M. le P-DG a exprimé son enthousiasme au vu de la
moyenne d’âge relativement jeune du collectif travaillant
sur ce chantier. Il a incité les travailleurs à plus de
vigilance étant donné que la majeure partie des accidents
(deux accidents enregistrés depuis juillet dernier) est
engendrée par ce personnel jeune, donc peu expérimenté.
D’un autre côté, il a demandé au collectif plus ancien ainsi
qu’au chef de chantier, de veiller à ce que de tels accidents
cessent : « L’Entreprise a largement dépassé le stade de la
sensibilisation au respect des normes QHSE. A présent, des
sanctions seront affligées aux contrevenants », a mis en
garde M. le P-DG.
Au niveau des trois chantiers, M Acila s’est enquis de l’état
d’avancement des inventaires et a rappelé l’obligation
d’identification de tous les équipements avec un sticker
d’inventaire 2008. De leur côté, MM. Beloucif et Belkheir,
respectivement cadre à BHI et chef de projet SH-DF, se sont
adressés aux collectifs des trois TP pour exprimer leurs
félicitations suite aux performances réalisées par ces trois
chantiers opérant dans cette zone spécifique, connue pour
être pénible et rigoureuse. L’approche communication
adoptée par les dirigeants et le partenaire social de l’ENTP
auprès de son staff opérationnel, est bien appréciée par
le client. Les deux intervenants ont, enfin, confirmé que
le volet QHSE était un aspect prépondérant dans leurs
performances : « La performance recherchée par notre
client principal Sonatrach se traduit par le forage de quatre
puits par an pour chaque appareil ».
Il a été noté une similitude dans les doléances et
préoccupations des travailleurs des trois chantiers activant
dans la région d’In Salah, au premier rang desquels le
problème d’annulation des vols vers In Salah, la relève des
bus, la rupture de communication entre les travailleurs et
leurs proches due à l’absence de réseau téléphonique dans
la région, l’attribution de prime de délais de route ou de
deux jours de congé supplémentaire, le retard de paiement
de reliquats de congé, le retard de paiement des allocations
familiales, des remboursements de frais médicaux et des
primes scolaires, la stagnation au poste, la cotisation IFRI
et l’augmentation du montant des prêts sociaux.
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Des réponses aux préoccupations exprimées
S’agissant de la rupture de communication, M. le P-DG a
suggéré que les agents utilisent la Vsat, à condition de
ne pas abuser, afin de pouvoir joindre la famille en cas
d’urgence ou de besoin, en passant par le stand ENTP pour
ce faire, aussi éloignés puissent être les chantiers où ils se
trouvent.
M. Chouchane, Directeur de l’hôtellerie et des moyens
communs, a indiqué, en réponse aux problèmes posés
relatifs au transport par bus, que « l’Entreprise a mis à
la disposition des travailleurs un bus confortable de 54
places destiné aux longs trajets ». Des repas froids sont
également servis au cours du voyage. Par ailleurs, pour
prévenir les risques d’intoxication alimentaire, l’Entreprise
ne veut pas prendre le risque de s’abonner aux restaurants
de fortune ouverts en bordure de route. Il a précisé que des
négociations étaient en cours avec la compagnie Air Algérie
pour rétablir le vol night stop à destination de l’aéroport
d’In Salah qui ne dispose pas actuellement des commodités,
à même de permettre aux membres de l’équipage de se
reposer avant de poursuivre leur programme de vol.
Concernant les retards de paiement des allocations
familiales, des frais médicaux et des primes scolaires, M.
Bouroubi, Directeur des Ressources Humaines, expliquera
que l’origine de ces retards est lieé essentiellement
au nombre important de dossiers déposés auprès de
l’antenne locale de la CNAS qui ne dispose pas des moyens
humains requis pour un traitement rapide. Pour résoudre
définitivement ce problème, M. le P-DG a instruit le DRH
d’exiger de la CNAS un renforcement de ses effectifs.
Pour le paiement des primes d’intérim, M. Bouroubi a
rassuré les concernés, affirmant que, au-delà de deux
mois, ils seraient régularisés. Il a néanmoins admis que des
retards pouvaient survenir en raison du non respect des
procédures, et a confirmé que tous les reliquats de congé
étaient payés avant les trente jours réglementaires. A
propos du montant des prêts sociaux, M. le DRH, étayé par
M. le P-DG, a estimé que le montant dégagé était déjà assez
appréciable, voire très signifiant. Au sujet des deux jours
de délai de route demandés en sus des 28 jours de congé,
M. Bouroubi a argué en soulignant que « la réglementation
est on ne peut plus claire et l’on ne peut aller outre ».
En réponse au problème posé au sujet de la cotisation IFRI,
souci de tout agent soumis au système de relève (régime
célibataire), M. le P-DG, soutenu dans sa démarche par
les représentants du partenaire social, a expliqué que la
résolution de ce problème ne relevait pas du ressort de
l’entreprise et a promis de soumettre cette importante
doléance au ministère de tutelle.
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La spécificité des problèmes exposés par le collectif du TP
182 ont été au centre des débats aussi, à savoir la stagnation
au poste des assistants maîtres sondeurs et maîtres
sondeurs, le déficit en matériel informatique. Tandis que
pour les travailleurs du TP 128, le problème réside dans la
dotation de grande taille (58 & 60) des effets de protection
individuelle. Quant au TP 183, les soucis majeurs exprimés
par les travailleurs ont trait à l’utilisation de clés de forage
non adéquates et à la mauvaise qualité des chaussures de
sécurité de marque Tuff.
Pour ce qui est du problème d’évolution de carrière,
M. Chieb a rassuré le collectif du TP 182 que ceux qui
répondent aux exigences de qualification au poste, ainsi
que les plus méritants, seraient certainement promus,
incitant les plus anciens du staff à veiller au coaching
de la nouvelle génération. Il les a appelés à ne pas les
priver de leur inestimable savoir, avant de leur annoncer
que leur demande en matériel informatique allait être
satisfaite incessamment. M. Khebbat a, quant à lui, pris
acte du problème de non disponibilité des équipements
de protection individuels de grandes tailles. Abordant
le problème de manque de fiabilité des chaussures
de sécurité Tuff, il a informé que celles-ci avaient été
soumises aux essais de qualité dans un grand nombre
de chantiers et avaient donné pleine satisfaction. « Cela
n’empêche, a-t-il rassuré, des mesures seront prises auprès
du fournisseur pour contrôler la qualité et respecter les
clauses contractuelles ».
Au sujet de l’épineux problème des clefs de forage non
appropriées, et afin d’éviter un accident similaire à celui
du TP 139, le Directeur forage a affirmé que ces dernières
étaient conçues selon les normes soumises à un certain
poids. Aussi, les travailleurs subissent-ils des formations de
sorte à pouvoir procéder aux gestes appropriés lors de leur
manipulation. Là encore, M. Acila a indiqué que la Direction
Engineering devait s’engager dans des études approfondies
pour la standardisation du matériel stratégique qui revient
très cher à la trésorerie de l’Entreprise.
Après avoir transmis de vive voix les principaux axes de la
stratégie de l’Entreprise, ses perspectives et ses attentes,
pris connaissance de l’ensemble des informations
relatives aux conditions de travail, rappelé la nécessité de
préserver de la ressource humaine et le matériel, insisté
sur l’obligation de respecter l’environnement et avoir
accordé une ouïe attentive aux doléances du personnel
opérationnel, les membres de la délégation ont regagné
Hassi Messaoud en attendant d’autres visites sur le
terrain.
(1) BHI : Baker Hughs INTEQ.
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oujours dans l’esprit de se rapprocher de nos
travailleurs opérant aux tréfonds des zones reculées
de notre immense Sahara, et dans le but de leur faire
part de la stratégie de l’Entreprise et de s’enquérir de leurs
doléances, M. Ali Acila, accompagné des cadres dirigeants,
en l’occurrence MM. Aïssa Briki, DGA logistique, Bachir
Chieb, Directeur forage, Mohamed Taher Khebbat, Directeur
QHSE, ainsi que des représentants du partenaire social,
MM. Rachid Aït Hamouda et Hamid Kasri, respectivement
Président du Comité de Participation et Secrétaire Général
du Syndicat d’Entreprise, se sont rendus à Timimoun pour
une visite d’inspection au TP 181.
Le soleil, clément en cette journée du 2 novembre 2008,
réfléchissait la couleur roussâtre de ce désert tacheté de
végétations éparses. Après un vol retardé en raison du
vent, l’aéroplane atterrit en fin de matinée, sur la piste
du TP 181 opérant sur le puits ECF. Le staff dirigeant a été
reçu par MM. Graham Tiley, General Manager et Gert Rook,
Operations Manager, tous deux responsables de Shell, et le
chef de chantier, ainsi que le superviseur HSE.
Après l’induction HSE d’usage et l’inspection habituelle
de l’emplacement de récupération des lubrifiants, des
package SCR, des back à boue et du plancher, les invités
furent sollicités pour assister à la rencontre hebdomadaire
du staff de chantier. Une invitation à laquelle la délégation
a répondu favorablement.
Durant ce « weekly meeting », le superviseur HSE a fait un
exposé à l’adresse de l’ensemble du staff, abordant divers
sujets relevant de la sécurité dans l’exercice de leur activité,
tout en les stimulant à participer aux débats en posant
des questions sur les procédures à suivre à l’approche de
chaque manipulation.
Une fois l’exposé achevé, M. le PDG a pris la parole pour
faire remarquer que, théoriquement, chaque intervenant
avait donné entière satisfaction en matière de réponse
aux problèmes posés par le superviseur HSE. « Toutefois,
a-t-il relativisé, sur le terrain, les résultats ne sont guère
palpables, encore moins appréciables ». Il s’est étonné
non sans mécontentement, du nombre élevé d’accidents
cumulés durant l’année 2008, lequel s’élève à pas moins
de cinq. Un nombre trop important pour un chantier doté
de tous les dispositifs de sécurité requis et des moyens
adaptés au service de l’environnement, afin, justement,
tP 181 : 5 accidEntS
En 2008
d’éviter que de tels accidents ne surviennent. M. Acila a,
de ce fait, invité les concernés à faire attention au moindre
geste, aussi insignifiant puisse-il paraître, au moment de
l’exécution de leurs tâches quotidiennes : « Faites très
attention lors de la manipulation des équipements sur le
plancher, tels que les clés de forage ou les équipements
tubulaires entre autres ».
Il a également exhorté chacun d’entre eux à prendre
soin des collègues pour leur éviter tout désagrément. La
nonchalance peut s’avérer fatale. M. le P-DG a exprimé son
souhait le plus vif de voir chaque travailleur réintégrer son
foyer sain et sauf à la fin de chaque rotation.
« L’Entreprise investit énormément dans le domaine du
QHSE. Nous exigeons de vous un feed back. Jusqu’à présent,
20 appareils dépassent les six mois sans accidents, alors
que le TP 197 a carrément bouclé ses deux années sans
accidents. Nous aurions souhaité que le TP 181 comptât
parmi ces collectifs », a regretté M. le P-DG.
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Le premier responsable de l’ENTP s’est, ensuite, étalé sur
les investissements entrepris et les partenariats réalisés
dernièrement à travers les joint-ventures, avant de clore
son allocution en incitant les travailleurs à se montrer à
la hauteur des espérances de la Direction Générale afin de
préserver l’image de l’Entreprise.
Intervention des travailleurs
Les soucis des travailleurs ont été axés sur les problèmes
de rupture de communication avec leurs proches durant
tout leur séjour dans ces zones reculées, de la mauvaise
prise en charge en matière d’hébergement des équipes de
chantier - aussi bien lors des formations que durant l’accueil
des équipes de rotation, au niveau de Hassi Messaoud.
La question des promotions au poste d’accrocheur a
également été abordée.
En ce qui concerne le point inhérent à la rupture de
communication, M. Acila a porté à la connaissance des
travailleurs que le standard ENTP pouvait être utilisé.
M. Briki, DGA logistique, a pris acte du problème et s’est
engagé à le résoudre, mais il a mis en avant la nécessité
d’organiser l’utilisation du standard et mis en garde contre
tout abus.
Un large débat a concerné le problème de l’accueil des
équipes au niveau de la base centrale de Hassi Messaoud.
M. le P-DG, soutenu par les cadres dirigeants, a rappelé
les gros moyens dont dispose notre Entreprise en matière
d’hébergement, expliquant que ce problème résidait dans
la mauvaise coordination et le manque de communication
entre les chantiers et la base centrale.
Quant à MM. Chieb et Aït Hamouda, ils expliqueront à tour
de rôle, que le système de promotion était soumis à un
programme de gestion et des règles précises en la matière:
« Les promotions ne se font pas de manière aléatoire !», ont-
ils souligné. Le Directeur Forage ajoutera que l’Entreprise,
bien qu’elle priorise la candidature des ingénieurs et des
techniciens supérieurs pour le poste d’accrocheur, ne
ferme pas, pour autant, les portes de l’avancement devant
les autres catégories.
A l’issue des débats, la délégation a été invitée par le staff
opérationnel à assister au tirage au sort des stop card.
Au programme de cette visite de travail, une rencontre
avec les responsables de Shell a été organisée pour discuter
des relations et des clauses contractuelles liant les deux
Entreprises. Lors de cette réunion, MM. Ali Acila et Graham
Tiley ont exprimé leur prédisposition à une écoute et une
coordination pratique aux fins de mener les deux parties à
consolider leurs performances.
La délégation a regagné Hassi Messaoud après avoir pris
connaissance des conditions d’hébergement de l’équipe
du TP 181, noté leurs doléances, transmis les attentes de
l’Entreprise et éclairci des points qui demeuraient jusqu’à
lors ambigus.
Manane Hayette
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naturE Et ForaGE,
unE harMoniE EntrE LE créPuScuLE
du déSErt Et LE tP 198 danS Son
oEuvrE
N
otre présence n’est pas due au hasard. Nous
n’étions pas de simples touristes de passage. La
raison qui guidait notre périple était de permettre
à l’équipe de l’Entreprise Nationale de la Télévision (ENTV)
de réaliser des prises de vue de l’appareil de forage en
activité, accompagné de quelques images du site.
Notre objectif : aboutir à un film mettant en relief
l’Entreprise à travers ses différentes activités. Le meilleur
exemple en est cette puissance dynamique qu’est le forage
et le work over autour desquels sont concentrés tous les
efforts des différents collectifs. C’est une image et un
symbole, un mouvement et un espoir, une machine et une
technique. C’est l’activité par définition de l’Entreprise et
l’image par excellence de son travail.
Messieurs, Abdelkrim REFFAS, Superintendant du chantier
TP 198, Ouali MERZOUKI, Chef de chantier senior et
Belkacem Mokhtari, Responsable QHSE, nous ont largement
renseigné sur les caractéristiques de l’appareil de forage et
sur ses capacités. Ils nous ont brossé un aperçu succinct et
complet de l’historique des opérations réalisées par cet
appareil depuis son acquisition.
L’appareil, un WIRTH de puissance 2000 HP est plus connu
sous la désignation de TP198.
L’appareil a nécessité à sa réception six mois de travail
pour son montage et les tests des équipements en vue de
leur certification, avant d’être acheminé sur le site ODC-1
qui a été le premier puits foré par le TP 198 en juin 2006.
L’opération en cours consistait en un forage vertical
entamé le 25 juillet 2008 sur le puits, connu sous le nom de
code, R-111. A notre arrivée, il avait atteint une profondeur
de 3017,5 m alors que la côte finale était estimée à 3980
mètres.
On nous apprit que ce n’est pas la première opération de
forage accomplie par cet appareil. Il en était à sa septième
opération. Ainsi, après trois puits forés à El Borma aux
frontières Algéro-Tunisiennes : ODC-1, KEN-1 et RER-1, il
y eut TOUAL-10, GEA-4 et TOUAL-11, trois autres puits
réalisés dans la région de Gassi Touil.
Pour son activité, le TP 198 mobilise un effectif de 104
travailleurs sur chantier, dont 47 constituent l’effectif
de forage, 17 celui du catering, 04 représentent le Maître
d’œuvre et 36 œuvrent pour les compagnies de services
(AVA, PSG, Halliburton, Geolog, Miswaco). Ces derniers
ont entre autres, la charge du contrôle de la boue, de la
cimentation et du gardiennage du site.
Rayonnant, que ce mât levé au centre des dunes de sable qui se
nourrissent de ses lumières. C’est le paysage perçu à travers les fenêtres
du minibus qui nous transporte. Un soir froid et sec nous accueille au
chantier. Nous sommes au TP 198 qui se trouve à Rourdhe Nouss, wilaya
d’Illizi, à environ 380 km de Hassi Messaoud.
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On peut confirmer que les consignes et mesures de
sécurité sont suivies à la lettre. Dès notre arrivée sur le
chantier, badges et ordres de mission sont vérifiés, tenues
de sécurité exigées et induction obligatoire sur les normes
et règles à suivre durant toute la durée de notre présence
sur le site.
Depuis juin 2006, date de la première opération de forage
de l’appareil, nous apprend M. Belkacem Mokhtari,
Responsable QHSE, le collectif de cet appareil a enregistré
08 accidents classés non graves. Soit une moyenne de 01
accident par puits foré, ce qui à notre sens est excessif.
D’ailleurs un accident a été signalé sur ce site et à ce
jour, fin octobre 2008, le chantier en était à 85 jours sans
accidents.
Malgré la mise en application du système « stop card » et
de l’intérêt que porte les travailleurs et l’Entreprise à leur
santé et à leur sécurité à leur poste de travail, le collectif
des travailleurs n’a pu réaliser de performances notables
en matière de HSE. Pourtant la culture HSE, prônée par
l’Entreprise commence à s’installer dans les esprits. Ainsi
au plan environnement, le camp et le chantier sont aux
normes admises en la matière. Dans les discussions avec
les responsables, on sentait une réelle envie de faire
avancer les choses pour atteindre les 06 mois, si ce n’est
plus, sans incidents.
Ils nous préciseront que des recommandations sont
systématiquement prodiguées au collectif afin d’intensifier
la prise de conscience chez la totalité des travailleurs, à
travers :
La bonne gestion et mise à jour des documents QHSE ;
Formation et information de tout le personnel relevant
du chantier ;
Une meilleure coordination de l’ensemble des concernés ;
Sensibilisation intensive en matière de prévention
contre les risques d’accidents ;
Lancement et amélioration du programme stop card ;
Sensibilisation en multipliant les safety meetings.
C’est sur ces mots, et après une nuit de tournage, qu’on
quitta le chantier. Le mât régnait sur le matin blafard
et froid au milieu des dunes nonchalantes. Jour après
jour et nuit après nuit, les équipes se relaient, le service
fonctionne et demeure inamovible le TP 198 dans son
activité en attendant le prochain DTM vers un nouveau
site qui s’ajoutera à la liste des puits forés.
Bestani Khalida, Chargée d’Etudes Techniques
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Pour d’autrES PErForMancES
avEc Sonatrach
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otre Entreprise vient de négocier la reconduction
du contrat de Travaux aux Puits liant ENTP à
Sonatrach pour les 4 prochaines années (2009-
2011 avec une année optionnelle -2012-) Les négociations
se sont déroulées entre les délégations ENTP, ENAFOR
également concernée par ce contrat et Sonatrach, par le
biais de son Président-Directeur Général, Monsieur A. ACILA
et SONATRACH représentée par son Vice-Président Amont,
Monsieur B. BOUMEDIENE. La signature du Contrat est
imminente.
Ce contrat régira, durant cette période, les relations entre
ENTP et SONATRACH pour la mise à disposition d’appareils
de forage et de work over à la demande du client.
Il porte sur les prestations suivantes qu’ENTP aura à
accomplir durant toute la période contractuelle. Il s’agit
notamment de :
Location Appareils
DTM
Prestations diverses
Hôtellerie
Travaux Sous-traités.
Le contrat définit les termes utilisés, les droits et les devoirs
de chacune des parties, les modalités de paiement.
Il stipule la documentation qu’ENTP doit fournir au client
SH et qui s’articule, à titre d’information, autour de :
La fourniture des spécifications techniques de chaque
appareil.
La fourniture pour chaque appareil des schémas
et diagrammes utiles et notamment le plan de masse
d’installation au chantier, les diagrammes de circuits
basse pression, de traitement des solides du circuit
de commandes des obturateurs, les schémas du choke
manifold des obturateurs du puits.
La fourniture de la documentation HSE comprenant :
La politique HSE de l’Entreprise
Le système de management HSE
Les procédures opérationnelles
Le manuel HSE
Les procédures de reporting des accidents
Les certificats de l’ensemble des équipements de
l’appareil conformément aux normes en vigueur
Des séances de préparation de ce contrat se sont déroulées
à Alger et Hassi Messaoud sous le patronage de Monsieur
M. CHIEKH, Directeur de la Division Forage et de son staff
technique.
ENTP, quant à elle, était dirigé par Monsieur A.
ACILA, Président-Directeur Général, et de ses proches
collaborateurs.
Il faut préciser en outre, que ENAFOR, représentée par son
Président-Directeur Général, M. BENNOUR, accompagné de
son Staff, a participé aux discussions, car elle devra signer
le même type de contrat.
Ces documents négociés avec les deux Entreprises de forage
que sont ENTP et ENAFOR, montrent bien que SH veut
poursuivre sa politique de développement et d’exploration
des puits pour accroître la production et développer les
réserves en hydrocarbures pour le plus grand bénéfice du
pays et des générations futures.
Il faut signaler qu’à l’issue des négociations, qui ont durés
plus d’un mois, Monsieur le P-DG à convié l’ensemble des
participants à un dîner qui s’est déroulé à la salle VIP à la
base du 11/12/1960 (ex. Base Nord).
Bahriz Mustapha, Directeur Business Development
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L
’ordre du jour de cette séance qui a débuté
en début de soirée, plus précisément à
18 heures, a porté principalement sur
l’examen du budget 2009, du MPTE 2009-2013;
de la proposition d’ouverture du capital de la
Compagnie Tunisienne de Forage (CTF) ; de la
modernisation de la gestion par la mise en place
d’un système ERP et enfin, d’un point de situation
des activités à l’International.
Le 5
ème
Conseil d’Administration de l’ENTP de l’année 2008, s’est tenu le 1
er
décembre 2008 à
Djanet-ILLIZI. M. Ali ACILA a présidé la réunion qui a regroupé Messieurs : Zobair HAMANI,
Mahiedine TOUAMI, Nacereddine DJELLAS, membres du CA, MM Rabah REDJEM et Zaïd
ZEHAR, membres représentants les travailleurs, M. Mohamed Salah DAOUDI, Commissaire
aux Comptes ainsi que M. Larbi HAMIDI, secrétaire du CA.
LE conSEiL d’adMiniStration
adoPtE LE BudGEt 2009
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L’analyse du budget 2009
L’analyse du budget 2009 prévoit un chiffre d’affaires de
30 942 MDA avec un cash-flow net de 8 758 MDA. Selon
les prévisions, la trésorerie annonce un excédent de 5 211
millions de dinars.
L’enveloppe d’investissement est, quant à elle, estimée
à 5 651 millions de dinars, soit plus de 87 millions de
dollars US. Cette enveloppe permettra à l’Entreprise de
poursuivre la politique initialement tracée pour atteindre
les objectifs stratégiques. Ils visent essentiellement
à satisfaire les attentes de Sonatrach; à poursuivre la
politique d’exportation de nos services à l’international
(Oman et Libye); à concrétiser des partenariats (mise en
œuvre de la JV IDIS avec Weatherford et participation dans
le JV MSIS avec Weatherford et Enafor).
Afin de répondre aux exigences de nos clients, le plan
d’investissement pour l’année 2009 a été élaboré selon les
axes suivants :
La modernisation et la mise à niveau technologique
de l’outil de production comprenant, entre autres, la
remotorisation des appareils de type Cabot 1200 HP.
L’enveloppe d’investissement prévue s’élève à 2 124 MDA,
L’acquisition de nouveaux matériels de transport et de
manutention pour une valeur d’investissement de 850 MDA
Toujours dans le plan d’investissement et dans le
souci d’améliorer les conditions de vie des travailleurs,
l’Entreprise a dégagé une enveloppe de 334 MDA pour
la rénovation des blocs d’habitation au sein des bases de
vie, ainsi que la construction de nouveaux studios VIP.
Elle a également réservé 2 134 MDA pour l’acquisition de
cinq (05) camps de forage, ainsi que sept (07) camps de
surveillance.
Quant au plan de production de l’activité forage et
work over pour l’année 2009, il s’avère positif et répond
favorablement aux besoins de notre client principal
(Sonatrach) et de ses associés. Il se traduit par 625,97
mois-appareil d’activité avec un temps disponible sur
puits de 529,58 MA ainsi qu’un temps DTM estimé à 96,39
mois-appareil.
Le niveau de la production valorisée est de 30 405 MDA.
La participation de la Direction Forage à ce plan de
production sera d’un peu plus de 24 appareils, le concours
de la Direction Work se fera avec 19 appareils. « ENTP
Libyan Branch » prendra part avec un (1) appareil, Oman
avec deux (02), et enfin IDIS (JV avec Weatherford) sera
mise à contribution avec cinq (05) appareils.
La contribution de l’activité transport à ce plan s’effectuera
avec un parc de 264 véhicules (le parc théorique sera
de 249,54 véhicules ; pour les 05% restants du parc, ils
seront réservés à la maintenance préventive). Le temps
d’exploitation est évalué à 100% du temps disponible, par
ailleurs le temps sans plan de charge sera nul.
Pour la DMP, le plan de production avalisé, consistera à
remotoriser les appareils de type Cabot 1200, le revamping
et la maintenance préventive et curative.
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L’unité tubulaire aura pour objectif d’assurer la
maintenance des équipements tubulaires, comme suit :
L’usinage : 15 150 unités, contre 9 890 en 2008 ;
Contrôle : 58 830 unités, contre 51 724 en 2008 ;
Rechargement : 267 unités, contre 182 en 2008
Pour satisfaire les différents besoins en pièces de rechange
et fournitures diverses destinées au réapprovisionnement
des magasins, à la rénovation et au revamping, le
programme d’approvisionnement prévoit une dépense
de 5 377 millions de dinars dont 3 085 millions de dinars
équivalent devises.
En ce qui concerne les ressources humaines, la masse
salariale est évaluée à 9 122 millions de DA représentant
29,48% du chiffre d’affaires. Le budget alloué à la formation
est estimé, quant à lui, à 650 millions de dinars. Il est
également prévu le recrutement de 110 agents et le départ
en retraite de 146 agents.
L’examen du PMTE 2009 – 2013
L’examen du PMTE 2009 – 2013 réaffirme la consolidation
des actions engagées. Il se distingue par un programme
d’investissement dépassant les 24 milliards de dinars (soit
environ 373 millions USD avec un taux de change de 65
DA/USD).
L’investissement est orienté essentiellement en direction
de la modernisation et le maintien de la capacité de
production.
Avec l’option d’acquisition de quatre (04) appareils forage,
le montant d’investissement avoisinera les 30 milliards de
dinars (462 millions USD).
Parmi les principales actions adoptées, il faut signaler
celles-ci :
Mise en œuvre de quatre (04) appareils de type Ideal
Rig, reliquat du programme des dix (10) appareils acquis
en 2008.
Mise à niveau technologique de l’outil de production:
Remotorisation des appareils de type Cabot 1200,
revamping des appareils TP 216 et TP 161.
Modernisation de la gestion : système intégré de
gestion du type ERP avec les modules : GMAO, RHM,
Finances, etc.
Amélioration des conditions de vie et de travail par
l’acquisition de camps de forage pour les chantiers,
installation de nouveaux chalets et rénovation de
l’existant au niveau des bases, etc.
Ressources humaines :
Emploi : Rajeunissement et relèvement du niveau de
qualification du personnel par le recrutement de jeunes
universitaires.
Formation : Un budget annuel moyen de l’ordre de
430 millions de dinars sera consacré à la formation,
notamment dans les filières Forage, Maintenance, HSE,
Management.
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Le budget d’investissement sur les 05 années à venir avec
l’option d’acquisition de quatre appareils, se répartira
comme suit :
Acquisition d’appareils de forage : 5 366 MDA
Mise à niveau technologique : 13 360 MDA
Transport et manutention : 4 053 MDA
Acquisition de camps de forage : 3 334 MDA
Autres investissements : 3 520 MDA
TOTAL : 29 633 MDA
La réalisation de ce programme d’investissement
nécessitera la mobilisation de nouveaux emprunts de
l’ordre de 1 500 MDA et 1 000 MDA respectivement en
2011 et 2012.
Il est prévu un marché en perpétuelle évolution qui
se traduira par un besoin en appareils équivalents en
progression constante. Il passera de 52,16 en 2009 à 53,42
appareils en 2013.
Ceci se traduira par un chiffre d’affaires croissant qui
évoluera de 30 942 MDA en 2009 à 33 260 MDA en 2013.
Projet ERP
Un contrat a été signé avec la firme Oracle. Il porte
sur : un contrat logiciel et un contrat (service) pour
l’implémentation du système. Le projet débutera en février
2009 et sera terminé 12 mois plus tard. Les résultats sont
garantis contractuellement par le prestataire.
Ouverture du capital de la Compagnie Tunisienne de
Forage (CTF) :
Faisant suite au processus d’ouverture du capital de la CTF,
ENTP a été informée fin octobre qu’elle a été pré-qualifiée,
avec quatre autres postulants, et a été de ce fait invitée à
procéder aux travaux d’évaluation de la CTF en vue de la
remise d’une offre.
A cet effet, une équipe de quatre représentants de
l’Entreprise s’est déplacée en Tunisie, ( durant la période )
du 17 au 22 novembre 2008.
A l’issue de la mission, cette équipe a abouti à la
conclusion que, vu les spécificités du marché tunisien du
forage, les contraintes de personnel et l’importance des
investissements à consentir pour la mise à niveau des
appareils, l’opération d’acquisition d’une partie du capital
de la CTF ne peut être envisagée que dans le cadre d’une
stratégie de redéploiement régional.
Activité des appareils à l’international :
TP 215 : en activité en Libye avec SIPEX depuis juin 2008.
Il a terminé le 1er puits. Le transfert sur le 2ème puits s’est
effectué le 22 – 11 – 08 où les travaux ont notablement
avancé.
TP 211 et TP 212 : à Oman avec PDO. Le 1
er
(TP 56) a reçu
la décision de réception par PDO ; la décision du TP 57 sera
formalisée dans les jours qui suivent.
ENTP étudie actuellement l’appel d’offres lancé par
« Occidental of Oman » (OXY) pour la location de quatre
appareils (début 2010) pour une durée de deux années
fermes et deux ans optionnels.
Extrait du PV de réunion du Conseil d’administration N° 05/ 2008
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IDIS a été créée le 26 mai 2008. Pouvez-vous nous donner
un tableau sur l’organisation mise en place et nous
rappeler brièvement les objectifs assignés à cette entité ?
IDIS est un contracteur de forage et workover, avec
services intégrés, et pourra envisager dans l’avenir, si
les conditions le permettent, le forage clé en main ou le
forage au métré.
IDIS disposera d’ici mai 2009 de 10 appareils, 5 appareils
pour le forage et 5 pour le workover.
Son organisation, si elle n’est pas encore arrêtée
définitivement, s’articulera autour de 5 responsables, sous
la coupe du General Manager :
Finance Manager
Contracts Coordinator
Operations Manager
HSE & Logistic manager
Project Manager
Pouvez vous donner un aperçu du plan de charge de cette
filiale ?
Dans un 1
er
temps le plan de charge de IDIS sera assuré
par SH. Les appareils de forage opéreront dans le champ
de Berkine. Le contrat prévoit 2 années fermes + 01 en
option. Plus tard, IDIS participera aux appels d’offres
nationaux et internationaux.
Pouvez-vous dire où en sont les négociations avec Sonatrach
pour la mise à disposition d’appareils de forage et de work
over ? Et quand le contrat sera-t-il mis en application ?
Plusieurs réunions ont été tenues de septembre à décembre
2008 pour les négociations du contrat de forage. Le contrat
est en voie de finalisation. Il est à signaler que ce n’est
pas un contrat en régie mais plutôt au forfait par phase,
excepté pour la phase réservoir.
Comment ENTP envisage le transfert du savoir-faire dans
la gestion des projets et le service… ?
Le ‘’transfert’’ du savoir-faire ne peut devenir effectif que
par la participation et l’implication des cadres Algériens
dans toutes les tâches et opérations, que ce soit au
niveau du siège ou sur appareil de forage ou de workover.
L’algérianisation de IDIS est d’autant plus nécessaire qu’elle
diminuera les coûts pour plus de compétitivité.
Le mot de la fin ?
Nous remercions M. Le P-DG de l’ENTP et Le Manager de
Waetherford pour leurs soutiens (moral et logistique)
durant cette phase de démarrage de IDIS.
EntrEtiEn
avEc M. aoun djELLouL
dirEctEur dES oPErationS idiS
Bahriz Mustapha
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C
e programme a été réalisé en grande partie au
niveau du centre de formation de l’ENTP, avec les
moyens propres de l’entreprise et le concours de
ses partenaires traditionnels (NAFTOGAZ, SONATRACH,
Université de BOUMERDES, BEST) et/ou nouveaux (CESI, …)
Durant l’année 2008, 80 754 jours de formation ont été
réalisés et ont concerné des domaines sensibles qui
touchent directement l’activité principale de l’Entreprise
ainsi que ses activités annexes.
L’accent a été sur le HSE compte tenu de l’importance qu’il
revêt pour les performances des collectifs des chantiers.
Le forage et la maintenance ont été le deuxième axe
prioritaire. Enfin la formation du personnel dans la langue
anglaise a été un autre aspect. Cette dernière a été rendue
indispensable compte tenu de l’internalisation de l’activité
d’une part, mais également du choix des équipements. Fait
nouveau, cette formation a été généralisée sur les sites les
plus éloignés (12 chantiers ont été concernés par cette
formation).
La Formation a bénéficié à plus de 5295 agents de
l’Entreprise en 2008.
L’activité formation a consommé un budget global de
382.731.000 DA, ce qui donne une moyenne de 40 125 DA
par agent formé et un coût moyen de 4967 DA par journée
de formation.
BiLan dE La
ForMation
2008
Soucieuse de faire de la Formation un outil
d’amélioration continue à travers une
meilleure adaptation du personnel aux
exigences du poste de travail et de rentabiliser
au mieux les investissements consentis, la
Direction de l’ENTP a conçu et mis en œuvre
un programme de formation conséquent pour
l’année écoulée 2008.
Ceci représente plus de 5 % de la masse salariale annuelle,
ce qui est considérable.
Les séminaires et les formations externes sont les plus
coûteux et peuvent atteindre et parfois dépasser le double
du coût moyen.
La formation en interne est la plus importante et la moins
onéreuse.
Selon les orientations de la Direction Générale, l’induction
a été généralisée à toutes les nouvelles recrues (plus de
530) du fait du renforcement du parc par l’acquisition de
plus de 10 nouveaux appareils de forage.
Cette induction est une exigence de notre système QHSE ;
elle se fait en 5 jours et est répartie en deux parties :
a. présentation de l’Entreprise : organisation interne,
activité principale, activités secondaires, moyens de
production, ressources humaines, règlement intérieur et
convention collective.
b. l’introduction au forage : constitution et fonctionnement
d’un appareil de forage, les hommes du chantier, la sécurité
en forage.
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La finalité de cette formation initiale est de faciliter
l’intégration de ces recrues en les sensibilisant aux valeurs
de l’Entreprise.
L’année 2008 a été marquée par la revue des processus
de l’Entreprise en partenariat avec CESI. Cette action a
concerné aussi bien les cadres dirigeants que les cadres de
l’Entreprise.
Les formations traditionnelles dans le domaine du Forage
(certification IWCF au Well Control, perfectionnement)
ont été maintenues et élargies ; 370 agents ont ainsi été
certifiés sur un total de 400 avec un taux de réussite de
80%.
En outre, les formations d’ingénieurs et DEUA en Forage
menées avec l’INH et l’IAP se sont poursuivies.
Les formations en électronique et automatisme (RIG SENS,
SCR BENTEC et SCR ROSS HILL) menées avec BENTEC et
MD TOTCO ont contribué à renforcer les compétences du
personnel technique chargé de la maintenance technique.
En parallèle, d’autres actions ont été réalisées dans le
domaine HSE et ont concerné les travaux en hauteur,
les techniques d’élingage, le levage et la manutention,
l’arrimage.
Le centre de formation de l’Entreprise (CFE) dispose de 15
salles de formation ; durant l’année 2008, ces salles ont été
utilisées à plus de 90% du fait de la multitude des groupes
à former.
La taille des groupes de stagiaires dépasse souvent 10, ce
qui a induit des salles parfois surchargées.
L’importance accordée par l’Entreprise à la Formation
dénote la volonté de la Direction Générale à se conformer
aux normes et standards internationaux en réponse aux
exigences de nos partenaires et suite à la confirmation de
notre certification QHSE obtenue en juillet 2008.
La diminution des écarts enregistrés avec les compétences
requises par la concurrence, la nécessité de s’adapter
au contexte extérieur et aux exigences des clients ont
été à la base des actions menées dans le domaine de la
Formation.
La nature et la spécificité des actions de formation réalisées
en 2008 traduisent clairement la volonté de la Direction
Générale de coller la formation aux objectifs stratégiques
de l’Entreprise qui sont la pérennité et l’amélioration
continue.
Forloul Menad
Chef de Centre de Formation
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unE ParticiPation
aPPréciéE
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a semaine s’est articulée autour des trois
événements :
La 4
ème
Exposition Internationale sur le pétrole et le
gaz ALOGE 4. ENTP y a participé avec un stand de 52 m².
La 6
ème
Conférence Stratégique Internationale (CSI.6) qui
s’est tenue les 16 et 17 novembre 2008. Animé par M. Chakib
KHALIL, Ministre de l’Energie et des Mines et en présence
de plusieurs personnalités. notamment MM. Mohamed
MEZIANE, P-DG du groupe SONATRACH, Nouredine
BOUTERFA, P-DG de SONELGAZ, Mme CORRIGAN, P-DG EAF
et SCHLUMBERGER ainsi que Jaques Mauraud des Grottes,
Directeur Zone Afrique pour TOTAL.
Il a été l’occasion pour les participants d’explorer les
réformes introduites ces deux dernières années et de
prendre connaissance des nouveaux investissements
consentis.
Enfin, les Journées Scientifiques JST8 qui ont eu lieu
les 18 et 19 novembre 2008. Celles-ci, qui ont groupé
les professionnels de l’énergie, des scientifiques et
universitaires, ont permis d’aborder des thèmes allant des
disciplines techniques au management.
Durant les cinq jours de cet événement majeur, le stand a
été très fortement visité tant par des cadres d’institutions
nationales que par des fournisseurs et partenaires
étrangers.
Les applications de la norme ISO 14001 relative à
l’environnement ont été l’objet de beaucoup de question
de la part des visiteurs tant étrangers que nationaux.
Par ailleurs, de nombreux contacts et échanges ont eu
lieu entre M. le P-DG Ali ACILA et de nombreux chefs
d’entreprises, entre autres, API- CORP, Driller, KERUI Group,
de nombreuses sociétés chinoises.
Une autre catégorie de visiteurs a crée l’animation dans
notre stand; il s’agit des étudiants en fin de cycle d’études
qui, à la recherche d’un stage, qui en quête d’emploi.
Enfin, l’émission « Sabahiate » de l’ENTV a procédé à un
interview de M. le P-DG et invité M. Mustapha BAHRIZ qui
en direct «a raconté» l’ENTP.
La 4
ème
Semaine de l’Energie s’est
déroulée à la SaFEX alger du 15
au 19 novembre 2008, sous le
mot d’ordre « Le nouveau monde
de l’énergie : des défis, des
opportunités».
Chegouche Salima, Assistante auprès du DBD
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L’observatoire féminin de l’EntP a organisé le 04 novembre
2008 une journée de réflexion autour du thème « Femmes
à l’EntP, emploi et carrières ». compte tenu du nombre
important de participantes venues des filiales en activité
à hassi Messaoud et de Sonatrach, alger et direction
régionale hassi Messaoud, cette journée s’est tenue à la
salle de cinéma de la Base du 24 février.
oBSErvatoirE FEMinin
aMéLiorEr Et SoutEnir La
condition dES FEMMES
activES
OBSERVATOIRE FEMININ
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l s’agissait de rappeler la place de plus en plus
importante qu’occupe la femme au sein des Entreprises
et Institutions Algériennes d’une part. Par ailleurs,
l’objectif était d’offrir un espace de dialogue et de réflexion
sur le rôle de la femme dans les Entreprises du secteur
hydrocarbures.
Pour atteindre les objectifs assignés à cette Journée,
Madame la Présidente de l’Observatoire Féminin de
l’ENTP avait sollicité trois universitaires pour trois
communications sur le thème de la femme au travail. Nos
femmes foreurs ont eu le privilège de clôturer la Journée en
présentant leur expérience à travers leur vécu sur chantier
aux côtés de leurs compagnons hommes.
C’est en présence de M. Saïd RABAH, DGA Economie qui
représentait M. Le P-DG et de nombreux invités parmi
lesquels on pouvait remarquer M. Bennour, P-DG ENAFOR,
M. R. Lakehal, P-DG ENSP, M. Khelil, DRHA ENAGEO, MM.
Aït Hamouda et A. Kasri, respectivement Président du CP
et Secrétaire Général par intérim du Syndicat d’Entreprise,
des Présidentes de l’Observatoire Féminin Sonatrach et
Enageo, ainsi que des cadres supérieurs de l’Entreprise,
que Mme Hadj Ali Nekhla a pris la parole pour annoncer
l’ouverture de la Journée. Elle a tenu à remercier l’ensemble
de l’assistance pour leur présence et plus particulièrement
les invités venus partager cet heureux événement. Elle
a tenu dans ses propos à remercier M. Acila, PDG ENTP,
d’avoir permis la tenue de cette Journée et de tous les
efforts consentis en faveur des femmes de l’Entreprise.
M Saïd Rabah, en qualité de représentant de M. le P-DG
ENTP, a ouvert les travaux en souhaitant plein succès aux
femmes dans leur quête vers de meilleurs emplois et de
meilleures carrières. Il a précisé que la femme à ENTP
participait à la vie de l’Entreprise en occupant des postes
dans les différents secteurs d’activité et dans les différents
échelons de la hiérarchie.
Prenant à son tour la parole, M. Kasri ne manquera pas
de rappeler les missions de l’Observatoire Féminin et de
la nécessité pour les femmes d’entourer de tous les soins
cette structure pour défendre leurs intérêts. Il rappellera,
aux femmes présentes la nécessité pour elles d’investir les
entités que sont le CP et le syndicat qui sont des cadres pour
défendre leurs intérêts. Il ne manquera pas de marquer ça
satisfaction de voir que deux femmes ont remporté des
sièges de déléguée du personnel.
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Dans une remarquable
communication, Madame
Mostefaoui, Présidente
de l’Observatoire Féminin
de Sonatrach abordera
la problématique de la
condition de la femme
dans le monde du
travail et notamment les
contraintes vécues dans
son emploi et les difficultés
affrontées pour concilier
vie professionnelle et vie
personnelle. Elle rappellera par ailleurs, les différentes
missions et démarches accomplies par l’Observatoire
depuis sa création en 2002 et les principaux objectifs
à atteindre tels l’amélioration de l’organisation, de
développement du processus de communication et la mise
en œuvre des synergies entre les Observatoires du Groupe
Sonatrach.
Après la pause-
café, différentes
communications nous
confirment l’impression
très positive qui se
dégage. Ainsi, Madame
DOGHMANE Fatima,
Maître assistante chargée
de cours, faculté de lettres
et langues étrangères-
Ouargla reconnaît que
cette rencontre est
pour elle un support
appréciable dans sa réflexion à l’emploi de la femme à
l’Université.
Pour sa présentation, elle a choisi de communiquer sur
le thème suivant : « femmes à l’université, emploi et
carrières ». Dans son travail de recherche sur ce thème elle
est arrivée à dégager les éléments chiffrés suivants :
- 66% des étudiants inscrits sont des femmes,
- Plus de 30% du corps enseignants sont occupés par des
femmes alors que seules deux (02) détiennent un poste de
responsabilité,
- les trois majors de promos sont des filles,
- Parmi les 15 étudiants reçus au Magistère, 11 sont des
filles,
- Et enfin, premières, sont les filles à soutenir.
Ce constat fait ressortir la part prépondérante des femmes
au sein de l’Université dans les études et les travaux de
recherche, mais c’est à l’homme qu’échoit le privilège de
présenter les résultats des études réalisées.
Pour illustrer son propos, elle racontera l’anecdote
concernant un roi qui cherchait une femme parfaite.
Une fois trouvée, il lui dit qu’elle serait reine mais à une
condition, le jour où son savoir dépassera le sien elle
rentrera chez elle.
Ce jour arriva, le roi était confronté à un problème et le
voyant soucieux, elle lui révéla la solution. Ravi d’avoir
résolu son problème, le roi demande à sa reine de rentrer
chez elle comme prévu, car son savoir dépassait le sien,
en lui demandant de prendre avec elle tout ce qu’elle
voulait.
Son intelligence la mena à faire rendormir le roi, le mettre
dans un coffre et le prendre avec elle. Le matin, réveillée de
son sommeil, elle lui expliqua, qu’elle a pris tout ce qu’elle
désirait et c’était lui qu’elle voulait.
Une bonne morale qui a marqué tous les présents par un
sourire de satisfaction.
Monsieur MEDJAHDI
Mustapha ; sociologue
chercheur au CRASC
(Centre de Recherche en
Anthropologie Sociale et
Culturelle)- Oran, fera quant
à lui une communication
portant sur une enquête
en cours et intitulée
«femmes et intégration
socio économique». Celle-
ci révèle que la femme est
vraiment absente de la
sphère publique et le travail reste un moyen favorisant sa
présence et son intégration socio-économique.
Il évoque l’implication des femmes dans les organisations
comme les associations, syndicats, partis politique et
clubs qui se fait selon leur situation actuelle, leur niveau
instruction.
Il mettra en évidence les obstacles qui freinent l’intégration
de la femme dans la dynamique économique et sociale.
Pour Madame BELADIS
Touria, Docteur chercheur
en Géographie urbaine-
environnementaliste- ACEF
(Audit Conseil Ecologie
Formation)- Alger ; elle
s’est déclarée ravie d’avoir
participé à cette journée
tout en encourageant la
vocation de l’Observatoire
d’Emploi Féminin.
Dans sa communication,
elle soulève les difficultés
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rencontrées durant ses études en France afin de subvenir
à ses études, elle raconte sa réussite en France, ce qu’il
a mené à envisager la création d’une structure ACEF en
Algérie.
Présentant son Entreprise, elle encourage à communiquer
et échanger sur l’entreprenariat au féminin.
S’ensuivit un débat très constructif entre les conférenciers
et les participants, les discussions ont tourné autour de
questions aussi diverses que multiples telles « la hogra »,
le harcèlement de la femme sur son lieu de travail et sur
les solutions apportées pour remédier à ce problème, la
place et le rôle de la femme dans les institutions et dans
la société, etc…
La matinée s’achève sur une invitation de l’ENTP, à
l’ensemble des participants à un repas convivial à la salle
VIP située à la Base du 12 décembre 1960 (ex Base nord).
L’après-midi débutera avec les interventions des deux
femmes foreurs, AZZOUNE Samira et BOURAGRAA Safia.
Sans se déparer d’une modestie qui leur fait honneur, elles
racontent leurs parcours professionnels et déclarent que
malgré la dureté du domaine d’activité où elles exercent,
c’est par amour du métier lui-même qu’elles poursuivent
ce chemin avec beaucoup d’ambitions futures à réaliser.
Les captivantes histoires révélées par les deux femmes
foreurs, évoquent beaucoup d’intérêt dans les esprits des
participants, cela incita surtout les femmes à les apprécier
et les féliciter d’avoir garder leur humour et leur féminité
en dépit de la nature de leur travail qui demande discipline,
force physique et mentale.
Parler des problèmes auxquels sont confrontées les femmes
dans le travail, se réunir, communiquer et médiatiser ces
événements ont été l’objectif de ce rassemblement afin
d’essayer de trouver des solutions appropriées.
De telles initiatives, comme cette Journée, sont à
encourager pour penser et discuter de la meilleure manière
de permettre à l’emploi féminin d’émerger dans le secteur
des hydrocarbures.
C’est sur ces propos que les discussions se sont achevées.
Ravis de la diversité et de la richesse du programme, de
l’information précieuse et pratique rapportée par les
intervenants sur les questions qui animent la vie des
femmes actives, les participants adhèrent à l’invitation
lancée au nom de M. ACILA Ali, Président-Directeur Général
de l’ENTP, au Guest house de l’ENTP, pour continuer leurs
conversations informelles autour d’un généreux méchoui.
Nekkache Abdelghani
Bestani Khalida
Le 54
ème
anniversaire du déclenchement de la guerre de libération a été fêté comme chaque
année par des festivités sportives. Celles-ci se sont déroulées à la Base vie du 11 décembre 1960
(ex. base nord ). Les travailleurs ont participé à un tournoi de football, de basket……..
Le 1
er
novembre, après les finales, une sympathique réception présidée par les cadres dirigeants
de l’Entreprise et les responsables du Syndicat d’Entreprise et du Comité de Participation a
été organisée et a regroupé les travailleurs sportifs. A cette occasion, des médailles et des
coupes ont été remises aux différentes équipes.
un annivErSairE
diGnEMEnt Fêté
novEMBrE
1
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Systèm
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form
atiqu
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Exp
loitation
Préparations
avant le
démarrage
Introduction
La mise en place d’un progiciel de gestion intégré constitue
actuellement l’un des plus fréquents projets d’évolution
des systèmes d’information d’Entreprise. Il s’agit de
construire « le système nerveux des organisations
du futur » qui permettra d’accéder à l’information en
temps réel. Pour l’Entreprise, cela devient une exigence,
un facteur de différentiation, voire de performance.
Cette recherche de performance se concrétise par des
gains de productivité conséquents et par un accès rapide
à des informations nombreuses, précises, détaillées et
surtout fiables.
Comme pour tout projet stratégique, l’Entreprise a lancé
la phase préparation avant lancement du projet pour se
doter d’un ensemble de ressources :
Humaines, qui combineront de la main d’oeuvre et du
savoir-faire,
Matérielles, sous forme de différents équipements ou
installations,
Immatérielles, qu’il s’agisse d’informations ou de logiciels,
Financières, investissements et fonctionnement,
capacité de financement.
Cette phase de préparation est donc essentielle et
influence considérablement le succès du projet.
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La mise en œuvre d’un progiciel de gestion intégrée
nécessite un socle technologique qui respecte les
standards de l’internet, assure la globalisation, garantie
les performances attendues, permet la montée en charge
(scalabilité) en cas d’évolution et prend évidement en
compte l’aspect sécurité. La prise en charge des différents
services issus des divers composants hardwares et
softwares de cette architecture technique nécessite des
ressources IT compétentes.
La préparation des ressources IT vise à bâtir un centre de
compétence multiservices dans les diverses technologies
de l’information ; systèmes informatiques, bases de
données, systèmes d’information business intelligence,
Réseaux informatiques filaires, Wireless, Vsat, et le Help
Desk (centre de support).
Les capacités IT en systèmes d’informations couplées aux
spécialistes métiers (Key users) des différents domaines
de gestion permettra le développement d’un centre de
compétences étendu dont le but est de maintenir et de
faire évoluer le système d’information et de gestion de
l’Entreprise.
Préparation des ressources IT (ingénieurs informaticiens)
La mise en œuvre d’un système de gestion intégré impose
de nouvelles exigences à la plate-forme informatique de
l’Entreprise. Il faut, en effet, un système à la fois capable de
s’adapter à l’évolution rapide des besoins et suffisamment
fiable pour prendre en charge les fonctions stratégiques
du système d’information. Il faut que cette plate-forme
regroupe tous les ingrédients nécessaires pour développer,
déployer et gérer les applications Web sur l’Intranet de
l’Entreprise et sur l’Internet.
Afin de garantir l’exploitation optimum du nouveau
système de gestion intégré, l’ENTP a fait un choix crucial
pour structurer son architecture technique tout en assurant
sa pérennité, sa sécurité, sa robustesse, son évolutivité et
en respectant le modèle multi tiers (full web) qui s’articule
autour de trois éléments clés : serveur d’applications qui
gère la logique métier, serveur de bases de données qui
gère les transactions orientées données et le poste client
qui assure la gestion de l’affichage avec un navigateur
Web. L’architecture technique adoptée est dimensionnée
pour héberger le nouveau système de gestion intégré
(ERP) couvrant la suite complète et totalement intégrée
des processus métiers du périmètre fonctionnel du projet.
Le hardware composant cette architecture est constitué
principalement de deux serveurs HP intégrité entrée de
gamme en cluster (haute disponibilité), réseau de stockage
Préparation de l’architecture technique et fonctionnelle
à part entière (SAN : Storage Area Network) et une baie
de stockage.
Le planning de mise en service de cette nouvelle
infrastructure, validé par l’ENTP et son fournisseur
RTI Algérie, est mis en route et l’architecture technique
sera prête avant le démarrage du projet. Les ressources
IT chargées de cette mission sont : pour l’ENTP, Mr.
ABIHOURIRA Ahmed, Chef de service systèmes et bases
de données et les ingénieurs et techniciens systèmes
et bases de données d’exploitation du service (MM
KHELIFI Kamel, AITHAMOUDA Djaafar, ANANE Khaled,
HANI Elyazid, , OUAZIR Mustapha TAMAGOULT Salah,
ISSAAD Abdelkrim, BOUZEHZEH Mourad), pour RTI deux
Ingénieurs Support technique, MM HAMOUD Said et
Toufik BAOUCHI.
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Quant à l’architecture fonctionnelle un planning d’étude et
d’analyse des processus métiers du système d’information a
été lancé en mars 2009. Cette étude est axée principalement
sur le flux d’information, le fonctionnement, les interfaces
et les données des processus des différents domaines
de gestion. Les ressources IT chargées de cette mission
sont : Mr BENNAMIA Belkhir, Chef de service systèmes
d’information et les ingénieurs systèmes d’information
du service (domaine RH : MM KHOUALED BadrEddine et
CHABNI Hacène, domaine finances : MM HABES Yazid et
REGUIGUE Mehdi, domaine maintenance, stocks et achats:
MM LAMRAOUI Hacène, BOUHAFAS Riadh, domaine
chantiers et facturation : IMKHOUNACHE Zahir et GADOUM
Hocine).
Les utilisateurs du système d’information ayant participé
à l’étude sont les cadres supérieurs, les ingénieurs et
techniciens métiers, les cadres financiers, administratifs
et gestionnaires.
Transformer et dynamiser l’Entreprise par un système
d’information intégré et orienté métier nécessite des
moyens adéquats pour mettre en place la stratégie de
communication en phase de préparation, durant le projet,
pendant la formation, au passage en production et durant
le déploiement.
Cet espace numérique commun, représente donc un
moyen d’information et de communication en ligne au
sein de l’Entreprise, contribue sûrement à la réussite du
projet. Il sera également utilisé par les équipes projet pour
préparer, valider, sauvegarder les données et les diverses
documentations des différents domaines fonctionnels
(gestion du capital humain, finances, maintenance,
logistique et les chantiers forage et workover).
Cet espace numérique, développé en interne par les
ingénieurs IT, est une plate-forme intranet, accessible par
les utilisateurs à travers le réseau local de l’Entreprise.
Espace numérique commun de travail et de communication
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Le lieu de travail de mise en œuvre du projet ERP, choisi
par l’Entreprise, pour les équipes projet est un atelier
situé au niveau de la base du 20 Aout 1955. Cet atelier
est aménagé en salles, de type open space, en aluminium
avec séparations vitrées.
L’espace aménagé est constitué de :
Sept salles de travail prévues pour les équipes de travail
des quatre domaines : gestion du capital humain, finances,
gestion des actifs (maintenance, stock/achat), gestion
des chantiers en projet (forage, workover, rénovation) et
facturation.
Chaque salle est dotée de 06 bureaux organisés en forme
de U, les câbles data et électriques sont alimentés à partir
d’une mini-mèche située au milieu.
deux salles pour les formations et les réunions,
deux bureaux pour les chefs de projet intégrateur
(Oracle) et ENTP,
bureau pour le secrétariat du projet,
bureaux pour : les consultants de l’intégrateur, le
coordonnateur des domaines du système d’information,
le responsable systèmes & bases données et d’éventuels
groupes de travail,
un office et un bloc sanitaire.
Pour permettre aux équipes projet de travailler dans de
bonnes conditions, l’Entreprise a équipé cet espace avec
un mobilier de bureau adéquat.
Un espace de travail convivial pour les équipes du projet
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Phase préparation avant lancement du projet 24/11/2008 29/03/2009
1- Signature et diffusion des contrats Licences et Sevices 24/11/2008 15/12/2008
Cérémonie de signature 24/11/2008 24/11/2008
Diffuser et domicilier les contrats 29/11/2008 15/12/2008
2- Préparation du projet 16/12/2008 29/03/2009
2.1- Préparer les moyens logistiques pour les équipes projet 22/12/2008 10/02/2009
Réceptionner l’espace de travail et le mobilier de bureau 14/01/2009 18/01/2009
Préparer l’hébergement et les moyens de transport 22/12/2008 10/02/2009
2.2- Sélectionner l’équipe projet 20/12/2008 15/02/2009
Préparer l’équipe projet ENTP 20/12/2008 15/02/2009
Désigner un interlocuteur (Sponsor & Directeur) Projet 20/12/2008 24/12/2008
Désigner un Chef de projet 20/12/2008 24/12/2008
Préparer le secrétariat du projet 17/01/2009 07/02/2009
Désigner les Key users et IT SI par sous domaine fonctionnel 25/12/2008 15/02/2009
Désigner les IT systèmes et bases de données (core system) 24/12/2008 30/12/2008
Préparer l’équipe projet Oracle 20/12/2008 07/02/2009
Désigner un interlocuteur (Sponsor & Directeur) Projet 20/12/2008 15/01/2009
Désigner un Chef de projet Oracle 22/12/2008 31/01/2009
Désigner les consultants techniques et fonctionnels par sous
domaine
20/12/2008 07/02/2009
2.3- Préparer l’architecture technique et fonctionnelle 16/12/2008 29/03/2009
Architecture du périmètre fonctionnel du projet 25/12/2008 15/02/2009
Préparer les processus des domaines RH, FIN, Maint/Log,
Chantiers/Facturation
25/12/2008 12/01/2009
Identifer les points d’intégration entre les processus et les
domaines
25/12/2008 11/01/2009
Identifer les formules de calcul, les règles de gestion et les
données
25/12/2008 15/02/2009
Architecture Technique (hardware et software) 16/12/2008 29/03/2009
Préparer le datacenter (salle des serveurs) 20/12/2008 25/12/2008
Mettre en service l’architecture technique de l’ERP 16/12/2008 29/03/2009
Préparer le serveur de travail & de communication 18/12/2008 28/02/2009
Mise à jour de l’infocentre (outil de communication) 18/12/2008 28/02/2009
Organisation de l’espace de travail numérique commun 18/12/2008 28/02/2009
2.4- Visite chantiers et validation installation AT ENTP 14/02/2009 15/02/2009
Valider l’installation de l’architecture technique (par oracle) 14/02/2009 14/02/2009
Présenter à Oracle le système d’information de l’ENTP 14/02/2009 15/02/2009
Visiter deux chantiers forage et workover (CP & consultants Oracle) 14/02/2009 15/02/2009
2.5- Donner un nom et un logo au projet 10/02/2009 28/02/2009
Lancer un concours pour le choix d’un nom et d’un logo au projet 10/02/2009 28/02/2009
3- Lancement du projet 16/02/2009 16/02/2009
Réunion de lancement du projet 16/02/2009 16/02/2009
Feuille de route de mise au point des préparations
Cette feuille de route présente le planning des tâches essentielles et indispensables à préparer et
à mettre au point, par les deux parties, le client (ENTP) et le fournisseur retenu (Oracle), avant le
démarrage effectif du projet.
Nov Déc Jan Fév Mar Avr Planning de mise au point des préparations
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dévELoPPEMEnt
tEchnoLoGiquE au ProFit
dE La ModErniSation dES
aPParEiLS dE ForaGE
I.Résumé :
L’ouverture du marché algérien aux sociétés étrangères
et les nouvelles dispositions en matière de passation de
marché appelées à régir le marché des services pétroliers
(appels d’offres) se traduiront par des changements
profonds des règles commerciales en rendant ainsi le
marché de plus en plus exigeant et concurrentiel.
Pour cela, la poursuite du programme de modernisation
et de certification de l’outil de production est devenue
une nécessité par le renforcement des capacités de
production plus performantes en matière de puissance et
de fiabilité.
Cette évolution du Parc Appareils traduit l’engagement
de l’Entreprise à mettre en œuvre l’approche stratégique
en vue de leur modernisation par une gamme
d’appareils de forage de plus en plus puissants, fiables et
technologiquement évolués.
La modernisation des appareils de forage du point de
vue technologique a porté sur les améliorations des
performances des principaux équipements (treuil, table de
rotation, pompes à boue ...) ainsi que sur la sécurité du
Personnel de forage à savoir :
Le développement des transmissions Diesel-électrique
ayant suivi les progrès des appareils de forage par
l’utilisation des SCR « Semi-Conductor-Controlled » pour les
entraînements à vitesse variable des moteurs de traction
DC (à courant continu).
La commande et le contrôle des installations par
l’utilisation de l’automate programmable industriel appelé
Programmable Logic Controller « PLC ».
L’utilisation du Top Drive et le drainage horizontal.
Le système d’acquisition des informations et des
données techniques en temps réel concernant tout forage
de puits par l’utilisation du logiciel « Rig Sense » .
Le remplacement des anciennes consoles du foreur type
« Electronic Mud System » par celles plus récentes type
« Mud Watch Equipment ».
« Communication présentée par M. Abdellaoui Boubekeur le 18 et 19 novembre 2008 à
l’hôtel Hilton, lors des 8JST ( 8
èmes
Journées Scientifiques et Techniques) de la 4
ème
Semaine
de l’Energie qui s’est déroulée du 15 au 19 novembre 2008 à Alger ».
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II. Introduction :
L’acquisition de ces nouveaux appareils par l’Entreprise
ENTP vient étoffer son Parc Appareils complètement rénové,
composé actuellement de 54 appareils. (voir Fig. 1)
Fig.1. Evolution Nombre Appareils Forage acquis par
ENTP (Source Bilans Activités ENTP 2006 et 2007).
On constate que durant les 5 dernières années, le parc de
l’Entreprise ENTP est passé de 33 à 54 Appareils de forage
soit une augmentation de 38 %.
Grâce à l’acquisition de ces nouveaux appareils, notre
Entreprise sera mieux équipée pour faire face à la
concurrence de plus en plus vive du marché du forage.
III. Développement technologique des transmissions Diesel-
électriques de l’appareil de forage :
Depuis une dizaine d’années, on assiste au développement
rapide des transmissions électriques destinées à
l’entraînement des machines de forage. On a tendance
à remplacer de plus en plus les dispositifs classiques à
convertisseur hydraulique de couple par des transmissions
électriques plus souples et plus puissantes.
01) Les appareils de forage DC/DC apparus vers les années
1950, ont utilisé le système de boucle de régulation Ward-
Léonard.
Ces transmissions à réglage de vitesse du type « Ward-
Léonard » sont l’association d’une génératrice à courant
continu et d’un ou plusieurs moteurs à courant continu,
du type à excitation séparée, disposées en série et qui
offraient ainsi, de manière assez rustique mais réelle, à
la fois les avantages de l’arbre électrique et de la vitesse
variable par le réglage des excitations.
Des génératrices à courant continu entrainées par moteur
diesel alimentent en boucle les moteurs à courant continu
du treuil, de la table de rotation et des pompes.
Ce système à l’époque présentait les inconvénients de
grande rigidité d’utilisation et de la nécessité d’utiliser un
moteur diesel par génératrice. Les transmissions mettant
un certain nombres de boucles indépendantes constituées
chacune par une génératrice et un moteur présentent
toutes le même inconvénient majeur, elles conduisent à
une mauvaise utilisation des moteurs Diesels (voir figure
ci-dessous portant sur un exemple de la transmission à 02
groupes de type Ward- Léonard).
02) L’électronique de puissance s’est rapidement implantée
dans tous les entraînements à vitesse variable.
Le système SCR est un convertisseur statique (redresseur
de tension) permettant d’alimenter les moteurs DC de
forage à partir des trois phases alimentation AC. Tous
les éléments nécessaires à l’ouvert et fermé la boucle
de contrôle et la surveillance du système ainsi que la
protection de l’appareil se trouvent dans l’unité.
Ce système se compose des unités suivantes:
• Unités de contrôle des moteurs-génératrices.
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Unités SCR de contrôle et de redressement du courant
alternatif en courant continu (AC à DC) de la puissance du
moteur de traction.
Transformateurs d’alimentation AC pour alimenter les
transformateurs basse tension ainsi que les auxiliaires AC
tels que les ventilateurs de moteur, le pompage de l’eau
pour refroidissement etc.
La dynamique de freinage, résistance électrique ou de
régénération de frein pour moteurs Drawworks DW (treuil
de forage).
La console du foreur pour le contrôle de toutes les
fonctions de forage.
la console pour le contrôle des pompes lors de la
maintenance « Mud Pump Iocal ».
la salle MCC « Motor Control Center » contenant des
alimentations des auxiliaires pour l’air d’alimentation
des moteurs et des panneaux d’éclairage et les petits
transformateurs de distribution.
Les moteurs électriques de traction sont alors alimentés
par le courant redressé provenant des SCR.
Cette amélioration consiste à la commande et le contrôle
électrique des systèmes de redressement par utilisation
des SCR.
Les principales machines de forage utilisées sont : le
treuil, la table de rotation, les pompes à boue et pompes
de cimentation, vues dans l’optique de leur entrainement
par des moteurs électriques (régimes de fonctionnement,
freinage domaine de fonctionnement etc.).
L’avènement des thyristors (SCR ou Silicium Controlled
Rectified) a permis le développement du système AC/DC
(fig. 2) où la production d’énergie électrique se fait par
l’intermédiaire d’alternateur triphasé.
Fig.2. Schéma d’une transmission électrique AC/DC
Ainsi les moteurs d’entraînement travaillent à régulation
de vitesse. Il en résulte qu’en cas de coincement de la
garniture de forage, les moteurs DC séries sont susceptibles
de développer le couple maximal.
Compte tenu du temps de réponse assez court, cette
augmentation de couple est pratiquement instantanée.
On sait que l’entraînement du treuil est capable de freinage
par récupération. Ce freinage d’inertie est très efficace.
Lancé à la vitesse maximale, le treuil s’arrête en un temps
très court de l’ordre de 3 secondes. Ceci permet de mieux
contrôler les remontées de moufle à grande vitesse et par
conséquent d’améliorer les temps de manœuvre.
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Pour la fonction rotation, l’effet de freinage peut présenter
des inconvénients lorsqu’on travaille dans des terrains
difficiles.
En effet, la garniture de forage est un ensemble élastique
capable d’emmagasiner de l’énergie fournie par la table
lorsque le couple résistant au niveau de l’outil croît et de
la restituer brutalement lorsque ce couple disparaît.
Les performances d’un appareil de forage s’expriment
par la capacité de forage en profondeur maximale. Ces
dernières se traduisent par un poids au crochet de levage
compte tenu des poids des garnitures et des casings. Et en
prenant en compte les temps de manœuvre communément
acceptés, on peut évaluer la puissance maximale que devra
développer le treuil de forage (Drawworks), c’est pour cela
que lorsqu’on veut déterminer un appareil de forage on ne
s’intéresse qu’à la puissance du treuil.
IV. Commande et contrôle des installations par l’utilisation de
l’automate programmable industriel appelé Programmable
Logic Controller « PLC ».
Depuis 1968 un dispositif appelé contrôleur modulaire
numérique « PLC » , a été élaboré pour éliminer les systèmes
de contrôle des machines à base de relais traditionnels.
Parce que ces relais sont des dispositifs mécaniques, ils ont
peu de vie. Ils sont également encombrants, , le câblage et
le dépannage peuvent être très compliqué avec autant de
relais utilisés.
Un automate programmable industriel est donc un
instrument de calcul et de commande qui est relié
physiquement par une interface d’entrée à des capteurs
et par une interface de sortie à des actionneurs. Il contient
une unité centrale (CPU) qui gère l’ensemble du processus,
elle contient le processeur, les mémoires vives et des
mémoires mortes.
Elle est programmable par le biais d’une liaison spécifique
et d’un logiciel adapté. Un programme contient donc des
variables spéciales permettant de représenter les entrées
et les sorties.
L’unité SCR est contrôlée par cet automate programmable
qui est équipé avec les deux interfaces ModbusPlus et
Modbus qui offre de nombreux avantages, par exemple
la transmission entre les unités de contrôle , la présence
des données dans le bus et par là le câblage est réduit au
minimum.
Le contrôle de la vitesse ou de la tension de l’induit des
moteurs DC est possible avec le convertisseur SCR.
Dans les deux cas, il existe un moyen de contrôle qui
permet de limiter le courant induit à être fixé librement et
par conséquent le couple maximal fixé.
Les terminaux électriques (Console du foreur, console de
boue etc.) sont commandés à distance ON / OFF à partir de
la salle de contrôle du convertisseur SCR.
Tous les auxiliaires tels que moteurs des ventilateurs et
d’eau de refroidissement ou de lubrification des pompes
à huile, etc. sont contrôlés par l’automate programmable
« PLC ».
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Fig. 1. Schéma de principe du Système d’alimentation
électrique d’un appareil de forage.
V. L’utilisation du Top Drive et le drainage horizontal
Le système du Top Drive de forage est reconnu comme
une des plus importantes avancées dans la technologie
de forage depuis la mise en place de la table de rotation.
C’est un dispositif qui est constitué d’un puissant moteur
électrique faisant tourner toute la chaîne d’exploration de
haut en bas.
Par rapport aux appareils de forage classiques, ceux qui
sont équipés du Système Top Drive font que le forage est
toujours plus rapide et plus sûr, avec beaucoup moins
de cas de tiges de forage coincé. Ce système permet
également d’utiliser la puissance de cette rotation afin de
libérer facilement le pipe coincé.
Le système Top Drive de forage est constitué d’un moteur
DC d’assemblage qui fournit les mêmes couples et la vitesse
trouvée. La tige de forage est en rotation par la réduction
d’engrenage similaire à celle normalement utilisé avec le
DC de moteur de traction.
Le système offre plus que la puissance de la table de rotation
dans le trou de forage sans compromettre l’efficacité du
matériel de levage conventionnel.
La performance du moteur DC est déterminée à l’aide des
02 tableaux suivants :
La courbe de couple pour le moteur shunt GE752 de
forage en utilisant une excitation de 57 Ampères tel qu’il
est installé dans le Top Drive qui reflète
la courbe de couple aux différents niveaux de la vitesse
RPM.
Avantages de l’utilisation des Top Drives :
A l’aide du Top Drive, les types de puits à forage horizontal
ont entraîné l’augmentation spectaculaire des taux de
production.
L’amélioration de la vitesse de forage permet aux
opérateurs d’atteindre les zones et les types de formations
qui ne seraient pas accessibles avec le forage rotatif
conventionnel.
Top Drive a été bénéfique pour dévier les puits forés à
partir d’un endroit donné pour accéder à certaines zones
d’un réservoir. Aussi, parce qu’il y a moins de connexions
à faire, les pompes sont moins souvent arrêtées.
17 à 20% des améliorations dans le temps ont été
constatées.
Ce résultat est obtenu grâce à des angles de forage de 70
à 90 degrés par rapport à la verticale pendant de longues
profondeurs.
Lors de l’exploration avec un Top Drive, et en tenant
compte d’autres paramètres tels que la composition des
fluides de forage, il est maintenant considéré comme
commun à étendre l’horizontale au-delà de 5 km ; dans
certaines situations spéciales l’étendue atteint jusqu’à 10
kilomètres.
Si l’angle maximal est porté à 80 degrés de la verticale
(seulement possible avec un Top Drive), la superficie totale
sera accessible par un facteur de 30:1, à près de 320 km
2
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VI. Le système d’acquisition des informations et des données
techniques en temps réel concernant tout forage de puits par
l’utilisation du logiciel « Rig Sense »
L’ ENTP s’est dotée d’une nouvelle version de Rig Sense.
Rig Sense est un système de direction d’informations qui
contient plusieurs ordinateurs qui utilisent Rig Sense dans
un seul réseau. Rig Sense est simple, facile à utiliser,et a la
capacité pour mieux gérer les opérations de forage pour
converger un peu moins sur l’administration et plus sur
le forage.
Rigsense est un système de direction d’informations
sophistiqué qui fournit, en temps réel, les données pour
le stockage affiché et le compte rendu d’informations du
forage.
La figure ci-dessous est un exemple de
topologie d’une installation type.
Il enregistre toute activité de la plate-forme pour plus d’une
année. Les rapports peuvent être recherchés et regardés à
différentes résolutions.
Le système Rig Sense opère comme une seule interface,
permettant au personnel de la plate-forme d’accéder à des
anciennes informations, de les annoter et d’envoyer des
messages pour communiquer avec d’autres systèmes Rig
Sense sur la plate-forme.
a. Unité d’acquisition des données système (Système DAQ) :
Le système DAQ est le dispositif principal de tout le
système. Il dispose de quatre fonctions principales :
recevoir et traiter les données brutes jusqu’à 23
capteurs analogiques et 14 capteurs numériques et placer
les données traitées sur le réseau T-POT afin qu’elles soient
accessibles aux dispositifs du système ;
communiquer avec les dispositifs du système pour
envoyer et recevoir des données ;
fournir une sortie pour commander jusqu’à 14
instruments, tels que les enregistreurs, les compteurs, les
relais et les alarmes ;
stocker toutes les informations de configuration et de
calibrage dans une mémoire non volatile.
Les principales technologies de détection du système
avec le plus récent en matière de système d’acquisition de
données permettent au foreur de configurer les écrans pour
afficher les informations de forage comme cela l’arrange
et l’obtention des informations techniques en temps réel
du forage d’un puits par l’utilisation du Rig Sense.
Il y a beaucoup de base de données dans Rig Sense, chacune
servant un but spécifique. Cette solution incorpore les
principales technologies de détection du système avec
le plus récent en matière de système d’acquisition de
données. Il permet au foreur de configurer les écrans pour
afficher les informations de forage :
01) La présentation graphique du gaz.
02) La profondeur du Puits.
03) L’assemblage des tiges de forage,
04) Le programme de la boue, produits chimiques ajoutés
et le rapport de la boue.
05) L’observation de déviations, les données historiques
du forage
06) Configuration possible de nouvel emplacement de la
plate-forme de forage.
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b. Composition du Système DAQ :
Le système DAQ comprend les principaux composants
suivants :
01) Carte numérique (processeur)
02) Carte SIF/de communication
03) Carte de terminaison
04) Carte d’E/S analogiques (capteur)
05) Carte du système de mesure électronique de la
profondeur (EDMS)
06) Modem à sécurité intrinsèque
07) Blocs d’alimentation (deux)
08) Bloc de batteries
Les fonctions du système DAQ sont illustrées dans la figure
« Interface DAG standard » suivante :
NB
La carte du système de mesure électronique de la profondeur utilisée
lorsqu’un système EDMS est installé sur l’appareil de forage et relié à la
carte de terminaison du système DAQ. La carte traite les informations de
positionnement provenant du codeur de treuil de forage afin de fournir à
tout moment des informations sur la hauteur du moufle mobile pendant
les opérations de forage.
c. Capteurs :
Le système DAQ sert d’interface entre les différents
capteurs situés sur l’appareil de forage en fonction
des spécifications de cet appareil. Les capteurs les plus
courants sont mentionnés ci après :
Transducteurs hydrauliques-électriques
Capteurs de température de boue
Transducteurs hydrauliques-courant
Capteurs de coups de pompe
Capteurs de débit de boue
Capteurs de profondeur
Codeurs
Capteurs ultrasoniques
Capteurs de niveau de bac à boue
Capteurs de proximité
Capteurs de densité de la boue
Capteurs de cadence
VII. Le remplacement des anciennes consoles du foreur
type « Electronic Mud System » par celles plus récentes
type « Mud Watch Equipment ».
Dans l’ancien modèle « Electronic Mud System »,
l’enregistreur de paramètres de forage ne contient
uniquement que 03 pistes de mesure.
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La console du foreur équipée du nouveau dispositif « Mud
Watch Equipment » se compose de 03 compartiments :
a. six appareils de mesure ( Pump pressure, Rotary rpm ,
Pump rpm1, Pump rpm2 , Rotary table , line-pull pour le
serrage des tiges ).
b. deux appareils de mesure : un (01) appareil grand pour
le poids des masses tiges etc., et un (01) autre celui de la
3
ème
pompe.
c. les appareils indiquant les paramètres de la boue.
Ce nouveau système « Mud Watch Equipment » est composé
de 8 pistes d’enregistrement utilisées pendant une période
de 24 heures :
1 piste de poids en 1000 kg.
1 piste de la longueur de pénétration.
1 piste de pression « fluid pressure ».
1 piste de coups de pompe « pump strockes ».
1 piste torque.
1 piste de RPM.
1 piste de gain ou perte de boue (Mud flow).
1 piste de niveau de boue.
M.OUMOUSSA Abdelaziz
CPGE (Certificat de perfectionnement en gestion d’entreprise) novembre 1986, INPED-Boumerdes
DPGE (Diplôme de perfectionnement en gestion d’entreprise) 1998, INPED-Boumerdes
Recruté au sein de l’entreprise en qualité de gestionnaire assurances sociales en Novembre 1979
Avant-dernier poste occupé : Chef de Service Administration Centrale.
Nouvelle nomination : Chef de Département Œuvres Sociales en date du 6 Novembre 2008
M. BACHOUCHE Aissa
BAC : Sciences naturelles année 1974.
Diplôme : Ingénieur d’État en informatique de l’université d’Alger 1982.
Recruté au sein de l’Entreprise en qualité d’ingénieur stagiaire en 1982.
Avant-dernier poste occupé : Chef du Centre de la Technologie de l’Information
Nouvelle nomination : Directeur de la Technologie de l’Information en date du 16 Octobre 2008
M. NAOURI Said
BAC : Techniques mathématiques année 1978.
Diplôme : - Ingénieur d’État en génie mécanique Janvier 1985, Ecole Nationale Polytechnique-Alger.
- Executive Master of Business administration (E-MBA) en Novembre 2005, MDI Alger & EDHEC Lille /France BUSINESS
SCHOOL
Recruté au sein de l’Entreprise en qualité d’ingénieur stagiaire le 01/09/1982.
Avant-dernier poste occupé : Chef de l’Unité des Equipements Tubulaires.
Nouvelle nomination : Directeur de l’Unité des Equipements Tubulaires en date du 16 Octobre 2008
M. HATTAB Omar
BAC : Mathématiques année 1976.
Diplôme : Ingénieur d’État en informatique, option Software et recherches opérationnelles année 1982, Université
Houari Boumediene – Alger.
Recruté au sein de l’Entreprise en qualité d’ingénieur système en 1982.
Avant-dernier poste occupé : Assistant auprès du Directeur de la Technologie de l’Information.
Nouvelle nomination : Chef de Département Supports et Equipements Informatiques par intérim auprès de la Direction
de la Technologie de l’Information en date du 6 Novembre 2008
Nouvelles NomiNatioNs
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