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Algèbre 1

UNIVERSITE IBN ZOHR
Faculté des sciences
Agadir

Filière SMA & SMI

Semestre 1

Module : Algèbre 1

Année universitaire : 2011 -2012

A. Redouani & E. Elqorachi

1

Algèbre 1

Contenu du Module :

Chapitre 1 : Introduction




Logique
Ensembles
Applications
Relations binaires
Dénombrement & Dénombrabilité

Chapitre 2 : Structures algébriques



Lois de composition interne
Groupes
Anneaux
Corps

Chapitre 3 : Arithmétique dans Z



Division euclidienne dans Z
PGCD
Nombres premiers
Congruences

Chapitre 4 : Polynômes & Fractions rationnelles
 Définition formelle des polynômes
 Divisibilité, pgcd, Irréductibilité, racines…
 Fractions rationnelles, Décomposition en éléments simples
N.B : le contenu de ce polycopié sera enrichi, développé par d’autres exemples,
d’autres résultats,…, donc la présence aux séances du cours magistral est
obligatoire !!!

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Algèbre 1

Chapitre I : Introduction en Algèbre.
I.
Notion de Logique :
Définition :
On appelle assertion ou proposition simple un énoncé dont on peut affirmer sans ambiguïté
s‟il est vrai ou s‟il est faux.
Exemple :
« 3 < 10 » est une assertion vraie ; « 5 < 2 » est une assertion fausse. Par deux points
distincts il passe une droite et une seule : est une assertion vraie.
Définition :
On appelle prédicat ou proposition fonctionnelle un énoncé contenant des variables, qui sera
vrai pour certaines valeurs attribuées aux variables, faux pour les autres variables.
Exemple :
« 𝑃(𝑥) : 𝑥 > 10 » est vraie pour les réels strictement supérieurs à 10, fausse pour les autres.
Définition :
La négation d‟une proposition « 𝑃 » que l‟on note « 𝑛𝑜𝑛 𝑃 » est vraie lorsque 𝑃 est fausse,
fausse lorsque 𝑃 est vraie.
Exemple :
La négation d‟une fonction 𝑓 paire est une fonction 𝑓 telle qu‟il existe 𝑥0 ∈ ℝ vérifiant
f ( x0 )  f (  x0 ) .
Connecteurs :
Définitions :
 La conjonction de deux propositions 𝑃, 𝑄 qu‟on note « 𝑃 𝑒𝑡 𝑄 » est vraie ssi 𝑃 𝑒𝑡 𝑄
sont vraies simultanément et fausses dans tous les autres cas.
 La disjonction (inclusive) de deux propositions 𝑃 𝑒𝑡 𝑄 que l‟on note par « 𝑃 𝑜𝑢 𝑄 »
est vraie si au moins l‟une des propositions 𝑃 𝑜𝑢 𝑄 est vraie et fausse dans les autres
cas.
 La disjonction exclusive de deux propositions 𝑃 𝑒𝑡 𝑄 est « 𝑜𝑢 𝑏𝑖𝑒𝑛 𝑃 𝑜𝑢 𝑏𝑖𝑒𝑛 𝑄 » est
vraie ssi l‟une des propositions est vraie et l‟autre fausse. En mathématique, le sens du
mot « ou » est toujours le ou inclusive !!!
 L‟implication : la proposition P  Q est fausse si 𝑃 est vraie et 𝑄 fausse, elle est
vraie dans tous les autres cas ; sa réciproque est Q  P ; sa contraposée est
nonQ  nonP .
 L‟équivalence : la proposition P  Q est vraie si les deux propositions 𝑃 𝑒𝑡 𝑄 sont
vraies toutes les deux ou fausses toutes les deux.
Propriétés :
A l‟aide de la table de vérité, on vérifie que :
1. ( P  Q)  (nonP ou Q)  (nonQ  nonP)
2. non( PouQ)  (nonP)et (nonQ) …..
Quantificateurs :
Le symbole  s‟appelle le quantificateur universel, il signifie « pour tout », « quel que
soit » ; par exemple : x  R x 2  0 .
Le symbole  s‟appelle le quantificateur existentiel, il signifie « il existe au moins » ; si on a
l‟unicité de l‟existence on écrit ! ; par exemple : ! x  R tel que 2 x  1  0 .
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Soit un groupe de (𝑛 + 1) personnes qui contient une femme. Notons (𝑒1 . 𝑃(𝑛) étant supposée vraie.  ( x0  ) 2  2 . comme le montre l‟exemple suivant : x  R n  N / x  n est vrai mais n  N x  R x  n est faux. par exemple). exemple !!! Remarque : Si dans une expression on a les symboles  et  . 𝑒1 désignant une femme. On a 25  32  52  25 . D‟où le résultat. … . 𝑒𝑛+1 ) est un groupe de 𝑛 personnes qui contient au moins une femme (𝑒𝑛 . Il ne contient donc que des femmes (puisque 𝑃(𝑛) est vraie).   0 a   )  (a  0) . De 2 n  n 2 on obtient 2.. Exemple : On montre facilement que n 2 est pair  n est pair à l‟aide de la contraposée. ensuite supposons 2 n  n 2 et montrons que 2 n1  (n  1) 2 . 2a 4a 4 . absurde. par exemple pour montrer que P  Q est vraie on suppose que P est vraie et Q fausse et on aboutit à une contradiction car la négation de P  Q est (P et non Q)..  Raisonnement par contraposée : Il consiste à montrer que P  Q est vraie en montrant que sa contraposée nonQ  nonP est vraie. … . par exemple la négation de ((∀𝑥 ∈ ℝ 𝑥 > 0) est (∃ 𝑥 ∈ ℝ 𝑥 ≤ 0). 2  Raisonnement par déduction directe : comme son nom l‟indique !! Exemple : montrons que : le trinôme ax 2  bx  c possède une racine réelle x 0  le b  discriminant   b 2  4ac  0 . Exemple : n 2 1) montrons que 2  n n  5 . donc   0 ). ( ax02  bx0  c  0  . Supposons que 𝑃(𝑛) est vraie et montrons qu’alors 𝑃(𝑛 + 1) est vraie. alors pour   2 a on aurait a  . Démonstration : 1. 𝑒𝑛+1 ) ce groupe. Exemple : a Montrons que ( a  R ... on vérifie que P(n0 ) est vraie puis on montre que P(n)  P(n  1) pour tout n  n0 . 𝑒𝑛 ) de 𝑛 personnes contient une femme : 𝑒1 . comme 2. il ne faut pas les permuter . 𝑒2 . On en déduit que le groupe (𝑒2 .n 2 . 2.Algèbre 1 La négation de ( x  E P(x) ) est ( x  E nonP(x) ) .2 n  2. Le groupe (𝑒1 . Méthodes de raisonnement mathématique :  Raisonnement par récurrence : il consiste à montrer qu‟une propriété P(n) est vraie pour tout entier n  nO . 𝑃(𝑛) est vraie pour tout 𝑛𝜖ℕ∗ . Conclusion : Par récurrence. 𝑃(1) est vraie. … .n 2  (n  1) 2 pour même n  3 . La négation de ( x  E P(x) ) est ( x  E nonP(x) ) . on a le résultat.  Raisonnement par l’absurde : Pour montrer qu‟un énoncé est vrai on suppose le contraire et on aboutit à une contradiction. Par suite 𝑒𝑛+1 est une femme et donc 𝑃(𝑛 + 1) est vraie. 2) Trouver l‟erreur dans la “ démonstration ” de l‟assertion suivante : “ Tout groupe de personnes qui contient (au moins) une femme ne contient que des femmes”. en effet : sinon a  0 . ce groupe ne contient que des femmes.

 Généralisation de l‟intersection et de la réunion d‟une famille de parties d‟un ensemble : Soient 𝐸 un ensemble et (𝐴𝑖𝜖𝐼 ) une famille de parties de 𝐸. On dit que l‟application f : E  F admet comme application réciproque h : F  E si on a : hof  id E et foh  id F . Exemples d’ensembles : ℕ. l‟image réciproque de III. ℚ.  Réunion de deux ensembles : 𝐴 ∪ 𝐵 = {𝑥 ∈ 𝐴 𝑜𝑢 𝑥 ∈ 𝐵} . . on appelle image directe de A par f l‟ensemble f ( A)   f ( x) / x  A. . ℤ. E est dit ensemble de départ. e. !!!!! Définitions :  Partie ou sous-ensemble d‟un ensemble : on dit que 𝐴 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛 𝑠𝑜𝑢𝑠 − 𝑒𝑛𝑠𝑒𝑚𝑏𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝐸 si tout élément de 𝐴 est aussi élément de 𝐸. elle est dite surjective tout élément de F est image d‟au moins un élément de E . ℱ 𝐸. On appelle application f de E dans F et l‟on note par f : E  F une règle qui associe à chaque élément x  E un élément unique y  F appelé image de x .  L‟ensemble des parties d‟un ensemble : 𝒫 𝐸 = 𝐴 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝐴 ⊂ 𝐸 . i. d. L‟application f est dite injective si tout élément de F est image d‟au plus un élément de E . a. Elle est dite bijective si elle est injective et surjective. ℝ. on appelle le composé de f et g que l‟on note par gof l‟application gof : E  G définie par gof ( x)  g ( f ( x)) .  Intersection de deux ensembles : 𝐴 ∩ 𝐵 = {𝑥 ∈ 𝐴 𝑒𝑡 𝑥 ∈ 𝐵}.  La différence symétrique de deux ensembles : 𝐴 △ 𝐵 = 𝐴\𝐵 ∪ 𝐵\𝐴 .  Le complémentaire d‟un sous-ensemble dans un ensemble : 𝐶𝐸𝐴 = {𝑥 ∈ 𝐸 𝑒𝑡 𝑥 ∉ 𝐴}. dans le cas contraire x  E . B  F et f : E  F une application . 𝐹 . ℂ. b. 𝜙 ⊂ 𝐸. Soit g : F  G une application. c.  La différence de deux ensembles : 𝐴\𝐵 = 𝑥 ∈ 𝐴 𝑒𝑡 𝑥 ∉ 𝐵 .  Le produit cartésien de deux ensembles : 𝐸 × 𝐹 = 𝑥. F ensemble d‟arrivée et x l‟antécédent de y . on note h par f 1 . l‟application i : A  E . Par ensemble on entend une collection d‟éléments possédant les mêmes propriétés caractéristiques.  L‟injection canonique : Soit A  E .e : tout élément de F est image d‟un élément unique de E . 𝑦 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝑥 ∈ 𝐸 𝑒𝑡 𝑦 ∈ 𝐹 . i : x  A  x  A  E . Pour indiquer qu‟un élément x appartient à un ensemble E on écrit x  E .  Encore des exemples !!! 5 .  L‟application 𝑓: ℤ ⟶ ℕ définie par f (n)  2n si n  0 et f (n)  2n  1 si n  0 est bijective. B par f l‟ensemble f 1 ( B)  x  E / f ( x)  B Exemples :  L‟application identique : id E : x  E  x  E . Soient A  E .Algèbre 1 II. Notion d’Ensembles : La notion d‟ensemble est une notion élémentaire en mathématique qui n‟est donc pas définissable par d‟autres notions plus simples. on écrit 𝐴 ⊂ 𝐸. on appelle réunion des 𝐴𝑖 l‟ensemble noté 𝑖𝜖𝐼 𝐴𝑖 = {𝑥𝜖𝐸 𝑡𝑞 ∃𝑖 ∈ 𝐼 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑥 ∈ 𝐴𝑖 } (de même l‟intersection) Notion d’Applications : Définitions : Soient E et F deux ensembles non vides.

IV.  La relation ℛ est dite d‟équivalence si elle est réflexive.  La relation ℛ est dite antisymétrique si 𝑥ℛ𝑦 𝑒𝑡 𝑦ℛ𝑥 ⟹ 𝑥 = 𝑦. 𝑦𝜖𝐴𝑖 .Algèbre 1 Expression de l’application.  Une bijection : ∀𝑦𝜖𝐹 ∃! 𝑥 ∈ 𝐸 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝑦 = 𝑓 𝑥 . cl(x) = ?  !!!!!! Définition : Soit ℛ une relation d‟équivalence sur un ensemble 𝐸 et 𝑥 ∈ 𝐸.  La relation ℛ est dite symétrique si 𝑥ℛ𝑦 ⟹ 𝑦ℛ𝑥. 𝑖𝜖𝐼. Relations binaires : Relation d’équivalence & relation d’ordre.  La relation ℛ est dite réflexive si ∀ 𝑥𝜖𝐸 𝑜𝑛 𝑎 𝑥ℛ𝑥. Théorème : Une application est bijective ssi elle admet une réciproque.  Une injection : 𝑓 𝑥 = 𝑓 𝑦 ⟹ 𝑥 = 𝑦 𝑜𝑢 𝑥 ≠ 𝑦 ⟹ 𝑓 𝑥 ≠ 𝑓 𝑦 . en effet : Si 𝑥 ∩ 𝑦 ≠ ∅.  L‟égalité dans 𝒫(𝐸) est une relation d‟équivalence. Exemples :  L‟inclusion dans 𝒫(𝐸) est une relation d‟ordre. ∃𝑧 ∈ 𝑥 ∩ 𝑦 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑥ℛ𝑧 𝑒𝑡 𝑧ℛ𝑦. appelée relation d‟équivalence associée à 𝑓.i. on appelle classe d‟équivalence de 𝑥 l‟ensemble 𝑥 = 𝑦𝜖𝐸 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝑥ℛ 𝑦 . On considère 𝑥ℛ𝑦 s‟il existe 𝑖𝜖𝐼 𝑡𝑞 𝑥. la relation ℛ sur 𝐸 définie par 𝑥ℛ𝑦 𝑠𝑖 𝑓 𝑥 = 𝑓(𝑦) est une relation d‟équivalence. on le note par ℤ 𝑝ℤ . l’injection. Lemme 2 : si gof est surjective alors g est surjective. symétrique et transitive. Pour la démonstration on utilise les deux lemmes suivants. (vérification simple !) Décomposition canonique d’une application : Soit 𝑓: 𝐸 ⟶ 𝐹 une application . la surjection et de la bijection à l’aide des symboles :  Une application : 𝑥 = 𝑦 ⟹ 𝑓 𝑥 = 𝑓 𝑦 . Définitions :  Une relation binaire ℛ sur un ensemble E est une règle qui permet de lier certains éléments de E entre eux. 𝑦𝜖𝐸 𝑜𝑛 𝑎: 𝑜𝑢 𝑏𝑖𝑒𝑛 𝑥 = 𝑦 𝑜𝑢 𝑏𝑖𝑒𝑛 𝑥 ∩ 𝑦 = ∅.e : les classes d‟équivalence sont disjointes deux à deux et leur réunion est égale à 𝐸.  La relation ℛ est dite transitive si x ℛ𝑦 𝑒𝑡 𝑦ℛ𝑧 ⟹ 𝑥ℛ𝑧. Réciproquement : soit (𝐴𝑖 )𝑖𝜖𝐼 une partition de 𝐸. Théorème : 6 . … . 1. Il suffit de montrer que si 𝑥.  Une surjection : ∀𝑦𝜖𝐹 ∃𝑥 ∈ 𝐸 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝑦 = 𝑓 𝑥 . Lemme 1 : si gof est injective alors f est injective. antisymétrique et transitive. 𝑝 − 1 }. Propriété : La famille des classes d‟équivalence forme une partition de 𝐸.  Dans ℝ la relation 𝑥ℛ𝑦 𝑠𝑖 𝑥 2 − 𝑦 2 = 𝑥 − 𝑦 est une relation d‟équivalence .  La relation ℛ est dite d‟ordre si elle est réflexive. Exemple : Sur ℤ la relation ℛ définie par 𝑛ℛ𝑚 𝑠𝑖 𝑛 − 𝑚 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛 𝑚𝑢𝑙𝑡𝑖𝑝𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑝 où 𝑝 ∈ ℕ 𝑒𝑡 𝑝 ≥ 2 est une relation d‟équivalence et on a ℤ ℛ = {0. par la transitivité on a 𝑥ℛ𝑦 donc 𝑥 = 𝑦 . L‟ensemble des classes s‟appelle l‟ensemble quotient et l‟on note par 𝐸 ℛ . alors il existe une relation d‟équivalence ℛ sur 𝐸 tel que 𝐸 ℛ soit l‟ensemble des 𝐴𝑖 .

…. Théorème : Toute partie de ℕ est finie ou dénombrable. … .𝑥𝑝 dans 𝐹𝑛 − {𝑥1 . On a : 𝐶𝑛𝑝 = 𝑝! 𝑛−𝑝 ! .Algèbre 1 Il existe une application unique 𝑓: 𝐸 ℛ ⟶ 𝑓(𝐸) telle que 𝑓 = 𝑖𝑜𝑓𝑜𝑠 où 𝑠: 𝐸 ⟶ 𝐸 ℛ est la surjection canonique définie par 𝑠 𝑥 = 𝑥 et 𝑖: 𝑓(𝐸) ⟶ 𝐹 est l‟injection canonique définie par 𝑖 𝑦 = 𝑦. On note par exemple par 𝜎 = (2 5 4 3 1) la permutation de 𝐹5 définie par 𝜎 1 = 2. Proposition : Soient 𝐸 un ensemble fini et 𝑓: 𝐸 ⟶ 𝐸 une application. 𝑛}. 𝑥𝑝 𝑑𝑒 (𝐹𝑛 )𝑝 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝑥1 . si 𝑎 = 𝑥0 pas de problème (a est image). Définition : Un ensemble 𝐸 infini est dit dénombrable s‟il existe une bijection 𝑓: ℕ → 𝐸. on appelle permutation de 𝐹𝑛 toute bijection de 𝐹𝑛 dans lui-même. … . Dénombrement & Dénombrabilité : Permutations : On note 𝐹𝑛 = {1. On en déduit que le nombre d‟arrangements de 𝑝 éléments de 𝐹𝑛 est : 𝑛! 𝐴𝑝𝑛 = 𝑛 𝑛 − 1 … 𝑛 − 𝑝 + 1 = 𝑛 −𝑝 ! . L‟ensemble des permutations de 𝐹𝑛 est noté 𝑆𝑛 . 𝑝)𝜖ℕ2 . 𝑥1 le plus petit élément de 𝐴 ∖ {𝑥0 }. ce qui contredit la définition de 𝑚. soit 𝑚 le plus grand entier tq 𝑥𝑚 < 𝑎 . On appelle arrangement de 𝑝 éléments de 𝐹𝑛 (ou parmi 𝑛 éléments) tout 𝑝 − 𝑢𝑝𝑙𝑒𝑡 𝑥1 . On en déduit : 𝑐𝑎𝑟𝑑𝑆𝑛 = 𝑛 𝑛 − 1 … 1 = 𝑛! car on a 𝑛 possibiltés pour le choix de 𝜎(1) dans 𝐹𝑛 et une fois 𝜎(1) choisie il reste (𝑛 − 1) possibilités pour le choix de 𝜎(2) dans 𝐹𝑛 − 𝜎 1 et ainsi de suite. C‟est aussi le nombre des injections de 𝐹𝑝 dans 𝐹𝑛 . Il est infini dans le cas contraire. 𝑝𝜖ℕ∗ 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑝 ≤ 𝑛. Si 𝑝 ≤ 𝑛. … . A chaque partie {𝑥1 . 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑐𝑎𝑟𝑑𝒫 𝐸 = 2𝑛 (partir de (1 + 1)𝑛 = ⋯ ) Définition : Un ensemble 𝐸 est dit fini si le nombre de ses éléments est fini. Arrangements : Soient 𝑛. 𝑥𝑝−1 } (donc 𝑛 − 𝑝 + 1) choix. 𝑥1 . 𝑥𝑝 } de 𝐹𝑛 correspond 𝑝! arrangements. 𝜎 𝑛 . … . donc 𝑎 = 𝑥𝑚 +1 car 𝑎𝜖𝐴 ∖ {𝑥0 . La donnée d‟un élément 𝜎 𝜖 𝑆𝑛 est définie par les données successives de 𝜎 1 𝜖𝐹𝑛 . sinon. 7 . 𝑝+1 Formule fondamentale : 𝐶𝑛𝑝 + 𝐶𝑛𝑝+1 = 𝐶𝑛+1 . alors 𝑓 est bijective ssi elle est injective ssi elle est surjective. … . Comme par construction on a : 𝑖 < 𝑗 ⇒ 𝑥𝑖 < 𝑥𝑗 alors cette application est injective. 𝑥𝑝 ) revient aux données successives de 𝑥1 dans 𝐹𝑛 (donc 𝑛 choix). … . Supposons 𝑥𝑛 défini. on pose 𝑥𝑛+1 = 𝑙𝑒 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑝𝑒𝑡𝑖𝑡 é𝑙é𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝐴 ∖ {𝑥0 . … . … . De plus 𝑓 est bijective. 𝜎 2 𝜖 𝐹𝑛 − 𝜎 1 . 𝜎 2 = 5. La donnée d‟un arrangement (𝑥1 . 𝑥𝑚 } et si 𝑎 ≠ 𝑥𝑚 +1 on aurait 𝑥𝑚 +1 < 𝑎. on définit une application 𝑛 ∈ ℕ → 𝑥𝑛 ∈ 𝐴 ainsi : 𝑥0 est le plus petit élément de 𝐴. on le note 𝑐𝑎𝑟𝑑𝐸. Combinaisons : Soit (𝑛. V. 𝜎 3 = 4. 𝑥𝑝 soient distincts deux à deux. on appelle combinaison de 𝑝 éléments de 𝐹𝑛 toute partie de 𝐹𝑛 de cardinal 𝑝. 𝑥1 . donc 𝐴𝑝𝑛 = 𝑝! 𝐶𝑛𝑝 𝑛! où 𝐶𝑛𝑝 est le nombre des combinaisons de 𝑝 éléments de 𝐹𝑛 . … . 𝜎 4 = 3 𝑒𝑡 𝜎 5 = 1. Preuve : soit 𝐴 une partie ℕ infinie. Montrons qu‟elle est surjective : soit 𝑎𝜖𝐴. 𝑥𝑛 }. de 𝑥2 dans 𝐹𝑛 − {𝑥1 } (donc (𝑛 − 1) choix). (la vérifier !) Triangle de Pascal : le dessiner ! Formule du binôme de Newton : l‟écrire et la prouver par récurrence ! Application : si 𝑐𝑎𝑟𝑑𝐸 = 𝑛.

La récurrence porte-elle sur 𝑛 ? sur 𝑥 ? sur les deux ? 2.2. 1. Rédiger la démonstration. 𝑔(𝑚)) est une bijection. Exercice 2 : Montrer que pour tout entier naturel non nul 𝑛 on a : 𝑛 𝑘 𝑘=1(−1) 𝑘 = −1 𝑛 2𝑛 +1 −1 4 8 . 𝑞 𝜖 ℤ × ℤ∗ → 𝑞 𝜖 ℚ est surjective. Preuve : 𝑝 L‟application 𝑝. Vérifier que 1 + 𝑛𝑥 1 + 𝑥 = 1 + 𝑛 + 1 𝑥 + 𝑛𝑥 2 . 𝑚 𝑡𝑞 𝑓 𝑛. … 6 . 𝑞 = 𝑛 . Preuve : Si 𝑓: ℕ → 𝐸 𝑒𝑡 𝑔: ℕ → 𝐹 sont deux bijections alors l‟application 𝑕: ℕ × ℕ → 𝐸 × 𝐹 définie par 𝑕 𝑛. 𝑞 = 𝑚 − 𝑝 𝑜ù 𝑚 est le plus grand élément de 𝐴𝑛 .Algèbre 1 Corollaire :  Toute partie d‟un ensemble dénombrable est finie ou dénombrable. 𝑘 𝑘+1  Pour la surjection : soit 𝑛𝜖ℕ 𝑜𝑛 𝑝𝑜𝑠𝑒 𝐴𝑛 = {𝑘𝜖ℕ 𝑡𝑞 2 ≤ 𝑛}. Théorème : La réunion finie d‟ensembles dénombrables est dénombrable. expliciter 𝐴𝑛 pour 𝑛 = 1. Série de Travaux dirigés N0 1 Exercice 1 : On souhaite démontrer par récurrence que pour tout entier naturel 𝑛 et tout réel > 0 . Preuve : il suffit de le prouver pour deux ensembles dénombrables 𝐸 𝑒𝑡 𝐹 . 𝑞𝜖ℕ 𝑒𝑡 𝑓 𝑝. 𝑡) en utilisant le fait suivant 𝑎. donc il suffit de trouver une bijection entre ℕ × ℕ et ℕ. alors l‟application 𝑓: ℕ → 𝐸 ∪ 𝐹 définie par 𝑓 2𝑛 = 𝑥𝑛 𝑒𝑡 𝑓 2𝑛 + 1 = 𝑦𝑛 est surjective. 4. Corollaire : ℚ est dénombrable. 3.  Faire un schéma de ce procédé d‟énumération des éléments ℕ × ℕ. Enoncer l‟hypothèse de récurrence.  Application : déterminer 𝑛.  S‟il existe 𝑓: ℕ → 𝐸 surjective alors 𝐸 est fini ou dénombrable. c‟est une bijection en effet : 2  Pour vérifier l‟injection : on montre 𝑛 + 𝑚 < 𝑠 + 𝑡 ⟹ 𝑓 𝑛. on a (1 + 𝑥)𝑛 ≥ 1 + 𝑛𝑥. En posant 𝑝 = 𝑛 − 𝑚 (𝑚 +1) 2 . 𝑚 = + 𝑛 . 𝑛+𝑚 (𝑛+𝑚 +1) Soit 𝑓: ℕ × ℕ → ℕ définie par 𝑓 𝑛. 𝑚 = (𝑓 𝑛 . 𝑚 < 𝑓(𝑠. Théorème : Tout produit fini d‟ensembles dénombrables est dénombrable.  S‟il existe 𝑓: 𝐸 → ℕ injective alors 𝐸 est fini ou dénombrable. Corollaire : ℤ = ℕ ℤ− est dénombrable.3. 𝑏𝜖ℕ 𝑒𝑡 𝑎 < 𝑏 ⟹ 𝑎 + 1 ≤ 𝑏. 𝑚 = 2010 . soient deux bijections : 𝑛 ∈ ℕ → 𝑥𝑛 ∈ 𝐸 𝑒𝑡 𝑛 ∈ ℕ → 𝑦𝑛 ∈ 𝐹. comme 𝐸 ∪ 𝐹 est infini alors il est dénombrable. montrer que 𝑝.

Montrer qu‟une relation est une relation d‟équivalence ssi elle est réflexive et circulaire. b) Ecrire la négation de cette formule logique. Justifier les inclusions 𝑓 𝑓 −1 𝐵 ⊆ 𝐵 𝑒𝑡 𝐴 ⊆ 𝑓 −1 𝑓 𝐴 𝑜ù 𝐴 ⊆ 𝐸 𝑒𝑡 𝐵 ⊆ 𝐹. 𝑔. Montrer qu‟on définit ainsi une relation d‟équivalence puis expliciter ses classes d‟équivalence. 𝑥𝑛 de [0. Exercice 9 : Une relation ℛ sur un ensemble 𝐸 est dite circulaire si aℛ𝑏 𝑒𝑡 𝑏ℛ𝑐 ⟹ 𝑐ℛ𝑎. préciser 𝑔𝑜𝑓 𝑒𝑡𝑓𝑜𝑔. . 𝑠𝑖 𝑦 𝑒𝑠𝑡 𝑖𝑚𝑝𝑎𝑖𝑟 2 Etudier l‟injectivité. 1] vérifiant : 𝑥0 ≤ 𝑥1 ≤ ⋯ ≤ 𝑥𝑛 . . Montrer que 𝑓 est injective ssi pour tous 𝐴. Montrer qu‟on définit ainsi une relation d‟équivalence puis expliciter ses classes d‟équivalence. 3. A-ton égalité en général ? Exercice 5 : Soit trois applications 𝑓: 𝐸 → 𝐹. 9 .(on montrera que 𝑥𝑛 − 𝑥0 > 1) Exercice 12 : Soient 𝑓: 𝐴 → 𝐵 𝑒𝑡 𝑔. 𝑦 ′ 𝑠𝑠𝑖 𝑥 ≤ 𝑥 ′ 𝑜𝑢 (𝑥 = 𝑥 ′ 𝑒𝑡 𝑦 ≤ 𝑦 ′ ) (ordre lexicographie) Exercice 11 : Soit 𝑛 un entier naturel. 2. Vérifier que c‟est une relation d‟ordre . 𝐵 ⊏ 𝐸 on a 𝑓 𝐴 ∩ 𝐵 = 𝑓(𝐴) ∩ 𝑓(𝐵). Montrer que 𝑓 est bijective et que 𝑔 = 𝑕 = 𝑓 −1 . 𝑦 ′ 𝑠𝑠𝑖 𝑥 ≤ 𝑥 ′ 𝑒𝑡 𝑦 ≤ 𝑦′. Exercice 8 : On définit sur ℝ la relation 𝑥ℛ𝑦 𝑠𝑠𝑖 𝑥𝑒 𝑦 = 𝑦𝑒 𝑥 . Montrer que 𝑓 est bijective ssi pour tout 𝐴 ⊆ 𝐸 on a 𝑓 𝐶 𝐴 = 𝐶 𝑓(𝐴) . Soit ℛ la relation définie sur ℝ2 par 𝑥. 𝑦 𝒮 𝑥 ′ . 𝑕 sont bijectives. 𝑕: 𝐺 → 𝐸 telles que 𝑔𝑜𝑓 𝑒𝑡 𝑕𝑜𝑔 soient bijectives. 𝑔: 𝐹 → 𝐺. il y a au moins un tiroir contenant deux paires de chaussettes. 𝑕: 𝐵 → 𝐴 trois applications telles que : 𝑔𝑜𝑓 = 𝑖𝑑𝐴 𝑒𝑡 𝑓𝑜𝑕 = 𝑖𝑑𝐵 . la bijectivité de 𝑓 𝑒𝑡 𝑔. Exercice 4 : Soit 𝑓: 𝐸 → 𝐹. Exercice 7 : On définit sur ℤ la relation 𝑥ℛ𝑦 𝑠𝑠𝑖 𝑥 + 𝑦 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑖𝑟. Exercice 10 : On considère ℝ muni de l‟ordre usuel ≤. . c) Rédiger une démonstration par l'absurde de la propriété. 𝑥1 . Mêmes questions si on considère la relation 𝒮 définie sur ℝ2 par 𝑥. 1. la surjectivité.Algèbre 1 Exercice 3 : Démontrez que si vous rangez (𝑛 + 1) paires de chaussettes dans 𝑛 tiroirs distincts. On se donne (𝑛 + 1) réels 𝑥0 . l‟ordre est-il total ? Est-ce que (ℝ∗−)2 admet une borne supérieure dans ℝ2 . 𝑦 ℛ 𝑥 ′ . Donner un exemple de relation circulaire qui ne soit pas une relation d‟équivalence . démontrer que 𝑓. Exercice 6 : 𝑦 𝑠𝑖 𝑦 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑖𝑟 Soient 𝑓. si oui. . quelle est-elle ? (ordre produit) 2. 𝑔: ℕ → ℕ définies par 𝑓 𝑥 = 2𝑥 et 𝑔 𝑦 = 𝑦−12 . On veut démontrer par l'absurde la propriété suivante : « Il y a deux de ces réels qui sont distants de moins de 1/𝑛 » a) Ecrire à l'aide de quantificateurs et des valeurs 𝑥𝑖 − 𝑥𝑖−1 une formule logique équivalente à la propriété. 1.

𝑞 = 2𝑝 (2𝑞 + 1). 10 .Algèbre 1 Exercice 13 : Montrer qu‟un ensemble est infini ssi il est en bijection avec l‟un de ses sous-ensembles propres. Exercice 14 : Soit 𝑓: ℕ𝑋ℕ → ℕ∗ définie par 𝑓 𝑝. Montrer qu‟elle est bijective.

ℤ. ℚ. différence symétrique dans 𝒫 𝐸 . l‟intersection et la différence symétrique d‟ensembles sont des lci sur l‟ensemble des parties d‟un ensemble. la réunion. 𝑏.  Elément neutre : 𝑒 est élément neutre pour la lci ∗ si ∀ 𝑥 ∈ 𝐸 𝑒 ∗ 𝑥 = 𝑥 ∗ 𝑒 = 𝑥. ℂ.  La réunion. ℤ. 𝑐 ∈ 𝐸 𝑎 ∗ 𝑏 ∗ 𝑐 = 𝑎 ∗ 𝑏 ∗ 𝑐 . Exemples : 1) 0 est neutre pour l‟addition dans ℕ.Anneaux – Corps) I. appelé le composé de 𝑥 𝑒𝑡 𝑦. ℝ. ℤ.  Commutativité : Le composé de deux éléments ne dépend pas de l‟ordre. Exemples :  L‟addition et la multiplication sur ℕ. ainsi que l‟addition. propriété1 : Si une lci possède un élément neutre celui-ci est unique . la multiplication et la composition sur ℱ(ℝ. associe un unique élément 𝑧 𝑛𝑜𝑡é 𝑥 ∗ 𝑦. une application : 𝐸 × 𝐸 → 𝐸. 3) IdA neutre pour la composée des applications dans ℱ(𝐴. ∀𝑎. ℝ. ( la preuve est facile !) 11 . 4) La composition des applications n‟est pas commutatives. 𝑎 ∗ 𝑏 ∗ 𝑐.  La soustraction n‟est pas une lci sur ℕ. ℂ . Lois de composition interne : Définition : On appelle loi de composition interne (lci) sur un ensemble 𝐸. ∀ 𝑎. Conséquence : il est possible de définir le composé de 3 éléments.  La composition des fonctions est une lci sur l‟ensemble des fonctions numériques ℱ(ℝ. l‟intersection et la différence symétrique d‟ensembles dans 𝒫 𝐸 . ℤ. Exemples : 1) L‟addition et la multiplication dans ℕ. ℝ. 𝐴). ℝ. ℚ. ℝ). 2) 1 neutre pour la multiplication dans ℕ. 𝑏 ∈ 𝐸 𝑜𝑛 𝑎: 𝑎 ∗ 𝑏 = 𝑏 ∗ 𝑎. réunion. 𝑦) d‟éléments de 𝐸. ℚ. ℝ. ℂ. ℚ. qui à tout couple (𝑥. ℝ). ℚ. ℂ.Algèbre 1 Chapitre II : Structures algébriques (Groupes . si la loi est associative. L‟addition et le produit aussi. 4) Chercher l‟élément neutre ( s‟il en existe) pour les lci : intersection. ℂ. la division n‟est pas aussi une lci sur ℤ. ℚ. 3) La réunion. ℝ. l‟intersection et la différence symétrique d‟ensembles sont commutatives. 2) La soustraction n‟est pas commutative sur ℤ. ℂ. et de proche en proche de n éléments. notée ici par le signe ∗. Comme exemples de lois associatives on cite l‟addition et la multiplication sur les ensembles ℕ. ℤ. Propriétés des lci :  Associativité : Cette propriété exprime que le composé de trois éléments ne dépend pas des parenthèses .

si un élément 𝑎 𝜖 𝐸 admet un symétrique a‟ alors l‟équation 𝑎 ∗ 𝑥 = 𝑏 possède une solution unique 𝑥 = 𝑎′ ∗ 𝑏. Dans la suite on va étudier des exemples de structures. ℂ∗ pour la multiplication. et si un élément 𝑥𝜖𝐸 admet un symétrique x‟ à gauche (x‟ * x = e) et un symétrique x „‟ à droite (x * x‟‟ = e) alors x‟= x‟‟. ℝ. le symétrique s‟appelle l‟opposé. Preuve : il suffit de faire 𝑥 = 𝑒′′ dans la (1) et 𝑥 = 𝑒′ dans la (2). ℚ∗ . si les éléments 𝑥. Remarque : On connaît déjà cette propriété dans le cas où f et g sont des bijections (fog)-1 = g-1of-1. Si de plus la lci est commutative G est dit groupe commutatif. Propriété3 : Soit une lci ∗ sur un ensemble 𝐸 associative et ayant un élément neutre 𝑒.  ℤ∗ .e: ∀ xϵE e" ∗ 𝑥 = 𝑥) (2) alors 𝑒 ′ = 𝑒". les fonctions qui ont un symétrique sont les bijections et le symétrique d‟une fonction bijective est la bijection réciproque. ℚ. ℝ) pour l‟addition. » II. ℝ∗ . Preuve : Supposons que 𝑥 possède deux symétriques 𝑥 ′ 𝑒𝑡 𝑥". ℝ).  𝐿′ 𝑒𝑛𝑠𝑒𝑚𝑏𝑙𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑏𝑖𝑗𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒 𝐸 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝐸 𝑚𝑢𝑛𝑖 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 des applications. on dit qu‟un élément 𝑥𝜖𝐸 admet un symétrique 𝑥′𝜖𝐸 si 𝑥 ∗ 𝑥 ′ = 𝑥 ′ ∗ 𝑥 = 𝑒. celui-ci est unique. d‟où le résultat. ℂ pour l‟addition. Propriété1 : Soit une lci ∗ sur un ensemble 𝐸 associative et ayant un élément neutre 𝑒.(on retire 0 car il n‟est pas inversible)  ℱ(ℝ. alors on a grâce à l‟associativité : 𝑥 ′ = 𝑥 ′ ∗ 𝑒 = 𝑥 ′ ∗ (𝑥 ∗ 𝑥" )=(x' *x) * x"=e * x" = 𝑥" . Si la loi est l‟addition. Groupes : Définition : On appelle groupe un ensemble G muni d’une lci notée ∗ vérifiant les axiomes suivants : L’associativité. Si la loi est la multiplication. le symétrique s‟appelle l‟inverse. Remarque : La preuve précédente montre aussi que si on a une lci ∗ sur un ensemble 𝐸 associative et ayant un élément neutre 𝑒. si un élément 𝑥𝜖𝐸 admet un symétrique. Pour la composition des fonctions dans ℱ(ℝ.  𝒫(𝐸) muni de la différence symétrique d‟ensembles. (1) et un élément neutre à gauche 𝑒" (i. 12 . Exemples :  ℤ. 𝑦𝜖𝐸 admettent des symétriques 𝑥 ′ 𝑒𝑡 𝑦′ alors le symétrique de 𝑥 ∗ 𝑦 est 𝑦 ′ ∗ 𝑥 ′ .e :∀𝑥𝜖𝐸 𝑥 ∗ 𝑒 ′ = 𝑥). l’existence d’un élément neutre et l’existence de l’élément symétrique pour tout élément de G.Algèbre 1 propriété2 : Si une lci ∗ possède un élément neutre à droite 𝑒′ (i.  Symétrique d’un élément : Soit une lci ∗ sur un ensemble 𝐸 ayant un élément neutre 𝑒. Propriété2 : Soit une lci ∗ sur un ensemble 𝐸 associative et ayant un élément neutre 𝑒. Ce sont des ensembles avec des lci ayant de « bonnes propriétés.

Puisque n est le plus petit entier non nul de F. Propriété : Les sous-groupes de (ℤ. Propriété : On vérifie facilement que l‟intersection de deux sous-groupes est un sous-groupe.Algèbre 1 Définition : Soit G un groupe pour la loi ∗. Propriété : Soit 𝑓: 𝐺 → 𝐺′ un homomorphisme de groupe. elle résulte du fait que 𝑛 ∈ 𝐹 𝑒𝑡 𝑘𝑛 = 𝑛 + ⋯ + 𝑛 𝑘 𝑓𝑜𝑖𝑠 ∈ 𝐹. b) Réciproque : soit 𝐹 un sous-groupe 𝑑𝑒 ℤ. Sinon. Remarque : Si on prend 𝐻 = 2𝑍 𝑒𝑡 𝐺 = 3𝑍 𝑜𝑛 𝑎 𝐻 ∪ 𝐺 n‟est pas un sous-groupe de (ℤ . . On dit que 𝑓 est un homomorphisme de groupe si : ∀ 𝑥. −𝑛𝑞 𝜖𝐹 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑟 = 𝑥 − 𝑛𝑞𝜖𝐹. Preuve : 1) Soit 𝑥𝜖𝐺. d‟où 𝐹 ⊏ 𝑛𝑍. +) sont n ℤ = {nk.∗) deux groupes et 𝑓: 𝐺 → 𝐺′ une application. soit 𝑛 le plus petit entier non nul dans 𝐹 . L‟image d‟un sous-groupe de G par f est un sous-groupe de 𝐺’. (𝐺 ′ . 3. On dit que F est un sous-groupe de G si : – F est stable par la loi i. comme 𝑛𝑞 = 𝑛 + ⋯ + 𝑛 𝑞 𝑓𝑜𝑖𝑠 . 𝑎 ≠ 0. k parcourt ℤ }. e‟) est l‟élément neutre de 𝐺 (resp. ℝ) pour l‟addition. 𝑥 −1 𝑠𝑜𝑛 𝑠𝑦𝑚é𝑡𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑓 𝑥 ∗ 𝑓 𝑥 −1 = 𝑓 𝑥. 𝑓 𝑒 = 𝑒′ où e (resp. L‟image réciproque par f de l‟élément neutre de 𝐺’ est un sous-groupe de 𝐺. où n est un entier naturel. c-à-d : l‟image du composé de deux éléments de G par f est le composé de leur image) Exemple : 𝑙𝑛: (𝑅+∗ .𝐺’). 𝑓 𝑥 = 𝑓 𝑥𝑒 = 𝑓 𝑥 ∗ 𝑓 𝑒 . Si ce sous-groupe est 0 . alors on a : 1. . 𝑦 𝜖 𝐺 𝑜𝑛 𝑎 𝑓 𝑥. . – L’élément neutre appartient à F – Le symétrique de tout élément de F est dans F. 2. +). ℚ sont des sous-groupes de ℝ pour l‟addition. . 𝑓 est injective ssi le noyau de 𝑓 est réduit à {e}. il existe 𝑎 ∈ 𝐹. 𝑦 = 𝑓 𝑥 ∗ 𝑓 𝑦 . Soit 𝑥 > 𝑜. 𝑦 ∈ 𝐹 ⟹ 𝑥 ∗ 𝑦𝜖𝐹. on en conclut 𝑟 = 0. d‟où 2.e : 𝑥. ) → (𝑅. il contient e l‟élément neutre de G . 𝑎 > 0 (𝑐𝑎𝑟 − 𝑎𝜖𝐹) . 2) Soient 𝑥𝜖𝐺. 13 . +) .ℤ. 𝑛𝜖𝐹 ⟹ 𝑛𝑞 . Le symétrique de f(x) est l‟image du symétrique de x. 5. 3) Le noyau de f se par N(f) ou kerf. 4. et F un sous-ensemble de G. Morphisme d’un groupe : Définition : Soient 𝐺.L‟ensemble des fonctions dérivables sur ℝ est un sous-groupe de ℱ(ℝ. on vérifie facilement que c‟est un sous-groupe. 𝑒𝑡 𝑥𝜖𝐹 la division euclidienne de x par n donne : 𝑥 = 𝑛𝑞 + 𝑟 𝑒𝑡 0 ≤ 𝑟 < 𝑛. Pour l‟inclusion inverse. Exemple : 𝑒 𝑒𝑡 𝐺 sont des sous-groupes triviaux de G. on a 0 = 0ℤ. . 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑓 𝑒 = 𝑒 ′ . 𝑥 −1 = 𝑓 𝑒 = 𝑒′. Preuve : a) On vérifie facilement que 𝑛ℤ est bien un sous-groupe de ℤ. Remarque : Un sous-groupe F d’un groupe G est lui-même un groupe. Il est dit noyau de f et noté 𝐾𝑒𝑟𝑓.

la 2ème notée (. Réciproquement. Exemple : S i 𝐺 = ℤ. de plus si la loi (. Anneaux : Définition : On appelle anneau un ensemble 𝐴 muni de deux lci.Algèbre 1 4) Supposons f injective .e : ∀ 𝑎.e : ∀ 𝑥 𝜖 𝐺 𝑜𝑛 𝑎 𝑥𝐻 = 𝐻𝑥 (𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑒𝑠𝑡 é𝑞𝑢𝑖𝑣𝑎𝑙𝑒𝑛𝑡 à 𝑥𝐻𝑥 −1 = 𝐻). on va définir une lci sur l‟ensemble quotient 𝐺/ℛ par 𝑥. avec 𝐻𝑥 𝑎𝑢 𝑙𝑖𝑒𝑢 𝑑𝑒 𝑥𝐻. H un sous-groupe de G et ℛ la relation entre les éléments de G définie par 𝑥ℛ𝑦 𝑠𝑖 𝑥 −1 𝑦𝜖𝐻 . 𝑐 𝑒𝑡 𝑏 + 𝑐 . +) 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑝 = 4. 14 . 𝑦1=𝑦𝑡. de même ℚ. car le groupe est supposé commutatif. 𝑐 𝜖 𝐴 𝑜𝑛 𝑎: 𝑎. . 5) Vérification simple.) et vérifie l‟associativité et la distributivité par rapport à la loi + i. III. on obtient un groupe quotient en supposant que H soit un sous-groupe distingué i. 𝑏. 𝑡𝜖𝐻 donc 𝑥1 𝑦1 = 𝑥𝑠𝑦𝑡 = 𝑥𝑦 𝑠𝑡. admet un élément unité) on dit que l‟anneau A est commutatif (resp. De plus la surjection canonique 𝑠: 𝑥 𝜖 𝐺 → 𝑥 𝜖 𝐺/𝐻 est un homomorphisme de groupes. alors card(H) divise card(G) Supposons maintenant que G est commutatif. 1. soient 𝑥1 𝜖 𝑥. La preuve : On vérifie que l‟élément neutre est H. H un sous-groupe de G. si G est commutatif on parle seulement de classe suivant H. Remarque : Si G n‟est pas un groupe commutatif. Les ensembles de la forme 𝑥𝐻 (resp. l‟inverse de xH est x-1H. puisque f(e) = e‟ on a bien Kerf = {e}. à droite) suivant H . 𝑎 + 𝑐. 6. l‟associativité et la commutativité découlent de celles de la loi du groupe G . 𝑏 + 𝑎. 𝑦1 𝜖 𝑦. alors les propriétés suivantes sont faciles à vérifier : i) ℛ est une relation d‟équivalence. 𝑏 + 𝑐 = 𝑎. Théorème : L‟ensemble quotient 𝐺/ℛ muni de cette loi est un groupe commutatif. Conséquence de iii) : (théorème de Lagrange) Si G est un groupe fini (card(G) fini) . 𝐻𝑥 ) s‟appellent classes à gauche (resp. ii) 𝐿𝑎 classe de 𝑥 𝑒𝑠𝑡 𝑥𝐻. 𝑎. + . ℝ. 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑠𝑡 𝜖 𝐻. 𝑎 = 𝑏. … .) est commutative (resp. iii) L‟application 𝑦 → 𝑥𝑦 𝑑𝑒 𝐻 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑥𝐻 est bijective. Exemples :  ℤ. 𝑜𝑛 𝑎 𝑥1 = 𝑥𝑠. Dresser les tables des groupes (ℤ 𝑝ℤ . on le note par 𝐺/𝐻. ce qui prouve que la lci est bien définie. est un anneau . Groupe quotient : Soient G un groupe dont la loi est notée multiplicativement. 𝑦 = 𝑥𝑦 où 𝑥 désigne la classe d‟équivalence de x. la 1ère notée + et fait de 𝐴 un groupe commutatif. unitaire). +. 𝐻 = 𝑝ℤ 𝑜𝑛 𝑎: 𝑥ℛ𝑦 𝑠𝑖 𝑥 − 𝑦 𝜖 𝑝ℤ 𝑒𝑡 ℤ 𝑝ℤ = {0. (𝑝 − 1)}. Il faut voir que la classe de xy ne dépend pas du choix des représentants des classes de x et de y . 𝑜ù 𝑠. la propriété d‟homomorphisme résulte de la définition de la loi de G/H . 5. si 𝐾𝑒𝑟𝑓 = {e} alors 𝑓 𝑥 = 𝑓 𝑦 ⟹ 𝑓 𝑥 𝑓 𝑦 −1 = 𝑒 ′ = 𝑓 𝑥𝑦 −1 ⟹ 𝑥𝑦 −1 = 𝑒 ⟹ 𝑥 = 𝑦. Remarque : Si l‟on considère la relation 𝑥𝑦 −1 ∈ 𝐻 on a des propriétés analogues aux précédentes. ℂ.

𝑎0 = 𝑎 𝑏 − 𝑏 = 𝑎𝑏 − 𝑎𝑏 = 0. ) pour p = 5 . Règles de calcul dans un anneau : 𝑆𝑜𝑖𝑡 (𝐴. 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑎 𝑏 − 𝑐 = 𝑎𝑏 − 𝑎𝑐.  on dit que B est un sous-anneau de A. est un sous-anneau de ℚ.+) est sous-groupe de (A. ∆. si (B..+) et B stable pour la loi . ) un anneau et B une partie de A. 𝑎 −𝑏 = 𝑎 0 − 𝑏 = 𝑎0 − 𝑎𝑏 = 0 − 𝑎𝑏 = −𝑎𝑏. . +. . . Soient maintenant (𝐴. Exemple : Dresser les tables de multiplications de (ℤ 𝑝ℤ . . puisque (𝐼. on définit une multiplication par : 𝑥 . ℝ . ℝ .) est anneau commutatif et 𝑎𝜖𝐴. 1) ∀ 𝑎. mais la réciproque est fausse . 0 = 𝑂. 4) Si A est commutatif la formule du binôme de Newton est encore valable. b ϵ A. 𝐴𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑎 = 𝑎𝐴 = {𝑎𝑥.+) et on a : 𝑥𝜖𝐴. +. +. +. . 𝑎 𝑏 − 𝑐 + 𝑎𝑐 = 𝑎 𝑏 − 𝑐 + 𝑐 = 𝑎𝑏. 3) ∀ a. +.∩ .  On dit que B est un idéal de A. + . Définition : Soient (A. de même pour 0a = 0. 𝑥𝜖𝐴} est un idéal de A.) est anneau commutatif. 6. on a: a −b = −ab = −a b. de même pour l‟autre … 2. Propriété : Si (A. Remarque : un idéal est bien un sous-anneau. 𝑝=0 𝐶𝑛 𝑎 La formule du binôme reste valable dans le cas où l‟anneau n‟est pas commutatif à condition que a et b commutent. +. K[X] l‟ensemble des polynômes à coefficients dans un corps K (on le verra dans le chapitre des polynômes !). comme le montre l‟exemple suivant : ℤ. +. +) on a formé le groupe quotient 𝐴 𝐼 . +. 𝑜 où o est la composition des applications n‟est pas un anneau par manque de la distribution de la loi o pa rapport à l‟addition. . appelé idéal engendré par a. 𝑦 𝜖 𝐵 ⟹ 𝑥𝑦 𝜖 𝐵. . 𝑜𝑛 𝑚𝑜𝑛𝑡𝑟𝑒 (𝑎 + 𝑏)𝑛 = 𝑝=𝑛 𝑏 . . ) un anneau. alors B est un idéal de A. L‟application canonique 𝑠: 𝑥𝜖𝐴 → 𝑥 𝜖 𝐼 est un homomorphisme d‟anneaux i.+) est sous-groupe de (A. ) est un anneau commutatif. mais pas un idéal. 𝑐 𝜖 𝐴 𝑜𝑛 𝑎: 𝑎 𝑏 − 𝑐 = 𝑎𝑏 − 𝑎𝑐 𝑒𝑡 𝑏 − 𝑐 𝑎 = 𝑏𝑐 − 𝑐𝑎. … … 𝑝 𝑛−𝑝 𝑝 4. unitaire et B une partie de A stable pour la loi + et vérifie 𝑥 𝜖 𝐴. c-à-d : 𝑥. 𝑦 = 𝑥𝑦 ( elle est bien définie grâce au fait que 𝐼 est un idéal ) Théorème : (𝐴 𝐴 𝐼 . si (B. (à vérifier) Propriété : Soit (A. 𝑏. 𝑦 ∈ 𝐵 ⟹ 𝑥. 𝑦 𝜖 𝐵. 15 .e : 𝑠 𝑥 + 𝑦 = 𝑠 𝑥 + 𝑠 𝑦 𝑒𝑡 𝑠 𝑥𝑦 = 𝑠 𝑥 𝑠 𝑦 . 𝑎 = 0. . +. 𝑜ù 0 est l‟élément neutre pour la loi + . La démonstration est analogue à celle du groupe quotient. (à vérifier) Un anneau A est dit principal si tout idéal de A est de cette forme. 𝒫 𝐸 . . Preuve : 1. 2) ∀ 𝑎 𝜖 𝐴 𝑜𝑛 𝑎: 𝑎. 𝑃𝑎𝑟 𝑟é𝑐𝑢𝑟𝑟𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑠𝑢𝑟 𝑛. 𝑦𝜖𝐵 ⟹ 𝑥𝑦 𝑒𝑡 𝑦𝑥 𝜖𝐵. +) est un sous-groupe du groupe commutatif (𝐴. 3. par exemple ℤ. ℱ ℝ. +.Algèbre 1    ℱ ℝ. ) un anneau commutatif et 𝐼 un idéal de 𝐴 .

𝑒. d‟homomorphisme de corps . EXERCICE 2 : Soit 𝐸 un ensemble fini muni d‟une loi associative notée multiplicativement.∗) est un groupe. Série N° 2 de TD STRUCTURES ALGEBRIQUES EXERCICE 1: Soit ∗ la loi de composition interne définie sur ℝ par : 𝑥 ∗ 𝑦 = 𝑥𝑦 + 𝑥 2 − 1 (𝑦 2 − 1). On a 2. Vérifier que cette loi est commutative. EXERCICE 4: Déterminer tous les groupes possibles à 1. montrer que 𝑦 2 = 𝑦 puis 𝑦 = 𝑒 (utiliser son inverse à droite 𝑦′). +1 la loi 𝑥 ∗ 𝑦 = 1+𝑥𝑦 . ℤ 𝑝ℤ est intègre ssi p est premier Dans un anneau A un élément non nul a est dit diviseur de zéro s‟il existe b non nul dans A tel que ab = 0 .3 = 0 dans ℤ 6ℤ . On va montrer que 𝐺 est un groupe : a) Soit 𝑥𝜖𝐺. Comme exemple on cite ℚ. Démontrer que tout élément régulier admet un symétrique. Conclusion. On parle de sous-corps. b) Montrer que 𝑒 est aussi élément neutre à gauche.2. Corps : Définition : Un anneau unitaire est un corps si tout élément non nul (i. ℝ. +1 . ℤ 𝑝ℤ (𝑝 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟) . Conclusion. et admet un élément neutre. A l‟aide d‟un contre-exemple.e différent de l‟élément neutre pour la première loi) est inversible. .4 éléments. tout 𝑥𝜖𝐺 admet au moins un inverse à droite 𝑥′. on pose 𝑦 = 𝑥 ′ 𝑥.3. ℂ.Algèbre 1 Un anneau A est dit intègre si la relation ab = 0 entraine a = 0 ou b = 0 . EXERCICE 3: (Axiomes faibles d‟un groupe) Soit 𝐺 un monoïde (c-à-d la lci est associative) vérifiant les conditions suivantes : 1) Il existe dans 𝐺 au moins un élément neutre à droite. Est-ce une loi de groupe ? EXERCICE 6: 𝑥+𝑦 On considère sur −1. EXERCICE 5: On définit sur ℝ la loi ∗ par 𝑥 ∗ 𝑦 = 𝑥 + 𝑦 − 𝑥𝑦.…. 16 montrer que ( −1. montrer que ce résultat est faux si 𝐸 est infini. donc un anneau intègre n‟a pas de diviseur de zéro. 2) Par rapport à 𝑒.. possédant un élément neutre. non associative.

𝑥.∗ est un sous-groupe ssi ∀ 𝑥. EXERCICE 15: Montrer que dans un anneau à élément unité. 𝑎𝑑 + 𝑏𝑐). Montrer que 𝐺 est un groupe commutatif.∩) est un tel anneau. l‟ensemble des éléments inversibles est un groupe pour la multiplication. ∆. EXERCICE 9: Montrer que la réunion de deux sous-groupes d‟un groupe est un sous –groupe ssi l‟un est inclus dans l‟autre. 𝑦 ∈ 𝐻 𝑜𝑛 𝑎 𝑥 ∗ 𝑦′ ∈ 𝐻 où 𝑦′est le symétrique de 𝑦. +) dans (𝑍. EXERCICE 10: On pose 𝐺 = 𝑅 − 2 et on définit la loi suivante ∀ 𝑥. Cela en fait-il un anneau ? EXERCICE 13: Soit 𝐸 un ensemble. 𝜏) est un groupe commutatif. Montrer que (𝐺. EXERCICE 17: Dans 𝑅 2 on définit une addition et une multiplication par : 𝑎. En préciser les éléments neutres. 17 . +) est nul. 𝑥 2 = 𝑥.∩) est un anneau. . EXERCICE 11 : Démontrer que tout homomorphisme de (𝑄. 𝑏 + 𝑐. Montrer que ( 2.Algèbre 1 EXERCICE 7: Soit 𝐺. 𝜏). +∞ . 𝑏 + 𝑑) et 𝑎. les éléments inversibles (et leur inverse) pour chacune des deux lois. EXERCICE 16: Montrer qu‟un anneau fini intègre unitaire commutatif est un corps. EXERCICE 8: Montrer qu‟un sous-ensemble 𝐻 d‟un groupe 𝐺. Vérifier que (𝑃 𝐸 . ∆. 𝜏) sur (𝑅 ∗ . 𝑑 = (𝑎𝑐. 𝑥 = 𝑒𝐺 . 1 . Cet anneau est-il intègre ? Si 𝐹𝐶𝐸. Montrer qu‟on obtient un anneau commutatif unitaire non intègre. un groupe tel que ∀ 𝑥 ∈ 𝐺. Montrer que (𝑃 𝐸 . Montrer que 𝑓: 𝑥 → 𝑥 − 2 est un isomorphisme de (𝐺. 𝑑 = (𝑎 + 𝑐. 𝜏) est un sous-groupe de (𝐺. 𝑦 𝜖𝐺 × 𝐺 𝑥𝜏𝑦 = 𝑥𝑦 − 2 𝑥 + 𝑦 + 6. Montrer que ∀𝑥𝜖𝐴. 𝑏 𝑐.∩) est-il un sous-anneau de 𝑃(𝐸) ? EXERCICE 14: Un anneau 𝐴 est dit booléien ( ou anneau de Boole) si ∀𝑥𝜖𝐴.×). 2. 3. (𝑃 𝐹 . 2𝑥 = 0 et que 𝐴 est commutatif (indication : considérer (𝑥 + 𝑦)2 ) . ∆. EXERCICE 12: On munit 𝑅 des lois 𝜏 et ∗ de la façon suivante : 𝑥𝜏𝑦 = 𝑥 + 𝑦 − 1 et 𝑥 ∗ 𝑦 = 𝑥 + 𝑦 − 𝑥𝑦 .

𝑏. finie et stable pour la loi ∗. Pour 𝛼 = (𝑎.1) . 𝑏. 𝑘𝑖 = −𝑖𝑘 = 𝑗. 𝑑)) et 𝑁 𝛼 = 𝑎2 + 𝑏 2 + 𝑐 2 + 𝑑2 . 𝑑′ = (𝑎𝑎′ − 𝑏𝑏 ′ − 𝑐𝑐 ′ − 𝑑𝑑′ .0.0 . 𝑑 𝑎′ . 2. 𝑏 ∈ ℤ2 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝑥 = 𝑎 + 𝑏 2. 𝑐 + 𝑐 ′ . Soit 𝑥 ∈ 𝐻.∗) un groupe d‟élément neutre 𝑒 et 𝐻 une partie de 𝐺. on définit une addition et une multiplication par : 𝑎. . + . 𝑏. Soit 𝛼 ′ = 𝑎′ + 𝑏 ′ 𝑖 + 𝑐 ′ 𝑗 + 𝑑′𝑘. −𝑘 muni de la multiplication définie par (2) est un groupe non commutatif (dresser sa table.0. 𝑗.1. Montrer que 𝑓 est injective puis surjective . 3. 𝑐. écrire le produit 𝛼𝛼′ en fonction de 𝑖. 𝑐. en déduire que 𝐻 est un sous-groupe de 𝐺. 𝑎. EXERCICE 19 : On admettra que 2 ∉ ℚ . 𝑎𝑐 ′ + 𝑐𝑎′ + 𝑑𝑏 ′ − 𝑏𝑑 ′ . 𝑑 + 𝑑′) (1) et 𝑎. 𝑐. 𝑑 ′ = (𝑎 + 𝑎′ . +∞ 𝑑é𝑓𝑖𝑛𝑖𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑓 𝑎 + 𝑏 2 = 3𝑎+𝑏 . 𝑎𝑏 ′ + 𝑏𝑎′ + 𝑐𝑑 ′ − 𝑑𝑐 ′ .0. 2) On pose : 1 = 1. 𝑑 + 𝑎′ . Montrer que 0. 𝑐. 𝑓 est-il injectif. montrer que 𝑁 𝛼 = 𝛼𝛼 . et 𝑗 = −𝑗𝑖. 𝑏. 𝑐 ′ . 𝑏 ′ . 𝑏 ′ . −𝑗. −𝑖. 𝑎. 𝑘 = (0. 𝑑𝜖𝑅 ( penser à l‟identification 𝑅 2 à 𝐶). 𝑏 + 𝑏 ′ . 0.1. 6) Montrer que 𝑅 4 est un corps non commutatif 18 . −𝑏. . 4) On pose 𝛼 = (𝑎. 𝑗 = 0. 𝑘. +) est groupe abélien. on peut l‟écrire donc 𝛼 = 𝑎 + 𝑏𝑖 + 𝑐𝑗 + 𝑑𝑘. 1. ( un réel 𝑥 est identifié à (𝑥. 𝑖 = 0.0 .Algèbre 1 EXERCICE 18: Soit (𝐺.0. on trouvera : 𝑖 2 = 𝑗 2 = 𝑘 2 = 1. −𝑐. 4. Montrer que 𝑓 est un homomorphisme de groupes. Pour cela. 𝑐 ′ . Soit 𝑓: 𝐻 → 0. Montrer que H muni de l‟addition usuelle est un sous-groupe de ℝ. 𝑏 ∈ ℤ .0. Soit 𝐻 = 𝑎 + 𝑏 2. −𝑑) (le conjugué de 𝛼 = (𝑎. surjectif ? EXERCICE 20 : (facultatif mais conseillé !!) On se propose de munir ℝ4 d‟une structure de corps. et que 𝑁 𝛼𝛽 = 𝑁 𝛼 𝑁(𝛽). non vide. 𝑗𝑘 = −𝑘𝑗 = 𝑖. Pour 𝑎𝜖𝐻 on considère l‟application 𝑓: 𝑥 ∈ 𝐻 → 𝑎 ∗ 𝑥 ∈ 𝐻. 𝑖.0.0) !!!) 5) En déduire que tout élément non nul de ℝ4 est inversible. −1. déterminer 𝑘𝑒𝑟𝑓 & 𝑖𝑚𝑓. 𝑘.0. +∞ muni de la multiplication usuelle est sous-groupe de ℝ∗ . Montrer qu‟il existe un unique couple 𝑎. 𝑐.0 . 𝑗. 𝑎𝑑 ′ + 𝑑𝑎′ + ′ 𝑏𝑐 − 𝑐𝑏′) (2) 1) Vérifier que (ℝ4 .) 3) On identifie 𝑅 4 à l‟ensemble 𝐻 = 𝑎 + 𝑏𝑖 + 𝑐𝑗 + 𝑑𝑘. 𝑏. 𝑑)𝜖ℝ4 . vérifier que 𝐺 = 1.

on effectue la division euclidienne de 𝑎 par (– 𝑏). Soit 𝑟 le plus petit élément de 𝐴 et l‟entier 𝑞 de ℤ défini par l‟égalité 𝑟 = 𝑎 − 𝑏𝑞. . ∀𝑘. on obtient : 𝑎 = −𝑏 𝑞 + 𝑟 où 0 ≤ 𝑟 < −𝑏 = 𝑏 . . on écrit alors 0 ≤ r − b = a − bq − b = a − b(q + 1)ϵA. Exemples :  Tout entier relatif divise 0. Dans le cas contraire. supposons par exemple 𝑞 − 𝑞′ ≥ 1.  Si 𝑎 𝑏 et 𝑏 𝑎 . de sorte que 𝑎 − 𝑏𝑘 = 𝑎(1 − 𝑏) ≥ 0. Ensuite : Si 𝑏 < 0. alors 𝑎 𝑏𝑐 . ce qui contredit l‟hypothèse 𝑟 ′ < 𝑏 . 𝑕𝜖 ℤ . .Division euclidienne de −15 par −4 : −15 = 4 × (−4) + 1 = (−4) × 4 + 1. 7 − 1 n‟est pas une division euclidienne..−15 = −2 . 𝑘𝜖 ℤ} ∩ ℕ n‟est pas vide. et on note 𝑎 ∕ 𝑏 s‟il existe 𝑘 𝜖 ℤ tel que 𝑏 = 𝑎𝑘. 𝑟) convient. On dit que a est un diviseur de b ou que b est un multiple de a. alors 𝑎 𝑏𝑘 + 𝑐𝑕. On en déduit 𝑞 = 𝑞′ et il s‟ensuit que 𝑟 = 𝑟′. 19 . et si 𝑎 ≤ −1. Sinon 𝑟 ≥ 𝑏. Preuve : . . q = −4 et r = 3. on prend 𝑘 = 0.Algèbre 1 Chapitre III : Arithmétique dans ℤ I. on dit que a ne divise pas b et on note a ∤ 𝑏. Remarque importante : Dans tous les cas le reste 𝑟 est positif ou nul.  Si 𝑎 ∕ 𝑏 et 𝑏 ∕ 𝑐. alors le couple (𝑞.Division euclidienne de 17 par 5 : 17 = 5 × 3 + 2.  Les diviseurs de 20 sont : ….Division euclidienne de −17 par 5 : −17 = 5 × (−4) + 3. mais 0 ≤ r − b < 𝑟. q = 3 et r = 2. Propriétés :  Si 𝑎 ∕ 𝑏. il suffit de prendre 𝑘 = 𝑎. ∀𝑐𝜖ℤ. Divisibilité : Théorème de la division euclidienne : Soient 𝑎 et 𝑏 deux éléments de ℤ. on écrit alors 𝑏 ≤ 𝑏 𝑞 − 𝑞 ′ = 𝑟 ′ − 𝑟 ≤ 𝑟′. alors 𝑎 ∕ 𝑐.e le reste de la division euclidienne de 𝑏 𝑝𝑎𝑟 𝑎 est nul.Division euclidienne de 18 par −4 : 18 = 4 × 4 + 2 = (−4) × (−4) + 2. ce qui est contredit le fait que 𝑟 est le plus petit élément de 𝐴 .  …. Exemples : . Définition : Si 𝑎. 𝑟) ∈ ℤ2 vérifiant 𝑎 = 𝑏𝑞 + 𝑟 𝑒𝑡 0 ≤ 𝑟 < 𝑏 . On dit que q est le quotient et r le reste de la division euclidienne de a par b. on dit que 𝑎 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑏. 𝑏 𝜖 ℤ. en effet si 𝑎 ≥ 0. donc 𝑎 = 𝑏(−𝑞) + 𝑟 où 0 ≤ 𝑟 < 𝑏 Unicité : Supposons 𝑎 = 𝑏𝑞 + 𝑟 = 𝑏𝑞 ′ + 𝑟 ′ 𝑎𝑣𝑒𝑐 0 ≤ 𝑟 < 𝑏 𝑒𝑡 0 ≤ 𝑟 ′ < 𝑏 . avec 𝑏 ≠ 0. i. Il existe un couple unique (𝑞.Existence : On suppose d‟abord 𝑏 > 0 : L‟ensemble 𝐴 = {𝑎 − 𝑏𝑘.  Si 𝑎 𝑏 et 𝑎 ∕ 𝑐. alors 𝑎 = ±𝑏. Si 𝑞 ≠ 𝑞′.

𝑎 𝑒𝑡 𝑏 sont dits premiers entre eux si 𝑝𝑔𝑐𝑑 𝑎. b = b1 c . alors a divise c. 𝑏𝜖ℕ∗ . Nombres premiers entre eux : Définition : Soient 𝑎. Théorème (Algorithme d’Euclide ) : Soient 𝑎. on a bien 𝑑 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑎 𝑒𝑡𝑏 . on obtient la suite d‟équations: 𝑎 = 𝑏𝑞1 + 𝑟1 . −5 + 144. On multiplie cette égalité par 𝑐 on obtient 𝑎𝑢𝑐 + 𝑏𝑣𝑐 = 𝑐 . les diviseurs de 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 dans ℕ sont majorés par 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 . 𝑟). Donc a et b sont premiers entre eux ssi leurs seuls diviseurs communs sont (-1) et 1. alors 𝑝𝑔𝑐𝑑 (𝑎. Soit 𝑐 un diviseur commun à 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 dans ℕ. si 𝑎 𝑏 alors 𝑝𝑔𝑐𝑑 𝑎. donc sont en nombre fini. si a est premier avec b et divise le produit bc. 𝑏𝜖ℕ∗ .Algèbre 1  Si 𝑎 𝑏 et 𝑏 ≠ 0. … . d‟après 2). 𝑏) . Proposition et définition : Soient 𝑎 et 𝑏 deux éléments de ℤ∗ . 𝑣 ∈ ℤ 𝑡𝑞 𝑎𝑢 + 𝑏𝑣 = 1. 𝑣 ∈ ℤ 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝑎𝑢 + 𝑏𝑣 = 𝑑 Preuve : Si 𝑑 = 𝑝𝑔𝑐𝑑(𝑎. Exemple : 𝑝𝑔𝑐𝑑 172. ∃a1 . 𝑏𝜖ℕ∗ . Corollaire1 :(Théorème de Gauss) Soient 𝑎. alors 𝑑 = 𝑝𝑔𝑐𝑑(𝑎. si 𝑎 = 𝑏𝑞 + 𝑟 est le résultat de la division euclidienne de 𝑎 par 𝑏. d‟où a divise c. 𝑏𝜖ℕ∗ . b1 ϵ ℤ 𝑡𝑞 𝑎 = a1 c. en appliquant successivement et jusqu`à obtenir un reste nul. donc 𝑐 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑑. 𝑏 = 𝑟𝑗 : le dernier reste non nul. 𝑏). 𝑏 𝜖 ℤ∗ . 20 . 𝑏 = 𝑏. le théorème de la division euclidienne. 𝑏) = 𝑝𝑔𝑐𝑑 (𝑏. avec 𝑎 ≥ 𝑏. alors 𝑎 ≤ 𝑏 . 𝑏 = 1. 𝑏. Algorithme d’Euclide (recherche du pgcd) : Puisque 𝑝𝑔𝑐𝑑 𝑎. 0 < 𝑟1 < 𝑏 𝑏 = 𝑟1 𝑞2 + 𝑟2 . Théorème : Soient 𝑎. Démonstration : 𝑎 divise 𝑏𝑐 donc il existe 𝑘 ∈ ℤ tel que 𝑏𝑐 = 𝑘𝑎 . Les entiers 𝑢 𝑒𝑡 𝑣 sont obtenus par substitution des restes 𝑟𝑗 −1 . Remarque : Il faut absolument que d vérifie 1) et 2) : 8. l‟ensemble des diviseurs communs à 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 dans ℕ admet un plus grand élément appelé 𝑝𝑔𝑐𝑑(𝑎. 𝑏 ). 𝑣 ∈ ℤ 𝑡𝑞 𝑎𝑢 + 𝑏𝑣 = 1 . 𝑟1 de la suite d‟équations lors de l‟algorithme d‟Euclide. on a 𝑑 = 𝑎𝑢 + 𝑏𝑣 = a1 u + b1 v c . 0 < 𝑟3 < 𝑟2 ⋮ ⋮ ⋮ 𝑟𝑗 −2 = 𝑟𝑗 −1 𝑞𝑗 + 𝑟𝑗 . 0 < 𝑟2 < 𝑟1 𝑟1 = 𝑟2 𝑞3 + 𝑟3 .144 = 4 et 4 = ⋯ = 172. (exemple !!) Réciproquement : si 𝑑 vérifie 1) et 2) montrons qu‟il est le plus grand diviseur de 𝑎 𝑒𝑡 𝑏.3 = 5 mais 5 ne divise ni 8 ni 9. 6 . 𝑑 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑎 𝑒𝑡𝑏 2. 0 < 𝑟𝑗 < 𝑟𝑗 −1 𝑟𝑗 −1 = 𝑟𝑗 𝑞𝑗 +1 Alors le 𝑝𝑔𝑐𝑑 𝑎. 𝑟𝑗 −2 . 𝑏𝜖ℕ∗ . La preuve résulte du théorème précédent . ∃𝑢. Lemme 2 : Soient 𝑎. il suffit de prendre 𝑎. 𝑏 = 𝑝𝑔𝑐𝑑( 𝑎 . puis on remplace 𝑏𝑐 par 𝑘𝑎 on obtient 𝑎(𝑢𝑐 + 𝑘𝑣) = 𝑐 . 𝑐 𝜖 ℤ∗ .4 − 9. 𝑏) ssi : 1. On utilisera les lemmes suivants faciles à démontrer : Lemme 1 : Soient 𝑎. Théorème de Bézout: a et b sont premiers entre eux ssi ∃ 𝑢. a est premier avec b donc il existe 𝑢. En effet.

𝑏. 𝑝 ≥ 2. Application: Résolution des équations diophantiennes : Il s‟agit de résoudre dans ℤ × ℤ des équations du type : 𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 = 𝑐. 𝑏 𝑝𝑔𝑐𝑑(𝑎. Sinon a n‟est pas premier. ce qui est exclu par définition de 𝑝. en effet. 3. 𝑐 𝜖 ℤ∗ . alors 𝑝 𝑎 𝑜𝑢 𝑝 𝑏 . donc admet un plus petit élément. puis on remplace le premier 𝑐 par 𝑏𝑘 et le deuxième par 𝑎𝑕. 2. 𝑝 = 1 𝑠𝑠𝑖 𝑝 𝑛𝑒 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑝𝑎𝑠 𝑎. Théorème : Soient 𝑎. alors a admet au moins un diviseur premier. II. 𝑎 est un diviseur premier de 𝑎. Réciproquement : supposons que 𝑑 = 𝑝𝑔𝑐𝑑 𝑎. 21 . 7. 11. En multipliant cette égalité par 𝑘 on obtient une solution 𝑥0 . alors le produit ab divise aussi c.Algèbre 1 Corollaire2 : Soient 𝑎. 𝑦0 = (𝑘𝑢. Démonstration : Si 𝑎 est premier. on obtient 𝑎𝑏 𝑢𝑘 + 𝑣𝑕 = 𝑐 . Exemple : 1 n‟est pas premier. Proposition : Soit 𝑝 un nombre premier et 𝑎𝜖ℤ∗ . a est premier avec b donc il existe 𝑐. et admet donc des diviseurs 𝑑 autres que 1 et a et qui vérifient donc: 1 < 𝑑 < 𝑎. donc 𝑦0 − 𝑦 = 𝑕𝑎1 ou encore 𝑦 = 𝑦0 + 𝑕′𝑎1 avec 𝑕′ ∈ ℤ . d‟après la relation de Bézout il existe 𝑢. 𝑝 admettrait un diviseur 𝑑0 tel que 1 < 𝑑0 < 𝑝. 𝑏 divise tout nombre de la forme 𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 donc il divise 𝑐. 𝑏) . 13. 𝑏 divise 𝑐. alors d0 diviserait aussi a avec 1 < 𝑑0 < 𝑝. 𝑏 divise 𝑐 donc il existe 𝑘 ∈ ℤ tel que 𝑐 = 𝑘𝑑 . 𝑎 ≥ 2. Proposition : Soit 𝑎𝜖ℕ∗ . En effet l‟ensemble des multiples communs à 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 dans ℕ∗ contient 𝑎 𝑏 et minoré par 1. Proposition : Si 𝑝 est premier et 𝑝 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑎𝑏. alors 𝑝𝑔𝑐𝑑 𝑎. alors 𝑎𝑏 = 𝑝𝑝𝑐𝑚 𝑎. 𝑏𝜖ℕ∗ . 𝑏. 𝑏). on divise par 𝑑 on obtient 𝑎1 𝑥 − 𝑥0 = 𝑏1 (𝑦0 − 𝑦) avec 𝑎1 𝑒𝑡 𝑏1 premiers entre eux.…sont des nombres premiers. Démonstration : La condition est évidemment nécessaire car le 𝑝𝑔𝑐𝑑 𝑎. Proposition et définition : Soient 𝑎 et 𝑏 deux éléments de ℤ∗ . 𝑘 ∈ ℤ tels que 𝑐 = 𝑎𝑕 = 𝑏𝑘 . de même on trouvera 𝑥 = 𝑥0 + 𝑘𝑏1 avec 𝑘 ∈ ℤ. Si a et b divisent c et 𝑝𝑔𝑐𝑑 𝑎. 𝑐 sont trois entiers fixés. sinon. 5. 𝑣 ∈ ℤ 𝑡𝑞 𝑎𝑢 + 𝑏𝑣 = 𝑑. alors 𝑝 est premier. Proposition : L′ équation 𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 = 𝑐 admet des solutions ssi 𝑝𝑔𝑐𝑑 𝑎. où 𝑎. Soit p le plus petit de ces diviseurs de a autres que 1 et 𝑎. 𝑏 = 1. l‟ensemble des multiples communs à 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 dans ℕ∗ admet un plus petit élément appelé 𝑝𝑝𝑐𝑚(𝑎. 𝑦) une autre solution. 𝑘𝑣). Démonstration : a et b divisent c donc ∃ 𝑕. Soit (𝑥. Comme 𝑎1 divise 𝑏1 (𝑦0 − 𝑦) alors il divise 𝑦0 − 𝑦 d′après le théorème de Gauss. On multiplie cette égalité par 𝑐 on obtient 𝑎𝑢𝑐 + 𝑏𝑣𝑐 = 𝑐 . 𝑝 est dit premier si ses seuls diviseurs dans ℕ sont 1 𝑒𝑡 𝑝. alors on a 𝑎 𝑥 − 𝑥0 = 𝑏(𝑦0 − 𝑦). Nombres premiers : Définition : Soit 𝑝𝜖ℕ∗ . d‟où le résultat.

soit 𝑛1 son plus grand élément. . En effet. On recommence l‟opération jusqu‟à obtenir 𝑎𝑛 = 1.11.. Si 𝑝 divise un produit 𝑞1 .. alors ou bien p divise 𝑞𝑛 ou bien 𝑝 est premier avec 𝑞𝑛 donc divise 𝑞1 . .. 𝑞2 … 𝑞𝑛−1 d'après le lemme de Gauss. sinon 𝑎 admet un diviseur premier 𝑝𝑖 . il suffira donc de tester sa Divisibilité par tout nombre premier 𝑝 ≤ 𝑛. 𝑘𝑗 𝜖ℕ . D‟où 𝑝2 = 𝑝. 𝑝′ = 𝑛. le résultat découle alors de l'hypothèse de récurrence. il existe un indice 𝑖 𝜖 {1.23 ne divise 𝑛. si 𝑝 est le plus petit diviseur premier de 𝑛. Supposons k = 2 et 𝑝 divise 𝑞1 𝑞2 . or aucun des entiers 2. … .Algèbre 1 En effet : si 𝑝 ne divise pas 𝑎 donc 𝑝 𝑒𝑡 𝑎 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟𝑠 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑒𝑢𝑥 d‟après la proposition précédente . Exemple : 𝑛 = 569. 2. 𝑝 ≤ 𝑝. Si 𝑎1 > 1.7. 𝑛 Soit 𝑝2 le plus petit diviseur premier de 𝑎1 et 𝑛2 ≥ 1 le plus grand entier tel que 𝑝2 2 divise 𝑛 𝑛 𝑎1 .5. Preuve : Existence : Soit 𝑝1 le plus petit diviseur premier de 𝑎. On utilisera ce théorème pour déterminer si un entier 𝑛 est premier. Ou bien 𝑝 divise 𝑞2 ou bien 𝑝 est premier avec 𝑞2 donc divise 𝑞1 d'après le lemme de Gauss. Corollaire : Soit 𝑝 un nombre premier.17. 85. 𝑛𝑚 𝜖ℕ∗ . L'ensemble des entiers positifs 𝑘 tels que 𝑝1𝑘 divise 𝑎 est fini. . . on écrit alors 𝑎 = 𝑝1 1 𝑎1 Si 𝑎1 = 1.3.19. si 𝑝 divise 𝑞1 . Théorème d’Euclide : L‟ensemble 𝒫 des nombres premiers est infini. 𝑝′ avec 𝑝 ≤ 𝑝′. le théorème de Gauss entraine 𝑝 𝑏 . 𝑝𝑛 } est fini. 2. Proposition : Soit 𝑝 un nombre premier. 𝑛} tel que 𝑝 divise 𝑞𝑖 . Remarque : La distribution des nombres premiers n‟est pas régulière : pour tout 𝑛𝜖ℕ∗ . 𝑞2 … 𝑞𝑛 . … . On pose 𝑎 = 𝑝1 1 𝑝2 2 𝑎2 . Théorème :( Crible d’Eratostène) Si 𝑛 n‟est pas premier. 𝑞2 … 𝑞𝑛 de 𝑛 entiers. Supposons le résultat établi pour 𝑛 − 1. on a 𝑛 = 𝑝. on va montrer que 𝑎 est premier : En effet. donc 𝑝𝑖 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 1 = 𝑎 − 𝑝1 … 𝑝𝑛 . 𝑛} tel que 𝑝 = 𝑝𝑖 . ce qui est absurde car 𝑝𝑖 ≥ 2. soit 𝑎 = 𝑝1 … 𝑝𝑛 + 1 . Preuve : Sinon 𝒫 = {𝑝1 . 𝑛 = 23. ce qui arrive au bout d‟un nombre fini d‟opérations puisque 𝑎 > 𝑎1 > 𝑎2 > ⋯ 𝑎𝑛 ≥ 1. . donc 569 est premier. Il faut montrer que 22 . . Si 𝑝 divise un produit 𝑝1 . il existe 𝑛 entiers consécutifs non premiers ( 𝑛 + 1 ! + 𝑘 𝑜ù 2 ≤ 𝑘 ≤ 𝑛 + 1 𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑘). . . il admet un diviseur premier 𝑝 vérifiant: 𝑝 < 𝑛. 𝑝𝑛 de 𝑛 nombres premiers. Théorème : (Théorème fondamental de l'Arithmétique) Tout entier 𝑎 > 1 s'écrit de façon unique sous la forme : 𝑛 𝑛 𝑛 𝑎 = 𝑝1 1 𝑝2 2 … 𝑝𝑚𝑚 où 𝑝1 < 𝑝2 < ⋯ < 𝑝𝑚 (des entiers premiers) et 𝑛1 .13. 𝑝2 . c'est terminé. Unicité : 𝑛 𝑘 𝑛 𝑛 𝑘 𝑘 Supposons 𝑎 = 𝑝1 1 𝑝2 2 … 𝑝𝑚𝑚 = 𝑝′1 1 𝑝′2 2 … 𝑝′𝑠 𝑠 (1) où 𝑝1 < 𝑝2 < ⋯ < 𝑝𝑚 et ∗ 𝑝′1 < 𝑝′2 < ⋯ < 𝑝′𝑠 et où les 𝑛𝑖 . il existe au moins un indice 𝑖 𝜖 {1. 𝑝2 . . on recommence. Preuve : Par récurrence. . alors 𝑛1 est l'unique entier positif tel que 𝑛 𝑛 +1 𝑛 𝑝1 1 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑎 𝑒𝑡 𝑝1 1 𝑛𝑒 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑝𝑎𝑠 𝑎 . et on remarque que 𝑝1 < 𝑝2 et que 𝑎 > 𝑎1 > 𝑎2 ≥ 1.

on dit que 𝑝 ≡ 𝑞 𝑎 . 𝑚 . 32 = 9 ≡ 9 17 . rangés par 7 colonnes. De même la divisibilité par 3. c‟est un système de congruences ! 23 .e : 𝑎 − 𝑏 + 𝑐 − 𝑑 + 𝑒 l‟est aussi car 10𝑘 ≡ (−1)𝑘 11 . L‟ensemble quotient est noté ( ℤ 𝑎ℤ). 32 ≡ 13𝑛 (8 + 9) ≡ 0 17 . 32 et 26 = 64 ≡ 13 17 . rangés par 3 colonnes. D‟où le résultat désiré. 3. on en déduit que 𝑝𝑖 divise un produit de nombres premiers tous différents de lui-même. 𝑥 + 𝑦 = 𝑥 + 𝑦 et par la multiplication 𝑥 . chaque 𝑝𝑖 est égal à l‟un des 𝑝′𝑖 et vice versa. Le fait qu‟il est muni par l‟addition : . . 2. 𝑛𝑖 = 𝑘𝑖 . Par exemple montrer que 17 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 26𝑛 +3 + 34𝑛+2 : On a 26𝑛+3 + 34𝑛 +2 = (26 )𝑛 23 + (34 )𝑛 . Le reste de la division euclidienne par exemple de 275275 𝑝𝑎𝑟 7 : on a 275 ≡ 2 7 donc 275275 ≡ 2275 7 . d‟où 𝑚 = 𝑠. on a 𝑝𝑖 = 𝑝′𝑖 pour chaque 𝑖 = 1. il reste deux soldats ? Ce problème peut être formulé comme suit : Chercher un entier naturel 𝑛 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 ∶ 𝑛 ≡ 2 3 . Pour 1). Conséquence du théorème de la décomposition en facteurs premiers : L‟application : (𝑛. Congruences : Définition : Soit 𝑎𝜖ℕ∗ . il reste deux soldats. elle l‟est ssi la somme alternée des chiffres i. par exemple 𝑛𝑖 < 𝑘𝑖 . Cela résulte du fait que 𝑛 = 𝑒 + 10𝑑 + 102 𝑐 + 103 𝑏 + 104 𝑎 et 10 ≡ 1 9 . 2. Des critères de divisibilité : par exemple un nombre entier naturel 𝑛 = 𝑎𝑏𝑐𝑑𝑒 en base dix. supposons qu‟il existe un indice 𝑖 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝑛𝑖 ≠ 𝑘𝑖 . ∀𝑖𝜖 1. comme 23 ≡ 1 7 et 275 = 390 + 3 + 2 on déduit que 275275 ≡ 2275 ≡ ⋯ ≡ 4 7 . … . est divisible par 9 ssi la somme de ses chiffres 𝑎 + 𝑏 + 𝑐 + 𝑑 + 𝑒 l‟est aussi. d‟après le corollaire précédent. 𝑚 = 𝑠. 𝑚. En divisant 𝑛 les deux membres de (1) par 𝑝𝑖 𝑖 . 𝑛 ≡ 3 5 𝑒𝑡 𝑛 ≡ 2[7] . 𝑝)𝜖 ℕ × ℕ × ℕ → 2𝒏 3𝒎 5𝒑 ∈ ℕ est injective. ∀𝑖𝜖 1. donc la famille des 𝑝𝑖 coïncide avec celle des 𝑝′𝑖 . D‟où le reste est 4. 𝑚 et les 𝑝′𝑖 sont rangées par ordre croissant . 2. rangés par 5 colonnes. Pour la divisibilité par 11. 𝑚 𝑝𝑖 = 𝑝′𝑖 . … . la relation d‟équivalence définie sur ℤ par : 𝑝ℛ𝑞 𝑠𝑖 ∃𝑘 ∈ ℤ 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝑝 − 𝑞 = 𝑘𝑎 est appelée congruence. 2. … .Algèbre 1 1. 𝑎 ≥ 2 . il reste trois soldats et. 3. donc (26 )𝑛 23 + (34 )𝑛 . … . 𝑥𝑥 ′ ≡ 𝑦𝑦 ′ 𝑒𝑡 𝑥 𝑘 ≡ 𝑦 𝑘 ∀𝑘𝜖 ℕ. ce qui est impossible d‟après le corollaire précédent. comme les ∀𝑖𝜖 1. Pour 3). donc ℕ × ℕ × ℕ est dénombrable. 𝑦 = 𝑥𝑦 signifie que : 𝑥 ≡ 𝑦 𝑒𝑡 𝑥 ′ ≡ 𝑦 ′ ⟹ 𝑥 + 𝑥 ′ ≡ 𝑦 + 𝑦 ′ . Pour 2). 𝑚. 2. 23 = 81 ≡ 13 17 23 = 8 ≡ 8 17 . Applications : 1. III. Systèmes de congruences : Combien l'armée de Han Xing comporte-t-elle de soldats si.

e 𝑕 ≡ 4[7] car 15 ≡ 1[7]. ak. alors l‟entier 𝑐 = 𝑎2 𝑛1 𝑢 + 𝑎1 𝑛2 𝑣 est bien solution en effet : 𝑐 = 𝑎2 𝑛1 𝑢 + 𝑎1 1 − 𝑛1 𝑢 = 𝑎1 + 𝑛1 𝑢 𝑎2 − 𝑎1 ≡ 𝑎1 𝑛1 .. ainsi 𝑘 = 5𝑕 + 2. 24 . on le porte dans la deuxième équation 3𝑘 + 2 ≡ 3 5 entraine 3𝑘 ≡ 1 5 . 𝑙 ∈ ℤ . on le porte dans (1) on obtient 𝑛 = 3 5𝑕 + 2 + 2 = 15𝑕 + 6 (2).. il existe un entier x. d‟où d‟après (2) on trouve 𝑛 = 15 7𝑙 + 4 + 6 = 105𝑙 + 66. 𝑕 ∈ ℤ . donc 𝑘 ≡ 2 5 car 3.2 … 𝑘. nk des entiers deux à deux premiers entre eux. 𝑥 = 𝑎3 𝑛3 Exemple : 𝑛≡23 Résolvons le système 𝑛 ≡ 3 5 𝑛 ≡ 2[7] La première équation donne 𝑛 = 3𝑘 + 2. 𝑥 = 𝑐 𝑛1 𝑛2 Ensuite on passe au système et ainsi de suite. Alors pour tous entiers a1. donc 𝑙𝑒𝑠 𝑛𝑖 divisent 𝑥 − 𝑦 . . 𝑘 ∈ ℤ (1) . d‟où l‟unicité modulo le produit des 𝑛𝑖 . donc 𝑕 = 7𝑙 + 4.Algèbre 1 Théorème chinois des restes : Soient n1. unique modulo 𝑛 = 𝑘𝑖=1 𝑛𝑖 et tel que 𝑥 ≡ 𝑎1 𝑛1 … 𝑥 ≡ 𝑎𝑘 𝑛𝑘 Démonstration : Unicité : Si 𝑥 𝑒𝑡 𝑦 sont solutions alors 𝑥 − 𝑦 ≡ 0 𝑚𝑜𝑑𝑢𝑙𝑜 𝑛𝑖 .. 𝑣 ∈ ℤ 𝑡𝑞 𝑛1 𝑢 + 𝑛2 𝑣 = 1 (1) .2 = 1 5 . par suite leur produit divise aussi𝑥 − 𝑦 car ils sont premiers entre eux .. . Remarque : Cela revient donc à faire les calculs dans ℤ 𝑝ℤ . La troisième équation donne 15𝑕 + 6 ≡ 2[7] i. (on utilise l‟égalité (1)) 𝑐 = 𝑎2 1 − 𝑛2 𝑣 + 𝑎1 𝑛2 𝑣 = 𝑎2 + 𝑛2 𝑣(𝑎1 − 𝑎2 ) ≡ 𝑎2 𝑛2 . Existence : 𝑥 = 𝑎1 𝑛1 On commence par faire la démonstration pour le système de deux équations 𝑥 = 𝑎2 𝑛2 Puisque 𝑛1 𝑒𝑡 𝑛2 sont premiers entre eux ∃ 𝑢.. ∀ 𝑖 = 1.. 𝑙 ∈ ℤ .

puis déduire la relation de Bézout. Soit 𝑥 le nombre de pièces d'or. seuls le trésor. 𝑏 ∈ ℕ. c) En déduire le résultat désiré. et de donner le reste au cuisinier chinois. 25 . Exercice 4 : Résoudre dans ℤ : 1665𝑥 + 1035𝑦 = 45. Un entier est divisible par 11 ssi la somme alternée de ses chiffres est divisible par 11. 2) En déduire que (𝑎 + 𝑏)𝑝 = 𝑎𝑝 + 𝑏 𝑝 (𝑚𝑜𝑑𝑢𝑙𝑜 𝑝) . 𝑞 ≥ 2 alors 𝑛 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑛 − 1 !. montrer que : 1. ∀ 𝑎. et le partage donnerait alors 5 pièces d'or à ce dernier. Quel est le reste de la division euclidienne de 6227 par 7 ? Exercice 3 : Calculer par l‟algorithme d‟Euclide le pgcd de 18480 et 9828. b) Montrer que si 𝑛 = 𝑝2 avec 𝑝 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝑒𝑡 𝑝 ≠ 2 alors 2𝑝 < 𝑝2 . en déduire que 𝑛 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑛 − 1 !. six pirates et le cuisinier sont sauvés. quelle est la solution la plus économique pour le groupe ? Exercice 9 : Soit 𝑝 𝑒𝑡 𝑘 deux entiers naturels tels que 𝑝 est premier et 1 ≤ 𝑘 ≤ 𝑝 − 1. Dans un naufrage ultérieur. Mais les pirates se querellent. Ils projettent de se les partager également. écrire le système de congruences qui décrit ce problème puis le résoudre et répondre à la question : Quelle est la fortune minimale que peut espérer le cuisinier s'il décide d'empoisonner le reste des pirates ? Exercice 6 : Montrer que ℤ 𝑝ℤ est un corps ssi 𝑝 est premier. 2.Quelle équation correspond à cette situation ? La résoudre. d) Que se passe-t-il si 𝑛 < 6 ou 𝑛 est premier ? Exercice 8 : Un groupe de 48 personnes veut acheter des pâtisseries à raison d‟une par personne. 1) Montrer que 𝑝 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝐶𝑝𝑘 (partir de 𝑝! = 𝑘! 𝑝 − 𝑘 ! 𝐶𝑝𝑘 ). Exercice 5 : Une bande de 17 pirates possède un trésor constitué de pièces d'or d'égale valeur. L‟entier 7𝑛 − 1 est divisible par 6 pour tout 𝑛 ∈ ℕ. Un nouveau partage donnerait au cuisinier 4 pièces. Si le lot de 10 pâtisseries coûte 20dh et le lot de 6 coûte 15. 3) En déduire par récurrence sur 𝑛 que 𝑝 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑛𝑝 − 𝑛. Celui-ci recevrait alors 3 pièces. Les pâtisseries sont conditionnées en lots de 10 et en lots de 6. et six d'entre eux sont tués. a) Montrer que si 𝑛 = 𝑝𝑞 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑝. (la somme alternée des chiffres de 1728 est 1 − 7 + 2 − 8) 3. 4) Application : déterminer tous les nombres premiers 𝑝 qui divisent 2𝑝 + 1. Exercice 7 : On se propose de montrer que si 𝑛 ≥ 6 est non premier alors 𝑛 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑛 − 1 !.Algèbre 1 Série N° 3 de TD Arithmétique dans ℤ & dans 𝕂 𝑿 Exercice 1: Combien 15 ! admet-il de diviseurs dans ℕ? Exercice 2 : En utilisant les congruences.

. 𝑑𝑛 . 𝑑2 . 𝑎𝑛 . c1. 𝑎2 . une suite (a0 . … .……) alors on obtient : X2 = (0.…. 𝑄 ≤ 𝑑𝑒𝑔𝑃 + 𝑑𝑒𝑔𝑄. de même on aura 𝑃 𝑄𝑅 = 𝑖+𝑗 +𝑙=𝑕 𝑎𝑖 𝑏𝑗 𝑐𝑙 .….…. +.. X3 = X2X = (0.0. 𝑗 𝑃 = 𝑛𝑖=0 𝑎𝑖 𝑋 𝑖 . + 𝑎1 0. 𝑐𝑛 . On définit deux opérations sur A[X] :  Addition: P = (a0 . 𝑘 ii) Si 𝑃 ≠ 0 𝑃 = 𝑘=𝑛 degP est le grand entier m tel que 𝑎𝑚 ≠ 0. ce qui permet d‟identifier les éléments de A à des polynômes . + ⋯ + 𝑎𝑛 (0.0. … … ) avec 𝑑𝑘 = 𝑖+𝑗 =𝑘 𝑎𝑖 𝑏𝑗 et 𝑃𝑄 𝑅 = (𝑒0 .b1.0..1. 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑃𝑄 = (0. 𝑏2 . …. )𝜖𝐴[𝑋] est un homomorphisme d‟anneaux. 𝑒𝑡 𝑄 = 0. La distributivité est facile à voir !! Remarque : L‟application 𝑖: 𝑎𝜖𝐴 ⟶ (𝑎. … .a1 . 𝑑1 .) où 1 occupe la (n+1)ème position. … . .7..0. Ce résultat correspond à une vision théorique de 2 + 𝑋 𝑋 + 3𝑋 2 = 2𝑋 + 7𝑋 2 + 3𝑋 3 . ….0.0.3.1. 𝑄= 𝑚 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑑𝑒𝑔𝑃 = 𝑛 𝑒𝑡 𝑑𝑒𝑔𝑄 = 𝑚. 𝑎2 .) .Algèbre 1 Chapitre IV : Polynômes à une indéterminée & Fractions rationnelles. Théorème : Muni de ces deux lois (A[X].4.0. ……) où : c0 = a0b0. … .1.1.0.) est un anneau commutatif et unitaire. 𝑐1 .0.1. 𝑎1 . Définition : Le degré d‟un polynôme P noté degP est : i) Si P = 0 degP = −∞ (par convention). Ainsi 𝑃 = (𝑎0 . Xn = (0. 𝑗 =0 𝑏𝑗 𝑋 26 . Par exemple si 𝑃 = 2. b) Générateur de A[X] : On pose X = (0.2. 𝑐𝑘 = 𝑖+𝑗 =𝑘 𝑎𝑖 𝑏𝑗 = 𝑛𝑘=0 𝑎𝑘 𝑏𝑛−𝑘 On vérifie que la 2ème loi est bien définie (il est clair que la première l‟est aussi) en effet si 𝑎𝑛 = 0 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑛 ≥ 𝑠 𝑒𝑡 𝑏𝑛 = 0 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑛 ≥ 𝑟 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑐𝑛 = 0 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑛 ≥ 𝑠 + 𝑟.1. 𝑒1 .) . 0. I. L‟ensemble de ces polynômes se note A[X] (on verra ultérieurement pourquoi cette notation).0.…. 𝑒𝑛 . 𝑐.) P+Q = (a0+b0.0.0. (le vérifier !) Pour l‟associativité : si 𝑃 = (𝑎0 . 𝑎1 .1.0.0.0. … … ) = 𝑎0 1.) d‟éléments de A n‟ayant qu‟un nombre fini de termes non nuls. . … … . En effet : Si 𝑃 = 0 𝑜𝑢 𝑄 = 0.1.0. 𝑑𝑒𝑔𝑄 𝑒𝑡 deg 𝑃. … … .0. + 𝑎2 0. .)  Produit : PQ = (c0. 𝑏1 .…. On peut donc supposer que 𝑃 ≠ 0 𝑒𝑡 𝑄 ≠ 0. 𝑄 = (𝑏0 . propriétés générales : a) Définitions : 1) Soit A un anneau commutatif et unitaire. … … ) alors on a 𝑃𝑄 = (𝑑0 . (d‟où la justification de la notation) On vérifie que cette notation correspond bien aux lois que l‟on connaît sur les polynômes.0.. a1+b1.0.0.0.. X s‟appelle l‟indéterminée.. c‟est évident. …. … . … … ) avec 𝑒𝑕 = 𝑘+𝑙=𝑕 𝑑𝑘 𝑐𝑙 = 𝑘+𝑙=𝑕 ( 𝑖+𝑗 =𝑘 𝑎𝑖 𝑏𝑗 ) 𝑐𝑙 = 𝑖+𝑗 +𝑙=𝑕 𝑎𝑖 𝑏𝑗 𝑐𝑙 . … … ) et 𝑅 = (𝑐0 . c1 = a0b1+a1b0. On l‟appelle anneau des polynômes à une indéterminée à coefficients dans A. Q = (b0. … . 𝑄 𝜖 𝐴[𝑋]. a1.. Définitions.on a : deg 𝑃 + 𝑄 ≤ sup 𝑑𝑒𝑔𝑃. 𝑒2 .…. … . 2) Un polynôme est dit normalisé (ou unitaire) si son dernier coefficient non nul est égal à 1. … . … … ) . 𝑘=0 𝑎𝑘 𝑋 Lemme : Soit 𝑃. On appelle polynôme à coefficients dans A. ).0. 𝑎𝑛 . … … ) = 𝑎0 + 𝑎1 𝑋 + 𝑎2 𝑋 2 + ⋯ + 𝑎𝑛 𝑋 𝑛 .) .0. 𝑏𝑛 .1. … … .0.….0. … . 0. … . … .

Théorème : Si A est un anneau intègre alors A[X] est intègre. 2) 𝑑𝑒𝑔𝐴1 ≥ 𝑑𝑒𝑔𝐵 : de même que précédemment il existe un polynôme 𝑄2 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝐴2 = 𝐴1 − 𝐵𝑄2 .Algèbre 1 ∗ 𝑚 = 𝑛. on prend 𝑄 = 0 𝑒𝑡 𝑅 = 𝐴. 𝑑𝑒𝑔𝐴2 < 𝑑𝑒𝑔𝐴1 . R : le reste. i) Si 𝑖 > 𝑛 𝑜𝑢 𝑗 > 𝑚 𝑜𝑛 𝑎 𝑎𝑖 𝑏𝑗 = 0. 𝑑𝑒𝑔𝐴𝑝 < 𝑑𝑒𝑔𝐵. 𝑄 𝜖 𝐾 𝑋 uniques tels que : 𝐴 = 𝐵𝑄 + 𝑅 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑑𝑒𝑔𝑅 < 𝑑𝑒𝑔𝐵. Remarque : L‟anneau A peut être ℤ. ℝ. on a deux cas : 1) 𝑑𝑒𝑔𝐴1 < 𝑑𝑒𝑔𝐵 : on s‟arrête ( on prend 𝑄 = 𝑄1 𝑒𝑡 𝑅 = 𝐴 − 𝐵𝑄1 ) . 𝐵 = 𝑏0 + 𝑏1 𝑋 + ⋯ + 𝑏𝑚 𝑋 𝑚 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑎𝑛 . En additionnant ces égalités. ℚ. il existe 𝑃. 𝑑 ′ 𝑜ù 𝑝 > 𝑛 + 𝑚 ⟹ 𝑐𝑝 = 0 . II. Division euclidienne et propriétés de K[X] : Dans la suite K désigne un corps commutatif. 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑖 + 𝑗 > 𝑛 + 𝑚 ⟹ 𝑎𝑖 𝑏𝑗 = 𝑂. Au bout d‟un nombre fini d‟opérations on obtient : 𝐴𝑝 = 𝐴𝑝−1 − 𝐵𝑄𝑝 . 𝑜𝑢 ℤ 𝑛ℤ qui est anneau non intègre si n est non premier. 𝑑𝑒𝑔𝑃 = 𝑛 > 0. Impossible . 27 . 𝑚 = 𝑛. Comme 𝑅1 − 𝑅 = 𝐵 𝑄 − 𝑄1 𝑜𝑛 𝑎 deg 𝑅1 − 𝑅 = 𝑑𝑒𝑔𝐵 + deg 𝑄 − 𝑄1 ≥ 𝑑𝑒𝑔𝐵. on trouve : 𝐴 − 𝐵 (𝑄1 + ⋯ + 𝑄𝑝 ) = 𝐴𝑝 𝑄 𝑅 Comme exemple d‟illustration on effectue la division euclidienne de 𝐴 = 𝑋 4 + 2𝑋 3 + 𝑋 − 1 par 𝐵 = 𝑋 2 + 𝑋 + 1 dans ℝ 𝑋 𝑒𝑡 ℤ 5ℤ. 𝑑𝑒𝑔𝑄 = 𝑚 > 0. 𝑏𝑚 ≠ 0 𝑒𝑡 𝑛 ≥ 𝑚. 𝑚 . Ainsi 𝑑𝑒𝑔𝑃𝑄 ≤ 𝑑𝑒𝑔𝑃 + 𝑑𝑒𝑔𝑄. 𝑃 + 𝑄 = 𝑛𝑖=0 𝑎𝑖 + 𝑏𝑖 𝑋 𝑖 𝑑𝑜𝑛𝑐 deg 𝑃 + 𝑄 ≤ 𝑛 = sup 𝑛. −1 𝑛 −𝑚 Soit 𝑄1 = 𝑎𝑛 𝑏𝑚 𝑋 𝑒𝑡 𝐴1 = 𝐴 − 𝐵𝑄1 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑑𝑒𝑔𝐴1 < 𝑑𝑒𝑔𝐴 . 𝑛 𝑖 𝑖 ∗ 𝑚 < 𝑛. 𝑐𝑛+𝑚 = 𝑎𝑛 . Donc 𝑃𝑄 ≠ 0 𝑒𝑡 𝑑𝑒𝑔𝑃𝑄 = 𝑛 + 𝑚. Supposons 𝑄1 − 𝑄 ≠ 0.(On dit aussi division suivant les puissances décroissantes). On suppose maintenant 𝑑𝑒𝑔𝐴 ≥ 𝑑𝑒𝑔𝐵: 𝐴 = 𝑎0 + 𝑎1 𝑋 + ⋯ + 𝑎𝑛 𝑋 𝑛 . donc 𝑄1 = 𝑄 et par suite 𝑅1 = 𝑅 . De plus si 𝑃 ≠ 0 𝑒𝑡 𝑄 ≠ 0 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑑𝑒𝑔𝑃𝑄 = 𝑑𝑒𝑔𝑃 + 𝑑𝑒𝑔𝑄 Démonstration : 𝑝 Avec les mêmes notations on a : 𝑃𝑄 = 𝑛+𝑚 𝑝=0 𝑐𝑝 𝑋 . Alors. 𝑃 + 𝑄 = 𝑚 𝑑𝑜𝑛𝑐 deg 𝑃 + 𝑄 = 𝑛 ≤ 𝑖=0 𝑎𝑖 + 𝑏𝑖 𝑋 + 𝑖=𝑚 +1 𝑎𝑖 𝑋 sup 𝑛. 𝑏𝑚 ≠ 0. ii) 𝑃𝑄 = 𝑘𝑝=0 𝑐𝑝 𝑋 𝑝 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑐𝑝 = 𝑖+𝑗 =𝑝 𝑎𝑖 𝑏𝑗 . Théorème : (la division euclidienne) Soient 𝐴. L‟égalité est vérifiée. (Q : le quotient.) Preuve : Unicité : Soit 𝐴 = 𝐵𝑄 + 𝑅 = 𝐵𝑄1 + 𝑅1 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑑𝑒𝑔𝑅 < 𝑑𝑒𝑔𝐵 𝑒𝑡 𝑑𝑒𝑔𝑅1 < 𝑑𝑒𝑔𝐵. 𝐵 𝜖 𝐾 𝑋 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝐵 ≠ 0. (un corps est un anneau intègre) Existence : Si 𝑑𝑒𝑔𝐴 < 𝑑𝑒𝑔𝐵.

). Réciproquement : Soit 𝐶 ∈ 𝐾 𝑋 tel que l‟idéal 𝐴. 𝐵) ssi 2) ∃ 𝑈. . 𝐾 𝑋 . donc il divise aussi 𝐶. si 𝐼 = 0 alors 𝐼 = 0. 1 + 𝐵. 𝐾 𝑋 on a : 𝐴. 1 ∈ 𝐴. donc il existe 𝑃 ∈ 𝐾 𝑋 𝑡𝑞 𝐴 = 𝐷𝑃 . ∀𝑃. donc ∃ 𝑈. 𝐾 𝑋 + 𝐵. d‟où 2). 𝐵 𝑜𝑢 𝐴⋁𝐵. Application : Déterminer les restes de la division euclidiennes de 𝐴 = 𝑋 2007 + 𝑋 5 + 𝑋 par 𝐵1 = 𝑋 2 + 1 et par 𝐵2 = 𝑋 2 + 𝑋 + 1 ?  La division euclidienne de 𝐴 𝑝𝑎𝑟 𝐵1 donne 𝐴 = (𝑋 2 + 1)𝑄1 + 𝑎𝑋 + 𝑏. Réciproquement : soit 𝐼 un idéal de l‟anneau (𝐾 𝑋 . Remarque : 28 . 𝐾 𝑋 = 𝑃.  De même on aura 𝐴 = 𝑋 2 + 𝑋 + 1 𝑄2 + 𝑎𝑋 + 𝑏. 𝐾 𝑋 (1). on le note 𝑝𝑔𝑐𝑑 𝐴. on fait 𝑋 = 𝑖 pour déduire 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 . 𝑃 + 𝐵. Sinon. divise 𝐴. 𝑄. 𝐾 𝑋 . D‟où 𝐶 𝑒𝑡 𝐷 sont associés. 𝑄. 2) Deux polynômes 𝐴 𝑒𝑡 𝐵 sont dits associés s‟il existe 𝛼 ∈ 𝐾 ∗ tel que 𝐴 =∝ 𝐵. De 𝐷. Théorème : Les idéaux de 𝐾 𝑋 sont de la forme 𝐼 = 𝑃. 𝐾 𝑋 = 𝑃. De 1) on déduit que 𝐷 divise 𝐴. 𝑄. 𝑑𝑒𝑔𝑅 < 𝑑𝑒𝑔𝐴 . 𝐾 𝑋 ∩ 𝐵. De 2) on déduit que 𝐶 divise 𝐷 car (1) entraine 𝐶 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝐴 𝑒𝑡 𝐵. 𝑄 ∈ 𝐾 𝑋 Démonstration : On vérifie facilement que pour un polynôme 𝑃 ∈ 𝐾 𝑋 on a 𝐼 = 𝑃. 𝐾 𝑋 = 𝐶. 0 ∈ 𝐷. Montrons que 𝐶 = 𝜆 𝐷. D‟où le résultat voulu. on fait 𝑋 = 𝑗 pour déduire 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 (𝑗 3 = 1). 𝐾 𝑋 + 𝐵. 𝐾 𝑋 ⊆ 𝐷. Remarque : si 𝐵 divise 𝐴. 𝑄. On appelle plus petit multiple commun de 𝐴 𝑒𝑡 𝐵 tout générateur de 𝐴. Deux polynômes 𝐴 𝑒𝑡 𝐵 tels que 𝐴/𝐵 et 𝐵/𝐴 sont associés. 𝐾 𝑋 ∩ 𝐵. 𝐾 𝑋 + 𝐵. 𝑄𝜖𝐾 𝑋 . 𝑉 ∈ 𝐾 𝑋 𝑡𝑞 𝐴𝑈 + 𝐵𝑉 = 𝐷 . 𝐾 𝑋 est. ). Plus grand commun diviseur de deux polynômes: Pour définir ce concept on utilise la notion d‟idéal d‟un anneau. 𝐾 𝑋 ⊆ 𝐴. 𝑃 + 𝐵.Algèbre 1 Remarque : L‟hypothèse K est un corps est essentielle. 𝑄𝜖𝐾 𝑋 . 𝐾 𝑋 on a : 𝐷. soit 𝐴 un polynôme non nul de degré minimal dans 𝐼 . 𝑃. d‟où 1). 𝐾 𝑋 . 𝑄 ∈ 𝐾 𝑋 est bien un idéal de l‟anneau (𝐾 𝑋 . 𝐾 𝑋 + 𝐵. 𝐾 𝑋  On appelle plus grand commun diviseur 𝐷 de deux polynômes 𝐴 𝑒𝑡 𝐵 tout générateur de l‟idéal 𝐴. 𝐾 𝑋 = 𝐴. Définitions : 1) On dit qu‟un polynôme B divise le polynôme A (ou A est multiple de B) s‟il existe un polynôme 𝑄 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝐴 = 𝐵𝑄. Définition :  Un élément de l‟idéal 𝐴. Proposition : 1) 𝐷 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝐴 𝑒𝑡 𝐵 𝐷 = 𝑝𝑔𝑐𝑑(𝐴. à la fois un multiple de 𝐴 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝐵. dans 𝑍 𝑋 on ne peut pas toujours faire de division euclidienne. 𝜆𝜖𝐾 ∗ . 𝑉 ∈ 𝐾 𝑋 𝑡𝑞 𝐴𝑈 + 𝐵𝑉 = 𝐷 Démonstration : De 𝐴. +. sinon 𝑑𝑒𝑔𝑅 < 𝑑𝑒𝑔𝐴 entraine une contradiction avec le choix de 𝐴 un polynôme non nul de degré minimal dans 𝐼. de même il existe 𝑄 ∈ 𝐾 𝑋 𝑡𝑞 𝐵 = 𝐷𝑄 . soit maintenant 𝐵 ∈ 𝐼 alors la division euclidienne de 𝐵 𝑝𝑎𝑟 𝐴 donne 𝐵 = 𝐴𝑄 + 𝑅. alors tout polynôme associé à 𝐵. 𝐾 𝑋 + 𝐵. comme 𝑅 = 𝐵 − 𝐴𝑄 ∈ 𝐼 (idéal) on a : 𝑅 = 0. +. .

Lemme : Soient 𝐴. 3) 𝑋 2 − 2 est irréductible dans ℚ 𝑋 . 𝑑𝑒𝑔𝑄 ≥ 1} alors 𝐸 ≠ ∅ 𝑐𝑎𝑟 𝑃 ∈ 𝐸 . On a donc équivalence entre 𝐴 𝑒𝑡 𝐵 premiers entre eux et l‟existence de deux polynômes 𝑈 et 𝑉 tels que 𝐴𝑈 + 𝐵𝑉 = 1 . … .Algèbre 1 1) tout polynôme associé à 𝐷 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑔𝑐𝑑 𝑑𝑒 𝐴 𝑒𝑡 𝐵 .R appliquée à R entraine que 𝑅 = 𝛽 𝑠𝑖=1 𝑃𝑖 𝑖 . 𝐵 = 𝑋 4 − 3𝑋 3 + 7𝑋 2 + 8𝑋 − 6 𝐷 = 𝑋 2 + 𝑋 + 3. c‟est un polynôme irréductible et 𝛼 𝑃 = 𝑄𝑅 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑑𝑒𝑔𝑅 < 𝑛. Définition : Un polynôme 𝑃 ∈ 𝐾[𝑋] est dit irréductible si 𝑑𝑒𝑔𝑃 ≥ 1 et tout diviseur de 𝑃 est associé à 𝑃 𝑜𝑢 à 1. Alors les diviseurs communs à A et B sont les mêmes que les diviseurs communs à B et R. c‟est-à-dire tel que l‟on ait : ∀𝑃𝜖𝐾 𝑋 (𝑃 𝐴 𝑒𝑡 𝑃 𝐵 ⟺ 𝑃 𝐷 ) . Soit 𝑃 tel que 𝑑𝑒𝑔𝑃 = 𝑛. 𝛽 ∈ 𝐾. l‟Algorithme d‟Euclide permet de calculer 𝐷 et de trouver deux polynômes 𝑈 et 𝑉 tels que 𝐴𝑈 + 𝐵𝑉 = 𝐷 (équation de Bézout). On peut introduire la notion du pgcd de deux polynômes d’une manière analogue à celle des entiers : Proposition : Soient 𝐴. La démonstration est basée sur le lemme suivant et l‟Algorithme d‟Euclide. il existe un unique polynôme unitaire 𝐷 dont les diviseurs sont les diviseurs communs à 𝐴 𝑒𝑡 𝐵. Soit 𝑄1 le 𝛼 polynôme normalisé déduit de 𝑄. 29 . On considère 𝐸 = {𝑄 ∈ 𝐾[𝑋]/ 𝑄𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑃 . ∝𝑛 > 0 tels que 𝑃 = 𝛽 𝑛𝑖=1 𝑃𝑖 𝑖 . Théorème de la décomposition en facteurs irréductibles : Soit 𝑃 ∈ 𝐾[𝑋] de degré > 0. 𝐵 𝜖 𝐾 𝑋 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝐵 ≠ 0. L‟H. Il existe un polynôme de degré minimal 𝑄 ∈ 𝐸 . alors 𝑃 = 𝛽′𝑄1 𝑠𝑖=1 𝑃𝑖 𝑖 . Démonstration : C‟est une conséquence des égalités 𝐴 = 𝐵𝑄 + 𝑅 et 𝑅 = 𝐴 − 𝐵𝑄. Preuve : Existence : On raisonne par récurrence sur le degré de P. c‟est le théorème de Bézout. on prend donc 𝐷 normalisé pour dire le pgcd. III. 2) De même que pour les entiers. Polynômes irréductibles : (on suppose dans la suite que 𝑲 = ℝ 𝒐𝒖 ℂ ) La notion du nombre premier pour les entiers est remplacée par le polynôme irréductible. Une telle décomposition est unique. Exemples : 1) Tout polynôme de degré 1 est irréductible. 2) 𝑋 2 + 1 est irréductible dans ℝ[𝑋]. H. ∝2 . il existe une famille finie de polynômes irréductibles normalisés ∝ (𝑃𝑖 )1≤𝑖≤𝑛 et des entiers ∝1 . Si 𝑑𝑒𝑔𝑃 = 1 c‟est clair. De plus ∃ 𝑈. Comme exemple de calcul du pgcd de deux polynômes par l‟algorithme d‟Euclide on a pour : 𝐴 = 𝑋 5 + 𝑋 4 + 2𝑋 3 − 2𝑋 + 3. . 𝐵 𝜖 𝐾 𝑋 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝐵 ≠ 0 et 𝐴 = 𝐵𝑄 + 𝑅 la division euclidienne de A par B. Définition : On dit que deux polynômes 𝐴 𝑒𝑡 𝐵 sont premiers entre eux si leur pgcd est 1.R pour les polynômes de 𝑑𝑒𝑔 < 𝑛. Le théorème de Gauss pour les entiers est aussi vrai pour polynômes (même énoncé et démonstration). 𝑉 ∈ 𝐾 𝑋 𝑡𝑞 𝐴𝑈 + 𝐵𝑉 = 𝐷 .

L‟H. La démonstration : ⟹) on a bien 𝑃 = (𝑋 − 𝑎)𝑚 𝑄 car 𝑋 − 𝑎 𝑚 𝑃 . ( on note souvent 𝑃 𝑥 par P(x) ) Définition : Soit 𝑃 ∈ 𝐾[𝑋] . racine triple. Soit P tel que degP = n. on dit que a est racine simple. Supposons 𝑄 𝑎 = 0 : la division euclidienne de 𝑄 𝑝𝑎𝑟 𝑋 − 𝑎 𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒 𝑄 = 𝑋 − 𝑎 𝑄1 + 𝑅 où R est une constante car 𝑑𝑒𝑔𝑅 < deg 𝑋 − 𝑎 donc 𝑅 = 0. Si m = 2. 𝜎𝑗 𝜖𝑁 avec 𝑃𝑖 . du produit des polynômes. on dit que a est racine double. 𝑛 Définition d’une fonction polynômiale : Soit 𝑃 = 𝑛𝑖=0 𝑎𝑖 𝑋 𝑖 ∈ 𝐾 𝑋 . On appelle polynôme dérivée de 𝑃 et on note 𝑃′ le polynôme défini par 𝑃′ = 𝑎1 + 2𝑎2 𝑋 + ⋯ + 𝑛𝑎𝑛 𝑋 𝑛 −1 . ∀𝑝 ∈ 𝑁. 𝑄𝑗 irréductibles . On définit de manière récursive la dérivée 𝑛𝑖è𝑚𝑒 𝑑𝑒 𝑃 : 𝑃(𝑛) = (𝑃 𝑛−1 )′ 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑙𝑎 𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑛𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑃(0) = 𝑃 Propriété : Les règles de la dérivation usuelles pour les fonctions sont encore valables (la dérivée de la somme. ⟸) on a bien 𝑋 − 𝑎 𝑚 𝑃 car 𝑃 = (𝑋 − 𝑎)𝑚 𝑄. la formule de Leibnitz. 𝜎𝑗 ∝ ∗ Si 𝑃 = 𝛽 𝑛𝑖=1 𝑃𝑖 𝑖 = 𝜇 𝑚 𝑗 =1 𝑄𝑗 .…) Proposition (formule de Taylor) Soit 𝑃 un polynôme de degré 𝑛 et 𝑎 𝜖 𝐾. On a 𝑋 𝑝 = (𝑋 − 𝑎 + 𝑎)𝑝 = 𝑝𝑖=1 𝐶𝑝𝑖 𝑎𝑝−𝑖 (𝑋 − 𝑎)𝑖 = binôme et la dérivée 𝑖è𝑚𝑒 𝑑𝑒 𝑋 𝑝 𝑒𝑛 𝑎. Propriété immédiate : a est une racine de P ssi 𝑋 − 𝑎 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒 𝑃. D‟où la propriété. on appelle fonction polynômiale associée à P l‟application : 𝑃 : 𝑥 ∈ 𝐾 → 𝑃 𝑥 = 𝑛𝑖=0 𝑎𝑖 𝑥 𝑖 ∈ 𝐾.R pour les polynômes de deg < n.. d‟après la formule du . ce qui est absurde. 𝛼𝑖 . …. 𝑎 ∈ 𝐾.R appliquée au polynôme 𝑃 qui est de degré < n entraine le résultat. On dit dans ce cas que a est une racine d‟ordre de multiplicité 𝑚 de P Si m = 1. Supposons 𝑋 − 𝑎 𝑚 +1 𝑃 on aurait 𝑃 = (𝑋 − 𝑎)𝑚 +1 𝑄1 donc 𝑄 = (𝑋 − 𝑎)𝑄1 . 𝑋 − 𝑎 𝑚 𝑃 𝑒𝑡 (𝑋 − 𝑎)𝑚 +1 ∤ 𝑃 ⟺ 𝑃 = (𝑋 − 𝑎)𝑚 𝑄 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑄(𝑎) ≠ 0. 𝛼 ∈ 𝐾 alors il suffit de la vérifier pour 𝑃 = 𝑋 𝑝 . ce qui est absurde. par suite 𝑋 − 𝑎 𝑚 +1 𝑃. Théorème et définition: Soient 𝑃 ∈ 𝐾[𝑋] . Alors 𝑃 = 𝑃 𝑎 + 𝑃′ 𝑎 (𝑋−𝑎) 1! + ⋯+ 𝑃 𝑛−1 𝑎 (𝑋−𝑎)(𝑛 −1) 𝑛 −1 ! +𝑃 𝑛 𝑎 (𝑋−𝑎)𝑛 𝑛! .Algèbre 1 Unicité : De même par récurrence sur le degré on a l‟unicité pour deg P = 1. H. Polynômes dérivés : Définition : Soit 𝑃 = 𝑎0 + 𝑎1 𝑋 + ⋯ + 𝑎𝑛 𝑋 𝑛 un polynôme. alors 𝑃𝑛 divise le 2ème produit (celui des Qj) donc il est égal à l‟un des facteurs 𝑄𝑗 (à cause de 𝑃 l‟irréductibilité). Preuve : Puisque si la proposition est vraie pour deux polynômes 𝑃 𝑒𝑡 𝑄 elle l‟est aussi pour 𝑃 + 𝑄 𝑒𝑡 𝛼𝑃. par suite 𝑄 𝑎 = 0 . On dit que a est une racine de P si 𝑃 𝑎 = 0. En effet la division euclidienne de 𝑃 𝑝𝑎𝑟 𝑋 − 𝑎 𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒 𝑃 = 𝑋 − 𝑎 𝑄 + 𝑅 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑑𝑒𝑔𝑅 < 1 Donc 𝑅 = 𝑐𝑠𝑡𝑒 = 𝑃 (𝑎). Si m = 3. 𝛽. 30 𝑖 𝑝 (𝑖) (𝑋−𝑎) 𝑃 𝑖=1 𝑖! . 𝜇 ∈ 𝐾. 𝑎 ∈ 𝐾 et 𝑚 ∈ ℕ∗ .

𝑃. 𝑦 𝑦′ 𝑥𝑥 ′ = 𝑦𝑦 ′ . 𝑎 est aussi racine de P. on vérifie facilement que (K. Corollaire : Si P est un polynôme de degré n. Réciproquement : on utilise la formule de Taylor précédente. ∀ 𝑖.+. 31 .) est un corps commutatif . 𝑄𝜖 𝐴 𝑋 𝑒𝑡 𝑄 ≠ 0 si l‟anneau 𝐴 𝑋 est unitaire intègre et commutatif ( penser à 𝑍 𝑛𝑍). alors : 𝑃 = 𝑛𝑖=1(𝑋 − 𝑎𝑖 )𝑚 𝑖 𝑄 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑄 𝑎𝑖 ≠ 0.. … . 𝑦 ′ 𝑠𝑠𝑖 𝑥𝑦 ′ = 𝑥 ′ 𝑦. 𝑎𝑛 ∈ 𝐾 des racines distinctes de P d‟ordre de multiplicité 𝑚1 . 𝑚𝑛 ∈ 𝑁. Fractions rationnelles : Soit A un anneau unitaire intègre et commutatif. IV.  Cas de ℝ 𝑋 : Soit 𝑃𝜖ℝ[𝑋] et 𝑎1 .Algèbre 1 Proposition : 𝑎 est une racine d‟ordre de multiplicité 𝑚 de 𝑃 ssi 𝑃 𝑎 = 𝑃′ 𝑎 = ⋯ = 𝑃 𝑚 −1 𝑎 = 0 et 𝑃 𝑚 𝑎 ≠ 0. Exemple :  Si 𝐴 = ℤ on obtient 𝐾 = ℚ. Sur 𝐴 × 𝐴∗ on définit une relation d‟équivalence. … .e 𝑃 𝑄 . 𝑦 ℛ 𝑥 ′ . … . Dans la suite 𝐾(𝑋) désigne ℝ 𝑋 𝑜𝑢 ℂ(𝑋) et on considère les fractions rationnelles réduites i. donc 𝑃 𝑎 = 𝑃′ 𝑎 = ⋯ = 𝑃 𝑚 −1 𝑎 = 0 . . 𝑎𝑟 racines réelles. 𝑎𝑟+𝑠 les racines purement complexes. 1) 𝜖 𝐾 est une injection. 𝑚2 . on a le nombre des racines purement complexe de P est pair. En effet si 𝑃 = (𝑋 − 𝑎)𝑚 𝑄 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑄(𝑎) ≠ 0 on a pour tout 𝑘 ≤ (𝑚 − 1) la dérivée 𝑃(𝑘) contient le terme (𝑋 − 𝑎) en facteur (on utilise la formule de Leibnitz). 𝑦) la classe d‟équivalence de (x. … . 𝑎𝑛 les racines de P dans . . par 𝑥.y) par 𝑦 (une fraction) et on définit sur K deux lois de composition interne comme suit : 𝑥 𝑥′ + 𝑦′ = 𝑦 𝑥𝑦 ′ +𝑥′𝑦 𝑦𝑦 ′ 𝑒𝑡 𝑥 𝑥′ . 𝑎𝑟+𝑗 = 𝑎𝑟+𝑗 ∈ 𝑅. Réindexons les 𝑎𝑖 ainsi : 𝑎1 . … . ( c‟est le théorème de D‟Alembert) Donc les seuls polynômes irréductibles sont de degré 1. La dérivée 𝑚𝑖è𝑚𝑒 𝑑𝑒 𝑃 est de la forme 𝑃(𝑚 ) = 𝑚! 𝑄 + 𝑋 − 𝑎 𝑅 où 𝑅 est un polynôme (on utilise encore la formule de Leibnitz). L‟application 𝑖: 𝑎𝜖𝐴 → (𝑎.  Pour 𝐴 𝑋 on a 𝐾 = 𝐴 𝑋 le corps des fractions rationnelles i. Application : Décomposition des polynômes dans ℝ 𝑋 𝑒𝑡 ℂ 𝑋 :  Cas de ℂ 𝑋 : On admet que tout polynôme non constant de ℂ 𝑋 possède ( au moins) une racine dans . 𝑎𝑟+1 . on note (𝑥. Soit l‟ensemble quotient 𝑥 𝐾 = 𝐴 × 𝐴∗ ℛ . D‟où 𝑄 𝑎 ≠ 0 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑎𝑖𝑛𝑒 𝑃 𝑚 𝑎 ≠ 0.e dont le numérateur et le dénominateur sont premiers entre eux. 𝑎𝑟+𝑠 . il admet au plus n racines distinctes. Théorème : Soit 𝑃 ∈ 𝐾[𝑋] . 𝑎𝑟+1 . elle permet de plonger A dans K. . Remarque : (∝𝑗 )2 − 𝛾𝑗 < 0. alors on obtient : 𝑃 = 𝛽 𝑟𝑖=1(𝑋 − 𝑎𝑖 ) 𝑠𝑗 =1 𝑋 − 𝑎𝑟+𝑗 𝑋 − 𝑎𝑟+𝑗 = 𝛽 𝑟𝑖=1(𝑋 − 𝑎𝑖 ) 𝑠𝑗=1(𝑋 2 − 2𝛼𝑗 𝑋 + 𝛾𝑗 ) 2 Où 2 ∝𝑗 = 𝑎𝑟+𝑗 + 𝑎𝑟+𝑗 = 2𝑟𝑒 𝑎𝑟+𝑗 ∈ 𝑅 𝑒𝑡 𝛾𝑗 = 𝑎𝑟+𝑗 . 𝑎2 . Comme si a est une racine de P. alors 𝑃 = 𝛽 𝑛𝑖=1(𝑋 − 𝑎𝑖 ) . 𝑎1 . D‟où le théorème : Les seuls polynômes irréductibles de ℝ 𝑋 sont les polynômes de degré 1 et les polynômes de degré 2 dont le discriminant est strictement négatif.

𝑏 𝜖 ℝ 𝑒𝑡 𝑄 un trinôme du second degré à discriminant strictement négatif. par 𝐴 𝐴𝐵 𝑈+𝐴𝐵 𝑉 𝐴𝑉 𝐴𝑈 suite 𝐴𝐵1 𝑈 + 𝐴𝐵2 𝑉 = 𝐴 . 𝑄 et deux fractions pures 𝑇 . 𝑉 tels que 𝐴 𝑅 𝑈 𝑈 𝑅 𝐹 = 𝐵 = 𝑃 + 𝑇 = 𝑄 + 𝑉 . De même pour 𝐴2 − 𝐴2 = 0 . donc 1 = 𝐵1 + 𝐵2 où 𝐴2 = 𝐸𝐵2 + 𝐴𝑈 et la fraction 1 1 2 𝐴2 𝐵2 𝐴 = 𝐹 − 𝐵1 1 est pure comme différence de deux fractions pures. la proposition1) appliquée à la fraction 𝐴 𝐹 = 𝐸 + 𝐵1 + 1 𝐴𝑈 𝐵2 𝐴 𝐴 𝐴𝑉 𝐵1 1 2 𝐴𝑉 entraine 𝐵1 1 2 𝐴1 2 = 𝐸 + 𝐵 . donc 𝑃 − 𝑄 = 𝑉 − 𝑇 . soit (𝑥−𝑐)𝑛 où 𝑛𝜖ℕ∗ 𝑒𝑡 𝑎.  𝑃 Soit une fraction de la forme 𝑄 𝑛 où 𝑛𝜖ℕ∗ . absurde avec le fait que 𝑑𝑒𝑔𝐴1 . il serait une fraction pure (vérifier que la somme de deux fractions pures est une fraction pure) impossible ! donc 𝑈 𝑅 𝑃 − 𝑄 = 0 et par suite = . soit (𝑥−𝑐)𝑛 où 𝑛𝜖ℕ∗ 𝑒𝑡 𝑎. 𝑄 un polynôme irréductible et 𝑑𝑒𝑔𝑃 < 𝑑𝑒𝑔𝑄. ce qui entraine 𝐹 = 𝐵 𝐵 = 1𝐵 𝐵 2 = 𝐵 + 𝐵 . Définition : On appelle élément simple une fraction de la forme :  Soit un polynôme. par suite 𝐴1 − 𝐴1 𝐵2 = 𝐴2 − 𝐴2 𝐵1 . alors elle s‟écrit d‟une 1 2 𝐴 𝐴 manière unique comme la somme de deux fractions pures uniques 𝐹 = 𝐵1 + 𝐵2 . 𝑐 𝜖 ℝ. donc 𝐹 = 𝑄 + 𝐵 où 𝑄 : partie entière et 𝐵 : fraction pure. la division euclidienne de 𝐴 𝑝𝑎𝑟 𝐵 entraine l‟existence de 𝑄. donc 𝐵1 divise 𝐴1 − 𝐴1 . 𝑉 𝑇 Proposition2 : 𝐴 Soit une fraction pure 𝐹 = 𝐵 𝐵 où 𝐵1 𝑒𝑡 𝐵2 sont premiers entre eux. 1 2 Preuve : Existence : 𝐵1 𝑒𝑡 𝐵2 sont premiers entre eux. 32 . Remarques : 𝑎  Les éléments simples de ℂ(𝑋) sont : soit un polynôme. Or 𝐵1 𝑒𝑡 𝐵2 sont premiers entre eux. ou soit 𝑎𝑋 +𝑏 𝑄𝑛 où 𝑛𝜖ℕ∗ . d‟où 𝐴1 − 𝐴1 = 0. 𝑑𝑒𝑔𝐴1 < 𝑑𝑒𝑔𝐵1 (si bien sûr 𝐴1 − 𝐴1 ≠ 0) . donc ∃ 𝑈. Preuve : 𝐴 Existence : soit 𝐹 = 𝐵 𝜖 𝐾(𝑋). 𝑎.Algèbre 1 Proposition1 : Toute fraction de 𝐾(𝑋) se décompose de manière unique en la somme d‟un polynôme (appelé partie entière) et d‟une fraction pure (fraction dont le degré du numérateur est strictement inférieur à celui du dénominateur). 𝑐 𝜖 ℂ. 𝑉 ∈ 𝐾 𝑋 𝑡𝑞 𝐵1 𝑈 + 𝐵2 𝑉 = 1. 𝑅 𝜖 𝐾[𝑋] tq 𝑅 𝑅 𝐴 = 𝐵𝑄 + 𝑅 avec 𝑑𝑒𝑔𝑅 < 𝑑𝑒𝑔𝐵. Si 𝑃 − 𝑄 ≠ 0. Unicité : 𝑅 𝑈 On suppose qu‟il existe deux polynômes 𝑃. Unicité : 𝐴 𝐴 𝐴 𝐴 On suppose 𝐹 = 𝐵1 + 𝐵2 = 𝐵1 + 𝐵2 . donc 1 2 1 2 𝐴1 −𝐴1 𝐵1 = 𝐴2 −𝐴2 𝐵2 .  𝑎 Les éléments simples de ℝ 𝑋 sont : soit un polynôme.

On multiplie par 𝑋 − 1 les deux membres de l‟égalité puis on fait 𝑋 → ∞. On 1 trouve 𝑎 = 16 . On 1 obtient 𝑐 = − 16 . On 1 obtient 𝑑 = 3 . On 1 obtient 𝑏 = 4 . . … . 𝑅 𝑡𝑞 𝐴 = 𝐵𝑄 + 𝑅 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑑𝑒𝑔𝑅 < 𝑑𝑒𝑔𝐵 . On multiplie par (𝑋 − 1)2 les deux membres de l‟égalité puis on fait 𝑋 = 1. Pour 𝑛 = 1 on n‟a rien à vérifier. Pour 𝑛 = 1 on n‟a rien à vérifier. alors elle 𝐴 𝐴 𝐴 se décompose de manière unique sous la forme 𝐹 = 𝐵1 + 𝐵22 + ⋯ + 𝐵𝑛𝑛 où chacune de ces fractions est un élément simple. On suppose que c‟est vrai pour 𝑛 − 1 et montrons qu‟elle est vraie pour 𝑛 . donc 𝐴𝑛 = 𝐶𝑛 d‟après l‟unicité dans la division euclidienne de reste et du quotient. Exemple 2 : 1 𝑎𝑋 +𝑏 𝑐 𝑑 Pour 𝐹 = (𝑋 2 +𝑋+1)(𝑋−1)2 = 𝑋 2 +𝑋+1 + 𝑋−1 + (𝑋−1)2 (DES dans ℝ 𝑋 )  On multiplie par (𝑋 − 1)2 les deux membres de l‟égalité puis on fait 𝑋 = 1. 𝑚. 𝑑𝑒𝑔𝐵𝑗 < 𝑑𝑒𝑔𝐵. on applique l‟HR à 𝐵 𝑛 −1 et on déduit le résultat désiré. donc 𝐹 = 𝐵 𝑛 = 𝑅 𝑄 𝐵𝑄+𝑅 𝐵𝑛 𝑅 𝑄 = 𝐵 𝑛 + 𝐵 𝑛 −1 . La démonstration découle des trois propositions précédentes !!! Pratique de la DES par des exemples : Exemple1 : 1 𝑎 𝑏 𝑐 Pour 𝐹 = (𝑋+3)(𝑋−1)2 = 𝑋+3 + 𝑋−1 + (𝑋−1)2    On multiplie par (𝑋 + 3) les deux membres de l‟égalité puis on fait 𝑋 = −3. 𝑑𝑒𝑔𝐶𝑙 < 𝑑𝑒𝑔𝐶 et 𝐸 est la partie entière de 𝐹.Algèbre 1 Proposition3 : 𝐴 Si 𝐹 = 𝐵 𝑛 est une fraction rationnelle pure où 𝑛𝜖ℕ∗ et 𝐵 un polynôme irréductible. on multiplie ces égalités par 𝐵 𝑛 on obtient 𝐴 = ⋯ = 𝐵𝑃 + 𝐴𝑛 = 𝐵𝑄 + 𝐶𝑛 . On suppose que c‟est vrai pour 𝑛 − 1 et montrons qu‟elle est vraie pour 𝑛 . on effectue la division euclidienne de 𝐴 𝑝𝑎𝑟 𝐵: 𝐴 ∃ 𝑄. comme 𝑑𝑒𝑔𝐴𝑛 𝑒𝑡 𝑑𝑒𝑔𝐶𝑛 < 𝑑𝑒𝑔𝐵 on a 𝐴𝑛 et 𝐶𝑛 sont des restes de la division euclidienne de 𝐴 par 𝐵. 𝐵. … . . 𝐶 sont des polynômes irréductibles et 𝑛. 33 . … 𝑘𝜖ℕ∗ . alors elle a une décomposition unique en éléments simples sous la forme : 𝐴 𝐴 𝐴 𝐵 𝐵 𝐵 𝐶 𝐶 𝐶 𝐹 = 𝐸 + 𝐴1 + 𝐴22 + ⋯ + 𝐴 𝑛𝑛 + 𝐵1 + 𝐵22 + ⋯ + 𝐵𝑚𝑚 + ⋯ + 𝐶1 + 𝐶22 + ⋯ + 𝐶 𝑘𝑘 tels que : 𝑑𝑒𝑔𝐴𝑖 < 𝑑𝑒𝑔𝐴. on a bien est un élément simple . 𝐵𝑛 Théorème de la DES : Toute fraction rationnelle de ℝ 𝑋 𝑜𝑢 ℂ(𝑋) admet une décomposition unique en éléments simples c-à-d : 𝑃 Si une fraction réduite 𝐹 = 𝐴 𝑛 𝐵 𝑚 …𝐶 𝑘 où 𝐴. 𝐴 𝐴 𝐴 𝐴 𝐶 𝐶 𝐶 𝐹 = 𝐵 𝑛 = 𝐵1 + 𝐵22 + ⋯ + 𝐵𝑛𝑛 = 𝐵1 + 𝐵22 + ⋯ + 𝐵𝑛𝑛 . Unicité : Par récurrence sur 𝑛. Preuve : Existence : Par récurrence sur 𝑛. 𝐴 Soit 𝐹 = 𝐵 𝑛 .

(𝑋 2 +𝑋+1)3 Exemple 5 : 1 𝑎 𝑏 𝑐 𝑑 𝐹 = (𝑋 2 −1)2 = (𝑋+1) + (𝑋+1)2 + (𝑋−1) + (𝑋−1)2 . −9𝑋−15 12𝑋+13 = 2𝑋 − 5 + 𝑋 2 +𝑋+1 + (𝑋 2 +𝑋+1)2 + (𝑋 2 +𝑋+1)3 . puis on 𝑅 𝑄 𝑅 divise 𝑅 𝑝𝑎𝑟 𝐵. On obtient 0 = 𝑎 + 𝑐. puis on fait 𝑋 = 0. 𝑜𝑛 𝑜𝑏𝑡𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑄1 = 𝐵𝑄2 + 𝑅2 . donc : 𝑐 = 3 .1 + (−2𝑋 − 1). 𝑎6 par la division suivant les puissances croissantes de 1 𝑝𝑎𝑟 𝑋 + 1 jusqu‟à l‟ordre 6. on obtient 𝐴 𝑅 𝐴 = 𝐵 3 𝑄 + 𝑅.  Exemple 3 : 𝑋 4 −1 𝑎𝑋 +𝑏 𝑐𝑋+𝑑 𝑒𝑋 +𝑓 𝐹 = (𝑋 2 +𝑋+1)3 = 𝑋 2 +𝑋+1 + (𝑋 2 +𝑋+1)2 + (𝑋 2 +𝑋+1)3  4 (DES dans ℝ 𝑋 ) 2 La division euclidienne de (𝑋 − 1) par (𝑋 + 𝑋 + 1) fournit : 𝑋 2 −𝑋 𝑋−1 𝑋 4 − 1 = (𝑋 2 + 𝑋 + 1) 𝑋 2 − 𝑋 + 𝑋 − 1.Par multiplication et remplacement on obtient 𝑑 = 1 . Comme 𝑑𝑒𝑔𝑅1 < 𝑑𝑒𝑔𝐵 on a 𝑄1 𝑅1 𝐵3 est un élément simple.S donnent 𝑎 = −𝑐 𝑒𝑡 𝑏 = 𝑑. On fait 𝑋 = 0 𝑒𝑡 𝑋 = −1 dans les deux membres de l‟égalité on trouve les relations 1 𝑐 𝑑 −1 1 1 = 𝑏 − 𝑐 + 𝑑 et 4 = 𝑏 − 𝑎 − 2 + 4 .E. 𝑜𝑛 𝑜𝑏𝑡𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑅 = 𝐵𝑄1 + 𝑅1 . … . On divise 𝑄1 𝑝𝑎𝑟 𝐵. on obtient 𝑏 et les coefficients 𝑎1 . donc 𝐵 3 = 𝐵12 + 𝐵13 . donc 𝐵 3 = 𝑄 + 𝐵 3 on trouve la partie entière 𝐸 = 𝑄 = 2𝑋 − 5 . Exemple 6 : 1 𝐹 = 𝑋 6 (𝑋+1) = 𝑎1 𝑋 𝑎 𝑏 + ⋯ + 𝑋66 + 𝑋+1. 𝑎 = 𝑏 = 3 . la parité de la fraction (elle est paire) et l‟unicité de la D. donc 𝐹 = (𝑋 2 +𝑋+1)2 + (𝑋 2 +𝑋+1)3  La division euclidienne de 𝑋 2 − 𝑋 𝑝𝑎𝑟 (𝑋 2 + 𝑋 + 1) donne : 𝑋 2 −𝑋 1 −2𝑋−1 𝑋 2 − 𝑋 = (𝑋 2 + 𝑋 + 1). Exemple 4 : 𝐹= 2𝑋 7 +𝑋 6 −𝑋 3 +3 𝐴 = 𝐵 3 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝐵 = 𝑋 2 + 𝑋 + 1 (𝑋 2 +𝑋+1)3 On développe 𝐵 3 et on effectue la division euclidienne de 𝐴 𝑝𝑎𝑟 𝐵 3 . donc 𝑄 𝑅 = 𝐵2 + 𝐵22 . Comme 𝑑𝑒𝑔𝑅2 < 𝑑𝑒𝑔𝐵 on a on obtient : 𝐵2 𝐹= 2𝑋 7 +𝑋 6 −𝑋 3 +3 3𝑋+10 𝑅2 𝐵2 est un élément simple. donc (𝑋 2 +𝑋+1)2 = 𝑋 2 +𝑋+1 + (𝑋 2 +𝑋+1)2 𝑋 4 −1 1 −2𝑋−1 𝑋−1 D‟où finalement 𝐹 = (𝑋 2 +𝑋+1)3 = 𝑋 2 +𝑋+1 + (𝑋 2 +𝑋+1)2 + (𝑋 2 +𝑋+1)3 . on trouve 𝑎 = 1. 34 .Algèbre 1  On multiplie par 𝑋 − 1 les deux membres de l‟égalité puis on fait 𝑋 → ∞.

déterminer le polynôme 𝑃1 tel que 𝑃 𝑋 = 𝑋 − 1 𝑛 𝑋 + 1 𝑚 𝑃1 𝑋 𝑜ù 𝑃1 1 ≠ 0 𝑒𝑡 𝑃1 −1 ≠ 0. b) 𝑋 𝑛 + 𝑋 + 1 𝑝𝑎𝑟 𝑋 2 − 𝑎2 . c) 𝑋 𝑛 + 𝑋 + 1 𝑝𝑎𝑟 (𝑋 − 𝑎)2 . 𝑞. 𝑟 en fonction de ∝1 . 𝑛. 2) Montrer que le polynôme 𝑃 𝑋 = 𝑛𝑋 𝑛+1 − 𝑛 + 1 𝑋 𝑛 + 1 𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 𝑝𝑎𝑟 (𝑋 − 1)2 et calculer le quotient. Exercice 6 : Quels sont les polynômes 𝑃 de ℂ 𝑋 divisibles par 𝑃′. 2) En utilisant la parité de 𝐹 et l‟unicité de la DES. ∝2 .eucl. Exercice 2 : Soient ∝1 . 4) Décomposer dans ℂ 𝑋 puis dans ℝ[𝑋] la fraction rationnelle 35 0 1 𝑥 5 −1 . en déduire la décomposition de 𝑃 𝑋 dans ℂ 𝑋 . 𝑛 ≥ 2 𝑒𝑡 𝑎 𝑟é𝑒𝑙. 𝑚 ≥ 1 (utiliser la div. puis résoudre dans ℂ le système suivant : ∝1 + ∝2 + ∝3 = 1 ∝1 ∝2 +∝1 ∝3 +∝2 ∝3 = 1 ∝1 ∝2 ∝3 = 1 Exercice 3 : Soit 𝑃 𝑋 = 𝑋 7 − 5𝑋 6 + 8𝑋 5 − 4𝑋 4 − 4𝑋 3 + 8𝑋 2 − 5𝑋 + 1 dans ℂ 𝑋 . 1 2) Montrer que 𝑥0 est solution de l‟équation 𝑥 4 + 𝑥 3 + 𝑥 2 + 𝑥 + 1 = 0 ssi 𝑥0 + 𝑥 est solution d‟un certain trinôme que l‟on déterminera. puis 1 montrer que 𝑃1 𝑧 = 0 𝑠𝑠𝑖 𝑧 + 𝑧 est racine d‟un certain polynôme du second degré que l‟on déterminera. trouver des relations entre les constantes à déterminer.Algèbre 1 Série N° 4 de TD Arithmétique dans 𝕂 𝑿 Exercice 1 : 1) Trouver le reste de la division euclidienne dans ℝ 𝑋 de : a) (𝑐𝑜𝑠𝑎 + 𝑋𝑠𝑖𝑛𝑎)𝑛 𝑝𝑎𝑟 1 + 𝑋 2 . Exercice 4 : 2𝑋 5 Soit 𝐹 = 2 (𝑋 −1)3 1) Ecrire la forme de la décomposition en éléments simples (DES) de F dans ℝ[𝑋]. 2𝜋 4𝜋 3) En déduire la valeur de 𝑐𝑜𝑠 5 et de 𝑐𝑜𝑠 5 . Exercice 5 : Décomposer en éléments simples les fractions suivantes : 1 1 dans ℂ 𝑋 (𝑋 2 +1)2 (𝑋 𝑛 −1) 1 𝑋 5 +1 (𝑋 2 −1)2 (𝑋 2 +𝑋+1)10 dans ℝ[𝑋]. . ∝2 . ∝3 .de n par m). d) 𝑋 𝑛 − 1 𝑝𝑎𝑟 𝑋 𝑚 − 1. Calculer 𝑝. ∝3 les trois racines du polynôme 𝑃 𝑋 = 𝑋 3 + 𝑝𝑋 2 + 𝑞𝑥 + 𝑟 dans ℂ 𝑋 . 𝑛 ≥ 2 𝑒𝑡 𝑎 𝑟é𝑒𝑙. Exercice 7 : 1) Donner sous forme exponentielle les racines cinquièmes de l‟unité. 3) En déduire la DES de 𝐹.

Montrer comme à la question précédente que 0 et 1 sont les seules racines de 𝑃. Quel est l'ensemble des polynômes 𝑃 ∈ ℂ[𝑋] tels que 𝑋𝑃(𝑋 − 1) = (𝑋 − 2)𝑃(𝑋) ? 36 . Exercice 13 : Déterminer les polynômes 𝑃 ∈ ℝ[𝑋] vérifiant 𝑃 𝑋 2 = 𝑋 2 𝑃(𝑋). (raisonner sur le degré) Exercice 14 : Soit 𝑃 ∈ ℂ[𝑋] un polynôme tel que 𝑋𝑃(𝑋 − 1) = (𝑋 − 2)𝑃(𝑋). a. Montrer que 𝑃 est divisible par (𝑋 − 1)𝑘+1 ssi 𝑃1 = 𝑛𝑃 − 𝑋𝑃′ est divisible par (𝑋 − 1)𝑘 . On suppose que 𝑃 admet une racine 𝑥 ∈ ℂ non entière. 1) Montrer sans calcul que les racines communes dans ℂ de 𝑃 𝑒𝑡 𝑄 sont exactement ceux de leur 𝑝𝑔𝑐𝑑. 2) Soit 𝑃 1 = 0. d. b. On suppose maintenant que 𝑃 est non nul . il ne peut donc pas avoir de racine non entière. Exercice 12 : Soit 𝑃 = 𝑎0 + 𝑎1 𝑋 + 𝑎2 𝑋 2 + ⋯ + 𝑎𝑛 𝑋 𝑛 ∈ ℝ[𝑋]. Calculer 𝑃 − 𝑃′ puis en déduire que tous les racines de 𝑃 sont simples. Exercice 9 : 𝑋𝑘 Soit 𝑛 ∈ ℕ∗ et 𝑃 = 𝑛𝑘=0 𝑘! .Algèbre 1 Exercice 8 : Montrer que deux polynômes de ℝ[𝑋] ou de ℂ 𝑋 sont premiers entre eux ssi ils n‟ont pas de racines communes dans ℂ. 2) Quelles sont les racines de 𝑃 ? En déduire que 𝑃 𝑒𝑡 𝑄 sont premiers entre eux. iii) En déduire que 𝑃 = 0. e. 𝑎1 + 2𝑎2 + ⋯ + 𝑛𝑎𝑛 = 0. Montrer que 0 et 1 sont racines de 𝑃. 𝑙 ∈ ℕ. Exercice 10 : Soit 𝑃 = 𝑋 6 + 𝑋 4 et 𝑄 = 𝑋 25 − 𝑋 + 1. 1) Montrer que le polynôme 𝑃 est divisible par (𝑋 − 1)𝑘+1 ssi 𝑃′ est divisible par (𝑋 − 1)𝑘 et 𝑃 1 = 0. 3) Déduire que la condition nécessaire et suffisante pour que le polynôme 𝑃 soit divisible par (𝑋 − 1)𝑘+1 est que l‟on ait 𝑎0 + 𝑎1 + ⋯ + 𝑎𝑛 = 0. 𝑎1 + 2𝑘 𝑎2 + ⋯ + 𝑛𝑘 𝑎𝑛 = 0. c. … … … … … … … …. En déduire que 𝑃 est de la forme 𝛼𝑋 𝑘 (𝑋 − 1)𝑙 avec 𝛼 ∈ ℂ et 𝑘. i) Montrer que 𝑥 − 1 et 𝑥 + 1 sont aussi racines. ii) Montrer que P admet une infinité de racines.

Algèbre 1 37 .