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CURRICULUM VITAE

Ingénieur de Recherche Hors Classe au CNRS Branche d’Activité Professionnelle : 01 Direction Scientifique : SHS Direction Régionale : 12 (Région PACAC)

PROFIL

Bernard BEL Laboratoire Parole et Langage UMR 7309 CNRS Université de Provence 29 av. R. Schuman 13621 Aix-en-Provence Cedex 1

bernard.bel(arobase)lpl-aix.fr

http://lpl-aix.fr/~belbernard

Sciences humaines

• Anthropologie cognitive

Modélisation

informatique

des

pratiques

musicales (composition et improvisation)

• Anthropologie culturelle et sociale

Anthropologie des arts du spectacle Problématiques du temps Multiculturalisme et identité culturelle Anthropo-sociologie des savoirs populaires de transmission orale

Sciences exactes

• Informatique théorique

Théorie des langages formels Théories formelles de l’apprentissage Algorithmique combinatoire Unification et moteur d’inférences Prolog Démonstrations en logique du 1er ordre Codes détecteurs et correcteurs d’erreurs

• Electronique théorique

Filtrage analogique

Technologie

• Programmation

Systèmes :

CP/M, Apple DOS/PRODOS Langages : C, C++, Pascal, Basic, Fortran 77, Prolog II, Assembleur 6502, HyperTalk, AppleScript Environnements et API : Bases de données relationnelles (FileMaker, MySQL), MIDI et audionumérique (Open Music System)

RSX-11M,

MacOS,

Unix,

DOS,

• PAO

Création de site web (HTML, CSS, Javascript, PHP) Content Management Systems (TYPO3) Traitement d’images numérisées Outils graphiques et multimédia (Adobe Premiere, Macromedia Director…)

• Réseaux informatiques

Gestion de réseau local hétérogène (Mac/PC) Protocole TCP/IP Partage de ressources, sécurité, sauvegarde automatique

• Electronique basse fréquence

Codage/décodage numérique sur support magnétique Systèmes analogiques asservis (PLL, discriminateurs phase/fréquence…)

• Automatique logique et séquentielle

Circuits LSI (TTL, CMOS…)

• Techniques audiovisuelles

Prise de son Cadrage et montage vidéo Audionumérique : DAT, montage et traitement informatique Studio MIDI sous Opcode OMS

DIPLÔMES

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Ingénieur Arts et Métiers (1971) CAPET de Construction et Mécanique Industrielle (B1), CAPET d’Electronique Industrielle (B4) (1977) Diplôme d’Etudes Approfondies (DEA) de Mathématiques et Informatique, option Intelligence Artificielle, FACULTÉ DES SCIENCES DE LUMINY, Université Marseille II

(1987)

Doctorat en Sciences, spécialité Mathématiques et Informatique, UNIVERSITÉ MARSEILLE III (1990)

LANGUES

Français (langue maternelle) Anglais (niveau traduction simultanée) Allemand niveau baccalauréat Hindi et notions d’Ourdou parlé

ACTIVITÉS PROFESSIONNELLES

1998-2014 :

Ingénieur au LABORATOIRE PAROLE ET LANGAGE (UMR 6057, CNRS). Activités techniques :

• Responsable du système d’information (gestion des bases de données en ligne, site web etc.)

• Responsable technique de l’équipe de développement du Speech & Language Data Repository (anciennement CRDO, www.sldr.org)

Activités scientifiques :

• Recherche d’indices prosodiques dans la voix chantée

• Représentation temporelle de paramètres prosodiques/musicaux

• Animation, avec Daniel Hirst, du Speech Prosody Special Interest Group (SproSIG) dans le cadre de l’International Speech Communication Association (ISCA)

1994-98 :

Mis à disposition par le CNRS auprès du Département des Sciences Sociales et Humaines et de l’Archéologie du MINISTÈRE DES AFFAIRES ETRANGÈRES, je suis affecté au CENTRE DE SCIENCES HUMAINES de New Delhi (CSH) avec une triple mission :

• l’informatisation du CSH : choix de matériels et logiciels, équipement de postes de travail, réseau local pour le partage des ressources et des documents, connexions au réseau Internet ;

• formation du personnel et des chercheurs à l’utilisation de ces outils et aux tâches élémentaires de maintenance ;

• recherche en musicologie computationnelle s’intéressant à la pratique musicale contemporaine en Inde, sur la base d’un projet approuvé par le Conseil Scientifique du CSH.

L’informatisation du centre a été présentée en détail dans les rapports d’activités du CSH (1995-96 et 1996-97). La mise en place des solutions techniques a dû tenir compte des particularités du marché local de la micro-informatique, des aléas de nos relations avec les sociétés de maintenance, ainsi que de la mobilité des chercheurs et étudiants rattachés au centre. Il a fallu fréquemment mettre en place des solutions temporaires pour répondre aux besoins croissants des utilisateurs et pallier l’insuffisance des équipements. Les connexions sur Internet ont été réalisées pour le meilleur rapport qualité/prix dans un contexte d’évolution rapide des réseaux. Dans un premier temps, le CSH est

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devenu membre du réseau de bibliothèques DELNET (DELHI LIBRARY NETWORK) pour bénéficier du courrier électronique sur le réseau ERNET. Notre coopération avec DELNET est devenue volontariste lorsque cet organisme a élargi son terrain d’action pour se positionner, en 1996, comme le principal acteur d’un projet de « mise en ligne » de l’ensemble des bibliothèques indiennes soutenu par la PLANNING COMMISSION et le NATIONAL INFORMATICS CENTRE. J’ai été régulièrement consulté par DELNET sur des problèmes techniques. J’ai par ailleurs représenté le CSH aux réunions des bibliothèques membres, et animé dans ce cadre des séances de formation sur les nouveaux outils (OCR, bases de données, édition HTML…).

En octobre 1996, ERNET nous a informés de l’obtention d’une licence ISP (fournisseur Internet) et nous sommes entrés dans la phase finale du projet de relier l’intranet du CSH avec Internet par le biais d’une ligne spécialisée. J’ai installé un routeur qui (après de longues négociations) a effectivement été connecté peu après mon départ.

À

la même époque j’ai été chargé de rationnaliser le fichier de bibliothèque du CSH

et

de le mettre en ligne pour faciliter les requêtes à distance. Nous avons travaillé

avec INSDOC (INDIAN SOCIETY FOR DOCUMENTATION) pour revoir la classification des documents selon le protocole UDC (Universal Decimal Classification), en prenant en compte les spécificités des domaines de recherche du CSH et la création de métadonnées adaptées aux ouvrages multilingues (langues extra-européennes, langues anciennes…). À mon départ (1998) le catalogue était universellement accessible via TCP/IP avec un client FileMaker Pro.

Le CSH est devenu, en 1996, un client direct d’ERNET (l’équivalent indien de RENATER en France). J’ai mis en place, avec Shubha Chaudhri de l’AMERICAN INSTITUTE OF INDIAN STUDIES, un forum d’utilisateurs d’ERNET. Ce forum a fortement contribué à combler un vide de communication entre les administrateurs d’ERNET et ses utilisateurs.

Responsable de l’axe de recherche Culture, Communication et Pouvoir, j’ai coordonné les projets d’anthropologie et de sociologie accueillis par le CSH, aidant les étudiants en thèse à développer une réflexion critique sur leur propre discipline. Cette activité m’a mis en relation avec des enseignants-chercheurs du Département de Sociologie, JAMIA MILLIA UNIVERSITY, ainsi qu’avec Guy Poitevin et Hema Rairkar au CENTRE

FOR COOPERATIVE RESEARCH IN SOCIAL SCIENCES (CCRSS) de Pune, notamment pour

le montage de deux séminaires internationaux ayant trait à la problématique de cet

axe de recherche. Ces séminaires ont fourni les principales contributions à l’ouvrage collectif en 3 volumes Communication Processes publié par Sage en 2006-2008.

A l’occasion de missions au CCRSS, j’ai mis en place un projet de documentation

audiovisuelle de formes musicales dans le milieu rural du Maharashtra, qui comprend l’édition de documents audio et vidéo, leur intégration à une base de données relationnelle « multimédia » multilingue (anglais/français/marathi). Ce système autorise la recherche automatique du champ sémantique de mots marathis dans un corpus d’environ 30 000 textes de chants (étendu à plus de 100 000 dans les années suivantes). Cette base a été enrichie d’un second corpus de récits mythiques de tradition orale, collectés par Guy Poitevin, qui a fait l’objet d’une étude systématique. Une copie numérique intégrale de la collection d’enregistrements réalisée pour ce projet, indexée dans la base de données, est préservée à l’ARCHIVE AND RESEARCH CENTRE FOR ETHNOMUSICOLOGY (ARCE) de New Delhi. L’intégralité de la collection (enregistrements, transcriptions et annotations) est par ailleurs disponible au CRDO <http://crdo.fr>.

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Mes travaux en musicologie computationnelle ont débouché sur une collaboration avec le centre BRHADDHVANI à Chennai (Madras). Dans ce centre j’ai travaillé avec Srikumar Karaikudi Subramanian, musicien professionnel et diplômé de l’INDIAN INSTITUTE OF TECHNOLOGY, qui s’est spécialisé en informatique théorique à l’Université de Singapour. Cette collaboration a donné lieu à de nouveaux développements du logiciel Bol Processor, un logiciel de composition musicale assistée par ordinateur issu de mes recherches en Inde depuis 1982. Conçu pour les environnements MIDI, QuickTime Music et Csound, ce logiciel est actuellement disponible en open source : <http://bolprocessor.sourceforge.net>. Il a reçu, en 1997, un premier prix ex-aequo au Concours International de Logiciels Musicaux de Bourges (catégorie « Outils d’aide à la composition musicale »). En avril 1998 j’ai travaillé avec le compositeur néerlandais Harm Visser sur l’insertion, dans le modèle syntaxique de BP2, d’opérateurs « sériels » inspirés des techniques de composition en musique dodécaphonique. Les opérateurs

implémentés jusqu’ici sont la rétrogradation, la rotation sur l’échelle temporelle et les palyndromes, ainsi que deux opérateurs modifiant les intervalles mélodiques. Sur le plan théorique, il s’agissait de généraliser des opérateurs séquentiels pour les appliquer à des structures plus complexes: superposition de séquences (les

« structures polymétriques »), polyrythmie (period notation) et arborescences.

1986-93 :

Ingénieur d’Études au

CONNAISSANCES (GRTC), CNRS, Marseille. Titularisé sur concours en 1988. Je suis intégré à l’équipe d’algorithmique combinatoire du GRTC, sous la

responsabilité de M. Alain Guénoche, pour travailler sur l’apprentissage automatique à partir d’exemples modélisés par des grammaires formelles, domaine que j’avais abordé de manière expérimentale grâce aux travaux menés avec J. Kippen sur les

« langages de percussions » au début des années 80.

Cette affectation au CNRS débute par un complément de formation :

GROUPE

REPRÉSENTATION

ET

TRAITEMENT

DES

• DEA de Mathématiques et Informatique au GROUPE INTELLIGENCE ARTIFICIELLE de la FACULTÉ DES SCIENCES DE LUMINY dirigé par Alain Colmerauer.

• Thèse de doctorat en sciences (mathématiques et informatique) : Acquisition et représentation de connaissances en musique. Sous la direction d’Alain Guénoche, ce travail pluridisciplinaire (informatique théorique et musicologie) a bénéficié du soutien de spécialistes de musicologie computationnelle comme Otto Laske et Jean-Claude Risset, ainsi que de Bernard Vecchione, responsable de la formation doctorale au Département de Musique et Sciences de la Musique

(UNIVERSITÉ DE PROVENCE).

Suite au colloque Structures Musicales et Assistance Informatique, en 1988, je suis devenu membre du LABORATOIRE MUSIQUE ET INFORMATIQUE de Marseille (MIM), puis co-responsable (avec Bernard Vecchione) de son secteur scientifique. Par la suite j’assure régulièrement un cours d’informatique musicale au Département de Musique et Sciences de la Musique de l’UNIVERSITÉ DE PROVENCE, et je participe aux

séminaires du CENTRE DE RECHERCHES EN SCIENCES DE LA MUSIQUE (CRSM) créé

dans cette Université. Avec Bernard Vecchione, j’ai aussi été responsable scientifique du Colloque Musique et Assistance Informatique organisé en octobre 1990 à Marseille. Ce colloque a eu un impact important sur le plan national et international. Son succès a incité d’autres centres de recherche à programmer annuellement des rencontres similaires, les Journées d’Informatique Musicale. Au plan international, le colloque de 1990 m’a permis de participer, avec Otto Laske, Mira Balaban et Kemal Ebcioglu, à la fondation de

l’INTERNATIONAL ASSOCIATION FOR KNOWLEDGE TECHNOLOGY IN THE ARTS (IAKTA)

qui, après un séminaire réussi à Osaka en 1993 devra cesser ses activités, faute

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d’avoir atteint une « masse critique » de participation. Le relais est assuré par la

SOCIETY FOR COMPUTATIONAL MODELLING OF CREATIVE PROCESSES dont le principal

vecteur de communication est le journal LANGUAGES OF DESIGN publié par Elsevier. Je fais partie, dès leur création, du Board of Directors de la SCMCP et du comité scientifique de son journal. Un autre retombée du colloque de Marseille en 1990 a été la publication par MIT PRESS de l’important ouvrage Understanding Music with AI : Perspectives on Music Cognition dans lequel j’ai rédigé deux chapitres sur les représentations symboliques- numériques de la musique et des processus de composition. Mes travaux de recherche et publications pendant cette période m’ont valu d’être invité à participer à l’organisation de plusieurs rencontres importantes : membre du comité d’organisation du Workshop on Artificial Intelligence and Music, European Conference on Artificial Intelligence (ECAI 92) à Vienne (Autriche), le 4 août 1992, puis conférencier invité à l’International Workshop on Sonic Representation and Transform, INTERNATIONAL SCHOOL FOR ADVANCED STUDIES, Trieste (Italie), du 26 au 30 octobre 1992, ainsi qu’au Ratio Symposium organisé par KONINKLIJK CONSERVATORIUM, La Haye (Pays-Bas), du 14 au 16 décembre 1992. En 1986 je fonde à Marseille la branche française d’ISTAR (INTERNATIONAL SOCIETY FOR TRADITIONAL ARTS RESEARCH) qui se consacre à la création et à la recherche sur les arts du spectacle dans un contexte d’échange interculturel. Dans ce cadre, je suis

nvité à la SCHOOL OF ORIENTAL AND AFRICAN STUDIES (SOAS) et au GOLDSMITHS

COLLEGE de Londres en janvier 1993. La théorisation du travail de terrain effectué au cours des années précédentes avec Jim Kippen (UNIVERSITÉ DE BELFAST) débouche sur une importante remise en question de la notion de « modèle » en anthropologie culturelle. Notre méthode s’appuyant sur la modélisation expérimentale de l’improvisation (systèmes experts et apprentissage automatique) est en effet reconnue comme la première tentative d’instrumentaliser l’anthropologie « dialectique » prônée par John Blacking au début des années 1980. Un dialogue extrêmement fructueux avec Blacking se poursuivra jusqu’au décès prématuré de ce dernier, en janvier 1990, suivi de celui de notre principal informateur, Khalifa Afaq Husain Khan de Lucknow.

1980-85 :

Suite à l’obtention une aide personnelle du FONDS INTERNATIONAL POUR LA PROMOTION DE LA CULTURE (UNESCO) pour le projet A Scientific Study of the Modal Music of North India, je m’installe à New Delhi pour travailler sur ce thème avec le musicologue E. James Arnold. Nous signons en 1980 un accord avec SANGEET RESEARCH ACADEMY de Calcutta pour l’intégration de notre projet dans son programme de recherche. Deux ans plus

tard, nous fondons l’INTERNATIONAL SOCIETY FOR TRADITIONAL ARTS RESEARCH

(ISTAR) avec une équipe de chercheurs en musicologie (historique et systématique) appartenant à sept nationalités différentes. Je suis bénéficiaire pour ce projet d’une bourse Romain Rolland accordée par le

MINISTÈRE DE L’EDUCATION NATIONALE.

L’ISTAR obtient en 1983 et 1984 une subvention de 70 000 dollars U.S. de la FORD FOUNDATION. Je suis chargé de la gestion financière et de la coordination administrative de douze projets auquels sont associés des chercheurs indiens, européens et nord-américains. Avec Joep Bor, musicologue néerlandais, je fonde la revue ISTAR Newsletter qui utilise des moyens rudimentaires de PAO, mais dont les trois premiers numéros diffusés gratuitement à 2000 exemplaires rencontrent un écho très favorable des

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spécialistes de la musique. (Soutien, notamment, de personnalités éminentes de la recherche musicale comme les regrettés Emile Leipp, en France, et Jon Higgins aux USA.) La revue est disponible en archive numérique sur :

http://bakesociety.net/istar-newsletter-1984-85/

Fin 1982, nous signons une convention avec le NATIONAL CENTRE FOR THE PERFORMING ARTS (NCPA) de Bombay au terme de laquelle le NCPA accorde un soutien financier à ISTAR (50 000 dollars). Dans le cadre de cette collaboration, je réalise un laboratoire d’analyse acoustique et de logiciels pour l’étude du système mélodique de la musique de l’Inde. Ce laboratoire devient opérationnel en 1984 et permet la collection en temps réel d’une banque de données de mesures acoustiques (mélogrammes) de fragments musicaux. Ces données serviront de référence à l’étude statistique de l’intonation et des formes mélodiques, notamment pour la thèse de Suvarnalata RAO, Acoustical Perspective on Raga-Rasa Theory. (SNDT WOMENS UNIVERSITY, Bombay, 1992) à laquelle je contribue en tant que conseiller technique et rapporteur.

A partir de 1981 je travaille avec Jim Kippen, spécialiste du tabla, sur la modélisation

informatique de l’improvisation de formes rythmiques, notamment le qa’ida de Lucknow. Je programme à cet effet (sur le modèle du logiciel AppleWriter) un éditeur de phrases rythmiques (Bol Processor) complété par un moteur d’inférences entièrement réalisé en langage d’assemblage 6502. Ce travail est exécuté, avec le soutien du LEVERHULME TRUST, dans le cadre d’une convention entre ISTAR et le département d’anthropologie sociale et culturelle de l’UNIVERSITÉ DE BELFAST.

En 1983 mon travail fait l’objet d’un court métrage, La Mélodynamique, réalisé par Frédéric Laffont qui sera lauréat de la COURSE AUTOUR DU MONDE (diffusé par Antenne II en octobre). En juillet 1985, COMPUTERS TODAY (New Delhi) lui consacre une page : Computers give audience to music. En septembre 1985, je fais parvenir un

rapport à la DIRECTION DE LA MUSIQUE, MINISTÈRE DE LA CULTURE : Etude scientifique

du style musical Dagarbani Dhrupad. L’ISTAR soutient par ailleurs des projets de recherche en musicologie historique, notamment l’édition critique d’une traduction anglaise du texte persan Rag Darpan par Shahab Sarmadee à Aligarh, qui sera plus tard publiée par INDIRA GANDHI NATIONAL CENTRE FOR THE ARTS. C’est en fait à l’initiative de chercheurs d’ISTAR

qu’a eu lieu la première rencontre officielle entre deux spécialistes des textes sanscrits

et persans sur la musique de l’Inde (séminaire en 1985 à Bénarès, avec Prem Lata

Sharma de BHU et Shaheb Sarmadee d’Aligarh). L’intégralité de cet échange est disponible en archive sonore : http://hdl.handle.net/11041/sldr000024

Après 1985, l’équipe d’ISTAR suspend ses activités en Inde, suite à mon départ pour

la France et à celui de deux collègues (Joep Bor et Wim van der Meer) qui fondent à

leur tour ISTAR NEDERLAND aux Pays-Bas. Leur fondation se consacre principalement à l’enseignement de la musique indienne, activité qui sera progressivement absorbée par le CONSERVATOIRE DE ROTTERDAM.

1971-79 :

A ma sortie de l’ECOLE NATIONALE SUPÉRIEURE DES ARTS ET MÉTIERS j’enseigne le

dessin industriel, la technologie de construction mécanique et la mécanique théorique dans divers établissements d’enseignement secondaire :

• du 7/9/71 au 11/9/73 en tant que Maître Auxiliaire au LTN VAUVENARGUES, Aix-en- Provence

• du 12/9/75 au 12/9/76 en tant que Maître Auxiliaire au LTN P.E. MARTIN, Bourges

• du 13/9/76 au 16/9/79 en tant que Professeur Certifié de Construction et Mécanique Industrielles (B1) au LTN P.E. MARTIN, Bourges.

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Je mets cette période à profit pour étudier l’électronique appliquée. En 1977, je passe avec succès les épreuves des CAPET B1 (construction et mécanique industrielles) et B4 (électronique industrielle). Optant pour la spécialité B1, je travaille néanmoins en étroite collaboration avec mes collègues professeurs d’électronique appliquée, posant les premiers jalons d’une réforme de l’enseignement de la construction dans les classes d’électronique (filière F2) qui sera mise en place au niveau national quelques années plus tard.

BOURSES ET AIDES PERSONNELLES

1979 : Aide personnelle du Fonds International pour la Promotion de la Culture

(UNESCO) (en collaboration avec E.J. Arnold).

1981

: Bourse Romain Rolland du ministère de l’Education Nationale.

1983

: Bourse d’aide à la Création et à la Recherche de la Direction de la Musique,

ministère de la Culture.

PUBLICATIONS

Suivre ce lien : http://lpl-aix.fr/publi/2

DIRECTION DE TRAVAUX

Encadrement d’étudiants de DEA d’Informatique Théorique (UNIVERSITÉ AIX-

MARSEILLE III, IUT D’AIX-EN-PROVENCE et INSTITUT UNIVERSITAIRE DES SCIENCES

POUR L’INGÉNIEUR DE MARSEILLE) en 1989, 1991 et 1992. Rapporteur de la thèse de Suvarnalata RAO : Acoustical Perspective on Raga-Rasa Theory. Bombay : SNDT WOMENS UNIVERSITY, 1992. Conseiller de José Luiz Martinez, étudiant de l’UNIVERSITÉ D’HELSINKI, pour sa thèse de sémiotique musicale sur la musique du nord de l’Inde, 1994-95.

RÉALISATIONS TECHNIQUES

1976 : Système à commande numérique pour la mémorisation et l’édition de signaux

de régie : projecteurs de diapositives, jeux d’orgues, etc.

1979 : Shruti Harmonium : orgue électronique programmable digital pour l’étude des

microintervalles, présenté en avril 1980 au Laboratoire de Mécanique, Université Paris VI, et au Département d’Ethnomusicologie, Musée de l’Homme.

1982 : Analyseur de Mouvements Mélodiques (MMA) : Ensemble de blocs de mesure en

temps réel de paramètres acoustiques stockés sous forme digitale sur bande audio, avec interface pour micro-ordinateur et logiciels de traitement, présenté au NCPA de Bombay à l’occasion de l’East-West Music Encounter en janvier 1983.

simulation

1983 : Bol

Processor

BP1 :

système

à

règles

de

production

pour

la

informatique de schémas d’improvisation rythmique (production et analyse).

1984 : Fundamental Pitch Extractor (FPA) : extracteur de fondamental (par

commutation automatique de filtres analogiques) travaillant en temps réel sur des signaux musicaux fortement bruités. Le prototype est utilisé au laboratoire d’acoustique du NCPA de Bombay.

1985 : Logiciel de transcription automatique des ragas à partir de mélogrammes (avec

Wim van der Meer).

1988 : QAVAID : Logiciel d’inférence grammaticale et d’apprentissage par induction

à partir d’exemples de compositions rythmiques.

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1989-… : Bol Processor BP2 : version Macintosh du Bol Processor, avec interfaces MIDI, Csound, et traitement de structures d’objets sonores. Version MacOS X mise en service sur SourceForge en mars 2007 : <http://bolprocessor.sourceforge.net>

RESPONSABILITÉS DIVERSES ASSUMÉES

Fondateur et administrateur d’ISTAR à New Delhi de 1982 à 1985. Editeur en chef d’ISTAR Newsletter (en anglais) en 1983-1985. Fondateur d’ISTAR France en 1986. Membre du Conseil Scientifique et du Comité d’Evaluation du laboratoire MUSIQUE

ET INFORMATIQUE DE MARSEILLE en 1989-90.

Membre, de 1991 à 1998, du Comité Scientifique du journal LANGUAGES OF DESIGN publié par ELSEVIER (Pays Bas). Membre, de 1994 à 1998, du Board of Directors de la SOCIETY FOR COMPUTATIONAL

MODELLING OF CREATIVE PROCESSES.

Mise à jour : 25 avril 2014

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