Avant Propos . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 Évènements
Réforme du Contrôle des Dépense de l’Etat : une concrétisation de la modernisation des finances publiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 TGR : avancées réelles en terme de mise en œuvre de la Réforme du Contrôle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 Evaluation de la capacité de gestion des ordonnateurs : un référentiel conforme aux normes internationales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 Réforme du Contrôle de la Dépense Publique : un engagement partagé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 Renforcement de la performance budgétaire : institution du Cadre de Dépenses à Moyen Terme (CDMT) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

Revue Trimestrielle du Ministère de l’Economie et des Finances

Dossier
Promotion de l'Investissement Privé : cadre institutionnel et juridique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17 Un environnement favorable au développement de l'investissement privé : stratégies sectorielles et structurelles engagées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20

Directeur de Publication
Omar FARAJ, Directeur des Affaires Administratives et Générales

Douane : un appui à la stratégie de développement des investissements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23 Fiscalité et investissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 Contribution du patrimoine foncier domanial à la promotion de l’investissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 Impact de la privatisation sur l’investissement au Maroc . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 L’investissement du secteur des Entreprises Publiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35 Classement du Maroc dans le rapport Doing Business 2007. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37 Mécanisme pour un Développement Propre (MDP) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39

Directrice de Rédaction
Naima MEZIANE BELFKIH, Chef de la Division de la Communication et de l’Information à la DAAG

Rédactrice en Chef
Malika OUALI, Chef du Service des Publications à la DAAG

Actualité
Journée d’étude sur : « les expériences internationales de réforme de la retraite dans la fonction publique » . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42 Le Conseil National de la Comptabilité adopte plusieurs Plans Comptables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44 Maroc Telecom : processus de privatisation réussi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47 La 5ème session du dialogue économique Maroc-UE : de nouvelles ambitions pour le partenariat euroméditerranéen . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48 Instruction relative au régime des opérations de change manuel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50 Instruction relative aux opérations d’assurances et de réassurance. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51 Ouverture du Compte Capital . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54

Comité de Rédaction
Fatiha CHADLI, Karim BEN YAKOUB

Comité des Publications
Les Représentants des Directions du Ministère et Organismes Sous Tutelle.

Infographie
Abdessamad BOUNNAR

Impression
Administration des Douanes et Impôts Indirects

Diffusion
My. Mustapha DRISSI

Services
Dématérialisation du paiement des pensions de la CMR . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57 Téléaffichage : pour une meilleure diffusion de l’information au sein du Ministère de l’Economie et des Finances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58

Direction des Affaires Administratives et Générales Boulevard Mohammed V, Quartier Administratif, Rabat Chellah Tél. : (212) 37 67 72 25 / 29 - Fax : (212) 37 67 72 26 Portail Internet : http://www.finances.gov.ma Portail Intranet : http://maliya.finances.gov.ma

Repères
Aperçu sur la situation économique et financière à fin décembre 2007 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59

AL MALIYA n°41 décembre 2007 3 .Avant-propos F aisant de l’investissement privé une priorité pour la réalisation des objectifs stratégiques en matière de croissance et d’emploi. Dans cette optique. le renforcement du cadre institutionnel de l’investissement. le présent numéro de la revue « AL MALIYA » revient sur ces efforts en éclairant sur le rôle du Ministère de l’Economie et des Finances (MEF). comme nouvel outil de communication. Les nouveautés de la rubrique « Services » portent sur la dématérialisation du paiement des pensions. De par ses missions. Elle se concrétise également par les incitations fiscales. le Fond Hassan II. A travers la rubrique « Dossier ». La rubrique « Actualité » présente entre autres les dernières mesures de libéralisation de la réglementation des changes. l’intervention du MEF est multiple. -par le biais des fonds de promotion des investissements notamment. les mécanismes d'aide et d’appui à l'investissement. douanières et foncières sans oublier le programme de privatisation mis en œuvre depuis 1993 dont les effets sur l’investissement sont positifs. les pouvoirs publics ont déployé des efforts importants en vue de créer les conditions nécessaires au développement des investissements privés tant nationaux qu’étrangers. service ouvert aux pensionnaires de la Caisse Marocaine de Retraite. et sur la mise en place du système de téléaffichage au sein du Ministère. La rubrique « Evénements » quant à elle relate deux importantes manifestations organisées par le Ministère et touchant à deux chantiers de réformes à savoir : la Réforme du Contrôle de la Dépense Publique et la mise en place du Cadre de Dépenses à Moyen Terme (CDMT). acteur pivot dans la promotion de l’investissement. la multiplication des avantages et incitations ainsi que l’appui par des aides budgétaires ont constitué des axes majeurs de l’intervention publique afin d’améliorer le climat d’investissement et drainer de manière continue et soutenue le maximum d’investissement. Elle couvre le cadre institutionnel et juridique. les dernières opérations de privatisation… Il revient également sur la journée d’étude organisée au sujet des expériences internationales de réforme de la retraite dans la fonction publique.

pour un meilleur pilotage des ressources budgétaires. M. Il s’agit. «L’un des aspects les plus notables de ce rapprochement est l’institution progressive d’un interlocuteur unique du Ministère chargé des Finances dans chacun des Ministères. organisée à ce propos au siège de la TGR le 28 février 2007. a-t-il précisé en ajoutant que le nouveau dispositif de contrôle est basé sur une intervention graduée en fonction du niveau de capacité de gestion des services ordonnateurs et des enjeux financiers de la dépense. Ces services garderont le contrôle de paiement des dépenses publiques. M. Ce nouveau dispositif.ÉVÈNEMENTS Journées d’information sur les réformes menées au MEF Réforme du Contrôle des Dépense de l’Etat : une concrétisation de la modernisation des finances publiques Rationaliser le processus de la dépense publique tout en assurant la sécurité et la transparence des opérations financières. a affirmé M. a-t-il ajouté. dans une logique d’audit de perfor- mance. F. • Allégement des contrôles du Ministère chargé des Finances de façon modulée en fonction de la capacité de gestion des ordonnateurs . selon M. A. qui vise à alléger les structures et simplifier les procédures. exercé jusqu’à présent par les services du Ministère des Finances. s’inscrit dans un processus global de modernisation de l’ensemble de l’administration marocaine. 4 AL MALIYA n°41 décembre 2007 . de confier aux ordonnateurs le contrôle d’engagement de certaines dépenses. qui assumera l’ensemble des missions de contrôle. le Ministre a présenté aussi les modalités de ce nouveau dispositif qui se résument ainsi : • Évaluation de la capacité de gestion des ordonnateurs pour déterminer leur aptitude à remplir cette nouvelle fonction de contrôle et à prévenir les risques . sont les principaux objectifs assignés au nouveau dispositif de contrôle. Dans ce contexte. au sein du Ministère. Bousaid et M. M. • Mise en place d’un dispositif de veille pour la sécurité de la gestion des deniers publics. le Ministre dans son discours d’ouverture de la journée d’information. Oualalou. Le CMD représente l’aboutissement du processus de réforme concernant l’exécution de la dépense publique. le renforcement des compétences en matière de contrôle a posteriori. A. M. Dans ce sens. Loudiyi lors de la séance d’ouverture. le Ministre. afin d’améliorer la performance et rendre un service de qualité et de proximité au citoyen. a été également engagé. le Ministre a rappelé les chantiers de réformes entrepris par le Département pour assurer une bonne gestion des deniers publics. M. appelé désormais «Contrôle Modulé de la Dépense» (CMD). M. un processus qui a démarré en 2006 par le rapprochement des structures de contrôle à priori du CED et de la TGR. Midaoui. de comptabilisation et de paiement de la dépense publique». notamment la « Nouvelle Approche Budgétaire » axée sur les résultats et la mise en place des Cadres de Dépenses à Moyen Terme.

Cette journée d’information a connu la participation du Ministre chargé de la Modernisation des Secteurs Publics. Il a enfin réitéré l’engagement du Ministère à soutenir cette réforme et à accompagner les autres départements ministériels dans leurs démarches respectives. ainsi que des Secrétaires généraux et des responsables de l'exécution des dépenses au sein des différents ministères. le Président de la Cour des Comptes. de la Banque Mondiale et de la Banque Africaine de Développement. tout en comptant sur leurs efforts continus de pilotage et de management de leurs équipes à tous les niveaux. où tous les acteurs concernés trouveront leurs avantages. du Secrétaire Général et des Directeurs du Ministère chargé des Finances.ÉVÈNEMENTS Monsieur le Ministre a précisé que la Réforme sera progressive et couvrira à l’horizon 2012 l’ensemble de l’Administration . Il a également affirmé que sa mise en œuvre suppose l’adoption d’une logique partenariale de « gagnant-gagnant ». des représentants de la Délégation de l'Union Européenne. Rédaction AL MALIYA AL MALIYA n°41 décembre 2007 5 .

le Trésorier Général du Royaume lors de son intervention. gage d’une meilleure transparence et de culture de reddition des comptes. Considérée au cœur de cette réforme. et la concrétisation d’un point d’entrée unique au niveau déconcentré pour les sous-ordonnateurs . et repose sur un partenariat fondé sur la confiance et la responsabilisation . Ibrahimi a précisé qu’il est indispensable d’apporter l’assistance nécessaire. M. la TGR est un acteur majeur avec la mission de pilotage de deux chantiers essentiels : • le rapprochement de la TGR et du CGED avec l’évolution du contrôle de l’exécution de la dépense . • l’élaboration du dispositif du contrôle modulé de la dépense. d’une part. • la progression dans l’élaboration des lois de règlement. Said Ibrahimi. et d’autre part. une feuille de route précise. * Gestion Intégrée de la Dépense Publique 6 AL MALIYA n°41 décembre 2007 . Ibrahimi a mis l’accent sur les avancées significatives qui ont été réalisées et qui se résument ainsi : M. dans son intervention lors de la journée d’information organisée le 28 février 2007. • la mise en place d’une nouvelle nomenclature de pièces justificatives (engagement et paiement) des dépenses de personnel (réduction de 50% du nombre de pièces) . • l’augmentation de la capacité de gestion des ordonnateurs. qui implique un nouveau partage de rôles entre les acteurs de la dépense. • la réalisation d'avancées réelles au niveau du projet GID*. de Trésoreries Ministérielles au niveau central. Trésorier Général du Royaume. par la création. des échéances claires.ÉVÈNEMENTS TGR : avancées réelles en terme de mise en œuvre de la Réforme du Contrôle La Réforme du Contrôle de la Dépense Publique est dédiée au service de la modernisation de l’action publique. Ce dispositif est basé sur le principe de modulation des contrôles et de qualification des ordonnateurs. • la mise en place d’un interlocuteur unique vis-à-vis des ordonnateurs. notamment la plate-forme d’échange entre les ordonnateurs et les comptables . M. le Trésorier Général du Royaume a souligné que la TGR a mis en œuvre une structure unique de pilotage. ainsi qu’un dispositif de formation et de communication. tant auprès des administrations centrales qu’au niveau déconcentré. dont l’un des objectifs est la recherche de synergie tout en réduisant le coût du contrôle d’exécution. de par son positionnement actuel dans le circuit de la dépense publique. a affirmé M. d’un pôle unique de pilotage du métier de la dépense (regroupement TGR/CGED). au même titre que tous les chantiers de réformes conduits par le Gouvernement depuis 2002. S’agissant de l’augmentation de la capacité de gestion des ordonnateurs. Afin de réussir ce premier chantier. Concernant le premier chantier. en mettant en place les éléments de cadrage et les outils nécessaires pour l’adaptation à ce nouvel environnement.

mais de mettre en place les conditions pour que chacun contribue. « nous avons besoin d’un service public efficace et performant. le Trésorier Général a précisé que cette démarche a créée une dynamique qu’il faut amplifier : celle de l’identification d’un réseau d’ordonnateurs qui se concertent et partagent leurs expériences et leurs meilleures pratiques.ÉVÈNEMENTS A cet effet. à son niveau. à l’amélioration de la chaîne d’exécution de la Dépense. M. M. a-t-il fait observer. Pour y parvenir. le Ministère chargé des Finances a procédé à un recensement des bonnes pratiques et des besoins de renforcement de la capacité de gestion auprès de 6 Ministères pilotes. Rédaction AL MALIYA AL MALIYA n°41 décembre 2007 7 . Ibrahimi a tenu à rappeler que la Réforme représente un enjeu de taille. ce n’est pas seulement de préciser les responsabilités. en ajoutant que ce qui compte. nous devons répondre au défi d’une bonne gestion des dépenses publiques » .

M. 8 AL MALIYA n°41 décembre 2007 . à l’ordonnateur les prérogatives du contrôle en matière d’engagement de la dépense et de développer l’approche budgétaire axée sur les résultats. M. vise l’évaluation du degré de maîtrise par l’ordonnateur de l’organisation et des procédures qu’il a mises en place. A. • L’amélioration de l’efficacité et des performances des actes de gestion. Les résultats de l’évaluation ont été présentés par M.ÉVÈNEMENTS Evaluation de la capacité de gestion des ordonnateurs : un référentiel conforme aux normes internationales L’approche adoptée par l’IGF pour l’évaluation de la capacité de gestion des ordonnateurs est une approche par les risques. Benbrik en terme de points forts et points de fragilité ayant caractérisé les systèmes actuels de gestion et révélé les différents niveaux de capacité entre les départements et au sein d’un même département. • La veille au respect de l’application des décisions . Avant d’aborder l’évaluation de la capacité de gestion des ordonnateurs dans sa démarche. à terme. son référentiel et ses résultats. Il a en outre présenté les objectifs visés par la maîtrise de la gestion qui sont : • L’assurance de la protection et de la sauvegarde des deniers et du patrimoine publics . confiée à l’IGF. Ainsi. il a souligné que les principaux objectifs de la Réforme se résument en : • La refonte du système de contrôle a priori. A. de l’évaluation et du contrôle a posteriori. il a précisé que la mission d’évaluation de la capacité de gestion des ordonnateurs. • La mise en œuvre progressive dans le but de transférer. participant aux travaux de la journée d’information consacrée à la Réforme du Contrôle de la Dépense Publique. Benbrik. A. Dans le cadre de la mise en œuvre de cette Réforme. a rappelé les objectifs de la Réforme et précisé la finalité de la mission confiée à l’IGF dans ce cadre. Benbrik intervenant lors de la journée d’information du 28 février 2007. • L’assurance de la qualité de l’information comptable et financière . Elle a concerné sept départements ministériels et se généralisera au reste des ministères. Il a par ailleurs souligné que le corollaire de cette démarche réside dans le renforcement de la capacité de gestion des ordonnateurs. • L’intégration de la logique de performance dans la gestion et le contrôle de la dépense publique . dans le sens d’un assouplissement des procédures et d’une meilleure délimitation de la responsabilité des acteurs de la dépense publique .

• Gestion prévisionnelle des effectifs. • Faible niveau de déconcentration territoriale des crédits d’investissement . • Capitalisation insuffisante des enseignements consécutifs aux rejets du contrôleur des engagements de dépenses et du comptable . l’évaluation des risques et les procédures de contrôle.). téléphone. CDMT en cours de mise en place…) . service d’audit interne . Points de fragilité • Absence d’élaboration des projets annuels de performance (PAP) . Cette dernière composante concerne. et comprend quatre composantes. Quelques résultats des évaluations des capacités de gestion des ordonnateurs I . • Séparation insuffisante des tâches . • Caractère limité des interventions des structures d’audit interne . • Non réalisation par les services de l’ordonnateur de contrôles périodiques au niveau des régies et des magasins.. • Mise en place de normes et d’un système de veille pour le suivi des consommations afférentes à certains postes de dépense (eau. • Efforts d’optimisation du processus d’affectation des crédits de fonctionnement au profit des entités territoriales . • Faible taux d’émission des crédits pour le budget d’investissement (environ 40%) . budget programme / contractualisation . II . globalisation des crédits . • Multiplicité et notification parfois tardive des actes de délégation des crédits . électricité. Points de fragilité • Absence d’une cartographie des risques . indicateurs de performance . l’exécution de la Dépense. Ce Référentiel s’inspire des standards internationaux. restructuration des morasses . situations périodiques d’exécution des crédits délégués…).Contrôle interne Points forts • Tendance vers la formalisation des procédures et l’intégration des points de contrôle réglementaires . la gestion de l’information et le contrôle interne. à savoir : la capacité de gestion financière. AL MALIYA n°41 décembre 2007 9 . • Maîtrise du processus de mise en place des crédits par les départements fortement déconcentrés . unité centrale d’audit . • Non formalisation des procédures relatives à la gestion budgétaire et comptable dans certains départements . situations semestrielles des virements. des emplois et des compétences mise en place ou en cours. • Existence de structures d’audit interne : inspections générales . • Retard dans la production de l’information budgétaire (états de reports.. • Dévolution de tâches parfois en inadéquation avec les compétences existantes . • Absence de formalisation ou d’actualisation de normes d’allocation de ressources budgétaires de fonctionnement entre directions ou entre échelon central et échelon déconcentré .ÉVÈNEMENTS La conduite de la mission de l’IGF Un Référentiel spécifique à cette mission a été élaboré par l’IGF. l’environnement du contrôle. • Insuffisance de la formation du personnel en matière de gestion financière .Gestion budgétaire Points forts • Adoption de la nouvelle approche budgétaire axée sur les résultats (programmation ascendante .

M. Benbrik. la Culture et la Justice. • Tendance vers la couverture fonctionnelle des autres aspects de la gestion (personnel.ÉVÈNEMENTS Il a ajouté que le Référentiel en question concerne deux niveaux de qualification : la « conformité » sous le double aspect de la régularité et de la maîtrise et la « performance ». • Existence d’applications informatiques couvrant certains aspects de la gestion budgétaire et comptable .A. ont concernés sept Départements: l’Equipement. Concernant la démarche. et le système d’information. A. 10 AL MALIYA n°41 décembre 2007 . • Effort appréciable en matière de modernisation du parc informatique . • Faiblesse en matière de coordination des actions de développement des applications entre la structure chargée du pilotage et les autres entités informatiques . • Documentation insuffisante des applications informatiques hypothéquant le niveau de maîtrise des outils et l’exploitation optimale des fonctionnalités . Un programme qui arrivera à terme en 2012 couvrira l’ensemble des départements ministériels. Les premières évaluations de l’IGF. les Finances. • Insuffisance des actions de formation du personnel sur l’utilisation des applications informatiques . formalisées ou non. Dans ce sens. Benbrik a précisé que l’IGF a adopté une approche par les risques. la Santé. Benbrik a mis en évidence les principaux points forts et points de fragilité caractérisant les systèmes actuels de gestion et a souligné que l’évaluation a révélé différents niveaux de capacité entre les départements et au sein d’un même département. Rédaction AL MALIYA Gestion de l’information Points forts • Elaboration en cours de plans directeurs informatiques . Points de fragilité • Faiblesse en matière de gestion des droits d’accès et des habilitations altérant la sécurisation et la traçabilité des enregistrements . • les risques liés au système de contrôle interne dans sa conception et dans son application réelle. a-t-il souligné. • Mise en place d’une plate-forme d’échanges informatisés en attendant le déploiement du système de Gestion Intégrée de la Dépense (GID) . l’Agriculture. à travers les procédures de gestion budgétaire et comptable. patrimoine. a souligné M.) et l’adoption de progiciels de gestion intégrée. A. etc. à la nature de l’activité. • Prédominance des échanges physiques des données faute d’intégration du système d’information et d’interfaçage des applicatifs. ont été évalués : • les risques inhérents à l’organisation d’ensemble. Cette évaluation a concerné les ordonnateurs et les sousordonnateurs centraux. stocks. les Eaux et Forêts. M. au degré de déconcentration et à l’importance des crédits délégués . ainsi qu’un programme spécifique pour les services déconcentrés. Présentant les résultats de l’évaluation.

AL MALIYA n°41 décembre 2007 11 . Saluant l'esprit de concertation et de partenariat qui a marqué la conception et la mise en oeuvre de la Réforme. et qui porte sur un certain nombre de dépenses qui seront exonérées du contrôle (112 000 actes). A. il a annoncé que pour la qualification. Les 2 ateliers ont enregistré une participation importante et active. Les deux ateliers organisés lors de cette journée d’information ont porté sur deux thématiques: « le Contrôle Modulé de la Dépense » (CMD) et « le renforcement de la capacité de gestion des ordonnateurs ». et l'accom- pagnement nécessaire sera assuré aux ordonnateurs dans les différents domaines recensés lors des ateliers. il est prévu deux niveaux du contrôle. avec des recommandations que le Ministère des Finances s'est engagé à intégrer dans la conduite de la réforme : accompagnement du Ministère à la mise en place des outils et instruments nécessaires pour assurer le contrôle interne. M. le contrôle sera allégé et les procédures simplifiées. Vu la diversité des niveaux des administrations. le SG a par ailleurs précisé que par cette Réforme. M. LOUDYI. a dégagé un consensus général des ordonnateurs sur ses principes et son contenu. Une partie des participants au premier atelier. lors du débat qui a suivi la présentation de la Réforme. le Secrétaire Général M. Rassurant les ordonnateurs. formation des ressources humaines et renforcement de la communication autour de ce projet au profit de tous les intervenants… « La Réforme proposée va alléger le contrôle des engagements des dépenses et sécuriser la gestion des deniers publics » a précisé M. à savoir : « Un contrôle allégé » et « Un allégement Supplémentaire du contrôle ». Il a rappelé en outre le bonus accordé aux ordonnateurs avant d'arriver au niveau de maîtrise requis pour bénéficier de l’allégement du contrôle à priori prévu par la Réforme. tous les moyens seront utilisés pour couvrir rapidement un grand nombre de départements ministériels.ÉVÈNEMENTS Réforme du Contrôle de la Dépense Publique : un engagement partagé Le débat suscité par la présentation de la Réforme du Contrôle de la Dépense Publique. à savoir la progressivité aussi bien dans la qualification que dans la Réforme. le Secrétaire Général est revenu sur la démarche retenue.

Mesures d’accompagnement • Développer la fonction « gestion budgétaire et comptable » au sein des ministères en terme d’effectifs et de compétences. Rédaction AL MALIYA 12 AL MALIYA n°41 décembre 2007 . Ces recommandations ont été formulées au tour de cinq axes. tout en marquant leur engagement à intégrer la Réforme et à s’inscrire dans son processus. plusieurs recommandations ont été formulées par les participants et qui s’inscrivent dans l’objectif de faire avancer la Réforme et de faciliter son appropriation. qui traduit dans les faits la notion de l’interlocuteur unique face à l'ordonnateur . qu'il ne doit pas être un acte juridique. Contextualisation de la Réforme Placer davantage la Réforme dans le contexte global de la Réforme Budgétaire et des chantiers de modernisation initiés par les pouvoirs publics. • La simplification du processus d'évaluation et de qualification des ordonnateurs et la réduction de son délai. Ces recommandations. • Communiquer davantage autour de la Réforme afin de disséminer l’information et de dissiper les craintes éventuelles des ordonnateurs. qui s’est basée sur le partenariat et la concertation. notamment celui dédié à la fonction budgétaire et comptable comme vecteur de transparence et de sécurité du système. • Communiquer aux ordonnateurs le référentiel établi par l'IGF.ÉVÈNEMENTS Les ordonnateurs. les seuils et tailles des dépenses par département ministériel . en matière de déconcentration. qui présentent des spécificités et même des insuffisances auxquelles il faut remédier. la démarche de contrôle interne doit être établie en priorité et inscrite dans l’optique d’une autoévaluation des performances en interne. ont mis en avant la démarche adoptée pour la conception et la mise en œuvre de cette Réforme. mais un référentiel que les administrations peuvent utiliser et adapter selon leurs spécificités . notamment. la nature. Modalités en matière de mise en œuvre • La validation du référentiel tel qu'il a été décliné dans ses grands axes. Concernant ce dernier point. • L'allégement des contrôles prévus dans le cadre du CMD. avant de faire appel aux prestataires externes . Ils doivent également comporter des contrôles intégrés afin de contribuer à la mise en place du contrôle interne. il a été précisé. autant que possible. Systèmes d’Information (SI) Développer la place accordée aux SI dans le dispositif de la Réforme. Toutefois. • Mutualiser les bonnes pratiques identifiées avec un échange d'expertise notamment dans le cadre du « Forum de la performance » que les ordonnateurs se proposent de créer . notamment en terme de responsabilité . Il s’agit de prendre en compte. et éventuellement son externalisation. les participants recommandent l'utilisation des compétences disponibles au sein de l'IGF et des IGM. • Normaliser les supports et documents utilisés par les ordonnateurs pour leur faciliter le travail et réduire les points de divergence entre les différents intervenants du processus de la dépense publique. • Renforcer les capacités de GRH. notamment en cherchant à recruter les profils nécessaires et à assurer le suivi des compétences . et professionnaliser davantage la fonction « Acheteur public » . Contrôle interne Identifié comme un élément fondamental dans la conduite de la Réforme et de la mise à niveau de la capacité de gestion des ordonnateurs. Cette normalisation devra toucher les aspects réglementaires afin d'homogénéiser les interprétations et les points de vue . Au terme des débats qui ont caractérisé les ateliers. afin qu'il soit un outil d'autodiagnostic permettant la détection des insuffisances et l'élaboration des plans d'actions spécifiques par département . • La prise en compte du cas des services sous ordonnateurs au niveau déconcentré. ont été considérées légitimes par le Ministère chargé des Finances et seront prises en compte et intégrées dans la conduite des chantiers de la Réforme. qualifiée d’initiative louable. • Ériger la formation en priorité au niveau de chaque département comme levier de mise en place de la Réforme et de réajustement des compétences en matière de gestion budgétaire et comptable. en termes de traçabilité et de remontée de l'information. • Capitaliser les travaux de cette journée dans un kit pédagogique à diffuser auprès des différents ordonnateurs et sousordonnateurs. Ces SI sont considérés comme des outils qui permettraient d'internaliser l'évaluation des capacités des ordonnateurs. • La généralisation de la mise en place des Trésoreries Ministérielles (TM). qui dénotent de l'intérêt accordé par les ordonnateurs à cette Réforme et leur engagement à s'y inscrire et à s'approprier son contenu. Elle doit aussi être une préoccupation fondamentale dans le renforcement de la capacité de gestion des ordonnateurs .

ne devant se substituer ni à la Loi de Finances ni au Plan de Développement Economique et Social. l’évolution prévisionnelle du cadre macro-économique et des grands agrégats budgétaires. OUALALOU. • renforcer l’efficacité et l’efficience de la dépense publique . Dans son allocution d’ouverture des travaux du séminaire organisé conjointement avec la Banque Mondiale. • la mise en perspective des programmes sectoriels sur le moyen terme au niveau des départements ministériels et pour les opérateurs publics et privés. celle-ci est basée sur la consolidation des fondamentaux et des programmes d’action au niveau de la Loi de Finances et de l’économie et le renforcement de l’efficacité de la dépense contribuer ainsi à renforcer l’efficacité de la dépense publique publique. • assurer une meilleure transparence des comptes publics et renforcer la lisibilité de la Loi de Finances . • l’amélioration des conditions de préparation de la Loi de Finances en faisant ressortir. que le Ministère chargé des Finances s’est attaché depuis quelques années à introduire une Nouvelle Approche MM. AL MALIYA n°41 décembre 2007 13 . Il a précisé à cet effet que cette réforme a pour en répondant aux trois objectifs suivants : objectifs de : • substituer la logique des résultats à la logique des moyens dans la conception et la mise en œuvre des choix budgétaires . Oualalou et A. C’est un instrument qui vise à assurer une meilleure déclinaison des stratégies sectorielles et contribuer ainsi à renforcer l’efficacité de la dépense publique.ÉVÈNEMENTS Renforcement de la performance budgétaire : institution du Cadre de Dépenses à Moyen Terme (CDMT) Le CDMT ne doit se substituer ni à la Loi de Finances ni au Plan de Développement Economique et Social. F. Monsieur F. Bennani lors de la séance d’ouverture. a ajouté Monsieur le Ministre. sur la thématique du « Cadre de Dépenses à Moyen Terme en tant qu’instrument permettant le renforcement de la programmation budgétaire pluriannuelle ». le jeudi 19 avril 2007. Budgétaire visant l’amélioration de la gouvernance des finances publiques . • assouplir le contrôle de la dépense publique et l’adapter à la logique des résultats. Tout en signalant que le CDMT constitue un outil de programmation budgétaire indicative. permettant ainsi une meilleure visibilité en matière de programmation budgétaire pluriannuelle . dans une perspective pluriannuelle. a précisé Monsieur le Ministre. C’est dans cette perspective. Monsieur le Ministre a souligné que cet instrument vise à assurer une meilleure déclinaison des stratégies sectorielles • le renforcement de la discipline budgétaire globale en conciliant les objectifs de développement sectoriel et les réformes engagées par le Gouvernement avec les impératifs de préservation des équilibres fondamentaux et de maîtrise du déficit budgétaire . a rappelé que la thématique choisie s’inscrit dans le cadre de la démarche globale adoptée par le Gouvernement pour la réforme en profondeur de l’Etat et en particulier de la gestion publique.

• L’assurance d’une meilleure articulation entre les différents dispositifs mis en place dans le cadre de la réforme budgétaire pour optimiser leur impact en termes d’efficacité de la dépense publique. Monsieur Abderrahman CHORFI. le report sur le Fonds Spécial d’Habitat. la Moldavie. Le CDMT préparé fait état en premier lieu. leur déclinaison en domaines et programmes d’action. l’Afrique du Sud. Au cours dudit séminaire. Quatrième étape : finalisation des CDMT ministériels et du CDMT global à travers : • la mise au point au niveau des commissions budgétaires des budgets sectoriels et finalisation des CDMT ministériels par les départements concernés . ainsi que la définition des moyens mis en œuvre et des besoins de financement sur un horizon de 3 ans. il fait état de la programmation des dépenses (équipement et dépenses de soutien. en effet. Enfin. suivi et évaluation des ressources en eau. Deuxième étape : élaboration des projets de CDMT par les ministères consistant en la formulation des stratégies sectorielles. l’Urbanisme et l’Habitat Social. • L’utilisation du CDMT en tant que véritable instrument qui favorise la cohérence et la mise en coordination des actions sectorielles. les impératifs de consolidation des fondamentaux économiques et la Loi de Finances . les crédits budgétaires affectés aux trois domaines susvisés et les ressources prévues dans le cadre du programme MEDA. formation et sensibilisation. la mise en perspective des programmes sectoriels sur le moyen terme et leur déclinaison au niveau de la Loi de Finances. et tout en mettant en relief l’évolution récente du budget dudit département. ainsi que la stratégie du secteur de l’Eau sur les plans institutionnel et opérationnel. Cette approche s’articule autour de quatre étapes se présentant comme suit : Première étape : identification des contraintes macro-économiques et diffusion d’une circulaire d’orientations de M. la Turquie. d’inscrire le CDMT dans la démarche de la gestion axée sur les résultats et de la contractualisation en tant qu’instrument de la mise en œuvre de la déconcentration 14 AL MALIYA n°41 décembre 2007 . des experts internationaux de la BM ont présenté quelques expériences pilotes de CDMT de certains pays : l’Allemagne. le Danemark. pour en déduire le récapitulatif des projections de dépenses par ministère. Troisième étape : élaboration par le Département des Finances d’un CDMT global et agrégé à travers la consolidation des CDMT sectoriels. études. la consolidation du cadre macro-économique. Le CDMT étant un instrument de programmation budgétaire pluriannuelle glissante. a mis l’accent sur les principaux apports de cet instrument et surtout sur l’approche méthodologique présidant à la conception et à l’élaboration du CDMT. et la Grande Bretagne. A cet effet. quartiers non réglementés. l’aménagement des eaux de surface et maintenance du patrimoine hydrique. Monsieur Abdellatif Bennani. deux expériences pilotes nationales en matière d’élaboration de CDMT sectoriels ont été présentées par les représentants du département de l’Habitat et de l’Urbanisme et du département de l’Eau. les stratégies sectorielles. Directeur du Budget et après avoir mis en relief le contexte général de la réforme budgétaire dans lequel s’insère l’adoption du CDMT ainsi que les objectifs de ce dernier. dont la première année doit être conforme au projet de budget annuel et les deuxième et troisième années compatibles avec le Tableau des Opérations Financières du Trésor (TOFT). • l’actualisation par le Département des Finances du CDMT consolidé. d’amélioration de la qualité des prestations rendues et de la simplification des procédures. œuvrant ainsi à donner une meilleure visibilité aux gestionnaires budgétaires et à améliorer les conditions de réalisation des prestations publiques. la gestion et protection des ressources en eau. ils ont décliné la stratégie sectorielle susvisée autour de six domaines d’intervention. Au terme des travaux de ce séminaire. puisqu’elle s’appuie sur le cadrage macro-économique. dépenses relatives à divers programmes tels que « villes sans bidonvilles ». l’aménagement foncier. En deuxième lieu.ÉVÈNEMENTS Dans son intervention. à savoir l’Administration Générale. En outre. Les recommandations découlant des différentes interventions et des débats engagés tout au long de la journée peuvent être résumées comme suit : • L'insertion du CDMT en tant qu’élément central dans le processus budgétaire et de préparation de la Loi de Finances. la Suède. telles que la taxe sur le ciment. Directeur Général de l’Urbanisme et de l’Architecture a signalé que son département a élaboré un CDMT comportant trois domaines. de l’évolution des ressources sur la période 2005-2010. déficit budgétaire. le Premier Ministre devant servir de cadre de référence pour la préparation des CDMT ministériels faisant ressortir les données prévisionnelles des agrégats macro-économiques (taux de croissance.…) ainsi que les priorités gouvernementales devant présider à la préparation des CDMT. et ce en attendant l’intégration d’autres domaines tels que les Agences Urbaines. l’approvisionnement en eau potable des populations rurales. Il ressort de ces expériences que la démarche retenue par ces pays pour l’élaboration du CDMT est similaire à celle mise en œuvre dans notre pays. la prévision et recherche météorologique . le remboursement des avances.…etc. Les représentants du département de l’Eau ont présenté quant à eux le CDMT de leur secteur en traçant tout d’abord le cadre général et les principales missions de ce département. l’habitat menaçant ruine. permet d’assurer une meilleure articulation entre le Plan. au regard des priorités et besoins de développement et d’aménagement du territoire. avec le souci de renforcer l’efficience de la dépense publique . Il s’agit.) sur la période susvisée et pour chacun des trois domaines précités. la promotion immobilière…etc. le renforcement de la discipline budgétaire et le lien étroit avec le processus de préparation des budgets annuels. à savoir : l’administration générale. les différents intervenants ont insisté sur l’importance du CDMT dans les efforts d’amélioration de la gouvernance financière. les études. taux d'inflation.

des correctifs et améliorations aux procédures de sa mise en œuvre au regard des enseignements tirés des expériences vécues par les ministères. • Le renforcement des capacités des gestionnaires budgétaires en matière de planification et de programmation pluriannuelle ainsi que d’évaluation des réalisations. d’actualisation et d’évaluation des CDMT. DB / Rédaction AL MALIYA AL MALIYA n°41 décembre 2007 15 . de telle sorte à permettre d’accélérer son déploiement et d’apporter. en vue de permettre une meilleure appropriation du CDMT et son ancrage dans les pratiques de gestion budgétaire. La préparation des CDMT doit être l’occasion pour cibler des indicateurs de performance de qualité et de réduire leur nombre pour renseigner de manière pertinente sur les finalités et objectifs de l’action publique et mesurer les progrès réalisés à ce sujet .ÉVÈNEMENTS budgétaire. et ce afin d’inscrire ce dispositif dans un processus d’amélioration graduelle . et ce par des actions communes de formation et d’échange d’expériences . • L’accompagnement de la mise en œuvre du CDMT par la généralisation des systèmes d’information. Rappelons qu’ont pris part à ce séminaire des représentants de la Banque Mondiale. et de faciliter les travaux de préparation. le cas échéant. • L’institution d’un système de veille associant les départements ministériels pour suivre et évaluer le dispositif CDMT. de la Banque Africaine de Développement ainsi que des experts étrangers et marocains relevant des différents départements ministériels. notamment aux niveaux sectoriels qui permettent de mieux renseigner sur l’exécution de la dépense publique et des résultats obtenus.

le manque d’opérations de privatisation. ils se sont établis en 2006 à 2. le Maroc se place le cinquième pays en Afrique à recevoir les investissements étrangers. L’objectif visé est de soutenir la croissance économique. Ce département. Ces efforts se sont concrétisés par le drainage d’importants investissements qui ont fait du Royaume un chantier ouvert et une destination d'affaires privilégiée. appuyé par un ensemble de mesures et aides publiques à titre de soutiens budgétaires . l’amélioration de la compétitivité des entreprises et le renforcement de la place du secteur privé dans l'économie nationale. Avec un léger recul de 1. Des avancées significatives ont été enregistrées en matière du cadre institutionnel et légal régissant les investissements. Selon le rapport mondial sur l’investissement de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (Cnuced) de 2007. il est abordé en traitant des conclusions du rapport « Doing Business 2007 ». le Maroc s’est engagé dans un ambitieux programme de réformes structurelles sur plusieurs domaines. comparativement aux années passées n’a pas impacté de manière significative l’attractivité des investissements directs étrangers (IDE) au Maroc. axées sur la libéralisation de l’économie. Ce classement est le résultat des efforts de promotion de l’investissement qui sont au cœur des priorités de l’action des pouvoirs publics et notamment du MEF.6%. 16 AL MALIYA n°41 décembre 2007 . sans oublier le rôle joué par les entreprises publiques . améliorer les conditions de vie des populations et lutter contre les disparités sociales et régionales. • l’impact du programme de privatisation réalisé sur le drainage des investissements et sur les différents secteurs économiques. l’accompagnement par le foncier. • les mesures d’encouragement à l’investissement à travers les incitations douanières et fiscales et la mobilisation du patrimoine foncier de l’Etat. jouissant de la confiance des investisseurs arabes et étrangers. de par ses domaines d’actions y joue un rôle important.DOSSIER Promotion de l'Investissement : efforts soutenus C es dernières années. l’ouverture et la libéralisation par la privatisation et l’alignement sur les normes internationales en matière d’environnement. Ainsi. au titre de 2006.89 milliards de dollars. La revue « AL MALIYA » au travers de cette rubrique « Dossier » éclaire sur ce rôle en mettant en relief : • les actions entreprises en matière de mise en place du cadre institutionnel et juridique lié à l'investissement. pour la réalisation de projets d’investissement dans les divers secteurs d’activité socio-économiques . L’évaluation du climat de l’investissement au Maroc par les organismes internationaux n’est pas en reste.

soit une augmentation annuelle moyenne de 20%. Les CRI ont été érigés en SEGMA placés sous l’autorité du Ministère de l’Intérieur par la LF 2004. ce comité a pour charge la préparation et l’examen technique des dossiers d’investissements avant leur présentation à la Commission Interministérielle des investissements.368 en 2005 (+22%) et 15. notamment à travers la relance des investissements d'origine nationale ou étrangère. Tanger.662 en 2003 à 11.781 en 2004 (+36%). de l’Environnement. Rabat. favoriser la création de l'emploi et consolider les positions concurrentielles des principaux secteurs économiques. ladite commission comprend les ministres chargés de l’Intérieur. 8 tribunaux de commerce ont été crées au niveau de Casablanca. Les Tribunaux de commerce et Cours d'Appel de Commerce Dans le cadre du projet de réforme juridique et judiciaire financé par la Banque Mondiale. ayant pour mission d’accueillir. des Finances. Le Comité technique de préparation et de suivi de la Commission des investissements Présidé par la Direction des Investissements. A noter que l’intervention des CRI a permis de réduire le délai de création d’une entreprise qui est passé en moyenne de 45 jours à 48 heures. des Affaires Générales du Gouvernement.DOSSIER Promotion de l'Investissement Privé : cadre institutionnel et juridique En vue de promouvoir l'investissement. Agadir. 4. du Tourisme.Cadre institutionnel et juridique de l’investissement Afin de mettre en place un environnement favorable au monde des affaires et promouvoir l'investissement. Présidée par Monsieur le Premier Ministre. de l’Urbanisme et de l’Habitat.270 en 2006 (+6. Il s'agit de : 1. de la mise en œuvre des mesures propres à lever les obstacles entravant le développement des initiatives privées. Un cadre institutionnel et juridique lié à l'investissement a été mis en place. informer et assister les investisseurs et suivre la réalisation de leurs projets et ce.3%). Ils sont au nombre de 16. I. 2. Fès. de l’Aménagement du territoire. Ces dispositifs qualitatifs visant à mettre à AL MALIYA n°41 décembre 2007 17 . 3. le Gouvernement a mis en place un cadre institutionnel facilitant l'acte d'investir. Marrakech. le Gouvernement a entrepris une série de réformes structurelles visant à rétablir et stabiliser les équilibres macro-économiques et libéraliser l'économie du pays. appuyé par un ensemble de mesures et aides publiques à titre de soutiens budgétaires. Meknès et Oujda et 3 cours d’appel de commerce au niveau de Casablanca. et d’augmenter le nombre des entreprises créées qui est passé de 8. du Plan et du SGG. Les Centres Régionaux d’investissement (CRI) Mis en place en vertu de la Lettre Royale sur la déconcentration de l’investissement. • Le guichet d’aide aux investisseurs qui procure à ces derniers toutes les informations et données afférentes à l’investissement régional. de l’Industrie. 14. à travers deux guichets à savoir : • Le guichet d’aide à la création d’entreprises en tant qu’interlocuteur unique de toutes les personnes qui veulent créer une entreprise . Marrakech et Fès. La Commission interministérielle des investissements Cette commission est chargée de l’agrément des conventions d’investissement conclues avec les opérateurs privés.

Fonds d'accompagnement des réformes du transport urbain et interurbain Créé en 2007. le montant des aides publiques accordées dans le cadre du FDA était de 2. Le Fonds intervient à travers la prise en charge du tiers (1/3) du coût des unités de résorption. A fin 2006. • restructuration des organismes publics d’habitat. ce fonds est destiné à contribuer au financement des opérations de mise à niveau du secteur de transport et au renouvellement du parc des véhicules de transport en commun et de marchandises. • 898 MDH (soit 34%) au titre d’appui à la céréaliculture à travers le système de garantie contre les effets de la sécheresse et la subvention à l’utilisation des semences sélectionnées . destinées à financer la réalisation du programme national de résorption de l’habitat insalubre et la contribution au financement des projets d'habitat social. en matériel agricole et d’élevage . à côté des juridictions traditionnelles de droit commun (tribunaux de première instance et cours d’appel). une taxe spéciale sur le ciment. • Les dépenses afférentes à la réalisation des infrastructures externes dans la limite de 5% du montant total des programmes d'investissements . dont : • 1. le fonds concoure au financement des principales activités agricoles suivantes : • Aides aux agriculteurs sous forme de subventions et de primes allouées pour le compte de l’Etat par la CNCA. à travers la mise à disposition des promoteurs du secteur privé des terrains équipés et la réalisation de programmes de restructuration de l’habitat insalubre . les infrastructures portuaires et de pêche. Le taux de cette taxe a été porté par la LF 2004 de 5 cts/kg à 10 cts/kg. II. a été instituée par l’article 12 de cette même LF. • développement de l’accès des ménages démunis à la propriété. les structures d'accueil industriel et touristique. en 2004.083 MMDH (soit 42%) au titre de l’aménagement des exploitations agricoles et leur équipement en matériel d’irrigation. peuvent être présentés comme suit : Fonds Hassan II pour le Développement Economique et Social Créé initialement sous forme de Compte d’Affectation Spéciale.DOSSIER niveau l’appareil judiciaire à travers la création. Les ressources du FSH entre 2002 et 2006 étaient d’environ 4. • Contributions au système de garantie de la production céréalière contre la sécheresse.Instruments financièrs d’aide à l’investissement Les différents instruments mis en place par le Gouvernement pour la promotion des activités économiques et partant l'encouragement de l'investissement. ce fonds vise à contribuer à la promotion de l'investissement par le biais du financement des activités suivantes : • Les dépenses relatives à l'acquisition de terrains nécessaires à la réalisation de programmes d'investissements. de réparation des dégâts de crues et de lutte antiacridienne . Il constitue le support comptable des différentes aides budgétaires accordées par l'Etat. Le montant alloué en 2007 à ce fonds est de 400 MDH. accordées soit 18 AL MALIYA n°41 décembre 2007 . Dans ce cadre. prévue par les programmes d'investissement. portant notamment sur la matière commerciale. Au cours de la période 2002-2006. sociale et culturelle du pays. en application des dispositions du Code des Investissements Agricoles. utilisées à hauteur de 50% pour la résorption des bidonvilles. dont le produit est versé au crédit dudit fonds. 95 conventions ont été conclues dans le cadre de ce fonds pour un engagement total de l'Etat de 800 MDH. en établissement public doté de la personnalité morale et de l'autonomie financière. à hauteur de 20% du coût des terrains en question . Les aides publiques allouées au secteur de l’habitat ont été destinées notamment au : • développement de l’habitat social. l'infrastructure autoroutière.2 MMDH.609 MDH représentant la contribution dudit fonds. le développement des technologies de l'information et la promotion de l'emploi. et destinées notamment à soutenir le développement du secteur agricole dans un contexte d’ouverture et de libéralisation des échanges et à contribuer à l’amélioration du financement des investissements agricoles par le couplage des dites aides avec le crédit agricole. L'objectif étant de créer un lien direct entre les recettes de la privatisation et le financement de projets et programmes d'investissement visant la promotion économique. à l’opération de lutte anti-acridienne. du tourisme et de l'agro-alimentaire. pour en faire des acteurs compétitifs dans le développement de l’habitat social . • 625 MDH (soit 24%) pour la valorisation et l’intensification des productions végétales et animales. ce qui a permis d’augmenter les ressources du FSH à 1. Fonds Solidarité Habitat (FSH) Créé par la LF 2002 sous forme de Compte d’Affectation Spéciale. et 14% pour les avances pour l'aménagement foncier. le fonds a été érigé en 2002. Les principaux programmes éligibles au financement de ce fonds sont : l'habitat social. après la réalisation des investissements. des juridictions spécialisées (tribunaux de commerce et tribunaux administratifs) appelées à juger des affaires particulières. A ce montant devra s’ajouter une enveloppe de 276. • Les frais de la formation professionnelle. l'infrastructure d'irrigation et d'aménagement du domaine forestier. contribuant ainsi à la relance de la demande. Fonds de Développement Agricole (FDA) Créé en vertu de la LF 1986. bénéficiant principalement aux secteurs de l'industrie. sportive et culturelle. soit versées aux fournisseurs notamment pour l’achat de tracteurs et de plants fruitiers qui les déduisent du prix de vente .606 MMDH. Fonds de Promotion de l'investissement Créé par la LF 1999-2000 en application de la loi-cadre n°18-95 formant « Charte d'investissement ». 17% pour l'habitat non réglementaire. A ce titre. • Contributions pour le financement des programmes de développement et de réhabilitation des périmètres irrigués. et par la garantie de l'accès au logement social.200 MDH en 2006 contre 400 MDH en 2003. à travers deux fonds de garantie de l'habitat FOGARIM et FOGALOGE-PUBLIC. ce fonds vise à assurer la mobilisation de ressources pérennes. à hauteur de 20% du coût total de cette formation.

Cette garantie est accordée à concurrence de 60% du crédit en principal. Ce programme prévoit l’accompagnement de jeunes porteurs de projets sous forme d’octroi d’un montant de 25. organisée par l’ANAPEC. Le Fonds. les Assises de l’Emploi tenues les 22 et 23 septembre 2005. et dans le cadre des orientations du Gouvernement qui ont placé la formation professionnelle en tant que secteur prioritaire. Cette mesure permet à l’entreprise de bénéficier de l’exonération de l’indemnité mensuelle versée par l’entreprise au stagiaire.000 DH par employé au cours des 3 premières années de son recrutement. et partant de leur permettre d’affronter la concurrence dans un contexte caractérisé par l’ouverture et la mondialisation des échanges. le nombre d’établissements de formation a augmenté de 33% entre 2002 et 2006 et l’effectif des stagiaires a enregistré une progression de 112% durant la même période (passant de 56. financées à part égale par le budget de l’Etat et un don de l’Union Européenne. Pour bénéficier de la garantie dudit fonds. du RENOVOTEL (200 MDH pour le financement des opérations de rénovation des unités hôtelières). Cette mesure consiste en la prise en charge de l’ensemble de la formation. Ainsi. s’élève à 10. de l’IR à hauteur de 6. est destiné à financer les prestations de conseil et d’assistance technique aux entreprises en difficulté par des consultants nationaux ainsi que leur programme de restructuration.000 jeunes à l’horizon 2007-2008. l’Office de la formation Professionnelle et de la Promotion du Travail (OFPPT) a lancé en 2002 un vaste programme visant le développement et la mise à niveau de son dispositif de formation pour former 400. DB / Rédaction AL MALIYA AL MALIYA n°41 décembre 2007 19 .Damane. • L’encouragement des entreprises à recruter par l’octroi d’avantages fiscaux à l’occasion de l’établissement de contrats de premier emploi dans le cadre du Programme IDMAJ.DOSSIER Fonds de Mise à Niveau et de Garantie • Fonds de Mise à Niveau (FOMAN) Cogéré par la CCG et Dar AD. dont les ressources s’élèvent à 400 MDH. • Fonds de Garantie de la Mise à Niveau (FOGAM) Ce Fonds est doté d’un crédit de 100 MDH.00). pris en charge par l’Etat . ce fonds est destiné à accompagner les entreprises nationales dans leurs efforts de mise à niveau. différenciée par profil. l'Etat a entrepris un certain nombre de mesures et d'actions à caractère transverse s'inscrivant dans la même perspective. du tourisme et de l’habitat. de mesures afférentes à la formation et au remboursement d e la part de l’Impôt sur le Revenu qui dépasse le taux réel de 20%. Il s’agit en l'occurrence du FORTEX (100 MDH destiné à la restructuration des entreprises de textile et d'habillement).25 % l’an de l’encours en principal.000 DH. Par ailleurs et en plus des instruments financiers d'aide à l'investissement sus mentionnés. à hauteur d’un plafond de 50. 2007 et 2008 sont de 50. à l’effet de moderniser leurs outils et modes de production. La durée du contrat est de 24 mois avec 12 mois d’exonération supplémentaire en cas de recrutement .000 DH/bénéficiaire et les effectifs prévus pour cette formation au titre des trois années 2006.701 à 120. Le coût unitaire de ladite formation. Il s'agit notamment de : La Formation Professionnelle En vue de satisfaire les besoins des entreprises pour améliorer leurs performances et leur compétitivité. Parallèlement à ces mesures. L'aide à la formation prévu dans ce cadre vise à permettre aux dites entreprises. deux autres programmes de formation dans les métiers de l’Offshoring ont été confiés aux universités et à l’OFPPT. du FOGARIM et du FOGALOGE (550 MDH pour la garantie des crédits logement accordés aux populations à revenus non réguliers et/ou modestes) afférents aux secteurs du textile. L’Offshoring Afin de développer les activités Offshoring au Maroc. et par conséquent une intégration réussie de leur personnel. majorés de 6 mois d’intérêts.900 bénéficiaires. les entreprises doivent réaliser un diagnostic de leur situation financière et de production et de leur position concurrentielle par le recours au Centre Euro-Maroc Entreprise ou à un cabinet conseil spécialisé. d’assurer une meilleure adaptation des profils de leurs ressources humaines aux postes occupés. Ce diagnostic doit aboutir à l’établissement d’un programme de restructuration pouvant être financé par un crédit bancaire garanti par ledit fonds. Outre le FOMAN et le FOGAM ayant un caractère transverse. destiné à garantir les crédits octroyés par les banques pour les projets de mise à niveau des PME éligibles. • La résorption des déficits accumulés en matière d’emploi et d’aptitude à l’emploi par le développement de la formation insertion et l’organisation de stages d’expérience professionnelle dans le cadre du Programme TAEHIL.700 et 6. d’autres fonds de restructuration destinés à des secteurs spécifiques ont été créés par le gouvernement.000 DH par bénéficiaire. pour des effectifs respectivement de 4. ont abouti à l’adoption des mesures suivantes : • Le soutien de l’auto emploi par l’incitation des jeunes à créer leur propre entreprise dans le cadre du Programme MOUKAWALATI. L’Emploi Afin de promouvoir l'emploi.000 bénéficiaires. le Gouvernement a décidé de faire bénéficier les sociétés qui s’installeront dans les zones spécialisées dédiées à ces métiers. et donne lieu à une commission de garantie au taux de 0.

5 millions d’habitants. portant notamment sur l’amélioration de la couverture médicale à travers la mise en œuvre de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO). Tout en visant à relancer l'investissement. la dimension sociale y est privilégiée via le renforcement de la cohésion sociale à travers la promotion des secteurs sociaux dont la part dans le budget de l'Etat est passée de 41% en 1992 à plus de 55% en 2007. soit 3. alphabétisation. la mise en place du Régime d'Assistance Médicale aux Personnes Economiquement Démunies (RAMED) et la promotion des actions de santé publique.18 MMDH en 2002 à 7. • L’assainissement liquide et l’épuration des eaux usées qui fait l’objet d’un programme national dont le coût global s'élève à 43 MMDH. accès à l'eau potable. Elle vise essentiellement la réduction des déficits sociaux. couvrant 403 communes rurales. avec comme objectifs stratégiques à l'horizon 2015. l'amélioration de la qualité de l'enseignement et la consolidation du système de gouvernance . Cet effort budgétaire vise notamment la généralisation de la scolarisation. tout en adoptant une action plus imaginative et plus résolue en direction du secteur informel. l’élargissement de l’accès du monde rural aux équipements de base.DOSSIER Un environnement favorable au développement de l'investissement privé : stratégies sectorielles et structurelles engagées Les stratégies sectorielles entreprises par le Gouvernement bénéficient de l'appui budgétaire et financier de l'Etat. b. dont le budget est passé de 5.75 millions d’habitants et 264 quartiers urbains. en particulier dans les quartiers urbains pauvres et les communes rurales les plus démunies. la promotion des activités génératrices de revenus stables et d'emplois. et l’aide aux personnes en grande vulnérabilité ou à besoins spécifiques. dont le budget est passé de 21. éducation. ainsi que l'amélioration de la gouvernance du secteur . électricité et assainissement). l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base. a. L’INDH Lancée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI le 18 mai 2005. 20 AL MALIYA n°41 décembre 2007 . l'atteinte d'un taux de raccordement aux réseaux d’assainissement de 80% et la réduction de la pollution de 60% . visant notamment la résorption du retard enregistré dans ce secteur et la restauration de la qualité des eaux. Il s’agit de la poursuite de la mise en œuvre de la stratégie du gouvernement. • La santé. habitat salubre. Sur le plan social L'intervention publique concerne essentiellement l’Initiative Nationale pour le Développement humain (INDH). à travers leur dotation en équipements et services sociaux de base (santé. soit 2. elle constitue un effort budgétaire important d'une valeur de 10 MMDH.6 MMDH en 2002 à 34 MMDH en 2007.37 MMDH en 2007. L’amélioration de l’accès aux services sociaux de base notamment dans les domaines de : • L’éducation.

l'intégration du secteur dans l'économie nationale et internationale et la protection du milieu et la sécurisation du potentiel productif. l’introduction des nouvelles technologies en matière de pêche et de construction navale. Secteur des Pêches Maritimes En vue de dynamiser le secteur et d'en faire un levier du développement économique et social.000 nouveaux emplois dont 72. et la promotion de l'utilisation du gaz naturel au niveau de la production électrique et industrielle. ce dernier a bénéficié des principales opérations suivantes : l’aménagement du littoral par l’implantation de points de débarquement aménagés (PDA) et des villages des pêcheurs et l’aménagement et l’entretien des infrastructures portuaires. le renforcement de la sécurité routière à travers la mise en œuvre d’un Plan Stratégique Intégré d’Urgence (PSIU) couvrant la période 2003-2005 . à savoir : La promotion de l'investissement A travers le Plan Azur. et permettre la rentabilisation des unités hôtelières. Le concours budgétaire de l'Etat dans le secteur a concerné 4 axes. Ladite réforme est appuyée par un programme d’ajustement du secteur des transports (PASST) bénéficiant d’un don de l’Union Européenne d’un montant de 96 millions d’Euros. la réforme du secteur ferroviaire .000 emplois directs. Secteur des Transports L’effort budgétaire consenti sur la période 2002-2006 au profit des Transports. 3. à travers la préservation des ressources halieutiques et l’aménagement des pêcheries pour une pêche durable et responsable qui requièrent des actions de recherche et d’études scientifiques et des campagnes de prospection menées périodiquement par l’Institut National de Recherche Halieutique (INRH). 5. et la réalisation de recettes annuelles en devises pour un montant de 80 MMDH en 2010. la législation et l'organisation du secteur. La promotion de la destination Maroc A travers les subventions allouées à l'ONMT pour accroître le flux des touristes. l’amélioration des conditions de manutention.000 emplois directs. à savoir : la sécurisation de l'approvisionnement du marché intérieur moyennant la diversification du paquet énergétique. 4.31 MDH en 2002 à 48. Ce programme a été renforcé par un programme complémentaire mis en place avec le concours de la Banque Africaine de Développement. ainsi que l’appui à la pêche artisanale et aux marchands ambulants.025 MMDH financés par l'Etat. solaire et hydraulique.000 emplois nouveaux dont 72. la réforme du secteur maritime et portuaire.87 MDH. dont 4 ont fait l’objet de conventions signées à fin 2004. 2. A ce titre. La formation professionnelle Un intérêt particulier est accordé à la formation professionnelle à travers la mise en place d'un plan de mise à niveau et de développement du secteur. ce secteur a bénéficié d’importants soutiens budgétaires visant la mise en œuvre de la stratégie de développement de ce dernier et qui s'articule autour de 4 axes. AL MALIYA n°41 décembre 2007 21 . Ces conventions prévoient la prise en charge par l’Etat à travers des contributions du Fonds Hassan II des dépenses afférentes à l’acquisition des terrains et la réalisation des infrastructures hors sites d'un montant total de 691. à travers la création par des développeurs aménageurs de six stations balnéaires. Sur le plan économique et sectoriel 1. Ces aides ont été destinées à renforcer les campagnes de communication et de marketing de l'Office. S'agissant de la réforme du secteur. à travers l’octroi au Maroc d’un prêt d’appui budgétaire de 240 millions d’euros. l'ouverture du marché énergétique et la mise en place des préalables à sa libéralisation. Ce programme vise la réalisation d'un taux de 90% de collecte et de nettoiement des déchets ménagers dans les agglomérations sur 15 ans. celleci a constitué une des priorités des pouvoirs publics compte tenu du déficit que connaît ce dernier et de ses effets d'entraînement sur l'ensemble de l'économie nationale. Secteur du Tourisme.9 MMDH étalé sur 15 ans dont 1. conformément à la vision 2010.61 MDH en 2003 et puis à 57 MDH pour les années 2004 et 2005. à travers des actions de soutien réalisées via l’Office National des Pêches et visant la modernisation des outils de production. avec comme objectif stratégique de drainer 10 millions de tourisme à l'horizon 2010. la contribution à la sécurité alimentaire du pays. l'ouverture du ciel marocain à la concurrence internationale. Ledit plan d’action s’articule autour des principaux axes suivants : la consolidation de la libéralisation du transport routier de marchandises . à travers notamment la valorisation du produit de la pêche. Ces accords prévoient la création à l'horizon 2010 de 612. les subventions accordées aux établissements de formation relevant du département du tourisme ont été sensiblement augmentées passant de 45. routières. dans l’optique d’atteindre les objectifs prévus par l’accord cadre et l’accord d’application signés entre le Gouvernement et les professionnels. et d'un taux de 100% de couverture des communes et centres urbains par des décharges contrôlées pour le même horizon. le développement des énergies renouvelables via les programmes éolien. concerne la réforme du secteur ainsi que la réalisation des infrastructures autoroutières. afin de cibler les consommateurs potentiels et les sensibiliser aux produits touristiques offerts par le Maroc. Ainsi. le développement de la recherche halieutique. dont le coût global s'élève à 36. un plan d'action a été engagé pour son développement et sa modernisation à travers la poursuite du processus de sa libéralisation accompagnée d'un recentrage du rôle de l'Etat sur la planification. ce qui engendrerait la création de 612. Les subventions budgétaires allouées à l'ONMT sont passées de 200 MDH en 2002 à 450 MDH en 2007. ferroviaires et portuaires. la modernisation du secteur de la pêche. Cette réforme s'articule autour de 4 axes principaux. visant à développer la capacité d’accueil touristique au Maroc et à diversifier l’offre en la matière. Secteur de l'énergie dont la réforme vise à atténuer les impacts négatifs du renchérissement du coût d'approvisionnement en produits pétroliers sur l'économie du pays.DOSSIER • La gestion des déchets ménagers et assimilés qui fait l’objet d’un programme national. à savoir : l'amélioration des revenues des agriculteurs. Secteur de l’agriculture Eu égard à la place qu’il occupe dans la création de la valeur ajoutée et de l’emploi et au vu des défis auxquels il se trouve confronté pour améliorer sa productivité dans un contexte d’ouverture.

dotée de pouvoirs publics en matière notamment. pour la réalisation des infrastructures et ouvrages publics à l’intérieur de la zone géographique de son intervention. La réalisation de ce projet est confiée à l’Agence Spéciale Tanger Méditerranée .000 emplois. La réalisation de ce projet est confiée à l’Agence pour l’Aménagement de la Vallée du Bouregreg. Une action multiforme a été entreprise pour assurer le succès de cette stratégie : • L’amélioration du rapport qualité/prix de la destination Maroc.2 MMDH plus de 30 Milliards de dirhams sur la période 20042014. le programme autoroutier en cours de réalisation permettra de porter la longueur des tronçons autoroutiers en exploitation de près de 600 km à 1. Fès. ger. Khémis Sahel. • La mise à contribution du Fonds Hassan II pour le Développement Economique et Social pour le financement des infrastructures hors site pour les six nouvelles stations balnéaires prévues par le Plan Azur. Casablanca et Ait Melloul). • L’aménagement de parcs et de zones industriels (Nouaceur. Settat. DB / Rédaction AL MALIYA une superficie d'environ 5. par la réalisation de 80. se traduisant par un effort budgétaire de l’Etat qui s’élève à plus de 25 MMDH pour la période 2002-2007. d’expropriation et de maîtrise d’ouvrage.86 MMDH et couvre 17 zones industrielles sur une superficie de 2899 ha représentant 4665 lots.DOSSIER Par ailleurs. sur la compétitivité de l’économie nationale et par conséquent sur l’investissement.000 chambres supplémentaires devant permettre la création de 612. L’objectif de ce plan. • Le programme autoroutier dont le coût s’élève à 9. Mogador. • L’intensification de l’action de promotion menée par l’Office National Marocain du Tourisme . Aux termes de ce contrat. l’Etat s’est engagé à participer aux augmentations du capital d’ADM pendant toute la durée du contrat et assurer la garantie des emprunts concessionnels et obligataires contractés par la société. Tétouan–Fnideq. Le coût global de ce programme s’élève à 3. et conscients de l’impact négatif de la répercussion intégrale à la fois sur les prix de vente publics des hausses des cours des produits pétroliers enregistrées sur le marché international depuis 2004. • Le plan AZUR. Saïdia et Plage Blanche. en vue de contribuer au développement territorial : • Le Projet d’Aménagement de la Vallée de Bouregreg sur sur un véritable partenariat entre les pouvoirs publics et les professionnels et investisseurs nationaux et internationaux.25 MMDH financés par le budget de l’Etat . est basé Sur le plan du lancement de projets structurants Il s’agit essentiellement des programmes et projets structurants suivants. en intégrant l’arrière pays avec ses hauts lieux historiques ainsi que les médinas de Rabat et de Salé.500 km en relevant la cadence de réalisation à 160 km par an . en vertu dudit contrat programme. ces renchérissements des prix desdits produits n’ont pas été répercutés en totalité sur le consommateur.Oujda. ainsi que la libéralisation du transport aérien et l’adoption d’une politique tarifaire adéquate . est de drainer 10 millions de touristes à l’horizon 2010. Ain Aouda. Asilah–TanLe port Tanger-Med. Le coût global est de 10 MMDH dont un 1. à savoir : Taghazout. Berrechid. El Haouzia. Ainsi. ils concernent l’achèvement des travaux des autoroutes Settat–Marrakech. 22 AL MALIYA n°41 décembre 2007 . Ces deux axes seront intégrés dans le nouveaux contrat – programme Etat qui est en cours de finalisation. ainsi que la mise à disposition desdits opérateurs du foncier nécessaire à cet effet . dont le coût global s’élève à 46 MMDH. Ce programme s’est matérialisé par la conclusion d’un contrat-programme entre l’Etat et la Société Nationale des Autoroutes du Maroc (ADM) pour la période 2004 – 2008 et de deux conventions conclues ultérieurement à ce contrat pour la réalisation des dessertes autoroutières Marrakech – Agadir et Fès . Pour ce qui est des engagements de cette dernière. la desserte du port Oued R’mel ainsi que l’élargissement de l’autoroute Rabat–Casablanca à 2x3 voies. Casablanca–El Jadida. • L’amélioration de la compétence des opérateurs . • Le projet du port Tanger Méditerranée avec un coût de 17 MMDH dont 9 MMDH pris en charge par l’Etat. Meknès. qui vise la promotion du tourisme.000 hectares et la mise en valeur des deux rives du fleuve.

DOSSIER
Douane : un appui à la stratégie de développement des investissements

L’Administration des Douanes et Impôts Indirects accorde à l’encouragement de l’investissement un intérêt particulier. Son intervention pour accompagner les investisseurs et faciliter leurs opérations d’importation et d’exportation s’articule autour de plusieurs axes ayant trait à la fiscalité, à la législation et aux procédures.

1. Cadre incitatif
En tant qu’acteur déterminant dans le développement du tissu économique, la Douane s’est employée à soutenir l’entreprise en mettant en place un ensemble de mesures de facilitation jugées attractives. Sur le plan fiscal
a) Charte d’investissement

• Application d’un droit d’importation au taux minimal de 2,5% pour les matériels, outillages et biens équipement et au taux de 10% pour les pièces de rechange et accessoires ; • Exonération de la T.V.A en faveur des biens d’équipement importés pendant une période de 24 mois, à compter de la date du début de l’activité de l’entreprise et à inscrire dans un compte d’immobilisation.
b) Conventions d’investissement

Siège de l’ADII.

c) Zones franches

• Exonération du droit d’importation et de la TVA ; • Suspension de la législation du contrôle du commerce extérieur et des changes ; • Octroi du certificat d’origine aux produits fabriqués dans la zone ; • Octroi de la possibilité de vente sur le marché local de 15% des demi-produits fabriqués dans la zone moyennant le paiement des droits et taxes exigibles. Par ailleurs, et dans la perspective de faciliter davantage les investissements aussi bien à l’intérieur du pays dans le cadre de l’article 7.I relatif aux investissements d’envergure, que dans les zones franches, notamment Tanger-Med, l’ADII a émis, dans le cadre des chantiers d’études engagés, plusieurs propositions parmi lesquelles on peut citer en particulier, le

• Exonération totale du droit d’importation sur les matériels, outillages et biens d’équipement ; • Exonération de la T.V.A due à l’importation au titre de ces biens d’équipement. A ce niveau, il y a lieu de souligner que certaines difficultés inhérentes à la multiplicité des intervenants pour signer une liste de matériels ou proroger le délai de validité d’une convention ne facilitent pas la tâche des investisseurs. Pour dépasser cette difficulté, les investisseurs sont autorisés à enlever leur matériel moyennant la consignation du montant des droits et taxes exigibles, dans l’attente de la production des documents requis. Une fois ces derniers obtenus, la douane procède au remboursement des droits et taxes consignés.

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DOSSIER
renforcement des relations des zones franches avec l’arrière pays, par leur ouverture sur le marché local, sans que cela porte préjudice au tissu industriel des entreprises installées à l’intérieur du Maroc.
d) Autres mesures

◆ Le remboursement des droits et taxes à l’exportation (Drawback) au titre de l’énergie consommée dans le processus de fabrication par entreprises exportatrices. ◆ L’harmonisation du tarif douanier marocain avec les préférences découlant de l’application des accords de libre échange.
Afin de pallier cette situation, il a été procédé à : • la réduction du taux du droit d’importation à 10% pour les produits bénéficiant de l’exonération totale du DI en vertu de l’accord d’association Maroc-UE ; • la réduction du taux du droit d’importation à 45% pour les produits bénéficiant d’un démantèlement long en vertu de ce même accord. Sur le plan procédural Afin de faciliter les formalités de passage en douane et de réduire, par conséquent, les délais de dédouanement, l’ADII a mis en place, en faveur des opérateurs, une panoplie de mesures, dont en particulier :

Parallèlement, d’autres dispositions ont été prises par la Douane dans le sens du renforcement de la compétitivité des entreprises, à savoir :

◆ La mise en œuvre de réformes sectorielles afin de permettre aux secteurs porteurs de s’adapter et de tirer profit des mutations économiques et commerciales à l’échelle internationale, particulièrement, en matière de recrudescence de la concurrence exercée par les pays asiatiques, notamment à travers :
La réforme tarifaire du secteur textile-habillement visant : • la réduction des coûts des intrants ; • le développement du marché domestique ; • l’encouragement des investissements ; • la lutte contre la concurrence déloyale. La réforme tarifaire du secteur cuir-chaussures visant : • la réduction des coûts des intrants ; • la réorientation de cette industrie vers des segments de produits à forte valeur ajoutée ; • l’encouragement des investissements à tirer profit de la dynamique insufflée par les zones de libre échange.

◆ le classement regroupé dans une ou plusieurs positions tarifaires des matériels importés pour éviter la multiplication des dépôts de déclarations en douane ; ◆ l’importation par envois fractionnés pour les matériels importés à l’état démonté ou non monté ; ◆ la mise en place de supports déclaratifs simplifiés par l’allégement et l’uniformisation des déclarations en douane ; ◆ l’accompagnement de la logistique du transport pour la réduction des délais et des coûts de passage en douane (le porte à porte) ; ◆ le développement des Magasins et Aires de Dédouanement (MEAD) ; ◆ l’encouragement du dédouanement à domicile et du prédédouanement (dédouanement anticipatif).
En matière de Régimes Economiques en Douane, plusieurs mesures ont été également prises, dont principalement :

◆ La réduction des coûts de revient de la production locale, notamment, par le biais de l’allègement de la fiscalité douanière applicable aux intrants et aux produits non obtenus localement, utilisés dans certaines branches d’activités industrielles, agro-industrielles, chimiques…etc. ◆ La réduction du coût de l’énergie à travers :
• La réduction du droit d’importation de 10% à 2,5% sur les houilles et le coke de pétrole ; • L’exonération des taxes intérieures de consommation applicables à certains combustibles (fuel, huile lourde, coke de pétrole, houilles et gaz naturel) utilisés par l’ONE ou par les sociétés concessionnaires, pour la production de l’énergie électrique d’une puissance supérieure à 10 MW, prévue par les lois de finances de 2004 et 2005 et ; • La réduction des quotités des taxes intérieures de consommation sur certains combustibles (fuel, huile lourde, coke de pétrole et houilles) utilisés par les unités industrielles et agricoles consommatrices d’énergie, prévue par le décret n° 2-03-204 du 05 juin 2003.

◆ la mise en place de la démarche de la « catégorisation des entreprises » qui a pour objectif de :
• mettre à niveau le tissu productif et de favoriser la créativité et la compétitivité du secteur privé ; • contribuer à la création d’un environnement propice au développement des compétences de l’entreprise et d’accompagner celle-ci vers le statut de l’opérateur économique agréé.

◆ l’allégement des charges financières en accordant des facilités de cautionnement ; ◆ la prise en charge des contraintes liées à la transformation et à l’utilisation des intrants (déchets, rebuts de fabrication, deuxièmes choix…etc.).

◆ La réduction du droit d’importation applicable à certains produits sensibles à la contrebande et à certains de leurs intrants.

2. Cadre législatif
Consciente que la législation peut constituer une contrainte pour le développement de certaines secteurs d’activité et

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DOSSIER
impacter, par là, l’épanouissent de l’économie nationale, la Douane s’est employée à améliorer le cadre réglementaire régissant les opérations douanières en la plaçant au rang de ses préoccupations majeures. C’est dans cette optique qu’elle a introduit de nouvelles dispositions, intégrées dans la LF 2007, touchant au domaine des Régimes Economiques et prévoyant des facilités/assouplissements, dont notamment :
L’importation sous Admission Temporaire (AT) et sous Admission Temporaire pour Perfectionnement Actif (ATPA)

L’entrepôt de stockage Une réflexion a été engagée dans le sens de l’adaptation des modalités de fonctionnement du régime de l’entrepôt de stockage aux nouvelles exigences de certaines activités émergentes. L’entrepôt était en effet jusqu’alors, concédé exclusivement pour le stockage en suspension des droits et taxes, pendant une période déterminée, des marchandises importées, destinées à l’exportation. La mise à la consommation de ces marchandises était accordée uniquement pour celles devant être cédées au profit de personnes ou secteurs bénéficiant d’une franchise totale ou partielle des droits et taxes, en vertu d’un texte législatif. Aujourd’hui, et suite à l’ouverture de l’entrepôt en tant que nouvelle disposition, les entreprises peuvent procéder à la vente sur le marché local des marchandises placées sous ce régime.

Acteur important dans la promotion et le développement des exportations marocaines, l’ADII ne cesse d’œuvrer dans le sens de l’accompagnement et du soutien des unités exportatrices nationales confrontées à une très forte concurrence internationale. C’est dans ce cadre que s’inscrit cette nouvelle mesure, consistant en la suspension de l’obligation d’acquittement des droits et taxes dont sont passibles les marchandises initialement importées sous les régimes économiques en douane de l’AT ou de l’ATPA, lorsque celles-ci sont exportées au-delà des délais réglementaires autorisés. La transformation sous douane La transformation sous douane de mise en place en faveur des unités industrielles, est un régime permettant l’importation, en suspension des droits et taxes, de marchandises destinées à subir des transformations qui en modifient l’espèce ou l’état, en vue de mettre à la consommation sur le marché local les produits résultant de ces opérations. L’examen du mode de régularisation des opérations réalisées sous ce régime a abouti à la décision d’autoriser l’entreprise, dans des cas dûment justifiés (impossibilité de commercialisation sur le marché local …), à procéder, à titre de régularisation, à l’exportation des marchandises placées sous ce régime et ce, sans acquittement de droits et taxes. L’apurement global Mue par la volonté de répondre aux besoins de l’entreprise en termes de délais et de réactivité, la Douane a examiné les modalités de gestion des comptes souscrits sous régimes économiques en douane dans le sens de leur assouplissement. L’établissement d’une convention entre l’Administration et le soumissionnaire, telle que pratiquée dans plusieurs pays, a ainsi été retenue, autorisant l’entreprise à effectuer certaines formalités douanières périodiquement et non à l’occasion de chaque opération d’exportation, et de jouir de modes de gestion spécifiques à son activité et à ses contraintes.

ADII / Rédaction AL MALIYA

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certaines incitations fiscales. d’importants efforts ont été déployés pour garantir un environnement juridique et économique favorable à l’entreprise. Néanmoins. bénéficient à l’investissement quelque soit le secteur d’activité. Par ailleurs. Sur le plan fiscal. Ainsi en matière d’impôt des patentes. de trouver un juste équilibre entre l’encouragement de l’esprit d’entreprise. et la mobilisation des ressources nécessaires à la prise en charge des dépenses utiles à la collectivité.DOSSIER Fiscalité et investissement Le développement de l’entreprise constitue un axe fondamental de la politique poursuivie par les pouvoirs publics. au plan sectoriel. de portée générale. en particulier au plan du droit des sociétés. D’autres mesures sont accordées aux entreprises dans le sens de l’amélioration des ressources nécessaires à leur développement telles les techniques d’amortissements dégressifs. les mesures d’encouragement pour la transformation des entreprises individuelles en sociétés ou la consolidation de leur capitalisation. • le plafond retenu pour le calcul de la valeur locative taxable à l'impôt des patentes est de 50 millions de DH . d’un côté. 26 AL MALIYA n°41 décembre 2007 . les provisions pour investissement et recherche. du code de commerce. L’évolution du système fiscal s’est inscrite dans la logique d’ensemble d’amélioration de cet environnement. • l'exonération de 5 ans accordée aux entreprises nouvellement créées. de la loi bancaire et du code du travail. cette politique n’a pas permis d’améliorer les recettes fiscales en raison de la multiplicité et de la redondance des avantages octroyés sans effet de retour significatif. La charte des investissements a tenté d’introduire de la rationalité en privilégiant la réduction du coût de l’investissement et en adoptant une démarche sélective au profit des secteurs prioritaires et des régions à développer. l’innovation et la prise de risque. à l’instar des réformes institutionnelles engagées. Il s’agit cependant. de la loi comptable. on trouve : • le taux servant de base à la détermination de la valeur locative n’est que de 3% . acteur essentiel de la création de richesse. des avantages propres à chaque secteur d’activité ont été octroyés depuis la fin des années 80 à travers la politique des codes des investissements. eu égard à leur impact économique et social. Ces dernières années. Il existe aujourd’hui une conviction largement partagée sur le rôle de la fiscalité en matière économique et sociale.

de location d'hôtels et d'ensembles touristiques . AL MALIYA n°41 décembre 2007 27 . Les entreprises artisanales bénéficient d'une réduction de 50% pendant 5 ans. Le secteur de l’enseignement privé et de la formation professionnelle profite aussi d'une réduction de 50% pendant 5 ans. d’un abattement de 80 % pour les 20 années qui suivent. et exonération des dividendes et autres produits de participation similaires lorsqu’ils sont versés à des non-résidents de la retenue à la source sur les produits des actions. • la réduction de 50%. la production ou l’exportation . De plus. • L’application d’abattements de 20% à 60% de la valeur locative servant de base au calcul de l’impôt des patentes. la circulation. ne sont soumises ni à la réglementation douanière ni à la réglementation fiscale ni à la réglementation des changes. de l’impôt sur les sociétés et l’exonération totale des autres impôts accordées aux promoteurs immobiliers qui réalisent un programme de construction de cités. à savoir : • l’exonération totale de l’impôt sur les sociétés (IS) ou de l’impôt général sur le revenu (IGR) pendant une période de 5 ans et la réduction de 50% au-delà de cette période. les entreprises minières peuvent constituer une provision pour reconstitution de gisements à hauteur de 50% du bénéfice fiscal avant impôt. taxe ou surtaxe frappant l’importation. Les entreprises hôtelières sont totalement exonérées pendant les cinq premières années et bénéficient d'une réduction de 50% au-delà de cette période. Les zones franches bénéficient également de mesures d’incitation : • En matière de droits d’enregistrement : exonération des actes de constitution et d’augmentation de capital des sociétés installées dans les zones franches d’exportation et exonération des acquisitions de terrains pour la réalisation de leur projet d’investissement. tels l’immobilier. S’agissant du secteur du tourisme. Les promoteurs immobiliers pour leur part sont exonérés de tout impôt et taxe dus au titre d’un programme de construction de 2. D’autres avantages concernent spécialement la région de Tanger. de restauration.500 logements sociaux . les mines. quant à elles. réalisées dans la zone franche du port de Tanger. pendant leur séjour et à leur sortie pour la réexportation de tout droit. pendant les cinq premières années.75% pour les 20 années qui suivent .5% libératoire de l’IS ou de l’IR. le tourisme … Pour le secteur de l’immobilier. lorsqu’ils sont versés à des résidents. sous réserve qu'ils demeurent à l'actif de l'entreprise pendant 10 ans à partir de la date d'obtention de l'agrément .500 logements sociaux. • La réduction du taux de droit d’enregistrement de 10% à 5% sur les cessions de fonds de commerce et de clientèle d’établissements hôteliers . les mesures fiscales d’encouragement concernent principalement : • l’exonération de tout impôt et taxe en faveur des promoteurs immobiliers qui réalisent un programme de construction de 2. sans toutefois dépasser 30% du montant du chiffre d'affaires réalisé pour la vente de produits extraits des gisements exploités. la consommation. les entreprises exportatrices de produits ou de services bénéficient de l’exonération totale de l’IS ou de l’IGR pendant 5 ans et de la réduction de 50% audelà de cette période. • Au niveau de l’IR : exonération totale durant les 5 premières années d’exploitation et l’application à l’impôt dû. • La réduction de 50% du montant de l’impôt des patentes et de la taxe urbaine dus.000 lits. de résidences et de campus universitaires d’une capacité d’hébergement d’au moins 1. Il s’agit de : • La réduction de 50% de IR ou de IS pour les contribuables résidant ou ayant leur siège dans la wilaya de Tanger. Ces dividendes et produits sont soumis au taux de 7.DOSSIER Cette logique a été rapidement altérée par une nouvelle prolifération des exonérations au bénéfice de nombreux secteurs et activités. • l’exonération de la TVA des biens d’investissement acquis par les exploitants hôteliers à l’intérieur ou à l’importation . S’agissant des exportations. il bénéficie d’avantages importants. Les entreprises minières exportatrices et celles qui vendent leurs produits à des entreprises qui les exportent après valorisation bénéficient. • En matière de la TVA : exonération avec droit à déduction des produits livrés et des prestations de services rendues aux zones franches d’exportation et provenant du territoire assujetti. de la réduction de 50% de l’IS ou de l’IGR. le secteur financier. à raison des immeubles situés dans la wilaya de Tanger. Les opérations effectuées à l’intérieur de la zone franche ainsi que les bénéfices ou gains réalisés sont exonérés de tout impôt. • En matière d’IS : exonération totale durant les 5 premières années d’exploitation et application du taux de 8. les exportations. Pour la zone franche dans le port de Tanger. les marchandises originaires des pays étrangers sont affranchies à leur entrée. et se rapportant à une activité exercée à titre principal dans le ressort de cette wilaya . pour la partie correspondant au chiffre d'affaires en devises . Les opérations de commerce et de courtage international. • l’application du taux réduit de TVA de 10% avec droit à déduction aux opérations d'hébergement. parts sociales.

il y a aujourd’hui une convergence d’opinions -confortée notamment par les expériences d’autres pays et les bonnes pratiques au plan international. Les dépenses fiscales relatives à la provision pour investissement s’élèvent à 1. en vue d’éclairer le législateur et les décideurs sur le poids et l’impact du dispositif d’incitations fiscales. le tourisme et l’immobilier demeure limitée. malgré l’effort déployé en leur faveur. En plus des dépenses fiscales sectorielles. l’amélioration des recettes est due essentiellement au comportement des grandes entreprises. les titulaires d’une concession d’exploitation de gisements d’hydrocarbures sont totalement exonérés pendant une durée de 10 ans. La contribution fiscale de certains secteurs économiques considérés comme prioritaires. il est légitime de se demander aujourd’hui si l’entreprise a réellement répondu aux attentes fondées sur elle. tels les exportations.visant à asseoir la mobilisation du potentiel fiscal sur la réforme de la TVA. en tant que pôle de création de richesse. est étroitement lié à la capacité du système fiscal d’assurer. une percée vers des secteurs à forte valeur ajoutée est vivement souhaitée . Pour enrayer cet essoufflement. On a souvent anticipé sur les effets de retour devant générer un surplus de recettes à même d’assurer les transferts au profit de la collectivité .7milliards de dirhams. Source : DGI 28 AL MALIYA n°41 décembre 2007 . le secteur agricole est exonéré jusqu’en 2010. en même temps. or.5 milliards de dhs. Soutenir l’entreprise de manière durable.3% du PIB ou 19% des recettes fiscales. Certes. Ces tendances montrent les limites auxquelles sont confrontées les recettes fiscales. au demeurant déjà perceptible au niveau de la TVA dont le rythme d’évolution est moins important que celui des autres impôts.375 millions DH et celles concernant l’abattement sur les cessions d’actifs se montent à 506 MDH. revient au secteur de l’immobilier avec un montant de 3. • Sur le plan fiscal. permettant de consolider les capacités distributives de l’Etat au profit de l’ensemble de la collectivité. instruments privilégiés en faveur de la compétitivité. à travers l’élargissement de l’assiette par la réduction des exonérations et le réaménagement de la taxation de certains produits et services. Face à ce constat. de la promotion de l’emploi et de l’innovation un fond de valeurs commun. Enfin. En conséquence. à celui des salariés et à l’effort de l’administration. notamment grâce aux réformes de politique et d’administration fiscale. Le constat est le suivant : • au niveau macroéconomique. Le rapport sur les dépenses fiscales pour l’année 2006 accompagnant la loi de finances pour l’année 2007. le transfert des bénéfices de la croissance au profit de toute la collectivité.DOSSIER S’agissant du secteur des hydrocarbures. • en matière d’innovation et de diversification. les pouvoirs publics ont décidé d’effectuer une première évaluation de la politique d’incitation à l’investissement pour déterminer le coût des efforts déployés par rapport aux objectifs assignés. soit 4. risque de montrer un certain essoufflement. de la réduction de l’I. Il est loisible à partir de cet aperçu de mesurer l’effort fourni par les pouvoirs publics en matière fiscale en faveur de l’entreprise. le rythme d’évolution de la croissance. les avantages spécifiques aux activités exportatrices totalisent 760 millions DH en 2006. les besoins des entreprises en matière d’appui fiscal ont été largement satisfaits à travers les différentes lois de finances. ainsi que la révision des incitations sectorielles sur la base d’études d’impact économiques et sociales. Les dépenses fiscales relatives aux régimes fiscaux préférentiels dont bénéficie la province de Tanger ont atteint 575 millions DH en 2006 provenant. Pour ce qui revient au système fiscal. La première place dans ces dépenses. a permis d’évaluer 159 mesures fiscales dérogatoires représentant un coût budgétaire de 21. l’évolution de la contribution fiscale de certains secteurs importants de l’économie ne permet pas d’entrevoir des progrès significatifs dans ce sens. appelées à jouer un rôle de plus en plus affirmé dans le financement des charges publiques.S de 50% pour un montant de 352 millions DH et de la réduction de l’I. Les dépenses fiscales afférentes à la taxe sur la valeur ajoutée constituent 52% de l’ensemble. Le rapport sur les dépenses fiscales annexé à loi de finances 2006 affiné en 2007 constitue un travail d’évaluation et de recensement des mesures dérogatoires.S. de l’emploi et de l’investissement mérite d’être accéléré . en grande partie. faisant de la croissance globale. L’amélioration des recettes obtenue jusque là. soit près de 20%. essentiellement en matière d’I.R de 50% pour un montant de 48 millions DH. il est attendu de l’entreprise qu’elle développe une vision qui va au-delà des préoccupations sectorielles.

En 2006. il a été procédé à la finalisation de l’opération d’acquisition d’une superficie de 500 ha pour la création du parc industriel de Jorf Lasfar à El Jadida. Station balnéaire de Mogador Station balnéaire de Lixus Station balnéaire de Mazagan Station balnéaire de la plage blanche Guelmim AL MALIYA n°41 décembre 2007 29 . entre autres. son intervention s’est orientée principalement vers la promotion de l’investissement industriel. relative à la gestion déconcentrée de l’investissement. pour l’aménagement des zones industrielles. pour la réalisation de projets d’investissement dans les divers secteurs d’activité socio-économiques. des efforts considérables ont été entrepris. le Département des finances. 2600 ha relevant du foncier de l’Etat ont été mobilisés pour l’aménagement et le développement des cinq stations balnéaires prévues dans le plan Azur. le Département a fait bénéficier le secteur industriel en 2005 de la cession de 108 hectares de terrains domaniaux. de l’habitat social et agricole. la mobilisation du patrimoine foncier de l’Etat. le Ministère des finances intervient en matière de promotion de l’investissement. touristique. la période allant de 2002 à 2004 a enregistré la mise à la disposition des opérateurs économiques de près de 533 hectares relevant du foncier domanial. notamment celles concernant la Lettre Royale adressée au Premier Ministre le 09 janvier 2002.DOSSIER Contribution du patrimoine foncier domanial à la promotion de l’investissement En sa qualité d’agent immobilier de l’Etat. Projets Station balnéaire de Saïdia Province Superficie en ha Berkane Essaouira Larache El Jadida 713 396 491 475 525 Le secteur industriel Selon les données disponibles. à travers.258 MDH et la création de 50.000 emplois. la cession au profit de la CDG de 160 ha pour la réalisation d’une zone d’offshoring à Casablanca et une technopole à Salé pour un investissement de 4. l’industrie. A cet égard. Le secteur touristique Dans le cadre de la politique gouvernementale qui vise à faire du tourisme un des fers de lance de la croissance. notamment l’habitat social. A cet effet. Siège de Direction des Domaines. Continuant sur cet effort. au travers de la Direction des Domaines. le tourisme et l’agriculture. et en vue d’exécuter la politique gouvernementale suivant les Hautes Instructions Royales. a réalisé durant ces dernières années plusieurs actions visant la mobilisation des assiettes foncières de l’Etat pour la réalisation des projets d’investissement dans divers domaines de l’économie nationale. Conformément aux missions qui lui sont dévolues en matière de gestion du domaine privé de l’Etat.

646 Mdh et la création à terme de 9200 emplois . notamment : • La signature de 6 conventions d’investissement relatives à la réalisation. • La participation aux missions de suivi et d’accompagnement des aménageurs développeurs dans les phases préliminaires de réalisation des stations balnéaires du plan "Azur" ayant mobilisé une superficie de 2261 ha . La superficie initiale a été de 3190 ha. Durant 2006 plusieurs actions ont été concrétisées.477 ha pour une valeur de 521. certains terrains urbains et suburbains ont été cédés en 2006. il a été procédé à la cession de 232 hectares de terrains domaniaux sis à Marrakech au profit de la CDG. oléicoles. les zones touristiques ci-après ont bénéficié de la contribution d’une superficie de 873 hectares du foncier domanial : Projets Zone d’aménagement touristique de Chrifia Zone d’aménagement touristique Nakhilv Zone d’aménagement touristique Ghendouri Extension du projet Bouznika Bay (en cours d’étude) Station balnéaire (en cours d’étude) Zone d’aménagement touristique de Taghazout Boukhalef Projet Renta Province Marrakech Marrakech Tanger Benslimane Tétouan Agadir Tanger Superficie en ha 269 181 58 ha dont 17 ha domanial 106 300 678 230 261 En 2005.66 MDH. Autres secteurs 26 opérations de cession totalisant une superficie de 14 hectares ont été autorisées en 2006. "Tikida Bay ". • La mobilisation de 230 hectares pour l’aménagement de 2 nouvelles stations touristiques « Smir » et « Laguna Smir » à Tétouan. grandes cultures. il convient de citer le lancement de deux villes nouvelles de Tamansourt dans la région de Marrakech et de Tamasna dans la région de Rabat. devant abriter 200 exploitations agricoles. artisanat. Essaouira et Marrakech. La seconde convention concerne des propriétés gérées par la Département des finances d’une superficie de 1. pour le développement des filières vitivinicoles. de 6 complexes touristiques et résidentiels à Marrakech. commerce.184 Mdh et la création de 8577 emplois. services. "EHC Maroc") .356 ha répartis sur 111 projets. habitat. rosacées. Casablanca et Tanger. de l’Habitat et de l’Urbanisme) et les organismes sous tutelle du Ministère de l’Habitat. agro-alimentaire. destinées à la réalisation de projets d’investissement d’un montant de 4. de la création d’un complexe touristique et commercial sis à Sidi Yahya Bni Zeroual (Taounate) et de la réalisation d’une unité hôtelière à Chichaoua. sport …). pour la réalisation des projets dans les divers secteurs d’activité (Tourisme. Le secteur agricole En vue de concrétiser la politique gouvernementale visant la modernisation du secteur agricole et l’amélioration de sa productivité.9 MD/DH. les opérations de cession de terrains domaniaux autorisées pour l’habitat ont porté sur une superficie globale de 2. Gestion déconcentrée de l’investissement Dans le cadre de la gestion déconcentrée de l’investissement en relation avec les Centres Régionaux d’Investissement.933 ha. sur des terrains domaniaux de 1063 ha. DD / Rédaction AL MALIYA Par ailleurs. devant drainer un investissement global de 23.DOSSIER Par ailleurs. de l’Agriculture et du Développement Rural. au profit de projets divers à réaliser dans d’autres secteurs d’activité (enseignement et recherche. 1280 hectares de terrains domaniaux ont été mobilisés en 2005. Cette action entre dans le cadre de développement du partenariat public-privé autour des propriétés domaniales gérées par les sociétés SODEA.972 hectares. • La cession de 217 ha sis à Agadir. il a été procédé au lancement d’un Appel d’Offres International en vue de la location au profit des investisseurs marocains et étrangers de près de 56 500 hectares. l’année 2005 a connu le lancement d’un Appel d’Offres international pour l’attribution de 173 exploitations d’une superficie de 49. La première convention porte sur des terrains domaniaux gérés par les sociétés d’Etat SODEA et SOGETA. 2 conventions ont été signées le 26 décembre 2003. Cette mobilisation permettra de drainer un investissement de 4. agrumicoles. entre l’Etat (représenté par les Ministères des Finances. devant servir au financement de l’opération de restructuration de ces deux sociétés. "Atlas Hospitality Morocco ". il a été procédé à la cession de 27 hectares prélevés du patrimoine foncier domanial en vue de l’aménagement de la corniche "Al Hank et Al Manar" (Casablanca). 30 AL MALIYA n°41 décembre 2007 . Un additif à la convention avec les Organismes Sous Tutelle a été signé le 5 février 2007 et portant sur la cession de 317 ha pour une valeur de 133 MDH. Une cession de 309 ha a également été effectuée pour la réalisation de 26 projets au profit des organismes sous tutelle de l’habitat et à la conclusion de la convention relative à la création de la ville nouvelle « Zenata » à « Aïn Harrouda » sur une superficie d’environ 2000 ha. SOGETA et SNDE. un accord de principe a été donné à ces centres pour la réalisation de 231 projets sur des terrains domaniaux d’une superficie globale de 607 ha. au profit de 4 sociétés ("Golf Resort Palace". etc). Parmi les projets importants lancés au cours de cet exercice. En 2006. Pour les besoins de financement de la restructuration des sociétés SODEA et SOGETA. 657 hectares puisés du patrimoine foncier domanial ont été cédés. d’une superficie de 1. Les prévisions au titre de la 2ème tranche de l’opération de partenariat a porté sur une superficie de 40. En 2005. En parallèle. entre 2002-2004 aux différents promoteurs immobiliers publics et privés.257 hectares. maraîchages et élevages extensifs. industrie. rizicoles et forestières. Le secteur de l’habitat social Dans le cadre de la promotion de l’habitat social. Par ailleurs.

405.6 5. soit une recette totale de l’ordre de 12. qui ont eu un impact et des effets indirects appréciables sur la vie économique nationale.656. Les quinze dernières années ont été marquées au Maroc par une intensification des efforts de libéralisation économique et de renforcement de la place du secteur privé dans l’économie nationale. AL MALIYA n°41 décembre 2007 31 .71 56. y compris celles de la Banque Centrale Populaire (BCP). Recettes de privatisation par mode de cession La majorité des recettes a été générée sur la base d’Appels d’Offres. Recettes de privatisation entre 1993 et 2006 Entre 1993 et 2006. Le tableau ciaprès retrace l’évolution des recettes réalisées depuis 1993 : Année 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Total Recettes réalisées (en MDH) 2.222.75 Il est à noter que la taille moyenne des cessions réalisées par attribution directe est très inférieure à celles conclues par Appel d’Offres.702.181. I. que celles relatives à l’octroi des licences Telecom.1 9.304 millions de dirhams. Les opérations de privatisation ont effectivement commencé en 1993.4 269. Pour les licences Telecom et les opérations liées à la BCP.90 2.6 14. avec la promulgation de la loi n°39-89 autorisant le transfert d’entreprises publiques au secteur privé. les opérations de privatisation ont permis la libéralisation de certains secteurs.508.44 0.DOSSIER Impact de la privatisation sur l’investissement au Maroc Les effets du programme de privatisation mis en place ont été ressentis sur les différents secteurs économiques. Au-delà de leur dimension financière (près de 94 milliards de dirhams).65 0. ayant visé le processus d’allègement des procédures administratives pour favoriser l’investissement.6 3. industriel.40 1. en contribuant au financement des dépenses de l’Etat.2 13. les recettes générées ont atteint respectivement un montant de 11.797. dans beaucoup de cas. énergétique et télécommunication. Parallèlement au programme de réforme économique et sociale.038.54 12.6 10. Données chiffrées sur les opérations de privatisation et d’octroi de licences Telecom entre 1993 et 2006 I. avec des retombées positives sur l’emploi et la productivité.923.5 531.521 millions de dirhams. tels les télécommunications. notamment bancaire et financier. et ont favorisé un courant d’investissements privés d’envergure.54 29.1. les opérations de privatisation ont engendré une recette globale d’environ 94 Milliards de DH. les jalons de la politique de désengagement de l’Etat ont été établies depuis 1989. comme le montre le tableau ci-après : Mode de cession Total montant (Milliards DH) Pourcentage (%) I. Les attributions directes ont eu lieu en effet.217 millions de dirhams et 1.6 94.8 Appel d’offres Attribution directe Bourse Salariés 53.8 621.7 23.387. l’attractivité du Maroc au niveau international s’est considérablement améliorée grâce à l’ampleur des investissements directs étrangers drainés par les opérations de privatisation. Au même titre.80 5.102.855. Le montant total généré correspond aussi bien aux opérations de transfert de participations et entreprises publiques.27 13. lors de la vente de participations minoritaires de l’Etat.2.20 27.

Quantum Emerging Growth Fund. a également enregistré un important flux d’IDE. Les privatisations ont incontestablement raffermi l'intérêt que portent les investisseurs étrangers à l’économie marocaine puisque leur apport a atteint plus de 67 milliards de dirhams à fin 2006. En effet. tel le cas des hôtels Dunes d’Or et Malabata. De manière générale. Morgan Grenfell.04 1. du tourisme et de l'énergie et vers le secteur financier. BNP-Paribas et Merrill Lynch. Banque Pictet. Impacts en matière d’investissement (1993-2006) Hormis l’impact micro-économique de la privatisation qui concerne l’évolution des situations financière et concurrentielle de chaque entreprise transférée au secteur privé. II. II.20 1. Altadis. On remarque. Par ailleurs. d’autres bénéfices d’ordre macro-économiques sont enregistrés.50 %. comme en témoigne le nombre d’opérations de privatisation réalisées : SONASID (sidérurgie). Le poids des investissements d’origine française (60. Les acquisitions faites par des partenaires industriels de renom. Morgan Stanley.2. Il s’explique dans une large mesure par l’importance de l’investissement réalisé dans Maroc Télécom par Répartition en pourcentage des investissements étrangers par nationalité pour les acquisitions des entreprises Pays France Espagne Arabie Saoudite Royaume Uni Etats-Unis d’Amérique Emirats Arabes Unis Koweït Suisse Autres Pourcentage (%) 60. Il y a lieu de souligner que des groupes étrangers de renom ont investi dans les opérations de privatisation. Les sociétés privatisées pèsent pour plus de la moitié sur le marché de Casablanca. CIOR (ciment) et la Régie des Tabacs. Holderbank. Morocco Fund. elle a eu des effets positifs appréciables sur l’ensemble des entreprises cédées.50 1. FRAM… Dans le même sens. Le secteur des services. des opérations de privatisation importantes qui ont concerné des institutions bancaires telle que la BMCE et des sociétés holding (SNI) qui ont drainé des flux considérables d’IDE représentant 55 % du total des IDE reçus par le Maroc pendant cette période. des mines et du pétrole.DOSSIER II.76 32 AL MALIYA n°41 décembre 2007 . La capitalisation boursière a été multipliée par plus de 83 fois.90 13.40 1.30 1. marocains et étrangers. des télécommunications. avec 13. depuis son lancement en 1993. la privatisation a constitué un facteur essentiel de la croissance de la place Casablancaise. d’accéder à de nouveaux marchés grâce aux réseaux internationaux de partenaires stratégiques et d’améliorer leur savoir-faire et leur productivité.9 % du total) est le plus important. cédées au groupe CORRAL. Le secteur financier et des holding a drainé sur la période 19941997. tels Samba Finance.1. impact sur l’investissement direct étranger (IDE) Sur le plan des IDE. avec des opérations telles que celles portant sur la SAMIR et la Société Chérifienne des Pétroles (SCP). Le secteur de l’énergie. également. les télécommunications ont attiré la part la plus importante des IDE. des investisseurs connus des places financières internationales ont pris des participations dans ces opérations. ont permis aux entreprises privatisées de s’insérer dans des stratégies de développement de groupe. passant de 5 milliards de DH au début des années 1990 à 417 milliards de DH à fin 2006. le processus de privatisation. L’Espagne arrive en deuxième position. Cette évolution remarquable a permis au Maroc de passer du 4ème au 1er rang parmi les pays arabes et au 3ème rang des pays africains dès 2003 juste après l’Afrique du Sud et le Nigeria. Dragofina. et dans la Régie des Tabacs par Altadis. Vivendi Universal. la répartition sectorielle de ces investissements fait ressortir une prédominance des télécommunications et de l'industrie. En effet.50 5. qui ont été cédés respectivement aux groupes FRAM et à la société saoudienne Malabata international. a drainé 29% du total des IDE durant la période 1996-1998. En plus de cet impact micro-économique de la privatisation.80 3. la privatisation a eu d’autres impacts à caractère macro-économiques. Corral. Impact sur la dynamisation du marché financier Le processus de privatisation a contribué à la redynamisation de la Bourse des Valeurs de Casablanca. qui représentent à elles seules 75 % de l’ensemble des recettes de 1993 à 2003. L’industrie a été attractive avec un volume important d’IDE. Framlington Maghreb Fund. renforçant ainsi leurs positions concurrentielles. une forte corrélation entre l'amélioration des indicateurs boursiers et le rythme des privatisations. Renault. tels Vivendi. grâce à la privatisation d’entreprises hôtelières et de transport. essentiellement durant la période 1999-2003 avec un volume d’investissement cumulé représentant près de 55 % des IDE dans le cadre du programme de privatisation. a permis au Royaume de drainer des investissements extérieurs particulièrement importants vers des secteurs industriels. Total.

000 souscripteurs pour les premières opérations. encouragé dans une grande mesure par le succès des opérations de privatisation réalisées. notamment celles faisant l'objet d'appel public à l'épargne. Au total. en particulier des Dunes D’Or à Agadir. Sonasid (sidérurgie) avec son partenaire industriel espagnol Marcial Ucin. Ces interventions coïncident avec les opérations de mise à niveau du parc hôtelier national et contribuent fortement à la réalisation des objectifs tracés dans l’accord cadre. en 2005. Sur le plan du renforcement de l'actionnariat populaire. Ces introductions ont amélioré la liquidité et la profondeur du marché financier créant des conditions attrayantes pour les investisseurs et favorisant le développement de professions et d’activités nouvelles (banques d’affaires. Ces exemples dénotent de l’impact de la privatisation. Le programme de rénovation-extension le plus important. et du placement de titres. sociétés de bourse…. Les privatisations suscitent toujours l'engouement du public qui sursouscrit plusieurs fois les titres mis en vente. sont aussi un motif de fierté. repris par le groupe Accor. en effet. A noter que l’accès au marché permet aux sociétés privatisées une plus grande flexibilité pour assurer leur développement (financement des projets.). Il en a été de même pour ce qui concerne les cabinets de conseil juridique qui ont été amenés à développer leurs compétences dans le domaine du droit des affaires. leur modernisation et leur développement. qui est passé de 3 à 5 étoiles et dont la capacité a plus que doublé. le saut qualitatif enregistré entre 1993 et 2006 a été très important et résulte dans une large mesure de la mise en œuvre du programme de privatisation. ainsi que par un vaste programme de communication et de commercialisation pour drainer les clients gros-porteurs (groupes et congrès) en vue d’atteindre le niveau de croisière de 70% de taux d’occupation. il est à préciser que l’un des objectifs de la privatisation des hôtels était de favoriser l’amélioration de leur classement. Dans le secteur hôtelier. ainsi que par la mise en place d’un climat d’investissement favorable. Les Appels d’Offres internationaux et les grandes opérations qui les ont suivis. évolution de l’actionnariat). les services de conseil aux entreprises ont connu un essor remarquable. Source : DEPP AL MALIYA n°41 décembre 2007 33 . La privatisation a également permis l’introduction au Maroc de nouvelles activités liées aux services financiers. La loi n° 39-89 et ses décrets d’application. la révision positive. de l’évaluation.7 million de tonnes à Settat d’un coût estimé à 2 milliards DH.000 à 20. et en encourageant les placements en Bourse a entraîné le développement de nombreux cabinets spécialisés et banques d’affaires marocains. ont attiré l’attention des milieux d’affaires internationaux et ont contribué sensiblement à renforcer l’image de l’économie marocaine à l’étranger. Pour sa part. comparable à celui enregistré lors de l’introduction en bourse d’une société privée. Ces nouvelles compétences sont maintenant au service des entreprises marocaines dans leur ensemble. après des investissements de rénovation et à l’aide de plans de formation du personnel et de nouvelles techniques de commercialisation. affilié par la suite au groupe Arcelor. qui se sont souvent associés avec leurs homologues étrangers pour les prestations d’audit et de conseil financier. a été celui réalisé par l’Hôtel Toubkal de la chaîne Accor. Le marché financier connaît un phénomène d’apprentissage. Impact de la privatisation sur l’image du Maroc et la visibilité des entreprises au plan international L’image du Maroc au plan international a été sensiblement améliorée par le succès du programme de privatisation. en terme de modernisation des techniques de production. II. De leur côté les hôtels Dunes D’Or et Volubilis de la chaîne FRAM ont investi plus de 240 millions DH. jusqu’en 2006. Impact sur les services aux entreprises et au développement de l’activité hôtelière Suite à la privatisation. De son côté Holcim (ciment) avec son partenaire industriel suisse Holderbank a d’abord donné la priorité aux opérations d’optimisation et de modernisation de l’outil de production avant de lancer le projet de construction d’une nouvelle cimenterie de 1. a notamment amélioré le taux d’occupation de ces unités. Pour l’hôtel Toubkal. Outre ces remarques. avec l’apparition de nouvelles banques d’affaires ou sociétés de bourse. Ainsi. a amélioré la production après mise à niveau de l’ensemble de ses sites de fabrication. en imposant la réalisation d’audit et d’évaluation des entreprises pour chaque opération. avec un investissement voisin de 380 millions de Dirhams. on peut citer le cas des Dunes D’Or et de Volubilis dont le propriétaire FRAM. puis 50. Cette situation a permis de favoriser le renforcement de l’expertise locale dans les domaines de l’audit.3. la participation du public et des salariés aux opérations de privatisation. plus de 1. comme des procédures de gestion des entreprises et établissements hôteliers transférés au secteur privé. II. Fertima (engrais) avec son partenaire industriel Adubos de Portugal.DOSSIER A noter que plus de 15 % des recettes de privatisation ont été réalisées par des opérations de cession en bourse. A titre d’exemple. II.000 pour la BMCE. Amélioration des procédures et systèmes de gestion des entreprises L’amélioration des performances post-privatisation des entreprises et hôtels via le transfert de savoir-faire a été significatif non seulement dans les cas où l’acquéreur était un opérateur international qui a introduit ses règles et procédures dans sa nouvelle filiale marocaine. telles que celles portant sur 35% de Maroc Télécom ou 80% de la Régie des Tabacs. alors que le record a été enregistré avec Maroc Telecom qui a connu 130.000 souscripteurs. La communauté financière internationale a. mais également dans le cas de la plupart des entreprises et hôtels repris par des investisseurs privés marocains. a développé ses techniques d’achat de billettes et diversifié sa gamme de fabrication.4. Ainsi.signé en 2001. le progrès de l’activité et de la rentabilité est soutenu par la charte de gestion de la marque Sofitel et des procédures de gestion Accor.5. de la notation du Maroc par les deux agences de rating Standard & Poor’s et Moody’s témoigne des efforts et progrès réalisés au cours des quinze dernières années et qui se sont traduits par une amélioration sensible de la situation économique du pays. considérant que celles-ci ont été menées avec un haut niveau de professionnalisme et de transparence. relatif au secteur touristique. comme dans celui des activités boursières. OPCVM.2 milliards de Dirhams qui ont été investis en rénovation et extension. Dans ce domaine. la bourse a connu de 10. apprécié les modalités de réalisation de ces opérations. la SNI et la SAMIR.

est un puissant levier de l’investissement productif et un instrument efficace de développement économique et social. conjointement avec les banques et les organismes de garantie. • l’aménagement urbain : constitution d’une société anonyme pour l’aménagement de la lagune de Marchica (province de Nador). port Tanger Med.010 MDH au titre de la cession de 20% du capital de la Régie des Tabacs en 2006 .170 MDH au titre de l’ouverture de 35% du capital d’Itissalat Al Maghrib en 2001 . répartis entre les grands infrastructures (64%). les décaissements du Fonds ont atteint 13. • 591 MDH au titre de la cession de 75. Depuis sa création. à la somme globale de 18. Les emplois directs et indirects générés par ces investissements sont estimés à plus de 561. de plus de 35 MMDH en treize versements correspondant à sa quote-part dans les recettes de privatisation : • 6. le social (habitat social. • 4.9 milliards de dirhams. ports de pêche…). ce Fonds fût érigé. Sur ces engagements. • 683. Ressources du Fonds Hassan II pour le Développement Economique et Social En termes de recettes. Les projets ressortant des nouvelles conventions signées par le Fonds en 2007 concernent principalement : • le secteur du tourisme : deux avances non remboursables de 34.2 MDH au titre de la cession en bourse de parts du capital d’Itissalat Al Maghrib en 2006 .93% du capital de COMANAV en 2007. • l’appui aux réformes : avance non remboursable de 100 millions DH destinés à l’appui aux réformes structurelles dans les secteurs de l’agriculture.830 MDH au titre de la deuxième licence GSM en 1999 . eau potable).200 MDH au titre de la cession de 16% du capital d’Itissalat Al Maghrib en 2005 .28 millions DH et 16. le tourisme (29 fois) et l’aménagement urbain (27 fois). • 6. culturelle et sportive (21%) et la promotion de l’investissement privé (15%). au financement des deux projets de développement des nouvelles stations touristiques de MAZAGAN et LIXUS . Source : DEPP 34 AL MALIYA n°41 décembre 2007 . à ce jour.8 MDH au titre de la cession des 4 sucreries (SUTA. INDH.034 MDH au titre de la cession en bourse de parts du capital d’Itissalat Al Maghrib en 2004 . les nouvelles technologies des télécommunications et de l’information ou à travers les mécanismes de financement mis en place.400. en établissement public doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière auquel est affectée une quote-part plafonnée à 50% du produit des opérations de privatisation. Le montant de la participation du Fonds s’élève à 250 millions DH. irrigation. soit un coefficient multiplicateur de plus de 11 fois.DOSSIER Fonds Hassan II pour le Développement Economique et Social Le Fonds Hassan II pour le Développement Economique et Social. • 15 MDH au titre de la cession de 12% du capital de la SOMACA en 2006 . le Fonds a bénéficié. Les investissements totaux générés par les interventions du Fonds sont estimés à 195 MMDH.3 milliards de dirhams. le Fonds a signé avec divers partenaires 107 conventions portant le cumul de ses engagements.283 MDH au titre de la cession en bourse de 4% du capital d’Itissalat Al Maghrib en 2007 . le rural (aides aux associations de micro crédit…). les structures d’accueil des investissements industriels ou touristiques. respectivement. • 6. L’impact économique et social des projets auxquels il contribue est important aussi bien dans les infrastructures (autoroutes. • la promotion culturelle : 5 millions DH destinés à la promotion de la candidature de la ville de Tanger à l’organisation de l’exposition nationale « EXPO TANGER 2012 » . • 6. • 163. en janvier 2002. de l’éducation nationale. Les secteurs qui bénéficient d’un effet de levier important sont l’industrie (54 fois). de l’enseignement supérieur. formation professionnelle. la promotion sociale.096 MDH au titre de la cession de 80% du capital de la Régie des Tabacs en 2003 .5 MDH au titre de la cession de la totalité du capital de SOMATHES en 2006 . de l’eau et de l’énergie . alimenté par une part des recettes de privatisation. de la formation professionnelle. • 269.60 millions DH destinés. • 49. Créé en mars 2000 sous forme de compte d’affectation spéciale. • 2. promotion de l’emploi. SURAC et SUNABEL) en 2005 . SUCRAFOR. au 31 décembre 2007.8 MDH au titre de la cession de 100% du capital de la société DRAPOR en 2007 . • 2.

“Assainissement liquide de la ville de Larache”…. Ces projets ont un important point en commun. en passant de 18. “Aménagement de la Vallée du Bouregreg”. “Autoroutes Marrakech-Agadir et Fès-Oujda. supervisent et/ou pilotent l’exécution de ces projets. mobilisent les financements nécessaires. Cette dynamique a bénéficié effectivement aux différents secteurs de l’économie. comme ceux de Tanger-Med et de l’Agence d’Aménagement de la Vallée du Bouregreg.6% en 2005. les libéralisations sectorielles. “Nouveau port Tanger Meditérannée”. Secteurs d’intervention des Entreprises Publiques Par rapport à la FBCF (formation brute du capital fixe) nationale.8 milliards DH à plus de 40 milliards DH en 2006. plus que jamais. Elle est le résultat de politiques volontaristes qui ont porté en particulier sur l’engagement de restructurations opérationnelles avec des plans sociaux adaptés. celui de l’intervention des Entreprises Publiques (EP) qui initient. notamment ceux de l’infrastructure et ceux en faveur du monde rural. indicateur par excellence de l'investissement productif. l’exemple de l’accélération de la cadence de réalisation du programme autoroutier est édifiant (le rythme est passé de 40 Km par an sur la période 1991-2000 AL MALIYA n°41 décembre 2007 35 . un vecteur considérable de croissance avec des investissements tous azimuts qui ont plus que doublé depuis 2001. les Partenariats Public Privé et l’instauration de cadres institutionnels novateurs. En fait. pour atteindre 46 milliards DH en 2007. autant de projets d’envergure et structurants pour l’économie marocaine et pour la dynamique régionale. l'investissement des EP en 2006 représente plus de 24% contre 21. Liaison férroviaire Taourirt-Nador”.DOSSIER L’investissement du secteur des Entreprises Publiques Une importante amélioration est enregistrée ces dernières années au niveau des entreprises publiques. En matière d’infrastructure. les EP sont devenues.

il est escompté que les nouveaux cadres mis en place à l’occasion de l’adoption de grandes réformes sectorielles structurantes pour le tissu économique du pays.DOSSIER à 100 Km par an sur la période 2001-2005 et enfin à 160 KM par an sur la période 2006-2010). audiovisuel. Sur la période 2007-2012. de même que la mise à niveau des infrastructures portuaires et aéroportuaires et l’extension du réseau ferroviaire. ONDA EP programmés à l’horizon 2012 Plan pluriannuel 2007-2011 2007-2015 2007-2011 2006-2010 2006-2009 2007-2012 2005-2009 2006-2010 2007-2011 2007-2009 2006-2012 2006-2012 2006-2010 2006-2010 2007-2011 2007-2009 2006-2008 2006-2010 2007-2009 2006-2008 2006-2010 Coût en MDH 34 263 31 600 26 106 25 028 17 735 17 417 15 479 9 861 5 413 1 746 5 389 5 235 4 591 2 772 2 385 1 900 1 662 1 542 1 232 932 762 213 050 Par ailleurs. les données disponibles. des libéralisations sectorielles. s’est TOTAL poursuivi particulièrement à travers les garanties de l’Etat mobilisées à l’occasion des projets programmées (ONCF. aéroports… Source : DEPP 36 AL MALIYA n°41 décembre 2007 . sur l’autofinancement qui dépasse globalement les 42%. pour ces seules entreprises. ADM. ce bilan est positif et affiche des performances sans précédent. soit une moyenne annuelle. la généralisation de ERAC l’accès à l’eau potable dans le ADM cadre du PAGER. Toutefois. électricité. il est important de signaler que les investissements entrepris par les EP reposent en grande partie. assainissement. Qu’en est-il des années à venir ? Cette expansion des investissements des Entreprises Publiques est la résultante de politiques volontaristes qui ont porté en particulier sur l’engagement de restructurations opérationnelles avec des plans sociaux adaptés.. le développement du logement social et la lutte contre l’habitat insalubre. et de plus en plus. donneront une nouvelle impulsion pour le développement d’investissements capitalistiques liés aux infrastructures du pays et aux services publics de base : eau.. Enfin. ainsi que des technologies de l’information et de la communication et de l’audiovisuel. PNRR2…). financé en grande partie Groupe OCP par l’ONE. le nouveau cadre légal régissant la gestion déléguée sera mis à profit pour explorer de nouveaux partenariats Public Privé : autoroutes. la mobilisation des ressources générées par la privatisation via le Fonds Hassan II pour le Développement Economique et Social et la création de nouveaux fonds spécialement dédiés à l’investissement (Fonds de Solidarité de l’Habitat. les dotations en capital et les subventions d’équipement. l’année 2006 a enregistré le lancement ou la poursuite de chantiers de grands travaux d’aménagement urbain. PAGER. Dans ce sens. De même. ports. chemins de fer (TGV). Caisse de Financement Routier et Fonds du Service Universel des Télécommunications). piloté par ONEP l’ONEP et la réalisation des rouHolding d'Aménagement AL OMRANE tes rurales via l’action de la ONCF Caisse de Financement Routier. Régies de Distribution Agence Spéciale Tanger Med Agence d'Aménagement Boureg Reg Groupe RAM Agences de Développement Régional ONMT ONHYM ANP BAM SNTL L’accompagnement de l’intensiSODEP fication de l’investissement des OFPPT EP. de plus de 40 milliards de dirhams. notamment celles agissant ONP dans les services publics.. des financements adéquats ont conforté la montée en puissance des investissements à travers l’accompagnement des institutions financières internationales (programmes PERG.). transport. permettent de prévoir une enveloppe globale d’investissements programmés de plus de 213 milliards de dirhams.. Les programmes en faveur du monde rural ont tenu leurs promesses à travers la concrétisation et l’aboutissement des tranInvestissements des ches programmées pour la généralisation de l’électricité EP dans le cadre du programme ONE PERG. la réalisation d’opérations de Partenariats Public Privé de grande envergure et l’instauration de cadres institutionnels novateurs comme ceux de Tanger-Med et de l’Agence d’Aménagement de la Vallée du Bou Regreg. notamment pour les grandes Entreprises Publiques disposant de plans pluriannuels. En somme.

de base incluent le temps et les coûts liés à l’application d’un ensemble de lois et réglementations. sur la base des indica115ème rang sur un échantillon de 175 pays. et qu’il a été procédé à la mise en place d’un Comité Interministériel chargé du pilotage des travaux. telles que publiées dans le rapport Doing Business 2007. L’examen des principales conclusions concernant le climat des affaires au Maroc. le Maroc est classé au prise et une transaction hypothétique. Le rapport Doing Business est considéré comme une opportunité en vue d’intégrer une nouvelle dimension de la politique de réformes. AL MALIYA n°41 décembre 2007 37 . permet de relever plusieurs limites : caractère subjectif et imparfait des indicateurs. ne reflète que partiellement l’ampleur des réformes que mène notre pays en matière de climat des affaires et de promotion de l’investissement privé national et étranger. Rappelons que le rapport Doing Business fourRapport Doing Business 2007 nit des données comparatives sur les régimes réglementaires.… C’est dans ce contexte qu’un travail d’amélioration des indicateurs relatifs au climat des affaires au Maroc a été enclenché dans le cadre d’une coopération avec le Groupe de la Banque Mondiale. sur 175 pays.DOSSIER Le classement du Maroc dans le rapport Doing Business 2007 Le rapport Doing Business 2007 classe le Maroc au 115ème rang. Les données gagnant ainsi deux places. non prise en compte de certains aspects de l’environnement des affaires pourtant pertinents. notamment celles qui Les améliorations constatées concernent : concernent l’exécution des contrats et la réglementation du • la facilité de créer une entreprise où le Maroc a nettement travail. au lieu du 117ème tions fournies par un certain nombre de spécialistes locaux. la disponibilité d’infrastructures. à savoir la prise en compte des perceptions (réelles ou biaisées) des opérateurs économiques à travers une stratégie de réformes ciblée. centrée autour d’une communication efficace et visant l’envoi de signaux forts de l’engagement des pouvoirs publics au soutien du secteur privé au Maroc. à peine amélioré de 2 places par rapport à celui de 2006. rang sur un échantillon de 155 pays dans le rapport 2006. Il donne des indications sur les coûts de l’activité économique pour une entreDans le rapport publié au titre de 2007. Ce classement. tels que la situation macro-économique. ainsi que des aspects institutionnels et de gouvernance. essentiellement des avocats et des comptables.

Le classement. manière à mettre les entreprises en confiance pour qu’elles investissent. à l’exemple de l’examen des politiques menées par l’OCDE au profit de ses pays membres. ne sont pas pris en compte par le rapport Doing Business. renforcer les partenariats régionaux et internationaux et favoriser une croissance économique durable dans la région. l’initiative lancée par l’OCDE en 2005 vise à étendre à d’autres pays (outre les pays membres). tels que la corruption. tels que la qualité des infrastructures. il n’en reste pas moins que le Maroc est fermement engagé dans la voie des réformes pour l’amélioration du climat des affaires. mais plutôt à réduire les risques liés à l’action gouvernementale et lever les obstacles à la concurrence. le Maroc a enregistré des progrès dans trois des dix domaines étudiés par le rapport. DEPF / Rédaction AL MALIYA 38 AL MALIYA n°41 décembre 2007 . les politiques poursuivies doivent faire l’objet d’un examen périodique pour tenir compte des changements intervenus dans la conduite des affaires. en l’occurrence les pays de la région MENA. Les facteurs institutionnels pourtant d’une importance fondamentale. Bien qu’il reste beaucoup à faire. Cette action devrait aussi s’employer à renforcer la confiance des investisseurs.000 à 10. dans le cadre du rapport Doing Business. Rang 2006 115 47 133 156 45 143 118 128 77 127 61 Rang 2005 117 63 130 158 53 143 114 125 70 126 58 Variation +2 +16 -3 +2 +8 0 -4 -3 -7 -1 -3 L’amélioration du climat de l’investissement implique un processus continu d’ajustement de l’action de l’État. la réduction du droit de transfert d’une propriété de 5 à 2.5% de la valeur du bien et la simplification des règles fiscales en regroupant de nombreuses réglementations au sein d’une source unique. la situation macro-économique ou la solidité des institutions.DOSSIER amélioré sa position en passant de la 63ème place en 2005 à la 47ème place en 2006 . qui constituent un frein pour l’innovation et pour l’accroissement de la productivité des entreprises. Pour ce faire. Les enseignements tirés des expériences internationales montrent en effet. Il s’agit d’établir des indicateurs objectifs du climat de l’investissement et effectuer des analyses systématiques des expériences de pays. qu’il est possible de faire des progrès de Dans ce cadre. des progrès de la technologie et des enseignements tirés de l’expérience acquise. Par ailleurs. Classement du Maroc en fonction des indicateurs Doing Business Indicateurs Facilité de pratique des affaires Création d’entreprise Octroi de permis et licences Flexibilité du marché de l’emploi Enregistrement de propriété Accès au crédit Protection des investisseurs Paiement des impôts Logistique du commerce extérieur Exécution des contrats Mise en faillite d’entreprises Source : Doing Business 2007. cette initiative offre l’opportunité à notre pays de bénéficier d’un examen approfondi de ses politiques et réglementations en matière d’investissement. L’action engagée ne doit pas se limiter à réduire les coûts de l’activité économique. A travers le dialogue et la confrontation des expériences en matière de politiques d’investissement. afin de pouvoir tirer les enseignements qui s’en dégagent et ce. et un réglage fin des interventions dans un vaste domaine. a un champs limité étant donné qu’il ne tient pas compte d’un certain nombre de facteurs. ses exercices d’évaluation de la qualité de l’environnement réglementaire pour les investisseurs. Ce programme qui fait partie de l’Initiative MENA-OCDE sur la gouvernance et l’investissement vise à promouvoir de vastes réformes pour améliorer le climat des investissements. ce qui est en soi d’une importance fondamentale.000 MDH. en maintenant la dynamique du processus de réformes. • la facilité d’embauche où le Maroc est passé du 158ème rang au 156ème rang en 2006. la transparence des procédures sur les marchés publics. Premier pays réformateur dans la région MENA. qui alourdit les coûts et introduit des distorsions dans les politiques menées. des pays en fonction de la facilité de faire des affaires même s’il a l’utilité de stimuler les réformes dans le monde à travers une concurrence entre pays. • la facilité d’enregistrer une propriété : 45ème place en 2006 au lieu de la 53ème place en 2005 . Les principales mesures de réformes concernent la réduction du capital minimum pour la création d’entreprises de 100. l’action publique devrait s’employer à un diagnostic approfondi des causes pouvant compromettre la qualité du climat de l’investissement.

Ces droits sont appelés Unités de Réduction Certifiées des Emissions (URCEs) et se mesurent en tonnes de gaz équivalent carbone. principaux pollueurs. pour une unité polluante (une cimenterie par exemple) ayant introduit une technologie dite « propre ». C’est cette économie d’émissions de gaz qui correspond aux URCEs. grâce à des montages financiers innovants. à s’acquitter des engagements chiffrés de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre pris lors de la signature de ce protocole. HFC. les six gaz à effet de serre acceptés dans le cadre du Protocole de Kyoto (CO2. réalisé dans un pays en développement. La réduction des émissions est déterminée. prévoit la délivrance de «crédits carbone» (en tonnes de CO2) aux développeurs de projets ayant démontré l’additionnalité de leur projet. NOX. non seulement de réaliser des projets propres. Définition du MDP Le MDP est un mécanisme régulé par les Nations Unies qui. AL MALIYA n°41 décembre 2007 39 . mais en plus de les financer (cas des projets de décharges publiques). suivant un cycle bien défini juridiquement. afin d’aider les pays développés. c’est-à-dire sa capacité de réduction des émissions de gaz à effet de serre au-delà d’un scénario tendanciel. qui bien que non tenus par l’obligation de réduire leurs émissions de gaz. le fuel ou le gaz naturel. On ramène ainsi.DOSSIER Mécanisme pour un Développement Propre (MDP) Le MDP offre des opportunités intéressantes pour le Maroc et ce. SF6) au gaz carbonique. Instauré par le Protocole de Kyoto. en drainant des investissements dans les technologies propres et en permettant. Dans le cas d’un parc éolien ou de kits photovoltaïques. Ces crédits sont ensuite négociables sur le marché international du carbone. Le MDP offre une opportunité intéressante aux pays en développement. pour les besoins de calcul. Ils peuvent être utilisés par les Etats pour faciliter l’atteinte de leurs engagements fixés par Kyoto ou par les industriels européens dans le cadre du système d’échange des quotas d’émissions. la solution consiste à calculer le volume de gaz carbonique qui aurait été produit si on avait utilisé une source d’énergie fossile telle que le charbon. Le MDP : une chance pour les pays en développement Le MDP a été mis en place en 1997 dans le cadre du Protocole de Kyoto. afin d’aider les pays industrialisés à tenir leurs engagements de réduction de gaz à effet de serre et de faciliter les transferts de technologies non polluantes vers les pays en développement. le Mécanisme pour un Développement Propre (MDP) suscite de plus en plus d’intérêt au Sud. en comparant le volume de ces émissions avant et après l’introduction de cette technologie. peuvent réaliser des projets ayant pour résultat la diminution de ces émissions et vendre l’équivalent de cette diminution sous forme de « droits de polluer » aux pays développés. CH4. PFC.

En effet. • Contrainte du calendrier : la contrainte temps est bien réelle. il convient de citer : • Une procédure de délivrance des URCEs longue. puissent être adoptés. le pays possède un portefeuille diversifié de 60 projets. Il constitue en effet. complexe et coûteuse. Ce dernier cas est très intéressant à relever surtout que le problème lié à la gestion des déchets solides est à l’ordre du jour et que le Gouvernement est en train de mettre en place un programme national de traitement des déchets pour un investissement global de 40 milliards de dirhams d’ici 2015 et qui couvrira tout le Royaume. il ne sera opérationnel que durant cinq années. particulièrement les PME souhaitant s’inscrire dans le développement durable. le Maroc a mis en place une Stratégie Nationale en matière de MDP. une étude réalisée en 2005 par la Japanese Bank for International Cooperation (JBIC) concernant la décharge de Médiouna à Casablanca. A ce titre. au renforcement des capacités nationales et à la promotion du MDP Maroc. Cette stratégie a abouti à la mise en place d’un cadre institutionnel opérationnel. Le premier projet. Cette autorité est chargée principalement de définir les critères de développement durable propres au pays et de vérifier que les projets proposés remplissent ces conditions. il fut parmi les premiers pays en développement à avoir désigné une Autorité Nationale Désignée chargée du MDP : le Secrétariat d’Etat chargé de l’Environnement. De plus. En effet. initié en septembre 2005. c’est-à-dire jusqu’en 2012 et au-delà de cette date l’incertitude règne. concerne le parc éolien de Lafarge à Tétouan. il permet d’augmenter la confiance dans le pays hôte et d’attirer des investisseurs étrangers. Cette contrainte est d’autant plus 40 AL MALIYA n°41 décembre 2007 . pouvant rebuter bon nombre d’entreprises. le marché du carbone s’ouvrira formellement en 2008.DOSSIER L’intérêt du MDP pour les pays en développement réside principalement dans le fait qu’il permet la réalisation et le financement de projets « propres ». un autre projet développé par l’ONE. en particulier ceux relatifs au MDP. Actuellement. En octobre 2006. notamment ceux de l’OCP pour l’efficacité énergétique et de l’ONEP pour le dessalement des eaux à Tan Tan par éolienne. le parc éolien d’Essaouira développé par l’ONE est enregistré comme projet MDP. D’autres projets sont en cours de validation. il y a lieu de relever un certain nombre de difficultés qui entravent cette réalisation et peuvent la paralyser. Le troisième concerne des kits solaires photovoltaïques en milieu rural. A titre d’exemple. Les défis du Maroc Malgré les avantages que présente la réalisation de ce type de projets. En effet. ce mécanisme permet de réduire les coûts d’investissement et à des projets qui seraient non rentables dans des conditions normales (cas des décharges publiques) de le devenir grâce aux revenus additionnels liés à la vente des URCEs aux pays qui en ont besoin et qui offrent le meilleur prix. un important gisement éolien et solaire et un véritable chantier en matière d’efficience énergétique ainsi qu’en matière de collecte et de gestion des déchets . Le Maroc : un acteur du MDP Le Maroc a ratifié le Protocole de Kyoto en 2002 et a tout mis en œuvre pour que les textes d’application du Protocole. Il a très tôt perçu que ce mécanisme pouvait être une bonne opportunité pour drainer les investissements dans des technologies propres. Durant la période 2003-2005. parmi lesquels 3 projets ont été approuvés par l’Autorité Nationale Désignée et enregistrés auprès du Conseil Exécutif des Nations Unies. présente un grand potentiel en matière de MDP. Le Maroc. favorisant ainsi le transfert de technologies propres et le savoir-faire qui y est associé. a révélé que la réalisation d’une nouvelle décharge équipée pour le traitement des déchets permettrait la réduction de 400 000 tonnes équivalent CO2 et que le rendement de la vente des URCEs permettrait de couvrir plus que la moitié du coût du projet en 4 années seulement. etc.

il est impératif que les entreprises publiques et privées marocaines et les collectivités locales puissent se mobiliser pour saisir ces opportunités et être présentes en masse sur le marché du carbone qui profitera aux plus actifs. Non seulement le marché du carbone est dominé par 3 pays compte tenu de leur énorme potentiel: la Chine. La concurrence est déjà rude. la difficulté pour des communes d’emprunter les fonds nécessaires. ces revenus ne peuvent être disponibles qu’une fois les réductions des émissions de gaz à effet de serre sont effectivement mesurées et certifiées. le projet est réalisé par l’entreprise qui l’a conçu et chaque année. Le MDP offre des opportunités importantes. leur situation financière est souvent difficile ce qui rend hypothétique la mobilisation de fonds en leur faveur.DOSSIER intense que le cycle des projets MDP est complexe et que le Maroc n’est pas le seul à se positionner sur ce créneau. avec l’appui d’un bureau d’études spécialisé. • Problème d’une masse critique assez importante pour le cas des décharges publiques. En effet. soit par appel d’offres international ouvert. dans la région Moyen-Orient et Afrique. Ces deux derniers développent actuellement une capacité considérable de projets MDP. c'est-à-dire à ceux qui se présenteront avec des projets dans les meilleurs délais. particulièrement dans le cas de projets de réhabilitation et d’équipement des décharges publiques. la mise en commun des ressources financières et humaines et une très forte coopération. l’Inde et le Brésil. Ce rapport est validé par un autre bureau d’études agrée par les Nations Unies et c’est sur la base de ce rapport validé que l’acheteur procède au paiement des URCEs. • Savoir-faire non maîtrisé et absence de ressources humaines qualifiées. en quoi il répond aux critères du MDP. En effet. etc. L’investissement nécessaire à la réalisation de projets MDP est généralement très coûteux mais il peut toutefois être compensé par les revenus de la vente des URCEs. nécessite l’accord de ces communes pour la création d’une décharge commune capable de dégager un volume d’URCEs suffisant pour que les projets soient rentables. de la documentation et des études nécessaires précisant la consistance du projet. Cela suppose donc. mais. Ensuite. ce qui le rend plus crédible vis-à-vis des acheteurs potentiels. où ce sont les communes qui sont chargées de la gestion des déchets solides au Maroc. chose qui semble difficile actuellement. à commencer par la formulation du projet qui consiste en l’élaboration. Seulement. Cette documentation doit démontrer que le projet permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre et qu’il n’aurait pas pu être réalisé sans l’apport des URCEs. • Problème de financement des projets. il est transmis au Conseil exécutif du MDP qui est un organe des Nations Unies chargé d’enregistrer le projet de façon officielle. Cette vente peut se faire soit directement par négociation entre l’acheteur d’un pays développé et le vendeur d’un pays en voie de développement. Une fois le projet validé par cette entité internationale. l’entreprise qui a conçu le projet peut signer un contrat de vente des URCEs qui seraient produites une fois le projet réalisé. c’est-à-dire une fois le projet réalisé. Source : DTFE Procédure de délivrance des URCEs Avant de se voir délivrer les URCEs. cette documentation est soumise à l’Autorité Nationale chargée du MDP pour l’approbation nationale puis à un bureau d’études international. agrée par les Nations Unies en vue de vérifier que le projet est conforme aux conditions du MDP. on pourrait citer le problème qui se pose pour les projets relatifs à la gestion des déchets notamment. que ce soit sur le marché interne ou à l’étranger. le promoteur du projet MDP doit passer par plusieurs étapes. son coût. le Maroc sera en concurrence directe avec l’Egypte et l’Afrique du Sud. elle devra établir un rapport démontrant le volume exact des URCEs générées. durant toute la durée du contrat de vente qui peut s’étaler jusqu’au 31 décembre 2012. A ce niveau. Source : DTFE AL MALIYA n°41 décembre 2007 41 . Par la suite. le nombre élevé des décharges souvent de petite taille dépendant de plusieurs communes. car autrement il aurait été très coûteux. Enfin.

le taux de remplacement. le taux de cotisation. De la présentation de ces expériences ressort trois principales options de réforme : • la réforme paramétrique qui consiste à modifier les paramètres du système de retraite sans remettre en cause son mode de fonctionnement et de financement. La plupart des pays de l’Union Européenne (Allemagne.ACTUALITÉ Journée d’étude sur : « les expériences internationales de réforme de la retraite dans la fonction publique » L’existance d’un modèle unique et exemplaire du système de retraite s’avère difficile : chaque société doit définir ses choix selon sa situation économique. La dette implicite de ces trois caisses avoisine l’équivalent d’une année de PIB. le salaire de référence pris en compte pour le calcul de la pension. • la réforme systémique qui consiste en un passage rapide et total à un système obligatoire par capitalisation. les caractéristiques des systèmes de retraite des fonctionnaires dans la région MENA et la typologie des systèmes de retraite en Europe et aux Etats-Unis. Autriche. Ces réformes se caractérisent en général par la mise en place d’un système national unique et unifié pour les systèmes préalablement fragmentés. C’est la voie qui a été adoptée par les différents pays de l’Amérique Latine (Chili et Mexique par exemple). le Directeur de la CMR a souligné lors de cette manifestation que les réformes antérieures et les mesures prises jusqu’à présent assurent la retraite de la Fonction Publique jusqu’en 2020. Cette question a suscité un débat entre les participants à la journée d’étude organisée par la CMR sur le thème de la « Place des régimes de retraite de la fonction publique dans la dynamique de réforme : focus sur les expériences internationales ». a informé que la CMR. avec un taux ne dépassant guère 35%. le Directeur de la CMR lors de la journée d’information. La tendance actuelle consiste à changer les paramètres suivants : l’âge de la retraite. dont des experts de haut niveau émanant de divers horizons tels la Banque Mondiale. la CNSS et la CIMR « ne couvrent que partiellement leurs engagements » envers les affiliés actifs et retraités. Dans son allocution d’ouverture. l’OIT et le monde de l’université. avec les acteurs nationaux et internationaux concernés par la problématique des retraites. M. Au terme des travaux de ce séminaire. Ces pays connaissent actuellement des réformes dites de deuxième génération pour élargir la couverture et les moyens financiers nécessaires à la transition. France…) ont adopté ce type de réforme. Le souhait est de repousser cette échéance plus loin. les différents intervenants ont mis l’accent sur les tendances de réforme à travers le monde. et ce malgré les importantes réserves financières dont elles disposent (environ 80 milliards de DH à fin 2005). 42 AL MALIYA n°41 décembre 2007 . M. M. Cette manifestation tenue le 07 mars 2007 a réuni 230 personnes dans un même espace d’échange et d’information. démographique et sociale. le Ministre des Finances.

La plupart des réformes conduites récemment en Europe Centrale. Pour les pays qui n’optent pas pour l’intégration des régimes de retraite. Cette approche est aussi présente dans le programme des réformes en cours dans les pays du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord. cette option génère des résistances de la part des fonctionnaires. de la Jordanie et du Portugal. Ces pays dont la situation démographique est plus favorable et dont la couverture est très basse. Les défenseurs de la non intégration des régimes de retraite. la définition de la population couverte. on constate que le choix est mitigé même si la tendance actuelle est vers l’intégration des régimes de retraite : cas de l’Egypte. CMR / Rédaction AL MALIYA AL MALIYA n°41 décembre 2007 43 . Toutefois. deux options de réforme sont possibles : soit leur intégration dans le système national. le problème lié à la définition des droits acquis..ACTUALITÉ • la réforme intermédiaire traduit un passage progressif à un système à plusieurs piliers. Ces systèmes existent déjà sur une base obligatoire ou contractuelle dans les pays développés comme l’Australie. les Pays Bas. Les modalités de cette combinaison doivent dépendre de la situation initiale du régime ainsi que des contraintes auxquelles est soumis le financement de la transition. de mobilité des salariés. d’efficacité dans la conduite des réformes et d’équité. En effet. afin de faciliter la mobilité et de réduire les distorsions salariales entre les deux secteurs. fondées sur cette approche qui abandonne les anciens régimes basés sur le taux de remplacement de 100%. la réforme du secteur de la retraite constitue un aspect important pour la transition vers une économie de marché. le Danemark. L’intégration nécessite de trancher au préalable. qui combine retraite par répartition (obligatoire) et retraite par capitalisation. Quelque soit la réforme adoptée. • les régimes particuliers offrent aux pouvoirs publics la possibilité d’attirer et de fidéliser les compétences. Pour ces pays. en Europe de l’Est et en Asie Centrale sont. soit leur individualisation. en outre. la Banque Mondiale propose une harmonisation entre les régimes public et privé en termes d’uniformisation des niveaux de cotisations et de prestations. Pour ce qui est des systèmes de retraite des fonctionnaires. connaissent une pression de réforme fiscale et économique très élevée. un pilotage permanent des régimes de retraite associé à une concertation étroite avec les partenaires sociaux s’impose. A travers le monde. l’intégration du système des fonctionnaires dans un système unique offre plus de souplesse. La Banque Mondiale se déclare favorable à cette approche. à condition qu’elle soit appliquée avec pragmatisme et dans le respect des spécificités nationales. certains points tels : la durée de la période transitoire. Le choix doit se baser sur une logique coût / avantages. avancent deux arguments : • l’histoire et la tradition dans certains pays qui considèrent la pension comme une contrepartie d’un service rendu à l’Etat (France . Etats-Unis.) . le RoyaumeUni.

La XIème Assemblée Plénière du CNC s’est Séance d’ouverture des travaux du Conseil National de la comptabilité. des normes comptables internationales naux de Mise en Valeur Agricole (ORMVA)6. Sa mise en place vient en application de la loi n°36-04 relative aux partis politiques. • Avis sur les conditions d’agrément des sociétés exploitant des centres de gestion de comptabilité agréés institués par 1 2 3 4 5 6 7 Adopté le 27/7/95 et mis en vigueur par arrêté du Ministre des Finances n° 2172-95 du 21/08/95. au ments de Crédit3. des établissements de crédit. Adopté le 17/01/2001 et mis en vigueur par arrêté du Ministre des Finances n° 441-01 du 26/02/2001. ainsi que la transposition. Rappelons que depuis son institution en 1989. à la fin de chaque exercice comptable. réunie le 10 mai 2007 et a connu l’adoption des plans comptables de Bank Al-Maghrib. • Avis sur le projet de « Liasses comptables » en matière d’Impôt sur les Sociétés et d’Impôt Général sur le Revenu . le CNC compte à son actif l’adoption de plusieurs plans comptables spécifiques Il a également émit plusieurs avis. de renseigner sur l’utilisation des fonds mis à leur disposition et de garantir la transparence de l’information financière. Adopté le 26/05/2005. Assurances2. qui revêt une importance particulière.ACTUALITÉ Le Conseil National de la Comptabilité adopte plusieurs Plans Comptables Le premier semestre de l’année 2007 a connu l’adoption. Ces plans comptables permettront de doter ces organisations d’un cadre de référence uniforme à même de dégager. Associations de IAS/IFRS (International Accounting Standards / International Micro-Crédit7 et le Plan comptable de l’Etat qui a été adopté le Financial Reporting Standards) pour les comptes consolidés 17 janvier 2001. Le plan comptable des partis politiques qui vient d’être adopté. sa Xème Assemblée Plénière qui a vu l’adoption du plan comptable des partis politiques. à savoir : • Deux avis relatifs aux modalités d’application de la loi n° 9/88 régissant les obligations comptables des commerçants . des sociétés de bourse. des sociétés mutualisnotamment. Etablissetes et des caisses de retraites. ceux relatif à l’OPCVM1. le 23 mars 2007. Coopératives4. une image fidèle et sincère du patrimoine et du résultat. Adopté le 15/07/1999 et mis en vigueur par arrêté du Ministre des Finances n° 1331-99 du 23/08/1999. par le Conseil National de la Comptabilité (CNC). de cinq plans comptables renforçant ainsi l’arsenal normatif national par des normes de qualité et répondant à des besoins réels. 44 AL MALIYA n°41 décembre 2007 . Le CNC a tenu. Adopté le 26/05/2005. permettra aux formations politiques de disposer d’outils de gestion nécessaires à une bonne gouvernance et assurera la transparence dans les comptes. Associations5. Offices Régiosecteur bancaire. Adopté le 11/03/ 2003. Son élaboration s’inscrit dans le cadre des réformes du paysage politique national et de consolidation du processus démocratique et de l’Etat de droit. Adopté le 11/12/95 et mis en vigueur par arrêté du Ministre des Finances n° 840-96 du 8/05/96.

a été marquée par l’adoption de son plan d’action pour la période 2007-2008. et du secteur de l’enseignement de la comptabilité. ainsi que de réfléchir sur des questions comptables spécifiques ou ponctuelles entrant dans la mission du CNC. 9 Mises en vigueur par arrêté du Ministre des Finances n° 351-01 du 9/02/2001). de dialogue et de réflexion créées à l’initiative de l’AP. M. Notons que la session du CNC tenue le 26 mai 2005. Le Comité Permanent (CP) Le CP composé de 13 membres parmi ceux de l’AP prépare les projets soumis à l’Assemblée. Source : DEPP 8 Mis en vigueur par le décret n° 2-99-1014 du 4/05/2000). • Avis n°3 relatif au plan comptable du secteur immobilier. Il est préalablement consulté sur toutes réglementations. l’élaboration des normes comptables applicables au fonds Hassan II pour le développement économique et social et au secteur hôtelier. Mohammed Taher SBIHI. Source : DEPP Le Conseil National de la Comptabilité est l’organe national de la normalisation comptable. Ce plan prévoyait la tenue de la 11ème assemblée plénière du Conseil. du monde des affaires. L’AP comporte 54 membres relevant des administrations publiques. Les différentes instances du CNC ont pour mission la production d’une norme comptable de qualité pour la modernisation de l’arsenal normatif. Il se réunit au moins quatre fois par an pour s’informer de la suite donnée aux avis. l’AP se réunit au moins une fois par an pour délibérer sur les projets de normes comptables et sur les projets d’avis qui lui sont présentés par le Comité Permanent. Elles ont pour mission de proposer des normes comptables sectorielles ou spécifiques. Le Conseil projette également de préparer le plan comptable des collectivités locales et de poursuivre la mise en œuvre du plan d’action relatif au projet ROSC. assurer les liaisons utiles à l’exécution de la mission du CNC et préparer les projets d’avis. de la réévaluation libre des bilans8. Chef du Service de la Normalisation Comptable. Chef de la Division de la Normalisation et des Institutions Comptables. 12 Adoptée le 26/05/2005. des normes comptables applicables à la « Titrisation des Créances Hypothécaires »9. des règles comptables applicables aux opérations de pension effectuées par les organismes de placement collectif en valeurs mobilières11. Le Secrétariat Général du Conseil est confié à M.ACTUALITÉ la loi n°57/90 du 11 décembre 1995 et mis en vigueur par décret n° 2-96-333 du 31 octobre 1997 . 10 Adoptée le 11/03/2003 et publiée au BO du 16/03/2006. propositions et recommandations du CNC. D’autres réalisations sont à l’actif du CNC. AL MALIYA n°41 décembre 2007 45 . Mehdi EL YOUSSEFI. 11 Adoptées le 26/05/2005. éclairer les travaux du Conseil sur certains aspects de la normalisation comptable relevant de leur spécialité. Ce Conseil a été institué par le Décret n° 2-88-19 du 16 novembre 1989. Le règlement intérieur du CNC a été approuvé par Arrêté du Premier Ministre n° 3-131-95 du 14 juillet 1995. Le CNC comprend 3 instances : L’Assemblée plénière (AP) Présidée par Monsieur le Premier Ministre ou par l’autorité gouvernementale déléguée par lui à cet effet. de la norme comptable applicable aux concessions de services publics et de la loi n°38-05 sur les comptes consolidés des Etablissements et Entreprises Publics qui a été publiée au BO du 16 mars 2006. de recommandations ou de publications dudit Conseil. Les Commissions Techniques Spécialisées (CTS) Les CTS sont des instances de travail. de la profession comptable. fait office de rapporteur Général du CNC. la poursuite des travaux de préparation des projets de règles comptables applicables aux organismes de placement en capital risque (OPCR). de la loi n° 44-03 complétant la loi n° 9-88 relative aux obligations comptables des commerçants (comptabilité supersimplifiée)10. La présidence du CNC est assurée par le Ministre des Finances. adopté le 11 mars 2003. tel que complété par celui n° 2-00-682 du 1er novembre 2000 et par le décret n° 2-02-888 du 22 mai 2003. à savoir : l’adoption du projet de loi et de méthodologie relatives aux comptes consolidés. La présidence du Comité Permanent du CNC est assurée par le Directeur des Entreprises Publiques et de la Privatisation. instructions ou recommandations d’ordre comptable.

ainsi que le sablage et la peinture industrielle. Le transfert de la COMANAV à un opérateur mondial de grande envergure. dont le besoin se ressent de plus en plus pour ce genre d’opérations. qui a acquis DRAPOR. en tant que deuxième opérateur au niveau de Casablanca et concurrent de l’opérateur historique SODEP. combinés à l’expertise du groupe CMA-CGM et à sa stratégie marquée par un sens de l’anticipation et de l’innovation et une politique d’investissement soutenue. la logistique pétrolière. dont : le transport maritime. le groupe SATRAM vise à faire de la société DRAPOR le leader par excellence du dragage dans les ports africains et la référence pour les pétroliers. est la plus importante entité d'un groupe implanté en Afrique Centrale. d'Inde. sur la liste des entreprises privatisables en 2005 et qu’un Appel d’Offres a été lancé le 22 janvier 2007 ouvert aux candidats remplissant les critères d’éligibilité du point de vue de leur professionnalisme et de leurs capacités financières.524 millions de dirhams. Son activité touche à plusieurs secteurs. limité aujourd’hui à la Mauritanie et au Sénégal. à même de réussir ses futurs challenges.200 personnes et dispose de 80% de la logistique pétrolière du Gabon.com. La société compte un effectif de 1. de Transport et de Manutention « SATRAM ».6 millions de dirhams. et garantira sa pérennité et son développement dans un environnement de plus en plus concurrentiel et ouvert sur l’international. au titre de sa participation directe. SATRAM prévoit.ACTUALITÉ DRAPOR cédée à SATRAM : exemple de coopération Sud-Sud La totalité du capital de la Société "Dragage des ports" (DRAPOR) a été cédée. aux pays de la côte ouest africaine. ainsi que la participation de Finance. A travers cette transaction. Rappelons que la cession de DRAPOR s’est faite suite à un Appel d'Offres International lancé en octobre dernier et qui a vu la participation de 13 sociétés de France. lui permettront de devenir un opérateur de premier rang. de l’Office de Commercialisation et d’Exportation (OCE) et celle de Fipar-Holding. Il est à rappeler que la COMANAV a été inscrite. filiale de la société COMANAV. au profit du groupe français « CMA-CGM » pour un montant de 2. afin de contrôler toute la chaîne de la technologie se rapportant au dragage.075 salariés et a réalisé en 2005 un Chiffre d’Affaires de 1. La privatisation de la COMANAV intervient à un moment où le secteur portuaire connaît une profonde mutation suite à sa libéralisation et son ouverture à la concurrence. Privatisation de la COMANAV Première opération de privatisation de l’année 2007. « SATRAM ». pour un montant de 327. pourra constituer une synergie efficiente au sein du groupe SATRAM. au profit de la société gabonaise d'Acconage. qui dispose d’une grande expertise en matière de bathymétrie. est à même de la faire bénéficier de son expertise. de celle de l’Office Chérifien des Phosphates (OCP). la société COMANAV a été cédée le 28 Mai 2007. par voie législative. Cette opération a été caractérisée par la cession conjointe des participations publiques détenues par l’Etat. de sondage et dans toutes les activités antérieures et postérieures au dragage. les travaux publics. La société DRAPOR. consolider ses performances techniques et financières et sa viabilité financière à long terme. le dragage maritime. Ce secteur s’est également enrichi par la création de la société SOMAPORT. remplissant ces critères ont manifesté leur intérêt pour participer à l’Appel d’Offres.25 milliards de dirhams. 13 candidats nationaux et étrangers. La COMANAV dispose de plusieurs atouts qui. Elle emploie 2. dans le cadre de son projet industriel d’étendre le champ d’activité de DRAPOR. le 25 Juin 2007. le bâtiment. DEPP / Rédaction AL MALIYA 46 AL MALIYA n°41 décembre 2007 . du Gabon et du Maroc. Le groupe COMANAV agit dans le transport maritime de passagers et de frêt et dans les activités portuaires.

USA. qui dispose désormais d’une base d’investisseurs internationaux de qualité. Burkina-Faso…). égal à celui enregistré par la Bourse de Casablanca.9% de son capital en 2004. suivie de la cession d’une tranche supplémentaire à Vivendi. consolidant ainsi sa position en tant que nouveau pays émergent. Cette opération exceptionnelle se caractérise par le placement total de la transaction sur la place de Casablanca.571 MDH. à savoir 130 DH par action. Elle se base sur un livre d’ordres (bookbuilding) et une allocation discrétionnaire par l’Etat prenant en compte la qualité des souscripteurs. Elle représente l’équivalent de 7 mois de volumes de cotation du titre et représente la 2ème plus importante opération à Casablanca après l’IPO de Maroc Telecom en 2004. qui donne une meilleure visibilité sur son évolution dans un contexte de concurrence plus accrue. Plusieurs objectifs sont à la base de cette cession notamment : augmenter la liquidité du titre en portant le flottant en bourse de 15 à 19 %. Les résultats de l’opération. ce qui représente un niveau très élevé pour des opérations de ce genre. démontrer l’attractivité du Maroc en matière d’investissements à travers une entreprise phare. lui conférant ainsi la majorité du capital en 2005. la troisième opération de privatisation a concerné la cession en bourse de 4% du capital de Maroc Telecom. et aux investisseurs étrangers. Suisse…). le jour de clôture du livre d’ordres. Elle est profitable aussi aux actionnaires et petits porteurs grâce à la préservation de l’évolution des cours des titres du fait de la présence d’investisseurs qualifiés. de la Direction du Trésor et des Finances Extérieures et des banques conseils. Emirats Arabes Unis. font état d’une demande totale exprimée par les investisseurs qui a atteint 96.093. Rappelons que l’opération a été conduite par un comité de pilotage présidé par la Directin des Enterprises Publiques et de la Privatisation et comprenant les représentants du management de la société. y compris les banques.1% du capital par voie boursière en 2006. soit un taux de sursouscription de 2. la répartition du capital de Maroc Telecom se présente comme suit : Etat Marocain (30%). Vivendi (51%) et Flottant (19%). La cession de Maroc Telecom en bourse a eu des retombées positives sur la place casablancaise en terme d’augmentation de la liquidité de la valeur Maroc Telecom. Cette opération est également bénéfique pour le secteur des Télécommunications. L’allocation a été faite au profit des souscripteurs qui ont offert le prix le plus élevé. Royaume Uni. Cette opération a généré un produit de cession s’élevant à 4. C’est également une opération d’envergue même à l’échelle internationale. avec un volume de transactions plus élevé et d’attraction de nouveaux investisseurs de qualité au Maroc. présentés le 29 juin 2007. Allemagne.163. qui a démarré en 2001. prêts à l’accompagner dans son développement à un moment où elle emprunte sa croissance externe (Mauritanie. DEPP / Rédaction AL MALIYA n°41 décembre 2007 47 . et enfin. réaliser une opération simple et rapide mais visible et transparente. protéger l’évolution des cours à l’avenir et optimiser la participation résiduelle de l’Etat. Cette cession a pris la forme d’un placement réservé aux investisseurs institutionnels marocains et internationaux par construction d’un livre d’ordres et a porté sur 35 163 814 actions de Maroc Telecom détenues par l’Etat. et la vente de 0. puisqu’elle se situe au 43ème rang sur 279 opérations équivalentes.73%. son ouverture aux investisseurs institutionnels marocains qualifiés. Cette opération s’inscrit dans la poursuite du processus de privatisation de “Maroc Telecom”. avec l’acquisition par Vivendi de 35% du capital de la société et l’introduction simultanée de Maroc Telecom à la Bourse de Casablanca et de Paris de 14. A l’issue de cette opération.ACTUALITÉ Maroc Telecom : processus de privatisation réussi Lancée le 26 juin 2007. Enfin. Notons que la procédure de cession rapide par voie boursière est originale et constitue une première au Maroc.756 titres contre une offre de 35. 59 investisseurs ont formulé une demande d’achat dont 29 investisseurs marocains et 30 investisseurs internationaux appartenant à plusieurs pays (France. Gabon. elle stabilise l’actionnariat de Maroc Telecom. maximiser la recette et minimiser la décote.814 titres. L’opération s’est démarquée en outre par sa grande taille.

Ce Code vise l’évaluation des mesures fiscales dommageables pouvant avoir une incidence sensible sur la localisa- 48 AL MALIYA n°41 décembre 2007 . soit 1 point de pourcentage de plus que l'année précédente.8 % dans l'UE et 2. Ils ont également signalé que le marché du travail continue de s’améliorer : la croissance de l’emploi dans la zone euro au troisième trimestre 2006 a progressé de 0. tandis qu’en zone euro la croissance est estimée à 2. Les représentants de la Commission Européenne ont souligné la forte croissance du PIB en 2006. le chômage continue une tendance à la baisse observée depuis 2004. Concernant les prévisions économiques de l’UE pour 20062008. De même.ACTUALITÉ La 5ème session du dialogue économique Maroc-UE : de nouvelles ambitions pour le partenariat euroméditerranéen Les discussions de la 5ème session du dialogue économique Maroc-UE ont porté notamment sur la politique budgétaire et fiscale. La session a été aussi une occasion pour discuter de la politique budgétaire et fiscale au Maroc. au même rythme que celui du deuxième trimestre 2006. A ce niveau. passant ainsi de 9% en 2004 à moins de 8% en 2006. en relation avec les perspectives mondiales et. De son côté.2 % en 2008.1% en 2007 et 2.4%. le Maroc a fait état des réalisations enregistrées en matière de croissance économique. qui a atteint 2. cette session a permis la présentation des réformes entreprises par le Maroc en matière de politique fiscale et de modernisation de l’administration fiscale et des retombées positives de ces réformes sur les réalisations en matière de TVA et d’IS. à Bruxelles. l'activité économique devrait se ralentir en 2007 et 2008. Le Maroc et l’Union Européenne (UE) ont tenu. plus particulièrement. Ainsi. La croissance dans l’UE est estimée à 2. le ralentissement prévu de l'économie américaine. la délégation marocaine a mis en avant les réformes entreprises dans l’amélioration de la gestion des finances publiques.6 % dans la zone euro.4 % en 2007 et 2008. Lors de cette session. en termes de développement de la programmation pluriannuelle. le 15 février 2007 au siège de la Commission européenne. les deux parties ont procédé à une évaluation du cadre macroéconomique au Maroc et dans l'UE. la mise en œuvre de la réforme du secteur financier au Maroc et la politique européenne de voisinage. de la déconcentration et de la contractualisation. la partie européenne a présenté le Code de Bonne Conduite dans le domaine de la fiscalité des entreprises. la 5ème session du dialogue économique Maroc-UE. de stabilisation du cadre macroéconomique général et des finances publiques en particulier.

des objectifs et priorités de politique économique inclus dans le Plan d’Action « Voisinage » conclu entre le Maroc et la Commission Européenne en juillet 2005. dans le cadre de leurs relations avec les pays tiers. statuts de Bank Al-Maghrib. au titre de la Politique Européenne de Voisinage Source : DTFE AL MALIYA n°41 décembre 2007 49 . Directeur du Trésor et des Finances Extérieures. dotée d’une enveloppe de 300 millions € et un Fonds d’Investissement « Voisinage » doté de 700 millions €. et du développement des analyses et la coopération engagée avec l’Union Européenne en matière de convergence des méthodes statistiques. le représentant du Haut Commissariat au Plan a présenté les efforts engagés par le Maroc dans le cadre de l’amélioration de ces outils statistiques. des marchés des capitaux et du mode de financement du Trésor. le renforcement de la coopération politique et régionale et la mobilisation des financements. Monsieur Mohamed Samir TAZI. Chef du Service des Relations avec l’Union Européenne à la Direction du Trésor et des Finances Extérieures. la promotion de la mobilité des personnes. Monsieur Ahmed TAZI. à travers l’appui aux réformes par une Facilité “Gouvernance ». Monsieur Driss EL AZAMI EL IDRISSI. Directeur du Contrôle Fiscal à la Direction Générale des Impôts. Adjoint au Directeur du Budget chargé de la Coordination des Structures Sectorielles et de Synthèse. Autre volet important traité à cette occasion concerne la présentation par l’Union Européenne de la communication sur le renforcement de la politique européenne de voisinage. en plus de l’enveloppe allouée au pays du voisinage par l’Instrument Européen de « Voisinage et de Partenariat ». Cette communication met l’accent sur le développement d’une intégration économique et commerciale plus profonde. par ailleurs. de la Direction Générale de la Fiscalité et de la Direction Générale EuropeAid ainsi que des représentants de la Banque Centrale Européenne.ACTUALITÉ tion des activités économiques au sein de l’UE. Chef du Service Recherche et Développement à la Direction Générale des Impôts. Traitant des questions statistiques. de la Direction Générale du Budget. La délégation européenne a été constituée des représentants de la Direction Générale des Affaires Economiques et Financières (DG ECOFIN). Monsieur Mohamed CHAFIKI. Directeur des Etudes et des Prévisions Financières. et de l’engagement pris par le Maroc et l’UE dans le cadre du Plan d’Action « Voisinage » d’avoir des échanges à ce sujet. A rappeler que le dialogue économique est un forum institué par l’Accord d’association pour permettre des échanges de vues sur les politiques économiques du Maroc et de l'UE. restructuration des institutions financières publiques) ainsi que la présentation des nouveaux instruments mis en place pour le financement de l’économie et du bilan de la réforme du marché bancaire. Directeur de la Statistique au Haut Commissariat au Plan. et composée de Monsieur Jamal BOURCHACHEN. La Réforme du secteur financier au Maroc a été mise en exergue par la délégation marocaine (loi bancaire. La délégation marocaine a été conduite par Monsieur Zouhair CHORFI. afin d’éviter toute concurrence déloyale en matière fiscale. Madame Nawal JELLOULI. de la Direction Générale des Relations Extérieures. La présentation de ce Code s’est faite dans le cadre de l’engagement qu’ont pris les Etats membres de promouvoir ce Code. Il prévoit que les Etats membres de l’Union s’engagent à ne pas introduire de nouvelles mesures fiscales dommageables et de démanteler celles déjà existantes. Les discussions tiennent compte.

cédant les devises. a été instituée au-delà d’un seuil de 100. plusieurs mesures ont été prises en 2006. • L’autorisation des sociétés d’intermédiation en matière de transfert de fonds à exercer cette activité . des opérateurs économiques. • La redéfinition des conditions d’attribution des autorisations aux établissements sous-délégataires pour l’achat des devises en limitant les activités éligibles aux établissements liés au tourisme : les hôtels classés. les auberges de jeunes. objet de l’Instruction n°13 du 1er décembre 2006 dont l’entrée en vigueur a été fixée au 1er janvier 2007. sociétés dédiées exclusivement à l’activité de change manuel . en mettant l’accent sur la séparation des fonctions du contrôle a priori du contrôle a posteriori et le renforcement des effectifs affectés à ce dernier type de contrôle . qui se veut plus libéral. conformément aux exigences internationales en la matière. Source : OC RESTRUSCTURATION DE L’OFFICE DES CHANGES Dans le but d’adapter ses structures aux exigences actuelles et futures de ses missions. Parmi les principales actions figure la mise en place d’un cadre réglementaire régissant les opérations de change manuel.ACTUALITÉ Instruction relative au régime des opérations de change manuel Dans le cadre du renforcement du processus de libéralisation de la réglementation des changes. les maisons d’hôtes.000 dirhams et ce. au réaménagement de son organigramme. des administrations et du public. Source : OC 50 AL MALIYA n°41 décembre 2007 . le 1er décembre 2006. Ce régime porte sur : • La redéfinition des conditions dans lesquelles les intermédiaires agréés doivent effectuer les opérations de change manuel . Enfin. • L’autorisation de bureaux de change. • La création d’une "Division" dédiée à la communication et la vulgarisation du patrimoine informationnel de l’Office des Changes en faveur des banques. les résidences touristiques. • L’institution de deux nouvelles fonctions : l’Audit et le Contrôle de Gestion. les sociétés de transport international de passagers et les agences de voyages ou de location de voitures installées dans l’enceinte des ports et aéroports. confiées à deux attachés de Direction et ce. l’Office des Changes a procédé. vise la mise en place d’un nouveau système de cotation des devises billets de banque pour favoriser la concurrence entre les différents opérateurs intervenant dans l’activité de change manuel. Cette Division relève de l’Attaché de Direction Chargé du Système d’Information et de la Communication . Ce cadre. l’obligation de décliner l’identité du client. Les principaux traits de cette restructuration sont : • La réorganisation des structures chargées du contrôle. • La consolidation des structures chargées de l’établissement des statistiques des échanges extérieurs par la création d’une nouvelle "Division" ayant pour attributions la mise à jour et le suivi des modes de collecte et de traitement des données statistiques . dans l’objectif d’améliorer la gouvernance de l’Office des Changes.

les intermédiaires agréés à effectuer les opérations suivantes : • Ouvrir pour le compte des entreprises d’assurances et de réassurance et des courtiers en réassurance des comptes libellés en devises dans le cadre de la mise en place du nouveau régime d’assurance et de réassurance en devises. Le cadre réglementaire mis en place reprend les facilités déjà offertes par la réglementation des changes et habilite.ACTUALITÉ Instruction relative aux opérations d’assurances et de réassurance Dans le cadre des efforts entrepris en matière de codification des dispositions de la réglementation des changes. • des opérations "Tous Risques Chantiers" lorsque l’assuré est non-résident. • des exportations sans paiement . • des marchandises expédiées d’un pays étranger ou d’une zone franche située au Maroc à destination d’un autre pays étranger. Cette instruction regroupe en un seul document l’ensemble des dispositions de la réglementation des changes en la matière. • des risques "Aviation" : corps et responsabilité civile . • Effectuer les transferts liés aux opérations de dépôt. en outre. objet de l’instruction de la Direction des Assurances et de la Prévoyance Sociale n° DAPS/EA/06/06 du 28 Septembre 2006 . Le nouveau texte énumère par ailleurs les opérations éligibles à l’assurance en devises que les opérateurs économiques peuvent souscrire auprès des entreprises d’assurances et de réassurance établies au Maroc. définit un nouveau régime d’assurances et de réassurances en devises et permet aux entreprises d’assurances et de réassurance d’investir et/ou placer une partie de leur actif à l’étranger. Il s’agit notamment : • des importations et des exportations lorsque les contrats y afférents sont souscrits par ou pour le compte de non-résidents . dans le cadre des opérations de négoce international initiées par des opérateurs résidents . Le nouveau cadre réglementaire autorise également les opérateurs économiques à souscrire une assurance auprès d’entreprises d’assurances établies à l’étranger pour les opérations suivantes : AL MALIYA n°41 décembre 2007 51 . l’Office des Changes a publié une instruction (n°14 du 1er mars 2007) portant règlement des opérations d’assurances et de réassurances. d’investissement et de placement à l’étranger. • des risques situés dans les zones franches installées sur le territoire national .

La nouvelle circulaire apporte les innovations suivantes : • l’activité de négoce international n’est plus réservée aux seules personnes morales. Source : OC 52 AL MALIYA n°41 décembre 2007 . • les assurances "Aviation" et "Maritime et Transports" y compris le transport international routier (corps et facultés). Un premier pas a été déjà franchi en 2003 avec la publication de la circulaire n° 1695 qui permettait aux personnes morales de réaliser librement ces opérations dans les conditions suivantes : • le règlement du fournisseur ne pouvait intervenir qu’après encaissement du produit de la vente de marchandise et/ou de service . en évitant les fluctuations des cours de change et les commissions et frais liés aux opérations de vente et de rachat de devises. En ce qui concerne les opérations d’investissement et/ou placement à l’étranger. • les assurances "Aviation" et "Maritime et Transports" y compris le transport international routier (corps et facultés). relative à la libéralisation des opérations de négoce international. dans le cadre des accords de libre-échange pour les risques pouvant ou non être couverts auprès des entreprises d’assurances et de réassurance établies au Maroc . d’investissement et/ou de placement en valeurs mobilières. Les intermédiaires agréés sont en conséquence habilités à effectuer les transferts y afférents. les nouvelles dispositions autorisent les entreprises d’assurances et de réassurance à utiliser à l’étranger 5% de la valeur de leur actif sous forme de dépôt. elle vient d’être étendue aux personnes physiques dûment inscrites au registre de commerce . même lorsqu’ils n’ont aucun lien avec une opération commerciale .714 du 21 mars 2007. Source : OC CIRCULAIRE RELATIVE AUX OPERATIONS DE NEGOCE INTERNATIONAL La publication de circulaire n° 1.ACTUALITÉ • les assurances obligatoires ne pouvant trouver une couverture auprès des entreprises d’assurances et de réassurance établies au Maroc . pour les risques ne pouvant être couverts auprès des entreprises d’assurances et de réassurance établies au Maroc . • la mise en place d’un système de comptes en devises permettant aux négociants de mieux gérer les opérations de négoce international. • l’activité de négoce international a été également étendue à tous les services. • la marge bénéficiaire devait être supérieure à 10% du produit de la vente. • les cotisations dues par les armateurs marocains à des clubs étrangers pour la couverture de certains risques liés à l’exploitation de leur armement et ne pouvant être couverts auprès des entreprises d’assurances et de réassurance établies au Maroc. s’inscrit dans le cadre des efforts entrepris par l’Office des Changes en vue de permettre aux opérateurs économiques de développer cette activité.

des Etudes et de la Coopération Internationale et de Mme Asmae Tber. La délégation turkmène était composée de M. Adjoint du Chef de Département des Impôts et Douanes au Ministère des Finances macédonien. Expert de première catégorie. de M. Charygeldiyev Batyr. Département Méthodologie. Mme Vera Kazankova. afin de réexaminer les points restés ouverts. qui trace le cadre d’une coopération fiscale et fixe les règles d’élimination des doubles impositions en matière d’impôts sur le revenu. Directeur chargé de la Législation. Administration Fiscale Turkmène. Noureddine Bensouda. lors d’une première phase de négociations qui s’est déroulée à Skopje du 7 au 11 mai 2007. Directeur Général des Impôts au Ministère des Finances. Mme Anita Dimitrovska. un projet de Convention tendant à éviter la double imposition et à prévenir l’évasion fiscale en matière d’impôts sur le revenu a été examiné par les délégations des deux pays. Chef de Bureau des Négociations des Conventions Fiscales Internationales. Présidente de la délégation. Les deux parties ont convenu de reprendre les négociations dans les meilleurs délais. Administration Fiscale Turkmène. un projet de Convention tendant à éviter la double imposition et à prévenir l’évasion fiscale en matière d’impôts sur le revenu a été examiné par les délégations des deux pays. M. Chef de la Division des Relations Internationales. M. Administration Fiscale Turkmène. qui trace le cadre d’une coopération fiscale et fixe les règles d’élimination des doubles impositions en matière d’impôts sur le revenu. Division des Relations Internationales. Mustapha Kharbouch. La délégation macédonienne était composée de Mme Vera Zendelska. Président de la délégation. M. Président de la délégation. permettra de renforcer davantage les liens économiques et financiers afin de promouvoir les investissements entre les deux pays.ACTUALITÉ CONVENTION TENDANT A EVITER LA DOUBLE IMPOSITION ENTRE LA REPUBLIQUE DE MACEDOINE ET LE ROYAUME DU MAROC Dans le cadre du renforcement des relations économiques entre la République de Macédoine et le Royaume du Maroc. Président de la délégation. de M. Chef du Département Méthodologie et Politique Fiscale au Ministère de l’Economie et Finances. Noureddine Bensouda. M. Brahim Kettani. Source : DGI AL MALIYA n°41 décembre 2007 53 . Département Méthodologie. Ce projet de Convention. Mamikov Annaberdi. Deuxième secrétaire de la Division Législative Internationale du Ministère des Affaires Etrangères. La délégation marocaine était composée de M. Brahim Kettani. Agayev Azat. CONVENTION TENDANT A EVITER LA DOUBLE IMPOSITION ENTRE LE TURKMENISTAN ET LE ROYAUME DU MAROC Dans le cadre du renforcement des relations économiques entre le Turkménistan et le Royaume du Maroc. afin de réexaminer les points restés ouverts. Berdiyev Batyr. Chef du Département Méthodologie à l’Administration Fiscale Turkmène. permettra de renforcer davantage les liens économiques et financiers afin de promouvoir les investissements entre les deux pays. Division des Relations Internationales. Les deux parties ont convenu de reprendre les négociations dans les meilleurs délais. des Etudes et de la Coopération Internationale et de M. lors d’une première phase de négociations qui s’est déroulée à Ashgabat du 02 au 06 avril 2007. Inspecteur des Impôts. Conseillère au Département des Impôts et Douanes au Ministère des Finances macédonien. Chef du Département des Impôts et Douanes au Ministère des Finances macédonien. Tayharov Tayhar. Ce projet de Convention. Sadykov Dovlet. M. La délégation marocaine était composée de M. Département Méthodologie. Directeur chargé de la Législation. Directeur Général des Impôts au Ministère des Finances. Chef du Service des Conventions Fiscales Internationales.

de nouvelles mesures d’ouverture du compte capital sont entrées en vigueur. • L'adhésion à l'Article VIII des Statuts du FMI en 1993 qui consacre la libéralisation des opérations courantes . par une intégration accrue au commerce mondial et l’afflux soutenu des investissements étrangers. L’assouplissement de la réglementation des changes a été enclenchée dés le début des années 90. l’Office des Changes ainsi que la Direction des Assurances et de la Prévoyance Sociale et le CDVM. au début des années 90 . est restée relativement en retrait par rapport aux avancées notables réalisées 54 AL MALIYA n°41 décembre 2007 . • Le renforcement de la position budgétaire qui s’autonomise de plus en plus vis-à-vis des opérations de privatisation . Bank Al-Maghrib. Elles sont l’aboutissement des travaux du « Comité de Réflexion et de Suivi du marché des changes » qui réunit la Direction du Trésor et des Finances Extérieures. Parallèlement à cette situation. Contexte et raisons de l’initiation des nouvelles mesures d’ouverture du compte capital L’ouverture sur le plan du compte capital. pour la réalisation d’investissements à l'étranger et l’allongement de la durée de couverture du risque de change. au monopole de la banque centrale en matière de gestion des devises. il y a lieu de citer : • La libéralisation des investissements étrangers au Maroc et des financements extérieurs pour les entreprises résidentes. • Un secteur public assaini qui contribue davantage à la dynamique de l’investissement de la croissance . Ces mesures viennent accompagner le processus de mutation structurelle que connaît l’économie marocaine. un secteur financier sain et une position extérieure solide. les performances réalisées au cours des dernières années ont été remarquables comme en témoignent les éléments suivants : • L’accélération du trend de la croissance non agricole et l’atténuation de la dépendance de l’économie vis-à-vis des aléas climatiques témoignant de la diversification des sources de croissance à la fois aux deux niveaux sectoriel et régional . • La libéralisation en 2002 des investissements à l’étranger pour les banques commerciales résidentes . D’autres assouplissements sont intervenus plus récemment notamment. Elles interviennent également à un moment particulièrement favorable où le Maroc dispose d'un cadre macro-économique stable. la mise en place de mécanismes de couverture de risque contre les fluctuations de prix des matières premières et de taux d’intérêt. il a été constaté une multiplication des demandes de dérogation à la réglementation des changes de la part des opérateurs économiques notamment. Sur le plan économique. Parmi les plus importantes phases de cette déréglementation. • La mise en place du marché des changes en 1996 qui a mis fin notamment. marquée notamment.ACTUALITÉ Ouverture du Compte Capital Depuis le 1er août 2007. sur le plan de la libéralisation du commerce extérieur avec un taux de droit de douane effectif (recettes douanières /importations) qui ne représente que 6% actuellement au lieu de 14% dix ans auparavant.

l’Office des Changes ainsi que la Direction des Assurances et de la Prévoyance Sociale et le CDVM. La libéralisation des crédits acheteurs pour les exportateurs Il s’agit de donner la possibilité aux exportateurs et aux banques d’octroyer des crédits à court.DH Les entreprises transparentes et organisées disposant de comptes certifiés et ayant 3 années d’existence au moins. Bank Al-Maghrib. couvrant leurs engagements et respectant les règles prudentielles. Le crédit accordé peut atteindre 85% de la valeur du bien ou des prestations des services fournis. Elles portent sur : Le relèvement de la part des recettes d’exportation pouvant être conservées dans les comptes en devises ou en dirhams convertibles de 20% à 50%. le champ des transactions avec l’étranger pouvant bénéficier d’une couverture. • La consolidation continue de la position extérieure. la mesure étend de manière significative le champ des opérations pouvant être effectuées à travers ces comptes notamment. La libéralisation des investissements directs à l’étranger à hauteur de 30 M. ture du risque de change à 5 ans. Elles auront également la possibilité d’opérer des prises de participation dans des sociétés en rapport avec leurs activités. La mesure élargit. Cette mesure s’inscrit parfaitement en ligne avec les engagements pris dans le cadre de l’accord de libre échange avec les Etats-Unis en ce qui concerne la libéralisation des placements des OPCVM dans les titres étrangers à partir de janvier 2009. parallèlement à l’assouplissement des conditions d’utilisation de ces comptes. la duration des placements des banques sera portée à 5 ans afin de leur permettre d’offrir à leur clientèle des instruments de couverture plus appropriés et conformes à leurs attentes. Pour cela. pour inclure les services et les transferts. moyen et long terme à des clients étrangers des exportateurs marocains. L’assouplissement des conditions de placement des banques à l’étranger En liaison avec la mesure précédente. L’élargissement des instruments de couverture contre les risques de change Cette mesure élargit la palette des instruments de couverture contre le risque de change et porte la duration pour la couver- AL MALIYA n°41 décembre 2007 55 . Concernant les financements concessionnels comportant un élément « don » d’au moins 25%.000 DH actuellement. elles auront à présenter un dossier d’investissement à leur banque. des dispositions plus souples seront appliquées. De plus. La suppression de l’autorisation préalable pour le placement par les compagnies d’assurance de 5% de leur actif à l’étranger et la libéralisation des placements des organismes de retraite à hauteur de 5% du montant de leurs réserves Cette mesure concerne les compagnies d’assurances et les organismes de retraites sains sur le plan financier.000 DH au lieu de 20. dans le respect des règles prudentielles. titres de créances et actions. Ceux-ci auront une autorisation générale pour opérer et gérer leurs placements à l’étranger à hauteur de 5% de leur actif. Cette embellie a présenté à son tour une opportunité réelle pour donner une orientation plus ouverte à la réglementation des changes à travers notamment une levée partielle mais significative des restrictions qui s’appliquent aux résidents en matière de mouvements de capitaux. L’assouplissement des conditions de règlement par anticipation des importations Les opérateurs auront la possibilité dorénavant de régler par anticipation jusqu’à 40% de la valeur des importations des biens et 20% de la valeur des importations des services. La libéralisation des placements à l’étranger pour les OPCVM à hauteur de 10% de leur portefeuille Les OPCVM auront la possibilité d’investir dans des titres de créance et dans les titres de capital (actions) cotés dans un marché réglementé. Le délai de remboursement peut s’étaler jusqu’à huit ans dans le cas de biens d’équipement. en autorisant le règlement des marchandises importées. Il est attendu que la mise en place de ces nouvelles mesures d’ouverture du compte capital ait un impact positif sur l’économie marocaine à plusieurs égards en contribuant notamment. à : Nouvelles mesures d’ouverture du compte capital Ces nouvelles mesures sont l’émanation d’une volonté politique de poursuivre sur la voie de la libéralisation de l’économie et l’aboutissement des travaux du « Comité de Réflexion et de Suivi du marché des changes » qui réunit la Direction du Trésor et des Finances Extérieures. ils pourront procéder au règlement par anticipation de leurs importations. Cette mesure permettra aux entreprises exportatrices de disposer d’un volant de devises plus important pour faire face à leurs achats à l’étranger et ce faisant réduire les coûts de transactions et gérer plus efficacement leur trésorerie en devises. également. Les conditions de ces placements seront également assouplies pour permettre une plus large palette de placements. Ces placements peuvent être effectués sous forme de dépôts. De plus. Ils pourront également investir dans des OPCVM et des instruments financiers selon les conditions qui seront fixées par voie réglementaire.ACTUALITÉ • Un secteur financier de plus en plus solide et sain assurant une meilleure intermédiation financière . auront la possibilité de faire des investissements productifs (hors immobilier ou investissement spéculatif) dans des secteurs liés à leur activité. dans la limite de la contre-valeur en devises 200.

• renforcer la confiance des opérateurs nationaux et étrangers dans l’économie marocaine (effet signal). • encourager le positionnement des exportateurs marocains sur les circuits de distribution internationaux facilitant ainsi l’écoulement de leurs exportations . • permettre une meilleure diversification des portefeuilles et une gestion plus efficace des risques . Source : DTFE 56 AL MALIYA n°41 décembre 2007 . • mieux gérer les effets de l’afflux massif des devises observé depuis 2001 . Cette ouverture n’est certes pas sans risque en raison de la plus grande volatilité qu’elle peut engendrer au niveau de l’économie. ce risque reste maîtrisé au vu de la situation confortable de nos réserves de changes. de la diversification des sources de croissance et des perspectives positives de l’évolution de la situation macroéconomique à moyen terme. Néanmoins.ACTUALITÉ • favoriser le développement du secteur financier et sa préparation à une intégration accrue aux marchés financiers internationaux . de la stabilité du cadre macroéconomique (position budgétaire renforcée et inflation maîtrisée).

en termes d’efficacité et de rapidité. d’une durée totale de 50 jours répartis sur 8 échéances mensuelles. basée sur l’utilisation des supports papier. s’est concrétisé en 2006. En effet. ce qui leur a apporté un réconfort physique et moral. le paiement par la mise à disposition éléctronique a été généralisé progressivement au niveau de l’ensemble des postes comptables du Royaume. Cette action a contribué au développement de la bancarisation des pensionnés et à l’automatisation de la mise en paiement des titres de pensions par le mode « virement ». Elle permet également de garantir. La CMR a pu atteindre l’objectif de 100% de ce type de paiement depuis décembre 2006. et suite aux résultats satisfaisants d’une première expérience pilote entamée au niveau des postes comptables de Salé et Rabat. prenant en charge les aspects techniques et fonctionnels du système de mise à disposition électronique en termes de traitement et d’EDI. Celui-ci a été respecté minutieusement sans aucun incident technique. La conduite du projet s’est déroulée en deux phases essentielles : • la première s’est attelée à la conception et au développement d’applications informatiques par la TGR et la CMR. la sécurité des données. décembre 2007 plus de 286 476 titres de pensions. Le déploiement au niveau des postes comptables a été précédé par une grande action de formation et d’assistance des utilisateurs sur la nouvelle procédure. a porté essentiellement sur la mise en place de deux modes de paiement : la bancarisation et la mise à disposition électronique.SERVICES SERVICES Dématérialisation du paiement des pensions de la CMR Le paiement des pensions par la Caisse Marocaine de Retraites se fait aujourd’hui de façon dématérialisée. La formation a ainsi concerné près de 300 personnes de la TGR. Actions lancées avec la TGR L’achèvement du processus de dématérialisation. Actions lancées avec le réseau bancaire Le processus de dématérialisation du paiement des pensions a été initié en 2003. Les agents de la Caisse quant à eux ont été débarrassés d’une gestion manuelle lourde. Ensuite. C’est ainsi que les pensionnés ont vu les délais d’attente devant les guichets de paiement réduits de moitié. il a été procédé à l’élaboration de la note de service régissant le paiement des pensions selon cette nouvelle procédure . pour concerner à l’échéance de AL MALIYA n°41 décembre 2007 57 . Le total des titres de pensions payés à fin décembre 2007. Impacts sur les services et la productivité La dématérialisation du paiement des p ensions à travers la mise en place d’une plateforme d’échanges de données informatisées répond à un objectif stratégique d’amélioration de la qualité des prestations offertes aux pensionnés de la Caisse. en termes de gestion de documents électroniques et d’échanges de données entre le système d’information de la CMR et de ses partenaires. Cette dernière technique permet d’assurer. pour les pensionnés non bancarisés. l’exécution de toute la procédure de paiement de manière complètement automatique sans recours à l’utilisation des documents classiques de paiement (quittances. Le projet global de dématérialisation. soit 54% de l’effectif global des pensions mises en paiement par la CMR. dans le cadre de la convention de partenariat conclue avec Barid-Al-Maghrib. Cela a été rendu possible grâce à la mise en œuvre des nouvelles technologies. bordereaux). a atteint 528 368. le mode « virement bancaire » a concerné environ 241 892 titres. A fin décembre 2007. entrepris selon une démarche progressive et dans le cadre de conventions de partenariat avec différentes banques. • la seconde phase a concerné le déploiement des modules informatiques au niveau du réseau de la TGR sur l’ensemble du territoire national selon un calendrier étalé sur 7 mois. pour les gestionnaires de la CMR et pour ses partenaires. la traçabilité des transactions financières et la réduction des coûts d’exploitation. avec des risques d’erreur et un manque de traçabilité. Source : CMR Actions lancées avec Barid-Al-Maghrib L’année 2004 a connu la poursuite des efforts de modernisation des modes de paiement avec la mise en œuvre du projet de mise à disposition électronique. par la mise en place d’une plateforme d’Echange de Données Informatisées (EDI) entre la CMR et l’ensemble des institutions bancaires dans un cadre conventionnel. quelque soit le lieu d’implantation de ces dernières à travers le Royaume. De l’avis unanime des comptables des réseaux de la TGR et de Barid El Maghrib. Ce nouveau mode de paiement donne la possibilité aux allocataires de percevoir leurs arrérages de pension dans toutes les agences postales de Barid Al Maghrib. Barid-Al-Maghrib et la TGR. la procédure de paiement des pensions par la mise à disposition électronique a permis d’améliorer la productivité interne de plus de 100%. soit près de 46% de l’effectif global des pensions mises en paiement.

cet outil permet de diffuser et d’administrer à distance les différents points de diffusion d’une part. d’agencer et de combiner divers formats (texte. etc. La réussite de ce nouvel outil de communication nécessite une coopération entre les différentes entités concernées afin d’assurer une gestion optimale de l’information au sein de notre département. et d’autre part. type des publics et de ses comportements et attitudes.). Il accélère le processus de création. flux. de lisibilité. Grâce aux différentes fonctionnalités techniques qu’il offre.SERVICES Téléaffichage : pour une meilleure diffusion de l’information au sein du Ministère de l’Economie et des Finances Le Ministère de l’Economie et des Finances vient d’instaurer son système d’affichage électronique. image. le téléaffichage offre la possibilité d’adapter la diffusion du contenu en fonction des typologies de messages. dans l’objectif d’assurer la transmission. d’orientation. Le téléaffichage a plusieurs avantages par rapport à l’affichage classique : il permet de Prise d’écran du système de Téléaffichage gagner en termes d’espace. des informations émanant des Directions ainsi que des différents partenaires du MEF. vidéo. de mise à jour et de diffusion du contenu. d’événements. Il permet aussi d’intégrer une segmentation par lieux. Par ailleurs. son) qui s'afficheront sur des écrans situés aux principales entrées du Ministère (Administration Centrale). ce qui permet de réduire le délai d’accès à l’information. Il assure aussi une homogénéisation des messages sur un territoire et un renforcement de l’identité visuelle d’un lieu (espaces d’accueil. en temps réel. périodes. moderniser les outils de diffusion de l’information et satisfaire les besoins informationnels des fonctionnaires du Ministère et de ses usagers/clients. Source : DAAG 58 AL MALIYA n°41 décembre 2007 . de temps. La mise en place de ce système s’inscrit dans le cadre des efforts fournis pour assurer une meilleure communication institutionnelle.

en augmentation de 16. en dépit des conditions climatiques défavorables et du renchérissement des cours des matières premières. Les recettes des investissements et prêts privés étrangers ont totalisé 26.3 milliards de dirhams. C’est ainsi que les avoirs extérieurs nets de Bank Al-Maghrib ont atteint 185.REPERES REPÈRES Aperçu sur la situation économique et financière à fin décembre 2007  En 2007.1%). le solde budgétaire a été excédentaire de 6.6% en 2006 à 13. le rythme de progression du PIB hors agriculture à prix constants est passé de 5. la Bourse de Casablanca a consolidé son trend haussier annuel à la faveur des bons résultats semestriels affichés par les entreprises cotées.2%) et de certains produits agricoles. les dépenses ordinaires ont connu une nette progression (+10.7%) et les légumes frais (+18. notamment les tomates fraîches (+50%). en hausse de 6.  Quant aux échanges commerciaux du Maroc avec le reste du monde.3 milliards de dirhams par rapport à la même période de l’année précédente. De ce fait.  La situation des finances publiques demeure en amélioration à fin octobre 2007.5% au terme de l’année. en progression de 6. attribuable essentiellement à l’aggravation des charges de la compensation (+26.2%) et demi-produits (+17. orge et maïs) s’est établie à fin octobre 2007. dépassant les transferts des MRE qui ont avoisiné. le Maroc est assuré d’une progression du PIB d’au moins 2.  Concernant les autres postes de la balance des paiements.7%.  Sur le plan monétaire. De son côté. à 10. conjuguées à une flambée sans précédent des cours sur les marchés internationaux.5%) ont pesé lourdement sur la balance commerciale qui s’est creusé de 33% à fin octobre 2007. les exportations ont par la suite connu une tendance appréciable début du quatrième trimestre pour enregistrer une hausse de 7. selon les comptes trimestriels publiés par le HCP. en raison notamment de la bonne tenue des recettes fiscales (+19%).6% au cours du premier trimestre à 6.7%).2% au deuxième et à 6. portée par des dynamiques positives observées dans les différents secteurs d’activité. des fils et câbles (+23. les fruits frais (+25.7 milliards de dirhams. les contre-performances de la production céréalière. au terme des trois premiers trimestres de 4. en particulier le pétrole et les céréales. Ainsi.6% par rapport à la même période de l’année précédente.6%) occasionnée par le soutien des prix des produits pétroliers et de certains produits de base.6 milliards de dirhams à fin octobre 2007. En parallèle.3% à fin octobre 2007.  Après avoir progressé. le rythme de la création monétaire est passé à fin octobre de 11. à fin octobre.9%).5 milliards de dirhams (+12. en dépit de la stabilité de la facture pétrolière.  La facture céréalière (blé. les 46 milliards de dirhams. Cette évolution s’explique en grande partie par la forte hausse des concours à l’économie (+21. Dans ces conditions. et une demande soutenue de la demande des entreprises en biens d’équipement (+18. en grande partie grâce à la progression des ventes à l’étranger des produits phosphatés (+21.6%).7% en 2007 par rapport à la fin de l’année précédente. les recettes voyages se sont chiffrées à 49. AL MALIYA n°41 décembre 2007 59 .1 milliards de dirhams.5% au troisième. l’économie nationale a fait preuve d’une grande capacité d'adaptation et d'absorption des chocs qui ont marqué la conjoncture économique sur les plans national et international.3% par rapport à fin octobre 2006.8%).

1 million ha.3% en valeur et les exportations des fils et câbles ont augmenté de 24. les trois premiers trimestres de l’année 2007 ont été marqués par des taux d’accroissement. soit une hausse de 4% par rapport à l’année précédente. ont connu une évolution positive. les crédits octroyés par les banques au secteur immobilier ont totalisé près de 95 milliards de dirhams.6% au cours du premier trimestre. et légumes de saison. A fin octobre 2007. 43% des industriels ont jugé que l’activité a connu une amélioration en octobre 2007 par rapport au mois précédent. Ainsi. La production est essentiellement destinée à la consommation interne. les débarquements se sont appréciés de 10% à fin octobre. En parallèle. Le secteur du BTP poursuit également son dynamisme. selon l’enquête de conjoncture du mois d’octobre réalisée par Bank-Al-Maghrib. Les exportations du groupe OCP ont progressé de 21. Pour ce qui est du démarrage de la campagne agricole 20072008. Cette situation a conduit à une accélération de l’installation des cultures d’automne. Croissance soutenue des activités non agricoles Pour ce qui est des activités non agricoles.5%. selon l’Office des Changes. En valeur. Les unités de conservation et de congélation ont consommé respectivement 19% et 5% de la production totale. à fin octobre 2007. des légumineuses alimentaires. Ces évolutions sont corroborées par les données conjoncturelles disponibles à fin octobre 2007 qui font état d’un comportement favorable des industries de la chimie et parachimie où les expéditions des engrais naturels et chimiques ont progressé. De même.2%.8% à fin octobre 2006. soit une progression de 36.7% à fin octobre 2007 pour se chiffrer à 17. électriques et électroniques et les industries du textile et du cuir. favorisés par le bon comportement de l’ensemble des secteurs non agricoles. Déjà. 72% dans les industries mécaniques et métallurgiques et 71% dans les industries agroalimentaires. Le secteur du textile et du cuir a vu son activité à l’export toujours en amélioration ainsi qu’en témoigne la hausse des ventes à l’étranger d’articles de bonneterie et de chaussures respectivement de 12.2% en valeur. 74% dans les industries du textile et du cuir. très maqué en début de saison. De son côté. Le taux d'utilisation des capacités de production s’est situé en moyenne autour de 77% en octobre 2007. d’infrastructures de base et touristiques.2% au deuxième et 6.2% à fin octobre 2007. Conjoncture sectorielle Croissance économique : forte capacité d'adaptation et d'absorption des chocs internes et externes Malgré un environnement international marqué essentiellement par l’envolée sans précédent des cours des matières premières. les travaux du sol ont porté à la même date sur une superficie totale de 2.5% et 15. fourrages. profitant de la reprise des débarquements des poissons pélagiques qui occupent 73% du volume total des captures. Bonnes performances de la pêche céphalopodière Ainsi. métallurgiques. Ce constat est partagé par les deux enquêtes de conjoncture menées par le HCP et Bank Al-Maghrib.1% et 1. selon le dernier communiqué du Ministère de l'Agriculture et de la Pêche Maritime. A l’exception de la branche agro-alimentaire. particulièrement dans les industries mécaniques.1% en volume et de 44.4 milliards de dirhams. Les livraisons de ciment. un des principaux inputs de cette activité. Sur le plan de la commercialisation à l’étranger des produits de la mer.6 millions ha. 6.5% en volume et de 23. Leur part dans les crédits accordés par les banques n’a cessé de progresser pour s’établir à 23. 60 AL MALIYA n°41 décembre 2007 . le tonnage capturé s’est stabilisé comparativement à la même période de l’année précédente. ce qui a permis de contrebalancer le repli des exportations des vêtements confectionnés de 1. l’augmentation des exportations des crustacés mollusques et coquillages en valeur de 9. Ce taux a atteint 82% dans les industries électriques et électroniques. l’activité du secteur de la pêche semble bien orientée au quatrième trimestre. Corrélativement au bon compor- Après avoir marqué le pas au terme des trois premiers trimestres.4% après 26. l’évolution favorable de la demande étrangère pour les produits phosphatés n’a pas manqué de dynamiser l’activité à l’export du secteur minier. soit le même niveau que celui de la campagne précédente.4%). les indicateurs conjoncturels disponibles à fin octobre 2007 continuent de faire état de la poursuite de l’élan observé depuis 2004. s’est résorbé sur la majeure partie du Royaume grâce aux dernières pluies abondantes enregistrées en novembre et ayant concerné la plupart des régions agricoles.8%). ainsi qu’en attestent l’augmentation du nombre de touristes étrangers (+13%). le déficit pluviométrique. en rapport avec la hausse de l’activité de raffinage du pétrole (+3%) et l’amélioration de la production de l’énergie électrique (+8. 80% dans les industries de la chimie et de la parachimie. L’activité du secteur énergétique semble également bien orientée à fin septembre. selon les estimations du Haut Commissariat au Plan. soit 50% du volume total débarqué. réalisant un accroissement de 15% à fin novembre 2007. S’agissant de l’activité des industries de transformation. les opérateurs du secteur ont montré un optimisme quant aux perspectives d'évolution de leurs activités. l’économie nationale maintiendrait en 2007 un taux de croissance positif estimé au moins à 2.4% à fin octobre 2007 contre 21. grâce principalement aux bonnes performances de la pêche céphalopodière (espèce à haute valeur marchande) qui a enregistré une hausse en volume et en valeur respectivement de 38% et 55%. la hausse des nuitées dans les hôtels classés (+4%) et le bon comportement des recettes voyages (+12.REPÈRES 1. en glissement annuel du PIB hors agriculture à prix constants de 5.5% au troisième. A fin novembre. après une baisse de 14% à fin mars 2007 et de 4% à fin septembre. l’activité touristique a continué de s’améliorer.2% a permis de contrebalancer le repli de celles des poissons en conserves et frais respectivement de 11. en lien avec la poursuite des programmes d’habitat social. ce jugement a été partagé par les opérateurs dans l'ensemble des secteurs. la superficie totale semée s’élève à 1.3% une année auparavant. de 4.7% à fin octobre 2007. conjugué à une faible campagne agricole au plan national.

bénéficiant de la consolidation des activités non agricoless Evolution ascendante des importations impulsées par le dynamisme de l’activité industrielle et du BTPs Le marché du travail semble profiter de la bonne tenue des activités non agricoles.1 points à cette hausse.8% du parc de la téléphonie mobile.4% entre le troisième trimestre 2006 et 2007.1%). La population active s’est établie à 11. les secteurs hors agriculture ont généré 132. le nombre de passagers internationaux qui ont transité par les aéroports du Royaume. L’activité des télécommunications a connu le même essor.7%) et les légumes frais (+18. cette baisse s’explique par le repli du chômage urbain de 0.1 point pour se situer à 15. Sur le plan des échanges extérieurs. les fruits frais (+25. Ce dynamisme provient principalement du renforcement de la valeur des acquisitions des voitures industrielles (+42.6%). fils. des biens d’équipement de 4 points et des produits finis de consommation de 3.4 millions de passagers.000 emplois entre les deux périodes considérées.5%).6%. Par principaux produits. les exportations se sont raffermies. des demi-produits de 4.9%).2%) et à certains produits agricoles comme les tomates fraîches (+50%). ces évolutions se sont soldées. Par milieu. Même si le taux de chômage national a augmenté de 0. s’explique par les contributions positives des achats des produits alimentaires de 4. en légère hausse (+0.4 point) et les diplômés (-0.2% du total des emplois créés.9%. le recul du chômage a été de 0. en progression de 33% par rapport à la même période de 2006. à fin octobre 2007. il a cependant régressé de 0.6%).2% du parc total des abonnés Internet et le renforcement du parc fixe de 78. des machines et appareils divers (+11%). AL MALIYA n°41 décembre 2007 61 .4%).13 millions.6%) et fils et câbles électriques (+72. aux fils et câbles (+23. a augmenté de 19% pour se situer à 8.9%) et des tracteurs agricoles (+50.4 point).7%). En milieu rural.000 emplois. jamais enregistré depuis 1990. du matériel ferroviaire roulant (+496. il a enregistré une perte de 20.9% à 3. le rebond de la demande intérieure. ainsi qu’en témoignent la progression à fin septembre 2007 de 28. à fin octobre 2007. de 4.2% par rapport à fin octobre 2006. suivi de l’activité industrielle (31. passant de 9. la poursuite de l’effort de modernisation de l’appareil productif national s’est ressentie au niveau des importations des biens d’équipement qui ont enregistré un accroissement en valeur de 18. Elle a concerné surtout les femmes (0. en relation avec le dynamisme de l’activité économique.9%. marquant un mouvement appréciable comparativement aux trois premiers trimestres de l’année.9%).6% à 10%). La part des femmes dans la population active est maintenue à 27.4 points.4% à 9. les importations du pétrole brut ayant stagné à fin octobre 2007. en relation avec la régression du chômage des femmes de 0.8%) par rapport à la même période de l’année précédente.1 points. à fin octobre 2007. Le secteur des services est le premier pourvoyeur d’emploi avec 49.4 point (de 3.7%). l’augmentation de 37. Tendance baissière du taux de chômage.5 points.REPÈRES tement du secteur touristique et en ligne avec l’ouverture du ciel marocain. les jeunes âgés de 15 à 24 ans (-0. Par ailleurs.8 point.9% par rapport à fin septembre 2006. barres. du fait notamment de la progression de la demande adressée aux produits phosphatés (+21. L’évolution des importations globales avec un taux de progression. Quant au secteur agricole.2 point entre le troisième trimestre 2006 et celui de 2007.6 point (de 11.1%) et du BTP (19. dans un contexte marqué par le dynamisme de l’activité industrielle et du bâtiment et travaux publics. Quant à la facture énergétique. produits chimiques (+13. les dix premiers mois de 2007 ont été caractérisés par une demande soutenue en matières plastiques et artificielles (+24.8 point et du chômage des diplômés de 1. En parallèle.5 point). Au total. des jeunes âgés de 15 à 24 ans de 0. des ascenseurs et matériel de levage (+80. Hors groupe OCP.5%.5 milliards de dirhams. en relation avec les mauvaises performances de la campagne agricole 2006-2007. par un déficit commercial de 110.7%). profiles en fer et en acier (+55. elle n’a contribué que de 2. les exportations ont augmenté de 7. planches. a conduit à une croissance robuste des importations à fin octobre 2007 de 19.5 point entre le deuxième et le troisième trimestre 2007.5%. comme en témoigne l’évolution des indicateurs de l’emploi au troisième trimestre 2007. En terme de création nette d’emploi.

1% après 4.4%). sont à l’origine seulement de 6.6% pour s’établir à 13 milliards de dirhams. Cette situation s’explique principalement par l’augmentation des subventions et des transferts. elles ont augmenté de 25. Les recettes de l’IR ont affiché une progression de 14.4% et 17.5% respectivement.6%. L’évolution favorable des impôts directs s’explique essentiellement par l’appréciation des recettes de l’IS de 23. Par ailleurs.2% par rapport à fin octobre 2006. Hausse notable des dépenses de biens et services et de la compensations 2. le Trésor a dégagé un excédent de financement de 6 milliards de dirhams contre un besoin de financement de 1.3% du solde global.REPÈRES Cette situation s’explique à raison de 26% par le solde des produits alimentaires. en lien avec l’accroissement des dépenses du personnel et de celles des autres biens et services de 4.6% respectivement. ils ne représentent respectivement que 13. S’agissant des charges en intérêts de la dette publique. les recettes non fiscales se sont repliées de 4.8 milliards de dirhams.4% du total du solde enregistré.4%.3 milliards).4% du déficit global.6% en 2006.1%. sur 21.5%). tirées essentiellement par la contribution positive des recettes fiscales qui ont progressé de 19% contre 12. recouvrant une augmentation de celles de la dette intérieure de 6.7% à cette hausse.5%). elles se sont raffermies de 7. à fin octobre 2007. Compte tenu du repli de ses arriérés de 602 millions de dirhams par rapport à fin décembre 2006. les recettes des droits de douane se sont accrues de 9. Au niveau des dépenses d’investissement. Les dépenses de compensation ont affiché un accroissement de 26. compte tenu d’un solde positif des Comptes Spéciaux du Trésor (hors fonds de soutien des prix et fonds spécial routier) de 6. En ce qui concerne les impôts indirects.9% et ce. les recettes ordinaires se sont appréciées de 15. suivis des biens d’équipement (19. principaux partenaires commerciaux du Royaume (50.8%. il a été excédentaire de 6.2%). en relation avec l’importance des achats des produits énergétiques en provenance des pays de Moyen-Orient.3% et 15.8 milliards de dirhams.6% et de celles de la dette extérieure de 12%.1 milliards de dirhams contre 2.5%) et des produits bruts (7.6 milliards de dirhams.3 milliards à fin octobre 2006.1%. la France et l’Espagne. L’analyse de la structure géographique du déficit commercial a fait ressortir une dominance de l’Union Européenne qui est à l’origine de 49. en raison du recul des recettes de monopoles et de celles des autres recettes non fiscales de 6. L’évolution des recettes et des dépenses s’est soldée par un excédent ordinaire de 20. des produits finis de consommation (18%). Pour leur part. en lien avec l’accroissement des transactions immobilières. en hausse de 15.5% et 21% respectivement.3% de la valeur totale des transactions commerciales réalisées avec l’UE). Cependant. ils ont bénéficié du bon comportement des recettes de la TVA (+26%) et de celles des TIC (+12. Quant au solde budgétaire global. elles ont atteint 3. Quant aux recettes de privatisation. attribuable au bon comportement de l’IR sur les produits de cessions de valeurs mobilières et de l’IR sur les profits immobiliers. Les dépenses de biens et services ont contribué à hauteur de 61. Ces dernières ont bénéfi- 62 AL MALIYA n°41 décembre 2007 . des demi-produits (16. de la COMANAV (591 millions) et de 4% du capital de Maroc Telecom (2.1% un an auparavant.1 milliards de dirhams. Quant aux pays d’Amérique et d’Afrique. elles ont porté. Au terme des dix premiers mois de 2007.2% et 6. cié de l’amélioration des recettes des impôts directs et de celles des impôts indirects de 18. l’Asie occupe 31. Néanmoins.3%. en rapport avec l’augmentation des importations taxables. en relation avec le soutien des prix des produits pétroliers et de certains produits de base.6% du déficit commercial global.8 milliard un an auparavant. correspondant essentiellement aux parts allouées au budget de l’Etat de la cession de la société de dragage des ports (DRAPOR). Finances publiques (hors TVA des Collectivités Locales) Amélioration soutenue des recettes fiscales Les dépenses ordinaires ont progressé de 10. des produits énergétiques (12. S’agissant des recettes relatives aux droits d’enregistrement et de timbre.

par rapport à fin octobre.4%. Par la suite. à 254.40% et 3. l’encours des bons du Trésor par adjudication s’est établi. Concernant l’encours des agrégats de placements liquides.71%. En revanche.6% et ce. le volume moyen des transactions interbancaires a augmenté de 71. les deux indices AL MALIYA n°41 décembre 2007 63 .2 milliards de dirhams contre 4 milliards en octobre.25% au début du mois. tandis que les taux des maturités à 52 semaines et à 2 ans se sont stabilisés respectivement à 3. Par rapport au mois d’octobre.5 milliards de dirhams.45% et 4%. la masse monétaire s’est accrue.2% et 19. suite essentiellement à l’augmentation du minimum requis au titre de la réserve monétaire obligatoire. Ainsi. en baisse de 2.7% respectivement. les taux des maturités à 13 semaines.87% après 3. S’agissant de l’évolution des taux obligataires moyens pondérés en novembre. 3. tandis que les émissions à long terme demeurent absentes depuis avril. en dépit des décrues enregistrées en novembre Au cours du mois de novembre.26% le 20 novembre.5%. à 26 semaines et à 5 ans ont enregistré des hausses respectives de 11 pbs. elles ont augmenté de 4. de 13. Bank Al-Maghrib a maintenu ses opérations d’injection de liquidités au niveau du marché monétaire pour pallier au resserrement que connaissent les trésoreries bancaires.4%). 6 pbs et 85 pbs pour s’établir à 3. En parallèle.8% sous l’effet du recul des titres de créances négociables et d’OPCVM obligataires de 89. suite à la hausse des recours du Trésor aux banques de 8. Le court terme s’est adjugé 77. Ainsi. les titres d’OPCVM actions et diversifiés et d’OPCVM monétaires ont augmenté de 34.5% des levées et le moyen terme 22. après avoir atteint un niveau maximum de 4. à fin novembre 2007.85% en octobre et 3. il a diminué à fin octobre 2007 par rapport à fin décembre 2006. la tendance haussière qu’a connue le taux interbancaire moyen pondéré au jour le jour (TIMPJJ) depuis la mi-octobre s’est atténuée en novembre.4%.8 milliards de dirhams. les levées brutes du Trésor ont atteint 33. en relation essentiellement avec la bonne tenue des concours à l’économie qui ont enregistré une progression de 21. la Bourse de Casablanca a enregistré une tendance baissière au cours du mois de novembre.8% respectivement. suite à la hausse des différentes catégories de crédit dont notamment ceux destinés à la consommation (+34.6% pour se situer à 212. la moyenne mensuelle du TIMPJJ s’est établie à 3.3% et 8.4%). Ainsi.2%).1 milliard de dirhams. il a repris pour clôturer le mois à 3.1% par rapport à son niveau à fin décembre 2006. Compte tenu des remboursements qui ont atteint 39 milliards de dirhams. à fin octobre 2007. en quasi stagnation par rapport à la même période de 2006. les levées brutes du Trésor sur le marché des adjudications ont atteint 2.25% et les avances à 24 heures au taux de 4.5 milliards de dirhams.25%. à l’immobilier (+30. la banque centrale est intervenue à travers les avances à 7 jours sur appel d’offres au taux de 3. le TIMPJJ a enregistré une évolution relativement stable avant de s’orienter à la baisse et marquer son plus bas niveau de 2. de 13.40%. aux facilités de trésorerie (+24%) et à l’équipement (+15. Au terme des onze premiers mois de 2007. Au cours du mois de novembre. En effet. Quant aux créances nettes sur l’Etat. Performance annuelle positive de la Bourse de Casablanca.5% par rapport au mois précédent pour atteindre 1. par rapport à ceux des dernières émissions de 2007.REPÈRES 3. Financement de l’économie Dynamisme des différentes catégories de crédits à l’économie Atténuation de la hausse du taux interbancaires Par rapport à fin décembre 2006.58%. Les avoirs extérieurs nets se sont aussi appréciés de 11.29% en septembre.4%. Hausse des taux obligataires Dans ce contexte.

1 milliards en octobre. Cette évolution recouvre un accroissement des prix des produits alimentaires de 3. le marché de blocs (35.1% à fin octobre 2006.8% et +34. la capitalisation boursière s’est établie à 583. par rapport au mois précédent.1%) et de l’immobilier (+1.33%. 64 AL MALIYA n°41 décembre 2007 . Concernant le volume global des transactions. les principaux indices ont enregistré des contreperformances.3%). Atlanta (12.9% respectivement. Pour sa part.05 milliard de dirhams et d’autre part. Le flux transactionnel du mois s’est réparti essentiellement entre le marché central (51. SNEP (10.2%) et les introductions (13. après une hausse remarquable de 10.3% une année auparavant.9%).3 milliards de dirhams.1%).32% et 1.1% après 3. en augmentation de 71.2% contre 3. au terme des onze premiers mois de 2007.2%).7% par rapport à fin octobre 2007 et en accroissement de 40% par rapport à fin décembre 2006.3%). ce volume s’est établi à 27.2%).1% après une hausse de 2.7% à fin octobre 2006 et une progression des prix des produits non alimentaires de 1. l’inflation mesurée par la variation de l’indice du coût de la vie.6%). ramenant leurs performances depuis le début de l’année à +33.1% par rapport à fin novembre 2006. Il s’agit d’une part de l’introduction en bourse de la Société Nationale d’Electrolyse et de Pétrochimie (SNEP) par cession de 35% de son capital pour un montant global de 1.3 milliards de dirhams contre 23. s’est établie à 2. en baisse de 0. Sur le plan sectoriel. il a atteint.REPÈRES MASI et MADEX ont reculé respectivement de 1.9 milliards de dirhams. L’évolution des prix non alimentaires s’explique principalement par la décélération des prix des transports et communications dont le rythme d’accroissement est devenu négatif (2. Source : DEPF Hausse moins importante des prix par rapport à l’année précédente A fin octobre 2007.9% une année plutôt.3%) et Douja Prom Addoha (9. Pour le seul mois de novembre. CGI (11. de l’emprunt obligataire d’Attijariwafa Bank d’un montant de 800 millions de dirhams. 222.4% à fin octobre 2007). animé essentiellement par Attijariwafa Bank (16. à l’exception de ceux des secteurs de la chimie (+7.

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