El Watan

LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Mercredi 11 novembre 2009

INVESTISSEMENTS

Cevital se dote d’une nouvelle stratégie managériale P. 7
GRÈVE DANS LE SECTEUR DE L’ÉDUCATION

N° 5787 - Vingtième année - Prix : Algérie : 10 DA. France : 1 €. USA : 2,15 $. ISSN : 1111-0333 - http://www.elwatan.com

DANS L’ATTENTE DU 14 NOVEMBRE

Les rues algériennes à l’heure du match

QUAND LA POLICE TABASSE LES ENSEIGNANTS
● Tous les accès au ministère de l’Education ont été bloqués par un dispositif de sécurité impressionnant déployé sur les lieux.
a troisième journée du mouvement de débrayage d'une semaine, initié par les six syndicats autonomes de la Fonction publique, a été marquée hier par l'adhésion d'un grand nombre d'enseignants et surtout par l'intervention musclée des forces de l'ordre pour disperser les contractuels, animateurs d'un sit-in devant le ministère de l'Education nationale. Tous les accès au département de Benbouzid ont été

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bloqués par un dispositif de sécurité impressionnant déployé sur les lieux. Le Conseil national des enseignants contractuels (CNEC) avait, en effet, décidé de se joindre à la protesta pour manifester son mécontentement et son désarroi quant à la situation précaire des enseignants et aussi pour dénoncer les dernières mesures décidées par la tutelle. (Suite page 5) Nabila Amir

KHELIL À PROPOS D’UNE OPEP DU GAZ

«LE FPEG DÉFENDRA UN MEILLEUR PRIX DU GAZ»
● ministre de l'Energie et des Mines a appelé Le les pays membres de l’OPEP du gaz à se mettre d'accord sur une stratégie pour obtenir un prix juste du gaz.
e ministre de L l'Energie etKhedes Mines, Chakib lil, a réaffirmé l'importance d'une organisation des pays exportateurs du gaz, à l'image de l'OPEP, af in de défendre les intérêts des product e u r s . « L e Fo r u m des pays exportateurs de pétrole (FPEG) devrait fonctionner comme l'OPEP en tant qu'organisation qui défendrait les intérêts économiques, malgré les divergences politiques existant entre les membres de ce forum», a déclaré M. Khelil à la Radio nationale. Interrogé si une OPEP du gaz favoriserait un partenariat stratégique entre les grands producteurs tels que la Russie, le ministre a considéré que ce forum se doit de défendre un meilleur prix du gaz. (Suite page 7) Z. H.

MARCHÉ BANCAIRE

LA FINANCE ISLAMIQUE RESTE EMBRYONNAIRE
Reportage photo : H. Lyes et Sami K.

En Algérie, la finance islamique en est à ses balbutiements, ne représentant qu’une infime partie du marché national. P. 7

CHIITES DU YÉMEN

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e football s’empare de la rue algérienne sans que cela gêne outre mesure. Le prochain match de l’équipe nationale est sujet à des commentaires, de la passion, de la pression mais aussi à de belles images que nous offrent les rues du pays tout entier. L’Algérie vit au rythme de cette rencontre du Caire et tout un chacun s’est mis de la partie pour apporter sa contribution à une éventuelle qualification au prochain Mondial. Les Algériens croient dur comme fer que rien

ne pourra empêcher les Verts d’aller en Afrique du Sud en juin prochain. Même pas cette équipe des Pharaons qui veut renverser la vapeur le 14 novembre prochain ; la détermination des joueurs algériens à arracher ce billet qualificatif est omniprésente. Entre-temps, la fête a déjà commencé à travers une ambiance qui doit se prolonger après le match au détour d’une qualification que le football national mérite bien. (Lire en pages 2, 3 et 4) A. Hammou

GUERRE FROIDE ENTRE RIYAD ET TÉHÉRAN

La rébellion de la minorité chiite du Yémen (houthis) a servi de détonateur à une guerre de mots entre l’Iran et l’Arabie Saoudite. P. 14

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El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 2

DOSSIER DRAPEAUX, FANIONS, MAILLOTS ET AUTRES ARTICLES

Le bon filon... du rêve national
● nationalisme exhibé fièrement se trouve être, dans la plupart des cas, de facture étrangère, à plus forte raison chinoise. Le

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es succès des Verts, en plus d'avoir réconcilié les Algériens avec leur équipe nationale, auront aussi le mérite d'avoir réhabilité le drapeau. Et c'est, bien évidemment, tout un business lucratif qui s'est créé autour de l'emblème national, décliné sous toutes les formes et dans toutes les tailles. Apparue lors des premières victoires du onze et exacerbée à l'approche de chaque match et victoire, la «fièvre verte» qui s'empare des rues algériennes aura surtout fait le bonheur des ateliers de confection. Mais pas n'importe lesquels. Le nationalisme exhibé fièrement se trouve être, dans la plupart des cas, de facture étrangère, à plus forte raison chinoise. Même si les nombreux détaillants et autres vendeurs à la sauvette jurent que tous les articles exposés sont «locaux», ils avouent, cependant, ne pas connaître la provenance exacte de la marchandise. «On les ramène soit de Djamaâ Lihoud, soit d'El Eulma», explique un jeune homme entre deux clients agglutinés autour de son étal. «Du moment que cela se vend, cela nous importe peu de savoir qui les confectionne !», assène-t-il, en empaquetant deux fanions et un maillot vert et blanc qu'il tend à une femme accompagnée d'un garçon, ce dernier trépignant de joie en agrippant le présent. Djamaâ Lihoud, fief des grossistes et importateurs en tout genre, a revêtu, circonstances obligent, ses «habits» verts, blancs et rouges.

Nombreux sont ceux qui ont transformé leur commerce de vêtements de sport en produits dérivés de l’équipe nationale

PHOTO : SAMY K.

DJAMAÂ LIHOUD, FIEF DES GROSSISTES Les «tifosi» ont l'embarras du choix tant les produits sont variés et tant il y en a pour toutes les bourses. Tous les deux pas, un stand propose qui une profusion de drapeaux de toutes les tailles, qui une foultitude de fanions, petits et grands, en tissu ou en carton, avec chaînettes, pour rétroviseur ou avec support pour portière de voiture. Dans la même allée, il est aussi exposé toutes sortes d'écharpes bicolores, allant de la maxi à la mini à franges en passant par celle estampillée du logo officiel de la coupe du monde sudafricaine. La Coupe du monde fait tellement rêver les Algériens qu'ils peuvent, dans le cas d'une débâcle le 14, s'assurer d'en acquérir une réplique en plâtre, et ce, pour «seulement 1600 la grande, 1200 la petite», annonce une vendeur. Et ça marche ?

«Et comment ! Elles sont déjà toutes vendues. D'ailleurs, tout ce qui a trait à l'équipe nationale part comme des petits pains», explique le grossiste, qui affirme avoir senti le filon depuis déjà plusieurs mois. «Je suis l'un des premiers à avoir transformé mon commerce d'habits de sport en produits dérivés de l'équipe nationale», dit-il. Chaque jour, il voit passer «plus

de 200 détaillants» et enregistre, durant les jours fastes, des recettes de 20 millions de centimes. Debout dans sa «tente» toute la journée, il passe en revue son arsenal tricolore. «Il y a plusieurs modèles de maillots et tshirts aux noms de Ziani et autres figures de proue de la troupe à Saâdane. Les survêtements se vendent aussi très bien, d'autant plus qu'il y en a à

tous les prix. Ce qui est d'ailleurs valable pour tous les articles. Ça dépend en fait de leur provenance.» Et où s'approvisionne-t-il ? «Ces drapeaux viennent de Chine, ainsi que les fanions avec un support en plastique.» Les Chinois, que l'on sait très entreprenants, n'ont toutefois pas pris l'initiative de ces productions. «Ce sont des importateurs algériens, qui se

LE DRAPEAU SE VEND COMME DES PETITS PAINS À ANNABA
Un écran géant sera installé à la direction de la jeunesse et des sports et des data show seront mis en place dans les cinq salles de cinéma pour la retransmission en direct de la rencontre Egypte-Algérie, des drapeaux géants ornant tous les immeubles de la wilaya, c'est dire que c'est déjà la fête à Annaba à la veille de la rencontre choc tant attendue par les Algériens. Même les véhicules ne sont pas du reste. En effet, à l'exception de ceux appartenant à l'administration publique, la majorité est peinte aux couleurs du drapeau national, sinon décorée de fanions de l'équipe des Verts. Ce qui a fait naître pour la circonstance un commerce juteux où le drapeau d'un mètre est cédé comme des petits pains à 500 DA, le bandana à 300 DA et le fanion à 200 DA. Les plus mordus ont, quant à eux, cotisé pour des drapeaux grand métrage dont les prix oscillent entre 8000 et 10 000 DA. Il est rare d'apercevoir des adultes, jeunes ou moins jeunes sans porter un quelconque effet vestimentaire de couleur verte. «Malheureusement, je suis chômeur. Si j'avais les moyens j'aurais emprunté un avion pour supporter l'équipe nationale de vive voix», se lamente un jeune rencontré près de la cité populaire de Didouche Mourad. Un autre habitant la cité FLN ex-Champs de mars a su exprimer l'amour qu'il éprouve pour son équipe fétiche en dessinant sur les murs de l'école primaire du même nom les portraits de Saïfi, Ghazel et de l'entraîneur Saâdane entouré de la Coupe du monde. M.-F. G.

sont rendus en Chine avec un patron du modèle souhaité. Ils ont passé commande auprès d'ateliers de confection, clandestins j'imagine. Quelques jours après, la marchandise était fin prête et, comme vous le voyez, le marché en est inondé», raconte-t-il. Et ce procédé s'applique à de nombreux produits «nationaux» en vente. «Ces t-shirts ont été fabriqués au Portugal», continue-t-il, ajoutant, pensif : «C'est quand même dommage. Au lieu de faire faire ces articles par des ateliers algériens, ce sont les étrangers qui tirent profit du business fructueux de l'EN…» «Mais bon, c'est ça les affaires !», conclut-il avec un sourire. Autre exemple de la «délocalisation» de cet engouement commercial, une série de tasses et autres mugs à l'effigie de Ziani – décidément très «vendeur» – ou des Fennecs. Origine ? Quelques-unes ont été emmenées d'Alger vierges, jusqu'à Dubai, où les illustrations ont été apposées. «Pour les autres, ce sont des importateurs qui les achètent sur place, à Dubai toujours, font faire la sérigraphie et les revendent ici», développe le grossiste. Toutefois, certains ateliers algériens auront réussi, eux aussi, à exploiter ce «renouveau patriotique» et à se positionner en tête des fournisseurs «verts». Les deux jeunes vendeurs d'un étal de Djamâa Lihoud en savent quelque chose ; ils mettent un point d'honneur à ne vendre que des produits 100% algériens. «Tous les survêtements, maillots, chapeaux ou serre-poignets sont faits par des ateliers à Oran, qui appartiennent à des grossistes. Ou encore, ils proviennent d'ici, des ateliers jijéliens de La Casbah», assurent-ils. «Les drapeaux devraient être fabriqués localement et distribués gratuitement, alors si en plus on les fait faire par des Chinois…» Ghania Lassal

TENUES SPORTIVES CONTREFAITES MISES EN VENTE

Les Verts rapportent gros
mentier Puma, la plus grande victime, lui qui sera à partir de 2010, «l'habilleur» officiel de la Fédération algérienne de football en remplacement du Coq sportif, connaît une vaste opération de copiage et de contrefaçon. D'ailleurs, nous avons été atterrés de constater qu'un survêtement, soi-disant original, est cédé à 9000 DA, alors que les maillots coûtent entre 2000 et 2 500 DA ! Etonnant, lorsque l'on sait que l'équipementier en question n'a même pas rendu publiques les futures tenues de nos footballeurs. La société allemande et la FAF n'ayant pas encore tranché pour les détails concernant les mo-

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PHOTO : EL WATAN

i les Ziani, Matmour, Djebbour et Ghazzel ont donné bien des joies au peuple algérien, malheureusement coutumier depuis des années aux déceptions sportives de notre onze national, il existe cependant des gens bien plus heureux des exploits des Verts. Il s'agit des contrebandiers et autres faussaires, rompus aux pratiques frauduleuses, même lorsqu'il s'agit des symboles de la nation. Lors de notre passage avanthier dans la ville de Tébessa (région gangrenée par la contrebande), nous avons été surpris par le nombre d'articles sportifs vendus à l'effigie de l'EN. En effet, le nouvel équipe-

dèles. Ces pseudo-commerçants n'hésitent même pas à jurer pour vous convaincre de l'authenticité de la tenue, même si chaque magasin dispose d'un modèle différent et qui ne ressemble aucunement aux autres, avec une dizaine de nuances de vert, clair et foncé. A la question sur le modèle authentique, chaque vendeur y va de son argument, accusant son voisin de tromperie, oubliant qu'aucun ne vend réellement le vrai modèle, alors que la rumeur locale parle des centaines de conteneurs livrés il y a un mois depuis la Chine. Attention donc à la contrefaçon ! L. B.

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DOSSIER EN ATTENDANT LA RENCONTRE FACE À L'ÉQUIPE D'ÉGYPTE AU CAIRE

Les rues algériennes à l’heure du match
epuis qu'une nouvelle génération de joueurs a su donner une meilleure trajectoire au football national, l'Algérie tout entière vit au rythme du ballon rond et de son équipe nationale. La prochaine confrontation de notre sélection, ce samedi au Caire, face à l'équipe égyptienne, est attendue avec impatience par tout un peuple qui ne s'est jamais senti aussi près de sa formation nationale. Le football déchaîne les passions à l'approche de cette rencontre considérée comme la véritable finale d'une compétition qui tient tout le monde en haleine. Dans les rues, les supporters, voire tous les Algériens, rêvent d'une qualification dans une ambiance festive, malgré les aléas de la météo en ce début novembre. Et ce ne sont pas les trombes de pluie enregistrées ces derniers jours, le vent ou les premiers flocons de neige qui vont dissuader les supporters des Verts à préparer la fête qui commencera avant et s’étalera durant et après le match. Les Algériens, c'est un fait, raffolent de football, apprécient d'en entendre parler et d'en discuter, d'où cette ferveur qui a envahi nos villes. L'optimisme quant à l'issue finale de la rencontre est de rigueur. Pour les Algériens il n'y aucun doute, les Verts joueront au Caire pour gagner et reviendront au pays avec une qualification dans leurs bagages. Pour un très grand nombre d'Algériens, les journées de ce début novembre ne sont pas vraiment comme les autres. L'équipe nationale de football se porte bien puisqu'elle est à un match d'une qualification pour la Coupe du monde qui viendrait couronner un joli parcours qui a déjà permis un retour sur la scène africaine, puisque les Verts seront présents en Angola pour la coupe continentale. Dans la rue, un seul mot d'ordre : la qualification. A la limite, si des pronostics sont annoncés à chaque coin de rue, il n'en demeure pas moins que pour le supporter algérien, le score final importe peu, l'essentiel étant de décrocher le ticket gagnant pour l'Afrique du Sud. A Hussein Dey, juste pour décrire un

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Scène de fête à Alger pour réduire la tension qui prévaut avant le match de samedi prochain

détail, des jeunes, pour la plupart des chômeurs, ont cotisé pour confectionner «le plus grand drapeau national», disent-ils. Ils l'ont accroché sur la terrasse d’un bâtiment, non sans omettre de signaler cette pancarte où il est écrit : «La vie c'est comme le football, seul le résultat compte.» Ceci est un exemple, parmi tant d'autres, qui illustre combien le football est l’un des sports sinon le seul autour duquel des passions, parfois extrêmes, se déchaînent. Ce qu'il faut aussi mettre en avant dans cette ambiance bon enfant, c'est le fait que l'esprit «clubard» a totalement disparu des discussions. A l'unisson, les Algériens sont derrière leur équipe nationale ; rares sont les commentaires

autour de la dernière journée du championnat national. Le football est ainsi fait.

LA GRÈVE, LES SIT-IN ET LE CAIRE Dans ce décor sportif avec une touche footballistique, il devient difficile de trouver une place pour la grève des enseignants, les sit-in des travailleurs, en un mot les revendications sociales. Les banderoles changent de slogans en cette période où la rue s'occupe à classer les meilleurs tubes pour chanter la gloire de son équipe nationale. Les jeunes qui n'ont pas eu classe, les moins jeunes au chômage et les travailleurs revendiquant un meilleur salaire se retrouvent tous dans une rue marchande pour négocier l'achat d'un maillot des Verts ou

tout autre objet pouvant rappeler leur appartenance à l'équipe nationale. Ce n'est certainement pas dans le football, dans un match ou une qualification que toutes ces catégories trouveront solution à leurs problèmes. D'ailleurs, il faut avouer que le football actuel est à des milliards d'années-lumière de ces considérations sociales. Mais bon, ce sujet d'aujourd'hui n'intéresse certainement pas ces millions d'Algériens qui savent fortement, et ce, depuis assez longtemps, que les lendemains de fête sont toujours difficiles. Alors, autant vivre pleinement sa joie. La capitale qui abrite, ces jours-ci, bon nombre de protestations sociales, trouve quand même une grande place pour son équipe nationale, car il se dit un peu

partout à travers le monde qu'un pays n'existe pas s'il ne possède pas «son» football. Un raccourci qui vaut ce qu'il vaut, mais cela n'empêche pas que le football a su jouer, en certains endroits, le rôle de réconciliateur que n'ont pu assumer d'autres cercles. L'Algérie entière vit au rythme de ses couleurs grâce à une discipline qui s'est imposée sans se faire prier. Il est dit aussi que l'intérêt pour le football n'est le critère de rien, ni d'une distinction sociale ni d'une discrimination intellectuelle. Autour d'un match, le football, sans jeu de mots, nivelle les valeurs. Les Algériens seront égaux devant leur écran, dans l'attente d'une victoire pour crier ensemble : «On est qualifiés !» Azeddine Hammou

El Bahia à l’heure des pyramides
a L ’effervescence à Oran duatteint son paroxysme à quatre jours match EgypteAlgérie comptant pour la dernière journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2010. On ne parle que de cette cruciale rencontre que ce soit dans la rue, les cafés, les administrations et les… maisons. C’est devenu une véritable contamination et le mot n’est pas fort tant les Verts accaparent l’esprit et où les problèmes sociaux et autres avatars sont, par la magie des Fennecs, relégués au second plan. Les drapeaux aux couleurs de l’Algérie, après une longue hibernation, font l’objet d’une grande attention, que ce soit aux devantures des échoppes, magasins et lieux de commerce. On a vu même des drapeaux de plus de 20 mètres accrochés aux façades des grands immeubles et cela sans oublier les autres qui pavoisent les grandes artères de la ville d’Oran. Survêtements, maillots, casquettes, hauts-de-forme (eh oui !) écharpes et autres calicots aux couleurs algériennes s’arrachent comme des petits pains. Tout cela montre bel et bien la frénésie qui s’est emparée de toute la ville d’Oran. On a même vu des voitures haut de gamme repeintes entièrement aux couleurs de l’emblème national. Même les Hamraoua se sont mis de la partie en «habillant» le quartier séculaire d’El Hamri aux couleurs des Verts et promettent une fête grandiose si l’EN venait à composter son billet pour l’Afrique du Sud. L’un d’eux, féru du MCO, affirme : «Nous gagnerons au Cairo Stadium ! Nous clouerons le bec à ceux qui ont voulu faire de cette fête footballistique une guéguerre. Ils n’arrêtent pas de nous abreuver de provocations qui dépassent la limite de l’indécence.» Un autre supporter, mais de l’ASMO, ajoute : «La fête sera totale à Oran après le match. Ce sera la fièvre du samedi soir. On se qualifiera et on laissera l’Egypte sur le carreau.» Même son de cloche chez les femmes : «Nedouha (on les battra) nous sommes les plus forts.»En tout cas, le baromètre commence à s’affoler et, au risque de nous tromper, Oran est bel et bien partie pour passer une nuit blanche tant tout le monde est convaincu que la qualification est dans la poche ; on ne pense même pas à l’élimination. La confiance et la certitude sont ancrés chez tous les Oranais qui sont déjà dans la fête avant même qu’elle ne... commence. A. Brahim

Le décor est planté à Djelfa
lus qu’une qualification, ici, on croit dur comme fer que les «guerriers du désert» feront, le 14 novembre prochain, la différence, au stade du Caire même !À l’instar de toutes les régions du pays qui vivent pratiquement une ambiance électrique identique, Djelfa, une ville qui frôle la barre des 500 000 âmes, dont la majorité est jeune et ne jure que par le football, n’est pas en reste ! L’ambiance qui règne dans tous les coins et recoins de la ville est, depuis une semaine, le moins qu’on puisse dire, survoltée ! Le décor, déjà planté, est assuré par des jeunes, surtout. Partout, l’on n’entend que les tubes vedette dédiés à l’équipe nationale nouvelle version. Tout le monde y met du sien, que ce soit en voiture, dans les magasins ou dans les cafés, et même en

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plein campus universitaire, et peu importe les cours, les décibels s’élèvent au rythme du match du siècle à vous crever le tympan. Mais, c’est sur le boulevard principal : ex-la grande rue, que le spectacle est grandiose et divertissant ! Précisément, c’est au niveau de l’artère qui débouche sur le marché couvert qu’on apprécie le plus la joie profonde de l’Algérien à la veille d’une victoire certaine des «Fennecs». Et qui prétendrait le contraire court le risque d’être rudoyé fortement par des groupes de jeunes mobiles, vêtus de costumes d’apparat, et arborant l’emblème national et autres banderoles chamarrées des portraits de l’ensemble des joueurs de l’EN. Dans ladite artère ou ont élu domicile les inconditionnels de l’EN : vendeurs de cigarettes, lycéens et désœuvrés, pour ne citer que

ceux-là, le spectacle est garanti. L’endroit est tellement vivant grâce à des festivités à n’en pas finir, de jour comme de nuit et par des températures inférieures à zéro, il fait même la joie des commerçants alentours qui voient en les incessants et nombreux attroupements de curieux et de badauds, une aubaine pour l’écoulement de leurs marchandises. Les tee-shirt frappés des effigies des joueurs de l’EN se vendent aussi à l’occasion comme des petits pains au chocolat. Jusqu’à une heure tardive, les automobilistes sillonnent les principaux quartiers non sans l’incontournable chanson qui titille Shehata et loue le mérite de Saâdane d’avoir donné naissance à une équipe qui, désormais, devient la raison de vivre des Algériens ! Aek. Zighem

PHOTO : H. LYÈS

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DOSSIER AMBIANCE D'AVANT-MATCH À CONSTANTINE
◗ Sétif, comme en 1962
La capitale des Hauts-Plateaux, qui hume le football, vit à l'instar des autres régions du pays, au rythme des Verts. Lesquels mettent les bouchées doubles pour être prêts pour la grande bataille du Cairo Stadium. Couleurs nationales obligent, les problèmes du quotidien sont mis entre parenthèses par les gens des hautes plaines sétifiennes qui ne parlent que de l'équipe nationale. Habitués aux grands événements sportifs, les Sétifiens croient dur comme fer en la belle étoile des protégés de Rabah Saâdane, vénéré du côté de Aïn Fouara, ornée de vert et de blanc. De nombreux irréductibles supporters ayant l'habitude de suivre l'Entente sont à pied d'œuvre au Caire. Si les uns ont pris les airs, beaucoup d'autres ont, par amour à l'emblème national, pris la route. Pour ne pas demeurer en reste, des jeunes des différents quartiers de l'agglomération ont confectionné des drapeaux qui garnissent tous les coins de la cité recouverte de vert. Pour les aînés ayant assisté aux grandioses festivités de l'indépendance, ce décor est semblable à celui de 1962. Pour permettre aux autochtones et passagers de suivre la confrontation qui attire aussi la gent féminine, n'étant pas disposer à rester en rade, de nombreux écrans géants seront placés dans différents lieux publics d'une ville où l'effervescence est à son paroxysme. La cité qui retient son souffle se prépare à faire une offrande à Sid El Khier… Kamel Beniaïche

L’Antique Cirta en vert et blanc
● préparatifs vont bon train dans les villes de l’Est pour fêter dignement la qualification Les de l’équipe nationale au prochain Mondial.
l'instar des autres wilayas du pays, le match décisif que s'apprêtent à livrer les protégés de Saâdane au Caire dans trois jours est devenu la seule raison de vivre des Constantinois et toute action menée depuis quelque temps ne tourne qu'autour de l'équipe nationale. En effet, dans tous les quartiers de la ville, de grandes opérations de collecte d'argent sont entreprises par des jeunes, qui n'hésitent pas à faire du porte-à-porte pour convaincre les voisins de la «nécessité de confectionner un grand drapeau», au beau milieu d'une course frénétique vers la création du plus beau drapeau de la ville. L'entrée de la ville du Khroub est ornée depuis une semaine par un long drapeau qui longe l'avenue principale, au même titre que la cité Boussouf, où des adolescents exhibent chaque soir le grand drapeau qu'ils ont conçu eux-mêmes. Les jeunes y mettent donc du cœur et de la volonté, et en ces beaux jours, le datashow est devenu l'objet le plus prisé par les supporters, qui voudraient vivre le match dans une ambiance de groupe. On parle d'un «big écran» au niveau du centreville, côté esplanade, face au théâtre, mais ce n'est encore

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◗ Skikda habillée en vert
Crescendo, la fièvre verte n'a cessé de s'intensifier à Skikda. De jour en jour et depuis plus d'un mois déjà, on assiste à un véritable raz-de-marée du «vert». Contrairement à ce qu'on aurait tendance à croire, à Skikda l'ambiance reste plus festive que chauvine, même si tous les Skikdis s'accordent à dire que la qualification au Mondial ne peut et ne doit être qu'algérienne. Et depuis, les rues de la ville se sont transformées en un haut lieu de football. A Zkak Arab, dans la vieille ville, on ne trouve que du vert. On n'écoute que de la musique sportive, dans les rues, les maisons et les cafés. Les étalages se suivent dans une belle harmonie et chaque vendeur ambulant y va de sa créativité. On y vend des tee-shirts, des casquettes, des calendriers, des brassards, des chapeaux, des sacs et même des burnous aux couleurs nationales. Un concours informel s'est même érigé en règle entre les différents quartiers de la ville et chacun tente d'offrir le meilleur à l'équipe nationale. Des graffitis, des fresques murales et des drapeaux géants poussent comme des champignons. A Merj Eddib, on a même placardé une affiche aux habitants leur demandant de contribuer financièrement pour la confection d'un emblème géant. Le must de la création est venu des habitants de la commune de Salah Bouchaour qui ont cotisé pour confectionner un drapeau long de 150 m. Selon eux, c'est le plus grand emblème réalisé en Algérie. L'information, qui a vite circulé, a emmené les habitants d'El Harrouche à décider de battre le record en confectionnant un emblème long de 200 m. En attendant mieux. Pour le samedi 14 novembre, côté officiel, rien n'a été programmé et les Skikdis n'auront donc pas à suivre la rencontre sur des écrans géants. Il leur reste les rassemblements dans les cafés et dans les places publiques. Des lieux où la chaleur nationale est plus importante et elle le sera davantage quand l'Algérie sera déclarée qualifiée. Là, on prédit un brasier vert qui illuminera le ciel de l'antique Russicade. Inchallah ! Khider Ouahab

Une ambiance bon enfant règne dans la ville de Constantine

qu'une rumeur, surtout que rien n'est annoncé de la part des autorités publiques. Des collectes sont menées à cet effet aussi, alors que les disc-jockeys ont été réservés un peu partout pour préparer la fête, tout en lorgnant Internet afin de s'enquérir de la météo de samedi, car pour beaucoup, l'événement doit être vécu dehors de bout en bout. Par ailleurs, les magasins d'équipements sportifs ont été envahis par des cen-

taines de supporters des «Verts», qui se sont procurés survêtements, maillots et banderoles aux différents slogans dont «One, Two, Three…Viva l'Algérie». Notons aussi l'incroyable confiance affichée par les supporters des «guerriers du désert» que beaucoup considèrent ici comme des héros, nous lancera un jeune habillé entièrement aux couleurs nationales : «On a confiance, car on sait qu'ils feront tout

pour nous faire exploser de bonheur…» Enfin, l'ambiance est d'autant formidable à Tébessa, où des voisins ont réussi à confectionner un drapeau de 200 m qui a fait le tour de deux bâtiments, alors que des postes transformateurs de Sonelgaz ont subit une véritable opération de toilettage de la part des riverains, car ils ont été peints aux couleurs de l'emblème national. Lamine Benzaoui

LA TENSION MONTE À TIZI OUZOU À L’APPROCHE DU 14 NOVEMBRE
mon J ’aistressulcère qui s’est réveillé avec ce que me procure le match de samedi», nous dira Djamel Lekkat, un grand fan de l’équipe nationale et de la JSK. A l’image de Djamel, nombreux sont les jeunes et moins jeunes à Tizi Ouzou qui vivent intensément et dans leur for intérieur cet événement qu’est le match Egypte-Algérie. Un match qui revient pratiquement dans toutes les discussions. Ainsi la fièvre du samedi est déjà perceptible dans toutes les chaumières de la Kabylie. Une région qui, à l’instar de tout le pays, n’échappe pas à la vert-mania. Toutes les échoppes ont accroché l’emblème national devant leur entrée. A l’école, au lycée, à l’université et dans toutes les administrations, le sujet de discussion est ce match Egypte-Algérie. Même les femmes se sont mises de la partie. Elles n’évoquent plus les feuilletons feutrés venus d’Amérique latine ou de l’Extrême et Moyen-Orient. Toutes les chansons à la gloire des Verts sont distillées par les baffles géantes des disquaires mais aussi dans tous les postes radio des véhicules. Les articles de presse traitant du sujet sont dévorés. Jamais un match n’a bien fait vendre les journaux comme celui-ci. On lit tout ce qui est dit autour de cette rencontre. On croise les doigts jusqu’à ce que cette hécatombe de blessures qui touche les joueurs cesse. Comme on prie pour que ceux qui ont été blessés soient valides le jour du match. Tout ce stress et cette tension font le bonheur des marchands de tenues et de produits dérivés aux couleurs et à l’effigie des Verts. Ces derniers sont écoulés comme des petits pain. En somme, à Tizi Ouzou, le match Egypte-Algérie a commencé avant même la victoire face au Rwanda avec tous les calculs que l’on se faisait. Mais à chaque seconde et à chaque minute que l’horaire fatidique arrive, la tension monte un peu plus et ce de plusieurs crans. Tizi Ouzou est désormais suspendue au Cairo Stadium comme le seront tous ces écrans géants qui seront installés comme nous l'avions dit dans notre dernière édition à travers les nombreux quartiers de la ville de Tizi Ouzou et dans toutes les placettes des villages de la Kabylie pour permettre à tous de suivre la rencontre grandeur nature dans une ambiance folle. Mohamed Rachid

PHOTO : EL WATAN

◗ Aïn Defla sur des braises
A quelques heures de l’événement sportif qui opposera les équipes nationales de l’Algérie et de l’Egypte pour le compte du Mondial 2010, la fièvre monte chez les citoyens de la wilaya de Aïn Defla où tous les cœurs battent à l’unisson avant même le jour J. En effet, le drapeau national a commencé à flotter depuis plusieurs jours à chaque coin de rue et aux fenêtres à travers les 36 communes que compte la wilaya et jusqu’aux coins les plus reculés. Tout le monde est de la partie, femmes, enfants à la recherche d’objets aux couleurs de la nation. Les commerçants et vendeurs ambulants profitent au maximum de cette aubaine en proposant divers articles à exhiber en signe de soutien aux Verts. Comme les autres rencontres disputées par l’équipe nationale dans le cadre des éliminatoires de la CAN et de la Coupe du monde, beaucoup espèrent une météo clémente pour sortir leur poste de télévision et suivre le match décisif entre voisins et amis. A signaler pour la petite histoire que des «permanences» de soutien à l’équipe nationale ont été ouvertes notamment à Khemis Miliana diffusant les tubes et chansons à la gloire de nos sportifs et proposant des produits de circonstance . Aziza L.

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El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 5

L’ACTUALITÉ LA GRÈVE PREND DE L'AMPLEUR DANS LE SECTEUR DE L'ÉDUCATION

Quand la police tabasse les enseignants
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Ahmed Benbitour réagit à la grève des enseignants

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eulement, comme à l'accoutumée, le sit-in de ces malheureux éducateurs s'est transformé en un affrontement avec les policiers qui n'ont pas hésité à les malmener, avant d'interpeller une dizaine d'entre eux qu’ils ont embarqués au commissariat le plus proche. Pour la énième fois, ces contestataires représentant plusieurs wilayas du pays ont été confrontés à un mur de silence. Ils ont essuyé des insultes et ont été empêchés d'atteindre le département de Benbouzid, pour lui faire part de leurs doléances. Assis à même le sol, banderoles à la main, ces enseignants, qui ont depuis le début de l'année multiplié les actions de protestation sur le terrain, ont rappelé qu'ils n'ont pas été rémunérés depuis plusieurs années. Pourtant, ils ont frappé à toutes les portes dans l'espoir de voir leur situation enfin régularisée, en vain. En 2008, ils ont même observé une grève de la faim qu'ils ont suspendue suite aux garanties données par la tutelle. Des promesses malheureusement non tenues. Hier, la déception se lisait sur les visages de ces enseignants. Ils avaient espéré une oreille attentive, à l’écoute tout simplement de leurs préoccupations, mais le pouvoir a répondu par la force. Les policiers, sur ordre de leurs supérieurs, n'ont pas lésiné sur la matraque, ils ont tabassé et maltraité ces éducateurs qui ont toutefois résisté et n'ont quitté les lieux qu'après avoir déposé leur plateforme de revendications au niveau du bureau de la Présidence. «Nous sommes venus contester les conditions émises par la

En plus des revendications non satisfaites, les enseignants reçoivent des coups de matraque

e monde enregistre aujourd'hui la démocratisation de l'accès au savoir grâce aux NTIC. De même que le passage vers une société du savoir. La puissance des nations va se mesurer à l'avenir par la qualité de leur système éducatif et la compétence de leurs cadres nationaux et non par une quelconque dotation en ressources naturelles. Par ailleurs, l'Algérie est en voie de passer d'une phase où la priorité était accordée au quantitatif pour faire face à la démographie galopante et le retard dans la scolarisation de nos enfants à une phase où la priorité doit être accordée à la qualité. C'est donc le moment où nous avons besoin de la participation de tous pour le succès des réformes d'éducation : syndicats, enseignants, parents d'élèves, élèves, administration. Il est étonnant de voir l'absence de dialogue respectant toutes les parties et la réaction à la grève par le recours à la justice et aux menaces. Ce n'est certainement pas un environnement favorable au dialogue et à la participation et c'est certainement le droit chemin vers l'échec. Aujourd'hui, ce dont nous avons besoin c'est de travailler ensemble pour la réalisation des six objectifs suivants : - une population bien formée et compétitive, - une population avec un sens civique élevé et ouverte sur le monde, - une forte intégration avec le monde professionnel, - une infrastructure de recherche et d'innovation adaptée aux besoins du pays, - un espace de formation continue et de seconde chance, - un corps professoral performant et jouissant d'une pleine reconnaissance sociale. Dr A. Benbitour

Option pour la poursuite GRÈVE DES SYNDICATS AUTONOMES DE L'ÉDUCATION À L'EST du mouvement grève de la wilaya de L asuivie, s'estl'éducationendanstroisième jour.M'sila, massivement accentuée ce Le taux de suivi a atLa mobilisation ne baisse pas teint 94%. Il était de 87% le premier jour. Cette évolution s'explique
autonomes du secteur de l'éducation, les établissements scolaires sont restés dans leur majorité paralysés. «En dépit des menaces de sanctions et de ponctions sur salaires, les enseignants et travailleurs de l'éducation ne comptent pas faire machine arrière et sont plus que jamais résolus à faire valoir leurs revendications», ont affirmé les responsables syndicaux de l'Unpef et du Cnapest, qui avancent un taux de suivi de la grève de l'ordre de 91 à 98% dans le secondaire et de 70 à 85% dans les CEM et les écoles. M. Boumelih dépasser les 45%. L'Unpef, l'un des syndicats meneurs du mouvement de contestation, a déployé hier ses troupes pour mener une campagne de sensibilisation à travers les établissements scolaires et y implanter, par la même occasion, des sections syndicales. A. Djafri

tutelle pour pouvoir prendre part au concours de l'éducation nationale. La plupart d'entre eux vont être exclus, car ils ne répondent pas à ces critères», a souligné Mme Maârouf, porte-parole du CNEC. Le ministère n'autorise pas les licenciés à occuper un poste d'enseignement du secondaire faute d'un mastère ou un magistère ; ils n'ouvrent pas également droit à toutes les spécialités au primaire et au moyen. «Les licenciés en droit, en ingéniorat, en langues allemande ou espagnole et en gestion économique n'ont pas le droit de participer au concours, car ces spécialités ont été rayées de la liste, sans omettre la noncréation de poste dans certaines wilayas, ce qui pénalise certains», a déploré notre interlocutrice. L'acharnement des policiers contre des enseignants qui réclament leurs droits a été condamné par l'ensemble des syndicats autonomes. Ces derniers se sont toutefois réjouis du taux de suivi enregistré au troisiè-

me jour du débrayage, comme ils se sont dit outrés et déçus par l'attitude du ministre de l'Education et l'indifférence du Premier ministre, auteur de la circulaire portant sur la non-rétroactivité du régime indemnitaire. «La directive du ministère de tutelle relative aux ponctions sur les salaires des grévistes et le recours à la justice n'a ni affaibli ni diminué le dynamisme des contestataires et leur détermination à arracher leurs acquis», ont soutenu les représentants du Cnapest, qui indiquent que le taux de suivi va crescendo au fil des jours : il a dépassé hier les 90%. Les organisations syndicales estiment qu'il s'agit là de signes qui augurent d'une mobilisation générale jamais vécue auparavant autour des revendications des travailleurs du secteur de l'éducation. Des revendications ayant trait à un salaire digne d'un enseignant, à l'ouverture des négociations sur le régime indemnitaire et notamment son application avec effet rétroactif à partir du mois de janvier

2008, ainsi que l'intégration des enseignants contractuels, la réorganisation des œuvres sociales... Interrogé sur les rumeurs circulant autour de la saisine de la justice, les syndicats affirment à l'unanimité qu'ils n'ont été destinataires d'aucune notification. «Nous n'avons été notifiés d'aucune décision de justice, d'où la poursuite de notre action de protestation. Maintenant, nul n'ignore que les pouvoirs publics tenteront par tous les moyens de faire pression sur les syndicats afin de les dissuader et de renoncer à leur mouvement de protestation», ont fulminé les enseignants, qui se disent conscient que la grève demeure leur dernier recours, et ce, quel que soit le subterfuge utilisé par le pouvoir. Par ailleurs, les syndicats des maîtres assistants, docents et professeurs en sciences médicales, conscients des enjeux de la lutte, assurent de leur solidarité sans faille aux syndicats de l'éducation actuellement en grève. N. A.

PHOTO : H. LYÈS / ARCHIVES

TIZI OUZOU

Les syndicats maintiennent la pression de l'Education M algré les menaces proférées pardelelaministre de Tizi Ouzou. nationale, la mobilisation était toujours au rendez-vous hier, à travers les établissements scolaires wilaya
«En cette troisième journée de grève, le mouvement de protestation s'est élargi, et ce, en dépit d'une action en justice intentée en référé par notre tutelle contre les syndicats autonomes qui ont appelé à une semaine de grève», nous a déclaré M. Chaâlal, coordinateur local du Cnapest, qui avance un taux de suivi de 90% dans le palier secondaire. Selon ce syndicaliste, le Cnapest réunira son conseil national à Alger, jeudi prochain, pour évaluer cette première semaine de grève et préparer la suite du mouvement. Pour sa part, le président du bureau de wilaya de l'Unpef, Hassan Sarni, a indiqué que «le taux de suivi dans le primaire et le moyen s'est élevé à 91,63%, et ce, en dépit des tentatives pour déstabiliser les grévistes». «Si les plaintes déposées par le ministère de l'Education à l'encontre des syndicalistes ne sont pas retirées, la grève sera reconduite à partir de dimanche prochain», menace l'Unpef. A. T.

M'SILA

◗ CONSTANTINE, la mobilisation n'a pas fléchi durant la troisième journée du mouvement de grève décrété par les syndicats autonomes de l'éducation représentés à Constantine. Hier, les classes ont été désertées dans plusieurs établissements scolaires, alors qu'une bonne partie des lycées a été paralysée. Malgré l'instruction parvenue du ministère de tutelle demandant l'établissement des listes des grévistes pour d'éventuelles ponctions sur salaire, l'on note que le taux de participation au débrayage s’est maintenu à hauteur de 82% dans le secondaire et d’environ 85% dans les paliers primaire et moyen, selon les animateurs de ce mouvement. Une autre preuve de la détermination des enseignants affiliés au Cnapest ainsi que le personnel adhérent à l'Unpef pour aller jusqu'au bout de leurs revendications considérées comme légitimes. S. Arslan ◗ MILA, au troisième jour de la grève
d'une semaine décrétée par les syndicats

◗ OUM EL BOUAGHI, le
mouvement de grève, entamé dimanche, se poursuit toujours, s’étendant même aux cycles primaire et moyen. A titre d'exemple, le personnel des établissements des paliers secondaire et moyen de Meskiana est toujours en grève. Le taux fourni par le Cnapest et le Snapap frise les 85%. En ce troisième jour, les choses semblent se durcir, d'autant que la contestation a pris de l'ampleur, paralysant tout le secteur éducatif. Selon Abdelkader Adad du Snapap, le mouvement s'est durci après les récentes déclarations du ministre de l'Education nationale. L. Baâziz

par le fait que plusieurs enseignants de certains établissements, réticents au début, ont rejoint le mouvement. Une assemblée générale de l'Unpef s’est tenue hier en présence du bureau de wilaya du Cnapest, a soutenu M. Chouia, coordinateur de l'Unpef. Prédisposition, qui a fait, nous dira M. Chouia, qu'il a été décidé de la poursuite du mouvement. Il n'a pas manqué de soulever les dysfonctionnements qui caractérisent la gestion du secteur de l'éducation au niveau de la wilaya de M'sila, où les enseignants qui ont des diplômes d'ingénieur et exercent depuis 15 ans dans des écoles primaires sont déclassés dans la nomenclature des salaires à la catégorie 10 au lieu de la 13. Situation, dira-t-il, qui aurait pu être résolue par l'application de la circulaire n°47, qui avait pour objectif la revalorisation des enseignants titulaires de diplômes universitaires. S. Ghellab

◗ SOUK AHRAS, la forte
mobilisation des enseignants autour du mot d'ordre de grève des syndicats autonomes a été couronnée, au troisième jour du débrayage, par un taux de suivi de 89,43%, tous paliers confondus, si l'on se fie aux déclarations des grévistes. La direction de l'éducation maintient, quant à elle, des taux de suivi variant d'un établissement à un autre sans jamais

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El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 6

L’ACTUALITÉ
LAKHDARIA

2 militaires tués et 5 autres blessés

AFFAIRE DES MOINES DE TIBHIRINE

PRESSE

Secret-défense levé
● autorités françaises ont tranché : le juge d'instruction aura accès à tous les documents. Les

Une bombe de fabrication artisanale a explosé, avant-hier, vers 18h, au lieudit Tararah, 10 km au nord-ouest de la commune de Guerrouma, à la frontière des wilayas de Bouira et de Médéa, blessant cinq militaires et tuant sur le coup deux autres, a-t-on appris de sources concordantes. L’engin, qui aurait été, selon des informations, actionné à distance, a causé, par ailleurs, des dégâts matériels à un camion de l'ANP. A noter que les forces combinées sont engagées dans une opération de ratissage de grande envergure déclenchée il y a de cela une semaine dans les monts de la région de Boukram. Les militaires semblent décidés, cette fois, à nettoyer ces maquis de quelques groupes terroristes activant dans cette zone montagneuse. L'opération touchera aussi d'autres régions allant jusqu'au nord de Tablat dans la wilaya de Médéa, avons-nous appris de sources sûres. A. Fedjkhi

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n juillet dernier, Nicolas Sarkozy avait souhaité que le secret-défense soit levé dans l'affaire des moines des Tibhirine. Le 5 novembre, la commission consultative du secret-défense a rendu un avis favorable. Et dans la foulée, le ministère des Affaires étrangères a annoncé hier avoir transmis des documents au juge chargé de l'enquête sur la mort de sept moines français en Algérie en 1996 après la levée du secretdéfense. «Le ministère a transmis, le 9 novembre, au juge d'instruction compétent, en réponse à une demande de ce dernier, des documents émis par les services de ce ministère et susceptibles d'être utiles à la recherche de la vérité», a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero. La demande des juges antiterroristes Marc Trévidic et Yves Jannier, à Hervé Morin (Défense), Bernard Kouchner (Affaires étrangères) et Brice Hortefeux (Intérieur), visait notamment le rapport de l'attaché de défense français à Alger à l'époque des faits, le général François Buchwalter. Attaché militaire à l'ambassade de France à Alger en 1996, il a déclaré le 25 juin dernier à Marc Trévidic que, selon ses informations, les moines de Tibhirine n'avaient pas été tués par les islamistes qui les détenaient mais par l'armée al-

Le photographe d’El Ahdath agressé par la police

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Les sept défunts moines de Tibhirine

gérienne lors de l'assaut donné aux insurgés. La thèse a été réfutée aussi bien par les autorités algériennes que par des personnalités françaises aux hautes responsabilités à cette époque. Mais le juge souhaite prendre connaissance des rapports que François Buchwalter dit avoir remis aux autorités françaises à l'époque. Les tenants de l'hypothèse de l'implication de l'armée algérienne dans cette affaire accusaient le gouvernement français de privilégier le secret au nom de la raison d'Etat. L'avocat des familles des victimes, maître Patrick Baudouin, avait demandé cette démarche au juge Trévidic afin de

déterminer ce que le gouvernement français connaît de cette affaire. L’enquête judiciaire n'a été ouverte en France qu'en 2004, huit ans après les faits, et le juge se demande si ce retard pourrait être dû à des pressions politiques pour ne pas nuire aux relations entre la France et l'Algérie. Pour Alger, rien de bien nouveau dans cette affaire. Toute la polémique ne serait que la conséquence de l'activisme des partisans du «qui-tue-qui ?». Donc sans réelle valeur. Les autorités algériennes ont toujours désigné le Groupe islamique armé (GIA), qui a revendiqué les assassinats, comme responsable du crime. Rémi Yacine

BOMBE À DELLYS

Deux citoyens blessés

Les confessions du juge Bruguière
Paris De notre correspondant ans une conférence de presse tenue avant-hier à Paris, le magistrat et candidat malheureux aux législatives de 2007 sous la bannière de l’Union pour la majorité présidentielle (UMP, le parti de Nicolas Sarkozy), a qualifié ses années de travail de «passionnantes mais de dangereuses» et jonchées d'épreuves difficiles. Néanmoins, rien ne pouvait l'arrêter, a-t-il dit. «Si j'avais craint pour ma vie, je n'aurais pas affronté Action directe, la RAF allemande et les organisations terroristes italiennes. Je n'aurais pas combattu les réseaux islamistes radicaux entre 1994 et 2001 et je n'aurais pas non plus, après neuf ans d'efforts, clos l'enquête sur l'attentat contre le DC 10 d'UTA et fait condamner – certes par contumace – six hauts responsables libyens.» Considéré sur le plan international comme l'un des meilleurs connaisseurs du terrorisme, Jean-Louis Bruguière, en retraite depuis 2007, effectue toutefois des missions d'évaluation des risques terroristes pour le compte de plusieurs Etats. Il travaille également en tant qu'expert auprès de l'organisation chargée de traquer les financements du terrorisme international créée par l'Union européenne. D'autres sujets ont été aussi abordés par le juge, mais il n’a pas donné plus de détails : l'as-

TERRORISME INTERNATIONAL

Deux jeunes bergers ont été blessés dans l'explosion d'une bombe artisanale hier à Sahel Bouberak, un village situé à 8 km à l'ouest de Dellys et à 50 km à l'est de Boumerdès. Selon notre source, l'une de ces deux victimes, âgée de 22 ans et qui a sauté sur cet engin, a été amputé d'une jambe, alors que son ami, âgé de 13 ans, a été sévèrement touché au visage. Les deux blessés, qui ont été évacués vers l'hôpital de Dellys, ont été transférés, le premier vers le CHU de Tizi Ouzou, et le deuxième chez un ophtalmologiste pour un avis spécialisé. S. B.

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sassinat des moines de Tibhirine, en Algérie et le meurtre de Sahraoui, imam de la mosquée Myra, dans le quartier de la Goutte-d'Or (18e arrondissement) à Paris. S'il n'a rien révélé de majeur concernant la première affaire, dans la seconde, le magistrat a désigné le GIA comme étant le commanditaire de l'assassinat. S'agissant des menaces d'Al Qaîda au Maghreb, M. Bruguière a estimé qu’elles sont à prendre au sérieux car la zone du Sahel demeure difficilement contrôlable à cause de la perméabilité des frontières. Estimant à quelques centaines le nombre de terroristes affiliés à ce groupe, le magistrat parie sur l'aide au développement dans les domaines juridique et économique avec le Mali, le Niger et la Mauritanie pour endiguer ce fléau et tarir la source de son financement. Concernant ce qui se passe en Somalie, le juge Bruguière a qualifié cette partie du monde de «zone grise» où l'Etat est faible, sinon inexistant. Selon le magistrat, le risque est multiplié à cause de la proximité d’autres zones dangereuses comme le Yémen et le Tchad. Pour ce qui est de la menace terroriste qui pèse sur la France, M. Bruguière juge les risques élevés, même si aucun signe particulier ne montre l'imminence d'un acte terroriste. «La menace est toujours la même, les services de sécurité sont très mobilisés. C'est grâce à cela que nous avons déjoué de nombreux attentats meurtriers», a-t-il conclu. Yacine Farah

ne fois de plus, des agents de la Sûreté nationale usent de la violence physique contre les professionnels de la presse. Hier, le photographe du journal arabophone El Ahdath, Chenaâ Nour El Islam, en a fait les frais. Il a été violemment agressé par des agents des forces de l’ordre au niveau d’El Mouradia. Envoyé par son journal pour couvrir le rassemblement des enseignants contractuels devant le ministère de l’Education nationale, le photographe a été molesté par des policiers. «Je prenais des photos du rassemblement quand un policier, derrière moi, m’a flanqué une gifle. Mon ordre de mission ne m’a pas épargné d’autres gifles et coups de poing. Ils se sont acharnés sur moi», raconte le photographe, qui était encore sous le choc dans l'après-midi d’hier. Les policiers sont allés plus loin, ils ont emmené le jeune photographe au commissariat. Là, on lui a supprimé toutes les photos qu’il avait prises du rassemblement des enseignants. «Au commissariat, les policiers ont éliminé toutes les photos que j’avais prises du rassemblement des enseignants, avant qu’un officier ne vienne me présenter des excuses», a ajouté la victime. Aussitôt après avoir appris la nouvelle, les journalistes et photographes se sont rassemblés dans l’enceinte de la maison de la presse Tahar Djaout pour dénoncer cette énième agression dont sont victimes les professionnels de la presse dans l’exercice de leur métier. «Nous devons agir avec force pour mettre fin à ces agressions à répétition contre les journalistes et photographes», ont-ils indiqué. Ils comptent déposer plainte contre les policiers agresseurs. Le Syndicat national des journalistes (SNJ) a exprimé sa solidarité avec le photographe et mis l’avocat du syndicat à sa disposition. Le SNJ se dit indigné «au plus haut point de ce grave dérapage des représentants d’une institution censée veiller à l’ordre public» et «se réserve le droit de porter plainte pour agression» auprès du procureur de la République. Il a dénoncé aussi avec fermeté «une entreprise de casser du journaliste» et écrit, dans un communiqué rendu public hier : «Alors que le photographe s’apprêtait à montrer sa carte de presse, les policiers lui ont asséné des coups de poing. Visiblement non satisfaits de leur besogne, les représentants des forces de l’ordre décident de l’embarquer dans les locaux du commissariat d’El Mouradia.» La direction du journal El Ahdath compte, pour sa part, saisir la justice. La coordination des enseignants contractuels, choquée par la violence utilisée contre le photographe, a vivement dénoncé, dans un communiqué rendu public, «le comportement indigne des policiers». H. O.

PHOTO : D. R.

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El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 7

ÉCONOMIE AFIN DE MIEUX GÉRER SES ACTIFS ET SES INVESTISSEMENTS

Cevital se dote d'une nouvelle stratégie managériale
● conseil d'administration de l'entreprise a été élargi à 6 nouveaux membres externes, tandis que les Le 21 filiales du groupe se sont constituées en 5 pôles d'activité ● investissements du groupe devraient Les atteindre un volume de 4 milliards de dollars à l'horizon 2012.
e groupe Cevital, dirigé par Issad Rebrab, a adopté un nouveau mode de gouvernance applicable sur toute l'architecture managériale de l'entreprise. Ce nouveau mode de gouvernance répond au souci «de mieux gérer la croissance du groupe et mieux gérer les risques et le volume des investissements, qui devra atteindre 4 milliards de dollars à l'horizon 2012», a expliqué Issad Rebrab, PDG du groupe Cevital, lors d'un point de presse organisé hier à Alger. Ce nouveau mode de gouvernance s'appuie d'abord sur l'élargissement du conseil d'administration de l'entreprise à 6 nouveaux membres externes, en l'occurrence Louis L. Roquet (président et chef de la direction d'entreprises en changement au Canada), Lachemi Siagh (PDG et fondateur de Strategica Finance, cédé au groupe Deutsche Bank), Ahmed Sadoudi (avocat), Smaïl Seghir (consultant en gestion et management), Brahim Benabdeslem (directeur général de MDI-Business School) et Ahmed Tibaoui (directeur général de World Trade Center Algérie). Ces nouveaux membres du conseil d'administration de Cevital «sont sélectionnés sur la base de leurs qualités hu-

KHELIL À PROPOS D'UNE OPEP DU GAZ

«Le FPEG défendra un meilleur prix du gaz»

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maines, leurs expertises, chacun dans sa spécialité, ainsi que sur la base de leurs compétences prouvées en Algérie et à l'international», a indiqué M. Rebrab. Les membres internes du conseil d'administration de Cevital, actionnaires du groupe, sont issus exclusivement de la famille Rebrab ; ils occupent diverses hautes fonctions dans l'entreprise. La politique de gouvernance de Cevital exposée hier par son patron implique aussi «une séparation des deux fonctions de président du conseil d'administration non exécutif et du DG exécutif du groupe». La nouvelle stratégie managériale de Cevital inclut aussi une opération de réorganisation des 21 filiales du groupe. Cette restructuration à caractère horizontal consiste à ériger 5 pôles d'activité qui géreront les 21 filiales. Il est question de constituer un pôle pour les agro-industries et l'agriculture, pour les services et manufactures, pour la construction, la grande distribution ainsi que l'industrie primaire. «Les 21 entités du groupe auront pour intermédiaires managériaux les responsables des pôles, lesquels sont appelés à rendre les comptes au DG

exécutif du groupe», a détaillé le conférencier. Pour ainsi dire, cette nouvelle stratégie de gouvernance, tirée des standards de management classiques universellement connus, révèle une réorganisation à caractère horizontal et vertical qui touchera, à la fois, les paliers de gestion et les structures de l'entreprise.

DES INVESTISSEMENTS DE 4 MILLIARDS DE DOLLARS D'ICI 2012 Le conseil d'administration de C ev i t a l , p o r t é d é s o r m a i s à 12 membres dont 6 externes, est doté de 3 comités essentiels, à savoir le comité audit présidé par un membre externe, le comité stratégie et le comité ressources humaines et rémunérations. «Nous ne pouvons pas gérer un groupe de 21 filiales, fort d'une croissance soutenue à deux chiffres, de la même manière que nous gérons une simple entreprise. Nous devant gérer aussi par délégation de pouvoir», a déclaré M. Rebrab devant un parterre constitué de ses proches collaborateurs et des membres du nouveau conseil d'administration. La nouvelle équipe managériale du groupe Cevital, plus que jamais fortifiée, est appelée à gérer des inves-

tissements de gros gabarit, totalisant 4 milliards de dollars à l'horizon 2012. «Il s'agit aussi de gérer une armada de collaborateurs appelée à atteindre, d'ici trois années, 25 000 personnes. Ils sont actuellement quelque 12 500 employés par le groupe Cevital», a révélé le PDG du groupe, visiblement déterminé à mettre son entreprise aux normes de gestion mondialement reconnues. M. Rebrab explique que «l'expertise des nouveau membres du conseil d'administration sera d'un grand apport pour la gestion de l'actif de l'entreprise». Et de préciser : «Le nouveau conseil d'administration aura pour mission de veiller à maintenir la croissance du groupe» qui entend aller vers l'internationalisation de ses activités. Issad Rebrab est soucieux aussi de bien préparer la relève. Car, selon lui, 70% des entreprises familiales disparaissent avec la première génération, tandis qu'une entreprise sur neuf passe à la quatrième génération. Les nouveaux membres du conseil d'administration de Cevital, minutieusement triés, devront récolter des bonus, voire des «bonus+», suivant les performances et les résultats obtenus, a laissé entendre le PDG du groupe. Ali Titouche

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AVEC 1% DES PARTS DU MARCHÉ BANCAIRE NATIONAL

La finance islamique reste embryonnaire
finance islamique demeure ne représente 1% du marché L aAlgérie. Ellepar les banquesquebalbutiante en global, dominé publiques, et 15% du marché bancaire privé, révèle Nacer Hideur, juriste financier et directeur central à Al Baraka Bank Algérie, un établissement bancaire à capitaux privés et publics. «La finance islamique en Algérie est encore embryonnaire par rapport au marché bancaire conventionnel», a-t-il affirmé, hier, lors de son intervention durant les travaux de la seconde édition du Forum algérien de la finance islamique, organisé à Alger, par la société française Isla Invest Consulting. D'après lui, la naissance de cette banque en 1991 n'était pas de tout repos. «Les débuts étaient difficiles, notamment avec un environnement constitutionnel contraignant. Il y avait de la méfiance et du scepticisme par rapport à cette expérience naissante», raconte-t-il. Outre l'offre d'une gamme de services spécifiques, Al Baraka Bank Algérie dispose de 25 agences à travers le territoire national. Malgré l'entrée en lice de l'autre banque Al Salam Algérie des Emirats arabes unis en 2008, le marché de la finance islamique est resté statique. M. Hideur s'est beaucoup plaint de certains écueils qui continuent d’empêcher, selon lui, l'essor de la finance islamique. Il citera, entre autres, la double imposition que les établissements subissent lors de transactions immobilières. M. Hideur plaide pour un réaménagement juridique et fiscal avantageux. «Le marché de la finance islamique est régi selon les dispositions du code de la monnaie et du crédit. Or, ceci ne répond pas à nos attentes», indique-t-il, en déplorant l'attitude «timide» de l'Association des banques et établissements financiers (ABEF) dans la défense de la cause de la finance islamique en Algérie. Depuis quelque temps, la banque Al Baraka Algérie tente de se redéployer à travers le territoire national en offrant une nouvelle gamme de services. «On n'est pas présents sur le marché rural. Nous sommes assez prudents. Nous avons préféré les grandes zones urbaines. Mais, nous avons l'intention de nous attaquer à ce volet en finançant la population rurale qui n'est pas bancable, à travers un mode de financement qui est la moucharaka», souligne M. Hideur. Cette banque a déjà lancé, en partenariat avec un établissement suisse (Fides) dans le cadre de la micro-finance, un projet destiné à financer 45 petites entreprises de la région de Ghardaïa. «C'est une performance par rapport aux risques que pose ce mode de financement. Le taux de remboursement est de 98%», se félicite-t-il. Lachemi Siagh, présidentdirecteur général du cabinet Strategica Finances, a estimé, quant à lui, que la finance islamique n'a pas été affectée par la crise financière mondiale, contrairement à la finance conventionnelle. Alors que cette dernière s’appuie sur l'intérêt, la spéculation, dira-t-il, les activités financières basées sur la loi islamique proscrivent l'usure et la spéculation. Les taux élevés de subprimes, la spéculation, les parachutes dorés, les produits dérivés sont à l'origine de la crise financière, note M. Siagh. Il ira jusqu’à dire que la finance islamique se propose comme un exemple de financement «dont il faudrait s'imprégner». Née dans les années 1970, la finance islamique est forte aujourd’hui de 300 banques à travers le monde, établies dans 75 pays. Elle pèse quelque 700 milliards de dollars, soit 1% de la finance mondiale, d'après M. Siagh. Hocine Lamriben

e forum a pour objectif de défendre un meilleur prix du gaz qui a décliné d'une manière substantielle dernièrement, en raison du développement par les Etats-Unis d'une nouvelle technologie leur permettant de devenir autosuffisants en cette ressource énergétique», a-t-il affirmé. M. Khelil a expliqué à ce propos que le gaz devant être exporté aux Etats-Unis est en train de se réorienter en Europe, ce qui s'est traduit par une baisse du prix du gaz, notamment celui vendu sur le marché Spot. En revanche, le prix du gaz vendu dans le cadre des contrats à long terme, malgré sa baisse, n'a pas autant reculé que les prix du marché Spot, selon ses explications. Jugeant le prix actuel du gaz – indexé sur celui du pétrole – «bas», le ministre a appelé «les pays membres à se mettre d'accord sur une stratégie pour obtenir un prix juste du gaz». Commentant l'objectif de ce forum qui est l'échange d'informations sur les contrats gaziers, M. Khelil a regretté que «jusqu'à présent, cet objectif n'ait pas été atteint (...) Chacun des pays membres garde ses contrats de vente de gaz à long terme très confidentiels, personne ne veut dévoiler à quel prix il vend son gaz sur le marché», dira-t-il. Le ministre a souligné par ailleurs que les réductions cumulées de 4,2 millions de barils/jour décidées par l'OPEP en 2008 ont influé positivement sur les cours du pétrole et les recettes des pays exportateurs, dont l'Algérie, leur permettant de gagner plus de 60 dollars sur un baril de pétrole. L'Algérie dispose de capacités de production de 1,4 million de barils/jour mais ne produit effectivement que 1,2 million de barils en application des décisions de l'OPEP, soit une baisse de 15% de sa production. «L'Algérie a perdu 15% en volume de pétrole exporté, mais a réussi à tripler le prix avec cette décision», a indiqué le ministre qui a précisé que l'Algérie maintiendra son quota de 1,2 million de barils, à l'instar des autres membres de l'OPEP, pour soutenir les prix au niveau de 70 dollars. Z. H.

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El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 10

ALGER INFO
RÉUNION DU COVILLE DE SIDI M’HAMED

Haro sur le travail bâclé des entreprises
● P/APC, Mokhtar Bourouina, s’est indigné, lors de la séance, du manque de coordination entre Le ses services qui ne «contrôlent pas les entreprises réalisatrices».

GESTION DES COMMUNES DE L’ALGÉROIS

A QUI INCOMBE LA FAUTE ?
sommes fiers de amélioration N ousniveau2008,lanous constater unecommunes en au de gestion des communes, sachant que jusqu'en avions 1200 déficit budgétaire et l'année dernière ce nombre est descendu à moins de 400», a déclaré Noureddine Yazid Zerhouni, ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales en marge des cérémonies de recueillement à la mémoire des victimes des inondations de Bab El Oued en 2001. Le ministre a rappelé que tous les P/APC des 1541 communes ont bénéficié d'un programme de formation sur la gestion des collectivités locales, initié par le ministère de l'Intérieur et «qui semble avoir apporté ses fruits». Les habitants d’Alger ne semblent pas partager cet avis. Ceux des Ondines, qui logent depuis 2003 ( 6 ans) dans des chalets en préfabriqué, continuent de subir la désinvolture des instances chargées de les reloger dans des logements décents. «Nous continuons de vivre dans des conditions lamentables et personne ne semble s’inquiéter de notre situation, ni le maire ni le wali délégué encore moins les services chargés du relogement», se lamente un père de famille, qui ajoute que la promesse du chef de l’Etat de l’est reloger dans un délai de moins de deux ans n’est qu’«une promesse pour calmer les esprit». En effet, ce père de famille, dont les enfants en bas âge ont des maladies respiratoires, s’interroge sur les destinées des projets de logements réalisés par les pouvoirs publics. «Qu’on m’explique à qui sont destinés ces logements ? Estce pour nous, les damnés de la terre, ou pour les nantis du système qui continuent de les proposer à la vente et la location ?» A lire le nombre de 400 000 logements vides donc fermés sur le territoire de la capitale (chiffres donnés en 2007), nous avons le droit de nous poser des questions. A qui appartiennent ces logements et pour quelles raisons sont-ils maintenus fermés ? Par ailleurs, les manifestations et autres actions de rue qui sont signalées dans différentes communes de la capitale, les inondations de quartiers à chaque averse, les projets d’utilité publique non achevés, les problèmes de transport, de stationnement, les «parkingueurs» ainsi que les cités bidonvilles, qui s’érigent au vu et au su des élus locaux (pour ne pas dire avec leur complicité indirecte), devraient inciter les pouvoirs publics à revoir leurs copies en termes de gestion des communes. N. K.

L

e Coville de Sidi M’hamed s’est réuni hier en présence du P/APC et de quelques EPIC de la wilaya. Plusieurs problèmes ont été traités lors de cette séance. Celle qui a tenu en haleine les participants a trait à la remise en l’état de la voirie. Preuve de cette situation : l’affaissement des rues Hamid Benadouda, Bouznad Salem et Molière. «La chaussée se dégrade chaque jour encore plus à la rue Benadouda. Même situation désolante à la rue Salem et la rue Molière où des travaux ont été engagés par des entreprises qui les ont bâclés et qui sous-traitent pour le compte de Sonelgaz et Seaal», s’indigne le P/APC de Sidi M’hamed. Le goudron de l’impasse Mada, s’étonne un habitant, risque également d’être arraché complètement à la suite des travaux engagés par la direction régionale de la société de distribution de l’électricité et du gaz d’Alger (SDA). «Des travaux ont été menés au pas de charge par un sous-traitant, mais une fois les ouvriers partis, la route a commencé à se dégrader. Deux mois après le passage de la société, une fuite est toujours perceptible au niveau du bâtiment F. Le tuyau a été raccommodé sans respect des normes. Sonelgaz a donné son onction alors que la fuite est toujours là», assure l’habitant de la rue Mada. Le P/APC s'est indigné du manque de coordination entre ses services qui ne «contrôlent pas les entreprises réalisatrices» et exigera de la représentante de l’urbanisme de faire un état de la situation des routes de la commune afin

d’envoyer des mises en demeure aux entreprises réfractaires. Autre problème soulevé : les balcons qui menacent de s’effondrer. «Sonelgaz prélève une taxe depuis le temps du gouverneur, soit maintenant dix ans, pour l’embellissement des façades. Cette manne n’est toutefois pas utilisée. Il est nécessaire que l’Etat intervienne vu que la prise en charge des façades extérieures est de son ressort», relève un résidant de la cité des Fonctionnaires. Et de suggérer : «Des copropriétaires, des associations et l’Etat peuvent le cas échéant travailler de concert pour un montage financier conséquent.» M. Bourouina fera remarquer que ses services ont établi un recensement des balcons vétustes. «Quelque 200 balcons ont été recensés, et plus de 100 mises en demeure ont été déjà adressées à l’OPGI qui a statué sur la situation juridique de certains immeubles et le mode d’in-

tervention adéquat», informe un employé de l’APC. «La prise en charge des balcons se fera avec le soutien surtout financier de la wilaya. L’APC n’est propriétaire que de 10 immeubles, le reste du parc est la propriété de l’OPGI ou de privés», assure le P/APC qui indique qu’une opération sera menée avec l’USTHB de Bab Ezzouar, sans trop donner d’explication. Plusieurs caves de l’APC reste par ailleurs inondées malgré les interventions des différents EPIC. Le représentant de l’OPGI mettra en avant le travail «bâclé» de l’Ofares qui est intervenu à la cité Mahieddine après le séisme. M. Bourouina assure que l’«installation de colonnes montantes» doit être la règle pour mettre fin définitivement au problème des caves. «Ces opérations ne nécessitent pas l’allocation d’une enveloppe importante. En engagent des travaux de curage, l’APC a toujours mobilisé du personnel et un matériel important. On peut faire l’économie de cette situation», explique le P/APC qui donnera instruction à ses services de prendre le problème à «bras-le-corps» avant la prochaine séance du Coville dans 15 jours. Un habitant des groupes HLM de la place du 1er Mai mettra en avant le retard quant à la remise en service des ascenseurs et les problèmes liés à l’assainissement et l’inexistence de toilettes publiques. Un autre parlera de l’état du bâtiment du n°86 qui menace ruine. D’autres encore sur l’insalubrité dans la commune. Nadir Iddir

SUR LE VIF
ENTHOUSIASME
AADL OULED FAYET : LES RÉSIDANTS DES BTS 11, 12 BIS ET 14 SANS ASCENSEUR
Cela fait plus de six mois que les résidants des bâtiments n°11, 12 bis et 14 de la cité Aadl de Ouled Fayet sont sans ascenseurs. Ces habitants éprouvent d’énormes difficultés pour rallier leur logement et monter, pour certains, les 9 et 16 étages des énormes tours. Ces résidants, qui ont pris attache avec notre rédaction, affirment qu’ils ont interpellé tous les responsables de cet organisme en vue de réparer ces ascenseurs mais que leurs doléances sont restées lettre morte.

24 HEURES
désengorgement de cette localité. Depuis lors, les travaux avancent à pas de fourmi causant des désagréments aux automobilistes et autres piétons. Les habitants de cette région s’interrogent sur les raisons de ce retard, sachant que des trémies ont été réalisées dans un délai de trois et six mois comme cela a été le cas pour le projet du Maurétania (Alger-Centre) ou celui des Deux- Bassins à Ben Aknoun. «Y a-t-il deux poids, deux mesures même dans la réalisation des projets selon le quartier qu’il soit chic ou pas ?», s’interrogent les habitants qui interpellent le ministre des Travaux publics afin de diligenter une commission d’enquête et de sanctionner les responsables de ces retards.
dépit des écrits de la presse nationale. Ce bâtiment, qui a dû coûter au Trésor public plusieurs centaines de millions de centimes, est, depuis plusieurs années, inopérant. Aucun commerçant ne daigne exposer sa marchandise à l’intérieur préférant baigner dans un environnement d’insalubrité des plus incroyables. En dépit de l’existence de plusieurs dizaines d’étals de fruits et légumes et des locaux commerciaux à l’intérieur de cette structure, les vendeurs légaux et ceux communément nommés «vendeurs à la sauvette» préfèrent écouler leurs marchandises aux alentours du marché. C’est ainsi que ruelles et entrée principale du marché sont, dès le lever du soleil, obstruées, et occupées des deux côtés et jonchées de détritus.

PHOTO : SAMI K.

QAHOUET CHERGUI : LA TRÉMIE DE TOUS LES DÉSAGRÉMENTS
Cela fait près de trois ans que le projet de réalisation d’une trémie à Qahouet Chergui, dans la commune de Bordj El Bahri, a été lancé en grande pompe dans le cadre du

Toute l’attention du citoyen est accaparée par le grand rendez-vous footbalistique. De leur côté, les commerçants n’ont pas raté l’occasion pour faire de l’événement une affaire juteuse.

EL MAQARIA : LE MARCHÉ TOUJOURS FERMÉ
Le marché communal de la commune de Maqaria (exLeveilley) demeure fermé en

HORAIRES DES PRIÈRES
El Fedjr Dohr El Asr El Maghreb El Icha 05 h 53 12 h 33 15 h 20 17 h 44 19 h 05

El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 10

ANNABA INFO
LANCÉE EN SOLIDARITÉ AVEC LES FAMILLES DÉMUNIES

Opération «mouton de l'Aïd»
● autorités veulent éviter les erreurs de l'année écoulée, où des non nécessiteux s'étaient Les

EL HADI HAMDIKENE EXPOSE AU CCF

KSAR, SUR LES TRACES DE FERNAND POUILLON
traces de Fernand Pouillon», est le titre de K sar, surlelescentre culturel français du 15 autel30 novembre. l'exposition-photo signée El Hadi Hamdikène, et qu'abritera Le vernissage aura lieu à 17 h 30 et sera suivi d'une conférence intitulée «Regarder l'architecture de Fernand Pouillon» animée par le scénographe, peintre et photographe Xavier Maestrali. Connu et très apprécié sur la scène culturelle annabie, El Hadi Hamdikène, l'artiste, dans la plénitude du sens de ce terme, immortalise avec un objectif très observateur, le moins qu'on puisse le qualifier, un pan du patrimoine sur lequel son regard est fixé ces derniers temps. Cette récidive, car ç'en est une, marque son intérêt avéré pour la chose culturelle et le patrimoine historique et de civilisation, dont il dit aimer immortaliser la beauté. L'artiste qui sait aussi manier le verbe pour retracer des faits culturels a, à son actif, plus de vingt expositions depuis celle organisée en 1986 à la cinémathèque de Annaba. Formé à l'école supérieure de photographie d'Aries avec des photographes de renom comme Arnaud Claass et Ralph Gibson, Hamdikène a exposé hors des frontières nationales, notamment en France. Ses photos valorisent plusieurs publications et figurent dans beaucoup de collections privées. Il a été également présent aux côtés de photographes africains à l'exposition «Reflets d'Afrique». A. S.

infiltrés parmi les bénéficiaires.

L

tout dépassement ou autre fait a solidarité agissante en fasusceptible de l'entacher. Pour la veur des familles démudirectrice de la DAS, tous les nies est de nouveau au rengarde-fous existent pour assurer dez-vous à l'occasion de l'Aïd El la transparence et un bon dérouAdha. L'opération «Kebch El lement à cette opération. SeuleAïd» (mouton de l'Aïd), destinée ment, les dons en nature ou en aux personnes sans ressources, espèces doivent, a-t-elle suggéest en passe de devenir une tradiré, parvenir au comité de wilaya, tion dans la ville du Jujube. installé à cet effet, bien avant Quelque 3 000 familles vivant l'Aïd El Adha pour toucher le dans la précarité ont pu accommaximum de familles démunies plir, en 2008, le rite sacré et leur offrir, à temps, le moud'Abraham, grâce à une premièton, lequel est source de joie re expérience de solidarité du pour les enfants. Le mouton ira genre à laquelle ont participé donc «aux familles démunies des acteurs de divers horizons non déclarées à la caisse natioprofessionnels et sociaux. Cette nale d'assurance sociale action vient donc d'être rééditée (CNAS) et à celles tirant leur reen prévision de cet événement venu du filet social», a précisé religieux à la faveur d'une prenotre interlocutrice, faisant samière réunion tenue avant-hier voir par ailleurs, que «il sera après-midi à la wilaya en prétenu compte des insuffisances sence de bienfaiteurs et autres ayant marqué la première opéâmes charitables, ainsi que des ration du genre où il a été opérateurs économiques, dans la constaté l'infiltration de perperspective de collecter une casonnes non concernées dans les gnotte conséquente et autant de listes des familles démunies». dons en nature dans le but de gaS'agissant de ce point précis, l'on rantir laréussite totale. C'est Moaffirme que «les destinataires hamed El Ghazi, le chef de l'exéLe rite sacré d'Abraham est devenu trop onéreux pour les sans-revenu des moutons ont été recensés cutif de wilaya, qui a lancé officiellement la campagne de collecte de ser dans le compte destiné à cette opéra- par les services de la DAS en collaboration dons en remettant un chèque bancaire, re- tion. Le pari d'offrir un «mouton de l'Aïd avec ceux des communes». En attendant la présentant son salaire, à la directrice de El Adha» à autant de familles démunies, réaction d'autres bienfaiteurs potentiels, l'Action sociale (DAS). Il sera suivi par sera-t-il tenu ? Cette interrogation ne notamment les grandes entreprises telles Hadjadji Amara, un industriel bienfaiteur semble pas se poser chez les promoteurs de ArcelorMittal, Fertial, Coojal et Ferrovial, qui a offert un chèque de 1,5 millions de l'opération, qui se sentent beaucoup plus la wilaya et les communes ont contribué à dinars. D'autres se sont abstenus de rendre préoccupés par le dispositif à mettre en cette action avec 210 millions de dinars sur Tewfiq G. publiques les sommes qu'ils comptent ver- place pour en garantir la réussite et éviter le compte de leurs budgets.
PHOTO: D.R.

JOURNÉES NATIONALES DU THÉÂTRE COMIQUE

DU SPECTACLE EN PERSPECTIVE
Bouna renoue avec L 'antiquetenueculturelle à lanal'animation faveur de la de journées

Les habitants déplorent des conditions de vie indécentes
lles sont quelque 1200 familles de la cité Sidi Harb qui se disent oubliées par les autorités locales. Ils dénoncent les conditions dans lesquelles ils vivent, les qualifiant d'indécentes. Les multiples écrits adressés aux responsables locaux sont restés, selon eux, lettre morte ; de ce fait, ils sont contraints de vivre dans la précarité. Durant

CITÉ SIDI HARB

tionales de théâtre comique, prévus du 10 au 12 novembre courant au théâtre régional Azzedine Medjoubi. Les artistes Bakhta et Kamel Bouakar, ainsi que le duo Hamid Achouri et Madani Moslim, ont été programmés en lever de rideau de cette manifestation qui promet du rire. Les amoureux des arts dramatiques et les «fous» du rire auront l'occasion d'apprécier, lors de la deuxième journée de ces joutes culturelles, la prestation du duo d'artistes Mouloud Cherifi et Lebdaoui Hafid (Skikda), qui sera suivie par celle du talentueux comédien, réalisateur et acteur de cinéma, Abdelhamid Gouri, avec son monologue Ghalb Ennssa. Le tomber de rideau de ces journées nationales de théâtre comique se fera avec l'artiste Salim El Fhama et le duo Pipo et Rabih. T. G.

E

les dernières intempéries, les habitations de fortune les abritant se sont écroulées l'une après l'autre. «Beaucoup de nos enfants sont atteints de maladie à transmission hydrique, asthme, allergies, etc., ajoutant à notre misère d'autres frais de soins médicaux auxquels nous ne sommes pas en mesure de faire face», déplorent les représen-

tants de cette cité, érigée en contrebas du mont de l'Edough. La saison froide ne semble pas inquiéter, outre mesure, les responsables concernés par ces problèmes, lesquels peuvent susciter des maladies relevant de la santé publique, en plus des «odeurs nauséabondes engendrées par les eaux stagnantes, du réseau d'évacuation des eaux usées obstrué et de la ga-

doue caractérisant cette cité oubliée, et qui font notre quotidien», ajoutent nos interlocuteurs. Casées comme des bestiaux, soumises aux vicissitudes du climat, avec la plupart des chefs de famille confrontés à un chômage chronique, ces familles ont, maintes fois, tenté d'attirer l'attention sur leur situation misérable, en vain. Leïla Azzouz

EL BOUNI

ATTRIBUTION DE 222 LOGEMENTS SOCIAUX
eux cent vingt-deux familles, dont 186 de la localité de Sidi Salem et 36 de la cité Bidari, seront recasées demain dans des logements socio-locatifs (LSL). Entrant dans le cadre de la résorption des habitations précaires (RHP), ces logements seront attribués à leurs heureux bénéficiaires au cours d'une cérémonie officielle, devant être présidée par le chef de l'exécutif de la wilaya en présence des autorités locales. C'est ce que nous avons appris des responsables proches de la daïra d'El Bouni, qui indiquent que «les commissions chargées d'étudier les dossiers des postulants ont dressé la liste des attributaires après avoir effectué des visites sur le terrain dans le but d'en savoir plus sur les conditions sociales des prétendants à ce quota et de confirmer les données en leur possession». Ce quota fait partie d'un total de 1 628 logements socio-locatifs (LSL), lesquels seront tous attribués avant la fin de l'année en cours. Pour rappel, 30 000 logements tous types confondus ont été inscrits au profit de la wilaya au titre de l'exercice 2009-2010, dont 1 000 logements sociaux seront prêts en fin novembre prochain ; ils seront distribués aux familles occupant des habitations précaires, notamment celles menaçant ruine. L.A.

D

BRÈVES
■ PROJET D'UNE MAISON DE SOLIDARITÉ POUR LES ASSOCIATIONS
Une étude relative à la réalisation d'une maison de solidarité destinée à abriter les associations à caractère social et humanitaire sera lancée très prochainement. C'est ce qui a été annoncé lors de la dernière session de l'assemblée populaire de wilaya qui s'était tenue au début de l'été dernier. Une enveloppe de plus de 9,6 millions de dinars du budget complémentaire de la wilaya de l'année 2009 a été dégagée pour la concrétisation de ce projet, lequel constitue, depuis plusieurs années, un des vœux du mouvement associatif. Une telle infrastructure, si elle venait à voir le jour, pourrait contribuer à une meilleure action des associations, notamment sur l'environnement. T. G.

■ L'ANDI ORGANISE LA JOURNÉE DU PARTENARIAT
L'Agence nationale de développement de l'investissement organisera le 18 novembre en cours, sous le patronage du ministère de l'Industrie et de la Promotion de l'investissement, une journée d'étude portant sur «la mise en place d'une bourse de partenariat ». Cette rencontre sera mise à profit pour débattre du cadre juridique actuel, notamment de l'article 58 de la loi de finance complémentaire pour l'année 2009 et passer aussi en revue les mécanismes pouvant faciliter le rapprochement des partenaires résidants et non résidants. Il est aussi escompté par les organisateurs de cette rencontre l'encouragement à la souscription des porteurs de projets de partenariat au dispositif mis en place par l'ANDI. A. S.

El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 10

KABYLIE INFO
PÉNÉTRANTE BÉJAÏA-AUTOROUTE EST-OUEST BOUKHELIFA

Le projet embourbé dans des retards
●Prévue au tout début pour 2010, la livraison se fera dans le meilleur des cas en 2014. ● visite de travail dans la wilaya, le ministre des travaux publics a préféré éviter le sujet. En

LE VILLAGE PK10 LIVRÉ À LUI MÊME
écidés à s’organiser et s’impliquer dans des actions concrètes pour l’intérêt commun, les citoyens du village PK10, dans la commune de Boukhelifa, ont mis sur pied une association qui a pour appellation «Littoral». Estimant être longtemps «ignorée» par les autorités locales, la population du village compte, par le biais de cette association, se faire entendre par les pouvoirs publics. Ses représentants dénoncent la «démission» des autorités qui, rappellent-ils, «sont censés prendre en charge les doléances des citoyens et améliorer leurs conditions de vie». Les problèmes auxquels sont confrontés ces villageois sont nombreux. A commencer par l’état déplorable des routes jugées impraticables. Dépourvues de fossés et de caniveaux, elles deviennent, aux moindres chutes de pluie, boueuses. Cet état de fait est vérifié dans plusieurs quartiers et villages de Boukhelifa où les routes, parsemées de nids-de-poule, ont besoin d’être revêtues. «Nos responsables semblent avoir perdu le nord en entamant des travaux de revêtement des pistes en temps pluvieux. Les travaux de réfection fraîchement entamés sur cette route ne sont en fait qu’un bricolage qui traduit l’absence totale des services chargés du suivi des travaux», tempête un villageois. Au village Talanjast, le revêtement en deux tranches de quelque 800 mètres de route a suscité quelques interrogations parmi les villageois qui dénoncent le «bricolage». A défaut de drainage des eaux pluviales, cette route, longue de quelque 10 km, qui mène au chef-lieu de la commune via PK10 est complètement dégradée. Par ailleurs, la collecte des ordures dans cette partie du littoral est quasiment inexistante. A ce propos, les villageois souhaitent bénéficier de l’apport des autorités concernées et de matériel pour la collecte des déchets ménagers. L’alimentation en eau potable n’est pas en reste. Dans certaines localités, la population n’en est desservie que rarement. A Affalou, l’eau n’arrive pas dans les robinets. Et même si certains villages sont raccordés au réseau d’AEP, les coupures survenant d’une manière itérative sont aussi un casse-tête pour les abonnés de l’Algérienne des eaux. S’agissant des loisirs, les jeunes sont livrés à eux-mêmes en raison de l’inexistence d’infrastructures culturelles et sportives. Yazid Madi

D

L

’idée de relier Béjaïa à l’autoroute Est-Ouest fait son chemin. Mais le projet prend du retard. La future pénétrante sur laquelle Béjaïa fond de grands espoirs est embourbée dans d’énormes patinages. On appelle cela un glissement chronologique. Alors que le projet devait être livré, initialement, en 2010, se sera finalement dans le meilleur des cas en 2014. Le chantier ne sera pas lancé avant 2010, selon le directeur des travaux publics (DTP). Amar Ghoul, ministre des travaux publics, qui visitait avant-hier, lundi, Béjaïa, n’a pas répondu à notre question sur le sujet. Le ministre préférait se concentrer sur l’inspection d’une série de petits projets de réhabilitation de routes nationales et de chemins de wilaya. Considérée comme une «veine jugulaire», la future pénétrante autoroutière est censée désengorger le deuxième port du pays et désenclaver un tissu de PME qui constituent le poumon économique de Béjaïa. Il faut dire, l’idée est vieille de neuf ans. Mais il a fallu attendre 2005, pour que le projet soit inscrit. La future pénétrante est censée s’étaler sur une centaine de kilomètres pour relier la ville de Béjaïa à l’autoroute Est-Ouest près d’Ahnif, dans la wilaya de Bouira. Le tracé projeté en deux fois deux voies longera la rive sud de l’oued Soummam. Un tunnel de 1,5 km et un viaduc sont respectivement prévus au sud de Sidi Aïch et à Akbou. Le tracé sur lequel est projetée

La pénétrante est supposée désengorger toute la zone portuaire étoufée par des embouteillages

une soixantaine d’ouvrages d’art devait desservir 5 villes longeant la vallée (Aboudaou, El Kseur, Sidi Aïch, Akbou et Tazmalt). «Le projet est au stade de l’étude, le financement est consigné», répondait le wali à notre question sur le sujet. L’agence nationale des autoroutes (ANA) qui a déjà hérité, en mai 2008, ce projet avec du plomb dans les ailes, n’a pas mieux fait. Il a fallu attendre 16 longs mois pour qu’enfin, un avis d’appel d’offres pour la réalisation de l’avant-projet détaillé (APD) soit lancé en septembre dernier. L’étude d’avant-projet sommaire (APS) avait été effectuée par le bureau d’études SAETI-Alger, mais elle n’a été finalisée qu’en 2008.

Un décret de déclaration d’utilité publique avait été publié, cinq mois plus tôt, soit fin mars dernier, dans le journal officiel.

LENTEURS Le texte devait permettre de procéder aux opérations d’expropriation. Le ministère des finances a débloqué 10 milliards de dinars pour les besoins de ces expropriations et les déplacements des réseaux (télécoms, électriques et hydrauliques). Le projet est actuellement au stade de finalisation de l’avant-projet détaillé pour déterminer l’ensemble des terrains et habitations situés sur l’emprise du tracé ainsi que les réseaux à déplacer. Le bureau d’études SAETIAlger s’affaire à présent à

poser des bornes tout au long du couloir de la future pénétrante. Seule une section de 40 km a été bornée. Voilà pourquoi une commission a été mise en place, en juin 2009, pour suivre le projet. Une commission ad-hoc (ANA, DTP et élus APW) devait notamment inventorier les contraintes. Un inventaire des biens et des réseaux à déplacer a été établi à Boudjelil et à Aït Rzine. L’opération se poursuit à travers les 13 autres communes traversées par le tracé. Face à toutes ces lenteurs, Béjaïa devait prendre son mal en patience pour espérer être enfin irriguée par cette fameuse et très attendue pénétrante autoroutière. Cherif Lahdiri

PHOTO : B. SOUHIL

ASSOCIATIONS

RAJ LANCE LES CAFÉS DES LIBERTÉS
programme de rencontres-débats autour de situation U n lancé parde l’éducation,action et jeunesse RAJ,labureau de du secteur intitulé cafés des libertés, vient d’être l’association Béjaïa. Une première rencontre a eu lieu au café du cercle du MOB samedi dernier, soit un jour avant le déclenchement de la grève de l’intersyndicale. Cette première rencontre, ayant pour thème les réformes dans le système éducatif : l’échec d’une alternative, a été animée par deux conférenciers : M.M. Idir Achour, porte-parole du CLA et Sadali Salem, secrétaire général du SATEF et a vu la participation, entre autres, d’enseignants et d’étudiants. Les conférenciers estiment que le système éducatif est à repenser, après l’échec planifié de l’école, et qu’il faut passer à un enseignement technique et professionnel qui demeure inexistant au Lycée. Concernant l’université, ils pensent que le LMD est beaucoup plus professionnel qu’académique : «Au niveau de l’université le système n’est pas équivalent avec celui de l’éducation nationale». Ce programme de rencontres se veut, selon ses initiateurs, un espace d’échanges entre les acteurs sociaux, notamment les jeunes. C’est «de la volonté d’ouvrir des espaces commun de rencontres et de débats publics qu’est née l’idée des cafés des libertés», nous dira M. Ladjini Abdelhak, coordinateur du comité de RAJ de Béjaïa. M. Outemzabt

Priorité aux chantiers de rénovation des routes
e ministre des travaux publics, Amar Ghoul, qui était en visite de travail et d'inspection lundi dernier la wilaya de Béjaïa, a eu à s’enquérir sur l’état d’avancement de chantiers de rénovation de plusieurs axes routiers. Le ministre a observé une première halte à Ighil Ali. Un exposé lui a été présenté sur deux projets: aménagement d’un tronçon de 32 km de la RN 106 et évitements des agglomérations d’Ighil Ali et Aït Rezine. Inscrit en 2005, le premier projet, qui coûtera 1,5 milliard de dinars, connaît un taux d’avancement de 75 %. Autre chantier visité par le ministre : la réhabilitation d’un tronçon de 40 km du chemin de wilaya n°35, desservant

L

Bouhamza, Beni Maouche, Feraoun et Amizour. Si la section desservant Feraoun est achevée, il reste deux autres sections qui sont en cours. Le ministre a également sillonné la RN75 reliant Amizour et Berbacha, qui a connu un aménagement sur 18 km, pour une autorisation de programme de 850 millions de dinars. Au programme figurait également des visites sur plusieurs autres chantiers. Il s’agit du chantier concernant l’évitement de la ville de Kherrata et celui de la rénovation de la RN43 desservant le village touristique de Melbou, le dédoublement du tunnel d’Aokas et la stabilisation de la zone rocheuse de cette même ville.

Le ministre a également emprunté la R12 pour s’enquérir de la qualité des travaux d’aménagement effectués sur un tronçon reliant El Kseur et Oued Ghir, un projet qui a été achevé en mars dernier et qui a été doté d’une autorisation de programme de 920 millions de dinars. À Béjaïa, le secteur des travaux publics a certes vu la rénovation de plusieurs axes routiers, mais il n’en demeure pas moins que la qualité des travaux reste parfois à désirer. Par endroits, les travaux paraissent comme étant bâclés. C’est le cas, par exemple, du tronçon entre Tiouririne et Helouane (Ouzellaguen) longeant la RN26 où les automobilistes se plaignent des ondulations que présente la chaussée. C. L.

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El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 10

ORAN INFO
TRAFIC DE DROGUE GRAND HÔTEL

Un réseau international démantelé
● El Hassi au quartier le Rocher, les policiers ont découvert plus de 300 kg de kif ainsi qu’une À autre importante somme d’argent.
lus de 4 quintaux de kif ont été saisis par la police, il y a quelques jours. Cette opération est la seconde la plus importante de l’année en cours ou plus justement des derniers mois, puisqu’elle vient suite à celle des 100 kg saisis le mois d’août dernier. Selon des sources crédibles, c’est suite à des informations que les éléments de la brigade des stups relevant du service central de la police judiciaire de la sûreté de wilaya d’Oran que cette affaire a été élucidée. Cette brigade a lancé l’enquête sur cette affaire mettant sous surveillance, pendant plus d’un mois, le suspect numéro un. Ce dernier a été arrêté le 4 du mois en cours. Il était en compagnie de deux autres individus qui se sont avérés par la suite innocents du trafic de stupéfiants. Lors de son arrestation, le premier suspect, qui faisait l’objet de plusieurs mandats d’arrêt, était en possession d’un faux permis de conduire. Soumis

LES TRAVAILLEURS REVIENNENT À LA CHARGE POUR EXIGER LEUR DROIT
collectif du Grand Hôtel reviennent, L emardi, à lades travailleursseconde foisSGPGESTOURce charge pour la par un rassemblement de protestation afin d’exiger de la et de l’Entreprise de Gestion Touristique de l’Ouest E G T O), le paiement de leur indemnité à la suite de la privatisation de cet établissement hôtelier. Selon le secrétaire de la section syndicale, une grève de trois jours, à partir de ce mardi, a été décidée par les 33 travailleurs en exercice à l’hôtel devant l’absence de réponses des responsables de la tutelle et des autorités concernées. Malgré plusieurs démarches pour exiger le paiement de la quote-part de cette vente estimée à 10% du montant de la transaction immobilière, à ce jour, aucune réponse ne leur a été donnée. Les membres de la section indiquent que les travailleurs de trois autres établissements hôteliers qui ont été privatisés ont encaissé leur indemnisation conformément à la loi en vigueur. Pour ce mouvement de grève par rapport à celui d’octobre dernier, le représentant de la direction a indiqué qu’une ponction sur salaire sera effectuée. Pour sa part, le collectif des travailleurs a indiqué aller vers une grève illimitée dans les prochains jours si aucun signe positif ne sera pas donné à leurs revendications légitimes par leur tutelle. L’on saura que le Grand Hôtel a été acquis pour une somme de 50 milliards de centimes. T. K.

P

La fouille d’un véhicule a permis la saisie le 75 kg de kif traité

à un interrogatoire, il a dénoncé son fournisseur. Ce dernier, qui réside à OranEst, a été appréhendé à Es Senia. Il était dans un véhicule de marque Atos et se trouvait en compagnie d’une autre personne. La fouille du véhicule a permis la saisie le 75 kg de kif traité. En vertu d’un mandat de perquisition, les éléments de la brigade

des stupéfiantss se sont rendus dans son domicile où ils ont découvert 5 plaquettes de kif de 500 grammes chacune ainsi qu’une importante somme d’argent. A partir de cette arrestation et de cette saisie, la chaîne du réseau a commencé à se défaire, ses maillons ont commencé à tomber un à un et les quantités de kif à être

saisies. Ainsi, le présumé fournisseur a dénoncé un autre individu qui serait, selon lui, le principal fournisseur. 32 kg de kif ont été découverts dans le véhicule de ce dernier. Il fut arrêté de suite, également un individu qui l’accompagnait. Toutefois, la grosse prise de kif se trouvait dans son domicile à El Hassi au quartier le Rocher. Là, les policiers ont découvert plus de 300 kg de kif ainsi qu’une autre importante somme d’argent. Précisons que le principal fournisseur a été arrêté lui et un individu l’accompagnant. L’enquête s’est poursuivie et ce sont quatre autres individus, qui seraient membres de ce réseau international de trafic de stupéfiants, qui ont été arrêtés. Les 9 mis en cause seront, selon nos sources, présentés aujourd’hui à la justice pour détention et commercialisation de stupéfiants, association de malfaiteurs, faux et usage de faux et blanchiment d’argent. R. K.

PHOTO : DR

TOURISME

ENTRÉE EN EXPLOITATION DE 13 INFRASTRUCTURES HÔTELIÈRES BIENTÔT
l est attendu, dans les jours à venir, l’entrée en phase d’exploitation de 13 infrastructures hôtelières, au niveau de la wilaya d’Oran, avec une capacité d’accueil de 1372 lits, apprend-on de responsables au niveau de la direction du tourisme de wilaya, ajoutant que la plus grande majorité de ces infrastructures se situe au niveau de la commune d’Oran et des zones balnéaires ouest de la wilaya. L’on saura également qu’une quarantaine de projets similaires est en cours de réalisation, dans le cadre de la concrétisation de l’ambitieux programme de promotion du tourisme au niveau d’Oran, sachant que ces derniers permettront d’offrir près de 4500 lits supplémentaires sur la capacité totale d’accueil de la wilaya. De plus, l’on recense encore plus d’une dizaine de projets non lancés encore, pour cause de dossiers incomplets relatifs aux formalités et autorisations de construction. D’un autre côté, les services du tourisme affirment que des dispositions ont été prises pour inciter les propriétaires des infrastructures hôtelières à améliorer leurs prestations de service dans le domaine de l’hébergement et la de restauration. A noter que la wilaya dispose actuellement de 133 infrastructures hôtelières d’une capacité d’accueil de 12 000 lits, cependant, une grande partie de ces hôtels ne répond pas aux normes internationales d’hébergement et de restauration et ne peut donc être classée dans l’heure actuelle. A.Yacine

I

Démolition d’une cafétéria
H
ier, les services de la commune de Sidi Chahmi ont supervisé une opération de démolition d’une construction à usage commercial, un café qui faisait tache d’huile dans la place publique. Le propriétaire de cette construction a été destinataire de mise en demeure tel que le prévoit la loi, avons-nous appris auprès du maire de cette commune, M.Kacha. Ce dernier précisera que ce citoyen, qui n’était pas en situation irrégulière, a été indemnisé pour son commerce. On saura que la commune lui a remis 160 millions de centimes. Selon le maire, un projet d’aménagement de cette placette a été inscrit. Ce projet entre dans le cadre de l’opération d’embellissement lancé par les services de la commune. Cette dernière, qui fait partie du groupement d’Oran, est également concernée par le concours du meilleur quartier d’Oran. Un concours auquel ont été convié à participer les citoyens et les associations et comités de quartier. R. K.

SIDI CHAHMI

Les dures conditions de travail
L
a situation de la Division de l’Hygiène et de l’Assainissement de la commune d’Oran reste toujours marquée par des insuffisances matérielles notoires pour faire face aux exigences afin de maintenir cette mégapole dans un état de propreté plus acceptable. Les efforts attendus se posent en terme d’urgence, sachant que cette ville s’apprête à accueillir un rendez-vous international des plus importants sur le gaz, le mois d’avril 2010, le GNL 16. Certes, de grands chantiers ont été ouverts pour recevoir, dans les meilleures conditions possibles, les milliers de participants étrangers, mais l’environnement actuel nécessite des interventions plus profondes pour débarrasser le paysage urbain de tous ces points noirs qui défigurent l’image de cette capitale régionale. La première opération à envisager doit d’abord profiter aux agents chargés de la collecte des ordures ménagères qui ne disposent même pas de transport du personnel après le travail à des heures tardives de la nuit ou au petit matin. Ces travailleurs, ils sont près de 700, se plaignent aussi d’être privés de tenues et autres combinaisons et gants de travail, sans oublier le sachet de lait quotidien auquel ils ont droit. Certains agents se plaignent de leur insuffisante prise en charge pour des soins préventifs, étant confrontés aux risques de maladies liées à l’exercice de la profession d’éboueur. Par ailleurs, une visite dans le parc des engins roulants offre également une image peu reluisante avec ces dizaines de camions immobilisés, parfois par manque de pièces détachées. Ni l’acquisition de nouveaux camions bennes tasseuses, ni la dotation annoncée par le ministère de tutelle pour renforcer le parc communal en un quota de dix engins, n’ont réussi à mettre définitivement fin à cet éternel problème d’hygiène et de salubrité publiques. Certes, des opérations spontanées ont été menées pour éradiquer les points noirs dans les cités des douze secteurs urbains de la commune et des campagnes de volontariat ont mobilisé les habitants par le biais des comités de quartiers et amélioré la situation de l’environnement dans certaines cités à forte densité. Cependant, il reste beaucoup à faire pour atteindre les objectifs. A ce titre, les administrés et l’administration doivent conjuguer leurs efforts avec beaucoup plus de civisme, pour les premiers, et avec plus de responsabilité et de sérieux, pour la seconde. A. Bendenia

ÉBOUEURS

BOULELIS

DES CAS DE BLUE TONGUE DÉPISTÉS
Des cas non encore confirmés mais douteux de blue tongue ont été récemment dépistés dans la localité de Boutlélis, at-on appris de source sûre. Une équipe de vétérinaires relevant de la direction des services agricoles (DSA) est sur place afin d’évaluer le nombre d’ovins atteints. La rumeur qui amplifie cette situation ajoute à l’inquiétude des éleveurs et autres maquignons à quelques jours seulement de l’Aïd El Adha. Officieusement, cinq cas de la maladie bleue auraient été enregistrés par les services compétents. Mais d’ores et déjà, des mesures draconiennes ont été prises par les services agricoles de la wilaya à l’effet d’endiguer cette pathologie animale. Ainsi, nous croyons savoir qu’une campagne de sensibilisation a été dépêchée à Boutlélis et au niveau des localités à forte concentration de cheptel. Des agents de la DSA ont été affectés aux opérations de désinsectisation et des contrôles sévères d’ovins sont menés par les vétérinaires. La DSA de la wilaya appelle à la vigilance des éleveurs pour prévenir les services concernés sur toute maladie animalière suspecte. Z. Saber

El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 11

RÉGION CENTRE PME ET ARTISANAT À MÉDÉA SONELGAZ À BLIDA

Tant de contraintes à lever
● wilaya de Médéa compte plusieurs zones d’activité mal viabilisées et mal desservies, La ce qui dissuade plus d’un à investir dans le créneau de la PME et de l’artisanat.

Sensibilisation contre les risques liés au gaz
a direction de la distribution de Sonelgaz, en partenariat avec les services de la Protection civile de Blida, a donné récemment, au niveau de l’école technique, le coup d’envoi de la campagne d’information et de sensibilisation contre les risques liés au gaz. Le choix de cette période n’est pas fortuit, puisque cette campagne démarre à l’approche de la saison hivernale où les explosions et les fuites de gaz augmentent. Cette campagne s’appuie sur la diffusion d’affiches dans différents lieux publics et la distribution de flayers par les services commerciaux de Sonelgaz (un flayer par quittance d’électricité). Ces supports présentent des conseils préventifs liés aux cas d’intoxication dus aux gaz brûlés et aux cas d’asphyxie et d’explosion causés par les fuites de gaz. La même direction prévoit aussi l’organisation de séances de sensibilisation au niveau de 46 établissements scolaires (primaire, moyen et secondaire). Le choix des écoliers, soulignent les initiateurs de cette campagne, n’est pas fortuit, puisque l’esprit de sécurité et l’acquisition des bons réflexes s’inculquent à cet âge. Ils sont même susceptibles de transmettre ces bons réflexes à leurs familles respectives. Aussi, les femmes au foyer sont touchées par cette campagne d’information et de sensibilisation contre la mauvaise utilisation du gaz naturel, car elles sont plus exposées à ce genre de risques, du fait qu’elles passent la majeure partie de leur temps à la maison. Dans ce cadre, la direction de distribution de Sonelgaz envisage d’organiser des séances d’information et de sensibilisation à leur intention dans les établissements d’alphabétisation qui regroupent généralement cette catégorie de personnes en quête de connaissance. Enfin, la Protection civile, qui a organisé des exercices d’intervention et de sauvetage dans ce volet, en insistant sur les gestes qui sauvent, a profité de cette opportunité pour lancer un message de prudence et de vigilance en direction des foyers au cours de cette saison hivernale, où l’utilisation du gaz est optimale. Hocine Mallek

L

La culture de l’entrepreneuriat reste encore à développer

PHOTO : M. SALIM

L

’université Yahia Fares de Médéa a organisé, lundi dernier, à l’occasion de la Journée nationale de l’artisanat, un atelier de réflexion sur la promotion de la culture de l’entrepreneuriat. Dans son intervention, le ministre de la PME et de l’Artisanat, Mustapha Ben Bada, qui était présent lors de cet événement aux côtés des autorités locales, a exhorté les futures diplômés universitaires à créer leurs propres entreprises pour réussir le gage de l’ouverture de l’économie du pays à celles de l’UE et des pays arabes dans le cadre de la zone de libre-échange. Dans son diagnostic sur la situation du secteur de la PME dans la wilaya de Médéa, le ministre a considéré que cette wilaya dispose quand même d’un tissu de PME assez conséquent, évalué à 3144 PME en 2007. En 2009, ce chiffre est passé à 3570 PME, embauchant ainsi plus

de 27 500 salariés. Toutefois, pour la catégorie des PME qui embauchent moins de 10 salariés, leur nombre, précise le ministre, n’a pas évolué dans cette wilaya, ajoutant que les créneaux liés aux services à l’habitat et aux travaux publics embauchent, à eux seuls, plus de 90% des salariés, contre seulement 11,93% pour les petites entreprises activant dans le domaine du plastique, de l’agroalimentaire... Selon les estimations du premier responsable du secteur de la PME et de l’artisanat, la wilaya de Médéa devra enregistrer dans le cadre du quinquennat 2010-2014 un quota de 5% des 200 000 PME projeté à cet horizon à travers le pays. Notons aussi que le ministre a annoncé, dans le sillage de cette rencontre, le lancement à travers tout le territoire national d’une caravane de sensibilisation pour promouvoir la culture de l’entrepreneuriat chez les

citoyens. Dans ce sens, la direction de la PME et de l’artisanat de la wilaya de Médéa a élaboré un guide de l’investissement qui recense toutes les opportunités de création d’entreprises créatrices d’emplois et de richesses. Dans le même contexte, une rencontre consultative pour la coordination des efforts dans l’orientation des diplômés concepteurs de projets, entre l’université et la direction de la PME et de l’artisanat, a précédé la visite du ministre. Ceci étant, force est de souligner que la wilaya de Médéa compte à l’heure actuelle plusieurs zones d’activité mal viabilisées et mal desservies, ce qui dissuade plus d’un à investir dans le créneau de la PME et de l’artisanat. Aussi, beaucoup d’artisans ont mis la clef sous le paillasson en raison de l’invasion des produits chinois d’une part et des coûts élevés de la matière première d’autre part. Mohamed Abdelli

EL AFFROUN

Vol au bureau de poste
se présentant lundi dernier au bureau Affroun E nopération de allait être dénommé O. voldeenposte d’Elsupérieurpourlaeffecteurneune retrait, le H., technicien de santé, se doutait pas qu’il victime d’un présence de nombreuses personnes. En effet, il était 15h10 lorsqu’une dizaine de personnes, parmi elles O. H., étaient agglutinées devant le guichet des retraits, après avoir aligné sur le comptoir leurs pièces d’identité, avec, à l’intérieur, le chèque. C’est en voulant se renseigner auprès du préposé au guichet sur la lenteur de l’opération de retrait, que O. H. se rendit compte qu’il venait d’être victime d’un vol. Profitant d’un moment d’inattention des usagers, une personne, dont l’identité et le sexe reste encore indéterminés, a, en effet, subtilisé le permis de conduire et le chèque de O. H. avant de prendre la fuite. Sans plus tarder et après les formalités d’usages pour bloquer son numéro de compte, il se rendit au commissariat de police de la daïra d’El Affroun pour déposer plainte. De leur côté, les services d’Algérie Poste demandent aux usagers de ne pas déposer leur pièce d’identité et leur chèque sur le comptoir et de respecter la queue, afin d’éviter les cas de vol. Toutefois, l’on apprend qu’un distributeur de tickets, acquis par la nouvelle poste d’El Affroun il y a de cela plus de 3 ans, demeure, à ce jour, non fonctionnel. Son utilisation est pourtant indispensable pour mieux organiser les longues queues et éviter l’anarchie les vols. Signalons enfin que ce n’est pas la première fois que de tels actes sont signalés à l’intérieur même des bureaux de poste dans la wilaya de Blida. Ceux de Mouzaïa et d’El Affroun sont réputés pour ce genre de mésaventures que subissent des usagers de la poste. Il faut dire que dans ces deux bureaux règne un désordre révoltant, provoqué par des jeunes sans scrupules qui profitent de cette anarchie pour accomplir leur forfait. Abdelkader L.

Lutte contre la maladie de la langue bleue
la wiL es services vétérinaires dans jours, laya de Aïn Defla sont en état d’alerte maximale ces derniers pour tenter de circonscrire d’éventuels foyers de la maladie de la langue bleue ou blue tongue, apprend-on auprès des services concernés. Cette maladie, qui touche principalement les ovins, a déjà frappé le mois écoulé au niveau de la commune de Bir Ould Khelifa (sud-ouest du chef-lieu de la wilaya de Aïn Defla) où 54 cas avaient été détectés sur 1200 têtes d’ovins contrôlés. Pour autant, les risques sont toujours présents, particulièrement dans les zones frontalières avec les wilayas où l’épizootie avait été signalée récemment, telles que la wilaya de Chlef où 40 moutons vaste opération de dépistage et de lutte contre cette maladie. L’opération a déjà touché 8 communes comptant des zones réputées à haut risque et 22 zones ont reçu les traitements nécessaires. Ces opérations devront se poursuivre et les éleveurs sont appelés à se rapprocher des structures compétentes et à se montrer vigilants en veillant sur leur cheptel et en signalant le moindre symptôme lié à cette maladie. Ces précautions prises par les responsables du secteur de l’agriculture, tout comme les craintes des éleveurs, sont des plus justifiées à l’approche de l’Aïd El Adha, tandis que les citoyens appréhendent surtout une envolée du prix du mouton en cas d'atteinte du cheptel. Des craintes légitimes au vu de la flambée des prix de la viande rouge, constatée actuellement dans les commerces de la wilaya où le kilogramme de viande ovine et bovine est cédé à 1000 DA. Aziza L.

AÏN DEFLA

BOUFARIK

Le MTCB réconforté par la justice
e litige opposant deux clubs de tennis, le MTCB et le WMB, a fini par connaître son épilogue. En effet, le tribunal de Boufarik a rendu un jugement, attendu par le milieu sportif local, au terme duquel, le WMB a été condamné parce qu’il activait sans agrément. Cette affaire remonte au début des préparatifs de création d’une équipe de tennis par ladite association qui n’a pas daigné se conformer à la réglementation en vigueur, imposant a priori l’obtention de l’avis technique de la fédération et l’autorisation express des services de la wilaya. Ainsi, en l’absence de ces documents, les membres de l’association WMB se sont attelés à placarder des affiches et des appels à l’adhésion, moyennant une somme d’argent, allant même jusqu’à tenter l’occupation du site d’une autre association, à savoir le MTCB. Anis B.

L

BUREAU DE

EL WATAN

ont été décimés par la maladie, selon une source locale. A noter que la fièvre catarrhale prolifère à la faveur de conditions climatiques particulières, alternant périodes de chaleur et taux d’humidité élevé. En outre, le virus de cette maladie peut se propager rapidement par l’action des vents. Aussi, l’inspection vétérinaire de la wilaya de Aïn Defla a entrepris une

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El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 11

RÉGION EST 6e SALON DE L'ARTISANAT À OUM EL BOUAGHI SKIKDA

Des projets et des sous pour booster les métiers traditionnels L
● plus des objets traditionnels exposés, le public a eu droit à des conférences En centrées sur le développement de ce secteur.
rganisé du 6 au nels exposés, le public a 9 n ove m b r e , eu droit à des conféconjointement rences centrées sur l'artipar la direction de la sanat, ainsi que les voies PME et la Chambre de et moyens de le dévelopl'artisanat et des méper. D'ores et déjà, il est tiers (CAM), le 6e saquestion d'encourager les lon de l'artisanat tradiartisans en les dotant de tionnel a vu la matériel. Le directeur de participation de six wila CAM a parlé de la réalayas avec 32 particilisation de 62 projets. pants, dont les travaux Ces derniers seront ont été exposés dans prompts à booster le secles halls de la maison teur de l'artisanat. Les de la culture Nouar postulants à ces projets Boubakeur du chefbénéficieront d'un matélieu de wilaya. Les viriel dont la valeur est essiteurs ont eu le loisir timée à 100 000 DA. d'apprécier le travail Sept spécialités sont des artisans des wiconcernées par ces aides. 62 projets sont inscrits, avec 100 0000 DA pour chaque bénéficiaire layas participantes. On peut citer, entre Khenchela, qui dépend de la CAM d'Oum tionnelle robe kabyle, dont les couleurs autres, la sculpture sur bois, le tissage, les chatoyantes forment une composition bijoux traditionnels, le plâtre…Ceci, en El Bouaghi, a participé avec le célèbre tapis de Babar, un tapis qui se distingue des digne d'une peinture d'art. On aura aussi attendant la réception de la maison de l'arautres par la beauté de ses motifs. Tizi Ou- remarqué les beaux objets en céramique tisanat implantée à Aïn Beïda et qui zou, Béjaïa et Boumerdès, outre le travail qui sont l'œuvre d'artisans de la wilaya de constituera, sans doute, un véritable pôle de l'argent (bijoux), ont exposé la tradi- Boumerdès. En plus des objets tradition- destiné à développe le secteur. L. Baâziz

20 ans de prison ferme pour un meurtrier

O

a cour de Skikda a condamné à 20 ans de réclusion B.T., âgé de 31 ans, accusé de meurtre avec préméditation, et à une année de prison ferme son frère B.F., accusé quant à lui de complicité. Les faits remontent au 20 mars 2009 quand, aux environs de 13 heures, le principal accusé, B.T., et la victime, décédée quelques heures plus tard des suites de ces blessures, se sont fixé rendez-vous au lieudit Bou Elkhénzir, dans la commune de Aïn Kechra, afin de mettre définitivement fin au conflit qui les opposait. Refusant de s'acquitter de sa dette, la discussion s'est vite transformée en altercation entre les deux jeunes. L'accusé décidera alors de faire appel à son frère en lui demandant de barricader la route pour coincer les deux victimes. Une dizaine de personnes, munies de bâtons, étaient sur les lieux pour intercepter les deux victimes. Celles-ci recevront alors des coups à différents endroits du corps, mais celui asséné à la tête de la victime lui sera fatal puisque, après quinze jours d'hospitalisation, elle succombera à ses blessures. Par ailleurs, et lors de son sévère réquisitoire, le procureur général requerra la peine capitale à l'encontre des deux accusés. D. D.

EL MILIA (JIJEL)

PHOTO:ARCHIVES/B.AHCENE

La campagne de la cueillette des olives lancée
par excellence, des olives lancée jours. De nombreuses familles T raditionestancestraledepuis quelques la campagne de la cueillettechehabitant les différents douars et mechtas de la région ont pris le min des oliveraies pour cette campagne qui va se poursuivre jusqu'au mois de février prochain. Pour cette année, la récolte s'annonce faible, à en croire le témoignage de certaines personnes qui se sont lancées dans la cueillette de leurs olives. La vieillesse des oliviers, conjuguée à des conditions climatiques que ces mêmes interlocuteurs ont jugé défavorables, ainsi que des maladies qui auraient touché les graines d'olives semblent être les causes de cette faible récolte. Travail pénible et harassant, la cueillette des olives, que d'aucuns jugent une véritable corvée, a presque toujours été l'apanage des femmes. L'avènement des huileries modernes a, cependant, mis fin à l'extraction de l'huile par les méthodes traditionnelles connues. Pour l'histoire, l'huile d'olive a toujours figuré, depuis des époques lointaines, dans les traditions locales. Aucune famille ne peut s'en passer de par les vertus tant vantées de ce produit, très demandé, de surcroît. L'année dernière, le prix du litre a atteint les 400 DA, en dépit d'une récolte satisfaisante. Eu égard au contexte inflationniste galopant qui n'épargne aucun produit, il est attendu que ce prix va encore flamber, particulièrement si l'huile d'olive arrive à ne pas être disponible en quantité suffisante. Rami Z.

LE MOUTON DE L'AÏD SE FAIT DÉSIRER
A
vingt jours de l'Aïd El Kébir, les chefs de famille discutent déjà de ce que sera le prix du mouton destiné au sacrifice. Au niveau des marchés à bestiaux de la région, tels ceux de Meskiana, Aïn Beïda et Oum El Bouaghi, les prix du mouton flambent. Le plus petit agneau est proposé à 10 000 DA, sinon plus. Les maquignons se frottent les mains, sûrs qu'ils feront de bonnes affaires, la semaine précédant la fête. Nombre de familles ne dérogeront pas au rite de Sidna Ibrahim et iront jusqu'à s'endetter pour satisfaire leur progéniture. L. B.

Débrayage au centre universitaire
a situation au centre universitaire Abdelhafid Boussouf de Mila semble s'envenimer entre l'administration et la population estudiantine, si l'on se fie au débrayage entamé hier par les étudiants activant sous la bannière de l'Union général des étudiants algériens (UGEA). Selon les affirmations de son porte-parole, Bilal Benabderrahmène, un préavis de grève de 3 jours aurait été introduit sous les auspices d'un huissier de justice auprès des instances concernées. «L'exigence d'ouverture d'écoles doctorales de post-graduation et de nomination de responsables pédagogiques de qualité, le comportement de certains directeurs d'instituts, qui serait à la limite de la bienséance et la non-perception d'une soixantaine d'étudiants de leurs bourses», sont mises en avant par les grévistes, dont le nombre est estimé à plu-

MILA

TÉBESSA

Le personnel du lycée Chareït Lazhar en grève illimitée
e personnel du lycée de Chereït Lazhar à El Hammamet (15 km au nord du chef-lieu) est entré hier en grève illimitée pour réclamer le départ du censeur et du surveillant général de l'établissement à la suite d'une décision de réintégration à leurs postes par la direction de l'éducation de la wilaya, et ce après leur suspension par le directeur de l'éducation en septembre dernier. Une décision, à laquelle les professeurs et les adjoints de l'éducation s' y opposent farouchement. En effet, selon une pétition signée par l'ensemble du personnel (dont El Watan a reçu une copie), les protestataires demandent le départ immédiat des deux administrateurs qui sont, d'après eux, derrière la dégradation du lycée, notamment les conflits larvés entre les contestataires et le proviseur, d'une part, et entre les professeurs et les d'adjoints de l'éducation de l'autre. Depuis le début de l'année scolaire, de nombreux débrayages ont bloqué, à maintes reprises, le lycée, ce qui avait nécessité le déplacement du directeur de l'éducation de la wilaya, Kamel Zid, et une commission formée des élus de l'APW pour réconcilier les protagonistes, mais vainement. Lakehal Samir

L

sieurs centaines, à en croire les représentants syndicaux de l'UGEA. Contacté à ce sujet, Ali Boukaroura, recteur du centre universitaire, confirme, en effet, le déclenchement inattendu du mouvement de protestation vers 9 heures, précisant toutefois qu'«il n'a été destinataire d'aucun préavis de grève, si ce n'est une copie du communiqué récupérée auprès de ses agents». Et de poursuivre: «Nous avons été surpris, la veille, lorsque les partenaires de l'UGEA, conviés à une réunion de coordination au même titre que leurs collègues de l'UNEA, ont boycotté la séance». Regrettant que les contestataires en soient venus à bloquer l'accès des amphithéâtres devant les étudiants désintéressés par le débrayage, A. Boukaroura pense que les contestataires étaient tout au plus une quarantaine. M. Boumelih

L

Les cheminots réclament leurs allocations familiales
epuis le mois d'avril 2009, les employés de la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF), en fonction dans les gares et passages à niveaux gardés de Boukamouza, Bouchegouf, Mdjez Safaâ et Aïn Tahmimine, relevant de la daïra de Bouchegouf, n'ont pas perçu leurs allocations familiales. Une situation clairement expliquée par un émissaire des travailleurs que nous avons rencontré, appuyant ses propos par une pétition, dont une copie nous a été remise. En effet, selon nos interlocuteurs, plus de

GUELMA

BALLET NATIONAL ALGÉRIEN

D

75 employés de la SNTF région de Bouchegouf, contrairement à leurs collègues de Annaba et Souk Ahras, n'ont pas reçu leurs allocations familiales. A ce sujet, ils déclarent: «Nous nous sommes présentés au guichet de la CNAS, que ce soit celle de Bouchegouf ou celle de Guelma. Il nous a été confirmé que les allocations attribuées sont de 300 DA par enfant et non pas 600 DA, comme le voudrait la réglementation.» Et d'ajouter: «Cependant, nos collègues de Annaba et Souk Ahras perçoivent 600

DA par enfant. Nous mêmes percevions la même somme avant le mois d'avril 2009.» Mais encore, les cheminots de la gare de Bouchegouf ont été surpris, nous dit-on, d'essuyer un refus de dépôt du dossier d'un employé accidenté du travail de la part de la CNAS de Bouchegouf. Les préposés de cette agence leur ont signifié que le dossier devait être remis et enregistré à la CNAS de Constantine. «C'est une situation anodine, voire illogique», s'exclament les cheminots. Karim Dadci

Une tournée de charme à l'Est du pays

nnoncée du 7 au 13 novembre, la tournée du ballet national algérien à l'Est du pays permettra aux danseuses et danseurs d'étaler leur savoir-faire artistique en présentant un patchwork chorégraphique dédié aux danses populaires algériennes. Les scènes de Tébessa, Oum El Bouaghi, Guelma, Constantine et Batna seront les haltes choisies par l'ensemble national pour aller à la conquête d'un public qui a toujours fait preuve d'enthousiasme. Promises aux frétillements joyeux du corps, les soirées programmées seront un moment de pur bonheur; elles empliront les lieux et les cœurs d'une gestique féerique que seules les danses populaires terguies, kabyles, chaouies et alaouies peuvent assurer dans une ambiance bariolée aux couleurs chatoyantes des beaux costumes traditionnels. Djamel B.

A

El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 11

KABYLIE INFO
WILAYA DE BOUIRA MELAOUA

La Journée de l’artisanat célébrée
● Une riche exposition a été tenue dans le hall de la pépinière des entreprises de Bouira à laquelle ont pris part une soixantaine d’artisans issus de la wilaya.

LES VILLAGEOIS HAUSSENT LE TON
u pied de la montagne de Melaoua, à quelques kilomètres au sud du chef-lieu communal de Bechloul, une bourgade de plus de 1000 habitants attend désespérément son lot de développement. Tout semble manquer dans cette localité. La plate forme des revendications élaborée par les membres de l’association « Thafsuth », adressée aux autorités locales, en dit long sur la souffrance des habitants. Le village est privé de gaz naturel alors que le réseau est arrivé jusqu’aux villages limitrophes. Ainsi, la bonbonne de gaz butane ou le bois de chauffage seront de mise pour toute la saison froide. L’eau potable fait partie des problèmes qui pénalisent encore le village. Les gens ne comptent que sur les citernes pour s’approvisionner. Le projet de réalisation d’un château d’eau qui devra desservir Melaoua et les deux autres hameaux, à savoir Bouaïche et El Kodia, tarde à voir le jour. Le village souffre aussi de l’absence du réseau d’assainissement. Le chemin communal qui mène à Melaoua depuis la ville de Bechloul est impraticable. Les travaux d’entretien qui ont été entamés s’avèrent du bricolage, du point de vue des habitants. Il suffit d’une petite pluie pour que la route soit totalement inondée. Les écoliers du village n’ont pas encore bénéficié du transport scolaire, et ce, pour la bonne raison que les deux bus communaux ne trouvent pas de chauffeurs. La couverture sanitaire fait également défaut. La demande portant la réalisation d’une salle de soins qui réponde aux besoins de près de 3000 habitants ne connaît toujours pas de suite. Pourtant, une assiette de terrain a été offerte par un citoyen du village. Même sort pour les projets de réalisation d’une aire de jeu et d’un foyer pour les jeunes. Ces derniers attendent la concrétisation des promesses des responsables locaux. Ali Cherarak

A

S

ous le slogan «authenticité et innovation», la wilaya de Bouira a vécu cette semaine un rendez-vous où l’artisanat s’est présenté sous ses diverses déclinaisons, à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de l’artisanat, coïncidant avec le 9 novembre de chaque année. Une riche exposition des différents articles artisanaux a ainsi été tenue dans le hall de la pépinière des entreprises de la de Bouira à laquelle ont pris part une soixantaine d’artisans tous issus de la wilaya. Les responsables de la direction de la PMEA (petites et moyennes entreprises et de l’artisanat) ainsi que ceux de la chambre régionale d’artisanat et des métiers de Béjaïa, organisateurs de la rencontre, se sont «mobilisés pour réussir cet événement qui se veut un moyen de vul-

PHOTO : D. R.

Les artisans bénéficieront désormais de l’exonération d’impôts

SOUR EL GHOZLANE
vices de l’Etat au niveau local, mais surtout sur le nécessaire développement des circuits de production locaux à même de pouvoir contrer cette concurrence. M. Salah Boualenh, directeur de la PME de la wilaya, qui abonde dans le même sens, dira que sa direction veillera à l’encouragement des artisans à se constituer en entreprises, lequel moyen, selon lui, permettra d’asseoir une stratégie de développement et de régulation du marché des produits artisanaux. Un vœu partagé par les différents artisans que nous avons interrogés sur place, et qui souhaitent voir les pouvoirs publics prendre les mesures adéquates à même de réhabiliter l’artisanat en tant qu’activité économique viable, mais surtout en tant que garante d’un legs ancestral dont la valeur culturelle est inestimable. Lyazid Khaber

BOUKHALFA

La cité universitaire dans le noir
Les résidents de la cité universitaire garçons de Boukhalfa souffrent le martyre ces derniers jours, passant leurs nuits dans le noir après la suspension de l’alimentation en énergie électrique d’une bonne partie des pavillons qui composent leur résidence. En effet, depuis samedi dernier, une panne d’électricité due au vol du disjoncteur principal a privé tous les nouveaux pavillons qui abritent les deux tiers des résidents du courant alternatif et a plongé leurs occupants dans le noir avec tout ce que cela engendre comme désagréments aux étudiants. Ces derniers, qui se rabattent sur les bougies pour éclairer un tant soit peu leurs chambres, éprouvent des difficultés pour prendre leur dîner car un seul resto est opérationnel, d’autant que le nouveau restaurant est touché par la coupure du courant. La file d’attente s’est donc naturellement prolongée jusqu'à l’extérieur du réfectoire et les étudiants doivent prendre leur mal en patience avant de servir leur plateau. Les résidents saisissent leur direction pour qu’elle solutionne ce problème dans les plus brefs délais. L M.

gariser le produit artisanal local, et par là réunir les artisans autour d’objectifs communs permettant de faire de cette wilaya un carrefours pour le développement de ce circuit de production ». Un avis que le wali de Bouira, qui procédera à l’ouverture de l’exposition, soutiendra en rassurant les artisans présents quant à la disponibilité de son administration pour la facilitation de l’accès aux locaux et l’encouragement des artisans dans leurs démarches d’amélioration du produit local. Khendriche Arezki, président de la CAM Béjaïa, qui supervisait l’organisation, dira de son côté que «l’objectif recherché à travers cette manifestation, est de faire connaître les artisans aux citoyens, et par-là même faire découvrir, aux jeunes, notamment, l’importance de l’artisanat qui est l’un des circuits les plus importants pourvoyeurs

d’emploi». Le même avis est défendu par le directeur de la CAM, M. Zoulim, qui dira que «la CAM a pour objectif de mieux encadrer les artisans et de leur montrer le chemin à suivre pour bénéficier des différentes aides dans le cadre des dispositifs mis à leur disposition, à l’instar de l’Ansej, de l’Angem et du fond de promotion de l’activité artisanale». Notre interlocuteur qui revient sur les différentes mesures incitatives dont bénéficient les artisans, annoncera que l’Etat vient d’introduire une nouvelle mesure à l’égard de cette frange et qui consiste en l’exonération d’impôts à vie. Evoquant les problèmes rencontrés par les artisans, notamment la commercialisation de leurs produits et la concurrence parfois déloyale des produits étrangers, nos interlocuteurs ont insisté sur l’implication de tous les ser-

INSCRIPTION DE 300 LOGEMENTS
L

a commune de Sour El Ghozlane, au sud de Bouira, vient de bénéficier d’un nouveau programme de réalisation de 300 logements sociaux locatifs. La notification dudit programme complémentaire a été faite la semaine écoulée par le ministère de l’Habitat suite à la récente visite de travail de Noureddine Moussa dans la localité. A cette occasion, le ministre a été interpellé par les citoyens rencontrés sur place, ce qui serait à l’origine de cette notification. En effet, nous apprenons du côté de l’OPGI de Bouira que le ministère de tutelle a alloué une enveloppe de plus de 22 millions DA, destinée au « financement des études et au suivi dudit projet. L'inscription de l'opération de réalisation des logements et VRD (voiries et réseaux divers) aura lieu après finalisation des études et obtention des résultats des appels d'offres». D’autre part, les responsables du secteur de l’habitat annoncent l’attribution d’un autre programme d’aide à l’habitat rural, comptant 200 aides destinées aux populations des communes rurales d’Ahnif et d’Ath Mansour, à l’est de la wilaya. L. Khaber

TIZI GHENIFF (TIZI OUZOU)

GROGNE À LA CITÉ DU 5 JUILLET

Controverse autour d’une décharge
es habitants du village Boussouar, dans la commune d’Aït Aïssa Mimoun, s’opposent à l’implantation d’une décharge publique intercommunale au lieudit Taassasth. Ils motivent leur refus par la proximité de l’assiette du projet par rapport aux habitations. «Nous sommes scandalisés par la gestion du président de l’APC, notamment l’implantation de la décharge intercommunale et cela, dans l’ignorance totale des règles

AÏT AISSA MIMOUN

la matinée S ous une50pluie battante,au5très tôt dans chef-lieuontdelalundi, les habitants du lotissement Juillet du de daïra de Tizi Gheniff, à kilomètres sud de Tizi Ouzou, investi le siège de l’APC pour l’occuper durant toute la journée. Ils ont eu recours à cette action pour se faire entendre, estimant que leurs préoccupations posées légalement et à maintes reprises demeurent sans solutions. Les acquéreurs qui ont érigé des habitations à grands coût sont toujours sans acte de propriété, alors que le lotissement a été créé en 1982. A cela s’ajoute le fait que les lieux accusent un manque flagrant d’aménagement urbain. En effet, les artères sillonnant ce quartier, non bitumées, dépourvues de trottoirs, sont difficilement praticables. «Nous exigeons que ces voies soient aménagées selon les normes appropriées et que l’accès au lotissement qui longe la façade du siège de la sûreté urbaine sise à une encablure de nos habitations soit rouvert à la circulation, car c’est la meilleure voie qui relie notre quartier au centre-ville», a déclaré l’un des protestataires. S’agissant des conséquences engendrées par cette action radicale, nous avons constaté que les nombreux citoyens qui se sont déplacés à la mairie et à la recette de la CNASAT sont repartis déçus et bredouilles après avoir été bloqués pendant des heures et de surcroît sous la pluie. Concernant l’issue donnée à ce mouvement, les habitants du lotissement indiquent qu’une délégation a été reçue par le chef de la daïra de Tizi Gheniff. L’on a appris que le directeur de l’urbanisme de la wilaya de Tizi Ouzou a promis aux protestataires que les travaux de viabilisation dudit lotissement ont été retenus. «Si rien n’est fait d’ici un mois, nous reviendrons à la charge», a menacé un membre de la délégation à l’issue de l’entrevue avec le chef de daïra. Ali Said M.

L

élémentaires d’hygiène, de santé publique des citoyens en général et ceux de notre village en particulier», déplorent-ils dans une déclaration déposée à la rédaction de notre bureau. «Notre refus est motivé par la présence d’un grand nombre d’habitations, d’une crèche et de la bibliothèque municipale, à une distance ne dépassant pas 200m. Ce site est également proche de la route communale, du nouveau cimetière et de l’aire de jeux et de

détente qui mérite d’être préservée» ajoutent-ils. Les villageois ont tenu une réunion pour débattre des conséquences de ce projet et ont exprimé à l’unanimité leur refus quant à l’aboutissement de cette idée, selon la même déclaration. «Nous sommes déterminés à empêcher sa réalisation. Il y a d’autres sites plus indiqués pour ce genre de réalisations», concluent les représentants du comité du village. A.T.

El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 11

RÉGION OUEST
GRÈVE DANS L’ENSEIGNEMENT

CHLEF

TISSEMSILT

Le secteur éducatif paralysé à Saïda

Lors de ces deux jours de grève des syndicats (Unpef et Cnapest), les trois paliers du secteur éducatif sont paralysés, seuls les vacataires et jeunes du pré emploi ont enseigné. Selon Kharoubi Boubakeur, premier responsable du Cnapest, «durant ces deux jours de grève entrant dans la semaine de boycott des cours pour revendiquer nos droits, la grève a été largement suivie, le taux de participation dans les 17 lycées de la wilaya est de 77,59%». Pour sa part, Tabiti Abderahmane, secrétaire général de l’Unpef, «le taux de participation des grévistes a atteint 75% pour le cycle primaire et 65% pour le cycle moyen». S. A.

Triste souvenir des inondations de 2001
● Quinze communes, sur les trente-cinq que compte la wilaya, avaient été alors déclarées officiellement zones sinistrées. Il s’agit, entre autres, de Ténès, El Marsa, Sidi Abderrahmane, Talassa, Dahra, Abou El Hassene, Sidi Akkacha et Bouzeghaïa.

1248 foyers raccordés au gaz de ville
is à part l'inauguration de la nouvelle direction située à Haï Castors par Chakib Khelil, ministre de l'Energie et des Mines, lors de sa dernière visite à Tissemsilt, la direction dudit secteur procèdera, dans les meilleurs jours à venir, au raccordement au réseau électrique de plus 1248 foyers au niveau des agglomérations urbaines situées à travers les communes de la wilaya avec une enveloppe financière estimée à 93 millions de DA. Ainsi, le taux de raccordement en électricité a dépassé largement le taux national avec 98%. Parallèlement à cela, 113 foyers, juchés sur des zones très escarpées et plus loin du réseau d’électricité, seront raccordés incessamment à l’énergie solaire. Pour ce qui est de l’exploitation minière, plusieurs projets sont en voie de lancement par des investisseurs privés. Ces réalisations, qui ont contribué efficacement à la fixation des milliers de familles dans leurs douars d’origine, s’ajouteront aux 9 carrières qui sont opérationnelles avec une capacité totale de 4000 tonnes /an d’agrégats, à la mine de baryte qui produit 33000 tonnes/ an et occupe plus de 450 employés et, enfin, à la briqueterie fraîchement mise en service sur la RN 14, à quelques encablures du chef-lieu de la wilaya de Tissemsilt. B. E. H.

M

L’UNPEF rejoint le mouvement à Relizane
Finalement, les enseignants des collèges de la wilaya de Relizane, notamment les affiliés au syndicat autonome l'UNPEF, ont emboîté le pas à leurs collègues des lycées et ont paralysé les CEM. C'est ce que nous apprenons d'un responsable local de ce syndicat. En effet, 65 collèges sur les 100 existants ont, depuis hier, adhéré au mouvement de débrayage déclaré par l'intersyndicale de la Fonction publique. Se montrant rassuré par la compréhension des enseignants ayant déjà manifesté leur attachement à la grève, notre interlocuteur affirmera que les établissements scolaires encore récalcitrants suivront dès demain. Nos revendications sont légitimes et verseront dans l'intérêt de la scolarité de nos enfants et de ce fait, nous nous sentons tous, syndicalistes ou non, concernés par cette action, conclut-t-il. I. B.

PHOTO : YECHKOUR/ ARCHIVES

EL BAYADH

Certains ouvrages se sont avérés carrément inefficaces pour parer aux innondations

’anniversaire des inondations du 10 novembre 2001, qui avaient durement frappé la région, est passé quasiment inaperçu hier. Aucune rencontre ni manifestation n’ont marqué cette journée qui devait être normalement consacrée à l’évaluation des mesures prises pour prévenir une telle catastrophe. Rappelons que les inondations de 2001 avaient causé des dégâts humains et matériels importants, en particulier dans le nord de la wilaya et sur le littoral. Quinze communes, sur les trente-cinq que compte la wilaya, avaient été alors déclarées officiellement zones sinistrées. Il s’agit, entre autres, de Ténès, El Marsa, Sidi Abderrahmane,

L

Talassa, Dahra, Abou El Hassene, Sidi Akkacha et Bouzeghaïa. Les crues avaient été, on s’en souvient, provoquées par l’absence d’ouvrages de protection des riverains contre les débordements des oueds. La leçon a-t-elle été retenue ? C’est la question qui revient sans cesse dans les discussions des Chélifiens.

DOMMAGES Il faut rappeler qu’au lendemain de cette catastrophe, le Gouvernement avait décidé une série de mesures d’urgence pour prendre en charge les dommages causés. La plus importante portait sur la construction de digues et de galeries souterraines pour évacuer les

crues. Cependant, certains ouvrages se sont avérés carrément inefficaces et ont dû être refaits et surdimensionnés, moyennant de nouvelles opérations financières. C’est le cas, par exemple, des travaux exécutés à Ténès et Talassa et qui ont nécessité une enveloppe supplémentaire de plusieurs milliards de centimes. De même, les inondations enregistrées ces dernières années ont également fait ressortir de graves défaillances dans les autres communes exposées à ces risques. Cela laisse supposer que la gestion des catastrophes reste toujours aléatoire avec toutes les conséquences qui en découlent pour les personnes et les biens. A.Yechkour

Feu vert pour l'indemnisation des fellahs sinistrés fellahs dont exploitations agricoles été dureL es petitstravers les huitlescommunes de la wilaya ontécoulée et ment affectées par les intempéries durant l'année recensés à d'El Bayadh
classées zones sinistrées, retrouvent enfin le sourire. Le feu vert vient d"être donné par les autorités locales pour les dédommager par le biais de versements proportionnels aux dégâts subis. Une enveloppe financière d'un montant global de plus 95 millions, 378 mille dinars vient d'être débloquée au profit de 683 d'entre eux. La Direction agricole de la wilaya a d'ores et déjà mis en place tous les mécanismes d'application de cette mesure. Toutefois, ces petits fellahs, qui se sont rapprochés de l'agence bancaire B.A.D.R., ne sont pas au bout de leurs peines, plus particulièrement ceux issus des communes profondes de la wilaya, en raison des pesanteurs bureaucratiques, ce qui pourrait, selon eux, se répercuter négativement sur la reprise des travaux agricoles en ce début de saison. H. M.

BECHAR

SÉNATORIALES

Les candidats du RND et du FNA connus
Si le vieux parti, le FLN, n’a pas encore désigné son candidat aux prochaines sénatoriales prévues en décembre prochain, les RNDistes ont, quant à eux, jeté leur dévolu sur Bettayab Aoued, un militant de la première heure du parti et membre d'APW. Les élus trouveront aussi sur la liste les candidats Hadj Benjabbar Abdelkader, un membre d'APW d'obédience FNA, une formation comptant pas moins de 60 élus. Il est utile de rappeler que Relizane compte 380 élus dont 120 du FLN et 70 du RND. I. B.

Inauguration du centre de l’industrie artisanale
centre de l’industrie de Tindouf a été L esanale officiellement,artiinauguré ce lundi, par le wali à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de l’Industrie artisanale. Ce nouvel espace, estimé à 4 milliards de cts, a été mis à la dispostition des artisans de la localité - une quarantaine qui exposent, du 09 au 13 du mois en cours, leurs produits (costumes traditionnels homme-femme, bijoux, tapisserie, ustensiles, arts plastiques, plats et gâteaux). Organisée par la Chambre de l’artisanat et des métiers en collaboration avec la direction de la PME et de l’industrie artisanale, cette ma-

TINDOUF

Soirée artistique en hommage au défunt Maalem Benaïssa au défunt Maalem Benaïssa sera organisée, après demain la salle U ne soirée artistique en hommage12 novembre, à festivals Ibn Zeydoun à Alger à l’initiative des commissariats des national et international de la musique et danse Diwane et de la chargée de communication du festival national du Diwane à Bechar, a-t-on appris auprès du commissariat du festival national du Diwane. Cette manifestation, soutenue par le ministère de la Culture et la direction de l’office de Riadh El Feth, sera animée par cinq groupes artistiques que sont Djouba Toure, Ouled Haoussa, Africa Influence, Armonica et le virtuose de la mandoline Mohamed Rouane en présence de plusieurs autres célèbres artistes, indique Monia Harkat. Maalem Benaïssa, de son vrai nom Bahaz Benaïssa, décédé le 07 novembre 2008, est considéré par les spécialistes du Diwane comme l’un des meilleurs musiciens et joueur de goumbri, instrument à la base de cette musique séculaire. Le défunt a contribué énormément à la vulgarisation et la promotion de cette expression musicale et chorégraphique que son défunt père Maalem El Hadj transmettra au fils le savoir et l’amour de cette musique et des différents rituels du Diwane pour venir par la suite se perfectionner auprès de plusieurs maîtres et musiciens comme le célèbre luthiste Alla de Bechar considérée comme la ville nationale du Diwane. Les recettes de cette manifestation artistique seront versées à sa famille et ce, en signe de soutien et de solidarité des artistes et amoureux de cette authentique expression artistique. M. Nadjah

Pour élargir la clientèle et augmenter la production, 32 artisans vont bénéficier d’une aide pour l’acquisition des équipements d’ateliers.
nifestation vise à faire connaître cette production et, donc, à booster son écoulement sur le marché local dans un premier temps. En s’entretenant avec les exposants, le wali a beaucoup insisté sur la préservation du patrimoine et son cachet spécifique en leur recommandant de multiplier

les ventes (prix abordables) pour élargir la clientèle et augmenter la production. «Il faut aussi assurer la formation», leur a-t-il rappelé. On apprendra que 32 artisans vont bénéficier d’une aide pour l’acquisition des équipements d’ateliers. Le centre de rééducation de Tindouf a également pris part à cette célébration en exposant les produits réalisés par ses «hôtes» qui, pour rappel, sont formés dans le cadre de leur réinsertion. Le wali a, par la suite, visité la Maison de l’industrie artisanale dont la réalisation, pour un coût de 4 milliards également, vient d’être achevée. M. Milagh

El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 13

KABYLIE INFO
COMMUNE DE BAGHLIA NACIRIA

Pression sur le logement
● Plus de 3000 demandes ont été enregistrées ces dernières années dans une commune qui n’a bénéficié que de 234 logements depuis sa création.

Lenteurs à la recette intercommunale
our obtenir un extrait de rôle auprès de la recette intercommunale regroupant Baghlia Naciria et Sidi Daoud, il est impératif de consacrer trois journées ou plus. Ainsi, les citoyens sont obligés d’aller une première fois formuler la demande de ce document en déposant une copie de la carte d’identité nationale auprès dudit service. Ils reviennent un autre jour récupérer un extrait de nonimposition qu’il faut déposer auprès d’un autre guichet du même établissement. On leur donne alors un rendez-vous pour trois jours ou plus pour venir enfin faire la queue pendant des heures afin de pouvoir récupérer ce fameux papier administratif. «Je n’arrive pas à comprendre les raisons pour lesquelles on est obligé de faire un tel marathon pour avoir ce document. Il est plus facile d’effectuer une demande de visa auprès de n’importe quelle ambassade à Alger», déplore un étudiant déçu par cette bureaucratie. «J’ai raté trois jours de travail, en me déplaçant de Naciria jusqu’ici, pour venir faire la queue afin d’avoir cet extrait pour ma fille qui a eu son bac cette année et qui en a besoin pour le dossier de bourse universitaire», regrette un citoyen. «Pour quelle raison n’y a-t-il pas de services des contributions à Naciria ? Et pourtant c’est une daïra», s’interroge-t-il. Les citoyens reprochent à l’administration de ne pas agir de manière à soulager les citoyens des déplacements incessants qu’ils effectuent en faisant des kilomètres pour l’obtention de documents administratifs. M. Merzak

P

L

a commune de Baghlia connaît d’énormes problèmes de logement. Les programmes qui y ont été réalisés n’ont pas pu combler les besoins des habitants de la région. Selon le P/APC, 1000 demandes de logements dans le cadre social sont déposées auprès de ses services. «Notre APC a enregistré à la fin de l’année dernière, 973 demandes de logements sociaux, 1346 demandes d’aides à l’habitat rural, 1410 demandes de lots de terrain et 626 demandes de chalets. Ce qui est énorme par rapport aux programmes de logements, toutes formules confondues, réalisés dans notre commune durant ces trois dernières décennies, voire depuis l’indépendance», nous dira le P/APC avant de souligner que cette localité n’a bénéficié que de 234 logements sociaux depuis 1962. La crise du logement que connaît cette localité est accentuée également par les multiples blocages et les retards enregistrés dans la réalisation des projets inscrits durant ces cinq dernières années. Parmi eux, on peut citer les 200 logements destinés pour le relogement des sinistrés, 500 unités LSL, 100 logements dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire (RHP) et celui des 220 logts LSP. Les problèmes et la tension qui caractérisent ce secteur névralgique ne peuvent être résolus que par le lancement de ces programmes annoncés en grandes pompes par les responsables. Il faut dire que parfois les raisons des retards qu’accusent ces projets qui tiennent en haleine la population de cette région sont injustifiées. Et l’exemple qui illustre mieux cette situation est l’état dans lequel se trouve le projet des 200 logements prévu pour le recasement des sinistrés du séisme de 2003. Inscrit au titre du program-

Les programmes alloués à la commune ne sont pas réalisés dans les délais

me de 2004, ce projet n’est pas encore entamé sans qu’aucun motif ne soit avancé par les responsables locaux. «Au début, on nous a dit que le site choisi ne pouvait pas recevoir le projet et on nous a demandé de trouver une autre parcelle pour y réaliser 56 unités. Ce que nous avions fait, mais rien n’est fait depuis», précise le P/APC. Aujourd’hui, ce sont les familles sinistrées ayant refusé d’être relogées dans d’autres communes de la wilaya qui en payent les frais. «C’est de la fuite de responsabilité. Au lieu de lancer le projet, on nous impose de nous reloger à Ouled Moussa ou à Khemis El Khechna. Moi je n’ai jamais vu un projet qui a connu un tel retard», s’indigne Ahmed, un sinistré qui

réclame d’être relogé au niveau de sa localité. L’autre projet qui connaît presque le même sort est celui des 100 logements RHP. En somme, à l’ex-Rebeval, les lenteurs et les blocages semblent en passe de devenir une règle. Et pour preuve, ce projet a été programmé il y a plus d’une année. Les études et le choix de terrain ont été effectués et finalisés depuis plusieurs mois, mais le projet demeure toujours au stade initial. Ce genre de lenteurs s’applique aussi pour le programme des 500 logements socio-locatifs et celui des 220 LSP, lesquels tardent à entrer dans la phase de réalisation. «Nous avions choisi deux parcelles de terrain, et on attend toujours», nous dira encore le P/APC. Le projet des 130 loge-

ments LSP en cours de réalisation dans la commune de l’ex-Rebeval connaît des lenteurs considérables. Deux ans après son lancement, ce projet confié à l’EPLF de Tizi Ouzou n’a pas encore dépassé 60 % du taux de réalisation, au grand dam des souscripteurs. Selon nos sources, 50 unités parmi les 130 que compte le programme sont à l’arrêt depuis une année alors que le reste, soit 80 unités est en cours de réalisation dont une trentaine sont en voie d’achèvement. Lors de notre visite sur le site du chantier, nous n’avons trouvé aucun ouvrier ou responsable pour nous informer sur les raisons de ce blocage. «Les 50 unités bloquées n’ont pas atteint 50% d’avancement», a-ton constaté. R. Koubabi

PHOTO : D. R.

CHAÂBET EL AMEUR

Transport scolaire insuffisant
transport scolaire à Chaâbet El L eAmeur continuedesà habitants des vilfaire l’objet de plaintes de la part lages. La colère s’exacerbe à l’approche de l’hiver. Plus de quinze villages réclament le transport scolaire au moment où l’APC ne dispose que de cinq bus stationnés au niveau du parc communal. Le seul village qui a bénéficié d’un bus pour le ramassage scolaire est celui de Matoussa. Ses habitants s’étaient soulevés il y a quelques jours et sont venus fermer le siège de l’APC et prendre le maire en otage durant deux jours. Pour éviter que d’autres villages ne les suivent, les responsables locaux ont convié les comités des villages, dans l’après-midi de jeudi dernier, à une réunion pour «discuter du problème et trouver une solution». Les responsables ont pris acte des revendications des citoyens et se sont chargés de les transmettre aux autorités supérieures. Mais la population s’impatiente car «on nous a toujours promis des solutions qui ne viennent jamais», dit-on. Surtout que le problème du transport scolaire n’est que la goutte qui fait déborder le vase. Les routes des villages sont quasiment impraticables. Aït Saïd, Irezzouguen, Iomarren (Sidi Saâd) et Aït Ibrahim attendent depuis plusieurs années que leurs doléances soient entendues. «En hiver, notre village est coupé du reste de monde, les transporteurs ne s’y aventurent pas en raison de l’impraticabilité de la route», nous dira un habitant du village Aït Ibrahim. On soulève aussi le problème du manque ou d’absence d’infrastructures de base, telles que des salles de soins, les maisons de jeunes et les salles de sport. M. Zitouni

La longue attente des sinistrés
ix ans après le séisme de mai 2003, les sinistrés ne sont pas encore tous relogés dans la wilaya de Boumerdès. Pourtant, les pouvoirs publics leur avaient promis des logements dans les deux ans après la catastrophe. A Thenia, les autorités mènent l’opération de distribution des logements dans une sorte de secret. Elle se fait si discrète que même l’APC n’a pas été associée à l’opération de relogement. Les responsables de l’APC ont été les derniers à être informés du lancement de l’opération. «Nous avons appris dans la rue que la distribution des logements a commencé», confie un élu. A rappeler que le projet des 250 logements destinés aux sinistrés de Thenia a connu d’énormes retards à cause des lenteurs bureaucratiques liées à son financement. Il a été parachevé il y a quelques mois seulement, mais la distribution des habitations a tardé.

BOUMERDÈS

S

«On l’avait annoncé pour le mois d’avril dernier dans le cadre de la campagne électorale pour la présidentielle, mais il semble que tout ne pouvait pas être prêt pour la circonstance. Les élections passées, le relogement n’est plus une priorité pour les responsables», nous a confié un sinistré de Thenia. «Nous sommes encore dans les chalets. Ceux-ci se dégradent et les conditions de vie deviennent de plus en plus dures. Nous sommes abandonnés depuis des années», ajoute notre interlocuteur. Dans la commune de Boumerdès, ce sont les citoyens ayant opté pour la reconstruction qui sont encore à attendre un geste salutaire de la part des pouvoirs publics. L’aide prévue par le décret relatif à la prise encharge des sinistrés (100 millions de centimes) n’a pas suffi pour la reconstruction leurs demeures à la cité des 1200 Logements et des Coopératives. Les 450

logements inscrits dans ce cadre à la cité Ibn Khaldoun sont en souffrance. Les bénéficiaires ont frappé à toutes les portes, mais en vain. «Nous étions propriétaires de nos logements avant le séisme et après les pouvoirs publics nous ont proposé une vente sur plan sans nous donner possession du terrain. Cela n’est pas normal dans la mesure où ils peuvent récupérer l’assiette où étaient construits nos bâtiments. Nous avons en outre demandé des crédits à des taux d’intérêts bonifiés, mais on nous a traînés durant des années pour rien», nous dit un sinistré. Le projet traîne depuis 6 ans et des familles entières attendent encore dans les chalets. A Baghlia et Taourga, les projets de logements prévus dans le cadre de la reconstruction de la zone sinistrée ne sont même pas lancés. Yacine Omar

El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 13

MASCARA INFO
CIMENTERIE DE ZAHANA MOHAMMADIA

Un investissement de près de 300 millions de dollars US
● prix de vente du ciment, à notre niveau, est de 189,5 DA. Je ne peux pas maîtriser le prix à «Le l’extérieur de la cimenterie, ce n’est pas mon rôle».

LA RÉORIENTATION DU COURS DE L’OUED HADDAD RÉCLAMÉE
réorientation du cours l’Oued Haddad et la réouverL ature duMocta Menaouer,dedans lareliant la localité de Sechemin communal N°13 haouria à commune de Mohammadia, à 45 km de Mascara, demeurent toujours deux préoccupations principales des citoyens de la localité de Sehaouria, nous dira un habitant de celle-ci, Benaouda Abdellah en l’occurrence. «Le cours d’eau prend sa source dans l’un des monts de Béni Chougrane et ses eaux passent sous la RN 4 reliant Alger à Oran, plus précisément à quelque 200 mètres à l’est de Sehaouria, avant de se perdre en mer au niveau de la plage d’El Macta», précise notre interlocuteur. Tout en ajoutant que l’ancien responsable du service de l’hydraulique avait jugé utile, certainement sous la pression des évènements naturels ayant prévalu à l’époque, de détourner l’oued Haddad de son cours initial, au cours de l’année 1983. «Depuis lors, les crues de cet oued menacent à chaque hiver les riverains du nouveau tracé et allant jusqu’à couper la RN 4. Le même sort étant réservé au chemin communal N° 13 reliant Sehaouria à Macta Menaouer, un village anciennement socialiste et qui borde la RN 17 reliant Mohammadia à la ville de Mostaganem sur la côte du Dahra», a tenu à révéler la même source. Les habitants, ajoute notre interlocuteur, sollicitent l’intervention du ministre des Ressources en eau pour que «ce cours d’eau soit réorienté vers son lit initial, tracé par dame nature, ainsi que la réouverture du chemin communal afin de permettre aux nombreux agriculteurs de rejoindre leurs terres agricoles». Par ailleurs, les agriculteurs de la commune de Mohammadia, conclut M. Benaouda Abdellah, «s’interrogent sur la situation de la retenue collinaire au niveau d’El Ghomri». A. S.

D

ans le cadre du projet visant l’évolution de la cimenterie de Zahana, située à 67 km de Mascara, «un investissement de près de 300 millions de dollars sera effectué pour l’accomplissement des opérations de mise à niveau et d’augmentation de la capacité de production de la Société des ciments de Zahana (SCIZ)», a-t-on appris du directeur administratif et des ressources humaines de la SCIZ, M. Thierry Sansonetti. Lors de notre déplacement, mercredi dernier, à la cimenterie, ce responsable nous dira : «Nous allons lancer, à la mi-novembre, un cahier des charges international pour la construction de la troisième ligne de production avec une capacité de 4 500 tonnes par jour pour un budget de 200 à 250 millions de dollars». Un délai de 30 mois a été fixé pour la mise en service de cette nouvelle ligne. À terme, ajoute notre interlocuteur, «Zahana jouera un rôle essentiel dans la région où l’entreprise sera la plus grande cimenterie au niveau de l’Ouest du pays en ce qui concerne la capacité de production». Des appels d’offres internationaux ont été lancés au sujet de la mise à niveau de la cimenterie, une mise à niveau qui sera effectuée en deux phases. La première portera sur un arrêt programmé pour la mi-janvier 2010 d’une durée allant de 30 à 45 jours, «au cours de laquelle beaucoup de matériels sera changé, notamment au niveau du four qui est à l’heure actuelle déformé et cause de nombreux arrêts». La seconde phase, d’une durée de 45 jours, est prévue en décembre 2010. «Là, on va changer de gros équipements dont les systèmes de filtre, les broyeurs crus et 21 autres articles»,

Le conseil d’administration a décidé d’allouer annuellement un montant de 10 millions de dinars pour multiplier les actions envers la population avoisinante

dit-il. Afin d’exécuter ces opérations de renouvellement des équipements, «la cimenterie et ses partenaires ASEC (Arab Swiss Engineering Company) et ERCO (Entreprise régionale du ciment Ouest) vont investir 47 millions d’euros grâce, notamment, à un soutien de la Banque BEA, et ce, pour arriver à une stabilité dans la production et répondre partiellement à la demande de nos clients». «ACHAT DU GEL ANTIBACTÉRIEN D’UNE FAÇON MENSUELLE» Au sujet de la flambée des prix que connaît, ces derniers temps, le marché du ciment à Mascara où le sac a atteint 800 DA, M. Thierry Sansonetti s’en lave les mains : «Le prix de vente du ciment, à notre niveau, est de 189,5 DA. Je ne peux pas maîtriser le prix à l’extérieur de la cimenterie, ce n’est pas mon rôle», a-t-il précisé. Quant aux fréquents arrêts de la cimenterie, l’une des principales causes de l’absence de ce matériau sur le marché, notre interlocu-

teur explique : «C’est à cause de la vétusté de la cimenterie que les pannes se répètent». Tout en ajoutant : «J’ai des capacités de production qui sont à l’heure actuelle de l’ordre de 2 500 tonnes par jour. J’essaye de maintenir ce cap jusqu’à l’arrêt programmé. Mais c’est dur, parce que j’ai un équipement qui est vétuste». Par ailleurs, M. Thierry Sansonetti nous a annoncé que la société des ciments de Zahana continue de multiplier ses actions au profit de la population locale, en disant : «Le conseil d’administration a décidé d’allouer annuellement un montant de 10 millions de dinars pour multiplier les actions envers la population avoisinante». Selon lui, différentes actions ont été déjà entreprises, dont l’achat de 63 fauteuils roulants pour les handicapés des régions de Djeniène Meskine et la cité Ennasr concernées par la cimenterie. En 2010, d’autres actions seront réalisées au profit des habitants de Zahana, a-t-il ajouté. La semaine prochaine, deux impor-

tantes actions seront lancées au niveau des écoles des localités de Djeniène Meskine et de la cité Ennasr. La première concerne la mise en place des gels antibactériens préventifs contre la grippe aviaire (H1N1). «Nous allons mettre 21 déversoirs au niveau des 4 établissements scolaires concernés et nous assurons l’achat du gel antibactérien d’une façon mensuelle», a-t-il assuré. En outre, il y aura incessamment un achat de 3 500 masques destinés aux employés de la cimenterie et également «aux enfants en cas d’épidémie». La deuxième action vise à entamer une opération de sensibilisation sur l’hygiène dentaire à travers les quatre établissements scolaires. Selon lui, «la cimenterie va fournir, chaque mois, pour chacun des 1 017 élèves, une brosse à dent et un tube de dentifrice. Conjointement, avec l’aide de la daïra de Zahana, un médecin dentiste sensibilisera les écoliers sur l’importance du brossage des dents». Souag Abdelouahab

PHOTO : DR/ARCHIVES

ÉDUCATION

LE RAPPEL À L’ORDRE DU DIRECTEUR

Les responsables des cantines scolaires ont fait l’objet de mises en demeure pour mauvaise gestion et autres vols des repas des écoliers

nouveau directeur de l’Éducation de wilaya L ecara, M.deChaïb Khaled, semble très laeffet, ende Masintéressé par les conditions l’éducation des écoliers. En inspectant ces derniers jours les différents établissements et autres cantines scolaires de la wilaya, le responsable du secteur de l’Education n’a pas hésité à avertir les responsables des différents établissements qu’« à l’approche de la saison hivernale, leur responsabilité est totalement engagée en cas de pannes récurrentes des appareils de chauffage», a-t-on appris hier du responsable de la Cellule de communication de la direction de l’Éducation. Selon notre interlocuteur, un délai d’une semaine a été accordé aux directeurs des établissements scolaires pour occuper leurs logements de fonction afin de parer à toute éventualité. «Les récalcitrants sont menacés de sanctions», nous dit-on. Les responsables des cantines scolaires ont fait également l’objet de mises en demeure en cas de mauvaise gestion et autres vols des repas des écoliers. «Les intervenants seront menacés de licenciement et de poursuites judiciaires». Par ailleurs, nous apprenons que le secteur de l’Education s’est vu renforcé par le recrutement de 11 gestionnaires financiers et 171 autres ouvriers professionnels répartis à travers les différents établissements scolaires. A. S.

Destruction des cultures irriguées par des eaux usées
a lutte contre l’irrigation par les eaux usées se poursuit à Mascara. Selon le coordinateur de la police des eaux relevant de la direction de l’hydraulique, une superficie de 4 hectares de cultures maraichères (fèves, aubergines, piment doux et autre persil) irriguée par des

BOUHENNI

L

eaux usées dans la commune de Bouhenni, à 57 km de Mascara, a été découverte. C’est suite à une opération de lutte contre l’irrigation aux eaux usées menée par le président de l’APC de Bouhenni, M. Youcef Amar, au niveau du douar Yaâlou, que les gendarmes et la police des eaux

ont intervenu en procédant à la saisie du matériel destiné à l’irrigation dont une motopompe et plus de 200 mètres de canalisation. Une personne impliquée dans cette affaire a été entendue et la destruction de cette culture est au menu des services de l’APC. A. S.

PHOTO : SOUAG

El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 14

I N T E R N AT I O N A L E LES REBELLES CHIITES DU YÉMEN FONT MONTER LA TENSION

Guerre froide entre Riyad et Téhéran
● Entre l’Iran et l’Arabie Saoudite, la guerre des mots, par presse interposée, devient inquiétante ● rébellion de la La minorité chiite au Yémen a offert un prétexte pour la reprise des hostilités entre deux pays qui ne se supportent pas.

CRISE ENTRE LES DEUX CORÉE

Séoul fait feu sur Pyongyang

U

D

epuis une semaine (le 3 novembre) l’Arabie Saoudite s’est engagée militairement contre les rebelles «houthis», une branche du chiisme, accusés de s’être infiltrés au niveau de ses frontières à Jabel Al Doukhane. Une intrusion couplée à la mort d'un gardefrontière saoudien tué par des rebelles qui s'étaient infiltrés à Jebel Al Doukhan. Le royaume a donc déployé les grands moyens pour mater les rebelles chiites soupçonnés d’êtres téléguidés par l’Iran voisin. Le ministre adjoint saoudien de la Défense, le prince Khaled Ben Sultan, s’est félicité que les raids aient permis de repousser les infiltrations des «ennemis de leur pays (Yémen) et du royaume» tout en démentant que son armée ait bombardé les positions des rebelles sur le sol du Yémen. Il a reconnu également que les combats à la frontière se sont soldés par sept morts côté saoudien, dont trois militaires. Mais au-delà de la riposte de l’Arabie Saoudite au motif que sa frontière avec le Yémen a été violée par les chiites houthis, se profile une guerre à distance entre Riyad et Téhéran accusé de sponsoriser le mouvement rebelle pour abattre le gouvernement au Yémen et déstabiliser le royaume wahhabite. Les spécialistes n’ont pas hésité à in-

«PIRE QUE LES JUIFS»… Selon le magazine spécialisé Gulf States Newsletter, Riyad a contribué à hauteur de 1,2 million de dollars par mois à l'offensive gouvernementale baptisée «Terre brûlée», déclare à l'AFP Jon Marks, directeur de la rédaction du magazine. Ce dernier estime que l'intervention de l'Arabie Saoudite «est un signal clair qu'elle en a assez. Il y a une déception croissante vis-àvis de Saleh et de sa capacité à gouverner», ajoute-t-il. Mais c'est aussi, selon lui, «un tournant vers une nouvelle guerre froide» entre

l'Arabie Saoudite et ses alliés d'une part et l'Iran de l'autre. Sanaâ a accusé des «parties iraniennes» de soutenir les rebelles et a annoncé le 28 octobre l'arrestation de cinq Iraniens à bord d'un bateau iranien chargé d'armes au large du nord du Yémen. Les médias saoudiens proches du gouvernement ont également multiplié les mises en garde contre l'interventionnisme de l'Iran. «L'Iran se positionne à la frontière sud des pays arabes

du Golfe après avoir avalé le Liban et s'être installé en Irak», écrit le quotidien Asharq Al Awsat. Et comme par hasard les autorités du royaume ont bénéficié hier d’un appui aussi bizarre qu’inespéré du mouvement Al Qaîda. En effet, Mohammed Ben Abdel Rahmane Al Rachid, chef du groupe Al Qaïda dans la péninsule arabique (AQAP) a qualifié hier la menace chiite de «pire» que celle des juifs et des chrétiens. «La menace (des

Un attentat suicide fait au moins 30 morts au Pakistan
u moins 30 ont été Asuicidehiertroispersonnes le attentuées dans le troisième tat en jours dans nordouest du Pakistan, pays où les talibans liés à Al Qaîda intensifient leur campagne qui a déjà fait près de 2 500 morts en plus de deux ans. Le kamikaze a fait exploser sa voiture en fin d'après-midi au cœur du petit marché de Charsadda, dans la banlieue de Peshawar, la grande capitale de la province du nord-ouest, sur une route bordée par des marchands de jus de fruits et d’échoppes de vêtements pour femmes, selon la police. «Nous avons reçu les cadavres de 25 personnes, dont 6 enfants et 3 femmes, et nous traitons au moins 40 blessés», a déclaré le Dr Zulfiqar Ahmad, de l'hôpital principal de Charsadda. Ce bilan a été confirmé par la police. «C'est certain, il s'agissait d'un attentat suicide à la voiture piégée», a assuré à des journalistes Mohammad Riaz Khan, le chef de la police de Charsadda, ajoutant que l'attaque avait été perpétrée «sur le marché principal, dans une zone très fréquentée en fin d'après-midi». Près de 2 500 personnes ont été tuées en un peu plus de deux ans dans tout le Pakistan par des attentats suicide pour la plupart, perpétrés par les talibans alliés à Al Qaïda. Lundi à Peshawar, un kamikaze avait fait exploser la bombe qu'il portait sur lui à un check-point tenu par des policiers, tuant un agent et deux civils. La veille, un kamikaze avait déjà tué 15 personnes, dont un élu local qui était sa cible, dans un marché au bétail de Peshawar. Le rythme de ces attaques, devenues quasiment quotidiennes, s'est accéléré, les attentats et attaques de commandos suicide ayant fait près de 400 morts dans le pays en un mois. Le Mouvement des Talibans du Pakistan (TTP), principal responsable de la vague qui ensanglante le pays, avait revendiqué cet attentat qui visait un maire ayant levé une milice locale pour les combattre. Les talibans avaient tout d'abord essayé de dissuader l'armée de lancer une vaste offensive terrestre dans leur fief tribal du Waziristan du Sud, puis juré de se venger dès son déclenchement le 17 octobre. L'attentat le plus meurtrier depuis deux ans avait fait 118 morts le 28 octobre quand un kamikaze avait fait exploser sa voiture sur un marché bondé, fréquenté essentiellement par des femmes et des enfants. R. I.

C’EST LE TROISIÈME EN TROIS JOURS

PHOTO : D. R.

terpréter l'intervention de l'Arabie Saoudite contre les rebelles yéménites comme un «avertissement» à l'Iran pour le dissuader de s'immiscer dans la région. C’est aussi un signe que le royaume panique face à l'affaiblissement du pouvoir de Ali Abdellah Saleh grâce à l’appui dont bénéficient les chiites armés de la part de l’Iran. La crainte est que les rebelles chiites s’emparent du pouvoir au Yémen et ouvriraient ainsi une porte d’accès au royaume à Téhéran. C’est pourquoi le royaume saoudien a «discrètement» aidé les forces yéménites dans leur opération contre les rebelles lancée le 11 août, d’après des experts militaires.

chiites) contre l'Islam et son peuple est bien plus importante que celle des juifs et des chrétiens», a-t-il affirmé dans un enregistrement sonore, selon le site Intelligence group. Ce faisant, il a appelé «la nation à être aux côtés des (sunnites) avec tous leurs moyens contre le danger de l'Iran et des fidèles à la foi (chiite) dans la région». Cette prise de position inédite d’Al Qaîda apporte de l’eau au moulin de l’Arabie Saoudite qui accuse presque ouvertement l’Iran d’être derrière les houthis du Yémen. En effet, elle accuse les chiites (comprendre l’Iran) de vouloir prendre le pouvoir dans les pays musulmans et d’«annihiler les sunnites» après avoir «facilité» les interventions américaines en Afghanistan et en Irak. Pendant ce temps, Paris et Washington se sont empressés de dénoncer la «violation» des frontières saoudiennes. C’est que dans un contexte marqué par l’impasse sur le dossier nucléaire iranien, cette guerre froide entre Riyad et Téhéran, par Yémen interposé, constitue un moyen de pression supplémentaire contre le pays des mollahs. C’est aussi une première étincelle entre deux pays qui se regardent depuis longtemps en chiens de faïence. Hassan Moali

ne confrontation navale a opposé hier les deux Corée dans une zone frontalière maritime sensible en mer Jaune, premier accrochage du genre depuis sept ans qui survient peu avant la visite à Séoul du président américain Barack Obama. L'accrochage s'est produit après qu'un navire nord-coréen a pénétré dans les eaux territoriales du Sud en passant outre des tirs de semonce, selon l'état-major sudcoréen. «Le Nord a ouvert le feu sur notre bateau. Nous avons riposté, obligeant le navire nord-coréen à rebrousser chemin», indique un communiqué de l'état-major. Le Premier ministre sud-coréen Chung Un-Chan a accusé Pyongyang d'avoir perpétré une «attaque directe» sur l'une de ses vedettes rapides. «Il n'y a pas eu de victime de notre côté alors que le navire nord-coréen est reparti en flammes (de l'autre côté de la frontière)», a-t-il dit au Parlement. Le ministre sud-coréen de la Défense a jugé que le Nord «savait pertinemment qu'il commettait une intrusion». Promptes à réagir, les autorités nord-coréennes ont exigé des excuses en dénonçant une «grave provocation armée». «Les autorités militaires sud-coréennes doivent présenter des excuses au Nord pour cette provocation armée et prendre les mesures qui s'imposent pour qu'une provocation similaire ne se reproduise pas», a indiqué l'état-major nord-coréen dans un communiqué relayé par l'agence de presse officielle du régime communiste KCNA. L'incident, qui s'est produit à 11h28 (02h28 GMT) près de l'île de Daechong, survient huit jours avant la visite du président américain Barack Obama en Corée du Sud. «Il pourrait s'agir d'un incident provoqué à dessein afin de faire monter la tension avant la visite d'Obama», a déclaré à la chaîne YTN Kim Yong-Hyun, enseignant à l'université Dongguk de Séoul. La Corée du Nord avait accusé Séoul le mois dernier d'avoir violé cette frontière maritime contestée en y dépêchant des navires de guerre. Cette démarcation maritime entre les deux pays, toujours théoriquement en guerre faute de traité de paix mettant fin au conflit de 1950-53, n'a jamais été reconnue par le Nord. Elle s'est avérée une zone de friction fréquente entre les deux Corée. Depuis 1999, les escarmouches ont fait plusieurs dizaines de morts dans cette zone. Six marins sud-coréens ont ainsi été tués en juin 2002. Les relations intercoréennes se sont considérablement dégradées depuis l'arrivée au pouvoir, en février 2008, du président sud-coréen Lee Myung-Bak, un conservateur partisan d'une ligne intransigeante à l'égard du voisin communiste. La tension s'est aggravée depuis que Pyongyang a mené le 25 mai son deuxième essai nucléaire, condamné par l'ONU, et annoncé n'être plus lié par l'armistice de 1953 ayant mis fin à la guerre de Corée. R. I.

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El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 15

I N T E R N AT I O N A L E LE LIBAN A ENFIN SON GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE

Les germes de la division subsistent
près de longues et dures tractations, le Premier ministre libanais, Saâd Hariri, a pu former son gouvernement d’union nationale. Un travail de titan qui a commencé depuis juin dernier. La nouvelle a été accueillie par les Libanais avec beaucoup de joie et de soulagement, tant les dissensions de la majorité au pouvoir et l’opposition étaient profondes. Ainsi, conformément à l’accord de Doha de mai 2008, la majorité a nommé 15 ministres, l’opposition 10 et le président 5, le chef de l’Etat jouant le rôle d’arbitre. Le plus dur était de pouvoir assurer l’équilibre entre les diverses confessions et factions politiques : maronites, sunnites et chiites sont représentés, mais aussi les druzes, les grecs catholiques, les grecs orthodoxes et les arméniens. Mais la formation de ce gouvernement dit d’union ne signifie pas la fin du désaccord entre les différentes sensibilités et courants politiques libanais sur notamment des dossiers sensibles, comme celui du désarmement du Hezbollah ou encore l’enquête sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais, Rafic Hariri, père de l’actuel Premier ministre. La presse libanaise, tout en saluant la formation de ce nouveau gouvernement, affiche un scepticisme sur les capacités du Premier ministre à faire fonctionner cet attelage hétéroclite et complexe. Pour le quotidien An Nahar, proche de la majorité parlementaire, cette «union gouvernementale» ne mettra pas fin aux divergences de fond entre les divers camps rivaux. «La naissance du gouvernement n'a pas tout à fait dissipé les craintes que la crise politique se répercute sur le Conseil des ministres»,

A

fait remarquer ce journal. D’autres journaux libanais ont également exprimé clairement leur pessimisme sur l'efficacité du nouveau gouvernement. «C’est le gouvernement des contradictions qui porte en son sein soit les germes d'une explosion soit sa continuité jusqu'au dernier jour du mandat du Parlement», relève le journal As Safir, proche de la minorité.

de parier, tant l’influence étrangère reste importante sur les différentes factions politiques. Pour les plus pessimistes, il n’y a pas l’ombre d’un doute que ce nouveau gouvernement va buter sur ce dossier et bien d’autres, et connaîtra inéluctablement l'échec des gouvernements précédents.

L’ARME FATALE DU HEZBOLLAH M. Hariri a réussi à former lundi dernier un gouvernement d'union de 30 ministres, mettant fin à près de cinq mois d'impasse avec le camp mené par le Hezbollah. Nombreux sont ceux qui estiment que cette union est éphémère et que le Liban ne tardera pas à replonger dans la crise politique qui ne date pas d’aujourd’hui. Surtout que les deux camps s'accusent mutuellement d'être à la solde de puissances étrangères. La majorité estime que le Hezbollah répond aux ordres de Damas et Téhéran, tandis que ces derniers l'accusent d'être un instrument aux

Derrière cette photo de famille, se cachent de profondes divergences

mains de Washington et de Riyad. Qui a raison ? Aucun, tant c’est le peuple libanais qui paie leurs divergences politiques. Qui gouverne réellement au Liban ? Malgré l’éclatante victoire du mouvement mené par Saâd Hariri aux dernières législatives du 7 juin, le Hezbol-

lah reste aux yeux de nombreux analystes, la formation la plus influente et la plus présente sur le terrain. Ainsi, ce gouvernement pourra-t-il traiter la question de l'arsenal du Hezbollah, considéré comme une organisation terroriste par les Etats-Unis et Israël.Les Libanais vont-ils l’accepter ? Difficile

Premier Conseil des ministres, premier couac
Le gouvernement d'union nationale au Liban a tenu, hier, son premier Conseil des ministres, au lendemain de sa formation, et laissé entendre qu'il prendrait soin de ne pas aborder la question épineuse de l'armement du Hezbollah dans sa déclaration de politique générale. Le président de la République, Michel Sleimane, a présidé ce premier conseil, auquel n'a pas pris part le nouveau ministre des Affaires sociales, Salim Sayegh. Ce dernier entendait protester contre la non-attribution du portefeuille de l'Education à son parti (phalanges). M. Sayegh, membre de la majorité parlementaire, n'en a pas moins été nommé au sein d'un comité chargé d'élaborer la déclaration de politique générale. Ce comité, fort de 11 membres, doit se réunir aujourd’hui et dispose d'un mois pour rédiger le texte. «Nous allons rédiger une nouvelle déclaration, mais sur la base du texte accepté par le précédent cabinet», a souligné le ministre de l'Information, Tarek Mitri, interrogé sur la volonté du gouvernement d'y aborder la question des armes du Hezbollah. Le précédent gouvernement de Fouad Siniora n'avait pas évoqué ce sujet épineux dans sa propre déclaration. Le parti chiite Hezbollah, qui mène la minorité au Parlement, est la seule faction libanaise à ne pas avoir déposé les armes après la fin de la guerre civile au Liban en 1990. R. I.

ÉCHECS RECOMMENCÉS ? En 2006, le Hezbollah et ses alliés ont claqué la porte pour réclamer un droit de veto. Le gouvernement de 2008 a été accusé d'immobilisme. «Dans tout gouvernement de coalition, les différentes parties sont d'accord au moins sur un programme», explique M. Khoury, repris par l’AFP, avant d’ajouter : «Ici, cela fait cinq mois qu'ils se disputent pour des portefeuilles et ils ne sont d'accord sur rien.» Un signe pour lui qui ne trompe pas de la fragilité de cette «alliance gouvernementale» aussi éphémère que les précédentes coalitions. Pour Fadia Kiwane, directrice du département de sciences politiques à l'université Saint-Joseph de Beyrouth, citée aussi par l’AFP, «s'il n'y a pas de consolidation du consensus national, ce gouvernement va gérer la crise et fera du surplace». Elle considère ainsi que le Liban «est déjà assis sur un baril de poudre en raison de la mauvaise situation régionale». De crise en crise, le Liban semble être loin d’une nouvelle forte vague d’instabilité politique et d’insécurité. L’enjeu est beaucoup plus régional que national. M.A. O.

CINQUIÈME ANNIVERSAIRE DE LA MORT DU «RAÏS»
inq ans après Yasser Arafat, les C dePalestinienslasemort sentent orphelins de leur chef historique. Cela alors que leur camp est affaibli, divisé, et que les rêves de paix d'un Etat palestinien indépendant paraissent plus éloignés que jamais. «Abou Ammar (le surnom de Yasser Arafat) était et reste toujours le symbole de notre lutte. C'est lui qui a dirigé le navire (palestinien) pendant des décennies en dépit des tempêtes», affirme Mohamed Dhaher, 49 ans, un Palestinien de Jéricho. Le mausolée blanc du raïs à Ramallah, tout près de son ancien QG de la Mouqataâ, le siège de l'Autorité palestinienne en Cisjordanie, est devenu un lieu de recueillement. «Le président Arafat est un symbole de la Révolution palestinienne. Je ne peux pas venir à Ramallah sans réciter la Fatiha sur sa tombe», explique Nader Ismaïl, qui ne manque jamais une occasion de s'y rendre. Selon un récent sondage, 81,9% des Palestiniens regrettent la disparition de leur leader charismatique. «Lorsqu'Abou Ammar était là, le monde entier nous respectait, mais à présent, nous sommes très faibles», déplore Sali Abou Nadir, 36 ans, enseignant à Naplouse. «Aujourd'hui, nous

Les Palestiniens orphelins de Arafat
sommes comme un ballon de foot dans lequel tout le monde tape», dit-il en se lamentant sur les déchirures du camp palestinien. La rupture entre l'Autorité palestinienne et les islamistes du Hamas a été consommée en juin 2007, lorsque ces derniers ont évincé par la force leur rival, le Fatah, de la bande de Ghaza. Les deux factions ont, depuis, engagé un «dialogue de réconciliation» sous l'égide du Caire, mais sans résultat. En attendant une hypothétique entente, le Hamas continue à régner sur Ghaza en état de siège et soumise à un strict blocus israélien. «Si cette division s'était produite sous Arafat, il aurait eu le sentiment de mourir dix fois par heure. Cette sombre discorde est la plus douloureuse des blessures palestiniennes», commente Saeb Erakat, l'un des compagnons de route de Yasser Arafat. Arafat «refusait de faire des concessions sur les principes. Nous avons payé le prix pour cela, mais c'est grâce à cela qu'on a pu préserver notre unité nationale», argue un responsable du Hamas à Ghaza, Ismaïl Abou Radouane. Il «croyait à l'option de la résistance comme une des options stratégiques pour permettre au peuple palestinien de recouvrer ses droits, contrairement à Mahmoud Abbas», poursuit le représentant du Hamas. L'Autorité palestinienne, qui n'exerce son pouvoir qu'en Cisjordanie, se heurte au refus des Israéliens de stopper leur colonisation avant de reprendre les discussions. L'enlisement du processus de paix et les profondes divisions interpalestiniennes menacent l'héritage de Yasser Arafat, qui avait réussi à incarner la cause nationale palestinienne. Ainsi, le Hamas a rejeté le processus électoral lancé par l'Autorité palestinienne, une décision qui risque de provoquer une rupture complète entre la Cisjordanie et la bande de Ghaza. Yasser Arafat est décédé le 11 novembre 2004, à l'âge de 75 ans, à l'hôpital militaire de Clamart, près de Paris. Un grand rassemblement est prévu aujourd’hui en Cisjordanie pour marquer l'anniversaire de son décès. R. I.

PHOTO : DR

El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 17

ENVIRONNEMENT SIDI RACHED (TIPAZA)
TION POLLU ELS COLLOQUE INTERNATIONAL À SKIKDA S DES

BRÈVES
❆Le G20 cale à propos du climat Le G20-Finances a échoué samedi à faire des avancées concrètes sur le financement de la lutte contre le changement climatique, un enjeu crucial pour l'avenir de la planète, à un mois de la conférence de Copenhague. Alors que cette conférence organisée sous l'égide de l'ONU se tiendra du 7 au 18 décembre dans la capitale danoise, le Royaume-Uni avait appelé les grands argentiers du G20, réunis en Ecosse, à trouver un terrain d'entente sur l'octroi de financements aux pays les plus pauvres, pour les aider à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. L'Union européenne a chiffré à 100 milliards d'euros par an entre 2013 et 2020 le surcoût de cette «révolution verte» pour les pays en développement. ❆Shell sanctionné en Californie Le groupe pétrolier Shell devra verser plus de 19 millions de dollars à l'Etat de Californie pour manquements aux normes environnementales dans ses stationsservice de cet Etat de l'ouest des Etats-Unis. Le groupe néerlandobritannique devra payer une amende de 17,8 millions de dollars et 1,7 million de dollars de frais. L'accord met fin à une enquête de trois années, durant lesquelles les autorités ont passé au crible les procédures de remplissage et de maintenance des cuves souterraines de stockage d'essence, ainsi que le traitement des déchets dangereux dans plus de 1000 stations-service de l'enseigne au coquillage jaune et rouge de Californie. ❆La Chine dévoreuse de charbon
Grosse consommatrice d'énergies fossiles et notamment de charbon, la Chine tente de moderniser ses houillères pour maîtriser les émanations de méthane extrêmement polluantes et transformer ce gaz dangereux en source d'énergie. L'extraction du charbon, qui fournit à la Chine plus de 70% de son énergie, est la source d'une grande partie des émissions de gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, méthane) du pays, qui forme avec les Etats-Unis le duo des plus gros pollueurs de la planète. En 2008, 4,3 milliards de mètres cubes de méthane ont été captés en Chine, une augmentation de 26% sur un an.

Le CET bientôt opérationnel
L

e centre d’enfouissement technique (CET) de Sidi Rached, dans la daïra de Ahmer El Aïn (Tipaza), sera «bientôt» opérationnel, selon le directeur de l’environnement, Redouane Bentahar. Inscrit en 2003, ce projet sera alimenté en énergie renouvelable avec le recours à l’énergie solaire et l’utilisation de la biomasse, a précisé ce responsable. La livraison de ce projet qui reçoit les déchets des communes de Tipaza, Sidi Rached, Ahmer El Aïn et Bourkika, va mettre fin au problème de gestion des ordures ménagères par les collectivités locales ainsi qu’au phénomène des décharges sauvages qui avaient fortement altéré le paysage dans cette zone touristique de la wilaya. En plus du CET de Sidi Rached, dont la gestion sera confiée à un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), sept autres structures du même genre sont programmées dans la wilaya de Tipaza. L’étude du schéma directeur de gestion des déchets solides urbains de la wilaya de Tipaza a fait ressortir la nécessité de réaliser 7 CET intercommunaux à Damous, Beni Milleuk, Hadjout, Sidi Amar, Gouraya, Attatba et Cherchell.

Quand biologie et environnement s’assemblent
●La pollution des sols a une double origine : les activités agricoles (engrais, pesticides) et la pollution atmosphérique (dépôt de particules).

e ministre de l'Aménagement du territoire, de l'Environnement et du Tourisme, Cherif Rahmani, a présenté la semaine dernière un exposé sur le budget de son secteur devant la commission des finances de l'Assemblée populaire nationale (APN) dans le cadre de l'examen des budgets sectoriels prévus dans le projet de loi de finances 2010. M. Rahmani a réaffirmé la détermination de son secteur d'accorder la priorité à la gestion des déchets solides, notamment industriels, et à la protection des écosystèmes qui représentent un patrimoine vital. Ces efforts sont par ailleurs soutenus par la consécration de la culture de préservation de l'environnement à travers la vulgarisation de l'éducation écologique dans les programmes scolaires.

Gestion des déchets solides Rahmani accorde sa priorité L
L

L’émission des métaux lourds par les activités humaines et industrielles a «augmenté de façon considérable

HAMMAM RIGHA (AÏN DEFLA)

Modernisation de la station thermale
PHOTO : H. LYÈS

a biologie environnementale a constitué le thème central d'un 1er colloque international ouvert dimanche dernier à l'université de Skikda en présence de plus de 150 universitaires de différentes régions du pays ainsi que de Tunisie et d’Espagne. La rencontre, étalée sur trois jours, a eu pour objectif, selon les organisateurs, de permettre aux chercheurs de présenter leurs travaux les plus récents relatifs à la pollution et au traitement des sols et d’offrir aux étudiants l’opportunité de mieux s’imprégner de la problématique traitée. Le colloque ambitionne également d’encourager la collaboration entre les laboratoires de recherche des universités et les milieux socioéconomiques en vue de «mettre en place une assise de concréti-

sation des études théoriques menées en la matière». Les participants ont débattu dans ce contexte de la «Trilogie écotoxicologie, biodiversité et biotechnologie» qui constitue l’axe principal de la rencontre. Les thèmes soumis aux débats «tombent à point», selon un participant, dès lors que les substances rejetées dans l’environnement, au titre des activités humaines, constituent «une source majeure de pollution difficilement dégradable». A ce propos, Noureddine Soltani, professeur à l’université de Annaba, a évalué dans une communication d’ouverture la pollution des sols dans le Nord-Est algérien. Il a précisé que la pollution des sols a une double origine, les activités agricoles (engrais, pesticides) et la pollution atmosphérique (dépôt de parti-

cules). Ces contaminations des sols tendent à «désorganiser, voire à diminuer leur activité biologique», a-t-il expliqué, précisant que le site «le plus pollué dans la zone étudiée» est celui d’El Hadjar, suivi des zones de Chbaïta Mokhtar et Aïn El Berda. De son côté, le Dr Naâmane Sleimi de la faculté des sciences, de Bizerte (Tunisie), a indiqué que la pollution de l’environnement est une «problématique actuellement en plein essor et ce, quels que soient les milieux considérés». Selon le Dr. Sleimi, l’émission des métaux lourds par les activités humaines et industrielles a «augmenté de façon considérable, touchant ainsi les différents niveaux du réseau tropique» (ensemble de chaînes alimentaires reliées entre elles au sein d'un écosystème, ndlr).

TION EXTINC ÈCES SP DES E

PARC NATIONAL DE CHRÉA (BLIDA)

Intérêt pour la chauve-souris

PHOTO : B. SOUHIL

❆Les déchets des palmiers
valorisés Des scientifiques français et indonésiens vont développer un projet pilote de production de minilarves d'insectes se nourrissant des déchets des palmiers à huile dans l'objectif de remplacer les farines animales dans l'alimentation des poissons d'élevage. Si la méthode faisait ses preuves, elle pourrait permettre une valorisation vertueuse d'une partie des 2,5 millions de tonnes de déchets végétaux qui sortent chaque année des usines de production d'huile de palme en Indonésie, le premier producteur mondial. A la base de ce procédé, figure un petit insecte ailé, l'Hermenia illucens, commun dans la zone intertropicale, dont les larves se nourrissent des résidus de fibre végétale des tourteaux de palmiers à huile, riches en nutriments (protéines et lipides).

ne Parc Uprèséquipe d’experts duespècenational de Chréa, dans la wilaya de Blida, s’intéresse de à l’évolution d’une de chauvesouris connue sous l’appellation de grand rhinolophe. Cette espèce qui est très fidèle aux gîtes de reproduction et d’hivernage, notamment les femelles, semble trouver les conditions de maintien optimales au niveau des grottes et tunnels désaffectés du Parc national de Chréa. Les recherches effectuées par les experts du Parc national de Chréa consistent à suivre les mouvements de migration de ce mammifère et inventorier les autres espèces avec lesquelles il cohabite. Ainsi, des sorties régulières sont effectuées par les équipes du parc vers les gîtes susceptibles d’héberger ces petits mammifères qui sont en forte régression en Europe et plus particulièrement en France, selon les responsables du parc. Equipés de GPS et de filets, ces équipes explorent régulièrement les grottes et tunnels

a station thermale de Hammam Righa, dans la wilaya de Aïn Defla, fera l’objet en 2010 de travaux de réhabilitation et de modernisation dans le cadre du plan «qualité tourisme», initié par le ministère de l’Aménagement du territoire, de l'Environnement et du Tourisme. Une commission relevant de ce ministère s’est déplacée récemment afin d’évaluer sur place le programme de réhabilitation devant toucher cette station réputée pour le traitement des différents types de rhumatismes ainsi que les maladies de la peau. Une station qui connaît des pics de fréquentation de la part des curistes et autres visiteurs en quête de loisirs et de détente durant les vacances d’hiver et de printemps notamment. Le site comprend un hôtel de 30 chambres, 112 bungalows, 30 appartements, un bloc thermal et une salle de rééducation.

L

pour mettre la main sur certains sujets pouvant faire l’objet de recherches. Selon ces mêmes chercheurs, la capture de ce mammifère n’est pas «évidente», car certains sujets rusés savent très bien se dissimuler à l’intérieur des fissures se trouvant dans les grottes et autres galeries et tunnels. Le régime alimentaire du grand rhinolophe varie en fonction des saisons, mais il dépend en grande partie des insectes. Généralement actif la nuit, ce mammifère se déplace dans l’obscurité en émettant des ultrasons. L’écho qui résulte de ces ultrasons permet à ce petit mammifère de localiser les objets d’en déterminer la taille et le mouvement avec une précision extraordinaire. Dans la culture populaire, l’image de la chauve-souris peut être bénéfique ou maléfique, selon les pays. A cause de son aspect étrange, ce mammifère est souvent victime d’idées reçues qui lui ont valu d’être longtemps persécuté par l’homme.

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CULTURE CONCERT DE POLYPHONIA ENSEMBLE DE BERLIN À ALGER
BLOC-NOTES
■ CONCERT LITTERAIRE Espace Noûn 9, rue Chaâbani(ex-Rabah Noël). Cet après-midi à 15h Concert littéraire «Bruit blanc» donné par Yann Apperry, auteur et Claude Barthélémy, musicien (Oûd) *Vendredi 13 nov. à 15h, toujours à l’espace Noûn Célébration de l’année Abdelkader Guermaz Hommage de Hamid Skif, projection-débat... ■ MUSIQUE World-afro-latino Salle El Mougar Jeudi 12 novembre à 19h Concert du groupe Ma Valise. Djing *Maison de la culture de Tlemcen Jeudi 12 novembre à 19h Soirée Dj-Vj «Automne Elektronik » et la salle Ibn Zeydoun Riadh El Feth-Alger Vendredi 13 novembre à 20h ■ VENTE-DEDICACE Librairie du Tiers-Monde Cet après-midi à 14h30 Feriel Baba- Aïssa signera son ouvrage Bab El Oued, le 10 novembre 2001: Pour que nul n’oublie paru aux éditions ANEP ■ CONFERENCE Palais de la culture-Alger Cet après-midi à 15h30 Conférence-débat intitulée D’une rive à l’autre Relectures de textes de Mouloud Feraoun Présentation: Mme AmhisOuksel Djoher, Professeur de Lettres)

Mozart dépasse le mur du son et de Berlin !
●Ce fut la grande évasion ! Et les gens n'ont pas eu à faire le mur pour assister au concert de musique classique donné, lundi soir, à l'auditorium Aïssa Messaoudene de la Radio nationale algérienne ● pour cause ! C'était le 20e anniversaire de la chute du Mur de Berlin. Et
ne célébration hautement historique de la chute du tristement célèbre Mur dit de la honte et de la bêtise humaine. Un certain jeudi 9 novembre 1989. L'avènement d'un nouvel ordre mondial. Cette commémoration a été célébrée sous le signe de l'amitié et la fraternité algéro-allemande incarnée par cette belle initiative commune émanant de la Radio algérienne, Deutsche Weller, radio et télévision internationale allemande, et l'ambassade d'Allemagne en Algérie, en coopération avec l'Institut national supérieur de musique d'Alger (INSM) et l'Orchestre symphonique de Berlin. «Le 9 novembre 1989, fut un jour heureux et douloureux. Une révolution non violente, non sanglante, démocratique et pacifique ayant changé la face du monde…», retracera l'ambassadeur de la République fédérale d'Allemagne, Matei I.Hoffmann. Le directeur général de la Radio algérienne, Tewfik Kheladi,

U

déclarera à propos du concert proprement dit et baptisé «Maân» (ensemble) : «C'est un échange fructueux basé sur le respect, la confiance et une volonté de deux organismes (la Radio algérienne et la Deutshe Welle) de construire des passerelles porteuses d'espoir…». Et justement, la formation animant ce concert de musique classique s'appelle Polyphonia Ensemble de Berlin qui compose de neuf musiciens issus de l'Orchestre symphonique de Berlin faisant dans la vulgarisation d'œuvres intéressantes et rares à destination d'un large public. Au programme figurait immanquablement le génial Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) à travers une partition déclinant des morceaux de bravoure comme de Sinfonia concertante Es-Dur, LargoAllegro moderato, Larghetto ou encore Rondo Allegretto. Un transport, un anti-poison contre le stress quotidien, une session acoustique homéopathique. Des notes «mozariennes», savantes, panoramiques, vraies et pas fausses tantôt guilleretttes tantôt primesautières, dramatiques,

insouciantes et interstellaires. Et surtout insolentes de créativité ! C’est que Mozart dépasse le mur du son et celui de Berlin. La seconde partie du livret proposait un autre virtuose. L’alter ego de Beethoven sur la Symphonie n°7, Louis Spohr (1784-1859). Une musique bien «chambrée», solennelle, emphatique et altière. Et puis la beauté de la tristesse, très éloquente ! Un grand moment de

musique copieusement ovationné par un public averti. Un concert retransmis en direct et en simultané sur la chaîne culturelle algérienne, 54 stations locales et bien sûr sur la Deutshe Welle. De front, la Deutshe Welle s’inscrit dans une démarche d’ouverture à de nouveaux partenaires. A l’image et au...son de celui musical avec l’Institut national supérieur de musique(INSM). Des

ateliers et des master-classes avec les élèves de l’INSM portant sur des possibilités d’interprétation et d’expression avec des œuvres classiques de musique de chambre et à la fusion avec la nouba andalouse. Une belle leçon de bonne intelligence universelle ! Et comme dirait JFK : «Ish been ein berliner ! » ( je suis un Berlinois!). K.Smaïl www.dw-world.de.

PHOTO : D. R.

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El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 19

CULTURE CINÉMA. 11E FESTIVAL DU FILM DE MUMBAI (29 OCTOBRE-5 NOVEMBRE )

Made in Algeria
● Parfaitement orchestrée sous la présidence de Shyam Benegal, la direction de Srivinasan Narayanan de Mumbai academy of moving image est le précieux support du riche groupe Ambani Reliance Big Entertainment, le succès du 11e Festival du film de Mumbai ne s'est pas fait attendre. Bonne présence du cinéma algérien.
Mumbai (Inde) De notre envoyé spécial longue chronique du cinéma mondial dans Mumbai où l'amour du cinéma est une chose larAzzedine Mabrouki gement connue.

L

e 11e Festival du film de Mumbai a pris cette année l'allure d'un carrefour joyeux, vigoureux, fascinant d'échanges entre les cinémas de tous les horizons du monde avec 200 films et la participation de 56 pays. La Chine est encore loin de Malek Bensmaïl, portrait saisissant de Ghassira, village mythique des Aurès, a séduit le public indien de Fun Republic cinema par la force de son témoignage et aussi par le ravissement créé par le décor hypnotique aurésien classé patrimoine mondial. Belle occasion de montrer en Inde un travail talentueux «made in Algeria». A signaler aussi que le manque de moyens a engendré pour Z'har de F. Zamoum un travail très limité, un brouillon suite à un enchaînement de mauvais coups et de cafouillages au tournage. Mais il suffit de revoir, au milieu du public de Mumbai, le soin méticuleux avec lequel Malek Bensmaïl a fait son film et aussi la joyeuse et admirable mise en abîme de Casablanca dans Casanegra de Nourredine Lakhmari pour se dire que le cinéma maghrébin est quelque fois capable de miracle. En Inde, pays du cinéma par excellence, les valeurs sûres se trouvent souvent au Bengale. Voir la sensibilité extrême de la mise en scène de Rituparno Gosh dans Abohomaan (l'éternel) où Aniket, cinéaste renommé de Kolkota (Calcutta), marié à Deepti, l'actrice de ses premiers films, voit soudain sa vie bouleversée par l'apparition de Shikha, jeune actrice d'une extrême beau-

JOURNALISME PRIX ABDELHAMID BENZINE
A l’occasion de la septième commémoration de sa disparition, l’association les Amis de Abdelhamid Benzine rééditent le prix du Journalisme, presse écrite et radio dans les trois langues (arabe, tamazigh et français), qui sera décerné le 6 mars 2010. Seuls les enquêtes ou reportages portant sur les problèmes de société en Algérie seront pris en considération. Les participants devront remettre un seul article paru dans les médias nationaux, à partir de mars 2008, et non primé par ailleurs. Les journalistes ayant déjà été lauréats du prix Abdelhamid Benzine ne peuvent pas postuler. Deux prix (1er et 2e) ainsi qu’un prix spécial du jury (en hommage à un journaliste qui aurait consacré sa vie à la liberté d’expression) seront attribués aux lauréats. Les journalistes sont priés de déposer leur dossier avant le 6 février 2010. Le dépôt des dossiers se fera à la librairie Mille Feuilles, sise au 26, rue Khelifa Boukhalfa-Alger. Pour de plus amples renseignements, contacter : Belkacem Mostefaoui : 07 72 22 89 50. Ou Abdenour Belanteur : 05 50 17 37 67. Ou Souâd Inal : 07 71 75 17 78.

Malek Bensmaïl, une valeur sûre de cinéma algérien

La superstar de Bollywood, Amitah Bachchan

té. Univers complexe du milieu artistique bengali recréé et mis en scène dans un style d'une cohérence indiscutable par Gosh, auteur inventif et profond. Le 11e Festival de Mumbai a honoré Shashi Kapoor, Amitabh Bachchan (surnommé Big B en Inde), Théo Angelopoulos et primé de jeunes cinéastes, comme l'Anglais Dominic Murphy lauréat du grand prix (Golden gateway of India) pour son film White Lightin. Dans la section Indian Frame, d'une indéniable rare qualité, beaucoup de films tranchaient encore par leur singulière originalité. Comme le riche Kutty Srank (Sailor of Hearts ) du cinéaste du Kérala, Shaji Karun qui mélange légende, théâtre, danse pour nous plonger dans un monde beau et énigmatique à la fois. Shaji karun est l'auteur d'un classique du cinéma indien Piravi, chef d'œuvre inégalé réalisé en 1988.

D'autres productions comme Ghanda (The smell) de Sachin Kundelkar, Aadami de Amit Datta, Vihir de Umesh Vinayek Kulkarni sont proches par bien des côtés. Loin de la lourdeur obsessionnelle des grosses productions, leurs auteurs s'impliquent dans le courant du cinéma de qualité (quality film). Leur travail est brillant, sincère, convaincant, loin de la mécanique commerciale de Bollywood. Le Festival de Mumbai est désormais une valeur sûre dans le circuit des festivals internationaux. Pris en main par une bande sympathique de cinéastes et acteurs au sein de la MAMI ( Mumbai Academy Of Moving Image ) comme Shabana Azmi, Amol Palekar, Jaya Bachchan, Farhan Akhbar..., le festival a présenté un programme de grande classe à un public impressionnant, amusé d'assister, pendant une semaine, à une

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El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 21

E S PA C E D E S L E C T E U R S

Les vautours
Malgré les mesures prises par le ministère du Commerce pour mettre fin à la crise du ciment qui perdure et qui commence déjà à s’enraciner, les spéculateurs de ce produit indispensable ne sont nullement «inquiétés», bien au contraire, ils ont «généralisé» cette pénurie à l’ensemble du territoire national en défiant l’Etat et ses institutions (justice, services de sécurité…). La crise persiste pour le plus grand bonheur de ces vautours, qui encore une fois, ont gagné la bataille de la spéculation en l’absence de l’Etat. Sinon, comment expliquer qu’après 8 mois de crise, ce produit est disponible en grande quantité chez des revendeurs avec un prix défiant toute logique. Est-il concevable qu’un Etat avec son arsenal juridique et ses institutions n’a pas à ce jour mis fin au diktat de ces vendeurs-spéculateurs ? M. BK. Aïn Defla

e vous informe que le cours d’eau prend sa source dans l’un des monts Beni Chougrane, ses eaux passent sous la RN4, reliant Alger à Oran, précisément à quelque 200 m à l’est de Sahouria, avant de se perdre en mer au niveau de la plage d’El Mactaâ. L’ancien responsable des services hydrauliques, qui avait servi dans le secteur au début des années 1980, avait jugé utile, certainement sous la pression des événement naturels ayant prévalu à l’époque, de détourner l’oued Haddad de son cours initial en 1983. Une année que les riverains du nouveau tracé marqueront d’une pierre noire et pour cause. Depuis lors, les crues de cet oued les menacent régulière-

L’oued détourné J

Frustration
justement ce qui m’a incité à vous interpeller pour que ce cours d’eau soit réorienté vers son lit initial tracé par Dame Nature et présente le mérite de préserver les bonnes terres, tout en permettant la réouverture du chemin communal sus-cité et qui éviterait désormais aux nombreux agriculteurs de faire bien des détours avant de rejoindre leurs terres d’exploitation. Je vous informe Monsieur le Ministre que le wali de Mascara, accompagné d’une délégation et des différentes autorités locales, s’est rendu sur les lieux et a constaté la situation de l’oued Haddad. Par ailleurs, nous avons à travers une émission de TV pris connaissance des préoccupations du village de Sahouria relatives à cet oued. Nous vous avisons que le ministre de l’Intérieur et le ministre des Ressources en eau ont chacun en ce qui le concerne sensibilisé la population pour que cette dernière soit vigilante vis-à-vis de ces oueds qui constituent un danger permanent. A cet effet, notre espoir demeure grand quant à une prise en charge effective de ce problème pour y trouver une solution définitive. Subsidiairement à cela, les agriculteurs de la ville des Oranges s’interrogent sur la situation de la retenue collinaire au niveau d’El Ghomri et voudraient savoir où en est le projet. Benaouda Abdellah citoyen de Sahouria, daïra de Mohammadia, Mascara J’ai l’honneur de porter à votre connaissance les faits suivants : je suis docteur vétérinaire chargé de cours en chirurgie exerçant depuis 31 ans. J’ai soumissionné pour l’appel d’offres émis par le zoo du Jardin d’essai d’El Hamma, qui recherchait un vétérinaire spécialiste consultant. Après ouverture des plis et analyse des dossiers, je fus retenu au détriment du vétérinaire qui était déjà en poste comme consultant depuis deux mois, le choix de la commission a été modifié. Un deuxième appel d’offres a été effectué en avril 2009. J’ai redéposé un dossier ainsi qu’un autre candidat, mais pas le vétérinaire consultant du zoo et, à notre grande surprise, c’est ce dernier qui a été retenu sans aucune explication. Certaines anomalies ont également retenu notre attention, à savoir : l’absence de commission pour l’étude des dossiers. La convention du vétérinaire consultant datée du 20 novembre 2008 au 20 novembre 2009, alors que le premier appel d’offres a été lancé en mars 2009. Yassine Mimouni docteur vétérinaire, spécialiste en chirurgie 6, rue El Khawarizmi, Kouba, Alger

ment à chaque hiver, allant jusqu’à couper la RN4, en leur point de rencontre, le même sort étant réservé au chemin communal n°13 reliant Sahouiria à Mactaâ Menaouer, un village anciennement socialiste et qui borde la RN17 reliant Mohammadia à la ville de Mostaganem sur la côte du Dahra. C’est dire les nombreux dégâts causés aux terres agricoles par les inondations par l’oued sorti de son nouvel itinéraire et dont les eaux boueuses entraînent sur leur passage la couche fertile de ces terres condamnées à la stérilité. Une conséquence qui aurait été à l’origine du rétrécissement de la plaine de Habra, amputée ainsi de plusieurs centaines d’hectares. C’est

Déchargé
ommé en qualité de maître spécialisé de l’école fondamentale par arrêté ministériel en date du 1er janvier 1991 et classé précédemment dans la catégorie 13/4, je me retrouve actuellement rétrogradé à la 13/2, catégorie correspondant à la 10 du présent statut général de la Fonction publique. Après 40 ans de sacrifices, en guise de récompense, le binôme infernal administration-UGTA, sans aucun état d’âme, n’a rien trouvé de mieux que de me priver de mes droits inaliénables afférents à ma fonction de maître d’application, en me plaçant dans une situation inférieure à la précédente. Ce reclassement, ou plutôt ce

N

Acte définitif
Je suis né le 13 janvier 1953 à Taboudoucht, commune des Aghribs, wilaya de Tizi Ouzou. Je vous informe que j’ai acquis un lot de terrain à bâtir n°12 îlot n°10 à usage d’habitation familiale dans le cadre des réserves foncières communales, lotissement social au lieudit Agouni Oucharki, en date du 23 août 1996, et mon dossier se trouve actuellement au niveau de votre agence de Mekla sise ultérieurement à Fréha, cité EPLF. Je vous signale que je me suis déplacé à plusieurs reprises à Fréha et mon dernier déplacement durant l’année 2008 était vers Mekla. J’ai réglé la totalité du prix de cession du terrain, les frais d’acte notarié et ainsi qu’un complément de paiement concernant l’assainissement des VRD. Je dispose de toutes les pièces justifiant l’achat de ce lot de terrain à bâtir. A cet effet, l’agence a commis un très grand retard, à savoir plusieurs années, pour la délivrance de l’acte de propriété pour l’obtention du permis de construire. Aussi, l’agence foncière nous a même remis le cahier des charges du lotissement social des Aghribs et a aussi convoqué les acquéreurs pour procéder au bornage des lots le 30 octobre 2003, malheureusement rien n’a été fait à ce jour. J’ai été convoqué le 03 septembre 2001 pour la signature de mon acte de propriété. Cela fait des années que j’attends avec impatience la délivrance de l’acte définitif du lot de terrain, lequel, j’espère, sera établi dans les meilleurs délais. Ouabou Khelfa
Bt 4, cage C, n° 10 UV7 Cité du 8 mai 45, B.E.Z., Alger

déclassement inique arbitraire, n’est rien d’autre qu’une sanction de rétrogradation qui ne repose sur aucun argument logique, juridique, digne et crédible. Le motif de rétrogradation lié à la suppression du corps des maîtres spécialisés dans le nouveau statut ne tient pas la route, eu égard à mes états de service (39 ans de service dont 17 ans dans le corps des maîtres d’applications). Au lieu de bénéficier d’une promotion dans l’avancement de ma carrière, l’administration, appuyée par le coup de Jarnac de l’UGTA, m’a injustement relégué de 20 ans en arrière alors que je serai bientôt la retraite. Dans un état de droit digne de ce nom, on

ne biffe pas d’un trait de plume 40 ans de sacrifices au service de l’éducation nationale. Pourquoi l’ingratitude de l’administration pèse-t-elle plus lourde que mes états de service ? Le nouveau statut est truffé d’anomalies criantes, parmi elles, j’en citerai une : un directeur d’école est classé à la 12 alors qu’un instituteur diplômé universitaire (licence, ingéniorat…) est à la 11. Si l’on a bien remanié la Constitution, pourquoi ne pourrait-on pas le faire pour le nouveau statut. C. Mouloud, maître d’application. école primaire Saïd Doukar, Tizi Ouzou

Inquiétude
Nous, citoyens résidant à la rue Mohamed Boumezrag Bab El Oued, Alger et ses environs attirons votre attention afin de vous exposer un danger qui nous touche particulièrement ainsi que nos enfants. En effet, nous constatons l’installation d’une antenne d’une hauteur d’environ 15 m «émission-réception» d’un opérateur téléphonique sur la terrasse d’un bâti commercial d’un particulier en construction au 18, rue Mohamed Boumezrag, BEO, Alger. Ce genre d’antenne est une menace pour la santé des personnes exposées et une contamination à court et long termes, d’où résultent des maladies graves, ainsi que le risque de son effondrement imminente vu sa hauteur. Liste des signataires

Précision sur la coopérative Sarah
n tant que premier magistrat de la commune, je me dois de veiller à ce que la réglementation en vigueur soit appliquée dans toute sa rigueur. Notre administration gère les problèmes et préoccupations des citoyens de notre commune dans une transparence et sérénité totale et cela en conformité avec les lois de la République. Par ailleurs, nous tenons à préciser aux gestionnaires, administrateurs de cette coopérative qu’ils sont dans l’illégalité absolue. En effet, malgré les mises en demeure notifiées par voie d’huissier, les travaux n’ont jamais cessé et cela sans

E

permis de construire et ce, depuis l’année 2005 et leurs agissements qui visent à mettre les services techniques de la commune devant le fait accompli sont inadmissibles. En ce qui concerne le renouvellement de leur permis de construire expiré en 2005, le dépôt de la demande a été effectué le 30 septembre 2006, soit avec deux années de retard et cela sans interruption des travaux. Des réponses motivées par des prescriptions techniques ont été transmises aux gestionnaires de cette coopératives en date du 27 janvier 2007, contrairement aux allégations

émises par ces «coopérateurs». Nous tenons aussi à apporter un démenti formel, quant à la désignation par nos services du bureau d’études privé pour la délimitation de votre propriété, mais c’est bel et bien le gestionnaire de la coopérative qui l’a engagé. La carence du bureau des gestionnaires, qui n’a d’ailleurs pas daigné répondre à ce jour à notre service technique, vous a induit en erreur. Aussi, avant de porter des jugements de valeur et tenir des propos infamants à mon encontre, nous vous conseillons de vous adresser aux gestionnaires de votre

coopérative pour de plus amples informations. C’est leur carence, leur négligence et leur gestion non conforme aux normes techniques qui ont coûté la vie à deux jeunes ouvriers, suite au tragique accident survenu le 13 octobre dernier. Il est regrettable de constater que des vies humaines aient été mises en danger à cause de l’irresponsabilité des gestionnaires de la coopérative Sarah, et il serait souhaitable que de pareils événements ne se renouvellent pas dans le futur. Le président de l’Assemblée populaire communale de Raïs Hamidou

Quelles précautions ?
’Algérie dispose-t-elle vraiment d’un plan antigrippe porcine ? Quoique nous répondent nos responsables, la réponse est non ! Où est la preuve ? Quand on est soucieux de la santé publique et du combat contre la propagation de la grippe porcine, on ne laisse pas les transporteurs publics et privés entasser les voyageurs dans les bus à longueur de journée. Un seul malade peut contaminer des milliers de personnes en une seule journée. On peut réduire cette probabilité en respectant le nombre de places et en procédant au lavage systématique et journalier des moyens de transport tôt le matin, tard

A nos lecteurs
lorsque l'on veut régler un problème, rien n’est plus facile. A voir l’exemple des transports privés (28 places-32 places) des stations Triolet ou Aïn Allah qui ont bien réglé le problème. De plus, leur gabarit est réduit par rapport aux bus SNVI et aux bus Vanhool qui facilite. Messieurs les Ministres, travaillez un peu ! Faites quelque chose pour les citoyens sans moyens. Ne vous occupez pas que des grands projets. Les projets de proximité sont les plus utiles pour le bien-être des citoyens. Bougez SVP ! Groupe de médecins, véritablement citoyens
Dans l'impossibilité de publier les innombrables lettres adressées à notre journal, le service du courrier recommande à ses lecteurs de proposer des sujets d'intérêt général. Le contenu doit se limiter strictement aux faits concis et vérifiables. La rédaction se réserve le droit de sélectionner les lettres à publier selon les critères déjà cités. Seules les lettres adressées par poste sont publiables. Le courrier non publié ne peut faire l'objet de restitution. NB : La publication est gratuite

L

la nuit et en les désinfectant après lavage, comme le font les pays qui respectent leurs citoyens et se soucient de leur santé, de leur vie. Par le biais de cette lettre, j’ai soulevé le problème de l’anarchie du transport urbain. Pourquoi n’y a-t-il pas suffisamment de bus, alors que les investisseurs sonnent à toutes les portes (directions de transport de wilayas) pour avoir une ligne de transport ? Pourquoi les citoyens sont-ils obligés de s’entasser comme du bétail ? N’est-ce pas honteux pour l’image du pays, alors que les investisseurs n’attendent que le feu vert pour le régler. La réalité montre que

El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 23

É V O C AT I O N ABDELAZIZ OUABDESSELAM

Le formateur discret qui n’a jamais démérité
Par Abdelhamid Hamitou (*) bdelaziz Ouabdesselem vient de nous quitter à l'âge de 92 ans, que Dieu ait son âme. On ne saurait demeurer silencieux devant la perte d'un si grand homme, si peu connu du public, et qui a pourtant contribué à la formation de milliers d'ingénieurs, ceux-là mêmes qui assurent la bonne marche et le développement socioéconomique de notre pays. C'est pourquoi nous tenons à lui rendre cet hommage particulier. M. Abdelaziz naquit dans les montagnes de l'Atlas, le 18 novembre 1917, à Beni Ghobri (commune d'Azazga). D'une famille d’intellectuels, son père, Bélaïd, interprète judiciaire, avait reçu en 1897, le premier prix d'arabe au lycée Bugeaud, (l'actuel lycée Emir Abdelkader). Après avoir accompli ses études primaires à Bouira, il suit des études secondaires à Alger dans le même lycée que son père, jusqu'à obtention du baccalauréat. Il opte pour la voie difficile des classes de mathématiques supérieures et mathématiques spéciales pour être admis en 1937 à l'Ecole nationale supérieure d'hydraulique et de mécanique de Grenoble. Mais, la Seconde Guerre mondiale l'empêche d'achever ses études d'ingénieur. La guerre terminée, il s'inscrit à l'université de Grenoble et obtient sa licence en mathématiques, puis le certificat d'études approfondies en astronomie et le certificat de statistiques. En 1947, M. Abdelaziz revient à Alger pour entamer une brillante carrière de professeur de mathématiques au lycée Bugeaud puis au lycée franco-musulman de Ben Aknoun. Cet établissement, réservé exclusivement aux élèves arabisants, dispensait un programme d'un niveau moyen, et tellement insuffisant en mathématiques que les élèves ne pouvaient pas se présenter au baccalauréat et a fortiori poursuivre des études supérieures. Ils étaient ainsi forcément destinés à des postes subalternes juridiques ou administratifs. Mais M. Abdelaziz qui voyait en ses élèves des potentialités pouvant dépasser le niveau de formation de cet établissement, en dépit d'une inspection académique hostile à toute promotion, leur dispensa des cours qui permirent à nombre d'entre eux de réussir au baccalauréat puis de poursuivre brillamment des études universitaires et compter ainsi parmi les hauts dirigeants et cadres supérieurs qui contribuèrent plus tard, après l'indépendance, au maintien à flot du pays. Se sentant menacé après la grève de 1956, il quitte Alger pour se réinstaller à Grenoble et

A

reprendre l'enseignement des mathématiques comme professeur au lycée Champolion. Il y laissera le souvenir d'un enseignant compétent, consciencieux et travailleur. En 1962, l'indépendance acquise, M. Abdelaziz revient à Alger où la course au pouvoir et aux postes politiques supérieurs battait son plein. Alors qu'il pouvait fort bien prétendre à une fonction politique de haut niveau du fait de sa qualité de membre permanent de la Fédération FLN de France, il préféra continuer à servir en tant qu' enseignant. Il sera chargé de deux missions importantes qu'il accomplira avec plein succès : d'une part, celle de rouvrir les portes de l'Ecole nationale d'ingénieurs d'Alger, un établissement laissé exsangue après le transfert de ses archives vers la métropole et le départ massif de ses professeurs, et d'autre part, celle de remplir la fonction de co-recteur de l'université tout aussi désertée par la puissance colonisatrice. La réouverture de l'enseignement supérieur ne pouvait consti-

tuer une tâche aisée dans une Algérie nouvellement née, blessée, martyrisée et sortant d'une guerre longue et ravageuse. De fait, cette tâche s'avéra monumentale, complexe, mais aussi très urgente, car l'avenir universitaire et intellectuel de la nation en dépendait. Conscient de la situation catastrophique dans laquelle se trouvait l'Ecole nationale d’ingénieurs et des difficultés liées à un environnement défavorable, M. Abdelaziz prit en main la destinée de cet établissement. Son grand mérite fut de remettre sur pied cetrte école dès la première année de l'indépendance en mettant en place de nouvelles spécialités telles que la chimie, les télécommunications, le génie civil, les mines et la géologie et l’économétrie. Il équipa l'école de laboratoires de travaux pratiques, d'une bibliothèque riche en manuels et publications scientifiques internationales, même l'internat et le restaurant furent ouverts. En bon gestionnaire consciencieux et à l'esprit ouvert, Si Abdelaziz s'habitua rapidement aux

techniques de management les plus modernes et put ainsi organiser rationnellement tous ces départements pour les rendre particulièrement efficaces en les dotant d'un personnel enseignant et de cadres techniques hautement compétents et dévoués. Il introduisit l'enseignement de la langue arabe comme matière obligatoire pour l'obtention du diplôme. Avec son agrément, une salle de prière fut également ouverte. L'école enfin opérationnelle, dans les délais impartis, baptisée «Ecole nationale polytechnique», attendait fièrement et avec assurance l'arrivée des nouveaux bacheliers. Aucune publicité ne fut nécessaire pour séduire et captiver les premières promotions d'élèves dont je faisais partie. Je me souviens que l'école a démarré avec un nombre d'élèves réduit et inférieur à celui des professeurs, ce qui, malgré tout, a permis de bénéficier d'une attention accrue de la part des enseignants. Malgré ses nombreuses tâches et lourdes responsabilités, qu'il assumait avec calme et sans jamais se départir de sa modestie et de sa douceur, notre regretté directeur assurait lui-même les cours de statistiques et de mathématiques dans plusieurs facultés et institutions d'Alger encore déficientes en cadres et enseignants supérieurs. De nombreuses universités étrangères, en Angleterre, France, Suisse, Autriche, Maroc, Egypte .... Ie sollicitèrent pour donner des cours ou des communications scientifiques. Abdelaziz Ouabdesselam trouvait sa satisfaction dans la réussite de ses élèves et la réputation de son école d'ingénieurs qu'il a réouverte et considérablement développée et dont le diplôme demeure à ce jour l'un des rares officiellement reconnus à l'étranger. Plus de 40 000 ingénieurs, quelque 600 magisters et 163 doctorants y ont été formés. Nombre d'entre eux occupent des postes de haute responsabilité scientifique, économique et politique tant en Algérie qu'à l'étranger. Ces résultats éloquents témoignent de la mesure de cet homme et de ses mérites pour sa contribution inestimable à la construction de son pays. Juste avant de rendre son dernier soupir, dans un ultime et exceptionnel moment de clairvoyance, il récite avec effort la «chahada», d'une voix haute et entrecoupée. Telles furent ses dernières paroles. A sa famille éplorée, l’Association des anciens médersiens présente, par le biais de son président Aït Belkacem Mourad, ses sincères condoléances est l’assure de sa solidarité en cette doulouesue épreuve. (*) A. H. Ancien élève de l’ENP
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El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 27

JEUX - DETENTE
HORIZONTALEMENT : 1.Mécanismes de fermeture 2.Gaz rare. Objectif. Partirait 3.D’avoir. Conifère. Poème 4.Qui tient de l’habitude prise. Panoramas 5.Ville allemande. Résonne. Refroidit 6.Axe sur une carte. Habitation russe. Hasard. Symbole 7.Un vrai drame en Asie. Qui sont au commencement 8.Bugle à fleurs jaunes. Plante aromatique. Symbole. Et la suite 9.Première version. Ruminant d’Europe. Pas cuite 10.Pays. Note. Chiens 11.Heureux élu. Permanentes dans une contrée déterminée (maladies) 12.Vieille note. Religieuses. Ouvre une épitaphe 13.Vient. D’une seule couleur. Expert 14.Marque la nouveauté. Partisan de la doctrine d’Arius. Métal blanc 15.Lieux de relâche. Débarrassés de leur eau. VERTICALEMENT : 1.Qui font ressortir avec force. Preneur de son 2.Réfléchi. Rivière d’Ethiopie. Bagnoles 3.Bandages élastiques. Apparu. Echange direct de marchandises 4.Huitième sur douze. Amour de Zeus. Ancienne U.E. 5.Roche métamorphique. Interjection. Relatif à la neige 6.Un peu snob. Longue période 7.Fleuve russe. Sans vie. Queue de souris 8.Unité de mesure de flux lumineux. Marque l’égalité. Grimace 9.Copulative. Bramât. Insulaire 10.Fin de série. Plumards. Interrogatif 11.Cheveu. Passereau. Nettoyées 12.Symbole. Petit de la vache. Solutions. Demi-tour 13.Ivre. Vin espagnol. Coup au golf 14.Concepts. Large cuvette. Hurle 15.Extraits. Actions de revenir en arrière.

Quinze sur 15
1 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 2 3 4 5 6 7 8 9

N° 2429

10 11 12 13 14 15

Mots Croisés
1 2 3 4 5 6 7

N°3359

Par M. IRATNI
8 9 10

I II III IV V VI VII VIII IX X

HORIZONTALEMENT
I- Qui se termine en pointe. II- Personne au comportement affecté - Fait le pont. III- Epreuve sportive. IV- Intercales - Avant la date. V- On le met à l’index - Petit sourire. VI- Et tutti quanti - Président slave. VII- Divulguer. VIII- Ouvre le feu - Vieux chantres. IX- Fruit. X- Du poids à perdre - Compagnon du voyageur.

VERTICALEMENT
VERTICALEMENT : 1.DIFFICULTES. UNO 2.ENORMITE. UTERUS 3.VIRE. NI. RPN 4.ETES. ESSORRAIENT 5.RISQUEE. DATTES 6.GA. UB. STERER. PS 7.SEUX. EVE 8.IS. INTIMES. ST 9.DAN. AEDES. PRE 10.ANCHOIS. ENTRAIN 11.EA. ESTAT. ER 12.EPRIS. PITIE 13.LESTE. TETANISE 14.AIS. OGRE. RIE 15.AS. EPOUSAIT. TON.
1- Dû au hasard. 2- Petit cahier de poche. 3- Oiseau sacré - Ruminants. 4- Fixer le cours - Ecolo. 5- De la même mère. 6- Anciennes monnaies - Pas bien élevé. 7- Liqueurs. 8- Peu emballés. 9- Reporter. 10- Sert à lier - Préfixe novateur - Façon de boire.

SOL. QUINZE SUR 15 PRECEDENTS : HORIZONTALEMENT : 1.DEVERGONDAGE. AA 2.INITIAI. AN. PLIS 3.FORES. SINCERES 4.FRESQUES. HAIS 5.IM. UBU. FO. STOP 6.CITEE. XI. IE. EGO 7.UT. SES. NASSE. RU 8.LENS. TATE. TES 9.IODE. IDEALE 10.EU. RAREMENT. TRI 11.STRATE. EST. PAIT 12.EPITRES. REINE 13.ORNEE. PARTI 14.NU. PETRI. ISEO 15.USITES. SENSEE.

SOLUTION N° 3358
HORIZONTALEMENT

Biffe Tout
M H E P B N O I T A N A M E E N U A D O M L A B O U R E U R E A N M I U O E T I S A R A P R C S E E U L L B A L L A D E E I N I T A L E P G L M L F N L N U A L E U F E A E I A I I

N° 2429
E S E S S L D N C V M R M G A T U I A V I E N E E O O I U M R C L G A A A R C G T I T R E A C I E L B N G U E O R P A D C E M O A O R E U M R L O N N E S G M T A R I V A L U R T E O I M I P E M R I F N I M O L E O O P O B L I G E A N C E H C N E D E R U T N A V E D L N
RÈGLE DU JEU Biffer tous les mots de la liste que vous retrouverez dans la grille, en utilisant tous les sens possibles. Les lettres qui n'auront pas été cochées serviront à former le mot défini ci dessous.

AGAVE - AISANCE - APLOMB - BALLADE BANCAL - CERUMEN - COMMA - DETENU DEVANTURE - ECARTELER - EMANATION FIGURANT - FLUIDE - GENEALOGIE - GRAPPE - HAMEAU - HORLOGE - INFIRME - INSUCCES - LABOUREUR - LENDEMAIN - MILIEU MIROIR - MUER - NASILLER - NOTION OBLIGEANCE - OPTIMAL - PARASITE - POULE - RIVAL - SAGE - TOME - VAL
chargés de diriger redonner des forces suit avec discrétion grand rabot astronome polonais partez !

I- DISPATCHER. II- EMASCULER. III- SM - REVER. IV- EON - POSE. V- SLIP - ALI. VI- PALADIN - IN. VII- ET SU E- LEE. VIII- RESSENTIR. IX- EUTES IVRE. X- ERES - OREES.

VERTICALEMENT
1- DESESPEREE. 2 IMMOLATEUR. 3- SA - NIL - STE. 4- PSI - PASSES. 5- AC - DUES. 6- TURONIEN. 7- CLES - TIR. 8- HEVEA - LIVE. 9- ERE - LIERRE. 10- REINE - ES.

Fléchés Express
planète extrêmement rare

N° 2429
ancienne république

DEFINITION : élément d’un vaisseau spatial (06 lettres)
Solution Biffe Tout précédent : SURBAISSÉ

individu malhonnête auxiliaire traînassa

Tout Codé
Manque de ferveur
1 2 4 5 10 4 7 5 16 16 5 17 3 10 2 8 11 11 11 7 10 6 10 5 2 1 1 2 3 5 6 11 4 10 3 7 4

N° 2429 En vous aidant de la définition du mot encadré,

définition du mot encadré
5 11 3 4 14 6 7 5 18 15 11 10

complétez la grille, puis reportez les lettres correspondant aux bons numéros dans les cases ci-dessous et vous découvrirez le nom d’un personnage
personnel

6 7 11 7 4

7

5 12

8 3 10 5 5

6

5 4 5 8 6 5 1

9 5 4 11 7 16 6 5 12 3 7 3 5

fromage agréable points opposés symbole cancres moquerie collective récipient poils support de voilures le Maître de l’Univers injustice grave lettres pour coopérant unité de vitesse un chrétien chez nous choc psychologique ratite longs et minces

rend

10 4

V

6 5

7 13 5

5 8

2 5 13 5 7 16

6 3 6 11 1 5 4 2 10

3 8 17 5 6 11

15 5 4

passa à table

grugé remarque

F

6 11 3 2 11

5 10

4

5 6

5 3 10 11

4

16 4

manche anglais

SOL. TOUT CODÉ PRECEDENT : RELLE - ISABELLE ADJANI
SOLUTION FLÉCHÉS EXPRESS PRECEDENTS :
HORIZONTALEMENT : INTERDITE / RABAISSE / TIRETTE / CT / ESOPE / CHUTE / AT / IFS / ERNE / OSEES / INN / SR / CAID / BAISER / CI / NETS / DUO / ET / AS / ALN / ETRENNES. VERTICALEMENT : ENRICHISSANTE / TARTUFERIE / BEBE / TSE / STAR / RATEE / ESSE / EDITS / CR / ISEO / RIA / DAN / ITS / PANNICULE / EE / ETENDIONS.

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El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 28

L’ÉPOQUE
ON VOUS LE DIT LA MÉSAVENTURE D’UN OCTOGÉNAIRE

Hamid Bessalah veut le haut débit
Une série de mesures à même d’améliorer le débit de l’internet notamment ont été prises par le ministère de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, a indiqué lundi à Alger, le ministre du secteur, Hamid Bessalah. «La décision a été prise pour l’amélioration de la bande passante locale et internationale, l’augmentation du nombre d’accès à l’internet (ADSL) ainsi que la mise à disposition au profit des abonnés de modems de qualité», a affirmé M. Bessalah, en marge du séminaire international sur la Télévision numérique terrestre (TNT). Cette décision a été prise lors d’une séance de travail «très intense» avec les cadres d’Algérie Télécom (AT), samedi dernier, pour prendre en charge tous ces aspects, a souligné le ministre, précisant qu’il suit «leur application au jour le jour».

Un étrange fait divers
● Cette petite négligence aura pour lourde conséquence l'ordonnance d'un mandat d'arrêt en 1994.
our un chèque au montant insignifiant datant de 1984, non parvenu à son destinataire pour des raisons inconnues, le retraité de la DNC est rattrapé par le temps. B. Mostefa a reçu ce 2 novembre une convocation du commissariat de Bordj El Kiffan pour affaire le concernant. Il se dit que «c'est sûrement pour une invitation tardive aux festivités du 1 er Novembre». Très connu dans sa commune, cet ancien officier supérieur de l'ANP, octogénaire, invalide suite aux années de bons et loyaux services, était loin d'imaginer qu'il allait vivre des moments pénibles pour son âge et sa fierté personnelle. Sans le savoir, il était sous le coup de poursuites judiciaires ces quinze dernières années. Pourtant, à maintes reprises, il a été contrôlé par les services de police à l'occasion de voyages à l'étranger sans jamais avoir été inquiété. L'histoire commence en 1984. Il était gestionnaire de la DNC. A ce titre, il a signé un chèque à l'ordre d'un partenaire de cette société. Mais on ne sait par quel concours de circonstances le chèque a traîné dans les services durant de nombreuses années, sans parvenir au service bénéficiaire. Dix ans après, en 1994, la DNC subit la liquidation. L'intéressé est à la retraite depuis dix ans. C'est alors que ce chèque, d’un montant modique de 19 000 DA, devient un

Un centre clientèle pour Samsung
Samha Home Appliance et Samsung Electronics Algérie ont inauguré à Hydra leur premier centre de service clientèle en Algérie pour les produits audio-visuels et électroménagers (CSP). Il est conçu pour offrir une expérience améliorée dans le domaine du service client et il est en harmonie avec la nouvelle initiative globale de Samha et Samsung Electronics pour fournir un soutien des services et une réactivité de très haut niveau pour ses clients et ses revendeurs. Samsung a offert depuis son installation en Algérie des produits innovants et de haute technologie. L’ouverture de ce centre est un engagement supplémentaire de la marque coréenne dans le marché algérien qui s’ouvre de plus en plus à l’innovation. Samsung envisage d’établir 83 centres de service dans 58 grandes villes des 25 pays d’Afrique et du Moyen-Orient. L’accent sera mis sur les systèmes, les équipements de service, le savoir- faire technique, le fonctionnement sain des différentes parties, les standards de fonctionnement d’un centre de contact (relation-client) et la connaissance générale du service Samsung. Clairement, à travers ce centre, Samsung vise à «améliorer les ventes et augmenter les parts de marchés». Signalons que l’Algérie a fait une belle croissance en 2009 et ainsi notre pays commence à devenir «un pays intéressant». C’est une manière de lutter aussi contre l'importation parallèle des produits du fait du fort attachement de l’Algérie à l’Europe. L’inauguration de l’usine de Sétif dans les prochains mois est aussi un gage de sérieux car les Coréens ne sont pas venus pour faire du volume mais pour gagner de l’argent en privilégiant un accord «gagnant-gagnant» par lequel chaque partenaire se préoccupe aussi de l'intérêt de son partenaire. K. B.

P

Une postière indélicate interpelée
Ayant eu accès au numéro et au code d’accès d’une retraitée, une postière a utilisé des chèques de caisse sur lesquels elle a apposé une imitation de la signature de la titulaire du compte. Elle a ainsi «pompé» dans le compte en question 280 000 DA (28 millions de centimes) avant que les parents de l’usagère des CCP ne se rendent compte et déposent plainte. Sur quoi les éléments de la police judicaire de Tizi Ouzou ont procédé à l’arrestation de l’indélicate postière, qui exerçait au niveau des guichets de la poste Annane de la Nouvelle-Ville de Tizi Ouzou.

Le foot algérien à l’honneur sur Nessma TV
Ness Nessma, le talk-show de la chaîne maghrébine des frères Karoui accueillera vendredi prochain à partir de 20h, Lakdhar Belloumi, l’entraîneur Adel Amrouche et le journaliste sportif Sofiane Dani à la veille de la rencontre historique entre l'Egypte et l'Algérie qui tient en haleine tout le peuple algérien. Avec son ton particulier, son humour, ses reportages insolites et ses portraits, Ness Nessma dédramatisera cette rencontre de foot dont l'enjeu n'échappe à personne et ce, en présence de la gloire du football algérien. Nessma rendra hommage, durant cette émission spéciale, au foot algérien en évoquant la saga héroïque des «Fennecs» en pôle position du Groupe C devant l'Égypte dans ces éliminatoires de la Coupe du monde 2010 qui se tiendra pour la première fois sur le continent africain en Afrique du sud.

Djezzy renforce sa présence au Sud
Tamer El Mahdi, directeur général d’Orascom Télécom, a inauguré le 9 novembre un nouveau centre de service (CDS) à Hassi Messaoud. Dans une allocution, il a affirmé : «Djezzy est toujours là où se trouvent ses abonnés pour prendre en charge leurs problèmes.» Ce centre est caractérisé par un design moderne et un bon aménagement sur une vaste superficie. OTA, leader de la téléphonie mobile en Algérie est aussi premier par le nombre de CDS : 74, dont une quinzaine est située dans la région du Sud. D’autre part, Djezzy offre à ses abonnés Djezzy carte une promotion bonus grâce à laquelle ils pourront profiter de crédits gratuits pour communiquer en toute liberté. Avec pour tout rechargement à partir de 250 DA, l’abonné se verra offrir 50% du crédit bonus. Le crédit sera valable pendant 30 jours de la date de rechargement utilisable pour tous les appels nationaux (24h/24 et 7j/7).

objet de litige. Il est transmis au contentieux. Le signataire B. M., qui n'est pourtant pas SDF, ne sera pas convoqué au tribunal. Cette petite négligence aura pour lourde conséquence l'ordonnance d'un mandat d'arrêt en 1994. Mais la décision , qui n'est pas exécutée, tombe dans l'oubli. Le dossier aurait été classé suite à une confusion de nom avec un homonyme décédé. La parenthèse ne dure que quinze ans. Mais la loi prévoit aussi la prescription. Ce 3 novembre, Si Mostefa se trouve face à un officier de police pour une audition dans le cadre d'une poursuite pénale périmée aux enjeux dérisoires. Il est conduit dans une cellule jusqu'à une heure tardive et transféré au commissariat central de Blida où il ne sera déféré au Parquet que le lendemain. Le prévenu, qui cumule les mauvais concours de circonstances, n'a pas pu être déféré devant le procureur de la Répu-

blique durant les heures d'ouverture pour cause d'un manque de véhicule de service. Privé de son traitement, il subit un pic hypertensif associé à une hypoglycémie durant sa garde à vue. Sa fille, médecin, a pu lui prodiguer des soins avec l'aimable complicité de l'officier de service.La leçon que Si Mostefa tire de cette douloureuse expérience se résume à des conseils pratiques : «Qui que vous soyez, si vous êtes convoqué pour ‘‘affaire vous concernant’’, souvenez-vous si dans votre passé vous avez été gestionnaire d'une de ces multiples sociétés disparues. Si c'est le cas, munissez-vous d'un nécessaire de couchage, de votre traitement, de quoi boire et manger, et de beaucoup de mouchoirs pour pleurer sur les déviations d'une justice à la mémoire d'éléphant quand il s'agit d'affaires dérisoires, mais tellement indulgente pour le reste.» Rachid Lourdjane

TAYEB LOUH À TIZI OUZOU

2 millions de cartes Chifa distribuées
● L'opération se poursuivra pour atteindre les 48 wilayas du pays.
ancée, dans un premier temps, dans cinq wilayas-pilotes, Boumerdès, Mila, Médéa, Annaba et Tlemcen, la distribution de la carte magnétique des soins sociaux, Chifa, commence à se généraliser à travers l'ensemble du territoire national. Deux millions de cartes ont déjà été délivrées, a indiqué, hier, Tayab Louh, ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale lors de sa visite dans la wilaya de Tizi Ouzou. «Nous avons distribué, jusqu'à présent, 2 millions de cartes Chifa dans 37 wilayas. L'opération se poursuivra pour atteindre les 48 wilayas du pays. Je tiens à préciser que nous avons 6 millions d’assurés au niveau national et qui seront concernés par ce dispositif», a souligné le représentant du gouvernement.

Journée fériée exceptionnelle chez Nedjma
Le dimanche prochain sera déclaré journée fériée exceptionnelle chez Nedjma dans le cas où l’équipe nationale algérienne de football réussit l’exploit de se qualifier au Mondial en terre égyptienne. Cette initiative vise à permettre aux employés de célébrer la qualification durant cette journée. Nedjma a investi énormément sur l’EN et joue ainsi une belle carte pour la promotion et l’image de marque. Une qualification lui permettra de tacler la concurrence et de mieux scintiller en 2010.

Implication des Américains dans l’enseignement de l’anglais
Un cycle de formation d'inspecteurs d'enseignement de la langue anglaise, selon les normes internationales, a été lancé dans la wilaya de Ghardaïa, dans le cadre du projet Middle east partnership initiative (MEPI) de coopération algéro-américaine. La formation se base sur l’enseignement à travers l’approche par les compétences et l’élaboration des sujets d’examens périodiques et nationaux. Selon un responsable du secteur de l'éducation de Ghardaïa, ce stage consiste à former les inspecteurs à une nouvelle stratégie d’enseignement de l’anglais, basée sur la pédagogie constructive, intégrée et participative et l’élaboration des grilles d’évaluation aux normes internationales.

L

Toutefois, notons que dans la wilaya de Tizi Ouzou, où un premier lot de cartes a été distribué hier, le Syndicat national algérien des pharmaciens d'officine (Snapo) revendique la gratuité des modems utilisés dans la mise en service de ladite carte, car cet équipement a été offert gratuitement dans les wilayas-pilotes, a indiqué cette organisation dans une récente déclaration. Par ailleurs, notons que M. Louh a rappelé que la réunion de la tripartite aura lieu à la mi-décembre prochain avec, au menu, trois dossiers importants, dont la revalorisation du SNMG. Lors de cette rencontre, le volet des mutualités et l'évaluation du pacte économique et social seront également examinés, a ajouté le ministre. H.Azzouz

ElWatan - Le Quotidien Indépendant
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El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 30

SPORTS ZIANI, BELHADJ, MATMOUR, GHEZZAL ET SAÏFI

Les Algériens les plus redoutés
Le Caire (Egypte) De notre envoyé spécial voquez devant n'importe quel Egyptien les noms de Ziani, Belhadj, Matmour, Ghezzal ou Saïfi et vous aurez droit à un soupir de désespoir aussi long que le fleuve du Nil. La technique de Ziani, la vitesse de Belhadj, la hargne de Matmour et le jeu de tête de Abdelkader Ghezzal donnent des cauchemars à nos amis égyptiens. Il n'y a pas un seul journal ni un seul observateur parmi tous les «bach mohandiss» qui s'expriment sur le sujet, qui n'ait tenté d'attirer l'attention du «Mâalim Shehata» sur ses éléments capables à n'importe quel moment de faire la décision et, du même coup, noyer le rêve sud africain de 80 millions d'égyptiens dans les eaux bleues du Nil.

É

domicile conjugal. Quand on connaît le nombre d’Egyptiens qui ont succombé au charme volcanique des Algériennes et le nombre d’Algériens qui sont revenus du Caire avec un diplôme en poche et une épouse au bras, on mesure toutes les conséquences que le match de samedi pourrait avoir sur les couples mixtes dans les deux pays.

DANS LES POMMES Imad Mutaib, un élément sur lequel fondent beaucoup d'espoir les Egyptiens, a perdu subitement conscience pendant près de 10 minutes alors qu'il assistait, vendredi dernier, à la fête d'anniversaire d'un de ses proches. Panique à bord ! Un médecin appelé d'urgence à son chevet a tôt fait de conclure à une trop grande pression née du moment particulier que traverse le onze égyptien actuellement. Plus de peur que de mal, mais il est à noter que le médecin des Pharaons, le docteur Ahmed Magued, a concocté un régime alimentaire et diététique spécial pour aider les joueurs à supporter la trop grande pression qui pèse sur leurs épaules. LES COUPLES MIXTES, VICTIMES COLLATÉRALES La première victime collatérale de la détérioration des relations entre l'Egypte et l'Algérie est sûrement cette pauvre dame originaire du pays du Nil qui a décidé de quitter son Algérien de mari pour cause de fréquentes disputes conjugales autour du match du 14. La presse cairote rapporte que le mari éploré est allé taper à la porte de l'ambassadeur d'Égypte en Algérie pour le prier de bon vouloir intercéder en sa faveur pour que l'épouse, déçue, revienne à de meilleurs sentiments et, surtout, au

LES HACKERS ALGÉRIENS PLUS FORTS La guerre cybernétique entre Egyptiens et Algériens semble tourner à l'avantage de ces derniers. C'est du moins ce qu’affirmait un expert égyptien du nom de Mohamed El Harmel, dans l'édition d'hier d'El Ahram. Tirant la sonnette d'alarme, ce distingué expert souligne que les hackers algériens ont ciblé une très grande quantité de sites officiels et de portails égyptiens avec une facilité et une aisance déconcertantes. Un peu plus de 2000 attaques rien que pour le mois d'octobre passé. Pour donner une idée imagée de cette facilité qui l'a décontenancé, notre expert a parlé de «couteaux algériens s'enfonçant dans une motte de beurre égyptien». LES RUES DU CAIRE TOUJOURS AUSSI CALMES Même si le jour du match approche à grands pas, les rues du Caire, du moins celles que nous avons traversées, restent étrangement calmes. Il est vrai que la capitale égyptienne est une mégalopole qu'il est pratiquement impossible d'apprivoiser ou de connaître en quelques jours, mais il n'en demeure pas moins que, comparativement à l'effervescence qui règne déjà dans les villes algériennes, les rues du Caire n'affichent pas de signes ostentatoires ou avant-coureurs qu'une grande finale de football va se jouer ici même dans moins de quatre jours. Quand on y déambule, il est fréquent de capter des conversations dans lesquelles revient «el gazaïr», mais nulle trace de drapeaux, de fanions, de posters géants ou de rassemblements qui dénoteraient un engouement populaire. Pour le moment, les seuls klaxons que l'on entend partout sont ceux d'automobilistes

Des joueurs algériens font peur aux Egyptiens

pressés de se frayer un chemin dans la circulation véritablement cauchemardesque du Caire.

LES PORTES DU STADE OUVERTES À 13H Les portes du stade du Caire ne s'ouvriront pas avant 13h, heure locale, le jour du match. Les billets d'entrée seront mis en vente à travers toute l'Egypte à partir de cette matinée de mercredi. A mesure que la date du match approche, les autorités égyptiennes et les instances officielles du football multiplient les rencontres et les réunions afin de mettre en place et d’apporter les dernières retouches au dispositif de sécurité qui sera déployé autour du stade. CRUEL DILEMME Depuis que les avertissements de la FIFA sont tombés, les médias égyptiens, qui multiplient les appels à la mobilisation des «gamahir el masria el âzima» pour apporter leur soutien à l'équipe des Pharaons, ne savent plus sur quel pied danser. Demander au public de pousser au maximum les limites de son soutien risque de mettre trop de

pression sur les épaules des joueurs, tout en faisant courir le risque de dérapages incontrôlés ; lui demander de prendre en compte ses deux facteurs risque de le refroidir. Cruel dilemme.

TALISMANS ENCORE ET TOUJOURS Comment croyez-vous que nos amis égyptiens justifient leur défaite au stade Tchaker, à Blida, au match aller ? C'est simple : ils auraient été victimes: à la pause citron: d'une eau sur laquelle de redoutables charlatans algériens auraient prononcé des incantations et des formules magiques. Ce n'est pas un présentateur télé en mal d'audimat – comme il en existe beaucoup dans les studios des chaînes satellitaires égyptiennes – qui le dit mais bien «El Captain» Samir Zaher, que l'on ne présente plus. Voilà donc ce qui expliquerait l'extraordinaire retournement de situation qui a eu lieu entre les deux mitemps. SIX MILLIONS DE LIVRES ET PLUS SI AFFINITÉS C'est le dernier montant promis aux

joueurs égyptiens en cas de qualification. Ce montant de 6 millions de livres pourrait être revu à la hausse pour atteindre 8 ou même 10 millions, ont affirmé des sources proches du staff technique du onze égyptien. Les Egyptiens admettent volontiers que si le billet pour la qualification leur échappe au Caire, devant leur public, il leur sera difficile de l'arracher ailleurs en cas de match de barrage.

DES EXPERTS À LA PELLE Ce sont des kilomètres de pages que remplissent quotidiennement des experts en football, des «bach mohandiss» et autres «douctour» versés dans les sciences du football à travers la presse égyptienne. Ils dissèquent le jeu algérien à longueur de colonnes et donnent des conseils avisés à Shehata sur le meilleur moyen de neutraliser Nadir Belhadj, la manière la plus efficace de tromper Gaouaoui ou encore la méthode la plus efficace de limiter le rendement de Ziani. D'ailleurs, grâce à ces experts, le match a été gagné par les Egyptiens par 5 buts à zéro depuis quelques semaines déjà. Djamel Alilat

«Nous n'allons pas tricher face à la Guinée»
Le sélectionneur de l'équipe de Côted'Ivoire, Vahid Halilhodzic, a indiqué que son équipe ne vas pas tricher et jouera à fond contre la Guinée, samedi prochain au stade Félix Houphouët-Boigny à Abidjan, pour le compte de la sixième journée des qualifications jumelées de la Coupe du Monde et de la Coupe d'Afrique des nations 2010. «Notre intention est de faire la fête avec la population. On espère qu'il y aura du monde au stade pour jubiler avec nous. Ce match sera le cadeau que nous comptons faire à la population ivoirienne. Vue sous cet angle, notre ambition est de gagner le match. Nous n'allons pas tricher, nous n'allons pas laisser courir, nous allons jouer notre meilleur football», a déclaré le coach des Eléphants sur le site officiel de la CAF. Leader incontesté de son groupe, la Côte-d'Ivoire est qualifiée pour la Coupe du monde et pour la Coupe d'Afrique 2010. En revanche, la rencontre revêt un enjeu crucial pour le Syli National qui doit impérativement s'imposer pour décrocher son billet pour la CAN 2010 en Angola. Par ailleurs, Halilhodzic estime que la Côte d'Ivoire a tous les arguments pour remporter la prochaine CAN 2010 en Angola. «On ne va pas disputer une compétition pour la perdre. Comme tout entraîneur, mon langage n'est fait que de victoire avant un match. Avec l'effectif que nous avons, nous avons tous les arguments pour remporter ce trophée, mais ce sera un combat de longue haleine», a-t-il expliqué. APS

CÔTE-D'IVOIRE

Trois autres joueurs marocains forfait
Le Maroc sera privé de trois autres joueurs samedi face au Cameroun lors de la dernière journée (Gr. A) du dernier tour des qualifications combinées pour le Mondial et la Coupe d'Afrique des nations 2010. Les trois absents, en plus de ceux annoncés la semaine dernière (Marouane Chamakh, Bordeaux, et Youssef Hadji, AS Nancy), sont Mbark Boussoufa (Anderlecht, Belgique), Abdeslam Ouaddou (Nancy, France) et Kamal Chafni (AJ Auxerre, France), a-t-on appris hier auprès de la Fédération royale marocaine de football (FRMF). Le Maroc a été éliminé de la course pour le Mondial 2010 en Afrique du Sud et doit impérativement battre le Cameroun samedi à Fès (200 km à l'est de Rabat) pour assurer son «billet de consolation» pour la CAN 2010. «Boussoufa, Ouaddou et Chafni ont, la semaine dernière, envoyé chacun un certificat médical à la FRMF justifiant à leurs yeux leur absence face au Cameroun», a déclaré le sélectionneur de l'équipe du Maroc, Hassan Moumen, lors d'un point de presse à Rabat. M. Moumen a regretté leur absence, estimant qu'«ils ont claqué la porte de l'équipe en délivrant des certificats médicaux», soupçonnés être de complaisance. Une source au sein de la FRMF a noté que les trois joueurs «supposés malades» ont disputé des rencontres avec leurs clubs le weekend dernier et que leur défection pourrait s'expliquer par des différends avec le sélectionneur Hassan Moumen. Pourtant, selon cette source, la FIFA impose à tout international qui déclare forfait pour raison médicale de se présenter devant le médecin de son équipe nationale, «chose que Boussoufa, Ouaddou et Chafni n'ont pas faite». Marouane Chamakh, suspendu pour un cumul de deux cartons jaunes, et Youssef Hadji, non retenu en raison d'un différend l'opposant au sélectionneur, seront également absents samedi. Hassan Moumen avait été vivement critiqué par Hadji, qui n'avait pas été titularisé contre le Gabon (1-3), début octobre. Le Maroc, 4e et dernier de son groupe, conserve un petit espoir de se qualifier pour la CAN 2010 à condition de battre le Cameroun samedi. Les Camerounais occupent la tête du groupe avec 10 pts devant le Gabon (9), qui se déplace au Togo, avant cette dernière journée. La rencontre aura lieu à 15h locales (et GMT).
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MAROC - CAMEROUN

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El Watan - Mercredi 11 novembre 2009 - 31

SPORTS LA SÉLECTION ÉGYPTIENNE S'INSTALLE AU CAIRO STADIUM VIOLENCE

Des mesures sécuritaires exceptionnelles
lus que trois jours avant la très attendue rencontre EgypteAlgérie, pour le compte du dernier match des éliminatoires du Mondial sud-africain, et c'est le branle-bas de combat, de part et d'autre où tout le monde s'attelle à préparer dans les moindres détails cette confrontation, notamment du côté des Egyptiens qui abriteront cette confrontation du 14 dans le mythique Cairo Stadium. A cet effet, et à en croire les informations parvenant de la capitale égyptienne, relayées par les médias locaux, la sécurité semble être l'une des priorités des autorités égyptiennes, qui annoncent des mesures sécuritaires exceptionnelles à déployer avant, durant et après ladite confrontation. Une source sécuritaire, citée par un site d'information égyptien, annonce, en effet, des mesures sécuritaires exceptionnelles, avec un avertissement à peine voilé, à l'égard des 2000 fans des Verts qui rallieront la capitale égyptienne dans les prochaines 72 heures pour suivre la rencontre, menaçant «de frapper d'une main de fer» le moindre «dérapage ou écart des supporters algériens à l'égard de la population et de la sécurité du pays», peut-on lire dans la déclaration d'un haut responsable des autorités sécuritaires. Ce dernier précisera, au passage, que notre ambassadeur au Caire a été avisé de toutes ces mesures draconiennes. Dans le même cadre, une réunion de coordination a regroupé, hier, le premier responsable du Cairo Stadium, le responsable de la police et de la sûreté d'Etat, ainsi que Salah Hosni, le directeur exécutif de la Fédération égyptienne de football. Lors de ladite réunion, plusieurs décisions d'ordres sécuritaire et organisationnel ont été prises. On citera entre autres, cette décision d'ouvrir les portes du stade à partir de 15h (14h heure algérienne), le jour du match, en précisant que la vente des billets

L’engagement de Morceli

C

P

Les Egyptiens ont entamé les entraînements au Caïro Stadium jusqu’à demain

prendra fin la veille de la confrontation, soit vendredi prochain et que tous les alentours du stade seront bouclés. Il ne sera autorisé qu'aux personnes munies d'un billet d'accès. Pour ce qui est des supporters des Verts, qui seront, pour rappel, 2000 à assister à la rencontre, la Fédération égyptienne a décidé de leur octroyer la tribune supérieure de la première zone, alors que les portes d'accès pour les journalistes, les photographes et les officiels ont été désignées séparément. Par ailleurs, et lors de ladite réunion, la Fédération égyptienne a précisé qu'en sus du bus qui transportera la sélection, seuls deux autres véhicules pourront accéder au stade, à savoir celui du chef de la délégation algérienne, ainsi que celui de notre ambassadeur au Caire. La sélection égyptienne, qui poursuit sa préparation, a quitté, hier, le stade de Petro Sport où elle s'entraînait depuis quelques jours, pour le terrain du Cairo Stadium où elle se prépare depuis hier et pour trois jours, avec au menu trois séances d'entraînement à

l'heure du match, avant de céder le terrain à nos capés vendredi prochain, pour l'ultime séance avant l'explication de samedi. A noter que la sélection égyptienne est au complet depuis hier, suite à l'arrivée lundi et mardi des trois joueurs professionnels, en l'occurrence Mohamed Zidan, Ahmed Chawki et Abdeldahar Al Saka. Enfin, et face à la ferveur et des nombreuses polémiques que suscite cette rencontre Egypte-Algérie qui déterminera, pour rappel, l'unique qualifié du groupe C au Mondial sud-africain, le ministère égyptien des Affaires étrangère a affirmé hier, dans un communiqué, publié par l'APS, la volonté des deux pays d'apaiser les esprits à la veille de cette confrontation. M. Hossam Zaki, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a, en effet, indiqué dans une déclaration à la presse égyptienne que «tout ce qui peut se produire sur la scène sportive, quelle qu'en soit l'intensité, n'influera pas sur les relations bilatérales qui lient les deux peuples et les

deux pays». Et de poursuivre : «Les compétitions sportives existent dans tous les pays, mais les déviations de certains comportements que nous tentons de contenir peuvent entraîner des conséquences néfastes», dira le porte-parole et de souligner : «Les médias sportifs en Algérie et en Egypte ont une responsabilité particulière dans ce contexte et doivent l'assumer parfaitement dans l'intérêt des liens solides qui existent entre les deux pays. Ils ne doivent pas verser dans l'exacerbation de différends en s'écartant du fair-play», insistera M. Zaki, qui soulignera «la nécessité pour tous les acteurs dans les domaines sportif et médiatique dans les deux pays, de faire prévaloir le calme et la sagesse au cours de la préparation du match en s'éloignant des attaques préjudiciables au sentiment national des masses. Cet aspect inacceptable et aux conséquences souvent fâcheuses doit être évité», conclut le représentant des affaires étrangères égyptien, dans un communiqué, repris par l'APS. T.A. S.

’est hier à 14 h qu’a été donné le coup d’envoi de la campagne nationale de sensibilisation aux effets de la violence et des maux sociaux. Celle-ci s’est déroulée sous forme d’une course à pied, placée sous le signe «la prévention et la lutte contre la violence dans les stades et la consommation de stupéfiants». Les participants ont parcouru l’artère principale de la ville de Chlef, sur un trajet d’un kilomètre, devant une foule nombreuse massée le long des trottoirs. Morceli était heureux de prendre part à une telle manifestation dont il est l’initiateur. «Nous devons tous nous mobiliser pour sensibiliser nos jeunes sur les dégâts que causent ces dangers qui ont tendance à prendre des proportions alarmantes dans notre pays. Tous les acteurs de la société, qu’ils soient sportifs, artistes ou responsables d’associations, doivent s’y impliquer pour juguler ces phénomènes et épargner ainsi à notre jeunesse les conséquences néfastes qui en découlent», nous a-t-il déclaré avant le début de la course. Idem pour la star Fodil Megharia qui a souligné l’importance de telles actions pour sensibiliser les jeunes aux effets dévastateurs de ces fléaux. A noter que ladite campagne de sensibilisation est organisée à l’initiative de Morceli, en collaboration avec le MSJ et ses représentations au niveau local. Elle se poursuivra dans les autres wilayas avec le même slogan et en présence des figures sportives de chaque région. A.Y.

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LNF

Réunion du conseil de la Ligue à Sétif
es membres du conseil de la Ligue nationale de football se sont réunis dimanche au siège de la ligue de football de la wilaya de Sétif, sous la présidence de Mohamed Mecherara. Le Conseil de ligue n'a fait qu'entériner les décisions prises par la FAF lors de sa dernière réunion. Entre autre l'utilisation en nombre insuffisant de joueurs U20 dans l'équipe fanion, la période d'enregistrement du prochain mercato et l'application des décisions de la chambre de résolutions des litiges, notamment l'interdiction de recrutement durant le mercato si les clubs réfractaires n'assainissent pas leur contentieux avec les joueurs. Par ailleurs, le président de la commission d'audit des stades a été chargé à nouveau d'inspecter les stades où des réserves ont été émises lors de la première visite d'avant saison. K. G.

L

Nedjma organise des projections publiques
Nedjma sponsor officiel de l’équipe nationale, organise, en étroite collaboration avec les autorités locales d’Alger, d’Oran, de Béjaïa et de Sétif, des projections en direct et sur écran géant du match Egypte – Algérie, prévu le 14 novembre prochain. Afin de permettre à un plus large public de suivre dans une ambiance exceptionnelle cette rencontre décisive comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2010, Nedjma a réservé au profit des supporters des Fennecs quatre grandes salles dans les chefs-lieux des quatre wilayas. Il s’agit de l'esplanade de l’Office Riadh El Feth pour Alger, du palais des sports Médina Jedida pour Oran, de la salle omnisports-Cité des 1006 Logements pour Sétif et de la Salle Bleue-Cité Naciria pour Béjaïa. Les supporters des Verts pourront accéder gratuitement aux salles concernées, quelques heures avant le début du match, annonce un communiqué de Nedjma transmis à notre rédaction. Le directeur général de Wataniya Télécom Algérie, Joseph Ged, a, dans le même communiqué, réitéré ses encouragements aux Verts en déclarant : «Nedjma et moi-même sommes sûrs que les Verts se qualifieront, incha’allah, à la Coupe du monde 2010, le 14 novembre au Caire.» Sous le refrain «Ma’ak ya el Khadra, Ma’ak ya Dzaïr», Nedjma met sur le marché de nouvelles cartes de recharges à l’effigie des joueurs de l’équipe nationale et de la star mondiale du football, Zineddine Zidane. S. M.

Début de la vente des billets à Alger
La vente des billets du match de football Egypte-Algérie, prévu au Caire le 14 novembre, comptant pour la 6 e et dernière journée des qualifications jumelées CMCAN 2010, a débuté mardi matin au niveau de l'agence Air Algérie de l'avenue Pasteur à Alger, a-t-on constaté. Contrairement aux appréhensions sur une éventuelle ruée des supporteurs des Verts vers cette agence, en raison de l'exiguïté du local, l'opération de vente, qui a commencé vers 10h du matin, se déroule dans le calme et avec fluidité. A midi, 600 billets d'accès au stade ont été vendus, selon le responsable de cette opération au niveau de l'agence, Kheireddine Boudjenana, qui a précisé à l'APS que 1900 billets lui ont été confiés. Si les agences de voyage se sont taillé le plus grand nombre de billets, il n'empêche que des supporters, qui s'apprêtent à se rendre au Caire par la route, aient pu obtenir leur billet d'accès au stade pour la somme de 4000 DA. M. Boudjenana a souligné, dans ce cadre, que la vente des billets se poursuivra jusqu'au dernier vol d'Air Algérie à destination du Caire, vendredi prochain. Un groupe de cinq jeunes, qui se sont déplacés de Mascara pour l'acquisition des billets, n'ont pu cacher leur joie de prendre possession de ce «fameux» billet qui leur permettra d'accéder au mythique Cairo Stadium, surtout qu'ils n'ont raté aucun match des Verts disputé dans le cadre de ces éliminatoires au stade Mustapha Tchaker de Blida. C'est le cas, aussi, d'un autre groupe de quatre jeunes de Larbaâ (Sidi Moussa, sud d'Alger) qui s'apprête à se déplacer par la route. Enthousiasmé par un tel périple, le premier de sa vie, le plus jeune du groupe, Mustapha, gérant d'un taxiphone en association avec son voisin, également du voyage, s'est dit «confiant» quant à l'obtention du visa. Le vieux Akli (73 ans) compte, quant à lui, faire le voyage par avion. «Je pars en solitaire pour éviter toute mauvaise surprise et, surtout, suivre tranquillement ce match capital pour les Verts», a-t-il dit au sortir de l'agence, le billet en main. C'est aussi le cas d'un sexagénaire de Scala (hauteurs d'Alger) qui a dit, en s'amusant, qu'il préfère être accompagné, pour ce match, de son épouse, juste pour montrer que le déplacement pour ce «pèlerinage» footbalistique au Caire attire les jeunes et les moins jeunes, les deux sexes confondus. Pour ce déplacement, le prix des billets d'avion de la compagnie Air Algérie varie entre 42 000 DA et 50 000 DA, selon la promotion choisie par le client, a-t-on indiqué. La compagnie nationale a décidé, en plus de ses 3 vols réguliers, de renforcer la destination Le Caire par trois autres spéciaux. (APS)

COA

Hassen Cheikh nouveau SG
achemi Djiar, ministre de la Jeunesse et des Sports, a reçu lundi après-midi au siège du MJS le président du Comité olympique algérien (COA), le docteur Rachid Hanifi, ainsi que les membres du bureau exécutif nouvellement élus (samedi 7 novembre 2009) pour le mandat olympique 2009-2012. Au cours de cette rencontre, le ministre a évoqué les voies et moyens de relancer le sport national dans le respect des valeurs olympiques ainsi que la promotion d'un partenariat dynamique, qui est l'une des principales conditions de la réussite dans le mouvement associatif. Nous avons appris par la suite que le nouveau bureau exécutif du COA, dont quatre rescapés (Bensoltane, Hassen Cheikh, Guidouche et Azoug) de l'ancien exécutif, tiendra sa première réunion de prise de contact aujourd'hui ou au plus tard demain jeudi pour procéder à la répartition des tâches après passation de consignes. Le poste de secrétaire général du COA a été octroyé à Hassen Cheikh, ancien inspecteur du MJS, qui occupe plusieurs fonctions dans les instances internationales. N. M.

H

El Watan

LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Mercredi 11 novembre 2009
COMMENTAIRE

Le prix du gaz

Par Lies Sahar

99% SURVIENNENT DANS LES PAYS EN DÉVELOPPEMENT

Plus de 500 000 décès maternels par an

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es femmes sont plus exposées aux maladies et à la mort dans le TiersMonde qu'ailleurs. «99% des 500 000 décès maternels enregistrés chaque année surviennent dans des pays en développement», affirme l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans son dernier rapport sur les femmes et la santé. Bien que de nombreux facteurs contribuent à cette situation qui reste alarmante dans le monde entier, la pauvreté aggrave la condition des femmes. Celles vivant dans les pays en développement sont les plus lésées en matière de santé. «Naturellement, les taux les plus élevés de morbidité et de mortalité, en particulier chez les

femmes en âge de procréer, sont observés dans les pays les plus pauvres et souvent institutionnellement les plus démunis, notamment dans ceux en proie à des crises humanitaires», note l'OMS. En revanche, dans les pays riches, ajoute encore le même document, le taux de mortalité chez les enfants et les jeunes femmes sont très bas et les décès surviennent pour la plupart après 60 ans. Mais dans tous les pays du monde, les femmes restent plus vulnérables face à la maladie que les hommes en raison de la persistance d'inégalités sociales. Alors qu'elles assurent la grande majorité des soins prodigués, les femmes n'en reçoivent que peu en retour.

«Si les femmes sont privées du droit de réaliser pleinement leur potentiel en tant qu'être humain, et en particulier de leur capacité à mener une vie en meilleure santé et quelque peu plus heureuse, peuton parler globalement d'une société réellement saine?», interroge les rédacteurs de ce rapport. Outre la différence entre pays pauvres et riches, l'OMS relève aussi les inégalités entre hommes et femmes ainsi que l'existence des différences à l'intérieur même des pays. «Il est temps que les filles et les femmes reçoivent ce qui leur est dû ; de faire en sorte qu'elles obtiennent les soins et le soutien dont elles ont besoin pour jouir d'un droit humain fondamental à chaque moment de leur existence, c'est-à-dire de leur droit à la santé», explique l'OMS. Selon le rapport, le manque d'accès à l'éducation, l'absence de pouvoir de décision et la faiblesse de leurs revenus limitent la capacité des femmes à protéger leur propre santé ainsi que celle de leur famille. «Dans de très nombreuses sociétés, ce sont les hommes qui exercent le pouvoir politique, social et économique. (...) Ces inégalités dans les rapports de pouvoir se traduisent par un accès inégal aux soins de santé et une maîtrise inégale des ressources sanitaires», précise le document. Madjid Makedhi

a baisse du prix du gaz naturel sur le marché spot, après la révision à la hausse des réserves américaines, vient de relancer le débat sur son prix. Abordé il y a plus d'une dizaine d'années lors de la chute du prix du pétrole à moins de 10 dollars le baril en 1998, la question du prix du gaz naturel est reposée une nouvelle fois par l'Algérie dans une déclaration officielle. Il y a une dizaine d’années, les principaux pays exportateurs touchés par la baisse des prix avaient déjà pensé au «délinkage» ou «découplage» des prix du gaz de ceux du pétrole, dont le prix est le directeur. En appelant les pays membres du Forum des pays exportateurs de gaz à se mettre d'accord sur une stratégie pour obtenir un prix juste du gaz, le ministre de l'Energie et des Mines relance le débat sur un sujet que l'augmentation des prix du pétrole ces dernières années avait relégué au second plan. Du même coup, il recentre le débat sur le rôle du Forum, dont l'objectif serait de «défendre un meilleur prix du gaz qui a décliné», même s'il ne peut pas fonctionner comme l'OPEP qui intervient sur le niveau de production de ses membres. Selon la thèse déjà exposée par le ministre, une thèse qui a dû être déjà discutée lors du Forum, le prix de 1 MBTU de gaz est obtenu en divisant par 10 ou 11 le prix du baril de pétrole, alors qu'il faudrait le diviser par 6 pour obtenir le prix juste du gaz, vu que la baril de pétrole équivaut à 6 MBTU. Ainsi, il ne s'agit pas d'intervenir sur la production, ce qui est d'ailleurs impossible vu le caractère de long terme des contrats de vente, pour obtenir un meilleur prix. Récemment encore, à la suite de débats tenus à Alger lors d'un Forum sur le marché du gaz naturel organisé par Alnaft, les participants se sont accordé à dire que le marché du gaz naturel se dirige vers une globalisation grâce à la flexibilité qu’offre le GNL. Concernant le prix du gaz, il ressortait que le prix du pétrole en tant que tarif directeur a encore de beaux jours devant lui et que le «découplage» ou «delinkage» n’est pas pour demain. Justement, à propos de cette même relation entre les prix du pétrole et du gaz, il ressort que le gaz naturel vaut environ deux fois moins pour la même valeur. Ce schéma, qui a été adopté historiquement pour permettre le développement de l'utilisation du gaz naturel, moins polluant que le pétrole, et encourager les investissements pour le développement des gisements et la construction de gazoducs, suscite encore de grands débats. Avec près du quart de l'énergie consommée, le gaz naturel est la troisième source d'énergie la plus utilisée dans le monde après le pétrole et le charbon. Et il est prévu que sa consommation va doubler d'ici 2030. Sa valeur sera de plus en plus importante dans les échanges.

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PHOTO : DR

PROJET DE LOI DE FINANCES 2010

Reprise des travaux lundi à l’APN
■ L'APN reprendra ses travaux

POINT ZÉRO

n président qui s'ennuyait à ne recevoir que des ambassadeurs et qui ne parlaient même pas la même langue, partit en visite dans une wilaya et s'étonna de voir autant de pauvres, de chômeurs et de harraga un jour de semaine. Il contacta son ministre de la pauvreté, son ministre du chômage ainsi que le sous-secrétaire aux harraga. Le premier expliqua au président que s'il sont pauvres c'est que ce sont des chômeurs et donc ils ne relevaient pas de ses attributions mais de celui du ministère du chômage. Le ministre du chômage fit remarquer au président que si ce sont des chômeurs, ils devraient aller chercher du travail et que techniquement, ils dépendaient du ministère du Travail. Le sous-secrétaire aux harraga annonça au président que, tout bêtement, si ce sont des harraga c'est qu'ils quittent le pays et que donc ils ne sont plus dans sa juridiction. Irrité, le président alla voir le wali de la région. Celui-ci révéla au prési-

Une tournée très carrée U

Par Chawki Amari

lundi prochain, lors d'une séance plénière consacrée à l'examen du projet de loi de finances (PLF) 2010 et ce jusqu'au 19 novembre, a rapporté l’APS hier. La première journée sera consacrée à la présentation du projet de loi de finances et du budget 2010 et à la présentation du rapport préliminaire de la commission des finances et du budget. Cette journée sera également consacrée à la présentation d'exposés sur les budgets sectoriels par les ministres des Transports, de l'Education na-

tionale, des Travaux publics, de l'Habitat et de l'Urbanisme, au regard du «taux important consacré à ces secteurs à partir du budget de l'Etat». L'examen du projet de loi de finances et du budget pour l'année 2010 figure au menu de cette journée. Les journées des 17 et 18 novembre seront consacrées à la poursuite du débat général sur la loi de finances et du budget 2010. La séance de l'après-midi sera consacrée aux interventions des présidents de groupes parlementaires et aux réponses des ministres.

dent que la dernière fois qu'il était sorti de son palais, c'est-à-dire il y a deux ans à l'occasion de l'inauguration d'une petite station de dessalement de chiens de mer, il n'y avait pratiquement pas de pauvres, de chômeurs et de harraga, que donc logiquement, ils ont été importés d'une autre région et qu'il fallait aller voir dans les wilayas voisines qui exportent illégalement ces populations à problèmes. Agacé, le président alla trouver le chef de daïra qui dormait sur un plan d'aménagement des sols. Pour les pauvres, les chômeurs et les harraga, le chef de daïra expliqua qu'il ne connaissait pas très bien le quartier, étant originaire d'une autre ville. Enervé, le président rentra chez lui par l'avion du soir et décida par un décret à valeur immédiate que les pauvres, les chômeurs et les harraga seront aplatis et roulés, puis repeints en blanc, rouge et vert pour servir de drapeaux pendant les matchs de football.

MÉTÉO
ALGER : ORAN : CHLEF : 23° 23° 22°

AU J O U R D ’ H U I
SKIKDA: TÉBESSA : 20° 16°

Constantine : 15° GHARDAÏA : 21° OUARGLA : 23°

Mostaganem : 23° ANNABA : 20°

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