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MINISTERE DES RESSOURCES EN EAU

OFFICE NATIONAL DE
L’ASSAINISSEMENT
ZONE D’ALGER

DEPARTEMENT EXPLOITATION

PROJET

CONTRÔLE ET VERIFICATION
DU FONCTIONNEMENT D’UNE
STATION D’EPURATION

Réaliser par : M. ZOUDJI
Ingénieur Process M. ZOUDJI Hamid HAMID
PLAN DE TRAVAIL

 INTRODUCTION

 PROBLEMATIQUE

 DETERMINATION DE LA CAPACITE D'OXYGENATION

 DOSAGE DE L'OXYGENE DISSOUS (WINKLER)

 INDICE DE MOHLMAN

 INDICE DE BOUES

 OXYDABILITE AU PERMANGANATE DE POTASSIUM (Test de Guerrée)

 CONCLUSION

Ingénieur Process M. ZOUDJI Hamid
INTRODUCTION
La vérification de système du fonctionnement d’une Station d’Épuration (STEP) et
son développement est du a ses excellentes performances vis-à-vis des pollutions carbonée,
azotée et phosphorée pour plus que l’exploitation soit correct, et en dehors des contrôles
habituels (DBO5, DCO, MES, MO, phosphates, azote, pH, etc.), il peut être utile de procéder
à certaines vérifications complémentaires.
Le principe de ce procédé est simple. Une biomasse libre élimine les composés polluant en
mode aérobie. L’oxygène nécessaire au réaction est apporté par aération.
La fourniture de l'oxygène, indispensable à la vie de la biomasse épuratrice, constitue la part
prépondérante de la consommation énergétique d'une station d'épuration à boues activées (50
à 80 %). Généralement, cet oxygène dissous est fourni à partir du transfert de l'air
atmosphérique dans le mélange eaux - boues activées, soit par injection d'air dans l'eau, soit
par projection d'eau dans l'air.
L'oxygène apporté doit satisfaire les besoins liés à la respiration des bactéries et autres
organismes vivants de la boue activée, ce qui représente une part non négligeable des
besoins.
Il ne faut pas oublier que cet oxygène est aussi à la base de l'oxydation de la matière
organique (DBO5), ce pourquoi on épure l'eau ! Dans beaucoup de cas (norme ou besoin de
fiabilité), les notions d'épuration travaillent en "faible charge" ou "aération prolongée"
(charge massique).

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Il est impératif de satisfaire les besoins en oxygène, vis-à-vis de l'oxydation de l'ammoniaque
(N-NH+4) en nitrates (N-NO-3), ce qui correspond à une dépense très importante d'oxygène.
Par contre, pour éviter de mettre en péril la qualité de l'épuration, et accessoirement pour
économiser de l'énergie, il faudra récupérer l'oxygène des nitrates en créant une anoxie
(temporelle ou géographique), cet oxygène étant à nouveau disponible pour l'épuration.

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PROBLEMATIQUE

QUELLES SONT LES CAUSES PROBALES DE
LA DIMINUTION DE PERFORMANCE DES
STATIONS D’EPURATIONS (STEP)

Ingénieur Process M. ZOUDJI Hamid
DETERMINATION DE LA CAPACITE D'OXYGENATION

L'apport d'oxygène constitue une part importante des frais
d'exploitation d'une station d'épuration biologique. Les performances des
aérateurs sont déterminées par la mesure de la capacité d'oxygénation dans
le bassin d'aération contenant une eau claire (eau de distribution), l'aération
dépendant fortement des caractéristiques de volume et de forme de bassin.
Les conditions de transfert de l'oxygène dans l'eau varient pour un couple
aérateur-bassin donné avec la nature du liquide, la température, la pression
partielle de l’oxygène.

• PRINCIPE

La capacité d'oxygénation détermine la quantité d'oxygène nécessaire
à apporter par unité de temps et de volume à une eau désoxygénée au
préalable pour obtenir une saturation en oxygène dans des conditions
normalisées de température, de pression et de milieu. La désoxygénation
est réalisée par un réducteur en présence d'un catalyseur.

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• PRELEVEMENTS
- Effectuer les prises d’échantillon en plusieurs
points fixes du bassin en se reportant par
exemples au schéma suivant

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• EXPRESSION DES RESULTATS

La capacité d'oxygénation (CO) du bassin est donnée par la formule
CO = 11,25 x 2,3 x tan x coefficient global de correction
α

11,25 = Concentration en oxygène à saturation de l'eau à 10°C.

Cs = Concentration en oxygène à saturation.
Co = Concentration en oxygène nulle.
Ct = Concentration en oxygène en fonction du temps (t).
Coefficient global de correction = coefficient de température x coefficient de transfert K x correction de
pression atmosphérique.

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III. INDICE DE MOHLMAN
• PRINCIPE
L'indice de Mohlman se définit comme étant le volume occupé après décantation de 30 minutes
d'un échantillon de boues correspondant à 1 gramme de matière sèche.
• MODE OPERATOIRE
Introduire dans une éprouvette 1 litre de boues. Déterminer le volume (en ml) occupé par les
boues après une décantation d'une demi-heure.
Déterminer par ailleurs la teneur en matières sèches d'un litre de boues à analyser.
• EXPRESSION DES RESULTATS
L’indice de MOHLMAN est représenté par le rapport

REMARQUES
- L'indice de MOHLMAN permet de caractériser la décantabilité des boues, une boue normale
a un indice de 100. En présence de phénomène de bulking, l'indice augmente; il peut atteindre
la valeur de 500.
- Lorsqu'il y a des problèmes de décantation sur le clarificateur, il convient d'effectuer un
examen microscopique des boues.

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IV. INDICE DE BOUES
L’indice de Mohlman n'est réellement représentatif de la décantabilité d'une boue que si
le volume final obtenu, à partir d'un volume initial de un litre, est compris entre 100 et 250
mL. Dans cette zone, l'indice est proportionnel à la concentration en boues.
L’indice de boues est défini à partir de tests de décantation permettant d'obtenir des
volumes de boues compris entre 100 et 250 mL.

• MODE OPERATOIRE
Dans une série d'éprouvettes graduées de 1 litre, verser respectivement 500, 250 et 125
ml de boues provenant du bassin d'aération, prélevées après 15 à 20 minutes de
fonctionnement du système d'aération.
Compléter à 1 litre les éprouvettes avec de l'eau prélevée en sortie du clarificateur.
Homogénéiser le contenu des éprouvettes en les retournant plusieurs fois après
obturation. Laisser décanter 30 minutes. Au bout de ce temps, noter la hauteur du voile de
boue.

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Prélever sur l'échantillon issu de l'aérateur une aliquote pour la mesure de la matière
sèche.
L’indice de boues est donné par la formule

V30 = Volume de boues dans l'éprouvette après décantation de 30 min, exprimé en ml.
(MES)a = Concentration en boues dans l'aérateur (exprimée en g/l de matières sèches).
t = Facteur de dilution (volume de boues initialement introduit dans l'éprouvette en ml/1
000).

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V. OXYDABILITE AU PERMANGANATE DE POTASSIUM (Test de Guerrée)

Ce test n'a qu'une valeur indicative; il ne peut suppléer les analyses réglementaires mais
permet une orientation rapide du traitement.

• MODE OPERATOIRE

Prendre 140 ml d'effluent épuré, ajouter 10 ml de solution A et placer sur agitateur
magnétique. Ajouter 3 ml de solution B.
Si la couleur rose se maintient pendant trois minutes, l'effluent est probablement très
bon.
Si la couleur rose disparaît avant trois minutes, rajouter 3 ml de solution B; si la couleur
se maintient pendant trois minutes, l'effluent est probablement bon.
Si la couleur rose disparaît avant trois minutes, rajouter 3 ml de solution B; si la couleur
rose se maintient après trois minutes supplémentaires, l'effluent est certainement mauvais.
Si la couleur rose disparaît avant trois minutes et qu'il faille rajouter 3 ml de la solution
B pour la maintenir durant trois minutes, l'effluent est certainement très mauvais.

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VI. ANALYSE DES GAZ D'UN DIGESTEUR

Les gaz produits par la digestion anaérobie des boues provenant du traitement
des eaux usées contiennent principalement du méthane et de l'anhydride carbonique avec
des quantités variables d'hydrogène, d'hydrogène sulfuré, d'azote et d'oxygène. En cas de
mauvais fonctionnement du digesteur, de l'hydrogène sulfuré peut se former; le dosage de
ce composé est effectué par la méthode décrite pour les eaux résiduaires (B.5.21.1), après
l'avoir piégé sur une solution d'acétate de zinc.

• PRINCIPE
Le gaz passe dans une solution d'hydroxyde de potassium pour piéger l'anhydride
carbonique puis dans une solution alcaline de pyrogallol pour fixer l'oxygène; l'hydrogène
est oxydé aux environs de 300 °e par passage sur une colonne d'oxyde de cuivre. Le
méthane est déterminé par oxydation catalytique, l'azote est estimé par différence. Le
volume de gaz, mesuré après chaque opération permet de calculer la proportion de chacun
des constituants gazeux recherchés.

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CONCLUSION

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