LUIZ GUSSON

LUMIERE DANS LA SOLITUDE
Le réveil d’une âme dans une prison.

Autobiographie dans l’univers carcéral par un ancien détenu
Traducteur : yannicksaurin@hotmail.com

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Luiz Henrique Gusson Coelho, né à São Paulo au Brésil en 1973, originaire d’une famille de classe moyenne, a été diplômé en 1989 par le SenaiSP comme Electricien de manutention. Plus tard il abandonna la troisième année universitaire pour se dédier au domaine de la construction civile. Les chemins erronés, choisis dans la vie, le menèrent en 2001 en prison. C’est là même, qui pour l’immense majorité représente à peine un lieu de douleur et de souffrance, qu’il réussit à se rencontrer.

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Un homme marqué par les facilités de la vie se retrouva enrôlé dans des situations criminelles qui le menèrent vers la prison. La justice se fit et dans un espace de huit mètres carrés d’une cellule d’isolement, au milieu de livres inspirateurs, le condamné trouva à travers le yoga le chemin pour allumer la lumière de sa propre âme. ‘Lumière dans la solitude’ n’est pas seulement un livre, mais c’est aussi un témoignage marquant de la trajectoire transformatrice de Luiz Gusson, qui se révolutionna lui même ainsi que le système pénitentiaire vers lequel il avait été transféré, y créant de ce fait un centre de pratiques de yoga qui aujourd’hui bénéficie à d’autres personnes incarcérées L’exemple de Luiz Gusson est une motivation pour tous ceux qui désirent s’améliorer intimement, rompant avec la prison de l’égo.

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‘Ecoutez ce qui a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Moi pourtant, je vous le dit : aimez vos ennemis. Faites le bien à ceux qui vous haïssent. Priez pour ceux qui vous maltraitent et persécutent. De cette façon, vous serez les enfants de votre Père du Ciel, car Il fait renaître le soleil entre les mauvais et les bons, et fait pleuvoir sur les justes et les injustes. Si vous aimez uniquement ceux qui vous aiment. Quelle récompense en aurez-vous ?’.

Mt 5 :43-46

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Je reconnais que sans la vie d’Amour et le Sacrifice de l’Aimé Maître Jésus, tout aussi bien que de l’exemple amoureux de la vie de Sri Sathya Sai Baba, je n’aurais pas réussi à entreprendre mon cheminement pour le nécessaire réajustement avec les Lois du Père Eternel. Je dédie ce livre à tous ceux qui infatigables lutteurs de l’esprit, bataillent quotidiennement et héroïquement, pour atteindre la lumière. Avec profond amour et gratitude… …j’offre ce livre, de tout mon cœur, à mon cher professeur José Hermogènes de Andrade Filho, qui il y a quelques décennies à écrit le livre ‘Autoperfeição com Hatha Yoga’*, lequel m’a permis de mettre en pratique les craintes de mon cœur, dans la tentative de me réformer. Le seigneur, cher maître sera pour toujours dans mon cœur. Namastê.

Ps: * Auto perfection avec Hatha yoga.

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‘Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et je vous soulagerai’. Mt 11 :28

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‘Si vous faites un pas dans ma direction, J’en ferai cent dans la votre’. Sathya Sai Baba.

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Paramahansa Yogananda Il a été le premier grand maître hindou à vivre en Occident durant une longue période (plus de trente ans) et c’est lui qui apporta de l’Orient l’ensemble des techniques et messages rédempteurs de Kriya Yoga.

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‘ A cet aimé maître de l’âme, je dois tout mon amour et ma gratitude pour son effort à avoir écrit, il y a quelques décennies en arrière, le merveilleux livre :’Auto perfection avec Hatha Yoga’, qui me donna la possibilité d’avoir un guide sûr pour mon chemin de retour à la Maison du Père Célestiel’.

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SOMMAIRE.
Remerciements. Remercient spécial. Spécialement. Préface. Eclaircissement nécessaire. Avant propos. Note du traducteur et ami de l’auteur. 11 12 13 14 17 22 24

CHAPITRE 1 CHAPITRE 2 CHAPITRE 3 CHAPITRE 4 CHAPITRE 5 CHAPITRE 6 CHAPITRE 7 CHAPITRE 8 CHAPITRE 9 CHAPITRE 10 CHAPITRE 11

Ma vie avant la prison. ‘Normotique’. La douleur amie. A l’intérieur du chemin étroit. Sur les ailes de l’infini. Sri Sathya Sai Baba surgit dans ma vie. Ultimes instants dans la solitude. La traversée du désert. Dieu envoie Hermogènes. Le jugement de mon passé. Projet : ‘ESPRIT LIBRE’

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Postface 1 Postface 2 Projet Orbum.

Remise en cause rénovatrice par la pratique du yoga dans l’univers carcéral. Lumière dans la solitude.

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Projet de Réhabilitation Sociale et professionnelle. (PRSP) Présentation de la méthode Speaking Flash. Méthode: Speaking flash.

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REMERCIEMENTS
Je tiens à marquer ici toute mon affection, respect, admiration et gratitude à mon cher frère et ami et compagnon Rogério de Almeida Freitas ‘Jan Val Ellam’ pour l’appui stimulant, la compréhension et les soins qui m’ont été dispensés à toute heure, étant moi même tant imparfait. Vous avez en moi cher ami, une personne sincère reconnaissant votre travail héroïque dans l’annonciation des Bonnes Nouvelles Cosmiques. C’est un honneur de vivre près de vous. Aux chers amis : Rossana Sudario, Rodrigo Freitas et Manoel Pereira, merci de m’accepter après avoir commis tant d’erreurs. Jamais aussi, je n’oublierai mon cher ami spirituel Marcelo Buainain, qui avec une grande inspiration produisit le documentaire sur ma vie avec la pratique du yoga en prison, ce qui montre qu’il existe la possibilité d’abandonner les Ombres et de rechercher la Lumière, indépendamment d’ou nous sommes. A ma chère tendre mère, compagne inséparable dans la vie morale et dans les douleurs de la prison, tout mon amour. A mon cher ami et frère spirituel Daniel, inébranlable dans son appui, sache que même étant de l’autre côté de la vie, tu seras toujours présent dans mon cœur. La vie nous réunira nouvellement dans le monde spirituel, j’en suis certain. Au cher João Ricardo, que je considère comme un véritable frère, merci pour me permettre de bénéficier de ton amitié. J’admire ton honneur et ton caractère. A une grande âme qui bien qu’elle occupe une position de pouvoir dans laquelle l’immense majorité se perd dans les trames de son propre égo, glorieusement et contrariant la règle, démontra avec de gestes d’appui sans équivoques, une amitié et une affection pour moi et ma très chère. Le véritable POUVOIR est celui qui émane d’un cœur et plein de lumière. A vous que j’appellerai de Sœur A avec l’intention de la protéger d’une société pré conceptrice, toute ma reconnaissance et gratitude. A Monsieur Léonardo Arruda Camara, Secrétaire de Justice et de la Citoyenneté de Rio Grande do Norte, au Capitaine José Deques Alves, Coordinateur du Système Pénitentiaire de Rio Grande do Norte et à Madame la Docteur Guiomar Veras de Oliveira, juge de Rio Grande do Norte, pour l’appui qu’ils me donnèrent à travers le Project : Esprit Libre.

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A Tatiana de Lima Saraiva et Alipio Marcus Laca de Oliveira, directeurs du Pénitencier d’Etat de Parnamirim (PEP), ainsi qu’aux capitaines Marlon, Lisboa et Kerginaldo , vice directeur du PEP , pour les appuis de toutes les heures . A tous les autres amis et amies, qui très nombreux, non pas été cités nominalement, je leur remets mon amour et ma gratitude éternels.

REMERCIEMENT SPECIAL
A mon cher ami spirituel Mario , qui me montra dans la pratique la valeur de l’enseignement de Sai Baba :’ Les mains qui aident sont plus sacrés que les lèvres qui prient’ . Sans vous ce livre aurait tardé à être édité. Que le Père Céleste vous aide, vous illumine et protège toujours dans sa recherche pour l’auto réalisation. Je ne pourrai jamais cesser de vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour moi. Namastê.

Luiz Gusson

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SPECIALEMENT
A la douce aimée de mon âme. Merci pour avoir surgit dans ma vie après être né de nouveau. J’ai rencontré en toi l’expression maximum du véritable amour entre deux âmes. Nous serons toujours ensemble …toujours.

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PREFACE
Ceci n’est pas un livre pour plaire aux critiques littéraires. Il vous intéresse, à vous, à moi et à tous qui perçoivent le déconfort sur cette planète, à cette heure, qui aspirent pour la vérité, la légitimité, la paix, l’amour et la non violence. C’est l’histoire d’un condamné pour homicide. C’est ouvrage a été écrit à l’intérieur du Pénitencier de Natal (Région Nord du Brésil). L’histoire a déjà été conté dans un documentaire (DVD) – Do Lodo ao Lotus ( De la Boue au Lotos) - et fait pleurer n’importe quel auditeur. Il choque par la beauté, par la constation de la vérité très étrange, inédite même. J’ai besoin d’être plus direct et plus clair. Allons à l’histoire.. J’ai reçu une carte surprenante, signée par un détenu d’un pénitencier de Natal. Tout au long de pratiquement 50 années, j’ai reçu des témoignages impressionnants de cures, de récupérations, de reprogrammations de vie. Pourquoi ais-je réagi différemment, mais de façon très heureuse. De suite dès le début Luiz Henrique Gusson Coelho affirmait se retrouver prisonnier par miséricorde Divine, et se sentir plus libre qu’avant. Ceci parce que mon livre lui avait permis de connaître : 1. Le Yoga. 2. Saï Baba, un saint et sage qui vit en Inde et qui pour des millions d’indiens est une Incarnation Divine (1). 3. Hermogènes. Je n’ai pas aimé ce qu’il pense que je suis, et que je n’ai toujours pas réussi à être (2). Ce qui me toucha principalement c’est qu’il a réussit à voir la Miséricorde Divine dans son internement, torturé dans la solitude durant un an et demi. Immédiatement j’ai pensé à moi, car il y a plus de 40 années, j’ai aussi vu la Miséricorde de Dieu dans la tuberculose qui m’avait presque tué. Alors la souffrance est de la miséricorde ?! La faim souffert par son enfant est ce qui lui rendit possible de se relever et de reprendre le chemin du retour (3). La miséricorde se manifeste de façons variées, inclusivement la douleur. Gusson et moi, nous connaissons une véritable miséricorde qui s’appelle Yoga. Aussi bien lui que moi, nous avons ouvert nos yeux spirituels pour un chemin plus large, pour sortir de ce monde illusoire qui est la vie normale, qui attire, qui distrait trahit et même tue, dans lequel

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égoïstement nous cherchons une félicité qui est à peine la jouissance éphémère, et nous luttons pour un pouvoir qui aussi est illusoire. Ensemble avec la miséricorde de la douleur, nous avons eu la miséricorde du traitement, le yoga. Avec ce livre Gusson veut rendre un bon service, narrant une histoire personnelle. Il conte l’histoire de son âme quand il vivait dans le côté sombre de l’ignorance, de l’égoïsme, et dominé par l’ambition, par les rejets et par la peur, finalement souffrant de cette culture hypocrite, polluée par la corruption, par le désamour, par la violence. Ainsi c’est la vie du quotidien, de chaque jour. Il narre tout, avec vérité et détails, sa trajectoire, depuis le fond du bourbier, vainquant la pollution des eaux du lac, atteignant finalement victorieux et libre la superficie des eaux. Là il s’épanouit avec un cantique de libération et de victoire, la victoire de recevoir les baisers aimant du soleil. Je ne connais pas une histoire de vie autant semblable à l’histoire de ce fils prodigue dont parle cet ouvrage. C’était un fils prodigue toujours dans la phase de s’en remettre à la recherche anxieuse du plaisir et du pouvoir. Dans cette phase ou le fils jouissait de tout avec ses amis, parler de Dieu était un péché. Dans cette phase passionnée, il pratiqua tellement de folies que la Loi le punit avec la solitude dans la prison. Il conte douloureusement que le plaisir n’est pas la félicité, que le pouvoir est quelque chose de temporaire. La philosophie du livre du Yoga l’aida à découvrir que la véritable félicité et le pouvoir véritable sont à l’intérieur de nous, dans notre cœur. Il conclut sur la valeur de la souffrance pour que le fils prodigue prenne l’option définitive. Quelle est l’adresse de l’académie ou il apprit et pratiqua le Yoga. Demandez à Gusson et promptement il vous répondra : -ma cellule dans un pénitencier de Natal (4). Gusson a besoin de corriger une équivoque obstinée – considérer celui qui l’a aidé dans l’élaboration de cet ouvrage comme un sage, comme un yogi, un gourou, un illuminé, enfin, comme il pense le voir… Je demande aussi au lecteur, que sur ce sujet, il ne voit pas en moi celui que je ne suis pas. C’est la miséricorde, la grâce Divine, qui est en train d’agir chez, dans Gusson, en vous en moi, pourquoi pas. NAMASTE OM SAI RAM Hermogènes (5)

(1). Voir en annexe une succincte Biographie de cette personne vivant. (2). Hermogènes fait allusion aux bonnes n’acceptent pas de recevoir par modestie. qualités qui lui ont été données et qu’ils

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(3). Indiquons ici les épouvantables et inhumaines conditions de certaines prisons brésiliennes, ou les prisonniers ne reçoivent quasiment aucune alimentation, et des fois rien. Beaucoup n’ont rien, ni savon, ni serviette, ni matelas, ni papier hygiénique, ni livres, habillés de haillons. Ils vivent à même le sol, dorment sur les sols en béton dans des prisons ou la chaleur est de 30 degrés environ, sans système d’aération etc. Restant à la charge de leur famille. Certaines familles dépourvues de leur mère ou de leur père se retrouve sans aucune ressource et viennent gonflées les habitants des favelas et ensuite les morgues. Certaines fois, pour des larcins des plus ridicules, le vol d’alimentation (un pain par exemple) pour se nourrir tellement la misère est atroce, fait que certains se retrouvent incarcérés pendant des semaines, des mois avant d’attendre leur jugement. (4) Natal, Ville de Rio Grande Do Norte, RN, région nord du Brésil. (5) * Professeur. José Hermogènes de Andrade Filho, écrivain, poète et maître en Yoga.

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ECLAIRCISSEMENT NECESSAIRE
Insondables sont réellement les chemins de Dieu. La vie aussi belle que mystérieuses , quelques fois nous présente des situations qui lorsque nous prenons des décisions équivoques, fait que nous finissons par nous perdre, comme , ce qui est pire, nous meurtrir, nous blesser et faire souffrir d’autres frères dans le cours du voyage planétaire qui est notre raison d’être, de notre existence transitoire sur la Planète Terre. C’est exactement ce qui est arrivé avec moi : une espèce de ‘maladie mentale et spirituelle’ m’aliénant des valeurs morales de la vie, perdura en moi pendant un temps déterminé. Dans l’état de déséquilibre moral et spirituel dans lequel je me trouvais , je finis par me compliquer, causant des douleurs et des souffrances à d’autres et par conséquent à moimême par la force de la Loi universelle de Cause à Effet, qui en Orient est connue comme la Loi du Karma. Ce que je vais conter dans les pages suivantes n’est pas de la fiction. C’est l’histoire réelle d’un être humain qui, illuminé par les valeurs purement matérielles, négligea les éternelles lois universelles de l’amour. Je conterai, avec toute la sincérité et la franchise qui m’activent dans ce travail, ce que je fis dans des temps passés, lorsque l’ambition et la recherches de richesses et de plaisirs que le monde vend, dirigèrent ma façon d’agir égoïste. Aujourd’hui je confesse honteux que d’être égoïste, ou soit, de penser uniquement à moi et aux miens, était pour moi, une attitude naturelle. Je recherchais, à cette époque, de pouvoir profiter au maximum de la vie, même si pour cela je devais passer par-dessus tout et de tous, ce que tristement je finis par faire. Seulement maintenant, regardant vers un passé désastreux qui est le mien, je sais que notre grande erreur dans la vie est de perdre la simplicité de l’âme, si bien démontrée par la vie exemplaire du Maître Jésus. Mais qui s’importe de l’exemple du Christ ? Ainsi, comme beaucoup d’autres, je n’avais pas de temps à perdre avec ces ‘âneries’. N’est-ce pas ainsi que nous pensons ? Lamentable erreur ! Cependant… Pourquoi raconter l’histoire de ma vie ? Pourquoi additionner les nouvelles sanguinaires, (que journaux et télévisions transmettent) un livre qui parle en partie de cette violence ? Je garantie que ce n’est pas pour être en compétition avec les rédacteurs et locuteurs anxieux pour vendre des images et des reportages avec le drame quotidien de la vie réelle, d’un monde si violent et si inégal avec ceux avec qui nous vivons.

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J’écris ce livre parce que je reconnais, humblement, que la promesse de Dieu, de toujours laisser une porte ouverte à ses enfants repentis est un fait pour moi certifié, comme vous le verrez dans le parcours de ces pages. Je veux à peine partager ceci avec vous. Mon histoire est celle de quelqu’un qui n’a pas supporter le poids de l’erreur, la honte de se regarder dans un miroir, et le désespéré sentiment intime de se sentir isolé de ce que conventionnellement l’on appelle Dieu. L’angoisse de me reconnaître comme un ‘porc’ et plus dans la construction du monde horrible dans lequel nous vivons était devenu insupportable pour moi. Alors incarcéré dans une cellule d’isolement de la Police Militaire de Rio Grande do Norte, dans des moments de profonds désespoir devant les tristes constations de qui j’étais devenu, j’en suis arrivé à la conclusion que de fuir par la porte du suicide serait l’apothéose de la lâcheté, de la couardise et je sentais dans les profondeurs de mon être, que cette attitude aggraverait uniquement le problème. Je commençais alors à questionner les pourquoi de tous les événements de ma vie. Je ne me limitais pas uniquement aux événements qui m’amenèrent en prison, mais à tout le contexte de mon passé, étant le plus impartial possible, n’attribuant ni l’erreur à moi, ni aux autres, cependant étant dur avec moi-même dans ces questionnements. Je trouvais beaucoup de réponses, inclusivement, lorsque j’analysais les faits dans lesquels j’étais la victime de la douleur causée à d’autres et je conclu que tous regroupés, en une question, d’une façon ou d’une autre, conscients ou non, contribuent toujours à une résultat final quel qu’il soit devenant co-responsables des conséquences. Mais je n’arrêtais pas mon questionnement uniquement aux situations qui me concernaient. Je cherchais des réponses, aussi pour notre propre existence sans objectif, dans un monde aussi inégal qui de très nombreuses fois parait hostile. Je reconnaissais la vérité dite par les grands maîtres, ou soit celle que tous cherchent, alors qu’ils existent dans cette vie temporaire dans la matière ; c’est à peine d’être heureux et d’éviter la douleur. Mais le pourquoi, (dans notre recherche) , nous commettons toutes sortes de détours, mentant, calomniant, préjudiciant, volant, maltraitant, blessant, opprimant, tuant, usurpant, enfin ‘nous détruisant’ les uns les autres, la planète et les autres êtres que le Père Célestiel nous donne pour compagnie, étant le grand mystère à être découvert. Pourquoi ? Pourquoi est-il si difficile de percevoir que, dans la majorité de nos conquêtes, nous avons ainsi, une inquiétante nécessité pour nous compléter ? Pourquoi sentons nous ce vide intérieur, qui je certifie par expérience propre, ne peut être rempli avec les plaisirs illusoires comme les richesses, les possessions, le pouvoir, la célébrité, les honneurs, et beaucoup d’autres formes d’erreur mondaine ? Après avoir commencé ma recherche, je n’ai pas tardé à percevoir que l’unique chose existante dans le monde, et qui en vérité lui est inhérent, qui a la capacité de nous soigner, ou soit de remplir ce vide que nous sentons dans l’âme, est l’Amour. Non pas l’amour commun, possessif, ou égoïste, anxieux à recevoir, mais le véritable amour Divin, qui est expansif,

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renié, altruiste, qui rend service aux autres sans rien espérer en échange, ni même un simple merci. Ce qui nous rend impossible cette perception et les changements conséquents est le vécu dans cette cécité spirituelle régnant en nous, causée par notre énorme, monstrueux égoïsme. C’est à peine en ayant mis en expérience l’acte d’aimer, inconditionnellement, même pour de brefs moments en raison de ma grande imperfection’, que j’ai pu commencer à reconnaître la valeur de ce que tout Jésus nous laissa comme legs dans son incomparable discours, enregistré dans le Nouveau Testament comme le sermon de la Montagne. Alors, devant une telle expérience si simple, j’ai commencé à comprendre pourquoi le Maître aimé de Galilée appelait Dieu de Père Céleste. Le chemin qu’aujourd’hui je parcours à la recherche de cette ‘réalité suprême’, n’est rien d’autre que le réflexe de perception intérieure. La recherche intime est, de fait, le grand objectif de la vie. C’est cette perception qui me porte à vouloir partager les expériences de mon cheminement avec vous. Reconnaitre notre état de nature divine innée et devenir des êtres d’amour et de Paix, j’en ai la certitude, est le devoir de chacun de nous qui sommes incarnés dans ce monde. S’il n’en était pas ainsi pourquoi Jésus aurait-il alors dit : ‘Soyez parfaits, comme est parfait votre Père qui est dans les Cieux’ ? Et plus, pourquoi tant d’autres êtres de lumière, d’expressions pures d’amour comme Sathya saï Baba, Siddhârta Gautam ( Le Bouddha), Krisna, Zoroastre, lao Tsé, Babaji, Paramahansa Yogananda, Gândhî, Mère Theresa de Calcutta , Père Pedro à Madagascar, Saint François d’assises, Chico Xavier, Dallai Lama, Professeur Hermogènes, Allan Kardec, Jan Val Ellam et tant d’autres, sont venus au monde , à différentes époques apportant toujours le même message d’amour fraternel ; dans la tentative sacrée de nous induire à rechercher la plus grande réalisation qui est l’union avec notre Père Célestiel ?* Sathya saï Baba , un être parfait, du calibre spirituel de l’aimé Maitre Jésus, et qui est actuellement incarné sur terre, plus particulièrement en Inde, nous dit que : La divinité est inhérente à l’homme et il doit la découvrir par son propre effort’. Que faisons-nous dans ce sens ? Quel est l’effort réel que chacun de nous entreprend dans cette recherche de ce qui est Divin ? Mais ce grand être, la plus grande expression de la Divinité sur Terre, ne se limite pas à nous donner une telle admonestation pour ensuite nous abandonner à notre propre sort. Non ! Il nous donne une règle basique pour que nous atteignons le but, disant : ‘Si vous développez l’amour, vous n’avez plus besoin de rien développer’. *Note du traducteur : L’auteur fait comprendre, car nous sommes dans le contexte d’outre atlantique, que : la tentative sacrée de nous induire à rechercher la plus grande réalisation qui est l’union avec notre Père Célestiel, n’est autre que la fraternité dans tous les êtres humains, étant tous issus de la même source divine , du même créateur, donc que tous sont de la même famille, alors comme grande famille, ils doivent réapprendre à s’aimer les uns les autres .

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Un enseignement si simple et en même temps si difficile d’être mis en pratique, n’estce pas ! Mais il a ajouté : ‘Si nous donnons un pas dans la direction de Dieu avec cette intention sincère dans nos cœurs, il nous donnera cent pas dans notre direction, parce que véritablement il est le Père d’Amour. J’utiliserai toutes mes possibilités pour transmettre les situations que j’ai vécues jusqu’à maintenant, relatant inclusivement les vécus internes de mon âme tout au long de ce chemin. Je ne chercherai pas à faire un texte saisissant ou même agréable et attractif, mais véritable, cherchant à apporter les détails dans ce que je pourrais me souvenir. Lorsque le cher professeur Hermogènes (maître en yoga et écrivain) et plus tard une autre personne (un très cher ami et frère spirituel) Rogério de Almeida Freitas, écrivain et annonciateur de bonnes nouvelles cosmiques sous le pseudonyme de Jan Val Ellam, m’ont demandé d’écrire ce livre, j’ai prié le Père aimant, qu’il m concède la grâce de réaliser deux choses tout au long de ce travail : La première : que le livre soit authentique et que je réussisse à éloigner la néfaste tendance que nous avons d’être indulgents avec nous-mêmes lorsqu’il s’agit d’autocritique. La seconde : que ces pages soient utiles au minimum à une personne et que les erreurs et événements de ma vie qui seront présentés puissent inciter le lecteur à écouter et chercher à mettre en pratique, dans sa vie quotidienne, l’essence unique et le message égal d’amour porté par nous tous, habitants de la planète Terre, par les grands sages de toutes les époques. Ceci est le message qu’aujourd’hui j’ose dire et que j’ai appris, même si je ne réussis pas toujours à le mettre en pratique dans la vie quotidienne, comme je devrais le faire, car je suis encore possesseur de nombreux défauts et faiblesses qui empêchent la plus grande expression de mon véritable être. Ce qui importe, à moi et à tous, qui ont déjà commencé la grande œuvre intérieure, est de ne jamais désister de l’idéal d’aimer inconditionnellement, et ainsi étant, j’espère sincèrement que ce livre puisse vous éveiller pour la réalité que nous tous, nous sommes membres de la même famille planétaire. Je prie pour que nous puissions percevoir qu’il est déjà l’heure et plus que l’heure, que nous devons arrêter de nous détruire mutuellement et aussi de détruire la maison planétaire (avec tous ses êtres) que Dieu nous a donnée comme habitation. Assez de tant d’égoïsme ! Cessons d’être des êtres aussi stupides à engendrer la douleur et la souffrance à notre prochain, à travers la faim, les guerres, les horreurs et les inégalités, au nom du ‘progrès’ et de tant d’autres choses stupides, utilisant inclusivement, et ce qui est pire, le saint nom de Dieu pour justifier des actions si perverses. Quelques nations utilisent le pardon de ce qu’elles font leurs guerres pour promouvoir la paix. Serait-il qu’elles ne perçoivent pas l’impossibilité d’atteindre cet objectif utilisant les moyens de barbarie ? La véritable paix sera seulement possible avec l’expansion de l’amour qui est une attitude que nous devons construire à partir de nous-mêmes.

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Soyons donc, chacun de nous architectes de nos vies morales, fomentant ainsi le si rêvé monde de paix et d’amour pour nous tous. A travers cet ouvrage, je désire à peine montrer, que malgré nos passés transgresseurs, dans cette ou dans d’autres existences, notre Père aimé sera toujours prêt à nous aider dans l’effort par la si nécessaire réforme intime. Il est juste nécessaire que nous le voulions et là, alors, nous donnerons le premier pas dans la recherche de cet objectif. Nous avons besoin de réapprendre à aimer pour que dans un futur, encore distant, nous puissions dire ensemble avec Jésus ; ‘Moi et le Père nous sommes Un’.

Namaste Luiz henrique gusson coelho Pénitencier de l’Etat de Parnamirim –RN * Avril 2006

* Région du Nord du brésil

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AVANT PROPOS.
Tous nous sommes prisonniers, si ce n ‘est pas entre quatre murs, c’est en nousmêmes vivant dans notre univers intime, notre haute tour murée, menant une vie infernale, dans un monde devenant de plus en plus fou et égoïste. Ce livre s’adresse à tous ceux qui sont prisonniers que ce soit dans l’édifice, que ce soit en eux-mêmes et à ceux qui sont libres, pour leur proposer la liberté commune à tous. Au lieu de moraliser, d’évangéliser de reconstruire l’individu, la prison le détruit, alors qu’elle devrait être son alliée, et le retour à la vie active l’achève, c’est la raison pour laquelle la propre détenu, le propre détenu doit se prendre en compte lui et ses compagnons, elle et ses compagnes pour s’aider à ne pas être déstructuré (e), démonté (e), mais se maintenir ensemble et tenter par volonté de se libérer para la reforme intérieure. Croire que parce qu’une personne aura fait quelques mois, quelques années de prison elle ressortira neuve, avec tous les atouts pour réussir, montre l’indigence et le non sens. La sortie se doit d’être reconstruite et préparée dès son entrée dans le carcéral Il ne sert a rien de se débarrasser des personnes ne répondant pas aux exigences sociales que la société à construites, mais il est de son devoir, de tenter de réhabiliter la plus grande quantité des membres qui se sont égarés de ses principes de la citoyenneté et de la convivialité commune. L’univers carcéral est déjà si pénible, que chaque individu (enfant perdu) doit comprendre, accepter, que la plus grande aide ne peut venir que de l’intérieur de chacun. Pour ceux qui veulent continuer à souffrir, qu’ils continuent, ils n’y gagneront rien, cela n’a pas d’utilité, Aucune. Mais que tous et chacun devienne une famille, et fasse un pas, un premier pas, un second, un troisième et ainsi de suite. Si chacun fait un effort dans le sens de s’améliorer, laissant toutes les querelles inutiles, alors malgré le poids écrasant des difficultés ils arriveront à soulager leurs maux. AIDEZ VOUS, Aidez vous vous-même et aidez vous tous. C’est comme si vous étiez au milieu de l’océan et que chacun voulait aller dans sa propre direction, sans capitaine. Par vents et marées, ballottés, secoués, projetés, frappés, sans gouvernail vous irez ça et là, parcourant des miles sur l’infini, sans cartes, sans matériel d’orientation, sans outil. Vous n’irez nulle part, mais vous plongerez du bateau pour rejoindre une terre par vos propres moyens, vous échouerez les uns après les autres sur des iles, ou serez déposez, mais là vous vous retrouverez au point de départ sur un territoire inconnu, isolé sans aucun matériau pour assurez votre maintient. Là vous devrez tout recréer : cartes, outil, matériaux. Le capitaine du bateau, c’est l’amour, l’amour pour son prochain, pour vous-même. C’est amour que tous croient, mais que tous n’acceptent pas. Pourquoi ? Femme, Homme, Enfants, attendent le retour du naufragé (e).

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Chacun solidaire, dans cette terrible difficulté, mais tous ensemble, unis dans le lien de fraternité, de solidarité, de survie, vous constituez une force, celle de vous reconstruire, chacun et tous à la fois. Les pires ennemis dans une armée se battent, mais lorsqu’ils se retrouvent prisonniers sur un champ de bataille, voyant les frères d’armes tombés, disloqués, dilacérés, démembrés, coupés, explosés etc… deviennent les plus grands frères. Là le miracle s’opère, pris d’une étincelle divine, ils font tout, se surmènent, se dépassent, pour protéger leurs compagnons d’armes (qui étaient rivaux). Les plus grandes bravoures, les plus grands actes de fraternité, les plus grands liens entre les hommes se créent dans la douleur profonde, arrachant, quand la mort les attend avant l’heure de la vieillesse prolongée. Tous réunis vous êtes une force, cette force pour vous maintenir vivant et combattre la dépression, la folie, le suicide, la méchanceté etc… Que vous importe si le bateau sur lequel vous êtes, navigue sur des eaux troubles, en pleines tempêtes, dans un ciel sombre, ou dans les nuits, dans les vents, si tous vous êtes solidaires et conscients qu’il faut être une famille unie et soudée. Les tourments ne seront plus que factices et dans la lumière de l’intérieure de chacun et de tous, vous verrez la lumière, le soleil qui vous guidera. Là vous aurez alors la certitude de voir. Mais arrivez sur la terre ferme, pour les rescapés, un deuxième combat vous attend. Une énorme vague voudra vous retirez du sable de l’ilot de la terre ferme, et vous renvoyez dans l’océan des tourments. Comment y échapper ? Par la préparation. A quoi bon se retrouver sur une terre si l’on ne peut se nourrir, se vêtir, se subvenir, ne sachant à nouveau ou aller sans rien, sans aucun bagage , qu’il soit matériel, intellectuel ou spirituel, avec une éducation en inadéquation avec la réalité qui va s’ouvrir, car le panorama change continuellement. Sur le bateau, votre bateau, le bateau de tous, chacun doit apprendre. L’un va apprendre, la mécanique, l’autre la combustion, l’autre l’électricité, l’autre la timonerie, la météorologie, l’autre les manœuvres, l’autre les signaux, les autres la cuisine, la boulangerie, la préparation, la gestion des stocks, le service…, ensuite chacun devra apprendre un petit peu de ce que sait l’autre pour s’entraider, se secourir, mais tous devront parler le même langage, le langage du cœur. La mutinerie, (la haine, les rivalités, la violence) ne laisserait qu’une épave dégradée, par tous et inutilisable. Echoués après les tourments, dépouillés de toute enveloppe vestimentaire, cette enveloppe vestimentaire qui recouvre votre âme et conscience, vous laissera apparaître comme celui venant de nulle part porteur d’une maladie inconnue que tout le monde craint et fuit. Soignez-vous, que votre vestimentaire, que votre enveloppe soit neuve, par vos pensées, vos réflexions, votre comportement, et qu’elle brille de mile couleurs phosphorescentes pour vos présenter et êtres accepter par tous. Alors vous aussi vous pouvez, soyez une lumière, brillez.

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NOTE DU TRADUCTEUR ET AMI DE L’AUTEUR.
J’ai lors de mon séjour au Brésil alors que je travaillais comme professeur d’anglais et de Français rencontré Gusson qui m’a été présenté par un haut Responsable de la Ville de Natal, au nord du Brésil. Tout d’abord j’ai été surpris du travail de reconstruction intérieur qu’avait entrepris Luiz. Un homme jeune, neuf, ayant réussi à sortir des griffes de sa première prison intérieure, avant de sortir de la deuxième, mais carcérale celle-ci. J’ai été touché par la sincérité de cet homme qui me connaissant à peine, m’a proposé une aide hors du commun pour entreprendre un important travail de charité, ou il fallait s’investir. Il m’a ouvert les portes pour me permettre de pouvoir mettre en place toutes les structures nécessaires au bon fonctionnement de cette institution. Connaissant son passé, mais surtout son témoignage laissé dans son ouvrage, et les fruits de son travail d’aides à ses anciens compagnons de pénitencier, j’ai décidé qu’à mon tour je devais lui rendre hommage ainsi, qu’à ceux qui l’avaient aidés. C’était une idée naissante, mais germant. La deuxième raison est celle de nombreux êtres humains frappés par la misère, torturés par le désespoir, affamés, mourants, grossissants les favelas et de l’histoire d’un homme que j’avais connu, d’une quarantaine d’années, le visage teint, émacié, marqué par la douleur, les yeux ternes de désespoir, le corps famélique, pieds nus, vêtu d’un vieux short et d’un teeshirt troué et presque transparent par l’usure. Il était sans emploi, apitoyé par la faim qui rongeait sa famille, il ne put plus supporter une telle souffrance et dans un acte de folie, de désespoir, il déroba un téléphone cellulaire chez un commerçant et fut aussitôt pris par la police et jeté en prison. Il vivait à même le sol, sur un carton, recroquevillé sur lui-même, la barbe cachant son visage, sentant la sueur. J’étais fasciné par cet homme qui paraissait un ascète Hindou, une sorte de sage. Lorsque le repas nous fut amené, étant végétarien, je lui offris le mien, me contentant des légumes. La boisson étant celle du robinet, ayant un abominable gout de plomb, et chaude car notre cellule était exposée en plein soleil à plus de 35 degré, toute la matinée et toute la journée. Etouffants, transpirants, suffocants, sans aucune aération, nous étions comme deux naufragés échoués sur le même sol. Il ouvrit la parole et me dit : ‘Mange petit, car demain il n’y aura peut être pas d’assiette du tout’. Là nous fîmes connaissances comptant chacun notre histoire. 24

La mienne était bien simple : Vieux célibataire, j’avais rencontré une Brésilienne de deux années de plus que moi, étais tombé amoureux. Elle portait déjà la présence d’un enfant qui verrait le jour quelques mois plus tard, car nous avions décidé de partager nos vies. Je travaillais aussi bénévolement comme responsable et participant sur des projets sociaux et caritatifs, intervenant auprès de nombreuses personnes, ce qui occupaient presque toutes mes soirées. Ayant dépassé la date de mon visa, je me trouvais dans une situation illégale sur le territoire et devait par la loi rentrer en France et attendre plusieurs mois avant de revenir. Situation impossible, car abandonner une femme enceinte et des personnes mourantes, précisant d’amour, d’aides et de soins de premières urgences est un véritable crime de conscience. J’étais donc resté et avait été dénoncé anonymement par un mercantile, qui avait dû toucher une prime. Quelques heures plus tard j’eu la visite du service d’immigration et fut le soir même après une journée d’interrogatoire et d’attente, jeté dans une pièce exiguë, étouffante, sans fenêtre, éclairée uniquement par une petite ampoule de 40 watts. Déboussolé, il me fut difficile de comprendre pourquoi ? Me sentant envahi par la folie, je fis tous les efforts sur moi-même pour me ressaisir, commençant à me dire que si je devais y passer des années, la seule solution qu’il me resterait serait, de proposer mes services pour enseigner les langues étrangères, comme professeur. Lui-même me conta son histoire. Simple pécheur, touché par le sort, une famille de deux enfants décharnés, une femme fragilisée, il n’arrivait pas malgré son travail à subvenir à sa famille. Il s’était retrouvé sans emploi, sans aucune ressource. Une vie longue, d’efforts, de peine, de sacrifices, mais le cœur sincère et croyant en Dieu. Il ne se plaignait pas de son sort, mais du malheur qu’il avait occasionné à sa famille. Il ne recevait de l’aide de personne. Car de l’autre coté de l’Atlantique nombreux sont les affamés ayant dérobés pour se nourrir qui pullulent dans les prisons à la charge de leur famille qui ne possèdent déjà rien. De par la loi le suicide est interdit, le suicide est même condamné par l’église. Mais se laisser mourir de faim est aussi un suicide, abandonner sa famille à la faim est une preuve de lâcheté des plus ignobles. C’est être une âme noire. Alors puisque le suicide est interdit par la loi, il est donc dans la logique, illégal de mourir de faim ? Et encore plus, ceux qui laissent les autres mourir de faim, sont encore plus condamnables, puisqu’ils laissent les autres mourir sans leur porter assistance. Mourir de faim est ouvrir la porte à la mort, souffrant dans de terribles maux. Alors que tous le monde se conscientisent et se responsabilisent pour en finir avec le fléau de la faim dans le monde. Je trouvais honteux, abominable de laisser cet homme qui paraissait plus un vieillard et qui avait déjà passé quelques mois attendant un jugement , être condamné pour avoir voulu nourrir sa famille et lui-même. Dans quelle société vivons-nous ? Quels monstres avons-nous engendré. Que chacun prennent conscience que ce sont 200 000 enfants qui meurent de faim par semaine. Si tu ne veux rien faire pour toi, d’auto amélioration, alors personne ne pourra t’obliger, c’est ton libre choix que nous respectons, mais pour les enfants, tu ne peux pas rester inactif. Fais quelque chose pour eux. Tu dois être un exemple.

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Aide-les. Maintenant que tu es CONSCIENT. Aides-les, ces enfants affamés, attaqués dont la douleur ronge. Tu as des possibilités, viens-leur en aide. Eux ont besoin de toi, et ne te demanderont rien en échange. De leurs yeux profonds ils te regarderont, espérant une aide du ciel, ton aide, suppliant nourriture et eau, et ce que tu feras pour eux ce sera le plus beau cadeau que tu feras dans ta vie, la plus belle action, ce sera magnifique. Fais ce que les autres ne font pas, ou ne veulent pas faire, nourris les affamés. Dans ton âme est gravée leurs regards, leur imploration dans ton esprit. Maintenant saches, que remercié, tu verras dans leurs yeux les plus belles images, les plus beaux sourires, les plus belles paroles que ton imagination puisse concevoir. Ils t’attendent. Ils ont besoin de toi, de ton aide, de ton secours. Pourquoi cette traduction ? Pourquoi se projet de réhabilitation sociale, ou d’aide à la connaissance d’une langue étrangère. Voila donc, les trois raisons qui m’ont poussé à faire cette traduction. Ayant connu le carcéral je comprends ceux qui y sont. Ce travail et ce projet de réhabilitation sociale sont en reconnaissance de Gusson, et de ce pécheur, mais aussi à tous ceux qui ont besoin d’aide, qui peuvent, qui veulent et qui doivent vivre, qui ont besoin d’aimer, qui ont besoin d’être aimer. Premièrement, il est notre devoir à tous de nous entre aider, d’aider son prochain. Les temps sont durs, difficiles, les valeurs morales se détruisent et de toutes parts une dégradation s’opère. A qui la faute ? Aux autres ? Non. A nous tous. Mais qui n’a jamais commis d’erreurs ? Alors ! Alors, il est temps que nous prenions tous en compte notre destin, prenant conscience, que nous sommes tous comme une grande famille avec des différences, des difficultés, mais que nous devons tous faire des efforts ensembles, faire des concessions et nous aimer afin de construire non pas un enfer mais un paradis. Si ce n’est pas pour nous alors que ce soit pour nos enfants, car eux ils savent plus aimer que nous et nous montrerons le véritable chemin qui est : aimer son prochain. C’est le message que Gusson laisse dans son ouvrage, dont nous vous laissons maintenant à la lecture. Bien amicalement Le traducteur yanicksaurin@hotmail.com

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Chapitre 1

MA VIE AVANT LA PRISON.
Je juge nécessaire de conter quelques événements de ma vie, pour que tu puisses te familiariser un peu avec moi, que tu puisses avoir une vague idée de comment je suis venu à Natal/RN et comment se sont déroulés les faits qui m’ont amené en prison. Je suis né à São Paulo/SP le 24 Aout 1973. Je suis l’enfant le plus vieux d’une famille de trois enfants, composé de deux fils et d’une fille. Mes parents ont été mariés pendant plus de 20 ans et se sont séparés lorsque j’ai eu 21 ans. J’ai eu une enfance saine, vivant jusqu’à sept ans dans la ville de Lindoia, à l’intérieur de l’Etat de São Paulo en compagnie de mes grands parents. C’est avec mon grand-père, qui a toujours été mon meilleur ami, que j’ai vécu les meilleurs moments de mon enfance. Lorsque j’ai eu sept ans, la fabrique de confection de mon père tomba en faillite, due à un rude coup qu’il reçu d’un client qui ne lui paya pas la production de vêtements de tout un mois. Sans perspective de restructurer son affaire, mon père cessa de vivre dans la maison de mes grands parents et alla travailler comme analyste de systèmes dans une entreprise de la ville de Belo Horizonte/ MG* Là avec la vie se réorganisant, j’ai souffert le premier dur coup du destin, lorsque la mort emporta mon grand père. J’ai perdu une partie de moi ce jour là, même étant encore très jeune. Les scènes de cette journée et ceux des funérailles, le jour suivant, ne sortiront jamais de ma mémoire. C’est aussi à Belo Horizonte, que je découvris que le Père Noel n’existait pas et de très nombreuses petites choses de Pâques, qui sont à peine des inventions des commerçants qui finissent par obscurcir la réelle signification spirituelle des dates festives religieuses.

* Ville du Nord du brésil, en bordure de la mer, faisant partie de la Région : Rio Grande do Norte (RN). *Belo Horizonte appartenant à la région Minais Gerais au dessus de Rio Do Janeiro.

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Quelque temps après la mort de mon grand-père, mes parents décidèrent nouvellement de résider dans l’Etat de São Paulo, pour que à l’intérieur des possibilités de mon père, nous puissions être le plus prêt possible de ma grand-mère, maintenant veuve. Nous sommes donc retournés à São Paulo, mais cette fois ci à São José dos Campos ville d’un important pole industriel de l’Etat. Là j’ai eu accès à de bonnes écoles et j’ai pu m’occuper des chiens que j’ai élevés et de poissons que j’ai toujours appréciés. En moi à toujours été fort l’amour pour les animaux et pour la nature, malgré que plus tard, dans la poursuite d’études d’agronomie, j’ai du apprendre à tuer nos frères inférieurs dans la création (dans mon cas, c’était les lapins), car ceux-ci étaient servis dans les cantines des élèves*. Ce triste office était un travail obligatoire. Lamentable race humaine ! Donc à São José dos Campos, je découvris la vraie valeur de l’amitié et du compagnonnage, si rares lorsque nous devenons adultes remplis d’intérêt dans les relations que nous développons. Là, j’ai pu apprécier une belle amitié avec une amie d’école. Vraiment belles périodes ! C’est à São José dos Campos que j’ai appris à aimer à étudier, grâce à notre chère maitresse Ana, qui nous éduquait avec un amour vraiment maternel dans les leçons de chaque jour. Je lui dois à elle et au zèle de ma grand-mère, grand soutient dans les soirs d’études, ma relative félicité avec les lettres. Autour des 13 ans, il a fallu que nous déménagions pour la ville de São Paulo, car mon père avait réussi à obtenir un emploi meilleur que celui de São José dos Campos. Dieu seul sait quelle terrible nostalgie des amis et de l’école j’ai eue. A cette époque, je me souviens que je souhaitais que le temps s’arrête et que je puisse être enfant pour toujours… peut être était-ce un aperçu du difficile futur qui m’attendrait des années plus tard. A São Paulo, à 14 ans, j’obtins mon premier emploi. J’approuvais très tôt la saveur de l’indépendance et jusqu’à aujourd’hui je crois qu’il est désirable qu’une personne ait diverses habilités. Je peux dire, sans peur de paraître présomptueux, que je sais faire un peu de tout, pour satisfaire les nécessités basiques quotidiennes de la vie. Dépendant à peine de moi et de ma santé. Depuis lors, jusqu’aux jours d’aujourd’hui, même prisonnier, je n’ai jamais cessé de travailler. Durant une année et demain que j’ai été dans la solitude et que l’on m’interdit de travailler, jusqu’à même de l’artisanat, à l’intérieur de la cellule, je lavais mes vêtements et faisais deux nettoyages par jour, dans la tentative de conserver un minimum de dignité qu’il m’était possible durant ces journées. L’année suivante, nous avons déménagé pour une maison à nous, dans la zone sud de São Paulo, mais spécifiquement aux extrémités du Bairro de Interligagos. A cette période, le père d’un grand ami à moi (Abilio), réussit à ce que j’obtienne un contrat avec l’entreprise de bicyclettes Caloi S/A, pour qu’à travers de ce travail, je puisse faire l’apprentissage pour devenir électricien de manutention au Senai/SP. * Lorsque j’ai rencontré Gusson, à plusieurs reprises en 2008, il m’informa qu’il était devenu végétarien.

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L’entreprise me rémunérerait pour mes études et mon temps intégral, ce que je fis pendant un an et demi, et ensuite après ma formation, j’ai commencé à travailler à la propre Caloi, comme fonctionnaire effectif, mais je ne suis pas resté très longtemps. A cette époque, je voulais exprimer les angoisses de mon cœur, faire ressortir mon expression, et comme par hasard, je me suis retrouvé à aller étudier à l’Ecole d’Agrotechnique Fédérale des Inconfidentes /MG, ou je jugeais être à proximité de la nature et à distance de mon foyer déjà crispé, à cause des constantes mésententes entre moi et mon père, pour donc mettre fin à cette espèce de douleur existentielle qui me persécutait depuis l’âge de 12 ans. Après une année de cours et avoir conquis la reconnaissance des professeurs pour l’assiduité dans mes travaux de la ferme qui faisait partie de l’école, cette même douleur étrange et un vide intérieur finir par me conduire à la convivialité avec des amis de la république. Poussés par mes compagnons, et en pleine fraicheur de la jeunesse, je me dédiais à remplir le vide, participant à de nombreuses beuveries avec les collègues. Ces fêtes ma laissaient dans un état pire le jour suivant. J’étais pris non seulement par la gueule de bois, mais aussi d’une nostalgie morale indescriptible. Ce comportement s’aggrava à tel point que j’abandonnais l’école et que je revins à São Paulo, ou je décidais que j’irais travailler, passant quelques temps loin des études. Et ainsi je fis, alors que mon père occupait un haut poste à l’intérieur de l’entreprise dans laquelle il travaillait. Avec l’argent gagné et par le fait que notre maison était excellente pour les événements (il y avait une piscine, une cuisine extérieure, etc) mon père y promouvait, toutes les fins de semaine, des réunions animées avec ses collègues de travail. Tous allaient là bas pour y boire, danser et avec moi, ce n’était pas différent. J’avais à peine 16 ans et je buvais déjà beaucoup, m’étais déjà mis en relation avec des personnes beaucoup plus âgées que moi. J’ai utilisé des drogues de temps en temps, haliche, cocaïne, mais grâce à Dieu, je n’ai jamais aimé cela et j’ai abandonné cette terrible habitude volontairement. J’ai passé quelques années dans ce ‘constant état de fête’ car lorsqu’elles ne se donnaient pas chez nous à la maison de São Paulo, elles produisaient dans notre résidence secondaire à Lindoia, avec le droit à un groupe musical et tout ce que nous pensions être possible de faire pour nous ‘apporter le bonheur’. En générale les festivités commençaient le vendredi soir et allaient jusqu’au dimanche en fin d’après midi, dans un va et vient régulier qui marqua ma vie entre 16 et 20 ans. C’est là alors, qu’un certain weekend, dans les préliminaires d’une de ces fêtes, ou nous allions assister à un show du groupe Barão Vermelho à la Sesc Interlagos, que j’ai connu la femme qui allait me présenter la douleur de la désillusion. Cette personne me fit savoir que réellement, existait l’histoire de pouvoir aimer quelqu’un en vérité. D’un autre côté, elle me montra comment nous pouvions souffrir par amour, s’il était mal dirigé.

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A cette époque à laquelle je l’ai connue, j’avais 20 ans et elle en avait 26, et j’ai été surpris par ce sentiment encore inconnu par moi. Ici pour la sincérité que j’ai promise au début du livre, je vais ouvrir une parenthèse pour confesser que Dieu m’a concédé, alors que j’écris ces pages, une nouvelle opportunité d’aimer. Si fort est le sentiment actuel de cette rencontre, que toutes les expériences de mon passé avec cette femme sont devenus poussières dans mon esprit. Comme je crois dans l’existence d’âmes sœurs, je pense avoir rencontré la mienne, si subjuguant est ce sentiment. Je reconnais humblement que Dieu me présente une personne merveilleuse, qui parait plus une rencontre d’âmes qui s’aiment depuis longtemps. Merci, Mon Dieu ! Je passais mes journées à côté de cette femme , mais les conséquences de ce passé déréglé, avec des fêtes succédant à d’autres fêtes, alliées au peu d’expérience d’un e relation sérieuse, tout comme de ma faible capacité financière ( comme gérant d’une entreprise de bicyclette dont mon père était partenaire, bien que j’ai mon salaire) , firent que peu à peu ces choses n’étaient pas très bonnes pour notre relation. Elle ex femme d’un directeur de banque et travaillant aussi dans la fonction exécutive dans une agence bancaire, avait un bon niveau de vie, entre autre de bénéficier, il est clair, d’une large expérience dans la relation à deux, car elle venait de se séparer. Ma vie déréglée et l’inévitable différence financière firent que notre amour a été aussi intense que bref. Nous avons été ensemble, je pense, à peine six mois, jusqu’à ce qu’un beau jour, elle m’annonça une tragique nouvelle : ‘je reviens avec mon mari’. Le monde parut tomber sur ma tête. Je me retrouvais sans point d’appui, comme m’écroulant dans le vide, et pendant plus d’un an et demi, j’ai tenté de toutes les façons possibles de l’oublier, mais les motifs qui nous avaient portés à la séparation aussi m’avaient causés une profonde blessure dans mon âme, difficile à être cicatrisée dans ces journées de jeunesse. Ca a été une terrible période, peut être aussi dure que celle de la prison. La souffrance de la pendre et la difficulté de l’oublier se sont aggravés un peu plus, parce que certaines fois nous sortions ensemble, comme obéissant à une attraction d’affinité inégalable qu’il y avait entre nous. Ces rencontres augmentaient uniquement mon angoisse, car elle voulait que je sois une autre personne, pour arriver à d’autres stades de la vie, chose pour laquelle je n’étais pas encore prêt. Finalement devant cette situation insupportable, nous nous sommes déliés avec le temps, mais je n’arrive pas à me souvenir maintenant comment cela c’est produit. J’ai trouvé par la suite une autre personne et je repris à mon initiative, un rythme frénétique des fêtes et des voyages. Je me saoulais à chaque fois que je le pouvais et je vivais comme beaucoup de ‘fils à papa’ considérant que la vie n’était rien d’autre qu’un passage dans un parc de diversions. Stupide erreur ! Cette séparation, pour moi (et je reconnais être le coupable de notre fracas initial) est ce qui me transforma en une personne, qui n’a jamais plus réussir à se remettre totalement dans une relation à deux.

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J’ai crée en moi une espèce de protection, qui je le sais, se cassera seulement à partir de l’arrivée de mon autre moitié. J’espère que cela va se produire maintenant, avec l’arrivée de cet être angélique qui est mon actuelle compagne et grande aimée. Après nous être éloignés pour plus d’une année, il se produisit des circonstances qui jusqu’a maintenant, je ne réussis pas à expliquer et nous nous sommes remis ensemble. Mais je n’étais plus le même. La douleur m’avait transformée et je vivais dans une sorte de cachette émotionnelle, en partie en raison d’elle. Cette sensation alliée à la blessure par le motif passé qui l’a fit me laisser, fit que je me compliquais de plus en plus dans différents domaines de la vie. Premièrement parce qu’à 21 ans, je voulais me prouver que je pourrais lui donner le même train de vie que celui de son ex mari, qui si je me souviens bien avait dans les 50 ans et était un grand responsable d’une banque. Tant de stupidité de ma part… Cette posture me causa des préjudices à moi, mais aussi à elle. Je fis une affaire désastreuse avec des directeurs de la branche de l’huile de soja, qui termina très mal. Le fait est qu’avec peu d’expériences, et je pensais en avoir beaucoup, je signais un très mauvais contrat, dans lequel j’étais le seul à travailler et tous les autres se divisaient les bénéfices. Lorsque les affaires battirent de l’aile, ils retirèrent leurs participations avec leurs fonds et me laissèrent uniquement les dettes. Grande affaire, n’est-ce pas ? Comme je ne pouvais pas faire face à toutes les dépenses, j’ai eu recours à ma compagne. Je me sentis humilié encore une fois! La saveur de l’échec devait être apprécier gorgée par gorgée. Nous avons du répondre tous les deux devant un procès en justice, mais nous avons réussi à nous en sortir sans de plus grands dommages. Véritablement cela n’avait jamais été dans mon intention, en aucune façon, de léser quelqu’un. De quelque façon le problème était le mien, et elle, a été engagée par ma cause, parce que j’utilisais son compte bancaire et pour les transactions commerciales de l’entreprise dès que mon nom fut cité à la SERASA. Je me senti honteux. Cela n’a pas été facile de surmonter cette situation, en raison qu’il y avait des problèmes dans la société parallèle de mon père, dans la branche de l’alimentation. Sans que nous puissions le suspecter, mon père trompa et abandonna la famille sans payer les dettes de ses affaires. Nous avons réussi à surmonter cette phase difficile et malgré que les dures situations de la vie aient le pouvoir d’unir les personnes, ma blessure intérieure pour l’abandon de l’autre ne passait pas et par deux fois, je m’en remis à des relations extra conjugales. Je n’ai jamais fait cela par manque d’amour envers elle, mais pour une espèce de protection, par peur de souffrir de nouveau dans le cas ou je la perdrai, comme avant. Aujourd’hui, je reconnais l’idiotie de ce genre d’attitude.

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Mon comportement fait que nous nous sommes séparés deux fois, seulement pour de brèves périodes. Etant toujours nouvellement le responsable de notre souffrance. Comment n’ais-je pas perçu la douleur que j’étais en train de causer à nous-mêmes ? Malgré toutes les difficultés, je l’aimais et comme je suis persistant dans la lutte contre les obstacles de la vie, je continuais. J’ai cherché à l’aider à sauver notre vie sentimentale et financière. Je montais une petite entreprise dans la branche de a construction civile à São Paulo et celle-ci en peu de temps, faisait suffisamment de des bénéfices. A cette même époque, j’ai commencé à fréquenter une église évangélique, avec l’intuition sincère de m’améliorer comme être humain et d’abandonner ma tendance à rechercher des relations extra conjugales. Je voulais sincèrement refaire ma vie à côté d’elle, mais deux obstacles surgirent. La première a été la différence de ‘foi’ (excuses moi par l’absurde de la phrase, mais à cette époque, je ne comprenais pas). Elle ne m’accompagnait pas à l’église et je me sentais lutant seul pour sauver quelque chose qui était ou aurait dû être de la responsabilité des deux à sauver. Le deuxième a été une attaque à main armée* : un jour en l’accompagnant à son travail alors que la voiture descendait la rampe d’accès du stationnement de la banque ou elle travaillait, nous avons été pris par trois hommes armées qui firent un holdup à l’agence. Il n’y a eu pas de violence de leur part, mais l’expérience la traumatisa de telle façon que sa permanence à l’agence devint insupportable. En raison de ces faits, nous avons décidé que nous irions passé quelques vacances, durant une semaine à Natal. Et c’est là que le destin commença à se révéler pour moi. Le voyage a été incroyablement transformateur, en tous sens. Arriver à la capitale a été comme avoir la certitude qu’il arriverait des événements transformateurs dans ma vie. Je sentis aussi le sincère désir de réunir nouvellement ma famille, ou soit, que tous les parents les plus proches de son côté comme du mien devraient être unis. Nous tous, à mon avis, nous devrions habiter ensemble comme une famille unie et non pas comme des fragments séparés que nous étions alors. Elle et moi nous avons eu une conversation et nous avons décidé que si tout allait en notre faveur, nous déménagerions pour Natal, dans la tentative d’atteindre cette félicité si rêvée à travers un nouveau départ Ceci était le plus grand sentiment qui nous motivait. Cependant, cette ‘conspiration de l’Univers’ devait agir en notre faveur sous trois formes distinctes. * NT : Très fréquent à São Paulo et à Rio do Janeiro, jusqu’à même les séquestrations pour demande de rançon.

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La première dans le sens que je réussis à vendre mon entreprise dans un temps très court, ce que je pensais quasi impossible. Mais comme conspiration est conspiration, les invisibles ont aussi un fort pouvoir et je vendis mon entreprise à un ami que je connus dans l’avion de retour de Natal vers São Paulo. Cela a été l’affaire de quelques mois, mais tout s’est résolu, malgré qu’il y ait eu quelques amertumes, inévitables tant rapide à été l’affaire que nous avons conclu, motivé que j’étais par l’intérêt des choses du cœur, qui étais le changement avec la famille. La seconde conspiration s’est produite dans le sens que nous ayons réussi à vendre l’appartement à São Paulo, ce qu’incroyablement, nous firent en une semaine à un client de ma propre entreprise. La troisième, sans aucune surprise pour nous, s’est donné naturellement, étant que la banque fit un accord avec elle pour viabiliser sa démission. Quelques autres détails résolus et six mois plus tard nous étions tous en train d’habiter dans cette terre merveilleuse qu’est la ville de Natal. Nous avons tout fait comme cela avait été planifié mais pour aussi incroyable que cela puisse paraître, même dans une vie tranquille, nous avons recommencé à ne plus nous entendre, principalement en ce qui concernait ma conviction religieuse d’alors. Pour cela, cela a été et est ma vision des choses et je demande pardon si quelques uns des personnages dans ces faits se sentent affectés pour avoir leurs opinons discordantes avec les miennes. Le fait est que, en raison de cela et en conséquences de divers autres facteurs, qui n’ont pas l’intérêt d’être relater ici, notre rêve de bonheur se ruina en une année ; D’un autre côté, ma vie à l’intérieur de l’église que je fréquentais était excellente, car sans m’attacher au fanatisme religieux et ne me mélangeant pas avec les autres personnes de là, je développais une relation intime avec l’aimé Maitre Jésus, ce qui me conféra une énorme paix. Pour que vous compreniez mieux ma liaison avec Jésus*, lorsque j’avais 17 ans, profondément incommodé avec la vie festive que je menais, arriva dans les mains un très beau livre,( dont je ne me rappelle plus l’auteur) , appelé : ‘La vie de Jésus’. Ce livre réveilla en moi admiration et respect tant pour cet homme qui allait sur les eaux, transformait l’eau en vin et soignait les malades, que d’en arriver, à venir l’aimer était naturel, presque une nécessité inconsciente. Après la lecture d ce livre mémorable, j’ai tenté de rentrer dans un ordre monastique chrétien, et pour des motifs encore aujourd’hui occultes à ma compréhension, cela finit par ne pas se réaliser. * NT : Il est a noté que les peuples d’Amérique latine sont par nature très croyants, ce qui les aident beaucoup, dans les difficultés quotidiennes de la vie et des conditions de misère que beaucoup partagent. La religion est un soutien moral qui évite que beaucoup sombrent, dans la dépression, le suicide, l’abandon, la criminalité.

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Ainsi comme la situation à la maison n’allait pas très bien, je commençais à passer une plus grande partie de mon temps livre à l’église de dénomination évangélique* Là je commençais à formuler des idées erronées dans mon esprit en arrivant à la conclusion que le fait que ma femme ne fasse pas d’effort pour chercher une solution spirituelle avec moi, pour une autre vie était un signal , ( je lamente hélas mon ignorance spirituelle d’alors) que Dieu était en train de m’envoyer un signal que je devrais abandonner mon amour pour aller à la recherche d’une véritable compagne, ‘femme d Dieu’.Dans ma perception ignorante, comme nous n’étions pas mariés à l’église et comme elle rejetait, sauf rares exceptions ‘ m’accompagner aux réunions, je trouvais que réellement la séparation devait se consumer. Ceci est le problème de se laisser guider ‘ par la parole qui tue’ et non pas par ‘l’esprit qui vivifie, si communs aux ‘religieux’ . Au milieu de mon état de confusion mentale, j’ai connu à l’église une femme avec laquelle, quelque temps après, je me suis marié et ai eu un fils et avec lesquels j’ai supporté les douleurs pour mes crimes. Là ! Pouvez-vous y croire ? Ce qui me choquait le plus, il y a encore bien peu c’est le fait qu’ayant été sincère, ceci je le garantis, cherchant Dieu de tout mon cœur, comment ces choses là ont pu m’arriver ? Aujourd’hui , je sais que lorsque nous cherchons Dieu , espérant une quelconque autre chose en échange , qui ne soit pas uniquement son pur amour , nous sommes ouverts à toutes sortes d’énergies négatives, blessures et erreurs , provoquées par nos esprits égoïstes et arrogants. Je confesse quand peu de temps alimentant ces pensées obsessives, je ne me reconnaissais plus, et encore aujourd’hui je ne crois pas que des sentiments aussi mauvais et bas puissent surgir à l’intérieur de moi. J’ai fini par partager avec cette personne, une vie malheureuse, tout aussi bien pour nous, que pour ceux qui nous entourent. Je ne suis pas ici, en aucune façon, lui attribuant les erreurs de mes actes délinquants et irresponsables. J’ai toujours agi avec une totale jouissance de mon libre arbitre et par des choix équivoques guidés par mon cœur, alors destitué d’amour pour la vie et chevauchant par les indésirables désirs ambitieux de mon esprit, je me mis à agir de façon désorienté et inconséquente. Excuses moi cher lecteur, chère lectrice, si je ne peux pas faire un texte un petit peu plus léger, attrayant et un peu mieux, mais je te demande ta compréhension pour que tu reconnaisses de la difficulté de parler de soi même de façon honnête, dans la tentative de présenter des événements et des situations, que je juge, ayant contribué pour modeler ce que je suis aujourd’hui. * NT : Il existe au Brésil l’église catholique majoritaire, il existe aussi sur tout le territoire les églises évangéliques, d’ordres différents, qui se revendiquent d’origine du Protestantisme, mais ne sont pas du tout protestante et n’ont rien à voir avec le protestantisme. Les églises Evangéliques sont assez radicales ce qui occasionnent des distensions avec les autres mouvements religieux plus souples et plus tolérants.

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La séquence des événements culmina dans ce que j’aime appeler, de façon apocalyptique, de mon ‘commencement de douleurs’. C’est lamentable, mais je suis obligé de confesser que je découvris, seulement peu de temps avant d’être prisonnier, que l’inexorable loi du karma agissait dans ma vie. Par l’intermédiaire de cette compagne d’alors je connus un homme avec lequel je me froissais terriblement, causant un véritable bouleversement dans ma vie. Je me lamente aujourd’hui pour le terrible scandale politique que j’ai causé à l’époque. Uniquement Dieu sait combien je me suis repentis et anxieux du pardon de toutes les personnes en relation avec ce drame. Cependant, j’ai eu beaucoup de chance de pouvoir choisir et tous mes choix ont été erronés. Je reconnais l’erreur, qu’il me revient Je me suis laissé emporter par l’ambition de l’enrichissement facile, si commun à la majorité de nous dans le monde d’aujourd’hui. Devant tant de détours, j’ai fini par m’engager directement dans la mort d’un jeune homme qui était responsable de la conception de faux documents pour mes entreprises criminelles. Que dire sur cet événement cruel et criminel ? Il me reste à peine ici, à demander ouvertement le pardon de sa famille, car s’il y avait quelque chose que je pouvais faire pour altérer le passé et diminuer leurs douleurs, avec certitude, je le ferais sans la moindre hésitation. Dieu sait que c’est la vérité à l’intérieur de mon cœur*. Malheureusement, personne ne réussit à faire de telles choses, cependant, je vous demande de me pardonner, parce que je n’arrive pas à trouver les mots corrects pour dire combien je me repens pour tout ce qui est arrivé. En vérité, je sais que ces mots n’existent pas et que même s’ils existaient, ils ne le ramèneraient pas. Je regrette vraiment…Pardon ! C’est ce crime qui me conduisit en prison pour une peine d’emprisonnements de 14 années de réclusion et de cinq mois de détention. Initialement la prison a eu un effet dévastateur dans ma vie, car ma compagne et mon fils ont été emprisonnés avec moi. A cette époque, mon fils avait un an et deux mois. Cela a été un moment très difficile dans ma vie, et malgré tout, je me suis sacrifié, dans le sens de faire en sorte d’obtenir la libération de cet enfant que j’aime tant et de sa mère. Je réussis à atteindre avec succès cet exploit, après cinq mois de prison. C’est justement pour un tel sacrifice que j’espère elle ne s’offensera pas dans son égo, en raison de mes paroles, quelques fois désagréables sur notre ‘vie’ ensemble. Ainsi je procède par l’impérieuse nécessité de faire de ce livre un récit véridique. * NT : Il est maintenant enseigné dans certains établissements pénitenciers par des associations caritatives que devant les sons , voix, images, sensations étranges de présence, de persécution des victimes décédées qui sont entendues, vues, perçues , que tout ces événements doivent être compris comme un travail de remords pour l’âme, une mise en conscience , la demande du pardon aux offensés par la pratique de la réforme Intérieure en apprenant , réapprenant à aimer son prochain.

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Je vous demande donc en lisant ces mots, que vous ne la jugiez pas, ni les autres personnes en relation dans cette histoire, car nous sommes tous, dans un moment de notre vie, victimes des propres idées et concepts équivoques que nous cultivons, victimes de nousmêmes. Oui ou non ? Ce qui est important est que, utilisant ces erreurs comme apprentis, nous fassions un véritable effort pour le perfectionnement moral. Ceci est le premier devoir qu’il nous revient. Je désire sincèrement, que mes erreurs du passé, mon sacrifice à être resté prisonnier et de pouvoir maintenant parler ouvertement de ma vie, servent comme leçon d’apprentissage non pas uniquement pour ceux qui sont dans cette histoire, mais aussi pour toutes les autres personnes qui orgueilleusement se vantent d’être restées loin des mains de la loi des hommes et de Dieu. Pour ceux qui hypocritement ou ingénument, pensent être des personnes imprenables, il surgira un auto examen plus honnête, profond et impartial. Je ne dis pas cela pour offenser, mais parce que je désire du fond de mon cœur, que les égoïstes, les arrogants, les présomptueux d’aujourd’hui, quelque soit leur niveau, ne causent pas ou ne viennent pas à causer dans le futur, douleur et souffrance pour eux-mêmes pour les leurs, pour les autres, et encore beaucoup moins pour notre belle planète, à travers des détours parfaitement évitables. Pour cela, il suffit que ces personnes développent un minimum de compréhension amoureuse dans leurs cœurs, dans la compréhension que la vie est quelque chose beaucoup plus important que la courte existence dans la matière. Souvenez vous des paroles du Maître aimé Jésus : ‘Priez et veillez’, et souvenez vous aussi, que celui qui parle aujourd’hui est un ami qui a commis des erreurs et a lutté, quotidiennement de façon ardue, contre son pire ennemi (lui même) dans la recherche de s’améliorer intimement, pour pouvoir être digne de porter l’honorable titre d’être humain.

‘Les chaines qui nous amarrent à l’enfer sont faites de l’obstinée conviction que nous avons déjà le Ciel’. Hermogènes.

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Chapitre 2

NORMOTIQUE.
C’est dans les textes de ce cher professeur Hermogènes que j’ai trouvé l’inspiration pour le titre de ce chapitre. Dans ses ouvrages, le professeur Hermogènes classifie comme ‘normotique’ les personnes qui vivent leurs vies de façon réactive, qui agissent avec les autres personnes, qui n’agissent pas de façon consciente, faisant partie de cette manière quasi malade de vivre qui est notre actuel état de vivre dans notre société. Tous nous faisons exactement, ce que les autres font, avons pratiquement les mêmes habitudes, avons les mêmes préférences alimentaires, intérêts, convictions, diversions, relations… Nous avons une vie consciemment ouverte aux possibilités, mais nous n’avons pas le courage de dire ‘non’ à la manière de vie malade des temps modernes, enfin nous n’avons pas le courage d’être différents. Dans la façon d’agir de la personne normotique, il est commun de tirer profit de tout et de tous, de faire souffrir ceux qui souffrent, toujours atteindre ses objectifs égoïstes. Pour les normotiques il est normal de mentir, calomnier, faire du chantage, d’opprimer, de voler, de faire souffrir, de tuer, de détruire. Actuellement, avec l’accès à l’information en temps réel, nous ne sommes plus ébranlées par les horreurs des guerres, car nous nous habituons à les voir à la télévision ; assis dans un fauteuil, prenant l’apéritif avec des amis ou en famille. Nous ne pleurons plus, nous ne sommes plus émus en voyant des enfants mutilés par les mines terrestres et mourant de famine, par le simple manque d’un plat de nourriture et d’eau propre. Nous devenons de plus en plus brutes dans cette ère technologique. Aujourd’hui la règle générale est : ‘je suis le premier, je suis le second, je suis le troisième’. Nous agissons, (dans la majeure partie) basés sur une règle égoïste que nous appliquons à tous les champs d’activité de la vie. Jusqu’à même en amour, nous suivons, exigeant , que le but de nos sentiments ne correspond pas de façon ‘satisfaisante’ car nous voulons être aimés de façon que nous jugeons mériter. De là, une personne par ici, une autre personne par là, si elle ne répond pas à nos expectatives. N’est-ce pas ainsi ? Nous cherchons toujours à être dans le centre des attentions, voulant tous les applaudissements, mais ne tolérant aucune démonstration de contradiction. Nous vivons comme si le monde, les personnes et les objets devaient être exclusivement pour nous et à nous, nous appartenaient.

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Lorsque nous nous proposons à avoir une relation avec Dieu, nous devenons aussitôt anxieux pour voir s’Il ne prend pas trop de temps pour répondre à nos angoisses pour tous les ‘besoins’ que nous avons crées tout au long de la vie. Et s’Il ne répond pas aux prières de ses ‘dévoués’, Il pourra alors perdre encore quelques ‘fidèles’. N’est-ce pas ainsi que la majorité des personnes est en relation avec le Père Aimant ? Nous en faisons un échange de valeurs ! Sathya Sai Baba dit dans une entrevue : Vous me demandez de nombreuses choses dans le monde, mais rarement vous demandez quelque chose pour moi’. Ceci est une triste vérité révélatrice qui parle justement de la relation équivoque que l’être humain tente de construire avec Dieu. Ceci est à peine un bref récit, bien superficiel, de ce qu’est notre société moderne, de ce que sont nos gouvernants, religions et nations. D’une façon ou d’une autre, nous sommes tous égaux dans cette façon de vivre malade, normotique. J’ai été un normotique et aujourd’hui je m’efforce de laisser cette triste condition. Avant cette perception de qui ou qu’est-ce que j’étais, j’agissais sans connaître mon réel ennemi, qui était moi-même. Notre égo, orgueil, prépotence, vanité, mesquinerie est la barrière. Ce que nous pensons ETRE est ce qui nous empêche réellement d’ETRE. Je crois que la difficulté de ne pas connaître la vérité essentielle ( le défis de la bataille se trouve à l’intérieur de nous même et non pas dans le monde) , est le facteur aliénant, qui nous éloigne de l’auto-amélioration qui nous rendrait capables de construire , véritablement , un monde meilleur. Finalement, je ne pense pas qu’une personne mentalement cohérente soit heureuse dans le monde dans lequel nous vivons. Alors ! Comment pourrions-nous devenir humbles ? Tout en commençant par le plus banal, qui est la reconnaissance de la dure vérité que nous sommes des personnes affreusement égoïstes. J’ai eu besoin de passer par la douleur de l’incarcération, restant initialement un an et demi en cellule d’isolement, pour commencer à mes questionner et me mouvoir intérieurement dans la recherche des réponses par ma façon d’agir inconséquente. C’est pour cela que j’écris, dans l’intention que d’autres puissent se réveiller pour les véritables lois de la vie, sans qu’il y soit nécessaire, de passer par les mailles de la douleur qui peuvent être présentées de différentes formes dans la vie de chacun d’entre nous. N’oublies jamais que ‘la plantation est libre, mais que la récolte est obligatoire’. Donc, dans l’état normotique dans lequel je directionnais mes actions, j’ai cherché la félicité dans un monde d’apparences et j’ai découvert, de la pire manière, qu’il ne pouvait pas la donner.

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J’ai appris que la félicité si désirée et si disputée par chacun de nous, est un état de l’ETRE et non pas une question d’ETRE. Mais le Père Aimant est toujours prêt à recevoir de retour ses enfants normotiques, d’agissement désordonnés, vivant inconsciemment et jusqu’à même criminels. En vérité, le Bien Aimé Cosmique, répand sa miséricorde sur nous, il crée les conditions pour que nous entreprenions la marche nécessaire vers le chemin du ‘retour vers le foyer’. Aujourd’hui curieusement, j’ai la certitude que c’est exactement la miséricorde de Dieu, qui m’a conduit à la prison. Cela peut paraître étrange, mais je sais que c’est par amour que le Père ma mis en prison, me permettant que je passe une année et demie seul, uniquement avec moi-même, pour que je puisse commencer l’indispensable procédé d’autoconnaissance. Je reconnais, que cela a été la plus grande bénédiction que j’ai reçue, car seulement ainsi, j’ai pu tirer ma vision du monde extérieur et regarder avec intensité et uniquement à l’intérieur de moi-même. Il n’a pas été difficile de trouver la cause de ma douleur en mon intime, et à partir de là, donner un commencement à mon incroyable cheminement spirituel, à la recherche du royaume de l’amour et de la paix, qui se cache mystérieusement, à l’intérieur de chacun de nous.

‘Quand Dieu et les hommes travaillent ensembles La vie devient une prière’ Sai Baba.

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Chapitre 3

LA DOULEUR AMIE.
J’ai choisis le titre de ce chapitre, parce que j’ai expérimenté dans ma propre vie une vérité contenue dans l’étrange phrase du professeur Hermogènes qui dit : ‘Si vous soufrez, mes félicitations’. Etrange affirmation, n’est-ce pas ? C’est ce que j’ai trouvé , moi aussi , la première fois que je l’ai vue, mais j’ai fini par découvrir que dans la souffrance , dans la douleur, existe une mystérieuse énergie qui si elle est trouvée et correctement utilisée par ceux qui ont ‘des yeux pour voir’ comme le disait notre cher aimé Maître Jésus, cela permettrait son utilisation comme opportunité de croissement , à travers des différents types de douleurs qui invariablement , nous atteignent nous tous dans un moment ou un autre de la vie . Si nous savions profiter de ces moments et utiliser nos douleurs comme une espèce de spirale de propulsion pour donner le sort initial dans la direction du Bien Aimé Cosmique, porte sûre et soin certain pout tous les types de douleurs qui affligent l’humanité , nous serions alors , véritablement ‘renaissant dans la vie’. Mais comme tout normotique, comprendre cette étrange vérité prend du temps. Pour ceux qui ne connaissent pas la prison (et j’espère que jamais vous ne connaitrez pas les conditions de la personne incarcérée), je peux assurer que la prison est une souffrance, une souffrance dans la plénitude de la compréhension de cette parole. Comme il est dit avec propriété dans le documentaire Do Lado ao Lotus, de Marcel Buainain, qui relate une étape de ma trajectoire dans l’établissement pénitencier, la prison est une souffrance quotidienne administrée goutte à goutte, car la personne souffre 24 heures par jour, 365 jours par an, durant toutes les années possible de sa permanence. Cette souffrance est amplifiée et beaucoup, car nous sommes essentiellement des êtres spirituels. La prison devient une double agonie pour l’esprit qui en dehors d’être avec angoisse rattaché à un dense corps animal, il souffre encore l’incarcération de ce corps. Je connais cette douleur et je me solidarise avec ceux qui passent par elle, mais je ne nie pas la nécessité de ceci devant l’attitude de nombreux dans leurs vies dans la société. Je suis un exemple de cela et la prison a eu pour moi, un résultat miséricordieux. Pour beaucoup qui sont prisonniers maintenant, la prison peut être l’instrument de leur réforme intime, il suffit qu’ils le veuillent. Bien que je reconnaisse qu’il existe de nombreux chemins, tous également bons, je comprends que le yoga peut être utilisé comme un moyen intelligent pour viabiliser cette réforme, ainsi tout comme je l’ai fait pour moi.

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Avant de commencer mon cheminement intérieur à travers le sage style de vie proposée par la philosophie millénaire du yoga, je considérais (comme la grande majorité des personnes) la douleur et la souffrance comme quelque chose à craindre, à être évité à tout prix. Mu par cette compréhension normotique et très aggravé par la douleur de voir mon fils, un bébé, emprisonné avec moi et sa mère, je finis par fuir de l’établissement de superintendance des opérations spéciales, ou je me trouvais emprisonné. Cette fuite, vraiment stupide, à eu la triste conséquence de porter préjudice aux délégués et policiers de cette unité, qui je le confesse, m’ont toujours aidé et ne méritaient pas cela. Mais c’est dans le cours de cette fuite que j’ai commencé à donner le premier pas dans la recherche de m’améliorer comme personne. Lors de ma fuite, je pris un bus pour São Paulo et sur le chemin, en passant devant la basilique de la ville d’Aparecida, je sentis une volonté quasiment indescriptible de descendre et de me diriger vers elle. Je fis cela, je ne sais pas vraiment pourquoi, et je passais toute la journée dans cette énorme et beau sanctuaire de Nossa Senhora Aparecida. Je cheminais dans toute l’intégralité de son lieu et je sentis une énorme sensation de paix. Cela a été un sentiment indescriptible, à l’égal de ce que je ressenti lorsque je lis le livre sur la vie de Jésus. Je fis des prières et conversais avec Dieu. Je parlais au Père du Ciel, somme s’Il était personnellement devant moi. Dans la partie inférieure de la cathédrale il y avait un local ou les personnes allaient se confesser avec les pères. Ici il y avait un bel autel, avec une image du Maître Jésus. Là je m’agenouillai, les larmes aux yeux, je demandai pardon au père pour les nombreuses transgressions que j’avais commises et qu’il me donne la chance de devenir une personne meilleure. Je Lui demandais aussi, si cela était possible, qu’il m’emmène en dehors de son monde, car je ne supportais plus de vivre de cette façon folle*. En suite, après avoir terminé cette prière, qui venait des entrailles de mon âme, étrangement un père m’appela et me dit que : ‘le péché est égal à une boule de neige descendant de la montagne, il augmente uniquement. Cependant, si nous demandons de l’aide à Dieu dans notre vie, le péché se dissoudra ainsi comme la neige se dissous sous les rayons du soleil’. Ces paroles ont été autant puissantes que mystérieuses pour moi. Je sortis de la basilique, me sentant intimement et profondément remercié de ces paroles par Dieu, et avec une étrange conviction, à partir de ce moment présent, je sentis que le Père irait prendre soin de moi. Je ne me préoccupais plus avec la fuite, ni avec le futur, car je sentais que tout se produirait en accord avec la volonté de mon Père Céleste. Et ainsi en a-t-il été. * Nous touchons là un des points cruciaux : le suicide. Gusson pendant son internement, alors qu’il est ‘en cavale’ pense déjà à la mort pour en finir avec ses problèmes. Nous proposons au lecteur, s’il le désire, de mettre à sa disposition via email, un ouvrage de prévention sur le suicide, avec une thérapie proposée, qu’il pourra entreprendre lui-même. Ci-joint l’adresse : yannicksaurin@hotmail.com . N’hésitez pas. Auto-thérapie qui a déjà fait ses preuves Outre-Atlantique.

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Comme Père juste et amoureux qu’Il est, il rendit possible que je sois capturé de nouveau, 22 jours après, dans la ville de Santos/São Paulo par les mêmes policiers que ma fuite avait préjudiciée. De cette façon, tout finit par être résolus pour eux mêmes, avec correction, pour leurs activités de travail. Due à cette capture qui, je n’en ai pas le moindre doute venait de la main de Dieu, je l’écris bien ici, sans hypocrisie qui a été la meilleure chose qui pouvait m’arriver dans ma vie sous de telles conditions. Ca été grâce à cette prison, que j’ai pu commencer tout le travail intérieur qui m’a permis d’être aujourd’hui ce que je suis, contant mon histoire. Aujourd’hui je sais, que dans le moment de la prison, la loi du karma, loi de cause à effet qui régit la vie de l’univers, était agissant sur moi avec sa force maximum. Mais la merveille a été de constater, qu’en peu de temps, que la miséricorde est la souveraine de toutes les lois Divines et secoure tous les cœurs qui la recherchent avec une profonde sincérité. A l’époque, j’ai été transféré dans une cellule d’isolement (cellule individuelle) au quartier de la Police Militaire de Rio Grande do Norte. Ceci n’arriva pas parce que j’étais militaire, ce que je ne suis le pas, mais en raison du scandale politique régional que j’avais par équivoque provoqué. La cellule dans laquelle je me trouvais était séparée des autres par un mur, ce qui rendait impossible ma communication avec quelque autre détenu, qui se trouvaient là. Tout le périmètre interne de la cellule était surveillée par un circuit fermé de télévision et microphone. Le coté externe était surveillé 24 heures par jour par six policiers de la troupe de choc de la Police Militaire armés avec des fusils et des mitraillettes, en dehors de trois caméras vidéo qui couvraient tout le secteur. J’ai la certitude que j’ai été le prisonnier le mieux gardé de toute l’histoire carcéral de la Région Rio Grande do Norte. Aujourd’hui, j’en arrive à rire de cette situation, car je reconnais que la préoccupation n’était pas en raison de ma possible ‘dangerosité’ à leurs yeux, mais par protection, car si quelque chose m’arrivait, il pourrait survenir des problèmes politiques encore pire que ceux d’un scandale. En vérité, ce séjour d’une année et demie, en cellule d’isolement a à peine été la récolte des graines que j’avais plantées. Souvenez-vous de la susdite phrase :’Qui sème le vent récolte la tempête’ ? Un des plus grands problèmes a été qu’au début sans connaître les vérités spirituelles, sans connaître le Yoga, Sai Baba, Hermogènes et déjà profondément tourmenté par la faute que ma conscience m’imposait, j’étais devenu une habitation facile de pensées obsessives, angoissantes, et pour le moins conflictuelles. Totalement isolé du monde et du peu de personnes qui partageaient ma vie, je finis par avoir comme unique compagnon ; la solitude.

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Jours et nuits se passaient sans rien à faire, personne avec qui converser. Il y avait des moments dans lesquels le temps passait si lentement que je finis par croire qu’il s’était arrêté. Cela a été un commencement de prison incroyablement difficile, avec des moments d’angoisse extrême dans lequel l’idée du suicide* me parut une idée des plus confortable, devant l’inénarrable souffrance que l’esprit inquiet imposait à mon âme déjà tant dilacérée. Je reconnais maintenant que c’étaient des pensées propres à l’âme immature, qui toujours ne savait pas tirer profit de la douleur, du silence et de la solitude. Mais le temps, même lentement ; était en train de passer, d’une façon ou d’une autre, et je réussis à résister à ce moment idéal. A ce stade, déjà suffisamment ‘torturé’, par la douleur et suffisamment convaincu de l’incapacité de répondre aux caprices et aux désirs de mon esprit égoïste, j’ai commencé à suspecter que de quelque façon, cette situation de souffrance et d’humiliation extrême devrait avoir une signification un peu moindre que ma simple punition décrétée par un être supérieur, indifférent aux faiblesses inhérentes à nous tous de la race humaine. Je commençais à penser que si Dieu décrétait une telle punition, avec une unique intention de me faire payer mes mauvaises actions commises, il ne laisserait alors rien à désirer à un bourreau des temps de l’Inquisition. Devant ces pensées, je commençais à me souvenir des paroles de Jésus qui se référait toujours au Père comme étant infiniment miséricordieux, l’expression la plus pure du véritable amour, si connu par nous. L’intuition que la solitude imposée me proportionnait avait derrière toute cette apparence malheureuse, une miséricorde, une compassion, un amour divin… des sentiments occultes à mes yeux cachés par la cécité de l’ignorance spirituelle. Le Père Célestiel, à travers de l’aimé Maître Jésus, dit : Je ne suis pas venu pour les sains de corps et d’esprit, mais pour les malades’ Le souvenir de paroles si incompréhensibles pour moi dans mon passé de ‘religiosité’, me fit croire, véritablement, qu’il devrait y avoir quelques portes ouvertes pour mon repentis si je recherchais ma réforme morale. * Nous le redisons à nos lecteurs comme nous l’avons vu dans les pages précédentes : Nous touchons là un des points cruciaux : le suicide. Gusson pendant son internement, alors qu’il était ‘en cavale’ pensait déjà à la mort pour en finir avec ses problèmes. Nous proposons au lecteur, s’il le désire, de mettre à sa disposition via email, un ouvrage de prévention sur le suicide, avec une thérapie proposée, qu’il pourra entreprendre lui-même. Ci-joint l’adresse : yannicksaurin@hotmail.com Auto-thérapie qui a déjà fait ses preuves Outre-Atlantique. N’hésitez pas. Nous savons très bien, que l’idée du suicide nous préoccupe presque tous, car elle est très présente. Il faut cependant en venir à bout et tous ensembles. Nous proposons à nos lecteurs ce document via email pour tenter de s’en prévenir et le combattre.

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Je priais infatigablement et de mon cœur au Père Aimé, presque en larmes, à la recherche d’une chance pour m’améliorer et de me réconcilier avec Son amour, alors que je commençais à découvrir la raison d’être de cet inexplicable sentiment de vide intérieur qui m’accompagnait depuis l’enfance. Et le Père me répondit. Il fit beaucoup plus, beaucoup plus que cela. Il répandit sur moi Son amour et sa miséricorde, m’aidant spirituellement de telle façon, que je ne trouvais pas les mots qui faisaient justice à cet amour incomparable que je reconnus, ne pas être de ce monde. C’est là, à partir de ce moment, que j’ai commencé à comprendre que la paix de l’esprit et la joie intérieure sont indépendantes de la condition externe, car elles traduisent un état intime de l’être. J’appris aussi, la profonde signification spirituelle lorsque le Christ professa la phrase suivante : ‘ Bien heureux ceux qui pleurent, parce qu’ils seront consolés’. Avec une incroyable force intérieure que je venais de recevoir littéralement des cieux (car je ne la possédais pas), j’ai commencé le merveilleux voyage de ma vie en direction du Père Eternel. Après deux mois de solitude, et dans ce nouvel état, je fus nouvellement bénis Ma mère et ma sœur déménagèrent vers Natal et commencèrent à venir visiter me hebdomadairement, les deux heures que j’avais droit au quartier ( tous les samedi, dimanche et fériés, de 9h à 11heures). Les questions que je commençais à me poser sur le coté occulte des événements, les souffrances, communs à tous de quelque façon, tout comme sur notre apparente existence temporaire, une partie sans motif sur cette très belle planète, commencèrent à trouver un écho à travers les livres alors ‘d’inconnus’ amis du Grupo Atlan de Natal qu’ils m’envoyaient avec fréquence par l’intermédiaire de ma mère. La providence Divine m’envoyait , à travers de ces amis , une énorme quantité de livres , dans une séquence d’idée et d’éclaircissements spirituelle qui ne ma laissèrent plus aucun espace de doute, une seule minute que j’étais , que j’étais en train d’être , même dans cette difficile situation carcérale, guidée par une force bienfaitrice , bien au dessus de la modeste compréhension d’alors. Je commençais à ‘dévorer’ les livres qui arrivaient, et plus je lisais, plus je sentais recevoir de l’énergie qui émanait de la vérité transcendantale de ces paroles lumineuses, sages et essentiellement amoureuses, communes à toutes les différentes œuvres littéraire dont j’avais eu accès à ces moments là. Je lis et relis plusieurs fois, les textes des Maitres*, saints, grands de toutes les grandes croyances connues, sans jamais trouver une seule parole qui justifiait le fanatisme et le séparatisme ‘religieux’ dont nous sommes en train d’assister tout au long des temps jusqu’à nos jours autels.

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*Note du traducteur : En accord avec Gusson que je connais et ai rencontré plusieurs fois, il fait ici comprendre, qu’il fait références aux différentes personnes comme, Jésus, Bouddha, Gandhi, Saint François d’Assises et tant d’autres qui n’ont jamais apporté, crée, imposé une religion, mais simplement laissé leurs témoignages, certaines fois ce sont des paraboles de difficiles d’interprétations, mais Leur résumé, Leur Témoignage se résument en quelques mots : Aimer votre prochain. J’ai lu un peu plus de 300 livres durant mon année et demie dans la cellule d’isolement et j’en suis arrivé à la même unité amoureuse des différents enseignements, ce qui me fit arriver à l’inflexible conclusion que les horreurs que les hommes pratiquent et pratiquent au nom de Dieu , se doivent uniquement et exclusivement à un entendement distordu des enseignements amoureux laissés par les sages, enseignements qui ont été détournés , donnant cause à l’apparition de ces différentes croyances. Ces méfaits commis au nom de Dieu tout au long de l’histoire sont promus par des personnes qui Le considèrent comme un objet, une chose, à être possédé, exclusivement, pour la satisfaction de leurs exigences égoïstes. Ceux qui ont ainsi agit et qui agissent, qu’ils m’excusent, mais ils sont comme le disait Jésus, des aveugles guidant d’autres aveugles, sans avoir la moindre idée de ce que réellement signifie ce que la Parole de Dieu exprime. Après avoir lu une bonne partie de livres et bu aux diverses sources spirituelles, je perçu qu’l y avait une faute dans mon caractère qui seulement, par le chemin de la discipline et intériorisation pourrait être corrigée. En vérité devant ma situation, je compris que je devais suivre un chemin spirituel pratique, qui passait inexorablement par la discipline et l’austérité physique et mentale, tout comme le rigide contrôle des sens, principalement de la langue (la parole et la bouche), qui seraient indispensables au progrès sûr et profitable du voyage intérieur que j’allais commencer. Je reconnu les enseignements du maître Bouddha, bien comme la majorité des enseignements donnés par les orientaux, comme étant ce qui de mieux me rendrait possible le commencement de ce voyage. Alors, répondant à mes nécessités spirituelles (que je ne connaissais pas) le Père Célestiel fit arriver dans mes mains, nouvellement par les amis du Grupo Atlan, le livre : Bouddhisme, Psychologie de l’auto connaissance, du Docteur Georges da Silva et Rita Homenko. Après la lecture et la relecture de cette merveilleuse œuvre inspirée, je décidais résolument de connaître ce que le Maitre Bouddha appelait de vérité. Les paroles de Bouddha, rapportées par la brillante lucidité des auteurs, m’incitèrent, encore plus à commencer cette recherche, dont je n’avais pas la moindre idée de comment, ni par ou commencer.

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Je fus pris d’une profonde certitude intérieure que le Père Aimé, était réellement en train de guider mes pas et humblement, bien que je ne me considérais pas comme méritant la moindre bénédiction de ce Père Aimé. Je me dirigeais alors vers Lui, dans de timides prières dans l’obtention d’obtenir l’aide nécessaire pour me permettre le commencement à ce voyage. Cette timide prière, a eu le pouvoir de provoquer en moi une des plus grandes bénédictions spirituelles que j’ai eues. Aujourd’hui en me souvenant de ces moments, je reconnais par propre expérience la vérité dite par Sathya Sai Baba que : ‘Si nous donnons un pas en direction de Dieu, Il nous en donnera des centaines vers nos’. J’avais demandé à un ami s’il aurait la possibilité d’avoir à la bibliothèque de l’Université Fédérale de Rio Grande do Norte, dont il était l’élève, quelques livres qui parlaient de philosophies orientales, principalement celles qui fournissaient des données pratiques que je puisse exécuter dans mes désirs de la recherche du Divin. La semaine suivante, le jour des visites, mon ami me présenta le livre Auto perfection avec Hatha Yoga, du très cher Professeur Hermogènes. Ce livre sans aucun doute, a été le déclencheur dans ma vie. Paraphrasant le professeur, je sais que c’est à partir de ce moment que commença à ‘mourir’ le vieux homme, et naitre le ‘nouvel’ homme*. Je lis tout ce bel ouvrage (qui me parait plus un manuel Divin pour la vie quotidienne) avant de commencer proprement mes pratiques du yoga, car je voulais savoir si son message était quelque chose qui transmettait de la crédibilité. Après avoir terminé la lecture, je découvris que le livre ne transmettait pas uniquement cette crédibilité nécessaire , mais aussi une sincérité et amour , qui ne seraient possible dans mon opinion , que de la part de quelqu’un qui réellement pratiquait ce qu’il prêchait , ce qui est le cas de ce bon Maître,, ce grand professeur, le professeur Hermogènes. Dans ce livre, avec des paroles gentilles, mais fermes, encourageantes, sages, amoureuses, véritables et en même temps défiantes, le professeur Hermogènes, à travers un style de vie sain intelligent et scientifique, par lequel il nous présentait le yoga, me convia à changer, pour mettre en ordre le sens de ma vie, modifiant mes idées, mes concepts, mes pensées, mes émotions, et tout ce que je considérais comme étant ma ‘réalité’. Il me défia à certifier par la pratique, tout ce que le livre prêchait et me promis le résultat certain au pratiquant dédié et déterminé, par la réalisation rêvée du yoga ou soit l’union avec Dieu. Suivant ses paroles, je m’investissais dans le sens de tirer profit de mon moment de douleur , d’angoisse, de doutes , de craintes, de faiblesses et de solitude, en faveur de mon objectif de cheminement vers l’éternité, but sûr et final de chacun de nous. * NT : Propos en référence aux philosophies orientales.

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Avec une détermination résolue et une inflexible décision, je commençais à changer totalement mon attitude mentale. Au lieu de me plaindre, me sentir malheureux, solitaire, injustifié, le pire parmi les hommes, je commençais à suivre le conseil du Professeur Hermogènes et tirer profit de la douleur amie de maintenant. Je cherchai avec ferveur l’aide auxiliaire des enseignements spirituels des grands sages et maîtres que la Providence avait fourni à l’humanité. Je craignais de parcourir la montée de ce cheminement de connaissance spirituelle (plongeant infiniment jusqu’aux profondeurs de mon être) qui puisse me relever pour expérimenter ma véritable expérience, ce qui dans les paroles de Jésus pourrait être traduit par l’expression ; Moi et le Père nous sommes un’. Bien que j’étais au commencement de ce chemin , je percevais que le but était de réacquérir les valeurs morales inhérentes à l’âme, tout comme d’atteindre l’expérience propre que nous sommes tous essentiellement UN et le MEME , que nous sommes liés par la paternité de Dieu et que comme le dit mon cher frère spirituel Jan val Ellam, nous sommes une grande fraternité cosmique , cheminant ensemble sur cette magnifique planète Terre, sauvant nos erreurs spirituelles par nous commises dans un passé* qui se perd dans la nuit des temps. Comme lui-même dit, ‘Nous sommes tous farine du même sac’. J’entrepris le moment initial de ce cheminement à l’intérieur de moi-même, et ayant soin dans la mesure des conditions qui me le permettait, j’établissais dans ma cellule une ambiance dans laquelle je vivais, pour que je puisse me souvenir constamment, avoir à l’esprit, quel soin devait être exécuté. Bien plus lucide et aguerri par la connaissance acquise dans les nombreux ouvrages que j’avais lu, je savais que notre esprit était conditionné à de nombreuses manières, et parmi elles, je ressenti que celle de l’environnement extérieur qui l’entourait exerçait une forte influence, à travers les sens, dans la posture édifiante ou non que mon l’esprit irait adopter. Perçois bien, cher lecteur, chère lectrice, que je suis en train d’essayer d’écrire de façon simplifiée ce qui dans la vérité est extrêmement profond. Pour cela je m’excuse si quelques chose peut paraître confus. Ceci n’est pas mon intention. Je pris ensuite la décision, dans ma position intérieure, de transformer ma cellule dans ce que j’allais prendre l’habitude d’appeler de ‘mini Monastère’. Avec l’aide inestimable d’un tube de dentifrice (j’utilisais le dentifrice comme une colle, bien que cela soit interdit), je collais sur un mur des lettres en japonais qui symbolisaient équilibre, stabilité, harmonie. En vérité, je ne sais pas si ces lettres signifiaient quelque chose réellement, si elles étaient lues par un japonais, mais pour moi c’étaient quelques unes des significations qu’elles me proportionnaient. NT : Gusson croit en la réincarnation, comme une grande majorité de la population des pays ou croissent les religions, les philosophies bouddhiques, hindouistes, confucianismes etc… Ce qui explique aussi ses écrits sur le Karma, la Loi de cause à effet.

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Avec l’aluminium que je recevais des gamelles, dans les trois repas quotidien, je commençais à confectionner des fleurs. Je coupais et j’emboitais l’aluminium, utilisant les techniques les plus simples de pliage de papier (je ne connais pas les compliqués) et de cette façon là, je réussis à préparer deux belles ornementations qui après être prêtes, je collais sur le mur pour ne pas oublier que le beau existe, indépendamment de la situation dans laquelle nous nous trouvons dans la vie. Dans quelques livres que ma mère m’avait achetés chez un bouquiniste, je réussis à avoir des photos des maîtres bouddhistes dans l’inspirée et pacifique pose du lotus traditionnelle pour la méditation du yogi (padmasana) . Je mis ces photos, ensemble avec quelques autres, sur le côté gauche de la cellule, juste sur le bord de la grosse porte en grilles qui donnait accès à l’intérieur de ma cellule. Après les pratiques quotidiennes du yoga, pendant les intervalles, j’aimais maintenir le livre ou la copie Xerox du livre du Professeur Hermogènes, toujours ouverte sur sa très belle position de lotus. J’avais demandé pour faire une copie Xerox* parce que je n’avais pas d’argent à l’époque pour acheter le livre. Postérieurement je reçu personnellement un exemplaire dédicacé. Au milieu de la cellule ou je m’asseyais pour les méditations quotidiennes et ou je m’asseyais pour l’étude et la lecture dans les autres moments de la journée, je mettais une serviette bleu marine, avec une lettre japonaise peint en son centre (avec de l’eau de javel que j’utilisais pour décolorer le bleu de la serviette, car je n’avais pas le droit aux crayons. Cette serviette a été pendant quelques années, mon tapis de méditation, jusqu’au jour ou je l’ai présentée à un ami à qui j’ai enseigné la technique de méditation SO HAM. Dans le même procédé, je me rasais les cheveux pour qu’a chaque fois que je me regarde dans le miroir, celui-ci reflète l’apparence extérieure de ce que je prétendais faire de mon intérieur, ou soit, un nettoyage. De cette façon, je passais de la connaissance théorique à la vérité par une attitude pratique à la recherche de la connaître par une expérience propre. J’édifiais à l’intérieur de ces huit mètres carrés, ou je passais un an et demi de ma vie , dans ‘mon monastère’ , un local qui cessait d’être une simple cellule pour se transformer en un lieu sacré à la recherche du Père célestiel , dans les recoins de mon cœur. Je m’en remis aux pratiques quotidiennes du Hatha Yoga, méditation et oraison , et je commençais à utiliser la situation d’emprisonnement comme une situation positive pour la réforme de l’âme qui avait contracté des dettes , que je reconnaissais et reconnais être. * Pratique très courante au Brésil, ou presque tous les ouvrages sont copiés, en raison des prix inaccessibles de la plupart d’entre eux. A titre d’exemple un ouvrage de base coute environ 35 réais pour un salaire de 400 réais.

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Beaucoup plus que cela , je perçus dans la douleur qui affectait mon âme l’antidote nécessaire pour éloigner mon esprit de son terrible état d’illusion , générée par la conviction erronée que dans les plaisirs fugaces du monde, nous pourrions trouver le soulagement pour ce sentiment de vide existentiel , qui dans un degré plus ou moins grand , dans quelque moment de la vie, nous ressentons tous d’une façon inégalable. A partir de là, je me résignais quotidiennement devant les difficultés et les douleurs qui m’affligeaient dans la prison, et acceptais avec courage tout ce qui m’arrivait, car je reconnaissais les résultats comme conséquences directes de mes propres actes passés, contraires à la loi Divine et aussi aux lois des hommes. Je cessais de ressasser et de maldire de ceux qui me persécutaient. Je pris la ferme intention intimement et établis le compromis sincère que jamais plus je ne préjudicierai quiconque quel qu’il soit, soit par les pensées, paroles ou actions, sans oublier il est évident l’adhésion à la vérité, toujours guidé pour cela par les chemins que la vie nous présente. En finir avec la course aux gains, la fausseté, l’hypocrisie, le mensonge, le maudire, les mauvaises actions, ceci était le chemin que je choisissais pour moi-même. Je commençais en moi, la plus heureuse révolution de ma vie à la recherche de la Lumière. Je commençais véritablement à sentir la nécessité de faire partie de cette lumière qui est Dieu.

‘C’est dans les chutes que la rivière gagne de l’énergie’. Hermogènes.

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Chapitre 4

A L’INTERIEUR DU CHEMIN ETROIT.
Jésus dit : ‘Etroite est la porte et pressé est le chemin qui conduit au Royaume des Cieux’. Aujourd’hui je reconnais la vérité de cet amoureux avis qui nous est exhorté pour le nécessaire prier et veiller, à la recherche de l’indispensable élévation morale pour pénétrer dans le ‘royaume’. Déterminé et de façon incessante dans la pratique de la discipline spirituelle que je suivais, je commençais la découverte d’un monde nouveau, si proche, mais inconnu par chacun de nous, qui est notre infinie et éternelle Réalité Intérieure. Je commençais à ‘aller’ sur des ‘terres inconnues et des paysages jamais vus auparavant *, à la recherche de quelque chose qui était clair pour mon esprit en constante agitation. Bien que l’objectif à être atteint soit intellectuel et philosophique, il faisait déjà partie de ma connaissance cérébrale, il me manquait l’autre douce saveur de l’expérience directe et de la certitude que cela surgisse naturellement après le contact direct avec ce que nous focalisons. Mon esprit percevant que je commençais à atteindre cette expérience directe avec la vérité, à travers de la recherche que j’avais entrepris, était en constante sollicitation de purifications et il commença à se positionner comme le cheval fougueux qui ne veut pas être dompté. Sri Ramana Maharashi, un grand Maître indien ayant déjà réalisé des choses sur l’esprit, jouissait béatifiquement de la convivialité constante avec le Père Célestiel, écrivit la phrase suivante : ‘L’esprit est un bon serviteur, mais un cruel seigneur’. Cette petite phrase, contient une profonde vérité à respect de notre esprit, et peut être prise comme base pour l’indispensable nécessité de contrôler nos mouvements mentaux. Si pour les personnes communes cela est déjà une vérité, pour le chercheurs de l’esprit cela devient une impérieuse condition pour poursuivre le cheminement. NT : Ce que l’on appelle plus communément de : Voyage astral, sortie extra corporelle, sortie extra physique. Phénomènes assez fréquentes chez ceux qui font du yoga , de la méditation, de la relaxation, de la sophrologie etc…

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Devant l’attitude rebelle de mon esprit à créer des agitations sans fin, perçues principalement durant mes moments de méditation dans la position assise, je pu mettre pour la première fois dans le monde subtil de l’esprit, les enseignements que j’avais reçu par les lectures constantes. Je savais aussi intuitivement que dans ces moments là, mon objectif était de conquérir mon esprit par la méthode de la douceur, comme qui éduque un enfant indiscipliné. Rien ne me servira à l’usage de la force, vu que dans les propres enseignements du yoga une des règles d’or est la douceur. A qui s’intéressent au chemin spirituel à travers la discipline mentale qui est le yoga , il faut se souvenir que de façon non avisée et imprudente , se cabrer avec son esprit dans l’intention qu’il soit calme , pour aussi bien intentionné que tu sois , fait que fatalement tu perdras cette lutte. Le professeur Hermogènes me donnait ce conseil et me le redonna à plusieurs reprises. Ton esprit connaît une quantité incroyable de pièges et de procédés bien engendrés pour te vaincre dans ‘ce champ de bataille’. Souviens-toi : l’esprit doit être traité comme un enfant à éduquer, avec fermeté, mais de façon douce, ainsi ton esprit sera obligatoirement conquis par des pratiques suaves d’une intelligente discipline spirituelle. Traiter l’esprit de façon douce et pacifique ne signifie pas être indulgent dans les désirs illimités et les agitations qu’il crées à tout temps, dans un continuel monologue. Je ne dis pas que l’on doive céder à ses innombrables caprices, mais que nous devons être doux , cependant fermes, en dirigeant ce très puissant mais utile instrument de travail qu’est l’esprit humain. Pour cela, n’oublies pas, ce que je vais te dire : Ton esprit, ce n’est pas toi. Ce que tu es réellement est bien au-delà de ton esprit , mais pour le trouver , tu auras besoin impérieusement d’atteindre une satisfaisante domination de ton esprit et des sens, et, les plu important , maintenir un élevé patron de valeurs morales. Ce livre n’approfondira pas ce thème, mais souviens toi de cette vérité si tu décides à commencer le cheminement spirituel. Ce qui doit être clair, pour que tu comprennes ce que je fis au début de mon cheminement spirituel, est que j’adoptais une forte autodiscipline, dans le sens d’atteindre mon objectif. En vérité, je le pratique aujourd’hui, car je ne suis pas encore près du but (1). (1) NT : Gusson m’expliqua qu’il faisait toujours ses séances de yoga plusieurs fois par semaine, pratiquant sa réforme intérieure, séances qu’il faisait dès le réveil, se levant plus tôt, Il m’expliqua que pour lui, cet objectif devait être maintenu durant toute sa vie et qu’il lui assurait un équilibre impératif. Une cure à vie.

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La première fois, que je perçu, consciemment que mon esprit était subtilement en train d’utiliser ses divers mécanismes pour confondre (causant le doute), disperser (par l’imagination ou les souvenirs) ou suffoquer (à travers des émotions négatives, comme la haine, la colère, la rancœur, la tristesse, le doute…) je commençais à adopter une attitude ‘d’observateur impartial’ de mes procédés mentaux. Cela n’a pas été un travail facile et ne sera jamais un travail facile, mais si je désirais réellement progresser dans mon cheminement, il était nécessaire de cheminer par ce sentier étroit. Comme j’avais appris à voir en moi et chez les autres à travers un concept holistique (2) , je savais que ce que réellement nous sommes dans ce moment est une combinaison du corps, des émotions, de l’esprit , de l’âme et d’un environnement externe , dans lequel tout dépend de tous , dans lequel nous devons nous aider tous mutuellement , dans la difficile mission de chercher la perfection. Suivant les instructions du professeur Hermogènes dans son livre : ‘Autoperfeição com Hatha Yoga’ (3), j’ai commencé à prendre soin du corps, pour être le véhicule de l’expression de nos esprits alors qu’ils sont incarnés. Allié aux enseignements du yoga et à ceux que je reçus lisant le livre Fisiologia da Alma de Ramatis (4), j’abandonnais définitivement l’alimentation à base de viandes d’animaux et de poissons et adoptais l’alimentation végétarienne à base d’œufs et de lait comme méthode alimentaire pour la purification mentale et physique. (2) NT : Nous donnons ici une définition succincte du concept holistique, terme peu connu en règle générale. CONCEPT HOLISTIQUE : Holistique vient d’un mot grec, holè, qui signifie totalité. L’approche holistique (en terme médical consiste à traiter une personne dans sa globalité plutôt qu’un organe ou une maladie de façon isolée. Ce mot peut s’appliquer dans d’autres domaines, dans le cas de Gusson ce sont des techniques de soins complémentaires et naturels ; comme la lecture, la méditation, le yoga, le contrôle des pensées, la pratique de la réforme intérieure, le bon usage de l’alimentation, du soin de plantes vertes, etc… . L’homme est un élément du "tout", à une autre échelle, la conception holistique de ce qui nous entoure prend en compte tout ce qui constitue l’univers sous toutes ses formes, car nous en faisons partie, au même titre que les autres espèces végétales ou animales et nous nous devons de les respecter et de les protéger afin de maintenir l’harmonie. (3) NT : ‘Auto perfection avec Hatha Yoga’, non traduit en Français, existe uniquement en langue portugaise. (4) NT : Physiologie de l’Ame de Ramatis, disponible gratuitement et uniquement via email à l’adresse suivante yannicksaurin@hotmail.com. Cet ouvrage traite quelques uns des sujets suivants qui ont constitué une base d’études de Gusson pour son retour vers la Lumière : L’alimentation carnivore et le végétarianisme, le vice de fumer et ses conséquences futures, le vice de l’alcool et ses conséquences, La santé et la maladie, la thérapie homéopathique, considérations générales sur le Carma, le sectarisme religieux et le carma, l’importance de la douleur dans l’évolution spirituelle, l’influence du psychisme et les maladies digestives, l’aspect du cancer et sa manifestation karmique etc…

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Au début cela fut très difficile d’abandonner les vieilles habitudes alimentaires carnivores, car l’énergie que nous absorbons, surtout mentalement des cadavres de nos frères les animaux à besoin d’être éliminée, en raison de son bas patron vibratoire, qui entre en syntonie avec notre patron de pensées négatives. Mais comme Dieu reste toujours infatigable dans Son aide pour nous, après quelques jours après avoir pris cette résolution volontaire, il m’envoya un ami félin (1), qui devint mon premier compagnon après huit mois d’une pure solitude. Avec une énorme joie, j’offris à mon ami le chat toutes les portions de viande qui m’étaient servies à chaque repas quotidien. J’ai eu l’opportunité rare, car en offrant à mon nouvel ami ce repas je pu lutter contre mes instincts carnivores, qui m’apprirent pas à pas, que tout ce qui plait à la langue n’est pas forcément bon pour notre vie, comme un tout. Cela a été une grande et dure bataille, et qui a vaincu, a été la vie, car en cessant de manger des animaux morts, inclusivement ce que l’on appelle les ‘fruits de mer’, je finis par épargner deux animaux (comme dit Hermogènes), moi et l’autre qui n’a pas eu besoin d’être mort pour la satisfaction égoïste de mon palais déréglé. J’établissais aussi des horaires bien définis pour toutes les activités de ma journée, pour maintenir une routine quotidienne, qui a été un grand instrument d’éducation mentale, dans le sens de vaincre la paresse, l’indolence et la conséquente envie de dormir tout le temps qui s’empare de nous suivant la journée vide et la progressive dépression (2) , en raison de l’incarcération solitaire. Tous les jours je me levais impérativement à quatre heures. Je rangeais mon lit, qui en réalité était un matelas posé sur le sol, et ensuite que je pendais le long du mur de ma cellule, pour seulement le retirer la nuit, au moment de dormir. Dès que j’avais rangé le matelas, j’allais aux toilettes pour l’hygiène matinale. (2)Ensuite je buvais par petite gorgée, l’eau d’un verre d’eau que j’avais laissée reposer au clair de la lune, sur une petite brèche de la prison qu’il y avait dans ma cellule pour me servir de fenêtre. (1) NT : Le chat dont parle Gusson, n’avait pas de nom, mais était appelé par des mots doux. (Réponse de Gusson à la question : quel était le nom du chat ?). Le chat comme d’autres animaux ont un effet très bénéfique sur les êtres humains. A titre d’infirmations, il a été constaté, dans les hospices, maisons de retraite, pensionnats (nous parlons au Brésil) etc…. une nette amélioration psychologique et physiologique chez certains des individus, une diminution de l’agressivité et de l’angoisse par la présence de nos amis les quadrupèdes.. (2) NT : Nous proposons au lecteur, s’il le désire, de mettre à sa disposition via email, un ouvrage de prévention sur la dépression, avec une thérapie proposée, qu’il pourra entreprendre lui-même. Ci-joint l’adresse : yannicksaurin@hotmail.com Auto-thérapie qui a déjà fait ses preuves Outre-Atlantique. N’hésitez pas.

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Dès que j’avais rangé le matelas, j’allais aux toilettes pour l’hygiène matinale. (1) Ensuite je buvais par petite gorgée, l’eau d’un verre d’eau que j’avais laissée reposer au clair de la lune, sur une petite brèche de la prison qu’il y avait dans ma cellule pour me servir de fenêtre. Cela fait, je nettoyais l’intérieur de ma cellule, pratiquant ce que les bouddhistes appellent de ‘méditation en mouvement’ ou ‘méditation de pleine attention’. Cette pratique préparait mon esprit pour la session de Hatha Yoga matinal qui commencerait ensuite, environ trente minutes et donnerait donc alors lieu à la récitation de mon mantra Gayathri, enseigné par Sathya Sai Baba. Après un bref silence, après la neuvième émanation de ce magnifique et puissant mantra, je fis une rapide prière et plongeais dans la pratique de la méditation. Ici il est important d’éclairer, nouvellement que je suis en train d’essayer de donner une idée de ce que je réalisais comme pratiques spirituelles, ajoutant bien jusqu’à atteindre la perfection devant tous les fronts. J’ai eu besoin de plus de huit mois de pratiques ininterrompues. Etant ainsi, quand je dis que je plongeais dans un état de méditation, ne penses pas, pour qui connaît l’histoire des grands yogis de l’Inde antique, que je fis quelques chose de similaire avec ce qu’ils appelaient de méditation. En aucune façon. J’affrontais de nombreuses difficultés d’ordre physique lorsque je commençais les pratiques. Je ne ressentais pas le confort lorsque j e m’asseyais plus de cinq minutes les jambes croisées. Avec les articulations bloquées et 17 kilogrammes de plus que mon poids actuel de 73 kilogrammes , imagines la difficulté que je sentais en essayant de me concentrer , ayant à supporter les douleurs dans les jambes et incommodé avec un abdomen étouffé par la graisse , pour ne pas réussir à courber naturellement la colonne vertébrale. Je réussis seulement à me concentrer après une période d’à un peu plus de cinq mois de pratiques, lorsque ces difficultés pratiques ,( à travers la pratique constante des asanas (postures) , pranayamas (contrôle de la respiration) et une diète alimentaire correcte), commencèrent à disparaître , comme un présent pour une pratique diligente et bien assistée par la méthode de yoga du professeur Hermogènes. Seulement à partir de là, j’ai commencé les véritables pratiques mentales que l’on appelle de méditation. Même ainsi, les résultats que j’obtenais à cette époque, de très rares fois peuvent être considérées de méditation. Suivant Sri Yukteswar (maitre de l’aimé yogi Indien Paramahansa Yoganda , (fondateur du self-Realization Fellowship aux Etats-Unis d’Amérique, nous pouvons seulement évaluer si nous avons tirer profit de notre méditation par le niveau de félicité que nous avons atteint au final de la pratique. Il n’utilise pas ces paroles exactes, mais c’est ce que j’ai voulu dire en me référant à ce sujet. C’est une excellente base solide que j’utilise toujours comme paramètre pour évaluer mon engagement comme un tout dans es pratiques spirituelles. (1) NT : Certaines prisons n’ont ni évier, ni lavabo, simplement un tuyau d’arrosage en plastique sortant du mur pour prendre la douche, les toilettes consistant en un trou dans le sol au dessus du tuyau. Aucune fenêtre, avec pour unique éclairage une ampoule de 40 ou 60 watts, sans aération.

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J’ai appris que ce qui nous revenait dans cette pratique est d’appliquer la technique, mais comme dit Sathya Saï Baba, concéder la grâce est la décision qui appartient uniquement à Dieu. La session de pratiques du matin terminée, aux environs des 6h15, le café du matin m’était servi. Je confesse que c’était et c’est jusqu’à aujourd’hui le moment de prédilection de la journée pour moi. J’appris çà cette époque, à profiter profondément du silence du matin. Les oiseaux chantaient, entonnant comme une mélodie sacrée en gratitude avec le très Haut pour la consécration d’encore un nouveau jour, dans cette très belle école qui est la planète Terre pour nous tous, ce qui est un vécu qui me réjouit l’âme. Par un espace qu’il y avait entre le portail de ma cachot et le mur qui me séparait des autres habitants du milieu ou je me trouvais en cellule d’isolement, je pouvais observer, presque tous les jours, la personne responsables des jardins du quartier dans son art d’arroser les plantes. Comme cette vision fut profonde pour moi ! Il me fit percevoir que dans les petites actions de la vie, comme l’acte de mouiller les plantes, il se cache des moments de joie et d’élévations sublimes. Pourquoi méprisons-nous tant ces simples petits plaisirs en faveur des activités mondaines dans cette vie suffocante que nous menons ? Il est nécessaire de penser à cela, car le temps nous ronge et nous perdons ces opportunités de jouir de la compagnie de la mère nature. J’ai eu cette perception seulement après avoir perdu la liberté Lamentable ? de mon corps.

Dans ces moments, j’ai pu sentir le plaisir qui est d’apprécier les brillants rayons du soleil filtrant qui se reflétaient sur les gouttelettes d’eau répandues sur l’herbe par mon ami le jardinier. J’observais les oiseaux dans leur recherche quotidienne de leur alimentation et quelques couples perchés dans leurs nids en haut des toits près de là. Malgré la triste situation de la prison, je pouvais sentir toute la pulsion de la vie, de façon harmonieuse et indifférente à toute la stupidité humaine dans les attitudes impensées des égoïstes que nous sommes tous, qui faisons que le monde dans lequel nous vivons est un lieu moins beau qu’il pourrait être. Ainsi, tous les jours, même dans ceux de la pluie, je prenais lentement mon café en compagnie intime de la mère nature , en même temps que j’étais si près de moi, je restais dans l’infranchissable distance par l’imposition contrainte des grilles qui prenaient mon corps. Dans les beaux moments matinaux, avec l’esprit pratiquement vide des autres idées et pensées, je pu percevoir combien doit être merveilleux la sensation de liberté que jouissent ceux qui vivent de façon consciente la béatitude de leurs esprits.

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Ce grand moment du café du matin terminé, j’alternais mes moments par l’étude de l’anglais (je voulais lire quelques œuvres spirituelles disponibles dans cette langue) ainsi que la lecture de nombreux autres textes et livres qui m’aidaient à comprendre plus sur les chemins de la vie spirituelle. Providentiellement, même après avoir lu tous les livres d’Atlan (suivant ce que me dit ma mère, j’avais lu tout ce qui existait), le Bien Aimé Cosmique continua à m’envoyer, miraculeusement, tout ce qu’il trouvait que j’avais besoin. Au milieu de la matinée, à chaque fois que l’on me permettait d’avoir quelques maracujas (1) dans ma cellule, je faisais un jus de ce fruit que j’appréciais beaucoup, utilisant l’efficace méthode de mettre la pulpe avec les graines à l’intérieur d’une bouteille de plastique avec bouchon et mélangeais en secouant jusqu’à être fatigué. Malgré les inévitables contre temps de ma condition de prisonnier, j’ai toujours réussi à prendre ce fruit. Il était difficile de préparer un thé. Dans cette intention, très tôt le matin, je mettais dans la petite brèche dans le mur que l’on me disaient être ma fenêtre, une bouteille en plastique contenant des feuilles hachées avec un peau d’eau. Au environ des onze heures, lorsque le soleil était fort (2), j’avais mon thé bien tiède avec l’aide du grand ami l’astre roi. Ensuite je mettais cette carafe à l’intérieur de l’évier rempli d’eau froide et en plus ou moins une heure, mon thé était près pour être filtré et déguster. Je sais que cela ne parait pas agréable de prendre un thé ainsi fait, mais c’était une bonne manière de rire plus ou moins, de mes propres inventions. A l’heure du déjeuner, autour des12heures, je mettais le repas de mon ami le chat dans un coin de la cellule, après avoir prié le Père Céleste en remerciement pour la concession de l’alimentation, je mangeai, tentant de pratiquer la ‘pleine attention’ si bien expliquée dans les livres bouddhistes auxquels j’ai eu accès. Dans la journée, dans l’intervalle entre le déjeuner et la cession de Hatha Yoga, je me dédiais à la lecture de livres, toujours de thème spirituel, quelque soit la religion, mais dans l’intention de vérifier intuitivement si ces pages me transmettaient les vérités spirituelles. Lorsque nous parlons de ces vérités spirituelles, nous n’avons pas besoin de nous préoccuper des étiquettes religieuses, car si c’est la vérité, elle doit être la même, en raison qu’elle est immuable, indépendante du type de langage utilisé par l’auteur. (1) NT : Maracujas : Fruit de la passion, utilisé surtout pour faire des jus de fruits et des sorbets. Fruits de pays tropicaux. (2) NT . N’oublions pas que Natal ou était retenu Gusson est une ville tropicale à 5 degré de l’équateur, ayant uniquement deux saisons par an, température moyenne 28 degrés. Les températures atteignent en été jusqu’à plus de 35 à l’ombre, en hiver elles avoisinent les 21-24 degrés. Le matin vers les onze heures en été la température au soleil est de 30 degré.

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Je vous dis cela pour que vous ne pensiez pas que j’appartienne à telle ou telle religion. Non ! Je n’ai pas de religion et par rapport aux ‘courants’ (christianisme, hindouisme, Bouddhisme, Islamiste …) séparatistes, inventés par les hommes après la mort de ces messagers envoyés par la Père Aimé. Ces êtres extraordinaires et remplis d’amour seulement se préoccupaient à prêcher l’exemple de la même religion universelle : celle de l’amour. Le problème est qu’en raison de notre basse stature morale et spirituelle, nous finissons par dogmatiser et obscurcir ces messages, qui libèrent, en les interprétants à partir de nos conceptions erronées, personnelles et égoïstes. L’après midi, je faisais ma seconde session de Hatha Yoga, qui a cet horaire était décrit comme complète dans le livre Autoperfection. Elle était plus longue que celle du matin, et durait approximativement 50 minutes. Ensuite j’entonnais le même mantra que dans la matinée, ce qui me préparait nouvellement pour retourner dans l’incomparable royaume de paix intérieure. La session terminée, je faisais nouvellement un nettoyage de la cellule, je prenais une douche et je me préparais pour m’alimenter avant de me coucher. Je mangeais tranquillement quelques légumes que le cuisinier apportait à chaque fois que c’était possible et ensuite je prenais un savoureux café avec un peu de lait, accompagné de deux morceaux de pain. Le diner terminé, autour des18h30, je faisais une rapide toilette là ou je m’étais assis pour manger et préparais le matelas pour dormir. En m’allongeant, je lisais un peu, et avant 20heures, j’étais endormi. Dans de rares exceptions j’ai cassé ces règles d’horaires. Cela a été, avec quelques petites variations, ma routine quotidienne durant les un an et demi que je suis resté dans cette cellule d’isolement. J’adoptais cette austère discipline existentielle, vouée pour le retour à la vie physique, morale et spirituelle, pour sentir la nécessité réelle de me réconcilier avec le Père Aimé Eternel, en raison de mes transgressions du passé. Diverses fois, je me suis questionné si tout ce que j’étais en train de faire ne serait pas une espèce d’échappatoire’ de ces durs moments dans la prison, qui pourrait être se présentant comme une fantaisie de recherche spirituelle. Heureusement après toutes ces années de pratique, je découvris que sans la compagnie du Père Céleste et de ses ‘messagers de Lumière’, était quelque chose que je ne pourrais plus supporter, à partir du moment où j’ai commencé on chemin intérieur. J’avais et j’ai, chaque fois plus intensément un désir sincère de faire partie de l’exercice du bien, d’appartenir et de bénéficier de la compagnie de groupes d’êtres qui forment, ensembles, cette ‘nation’ des humbles du cœur.

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Mon cœur commença à rejoindre Dieu come le poisson hors de l’eau que j’étais retrouvant son élément de vie. Ceci était ma vérité et je ne préoccupe pas de ce que les autres pensent à ce sujet, car je ne suis pas intéressé à prouver quoique ce soit à quiconque. Je sais que beaucoup de personnes rient ou doutent de ce qui arrive dans mon intérieur, mais mon histoire est entre moi et D en mon âme , si elles croient ou non qu’il s’est passé quelque chose en mon intérieur qui transforma profondément ma façon de voir le monde et ses habitants , et en même temps me fait percevoir que c’est seulement à travers de ma façon d’agir avec amour, est que nous pouvons changer tout ce désordre qui nous enveloppe actuellement, alors ceci ne m’affecte pas. Je dois ces satisfactions uniquement au Père célestiel et d’ici peu de temps, dans les moments qui s’approchent ou la Terre sera réintégrée dans la convivialité avec d’autres familles planétaires, le propre Maitre Jésus reviendra conformément à ce qu’il a promis, pour présider personnellement la séparation entre le bon grain et l’Ivraie (1). Ce sont les bonnes nouvelles que nous apporte mon cher frère spirituel Rogerio Freitas, qui signe ses ouvrages Jan Val Ellam. Je sens que ces paroles sont la pure expression de la vérité. Pour ceux qui ne croient pas dans les révélations de paix et d’amour de ce grand être humain qu’est Jan val Ellam dont j’ai eu le plaisir et l’honneur de connaître et de bénéficier de son amitié dans cette vie, le temps prendra alors soin de dire qui avait raison. Mais pour ceux qui comme moi croient dans ce qu’il nous révèle dans ses innombrables livres (2) *, il est temps de réaliser le nécessaire réajustement avec le Père éternel ; à travers d’un auto effort bien dirigé, à la recherche de la nécessaire réforme intérieure et par conséquent d’élévation morale. Ceci est le but qui nous revient dans ces derniers instants avant l’arrivée diversement annoncée de la nouvelle ère. Que ceux qui ont des oreilles pour entendre, écoutent. (1) Gusson se réfère (Nous sommes toujours sur le sol brésilien) aux religions catholiques, évangéliques et autres qui parlent et prônent de plus en plus le retour de Jésus et d’autres assesseurs, comme Bouddha, Mahomet, Gandhi, etc… et ou de nombreux groupes spiritualistes, ésotériques, ufologiques etc… parlent d’événements similaires. Nous ne faisons ici que traduire et reporter des informations présentes sur le sol d’Amérique Latine. Le lecteur reste quant à lui, bien évidemment, libre de toute influence. (2)NT : Jan Val Ellam a écrit une vingtaine d’ouvrages philosophiques, religieux, spiritualistes, ésotériques en Portugais. Deux ont été traduits en français : Réintégration Cosmique, Chemins Spirituels, (Carma et Compromis en cours). Un a été traduit en Anglais : Cosmic Reintegration.

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Je demande avant d’avoir un jugement pressé, comme il est coutume dans l’esprit humain, que soit consulté la trilogie : ‘Chute et Ascension Spirituelle’, tout comme ‘La Septième Trompette de l’Apocalypse’, ‘Le Retour de Jésus’, en dehors des autres ouvrages de Jan Val Ellam pour obtenir les plus grands éclaircissements sur les temps et événements qui s’avoisinent. Jan Val Ellam est un exécutif ayant très bien réussi et ne vit pas de la vente de ses livres. C’est aussi un être humain humble de rare beauté intérieure, qui n’a pas besoin de la renommée et encore moins des applaudissements des autres. Ceci donc, est un motif suffisant pour se rapprocher de ses messages éclaireurs et élevés. Sa proposition principale est la réforme intime et l’expansion de l’amour à la recherche de la convivialité la plus fraternelle entre nous tous de la race humaine. Sa lecture devient indispensable pour les véritables chercheurs de l’Esprit. Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu'est son œuvre. Je suis l'alpha et l'oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d'avoir droit à l'arbre de vie, et d'entrer par les portes dans la ville ! Apocalypse 22 : 12-14.

NT. Jan Val Ellam est Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Natal (équivalent en France), écrivain et conférencier.

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Chapitre 5

SUR LES AILES DE L’INFINI.
C’est un titre significatif pour conter ce moment de voyage à la recherche de mon Je réel. Passé un an et demi dans la solitude, devenait presque tangible la perception de la main invisible du Très Haut à me guider dans le dessein de l’auto imposition de l’amélioration morale. Les difficultés et obstacles qui ne me permettaient pas une méditation satisfaisante, aussi bien de nature physique que des divers de nature mentale, commencèrent à disparaître graduellement) à mesure que la répétition quotidienne dans les nombreux objectifs mis en route dans une discipline choisie, suivaient leur cours ascendants, de façon solide, constante et permanente. A cette époque, je me rappelle bien nettement, que je commençais à abandonner les états de doute, qui étaient auparavant routiniers, en finissant par me prouver, par expérience propre, quelques unes des nombreuses vies spirituelles contées par d’autres chercheurs dans les livres que j’avais lu. Lorsque je parle, de ces états de vécu spirituel que j’expérimentais, en utilisant ‘vécus’, je ne me réfère à rien d’anormal ou de mystique, comme quelques uns, mystérieusement aiment à se référer sur ces sujets. Je dis que j’ai à peine constaté par moimême, l’existence de niveaux plus élevés de conscience, auxquels normalement nous ne pouvons pas accéder, car, ils échappent à notre perception matérielle commune. Ces simples, cependant, indiscutables vécus, remplissaient tout mon être avec de la légèreté et la joie jamais ressentie ainsi dans toute ma vie Ces indiscutables états intérieurs eurent le pouvoir de faire surgir en moi la croyance dans de nombreux domaines que j’avais déjà étudiée. L’indiscutable certitude à propos des vérités spirituelles, surgit jour après jour, provenant de l’expérience personnelle directe qui possède un impact plus fort pour l’esprit que la certitude transmise par la lecture des livres, qui ont d’autres fonctions, non pas moins importantes, mais qui sont capables de faire un travail indéniable de mémorisation sur nos âmes. Les livres en dehors de stimuler et d’indiquer les signaux du chemin pour ceux qui sont en train de commencer (comme c’était mon cas à l’époque) possèdent aussi la noble fonction de servir de paramètre pour la comparaison, lorsque l’on pratique dans le quotidien, dans le profond de notre intime, de ces vécus spirituels. 60

Tout ce que je lisais comme résultat certain pour le pratiquant sincère et déterminé se confirmait lentement dans mes pratiques quotidiennes. Bien que je sache intiment combien j’étais loin et suis encore d’atteindre les états d’exaltation du Yoga , si merveilleusement décrits par les incroyables Maîtres comme Yogananda, j’étais déjà très heureux d’avoir pu sentir que j’avais trouvé à l’intérieur de moi même , ce petit bout de paix et de félicité que la majorité d’entre nous cherche, en vain dans les choses de ce monde. Maintenant que je connaissais ce chemin, pour atteindre ce petit chant dans mon intérieur et avec l’esprit bien moins agité, quasi dans un état plus ou moins décrit comme ‘calme serein’, j’ai pu me sentir comme ‘sur les ailes de l’infini’. Cela a été quasiment un mois entier sans aucun type de perturbation, aussi bien physique que mentale, en dehors d’être incroyablement et rarement perturbé, par les activités de revue qui font partie de la vie carcérale. Mais ni même les moments un peu contraignants réussirent à me perturber dans mon indescriptible état d’animation durant cette courte durée. Je dis courte parce que durant l’extraordinaire vécu de ces jours, j’appris durement un précieux enseignement de la philosophie du Yoga : le détachement. Dans le Yoga, j’ai appris que si nous nous attachons à quelque chose que ce soit, nous serons en train de planter, ensemble avec cet attachement, une semence d’une future et inévitable souffrance. Pourquoi ? Parce que tout ce qui existe dans ce monde phénoménique , qui est ce monde matériel en constante mutation est gouverné par les opposés, tout comme la joie et la tristesse , le gain et la perte, la chaleur et le froid, la lumière et l’obscurité, la chute et l’ascension , la douleur et le plaisir, la naissance et la mort. Même si nous n’arrivons pas à percevoir cette réalité en premier moment d’analyse superficielle et avec soin, c’est pourtant la vérité que nous le voulions ou non. Eh bien dans le domaine de l’esprit, c’est aussi la règle. Etant ainsi, en découvrant les délices de me sentir comme volant sur les ailes de l’infini*, je commis la grave erreur de trop m’attacher à ces états de bien être merveilleux. * NT : Nous le répétons ici, il y a la méditation que faisait Gusson apportant un état de paix et de quiétude qui donne des sensations de libération et aussi ce qui est communément appelé de sorties extra corporelles ou voyage astral, très bien connue de nombreuses personnes, pratiquant le yoga, la méditation, la sophrologie etc… Ceci n’a rien à voir avec la prise d’hallucinogènes qui en dehors d’engendrer une dépendance dont nous connaissons tous les maux occasionnent des effets secondaires irrémédiables sur le cerveau, détruisant les cellules du système nerveux. Gusson durant son emprisonnement n’a jamais fait usage d’aucune drogue, même à sa sortie. Il en a toujours été un farouche opposant.

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Comme tout bon lutteur, l’esprit en ayant perçu que j’avais abaissé la garde par la porte de l’attachement, me déferra un judicieux coup, mais certain Mon esprit, dans ce moment de négligence, car il n’avait jamais affronté une telle situation, devint un temps un tant soit peu tempétueux, ne me permettant plus d’atteindre cet état de paix, jusqu’alors expérimenté. Je ne réussis pas à savoir ce qui avait failli et dans ce moment je me suis culpabilisé. Cet état me laissa un tant soit peu, découragé, pour ne pas comprendre comment je pouvais ainsi osciller, en si peu de temps entre un état de profonde paix et des moments d’indivisibles tristesses et d’angoisses intérieures. Mais je découvris, que dans la vie spirituelle, les chutes sont inévitables et jusqu’à même, j’oserais dire, nécessaires, car le grand objectif est, nous connaissant véritablement nos mêmes, de passer en dehors de l’esprit et de suivre devant sans se préoccuper avec des artifices qu’il puisse utiliser dans le sens de nous prendre au piège dans le cheminement vers l’infini. Malgré avoir commis cette erreur classique dans ce période de cheminement, je compris aussi que même avec toute cette souffrance et ce chaos intérieur, je restais conscient, pratiquement tout le temps, des procédés mentaux qui survenaient à l’intérieur de mon esprit. Cette découverte a été un trésor inestimable. Percevant comme observateur de l’esprit, je ne pouvais pas résoudre seul une telle situation, mais cependant, je ne perdis, pas mon équilibre intérieur. C’est exactement là que se cachaient de nombreux points d’interrogation à mes questions. Conformément à la progression dans l’évolution de mon apprentissage, j’ai commencé à m’oublier de façon inconsciente, qu’il nous revient l’effort et à Dieu la Grace de nous concéder ou non les sublimes états de la vie de l’âme. Jamais je n’oublierais ce moment. Pensant être l’architecte de tout mon travail spirituel, j’avais développé une espèce d’orgueil spirituel, la plus néfaste barrière pour le chercheur, car ce comportement, même inconscient, comme c’était mon cas, finit pour nous fermer aux émanations d’en Haut. Sainte leçon ! Sans aucune perte de temps, je m’agenouillais suppliant l’aide du Bien Aimé Cosmique qui comme toujours, tout au long de ma tentative de devenir un être humain meilleur, avait déjà répondu, infailliblement à tous mes appels. Je confesse que je ne perturbais pas les Cieux avec des stupidités, mais j’ai toujours été surpris avec le fait que le Père Céleste me donnait beaucoup plus de ce que j’avais besoin et jusqu’ à même de ce que je méritais. Dans Sa Divine Sagesse, il ne me donne pas toujours ce que je demande, mais indiscutablement, il m’apporte toujours de ce dont j’ai besoin.

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Je reçus de précieuse leçons du Très haut à cette époque. Aujourd’hui je reconnais, remerciant, quelles ont été indispensables à mon évolution comme âme et à mon amélioration comme être humain.

‘Tout concoure pour le bien de ceux qui aiment Dieu Paul l’apôtre.

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Chapitre 6 SRI SATHYA SAI BABA SURGIT DANS MA VIE.
Ce que tu vas lire dans ce paragraphe va te paraître un peu étrange sous quelques aspects, principalement si tu ne connais pas la colossale œuvre d’aide humanitaire que Sri Sathya Sai Baba, considéré comme un avatar de notre ère, développe en Inde*. Initialement, j’explique que le mot avatar est d’origine de la langue sacrée indienne, le sanscrit, et sa réduction littéraire indique la ‘descente’ sur la terre d’un être parfait, qui jouit d’une intime communion avec le Père Célestiel. Cet être se faisant homme comme nous, peut nous transmettre personnellement, le même message d’amour et d’unité que le Très Haut, à dans toutes les époques semé parmi nous à travers de Ses très nombreux envoyés. Sri Sathya Sai Baba est cet être. Lui-même dit être un avatar et déclare avoir incarné dans cette difficile époque de l’histoire de la race humaine pour éviter que nous terminions de nous détruire nous-mêmes, bien comme de la propre planète Terre. Il dit qu’il est venu dans la préparation des habitants de notre planète pour l’arrivée d’une nouvelle ère d’or pour l’humanité, dans laquelle règneront l’amour et la paix. Un autre aspect de sa mission est de rendre possible aux hommes la reconnaissance de la fraternité universelle entre tous les peuples, interalliés sous la paternité de Dieu. Tout le message de Sai Baba peut être clairement compris en nous souvenant du premier témoignage de Jésus : ‘ Aimez vous les uns les autres’. NT : Une fois de plus notre travail consiste à traduire cet ouvrage. Nous informons cependant la lectrice, le lecteur que pour les uns Sri Sathya Sai Baba est une bénédiction du ciel apportant messages, témoignages de paix, d’amour, créant des institutions caritatives etc… pour d’autres il est considéré comme un charlatan, un gourou, un dirigeant de sectes … Nulle position nous prendrons, nous indiqueront cependant qu’à chaque fois que quelqu’un fait le bien dans quelques parties du monde , surgit toujours des nuées de détracteurs qui n’ont rien d’autres à faire que de critiquer, diffamer, agresser, en un mot : nuire , plutôt que de venir en aide aux autres. L’étude comparée des enseignements de Jésus et de Sai Baba m’a beaucoup servi pour me réveiller, me montrant que la terre est en train de passer par un moment singulier.

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De cette façon, j’ai été contraint à percevoir que les annonces de Jan Val Ellam (1), dans le sens que la terre sera réintégrée à la convivialité cosmique avec d’autres familles planétaires, est une vérité qui a des bases solides pour se concrétiser. J’ai rencontré cette base en réalisant une étude comparée des messages de ces grands êtres, car Jésus promit de revenir et Sai baba dit qu’il est venu nous préparer pour l’arrivée de cette époque d’or pour la race humaine. Je fis à peine une étude impartiale des annonciations d’Ellam en comparaison aux messages des deux grands êtres unis au Père (2). J’ai à l’esprit la similitude des enseignements de Sai baba et de Jésus. Il me parait exister une espèce de ‘compromis’ avec Sai baba travaillant dans la transformation du caractère des hommes à partir du moment physique, préparant, disons le ainsi, le terrain pour le retour du Maitre Jésus, qui présiderait personnellement ce moment de transition en réalisant la séparation entre ‘le bon grain de l’ivraie’ que Lui même annonce dans le Nouveau Testament. Sri Sathya Sai Baba et Jésus, en vérité, travaillent ensemble dans ce procédé de réintégration de la Terre et d’évolution spirituelle de la famille humaine, car lorsque Jésus était ici, il fit question de dire avec insistance : ‘Mon Royaume n’est pas de ce monde’. Cependant, Jésus doit être en train de travailler pour ce dessein, depuis qu’il est sorti de ce monde, à partir des sphères cosmiques. Dans une autre opportunité, le Divin Maitre de Galilée nous dit aussi qu’il irait près du Père, mais qu’il reviendra brièvement, avec toute Sa gloire et majesté, et sera vu par tous les habitants de la planète, depuis l’Orient jusqu’à l’Occident. Ceci n’esr pas le sujet de ce livre, mais devant la possibilité réelle d’un tel événement au cas ou il se réaliserait, je ne peux pas me permettre d’omettre de partager avec vous ces possibilités, car la considération première pour nous tous, est d’être considérés comme le bon grain est l’élévation morale à travers de notre capacité de véritablement manifester, dans les relations avec tous nos frères planétaires, cet amour inconditionnel si exhorté par ces deux grands êtres parfaits. Dans les temps actuels, nous ne pouvons plus parler de Jésus ni de Sai Baba, ni ignorer les annonciations de Jan Val Ellam. (1). Jan Val Ellam est en dehors d’être Président de la Chambre de Commerce et d’industrie de Natal, écrivain, conférencier e et Ufologue. Il a entrepris dans le domaine de l’ufologie de nombreuses recherches et publiés quelques livres. Certaines de ses recherches (une petite partie) s’appuient sur les Crops Circles, d’innombrables événements ufologiques en Amérique latine (cas Varginha), Objets Volants Non Identifiés etc... (2).Gusson se réfère (Nous sommes toujours sur le sol brésilien) aux religions catholiques, évangéliques et autres qui parlent et prônent de plus en plus le retour de Jésus et d’autres assesseurs, comme Bouddha, Mahomet, Gandhi, etc… et ou de nombreux groupes spiritualistes, ésotériques, ufologiques etc… parlent d’événements similaires. Nous ne faisons ici que traduire et reporter des informations présentes sur le sol d’Amérique Latine. Le lecteur reste quant à lui, bien évidemment, libre de toute influence. Sri Sathya Sai Baba, dans son incarnation antérieure comme Sai Baba de Shirdi, un peu avant son décès en 1918, annonça aux personnes qui lui étaient dévouées qu’il reviendrait

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huit ans plus tard, réincarnant dans un autre corps, et qu’il serait alors connu comme Sathya Sai Baba. Ceci se produisit le 23Novembre 1926, jour où il naquit dans le sud de l’inde ? Plus particulièrement dans la région de Puttaparthi, comme un enfant avec d’étranges pouvoirs, qui serait connu plus tard comme Sri Sathya Sai Baba. Pour ceux qui ne croient pas dans l’existence de cette possibilité, ni dans la réalité d’un autre plan de l’existence en dehors de ce que nous connaissons du monde physique, je les convie ensemble à rechercher la réponse dans quelques unes des questions suivantes : Ou se trouve le Royaume qui n’est pas de ce monde, auquel se réfère Jésus ? Ou est l’esprit qui occupait le corps de Sai baba de Shirdi et qui actuellement occupe le corps de Sathya Sai Baba, dans cet intervalle de huit ans entre la mort de l’un et la naissance de l’autre, considérant que Sathya Sai Baba est reconnu par les anciennes personnes dévouées de Sai Baba de Shirdi, comme les deux étant la même personne ? Ou se trouve l’Esprit de celui qui a été connu durant Son passage sur terre du nom de Jésus, ces deux mille et six années qui nous séparent de ces jours dans lesquels beaucoup ont vu sa montée vers les Cieux ? Ou se trouve cet être inégalable qui nous fit la promesse de revenir à la fin des temps* pour séparer le bon grain de l’ivraie ? Comment expliquer que Sai Baba aient des pouvoirs jusqu’à aujourd’hui indéchiffrables par la science, comme le pouvoir de matérialiser n’importe quel objet, instantanément, avec le simple mouvement de ses Mains*. Que dire sur les récits bibliques par rapport aux pouvoirs de Jésus, qui affirment qu’Il a soigné des malades, transformé l’eau en vin, a marché sur les eaux et ressuscités les morts ? Que dire sur ces mêmes pouvoirs démontrés par Sai Baba en présences des personnes qui lui sont dévouées ? Il y a de nombreux récits disponibles, dans des dizaines de livres et autres publications, cassettes vidéo et dvd qui rendront possibles au chercheurs de vérifier par lui même ce que je dis sur Sai Baba. En dehors de cela, pour celui qui pourrait aller en Inde, il sera facile de constater mes affirmations, car Sai Baba dit qu’il restera incarné dans ce corps actuel jusqu’en 2020. Devant tout ce contexte, spécifiquement sur celui de la réintégration de la Terre à d’autres familles planétaires, l’on peut présenter les faits déjà mis en évidence dans les réponses de Sai Baba qu’il donna à une dévouée, durant une interview concédé pour le groupe auquel elle faisait partie. Cette question peut être trouvée dans le livre : L’incarnazione dell’Amore , Editora Milesi-Italia. (1)NT : La fin des temps signifie dans ce contexte la fin d’une époque délimitée, s’ouvrant ensuite une autre ère, appelée de Nouvelle Ere , et non pas la fin de temps comme peuvent le croire beaucoup de personnes influencées par les contextes religieux mal interprétés.

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(2) NT : Nous donnons ici une brève biographie de cette personne. La lectrice ou le lecteur étant seul maitre de son opinion. Baghavan Sri Sathya Sai Baba, né le 23 Novembre 1926, dans la région de l'Andral Pradesh en Inde, est un ‘gourou’ (sic) qui se présente comme un Avatar et chef religieux hindouiste2. Son organisation a plus de 1200 centres dans 114 pays du monde entier. Le nombre de dévots est estimé à environ 6 millions, mais des dévots indiquent que ce serait davantage entre 50 et 100 Millions. Sathya Sai Baba est à l'origine d'un vaste réseau d'œuvres caritatives dans toute l'Inde. Parmi ces œuvres nous pouvons citer : • • • • La mise en place d'un chantier visant à approvisionner en eau potable plus de 700 villages en l'Andhra Pradesh. Le premier ministre de l'Inde s'est lui-même déplacé pour inaugurer le chantier. La création de deux hôpitaux ultramodernes où les opérations et les soins sont totalement gratuits. L'établissement d'un complexe éducatif qui comprend des écoles, collèges et universités gratuits et homologués par le gouvernement indien. Les étudiants peuvent préparer des diplômes allant jusqu'au doctorat. Enfin le projet Sathya Saï Ganga qui devrait permettre l'approvisionnement en eau potable des 5 millions d'habitants de la ville de Chennai (ex-Madras). Ce projet n’assurera pas seulement un énorme progrès dans l’approvisionnement en eau potable de la ville de Chennai mais également aidera à l’irrigation de 120.000 hectares de terre dans les districts de Nellore et de Chittoor en Andhra Pradesh.

La notoriété de Sathya Sai Baba est telle que des hautes personnalités politiques de l'Inde se rendent aux fêtes religieuses organisées par l'Ashram de Saï Baba. C'est ainsi que Saï Baba a reçu le 22 novembre 2002 la visite officielle de Dr. A.P.J. Abdul Kalam le président de l'Inde. Son mouvement est cité dans la liste des sectes du rapport parlementaire français de 1996. Un documentaire de la BBC : "Secret Swami" réalisé en 2004 par Tanya Datta, enquête sur des accusations de tromperie et d'abus sexuels. Le principal accusateur (Alaya Rahm) du documentaire de la BBC a fait l'objet de poursuites en Californie en janvier 2005. Un des principaux témoins de l'affaire M. Keydrick a été interrogé par les avocats et a finalement reconnu qu'il y avait des contradictions dans les allégations faites par Alaya Rahm. Il s'est donc rétracté. Alaya Rahm qui avait porté plainte a alors abandonné son propre procès du 19 avril 2006. Ce procès ne pourra donc jamais être instruit de nouveau dans aucune cour en Amérique ou en Inde. Cette personne dévouée, lui demanda si nous étions visités par d’autres civilisations planétaires et si ces visites avaient pour objectifs de nous aider de quelques façons que ce soient. Sai Baba, reconnu par tous ceux qui l’entourent capable de connaître instantanément les événements passés, présents et futures de la vie de n’importe quelle personne, avec une complète exactitude, donna comme réponse à cette simple question le mot ‘oui’. Ne serait-ce pas exactement ceci que Jan Val Ellam est en train de répéter, de façon insistante, dans ses révélations, ou soit, ‘que nous ne sommes pas d’ici et que nous sommes des êtres cosmiques, utilisant temporairement nos corps charnels transitoires ?’.

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Utilisant un autre langage, mais disant l’exacte même chose, n’est ce pas cela que dirent les grands maitres du passé ? N’est ce pas cela que dit et prouve le grand et aimé maitre yogi Paramahansa Yogananda, dans les merveilleux, très riches et incomparables récits spirituels contenus dans son livre : Autobiografia de um yogue Comtemporaneo ? Ma chère amie, mon cher ami qui me lit, imagines comment nous nous sentirons lorsque d’ici peu, notre aimé maitre Jésus, accomplissant sa promesse reviendra venant des Cieux ? Probablement ce sera la preuve qu’il nous manque, que réellement il existe une vie après la mort et que nous ne sommes pas seuls dans l’Univers. J’écris ces paroles dans le sincère désir que tu puisses faire une réflexion plus profonde, te sentant engager à prendre une initiative de ta réforme Intime. Si tout ce que nous croyons est proche d’arriver, et que malheureusement cela ne se concrétise pas, alors qu’est-ce que nous pourrions perdre à nous améliorer comme êtres humains ? Ce qui me fait croire finalement dans tout ce qui est au dessus écrit , est la certitude absolue que des êtres comme Jésus et Sai baba sont au dessus de n’importe quel doute, et que mon frère spirituel Jan Val Ellam , établit dans son intégralité nous transmet à peine les messages qui du Haut lui sont confiés. Sai Baba dont j’ai eu connaissance, n’a jamais parlé sur le retour de Jésus, mais l’installation de cet âge d’or pour l’humanité coïncide exactement avec l’époque que Jan val Ellam dit être marquée pour le retour du Maître Jésus. En dehors de cela le fait que Saï baba se réfère avec une aussi grande référence au Divin Maître de Galilée, est une preuve sans équivoque, pour le moins, de la communion spirituelle de ces deux grands êtres. Sri Sathya Sai Baba est reconnu par de nombreuses personnes dévouées et dit luimême, comme étant la réincarnation de Sai Baba de Shirdi. Tout ce rapporte aux faits réels qui me font croire dans la possibilité de l’esprit qui habite le corps de Sathya Sai Baba être réellement le même esprit qui habite le corps de Baba de Shirdi. De ces faits, il est parfaitement possible que l’esprit qui habite qui habitait le corps de l’aimé Maitre Jésus revienne, parce que suivant les récits de la Bible, Il est monté aux Cieux dans son propre corps de chair après être ressuscité parmi les morts. Comme le disait bien Shakespeare, ‘il existe plus de choses entre le ciel et la terre que dans toute notre vaine philosophie’. Je vais relater maintenant comment mon aimé Sathya Sai Baba, est arrivé dans ma vie. Avant tout, il est nécessaire de donner une petite notion de la grandeur de la vie et œuvre de ce grand être unifié avec le Père qui actuellement est incarné en Inde.

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Mon compromis est que ce livre soit un récit fidèle de la vérité qui habite mon cœur. Souviens toi, que même ayant été le Maitre Jésus l’être amoureux que nous connaissons à travers les Evangiles et de nos cœurs, il a été traité comme un bandit et crucifié comme tel, en accord avec les coutumes en vigueur en raison de la folie, de l’arrogance, du gain, de l’orgueil, de l’égoïsme, de la stupidité et de la cécité spirituelle de quelques uns qui vivaient à cette époque. Avec l’amoureux être qu’est Sai Baba, il survient aussi les mêmes persécutions, bien que ne seront jamais égaux, ni si cruels les événements qui se sont produits avec notre aimé Maitre Jésus. Sai baba dit qu’elles sont naturelles pour ceux qui s’occupent de rependre la lumière ou règnent les Ombres. Pour ne pas être dévié de ce courant d’amour qui est de par les nombreux publications mensongères et lâches , qu’ils ont montés contre Sai Baba , alors évaluer sa vie, suivez les enseignements de jésus : ‘Vous les reconnaitrez par leurs œuvres’, car ‘Le bon arbre ne peut pas donner de mauvais fruits, ainsi comme le mauvais arbre ne peut pas donner de bons fruits’. Sai baba dit : ‘ma vie est mon message », ou soit, l’exemple de ses actions transmet son message d’amour inconditionnel pour toute la race humaine. La mission et l’œuvre déjà réalisées par Sai Baba sont si amples qu’il serait nécessaire quelques volumes pour les décrire. Ici, il en résulte que Sai Baba est considéré comme l’avatar éducateur, car il utilise l’éducation comme instrument principal pour atteindre l’objectif de sa mission de régénération de l’humanité. Il dit que les jeunes d’aujourd’hui doivent être correctement éduqués pour être les leaders idéaux de demain. Il construit aussi des hôpitaux, réseaux de distribution d’eau et agit aussi dans de nombreux autres travaux, pour nous montrer, comme son exemple est l’idéal à être atteint pour une humanité fraternelle et juste. Les pouvoirs de Sri Sathya Sai Baba transcendent l’entendement commun et la compréhension de la science, se manifestant dans la vie des dévoués, ou qu’ils soient. Je me considère comme une preuve vive de cette déclaration, car je reçu de lui , même incarcéré comme je suis encore*, le plus grand de ses pouvoirs : l’amour. Les miracles que Sathya Sai Baba réalise, comme lui-même le dit, ne sont rien d’autres que de simples cartes de visite. A ce respect, je me souviens d’avoir lu dans la Bible : ‘Si vous ne voyez pas de signaux, ni de miracles, ne croyez pas.’ Jean 4:48 Cette lucidité biblique dans ma petite lucidité, explique la nécessité actuelle d’un avatar de réaliser des miracles sur une aussi large échelle comme le fait Sathya Sai Baba. * NT : Gusson fait allusion au corps qui constitue la prison de l’âme, tout en étant son instrument de développement pour le quitter définitivement après l’épuration de nos erreurs et défauts, suivant le cycle des réincarnations.

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Seulement voyant l’impossible l’humanité, aveugle par les inévitables désirs matériels de son esprit, nous devons croire dans l’existence d’une réalité infiniment supérieure à celle à laquelle nous sommes familiarisés dans notre quotidien. Son plus grand miracle n’est pas la matérialisation d’objets, soins, instantanés, matérialisation de vibhuti (cendre sacrée avec des pouvoirs curatifs), mais, comme il le dit lui même, ‘son amour inconditionnel pour tous et pour tout, tout le temps’. Sai Baba dit : ‘ Amener vos esprits vers moi, même les plus grossiers pour qu’ils soient et emportent de moi, l’unique chose que j’ai : l’amour’. Sur sa mission Sri Sathya Sai Baba dit : ‘Je viens pour allumer l’étincelle d’amour dans vos cœurs, pour qu’elle brille jour après jour avec plus de splendeur. Je ne suis venu pour aucun bénéfice, aucune religion. Je ne suis venu en aucune mission de publicité pour quelque secte, croyance ou cause, ni ne suis pas venu pour réunir des dévoués, des multitudes ou pour quelques autres. Je suis venu pour vous parler de cette foi unitaire, universelle, de ce principe Divin de ce chemin d’amour, de cette action d’amour, de ce devoir d’amour, de cette obligation d’amour’. Et dans d’autres de ses discours nous pouvons lire : ‘Considérez l’amour comme votre propre vie. Uniquement l’amour rend sacrée la vie de l’homme. Seulement celui qui a l’amour est un véritable être humain. L’amour est l’homme et l’homme est amour. L’homme est Dieu et Dieu est l’amour. C’est l’amour qui unifie tout. Etant ainsi, développons l’amour. Marchons sur le chemin de la vérité et de la rectification et menons une vie pacifique. Ces quatre valeurs sont les principes qui soutiennent la vie. Il n’existe pas de pouvoirs, idéaux ou supports plus grands que les valeurs humaines de la vérité, l’intégrité, paix et amour. Engagez vous dans ces quatre valeurs et poursuivez votre cheminement de la vie’. Pour moi c’est un fait contestable à la ressemblance, ou mieux, à l’unicité existante entre les messages du Maitre Jésus et ceux de Sri Sathya Sai Baba. En ce qui concerne les enseignements spirituels de Sai Baba, j’insiste sur un fait singulier, c’est la référence avec laquelle Sai baba se réfère à Jésus. Tous les ans Sai Baba commémore dans son ashram (habitation d’un homme saint) , la véritable signification de Noel, qui a été la date de venue du Christ sur Terre, parce qu’à travers ses messages et l’exemple d’amour , il termine par donner sa propre vie au bénéfice de l’humanité désorientée. A l’occasion de ces commémorations de la natalité, Sai Baba concède à ses dévoués, du monde entier, des discours d’une profondeur spirituelle digne d’un être , un, avec le Père, tel que Jésus. Cela a été pour si bien connaître ces paroles d’un Maitre amoureux et lumineux à nous guider par le chemin de l’autoréalisation, utilisant pour cela le chemin fraternel de l’amour, que j’ai appris à aimer et à respecter cet être extraordinaire qui est Sathya Sai Baba, incarnation de la Divinité sur terre.

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J’espère avec anxiété le jour ou finalement je pourrais aller en Inde, si possible accompagnée de celle que je perçois être l’amour de mon âme, pour me trouver avec cette explosion de lumière et d’amour qui est Sathya Sai Baba. Comme ce n’est pas l’objectif de ce livre de parler de toute l’œuvre de Sai Baba en Inde, je laisse ici le site de l’Organisation Sri Sathya Sai Baba pour que tu puisses vérifier tout ce que je t’ai dis. L’adresse est www.srisathyasai.br (en langue portugaise) ou www.srisathyasai.org.in. Ce dernier est en langue anglaise *. Pour conclure Sai Baba dit que nous devons percevoir la présence de Dieu en nousmêmes, dans tous et dans tout, comme Conscience Unique Indivisible. Il dit que le but de la vie humaine est l’autoréalisation et c’est pour cette fin que nous gagnons le droit de naitre dans un corps humain. J’ai eu le premier contact avec mon cher Baba à travers un livre que je reçu du Grupo Atlan, appelé : A Experiença Suprema, de Phyllys Krystal, femme écrivain et dévouée. Dès que je reçu le livre et que je vis la couverture, apparu subitement une photo qui montrait uniquement les yeux de Sai baba. Je sentis instantanément que cet homme avait quelque chose de différent des personnes communes. De ses yeux émanaient un étrange magnétisme, paraissant être vivants. C’est quelque chose d’indéfinissable, que je ne réussis pas à bien expliquer, mais je crois que la lectrice ou que le lecteur plus sensible pourra comprendre ce que les mots ne peuvent pas dire. Conformément à ce que j’ai dit, toute une dimension s’est ouverte à l’intérieur de moi. C’était lorsque j’étais en train de traverser ce difficile moment intime que je narrai dans le chapitre précédent. J’étais à ce moment là, alors, justement en train d’attendre la réponse du Père Aimé à mes supplications pour de l’aide dans cette période de difficultés spirituelles. Dans la suite de ces quelques pages, peut être par la sincérité et l’amour qui transbordent des récits de l’auteur, j’ai perçu, en grande admiration que cet homme exotique dont le portrait était là près de moi, était en vérité, la réponse Divine qui venait à mon secours. Comme toujours Dieu était en train de me donner beaucoup plus que ce que je méritais. Cette fois ci, il était en train de se donner lui même dans la forme de Sathya Sai Baba. Mais les événements, crois le ou non, commencèrent à arriver de façon ‘miraculeuse’ (pour le moins à mon point de vue), démontrant nettement la présence de la main invisible de Dieu dans le cours de ces événements. Peu de temps après avoir terminé la lecture du livre sur Sai Baba (je le lis deux fois, je restais quasiment désespéré pour trouver d’autres œuvres qui me parlent de cet homme singulier, lequel je reconnu intuitivement comme un être au minimum supérieur à la majorité de la race humaine. * NT: la lectrice ou le lecteur pourra très facilement trouver les coordonnées en langue française.

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Malheureusement dans les conditions dans lesquelles je trouvais, prisonnier et dans l’incapacité de communiquer dans l’intérieur de la cellule d’isolement, déjà pratiquement sans presque plus d’argent pour pouvoir me donner le plaisir d’acheter des livres, et sachant à travers de ma mère, que c’était l’unique œuvre sur Sai Baba dans le Grupo Atlan, je me demandais perplexe comment je pourrais résoudre cette situation. Il me restait nouvellement une seule option qui était de recourir aux faveurs du Père céleste. Peut être cela ne surprendra-t-il plus que je dise que nouvellement j’ai été entendu. Pourtant cela est arrivé et je dois reconnaitre, humblement, la dette inégalable que j’aie avec le Très haut. Deux ou trois semaines après avoir lu le livre de Krystal, un dimanche matin, ma mère vint me voir pour une visite sociale et me dit que ma sœur irait nous présenter son fiancé la semaine prochaine. Sans que personne ne le sache, elle était fiancée depuis quelques temps avec un jeune garçon italien qu’elle avait connu dans un magasin de location de voiture ou elle travaillait , ici à Natal , à l’occasion de festivités présente à cette époque dans notre ville. La visite du samedi suivant, ma sœur est venue me voir et nous avons conversé sur elle. A l’occasion elle me dit qu’elle l’informerait à peine que j’étais prisonnier et que j’étais dans un procédé d’auto connaissance utilisant le chemin du yoga. Rien de plus. De lui, je savais peu de choses, mais je sentais une énergie très bonne lorsque nous parlions de lui. C’était comme prêt à rencontrer un grand ami. Cela a été le cas. Nous sommes devenus de grands amis et aujourd’hui beaux frères. Nous avions combiné que la semaine prochaine lorsqu’il serait nouvellement à Natal pour la voir, elle nous le présenterait à la visite sociale de dimanche. Cela a été ainsi fait. Lorsque je me suis dirigé au secteur ou je recevais mes visiteurs, après quelques courtoisies échangée des deux parties, il me dit dans un portugais raisonnable qu’il sentait une énorme volonté de m’apporter quelques livres. Comme en Italie, il n’avait rien trouvé en Portugais, il me dit qu’il sentait intuitivement qu’il devait m’apporter ceux (je ne me rappelle plus, mais je pense qu’il y en avait six ou sept) livres, même étant écrits en italien. Lorsqu’il me remit les livres, et qu’il me les passa un par un par les mains, je constatais étonné que tous étaient sur Sathya Sai Baba. Je ne réussis pas à exprimer en paroles ce que je ressentis. Mais il ne s’arrêta pas là. Ensuite, il retira d’un autre sac une photo agrandie, 30cm sur 20cm, avec l’image du corps entier de Baba, dans son traditionnel vêtement orange. Je me souviens de ceci pour écrire ces mots, mon cœur se remplit d’un puissant sentiment de gratitude que j’ai pour le Père Eternel et pour mon aimé Sai pour ces quelques moments. En vérité ils sont un.

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Ce jour là, mon beau frère et moi avons passé les deux heures auxquelles j’avais droit pour les visites, conversant sur Sai Baba. Pour lui avoir commenté que je ne savais pas si je réussirais à lire en italien, il me conta de nombreuses histoires sur les pouvoirs de Sai baba, même pour les dévoués à distance, comme c’était mon cas. Ça été des récits merveilleux sur les prodiges de cet être universel. Il me parla d’une impression véritablement incroyable qu’il a eut lorsqu’il avait visité l’ashram de Sai Baba en Inde. A ce respect, il me dit en confidence, qu’en présence de Sai baba , il se sentit inondé par un sentiment d’amour indicible d’une pureté qu’il n’avait jamais expérimentée dans sa vie Il me dit qu’il a eu la certitude intime qu’il était en présence d’un homme , il n’en a pas le moindre doute qui bénéficiait de la communion permanente avec le Bien Aimé Cosmique. J’ai été très impressionné par tous ces événements et récits, et je me sentis élevé à un état spirituel que peu de fois j’avais atteint jusqu’à ces jours. C’était comme si, à mon retour il avait eu toute une énergie spirituelle amoureuse qui me baignait entièrement , de quelque forme tangible que ce soit , comme si quelqu’un de moins endetté avec les lois du Père célestielle , aurait pu la toucher. Il y avait une harmonie dans l’air et de nombreuses fois, j’ai cherché l’origine au loin, quasi inaudible de sons transcendantaux que j’entendais dans les recoins de mon âme. Cela a été une expérience inoubliable et transformatrice, et qui restera dans ma mémoire tout le reste de ma vie. Continuant ainsi, extériorisé avec cette présence merveilleuse, cependant indéfinie, j’ouvris un livre que je venais de recevoir et je perçus l’impossibilité de comprendre ces mots en italien. Quasi instantanément je fermais le livre et je regardais vers la photo de Sai Baba que je venais de recevoir il y a peu. Elle était là fixée au mur, car lorsque je retournais dans ma cellule, sous l’effet de tout ce flux d’énergie lumineuse, je mis la photo au dessus des lettres japonaises que j‘avais dans ce même local. C’est exactement là, que je dirigeais maintenant ma demande d’aide, cherchant à comprendre l’apparent ‘paradoxe’ à recevoir autant de livres, sans pouvoir les lire. Une onde énorme de sécurité m’envahit à ce même instant, me donnant, une espèce de ‘certitude intérieure tranquille’, que tout ce qui était certain, était bien certain, même si pour mes yeux mondains c’était une situation apparemment inexplicable. Je me souviens d’un de ces moments, durant notre conversation, ou mon beau frère m’avait compté un cas similaire, dans lesquels Sai Baba prononça, dans une des nombreuses organisations d’éducation scolaire qu’il construit en Inde, un discours en direct pour une assistance de plus de mille dévoués et étudiants. Il avait invité un anglais, qui était son dévoué, pour assister à cette réunion. Sathya Sai Baba prononça tout le discours en télougou, le dialecte local. A la fin de la conférence , ayant conscience que l’invité ne comprenait pas le dialecte, quelques dévoués plus récents, touchés par le fait que l’anglais n’avait pas pu s’enrichir avec plus d’une heure

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du message spirituel de Sai Baba , lui offrirent gentiment de lui traduire tout le discours en anglais. A la surprise de toutes les personnes présentes , le dévoué anglais affirma avoir entendu , en haut et bon son, directement de la bouche de Sai Baba , tout le discours prononcé dans un anglais parfait. Les interlocuteurs dirent qu’ils y avaient quelque erreur, car toutes les autres mille personnes là présentes, avaient écouté Sai Baba aussi et lui assurèrent que le discours avait été proféré en télougou. Devant la controverse et étant à la connaissance de tous que là il n’y avait pas de recours technologiques pour la traduction simultanée, ils décidèrent de demander au propre Sai Baba ce qui était en train de se passer. Et il leur répondit que simplement, pour lui, qu’il n’y avait pas de barrière, même dans les langues étrangères, et étant ainsi, quand il le désirait, il pouvait conférer, en cas de nécessité, cette habilité de compréhension dans une autre langue pour n’importe lesquelles des personnes qui lui étaient dévouées. Cela a été ainsi, avec toute cette simplicité et ces étranges paroles que Sathya Sai Baba expliqua ce qui pour tous était un véritable miracle, car une telle manifestation de pouvoir est impossible pour les hommes communs. Le souvenir de cette histoire contée par mon beau frère me rempli encore plus de la certitude que ces quelques livres ne viendraient pas uniquement près de moi pour occuper l’espace serré de ma cellule. Confiant que quelque chose de similaire puisse arriver avec moi, j’ouvris de nouveau le livre et commençais à le lire sans me préoccuper avec la traduction littéraire mot par mot. Le fait est que j’ai été capable, et je ne me demande pas comment, de lire et comprendre tous les livres de Sai Baba en Italien. De cette source je reçu presque tous les enseignements de Sai Baba, nombreux étant disponibles en portugais. Certaines fois, dans les derniers temps, j’ai reçu des textes de Sai Baba déjà traduit en portugais et je perçois allègrement que je les connais déjà depuis quelques années, grâce à l’amour de Baba à me concéder la grâce Divine de dépasser la barrière de la langue. Et ne penses pas que je dis ceci pour m’apparenter comme quelqu’un de spécial ou de différents des autres. En aucune façon ! Je relate à peine ici la vérité d’événements survenus dans ma vie tout au long de cette journée spirituelle. Peu m’importe si beaucoup n’y croient pas. Ce qui doit nous importer à nous tous, c’est notre conscience devant le Père Céleste, rien de plus. Dans cela je suis tranquille. Jamais je ne m’emporterais du sourire de ceux qui ne croient pas en ces événements, car c’est un droit inaliénable à chacun d’avoir son propre jugement. Mais il est à noter, que cette capacité que j’ai acquise à lire les textes de Baba en italien ne se restreint à une lecture et un petit entendement auditif, parce que je ne sais ni écrire et encore moins parler couramment cette langue, que j’ai eu le plaisir de connaître, et qui a été une des plus grandes bénédictions de la vie, me permettant de reconnaitre les premiers et les plus profonds enseignements de Sathya Sai Baba.

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Car cette connaissance de la langue est basiquement limitée et restreinte aux enseignements spirituels de Baba, pour moi qui a eu un peu de perception de voir nettement un grand enseignement. Dieu uniquement concède de dont nous avons réellement besoin (parlant sous une optique spirituelle et non pas physique) et seulement si c’est utile pour nous dans cette conséquence. Il ne nous concède pas ce que nos esprits désirent de façon capricieuse, presque tout le temps. Uniquement Dieu a la capacité de faire cette évaluation, car Il nous connaît dans l’Intime, depuis notre passé, présent, futur. Je n’ai pas besoin de dire, que depuis ce jour, ma vie est en train de se changer continuellement guidée par le flux de l’amour qui émane de notre être, qui voit la Terre pour la glorieuse mission de répandre l’amour et de nous conduire certains, sûrs pour l’union béatifiant avec le Bien Aimé Cosmique.

"Il n'y a qu'une religion, celle de l'amour. Une seule caste, celle de l'humanité. Un seul langage, celui du cœur. Un seul Dieu, omniprésent". ‘Si vous développez l’amour, vous n’avez plus besoin de développer autre chose. Sathya Sai Baba

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Chapitre 7 ULTIMES INSTANTS DANS LA SOLITUDE.
Uniquement Dieu connaît le moment certain dans ce qui doit être dans notre vie. Un jour après une des méditations du matin, cette phase passa plus rapidement pour mon esprit, sans que je puisse lui donner quelque valeur plus significative. Je ne le perçu pas, mais c’était un présage. Après une année et quatre mois passés en convivialité presque ininterrompu avec le silence et la solitude dans cette isolation, les choses commencèrent à changer. Avant il m’était interdit de maintenir quelque type de contact avec d’autres personnes, s’exécutant seulement les jours de visite et les rares apparitions des avocats et des fonctionnaires de Justice, cependant la Providence Divine décida de me préparer pour le retour à la convivialité avec d’autres personnes pour une période plus longue. C’est en fin de journée, que je reçu la visite du commandant général de la Police Militaire d Rio Grande do Norte, qui m’informa de la possibilité que j’aurai peut être un compagnon de cellule d’ici quelques jours. Mais cela ne tarda pas autant que cela. Dans la nuit même, je reçu mon nouveau compagnon, qui avait un aspect triste, dépressif * et angoissant, qui caractérise la majorité des personnes qui vivent pour la première fois en prison. Nous avons conversé suffisamment et j’ai tenté de la meilleure façon possible, de réanimer ce jeune garçon. Durant les premiers jours de convivialité avec lui, je me sentis un peu désorienté, parce que ce que mon compagnon voyait comme un local indésirable et même détestable, alors que pour moi c’était maintenant un lieu sacré, témoignage silencieux de la transformation spirituelle par laquelle j’étais passé tout au long de ces ultimes seize mois. * NT : nous le redisons, nous avons à la disposition de la lectrice, du lecteur , un ouvrage d’avant-garde quant au traitement de la dépression : Dépression, Causes, Conséquences et Traitement , comportant une auto thérapie que chacun peut mettre à son profit ou pour venir en aide aux autres atteints de ce terrible mal qu’est la dépression . Cet ouvrage porte une attention particulière, pour éviter le suicide, ou les accès de folie. Ses thérapies sont déjà appliquées et apportent des résultats très satisfaisants à la grande satisfaction de tous, patients, familles et thérapeutes. L’ouvrage est disponible à l’adresse suivante : yannicksaurin@hotmail.com .

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Doucement, j’ai commencé à lui expliquer ma façon de vivre, de penser, de sentir, de voir le monde et principalement, le style de vie que j’adoptais dans ces huit mètres carrés de ma cellule. Je crois que c’est avec ce compagnon que Dieu commença à mettre à l’épreuve mon apprentissage dans la cellule. Me taisant, j’entendis diverses fois les effusions de mon nouveau compagnon. Lorsque intuitivement je perçus être le moment opportun, je lui montrais ma façon de voir la situation, qui pour lui se présentait comme étant une disgrâce. Je tentais toujours de lui montrer que nous sommes responsables par les actes de notre vie et que si nous savons tirer profit de la douleur lorsqu’elle survient, Dieu viendra à notre secours. Et cela a été ainsi, conversant un peu chaque jour et lui donnant comme scénario l’observation de mon propre exemple à l’heure des pratiques spirituelles quotidiennes, et en peu de temps il me demanda pour l’initier à la méthode d’Hermogènes du Yoga. Je fis tout avec beaucoup de zèle, respectant toujours sa condition holistique individuelle, tout comme son libre arbitre dans les questions les plus polémiques avec l’ingestion alimentaire d’animaux morts. Pendant deux mois, je lui transmis ce qui me fut possible Dans cette période, je le laissais en conditions de connaissances suffisantes pour continuer seul dans ce chemin si ainsi il le désirait, sans oublier qu’il aurait à sa disposition le propre professeur Hermogènes à travers le livre : Autoperfeição com Hatha Yoga. Je fis ma part sans le laisser dépendant de moi, pour que je puisse continuer de l’avant. Ceci est un aspect important du chemin spirituel. Le professeur Hermogènes dit que ‘personne n’entre au ciel par bousculades’. C’est la vérité. Cela ne convient à personne de vouloir convaincre autrui de quelque autre chose. Le travail est de dire ce que nous faisons, comment nous le faisons, pourquoi nous le faisons et permettre, ainsi que ces personnes puissent faire leurs choix. En dehors de cela, nous devons leur donner le plus rapidement possible, la nécessaire indépendance. Uniquement ceux qui vendent de la spiritualité ont besoin de personnes dépendantes pour les maintenir. Les sincères de cœur enseignent ce qu’ils savent aux autres, uniquement par la gratitude du Père Céleste par l’opportunité d’avoir eu un jour, la condition et la grâce d’apprendre. Je reconnais que de très nombreuses fois, je suis dur lorsque e parle de discipline et sur le fait de ne pas tuer les animaux pour la satisfaction de notre palais , mais je n’ai jamais manquer de respect au libre arbitre des autres. Cependant, je fis ma part concernant cette personne qui croisa mon chemin dans ces jours, et je fais de même aujourd’hui avec tous ceux qui viennent vers moi.

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Lorsque peu de temps après, je complétais un an et six mois dans cette cellule, je reçu la nouvelle que je serais transféré pour le Pénitencier Provisorio Raimundo Nonato Fernandes, dans la zone nord de Natal. C’était le pas suivant du changement. Je ne nie pas que je fusse un peu préoccupé en recevant cette nouvelle. Je n’avais jamais été prisonnier en communauté, et je n’étais encore moins, jamais entré dans un pénitencier d’Etat. Je ne savais pas ce qui m’attendait, si ce n’est ce que nous montrent les nouvelles de la Télévision, ou soit l’horreur *. *NT : Il est très courant de voir aux informations régionales et générales des scènes de certaines prisons (toutes ne sont pas ainsi) et des interrogatoires faits aux détenus. A titre d’exemple fréquemment nous pouvons voir certaines fois sur toutes les chaines régionales les détenus entassés dans leur cellule, jusqu’à plus de 20 personnes sur 4 mètres carrés, personnes obligées de dormir les unes sur les autres et d’être en permanence aux coudes à coudes. Les mêmes conditions que lors de la traite des esclaves. Nous parlons ici pour des délits mineurs commis.

Bien que ce ne soit pas le moment de parler de cela, souviens toi de ce que je vais dire : Les pénitenciers que je connais intimement, parce que j’y ai vécu (et je remercie Dieu pour cela), sont au nombre de deux. Dans ces deux, j’ai pu acquérir une certitude inflexible qu’avec un peu de bonne volonté de la part de tous ceux qui font partie du système carcéral et avec l’appui sans idées préconçues de la société, est qu’il est possible de transformer ces locaux dans ce que naturellement ils devraient être : éducationnels *. Là où je suis, j’ai l’honneur de recevoir l’appui, inclusivement du Ministère Publique de l’Etat. J’ai rencontré de nombreux prisonniers, ici, sans observer les raisons qui les avaient amenés là, mais je considère, avec ma vision limitée qu’ils ont une grande chance de réapprendre à vivre de façon correcte devant les valeurs de la société et, principalement, des lois Divines. C’est seulement une question d’attitude positive et de prendre le chemin certain. Cette vérité sert pour les deux côtés de la question, soit pour les personnes prisonnières ou qui vivent en société. Déjà un peu plus tranquille quant au transfert, je perçu que l’homme qui sortirait d’ici pour un pénitencier n’était plus en aucune façon le même qui y était entré. Tout s’était transformé en moi. Corps, esprit, émotions, concepts, idées et idéaux, enfin, mon âme était devenue plus intime dans la compagnie du Père Céleste.

*NT : Nous touchons là, la raison véritable de l’écrit de ce livre et de sa traduction ; apporter des idées, des exemples, des réflexions nouvelles de propositions d’éducation pour une réintégration à partir d’une Réforme Intérieure, par la prise de conscience.

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Maintenant je pouvais sentir, vibrationnellement, la compagnie d’amis spirituels, du Professeur Hermogènes, en par dessus tout, il est clair de Jésus et de Sai Baba Aux premiers je me liais en syntonie, même sans les connaître de la façon commune du monde, ou soit, par le contact physique, parce que ce qui m’unie à eux de façon vibratoire, était le fait de nous nourrir des mêmes idéaux de vie, ou soit, par la recherche commune avec le Père Eternel. Déjà avec les aimés maitres Jésus et Sai Baba, ce qui m’unie en esprit est la certitude que je nourrie dans mon cœur, que ce sont eux la véritable expression de ce Père célestiel devant nous. Pour le moins c’est ainsi que je le sentais et je le sens, encore aujourd’hui.

‘Celui qui sait être solidaire ne se sent jamais solitaire’. Professeur Hermogènes.

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Chapitre 8 LA TRAVERSEE DU DESERT.

Menotté, les mains derrières le dos, j’ai été mis dans un fourgon de la Police Militaire. Aujourd’hui, j’ai encore envie de rire en me souvenant ce que nous devenons lorsque nous sommes pris. Chargés comme une valise de transport, suffocant à l’intérieur de ces ‘cages’ sans vision de l’environnement extérieur avec peu de ventilation, l’envie effréné de vomir par les secousses du voyage, (qui nous fait penser comme doivent être horribles les vomissements de la femme enceinte), ceci est la triste et dégradante sensation de qui doit passer par cette situation. Ce jour là, j’ai eu la grande chance d’être transporté dans une voiture avec des vitres latérales qui me permettaient d’avoir une vision. Avec la présence de toute la presse potiguar * pour couvrir l’événement, je terminais là mon incarcération dans ce que j’appelais mon lieu sacré à cette époque. Pendant le trajet, j’ai eu une nouvelle fois une grâce du Père Céleste qui providencia un embouteillage de fin d’après midi sur le pont du Rio Potengi, ce qui me permis d’observer un très beau couché de soleil. Je me délectais de ce spectacle de la nature, auequel la majorité d’entre nous donnent si peu d’importance. * NT : Nom donné pour la région de Natal. *NT : Les couleurs possèdent des caractéristiques reconnues, raison pour laquelle dans la partie médicale en règle générale, le vert ou le bleu ciel est utilisé en chirurgie (personnel et pièces), couleurs que l’on retrouve dans beaucoup de lieux parce qu’elle rassure, calme, apaise, rééquilibre. Les sens et les éveils des enfants réagissent très positivement à quatre couleurs jouant ensemble par leur harmonie parfaite ; rouge, jaune, vert et bleu. Le marron clair apporte de la clarté, de l’animation, de la détente dans une maison, alors que le marron foncé est plus lourd, vieillit, cependant marié avec du blanc il apporte une structure de solidité, de rafraichissement. Les couleurs peuvent être suivant leur environnement et leurs utilisations positive ou négative. Ex le rouge, il exprime l’amour par les fleurs, mais mal utilisé il exprime la colère, la haine, la violence, le sang, l’attaque, alors que positivement en dehors de l’amour il peut aussi exprimer, le renouveau dans le corps physique, par le sang clair ré-oxygénant l’organisme et le revitalisant . Tout dépend de la couleur, des combinaisons et de l’utilisation. Dans les établissements pénitenciers et autres, le gris est la pire des couleurs, la plus mauvaise, il engendre, la tristesse, la dépression, l’ennui, l’asthénie. Alors pourquoi continue-t-on à l’utiliser ?

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Nous invitons donc tous à parler en commun et toujours en respectant impérativement, à modifier l’environnement par une couleur plus appropriée, comme par exemple un bleu ciel très clair. Les images pourraient aussi être utilisé à titre individuel ou commun, étant inaltérable, comme la caractéristique d’un lever oud’un coucher de soleil, d’une plage, d’un jardin illuminé de couleurs multicolores, une nature variée etc… Nombreux sont les thérapeutes (connaissant la chromothérapie en plus de leurs cursus universitaires) espérant pouvoir apporter une amélioration générale à tous et en tout point de vue. Nous laissons en annexe une indication approximative des couleurs. Le point des couleurs négligé, oublié, et inexistant, doit être réellement et très sérieusement envisagé par tous comme modification d’amélioration psychologique et environnementale. Nous sommes arrivés au pénitencier après 40 minutes de voyage et j’ai aussitôt étéremis à deux agents pénitenciers qui après une revue détaillée du peu de mes objets, m’acheminèrent aux secteurs des cellules spéciales ou était ma ‘maison’ Là, j’ai été mis seul dans une cellule. La première impression que j’ai eue en arrivant dans cette prison n’a pas été agréable. Il était possible de sentir une énergie de profonde souffrance et d’angoisse, mélangée avec un type d’expectative de ceux qui y vivaient, par la liberté si rêvée. La partie externe n’est pas si suffocante, car ses murs sont blancs, mais son intérieur est entièrement peint en gris foncé. Je ne trouve pas de mots pour décrire comment cet environnement était des plus dépriment. Je pense qu’il y a dans ceux qui élaborent les détails de la peinture, peu d’intérêt dans l’usage de la chromothérapie, par exemple. C’est une erreur terrible d’utiliser ces couleurs lourdes, si l’on espère que la prison est un local ou les personnes condamnées restent pour le nécessaire réajustement social. Ce fait m’impressionna de telle façon, qu’au Pénitencier d’Etat de Parnamirim, j’ai eu la fortune d’avoir comme Directrice Madame Tatiana, une personne réellement humaine, avec laquelle nous avons réussi à modérer pour le moins une partie de l’environnement avec une belle peinture faite par quelques uns d’entre nous. J’ai pu voir dans les yeux de beaucoup qui étaient là travaillant (agents et policiers) ou se rééduquant (détenus), la joie intérieure brillée à travers leurs yeux par la rare opportunité de voir un environnement plus léger avec de nouvelles couleurs. Bien que ce ne soit pas le thème de ce livre et sans être spécialiste en projets architectural de prisons, je laisse ici mon impression à ce respect, car je considère que ce qui manque aux architectes, c’est l’expérience de n’avoir jamais vécu à l’intérieur de l’une d’entre elles. Le modèle architectural du pénitencier dans lequel je vivais à cette époque était et doit être encore suffocant. Il parait être un lieu ou s’amoncelle des personnes, de la même façon que d’amonceler des vieux objets inutiles, dans un endroit affreux, sombre et malodorant.

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Les murs sont de couleurs gris, déprimants et tristes, comme je le disais. Les cellules ont peu de ventilation, sans fenêtre, ou huit hommes doivent s’arranger sur plus ou moins 16 mètres carrés. Là on ne peut pas voir une plante, un petit morceau de terre, rien. Pour les personnes, les plus sensibles à la nature, comme moi, cette absence est un poids énorme. Tu es en train de penser que si j’aime tant la nature j’aurais du éviter de venir ici à l’intérieur. Je suis d’accord, mais il y a déjà comme moi des personnes qui ont commises des erreurs et qui un jour devront retourner à la vie en société, alors ne serait-il pas possible de soulager un peu nos cœurs et de donner aux malheureux qui sont là un peu plus de joie ? Je crois fermement que tout homme est capable d’aimer de quelque façon que ce soit, et que dans son intime il a la capacité de reconnaître la beauté , et la reconnaissant, il peut la contempler. Même dans des conditions extrêmes, l’on peut sentir qu’il y a quelque chose d’éternel à l’intérieur de lui-même, qui est un à toute cette merveilleuse création cosmique. Pour cela , si dans les pénitenciers, il y avait la beauté, les jardins , des couleurs gaies et reposantes, des moments de silence et de méditations aux milieux de jardins, s’il y avait des cours de musique, de théâtre , de peinture, de dessin, de yoga… un peu plus d’intérêts à récupérer les personnes qui commette un délits, probablement en peu de temps, l’argent dépensé pour les prisonniers pourrait être investi par exemple , dans les écoles, puis avec la rééducation effective de chaque personne, la récidive fatalement diminuerait. Avec ceci, nous aurions moins de dépenses de sécurité et nous pourrions investir beaucoup plus dans l’éducation. Pour celui qui doute de ceci, j’offre comme bon exemple le commencement d’une initiative semblable avec ce que je viens de décrire au Pénitencier d’Etat de Parnamirim, ou nous avons eu de nombreuses de ces activités, inclusivement le projet de Yoga Mente Livre, lequel je parlerai plus en avant. C’est avec orgueil, que je reconnais la bonne volonté du Secrétaire de Justice et de la Citoyenneté de Rio Grande do Norte, Leonardo Arruda Camara qui avec le projet ‘Esprit Libre’ a tenté d’humaniser, à travers de nombreux projets de resocialisation, le système carcéral de cet Etat que j’aime tant. * NT : Nous abordons là encore un sujet crucial : l’univers pénitencier ne doit pas punir, mais rééduquer. C’est un endroit qui devrait être considéré comme un hôpital de rééducation et de réhabilitation. Il existe différences manières de mettre en avant certains projets dépendant bien évidemment de très nombreux critères ; positions géographiques, environnements, individus etc… Certains auront besoin d’une éducation disciplinaire, comme pour l’ancien service militaire, d’autres auront besoin de réapprendre l’éducation civique, d’autres auront besoin de dégager leur agressivité par des activités physiques intenses, d’autres d’apprendre par l’apprentissage un métier, d’autres de se rééquilibrer émotionnellement par des travaux de charité etc… Il y a encore beaucoup à être fait, il est nécessaire un plus grand engagement de tous les concernés, pour que ces projets ne soient pas à peine une intention, ou une belle tentative, mais les semences sont déjà plantées.

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Récemment, avec l’arrivée du Ministère Publique pour nous appuyer dans cette initiative, je crois que nous avons dans les mains l’opportunité en or pour transformer ces lieux de douleurs et de souffrances en de véritables dispensaires d’éducation . Il suffit à peine que tous s’unissent dans le même et unique objectif ; récupérer l’être humain. Si l’intérêt est autre, alors les initiatives immanquablement échoueront (1). Je te demande, que libre d’idées préconçues, tu reflètes surtout ce que je viens de suggérer et de relater. Lorsque je me vis de ce fait enfermer dans ce nouvel endroit, je perçu clairement, que les moments de silence devaient être une chose rare dans cet environnement. Il y avait dans les cellules, beaucoup de musique très forte, des gens parlant très fort, des mots grossiers que je n’avais jamais entendus (pourtant j’en connaissais beaucoup). J’ai été mentalement contraint à me souvenir, avec une certaine nostalgie, de mon ‘mini monastère’. Dans les premiers instants, à l’intérieur de cet environnement, je pu comprendre intégralement les non moins significatives paroles de Gandhi : ‘Pour ceux qui comme moi, sont à la recherche de la vérité, le silence est un grand allié’. Avec quel pouvoir ces paroles touchèrent mon âme ! Ce moment a eu la valeur de m’enseigner, pour le reste de ma vie, la réelle utilité et l’impérieuse nécessité que nous avons besoin de quelques moments de silence durant notre journée. Sans ce petit moment de silence, difficilement nous entendrons la voix de Dieu, qui nous parle tout bas, à l’intérieur de nos cœurs (2). Après les premiers instants d’adaptation dans la déprimante cellule dans laquelle j’avais été mise, je fis le nettoyage dans le local ou j’avais été placé, tentant d’adoucir l’environnement avec l’usage adéquat de notre amie l’eau.

(1). NT : Nous abordons là encore un sujet crucial : Les pénitenciers devraient plus être situés dans des zones rurales pour la simple raison, que par une autonomie propre, les détenus eux-mêmes en programme de réinsertion pourraient apprendre à développer une agriculture de base, produisant une partie de leur propre alimentation. De la valeur de se sentir utile, d’un travail sain, apprenant une ou plusieurs professions, en contact permanent avec un environnement salubre, les résultats seraient probants pour tous, tant aux niveaux psychiques, psychologiques, physiques et environnementales. Il est bien évident qu’un tel programme devrait être en accord avec toutes les parties. (1) .NT : La ville de Natal, ville du Nord du Brésil est extrêmement bruyante. Fréquemment des festivités durent toute la nuit, plusieurs jours de suite empêchant les riverains de dormir, sans oublier les clameurs, les cris, les rires, des va et viens permanents des noctambules. Beaucoup de brésiliens finissent par s’habituer depuis le plus jeune âge à ce bruit assourdissant et incessant.

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Ensuite les cellules ont été ouvertes et j’ai pu converser un peu avec mes nouveaux compagnons. Ils me posèrent quelques questions personnelles et triviales, et au milieu de mes réponses, j’en profitais pour leur parler un peu de mes pratiques spirituelles et de la manière comment je pensais mener mes journées quotidiennes dans ce local, dans l’espérance qu’écoutant mes paroles, ils se sensibiliseraient à faire un peu de silence dans les moments dont j’avais besoin. En peu de temps je découvris que cette espérance dans ce local, était une utopie, non pas parce que mes compagnons avaient une mauvaise volonté, mais parce que le bruit constant est une tonique dans ce lieu, avec de rares exceptions à l’aube. La conversation terminé, je prenais congé, leur priant de m’excuser et commençais une session de Hatha Yoga, suivie de méditation. En vérité, je confesse que ce jour là, je ne réussis pas à méditer, car le bruit et les nouveautés étaient étranges pour l’esprit habitué au silence de l’autre endroit. J’ai eu besoin de quelques jours pour cette adaptation obligée, ce qui finalement se donna. Etant ainsi, je passais mes journées pratiquement dans la même routine, laissant la méditation pour l’aube, autour des 3h30* Quelques jours après j’avais deux compagnons de plus dans ma cellule et la convivialité n’a pas été mauvaise, bien que la différence d’idées et de pensées, due à mon travail intérieur était une note dissonante. D’un autre coté , dans ce lieu, l’on me permit de travailler , initialement à l’intérieur de la cellule. Je profitai de l’opportunité pour confectionner des sacs féminins, utilisant les quelques points de couture que j’appris de ma mère, et plus tard des revues. Ce travail me permit d’avoir quelques gains que je pouvais utiliser pour la manutention de mes besoins basiques. Avec le peu d’argent qui me restait toujours , car aujourd’hui , je me considère comme une personne ayant besoin de peu de nécessités, j’ai eu la possibilité de pouvoir aider ma mère. Une telle simplicité de vivre, qui me permet de bien utiliser le peu de recours, a été un des premiers trésors que j’acquérais sur le chemin spirituel. Trois mois passés au Pénitencier, j’obtins par le directeur, l’opportunité de travailler faisant le nettoyage des aires internes du bâtiment. Jamais je n’oublierai cela et je veux ici remercier nominalement les capitaines José Alves (Directeur) et Assis Santos (vice directeur) pour la chance et la confiance qu’ils me donnèrent à cette époque. Vous avez fait plus pour moi que vous pouvez imaginer, j’en ai la servitude. Merci ! * NT : Natal se trouve à 5 degrés de l’équateur et ne possède que deux saisons, l’été et l’hiver, qui correspond à l’époque des pluies. Bien que la température soit de plus de 20 degrés en hiver, le soleil se lève presque tous les jours de l’année vers les 5h15 et se couche presque tous les jours à 5h30, avec une petite variante de trente minutes entre l’été et l’hiver, environ. Ce qui explique que les gens se lèvent plutôt qu’en Europe, mais par contre vivent la nuit, dormant dans la journée pour certains tant la chaleur est écrasante, jusqu’à plus de 40 degrés.

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Mon travail, réalisé comme une forme de méditation (‘la pleine attention’ des bouddhistes), à eu un grand pouvoir solidificateur de mes convictions dans ce procédé d’auto amélioration dans lequel je m’étais engagé. A cette occasion, de pouvoir contribuer par mes services, était une manière récompensée de m’être utile aux personnes qui là s’y trouvaient, tout comme une façon de sentir, servant à ses enfants, QUE je rendais un service au propre Père Célestiel. Le temps passait et je perçu que mon travail de nettoyer les choses pour être bien effectué, était devenu le préféré des personnes qui travaillaient dans les secteurs administratifs. De cette façon là, je me disposais toujours un peu plus à volonté pour transiter par les dépendances du pénitencier. Avec le passage du temps, la méfiance naturelle que les personnes sentent en dirigeant un détenu, commençait à disparaître, donnant lieu, je le dis sans aucune modestie à une nouvelle amitié avec les personnes que la vie me fit rencontrer dans ce lieu. Comme j’avais une bonne expérience, dans quelques secteurs de la branche de la construction civile, inévitablement du à de nombreux problèmes de manutentions qui surgirent dans le pénitencier, je finis par travailler sur les installations électriques et hydrauliques de l’établissement. Je créais une nouvelle méthode pour le fonctionnement d’approvisionnement de l’eau et pour les évacuations sanitaires, qui ont toujours été un problème sérieux. Pour avoir réalisé ces travaux de façon satisfaisante, je finis par être réquisitionné pour d’autres pénitenciers qui faisaient partie du complexe pénal de la Zone Nord, pour résoudre les mêmes questions, communs à ces lieux. Ces services augmentaient encore plus ma félicité, car j’ai pu résoudre de sérieux problèmes d’approvisionnement d’eau dans ces prisons. Uniquement ceux qui y sont, là, ont connaissance de la contrainte qui est de passer toute une journée de visites avec sa famille dans un endroit chaud, étouffant et nauséabond par manque d’eau*. En raison du travail interne et externe (le réservoir d’eau se trouvait en dehors du pénitencier), je commençais avoir un plus grand contact avec la nature, le vent frais du matin, les oiseaux, les arbres, enfin, avec tout ce qui est Dieu et à ce que très rarement nous donnons la moindre petite attention. A la fin , nous avons beaucoup d’autres choses ‘plus importantes’ à faire que de nous arrêter quelques minutes pour sentir sur notre visage la douce brise du matin à nous dire : ‘je suis ici’. *NT : Très fréquent dans les pays chaud, comme dans le Nord du Brésil ou les évacuations dans de nombreux quartiers sont à l’air libre. Des odeurs nauséabondes, insupportables d’évacuations d’eaux usagées envahissent l’air et des rues entières sans oublier, les quelques évacuations bouchées par les pluies qui font remontées toutes les eaux, créant des poches d’eaux qui se forment et qui croupissent à l’air libre à des températures avoisinant les 30 degrés, s’ajoutant à cela en dehors des problèmes d’hygiène, une quantité importante d’infections parasitaires chez les enfants.

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Je continuais avec tous mes travaux, inclusivement celui du nettoyage, utilisant cette rare opportunité d’accès à la direction du pénitencier pour aider d’autres prévenus. A chaque fois, que je le pouvais, j’essayais d’obtenir quelques informations sur les procédés, pour solutionner des problèmes de visites et d’agiliser des problèmes médicaux pour ceux qui en avaient besoin. Mon travail le plus ardu que j’ai du affronté et tenté de solutionner sans causer un problème très important, a été d’informer la direction et d’autres autorités, lorsque cela a été nécessaire, sur les inévitables mauvais traitements et jusqu’aux frappes dont beaucoup souffrent dans cette condition. Malgré que es agresseurs se limitent à être une petite minorité d’agents et de policiers qui là y travaillent, d’un énorme égoïsme et d’une méconnaissance de la douce saveur d’aimer son prochain inconditionnellement, il a été nécessaire de prendre des mesures pour en finir avec cette situation malheureuse. Ces faits sporadiques de violence ont été les plus grandes difficultés que j’ai du affronter au Pénitencier. Je n’ai jamais souffert de telles agressions, mais j’ai beaucoup souffert , intimement , à les voir et les entendre, à travers des cris sans défense, de ceux qui souffraient la douleur sans pouvoir y recourir . Même voyant toute cette situation, tout comme celle du monde qui nous entoure, je crois fermement qu’arrivera le jour dans lequel l’humanité, alors libres des imperfections à notre actuel état moral et spirituel, ira mettre fin à toute cette folle violence, de quelque forme quelle soit. Les jours passèrent limpides , et même avec tout le travail quotidien , je pouvais mettre en pratique les enseignements de Jésus, Bouddha, Sai Baba , Hermogènes, Yogananda et tant d’autres qui avaient influencé la formation de mon nouvel état d’être. La possibilité de pouvoir mettre en pratique les épreuves du quotidien de ce que j’avais appris avec les grands êtres est une opportunité inégalable pour évaluer notre évolution sur le chemin spirituel. Pour cette raison, je restais fermement positionné sur mes pratiques spirituelles quotidiennes déjà inhérentes à mon âme. Le dicton populaire : ‘Vous récoltez ce que vous semez’ est la vérité inexorable de l’univers de la vie. Toujours perçu comme le résultat de nos mauvaises actions, ce dicton sert toujours, et j’en à la conviction ferme, pour les bonnes actions que nous pratiquons, soient en pensées, paroles ou dans les actions proprement dites. Je crois que pour autant chercher, dans le fond de mon cœur, la convivialité avec ceux qui expriment dans ces attitudes quotidiennes les vérités de la vie spirituelle, que je reçus du Père Célestiel une tangible preuve de sa Miséricorde et de Son amour. Dieu, dans Son infini amour, m’a envoyé ce messager de Lumière qui est mon cher Professeur Hermogènes.

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" Demandez et l'on vous donnera ; Cherchez et vous trouverez ; Frappez et l'on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit ; Qui cherche trouve ; Et à qui frappe, on ouvrira. Quel est d'entre vous l'homme auquel son fils demandera du pain, Et qui lui remettra une pierre ? Ou encore, s'il lui demande un poisson, Lui remettra-t-il un serpent ? Si donc vous, qui êtes mauvais, Vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, Combien plus votre Père qui est dans les cieux En donnera-t-il de bonnes À ceux qui l'en prient !

Matthieu 7 :7-11

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Chapitre 9 DIEU ENVOIE HERMOGENES.

Lorsque j’ai commencé à pratiquer la discipline spirituelle enseignée par le Professeur Hermogènes, je n’avais pas du tout la moindre idée du pouvoir curatif du Yoga. Dans les Sutras du Patanjali, (le compendium classique du Yoga), ce maitre définit le yoga comme la science ou le praticien diligent s’il accomplit toute la discipline enseignée atteindra la mesure de l’union avec l’Ame Universelle, ou soit, Dieu. Patanjali, donc, comme scientifique qu’il est dans cet art sacré , qu’avant de pratiquer la technique , le disciple doit avoir l’étique. Basé sur les informations cde ce qu’a été le codificateur original du Yoga, il devient perceptible pour nous la quasi inexistence de personnes avec exigences morales (étique) nécessaires pour s’habiliter à recevoir la technique libératrice de l’union du yoga. Le professeur Hermogènes divise le Yoga en deux catégories : Yoga pour celui qui peut (petite minorité) et Yoga pour qui en a besoin (l’immense majorité, celle dont je fais partie. Etant ainsi, je perçois maintenant que si j’avais reçu dans mes mains les Sutras de Patanjali, comment il aurait été possible, dans ces jours ou j’étais destitué de cette morale inhérente à l’âme, d’utiliser les chemins du Yoga pour assouvir ma soif de réconciliation avec les lois du Père Eternel ? N’aurait-il as été possible ? Si l’ami lecteur est attentif à ce que j’écris ici, il sera d’accord avec moi. N’oublies pas, donc, que l’aimé Père Céleste n’abandonne jamais Ses brebis. Ainsi le disait Jésus, donc, il n’y a pas de quoi douter de ceci. Durant notre cheminement dans la vie, nous percevons facilement que le Père, dans Son Infinie miséricorde, fait toujours surgir entre nous quelques super-hommes qui ont vaincu sur eux mêmes par le ‘Bon Combat’ dans le passé et maintenant viennent pour nous aider à poursuivre le chemin qu’ils ont déjà parcouru avec succès. Le Professeur Hermogènes est l’un d’eux, quelqu’un pour qui le fait d’aimer les autres inconditionnellement et sans réserve, fait déjà partie de l’expression naturelle de son âme.

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La vie et l’exemple de cet homme merveilleux a déjà aidé des milliers de personnes nécessiteuses de lumière spirituelle, qui émane de pages de ses livres à travers de sa sagesse singulière, digne de quelqu’un qui bénéficie de l’intimité » du Très haut. Le Professeur Hermogènes révèle de la sagesse, de l’intelligence, du bon sens, de la vérité, de la paix, de la rectitude, de l’amour, de la compassion, de la non violence et beaucoup d’autres vertus inhérentes à qui pratique tout ce qu’il prêche. Cela confère du pouvoir à ses enseignements. En plus de 50 ans agissant dans la cure de ceux qui souffrent, il devint un centre irradiateur de paix, de lumière et d’amour, si nécessaires aux jours d’aujourd’hui. Il me manque les mots pour exprimer ce qu’est la fortune de pouvoir bénéficier de la présence d’une personne comme le Professeur Hermogènes. C’est beaucoup plus que ce que je méritais. Je reconnais comme ma dette envers les Cieux doit être grande. Je parlerais un peu sur ce que j’avais commencé à bénéficier. Depuis que j’avais commencé mes pratiques dans les moments de solitude, je me basais totalement sur la méthode crée par le Professeur Hermogènes pour la cure de l’âme, du corps, et de l’esprit pour me guider sur le chemin du Yoga. Conformément durant le temps que je passais, je pu vérifier, par la pratique, le résultat inégalable que le Yoga me proportionnait dans ma nouvelle manière de vivre. Je reconnais et remercie le fait que Dieu m’ait envoyé un livre si honnête, sincère et véritable comme est : Autoperfeição com Hatha Yoga*, de l’auteur qui est le Professeur Hermogènes. Je me rappelle toujours de ce que le Maitre Jésus disait : ‘que l’arbre bon ne peut pas donner de mauvais fruits’, et je pensais à la beauté de ce livre fantastique, de fraicheur toujours rénovée par la pérennité de sa vérité. Au commencement, je me sentis un peu timide à écrire au professeur, car je savais que ma condition n’était pas une des plus favorables pour commencer une conversation avec un homme de ce calibre spirituel. Je pouvais percevoir avec beaucoup de clarté, oh combien j’étais distant de la Maison du Père et sentais que pour écrire à Hermogènes, il faudrait que je sois au minimum lucide et cohérent, en dehors d’être bref et direct avec les mots, pour ne pas être incommode à quelqu’un dont je savais qu’il était très occupé au secours des nombreux qui souffrent dans cette mer qu’est la vie. Je pris la décision de lui écrire, par contre il me fallait savoir s’il était encore vivant, parce que suivant mes calculs, il devrait avoir plus ou moins 81 ans , qui pour la majorité d’entre nous se seraient déjà déliés de ce monde par la porte de la désincarnation. * NT : Auto perfection avec Hatha Yoga du Professeur Hermogènes.

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Avec ces pensées, tournoyant, certaines fois dans mon esprit, j’ai été surpris plusieurs semaines après, à voir à la télévision un monsieur aux cheveux blancs, couleur de neige réaliser les asanas (postures du yoga) comme un jeune homme de 18 ans. Là était la réponse du Père Célestiel des doutes de mon esprit. Ce monsieur était le professeur Hermogènes. Cette fois ci, Dieu me fit cette révélation sans que j’eu besoin de faire quelque oraison. A peine désirais-je dans mon intime savoir si le professeur était toujours vivant, car je considérais la chance de parler avec lui quasiment nulle. Ne pensant pas du tout qu’il puisse être orgueilleux ou quelque chose comme cela, mais pour le fait d’être prisonnier, je reconnaissais qu’il ne serait pas facile de pouvoir correspondre avec lui. L’unique intérêt qui me motivait à lui écrire une carte , était le plus profond et le plus sincère désir de le remercier pour qu’il ait avant même que je sois né, écrit ce livre que plusieurs décennies après sa première édition , a eu le pouvoir d’être le diviseur des eaux dans la vie d’une personne, (brillant par les attractions temporaires de notre brève existence) qui avait surgit dans le monde du crime , à la recherche de la satisfaction de ses désirs égoïstes. Pris par cette impulsion intérieure, anxieux dans l’espérance d’un jugement et travaillant à l’intérieur du pénitencier dans diverses fonctions citées, j’écrivis cette carte si désirée. J’écrivis sans espérer de résultat, mais avec toute l’énergie de l’amour et de la gratitude que je sentais pour cet homme, même avant de l’avoir rencontré personnellement. Le temps passa, et j’en oubliais le sujet. Je continuais quotidiennement à exécuter toute la discipline que je m’étais imposée comme façon d’évoluer en direction du but spirituel commun à nous tous. J’étais déjà bien plus mûr sur les valeurs spirituelles de la vie et beaucoup plus éveillé dans la croyance de ce que pratiquais. Pour moi, il n’y avait plus d’espace pour quelque type de doute en relation avec la capacité du Yoga de soigner les âmes et de la direction de Dieu dans ma vie. Mon vécu est une constante remise de tout mon être, de tous les événements de ma vie pour les mains de mon Père Omniscient. Mon esprit ne s’occupait plus avec les quelques événements futurs dans ma vie, que ce soit bon ou mauvais. Je vis ou mieux j’essaye de vivre de la façon la plus détachée comme l’on enseigné les grands Yogis du passé. Comme le yoga fait déjà partie intégrante de ma vie comme le chemin que j’ai choisi de parcourir en revenant au Foyer paternel, je reçu avec une énorme émotion une carte et un livre ( Setas no Caminho de Volta*), comme réponse à mon fait d’aimer et à la gratitude envoyé par ce courrier il y avait quelques semaines. * NT : Signaux pour le chemin de retour.

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Je ne peux pas exprimer ce que je ressentis par ces quelques mots que je reçus. Cela a été beaucoup plus, vraiment beaucoup plus, que ce que je pouvais imaginer. Après avoir commencé mon voyage de retour vers Dieu tout dans ma vie paraissait avoir recommencé à fonctionner de façon miraculeuse, comme si cela n’aurait pas pu être différent. Peu de temps après avoir reçu la carte, qui a été une immense explosion de joie, j’ai eu le plaisir de recevoir un coup de téléphone de ma mère par la direction du pénitencier, m’informant que le jour suivant je recevrais la visite d’une personne envoyée par le propre Professeur Hermogènes. J’étais enthousiasmé devant ce soin du Bien Aimé Cosmique pour moi. Je n’arrivais pas à croire que tout cela était la vérité. Mais si, grand heureusement, ça l’était ! Le jour suivant vers les 9 heures alors que j’exécutais mes services de nettoyage à la réception du pénitencier, je vis très heureux ma mère entrant avec un homme de vêtements blancs, la peau claire, utilisant des lunettes légères, avec un sac à dos. Je perçus sur son visage la figure d’un ami, que je considère aujourd’hui comme un frère. Nous avons été présentés et après une courte conversation , il me dit qu’il était en train d’enregistrer un documentaire qu’il prétendait faire sur la vie et le travail du Professeur Hermogènes , lequel avait suggéré qu’il vienne me chercher car mon témoignage sur le pouvoir du Yoga pour la cure des souffrances de l’âme (mon cas) pourrait être de quelques valeurs pour le documentaire. Très heureux avec la possibilité de pouvoir remercier le professeur pour tout ce qu’il avait fait pour moi à travers de son livre, j’acceptais immédiatement et nous commençâmes à graver le jour même. Sans me préoccuper de ce les personnes pensaient de mon engagement (jusqu’à aujourd’hui, je ne me préoccupe plus du jugement des autres), je donnais libre cours à tous les sentiments qui envahissaient mon cœur, par le fait que Dieu m’est concédé l’honneur de faire partie, pour un tout petit que ce soit , de la vie de mon cher Maitre Hermogènes. Je parlais devant la caméra avec le cœur et je ne pus éviter que les appareils magiques de Marcelo capturent mes larmes qui à cet instant, étaient de joie, par la reconnaissance intime du chemin jusqu’alors parcouru. Nous avons terminé le reportage et nous nous sommes quittés, sans aucunement savoir si certainement, il pourrait me rencontrer avec le Professeur Hermogènes, car il habitait Rio do Janeiro et je savais très peu des événements et des détails de sa vie privée. Lorsque Marcelo est parti, je fis une prière remerciant profondément Dieu pour l’opportunité de rester un peu plus près de cet homme qui m’avait aidé à sortir des ombres, véhiculant son amour pour ceux qui souffrent à travers des pages d’un livre formidable. Comme je l’ai déjà dit dans le chapitre antérieur, je suis la vie avec la conscience tranquille, pour savoir que je n’incommode plus mon Père Céleste par des demandes égoïstes.

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En vérité je l’ai fait, et il y avait peu de temps, mais seulement parce que j’avais rencontré une personne aimée et je finis par demander à Dieu, que si c’était sa volonté, qu’il contribue à la félicité des deux et qu’il me permette de l’avoir à mon côté. C’est l’unique fois, à laquelle je me suis dirigé vers le Père éternel de façon égoïste. Mais pour celui qui en 5 années de prison n’a jamais rien demandé, ni même pour sa propre liberté, je ne pense pas que ce soit une faute grave, n’est-ce pas. Je reconnais humblement que le Père Aimé me dispensa des soins sans que j’aie besoin de les demander. En vérité, Il les dispense à tous les êtres de cet Univers. Le problème est que dans la majorité des cas, nous sommes toujours très occupés avec les choses du monde pour écouter la voix du Père Célestiel, qui vit en nous susurrant à partir du cœur. Je ne commis plus cette folie et je vais te raconter une petite histoire véridique qui relate bien comme sont les gens qui ne ressentent plus Dieu 24 heures par jour dans leur poitrine. ‘Une fois un érudit arriva jusqu’au Maitre Ramakrishna et lui dit, voulant être courtois : Maitre ! Je reconnais que vous, seigneur êtes véritablement un grand renonciateur, car vous renoncez à toutes les merveilles du monde pour chercher Dieu. Le maitre avec un regard plein de compassion, lui répondit Moi un grand renonciateur ? En aucune façon ; c’est vous seigneur qui êtes le grand renonciateur par ici. L’homme prit d’étonnement, dit nouvellement : Maitre ! Vous devez vous trompez, car je suis un homme riche, j’ai de nombreuses possessions et je peux jouir de tous les plaisirs de la vie, alors que vous menez une existence simple, toujours en méditation et vivant avec de très rares recours. Le maitre prit d’amour par la vision détournée, de cette âme répondit : C’est exactement pour cela que je dis, que vous êtes le renonciateur par ici, car alors que vous vous contentez de ces misérables passetemps transitoires qui ne resteront pas avec vous après la mort physique de votre corps, moi je passe tous les instants de ma vie en compagnie de mon Père Célestiel qui est le propriétaire et le donneur de toutes ces choses, et qu’en vérité, c’est l’essence éternelle de mon être. Cet être que je suis, même pas la mort ne peut me le retirer. Cependant qui est le grand renonciateur ici (1). J’aime beaucoup cette histoire et, malgré que je ne me rappelle plus des paroles exactes, je transcris là, sa signification réelle. C’est ainsi que je regarde les personnes qui cherchent à remplir le vide de leurs vies dans des attractions trompeuses de ce monde temporaire (2). A peine l’amour véritable et inconditionnel peut permettre d’expérimenter Dieu.

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Quelques jours passèrent, après le reportage, et mon nouvel ami, le documentaliste Marcelo Buainain, apparu nouvellement au pénitencier pour converser avec moi. A mon total étonnement, il me dit qu’il avait parlé avec Hermogènes et qu’en en sachant un peu plus à mon sujet, ils pensèrent que ce serait une bonne idée de faire un film de ma vie, qui était en train d’être transformée e par la pratique du Yoga enseignée par la méthode du Professeur Hermogènes. Après que nous ayons un peu conversé sur le sujet, je décidais que si un film sur ma vie en prison, transformée par la pratique du yoga , de l’amour du prochain, du pardon , du détachement, de la rectitude, de la vérité et de la non violence, pouvait réellement montrer aux personnes qu’il existe la possibilité de réaliser une profonde réforme morale, ne s’important pas du lieu , ni des circonstances ou l’action se produit, alors ce film serait quelque chose de bon que je ferais pour les personnes qui par hasard y assisteraient. Ce serait une grande opportunité de rendre à Dieu un d’un petit peu de tout l’amour qu’il m’a concédé infatigablement. Comme Marcelo me certifia que son intention et celle de Hermogènes étaient les mêmes que la mienne (dont je n’avais aucun doute), j’acceptais à raconter mon histoire. Avant de commencer à enregistrer, je me remis totalement à une oraison pour le Père Célestiel , lui demandant qu’il m’aide pour que je puisse réussir , cassant la barrière de mon égo, parlant ouvertement de ma responsabilité égoïste et défectueuse, antérieure à la découverte de cette vie pleine d’amour et dévié qui est la vie fraternelle. (1). NT : En réalité nous ne possédons rien, absolument rien, nous ne sommes les propriétaires de rien, même si nous avons des richesses. Nous sommes uniquement les dépositaires, les gérants. Lors de notre désincarnation tout nous est retiré et reste sur terre. Même notre corps physique ne nous appartient pas, il nous est seulement prêté durant l’incarnation. Notre âme et consciente, notre amour nous sont propres et c’est cet amour qui constitue notre véritable bagage. (2). NT : Nous touchons là un point crucial de notre société, vraiment crucial. La quantité de personnes passant leur journée oisivement, s’ennuyant, s’ennuyant à ne rien faire, à mourir comme disent certains, alors que des millions souffrent que ce soient de la faim, de la misère physique ou morale, dans leur travail, dans leur vie quotidienne, d’handicap etc… Pourquoi ne pas prendre son courage à deux mains et venir en aide aux autres , en réparant un mur de jardin délabré, nettoyant un grenier, installant des prises électriques défectueuses chez un voisin de palier, aidant un paysan dans sa récolte, faisant quelques courses, pour des personnes âgées invalides, apportant son soutien morale à des familles de nouveaux détenus , en changeant une pièce de voiture défectueuse d’un locataire de son immeuble, en apportant une aide de soutien aux associations caritatives, en aidant aux devoirs des enfants de ses amis, en créant une association d’entre aides, en reprenant des études afin d’en faire bénéficier les plus démunis. Il existe des centaines de causes qui jalonnent la vie, pour améliorer par une contribution, même minime, le bien être de tous.

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Je fis dans la maquette, de ce que je présenterais dans ce livre, un accord avec moimême de relater la vérité des faits, pour aussi douloureux qu’ils soient, tristes et humiliants qui puissent être pour moi, car je crois sincèrement qu’avec mon exemple beaucoup de personnes peuvent décider de commencer leur propre cheminement de retour pour le royaume de l’indicible, qui est la convivialité avec Dieu. J’ai réussit à réaliser avec encouragement cette difficile intention. Pour le moins, j’ai la conscience tranquille d’avoir fait le meilleur de ce que j’ai pu à chaque instant. Après le lancement du film, beaucoup de personnes m’ont demandé combien j’avais gagné pour le faire. Pour répondre à tous qui par hasard se préoccupent avec les possibles bénéfices que j’ai pu obtenir avec le documentaire : Do Lodo ao Lotus, je suis obligé de reconnaître, par l’impérieuse nécessité d’être honnête dans mes mots , que j’ai réellement eu un rendement énorme par le passage de ce film , dans les nombreuses villes du Brésil dans lesquelles il a été présenté par le Professeur Hermogènes : J’ai gagné une somme millionnaire dans la conquête de nombreux nouveaux amis sincères, dans la réception constante d’une avalanche énergétique d’amour de nombreuses personnes qui ont vu le film, mais, principalement , j’ai gagné une plus grande somme encore à savoir , par des cartes que je reçus de nombreux nouveaux amis qui me connurent par la télévision ‘ certains d’entre eux , de ces aimés, voyagèrent jusqu’à natal, pour me connaître), et dont grâce au documentaire commencèrent leur procédé rédempteur à la recherche de la réalité et du plus grand objectif de nos vies , qui est Dieu. A propos de l’autre somme, l’argent, je dis à ceux qui se demandent toujours ‘Qu’estce-que je vais gagner en faisant ceci?’, alors que j’ai cédé les droits d’images au producteur et réalisateur, Marcelo Buainain, car l’unique bénéfice que j’espère de ce travail que j’ai réalisé de tout cœur, est la cueillette de nombreuses âmes pour la maison de mon Père Eternel. Et tout ceci est arrivé, grâce au travail merveilleux de Marcelo, tout comme aussi de l’héroïque et colossale croisade d’amour et de paix que réalise le Professeur Hermogènes dans la divulgation de ce film à travers le pays maintenant. Je préfère laisser au lecteur la transcription d’une des cartes que je reçu du professeur Hermogènes sur ce sujet :

Rio, 17.06.05 LUIZ HENRIQUE GUSSON COELHO R. Henrique Lelê, 1896- C.6 S.V.P. Negra – 59090510 Natal –RN

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Cher frère, Moi aussi je lamente la petite intensité de notre nécessaire communication, qui devra attendre pour répondre aux appels de nos cœurs qui sentent les nostalgies et la soif de rencontres et d’échanges. Comme j’ai été sollicité de toutes parts pour faire des conférences, participer à des événements, ici et là je suis arrivé il y a peu sur l’ordinateur. Je me suis même senti un peu arrêté à produire quelques travaux et je dois m’en excuser. Mais le profil de mes travaux s’est amélioré, a produit une répercussion inégalable ment plus grande. Votre histoire personnelle et la magie du cinéaste Marcelo pourront… si évidents dans :’Do Lodo ao Lotus’ amplifier immensément le pouvoir didactiques de mes discours. C’est fantastique comment les personnes réagissent. En terminant la représentation, l’auditoire s’est levé applaudissant avec effusion, les larmes aux yeux. Nombreuses sont les villes ou j’ai eu le plaisir de montrer et commenter ce travail. Des centaines sont en attente de commercialisation. Moi personnellement. (Sic) Le Brésil est en train d’être aidé par vous. Non pas uniquement par le projet Mente Livre (1), que vous êtes en train de transformer en une bénédiction et par le DVD. Le futur va montrer combien Dieu vous aime lorsqu’il vous remis aux barreaux. Sortant de là, vous en remettant chaque fois plus à Dieu et à sa Noble mission, alors vous grandirez encore plus dans la prestation des services, dans l’expansion de l’amour, dans la distribution de la véritable lumière, dans l’implantation de la paix, aux profits des ignorants et des désemparés. Quel beau rêve vous avez fait murir. D’un coté cela a été le fruit de votre mérite, de l’autre cela a été le soin de la miséricorde. Heureusement j’étais dans la rêve. J’aimerais avoir une interprétation claire et correcte. Vos difficultés avec ceux qui s’approchent, mais ne veulent pas apprendre, ne sont pas étranges, ni décourageantes. Jésus à souffert les critiques et jusqu’aux trahisons alors qu’il éduquait, non seulement au peuple, mais aussi jusqu’à ses disciples. N’oubliez jamais que Sai Baba sait, veut et peut prendre votre direction et défense. Il est votre refuge et votre lumière. Ma prochaine visite sera en aout, lorsque Marcelo lancera le nouveau DVD sur ma vie et sur mon œuvre, qui s’appellera : Hermogènes – Deus me livre de ser normal (2). Aimez-vous le titre ? Que Sai Baba vous bénisse à toute heure. Om Sai Ram. (1) NT : Projet Esprit Libre. (2) NT : Hermogènes – Que je sois un être normal, mon Dieu !

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Je crois qu’après avoir lu la carte il est déjà possible de percevoir ce que je dis. L’intention du film a justement été de toucher le cœur des personnes pour la vérité que le père aimé est, dans cet exact instant, totalement disponible et même désireux de verser tout l’amour qu’il est sur chacun de nous. Je crois que le père est toujours disponible à aller dans ta direction, peu importe si tu penses être loin. Oublies ce que tu as été un jour et vois maintenant. Un criminel devant la justice des hommes et de Dieu ! Même ainsi, Il est venu et a déversé sur moi tout Son amour. A toi aussi, il t’arrivera la même chose, dès que tu le souhaiteras. Expérimentes et cherche Le avec toutes les forces qui sont dans ton âme et tu percevras, sans aucun doute ; qu’Il viendra aussi. Ce sera le plus grand moment de toute ta vie. Je sais de quoi, je suis en train de parler. Revenons un peu à notre histoire. Je vais relater ma rencontre avec cet être inégalable qui est Hermogènes. J’espère que Dieu te concède, ami lecteur, la fortune de le connaître un jour, mais si cela n’est pas possible du aux nombreux chemins de la vie, je te recommande l’étude de cette œuvre, avec plus ou moins une vingtaine d’ouvrages sur l’art de soigner les cœurs , que je crois être la spécialité de ce ‘maitre de l’esprit’. Tout est arrivé un jour ou il est passé par l’éternité de mon âme. Il est arrivé par les couloirs du pénitencier, allant calmement avec son corps fin, le regard profond, ressemblant à l’éclat d’une espèce d’énergie divine, sereine, pacifique qui démontre un amour inconditionnel sans jugements. Lorsqu’il s’approcha des grilles de ma cellule, je lui pris les mains, les maintenant et les baisais, et lui, dans son humilité naturelle de grand âme, baisa les miennes en rétribution. Il me regarda, avec un sourire si doux, que je pensais voir la face d’un ange. En vérité, je sais que c’est cela que j’ai vu derrière ce que mes yeux craignaient de voir comme étant à peine un être humain commun La grosse porte a été ouverte et il me donna une accolade si forte que je peux encore la ressentir en me souvenant de ces quelques moments. Cela a été des minutes pendant lesquelles le temps me parut donner lieu à l’infini. J’ai expérimenté pour la première fois, le réel état d’arrêt de l’esprit. Pendant quelques secondes j’ai pu communier avec toute l’existence qui paraissait briller de mille feux à l’intérieur de moi. Instantanément, je reconnais que nous sommes beaucoup plus que la grande étendue vaste, que l’esprit atteint. Je sentis ce que réellement exprime le mot Unité. Je perçus que par instants, intimement unit avec cet être, qui par pure miséricorde du Père Eternel, est venu à ma rencontre dans la prison.

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Nous avons passé quelques moments ensemble dans cette première rencontre et je reçu beaucoup plus que ce que j’imaginais qu’il existait derrière ce que nous pensons exprimer le mot félicité. Après cette rencontre, beaucoup d’autres se produisirent et dans ces moment d’indicibles joie, j’ai pu percevoir la main de Dieu à unir Ses dévoués sur la terre. Je l’ai su plus tard, aussi comme moi, que le Professeur Hermogènes était aussi un dévoué de Sai Baba. En vérité c’est beaucoup plus que cela, car c’est lui qui traduisit le premier ouvrage de Saï baba pour le Brésil et c’est de cette façon là qu’il initia tout un procédé de connaissances de cet être d’amour qui est Sri Sathya Sai Baba. Dans plusieurs opportunités, le professeur est allé en Inde et a eu le juste mérite aux yeux de Dieu d’être reçu par Sai Baba en cinq occasions différentes, pour une entrevue personnelle. Dans l’une d’elle Sai Baba matérialisa pour l’épouse du professeur Hermogènes, Maria une japamala (collier de prières) avec ses comptes en cristal. Avant de connaître le Professeur Hermogènes, je ne savais rien de sa dévotion pour Sai Baba. Je le savais à peine, parce que c’est une partie constante de ses œuvres, qu’il a amour et admiration, tout comme pour l’aimé maitre Jésus, qu’il appelle constamment de ‘Le Grand Maitre Yogi Jésus’, son mentor. C’est aussi mon sentiment pour cet être qui suivant le cher Jan Val Ellam, serait prêt à revenir sur Terre pour l’accomplissement de sa promesse d’approximativement deux mille ans en arrière. Pour que vous situiez mieux cette histoire, il y a peu de temps, avant de commencer les pages de ce livre, j’ai été informé par le propre professeur Hermogènes de sa grande amitié avec Jan Val Ellam (pseudonyme de Rogério de Almeida Freitas). Le professeur m’a dit au téléphone, la dernière fois que nous nous sommes parlés ( au moment ou j’ai connu personnellement Rogério), que son grand ami ‘est considéré par beaucoup comme un prophète’. Ce furent exactement les paroles du maitre en se référant à ce héro de l’annonciation de bonnes nouvelles cosmiques sur le retour promis de notre aimé maitre Jésus. En écrivant ces pages, je ne réussis après à éviter l’émotion avec la générosité de Dieu à me concéder l’honneur de convivre avec ces deux grandes âmes. J’en ai pleuré. C’est toujours avec les larmes dans les yeux, que je perçois combien est miséricordieux le Père qui est en train de me donner ces personnes comme affection de mon âme. Je confesse que je me sens très petit devant tout ce torrent d’amour qui a inondé mes jours à l’intérieur de la prison. Je voudrais enregistrer mon sincère remerciement à toutes ces personnes que Dieu me donna comme immense famille. Je les aime de tout le cœur et avec toute la force qui impulsionne à l’intérieur de moi. Namastê !

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Pour cela, je te demande pardon et compréhension, car je souhaite terminer ce chapitre parlant d’amour, ce sentiment si vulgarisé de nos jours, que les personnes ne croient déjà plus, mais qui peut réellement exister sous une forme pure. Ma rencontre avec Hermogènes a été un moment unique de cette façon d’aimer, répété encore peu de jour après , lorsque je me suis retrouvé avec des personnes que je pense d’être beaucoup plus que de simples êtres humains que la vie nous fait croiser pendant notre voyage sur cette magnifique planète bleue . Il existe des mystères indéchiffrables sur les chemins de Dieu, mais même étant indéchiffrables, le ¨Père met dans ses événements inespérés une grande opportunité pour que nous puissions reconnaître la réelle signification du mot aimer. Je suis très remerciant au Très Haut pour être en train de m’enseigner à travers de tant de personnes et de situations différentes dont j’ai déjà parlé après avoir commencé ce chemin intérieur à la recherche de mon foyer spirituel, ce Divin art d’aimer ! Cette gratitude va beaucoup plus loin, car j’ai appris la valeur de la félicité qui est aimer sans honte de cacher ce sentiment si noble et curatif *. Dans cette vie, même avec tout le désastre qu’a été mon passé avec toute l’imperfection que je charge toujours dans les profondeurs de moi-même, grâce au Père Célestiel j’ai réussi à aimer les personnes qui me maltraitaient. Il permit que j’aime ceux qui souffrent, ainsi comme moi ou encore plus. Il me permit aussi, dans différentes situations, que je connaisse la joie d’aimer les nombreux amis et nombreux amis que pour de nombreux motifs j’ai croisés sur mon chemin. Le Père dans son infini compassion, m’enseigna à aimer tous les ignorants et tous les arrogants, qui du haut de leur égoïsme craignent à nier Son existence, bien comme de son amour. Ah, s’ils pouvaient le savoir ! C’est pour cela que j’insiste à dire que je me sens infiniment remerciant avec le Père célestiel, car en autre de me rendre possible tous ces expériences indivisibles de bénéficier du véritable amour de l’âme, Il me permet de répandre mon amour dans ma façon affectueuse, douce, délicate et soigneuse, qui a récemment surgit dans ma vie comme ma renaissance. Je prie, avec insistance le Père pour que je puisse être digne de ces mots et des sentiments qu’Il me donne et que chaque lendemain il puisse me montrer que chacun qui passe par ma vie, comme étant hautement de façon reconnaissante la plus pure manifestation de Son Divin amour. * Autre point crucial de notre société : Le fait d’aimer, de montrer des sentiments, des larmes est considéré comme de la faiblesse, de la honte, du ridicule. Tout est en rapport avec la force physique, la violence, les comportements impulsifs, les armes ou l’objectif est d’être le plus fort, de s’imposer, d’écraser, de dominer les autres. Triste tableau qu’il nous faut changer, nous tous, chacun d’entre nous par la Réforme Intérieure.

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Je termine ce chapitre parlant de mon amour profond que je sens dans ma poitrine, car c’est exactement ceci qui fait que je pense être la vie de ces grandes âmes, comme c’est le cas du Professeur Hermogènes, dans sa mission libératrice des multitudes malades de notre planète Terre. Dieu me permet que mon amour devienne si parfait quant à ses nobles êtres.

"Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix, Là où est la haine, que je mette l'amour. Là où est l'offense, que je mette le pardon. Là où est la discorde, que je mette l'union. Là où est l'erreur, que je mette la vérité.

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Là où est le doute, que je mette la foi. Là où est le désespoir, que je mette l’espérance Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière. Là où est la tristesse, que je mette la joie. O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu'à consoler, à être compris qu'à comprendre, à être aimé qu'à aimer. Car c'est en se donnant qu'on reçoit, c'est en s'oubliant qu'on se retrouve, c'est en pardonnant qu'on est pardonné, c'est en mourant qu'on ressuscite à l'éternelle vie."

Prière de Saint François d'Assise

Chapitre 10 LE JUGEMENT DE MON PASSE.
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Finalement, après trois ans et demi de détention, arriva le jour de mon jugement par la loi des hommes. Tout était prêt. A 6h30, les policiers de l’escorte du pénitencier me menèrent jusqu’au forum, dans la ville de Parnamirim. Arrivant là il y avait beaucoup de monde dans la salle des audiences pour assister au jugement. Je fus conduit sur le banc des accusés et là j’attendis. Le juge commença la session et les travaux commencèrent formellement. Je fus amené devant le juge pour qu’il procède à l’interrogatoire. Je restais bouche bée. Je ne dis rien parce que quelque chose que j’aurais dit aurait augmenté la douleur de tous les engagés dans cette histoire tragique. Beaucoup de personnes en relation avec le contexte de ce jugement pouvaient penser que si je ne parlais pas c’était pour m’esquisser le l’action de la loi. Cela n’a jamais été mon intention, ceci est la vérité. Mais si en lisant ces pages, tu n’y crois pas, c’est ton plus grand droit. Le fait est, qu’intimement je savais que je serais condamné, car le Père aimé ne contrarierait pas Ses éternelles lois de justice simplement pour savoir que j’étais ici un nouvel homme. A chacun revient les conséquences de ses actes et j’assume la partie qui me revient dans cette tragédie. Je devais me taire dans ce moment pour protéger d’autres personnes engagées dans une action criminelle qu’honteusement j’avais commise. Uniquement le Père Célestiel peut sonder notre âme et Il sait que s’il existe quelque chose que je n’ai jamais demandé, cela a été ma liberté. Vouloir recevoir un droit, qu’il me revient comme personne prisonnière soumise à une législation est une chose, mais vouloir échapper à l’action de la loi se faisant passer pour innocent dans un acte ou j’ai été coupable, est autre chose bien différent. Il existe aussi d’autres motifs, en dehors de préserver des personnes compromises, qui ont été décisives dans mon refus de déposer. Je ne peux pas les conter, mais, je peux assurer que toutes sont indifférentes au but du procès, et de la douleur qui touche à tous. Qui pense que je ne dis pas la vérité , se demande pourquoi je n’ai pas permis à mon avocat, qu’il fasse appel. Je reçu des jurés quatre votes condamnatoires contre trois d’absolution ou soit je perdis 4 par 3. N’importe quelle personne de bon sens, voulant se libérés des grilles, aurait fait appel à une telle décision n’est-ce pas ? Si je ne l’ai pas fait, c’est parce qu’avant le jugement j’avais élaboré un compromis avec le Père Célestiel que j’accepterais la peine qui viendrait, car je crois que sa volonté est sans aucun doute souveraine. J’ai été condamné par mes actes, mais la sentence, je la savais être de la volonté du Père. Pour cela, je n’ai pas recouru, pour être conscient de ma faute, mais principalement pour

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savoir que devant la volonté de Dieu il ne me revient pas de protester, car il sait toujours ce qui est le meilleur pour moi, même si pour moi cela ne parait pas bon. Je ne me préoccupe pas de l’opinion des autres à ce respect, mais de ma conscience devant le Bien Aimé Cosmique. La justice a été faite et même sachant que cela ne retirera pas la douleur de la famille de qui que ce soit, j’espère que pour le moins je pourrais servir de soulagement. La douleur de ses familiers, sans aucun doute, à un autre motif pour lequel je n’ai pas autorisé le recours. Si je n’ai pas le pouvoir de changer le passé et défaire ce qui s’est produit, je souhaite cependant que pour le moins la justice des hommes, me condamnent, leur proportionnant un grand soulagement. J’espère maintenant, le jour ou je serais face à face avec la justice de mon Père céleste. J’accepterai de tout mon cœur ce qu’Il décidera de mon destin. Ceci est la foi qui me fait bouger. Jusque là, je ferais du mieux que je peux de quelque manière que ce soit pour montrer aux personnes détournées du chemin et souffrantes de ce voyage de la vie, que cela ne vaut pas la peine de contrarier la loi du Père Eternel, devant laquelle, celle des hommes est une moindre expression. Devant lui, il n’y a pas de lieu de cache, de fausseté, ni de mensonge, parce qu’il voit le cœur. Un jour, personne ne sait quand, tous nous partirons de cette planète pour le grand voyage et devrons rendre des comptes de nos actes. Je sais très bien que je ne peux pas changer le passé de ce que j’ai été, mais je peux construire un présent totalement différent. Ceci est mon compromis avec la vie, jusqu’à ce que la mort m’appelle ? Ce livre en est la tentative. Je remercie du fait que les promoteurs et les avocats de l’accusé ont été les responsables pour l’accomplissement des Lois Eternelles. Je ne dis pas cela avec hypocrisie, je le dis seulement parce que cela vient de mon cœur. Que le Père Céleste les bénisse, ainsi comme le juge pour avoir révélé la volonté du Très Haut. Ce que je dis ici près des photos et de mes sentiments, est l’expression de la volonté qui agit dans mon âme et j’espère que tu comprends la difficulté de parler d’un événement auquel malheureusement, j’ai participé. Uniquement Dieu, sait combien je me reprends de ce qui arriva, et déjà que je ne peux pas changer le passé, je décidais, quelques années en arrière, de changer complètement pour que je ne continue pas à être un porc en plus de la construction du monde horrible dans lequel nous vivons (1).

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L’angoisse de me sentir éloigné de la présence du Père du à mes actes déréglés me stimule dans la nécessaire réforme intime, qui me permet d’être ici aujourd’hui, racontant mon histoire. Je parle de la vérité qui est Dieu dans ma langue, à chaque mot que j’écris dans ce livre. Et ce doit être même ainsi, car si ça ne l’était pas comment pourrais-je venir ici raconter mon histoire de vie, de parler de cet amour Divin qui nous unis comme une même famille planétaire à la recherche de son évolution, si je n’ai pas le courage d’assumer toutes mes erreurs passées, sans exception ? Ce serait une hypocrisie de plus en parlant de Dieu que je ne connais pas, car dans le moment décisif, sans avoir confiance en lui, je m’échapperai par la porte du mensonge tentant de protéger mon égo, qui est mon véritable ennemi. Je sais que la douleur des engagés dans cette triste histoire ne passera pas (2), mais comme je crois fermement dans la continuation de la vie en dehors de celle-ci, j’espère que tous nous pourrons continuer cheminant dans la tentative de nous améliorer, pour qu’un jour, même distant, nous puissions nous remettre à la présence de Dieu avec le cœur libre des craintes, si commun à ceux qui n’assument pas leurs erreurs et qui tentent de les cacher des hommes. Des hommes c’est possible, mais de Dieu jamais. (1). NT : N’oublions que ce sont nous tous qui construisons la société, le monde et que tous les maux en résultants en très grande majeur partie sont dus, à l’égoïsme, Nous ne pouvons donc pas porter la faute aux autres, mais il faut changer notre comportement, notre façon de voir, de penser, nos actions, par la Réforme Intérieure, pour laisser aux enfants , les nôtres, ceux des autres des cadeaux de bonté, de santé, d’harmonie, de pai d’amour, et une nature régénérée. (2). NT : Un autre point crucial qu’apporte ce livre par ces multiples réflexions. Méditons sur le cas de Gusson comme il l’explique. Son acte en dehors d’avoir laissé une victime, a affligé toutes les personnes familières et amis à vie de cette même victime et a aussi affligé les personnes familières à Gusson et à ses amis. Un acte comporte des conséquences désastreuses (que l’on oublie très souvent) sur beaucoup d’autres personnes proches et éloignées. Il nous faut donc, impérativement apprendre à se retrouver, à contrôler ses émotions, se sentiments, ses défauts et travailler intimement et profondément sa réforme Intérieure pour le bien être de tous et le sien aussi. C’est dans une harmonie que nous devons vivre et si un élément est déplacé dans cet immense puzzle il en déplace beaucoup d’autres. Il faut donc tous ensemble constituer cette famille de cœur pour vivre en harmonie dans toutes les pièces du puzzle.

Pensez à cela et demandons-nous, sincèrement en quoi nous pouvons améliorer notre caractère et conduite alors que nous sommes sur cette planète. Ainsi que nos cœurs nous révèlent la réponse, remettons nous en au Bien Aimé Cosmique, à la recherche de son aide pour l’impératif réajustement.

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Malgré que je me reconnaisse coupablement dans un passé transgresseur, je ne me confirme pas à être et faire partie des ombres. J’ai décidé de m’affronter moi-même dans le plus dur combat de ma vie et de lutter pour atteindre la Lumière qui est Dieu. J’affronte une bataille ardue contre un ennemi à l’intérieur de moi (égoïsme) , dans la tentative sincère de réussir à faire évoluer et faire partie de cet exercice du Bien qui est en train de se former sur Terre dans l’espérance d’un éminent retour de l’aimé Maitre Jésus. N’oublions pas que notre réforme intime est un travail constant à la recherche de la perfection dans l’idéal d’aimer inconditionnellement à tout et à tous. Je m’engage quotidiennement dans cela, conformément à ce que j’avance, tentant d’emmener avec moi la plus grande quantité possible de personnes, cherchant à atteindre la maison du Père célestiel. Pour cette marche de la vie, je compte uniquement avec le propre Père Aimé, Qui a crée les conditions nécessaires pour que je progresse et que je puisse toujours aider, de quelque façon que ce soit, les autres à progresser. Ceci est mon objectif depuis que j’ai été secouru, sauvé du coté ou je me trouvais au commencement des douleurs de la prison. Miséricordieuse prison... Sur mon jugement, je reçus la carte suivante de mon cher Professeur Hermogènes. Il va aider et valider tout ce que j’ai dit comme vérité sincère :

Rio. 16.05.2004 LUIZ HENRIQUE GUSSON

Mon cher ami, S’il te plait, pardon pour ne pas avoir répondu à ta carte si aimante et précieusement sage. J’ai eu des problèmes avec des inévitables, nombreux et urgents engagements, incluant divers voyages et jusqu’à même l’ordinateur qui s’est arrêté de fonctionner. J’ai émotionné divers auditoires, dans différentes villes, montrant le documentaire de Marcelo et plus tard, lisant ta carte. Les personnes s’émeuvent profondément et remercient par ce qu’elles viennent d’entendre, pour tout ce beaucoup qu’elles viennent d’apprendre. A cette hauteur, tu es déjà connu admiré, et aimé par beaucoup de gens par ou j’ai voyagé. Beaucoup souhaite acquérir le dvd et correspondre avec toi. J’ai seulement donné ton adresse à une personne très spéciale, la professeur Céleste Castilho, amie de plus de 40 ans. Pardon si je ne t’ai pas demandé ta permission. Tous veulent une copie du dvd. Nous ne pouvons toujours pas le commercialiser parce que jusqu’à maintenant, il n’ pas été possible de signer un contrat avec des éditeurs. Nous sommes en train de vaincre quelques petites difficultés bureaucratiques. Nous espérons, nous attendons. J’ai la certitude donc, que ton histoire, ton exemple, ta dévotion, ta nouvelle personnalité, ton courage, ta foi, ta remise à Dieu, ton amour à Sai Baba, ton grand sacrifice,

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ta dévotion à la vérité, finalement tout ton discours antérieur, en paroles et en actes , ont apporté du secours, réveillant l’espérance et en servant de soutien pour les innombrables âmes désireuses de paix et de cohérences. Ton témoigne à sensibilisé toutes les personnes parce qu’il montre avec une dramatique véhémence, quand et comment tu en train de te transformer en lumière, dans une lumière qui enseigne le chemin rédempteur. Ton histoire vient remplir une lacune, vient donner une réponse correcte, vient aider qui a besoin de sécurité. Marcelo a été divinement inspiré en produisant un si beau et si didactique documentaire. Que le suprême bénisse Marcelo et toute ta famille, pour ces milles guérisons. Le jour de ton jugement lui et moi nous étions à Campo Grande (MS) (1), émouvant des centaines de personnes avec ton histoire. Lui et moi mentalement liés, étions en train de penser à toi tu nous aidé, nous en remettant à Swamiji (2), toi et tout le jury. Le théâtre était bondé, avec des gens jusque dans les couloirs, se contentant uniquement à écouter. Les jours antérieurs au 28, j’allai en pensant, me redemandant si ma présence au jugement aiderait ou préjudicierait. Aujourd’hui, je ne sais toujours pas. Mais je crois dans la force de la pensée, du sentiment de l’amour, et de la foi. Les jours qui se sont suivi, je commençais à m’inquiéter pour l’arrivé d’un contact. J’attendais une carte. Elle arriva finalement et me rendit heureux et me rend toujours très heureux. La lecture me porta à croire que tout ce qui se produisit dans ton jugement a été une preuve de combien Sai Baba était en train de prendre soin de son dévot- Gusson. Je sens que tout ce qui s’est passé, configure une merveilleuse veste (une suave divinité) , te mettant dans une terrible épreuve du feu, te donnant le désir de démontrer sans équivoque que tout ton austère discours spirituel est pur et est une vérité inébranlable, Vérité même. Ceci me fit exalter, car ceci me fait croire que tu as été reçu dans le dur examen. (1) NT : L'État de Mato Grosso a été divisé en Mato Grosso (MT) avec comme capitale Cuiabá et Mato Grosso do Sul (MS), capitale Campo Grande. (2) NT : Dans le texte : Personnage Indou étant une sorte de sage qui a prononcé des vœux, notamment de célibat, qui est au service des autres et qui a renoncé au monde afin de se consacrer pleinement à l’effort de l’expérience directe de la plus haute réalisation spirituelle. (Eveil ou Réalisation du Soi). C'est aussi un titre donné à des personnes reconnues comme des maîtres ou des instructeurs spirituels. Ta pleine sérénité surpris les professionnels de la Presse (ce qu’informa internet). Sans peur, sans réclamation, sans vacillation, sans doute, sans le moindre orgueil, tu t’es remis irrésistiblement et aussi tu t’es remis aux jurés, aux juges aux défenseurs, aux accusateurs, tu as remis ton futur à celui Qui des profondeurs de ton cœur, nous interpelle nous tous- Pourquoi craindre lorsque je suis ici ?’

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Tu ne t’es pas défendu quand le juge t’a interrogé. Un normotique ne peut pas comprendre une telle ‘folie’. Mais toi, sachant qu’en détournant la vérité sur les délits du passé, inévitablement tu incriminerais d’autres personnes par indulgence – précieuse vertu caractéristique des peu nombreux qui ont déjà vaincu l’ignorance, sentent l’amour, la compassion et la miséricorde et deviennent capables d’obéir à Jésus, qui enseigne : ‘Aimezvos ennemis !’ Un geste ainsi, dans lequel, par la bénédiction des autres, l’égo personnel se sacrifie, les sages du Yoga millénaire dominent le yogna. Rares sont ceux qui réussissent. Tu as réussi. Tu es allé au delà du noble pardonner. Si tu t’étais défendu, tu aurais pu avoir une condamnation bien moindre et jusqu’à même la liberté. Il faudrait que les autres personnes comprennent combien a été grandiose ton sacrifice. Ne sois pas surpris si quelques normotique, malade d’ ‘égosclérose’ (1) chronique, en arrivent jusqu’à la débauche. Ceci fait partie des symptômes de leurs maladies. ‘Pardonne leur, Père, parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font’. Cependant, tu as exactement pensé à cela lorsque tes accusateurs, ont tenté d’accomplir leurs devoirs (leur dharma 2) méprisant le documentaire qui impressionna et émeut jusqu’aux cœurs les plus médiocres. Ils devaient agir ainsi. C’était une des fonctions qui leur était attribuée. Tu t’es conduit comme lotus (3) leur pardonnant et demandant au Père qu’il leur pardonne. Lotus ne craint pas ni ne haït pas. Ta Sérénité est née de la certitude de la transitoriété de toutes les formes de Maya, l’illusion cosmique. Tout ici, dans cette salle, murs, meubles, émotions, sentiments, paroles, gestes… tout, tout même ne persiste, ni même la réalité. Le temps finit avec tout et construit tout en même temps ; Uniquement le Un est Réel et Eternel. (1) NT : Egosclérose : néologisme faisant comprendre un durcissement de l’égo et des pertes de facultés d’adaptation (2) NT : Dharma signification approximative, mais minime dans le texte : leur mission propre à chacun dans leurs périodes de vie. Nous ne pouvons pas donner l’exacte qui prendrait plusieurs pages. (3) NT : Dans le texte, la signification bouddhique de : ‘a boue’ représente les souffrances, les troubles, les désirs, qui sont le terreau même de notre épanouissement. Il est donc possible de transformer son karma par l'illumination, grâce à notre éveil, par la réforme Intérieure.

Tu sais que tu as apporté beaucoup de joie , beaucoup, à Sai baba lorsque tu as vaincu l’épreuve de l’examen , que pour beaucoup aimer, il t’a présenté. Je peux uniquement crier de tout mon cœur : merci mon ami, parce que j’ai eu la joie d’apprécier ta vigoureuse ascension ‘Do lodo ao Lotus’. Je ne me contenterais pas de te dire d’oublier la boue, je te dis aussi : continues à te libérer. 106

Tu as parfaitement raison, la peine de 14 années est seulement pour le corps illusoire. A peine le corps est condamné, que tu utilises, mais ce n’est pas toi. JAYA OM SAI RAM.

Merci, mon Dieu, pour tout l’amour que tu as déversé sur moi pendant ce voyage de retour vers la maison ! Que ta lumière, Ton amour, Ta paix puissent être avec tous ceux qui terminent de lire ces lignes.

‘Un homme qui se réforme lui-même, réformera d’autres milliers. Maitre Yogananda.

Chapitre 11

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PROJET ESPRIT LIBRE.
Regardant en arrière, de tout mon passé perturbé et transgresseur des lois de ce Père d’amour, je perçois clairement que, malgré que nous disons constamment que nous L’adorons, nous L’aimons et Le louangeons, nous n’agissons jamais en accord, parce que nous ne suivons par Ses mandements. A commencer par le premier dans lequel Jésus dit : ‘Tu aimeras ton seigneur ton Dieu de tout ton cœur de toute ton âme et de tout ton esprit (Dt 6 :5). Ceci est le plus grand commandement. Le second similaire à celui-ci est : ‘Tu aimeras ton prochain comme à toi-même (Lv 19 :18). Qui de nous peut dire réellement qu’il suit les orientations de cet incomparable Maître de l’âme ? Est-il si difficile de mettre ces enseignements en pratique dans la vie quotidienne, n’est-ce pas? Si tu es honnête avec toi même, probablement, tu dois me donner raison. Et c’est justement pour savoir combien je suis encore imparfait, qu’il m’est possible de reconnaître combien le Bien-Aimé Cosmique a été miséricordieux avec moi-même. Il y a cinq ans à l’intérieur de ma cellule d’isolement, je commençais la plus grande œuvre de ma vie, de me réformer moi-même, car je reconnaissais que j’étais vraiment dans l’erreur. Je cherchai même sans façon particulière, les réponses au doute que j’avais sur cette nouvelle existence apparemment sans motif. Je désirais ardemment trouver une façon de remplir mon vide intérieur, qui depuis très longtemps dilacérait mon âme en carence de cet amour Divin que je dis maintenant connaître. Aujourd’hui j’aime et je n’ai plus honte de le dire, mais les personnes ont créé une peur de déclarer leur amour. J’ai commencé cette recherche sans savoir par ou commencer et de suite j’ai découvert, que pour ce voyage de l’âme, l’esprit sera utile seulement jusqu’à un dernier point. A partir de là, il faudra mettre le cœur au commandement. Je fis cela et j’ai clairement perçu que sur le chemin de l’esprit, le cœur est l’unique bon conducteur. De fils en aiguille, jusqu’à maintenant j’ai fini par ne plus jamais raisonné, ou mieux, dans les peu de fois ou j’ai raisonné, je me suis repenti et j’ai rendu sa place au cœur pour qu’il résolve la question. J’agis alors maintenant de cette façon là, l’esprit continue à parler mais la dernière parole est celle du cœur. J’ai découvert que lui seul est fiable et que l’on peut avoir confiance en lui. Si tu veux progresser dans ce chemin, ou même dans la vie, ne ne fais jamais rien qui aille contre l’amour, car il est l’expression de ton cœur spirituel. Les rationalistes peuvent ne pas être d’accord, mais j’insiste à dire que tu es amour, alors, agis avec amour !

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Sens-toi digne, ou que tu sois et comme tu te retrouves, parce que la vie, malgré qu’elle soit mystérieuse et apparemment dépourvue de sens, est l’expression de l’amour de cette plus grande vie qui est Dieu ? Et toi, tu fais partie de cela, tu comprends ? Et ton devoir inné est d’être heureux, car tu es l’héritier du propre donateur de la vie. Le Père céleste est tout ceci, mais certaines fois, nous avons des vies si misérables que nous n’arrivons même pas croire qu’il existe un Dieu, pour autant qu’il soit amour et félicité. Je comprends que tu penses ainsi, car la vie est dure même. Exister dans un monde transitoire, dans lequel nous et les personnes que nous aimons avons également un corps transitoires est déjà suffisamment difficile. Qui a déjà perdu quelqu’un aimé, sais de quoi je parle. Et à la fin, n’allons nous pas tous perdre ? C’est la loi de la vie dans ce monde physique. Mais pourquoi le Père Aimantissime ferait-il quelque chose pour causer des douleurs à Ses enfants ? La réponse que je donnerais, bien que je l’ai déjà lu dans les autres livres aujourd’hui devient une partie de moi-même par l’expérience directe de cette vérité dans mon cœur. Je l’ai expérimenté dans ma propre vie, pour cela je me sens disposé pour parler d’elle. Je crois fermement que le Père Aimé à créer ces douleurs basées sur la transitoriété de ce monde pour que nous ne puissions pas nous illusionner avec lui ou que nous n’oublions pas l’être d’amour que nous sommes réellement au lieu de ces êtres monstrueux que nous réussissons aussi à être , car en nous donnant les illusions avec nos esprits remplis d’indéfinissables désirs matériels , nait en nous le plus grand ennemi qu’une personne peut avoir : l’égoïsme. Ce que Dieu nous donne dans la souffrance c’est Sa miséricorde infinie, car son unique intérêt, pour tant nous aimer , est de nous souvenir que nous ne sommes pas tous de ce monde, que nous ne sommes pas des êtres mortels , mais bien des esprits de lumière qui devraient être en train de bénéficier de Sa compagnie infinie de paix ,d’amour, de félicité et de bien être. Pourquoi ne percevons nous pas tout ceci ? Pourquoi sommes nous devenus des êtres malades, capables de causer tant de douleurs à nos semblables, au lieu de suivre le premier commandement enseigné par l’aimé Jésus ? Nous sommes tous sans exception, victimes de nous mêmes, de notre égoïsme arrogant, à créer des désirs insatiables, dans l’angoisse démesurée de retenir, posséder dominer et profiter de tout et de tous. Si tu fais une analyse impartiale et sans auto indulgence, tu percevras que nous sommes réellement malades, vivant de façon égoïste, dans un monde dans lequel nous ne comprenons pas l’origine et encore moins son objectif et son destin. Il est difficile pour nous de comprendre notre rôle dans une vie apparemment destituée d’objectifs, car pour aussi grandes que soient nos conquêtes, la mort fatalement nous arrache tout ce que nous avons cultivé avec attachement. C’est cela la vérité avec les choses que le monde nous offre tout au long de nos vies sur Terre. Pourquoi alors est-ce-que nous continuons à nous détruire et faire souffrir, mutuellement, dans cette lutte stupide pour conquérir des personnes et des objets que la propre vie prendra soin de nous retirer plus tard ?

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Je conclus après des années d’analyse, sur mon agir et mon passé que les horreurs qui surviennent dans le monde doivent être le fait d’être des êtres oubliés du délice de vivre d’amour , se donnant soi même pour tous ceux qui en ont besoin… et ils sont nombreux ! As-tu déjà tenté de regarder dans le fond de l’œil de quelqu’un qui souffre ? Il parait qu’il y a une lumière qui s’éteint lentement. Donnes de la joie à cette personne et expérimentes de la regarder nouvellement dans ses yeux. Peut être comprendras-tu alors l’expression ‘le délice de vivre d’amour’. Tu te sentiras la meilleure personne du monde et tu expérimenteras la félicité qui est de vivre de cette façon Tu apprendras à donner de nouvelles valeurs aux choses et personnes dans la vie. L’égoïsme sera SOIGNE avec le remède Divin de l’AMOUR. Ceci même ! NOUS AVONS BESOIN DE NOUS SOIGNER, car nous sommes des êtres malades par le venin de notre propre égoïsme. Comme nous le compte avec propriété Jan Val Ellam : dans un passé très distant nous nous sommes laissés contaminer par une espèce de maladie de l’âme et ceci nous fit arriver jusqu’à l’actuelle condition dans laquelle se trouve toute la race humaine. Je crois que je peux me référer à cette maladie comme l’égoïsme. Il ne me reste plus aucun doute que l’unique remède pour ce mal est l’acte de réapprendre à aimer les uns les autres. Perçois que dans le monde d’aujourd’hui, ceux qui parlent du devoir d’aimer inconditionnellement sont les plus ridiculisés. Mon cher frère Ellam, nous dit que nous avons perdu la simplicité de l’âme et par conséquent, nous avons oublié que la capacité d’aimer inconditionnellement tout et tous n’est pas quelque chose qui s’apprend, mais quelque chose que nous devons réveiller, dont nous devons nous rappeler, nous souvenir, à notre réelle nature de l’être. Je ne me souviens pas si Ellam nous dit ceci avec ces mots, mais je sais qu’il le dit. Ainsi c’est parce que le Père Céleste, dans Son impulsion créatrice de la vie, démontre être sa propre nature; cet amour, si immense, que nous ne pouvons pas décrire par des mots. L’amour est quelque chose que seulement nous pourrons connaître en l’expérimentant dans nos cœurs. Pour cela peu de personnes trouvent le petit morceau de paix et de félicité dans la vie, car ils cherchent l’endroit erroné. J’ai eu besoin de souffrir beaucoup pour que, aider par Dieu à travers de la douleur amie, je puisse percevoir, qu’il y avait quelque chose d’erronée avec moi et non pas avec le monde. Le monde n’est pas mauvais. Il est beau, rempli de vie, c’est la maison que Dieu nous donne dans cette courte période de l’existence humaine. Lorsque je perçu mon erreur, je suppliais l’aide du Père Aimé, et il vint immédiatement, et avec tout Son amour. Il me montra que j’étais en train de chercher dans des choses transitoires, ce qui peut uniquement être trouvé dans ce qui est éternel. Il m’enseigna encore que cette paix et félicité que nous cherchons est un état de l’être inébranlable, inhérent à l’être humain, mais qui doit être cherché à l’intérieur de nos cœurs mais pas à l’extérieur.

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Ceci est la tragique erreur dans le monde ; tous cherchent à l’extérieur ce qui se trouve à l’intérieur. Ce n’est pas une question d’atteindre, mais de réveiller pour cette vérité et de créer une discipline du corps, de l’esprit, des émotions et de l’âme qui nous rend possible un chemin sûr pour nous reconnecter avec la vérité amoureuse que réellement nous sommes. Toi, qui me lis réveilles toi ! Tu es un être d’amour, de lumière, de paix. Tu l’as à peine oublié. Ce que tu as besoin c’est d’une méthode pour te rappeler, te souvenir de ta véritable nature. Ceci est l’objectif d’une discipline spirituelle : réveiller chacun de nous pour la réalité que nous sommes essentiellement, ou soit pur amour Divin. Sai Baba dit constamment que si nous développons l’amour, nous n’aurons plus besoin de développer autre chose. Basé sur les enseignements de Sai baba et de Jésus, alliés aux méthodes du professeur Hermogènes et d’autres enseignements spirituels des nombreux messagers d’amour qui sont venus pour venir nous aider à se réveiller. j’ai crée une forme nouvelle de vivre. En adoptant cette discipline spirituelle dans ma vie, j’ai comme unique objectif de me rendre conscient en permanence de ma véritable réalité d’aimer. Je sais bien que je suis encore bien loin d’atteindre cette perfection, mais pour faire un voyage, nous devons faire le premier pas. Cela fait cinq ans que j’ai donné le mien, et tout au long de ce chemin, le Père céleste me permit d’avoir la gigantesque opportunité de montrer aux autres comment je fais le travail à l’intérieur de moi même. Ceci le monde ne peut pas le voir parce que c’est dans le champ interne du cœur, mais j’ai découvert que je peux le dire aux autres, dire comment je fais et les aider, quand ils le voudront, à le faire avec moi. C’est ma façon de remercier Dieu pour tout l’amour qu’il me donne. Dans la vie spirituelle personne ne fait rien pour personne. Le maximum que nous pouvons faire est indiquer les signaux dans ce chemin, mais le parcours est de la responsabilité du pèlerin. Sathya Sai baba dit que : ‘La divinité est inhérente à l’homme et il doit la découvrir par son effort propre’, cependant, Il affirme aussi que : ‘Si vous faites un pas en direction de Dieu, il en donnera cents dans la votre’. Toi qui accompagnes mon histoire, tu comprendras que je dois être d’accord avec Sai Baba, mais j’admets que Dieu ne donne pas uniquement cents pas dans notre direction, mais des milliers de pas. Ma vie est l’expérience de cette vérité. Comme je dis toujours, je sais que je n’ai rien fais pour atteindre Dieu. Je l’ai simplement cherché avec le cœur sincère, utilisant toutes les forces de mon âme, rien de plus ! C’est le Père Aimé qui couru rapidement à mon encontre pour à me conduire. Ceci est la vérité de mon histoire.

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Ainsi il en sera avec toi lorsque tu te décideras à rencontrer ton si petit morceau désiré de paix et de bonheur, qui est dans ton cœur, sous la forme de l’amour, sous la forme du propre Dieu. Si tu veux être aimé donnes Lui de l’amour et lui inévitablement reviendra vers toi. Lorsque tu ne veux pas te sentir solitaire, soit solidaire. Lorsque tu ne veux pas sentir la faim, alimentes-toi. Prends soin de toi comme à un être spirituel d’amour que tu es, et à mesure que tu progresses, aides les autres à trouver un petit peu de ce que tu as déjà trouvé. Ceci est alimenter l’âme ! Le professeur Hermogènes écrit que la rivière, lorsqu’elle s’approche de l’embouchure, peut déjà sentir l’agréable sensation de la mer. C’est une ligne verte, parce que même toujours loin de Dieu, tu peux déjà sentir le merveilleux de Son infini amour. Je suis désireux de tout cœur, que d’ici peu, tu puisses aussi sentir le doux gout de l’océan qui est ce Dieu d’amour en toi. Rempli de cette sincère intention d’emmener d’autres personnes à avoir la possibilité de sentir cette ‘agréable perception de la mer’, a surgit le Projet Esprit Libre. Cela a toujours et sera toujours mon compromis avec Dieu de Lui rendre, à travers ses enfants, tout l’amour qu’il répand sur moi inlassablement et sans interruption. Un jour, parmi les innombrables visites que le Professeur Hermogènes me fit au Pénitencier de l’Etat de Parnamirim, ou je suis prisonnier, je lui dis qu’il y avait un local de disponible et que je pensais que ce serait une bonne idée de donner des cours de Yoga. Il me répondit ; Entendu ! Pourquoi pas ! Nous avons conversé directement avec la direction et elle accepta et nous appuya toujours dans ce projet. Ensuite le Professeur Hermogènes est allé parler avec le Docteur Leonardo Arruada Camara, Secrétaire de Justice et de la Citoyenneté de Rio Grande do Norte. Cet homme dans une attitude digne de véritable yogi, nous appuya dès les premiers moments, et je reconnais, le remerciant, que si nous n’avions pas eu son aide dans les heures difficiles que nous avons passées, le Projet Esprit Libre n’existerait plus. Lui avec la Docteur Guiomar (Huissier de Justice/RN), le Capitaine Deques (Superintendant du Système Pénitencier/RN) et maintenant, aussi, le Ministère Publique de l’Etat de Rio Grande do Norte , tout comme le Groupe Atlan et le Professeur Hermogènes sont, de façon égal, les plus grands responsables pour tout le travail qui est en train d’être fait dans le cœur des personnes qui sont ici accomplissant leurs peines imposées par la Justice. A nous autres prisonniers, il nous reste seulement à vous dire de tout cœur : MERCI. Casser les idées préconçues n’est pas facile et enseigner le Yoga est déjà difficile, encore plus à l’intérieur d’un pénitencier. Au commencement même une minorité d’agents

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pénitenciers était contre. Il y avait une mentalité répressive et agressive de la part de cette minorité, qui devrait être justement dans le sens, de rééduquer leur travail. Certains ont été de durs obstacles pour moi, mais ils m’ont enseigné la grande leçon que les courants qui nous amarrent sont décisivement à l’intérieur de nous mêmes et qu’il nous revient la mission ardue de nous libérer d’’eux. D’un autre coté, je reconnais, remerciant aussi, l’appui continuel de la grande majorité des agents pénitenciers de Rio Grande do Norte Les difficultés que nous avons eues pour faire que ce projet crée des racines sont nos motifs d’orgueils, car à l’intérieur d’elles, beaucoup sont en train de se réveiller pour cette lumière magnifique qui est la découverte de cet univers d’amour réel existant à l’intérieur de chacun d’entre nous. Aux personnes qui viennent nous visiter (elles sont nombreuses, inclusivement de l’extérieur) ne réussissent pas à croire qu’à l’intérieur d’une prison nous ayons un local si beau comme celui-ci pour pouvoir passer chaque jour, un peu de temps à la recherche de ce qui est le sacré pour nous. Notre espace pour les pratiques quotidiennes du Yoga s’appelle Mandir, qui signifie temple en Sanscrit. C’est le résultat d’une belle réforme que les élèves firent dans une salle inoccupée. Tout le matériel nécessaire a été donné par mon frère spirituel Daniel , qui après avoir connu mon histoire à travers le film Do Lodo ao Lotus, est venu pour me connaître personnellement, et il a eu l’honneur de pouvoir me dire qu’il est un des peu qui aidera le chameau à ne pas passer par le trou de l’aiguille, comme nous avertit bien le maitre Jésus*. Il donna comme exemple à travers de ce geste, l’art d’aimer véritablement sans idées préconçues. Daniel rendit possible d’avoir ce merveilleux espace, de façon si adéquate, que l’esprit se souvient constamment quel est le but à accomplir ici même à l’intérieur. De cette façon, tout au long de la dernière année et demie je me suis dédié avec amour à ce travail de montrer les signaux à ceux qui désirent revenir à la maison Paternel. C’est ma façon de remercier Dieu. C’est le minimum que je puisse faire devant tout ce qu’Il a fait pour moi et de façon infatigable. * NT : ‘Je vous le dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu’. Matthieu 10 :25 Les personnes qui sont ici, me montrent que réellement, elles sont des lutteurs infatigables à la recherche de la lumière qui est Dieu. Devant toute cette difficulté, de douleur et de souffrance qui est de vivre des années dans le confinement d’un pénitencier, ces hommes se sont surmontés dans l’art de construire un monde de paix à partir d’eux-mêmes.

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Ce sont des exemples vivants de la vérité que nous sommes des êtres essentiellement amoureux, mais que cela nous l’oublions. Quelques uns d’entre eux ont déjà commencé à se souvenir. Malheureusement, ils sont peu, ils pourraient être beaucoup plus, vraiment beaucoup plus ! Le Projet Esprit Libre doit commencer maintenant à se répandre pour d’autres pénitenciers, avec l’appui institutionnel du Ministère Public, et c’est notre intention de créer une espèce de Fondation pour recevoir et appuyer ceux qui sortiront de prison dans leur difficile recommencement après des années ici, à l’intérieur, comme c’est mon cas. Mais le futur appartient à Dieu, cependant, ce qui nous importe, maintenant et toujours, c’est l’effort véritable et responsable pour l’évolution de nos âmes à la recherche d’être des êtres véritablement humains, pratiquant : ‘aimer sans prochain de façon permanente’. Sans cela, jamais nous ne nous habiliterons à entrer dans la Maison du Père Céleste. Pour autant, j’informe que sous peu, je devrais recevoir un document relatif à ma libération et je ne serais plus en train d’enseigner quotidiennement aux condamnées qui font partie du projet. Je connais les difficultés réelles qui existent à l’intérieur d’une prison et, principalement, à l’intérieur du Projet Esprit Libre. Cependant, j’espère que tous ceux qui sont en relation avec ce travail, que ce soient les autorités ou les condamnés, perçoivent les possibilités qui leur reviennent en dehors de toutes celles qui sont spirituelles. J’espère qu’aucun de ceux qui sont engagés dans ce projet, avec leurs égos et vanités empêchent le succès de cette noble tentative de réveiller les personnes pour leurs vérités intérieures et la conséquente resocialisation. Ainsi je laisse la route prête pour que d’autres qui vont encore rester ici puissent cheminer par là ou je suis passé. Maintenant c’est autour de chacun des pèlerins. Si vous êtes diligents et disciplinés dans vos pratiques et si ceux qui se sont engagés dans ce projet effectuent réellement leur réforme intérieure et rien de plus, certainement le Père Aimant, viendra à leur aide, à chacun d’entre eux. Que Dieu bénisse et illumine chaque personne qui cherche avec sincérité qui fait partie d’Esprit Libre. Si un jour, pour n’importe quel motif, il manque totalement de sincérité, que Dieu pardonne et concède des nouvelles chances aux aveugles d’esprits qui ainsi procèderont. Dans ces lignes finales, je souhaite remercier le lecteur pour m’avoir accompagné jusqu’à ce point de notre voyage, car je termine ce livre toujours en prison, bien que je sens être prochaine ma sortie. Ici à l’intérieur, j’ai pu apprendre à aimer le limon, m’habilitant un jour à aimer le lotus. N’oublies pas que c’est la condition indispensable pour qui réellement désire être digne du Père. Rappelles-toi, toujours de la réflexion de la première page de ce livre ? N’estce pas ! C’est le but de chacun d’entre nous d’atteindre cet objectif établi par Jésus, qui de façon si magnifique l’a mis en exemple dans Ses ultimes gémissements, engendrés par la

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stupidité des hommes qui le clouèrent sur cette croix. Il dit alors : ‘Père pardonne-leur, parce que ils ne savent pas ce qu’ils font’. Que Son exemple de vie et de leçon, tout comme ceux de Sri Sathya Sai Baba dans les temps actuels, puisse être la pièce qui manquait à chacun de nous, prêtant attention aux annonces de Yan Val Ellam, pour pouvoir se préparer pour le retour de cet aimé maitre cosmique qui est Jésus. A peine développant l’amour, est ce qui nous réhabilitera à être le Bon Grain de l’Ivraie, dans la grande séparation de la récolte qu’il présidera personnellement, d’ici peu de temps, par le propre ‘fils du Père’. Ici, même à l’intérieur de la prison, nous cheminons. Eh, toi ! Je désire que tout l’amour et la lumière de Dieu remplissent ton cœur maintenant et en avant jusqu’à l’arrivée de ce grand jour.

NAMASTE OM SAI RAM.

‘En vérité, je vous le déclare, si vous ne vous transformez pas, et si vous ne devenez pas comme ces petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux’.

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Jésus, le Christ. Ce livre a été écrit à l’intérieur du Pénitencier d’Etat de Parnamirim, plus spécifiquement à l’intérieur de la salle de pratique du Yoga qui existe. En terminant ce travail, à 20h45 le jeudi 20 Avril 2006, je reconnais, avec émotion que sans la main de l’invisible du Très haut, à travers la présence de tous les frères spirituels qui m’ont accompagnés dans ces jours de revue intime pour la confection de ces pages, je n’aurais jamais réussi sans eux. Merci beaucoup, merci beaucoup, mes aimés.

Que l’amour de Jésus et de Sai baba soit toujours le phare à nous guider pour le Foyer Paternel.

Postface 1 REMISE EN CAUSE RENOVATRICE
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PAR LA PRATIQUE DU YOGA DANS L’UNIVERS CARCERAL
Cette remise en cause rénovatrice par la pratique dans l’univers carcéral du yoga , via la méditation et la Réforme intérieure modifient les individus par une philosophie orientale . Chacun est son propre maître et comme maître de son propre destin entreprend de se réformer, de modifier sa posture pour se rapprocher de son essence divine. Nul autre que vous même ne peut faire ce travail , travail intrinsèque à chacun des êtres vivants entreprenant son ascension spirituelle suivant le témoignage que laissa Jésus , lors de son passage sur notre Terre , terre de rédemption ou nous jouons tous un rôle de réhabilitation devant les lois cosmiques que nous avons rejetées . Loi de Cause à effet, loi universelle immuable dans son essence, ainsi le yoga par sa pratique ouvre un éventail riche de connaissances que nous refusons à accepter et à reconnaître. Le Yoga n’étant qu’une simple activité sportive et de relaxation comme l’on peut croire, est en fin de compte un art philosophique qui déclenche par la pratique d’un véritable enseignement, l’ouverture panoramique des connaissances ataviques que nous autres occidentaux devons apprendre de nos frères orientaux. Par cette philosophie, la ‘magie’ de l’éveil spirituel va déclencher un commencement d’ouvertures multiples qui ouvriront la porte d’accès pour que notre âme chemine vers la lumière. Il nous faudra tenter d’interpréter la conception philosophique et religieuse d’un autre point de vue, celle de la vision d’un continent de trop nombreuses fois mis à l’abandon par les Pays européens. De l’autre côté de l’Atlantique, la religion, les religions, constituent un élément de base pour de nombreuses personnes recherchant les sources divines laissées par le Père Célestiel dans notre âme, car y sont déposés les attributs divins du Créateur. La conception de Jésus, par des personnes de plus en plus nombreuses, achemine vers une étude et interprétations de ses paraboles. Jésus , considéré par un nombre croissant de personnes , n’ont plus comme un être humain , mais comme un ange , relié au Père Célestiel , ayant tous les attributs de la Hiérarchie Spirituelle , sacrifiant sa position célestielle , d’Esprit de lumière totalement pure , pour revêtir par l’incarnation sacrificielle dans la chair, d’un corps humain grossier , lourd, dépourvu de sa richesse spirituelle , afin d’y laisser un message dans le but unique de sauver l’homme perdu dans les illusions de la matière , ou le mal produit uniquement par lui même et entretenu par lui même domine par manque d’amour du prochain , de pardon , de fraternité , de convivialité . Jésus de part ses paraboles, comme Bouddha, Krisna, Zarathoustra Confucius etc nous laissa son témoignage pour reconquérir notre ancien paradis perdu. A nous autres, à chacun d’entre nous et pas uniquement à autrui d’effectuer par la Réforme Intérieure ce chemin qui nous guidera vers un monde meilleur pour nous et nos enfants. C’est ainsi que Luiz Gusson , par la pratique de la Réforme Intérieure réussit à réveiller l’étincelle divine qui brille à l’intérieur de nous même , pour cheminer vers le chemin de la rédemption , du pardon et de l’amour du prochain .Témoignage véridique et

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riche d’émotions , nous avons à la portée de nous un exemple des miracles que nous pouvons faire autour de nous , par la lecture de cet ouvrage . Par le Yoga, Gusson réussit ses deux libérations, l’intérieure (le corps) et l’extérieure. (La prison) et de nos jours il poursuit toujours le yoga comme thérapie. Et vous ? Qu’attendez-vous ? Libérez vous aussi pas à pas, mais surement. Que les personnes vivant dans l’univers carcéral puissent bénéficier de cette lecture et ne pas s’abandonner au désespoir. Le pardon existe. Il faut apprendre à pardonner aux autres , se pardonner soi même par la pratique quotidienne de la volonté afin, par notre Réforme Intérieure quotidienne , renaître et se transformer , quittant les ombres dans lesquelles nous vivons pour reconstruire les bases de notre esprit , ou par force de volonté nous allons répandre mentalement , par ondes mentales un autre comportement modificateur qui lui sera perçu et permettra ainsi à l’âme en éveil de se réhabiliter en faces des lois cosmiques, et d’être relié aux circuits de la citoyenneté, de ces hommes, femmes, enfants, et de tous ses composants . Apprendre à aimer son prochain et la réforme Intérieure sont des raisons principales de notre vie actuelle et de notre existence sur terre. Reconstruire pour le meilleur de tous et de nous même. A tous : Travaillons tous ensemble pour les autres, pour nos enfants, pour les enfants des autres, pour tous les enfants et pour nous même dans l’élaboration d’un monde meilleur. A toi, à vous prisonnier, victime, témoin, je remets les clefs. Puisses tu, puissiez-vous être éclairé par cette parcelle d’étincelle qui fera jaillir la lumière pour vos guider dans le chemin de la réforme intérieur, du pardon, de la réhabilitation et d’aimer son prochain.

Yannick

Postface 2

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LUMIERE DANS LA SOLITUDE.
Je suis de ceux qui pensent que la solitude est le laboratoire de l’âme, que tôt ou tard, elle concède à l’être humain la possibilité de se transformer en scientifique de lui-même. En traversant ses portes, les croyances et les illusions restent à l’extérieur, alors que l’inévitable feu investigateur commence à se refléter dans le miroir immense de l’intimité, conviant à l’auto découverte. Ce sont des moments dans lesquelles les expériences du monde extérieur paraissent perdre l’importance pour donner lieu à l’arrivée d’instants si précieux , donc, peu appréciés par les hommes et les femmes pressés de la modernité. Je me demande combien de personnes sur la Terre aiment la solitude ou savent en tirer un profit. Je me questionne comment quelqu’un peut-il se connaître soi même , s’il ne s’investit pas dans la profession de foi solitaire des explorations des limites du monde intérieur, toujours plus ample et plus profond que l’extérieur. Ceci nous invite à ouvrir les yeux et à observer la réalité qui nous entoure, et tous ceux qui ainsi le font sont passibles de voir les mêmes éléments, alors que l’autre, mystérieux poste inconnu, nous convie à la solitude, unique moyen de plonger dans l’océan de l’immensité spirituelle de l’âme. Peu sont ceux qui s’aventurent sur ces mers apparemment révoltées de nos esprits inquiets. Nous préférons être toujours les yeux ouverts, en raison que la vie pressée comme parait être nos jours actuels, nous tourmente au point de ne pas réussir à bien dormir, immense étant sa pression à toujours nous rappeler des obligations quotidiennes auxquelles que l’on ne peut échapper. Celles ci dans la plupart des cas vivent attachées avec les préoccupations nocturnes qui nous volent la paix de l’esprit, et quelques fois le propre sommeil, nous laissant presque toujours séparé en relation à la prétendue félicité. Ainsi, la question qui s’impose est : comment s’arrêter, pour pouvoir investir dans la solitude, et fermer les yeux, unique moyen de focaliser l’attention dans le monde intérieur ou habite notre âme oubliée ? Le Maitre Paramahansa Yogananda, avait l’habitude d’orienté ses élèves en leur demandant qu’ils ferment les yeux et qu’ils se posent la question : ‘Qu’est-ce qu’il y a derrière l’obscurité de mes yeux fermés ?’ Il existe deux réponses possibles : ‘moi-même’ et/ou ‘le monde intérieur’. Répondre à cette question est allumer la lumière qui se fait présente dans l’esprit, pour autant tourmentée que soit cette cité du monde actuel. Je pense que Gusson a été ‘arrêté’, comme il dit lui-même et relevé ‘par la main de Dieu’, et ‘remercié’ d’être resté un an et demi dans une solitude, unique moyen de miséricorde d’en haut, pour lui permettre la rencontre avec lui-même. Et cela a été dans la laboratoire de la solitude qu’il s’est découvert comme être humain avec un potentiel amoureux et utile à ses propres yeux, comme aussi à ceux qui étaient autour de lui. Je me pose la question, dans le cas de Gusson, s’il était à peine resté en prison, ensemble avec les autres compagnons d’infortune, sans avoir été mis en cellule d’isolement. Aurait-il réussit à se relever de la manière qu’il a fait ? La réponse reste pour compte dans l’opinion de chacun de nous.

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Le fait est qu’une ‘clef des cieux a ouvert à Gusson les compartiments du potentiel divin qui existe dans chaque être humain. Dans son cas, cette ‘clef’ lui a été présentée par la plantation d’une âme éclairée qui a résolu passer par ce monde alors qu’elle jouissait des fêtes du paradis ; le professeur Hermogènes. A travers de l’un de ses livres, Hermogènes toucha la sensibilité du fond de l’âme de Gusson lui permettant de cheminer dans l’espace réduit d’une solitude, par les marches qui nous élèvent vers le ciel. C’est donc là, que Gusson, bien qu’attaché par les terribles grilles de sa condition de prisonnier, réussit à sortir en vol sûr et permanant, là ou seulement réussirent les âmes libérées des illusions terriennes, par la force de son esprit et de son amour renaissant dans la divinité des autres. S’il était mille fois renversé par les choses de ce monde, comme être humain qu’il est, je crois que jamais il ne perdrait le sens de la trajectoire qui lui a fait accepter la douce invitation que des êtres comme Jésus et Saï baba nous rénovent toujours : le vol en direction de la verticale sublime qui rend digne notre existence. Comme avait l’habitude de le dire un des plus grands maîtres spirituels de l’Inde moderne, Sri Ramana Maharishi, ‘ En dehors de ce que vous pensez, rencontrez-vous pour savoir ce que vous êtes’, et c’est la solitude qui a permis à Gusson de découvrir qui il était véritablement. Quant à nous autres, bien que nous soyons libres des conditions de prisonniers et libres en pleine vie pressée, il nous revient de percevoir la simple trajectoire d’un être humain qui, même étant tombé dans un puits profond (ou seulement ceux qui errent et sont atteints par la justice du monde arrivent), et bien, même ainsi il réussit à se construire des ailes pour mieux pouvoir voler très haut au delà de sa condition de prisonnier. , dans la direction d’un local ou uniquement il concéda arriver. Ferme en lui, en pleine solitude, de mains pliées dans la croyance que ce qui est divin existe dans chacun de nous, alimenté par les graines de lumières offertes par Hermogènes , Jésus et Saï Baba , la lumière de son âme se fit souveraine et Gusson s’envola loin au-delà. En reflétant sur cette trajectoire, je m’oblige à refléter, qu’être ce que je suis est très facile, être ce que chacun de nous à l’habitude d’être est facile, difficile est d’être ce que Gusson est aujourd’hui, le meilleur exemple de la réforme Intérieure, que la vie m’a donné le privilège de pouvoir recevoir. Jan Val Ellam

PROJET ORBUM
Affilez-vous spirituellement à cette idée.

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MANIFESTE.
‘Déclaration des Principes de Citoyenneté Planétaire ‘ Principes : Exercez pleinement votre personnalité, mais n’oubliez pas :nous sommes tous des citoyens planétaires . Par conséquent nous formons une seule famille devant le cosmos .Il est bon de savoir que, pour celui qui nous voit de loin nous ne sommes rien d’autres qu’une famille vivant dans un berceau planétaire. Si nous sommes une famille, il devient donc inconcevable ce manque d’indignation devant l’état de misère –tant matériel que spirituel dans lequel vit une grande partie des frères et sœurs planétaires. Il existe une force politique dans notre société qui lorsqu’elle est stratégiquement directionnée exerce dans toute sa plénitude, le droit et le devoir de recevoir des forces établies le devoir honorifique des droits humains .Cette force intime est pacifique ,mais active ;douce dans sa tolérance, jamais violente ,mais éternelle dans l’exigence continue de construire la paix ,l’harmonie et la conscience quant à la nécessité d’améliorer les conditions du niveau de vie sur la Terre. Exercer cette activité au quotidien de nos vies, agissant localement avec une attention tournée vers un meilleur aspect planétaire, est un devoir de chacun et de tous. Respecter les forces politiques établies, les gouvernements régionaux et nationaux ; valoriser les organisations représentatives de caractère mondial indissociables à l’évolution terrestre mais, par dessus tout prêcher la conscience nécessaire de l’unité planétaire devant le cosmos. En vérité nous sommes tous des citoyens cosmiques dans l’exercice éventuel d’une citoyenneté planétaire, comme de reste, le sont tous nos frères et sœurs répandus à travers les innombrables habitations de l’univers. Donc du à notre actuel stage de perception qui caractérise celui qui travaille sur Terre, chercher la conscience du plein exercice de la citoyenneté, de quelque niveau que ce soit, est le grand objectif à atteindre. Si vous êtes d’accord avec les principes et objectifs de citoyenneté planétaire, rejoignez nous en pensées et attitudes .Assumez avec vous même le grand compromis de construire sur Terre cette utopie, qui a été et qui est l’objectif de beaucoup qui vinrent enseigner les notions de pleine exercice de citoyenneté cosmique, témoignant : aimer comme posture basique et essentielle dans la convivialité entre les êtres.

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Propager cette idée, spécialement pour les nouvelles générations. Rêvez et travailler pour un monde meilleur .Sachez que beaucoup font exactement pareil. Ceci est un message de foi, d’espérance dans la vie et notre capacité de l’édifier chaque fois plus.

Jan Val Ellam.

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‘Mon cher ami et frère Rogério Freitas* qui sous le pseudonyme de Jan Val Ellam, vient avec insistance et héroïquement, annoncé à l’humanité l’urgence de la Réforme Intérieure pour la rencontre qui se profile avec le très Aimé Maître Jésus, que Dieu te protège’.

* (Président de la Fédération du Commerce de Natal, qui correspondant au territoire européen à la Chambre de Commerce et d’Industrie.)

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Gusson avant la pratique du yoga.

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L’ex épouse de Gusson, au moment ou il a été incarcéré, accompagnée de l’enfant du couple.

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Gusson quant il a été capturé de nouveau.

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Gusson entendant sa sentence le jour du jugement.

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Gusson et le Professeur Hermogènes ensemble.

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Gusson, le Professeur Hermogènes et le Secrétaire de Justice le Docteur Leonardo Arruda.

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Gusson et le Professeur Hermogènes à l’aéroport.

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Les Promotrices Rossana Sudario et Mariana Marinho et le Promoteur Ed.

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Le professeur Hermogènes parlant aux élèves du projet : Esprit libre.

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Conférence de Jan Val Ellam aux agents pénitentiaires.

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Gusson à la Prison Provisorio.

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PROJET DE REHABILITATION SOCIALE ET PROFESSIONNELLE (PRSP)
OBJECTIF : Formation théorique et pratique d’un cours d’anglais touristique pour un futur emploi dans la partie touristique pour les personnes en réhabilitation sociale.

yannicksaurin@hotmail.com Que a Paz, Luz e Amor chegam no nosso Mundo.

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PROJET DE REHABILITATION SOCIALE ET PROFESSIONNELLE
OBJECTIF :
Formation théorique et pratique d’un cours d’anglais touristique pour un futur emploi dans la partie touristique pour les personnes en réhabilitation sociale

Ce projet dans sa proposition succincte et qu’il se devra surement d’adapter aux contextes socio-éducatifs et administratifs européen à pour objectif de proposer un travail alternatif et complémentaire pour ceux souhaitant acquérir une base supplémentaire, dans leur programme de réinsertion à la vie civile. Il ne se veut nullement comme une substitution, mais simplement, il peut être considéré comme un apport substantiel, comme un élément supplémentaire pouvant un jour avoir son utilité. Ce projet a pour intention première de former les personnes à partir d’une base de 500 mots de vocabulaire courants, vocabulaire se retrouvant dans les phrases sous forme de questions réponses simples, dans la partie touristique. Celui ou celle ne possédant aucune base linguistique, par l’acquisition simples et rapide des connaissances de base exclusivement dans la partie touristique, lui permettra d’acquérir un savoir qu’il pourra mettre à son profit dans la partie professionnelle relative , à l’hôtellerie, la restauration , le tourisme. Cette formation pourra être faite à raison de trois cours d’une heure , une heure et demi par semaine durant trois mois à quatre mois suivant l’apprentissage. La formation théorique et pratique de l’anglais dans la partie touristique comme employé de restaurant , personne d’entretien etc… permettra aux personnes non privilégiées à leur introduction dans la vie active , de recevoir une formation reconnue après épreuve écrite et orale une effectué à chaque début ou fin de cours, constituant un contrôle continu, permettant ainsi à chaque participant intéressé par ce programme, à vouloir sortir de la précarité sociale, professionnelle ou autre. Réhabilitant moralement et psychologiquement les personnes, car le programme apporte et donne une meilleure confiance à chacun, elles contribueront à maintenir leur famille avec moins de préoccupation de rechercher une aide extérieure, quelques fois erronées. L’idée est aussi de fixer dans l’esprit de chacun l’utilité de tous dans la société, effaçant l’idée obsolète de l’inutilité, apportant la dépression et les actes non nécessaires.

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Il peut être aussi travaillé un cours de 15 minutes de moralisation, incitant chacun à se réformer intérieurement pour le bien de tous, le leur et celui des autres. Les étudiants (nous les appelons ainsi), pourront en accord avec les employeurs, travailler après la sortie de l’univers carcéral, après une reconnaissance d’aptitude psychologique, sociale, élaboré par des professionnels de la santé, dans la partie restauration touristique. Un partenariat pourra être établit auparavant. Ce programme, ne pourra être fait qu’en total accord avec les participants. Personnes présentant les caractéristiques nécessaires du contact professionnel, ayant une grande motivation et volonté. Nous vous présentons donc, ce prototype des caractéristiques propres de ce projet, accompagné d’un cours de formation en anglais touristique, accompagnée d’une méthode autodidacte pour ceux qui voudront compléter et augmenter leurs connaissances. Chaque livret pourra être photocopié sous forme de livret, à chaque élève dans son projet de réhabilitation sociale. Je vous remercie de votre attention t me tiens à votre entière disposition pour tout renseignement. L’auteur du Projet de Réhabilitation Sociale et de la méthode d’anglais

Yannick Saurin yannicksaurin@hotmail.com

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Présentation de la méthode
Cours d’anglais de la Méthode:

Speaking Flash.
Ce cours basé sur un vocabulaire de 500 mots et de centaines de questions et réponses affirmatives et négatives, permet à partir d’une trentaine d’heures de comprendre et de parler les bases de l’anglais touristique. Simple dans son procédé, propre aux conditions réelles trouvés dans le quotidien, car élaborée par un professionnel linguistique voyageant et enseignant, il a été crée en exact situation que chacun rencontre, tout aussi bien professionnellement que touristiquement. Il exclue toute grammaire alourdissant, et décourageant l’élève. Les méthodes traditionnelles devenant obsolètes, il se base sur le quotidien, la rapidité de communication, le savoir parler de base se dégageant de l’inutile des lourdeurs grammaticales. Testé en langue française, anglaise et espagnole par le même auteur, ayant crée les trois méthodes, il peut être adapté à tout autre langue. Tous les élèves ayant suivi ce cours ont été satisfait des résultats obtenus en peu de temps. Il doit être travaillé de la façon suivante Chaque leçon à sa partie gauche de questions et sa partie droite de réponses positives et négatives. Pour la première partie (page de gauche) : il suffit de changer le mot central de la question par un autre mot pour faire une autre question. Pour la deuxième partie (page de droite) Il suffit de changer le mot central de la réponse par un autre mot pour donner une autre réponse. De cette façon répétant les bases, en changeant les mots l’élève apprend très rapidement sans se fatiguer. Aucun effort de mémoire exigé, uniquement de la répétition quotidienne. A raison de deux cours par semaine, l’élève par le travail quotidien, obtiendra un acquis rapide de la langue étudiée, et pourra à la fin de son cours entretenir de petites conversations spécifiques à la communication de personnes de différents horizons et cultures. Cette méthode, bien travaillée par le professeur apportera une méthode d’enseignement agréable, voire ludique, car il peut faire jouer les participants en leurs proposant d’être les acteurs des situations qu’ils rencontreront. L’auteur des trois méthodes Yannick Saurin. yannicksaurin@hotmail.com

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Speaking Flash.
PRESENTATION
Hello , Hey, Good morning . What is your name ? My name is Henrique Are you Brazilian ? Yes, I am Brazilian From where do you come? I come from Spain , Italy ,France , Germany , Holland, Portugal… Where do you live ? I live in Natal in Brazil Are you student ? Are you worker ? Are you on holidays ? Yes I am a student . Yes I am a worker . Yes I am on holidays . What do you learn ? I learn English. Do you speak English ? Yes, I speak English a little . Why do you study English? I study English for my job . Right / Ok / That’s it . See you soon /Cheers . Take care . Thanks /thank you .

VOCABULARY COMPLEMENTARY Good morning Good afternoon Good evening Good night : between 6 AM to 1 PM : between 1 PM to 5PM : between 5 PM to 10 PM : after 10 PM

Excuse me / pardon / sorry Please Yes, No

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LESSON ONE

Are you Do you have Do you like

Brazilian/ a job/ Brazil/

engaged/ an house/ chocolate/

student/ a car/ wine/ travelling/ Spanish/ in Rio/

tourist/

on holidays? a cat/

some children/ cheese/ meat/

mayonnaise/ ketchup/ Do you speak Do you live Do you pay Do you visit Do you buy Portuguese/ in Brazil/ cash/ the town/ a bus ticket/ English/ in Natal/

French/

German /

in Sao Paulo/ in UK in euro/ the opera/ a bread/ in dollars the theatre/ a cake/ a sun cream/

with money/ by cheque/ the cathedral/ the church/ a sandwich/ a post card/

a bottle of water/ Do you arrive

cigarettes/

a protection cream/

this morning/ this afternoon/ by car/ by bus/ fish and chips

this evening/ this night/ by taxi/ potatoes alone/ on foot/ cheese meat coffee with milk/ biology/

Do you eat Do you drink some Do you study

fish

water/ wine/ beer/ champagne/ tea/coffee/ English/ Spanish/ French/

history /

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LESSON ONE

Yes, I am a dog/ fish/ some children/ fruit/ sweets/ a job/ Yes, I have Yes, I like

No, I am not No, I don’t have No ,I don’t like

……………………………………………… a little/ well/ Yes ? I speak Yes, I live Yes , I pay cash the exposition/ a ticket of train/ this clothes/ by boat/ with friends/ vegetables Yes, I eat No , I don’t eat No , I don’t drink No , I don’t study Yes , I arrive No I don’t arrive Yes , I visit Yes, I buy No, I don’t speak No I don’t live

in the States/ in Europe/ by credit card/ the museum/ the street/ a ticket/ a soda/

No , I don’t pay No , I don’t visit No I don’t buy

this present / this collar/ at the airport/ by plane/ alone/ today/ tomorrow/ fruits bread and butter hot milk/ mechanics/ cold milk/ electricity/

cocktail/ fruit juice/ Yes, I Drink Yes, I study

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LESSON TWO

Do you go to

Aurillac/ post office/

the hotel/ the supermarket/

the beach/ the town/ Dax the police station/ the rent car/ the bus station/

the university/ the centre of the town/ Paris/

Do you see Do you want

the car/ a fruit juice/

the beach/ a coffee/

the see/

the bus station/

a tea/ a newspaper/ a pen/ a taxi/ a bus ticket/ first class/ second class/ to eat/

to go to the airport/ a train ticket/ a single ticket/

to go the hotel / a fly ticket/

a return ticket/

Do you sell

beer/ soda/ cigarettes/

drinks/ stamps / paper/

food/ telephone card / pens / envelopes/ coffee/ a full breakfast/ an exam/ fried bacon/ scratches/

Do you take

cheese/cake/ water/ wine/ marmalade/ a breakfast/ a course/

Do you do Do you make Do you know

exercises/

homework/ a sauce/ the States/

a phone call/ a list/ the neighbour /

a chocolate cake/ Natal/ Rio/ Europe/

the National Theatre/ the Hilton Hotel/

a good restaurant /

LESSON TWO
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Natal Shopping/ the market/

Praia shopping/ the dentist’s/

Yes ,I go to

No, I don’t go to

the bookshop/

the drug store/ the pharmacy/ The market

the train/

the skyscraper /the building to rent a car /

Yes, I see Yes, I want Yes, I want

No , I don’t see No , I don’t want No I don’t want

a touristy map/ to drink/ first class/ smoking /

second class/ no smoking/

wine / coffee / bread/ post card / coffee with milk/ ham/ cheese /

tea/

sugar/ biscuits/

Yes, I sell

No , I don’t sell

newspaper/ bread/ fish/ meat/ Yes, I do Yes, I make the town/ Yes, I know No , I don’t do . No , I Don’t make No, I don’t know butter / Yes, I take No I don’t take

the shopping/ the washing/ the cooking/ a jacket/ mechanic/ a good hotel / a film/ the village/

a good garage / a cheap hotel /

LESSON THREE
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Do you know

where is the Hilton hotel / where is Sesame Street/ where is Praia Shopping/ where is the mail box/

where is the bus station / where is the bookshop/ where is Nova Parnamirim / where is the Bank

---------------------------------------------------------------------------At what time does the shop open? At what time does the pharmacy At what time does the school open? At what time does the train station open? At what time does the bus station open? At what time does the airport open ? At what time does the cinema open ? At what time does the bank close ? At what time does the super market close? At what time does the travel agency close? At what time does the shopping’s close ? At what time does the program start? At what time does the football match start? At what time does the movie start? At what time does the strike start? At what time does the concert starts ? At what time does the race start ? At what time does the train arrive ? At what time does the plane arrive ? At what time does the bus arrive? At what time does the boat leave ? At what time does the Sandra leave At what time do you go to the cinema ? At what time do you go to the restaurant? At what time do you go to the airport ? The shop opens at ….. The pharmacy opens at ….. The school opens at ….. The train station opens at…. The bus station opens at …. The airport opens at …….. The cinema opens at …… The bank closes at ………. The super market closes at…. The travel agency closes at …. The shopping’s close at…… The program starts at…… The football match starts at ….. The movie start at ….. The strike starts at ….. The concert starts at ….. The race starts at … The train arrives at…. The plane arrives at…. The bus arrives at….. The boat leaves at….. Sandra leaves at …. I go to the cinema at …. I go to the restaurant at…. I go to the airport at …..

LESSON THREE
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where is the market/ where is the centre of the town/ where is the hospital/ where is the post office/ where is the pharmacy/ where is the hairdresser’s/

Yes, I know

No, I don’t know

where is the tourism office/ where is the petrol station/ -------------------------------------------------------------------------------------When do you come in Dax? When do you come in Brazil ? When do you come at the pub ? When do you arrive at the pub? When do you arrive at home ? When do you arrive at the building ? How do you do? How are you? Are you all right ? Are you ok ? I come in Dax today I come in Brazil Tomorrow I come at the pub at _ o’clock I arrive a the pub now I arrive at home soon . I arrive at the building at …. How do you do . I am fine . I am ok Yes, I am right / No , I am tired Yes, my friend . Yes, Brother

A FEW COMMON WORDS BIG/ QUICK/ EARLY/ CHEAP/ NEAR/ HOT/ FULL/ EASY/ SMALL SLOW LATE EXPENSIVE FAR - FARAWAY COLD EMPTY DIFFICULT IT IS BIG/ IT IS QUICK/ IT IS EARLY/ IT IS CHEAP/ IT IS NEAR/ IT IS HOT/ IT IS FULL/ IT IS EASY IT IS SMALL IT IS SLOW IT IS LATE IT IS EXPENSIVE IT IS FAR IT IS COLD IT IS EMPTY IT IS DIFFICULT

Excuse me Wait a moment please Please Sorry I come back

LESSON FOUR
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NUMBER
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 ONE TWO THREE FOR FIVE SIX SEVEN EIGHT NINE TEN ELEVEN TWELVE THIRTEEN FOURTEEN FIFTEEN SIXTEEN SEVENTEEN EIGHTEEN NINETEEN TWENTY TWENTY ONE TWENTY TWO TWENTY THREE TWENTY FOUR TWENTY FIVE TWENTY SIX TWENTY SEVEN TWENTY EIGHT TWENTY NINE THIRTY THIRTY ONE THIRTY TWO THIRTY THREE THIRTY FOUR THIRTY FIVE THIRTY SIX THIRTY SEVEN THIRTY EIGHT THIRTY NINE FORTY FORTY ONE FORTY TWO FORTY THREE FORTY FOUR FORTY FIVE FORTY SIX FORTY SEVEN FORTY EIGHT FORTY NINE 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 1000 FIFTY FIFTY ONE FIFTY TWO FIFTY THREE FIFTY FOUR FIFTY FIVE FIFTY SIX FIFTY SEVEN FIFTY EIGHT FIFTY NINE SIXTY SIXTY ONE SIXTY TWO SIXTY THREE SIXTY FOUR SIXTY FIVE SIXTY SIX SIXTY SEVEN SIXTY EIGHT SIXTY NINE SEVENTY SEVENTY ONE SEVENTY TWO SEVENTY THREE SEVENTY FOUR SEVENTY FIVE SEVENTY SIX SEVENTY SEVEN SEVENTY EIGHT SEVENTY NINE EIGHTY EIGHT ONE EIGHTY TWO EIGHTY THREE EIGHTY FOUR EIGHTY FIVE EIGHTY SIX EIGHTY SEVEN EIGHTY EIGHT EIGHTY NINE NINETY NINETY ONE NINETY TWO NINETY THREE NINETY FOUR NINETY FIVE NINETY SIX NINETY SEVEN NINETY EIGHT NINETY NINE ONE HUNDRED ONE HUNDRED AND ONE ONE HUNDRED AND TWO ONE THOUSAND

LESSON FOUR
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NUMBER What time is it ? It is ………..o clock .
12 H 00 12 H 05 12 H 10 12 H 15 12 H 20 12 H 25 12 H 30 IT IS…….12 H 00 O’CLOCK OR IT IS NOON

IT IS…….5 PAST 12 ( TWELVE ) IT IS…….10 PAST 12 IT IS …….15 PAST 12 IT IS…….20 PAST 12 IT IS…….25 PAST 12 IT IS…….HALF PAST 12 OR IT AS A QUARTER PAST 12

12 H 35 12 H 40 12 H 45 12 H 50 12 H 55 13 H 00 1 TO 12 1 TO 12

IT IS…….5 TO IT IS…….5 TO 13 IT IS…….5 TO 13 IT IS…….5 TO 13 IT IS…….5 TO 13 IT IS…….5 TO 13 AM PM AFTER MORNING POST MORNING 1 TO 12HOURS 12 TO 24 HOURS ONE DAY/ ONE WEEK/

1 SECOND/ ONE MINUTE/ ONE HOUR ONE MONTH ONE YEAR.

2 SECONDS/ TWO MINUTES/ TXO HOURS TWO DAYS/ TWO WEEKS// TWO MONTHS TWO YEARS.

LESSON FIVE
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What is the price

that / this thing/ 0,55 3,55 of the lipstick/ 8,55 the Polaroid film/ 12,25 the shampoo/ 17,10 the towel/ 25

the liter of petrol/ 1,78

the souvenir/ the toy/ 17 3,90 the ticket/ 45,75

of the stamp/ of the perfume/ 1,25 23,60 of the bar of chocolate/ 6,95 the nail varnish/ 15,80 theses clothes/ 37,5

of this object/ 78,75

the make up/ 137,50

the box of aspirin/ 7,50 these biscuits/ the sweets/ 3,20 6,89

the fried potatoes/ 5,60 the bus excursion/ 68

the fish and chips/ 25

the sightseeing tour/ the fly ticket/ the pâté/ 27,99 345 8 the caramel pudding / 3,55

the visit of the castle/ the boat excursion/ 17 57 What is it ? What’s that ?

It ‘s a chicken pie with onion / It is beef pie with gravy / Tropical fruit : pineapple/ mango/ banana/ acerola/

THE COLOURS WHITE BLUE BLACK PURPLE YELLOW BROWN ORANGE GREY RED GREEN

What is the color of the tropical juice ? The color of the tropical juice is red sunglasses / shoes /socks /lemon /banana, pills /apples /cherries/ plums /tree /leaves, the pants /collar / bag /cap/ blazer / tool batteries / umbrella / belt / sun protection cream

LESSON FIVE
148

the newspaper/ 1,3 the stamp/ 1,22 the meal/ 55 the watch/ 25 the fruit juice/ 6,5 the chain/ 22

the lunch/ 6

the diner/ 9 the toy / 55

The price of (

) is (

)

reals

this bottle of water/ 2,25 the brooch/ 15 the soda/ 2,5

the necklace/ 43 the pineapple juice/ 5,55

the apple pie/ the waffles/ 4,50 3,5 the packet of crisps/ the picture/ 2,99 55 the fly ticket/ 450 this medicine / 29,67

the train ticket/ 35,80 the drink/ 2,55

Is a local speciality / Sweets potatoes

A FEW COMMON WORDS HEAVY/ OPEN/ RIGHT/ OLD/ OLD/ BEAUTIFUL/ GOOD/ BETTER NICE-LOVELY/ LIGHT CLOSED WRONG NEW YOUNG UGLY BAD WORSE RUBBISH IT IS HEAVY IT IS LIGHT IT IS OPEN IT IS CLOSED IT IS RIGHT IT IS WRONG IT IS OLD IT IS NEW …………………………………… IT IS BEAUTIFUL IT IS UGLY IT IS GOOD IT IS BAD IT IS BETTER IT IS WORSE IT IS NICE IT IS RUBBISH

LESSON SIX

149

How much is it

a single ticket / a single ticket one person / as single ticket two people 35 55 145 a return ticket first class / a return ticket second class / 188 89 a return ticket to Paris / with the discount / / a single room 356 44 49 a room with a view / a room with balcony / A room with suite 57 67 89

What is the price

per night / per week / for two people / for three people 55 650 63 79 with meals / without meals / with breakfast / without breakfast 133 105 49 45

Is there

air conditioning/ internet/ cable TV / heating / television in the room private bar / a bus station / a taxi / a cab/ a bus to Alger

A FEW COMMON WORDS Yesterday / today / tomorrow Days (2) Monday (3) Tuesday (4) Wednesday (5) Thursday (6) Friday (7) Saturday (1) Sunday What day is it today? Today it is Monday / today it is Tuesday ……

LESSON SIX

150

a single ticket smoking / a single ticket no smoking 36 27 a return ticket express / a return ticket to London 77 277 a double room/ a room with bath / a room with shower 86 35 35 a quiet room / a room in font of the sea/ a room at the back 39 75 47 for bead and breakfast / for half board / for full board 62 76 88 excluding meals 52

a single ticket…..is…..Réais .

the price per night is …..Réais

private toilet / European plugs / European TV a bus going to Mont de Marsan / a hairdresser’s S

Yes , there is No there is not

A FEW COMMON WORDS A day / a week A month / A year Months January February March April May June What day is it today ? July August September October November December Today it is Monday / today it is Tuesday ……

LESSON SEVEN

151

Do you have

any tomatoes / any Carrots/ any onions / foie gras / any beans any rolls with sausage / any cherries: any plums / any fruit cake

Do you make

a tomato sauce / a tomato soup / a cake / a cheese omelette / a fruit tart / a pudding/ an onion pie /mashed potatoes / hamburger

Do you like

chicken pie/ apple pie:/ cheese cake / flan / cream pie , mashed potatoes eggs/ fried eggs /scrambled eggs / mayonnaise / ketchup /travelling

Do you want

a cucumber salad / a Tropical salad / a portion of cake / gravy/ seafood smoked salmon / gravy with the beef / vegetables au gratin /spaghetti/

What do you want What do you take

a cup of tea / a spoon / a fork / a knife / a plate / a glass / some sugar the dish/ two pieces of sugar/ the salt / the paper/ the dressing/ ham /jam the lemon squash/ a continental breakfasts / fried eggs/ oysters/steak a full continental breakfast/ a full continental breakfast whit toast

A FEW COMMON WORDS small big less more another with without cold hot I want a small coffee, please. I want a big sandwich, please. I want a very big coffee . I want less water, please. I want more wine ,please. I want another bottle of beer , I want another cocktail, please. I want bead with butter and with marmalade ,please. I want a menu without salt and without pepper, please I want a cold bottle of water I want a hot coffee,

LESSON SEVEN

152

any cheese/ any ham / any jam a car/ a house / a family / a job/ a pen / a paper a fruit cake / a chocolate cake / a vanilla cake / hot dog / cocktail/ hors d’oeuvre shrimps / cod / ox meat / fish /canapés / Natal/

Yes , I have

No ,I don’t have any

Yes , I make

No , I don’t make

Yes, I like

No ,I don’t like

the Carnaval of Rio / Brazilian Music / bossa Nova

a slice of bread / a slice of cake/salt /peper a cup of hot chocolate/ a glass of cider

Yes I want

No , I don’ t want

the orange squash/ the pineapple squash bacon/ sausage/ scrambled eggs / fish/ cake mixed vegetables / marinated fish /dessert oil / vinegar/oysters/ pizza/ ice cream/ biscuits A FEW COMMON WORDS Where is the hotel ? on the left on the right strait on back behind in front near far up / down

I want I take

the hotel is on the left the hotel is on the right the hotel is strait on the hotel is on the back the hotel is behind the hotel is on front the hotel is near from here the hotel is far from here the toilets are upstairs/ the toilet are downstairs

LESSON EIGHT

153

Where is

the bank/ the baker’s/

the jeweller’s/

Buckingham Palace/

the dentist’s/ the train station / the pub the keys/

the market/the souvenir/shop the museum/ the exhibition / the art gallery / the harbour / the factory / the memorial /

the travel agency / the Wolf Club / the department store/ The town Hall/ the Tower of London / The delicatessen / the old town the information office / Big Ben/the White House / the travel agency the tobacconist’s/the perfumery/ the reception/ the pen the left luggage office / the secretary’s office/ the post office the swimming pool /the road to Recife/ the petrol station

Where are

the lavatories /

the toilets/

the keys/

How is

the monument /the castle /the inn /the pub/ the palace / the factory / the museum /the cathedral/ the construction/ the study/ the kitchen the perfume /the staff /the people the food

A FEW COMMON WORDS head hairs eye ears nose mouth tooth teeth tongue

THE BODY belly back arm hand finger nail elbow

LESSON EIGHT

154

the bank is the baker’s is the market is near the art gallery is after the travel agency is before The town Hall is behind the information office is the tobacconist’s is the left luggage office is the swimming pool is

on the left/ on the right/

on your left/ straight on / on your right/ on the main road / here / there/

of the park /of the bookshop/ of the place / of the office / the filling station /the docks / the building / the park / the petrol station / the candy shop/ the boulevard / the park / the avenue / the barber’s / the street / in front of you / in front of the river /in front of the underground on the first floor upstairs (up) / downstairs (down) /on the floor there / over the street/ across the crosswalk/ close to the hotel at the end of the street/after the light/ at 200 meters

the lavatories are

(after the reception- at the end of the corridor - inside - outside )

The monument is The museum is The perfume is

renovated / in ruins /modern /super/ ugly/ sinister /great / (rich –poor) /impressive / monumental /magnificent / superb ( cheap expensive) /( rude amiable well educated )/ (bad-good )

A FEW COMMON WORDS bottom leg knee foot feet brain heart stomach liver intestine blood

THE BODY

155

LESSON NINE
Do you have a headache / backache a sore throat /a toothache a stomach ache a diabetic problem / a cardiac problem Do you get an indigestion / a cut / a chill a cold a burn/ a fever an inflammation / cramps diarrhoeas/ influenza Yes, I got No , I don’t got

sunburn / a pain /here Do you have a drug for head ache a medicine / a drug an antiseptic

anti-inflammatory / alcohol bandages/ Do you fell sick? Are you ok ? Are you right How are you ? disinfectant No, I don’t feel sick No , I am not ok No , I am not right

Yes, I fell sick Yes, I am ok Yes, I am right I am only tired

There is a pharmacy , chemist’ shop , drugstore near from here It is better to see a doctor A FEW COMMON WORDS doctor physician surgeon nurse

156

LESSON NINE VERBS
TO BE I am you are he is she is we are you are they are Brazilian ? TO HAVE I have you have he has she has we have you have they have To do To go to To take To eat To drink To see To buy To sell To want To pay To speak To know To cook To travel To come Can To dance Brazilian Brazilian Brazilian Brazilian Brazilian Brazilian Brazilian I am not you are not he is not she is not we are not you are not they are not Brazilian Brazilian Brazilian Brazilian Brazilian Brazilian Brazilian am I Brazilian ? are you Brazilian? is he Brazilian? is she Brazilian ? are we Brazilian ? are you Brazilian ? are they

TO GET I don’t have you don’t have he doesn’t have she doesn’t have we don’t have you don’t have they don’t have Do I have? do you have? does he has ? does she has? do we have? do you have? do they have?

I do the shopping I go to the beach, the town, the hotel, the airport I take my breakfast, my lunch, my meal I eat fish and potatoes, rice with beans I drink water, wine, beer, I see the beach, the car, I buy a bottle of water , a drink , a soda , my foods I sell souvenirs cigarettes, drinks, papers, envelopes, stamp, I want a fruit juice , a coffee, a beer, a telephone card , I pay cash, by cheque, by credit card ( How do you pay? ) I speak English, Portuguese I know where is the hotel, the building, the bank , the flat I cook very well fish I like to travel come in I can do it I dance

157

LESSON TEN
THE TABLE OF THE BREAKFAST /OF THE LUNCH /OF THE DINER

What is there on table ?

a bottle/ a bottle of wine/ A fork/ a knife/ a spoon some sugar/ a cup of tea/ a cup of coffee/ some salt / some paper some napkins/ some bread/ some butter/ some chocolate some ham/ some cheese/ some marmalade/ some eggs

Where is

the butter / the bowl / the cup / the bacon / the milk / the coffee the sugar pot /the bacon / the plate / / the exotic juice / the oil/ the vinegar/the dressing/ the condiments / the oysters/ the fruits

Is there any Do you have any

mustard/ fruit juice / orange juice/ toast/ cheese plum jam/ honey/ biscuits/ chicken/ seafood/ soda

Do you want

some water / some hot water/ some cold water/ some ice rocks

Do you take

rice/ spaghetti/ bread / salmon/ sausages / iced water mashed potatoes gravy/ ice cream (vanilla , chocolate , strawberry) pizza/ steak/ fish and chips / boiled eggs/ prawn cocktail mussels/ sandwich/ hors d’œuvre /dessert / soufflé/ cheese-cake

The meat is too rare, too tough, overdone ,burnt. The fish too rare, too tough, overdone burnt.

158

LESSON TEN
THE TABLE OF THE BREAKFAST /OF THE LUNCH /OF THE DINER

There is on the table

a bottle/ a bottle of wine/ A fork/ a knife/ a spoon some sugar/ a cup of tea/ a cup of coffee/ some salt / some paper some napkins/ some bread/ some butter/ some chocolate some ham/ some cheese/ some marmalade/ some eggs

The butter/ the bowl / the cup / the bacon / the milk / the coffee/the sugar pot /the bacon / the plate / s / the exotic juice the oil/ the vinegar/the dressing/ is on the table The condiments / the oysters / the fruits are on the table There is some Yes ,I have some No I don’t’ have any Yes, I want No , I don’t want any Yes, I take mustard/ fruit juice / orange juice/ toast/ cheese plum jam/ honey/ biscuits/ chicken/ seafood/ soda plum jam/ honey/ biscuits/ chicken/ seafood/ soda some water / some hot water/ some cold water/ some ice rocks water / hot water/ cold water/ ice rocks rice/ spaghetti/ bread / salmon/ sausages / iced water mashed potatoes gravy/ ice cream (vanilla , chocolate , y) pizza/ steak/ fish and chips / boiled eggs/ prawn cocktail mussels/ sandwich/ hors d’œuvre/dessert / soufflé/ -cake The meat is too rare, too tough, overdone, burnt. The fish too rare, too tough, overdone burnt.

159

LESSON ELEVEN
CLOTHES
Do you want to try Do you want to look Do you want to buy the shoes / the tee shirt/ the dress the pant /the bathing suit /the short the coat /these shoes/ the belt Yes, I want Yes, I want Yes, I want Yes, I want No, I don’t want No ,I don’t want No ,I don’t want No ,I don’t want No ,I don’t want No it is not

Do you want to offer the lingerie /a tie /the pyjamas

Do you want to offer the jacket/ the jeans /the underwear’s Yes, I want Is it in cotton / in leather / in wool in nylon/ in silk/ cheap/expensive It is It is It is small , too small , big, too big , narrow, wide , cheap, expensive better, cheaper, Yes, you can try it No you cannot try it The fitting room is over there I don’t know / My size is e Yes it is

Can I try iy ? Where is the fitting room What is your size ? I am interested

I am not interested

THE FAMILY MY GRAND FATHER MY FATHER DAD MY BTOTHER MY UNCLE MY HUSBAND MY SON MY CHILD MY BABY MAN WOMAN SIR LADY MEN WOMEN SIRS LADIES yannicksaurin@hotmail.com MY GRAND MOTHER MY MOTHER MAM MY SISTER MY TANTE MY WIFE MY DAUGHTER MY CHILDREN MY BABY

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