Communications num´ eriques avanc´ ees.

Cours 1
Iryna Andriyanova

25 septembre 2009
Dans ce cours nous allons voir la chaˆ ıne de communication point a point et la plupart de ses modules.
Nous allons aussi ´ etudier les diff´ erents types de canaux de transmission et des m´ ethodes de transmis-
sion adapt´ es ` a chacun des types. Ceci permettra de nous pr´ eparer au cours des communications sans fils
(deuxi` eme partie du semestre).
1 Introduction
Ceci est une section qui donne des notions de base sur les syst` emes des communications num´ eriques.
Nous allons voir le mod` ele de communication entre le source et le destinataire et la transformation
des signaux avec la communication.
1.1 Chaˆıne de communication
Nous avons tous utilis´ es un t´ el´ ephone portabe ou un ordinateur pour communiquer une certaine
information. Dans ce cours nous allons voir les m´ ecanismes qui permettent ` a ces communications
d’avoir lieu. La chaˆıne de communication totale est donn´ ee sur Figure 1.
Cette chaˆıne de communication repr´ esente la communication appel´ ee ”point-` a-point”, c’est-` a-
dire d’un seul source ` a un seul destinataire, et est la base pour les autres mod` eles des communi-
cations, comme
- communication multi-utilisateurs (plusieurs sources - un destinataire),
- communication broadcast (un source - plusieurs destinataires)

Ce cours a ´ et´ e r´ edig´ e en utilisant le mat´ eriel des cours ”Advances Digital Communications” par S. Diggavi, ”Com-
munications num´ eriques avanc´ ees” par M. Chuc et ”Principles of Digital Communications” par B. Rimoldi.
1
ENSEA - 2009 - Coommunications num´ eriques
Figure 1: Chaˆıne de communication
- reseaux adhoc (plusieurs sources - plisueurs destinataires)
1.2 Modules de la chaˆıne de communication
1.2.1 Br` eve description
Canal de communication : Un canal de communication donne une possibilit´ e de communiquer ` a
grandes distances. Ce module repr´ esente les signaux ext` erieurs et le bruit qui affectent la transmis-
sion. Evidemment, chaque syst` eme de communication a un mod` ele de canal appropri´ e. L’objectif
principal de ce cours est de comprendre les techniques du traitement du signal permettant de
communiquer sous diff´ erents types de canaux.
Exemples des canaux de communication diff´ erents: lignes t´ el´ ephoniques, cables TV, r´ eseaux
sans fils, liens satt` elitaires.
Codage de source : Le but de communiquer est d’ˆ etre capable de parler, ´ ecouter la musique,
regarder un video, regarder une page web par Internet etc. Dans tous ces cas le ”signal” ´ etant
respectivement la voix, la musique, le video, les graphiques sont ` a convertir en une suite des bits.
Un tel appareil est appel´ e le quantificateur. Il existent plusieurs m´ ethodes de quantification qui
convertissent et compriment le signal en bits.
Codage de canal : Le codeur de canal ajoute une redondance pour proteger l’information
Introduction 2
ENSEA - 2009 - Coommunications num´ eriques
contre les erreurs introduits par un canal de communication bruit´ e.
Mise en forme du signal : une partie de la chaˆıne que nous allons ´ etudier la plupart du temps.
Ce module convertit les bits au signal appropri´ e pour le canal de communication, qui est typique-
ment analogique. Alors les messages (les groupes de bits) sont convertis en ondes de transmission
qui seront envoy´ es par le canal.
D´ etecteur de signal : se basant sur l’observation bruit´ e du signal, le d´ etecteur doit d´ ecider quel
message a ´ et´ e ´ emis. La procedure de d´ etection d´ epend des techniques de mise-en-forme utilis´ es,
aussi que du canal de communication. Dans ce cours nous allons discuter de plusieurs techniques
de d´ etection.
1.2.2 Diagramme detaill´ e du module mise-en-forme de signal
Voici le sch´ ema detaill´ e du module de mise-en-forme du signal:
:[n] ¹[/] c(t) r(t)

c
(t)
Figure 2: Mise en forme de signal
La notation utilis´ ee:
- :[n]: un message binaire ´ emis constitu´ e de n bits
- ¹[/]: / vecteurs, chacun contenant n´/ bits
- c(t): un signal modul´ e obtenu par la transformation des symboles en signaux
- ℎ
c
(t): filtre de mise-en-forme
- r(t): signal num´ erique ´ emis
1.2.3 Modeles des canaux de communications ` a considerer
Figure 3 repr´ esente un modele g´ en´ eral d’un canal de communication.
Introduction 3
ENSEA - 2009 - Coommunications num´ eriques
r(t) :(t) n(t)
.(t)

c
(t)
Figure 3: Modele g´ en´ eral du canal de communication
Notation utilis´ ee:
- ℎ
c
(t) : r´ eponse impulsionelle du canal
- .(t) : bruit additif gaussien
- n(t): signal ` a la sortie du canal / ` a l’entr´ ee du d´ etecteur de signal
Nous allons consid´ erer les types de canaux suivants:
∙ canal du bruit additif gaussien (AWGN): n(t) = r(t) + .(t)
∙ canal invariant: ℎ
c
(t) constant
∙ canal s´ electif en fr´ equence: ℎ
c
(t) = ℎ
c
(t. 1
0
)
∙ canal s´ electif en temps: ℎ
c
(t) = ℎ
c
(t. T
0
)
∙ canal variant en temps et en fr´ equence: ℎ
c
(t) = ℎ
c
(t. 1
0
. T
0
)
1.2.4 Diagramme detaill´ e du d´ etecteur de signal
Figure 4 pr´ esente le sch´ ema du d´ etecteur de signal.
Notation utilis´ ee:
- ℎ
·
(t): filtre de r´ eception
- :[/T]: signal filtr´ e ´ echantillon´ e
- ˆ o
I
: symboles d´ etect´ es
-
ˆ
¹
I
: vecteurs de bits demodul´ es
Introduction 4
ENSEA - 2009 - Coommunications num´ eriques
n(t) :[/T] ˆ o
I
ˆ
¹
I

·
(t)
ˆ :[n]
Figure 4: D´ etecteur de signal
- ˆ :[n] : message binaire estim´ e
1.3 Messages et signaux dans la chaˆıne de communication
Consid´ erons la transformation des signaux dans la chaˆıne de communications.
Supposons que nous avons un paquet de · bits a l’entr´ ee du codeur du canal. Ce paquet
des bits utiles (ne contenant que l’information) sont encod´ ees pas le codeur du canal en message
encod´ e de n bits, not´ e comme :[n]. Ensuite la conversion s´ erie-parall` ele est r´ ealis´ ee: on obtient /
veteurs de n´/ bits chacun, not´ e comme ¹[/].
Le modulateur effecture la transformation des vecteurs ¹ en symboles o
I
, qui peuvent prendre
comme les valeurs r´ eelles ainsi que complexes.
Exemple : Dans Figure 5, la g´ en´ eration d’un signal ´ emis est pr´ esent´ e. Pour cet exemple, la longueur
des vecteurs ¹ est ´ egale a 2, et la transformation suivante est effectu´ ee:
¹[/] → o

0 0 → -3
01 → -1
11 → 1
10 → 3
Dans le cas des valeurs r´ eelles, chaque symbole o
I
peut prendre une valeur parmi `. Les
symboles o
I
donc sont les symboles M-aires. Les symboles {o
I
} `-aires ”normalis´ es” prennent
Introduction 5
ENSEA - 2009 - Coommunications num´ eriques
des valeurs situ´ ees sym` etriquement de part et d’autre du z´ ero : o
I
∈ {±1. ±3. . . . . ±`´2}. Chaque
symbole o
I
d’information transporte ` a lui seul log
2
` bits.
Le signal ` a la sortie du modulateur est constitu´ e d’une suite d’impulsions r´ ealisant le support
physique de symboles d’information {o
I
}. Le signal c(t) est donc obtenu de fac¸on ´ equivalente
avec un filtre de mise-en-forme de r´ eponse impulsionnelle excit´ e par le train d’impulsions de
Dirac :
c(t) =

I∈Z
o
I
c(t −T
-
).
avec une p´ eriode de r´ ep´ etition T
-
comme c’est montr´ e dans Figure 5.
CANAL DE NYQUIST GAUSSIEN
TRANSMISSION EN BANDE DE BASE
1. MODELISATION
1.1 Signal numérique
Un signal numérique est constitué d'une suite d'impulsions réalisant le support
physique de symboles d'information {a
k
}. Chaque symbole a
k
peut prendre une valeur
parmi M (symboles "M-aires"), avec une période de répétition T
s
ou période symbole :
t
x ( t )
m [ n ]
A [ k ] 0 0
k
1 0 1 0 0 1 1 1
0 0 1 0 1 0 0 1 1 1
2 3
4
5
a
k
1
2 3
4
5
- 3
+ 3 + 3
- 1
+ 1
M e s s a g e b i n a i r e
é m i s
R e g r o u p e m e n t
S y m b o l e M - a i r e
S i g n a l n u m é r i q u e
é m i s
S
T
S
T
S
T
S
T
S
T
Chaque impulsion est un multiple d'une forme d'impulsion de base
h t
e
( )
:
0 0
1 0
0 1
1 1
t
O
A [ k ]
A
I m p u l s i o n d e b a s e
+ 3
+ 1
- 1
- 3
a
k
h ( t )
e
S
T
-
S
T
E.N.S.E.A Michel CHUC
Figure 5: Signal num´ erique ´ emis r(t)
Chaque impulsion est un multiple d’une forme d’impulsion de base, comme par exemple celui
pr´ esent´ e dans Figure 6. La forme de l’impulsion de base est donn´ ee par le r´ eponse impulsionnelle
Introduction 6
ENSEA - 2009 - Coommunications num´ eriques
du filtre de mise en forme ℎ
c
(t).
CANAL DE NYQUIST GAUSSIEN
TRANSMISSION EN BANDE DE BASE
1. MODELISATION
1.1 Signal numérique
Un signal numérique est constitué d'une suite d'impulsions réalisant le support
physique de symboles d'information {a
k
}. Chaque symbole a
k
peut prendre une valeur
parmi M (symboles "M-aires"), avec une période de répétition T
s
ou période symbole :
t
x ( t )
m [ n ]
A [ k ] 0 0
k
1 0 1 0 0 1 1 1
0 0 1 0 1 0 0 1 1 1
2 3
4
5
a
k
1
2 3
4
5
- 3
+ 3 + 3
- 1
+ 1
M e s s a g e b i n a i r e
é m i s
R e g r o u p e m e n t
S y m b o l e M - a i r e
S i g n a l n u m é r i q u e
é m i s
S
T
S
T
S
T
S
T
S
T
Chaque impulsion est un multiple d'une forme d'impulsion de base
h t
e
( )
:
0 0
1 0
0 1
1 1
t
O
A [ k ]
A
I m p u l s i o n d e b a s e
+ 3
+ 1
- 1
- 3
a
k
h ( t )
e
S
T
-
S
T
E.N.S.E.A Michel CHUC
Figure 6: Impulsion de base ℎ
c
(t)
L’expression g´ en’erale d’un signal numerique ´ emis est donc :
r(t) =

I∈Z
o
I
(c ∗ ℎ
c
)(t −/T
-
) =

I∈Z
o
I

c
(t −/T
-
)
.
Le modele du canal de communication comprend un terme de filtrage lin´ eaire et du bruit
additif gaussien. Le signal ` a la sortie du canal est
n(t) = :(t) + .(t).
o` u .(t) est le bruit gaussien. La composante :(t) est donn´ ee par :
:(t) = (r ∗ ℎ
c
)(t) = (c ∗ (ℎ
c
∗ ℎ
c
))(t) = (c ∗ ℎ)(t).
Alors nous avons
n(t) =

I∈Z
o
I
ℎ(t −/T
-
) + .(t).
Le canal introduit une d´ eformation de l’impulsion de base ´ emise.
A la r´ eception, le signal n(t) passe par le filtre de r´ eception. Nous avons ` a la sortie du filtre
:(t) = (n ∗ ℎ
·
)(t) = (c ∗ ℎ ∗ ℎ
·
)(t) + (. ∗ ℎ
·
)(t) = (c ∗ o)(t) + /(t).
Al’´ echantillonnage, la valeur instantan´ ee de l’amplitude de l’impulsion est captur´ ee ` a l’instant
de d´ ecision t = /T
-
. Cette op´ eration suppose une coh´ erence locale avec l’horloge cadenc¸ant les
Introduction 7
ENSEA - 2009 - Coommunications num´ eriques
symboles, la synchronisation requise ´ etant effectu´ ee a partir du signal rec¸u lui-mme (r´ ecup´ eration
de rythme symbole). Le signal soumis ` a ´ echantillonnage s’´ ecrit :
:[/T
-
] =

I∈Z
o
I
o(t −/T
-
) + /(/T
-
).
Ensuite, la valeur estim´ ee ˆ o
I
du symbole transmis est d´ etermin´ ee a partir de la valeur ´ echantillonn´ ee
` a l’instant de d´ ecision, soit :(/T
-
). On op` ere par comparaison avec ` seuils de d´ ecision. La
pr´ esence de distorsion et/ou de bruit peut ´ evidemment conduire ` a une erreur de symbole.
Exemple Organe de d´ ecision pour ` = 4.
Canal de Nyquist en bande de base 3
h ( t )
e
h ( t )
b
x ( t )
F i l t r e d e m i s e e n f o r m e b l a n c h i s s a n t

!
a
"
( t - k T )
k
k
s
k
!
a q ( t - k T )
k
s
La génération des symboles peut être effectuée au niveau discret (à l'aide d'un
filtre numérique du type RIF).
• Canal de transmission
Le modèle comprend un terme de filtrage linéaire et du bruit additif.
• Echantillonnage
La valeur instantanée de l'amplitude de l'impulsion est capturée à l'instant de
décision
t kT
s
=
(en faisant abstraction de divers retards purs de propagation dans le
canal et dans le filtre de réception). Cette opération suppose une cohérence locale avec
l'horloge cadençant les symboles, la synchronisation requise étant effectuée à partir
du signal reçu lui-même (récupération de rythme symbole).
• Organe de décision
La valeur estimée
! a
k
du symbole transmis est déterminée à partir de la valeur
échantillonnée à l'instant de décision, soit
r kT
s
( )
. On opère par comparaison avec un
jeu de M-1 seuils de décision. La présence de distorsion et/ou de bruit peut évidemment
conduire à une erreur de symbole.
t
3 A
A
- A
- 3 A
#
1
#
2
#
3
S e u i l s d e
d é c i s i o n
r ( t )
k T
s
r ( k T )
s
#
1
#
2
#
3
r
a
k
^
- 3
- 1
1
3
Caractéristique de transfert de l'organe de décision (M=4)
Figure 7: Exemple des seuils de d´ ecision
Le demodulateur estime les vecteurs des bits
ˆ
¹[/] ` a partir des symboles estim´ es o
I
. ¹[/] sont
ensuite reconvertis en paquet ˆ :[n] ´ etant une estimation du paquet :[n]. Finalement, le paquet est
d´ ecod´ es par le d´ ecodeur du canal afin d’obtenir une estimation des bits utiles d’information.
Introduction 8
ENSEA - 2009 - Coommunications num´ eriques
1.4 D´ ebit de transmission
Le d´ ebit de transmission se m´ esure entre l’entr´ ee du module de mise en forme et la sortie du
d´ etecteur de signal.
Le d´ ebit de symboles en symboles/s:
1
-
=
1
T
-
.
Le d´ ebit binaire en bits/s:
1
o
=
log
2
`
T
-
.
1.5 Domaine spectrale
Rappelons-nous que les signaux ont la repr´ esentation temporelle et la repr´ esentation spectrale,
qui sont ´ equivalentes. La repr´ esentation spectrale est beaucoup utilis´ ee lors de la description des
m´ ethodes de transmission.
Consid´ erons le signal ´ emis r(t). La densit´ e spectrale de puissance (DSP) de r(j) peut s’´ ecrire
comme
˚
a
(1) =˚
c
(1)∣
˚

c
(1)∣
2
.
Le spectre d´ epend donc ` a la fois des caract´ eristiques du signal c(t) transportant les symboles et de
la forme de l’impulsion de base. La DSP du signal c(t) est donn´ ee par l’expression :
˚
c
(1) =
1
T
-


o
2
o
+ 2


j=1

o
[j] cos 2¬j1T
-
+
:
2
o
T
-


avec :
- :
o
: valeur moyenne des symboles
-
o
[j] : fonction d’autocorr´ elation des symboles
- o
2
o
: variance des symboles
On en d´ eduit que le spectre du signal num´ erique poss` ede une partie continue et ´ eventuellement,
si :
o
∕= 0, une partie constitu´ ee de raies. Dans le cas simplifi´ e ou les symboles ont une valeur
Introduction 9
ENSEA - 2009 - Coommunications num´ eriques
moyenne nulle (:
o
= 0) et sont non corr´ el´ es (
o
[j] = 0 pour p=1,2,... ), on obtient que
˚
a
(1) =
o
2
o
T
-
∣˚c(1)∣
2
.
La puissance moyenne du signal (variance), obtenue par int´ egration de cette expression, vaut
o
2
a
= o
2
o
1

T
-
.
o` u 1

=


−∞

2
c
(t)dt est l’´ energie de l’impulsion de base ℎ
c
(t).
Exemple : signal NRZ `-aire
6 Communications numériques
La puissance moyenne du signal (variance), obtenue par intégration de (9), vaut
! !
x a
h
s
E
T
2 2
=
(10)

E h t dt
h e
R
=
"
2
( )
est l'énergie de l'impulsion de base
h t
e
( )
.
Exemple : signal NRZ M-aire
t
A
- 3 A
3 A
A
- A
x ( t )
( M = 4 )
O
• Forme de l'impulsion de base :
t
h ( t )
e
A
O
T
s
• Symboles : { } a M
k
= ± ± ± # 1 3 1 , , ... , ( ) , supposés non corrélés et équiprobables.
. moyenne :
m
a
= 0
. variance :
!
a
M
2
2
1
3
=
#
(11)
(voir démonstration de ces résultats en annexe 7)
• Densité spectrale de puissance :
$
°
=
#
x
s s
f
M
A T fT ( ) .sin ( )
2
2 2
1
3
c
O
f
$
(f )
x
°
9 0 % d e P
m o y
2
-
T
s
1
-
T
s
1
T
s
2
T
s
M - 1
3
2
A T
2
s
Figure 8: r(t) - signal NRZ `-aire
La forme de l’impulsion de base est:
6 Communications numériques
La puissance moyenne du signal (variance), obtenue par intégration de (9), vaut
! !
x a
h
s
E
T
2 2
=
(10)

E h t dt
h e
R
=
"
2
( )
est l'énergie de l'impulsion de base
h t
e
( )
.
Exemple : signal NRZ M-aire
t
A
- 3 A
3 A
A
- A
x ( t )
( M = 4 )
O
• Forme de l'impulsion de base :
t
h ( t )
e
A
O
T
s
• Symboles : { } a M
k
= ± ± ± # 1 3 1 , , ... , ( ) , supposés non corrélés et équiprobables.
. moyenne :
m
a
= 0
. variance :
!
a
M
2
2
1
3
=
#
(11)
(voir démonstration de ces résultats en annexe 7)
• Densité spectrale de puissance :
$
°
=
#
x
s s
f
M
A T fT ( ) .sin ( )
2
2 2
1
3
c
O
f
$
(f )
x
°
9 0 % d e P
m o y
2
-
T
s
1
-
T
s
1
T
s
2
T
s
M - 1
3
2
A T
2
s
Figure 9: Impulsion de base NRZ
Les symboles o

= {±1. ±2. . . . . ±(` − 1)} sont suppos´ es non corr´ el´ es et ´ equiprobables, alors la
moyenne :

= 0, la variance est
o
2

=
`
2
−1
3
.
Nous obtenons donc la densit´ e spectrale de puissance suivante:
˚

(1) =
`
2
−1
3
¹
2
T

sin c
2
1T

.
Introduction 10
ENSEA - 2009 - Coommunications num´ eriques
6 Communications numériques
La puissance moyenne du signal (variance), obtenue par intégration de (9), vaut
! !
x a
h
s
E
T
2 2
=
(10)

E h t dt
h e
R
=
"
2
( )
est l'énergie de l'impulsion de base
h t
e
( )
.
Exemple : signal NRZ M-aire
t
A
- 3 A
3 A
A
- A
x ( t )
( M = 4 )
O
• Forme de l'impulsion de base :
t
h ( t )
e
A
O
T
s
• Symboles : { } a M
k
= ± ± ± # 1 3 1 , , ... , ( ) , supposés non corrélés et équiprobables.
. moyenne :
m
a
= 0
. variance :
!
a
M
2
2
1
3
=
#
(11)
(voir démonstration de ces résultats en annexe 7)
• Densité spectrale de puissance :
$
°
=
#
x
s s
f
M
A T fT ( ) .sin ( )
2
2 2
1
3
c
O
f
$
(f )
x
°
9 0 % d e P
m o y
2
-
T
s
1
-
T
s
1
T
s
2
T
s
M - 1
3
2
A T
2
s
Figure 10: DSP obtenue
2 Transmission en absence du bruit
Consid´ erons le cas le plus simple de transmission: le canal est parfait, donc le bruit est absent.
Il s’av` ere que mˆ eme dans telles conditions favorables la transmission correcte peut ˆ etre impossi-
ble...si votre filtre de mise en forme est mal choisi!
2.1 Interf´ erence entre symboles (IES)
Ce ph´ enomene se produit si l’amplitude de l’impulsion soumise a ´ echantillonnage en r´ eception
d´ epend, a l’instant de d´ ecision, de symboles voisins :
Canal de Nyquist en bande de base 7
2. INTERFERENCE ENTRE SYMBOLES (IES)
Inter-Symbol Interference (ISI)
2.1 Nature de l'IES - diagramme de l'oeil
Ce phénomène se produit si l'amplitude de l'impulsion soumise à échantillonnage
en réception dépend, à l'instant de décision, de symboles voisins :
t
k T
s
( k - 1 ) T
s
( k + 1 ) T
s
g ( t - k T )
s
Le contrôle au niveau temporel du degré d'IES s'effectue de façon très simple sur
un oscilloscope par le diagramme de l'œil :
t
1 1 1 1 1 1 1 0 0 0 0 0 0
A
B
C
D
E F G H
I
J K L M
N
O
T
s
A , E , G
B
C , K , M
D
E , G , O
F , H
I
J , L
N
t
( k + 1 ) T
s
( k - 1 ) T
s
k T
s
2 T
s
J , L
En l'absence d'IES, l'oeil est complètement "ouvert" à l'instant de décision: tous les
trajets passent par deux points seulement en binaire (par M points en M-aire).
Figure 11: Exemple de l’int´ erference entre symboles
Le contrˆ ole au niveau temporel du degr´ e d’IES s’effectue de fac¸on tres simple sur un oscillo-
Transmission en absence du bruit 11
ENSEA - 2009 - Coommunications num´ eriques
scope par le diagramme de l’oeil (Figure ??). En l’absence d’IES, l’oeil est completement ”ouvert”
a l’instant de d´ ecision: tous les trajets passent par deux points seulement en binaire (par ` points
en `-aire).
Canal de Nyquist en bande de base 7
2. INTERFERENCE ENTRE SYMBOLES (IES)
Inter-Symbol Interference (ISI)
2.1 Nature de l'IES - diagramme de l'oeil
Ce phénomène se produit si l'amplitude de l'impulsion soumise à échantillonnage
en réception dépend, à l'instant de décision, de symboles voisins :
t
k T
s
( k - 1 ) T
s
( k + 1 ) T
s
g ( t - k T )
s
Le contrôle au niveau temporel du degré d'IES s'effectue de façon très simple sur
un oscilloscope par le diagramme de l'œil :
t
1 1 1 1 1 1 1 0 0 0 0 0 0
A
B
C
D
E F G H
I
J K L M
N
O
T
s
A , E , G
B
C , K , M
D
E , G , O
F , H
I
J , L
N
t
( k + 1 ) T
s
( k - 1 ) T
s
k T
s
2 T
s
J , L
En l'absence d'IES, l'oeil est complètement "ouvert" à l'instant de décision: tous les
trajets passent par deux points seulement en binaire (par M points en M-aire).
Figure 12: Diagramme de l’oeil
Exemple Voici les exemples des diagrammes de l’oeil pour la transmission binaire et `-aire:
Le diagramme de l’oeil met en ´ evidence une ouverture verticale (a) (immunit´ e au bruit), une
ouverture horizontale (b) (immunit´ e au d´ ephasage de l’horloge), une pente (c) (immunit´ e ` a la
gigue d’horloge) et une fluctuation (d) (amplitude de la gigue du point de passage par z´ ero) (Fig-
ure 14)
Transmission en absence du bruit 12
ENSEA - 2009 - Coommunications num´ eriques
8 Communications numériques
• Exemples de diagramme de l'oeil
- Transmission binaire :

Transmission sans IES Transmission avec IES
- Diagramme de l'oeil en transmission M-aire :
Exemple :
4 M=
t
Transmission sans IES
• Caractéristiques du diagramme de l'oeil
Le diagramme de l'oeil met en évidence une ouverture verticale (a) (immunité au
bruit), une ouverture horizontale (b) (immunité au déphasage de l'horloge), une pente
(c) (immunité à la gigue d'horloge) et une fluctuation (d) (amplitude de la gigue du
point de passage par zéro) :
8 Communications numériques
• Exemples de diagramme de l'oeil
- Transmission binaire :

Transmission sans IES Transmission avec IES
- Diagramme de l'oeil en transmission M-aire :
Exemple :
4 M=
t
Transmission sans IES
• Caractéristiques du diagramme de l'oeil
Le diagramme de l'oeil met en évidence une ouverture verticale (a) (immunité au
bruit), une ouverture horizontale (b) (immunité au déphasage de l'horloge), une pente
(c) (immunité à la gigue d'horloge) et une fluctuation (d) (amplitude de la gigue du
point de passage par zéro) :
8 Communications numériques
• Exemples de diagramme de l'oeil
- Transmission binaire :

Transmission sans IES Transmission avec IES
- Diagramme de l'oeil en transmission M-aire :
Exemple :
4 M=
t
Transmission sans IES
• Caractéristiques du diagramme de l'oeil
Le diagramme de l'oeil met en évidence une ouverture verticale (a) (immunité au
bruit), une ouverture horizontale (b) (immunité au déphasage de l'horloge), une pente
(c) (immunité à la gigue d'horloge) et une fluctuation (d) (amplitude de la gigue du
point de passage par zéro) :
sans IES avec IES sans IES
Transmission binaire
Transmission `-aire
Figure 13: Exemples
Canal de Nyquist en bande de base 9
a
b
c
d
Figure 14: Charact´ eristiques du diagramme de l’oeil
2.2 Annulation de l’IES : conditions de Nyquist
2.2.1 Condition de Nyquist dans le domaine temporel
Le signal soumis a ´ echantillonnage en r´ eception :(t) ne comprend qu’une partie ”signal” , la partie
”bruit” ´ etant absent. :(t) donc s’´ ecrit comme:
:(t) =

a∈Z
o
a
o(t −/T
-
) = o
I
o(t −/T
S
) +

a∈Z.a∕=I
o
a
o(t −/T
-
)
La valeur ´ echantillonn´ ee ` a l’instant de d´ ecision t = /T
-
vaut :
:[/T
-
] = o
I
o(0) +

a∈Z
o
a
o((/ −n)T
-
)
o` u o
I
o(0) est l’amplitude de l’impulsion ”utile” attendue et le deuxi` eme terme est le terme parasite
d’IES. L’IES est nulle si l’on v´ erifie

a∈Z
o
a
o((/ −n)T
-
). ∀o
a
.
Transmission en absence du bruit 13
ENSEA - 2009 - Coommunications num´ eriques
Une condition n´ ecessaire et suffisante pour ne pas avoir d’IES est que l’impulsion de base o(t) =
(ℎ
c
∗ ℎ
c
∗ ℎ
·
)(t) poss` ede la propri´ et´ e :
o(/T
-
) = o(0)c[/].
Les impulsions suivantes v´ erifient la condition de Nyquist dans le domaine temporel :
10 Communications numériques
2.2 Annulation de l'IES : conditions de NYQUIST
2.2.1 Condition de Nyquist au niveau temporel
Le signal soumis à échantillonnage en réception r(t) = v(t) + b(t) comprend une
partie "signal" v(t) et une partie "bruit" b(t). On s'intéresse ici uniquement à la
composante de signal que l'on peut mettre sous la forme :
v t a g t nT a g t kT a g t nT
n s
n Z
k s n s
n Z n k
( ) ( ) ( ) ( )
,
= ! = ! + !
" " #
$ $
(12)
Rappel: l'impulsion de base g(t) est la réponse impulsionnelle du filtre global.
La valeur échantillonnée à l'instant de décision t = kT
S
vaut :
[ ] v kT a g a g k n T
s k n s
n Z n k
( ) ( ) ( )
,
= + !
" #
$
0
avec : .
a g
k
( ) 0
: amplitude de l'impulsion "utile" attendue
.
[ ] a g k n T
n s
n Z n k
( )
,
!
" #
$
: terme parasite d'IES
L'IES est nulle si l'on vérifie:
[ ] a g k n T a
n s
n Z n k
n
( ) ,
,
! = %
" #
$
0
(13)
Une condition nécessaire et suffisante pour ne pas avoir d'IES est que l'impulsion
de base g(t) possède la propriété :
g kT g k
s
( ) ( ). [ ] = 0 &
(14)
Les impulsions suivantes vérifient la condition de Nyquist au niveau temporel :
0
t
g ( t )
0
t
g ( t )
g ( 0 )
g ( 0 )
0
t
g ( t )
g ( 0 )
- T
s
- 2 T
s
2 T
s
T
s
- 2 T
s
- T
s
T
s
2 T
s
- 2 T
s
- T
s
T
s
2 T
s
a
b
c
Figure 15: Exemples des impulsion v´ erifiant la condition de Nyquist (domaine temporel)
2.2.2 Condition de Nyquist dans le domaine spectral
Si la condition de Nyquist dans le domaine temporel est v´ erifi´ ee, l’´ echantillonnage avec une
p´ eriode T
S
de l’impulsion de base o(t) conduit alors ` a un seul Dirac en z´ ero :
o(t).... = o(0)c(t).
En prenant la transfrm´ ee de Fourier (TF) des deux membres, on en d´ eduit la condition dans le
domaine spectral :

I∈Z
˚o
(
1 −
/
T
-
)
= T
-
o(0).
Transmission en absence du bruit 14
ENSEA - 2009 - Coommunications num´ eriques
Des exemples de spectres d’impulsions de base v´ erifiant cette condition sont pr´ esent´ es dans Figure
16. Notons que les spectres 1, 2 et 3 des exemples ont un support fr´ equentiel born´ e alors que le
spectre 4 poss` ede un support fr´ equentiel infini.
Canal de Nyquist en bande de base 11
2.2.2 Condition de Nyquist au niveau spectral
Si la condition de Nyquist (14) au niveau temporel est vérifiée, l'échantillonnage
avec une période T
S
de l'impulsion de base g(t) conduit alors à un seul Dirac en zéro :
g t t g t
T
s
( ). ( ) ( ). ( ) = 0 !
En prenant la TF des deux membres, on en déduit la condition au niveau spectral :
g f
k
T
T g
s k Z
s
°
"
#
$
%
&
'
(
) =
*
. ( ) 0
(15)
Exemples de spectres d'impulsions de base vérifiant la condition spectrale de
Nyquist (15) :
0
f
f
0
f
0
- 2 / T
s
- 1 / T
s
- 1 / 2 T
s
1 / 2 T
s
1 / T
s
- 2 / T
s
g (f - )
°
1
T
s
g (f - )
°
2
T
s
- 2 / T
s
- 1 / T
s
- 1 / 2 T
s
1 / 2 T
s
1 / T
s
- 2 / T
s
- 2 / T
s
- 1 / T
s
- 1 / 2 T
s
1 / 2 T
s
1 / T
s
- 2 / T
s
T . g ( 0 )
s
T . g ( 0 )
s
T . g ( 0 )
s
f
0 - 2 / T
s
- 1 / T
s
- 1 / 2 T
s
1 / 2 T
s
1 / T
s
- 2 / T
s
T . g ( 0 )
s
g ( f )
°
g ( f )
°
g ( f )
°
g ( f )
°
1
2
3
4
Les spectres 1, 2 et 3 ont un support fréquentiel borné alors que le spectre 4
possède un support fréquentiel infini (TF de l'impulsion g(t) triangulaire (a) vérifiant
la con-dition temporelle de Nyquist : la vérification au niveau spectral n'est pas
évidente).
Figure 16: Exemples des impulsion v´ erifiant la condition de Nyquist (domaine spectral)
Compte-tenu des propri´ et´ es de la TF, il est impossible d’avoir un support born´ e a la fois dans
les domaines temporel et fr´ equentiel. En pratique, le choix est impos´ e : la transmission doit
s’effectuer dans un canal ` a bande passante limit´ ee [−1. 1]. On suppose que la TF de l’impulsion
de base a un support fr´ equentiel born´ e, avec
˚o(1) = 0 pour ∣1∣ ≥
1
T
-
.
Cette situation est observ´ ee dans les exemples de spectres 1, 2 et 3 pr´ ec´ edents. On v´ erifie alors
Transmission en absence du bruit 15
ENSEA - 2009 - Coommunications num´ eriques
facilement que la condition dans le domaine spectral conduit a la condition ci-dessous, de laquelle
d´ ecoule le critere spectral de Nyquist :
˚o(
1
2T
-
+ Δ1) +˚o(
1
2T
-
−Δ1) =˚o(0)
Critere spectral de Nyquist : l’IES est nulle si le point
(
1
2T
.
˚j(0)
2
)
de la r´ eponse en fr´ equence
globale ˚o(1) est un centre de sym` etrie (voir Figure 18 pour a demonstration).
12 Communications numériques
Compte-tenu des propriétés de la TF, il est impossible d'avoir un support borné à
la fois dans les domaines temporel et fréquentiel. En pratique, le choix est imposé : la
transmission doit s'effectuer dans un canal à bande passante limitée [-B, B].
On suppose que la TF de l'impulsion de base a un support fréquentiel borné, avec :
g f
°
= ( ) 0
pour
f
T
s
!
1
Cette situation est observée dans les exemples de spectres 1, 2 et 3 précédents. On
vérifie alors facilement que la relation (15) conduit à la condition ci-dessous, de
laquelle découle le critère spectral de Nyquist :
g
T
f g
T
f g
s s
° ° °
+
"
#
$
%
&
' + (
"
#
$
%
&
' =
1
2
1
2
0 ) ) ( )
Critère spectral de Nyquist :
0
f
1 / 2 T
P
g ( 0 )
°
2
g ( 0 )
°
1 / T
s s
g ( f )
°
L'IES est nulle si le point P
T
g
s
1
2
0
2
,
( )
°
"
#
$
$
%
&
'
'
de la réponse en fréquence globale
g f
°
( )
est un centre de symétrie centrale.
Lorsque les conditions de Nyquist sont vérifiées, l'ensemble du système constitue
un "canal de Nyquist".
• Remarques :
- la transmission sans IES est impossible si la bande passante B du canal est
inférieure à la limite
1
2 2 T
D
s
s
=
(appelée "fréquence de Nyquist") :
0
f
B - B
1 / T
s
- 1 / T
s
- 1 / 2 T
s
1 / 2 T
s
g ( f )
°
-
g f
°
( )
est supposée ici réelle, d'où une forme d'impulsion de base g(t) non causale.
En pratique, on introduira un retard pur supplémentaire suffisant pour que la
fonction g(t) puisse être considérée comme nulle pour t < 0.
Figure 17: Demonstration du critere spectral de Nyquist
Lorsque les conditions de Nyquist sont v´ erifi´ ees, l’ensemble du systeme constitue un ”canal
de Nyquist”. Notons que la transmission sans IES est impossible si la bande passante 1 du canal
est inf´ erieure a la limite appel´ ee la ”fr´ equence de Nyquist”:
1 <
1
2T
-
=
1
-
2
;
12 Communications numériques
Compte-tenu des propriétés de la TF, il est impossible d'avoir un support borné à
la fois dans les domaines temporel et fréquentiel. En pratique, le choix est imposé : la
transmission doit s'effectuer dans un canal à bande passante limitée [-B, B].
On suppose que la TF de l'impulsion de base a un support fréquentiel borné, avec :
g f
°
= ( ) 0
pour
f
T
s
!
1
Cette situation est observée dans les exemples de spectres 1, 2 et 3 précédents. On
vérifie alors facilement que la relation (15) conduit à la condition ci-dessous, de
laquelle découle le critère spectral de Nyquist :
g
T
f g
T
f g
s s
° ° °
+
"
#
$
%
&
' + (
"
#
$
%
&
' =
1
2
1
2
0 ) ) ( )
Critère spectral de Nyquist :
0
f
1 / 2 T
P
g ( 0 )
°
2
g ( 0 )
°
1 / T
s s
g ( f )
°
L'IES est nulle si le point P
T
g
s
1
2
0
2
,
( )
°
"
#
$
$
%
&
'
'
de la réponse en fréquence globale
g f
°
( )
est un centre de symétrie centrale.
Lorsque les conditions de Nyquist sont vérifiées, l'ensemble du système constitue
un "canal de Nyquist".
• Remarques :
- la transmission sans IES est impossible si la bande passante B du canal est
inférieure à la limite
1
2 2 T
D
s
s
=
(appelée "fréquence de Nyquist") :
0
f
B - B
1 / T
s
- 1 / T
s
- 1 / 2 T
s
1 / 2 T
s
g ( f )
°
-
g f
°
( )
est supposée ici réelle, d'où une forme d'impulsion de base g(t) non causale.
En pratique, on introduira un retard pur supplémentaire suffisant pour que la
fonction g(t) puisse être considérée comme nulle pour t < 0.
Figure 18: Bande passante inf´ erieure a 1´2T
-
Pr´ esentons un exemple tres important de filtre en cosinus sur´ elev´ e. Exemple: filtre de Nyquist
en cosinus sur´ elev´ e (raised cosine filter)
˚o(1) =















T
2
(
1 −sin
(
¬
2c
[2∣1∣T
-
−1]
))
.
1−c
2T
≤ ∣1∣ ≤
1+c
2T
.
T
-
. 0 ≤ ∣1∣ ≤
1
2T
.
0. ont:c:cnt.
Transmission en absence du bruit 16
ENSEA - 2009 - Coommunications num´ eriques
Canal de Nyquist en bande de base 13
• Exemple: filtre de Nyquist en cosinus surélevé (raised cosine filter)
= 1
= 0 . 5
= 0
- 1 - 0 . 5 0 0 . 5 1
g ( f )
°
f T
s
T
s
2
T
s
g f
T
f T
T
f
T
T f
T
s
s
s s
s
s
°
=
! !
"
#
$
%
&
'
(
)
*
+
,
-
!
. .
+
. .
!
(
)
/
/
/
*
/
/
/
( )
sin ( ) ,
,
,
2
1
2
2 1
1
2
1
2
0
1
2
0
0
1
1 1
1
ailleurs
(16)
avec 0 1 . . 1
0 1 2 3 4 - 1 - 2 - 3 - 4
g ( t )
1
= 1
1
= 0 . 5
1
= 0
1
t / T
s
g t
t
T
t
T
t
T
t
T
s
s
s
s
( )
sin
.
cos
=
2
3
4
5
6
7
2
3
4
5
6
7
!
2
3
4
5
6
7
0
0
01
1
1
2
2
Le paramètre 1 est appelé coefficient d'arrondi ou parfois facteur de retombée (roll-
off factor).
La largeur spectrale est donnée par :
B
T
D
s
s
=
+
= +
1
2
1
2
1
1 ( )
(17)
D
B D
s
s
2
. .
Figure 19: Cosinus sur´ elev´ e dans le domaine spectral
Canal de Nyquist en bande de base 13
• Exemple: filtre de Nyquist en cosinus surélevé (raised cosine filter)
= 1
= 0 . 5
= 0
- 1 - 0 . 5 0 0 . 5 1
g ( f )
°
f T
s
T
s
2
T
s
g f
T
f T
T
f
T
T f
T
s
s
s s
s
s
°
=
! !
"
#
$
%
&
'
(
)
*
+
,
-
!
. .
+
. .
!
(
)
/
/
/
*
/
/
/
( )
sin ( ) ,
,
,
2
1
2
2 1
1
2
1
2
0
1
2
0
0
1
1 1
1
ailleurs
(16)
avec 0 1 . . 1
0 1 2 3 4 - 1 - 2 - 3 - 4
g ( t )
1
= 1
1
= 0 . 5
1
= 0
1
t / T
s
g t
t
T
t
T
t
T
t
T
s
s
s
s
( )
sin
.
cos
=
2
3
4
5
6
7
2
3
4
5
6
7
!
2
3
4
5
6
7
0
0
01
1
1
2
2
Le paramètre 1 est appelé coefficient d'arrondi ou parfois facteur de retombée (roll-
off factor).
La largeur spectrale est donnée par :
B
T
D
s
s
=
+
= +
1
2
1
2
1
1 ( )
(17)
D
B D
s
s
2
. .
Figure 20: Cosinus sur´ elev´ e dans le domaine temporel
avec 0 ≤ c ≤ 1. Dans le domaine temporel
o(t) =
sin(¬t´T
-
)
(¬t´T
-
)
cos(¬ct´T
-
)
1 −(¬ct´T
-
)
2
Le parametre est appel´ e le coefficient d’arrondi ou parfois facteur de retomb´ ee (roll-off factor). La
largeur spectrale est donn´ ee par
1 =
1 + c
2T
-
= (1 + c)
1
-
2
. donc
1
-
2
≤ 1 ≤ 1
-
.
2.2.3 Egalisation
Em pr´ esence du bruit, le filtre de r´ eception, de r´ eponse en fr´ equence ´ equivalente
˚

·
(1), doit cor-
riger, ´ eventuellement de fac¸on adaptative, la distorsion lin´ eaire responsable de l’IES introduite
Transmission en absence du bruit 17
ENSEA - 2009 - Coommunications num´ eriques
14 Communications numériques
Filtre de Nyquist en cosinus surélevé : influence du coefficient d'arrondi !
! = 0.2 ! = 0.5
! = 0.8 ! = 1
2.2.4 Egalisation
Le filtre de réception, de réponse en fréquence équivalente
h f
r
°
( )
, doit corriger,
éventuellement de façon adaptative, la distorsion linéaire responsable de l'IES
introduite par le canal. Le canal est dit égalisé lorsque la réponse globale
g f
°
( )

vérifie le critère de Nyquist.
En pratique, on y parvient à l'aide d'un filtre supplémentaire appelé égaliseur
placé derrière le (les) filtre(s) d'entrée du récepteur, après échantillonnage
(réalisation sous forme numérique).
Figure 21: Filtre de Nyquist en cosinus sur´ elev´ e : influence du coefficient d’arrondi
par le canal. Le canal est dit ´ egalis´ e lorsque la r´ eponse globale v´ erifie le critere de Nyquist. En
pratique, on y parvient a l’aide d’un filtre supplementaire appel´ e ´ egaliseur plac´ e derriere le (les)
filtre(s) d’entr´ ee du r´ ecepteur, apres ´ echantillonnage (r´ ealisation sous forme num´ erique). Plus
d’information sur les techniques d’´ egalisation va ˆ etre pr´ esent´ e plus tard dans le cours.
Transmission en absence du bruit 18
ENSEA - 2009 - Coommunications num´ eriques
3 Exercises
3.1 Exercises corrig´ es
1. T´ el´ ephone num´ erique
Comparez les contraintes en largeur de bande d’un canal audio du t´ el´ ephone analogique de
3 kHz et d’un canal num´ erique. Pour le canal num´ erique, la voix est formatt´ ee a une suite de
bits, echantillon´ es a 8000 ´ echantillons/s, et chaque echantillon est quantifi´ e de 256 niveaux.
One demande que l’interference entre symboles soit 0.
Solution : Un echantillon quentifi´ e ` a 256 niveaux se repr´ esente pas log
2
256 = 8 bits. Donc,
la bande minimale necessaire est de
\ ≥
1
2
(8 bits/symbole )(8000 symboles/s ) = 32kHz.
2. Quizz Choisissez la r´ eponse correcte.
1) Consid´ erer le signal r(t) = cos(2¬t)(
-ja(¬|)
¬|
)
2
. Assumer qu’on effectue l’´ echantillonage
avec le p´ eriode T. Quel est T maximal qui garantie la r´ ecuperation du signal? a) T = 1´8; b)
T = 1´4; c) T = 1´2.
Solution: 1´4.
2) On vous donne un signal j(t) avec la densit´ e spectrale ˚j(1) = T(1 −∣1∣T), 0 ≤ ∣1∣ ≤ 1´T.
Quelle est la valeur de

j(t)j(t−3T)dt? (Astuce: reflechissez avant de commencer le calcul!)
a) 0; b) 3T; c) 1´3T.
Solution: 1´3T.
3.2 Bonus
1. Proposer votre propre filtre v´ erifiant les conditions de Nyquist.
2. Spectre des signaux
D´ emontrer la formule de ˚
c
(1).
Exercises 19