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Abécédaire du nu

Abécédaire du nu

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Catalogue "Abécédaire du nu"

Exposition à la Librairie Chrétien du 23 avril au 22 mai 2010
178, Faubourg Saint-Honoré
75008, Paris FRANCE
01 45 63 52 66
librairie_chretien@yahoo.fr
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L ri C rtn i ai héi b r e e

ae i r d n u u

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1. AGHION (Janine). MORNAND (Pierre). Gunandros. Suite de quatre contes en prose de monfieur Pierre Mornand. Ornés de multiples dessins par mademoiselle Janine AGHION. Paris, A La Belle Edition, 1921, in-8 carré, broché, couverture crème illustrée d’un dessin bleu et or. Quatre dessins in-texte et 8 hors-texte en bleu et or de Janine AGHION. Infimes usures et salissures à la couverture, brochage fragile. Tirage limité à 347 exemplaires numérotés. De la bibliothèque Eugène Le Dauphin de Kerhamon, avec ex-libris. Un des 300 exemplaires sur papier vélin d’Arches (N°204). (Catalogue des Impressions de Feu Monsieur François Bernouard, p.23). [13998] (Voir planche couleur II.) 1000 €

2. AGHION (Jeannine). LOÜYS (Pierre). Les Chansons de Bilitis. Trois dessins à l’encre avec rehauts de couleurs aquarellés, titrés “L’Arbre”, “Le Vieillard et les nymphes”, “Les Conseils”, le dernier dessin est signé en bas à gauche, (1920), 19 x 12 cm. Janine AGHION, peintre et illustratrice française, expose au Salon d’Automne (Bénézit, I, 54) mais se fait connaître surtout par sa participation à l’Avant-garde. La galerie Bernheim-Jeune lui consacre plusieurs expositions, en 1912 avec Eugène Boudin, en 1914 avec Juliette Roche et Madeleine Bunoust. Elle travaille avec le styliste Paul POIRET à l’atelier Martine et collabore à la revue “Le Goût du jour” ; elle illustre certains livres et revues dans les années 1920, notamment aux célèbres éditions Bernouard. Maquette originale d’un livre où Janine AGHION livre en trois dessins sa vision des “Chansons de Bilitis” de Pierre Louÿs. Ce livre ne fut jamais publié. [7975] 1500 €

3. ALASTAIR. WILDE (Oscar). The Sphinx. Illustrations et ornements par ALASTAIR. Préface de Robert Ross. London-New-York, John Lane, 1920, in-4, toile crème éditeur illustrée d’un sphinx dans un décor Art déco doré par Charles RICKETTS, 36 pp. The Sphinx, recueil de 13 poèmes, a été écrit par Oscar Wilde, en 1874, à Paris quai Voltaire. Il a été publié pour la première fois en 1894 chez John Lane. Cette édition est illustrée d’un frontispice, d’une couverture, de dix hors-texte et 13 lettres enluminées en tête de chaque poème. Le Baron Hans Henning Von Voigt, plus connu sous le pseudonyme d’ALASTAIR (1887-1969) est un illustrateur d’origine allemande il commença l’illustration en 1908. Son style est qualifié de “baroque décadent” et est influencé par Aubrey BEARDSLEY. “La surface et la ligne sont les seuls éléments avec lesquels ALASTAIR compose son monde. Ses atmosphères sont étranges et néanmoins réalistes” (H. Slonimsky). (Osterwalder, “Dictionnaire des Illustrateurs”). [13335] 1300 € 4. ALBIN-GUILLOT (Laure). MONTHERLANT (Henry de). La déesse Cypris. Douze études de nus par Laure ALBINGUILLOT. Paris, Henri Colas éditeur, 1946, in-4 broché, couverture rempliée, imprimée en rouge et noir, dos titré en long, 42 pp., achevé d’imprimé. Edition originale, exemplaire n° 131, l’un des 190 ornées des douze photographies gravées sur cuivre et tirées à la presse à bras, sur un tirage

2 de 250 exemplaires sur vlin blanc des papeteries de Lana. Laure ALBIN-GUILLOT (1879-1962), la grande dame de la photographie des années 1920 et 1930, commence à exercer son art dans l’atelier de son mari, un scientifique. Elle développe parallèlement une oeuvre marquée par le pictorialisme. La Déesse Cypris, autre nom de la déesse de la beauté et de la volupté, Aphrodite, constitue une nouvelle vision de la femme et de sa beauté, puisque MONTHERLANT promeut une femme qui notamment par la pratique sportive s’affranchit de son sentiment d’infériorité. Les photographies de Laure ALBIN-GUILLOT, rendent cette impression de force et de sensualité. Couverture jaunie et salie, manques aux mors, légère déchirures au dos. [16263] 2700 €

4. La déesse Cypris.

5. BAKST (Léon). “Les Cariatides”. Dessin à l’encre de Chine, (1910), 9 x 16,4 cm., cadre doré à motif floral. Léon BAKST (1866-1924) est un peintre, décorateur et créateur de costumes russe. Il travailla en Russie où sa carrière de décorateur de théâtre commence en 1902 pour une chorégraphie de Marius Petipa, au théâtre du ballet impérial de Saint-Pétersbourg. En France, il est surtout connu pour sa collaboration avec Serge DIAGHILEV et les ballets russes dont il est à partir de 1912 le directeur artistique. Il travailla alors avec notamment Stravinski et Nijinski. Il puise son inspiration de l’Orient, son chef-d’oeuvre est sans doute “Schéhérazade”, qui marqua l’esprit des Parisiens, la polychromie de l’orchestration trouvant un riche écho dans la richesse et la beauté des décors et des costumes. L’Antiquité est aussi une source d’inspiration, comme on le voit ici, dans ce dessin à la plume qui représente un décor avec deux cariatides et, au premier plan, une statue d’une femme allongée. (Bénézit, vol. 1, pp. 391-392). [16215] 3000 €

3 6. BASTIA (Georges). ACHARD (Marcel). Le zoo des vedettes. Trente gouaches originales de Georges BASTIA. Sans lieu ni date, aux dépens de l’auteur, grand in-4, en feuilles, demi-toile marron, couverture titrée en blanc et cordons ocres, 30 planches signées. Exemplaire n°119 d’un tirage de 150 exemplaires numérotés. Cet album a été peint à la gouache par l’auteur. Marcel ACHARD signe la préface, présentant l’auteur comme “un des grands champions de la caricature”, ou encore “le Buffon de la caricature”. Georges BASTIA (1904-1980) caricaturiste puis dessinateur chansonnier, fut Sociétaire des Humoristes, et travailla entre autre pour le “Rire”, “l’Auto” (lauréat de ce concours en 1920), “la Rampe”, “Fantaio”, “Opéra”. Il lança à partir de 1936 un numéro de transformation d’artistes en animaux que l’on retrouve dans cet album du Zoo des Vedettes. Parmi les vedettes on trouve Fernandel, Bourvil, Simone Signoret, Brigitte Bardot, Juliette Greco, Yves Montand, Jean Gabin, Jean Marais,. (Bénézit, I, p. 500 ; Dico Solo p. 55). Joint le bon de souscription. Petite déchirure à la toile, usures et infimes taches. [16330] (Voir planche couleur II.) 700 € 7. BEARDSLEY (Aubrey). WILDE (Oscar). Salomé, a tragedy in one act. Drawnings by Aubrey Beardsley. Boston, W. Luce Company, 1906, in-12, percaline noire, décor d’or représentant Salomé en costume de scène et titré, 87 pp. Douze dessins aux accents symbolistes ornent cette première édition américaine. Petites mouillures et tâches, fragilités au brochage, et légers frottements aux coins. [16275] 300 € 8. BECAT (Paul-Emile). La naissance de Vénus. Huile sur toile, (1920), 31,5 X 39,5 cm, encadrée. Sur le thème de la Vénus anadyomène, dans un style impressionniste, Paul-Emile Bécat représente dans un paysage de mer bordé de hautes falaises avec Vénus sortant des eaux. Elle se tient debout sur une coquille, entourée de tritons venus lui rendre hommage. Son corps clair se détache sur le fond sombre, ses cheveux blonds flottants rappelant la déesse de Botticelli. Paul-Emile BECAT (1885-1960) est grand prix de Rome, médaillé, expose au Salon des Artistes Français ; artiste de facture classique, il exécute plusieurs portraits d’écrivains d’avant-garde, comme Paul Valéry, Claudel, Léon-Paul Fargue, Jules Romains (Bénézit, I, 558). Il devient spécialiste de la pointe sèche, et illustre par cette technique de nombreux livres érotiques, dont “Trente deux poèmes d’amour” de Paul REBOUX, “L’Oeuvre libertine des poètes du XIXe siècle”, “Aphrodite” et “Les Chansons secrètes de Bilitis” de Pierre LOÜYS, les “Oeuvres badines” d’Alexis PIRON, “Les Bijoux indiscrets” de DIDEROT, “Les Liaisons dangeureuses” de Choderlos de LACLOS, “Les Amies” de VERLAINE, et “La Vie des dames galantes” de BRANTÔME. [16166] (Voir planche couleur II.) 1000 € 9. BECAT (Paul-Emile). LOUYS (Pierre). Les chansons secrètes de Bilitis. Avant-propos de G.-C. Serrière. Gravures orginales de Paul-Emile Bécat. Paris, Marcel Lubineau, 1938, en feuillets sous chemise et étui, couverture lettrée rouge et noir, 112 pp. Tirage limité. Un des 350 sur grand vélin d’Arches à la forme (n°372), comprenant le facsimilé de la lettre de Pierre Louÿs cité dans l’avant-propos. Coffret légèrement usé et sali. “Les Chansons secrètes de Bilitis” sont des poèmes en prose doublant “Les Chansons de Bilitis”, parus seulement après la mort de Pierre LOÜYS : l’auteur de l’avant-propos, G.-C. Serrière, épousa la veuve de Pierre LOÜYS et fit passer en vente publique les manuscrits et inédits de l’auteur, de caractère privé ou non (Pia, I, 125/210). [12211] 270 € 10. BELLANGER (Camille-Félix). L’amour rayonnant. Peinture à l’huile sur panneau signée en bas à droite, (1880), 22 x 13 cm., cadre en escalier au décor floral noir et or. Camille BELLANGER (1853-1923) est un peintre et lithographe français. Il suivit les cours de l’école des Beaux-Arts de Paris, et reçut en 1875 le second prix de Rome. Peintre académique, il excelle dans les sujets historiques et mythologiques. Ici, il représente dans un ciel bleu peuplé de nuages blancs, une femme nue en pied. Dans une pose élégante, elle retient d’une main un voile rose, un angelot potelé vient l’embrasser. (Bénézit, vol. 1, p.593). [16261] (Voir planche couleur I.) 700 € 11. BELTRAN-MASSES (Fédrico). BAUDELAIRE (Charles). Les Fleurs du Mal. Paris, Editions Colbert, 1946. in-4 en feuilles, couverture cartonnée, rempliée, imprimée en noir, étui et emboîtage, 284 pp. Exemplaire n° 13, illustrée de 11 composition du peintre BELTRAN-MASSES, elle a été tirée à 350 exemplaires, les 50 premiers, avec un état définitif en couleurs, un état en cours de coloris et un état en une couleur, numérotés de 1 à 50. Bien complet des 11 planches pour le cours du texte et les 2 suites. BELTRAN-MASSES est un peintre d’origine espagnole qui fut l’élève à l’Ecole des Beaux-Arts de Barcelone de J. Sorolla. Il exposa à Munich en 1909, à Paris (où il arriva en 1916). Il fut invité en 1921 à la Société Nationale des Beaux-Arts. Il nous livre ici sa lecture des textes baudelairiens dans des compositions aux couleurs vives, presque dures. (Bénézit, vol. I, p. 612). [16245] (Voir planche couleur I.) 400 €

12. BERANGER (Pierre Jean de).

4 Oeuvres complètes de P.-J. BERANGER. Nouvelle édition revue et corrigée par l’auteur ; gravures d’après CHARLET, DAUBIGNY, A. de LEMUD, JOHANNOT, GRENIER, JACQUES, PAUQUET, PENGUILLY, DE RUDDER, RAFFET, SANDOZ, WATTIER. Paris, Perrotin, 1851-1860, plein maroquin rouge à grains fins, triple filet d’encadrement doré sur les plats, dos orné à 5 nerfs, entre-nerfs ornés, double filet sur les coupes, décor sur les coiffes, décor à la roulette sur les gardes, tranches dorées (Capé). Pierre Jean de BERANGER (Paris, 1780-1857) est le plus célèbre chansonnier du XIXe siècle. Sa carrière engagée commence très tôt : à neuf ans, il assiste du haut du toit de son pensionnat à la prise de la Bastille ; il suit les cours de l’Institut patriotique fondé par Jean-Jacques ROUSSEAU. A 14 ans, il entre dans l’atelier d’un imprimeur, ce qui oriente sa vocation. Les petits métiers se succèdent, durant lesquels il ne cesse d’écrire ; en 1815, il publie son premier recueil de chansons, fort populaire, et très critique envers le trône et l’autel, ce qui lui valut plusieurs condamnations et procès qui ne firent qu’accroître sa popularité. Il idéalise dans ses chansons l’épopée napoléonienne, garante pour l’auteur des idéaux de 1789, et le peuple. Il s’efface de la scène en 1830, après la chute des Bourbons, même s’il joue encore un rôle lors de la Seconde République. Son talent poétique est apprécié de tous bords, de Talleyrand à Lamartine, en passant par Châteaubriand, et ses obsèques sont nationales. Son oeuvre posthume “Ma Biographie” nous laisse un témoignage précieux (Dictionnaire des auteurs, I, 293). Perrotin est le principal éditeur des oeuvres de BERANGER ; nous présentons une édition en VI volumes : Oeuvres complètes, deux tomes (I et II), en deux volumes chacun (1-200, 201-410, 1-178 et 179-401 pp) ; Ma Biographie, un volume (416 pp.) ; Dernières chansons, un volume (374 pp. et Supplément 8 pp) ; Réedition d’après celle 184648, Brunet, I, 781. Belle édition, malgré quelques rousseurs et reports, dans une très belle reliure signée CAPE. [16302] 1200 € 13. BILLOTEY (Louis-Léon-Eugène). Nu, genou à terre. Dessin à la mine de plomb, signé du cachet de l’artiste en bas à droite, 28,8 x 24 cm. Louis-Léon-Eugène BILLOTEY (1883-1940), après avoir remporté le prix de Rome en 1907, fait un séjour à la Villa Médicis, où son style s’affirme : femmes drapées ou dévêtues au milieu de paysages stylisés, silhouettes intemporelles aux traits nobles. Cet artiste des années 30, à la fois figuratif et moderne tire son inspiration de l’Antiquité et des sujets religieux, auxquels il apporte son style, simplifiant les volumes, et recherchant la pureté des lignes et la vivacité des couleurs. Il figure au Salon des Artistes français, et a obtenu un grand prix pour l’exposition Universelle de 1937 pour la grande fresque du Palais de Chaillot. Ce dessin préparatoire, esquisse d’une silhouette féminine, nue, un genou à terre, témoigne de l’importance de son travail préparatoire. (Bénézit, II, 38). Rousseurs et taches. [16298] (Voir planche couleur ) 600 € 14. BONFILS (Robert). LOVER. Au moins soyez discret ! Illustrations par Robert BONFILS. Paris, Georges Crès, 1919, demi-chagrin orange, couverture originale brochée conservée, dessins en couleurs au pochoir in et hors-texte de BONFILS, 202 pages. Les 17 pochoirs hors-texte de Robert BONFILS sont un hymne à la femme et à sa beauté par une déclinaison de son anatomie et de ses charmes. Cet ouvrage contient 75 poèmes de Lover, 75 têtes de chapitre, 75 culs-de-lampe, et 17 hors-texte de BONFILS. Un des 450 ex num. sur vélin d’Arches des poèmes de Lover, auteur et artiste anglais du XVIIIème siècle (N°364). Le coloris au pochoir a été exécuté par CHARPENTIER. Petites usures à la reliure, dos légèrement insolé, piqûres sur les couvertures conservées. [15726] (Voir planche couleur II.) 550 € 15. BONNARD (Pierre). LOUYS (Pierre). Le Crépuscule des nymphes. Lithographies de Pierre Bonnard. Paris, Pierre Tisné, 1946, in-4, ff., sous chemise et étui cartonnés verts, 99 pp. Pierre Loüys revisite les histoires antiques des amours de femmes mortelles avec des dieux vibrant sous le dessin sensuel de Pierre BONNARD. Cinq lithographies hors-texte et nombreuses illustrations intérieures. Edition limitée à 120 exemplaires, sur vélin du Marais filigrané aux nymphes. Monod, II, 7400. Infimes taches, insolation de la chemise et de l’étui. [7786] 1300 €

16. BONNAT (Léon). L’Espagnole. Dessin à la mine de plomb et rehauts de pastel blanc sur papier gris, (1860), 49 x 30 cm. Léon BONNAT (1833-1922) est un peintre académiste, né en Espagne qui étudia dans l’atelier de Léon Coignet à Paris. Il voyagea à Rome pour firmer sa connaissance des classiques. Son style s’affirme dans les années 1860, où il voyage en Orient. Il est surtout célèbre pour ses portraits et ses compositions. Nous présentons ici le portrait en pied d’une femme, le bras droit replié derrière sa tête, le visage incliné vers le bas (Bénézit, II, 158-159). [16193] 500 € 17. BONNOTTE (Louis). Quatre dessins érotico-humoristiques. 4 dessins à l’encre de Chine, (1950), 28,8 x 23 “Dans les sous-bois”; 23,5 x 23,5 cm. “Sur le canapé”; 31 x 23 cm. “Camp naturiste”, signé en bas à droite ; 30 x 22 cm. “Camp nud-

5 iste”. Louis Bonnotte (1895-1980) est un illustrateur, dessinateur humoriste et publicitaire. Il commença sa carrière comme croquiste de mode notamment pour Paul Poiret, Sociétaire des Humoristes, il travailla pour “Fantasio”, “Froufrou”, “Paris-Flirt”. (Dico solo, pp. 94-95). Il signe ici quatre dessins érotiques aux mises en scène comique. [16224] 600 € GRAVELOT que Delteil signale “comme le meilleur de son oeuvre”. L’édition italienne est moins côtée que celle que nous présentons “cette traduction, publiée par les mêmes éditeurs que ceux de l’édition italienne, est plus recherchée et se paie le double plus cher...” Bel exemplaire à grandes marges, infimes restaurations aux reliures, coins très légèrements usés, infimes piqûres et brunissures internes, légers reports. (Brunet, nI, ,1007 ; Cohen, “Guide de l’amateur de livres illustrés du XVIIIe siècle”, 49 ; Gordon N. Ray, “The art of the French illutrated book N°15” - ouvrage qui figure dans la liste des 100 plus beaux livres illustrés entre 1700 et 1914 ; Quérard “La France Littéraire” I, 361 ; Reynaud “Notes supplémentaires sur les livres à gravures duXVIIIe siècle”, 58). [16326] 8000 €

18. BOUCHER (François), COCHIN Fils (Charles-Nicolas), EISEN (Charles), GRAVELOT (Hubert-François). BOCCACE (Jean de). Le Décaméron. Traduit par Antoine Le Maçon. Londres, [Paris], 1757-1761, 5 volumes in-8, maroquin rouge, dos lisses ornés de fleurons et filets dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin vert, coupes et bordures décorées, tranches dorées, VIII-328, 292, 203, 280 et 269 pp. (reliures de l’époque). Giovanni BOCCACE (1313-1375 Italie), grand prosateur italien, imagine -suite à la peste qui sévit à Florence en 1348,- un receuil de nouvelles. Fuyant la peste noire qui ravage Florence dix jeunes gens (trois hommes et sept femmes) s’installent dans une maison de la campagne florentine aux allures de paradis terrestre. Pour tromper l’ennui, chacun à leur tour, ils doivent quotidiennement inventer une histoire et ce pendant une dizaine de jours. Cet ouvrage, écrit entre 1349 et 1351 à Naples, est dédié aux femmes. Il traite de l’amour et fait une satire sur les moeurs du clergé. Belle et célèbre édition ornée de 5 frontispices, d’un portrait, de 97 culs-de-lampe et de 110 figures hors-texte exécutés avec esprit, légèreté et grâce par les plus grands graveurs du temps, d’après les compositions spécialement dessinées de François BOUCHER (1703-1770), Charles-Nicolas COCHIN Fils (1715-1790), Charles EISEN (1721-1778) et HubertFrançois GRAVELOT (1699-1773). La plupart des épreuves portent au dos le paraphe caractéristique du premier tirage. Ces illustrations sont très réussies, particulièrement celles de

19. BOUTET DE MONVEL (Bernard). Figure érotique. Crayon sur calque, dessin préparatoire pour une composition vers 1940, 50 x 64 cm., encadré. Belle étude anatomique : homme représenté de trois quarts, son dos puissant comme une invitation au moëlleux, au voyage des sens. Boutet de Monvel est un peintre, aquarelliste et illustrateur français ; élève d’Olivier MERSON, il commence très tôt sa carrière par des études de la campagne de Nemours et des portraits ; son succès est immédiat et il travaille pour des magazines de mode, comme Harpers’ Bazaar, Vogue, La Gazette du Bon Ton. Son art fait de lignes claires et de couleurs pâles en fait un des plus célèbres portraitistes des années trente. Bernard BOUTET DE MONVEL s’essaie peu au nu ou au sujet érotique ; néanmoins en 1924 il décore la voûte et le tympan de la chambre à coucher dédiée au “triomphe de l’amour”, de la villa de Jane Renouardt, puis en 1925 la salle à manger de Mme Jacques Edeline, où il se livre à un beau travail sur le corps, très sculptural. Le nu se retrouve aussi dans ses études sur L’Abondance, pour la State Bank de Chicago (S. J. Addade, Bernard Boutet de Monvel, Paris, Editions de l’Amateur, 2001, pp. 189-193, et 204-207). [9422] 1000 € 20. BOUTET DE MONVEL (Maurice). Jeune femme à l’arrosoir - Salon de la Société des Aquarellistes Français. Huile sur toile, cachet de l’artiste en bas à droite, étude pour l’affiche du 19ème Salon de la Société des Aquarellistes Français, (1900), 54.7 x 46 cm. Une jeune muse, nue, au profil arrondi, les genoux fléchis, tient à deux mains un arrosoir, allégorie à l’aquarelle dont elle use sur fond

6 vert et décor esquissé. Beaucoup de grâce dans cette vision de l’effort créatif. Légers plis marginaux sur les bords du chassis. (Nous proposons l’affiche à la vente) ; la société des aquarellistes est fondée en 1879, suite à l’engouement qu’ont suscité les aquarelles de Mario Fortuny, peintre catalan ayant travaillé en Afrique du Nord. Maurice BOUTET DE MONVEL (1851-1913), est l’élève de CABANEL. Il se différencie très tôt des naturalistes et des impressionnismes par un travail sur le dessin et la couleur acidulée. Son tableau “Le Triomphe de la Canaille” (1884, Musée des Beaux-arts d’Orléans), fustigeant la Commune et résolument anti-républicain, empêche pour un temps de grandes commandes et explique son orientation vers l’illustration, à laquelle il consacre la majorité de sa carrière. L’artiste est néanmoins plusieurs fois médaillé aux Salons, et continue à exercer dans le portrait, surtout le portrait d’enfants. On retrouve dans ce travail sur le nu ce qui caractérise l’artiste, notamment un art de l’aplat : il était sensible au japonisme et aux oeuvres de Pierre Puvis de CHAVANNES. Le nu est ainsi pour lui l’occasion d’un manifeste esthétique et un passage traditionnel, au titre de sa formation, avant la figure “habillée”, comme en témoignent des études préparatoires pour “Jeanne d’Arc” (Louis GILLET, in “La Revue Hebdomadaire”, N°19, mai 1913 ; Osterwalder, I, 163-164 ; Maurice Boutet de Monvel, master of French Illustration and Portraiture, Washington, 1987, pp. 48-49). Carte d’entrée jointe. [9408] (Voir planche couleur II.) 5000 € 22. BRENOT (Pierre-Laurent). [AFFICHE]. Pin-up. Portefeuille d’affichettes en noir et blanc sur papier glacé, signées dans la planche du monogramme de l’artiste, titrées, (1960) dans une chemise rouge, 59 x 40 cm. 6 affichettes titrées : “Alors on ne joue plus”, “Voyons, un mot de cinq lettres commençant par A et finissant par R”, “Les chaussures”, “Et s’offrir aux hommes une nouvelle espèce de fleur très gracieuse qui s’épanouit en avril”, “Franchement Hubert vous voyez une telle différence entre vous et moi ?” “La Fourrure”. Les poses coquines de la petite femme de Brenot... [16271] 200 €

23. BRENOT (Raymond-Pierre-Laurent). LOUYS (Pierre). Sanguines. Illustrations de Raymond BRENOT. Paris, éditions de l’Odéon, 1961, grand in-8, basane maroquinée brun clair, silhouette féminine au fil d’or, dos titré, 164 pp. Edition illustrée de 16 planches hors-texte en couleurs d’après les aquarelles de Raymond BRENOT. Exemplaire n°170, d’un tirage de 450 exemplaires numérotés sur vélin de Reinage teinté. [16284] 180 €

21. BRENOT (Pierre-Laurent). Pin-up brune. Gouache, signée et datée en bas à gauche, 1957, 58 X 22 cm, encadrée. Une femme brune aux longues jambes, représentée en pied, fixe le spectateur d’un regard intense. Sa bouche maquillée, ses bras relevés, les mains plongées dans ses cheveux et ses sous-vêtements transparents suggèrent plus qu’ils ne cachent ses formes généreuses. Cette gouache de BRENOT, affichiste des années 1950, célèbre pour ses pin-up et ses Brenot Girls, est un tableau très sensuel. [16169] (Voir planche couleur I.) 1600 €

24. BRENOT (Raymond). [CURIOSA]. Jeou-P’Ou-T’Ouan - La Chair comme tapis de prière. Illustré par Raymond Brenot. Paris, Editions de l’Odéon-Editions

7 André Vial, 1971, in-12, demi-basane ocre, plats recouverts de tissu moiré or, plaque en laque ornée de deux caractères chinois indiquant le titre du roman, tête dorée, 206 pp., achevé d’imprimer, justificatif, sous étui. Tirage limité à 1150 exemplaires, plus dix hors-commerce, dont 1028 sur vélin chiffon de Lana, celui-ci N°1011. Les lettrines sont une création originale de Yvette VIBERT - Le tirage en noir des illustrations est dû aux ateliers “Arte” d’Adrien Maegth. La gravure sur bois et le tirage en couleurs des compositions de Brenot sont l’oeuvre de Raymond Jacquet. Laque de la reliure d’art “Au Pinçon d’or” de Gérard Lejeune. Reliure YvesFrançois Wils. Cette édition de 1971 porte l’avertissement suivant “Jeou-P’Ou-T’Ouan ou La Chair comme tapis de prière roman écrit vers 1640 par le lettré LI-YU, a été traduit en français pour la première fois par Pierre Klossowki et fut publié par Jean-Jacques PAUVERT en 1962. La tradition de Pierre Klossowki est établie sur l’édition originale chinoise signalée au Catalogue des romans populaires chinois de Souen K’ai-ti. ” Variations érotiques sur le yang (objet yang, caratère masculin) et le yin (ouverture yin, caractère féminin). Il s’agit d’une réédition de l’édition de 1962 (Pia, II, 639-640). [16220] 280 € 25. BRET KOCH (Ray). Nu au tabouret de dos. Dessin à la plume à l’encre de Chine signé et daté en bas à droite, 1976, 45 x 38 cm. Ray BRET KOCH (1902-1996) a fréquenté dès son adolescence les milieux artistiques et littéraires, il entretient notamment avec Jean Cocteau une amitié jusqu’à la fin de sa vie. Il travailla pour l’Olympia, confectionnant les décors et les costumes, pour des revues comme “Monsieur” et “A la danse”. Après la guerre, il s’affirme dans la décoration et la publicité et son style d’illustrateur se particularise. Plus tardivement, il s’intéresse à la publicité et l’information médicale. Sur un tabouret rond, de dos, une jeune femme, ses cheveux noirs retombant sur ses épaules se tient bien droite. (Dico solo, p. 106). [16184] 300 € 26. BRET KOCH (Ray). Jeune fille en buste. Dessin à la mine de plomb, signé et daté en bas à droite, 1974, 55 x 46 cm. Ray BRET KOCH (19021996) a fréquenté dès son adolescence les milieux artistiques et littéraires, il entretient notamment avec Jean Cocteau une amitié jusqu’à la fin de sa vie. Il travailla pour l’Olympia, confectionnant les décors et les costumes, pour des revues comme “Monsieur” et “A la danse”. Après la guerre, il s’affirme dans la décoration et la publicité et son style d’illustrateur se particularise. Plus tardivement, il s’intéresse à la publicité et l’information médicale. Il représente ici une jeune femme nue, en buste vue de trois-quart. (Dico solo, p. 106). [16187] 300 € 27. BREVAL (Roger). BERAUD (Henri). 20 dessins de Roger Breval pour illustrer les Chansons de Bilitis. Le Caire, Les Argonautes, 1930, in-4, sous chemise demi-toile brune, plats à bandes d’encadrement argentées et roses, 20 planches, étui fermé par des cordons. 20 gravures à la sanguine signées par l’artiste exécutées en 1929. La sanguine sied de manière charnelles aux courbes languides du corps des femmes de Biblitis. Usures à l’étui. [12394] 350 €

25. Nu au tabouret

26. Jeune fille en buste

28. BRISSAUD (Pierre). BOYLESVE (René). “La Leçon d’amour dans un parc”. Illustration de Pierre BRISSAUD. Paris, aux éditions Lapina, 1925, grand in-8, broché, imitation crocodile vert estampé sur les plats d’un médaillon or et argent aux motifs d’un parc, 245 pp. Illustré de 45 aquarelles de Pierre BRISSAUD reproduites au pochoir et retouchées à la main. Pierre BRISSAUD (1885-1964), peintre, graveur et illustrateur, est le neveu de Louis Boutet de Monvel. Il participa à l’illustration de la célèbre Gazette du Bon Ton. Avec MARTY, MARTIN, LEPAPE, il fut l’élève de Fernand CORMON. (Benezit T.II Dico Solo-109 EdouardJoseph Dictionnaire biographique des artistes contemporains (1910-1930 T.I- p. 207). Ses illustrations au pochoir gardent une grande vivacité et agrémentent avec beaucoup de charme le texte de BOYLESVRE. Dos insolé, coins et mors légèrement frottés. [16287] (Voir planche couleur I.) 500 €

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30. CALBET (A.). VIVANT DENON (Dominique, Baron de). Point de lendemain. Avec un texte d’Anatole France et une introduction de F. Fleuret. Illustrations de A. Calbet. Paris, Editions de la mappemonde, 1934, in-12, broché, couverture illustrée de deux petits amours enlacés sous un treillis de roses, XXXVI-57 pp. Grand papier. Tirage limité à 750 exemplaires. Un des 15 exemplaires sur Japon, exemplaire n°3. Joint un portrait de Vivant Denon dessiné et gravé par luimême (vers 1772), et une aquarelle reproduisant l’illustration de la p. 7. Les 14 illustrations à l’aquarelle de Calbet illustrent finement ce conte galant. [10729] (Voir planche couleur III.) 900 € 31. CARRE (Léon), MOHAMMED (Racim). MARDRUS (Joseph-Charles). Le Livre des Mille Nuits et une Nuit. Traduction littérale et complète du texte arabe par le Docteur J. -C. Mardrus, illustrations de Léon Carré, décoration et ornements de Racim Mohammed. Paris, Edition d’art Henri Piazza, 1926-1932, broché, couverture rempliée sous étui orné, plats ornés d’un décor oriental, 12 volumes in-4, 199, 181, 269, 251, 263, 269, 293, 295, 239, 227, 201 et 243 pp. Numéro 1134 sur 2200 exemplaires tirés sur velin chiffon. Le texte parut pour la première fois aux éditions de la Revue Blanche, non illustré. L’éditeur Piazza rassembla autour de lui des artistes pour donner à cette oeuvre l’édition illustrée qu’elle méritait. C’est ainsi que Léon CARRE, orientaliste reconnu, fut choisi pour illustrer ces Contes Arabes, le contrat prévoyant douze planches par recueil. L’ornementation fut confiée à Racim MOHAMMED, et l’impression à Kadar. Le soin apporté à cette édition, et son ampleur, en font un ouvrage de référence. La vivacité des couleurs (liée à un nouveau procédé d’impression mis au point pour cette édition) et la finesse du trait permettent de rendre à merveille la sensualité des femmes, la luxuriance des jardins et des paysages, le pittoresque des scènes de rue, le caractère fantastique des génies et autres génnias, et nous permettent de dire que Léon CARRE a véritablement réussi à rendre ce qui avait tant charmé ses contemporains dans la traduction de Mardrus. Légères insolations, petites déchirures et légères taches, sur les étuis et dos. [16036] (Voir planche couleur III.) 1300 €

29. CABRAL (Ernesto-Garcia). Les merveilles du phonographe. Dessin à l’encre de Chine sur papier fort, (1925), mentions manuscrites pour l’éditeur, 39 x 44.5 cm. Un homme, le casque sur les oreilles, regarde avec stupéfaction son phonographe d’où sort une épaisse fumée, et sur les nuages qu’elle forme, tel le génie de la lampe d’Aladin, un extra-terrestre, coiffé lui aussi d’un casque et écoutant son phonographe. Ernesto Garcia CABRAL (1890-1968) est un artiste mexicain : caricaturiste, muraliste et illustrateur. Manifestant très tôt des dons pour le dessin, il fit des études à l’Académie de San Carlos, l’école d’arts plastiques de l’Université nationale autonome du Mexique. Il collabora par la suite avec des journaux comme La Tarántula, dirigée par Fortunato Herrerías. Ce dernier assista au premiers événements de la Révolution méxicaine, et sur le récit qu’il en fit à Cabral, le peintre dessina dix vignettes qui sont les premiers documents iconographiques sur la Révolution méxicaine. Par la suite, il collabore avec la Risa et Milticolor, et ses dessins politiques marquent fortement les esprits. Il part pour Paris où il travaille pour la Baillonette, l’Assiette au beurre, le Rire. Ce voyage lui permet de s’ouvrir à de nouveaux univers, à la bohème parisienne, mais aussi à l’art nouveau et à l’art déco naissant, qu’il fera découvrir, à son retour au Mexique, à ses compatriotes. Papier jauni, déchirures marginales dans la partie supérieure de l’image. [16280] 700 €

9 des 1.420 exempalires numérotés sur vergé à la Forme des Papeteries d’arches (N°623). Michel CIRY (artiste vivant, né en 1919 à la Baule), peintre et graveur, se spécialise dans l’aquarelle et le pastel ; il expose à Bruxelles, Bruges, Amsterdam, Paris, Lausanne et New-York. Les musées du Petit Palais à Paris et de l’Albertina à Vienne conservent ses oeuvres (Bénézit, III, 40). Son trait précis et anguleux exacerbe sa vision personnelle du corps humain, dont le nu constitue un parangon. “J’étais ingénu, je la regrettai ; j’avais vingt ans, elle me pardonna : et comme j’avais vingt ans, que j’étais ingénu, toujours trompé, mais plus quitté, je me croyais l’amant le mieux aimé, partant le plus heureux des hommes.” [10252] 100 €

32. CASTELNUEVO (Guy de CHATEAUNEUF RANDON, dit). Nu. Eau-forte signée à la mine de plomb en bas à droite, 2008, 24 x 10.5 cm. CASTELNUEVO, artiste contemporain du Pays basque, s’est fait une spécialité du travail de la gravure sous ses différentes formes, il expose régulièrement ses oeuvres entre Bayonne et Saint Jean de Luz. Belle gravure au burin et à l’eauforte évoquant avec poésie une silhouette féminine nue, en longueur, de profil, le bras replié au-dessus de la tête. [16297] 250 €

33. CHIMOT (Edouard). Le Châle noir. Eau-forte en couleurs signée sous la plaque et numérotée 2/250, (1930), 28.7 x 43.7 cm. Assise sur un sol à damier, une jeune-femme au regard mutin, en partie nue, s’amuse avec son châle noir à longues franges. Elle est coiffée d’un chapeau et ses seins sont recouverts de bijoux. [15383] 350 € 34. CIRY (Michel). VIVANT-DENON (Dominique). Point de Lendemain. Illustrations de Michel CIRY. Paris, Editions Emile Chamontin, collection “Petits chefs-d’oeuvre d’Autrefois”, 1942, in-8, broché, couverture bleue rempliée, titre contrecollé, 50 pp. Tirage limité à 1.530 exemplaires. Un

35. CLOUZOT (Marianne). Nu aux roses trémières. Dessin à l’encre de Chine, signé et daté en bas à droite, 1976, 33,8 X 18 cm. Marianne CLOUZOT (1908-2007), commence sa carrière de manière très précoce en exposant ses premiers dessins en 1918 à la galerie Devambez, “Dessins pour la Victoire”. Elle s’oriente d’abord vers les arts appliqués et reste cinq ans à l’Union des Arts décoratifs, puis devient l’élève d’André LHOTE. Elle travaille en parallèle le livre pour enfants à la Bibliothèque Rose, les motifs de tissus, en collaboration avec la famille HEIM, et l’illustration libre. Mais c’est un livre, Le Cantique des Cantiques, qui fait (selon ses propres dires) radicalement évoluer sa pratique : elle l’illustre dans un style épuré et sensuel, si sensuel qu’il est refusé par l’éditeur et que l’artiste le fait publier à son compte (Traduction d’André Chouraqui, Paris, Aux dépens de l’artiste, 1951). Le nu, pudique, léger ou érotique, constitue désormais une pierre de touche de son art. Une jeune fille de dos, nue, les cheveux ramassés en un chignon bas, contemple des roses trémières dont les tiges vont chercher le soleil. [16168] 350 €

10 alise la maquette de ce livre, en trente et une compositions à l’encre de chine, d’un trait stylisé aux accents surréalistes. Cette maquette manuscrite et complète de ses trente-etun dessins originaux est à la recherche d’un éditeur. [4085] 2500 € 38. CLOUZOT (Marianne). AUDISIO (Gabriel). Les Amours de Jupiter. Gravures sur bois de Marianne CLOUZOT. Paris, Michel Fouqueux, 1962. In-4, en feuilles sous chemise cartonnée. Ce texte original de Gabriel Audisio, imprimé sur papier gris moucheté, est illustré de 35 gravures sur bois de Marianne CLOUZOT, sur papier noir moucheté. Envoi de l’artiste. Emboîtage un peu marqué. [13020] 350 € 36. CLOUZOT (Marianne). Nu aux coquillages. Aquarelle et pastel gras, signé et daté en bas à droite, 1967, 32,5 x 50 cm. Marianne CLOUZOT (1908-2007), commence sa carrière de manière très précoce en exposant ses premiers dessins en 1918 à la galerie Devambez, “Dessins pour la Victoire”. Elle s’oriente d’abord vers les arts appliqués et reste cinq ans à l’Union des Arts décoratifs, puis devient l’élève d’André LHOTE. Elle travaille en parallèle le livre pour enfants à la Bibliothèque Rose, les motifs de tissus, en collaboration avec la famille HEIM, et l’illustration libre. Dans un camaïeu de bleu et de gris, une femme est allongée sur une plage. Le dos sur le sable, les jambes croisées et les bras repliés sur ses yeux comme pour se protéger du soleil, elle est entourée de coquillages. [16189] 550 €

39. COCHET (Gérard). Nouvelle Grande Odalisque. Dessin à la mine de plomb et aux crayons de couleurs, signé et daté en bas à droite, 1919, 32 x 49 cm. Gérard COCHET (1888-1969) est un peintre et un illustrateur. Il exposa de 1922 à 1942 au Salon d’Automne et de 1927 à 1944 au Salon des Indépendants. Il illustra, entre autres, des oeuvres de Mauriac, Pagnol, Maupassant. Dans une position qui rappelle celle de la “Grande Odalisque” d’Ingres, une jeune femme est représentée tournant la tête au spectateur, qui ne voit que ses cheveux. Les jambes croisées, les bras nonchalamment étendus, elle présente au spectateur ses formes pleines, dont les proportions, comme celle de son illustre aînée ne sont pas rigoureusement anatomiques, mais que plus sensuelles. [16175] 400 € 40. COCHET (Gérard). Triomphe de Bacchus. Dessin en forme de médaillon à l’aquarelle et à la mine de plomb, signé du cachet d’atelier en bas à droite, (1919), 32,5 x 47,2 cm. Gérard COCHET (1888-1969) est un peintre et un illustrateur. Il exposa de 1922 à 1942 au Salon d’Automne et de 1927 à 1944 au Salon des Indépendants. Il illustra, entre autres, des oeuvres de Mauriac, Pagnol, Maupassant. Dans les rues d’une ville antique, un cortège s’avance. Au premier plan, à gauche de l’image, trois hommes nus avancent en dansant, et en buvant. Bacchus est majestueusement assis sur un char tiré par des princes orientaux vêtus de grandes robes aux couleurs vives, qui marchent auprès d’un lion et de deux lionnes. Au pied du char, une Bacchante joue des cymbales. Le tout forme un ensemble fort à l’énergie sauvage. Déchirure et salissures marginales qui ne gênent pas le dessin. [16176] (Voir planche couleur I.) 500 €

37. CLOUZOT (Marianne). VALERY (Paul). Ebauche d’un serpent. Maquette originale manuscrite, 1987, in-4, couverture sur fond noir contrecollé d’un serpent d’argent moucheté. Eve, un serpent, tentation et méditations... sur ces variations poétiques de Paul VALERY, Marianne CLOUZOT ré-

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41. CULLET (A.). Saint Jean-Baptiste. Médaillon oval en bronze signé en bas à gauche, (1900), 20,5 x 15,5 cm. A. Cullet est un artiste sculpteur à Paris qui exposa au Salon des Artistes français de 1889 à 1908. Saint Jean-Baptiste est représenté enfant, en petit berger. Il est assis et tient dans ses bras un agneau qui se love contre son épaule. Son bâton de berger prend la forme d’une croix tandis que le Saint qui tréssaillit d’allégresse dans le sein de sa mère quand Marie rendit visite à Elisabeth est déjà coiffé d’une auréole. [16225] 400 €

42. DARAGNES (Jean-Gabriel). La Muse sur le poète. Gouache signée en bas à gauche, (1928), 25,8 x 18,5 cm., encadré. Jean-Gabriel DARAGNES (1880-1950) est un peintre et illustrateur français. Son atelier qu’il ouvrit en 1925 à Montmartre rue Junot, était l’un des lieux où se retrouvaient les artistes-illustrateurs et auteurs de cette époque, comme Gus Bofa, Dunoyer de Ségonzac, Chas Laborde et Giraudoux ou Pierre Mac-Orlan. Jouant sur la complémentarité du vert et du rouge, il compose ici un tableau qui représente une Muse, d’un vert amande, qui se penche consolante sur un homme accablé. Celui-ci est peint dans des teintes rouges, assis dans un grand fauteuil, il tient sa tête dans ses mains. [16179] (Voir planche couleur III.) 500 €

43. DERAIN (André). Nu au collier. Dessin à la mine de plomb signé du cachet en bas à droite, (1935), 21 x 12 cm., encadré. Un jeune modèle féminin pose nu les bas croisés dans le dos avec, pour seul accessoire, un collier. Elle penche la tête avec un air nostalgique. Petites brunissures de papier et insolations, cachet d’atelier au recto et infime report au verso. André DERAIN (1880-1954) est un des meilleurs représentant du fauvisme avec ses couleurs vives, son dessin simplifié, sa composition claire. Proche de PICASSO, il aborde néanmoins un retour à des formes plus classiques. Après la Première Guerre Mondiale il réalise de très belles oeuvres pour Les Ballets Russes de DIAGHILEV. [15500] 1200 €

12 44. DIGNIMONT (André). BAUDELAIRE (Charles). Les Fleurs du Mal. Illustrations de DIGNIMONT, gravées sur bois en couleurs par Gérard Angiolini. Paris, édition de la Maison française, collection des Chefs d’oeuvre français, 1947, in-4, en feuilles, couverture cartonnée rempliée, imprimée en rouge, sous étui et emboîtage cartonnés, dos en simili cuir brun, 225 pp., achevé d’imprimer. Exemplaire des Amis du florilège, d’un tirage à 1000 exemplaires sur pur chiffon Corvol l’Orgueilleux. Nous joingnons au livre 42 dessins originaux à l’encre de Chine, et 1 à l’encre de Chine, aquarellée d’André DIGNIMONT, maquettes préparatoires pour la présente édition. Cet artiste qui fut étroitement mêlé aux milieux littéraires de son époque et particulièrement à ce que l’on appelle le “milieu” désignant ainsi celui des mauvais garçons, dont était proche Carco, illustre ici l’un des plus grands recueils poétiques du XIXème siècle, qui a aussi fait scandale en son temps. Le trait précis de Dignimont, que l’on découvrit lors du salon de l’Araignée (fondé par Gus Bofa) fait écho aux vers de Baudelaire, dans des illustrations en couleurs, et dans de petits médaillons qui s’intercallent entre les poèmes. Dignimont fut Chevalier de la légion d’honneur et Sociétaire du Salon d’automne, (Bénézit, III, p. 584). [16278] (Voir planche couleur IV.) 600 € 45. DOMERGUE (Jean-Gabriel). HAREL-DARC (Pierre). Quand on parle d’amour ou le Vrai Dialogue Sentimental. Illustrations de Jean-Gabriel DOMERGUE. Paris, Collection du Lierre, 1948, in-4, en feuilles, sous couverture imprimée en rouge et rempliée, sous étui rose cartonné à motifs, titre contre-collé au dos, 161 pp. Ce livre composé en caractères Garamond a été imprimé par Georges Girard pour la typographie et Maurice Beaudet pour la lithographie et le “coloris” pour les aquarelles. Ouvrage orné de 10 hors-texte en couleurs et de 26 in-texte en noir et en couleurs. Tirage limité à 350 exemplaires. Un des quarante exemplaires sur vélin de rives avec une suite en noir composée de 18 planches (N°32) et une suite de 10 planches en couleurs. Nous joignons un dessin original préparatoire à la gouache réalise dans les tons de gris (32.5 x 24.2 cm) signé en bas à droite par l’artiste. Une jeune-femme coiffée d’un bibi converse avec un homme assis, le ventre adossé contre le dossier d’une chaise, portant une jaquette et un haut de forme. (Monod 5838). Salissures, usures, manques et accidents à l’emboîtage. [15495] (Voir planche couleur ) 3600 € 46. DOMERGUE (Jean-Gabriel). Eve. Huile sur panneau, signée en bas à droite, (1919), cadre doré mouluré à décor floral, 73 x 58 cm, cadre doré. Sur un fond à décor d’arbres fruitiers très art déco, Jean Gabriel DOMERGUE, (Bordeaux 1889 - Paris 1962), nous présente une Eve, jeune femme en buste nue, détachant une pomme et la présentant de sa main droite. De sa main gauche, elle redresse sa chevelure au blond vénitien et, les yeux mi-clos, se protégeant des rayons du soleil, elle affiche un regard perçant. Sa carnation est lumineuse. Cette oeuvre est à placer sous l’influence du fauvisme par le traitement des couleurs. Légères restaurations. [13150] (Voir planche couleur VI.) 12000 € 47. DOMERGUE (Jean-Gabriel). PILLET (Roger), GRIVOLIN (Jeanne-Aurélie). Les Oraisons amoureuses. Transcrites par Roger Pillet. Illustrées d’eaux-fortes en couleurs de Jean-Gabriel DOMERGUE. Paris, Collection du Lierre, S.P.E.L., 1951, relié plein buffle crème mosaïqué chevron auburn serti, silhouette féminine à l’or fin, monté sur onglets cousus, gardes peau de velours, contres-gardes papier marbré à la cuve Marianne Peter, titre tête-de-nègre à l’Oser, sous coffret toilé chocolat insérant le cuivre original (Martine Clamagirand-Roth). Ouvrage illustré de dix eaux-fortes en couleurs et hors-texte sur le thème des ébats amoureux féminins. Jean-Gabriel DOMERGUE (Bordeaux 1889-1962) peintre membre de l’Institut, est connu pour ses nus d’une coquetterie malicieuse. Tirage limité à 380 exemplaires numérotés. Un des vingt exemplaires sur Montval (N°23) avec un cuivre original gravé et encré et une suite en noir. Le cuivre original gravé représente Jeanne-Aurélie amoureuse, à genoux, les bras levés vers son amour et prononçant ses mots : “Oh mon Dieu ! mon bien-aimé”, il correspond à l’illustration du poème “Cherbourg”. Le livre s’achève ainsi “parce que je vous aime... Ici se terminent les notes de Normandie et le journal de JeanneAurélie Grivolin”. Couverture originale conservée. (Monod II, 9107). Infimes usures. [15463] (Voir planche couleur III.) 2000 € 48. DOMERGUE (Jean-Gabriel). SAINT-LAURENT (Cécil). La Parisienne. Lithographies originales en couleurs de JeanGabriel DOMERGUE. P., Joseph Foret, 1956, in-folio, en feuilles, sous couverture illustrée en couleurs et rempliée, sous chemise et étui cartonnés roses. Les textes inédits de Cécil Saint-Laurent ont été illustrés de 20 lithographies originales hors-textes en couleurs de Jean-Gabriel DOMERGUE (planches effacées après tirages). Tirage limité à 197 exemplaires numérotés à la presse et signés par l’éditeur. Un des 25 exemplaire sur Arches pur fil comportant une suite en couleurs avec remarque sur Japon Nacré, une décomposition des couleurs sur papier de Chine, une épreuve de trait en un ton sur Vélin de Rives d’une des planches lithographiques (N°V). Ouvrage composé en caractères Garamond, les lettrines ont été gravées sur bois. Usures, taches, manque le dos à la chemise et manque le bord supérieur de l’étui. Ouvrage fort apprécié par les amateurs de Jean-Gabriel DOMERGUE (Bordeaux 1889, 1962 Paris). “Il devait devenir le peintre de ces nus et deminus d’une agressivité modérée, d’une coquetterie malicieuse qui firent sa réputation autant que sa fortune” (Bénézit). “De son oeuvre jaillissent ces filles au long cou, à la poitrine menue et sensuelle, à la taille fine bien marquée, aux hanches étroites, aux très longues jambes, celles que nous croisons tous les jours au café, au théâtre, au restaurant, aux courses... vraies parisiennes (...)” (Gérard-Louis Soyer, Editions Sous Le Vent/ Vilo). (Monod 1452). [15494] (Voir première de couverture.) 3900 €

13 49. DOMIN (André). BAUDELAIRE (Charles). Suite de vingt-six gravures au pochoir d’André DOMIN pour illustrer “Les Fleurs du mal” de Charles Baudelaire. Paris, René Kieffer, 1920, en feuilles, in-8, sous chemise illustrée en noir. Magnifique suite illustrée au pochoir par André DOMIN. Caricaturiste et illustrateur, André DOMIN collabore aux “Feuillets d’art”, à “Fantasio” et illustre des ouvrages comme “Les Litanies de la rose” ou “Les Fleurs du mal” de Baudelaire, dans un style à la fois riche et épuré. Artiste éclectique, il entame une carrière de décorateur en créant la maison “Dominique”. [16277] (Voir planche couleur IV.) 550 € 52. DOMIN (André). Femme allongée de dos. Aquarelle et encre de Chine, s.d., (1920), 19,5 x 24,5 cm., encadrée. André DOMIN collabore aux “Feuillets d’art”, à “Fantasio” et illustre des ouvrages comme “Les Litanies de la rose” ou “Les Fleurs du mal” de Baudelaire, dans un style à la fois riche et épuré. Artiste éclectique, il entame une carrière de décorateur en créant la maison “Dominique”. L’artiste représente une femme allongée, de dos, très cambrée, les bras repliés sous sa tête aux boucles blondes. Ses yeux clos et sa bouche serrée indiquent qu’elle est plongée dans un sommeil profond, ce qui rend la scène à la fois sensuelle et intime. [16164](Voir planche couleur IV.) 700 €

50. DOMIN (André). Nu en contre-plongée. Encre de Chine datée 19 VIII (1920), initiales de l’artiste en bas à droite, 27 x 20 cm. Le regard de l’artiste s’est placé sous le corps féminin qu’il observe depuis les pieds jusqu’aux bras repliés dans un étonnant raccourci. [13040] 750 € 51. DOMIN (André). Pénélope. Encre de Chine, gouache vernie, initiales de l’artiste en bas à droite, (1918), 17 x 17 cm. Un pagne rouge laisse voir une poitrine sculpturale et dénudée, sous un profil oriental de cheveux noirs. Etude préparatoire pour “Celles qui attendirent.” “Celles qui attendirent. Pénélope, Aude, Pamela, Gaby.” Quatre dessins d’André DOMIN. P., Librairie Lutécia, (1918), br., in-folio., présente quatre dessins au trait pleine page, encadrés d’une large bordure orange, représentant quatre femmes mélancoliques dans l’attente du retour du soldat mobilisé au front. [13102] (Voir planche couleur V.) 900 €

53. DRIAN (Adrien Désiré ETIENNE dit). LAFAYETTE (Madame de). La Princesse de Clèves. Paris, La Société Nouvelle des Editions d’art Devambez, 1929, grand in-4 en feuilles, couverture cartonnée, étui demi-chagrin noir, plats en papier marbré, emboîtage papier marbré noir et blanc, 182 pp. Réalisé sous la direction artistique d’Edouard Chimot, illustré de vingt eaux-fortes originales gravées par Etienne DRIAN. Il provient d’un tirage limité à 180 exemplaires, dont 40 exemplaires sur papier Japon impérial contenant deux états des eaux-fortes, le deuxième état avec des remarques et l’état définitif (n° 48). (...) Atelier d’Imprimerie en taille-douce de la Roseraie à Paris. DRIAN (1885-1961) est un artiste aux multiples facettes. Il est à la fois dessinateur de publicité (Fourrures Max, Revillon, Le Printemps...), dessinateur de presse (“La Gazette du Bon Ton”, “Feuillets d’art”...), illustrateur (Sacha Guitry, Régnier, Géraldy...). Il dessina des costumes de théâtre et de Music Hall, des décors pour le Casino de Paris. Cet artiste de la mode Art déco magnifie la femme et principalement la parisienne. Il y met en valeur l’atmosphère particulière du roman et en particulier celle de la cour des Valois, où régnait la maîtresse d’Henri II, Diane de Poitiers. “La magnificence et la galanterie n’ont jamais paru en France avec tant d’éclat que dans les dernières années du règne de Henri second.” “Très intéressante publication cotée” (Carteret, IV, 224). [16216] 350 €

14 54. DUBOUT (Albert). Adam et Eve revisités. Aquarelle et encre de Chine, signée en bas à gauche, (1970), 31,5 x 24 cm. Albert DUBOUT (19051976) est l’une des figures phares de l’illustration satirique française du XXème siècle avec à son actif plus de 80 ouvrages. Dans une forêt luxuriante, près d’un lac où se reflète les troncs de hauts arbres, un couple a trouvé refuge sous un immense palmier, qui abrite un oiseau dans ses branches. Dans ce lumineux camaïeu de vert et de bleu, la dimension comique n’est pas absente : elle tient au jeu d’échelle entre le les deux figures perdues dans cette immensité verdoyante, et la forêt. (Dico Solo, pp.252-254). [16178] (Voir planche couleur V.) 1000 € 55. DUFY (Raoul). Nu féminin sur une plage. Pointe-sèche signée et numérotée, (1930), 18.5 x 11 cm., encadrée. Une femme est assise, nue, sur une plage, un coquillage à ses côtés et regarde un bateau passant au loin. Le trait incisif de Raoul DUFY donne un aspect sculptural à cette beauté estivale. Cette pointe-sèche porte le numéro manuscrit 103 sur 125. Raoul DUFY (1877-1953) peintre cubisant, travaille pour de multiples supports (papier, céramique, tissu) ; d’abord artiste fauve, il abandonne cette direction en découvrant les toiles de CEZANNE. Il se lance dans la lithographie en 1920 en illustrant “Les Madrigaux” de MALLARME. Infimes plis et taches marginales. [14147] 350 € 56. DULAC (Edmund). ROSENTHAL (Léonard). The Kingdom of the Pearl. New York, Brentano’s, (1921), petit in-4, demi-percaline blanche, plats tissu ornés de motifs argentés de vagues et coquillages, étiquette de titre éditeur collée en haut à droite, titre doré au dos, ex-libris manuscrit en tête de l’ouvrage, 151 pp. Tirage limité à 675 exemplaires, N°167. Histoire romancée des perles, dont on suit le trajet, grâce à ROSENTHAL, de leur origine à leur commercialisation, en passant par les mythes et légendes dont elles furent l’objet. C’est surtout l’occasion pour DULAC d’exprimer son talent dans des planches contrecollées, réhaussées à l’or, au dessin très fin et aux couleurs restées très vives, où la perle prend la forme d’une femme dans la plupart des planches, dix au total, protégées par des serpentes titrées. Serpentes titrées légèrement brunies, coins émoussés, légères déchirures aux coiffes, usures et taches. [16037](Voir planche couleur III.) 480 €

55. Nu féminin sur une plage.

57. ERTE (Roman TIRTOFF, dit). Frivolité-Gros reproches. Gouache, encre de Chine, rehauts de blanc et d’argent, signé en bas à droite, (1917), 23 x 14 cm., encadrée. Dans le cadre du spectable “Les Perversités féminines” Erte dessine ce ravissant modèle, buste dévoilé où la blancheur de sa robe s’harmonise avec le jeté de rose de sa traîne. Légère insolation, et infimes taches. Artiste russe, Romain de TIRTOFF (dit ERTE Saint-Petersbourg 1892-Paris 1990), prend le nom d’ERTE (phonétiquement ses initiales) en arrivant à Paris en 1912. Il commence par travailler pour Paul POIRET puis dans l’illustration de mode avec notamment une collaboration avec le magazine Harper’s Bazaar conjuguée à une carrière de décorateur, de costumier de théâtre et de music-hall, à la création de bijoux et d’accessoires. “Erté, inventeur de la femme moderne (...). La femme d’Erté transfère dans son costume ses sentiments et sa morale : sa pudeur dans ses voiles, sa sensualité dans ses perles, son sexe dans ses plumes (...)”. (Roland Barthes “Erté”, Franco Maria Ricci, 1973). [16182] (Voir planche couleur .) 4500 €

58. ERTE (Roman TIRTOFF, dit). BARTHES (Roland). Erté. Texte de Roland Barthes, suivi d’un extrait des mémoires de Erté. Parma, Franco Maria Ricci éditeur, 1975, in-4, toile éditeur, titre doré, plat supérieur illustré d’une tête grecque à la peau noire, aux yeux bleus, lèvres et cheveux dorés, titre en long doré sur le dos plat, 189 pp., sous étui cartonné. Volume imprimé dans l’atelier de M. Nino Amoretti, et sous la direction de Franco Maria Ricci. Première édition, tirage limité à 3.000 ex. numérotés à la main, ex. n°1607. Le papier bleu a été fabriqué à la main dans le moulin de Pietro Miliani Fabriano. Luxeuse édition ornée de reproductions hors-texte. Plusieurs expositions ont été consacrées à l’artiste russe Romain de TIRTOF, dit ERTE, en 1967, 1969 et 1986. Le travail de Barthes est à ce jour une des seules monographies. [16305] (Voir lettrines abécédaire) 500 €

15 59. ERTE (Romain de Tirtoff). “S”. Lithographie en couleurs, (1977), 27 x 40 cm, signée. L’alphabet d’ERTE est formé des vingt-six lettres sous leur forme majuscule. Il a été commencé en 1927. Chaque lettre est figurée par la posture d’une ou deux femmes, de sa chevelure et parures, qui forment grâce à un jeu de contorsions le corps d’une majestueuse lettrine. “L’iconicité de la lettre” (Roland Barthes) ce dialogue entre la lettre et l’image prend avec ERTE un sens poétique et sensuel. Cet assemblage calligraphique, cette mise en scène, évoque le talent de graphiste et de décorateur de cet artiste célèbre. Citons Roland Barthes dans “Erte ou la lettre” : “La mode n’est pas obsédée par le corps. Elle est obsédée par la lettre, inscription du corps dans un espace systématique de signes”. Tirage lithographique limité à 350 exemplaires et signé. [16303] 250 € 61. ERTE (Romain de Tirtoff). “J”. Lithographie en couleurs, (1977), 27 x 40 cm, signée. L’alphabet d’ERTE est formé des vingt-six lettres sous leur forme majuscule. Il a été commencé en 1927. Chaque lettre est figurée par la posture d’une ou deux femmes, de sa chevelure et parures, qui forment grâce à un jeu de contorsions le corps d’une majestueuse lettrine. Tirage lithographique limité à 350 exemplaires et signé. [16308] 250 € 62. ERTE (Romain de Tirtoff). “F”. Lithographie en couleurs, (1977), 27 x 40 cm, signée. L’alphabet d’ERTE est formé des vingt-six lettres sous leur forme majuscule. Il a été commencé en 1927. Chaque lettre est figurée par la posture d’une ou deux femmes, de sa chevelure et parures, qui forment grâce à un jeu de contorsions le corps d’une majestueuse lettrine. Tirage lithographique limité à 350 exemplaires et signé. [16307] 250 €

60. ERTE (Romain de Tirtoff). “M”. Lithographie en couleurs, (1977), 27 x 40 cm, signée. L’alphabet d’ERTE est formé des vingt-six lettres sous leur forme majuscule. Il a été commencé en 1927. Chaque lettre est figurée par la posture d’une ou deux femmes, de sa chevelure et parures, qui forment grâce à un jeu de contorsions le corps d’une majestueuse lettrine. Tirage lithographique limité à 350 exemplaires et signé. [16306] 250 €

63. ERTE (Romain de Tirtoff). “P”. Lithographie en couleurs, (1977), 27 x 40 cm, signée. L’alphabet d’ERTE est formé des vingt-six lettres sous leur forme majuscule. Il a été commencé en 1927. Chaque lettre est figurée par la posture d’une ou deux femmes, de sa chevelure et parures, qui forment grâce à un jeu de contorsions le corps d’une majestueuse lettrine. Tirage lithographique limité à 350 exemplaires et signé. [16309] 250 €

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64. ESPINOS (Lucien). Nu couché. Dessin à la mine de plomb, daté et signé dans le dessin, 1933, 21 x 31,5 cm. Dessin très élégant d’une jeune femme nue, endormie. Nous possédons peu d’informations sur Lucien ESPINOS, actif dans le dernier quart du XIXe et le premier quart du XXe ; le Musée Cantini de Marseille conserve trois dessins de lui, au pastel, dont un “Nu assis”. [16181] 550 €

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65. FABIANO (Marie Jules Coup de Fréjac, dit Fabien Fabiano). Plaisirs féminins. Aquarelle sur papier fort, signée en bas à gauche, (1910), 26 x 21 cm. Le “peintre de la femme” nous livre une ode au plaisir sapphique, où la caresse donnée et reçue décuple la sensualité des corps allongés. Dans le lit brun défait au long rideau bleu éclatent le rose de la chair et la moiteur des nuits. Fabien Coup de Fréjac, dit Fabien Fabiano (1882-1962) est issu d’une famille de marins, et dit volontiers qu’il a fait naufrage en pratiquant le dessin... Amateurs de jolis modèles, il réalise plusieurs albums, dont “Priscilla, journal intime d’un modèle”, “L’Art de séduire les hommes”, “Gestes de parisiennes” ; sa petite parisienne à la mode sera popularisé sous le nom de “fabianette” (Dico Solo, 276 ; Osterwalder, II, 377). Rousseurs marginales et rousseurs au dos, traces d’un autre dessin au crayon montrant les jambes d’une femme et d’un homme. [16270] (Voir planche couleur II.) 500 €

66. FINI (Leonor). SHAKESPEARE (William). La Tempête. Paris, aux dépens d’un amateur (distribué par Trinckvel), imprimé par Roger Michel, 1965, in-folio, en feuilles, sous couverture rempliée illustrée en couleurs, sous étui toilé gris. Traduction de André du Bouchet illustrée par Léonor FINI (1908-1996). Cette artiste autodidacte fréquente dès 1933 le groupe surréaliste, dont elle reprend l’univers onirique, avec toutefois une approche classique de la forme. Elle réalise également des costumes de théâtre, ballet et opéra. Paul ELUARD, de CHIRICO, MORAVIA écrivent sur elle. Tirage limité à 200 exemplaires numérotés, signés par l’Artiste et le Traducteur. Un des 50 exemplaires sur Grand Vélin de Rives (N°82) comportant l’état définitif des lithographies originales sur grand vélin de Rives tirées par René Guillard. Légères salissures à l’étui et petites usures. (Monod II, 10307) [16312] 900 €

67. FAUTRIER (Jean). Nu couché. Encre de chine et frottage de fusain, 1946, 22 x 31 cm., encadré. Ce nu aux formes voluptueuses, mêlé de courbes, s’inscrit dans la continuité de son travail sur les nus féminins où se mêle expressionnisme et une certaine abstraction où affleure l’érotisme. Le peintre Jean Fautrier (Paris 1898 - Châtenay-Malabry 1964) est avec Jean Dubuffet le plus important représentant du courant de l’art informel (basé sur la gestuelle) ; il développe aussi la technique de haute pâte et un procédé complexe de chalchographie. Petites taches marginales. [14612] 3000 €

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68. FOUJITA (Léonard). Le Rêve. Lithographie signée en bas à droite, justifiée hors commerce, 1947, 56 x 76 cm. Une belle endormie nue, allongée sur un lit à baldaquin, se voit entourée, en rêve, de chiens, chat et colombes, la contemplant. Léonard FOUJITA (Japon 1886- Zurich 1968) éclaire d’un oeil onirique cette scène surréaliste, clin d’oeil à l’oeuvre “Suzanne et les vieillards”. [14509] 1100 € 69. FRAGONARD (Jean Honoré). LA FONTAINE (Jean de). Contes. Illustrations de FRAGONARD. Paris, Union Littéraire et artistique, 2 vol. in-4, broché, couverture jaspée, pièce de titre sur le plat supérieur et au dos cartonnage bordeaux, sous chemise cartonnée imitant le cuir cérusé, pièce de titre chagrin bordeaux, sous étui. Impression pour le Club des Bibliophiles. Tirage limité à 3500 exemplaires, exemplaire n°490. Fragonard rend une bonne traduction des contes sans tomber dans le scabreux, ni le grivois. Notice de Raymond Escholier. Petites usures au cartonnage et à l’étui. JeanHonoré FRAGONARD (1732-1806), est l’élève de François BOUCHER. Peintre libertain, il rompt avec les ornements et les artifices du rocaille pour illustrer l’amour et le sentiment avec un grand naturel. La réputation de fabuliste de Jean de la FONTAINE éclipse celle du conteur, qui use de la litote et de la périphrase pour décrire sans nommer les plaisirs de la chair ; écrits en 1665, 1666, 1671 et 1674, les “Contes” illustrés par FRAGONARD ont été publiés pour la première fois en 1795 chez Didot l’Aîné (Tchemerzine, VI, 380). [11324] 230 € 70. FREIDA (Raphaël). MIRBEAU (Octave). Le Jardin des Supplices. Illustré d’eaux-fortes originales de Raphaël Freida. Paris, Javal et Bourdeaux, 1927, in-4, broché, couverture verte rempliée, 1 feuillet, faux-titre, justificatif, titre, 206 pages., achevé d’imprimé, 1 feuillet. Exemplaire N°I. Tirage limité à 525 exemplaires. Un des 13 sur Japon ancien destinés à un groupe de bibliophiles, avec cinq états (in-texte et quatre suites, japon, vélin, noir avec remarque, bistre avec remarque). “Aux prêtres, aux soldats, aux juges, aux hommes qui éduquent, dirigent, gouvernent les hommes, je dédie ces pages de meurtre et de sang.” Illustrations poignantes et marquantes. “Edition recherchée et cotée. L’illustrateur a du talent” (Carteret, IV, 283). [15575] 1000 €

70. Le Jardin des Supplices.

18 71. GARINE (Viatcheslav). “Grande baigneuse nue”. Sculpture en bois, taille directe, signée et datée sous le pied sur socle, 1944, 94 x 24 x 8 cm. Ce sculpteur sur bois ukrainien, (Nikolaïeff 1891 - Pau 1957), expose au Salon des Indépendants depuis 1925, à la Galerie Bernheim à Paris, membre de la Horde, et plus récemment à la Galerie Valois en 1989 et 1991, rétrospective de quarante oeuvres sculptées dont celle-ci. Fils d’un officier de la marine impériale, il s’inscrit à l’Académie des Beaux-arts. Après le massacre de sa famille en 1919, il fuit en Grèce, puis en Italie et en France ; il expose dans les trois pays, et s’insère dans la “Ruche” de Montparnasse. Il participe à de nombreux salons, Salon d’Automne, des Indépendants... En 1939, il rejoint les Landes, où il est arrêté en 1942, puis libéré. Durant cette période, il travaille le bois, du jouet à la statue. Il travaille le bois dans le sens naturel des fibres, et doit à sa pratique de la danse la grande sensualité de ses nus. Cette oeuvre, d’une grande force d’exécution et de taille franche, représente cette baigneuse nue sculpturale sortant de l’onde, nue, la tête tournée de trois quarts, au regard perçant, sa chevelure massive ramenée en arrière et tenant à bout de bras son pagne ramené à l’arrière de ses longues jambes. Légères griffures. [16260] (Voir planche couleur IV.) 9000 € l’entraîner aux îles du Pacifique” (André Salomon). Son oeuvre xylographiée est très riche et elle trouve ici, dans l’inspiration des légendes de Tahiti, un caracère expressif qui touche à l’enchantement. (Bénézit, IV, 636-639). Infime insolation interne, légères déchirures au dos, fragilité au brochage. [16238] 600 € 73. GIERLOWSKI. DOSTOÏEVSKI (Fédor). Une Femme douce. Traduction de d’Ostoya, et de G. Masson. Illustrations de Gierlowski. Paris, Editions Marcel Seheur, 1927, in-4, broché, couverture rempliée, 92 pp., achevé d’imprimer. Tirage limité à 301 exemplaires, un des 275 exemplaires sur Arches, N°189. [15480] 450 €

72. Marehurehu

72. GAUGUIN (Paul). CHADOURNE (Marc), GUIERRE (Maurice). Marehurehu, Entre le jour et la Nuit. Croyances, Légendes, Coutumes et textes poétiques des Maoris d’O-Tahiti avec 14 illustrations de GAUGUIN. Paris, Librairie de France, 1925, in-8 broché, couverture rempliée, imprimée en noir de motifs maoris, 101 pp., table. Exemplaire numéroté 341, sur un tirage de 525, dont 500 sur vélin teinté. Paul GAUGUIN (1848-1903) est surtout connu pour son oeuvre de peintre et pour l’influence que ses théories exercèrent, notamment par le biais de l’école de Pont-Aven dont il est le chef de file. Proche d’écrivains et de poètes symbolistes, sensible au charme du langage et de la musique des mots, il n’est donc pas étonnant qu’il illustre ici ce recueil de textes Maoris. “Après ses premières recherches, Gauguin fut éveillé à un sentiment particulier de la nature et de l’humanité par ce qu’il crut reconnaître de primitivisme en Bretagne ; c’est ce qui devait

74. GRAU SALA (Emilio). VERLAINE (Paul). Les Fêtes galantes. Paris, Imprimatur, 1953, in-4, en feuilles, couverture rempliée, imprimée en rouge, étui noir et emboîtage ocre, 151 pp. Vingt-deux hors-textes en couleurs gravés par Gérard Angiolini. L’un des “exemplaires d’artistes” réservés aux collaborateurs de la présente édition, d’un tirage de 250 exemplaires. Dans ce recueil de Verlaine, chaque poème est accompagné d’une illustration de Grau Sala. GRAU-SALA (1911-1975) est un artiste originaire de Barcelone, avant de venir à Paris en 1932, il suit les cours de l’Ecole des BeauxArts de cette ville. A Paris, il remporte rapidement les faveurs du public, car il a su “allier la grâce spirituelle et futile, qu’il est convenu d’accorder à l’art de Paris, et le sens de la grandeur.” (Bénézit, V, p.175). Plats fendus et légers manques, petites piqûres marginales. [16288] (Voir planche couleur III.) 380 €

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75. GRAU SALA (Emilio). COLETTE (Sidonie Gabrielle). Gigi. Illustrations de GRAU SALA. Paris, Les Heures Claires, 1950, in-8 en feuilles, couverture rempliée, imprimée en noir d’un médaillon représentant un buste de jeune fille, sous étui et emboîtage crème, imprimés en rose décoré d’une jeune fille au chapeau, 114 pp. Exemplaire n°1 des 25 exemplaires en Vélin pur Fil des papeteries de Rives auxquels on a ajouté une suite avec remarques sur rives, un cuivre encré figurant une jeune fille au bouquet et un dessin original au lavis, maquette de la page 41 représentant Andrée reprenant le journal. Envoi manuscrit à la plume avec un dessin de jeune fille de l’illustrateur : “A Madame Clerbout, hommage de l’illustrateur, Grausala, Paris, 1950.” GRAU-SALA (19111975) est un artiste originaire de Barcelone, avant de venir à Paris en 1932, il suit les cours de l’Ecole des Beaux-Arts de cette ville. A Paris, il remporte rapidement les faveurs du public, car il a su “allier la grâce spirituelle et futile, qu’il est convenu d’accorder à l’art de Paris, et le sens de la grandeur.” Il illustre donc avec naturel et élégance Gigi, roman de Colette, qui retrace les aventures du personnage éponyme, destinée à devenir une demi-mondaine. (Bénézit, V, p.175). Petites taches et légère insolation à l’emboitage. [16321] 900 €

76. GROMAIRE (Marcel). Nu assis. Dessin à l’encre de Chine signé en bas à gauche et datée, 1925, 31 x 24 cm, cadre. Ce dessin de Marcel GROMAIRE représente une jeune-femme nue assise sur une chaise, aux épaules puissantes et aux seins lourds. Marcel GROMAIRE (1892 Noyelles-Sur-Sambre- 1971 Paris) est une peintre et décorateur français qui s’est formé dans diverses Académies Montmartoises (Colarossi, Ranson, La Pelette...). Son oeuvre est basée sur une recherche de la figuration qu’il souhaite rendre moderne et libérée des influences du passé à contre-courant de la révolution cubiste (in “L’Art moderne et notes sur l’art d’aujourd’hui”, 1919). Fidèle à un certain naturalisme il aimera à représenter des nus (d’après modèles), des paysans, des soldats, des paysages... [14422] 3500 € 77. GROMAIRE (Marcel). BAUDELAIRE (Charles). Petits poëmes en prose. Avec dix eaux-fortes gravées par Marcel GROMAIRE. Paris, Editions des Quatre Chemins, 1926, in-4, broché, couverture imprimée et rempliée, 144 pp. Seul recueil en prose de Charles Baudelaire (Paris 18211867), il est aussi intitulé “Le Spleen de Paris”. Les cinquante pièces qui le composent font état d’un malaise social que les dix eaux-fortes de Marcel GROMAIRE (Noyelles-surSambre 1892-1971) traduisent à travers un univers taciturne, des masses anguleuses et des volumes robustes. Ce recueil, bien qu’il soit en prose, reste proche du poème tant par le rythme que par l’unité et la structure du texte. [16132] 580 €

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78. HEMARD (Joseph). Danseuses aux folles chevelures. Six huiles sur isorel signées, (1935),33 x 241 cm. Maquettes préparatoires pour des panneaux décoratifs, Joseph HEMARD représentent ces six danseuses aux couleurs fauves dansant avec leurs chevelures qu’elles mettent en scène. Très légers frottements et infimes éclats. [15453] (Voir planche couleur III.) 700 € 79. HEMARD (Joseph). Fille au panier. Aquarelle sur papier, (1925), 23.1 x 15.7 cm. Une femme nue, à la chevelure et à la pilosité rousses, coiffée d’un chapeau, présente un panier rempli de fruits. [15250] (Voir planche couleur IV.) 180 €

81. HEROUARD (Chéri). Levée du bon pied. Aquarelle ovale signée en bas à droite (1920), 33,5 x 36,5 cm, cadre doré. Chéri HEROUARD (Rocroi 1881 - Paris 1961) s’initie très tôt au dessin de presse et est remarqué pour sa verve dans le Journal de la Jeunesse dès 1904 puis comme collaborateur de Charles Saglio dans le Petit Journal de la Jeunesse et enfin dans la Vie Parisienne dont il devient l’une des vedettes dès 1907. Cette aquarelle représente, au lever du lit, une jeune blondinette qui se lève avec énergie et dont la nuisette ne nous cache pratiquement rien. A ces côtés, on entrevoit l’homme s’étirant tel le repos du guerrier! [16340] (Voir planche couleur VI.) 2500 €

80. HEMARD (Joseph). VILLON (François). Les Regrets de la Belle Heaulmière. Ja parvenue à vieillesse. Imaiges de Joseph HEMARD. Paris, Librairie Lutétia, 1921, in-8, demimaroquin rouge, plats de papier marbré, dos à quatre nerfs, orné, titré, non paginé. Edition illustrée de 25 illustrations in-texte. Le temps qui passe est incarné par la Belle Heaulmière dont Joseph HEMARD illustre avec verve la vieillesse. Tirage limité à 601 exemplaires, un des 50 exemplaires avec la suite en noir, reliée avec texte qui porte le numéro 55. Infime usure au dos et aux coins. [16264] 270 €

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82. ICART (Louis). REGNIER (Henri de). Contes à soi-même. Le Sixième mariage de Barbe-Bleue. Calligraphié et imagé de 45 monotypes gravés par Louis ICART. P., Le Livre d’Artiste, Levasseur et Cie éditeurs, 1938, grand in-4, en feuilles, sous chemise crème rempliée, titre imprimé en rouge, sous chemise et étui cartonnés en demi velin ivoire, [3] ff., 93 pp., [2] ff. Cette édition du Sixième Mariage de Barbe-Bleue a été tirée avec la collaboration de Charles Meunier sur les presses de l’imprimerie en taille-douce Alfred Porcabeuf & Cie à Paris. Tirage limité à 200 exemplaires. Un des 150 exemplaires sur vélin teinté de Rives (N°117). Envoi de l’artiste accompagné d’un superbe dessin original. Infimes salissures à la couverture, très légères usures à l’étui et à la chemise. (Monod II-9579). [15047] (Voir planche couleur III.) 1200 €

83. Danseuse

83. IRIBE (Paul). Danseuse. Dessin à la mine de plomb, à l’encre de chine et à l’aquarelle, encadré, signé en bas à droite, [1928], 42 x 24.5 cm. Sur la première page de Circé, Iribe annonçait la parution d’un autre album du même auteur, pour paraître en novembre, 1928 : La danseuse et son ombre cinq dessins en couleur avec une suite de quinze dessins à la mine de plomb”. Cet album, peut-ête à cause de l’échec commercial de Circé, ne parut pas. Mais l’artiste avait offert deux dessins de ce recueil à Andrée Guize, une jeune et jolie actrice de ses amies”. (Catalogue Paul Iribe, Bibliothèque Forney, 1983, N°271-pp.114). Paul IRIBE (Agoulême 1883-1935), artiste fécond aux talents multiples, fut tour à tour illustrateur de mode et humoriste, dessinateur, publicitaire, directeur de revues, éditeur, décorateur, créateur de meubles, de tissus, de bijoux, d’objets décoratifs, directeur artistique... (Osterwalder, I, 526 ; Dico Solo, 430-431). [7991] 3500€

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84. JACQUELUX (Jacques LUX, dit). Danseuse aux seins nus. Encre sur papier à grains fins, mine de plomb, (1930), 31.6 x 24 cm. Plusieurs figures animent ce dessin. Dans le bas de la composition, une danseuse esquisse un mouvement lascif des bras et du ventre. Ses cheveux courts à la garçonne, son visage mutin, sa nudité, sa ceinture de perles en font une héroïne du pêché dans le style d’Aubrey BEARDSLEY. En haut à gauche, une tête de femme à la coiffure très “années folles”, savant mélange décoratif de plumes et de perles, la regarde, comme amusée, en vis-à-vis avec la tête africaine d’un homme au collier ouvrage. Illustre Félicien Champsaur et participe à plusieurs journaux (Dico Solo, 435). Inscriptions au crayon. [12498] 300 €

86. JOB (Jacques Onfroy de BREVILLE, dit). LIEGEARD (Stéphen). Aimer ! L’amour reste grand, quand tout se rapetisse. Paris, J. Barreau, 1914, in-4, broché, couverture rempliée, titre doré estampé à froid, 222 pp. Stéphen Liégeard, poète, sous-préfet puis avocat à Dijon et député (1830-1925), réalise cette ode à l’amour qu’illustre de ravissants dessins par JOB. Tirage limité à 500 exemplaires sur papier des manufactures impériales du Japon, contresignés par l’artiste, N°201. Petites taches et infimes insolations, légère fragilité au brochage. Joints à l’ouvrage 6 dessins originaux de Job, représentant des Amours ailés réalisés à la mine de plomb sur feuilles in-4 (Monod, 7187). Jacques Onfroy de BREVILLE, dit JOB (1858-1931), dessinateur et illustrateur français, spécialisé dans l’illustration de l’Histoire de France, se distingue par un trait clair et fin ; ses formes bien définies n’excluent pas le détail léger et amusant (Osterwalder, I, 536). [16060] 1000 €

85. JAHAN (Pierre). [PHOTOGRAPHIE]. Plain-Chant. Photographie en noir et blanc signée en bas à gauche, (1975), 23 x 29 cm, encadrée. Deux amants nus, allongés sur un lit, dorment amoureusement l’un contre l’autre. Cette photographie de Pierre JAHAN s’intègre dans une série de nus illustrant le poème de Jean Cocteau “Plain-Chant” (1923) : “(...) Ah ! je voudrais, gardant ton profil sur ma gorge, Par ta bouche qui dort Entendre de tes seins la délicate forge Souffler jusqu’à ma mort.” Cliché de 1947, tirage de 1975. Pierre JAHAN (Amboise 1909-Paris 2003) devint photographe professionnel grâce à sa rencontre avec l’illustrateur Raymond Gid et celle avec le grand photographe Emmanuel SOUGEZ. Il deviendra membre du groupe “Rectangle” avec Ergy Landau, Laure Albin Guillot, François Kollar, CartierBresson, Man Ray..., puis en 1950 il rejoindra Le Groupe des XV avec Doisneau, Willy Ronis, René-Jacques... [14381] 1100 €

87. JOU (Louis). Buste féminin. Lavis signé en haut à gauche, (1930) 76 x 58 cm. Louis JOU (1881-1968) est un peintre, illustrateur et typographe espagnol. Il quitta l’Espagne pour la France en 1906, et il côtoie de nombreux artistes et auteurs comme Picasso, Apollinaire ou Francis Carco, et des éditeurs comme Bernouard qui lui permet de témoigner de son talent de typographe. Dans ce domaine, son oeuvre est unique au XXème Siècle, puisqu’il est le seul à avoir créé et fondu sa propre police de caractère. Son travail dans les livres de création concerne également l’illustration. Dans un réalisme saisissant, Louis JOU dessine ici une femme en buste, légèrement de trois quart. L’image est séparée en deux parties la moitié droite de l’image étant peinte en noir, elle semble s’appuyer sur cette partie sombre, elle regarde songeuse un point dans le lointain. (Dico Solo, p. 455). [16180] 450 €

23 88. JOU (Louis). Chevauchée bibliophilique. Gravure sur bois en couleur, signée, épreuve avant la lettre numérotée 32/50. Paris, (1925), 19,5 x 15,5 cm. Deux nymphes forment un ballet aérien, chevauchant un livre gigantesque, en compagnie d’un vol de chouettes sur un fond à décor floral. “Les Cent bibliophiles” sont une des plus importantes sociétés de bibliophilie. Elle reçoit son impulsion d’Eugène RODRIGUEZ, qui vise à donner au livre illustré une nouvelle architecture par un choix éclairé de livres et d’artistes, dont Félicien ROPS et Louis LEGRAND dont il est l’ami. CHAHINE, RASSENFOSSE, Lucien PISSARRO, Albert DECARIS, Jean-Emile LABOUREUR et Louis JOU (entre autres), y participent, illustrant des textes de Baudelaire, Musset, Mérimée, La Fontaine, Zola... (Carteret, II, 199-202). [2377] (Voir planche couleur IV.) 250 € 89. JOU (Louis). WILDE (Oscar). Salomé. Drame en un acte par Oscar WILDE, Paris, Georges Crès et Cie, collection “Le Théâtre d’art”, 1917, in-16, reliure décorée par Malo Renault, plein box brun, dos titré en long, plat inférieur orné d’un motif décoratif tissé, plat supérieur orné d’une corbeille de fleurs tissée dont les tiges entourent un médaillon tissé représentant Salomé, gardes extérieures de tissu peint à décor de paysages, 144 pp., table. (J. Trinckevel). Nous présentons ici l’exemplaire sur papier de Rives, avec envoi manuscrit de l’éditeur : “n° Hors Commerce, destiné à M. Malo Renault, hommage de l’éditeur”. La pièce est précédée de notes sur l’auteur par Ernest La Jeunesse, le frontispice et les illustrations ont été dessinées et gravées par Louis JOU. Il illustre ici l’une des pièces d’Oscar Wilde sur l’un des thèmes que les artistes Arts-Deux ex-libris collés, “Olivier Sainsere”, au motif de la “Naissance de Vénus” de Botticcelli, et de “J. C. Chalanson”, au motif d’arbre. [16217] 900 €

90. KISLING (Moïse). VILLEFOSSE (René HERON de). L’Epopée bohémienne. Préface par Jean Giono, sans lieu, (Paris), aux Dépens d’un Amateur, (1959), grand in-4 en feuilles, sous couverture jaune ornée d’une partition d’Erik Satie et emboîtage de l’éditeur. Un portrait de Kisling par Modigliani en frontispice, douze illustrations à pleine page, cinq grandes lettrines et un cul-de-lampe gravés sur bois en camaïeu par Pierre BOUCHER d’après les dessins de KISLING. Tiré à 251 exemplaires, celui-ci, (lettré S), un des 21 hors-commerce comprenant, non justifié, un second état sur papier de Chine du frontispice, des cinq lettrines et du culde-lampe. Moïse KISLING (1895-1953) est un peintre franco-polonais, en Pologne, il a suivi les cours de Pankiewicz qui l’encouragea à partir pour la France. Lors de la première guerre mondiale, il s’engagea dans la Légion étrangère, ce qui lui permit d’acquérir la nationalité française. Il s’installa à Paris et son atelier fut un lieu de rencontre, on y trouvait Modigliani, Derain (dont on ressent l’influence dans l’oeuvre de KISLING), et des écrivains comme Cocteau et Radiguet. (Bénézit, vol. 6, pp. 227-228). [16214] (Voir planche couleur IV.) 600 €

91. KRIER-LAMBRETTE (Françoise), MERSON (Luc-Olivier). Tristan et Yseult. Gouache, aquarelle et crayon annoté, titré, daté et signé KRIER-LAMBRETTE, 1911, 30 x 24 cm. La composition reprend les codes de l’enluminure médiévale, mêlant lettrage et dessins. De part et d’autre de la lettre C, Tristan et Yseult se tiennent les mains. Au fond se détache une architecture gothique, et des figures de rois et de dragons encadrent le caractère d’imprimerie. Le cadre ancien porte le cachet du passage de la toile au Salon “mentionné antérieurement”. Nous joignons un ensemble de dessins et croquis préparatoires attribuables à une collaboration de LucOlivier MERSON (Paris, 1846-1920), et Françoise KRIERLAMBRETTE (née en 1899 à Limoges, spécialisée dans les peintures de fleurs) qui fut son élève pour ce projet de livre en commun de Tristan et Yseult dont voici le descriptif : Une étude préparatoire sur calque, crayon et rehaut de blanc, 32 x 25 cm, reprenant le motif de la composition avec des petites figures et lettrines marginales, tels pommeau d’épée et queue de dragon. Une étude préparatoire au crayon, 32 x 25 cm, représentant en fond la séparation de Tristan et Yseult, qui n’a pas été retenue pour la composition finale. Le motif des amants réunis autour de la lettre est encore présent. Petits croquis pour “Trisan et Yseult”, plume, encre de Chine, crayon et rehauts de blanc sur papier ou calque, 13 x 17 cm : chacun porte le numéro du chapitre et la page auxquels ils sont destinés. Il y a 22 croquis de lettres (lettre A, 2 croquis lettre C, 6 croquis lettre E, 1 croquis lettre F, 2 croquis lettre L, 5 croquis lettre O, 2 croquis lettre P, 2 croquis lettre Q,

24 1 croquis, lettre S, 1 croquis ) et 10 projets d’illustration intexte. Trois dessins sur calque et papier, crayon noir, encre de Chine et rehaut de blanc, projets pour des illustrations hors-texte du conte, de Luc-Olivier MERSON. Papier insolé et petites déch. pour les dessins, pet. acc. au cadre. [10451] 3500 €

92. LABOUREUR (Jean-Emile). Toilette, un cor. Dessin à la mine de plomb et au crayon sanguine, signé en bas à gauche, (1907), 21 x 19 cm. Première pensée pour les gravures sur bois (Sylvain Laboureur, 631 et 632). Ancienne collection Mme Laboureur. (S. Laboureur, T.III, 215 bis). Ce dessin évoque une scène à la fois banale et intime. [13058] 1000 €

25 93. LAMBERT (André). APULEE. Amour et Psyché. Illustré de compositions originales en couleurs d’André LAMBERT. Paris, A la Tradition, 1939, grand in-8, en feuilles, couverture rempliée, imprimée en noir, étui et emboîtage crème, imprimée en lettres dorées. Edition enrichie d’une préface, de notes et du texte latin, manuscrite, ornée et illustrée de compositions originales en couleurs gravées à l’eau-forte par André LAMBERT. Exemplaire n°60, d’un tirage de 350, l’un des 75 sur Vélin d’Arches avec toutes les illustrations en leur état définitif, une épreuve de frontispice en ses deux planches couleurs réunies et un cuivre du texte numérotés 23 à 97. André LAMBERT (né en 1844), dans l’oeuvre duquel on ressent l’influence d’Aubrey BEARDSLEY et Karl STRAHTMANN est un peintre et illustrateur suisse, qui s’est consacré surtout aux ouvrages mythologiques et aux légendes antiques. Son illustration d’Amour et Psyché s’intègre harmonieusement au texte, dans une mise en page élégante alors que ses teintes pastelles et la finesse de son trait donnent une vision pleine de charme de ce texte. (Osterwalder, II, p. 653 ; Bénézit, VI, p. 440). [16292] 800 € 95. LE TAN (Pierre). L’oeil écoute. Aquarelle, encre de Chine, lavis sur papier à grains, signée et datée au dos, 2006, format ovale, 17 x 12 cm, encadrée (cadre rectangulaire de velours bleu avec fenêtre ovale). Le thème du spectacle et du spectateur est malicieusement évoqué par cet oeil vert qui nous observe sans rien dire à travers un cadre : le tableau se met ainsi à la place du spectateur. Pierre LE TAN, artiste fin et discret, est l’illustrateur fétiche de MONDIANO. Ses dessins pour le Salon du Livre, les publicités pour Gucci, les Galeries Lafayette, sont immédiatement reconnaissables avec leurs fines hachures, leurs ombres passées au lavis et les délicates touches d’aquarelles. Les “Rencontres d’une vie” sont celles, réelles ou imaginaires, qui sillonnent la vie d’un passionné : avec Christian BERARD, Bernard BUFFET, Cecil BEATON, le marquis de CUEVAS, mais aussi Sommerseth MAUGHAN ou les WINDSOR. [12689] (Voir planche couleur V.) 1800 € 96. LEGRAND (Louis). MAUCLAIR (Camille). Louis Legrand, peintre et graveur. Paris, collection “Etude sur quelques artistes originaux”, H. Floury et G. Pellet, in4, demi maroquin bordeaux à coins bordé d’un listel doré, demi-basane bleue marine, dos à 5 nerfs, 274 pp. Edition originale et premier tirage comprenant de nombreuses gravures de Louis LEGRAND, illustrateur et graveur de premier plan. La vastitude des sujets auxquels il s’intéresse lui donne toute sa place parmi les artistes de son siècle. [13371] 500 €

94. LE RICHE (Henri). LONGUS. Daphnis et Chloé. Ill. de Henri LE RICHE. P., Henri Le Riche, 1928. In-8, demi-mar. bleu marine à coins, dos à 5 nerfs, 256 pp. Un des 150 ex. num. sur papier d’Arches filigrané Henri LE RICHE de la traduction d’Amyot, revue et complétée par Paul-Louis Courier, enrichie de 23 délicates eaux-fortes en noir et en couleurs de LE RICHE. Signature autographe de l’artiste. Henri LE RICHE (signe aussi HIRNE, 1867/18681944) est un peintre, pastelliste et graveur français. Elève de BOUGUEREAU et ROBERT-FLEURY, il se fait connaître d’abord en tant que sculpteur, puis illustre des livres qu’il édite lui-même (Osterwalder, I, 690). “Belle édition recherchée et cotée” (Carteret, IV, 243). “Daphnis et Chloé” est un roman écrit en grec au IIe ou IIIe siècle de l’ère chrétienne, racontant sur un mode bucolique l’éduction sentimentale de deux adolescents. L’oeuvre influencera COLETTE pour “Le Blé en herbe”. [4867] 530 €

97. LEGRAND (Louis). Pygmalion. Dessin à l’encre de Chine et au crayon bleu, signé en bas à droite, 33 x 23 cm., encadré.

26 Sur l’escalier d’une terrasse couverte, une jeune femme se tient debout, tandis qu’un vieil homme, tenant à la fois d’Asclepios et de Pygmalion lui prend le pouls. Louis LEGRAND (1863-1951) est élève de Félicien ROPS, spécialisé dans l’aquatinte ; emprisonné pour des oeuvres jugées licencieuses, il abandonne la satire dans les années 1890 ; il s’illustre dans la peinture de la femme et des scènes de la vie nocturne parisienne. [15441] 650 € 98. LELONG (René). BOYLESVE (René). Suite pour La Leçon d’amour dans un parc. 33 planches, Paris, Veuve Romagnol, 1923, in-8, en feuilles, sous chemise et emboîtage. Une des meilleures illustrations de l’artiste, qui a rendu agréablement le texte de l’auteur ; l’ouvrage est très coté (Carteret, IV, 80). Forme suite avec “Les Nouvelles leçons d’amour”, Paris, Veuve Romagnol, 1930. René LELONG (1871-1928) exposé et médaillé au Salon des Artistes Français, illustre notamment “Les Vrilles de la vigne” de COLETTE et “Manon Lescaut” de l’Abbé PREVOST (Bénézit, VI, 559). C’est également un artiste et illustrateur publicitaire lié à la maison Draeger. Usures à l’étui et à la chemise. [4691] 190 € 99. LEPAPE (Georges). Rosine. Huile sur toile, signée du cachet d’atelier en bas à droite, 1911, 38 x 61 cm., (encadrée). Une jeune femme, vêtue d’un simple collier et coiffée d’un turban à la façon de Paul POIRET, hume du bout des doigts une corbeille de fleurs et de fruits parfumés. Elle repose nonchalamment sur un divan couvert de coussins dans un intérieur typiquement Art déco. Le fameux cordon pour “Les Choses de Paul Poiret vues par Georges Lepape” est à portée de sa main. Ses paupières sont légèrement closes afin de donner libre cours à cet ultime sens qu’est l’odorat. Une affichette pour “Rosine parfumeur” représente la même jeune femme, couverte d’une simple tunique, où pose, geste, et environnement sont indentiques (reproduite p. 56, in Claude Lepape et Thierry Leferre, “Georges Lepape ou l’élégance illustrée”, Hersher, 1983). Légers plis, châssis récent, petites traces de clous extérieures, infimes traces de restauration. [12786] (Voir planche couleur VI.) 9500 € 100. LEPAPE (Georges). Aphrodite : Chrysis aux osselets. Estampe - maquette coloriée au pochoir par Pierre Bouchet, signée en bas à gauche à la mine de plomb, et provenant de l’atelier de Georges LEPAPE, pour les bibliophiles d’Amérique latine, 1954, 13.5 X 10 cm. Sur un fond rose que structure une colonne dorique, une déesse blonde, ses cheveux blonds ceints d’un bandeau bleu, lance en l’air un osselet. Tiré à part pour Les Chansons de Bilitis, édition commencée par George BARBIER et terminée par Georges LEPAPE. [13139] 250 € 101. LEPAPE (Georges). Maquette pour un billet de la Loterie Nationale. Dessin à la mine de plomb rehaussé de gouache, 1938, 9.9 X 19.8 cm. Luxe, calme et volupté... Une pluie d’or tombe du baldaquin doré aux colonnes torses où repose, à demi dévêtue, une jeune fille aux cheveux blonds. Ce dessinateur hors pair, dont la vocation est née avec les ballets russes de DIAGHILEV présentés à Paris en 1909. Son style, serein, d’une matière fournie, perfectionniste est particulièrement caractéristique (Georges Lepape, par Jacques Crépineau, 1978). [13142] (Voir planche couleur VI.) 430 € 102. LEPAPE (Georges). Deux grâces pour Monsavon. Gouache sur papier fort signée et montée sur un panneau en bois, (1935), 166 x 119 cm. Maquette d’une affiche publicitaire pour les shampoings Monsavon où Georges LEPAPE met en scènes deux femmes de rêves, offertes, telle Andromède, l’une blonde, l’autre brune, dans leur tenue d’Eve, donnant des effets à leur magnifique chevelure grâce aux vertus du shampoing Monsavon. Infimes accrocs et taches. [14267] (Voir planche couleur II.) 8000 € 103. [LEROY]. LOUYS (Pierre). Oeuvres choisies, Chansons secrètes de Bilitis, Les Filles de Loth, Compendium érotique, Ballade mythologique. Sans lieu ni date, aux dépens d’un amateur, ( 1940), in-8 en feuilles, couverture rempliée, titre imprimé en rouge sur la couverture, sous étui et emboîtage cartonnés, 76 pp. Exemplaire n°350 d’un tirage de 500 sur papier de Lana, comprenant in-fine une suite libre en noir. Erotisme et saphisme se conjuguent en de multiples figures d’un artiste qui ne nous cache que son nom. Dos de l’étui jauni, taches brunes sur les marges de l’emboîtage. [16333] 200 €

104. LHOTE (André). CENDRARS (Blaise). L’Or. Paris, Les Exemplaires, 1936, in-4 oblong, sous chemise et étui cartonnés noirs, couverture brochée, en feuillets, n. ch. Les Exemplaires ont confié le soin de cette édition, dont le texte a été revu par Blaise Cendrars, à Maurice Darantiere. Les lithographies d’André Lhote ont été tirées sur les presses à bras d’Edmond Desjobert à Paris. Tirage limité à 99 exemplaires sur papier à la forme des Moulins de Vidalon, N°81, paraphé. Exemplaire nominatif de Mme Denyse Vuitton. [15060] 900 €

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105. LOBEL RICHE. BENOIT (Pierre). L’Atlantide. Édition définitive illustrée de 24 eaux-fortes originales par LOBEL-RICHE. Paris, Albin Michel, 1922, in-4, broché, 200 pp. Tirage limité à 592 ex., un des 505 ex. num. sur papier vélin d’Arches (N°88). “Belle édition très cotée” (Carteret, IV, 69). Légères usures et petites marques à la couverture. LOBEL-RICHE illustrateur, aquafortiste et peintre ne se réclame d’aucune école “dans le vrai et le beau, choisir le plus vrai et le plus beau”. Infimes insolations et taches. [15038] 600 € 106. LUKA (Madeleine). Le Grand chapeau. Gouache et encre de Chine, signée, titrée, dédicacée et datée en bas à droite, 1976, 26,5 x 21 cm. Cette petite gouache, tirée d’un carnet à dessin, Madeleine LUKA la dédicace avec humour à une amie, “Grand chapeau et petits seins, A (...) Claire, ceci fait le jour de la Ste Claire par son amie, Madeleine LUKA, 11 Août 1976”. Il s’agit du buste d’une jeune fille à l’air rêveur, coiffée d’un grand chapeau estival agrémenté d’un ruban bleu qui retient une marguerite. Madeleine LUKA débute en 1924 au Salon d’Automne ; participe aux Indépendants, aux Tuileries, à l’Araignée ; “le poète Francis Jammes (...) aimait l’art tour à tour scrupuleux et primesautier de ce peintre moins ingénu que féru d’ingénuité” (Bénézit, VII, 16). [16174] (Voir planche couleur I.) 350 € 107. LYDIS (Mariette). 12780 SAMOSATE (Lucien de). Dialogue des Courtisanes. Lithographies originales de Mariette Lydis. P., Govone, 1930, in-folio, br. remplié argent, lettrage orangé, non paginé, en feuillets. Paris GOVONE 1 1930 Texte d’après Lucien de la traduction de N. Perrot, Seigneur d’Ablancourt, publié en 1654,”Il décrit icy les moeurs des courtisanes, et découvre leurs défauts et leurs artifices...” mis en lumière avec sensualité, teintée d’érotisme, des lumineuses lithographies en couleur de Mariette LYDIS, signées de sa main. Tirage limité à 75 exemplaires. Un des 60 exemplaires sur Hollande Van Gelder Zonen. Très belles lithographies ou la féminité affleure violemment sous la délicatesse du trait aux abords du saphisme. Inf. pliures à la couv., pet. accrocs, inf. déch., us. et tach. [12780] 1400€

28 650 €

108. MAILLOL (Aristide). LONGUS. Les Pastorales de Longus ou Daphnis et Chloé. Version d’Amyot revue et complétée par P.-L. Courier. Bois originaux d’Aristide MAILLOL. P., Philippe Gonin, 1937, in-8, tête et tranches dorées sur témoin, maroquin vert strié de filets dorés et argentés sur les plats, dos lisse strié, sous chemise et étui bordé de maroquin vert, titre doré, gardes en veau glacé ocre, couvertures et dos conservés, [8], 218 pp., [6], (Pierre-Lucien MARTIN). Cette édition, réalisée avec la collaboration amicale de M. Gustave Edouard Gentil, a été tirée à 500 ex. sur papier Maillol, numérotés de 1 à 500 et en outre quelques épreuves à part des bois ainsi que des exemplaires hors-commerce marqués de chiffres romains. Le Carteret et le Monod annoncent 20 ex. réimposés sur peau de chèvre et 25 ex. sur Chine avec états, dont 2 suites en noir et en sanguine ainsi que 10 épreuves refusées et tirées à l’état de frisquette. Exemplaire sur papier Maillol n°436 signé à la mine de plomb par l’artiste, avec in-fine la suite de bois originaux. La composition typographique, la mise en page, l’impression du texte et des bois sont l’oeuvre de Philippe Gonin qui rend avec force ce travail d’incision d’Aristide MAILLOL, sculpteur de formes saisissant l’instant en pur imagier. Cette oeuvre justifie cet éloge de la critique “il a haussé la création à la grandeur des dieux”. Belle édition très côtée selon Carteret. (Carteret IV-243 Monod 7261). Coin supérieur gauche de la reliure légèrement cogné, dos de la chemise insolé, petits accidents, éraflures et légers manques de papiers sur l’étui. [13506] 6500 € 109. MAILLOL (Aristide). PONS (Joseph-Sébastien). Concert d’été. Orné de bois originaux par Aristide MAILLOL. Paris, Flammarion, 1945, in-4, en feuilles, couverture cartonnée imprimée en noir, sous étui et emboîtage beige, 149 pp. Tiré à 250 exemplaires, exemplaire de collaborateur imprimé spécialement pour Pierre BOUCHET, d’un tirage de dix exemplaires hors-commerce sur pur fil de Lana. Les gravures sur bois d’Aristide MAILLOL (1861-1944) complètent avec force et beauté les évocations poétiques de ce Concert d’été, qui se décline autour de chapitres comme “Le Spectacle du jardin” ou “Le vent d’Espagne”, tableaux bucoliques plein de vie. Aristide MAILLOL est considéré comme l’un des plus grands graveurs dur bois du XXème S, c’est l’oeuvre de Gauguin qui le mit sur la voie de la sculpture, qui lui permet de laisser s’épanouir les formes. Infimes salissures à la couverture et au dos. [16283] 110.. MALATESTA (Narciso). HEREDIA (José-Maria de). Les Trophées. Illustré de 11 aquarelles originales de MALATESTA. Paris, Alphonse Lemerre, 1893, in-8, plein maroquin noir, dos à nerfs, titre doré, reliure postérieure, couverture et dos conservés, contre-plats de veau brun, encadrés d’un filet doré, gardes intérieures contre-collées de soie brune (Kieffer, rel.), 214 pp. Edition originale hors-commerce des Trophées, sans numéro, sans les additions de la p. 196 (Talvart, VIII, 156-157). Envoi manuscrit à la plume du poète à Bergerat : “Au poète Emile Bergerat, son vieux complice, J. M. Heredia”. L’oeuvre poétique de José-Maria de la Heredia (1842-1905) est constitué de cet unique recueil des Trophées, qui retrace l’histoire du monde à travers différentes momens historiques et différents lieux, se succèdent donc les chapitres : “La Grèce et la Sicile”, “Rome et les Barbares”, “Le Moyen Age et la Re-

29 naissance”, “L’Orient et les Tropiques”, “La Nature et le Rêve”, “Romencero” et “Les Conquérants de l’or”. A l’exception des deux derniers chapitres, pour lesquels l’auteur privilégie des formes poétiques longues, qui rendent mieux le souffle épique de son sujet, le recueil est composé de sonnets, forme qu’affectionnait Baudelaire, dont la concision amène le poète à porter la forme à sa perfection. Onze aquarelles originales en couleurs, six en pleine page et cinq in-texte, de Narciso MALATESTA (1835-1896), peintre italien qui s’illustra notamment dans des scènes historiques, accompagnent avec beaucoup de fraîcheur et d’élégance ces poèmes parnassiens. (Bénézit, VII, 112). Elles ne figurent dans aucun autre exemplaire et font de cet ouvrage un livre unique. Nerfs, coins et mors légèrement usés. [16268] (Voir planche couleur V.) 2800 € 112. MALTESTE (Louis). ICY (Jacques d’). Qui aime bien... ou la flagellation dans la vie moderne et ce qu’en pense la jeune fille d’aujourd’hui. Recueil de faits authentiques choisis dans les milieux les plus divers, tels que la famille, l’école, le couvent, l’atelier, et parmi toutes les classes de la société. Récit, pour la première fois, accompagnés de preuves à l’appui. Paris, Collection des Orties Blanches, 1937, 2 volumes en 1, in-8, demi-chagrin orange à coins, dos à nerfs orné, tête dorée, couvertures et dos conservés. Ouvrage marquant sur l’art de la Flagellation ou l’érotisme est teinté de sadisme. Tirage limité à 1.000 exemplaires (N°32). Quelques pages se détachent, petites usures, très légers manq. et frottements à la reliure. [16315] 250 €

111. MALO-RENAULT (Emile-A.). [MENU : Les Cent Bibliophiles]. Au cochon d’or. 1 dessin original à la mine de plomb et aux crayons de couleurs, 2 états et 1 menu, 1924, 21 x 15 cm. Dans ce menu destiné aux Cent Bibliophiles, une jeune femme nue est étendue dans une pose nonchalante, tournant le dos à la mer. Portant en tête une coiffe de plumes bleues et vêtue seulement d’un rang de perles de la même teinte, elle est absorbée dans sa lecture, alors qu’à ses pieds dort un cochon doré. MALO-RENAULT (1870-1938) est un graveur et illustrateur, il suit les cours d’Auguste Lemoine. Il est sociétaire du Salon de la Nationale des Beaux-Arts où il expose à partir de 1910. Originaire de Bretagne, mais parisien d’adoption, ces deux mondes appartiennent à son univers pictural. Sa maîtrise des techniques de gravures sur bois et sur cuivre lui permet d’illustrer des oeuvres de Jules Renard, Chateaubriand, Barrès ou encore Perrault. (Bénézit, VII, 124). Infimes plis marginaux sur l’original, légère jaunissure aux états. [16300] 1200 €

113. MANARA (Milo). Brigitte Bardot, Quella sera al Liberty. Dessin original au crayon de papier et à l’encre de Chine, sur papier fort, 25 x 35 cm. Planche originale pour “Genius” publiée à la p. 9 du n°19. Hommage de Manara à l’icône féminine des années 1960, cette planche représente au premier plan, Birgitte Bardot défilant, vêtue d’une longue tunique transparente. Milo MANARA né en 1945, est un auteur de bandes dessinées. Ses premières planches professionnelles, des récits érotiques, datent de 1968 puis il publie Genius, pour les éditions Vanio. En 1976, Le Singe, son premier récit ambitieux, paraît dans Alter-Linus puis dans Charlie Mensuel. En 1983, sa carrière prend une nouvelle direction avec Le Déclic qui fait instantanément de lui un des maîtres de la bande dessinée érotique. En 1987, Hugo Pratt devient son scénariste pour Un été indien, expérience qu’ils rééditeront sept ans plus tard avec El Gaucho. Aujourd’hui, Milo Manara continue une production régulière d’histoires érotiques aux éditions Casterman, mais il participe également à des projets plus originaux comme l’illustration de portfolios divers ou comme un nouveau projet avec le scénariste Alexandro Jodorowsky. Planche marginalement jaunie. [16289] 1500 €

30 114. MANARA (Milo). Bene ! E’ la morte che vuoi ?. Dessin original à la mine de plomb et l’encre de Chine, sur papier fort, (1960), 35 x 25 cm. Planche originale pour “Genius” publiée à la p. 81 du n°12. Le jeune Manara aiguise son style avec ces belles héroïnes sexy, avec un clin d’oeil à son “crepax” principal. Milo MANARA (né en 1945), est un auteur de bandes dessinées. Ses premières planches professionnelles, des récits érotiques, datent de 1968 puis il publie Genius, pour les éditions Vanio. En 1976, Le Singe, son premier récit ambitieux, paraît dans Alter-Linus puis dans Charlie Mensuel. En 1983, sa carrière prend une nouvelle direction avec Le Déclic qui fait instantanément de lui un des maîtres de la bande dessinée érotique. En 1987, Hugo Pratt devient son scénariste pour Un été indien, expérience qu’ils rééditeront sept ans plus tard avec El Gaucho. Aujourd’hui, Milo Manara continue une production régulière d’histoires érotiques aux éditions Casterman, et participe à des projets originaux et ambitieux comme l’illustration de portfolios divers ou une collaboration avec le scénariste Alexandro Jodorowsky. Infime jaunissure marginale. [16301] 1200 €

115. MARQUET (Albert). Femme au bain. Dessin à la mine de plomb signé du monogramme en bas à gauche, (1930), 20 x 9.5 cm, encadré. Albert MARQUET (Bordeaux 1875, Paris 1947) est décrit par Francis Carco, dans son ouvrage “Nu dans la peinture moderne” comme un peintre “du corps féminin... Celui de la figure nue, travaille patiemment et réalise, avec minutie, détails et ensemble.” CharlesLouis Philippe évoque lui “un curieux don d’attendrissement devant toute créature lui semblant figurer la beauté menacée par la misère”. Léon Werth témoigne aussi : “les nus de Marquet sont comme des témoignages irrécusables ... sa sensibilité n’est pas un mysticisme”. Sa sensualité s’exprime dans ce dessin représentant une jeune-femme nue, de dos, rentrant dans sa baignoire. Un déhanchement d’où émane une gracieuse souplesse apporte une touche animée à cette scène. [12278] 2500 €

31 118. MARTY (André-Edouard). RONSARD (Pierre de). Les Amours (Les Amours de Cassandre, Les Amours de Marie, Sonnets pour Hélène). Aquarelles de André-Edouard MARTY. Ornements de Raymond Jacquet. Paris, Les Heures Claires, 1957, 3 fort volumes in-8, en feuilles, sous couvertures rempliées illustrées en couleurs, sous chemises et étuis cartonnés, signets rouges. Les Amours de Ronsard sont des poèmes dans lesquels “Le Prince des poètes” trouva son inspiration auprès de trois muses Cassandre Salviati, Marie l’Angevine et Hélène de Surgères. Il les célèbre par des chants emprunts de rêverie, de mythologie, d’émotion, de mignardise. Il créé grâce à l’harmonie de son langage, son habilité à manier les vers, une certaine musicalité poétioque. Chaque volume de cette trilogie contient 174 pages, 28 aquarelles illustrées par MARTY, des ornements en encadrements de chaque page et des culs-de-lampes. Tirage limité à 1.950 exemplaires numérotés. Un des 1.650 exemplaires sur vélin pur fil de Rives (N°1744) ; (Monod, 9899). [16134] (Voir planche couleur IV.) 580 €

116. MARTIN (Charles). LA FONTAINE (Jean de). Les Contes et nouvelles en vers. Illustrations de Charles MARTIN. P., Librairie de France, 1930, 2 volumes in-4, broché, couverture et dos conservés, en feuilles sous étui et cartonnage à motifs floraux Art déco semi de violets, jaunes et mauves. La Librairie de France propose une belle édition des Contes et Nouvelles en Vers, dans une présentation réhaussée de l’interprétation pittoresque et sensible que peut inspirer à Charles MARTIN la lecture de ces merveilleux chefsd’oeuvre de grâce et d’esprit français libertin. Les Contes et Nouvelles de Jean de LA FONTAINE sont illustrés de soixantequatre hors-texte par Charles MARTIN. Un des quinze premiers exemplaires sur Japon avec double suite (la seconde sur Hollande). Joint sous étui in-folio 2 aquarelles originales de Charles MARTIN pour le livre. La première aquarelle, signée en bas à gauche, titrée “L’Amour mouillé”, 20 x 15.5cm, représente un amour, en tenue d’Adam, armé d’un arc et tirant sur des coeurs volants. La seconde est un lavis, titré “Féronde”, signé en bas à gauche, 20 x 15.5cm : un moine égrillard, sur une scène improvisée, éffeuille une jolie soubrette. Déch. et us. aux étuis et coffrets. [11162] (Voir quatrième de couverture.) 1700 € 117. MARTIN (Charles). LA FONTAINE (Jean de). Les Contes et nouvelles en vers de Jean de La Fontaine. Illustrés de soignante-quatre hors-texte par Charles MARTIN. Paris, Librairie de France, 1930, 2 volumes in-4, brochés, couverture et dos conservés, en feuilles sous étui et cartonnage à motifs floraux Art déco semi de violets, jaunes et mauves. La Librairie de France propose une belle édition des Contes et Nouvelles en Vers, dans une présentation réhaussée de l’interprétation pittoresque et sensible que peut inspirer à Charles MARTIN la lecture de ces merveilleux chefs-d’oeuvre de grâce et d’esprit français libertin. Les Contes et Nouvelles de Jean de LA FONTAINE s’associent merveilleusement aux dessins vifs et libres de Charles MARTIN. Un des cinquante premiers exemplaires sur Hollande van Gelder avec double suite. Joint le croquis original à la mine de plomb de la planche “La jument du Compère Pierre” signée du cachet en bas à droite où Messire Jean et Pierre s’échauffent derrière la belle Magdeleine dévêtue, en s’exclamant “Ou belle croupe, ou beaux flancs” (face à la page 225). Déch. et us. aux étuis et coffrets, petites piqures internes et mouillures éparses. [15323] (Voir quatrième de couverture.) 500 €

119. MARTY (André-Edouard). SAPPHO. Poésies de Sappho. Traduction nouvelle d’A.-E. MARTY ornée de 57 lithographies originales par le même. Fequet et Baudier pour la typographie, Mourlot et Picard pour les lithographies, 1955. Gr. in-4, en feuilles, couverture crème rempliée, sous chemise et étui cartonnés verts, 120 pp. Tirage limité à 150 exemplaires, celui-ci n° 10 sur Grand vélin d’Arches. Les poésies de Sappho ont été composées 600 ans avant JésusChrist, il ne nous est parvenu que des fragments. Le traducteur s’est attaché à être aussi fidèle que possible l’illustrateur s’est laissé aller à son rêve. Le texte grec, les 57 vignettes au trait et les 57 lithographies originales, illustrant le texte français ont été dessinés et gravés sur pierre par A.-E. MARTY. Cet ouvrage comporte une suite sur Malacca et un dessin repris en page 85 et représentant une plaine plantée d’arbres. De plus, une coupure de journal annoncant la parution de ce livre, un bulletin de souscription ainsi qu’une correspondance d’André-Edouard MARTY et une lettre de Pastré (Monod, 10163). Infimes salissures à la chemise et à l’étui. [14069] 700 €

32 121. MARTY (André-Edouard). LOUYS (Pierre). Les Chansons de Bilitis. Illustrations de A.-E. MARTY. Paris, éd. de Cluny, 1937, in-8, demi-maroquin bleu marine à coins, dos à 5 nerfs, tête dorée, couverture et dos conservés, 328 pp. Poèmes chantés, composés de phrases rythmées, sur l’amour antique illustrés avec beaucoup de fraîcheur par A.-E. MARTY. Ils racontent, en une trentaine d’élégies, l’histoire de “l’amitié” entre Bilitis et Mnasidika. Le coloris des gravures a été exécuté par Eugène Charpentier. Un des 1.500 ex. num. sur papier vergé de Voiron (N°877). “Intéressante publication illustrée par un artiste de talent” (Carteret, IV, 252). [14113] (Voir planche couleur II.) 400 € 122. MATHONNAT (Michel). VERLAINE (Paul). Parallèlement. Romances sans paroles (précédé de Poèmes Saturniens). Chansons pour elle. Paris, Club du Livre, 1980-1987, 3 volumes grand in-4, maroquin noir, titre frappé sur le plat supérieur, gardes toilées oranges. Ces trois recueils sont illustrés de gravures originales de Michel MATHONNAT. Parallèlement est l’un des 10 ex. num. sur Auvergne. On joint une suite de dix gravures. Chaque gravure a été numérotée et signée par l’artiste. Michel MATHONNAT (né en 1944) est connu pour ses gravures imitant la texture du crayon et du crayon de couleur. [3628] 680 € 123. MERCIER (Jean-Adrien). La Naïade endormie et ses sirènes. Aquarelle, signée et datée en bas à droite, 1941, 10.5 x 20 cm., cadre Gault, style Louis XIII, patine parisienne. Maquette originale de Jean-Adrien MERCIER (1899-1995) pour “La Naïade endormie”, un conte sousmarin de Pierre Valmigère, dont il assura l’illustration. Cette oeuvre fut éditée dans une version légèrement modifiée pour le numéro de Noël de l’Illustration de 1941. Jean-Adrien MERCIER est un illustrateur et aquarelliste de premier ordre mais aussi un affichiste et un décorateur (Paquebot France). Une exposition rétrospective lui fut consacrée en 1995 à la Bibliothèque Forney, ainsi que des expositions tournantes, notamment aux Etats-unis. Il représente ici, dans une première version, la Naïade, héroïne du conte, plongée dans son sommeil magique. Trois sirènes l’entourent, deux la soutiennent, tandis que la troisième esquisse un geste au-dessus se son beau corps inanimé. Dans une déclinaison de vert et de gris, les cheveux et les algues flottent au gré du courant, rendant sensible l’atmosphère merveilleuse de ce conte nautique. Encadrement commandé par l’artiste. [16299] (Voir planche couleur VI.) 2100 € 124. MERCIER (Jean-Adrien). La danseuse nue. Aquarelle et mine de plomb en couleurs signée et datée en bas à droite, 1929, 23 x 13.5cm, encadrée. Une jeune femme nue, en pied, danse les bras levés. JeanAdrien MERCIER (1899-1995), affichiste et illustrateur angevin, fut élève à l’Ecole des Arts Décoratifs de Paris. Rapidement il réalisa des affiches pour le cinéma et la publicité (dont Cointreau). En 1927 il épousa Yvonne Deflandre qui fut son modèle et sa muse dans de nombreuses oeuvres. [14546] 700 €

125. MERCIER (Jean-Adrien). Zizi nue. Dessin à la mine de plomb, signé et daté en bas à droite, 1936, 23,2 x 13,6 cm., encadré. Jean-Adrien MERCIER (1899-1995), affichiste et illustrateur angevin, fut élève à l’Ecole des Arts Décoratifs de Paris. Rapidement il réalisa des affiches pour le cinéma et la publicité (dont Cointreau). En 1927 il épousa Yvonne Deflandre qui fut son modèle et sa muse dans de nombreuses oeuvres. “Zizi” est le surnom donné à sa femme, Yvonne Mercier, représentée ici complètement nue, allongée, les bras repliés sous la tête. Un léger sourire aux lèvres, elle semble rêver, sous le regard de son artiste de mari. [16165] 700 €

33 126. MERSON (Luc-Olivier). Cléopâtre sur le Nil, II. Dessin à la mine de plomb avec des rehauts de craie blanche, 1920, 54,5 x 34,5 cm. Luc-Olivier MERSON (1846-1920) est un peintre académique qui remporta le prix de Rome en 1869. Il participa à de nombreux travaux officiels, on lui doit notamment un billet de cent Francs. En plus de ses activités de peintre, comme beaucoup à cette époque, il se prêta à l’illustration, dans des revues, comme “La Revue Illustrée” mais aussi pour des oeuvres littéraires. Il exposa en 1921 à l’Ecole des Beaux-Arts un tableau “Cléopâtre sur le Nil”, dont nous présentons ici une étude. Il s’agit d’une jeune fille nue, représentée de profil, en pied, qui tend les bras, les yeux levés vers Cléopâtre. Dans la partie droite de l’image, une étude de parties isolées de son corps. Au verso, on trouve une étude pour un autre tableau à la mine de plomb, d’une jeune femme nue de face, saisie debout dans une attitude de danseuse. Déchirures marginales. (Osterwalder I, p. 689). [16171] 500 €

128. MICHELANGELI (André). Nu aux talons aiguilles. Sanguine sur papier blanc à grains, signée en bas à droite, (1970), André MICHELANGELI (né à Ollioules 1948) s’est fait un nom dans les revues Pilote, Métal-Hurlant et Lui. Il réalise des affiches et des travaux publicitaires notamment pour des laboratoires. De nombreuses expositions ont salué son talent : Arles, la Galerie Omagh, Ogibus, la Maison de la Radio... Le nu est un de ses thèmes prédilection. La jeune femme qui l’inspire est ici représentée debout, ses longs cheveux dans le vent ; ses talons aiguilles soulignent le galbe de ses jambes fuselées. [16222] 300 € 127. MERSON (Luc-Olivier). Cléopâtre sur le Nil, I. Dessin à la mine de plomb avec des rehauts de pastel blanc, titré à la mine de plomb en bas à droite, (1910), 22 X 28 cm., cadre cartonné gris et un filet doré avec le monogramme de l’artiste. Dans un geste majestueux, Cléopâtre, nue, est représentée donnant un ordre, le bras levé, la main dirigée vers le ciel. Sa tête baissée indique qu’elle s’adresse à un auditoire qu’elle surplombe. [16167] 400 € 129. MOREAU (Luc-Albert). L’Amour Vénal. Deux dessins originaux à la mine de plomb et un bon à tirer, montés sur onglet, sous couverture cartonnée, toilée écrue, titrée en noir à la main. Suite de quatre dessins préparatoires pour le Tableau de l’amour vénal de Francis Carco, édité par la N.R.F en 1924. Cette édition originale contient 12 lithographies de Luc-Albert Moreau (18821948). Formé à Comme l’Académie Julian, puis à celle de la Palette, à Montparnasse, il se lie avec Segonzac et Boussingault. Il se spécialise dans les images du milieu des plaisirs et de la guerre. Son dessin virtuose souligne des formes un peu molles et des couleurs aux tons souvent éteints. Il illustre Colette, Marc Orlan, Carco, des ouvrages sur le sport... On trouve ses peintures au M. N. A. M. Les deux dessins représentent l’une une femme opulente, l’autre une femme de dos, la jupe retroussée sur de larges cuisses. Le bon à tirer (3e état, tirage de l’artiste) pour Les Tableaux de Paris montre une foule humaine sur les boulevards. Toutes les illustrations sont titrées et signées de la main de l’artiste. Joint un catalogue de l’exposition Luc-Albert Moreau de 1939 à la galerie Marcel Guiot. Piqûres, petites salissures à la couverture. [14777] 300 €

34 130. MORIN (Louis). Loups et brebis. Dessin à l’encre de Chine et aux crayons de couleurs, titré en bas, (1920), 27,5 x 19,5 cm. Louis MORIN (1855-1938) est un peintre, caricaturiste et auteur. Il fondat la Société des Dessinateurs humoristes et participa à des revues comme “l’Assiette au beurre”, “Le Chat noir” pour lequel il créa les silhouettes pour théâtre des ombres chinoises, et la “Revue des quatre saisons”. Il écrivit des textes qu’il illustra, et illustra également des livres pour enfants et pour bibliophiles. (Osterwalder, vol. I, pp. 718-719 ; Dico solo, p. 593). Cédant à son goût pour le nu, Morin reprend ici le thème de Phryné, courtisane antique célèbre pour sa beauté, qui fut accusée d’impiété. Lors de son procès, son avocat misa sur sa beauté et sur l’attrait qu’elle pouvait exercer sur ses juges qui l’acquitèrent quand ils la virent nue. Morin remet ce sujet au goût du jour : la courtisane devient une jeune parisienne, debout, coiffée d’un chapeau avec la cocarde révolutionnaire, elle cache son visage derrière ses bras. Derrière elle, deux hommes, l’un portant un bonnet phrygien, l’autre un bicorne avec une cocarde révolutionnaire, remplacent les juges antiques, et l’expression libidineuse de leur visage n’a rien a envié à celle de leurs illustres ancêtres. [16173] 230 €

131. [NAUSIKAA] LATENAY (Gaston de). HOMERE, LECONTE DE LISLE (Charles Marie René). Nausikaa. Compositions décoratives par Gaston de LATENAY. Paris, éditions d’art Henri Piazza, 1899, in-4 broché, couverture rempliée, bleu-vert, imprimée en couleurs, dos titré en long, 46 pp. Exemplaire n°381, des 330 exemplaires sur papier vélin des Vosges à la Cuve, d’un tirage de 400 exemplaires. Gaston de LATENAY (1859-1943) est un peintre, aquarelliste apprécié pour la délicatesse de ses paysages. Il suivit les cours de l’Académie Julian. Il fut aussi influencé par les estampes japonaises et l’oeuvre des préraphaélites. Son oeuvre est empreinte de sensibilité, d’élégance et marquée par un grand sens de la nuance. (Bénézit, VI, 466 ; Carteret V, 106). Cette édition du 6e chant de l’Odyssée, éditée pour la première fois séparément dans un exemplaire de luxe. Couverture légèrement passée, quelques taches, légère restauration au dos. [16282] (Voir planche couleur V.) 900 €

132. NERVAL (Gérard de). FINI (Léonor). Aurélia. Illustrations de Léonor FINI gravées à l’eau forte. Monaco, 1960, Club International de Bibliophilie, Jaspard, Polus & Cie, br., couv. rempliée, sous étui cart. toilé brun, titré sur le dos, 156 pp., en feuillets. Tirage limité à 300 ex. Un des 250 ex. vélin pur fil à la forme de Rives (N°162). Deuxième ouvrage de la collection Livres de Peintres Contemporains. Jean Paul Vibert imprimeur, Georges Leblanc taille-doucier. Très bel ouvrage, non rogné. [12387] 800 €

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133. OFFICE - [LIVRE DE PRIERES]. L’office de l’Eglise en françois et en latin contenant l’office de la vierge. Illustré de trois gravures au burin. Nouvelle édition augmentée de la Bénédiction des Eaux, des prières du Prône, des messes des principales fêtes, de l’Examen de Conscience, des prières pour la Confession et communion, de la Passion de notre Seigneur et de l’Office des Morts. A l’usage de Rome. A Paris, chez Louis-Guillaume Hansy, 1764, in-12, maroquin brun, plats estampés dorés, frise d’encadrement à motif floral, motif central composé de cinq fleurs mosaïqués soulignés d’un filet doré, dos à cinq nerfs orné dans les caissons ornés de motif floraux, pièce de titre de maroquin rouge, alternance de caisson en maroquin rouge, filets dorés sur les coupes, frise dorée intérieure, tranches dorées, gardes décorées d’un motif étoilé, 584 pp. Contenant : l’Office de la Vierge pour toute l’année, l’Office des Dimanches et des Fêtes, les Sept Psaumes de la Pénitence, les Règles de la Vie Chrétienne, Prières tirées de l’Ecriture Sainte et des Saints Pères, et les Hymnes traduites en vers françois, avec une Instruction pour les Fidèles. Paru avec abrobation et privilège en 1764. Le frontispice est constitué d’une eau-forte représentant Saint Bruno, deux autres gravures p. 175 (Marie-Madelaine) et p. 205 (la Sainte Vierge et l’enfant Jesus avec Saint Jean-Baptiste). Coins légèrement abîmés, légère restauration aux mors et aux coins, plats légèrement tachés, exemplaire d’usage, petite déchirure au frontispice, p. 41 déchirée et restaurée, p. 147 légèrement déchirée, p. 285 noté, 185. p. 343 notée 345, tranches très légèrement usées. [16325] 1000 €

134. PARY (E). La Lutte. Dessin à la mine de plomb, signé et daté en bas à droite, 1925, 26 x 32 cm. L’artiste représente une lutte presque animale où le corps de l’homme épouse le dos de la femme dans une étreinte charnelle ; les visages expriment l’intensité de la passion amoureuse. Envoi “ A l’ami Gabriel Laurenger avec mes voeux pour 1936”. Papier bruni. [16257] 300 € 135. PICART LE DOUX (Charles). RONSARD (Pierre de). Ronsard. Choix de poésies. Illustrations de C. Picart Le Doux, gravées sur bois en couleurs par Gérard Angiolini. Paris-Nice, Editions Sodac, 1947, in-4, plein maroquin bleugris mosaïqué, plats ornés d’un motif de feuilles multicolores, cerclées d’un trait noir estampé, 200 pp., 2 ff. n. ch., achevé d’imprimé, sous étui. Tirage limité à 300 exemplaires, plus quelques uns aux collaborateurs. Un des exemplaires de collaborateurs, sur vélin pur fil du Marais, avec une suite. Joint deux dessins originaux de Charles PICART LE DOUX. Bonne édition dans une belle reliure ; Monod, II, 9904. Charles PICART LE DOUX (1881-1959), peintre, graveur et dessinateur français, “est surtout considéré comme un peintre de nus” (Oserwalder, II, 907). [16254] (Voir planche couleur IV.) 500 € 136. PICHARD (Georges). WOLINSKI. Paulette. Paris, Editions du Square, 1975, “série bête et méchante”, broché, couverture illustrée en couleurs, 79 pp. Cette histoire raconte le rapt d’une jeune héritière par deux malfrats. Elle est toutefois consentante, et vit de multiples aventures avec les protagonistes de tous âges et sexes. Joint le dessin original à l’encre de la planche 2. Georges PICHARD (1920-2003) est un dessinateur prolixe de bandes dessinées pour adultes, humoristiques et érotiques. D’abord illustrateur et publiciste pour La Veillée des chaumières, il livre ses premières bandes dessinées pour La Semaine de Suzette en 1956. Sa rencontre avec Jacques LOB, scénariste, va modifier radicalement son style. Ils créent ensemble le personnage de Blanche-Epiphanie, une orpheline livrée à toutes

36 les concupiscences, dont l’apparition dans les colonnes de France-Soir fait scandale en 1967. Sa série “Paulette” en collaboration avec WOLINSKI, a été commencée en 1971 et a fait l’objet de plusieurs rééditions jusqu’à 1998 (réédition intégrale). Georges WOLINSKI est né d’une mère franco-italienne et d’un père polonais, venu en France à l’âge de treize ans, Georges Wolinski entre en 1960 dans l’équipe de Hara Kiri puis chez Charlie, dont il est le rédacteur en chef de 1970 à 1981. Durant cette période, il publie des auteurs reconnus ou débutants. Il a obtenu le grand prix d’Angoulême en 2005. Nous présentons le tome I dans un bel état de fraîcheur malgré des petits plis à la couverture. [13471] 1200 € 137. POTSCH (Igo). RICKERT (Friedrich). Indische Liebe. 12 Original lithographien von Igo Pötsch ; text aus dem Indischen von Friedr. Rückert. Verlag Heinrich Saar, Wien, 1924, in-12 oblong, pleine suédine violette, nu féminin couché en médaillon, estampé et doré, tranches dorées, 12 planches lithographiées en couleurs. Tirage à 300 exemplaires dont 25 numérotés I-XXV ; un des 25 exemplaires sur grand papier, N°XVII. Planches montées sur onglets. Igo POTSCH (1884-1943) portraitiste, paysagiste et lithographe ; le musée de Vienne conserve ses oeuvres (Bénézit, VIII, 448). Le texte calligraphié évoque les promesses amoureuses du corps féminin, tour à tour offert, rêveur, sensuel, ployé, pudique. Les accessoires orientalisants (babouche, diadème, bracelets) renforcent l’érotisme des lithographies. Petites marques à la couverture. [16219] (Voir planche couleur I.) 950 € 138. PROUVE (Victor). Odalisque au bain. Huile sur toile signée et datée en haut à gauche, 1880, 43.5 x 60 cm. Victor PROUVE (Nancy 1858- Sétif 1943) présente, dans un décor oriental, cette scène de bain d’une odalisque, nue, au bord d’un bassin. D’un geste souple, elle dénoue sa longue chevelure brune alors qu’une jeune servante noire lui verse des parfums capiteux. Un palmier, une vasque, un ibis, un brûle-parfum et un nécessaire à fumer complètent ce décor aux notes égyptiennes. Cette atmosphère sensuelle s’inscrit dans la veine orientaliste dont Eugène Delacroix ouvrit le chemin. Victor PROUVE, élève de CABANEL et de DEVILLY, participe, avec mention, au Salon des Artistes Français de 1885 et aux Expositions Universelles de 1889 et 1900 en obtenant une reconnaissance de peintre voyageur et d’histoire, de sculteur et de décorateur. Petits accidents, infimes restaurations, accrocs et usures à la toile. [14804] (Voir planche couleur I.) 5300 €

139. ROJANKOVSKY (Fédor). [CURIOSA]. Idylle Printanière. Dix dessins à la mine de plomb, (1936), 33 x 25.5 cm Véritable kama-sutra, ces croquis nous livrent en dix planches “diverses voies” à l’épanouissement sexuel. Classique de la littérature érotique, cette suite de dessins préparatoires est une des facettes du talent de l’artiste russe Fédor Stépanovitch ROJANKOVSKY, qu’il déploie pour illustrer des livres érotiques avec, notamment Pierre LOUYS et Raymond RADIGUET. Il s’installe en France en 1925 “où il commence par exécuter des travaux publicitaires pour Le Bon Marché et La Grande Maison de Blanc. En 1931 il travaille pour Domino Press à Paris et publie “Daniel Boone”, suivie d’une longue collaboration avec les Albums du Père Castor”. (Dictionnaire des illustrateurs de livres d’enfants russes, Bibliothèque de l’Heure Joyeuse, p.236). [14238] 1000 €

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140. ROUAULT (Georges). BAUDELAIRE (Charles). Quatorze planches gravées pour Les Fleurs du Mal. Paris, 1966, L’Etoile Filante, couverture cartonnée toilée rouge vermillon, lettrée noire, sous étui, 97 pages, en feuillets. Tirage limité à 450 exemplaires, un des 424 exemplaires sur Arches, (N°425). Les 14 planches de cet ouvrage ont été gravées par Georges Rouault, tirées en 1927 par Jacquemin, à 500 exemplaires à l’initiative d’Ambroise Vollard et conservées par lui jusqu’à sa mort. Vollard songeait à éditer une série intitulée “Danse Macabre”, qui devint “Les Fleurs du Mal”, et dont les 14 planches gravées à l’aquatinte et à l’outil sont reproduites ici. Des circonstances de guerre ayant entraîné la perte ou la détérioration d’un certain nombre d’épreuves, et des exemplaires non numérotés ayant été distribués par Ambroise Vollard, l’édition du présent ouvrage a été limitée à 425 exemplaires sur Arches et 25 exemplaires hors-commerce (I à XXV). Cuivres rayés après tirage les planches portent la double numérotation du tirage définitif et de l’ouvrage, ici 425/425. Georges Rouault a illustré les poèmes “Au Lecteur”, “Bénédiction” (2 planches), “La Beauté”, sans titre, XXV, “Remords Posthume”, “Toute entière”, “L’Irréparable”, “Le Squelette laboureur”, “Le Crépuscule du soir”, “Danse Macabre”, “La Destruction”, “Les deux bonnes soeurs”, et “Allégorie”. Une postface des enfants de Georges Rouault précise la genèse de l’oeuvre et explicite le choix des poèmes, postérieur aux gravures. Typographie de Fequet et Baudier. Double suite des planches rayées du livre. [11360] 16000 € 141. ROUBILLE (Auguste). La Belle et la faucheuse. Maquette pour un calendrier pour l’année 1935, gouache et aquarelle, 17.5 x 22.7 cm, signée en bas à droite, encadrée. Une jeune femme nue, accroupie, tire une des plumes de l’ange ailé armé de sa faucheuse. Une fenêtre s’ouvre sur le calendrier imprimé de 1935. Une belle dualité illustre, par le nu, la vie et la mort. Auguste ROUBILLE (1872-1955) humoriste modernstyle, réalise des illustrations au parti-pris décoratif. Sociétaire des “Humoristes”, il expose aux “Indépendants” et à “L’Araignée” ; il illustre durant 30 ans la couverture de “Fantasio”, et collabore à “Le Rire”, “La Vie Parisienne”, “La Baïonnette”, “L’Assiette au beurre”... (Dico Solo, 753-754). [6996] 300 €

142. SAUVAGE (Sylvain). STERNE (Laurence). Voyage sentimental en France et en Italie. Avec des figures de Sylvain Sauvage gravées sur bois par Pierre Bouchet. Paris, Chez Creuzevault, 1939-1942, plein maroquin, décor à bandes horizontales vertes et rouges, dos titré doré, tête dorée, décor à la roulette sur les gardes, 205 pp., 1 f., achevé d’imprimer. Tirage limité à 550 exemplaires, plus quelques exemplaires de collaborateurs. Un des exemplaires de collaborateurs, imprimé pour M. Gérard Angiolini, avec deux variations sur le frontispice : un ensemble des couleurs avant le tirage du trait et une épreuve du bois de trait du frontispice. “Edition recherchée et cotée” (Carteret, IV, 369). [16255] 320 €

38 super-nacré. En frontispice le hors-texte enluminé au pochoir de F. -L. Schmied, “L’Archange de la poésie” porte également le n° 119/150. Elle est accompagnée d’un tiré à part n° 119 bis/150, en noir et blanc. [16112] (Voir planche couleur I.) 550 € 146. SCHMIED (François-Louis) KIPLING (Joseph-Rudyard). Kim. Traduit par Louis Fabulet et Ch. Fountaine-Walker. Illustré par F.L. SCHMIED. Lausanne, Gonin & Cie, 1930, 2 vol. in-4, plein mar. orange, large bande verticale de triangles mosaïqués en marocain écru ou doré sur les plats, dos à 2 larges nerfs, tranches dorées, contreplats encadrés de marocain orange et d’un listel doré, étuis, (AIGNER). 57 compositions en couleurs gravées sur bois par François-Louis SCHMIED : 15 hors-texte à pl.-page, 15 bandeaux, 15 lettrines et 12 culsde-lampe. Un des 160 ex. et un des 20 ex. H.-C. sur Japon (N° XVIII). Suites en couleurs sur Japon et en noir sur vélin. Reliure d’époque à l’esprit Art-Déco., signée. Cachet au chiffre du collectionneur. Accidents aux étuis, infimes taches et plis, très légères usures aux reliures. Kim est considéré comme le chef-d’oeuvre de Kipling. La qualité des bois gravés en couleurs, aux nuances d’une extrême finesse et aux constructions infiniment justes et rigoureuses, place cette oeuvre au sommet des livres à enluminures polychromes. (Monod 6539, Bibliothèque des Arts 2001-43). [7962] (Voir planche couleur V.) 8000 €

142. Voyage sentimental en France et en Italie. 143. SAUVAGE (Sylvain). CREBILLON (Claude Prosper Jolyot de, fils). La Nuit et le moment ou Les matinées de Cythère. Paris, Aux dépens d’un amateur, 1924, in-4, en feuilles, couverture rempliée, illustrée en couleurs, décoré à l’or, 103 pp. Exemplaire de collaborateur, l’un des 230 sur vélin d’Arches. Après les Egarements du Coeur et de l’Esprit, Crebillon fils, l’un des grands écrivains du XVIIIe siècle, dans un ton libertin conte la suite des aventures de son héros Clitandre et de ses aventures sentimentales. Sylvain Sauvage (1888-1948) est un illustrateur et artisan du livre, il était exposant au Salon des Artistes décorateurs. (Bénézit, IX, p. 316). Dans ses illustrations dans des tons sombres on retrouve l’atmosphère sensuelle, mais non dénuée d’humour de l’oeuvre libertine de Crébillon. Carteret mentionne “une des meilleures illustrations de l’artiste ; elle est cotée” (Carteret, IV, 127). Déchirures aux mors, étui et couverture salis. [16286] (Voir planche couleur VI.) 800 € 144. SAUVAGE (Sylvain). Douze Fantaisies sur une Fantaisie. Suite sur Vélin de 12 dessins en gravure sur bois, sans date, fenêtre de 13 x 8,3 cm, sous couverture lie de vin imprimée en noir. Suite érotique parue séparément pour Les aventures du Roi Pausole de Pierre Louÿs, sous l’appellation “Douze Fantaisies sur une Fantaisie”. Sylvain Sauvage (1888-1948) illustrateur et artisan du livre, était exposant au Salon des Artistes décorateurs. Son illustration en bois gravés du Roi Pausole, roman qui fait les délices des contemporains de Pierre Louÿs, est pleine de malice et de charme. (Bénézit, IX, p. 316). Couverture insolée, déchirure au rabat et petits plis internes. [16294] 200 € 145. SCHMIED (François-Louis). IMBERT (José). Lueurs et pénombre. Edition originale. Florilège avec un Message du Docteur J. -C. Mardrus, Paris, “Les Amis de José Imbert”, 1932. Petit in-quarto, en feuilles, tirage sur papier japon, couverture cartonnée, demie toile violette, sous emboîtage, titre collé au dos, Ce florilège est composé des textes suivants : “Vers l’harmonie”, “Charme des saisons”, Arceaux de l’amour”, Contrastes”, “Le cantique de l’eau”, “Quelques chants du souvenir”, “Bellum, Pax”, “Serbie, ô Serbie” et “Au peuple allemand”. Il s’agit de la première édition qui a été tirée à 150 exemplaires numérotés (exemplaire n° 119), sur Japon

147. SEROV (Valentin). Nu penché au drap. Mine de plomb et aquarelle sur papier préparé gris, signé du monogramme de l’artiste CB, Serov, (1900), 27.5 x 20.5 cm. Valentin SEROV (1865-1911) fréquente tôt les artistes. Paysagiste et portraitiste, il réalise de nombreux portraits de personnalités en vogue, Ida Rubinstein, Diaghilev, ainsi que des illustrations pour le théâtre. Pacifiste, il est classé parmi les impressionistes russes. Ce très beau dessin représente une femme nue, penchée. Près d’elle, une cuvette émaillée et un drap. La réalité du corps soulignée par le trait d’aquarelle sépia dégage une poésie certaine. [14400] 800 €

39 148. SEROV (Valentin). Nu masculin. Encre de Chine et lavis, signé du monogramme de l’artiste en bas à droite (1900), 26.5 x 18 cm. Ce nu représente un homme debout, les bras croisés sur sa poitrine. Il semble appuyé à son ombre. Valentin SEROV (1865-1911) fréquente tôt les artistes. Paysagiste et portraitiste, il réalise de nombreux portraits de personnalités en vogue, Ida Rubinstein, Diaghilev, ainsi que des illustrations pour le théâtre. Pacifiste, il est classé parmi les impressionnistes russes. [14402] 800 €

149. SOUVERBIE (Jean). Nu cubisant dansant. Mine de plomb sur papier, signé en bas à gauche, (1930), 14 x 6 cm (encadrée). Jean SOUVERBIE (1891-1981), est très tôt influencé par le monde du théâtre, et des artistes comme REMBRANDT, PICASSO et INGRES, dont le nu reprend la pose de “La Source”. Dès 1901, fasciné par les décors du Châtelet, il réalise une maquette de théâtre par an. Ses tableaux se ressentiront toujours du traitement décoratif d’un espace scénique. [12661] 500 €

150. TALBERG (Boris). “Hymne de la jeunesse à l’aviation”. Aquarelle et gouache, marques manuscrites pour l’impression, 21,5 x 36 cm. Boris TALBERG (1930-1979) artiste russe vivant à Moscou a réalisé de nombreux décors muraux, certains à l’échelle de la ville, pour des bâtiments publics et le métro de Moscou ; cette maquette préparatoire à un grand décor mural représente un groupe d’enfants et d’adolescents, nus ou en maillot de bain, les pieds dans l’eau saluant le passage d’une patrouille d’avions. Cadre architecturé néoclassicisant avec ailes au fronton. Mise au carreau visible en vue d’une reproduction à l’échelle. Annotations manuscrites, trois trous d’épingle, pli central et marques marginales. [16346] (Voir planche couleur V.) 550 €

151. TREMOIS (Pierre-Yves). Vénus et Adonis. Dessin à l’encre de Chine sur papier Japon, signé et daté dans la partie supérieure de l’image, avec la mention manuscrite, “Pour l’illustration d’Adonis de Jean de la Fontaine”, titré en bas, 1955, 33 x 44 cm. Pierre-Yves TREMOIS est né en 1921, il est peintre mais aussi graveur et sculpteur. Son travail de graveur et son expérience du burin donnent à sa peinture une grande force qui tient à la simplicité et à la franchise de son trait. Après une formation à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, il reçut en 1943, le Grand prix de Rome de peinture. Il choisit de se mesurer à différents auteurs comme Montherlant, Tournier, Claudel, Giono, Nietzsche, Mallarmé pour donner un équivalent plastique à leur oeuvre. Pour Adonis de Jean de la Fontaine, l’une des oeuvres où le fablier révèle son côté sulfureux, TREMOIS, dessine notamment le divin couple que nous présentons ici. La déesse, adossée sur le torse de son Adonis, ses longs cheveux

40 lâchés, nourrit un cerf qui vient manger dans sa main. Au verso, une esquisse d’Adonis rayée par le peintre. [16172] 800 € 152. TREMOIS (Pierre-Yves). OVIDE. L’Art d’aimer. Traduction originale de Joseph Griveaud. Gravures de Pierre-Yves Trémois. Club du Livre, Philippe Lebaud éditeur, 1962, in-4 épais, plein maroquin rouge, dos à 4 nerfs, tête dorée, 3 ff., [collection], faux-titre, titre, 230 p., justificatif, 1 ff. Ouvrage composé à la main en capitales Pastonchi corps 18, burins tirés sur les presses à bois des ateliers Lacourière. Tirage limité. Un des 315 ex. sur Rives, N°86, signé par l’artiste. Cahier de notes séparé. Joint une affichette de Trémois pour la Noël 1971. Rousseurs éparses, rousseurs. à la couverture, bel état sinon. [12874] 700 € 153. TRIBOUT (Georges-Henri). Nu en scène. Dessin à l’encre bleue sur papier fin filigramé, Cachet au verso de la vente d’atelier (du 19 mars 1982), (1930), 27 x 21 cm. Une jeune femme nue se tient assise sur une scène, une jambe relevée, le regard tourné vers son public, le deuxième plan nous livre un second nu où n’apparaissent que ses jambes et ses hanches. Léger pli marginal. [16339] 180 €

154. UZELAC (Milivoy). “Si j’avais su”. Dessin au fusain sur fond d’aquarelle rose pâle, signé en bas à droite, et titré, 1933, 42 x 32,5 cm. Milivoy UZELAC (1897-1977) est un peintre, illustrateur et sculpteur croate. Aux Beaux-arts de Prague, il suivit les cours Preisler. A partir de 1922, il expose à travers l’Europe dans des Salons prestigieux, celui des Tuileries, d’Automne, à Bruxelles, à Londres, à Amsterdam, Belgrad, Zagreb. On ressent dans son oeuvre l’influence des artistes français. En 1946, il figurait à l’Exposition Ouverte à Paris organisée par les Nations Unies. Il a illustré en 1947 Joie des Sports. Il est exposé au Musée du Jeu de Paume, de Zagreb et de Belgrad. Il a décoré le Casino de Deauville et le Palais des Sports (Bénézit, X, 357 ; Edouard-Joseph, III, 365). UZELAC, pour son album de vingt “Chansons” sur un texte d’Albert Willemetz paru aux éditions Le document tiré à 350 exemplaires sur le procédé Jacomet réalise cette planche originale titrée “Si j’avais su” : dans sa bibliothèque, un jeune homme se jette aux pieds d’une jeune femme noire, qui n’a gardé que ses chaussures à talons et ses bas de coton. Infimes plis et marques marginales. [16341] 900 €

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151. Venus et Adonis

155. UZELAC (Milivoy). “Valentine”. Dessin au fusain sur fond d’aquarelle rose, signé en bas à droite, et titré, 1933, 42 x 33 cm. Infimes plis et marques extérieures. [16344] 900 €

156. VAN DONGEN (Kees), BARBIER (George), BOUTET DE MONVEL, DUFY (Raoul), IACOVLEFF (Alexandre), LEPAPE (Georges), MARTIN (Charles), MARTY (A.-E.)... Gazette du Bon Ton. Paris LUCIEN VOGEL 2 1920 Paris, Lucien Vogel, in-8, 1920 (1er tome janvier-juin 2nd tome juillet-décembre), demi-vélin à coins, plats stylisés à motifs noir et blanc évoquant des bois. Reliure éditeur, dans le style des soieries réalisées par Raoul Dufy pour Bianchini-Férier. 10 numéros. Première année de parution de la Gazette après la Première Guerre Mondiale : “elle continuera d’être la plus élégante, la plus spirituelle et la plus neuve collection d’idées de costumes”. 1er volume : textes de Henri Bidou, Marcel Astruc, Sylviac, Bonnechose, Burnand, Mac Orland, Louis Léon-Martin, Bauer, Bernier, etc. Hors-texte de Lepape, Brissaud, Benito, Bonfils, Boutet de Monvel, Charles Martin, Marty, Zig-Brunner, Siméon, Barjansky, Mario Simon, L’Hom, Maurice Leroy suites de croquis par Dufy, Fauconnet, Mario Simon, Süe et Mare. 2nd volume : textes de H. Duvernois, Célio, Jean de Bonnefon, Mayotte, Roger Allard, Von Moppès, Mac Orlan, Duminy, George Armand Masson, Roger Boutet de Monvel, Hervé Lauwick hors-texte de Brissaud, Siméon, Charles Martin, Benito, Drian, Boutet de Monvel, Mario SImon, Iacovleff, Marty, Zinoview, Marcelle Pichon, Maurice Leroy, Lepape suites de croquis par Siméon, Dufy, Bagge et Huguet, Ruhlmann, Francis Jourdain. Bien complet. Rousseurs. [ 1 4 9 8 8 ] 4500€

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157. VAN MOPPES (Maurice). Vous ne voulez vraiment pas vous débarrasser ?. Dessin à l’encre de Chine et au lavis, signé en bas à droite, indications à la mine de plomb pour l’imprimeur, date, 32 x 24 cm. Confortablement installé dans un lit, adossés sur leurs oreillers respectifs, un couple discute. Maurice VAN MOPPES amateur de Proust, Balzac, expose à l’Araignée et à Satire 36 ; il illustre avec humour et finesse les petits tracas de la séduction (Dico Solo, pp. 865- 866). [16194] 200€ 158. VARENNE “Etreinte érotique”. Sérigraphie signée, ( 2000), 50 x 30 cm. VARENNE, renommé pour son dessin dans des bandes dessinées érotiques, présente un couple nu, l’homme enlaçant la femme de dos s’appuyant sur ses genoux, d’une grande intensité. [16349] (Voir planche couleur III.) 250 € 159. VERTES (Marcel). MAC ORLAN (Pierre). Les Jeux du demi-jour. Avec douze lithographies de Vertès. Paris, Les Arts et le livre, 1926, in-folio (38,5 X 29 cm) broché, sous couverture rempliée, 45 pp. Edition limitée à 600 exemplaires dont 100 sur papier d’Annam et Chine et 500 sur vélin pur fil Lafuma (N°411). L’univers des plaisirs cachés est mis à jour avec talent par cet artiste hongrois qu’est Marcel VERTES. Marcel VERTES (Ujpest 1895-1961 Paris), artsite d’origine hongroise, fut tour à tour illustrateur, graveur, aquarelliste, décorateur... Il s’exila en France suite à la publication d’affiches politiques satiriques pendant la première guerre mondiale. Il collabora à l’illustration de nombreuses revues (Fantasio, Le Témoin, La Vie parisienne, La Gazette du Bon Ton...). Pendant la seconde guerre mondiale il s’exila à New-york et dès lors il partagera sa vie entre les deux capitales (Dico Solo, 873-874). “Recherché et coté” (Carteret, IV, 257) ; Monod (II, 7552). [11616] 490 €

160. VERTES (Marcel). MAC ORLAN (Pierre). Maisons... Douze lithographies originales par Marcel VERTES. Préface de Pierre Mac Orlan. Paris, éditions Pellet, s.d. (1925), in-folio, sous chemise, toilée, cartonnée, fermée par des cordons. Tirage limité à 1000 exemplaires, dont 900 sur vélin avec la signature gravée (N°19). Lithographies présentées sous marie-louise, titrées au crayon, évoquant sans fard l’univers des maisons closes. Usures à la couverture, mouillures et traces à la garde inférieure, légèrement gondolé, usures et traces aux maries-louises. Les formes d’écriture de Pierre MAC ORLAN (1882-1970) frappent par leur diversité ; il publie plusieurs textes de littérature érotique, sous des pseudonymes. “Maisons” est le premier tirage de l’album qui a été publié par la suite avec un nouveau texte de Pierre MAC ORLAN sous le titre “Les Jeux du demi-jour” en 1926 (Michel Vokaer, Bibliographie de Marcel Vertès, notice N°5, p. 7). [11385] 790 € 161. VERTES (Marcel). PEYREFITTE (Roger). Nous les abstraits. Préface de Roger Peyrefitte. Paris, Léda, 1960, in-12 broché, sous chemise toilée verte à coins, format oblong, 31 planches. Tirage limité à 331 ex. Un des 17 ex. sur vélin d’Arches (N°22). Bien complet des trente planches plus la planche interdite “Ever since he became impotent he’s devoted himself to abstraction”. Caricature fine et amusante des peintres abstraits, leur mondanité, l’incompréhension du public, etc. Manquent le dessin original et le croquis. Bel état intérieur malgré des rousseurs à la page de titre et aux planches de légende (en anglais) et quelques reports au dos des planches. Non rogné. (Vokaer, 72). [12389] 750 € 162. VILLON (Jacques). Nu cubisant. Pointe sèche signée en bas à droite avec mention manuscrite “Épreuve d’artiste”, (1935), 15,3 x 22,5 cm., cadre toilé. Jacques VILLON (1875-1963) est un peintre, graveur et dessinateur français. Comme peintre, il se rallia au cubisme, et il travailla comme illustrateur pour des revues comme “L’Assiette au beurre”, “Cocorico”, “Frou-Frou”, “Le Cri de Paris”, etc. (Osterwalder, I, 1094). Ce dessin représente dans un style cubisant, une femme nue, de dos, la tête posée sur son bras replié. [16177] 500 €

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162. Nu cubisant

163. WILLETTE (Adolphe-Léon). WILLETTE (AdolpheLéon). Frise à Paul-Menil. Dessin à l’encre de Chine et rehaut de crayon bleu sur papier signé et daté “1916” en bas à droite, 26x61 cm. Ce dessin représente une frise avec des petits enfants dansant. Adolphe WILLETTE (1857-1926) est l’élève de Cabanel. Il fréquente Montmartre et le cabaret du Chat Noir, où il se lie avec Toulouse-Lautrec. Il décore l’Hôtel de Ville, le Tabarin, et invente le logo du Moulin Rouge. Lors de l’affaire Dreyfus, il fonde le mensuel Pssitt... avec Forain, qui fera également partie de la “République de Montmartre” aux côtés de Willette et Poulbot. Accidents. [7580] 350 €

165. WILLETTE (Adolphe-Léon). Amor Omnia Vincit. Dessin à l’encre de Chine avec des rehauts de crayon de couleurs bleu, signé et daté dans le dessin, 1885, 26,7 x 20 cm. Adolphe WILLETTE (1857-1926) commença sa carrière avec la peinture, exposant à partir de 1881 au Salon de la Société des artistes français. Par la suite, il se consacra à la lithographie et au pastel, fournissant des dessins humoristiques et politiques à des revues comme “Le Chat noir”. Il fut l’un des fondateur en 1910 du journal “Les Humoristes”. (Osterwalder, vol. I, p. 1132). Il signe ici une charmante allégorie qui illustre bien la netteté et même la pureté de son style. Sur une grève, le regard tourné vers les flots, une jeune fille, ou fée, si l’on en croit les ailes de libellule qui s’épanouissent dans son dos, est assise. Une pièce de tissu lui couvre les jambes, et elle retient un voile transparent sur son visage. Sa main, tendue vers la ville côtière que l’on distingue en arrière plan, tient un lys, symbole de pureté et d’amour chaste. Elle est adossée à un livre sur lequel on peut lire : “AMOR OMNIA VINCIT”. [16192] 700 €

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166. [XANTHIE - DISTRIBUTEUR DE CIGARETTES]. Xanthie ou la danse des sept voiles. Sculpture en régule chromé, femme nue se dévoilant en haut d’un marchepieds, (1900), 18 x 8 x 8,5 cm. Telle Xanthie, papillon de nuit, cette danseuse ouvre son voile fleuri d’un semi de roses et s’offre ainsi nue, masquant au dos de son voile une réserve de cigarettes qui sortent à la base du marchepieds. Objet insolite chargé d’érotisme meublant les maisons-closes. Petites usures. [16226] 400 €

167. ZAMORA (José de). Céleste. Encre de Chine et aquarelle sur papier, (1920), 32.5 x 25 cm. Une jeune femme, corsetée de résille argent, les jambes voilées d’une longue traîne blanche se terminant en bouquets de plumes, se déhanche délicatement. Ses bras sont cernés d’or, ses mains gantées de vert, avec des manchettes en plumes grises. Son immense chapeau recouvert de plumes, comme une aile d’oiseau, souligne la délicatesse de son visage ses cheveux sont retenus par un bandeau pailleté. Ses yeux en amande, ses pomettes délicatement rosies, sa petite bouche rouge soulignent sa féminité. José de ZAMORA, artiste d’origine espagnole, travailla pour Paul POIRET avec ERTE en 1913 et se fit une réputation pour ses décors et costumes de théâtre, pour les ballets et le Music-Hall. Numéro de revue, inscriptions au crayon. [12489] 350 € LIBRAIRIE CHRÉTIEN 178, Faubourg Saint-Honoré – 75008 Paris Tél. : 01 45 63 52 66 - Fax : 01 45 63 65 87 librairie_chretien@yahoo.fr Ouverture du lundi au samedi de 10h30 à 13h et de 14h à 19h00 (Métro Saint Philippe du Roule – Parking Haussmann-Berri) JEAN IZARN MEMBRE DE LA CHAMBRE EUROPEENNE DES EXPERTS D’ART SYNDICAT DE LA LIBRAIRIE ANCIENNE ET MODERNE ACHAT DE BIBLIOTHÈQUE EXPERTISE – VENTE PUBLIQUE – PARTAGE MAISON FONDEE EN 1878

Ce catalogue a été rédigé par Claire ROUCHER-COELHO et Hélène DRUTINUS - Nous remercions: Benjamin BOURQUE (Conception et infographie) Raphaëlle LEOSTIC Florence AUGUSTE-DORMEUIL (Encadrement) Édouard CÉALAC (Site internet) Conditions de ventes

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Exposition à la librairie: “Abécédaire du nu”
du 22 avril au 22 mai 2010

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