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Ma découverte de Sagarmatha

Par Christine Krattinger, membre du comité
Désireuse de m’investir dans le parrainage d’un enfant, envers lequel je pourrais tisser
des liens privilégiés et non pas uniquement verser de l’argent , une amie d’enfance m’a
parlé d’une association pouvant correspondre à mes recherches. J’ai donc tapé l’adresse
transmise sur mon ordinateur ; j’ai tout lu et ai envoyé sans attendre ma demande de
parrainage. Peu de temps après, je racontais ma joie d’avoir trouvé l’association que je
cherchais à cette amie qui ne comprenait rien: en effet, j’avais contacté une toute autre
association que celle conseillée ! Un mystère informatique… qui a bien fait les choses
puisque j’ai trouvé exactement ce dont j’avais tant rêvé.
Mon engagement
Depuis décembre 2013, je participe à la vie de Kalpana, une belle jeune fille de 15 ans
qui, par endroits, possède les mêmes traits que ma propre fille. Nos échanges sont font
par courriel, par poste ou par l’entremise d’autres parrains. Kalpana m’envoie des dessins,
des mandalas, et a toujours un message personnel pour ma fille avec qui elle partage
quelques passions communes comme la mode et la musique. Nous lui envoyons des
photos du pays, des jeux, du maquillage. Ma propre maman l’appelle avec émotion « sa
petite-fille du bout du monde »… Une « petite-fille » que j’ai rencontrée en avril dernier lors
de mon premier voyage au Népal.
Le bilan de mon expérience
Le bilan est positif à plusieurs niveaux. J’avais besoin de rencontrer rapidement celle à qui
je pensais quotidiennement, pas par inquiétude concernant sa réelle existence, car je
n’avais aucun doute quant à la rigueur de l’association, mais par besoin de concrétiser cet
engagement en la voyant et en lui parlant.
La rencontre a été forte… J’étais bouleversée en franchissant la grille de la maison. Et
tous ces enfants qui venaient à notre rencontre ! Kalpana mit quelques longues minutes
avant d’oser s’approcher… Ces rires, ces sourires… Je les ai immortalisés à en remplir
ma carte mémoire ! Que cela faisait du bien d’être là, d’être enfin vers eux, après ces
longues heures d’avion, et d’arriver dans ce pays dont j’avais tant rêvé.
Quel bien de voir ces enfants heureux de vivre ensemble, en sécurité, même si leurs
cœurs cachent de grandes cicatrices. Quel bonheur d’être témoin de leur joie de jouer
avec de simples petites voitures, de gonfler des ballons baudruches, bien éloignés de
cette technologie que nous accompagne constamment. Quel bonheur depuis de me
replonger régulièrement dans ces souvenirs et de partager avec mes proches l’impact que
ce voyage a eu sur moi. Mes récits font d’ailleurs germer quelques envies de parrainages
à venir...
J’espère avoir la chance d’y retourner, cette fois avec ma fille et mon compagnon, et de
me retrouver parmi eux, ces enfants qui m’ont changée. Je ne sais pas exactement en
quoi ni comment, mais je sais que je ne suis pas rentrée la même de ce voyage. Et le
séisme qui a suivi à peine 10 jours mon retour n’a fait que confirmer les liens que j’avais
immédiatement tissés avec cette population si pauvre et tellement riche à la fois.
L’impact de cette catastrophe a été très fort dans mon entourage également, peut-être à
cause de mon tout récent retour. J’ai senti et constaté un magnifique élan de solidarité,
digne de ce pays et de ses habitants. Je ne peux que vous encourager à tenter cette
aventure, si vous vous vous sentez prêts à expérimenter un changement dans votre vie.