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Orange cherche à détendre ses salariés ‐ 

Rennes 
OUEST France ‐ samedi 10 avril 2010  
 

C'est nouveau. France Telecom affiche prendre soin de ses salariés. Il vient d'aménager des 
salles de relaxation. 

Une musique zen, une lumière tamisée, des fauteuils relaxants... Nous ne sommes pas dans 
un salon de massage. Mais dans le tout nouveau centre d'appels d'Orange, avenue Henri‐
Fréville. Dans cette salle aménagée pour la détente, Corinne Prioul vient prendre soin des 
salariés quatre heures par semaine. 

A l'aide de ses mains et de ses coudes, elle pratique l'Amma (une technique de relaxation) 
sur le dos et les bras. Pour chaque salarié volontaire, ce moment de délassement, proposé 
par l'employeur, dure un quart d'heure. Et visiblement, l'initiative plaît. « Les séances sont 
déjà complètes. Les gens n'ont pas tardé à s'approprier le lieu », se réjouit François Brunet, 
le directeur régional de France Telecom. 

Sans conteste, la direction de l'opérateur en télécommunications affiche sa nouvelle 
politique des ressources humaines. A la suite de la vague de suicides qui ont frappé ses 
salariés (il y en aurait encore eu 12 en France depuis janvier), elle veut agir vite. 

« Tout Orange court » 

Le nouveau centre d'appels Orange, à Rennes, dispose ainsi de trois salles de détente : une 
pour la relaxation, une pour la lecture et une troisième équipée d'ordinateurs et d'écrans de 
télévision. Le restaurant d'entreprise a, lui aussi, été conçu de manière à favoriser les 
moments de détente : outre la grande salle, trois espaces plus réduits et moins bruyants ont 
été aménagés pour ceux qui voudraient déjeuner plus tranquillement. « C'est un bâtiment 
exemplaire. Pour son aménagement, nous avons associé des salariés », détaille encore 
François Brunet. 

Bref, depuis que France Telecom a redonné la parole à ses salariés (1), la direction multiplie 
les initiatives. « Des événements de convivialité » sont organisés. Le 25 juin prochain, à 
Rennes, aura ainsi lieu « Tout Orange court » au parc des Gayeulles. Mais l'une des plus 
importantes mesures sera sans doute la nomination de nouveaux responsables des 
ressources humaines localement. Ces dernières années, cette fonction était le plus souvent 
centralisée au siège, à Paris. « Nous voulons remettre de l'humain dans notre organisation. 
Tout n'est pas encore mis en place. D'autres initiatives suivront », assure François Brunet. 

Dans l'immédiat, Jérôme Tessier, délégué CFDT très attentif aux conditions de travail dans 
les centres d'appels, observe la création des salles de détente avec attention. « C'est un 
début. J'espère qu'il ne s'agit pas d'une mesure uniquement destinée à canaliser l'effet 
médiatique des suicides. Il ne faudrait pas que des méthodes managériales oppressantes 
telles que la pression liée au temps passé par client, demeurent », insiste‐t‐il. 

(1) En Bretagne et dans les Pays de la Loire, 4 500 salariés sur 6 000 ont participé à l'une des 
300 réunions. 

Lire aussi page 5 

Pierrick BAUDAIS. 

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