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Cours # 10

Cours MIG8001
Méthodologie de recherche et
communication

Chapitre 9 Plan Fractionnaire
Plan d’expériences
TAGUCHI
1

TABLES ORTHOGONALES STANDARD
ET MÉTHODOLOGIE TAGUCHI
• INTRODUCTION
Dès 1939 aux U.S.A. diverses tables

orthogonales standards ont été publiées
et mises ù disposition des utilisateurs.
Malheureusement, peu d'ingénieurs en
ont

compris

spécialistes.

l'intérêt

sauf

quelques

Mais, qu'est-ce qu'une table orthogonale ?
Il s'agit d'une fraction de plan factoriel, ayant conservé la
propriété d'orthogonalité des colonnes deux à deux. A titre
d'exemple, rappelons qu'il existe 2n - l manières de couper
un plan 2n en deux parties et plusieurs manières de couper à
nouveau le plan 2n-1 obtenu en deux parties (ce qui conduit à
un quart de plan).
On voit que le nombre de solutions possibles dès qu'on aura
affaire à des fractions 1/8 ou 1/16… est très grand.
Même remarque si nous partons de plans factoriels 3n.
Nous pourrons en prendre une fraction 1/3 ou 1/9 ou 1/27,
etc.

Parmi toutes les solutions possibles les spécialistes en ont
choisi certaines pour leurs propriétés particulières. Ces
tables

sont

dites

standards

car

elles

sont

un

outil

mathématique pur qui se présente sous forme de tableau
matriciel et qui sert en particulier à construire des plans
d'expériences.
Voici à titre d'exemple une table orthogonale

Genlchi Taguchi

propose un ensemble limité d~ table~
orthogonales et un mode d'emploi original particulièrement
attractif et simple car il se présente sous forme graphique.

CONSTRUCTION
D'UN
PLAN
SELON LA MÉTHODE TAGUCHI

D'EXPÉRIENCES

Principes
La construction d'un plan est basée sur trois principes:

1) N'utiliser qu'un nombre limité de tables, celles-ci étant choisies pour leurs
propriétés particulières.
2) Rendre l'utilisation de ces tables extrêmement facile grâce à des « linear
graphs » ou graphes linéaires. En bref le mode d'emploi est à la portée de
tous et mis sous forme graphique.
3) Considérer les actions d'ordre deux comme négligeables, sauf quelquesunes bien identifiées. , . .
Les actions d'ordre 2, « alias» des actions d’ordre 1 ou « alias » des actions d'ordre 2
précitées considérées comme négligeables, seront complètement passées sous
silence !

Le 8 indique que cette table comporte 8 lignes et le (2)7 qu'il s'agit d'un plan fractionnaire tiré d'un plan factoriel 27.Exemple 1 Voici une table orthogonale standard proposée par Genichi Taguchi c'est la table L 8 (2)7. Elle compte 7 colonnes (la colonne correspondant au calcul de la moyenne n'étant pas présente). .

2. 5. . Voyons l'utilisation du côté 1. 2. 4 et les côtés 3. 6. la colonne 2 les niveaux d'un autre facteur B alors la colonne 3 pourra être utilisée pour le calcul de l'interaction AB. Les sommets sont 1. Il nous dit que si la colonne 1 représente les niveaux d'un facteur A.Les graphes linéaires fournis avec la table L8 sont les suivants : Considérons par exemple le triangle.

La saturation de la table suivant le graphe triangulaire conduirait au plan suivant: Bien sûr suit : 1 1 1 1 1 1 1 1 avec 8 résultats et des degrés de liberté répartis comme pour pour pour pour pour pour pour pour I l'estimation l'estimation l'estimation l'estimation l'estimation l'estimation l'estimation de de de de de de de l'effet l'effet l'effet l'effet l'effet l'effet l'effet de de de de de de de A B AB C AC BC D .

Les colonnes 4 et 5 étant inutilisées il reste. Rappelons que toute interaction autre que AB est considérée comme négligeable ! Le modèle s'écrit alors symboliquement Y = I + A + B + AB + C + D En remplaçant les l par des . 2 ddl pour la résiduelle ce qui n'est pas très confortable pour l'expérimentateur. même sans répétition.et les 2 par des + on obtient une table de Yates incomplète qui présente en outre la particularité d'avoir une colonne AB changée de signe par rapport à la table traditionnelle. Ceci dit on trouve directement les coefficients du modèle par la méthode habituelle. mais reste cohérent. les résultats étant supposés les suivants : . et qui n'est pas dans l'ordre standard.

.

La colonne 1 d'une table de Taguchi sera toujours affectée au facteur le plus difficile à traiter.Signification des termes 1er groupe. 3e groupe et des symboles des graphes à savoir: O . 2e groupe. . il sera plus difficile de démonter une culasse que de changer une bougie . Il s'agit tout simplement comme on le voit immédiatement en regardant une table. beaucoup plus long et cher de changer un vilebrequin que de régler l'avance à l'allumage etc. En effet les changements de niveaux sont plus malaisés pour certains facteurs que pour d'autres. de repérer la colonne ou le groupe de colonnes qui conduisent aux expériences les plus faciles à réaliser.

que c'est la colonne la plus «facile» (groupe 1). dans certains cas vous serez obligés de respecter l'ordre de la table.  Ceci dit. à un O . .  Les difficultés de traitement vont en s'accroissant lorsque l'on passe du  Il faudra donc essayer de classer les facteurs suivant la difficulté et le coût de leurs changements de niveaux pendant la phase «préparation des expériences>>. Nous n'aurons alors qu'une fois à changer de niveau s'il s'agit d'une table en (2)n. Cette colonne 1 est toujours associée sur les graphes.  Il ne faut toutefois pas oublier de répartir au hasard (aléariser. randomiser) les facteurs non contrôlés. deux fois s'il s'agit d'une table en (3)n etc.  On peut dire. Là est le point essentiel. pour réaliser les expériences et conserver à la colonne 1 son caractère de « facilité». en d'autres termes.

Les graphes linéaires fournis ·avec la table sont aussi reproduits ci-après. .plan 3 n. Elle est à 27 lignes et constitue donc une fraction d'un plan factoriel (3)13 // 1594323. c'est-à-dire d'un plan à 13 facteurs et 3 niveaux par facteur.Exemple 2 .k Voici une table L27 (3)13 .

E. BC.Supposons que nous voulions étudier l'effet de 5 actions d'ordre l (effets principaux) et de 2 actions d'ordre 2 (interactions). AB. B. C. Soient A. ces actions. Le modèle (symbolique) est alors: Y = 1 + A + B + AB + C + BC + D + E Le graphe linéaire : . D.

19 = 8 ddl pour la résiduelle. par exemple AB.1 ddl pour le terme constant I .  De même nous remplacerons les colonnes 8 et 11 par une seule colonne. . alors les colonnes 3 et 4 seront affectées à AB . grâce à la matrice 3 X 3 ci-après.2 ddl par action d'ordre 1 (3 .1) = 4 ddl par action d'ordre 2. ce qui est largement suffisant.montre que si A est en colonne 1 et B en colonne 2. Voyons combien de degrés de liberté sont nécessaires au calcul des coefficients du modèle. li faut: .  Si nous voulons utiliser les colonnes pour le calcul de variance. Voici comment :  On numérote les 9 modalités d'une action d'ordre 2 quelconque. D pourra alors être en 9 par exemple et E en 10. nous remplacerons les colonnes 3 et 4 par une seule colonne faisant apparaître les 9 modalités de l'action d'ordre 2 lorsque chacun des facteurs a 3 niveaux. Dans le cas présent le calcul nécessite : 1 + (5 X 2) + (2 X 4) = 19 ddl Il restera 27 .1) (3 .

Celles-ci sont choisies grâce au graphe linéaire. les colonnes AB et BC pouvant servir au calcul de variances d'après Genichi Taguchi.2 sera numérotée 5 etc.  Dans notre exemple nous avons vu que AB est représentée par les colonnes 3 et 4 .  On écrit alors pour chaque interaction concernée les deux colonnes correspondantes. • Mais la chose est beaucoup plus compliquée qu’à partir de notre méthode générale et nous n'utilisons jamais ces colonnes ! .2 sera numérotée 2. la modalité 2.1 sera numérotée 1.  D'où le plan d'expériences ci-après. Ainsi la modalité 1. il faut les remplacer par la colonne des modalités de AB suivant la numérotation cidessus. la modalité 1.

Finalement la table L27(3)13 est devenue : .

D'où le plan d'expériences et les résultats suivants:  Notons que la colonne d'interaction proposée par Genichi Taguchi ne peut pas être utilisée pour calculer les coefficients du modèle ! .

. les neuf modalités de l'interaction sont définies par la matrice ci-contre.  Ainsi pour AB avec A en ligne et B en colonne.  Les neuf modalités de AB conduisent au calcul des neuf coefficients du modèle. Ainsi le coefficient du modèle (ab)32 qui correspond à la modalité 8 sera-t-il obtenu par l'équation suivante : (moyenne des résultats pour A = 3 et B = 2) = moyenne générale+ a3 + b2 + (ab)32. On sait que l'utilisation de notre formule générale de calcul de l'effet d'une action d'ordre 2 (ici nous avons à calculer les effets de AB et BC) passe par le calcul des moyennes des résultats obtenus pour chaque modalité de l'interaction.

c'est-à-dire de la moyenne des résultats de l'expérience n° 3. soit 34 . sera calculé à partir de la moyenne de tous les résultats obtenus pour B = 1 et C = 3. de l'expérience n° 12. Le modèle complet est aisément calculé.8 et de l'expérience n° 21.  Ainsi le coefficient du modèle correspond à la modalité 3 de BC noté (bc)13. soit 32. soit 33.

.

Le F de la table est donné pour α= 0.05 et α= 0.01. Le modèle définitif est alors : . AB. B. C. Nous conservons A.

B. C.3 – Exemple: Réponse : Y Variables : A. Sauf A à 4 niveaux Interaction : aucune Modèle mathématique : Y = µ + A + B + C + D + E df = 3 1 Donc ça prend au moins un L8 1 1 1 le Total = 7 . D. E à 2 niveaux chaque.

SSTotal = 22 + 62 + 42 + 72 + 72 + 102 + 82 + 122 – 562/8 = 70 .

A et B sont significatif Choix du meilleur combinaison Expérience de confirmation .

Plan d’expérience Factoriel et plan 2f .

.

.

Donc seulement A significative .

Méthode de Yate pour plan 2f * On additionne 2 à 2 ** On retranche 1er du 2eme .

(𝑪𝑪𝑪𝑪𝑪𝑪𝑪𝑪𝑪𝑪𝑪𝑪𝑪𝑪𝑪𝑪𝑪𝑪𝑪𝑪𝑪𝑪)𝟐𝟐 𝑺𝑺𝑺𝑺 = 𝒏𝒏 ∗ 𝟐𝟐𝒇𝒇 (−𝟑𝟑𝟑𝟑)𝟐𝟐 𝑺𝑺𝑺𝑺𝑨𝑨 = 𝟐𝟐 ∗ 𝟐𝟐𝟐𝟐 (−𝟏𝟏𝟎𝟎)𝟐𝟐 𝑺𝑺𝑺𝑺𝑩𝑩 = 𝟐𝟐 ∗ 𝟐𝟐𝟐𝟐 𝑺𝑺𝑺𝑺𝑨𝑨𝑩𝑩 (−𝟏𝟏𝟏𝟏)𝟐𝟐 = 𝟐𝟐 ∗ 𝟐𝟐𝟐𝟐 .

B. C .Coefficient et plan fractionnaire 3 facteurs: A.

les variables et les interactions sont confondus . L4 de Taguchi Sur les colonnes .Modèle mathématique y = µ + 𝐴𝐴 + 𝐵𝐵 + 𝐴𝐴𝐴𝐴 + 𝐶𝐶 + 𝐴𝐴𝐴𝐴 + 𝐵𝐵𝐵𝐵 + 𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴 + 𝜖𝜖(𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖) On coupe ce plan en 2 plan orthogonaux selon une colonne des interactions : choisissons les (-) ou les (+) de ABC.

selon la méthode de Yate. -> coût diminue .  Plan fractionnaire et plan Taguchi pour gagner temps et argent.Modèle mathématique possibles ou y = µ + 𝐴𝐴 + 𝐵𝐵 + 𝐶𝐶 y = µ + 𝐴𝐴 + 𝐵𝐵 + 𝐴𝐴𝐴𝐴 y = µ + 𝐴𝐴 + 𝐶𝐶 + 𝐴𝐴𝐶𝐶 y = µ + 𝐵𝐵 + 𝐶𝐶 + 𝐵𝐵𝐶𝐶  N’importe quel plan d’expérience 2f peut être coupé en plan fractionnaire 2f-1 puis 2f-2 et ainsi de suite.

2) Modèle mathématique: y = µ + 𝐴𝐴 + 𝐵𝐵 + 𝐴𝐴𝐴𝐴 + 𝜖𝜖(𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖) . 1.Plan 3f 2 variables A. B à niveaux codé (0.

(2 comparaisons) Une comparaison mesure l’effet linéaire l’autre comparaison mesure l’effet quadratique.Chaque variable à 2 degré de liberté. . Donc son somme de carré SS est divisé en 2 SS pour comparaison.

Colonne EMS de la table d’ANOVA ∅ = 𝑁𝑁 ∗∈𝑗𝑗 𝜏𝜏𝑖𝑖 2 N = constante .

le test se fait par % à σε2 (erreur) . le test de F se fait différemment.Donc dépendant si les niveaux du variable sont fixe ou aléatoire.  Si tous les niveaux de tous les variables sont fixes.

.

.

.

.

Méthode de calcul de EMS .

.4) On couvre la colonne ou les colonnes en bas des indices du variable à calculer son EMS et on multiplie les autres par Φ si fixe et σ2 si aléatoire.

.

Fonction Perte: L = k (Y-m)2 L = Perte K = facteur relatif au procédé Y = Réponse (résultat du procédé) M = Valeur de désign .Coût moins chère et prend moins de temps 1 .Moins précise que le plan complet .Plan Fractionnaire Plan d’expériences TAGUCHI .

2 – Étapes: 1)Choix des facteurs et des interactions 2)Choix du modèle mathématique 3)Choix du plan d’expérience 4)Expérience 5)Analyse de résultats et choix du point optimal 6)Expérience de confirmation 7)validation Exemple « Tolérance » On peut utiliser la fonction de perte de Taguchi pour établir de tolérance .

Un circuit de puissance de télévision convertit: 100 V d’un courant alternative à 115 V de courant direct. l’output varie de 115 V.V. Avec la détérioration du circuit. le consommateur doit réparer ou changer son T.  À plus petit que 90 V au plus grand que 140 V. Le cout est de 30 000 Yen Japonais .

L(Y) = k(Y-115)2 30000 = k(25)2  k = 48 Yen L = 48(Y-115)2 Donc tolérance du consommateur = 115 ± 25 V Pour la Cie Ajuster la T.4 .V. À l’usine avant que ça sort. Donc on a: L = 48(Y-115)2  Y-115 = 1.V. Ça coûte 100 Yen.4 Donc pour le même K il faut que la cie solutionne le problème causé en générale par un resistor avant de vendre le T. Tolérance de la Cie : 115 ± 1.

D. .Exemple: Design du paramètre d’un pont de Wheatstone Facteurs contrôlable: A. C. F en ohms et E en volts.

Facteurs bruits Un de source de bruit dépend de la qualité des composants utilisés .

.

Nombre de combinaison : 36x36 = 1296 combinaisons .

.

Variables qui affectent la moyenne . .Exemple .Niveau rechercher du voltage Y0 .Variables qui affectent la moyenne et variance Effet de Gain de transistor sur l’ouput au voltage. obtenu au niveau de gain X0 .

5 / 1 KiloHoms L’effet de la résistance est linéaire. Gain de 0. . Solution Faire le set up à X1 au niveau de transistor et ramener la moyenne à Y1 en jouant sur la résistance.Problème : .Au niveau de X1 une grande variation de Gain implique une petite variation de Y1 donc système plus stable.une petite variation dans X0 implique une variation au niveau de Y0 .