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Bulletin de la Société de

linguistique de Paris

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Société de linguistique de Paris. Bulletin de la Société de
linguistique de Paris. 1869-1875.
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BULLETIN
DELA

SOCIÉTÉ DE UNGUISTtQUE
DE PARIS

Volumes 1-2
(1869-1875)

Bulletins Nos. 1-12

Réimprimé par

DAWSON-FRANCE, S.A.
PARIS

BULLETIN
lIE LA

SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE
DE PARIS

Reproduit par offset
avec la permission de la

SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE DE PARIS
pour

DAWSON-FRANCE.S.A.
4,Faubourg Poissonnière
PAKIS. )Uc. FHANCM

IihptitncauxPays-Uas

BULLETIN
nH LA

SOCIETE DE LINGUISTIQUE
DE PARIS

VOLUME PREMIER

(f.<;

Ritlletin est publié exclusivement pour les ,t/t6/'&s'
.S'of!'e'<~ et n'est pas mis dans le commerce.)

PARIS
1871

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ihrary ot C'ongt'css Cata.f. ro!?S69/7~ ? JVC 2- NO 3 ~o Octobre ~569 Février ~S7C J«tHe< 7~7~ Novembre J!S7~ .)og Card Xntnbcr: 6-MC1.

SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE DE PARIS STATUTS. Ordre des séances pour l'année tS68 . RÈGLEMENT? LISTE DES MEMBRES AU 31 DÉCEMBRE 1867.

.

ART. ART. le 8 mars 1866. . 5. La Société publie chaque année au moins un volume de mémoires. Tout ARTICLE PREMIER. 6. 3. Elle peut y insérer des travaux de savants étran- gers. autre objet d'études est rigoureusement interdit. ART. pouvant éclairer la science ethnographique. ART. celle des légendes. La Société n'admet aucune communication con- cernant. soit l'origine du langage. les droits et les obligations de ses membres sont exposés dans ses statuts et dans son règlement. 2. 4. ART. La Société de Linguistique a pour but l'étude des langues. Elle a été autorisée. Le nombre des membres de la Société ne peut être supérieur à cinq cents. soit la création d'une langue universelle. La Société correspond avec les Sociétés savantes de la France et de l'étranger. traditions. documents. coutumes.La Société de Linguistique de Paris s'est constituée en 1865. L'objet de la Société. STATUTS APPROUVÉS PAR DÉCISION MINISTÉRIELLE DU 8 MARS 1866.

tt. L'élection a lieu dans la séance qui suit celle de la présentation. La Société ne connaît qu'une catégorie de membres. l'admission immédiate est de droit. 12. Cette prestation est exigible un mois à. Nul ne peut être admis si sa candidature ne réunit les deux tiers des votes exprimés. La prestationannuelle est fixée à douze francs. jours. ApT. ART.Tout candidat est présenté par deux membres qui 7. font connaître son nom. EXTRAIT DU RÈGLEMENT. si le candidat est membre de l'Institut. ART. ses titres à l'admission. ART. ÂR'r. L'abrogation d'un article du règlement ne peut être prononcée que si elle a été votée par les deux tiers des membres présents dans deux séances consécutives. ARTICLE PREMIER. ART. sa demeure. ART. partir de l'admission dans la Société. Les séances de la Société ont lieu tous les quinze . et. 10. 5. s'il y a lieu. Aucune proposition tendant à modifier un ou plusieurs articles du règlement n'est prise en considération si elle ue porte la signature de quatre membres. ART. 2. ART. 8. 4. Toutefois. ART. Les mémoires de la Société sont adressés franco à chacun de ses membres. 9. 3.

du comité ART. du président honoraire. de plusieurs vice-présidents. Le trésorier et le bibtiothécaire font de droit partie du comité d'administration. n'a reproduit ici que les principaux articles du l'original reste déposé aux mains de l'administra- NOTA. ART. d'un trésorier et d'un bibliothécaire archiviste. 9. d'un secrétaire. On règlement teur.v Nul travail n'est inséré dans les mémoiress'il n'a AïtT. d'un ou plusieurs secrétaires adjoints. été lu ou communiqué en séance. du secrétaire et de cinq membres élus pour une année. Le bureau se compose d'un président titulaire. d'un administrateur vice-président. ART. . d'administration et du comité de publication. à l'exception du président qui ne peut être réélu qu'après l'intervalle d'une année. et se compose de l'administrateur. 16. 7. Chacun des deux comités est présidé par le président de la Société. Les membres du conseil sont immédiatement rééligibles. 8. ART. Le conseil se compose du bureau. 19.

rue de Grenelle Saint-Germain. MM. G. Le Conseil de la Société pour t est ainsi composé t tMmée t8CS Président. BEBGAtGNE. M. Comité de publication. < BAUDRT. . DucHATEAu. rue des Poissonniers.*6. Paris-Montmartre. VAiSSE.CONSEIL DE LA SOCIÉTÉ POUR L'ANNÉE 1868. ~f~mmM<ra<eMr~ce-~T'e'~Menf. MOWAT. EGGER. RENAN. MM. vice-présidents. DELAMARRE.n<. Bn~AL. Rnt<AN (de l'Institut). Bibliothécaire. OPPERT.'61. LEGER. rue Saint-Dominique. DB CHARENCEY. boulevard Saint-Michel. Trésorier. GAUSSIN. DE CHAKEtfCET. MM. PARIS. 65. 11. en t86T. Bibliothèque de l'Arsenal. Secrétaire. GAIDOZ. rue des Saints-Pères. BRUNET DE PRESLE (de l'Institut). rue Boutarel. La Société eu pour pt*é8t<temt s en 1866. tyeere'<atM-a<o. 63.MEYEB. 55. quai des Célestins. rue de Verneuil. Comité d'administration. EGGER (de l'Institut). 59. P. M.

DEV!LLE (Gustave). à Paris. CLERVAL (Massieu de). à Helsingfors (Finlande). à Paris.M. DELAMARRE (Théodore). à Paris. BRACHET. DoGNÉE. à Paris. HEK\TÈ. DRÈME. ELIADES. à Troyes. DE CHARENCEY. Gn. à Paris. GAUSSIN. à FAGNIEZ. BRUNET DE PRESLE (de l'Institut). à Paris. GRtMBLOT. FnHFn (Jf i !t~ LÉTY-BntG. DE MARSf. à Paris. PLAM. à Paris.LT. à Paris. a ra)'i~. (Ch. JtJDAS. à Paris. DocHATEAU. et-Garonne).à METER (Paul). à Paris. à Paris. à Paris. à Paris. BALLARD. près Mâcon. 0' MAHONT (Th. à Paris. BounDONNÉ. Mo~AT. LENORMANT (Charles). DccmNs~t. à Paris. D'ÂBBAD!E(Antoine). à Paris. à Montevideo. à Dubtin. MECHtER(Francis). MM. PËcot)t.à Paris.àMadrid.). à Paris. à Paris. PARIS (Gaston). à Paris. MARY. DjERENBOtJRG(Hartwig).àLyon. D'EICHTHAL (Gustave). BERGAtGNE. à Paris. MM. à Valence d'Agen (Tarn. LtÉTAM. DcvEYBiER. à Paris. à Paris. MASPÉRO. CORDES (de). à Paris. à Paris. Paris.). à Paris. MOREL OPPERT. à Dublin.à Java. à Paris. FOURNIER (Eugène). CHODZKO (Alexandre). à Paris. à Cannes (Var). BRÉAL. à Forcalquier. MALVOMnf. à Issy. à Vincennes. à Paris. BLOCtSZEWSEt. LE PROCX. LACHAISE.à Paris. à LEGER (Louis). BELJAME (Alexandre). GAIDOZ. à Agen. à Paris.aParis. à Paris. à Bure (Seine-Inférieure). à Paris.. HEINRICB.àDub)in. à Paris.àà Liége(Belgique).LISTE PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE au 31 décembre 1867. à Paris. . à Sevrés. à Paris. ASTLANDER.HEt<T!ESST(W. D'ÂMOtS de JuBAiNvtLLE. DELONDRE (Gustave). DuFMCHE-DESGENETTES. Paris. DADIAN (prince Mekerdji).). LOTTNEB. château de Saint-Léger. BAUDRY (François). NoMiitES. par Charnay. à Paris.

à Paris. à Paris. YvoNNET. Mars. RIANT. administrateur. Léger. à Berlin. à Paris. MM. RcDY (Charles). A. DE PONTON D'AHÉCOURT. La cotisation annuelle doit être acquittée. TocRNtER (Ed. PtHHtATML (de). rue des Poissonniers. 19. 6 Juin. TDRETtM. à Paris. à Paris. Paris-Montmartre.au Havre. 23 Mai.. Février. à Paris. 84. à Paris. à Paris. RoBtOP.à Paris. Duchâteau. à Paris. à Paris. RENAN (de l'Institut). Pour tous les renseignements s'adresser à M. TttA~ŒRS. PM)m. Mars. rue Boutarel. SpMHT. SocBT. 6. Imprimerie de tSJuiUet. de).aParis. Février. 4 Janvier. SCBOBBEL. SnmGASS. ScHOEpptNec (baron de). TBBMEN-PoNcm. Février. à Pans. 20 Juin. à Moscou. 4 Juillet. RouG'È (V. rue de Grenelle-Saint-Germain. Laitjt et J. 59. Du 1" janvier au 31 juillet 1868 les séances de la Société de linguistique auront lieu à 8 heures du soir. rue des Saints-Pères. 1 15 29 9 Mai. . à Paris. trésorier. 14 28 11 Avril.à Paris. soit en un mandat sur la poste à l'adresse de M. TmMON.MM. soit pendant les séances entre les mains du trésorier. de l'Institut.). VALADE. les jours suivants Samedi Samedi 25 Avril. 18 Janvier.àParis. à Paris. à Paris. Paris. VAïssE. Ilavard.

Jauréat de l'Académie des inscriptions. docteur en médecine. rue de Bellechasse. rue Nollet. /t . rue Soufflot. TALBOT. JAUBERT(le comte). DiDOT (Ambroise-Firmin). 24. THUROT. ScBOENFELD(Wtadimir DE). FREDAULT. rue de Bruxelles. WYNDHAM(Charles). 35. élève de l'École des chartes. élève de l'École des chartes. BEKLORW. professeur an lycée Louis-le-Grand. quai de l'Ëcote. PELLETAN (Camille). 1. 29. ticencié ès lettres. 8. MACRY (Alfred). maitre de conférences à !'Kco)e normale. sous-chef au ministère de la maison de l'Empereur. professeur de rhétorique au collége Rollin 8. rue de Grenelle Saint-Germain. AUBRY. rue de Grenelle Saint-Ger- main. LITTRÉ. 35. rue Garan- cière. SËNART (Ëmi)e). rue de t'Ouest. professeur au lycée d'Orléans. MAYEn. rue de Bellechasse. secrétairegénéral de la Société botanique de France. ABEL DES MICHELS. auditeur à l'École des langues orieutales vivantes. professeur au collége de Juilly. G9.docteur en médecine. PIERRON. membre de l'Institut. 4. ancien professeur de Faculté. GAUTIER (Léon). LESAGE. rue de la Huchette. membre de l'Institut. BLACHEKE (Ernest). BOLLE (Gustave). 49. inspecteur de l'enseignement pri- maire. C4. avocat. OattY. 44. élève de l'École des langues orientales vivantes. juge honorain à Amiens. PAYSAKT. 88.MEMBRES NOUVEAUX ADMIS DANS LA SOCIÉTÉ DEPUIS LE 1er JANVIER 1888 JUSQU'AU 1er JANVIER 1869. professeur à la Faculté de ))ijon. QUEUX DE SAINT-HILAIRE(le marquis DE). BAILLY. rue Notre-Dame-de-Lorette. lauréat de l'Académie française.

) professeur d'.hebreu et fellow & l'Université de Dublin.-H. Régent terrace Edimbourg. BoccHEElE. rue Bréa. rue du Cirque. contrôleur des postes à Angouteme. .ER (docteur). membre de l'académied'Irlande.). à Sarlàt (Dordogne). 13. MmR (J. 2. attaché an ministère de l'Intérieur. DESCHAMBS. professeur à l'Université de la Reine à Galway (Irlande). professeur au lycée de Montpellier. ROLAND~. LEVÉ. MoNZtE (de). rue de l'Ouest. rue de Parme. GEtSt. 16. archiviste de la mairie d'Orléans. El. CHABANNEAC. 10. ToDD (J. BcLUARB. 50. à Besançon. BoNAMOT.DstAPLANE.EtN.

Sur des gloses celtiques contenues dans un ma- nuscrit latin. pute u usité en plusieurs patois français.Luce. Fournier (le docteur). Léger (Louis). Sur la déclinaison sémitique. Sur la signification du mot guichet. Gautsin. Les noms de métaux et d'animaux en basque. Sur un procédé de dérivation des noms propres dans les langues MM. Les transformationsde te voyelle latine o en provençalancien et en provençal moderne.EMV. Sur l'affaiblissementde la syllabe va eu M dans les tangues indoeuropéennes.LECTURES FAITES ALASOCtÈTÈ DEPUIS LE 23 NOVEMBRE 1867 JUSQU'AU 1" JANVIER i869. Charencey (de). Sur la définition de quelques termes mathématiques dans le Dictionnaire de M. Le futur breton. Lenormand. Bréal (Michel). Sur l'étymologiedu mot français. Étude védique. Mowat. D'Arbois de Jubainville. « guichet Mowat. Les lettres aspirées en sanscrit. Les progrès de la grammaire comparée. Bergaigne. Pierron. Charencey (de). Sur la langue slavonne et les deux alphabets slaves. D'Arbois de Jubainville. Meunier (François). Baudry. en grec et en latin. Traduction du mémoire de George Curtius Zur Chronologie der indo-germanischen ~orccA/or~c/~K/2~ Bourdonné. Sur une inscription grecque de Théra. Schoebe). Sur le nom Pen et ses dérivés. Ploix. Sur t'étymotogie du mot « ~u<. . Sur la loi de substitution des consonnes dans les langues germaniques. Le pronom dans la langue Maya-Quiché. Mowat Sur t'étymotogie du nom Ignatius. Sur une particularité de la conjugaison sémitique. Derenbourg (Bartwig). germaniques. Meyer (Pau)). Siméon. Sur t'étymotogie des noms de plantes renfermant en grec le mot ). Littré. Bergaigne.

Le mot latin « talas. Du verbe latin agere « dire Mowat. Egger. Paris (Gaston). Oppert (Jules). Egger. Observationsur le nom. Bergaigne. Sur l'étymologie du nom des Cimbres. Derenbourg. De l'emploi des temps en grec. La légende de Gargantua. Sur une inscription grecque de Délos. Sur la part qu'il faut attribuer à la langue grecque dans la formation du vocabulairefrançais. . Thurot.o t. Des causes physiologiques qui ont déterminé la substitution des consonnes. D'Arbois de Jubainville. Rhys. Schoebel. Sur la présence de la lettre dans l'ancien perse. Une étymologie nouvelle du mot grec p.Massieu de Clerval.ETKUov. Le mythe de Prométhée dans le Mecklembourg. Gaidoz. Sur les mots terminés par an et par en dans l'ancien français. Meunier (François). La quantité en provençal. l'abbé Brasseur de Bourbourg relatif aux inscriptions mexicaines. Sur l'étymologie du mot &w. Lenormand. Pierron. Robiou. Sur un manuelarabe de locutions vicieuses. Sur des noms ariens conservés dans la géographie et l'histoire de l'ancienne Egypte. Sur un ouvrage de M. Meyer (Paul). Sur la valeur des sigles d'Aristarque. La voyelle' e en français. Pierron.(M<.de Xe&o douné à Guillaume de Champlitte dans la chronique de la conquête de la Morée. Schoebel. Sur l'accentuation des mots dérivés du latin en irlandais et en breton. Meyer (Paul).

Charencey (de). Charencey (de). Opuscule sur une tangue mexicaine. Recherches sur des langues américaines. Dereubourg (Hartwig). Outline dictionary for the use of missionaries. Affinités du basque avec les tangues altaïques. Abbadie (Antoine d'). Sur les noms anciensdu cyprès. Deux opuscules sur l'enseignement des sourds-muets. Démonstrationde l'authenticité mosaïque duDeutéronome. Jaubert (le comte). Baudry. Brunet de Presle. Derenbourg(Hartwig). Essai sur le patois lorrain du ban de la Roche. Déchiffrement des gloses irlandaises contenues dans un manuscrit latin de Nancy. Sur la déclinaisonsémitique. Grammaire comparée des tangues classiques. Sur les pluriels brisés en arabe Vaïsse. Charencey (de). Offert par M. Recherches sur les établissements des Grecs eu Sicile. Paris (Gaston). D'Arbois de JtAainviUe. it n'e:t pas fait mentiondu donateur ont été offert' . Charencey (de). Brunet de Presle. Leçon d'ouverture du cours de grammaire historique de la tangue française. Les ouvrages pour lesquels par l'auteur ou en son nom. Bellows (John). Judas. premièrepartie (phoné- tique).) Fournier (Eugène). MM. Affinités du basque avec les idiomes du NouveauMonde. L'Éthiopie et le roi Théodore. (Exemplaire interfolié et annoté de la main (le l'auteur. Garcin de Tassy. Affinités de quelques légendes américaines avec celles de l'ancien monde. Glossaire du centre de la France. Oberlin. Discours prononcés à l'ouverture du cours d'hindous- tani. Schoebe).OUVRAGES OFFERTS A LA SOCIÉTÉ DEPUIS LE 23 NOVEMBRE 1867 JUSQU'AU 1" JANVIER 1869.

Luce. Le même. Assier (Adolphe d'). Glossaire des noms populaires de plantes dans le départementde l'Aube. Pagès (Léon). Schœbet. La seconde édition des Observations sur l'ortliographe de la tangue française.Des Étangs. Grammairede trois dialectes australiens. Didot (Ambroise-Firmin). Grammaire assyrienne. Duchâteau. Trois opuscules sur l'épopée française. Offert par M. Dictionnairejaponais-français. Menant. Schœbet. Wailly (Natalis de). Brunet de Presle. Physiologie du langage phonétique. Restitution et traduction d'un manuscrit bas-allemand. tome !I. Gaussin. Traduction de deux opuscules de Schleicher.te drame national en France. Sur la topographiedes Gaules. Offert par M. Gaidoz (Henri). offert par M. sur les représentationsdramatiques au quinzième siècle et sur. Discours prononcé à la séance publique de la Société d'ethno- graphie. Sur le ombrien. premièrepartie. traduit du portugais. . Ridley (Ré\). Mémoire sur l'interprétation de la loi de Grimm. Sur la langue de Joinville. Physiologie du langage graphique. Fac-simile d'un texte trilingue. Pomairol (Charles de). Offert par M. Bréal. Histoire des peuples de l'Orient. Recherches sur la religion première de la race indo-iranienne. Duchinski. Fournier (Eugène). Lenormant. Offert par M. Egger. Sepet. Étude sur le genre de plantes du nom d'Hespéris. Rabasté. Montefiore.

Baudry. outre les flores locales. t'~ mai 1868. Paris. P. et. des Étangs. qui en contiennent presque toutes d'importants. le Héricher. G. le comte Jaubert. la Liste des noms vulgaires des plantes de /K<c. Dans la séance du 29 février 1868.EXTRAITS DES PROCÈS-VERBAUX. dans les différents patois français. dans l'élaboration de ce travail. de tui en faire hommage. Les matériaux déjà publiés sur ce sujet sont assez nombreux. La circulaire suivante est adressée aux membres de la Société de linguistique et de la Société de botanique Paris. pour que chaque nom vulgaire soit exactement rapporté au terme scientifique qui lui correspond dans la nomenclature binaire usitée en histoire naturelle. la Société de linguistique s'adresse à tous ceux qui sont en état d'aider ses recherches par l'envoi de livres ou de renseignements. de M. à propos d'un travail lu par M. afin d'eu composer un glossaire spécial. Les personnes qui habi- . s'il se peut. de AI. on peut citer le Glossaire du centre de la France. le Nomenclateur botanique languedocien. avec la collaboration de quelques botanistes. Toutes les précautions seront prises. le docteur Fournier. Ch. il s'engage une discussion au sujet de l'utilité que présenterait un dictionnaire comparatif des noms de plantes. Une commission composée de MM. « MONSIEUR ET CHER CONFBÈBE La Société de linguistique a le projet de rassembler les noms vulgaires donnés aux plantes dans les diverses régions de la France. de M. de Scbœnfeld. de M. Mais pour arriver à réunir le plus grand nombre de documents possible sur ce sujet. Les auteurs de toute publication botanique ou phiiologique où sont cités les noms vulgaires de nos plantes sont instamment priés de lui faire connaître leur travail. Meyer. Fournier. et quelques autres publications spéciales. de Belleval. la Flore populaire de la Normandie. est nommée pour arrêter les hases de ce travail.

secrétaire de la Société de linguistique. le secrétaire lit un rapport sur les travaux de la Société pendant l'année 1868. M. Nous extrayons de ce rapport le passage suivant Je crois me faire l'interprète de !a'?Sociëté. boulevard Saint-Michel. La source de tous les matériaux qu'elle aura pu réunir sera scrupuleusementindiquée dans le Glossairequ'elle projette. Nous avons entendu ici même M. sur les chants populaires de la Grèce l'autre. en rendant un hommage public à deux de nos confrères que nous avons perdus dans l'année. la Société de linguistique leur fera parvenir des instructions plus détaittées. est mort victime de son dévouementpendant qu'il cherchait à se frayer un chemin de l'Egypte au Sénégal. Gustave Deville. M. est mort des suites d'une pneumonie qu'il avait contractée dans le cours d'une mission scientifique en Grèce. sur leur demande. 63. <' . ne diffère pas du français par son origine. ou on ne me verra plus. par exemple. si cette plante ne leur est pas suffisamment connue. a mis à la disposition de la commission un glossaire comparatif des noms de plantes composé par son père. Vous vous rappelez ses dernières paroles Je reparaîtrai à Saint-Louis.tent les départements seront les bienvenues à lui indiquer les noms vulgaires qu'elles ont recueillis. membre de la Société de botanique. M. en joignant à leur envoi un exemplaire desséché. ancien élève de l'École normale. Il est utile defaire observerque ce glossairene devra contenir que les mots français ou employésdans un patois ou dialecte qui. Le Saint. avec la mention exacte de la plante qui les porte. à se sacrifier pour la science. Les communicationsrelatives au même sujet peuvent être adressées à M. M. de Caudolte. ou. Le Saint nous parler de son entreprise en homme résolu. s'il le faut. bretons ou basques sont exclus du cadre de ces recherches. les termes germaniques. ancien officier. comme le provençal. Il laisse deux ouvrages qu'il avait présentés comme thèses pour le doctorat à la Faculté des lettres de Paris l'une. Dans la séance du t9 décembre. Michel Bréal. D'ailleurs. ancien « membre de l'École d'Athènes.

00 c.. le secrétaire mentionne ensuite la perte crueUe que la linguistique vient de faire dans la personne de M.325 20 M . Deville avait traité ces sujets. Dans la séance du 19 décembre. » M. notre commission ne peut que rendre un hommage mérité aux soins zélés de M.. Dans la séance du 5 décembre. Auguste Schieicber. Duchâteau et l'engager à mériter de nouveau les remercîments des commissions qui succéderont à celle-ci. Pierron.qui nous regarde tout spécialement. M. le 6 décembre 1868. sur le dialecte tzaconien. 820 fr. Impression des mémoires. 270 67 42 00 70 81 00 44 00 1. remployé. Frais de Gages de Gages du Dépenses concierge. Cette commission est composée de MM. Thurot et Fournier. bureau. une commission est nommée pour vérifier les comptes de l'année Ï868. Fournier lit le rapport suivant Après avoir -examiné les comptes qui lui ont été présentés par notre trésorier. accompagnés des pièces qui justifient de l'emploi des fonds. L'étude que nous avons faite montre que les dépenses de la Société se sont établies ainsi qu'il suit Loyer. mort à Iéna. Les juges les plus compétents ont rendu justice à la façon consciencieuse et élégante dont M. diverses Total.

CH. 1. FOURNIER. à coup sûr. L'amoindrissement graduel du capital annuel fourni par les cotisations est l'obstacle contre lequel ont trop souvent sombré des sociétés naissantes. et.008 72 00 00 00 00 12 2 Total. » EUG. votre commission a terminé sa tâche.. 84 cotisations à 12 francs. représentant !e capital du versement annuel.728 caisse.Les recettes Report de t867. et en remerciant votre trésorier de son exactitude à tenir note des éléments de ses comptes.325 00 20 402 80 t' En constatant ce résultat. Ou obvierait à cet inconvénient en acceptant des cotisations à vie. En tout cas. 6 cotisations à 12 francs. . Cotisations arriérées de 1867.00c. Reste en 541 fr. 95 1. PtERRON. l'impression d'une liste des membres en tête de chaque volume permet au trésorier de provoquer la radiation des retardataires. Cependant elle ne croit pas inutile d'insister auprès du conseil d'administration pour qu'il prenne tous les moyens possibles de faire rentrer les cotisations des retardataires. l'autorise à les en menacer pour faire rentrer des fonds dont l'existencede la Société dépendra toujours.. THDROT. 3 numéros à 4 francs. t. A.

59. P. DE CUABENCEY. EGGER. Comité d'administration. METER.e-~rMtWen<j. DE CHARENCET. Secrétaire. G. DnCBATEAU. Trésorier. BAUDRY. VAtSSB. rue d'Assas. MM. 1. 'y~cr67ot/'e-e[~o~ BERGAtGNE. LÉGER. Paris-Montmartre Bibliothécaire. GAtuOZ. rue de Tournon. 55. Comité de publication. rue des Poissonniers. MM. rue de Grenelle Saint-Germain. Président. 65. GASTON PAR!S. t). PARtS. 20. BRÉAL. M~ FotiRN)EB.'bou)e\ard Saint-Michel. rue de Verneuil. rue Saint-Dominique. RENAN. . /i<. G. GAUSSIN. OppERT.CONSEIL DE LA SOCtËTÉ POUR L'ANNÉE 186!). rue Boutarel. 63. Administrateurvice-président. PtERRON.

SÉANCES DE LA SOCIÉTÉ. 21 5 Décembre 19 2 Janvier t869. 7 Novembre 1868. 1S 30 13 27 13 27 10 8 Février Mars Avril1 Mai 22 5 19 J 3 17 31 Juin Juillet .

M. un bulletin paraissant trois fois par an. a été remplacé par M. Le premier bulletin n'ayant pu être prêt à l'époque primitivement fixée. 2. on a mis ce retard à profit pour ajouter le troisième trimestre. d . la Société a adopté les articles suivants 1. Ce bulletin paraîtra dans le courant de mars pour les mois de novembre. S. mars et avril.BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE Dans la séance du 27 mars 1869. ayant quitté Paris. au 1er novembre pour les mois de mai.11 sera publié. 4: Les auteurs n'auront droit pour chaque mémoire qu'à une demipage d'impression. sauf les cas exceptionnels où le Bureau leur accorderait plus d'espace. de Charencey. Ce bulletin sera imprimé dans le même format que les mémoires de la Société. MM. Leger. de Charencey et Antoine d'Abbadie. En tête de ce premier bulletin. MM. 3. mais avec une pagination différente. Les auteurs pourront remettre le résumé de leurs communications faites depuis le 1' novembre avant le 15 mai prochain. Alexandre Chodzko et Sehœbel se joignirent à i. 2° le résumé des communications faites à la Société. dans le courant de juin pour les mois de février. que les auteurs jugeront à propos de remettre au Secrétaire dans la quinzaine suivante. le premier bulletin paraitra au mois de juin prochain et contiendra les séances des deux premiers trimestres de cette année*. on insérera une notice historique sur la fondation de la Société et un résumé indicatif des communications faites à la Société avant le 23 novembre 1867. par les soins du Bureau. décembre et janvier. Exceptionnellement. juin et juillet. Mowat. 6. 5. Mowat et Sehcebel sont chargés de rédiger la notice mentionnée à l'article 6 L'idée première de la fondation d'une société pour l'étude de la linguistique est due à MM. contenant 1° le sommaire des séances.

nommé secrétaire. d'Abbadie. Tournier. Le Bureau fut ainsi constitué M. Léger. pour une somme de cent francs. Cette même année. Chodzko. Au début de l'année 1866. Après délibération. d'Abbadie. Les bienfaiteurs de la Société. . élaboré par le comité et discuté en séance publique. Duchâteau. Derenbourg. A. Egger. ont été MM. la Société contribua. d'Abbadie. Duchâteau. La composition du bureau. Steingass. il fut décidé que tout candidat devrait désormais être présenté par deux sociétaires. eurent lieu dans un local dont M. à la fondation Bopp (Bopp Stiftung). Quelques séances préparatoires d'un caractère purement privé. le 28 mai 1863. Le règlement. furent établies. bientôt interrompues par la saison des vacances. depuis sa fondation. Mekerdji Dadiau. trésorier. est indiquée en tête des fascicules des mémoires de la Société. Léger en fut nommé titulaire. M. de Charencey. on y trouvera également la liste des membres de la eux Société. La lecture de travaux scientifiques commença à la Société au début de l'année 1864. fut voté et la présidence offerte à M. M. Deux Commissions de cinq membres. docteur Fournier. Egger et de Charencey en reconnaissance des services qu'ils avaient rendus à la Société. Chodzko et Schœbel fut chargée d'élaborer le règlement et se réunit chez M. Rudy. A. On en trouvera la liste à la fin de cette notice. Au début de l'année 1864. une Commission composée de MM. de Charencey faisait les frais. l'autre d'administration. l'une de publication. président. de Charencey.leur première réunion eut lieu chez M. fut créée M. A la fin de l'année 1866. La Société a été autorisée par décision du 8 mars 1866. la Société décida qu'une médaille de bronze serait offerte à MM. A. est indiquée en tête des fascicules des mémoires. Judas. ces lectures se sont continuées sans interruption. celle d'administrateur. Le règlement étant entré en vigueur. à partir de l'année 1868. Une fonction nouvelle. Robiou. la Société constitua définitivement son Bureau. de Charencey. Mowat. de Charencey. il fut décidé que la Société serait constituée sous le titre de Société de Linguistique. Dufriche-Desgenettes. La composition du Bureau de la Société. pour les années 1867 et 1868. fut chargé de faire auprès de l'autorité les démarches nécessaires. A ces messieurs se réunirent successivement MM. secrétaire M.

Essai de reconstitution de la langue gréco-latine primitive. A partir du 8 février 1864. Léger. Sur les variations de sens du mot Karl dans les diverses langues germaniques. Schcebet. Duchâteau. Sur la synonymie de la plante appelée /.m. Analyse d'un travail de M.t~tM<r<. Max Mùtter. Duchâteau. De Charencey. Duchâteau. Sur l'étymologie du mot Cacouac employé par Voltaire. qui lui ont fait à diverses reprises des dons en argent. Malvoisin. l'abbé Brasseur de Bourbourg. Sur la numismatique Ibérienne de M. Sur l'origine de l'alphabet D' Fournier. Sur l'ouvrage de M. Léger. Bréat. Sur quelques amnités des langues canadiennes avec le basque et les dialectes Berbers. Sur les lectures on the science of language de M. SchœbeL Sur les noms de couleurs chez les divers peuples indo-européens. une somme de quatre cents francs. Sur l'origine du mot T~ar. Leger. Sur les noms du cyprès chez plusieurs peuples sémitiques et indo-européens. Son Excellence le ministre de l'Instruction publique lui a accordé. De Charencey. Bréal. Tournier. De Charencey. Sur le nom des Tartares. Robiou. A. Delondre. Steingass. Sur les langues de l'Afrique Australe. De Charencey. Sur un point de droit slave d'après un article de revue polonaise. pour l'année 1869. Sur les différences existant entre les langues russe et polonaise et l'accentuation des langues slaves. Sur l'identité étymologique de certains noms d'animaux. Sur l'étymologie des mots solive et ogive. De Charencey. Schœbet. Mowat. Sur l'origine indo-européennede la langue étrusque. Sur les origines religieuses des Indo-Iraniens. Malvoisin. Sur une nouvetie grammaire de la langue basque. Sur l'étymologie du nom de César. De Charencey. De Charencey. Sur les divers modes de transcription alphabétique des mots étrangers successivement adoptés par le chinois. Boudard. des lectures ont été faites régulièrement à la Société. Sur l'hexamètre grec. Lévy (de Breslau) sur les inscriptions sinaïtiques.Drême. Judas. Sur t'amnité de certaines légendes américaines avec celles de l'Ancien-Monde. intitulé Relation des choses du 1ucatan Fournier. Sur le nom des Fénians et celui des Tziganes. Sur la prononciation du grec dans les colléges. De Charencey. Sur le système de numération basque. Dufriche-Desgenettes. Sur l'origine du nom de famille Afett~M. Sur les langues jougo-s)aves. . De Charencey. En voici la liste par ordre de dates MM. Sur l'alphabet des Prâticâkhyas. De Charencey.

Fr. Ma)voisin. Paris. Sur l'étymologie du nom de Boniface. Rabasté. Traduction d'un travail de M. Sur quelques nouveaux doublets dans la langue latine. Du <?Mnc et du vriddhi dans la langue latine. Sur les tentatives faites par les Grecs modernes pour reprendre l'ancien idiome hellénique. Sur l'histoire de la langue grecque. Sur les apocryphes bulgares. Traduction d'un opuscule de M. Dietrich sur l'accentuation latine. Judas Notice philologique sur le periple de Scylax. Sur les noms de nombre en basque et dans les idiomes touraniens. Sur les doublets dans la langue latine. Sur le nom des Francs. Judas. Sur l'étymologie du mot fade. Aufrecht.. Sur la formation de la langue Indo-Européenne. Liétard. Sur les noms de nombre 1 et 20 dans divers dialectes indo- européens. Sur les alphabets grecs archaïques de Théra et de Mélos. Sur la valeur diminutive du nom de nombre Mt. Classification de quelques langues du Mexique. Bréal. Sur la prétendue existence de colonies juives dans le pays de Cornouailles(traduit de M. D'Arbois de Jubainville. Meunier.MM. Sur le verbe e<fe. Mowat. Schoebel. Castaing. Judas. Schleicher. Sur les langues de la famille ~'o~f-Afe.. Sur l'étymologie du nom des Francs. Sur l'alphabet ombrien. Sur les noms propres ayant une étymologie numérale. Schœbe!. Chodzko. Traduction du .M. Sur la formation des voyelles. Duchinski. Liétard. Malvoisin. Sur l'étymologie du mot uTdhMtO. Mowat. . Sur le nom du scarabée chez les Egyptiens. Fr. Liétard. De l'importance du langage pour l'histoire naturelle <!e l'homme. Key sur quelques étymologies proposées par M. Sur le système graphique des Centro-Américains. G. Egger. Mowat. Robiou. Sur le mécanisme de la parole. Max MûUer). De Pomairol. Monographie étymologique du pronom de la première personne. Fr. Sur le verbe auxiliaire Kaout en breton. Mowat. Sur l'étymologie du mot serin. Bréa). Judas. Traduction d'un travail de M. Sur une double forme du patois lorrain. Egger. Schleicher. Meunier. De Charencey. Sur les anomalies de quelques pronoms latins. De Charencey. De Charencey.Part~Mtme dans la linguistique. D'Arbois de Jubainville. de M. Meunier. d'après un opuscule de M. Sur le degré de parenté entre les langues slaves. Oppert. Mowat. Sur l'origine d'un certain nombre de mots latins. Bergmann. Etymologiedes mots <~TO< et ?cup6. Lenormant. Nommez. Egger. Extraits de Karamzine sur le nom des Varêgues. Mowat. De Pomairol. Sur les noms de nombre sémitiques et indo-européens.

Egger et Paul Meyer. Regent Terrace. Pierron. de Ponton d'Amécourt. Egger fait hommage à la Société de l'Annuaire de la Société d'encouragement aux études grecques et du supplément à cet annuaire. Chabanneau. Pierron à vériner la leçon sur la dernière édition imprimée de la conquête de Morée. M. M. Fournier et Bréal. Sont présentés pour faire partie de la Société par MM. Brunet de Presle et Egger. Salon est le nom de la rivière qui passe à Champlitte. par MM. Egger et Bréal. à Besançon. M. Présidence de M.EXTRAITS DES PROCÈS-VERBAUX. sur la communication de M. M. Egger lit un chapitre de son livre encore inédit sur . M. Yvonnet. Paul Meyer et M. Brunet de Presle engage M. BuL'xET DE PRESLE. M. Siméon Luce font observer qu'il y a peu d'exemples d'une rivière donnant son nom à un seigneur féodal. M. M. Muir. Pierron communique à la Société une conjecture sur le nom de rouXc~oç ~-re S:xXo qui est donné à Guillaume de Champlitte dans un manuscrit grec relatant la conquête de la Morée. Duchinski offre à la Société un exemplaire du discours prononcé par lui à la séance publique de la Société d'ethno- graphie. J. SÉANCE DU 7 NOVEMBRE 1868. contrôleur des postes à Angoulême. Gaussin et Baudry. par MM. Schoebel. professeur au lycée de Montpellier. par MM. M. M. 16. Il s'engage. Boucherie. le Président annonce à la Société que le second fascicule de ses mémoires est sous presse. Bulliard. Le procès-verbal de la séance précédente (20 juillet 1868) est lu et adopté. M. une discussion à laquelle prennent part MM. Edimbourg.

Ordre du jour de la prochaine séance.l'Hellénisme en France. Ce travail a pour objet un conte de fée inédit en dialecte mecklembourgeois que l'auteur rapproche du mythe de Prométhée. d'oii le substantif ae~MHK. M. Schoebel donne lecture d'un travail sur le mythe de Prométhée dans le Mecklembourg. au lieu de SaXo. porte SxXouQt. Sont élus membres de la Société MM. un verbe agio (je dis). Gaston Paris fait ressortir le caractère slave de ce conte. M. Thurot dit que age peut fort bien se traduire par « va. Mowat propose une étymologie nouvelle du mot grec ~KXXov. et l'impératif age (dis). à Galway (Irlande). Meunier.' dans lequel il pense reconnaître l'arabe M!e~ o. M. M. Le verbe s~rg (parler) en latin. M. Schoebel. » M. Présidence de M. Muir et Bulliard. M. selon M. M. Bréal Mt hommage à la Société du premier fascicule de la collectionphilologique contenant deux opuscules de Schleicher. A côté du verbe agere (faire) il aurait existé en latin. Bréal donne lecture d'un travail de M. Gaston Paris fait remarquer que le substantif ae~MMt n'autorise pas a inférer une forme agio. dans lequel il faut reconnaître le nom de Saluce. Est présenté. Etude mythologique. allons. SÉANCE DU 81 NOVEMBRE 1868. Boucherie. professeur à l'Université de la Reine. Bréal et Gaidoz. pour faire partie de la Société. Chabanneau. Meunier. attendu que l'i appartient au suffixe. traduits par M. La conclusion de ce travail est que la langue grecque n'a pas eu de part à la formation populaire du français. M. M. Charles de Pomairol. Paul Meyer revient sur la communication faite par M. M. BnuNET DE PRESLE. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. le docteur Geisler. Meunier sur le verbe latin agere (dire). La dernière édition de la chronique de Morée. Pierron dans la séance précédente.J M~me~K. par MM. .

Gaussin. signifiant forger. Sepet. Derenbourg fait observer que le mot metâ se termine par un aïn qui n'aurait pas manqué d'être reproduit dans le mot grec. rue du Cirque. elle est composée de MM. M. Par M.A: a. Meunier Sur le verbe « agere » (Suite~. Pierron. son mémoire sur l'interprétation de la loi de Grimm Par M. Thurot Fournier. SÉANCE DU 5 DÉCEMBRE. M. empêché d'assister à la séance. une étude de M. Par M. Pierron Explication des sigles d'Aristarque. et . Mowat mentionnée au dernier procès-verbal. le Président la 2° édition des observations sur l'orthographe de la langue française. Egger et Senart.M. depuis longtemps. Ambroise Firmin Didot. Par M. BnuxET DE PnESLE. Luce. Natalis de Wailly sur la langue de Joinville. Levé. 2. M. par MM. le Président présente à la Société les excuses de M. pour faire partie de la Société. M. Oppertfait cb~erver. l'abbé Decorde Considérations sur l'utilité des oiseaux en agriculture. de M. le docteur Geisler. Est présenté. Une commission est nommée pour vériner les comptes de l'année 1868. Egger ajoute que le mot ~i~XXev pourrait bien avoir une origine grecque et promet à la Société de lui communiquer une note à ce sujet. M. Est élu membre de la Société M. Thurot Sur l'emploi des temps en grec. que le mot :x/. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. trois opuscules dont il est l'auteur Sur l'épopée française Sur les représentationsdramatiques au xvi° siècle. Sont offerts à la Société par M. Bréal. Sur le drame national en France. M. Ordre du jour de la prochaine séance. M. a propos de la communication de M. été expliqué par le verbe sémitique ma~. Présidence de M.

Baudry rappelle que l'on n'a pu encore trouver aucune différence de sens entre les divers temps passés du sanscrit. Bréal donne lecture d'un rapport sur les travaux de la Société pendant l'année 1868. M. Pierron fait une communication sur la valeur des sigles d'Aristarque. M. ainsi que sur M. pour ~raXXov.M. M. Oppert. et qu'il a précisément fait son travail parce que cette étymologie ne lui paraissait pas satisfaisante. Il combat la théorie de M. Thurot les temps n'expriment pas autre chose que la simultanéité. M. 2. SÉANCE DU 19 DÉCEMBRE 1868. M. BnuNET DE PRESLE. . » M. au nom de la Commission nommée dans la séance précédente. G. Ces comptes ont été trouvés réguliers. Mowat fait remarquer qu'il connaissait l'étymologie de matal. Le Saint et M. A propos d'une observation de M. le docteur Fournier. M. Levé. mort le 6 décembre dernier. Il lit une notice bibliographique sur deux membres de la Société morts dans l'année. Gustave Deville. classincatioji qui ne s'est produite qu'assez tard. Thurot lit un travail sur l'emploi des temps en grec. Meunier sur le verbe « agere. Egger fait observer qu'en effet on a toujours trop présente à l'esprit la classification des temps du verbe dans les paradigmes des grammairiens. Le procès-verbal est adopté. Suite du travail de M. Gaussin. l'antériorité ou la postériorité de l'action relativementà une autre. selon M. Présidence de M. Ordre du jour de la prochaine séance Elections générales. Etymologie du mot uxor. rue du Cirque. lit un rapport sur les comptes de l'année 1868. consignée dans le procès-verbal. Est élu membre de la Société M. Curtius d'après laquelle les différents temps offriraient des nuances de sens correspondant à la durée plus ou moins longue de l'action. Lecture est donnée du procès-verbal de la séance précédente. Auguste Schleicher. M.

de Charencey. Une discussion s'engage sur la question de savoir si la notice nécrologique concernant M. Bréal et des rapports de l'année précédente dans le prochain volume que publiera la. Gaidoz. Egger. Oppert sur la Chronologie biblique. Schleicher doit être également imprimée par la Société. Brunet de Presle prononce quelques paroles de remerciment avant de quitter le fauteuil. Léger.Une discussion s'engage sur la question de savoir si l'on doit recevoir des cotisations à vie. Bergaigne. une brochure de M. G. M. de Charencey. Un discours est prononcé par M. On procède aux élections pour l'année 1869. M. Duchàteau. Baudry est installé au fauteuil de la présidence par M. Cette question est renvoyée à un examen ultérieur. Membres du Comité de publication MM. Ce discours sera joint au procès-verbal. Cette demande est renvoyée au Comité d'administration. BAUDRY. M. . Gaston Paris et Oppert. Baudry. P. Brunet de Presle. La décision de cette question est soumise au Conseil d'administration. Secrétaire-adjoint M. Léger lit un rapport sur l'administration de la Société pendant l'année 1868. Pierron. Le procès-verbal est adopté. M. Secrétaire M. M. Présidence de M. Bibliothécaire M. de Charencey demande que la Société décerne des diplômes à ceux des membres qui en désireraient. SÉANCE DU 2 JANVIER 1869. Bréal. président sortant. Société. Membres du Comité d'administration MM. Gaussin. La question est renvoyée au Comité d'administration. Trésorier M. Vice-Présidents MM. Meyer. Vaïsse. Paris. Baudry. Sont offertes à la Société Une brochure de M. Sont nommés Président M. Lecture est donnée du procès-verbal de la séance précédente. E. Administrateur M. Mowat demande l'impression du rapport de M. de Charencey sur le pronom personnel dans une famille de langues américaines. Renan. Fournier.

Ploix lit un travail sur le dieu romain Janus. par MM. Siméon Luce est adjoint a la Commission. Ploix Sur l'étymologiede Janus. de Charencey Sur le nom du chien en basque. Gaston Paris. Une discussion s'engage sur ce sujet. La nouvelle mariée arrose de miel le seuil de la maison conjugale. rue de Sèvres. 139. Mowat et Bréal. « 0!'Me~c.ro~. Brunet de Presle rappelle le projet qu'il avait émis dans le temps d'un dictionnaire étymologique des noms propres. M. M.M. Bréal fait remarquer que cet usage s'est conservé en Thessalie. on tue un coq sur la porte. Gaussin Sur l'étymologie d'M. Il est fait droit à cette proposition. M. Bailly et Egger. Bielké. BAUDRY. M. M. 1869. Mowat et Oppert. avant d'habiter une maison neuve. ie-Président prend la parole au nom de la Commission chargée de recueillir les éléments d'un dictionnaire comparatif des noms de plantes dans les diverses parties de la France. Baudry ajoute qu'en Normandie. à laquelle prennent part MM. Sur la proposition de M. par MM. M. Brunet de Presle fait observer qu'il serait à propos de joindre au procès-verbal le discours prononcé par M. mais elle n'a pas encore pu trouver d'éditeur pour son glossaire. Est présenté. M. Delamarre et Léger. M. Gaussin donne lecture d'un morceau sur l'étymologie du mot latin uxor. Baudry. Il s'engage sur ce projet une discussion à laquelle prennent part MM. Egger fait hommage à la Société du Manuel des racines grecques et latines. Baudry. de Charencey fait une communication verbale sur les origines asiatiques de la civilisationaméricaine. Baudry. pour faire partie de la Société. M. Ordre du jour de la prochaine séance M. Cette commission continue son travail. M. SÉANCE DU 16 JANVIER Présidence de M. M. » La femme était ainsi nommée parce qu'elle oignait d'huile le seuil de la maison du mari. M. qu'il fait venir du verbe MMpe~. M. . de Charencey donne lecture du procès-verbal.

Lecture est donnée du procès-verbal de la séance précédente. On pourrait. Le conte du petit Poucet. G. au nom de S. Ploix offre à la Société une brochure sur le fétichisme. Bielké. Dans un travail antérieur. de Charencey fait une communication sur le nom du chien en basque. A propos du mot grec ~Sp~cSo~. Egger. Ploix du dieu Janus. sont cependant dérivés de ce verbe. Est proposé. rue de Sèvres. Paris SÉANCE DU 30 JANVIER 1869. fait hommage à la Société du second volume de la traduction française de Bopp. Suivant M.M. » M. E. » M. Didot sur l'orthographe française. par MM. Paris et Bréal. de Montroi. Présidence de M. M. M. au sujet duquel M. le docteur Fournier demande à présenter une observation. Fournier lit un travail sur l'étymologie du mot orange qu'il fait venir du sanscrit nâgaranga. « dire. Ploix. M. Est admis comme membre de la Société M. Baudry. Bréal donne lecture de la fin du travail de M. pour faire partie de la Société. « lier. de Charencey Le nom du chien en basque. cite un certain nombre de substantifs qui. selon lui. 139. Egger avait fait une communication dans la séance précédente. M. M. M. Siméon Luce Le livre de M. par M. Le procès-verbal est adopté. faire venir o~SpxTcoBov de la racine sanscrite a~e~. M. avenue de l'Alma. Ordre du jour de la prochaine séance M. G. Meunier Verbe agere. Meunier sur le verbe agere. le dieu Janus est la personnification du crépuscule. Egger avait étudié ce mode de formation en latin et en français. le Ministre de l'Instruction publique. 61. quoique plus courts que le verbe correspondant. . M. à propos du mot grec i~xXXov. M. M. Gaussin fait remarquer que le procès-verbal ne dit rien de l'explication donnée par M. BAUDRY. M. Aimé Seillières.

M. Baudry annonce le cours d'égyptologie que va professer M. 61. G. M. Aimé Seillières. Paris Sur le conte du petit Poucet. Est élu membre de la Société M. Paris donne lecture d'un article publié dans le Bibliop~ïJe Français au sujet du livre de M. Baudry et Bréal. membre de la Société. Le procès-verbal est adopté. Ordre du jour G. Par M. conseiller d'état. Présidence de M. M. M. Un peuple européen de quinze millions d'habitants oublié devant l'histoire. SÉANCE DU 13 FÉVRIER 1869. dans la prochaine séance. Robiou. M. Delamarre Un pluriel pour un singulier. élève de l'École des cliartes. Sont proposés pour faire partie de la Société Par MM. directeur de l'établissement des sourds-et-muets. de Charencey demande la permission de présenter à la Société. à Varsovie. Bréal Les idées latentes du langage. Didot sur l'orthographe française. Par MM. Lecture est donnée du procès-verbal de la séance précédente. un voyageur qui vient de parcourir l'Ethiopie. 256. Sont offerts à la Société Par M. Favre. de Charencey Histoire de la découverte et de la conquête du Pérou. Par M. Paplonski. M. avenue de l'Aima. le comte Jaubert ayant demandé par écrit à faire une communication dans le courant du mois de mars. Léger et Bréal. la date des séances du mois de mars lui sera envoyée. rue Saint-Honoré. BAUDRY. M. M.Sur le désir exprimé par quelques membres de la Société. . Gaussin propose que la Société fasse au ministre de l'Instruction publique la demande d'une subvention. le Président répond que la demande est déjà rédigée et sera envoyée au ministre en même temps que le second fasci- cule des Mémoires.

directeur de l'établissement des sourds-et-muets. M. conseiller d'état. M. godiche serait une altération du mot gothique ou gothesque. PAtus. M. 256. godichon. Sont élus membres de la Société MM. rue SaintHonoré. Mowat propose une étymologie nouvelle du mot français hasard qu'il fait venir de l'arabe zarah. M. Paplonski. M. M. Paris Sur le conte du petit Poucet. Bréal regarde godiche comme un diminutif de nigaud. nom de la planète Vénus qui préside au bonheur. Halévy. M. Il est décidé que cette demande sera faite. Egger fait observer que le rapprochement de godiche et gothique pèche contre l'accent. Gaidoz lit un travail sur l'étymologie des mots français godiche. Lecture est donnée du procès-verbal de la séance précé- dente. Camille Favre. selon M. de Charencey Sur un point d'étymologie basque. élève de l'École des chartes. SÉANCE DU 27 FEVRIER 1869. Bréal et Schœbel. Selon M. G. M. à Varsovie. . Bielké Sur les langues slaves. Gaidoz. » Il s'engage à ce sujet une discussion à laquelle prennent part MM. Ordre du jour de la prochaine séance M. Présidence de M. Bielké suppose que godiche pourrait être le calque de l'allemand gothisch. le ministre de l'Instruction publique. Robiou. la Société est consultée s'il y a lieu de demander une subvention à M.M. le Secrétaire donne lecture d'un article du CeM~y~M de Leipzig contenant une recension de la première livraison des Mémoires. L'article. serait identique avec le verbe « être. Sur une observationde M. Baudry. Gaidoz. sans vouloir approuver l'étymologie de M. Halévy fait une communication sur l'article dans les langues sémitiques et en égyptien. Brunet de Presle. Yvonnet. cite le nom de la forêt godesque. M. G.

capitaine d'artillerie et professeur de géométrie à l'École polytechnique. Paris Etymologies françaises. ca/<??' et caserne. Ordre du jour de la prochaine séance Nomination d'une commission. Paris et Brunet de Presle. à laquelle prennent part MM. Ploix. La proposition est prise en considération. M. Le procès-verbalde la séance précédente est lu et adopté. de Charencey. le Secrétaire dépose sur le bureau le second fascicule des Mémoires de la Société. s'engage sur ce sujet. Sur le conte du petit Poucet. Brunet de Presle fait hommage d'un livre de M. Ploix donne lecture d'une proposition motivée tendant à Ja révision du règlement. BAUDRY. pour faire partie de la Société. M. Schliemann. Laguerre. G. Léger offre sa thèse De Nestore ~e~M~ yMM~ca~MW sc/Tp<o~. beau-frère. Mowat et Ploix. G. beau-fils. . Schcebel propose une explication nouvelle des mots comme beau-père. par MM. ie comte Jaubert Additions au lexique du centre de la France. G. M. Est élu membre de la Société M. Cette proposition est signée de MM. M. M. SÉANCE DU 13 MARS 1869. Littré. Il est décidé que dans la séance prochaine on procéderaà la nomination d'une commission de sept membres chargés d'élaborer un projet de révision. capitaine d'artillerie et professeur de géométrie à l'École polytechnique. Bielké Sur les languesjslaves. Une discussion. M. M. M. de Charencey fait une communication sur l'origine asiatique de certains mythes américains. Laguerre. Schœbel et Gaussin.Est présenté. M. II examine successivement l'origine des mots bouvreuil. M. intitulé la Chine et le Japon. Présidence de M. M. Paris communique à la Société une série d'observations étymologiques se rattachant au dictionnaire de M.

Mowat Etymologie de noms propres latins. Sont nommés membres de la Commission MM. Par MM.Sont présentés pour faire partie de la Société Par MM. Ordre du jour de la prochaine séance M. le comte Jaubert lit à la Société la préface qu'il compte mettre en tête de son nouveau supplément au glossaire du centre de la France. Brunet de Presle. Ploix et Mowat. professeur.~e~c-Mgt~. Sont élus membres de la Société MM. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. M. Ces propositions sont relatives 1° a la publication des procès-verbaux antérieurs a l'année 1868 2° à la publication d'un bulletin mensuel. Schœbel Note sur les mots &MM. M. SÉANCE DU 27 MARS 1869. Pierron fait hommage à la Société de sa nouvelle édition de l'Iliade. à l'hôtel Lambert. Hippolyte Cocheris. M. à Lagny-sur-Marne. Baudry. publiée dans la collection des Classiques grecs. M. Paris fait une communication relative à la locution française l'envi et propose une étymologie nouvelle de cette expression. G. Bieiké lit un travail sur l'origine des langues slaves. M. M. rue Saint-Louis-en-l'Ile. 6. BAL'DRY. M. Pelhoen. Paris Sur le conte du petit Poucet. M. Paul Guieysse. Hippolyte Blotnicski. professeur . Par MM. Mowat. Bonnardot et G. Ploix et Robiou. M. Présidence de M. Il est procédé à la nomination d'une commission chargée de réviser le règlement. rue Jessaint. Pelhoen. Par MM. Ploix et Bréal. G. conservateur-trésorierà la bibliothèque Mazarine. Egger et Eliades. G. M. Mowat donne lecture d'une série de propositions signées d'un certain nombre de membres de la Société. Ces propositions sont renvoyées à la Commission chargée de réviser le réglement. M. Paris. Gaussin. Paris.

elle propose à la Société le vote des articles suivants. M. Baudry rend compte des travaux de la Commission chargée de réviser le réglement. conservateur-trésorier à la bibliothèque Mazarine. M. le Bureau désigne M. Ploix pour remplir provisoirement les fonctions d'administrateur. Cette Commission n'est pas encore arrivée à la fin de ses délibérations. Emile de Champ. Sont présentés pour faire partie de la Société Par MM. avenue des Champs-Elysées. Brunet de Presle et Renan. au 1' novembre pour les mois de mai. Adolphe Regnier pour les termes bienveillants dans lesquels il a parlé de la Société en présentant à l'Académie des Inscriptions le second fascicule des Mémoires. Mais afin de pourvoir au plus pressé. le Ministre de l'Instruction publique qui attribue à la Société de linguistique une allocation de quatre cents francs à titre d'encouragement pour ses travaux. Des remercîments sont également votés à M. M. M. mars et avril. Mowat et Ploix. M. Des remercîmentsà M. 20 Ce bulletin paraîtra dans le courant de mars pour les mois de novembre. 1° Il sera publié par les soins du Bureau un bulletin paraissant trois fois par an. secrétaire de l'ambassade chinoise. a l'hôtel Lambert. M. Par MM. contenant 1° le sommaire des séances. Hippolyte Blotnicski. . Léger que des occupations nouvelles obligent à donner sa démission d'administrateur. 6. que les auteurs jugeront à propos de remettre au Secrétaire dans la quinzainesuivante. de Vogué étant membre de l'Institut. rue Chabert. Ducbâteau est désigné pour recevoir cette allocation au nom de la Société. dans le courant de juin pour les mois de février. M. membre de l'Institut. Hippolyte Cocheris. rue Saint-Louis-enl'Ile. relatifs à la publication d'un bulletin. l'admission immédiate est de droit. le comte Melchior de Vogué. E. Après avoir pris l'avis de la Société. le Ministre sont votés. rue Jessaint. 174. M. le Président donne lecture d'une lette deS. 2° le résumé des communications faites a la Société. Guieysse.à Lagny-sur-Marne. 2. le Président donne lecture d'une lettre de M. décembre et janvier. juin et juillet.

Vieweg.le premier bulletin paraîtra au mois de juin prochain et contiendra les séances des deux premiers trimestres de cette année. Bréal D'un thème pronominal méconnu. e . propriétaire de la librairie Franck. sauf les cas exceptionnels où le Bureau leur accorderait plus d'espace. Mowat Etymologies de noms propres latins. 4° Les auteurs n'auront droit. pour chaque Mémoire. Abel Des Michels fait hommage à la Société du discours prononcé par lui à l'ouverture de son cours de cochinchinois à la Sorbonne annexe. Ordre du jour de la prochaine séance MM. M. mais avec une pagination différente. qu'à une demi-paged'impression. Boucherie rend compte des premiers travaux d'une Société fondée à Montpellier pour l'étude du provençal ancien et moderne. M. beau-père. M. 5° Exceptionnellement. MM. Paris. Cette Société compte fonder une Revue mensuelle pour la publication des documents inédits en langue d'oc et pour toutes les recherches relatives aux idiomes du midi de la France. le Président souhaitela bienvenue à cette Société. Schoebel Note sur les mots commebeau-fils. MM. Baudry et Gaidoz sont désignés pour s'entendre avec M. G. Ces articles sont mis aux voix et adoptés. sœur de la nôtre. Paris rend compte de propositions faites par M. Mowat et Schœbel sont désignés pour rédiger la notice historique mentionnée à l'article 5. Vieweg. Paris donne lecture d'un travail sur le petit Poucet. G. et se félicite de voir un de ses fondateursparmi les membres de notre Société. En tête de ce premier bulletin. G. D'Arbois de Jubainville Etymologie d'Agaunum. de Charencey. M. pour la publication des Mémoires. Les auteurs pourront remettre le résumé de leurs communications faites depuis le 1~ novembre avant le 15 mai prochain. M.3° Ce bulletin sera imprimé dans le même format que les Mémoires de la Société. on insérera une notice historique sur la fondation de la Société et un résumé indicatif des communications faites à la Société avant le 23 novembre 1867. ancien nom de Saint-Maurice en Valais.

1869. secrétaire de l'ambassadechinoise. Toulouse. 1847. 357 p. Bernard Mandrot. Liège. 47 p. boulevardHaussmann. Vocabulaire des noms wallons d'animaux. M. Noms propres anciens et modernes. Liège. Par MM. Robert Mowat. à la bonne gestion des intérêts de la Société. In-8". administrateur démissionnaire. Léger. par 1( Premême. 1868. Sont présentés pour faire partie de la Société Par MM. 50 p. des remercîments sont votés à M. Études d'onomatologie comparée. 50 p. par M. (Plus sept pages de mélanges). Liège. . Egger et G. 162 p. Franck et Didier. pour les soins qu'il a donnés. Renaissance de la littérature catalane et de la littérature provençale. le Président. Grandgagnage. Emile de Champ. de Charencey prie les membres qui ont emprunté des livres à la bibliothèque et qui ont dépassé le terme légal. pendant plusieurs années. BAUDRY. de vouloir bien les restituer. 1857. mier livre du tome II. Oudart. Charles Grandgagnage. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. 178 p. M. 1855. In-8". 141. In-8". Mémoire sur les anciens noms de lieux dans la Belgique orientale. par le même. In-8". élève de l'École des chartes. Présidence de M. Dictionnaire étymologique de la langue wallone. 1868. Camille Favre et Bréal. Montpellier. Paris. Boucherie et Egger.SÉANCE DU 10 AVRIL 1869. par le même. In-8". 1850. M. Est élu membre de la Société M. Liège. Gnuse. Impartie. Gnuse. Desoer. In-8". par M. Sont offerts à la Société La procédure symbolique en Aragon. Paris. de plantes et de minéraux. 1859. In-4". par M. boulevard d'Avoy. Vocabulaire des anciens noms de lieux de la Belgique orientale. Paris. 241 p. Charles de Tourtoulon. 174. le baron de Tourtoulon Hérault). (enclos Tissié-Sarrus à Montpellier. avenue des Champs-Elysées. 35 p. par le même. 60. Sur la proposition de M. M. Par MM. à Liège. Ch.

à Mexico. SÉANCE DU 24 AVRIL 1869. Léon Renier. Sont élus membres de la Société MM. . M. le baron de Tourtoulon. Le vote sur les conclusions de ce rapport est ajourné à la séance pro- chaine. à la Sorbonne. boulevard Saint-Michel. G. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. membre de l'Institut. M. beau-frère. Bréal Suite de son travail sur le thème pronominal da. le docteur Siegfried Goldschmidt. 18. BAUDRY. Par MM. Sont présentés pour faire partie de la Société Par MM. II s'engage à ce sujet une discussion à laquelle prennent part MM. Oppert et Baudry. Derenbourg Sur les formes d'infinitif en arabe. Ordre du jour de la prochaine séance MM. M. Brunet de Presle et Lesage. Paris et Bréal. G. Présidence de M. Gaidoz au nom de la Commission élue dans la séance précédente. Bréal lit la première partie d'un travail sur le thème pronominal da dans les langues indo-européennes. son admission immédiate est de droit. José Sébastien Segura. M. maître de conférences à l'Ecole normale. D'Arbois de Jubainville Sur le nom d'Agaunum. Pierron fait une communication au sujet d'une inscription grecque qui se trouvait sur le crucifix connu sous le nom de crucifix de Saint-Germain-des-Prés. Par les mêmes. rue des Feuillantines. Gaston Boissier. Par MM. M. conservateur en chef de la bibliothèque de l'Université. Léon Renier faisant partie de l'Institut. dénomination latine de Saint-Maurice en Valais. Charles Grandgagnage et Bernard Mandrot. 93. Paris donne lecture du rapport fait par M. M.M. Paris. Brunet de Presle et Dufriche-Desge- nettes. Schœbel donne lecture d'un travail sur les mots comme beau-père. Oppert. chargé de cours au collége de France. M. M. professeur au collége de France.

rend compte d'une proposition de M. Derenbourg. au nom de la Société de bibliographie universelle. ancien administrateur. déclare avoir été étranger à l'adoption du susdit article. La Commission. le Président donne communication d'une lettre de M. portant La Société n'admet aucune communication concernant. et d'une lettre de M. Les conclusions de ce rapport sont adoptées. soit la création d'une langue uni« « verselle. DufricheDesgenettes qui demande la révision de l'article 2 des statuts. le Président. dénomination ancienne de « Saint-Maurice en Valais. un numéro de la Revue des Cours contenant sa leçon sur le Koran. Hartwig Derenbourg fait une communication sur les formes de l'infinitif en arabe. Bréal fait une communication sur l'étymologie du mot latin nimis. qui se met à la disposition de son successeur pour tous les renseignementsrelatifsà l'administration. M. La Commission. chargée de s'entendre avec M. Léger. Sur la proposition de M. et non de la révision des statuts. Vieweg. devra arrêter avec lui un traité qui sera ensuite soumis au vote de la Société.Po~&t'Mo~. Gaidoz donne lecture du travail de M. d'Arbois de Jubainville sur le nom d'Agaunum. » M. le tome III du . Marius Sepet. Dufriche-Desgenettes. le Président. M. faite à l'ouverture de son cours d'arabe à la Sorbonne annexe. Vieweg. Sont offerts à la Société Par M. étant chargée de la révision du réglement. . la Société fixe à la prochaine séance la nomination d'un administrateur. M. Dufriche-Desgenettes de sa réclamation.M. Gaidoz fait une seconde lecture de son rapport sur les propositions de M. soit l'origine du langage. au nom de la Commission chargée de réviser le réglement. quoique faisant partie de la Société depuis sa fondation. ne peut que donner acte à M. Ordre du jour de la prochaine séance Nomination d'un administrateur. éditeur. Par M. M. Laguerre qui adresse ses remercîments à la Société pour sa nomination. M.

Bréal Le thème pronominal da (suite). Schœbel Notice historique Les mots considérés comme formulesphilosophiques. Paris Etymologies françaises. Opr'EM. Paris Etymologies françaises. Présidence de M. II sera fait droit à leur réclamation. en remplacement de M. de Charencey. M. M. SÉANCE DU 8 MAI 1869. Ordre du jour de la prochaine séance MM. Vieweg. ayant réuni la majorité des voix. Gaston Boissier et Segura. Schœbel et Mowat sur l'origine de la Société. M. Il est procédé à la nomination d'un administrateur. G. M.MM. Emile de Champ écrit à la Société pour la remercier de l'avoir admis au nombre de ses membres. M. Les dinërents articles de ce traité sont mis aux voix et adoptés. est nommé administrateur. propriétaire de la librairie Franck. L'ensemble de ce traité est ensuite mis aux voix et adopté. G. Goldschmidt. Sont élus membres de la Société MM. Léger. de Charencey donne communication d'un travail sur la vraisemblancede deux invasions âryennes en Europe. Bréal donne lecture de la suite de son mémoire sur le thème pronominal ~<. démissionnaire. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. D'Arbois de Jubainville Sur la racine ose dans les langues celtiques et en latin. Pierron et Oppert. . M. Gaidoz. au nom de la Commission chargée de s'entendre avec M. Il s'engage à ce sujet une discussion à laquelle prennent part MM. donne lecture du traité qui a été arrêté en projet. Egger De l'orthographeattique. Lottner et Hennessy n'ont pas reçu le dernier fascicule. Gaidoz. E. De Charencey Sur la probabilitéde deux invasions âryennes en Europe. Egger De l'orthographe attique au temps de Xénophon. Nominationd'un membre du conseil d'administration. Gaidoz fait observer que MM. Brunet de Presle.

éditeur. de Charencey sur les travaux de la Société de linguistique pendant les premières années de son existence. voté dans la séance précédente. qui remercie la Société de l'avoir admis au nombre de ses membres. M. M. d'Arbois de Jubainville Sur la racine ose dans les langues celtiques et en latin. Thurot. Ordre du jour de la prochaine séance M. à la suite de laquelle on décide qu'une nouvelle lecture sera faite à la prochaine séance.Ma~rc~M~. Pierron fait hommage à la Société d'un extrait de l'AnMMa!'re de l'Association pour l'encouragement des études grecques (3° année). le traité avec M. Boissier Sur les noms MaarctM et . G. . Il s'engage à ce sujet une discussion. de Charencey Notice historique sur les travaux de la Société. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. M. M. M. Egger Sur l'orthographe attiqueau temps deXénophon. Lecture est donnée d'une lettre de M. M. Vieweg. Paris communique à la Société de nouvelles observations étymologiques se rattachant au dictionnaire de M. Schœbel Suite de son travail sur les mots considérés comme formules philosophiques. Gaidoz annonce qu'il a signé. Lecture est donnée d'une notice de M. est élu. le baron de Tourtoulon. Littré. OPPERT. au nom de la Société. M. Pierron sur le Codex Parisinus L d'Eschyle. M. ayant réuni la majorité des voix. Il est procédé à la nomination d'un membre du conseil d'administration. Cet extrait renferme une notice critique de M. M.SÉANCE DU 22 MAI 1869. Présidence de M. Schœbel lit un travail sur les mots considérés comme formules philosophiques. Ces observationssont relatives aux mots lorînier et ?MOM<?. Bréal fait observer qu'on n'attend plus que cette notice pour mettre le Bulletin sous presse. M.

le Président lit une lettre de M. Il s'engage au sujet de cette communication une discussion à laquelle prennent part MM. M. de Helsingfors. Par MM. Emile Burnouf. M. M. M. Ordre du jour de la prochaine séance MM. M. de Charencey annonce à la Société qu'il s'entendra avec MM. de Helsingfors (Finlande). . et M. Emile Burnouf. Boissier lit un travail sur l'orthographe des noms . le docteur Donner.Afaa~eus et ~Vaaycp~M~. le docteur Donner. d'Arbois de Jubainville sur la racine ose « se mouvoir » en latin et dans les langues celtiques. Oppert et Bréal.SÉANCE DU 5 JUIN 1869. dans laquelle il remercie la Société de l'avoir admis au nombre de ses membres. Présidence de M. Sont présentés pour faire partie de la Société Par MM. Mowat et Schœbel Notice historique sur les premiers travaux de la Société. directeur de l'école française d'Athènes. Brunet de Presle. OppERT. Egger fait une communication sur l'orthographe attique au temps de Xénophon. G. Egger et Brunet de Presle M. Sont élus membres de la Société M. Présidence de M. Paris et Bréal M. ?AMs. Pierron. SÉANCE DU 19 JUIN 1869. Bréal Fin de son mémoire sur le thème pronominal da. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Mowat et Schœbel pour la rédaction de la notice historique dont ils ont été chargés dans la séance du 27 mars. M. de Charencey Des langues du Caucase. et lui fait espérer sa collaboration aux Mémoires. Grandgagnage. de Charencey. directeur de l'école française d'Athènes. Gaidoz donne lecture d'un travail de M. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. G. M.

Mowat. membre de la Commission nommée dans la séance du 27 mars. SÉANCE DU 3 JUILLET 1869. M. Gaidoz lit une notice sur un volume de gloses irlandaises publiées par M. Étant éloigné de Paris. G. Il est décidé qu'on retardera la publication du Bulletin. Gaidoz annonce que M. Une notice biographique sera consacrée à M. D'après ces articles. M. de Charencey. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. M. Muwat. il était décidé que le premier numéro du Bulletin paraîtrait au mois de juin 1869. Sont offerts à la Société . M. le docteur Todd. Paris communique à la Société de nouvelles observations étymologiques se rattachant au dictionnairede M. Il s'engage a ce sujet une discussion à laquelle prennent part MM. Mowat ne peut prendre part aux travaux de cette Commission. qui est empêché d'assister à la séance. le chevalierNigra. envoie sa démission. Thurot Sur la négation non en latin. Egger et Ploix. M. Léger est élu en remplacement de M. M. Bréal donne lecture des articles votés dans la séance du 27 mars. En tête du numéro devait se trouver la notice sur la fondation de la Société. OPPERT. décédé. Bréal Étymologie latine. Bréal donne lecture de la fin de son travail sur le thème pronominal da. n'a pas eu le temps de remanier la notice historique sur les origines de la Société.M. professeur à l'Université de Dublin. M. M. le Président annonce à la Société la perte qu'elle vient de.faire dans la personne de M. Présidence de M. ou il faut retarderla publication du Bulletin. le docteur Todd. M. Littré. M. Ordre du jour de la prochaine séance M. le Président fait observer qu'il va être impossiblede remplir ces deux conditions. Ou bien il faut renoncer à la notice.

Brachet Sur les mots d'origine étrangère en français. M. Mowat ristique. de Charencey fait une communication relative aux lan- gues du Caucase. La Société d'émulation du Doubs ayant envoyé à la Société de linguistique le recueil de ses mémoires. Tournier présente une réclamation. Tournier. 48 p. XXII. Ordre du jour de la prochaine séance MM. Thurot lit un travail sur la place occupée par la négation non dans les constructions latines. Par le même. 1869. Sur les noms propres latins d'origine hypocoM. M. de Charencey. . in-8". Abel Des Michels. Maisonneuve. Robiou. Il sera fait droit à la réclamation de M. suivis d'exercices pratiques sur la conversation et la construction des phrases. SÉANCE DU 17 JUILLET Présidence de M. Il s'engage à ce sujet une discussion à laquelle prennent part MM. M. Paris. Bréal lit un travail sur l'étymologie du mot necesse. in-8". 37 p. M. une notice sur les travaux de M" Sévérine Duchinska. lue à la Société d'ethnographie de Paris par M.Par M. M. Paris. M. Amyot. il avait été décidé qu'à l'avenir il y aurait échange de travaux entre les deux Sociétés. G. le tome XXII des Mémoires de l'Académie impériale des sciences. M. de Charencey. arts et belles-lettres de Caen. Schœbel fait hommage à la Société de la seconde partie de son travail sur l'authenticité du Pentateuque. Paris. Emile Hervet. Par M. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Bréal et Oppert. Bréal Étymologie de avo~y. 1869. Schœbel Cantilène wende du pays de Lunebourg. 1869. Cependant nos mémoires n'ont pas été adressés à Besançon. 1869. Schœbel et Léger: Notice historique sur les premiers travaux de la Société. 562 p. in-8". OPPERT. huit contes en langue cochinchinoise. M.

Cette racine aurait primitivement exprimé l'idée de clarté. M. M. dans les langues grecque et latine. Schœbel et M. Gaston Paris. La prochaine séance aura lieu le premier samedi de novembre. SÉANCE DU 31 JUILLET 1869. Il s'engage au sujet de cette lecture une discussion à laquelle prennent part MM. MMM. Oppert et Ploix. . Ploix fait une communication sur la racine ?KS. Léger lit la notice historique sur les origines de la Société.M. M. M. Brachet lit un chapitre de son ouvrage encore inédit intitulé Dictionnaire étymologique de la langue française. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Oppert et Robiou. M. Oppert présente à ce sujet plusieurs observations. Présidence de M. Des observations sont présentées à ce sujet par MM. Bréal lit une note sur le mot grec ~yx~. Ce procès-verbal est lu et adopté séance tenante. M. Il s'engageà ce propos une discussion entre M. Ordre du jour de la prochaine séance M. Pierron. Ploix donne lecture d'un travail de M. Mowat sur les noms propres latins à signification hypocoristique. Mowat sur les noms propres latins à signification hypocoristique. dans les langues grecque et latine. Schœbel lit un travail sur une Cantilène wende du pays de Lunebourg. M. Ploix La racine Hm. Ploix donne lecture de la suite du travail de M. Mowat Suite du travail sur les noms propres à signification hypocoristique. Tournier. M. man. OppEUT.

en arrivant à ce fauteuil. j'espère arriver sans encombre à lafin de l'année. je m'en rapporterai au zele de nos confrères. et indique la direction qui lui parait désirable pour ceux de l'année présente. !) est d'usage. PRÉSIDENT. une aménité. . m'a-t-on dit. Pour les travaux de l'année passée. Le fardeau est bien lourd pour mes épaules. et qui a su accomplir cette fonction annuelle avec un zèle. et je possède bien peu les qualités qui font un bon président mais puisque vous l'avez voulu. car en ces matières l'esprit ne souffle qu'où il veut. Pour l'avenir. à leur activité et à la liberté de leur choix pour les sujets à traiter. au nom de la Société unanime. Je ne sais si cet usage est en effet reçu comme coutume légale. Mon second devoir est de vous remercier vous-mêmes de l'honneur que vous m'avez fait.DISCOURS PRONONCÉ PAR M. un tact et des lumières que nous apprécions tous. avec votre concours et votre indul- gence. Messieurs. que le président nouveau résume en les caractérisant les travaux de l'année passée. une assiduité. Je vous dirai seulement deux mots d'une doléance que j'ai entendu exprimer ici par quelques personnes. celui qui vient de le quitter. est de remercier. Dans la Séance du 2 Janvier 1869. mais en tout cas vous me permettrez de ne le suivre que de loin. F. je m'en référerai au rapport si lumineux que notre honorable secrétaire nous a communiqué dans la dernière séance. On a regretté que. Mon premier devoir. BAUDRY.

aux éléments et aux principes. nous en apprenons plusieurs dès l'enfance. et il ajoutait qu'il s'en était toujours bien trouvé. Elles constituent le milieu dans lequel nous vivons. et ne rencontrassentpas toujours. il n'avait jamais abordé une question de droit sans en rappeler les principes élémentaires. ils ne peuvent prêter une attention suivie que dans la mesure de ce qu'ils comprennent. et que les communications relatives aux autres idiomes fussent assez rares. Lors donc qu'on fait des communications spéciales devant un auditoire dont la majorité n'a pas toute la préparation suffisante pour comprendre à demi-mot. l'instant d'avant. Bs n'ont pas la ressource de l'homme qui lit un livre: celui-là peut s'arrêter. cette attention de l'auditoire qui est le soutien et la récompense de ceux qui parlent devant vous. il me semble que la nature des sujets amène. pour ainsi dire. Quand on nous parle des langues modernes ou des langues classiques. Quand l'auditeur est un seul instant sans comprendre. En supposant donc . recourir à d'autres livres pour se renseigner et obtenir les connaissances complémentairesqui lui manquent. Mais il existe plus de remède si l'on envisage la question par un autre côté. et dans des systèmes dont nous ne possédons pas toujours les éléments. quand vous nous parlez ex abrupto d'un certain objet. d'elle-même. bien que plus spécial. de ne rien avancer par allusion et sans explication.malgré notre titre et nos attributions générales de Société de linguistique. au moins sommairement. et il y a beaucoup de chances pour qu'il ne se renoue pas. Un éminent avocat à la Cour de cassation me disait un jour. quand elles se présentent. et de ne pas craindre de remonter. qu'en plaidant devant ces magistrats qui sont les maîtres de la jurisprudence. Mais nous. vous en avez préalablement la tête pleine. Or. Le sanscrit lui-même. notre pensée était à cent lieues de là. le fil est cassé. Les langues indo-européennes sont une partie de nous-mêmes. Sans me faire le juge de ces critiques. Comment donc ce qui les concerne n'aurait-il pas une part prépondérante dans notre intérêt? il n'y a pas moyen d'éviter cela. quelle que soit la bonne volonté des auditeurs. l'état de choses dont on se plaint. nous sommes tous jusqu'à un certain point compétents et préparés à comprendre. une trop grande partie de nos travaux portât exclusivement sur les langues indo-européennes. il est important de redoubler de clarté. rentre dans le même système et ne dépayse aucun de nous. Les autres langues nous transportent dans un monde qui n'est pas le nôtre. En effet.

ou si je n'ai pas allégué une erreur. ne l'ont pas parfaitement présent. ceux d'entre vous qui. que souvent le f initial du latin correspond à un grec. et pendant qu'il fait cet effort. MM. et les esprits rassurés me suivront aisément. il ne me reste plus qu'à vous écouter parler à votre tour. Il arrive quelquefois que pour être plus bref. d'avoir insisté sur ce sujet. il est essentiel de nous en rafraichir la mémoire. Combien plus importe-t-il de nous donner des éclaircissementsélémentaires quand il s'agit de langues que nous n'avons jamais étudiées. Si je passe outre sans rien ajouter. Supposez qu'à l'appui d'une démonstration quelconque. distraits qu'ils sont par d'autres études.que nous ayons jamais su les principes sur lesquels vous vous fondez. et que pour vous comprendre nous n'apportons que la facilité résultant de l'habitude générale d'étudier le langage. Que j'ajoute seulement ~u~== fumus. Pour les érudits la clarté est l'art. j'ai voulu vous parler de notre art et vous en dire ce que m'ont suggéré mes réflexions et mon expérience. Je prends moi-même un cas particulier pour me faire mieux comprendre. d'une manière abstraite et sans en donner d'exemple. permettez-moi de vous en signaler encore une.. pour ne pas trainer trop longtemps sur une question qu'en son for intérieur on trouve prouvée et presque rebattue. Vous me pardonnerez. Vous concevez sans peine que je l'ai fait d'une façon toute générale et sans songer à aucune application. vont faire un effort de mémoire. Ce procédé a le grand inconvénient de contraindre l'auditeur à chercher lui-même cet exemple dans son souvenir. s'il veut se rendre compte de la justesse de l'abstraction qu'on lui propose. on se contente d'énoncer la loi de linguistique que l'on invoque. et si leur mémoire ne les sert pas à l'instant. . les voilà incertains s'ils ont bien compris. pour me perfectionner. tout en connaissant le sujet. j'invoque devant vous cette loi phonétique. il ne vous écoute plus. Puisque nous en sommes à chercher les conditions de la clarté. Et maintenant.

et non ~~sc~. dans le premier vers. -B~C scribit Manuel CoM!MeMMScoronatus. car on ne peut guère prendre les pieds xo~Y) et wu~X pour des ïambes mais ce défautmétrique a pour excuse la nécessité de faire entrer le nom propre. qui porte l'inscription suivante. Lisons donc S~MM:< deuxième personne du singulier. Qui cruci a/CM~ exaltavit hominum naturam. Ettxupto 'Kot~e~ &~(!)T~ ~6p<!)~M\' <p6ctv. le spondée du quatrième pied. Montfaucon transcrit IHSOYS XPtSTOS.COMMUNICATION FAITE PAR M. A. il n'y a aucune raison de laisser. livre IV. et. ce qu'on n'a point chez Montfaucon. Paléographie grecque. donne l'image d'un crucinx byzantin. tu as élevé la nature humaine. Montfaucon. Cruci affixus extulisti ~OMMMMM~ MN~M~~Mt. Cloué à une croix. dont les lettres vont de haut en bas ou sont dans les deux branches ÏCXCCfp~nAretCY~MCACANMNOYONrPA~etKOMN HNOCMANOYHACTe<!)H<M)POC. Il traduit Jesus Christus. Le seconddes deux vers de l'inscription est d'une facture peu sévère. une phrase complète. rp~et Ko~v~ M~ou~ cre~~po~. un sens pariait S':X'Jpt!) TTiXye~ S~MfM~ KvOpt&TCMV fpUOtV. Au contraire. PIERRON. participe. De cette façon. nous avons un vers excellent. . Dans la Séance du 10 Avril 1869. page 309. qui contredit et la règle grecque et l'usage constant de tous les poètes grecs.

l'une. HARTWIGDERENBOURG. si variée dans ses manifestations de l'infinitif. nous montrent encore ce phénomène sans altération la deuxième et la troisième. à côté du paradigme régulier. elles n'en caractérisent pas moins l'innnitif par l'emploi de la voyelle brève ou qui. la huitième. est considérée comme une transition entre les brèves et les longues. la seconde son participe passif au féminin singulier. . outre le rapprochement avec les autres formes. il est vrai. la concordance de l'hébreu et aussi de /a' l'assyrien.COMMUNICATION FAITE PAR M. la septième. par le « nom du verbe. l'autre. la première une dérivation de l'infinitif moyen correspondant (celui de la cinquième forme) par un changement et une opposition des voyelles. elles n'ont pas. L'idée abstraite exprimée par l'infinitif. elle a dû à l'origine avoir donné cette valeur au paradigme comme semble l'indiquer. Quant à la première forme. » est rendue dans les diverses formes de la conjugaison arabe par un allongement de la voyelle qui précède le dernier radical. Dans la Séance du 24 Avril 1869. tout en compensant ainsi l'allongement du mot produit par l'addition d'une lettre en tête. SUR LES FORMES DE L'INFINITIF ARABE. à côté du paradigme légèrement modifié. la neuvième et la dixième forme. La quatrième. Quant à la cinquième et à la sixième forme. ont consacré par l'usage. dans les langues sémitiques. de voyelle longue à la pénultième mais.

non-seulement de ses publications de textes et de ses travaux originaux. M. le D' Todd. mais aussi de la légitime influence qu'il exerçait autour de lui. « Senior Fellow » de TWtM~C'oJ~'e (c'est le nom officiel de l'Université de Dublin). H. elle ne le sera pas moins dans notre Société. à la Société Archéologique Irlandaise. bien que nous ayons possédé M. M. c'est comme irlandiste que M. Né le 5 avril 1805. Todd est mort le 28 juin 1869 après une longue et douloureuse maladie. . Todd. M. Todd s'est acquis une juste et durable célébrité. dont il a été un des présidents. de Dublin. Bien que professeur d'hébreu à l'Université de Dublin. Il y apportait une méthode critique et des connaissances générales qui à cette époque manquaient malheureusementquelquefois aux savants des pays celtiques. La Société vient de perdre un de ses plus illustres membres étrangers. Sa perte a été vivementsentie dans le monde savant d'outre-Manche. dont il avait été un des fondateurs. GAIDOZ. Il a brillé au premier rang des hommes qui dans le second quart de ce siècle ont donné aux études celtiques en Irlande un éclat si remarquable. Il appartenait à plusieurs sociétés savantes. à la Société des Antiquaires du Nord de Copenhague.NÉCROLOGIE. Aussi les études irlandaises sont-ellesredevables à M. Todd trop peu de temps et surtout trop tard pour pouvoir profiter de sa collaboration effective. Todd y était professeur d'hébreu et conservateur de la Bibliothèque. à l'AcadémieRoyale d'Irlande.

Bréal et Brunet de Presle. Bourdonné présente une brochure intitulée Concile et Papauté. licencié ès-lettres. » et qu'il rapproche du sanscrit ~aMa~ homme. M. M. . M. SÉANCE DU 6 NOVEMBRE 1869. élève de l'École pratique des Hautes Études. le Président rappelle que le dernier procès-verbal a été adopté séance tenante. BAUDRY.BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE ? 8 PROCËS-VERBAUX DES SÉANCES. Il est donné lecture d'un travail de M. Présidence de M. Louis Havet.M « mettre au monde. M. Bréal donne lecture d'un chapitre de son Introduction au tome III de la traduction de Bopp. Oppert présente pour le mot cfv<~ une étymologie hébraïque. M. » M. Pierron fait hommage à la Société du tome II de son édition de l'Iliade. Baudry et Bréal. Meunier sur le mot grec <x~ que l'auteur rattache à la racine ~o. Est présenté pour faire partie de la Société. Il s'engage à ce sujet une discussion à laquelle prennent part MM. DEPUIS LE 6 NOVEMBRE 1869 JUSQU'AU 26 FÉVRIER 1870. par MM.

1869. Lessix intonations c~M Annamites. directeur de la Revue de Linguistique et de Philologie comparée. Par M. M. 1869. Cette édition contient une liste complète de tous les &M~ 6!p'<]p. 38. Paris. licencié èslettres. greco ed italico (traduit de Schleicher et de Léo Meyer). dont il a fait hommage à la Société dans la séance précédente. mission. Les Slaves du sud. Sont offerts en don à la Société: par M. Delamarre et de Charencey. 1869. rue des Écoles. M. Paris. Durand. Chodzko. Goldschmidt et Baudry. 2. 1869. Ploix donne lecture d'un travail de M. 16 p.~ix. Maisonneuve. Leger. in-8°. rue Fléchier. XVI. rangés pour la première fois en ordre alphabétique. aptitudes. Par M. Bourdonné. 1869. leur civilisation.Différentes observations sont faites par MM. Par M. in-8°. M. G. élève de l'École pratique des Hautes Études. 274 p. Lachaise. in-8°. Loescher. Turin. Pierron présente quelques observations au sujet de son édition de l'Iliade. 1869. avec renvoi aux <?~MKe~M~ede M. Des remarques sont présentées au sujet de ce travail par MM. Par M. Curtius. Des Michels. in-8°. l'Annuaire de l'Association des études grecques. Oppert. M. Lecture est donnée du procès-verbal de la séance précédente. . Paris. 15 p. BAUDRY. SÉANCE DU 20 NOVEMBRE Présidence de M. Est élu membre de la Société. Domenico Pezzi. Par M. La rédaction en est adoptée. Mowat sur les doublets latins. Grammaire paléoslave. psychologie. par MM. Est présenté pour faire partie de la Société. Imprimerie impériale. Egger. Oppert. Louis Havet. Abel Hovelacque. et Siméon Luce. La Femme Physiologie. 14 p. Compendio di grammatica comparativa dello antico indiano. Paris. La séance est levée à dix heures.

est celui de « interpolateur. Jubainville. M. G. Abel Hovelacque. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. qui remercie la Société de son élection. d'Arbois de Jubainville sur les noms de lieux comme Jouvencourt. SÉANCE DU 18 DÉCEMBRE 1869. 'M. directeur de la Revue de linguistique et de . Il est donné lecture d'une lettre de M. Il s'engage à ce sujet une discussion à laquelle prennent part MM. Le sens véritable. qui ressort du commentaire d'Aristarque. Oppert et Lachaise. Ploix lit un mémoire sur le caractère primitif du dieu Hermès. M. qui remplacent le redoublement par la diphthongue e! ou e!. De quelques parfaits grecs. Gaston Paris et Robiou. BAUDRY. Présidence de M. » Il est donné lecture d'un travail de M. Pierron lit une note sur le sens communément attribué au mot diasceuaste. Ordre du jour de la prochaine séance Ploix. Est élu membre de la Société M.M. Paris présente de vive voix un tableau historique de la formation de l'imparfait en français. SÉANCE DU 4 DÉCEMBRE 1869. Présidence de M. Demarsy prévient par lettre la Société que la cinquième session du Congrès d'archéologie préhistorique aura lieu en . Des observations sont présentées au sujet de ce travail par MM. selon M. M. G. Abel Hovelacque. Baudry. Ordre du jour de la prochaine séance: Élections.P/M7o/o~e comparée. PARIS. est la personnification du crépuscule. Bailly sur cinq parfaits grecs. 2. Suite de son mémoire sur Hermès Bailly. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Ploix. Ce dieu. Egger lit un travail de M. rue Fléchier.

Il est décidé que ces deux rapports seront imprimés dans le Bulletin (voir plus loin). Demarsy se tient à la disposition des personnes qui désireraient d'autres renseignements. Brunet de Presle. M. l'Administrateur lit un rapport sur sa gestion pendant l'année 1870. Emile Chasles. la Société ajourne sa prochaine séance au 15 du même mois. Cette Commission étant devenue incomplète. Pierron. Ernest Renan. du Supplément à son Glossaire du centre de la France. Trésorier: M. passage Sainte-Marie. Tournier. Gaidoz. Egger. Il est procédé au renouvellement du bureau.1870 a Bologne. Il est décidé qu'elle reprendra ses séances et qu'on procédera au remplacement des membres empêchés. professeur à la Faculté des Lettres de Nancy. Charles Thurot. de Charencey. Sur l'adverbe ani en sanscrit. Il est fait hommage à la Société. M. Bourdonné. par le départ de plusieurs de ses membres. Est présenté pour faire partie de la Société Par MM. Ordre du jour de la prochaine séance Rapport de la Commissiondes fonds Nominationspour la Commission chargée de réviser le règlement Baudry. Bréal. M. par M. Membres du Comité de Publication: MM. Appendice à sa brochure Concile et Papauté. rue du Bac. M. Duchâteau. Gaston Paris et Thurot. 6 ter. . Ploix. Gaidoz demande où en est le travail de la Commission chargée de réviser le règlement. De Charencey. à Paris. Meyer. Secrétaire-Adjoint: M. le comte Jaubert. Sont élus Président: M. A cause du premier janvier. M. Sur le nom de IIpo~6e~ç. Par M. Déchiffrementd'uneinscriptionpalanquéenne. P. Bréal. Louis Havet. Secrétaire: M. n'a pu siéger pendant l'été. Vice-Présidents MM. Administrateur: M. Egger et Bergaigne. Gaston Paris. 159 p. Delamarre. in-4°. Membres du Comité d'Administration: MM. le Secrétaire donne lecture d'un rapport sur les travaux de l'année.

Sont offerts à la Société. Etude sur le thème mérovingien Mee~M Brachet. Tournier. rue du Bac. félicite M. apportée à nos travaux. M. s'excuse de ne pouvoir assister à la séance. Celui-ci. il la remercie du souvenir qu'elle a gardé de son ancien Président. Aujourd'hui la tâche est plus facile et nous pouvons tous compter sur la continuité d'un zèle qui ne se démentira pas. et cède le fauteuil à M. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. 1867. Gaidoz. EGGER. Extrait du Bulletin de la Société des sciences. On pourvoira dans la même séance au remplacemement de MM. Egger fut appelé à diriger nos séances.D'Arbois de Jubainville. Toulon. Lorsqu'il y a cinq ans. Sur le mot MoMM. Baudry pour la haute part d'érudition et d'autorité qu'il a. souffrant d'un mal d'yeux. il s'agissait de surmonter les embarras inséparables de toute organisation il fallait aussi créer les traditions nécessaires à une Société. M. adresse ses remerciements à la Société. Puis. Toulon. 6 ter. professeur à la Faculté des Lettres de Nancy. Gaussin et Mowat. Baudry. M. 1870. Egger. à Paris. M. empêchés de prendre part aux travaux de la commission chargée de réviser le règlement. par M. s'adressant à la Société. dans une allocution improvisée. Il sera pourvu dans la prochaine séance au remplacementde M. président sortant. Thouron. savoir fragé de la Méduso. passage Sainte-Marie. 1824 Congrès des poètes provençaux et languedociens ZoM Nau réunis à Avignon. Emile Chasles. SÉANCE DU 15 JANVIER Présidence de M. Tournier. différents opuscules en dialecte provençal. pendant un an. ancien élève de l'École Normale. annonce par lettre que ses travaux l'empêchent d'accepter ces fonctions. Est élu membre de la Société M. élu membre de la Commission d'administration. belles- .

Brunet de Presle et Goldschmidt s'engage sur ce sujet. Ordre du jour de la prochaineséance Élections pour compléter la Commission d'administration et la commission chargée de réviser le règlement D'Arbois de Jubainville. THUROT. M. 1868. Toulon. 1862-63. . Bréal lit un mémoire sur l'adverbe CM. Robiou. et un soldat sous Napoléon III. Toulon. Présidence de M. Des observations sont présentées à ce sujet par MM. MM. M. La rédaction en est adoptée.lettres et arts du département du Var. Une discussion à laquelle prennent part MM. Lecture est donnée du procès-verbal de la séanceprécédente.. Le thème mérovingienvécha Goldschmidt. SÉANCE DU 29 JANVIER 1870. M. Les conclusions du rapport sont adoptées. Dufriche-Desgenettes et Gaston Paris présentent sur ce sujet des observations. de Charencey Un rapport sur les sourds-muets fait au Conseil général de l'Orne. 3" que le restant en caisse de l'exercice 1869 soit fixé à 833 francs 75 centimes. M. Ce rapport conclut à ce que 1° Chaque exercice soit clos à l'avenir au premier décembre. qui a dû exister anciennement en sanscrit. revenu du AfeaM~Me. M. Brachet lit une note relative à l'étymologiedu mot français blouse. Bréal et Brunet de Presle. Dufriche-Desgenettes et Goldschmidt. Bergaigne lit le rapport de la Commissiondes fonds sur la gestion de l'année 1869 (voir plus loin). Egger. Un soldat de l'Empire devenu berger. Des observations sont présentées au sujet de ce travail par MM. Il est donné lecture d'un travail de M. Par M. Baudry lit un mémoire sur le nom de'IIpo~ea~. Sur l'épenthèse de l't en grec. en i869. de Charencey fait une communication relative au déchif- frement d'une inscription palanquéenne. d'Arbois de Jubainville sur le thème mérovingien vêcha.

faisant fonction de secrétaire. Schoebel. Gaston Paris. EGGER. Tournier. Egger et Thurot. SÉANCE DU 18 FÉVRIER 1870. Bréal et M. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. en remplacement de MM. Sur le nom et le chant du cygne. M. Sur le nom et le chant du cygne Schœbel. Le radical tep. Louis Havet s'excusent de ne pouvoirassister à la séance. Ordre du jour de la prochaine séance Judas. II s'engage à ce sujet une discussion à laquelle prennent part MM. M. de Charencey revient oralement sur l'inscription palenquéenne dont il a entretenu la Société dans la séance du 15 janvier. M. II est procédé à l'élection d'un membre de la Commission d'administration. donne lecture du procès-verbal. Egger fait une communication orale sur les dialectes grecs. démissionnaire. Brachet. Brunet de Presle. EGGER. Brunet de Presle présente différentes observations sur ce sujet. Le radical tep. Présidence de M. Baudryet Bréal. Goldschmidt lit un travail sur l'épenthèse de l't en grec. démissionnaires. Sont ensuite élus membres de la Commission chargée de réviser le réglement. M. M. ayant réuni la majorité. La rédaction en est adoptée. SÉANCE DU 26 FÉVRIER 1870 Présidence de M. Ordre du jour de la prochaine séance Judas. La division en quatre dialectes est toute littéraire et ne doit pas être prise au pied de la lettre comme exprimant les divisions réelles de la langue. en remplacement de M. Mowat et Gaussin. MM. est élu. M. .M.

Les thèmes en a et en<x. Agnel. 1870. De l'influence du langage populaire sur la forme de certains mots de la langue française. Paris. Ordre du jour de la prochaine séance Maspéro. Schœbel lit un travail sur le radical tep. . Bréal présente le troisième fascicule des Mémoires de la Société. M. Lecture est donnée d'un mémoire de M. Egger et Brunet de Presle. qu'ils en peuvent donner le résumé dans le Bulletin. fait hommage à la Société de l'ouvrage suivant Em. M. le Secrétaire rappelle aux membres de la Société qui ont fait des communications depuis la rentrée. on imprimeraà l'avenir les Mémoires au fur et à mesure qu'ils auront été admis par le Comité de publication. D'après une décision du bureau. M. Il s'engage à ce sujet une discussion à laquelle prennent part MM. Dumoulin. Egger présente à la Société des observationsse rattachant au mémoire de M. Baudry sur le nom de Prometheus. penetrare. au nom de l'auteur. dans la langue mère indoeuropéenne. Schœbel propose une conjecture sur un passage de l'ins- cription du roi Meza récemment découverte. M. Egger. 182 p. L. Judas sur le nom et le chant du cygne. Bréal communique à la Société différentes étymologies latines. Sur la formation du verbe égyptien. Différentes observations sont présentées sur ce sujet par MM. sumere. M. Bréal et Baudry. Ces étymologies concernent les mots pectus. M. Havet. de sorte que les livraisons pourront se succéder plus rapidement. in-8°. Egger. opinio.M.

et auprès des . Une subvention ministérielle de 400 francs qui. Soyons donc dès à présent ménagers de nos finances pour pouvoir un jour imiter ces exemples. D'un autre côté. nous avons conclu un traité avec un éditeur qui se charge de la publication de nos Mémoires et qui nous livrera à un prix modéré les exemplaires dont nous avons besoin. vous êtes à même de juger jusqu'à quel point les services que nous rend cette publication sont en rapport avec les sacrifices qu'elle nous coûte. Messieurs.RAPPORT DU SECRÉTAIRE SUR LES TRAVAUX DE LA SOCtETE PENDANT L'ANNÉE ~869. comme il est permis de l'espérer. une Société comme la nôtre peut aider la science par différents moyens. Conformément au vote que vous avez émis. Le second fascicule de nos Mémoires a paru au commencement de cette année. Grâce à ces deux circonstances. Outre les Mémoires qu'elle publie. on voit des Sociétés prendre à leur compte les frais d'impression de certains ouvrages utiles à la science: toute une série d'excellentslivres a été publiée de la sorte sous les auspicesde notre Société asiatique. se renouvellera d'année en année. Le moment serait peut-être venu de songer à nous créer une réserve. L'année qui vient de s'écouler a été marquée par deux faits qui sont de nature à consolider l'existence matérielle de notre Société. nous avons commencé la publication d'un Bulletin contenant les Actes de la Société. par une souscription donnée à propos. notre Société peut décider la publication d'un livre. Les ouvrages de linguistique ne trouvent pas toujours facilement un éditeur. le présent de notre Société est assuré. D'autre part. Il a reçu en France et à l'étranger. C'est ainsi que la Société orientale allemande a aidé la publication des T~'sc~e Studien d'Albrecht Weber. Aujourd'hui que vous avez tous entre les mains le premier numéro de ce Bulletin. est venue en aide à nos finances.

Littré origine des mots « bouvreuil. trois livraisons par année. D'Arbois de Jubainville. » Halévy. Nous comptons sur votre zèle pour remplir nos séances et pour alimenter notre recueil. » De Charencey. Sur les origines asiatiques de la civilisation américaine. Derenbourg. Paris. Sur le nom d'Agaunum. je crois devoir remettre sous vos yeux la liste des travaux de l'année. Fournier. COMMUNICATIONSFAITES A LA SOCIÉTÉ. cahier x et « caserne. La locution française" M'envi. » Meunier. Quoique le Bulletin vous ait transmis nos procès-verbaux. JANVIER -t869 AD 4 DECEMBRE DE M MÊME ANNÉE. Bréal. Étymologiedu mot « orange. Sur le conte du Petit-Poucet. Ce résultat dépend de vous. c'est de publierdeux.juges les plus compétents. etc.un accueil favorable. Sur le dieu romain Janus. Gaussin. Sur le thème pronominal da » dans les langues indo- européennes. DU MM. Observations sur le livre de M. Sur l'origine des langues slaves. Didot sur l'orthographe française. Pierron. Sur les mots comme: beau-père. . Observations sur le dictionnaire de M. Étymologie du mot latin « uxor. De Charencey. Sur les formes de l'infinitif en arabe. Mowat. Les séances de la Société se sont tenues régulièrement et ont donné lieu à des communications et à des discussions intéressantes. Comte Jaubert. Sur le nom du chien en basque. D'une inscription grecque qui se trouvait sur le crucifix connu sous le nom de Crucifix de Saint-Germain- des-Prés. Bielke. Sur l'origine asiatique de certains mythes américains. Schœbel. Préface au Supplément du Glossaire du centre de la France. » Ploix. Le troisième fasci- cule est imprimé presque en entier et pourra être distribué dans peu de temps. Paris. Étymologie du mot français « hasard. beau-frère. dénomination ancienne de Saint-Maurice-en-Valais. Étymologiedes mots français « godiche. » Paris. Sur le verbe « agere » dire. Le but auquel il faut tendre maintenant. godichon. et autant que possible. » Paris. Gaidoz. De l'article dans les langues sémitiques et en égyptien. De Charencey.

Meunier. Mais il ne faut pas oublier que. l'étymologie proprement dite donne lieu à un plus grand nombre de travaux que la recherchedes lois phoniques. Sur le sens du mot « diasceuaste. et qu'avec le temps elle réalisera en son entier la noble tâche que nous avons tous à cœur de lui voir remplir. Sur certains noms de lieu comme « Jouvencourt. Ploix. Sur les langues du Caucase.Sur l'orthographedesnoms Maarcus eta Maarcellus ». Étymologie du mot grec Bréal. Sur un volume de gloses irlandaisespubliées par M. Histoire de l'imparfait en français. Étymologie des mots « lormier n et a moise o. Je signalerai surtout deux lacunes qui vous ont sans doute déjà frappés: le sanscrit et les langues sémitiquesn'occupent point dans nos séances la place qu'on pourrait supposer en lisant la liste de nos membres. Sur la racine ose en latin et dans les langues celtiques. Schcebel. Sur l'étymologie du mot latin <t nimis ». Pierron. Sur la racine ma. & Ces travaux. x D'Arbois de Jubainville. man dans les langues grecque et latine. o Ploix. Paris. Sur une cantilène wende du pays de Lunebourg. Bréal. Le dieu Hermès. De Charencey. De Charencey. Boissier. Gaidoz. sont loin d'épuiser le programme que notre Société s'est proposé. Thurot. et en considérant ce qu'elle a déjà fait nous sommes en droit d'espérer qu'aucun côté de la science du langage ne restera étranger à ses travaux. Sehœbel.MM. Mowat. Sur les doublets latins. Introduction au tome III de Bopp. D'Arbois de Jubainville. . leur nombre et leur diversité. notre Société en est encore au tome premier de ses Mémoires. Sur les mots considérés comme formules philosophiques. Mowat. Sur les noms propres latins à signification hypocoristique. l'analyse des formes grammaticales ou l'étude de la syntaxe. Jubainville. Sur l'étymologiedu mot a necesse e. D'un autre côté. Paris. Bréal. Sur la place occupée par la négation « non dans les constructions latines. malgré leur valeur. le chevalier Nigra. Le redoublement de certains verbes grecs. Sur la vraisemblancede deux invasionsaryennes en Europe. Bailly. Egger. Sur l'orthographe attique du temps de Xénophon.

nous savons d'avance qu'il nous reviendra à peu près à deux francs l'exemplaire. Permettezmoi à ce propos de vous répéter les paroles par lesquelles la Commission des fonds terminait l'an dernier son rapport « L'amoindrissement gradueldu capital annuel fourni par les cotisations est l'obstacle contre lequel ont trop souvent sombré des Sociétés naissantes.RAPPORT DE L'ADMINISTRATEUR SCH Si GESTION. d'autre part. Vous connaissez également par le Bulletin les noms des nouveaux adhérents à notre Société. de vous annoncer que plusieurs de nos anciens confrères ont déclaré se retirer de la Société de Linguistique. Cette tâche est désormais réduite à bien peu de chose par la publication du Bulletin où vous pouvez suivre. l'histoire de la Société. La situation exacte de nos finances vous sera présentée par la Commission des fonds. Je regrette. grâce à notre traité avec la librairie Franck. le Ministre de l'Instruction publique nousa accordé une subvention de 400 francs. Je n'ai donc à vous apprendre ni que M. Il est d'usage qu'à la fin de l'année l'administrateur vous dise en quel état se trouvent les affaires de notre Société. frais de Bulletin payés. Messieurs. séance par séance. mais. » . et il me suffira de vous dire que nous avons actuellement en caisse environ 800 francs. ni que nous avons passé un traité avec la librairie Franck pour la publication de nos Mémoires. L'état de nos finances serait plus prospère si tous les Sociétaires avaient soin d'acquitter régulièrement leur cotisation. Nous publierons prochainement un nouveau fascicule.

elle a fait son travail et nxé ainsi les recettes à Tandis qu'elles se sont élevées pour l'année entière. La Commission nommée l'année précédente. Messieurs. ses à Tandis qu'elles se sont élevées pour l'année entière à ~. faute d'avoir été réglé jusqu'à présent. C'est par exception que. y compris la dernière quinzaine de décembre. ce rapport est présenté en janvier.765 00 Par suite le restant en caisse au janvier aurait dû se trouver élevé de 37 00 Mais d'autre part elle avait arrêté les dépen~.00c.325fr. comme les registres du trésorier sont arrêtés par mois il faudrait choisir la date du I" décembre. La Commission que vous avez nommée dans la dernière séance pour la vérineation des comptes de l'année 1869 a l'honneur de vous présenter les résultats de son travail. Mais elle doit tout d'abord appeler votre attention sur un détail de comptabilité qui.377 35 Par suite le restant en caisse au <" janvier aurait dû se trouver diminué de 52 ~5 52 Il a donc été définitivement diminué de ~55 ~5 Somme qui retranchée du restant en caisse fixé par la Commission 402 80 Donne celle de 387 65 . on comprend qu'il est impossible que les comptes soient arrêtés au janvier. cette année. à < . avait arrêté les comptes au jour où ~728fr. II était d'usage que la Commission des fonds fût nommée dans l'avant-dernière séance de l'année et présentât son rapport dans la dernière.20c.RAPPORT DE LA COMMISSION DES FONDS. faute d'instructions précises. Si l'ancien usage doit être conservé. Mais alors. C'est ce que nous avons fait provisoirement. a un peu compliqué sa tâche.

Report

Que présentent en effet bien exactement les
registres de M. le trésorier.
Si à cette somme on ajoute les recettes des 4
premiers mois de < 869 ci,

387 fr. 65 c.

4

On obtient

un total de

,988

00

2,375

65

~,5~

90

Les dépenses pendant le même temps ayant

été de
Le restant en caisse

était de

au ~décembre ~69
833fr. 75c.

Votre Commission n'a que des remercîments à adresser à
Monsieur le Trésorier pour le soin qu'il a apporté à la tenue des
comptes de la Société, et elle vous propose
't° De décider que chaque exercice sera clos au <décembre;
20 De fixer à 833 fr. 75 c. le restant en caisse à la fin de l'exercice
<869.
Ce ~5 janvier <870.

Les membres de la Commissiondes fonds,
C. SCHCEBEL.

A. BEMAI&NE.

ED. TOURNIER.

COMPOSITION DU BUREAU

POUR L'ANNEE

870.

Pre'SM~en~.

MM.

EOOER.

~ee-~)7'esMeM~.
GASTON PARIS.
CHARLES THUROT.

Secrétaire,
MICHEL BRÉAL.

Secrétaire-Adjoint.
LOUIS HAVET.

Administrateur.
GAIDOZ.

Trésorier.
DUCHATEAU.

Bibliothécaire.
DE CHAKEXCEY.

Comité d'e[~)H!t!Mf)'<t<:on

Comité de publication.
MM.

DE CHARE~'CEY.

MM.

BRACHET.

PAULMEYER.

BftUXETDEPRESLE.

CrASTONPAntS.

DELAMARRE.
PIERRON.

ERNEST RENAN.
CH. THUROT.

PLOIX.

LISTE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ

AU

FÉVRIER

~870.

MM.
AuBADiE

(Antoine

Paris.
Anuo!s

DE

D'),

correspondant do l'Institut, 104, rue du Bac, à

JunAi~viLLE (H. D'),

correspondant de l'Institut, à Troyes

(Aube).
B\tLi. (A.), professeur au lycée d'Orléans (Loiret).

(James), au château de St-Léger, par Charnoy, près Mâcon
fSaône-et-Loire).
B~uDRY (F.), bibliothécaire de l'Arsenal, 20, rue de Tournon, à Paris.
BELjAME (Alexandre), professeur au lycée Louis-le-Grand, 6, rue de
Sorbonne, à Paris.
BE~LOEW, professeur à la Faculté des Lettres de Dijon (Côte-d'Or).
BmxjAtGXE (Abe)), répétiteur à l'Ecole pratiquedes Hautes Etudes, 70,
boulevard St-Germain, à Paris.
BtELKE t'C. J. DE.), 22, rue Tholozé, à Paris-Montmartre.
Bt.ACHÈRH (Ernest), élève de l'Ecole pratique des Hautes Études, 70,
cours Mari~ny, à Vincennes (Seine).
BLOctszEwsKi, professeur au lycée Louis-le-Grand, 69, rue des Feuillantines, à Paris.
BLOTMCKi (Hippolyte), hôtel Lambert, 2, rue Saint-Louis-en-l'Ile,
à Paris.
BoissiEn (Gaston), professeur au Collége de France, 93, rue des Feuillantines, à Paris.
BoNNAnDOT, 18, rue du Moulin-de-Beurre, à Paris-Plaisance.
BoucHEnrE (A.), professeur au lycée de Montpellier (Hérault).
BounBONNÈ, à Valence d'Agcn (Tarn-et-Garonne).
BaACHET (Auguste), répétiteur à l'Ecole pratique des Hautes Études,
4, rue d'Assas, à Paris.
BnÈAL (Michel), professeur au Collége de France, 63, boulevard StMichet, à Paris.
Bnu.\ET DE PRESLE, membre de l'Institut, 7i, rue des Saints-Pères,
à Paris.
BuLLtARD (Ernest), à la Maison-Blanche, près l'Isle-sur-le-Doubs
HAn.ARn

(Doubs).

MM.
(Emile), directeur de l'École française d'Athènes, à Athènes.
CHABANEAU, contrôleurdes Postes, à Angouléme(Charente-Inférieure).
CHAMPS (Émile DE), secrétaire de l'Ambassade chinoise.
CuARExcEY (le comte H. DE), membre du Conseil général de t'Orne,
11, rue Saint-Dominique-Saint-Germain, à Paris.
CHASLES (Emile), professeur à la Faculté des Lettres de Nancy, 6 ter,
passage Sainte-Marie, rue du Bac, à Paris.
CHODZKO (Alexandre), chargé de cours au Collége de France, 8,
impasse Cloquet, à Issy-sur-Seine.
COCHERIS (Hippolyte), conservateur trésorier de la Bibliothèque
BURNOUF

Mazarine, à Paris.
DADIAN (le Prince Mekerdisch), 134 avenue des Champs-Élysées,
à Paris.
DARMESTETER (A.), élève de l'École pratique des Hautes Études, 69,
rue de Lyon, à Paris.
DELAMARRE (Théodore), 73, rue Notre-Dame-des-Champs, à Paris.
DELAPLANE, attaché au Ministère de l'Agriculture, du Commerce et
des Travaux publics, 30, rue Racine, à Paris.
DEMARSY (Arthur), 69, boulevard Saint-Germain, à Paris.
DELONDpE (Gustave), 37, rue Boulard, à Paris.
DERENBOUpo (Hartwig), attaché à la Bibliothèque Impériale, 46, rue
des Marais-Saint-Martin, à Paris.
DESCHAMPS (Alexis), 80, rue d'Assas, à Paris.
DooNÉE (Eugène), avocat, à Liège (Belgique).
DONNER (le Dr), à Helsingfors (Finlande).
DRÈME (H.), Président à la Cour, à Agen (Lot-et-Garonne).
DucHATEAU (J. J. R.), secrétaire de l'Athénée oriental, 49, rue des
Poissonniers, Paris-Montmartre.
DucH;NSKi (deKiew), 142, rue du Bac, à Paris.
DUFRICHE-DESGENETTES,20, rue Cujas, à Paris.
DUVEYRIER (Henri), 8, rue Napoléon, à Saint-Germain-en-Laye
(Seine-et-Oise).
EfCHTHAL (Gustave D'), 100, rue Neuve-des-Mathurins, à Paris.
EooER (Émile), membre de l'Institut, 48, rue Madame, à Paris.
EuADEs (Leonidas), 25, rue Gay-Lussac, à Paris.
EsTLA~DER (Carl G.), professeurà l'Université d'Helsingfors(Finlande).
FAVRE (Camille), élève de l'École dss chartes, 19, quai Voltaire, à
Paris.
FouRNtEp (le D'' Eugène), 72, rue de Seine, à Paris.
FREDAULT (le Dr), 35, rue de Bellechasse, à Paris.
GAIDOZ (H.), directeur de la Revue Celtique, 32, rue Madame, à Paris.
GAUSSiN, ingénieur-hydrographe, 33, rue Saint-Placide, à Paris.
GEISLER, professeur à l'Université de la Reine, à Galway (Irlande).
GiLLY, professeur au lycée de Marseille (Bouches-du-Rhône).
GoLDSCHMiDT(le D'' Siegfried), 2, quai de la Mégisserie, à Paris.
GRANDGAGNAGE (Charles), 60, boulevard d'Avroy, à Liège (Belgique).
GRIMBLOT, à Florence (Italie).
y

MM.
GUIEYSSE (Paul), 6, rue Jessaint, à Paris-la-Chapelle.

directeur adjoint à l'École pratique des Hautes
Études, 16, rue du Sommerard, à Paris.
HAVET (Louis), élève de l'École pratique des Hautes Études, 38, rue
des Écoles, à Paris.
HEINRICH (G. A.), professeuràlaFacultédesLettresdeLyon(Rhône).
HENNESSY (W. M ), membre de l'Académie royale d'Irlande, 11, Gardiner's Place, à Dublin (Irlande).
HERVÉ (Camille), 28, rue Notre-Dame-des-Victoires, à Paris.
HOVELACQUE (Abel), directeur de la Revue de Linguistique, 2, rue
Fléchier, à Paris.
JAUBERT (le comte), membre de l'Institut, 86, rue de Grenelle-SaintGermain, à Paris.
JUDAS (le D~), 9, rue des Trois-Sœurs, 4, Paris-Plaisance.
KAHN-ZADio,grand rabbin de Paris, 6, rue de Béranger, à Paris.
K.LEM (Léopold), 10, rue de Parme, à Paris.
LACHAiSE, 4, place Gerson, à Paris.
LAGUERRE, capitaine d'artillerie, 61, boulevard Saint-Michel, à Paris.
LEOEp (Louis), docteur ès-lettres, 6, rue Boutarel, à Paris.
LENORMANT (François), sous-bibliothécaire de l'Institut, à Paris.
LE PROUST (Fernand), avocat, à Saint-Quentin (Aisne).
LESAGE, sous-chef au ministère de la maison de l'Empereur, 8, rue
Nollet, à Paris.
LEVÉ, 2, rue du Cirque, à Paris:
LiÈTARD (le Dr), maire de Plombières (Vosges).
LiTTRÈ (E.), membre de l'Institut, 78, rue d'Assas, à Paris.
LOTTNER (le Dr C.), à Dublin (Mande).
LuoE (Siméon), attaché aux Archives de l'Empire, à Paris.
MALVOISIN, professeur au lycée du Mans (Sarthe).
MANDROT (Bernard), élève de l'École des chartes, 141, boulevard
Haussmann, à Paris.
MASPEpo (G.), répétiteur à l'École pratique des Hautes Études, 52,
rue Bonaparte, à Paris.
MASSiEU DE CLERVAL, 6, rue Chaptal, à Paris.
MAURY (Alfred), membre de l'Institut, directeur des Archives de
l'Empire, à Paris.
MÊMOT (J.), professeur au lycée Louis-le-Grand, 116, rue d'Assas,
à Paris.
MERLETTE, 332, rue Saint-Honoré, à Paris.
MEUNIER (Francis), docteur ès-lettres, 27, rue Bréa, à Paris.
MEYER (M.), inspecteur de l'Enseignement primaire, 31, avenue Trudaine, à Paris.
MEYER (Paul), professeur suppléant à l'Ecole des Chartes, à Paris.
MicHELS (Abel DES), vice-président de l'Athénée oriental, 24, boulevard
des Bati~nolles, à Paris.
MowAT (Robert), capitaine au 10" régiment d'artillerie, à Rennes
(Ille-et-Vilaine)
HAUVETTE-BESNAULT,

MM.
MUIR (le Dr J.), 6, Green Hill Park, à Edimbourg (Ecosse).
NoMMÈs (P. H.), 17, rue de Joinville, à Paris-Villette.
OPPERT (Jules), professeur de philologie et d'archéologie assyriennes

près le Collége de France, 65, rue de Grenelle-Saint-Germain,àParis.
PANNIER (Léopold), attaché à la Bibliothèque Impériale, 94, rue
d'Hauteville, à Paris.
PARIS (Gaston), professeur suppléant au Collége de France, 7, rue du
Regard, à Paris.
PAPLONSKI (J.), professeur à l'Université de Varsovie (Pologne).
PAYSANT, professeur au collége Stanislas, 21, rue Bréa, à Paris.
PELLAT, doyen de la Faculté de Droit, place du Panthéon, à Paris.
PELHOEN, professeur à Lagny-sur-Marne (Marne).
PIERRET, attaché au musée égyptien du Louvre, 7, rue Geoffroy-Marie,
à Paris.
PIERRON (A.), ancien professeur au lycée Louis-le-Grand, 76, rue
d'Assas.
PLASSE (Louis), 294, rue Saint-Honoré, à Paris.
PLOtx (Charles), ingénieur-hydrographe, 13, rue del'Université, à Paris.
PONTON D'AMÉcoupT (le Vicomte Gustave DE), président de la Société
de Numismatique, 36, rue de Lille, à Paris.
QUEUX DE SAINT-HILAIRE (le Marquis DE), 1, rue Soufflot, à Paris.
RE'<AN (Ernest), membre de l'Institut, 29, rue Vanneau, à Paris.
RENtER (Léon), membre de l'Institut, directeur de l'Ecole pratique des
Hautes Etudes, en Sorbonne, à Paris.
RIANT (le comte Paul), docteur ès-lettres, 10, rue de Vienne, à Paris.
RoBiou (Félix), professeur suppléant à la Faculté des Lettres de Strasbourg (Bas-Rhin).
ROLLAND (E.), élève de l'Ecole pratique des Hautes Etudes, 9, rue Du
Sommerard, à Paris.
RouGÉ (le Vicomte E. DE), membre de l'Institut, 53, rue de Babylone,
à Paris.
RUDY (Charles), 332, rue Saint-Honoré, à Paris.
ScncEBEL (le D'' C.), 15, rue Campagne-Première, à Paris.
ScHûENEFELD (Wladimir DE), secrétaire de la Société botanique de
France, 35, rue de Bellechasse, à Paris.
ScHOEppiNGn (le Baron G.), 3, rue de Marignan, à Paris.
SEGURA (Jose-Sébastien), à Mexico.
SEtLLÈRE (Aimé), 61, avenue de l'Aima., à Paris.
SÈ~ART (Emile), 69, rue de Grenelle-Saint-Germain, à Paris.
SEPET (Marius), élève de l'Ecole pratique des Hautes Etudes, attaché
à la Bibliothèque Impériale, à Paris.
SEVRETTE, professeur au lycée Louis-le-Grand, 123, rue Saint-Jacques,
à Paris.
SPECHT (Edouard), 66, rue de Monceau, à Paris.
STEiNGASs, attaché à l'Ambassade d'Autriche, à Paris.
TALBOT (Eugène), professeur au lycée Bonaparte, 39, rue Godot-deMauroy, à Paris.

à Paris. VA't'ssE. directeur de l'École des Sourds-Muets. rue Chabert. rue de Vaugirard. TRAVERS (Emile). Yvo~NET. rue SaintJacques. (Charles). rue de Rivoli. rue du Bac. à Montpellier (Hérault). 16. à Paris. 6. ruedeVaugirard. répétiteur à l'École pratique des Hautes Études. TounTouLON (le Baron Charles DE). maître de conférences à l'École Normale. à l'école des Sourds-Muets. à Paris. rue Servandoni. à Paris. à Paris. VALADE. VoouÉ (le Comte Melchior DE). à Paris. 11. membre de l'Institut. rue Saint-Jacques. 77. conseiller de préfecture. enclos Tissié-Sarrus. 254. 254. 194. 'WYNDHAM . à Paris. à Paris. THUROT (Charles). TouRNiEK (Édouard). 2. TURETTINI.MM. à Caen (Calvados).

« roi » angl. lorsque le y tombe. l'allemand . par contraction manoeuvre. 57). gana ganaka «vir. MF. en éolien ~-Yev-p. F<xvct~. p. ~aM-sM: et ga-gan-mi. de là "YFu~.LA RACINE INDO-EUROPÉENNE GAN ET LE GREC AMH. Voici ce qui me fait croire qu'il est bien de la même famille que les autres Forme 'yF~a:~ a précédé F~<x~. épouse » (Iliade VI.x\'ct.cuning. 6avd. ganî. d'où Yw~ par chute Celui qui était appelé en prose x~'po~x~ du F. yu~. répond. homoo agenitor. VIII. « roi de ses mains )). sauf un F~a§.qveini « uxor B queen « reine M' YM~) aôfemme)) « femme a Bopp (Glossarium comparativum lingux ~aK~crt'<a'. comme "yFavd a précédé *Favd. à la poésie près. est à « ~KSK. de là Fmo~ et ëon'm.Yjv. 2° édit. CLASS. Au grecx~'pM~. ~'P'< . gani « mutier w Masculins. lat. Ff~M~. « « femme. ind. car l'v est bref. ~tpmvaxïe<. 0~. p.<qvinnn [ning allem. Appartiennent à la racine indo-européenne gan (ind. ont depuis longtempsdéjà rapprochétous ces mots. 0~ roi De !a gutturale initiale est issue une spirante labiale parasite en gothique qv et en grec yF. les mots suivants Féminins. qvèni.(&oi\'a«ôroiB Il F~ av~ « roi B <xmu!ier))Il qvéni. konig gr.). lorsque le y reste. chuning. écrit 6<~K en béotien. le F change cet a en u. « femme. ~60-~6~. ~60. <-47). comme cuning. et Curtius (Grundzüge der griechischen Etymologie. AoK!'y. en class. REMARQUES.patero yerM. grec "e-Ys~-M)~. épouse o! 'yF~ t. mais. ouvrier était appelé en vers de *x~'P°~ pour 'xs'poFa~. c'est-à-diresoit « engendrer t soit « enfanter ». yen-M!) « procréer o.chu-arex)) » yo~. est à *YFa~. ~-Yet-jj. le F n'a pas d'influence sur l'a radical. En grec.Hem~ïcerAMMTt?:. Sens « roi ».

Egger soumet à la Société. jamais à celle d'un homme. dans un temps où s'était perdue la tradition du Tcupe?<M des âges héroïques. Lettre critique à M. n'a pas dû. p. Deux textes de Sophocle paraissentavoir été jusqu'ici négligés par les critiques. de Humboldt. ~Ù\OMt §~OV ~XTp!6())V. Dans tous les mots cités c'est de l'idée de paternité qu'est sortie celle de royauté. ~fpOtTt T~TpOV ~TptËMV. 272.Dans les textes homériques le vocatif M Mw est toujours à l'adresse d'un dieu. . ~MM des Cordilières. FRANCIS MECME&. p. Baudry. L'un est le vers 36 du . p. 35. 2° Al. L'idée qu'il contient me paraît donc être plutôt celle de père que celle de roi. 1. et particulièrement à M. t.Mt7oe~e de Sophocle. comme utiles à consulter sur ce sujet: ~° Bast. SÉANCE DU 26 FÉVRIER ~870. et si la substitution de la pierre au bois ne serait pas le fait des acteurs ou des copistes. <03. Il signale d'ailleurs. B<t)td!M'efA~et~É. Egger se demande si Sophocle n'a pas pu. en cet endroit. où sont mentionnés des Ttupe~. où l'auteur semble'commenter lui-même le mot Ttupefo~. auteur d'un mémoire dont elle a récemment entendu la lecture sur le mythe de Prométhée. mais par une périphrase qui l'assimilerait à notre briquet à pierre M. quelques observations relatives aux témoignages des auteurs grecs concernant cette fable. L'autre est le vers 297 de la même tragédie. car dans ces mêmes textes Zeus est le père et non le roi des hommes (et des dieux). t. Boissonade. écrire M. II.

signifie « être chaud ». qu'il suffira peut-être. en zend <N/. pour Tout le monde sait constater le fait. en sanscrit top. ScncEBEL. en ossète ~t/. Tiflis. qui s'est appliqué déjà une célèbre formule physiologique. quant à tempus. autrement dit le .'<en sansc. Faite dans la séance du 26 février 1870. de cette série principale. etc. que tep.). le nom aussi d'une pierre dont la couleur est particulièrement chaude. la mesure mobile de la durée. par exemple. dont templum et tempus sont. de l'indiquer brièvement. on en trouve deux autres. enfin le nom de la chaleur même. qui a formé le nom de plusieurs lieux d'eaux thermales (Teplitz. et le ciel étant par excellence le lieu de lumière. par le docteur Meyer de Heilbronn. Et. qui voulait dire d'abord « ciel » (primum templum de cœ/o dicitur). C. se retrouve dans une série extrêmement nombreuse d'autres dérivés occupant Mais à côté pages du grand dictionnaire de Roth et Boehtlingk. modifiée aux sens les plus divers. où l'acception de « chaleur a n'explique plus rien. pour m'exprimer ainsi.RÉSUME D'UNE LECTURE SUR LE RADICAL TEP ET QOELQUES-UNS DE SES DÉRIVÉS. tapas. établie. comme la chaleur et le mouvement. par M. Tepula. Aussi a-t-on contesté qu'elles se rattachent au radical tap et cherché à retrouver templum. Je laisse cette explication pour ce qu'elle vaut et je pense qu'il est bien plus conforme à l'esprit de formation linguistique de voir en templum. ne s'est point encore prévalue d'un rapport avec la physique.. etc. la topaze (~p<M. toutes les sciences se tiennent. mais le radical tep nous présente dans ses dérivés une application si évidente à mon sens de la formule de l'équivalence des forces. La linguistique. dans le grec ~p. Puisque l'analogie est la grande loi de la nature. la chaleur. il y a vingt-cinq ans déjà. en un autre qui lui est équivalent et qui est la lumière. les chefs de file.). et cette acception première.~o<qui indiquerait l'opération augurale au moyen de laquelle on aurait taillé une « enceinte sacrée t. une application linguistique intuitive de la transformation d'un agent cosmique.

Quand l'idée s'amplifie. qui ne voit que l'hiatus produit une sorte de défaillance phonique contre laquelle l'intercalation d'une lettre est le remède souverain? . lui aussi. et cela. à la racine ~ep.travail. en s'augmentant d'une lettre épenthétique. il se rattache. ainsi qu'il est d'ailleurs logique. par une conception linguistique toute spontanée. car bien qu'une lettre épenthétique n'ait souvent pour but immédiat que d'éviter un hiatus. et voilà toujours le caractère de l'épenthèse. le phonisme des mots qui la représentent en ses transformationss'en ressent naturellement par un renforcement. Je dis toujours. sont des quantités équivalentes. comme pour templum.

Une maison importante de librairie prépare un Dictionnaire de botanique où ce glossaire des noms de plantes pourrait trouver sa place. La permission est accordée. Ces exemplaires sont destinés à être offerts en hommage aux savants les plus éminentsdans l'ordre des études représentées par la Société. Bréal demande à la Société qu'elle veuille accorder au Bureau la libre disposition de douze à quinze exemplaires du dernier fascicule des Mémoires. SÉANCE DU 12 MARS 1870.BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE ? 3 PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES. Gaidoz. Présidence de M. M. à laquelle prennent part MM. Les noms des destinataires seront communiqués dans la prochaine séance. Il est décidé qu'une note à ce sujet sera insérée dans le prochain Bulletin (voir le Bulletin 2). à lui adresser leurs communications. Il s'engage à ce sujet une discussion. DU 12 MARS 1870 AU 18 FÉVRIER 1871. . Dufriche-Desgenettes. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. M. Egger. Ploix. Bergaigne et Egger. le D' Fournier invite les personnes qui voudraient collaborer à un Dictionnaire comparatif des noms de plantes.

Heusuz. relative aux thèmes temporels. le secrétaire. ~owane. M. Robiou. F. Schœbel. Regnier (de l'Institut) à M. Maspéro donne lecture de la première partie d'un mémoire sur la conjugaison du verbe égyptien. Egger. M. M. M. M. d'Arbois de Jubainville. au nom de l'Académie des Inscriptions. Dufriche-Desgenetteset Pierron. M. Louis Havet termine la lecture de son travail sur les thèmes en a et en Quelques observations sont faites par MM.intitulées « Esus. » extrait de la Revue archéologique. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Egger. Louis Havet lit le commencement d'un travail sur les thèmes en a et en a dans la langue mère indo-européenne.M. Meunier. et qui contient des renseignements sur l'histoire de l'enseignement grammatical et littéraire. Ordre du jour de la prochaine séance Maspéro Suite de son mémoire sur le verbe égyptien. Des observations sont présentées au sujet de ce travail par MM. Observations sur une théorie de M. publié dans le troisième fascicule des Mémoires. M. Maspéro termine la lecture de son travail sur le verbe Ci. Schœbel présente des remarques au sujet de l'article de P!mx. l'administrateurprésente a. Ad. Thurot. Egger présente le premier fascicule de la Revue M. M. L. extrait de la Bibliothèque de l'Ecole des Chartes. égyptien. SÉANCE DU. la Société deux brochures de M. Bréal et de Charencey. Havet. Thurot lit un travail sur un traité de métrique composé au moyen-âge par Aimeric. et « Le baron de Jauioz. Présidence de M. M. Suite de son travail sur les thèmes en <x. M. Regnier remercie. M. la Société pour l'envoi du 3° fascicule de ses Mémoires. . le président donne lecture d'une lettre de M. le président donne lecture de la liste des personnes auxquelles la Société adresse le 3e fascicule de ses Mémoires. Egger. Ploix répond aux observations de M.26 MARS 1870.

Sur la signification symbolique de quelques caractères de l'ancien alphabet slave. La séance est levée à 10 heures. Diverses remarques sont ajoutées par MM. M. Egger présente à la Société le troisième volume de la traduction de la grammaire comparée de Bopp par M. d'Avezac sur le livre de M. Egger. Duchâteau. M. M. Des observations sont présentéespar MM. Bladé « Etude sur l'origine des Basques. Egger présente quelques observations sur le phénomène de la métathèse. Bréal. M. Goldschmidt. M. E. de Charencey fait une communication sur le mythe de Djemschid en Amérique. Meunier. et un article de M. De Charencey. Paris. le ministre de l'instruction publique a décidé que l'allocation de quatre cents francs attribuée à la Société de linguistique à titre d'encouragement pour ses travaux lui serait continuéeen 1870. de Charencey. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Des observations sont présentées par MM. G. Sur une forme de parfait en ancien français. M. Des observations sont présentées par MM. Ordre du jour de la prochaine séance MM. Bielke. Sur les noms propres grecs. G. Egger. F. est désigné pour toucher le montant de cette allocation au nom de la Société. Brunet de Presle. M. . Des remercîments à M. M. Egger annonce que S. Une question de prosodie. Egger et Brunet de Presle. Bergaigne. Paris.M. SÉANCE DU 9 AVRIL 1870. trésorier. le ministre sont votés. Paris expose les résultats d'une étude sur une forme de parfait en ancien français. G. Egger fait une communication sur les noms propres en Grèce. Egger. Le mythe de Djemschid en Amérique. » extrait de la Revue critique. Présidence de M. Paris et Louis Havet. Bielke donne lecture de son travail sur la signification symbolique de quelques caractères de l'ancien alphabet slave. de Rougé et Hovelacque. G.

M. Bréal. Présidence de M. l'Administrateur s'excuse par lettre de ne pouvoirassister à la séance. SÉANCE DU 23 AVRIL 1870. Duchàteau annonce qu'il a touché au nom de la Société l'allocation de 400 francs accordée par Son Exc. Bréal et Goldschmidt. à l'unanimité. M. Par MM. Etymologies latines. Havet donne lecture d'une communication de M. Cartier en Amérique ? M. Meunier sur les voyelles longues par position. Ordre du jour de la prochaineséance Questions de l'emploi des fonds et de la Bibliothèque de la Société. Schœbel. le Président pour son initiative. Gabillot. L. Bréal lit un travail sur les dérivés d'adverbes en latin. Des observations sont présentées par MM. le Président propose à la Société d'introduire auprès des autorités compétentes 1° la demande que la Société de linguistique soit reconnue d'utilité publique 2° une demande tendant à obtenir la faveur d'un local gratuit dans un édifice public. La séance est levée à 10 heures. M. 49. M. M. . Eugène Benoist. Dufriche-Desgenetteset Abel Hovelacque. le ministre pour l'année 1870. Duchâteau et Bréal. Egger et de Charencey. Egger. rédacteur du Cosmos et de plusieurs publications savantes. Des observations sont présentées par MM.M. Egger. d'Arbois deJubainville. par MM. Sont présentés pour faire partie de la Société. professeur de littérature latine à la Faculté des Lettres de Nancy. La Société. M. rue des Poissonniers. autorise ces deux demandes et remercie M. M. de Charencey fait hommage d'une brochure Intitulée Quels étaient les sauvages que rencontra D. Montmartre. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Etymologie du nom de Chaource (département de l'Aube).

Des observations sont faites par MM. M. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. MM. Goldschmidt fait une communication relative au mot sanscrit~'Mca~M. de l'Université de Copenhague. Brachet fait comiaitre une série de nouveaux doublets français. Dufriche-Desgenetteset Schoebel. Note sur l'a français répondant à un e ou un i latin. M. et M. Egger. . Etymologie du nom de Chaource. Bréal et Dufriche-Desgenettes. littérateur. M. Présidence de M. Des observations sont présentées par MM. par MM. Léger. Sont élus membres de la Société.plusieurs fois employé dans les Védas. Sur un cas de jargon. Brachet fait une communicationrelative a un certain nombre de mots français.M. Gabillot. le D** Thomsen. Le mot sanscrit juvâku. Est présenté pour faire partie de la Société. Ordre du jour de la prochaine séance M. d'Arbpis de Jubainville. Des observations sont présentées par M. Brachet. professeurà la Faculté des Lettres de Nancy. Schœbel donne lecture d'une note sur la formation des thèmes verbaux composés. Egger. M. Brachet. Etymologie du nom de lieu Chaource. Nouveaux doublets français. M. Brachet. Etymologie du mot « bourrasque ». Il est donné lecture d'une note de M. d'Arbois de Jubainville sur le son au devenu a en latin. dont la formation a l'air de déroger aux règles ordinaires. Eugène Benoist. Schœbe!. Ordre du jour de la prochaine séance D'Arbois de Jubainville. Léger et Gaidoz. Goldschmidt. Bréal. M. SÉANCE DU 7 MAI 1870.

théories des formes. Etude philologiqué sur les inscriptionsgallo- romaines de Rennes. d'Arbois de Jubainville donne lecture d'un travail sur le nom de lieu Chaource. G. . Pierron. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Présidence de M. Sont offerts en hommage. Paris et Bréal. G. M. le D~ Thomsen. Theil. Brachet lit un mémoire sur le changement de l'e latin en a. M. Schœbelet Egger. Des observations sont présentées à ce sujet par MM. Sur le changement de l'i latin en a. Quelques observations sont faites par M. Par M. traduite par M. Il s'engage à ce sujet une discussion à laquelle prennent part MM. » M. Est élu membre de la Société M. par M.SÉANCE DU 31 MAI i870. Duchinski. Note sur la grammaire nabi. M. Schœbel lit une note intitulée un cas de jargon. Egger annonce qu'il a adressé aux autorités compétentes les deux demandes dont il a entretenu la Société dans la séance du 23 avril. SÉANCE DU 4 JUIN 1870. G. M. M. Egger. Egger. Léger propose une étymologie nouvelle du mot bourrasque. Hartwig Derenbourg. Brachet. Egger. Mowat. d'Arbois de Jubainville. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Présidence de M. Paris. Goldschmidt. Par M. Ordre du jour de la prochaine séance M. Par M. de l'Université de Copenhague. Etymologies françaises. Bourbonné Du sentimentreligieux. Sur le mot slave chromu « estropié. Paris. Ambroise Firmin Didot La grammaire latine de Madvig.

M. G. Brachet. lequel se rattache peut-être à la racine ~ra~s (tomber). M. Observations sur le Dictionnaire de M. L. G. Egger. Goldschmidt fait une communication sur le mot slave chromu. par M. Lachaise. Vérin. Egger annonce la mort de M. (estropié). Paris lit une note sur l'étymologie du mot antilope. Le n° 202 du catalogue intitulé Anti- quarische Anzeige-Hefte. emprunté par Buffon à l'anglais. M. Sont présentés à la Société les hommages suivants 1° Par M. Grimblot. Brachet.M. Bielke. Ordre du jour de la prochaine séance M. Egger à ce propos prie M. G.–M. membre de la Société. le président annonce que les deux affaires dont il s'occupe au nom de la Société suivent leur cours. Lachaise. Sclopis. Des observations sont faites par MM. M. par M. d'EichthaI. Paris prend la parole sur ce sujet. Della vita e degli studj di Amedeo Peyron. Pierron. 3° Par M. M. M.9raMM. Dufriche-Desgenettes. Les mots populaires dans Saint-Augustin. Des observations sont faites par MM. Gaidoz au nom de l'auteur Den gotiske sprogklasses indflydelse pa den finske. Havet. Hovelacque. j Egger. mais dont l'origine première doit être cherchée dans la langue grecque. M. Des observations sont présentées par MM. Paris lit un mémoire de M. Changement de i latin en o. d'Eichthal et Hovelacque. d'Arbois de Jubainville sur l'i consonne et le français. M. Pierron. qu'il rapproche du sanscrit védique . 2° Par M. Bréal. Etymologielatine. M. Egger. Paris ajoute à sa lecture quelques explications. Baudry. Schœbel. Lachaise fait une communicationverbale sur les consonnes mouillées dans les langues slaves.F. Egger. G. Dufriche-Desgenettes. M. Thomsen. . Paris de donner quelques explications sur la prononciation des mots tels que &OMC~ey et ?MeM~<??" en vieux français.

le sénateur Gozzadini.SÉANCE DU 18 JUIN 1870. donne quelques détails sur les plus anciens glossaires latins. Bréal. M. Présidence de M. Dufriche-Desgenettes. président du congrès d'anthropologie et d'archéologie préhistorique. Brachet y répond. SÉANCE DU 3 JUILLET 1870. M. Il est donné communicationd'une étymologie de M. Vérin. répondant à une question de M. M. Goldschmidt. Ordre du jour de la prochaine séance M. Auguste Brachet. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Bréal présente un certain nombre de remarques sur le Dictionnaire étymologique de M. Etymologielatine. Pierron et Dufriche-Desgenettés. Thurot. et il s'engage à ce sujet une discussion à laquelle prennent part MM. » Il est donné lecture d'un travail de M. sur les mots populaires dans Saint-Augustin. qui aura lieu le 1* octobre à Bologne. M. 1870. Des observations sont faites au sujet de ce travail par MM. Egger. Observations sur l'édition d'Homère d'Emmanuel Bekker. Meunier. Bréal propose une explication du mot latin fastus « orgueil. M. concernant le mot latin singultus. Grangagnage. Baudry. Des observationssont échangées sur les mots existant réellement dans les langues et qui ne sont pas employés par les auteurs. Est offert en hommage Par M. Versions wallonnes de la parabole de l'enfant prodigue. . M. Présidence de M. Thurot. Liège. Gaidoz. Pierron et Thurot. adresse aux membres de la Société de linguistique une invitation pour le prochain congrès.

M.M. . le Maire. Le nom de la truffe en grec. Egger. Abel Hovelacque. Le congrès international d'archéologie préhistorique à Copenhague. à Paris. Fournier. Des observations sont faites au sujet de ce travail par MM. Goldschmidt communique une étymologie du mot fastip!M)M. M. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Pierron. Par M. Egger donne lecture de la première partie d'un mémoire sur les mots qui expriment dans la langue grecque le commandement et la supériorité. Fournier. M. 1870. Goldschmidt et L. Havet. le Maire du vue arrondissement. sur l'avis favorable de M. 'le Préfet de la Seine. Arthur Demarsy. le Président lit une lettre de M. l'Administrateurrend compte de la visite qu'il a faite à la mairie du VII" arrondissement pour prendre les mesures nécessaires à l'installation de la Société. Principes de l'enseignement de la Parole aux sourds-muets de naissance. Il est donné lecture d'un travail de M. M. L. il autorise la Société à tenir ses séances dans une des salles de la mairie. Des observations sont faites à ce sujet par MM. Suite de son travail sur les mots grecs exprimant le commandement. Note sur la prononciation et la transcription de deux sifflantes sanscrites. Des remercîments sont votés à M. Sur les mots grecs exprimant le commandement. Par M. Ordre du jour de la prochaine séance M. le Préfet et à M. Sont offerts par M. SÉANCE DU 16 JUILLET 1870. qui annonce que. La séance est levée à 9 heures 1/4. M. Egger. Meunier sur l'emploi du digamma dans l'édition d'Homère d'Emmanuel Bekker. Bréal propose une explication du verbe latin claudere. Egger. Havet et Bergaigne. Vaisse. Ordre du jour de la prochaine séance M. Egger. Présidence de M. Sur le nom de la truffe en grec. Thurot. M.

Meunier sur les mots homériques qui ont perdu une consonne finale. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. et qu'il n'a pu encore en obtenir une au palais du Luxembourg. Présidence de M. SÉANCE DU 31 JUILLET. Bréal et Pierron. 5 NOVEMBRE 1870. Surlesmotshomériquesayantperduuneconsonne finale. Une lettre de M. Des observations sont présentées sur ce sujet par MM. La séance s'ouvre à huit heures chez M. M. Meunier. le docteur Fournier donne lecture d'un mémoire sur le mot grec SS~ov.Bielke. Présidence de M.M. Pierron et Dufriche-Desgenettes font sur ce sujet quelques remarques. M. M. Les adjectifs marquant la couleur rouge. le Ministre de l'instruction publique promet d'ailleurs formellement de faire attribuer à la Société un local dans ce palais dès que les circonstances le permettront. EocEn. et l'explique comme étant d'origine scandinave. M. Egger. Egger lit un mémoire sur les mots grecs exprimant le commandement et la supériorité. M. Egger sur ce sujet. Il s'engage à ce propos une discussion à laquelle prennent part MM. qu'il rapproche du sanscrit svadana. Egger. nom de la truffe. plus de 20 membres sont présents. Egger explique que la salle concédée à la Société rue de Grenelle n'est pas disponible. Bréal et Pierron. MM. Schœbel. Des observations sont présentées par M. Egger. Il est donné lecture d'un travail de M. M. Schœbel présente des observations sur le mot français cra~Me. . SÉANCE DE RENTRÉE. de Bielke lit un travail sur les adjectifs qui désignent la couleur rouge dans les dialectes slaves. Le procès-verbal est lu et adopté séance tenante.

Des observations sont faites par MM.M. Gaussin. M. Présidence de M. Vaïsse trois opuscules 1° Prin- cipes de l'enseignement de la parole aux sourds de nais2° Programme d'études et d'enseisance. Melon. Sont présentés pour être membres de la Société par MM. Léger et Bergaigne. Des observations sont faites par MM. 3° Bulletin annuel de l'institution natioParis. Brachet communique à la Société une liste de doublets français à ajouter à son dictionnaire des doublets. Egger et Thurot. rue du Bac. Egger et Gaidoz. 1869. maître de conférences à l'Ecole normale supérieure. et M. par MM. Darmsteter et Schœnfeld. 1870. Bergaigne et Léger. 13.maître de conférences à l'Ecole normale supérieure. SÉANCE DU 19 NOVEMBRE 1870. Egger et Thurot. Brachet. présenté par MM. rue des Écoles. Egger.. L. Sont admis à faire partie de la Société M. Paris. EosER. La séance s'ouvre à huit heures et demie. Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté. gnement de l'institution nationale des sourds-muets. présenté par MM. Trois feuilles sont imprimées les manuscrits destinés à la publication sont entre les mains de l'imprimeur. M. M. Schœbel. offerts au nom de M. Egger expose diverses remarques relatives à l'emploi de l'encre dans l'antiquité et à l'histoire des mots français arrement = ~ra~~MM~ et encre == ~xauTTov. de la Berge. par MM. Est présenté pour être membre de la Société. Bielke~ Thurot. Bielke donne lecture d'une note sur les substantifs urbs et TcoXn. nale des sourds-muets. 4" année. . Chassang. 51. Pellat. Léger et Meyer. Chassang. Paris. Renan. M. Havet. M. M. Sont. 93. Brunet de Presle. La séance est levée à dix heures un quart. Egger expose comment la publication des Mémoires de la Société a été forcément interrompue par les circonstances. 1870. à Nogent-le-Rotrou. Paris. boulevard Saint-Michel. Paul Melon.

M. Egger et Gaidoz. M. Est admis à faire partie de la Société M. Havet. II est donné lecture d'une lettre M.M. Gaidoz. La questionest renvoyée à la fin de la séance. Pellat. EfMEn. Havet. Paris propose l'ajournement indéfini de ces élections. Meunier lit ensuite une note sur le mot agio. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Havet et Brachet. Egger. Léger et Bergaigne s'excusent de ne pouvoir assister à la séance. Darmsteter lit une note sur quelques mots latins qui se trouvent dans la Mischna et les livres talmudiques. Bergaigne. Des observations sont faites par MM. Des observations sont faites par MM. L. L. M. Dufriche et Egger. Brachet. Paris. Brachet. . G. Pellat. M. Seillière. M. Havet. L. Meunier répond aux observations de M. Gaidoz et L. M. le président. SÉANCE DU 3 DÉCEMBRE 1870. présenté par MM. Meunier. Darmsteter. membre de la Société. le 17 décembre. Dufriche et Pellat. M. Dufriche et Brachet. Meunier expose de vive voix quelques remarques sur les mots gorge et diacre. Meunier donne lecture d'une note sur le mot KTiMOaX~ et ses congénères. Des observations sont faites par MM. Brunet de Presle. Egger. soient exceptionnellement admis à voter par correspondance. Maspéro. Léger. Pellat. et d'une autre sur le mot ~OMr~e~e. Paris présente des observations sur la note relative à l'étymologie du mot être lue par M. Après diverses remarques faites par MM. MM. Egger annonce la mort de M. G. Présidence de M. et demandant que par une décision spéciale les membres de là Société qu'un service public empêcherait d'assister. Meunier à l'avant-dernière séance. signée par MM. Meunier lit deux notes sur les mots cartouche et ~a~gousse et sur le mot ~~erMe. Brunet de Presle. qui est combattu par M. La séance est levée à dix heures. Des observations sont faites par MM. M. aux élections du bureau et des commissions. Melon. de la Berge.

Cette motion est appuyée par M. renonce à répliquer à M. on procède au vote sur la date à laquelle seront fixées les élections du bureau et des commissions. fait remarquer que. le président. Le mot ~Xeus~ aurait été d'abord un chant dont la cadence servait à régler les mouvements des rameurs. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. M. Meunier lit une note sur la filiation qui rattache. le mot chiourme au grec xe~:u<?. Brunet de Presle. le président et adoptée.M. La source première dont ce mot est venu devrait être cherchée dans les langues slaves. G. M. Sur les observations de M. Présidence de M. Pellat présente quelques remarques sur le genre des noms du soleil et de la lune dans les langues européennes. Schœnfeld fait remarquer que la prochaine séance doit avoir lieu réglementairement le 31 décembre et propose de la remettre au 7 janvier.j. SÉANCE DU 17 DÉCEMBRE 1870. Les élections sont indéfiniment ajournées. Bergaigne renonce à cette motion. Egger. Après une courte discussion. qui doit être identique à l'espagnol a~a~c. La séance est levée à dix heures. il serait peut-être à propos de nommer un secrétaire provisoire. Brachet lit une note sur le mot ~K&p (de moulin). M. M. Vinet. EGGER. . Paris et L. Brachet. à propos du procès-verbal. Diverses observationssont faites par MM. M. Léger signaleune étymologie possibledu mot souquenille. la Société pouvant à un moment donné être privée à la fois des services de son secrétaire et de son secrétaire-adjoint. pour ne pas prolonger outre mesure cette discussion. Diverses remarques sont faites par MM. Paris. Bergaigne. Dufriche et Schœnfeld.K. M. Pellat. M. dont l'origine est donnée comme inconnue par le dictionnaire de M. M. Meunier. Des observations sont faites par M. suivant Diez et suivant lui. Havet. Paris. Pellat. Egger. Meunier lit une seconde note sur l'étymologie de l'infinitif être en réponse aux observations de M.

la Société déclare adhérer à la protestation de l'Institut sur les conséquences éventuellesdu bombardement de Paris. Meunier. M. SÉANCE DU 7 JANVIER 1871. EooER. Des observations sont faites par MM. et les remercie d'avoir été fidèles à des réunions tenues dans son appartement. M. le sanscrit ksatra. Egger. Egger lit une note envoyée par M. Gaidoz excuse l'absence de M. Des observations sont faites par MM. Paris. Egger et G. qu'il suppose être du perse véritable. Bergaigne. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. . Maspéro lit une note sur les pronoms égyptiens et sémitiques. Schoenfeld. M. Dufriche. Egger. Maspéro y répond. Maspéro. Le mot ofXTpcc serait traduit deux vers plus loin par pa~tX&x. Egger annonce qu'il se charge de transmettre cette adhésion à qui de droit. Schœnfeld. et serait le zend khsathra. présente quelques remarques sur les considérations émises a la séance précédente par M. Maspéro. Maspéro. Egger. Présidence de M. Leger. Delamarre. Quelques observations et questions sont faites par MM. il félicite les membres présents de leur assiduité aux séances. La séance est levée à dix heures. Dufriche-Desgenettes. Des observations sont faites par MM.M. Meunier. Meunier se demande à ce propos si le mot latin satelles ne serait pas un emprunt exotique. Egger. et M. M. Brunet de Presle. M. qui contiendrait dans sa première partie le thème en question. Bielke s'excuse par lettre de ne pouvoir assister à la séance. La Société n'a pa~tenu séance le 21 janvier 1871. à propos du procès-verbal. Meunier lit une note sur le vers 100 des Acharniens d'Aristophane. Pellat relativement au genre des noms du soleil et de la lune. Bergaigne. président. retenu par son service aux avant-postes d'Arcueil-Cachan. Bielke et relative à l'adjectif sardonique. Sehœnfeld et Brunet de Presle. M. Sur la proposition de M. M. qui n'ont jamais été aussi nombreuses que depuis le siège. La séance est levée à dix heures. Dufriche.

M. Meunier. Des observations sont faites par MM. M. Egger et Meunier.SÉANCE DU 4 FÉVRIER 1871. SÉANCE DU d8 FÉVRIER 1871. Aug. M. Dufriche et Maspéro. secrétaire adjoint. EooEn. de Queux de Saint-Hilaire s'excuse par lettre de ne pouvoir assister à la séance. donne lecture du procès-verbal de la séance précédente. Dufriche et Maspéro. Maurice Meyer. M. Présidence de M. Schœnfeid lit une note sur l'épithète de sardonique. Brunet de Presle. le procès-verbal est adopté. faisant office de secrétaire en l'absence de M. Gaidoz. A ce propos M. Schœnfeld offre à la Société un numéro du Bulletin de la Société botanique de France (1862. Des observations sont présentées par MM. Egger lit une nouvelle rédaction de son mémoire « des mots qui dans la langue grecque expriment le commandement et la supériorité ». M. au nom de la Société. étant retenu aux remparts par le service du bataillon de garde nationale qu'il commande. Meunier lit une note sur l'étymologie du verbe grec œ-j'<vo!XTdM et du mot latin nequam. La séance est levée à dix heures et demie. Havet. membre de la Société. Gras . Maspéro fait une communicationsur l'origine des particules négatives en égyptien. Egger. sur laquelle M. Des observations sont présentées par MM. Gaidoz annonce la mort de M. Havet. M. M. adhéré à la protestation de l'Institut de France contre le bombardement de Paris. M. L. Bielke avait attiré l'attention de la Société dans la séance du 7 janvier. L. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. M. n° 6) contenant un article de M. Egger communique la lettre par laquelle il a. Des observations sont présentées par MM. Meunier lit une note sur l'existence de diverses variétés dialectales dans le latin de Rome.

). La Société n'a pas tenu séance le 18 mars 1871. Moris. 37 sq. in-4". . 1.où il est question des plantes qui étaient censées produire le ~'ye sardonique (Voir la Flora <S'c!rd'oa! de J. p. 1837. La séance est levée à dix heures et demie. La Société n'a pas tenu séance le 4 mars 1871. H. Turin.

la critique. là où elles se sont produites. ne saurait parvenir à nous faire voir clair dans ce qui était obscur déjà à l'origine. un des plus anciens autels de Rome était dédié à Vui- i . Summanus. [!p0~esU(. et que néanmoins. purs évidemment de tout travail grammatical. En effet. S'il y a eu à l'intérieur des thèmes composés des mots déjà grammaticalement stylés. ils dissimulent. à mon avis du moins. L'auteur du Glossaire de Labbe dit « Summanus. qui manque de preuve. P~a~MK~. mais c'est toujours à l'état seulement sans désinence. on avait perdu déjà au moment même où elles se produisaient conscience de la valeur de l'élément grammatical introduit dans la combinaison verbale nouvelle. ou affecté d'un suffixe de comparaison. comme le dit Curtius. l'analyse y retrouve ces éléments constituants. ne sachant plus qu'en faire. et le linguiste est réduit à se perdre en conjectures. qu'elle est pertinemment en pouvoir de nous les montrer. était à tel ou tel cas. cet état aux yeux même du génie de la langue. quelle qu'en soit aujourd'hui la perspicacité. fïps~Osut. qu'ainsi on ne savait plus distinctement que le mot devant former thème verbal.. Certainement.Peut-être donc.SUR LA FORMATION DES THÈMES VERBAUX COMPOSÉS. manque-t-elleaussi de toute vraisemblance? Non. ScHOEBEL. faudrait-il conclure que la formation aussi des thèmes en litige remonte à une époque où le langage ne connaissait pas encore les cas ni un état de développement qui mérite le nom de grammaire. autorisé d'ailleurs par tant de thèmes nominaux. s cette assimilation. les formes verbales composées. sont d'une jeunesse alative comparées aux formes thématiques ou dérivées et aux formes primaires ou simples.. où il entre des mots grammaticalement travaillés. en tant que le thème verbal est composé de noms ou de qualificatifs. et dégager dans les thèmes soit une formation usuelle soit une formation comparative. Si.

MuUer 3. » Les surnmanalia étaient des liba (gâteaux sacrés) farineux. Sol. 403 et 447. au lieu qu'en lisant t'edt'of! Saturnoque je n'en constitue que douze. façonnés en forme de roue2. <f~-<c)t)!~)'e (archaïque) de 5. Dianae Lucinaeque. dio io vi vi saturnoque Fac. Ovide. et le Summanus latin qui tirait le feu d'une roue. an-tenna de 'an-tenda. « Summanalia. Lunae.. Mutter en a tiré ~MMo. De L. *an-tendere. 8. dont la première a déjà été faite par 0. Quirino. Saturnus dique omnes ament. MilHer ne me parait pas avoir restitué d'une façon satisfaisante. Ritschl. note sur le mot summanalia. t2. Jot~ Saturnoque. 2. Termino. 248. 895. il faut douze autels. timendus eras. 0. p. vovit Opi. différents par le préfixe (sub en latin. J'en tirerais ret!:ot': Saturnoque. Et arae Sabinum linguam oient quae Tati regis voto sunt Romae dedicatae nam ut Annales dicunt. IV. je crois. I) serait possible enfin que les trois mots: ~MMm~MMS. ou v. édit. ~po en grec. Jovi Saturnoque. tumno. Cf. Je croirais donc volontiers que l'inscription Y olcano et Summano signifiait dans le principe « Au feu et à son inventeur. Vedio. Soli. 3. Summano templa feruntur. dis-pennere (archaïque) de ~M-~eM- . Florae. Capellali. ~ra en indien) ne fissent qu'un par la racine. Voilà le feu et Summanus associés chez les Latins comme le feu et Prométhéel'étaient chez les Grecs. § 74. Muller en fait lui -inème la remarque. édit. ') Varr. Volcanoet Summano itemque Larundae. Que ces deux suppositions. sans exemple. Ooraeve flore vel saturnoque G. d. Fasles III. 50. ne soient pas trop téméraires. Aulu-Gelle V. Fastes VI. p. Au lieu de /MK:e on lit ~e~s chez Paul Diacre. Dans son Festus. Plaute. grec qui le tirait d'une férule. n y a dans ce texte un passage que 0. saturnoque b. Iovi Sc<:n-~oyue. Les manuscrits portent 1. 40). et à l'indien MOK~a. Reddita. liba farinacea in modum rotae finctae. 0. VorV. « noraeve florae dio vedio iovi iovi saturnîoquae H.parce que t'efHo<~ ou ~OMS est au contraire attesté par maints exemples (Ovide. bien que Fe~M soit. !< Festus. il en constitue treize.'9-<e)tf!p)'e (repris par les classiques). 4. quiquis is est. Laribus. Or en lisant VcciM. car si m3KMs~ était pourM:aMK!MdemsK~Ks5. npa~9eu< Pramantha. Bacch. Müller. Pyrrhe. Tune quum Romanis.cain et à Summanus 1. Pourquoi appelés sMMMSKS~'a?Parce qu'on les offrait à Summanus. O. Mû))er.le latin mandus équivaudrait au grec [j~E'jf. sera comparable au npo[~&:ù<. Pourquoi /a!pOKH~s en forme de roue7 Parce qu'on avait voulu rappeler l'ancienne manière de produire le feu. T3Î-732. Festus chez Paul Diacre au mot i'MCM~. La quantité de l'a est sure Submanus. comme 0. édit. De plus.

. ~~9. stultus. I. Les mots homériques KT~OatXo!.. s~/«i/a/YM. car. XX. Si K ~MM!Mat!Ms. « aveuglement de l'esprit.epKUVo~.. stul dans stul-tu-s. » &-ra<je<xXXM « être insensé.s~oMM~ stultus.</<t7<a-s. 409. Od. « fatalité. Tep'Tttx. . ~<M. et le latin . (XTOto8~XXM.. contienne o:T!x.thotogic à i'artictc bunnnaims. le rapprochement qu'il fait. p.s'.~Au/aA'as. t. it n'en dit mot dans sa M. serait donc « sua ipsorum fatali stoliditateperierunt.» Gr. » Cette explication. Il. si l'a de at"~ est long. npo~6e6~ B PreUer l'a passée sous silence sciemment. Préférable est. L'épithete homérique TEp~~pxuvo~. répondrait au 06 du grec xT~6xÀO! de l'indien est <XT~9xX[X. Que ~cMBotXof. p. lui paraît à lui-même peu sûre.. a été intet'prétée de deux façons '~ct o T:p~c[jLe~:<.. Il. » <~T<xo9<xX!<x « folie. etc. entre l'indien . » sont expliqués dans !'F<ymologicum . » cela me parait sûr. n'a rien sur <xïas6xXo~.xX~ MINIER.~o/~M. 332. » et Q~X~M « fleurir. être florissant.composé moins hon). et Damm l'a répétée dans son Lexicon ~o~M~M'MM. On voit que le sth . Curtius. Reste s6~o< J'en ferais oexX-oet je comparerais c8xX au latin stol dans s<o/</?<-s. 1. <XT<XO<). qui a le tort de ne tenir aucun compte du a qui est entre <xTa et e~Xo~. e~t TM x~pau~M Y. Il. a'CXcOcfXXM. S~stepf]c~ !XTtXs6<xX:~<yt~ o~c~ro.Telles sont les raisons qui me portent à croire que la glose n'est pas indigne de toute attention. FRANCIS MEUNIER. celui de son dérivé a~M « être poussé par la fatalité bref. o[T"r. ~6. Sa conjecture sur . à mon avis. 4 92.VaymMtM par fxï'<. démence. être abondant. se lit aussi dans Hésychius. 2''édit. « insensé. b 'np'~c- d<e (non repris par tes ctas'iiqups qui ont substitué <<M-~aw<et'p. il l'a peut-être condamnée trop vite FRANCtS ÀT~OxXOt. etc. 7. IV. I. Rien du moins ne s'y oppose au point de vue de la quantité. II. Il. -!f2. erreur fatale.

écartant tout d'abord T~M « réjouir.~p'xu~o~ serait /t<K~or~MM~. puisque rep~M est actif. fait bon marché de l'explication de TspTtMEpatuw~ par Tpe~tM « tourner '). sujet de controverseentre ces deux régions slaves. te Tpe~Mv na)~ xEpawo~ d'Hesychius. ne pourrait signifier que celui qui réjouit la foudre. p.cpe'i:<))v'!tdf~Mx. puisque l'on a tourner a à côté du Tp~tm « tourner c&té trouve <ifTapTto< à de ~rprnto. mais. 2. tourne. ainsi que de la glose d'HésycMus TEpjttop~ot' Tps~MjtESef. je crois que Tp~M a tourner a est bien le premier élément du composé en question. 1. comme dans otp~y~px'j~ « gouverneur de foudres. » disant que dansTep'K~« celui qui tord. tantôt de irp~M K tourner. qui se réjouit de la foudre. Lobeck. i:<~ Mpix'j~ TpeTtMV (Scholie sur l'Iliade. » l'eHipse du régime ev<Ml'interprèterais par & Tbv xe~uv~ Tp~M~ ~tou<. qui delectatur et gaudet fulmine. étant trop forte. Lexique) 1.~0(. TspT: dans TspT:M étant à torq dans torqueo comme &c dans ~o~M est à seq dans sequor3. à qui la foudre plait. » rep~t est à xep<xu'M<. car d'un côté le grec -cp~M et le latin <of~M<M sont de même famille. FniNCtS MEUNIER. Mais force lui est toutefois d'accorder qu'it a pu exister un rep~M est classique. 38. au lieu de l'interpréter par o rob~ â'~t(ou~ t~ y. et d'un autre côté fulminitorquus et pedisequus sont de même nature. 5Tep'K6~0(. Pour la parenté de Tpe~M et de <or~eo voir en outre Curtius. qui . 3). p<xu~0(.epotuvaI<. parce qu'avec lui T6p'!ct~pem~o!. (Hésychius). qui fulmine in fugam convertit (Thesaurus) qui fulmine ludit et quasi delectatur (Damm. qui aime à lancer la foudre (Theil et Hallez d'Arros. p. de nos textes du lexique d'Apollonius représente. Etym. RÉSUME D'UNE COMMUNICATION SUH H ['HJS ANCIENNE ËCMTCRE SLAVE DITE GLACOMÇA OU BUKWIÇA Une simple comparaison de Glagolica de la Bulgarie avec celle de la Chrobaiie. je lance la foudre. interprétations qui partent tantôt de T~pTtM « réjouir. )) Pour moi. 3. à mon avis. 4t)*. fulmini étant à torquus dans /M~M:M!<or~MM. mais on peut deviner ce qu'Apollonius avait dit d'après ce que disent d'autres auteurs te 6 Tepttojtew. La fin de ce texte est corrompue. ( Apollonius. Gr. & -ro!~ ~c(ou(. » &pZt est à xsp(xu~o< La traduction latine de T~pmy. comme ~efK est à sequus dans pedisequus. « lanceur de foudres.sp<tu~& Tp~KM~ « celui qui met en fuite ses ennemis par la foudre. Lexicon ~o~!eW<*MMt). VIII. Dictionnaire complet ~'Fomére et des Homérides). 7!/tMta<:eo)t. et '~T:c(p~(& à côté de 'ÂTpMrot.

sont indiqués par les noms de neuf lettres successives de l'alphabet protoslave. en partie recueillies sur les bords de Drino. syro-chaldéenne et babylonienne. à l'opposé des formes bulgares dont les liaisonnementstachygraphiques semblent destinés pour des substances molles. Joseph DE BfELKE. qu'on emploie aussi pour les chiffres et qui remplaça la Glagoliça primitive. 2° Ses formes iconographiques ayant trait à l'agriculture. 3° Son double caractère démotique ou euchorial et creux ou fleuri. le plus ancien document slave. empereurs d'Orient. macédoniennes et épirotes. Voici les preuves que nous en pouvons alléguer ~°Signification symbolique de ses lettres et leur analogie avec les écritures copto-égyptienne. Il se laisse encore observer. chez les Arnautes Albaniens vers le xi" siècle d'autres. empruntées aux Grecs de la Thessalie. déjà abâtardie au xve siècle. . Ch. lequel réformé au xvn" siècle par Pierre I". proprement dite. est issu au xvi" siècle un nouvel alphabet gréco-slave. plus aptes à être gravées sur le marbre que tracées sur le parchemin. dans les données historiques qui nousinforment que les Bulgares. et partant antérieure aux akafistes de Skoryna. y est reconnue pour récriture slave. après une victoire sur Nicéphore et Kuroplat. que Glagoliça chrobate mentionnée dans les Sagas du Nord sous le nom de venda-runir. produisit à son tour Grazdanka. ne semblent être que des débris des lettres traco-illiriennes. écriture russe actuelle. elle fut donc connue avant Cyrille et Méthode qui l'apportèrent l'an 863 aux Slaves de la Moravie. grand duc de Moscovie. évêque bulgare !~6. ne l'adoptèrent que vers l'an 8(H-8< <. nommé kurilica. avec les formes stéganographiques des Runes et des lettres sagoétrusques et phéniciennes.suffirait pour mettre en évidence la supériorité d'antiquité de cette dernière. sous la forme d'un oracle du dieu Vid. en caractère dit cerkovnyia. Nous pouvons puiser encore nos preuves sur l'antiquité del'écritures dite Glagoliça. turaniens slavisés. avec les formes grecques. moine bulgare. ses formes offrant un criterium moins ancien. 4° La forme plutôt carrée que ronde de ses lettres. dont les préceptes. Du mélange des lettres introduites par Clément. tandis que l'écriture bulgare ou azbukividarium y est réputée pour russo-illirienne. de l'aveu même de Chrabr.

II faut en avoir la clef. Néanmoins la science ne doit pas dédaigner de s'en occuper. aux premiers mots. On soupçonne bien. C'est en effet pour courir et pour faire courir après eux. dit n'est rien et cependant ses paroles sans suite donnent à ceux qui les entendent l'envie de les comprendre. héritiers inconscients. Comme à peu près tous les chants enfantins. qu'on entend. mais pour en comprendre tous les termes. comme pro dans por ou pour. on ne peut en douter. de fait. nous sommes ramené au mot yr~CMM. Pour l'étymologie aussi bien que pour le sens du mot jargon. Maman a dit que voulait battre. un langage inintelligible et insupportable même dans la bouche des belles précieuses.SUR UN CAS DE JARGON. de ceux auxquels la révocation de l'édit de Nantes fit trouver une terre hospitalière dans le Mecklembourg. que c'est du jargon français.le quatrainaussi que j'ai recueilli n'a pas de sens. c'est du grec (aujourd'hui on dirait de l'hébreu) on le passe. . dont on peut dire ce qu'Horatio disait d'Ophélie Ce qu'elle. par le dicton du moyenâge yr~cM~es~ MOM?ey~Mr. les enfants chanter le quatrain suivant OEn dœ troa katte Mœmme rike wule watte OEn dœ blanke jn Mœmme rike wule wu. je crois. » celui dont je vais vous entretenir s'est naturel. en entendant des enfants_enrécréation chanter Un deux trois quatre.lement formé dans la bouche des enfants et ne vise qu'à un mouvement tout physique. yrePCM~ est dansjargon quant à la forme. J'en atteste Martine. Le jargon est. dans quelques contrées du nord de l'Allemagne. En effet. Mais tandis que lejargon de l'hôtel de Rambouillet était un pathos prémédité qui visait au « sublimi /e?'s)K sidera vertice. Le jargon est une absurdité linguistique. deviner longtemps sans y parvenir. Maman dit que voulez-vous. près de Béziers. on pourrait. et cette clef je l'ai trouvée un jour dans le midi de la France. par métathèse et il y est quant au fond. Un deux blancs et sous. mais il explique du moins tous les mots du jargon auquel il a donné lieu dans la bouche des enfants allemands. qu'on écrivait anciennement gergon. ScHOEBEL.

et de e3~ On a dit que uMa. Cela est même si évident que je crains bien qu'on ne les ait déjà comparés. p. et d'après Empédocle euvtSE~' /p~t. est à 0~t-< gén. f.. moins cinq s :~K:~oMan ~a~a~ Nal. S23-52-4. M.. un cent moins cinq (quatre-vingtquinze) ». 26. ni chez Curtius (Gr.. ~u/~]<. 44. –11 resterait à indiquer la racine de uma. Gr. Voy. l'adjectif ums signifie « diminué. sB~t-c. Gr. signifie « privé x 5 v!M'/ 'KoXXSv rex~ eoQXSv eB\~ M~xe~ U. Hésychius a recueilli d'après Homère eù\'[< a~ ~re/ &dsp~o! 6p<pŒc~. GREC eûvt-.venait de van « frapper. « mamelle ») et même sens (diminué de et privé de signifiant l'un et l'autre manque de). Gloss. Krit. Ces mots sont l'un à l'autre comme Oe-ct-e. ~a!. 0&-ct§-o~.. Peut-être trouvera-t-on mieux en tenant compte de la diphthongue qui est dans s3vt-. XXII.étant à eSf: comme iidh-as « mamelle » est à o3Q-xf. » Il est évident que uKa. « un an quelque peu diminué. tuer».par ~? Uktd de t'ae « parler s et MM de n'ont que u. privé de la vie.. p. Mais alors pourquoi «Ma. En grec. 60. sB~ 'Tcoc~o~. Eù'~t..INDIEN MM-.et e3vt sont de « t'ayant même famille puisqu'ils ont même forme ~Ma.... moindre s M/?~a<sara/< ~KCM~5KaA. . Voy. IV. Q~-of. « un cent diminué de cinq. Je ne les rapproche donc que parce que je ne les trouve rapprochés ni chez Bopp Gr. l'adjectif m. blesser.). Krit. Te x<xt os. il. Bopp.. quelque peu moindre (un peu moins d'un an) ». IX. XX. ~6~. « désirer FnANCtS MEUNtER. gén. Sma~) signine « diminué de cinq.). n. Od. L'adjectif composé pa~coMa (~a/~aM. Bopp. ~5sYi(. En indien. « qui m'a privé de f)]s nombreux et braves. Etym.

H a suppléé M. » La mort l'a surpris restera a Florence au milieu de ses préparatifs. M. Grimblot se rappela qu'il avait suivi autrefois le cours d'Eugène Burnouf. GRIMBLOT. il échangea ces fonctions. était professeur de l'Université. P. en < 850 des Études de critique ancienne et moderne. trop pénétré des conditions de la haute philologie pour publier des œuvres imparfaites.M. collaboré à un grand nombre de journaux. et il demanda le consulat de France à Ceylan où il voulait étudier sur 'place la religion et la littérature bouddhiques. Professeur titulaire à la Faculté des lettres de Poitiers. mais son nom attaché à la collection qu'il a formée. Personne n'était mieux préparé que M. et dirigé pendant quelque temps le JifoM~eMf des cours publics. orientaliste. il portait partout une vive curiosité et une instruction étendue. M. Paul Grimblot avait mené de front les études les plus diverses. d'une juste considération. Maurice Meyer. Barthélemy Saint-Hilaire a publié le catalogue. et il a. contre celles d'inspecteur de l'instruction primaire dans le département de la Seine. fait une autre suppléance. en 863 une Grammaire française at'ec exercices. diplomate. de ~45 à 848. M.NÉCROLOGIE. Il en rapporta une admirable collection de manuscrits pâlis dont M. en outre. Après avoir occupé différents postes diplomatiques. mais comme l'a dit de lui M. . que la Société a perdu en <870. Sainte- 855 à 857.celle de M. Il a. en ~858. Meyer a publié en ~8-!7 une Étude sur le théâtre latin Beuve. M. MitJRICE MEYER. Tissot au Collége de France. Grimblot à éditer ces manuscrits. et qui est aujourd'hui déposée à la Bibliothèque Nationale. M. auprès des connaisseurs. Renan à faire de grands projets dont il n'a réalisé « Sa vie s'est passée que peu de chose. en deux volumes. de qui jouit. Historien.

M. Meunier et Egger font différentes remarques sur ce sujet. Egger et Louis Havet. SÉANCE DU 1~ AVRIL 1871. Le procès-verbal (le la séance précédente est lu et adopté. Présidence de M. Bréal. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. j . Des observations sont présentées par MM. Meunier lit un mémoire sur les verbes grecs ayant deux s à l'aoriste. et du s.BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE ? 4 PROCËS-VERBAUX DES SÉANCES. SÉANCE DU 15 AVRIL 1871. EoGEn. Bréal lit un travail sur l'origine et le sens primitif des mots signifiant « mais. Meunier lit un travail sur les modifications phoniques produites en grec par la disparition du~ du v. » MM. M. Présidence de M. M. La séance est levée à dix heures et demie. EooEn. DU 1~ AVRIL AU 19 AOUT 1871.

Des observations sont faites par MM. Meunier présente deux nouvelles étymologies se rattachant au travail d'ensemble qu'il a entrepris sur les changements subis en grec par le digamma. SÉANCE DU 29 AVRIL 1871. La séance est levée à dix heures. Présidence de M.Bp~Mg cW~Mp du 17 avril 1869. où sa théorie est déjà exposée. où il donne déjà quelques-uns de ses résultats. Il y a coïncidence sur certains points mais l'indépendance des recherches de M. M. M. Bréal dans la séance du 15 avril. M. Maspero et Bréal. Présidence de M. le j et le s. Meunier dit qu'il a pris connaissance de l'article de Delbruck qui lui a été signalé par M. Renan sur . Meunier propose une étymologie nouvelle pour le mot latin pustula. M. traitant le même sujet. EaoER. Bréal. Meunier sur un mémoire de Delbrück. M. M. M. Bréal lit le commencement d'un travail sur les verbes grecs comme tu~TM. Bréal appelle l'attention de M. Meunier discute les étymologies proposées jusqu'à ce jour pour le verbe grec ~M. Renan exprime ses doutes au sujet de l'origine romane attribuée dans ce travail àu verbe allemand schliessen.MM. Meunier est suffisamment attestée par un article de la . Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. SÉANCE DU 12 MAI 1871. et restitue la forme primitive de ce mot. EGGER. et par une lecture faite à la Société le 2 juillet 1870. M. A ce propos. à propos des doutes exprimés par M. Egger et Bréal présentent différentes observations. M. Egger. Bréal lit un travail sur l'étymologie du verbe latin clau- ~~c.

M. Havet.l'origine romane du mot allemand schliessen. Locrien x grec s. Paris. Paris exprime des doutes au sujet de l'origine latine que M. Ordre du jour de la prochaine séance MM. La séance est levée à dix heures et demie. EGGER. Lss sp~j~Tx de Pollux. Étymologies françaises. Maspero fait une communication sur certains noms propres égyptiens qui. Bréal qui s'excuse de ne pouvoir assister à la séance. faussement interprétés par les Grecs. La séance est levée à dix heures et demie. Etymologies françaises. M. le président lit une lettre de M. M. L. EneEn. M. SÉANCE DU 24 JUIN 1871. L. Présidence de M. M. Gennadios présente des observations sur le même sujet. = Egger. Bréal répond aux objections de M. M. M. Brunet de Presle. Il s'engage à ce sujet une discussion. Bréal. à laquelle prennent part MM. Egger présente à ce sujet plusieurs observations. Présidence de M. Paris duit la Société à s'occuper de cette question. Bréal termine sa lecture des mots empruntés par le vieux haut-allemand au latin. M. ont donné naissance à des contes apocryphes. M. G. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. présente à la Société une liste de mots latins qui ont passé en vieux hautallemand. Meunier et Egger. Bréal croit devoir attribuer au verbe allemand schliessen M. Havet. Brachet communique une liste de 500 doublets français non mentionnés dans son Dictionnaire des doublets. Meunier à propos du procès-verbal expose les résultats de ses recherches sur les mots latins commençant par ou et correspondant à des mots grecs qui commencent par rappelle les considérations qui avaient conYp ou ~X. . SÉANCE DU 10 JUIN 1871. Brachet.

Maspero.mais aussi toute espèce d'instrument ou d'agrès. Des observations sont faites par MM. Des observations sont faites par M. EGGER. Meunier lit une note sur le latin pertica. G. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Etymologies françaises. Bergaigne. Schoenfeld. Egger. Ce mot serait composé de la préposition cum et d'un verbe correspondant à FopaM et à l'allemand wahren. Havet lit une note sur les mots locriens qui contiennent un a au lieu d'un e du grec classique. . Meunier lit une note sur le mot SwXov. Bergaigne. Les ep~veùp. Etymologies. ajuster. Gennadios. Maspero. Havet. Ordre du jour MM. Havet. Egger. Brachet lit une note sur l'étymologie du mot cadeau. Bréal. M. Maspero donne lecture d'un travail sur la phonétique des dialectes espagnols de l'Amérique du Sud. et du latin aptus.. Paris. Meunier lit une seconde note sur le verbe 5'm~M. L. une troisième sur oï<!t6< flèche. Des observations sont présentées par MM. atteindre. Paris. M. M. Bergaigne. Delamarre. M. Deux substantifsverbaux. Brunet de Presle. Des observations sont faites par MM. Des observationssont faites par MM. qu'il rapproche de joe~/M~r~e. Des observations sont faites par MM. Paris. M.M. MM. pour être membre de la Société. Des observations sont faites par M. M. L. Paris présentent. arme. rue de Dunkerque. DufricheDesgenettes. perche. Présidence de M. Meunier lit une note sur le latin cura.txTa!de Pollux. Egger. M. Egger et G. Dialectes américains de l'espagnol. Paris. il le sépare de ~tojj~t et le rapproche de &tïM. Maspero. Meunier. SÉANCE DU 8 JUILLET 1871. Bergaigne. L'allemand schliessen. Egger. Brachet. Egger. Paris. 27. Egger. Bielke. Joseph Derenbourg. L.

La même racine se retrouverait dans 06~. M. qu'il tire de sucidum. M. Louis Havet. Bréal sur suint. Des observations sont faites par MM. Paris. Est admis à faire partie de la Société M. Havet. Egger. Brachet. M. 27). Maspero achève la lecture de son travail sur les dialectes espagnols de l'Amérique du Sud. Havet. Paris. . Dialectes américains de l'espagnol (suite). Maspero. Bergaigne. Paris. Meunier. dérivé de suint. Présidence de M. Egger. L. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Paris. L. présenté par MM. L'allemand schliessen. EooER. et du mot <ju~c<. Des observations sont faites par MM. L. Ordre du jour MM. Bréal sur les mots mouiller et moite. Brachet. Paris. Maspero. Havet. Voyelles nasales en sanscrit. automne. Bréal sur l'adverbe praesto=prae-sito et sur le verbe ~<M~o. Des observations sont faites par MM. Il est décidé que la Société tiendra encore séance pendant le = mois d'août. Il est donné lecture d'une autre note de M. Brunet de Presle. Bielke. M.Il est donné lecture d'une note de M. L. Pierron. Egger et G. praestavi. Paris. Des observations sont faites par MM. Meunier rattache encore à la même famille de mots ~(!)pa. Brunet de Presle. moût. Bergaigne. Il est donné lecture d'une note de M. Meunier. et suinter. Bergaigne donne lecture d'une note relative à la nature de l'anusvâra sanscrit et aux lettres dites anunâsika. Des observationssont faites par MM. M. Meunierlit une note sur le mot o~u~oç. Les ep~eùjjMtTCfde Pollux. Sur sx!XT:v et ~~j-co! SÉANCE DU 22 JUILLET 1871. Havet lit une note sur les mots marc (de raisin) et nid. Egger. Meunier. Paris. suint il le supo~& pose composé du thème o! ou 6't brebis. Egger. Des observationssont faites par MM. Joseph Derenbourg (rue de Dunkerque. Bergaigne. Etymologies.

Mowat. Bergaigne. Paris. Meunier présente de vive voix des doutes sur l'étymologie du mot volontiers donnée par le dictionnaire de M. Présidence de M. F. l'Exode. qu'il attribue a. L. G. et EX~STO~. SÉANCE DU 5 AOÛT 1871. Bréal sur l'étymologie de pM~ca?. THUROT. Paris fait connaître aux membres de la Société le tableau desnomsdenombredetoutesIeslanguespubliéparM. L. M. Sur ~'x~ et ~MTO(. M. Paris.fournir. M. M. <: cheval et « chius). xx~~tof. une confusion des verbes italiens ace~a'rp et caparra~c. Schœbel présente à la Société 1° Étude sur le rituel du respect social dans l'état brahmanique. Vice-Président. Meunier. Havet donne lecture d'une note sur l'étymologie de EX. Mowat présente de vive voix des observations sur l'étymologie de puer et de pusus. qui est exclusivement normand. lit Bergaigne.Europaeus. Paris. Brachet. Thurot. Meunier. iv-102 p. Havet. 8° Démonstration de l'authenticité mosaïque de 24 p. Meunier. Paris. Etymologies. L'allemand schliessen. Paris. Schœbel. Meunier lit une note sur l'étymologie des mots caballus (Hésyxx~).Des observations sont faites par MM. Brachet présente des considérations sur l'origine du mot accaparer. Paris 1870. M. II est donné lecture d'une note de M. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Paris complète les observations de M. Egger._Meunier. M. in-8". Des observationssont faites par MM. Egger. M. M. Mowat. in-8".Xfi~ (Hésychius).fXT~ M. Havet. L. Des observations sont faites par MM. Bréal. Des observations sont faites par MM. Havet. et . Etymologies. dénominatifde l'adjectif *p~'ae~MS==~aM!<MS. L.. Les ep:j~e6i~x de Pollux. Paris présente de vive voix des observations sur le surnom de Robert Guiscard. Paris 1871. Ordre du jour MM. Thurot. M.

Mowat. Boucherie. Wyndham. à propos du nom de Cuiscard et sur l'équivalence des diverses spirantes labiales. Le procès-verbal est lu et adopté. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Schœbel et Egger. Derenbourg. Meunier. Meunier. Benoist. d'après les épreuves. Schœbel. Schœbel revient sur les observations qu'il avait faites à la dernière séance. aveugle. il rapproche l'accusatif du sanskrit HM/~a~. Egger. Benoist. M. Ordre du jour de la prochaine séance MM. Havet. Paris. SÉANCE DU 19 AOÛT Présidence de M. qu'il rapproche des racines sanskritese~ra~. qu'il rapproche de 'c6~M. i~p~cç.SMv. ne~p~~ (abeille sauvage). Les ep~eû~a-M de Pollux. Gaidoz. Meunier communique ensuite à la Société le résultat de ses recherches sur les mots Tevepf. Des observations sont faites par MM. Meunier présente une note sur -cu<pX~. Egger. Des observations sont faites par MM. Benoist. et qui remonte au moins au ix° siècle. Des observations sont faites par MM. EGGER.qui se rattacherait à des formes scandinaves. M. Eg- ger. Havet donne lecture d'une note sur le mot ~~xc. M. d'un extrait de l'introduction aux ~p~~eu~~a de Julius Pollux. Des observations sont faites par MM. M. Schœbel. Des observations sont faites par MM. Egger donne lecture. Des observations sont faites par M. 187!. M. L. M. Derenbourg fait de vive voix une communication sur une tentative faite pour porter à quarante-deux le nombre des sons des langues sémitiques. Sur t~of. . L. Meunier.Mratt (bourdonner). Derenbourg. Sur l'alphabet sémitique. M. mots dans lesquels il reconnaît une racine commune. L'allemand schliessen. de M. Egger. Etymologies. et MM~a. Meunier lit une note sur formido et t~p[~<. Derenbourg.

Que tessera objet matériel ait tiré son nom de testari fait moral ou intellectuel. lat. œ. On l'a cru et l'on a dit que le latin tessera. Que le latin lacruma. vienne du grec MxpujjM. Elle pourrait donc avoir reçu son nom de l'usage que l'on en faisait fréquemment. -De la racine îndo-européenne tars « être desséché par la chaleur » sont venus les verbes ind. cB. prorsus.. Or un ouvrage exécuté en mosaïque est dit tantôt exécuté tessellatim. venait du grec T~scrxpa... a'. um. prosus. comme le français cadrevient de l'italien quadro « tableau » qui. .. sing. tantôt exécuté testatim. Le premier mot remonte par tessella à tessera « tessère x et le second vient directement de testa « terre cuite )). M~.. sont-des doublets. M~. fém. De ters et de era est venu d'où tess-era. par un changement semblable à celui qui a eu lieu dans ~ro-~or. d'où tos-tus. cela me paraît aussi peu probable. neut. –La tessera servait à faire des mosaïques. Enfin de tors et de e-o est venu 'tors-e-o. vienne du grec T. et l'on ne cite aucun exemple à l'appui. d'où dont il reste testa et testum. *M. La tessera était généralement un carré ou un cube. *ters-o et *<o~-e-o. oMc~. De ters et de tus est venu le participe *ters-tus. Les mots tessera et testa étalent donc bien synonymes en certains cas. a. sing. Elle peut donc avoir reçu son nom de la matière dont elle était faite la plupart du temps. Mais la tessera était presque toujours en terre cuite. La tessera était souvent un témoignage ou une attestation. Puis le passage de lestis à *~em et celui de '<M<era à tessera auraient besoin d'être justifiés. Sens. etc. gr. mais que le latin tessera. 'era. sing.. Elle peut donc être de même famille que testa « terre cuite » et testum « couvercle en terre cuite e. étant né du latin quadrum carré ». prossus.sM. ~rsA-S-MM. qui est classique. neut. sing. On l'a cru aussi et l'on a dit que tessera venait par le latin 'testera du latin testis « témoin ». fém. fém.&KMp<x. est de même famille que le latin quatuor « quatre ». neut.LATIN TESSERA. Tepo-o-M. d'où torr-e-o par une assimilation contraire à celle qui a eu lieu dans tess-era. plur. Forme. Elle pour- rait donc avoir reçu son nom de la forme qu'elle avait d'ordinaire. comme de tors et de tus est venu le participe *torstus. plur. Les substantifs testa et testum et le participe tostus. cela me paraît peu « probable. cela est possible.

comme la ~arf~e a d'abord signifié la frontière. » i i Fr. Per-tic-a. Voir A. comme pac-io. servant à atteindre perticis decutere (Pline) « abattre avec des perches. gaule. gaule. comme elle. etc. MOUILLER. étym.. te-tig-i. On sait que le français perche (f. franç. comme on a tig par Sur les mots françaisperche (f. Brachet.-franç. dans pac-io. en français tessère et tête seront aussi de même famille. pac-iscur. pe-pig-i. Brachet adopte cette étymologie. un nom commun devenu nom propre? Pertica. MECNtEE.) et Perche (m. triviis inhumati glabra jacebat Testa ~OM!tM. signifie aussi.). car tête vient de testa. où est cité ce distique d'Ausone Abjecta in. bâton ». nudum jam cute calvitium. Pey-c-a par c est à tangere. par g l'orthographearchaïque s'était maintenue-dansper-tic-a comme dans per-tic-a. qui représente le latin suculare (de suculus « porc »). par exemple chez Frontin.).Si en latin tessera et testa sont de même famille. » M. soit un *~e~'cM?K fn.. « perche.). de Quicherat et Daveluy. par c est à pangere. Remarque. Nous sommes dès lors M. con-tig-uus.) « territoire ». MUCRE. qui signifie ordinairement «perche. synonyme de pertica (f. LATIN PERTICA. Enfin on a tic par dans 'con-tig-vus. REMUGLE. ae. « territoire (d'une colonie) ». . « territoire )) étant du féminin et le Perche a étant masculin. Le Perche aurait-il d'abord signifié le territoire. f.Vo~~er a la même formation que souiller. is. par g. de la lang. selon le Dict. cela est peu probable. et le passage de" l'idée de mollesse à celle d'humidité nous parait quelque peu forcé. MOITE. ua. ere. Mais peut« nom de pays être a-t-il existé aussi en bas-latin soit un *pe~cîM (m. lat. uum. et serait-il par-conséquent. gauler o. Littré explique mouiller par molliare « ce qui mouille rendant mou. Dict.est un mot de même famille que per-tingere « atteindre » il a d'abord signifié « qui atteint.Pe~'ea. Nous allons donc proposer une autre explication..) vient du latin pey~ea. . bâton )). Cependant on ne trouve nulle part aucune trace de molliare.

). c'est que le quatrain rapporté par Au . M. Je reviens au verbe mouiller. cité par Littré (s.). pour désigner une source qui suinte à travers une prairie. le Glossaire du comte Jaubert. Michel B&HAL.. » La parenté de ce mot avec remugle n'a pas échappé à son coup-d'œil philologique. car nous le trouvons déjà dans le latin muculentus et dans le mot technique mucilago. Schoebel. Je ne doute pas que ce mot n'ait été forgé d'après le substantif français mouille. L'adjectif moite est de la même famille. Un retour ou un restant d'humidité s'appelle le remugle ce mot a pris ensuite le sens de moisissure. muss'dus à son tour a donné moiste. de dire en terminant que j'ai été mis sur la voie de ces rapprochements par la maîtresse de la maison qui nous donne en ce moment une si gracieuse hospitalité. Baudry. s. suivant la loi de l'accent latin. comme le fait obserser M. Le jeune et perspicace auteur de laGrammaire historique fait dériver moite de MM<s<eM& « juteux. A PROPOS D'UN CAS DE JARGON. en même temps qu'un plaisir pour moi. v.v. dérivé du diminutif de MtMCMs. a donné boiste. Littré.). On l'emploie égalementdans nos provinces du centre (v. Le diminutif en question est fort ancien. La médecine employait le mot en parlant de l'œil. v. C'est un devoir. moite comme buxida. par le changement de c en s comme dans amistié. devenu buss'da. Mais M. intitulé Un cas de jargon (p. beugler. Elle a recueilli àEtretatlepropos suivant: la terre est « C'est du mauvais temps pour faire les semailles trop mucre. Paul Meyer a adressé à la Société une communication dont nous extrayons les passages suivants qui est curieux. » Il a manqué une belle occasion d'expliquer comment mucidus est d'abord devenu muc' dus. avait déjà donné l'explication que nous venons d'indiquer.conduit à un verbe MMMM~sre. xcvtn). est encore usité dans lé canton de Genève. puis muss' dus. Ici le g s'est conservé comme dans aveugle. Locus cavus per quem aquse decurrunt. sujet de l'article de M. pour prévenir une objection qu'on pourrait tirer de cet article de Du Cange ~o~'o. Il est vrai que musteus a pour lui l'autorité de Diez.Ce . s. Il correspond au latin mucidus. boite. lequel. dont une partie était appelée mucula ou mucla oculi (Du Cange.

se zum Lateinischen. A. Le principe de ces petites chansons. p. partie allemande. La conservation de ce jeu. et d'imposer à chacun d'entre eux la tâche qui est jointe à certains chiffres dans plusieurs de ces chansons. Cette dernière hypothèse est favorisée par l'usage où sont les enfants de se compter en prononçant les noms de nombre. est d'autant plus notable que le même jeu existe aussi sous la forme germanique. lay them straight. Ce jeu d'enfant est probablement fort ancien. shut the door. Schcebet a recueillie dans le nord de l'Allemagne. four. nine. et n'apportent pas beaucoup de témoignages à l'appui de nos conjectures. buckle my shoe. six. And let it go again. t caught a hare alive. Five. Fuchs en rapporte des exemples (p. Three. C'est en cela que consiste le fun. On trouverait sans doute des exemples analogues dans la plupart des pays de l'Europe. mais les écrivains d'autrefois s'intéressaient peu à la littérature enfantine. two. Ce genre de composition enfantine doit avoir une origine pédagogique soit qu'on ait jugé que cette association ordinairement bizarre de chiffres et de noms communs. 252) en rapporte une leçon qui n'est guère plus intelligible que cette que M. Schœbel.qui s'entend bien souvent chez nous dans la bouche des enfants. seven. et qui a évidemment pour point de départ une petite pièce analogue à celle qui a attiré l'attention de M. four. pick up sticks. ait été assez populaire en Allemagne pour s'y conserver sous une forme partie française. Seven. et One. 2S<). par exemple dans la première des deux petites pièces anglaises rapportées plus haut. Fuchs (Die romanischen Sprachen in ihrem r~~MM. eight. Schœbel. ten. quelle qu'en soit la longueur ou la mesure. Les recueils anglais de Nursery songs en ont recueilli quelques-uns. Six. La rareté des renseignements que nous pouvons réunir à ce sujet donne un certain intérêt à la chanson provençale par laquelle je terminerai cette note. One. eight. frapperait les enfants et les amènerait à repasser dans leurs jeux les éléments de la numération. en français hors de France. five. two. . et ainsi jusqu'à vingt. Par exemple M. est toujours celui-ci joindre à une série plus ou moins prolongée de noms de nombre des mots ou des lambeaux de phrase en quantité suffisante pour que le tout forme quelques lignes rimées. soit (et c'est le plus probable) qu'eux-mêmes aient ainsi changé leur leçon en jeu. three.

Classe der kais. les deux premiers vers seulement semblent empruntés à un jeu d'enfant. Totz tems fai mal cavalcar V. Ja non pogra sus estar. cuidetx. Anc non cugei vezer jorn i6.. Ben o conoc al montar 24. Ms. ce qui donne un sens médiocre et a l'Inconvénient de faire rimer jorn avec lui-même (v. Una. 2. Tant haut me faziatz levar Com s'eu fos una pelota. ms. 20 Si nom tengues a la cota. t.~ M. Sitzungsberichte der phil. Tant me fotz mal enposta N'osta. Il n'est peut-être pas absolument nécessaire de faire remarquer que. dans sa Chrestomathie provençale (col. ueich. Ms. 13. E non vos cuidetz. comme dans le ms. U. somosfrŒ. Ab m'osta tota una nuich. doa. 15). Fe que dei a Deu. Cant per la vostra somosta 12. 20<-4). 443. Elle n'a été conservée que par un ms. non des plus corrects. Ben fora toz mos pans cuich Si me volgues esbatre. Ms. Que eu mais ogan chai torn. LV. Bartsch corrige fratre qui serait fort acceptable. 1. autrefois conservé à Modène. mal duich. Ms. M'a\'enc l'autrier a combatre 4. m'anes l'autrer tant entorn. Academie der Wissenschaften. Non puoc estar a sojorn Qu'anz m'anetz l'autrier entorn Tant que me chalfetz la costa. Mussafla l'a publiée sans aucun essai de restitution à la suite de la notice de ce ms. le célèbre chansonnier de la maison d'Este. et non puosc au présent. tres e quatre. pour l'instruction de la jeunesse. Cinc e seis e set e uich. fol ni m. vos non etz ges Iota. ms.Cette chanson est de Guillem de la Tor. Non puoc meilx estaruiorn. Ms. 14. uich. mais de façon à ne point exclure une nouvelle tentative. M. troubadour de troisième ou quatrième ordre qui vivait au commencement du xm" siècle. Il faut en tout cas puoc au passé. si ce n'était un barbarisme. 6. M. bet' osta. E sim trobes fol. Mieux vaut supposer une simple assonance. p. chalfes. dans ce qui suit. cuich. bel fraire. 8.-hisi.. 12. 9. . 5. Bartsch :Non puoscmeilxestar un /ot-K.ratre. Bartsch l'a rééditée.

24. 11. ~aXM~. C'est en effet l'idée qu'exprime le Moine de Montaudon dans la pièce Be m'enueja.-d:. los enuigs de /MoMe!t ~o. 67) lorsqu'il dit Et enuejam rossi trotaire. toute une pièce de Bertran Carbonel (dans mes Derniers troubadours de la Provence. n. 63) consiste en reproches adressés par le troubadour à son vieux « roncin » qui ne fait que trotter et ne sait aller l'amble. ms. ms. per Sant Sa~atre (Mahn. ms.~b~. rom. P. Jo. faxias. Troub. es. Lit. H est à supposer que la rime était trota. 21. 289-90). Enfin. que no trot be (Bartsch. . etz. et le vers peut avoir été quelque chose comme Rossi que be non trota.16. poch anan. MEYER. l'auteur compte au nombre de ses ennuis caminar ab palafre 1 Dur. 17. Ce vers était probablement un dicton relatif à l'équitation. Dans une pièce catalane assez analogue à celle du Moine de Montaudon. manque. p. dans le lahrb. f. Werke d.

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par M.o.TABLE DES MATIÈRES. propos cas JMbMMer. par M. Schcebet M. P. tiij. Grimblot Procès-verbauxdes Latin fessera.teD'Todd Procès-verbaux des Rapport du Secrétaire sur les travaux de la Société pendant l'année Rapport de l'Administrateur sur sa gestion fonds Rapport de la Commission des Composition du Bureau pour l'année Liste des Membres de la Société au 1"'février 1870 'A~parM. avantte23novembrel867. F. par M. 1868. SummamMs. xxj txxvij. par M. par M. Meunier A Meyer. par M. F. moite.j KTCM6cf~[c!. Notice historique sur ia fondation et les travaux de la Société Baudry. xcv TepTttxepauw. par M. Pramantha.).&TœT9K). de Bieiké Sur un cas de jargon.M. grec e<n~ par M. Sur l'inscription d'un crucifix byzantin. Pierron Sur les formes de l'infinitif arabe. A. xcviij Indien «na-. pertica. Schœbel ) Ij hj iiij txj ]xiv Ixv Ixvij ixviij Ixxiij Ixxiv lxxv Procès-verbauxdes Ixxvij xciij Sur la formation destbèmesverbauxcomposés. Meunier t870. par M.. Bréal d'un de jargon. remugle. Nécrologie M. par M. M. Néero)ogie:M. c cj eviij cix cx . par M. xciij Dpo~eem.Fr. Meunier xcv xcvij Sur la plus ancienne écriture slave. séances xxv. Schœbe). Meunier xcix Meunier. par M. Meunier F. séances. MMtcre. séances. Maurice Meyer. F. Ch. Hartwig Derenbourg de F. Note de M. cj xlvij Procès-verbaux des Discours M. séances. par 'ATŒs6ct).Egger surles~upeïa Le radical lep.

TdtTe~o. s~ "~TP~~ "P°~ cvj arrement' aube chiourme encre godiche godichon hasard lxxxix lxxxvij xxxiij xxxiij xxxiij Ixxxix xcviij cix cix ex mouiller perche mucre P~ remugle suinter.~ ci.M 2) F~neaM accaparer antilope xcv aïottrSot~fK cix cx cv ixxiij xxxj xcv xcix xc una ksatra gana xxuj lxxiij ganaka gani pramantha mahâm srama xciij cvij Ixxxu] s). Gouverneur. 1) Langue latine adagium xxvj xxvj agere adaglum aptus pertica cura pertica stohdus summanus templum tempus tessera testa ungere uxor civ °'~ cix xcv xciij lxxv lxxv cvUj cvuj xxx xxx 1 (J. cvü xcv 4) Langue sanscrite !xxxiij lxxxvij jargon xcv xcix Ixxiij cvij xxvj.É'YIXÇ tMTofM~ oisutro. xciij ~P~ ~P" xc ~B~ rep~~p~o. suinter. xxvij cv civ cvij &TKT9KM. 3)~c~ Mp~. 6) <~queen gothique qveni anglais queen .?~ 5) Zend: khsathra xc g~ Langues germaniques.B.imprimerie de A.j Ixxiij ~<e)t ~ai'e 7)7) Ancien chromu Rameau sémitique matai ~osent-te-Rotrou.n~~kœmg Ixxiij Ixxiii lxxiij ~.TABLE DES MOTS EXPLIQUÉS DANS LE BULLETIN. xxvij .

FRANCE Imprimé aux Pays Bas . 4. Faubourg Poissonnière PARIS.BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE Reproduit par offset avec la permission de la SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE DE PARIS pour DAWSON-FRANCE. 10e.A. S.

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BULLETIN DE LA SOCIETE DE LINGUISTIQUE DE PARIS VOLUME SECOND <'CeBulletin est pM&/M exclusivementpour les ~em6fe~de ~s Sociétée~fM'es< pas MMdans/e coM~Kerce.) PARIS 1873-1875 .

V A' A' 5 C 7 .Y A' .S'?~ 1'1 Df-c7~744 .9 /?.rN/S/J .S' . A'~ A'" A~ .Library of Congress Catalog Card Number: 6-8201.Mars 1873 J Août 1873 ~/ars 1874 ~M/K ~. F~?.5 A?at ~~7~ (~o~'c ~~72 .

l'Administrateur dit que tous les Membres ont dû recevoir le 4e fascicule des Mémoires et il ajoute qu'ils recevront prochainement le 4" numéro du Bulletin. D. Est présenté pour faire partie de la Société Par MM. Pierron.Baadry. Chodzko. Lachaise. Derenbourg. Assistants étrangers. EGGER. Egger. MM. Brachet. Robiou.ufriche-Desgenettes. le Président rend compte à la Société des démarches qu'il a faites. Membres présents. Gréhan. Chassang. Sevrette. Antony Olczinsky. à Lisieux. Baudry et Hovelacque. F. DU 18 NOVEMBRE 1871 AU 10 FÉVRIER 1872. M. Le petit amphithéâtre de la Sorbonne sera. Hovetacque. de concert avec M. Havet.BULLETIN DELA SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE N" 5 PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES. F.Derenbourg. M. Bielke. H. l'Administrateur. J. à partir d'aujourd'hui. M. Meunier. Bergaigne. H. Oppert. SÉANCE DU 18 NOVEMBRE Présidence de M. pour obtenir un local dans un édifice appartenant a l'Etat. G. Wyndham. H. a . L. Bréa). MM. Courel. d'Eichthal. le lieu de réunion de la Société. 1871. Duchâteau. Gaidoz.

M. Certaines notations du Psautier d'Oxford. D'Eichthal. notamment pendant le siége. faigne. M.a personne de M. Des observations sont faites à ce sujet par MM. yo- . M. M. Brachet conteste les conclusions de M. Sont offerts en hommage Par M. Brachet présente une autre observation sur les adverbes français en ment les mots comme /!ereMMM~prouvent. comme il l'a témoigné par son assiduité aux séances. Il s'engage à ce sujet une discussion à laquelle prennent part MM. d'Arbois de Jubainville sur l'étymologie des mots fagne. Meunier donne lecture d'un travail sur les mots grecs ayant une voyelle prosthétique. Sur la réforme progressive du grec (traduit en grec par M. Pierron fait une communication sur les mots yo/c. dont il a assemblé plus de deux mille exemples. Bréal signale deux passages du dictionnaire wallon de M. Grandgagnage où cette question est discutée. et spécialement sur les mots commençant par une gutturale. Egger et Bréal. La Société s'associe aux regrets exprimés par M. M. Abel Desmichels. par la diphthongaison de la premièresyllabe. Brachet fait une communication sur le mot français obéir il montre que ce mot ne peut pas être d'origine populaire. doyen de la Faculté de droit. Il est donné lecture d'un travail de M. L'auteur se réserve de donner une nouvelle explication de ce phénomène. Egger. que ment a été encore traité comme un mot à part. Pellat. Heraclis Basiodis). confirmeraientcette hypothèse. M. interprétées pour la première fois par M. Brachet. que l'auteur fait venir du gothique fani (thème /~M/û!) «marais». Le provençal fangos ne peut s'expliquer par l'étymologiefanja. M. Lettres sur une langue internationale universelle.M. Bielke lit une note sur les mots tsar et majesté. Dialogues cochinchinois Par M. Bréal et Bergaigne. fange. Egger fait part à la Société de la perte qu'elle vient de faire dans I. d'Arbois de Jubainville en ce qui concerne le mot fange. Pierron objecte que la partie des Ardennes appelée les hautes fagnes n'a rien de marécageux. M. qui portait aux études de linguistique un vif intérêt.

Bergaigne. Paris. Sur le petit Poucet. d'Arbois de Jubainville exprimant des doutes sur l'étymologie de caballus présentée par M. Est offert en hommage à la Société. Bréal montre que l'adjectif latin merus s'est conservé comme adverbe jusqu'à nos jours dans deux patois français. Meunier lit une réponse qui sera communiquée à M. Gaston Paris présente des objections contre l'idée exprimée par M. M. F. Brachet. H. L. Du mot franc chramnae ou hramne. Schœbel. De la prosthèse en grec. Derenbourg. Bréal que l'allemand schliessen est un emprunt fait à la langue latine. Il est donné lecture d'un travail de M. MM. Gaidoz. M. Robiou. Bréal. Havet. Schœbe). Tournier. d'Arbois de Jubainville. Bielke et Baudry s'excusent de ne pouvoirassister à la séance. Dufriche-Desgenettes. Etymologiede Mt~M. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. par l'auteur Grammaire historique et comparée de la langue latine par Domenico Pezzi (en italien). Meunier. Sevrette. Duchâteau. Meunier. Ordre du jour de la prochaine séance D'Arbois de Jubainville. l'Administrateur fait remarquer que la Société n'a obtenu le local de la Sorbonne que sous certaines réserves de l'administration qui garde le droit de reprendre son autorisation. Bergaigne. Thurot. Membres présents. Maspero. G. . SÉANCE DU 2 DÉCEMBRE 1871. ce sont des diminutifs du latin rota. Bréal. THUROT. Pierron.tote. Du mot sanscrit usas. conservés en patois du Bourbonnais au sens de « gâteau ». M. Meunier. J. MM. Pierret. Présidence de M. M.

Halévy. Paris. Derenbourg. à titre d'encouragement.M. De la prosthèse en grec. M. Sur l'origine du verbe allemand schliessen. Derenbourg. d'Arbois de Jubainville. Ordre du jour de la prochaine séance M. Bergaigne. pour l'année 1871. Membres présents. le Président annonce que M. M. Il s'engage à ce sujet une discussion à laquelle prennent part MM. Lachaise. Delamarre. H. Oppert. Bréal. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Parts. SÉANCE DU 16 DÉCEMBRE 1871. G. Dufriche-Desgenettes. Bergaigne fait une communication sur certains mots sanscrits qui. M. F. Bréal et Meunier. Présidence de M. Meunier. G. F. M. selon les grammairiens indiens. Sur l'état de conservation des différentes langues sémitiques. le Ministre. Bergaigne. Gaidoz. Les remerciements de la Société seront transmis à M. H. MM. Schœbel lit un travail sur le sens primitif du conte du Petit Poucet. Bréal fait connaître à la Société l'étymologie de ~o~M donnée par M. Tournier. Bréal. M. J. M. Meunier. Egger. Sur le franc chramnae ou hramne. changent ar final eno. le Ministre de l'Instruction publique a accordé à la Société une allocation de 400 francs. EGGEn. Louis Havet s'excuse par lettre de ne pouvoir assister a la séance. Sur le mot sanscrit ~o~<?6~M. Bandry. Derenbourg. Ploix. l'Administrateur prévient les Membres présents que les élections pour le renouvellement du Bureau auront lieu dans . Chassang dans son Dictionnaire grec ce verbe est dérivé du pronom ~co~. M. M. Duchateau. Robiou. M.

Darmesteter. M. Derenbourg. Membres présents. S. Sont élus MM. F. Vaudoir-Lainé. Il s'engage une discussion à laquelle prennent part MM. M. Delamarre.sse. est élu membre de la Société. EGGER. Oppert présente diSérentes remarques sujet. Paris. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Bergaigne. M. M. Thurot. Bréal répond aux objections faites par M. Dufriche-Desgenetles. Tournier. ancien élève de l'Ecole des chartes et attaché a la Bibliothèque de l'Arsenal. M. Th. Gaidoz. Paris. SÉANCE DU 30 DÉCEMBRE 1871. Bergaigne. Va't.~nt présentés pour faire partie de la Société . Bergaigne. ce M. Duchâteau. J. Pierron. Sur le mot védique ~~cec~M. H. Sur le franc chramnae ou A~m~e. L. d'Arbois de Jubainville. 32. Meunier fait une communication sur les verbes grecs formés de pronoms. MM. Il ne croit pas que Tro~M soit du nombre. Havet. Tournier. li est procédé à la nomination d'une commission de trois Membres chargés de vériBer la gestion de l'Administrateur. Les Membres absents seront prévenus par lettres. M. Derenbourglit un travail sur l'état de conservation où nous sont parvenus les idiomes sémitiques. et il propose de rattacher ce dernier verbe à la racine sanscrite ci « assembler ».la prochaine séance. A. Bréal et Robiou. Paysant. Présidence de M. Meunier. Il. Paris contre l'origine latine du verbe allemand schliessen. Élections. Bréat. Delondre. Sur le verbe allemand schliessen. Sevrette. boulevard Beaumarchais. Schœbe). G. Egger. Brachet et Havet. Chodzko. Ordre du jour de la prochaine séance M.

Duchâteau Notice nécrologique sur M. MM. Thurot Vice-Présidents. Egger. Par M. Duchâteau. Paris. Trésorier. G. le Président. Secrétaire de l'Athénée oriental. agrégé de grammaire Alexis Larpent. au nom de la Société. professeur de littérature ancienne à la Faculté de Poitiers. 48. Paris et Léopold Pannier le Poëme d'Alexis. Joseph Halévy. Egger. M. MM. rue Mogador. Bergaigne. M. Membres du Comité d'administration. Chaignet. M. rue Saint-Denis. M. 142. lauréat de l'Institut Watel. fascicule de la Bibliothèque de l'Ecole des Hautes-Etudes. Par M. Tournier et Paysant M. Egger et Pierron MM. adresse des remerciements à M. Derenbourg et Bergaigne M. II est procédé au scrutin pour le renouvellement du Bureau. Renan. Cottu. Paris et Tournier Secrétaire. professeur de l'Uni- versité. dans des circonstances difficiles. Sont offerts en hommage à la Société Par MM. de Charencey. G. M. M. le Secrétaire lit un rapport sur les travaux de la Société pendant les années 1870 et 1871. . les fonctions de président. Meyer. en terminant la séance. M. Administrateur. Louis Havet. MM. Ern. rue Madame.que l'éloignementet d'autres occupationsl'obligentà cesser. Brunet de Presle. P. Delamare. 25. Extrait du Bulletin de la Société botanique de France. Par MM. M. G. Bibliothécaire. Sevrette. Membres du Comité de publication. Par MM. Sont élus Président. archiviste à Saint-Quentin. M.Par MM. l'Administrateur lit un rapport sur les finances et l'administration de la Société pendant les mêmes années. remercie la Société pour ia connance qu'elle lui a témoignée en lui continuant pendant deux ans. Gaidoz. M. l'Administrateur annonce la démission de M. 3. Egger et Bréal. pour le dévouement et le zèle qu'il a mis pendant une série d'années à remplir les fonctions de trésorier. M. professeur au lycée de Troyes. Baudry. Derenbourg. H. attaché au ministère des finances. Charles de La Barthe. Sayous. M. Bréal Secrétaire-Adjoint. Bernard Leproux. Meunier. Par MM. Fournier Essai d'archéologie botanique. rue Charlot.

H. Paris. Dovergne. Tournier. rue Saint-Denis. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Membres présents. Chodzko. J. Thurot. Bréal et Gaidoz. Sur le verbe allemand M/~e~CM. il est décidé qu'elle sera composéede MM. Une proposition signée de quatre Membres. M. agrégé de grammaire Alexis Larpent. Brunet de Presle. se fait excuser de ne pas assister à la séance. qu'un deuil de famille empêche d'assister à la séance. 48. L. MM. Duchâteau. de Charencey fait hommage à la Société d'un livre intitulé Le Mythe de Votan. Bergaigne. Le mot védique ~Me~ee~M. Est présenté pour iaire partie de la Société. Derenbourg. Alençon. Lachaise. Egger. Thurot. 3. concernant le Bulletin publié par la Société. G. rue Charlot. Derenbourg. M. 25. professeur au lycée de Troyes. 16. SÉANCE DU 13 JANVIER 1872. Havet. Gaston PA)us. Bergaigne. D'Arbois de Jubainville. Egger. Sayous. Cette proposition est renvoyée à la Commission chargée de réviser le règlement. Cottu. Tournier. rue Madame Joseph Halévy. Nommès. Gaidoz. Egger présente les excuses de M. Bréal. M. professeur de l'Université. Havet et Bergaigne. F. Sont admis comme Membres de la Société MM. Sur le franc chramnae. par MM. Paris. retenu par d'autres occupations. rue Monge. Meunier. Chodzko. F. Guyesse. Présidence de M. professeur de littérature ancienne à la Faculté de Poitiers. Paysant. lauréat de l'Institut Watel. attaché au ministère des finances. étude sur les origines asiatiques de la civilisation américaine. Les instruments du labourage en slave. Dufriche-Desgenettes. rue Mogador Chaignet. 142. Baudry. . Paris. M. Pour remplir les vides survenus dans cette Commission. De Charencey.Procès-verbal de la prochaine séance G. L. 1871. est déposée sur le Bureau.

M. M. TmjnoT. Lachaise. Derenbourg et Bréal présentent des remarques sur ce sujet. J. Tournier. Des observations sont présentées par MM. Paris et Meunier. Melon. Paris.M. SÉANCE DU 27 JANVIER i872. Bréal a développés dans l'avant-dernière séance à l'appui de son étymologie du mot schliessen. M. Brewster. M. M. L. Les mots latins sed. MM.Egger les remerciements de la Société pour les éminents services qu'il lui a rendus. Paris. Bergaigne. de Charencey. Egger une marque de sa reconnaissance. M. L. Meunier. Thurot. Dufriche-Desgenettes. la Société ne peut que renou- veler l'expression des mêmes sentiments. M. M. Le nom sanscrit Çakra. a donné la preuve de sa vitalité et de sa fidélité au principe de son institution. Assistant étranger. De la prosthèse en grec. Sur le mot bigaille. Procès-verbalde la prochaine séance M. d'Arbois de Jubainville sur le mot mérovingien chramnae. Maspero. la Société. Après avoir autrefois voté a M. ted. Le procès-verbal de la séance précédenteest lu et adopté. Mowat. Paris discute les arguments que M. Bergaigne. Présidence de M. MM. Pierron. Chodzko lit un travail sur les noms des instruments du labourage en slave. Sevrette. Bréal répond aux objections de M. med. Sayous. président. Bréat. Gaidoz. en l'absence de M. qu'il remercie de nouveau pour sa sympathie. M. Meunier. Egger déclare qu'en venant se réunir chez lui au temps du siège. Lachaise présente des observations sur ce travail. Bergaigne fait une communicationsur le mot ~Kawee~M et sur l'allitération dans les védas. Havet. De Charencey. exprime à M. Chodzko. Havet. Il est donné lecture d'un travail de M. M. Membres présents. . Thurot.

Pio. ~ec~ est un reste de l'enclitique e~ew. Egger et Delamare. Sont présentés pour faire partie de la Société Par MM. M. par MM. Havet propose une explication nouvelle des accusatifs ë.nous autoriser à lui faire hommage du premier volume de nos Mémoires. rue Rougemont. Egger qui expose qu'il a entretenu S. M. M. Casimir Delamare. grecques auraient été primitivement terminées par une dentale. M. M.Est admis comme membre de la Société M. Egger. répétiteur à l'École des Hautes-Études. Bergaigne. Mowat donne lecture d'un travail sur l'histoire du suffixe diminutif et. la prière de nous seconder. ted. Les formes grecs . Meunier suppose que le d des accusatifs med. M. Des observations sont présentées à ce sujet par MM. MM. 26 par MM. 16. Dufri- che-Desgenettes. Thomsen et G. l'Empereur du Brésil des travaux de la Société de linguistique. M. à St-Illiers-le-Bois. élève de l'Ecole des Hautes-Études. Il est donné lecture d'une lettre de M. Bergaigne et Havet. Alfred Morel-Fatio. sed. M. M. par M. < a* . de nous encourager par l'envoi des documents. Il est donné lecture d'une lettre de M. Mowat et Dufriche-Desgenettes présentent des re- marques. M. je l'ai prié de . Bréal. Dovergne. Prosper Martin. Paris. de Charencey lit un travail sur l'étymologie du mot bigaille. Paris et Brachet. par MM. rue des Écoles. l'Almanach de BasseBretagne pour l'année 1872 (en breton). L'Empereur ayant accueilli notre requête avec une parfaite bienveillance. Gaidoz. en même temps que le premier volume des Mémoires de la Société. Siméon Luce qui donne sa démissionde membre de la Société. « Je lui ai adressé. qui peuvent assurer l'étude des langues parlées dans l'Amérique du Sud. Est offert en hommage. » Il est décidé qu'une lettre serait adressée par le Président à S. rue Monge.JLE. 12. Carrière. par Breval (Seine-etOise) M. dit M. à Copenhague. Thurot et Meunier. de. ted. et des accusatifslatins ?M~. tels que Lexiques et Grammaires. l'Empereur du Brésil.

Havet. M. Bergaigne. M. le Président rend compte des travaux de la Commission nommée dans l'avant-dernière séance pour présenter à la Société un nouveau projet de règlement. Il s'engage une discussion à la suite de laquelle la délibération sur le règlement est ajournée. De la prosthèse en grec. Delamarre. Mowat. L. Bergaigne. 26 Pio. J. à Copenhague. Bergaigne. Havet et H. Bréal. M. répétiteur à l'École des Hautes-Etudes Prosper Martin. De Charencey. Il s'engage à ce sujet. M. de Charencey offre en hommage une Notice sur quelques familles de langues du Mexique. Melon. MM. Sayous. Tournier. Dufriche-Desgenettes. rue des Écoles. Le nom sanscrit Çakra. Bréal. relative au Bulletin. et sur les gloses d'Hésychius en géné- . G. Sont élus Membres de la Société MM. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté.Ordre du jour de la prochaine séance M. SÉANCE DU 10 FÉVRIER 1872. 1872. son étymologie de ca&a~MS. rue Ro ugemont Morel-Fatio. Egger. Robiou. M. Derenbourg. La première personne dans les langues indoeuropéennes. Le Havre. Havet. Tournier. Membres présents. 12. par Breval (Seine-et-Oise) Casimir Delamare. Ce projet est prêt et peut être soumis à la Société. Larpent. Gaston PARIS. à Saint-Illiersle-Bois. Présidence de M. Gaidoz. H. Meùnier. Étymologies latines. Carrière. M. Paris. Meunier. Cettt. Il est décidé que dans la prochaine séance on discutera la proposition de MM. Des convocations spéciales seront adressées aux Membres résidant à Paris. glose est ainsi conçue v!wof. ~v x'xëocXMjv 'i~mo~. Meunier fait une communication au sujet d'une glose d'Hésychius confirmant. Bielke.

Havet. exta. M. une discussion à laquelle prennent part MM. Meunier. M. MM. Bergaigne fait une communicationsur le sens primitifde la racine çak et de ses dérivés. de Charencey présente des observations au sujet de quelques étymologies de noms de peuple données par M. laquelle aurait été mansi. L. . Sur la première personne du singulier dans les langues indo-européennes. astus. De la prosthèse en grec. Meunier propose ensuite une conjecture sur la forme primitive de la désinence de la première personne du pluriel. Ordre du jour de la prochaine séance Discussion de la propositionrelative au Bulletin. Paris et Bréal. Tournier et Paris. Momm- sen dans son Histoire Romaine. Bergaigne. Sur le substantif « Dieu ». M. Bréal explique les mots latins aeger. Des observations sont faites par MM. Robiou. Bielke. de Charencey.rai. M. Gaidoz et Bréal font des remarques.

Cotisations 240 Subventiondu ministère de l'Instruct.08< 957 75 75 ~~M ))M . Frais Juillet ~870. à la fin de l'exercice précédent. Si du total des recettes et de on retranche le total des on voit qu'il reste en caisse. L'exercice ~870 s'étend donc du <" décembre 4 869 au 30 novembre ~870. Décembre 869-juin 4 870. Location d'une salle du premier novembre 4 869 au 3< juillet 4 870 Frais Août-novembre~870. La vériBcation des comptes de l'exercice ~870 n'a pu. mais bien du décembre d'une année au 30 novembre de l'année suivante. pour le fascicule 3 des Mémoires. publique ")) 400 2<6 6 ")) ")) 8 »» ~. avoir lieu suivant la règle à la fin de décembre ~870. l'impression du bulletin 2. à la fin de l'exercice 99 522 30 270 53 NB 422 70 75 957 75 2. Conformément à une résolution arrêtée en ~869. M~~870. le 30 novembre < 869 Total De cette somme il faut déduire les dépenses. Frais divers divers Totaldesdépenses.))o 2~ 75 2)~HXM divers.. En conséquence le rapport de la Commission embrasse cette fois tout ensemble l'exercice ~870 et l'exercice ~87~. en raison des circonstances. Vente de fascicules Total des recettes Le trésorier avait en caisse. 1870. jReee~es Cotisations. A la librairie Franck. et l'exercice <87~ du ~décembre 4870 au 30 novembre ~87~. et frais accessoires. I. 870. l'encaisse dépenses. Cotisations. savoir 384fr. les exercices courent désormais non plus du ~janvier au 3~ décembre d'une année. EXERCICE < 870.248 ~x 833 75 Décembre 869-février < Avril-novembre870.RAPPORT DE LA COMMISSION DES FONDS Sur les comptes des Exercices < 870 e~ 87<.

Cette année.500 o)) Dépenses Frais Rédaction des tables du vol. culesordinaires Total des dépenses Si du total des recettes et de on retranche le total des on voit qu'il reste en caisse à la fin de l'exercice l'encaisse. pendant cet exercice.. 25 de plus qu'à la fin de l'exercice précédent. Le Trésorier avait en caisse à la fin de l'exercice divers. ExEMtCE ~87~. II.064 »» 34 435 66 688 34 III. Si la Société. ~87~ à reporter sur l'exercice suivant. touchée au ministère de l'Instruction publique. représentel'excédantdes recettes sur les dépenses durant l'exercice 870. il est à remarquer <° qu'eHe n'a touché qu'après l'expiration de cet exercice la somme à elle allouée par le ministère de . Ce résultat favorable tient d'une part à l'allocation de 400 fr. le bulletin 3. a pu se dispenser durant l'exercice ~87~ de payer un loyer. 7}gee~~ Du décembre 870 au 30 novembre ~87~. et frais Pour supplément afférent aux fascicules 3 et 4. dépenses. ont donné une somme totale de 840 francs (représentant 70 cotisations). plus gros que les fasci- accessoires. Total 372 4 »» »» 376 ao ~24 »» ~. lesquelles. Cotisations Ventede fascicules précédent. Cette différence de près de 300 fr.500 »» 34 ~. A la vérité un certain nombre d'entre elles sont afférentes à l'année ~869.o!'res Payé à la librairie Franck pour le fascicule 4. -t des ~e'm.064 »» .C'est-à-dire 290 fr. et ensuite grâce à l'allocation qui lui a été faite d'une des salles de la rue Gerson. Total des recettes. d'autre part à la régularité relative du paiement des cotisations. grâce d'abord à l'obligeance de son Président. les recettes sont bien inférieures aux dépenses qui les dépassent de 44 <00 04 520 30 400 .

bien que ce fascicule eût paru durant l'exercice précédent 3° qu'en raison sans doute des événements les cotisationsont été peu régulièrement acquittées. . en chiffres ronds. A.400 francs dans l'ensemble des deux exercices. BERGAIGNE. elle a souffert une perte ronde de 700 francs son avoir a donc diminué de . mais il n'échappe à personne qu'une ressource de ce genre est dans une certaine mesure précaire. A..) ~0~ Les Membres de la Commission croient devoir faire appel à l'exactitude et au dévouement de leurs confrères de la Société qui voudront sans doute contribuer le plus tût possible à combler le déficit existant. Les ~0 francs touchés après le décembre ~87~ au ministère de l'instruction publique. la Société avait réalisé pendant l'exercice 4 870. En résumé. Total. La Commission attire sur cette situation l'attention des Membres de la Société. BKACHET. L.iS'!). Pendautt'exerc.l8'!0. Le 30 Décembre 87~.s ~869 M < 6 2~ ~~M) 1 ~3 5~ ))B » <6 )6 Pour l'exercice 868 <8~ ~872 Totaux. HAVET. somme qui n'a pu par conséquent être portée en compte 2° que le supplément de prix revenant à la librairie Franck pour le fascicule 3 des Mémoires a été payé en 87<. ~) 70 <(plus2fr. et que dans cette période d'un an le trésorier n'a recueilli que 372 francs représentant 3~ cotisations. 6 cotisations. réparent sans doute cette brèche. Un seul membre a acquitté à l'avance sa cotisation pour l'année 872 et de plus un membre étranger a versé par erreur quatre francs au lieu de deux pour le prix d'un fascicule des Mémoires Les deux francs excédants seront considérés comme un à-compte sur sa prochaine cotisation. IV. Les JifeM:6rMde la Commission des Fonds.) < 3<(p!us2fr.. la Société a reçu durant les deux exercices ~870 et ~87~ Pendant)'exere. Tout compte fait. Encore ne faut-il pas oublier que 466 seulement de ces cotisations sont afféles autres étant arriérées et se rapportant rentes à l'année 87 en réalité à l'année -)870. un bénéfice de 300 fr. pendant l'exercice suivant.l'instruction publique.

vous n'avez pas eu besoin de renouer des habitudes interrompues. pour aller chez votre Président discuter des questions de philologie. Ni la guerre étrangère. Pellat. Puissions-nous garder et accroitre de plus en plus ce salutaire besoin de science que les épreuves et les dangers semblaient plutôt stimuler qu'amortir. Félicitops-nous d'avoir conservé un de nos plus laborieux confrères. Il n'est pas nécessaire que je vous rappelle les lectures faites dans le courant de ces deux années. ni la guerre civile ne vous ont empêchés de tenir vos séances et de poursuivre vos recherches.qui sont entre vos mains. peu de jours après avoir corrigé la dernière épreuve de son article sur les noms propres latins rendu aujourd'hui à la santé. Un bon nombre de ces morceaux ont paru ou paraîtront dans vos Mémoires. Nous l'achèverons plus rapidement que le premier. le commandant Mowat. Avant de terminer ce court rapport. Quand notre pays s'est remis courageusement au travail pour réparer les maux dont il avait été frappé. vous en donneront la liste. . Nous commençons notre second volume. mais qu'elle n'oubliera pas. s'il est vrai pour les Sociétés aussi que le premier livre est le plus difficile à faire les questions se multiplient à mesure que notre nombre augmente et que les recherches de chacun de nous s'étendent et s'approfondissent.M.RAPPORT DE M. il continuera à nous enrichir de ses travaux. LU DANS LA SÉANCE DU 30 DÉCEMBRE < 87<. Vos réunions (les procèsverbaux l'attestent) n'ont jamais été plus nombreuses et plus intéressantes qu'au temps où vous faisiez trêve aux préoccupations et aux fatigues du siège. Les procès-verbaux. que la Société a possédé peu de temps. LE SECRÉTAIRE. Nous espérons que votre zèle nous permettra de donner deux et peut-être trois fascicules cette année. qui tombait blessé à Sedan. doyen de la Faculté de Droit. permettez-moi d'accorder un souvenir à Ill.

30 Décembre ~87~ Messieurs. c'est que la Société. le numéro vous jugerez si les services que rend cette publication équivalent à une dépense aussi forte. Vous n'avez pas oublié l'hospitalité que. L'ADMINISTRATEUR. Si la guerre n'a pas entravé l'activité scientifique de nos séances. disait-il. contre le bombardement de Paris par les armées allemandes. J'empiéterais sur le domaine de M. l'an dernier. de concert avec l'institut de France. qui termine le premier volume de nos J/eMO~-M. C'est donc par votre volonté que le bureau est resté en fonctions deux années de suite. C'est à bon droit qu'au mois de janvier dernier. le Secrétaire si j'énumérais les travaux par lesquels la Société a montré son activité pendant ces deux dernières années. elle a imposé un long arrêt à l'impression de nos travaux. être imprimés et distribués aussi promptement qu'il eût été désirable. a été publié un fascicule presque double par l'étendue des matières. Nos réunions étaient d'autant plus suivies qu'on y venait chercher une distraction momentanée aux épreuves du moment. Deux bulletins ont été également publiés ils n'ont pu. n'a pas voulu procéder au renouvellementdu bureau dans les circonstances exceptionnelles que nous traversions. c'était pour protester. à pareille époque.RAPPORT DE M. si l'Administrateur ne vous a pas. contrairement aux prévisions de notre règlement. n'avaient jamais été aussi nombreuses que depuis le siège. entretenu de l'état de vos affaires. Vous savez que nos Mémoires et que notre Bulletin s'impriment en province. La rupture des communicationsa du même coup interrompu nos publications. par suite de la lenteur mise à l'impression. la Société n'a cessé de poursuivre ses études favorites. Egger nous félicitait de notre assiduité aux séances qui. comme un titre d'honneur pour notre Société. que nos séances n'ont pas été interrompues par les douloureux événements de l'hiver dernier. Malgré les bruits du dehors. mais je dois rappeler. notre président nous prêta dans sa demeure qui menaçait presque d'être trop étroite pour contenir les amis de la linguistique. M. elle ne les a quittées qu'un instant. pendant ces longs mois. Le fascicule IV de nos ~f~Mo~res étant double nous a coûté un prix . par égard pour quelques collègues absents de Paris. Les frais de ce bulletin reviennent à environ <25 fr. Nos modestes finances ne sont pas en un mauvais état. Depuis.

serions-nous plus sûrs du lendemain? Je ne crois pas être indiscret en disant que la Société doit ces succès à l'autorité et au zèle de notre président. Cette dépense n'a pas épuisé notre épargne. Vous vous rappelez peut-être qu'en juillet ~870. mais elle l'a fortement ébrécbée. En même temps que cetteaitocation augmente le budget de nos recettes. et nous aurions dû faire la dépense d'une location si M. adressé un appel auquel vous ne resterez pas sourds. en . pour terminer. allocation renouvetéeen870. nous nous réunissons dans les bâtiments annexes de la Sorbonne. Notre principale ressource est dans le paiement des cotisations annuelles et le Rapporteur de la Commission des fonds vous a. tout-à-l'heure. Messieurs. et je ne ferai que remplir envers lui un devoir de stricte reconnaissanceen disant. renouvelée 87~ pourla seconde. M. que ses conseils et que son intervention dévouée m'ont singulièrement aidé dans l'accomplissementde mes modestes fonctions. installer dans ces locaux. après le 4 septembre. Au fonds produit par les cotisations nous pouvons ajouter l'allocation de 400 francs attribuée à iaSociétéen~ 1869 par ieMinistërede l'Instructionpublique. le budget des dépenses est allégé par l'absence de loyer. soit 800 fr. Aujourd'hui. Quelques mois plus tard.double. le Maire du VIIe arrondissement nous avait accordé une salle dans la mairie de la rue de Grenelle. le Ministre de l'Instruction publique attribuait le palais du Luxembourgau logement des Sociétés savantes. M. le Ministre de l'Instruction publique. mis à la disposition de la Société par M. Ce local nous est concédé à titre provisoire s'il l'était à titre définitif. mais non sans doute pourla dernièrefois. le Président n'avait recueilli la Société dans sa propre demeure. Les événements ne nous ont pas permis de nous.

tchèque lomec ou lomar. doux. p.. les mots jil « il a vécu ». ahd.. pour faire prononcer aux français barré. vomer répond au persan eimer que Richardson. qu'il me soit permis d'entrer dans quelques détails explicatifs. Pers. /eH!/< magyar. /!<?. à l'angl. comme pol. st. comme affaiblissement de cette lettre il n'y a pas d'autre raison à donner de ce fait. Dans le Bopp de M. alt. pers. ~Mtes oa~. doux.'er. lomoti « tranche de pain ».NOMS DES OUTILS ARATOIRES CHEZ LES SLAVES. svazi (c'est-à-dire M~ss<). (A suivre). a). traduit « a coulter ». est v = L. suave. et pol. 2" o . lat. p. qui répondent au ssc. CHODZKO. <aM!'e~. le plus souvent. nsrb. steinbrecher psi. 6~ « il fut o se changent en jioû. jugum. E. tige en bois ou en fer qui sert à écarter la terre ». fr. dans les terminaisons de deux substantifs persans. « ridelle d'un chariot. 58). que la loi commune de toutes les langues qui sont sujettes à s'user et à se détruire. ~K/aK. lom les débris de bois ou de pierres. r<MfEjR PÀUEOSI. sweet. LOMOTÙ. je lis pour v dans le slave s~ehM-tî. Ainsi. plus souvent par a (sl. ZE~T?~ (CROC DE CHARRUE). esclave. 3° Reste à expliquer le rapport des terminaisons lat. eL On les trouve exactement reproduites. ~àM. venant du thème RABU. en ancien slave. a. d'où psi. ils doivent commencer par lui substituer ou. /oMu. dans son Dict. nord. Al. Dans les langues slaves modernes. Bopp dit = le même sort encore que « L'ancien a sanscrit en slave qu'en grec. lamal « il brisait ». svadu-s. » 4° Lat. au vieux haut-ail. Le rapprochement de ces deux mots n'ayant pas été proposé en- core par personne. prus. » La même permutation a lieu toutes les fois que simple ou barré (dont la prononciationrépond à celle des deux arabesdans A~sA) passe dans la bouche des Bélo-Russiens ou des indigènes de l'Ukraine. représenté par e ou par o qui sont toujours brefs. Mikiosich (sub voce) dit que « la racine de ~M<~ est ~cm » frangere. <80) « qu'on peut regarder partout où il tient la place du s. LOMÛ. le vocatif RABE. ~u&. « tu brises ». On a. lam. c'est-à-dire qu'il a eu est. I. ~aKt<M« et byoû. après quoi la prononciation de barré « arrive d'elle-même. LAT. signifiant « le feu » ancien ader D'ailleurs. rabe. ainsi que dans le lithuanien saldù-s. il y a plusieurs autres rapprochements. I. lemjaz. Bréal (t. Bopp a déjà fait (si. <a<ro) et le moderne d<< observer (I. L'expérience m'a prouvé que. servus ». lapicide.

par exemple. les uns tirés de l'histoire naturelle. de même que bilobé. les créoles devaient naturellement en arriver à considérer les insectes ailés comme munis d'une double écaille leur tenant lieu d'ailes. Elle signifierait à notre avis. secale seigle. le $' est précédé d'un i. et l'on ne spécifie point dans quelles colonies il se trouve particulièrement en usage. lorsqu'elle est précédée d'un i et suivie d'un Par exemple. les autres de la philologie. la loi en question semble avoir eu plus d'extension = = = = . il s'agit surtout ici des possessions françaises des petites Antilles. Vraisemblablement. Maintenant pourquoi cette forme bigaille au lieu de bicaille qui.SUR L'ËTYMOLOGIE DU MOT R~TZZF. sauf un. Littré. par opposition à d'autres espèces dont les pièces écailleuses jouissent d'une certaine mobilité l'une sur l'autre. muni d'une double écaille. soit d'écailles minces et transparentes comme chez les nevroptères et les diptères. Effectivement. Il en est de même dans quelques autres mots. deux ordres d'arguments. Nous avons à faire valoir. Dans le langage populaire. dans son Dictionnaire étymologique. en faveur de notre opinion. as'K:7o! = aigle.. Peut-être ne sera-t-il pas impossible de remonter à l'origine de cette expression. nous dit M. peut-être même d'Haïti. etc. Sa provenance ne nous est point d'ailleurs indiquée. ac~Ma/e==égal. on a forgé le mot hybride monocaille pour désigner spécialement quelques espèces de Chéloniens. par aigre acqua aigu acer exemple acutus vieux français aigue. Leurs ailes sont toujours formées soit de lames cornées comme chez les coléoptères. dans l'hypothèse par nous défendue. il en est tout autrement chez les articulés. En suivant le même ordre d'idées. serait seule régulière? Remarquons d'abord que l'adoucissement de la gutturale forte du latin en douce se remarque fréquemment en français. telles que les Cistudes et les Chersines. lobes. etc. dont la carapace est intimement soudée au plastron. A la Martinique. Il faut remarquer que dans tous ces mots. signifie muni de deux Ce terme. eau. si l'appendice dont se servent les oiseaux et les Cheiroptères pour le vol ne consiste jamais qu'en une modification des membres antérieurs.. et sans doute aussi (mais nous n'oserions l'affirmer d'une manière positive) à la Guadeloupe. telles que la Martinique et la Guadeloupe. est employé aux Colonies pour désigner d'une façon générale les insectes ailés.

humeur épaisse qui suinte du corps des bêtes à laine. Succida ou sucida ~ns (de succus) signifie chez Varron. » M. mais laisser échapper d'une façon continue une humeur semblable au suint. Suint. c'est-à-dire corne double. qui ne veut pas dire suer. Il s'est introduit une nasale après la voyelle. Le d final est devenu comme dans viridis. DE CHARENCEY. une sorte de fourche à deux dents. malingre venant de male eB~er. et dans mucidus qui a fait moite. On le connaît dans d'autres localités de Normandie sous le nom de~~Momdontl'étymologienous est. SUINTER. On voit donc la tendance manifeste du c dur précédé d'un i à devenir un g. C'est ce dernier mot qui a donné suint. muni de deux petites cornes. comme cela est arrivé pour rente venant de redditus. n'est-il qu'une corruption du précédent. Nous nous expliquerons d'autant plus facilement la forme bigaille pour bicaille que les premiers auteurs du patois créole de nos colonies étaient de hardis flibustiers. flanc venant de flaccus. comme le limaçon est appelé bigourneau ou bigorneau. qui a fait vert. Juvénal et Pline la laine grasse. qu'il rapproche du germanique sfe~aK x suer )). usité à Dieppe. surtout dans la bouche du peuple. verte. H. avec le même sens. dit le Dictionnaire de l'Académie. Ainsi. « t Michel BRÉAL. biscornu sur les côtes de Bretagne. Toutefois l'animal en question n'est autre que la littorina littorea des naturalistes. Enfin. est cité par Ducange. peu faits sans doute à un parler correct et tout à fait étrangers à la prononciation académique.inconnue.encore que dans la langue classique. litt. Peut-être le terme de vigneau ou vigneaux. Laine en suint. Le suint de la laine des moutons. . Brachet considère ce mot comme le nom verbal de suinter. porte le nom de bigorne. Le neutre succidum. une espèce de gastéropode marin. Suint a donné ensuite naissance au verbe suinter. employée dans les fonderies de cuivre. SUINT. Mais il n'est pas nécessaire de chercher hors du latin l'étymologie en question.

M. Bréal fait hommage. SÉANCE DU 24 FÉVRIER 1872. Il est procédé au vote la majorité décide que le Bulletin sera maintenu. Chodzko. MM. ou s'il n'a pas aussi quelquefois pour effet d'allonger la voyelle. Hocq. Meunier discute ensuite la question soulevée dans la dernière séance. le Président donne lecture d'une lettre de la Légation brésilienne où il est donné acte de l'envoi du premier volume des Mémoires. Bergaigne. par Aug. La discussion est ouverte sur la proposition déposée par MM. . Cette proposition consiste dans la suppression du Bulletin qui serait remplacé par une liste des membres imprimée sur Ja couverture de chaque fascicule des Mémoires. Havet. Paris. Meunier discute plusieurs objections faites dans la dernière séance a son étymologie de Caballus. M. Derenbourg.BULLETIN DELA SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE ? 6 PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES. THUROT. Présidence de M. Robiou présentent des observations. DU 24 FÉVRIER AU 27 JUILLET 1872. Gaidoz soutiennent la proposition elle est combattue par MM. Egger. au nom de l'auteur. Havet et H. Bergaigne. M. d'une brochure intitulée Danses liégeoises. 1869. Egger. si l'allongement par position affecte uniquement la syllabe. Bréal. Liège. MM. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. M. Tournier. Sayous et Lachaise.

. Havet. Ordre du jour de la prochaine séance MM. M. Bréal présentent des observations. Thurot. 1872. Le mythe des Ribhus. M. De la prosthèse en grec. Sur le substantif Dieu. Ordre du jour de la prochaine séance. Bergaigne donne lecture de la première partie d'une étude sur le mythe des Ribhus. Baudry. » Meunier. Bielke. Lachaise. M. Oppert. Leger. THUROT. en retenant 2 pour 100 sur les sommes perçues. Meunier. Paris. sont en caisse. Présidence de M. De la prosthèse en grec. Havet donne lecture d'un travail sur la désinence de la première personne du singulier dans les verbes des langues indo-européennes. c'est-à-dire plus de 4. le Trésorier rend compte de l'état des finances de la Société 1200 fr. Oppert. Le nom de l'éléphant. Paris. Havet lit un travail sur la prononciation des nasales et de~. La première personnedu singulierdans les langues indo-européennes. Dufriche-Desgenettes. Oppert. Sur le substantif « Dieu. Suite de son étude sur les Ribhus. qui fait toucher les cotisations à domicile.000 francs. MM. MM. La Société donne plein pouvoir à cet égard au Comité d'ad- ministration. Bergaigne. usage serbe. à laquelle prennent part MM. Bréal. Bréal fait hommage d'un livre intitulé Quelques mots sur l'instruction publique en France. Bergaigne. Bielke. mais il reste dû 364 cotisations. » Massieu de Clerval La~W~. Le procès-verbal de la séance précédenteest lu et adopté. M. Le nom de l'éléphant.Une discussion s'engage. Lachaise. et la racine sanscrite w. SÉANCE DU 9 MARS 1872. Il y aurait avantage pour la Société à charger du recouvrement l'agence Bidaud. M.

EGGER.SÉANCE DU 23 MARS Présidence de M. l'Administrateur annonce que le comité d'administration a décidé que l'agence Bidaud serait chargée du recouvrement des cotisations arriérées. Le mythe des Ribhus. cochinchinoise. 1869. Minerve. usage serbe. Sont présentés en hommage. Par M. SÉANCE DU 6 AVRIL Présidence de M. Berlin. Meunier. Du système des intonations chinoises et de ses rapports avec celui des intonations annamites. Oppert. 1871. 1869. Ch. Massieu de Clerv al. 1871. 1871. Dialogues cochinchinois. Le mot éléphant. Kicessenbei den Indern. Bréal et Lachaise. les ouvrages suivants Les huit intonations chez les Annamites. Des observations sont faites par MM. 1870. . 1869. M. Tournier remplace M. La varitza. Egger dans le fauteuil de pré- sident. Donner: <S'~Aa/'aM<xm.<~M<x. 1872. Bergaigne. Das Manenopier mit singsfors. 1869. Discours prononcé à l'ouHuit contes de langue verture du cours de cochinchinois. épisode duRamâjana. Pro- méthée. par M. De la prosthèse en grec. HeljPxMc~M7. Athéné. M. Abel Des Michels. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. M. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. 1872.– Om jemieerande sprak- furskning. Ordre du jour de la prochaine séance MM. suivis d'exercices pratiques. Massieu de Clerval donne lecture de la première partie d'un travail sur la varitza. Par M. Bergaigne lit la dernière partie de son étude sur le mythe des Ribhus. Essai sur les afnnitésde la civilisation chez les Annamites et chez les Chinois. Helsingfors. M. 1865. THUROT. Ploix: La racine ma.

de Charencey et Halévy. Sayous. Chodzko et de Charencey. Il s'engage à ce sujet une discussion entre MM. M. Des mots communs aux diverses langues fin- noises. » Des remarques sont présentées par MM. Massieu de Clerval. de Charencey et Gaidoz. Baudry lit une note relative à une superstition française de même sorte que celle dont M. Bielke lit un travail sur le mot « Dieu. Bréal propose une explication de l'adverbe latin <oppe~' « aussitôt. Egger et Gaidoz s'excusent de ne pouvoirassister à la séance. Halévy. Bergaigne. Meunier s'excuse par lettre de ne pouvoir assister à la séance. MM. M. Des observations sont présentées par MM. le D~ Fournier fait hommage de quatre brochures en dialecte de l'île de Jersey. M. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. M. . Massieu de Clerval. Bielke. M.M. intitulées La nouvelle annaïe. La varitza. SÉANCE DU 80 AVRIL 1872. Massieu de Clerval continuela lecture de son travail sur la varitza. De la prosthèse en grec. Oppert et Halévy. MM. Bréal. THUMT. La varitza. Du nom de Dieu. Des observations sont présentées par MM. Présidence de M. Meunier. Ordre du jour de la prochaine séance MM. Le mythe des Ribhus. Sayous donne lecture d'un travail sur les mots communs aux différentes langues finnoises. » Ordre du jour de la prochaine séance. M. Oppert fait une communication sur l'origine du mot éléphant. Bergaigne a traité dans son mémoire sur les Ribhus. M.

Ploix fait une lecture sur les dieux Mars et Mercure. de Charencey. MM. SÉANCE DU 18 MAI 1872. M. Une discussion s'engage. Gaston PAiu~ Sont présents à la séance. Massieu de Clerval continue la lecture de son travail sur la varitza.Halévy. Halévy. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Ha vêt. à laquelle prennent part MM. Robiou et de Charencey présentent des observations. G. Brachet. J. Halévy. Bergaigne. G. Oppert. Les mots perses dans les Acharnions. Massieu de Clerval. M. &* . Paris. Halévy. Présidence de M. PARIS. MM. Meunier. Meunier fait une lecture sur un certain nombre de mots grecs tirés du latin. Les serments de 842. SÉANCE DU 4 MAI 1872. L. Paris. Etude de mythologie latine. Ordre du jour de la prochaine séance MM. Le dieu Mars. L. Inscriptions himyarites. Thurot et Bréal se font excuser de ne pouvoir assister à la séance. Etymologies grecques. Oppert.. Des observations sont présentées par MM. Inscriptions himyarites. Bergaigne. Bietke. MM. M. Gaidoz. Robiou. G. qu'il rattache à une même racine ~my « briller. Suite. d'Arbois de Jubainville et G. Paris. Massieu de Clerval. Havet. Présidence de M. » et dans lesquels il voit des dieux du crépuscule.PyocM~. d'Arbois de Jubainville Lachaise. Robiou. Ploix.

M. Bielke. M. Les mots perses dans les Acharniens. Frédéric Bajer Samlinger tiljsevn fa rende nordisk lydog retskrivningslaere. Robiou présente des observations.. Havet. Bréal.) Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. M. Il s'engage à ce sujet une discussion à laquelle prennent part MM. M. M. Duchâteau Catalogue de la bibliothèque de feu Ch. Par M. Robiou commence la lecture d'un travail sur le nom du dieu Mars. Les serments de Strasbourg. Massieu de Clerval termine sa lecture sur la varitza. De Charencey. Dufriche. Spassits. Meunier. Gaidoz. M. de Belgrade (Serbie. Ploix. 1871. Oppert et Lenormant. Halévy expose l'historique du déchiffrement des inscrip- tions himyarites. Philippe Berger.Egger. L. Est présenté pour faire partie de la Société. Présidence de M. L. M. Bréal donne l'étymologie du verbe latin procul et ~e~. Gads Boghandel. rue de Vaugirard. Egger. Copenhague. Sayous. Lenormant. SEANCE DU i~ JUIN 1872. de Labarthe. Egger et Bergaigne. THunor Sont présents à la séance. Thurot. par MM. Inscriptions himyarites. Assistant étranger M. Havet présente les étymologies des n* CTpoue:}). De Charencey. Ordre du jour de la prochaine séance MM. Sont offerts en hommage Par M. 52. Sayous. Levé. Halévy. Tournier. Meunier. . Le dieu Mars. MM. Oppert. Robiou. Brachet.

Le type germanique paraît être smerilo. Willems. David. Nederlandschegedichten. Halévy. par métathèse Un enfant vif et éveillé était comparé à un émerillon. (le M. Est élu membre de la Société.Oppert. M. Robiou. Darmesteter. Lachaise. G. Ordre du jour de la prochaine séance MM. le comte Jaubert qui demande l'avis de la Société sur une étymologie nouvelle du mot MM'ewe. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Lenormant discute quelques-unes des interprétations ~M! Halévy. Brachet sur ce sujet. Hartwig Derenbourg Notes sur la grammaire arabe. anc. B. MM. français MMM'e~e au vieux haut-allemand smerli. le Secrétaire donne communication d'une lettre de M. Par M. rue Willems de Vaugirard. Massieu de Ploix. Les serments de Strasbourg. « émerillon. Philippe Berger. Hatévy continue sa communicationrelative aux inscriptions hhnyarites. et comme d'yeux éveillés on dit émerillonnés. M. Brachet. Guieysse.G. dont le primitif a pu être s~arp!. Paul Meyer. Paris propose de rattacher mièvre. de J. Bergaigne. Bréal. . Tournier. M. Robiou lit un travail sur le nom et le caractère primitif du dieu Mars. émeril en ancien français. édités par P. commeon dit encore vif comme un émouchet. » qui a fait smirlus dans le latin du moyen-âge. Clerval. smerlo en italien. Sont offerts en hommage à la Société Par M. Paris. Les noms perses dans les Acharniens. Ce mot serait dérivé de mi- ebrius. F. et d'une autre de M. Pierron. Ploix et Meunier présentent des objections au sujet de l'étymologie de ~<M. 52. Il est donné lecture d'une lettre de M. M. M. ~a~M. Vaïsse. M. Lenormant.

Dufriche. Schœbel Robiou. Wyndham. Schœbel fait hommage à la Société d'une brochure intitulée la question d'Alsace.!XO[S< . Chodzko. Thurot et Lachaise. L. Bréal. Ploix. Des observationssont présentées par MM. M. Mowat. d'Abbadie. Meunier. Havet. Sur l'expression grecque d'Hésychius !jt8())Vt[MtotM~. Egger. A. Assistants étrangers. Réponse aux objections faites à son explication du mot Mars. Darmesteter. Tournier. Meunier et Ploix. Le dieu Hermès. Bréal. M. Robiou. Sur l'expression grecque de Pollùx <XCM'~p. Présidence de M. Egger. Ordre du jour de la prochaine séance MM. MM. Charles Joret. Thurot. Il est donné lecture d'une lettre de M. Lenormant. Lenormant. qui envoie ses remerciementspour la mention qui a été faite de lui dans le dernier numéro du Bulletin. MM. M. Schœbel donne lecture d'un travail sur un passage du f!:?' sp~~tx~ d'Aristote. Bielke. Courballée. Les serments de Strasbourg. F. Brachet. Guieysse. Oppert fait une communicationsur les mots perses dans les Acharniens.F. Lachaise. Philippe Berger. TmmoT. Des remarques sont faites a ce sujet par MM. Tour- nier. Sont présents à la séance. SÉANCE DU i5 JUIN 1872. Origine sémitique de quelques mots français. Pierron. Ploix. Halévy. Bergaigne. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté.

d'Arbois de Jubainville intitulé Jacob Grimm et Marcellus de Bordeaux. Schœbel. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Chodzko. Bielke. TnunoT. Pierron. Ploix. Havet. Wyndham. M. L. M. Origine sémitique de quelques mots français.Darmesteter. Schœbel et Gaidoz. Dufriche-Desgenettes. Egger. Contrairement à l'opinion de Diez. Darmesteter. M. Robiou donne lecture d'observations en réponse aux objections faites à son étymologie du mot Afar~.certainepartie de ces composés le verbe est à la troisième personne. Darmesteter présente des observations sur l'accentuation des mots Zo'M/'M~ et Jacob empruntés par le grec à l'hébreu et par le latin au grec. Tournier. Des observations sont faites par MM. Il s'engage à ce sujet une discussion à laquelle prennent part MM. Meunier donne communication d'un travail sur les composés français commençant par un verbe. comme fainéant. Des remarques sont faites par MM. Sont présents. Massieu de Clerval Paris. M. Robiou. MM. Bréal.M. Egger. Gaidoz et Thurot. Schœbet. Bréal. Lenormant. Thurot. Dufriche. Bergaigne. Philippe Berger. Thurot. Gaidoz. ~o~e-?MaM<<?a. Jacques Grimm et Marcellus de Bordeaux SÉANCE DU 29 JUIN 1872 Présidence de M. Darmesteter. . Meunier croit que dans une. Pierron. Lenormant et Thurot. Pierron. D'Arbois de Jubainville. Meunier. Robiou. Il est donné lecture d'un travail de M. Lenormant. Havet.

Schœbel donne lecture d'un travail sur les mots Théophobe et Théophile. Mots français dérivés de l'hébreu. M. Dufriche. Ordre du jour de la prochaine séance MM. G. Cette étymologie est contestée par M. MM Paris. MM. Ploix. Ce mot n'a rien de grec il est la reproduction d'une phrase phénicienne.M. Il est donné lecture d'une lettre de M. Wyndham. Bielke. Sont présents à la séance. par MM. actuellement 172. M. Berger. Paris. qui offre sa démission de membre de la Société. PAms. Montagu. SÉANCE DU 13 JUILLET 1872 Présidence de M. Meunier fait une communication sur les noms composés renfermant un verbe à un temps personnel. Scbœbel. M. Mots français dérivés de l'hébreu. Bréal présente une étymologie du mot français pelouse. Ploix. Havet. Etymologieslatines. Paris. Des observations sont présentées par M. Le dieu Hermès. Pierron. Bréal. ruedeRivoli~ à Paris. Lachaise. M. professeur de langues à Amherst-~CoUege. Sur les composés commençant par un impératif. Darmesteter. Bergaigne. Ploix commence la lecture d'un travail sur le dieu Hermès. Pierron. Talbot. Est présenté pour faire partie de la Société. Darmesteter. Ordre du jour de la prochaine séance MM. Le dieu Hermès (suite). Bréal. . Charles Rudy et Delondre. Théophobe et Théophile. M. Etats-Unis. Pierron et Bergaigne font des remarques à ce sujet. Meunier. Lenormant explique le mot ~SMVt~aotS~~ cité par Pollux. Ploix. Schcebel. Massachussets.

Brachet. Les serments de Strasbourg.
Bréal. Etymologies latines.
SÉANCE DU 27 JUILLET 1872

Présidence de M.

THUROT.

Sont présents à la séance, MM
Thurot,
Dufriche,
Meunier,
Lachaise,
Ploix,
Chodzko,

Gaidoz,

Bréal,
L. Havet,
Phil. Berger,
G. Paris,
Oppert,

Assistant étranger
M. Joret.
Est élu membre de la Société M. Montagu, professeur de
langues à Amherst-College, Massachussets, Etats-Unis.
M. Ploix termine la lecture de son mémoire sur le dieu
Hermès.
Des observations sont présentées par MM. Lachaise, Bréal,

Oppert, Paris, Dufriche.
M. Bréal propose une série d'étymologies.
Des observations sont faites par MM. Oppert, Lachaise,
G. Paris, Chodzko.
M. Paris présente des remarques sur la communicationfaite
dans la précédente séance par M. Meunier.
M. Meunier communique une nouvelle série de mots composés dont le premier terme est un verbe à la troisième personne.
Des observations sont faites par MM. Gaidoz, G. Paris.
Le procès-verbal est adopté séance tenante.

La liste des membres présents aux séances des 24 février-4 mai,
ayant été égarée, n'a pu figurer dans ce bulletin.

GUISCARD FISCHHART (FISCHART.)

et V sont en général identiques en allemand, de sorte qu'on
écrit Fisch et Fisch, Fastrad-a (nom déjà femme de Charlemagne)
et Yastrada (Pertz, .~oMM~e~s GefMQK~,v, 38). L'identité existe
toutes les fois que f et représentent avec leurs formes différentes
une seule et même articulation, l'articulation de la labiale aspirée.
Quant au W, qui est une labiale Ap:rsK~e, il ne saurait indifféremmént se substituer au v (f); cependant cette substitution, à
cause que w et sont de la même classe, doit arriver, et arrive
en effet. On trouve donc w pour v, f, et la transition parait s'être
faite par vu. Ainsi Fischbach, nom de lieu qui est écrit FMc&~c
dans Regesta /M'on'ae n~/<~Me(éd.Erhard) à l'an 954, est, à l'année ~25 de ces mêmes Régestes, écrit ~MMe&t'M. Ce n'est pas encore
~iscb., mais c'est un acheminement pour y arriver, et la substitution a réellement eu lieu pour le nom de~Mea~a; (Fischau) qu'on
trouve écrit Vischah dans Fontes rerum Austriacarum (vol. VIII)
et ~isaha dans le codex chronologico-diplomaticusRatisboniensis
'éd. Ried) à l'an 808. Puis, je cite Farulf (n. p.) (Mabillon, De re
diplomatica an. 690), I~M-My (ib. a. 847). Folcmar (Pertz IV)
t'o!emar (ib.) ~o~cMe?' (ForstemannI, 4~3). Fulcrad (Pèrtz, I,
4~), Volcered (Wigand Traditiones Corbejenses, 32) ~oM?'a~.
Falaba (n.I.), Fa!b (près Strasb.), t~alabu (cod. diplomaticus
Ferden (FarduFuldensis, éd. Dronke a. 778), Walbe-helm).
num) Verdun, Werduun (Thietmari Chronicon ad an. 973, ~0~).
Le changement du f, v, en w est donc constaté. Maintenant
comme celui du w en gu (Wilhelm, Guilhelm, Wisand, Guisand,
Wido, Guizo Wiso, Guizot) est certain, il n'y a rien qui s'oppose
à ce que FMC~< (dur au poisson, pêcheur endurci) ne puisse
produire Guiscard.
F

ScHCEB.EL.

BULLETIN
nE'
SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE

?

7

PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES,
DU

9

NOVEMBRE

1872

SÉANCE DU

Présidence de M.

9

AU

18 JANVIER 1873.

NOVEMBRE

1872.

TOURNIER, vice-président.

Sont présents à la séance,
MM. L. Havet,

Ph. Berger,
H. Gaidoz,
Robiou,
Sevrette,
&. Paris.

F. Meunier,
Dufriche,
Ed. Tournier,
Bielke,
Lachaise,

Assistant étranger
M. L. Naville.

Sont offerts en hommage
1° C/M~~Ma~'e co<:V;mc~
noise, recueil de textes annamites publiés, traduits et transcrits en caractères nguratifs par Abel Des Michels, premier
fascicule. Paris, Maisonneuve, 1872, xv-47 p. et 67 pl., gr.
2° deux exemplaires d'une brochure anonyme dont
in-8°
]e sujet est étranger à la linguistique.
M. Meunier fait une communication relative aux Lois de
Guillaume le Conquérant il montre par l'examen des formes
verbales que certaine passages ne peuvent être considéra
comtne des textes rie lois, mais seulement comme I':)t):d\ se
qu'en d'Anne un n;n')'ateur ~ostét'ieu)'. D''s ubservations su:it
laites put'~fM. Uj'b~u. ). ?fa\'et.

Havet lit un travail sur les deux espèces du K indoeuropéen reconnues par M. Ascoli, et qui se trouvent par
exemple dans le thème des noms de nombre quatre et dix. Il
combat la théorie de M. Ascoli qui représente ces deux K par
les symboles jK~ et Ki, et identine le premier à un groupe Kv,
et le second à un K ordinaire. Des observations sont faites par
M. L.

MM. Dufriche, G. Paris.

Est présenté pour fairepartie de la Société, par MM. G. Paris
et Bréal M. Storm, professeur de langues romanes à l'Université de Christiania.
Ordre du jour de la prochaine séance
Vote sur l'admission de M. Storm.
MM. H. Gaidoz Communication traduite du hollandais de
M. Kern sur la déesse Nehalennia.
G. Paris Lecture d'un travail de M. Storm sur les
anciens dialectes italiques dans leurs rapports avec
les dialectes italiens modernes.
L. Havet Le mot latin aura.
Schœbel. Luther-Littré.
SÉANCE DU

83 NOVEMBRE 1872.

Présidence de M. G. P~MS, vice-président.

Membres présents
MM. Meunier,

Darmesteter,
L. Havet,
Michel Bréal,
Ch. Schœbel,
Dufriche,
Ed. Sayous,
Halévy.

Robiou,

Bergaigne,
G. Paris,
Lachaise,
A.

Ch. Ploix,

Guieysse,
Massieu de Clerval,

Oppert.

Chodzko,

Assistant étranger

M. Courbalée.

Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté.
Sont offerts par M. Schœbel Recherches sur la religion
première de la race indo-iranienne. Paris, Maisonneuve, 1878.
Par M. Sayous Notice sur une carte philologique de la
Hongrie. (Extrait des Mémoires de la Société de Géographie.)
Est élu membre de la Société M. Storm; professeur de
langues romanes a l'Université de Christiania.

Est présenté pour faire partiede la Société, par MM. G. Paris
et L. Havet M. Courbalée, élève de l'École des HautesÉtudes, 59, rue Monsieur-le-Prince.
M. Lachaise présente des observations sur la communication
faite par M. Havet dans la précédente séance.
Il est donné lecture de la première partie du travail de
M. Storm, sur les voyelles atones du latin et des dialectes
italiques.
Des remarques sont faites par MM. Schœbel, Meunier et
Lachaise.
M. Louis Havet propose une étymologie du mot latin aura,
signifiant « éclat, lumière, » lequel doit être distingué de aura,
« souffle, émanation. »
MM. Robiou et Dufricb.e font à ce sujet des observations.
M. Schœbel lit un travail sur les noms propres Luther et

Littré.

Il s'engage à ce propos une discussion entre M. Paris et
M. Schœbel.
M. Halévy présente des observations sur la prononciation

de certaines gutturales arabes.
M. Bréal communique l'étymologie des mots latins costae,

intestinus et clandestinus.
M. Meunier propose diverses étymologies.
Ordre du jour de la prochaine séance
Suite du travail de M. Storm sur les voyelles atones en

latin.

Gaidoz. La déesse Nehalennia.
Sayous. Publications finnoises.
Thévenin. Sur le verbe <~c/M"<xM~rc.
SÉANCE DU

7

DÉCEMBRE

1872.

Présidence de M. THUMT.

Sont présents à la séance.
MM. Meunier,

Havet,
Bréal,

Thurot,
Sayous,
Vaïsse,
Pierron,
Gaidoz,

Dufriche,
Lachaise,
Beljame,
Oppert,

Pierret,
Massieu de Clerval,

Halévy.

Le procès-verbal de la séance précédente est lu par M. le

Secrétaire.

M. Meunier fait quelques observationsau sujet de l'étymologie d'K<c~!KMS donnée par M. Bréal. Il se réfère à un passai;
du livre de Savelsberg sur les particules.

Le procès-verbal est adopté.
M. Courbalée, élève de l'Ecole des Hautes-Études, est élu
membre de la Société.
Est présenté par MM. Thurot et Bréal M. Thévenin, répétiteur à l'École des Hautes-Etudes.
M. Donner envoieenhommageun travail intitulé (en Suédois):
Aperçu de l'histoire de la philologie fimio-hongroise. Helsingfors, 1872.
Il est procédé à l'élection de trois commissaires chargés de
vériner les comptes du trésorier et de l'administrateur. Sont
MM. Havet, Sayous et Pierron.
M. Gaidoz donne lecture de la traduction d'un mémoire de
M. Kern sur la déesse Nehalennia.
Il est lu une lettre de M. Schœbel répondant à quelques
objections faites au sujet de son travail sur le nom de Luthernommés

Littré.

vêt continue la lecture du mémoire de M. Storm sur
les voyelles atones en latin et dans les langues italiques.
M. Ha

Ordre du jour de la prochaine séance
Renouvellementdu Bureau.
Sayous. Publications finnoises.
Meunier. Étymologies.
SÉANCE DU 21 DÉCEMBRE 1872.

Présidence de M. TmjnoT.

Sont présents à la séance.
MM. Meunier,

L. Havet,
Pierron,

Léger,
Tournier,
Egger,

Sayous,
Dufriche,
Bergaigne,

Gaidoz,

Ploix,

Bielke,

Thurot,
Darmesteter,

Schœbet,
Delamarre,

Lachaise,
Bréal,

sur la philologie celtique et sur les langues océaniennes. Baudry. Gaston Paris. Gaidoz annonce la mort de M. Gaidoz. Meunier. Bergaigne. Meunier. Est élu membre de la Société M. M. Betjamo. Secrétaire M. Egger. Meyer. . Sayous. Membres du Comité d'administration MM. Emile Senart. Sur la proposition de M. Bréal. Dans cette liste seront compris les membres décédés depuis la fondation. trésorier. la Société décide qu'elle échangera à l'avenir ses Mémoires contre le Journal de Kuhn. Sevrette. Administrateur M. au nom de la Commission nomméedans la séance précédente. Sevrette. Beijame. de Charencey. Bibliothécaire-archiviste M. pour le dévouement qu'il a apporté à ses fonctions. Ces comptes sont approuvés. Ordre du jour de la prochaine séance Sayous. Edwin Norris. H.Paris. Thurot. M. l'Administrateur lit un rapport sur sa gestion pendant la même année. Louis Havet. Membres du Comité de publication MM. la Société décide 1" Qu'à l'avenir les cotisations de chaque année devront être acquittéesavant le 31 mars. le Secrétaire lit un rapport sur les travaux de la Société pendant l'année 1872 (voir plus loin). linguiste bien connu par ses travaux sur les inscriptions assyriennes. et publiée sur la couverture du prochain fascicule. Courbalée. Secrétaire-adjoint M. 2'' Qu'une liste des membres ayant acquitté la cotisation de 1872 sera dressée. Renan. Vice-Présidents MM. Publications finnoises. Il est procédé au renouvellementdu Bureau. Thévenin. et notamment pour le zèle couronné de succès avec lequel il a fait rentrer une partie des cotisations arriérées. lit un rapport sur les comptes du Trésorier. Gaidoz. Sont élus Président M. Senart. M. dont les éditeurs ont demandé l'échange. Sur la proposition de M. Ploix et Bergaigne. Derenbourg. et des remerciements sont votés à M. M. Brunet de Presle. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Trésorier M. répétiteur à l'École des Hautes-Études. sauf les cas d'exceptionsappréciés par le Bureau.

Paris annonce la perte douloureuse que la Société vient de faire dans la personne d'un de ses membres les plus illustres M. G. Étymologies. membre de l'Institut et professeur au Collége de France. Gaidoz dépose sur le bureau le 4° volumede la traduction . M. Tournier. Paris. Havet. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. M. M. le Secrétaire. Darmesteter. la Société décide qu'à l'avenir les fascicules de ses Mémoires seront régulièrement offerts à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Gaidoz. Storm. P~MS. qui forment pour nous le côté national et le plus facilement abordable de la philologie. Note sur le mot fagne. Meunier. Des désinences casuelles slaves commençant par un m. Paris remerciela Société de l'honneurqu'elle lui a fait en l'élevant à la présidence il espère que l'année sera fructueuse en travaux scientifiques. MM. Bergaigne. Elle décide en outre que les deux derniers iasci-eules seront offerts à M. Leger. Bèrger. Maspero est chargé de rédiger pour le prochain fascicule du Bulletin une notice sur les travaux de M. notamment pour les langues romanes. de Rougé. Gaidoz. M. Bréal. Notes sur le mot adchramire. SÉANCE DU 4 JANVIER 1873. Restent 300 francs en caisse. Bergaigne. Havet. lequel avait présenté à l'Académie les premières publications de la Société. Adolphe Regnier. Sur la proposition de M. Thévenin. Sayous. Présidence de M. Observationsphonétiques faites par un aveugle. Sont présents. La Société s'associe aux paroles de regret prononcées par le Président. Maspero.Meunier. Thévenin. Des voyelles atones. Lachaise. lequel est inscrit à son nom et déposé à la Banque de France. G. Meunier annonce qu'il a acheté un titre de rente de 120 francs. Beljame. de Rougé. M. Courbalée.

Paris. Gaidoz. » M. Bergaigne. P~Ris. Donner qui a été présenté en hommage à l'une des séances précédentes. . » schreiten. Muwat. Meunier propose l'étymologied'une série de mots qui ont dans les langues germaniques un s initial. « marcher. dans la langue juridique. M. Paris. Sayous fait une communication sur les publications relatives à la langue et à la littérature finnoises. Dufriche. Massieu de Clerval. Chodzko. Ilavet. tandis que les termes correspondants des autres langues en sont privés. » schwer. Guieysse. Présidence de M. Berger. » schwalbe. que le Ministère de l'Instruction publique envoie à la Société. M. Ha vêt lit une note sur les observations phonétiques et l'alphabet universel de M. SÉANCE DU 11° siècle avant 18 JANVIER. « lourd. Des voyelles atones.française de Bopp.t. Bielke. M. en vieux français arramir. Étymologies. Lachaise. G. Des remarques sont faites par MM. Thévenin lit une note sur le mot achramire. Meunier. Des désinences casuelles slaves commençant par un M~. qui. Gaidoz. Halévy. Note sur le mot fagne. Suite de ses observations phonétiques. Ploix. Paris et Tournier. Lenormant. Storm. Sur la prononciation romaine au Jésus-Christ. Bréal. Havet. « grêle. Bréal. MM. Ordre du jour de la prochaine séance Meunier. « hirondelle. Il entretient notamment la Société du livre de M. Sur la langue des Falachas. Léger. Bréal. Darmesteter. CourLatëe. Bergaigne. signifie « promettre » et non « faire un contrat. » Des observations sont faites par MM. Ces mots sont sclalosse. Ballu. Sont présents. Halévy.

Bergaigne. M. Sur un préfixe péjoratif en français. Note sur le mot fagne. Il s'engage une discussion à laquelle prennent part MM. Bréal.<ainsi que des publications analogues qui pourront être envoyéesà la Société. Gaidoz. présente une suite de rapprochements tendant à prouver que les lettres r et peuvent permuter dans les langues de l'Europe. La langue sumérienne. Darmesteter. Gaidoz. fait excuser son absence. Sur la langue accadienne. Ploix offre en hommage un numéro de la Revue de linguistique et de philologie comparée. Dufriche. pour faire partie de la Société M. contenant un article dont il est l'auteur (sur le dieu Mercure et la racine MM/'). Hatzfeld. La langue des Falachas (suite). le Président annonce le décès de M. M. professeur au hcée Louis-le-Grand. Lenormant. les trois premiers fascicules du XXI" volume de la ~e~sc/t~/î de Kuhn. Darmesteter et M. est décidé qu'à l'avenir le Bulletin donnera un compterendu analytique du Journal de Kuhn. Observationsphonétiques. Sont offerts. Oppert. Des désinences casuelles slaves commençant par H un Sur la prononciation romaine Jésus-Christ. M. par la Rédaction du Journal. M. L. M. M. Ordre du jour de la prochaine séance Halévy. Halévy fait une lecture sur la langue des Falachas. Havet. Meunier. Bergaigne. Sur l'altération du caractère kaph en phénicien. population abyssinienne. Havet. . en réponse aux objections qui lui ont été faites dans la dernière séance par M. l'un des plus anciens membres de la Société. Havet. Judas. empêché. et connu par ses travaux de philologie et d'épigraphie africaines. Berger. Sur l'origine des voyelles.Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. M. Une notice nécrologique sera insérée dans le Bulletin. Bréal présentent. Bielke. Havet veut bien se charger de ce travail. au 11° siècle avant Lenormant.

RAPPORT DU SECRÉTAIRE SUR LES TRAVAUX DE LA SOCIÉTÉ PENDANT L'ANNÉE ~872. autant l'année qui vient de s'écouler a été calme. Quand le procès-verbalmentionnesimplement que des observations ou des objections ont été faites par un confrère. sinon celui qui en est l'auteur. ont rempli une suite de séances. ce renseignement a évidemment besoin d'être complété. nous l'espérons. Kous avons vu cn'er sunces'?ivument une Revue Egyptienne. L'accession de quelques nouveaux membres étrangers prouve que notre Société jouit hors de France d'une juste considération. puisqu't'He témoigne de la vitalité croissante de nos études.kheux en elle-même. une . Vos Mémoires n'ont pas encore pris le mouvement accéléré qu'il faut souhaiter qu'ils adoptent. Aux raisons que vous connaissez il en faut joindre une qui n'a rien de f. Autant les deux années précédentes avaient été remplies d'incidents de toute sorte. Cependant les grandes questions de phonétique et de grammaire fourniront bientôt. Il serait donc à souhaiter qu'à la suite de chaque discussion importante. Vous voyez avec plaisir s'étendre le cercle de notre activité l'hospitalité de nos Mémoires. 11 suffirait sans doute qu'on donnât une fois l'exemple d'une telle discussion résumée par écrit. H semble que le caractère de cette publication ne soit pas encore assez défini. Une remarque que suggère cette énumération. de M. Cependant la lecture même du procès-verbal de nos séances montre quelle pourrait être l'utilité du Bulletin. Vous avez maintenu le Bulletin. Bergaigne sur le mythe des Ribhus. Massieu de Clerval sur la varitza. Ploix sur le dieu Hermès. pour que t'usage s'en établit parmi nous. et plus encore peut-être en vue des services qu'il nous rendra dans l'avenir. les raisons présentées pour et contre fussentremises à votre Secrétaire ou à votre Administrateur elles seraient insérées dans le Bulletin. Nos séances se sont tenues régulièrement elles ont été occupées par des lectures intéressantes et des discussions fructueuses. de M. c'est que les longs mémoires se font plutôt sur la mythologie que sur la linguistique. le sujet de travaux développés. Mais personne ne peut condenser une argumentation philologique.ne fera sans doute pas défaut aux travaux de ces confrères hors de France. en raison des services qu'il nous rend. C'est la fondation de Recueils spéciaux destinés chacun à une portion distincte d~'s recherches que vous embrassez dans leur ensemble. comme celui de M. Des travaux étendus.

MM. La Revue Archéologique. et le Bureau jugea à propos d'attendre qu'on fût un peu remis de ces graves secousses avant de rappeler aux Sociétaires leurs obligations envers la Société. Si nous avons quelquefois regretté comme secrétaire cette multiplicité de publications. deux Revues Romanes. depuis qu'elles sont entrées à la Société. absorbent également un certain nombre de travaux grammaticaux. Les travaux relatifs aux langues de l'Orient ont depuis longtempsun organe dans le Journal Asiatique. la rentrée des cotisations. le Trésorier proposa il y a quelques mois de faire toucher à domicile les cotisations arriérées. RAPPORT DE L'ADMINISTRATEUR 2~ Décembre 872.Revue Celtique. N'oublions pas enfin un recueil analogue au nôtre. la Bibliothèque de l'École des Hautes Études. la Revue de Linguistique et de Philologie comparée. Le plus grand nombre des cotisations rentrèrent d'elles-mêmes. Mais il se présenta des circonstances fâcheuses. le Secrétaire et surtout quand un rapport va vous être présenté par la Commission des fonds. en prétendantdonner à leur démission une valeur rétrospective. La Société pourtant n'avait pas cessé de leur faire le service de ses publications qui n'avaient pas été refusées.. Il faut que les membres de notre Société tiennent à honneur de rester fidèles à nos Mémoires. le plus petit nombre. Le recouvrementdes cotisations annuelles avait été interrompu par les événements de ~870 et ~87~. où d'ailleurs ils sont sûrs d'être lus par un public essentiellementcompétent. n'ont pas payé un centime de cotisation. nous ne pouvons cependant nous empêcher d'y voir un symptôme favorable à nos études. Quelquesunes. M. que cet état de choses doit cesser . demeurant en souffrance. Vous jugerez sans doute.dans le nombre se trouvent des personnes qui. d'autres se dirent démissionnaires. C'est à cetteconditionque nous consoliderons de plus en plus un Recueil qui sera un jour le témoignage durable de nos séances et de nos travaux. l'Annuaire de l'Association pour l'encouragement des Études Grecques. Quelques Sociétaires ne payèrent notre envoyé que de paroles évasives. MM. aussi me bornerai-je à quelques courtes'observationssur l'importante question qui va être touchée tout à l'heure. La proposition fut adoptée par la Société et mise à exécution. Il me reste peu de chose à dire après la communication de M.

je crois. à l'Association des Études Grecques. La seconde consisterait à dresser le er janvier de chaque année la liste des membres de la Société. il est vrai. Si la liste des Sociétaires devient par là plus courte de quelques noms. d'autres voyagent.dans l'intérêt des finances de la Société. elle s'augmente tous les jours par l'arrivée de nouveaux membres. la valeur de ses publications dont le seul défaut est d'être trop rares. sur la couverture de nos Mémoires. Dans cette liste ne seraient admis. La réputation toujours croissantede la Société. Vous savez qu'il ne se passe guère de séance sans qu'il se fasse une ou deux présentations. H serait certainement pénible de rayer nommément les retardataires de la liste des membres. dont je propose l'adoption à la Société. mais on peut arriver autrement à ce but en prenant les deux mesures suivantes. Certains membres résident à l'étranger. sauf exception dont le Bureau serait encore juge. Cette liste serait publiée dans le Bulletin. et elle serait reproduite. L'omission du nom des retardataires constaterait que la Société ne regarde plus comme lui appartenant les membres qui n'ont pas rempli leurs obligations envers elle. pour le public. qui ne peut continuer l'envoi coûteux de ses Mémoires et de son Bulletin à des personnes qui ne paient point leurs cotisations vous jugerez qu'il doit cesser pour la dignité même de la Société. et il n'est pas hors de place d'invoquer ici ce principe de stratégie qu'une petite armée exercée et disciplinée vaut mieux pour la bataitle que des bandes nombreuses sans discipline et sans cohésion. que les Sociétaires ayant acquitté leur cotisation pour l'année précédente. Cette mesure sans doute réclame des tempéraments. d'autres peuvent être empêchés par des circonstances imprévues il suffirait de laisser le Bureau juge des tempéraments qui seraient apportés dans l'exécution de cette mesure. . dont quelques-uns sont. chiffre prévu comme maximum par notre règlement. La première serait de décider que les cotisations seront exigibles dans le premier trimestre de chaque année. par exemple. lui attirent tous les jours de nouveaux adhérents. Au surplus il n'est pas nécessaire qu'elle atteigne jamais le nombre de 500 Sociétaires. connus et célèbres dans le monde de la science. mesures qui sont en vigueur dans d'autres Sociétés savantes.

La Commission propose à-Ia Société l'accepts. et des remerciementspour le Trésorier. Cotisations. La Commission de trois membres nommée. Dépenses. Février. le total des recettes s'élevait à 3. Cotisations Janvier.. Vente de Total des fascicules recettes Le trésorier avait en caisse au ~janvier. A. PtERMN. Août. Elle a constaté que. ED. Novembre. L.RAPPORT DE LA COMMISSION DES FONDS. EXERCICE HAVET. savoir Frais de salle Janvier. Cotisations. SAIOCS.novembre. ~872. Mai. pour examiner les comptes du Trésorier. 7?ece~M. Avril. le total des dépenses à ~39 fr. a procédé à la vérification des quittances et des registres de l'exercice 872. juillet. 35 c. SAïODS.tion décès comptes. février. 20 c. Cotisations. De cette somme il faut déduire les dépenses. juillet. PiEREON.443 fr. dont l'activité et le dévoue- ment ont fait rentrer dans la caisse des arriérés considérables. HAVET. Frais divers Frais divers Frais divers Août. malgré le retard d'une année apporté dans le paiement de la subvention de l'État (la subvention n'a été payée que pour l'exercice ~87~ dans le cours de la présente année). en vertu du règlement de la Société de Linguistique. dans la séance du 7 décembre. Cotisations. L. 85 c. Juin. Cotisations.583 fr. Recouvrement Octobre. 11 reste donc en caisse à la fin de ~872 une somme de 2.583 20 ED. Cotisations. 336 fr. Total A. »» 2466 »» 286 ax» 228 S~6 972 ~~2 433 ~66 ~7~5 »» ex» ~M n »» ~00 »» 868 400 <0 0 3. Mars. septembre. avril.Correspondance ~20 24 90 45 40o ~50 39 70 ~8 8 »» 40 »» . Mars. Timbres reçus. mai.

à Paris. BENOIST. BLOTXfCKf. Bulletin. à F'aris. DARMESTETEn. 55. rue de Vaugirard. H. 2. 10. à Paris. à Paris. AU JANVIER <873'. à Paris. rue du Bac. 1. rue des Saints-Pères. 69. plan Pastourel. H. rue de Ponthieu. 31. rue Tholozé. A. Eug. BLOCfsxEvsKY. à Paris. Bo'<NARDOT. à Lisieux (Calvados). H. DENLOEW. A. à Dijon. 120. Frais divers 87t ~5 desdépenses. Emile BuRNouF. à Montpellier (Hérault). 63. A. à Paris. A. rue Saint-Dominique-Saint-Germain. 17. BAUDRY. rue de Madame (prolongée). rue Boutard. BAILLY. Paris-Montmartre. mais en les arcompagnant du si~nc f. CocHERts. à Troyes (Aube). CHAtoxET. rue de Lyon. 7. 2?. à Paris. DE CHApENCEv. 19. à Paris. Le prince Mekerdiseh DADfAN. M. 93. Antoine D'ABBAYE. HAVET. BoucHERiE. rue des Feuillantines. rue du Bac. à Paris. à Aix-en-Provence. BpuxET DE PRESLE. 7G. 7t. d'Arbois DE JusAiNVtLLE. à Paris. DE LA BERGE. AI. 69. à Poitiers.~43 35 85 ED. L. A. F. Gaston BoissiEft. H. Philippe BERGER. 3. Paris-Montrouge. à Paris. à Paris. à Paris. rue Saint-Louis-en-l'Ile. A. COUREL-GROULT. 13.583 20 Total Si du total des recettes et de l'encaisse on retranche le total des on voit. à Angoutume. PIERRON. BnÈAL. BELjAME. SAYOCS. . à Orléans (Loiret). à Paris. CHASSANG. à Paris. rue du Cherche-Midi. 73. ~39 2. CHODZKO. à Paris. 52. rue du Paon. CARRfERE. On a conservé. BfELKÈ. le nom des membres que la mort a enlevés à la Société. ~<39 35 dépenses. 3. qu'il reste en caisse à la fin de l'exercice ))x ~72. rue de Yaugirard. boulevard Saint-Michet.factures Timbres pour Fascicules. CouRBALÈE. rue de Lacépède. rue des Feuillantines. Le comte H. à Paris. 93. à Paris. BHACHET. à Athènes. rue Monsieur-le-Prince. 59. boulevard Saint-Michel. 2U. rue Bonaparte. CHABANEAU. BEMtAiGNE. A. C. LISTE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE MM. rue Bonaparte.

D'EicHTHAL. rue Maguelonne. rue Notre-Dame-des-Victoires. 27. rue Madame. grand duché de Finlande. Abel HovELACQUE. à Paris. 60. 20.Casimir DELAMAME. Joseph HALÊvY. à Paris. rue d'Assas. 72. DOGNÉE. à Liége (Belgique). -j. DELONDRE. à Paris. GAmoz.à Saint-Illiers-le-Bois. Le-comte JAUBERT. ancien professeur de Faculté. à Paris. 28. par Bréval (Seine-et-Oise). à Helsingfors. à Paris. à Montpellier (Hérault). à Strasbourg. à Paris. 6. t rue Cujas. rue de la Tour. 73. H. A. place Wagram. G.à Paris. C. Joseph DERENBOunG. 11. par Culoz (Ain). 28. A. 48.à Paris. 32. boulevard d'Avroy. FoupNiER. à Paris. HEtNBMH. 27. rue Jacob. rue Aumaire. Louis HAVET. rue Jessaint. rue de Bellefond. Ch. ESTLANDER. Prosper MARTIN. à Dublin (Irlande). à Paris. A. rue des Francs-Bourgeois au Marais. . F. 22. 0. 18. quai d'Orléans. . à Paris. DELAPLANB. à Paris. Hartvig DEnENDOUM. EuADÈs. rue de Seine. Le D~ FpÉDAULT. aux Archives Nationales. 99.Le D'' JuDAS. à Paris. EooER. cours Morand. Passy-Paris. à Paris. MASstEu DE CLEpvAL. rue Notre-Dame-des-Champs. Paul MEYER. 4. à Vitry (Seine). grand duché de Finlande. DIDOT. rue Bréa. 35. à Paris.à Paris. DELAHAHRE. ancien consul de France à Ceylan. rue de Dunkerque. Fr. Le D' LiÉTARD. à Paris. à Pans. à Paris. E. LESAGE. à Paris. Paris-la-Chapelle. à Lyon. 30. 78. Gardiner's Place. G. rue Chaptal. Louis LEGER.à Paris. à Plombières. LITTRÉ. 35. Le D** Eug. à Paris. rue Neuve-des-Mathurins. à Helsingfors. Alfred MAUpY. G. W. à Paris. 100. Paul MELON. L. GnANDSAGNAOE. DpËME. à Paris. rue de l'Odéon. rue de Grenelle-Saint-Germain.16. rue du Sommerard. rue Brézin. à Paris. 27. LACHAISE. à Paris. rue Madame. rue de Rougemont. G. Pau) GMMBLOT. route de Saquet. rue Fléchier. à Paris. P. MAspERO. à Paris. 1. DnFRicHE-DESGENETTES. Camille HERVÉ. 4. t Maurice MEYBp. LEVÉ. HAUVETTE-BESNAULT. GUYESSE. HENNESSY. à Liège (Belgique). à Versailles. 6. 2. DncHiNsm. MEUNIER. Th. place Gerson. M. 12. rue de Bellechasse. à Paris. 6. à Thoissey. H. à Paris. rue du Conservatoire. 56. 86. Siegfried GOLDSCHMIDT. François LENORMANT. à Agen. DONNER. rue d'Angivilliers.

à Montpellier (Hérault). rue Gay-Lussac. 35. vicomte Em. à Paris. à Paris. à Christiania (Norvège). rue des Écoles. \V. 49. à Paris. PAPLONSKJ. 19. J. à Paris. à Paris. PAPIER. 36. à Paris. 7. Auguste PÉCOUL. 332. rue Neuve-des-Petits-Champs. à Dublin (Mande). à Paris. MowAT. 33. Vith. WYNDHAM. rue Mayet. 1. Massachussets. à Varsovie (Pologne). PAYSANT. à Paris. P. ROLLAND. rue de Lille. rue Jeoffroy-Marie. rue de Vaugirard. à Paris. THEVENtN. boulevard Beaumarchais. rue de l'Université. 5. Ch. rue de Monceau. Henthorn ToDD. NoM~iËs. E. MOREL-FATIO. à Paris. rue Hauteville. Mum.o. à Paris. SEVRETTE. Marius SEpET. enclos Tissié-Sarrus. PIERRON. à Paris. PIERRET. à Paris. à Paris. Edouard SpECHT. à Paris. Ch. Ch. à Paris. rue Campagne-Première. 66.à Paris. à Copenhague(Danemark). 94. Paris-Plaisance. à Paris. rue du Regard. 29. à Troyes (Aube). VAÏssE. professeur au Cottége de France. à Amherst. . à la Sorbonne. rue Mazarine. à Paris. à Rennes. rue d'Assas. ScHOEBEL. à Paris. 76. rue du Chemin-Vert. rue de Vienne. membre de l'Institut. DE TouRTOuLON. rue Vanneau. 10. RuDY. 13. boulevard des Datignottes. 6. 95. rue Gay-Lussac. 15. rue Monsieur-le-Prince. Le Marquis DE QUEUX DE SAINT-HILAIRE. à Paris.à Paris. Merchiston Avenue. -{. rue du Cherche-Midi. VAUDOiR-LAtNÈ. à Paris. 24. 5. Ch. 16. STORM. A. OPPERT. à Copenhague(Danemark). Le vicomte G. DE PONTON D'AMÉconpT. Senior Fellow of Trinity Collège. 19. à Paris. Ed. RoBiou. J. 32. 14. à Paris. rue de Miromesnil. 9. à Paris. 14. rue Servandoni. TamtOT. DE RouGÈ. rue du Cherche-Midi. à Edimbourg (Écosse). rue du Pré-Perché. rue Saint-Honoré. R. Le Ëmite SENART. 26. RENAN. Paul RIANT. Gaston PARIS. J. à Paris. Le baron Ch. 55. THOMSEK. SAYOUS. à Paris. à Paris. rue Gay-Lussac. 10. Charles PLOIX. F. 7. L. à Paris. à Paris. A. à Paris. 11.\TEL. rue du Sommerard. rue du Sommerard. (États-Unis d'Amérique). Camille PELLETAN.Abel DES MrcHELs. Léon RENIER. MoNTAGU. rue Soufilot. TouRMER. Ct).Le D*' J. T-PELLAT/ doyen de la Faculté de Droit. 76.

nous t'offrons la Varitsa. Il nous parle d'une bouillie. et toi. le bélier crépu du Rigvéda: Barbara représenterait ici la chèvre hivernale. Dans nos pays. » On chante en préparant la Varitsa: « Vara fait bouillir la Vari~sa Caya t'ay! varitse). selon lui.) Mutter. mère. relations qui ressortent aussi de sa légende et de la vertu qu'on lui attribue de préserver des morts subites. analogue au sanscrit vrtrahan. de blan'hes agnettes. de petites chèvres (le mot signifie aussi des blés de mars). spécialement dans les Bouches de Cattaro. donne-nous la Voditsa (eau bénite. nous trouvons d'autres indications sur son rote dans le jeu des éléments. Nous ne saurions dire où le nom de Barbara se serait conservé comme nom mythologique féminin. des enfants mates et de jeunes taureaux. à laquelle on attribue diverses intluences et dont on tire des présages pour la fécondité de la terre. nous semble mériter l'attention. une de ces personnifications de l'hiver ou du ciel nuageux que combat un dieu ou un héros. des agnettes. Nous remarquerons seulement que toutes les traditions rendent plausible l'hypothèse de la substitution de la martyre chrétienne à une Barbara antique dont elle aurait gardé te3 attributs dans les croyances populaires. comme Urana. la chi~XXepof. Xt~Mpx. Chez les Slaves du sud. LA RACINE VAR. Vuk Stefanovit'Karadjit' nous raconte en détail les rites populaires de la sainte Barbe chez les Serbes. littéralement petite eau). On offre la Varitsa à l'eau avec cette invocation « Bon matin. avec la foudre.BARBARA. LA VARITSA. Barbara signifierait. pour faire naitre de petites chèvres. a ramené la première partie de ce nom composé à Barbara. des enfants mâles et toute sorte de bonne fortune. à proprement parler. ce qui nous revoie ses relations avec l'orage. Quelque singulier que paraisse ce rapprochement. Fanwa. la Varitsa.l'homonymie de cette vieille figure mythologiqueavec la sainte que nous appelons en français sainte Barbe. On commence à la même époque à chanter des cnants qui t'adressent à Noël. » Cette bouillie nous a rappelé la bouitlie de Berchta que t'en Mt en Attematjne dans les jours appelés les douzièmes (die Zwœtften). M. eau fraiche. dérivé de la racine ï'ar. en examinant le mythe grec de Bellérophon. que t'en prepare la veille de ce jour. Max = . Bellérophon serait. sainte Barbe est la patronne des canonniers. le nuage. (Extrait d'une lecture faite à la Société. surnom d'Indra.

identique à Fauna que nous ne serons pas les premiers à comparer a ta Holda-Berchtagermanique. de couvrir. d'ondoyer comme les vagues et les flammes. disons aussi. de Frigg. Parmi les plus importants. et cela nous parait indiquer ici l'idée principale. Le verbe ancien slave vrëti. Si nous hésitons devant les périls de cette entreprise. citons encore celui de ra?'Kf. de Fauna. Nous nous sommes demandé si d'une manière ou d'une autre "Hpx se ne laisserait pas aussi rattacher à t'ar. de Barbara se cache une même conception antique. et dont la connexité nous semble évidente.a. Si nous admettons que derrière les personnages de Frigg. celui de la Bonne Déesse. de fermenter et de sourdre ~scaturire). sinon l'identité de Barbara et de Hercbta. auquel se rattache variti. nous ne pouvons pourtant nous empêcher de voir dans notre Vara serbe de grands rapports avec une Junon. d'envelopper. si le nom de Vara.MVAL. Le calendrier a placé la fête de la sainte le jour même où les matrones de la vieille Rome célébraient les rites bien connus dans l'histoire par le sacrilége de Ctodius. H. Quoi qu'il en soit. 2" celui de bouillir. fs~'a/'a. les rapports avec Noë! et le temps solsticial ne rendent pas douteuse la parenté très-proche. Ces verbes nous ramènent à la racine primitive t'ay. Si le rapport de Barbara avec Berchta est manifeste. cfr. Les dérivés de la racine t f< sont innombrables. ce ne peut être non plus une coïncidence fortuite qui nous fait rencontrer dans nos recherches un autre souvenir païen. nous ne saurions voir un simple jeu de mots moderne dans ces paroles des femmes serbes c raya vari varitse. L'idée de chaleur ne serait qu'accessoire. de Berchta. Le passage d'un sens à l'autre nous semble facile par les idées de tournoyer. scr. bouillonner. » et nous serions tenté de leur attribuer une réelle valeur étymologique et mythique. MASStEC DE Cf. Nous avons rappelé en commenrant des noms mythologiques bien connus. Tout ce que nous apprennent les nombreuses traditions relatives à cette dernière nous ramène au type primitif de la Junon Scandinave. il peut signifier à la fois celle qui enveloppe et celle qui bouillonne. vr. Les lois étymologiques et les meilleures autorités nous permettent d'attribuer aussi à cette racine tous les sens que nous venons d'indiquer. J?a~ara est antique. II serait superflu d'énumérer ici les fonctions multiples et bien connues de cette déesse.Les propriétés attribuées au mets aussi bien que l'époque de l'année. . a deux sens qu'il ne nous parait nullement impossible de concilier celui d'enfermer. nom très-convenable pour une déesse de l'atmosphère.

OUTILS DE LABOURAGE CHEZ LES PEUPLES SLAVES. ~os-soc/i-acs. en tenant le bout de deux manches. rallo. les populations grecques et slaves vivent ensemble. fourche de fer. Tous ces mots correspondentpour le sens ainsi que pour la forme au grec oipoTpov. dont l'origine est'inconnue. En fait de dérivés il y a orati ou arati. Cependant on retrouve le thème primitif dans quelques composés. laboureur. tandis que le laboureur. et le suffixe taï. couteau. Je crois que le mot en question est foncièrement slave et que sa forme grammaticale peut aider à en expliquer la vraie signification. comme ~po-socA. c'est le persan CAaM. » En effet. . « qui fourche. couperet.s. vient peut-être de si. branche. rallo radio. Les noms slaves de la charrue à croc et leurs variantes sont p!st. les Slaves ont des noms des outils aratoires dérivant de la racine sec. dont te thème est ra. andouiller. un arbre rameux. en Macédoine. sicula et secula. la hache. sachs. poignard. la tige. crosse. ARATMN. subst. JL A. anciennement. Le mot Socha (prononcez sokha) est un nominatifduel du nominatif singulier ~oeA « la branche. 2) Roz-soch-aty. Le nominatif singulier masculin <SocA est tombé en désuétude. queue de la charrue. Secare. rameau. coupé court et pourvu d'une pointe en fer. Quant à l'étymologiede lat. il fut remplacé par le duel Socha. épithètequ'on donne aux bois d'un cerf. comme siekiera. Le fr. etc. cheval de frise. oradlo. la charrue slave n'était qu'une espèce de fourche renversée. la fourche. souche. CHARRUE A CROC. etc racine et dérivés qui n'ont rien d'analogue avec le socA en question. soc germainsech. » Plusieurs étymologies ont été proposées pour expliquer le sens de ce substantif lat. dirigeait le mouvement de la charrue et du bœuf en même temps. Cela veut dire « les deux branches. » Je ne connais dans les langues aryennes qu'un seul mot qui provient de la même origine. labourer la terre. le noeud de bois qui sert de point de départ à deux tiges. n~-Mc~-s. RALLO. bâton. cornes rameuses. nsl. « faucille a du verbe secoue fr. s'enfonçait dans le sol. et au latin aratrum. Jusqu'à présent. sM~ac. SOCHA. orallo. pol. soch. et ce dernier employé comme un nominatif du genre féminin. fourchu. masculin. CHARME A DMJX MANCHES. rataï ou arataï. ayant au bout supérieur un morceau de la souche dont il a été détaché. B.

à la manière dont étaient citées les sources originales. DE ROUUË. verbe slave plugi-ti. celle à laquelle il a travaillé pendant toute sa vie et que la mort ne lui a pas permis d'achever. H cherchait à créer et créait en effet une méthode de ~cA~eMeM~ appuyée sur des règles certaines. sur une stèle de la Bibliothèque impériale. Bien que ce travail ne touchât qu'àl'histoire. nager dans l'opulence. La compositionde cette chrestomathie et du traité qui devait la précéder a été l'oeuvre de prédilection de M. travailler.C. le A. dans lesquels il donnait la traduction à peu près complète de papyrus hiératiques jusqu'alors tenus pour incompréhensibles. réussir. il était facile de voir. mais le sens précis de chacun des termes. Dans une des notes du mémoire sur Ahmès. PLUG. la valeur de chacune des formes grammaticales de la langue. CnoMKO.) NÉCROLOGIE. de Rougé était le premier à demander aux monuments. C'est qu'en effet M. de Rouge vient d'enlever à la Société de Linguistique un de ses membres les plus éminents et les plus célèbres. de Rougé. sur quelques KtOKMments du règne de Touthmès 111. même ses admirables études sur le rituel funéraire et sur les monuments qu'on peut attribuer aux six premières dynasties n'ont il . non-seulement l'indication générale des idées qu'ils renfermaient. ses mémoires sur le Poème de Pentaur et sur le Conte des deux frères. sur les attaques dirigées coK~c les Égyptiens par les peuples de la mer. ~/ÏM<7. pflegen. de Rouge a débuté dans la science par une série d'articles où il rendait compte du grand ouvrage de M. M. Le substantif slave CHARRUE EN GÉNÉRAL. que l'auteur avait fait de la langue égyptienne une étude approfondie. sur la stèle du roi Pianxi. (A suivre. de Bunsen sur La place de l'Égypte dans l'histoire du monde. La mort de M. parlait d'une chrestomathie dont il amassait les matériaux depuis quelque temps déjà. Aussi bien il préparait déjà ce mémoire Sur l'inscription du tombeau d'Ahmés qu'il lut devant l'Institut en ~847 et qui devait amener dans les destinées de l'égyptologie des changements profonds. prospérer. M. Cependant. ne parait avoir aucune analogie avec le germ. Tous ses autres travaux. s'efforcer. p~ correspond à t'angL plough et germ.

Fascicule -). Études ombriennes. parfait osque en tte. M. osque brateis. . Le grand ouvrage dans lequel M. cadeis). Schmidt. grivi. mais ce que nous en avons sera d'ici longtemps le texte classique en la matière.été que des intermèdes dans le grand travail qu'il poursuivait sur la grammaire égyptienne. Fick. Champollion nous avait appris à déchiffrer les hiéroglyphes. Gerland. Champollion avait déchiffré l'alphabet. Jusqu'à présent les deux fascicules seulement ont paru qui traitent. allemand. le second du nom. Krseuter. Schweizer-Sidler. Les aspirées et les ténues en haut-allemand moderne. Misteti. Une comparaisonmême superficielle avec la grammaire de Champollion. G. le premier du déchiffrement. où il était question du verbe. un court sommaire des publications périodiques relatives à la linguistique ou à la mythotogie qui seront adressées à la Société. La théorie de l'accentuation. de l'adjectif et du pronom. par M. Misceifanea (sanscrit Savelsberg. Le troisième. J. MASPERO. de Rouge pensait constituer la grammaire de la langue égyptienne restera donc inachevé. Fascicule 2 et 3. J. raisons sanscrites. Schmidt. Tome XXI. Le potentiel dans les compaLe gothique t'op(/o'. JOERNAL DE KUHN. de Rouge et sera publié prochainement. avait été remis à l'imprimeur quelques semaines à peine avant la mort de M. de Rouge dans le développement de la science et à faire comprendre pourquoi M. dans le Bulletin. se trouve un article sur les Mémoires de la Société de Linguistique. de Rouge nous a appris à les traduire. Windisch. Nous donnerons à l'avenir. M. elle aussi interrompue par la mort de son auteur. de Rouge a été souvent appelé le second créateur de l'égyptologie. Parmi les récensions critiques. suffit à'montrer la part quf revient à M. Kern. Etymologies. Le dernier qui devait renfermer la syntaxe n'a jamais été écrit. Le lithuanien ~t'y/MyM. de Rouge nous a donné la méthode. Le <c/.

d . des Falachas. M.BULLETIN DELA SOCIÉTÉ DE HN&UISTIQUE ?8 PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES. Par suite d'une erreur d'adresse. Oriental and Lin- guistic ~Mc~.E~MC~y accae~!<?KM6' Paris. Charencey. une allocation de 400 francs. 1' FÉVRIER 1873. Des remerciements seront adressés à M. ~cAp~cA~ sur les lois phonétiques dans les idio~fies de la fa~ille ~nama-huastèque. Est élu membre de la Société M. 1873. DU 1* FÉVRIER AU 19 JUILLET SÉANCE DU 1873. M. les deux premiers fascicules de de ses les deux premiersfascicules ses . Maisonneuve. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Halévy termine la lecture de son mémoire sur la langue M. Études Lenormant. Maisonneuve. professeur au Collége de France. le ministre. le secrétaire annonce que par arrêté du 13 décembre 1872. Sont offerts en hommage Whitney. Baudry et Bréal présentent pour faire partie de la Société M. Présidence de M. le ministre de l'instruction publique a accordé à la Société. professeur au lycée Louis-le-Grand. Philarète Chasles. M. Pmix. Hatzfeld. pour l'année 1872. New-York. vice-président. MM. la lettre d'avis est arrivée un mois De en retard. Bergaigne fait une lecture sur l'élément bhi et l'élément sma dans la déclinaison paléoslave.

Meunier. Observations phonétiques. Mowat. Bréal donne communication d'un certain nombre de noms latins contenus dans l'inscription de Thisbé. Lenormant. publiée récemment par M. Dufriche. Sur un sumxe péjoratif en français. Mowat. Massieu de Clerval. est élu membre de la Société. Havet présente des explications sur le nom de nombre latin mille et sur plusieurs pronoms latins. Lachaise. Ploix. Sayous. Bréal. CourbaIIée. Oppert. PLOix. Bréal. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Des observations sont faites par MM. M. M. Des remarques sont faites par MM. M. . Présidence de M. Meunier. Il est donné lecture d'une lettre de M. Berger. Berger. Gaidoz. Meunier. L. de Charencey. Dufriche. Sur l'altération du caractère kaph en phénicien.. J. vice-président. Foucart dans les Annales des Missions scientifiques. Bréal. Sont présents: MM. Bergaigne. Egger. Bielke. Hauvette-Besnault.qui donne sa démission. Darmesteter. Havet. Philarète Chasles. Note sur le mot fagne. Havet. Halévy. Halévy. Bréal propose ensuite à la Société une t-érie d'étymologies latines. Même sujet. Lachaise.-C. Bréal. de l'an 170 av. Bergaigne. Oppert fait une communicationsur la langue sumérienne. Caidoz. Lenormant. Lachaise. . M. Dovergne. Des observations sont faites par MM. Bielke. Bergaigne. Schœbel. M. Assistant étranger M. M. SÉANCE DU 15 FÉVRIER 1873. Schœbel. La langue accadienne ou sumérienne. Gaidoz lit une note sur le mot fagne et sur les dénominations topographiques qui renferment ce mot. Jean Zukowski. Oppert.Des observations sont présentées par MM. L. professeur au Collége de France. Egger. Egger. Ordre du jour de la prochaine séance Oppert. Oppert.

La langue accadienne ou sumérienne. Baudry. Halévy. Gaidoz. Lenormant. absent. de Rouge. Tournier et Paysant présentent M. De Charencey. Sayous et Halévy. propriétaire. Havet. MM. membre de l'Institut. d°. Rieutort. M. Massieu de Clerval. Paris. Renan a promis à la Société une notice sur M. Du sens du mot Xst~Mv dans la mythologie grecque. cal ou ca~ Des remarques sont faites par MM. Stanislas Julien. Ph. 65. M. Bergaigne. Darmesteterlit un travail sur un préfixe péjoratif français ca. Un locatif osque. MM. Bielke. SÉANCE DU 1er MARS Présidence de M. Melon. M. A. Sur un suffixe péjoratif en français. Tournier. La suite de la discussion est renvoyée à la prochaine séance. Darmesteter. Sur l'origine des voyelles. Courballée. et M. PARIS. Dufriche. MM. Halévy. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Lenormant. M. Havet. Paris. Judas. Essai de déchiffrement du manuscrit Troano. le docteur Kern. Mowat et (assistant étranger). à Batignolles. Le thème de Zsuç. . Paysant. Sont présents 1873. Lachaise. Berger. Ploix. Ordre du jour de la prochaine séance Oppert. Oppert. Berger. Sayous. Bréal annonce à la Société la grande perte que la science vient de faire dans la personne de M. G. et professeur de chinois au Collége de France. le président annonce que M. Darmesteter. Maspéro une notice sur M. L. J. Guyesse. L. Gaidoz. G. professeur de sanscrit à l'université de Leyde. A. Lenormant. Etymologiede noms géographiques. Havet. Lenormant remercie M. Sayous de ses observations. Gaidoz et Dufriche-Desgenettes présentent M. Havet.Une discussion s'engage à laquelle prennent part MM. Ploix. sur les travaux de M. Sur l'altération du caractère kaph en phénicien. Baudry. rue des Moines. d°. Meunier. Il est donné lecture d'une notede M. Uppert.

Paris. Kern. Berger. Halévy. M. Zsuç. Oppert. Halévy et Ph. Présidence de M. Le ms. Ludwig Wimmer. Communication nouvelle. la parole est donnée à M. Par M. Gaidoz. Sont présents MM. M. . rue de Tournon. P~ms. SÉANCE DU 15 MARS 1873. 65. Wimmer Navneordenes Bijning aeldre dansk. Troano. Berger suite de la discussion commencée. Origine des voyelles. professeur de sanscrit à l'Université de Leyde. Lenormant sur l'ordre à suivre dans cette discussion. Halévy. Tournier. Guieysse. Ph. 9. L. Ordre du jour de la prochaine séance MM. Thomsen et Pio: M. Kern. Bielke. membre du Conseil général du Pas-de-Calais et de l'Association pour l'encouragement des études grecques. Havet. Bielke. Le . Paysant. Hauvette-Besnault. Oppert répond à M. Florent. G. Halévy. De Charencey. Noms géographiques. Sont présentés en hommage. Meunier.XopA phénicien. Ploix. à Batignolles. Darmesteter. membre de l'Université de Copenhague. La séance est levée à dix heures un quart. rue des Moines. Après des observations préliminaires de M. 1872. 1868 par M. à Paris. Sont élus membres de la Société MM. Paris. Halévy. par M. de Charencey. Egger. Havet. Berger. Lachaise. Ploix. Feodum fief. J. Sayous. Lenormant. Halévy conteste l'existence même d'une langue accadienne ou sumérienne et d'un peuple accadien ou sumérien. rue Faelledvej. Sont présentés pour faire partie de la Société. Bergaigne. Boucherie les 'Ep~e'j~x de Pollux. Léger. propriétaire. 13.La Société aborde la discussion relative à la langue accadienne ou sumérienne. Copenhague. Dufriche. Pierron. par MM. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Un locatif osque. Bréal. Egger et Meunier: M. Xs~(!)v. la discussion est interrompue par l'heure avancée. Rieutort.

M. de Charencey annonce que de fréquents voyages lui
rendent très-difficile la garde des livres de la Société. Il prie
ses confrères d'aviser à cet état de choses.
La Société charge le Conseil d'administration de délibérer
sur la communication de M. de Charencey.
M. Hatzfeld, indisposé, se fait excuser de n'avoir pas encore

assisté aux séances.
M. Berger fait une communicationsur l'origine de la double
forme que le kaph a prise dans les inscriptions phéniciennes.
M. Bielke lit un travail sur les voyelles.
Des observations sont présentées par MM. Egger et Halévy.
M. L. Havet fait une communication sur un locatif osque et
sur la racine div, qu'il faudrait ramener à un élément plus

ancien e~
Des observations sont faites par MM. Meunier, Bréal et Bergaigne.
Il est donné lecture d'un travail de M. Kern sur les mots

léodum, fie f.

M. Bréal propose l'étymologie des mots latins ~MMM~ et

/!<s/'prc.

Ordre du jour de la prochaine séance
Oppert, Halévy. La langue accadienne.
Ph. Berger. Même sujet.
De Charencey. Le manuscrit Troano.
Ploix. Xstp.
Gaidoz. Noms géographiques.
Halévy. Communication nouvelle.
Havet. Le nom de nombre deux.
Meunier. Étymologies.
SÉANCE

DU

29 MARS 1873.

Présidence de M.

Sont présents

Cr. PARIS.

MM. Meunier, Bergaigne, Gaidoz, Dufriche.

Lachaise, Ploix, Havet, Leger, Wyndham, Hatzfeld, Maspéro,
Paris, Bréal, Halévy, Tournier, Ph. Berger, Melon, Nommés.

Pierret.
Assistant étranger M. J. Havet.
Le procés-\erba) de la séance précédente est lu et adopté.
Sont élus membres de la Société MM. Ludwig Wimmer.

membre de l'Université de Copenhague, rue Faelledvej, 9, et
Florent, membre du Conseil général du Pas-de-Calais et de
l'Association pour l'encouragement des études grecques, 13,

rue de Tournon, à Paris.

la Société donne dans son Bulletin
le sommaire de toutes les publications périodiques ayant trait
à la linguistique. Il propose en outre que ces sommaires soient
accompagnés d'appréciations.
La Société décide, après discussion, que le Bulletin donnera
le sommaire des seules.publicationsqui lui seront adressées.
M. Gaidoz retire sa seconde proposition.
M. de Charencey fait une communicaûon. sur le manuscrit
Troano et sur le déchiffrement de l'écriture du Yucatan.
M. Ploix fait une lecture sur le sens mythologique du mot
Xet~f, qui aurait désigné d'abord l'horizon.
Il s'engage une discussion à laquelle prennent part MM.
Bergaigne, Bréal, Hatzfeld, Paris et Tournier.
M. Gaidoz fait une communication sur un certain nombre
de noms géographiques qui ont été à moitié traduits, à moitié
déformés, en passant d'un peuple à l'autre.
Ordre du jour de la prochaine séance
Halévy.
Havet. Le nom.de nombre ~<?M.
Meunier. Étymologies.
Ploix. Le mot Xe~.(!)\' (suite).
M. Gaidoz propose que

SÉANCE DU

12 AVRIL 1873.

Présidence de M. G. PAR:s.

Sont présents MM. Havet, Schœbel, Meunier, Darmesteter,
Bréal, Paris, Dufriche, Bielke, Bergaigne, Ploix, Robiou, de
Charencey, Berger, Pierret, Léger, Melon, Gaidoz.
Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté.
Est présenté pour faire partie de la Société par MM. Egger
et Meunier M. Didion, inspecteur général des ponts-et-chaussées.
M. Schœbel fait hommage d'un livre intitulé Démonstration de l'authenticité de la Genèse. II. Paris, Maisonneuve.

1873.

La Société a reçu les fascicules 4 et 5 du tome XXI du

Journal de

A'M~M.

Il est donné lecture d'une lettre de M. Fustel de Coulanges
qui consulte la Société pour savoir si le mot /eoe~MMt ne peut
pas être rattaché au latin fides.
Cette possibilité est contestée par MM. Darmesteter et Paris.
M. Havet fait une lecture sur les thèmes dua et dvi, qui
contiennent selon lui une racine pronominale du.
II s'engage, à ce sujet, une discussion à laquelle prennent
part MM. BréaL Bergaigne et Paris.
M. Meunier propose de rattacher le mot <iwf)p, pour lequel
les traces d'un ancien digamma sont visibles, à la racine gan.
Il rapporte le mot [j~Bpx < étable à une racine sanscrite

mand « dormir.

»

M. l'administrateur rend compte de démarches qu'il a faites

auprès de l'Ecole libre des sciences politiques pour obtenir
qu'elle reçoive dans sa bibliothèque les livres de la Société. Ces
démarches ont été suivies de succès. En conséquencela Société
décide que ses livres seront transportés à l'École libre des
sciences politiques, où ils seront à la disposition des membres.
Le bureau est chargé de surveiller l'exécution de cette
mesure.
Ordre du jour de la prochaine séance
Halévy.
Meunier. Etymologies.
Ploix. Le mot Xet~Mv (suite)..
Bergaigne. Etymologie des noms sanscrits /M<~ra et Ti'Mo~'a.
SÉANCE DU

26 AVRIL 1873.

Présidence de M. PLOtx, vice-président.

Sont présents: MM. Meunier, Dutriche, Ploix, Bréal, Gaidoz, Bergaigne, Maspéro, Melon, Havet, Wvndham, Leger,
Darmesteter, Halévy, de Charencey, Chodzko.
Assistants étrangers: MM. Possien, Chakhov.
l,e procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté.
M. Didion,

inspecteur-général des ponts-et-chaussées, est

élu membre de la Société.
M. le président annonce le décès de M. l'abbé Romain Czerkas-Lachaise, membre de la Société.

Est présenté pour faire partie de la Société, par MM. Bréal
et Ploix, M. Barth, à Genève, 5, boulevard Helvétique.
Il est donné lecture d'une lettre de M. Whitney, professeur
à l'Université de New-Haven (Connecticut), qui combat certaines propositions contenues dans l'article sur l'anusvâra
sanscrit, publié par M. Bergaigne dans le dernier fascicule des
Mémoires.

M. Bergaigne répond aux objections de M. Whitney.
Des observations sont faites par MM. de Charencey, Havet

et Bréal.
prouve par de nouveaux exemples la présence
d'un digamma au commencement du mot d~p.
Il donne l'étymologie des mots xx~-ro; « érable, po~z~g
être fort. » testis « témoin
'<
Ordre du jour de la prochaine séance
Halévy. La deuxième inscription d'Oumm-eI-'Awàmid.
Ploix. Le mot X&t~&v (suite).
Bergaigne. Indra et ~'MC~a.
Dufriche. ()bservations sur les nasales.
Havet. Génitifsingulier de la première déclinaison.
M. Meunier

SÉANCE DU

10 MAI i873.

Présidence de M. G. PA]us.

Sont présents MM. L. Havet, Sayous, Dufriche, Egger,
Ploix, Gaidoz, Bergaigne, Darmesteter, Bréal, Robiou, Paris,
Halévy, Oppert, Sévrette, de Charencey, Bielke.
Il est donné lecture du procès-verbal de la séance précédente.
M. Gaidoz fait observer que la ~p~M~ c'?'!7ï'gMp a publié et
paraît devoir publier à l'avenir des comptes-rendus de nos
séances qui sont plus détaillé/s que les procès-verbaux rédigés
par le secrétaire. Il demande si ce dernier ne pourrait pas
donner le même développement à ses procès-verbaux.
M. Egger fait remarquer qu'il existe une différence entre des
comptes-rendus qu'un journal publie sous sa responsabilité, et
auxquels manque toute consécration, et les procès-verbaux qui
doivent être soumis à l'approbation de la Société. Ces derniers,
s'ils sont détaillés, doivent l'être également dans toutes leur?
parties. Or, l'expérience a démontré que dans des questions

aussi spéciales que celles qui sont ordinairement débattues, les
erreurs sont inévitables, à moins que l'auteur ne veuille donner
lui-même un résumé de son opinion. C'est ce qui se pratique à
l'Académie des sciences et ce qu'on pourrait-jusqu'àun point
introduire parmi nous.
Il s'engage une discussion à laquelle prennent part MM. Paris,
Bréal, Ploix, Sayous. Une proposition de ce dernier est mise
aux voix et adoptée. Elle est ainsi conçue
« A l'avenir tous les membres qui feront des communications
soit écrites, soit orales à la Société, sont invités à en remettre
dans la huitaine un résumé au Secrétaire. »
Il est décidé que cette résolution sera imprimée sur la couverture du Bulletin.
M. Meunier, indisposé, se fait excuser de ne pas assister à la
séance.
Est admis membre de la Société M. Barth, demeurant boulevard Helvétique, 5, à Genève.
M. Paris rend compte du travail de la commission qui a été
nommée dans une séance précédente pour procéder au déplacement de la Bibliothèque. Cette Bibliothèque se compose, d'après
l'estimation du bibliothécaire, d'environ sept ou huit cents
livres et brochures. Avant de la transporter à l'École des
sciences politiques, il serait utile d'en rédiger un catalogue
méthodique. !'n crédit de 100 francs est voté comme rémuné-

ration de ce travail.
Ln autre créait de 10U francs est voté pour préparer la table
du second volume des Mémoires.
M. Halévy fait une lecture sur l'interprétation de la seconde
inscription phénicienne découverte à Oumm el-'Awâmidou Laodicée par M. Renan. Cette inscription doit être lue ainsi « A
Meikiastart, dieu libyen; vœu fait par Abd-Eschmounavec son
fils. » Le dieu Meikiastart, qu'on voit ici apparaître pour la
première fois, est proprement « le roi des troupeaux. L~' nom

d'Astarté aurait une signification analogue.
Une discussion à laquelle prennent part MM. Darmesteter.
Oppert et Robiou, s'engage sur ce sujet.

M. Ploix. recherche comment les anciens ont pu être conduits à reconnaitre dans les régions de l'extrême Occident. !a

où vivent les Dieux et ou se promènent les :)m('s des

mort- un

seuil (limen), un marais ou un lac (X(jj~ï)), une prairie (Xe~S~).
Il pense que ces trois mots ont dû être antérieurement identiques et représenter un objet différent de ceux auquels ils ont
été plus tard appliqués. Ils auraient signifié d'abord la surface
plane ou la ligne qui sépare le ciel et la terre à l'horizon. Ce
sens supposerait une racine li qui exprimerait l'idée d'une
chose étendue horizontalement. Si une telle racine était reconnue, elle pourrait servir à expliquer un certain nombre de
mots des langues aryennes dont l'origine ne paraît pas jusqu'à
présent nettement déterminée.
Des observations sont faites par MM. Robiou, Bréal, Paris,
Bergaigne et de Charencey.
Ordre du jour de la prochaine séance
Bergaigne. Indra et Rudra.
Dufriche. Observations sur les nasales.
Havet. Génitifsingulier de la première déclinaison.
Bréal. Le suffixe participial a~.
De Charencey. Symbolisme des couleurs.
SÉANCE DU

24 MAi i873.

Présidence de M. Gaston ?AMS.

Sont présents MM. Dufriche, Sayous, Bielké, Paris, Gaidoz, Bréal, Havet, Ploix, Léger, Pierron, Wyndham, Melon,
Chodzko. Assistants étrangers MM. Possien, Blancard.
Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté.
M. Meunier, indisposé, se fait excuser de ne pas assister à la
séance.

Sont offerts en hommage par MM. Paris et Brachet, le premier fascicule de la traduction française de la grammaire des
langues romanes de Diez; par M. Rudy, Thechinese-manday:~ language; par M. de Charencey, les Antiquités de Tiaguanaco de L. Angrand.
M. Gaidoz annonce à la Société le décès d'un de ses membres,
M. le Dr Ch. Lottner. M. Gaidoz est chargé de rédiger une
notice nécrologiquepour le Bulletin.
Sont présentés pour faire partie de la Société, par MM. Havet et Maspero, M. Maxence de Chalvet de Roche-Monteix,
élève de l'Ecole des hautes études, rue de Seine, 38; par MM.
Bergaigneet Chodzko, M. GouUet.placedelaChapelle, 14, Paris.

de Bielké achève la lecture de son mémoire sur l'origine des voyelles. dont le d est pour un ancien dh. Meunier. Schœbel. 14.Il est donné lecture d'un travail de M. P~Ris. 38. Il est donné lecture d'une note de M. L. Paris et Bréal. Maxence de Chalvet de Roche-Monteix. M. Sont élus membres de la Société MM. Ordre du jour de la prochaine séance Bergaigne. Fortunatov. et Goullet. Ploix. qu'on . Léger Le monde slave. Bréal. Robiou. Dufriche-Desgenettes sur la nature des consonnes nasales. Génitif singulier de la première déclinaison latine. Paris. M. M. Litrie. Bergaigne fait une communicationsur les noms Indra et Rudra. place de la Chapelle. Possien. Au xiv° siècle on trouve les noms Listré. Bréal pense qu'on peut ajouter à ces noms candra ou plutôt çcandra « la lune » si le d de ce mot est pour un ancien dh. Paris. Assistants étrangers MM. Sayous. Indra et Rudra. Présidence de M. Didier. Sur le nom de Littré. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Pierron. Litric il y a en Bretagne un nom de lieu Littré et en BasseNormandie un Littry. SÉANCE Du 7 Juot 1873. Mowat. La Société charge M. de Charencey fait une communication sur le langage symbolique des couleurs. on a probablement un terme de même famille que ~vM~. Le suffixe participial ant. Indra vient de la racine indh « brûler » et Rudra de la racine t'M~ qui a donné 6pu0po< ruber et rudhira. Mowat sur le nom de Littré. Est offert en hommage par M. Havet de rédiger la table du second volume de ses Mémoires. Dufriche. Des observations sont présentées par MM. Delondre. Wyndham. Bréal. Havet. Halévy. G. Léger. Ber- gaigne. L. Ph. Tous ces mots nous ramènent à une forme gallo-romaine ZM<e~«CMW.peut reconnaître . M. rue de Seine. Sont présents MM.

Bergaigne. Meunier. Bréal fait une lecture sur l'origine du suffixe participial a. Tournier. Littré. Quant à la signification de ce mot. Havet. il faudrait tâcher de remonter encore plus haut que le xiv" ou même le xii" siècle. Il s'engage à ce propos. Paris. SÉANCE DU Présidence de M. 21 JUIN 1873. H. sur la distinction plus ou moins ancienne du nom et du verbe. Egger. . Bergaigne. ô~o-ppM-T. Ploix. Quant à la signification du nom de Littré. Melon. Sevrette. Mowat propose deux étymologies. Maspero. le suffixe consiste donc dans le t. Oppert. Glaisot. M. notre confrère. Possien.M<. Génitifsingulier de la première déclinaison latine. MM. Mowat pour fêter le succès que la philologie vient de remporter à l'Académie française. quoique composées des mêmes éléments et influencées par la même tendance à la nasalisation. Ploix. de Bielke. Léger. Delondre. Origine des consonnes. c'est en celtique qu'il faut la chercher et M. vient de faire son discours de réception a l'Académie française. Bréal. Pierron. M. assistants étrangers. Sayous. Bréal pense que le participe présent en ant et la troisième personne pluriel en anti sont deux formations parallèles indépendantesl'une de l'autre. et il est resté sous sa forme la plus archaïque dans les composés comme sacer-do-t. car les noms cités peuvent venir d'une autre forme que Zt~grMCMMt. vice-président. Mowat a fêté en linguiste cet heureux événement. L. Celjame. L'n n'en fait point partie nécessaire. Halévy. une discussion à laquelle pren- !c~< nent part MM. Havet. Gaidoz. Il ajoute que par une heureuse coïncidence ce travail est présenté à la Société au moment où M. Bielke. M. Halévy et Dufriche. M. Meunier. Meunier. ` Ordre du jour de la prochaine séance L. Le rhotacisme en érétrien. Darmesteter. Sont présents MM. PLOIX. Étymologies. Paris se joint à M. G. l'a est également un élément adventice. Identité primitive du nom et du verbe dans les langues sémitiques.aussi dans le Listrac du département de la Gironde.

Meyer présentent pour être membre de la Société M. Ploix. G. et rappelle qu'il a eu l'occasion dans une note précédente de reconstituer un locatif primitif en ay<~M. M. Meunier lit un travail sur l'étymologie et le sens primitif du latin quippe. la continuation de l'allocation de 400 francs à la Société. Gaidoz. M. Nasales grecques. G. Berger. M. L. Paris. Delondre. Gaidoz annonce que ce fascicule va être distribué. Ordre du jour de la prochaine séance Halévy. Oppert. SÉANCE DU 5 JUILLET 1873. traditions des peuples mexicains (extrait des Annales de philosophie chrétienne). de Bielke. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Cornu. de Charencey. M. M. Gaidoz. L. Dufriche. avertit les membres présents d'envoyer très-prochainement au secrétaire-adjoint les notes destinées au prochain bulletin. L. assistant étranger. Egger. Des observations sont faites par MM. Nommés. G. . Paris et P. Havet. M. Dufriche. Havet. Pierron. Ce mot serait pour quid-pe. élève de l'École des hautes études. Bergaigne. De Bielke. Tournier. en présentant le second fascicule du tome II des Mémoires. et aurait signifié à l'origine pourquoi? Des observations sont faites par MM. Darmesteter. de Charencey fait hommage d'un écrit intitulé le Mythe d'Imos. Havet. Sont présents. PARis. Fortunatov. A. MM. Havet lit un travail sur la déclinaison des thèmes féminins en a dans la langue mère indo-européenne. Ph. Darmesteter.Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Nodus. administrateur. Oppert. M. Identité du verbe et du nom. L. Egger se charge de demander au ministère. rue des Écoles. MM. Meunier. Robiou. Halévy. G. Il restitue pour le génitif et le datif singulier des terminaisons primitives àyàs et <M/«!. 32. L'a indo-européen. Origine des consonnes. Beljame. Melon. Présidence de M. Meunier.

Ordre du jour de la prochaine séance Bielke. mélek roi et MMMA. Havet dans le dernier fascicule des Mémoires. Dufriche. Halévy en terminant. forment une classe à part de racines. M. Meunier commence la lecture d'un mémoire sur la représentation de l'a indo-européen par a en grec. comme il est d'usage de les appeler. M. ou bien si elles présentent seulement la dernière dégradation de certaines racines verbales réduites au rôle de particules. Ainsi pefHac~ crainte et p<ma~ craindre. Halévy se demande ensuite si ces désinences de flexion qui entrent aussi dans la formation des pronoms. est constitué par des désinences identiques mais placées différemment ainsi. Darmesteter. M. dit M. régner. reconnaître les verbes auxquels ces particulesdoivent leur existence. A. Halévy expose quelques considérations sur l'identité du nom et du verbe dans les idiomes de la famille sémitique. Havet présente une étymologie du latin nodus. Dufriche. en faveur de son opinion. aussi bien dans les noms que dans les verbes. Plu- sieurs sémitistes ont depuis longtemps remarqué que dans la langue hébraïque c'est la position de l'accent tonique qui distingue le nom du verbe. Origine des consonnes. la désinence t qui comme sunixe indique le genre faible ou féminin dans les noms. . le fait que le mécanisme de la flexion sémitique. Meunier. Robiou. Oppert. Si cette hypothèse était fondée. Bréal et L. des racines pronominales. dont le thème serait formé de la racine de nectere et du suffixe do. Une observation est faite par M. donne comme préfbrmante du verbe l'idée d'une action plus faible que celle qui est indiquée par la racine simple. et combat les opinions émises par MM. il n'y aurait dans les langues sémitiques qu'une seule catégorie de racines. Halévy rappelle. pour n'en citer qu'un seul exemple. M. M. Halévy incline vers la deruière alternative et pense qu'il est encore possible de.M. Halévy. Suite du travail sur l'ai. Une discussion s'engage entre MM. Nasales grecques. opinions d'après lesquelles la science actuelle tendrait a établir que la seule représentation normale de l'a est e ou o.

L'autorisation est accordée par la Société sans recourir. Sont présents. Bergaigne.SÉANCE DU 19 JUILLET 1873. Havet. Il est entendu encore que cette dérogation aux usages ne crée pas un précé- dent. Berger donne à la Société un aperçu des conclusions de son travail. Bielke lit un mémoire sur l'origine des consonnes. Meunier continue la lecture de son travail sur la repré- sentation de l'a indo-européen par x. M. M. le président annonce la perte que la Société vient de faire dans la personne de M. vice-président. Bergaigne. Dufriche. Berger. Le présent procès-verbal est lu et adopté séance tenante. Blotnicki. Présidence de M. à la commission d'administration. Gaidoz. M. 120. vu les circonstances. Cornu est élu membre de la Société. Melon. Bergaigne. M. Bielke. Ploix. M. L. le trésorier demande l'autorisation de placer en rentes sur l'État les fonds en excédant que possède la Société. Assistant étranger. . M. Philarète Chasles. Ph. PLûix. Nancy. de Roche-Monteix. Chasles. Fortunatov. 8. M. Sevrette. Cette proposition est adoptée. un des vice-présidents. Léger se charge d'une notice sur M. le président annonce que M. MM. Bergaigne fait remarquer que ce travail a été couronné par la Faculté de théologie de Strasbourg. l'administrateur qui demande l'autorisation de faire imprimer en un seul cahier les deux prochains bulletins. M. 1873. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Delondre. vient d'être couronné par l'Académie des inscriptions qui lui a décerné le prix ordinaire. M. Meunier. L. Havet. Des observations sont faites par M. M. Il est donné lecture d'une lettre de M. Léger. p. Berger présente en hommage Étude des documents nouveaux fournis sur les 6~)/M<~ par les Philosophou~gM&. M. mais il est entendu qu'elle ne crée pas un précédent pour l'avenir.

~(jn. Me~-K!'<M et van. !'3<s « ventus. » pot. » vie-you « je souffle. » vieyas ou M?-~N < le vent. « le van.) « Et ventilabrodipergam eos in dispersionem (~Stas~opœ) ». vdtopol. bourrasque. ~F~. <2 et Luc n. vulgat. reicere. favonius). et tantôt par Zops~s « pelle à vanner. viatr-viéyontzi. o l'air vital. également authentiques. t'am « l'aile. As. ouragan. » t'Me « girouette.'a « dieu de vent.z<M?ya. Jéhova de Jérémie (xv. « le o<!oHK ~e. éventail pour vanner. viétykle. « LE VAN x. s'étayant de l'autorité de Bopp et de Curtius fait rattacher le pis. disseminavit. les exemples des dérivés slaves de si. l'éventail. de Miklosièh. à dessein. » Le Ze. ~M-yat'Aa et M'?-yacsA'a! « le = van. » angl. Le texte grec des Évangiles. » fy-~M-Aa « le vannage. rus. III. vi-kher. être mû par le vent. » gr. nsl. <[~y<ï. vent comme personnifié ». vil. yS « spirare. et pol. V1EYALM. ~araA x sparsit.'tKHOWt/!y-/<K. ~t?y-MN! t'ops~As « une pelle à vanner » vend. le van. 6) menace les Israélites de son courroux (trad. madryo) veut dire. ventilare. pour faire voir l'exactitude avec laquelle la racine scr. On voit que les interprétations. Paleosl. M~eM « souffler. vieyallo au radical scr. L'outil pour vanner le grain se trouve nommé à trois reprises dans les Écritures saintes. « le van. vent qui souffle. traduit raztoezu (et dispergam) ikh.r:c. » fan. donne -M ~uo~. sa-fM-roM~a. M. Montant traduit: Et disperyam eos in ventilabro.« !a dispersion a et en même temps « le van dérivé du verbe hebr. Il y a beaucoup d'autres dérivés sanscrits et slaves qui s'accordenttout aussi bien avec le radical indien le nom du dieu VayoM. chasse-neige». viéya-cz. » La plus ancienne version paléoslave connue. « vent violent. » ~!?yN-cza « le van. Éole des Védas. ne s'accordent pas mot pour mot parce que en hébreu mizrah (syr. doux souffle de vent (lat. Dans les langues germaniques modernes. ce que les plus anciennes versions slaves rendent tantôt par vieyallo. « ventus. « t'M-yere. M?yaMo le van. srb. venter. ventilateur. Je multiplierai ici. » goth. » etc. Math. po-viév. waian. le radical scr. viéya-ti « venter. éventail.NOMS DES OUTILS ARATOIRES CHEZ LES SLAVES (Suite). po/M-Ky. !<'MMM~s « le ~o = . lat. ou t'!e-ya<Mo et tJM-ya~s le van. Zend. « flare. » du verbe TttÙM expectorare. » etc. va s'y sont maintenues la signification et la forme radicales lit. (eos) vieyallom (ventilabro). M se reflète aussi dans les ail.

déployées et agitées. vannier. aura. nsl. fan (dans faner) ou van. c'est que vanneau est diminutif de t'an. se disperser. comme panneau l'est de pa/ Toutes ces nuances de signification ressortent du sens primitif de van. « s'évanouir » (s'en aller comme un courant d'air. de la racine sphut « s'ouvrir. V. Hugo a été bien inspiré en disant dans ses Feuilles d'automne: « Et les bois. ce subst. pendant longtemps. ya « flatus. division et même l'action Le second nom est (wps que Hœthting etBopp de » frapper. et viennik. affaiblir. « Les pots dans lesquels on prépare l'oblation. V. vannus. deux noms sanscrits de van. comme par exemple vanner. Brachet ne devrait pas faire grouper autour de van. à d. en a recueilli et soigneusement conservé quelques-unes.. ne s'arrêtant pas aux couches celtique. ou considérées comme vulgaires. Le Glossaire du centre de la France. dans les lois de ~Va~oM. » M. les meilleures dictionnaires en expliquaient le mot en faisant ressortir l'idée de « secouer. à savoir: scr. couronne (de feuilles). Ce qui vient à l'appui de cette assertion. branler e plutôt que celle de a ventilation. feM. J'ignore la forme du van indien. vanneur. s. passer et disparaitre comme un souffler. par le comte Jaubert. remonta à la source et il rapprocha ~a/i du scr. vitis. wT'M!e<3. y~ya « ttutte en branchages. et il fait observer que: f/'a. v. » Des lors on s'aperçoit plus facilement de la raison d'être des nuances de signification des dérivés de van tombées en désuétude déjà. elle m'a essoufflé). il se trouve mentionné 17. donnent comme la vraie forme du mot. o parce que c'est une fourche à plusieurs. lien. En Perse et dans les pays compris entre l'Euphrate et l'Oxus. lat. bâtai.aMc. Mx saule.En français. ouverture. dont le zéphyr vanne toutes les graines dans les air s. » berceau de jardin. «je suis vanné » (c'est-à-dire je suis hors d'haleine). Avec le préfixe pra qui lui donne plus de force. Le professeur Foucaulx a eu la bonté de me donner prasphotana et çourpa. fatiguer. qu'on écrirait vent. l'orthographe une fois fixée. se diviser. gr. signifie à la fois expansion. Mfya virgulta. les différentes e . germanique et latine. Littré. vannerie. pis. et. l'exposer au grand air. on le nomme c/~f~c « te peigne. exténuer: cette course m'a vanné)) (c. Le Dictionnaire étymologique de M. ordinairement u cinq branches. dont le sens même prouve qu'ils dérivent d'ailleurs. ') Je crois que le vanneau aura été nommé ainsi à cause du mouvement saccadé de ses ailes qui. ressemblent à un van en action. On sait que « faner le foin )' signifie tourner et retourner l'herbe. on n'a pu tomber d'accord sur l'orthographe du mot en question.

slon. a/)'S/) n'a pas été employé par les nations sémitiques anciennes. l'un des personnages du Râmâyana. ~f~'pa-na~M « qui a des ongles comme le van. Quant à la racine fS?'p « mesurer. Un bas-relief de l'obélisque de Nimroud représente l'animal comme tribut du pays de . Ce ne peut être un mot sanscrit précédé de l'article arabe al. Les textes phéniciens ne fournissent rien. et syr. La bible ne fait aucune mention de l'éléphant. qui désigne l'ivoire. » çourpa « Le mot fo~/ps forme aussi les composés suivants karna « qui a des oreilles comme un van. e çourpa ~<S. elephas. car l'article arabe ne s'emploie que pour spécialiser une Le grec eXs<p<xç. on sait que beaucoup d'animaux dans les langues sémitiques sont désignés par des quadrilittères. le vase de fer.~M (d'où le persan chald. Or al-ab est le nom spécial de l'éléphant. et est écrit al-ab. s'est répandu dans toutes les langues modernes de l'Europe. dont la lettre initiale est souvent un aïn. Le sanscrit a plus de vingt mots équivalents. la traduction sanscrite donne çurpa. nom de la sœur de Ravana. arabe /f/. qui se retrouve dans les dictionnaires sanscrits. A. L'éléphanty est nommé alab. L'orthographe al-ab conduit à une quadrilittëre. (A suivre). elle n'est pas de mise. ptur.MM~ (qui ne peut être que l'Égypte). l'air produit par le vent. le van (çoûrpa). . iMa se retrouve en égyptien et dans l'assyrien ibbu. p~. CaoDZM. le pilon et le mortier doivent être purifiés avec de l'eau chaude. mais qui n'est pas le plus usité dans l'Inde. c'est probablement une invention des grammairiens hindous. on ne peut y retrouver alap. Le mot n'est accompagné d'aucune épithète. Dans les passages ci-dessus cités de la Bible. Le sanscrit et perse p. Aucune des étymologies proposées jusqu'ici pour eXe~ n'est satisfaisante. Suivant les dictionnaires arabes il signifie différents animaux munis de grandes cornes ou défenses. les idiomes slaves seuls ont un autre terme (resté sans explication). qui est le nom du bœuf et s'écrit a-lap. 'EAE~AS. le vent. du fleuve -Sa~xyai qui désigne probablement le Niger. dont aucun n'a été adopté par les idiomes voisins. même gajaqui est l'expression indienne et la plus usitée. et l'on peut se demander s'il n'est pas d'origine africaine. lat.cuillers avec lesquelles on jette dans le feu le beurre clarifié. Les langues sémitiques modernes et le chaldaïque ont adopté le mot perse pî~M.

et -T-ot~eQx dans <?~-s-e-otp. comme l'opium.ws!a. ~XvSp('T~.&Q<x. à mon avis. <M/[- )) agné <MM y a en indien une racine mand « dormir M<g~</rA: oa~an sumandisimahi (Bopp. toi. mais on dit sans article café.j. et en Europe sur le sol grec. est aussi inadmissible. Le mot éléphant est un mot sui generis.~K. puissions-nous bien dormir. cadi.en tpxv. Il suffit de comparer [~. un /<e et un bet. p.) signifie « lieu où l'on dort « étable » chez les auteurs païens. et a ctoitre chez les auteurs chrétiens.« année < devenant fars.:6x. pour exprimer la notion de l'éléphant. ayant pour éléments un aïn.) c maison et MaMa'-Mra (f. une vertu les Grecs disaient proverbialement ~opx-ppx' ~e~My.) « étable ». Maya. Gloss.« évident x.6px~~m. bœuf d'Inde Myrrhe. cfp/t-xvSp~ç. » passage tiré du yagurvéda.) dormitive a.~Speu~x. OpPËitT.MtaA! me parait digne d'attention: elle a la caractéristique du futur à auxiliaire s et la terminaison Sa catactéristique et sa termidu précatif atmanepadam naison rappellent celles du futur optatif moyen grec Xu-o-oijj-sQa. C'est celui même dont se servaient les Assyriens. et probablement les Phéniciens et les Hébreux. dans !.« clair a devenant <px~ dans !p<x'pc. Remarque. Quant à sa voyelle entre mand-i et -s-f7Ka/ elle rappelle la voyelle s entre <p~.idée géné:'a)e: ainsi algèbre est le reboutement par excellence. almanach.xv3px'. En grec. spécial. 0)i l'on ~a~ u.ŒvSpx'j'ep~< La plante appelée ~. Comparer "aysa. Grec {jM~Spa. de même alcohol. un lamed.: . mots qui signifient proprement 1 dortoir') ».a\'S-pz (f.6x. et rien n'indique qu'il leur fût entré dans la tête de l'appeler d'un pareil nom.aura été changé en MNMa'<.et <pxvo. J.xv§-p'x à Ma~a'-z/'a-~K et à mandM/'a pour voir que [~x~B-p!x signifie proprement comme eux « lieu 11 dort ('dortoir) ». alcali. les Grecs d'ailleurs l'auraient traduit par des mots grecs exprimant la même idée. 1. thématiques maKd!a. . Tout prouve que les Phéniciens connaissaient l'éléphant par l'Afrique. La forme ?MaM~s-. L'étymologie elef hindi. A cette racine appartiennent mand-ira-m 'n. Ces voyelles sont. d'où ~ct-e-o[jj. j~a~SpeuM. 4. veille bien nous.) « û Agni.. f-<. ÉTYMOLOGIES DIVERSES. dont il y a des rejetons en Asie sur le sol indien. 11 résulte de ces rapprochements que la langue mère indo-européenne avait une racine ~aKa' « dormir )).x annuel a et <?c~=. puis <p!Xf-s:p.

dévouement qui lui mérita d'être porté à l'ordre du camp de Guelma le 26 janvier 838 par le colonel Duvivier. le <7 janvier ~873. son dévouement absolu à ses devoirs. amasse le sommeil ». commandant supérieur.4 avec le grade de médecin principal de ire classe. Judas. LE D' JUDAS. les empreintes plus anciennes de la race Berbère et du séjour des Phéniciens.il a bu de la mandragore n pour dire <f il est endormi. *mag-velle. le 5 avril ~805. à côté des traces de la puissance romaine. très-curieux lui-même de l'histoire épigraphique de l'ancienne Kumidie. les ruines voisines d'Anonna et de Sathiel. à *M:cy-~e par . Le camp de Gnelma. occupé pour la première fois en -)836.Lav'ie de ses monuments . Po//fre « valoir beaucoup » contient por ==~e~ « beaucoup » et valére « valoir ». NÉCROLOGIE. le Dr A. Latin per po<uc?/'e. par sa modestie. son application au travail. pollére.disparition de la syllabe ve. est situé sur un des points les plus élevés de la plaine. pendant l'occupation française (son père était pharmacien major de l'armée). aimé et honoré de tous ceux qui t'ont connu. paresseux. et se retira du service en 85. Judas embrassa la carrière de la médecine militaire. mort à Paris. dans une position si nettement indiquée par la nature. comme de 'ma~M-t~/e. une impulsionheureuse. Les monuments considérables de l'ancienne Calama.x~S de ~S-px? Serait-il téméraire de voir dans ~~Spay6« un substantif perdu j~S-po « sommeil » et le verbe ~etpM assembler. était né àMiddetbourg en Zélande. *M:aye-t'e//e. Transitions i° de "por-M/fre a « mieux '/M/??'e par disparition de la syllabe va. sont venues successivements'y établir. C. C'est à Guelma que sa vocation studieuse devait trouver sa voie et recevoir du colonel Duvivier. amasser »? Le sens de ~~S-p-xy&p~ serait « qui pot. mettent également au jour. « assemble. MuCNtER. 2° de 'joor-~re à pol-lére par assimilation de r à l. à l'époque de l'expédition de Constantine. comme de 'may-Ue à M<:(/)-~° par assimilation de à Exemple de par == II. M. comme malle « aimer mieux contient magis et t'e/~e « vouloir a.. lent. M. M. que toutes les races qui se sont succédé sur le sol africain. Le i~S de ~v5p~op<x? appartient-il à la même racine que le p. F.

In-8°. Constantine. Klincksieck. Examen des Mémoires de M. avec 3 pt. In-8°. absorbèrent tous ses loisirs dès le jour où il quitta le service militaire. du prétérit. tn-8°. Gr. Voici la liste des publications de M.fixa la vocation scientifique du D'Judas. in-8°. Judas. avec pl. In-8°. sing. Affinités des Noms de nombres Basques avec plusieurs langues de l'Orient. ~870. commencées dès lors. Gr. ~857. lithogr. Nouvelles Études sur une série d'inscriptions numidico-puniques. Gr. ~869. In-8". Explication d'une partie de la mythologie grecque et latine par les allégories astrographiques des Égyptiens. Sur plusieurs séries d'Épitaphes Lybiques découvertes en Algérie. ~8('8. dont nous devons communicationà l'obligeancedeson éditeur. Sur divers médaillons d'argent attribués soit à Carthage. Nouvelle Analyse de l'Inscription Libyco-Punique de Thugga en Afrique. dont plusieurs inédites. avec pl. in-8". ~869. in-8". ~863. avec 32 planches. Sur plusieurs Inscriptions Libyques découvertes dans la province de Constantine. In-8°. avec 2 pl. In-4°. le D' Reboud et de M. Étude démonstrative de la Langue Phénicienne et de la Langue Libyque. ~86~. avec 4 pl. et ses études d'archéologie et de philologie sémitique et berbère. M. )869. Sur un tarit' de taxes pour les sacrifices en langue Punique trouvé à Carthage. libraire à Paris De l'écriture et de la langue Berbères dans l'antiquité et de nos jours. In-4". ~857. . Gr. Reboud. 1871. ~8~7. in-8°. spécialementau point de vue de l'emploi de )'a)eph comme adformante de la pers. le Dr ~859. avec 2 pl. Nouvelle Analyse de l'Inscription Phénicienne de Marseille. avec 6 pl. Mémoire sur le Zodiaque de Dendera et sur l'année Égyptienne. ~867. In-8". le général Faidherbe sur les Inscriptions Libyques. soit à Panorme ou aux armées Puniques en Sicile. particulièrement avec les langues altaïques. Sur une nouvelle série d'Épitaphes Libyques trouvées à La Cheffia par M. pour faire suite à mes trois mémoires sur des Épilaphes Libyques et à ma nouvelle analyse de l'inscription libyco-punique de Thugga. Sur quelques Epitaphes libyques et latino-libyques. )865. Grand in-4".

Études sur l'Allemagne ancienne et moderne. Études sur la révolution <!Mr le Moye~-aye. M. H n'appartenait à la Société de linguistique que depuis quelques M. Dr CARL LOTTNER. à la Revue britannique. Bien que M. PHILARËTE CHASLES. mois. Études sur les hommes et les mœMrs au dix-neuvième siècle. il devint secrétaire de M. Il a collaboré aux Débats. On a de lui de nombreux volumes.It partit pour l'Angleterre. Car) Lottner commença ses études au Frederichs-Withetms Gymnasium et les acheva à rUniversité_de sa ville natale où il passa les années 854-~854. Saint-Marc Girardin le prix d'éloquence de l'Académie française pour son Tableau des progrès de la langue et de la /:«e'ra<M?'e /h!Ke<!Me depuis le commencement du seizième siècle jusqu'en6~ 0. dans l'imprimerie de Valpy. de Jouy.e-~foK~M. En 827. une institution d'Èdimbourg. Venu à Londres en 4859. etc. M. les travaux qu'il avait publiés à diverses époques dans les recueils savants d'Allemagne et d'Angleterre lui assuraient. pendant sept ans. comme apprenti. chez un pauvre imprimeur de la rue Dauphine. sous prétexte de complot contre ta sûreté de t'Ëtat. Rentré à Paris.M. La police de la Restauration arrêta le maître et l'apprenti. le 20 juin -)834. la réimpression des classiques grecs et latins. il partagea avec M.. etc. A quinze ans. Chasles. d'Angleterre. Études Études sur l'Espagne. à Paris. Professeur dans l'enseignement secondaire. tout jeune encore. il se préparait à entrer dans l'enseignement des Universités. etc. il dirigea. Questions du temps et problèmes d'autrefois. Philarète Chasles avait été nommé conservateur à la bibliothèque Maxarine en ~837. qui était encore un enfant. resta en prison deux mois. M. Né à Berlin. Lottner ait peu écrit. Philarète Chasles était né en ~798. près de Chartres. à la Revue de Paris. à Mainvilliers. à la Revue des Z)eM. Études sur la littérature de l'Angleterre au dix-neuvième siècle. où. et professeur des littératures et langues étrangères au Collége de France en ') 8~H. . une place éminente dans la linguistique contemporaine. Sa carrière devait dès lors se passer tout entière dans les Iles Britanniques. lorsqu'en i8S8 on lui offrit une place de professeur dan. entre autres: Études sur l'antiquité. Études contemporaines. il entra. et dut sa délivranceà Chateaubriand..

car. appelé à Dublin comme professeur de sanscrit et bibliothécaireadjoint à l'Université de cette ville (Trinity-College) il remplaçait un de ses compatriotes.mr:i~) plupart datent de sa jeunesse et on ii'en . Kuhn. Ainsi. M. Tout au contraire de nombre d'Allemands. a fourni des matériaux à des hommes comme M. celtiste éminent mort jeune. Nous croyons convenable de traduire ici la notice qui a paru sur M. a Un nous dit que M. ?V<e /M~ Times (n° du avril ~873) et où sont appréciées. la perte de l'homme sera sentie aussi bien que celle de l'écrivain. Le témoignage que lui ont publiquement rendu dans leurs livres M. montre combien les Fellows de Trinity Collège ont profité de son savoir et de son obligeance. Il avait depuis quelques années à peu près renoncé au travail et menait une vie solitaire et triste: la mort pour lui a été la délivrance. mais regretté par celles-là commf un homme qu'il est difficile de remplacer. Lottner montra de très-bonne & heure un talent remarquable pour la philologie classique et comparée. bien que publiée sous une forme modeste dans les Transactionsof </<e Philoloflical Society. sont connus et font époque dans le sujet qu'ils traitent. et aussi pour l'histoire et la philosophie. bien que peu nombreux. en termes excellents. l'année suivante.il fut. ainsi que des dialectes apparentés de l'Arabie et de l'Âbyssinie. son activité scientifique. Max Millier. son étude comparative des formes grammaticales de l'ancien égyptien et du copte. Ferrar et M. De même son travail sur les exceptions à la loi de Grimm. connu de peu de personnes. il ne s'enferma pas dans une étroite spécialité il embrassa dans sa puissante étreinte bien des branches de la science humaine. Frédéric Muller et a été la première preuve scientifique du sémitisme de l'ancien égyptien. Les travaux qu'il a publiés. son talent. Ceux qui ont eu l'avantage de le connaître ont pu apprécier l'extraordinaire profondeur et précision de son érudition. LoUner a laissé d'assez nombreux travaux en ff'Ht~it. Rodolphe Siegfried. publié dans la Revue de M. H est mort solitaire. à Dublin. Il occupa ces fonctions jusque dans ces dernières années et il ne quitta plus Dublin où il est mort le 5 avril ~73. a servi de base aux recherches ultérieures de M. Lottner dans un journal de Dublin. et constamment il puisait dans le trésor de ses nombreuses connaissances pour aider des personnes engagées dans des recherches spéciales. et les services rendus par lui aux savants de Dublin Elève de Bopp et de Grimm. et la clarté de langage avec laquelle il exprimait sa pensée. dans bien des questions il était une autorité constamment consultée. Mahaffy. feu M. Ici. Jellett.

à l'égard de lui-même comme à l'égard d'autrui le rendait difScHe et dédaigneux de l'impression. qu'il me soit permis de dire qu'une familière intimité m'a mis en état d'apprécier la franchise de cœur que M. Gouverneur. la vivacité de son esprit ouvert à tous les ordres d'idées rendaient son commerce aussi instructifqu'agréable. Lottner joignait à une rare intel- gence. Si le manque de force de son caractère l'a empêché de poursuivre une carrière aussi féconde et aussi brillante que celle de tel autre érudit allemand fixé en Grande-Bretagne.pourra publier que peu de chose. (jÀtDOZ. . ceux qui l'ont connu peuvent affirmer que le talent ne lui faisait pas défaut. La sévère critique que M. La variété de ses connaissances. imprimerie de A. Lottner exerçait. Kognnt-Je-Rotrou. H.

rue Taranne. Il est donné lecture d'une note de M. Oppert. Gaidoz. Meunier. Naville. Bergaigne. 1. et par M. Delamarre. Bréal. Sayous. Littré le programme des cours de l'Université de Copen- hague. Halévy et Meunier. Halévy. M. . Paris. de Charencey. DU 8 NOVEMBRE 1873 AU 24 JANVIER 1874. Vaïsse. Egger sur l'étymologie du mot français noyal ou noyalle. Sevrette. qui ont remporté le prix Volney. secrétaire de l'École des sciences politiques. Sont présents MM. Léger. à qui a été décerné le prix ordinaire de l'Académie des inscriptions. à Kingstown près Dublin. t. le Président.BULLETIN DEL. Thomsen un numéro du Journal illustré de Copenhague. Weykopf. XXII. rappelle les succès obtenus par MM. Robiou. G. Gaston PARis. Bielke. Le quatrième fascicule est commencé. M. Par M. Pierron. 16. en ouvrant la séance de rentrée. Ploix. Bergaigne. Gaidoz et Léger M. Tournier. SÉANCE DU 8 NOVEMBRE 1873 Présidence de M.\ SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE ? 9 PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES. Le troisième fascicule des Mémoires de la Société est tiré et va être distribué. Sont présentés pour faire partie de la Société par MM. Ont été envoyés en hommage: Journal de T~M~M. L. où se trouvent une bibliographieet un portrait de M.

L. Beljame. in-12. à propos des étymologies de qui et hic données par M. Bielke. L. Vaïsse. Léger. Présidence de M.M. SÉANCE DU 22 NOVEMBRE 1873. Littré. Sur les formes nominales dans la conjugaison de fin du xv m° l'impératif. Étymologies françaises. Havet. Sont admis comme membres de la Société MM. qui est souvent prononcé vagistas. Berger. Chodzko. et qu'il a trouvé écrit dans un livre de la siècle. Halévy. Est offert en hommage par M. . Havet. Paris. Paris soumet à la Société un problème étymologique: quelle est l'origine du mot français vasistas. Halévy. Tournier. Paris. Robiou et Halévy. de Charencey et MM. Ordre du jour de la prochaine séance Meunier (suite). fait une observation sur la présence de l'enclitique ei en latin.'Darmesteter. L. Gaidoz Hock. M. Le sumxe sanskrit ya. Bréal fait une communication sur le mot Grabovius. nom d'une divinité ombrienne. M. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. roi des démons. Sont présents MM. Des observations sont faites par MM. Bergaigne. G~M~'M complètes. Il s'engage à ce sujet une discussion entre M. Ph. Meunier. M. Assistant étranger M. Havet. Schoebel. Egger. Halévy. Meunier continue la lecture de son travail sur le dictionnaire de M. 1872. Kern. Le mythe des heures. Badger. Liège. Gaston PARis. M. Bréal. Oppert. Havet dans le dernier fascicule. 3 vol. L. de Charencey propose une explication symbolique de certaines parties de l'ancien Testament. Naville et Weykopf. Sevrette. Meunier commence la lecture d'un travail intitulé Un vocabulaire français du xive siècle et le dictionnaire de M. Bergaigne. M. Dufriche. vagislas. Littré et le français du xrv~ siècle. Egger. Asmodée. Ploix. Chodzko.

élève de l'École des Hautes Études. archiviste aux Archives nationales. M. A. Copenhague. Cette commission est composée de MM. par MM. Schoebel. L. Rhotacisme dans les dialectes méridionaux. Bréal. SÉANCE DU 6 DÉCEMBRE 1873. par MM. M. Bergaigne fait une communication sur les formes nomi- nales qui entrent dans la conjugaison de l'impératif indoeuropéen. Asmodée. G. Léger. . MM. Paris et Léger. Présidence de M. Darmesteter. Darmesteter et Pierron. Kern. Bergaigne. Bergaigne. Meunier. 5. de Jubainville. D'A. Est présenté en hommage par M. Étymologies françaises. Accent breton. P. de Roche-Monteix. le marquis Sont présents Joseph de Laborde. Havet. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Baudry. Oppert. Léger. Le mythe des heures. Bielke. Ploix. Mowat. Delondre. Meyer. Le suffixe ant. Paris rectifie ce qu'il avait dit dans la dernière séance sur le sens de vasistas en carrosserie. Bielke. Paris. rue de l'Oratoire du Roule. Pierron. M. Sont présentés pour faire partie de la Société. James Darmesteter. Il est procédé à la nomination d'une commission chargée de vériner les comptes du trésorier. Rolland. Baudry. Halévy. Des observations sont faites par MM. Chodzko. Darmesteter et Bréal. Gaston PARis. M. Monuments assyriens. Gaidoz annonce son intention de ne plus accepter les fonctions d'administrateur. L. Le suffixe ya. Halévy. 1873. Havet.M. Dufriche. Paris. Halévy. Bergaigne (suite). Ordre du jour de la prochaine séance Meunier (suite). A. Paris Om oprindelsen til sagnet om de guldgravende myrer (Sur l'origine de la fable des fourmis chercheuses d'or).

atteint la périodicité que votre Bureau ambitionne nous sommes déjà semestriels. Des observations sont faites par MM. MM. Baudry lit une note sur le sufHxe <:K<. M. L'ordre du jour appelle la lecture des Rapports. Sont présentés pour faire partie de la Société par MM. Meunier donne lecture de la suite de son travail sur la langue française du xr?" siècle. 6. Demetrios de Menagios. Darmesteter. Ploix. -cello. docteur en droit et en philosophie. professeur au lycée Charlemagne. plus on sera tenté de s'adresser à nous pour confier des travaux à notre recueil. James Darmesteter et Joseph de Laborde sont élus membres de la Société. Assistant étranger M. par MM. Rapports. Gaidoz. Oppert. et une note sur les verbes pello. Sont présents MM. Gaston PAMs. mais il Pour . Havet. Naville. ancien élève de l'École des Hautes Études. Ordre du jour de la prochaine séance Élections. SÉANCE DU 20 DÉCEMBRE 1873. Baudry. le secrétaire lit un rapport sur les travaux de la Société. Paris. Cet heureux signe d'accélération doit nous faire bien augurer de l'avenir plus nos livraisons se succéderont rapidement. Nous n'avons pas encore. Ch. Bréal. Halévy. Darmesteter. M. M. Bergaigne. M. la première fois depuis que notre Société a commencé ses publications. tollo. Pauthier. Oppert. dubenus. Bréal et Paris. Gaidoz présente en hommage le catalogue des livres chinois composant la bibliothèque de feu M. rue des Rosiers. Bréal. Vaïsse. Paris. Meunier. il s'en faut. Egger. velum. Bréal communique à la Société les étymologies de T~M~. Dufriche. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté.M. M. Wyndham. Pierron. Sayous. vello. Bielke. Mowat. Joret. Paris et L. Dufriche. Havet. Chodzko. Présidence de M.deux fascicules de nos mémoires ont vu le jour dans la même année. M. Un troisième fascicule est en voie d'impression. Il s'engage à ce sujet une discussion à laquelle prennent part MM. Bréal et Bergaigne. Demetrios de Menagios.

présentant seulement ce caractère commun de ne pas pouvoir facilement se découper en articles pour entrer dans nos fascicules. Quand notreprésident. -cello et des substantifs comme M/~M. par le fait. laisser accumuler nos rentes? Pour ma part. que j'ai cru pouvoir expliquer par l'assimilation d'un n. tirait l'adj. quelquesuns d'entre vous n'auraient sans doute pas été fâchés de vérifier cette hypothèsesur tous les verbes latins en llo. Quand ce moment sera venu. nous pourrions patronner. le bulletin deviendra. franc. Nous exceptons le nôtre sur les bras. Ainsi tepidus a fait tiède. Lorsqu'à la dernière séance je vous parlais des verbes latins comme pello. notre Société pourrait encore se rendre utile à la science par d'autres publications. Ainsi que d'autres sociétés. et qui comprendrait des ouvrages de forme très-diverse. Paris. ils auraient examiné jusqu'à quel point elle est confirmée ou contredite par les vocables de même formation. Je suis loin de penserque ces formations n'aient pas été relevées et expliquées par nos romanistes mais il en est d'autres qui leur ont peut-être échappé jusqu'à présent.rêve pour vous le trimestre. comme dans les premiers temps. Nous devons surtout faire des placements scientifiques et employer nos ressources d'une façon utile à la philologie. fade du latin vapidus. En attendant. Notre administrateur et notre trésorier vous entretiendront dans un instant de l'état prospère de nos finances. maussade). s'appuyant sur MpM/Ks qui a donné sade (cf. dans un temps où une caisse vide ne nous empêchait pas de former de beaux projets sur le papier. Vous pressentez que j'ai à vous entretenir d'un livre de ce genre. des publications que la race intéressée des éditeurs' refuserait d'entreprendre comme ne devant pas couvrir les frais. l'idée d'examiner ce que deviennentdans notre tangue tes adjectifs latins en z'~Ms a dû se présenter à la plupartd'entre vous. joindre à chaque livraison une feuille ou une demi-feuille à pagination différente. vello. et s'ils avaient eu un dictionnaire où les mots fussent rangés à rebours. tollo.M. mais il a déjà assez d'entreprisesdésintéressées . rigidus a donné raide. ). Nous pourrions dès à présent commencer une collection qui s'appellerait la Bibliothèque de la Société de linguistique. G. Je me permets donc de renouveler devant vous une proposition que je vous ai déjà soumise il y a quelques années. soutenir de nos finances. sur tous les noms en llus. mais /n'~M~ a fait (sans e muet) froid et nitidus net. Faut-il thésauriser. je ne le pense point. et en tout cas il est bon d'être assuré qu'on possède la série entière. inutile car on pourra.

qui range les mots d'après les lettres initiales. Gaidoz. quelles conditions seront faites aux auteurs. ou comme &!pes. pour la première fois depuis son origine. en tous cas. de cette sorte de causatif que le latin s'est donnée au moyen des formations en -/ïcs?'e. 3° Y aurait-il lieu de publier l'ouvrage de M. par exemple. purificare. Cette commissbn est composée de MM. ~M~are. je veux dire d'après les lettres finales. C'est à cette publication que je pensais pour inaugurer notre Bibliothèque. M. Egger. un dictionnaire latins où les mots seraient rangés d'après les lettres Snales. comme à ceux qui étudient les langues romanes. mitigare. comme s:yK:ea!?'e. L'année qui vient de s'écouler a vu grandir et prospérer notre Société. ou en -igare comme remigare. Un de nos plus laborieux confrères. vous serez peut-être d'avis comme moi que nous ne saurions mieux commencer. ~Ma~rMpes. La Commission vous ferait un rapport sur ces trois questions et c'est à vous qu'il appartiendrait. veut-on trouver tous les composés d'un verbe simple. l'Administrateur lit son rapport D MESSIEURS. et. D'après le soin que notre confrère apporte a tous ses travaux. autant l'ordre inverse. est fertile en enseignements. François Meunier: Dictionnaire des mots latins rangés d'après leurs lettres finales. compellere. de prendre une résolution déSnitive. Bergaigne. est extérieur et fortuit. 2° Si elle se décide pour l'affirmative. on aura tous ces mots comme d'un coup de filet et l'on verra jusqu'où est allée la force plastique du latin. rendrait de réels et continuels services. S'agit-il. Je termine donc mon rapport en vous proposant de nommer une commissionqui examinera ces trois questions La Société entreprendra-t-elle une série de publications distinctes de ses Mémoires et de son Bulletin. comme impellere. ~~care. Paris et Bréal. venant de pes. Dans une sphère encore plus classique. Autant l'ordre habituel. repel~ere. est nommé une commissionpour examiner les propositions faites par M. elle a . Bréal. cornipes. notre trésorier M. Mais il ne serait pas moins utile au grand nombre qui étudie le latin pour lui-même. venant de pello. on les trouvera à leur place alphabétique.Ainsi à ceux qui comparent le latin avec le grec et le sanscrit. L'état de ses finances lui permet d'envisager avec confiance l'avenir. a composé pour son usage personnel un dictionnairelatin de ce genre. François Meunier.

Celui qui fut adopté à l'origine même de la Société n'a pas été formellement abrogé. Mais il est une question depuis longtemps agitée et toujours ajournée et qu'il conviendrait de résoudre avant que commence. Messieurs. On a plus d'une fois réclamé la révision du règlement. Il y a lieu de penser qu'un certain nombre de membres profiteraient de cette mesure. En outre par suite d'arrangement conclu avec l'École libre des sciences politiques. Cette mesure a été approuvée par la commission de règlement. tout certain et net de frais qu'il puisse être. nous ne devons cesser de travailler à la rendre plus florissante. comme corollaire. notre bibliothèquea trouvé un asile où elle sera accessible aux sociétaires. un droit d~entrée sur tout nouveau membre. Mais comme le revenu produit par ce capital ne compensera pas. On achève en ce moment le travail du catalogue. Voici bientôt deux ans que cette commission a été nommée.publié en un an deux fascicules de ses mémoires. c'est-à-dire de décider que tout sociétaire qui paiera en une fois une somme représentant au moins dix cotisations sera membre perpétuel. Ce droit présente en outre l'avantage d'écarter de la Société les . Vous n'ignorez pas que son travail était à peu près achevé quand des considérations étrangères à nos travaux et à nos débats fit ajourner la discussion sur le nouveau règlement. janvier. que notre Société ne doit pas rester plus longtemps dans l'incertitude de ce provisoire et vous inviterez la commission du règlement à vous présenter promptement son travail. car je sais qu'elle semble à plusieurs appeler de notables améliorations. Si satisfaisant que soit l'état présent de notre Société. M. Il a été plusieurs avec le fois proposé d'admettre des cotisations à vie. et le prêt des livres pourra vraisemblablementcommencer dans le mois de février. Vous jugerez sans doute. mais son autorité a été infirmée le jour où la tâche de le réviser a été confiée à une commission spéciale. le secrétaire vous a entretenu des travaux scientifiques de la Société: c'est de son organisation même que je désire vous dire quelques mots. Ce droit d'entrée existe dans un grand nombre de sociétés savantes et il n'est que juste de le réclamer à ceux qui viennent partager les avantages d'une société déjà florissante amenée à la prospérité par le dévouementet le labeur de ses premiers membres. le revenu annuel produit par les cotisations correspondantes. je vous propose d'établir. un nouvel exercice financier. La Société y trouverait l'avantage de diminuer ses frais de recouvrement et de pouvoir capitaliser la somme produite par ces cotisations à vie.

La différence entre le prix coûtant de nos publications et le prix auquel elles sont vendues dans le commerce est déjà supérieureà la somme de 4 2 fr. sans même donner leur démission. Elle aurait ainsi le double mérite de compenser dans nos revenus le déficit éventuel que peut créer l'adoption de cotisationsà vie. si humblequ'elle soit. mais il ne peut remplir cette tâche. ceux pour lesquels ? recueil de nos travaux passés est le complément indispensable de nos travaux actuels ne seront donc pas atteints par cette mesure. Aujourd'hui que la Société . en simplifiant l'organisation du bureau. refusent de payer une seconde fois leur cotisation. qu'après avoir reçu du trésorier la liste des membres qui.dilettantes qui considèrent l'affiliation comme un simple abonnement à un recueil périodique et qui au bout d'un an. ayant payé leur cotisation. Ce droit d'entrée qu'on pourrait fixer à ~2 francs n'arrêtera pas les personnes sérieuses qui voudront se joindre à notre Société. M. La prochaine rédaction de votre règlement donnera sans doute au secrétaire le droit d'écrire des lettres que lui refuse l'ancien règlement non 'encore abrogé. faciliterait l'expédition des affaires. le trésorier est d'accord avec moi pour déclarer cette double mesure utile à la bonne gestion des intérêts de la Société et nous vous demandons tous deux d'adopter aujourd'hui ces deux propojanvier sitions pour qu'elles entrent en vigueur à partir du prochain. Il n'aura plus alors qu'à surveiller l'envoi de publications aux membres de la Société. Permettez-moi pour terminer d'appeler votre attention sur une réforme qui. que je vous propose de fixer comme droit d'entrée. et en même temps d'éloigner de nous les linguistes de passage qui ne figurent pas deux ans de suite dans la liste des sociétaires et qui occasionnentà la Société de nombreuxet inutiles frais de recouvrement. Les véritables amis de la linguistique. La bonne administration d'une société dépend de la pondération et de l'harmonie entre les pouvoirs qu'elle établit. parce qu'en réalité elles ne le paieront pas. Chacun doit se mouvoir dans sa sphère propre. et l'administrateur sera par ce fait déchargé d'une partie de ses attributions. ont droit aux publications. Il n'en est pas complètement ainsi dans le~système consacré par notre ancien règlement et qui en établissant les fonctions d'administrateur a créé un rouage anomal. En effet. l'usage s'est établi de fournir aux nouveaux membres les publications antérieures à leur entrée au prix coûtant. En effet. ces fonctions empiètent à la fois sur celles du secrétaire et sur celles du trésorier et l'on pourrait croire qu'elles n'ont été instituées que pour restreindre l'autorité des deux membres les plus utiles du bureau.

M. Havet sont chargés de présenter dans la prochaine séance une rédaction définitive de ces deux propositions. MM. Par une autre décision. le Trésorier. 40 de 4963 fr. l'administrateur n'est plus qu'un intermédiaire du trésorier et ce rouage. 65. Elle a constaté que pour cet exercice 873 Le compte RECETTES s'élève 4963 fr. La liste des membresperpétuels sera publiée en tête de la liste des sociétaires. Bergaigne et L. il reste 90~ 25 II y a en caisse 05 926 c'est-à-dire 24 fr. Je demande que la Société renvoie l'étude de cette question à la commission qui doit lui soumettre un nouveau règlement. aujourd'hui qu'elle a un lieu de réunion assuré pour ses séances. un local pour sa bibliothèque et que la régularité de ses publications est établie par un traité avec un libraire. a procédé à la vérification des quittances et des registres de l'exercice ~873. soit 120 francs. L'assemblée décide qu'on procéderadans la prochaineséance à la nominationd'une commission chargée d'examiner les propositions relatives à la réforme du règlement et à la suppression des fonctions d'administrateur. Monsieur le trésorier ne se rend pas compte de l'origine de cet à . Il es décidé qu'à l'avenir tout membre nouveau devra payer un droit d'entrée de 12 francs. Darmesteter donne lecture du rapport de la commission chargée d'examiner les comptes du trésorier. Cette mesure ne sera exécutoire qu'après le 1~ janvier 1874. pour examiner les comptes du trésorier. 65 c. 80 en trop. l'assemblée statue qu'à l'avenir tout membre qui payera le prix de dix cotisations. La commission de trois membres nommée en vertu du règlement de la Société de linguistique dans la séance du 6 décembre. Les propositions de ce rapport sont adoptées et des remerciements sont votés à M.est sortie de sa période de souffrance et de luttes. sera déclaré membre perpétuel et dispensé des cotisations annuelles. Le compte DÉPENSES s'élève 40 4062 En déduisant 4062 fr. perd de plus en plus sa raison d'être. à. qui a pu avoir son utilité à l'origine de la Société. moyennant lequel il sera dispensé de la cotisation de l'année courante. On passe immédiatement à l'examen des propositions relatives aux cotisations.

rente. Pour l'exercice ~873. L'année dernière. A. le trésorier. II) 7° Frais d'éclairage. cierge. Pour le détail. Pour donner une sanction à ces décisions. le trésorier a su recouvrer les cotisations en retard. assuré que les ressources de la Société sont amplement suffisantes pour les dépenses de l'exercice ~874. La subvention ministérielle 6° La subvention ministérielle 7° Rentes Le compte DÉPENSES s'élève à somme qui se décompose ainsi Achat de ~20 francs de 2° Coût du dépôt à la Banque de 3° Achat de 30 francs de rente 4° Coût du dépôt à la Banque de 5" Coût du fascicule Il (t.excédant. PIERRON. le trésorier. le compte RECETTES s'élève à 4. France. Il faut ou que l'une des feuilles de dépenses ait été égarée ou que deux cotisations n'aient pas été inscrites. 2. La Société avait décidé que la cotisation est due dès le premier janvier.OG2 20 400 2~37 35 » » 70 565 80 70 423 20 682 30 <2ii 30 . et qu'elle doit être payée dans le premier trimestre de l'année. Il fait en outre la proposition suivante à l'assemblée.963 fr. il propose que l'envoi des publications soit interrompu à tout membre qui ne sera pas en règle. A. A. La commission de l'année < 873 est heureuse d'adresser encore les mêmes remerciements à M. voir la note ci-jointe de M. 872. DARMESTETER. 85 c. France. le trésorier. 65.533 8 »» 3~ 60 400 400 » 42~ 4. la commission avait adressé des remerciements pour l'activité et le zèle avec lesquels M. Il) 6° Goût du bulletin n° 7 et du fascicule III (t.443 fr. 873. M. BERGAIGNE. somme qui se décompose ainsi ~Report de l'exercice 2° Cent vingt-sept cotisations payées pour les années précédentes et pour l'année courante en entier 3° Une payée par un à-compte de 4° Fascicules et bulletins vendus 1872. gages et étrennes du con8° perçues. d. demande l'autorisation de placer ce qu'il a en caisse en rentes sur l'Etat.

Je prie Messieurs les commissairesd'insister sur ce fait dans leur rapport.. M.. Paris. le secrétaire est chargé de proposer l'échange des publications a cette Société. Meunier. Baudry. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Havet. MM. A. Wyndham. D. Oppert. L. < 0° Achats divers (timbres pourfactures. Beljame. Bergaigne. Darmesteter. bibliothécaire. en trop. fr. c'est-à-dire 24 fr. Havet. trésorier. Ploix. G. H. secrétaire. Renan. Cette dépense pourrait être évitée. membres de la commission de publication. M. Dans un récent voyage dans le midi de la France. il a recueilli les témoignages de sympathie adressés par la Société des langues romanes à la Société de linguistique. Bergaigne et de Charencey. Vaïsse. S" emporte-pièces). 40 c. Ploix. Les frais pour les recouvrements de cotisations arriérées montent à 50 fr. Paris. Robiou. vice-présidents. M.. H. Thurot membres de la commissiond'administration. Quelle est l'origine de cet excédant? H faut ou bien que j'aie égaré une feuille de dépense ou bien que j'aie reçu de la main à la main deux cotisations que j'aurai oublié d'inscrire. de 4963 fr. M. 05 c. MEcmsn. M. Léger. 50 o)) 35 05 44 En déduisant 4062 fr. MM. 25 c. Brunet de Presle. Sayous et Sevrette. administrateur. Ploix prend place au fauteuil de président et prononce l'allocution suivante . de Menagios. Sont nommés président de la Société pour l'année 1874. Le Trésorier. adresse ses remerciements à la Société et la félicite pour l'importance croissante qu'elle doit à ses travaux. SÉANCE DU 10 JANVIER 1874. L. M. Il est procédé aux élections. secrétaire-adjoint. Naville.Frais pour le recouvrement de cotisations arriérées 9° Frais de correspondance et de circulaires. M. Gaidoz. Bielke.fiches. Or j'ai en caisse 926 fr. Darmesteter. M. 85 c. Pierron. MM. Delondre. Meunier. M. Schcebel. 80 c. Sont présents MM. Bréal. Paris. Derenbourg. Halévy. Dufriche. il reste 90. Egger. Bréal. Naville. en quittant le fauteuil de la présidence.

ne peut négliger d'en étudier le plus admirable produit. honoraient notre Société au lieu d'être honorés par elle. quand il veut analyser les gence humaine. mais à toutes les personnes de bonne volonté qui s'intéressent à vos études. liste de ceux qui l'ont présidée avant moi. elle nous fournit les renseignements les plus précis sur l'histoire des développementsdes idées et des lois de l'intelliLe psychologue. doute voulu montrer que la Société n'était pas seulement ouverte aux philologues de profession. sinon. je ne vois que des personnes exclusivement vouées à la science philologique. La linguistique n'a pas seulement pour conséquence de nous renseigner sur la marche que suivent les langues humainesdans leurs transformations phonétiques. L'historien philosophe demandera aussi à la philologie le fil nécessaire pour comprendre la marche des idées philosophiques et principalement des dogmes religieux qui ont joué un si grand rôtedansl'histoiredel'humanité. Cette vulgarisation des études philologiquesn'a pas un médiocre intérêt. et sont heureuses de trouver un centre où elles peuvent se mettre au courant des résultats les plus nouveaux de la science et jouir du commerce d'esprits distingués. vous avez dû vous laisser guider par d'autres considérations. qui est le langage. Si je regarde la.MESSIEURS. . Il n'importe pas seulement que la science se fasse. y consacrent cependant une partie de leurs loisirs. je dois d'abord exprimer à la Société tous mes remerciements pour l'honneur qu'elle a bien voulu me faire. Dans ce rapprochement. En venant occuper le fauteuil de votre présidence. opérations de l'esprit. par l'examen des modifications successives qu'éprouve le sens des mots à mesure qu'une civilisation fait des progrès. ayant acquis une grande et légitime notoriété par de nombreux et remarquables travaux. à titre d'élèves. en acceptant la fonction de nous diriger. Dans le choix que vous venez de faire. en réussissant à comprendre et à interpréter les écritures et les langues disparues. il n'y a pas seulement profit pour ceux que la Société admet ainsi dans son sein. Vous avez sans. et qui. elle nous permet de rebâtir l'histoire d'un passé qui resterait pour nous complètement obscur. Par l'étude de la formation des vocabulairesau moyen d'un nombre de racines fort restreint. on peut dire. il y a aussi profit pour la science. elle serait comme si elle n'existait pas. et qui. Je n'ai aucun des titres qui ont pu recommandermes prédécesseursà vos suffrages. sans faire de la linguistique leur occupation exclusive ou principale. il faut encore que ses résultats se vulgarisent. ou de nous révéler par la découverte des lois grammaticales une partie des règles de la logique du cerveau humain.

me donnent toute confiance pour l'avenir. tous les titres et toutes les aptitudes. Mais je n'ai pas besoin d'insister sur ces considérations. comme dans l'industrie. j'aurai besoin de tout votre concours et de toute votre indulgence. B. rue de Madame. la première est seule admissible. et M. la sûreté de l'instruction. qui ont été si bien appréciés dans le rapport que M. il ne faut pas qu'il ignore ce qui se fait à coté de lui. parce que le guna de MM donne. Havet lit un travail de M. la rectitude du jugement. J'espère que nos publications prendront de l'extension et que nous pourrons améliorer nos bulletins. si le développement extraordinaire que les sciences ont pris depuis un siècle nécessite. pour remplir ces fonctions. M. M. . Messieurs. Demetrios de Menagios.~ qu'une scolie récemment découverte propose de rattacher au verbe T<~M. afin de lui conserver toute son harmonie. il faut qu'il s'élève de temps en temps à la conception de l'ensemble. 11 me reste à me faire l'interprète de la Société. Sont admis comme membres de la Société. en se combinant avec le suffixe. 6. chacun de vous ne doit pas oublier qu'il coopère à la construction d'un vaste édifice.Il y a là une grande œuvre à laquelle. Lévy. M. Joret. Vos travaux précédents. l'administrateur vous a lu à votre dernière séance. Et. et à exprimer à M. ils n'ont donné jusqu'ici qu'un aperçu beaucoup trop imparfait de nos séances à ceux de nos confrères qui n'ont pu y assister ou qui habitent loin de Paris. Kern établit que le suffixe sanscrit ya était primitivement disyllabique. docteur en droit et en philosophie. vous m'avez autorisé à croire qu'ils ne me feraient pas défaut. la fermeté du caractère.Il demande l'avis de la Société sur cette scolie. M. parce qu'il compte comme tel dans la métrique védique. M. ici. 37. Pierron fait une communication relative au mot etp-cep. Pierron et Bréal. Je me sens bien insuffisant pour )e remplacer. la division du travail. ia et iya. Kern sur le suffixe ya. que le premier élément était une voyelle. en m'accordant vos suffrages. de stimuler votre ardeur. vous collaborez tous. inspecteur général de l'Université. bhavya et non bhoya. Est présenté pour faire partie de la Société par MM. qu'entre les deux formes entre lesquelles on pourrait hésiter. Mon honorable prédécesseur avait. ancien élève de l'École des Hautes Études. rue des Rosiers. professeur au lycée Charlemagne. le président sortant vos remerciements pour avoir bien voulu vous présider pendant l'année qui vient de finir.

'A~ en latin. tout en niant l'identification avec Aêshma-daêva. aujourd'hui qu'il est devenu trisyllabique. disyllabique dans Marot qui le prononçait fé-vryer. L.satiya par exemple aurait fait en sanskrit ordinaire satiya et en prâkrit sadiya. L'impératif. P. Kern confirment ce qu'il a dit dans le 3° fascicule du t. . Bergaigne. Bréal. Meyer. fé-vri-er ce mot se prononce en réalité fé-vri-yer.tandis qu'un ancien satia explique la vraie forme sanskrite satya et la vraie forme prâkrite sacca. Il rappelle que le premier changement est confirmé par les phénomènes des langues romanes. Monuments assyriens. am. Thèmes celtiques en 8. Paris cite quelques légendes du moyen âge qui rappellent les légendes talmudiques citées par M. Halévy lit un travail sur le démon Asmodée. Havet fait remarquer que les démonstrations de M. c'est-à-dire que la consonne y ne s'est pas changée en i elle a seulement développé devant elle un i. il est d'origine sémitique. i. Traitement de a latin accentué en français. Quant à son nom. tandis que dans ces mêmes langues le second changement n'a jamais lieu. mais non le changementinverse de y. Le mythe des heures. à savoir qu'on a le droit d'admettre le changement d'une voyelle i. Oppert et Bréal. Halévy.M. se prononce. u en consonne y. 2° parce que dans certains ouvrages grammaticaux satyam est expressémentdécomposéen trois syllabes sa. Halévy. II des Mémoires. dans lequel il reconnaît une divinité éranienne. Bielke. Ainsi il est faux que le français février. 1° parce qu'un ancien M. ti. L. D'Arbois de Jubainville. Des observations sont présentées par M. Chodzko. w devant une autre voyelle. Dufriche-Desge- nettes. Accent breton. Asmodée (suite). M. w devant une voyelle en u. Ordre du jour de la prochaine séance Des observationssontfaites par MM. Le rhotacismedans les dialectes méridionaux. Ce serait le dieu Apanm-napât qu'il faudrait reconnaître en lui. Havet.

Halévy. SÉANCE DU 24 JANVIER 1874. rue Madame. inspecteur général de l'Université.J. Havet M. Présidence de M. éd. 14. c'est-à-dire avant le 1er avril de chaque année. Schœbel. Sont présents MM. par MM. élève de l'École des hautes études. la Société admet deux catégories de membres les membres ordinaires et les membres perpétuels 2° Les membres ordinaires continuent à payer une cotisation annuelle de douze francs. La Société. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Darmesteter. acceptant les conclusions du rapport. Wulf Horatii Flacci carmina lyrica. Ploix. Lévy. Par la rédaction le 1~ fascicule du tome XXII du Journal Kuhn. Dufriche. Bergaigne. L. par M. 37. Étymologies ombriennes et zendes. à Paris. Sayous. B. Nommés. Wyndham. Oppert. Pierron. Vaïsse. . Robiou. 1872. d'une somme de 120 francs. Léger. PLorx. A. Origine de l'écriture alphabétique. La Commission chargée de rédiger les articles relatifs aux cotisations présente son rapport. Bielke. une fois fait. Darmesteter. Meunier. de Charencey. Est présenté pour faire partie de la Société. Carolstadii. Sont présentés en hommage. Cette somme pourra être acquittée par les membres nouveaux dans la séance même de leur admission. Schœbel. adopte les articles suivants 1° A partir du 1 cr janvier 1874. J. Le Bureau est chargé de poursuivre les travaux relatifs à la révision du règlement. Berger. Memnon. Metzger. Havet. Est admis comme membre de la Société M. Darmesteter. et par les membres anciens dans le délai fixé pour le paiement de la cotisation annuelle. Oppert. Bréal. A. rue Fortin. La première cotisation devra être acquittée par les membres nouveaux dans la séance même de leur admission 3° Les membres perpétuels rachètent la cotisation annuelle par le paiement. Darmesteter et L. Ljungberg.

Étymologies. L'impératif. De Charencey. L. . Meunier présente l'étymologiedes mots cernuus. Le mythe des heures.M. Meyer. Asmodée(fin). MM. Havet. Traitement de a latin accentué en français. Bréal et Bergaigne présentent des observations. Halévy continue la lecture de son travail sur Asmodée. Monuments assyriens. Oppert et Robiou. Chodzko. Darmesteter. 'Âva en latin. Ordre du jour de la prochaine séance Bergaigne. dautia et ratus. Les Celtes dans Homère. D'Arbois de Jubainville. Memnon. Schœbel. Halévy. Celtica. M. Bielke. Il s'engage à ce sujet une discussion à laquelle prennent part MM. J. Bréal. Oppert. Rhotacisme. P. Écriture alphabétique.

Les tablettes qui en parlent nous donnent la description exacte de l'arche. ont motivé la publicationde quelquesarticles très-intéressants dans le Daily y~yrap/t des mois d'août. Une d'elles. envoyés d'Alexandrette au Musée britannique de Londres. comme aussi les juges qui se laissent corrompre. Parmi ces débris se trouve aussi un cylindre concernant Sargon et servant à expli? . offrant un vif intérêt aux naturalistes et à ceux qui s'occupent des études bibliques. je viens d'apprendre que des trésors d'antiquités ont été récemment découverts sur le littoral du Tigre et de l'Euphrate. loc. par exemple. cap. mentionné dans Parmi les autres la Bible. cit. si intimement liée avec la paléographie et la philologie historique. en le comparant avec une autre pièce que le musée possédait déjà. Georges Smith. sujets de grande valeur se trouve une tablette. et que le septième jour. Ges exploitations ont amené la trouvaille d'un morceau d'agate bariolé de noir et de blanc. Il nous a paru utile d'en donner connaissance à la Société dont nous avons l'honneur d'être membre. savant anglais. septembre et octobre ~873. en lui faisant part de ces notes dont nous ne sommes que simple traducteur nous avons voulu appeler la bienveillanteattention de nos honorablesconfrères sur les débris du monde primitif que les infatigables travaux de M. il était même défendu de faire sortir les chariots royaux. et encore beaucoup d'autres commandementset préceptes de ce genre. Isaï. de forme cylindrique.ont arrachés à la destruction. nous n'avons d'autre but que de contribuer dans les limites de nos forces au progrès de la linguistique. résumant les lois assyriennes qui dénoncent ceux qui désobéissent aux statuts du pays. Par mes rapports scientifiques avec l'Angleterre. raconte comment le dieu HEA recommanda au constructeur de l'arche d'y mettre les animaux d'après leur ordre et leur espèce. versé dans l'assyriologie. Un autre fragment prouve que l'institution du Sabbathétait connue en Assyrie. xxxvj.SUR LES MONUMENTS ASSYRIENS RÉCEMMENT DÉCOUVERTS. et par le concours des lumières de nos a!nés en science. il a été démontré que cet objet composait le sceau de Sennacherib. qui nous dévoilent les secrets des plus intéressantes légendes sur les événements qui précédaient et suivaient immédiatementle déluge universel. Dans les notes mentionnées ci-dessus il est question de 500 tablettes en terre glaise couvertes d'inscriptions cunéiformes. vid. en en présentant aujourd'hui le recueil succinct. consacré au repos. d'essayer de nous instruire nous-mêmes. Plusieurs caisses de ces précieux objets.

terre glaise d'Alexandrette donne le récit du déluge et de la descente d'Ichtar dans Hades. ajoutant qu'il les a vus lui-même décharger leurs armes à feu dans l'entrée de la caverne ténébreusedu roc escarpé du fleuve. ces < Les portes portes que gardent les Heures. constructeur du grand temple. les Heures sont les divinités secondaires. et une autre de Hillah contient une inscription synchronique à Cyrus qui. suivant l'usage immémorial et traditionnel. à un combat contre quelque monstre antédiluvien faisant des ravages aux environs de la vallée du Tigre. Le sphinx y rappelle cet être qui fut combattu par Zaida. fils d'Izdubar. Toutes ces . On y voit que les Heures personnifient le souffle. A côté se trouve un autre texte du règne d'Assur-Bani-Pal. 749-7~). dû peut-être à quelque incident réel. contenant l'histoire originale de la conquête de Babylone. Une inscription sur une brique de cette ville parle de Schalmanezer et de son fils Tugultinipip. MYTHOLOGIE COMPARATIVE. D'après la mythologie homérique. (Iliade V. malgré un long règne de La 2< ans. Une autre tablette provenant de Kalah Sherghat rapporte les conquêtes d'Assur-u-Balid. poursuite de ces exploitations pourra être très-proûtable aux études ethnologiques et bibliques et servir à expliquer les mémoires priUn envoi provisoire d'un fragment de mitifs de notre race. les explorateurs les moins perspicaces peuvent y apercevoir un rapport très-intime entre les idées classiques et le monde des esprits.quer un passage du prophète Isaïe. Ch. pourrait peut-être éclaircir ce fait singulier pourquoi Xerxès. Elles personnifient aussi la durée plus ou moins considérable de temps. et le déchiQreur de ce texte affirme qu'il a entendu les Arabes des bords du Tigre raconter une légende analogue à l'événement ci-dessus. circonstance très-intéressante pour la chronologie et l'histoire religieuse du genre humain. les courants d'air et par conséquent les saisons de l'année. DE BIELKE. parce qu'il y est question de rites et de cérémonies religieuses. avec d'autres fragments de briques. chargées du soin de veiller aux portes du séjour des dieux et de régler le dérangementdans le mouvementdes nuages: du ciel s'ouvrirent d'elles-mêmes avec bruit.-J. auxquelles sont confiés le vaste ciel et l'Olympe pour écarter ou déployer un épais nuage. 2280 ans avant l'ère chrétienne. n'est mentionné sur aucun monument du Sud. LA « "SpK GRECQUE ET LA « Vila a SLAVE.

Les Montenegrins prononcent comme les Grecs ~po. germ. et « Sama » la « femelle ». Alors elles deviennent très-méchantes et poursuivent le téméraire à coups de flèche.la. ces trombes font jaillir du feu. Les Vilas de cette espèce n'aiment pas le Dieu des chrétiens qu'elles appellent Stari-Krvnik » « vieux meurtrier ». Verkovich chez les Slaves de Macédoine. flotte au gré du vent. danse en rond. que les Sudo-Slaves ont fréquemment devant les yeux. Tous ces motss'accordent à désigner un espace de temps dont on ne peut pas déterminer la durée. Leur chevelure. dont le souffle puissant fait geler le Danube. On les représente comme jeunes. « un moment ». Il faut les éviter chargées d'électricité et de pierres. Les Vilas ne font du mal qu'à celui qui commettrait l'imprudence de venir les déranger pendant qu'elles dansent leur « kolo » (la ronde). et tantôt elles habitent la terre.circonstances se résument dans l'idée qu'aujourd'hui encore les populations illettrées de la Serbie et de la Bulgarie rattachent à l'existence des « Vilas ». sub voce) « les nymphes Vilas résident sur de grandes montagnes et des rochers. Les armées de ce dernier sont protégées par une Vila.Sa:M » x le mâle «. D'après Vouk (Lex. les « Vilas » s'occupent tantôt à servir Dieu et le Soleil. C'est un fléau des marins et des cultivateurs qui maudissent la Vila. Vila devient ordinairement quelque chose comme ange tutélaire des héros nationaux tels que « Marco s en Serbie et le roi « Sada » en Bulgarie. angl. hveila. mues en tourbillons par le vent. L'épithète de cette nymphe est < ~M~OM~~N » « venteuse ». jolies. » par la chute de l's final et la permutation du X en k et de p en l. while. Dans le texte des « chants du TMo~o~e x au lieu de Vila» on dit « Samo-Vila probablement afin de désigner le sexe des divinités. et lancent des projectiles. paléoslave « Vila que les Polonais et les Tchèques prononcent précédé d'un esprit doux « chvila correspond aux: goth. longue et éparse sur les épaules. « kolo » dérive du grec « xcpo<. Ici nous pouvons remarquer que la danse et les danseuses en question. Le subst. dont chaque blessure est mortelle ». ou produit le dégel. figurent un phénomène naturel. weile. Le nom ds. Pour la plupart les Vilas . « . ordinairement près d'une source d'eau vive. ou bien se brisent au contact d'un obstacle qu'elles ne peuvent renverser. parcourent la terre et la mer. On lui donne aussi le sobriquet de « vrago-doukh » « esprit diabolique ». Dans les « Chants du TtAo~ope s recueillis par M. Des trombes ou des colonnes de sable et d'eau. revêtues de robes blanches et fines. selon les besoins de la tactique du roi.

a écrit un intéressant chapitre sur la tendance qu'a l'esprit humain de déformer les mots par fausse analogie (Nouvelles leçons sur la science du langage. t. Il. l'esprit humain a soif d'étymologies. ». dit-on. p. il arrive constamment que l'on fait subir aux mots un nouveau changement afin de les rendre encore une fois intelligibles. Aux époques littéraires de l'histoire des langues. 284 et suiv. . En serbe « Vilino sito » est une plante qui. hora avec l'esprit rude. pour en citer deux exemples. Nous avons jugé curieux d'en noter quelques exemples. » C'est ainsi. c'est pourquoi les Bulgares les qualifient de « N~:MK<~ s e conseillère épithète de « médecin » « J?~MK » x fém. CaozDKO. goré « malheur. provenant pour la plupart de l'époque de h guerre franco-allemande. préserve ceux qui la portent de tout insuccès. dit M. que de sauerkraut « herbe sure » nous M. « Ils croient Je pense que les expressions en anglais « le feu follet a M~MM<A-a'-MM'sp » <t ignis fatuus » ainsi que « wile » « fraude » appartiennent à la même famille de dérivés. et russ. pour la plupart. etc. française. à l'existencede trois fois neuf Vilas [27 sœurs] a. que de culcita pMMc~s « couverture piquée x nous avons fait courte-pointe. où le clergé se plaint de ce que le culte des Vilas et celui du feu soit le plus difficile à extirper de chez les campagnards de Serbie. C'est ce qu'on appelle l'étymologie populaire.. Max Muller avons fait choucroute. car les simples. ont été connus par des paysans illettrés ou par des sauvages. Max Müller. DE QUELQUES EXEMPLES RÉCENTSD'ÉTYMOLOGIEPOPULAtEE. Non-seulement la Vila « . = A.NeMM/'M » possède l'art de guérir et de présider aux accouchements. pol. bien avant que les savants n'en eussent vulgarisé l'emploi. en polonais « Ms/a-pt/o! s « la folle vila se dit d'un enfant étourdi. Elles cueillent ordinairement leurs plantes médicinales « au fond des lacs J'ignore si la science médicale prescrit l'usage des plantes aquatiques. « Comme comme il a la passion de découvrirpar voies légitimes et illégitimes pourquoi tel nom a été imposé à telle chose.). ces mots ne parviennent pas à se glisser dans le lexique. angoisse ». qui aime à faire des espiégleries. Ce seront autant de matériaux pour les linguistes. trad.connaissent les vertus curatives des plantes. Le lexique paléo-slave de Miklosich. cite des passages empruntés aux auteurs du moyen âge. Il faudrait l'essayer. mais aussi elle sait prédire l'avenir. mais l'esprit ne cesse d'avoir recours à ce procédé.

Quant au mot plubiscite pour publiciste. Bergaigne. mais il écrivait d'une main légère. de Brauchitsch. au printemps de ~87~. s'y laisse tromper? pendant le siège. Casemate. ~(H. I". Langues vertes = Landwehr. J~. plébiscite. Armistie se disait aussi dans le peuple. Cet autographe a été publié dans les Papiers et correspondances de la famille impériale. C'est une minute de décret en date du 27 juillet ~870. Plubiscite Lors du plébiscite du 8 mai ~870. un membre de l'Académie française. Dans certains villages de la Lorraine et notamment à Rémilly les paysans appelaient les soldats ennemis de la landwehr des langues vertes (Communicationde notre confrère M. Publiciste. plébisciste. Thurot dans son bataillon au service du rempart. Émile Ollivier. t. Emile de Girardin à la dignité de sénateur. plébiciste. A = = H. » M. en Touraine. Eugène Rotiand). plébisciste Plébiscite. Émile de Girardin comme publiciste lors du plébiscite. mais moins fréquemment qu'amnistie. La formule de la pièce était autographiée. on a entendu déformer ce nom de toute façon dans la bouche du peuple. Cachemale notamment été entendu par notre confrère M. Pas d'amnistie! fut le cri du peuple de Paris quand on apprit à la fin d'octobre ~870 les négociations d'armistice. Plubiscite. = Se disait dans maint bataillon de la garde nationale de Paris. Amnistie. GAIDOX. Émile Ollivier. membre de l'Académie française et ministre du plébiscite de 870. Nous avons noté plubiscite. p. il en existe un exemple écrit: il est &e~ comme disent les philologuesallemands. Bronchite le préfet prussien imposé par l'occupation ennemie. Ce sont les mots reproduits en italique Émile de Girardin a rendus « Considérant les services que ~f. Armistie = Armistice. Nombre de paysans dans le département de Seine-et-Oiseappelaient M. Peut-on reprocher au peuple de déformer les mots de la langue par fausse analogie quand un lettré. élevant M. I! se rencontre dans un autographe de M. Entendu par notre confrère M.= Bronchite Brauchitsch. Emile Ollivier avait sans doute dans l'esprit tes services rendus par M. . mais le libellé du considérant était de la main de M. comme plubiscite. Huile d'Henri V = Huile de ricin.

Paris le 8 novembre 1824. en latin et dans les langues néolatines. que je sache. elles ne laissaient pas deviner la sagacité originale qu'il déploya bientôt dans les études de grammaire comparative. par une vocation heureuse. Depuis ~868. plusieurs morceaux. Herodoto abjudicanda. changé la grammaire historique et l'étymologie en une science de précision~ Or notre ami avait près de quarante ans déjà quand il se porta.-F. L. deux fois lauréat de l'Institut la première fois. dont une partie est et restera peut-être inédite. Une chute de cheval. à ce genre de travaux. vient de frapper. MEUNIER. rien ôté à son esprit de son activité. Ne à De . docteur ès-lettres. à l'âge de quarante-neuf ans. la moindre conférence au boulevard des Capucines et dans la rue d'Arras « sur les composés syntactiques et asyntactiques en grec. Louis-FrancisMeunierl. Meunierétait justement était moins connu qu'il ne chéri de tous ceux qui l'ont connu. frappé d'apoplexie le 10 mars.NÉCROLOGIE. mort le !t mars )874. FR. M. ») Des thèses fort solides. une mort presque tragique par sa soudaineté. qui en <862 le coucha pour de longues années sur un lit de dou)eur. méritait de l'être c'est que ses travaux. n'avait. des Ad. s'adressent au public lemoins nombreux. grâce à Dieu. au concours annuel pour te prix Volney. dans le concours sur la vie et les écrits de l'orateur Hypéride la seconde fois. soutenues en ~857 devant la Faculté des Lettres de Paris2. Regnier. depuis ce temps. Peu de personnes en France s'étaient plus fortement approprié les méthodes d'analyse qui ont. i. de nos jours. Essai sur la vie et les ouvrages de Nicole Oresme. ont révélé le disciple ingénieux des Bopp. des Eug. qu'il classa les matériaux d'une érudition grammaticale que. dont l'un formerait presque un volume. et diverses compilations de litté- ii rature ancienne n'avaient longtemps montréenluiqueles qualités d'un esprit laborieux et méthodique. un des hommes dont pouvait le plus s'honorer notre jeune école de linguistes français. Burnouf. Collaborateur dévoué de deux Sociétés qu'a fondées et que fait prospérer depuis bientôt dix ans le zèle de nombreux amis des lettres savantes. (On n'a jamais fait. La mort. Homeri Vita qus sub Herodoti nomine circumfertur. Ce fut dans ce repos forcé du corps qu'il amassa. insérés par lui dans les Mémoires de la Société de linguistique et dans l'Annuaire de l'Association pour l'encouragement des études grecques.

Mais que de choses il n'avait pas finies que de recherches arrêtées par ce coup subit. les unes près. avec quel art il ramenait à des formules simples et faciles les principaux résultats de l'analyse des langues classiques comparées aux autres langues de la même famille. M. sans négliger les livres et les leçons de nos habiles romanistes. Dupin. même avant la blessure mal guérie dont le lointain contrecoup l'a tué. la vie entière de cet homme avait été une lutte sans relâche et sans éclat. en Espagne. Et puis. quelquefois des collaborateurs utiles. de 1860 à 1862. la rigueur et l'abondance de ses démonstrations allaient presque à l'excès. il s'était refait écolier afin de l'étendre et de l'affermir. Ses élèves. des petites découvertes dont il me faisait partager la joie et le profit. dans la famille de M. Bréal au Collége de France. cette pensée vigoureuse. il suivit. quoique le pauvre philologue fût réduit. S'agissait-il de quelque loi nouvellement constatée. Professant lui-même pour vivre. diront avec quelle intelligente méthode il dirigeait leurs études. qu'il venait de finir la veille même de sa mort. L'enseignement n'a pas moins perdu. besogne délicate et méritoire. je sais et je dois dire combien la science a perdu par la mort d'un si habile et si diligent ouvrier. à ses heures de liberté. les autres loin du but qu'il voulait atteindre! Instruit. C'est dans l'exercice de ces dernières fonctions que lui arriva le malheureux accident dont nous avons parlé. Bréal se l'associa pour l'achèvement de sa traduction de la Grammaire comparée de Bopp. il abusait de la clarté même. par la faiblesse de sa santé. pour les langues aryennes. il faut avouer. dans la famille de l'impératrice des Français. à tous les degrés. L'âme luttait pour garder la pleine possession d'elle-même. cette parole éminemment didactique se mouvaient avec quelque lenteur sous les entraves d'un corps miné par une sourde et irrémédiable maladie. à n'aborder que bien peu l'enseignement pubtic'. ce que nous voulions alors nous dissimuler. Deux fois il a exercé les fonctions de précepteur au début de sa carrière. et il avait vaincu la pauvreté à force de vertu. du progrès de ses recherches. Au fond. F. de patience et de courage. Trop sensé pour n'avoir pas vite compris ce qui manquait à cette nouvelle éducation de son intelligence. Meunier fut chargé des tables. et l'effort de la lutte n'était que trop sensible à des yeux clairvoyants. de M. au milieu d'une famille ). Ainsi. . les cours de M. Ch. Bergaigne à t'Ëcote pratique des hautes études. ce que nous comprenons aujourd'hui après le coup qui l'a frappé.nous l'avons vu animer et féconder par une pénétrante critique. comme je l'étais presque au jour le jour. C'était là un de ces écoliers en qui les maîtres trouvent des auditeurs exigeants. U était né pauvre.

Meunier un collègue toujours actif. un recueil des fragments de tous les ouvrages perdus d'Aristote présenté jadis au concours ouvert pour ce travail par l'Académie de Berlin. AUTRES TRAVAUX DE M. In-8°. il y en a qui sont plus ou moins prêts pour l'impression. On doit espérer qu'elles ne resteront pas stériles pour cette famille de studieux grammairiens qui aimaient en L. d'après les témoignages d'Homère. le Mémoire auquel la commission juge du concours Volney a décerné une médaille en 1873. Note sur trois corrections au texte des papyrus grecs du Louvre ). animât d'ambitions salutaires tant de jeunes esprits qui cherchent vainement leur voie dans les futiles essais d'une littérature sans avenir. qui partagea le prix avec M. en vue des problèmes philologiques dont il poursuivait la solution. le soutenaient l'affection de tous les siens et surtout le dévouement d'une sœur fière de s'être rendue l'auxiliaire utile de ses travaux.-F. n'ayant pu paraître en leur temps. Girard. et alors avait recommencé pour lui une séried'épreuves. le mémoire sur Hypéride. où.de modestes artisans. il y a d'innombrables notes. pourra être utilisé pour les progrès et pour l'honneur de la philologie française. quand la vraie science leur offrirait tant de joies fortifiantes dans les plus sérieux travaux. l'une ostensible. Mais il y a.-F. recueillies et rangées avec beaucoup de soin. dans ce précieux héritage. Meunier. qui. Au moment où la fortune semblait lui sourire. Parmi les nombreux manuscrits que laisse L. . ECGER. il s'était vu atteint d'une infirmitécruelle. MEUNIER. Je voudrais surtout qu'un tel exemple touchât d'émulation. et. J. ont perdu. Aristote a-t-il eu deux doctrines. témoignage d'une admiration sincère et d'une inconsolable amitié. au premier rang. Enfin. du moins. Tels sont un ouvrage sur les temps héroïques de la Grèce. A eux de mettre en œuvre tout ce qui. ~864 (extrait du Journal général de l'Instruction publique). l'autre secrète? Paris. en partie du moins. Noble spectacle que celui d'une telle vie 1 J'en voudrais faire partager l'émotion à tous ceux qui liront ces simpleslignes. il était devenu un savant estimé des meilleurs juges. en 1860. P. toujours affectueux. F&. Tout au plus y faudrat-il quelques retouches auxquelles suffira la maindiscrèted'un ami et confrère en linguistique. le mérite et les chances de l'opportunité'. et dont quetques-uns (ce n'étaient pas seulement les plus jeunes) reconnaissaient en lui un maître plein d'autorité. hélas! des ouvrages entiers.

XCIX Indien Uma. Bréal. à Bonn. Pessimus. p. Travaux publiés dans les -tf~motrM de la Société de linguistique de Paris. p. Recuperare. classique M~. 245-448 Etude sur les composés syntactiques en grec. Le prochain fascicule (fasc. 408-409 KatëaXX~ et ses descendants. Proximus. 267 et suiv. Perperus. p. Bull. II.p. trad. p. Travaux publiés dans l'Annuaire de l'Association pour l'encouragement des études grecques en France. p. CIX Latin Pertica. n" 8. LXXIII La racine indo-européenneGin et le grec archaïque Fava~. 409-~2 Paras. Notes insérées au Bulletin de la Société de linguistique de Paris. n'' 4. p. ~p~po?. ~868. (Ce travail a été publié à part en un volume mis en vente à la librairie Durand et Pedone-Lauriel). 7{cc!proc!M. Annuaire de 872 (6* année). Pejor. 244-247 Manuel pour l'étude des racines grecques. en cours d'impression. des Inscriptions). 97-~03 compte-rendu de Bopp Grammaire comparée. Grec e5\'t. contiendra en outre un travail intitulé Sur le passage du sens interrogatif au sens affirmatif. août ~868. 30 mai ~868. compte-rendu de BaiHy 47 avril ~69. en ~858. p. n° 3. ~5 . 4-62 De quelques anomalies que présente la déclinaison de certains pronoms latins. Annuaire de 871 (5* année). 4 du tome II). p. p. Bull. 86-92 Sur l'édition de l'lliade et de l'Odyssée publiée par Immanuel Bekker. CVIII Latin Tessera. Comptes-rendus critiques. p. Bull. I. p. T. no 2. LXXI Etymologies diverses.(Comptes-rendus de l'Acad. 349-353: compte-rendu de: La langue latine étudiée dans l'unité Cayx de Saint-Aymour Revue indo-européenne. Bull. p. critique. p. T.

et non moins ingénieuse que fertile. il commença à pouvoir faire par lui-même des travaux. aimant la science pour ellemême. Elle avait d'abord été pour lui un délassement et une distraction. C'est ainsi qu'il a passé de longues heures à rédiger l'index de la grammaire de Bopp. Permettez-moi de vous présenter à ce propos un trait qui peint bien son caractère. Ce fut alors aussi qu'il conçut et exécuta. à son grand regret. MEUNIER LE ~4 NARS ~874. dans un journal étranger. au moment où il était frappé loin de il sa maison. ce fut au temps où. je viens. Comme il le racontait lui-même. Chargé des fonctions de trésorier. Les travaux les plus ingrats et qui semblaient le moins faits pour contenter l'amour-propre d'auteur. mais à celui qui. mais qu'il avait acceptée volontiers parce qu'il la croyait utile. mais que l'honneur de l'invention était rapporté. loin de nous. Quand. Meunier y avait vu un lien de . qu'il se mit à penser pour la première fois aux origines et à la filiation des trois langues qu'il savait si bien. avec le concours d'une sœur admirable de dévouement. au nom de la Société de linguistique. le grec.E8DE M. BBEAL AUX FME&À1H. le latin et le français. avec une érudition toujours prête. Il souriait plus tard aux idées parfois chimériques qui traversaient alors sa tête. le dictionnaire latin dont la Société de linguistique discutait récemment la publication. Je lui disais un jour que sa théorie sur la flexion des pronoms latins se trouvait citée et admise aujourd'hui dans différents ouvrages étrangers. cloué sur son lit par les suites d'un accident terrible. en avait rendu compte. Messieurs.DISCOURS PRONONCE PAR M. Aussitôt qu'un commença à lire des ouvrages peu plus de liberté lui fut donné. me répondit-il du ton le plus simple théorie est admise 1 Il continua dès lors à nous donner des travaux sur les sujets les plus variés. après des années de souffrance. œuvre fatigante et minutieuse. il entra dans notre Société. ne le rebutaient point. FB. Son mémoire sur la déclinaison latine est l'un des meilleurs morceaux de notre recueil. adresser un dernier adieu à l'habile et dévoué confrère qu'un coup si subit nous a enlevé. non à lui. il lui était défendu de remuer. En l'absence de notre Président. qu'un devoir professionnel retient. Francis Meunier présentait le type du vrai savant. si la Cela ne fait rien. et bientôt nous pûmesapprécier les avantages de sa collaboration. de philologie. 11 n'a même pas eu la satisfaction de voir paraitre ce travail. dont les dernières épreuves arrivaient chez lui.

et qu'il regardait sincèrement comme heureuse. La Société de linguistique a contracté envers ce membre si distingué une dette dont elle tiendra à honneur de s'acquitter eue donnera. à l'éducation d'un neveu. Il s'acquitta de ses fonctions avec un zèle remarquable nous lui devons la situation florissantede notre Société. à ses amis. il y a aujourd'hui une semaine. C'est au moment où il paraissait avoir à peu près recouvré la santé. Je l'entendis parler de paralysie avec le calme d'un sage. à la publicité les travaux de Francis Meunier qui sont en état de voir le jour.plus qui l'attachait à nous. les heures que les recherches savantes et l'enseignement public n'occupaient pas. vaquant à ses fonctions avec sa sérénité ordinaire. Il donnait à sa famille. Il était encore. C'est ainsi qu'il remplissait une vie que d'autres. . et elle conservera toujours à ce confrère excellent un souvenir d'amitié et de reconnaissance. qu'il a ressenti une première et légère atteinte du mal dont il devait être foudroyé trois semaines plus tard. à sa place. au milieu de nous. auraient considérée comme brisée. et où il était plus plein de projets que jamais. je l'espère. Jamais je ne lui entendis proférer une plainte sur les quatorze ans de douleur qui étaient venus si fatalementprendre la meilleure part de son existence.

DE CHARENCEY. 63. PARIS.COMPOSITION DU BUREAU POUR L'ANNÉE 1874. Comité d'Administration MM. rue St-Dominique-St-Germain. 58. Gaston PARis. M. 11. Bibliothécaire M. BAUDRY. 13. A. Charles PLOix. route de Saquet. H. RENAN. EQGER. H. 22. Vice-présidents: MM. SEVRETTE.'M. L. DEREMBOUR&. NAVILLE. rue Servandoni. rue de l'Université. BER&Ai&NE. <S'ecre<<M<"e. il. Trésorier Administrateur M. BREAL. THUROT. à Vitry (Seine). GAIDOZ. Louis HAVET. H. quai d'Anjou. boulevard Saint-Michel. Secrétaire adjoint: M. rue du Regard. . SAYOUS. rue Jacob. BELJAME. 7. Président honoraire Président M. BRUNET DE PRESLE. Comité de Publication MM.

à Paris. rue d'Amboise. Antoine D'ABBADE. Le comte H. à Paris. 23. On a -{-. à Paris. H. à Athènes. BLOCISÇEVSKI. 2. rue du Bac. 27. Casimir DELAMARRE. à Paris. BRACHET. rue de Lyon. Emile CnASLES. BENOIST. BENLOEW. Al. 22. rue Saint-Louis-en-l'Ile. Joseph DERENBOURG. G. < JANVIER 874. à Paris.LISTE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE AC MM. à Paris. 11. à Paris. DELAPLANE. BRÉAL. 1. Philippe BERGER. à l'Institut. à Paris. CHASSANG. rue du Bac. BtELKÉ~ 7. A. de CHARENCEY. 27. rue Saint-Dominique-Saint-Germain. Th. à Paris. 56. à Lisieux (Calvados). quai Conti. Paris-Montrouge. 3. 3. à Montpellier(Hérault). conservé. boulevard Helvétique. à Paris. rue de l'Odéon. rue Brézin. A. BOUCHERIE. 7. à Paris. M. 20. 2 ter. Eug. 69. DIDOT. BARTH. H. à Paris. Le prince Mekerdisch DADLAN. 63. rue de Lacépède. A. 11. rue des Saint-Pères. A.69. rue Bonaparte. BAUDRY. CApMÈRE. CHAIGNET. DE LA BERGE. rue Notre-Dame-des-Champs. F. à Paris. boulevard Saint-Michel. 73. rue de Vaugirard. 12.3. DARMESTETER. Emile BnRNOUF. rue du Bac. à Dijon. à Troyes (Aube). à Paris. 120. plan Pastourel. BoisstER. à Genève (Suisse). 93. 13. BERGAiGNE. C. CORNU. passage Sainte-Marie. DELAMARRE. à Paris. quai d'Orléans. rue de l'Odéon. BAILLY. 19. à Paris. rue de Dunkerque. rue des Feuillantines. 27. Hartvig DERENBOURG. CHABANEAU. à Paris. à Paris. rue des Feuillantines. BELJAME.à Paris. rue d'Aumale. rue de Bruxelles. à Cognac (Charente). rue Jacob. à Paris. rue de Madame. A. boulevard Saint-Michel. à Poitiers. 73. d'ARBOIS DE JuBAtNYiLLE. à Paris. Brunet DE PRESLE. à Paris. H. à Paris. CHODZKO. 71. 22. rue de Rougemont. à Orléans (Loiret). 5. COUREL-GROULT. rue du Paon. rue de Ponthieu. mais en les accompagnant du signe bres que la mort a enlevés à la Société. A. à Paris. à Paris. 17. le nom des mem- . BLOTNMKt. 93.-F. DELONDRE. A. à Aix-en-Provence. A. BONNARDOT.

9. MONTAGU. au lycée Louis-le-Grand. DUFRICHE-DESGENETTES. ESTLANDER. cours Morand. rue Cujas. à Paris. rueJouHroy. boulevard des Batignolles. à Helsingfors. MOWAT. 19. rue Boissy-d'Anglas. à Paris. MASsiEu DE CLERVAL. Prosper MARTIN. HATZFELD. Paul MELON. à Dublin (Irlande). 24. à Montpellier (Hérault). t Fr. à Paris. Camille HERVÉ. Passy-Paris. E. route de Saquet. GuyEssE. boulevard d'Avroy. grand-duché de Finlande. à Paris. à Saint-Illiers-le-Bois. Francs-Bourgeois. LESAGE. à Versailles. à Paris. Paul MEYER. -{. 28. rue du Sommerard. S. quai d'Orléans. MOREL-FATIO. à Paris. à Paris. aux Archives nationales. rue de Bellechasse. Le D'' LIÉTARD. rue Notre-Dame-des-Victoires. H.D'' Carl LoTTNER. rue Fléchier. 100. à Paris. à Orléans. à Leyde (Pays-Bas). rue Neuve-Saint-Augustin. G. 28. rue Bréa. D'EICHTHAL. ELIADÈS. t MASPERO.0. à Agen.-A. 60. Le D~ Eug. DpÈME. MEUNtER. Maurice MEYER. à Plombières. A. Le comte JAUBERT. rue d'Angivilliers. rue de la Tour. rue du Pré-Perché. à Paris. 6.à Paris. 30. KERN. GAmoz. à Paris. à Paris. 113. rue Aumaire. Massachussets(Etats-Unis d'Amérique). MALVOISIN. 2. 40. E.ancien consul de France à Ceylan. boulevard de la Reine. GRANGAGNAGE. R. HEtNRicH. à Paris. à Paris. ancien professeurde Faculté.Le D'' JUDAS. rue des G. à Paris. H. P. à Paris. LACHAISE. 22. à Paris. à Thoissey. rue Maguelone. Abel DES MicHELS. G. 46. HAuvETTE-BESNAULT. à Paris. . Ch.grand-duché de Finlande. à Vitry (Seine). 1. à Paris. H. rue du Conservatoire. à Helsingfors. rue des Écoles. à Paris. rue des Écoles. 99. Joseph HALÉVY. à Liège (Belgique). rue Servandoni. à Paris. Paul GRIMBLOT.20. à Strasbourg. à Lyon. à Versailles. par Bréval (Seine-et-Oise). 27. à Paris. rue d'Assas. à Paris. 54. 18. 16. DONNER. à Rennes. GoLDscHMiDT. Le D'' FRÉDAULT. FoupNiER. Louis LEGER. 26. à Paris. à Amherst. Louis HAVET. au Marais. DUCHINSKI. Alfred MAURY. à Paris. DIDION. LtTTRÉ. François LENORMANT. rue de Madame. EaoER. par Culoz (Ain). Abel HOVELACQUE. 35. rue Neuve-des-Mathurins. C. 78. -}. rue de Grenelle-Saint-Germain. à Paris. 48. 86.

à Paris. à Paris. à Troyes (Aube). WEYKOPF. Léon RENIER. rue Servandoni. Gaston PARIS. L. 36. Ch. J. 58. Ch. rue Jacob. Paris-Plaisance.à Paris. PAPLONSKI. Vilh. Camille PELLETAN. à Dublin (Irlande). rue Vanneau. t . 5. 15. 55. A. rue de Miromesnil. à Paris. SCHOEBEL. rue de l'Université. THOMSEN. 65. ÏHÈvENfN. 10. rue de Lille. à Copenhague(Danemark). 11. 14. à Paris. PiERRET. rue Poussin. DE TouRTOULON. DE RouaÈ. Paris-Batignolles. à Paris. à Paris. VAÏssE. à Paris. à Paris. Kingstown (Irlande). à Paris. 32. à Paris. STORM. 16. NOMMES. à Paris. THUROT. à Paris. rue Mazarine. rue des Moines. RoBiou. à Copenhague(Danemark). Paul RIANT.~TEL. 9. 2. ROLLAND. Henthorn TODD. Merchiston Avenue. rue du Cherche-Midi. Ch. 76. WfMMER. 66. 95. RUDY. Marius SEPET. rue Neuve-des-Petits-Champs. DE PONTON D'AMÈcouM. à Paris. F. Louis NAVILLE. Le baron Ch. à Paris. 29. 76. rue du Sommerard. -}.Le vicomte Ëm. boulevard Beaumarchais. Emile SENART. 69. E. enclos Tissié-Sarrus. rue Campagne-Première. avenue Trudaine. -[. J. VAUDOtn-LAiNÈ. rue Gay-Lussac. J. Ch. 13. rue Gay-Lussac. à Varsovie (Pologne). TOURNIER. Le D'' J. Pio. à Paris. à Paris. 35. PiEMON. 33. 7. rue d'Assas. rue de Grenelle-Saint-Germain. à Paris. à Paris.à Paris. Paris-Auteuil. à Paris. à la Sorbonne. 9. RENAN. 6.PELLAT. 32. Northumberland Avenue. à Paris. Auguste PÉCOUL. WvNDHAM. W. à Paris. professeur au Collége de France. Charles PLOIX. membre de l'Institut. PANNIER.à Paris. OPPERT. rue du Regard. rue du Faubourg-Saint-Honoré. SAYOUS. 18. à Paris. à Montpellier (Hérault). rue Gay-Lussac. à Paris. PAYSANT. 49. SEVRETTE. Copenhague(Danemark). à Paris. à Paris. Falledvej. rue du Cherche-Midi. à Paris. rue de Monceau. à Paris. rue de Vaugirard. à Christiana (Norvège). fue de Vienne. 5.10. 14. RIEUTORD. à Edimbourg (Ecosse). Ch. 19. rue Monsieur-le-Prince. L. rue du Sommerard. Le vicomte G. Edouard SpECHT. doyen de la Faculté de Droit. rue du Chemin-Vert. rue Mayet. Senior Fellow of Trinity College. Mum. 19. Ed.

Wenzel Burda les formes gl M. . par H. Etymologies. –Léo Meyer sur le renforcement vocalique. Schmidt étymologies. hr maintenu dans des noms de personnes sous Fick. guet morphologie latine. fascicule. Tobter aspirées et ténues dans le dialecte suisse. Lithuanien aug == allemand ang. J. Tome XXII. Tome XXI. 'f~o[~K.– Noms en -bern dans le frison et les langues germaniquesdu Nord. Fick. gr kr. L. Schuchardt. Comptes-rendus. Fasc. Burda. Fick. 4-5. Leo Meyer. Noms de lieux en Norvége témoignant de l'existence de jeux dans l'antiquité. La composition dvandva en grec et en latin. . Andresen vieil allemand hl. particulièrement dans la flexion verbale. Sur quelques ibrmation~ Leo ~eyer.JOURNAL DE RUHN. étymologies. de la Suisse. A. Haefelin sur les dialectes romans du S.&eMtp<~o< pronominales en allemand. Gustave Meyer. fasc. 2. ~ar~'K Arnesen.-O. ~e6er. Compte-rendu de la grammaire albanaise de Giuseppe de Rada.–Schuchardt:linguistique romane. MerSchuchardt linguistique romane.

BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE ?10 PROCÈS-VERBAUX DES SEANCES. Fournier. est admis comme membre de la Société. Ploix. Des observations sont présentées par MM. Wyndham. SÉANCE DU 7 FÉVRIER. M. Beljame. J. Bielké lit une note sur les monumentsassyriens récemment acquis par le Musée britannique. M. Metzger. . et un autre morceau sur l'origine de la conjonction latine enim. Bréal. DU 7 FÉVRIER AU 9 MAI 1874. Robiou. Robiou et Oppert. Chodzko. Bieiké. Bréal lit un travail sur la présence en latin d'une préposition équivalant à xvx. de Charencey fait hommage d'une brochure intitulée « De quelques idées symboliques se rattachant au nom des douze fils de Jacob. Rolland. Gaidoz. Darmes- teter. Lévy. Meunier. M. Bergaigne lit un travail sur l'origine nominale de cer- taines formes de l'impératif. Naville. Présidence de M. PLOIX. Schœbel. Halévy termine la lecture de son mémoire sur Asmodée. Berger. 3ont présents MM. de Charencey. Darmesteter. » M. Dufriche. M. élève de l'École des hautes études. Halévy. Il s'engage une discussion à laquelle prennent part MM. A. Oppert. M. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Bergaigne. Melon. Robiou et Bréal.

A. Oppert. Cette Société accepte l'échange des publications qui lui avait été proposé. répétiteur à l'École des hautes études. Chodzko. Il est donné lecture d'un mémoire de M. Metzger. Darmesteterpropose une autre théorie des mêmes phénomènes. M. Melon. Chodzko. d'Arbois de Jubainville. vice-président de la Société des Langues romanes à Montpellier. Wulff. Des observationssont faites par M. Havet. Le Secrétaire lit une lettre de M. PLOIX. D'Arbois de Jubainville. Nicole. M. P. Darmesteter. Léger (plus un nom illisible. Bergaigne. Meunier. Darmesteter. Darmesteter. M. J. Présidence de M. d'Arbois de Jubainville sur l'accent en breton.. Darmesteter.1. Paris. Meyer. Meyer. Gaidoz. V'yndham. Revilloud. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. . Bréal. . L. Havet expose les transformations que subit en français l'a accentué du latin. de Charencey. Schœbel. Thèmes celtiques en as. Ordre du jour de la prochaine séance MM. Étymologies zendes et ombriennes. J. M. Paris et Gaidoz.) Assistant étranger M. SÉANCE DU 31 FÉVRIER. de Charencey présente en hommage un livre intitulé Essai d'analyse grammaticale d'un texte en langue maya. Des observations sont présentées par MM. P. Est présenté pour faire partie de la Société. L. Paris. Chodzko. de Charencey. Il est décidé que cet échange sera continué. Sont présents à la séance MM. et il range ces modificationsdans un ordre historique. Delondre. M. Ecriture alphabétique. Schœbel. L. Havet. Memnon. Bréal et L. Havet. Schœbel. l'Administrateur rappelle que la Société avait autrefois commencé l'échange avec la Philological Society de Londres. Le mythe des heures. par MM. Nicole. Rhotacisme dans les langues romanes. Oppert.Sont inscrits à l'ordre du jour de la prochaine séance MM. Ploix. A.

L. (mots parents de opfXM et du sanskrit sarva. M. Chodzko. Halévy. du japonais par le d~ Savatier. lat. Bielké. trad. Schœbel. Bergaigne. Léger. Schœbel. Meunier. Paris. Dufriche. M. J. Bielké. Sayous étudie les étymologies proposées pour le mot carabine. Meunier. de Charencey fait une communication sur les Celtes dans = = = Homère. gar1. servus dien o5p?!. PLOIX. Nicole. Monuments assyriens. Les Celtes dans Homère. Delondre. Havet. Grammaire ombrienne. skr. Oppert. J. M. ~a~Ms). 1873. su briller. Sont présents 1874. Ploix. M. Ordre du jour de la prochaine séance MM. et signale l'opinion de Hammer qui identifie ce mot au nom de peuple Karavinas. traitée par M. Des observations sont faites par MM. L. parra l'épervier). L. Havet dans la séance précédente. Darmesteter. Paris. Léger. répétiteur à l'École des hautes études. M. Ploix. L. Paris présente une autre solution de la question de la chronologie des changements de a accentué latin en français. Havet. L. Est admis comme membre de la Société M. Meyer. d'Arbois de JubainviDe. MM. de Charencey. Chodzko fait une lecture sur le mythe des heures. M. L. Bergaigne. Sayous. Des observations sont faites par M. Fournier. Fournier présente en hommage Livres Kwa-wi. P. de Charencey.De Charencey. Havet défend sa solution. Havet. J. . Botanique japonaise. Darmesteter. M. j~pon' (Hésychius) et !ep~< zend haur-va. Darmesteter présente les étymologies des mots suiombr. Havet donne une étymologie du pronom sanskrit asau. M. Fournier donne à la Société des renseignementssur l'état de la science botanique au Japon. M. Bréal. Bréal. Rolland. SÉANCE DU 7 MARS Présidence de M. pecr/a (ces mots doivent désigner vants lat. Bielké. gr.

Bielké. Des observations sont faites par MM. Darmesteter. Pierron. et particulièrement en breton. Sont présents MM. grâce aux soins de M. Egger et Oppert. Sayous. Comme trésorier. Gaidoz annonce que le catalogue des livres de la Société est achevé. l'un de ses membres les plus distingués et les plus actifs. M. C'est la bibliothèque de feu M. Il est décidé que les allocutions prononcées par M. le Dr Fournier prévient par lettre qu'une vente de livres importants pour les langues romanes aura lieu les 22 et 23 avril. Leger. M. La bibliothèque est accessible aux membres tous les jeudis. il a mis nos finances dans une situation prospère. Bréal fait une communication sur la première personne . Schœbel. La Société s'associe aux paroles de son président. Meunier seront insérées dans le plus prochain Bulletin. l'Administrateur a reçu de la Société philologique de Londres les volumes qu'elle n'avait pas encore envoyés. Quelques membres s'excusent de n'avoir pu assister aux obsèques ils ont été prévenus trop tard. J. Francis Meunier. rue Taranne. Gaidoz. Bergaigne. M. Nommés. Bréal. Bréal aux funérailles de M. Havet. Sevrette. Dufriche. 16. La collection aujourd'hui est complète. président. Egger et M. Rolland. J. Ploix. Joret. M. Mocquin-Tandoh. Ploix. M. à l'École libre des sciences politiques. PLOIX. Delondre. Il est donné lecture d'un travail de M. Nicole. d'Arbois de Jubainville sur les thèmes en s dans les langues celtiques. M. de 2 à 5 heures. Naville. Meunier a été l'un des collaborateurs les plus précieux de nos publications. Présidence de M. Paris. Egger. Chodzko. M. qu'une mort subite a enlevé le 11 mars 1874. Berger.SÉANCE DU 21 MARS 1874. Darmesteter communique une série d'étymologies zendes et un certain nombre de corrections au texte de l'Avesta. Beljame. Oppert. exprime les regrets que laisse à la Société la perte de M. de Charencey.

» urvan. Meunier. Philippe Berger est élu trésorier de la Société. Schœbel. Bréal. Schœbel. » e~MMM. Il donne l'étymologie de l'adverbe sururont qui veut dire « ensuite. » que M. mais d'une forme dialectale. « jugement. fait remarquer que le mot français choucroztte ne vient pas directement de sauerkraut. Halévy retrouve dans . Ploix. Sayous. décédé. Sont inscrits à l'ordre du jour de la prochaine séance MM. » cai- rihya. « polissage des métaux. « mort? » khavza. Bielké continue la lecture de son mémoire sur les antiquités babyloniennes du British AfM~eM/K. « esprit. à propos d'une note du Bulletin n° 9. M. « vase. Phoix. M. M. SÉANCE DU 11 AVRIL 1874. Meyer. Sont présents MM. Oppert. Sayous offre en hommage une note sur les Musées ethnographiques de Copenhague et de Moscou. Bielké lit la suite de son travail sur les antiquités babyloniennes. alors ». Chodzko.du présent et du parfait en ombrien. Schœbel commence la lecture d'un mémoire sur les origines de l'écriture alphabétique. » pitha. M. Oppert. à l'unanimité des voix. Halévy. Gaidoz. » gava. Dufriche. Halévy. M. P. « déjections. M. M. « main. « four à fondre des métaux. le président annonce la distribution du Bulletin n°9. et regrette que les membres qui ont fait des communications verbales n'en aient pas remis le résumé écrit au Secrétaire. XXI du Jour- nal de Kuhn. Bréal. Bréal et Gaidoz. Des observations sont présentées par MM. « queue » (persan dumb). Présidence de M. Gaidoz. Sayous. Sont offerts en hommage le 1~ fascicule du tome V de la Revue des langues romanes et le 6e fasciculedu t. Rolland. en remplacement de M. açperena. « monnaie. L. M. Havet. Bielké. Ces mots sont ~MM~'a. pa~pa. Bielké. Tournier. Halévy fait une communication sur un certain nombre de mots zends qui sont empruntés à l'araméen. e~f~M. Chodzko. Schoebel. Bergaigne.

. Paris. sariha. mais qu'il existe un précédent contraire. Oppert. M. dans un article du règlement. ka fa. Graux. Pierron. Bielké. L. Oppert. Présidence de M. ~M%<x. saipa. Havet. Bréal. Berger. Havet. Gaidoz remarque que le germe de ce projet existe déjà. Halévy. Paris signale à la Société les rapports sur le progrès des sciences philologiques publiés par la Philological Society de Londres. Charencey. Ploix et Léger. pihta. dont il a toujours regardé la rédaction dernière commerelativement moderne et comme appartenant à l'époque des Sassanides. Nicole. Oppert fait une communication sur le nom propre Memnon et sur le déchiffrement de la langue médique. Il exprime le vœu que la Société puisse un jour prendre l'initiative d'une publication du même genre. 16. Chodzko. Sont présents MM. Meunier a rendus. et transmet à la Société des paroles sympathiques de M. Bréal.Delondre. croit que ces comparaisons de mots sont légitimes. M. M. Oppert. Chodzko. Schœbel. par MM. Halévy. nommé trésorier. Egger. Ploix. dîna. Des observations sont présentées par MM. Berger. Sont inscrits à l'ordre du jour MM. Naville. Est présenté pour faire partie de la Société. Gaidoz. M. Sayous. Beljame. Ellis. Bréal. M. remercie la Société et fait ressortir les services que son prédécesseur M. Bergaigne. Ellis à son égard. Schœbel continue sa lecture sur les origines de l'écriture alphabétique. Dufriche. appar (pluriel açparan). Meyer. P. M. revah. Tournier et Havet M. rue des Écoles. Léger. appelée aussi médo-scythique. Bréal propose deux étymologies latines. Schœbel. Gaidoz. sous la direction de M. et qu'elles serviront à établir l'âge de l'Avesta. sans revenir sur les communications précédentes de M.l'araméen tannûr. Joret. Rolland. SÉANCE DU 25 AVRIL 1874. Gaidoz. Ces rapprochementssontdéclarésinadmissiblesparM. dunba. M. élève de l'École des hautes études. Bielké. PLOIX.

Oppert. de Charencey. Bieiké. M. Halévy. L. Havet. J. BERGAisNE. Gaidoz. Oppert. par M. Schœbel. est admis comme membre de la Société. Gaidoz. Bréal. Bergaigne. Sont présents Nommès. Graux. Sayous. Le projet de règlement proposé par elle est discuté. Meyer. Oppert. d'Arbois de Jubainville. Paris. mais qui serait d'ori- gine germanique et correspondrait au hollandais quispel. Halévy. Beljame. 1874. Havet. M Louis Havet fait une communication sur le q ombrien.M. Paris le 2~ fascicule du tome 1er de la traduction française de Diez. Paris et Oppert. Est offert en hommage. Des observations sont présentées par MM. Schœbel. Tournier. Halévy. Melon. Gaidoz. Berger. Darmesteter. La Commission chargée de la révision du règlement fait son rapport. Berger. Bielké. Sont inscrits à l'ordre du jour MM. M. Léger. moins une voix. Schœbel continue sa lecture sur les origines de l'écriture alphabétique. Bréal. MM. Chodzko. L. élève del'Ecoledeshautes études. Bielké. Schœbel. Chodzko. amendé et adopté à l'unanimité. Havet. Paris communique une observation sur le mot goupillon. . G. Sont inscrits à l'ordre du jour MM. SÉANCE DU 9 MAI Présidence de M. qui ne vient pas de goupil « renard ». P. en première lecture. Havet.

La cotisation annuelle des membres ordinaires estuxée à douze francs. Article 4. L'art. La liste des membres perpétuels est publiée en tête de la liste générale des sociétaires. CONDITIONS D'ADMISSION. La nomination d'un membre nouveau n'est déunitive qu'après le versement de la première cotisation. Les membres nouveaux paient intégralement la cotisation de l'année de leur admission. tout membre de la Société peut avertir le président qu'il demande le scrutin secret. Si ces avertissements restent sans effet. Article premier. 8 des statuts décide que l'élection de toute personne présentée pour faire partie de la Société a lieu dans la séance qui suit cette de la présentation. La Société reconnaît deux classes de membres les membres ordinaires et les membres perpétuels. à la fin de l'année il sera considéré comme démissionnaire. Dans l'intervalle des deux séances. n'étant redevable à la Société d'aucune cotisation arriérée. Article 7. Article 3. Tout membre ordinaire qui aura laissé écouler ces trois mois sans verser sa cotisation sera averti une première fois par le trésorier. Article 2. Article 6. deviendra par ce fait membre perpétuel. une seconde fois par le président. aura versé une somme égale à dix cotisations annuelles. Article 8. Les cotisations annuelles doivent être payées intégralement dans les trois premiers mois de chaque année. Les sommes versées par les membres perpétuels seront capitalisées et composeront le fonds inaliénable de la Société. . Avant de procéder à l'élection. et les membres démissionnaires celle de l'année de leur démission. le président demande si aucun des membres présents ne réclame le scrutin secret.RÈGLEMENT Adopté en première lecture dans la séance du 9 ~at et en deuxième lecture dans-les séances des 23 mai et 6 juin 1874. Article 5. Tout membre qui.

scrutin secret peut être demandé soit oralement, soit par
une lettre signée adressée au président le président ne fait pas
connaître à la Société le nom de l'auteur de la demande.
En cas de demande de scrutin secret l'élection sera remise à la
séance suivante.
Le

Article 9.

S'il n'y a pas de demande de scrutin secret, le vote a lieu par
assis et levé.
BUREAU ET COMITÉ.

Article

10.

Le bureau de la Société est composé de la manière suivante
Un président et un der et un 2. vice-présidents
Un secrétaire et un secrétaire-adjoint;
Un administrateur;
Un trésorier;

bibliothécaire.
La Société nomme en outre un comité de publication composé
de cinq membres.
Un

Article tt.
i.
En l'absence du président et des vice-présidents, le moins
ancien en date parmi les présidents des années précédentespréside
la séance.
Article

12.

Le secrétaire rédige les procès-verbaux des séances. De concert
avec le président, il règle l'ordre du jour. Les travaux lus en
séance et destinés à l'impression sont déposés entre ses mains.
Sous la direction du Comité de publication, il surveille l'impression des mémoires et du bulletin.
Article t3.

Le secrétaire fait tous les ans, sur les travaux de la Société,
un rapport qui est lu en séance.
Article

14.

L'administrateur convoque les membres pour les séances. Il
adresse aux membres nouvellementélus l'avis de leur admission.
Il remercie au nom de la Société les personnes qui lui envoient
des hommages de livres. Il surveille l'envoi des publications de la
Société.
Article 15.
De concert avec les autres membres du bureau, l'administrateur
règle avec l'éditeur et l'imprimeur ce qui est relatif aux publications. Il prend les mesures nécessairesà l'installation matérielle
de la Société.
Article

16.

Le trésorier place les fonds de la Société, touche les revenus; il
tient toutes les écritures relatives à la comptabilité, et signe, de

concert avec l'administrateur, les baux et bordereaux de dépenses.
Article

17.

Article

18.

Les comptes du trésorier sont arrêtés au 30 novembre de chaque

année.

L'administrateur et le trésorier présentent leurs comptes dans
la première séance de décembre. Une commission de trois
membres pris parmi les membres présents, est désignée le même
jour et fait un rapport écrit sur ces comptes à la séance suivante.
Article 19.
Le bibliothécaire, chargé de la conservation des livres et
manuscrits, timbre toutes ces pièces le jour de leur réception; il

tient registre des prêts. Il fait chaque apnée, dans la seconde
séance de décembre, un rapport à la Société sur l'état des
collections. La commission nommée dans l'article précédent fera
en même temps que son rapport sur l'état desfinances, un rapport

sur l'état des collections.

ÉLECTIONS.

Article

20.

l'administrateur font de droit
partie du Comité de publication. Les autres membres du bureau
Le président, les secrétaires et

peuvent être nommés membres de ce comité.
Article 21.
Le président n'est rééligible qu'après l'intervalle d'une année;
les autres membres du bureau et les membres du comité de

publication sont indéfinimentrééligibles.
Article 22.
Le bureau et le comité de publication sont renouvelés dans la
seconde séance de décembre, et entrent en fonctions à partir du
premier janvier.
Article 23.

Les élections ont lieu au scrutin secret et à la majorité absolue
des suffrages.
Article M.
Lorsque, pour une ou plusieurs fonctions, il n'y a pas eu de
majorité absolue, des scrutins de ballottage ont lieu. En cas de
partage, l'ancienneté d'âge décide entre les deux candidats.
Article 25.
Les membres du bureau sont élus au scrutin individuel. Les
membres du comité de publication sont élus au scrutin de liste.
SËiNCES.

Article 26.
Les séances ont lieu tous les quinze jours, le samedi, de huit à
dix heures du soir.

Article 27.
La Société prend chaque année trois mois de vacances, du
4

er

août au

3<

octobre.
Article 28.

Les lectures et communicationsorales ont lieu dans l'ordre des
inscriptions. Néanmoins, sur la proposition motivée du bureau, la
Société peut modifier cet ordre.
Article 29.

Lorsqu'une communication n'a pu être achevée dans une seule
séance, elle n'est continuée dans chacune des séances suivantes
qu'après que la Société a entendu la lecture d'un autre travail.
Aucune communication ne doit occuper plus de la moitié d'une
même séance.
Article 30.

personnes étrangères à la Société peuvent être admises,
sur l'avis du bureau, à faire une lecture ou une communication.
Des

Article 31.

Aucune proposition ne peut être discutée contradictoirement
dans une séance de la Société sans avoir été soumise à l'examen
du bureau.
BIBLIOTHÈQUE.

Article 3*
Nul emprunt ne peut être fait à la bibliothèque par une personne
étrangère à la Société, sauf arrangements conclus par décision de

la Société.

Article 33.
Tout livre ou manuscrit emprunt.é devra être rendu dans le
délai de deux mois, avec faculté de renouveler de mois en mois.
En cas de retard, un avertissementest adressé à l'emprunteur; au
bout d'un délai de trois mois après l'avertissement la valeur de
l'objet est exigible.
Article 34.

Si un autre sociétaire s'est fait inscrire pour emprunter le
même ouvrage, il en est donné avis au premier emprunteur, et la
faculté de renouvellementest supprimée.
PUBLICATIONS.

Article 35.

Chaque membre reçoit gratuitement un exemplaire des mémoires
et du bulletin. Les membres nouveaux ont droit à tous les fascicules publiés dans l'année de leur admission.
Article 36.
Le comité de publication dirige la publication des mémoires. H
décide sans appel quels sont les travaux qui devront y être
insérés et s'entend avec les auteurs pour les modifications qui lui

paraissent opportunes. 11 rend compte aux auteurs, dans le délai
de deux mois après le dépôt, des décisions prises.
Article 37.

Aucun travail n'est inséré dans les mémoires s'il n'a été lu en
séance.
Les travaux qui n'ont pas été admis dans les mémoires sont
rendus aux auteurs.

Article 38.
Les dépenses occasionnéespar le remaniement des mémoires en
cours d'impression sont supportées par les auteurs, à moins que

la Société, sur la proposition du Comité de publication et sur
l'avis du trésorier, ne décide qu'elle prend les frais à sa charge.
Article 39.

est publié par les soins du bureau un. bulletin contenant
< ° le procès-verbal des séances, 2° le résumé des communications
faites à la Société, que les auteurs jugeront à propos de remettre
au secrétaire dans la quinzaine suivante.
Le bulletin donnera en outre le sommaire des publications
périodiques relatives à la linguistique qui seront adressées à la
H

Société.
Article 40.

Chaque année sera imprimée la liste des membres. Cette liste
comprendra les noms des membres décédés depuis la fondation.
Article

41.

dans le courant de mars
pour novembre, décembre et janvier; dans le courant de juin
pour février, mars et avril; au 4"' novembre pour mai, juin et
juillet.
Le bulletin paraîtra trois fois par an

Article 42.
Le bulletin sera imprimédans le même format que les mémoires,

mais avec une pagination différente.

Articte 43.

Les auteurs n'ont droit, pour chaque travail inséré au bulletin,
qu'à une demi-page d'impression, sauf les cas où le bureau leur

accorderait plus d'espace.

RÉVISION DU RÈGLEMENT.

Article

44.

Le règlement ne peut être modifié que

signée de quinze membres de la Société.

sur une proposition

NOYALE.
On lit dans le dictionnaire de Littré

Noyale ou noyalle. nom de la toile dont on se sert pour faire
les grandes voiles d'un navire (tableau annexe aux lettres patentes
du décembre ~780). Étymologie inconnue, dit l'auteur.
Il est probable que i'étymologie de ce mot se trouve dans nava-,
lia qui désigne, en général, les agrès, les voiles et cordages d'un
vaisseau.
Cf. natalia, noyé (dans le patois de Bresse) noel, noël.
E. EGGER.
PARRA.
Le latin

parra, ombrien psr/s, désigne un oiseau qui est, selon

les dictionnaires, soit le loriot, soit la mésange, soit l'orfraie. Mais
il existe une racine spar, qui a donné des noms, dans plusieurs
langues de l'Europe, au moineau et à l'épervier

grec W<xp, gothique ~par-M's, allemand sper-ling,
anglais spar-row;
Épervier Vieil-haut-allemand spar-wari, allemand sper-ber,
anglais spar-hawk.
On peut conclure de là
que l'ombrien pa~/s et le latin parra
sont pour '.spay/s ~spay/'a, forme primitive ~a'r-Ma, bha étant
ce suffixe qui sert à former des noms d'animaux tels que le sanscrit {~MMs (taureau), le grec ëXa~o~; 2' que parra désigne soit le
moineau, soit l'épervier. Reste à choisir entre ces deux le choix
ne peut être douteux, l'oiseau parra donne des présages
Impios parrae recinentis omen
Ducat (Hor., 1H, Od., 27, <);
l'oiseau parfa est en compagnie de la corneille, de la pie et du
pivert un des héros des Tables Eugubines: or, le moineau est trop
mince personnage pour mériter l'attention, d'un augure et n'a
jamais été sacré, semble-t-il, que pour Catulle; l'épervier au
contraire n'est point déplacé dans la compagnie de la corneille ou
du corbeau et l'on sait, en fait, qu'il jouissait d'une grande autorité religieuse, puisque Virgile, qui n'emploie pas à la légère ses
expressions, surtout en matière sainte, lui donne le nom de sacer
Moineau

ales

alto.

Quam rapide accipiter saxo sacer ales ab
En. XI. 721.
Concluons donc que parra est le nom ancien de l'épervier, remplacé dans la langue commune par une épithète poétique (accipiler), mais fidèlement conservé par la langue religieuse et appliqué sans doute à une espèce particulière.

Si de meme que l'on restitue la langue de la période italo-hel-

lénique, l'on voulait restituer également la science augurale de
cette période, l'épervier aurait sa place marquée dans la ménagerie religieuse des augures italo-hellènes l'épervier est en effet
pour les Grecs l'oiseau sacré par excellence, ~epa~.
James DAMESTETEB.
PEDU.

J'ai été étonné de ne pas trouver dans le 3' fascicule, récemment paru, du Lexique védique de M. Grassmann l'étymologiedu
nom de Pe~ qui manque égalementdans le dictionnaire de Pétersbourg. La formation de ce mot semble pourtant fort claire. Il s'annonce tout d'abord comme une forme redoublée (ped pour papad,
comme au parfait pedé) de la racine pad avec un sufSxe u. A la
vérité les noms d'agent qui redoublent la racine se forment plus
ordinairement par le suffixe i que par le suffixe u. La seconde de
ces formations est pourtant reconnue également par les grammairiens sanscrits (cf. Benfey. Vollst. Gr. § 396 CXXIV, ~), et le
Rig-Veda lui-même en offre des exemples: c~At~ (Vâl. 7. 5) de cit
« vaincre », mots accentués sur
« penser H~yyM (I, d0a, 6) de
la dernière syllabe comme celui que nous étudions. Reste à fixer
le sens du mot Pc<M. C'est le nom d'un personnage auquel les
Açvins amènent un cheval qui est quelquefois appelé p<M~a (I,

ji

6, IX, 88, 4) du nom de celui qui le reçoit. Or la racine pad,
sans préSxe, a dans le Rig-Véda le sens de « tomber s et l'on
pourrait par suite être tenté d'assimiler Pe~M à un autre protégé
des Açvins dont le nom, formé de la racine cyu, signifie effectivement « tombé»: cydvana. Toutefois, comme la racine pad a signifié

~6,

aussi plus généralement « aller x et probablement« aller à pied, » si
l'on en juge par les mots qui en ont été formés: p~, ps<M, p~a,
« pied e, il me semble préférabled'attribuer au mot Fe~M le sens
primitif de « piéton ». Aucun nom ne saurait mieux convenir à
celui qui attend des Açvins le don d'un cheval; il fait le pendant
d'un autre mot, qu'on ne peut d'ailleurs considérer comme un
nom propre, mais qui désigne pareillement le personnage auquel

t. Cette circonstancepermet de restituer la forme primitive du grec !ep6~.

On lit dans Hesychius petpetxe; tSpax~. Comme la forme commune !epK~ répond
à la forme commune iepo; (cf. cette autre glose !otpot! M~°! "P~< isp~);
comme la forme ionienne !p~~ répond à la formeionienne !p6;, de même la forme
pleine pefpet~ suppose une forme pleine pe[po<, c'est-à-dire Fetpo<. Cette forma
nous conduit à Fsp-to-; (cf. <nte(pM=<ntep-tM),dont nous trouvons l'équivalent absolu, pour le sens et pour la forme, dans le zend t'airyN (= *var-ya).
pour le sens et la racine dans le latin M;e)tc!!f-t.

FORAS. nes). antérieures au tx~ siècle. Documents sur la langue catalane des anciens comtés de RoussilFormules de conjuration lon et de Cerdagne (suite). Jeux et Documents inédits pour sournetas du bas Languedoc. M. A ce locatif nous rapportons l'adverbe foras d'un inusité fora qui est le pendant exact du grec 96pz. et par cette autre cenare /orss.Grammaire limousine (suite). du cheval blanc amené par les Açvins NyA~~ « celui qui a un mauvais cheval (L ~6. et A. par Alart. par Boucherie. par C.s'adresse le don du cheval mythologique. Archives de Montpellier. par A. comme on le voit par l'expression mortuum foris <ërre dans la loi des Douze Tables. REVUE DES LANGUES ROMANES. Quelques traces de la langue romane avant le ixe siècle. F. Il nous a été conservé sur l'inscription n° 8~ du C. et qui a laissé après lui le verbe forare. Archives de Montpellier. Michel BaÉAL. Roque-Ferrier. Pin y Soler.6). Les jeux d'enfants en Catalogne. Aux datifs (locatifs) grecs comme T~<Mt &pat?t 'OXu~Mt correspondaitanciennement un datif latin en as. Le mémorial des nobles (suites. par Boucherie. L. janvier <874. La distinction faite entre /bn'~ et foras appartient à un temps où l'on a cru voir dans ce dernier un accusatif pluriel mais à l'origine ils s'employaient l'un pour l'autre. périodiques. Pour le sens comme pour la forme. Chronique. Le Mémorial des Nobles (suite). G.. 64) Corniscarum divarum locus erat trans Tiberim~. ~° livraison. Avril ~87<. par Boucherie. Abel BjEBGAIGNE. E. Epigraphie romane. Montel. . Edition de M. Un recueil de poésies rumonsches (haute Engadine). Gaston Paris. Notices et Poésies. Dialectes anciens. Devas Corniscas sacrum. Dialectes anciens. f. La Vie de Saint Alexis. I. Esquisse de la déclinaison latine. Traduction du II" chant de l'EnéEpigraphie romane (dialectes moderïde par Jourdan. Dialectes modernes. 2° livraison. par A. Chabaneau. R. par 1. Bucheter. Bibliographie des extraits. BRÉIL. trouvée précisément dans la contrée dont parle Festus (p. par L. par A. ce dernier adverbe représente le grec e6poncrt. par J. par A. s. par servir à l'étude de la langue d'oc. Tome 5e.

par B.Epigraphie romane. II de la nouvelle série. 3e fascicule. M. par A. Une remarque sur le travail de G. Chants populaires du Languedoc. par E. Aubanel. vol.par R. R. Epigraphie Lettres à romane (dialectes modernes) par A. Aimé Atger. Contributionsà l'étude du dialecte macédonien. Dialectes modernes. XXII. Windisch (se réfèrent à un article publié dans le vol. par Alart. Jeux et sournetas du bas Languedoc.Rectifications et additions par E. par Ch. Poésies de Th. par C. et H. par F. Nécrologie. Boucherie. Chabaneau. Gazier. . Bibliographie.. Mazel. A. par A. par de dom Guérin. Liste des ouvragesreçus. Bezzenberger. F. *Poésies Revue de Kuhn. La parenté originelle des langues sémitiques et indo-germaniques. Grammaire limousine (suite).–CoMp~-reN~Ms. de Tourtoulon. par A. Vigouroux. Meyer sur le dvandva.Recherches sur les adverbes et particules gothiques. Bezzenberger. Vol. Chabaneau. de Nant. Frœhde. Gaut. par A. Montel. par Fick. von Raumer.Contributions /NpAoM~'g'!M à l'étymologie du latin et du grec. par C.. précédent sur le dictionnaire indo-germanique deFick). par Jourdan. Montel et L. Observations sur la langue du roman de Blandin de Cornouailles et Guillot Ardit de ilfiramar. et A. Suite de la traduction du 2' chant de l'Enéïde. Delbruck.-B. par Leo Meyer. Chronique. Du z final en français et en langue d'oc. et J. De quelques formes de l'ancienne langue d'oc. par Alart.-Etymologies françaises et patoises (suite). Roque-Ferrier. Lambert. par A. E. Grégoire sur les patois de France.- Avistq et'navistr. Documents sur la langue catalane des anciens comtés de Roussillon et de Cerdagne (suite). par A. par A.

cette circonstance rend hors de doute l'identité de ces deux monnaies. boulevard Saint-Michel. M. Dans une séance précédente M. Schœbel continue sa lecture sur les origines de l'écriture alphabétique. Est présenté pour faire partie de la Société. PLOIX. 73. 170) que la version pehlevie transcrit aspurnak et explique par l'araméen zouz « dinar ou dirhem. licencié èslettres. par MM. M. Halévy présente une rectification à sa communication sur les mots d'origine sémitique dans l'Avesta: L'Avesta parle à deux reprises d'une monnaie du nom de asperena (vd. DU 23 MAI AU 18 JUILLET 1874. IV. le prince Alexandre Bibesco. 136. Gaidoz.BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE N°'M4 PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES. M. Egger. V. Liétard et Bréal. » Il serait ainsi parallèle au qui dérive également de la racine mot grec ~M~ « mine sémitique mana « compter i . » D'un autre côté le code rabbinique nommé Mischna cite aussi une monnaie aspar ayant précisément la valeur d'un zouz. Présidence de M. Des observations sont taites par MM. SÉANCE DU 23 MAI 1874. Halévy avait émis l'opinion que le mot asperena qui n'a pas d'étymologie zende devait avoir été emprunté aux idiomes sémitiques où le radical sapar signifie « compter. Dufriche et Halévy.

Berger. . nommé le lion d'Abydos. » Cette explication est acceptée par tous les orientalistes. qui croient l'explication précédemment proposée par M. les rabbins emploient quelquefois le mot Aeux~ qui est l'expression usuelle pour dire « blanc. Darmesteter. Le mot aspar ne se trouve que chez les rabbins de Palestine les rabbins de Babylonie emploient de préférence le mot araméen zouz. Mais M. ce qui fait voir l'origine étrangère du nom de monnaie en question. Le mot de l'inscription araméenne cité ci-dessus peut se lire asparna. pense maintenant que cette conjecture n'est pas admissible et qu'il faut renoncer à assigner au nom de monnaie asperena-aspar une origine sémitique. on devra reconnaître que la rédaction du Vendidad appartient à l'époque romaine. conforme. En voici les raisons 1. » indique encore aujourd'hui en Orient une petite monnaie dont la valeur varie suivant les pays.Un mot pouvant se lire asparan figure dans une inscription araméenne gravée sur un talent de bronze de l'époque des Achéménides. Des objections sont présentées par MM. car c'est seulement à cette époque que l'aspre apparaît comme une monnaie dans l'Asie antérieure. au lieu de a~po". La Société procède à la seconde lecture du nouveau projet de règlement. Halévy préférable à son explication nouvelle. H. Si cette étymologie est exacte. On pouvait croire que le mot araméen asparan qui ressemble d'une manière si frappante à l'<M~eyë)t<ï de l'Avesta avait primitivement le sens de poids et mesure en général. » 3. ainsi que le rabbinique aspar. mot qui signifie « exact. Il n'y a donc pas là un rapprochement -à faire avec le mot zend et rabbinique a~eygMa-a~p~ 2. Ces considérations obligent donc à penser que le mot aspe)'eM<ï de l'Avesta. précis. sens qui plus tard fut restreint à une monnaie déterminée. est emprunté au grec vulgaire « aspron qui. à coté de la signification « blanc. Paris et A. Le mot mischnique <Mp<x?" est considéré par tous les commentateurs comme un mot grec signifiant « blanc » et cette interprétation est confirmée par ce fait que.

Schœbel. Havet. . Sayous. élève de l'Ecole des langues orientales. De lingua grseca vulgari. PLOIX.c'nt présents Ch n. est élu membre de la Société.mportépardeux membres . Wish- t- L'unoncp le '~<'c<s re. MM. Turner. le prince Alexandre Bibesco. Gaidoz. Bergaigne. Sont inscrits à l'ordre du jour: MM. Schœbel. Ploix. Sayous. M. La Société est consultée sur l'ensemble du règlement. par MM. Kirpitchnikoff. J. Gaidoz. les articles 1-29 sont adoptés à la majorité des deux tiers des membres présents. Du même. Ibid. Chodzko.aMt'. Pilet. Naville.. L. Ploix. . 39. Chodzko. Bréal. Halévy. Pn~x. Havet. Oppert. Dat'mestetfr. Bielke termine la lecture de son mémoire sur les acquisitions assyriennes du Musée Britannique. L. Le règlement est adopté à l'unanimité.Après discussion. Bonnardot. avocat. Oppert.. . Delondre. Paris.'). MM. Haiévv. Havet. 1874.tts <~r. Nommes. Kirpitelinikoff. Bréal. Ber~'e)'. M. L.'rsai~ne. SÉANCE DC 20 JUIN 1874. Thorin. Chodzko. M. de Charencey. P. La Société continue la révision de son règlement. Bergaigne. Bergaigne. Présidence de M. Dufriche. Schcebe!. Bonnardot. Sont inscrits à l'ordre du jour de la prochaine séance. SÉANCE DU 6 JUIN 1874. Assistant étranger M. rue Madame.isi. Pt'fjsidencf de M. Melon. Bibcsco. Joret. Bielké. licencié ès-lettres. Sont présents MM. Le dialecte blaisois. Beljame. Sont offerts en hommage par M. Les articles 30 à 44 sont discutés et adoptés. Gaidoz. Ph.s MM.dxk. Est présenté pour faire partie de la Société. Schœbel. Gaidoz. Brunet de Presle et Beljame. Egger Talbert. Darmesteter.n~cr. Berger. Mpk'n. Bt. Oppt'rt. Paris. Bielke. 1874.

SÉANCE DU 4 JUILLET 1874. Nommés. Schœbel. Havet. élève de l'École des langues orientales. Il étudie un cas de construction paratactique dans le Rig-veda. Pilet. M. Bréal: Étymologies grecques et latines (extrait de la Rivista di Filologia). Gaidoz et Bréal. Turner. Joret et J. Yankoloff. (trad. Meska. L. M. Melon. française. Kirpitchnikoff. Verkovitch. Meunier). Kirpitchnikoff. Sont présents MM. Grammaire comparée de Bopp. Bonnardot (extrait des . Des observations sont présentées par MM. Gaidoz. dont les travaux ont été récompensés par l'Institut. Assistants étrangers MM. Jorèt. est élu membre de la Société.A/'c~M?e& des Missions). Havet. Chodzko. professeur à l'Université de Kharkoff. Chodzko. Kirpitchnikoff. Dufriche. Bergaignepropose une étymologie du nom propre védique Pedu. M. Bréal. Paris consulte la Société sur l'étymologie du mot français raiponce. Sont inscrits à l'ordre du jour MM. M. Léger et Bergaigne. MM. T. professeur à l'Université de Kharkoff. . M. par MM. M. Sayous. Pilet. Pierron. Schœbel. Schœbel continue la lecture de son mémoire sur les origines de l'écriture alphabétique. Présidence de M. PLOIX. tables par M. Par Chartes françaises de Lorraine et de Metz M. Oppert. avocat. Schœbel.de la Société. Paul Valle. Est présenté pour faire partie de la Société. decouverts et publiés par M. Chodzko lit un travail sur les chants du Rhodope. Paris et Léger. Sont offerts en hommage Par M. ses origines. Berger. G. M. Halévy. V. Bréal. Halévy. Bergaigne. Halévy. Paris. Sont présentés en hommage par'M. est élu membre de la Société. Ch. Ploix. Le Buddhisme. Beljame. Egger. le nirvana (extrait des Actes de la Société Phi- lologique).

Turner. Des observations sont faites par MM Bergaigne. PLOIX. Dufriche. Mémoires de la Société philologique de Londres. M. Pilet. Divers catalogues d'ouvrages de linguistique (offerts par M. XXII. M. Egger). Chodzko et Bergaigne présentent M. . Présidence de M. Darmesteter. Egger. Egger lit une note sur des gloses d H~' ychius dont l'orthographe paraît avoir été altérée par les copistes. Halévy. Melon. Considérant que cette séance est la dernière de l'année 1873-4. comme on fait d'habitude. MM. Bréal Paris. Il est donné lecture d'une lettre de M. M. Chodzko continue son mémoire sur les Chants du Rho- dope. Chodzko. la Société . MM. Havet.t Des observations sont faites par MM. Boussiaïev. Pierron. M. Kirpitchnikoff. Halévy. Bieiké. Nommés. SÉANCE DU 18 JUILLET 1874.. Dufriche. Berger.Journal de Kuhn. Bréal et Gaidoz. Schœbel termine la lecture de son mémoire sur les origines de l'écriture alphabétique. Assistants étrangers MM. Théodore Bousslaïev. et non. Chodzko. Paris. L. Mowat qui propose que la Société prenne le nom de Société de linguistique de France. Yankoloff. 1874. Havet fait une communication sur la semi-voyelle labiale ombrienne. Ploix. Il est décidé que les membres de la Société seront prévenus de la reprise des séances par une lettre de convocation. Bergaigne. Gaidoz et Bielké. Sont présents MM. 4. M. Sont inscrits à l'ordre du jour. par un v. Gaidoz. La discussion de cette proposition est renvoyée à une autre séance. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. Sayous. professeur à l'Université de Moscou. Gaidoz fait une communication sur les mots français trompe et cornac. qu'il propose de transcrire par un w. Oppert.

Pierron. Berger. . Ploix présente une observation sur la communication faite par M. qu'il retrouve sous une forme plus ancienne dans l'Avesta. M. Paris. sur le nom de Rustem. Des observations sont faites par MM. Des observations sont faites par M. M. Chodzko continue sa communication sur les Chants du Rhodope. Paris. et sur le nom de la ville de Raj. Oppert. Halévy lit une note sur le mot zen'd jpfMM~/o~a~/M:. Gaidoz fait une communication sur le nom de l'éléphant et discute diverses assertions de M. Halévy. Des observations sont faites par M. M.décide que le vote sur l'admission aura lieu séance tenante M. M. Egger relativement à la glosse d'HésycMus~t~x xet6xp[~ M. Bousslaïev est élu à l'unanimité membre de la Société. Boussiaïev. Le présent procès-verbal est lu et adopté séance tenante. Gaidoz appelle l'attention de la Société sur le mot G'm'o:/OM et en demande l'étymologie. Egger y répond. Bousslaïev. M.

Oppert a condamné l'étymologie e~y ltindi « bœuf d'Inde généralement adoptée pour le nom de l'éléphant. dessiné avec une parfaite netteté. L'éléphant y est nommé al-ab. non de l'Afrique. La différence est si tranchée que dans les monnaies anciennes où figurent des éléphants. le front incliné. le front vertical. Ses arguments ne nous semblent pas concluants. M. de Longpérier a pu reconnaître s'il appartenait à l'espèce africaine ou à l'espèce asiatique Or dans l'obélisque de Nimroud. Lxx). les oreilles vastes. et il en a proposé une nouvelle. Dans un précédent numéro de ce Bulletin (n° 8. L'éléphant du bas-relief vient de l'Inde. dont chacun peut voir un moulage au musée assyrien du Louvre.QUELQUES MOTS SUR LE NOM DE L'ÉLÉPHANT. disposées en éventail et recouvrant presque entièrement les épaules. Oppert commence par un grave contre-sens dans la traduction d'un texte assyrien relatif à l'étéphant « Un bas-relief de l'obélisque de Nimroud représente l'animal comme tribut du pays de Jt/M~' (qui ne peut être que l'Égypte). Oppert eût sagement faitd'ouvrir un ouvrage d'histoire naturelle il yeûtappris que les éléphants d'Afrique et ceux d'Asie sont de conformation tellement différente qu'ils forment deux espèces distinctes. l'animal. M. l'éléphant d'Afrique la tête plate. l'assyrien alab. porte au front son origine asial'interprétation du texte assyrien que donne M. du fleuve Sakèya qui désigne probablement le Niger. pour peu que l'animal fût dessiné avec netteté. » Les raisons pour lesquelles M. Oppert tique tombe donc d'elle-mêmedevant un signalementaussi caractéristique. Oppert déclare « inadmissible s l'étymologie e~y hindi bœuf d'Inde a ne se défendent pas mieux . et c'est une présomption nouvelle en faveur de l'étymologie « bœuf d'Inde. M. p. » Avant de s'exprimer d'une façon aussi affirmative sur l'origine de l'é)éphant/!yMredans un bas-reliefassyrien. notre savant confrère M. Pour ne citer que les traits les plus apparents. l'éléphant d'Asie a la tête élevée. les oreilles petites et mobiles.

et il était tout aussi naturel aux Phéniciens . objet d'un important trafic. D'autre part il faut noter que l'éléphant d'Afrique n'a été domestiqué qu'à l'imitation de l'éléphant d'Asie. et il nous semble que la phrase où il les résume se compose d'assertions toutes erronées <: Tout prouve que les Phéniciens connaissaientl'éléphant par l'Afrique. les Grecs d'ailleurs l'auraient traduit par des mots grecs exprimant la même idée. Mais à l'est. La preuve contre. non pour le prendre et pour en faire un compagnon des travaux de l'homme. Plus tard. s 1) « Tout prouve que les Phéniciens connaissaient l'éléphant par l'Afrique. c'est-à-dire jusqu'au in" siècle avant notre ère. séparés de l'Inde par les possessions de leurs rivaux lesSéieucides.Mais les Ptolémées. en Assyrie. Après la mort d'Alexandre. Oppert s'étonne-t-il de voir les éléphants appelés « bœufs x? mais c'est le propre de l'homme de rapporter le connu à l'inconnu. il était au contraire tout naturel de l'appeler « bœuf d'Inde s. et il n'était certainement pas le premier souverain asiatique qui eût organisé ce service dans son armée. venu de l'Inde. l'éléphant d'Afrique n'avait pas été domestiqué. Les Phéniciens ont dû connaître l'ivoire de ses défenses. les Carthaginois et les rois numides dressèrent au combat les éléphants 'de la Mauritanie. Darius avait un train d'élephants dans l'armée qu'il opposa au roi grec Alexandre.ne pouvaient combler par des remontesasiatiques les vides que la guerre ou la maladie faisaient dans les rangs de leurs éléphants et ils organisèrent la chasse et le dressage de ces animaux dans la région du Nil Bleu. les Phéniciens avaient toute occasion de voir l'animal lui-même.que son interprétation de l'obélisque de Nimroud. autrementqu'en récit ou en image. L'historien grec Ctésias. c'est que l'éléphant d'Asie a été seul domestiqué dans la haute antiquité. sans connaître. e M. Oppert ne donne aucune preuvepour. où on l'avait domestiqué dès la plus haute antiquité. » Connaissant l'éléphant par l'espèce de l'Inde. c'est-à-direles fanons de la baleine. le cétacé de ce nom. de même que nous connaissons les'baleines. ses générauxs'étaient partagé ses éléphants commeson héritage. médecin d'Artaxerxès Memnon. 2) e Rien n'indique "qu'il leur [aux Phéniciens} fut venu dans la tête de l'appeler d'un tel nom. Jusqu'aux Ptolémées. avait vu des éléphants à Babylone. et rien n'indique qu'il leur fût entré dans la tête de l'appeler d'un pareil nom. On le chassait pour se procurer l'ivoire de ses défenses. M. et l'obétisquede Nimroud nous montre la connaissance et peut-être la présence de l'éléphant de l'Inde dans la même région à une période bien antérieure. sans connaître l'éléphant d'Afrique tui-même. à l'exemple des Ptolémées.

croyons-nous. qui est son doublet. parce qu'il leur venait d'Égypte. protestent contre le prétendu principe établi par et Oppert. Encore une assertion gratuite et contraire aux données de la psychologie. dont on ne connaît pas encore l'analogue. 1. L'hippopotame. H. etc. malgré les attaques de M. Les Grecs n'ont pas plus jugé à propos de traduire tamar ~!K< « datte de l'Inde s qu'ils n'avaient fait pour e/epA hindi x bœuf de l'Inde. H ne faut pas dans les noms de cet ordre. mention des dents de i'éléphant. Pline nous dit que la girafe était pour eux une brebis sauvage. appellent le bœuf « renne russe ». A notre époque même. L'étymologie d'eleph hindi « bos Indicus c dont l'auteur est. ruski olehn. d'où l'espagnol et l'italien <aM<n't?M!oet le français tamarin'. Oppert. le plus naturel est de lui garder son nom exotique. reste donc tout à fait admissible. chercher la précision d'une comparaison scientifique. Voir à la 4° page des journaux TAMA& INDIEN. Nous rejetons en note quelques remarques incidentes. les Romains les avaient en effet vus pour la première fois en Lucanie dans l'armée de Pyrrhus. dont chaque langue abonde. quand il était si facile de dire noir? Les mots d'origine étrangère. a La Bible. ou cheval de rivière. » Nousmêmes n'avons-nous pas pris le mot espagnol Me~re. produit de l'imagination populaire. Il serait facile de citer bien des exemples de cette règle mais il nous suffira ici de rappeler un mot dont le second terme est également hindi « indien que les Grecs ont adopté sans se soucier de le traduire « par des mots grecs exprimant la même idée. GAtDOZ. peuples du Kamtschatka. « Le roi Salomon avait en mer sa flotte de Tharsis avec la flotte du roi Hiram.d'appeler les é!éphants < bœufs d'Inde qu'il l'a été plus tard aux Romains d'appeler les mêmes animaux « bœufs de Lucanie boves lucas. M. fruit laxatif contre la constipation. » C'est le sémitique tamar hindi « datte de l'Inde o dont les Grecs ont fait rx~pevTt. Tamarin commence à être remplacé dans notre langue par le composé. Pott. Festus nous apprend que les Romains appelaient le rhinocéros « bœuf d'Égypte ». 2. Tamar indien. bos ~~Kptius. EUe fait. dit M. et une fois tous les trois ans . en tout cas. M. Oppert~. les Korjaques. Quand on apprend à connaître un objet d'importation étrangère. ne fait aucune mention de l'éléphant. Les exemples de dénominations analogues ne manquent pas. ovis fera. ressemble-t-il plus au cheval que l'éléphant au bœuf? 3) « Les Grecs d'ailleurs l'auraient traduit [le nom d'eleph /<:M<~] par des mots grecs exprimant la même idée.

p. 2° ejjL-p. Cœsar [dictus]. mitgespielt zu haben scheint (Gobet..). III. eïsct~. Il reste à savoir si ce nom est maure ou phénicien. le mot CaMa ou CaMar serait tiré non de la langue punique. le résultat de la diphthongaison compensative. vel quod caeso matris ventre natus est. fournissent rien. une semMaMe opinion. bei Homer wobt nur <63 e?<Tov ~M~TOti. Der Diphthong erkiârt sich aus e~<xv Kyo~Te~. c'est celui de César. Aber es befremdet.e S'<xp' K&T~v dem urspriingtichen a der Wurzel <ye3. (neben &tc(q. Je lis chez Curtius (Verbum. Rois. x~OtM. 8 472 e?e. des dents d'éléphant (schenhabim). X. &MtXt). die auch das mediale s~Mto kennen (~xct9s!MTo Eurip.t. Je crois avoir démontré (Revue critique. Le premier état est l'état plus ou moins primitif.). au commencement de la vie d'EUus Verus. dann bei Herodot und den Tragikern. III . le second est celui de l'assimilation et le troisième celui de la diphthongaisoncompensative. 285. » Les écrivains latins nous « Les textes phéniciens ne ont conservé un nom de l'éléphantqui est peut-être phénicien. dass er auch ausserhalb des Prateritums erscheint. MOYEN e!o~[<. ~) 5 besprochene e~oMto hervorging.t (éol. x<x6t<rdtp. 58 schreiben Bekker und Classen mit guten Hdschr.POURQUOI ON A Et A L'AORISTE INDICATIFACTIF e~K. MOIEN e!0(. nO du 5 août ~868) qu'une foule de mots grecs ont passé par trois états <°e<yi~. ~x. 88'). ET AUSSI e! A L'AORISTE IMPÉRATIF ACTIF e~O~ ET A L'AORISTE PARTICIPE ACTIF e~Mç. Spartien émet. v. des singes et des paons. ï. 1 66 e!c~~ot). Cette théorie est la la flotte de Tharsis venait. Das et kann hier wohl nur durch Verwirrung entstanden sein. 22. dann bei Herodot (I ~26 uTce(<rix<. {25) < efsa! A 392 TWMvev M~ ~<~(p Sixtru~Mv. de l'argent. Bei Thuc. Servius ad Virg. p..Y]V. ~o!~Mv. Variœ lect. U importe peu que cette origine du nom d'homme César soit vraie ou fausse le fait que Cxsar était un nom africain de t'éléphant est acquis. 3° e!-ti{ (class. 3~. Rippol. vel quod avus ejus in Africa manu propria occidit elephantem qui CteMr dicitur Pœnorum Hngua.eM(. » Le et de e~-To~. aus der ja auch das oben S. &S. seulement suivant lui. ~Eneid. mais de la langue maure. et-oa~evo' est. wobei auch der Einfluss des verwandten Ï~M. apportant de l'or. selon moi.

Doch ist das Verhâitniss des Diphtbongs zu a nocb keineswegs aufgektart. p. devenu 6T-~ (class. parure des femmes (Il. par assimilation x~u-~M. » La racine me paraît êt.o3. schliessen.xS. ~87) ou des chevaux (Il.xS-~u-~t. ey. ? » En grec homérique. Quant au rapport de xat devant ~u-p. Od. mot qui est proprement un ancien participe passé passif « doué d'éclat. brillant. Je lis chez Curtius (. par diphthongaison compensative y. ceSs-a~~ot. N <" y. xeB.o!.) <tje brille e parf. « épouse. ~85).w-p. p. weiter verbreiteten Formen xex~fvp-at. XIV.t (Il.s-x.sw! Grec xsdwp. » 3° « monde.ixoïo. y. » To~eç « parents.st(vui:o & 't27). » Le dérivé xoc. » ~'c~p « mère. <it'!rex. Od.xo-p.. je pare (Hy.). d-cdt(i~c< ne sont donc pas des barbarismes.a. x6~0(. distingué par ses qualités.!) « ordre physique. la théorie de la diphthongaison compensativeen rend compte. » ~onpo~ « compagnons.). comme oS-~ (11. alignement (H..o(. e'[-cra< e!-?K~evo(.sS-~ (Il.) et « ordre moral.txhu'co <?uX' ~6p(!)TtMV ~<x « ~-vu-~xt nur episch xupep~con. )MtfhMt[/. es-M~o~. x~Qt~a. ornement. Formes plus ou moins primitives seS-M~.. 3° xo5-p. lassen auf einen auslautenden Consonantender W. 2° 7. Od. bienséances (Il.o-< devenu par un changement déjà justifié. » a~oxo.-[j. ? 2° Die x~o2" < je . Od. Formes où il y a diphthongaison compensative e?-crov. à celui de xxa devant ~t.Verbum. mets en ordre (H.. ~tx. nés d'une erreur.). 6a.clef d'une foule de formes et particulièrement de e!-< eî-<M< e!so~6\'oç. x6<i[j. <' servante. ?est une épithète qu'on emploie pour témoigner respect ou affection. Od.re x. es-rct~.). xe-x~B-~t. devenu y. univers (sens post-homérique).e3. ~° « éclat. To.oK. xsS-< qui accompagne les mots suivants ot~ « roi..aft.M (H. IV. xoS « briUer. eï-~x~.. Od.). xeSv6(.ex. ~63) (Y 282 o~ ey. <:eS-<rotç. x. Racine xaS. sous l'influence des formes ~M.). Ai-je besoin de dire que )'inSnitif &r-eMM est au participe S-M< comme l'infinitif T~Xs<r-Mt est au participe TeX~c~? Les formes e~-ox. )) 'x~'p~oXo!. Formes où il y aassimilation ~-<io~ (pour c'eS-oov).e-()) signifie aussi t j'orne. Od. convenance.

406. » Il aurait d'abord signifié le vide. extrémité. p. Sens: Aot-~« maladie contagieuse » lu-és « maladie contagieuse » arboribusque satisque lues et letifer annus (Virg. -bra. /'t-6rs. Il me semble que Xot-[i&. » le « creux. remonte par Xtj~-tM(. krit. 20 /7-6ys. p. Etym. ~70. Dann wâre auctt Xet-i. /7-6er. 320. Je lis chez Curtius. extrémité. » Forme: Xot-p~ estàXoF. des animaux) B et de . » Je ferai ià-dessus deux observations. -bra -brum. » VoirCorssen. <j)t[~-[M(. » avant de signifier la « faim. dira lues quondam latias vitiaverat ft- s~t~ tpt- x~ = auras (Or. 20-2~7.O! puisque lien. /M?'a. Voir Curtius. je citerai le français inanition qui a certainement signifié le « vide.À~$ et la racine Xm..). relinquere. qui est le grec a manque » et l'indien A3 « deserere. « qui fait fin. beitr. mangel. p.). à Xtx-~0(. . » Si ce qui précède est vrai. comme /a-mM paraît avoir d'abord signifié « leere. ibid. J! steckt dissolvere). Xot~6~ et la racine XoF. -6?'MM. Kuhner wâre es auch im lat. skt.-JMjj~M~(Hésych.). Au point de vue de la gutturale perdue devant le suffixe ~oç et de l'iota radical altongé par'compensation. « Die W. » /T-6?-s. lobe (du poumon. a Voir Curtius. 3° fimbria. la racine Xtx. p. XT-(. ibid. d'où Xm dans XehcM a je laisse subsisterait dans Xt-p. M dans XJ-e~ « dissoudre.. à Quant au sens X?-~ « faim peut remonter à Xtx qui est le latin linquo « je laisse s et l'indien rie' < fNCMe/NC<o. pu dans puK!re. rattachés au latin fini-s. gleichen Ursprungs. e comme en latin pœ~s est à pov. Voir Corssen. le manque. 77-78. Xt-~ç remonte par peut remonter par Xt~oç à Xm-p. » puisque le latin fa-més « faim e parait remonter à /a. fibre (des plantes.. bordure. « fin.. Hunger und ~M-M dazu zu stellen. Il me semble que X?-(. Xu. Xm.. A l'appui de l'étymologie que je propose pour Xt-~ç et de celle que Corssen a proposée pour/a-M~. du foie).6-< comme elle subsiste peut-être aussi dansX(<y-cM~ (pourXm. 2° édit. Les mots latins On a en latin d'une part /76er.. Seconde observation. frein. Première observation. est de même famille que Xù-e~ « dissoudre. ibid.obgleich tii-be-s aïs Analogie dienen kônnie. dê-le-o (vgl. p.

ab XjM ~6e7-. De ce thème et du suffixe -ber. a quo in sagis fimbriae et in jecore extremum fibra. Cf. Cela prouve que t'< est plus ancien Quant à /TAe/' « bicvre. bordure.<yM. A~M/p. dont le thème est et du suffixe ia est venu fim-br-ia « fin. -6n<M. d'abord à cause de son i qui est constamment bref.F.< c yrf<e<< ratas. castor. MUCCCLXVI. extrémité. Müller Ut Aegypti in flumine quadrupes. \Vanno\ski. vu sa position devant un b. au mot fibra. aussi Nonius. 2' que le premier signifie 9 qui fait fin. 90. bordure. p~a. llegimontis P/'M. /b/M ~cK~E! . l'une l'autre sans n. Ce qui est sûr.s' ru/?~f.~aie <I~:pm=. 273. 7'/«'. ont dû commencer aussi par i. fibre (des plantes.. p. 75. 0.. <x. Ovide. ~~e et fibras iocinorum et fimbrias vestimentorum dicimus. etc. 0. édit. ~0. p. § 79. Lucain.l'autre fim-bria « fin. En fait. sic in Latio. Voir avec nasale expliAug. extrémité. Gerl. c'est /'<K!s. peut n'être qu'un n. mais chez qui ? chez ~m- /T- Virgile. fiber dictus. Le nom commun /!M&?'<a n'existe pour nous jusqu'à présent que sous la forme umbria mnis i'ctudf' des manuscrits pourrait bien amener la découvf'rtede ta formf */<e:.s. extrémité. a)i. » je le laisse de cuté que t'i'. » 3' que le second contient un m qui. « fin. note 2. Perse /'<rc. Fr. frange. et Roth Fimbriae sunt omnis extremitas. 30 fi-ber « qui fait fin. frange. Voir Curtius. » quo MOM:Ke e~'<re?KcB orx /?M?K!M:s appellantur. bordure. ~~yY!. extrémité. /'t-&M. quasi fiber salicem. on trouve fibra et /'f&a. /ya. V. extrema ora /?Mminis dextra et sinistra muxume quod solet videri et antiqui fibrum dicebant extremum. -bra. bra. des animaux!. extrémité. édit. lobe (du poumon. du foie). » Ces mots sont de même famille.K!'f. L. » De'fim-ber. ensuite à cause de ses congénères indo-européens. p. c'est que le nom propre f~M~sexi-te en prcc "o))"' deux formes. bordure.. sont venus 0 /'<M?-&e/ 2° ~M-&ey.. brum. bord a pour thème/'f?n.v. leur primitif commun apparait aussitôt. extrémité. édit.s' poetieus ~'M~Mae latinae. FfK: « {m. p. nominati lytra et fiber. n . L. !'< 'tx~. selon Varron. -6/'Km qui existe pris substantivement dans fi-bra. et /!)M-br-ia sont de même famille. Müller Fiber genus bestiae quadripes.s'orMM. Une fois que l'on a constaté que fi-ber -6ya! -brum. a Enfin c'est le féminin de -6ra. chez ManiHus et Sénèque le tragique Voir Qxicherat. Festus chez Paul Diacre. h. Cf. ~K~c/' ~/M~f/ fiber. Plautus « sic me subes cottidie. lytra quod succidere dicitur arborum radices in ripa atque eas dissolvere.

apocope de l'infinitif. Atger raire du patois du midi de la France au xvnr' siècle. XX. Fesquet proverbes et dictons populaires A. by Alexander J. A. Ellis. The President on Greek pronunciation. Prof. Wagner ~oy! Prof. Sayce on Semitic and Assyrian PhiloReMNT'c~&s. Esq. English Etymologies. on ~odferM Greek. Paul Meyer on Romance Philology. Wedgwood. Bibliographie. W. Esq. Cbabaneau du Z final en français et én langue d'oc (suite). Egger les substantifs français formés par A. M. by Prof. practical. VI. by Dr Charnock and Dr C. Gaston Paris's methodof editing in bis F~'e de Saint Alexis. Paul Glaize le centenaire de Pétrarque. Thé President The President on ~e completion o f on English Dialectology. on Germanie and Scandinavian Philology. Sweet. Esq. XVIII. by the Rev.) . Périodiques. poésies populaires. theoretical and lology. Noulet histoire littébaneau Grammaire limousine (suite).: épigraphie romane (suite). Aufrecht on Etruscan the Philological Society in < 873.~Œ?'<e~&MeA. juillet et octobre 874. Whitney. The President on Latin pronunciation. XVII. Esq. H. Notes on the Woolwa and Mosquito Vocabularies. by H. D" W. An acconnt of M. J. Chronique. Dialectes modernes. E. D. Gaidoz on Celtic Philology. On Peile's Greek and Latin Etymotogy. t. Edkins. Robinson Ellis. on Latin Phitheoretical and practical. (The President on the work of Prof. TRANSACTIONS OF THE {LoNDOti] PHILOLOGICAL SOCIETY <873- Contents of Part III XV. A. XVI. H.. Pott's Wurzel. Carter Blake. by H. RsvcE DES LANGUES ROMANES. Tbird annual address of the President to the Philological Society. XIX.SOMMAIRE DES PÉRIODIQUES. Montel: le mémorialdes Nobles (suite). On Diphthongs in the Chinese language. Dialectes anciens. Rev. Nicol. Charecueillis à Colognac.

von Ad. Bezzenberger. ~C! aS~v.ZErrScmiFT FUR VERGLEtCHENDE SpRACHFORSCHUNG. von Sophus Bugge. Zur dvandva-zusammensetzung. Miscellen. von Gustav Meyer. Band XXII. 5tes Heft. ~MjjLev. von L. AltitalischeStudien. Meyer. "A~MM. .

63. (La Société se réunira au lieu ordinaire de ses séances. à M. Nogent-le-Rotrou. à Paris. BRÉAL. Les membres non-résidents qui désirent faire des communications à la Société sont priés d'en envoyer le manuscrit.) 7 novembre <874 22 5 décembre ~9 9 23 janvier 6 février ~875 20 6 20 mai ~875 ~5 29 mars ~2jum 3avrU 26 <7 <0 juillet- 24 L'élection du Bureau pour l'exercice 1875 aura lieu dans la séance du 19 décembre 1874. secrétaire de la Société de Linguistique. à huit heures du soir. /aMCO. place Gerson. boulevard Saint-Michel. .ORDRE DES SÉANCES POUR L'ANNEE 1874-75. Gouverneur.imprimerie de A. M~ Gerson.

Paris. a sans doute copié dans cette circonstance un écrivain grec. Pierron. conclut qu'il n'y avait aucune raison de donner à l'Irlande le nom de Sacrée. après avoir passé en revue les termes de la nomenclature géographique ancienne dans lesquels entrait l'épithète !E:e-. Bibesco. Joret. de la part de l'auteur. Oppert. M. anciennement donné à l'Irlande ». Maspero. Havet. mais Aviénus ayant dans son Ora marilima compilé des documents grecs aujourd'hui perdus. Il pense qu'un écrivain grec. M. Ploix. de Bielke. Halévy. et qu'il y a sans doute là un exemple d'étymologie populaire. Egger. Leger. Chodzko. Gaidoz. Beljame. Wimmer. Dufriche-Desgenettes. Jarnik. Bergaigne. et les traditions relatives aux Iles des Bienheureux. Delondre. Sayous. SÉANCE DU 3 NOVEMBRE 1874. Benoist. Copenhague 1874. . Histoire de l'écriture Est offert en hommage runique dans le nord (en danois). c'est Aviénus au iv* siècle de notre ère. Un seul écrivain donne ce nom à l'Irlande. Gaidoz fait une communication sur « le prétendu nom d'Ile Sacrée. Rolland. DU 3 NOVEMBRE 1874 AU 6 FÉVRIER 1875. Sont présents MM. Bréal. Assistants étrangers: MM. Berger. aura de ')sp\ ou 'kp'e v~To~ fait !!pY. '~M!. croyant deviner le séjour des Bienheureux dans cette île Océanide dont on ne connaissait que le nom. Camaret. Gaidoz.BULLETIN DELA SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE N"~3 PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES.

Egger. Darmesteter. Egger. qui signale à l'attention de la Société plusieurs instruments de phonétique descriptive. principalement aux époques primitives. Dufriche. Boldakov. selon M.Assistant étranger M. Des observations sont présentées par MM. du nom de la ville de Noyale. Havet donne lecture d'un travail sur les palatales sanscrites. mais qui viendrait plutôt. Ploix. dans le dernier n° du Bulletin. rattache au latin navalia. Léger propose de nommer une commissionchargée d'exa- . Bielké. J. Une autre étymologie est proposée par le même membre pour le mot charrée (sorte de cendre qui sert d'engrais). M. Il appuie cette théorie sur un certain nombre d'exemples et il essaie de démontrer que lé nom d' 't~ï). Havet. M. Des observations sont faites par MM. Gaidoz. Le dernier procès-verbal est lu et adopté. Gaidoz. SÉANCE DU 21 NOVEMBRE 1874. c'est-à-dire de Grande-Bretagne.il cite à ce propos un certain nombre de noms de lieu déformés par le procédé de fausse analogie qui constitue l'étymologie populaire. C'est le latin carrata. MM. Havet. Beljame. Léger. Eriu sont originairement étrangers à l'Irlande. seraient à l'origine des sobriquets donnés par les peuples voisins et entrés dans la nomenclature géographique au détriment des noms que les peuples se donnent à eux-mêmes. Hibernia. Bonnardot. Bergaigne. Des observations sont faites par M. que M. Bielké. et y ont été introduits du dehors. M. Oppert. Acceptant l'explication du nom ancien de l'Irlande Eriu par M. Bergaigne. où l'on fabriquait ces toiles. Sont présents MM. Joret propose une étymologie du mot noyale. Présidence de M. Gaidoz étudie les noms de pays « [île ou pays] de l'Ouest et de peuples qui se réfèrent aux points cardinaux et expose une théorie d'après laquelle les noms de peuple. Naville. Sont inscrits à l'ordre du jour Halévy. Halévy. Gaidoz. PLOix. Joret. Bergaigne et Paris. Berger. Sayous. Egger et Paris. Rolland. Joret.

Chaignet. Havet. Naville. Havet. Sont nommés membres de cette commission MM. Sont offerts par M. Paris. Berger. examiner l'état de la bibliothèque et la gestion du bibliothécaire. M. M. Gaidozqui est empêché par une indisposition d'assister à la séance et qui rappelle que la commission chargée d'examiner les comptes du trésorier et de l'administrateur'doit aussi. Gaidoz. Bréal. Havet. Egger. Xo~tj~Mv. Havet présente une observation sur le circonflexe des génitifs grecs comme ~oS&v. M. Havet. Coe. Halévy. de la part de M. Fournier. M.miner s'il y aurait lieu de faire pour la Société acquisition d'appareils de phonétique descriptive. Bogisic. Une commission est nommée. Présidence de M. Vaisse. Théorie de la déclinaison des noms en grec et en latin d'après les principes de la philologie comparée. de Ujfalvy. Darmesteter. Il est donné lecture d'une lettre de M. Bielké. Gaidoz présente le 2° fasc. Oppert. Bergaigne. Dufriche. Nommés. . L. Halévy. Berger. Bielké. Havet. Rolland. deux élégies du Vatican. à partir de cette année. M. Assistants étrangers MM. SÉANCE DU 5 DÉCEMBRE 1874. Bieiké lit une note sur le mot rex. Léger. Extrait de la Romania. Gaidoz. Sont inscrits à l'ordre du jour MM. Par M. Sayous présente le 1" n° de la Revue de philologie et d'ethnographie (librairie Leroux). Des observations sont faites par MM. Joret. Sont présents MM. Bergaigne lit une note sur le rôle de la dérivation dans la déclinaison européenne. Halévy lit un travail sur le nom d'Ahura-Mazda. Oppert. Léger. BERGAIGNE. A. Rolland. du tome II de la traduction française de Diez. composée de MM. Il demande que par une autre innovation elle fasse en outre l'inventaire des collections déposées chez l'administrateur. Gaidoz. Boldakov. Une observation est faite par M. Pierron. Chodzko. M. Darmesteter. Dufriche. Bibesco. Léger. Halévy.

composition contraire au génie de la langue iranienne et dont le caractère analytique contraste singulièrement avec les autres noms de dieux perses. Nous avons un choix à faire entre l'Inde et la Babylonie. Quand on considère le sens du complexe ci/tM/'a'mastM. notre êtonnementgrandit encore. le sabien de même se dit mandéi qualification qui a la même signification que le « mandéen a terme zend. 2) « Mazda et les autres seigneurs (dieux) ». L'adepte du parsisme aime à s'appeler Mas~ayacHs « adorateur de la grande intelligence ». bien qu'en réalité il soit composé de trois termes ahura + maz + dâo signifiant « maitre de la grande intelligence ». . 30. Dans l'Avesta le mot Ahuramazdâ se décompose souvent en deux parties Ahura + Mazda dont chacune sert à désigner le dieu suprême. Deux points remarquables se présentent dans la formation du nom Ahuramazdâ Pour la forme linguistique. comme par exemple dans la locution connue J/as~o~ca A/oHAd <Y. exister) qui signifie « respirer o comporte aussi l'idée de « vivant» etil est remarquable que le nom de A~M<Ms dihaya que les Sabiens donnent au dieu suprêmeet qu'on peut traduire par « Intelligencevivante » montre une analogie manifeste avec le nom du dieu perse. mais on y chercherait en vain um divinité correspondantà ~/as~ et exprimant l'abstraction théologique « la grande Intelligence )'.Ahuramazdâ est quaiiQé dans les inscriptions de Darius « le plus grand des Dieux (mathista baganam). La qualification « maitre de la grande InLeHigenco pour Dieu ne porte guère l'empreinte d'une religion primitive elle surpasse les conceptions ordinaires d'un peuple pastoral comme l'étaient les Perses avant Cyrus et elle suppose une occupation prolongée avec une science religieuse devenue déjà une théologie systématique. Il y a plus d'une raison pour douter que l'Inde eût eu à ce moment une science théologique toute faite. Les textes achéménides traitent ce nom comme un mot simple. L'écriture indienne est postérieure à Cyrus et sans écriture point de science proprement dite. Ahura est toutefois pris dans le sens de seigneur. Du reste. la mythologie indienne connaît seulement asura le correspondant du Ahura perse. Cette considération fait supposerque l'idée fondamentaled'AhuraM!<M<M doit avoir été empruntée par les Perses à un peuple voisin et plus civilisé qu'eux à cette époque. 9. 3~ 4. être. on est étonné de trouver dans Ahuramazdâ trois mots juxtaposés. Le terme ahura dérivant immédiatement de la racine secondaire ahu (formée de a/<.

en empruntant aux Babyloniens te symbole religieux d'une de leurs divinités. l'autre: Maz<M résume te résultat d'un exercice continu de la réflexion et d'une méditation scientifique qui. n'ont pas adopté en même temps une de ces nombreuses attributions que les monuments assyro-babyloniens donnent aux dieux supérieurs? M. entretenus depuis de longs siècles dans les écoles de la Chaldée. Halévy répond affirmativement et il incline à penser que la qualification ~sz~so « Grande Intelligence » est une simple traduction de l'épithète bel-nimiqi « maitre de la profonde Intelligence » qui figure si souvent dans les inscriptions de Babylone. pour établir définitivement que ces monarques. M. l'examen attentif de l'art perse nous révèle d'une manière incontestable l'emprunt direct fait par les Perses du temps des premiers Achéménides aux idées religieuses des Babyloniens. les donations faites par Darius aux prêtres égyptiens. emblème dont le caractère babylonien est reconnu depuis longtemps. Oppert a récemment démontré avec une rare sagacité que l'écriture perse a été imitée du système babylonien pendant le régne de Cyrus. D'autres faits connus par les monuments et les historiens prouvent combien la religion babylonienne a été en faveur auprès des Achéménides. suivaient fidèlement les usages religieux qu'ils ont trouvés chez leurs sujets civilisés des bords du Tigre et de l'Euphrate. Xerxès et Amestris font en diverses occasions des sacrifices humains. quelque légitimes qu'elles soient. dit M. Halévy en terminant. s'intitule prêtre de la Pyramide ou du temple de Bel. Artaxercès introduit le culte de )a déesse babylonienne Anaitis dans tous les pays de son vaste empire. loin d'observer les prescriptions de l'Avesta qui tiennent ces pratiques en horreur.. Maintenant n'est-on pas en droit de se demander si les Perses. on distingue la réunion de deux éléments difYérents l'un a~Mre est de provenancearyo-iranienne et porte un caractèreprimitif. Dans l'expressionAhuramazdâ. l'enterrement des souverains achéménides à Persepolis.Heste la Babylonie. etc. ont rendu les Babyloniens capables de devenir les civilisateurs de leurs conquérant~ iraniens. Cyrus. A ces faits constatés par l'histoire on peut ajouter d'autres faits non moins certains comme par exempte la condamnation de Croesus à être brute vif. 11 appartient au dieu Bel. A ce pays les Perses doivent tout d'abord leur écriture. Mais plus encore que toutes ces inductions. un des dieux supérieurs de la Babylonie et connu chez les autres peuples sémitiques sous la forme Raal ou Bol. . Dans les bas-reliefs de Persépolis Ahuramazdâ est représenté sous la forme d'un buste humain surgissant d'un disque ailé. dans une légende nouvellement publiée.

Holinski. Bréal présente un certain nombre d'étymologies latines. Bauer. passage des Beaux-Arts). M. Dufriche-Desgenettés sur les voyelles de la langue française. vient d'achever sa dixième année. que i'honneur d'un tel résultat doit être reporté. Ordre du jour de la prochaine séance. candidat de l'Université d'Odessa. M. le secrétaire lit le rappont annuel sur les travaux de la Société. aRhyl(NorthWaIes). Léger. Par MM. Léger et Paris. Il est donné lecture d'un travail de M. M. Dufriche. ancien élèvede l'Ecole des hautes études. Bréal et Bergaigne. M. M. Sayous offre à la Société Foucart. L. Par MM. Bergaigne. Léger et Gaidoz. Ceux d'entre vous qui ont vu les jours de son enfance un peu chancelante. Mowat. Melon.Des observations sont présentées par MM. 15. M. Carrière. Sont présents MM. Une grande part doit être faite également à notre cher et regretté confrère. Gaidoz. Sont présentés pour faire partie de la Société par MM. C'est à vos présidents. Boldakov. Sayous. Messieurs. M. qui avec prudence et fermeté ont guidé ses premiers pas. Egger. Bréal et Gaidoz. Havet. Paris. Rhys. élève de l'Ecole des hautes études (hôtel de Nice. BEMAïoNE. Francis Meu- . Bielké. Darmes- teter. dont les origines sont retracées dans un récit qui fait partie du Bulletin. SÉANCE DU 15 DÉCEMBRE 1874. Chodzko et Bergaigne. c'est à vous. Elections. Messieurs. M. qui n'avez cessé d'assister à nos réunions et de les alimenter par vos travaux et par vos discussions. Rolland. ancien fellow du collège Merton d'Oxford. n'espéraient peut-être pas que sa constitution croîtrait constamment en vigueur avec les années. rue Joubert. Notre Société. Chodzko. Des associations reli- gieuses chez les Grecs. et que bientôt elle serait assez satisfaite du présent pour rechercher elle-même avec curiosité le souvenir de ses premières séances. Présidence de M. Par MM.

11 clora le T. Une mort imprévue a enlevé M. Un fascicule qu'on achève d'imprimer en ce moment vous sera distribué sous peu. vous vous en souvenez. à qui nous devons la situation prospère de nos finances. un premier groupe de collaborateurs se trouve parmi les habitués de nos séances mais il ne faudrait pas nous renfermer dans ces limites et je me permets d'attirer tout particulièrement sur ce projet l'attention de nos confrères qui s'occupent des langues an-ariennes. C'est pour nous une marque de sympathie dont nous sentons tout le prix et que nous serons . Quelques-uns de nos confrères voudraient en outre que notre Société publiât périodiquement un tableau des progrès accomplis par la linguistique dans les nombreux et divers domaines qu'elle embrasse. le comte Jaubert. M. M. ce serait un moyen de nous faire connaître des travaux qui n'ont pas toujours chez nous la réputation qu'ils méritent une telle revue. l'ambition d'une compagnie comme la nôtre. ainsi que plusieurs autres de notre savant confrère. un certain nombre de petits travaux scientifiques. notamment dans les pays slaves et scandinaves. Nos publications poursuivent leur cours régulier. et je souhaite avec vous qu'il puisse bientôt être réalisé. lequel aura pris. Meunier avant qu'il n'eût commencé à mettre son dictionnaire par écrit. et cet ouvrage.nier. Je profite de cette occasion pour signaler avec plaisir le nombre croissant des recrues que nous faisons au dehors. Il y a un an. et dont le nom mérite de rester associé aux noms des fondateurs de la Société.' assurerait à nos publications un surcroît de valeur et de popularité. a honoré une fois nos réunions de sa présence. II de nos mémoires. Notre bulletin contient aussi. Un plan de ce genre a de quoi tenter. Une perte plus récente nous a enlevé un de nos membres les plus éminents. pour arriver à sa conclusion. et ceux qui assistaient à cette séance n'oublieront pas l'aménité et la finesse de sa parole. Pour les langues indo-européennes. je vous entretenais d'un dictionnaire latin conçu sur un plan particulier. ancien ministre. moitié moins de temps que le premier. il faut d'abord faire appel aux diverses spécialités. Pour quelquesuns de nos collègues étrangers. ancien pair de France. Pour en assurer la réussite. risque de rester inédit. à pareil jour. en éffet. à coté des Actes de la Société. dont il avait préparé les matériaux et dont je vous proposais d'entreprendre la publication. faite tous les deux ou trois ans. et (ce qui nous touche de plus près) auteur d'un excellent glossaire des patois du centre de la France. membre de l'Assemblée nationale. le comte Jaubert.

3. votre commission des finances a été d'avis de passer cette somme par profits et pertes. qui devaient y figurer ont été retrouvées.toujours prêts à reconnaître par l'hospitalité empressée que nous donnerons aux travaux de ces confrères. et si les confrères éloignés pouvaient assister à nos discussions. un tel les livres à la date du ordre régnait dans les papiers de M. Meunier que toutes les sommes. au nom de la Commission des fonds. à son entrée en fonctions. M. Léger.0~ 53 ordinaires. A la date du 20 mars 873. Egger a révélé une encaisse de 992 fr.320 90 . l'inventaire fait à cette même date par M. Depuis cette époque. Mais cet excédant est plus que couvert par diverses rentrées qui avaient été faites et dont nous n'avons pas retrouvé l'indication. à peu de chose près.076 08 55 Excédant des recettes sur les dépenses. Quoi qu'il en soit. et elle a accepté l'état de la caisse tel qu'il résulte de l'inventaire fait par M. ~. les recettesont atteint la somme de ce qui. 2. Ce qui faisait un excédant en faveur de la caisse de 26 fr. 53. Eggër à la date du 20 mars <874. Heureusement. Messieurs. L'état maladif où il se trouvait depuis quelques mois ne lui avait même pas permis d'inscrire sur les registres de la Société les recettes et les dépenses afférentes au commencement de l'exercice ~87~. L'exercice de cette année a été divisé erf deux parties par la mort de notre regretté confrère et trésorier M. joint à ~327 45 nous donne un total de se répartissant ainsi que suit Cotisations Cotisations perpétuelles. Meunier. F. ils verraient que les questions les plus ardues trouvent parmi nous des esprits curieux et bien préparés. reprendre décembre ~873. 965 47 D'autre part. De telle sorte que le trésorier a dû.0<530 ~. présente son rapport. Qu'ils ne craignent pas de nous effrayer par la spécialité des études les recherches de détail sont la condition de tout progrès scientifique.369 28 2.0~ Dépenses. la balance des recettes et des dépenses donnait 8 Recettes. ~.

Nous avons tout lieu de croire. pour le même exercice. à cause des difficultés que présentent les envois d'argent. 25. D'autre part. attendre la fin de l'exercice874 pour envoyer à ces membres des lettres de rappel. le Ministre de l'Instruction publique. la rentrée des cotisations des membres étrangers. les dépenses portées sur les registres s'élèvent. depuis le mois de mars 874. pour les recettes annuelles. à la date du dé- cembre < 874. 68 » 37 40 3. et sur lesquelles nous croyons ~87-4 . nous n'avons pas encore reçu de réponse à la demande de subvention que le président de la Société de linguistique a adressée cette année-ci comme d'habitude à M. et d'autre part le reliquat de l'exercice de ~873 qui était de 90< fr. déduction faite de frais de timbre.Vente des publications. ~320. qui est toujours difficile. ainsi que les autres sommes mentionnées ci-dessus. nos rentes sur l'Etat. un total de ~. Nous avons préféré. mais le capital de ce revenu. Ce revenu qui est assuré figurera. de ces 3. les affaires de la succession Meunier. 973 25 Dépenses courantes. d'ailleurs.369 28 D'autre part. il nous reste. ~8. En effet.3<6 488 Ce qui porte l'actif de la caisse de la Société.342 75 Excédant en caisse Total généra) 26 53 3. de rente. 332 93 <.369 fr. Si nous retranchons des recettes portées sur vos registres d'une part ces ~320 fr. -)0. qui représentent non pas un revenu annuel. comme aussi pour éviter doubles frais. ne correspond pas aux cotisations de tous les membres ordinaires de la Société de linguistique.<48 fr. qui ne sont pas encore terminées à notre grand regret. Perception des rentes. Messieurs. par suite de l'interruption momentanée qui s'est produite dans les comptes. à -)~6 fr. et leur réclamer ainsi en une seule fois leurs cotisations pour les années et<875. soit Achat de 50 fr. avait subi un certain retard. 20. EnSn. 28 que nous venons de vous faire con- naître ne représente pourtant pas exactement les recettes de l'exercice de 1874. ne nous ont pas permis de toucher. proviennent de cotisations perpétuelles. à 2. faites dans le courant de l'exercice de <874.053 fr. La somme de 3. 28. Ce dernier chiffre. qu'elle sera favorable.369 fr. dans lequel les cotisations ordinaires entrent pour une somme de ~0~ fr. En effet. 03.

068 08 652 80 600 40 48 a 3. Elle le serait encore plus. Langues indo-européennes Physiologie. phie 80. COMTTES DE !/EÏEMME <874. et si nous étions reconnus d'utilité publique. Perception des rentes. Catalogues 78. Soit A. La Société reçoit en outre régulièrementla Revue des langues Romanes. Annamite. Grammaire générale. Archéologie. B. nous l'espérons. indépendamment de la collection des bulletins et mémoires dont l'administrateurest dépositaire. la Revue de Kuhn et les Transactions de la Société de G. langues Touraniennes 3~. Total général. Rapports. Messieurs. Langue basque. Reliquat de l'exercice < Jusqu'au 20 mars. si un vœu formé depuis longtempspouvait se réaliser cette année. Le nombre des emprunts faits dans le courant de cette année a été insignifiant (en tout ~5). 479 ouvrages comprenant plus de cinq cents volumes. et elle vous demande de faire imprimer dans votre bulletin le catalogue des ouvrages composant la bibliothèque de la Société. Depuis le 20 mars cotisations ordinaires. Excédant en caisse. 874.3. –Mélanges -!02. Philologie de Londres. Revues. D. Langues américaines -. Vente des publications de la Société. à vie. aussi peu des ouvrages qui sont offerts à la Société. Vente des publications. sur celui de <874 une augmentation considérable. dans l'exercice <875.pouvoir compter dès à présent. Ethnologie. Votre bibliothécaireet la commission avec lui pensent que si l'on se sert. La commission s'est aussi transportée conformément à votre désir chez le bibliothécaire pour examiner l'état des collections de la Société. A. Géogra- < Langues sémitiques (y compris l'Egyptien) 3<. Japonais.369 28 . Chinois. Il résulte de cet examen que la Société de linguistique possède. 90< 25 362 720 20 37 26 40 50 » 40 53 2. qui présentera ainsi. E. cela provientprincipalement de ce qu'on n'en possède pas la liste. Recettes. Cotisations à vie. Cotisations ordinaires. F. Total.

Vaïsse. Vaïsse. Naville membres du comité de pu- MM. il suffisait de savoir apprécier l'importance de la science qu'elle cultive. et d'entourer ses savants d'autant de respect que de sympathie. Hauvette-Besnault.3<6 ~8 Balance des recettes et des dépenses. Oppert. dépenses diverses. Bergaigne et Carrière secrétaire. Vaïsse vice-présidents MM. Si. Gaidoz. Chodzko. Ordre du jour de la prochaine séance. Frais de publication. VAissE. 973 2S <05 30 237 63 <. d'Arbois de Jubainville. Naville. Bielké. est ajournée à trois mois. Mais le nom des maîtres qui m'y ont précédé me donnait une . chauffage et éclairage.053 ~0 Les conclusions de ce rapport sont adoptées en ce qui concerne la vérification des fonds. M. Havet. Philippe Berger bibliothécaire. blication SÉANCE DU 9 JANVIER 1875. administrateur. Bréal. le président prononce le discours suivant Messieurs. Oppert. Halévy. ce fau- teuil. Achat de 50 fr. Paris. Sont présents MM. pour être appelé à présider une réunion seientiSque. M. trésorier. Rolland. 3.Dépenses. La vérification de la collection des bulletins et mémoires. de rente. Assistant étranger M.369 28 4. Renan et Thurot. qui n'a pas pu avoir lieu. M. je serais moins étonné que je le suis de me voir occuper. M. Berger. M. Dufriche. Gaidoz. Halévy. Présidence de M. Bieiké. Bergaigne. M. Havet. M. Egger. Louis Havet. Baudry. aujourd'hui. Collin. Bréal vice-secrétaire. Dufriche. Ploix. Beljame. Entretien. de Charencey. Sont inscrits MM.3~6 <8 2. Gaidoz. Il est procédé aux élections sont nommés Président. d'aimer les travaux auxquels elle se livre.

aussi. que je ne puis me flatter de vous apporter cette heureuse variété d'aptitudes qui lui permet. qui avaient leur source dans les travaux de ma profession. sur le langage. Des études de linguistique. que le sentiment que j'éprouve de mon insuffisance ici. et j'ai le regret de ne pouvoir me promettre. par l'honoré collègue auquel je succède. au milieu des linguistes comme ailleurs. Aussi. vous avez voulu. dans son domaine ordinaire. sous ce rapport. dans des conditions si anormales. bien des questions parmi les plus intéressantes de la science du langage. depuis longtemps déjà. en effet. je l'avoue. est-il moindre. depuis bien des années déjà. dans ces lois. de prendre une part si active aux travaux de la science. si je ne me trompe. au début d'une année nouvelle. pendant le cours entier de sa présidence. d'être à même de suivre le si parfait exemple d'exactitude donné. 'Dans l'éducation du sourd-muet. Je ne puisque sentir combien mes propres études sont demeurées incomplètes. En décidant qu'à mon tour je viendrais occuper la première place au bureau de notre Société. on fait là. et l'observation de certaines déviations aux lois admises peut faire mieux distinguer. et se résolvent parfois comme d'ellesmêmes. pour cette nouvelle année encore. de suivre vos séances avec la régularité quieût été nécessaire pour me permettre de replacer sous vos yeux. se soulèvent naturellement. le tableau des travaux qui ont rempli ici l'année qui vient de se clore. Sans doute qu'en étudiant comment communiquent ce qu'ils sentènt des individus placés. une sorte d'étude pathomais la pathologie. la gratitude que m'inspire le vote trop indulgent auquel je dois l'honneur de vous parler de cette place. vient logique parfois éclairer des points de physiologie. les exigences de fonctions administrativesm'ont forcé d'interrompre trop complétement ces études pour qu'il me fût possible de les reprendre aujourd'hui dans une mesure à me permettre d'apporter à vos travaux la fécondité de concours que vous seriez en droit de réclamer. et dont en conséquence la plus grande partie n'a guère porté que sur la grammaire générale et la phonétique. ont occupé une notable partie de mon temps et de mon attention mais. II ne m'a pas été possible. non plus. quand je me vois assis ici entre ces maîtres de science qui se jouent depuis longtemps de problèmes que leurs .autre idée des titres que devait apporter le président de la Société de Linguistique. ce qui est essentiel et principal de ce qui est secondaire et accessoire. témoigner de votre intérêt pour l'œuvre professionnelle qui a occupé ma vie.

il est vrai. brisé et réfléchi en divers sens contre les parois et les surfaces de la bouche et de la langue diversement disposées. sous les formes successives que vous constatez dans les langues. vous savez vous contenter d'avancer d'une marche moins vive. vous savez. . et cette délicatesse de critique qui n'est point chez vous une importation étrangère. Quelque intérêt qui s'attache. transportant la pensée sur ces quelques molécules d'air. unir le sens pratique de ceux d'outre-Manche. est aujourd'hui en harmonie avec l'élévation de leur sujet. La méthode d'analyse à laquelle vous soumettez les éléments des langues ne compte sans doute pas parmi ses moindres résultats l'occasion qu'elle vous fournit de jeter une nouvelle lumière sur certains mythes des peuplades antiques. C'est aussi qu'à la studieuse patience des érudits d'outre-Rhin. à cette nature de recherches. C'est. comme autrefois de moins prudents et moins heureux chercheurs. ne nous présente-t-eHepas. Vous ne prétendez plus sans doute. la dernière. vous guide dans vos infatigables recherches. l'atome pour ainsi dire portant le monde ( Et la profondeur de vos études. voilà la matière dont se compose le langage de la voix articulée. Un peu d'air chassé des poumons et venant frapper l'oreille. dans les dépôts superposés qu'elle fouille. la parole. après s'être agité. que ne soupçonnaient pas possible les philologues d'un autre temps. Messieurs. certains que vous êtes que cette marche est plus sûre.devanciers jugeaient insolubles. plus de place que n'en peut justifier le point de vue philologique. considéré dans ses éléments physiques. linguistes français. vous. nous nous éloignerions du but que doit se proposer notre Société si. su déblayer les ruines de Babel. commecelle-ci. que ce qui fait comme la matière première de nos communes études. à l'explication des légendes du paganisme. bien peu de chose. mais dans son exercice. ce qu'on pourrait appeler les archives préhistoriques de l'humanité. de même que la géologie moderne nous fait retrouver. Sans doute.l'infinimentpetit se rapprochant de l'infinimentgrand. la plus haute manifestationde l'âme humaine. Une sûreté de méthode. comme quelques-uns en ont manifesté la crainte. en les remontant jusqu'à celle où l'humanité n'existait pas encore. la succession des époques de notre planète. nous accordions ici. C'est qu'abandonnant la voie des hasardeuses spéculations. chez lesquels la maturité du savoir n'a pas attendu celle de l'âge. et ces nouveaux travailleurs à la studieuse activité. et elle vous fait retrouver. retrouver la langue du mystérieux Eden mais vous avez du moins. cependant. cependant.

Le passé. ces emprunts réciproques que nos langues modernes se font plus nombreux à mesure que les communicationsentre les peuples deviennent plus fréquentes. voilà assurément un large champ ouvert pour longtemps encore aux investigations des linguistes. Et puis. à la filiation des radicaux.Pour remplir le cadre naturel des travaux de notre Société de Linguistique. les matériaux ne nous manquent certes pas encore. Dans l'infinie variété de formes que revêt la parole chez les familles dispersées de la race humaine. sans l'indication des arguments dont ils ont appuyé leur opinion. toutes les affinités n'ont pas encore été reconnues. encore un autre regret. été présentée. Quand nous voyons. à la formation des vocables. leur avenir même. Nous ne saurions assurément demander à l'émiaent professeur qui a accepté. à l'agencement des accidents lexigraphiques et syntaxiques. et même sans la simple mention quelquefois de cette opinion. des discussions qui se sont engagées à la suite des lectures. le sujetde plus d'une intéressante question. dans nos fascicules périodiques. présidant dans tant d'idiomes déjà. elles-mêmes. il reste bien d'autres idiomes dans lesquels vous n'avez pu les suivre. leur présent aussi. C'est que nos bulletins n'offrent pas aux collègues absents une compensation un peu plus large de là privation que leur absence leur fait subir. des formes du langage dans l'humanité. parmi nous. que le nom des orateurs entendus. donc. si les langues de l'antiquité et celles de lointaines peuplades hors du monde civilisé ne vous ont pas encore livré tous leurs secrets. à la transformationdes éléments phoniques. qu'elle soit conforme ou contraire à celle de l'auteur de la communication. Tout à l'heure j'exprimais mon regret d'avoir dû laisser passer tant de vos séances sans y pouvoir faire acte de présence. je crois. nous pouvons nous demander où sera la limite à ce travail spontané. On regrette de ne pas trouver. tous les contrastes expliqués. mais l'objet du vœu que je me permets d'exprimer ici ne pourrait-il pas être atteint sans faire peser sur lui de nouvelles obligations? C'est une question qui vous a déjà. Je prends la liberté de la soumettre de nouveau à votre examen. d'idiomes se pénétrant ainsi les uns les autres. . Ces lois que vous avez découvertes. souvent. et chaque jour plus accentué. Des circonstances indépendantesde ma volontéviendront encore. maintenant. d'autres traces. les fonctions de secrétaire (fonctions déjà pleines d'une laborieuse responsabilité) de sacrifierà l'intérêt de nos comptes-rendus des moments que réclament ailleurs les intérêts directs de la science. celles de notre époque et de notre Europe nous offrent. par exemple. Permettez-moi d'exprimer.

Sont offerts en hommage Grandganage. Bréal et Havet. M. Alençon. rue Joubert Bauer. dans l'intérêt de vos savantes discussions. Rhys. ainsi que je l'ai déjà dit. . Les caractères de cet alphabet offrent. m'empêcherd'apporter. 28 édition. l'exactitude qui serait dans mes désirs. Notions plémentaires de grammaire comparée. Substantifs verbaux formés par apocope de l'infinitif. a donné le nom de visible speech. le cri de l'éléphant. élève de l'Ecole des hautes études (hôtel de Nice. M. ancien élève de l'Ecole des hautes études. passage des Beaux-Arts) Holinski. au système de transcription auquel son auteur. à Rhyl (North-WaIes) Boldakov. beaucoup mieux que votre trop insuffisant titulaire de cette année. dans l'assistance aux séances de ta Société de Linguistique. suivant une coupe dans le sens de la ligne médiane. candidat de l'Université d'Odessa. Glossaire des coutumes de Namur. 15. Egger. Sont élus membres MM. Djimschid et Quetzalcohuatl. notre confrère trace sur le tableau les caractères d'un autre alphabet phonographique(ou plutôt glossographique) dont il s'est lui-même servi. Vaïsse fait une communication sur une nouvelle manière de représenter les voyelles et les consonnes. ancien fellow du collège Merton d'Oxford. depuis un certain nombre d'années déjà. Que les deux honorés collègues avec lesquels votre scrutin m'a appelé à partager les honneurs du fauteuil. chez les linguistes anglais. avec la disposition qu'ils affectent pour la production de nos divers éléments phoniques. De Charencey. comme elle serait dans les devoirs de votre président. réduite à ses linéaments rudimentaires. Gaidoz lit un travail sur le mot barditum qui désigne dans Tacite le chant de guerre des anciens Germains. la figure des organes essentiels de la parole. Ce mot serait identique avec barritum. 7° édition. Alexandre Melville Bell. me pardonnent d'avance si je leur rends quelque peu lourde la charge de leur vice-présidence. dans son enseignement de l'articulation aux sourds de naissance. Des observations sont faites par MM. 1874. Le même. charge qu'ils sauront du reste porter.je le crains bien. Après avoir rappelé l'importance attachée depuis quelque temps.

suivant la nature de la lettre représentée. enfin. savoir 20 consonnes (6 sourdes et 14 sonnantes dont 3 nasales). cavité dans l'état de tension des parois de laquelle M. se partagent les voyelles. à leur tour. partie extérieure de l'organe en jeu dans leur émission. c'est-à-dire les voyelles gutturales ou mieux palatales postérieures a. Les nasales. A ce trait principal s'associent. le larynx. une nouvelle courbe figure le pharynx. pour les premières.' les labiogutturales ou labio-palatales postérieures o. Ces dernières répondent à quatre groupes de sons entre lesquels. et sous la forme d'une ligne redressée ou brisée à divers degrés et dans différents sens. pour les lettres à la production du son desquelles la langue participe. é. Le trait est à l'état de plein dans toute son étendue pour les articulations qui déterminent une occlusion momentanée complète du tuyau buccal. Vaïsse croit avoir reconnu la condition essentielle et exclusive de la production de la voix complète. la langue française emploie dans sa prononciation 35 sons. in. Suivant le tableau tracé par notre confrère. des traits secondaires rappelant le concours que viennent apporter à la production du son les lèvres et les dents. u quatre groupes de voyelles orales pures auxquelles se rattachent respectivement nos quatre voyelles oro-nasales an. on. un. Est attribué par notre confrère à l'ordre des consonnes le premier des deux sons formant ce qu'on a appelé diphthongue . ou les palatales propres ou antérieures e. se distinguent des orales par une autre courbe figurant pour celles-là le chemin que parcourt le souffle au-dessus de la voûte du palais. dont 11 orales pures et 4 oro-nasales. de ces modifications de la voix que les diverses voyelles constituent. i les labio-palatalesantérieures e. et. selon l'auteur du tableau. d'.Le trait principal de chaque caractère représente la langue sous la forme d'une ligne droite horizontale pour les lettres à la production du son desquelles cet organe ne participe pas. le profil du nœud de la gorge. conformément au fait physiologique. eu. et 15 voyelles. par suite. tandis qu'une partie de ce trait est à l'état de délié pour les autres lettres. Pour les voyelles. Les consonnes sonnantes se distinguent des sourdes par une courbe figurant.

Vaïsse termine sa communication en faisant remarquer la facilité avec laquelle peuvent s'intercaleravec leur représentation spéciale dans la partie de son tableau consacré aux consonnes. CAnmÈRE. M. Halévy. la jota des Espagnols. selon lui. e. M.dans des syllabes telles que yeux. Oppert. M. Ploix. Bauer. Est présenté pour faire partie de la Société par MM. Bielké lit un travail sur l'osque. Naville. it. MM. Boldakov. A. qui en allemand remplacent en certaines rencontres l'article dem. Dufriche. Sont présents MM. dans la nôtre. 3. elle n'existe que de nom. Halévy. Rolland. m. Berger. tandis que. et l'unité de syllabe étant précisément constituée par l'unité de voyelle. le c~ des Allemands. Présidence de M. le delta. das. selon M. Oppert. Vaïsse et Gaidoz. Havet. valeur qui existe de fait dans les trois premières des mêmes langues. le khi et le gamma des Grecs. rue Corneille. Carrière et Bergaigne. Carrière. Des observations sur le mot actuaire et le mot coulibac sont faites par M. Bielké. deux voyelles réelles ne pouvant faire autre chose. hué. les articulations étrangères au n'ançais telles que le théta. n'y servant qu'à constater l'hiatus. Des observations sont présentéespar MM. Gaidoz. Gaidoz. qui ont leurs analogues dans le double th des Anglais. telles encore que l'h aspirée. Dufriche. Bauer. II est donné lecture d'un travail de M. Darmesteter. Maspero. d'Arbois de Jubainville. Dufriche. appartiennent au même pronom qui a donné en anglais him. se font excuser de ne pas assister à la séance. Alphonse Meyer. que deux syllabes. oui. es. SÉANCE DU 23 JANVIER 1875. indisposés. professeur d'allemand au collège Stanislas. Sayous. Beljame. comme elles les ont dans les langues orientales. Carrière et Bréal. Ces formes. M. Sont inscrits à l'ordredujour: MM. Bauer sur les formes em. Oppert fait une communication sur les noms de l'éléphant k .

Gaidoz. a ce qui évidemment ne signifie point: Zoroastre qui a suivi la loi antérieure à Zoroastre ni Zoroastre qui a vécu avant Zoroastre. SIGNIFICATION DU MOT ZEND PAO~yO-f&~A. M. Maspero. Spiegel est grammaticalement inférieure à celle des Parsis. Maspero et Oppert présentent des objections.antérieur à tous les autres. de ~KM!o-~se~. Dufriclw. La discussion est remise à une autre séance. MM. Sont inscrits à l'ordre du jour MM. Bréal et Ploix. Halévy. non-seulement parce qu'elle s'appuie sur la tradition. Dufriche. o M. L'expressionzende ~ao~o-~e~s a été l'objet de trois explications différentes La tradition parsie suivie par Nériosengh et Anquetil y voit un composé possessif signifiant « hommes de la loi antérieure. !874. je me serais volontiers rallié à l'opinion des Parsis. 300 et suiv. Que l'avesta ignore le dogme de précurseurs ayant préparé . les croyantsqui nous ont précédé » expression parallèle aux pitaro ~ra~MMamet aux pitaras saumya des Vedas.en différentes langues. d'Arbois de JubainviIIe. et défend l'étymologie qu'il a antérieurement exposée devant la Société. En faveur de sa manière de voir M. le premier des fidèles. » M. p. La vraie signification de pso~yo-fAsMC! doit être d'après notre confrère « les fidèles antérieurs. mais le fidèle .) fait la remarque très-judicieuse que l'interprétation de M. car elle exigeraitla composition inverse ~s~o-~MOMya. mais surtout parce que l'objection de M. » De ma part. Jl s'engage une discussion alaquelle prennent part MM. J. Havet. Halévy fait une communication sur les textes assyriens dans lesquels on a cru reconnaître le nom de l'éléphant. j'avoue que si j'avais un choix à faire entre ces explications. Spiegel part de cette considération que la théorie de Zoroastriens avant Zoroastre ne se trouve nulle part dans l'avesta. Carrière. Darmesteter rappelle ce fait que Zoroastre est qualifié en divers endroits de l'avetsa. homme de la première loi. Il traduit donc ~MOM'~o-fAa~<: par « homme d'avant la loi. Spiegel ne me semble pas tout-à-fait fondée. James Darmesteter (Mémoires de la Société de linguistique.

peuvent être appelés paoiryô-tkaésaspuisqu'ils avaient vécu suivant la loi avant qu'elle leur fût connue dans sa forme matérielle. Yima. le verset ~5~ poursuit « Nous célébrons les pno~o-fAsMa des habitations. clans.l'humanité à l'avénement de Zoroastre. Il y a toutefois une raison supérieure pour ne pas admettre l'explication donnée par les Parsis et ajoutons tout desuite les deux autres interprétations proposées par les iranistes cités ci-dessus. d'existence antérieure x. Cette gradation de plus en plus compréhensive nous semble indiquer que le paoiryô-tkaêsa est celui qui préside aux affaires religieuses et exerce une fonction . quand on ne la prend pas dans le sens chrétien de précurseurs. Ces trois interprétations ont cela de commun qu'elles cherchent dans l'élément pa!0!'ryS une idée « de temps. dans les âmes et dans tout bien. communes et contrées qui vivent dans la pureté. Zoroastre raconte lui-même que Yima a déjà adoré Asa-Vahista et fait des sacrifices à Ahuramazdâ et aux Amésaspentas. etc. Bref l'idée de Zoroastriens avant Zoroastre. En effet. le 2' Fargard du Vendidad (6) représente expressément Yima comme ayant été instruit dans la loi zoroastriennedont il refusa à devenir l'apôtre. clans. repose sur des données formelles de l'avesta et l'on comprend aisément que quelques hommes d'élite parmi les prédécesseurs et contemporains de Zoroastre. » On voit que suivant l'avesta les paroiryo-tkaësa loin d'être limités aux temps passés seuls figureront indéfiniment parmi nos successeurs les plus éloignés et se diviseront tout comme par le présent en quatre catégories conformément aux quatre divisions politiques famille. Takbma-Urupa. dans la Manthra. «les hommes d'avant la loi ou bien « les fidèles qui nous ont précédé ? appartiennent les uns et les autres à un passé plus ou moins reculé. communes et contrées qui seront dans les habitations. Après l'invocation des paoi'ryo-fAa~a qui ont existé et ceux qui existent présentement.. DansleAsi-Yast~S). « les hommes de la première loi ». rien n'est plus vrai. mais d'autre part. les Yasts font de longues énumérations des héros de la première humanité tels que Haosyâgha. or. Il y a plus. clan ou village.ainsi que Zoroastre lui-même. commune ou ville et contrée ou province. on n'a qu'à lire le verset 451 du Farvardin Yast pour se convaincre que l'épithète~aoM'yo-~aeM'se rapporte également à des personnes qui n'ont pas encore existé du tout. qui ont rendu un culte public aux divinités zoroastriennes. mais qui existeront dans les générations futures. il est impossible de nier que dans l'esprit de l'avesta il existait dans l'antiquité la plus reculée des hommes pieux ayant accompli les prescriptions de la loi longtemps avant sa promulgation effective par l'entremise de Zoroastre.

évêques. mais seulement comme une dénomination de contrée (Ragâ nàmâ dahyâus Madaya). Les commentateurs de ce passage font remarquer que le nom de cette ville se trouve dans l'inscription de Darius à Bisoutoun. On fera peut-être bien d'entendre sous cette dénomination « les frères x de la congrégation dans le sens chrétien du mot. presbyters et pères dans la hiérarchie chrétienne. ce qui attesterait sa haute antiquité. HALÉVY. Si la ville de Rhages est une fondation gréco-arsacide. les voyageurs modernes ont précisément trouvé des vestiges de trois bourgs sur les ruines de Rhages. il devient clair que la légende qui se rapporte à cette ville dans le premier Fargard du Vendidad doit être postérieure à cette époque. ce qui rend hors de doute qu'au temps de Darius la ville de Rhages n'a pas existé. HALÉVÏ. Cette remarque est inexacte le texte de Bisoutoun mentionnedeux fois le nom de Râgâ. mentionne le premier cette ville en l'appelant or la plus grande des villes de la Médie Strabon dit formellement que Rhages a été fondée par Nicator qui lui avait donné le nom de Europus. J. écrivain du ne siècle avant J. A la J. Une autre considérationcorrobore également cette déduction. LA VILLE DE RHAGES (RHAGAE) DANS LE PREMIER FAMABD DU VENDIDAD.ecclésiastique semblable à celle des patriarches.. La version assyriennefait précéder ce nom d'un signe déLerminatif de pays non pas de celui de ville. nom que les rois parthes ont changé ensuite en Arsacia. La ville de Rhages ou Rhagae est mentionnée dans le premier Fargard du Vendidad comme le siège principal du scepticisme religieux. le ."C. suite des PaoiryB-tkaesas sont souvent invoqués les Nabdnazdistas « les proches. c'est-à-dire le patriarche par excellence. le nom de Rhages est ainsi plus moderne. Zoroastre est naturelle- ment le paoiryo-tkaesa principal. ceci prouve d'une manière évidente que le Vendidad a justement en vue la ville arsacide. Isidor de Charax. or. Le Vendidad décrit Rbages comme étant composée de trois bourgs.

Comment admettre que les montagnards bulgaro-slaves. y compris les deux premiers tzars Boril et Siméon convertis au christianisme. . ancien Rhodope. Le gouvernement français s'y intéressa et chargea M. de se rendre sur les lieux et de se livrer à un minutieux examen de la question. Etienne Verkovicz. Le nom de Charon e. annonçait au monde savant une précieuse découverte. Dozon. au brahmanisme et à l'Olympe grec. à côté de quelques souvenirs historiques sur Philippe le Macédonien et son fils Alexandre. Il y a cinq ou six années. Ceux de nos lecteurs qui ont suivi les comptes-rendus des missions scientifiques publiés dans le Journal officiel de ~873 savent de quelle mythologie et de quelle histoire nous voulons les entretenir. une série des pesmas ou récits en vers rythmés. un archéologue slave. qui ressemblait fort a une mystification et appelait une enquête sérieuse. près Salonique. Aussi l'authenticité de ces pesmas fut-elle contestée dès leur première apparition. sans aucun analogue.~t le seul et unique souvenir que tes chants des Grecs modernes ont conservé de leur mythologie d autrefois et encore le vieux nocher du Styx n'a-t-il ~juc très-peu de traits de ressemblance avec. Les rapports ). quand les Grecs modernes eux-mémes ont complétement oublié l'histoire et la mythologie 1 de leurs aïeux? C'était un phénomène tout-à-fait étrange. aujourd'hui Consul à Jannina. son homonymed'aujourd hui. Lors de ses excursions dans la Thrace Macédonienne. Dans ces épopées populaires. disait-il.CHANTS DU RHODUPE AU POINT DE VUE DE LEURS RÉMINISCENCES MYTHIQUES ET HISTORIQUES (d'après les documents pour la plupart inédits). M. Tous ces personnages obéissent à l'impulsion d'une agence surnaturelle. On a de la peine à débrouiller ce chaos des croyances et à s'expliquer la raison d'être des cérémonies d'un culte inconnu qu'elles accompagnent. aient conservé le souvenir d'Orphée. d'Alexandre le Grand ou de Philippe. habitant la ville de Serres. sont racontés aussi des exploits des conquérants bulgares du vin" et du ix~ siècle. persécutés et abrutis depuis des siècles par des dominateurs étrangers. les dieux et les demi-dieux en appartiennent pour la plupart à la mythologie slave. slaviste distingué. surtout dans les montagnes de Périm et de Despato dagh. ainsi qu'aux légendes chrétiennes. que les habitants redisaient en secret et se transmettaient de génération en génération. il y avait recueilli. mais il y a aussi quelques-uns qui portent les noms empruntés aux Védas.

comme on les nomme ici. qui a eu la bonté d'envoyer des manuscrits bulgares inédits jusqu'à Paris. depuis les Védas jusqu'aux contes de nos paysans. Leur mobile en général est le panthéisme qui anime tous les récits des peuples aryens. sauf à les compléter plus tard.920 vers dans 5 pesmas. Le nombre s'en est accru depuis.en regard. Les plus longueset les plus importantes des pesmas épiques ont été trouvées non pas chez les Bulgares chrétiens mais chez les Bulgares musulmans ou. Dernièrement un premier volume de ce recueil a été publié à Belgrade il contient les textes bulgares et une traduction française . dont les noms divers se retrouvent chez les chroniqueurs du moyen-âge. Verkovicz. La linguistique et la mythologie comparée peuvent donc compter sur une riche moisson. dont le caractère est essentiellementreligieux ou mythologique. la mythologie des chants du Rhodope a des particularités à elle. Elles sont rédigées dans le dialecte slave parlé actuellement en Bulgarie. Verkovicz. chez les F<MN< Au moment où M. Toutes les pesmas que nous avons vues sont autant d'épopées plus ou moins étendues.500 vers de pesmas en question étaient déjà recueillis et copiés. Il n'y a point de chants lyriques ou seHsAe. il y a trois groupes d'acteurs à distinguer les dieux. Verkovicz a été reconnue incontestable dès lors ces nouveaux poèmes bulgares ont définitivement pris rang dans les chants slaves. Sous le rapport de la nature du contenu. les demi-dieux ou les héros mythiques de la tradition orale. Quels sont. t'<Ma S<owd)t<t ou chants populaires des Bulgares de Thrace et de Macédoine. 1. grâce à l'obligeance du collecteur. t Les dieux. L'authenticité des pesmas annoncés par M. découverts et édités par E. qui la distinguent et que nous essayerons d'esquisser ici. En . après la publication de toutes les pièces du répertoire de M. 8'. t vol. Dozon sont trop connus-pour que nous songions à les analyser ici. 85. d'entre les phénomènesnaturels. Nous avons pu en lire ailleurs plus du double. Betg~Me. Outre ce trait caractéristique de race. il nous suffit de rappeler leur conclusion. et enfin les personnages historiques. Dozon étudiait la question sur les lieux. On les a nommés collectivement leschants du Rhodope. Nous allons essayer d'en donner ici une idée préalable.de M. ceux qui frappèrent le plus l'imagination de l'homme préhistorique? Pour répondre à langue bulgare MMHM veut dire « jeune fille et momak « gardon il parait que pomak est une corruption de MMMa~ 2. soit 7. t874.

dit-il. Les météoristes raisonnent autrement. soutenue par Schwartz. des variations des saisons. Parfois on voit les Yudas obligées de traîner le char Müller. 475. chaque mois dans le ciel. Max . qu'il adopte lui-même. pour ainsi dire. le drame solaire. puisaient leurs croyances dans l'observation des nuages. qui parfois s'unissent l'une à l'autre et se confondent. 1. 2. l'autre météorologique. mais pour la plupart elles habitent la terre. dont le chef suprême est le dieu Vichnu. Selon Schwartz 2. )a lutte entre la lumière et les ténèbres.cette question. Ling. dès l'antiquité ta plus reculée. la succession des jours et des nuits. Der Ursprung der Mythologie. la mythologie comparative propose deux théories. notre description commencera par les Yudas. l'une solaire. Le nom de yuda ne se rencontre dans aucun recueil des chants de Serbie ou de Bulgarie publiés antérieurement à ceux de M. L'ouragan et les coups de foudre. Berlin 1860. que Max Müller définit en les appelant. a) Les Yudas. de l'arc-en-ciel. La Bore grecque et la n<c Serbe. le nom et ses épithètes. les hommes. appartiennent à la catégorie des M~Ae~ météorologiques. rédacteurs d'un journal qu'ils publient à Berlin pour la défendre et la développer. Elles servent toujours et. et qu'on appelle Yuda. Science du langage. etc. ~oy. p. constituent le corps de pouvoir exécutif des dieux bulgares. des créations qui semblentappartenir exclusivementaux Slaves habitant les versants méridionaux des Balcans. Kuhn et autres Indianistes. Les divinités qu'on rencontre le plus souvent dans cette mythologie. ont plus d'un rapport de ressemblance mythique et étymologique avec les Vilas serbes ainsi qu'avec les Heures grecques~. Ver. Les Yudas se marient indifféremment avec les dieux ou avec les hommes. La première de ces opinions s'exprime ainsi Le lever et le coucher du soleil. car elles interviennent dans tous tes actes des dieux et des héros des Chants du Rhodope. voilà ce qui fut le sujet des récits les plus anciens et ensuite servit de fond aux croyances de nos aïeux'. Bulletin de Soc. des tempêtes. en imposent mieux à l'homme sauvage que les ardeurs caniculaires du soleil le plus brûlant. du tonnerre. La mythologie des Chants du Rhodope abonde en exemples propres à venir à l'appui de ces deux théories. Malgré qu'elles occupent un rang secondaire dans la hiérarchie du panthéon bulgare. 3. qui avec ses péripéties et ses détails se joue chaque jour.kovicz. les Yudas. Ce sont donc. de la pluie. Cependant ces divinités panthéistiques.

Souvent elle est identique à la déesse de vie. souverain du royaume des ténèbres. Yuda obtint. le roi Sada vainquit le Le souffle de cette protectrice Div. « 0 dieu Tu t'asseois sous l'arbre.a les âmes <~oMcM outemné. on les appelle mare~cAN~za de retch la parole. Grâce à l'aide d'une Yuda. les serpents noirs et les Zlines. –x t. » Dans « Sous son œil le froment blanc naquit dans un hymne consacré aux louanges du dieu Siva ou Sivtché on dit Siva 1 Au jour de l'an tu descends du ciel dans la forêt. Sous oko niz poM-6a. Sous l'arbre de likna. comme TMc~s mora est une déesse de mort. situé sur la mer Noire. » 2. a ciel ». expulsent l'hiver. près du puits blanc. descendent du ciel avec une baguette d'or.aérien d'un homme attelées comme les Heures du char de Phébus. Voy. 5. car l'une eU'autre inaugurent le printemps. Et dans sa main gauche une coupe d'or. Tu en as fait rejaillir quelques gouttes sur nos la coupe d'or.ton De ses mains tu as pris consentement de pouvoir y puiser. 4. Orphen y arriva pour réclamer sa femme. Toute une armée du Yudas est enlève préposée à la garde du palais du roi Feiz. sorte de Rakchaças bulgares. inaugurant les travaux de moisson. Verkovicz Veda. Tantôt à l'instar de Hébé. . démon royal du Danube. SL page 150: «Le roi Talatine monta sur son char de feu tramé par les trois Yudas Samovilas. la baïdaroucha (bayadère?) porte une canette (Kanata) d'or dans sa main droite. qui « fatum vient de <c fare. le breuvage de mrita et obtient sa permission de répandre des gouttes de ce nectar d'immortalité sur les champs ensemencés pour faire croitre les blés et les ceps de vigne. Verkovicz. déesse « mère des dieux. Leur chef féminin est la Zlata illaïka. d'esprits malfaisants qui sucent le sang des jeunes hommes. dans toutes les langues slaves (lat. Dès le premier coup d'oeil d'une Giva Youda les blés lèvent les champs s. La première place hiérarchique parmi les Yudas semble appartenir à la Nebna2 Yuda Samovila qui ressemble tantôt à Cérès. portant une serpe d'or à la main et une gerbe d'épis dorés sous l'aisselle. Rodila se 6~66 pcMttttza. mrita. Cette Giva Yuda. » qui a son palais au ciel. Nebo. Les trois Yudascorrespondentaux trois Parques. A tes cotés reste Yuda-Samovila. Giva Yuda. nubes). le même vin rouge que tu bois au ciel. 3. Ce n'est C'est de la blanche pas de l'eau qu'on voit dans le puits blanc. elle verse à boire au dieu Siva. et le froment y leva aussitôt et sur nos ceps de vigne champs naquit du raisin blanc. Je transcris d'après l'orthographe des cahiers de manuscrits bulgares qui feront partie du second volume du Veda slave de M. » 4. et qu'il a eu la bonté de me communiquer préalablement.

dans la double acception du terme. un groupe emprunté à la nombreuse progéniture du dieu des Aryas. t'er « couvrir » zend fr dans N'~ra pers. L'idée qui prédominedans les différentes phases de l'existence des Yudas de toutes les catégories. les Yudas sont pourvues d'ailes portatives. selon les exigences de la tactique du conquérant. )) Pour échapper aux poursuites du mari. FM~a~n'~s « la venteuse o. qu'elle trouva endormi dans leur lit nuptial. page 150. Ce mythe tout entier est né d'un seul mot slave oblok « le nuage o et voici comment Le sens primitif du substantif oblok veut dire « une enveloppe. la vierge yuda se cache au fond d'un puits. Yuda OMro~sa. Elle y reste invisible pendant trois mois consécutifs. L'ouragan. comme les talonnières de Mercure. br dans ebr « nuage ». Durant les trois mois de sa réclusion. » Le bilitère radical bl se retrouve dans plusieurs autres langues aryennes scr. Slovena. Pour franchir la distance. Temps. Il s'agit d'une yuda « fille du soleil x qu'un prince épousa à une heure néfaste (noire). lat. Dans un poème bulgare inédit encore. au contraire Me ~b<<:?ta. T'zefM ~n~Ma comprend tous les mois de l'année froids et orageux. partant du jour de 22 mars. Le plus souvent les Yudas représentent les variations atmosphériques. Le soleil y consentit. Veda . comme durée et comme état d'atmosphère. un revêtement. qui en écarte les démons de sécheresse. les Yudas Sgurent le ciel azuré et leurs voiles noirs représententles nuages. renverse un à un les obstacles sur son chemin. grec fel dans néfélé « nuage » « nuage ». c'est l'idée de tems. Enfin un beau matin. Ailleurs un seul crachat de la salive de Yuda éteint un vaste incendie. vel dans velum et aussi uer dans les verbes ind-uer-e. 1. ou à la saison « blanche. soit pour dégeler Je Danube. mais à cette condition expresse que la nouvelle mariée ne dormira à coté de son époux jusqu'à l'arrivée du printemps. 2. elle entendit le chant des Yudas qui sont venues se baigner dans le lac au bord duquel se trouvait le puits en question. « )a saison blanche embrasse les mois du beau temps. de disette et d'autres infortunes. Son vol impétueux fait a effondrer toute une plaine et briser en morceaux toute une o montagne »'. La recluse courut aussitôt rejoindre son mari. C'est toute une famille. La maison du fidèle adorateur de Koléda se trouve sous la protection d'un ange tulélaire. intitulé La saison noire2.suffit soit pour faire couvrir de glace. la nouvelle mariée et les Yudas portaient des voiles noirs dont elles se sont dépouillées dès l'arrivée de la saison blanche. telles furent les deux moitiés de l'année slave payenne.

Le dieu-feu2 Agni. oblakati. pot'~a. à l'aristocratie du panthéon bulgare. prise d'habit. exuerre. On l'allume. dieu d'amour de la mythologie bulgare d'où gody les fiançailles. au Sguré « nuage s. il est. éclaire et réchauffe toute la nature. avec le puits de l'eau vivifiante. in excelsis. ou comme Je poète dit « les Yudas se baignent dans le lac. toutes. et avec l'arbre divin likna. pl. esprit de la famille de y~fm~Qy. elles se dépouillent (s~MAa) de leurs voiles parce qu'au printemps le ciel se débarrassedes nuages qui le couvrent et se reflète dans le lac. hora. oblotchiny. jestem. elles se revêtent de leurs voiles noirs pendant l'absence du printemps. jést. Le sens intime des dérivés slaves explique ce que ici le mythe veut dire. la veille du premier jour de la saison blanche le tt serait plus régulier d'orthographier induerre. parce qu'alors les nuages voilent (obléka) le ciel. indumentum. gott et enfin te persan jB~M~a « dieu ». les régions célestes. dies. annus. nuage. une fois par an seulement. etc. paléosl.» L'analyse des mots fait voir la raison d'être du mythe oblok revêtement. Pour le faire descendre ici-bas 11 faut aller dans la forêt sacrée. yod germ. scr. Igné. qui combat ni dans le lit. mrita. je la chercherais non pas dans le scr. n Co~e. de wolke. veut dire printemps » et les Yudas qui viennent se baigner dans le lac veulent dire le beau temps « le ciel serein ». sub voce explique ainsi Mpx. pour ainsi dire. d'un autre côté. et le pol. En polonais po-god-a beau temps. 2. « soleil. servent de demeure aux astres et. on YognéindiSereMnent. circumdare :~oAt. la noce. Quant à l'étymologie du mot yuda. Il faut veiller avec soin à la conservation de ce feu pendant toute l'année pour l'employeraux besoins des sacrificateurs et des cuisiniers. Toutes. Observons que. Deux branches de cet arbre coupées et frottées l'une contre l'autre produisent le bogi iogni « le feu divin. tempestas. pluvia. vêture. La Yuda fiancée. mais plutôt dans le paléostave godë que Miklosich Lex. Bile du soleil. si d'un côté les phénomènesmétéorologiques ont donné naissance à l'idée du mythe des divinités intermédiaires entre le ciel et la terre. angl. L~ persan ronflant se permute en ç sanscrit dans le mot Khour. germ !pM dans M)ô7Ac~cm. les dépôuilles. hest. je suis. serb. La permutation de A et de jota a lieu dans les mots persans hestem. où se trouve le palais terrestre d'Agni. yudas « noir ». en russe pa-hod-a orage. etc.annus. couverture. serein. « soleil » et çour. yuda « qui lutte. induere.vêtu et ex-uer-e français ver dans « couvert x. Yasna gora. Ses dieux et ses déesses sont du ressort du mythe solaire. Les chants du Rhodopel'appellent Agni. pers. .

Revêtez vos manteaux d'or. ont grondé. Nous venons d'immoler des victimes pour toi. H faut que dieu descende ici lui-même. J'ignore l'étymologie de x°P°< grec. Dieu. Donnez-nous le couteau d'or. Ce qu'il y a de plus important et de moins connu jusqu'à présent. HYMNE. Le feu n'a pas flamboyé encore. Conserve-nous sains et saufs durant cette année! Voici le feu que nous allumons pour toi. Avant de décrire ce rite. Nous hacherons les victimes en morceaux. Prête l'oreille à nos prières. commençons par lui emprunter quelques hymnes. danse des Yudas. Nous les traduirons littéralement vu le haut intérêt de ces vénérables débris d'antiquité et dela nouveauté du sujet. Aujourd'hui est ton jour de fête 2 et de réjouissances. sait » (biler). !~e agnene bogè. l'étymologie de ce mot est foncièrement slave « une roue. Kola on Khoro. Le feu en est saint. Venez ici attiser le feu dans le foyer. 4. HTMM'. dès la plus haute antiquité.(béla godina). Bogé lé 2. s'asseoir à notre table. Aussi t'adressons-nous nos prières et nos dévotions. /?& chorus saltat&t. La kolo. Neuf béliers bigarrés de marques et propres au sacrifice. et en même temps on éteint tous les feux de l'année précédente. Les Richis écartent les démons en traçant on cercle autour d'eux-mêmes. Défends-nous du fléau de servitude (névolé). espèce d'ange gardien de chaque famille et de chaque maison. Tes tonnerres. ô dieu Agni (agnène bogé). mot bulgare est litchen dérivé du substantif paléosl. Quiconque en aura mangé. Quiconque en aura bu. Il est probable que le slavus salians aura donné aux Grecs le nom de son divertissement favori. Astrologue. les mets en sont dignes de Dieu. Aucune d'elles ne tomba sur notre ville. avaient un sens mystique et circumdabo altare tuum. 3. Cette cérémonie se célébrait pendant trois jours consécutifs. Venez-y jeter des bûches d'or dans l'âtre. qui . chargée de veiller au bien-être des fidèles. tes foudres ont éclaté avec fracas. aura 1. exauce-les 1 La Yuda O~roM~ss est descendue dans notre ville. Venez immoler des victimes pour iui Offrande de neuf béliers marqués aux signes de bon présage 6. ') un cercle. prie. ce sont les hymnes et les pesmas relatives à Agni. Le mof tmtgare est /<<!<E<oS'« stigmatisé de /a~t!'« une torche. 5. Ensuite elle dansa une kolo 4 avec nos jeunes filles. Selon une glose bulgare la déesse Ot<ro)M<:a! était soeur de Koléda. Le vieux Bilarine égorge des victimes pour toi. ainsi que la danse.danse des Samovilas. ô notre vizir Ceignez-vous les reins. Qui danse. La figure de cercle. La déesse vint Elle mangeait et buvait avec nous. C'est pour lui que le foyer est allumé. 0 notre tzar. ô dieu. Qu'une flamme brillante ascende jusqu'au ciel. mot d'étymologie turque 6. Nous en ferons cuire dans le foyer.

se font servir de préférence par des femmes. La flamme monte et ascend jusqu'au ciel. » C'est une erreur si le souffle parti des poumons traverse le larynx et fait seul vibrer les ligaments de la glotte. de même que les Sultans de Turquie dans leurs harems. Ses greniers se rempliront de froment.vus de cornes et marqués La Yuda O~OM:<: viendra proaux signes de bon présage. ce sont les modifications. qui. vivra dans la joie et la prospérité Nous reviendrons plus d'une fois au chapitre des hymnes. il attise un feu flamboyant. Lui-même. Et il y aura tout plein de fromages sur sa passoire t HYMNE. Les dieux bulgares. mais à Un Littéralement « rencontra le mois de fleurs (<ZM<~)M). 7 mars ~873. ('A suivre. Agni (agnen) arriva et s'assit près de nojjs. victimes pour le dieu.inauguré le mois de fleurs'. Elle se dirige vers le château (séraï).. Quiconque aura égorgé des pour cuire le souper de réveillon. et dans d'autres langues slaves loutchivo. Le dieu Agni s'y dirige aussi avec la flamme.-à-d. 3. Le feu du ciel ne tombera jamais sur sa La grêle ne tomberapoint sur ses semailles. 2. complétées seulement à leur sortie de la bouche. concours nécessaire à la production des consonnes. Le mot bulgare borna. A ces dix-sept voyelles il faut ajouter les quatre nasales. les faibles déplacements des parties mobiles de l'instrument. . 1. filles et fillettes. Du vin rouge débordera de ses tonneaux. Trois Défas~ restent debout pour le servir. CnoDZKO. produisent la variété de nos dix-sept voyelles. depuis le voile palatal jusqu'aux lèvres. Des béliers pour. sans le concours du reste du tuyau vocal. mettes résineuses 3.De/<H diminutif (~e/7M.)J A. éminent lexicographe dit que « la voyelle est produite dans la glotte. Quant à la raison d'être des dieux étrangers dans le texte slave nous en reparlerons à la fin de cette esquisse mythologique. avril. veulent dire « une latte de sapin dont on se sert pour allumer et éclairer. Pour lui. elles coupent des branches de l'Arbre (sacré). Le dieu-flamme. VOYELLES ET SEMI-VOYELLES DE LA LANGUE FRANÇAISE. c. Et il demeure. Quiconque viendra à lui avec des alluQuiconque y aura allumé un feu brillant. en moulant de diverses manières la voyelle uniforme de la glotte. 11 vient s'y asseoir sur l'âtre. dieu-flamboyant Agni cligne son œil droit. téger sa maison.

sans changer leur nuance. Nos 4 nasales se font entendre dans les mots AN. u et ou. 11° Série palato-labiale ou moyenne BEURRE BOEUF. MUSEt 111° Série labiale PHASE. L'a aigu du m. de l'accent passionnel ou déclamatoire celui-ci modifie très-souvent la durée prosodique de nos syllabes finales et autres. DORS! DOS. L'a grave du m. Entrons d'abord dans les détails de nos 7 voyelles dépourvues de nasalité. Pour le produire. les 3 o et les 2 ou. MUSC. Nous plaçons ici la deuxième au milieu parce qu'elle participe physiologiquement des deux autres elle comprend les 3 eu et les 2 u. deux catégories de phonèmes assez mal définis par plusieurs. PHASE placé en tête de la série des 5 voyelles labiales est celui des Parisiens et non pas celui des méridionaux. la troisième. FAT diffère de l'a grave du m. une autre fois. PHASE en ce que l'arcade dentaire inférieure est moins abaissée. etc. Je traiterai. BRISE FAT. la qualité étant indépendante de la durée prosodique. puisqu'elles procèdent des voyelles i. DOT. bien qu'elles soient aussi en dehors. BRICK. celle des voyelles palatales. La voyelle du m. PUIS.. Les 3 semi-voyelles. PIED. DOUCE. bien qu'il n'en fasse pas partie intégrante. les Flamands illettrés et tant d'autres confondent l'a grave normal avec l'o de DO&s ) 1 CLORE etc. Au contraire. 1° Série palatale. Pour se faire une idée exacte de nos dix-sept voyelles et de leurs rapports entre elles. HEIN UN. FAT. tantôt longues. Vocables-paradigmes NERFS NET. lequel est plutôt celui du m. BREBIS. NERFS est la première de la série palatale. il faut considérer qu'elles forment trois séries la première comprend les 3 e et les 2 i. d'une manière moins imparfaite de ces semi-voyelles et des nasales.ce total de vingt-et-une je n'ajoute pas les quatre ou cinq qui peuvent être tantôt brèves. DOUZE 1 POIS. en prenant pour point de départ la position de la bouche dans son état de repos. BCEUFS. et que la langue n'est pas du tout retirée en arrière. on maintient le même . Nous plaçons l'a aigu en tête de la première série. les Bas-Normands. ON. figurent après la voyelle extrême de chacune des séries. c'est l'è tout ouvert. Ce léger mouvement de l'arcade faisant partie de la mâchoire inférieure suffit aussi à produire l'eu moyen de BŒUF. NEZ. L'espace me manque pour traiter même superficiellement de -l'accent tonique.

ce qui la rapproche aussi de la partie antérieure de la voûte du palais et donne une nuance peu éloignée de l'é fermé qui le suit. et la langue se rapproche encore plus des dents supérieures et de la voûte palatale. commençons par l'eu tout ouvert des mots BECME) Mm! VECvc! etc. mais un examen plus patient démontre que ces deux i. de DoncE et de DOUZE! diSèrent entre eux et prosodiquement et physiologiquement. les lèvres se rapprochent encore plus. et que pour cela on peut nommer série palato-labiateou moyenne. qui forme un contraste frappant avec celle des palatales. de même que les deux u et les deux ou de Musc et de MCSE). Pour l'i simple ou ordinaire du m. Il est rarement bref en français. Cette dénominationdéjà consacrée par l'usage est d'une justesse fort contestable. on forme l'ë entrouvert ou moyen du m. Avant de passer à la série labiale. ainsi que les deux autres. Sans la faire précéder ici. BRISE. et le dos de la langue s'élève dans toute sa largeur vers la voûte du palais. ainsi que les deux autres semi-voyelles. on ne trouve plus que la semivoyelle du m. Cet i intense. Le point d'exclamation placé après ces vocables-paradigmes avertit qu'ils doiventêtre prononcésfortement. que l'i de BRMK. comme point de départ et de comparaison. On forme cet eu . Sans être une véritable voyelle ce phonème est en rapport avec l'i. n'est. selon quelques-uns. qui occupe le sommet de l'échelle phonétique. pour les sons aigus. décrivons rapidement la deuxième série qui tient à la fois de la première et de la troisième. et la langue tend vers les dents inférieures. NET. on forme 1'~ fermé ou aigu du mot NEz par la même modification graduelle des lèvres et de la langue que nous avons signalée pour passer de l'è tout ouvert à l'ë entr'ouvert ou moyen. tout en s'effaçant. Après l'i intense. pour les sons graves. Prenant cet ë moyen pour point de départ. Partant de l'è tout ouvert. toujours long en français. de même que l'ou intense descend au bas de cette échelle. très-aigu du m. et n'en diffère que par la durée prosodique. toujours bref en français. d'un a. en rapprochant faiblement les lèvres et en dirigeant la langue vers les dents. dernière voyelle de la série palatale.écartement des lèvres que pour l'a de FAT. Les 3 ë et les 2 i suivent donc une marche régulière vers le suprême degré d'acuité. les lèvres s'aplatissent le plus possible. Pour l'i intense. tout en se rapprochant de la nature de la consonne. piED complètement identique au yod allemand (j). afin de faire mieux ressortir la nuance de la voyelle en question. BMCK.

En portant un peu plus encore les lèvres en avant et la langue aussi dans cette même direction. On l'entend deux fois dans le mot AMEUBLEMENT. je crois. Pour cette transition.. procède de l'a grave du mot PHASE. Vient ensuite l'eu entr'ouvert ou moyen du mot BOEUF ou BREBIS dont j'ai parlé tout à l'heure à propos de l'a aigu. . il manque. Les Allemands 'prononcent souvent peur. En partant de l'eu tout ouvert. 6c6K/ peu. mais en dirigeant la langue vers l'issue du canal et tout en évitant de toucher les dents c'est au contraire ce que l'on ferait graduellement pour les deux eu qui suivent. de même que notre ô creux ou tres-grave. Passons à la troisième série. Pour l'u intense. Pour transformer ainsi ce dernier phonème en o grave. MSE!]. etc. etc. tout en portant la langue en avant encore plus que pour 1'u ordinaire. l'o étroit du mot DOT procède de l'eu moyen. on fait entendre l'eu fermé ou aigu des mots BOEurs. on allonge les levres par un léger mouvement qui diminue aussi t'ouverture. Celui-ci. en même temps qu'on la rétrécit comme pour i. qu'on peut aussi nommer ouvert. l'eu très-fermé. La première de nos cinq voyelles labiales. vosGEs. L'o grave moyen du mot DORSl ne manque. il faut allonger. toujours long en français [Ex. on allonge un peu plus les lèvres. on allonge et rétrécit les lèvres. Cet o est trèsfréquent dans le français. CAUSE. L'u ordinaire bref du m. PEU. il suffira à peu près de reculer la langue. à peu près sans modifier les lèvres. etc. Pour l'i. Il est bref assez souvent. mais dans les mots du genre de DOSE. rétrécir les lèvres et rapprocher la langue des arcades dentaires encore plus que pour l'eu fermé. mais dans un sens inverse de celui qu'exige la formation de ri. à aucune. la série labiale. Pour métamorphoser ainsi e?< moyen en o aigu. Au-delà vient la semi-voyelle que l'on entend dans les mots PUITS. avec le même eu. On allonge la cavité buccale comme pour ou. SAL'GE. les lèvres forment une sorte d'aptatissement horizontal. on peut former l'eu moyen ou soi-disant ë muet. L'eu entr'ouvert a autant de douceur que l'i a d'acuité. Musc procède de l'eu fermé. Pour l'o creux ou très-grave du mot vos. il est toujours long. à plusieurs langues. et la langue se retire sur elle-même. Cette semi-voyelle exigerait quelques mots de plus que les deux autres. et la langue s'éloigne encore plus des dents. en rétrécissant un peu l'ouverture de la bouche. mais l'espace me manque ici.ouvert en partant de la position buccale prise pour l'a aigu. ÉCUELLE.

NEBFs. coté le plus pratique d'une étude des voyelles. » Cet article nous semble erroné en plusieurs points 1° Ce nom est complètementinconnu dans l'Inde où l'on n'emploie. sans y être précisément comprise. sans acception de durée prosodique. car il ne faut pas oublier que la glotte ne rend qu'un son uniforme. DuFMCHE-DESGENETTES. ne se sert pas. sanscrit sert pour le gouverner en le frappant au front. ON sont identiques à celles de PHASE. que l'i et l'ou du même mode en grec moderne et ru nasal de nos patois méridionaux. que le mot mahout ou M6!/<6[M<. L'article Cornac est ainsi conçudans le dictionnaire de M. Celle-ci lui imprime la forme de telle ou telle autre voyelle. la semi-voyelle du m. karnikin. Nom qu'on donne dans les Indes au conducteur d'un éléphant qui. au lieu de bride. En ajoutant à nos vingt-et-unevoyelles quatorze voyelles étrangères. assis sur le cou de l'animal. Les voyelles des mots AN. Littré « CORNAC. comme dans le mot Doozs! il faut pousser à sa limite extrême la marche des lèvres en avant et celle de la langue en arrière. laquelle n'est autre que le doublyou anglais normal des mots west. la tendance des lèvres en avant et de la langue en arrière est la même que celle qui a changé o grave en ô creux. trouve son issue par la bouche. pour diriger sa monture. de même. sont formées par l'abaissement du voile du palais. toutes celles dont la connaissance suffirait pour des dictionnaires Voilà le de prononciation figurée dans n'importe quel idiome. éléphant. pois. PEBR' DORS avant d'être modifiées par la nasalisation.Pour l'ou ordinaire du m. pour désigner un conducteur d'éléphant. Les quatre nasales françaises. en même temps que le son vocalique ainsi modifié et répercuté par les cavités nasales et surtout par le pharynx. Si l'on veut changer ce même ou ordinaire en ou très-creux ou intense. DoncE. de « deux crochets de différente grandeur » dont le maniement simultané ou 2° Le cornac . Cet ou intense est la plus grave des voyelles et placée à la plus grande distance de 1' A l'extrémité de cette dernière série. tient en sa main. on aura. deux crochets de différente grandeur dont il se Etym. we. CORNAC. se place. HEIN! en. je pense.

p.fx~(oy~ ou sX~~T~ï~ç) et le cornac romain (rector ou Ma~M~f ou Mto~erc~or6e~McBOu encore Indus) avaientreçu de l'Inde et nous ne pouvons mieux faire que d'en donner la description d'après le colonel Armandi < Ces conducteurs étaient montés sur le cou de l'animal dont ils dirigeaient les mouvements avec la voix. et les Latins celui de CM~M. H (Armandi. Tennent. arrondi par un bout. bien que les défenses de l'éléphant ressemblent fort peu à des cornes. 'an elephant' and nâyaka 'a ruler' but 1 will not venture to say that such a word ever existed. t. Paris. Growse (de Mathurà) suggère une étymologie analogue. 255. le dictionnaire de St-Pétersbourg donne entre autres sens celui de <' pilote o mais le mot ne se rencontre pas dans l'Inde avec le sens de Cornac. Au mot Karnika. il faudrait d'abord savoir à quelle époque. Qu'on nous permette d'attirer sur ce point l'attention de nos confrères qui auraient occasion de rencontrer dans leurs lectures un exemple ancien de ce mot1 . Les Indous de nos jours n'en emploient pas d'autre. » par allusion aux services que lui rend sa trompe flexible. dérivé de Kara « main lift. lorsqu'il refusait d'obéir à la voix. ou au moyen d'un barreau de fer long d'un pied. a Sanskrit compound might be formed as its original from karin. véritable main. A'sr/?th'M est bien un des noms de l'éléphant. « 'As for cornac. mais c'est également une étymologie en l'air. Il emploie à cet effet dans l'Inde contemporaine le même instrument que le cornac grec (~e~<x~i. Peut-être dans la forme que ce nom a revêtue en français a-t-il subi quelque transformation par fausse analogie avec notre mot corne. dans quelles circonstanceset par quels intermédiaires ce mot est entré dans notre langue. a l'animal à la main. ~843. 382). Les Grecs donnaient à cet instrument le nom de Sp~. et muni d'un crochet qui lui donnait de la ressemblance avec un harpon. il faudrait connaître l'histoire du mot lui-même pour porter un jugement définitif sur la question. » Pour chercher avec succès i'étymoiogie de ce mot cornac étranger à l'Inde. d'après un bas-relief antique.successifserait peu commode. 3° Quant à l'étymologie de Cornac. Histoire militaire des éléphants. sur une planche qui accompagne l'ouvrage d'Armandi.) Cet instrument est figuré. sans exemple du mot dans l'Inde. qui a consacré à l'éléphant un chapitre entier de son bel ouvrage sur Ceylan. dit-il. M. II. nous apprend que cet instrument s'appelle aujourd'hui hendoo à Ceylan et ~aM~M dans le Bengale (Tennent's Ceylan. Ils s'en servaient pour frapper ou piquer douce- ment le cou et les oreilles de l'animal. pointu par l'autre.

l'explicationde mahout par mahdmdtra. Livraison d'octobre <87~. and. Growse. M. Egger. de Mathurà < one of thé highest authorities on Hindi » (dit M. So we cal! a sweper m~~ar 'prince'. rendent des plus probables. REVUE DES LANGUES ROMANES. GitDOz. pour savoir si le mot cornac ou quelque mot approchant est en usage dans l'Inde sa réponse fut négative. la regarde comme très-probable et fournit. The word mahd. a cook Mtt~c~ 'trusty' a watercarrier bihishti. Il le regarde comme venant de MNM-M~a. thus the graduai conversionof M!sA~-M<~r<! through MMiM-M~s into mahdvat and mahaut is easily intelligible. Voici ses paroles Hindùs in tbis part of the country [Matburà est dans le nordouest de l'Inde] seem to this day to have the greatest difficulty in distinguishing between M and v. no doubt. E. J'avais écrit à mon savant ami Whitley Stokes.ma~a occurs in Manu IX. Les substantifs verbaux formés par apocope de l'infinitif (suite et fin). Growse a donné du mot mahout ou mahaut. Stokes avait communiqué ma question. its primary significationwould be 'a man of great wealth'. A cette occasion M. tbat Ma~aM~ = M:aA<!M<!<ra 'man « 1 think it very of great wealth' is merely an ironical title. auxquels on trouverait facilement des analogues dans d'autres langues. So the most degraded class of brahmans (those who attend to the burning of the dead) are calied mahdbrdhman. and in India. à Calcutta. des analogies à cette perversion du sens étymologique et original likely. and is there translated by general agreement as 'an elephantdriver'. H. » M. Taking it as a bahu vrihi-compound. 254. . dit-il. Stokes) à qui M.MAHOCT. dans la langue même du pays. possession of elephants is a conspicuous evidence of u wealth. qui me transmet cette explication. M. littéralement «hommede grande richesse». » Ces exemples. ne connaissait pas davantage un mot analogue et il s'est borné à suggérer l'explication hypothétiquequ'on vient de lire. Dialectes anciens. en se joignant au passage de Manu. correctly so. paradisical a tailor khalîfa. une explication qu'il me paraît intéressant de reproduire. Whitley Stokes. employé dans toute l'Inde pour désigner un cornac.

Hartw. 3 bis. LISTE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE AU MM. ~oK<e/. Langlade. "EXs'yot. 22. Fragment d'un commentaire sur Virgile. lagu (humide). . (Boucherie). Création d'une chaire de langue et de littérature romanes à Montpellier. Le prince BIBESCO. 3. "Aeê'x etFs&x et autres motsde lamême famille. Chants popuC. Le cérémonial des Consuls (suite). Aubanel. Membres pe)*peftfei~. Fauzet. Ssp'<]. EGGER. irl. jP~oM~. Boucherie. Société des anciens textes français. Table des matières et des mots. Dialectes modernes. Grammaire limousine (suite). Kern. slave lokva (pluie). Histoire littéraire des patoisdu midi de la France(suite). Poésies diverses de MM. Bibliographie. lacus et anc. l'abbé Néric. Gazier. Le dialecte poitevin au xn!~ s.. 48.Périodiques. par Fick. Le suffixe nominal o en grec. à Paris. Azaïs et Donnadieu. A. renvois à la mort Les entre parenthèses indiquent que a les articles nécrotogiques imprimés dans le bulletin. par Léo Meyer. rue Nicole. JORET. Schaper. à Paris. à Paris.-Crénidant (Rgvêda). t. par Frœhde. ~c/aM~e~ Lat. JANVIER ~875'. boulevard Saint-Michel. BONNARDOT. par Gustave Meyer. Chabaneau. rue de Madame. 73. Duels et dé8s (textes catalans). rue d'Amboise. Lettres sur les patois de la France (suite). 6" cahier. à Paris. à Paris. loch (lac). rue des Rosiers. II de la nouvelle série. Une nouvelle classification des mots composés homériques. par F.–Armanaprouvenceu. anc. Vol. Aetpï). JocRNAL DE KuHN. On a conservé.Armagna cevenôu. en les accompagnant du signe -}-< les noms des membres enlevés la Societé. DERENBOURG. laires du Languedoc. Ueber die provenzalischen Liederhandschriften (Mussafia). Cinque sonnettiantichi. Liste des ouvrages reçus. par Léo Meyer. german.Alart. par H. Archives de Montpellier. A.

63. 69. à Genève F. 7. lxxiv). rue de la Tour. à Paris. à Paris. DE LA BERGE. 65. boulevard Helvétique. rue Notre-Dame-des-Champs. Norvège. à Paris. 71. rue Saint-Louis-en-l'Ile. 27. à Paris. BERGAiGNE. D'ARBOIS DE JuBAMvm-B. à Paris. (Suisse). 2. Emile CHASLES. 69. à Poitiers (Vienne). COUREL-GROULT. boulevard Saint-Michel. DE BIELKE. plan Pastourel. BAUDRY. rue Bréa. A. rue du Paon.DÈMÈTRtos DE MENACios. rue Madame. BLociszEvss. à Orléans (Loiret). rue des Feuillantines. rue de l'Odeon. à Paris. Ch. rue Notre-Dame des Champs. -}. 7. Montpellier (Hérault). à Dijon (Côte-d'Or). rue de l'Université. CARRIÈRE. à Paris. BELjAME. 11. à Paris. 120. PLOIX. BARTH. A. A. à Paris. Antoine à Troyes (Aube). rue des Saints-Pères. Gaston BoisstER.12. Philippe BERGER. à Athènes (Grèce). 2. BRACHET. à Paris. ruo St-Dominique. ROLLAND. Le prince Mekerdisch DADtAN. DE CHARENCEY. E. BAtLLY. rue de Lyon. à Paris. 5. ~fen:&7'M ordinaires. à Paris. CORNU. BonssLAiEV. rue de Rougemont. MM. rue des Feuillantines. 22. 23. à Paris. A. à Paris. quai Conti. Le comte H. North Wales (Grande-Bretagne). BEmoEw. 13. 17.à Paris. à Paris. rue de Choiseul. A. A. 9. Perspective Nevski.Phitarète CHASLES (II. Casimir DELAMARRE. D'ABBADiE. à Christiania. CHASSANG. rue de l'Odéon. CHALVET DE ROCHE-MONTEIX. 20. à Paris. BLOTNIÇKI. Paul MEYER. CHABANEAU. rue de Lyon. boulevard Saint-Michel. 2 ter. rue du Regard. rue du Bac. BoucHERiE. passage Sainte-Marie. Rhyl.1. 77. à St-Pétersbourg Gaston PApis. Emile BuRNOUF. 93. H.69. SïOEM. DELAPLAKE. rue de Lille. à Paris. à Paris. BRUNET DE PRESLES. 22. à Paris. A. à Paris. rue de Bruxelles. Passy-Paris. . H. Michel BRÈAL. James DARMESTETER. John RHYs. à Lisieux (Calvados). à Paris. rue du Bac. DARMESTETER. 16. Théodore DELAMAUBE. CHODZKO. rue du Sommerard. 17. CHAIGNET. Th. à Paris. 99. quai d'Anjou. professeur à l'Université de Moscou. BENOIST. à Paris. à Paris. 73. à Paris. à Angoulême (Charente). 23.

c). à Vitry (Seine). Ufred MAURY. 62. route de Saquet. 37. 60. Louis LÉGEX. rue Notre-Dame-des-Victoires. à Paris. EuADÈs. Alex. rue d'Assas. GAiDOZ. à Paris. KtpptTscHNiKOv. à Paris.Le D*' JuDAS. 18. DpjÊME. C. Siegfr. boulevard d'Avroy. à Helsingfors. 10. Paul GRIMBLOT. DELONDRE. rue Neuve-Saint-Augustin. à Paris. 44. MAsstEU DE Ct. LiTTRÉ. rue de Madame. à Paris.235. rue Maguelonne. 13. KERN. cours Morand. Abel HOVELACQUE. LESAGE. MALVOISIN. A. GOLDSCHMIDT. . à Paris. 12 bis. HAUVETTE-BESNAULT. 16. HATZFELD. GpANGAGNAGE. rue de Tournon.27. 0. DUOHINSK. à Paris. GutEYSSE. -{. à Paris. à Paris. 14. boulevard Saint-Germain.à Paris. à Paris. H. Camille HERVÉ. d'EICHTHAL. à Montpellier (Hérault). 6. quai d'Orléans. 28. Francois LENORMANT. DnpRiCHE-DESGENETTES. Louis HAVET. à Paris. rue Aumaire. 86. à Paris. -j. au palais des Archives.LACHAisE. LIÉTARD. à Paris (II. 30. ancien consul de France à Ceylan (I.-A. 35. à Paris. membre de l'Institut. 22. 9. à Lyon. rue Boissy-d'Anglas. rue du Sommerard. rue de Dunkerque. rue des Ecoles. à Agen (Lot-et-Garonne). rue Servandoni. au Lycée Louis-le-Grand. MAspÉRO. Eug. DIDOT. txxiv). -J.ERVAL. 56. Paul MELON. H. à Paris. LÈw. à Paris. 113. à Paris. EsTLANDER. à Versailles. rue des Ecoles. boulevard de la Reine. FouRNiEp. G. à Liège (Belgique). place de la Chapelle. 28. DE LABORDE. rue Neuve-des-Mathurins. rue Mouton-Duvernet. rue d'Angivilliers. HEINRICH. MARTtN. DERENBOURC. à Plombières (Vosges). boulevard Saint-Germain. rue de Bellechasse. à Helsingfors(Finlande). à Paris. lxxij). Joseph HALËvY. à Leyde (Hollande). DIDION. L. rue de Grenelle-Saint-Germain. 16. G. 5. à Paris.Karl LoTTNER (II. à Paris.1. Le comte JAUBERT. à l'Université de Charkov (Russie).-F. J. par Brévat (Seine °t-0ise). rue Cujas. H. 46. GpAux. 100. rue de l'Oratoire-du-Roule. P. grand duché de Finlande. à Paris. à Paris. à Paris. 1. 22. à Versailles. 10. GOULLET. à Paris.G. rue Taranne. à Paris. à l'Université de Strasbourg (Alsace). à Paris. à Paris. DONNER. à Orléans (Loiret). FRÉDAULT. rue du Conservatoire. à Saint-Illier-le-Bois. FLORANT-LEFÈVRE.à Paris.

rue de la Villette. Robert MOWAT. à Paris. -{' Le vicomte Em.Le Dr J. par Draveil (Seine-et-Oise). Saint~Alexandre. 95. 5. rue de Vienne. Str. à Paris. au château de Villiers. Emile SÉNART. rue des Écoles. 'WvNDHAM. W. 36. MerchistonAvenue. rue du Cherche-Midi. à Paris. 19. 6. 139. 25. Paris. 16.METZGEp. rue Fortin.à Paris. VAUDOtp-LAiNÈ. à Rennes (Ille-et-Vilainé). rue Jacob. rue Mazarine. à Montpellier. 19. à Paris. NoHMÈ! 38. à Paris. à Paris. PIO. NAVILLE. avenue Trudaine. à Paris. OpPERT. VAissE. à Paris. à Paris. faubourg Saint-Honoré. G. boulevard Péreire. Falledveg. PIERRON. 10. xcviij). à Paris. à Troyes (Aube). rue de Penthièvre. à Paris.à Paris. 15. A. Vesterbro. . PAYSANT. à Copenhague(Danemark). -}. rue d'Assas. J. 14. à Paris. PELLAT. à Paris. 55. 18. NICOLE. à Paris. à Paris. à Paris. membre de l'Institut (II. L. rue Monsieur-le-Prince. SAYOUS. PÉCOUL. TnUROT.Maurice MEYER (I. WATEL. à Paris. à Copenhague. Massachussets(Etats-Unis). 14. à Auteuil. THÉVENIN. ScHCEBEL. SEPET. rue du Sommerard. 76. à Paris. Danemark. rue de Lille. à Paris. PAPLONSKI. MEUNIER (II. Léopold PANNIER. WtMMER. 14. à Nancy (Meurthe).à Paris. Féiix RoBtoc. 35. L. 58. Saint-Denis-Paris. à Paris. -{. boulevard Beaumarchais. 32. Le comte Paul RiANT. 10. rue Maillet. Camille PELLETAN. Edouard SpECHT. rue du Pré-Perché. TaoMSEN.32. lij). rue Servandoni. 29. rue des Moines. Ch. 65. Léon REump. enclos Tissié-Sarrus. C. à Edimbourg (Ecosse). à Paris. RENAN. TOURNIER. 19. rue Vanneau. Le vicomte PONTON D'AMÉcounT. place PIERRET. rue de Grenelle-Saint-Germain. à la Sorbonne. Le baron DE TouMOULON. c). doyen de la Faculté de droit. 24. boulevard des Francis Batignolles. 9. à Varsovie (Pologne). MONTAGU. RuDY. rue Campagne-Première. rue Gay-Lussac. 16. rue Poussin. à Batignolles. à Amherst. à Paris. RIEUTORD. rue du Cherche-Midi. SEVRETTE. DE RooGÊ. Abel DES MtCHELS. à Paris. E. MOREL-FATIO. faubourg Saint-Honoré. à Paris. MutR. à Copenhague(Danemark). 195. 69. 33. J. Ij). Bredgade WEYKOPF. 32. HENTHORN TODD (I. rue de Vaugirard.

Bréal xcviij Dépouillement des périodiques. xliv. cxlviij Rapports du secrétaire et de l'administrateur xv. cxxj pollere ]xxij quippe lxv salvus cxj sed ix servus cxj ombrien sururont cxiij ted ix vomer xviij . xxxv. ). Francis Meunier. lxxxv. vomer patéos). par M. Egger. ~h<y Vieyallo Mythologie. cxxxv At[Lo< et la racine ~tx. cxxiij. Monumentsassyriens M. liij. clxxv Composition du bureau pour 1874. t875 civ. Schœbef. etc. x)j. cxlvj Discours de M. cxxv. cxlj Procès-verbaux des séances des fonds de la commission xij. J. ). 1875 Liste des membres (au xlv. Suint.u cxxxvj Fiber fibra ~M&nc cxxxvj 'E~~ac )xx Guiscard Fischhart (Fischart) xxxij Notation des sons du langage dv MOTS EXPLIQUÉS. clxxiv f A. Chants du Rhodope J. Pedu cxxij xciij Foras cxxiij xix Ch.o[(t6~ et la racine ~oF. cv. de Bielke. suinter xx H. Halévy. M. Maspero Jj M. xxi. Vaïsse. Bréal. Noms des outils aratoires chez les Slaves A. lij. E)'Tet< cxxxiv et e!crot)tswt Grec xoihujMtt. M. cxxxviij. <emc~ Socha. par MM. xeSv6<. a. cviij. le D' Lottner.nc. Gaidoz lxxiv M. la racine var pollere M~Spa. 1874. Parra E. de Charencey. le D' Judas.'a<rMt?!. "Gpm et la vila slave. cix. 1) accipiter cxxj adchramire xxxix aura xxv barditum clv fames cxxxvj feodum lix fiber tibra fimbria finis cxxxvj foras cxxiij Hibernia cxlij limen ixij lues cxxxvj Mars xxv xviij Latin. Darmesteter. Voyelles et semi-voyelles françaises J. Ph. par M. Bergaigne. Bigaille Chodzko.Le nom de l'Irlande Cornac Mahout Dufriche Desgenettes. Lat. de Rougé. clj Règlement cxvj Nécrologie. Ahuramazdd Paoiryotkaesa La ville de Rhages Barbara. Vaïsse.TABLE DU BULLETIN i. Meunier. Pourquoi on a e! dans e!TOt et 1 Ixviij xciv clxj cxxj ctxviij cxxj xcvj cxxxj cxij ctxxij clxxiv cxliv c)viij clx xtviij lxxj Ei<rc((t7]~. Massieu de Clerval.M~o. ). la varitsa. Oppert. H. Noyale Etymologies populaires Quelques mots sur le nom de )'é)éphant . Egger. xotr~o. Gaidoz. ombrien parfa cxj.e!<rov. txïij M. président cij janvier) t873. lxxx. Chasles. lxxvij. med ix Mercurius xxv nodus lxvj parra.

zend duma pe)'M)t dumb cxiij j~mo~e'e xc zend acperena cxiij zend anura cxlv zotc! Ahuramazdà cxiiv -ndra txiij ibha lxx zend urvan cxiij send gava cxiij sen<< cairihya cxiij candra Ixiij cikiM cxxij cyavana cxxij jigyû cxxij &&)td<anûra cxiij zend daéna cxiij dva. lix. cxxxiv v a~et<txx.oBpo. es.cxxj nwcxxv asproncMvj ). suinter xx tamarin cxxxitj van Ixix vasistas txxviij -ment ij 3) PROVENÇAL. cxlij obéir ij arramir xxixx MgaiUexix carabine cxj charrie cxlij choucroute cxiij cornac ctxxij fagne. v ~CXÏJ ~pv<)CXij !epo! cxj.t<x\5pK')'6pot<etc. etc. e. CXJ. lixj &a!j)o. rallo. mièvre xxvij monocaiUexix noel cxxj < noyale cxxj.tviij.tix. asparancxxvj sémitiqaes. Baal Bol cxlv pU. CHiJ }Mtv!!pef. Mtt/)?er Ixviij paMos~ce vieyaHo txviij p<tMos!<!ce ternes xviij paléoslave plug. faigne~fange ij février xc goupitton cxv Guiscard xxxij Littré Ixiij roteij ij rotote ij suint. txij &pTE~< Ixxxix ~ix ).2) FRANÇAIS. cxij celtiques. 5) LANGUES Erincxiij 6) racine vie. tï Grec. imprimerie de A. sparrow cxxj gothique sparwa cxïj 8) Sanskrit. .tïxj ix etoct etc.otjt6<. e[m] cfvij allemand schliessen iij anglais sparhawk. Mm CMXVJ pEtpaxE. socha <)M~c[re pomak cxiij Mroevaritsaxhiij 1 bulgare yuda cxtiij 7) LANGUES germaniques.fnixx caesar? cxxxiv Nogent-le-Rotrou. manduraixxj mandtsMmahi Ixxj ttuKe~ mahout ctxxiv zend mazdào cxlv ya suffixe txxxix rudrà ixiij Rhages ctx zettd khazva cxiij zeK<!caepacxiij sarva cxj ze~haurvacxj div Ivij 9) LANGUES al-ab txx asparcxxvs.etc. paidyâ cxxij zend pitha cxiij zend paoiryotkaesha cxxvj.cxj Mp~ cxxij Mp~cxxi) ~Otsm o~ix iv. vieux haut allemand sparwari.cMxj &p~M. cx~J allemand sperber. Gouverneur. xeS~j xo<T(t6c cxxxv ~Et~M~. xctfw~ott. civiij mand. LANGUES slaves. mandira. sperling cxxj allem. fangos ij 4) &p lix.dviiix pedû.xij' A' ti-apay6potç.