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Douglas Harding

Renaître
à l'évidence
/hri/f f/ fffff.iu//

Le Courrier du Livre

Douglas Harding
Harding

Renaître à Tévidence
Désormais l’éveil est accessible
“Vivre sans
sans tête”
tête”
La nouvelle version de “Vivre

ranglais par
par Jean van
van Harck
Harck
Première partie traduite de l'anglais
par Paul
Paul Vervisch
Vervisch
Seconde partie inédite traduite par

Le
Le Courrier du Livre
Livre
21, rue
rue de Seine
Seine
PARIS
75006 PARIS

© Le Courrier
Courrier du Livre

ISBN:
2-70290-311-8
ISBN: 2-70290-311-8

Son public public . Pendant P e n d a n t la ciés guerre . ch o lo g ie . com prennent :: un roman-poli¬ ro m a n -p o li­ Ses oeuvres publiées comprennent ité philosophique p h ilo so p h iq u e qu’il q u 'il mit m it huit h u it ans à écrire. p ro s p è re . «« l’homme Thom m e « » une sans-tête •* ré p u ta tio n que le le « Douglas D ouglas Harding H a rd in g réputation » com posé par le groupe américain am éricain -The «The Incredible Incredible Song » composé S tring Band» contribua co n trib u a à faire croitre. Lui-même L u i-m ê m e défi¬ d é fi­ dom aine comme com m e le point p o in t de rencontre rencontre de la psy¬ psynit son domaine et la religion. 7 . tra traité [ivres livres sur la religion re lig io n et l’art Part de vivre et de mourir m o u rir et et de nombreux no m b re u x articles a rtic le s dont d o n t certains c e rta in s ont o n t paru pa ru en français fra n ça is 3 e Millénaire.sont so n t passés d’une d 'u n e poignée poigné e à des dizaines de milliers. B a n cro ft. Harding H arding continue con tinue ses tournées de séminaires sém inaires autour du monde. chologie. m illie rs . et et Etre. dans son livre livre «« 20th 20 th Century C e n tu ry Mystics M ystics Anne and a n d Sage »« consacre un un chapitre ch a p itre à Harding. la philosophie p h ilo so p h ie re lig io n . H arding.N O T E SUR S U R L’AUTEUR L ’A U TE U R NOTE Douglas Edison Harding est né en 1909 1909 à Lowestoft. il enseigne les Religions R eligions comparées com parées Esprit T u n ive rsité de Cambridge C am b ridg e tout to u t en étant é ta n t un un des asso¬ asso­ à l’université cié s d’un d 5un bureau b u re a u d’architecte d 'a rc h ite c te prospère. ph ysiq u e . Lowestoft. s p iritu e lle . L’ouvrage L'o uvra ge de de dans 3e L'Hom m e se Lève à l’Ouest r 〇uest »inclut Harding Harding Gilles Farcet •L’Homme en tant ta n t qu’« qu^» un des nouveaux sages de l'Occident l'O c c id e n t ». ».il est major m a jo r .il il met m e t au point p o in t un moyen m o yen excep¬ excep­ tionnel tio n n e l de compréhension co m p ré h e n sio n spirituelle. et et A nne Bancroft. l'A n g le te rre .et ses «décapitations» «décapitations*» -. String - Bien Bien que largement larg e m e n t octogénaire. des cier. Terre du d u ciel. p e tite vville ille de la côte est de l’Angleterre. o cto gé naire . M illén aire. cro ître. o u ve rt. petite E s p rit ouvert. la physique.

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lui était é ta it parvenu pa rve n u il il ne savait sa va it comment. lo n d o n ie n . livre.il. C’était C 5é ta it en 1961. a ffirm e r. mais m a is je me m e remémore re m é m o re avec la plus grande pré¬ p ré ­ cision c is io n son enthousiasme entho usiasm e pour p o u r ce livre. B lo fe ld . je peux c’est c ’est qu’il q u ’ il a tout to u t compris c o m p ris !» !» Le lendemain. les mains. je rien de lui et il peut pe ut être aussi bien bien un un chauf¬ c h a u f­ je ne sais rien feurr de taxi feu ta x i londonien. B lo fe ld . Je ne me m e souviens s o u vie n s pas du du passage passage qu’il quMI tenait te n a it à com¬ com ­ menter. retour. liv re . H arding. Il Il s’agissait s’a g issa it du livre que vous vou s avez entre en tre les les mains. le n d e m a in . quand q u a n d je pris p ris congé co n g é de Blofeld. Nous N ous avions a vio n s à peine peine entamé entam é notre no tre conversation co n ve rsa tio n que Blofeld. a jo u ta -t-il. 1961. Rentrant R entrant d’une d 'u n e tournée to u rn é e de confé¬ c o n fé ­ les universités rences dans université s d'Australie d 'A u s tra lie j*avais j’avais prévu de m’arrêter m 'a rrê te r à Bangkok B a n g ko k pour p o u r parler p a rle r avec John J o h n Blofeld B lo fe ld de sa traduction tra d u c tio n des Enseignements E nseignem ents Zen de Huang H u a n g Po Po et Enseignements E nseignem ents Zen de Hui H u i Haï.P r o p o s La meilleure m e ille u re façon façon de présenter présenter au lecteur le cte u r l’édition Tédition révisée de ce livre est de lui lui raconter ra co n te r comment c o m m e n t la la ver¬ v e r­ tombée m’est sion primitive entre p rim itiv e m 'e s t to m b é e m ains. qu i. «Je «Je n’ai n*ai pas la moindre m o in d re idée de qui qu i peut-être p e u t-ê tre ce Harding. ajouta-t-il. Ma curiosité c u rio s ité 9 . me m e dit-il. m enter.AVANT-PROPOS A v a n t . s’empara s’em para d’un d ’ un mince m ince vvolume o lu m e posé posé près de lui lui sur une table tab le en rotin ro tin qui. m a in s. il il s'em para à nouveau du livre. c o m m e n t. insistant pour po ur que que je l’em¬ re m ­ s’empara porte p o rte et le lise pendant penda nt mon m o n vol de retour. d it. en référence àà un point p o in t quelconque q u e lco n q u e que je soulevais. mais m a is ce que je peux affirmer.

co m p ris. au premier (co m m e pour fait tour. raison en d raisonnem ents im ages que sur les raisonnements va n ta g e sur les images d'aavantage pu is­ et l’image particulièrem ent puis¬ Harding est particulièrement Timage brandie par Harding paraisse q u 'il paraisse tête. non de différent. Elle n’était naire. jaillit La vé vérité travers illit à tra rité ja C’est livre in itia le m e n t ce livre j’aii lu initialement C 'est peut-être parce que j'a in c id e n t au tre incident un autre re p o rte à un en avion avio n que ma pensée se reporte che­ dam e aux che¬ de vol. fa b a r­ égalem ent absurdes) une bar¬ les koans qui semblent sem blen t également chose quelque chose non pas quelque rière se brise et nous voyons. Il ne s’était doute. perception.. en son postulat.mais l'e ffe t souhaité je ne p ro d u is e n t l’effet m o ts produisent prem ier texte aussi concis que le premier connais aucun aucun autre texte sen­ d 'é le ve r la sen¬ chapitre autan t susceptible d’élever livre. effectuait son premier prem ier vol. ! »» Si révoltant qu’il sante ::«« Je n’ai n*ai pas de tête. nouvelle. ve rs l’oeil. m e u rt la logique. voyons. vie ille dame d 'u n e vieille 'é ta is assis à côté d’une vol. mais Quand lo g iq u e . autant ch a p itre de ce livre. s 'é ta it pas trompé. lu m iè re pénètre des régions secrètes. 10 . Harding p ro ­ Ce qui ré vé la tio n se pro¬ d ire que la révélation veut u t pas dire qui ne ve m a is être sûr duira pour m onde -. niveau de perception.. veux blancs bavarde.face était je n’ai m êm e pas esayé de protester face n*ai même é ta it telle que je vo la n t au dessus C 'est donc en volant à tant générosité. sibilité d iffé re n t niveau un différent lecte ur à un du lecteur sib ilité du La raison s’ appuie co m p ré h e n sio n s'appuie sim p le . a va it to tout H arding avait doute. Toeil. n'é tait pas bavarde. La compréhension en est simple. bien bla ncs qui. d ’une façon m ais d’une d iffé re n t. C’est ta n t de générosité. Q uand meurt La lumière secrètes. façon nouvelle... au m a in tie n t son Tauteur maintient abord. vol. Sans l’ombre mation. l’auteur p re m ie r abord. en p o stu la t. m a tio n .on ne peut ja to u t le monde po ur tout jamais m a is je que les mots sou haité . JJ’étais o c to g é ­ c e rta in e m e n t octogé¬ q u ê ta n t certainement bien qu’étant q u i. y revient ju m o m e n t où (comme jusqu’au sq u 'a u moment it le tour. a ffir ­ é rifie r son affir¬ du l'o c c a s io n de vvérifier j’aii eu l’occasion P acifique que j'a du Pacifique d 'u n T o m b re d’un tro m p é . u t compris.

Maître M oins il y a de soi. merveille. de traditions autres que bouddhistes. nous devons «« arrêter arrête r le monde maître m onde »•* dans sa tourbillonnante to u rb illo n n a n te routine.m ais soudain d 'a tte in d re 12 000 soudain . en dem eurer. La portée p o rté e de l’ouvrage l'o u v ra g e se tro trouve rations. c o m m e l’enseigne re n s e ig n e Don Don Juan. bouddhism e. Si. il était é ta it semé sem é de surprises. soi. C astaneda. (Jn chapitre « Voie sans tête «» a c h a p itre de conclusions co n clu sio n s sur la « égalem ent été ajouté ajouté pour po ur relier re lie r la découverte dé co u ve rte centrale également centrale livre à notre notre vie quotidienne. m . question déroutante d é cla ra tio n déroutante dérou tan te de Harding H arding m’ont m ’on t permis pe rm is de la déclaration réaliser. je re tro u v a i mon m o n calme. q u otidie nne . c a lm e . s'il s 'il nous faut fa u t vérita¬ v é rita ­ b le m e n t voir. u v e élargie é la rg ie par pa r Tajout. non-p erm ane nt). la question de ma et dérou blement voisine tan te voir. le sorcier so rcie r Yaqui m aître de Castaneda. plus il y a de Soi ». S’élancer dans l’état prosaïque d’avant dans l’espace l'espace sans le moindre m oindre son ou ou mouvement m ouvem ent n’était n'é tait plus une banalité. M aître Eckhart E c k h a rt a écrit é c rit :: «« Moins vie. Mais M ais je naïveté. aussitôt. C ette nouvelle édition é d itio n comporte c o m p o rte plusieurs amélio¬ Cette a m é lio ­ ra tio n s . n 'é ta it plus je n’était plus je retrouvai dans l ’é ta t prosaïque d ’a va n t sa re m arq ue . comme Ju a n . nonsoi (lisez :: soi individuel non-permanent). Cette C ette intuition de ce livre in tu itio n est en effet fon da m en tale et doit AnaUa. l'ajout. souriant so u ria n t de sa J’eus naïveté . A fondamentale n a tta . et s u rvo lio n s les Montagnes M ontagnes Rocheuses tourna R ocheuses . surprises. en parallèle. bouddhistes. n’est seu¬ n*est pas seu­ lem ent la cle lement cleff du bouddhisme. ro u tin e . le réaliser. d o it le demeurer.nous venions d’atteindre mais 00 0 m. Le monde m onde était é ta it à nouveau nouveau source de m e rve ille . ns to u t ceci ce ci intuitivement in tu itiv e m e n t et nous avons Nous voyo tout voyons avons pu constater c o n s ta te r que l'on Ton vvoit o it mieux m ie u x quand qu and on pu on cesse de 11 . S ’é la n ce r remarque. pleinement pleinem ent comprise com prise elle est la clef c le f de la vie.elle survolions elle se to u rn a vers moi m oi et me m e demanda dem anda innocemment in n o ce m m e n t et avec le plus plus grand « calm e : « Pourquoi ?» arrêtés nous sommes-nous som m es-nous grand calme : J ’eus un un sursaut mais m a is presque presque aussitôt.

é g u isé . c o n tin u e lle m e n t de p ré s e n te r continuellement nous le présenter fa u t nous il faut m ie u x . un maître. S m ith Huston H uston Smith P hilosophie Hanna Professeur de Philosophie H am line Université U n ive rsité de Hamline CISA Saint S aint Paul . si l’on m aître. q u 'il à recevoir d ire c tio n qu’il qu e lq u e direction re n s e ig n e m e n t de quelque re c e v o ir l’enseignement provienne. voulons jaquette être des u lo n s être livre . un ro sh iddéguisé. façon qu i est le propos de ce livre. ce qui façon nouvelle.sa propre faire obstacle C ’est une des choses lum ière. provienne.USA 12 . il étu d ia n ts digne de ce nom. il livre. Ou tique. revêtu. ra p p e le r sans cesse. il faut mieux. Si nous vo q u e tte de livre. d ’une ja dire . no us le rappeler d o n c nous fa u t donc tiq u e . C'est propre lumière. On nous H arding s’adressant à nous con sid é re r Harding p o u rra it considérer On pourrait Ton peut comme revêtu. un roshi com m e un dire. nouvelle . à sa obstacle à faire p ra ­ m e ttre en pra¬ que nous savons mais n 'a rriv o n s pas à mettre m ais n’arrivons Ou cesse. d’une prêts do nc être prêts étudiants fau t donc il nous faut nom .

mais c o m m e ceux ceu x qu c o n tin u e n t à se vvivifier iv ifie r à sa lecture. d’attente. En plus de l’édition sélection en a paru paru dans l’anthologie sélection Tanthologie •Le Je de l'Esprit: rE s p rit: Fantaisies et Réflexions Réflexions sur s u r l’Ame l'A m e et le ( te Soi 198 S oi • » 19811 ) de H ofstadter et Dennett. é c o le s . les cafés ca fé s de province. précieuse. flappis.identiquement m a in s en mains. mais m a is aussi dans les refuges de montagne. identiquem ent petit. nouvelle P arm i les autres réalisations ré a lisa tio n s de M. Harding Parmi H arding citons cito n s c a rriè re d’architecte. les plages p la g e s et les écoles. Car C ar le message continuent m essage de liv re s’enfonce s ’ e n fo n c e en en profondeur p ro fo n d e u r ju s q u ’ au coeur c o e u r et jusqu’au ce livre sem ble encourager e n courage r ses lecteurs lecte urs à reconnaître reconn aître et par¬ semble p a r­ ta g e r leur le u r intuition in tu itio n la plus intime. Il Il a été vu vu non non seulement seulem ent dans les salles salles d 'a tte n te . le ctu re . un un grand grand nombre n o m b re d'écrits d ’é crits sur sa carrière m êm e thème thèm e que celui-ci. le même ce lu i-ci. petit.passant de mains vers le monde. écor¬ é co r­ exemplaires m a is intrinsèquement in trin s è q u e m e n t intacts. p ro v in c e . ce livre livre est Depuis sa publication devenu une sorte sorte de classique moderne m oderne de la vie spiri¬ devenu s p iri­ l'é d itio n anglaise et américaine am éricaine une tuelle. bon bon marché m arché et quasicet ouvrage -. tager p u b lica tio n initiale in itia le en en 1961. m a in s.PREFACE PREFACE 巳ien avant que le mythique m yth iq u e •«• Guide du du routard routard pour Bien G alaxie »» devienne célèbre la Galaxie célè bre dans notre n o tre hémisphère. D ennett. hém isphère. Ces exem plaires avaient tendance à être usés. 1961. in tim e . d ’a rc h ite c te . mais m ais ces extraits e xtra its tendent à obs¬ Hofstadter obs­ c u rc ir le sens du message m essage de Harding H arding et rend rend cette curcir cette réel du nouvelle édition é d itio n d’autant d 'a u ta n t plus précieuse. m o n ta g n e . circulait tra¬ c irc u la it à tr a­ universel . quii in ta c ts . comme nés. m onde. certains d’entre d'entre eux encore encore 13 13 .

lignes. p o u rsu ivis à ce jo to u jo u rs poursuivis naux. lui permettant jour. Thursby T hursb y Professeur adjoint R eligion a d jo in t de Religion Université F lo ride U n ive rsité de Floride OSA Gainesville G ain esville .un modèle pour G u id e pour sions. en cet instant.(JSA 14 . S. ce n tra l de ce livre.é ta n t «« inédits u r étant d iffic ile à ce jo jour a m b itie u x et difficile p lu s ambitieux in é d its . instant. en trois m odèle breveté. et une série de séminaires naux. gieux. livre n’est pas sur Douglas intellectuel. re li­ ou de reli¬ d’étroitement d'organisé l. tien C. et pour.le plus La Hiérarchie N o u ve a u U n Nouveau la Terre :: Un C ie l et de la d u Ciel H ié ra rc h ie du Diagramme accom pagné iU n iv e rs »» accompagné l'H o m m e dans l’Univers D iagram m e de l'Homme ch ré ­ d’une hum aniste chré¬ d'u ne préface enthousiaste du célèbre humaniste d im e n ­ tien tro is dimen¬ breveté. nommé in te rn a tio ­ sém in aire s internatio¬ Cosmonautes C osm onautes ». sur rien d 'é tro ite m e n t inte lle ctue d’organisé ou celu i qui lit pour. Il n’est D ouglas Harding. p e rm e tta n t de u r. suje t de ce livre est sur. ü n iu e rs Vous !! • Guide n o m m é «« Univers sio n s. m essage central partager tou s le message p a rta g e r avec tous Mais ce livre H arding. Le sujet ces lignes. Lewis . toujours livre. celui gieux. Gene R.

............................................................. ...................................................................Vision V i s io n ......140 Bibliographie 15 ....................Mise au point p o in t :: Les huit Chapitre h u it étapes étapes de la «« Voie sans tête »» ................ 19 Chapitre 19 C h a p itre 2.SOMM AIRE MAIRE SOM A v a n t-p ro p o s ...................Développement D é v e lo p p e m e n t...................................... 25 Chapitre 25 C h a p itre 3.............. 2.............................................. 73 73 Postface .............................. 9 Avant-propos 9 Préface ..............Zen Z e n ........... 13 13 P remière PARTIE Partie PREMIèRE C h a p itre 11.............................. 135 135 140 B ib lio g r a p h ie ................... ........ ........ ....................................... 47 Chapitre 47 Deuxième PARTIE Partie DEUXIèME C h a p itre 4.....................

PREMIÈRE PARTIE PARTIE PREMIÈRE .

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Les aventures d'Alice au pays des merveilles merveilles. non-existence. vision. R ü m i. Paris. 19 19 . KABIR. JALAL âm e a été emportée. Alfred A lfre d Prufrock. J a l a l . ««que uous vous ou votre tête tète allez devoir deuoir disparaître. -. je trépignant de rage.itar .II VISIO N VISION la poitrine p o itrin e avec auec le vide. cria la la Reine Reine en en je vous *« A présent. Prufrock. J 'a i d u ma tête (devenue légèrement chauve) présentée sur sur vu J'ai tète (devenue un un plateau. auec. uous préviens loyalement loyalem ent •. 1970. Dissous ton corps entier dans la vision.(JDDIN UD Diri RüMI. ELIOT. tète. SAINTE-THéRèSE. vision. (*). coupe la tête avec HUI-CHING. meme si tu dois dois donner donner ta tête.T h é r è s e . vision. S a in t e . collection bilingue Aubier Flammarion. Parisct. <• (1) Lewis CARROL. p. ArTAR. eL ceci en moins m oins de temps qu’il q u 'il n’en n'en faut fau t pour p o u r le le dire d ire !! ‘• et A lice au au pays pays des Merveillesf M erueillesf 11)) (*). volume... T. deviens Décapite-toi!! Dissous vision. «« The l. 223 (*) ( #) Les chiffres entre parenthèses renvoient renvoient aux references références bibliographiques en fin de volume. A. sans que je puisse je puisse Mon âme l ’empêcher. Alice Im aginez qu 'un homme hom m e apparaisse apparaisse ici ic i soudainement soudainem ent et et vous Imaginez ta lête auec un un sabre. S.ove Loue Song Song of o f J. pour¬ p o u r­ Donne-toi entièrement. et ei ma tête Zéfe avec. 1970. et passe sur su r ta tête la robe Couvre-toi la de non-existence. H üi-C ming. Traduction Henri Henri (I) Parisot. rage. vision. mente q uo i la Ui regretter ? quoi K abir . disparditre. p. l’empêcher.

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CHAPITRE C h a p i t r e II V isio n Vision Le plus plu s beau jo u r de ma m a vie — ma m a nouvelle nouvelle nais¬ n a is ­ jour quelqu e sorte — 一 fut fu t le jo u r où je découvris dé co u vris sance en quelque jour n’avais pas de tête. c’est c 'e s t pourtant. s im p le . tre n te -tro is . calm e . Un ü n état éta t étrange. cla ir. à la fois alerte a le rte et engourdi. un lieu lieu propice p ro p ic e à importe éta ts d’esprit d ’e sp rit supérieurs. pas s p e c ta c u la ire le moins m o in s du monde m onde :: je m'arrêtai m 'a rrê ta i de pen¬ pen­ spectaculaire ser. en g o u rd i. Tombée Tom bée soudainement so u d a in e m e n t du ciel. p o u rta n t. coû te. voilà vo ilà sans doute do ute ce qui qu i rendit re n d it cette ce tte scène dig ne de la vision visio n la la plus plus haute. Ceci n’est n’est pas un jeu de mots. et cette ce tte vue du haut ha ut de la crête m e trouvais. mots. je n'avais que je po ur susciter suscite r l’intérêt T in térê t coûte coû te que coûte. Je une boutade pour l'entends tout l'e n te n d s to u t à fa it sérieusement sérieusem ent :: jje e n’ai n 'a i pas de tête. TE verest. vers la plus haute chaîne de montagnes m ontagnes du monde. lorsque lorsque Je fis cette j’en j'e n avais trente-trois. j^ v a is été absorbé par la ques¬ qu es­ j’avais Que cette tio n : q u 'e s t-c e que je suis ? Q ue d é co u ve rte découverte se tion qu'est-ce je soit produite pro d u ite lors d’une d ’ une promenade prom enade dans les Himalayas H im alayas im p o rte peu peu . par-delà pa r-d elà les brumes brum e s bleues des val¬ v a l­ où je je me lées. ciel. p a rm i ses cimes cim es enneigées le le Kangchenjunga K ang che njung a et et avec parmi l'Everest.. ce jo ur des états jour très clair. fait ce tte découverte d é co u ve rte il il y a dix-huit d ix -h u it ans. très calme. d it-o n . haute. m ois. tro u v a is . elle répondait pendant plusieurs mois. Quoi Q uoi qu’il q u ’ il en soit. ré p o n d a it néanmoins néanm oins à une recherche recherche obstinée . dit-on. digne Il 11 m’arriva m ’a rriva une chose incroyablement in c ro y a b le m e n t simple. m'enm 'e n ­ 21 .

tout to u t ce que je pouvais po uvais appe¬ appe­ nature humaine. et et (en (en 22 . m onde. J’avais J ^ v a is perdu perdu une tête et gagné un un monde.. aux aux arbres. ma ma hum aine. n’était n ’é ta it pas pas une une vacuité vacu ité ordinaire. mystérieusement m ystérieusem ent suspendu dans le vide. Il Il me me semblait sem blait d'ailleurs d ’ailleurs que jj’avais ’avais cessé de respirer. rien. des manches m anches kaki k a k i amenant am ena nt de part p a rt et d’autre d ’ autre àa une une paire paire de mains m a in s roses. sans pensée. solitaire et et sans soutien. ce moment m o m e n t présent présent venirs. Le passé et l’avenir T a venir s’évanouirent. aux cimes cim es enneigées semblables sem blables à une une ran¬ ra n­ gée de nuages anguleux parcourant le bleu du ciel. énorm e. mon m on nom. Pour tal prirent p rire n t fin. absorbé par pa r Ce-qui-m’était-donné C e-q ui-m ^éta it-do nné :: ce paysage superbe. Je découvris dé co u vris instantanément in sta n ta n é m e n t que ce rien. ’é ta is , ce que jj’étais. cela suffi¬ s u ffi­ sait. un simple sim p le néant. e x is ta it le Maintenant. Pour la première prem ière fois les mots m o ts me firent fire n t ré e lle m e n t défaut. aux lointaines lo in ta in e s collines c o llin e s ombragées om bragées et. nom .. Tout cela me me coupait c o u p a it littéralement litté ra le m e n t le le souffle. Seul existait et ce qu’il q u 'il me révélait ré vé la it en toute to u te clarté. ler mien. d'elles. ce trou trou où où aurait au rait dû se trouver tro u ve r une tête. Et Et vvoir o ir quoi q u o i ? Deux ja m b e s de pantalon p a n ta lo n couleur co u le u r jambes kaki k a k i aboutissant a b o u tissa n t à une une paire pa ire de bottines b o ttin e s brunes. Voir. et un plastron p la stro n kaki k a k i débouchant d é b o u c h a n t en haut h a u t sur. sait. C’était C i t a i t comme c o m m e si à cet instant in sta n t je venais de de naître. brunes. tête. fla m b a n t neuf. ce vide était é ta it très habité. C'était C ré ta it un vide énorme. réellement JJ'oubliais ’o u b lia is qui q u i jj’étais. M a in ten ant. s'é va n o u ire n t. ’éta is. Pair. rempli re m p li à profu¬ p ro fu ­ sion. La raison. o rd in a ire . l’imagination T im a g in a tio n et tout to u t bavardage men¬ m en­ fin.vahit. anim ale. bien audelà d’elles. sou ffle. animale. Au A u contraire. absolument a b so lu m e n t rien !! Certainement C e rta in e m e n t pas pas une une tête. c o n tra ire . m ien. pur p u r de tous sou¬ sou­ flambant venirs. cla rté . inten¬ in te n ­ sément sém ent rayonnant dans la la clarté de l'air. un vide qui faisait fa is a it place à tout to u t — — au au gazon. va h it.

entièrement e n tiè re m e n t détaché détach é de moim o itranslucide m êm e.cela résidait ré sid a it le vra m ira c le . Plus léger lég er que l’air. Plutôt rêve. et la sensation sensation d’avoir la jo joie d 'a v o ir laissé to tomber m b e r un un in s u p p o rta b le fardeau. il d*une révélation ré vé la tio n ésotérique. Tair. la fin d*un rêve. g e m e n t. to u t cela était é ta it parfaitement p a rfa ite m e n t simple. une réalité ordinaire. ordinaire tout o rd in a ire et direct. lu m iè re . malgré m algré la qualité q u a lité magique Pourtant. visage. aucune référence. seulement seulem ent la paix. sereine. ni d’une P lu tô t l’inverse l'in v e rs e : soudain qui qu i m’arrachait m 'a rra c h a it au un éveil soudain au sommeil so m m e il de la vie vie o rd in a ire . C'était C 'é ta it la révélation tant pensée qui ré vé la tio n ta n t atten¬ a tte n ­ Tévidence même. ronde. et des mots. paix.. plus tra n slu cid e que le verre. d ire c t. tous je n'avais trop p a r tro p d 'o c c u p a ­ tio n s ou ou de fa u x -fu y a n ts . plus totale. indépendant ment) in d é p e n d a n t de tou t observateur. un un moment m o m e n t de clairvoyance due de l’évidence c la irv o y a n c e l'h is to ire confuse de ma m a vie. verre. enfance. je n'étais P ourtant. ra visse ­ cela m e nt) totalement to ta le m e n t exempt e x e m p t de «moi». Sa présence to totale ta le était é ta it mon m on absence tout totale. a tte n tio n nue. au-de là du du raisonnement. je n 'é ta is nulle part p a rt à la ronde. éso té riq u e . o b s c u rc it. insupportable fardeau. d 'e s p rit. d e h o rs de l’expérience l ’ e xp é rie n ce elle-même e lle -m ê m e ne surgissait s u rg is s a it En dehors question. dans l’histoire vie. ra iso nn em e nt. 23 . ré a lité qui fin d’un q u i rayonnait ra y o n n a it de p ro p re lumière. à une réalité ré a lité qui n’avait jugement. en tou s cas) ca s) je n 'a v a is pu d’occupa¬ voir. et pour sa propre p o u r la première fois lavée de la pre m iè re fois qu i obscurcit. la merveille m e rv e ille et le ravisse¬ vraii miracle. même. Bref. rêve. nue. ie sereine. sim p le . sans ju n ^ v a it pas cessé de m e «dévisager» «dévisager»* :: mon m on absence totale me to ta le de visage. aucune question. m êm e. au-delà m ots. Bref. référence. m agique et surprenante surprenante de ce tte p e rc e p tio n vis u e lle il ne s’agissait s’ a g issa it ni d’un d ’ un de cette perception visuelle. C’était C 'é ta it une attention tions faux-fuyants. de la pensée. Je cessais d’igno¬ d 'ig n o ­ rer une chose que (depuis (d e p u is ma plus tendre tendre enfance. de corps et d'esprit. égaré par pu voir.

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col¬ col­ (I) sot.. 'avez dit clil la Rose Rose .. pp... Le choc ch o c est pour p o u r ceux qui q u i sont son t devant. 197]. Paris.. 1971. jje e vous d o u s conseillerais co n se ille ra is plutôt p lu tô t d'aller d ’a lle r » da ns l’autre l'a u tre sens. et de beaucoup.. De l'autre Tâutre côté du miroir.. CARROLL. c'est ce que qu e jje e ferai en en fai¬ fa i­ son âme san t se dissoudre disso u d re les surfaces surfaces apparentes. « « Je Je LEWIS L ewis CABROLL C abroll. BLAKE crois bien bien que qu e jje e vais aller a lle r au-devant a u -d e v a n t d’elle d 'e lle ». pp. En fa faitit de beauté.. in sta n t. et en mon¬ m on­ sant tra n t l’infini V in fin i qui q u i s'y s 'y trouvait tro u v a it caché. 77-79. Quant Q u a n t à mon m on visage — il il ne me m e dérange pas Car C ar jje e me tiens derrière de rriè re . trant B lake . p la isa n ts. Paris. m oi. A sa grande g ra n d e surprise. dans elle elle ne répondit ré p o n d it rien rien mais m a is se dirigea d irig e a immédiatement im m é d ia te m e n t R eine Rouge. Traduction Henri Henri Pari Parisot. e ne ne suis su is pas pas une une étoile éto ile . » Ce propos propos parut p a ru t absurde a b su rd e à Alice A lic e .. De De l'autre Vautre coté du d u miroir( m iro ir( 11)).. Attribué àà WOODROW W oodrow WILSOM W ilson ( ! ) Lewis CARROLL.Il Il DÉVELOPPEMENT DÉVELOPPEMENT L 'id é e que l’homme l'h o m m e possède un corps dislinct d is tin c t de de L'idée âm e doit d o it être rejetée .. « Vous n n 'a ve z pas pas la possibilité p o s s ib ilité de faire cela. moi. lection bilingue Aubier-Flammarion... >*. jje Il Uy y en a d'autres d 'a u tre s plus p lu s plaisants. 25 . dit Alice. elle la la per¬ p e r­ vers la Reine dit d it de vvue u e en un un instant. Aubicr-Flammarion. « d it A lic e . miroir.

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do nc. existe . et un visage pour p o u r les encadrer en ca d re r . o u v e rte . porte p o rte de toute to u te évidence une tête sur les épaules (et (e t par pa r -tête» «tête» je veux dire une une boule chevelue de vingt v in g t centimètres. ou trois. je m 'é ta is confu¬ c o n fu ­ D’une je m'étais sém ent représenté à moi-même m o i-m ê m e comme c o m m e l’habitant T h a b ita n t de de sément cette cette maison m a iso n qu'est q u 'e s t mon m on corps. — deux. et elle est g ra n d e ouverte. jamais ci. deux sortes d'être d 'ê tre humains hu m a in s — 一 deux espèces fort fo rt différenciées.CHAPITRE C h a p i t r e II II D é ve lo p p e m e n t Développement le premier p re m ie r émerveillement é m e rv e ille m e n t de ma m a décou¬ décou­ Dès que le verte himalayienne h im a la y ie n n e commença c o m m e n ça à s’estomper. suiva nts. D rune manière m a nière ou d’une d ^ n e autre. cen t. ne ne porte p o rte manifestement m a n ife ste m e n t 27 . sans personne p e rso n n e pour pour grande regarder re garder au travers. V raim ent. dont d o n t je ne je ne relève qu’un q u 'u n seul spécimen. ci. C'est C ’est toujours to u jo u rs l’autre l ’au tre qui a des yeux. to u t. centim ètres. ch a ssis. loin. tro u s ).. donc. Je me m e rends rends compte c o m p te travers qu’il q u ’ il n’en n ’en est pas ainsi ain si du tout. au tre. Lorsque Lorsque je regarde regarde au loin. La première. tra vers. je me me verte suis mis m is à me m e l'expliquer l'e x p liq u e r en termes te rm e s suivants. n Jy a qu’une q u 'u n e fenêtre du côté où je il n’y je suis. ou cent. prem ière. sans chassis. quel indice in d ice me m e dira maintenant m a in te n a n t combien co m b ie n d’yeux d ’ yeux jj'ai ’ai ici — tro is. tandis ta n d is que la seconde. in n o m b ra b le s. s'e sto m p e r. sp é cim e n . et voyant v o y a n t le monde m onde à tra ve rs ses deux fenêtres rondes. ja m a is cet cet êtreé tré ­ yeux. dont je découvre des spécimens spé cim en s innombrables. pourvue de toutes sortes so rte s de trous). ou aucun ? Vraiment. Il Il existe.

d’une d 'u n e continuelle con tinue lle h a llu c in a tio n (et (e t par pa r «hallucination» «hallucination»* j'e n te n d s ce que hallucination j’entends me m e dit d it mon m on dictionnaire d ic tio n n a ire :: apparente perception percep tion d’un d 'u n ob jet qui q u i n’est n ^ s t pas réellement réellem ent présent). pité. Et Et ce vide est toutes tou tes choses plus qu’il q u ’ il ne les contient. ni ni une une len¬ le n ­ pas même tille tille transparente. m êm e un miroir m iro ir parfait p a rfa it les reflétant. J’avais J 'a v a is été aveugle àà cette cette to u jo u rs présente — et et sans laquelle laquelle réalité unique et toujours il est vrai que je re m p la ce si je suis aveugle — . Absolument A b s o lu m e n t rien rien ne vient vie n t s'interposer. ce avantageusement vide lumineux vide lu m in e u x d’une d 'u n e pureté p u re té absolue. un un ici ici — — 28 . re flé ta n t. Ici. ni un orifice o rific e au travers tra vers duquel du que l je les les verrais m o in s une une âme âm e ou un esprit e s p rit àà qui verrais — — encore moins elles seraient présentées.o b je t sur les épaules. et et ce ciel. é triq u é . Ici. ni même m êm e ici. sole il. tra n spa ren te. co n tie n t. à ce qui remplace a va n ta g e u se m e n t ma m a tête. to u te définition d é fin itio n et à toute to u te localisation lo c a lis a tio n :: il il échappe à toute n’est n 'e s t pas rond. m ontagnes. il n’y n ,y a rien ni personne personne qui dista nce. les neiges neiges et et leur leu r blancheur b la n ch e u r ourlée de rose. et ce soleil. prolongé. je m e voyais objet je me in v a ria b le m e n t plus plus ou ou moins m o in s semblable sem blab le aux autres invariablement personnes. ce vide-sans-tête vid e -sa n s-tê te puisse les reléguer à distance. v iv a n t. ou un observateur observa teu r (fusse une une ombre) om b re ) qui puisse se distinguer d is tin g u e r de la la chose observée. Et Et ju s q u 'à présent présent je pas un tel objet jusqu’à n’avais n 'a v a is pas remarqué re m arq ué cette ce tte différence d iffé re n ce considérable co n sidérable !! Victime V ictim e d'un d 'u n accès de folie fo lie prolongé. le le vert ve rt intense de l’herbe Therbe — comment co m m e n t les percevrais-je p e rcevrais-je avec une impression im pression de distance ?? En En l’absence l ’absence d’observateur. cette ce tte clarté c la rté illimitée. illim ité e . ic i. ni ni vaste. cie l. d ’ a tte n tio n , je n’arrive n ’ a rriv e même m êm e pas à trouver tro u v e r ici ic i le le moindre m o in d re écran sur lequel se projetteraient p ro je tte ra ie n t ces montagnes. d ’observateur. ni étriqué. mais m ais to u jo u rs vivant. s’in te rp o se r, pas même m êm e cet cet obstacle déconcertant d é c o n c e rta n t et trompeur tro m p e u r appelé ap pelé «distance» :: le ciel immense im m ense et bleu.. Car C ar jj’ai ,ai beau observer o b s e rv e r avec un maximum m a x im u m d’attention. tê te . Jamais J a m a is de la la vie comme co m m e un bipède déca¬ d é ca ­ toujours pité.

D’autre D fautre part. fa it. ces ces ment fo rm e s colorées co lo ré e s se manifestent m a n ife ste n t en toute to u te simplicité. lo in ta in . dista nces. à retrou¬ re tro u ­ aussi bien ver la lucidité. à rien. p o in t. d’une d ’ une expérience expérie nce directe. paraît. ceci ou cela. Tenter de rendre compte com pte d ’une impression im p re ssio n première. — — Telles furent mes pensées. ces descriptions d e scrip tio n s serviront s e rv iro n t à nous remémo¬ re m é m o ­ Au is io n (sans sa clarté c la rté originelle). Ces explications e x p lic a tio n s pourraient p o u rra ie n t tout to u t due sont bien nous encourager. regardé dans l’axe Taxe — et et cette je c o m m e n t je pourrais p o u rra is le le regarder re garder autre¬ a u tre ­ je ne vois pas comment m e n t — se réduirait ré d u ira it à un point.) rie n . pas plus plu s qu’un qu*un menu m enu appétissant a p p é tissa n t ne ne réveiller pe ut nous donner d o n n e r le goût g o û t du repas. c’est c 'e s t déformer d é fo rm e r la sim¬ s im ­ en quelques p lic ité à fo rce de complications c o m p lic a tio n s :: les analyses à pospos­ force plicité te rio ri ne peuvent pe u ve n t que nous nous écarter é c a rte r du vécu originel. o rig in e lle ). repas. ((S upposons pourtant p o u rta n t qu’il q u 'il y ait a it différent Supposons tête à partir p a rtir de laquelle la q u e lle je pourrais p o u rra is mesurer m e su re r ici une tête des distances. formes tou tes les nuances nuances fabriquées comme co m m e débarrassées de toutes p ro ch e ou ou lointain. indirectement. elles n’arriveront n 'a rriv e ro n t teront ja m a is à en communiquer c o m m u n iq u e r la la qualité q u a lité essentielle. m ie u x.d iffé re n t d’un d*un là-bas. d’une qu e lq u e s termes te rm e s que ce soit. o rig in e l. lu c id ité . in é vita b le s. Toute pas. 29 .. perçu d ic h o to m ie — to u te dualité d u a lité de sujet su je t et d’objet d . ou nous nous invi¬ in v i­ rer la vvision te ro n t à en en renouveler re n o u ve le r l’expérience l'e x p é rie n c e .o b je t — dis¬ d is ­ dichotomie — toute pa raît. d ire c te .) En En fait. in d ire cte m e n t. il il est peut im p o s s ib le de s’arrêter s 'a rrê te r longtemps lo n g te m p s de penser penser et nos nos impossible e ffo rts pour p o u r mettre m e ttre en contact c o n ta c t les les moments m o m e n ts de luci¬ lu c i­ efforts généralem ent répan¬ ré pan­ dité de notre vie avec la confusion généralement son t inévitables. Le mètre m ètre ou le ruban gradué gradu é tendu te n d u de tête au pic de l’Everest. nous. àà la la jamais ré v e ille r en nous. m’appartenant m 'a p p a rte n a n t ou proche p e rçu par p a r moi m o i ou bien bien offert o ffe rt à ma m a vue. tériori A u mieux. s im p lic ité . p a rt. prem ière. cette tête TE verest. complètement c o m p lè te m e n t démentie dém entie par pa r la la réalité ré alité présente.

(I II est tem ps de ju s tifie r notre vision. D’un D 'u n cer¬ c e r­ tain ta in point p o in t de vue. parce qu’aucun q u ’aucun argument a rg u m e n t ne pourra po urra ajouter a jo u te r ou ou enlever en lever quoi qu oi que ce soit so it à une expérience expérie nce . si nous nous ne voulons vo u lo n s pas pas créer entre le vécu vécu et la réflexion une distance insurmontable. D’un D ’ un autre point p o in t de vue. n a tu re lle . il il est indispensable indisp en sable de se livrer liv re r à cette tentative. et pas un . parfaitement p a rfa ite m e n t opaque. et désintégrer d é sin té g re r notre no tre vie. m êm e. questions qu estion s qui appellent a p p e lle n t des réponses bien rai¬ ra i­ temps. cette tentative te n ta tiv e de domestication d o m e s tic a tio n est absurde.De toute to u te façon. besoin. insurm ontable.. il existe plusieurs plu sie urs objections o b je c tio n s de sens commun c o m m u n que nous ne pouvons pouvons ignorer ig n o re r plus plus long¬ lo n g ­ tem ps. et néanmoins n é anm oins tout to u t à fait fa it transparent. rosâtre. j’observe si net¬ tub éra nce . en tous cas le nez y est. alors alo rs jj’en ’en c o m p te deux. Et m e nt partout p a rto u t où je Et ma ma réponse réponse fut :: si ce ce nuage nuage effilé. 貪 ** ** Ma première pre m iè re objection o b je c tio n fut fu t :: si la tête fait fa it défaut. e ffilé . et dans ce cas l’unique Tunique pro¬ p ro ­ compte tubérance. que j*observe n e t­ tement tem ent au milieu m ilieu de votre visage n’est n'est pas pas un un nez :: seul un un témoin té m o in étourdi é to u rd i ou d’une d 'u n e malhonnêteté m a lh o n n ê te té désespé¬ désespé­ rante rante pourrait p o u rra it utiliser u tilis e r le même m êm e mot m o t pour p o u r désigner désigne r deux choses à tel point p o in t différentes. qui qu i est suspendu à ma m a droite. et l’autre Fautre tout to u t pareil pa reil qui est suspendu suspendu à ma gauche ga uche sont son t des nez. là. Je préfère m'en m 'e n remettre rem ettre 30 . ne fusse qu’à qu*à nousnousjustifier temps même. celleci est aussi naturelle. aussi incontestable in co n te sta b le que d’en¬ d 'e n ­ tendre du du Beethoven B eethoven ou de goûter g o û te r de la la confiture c o n fitu re de fraise. Il Il est là. tra n sp a re n t. défaut. faço n. et aussi de donner do nne r à nos nos amis am is le le supplément su p plém ent d’assurance d'a ssura nce dont d o n t ils pourraient p o u rra ie n t avoir a v o ir besoin. te n ta tive . au risque de n’être n'ê tre pas pas tout to u t à fait fa it concluantes.. d ro ite . sonnées. me m e précédant pré cé d a n t visible¬ v is ib le ­ ment je vais.

quelle quelle Malgré les sensations innombrables s o rte de tête aurais-je a u ra is-je donc do nc ici. Bien B ien sûr. s’il s 'il prenait p re n a it l’envie Tenvie à quelque quelqu e sceptique scep tique m a la visé — tro p anxieux an xie u x pour p o u r s’observer s’o b se rve r lui-même lu i-m ê m e et et malavisé — trop re m e ttre au fait fa it — d'allonger d 'a llo n g e r un un coup co u p de poing poing s’en remettre dans cette direction-ci. de de tensions d é m a n g e a is o n s . m onde. dim e nsion s. d ire c tio n -c i. d 'o p p re s s io n s . tra n s fo rm e r en tête serait d’introduire d 'in tro d u ire ici ici toutes tou tes sortes sortes transformer d 'in g ré d ie n ts qui q u i y font fo n t entièrement e n tiè re m e n t défaut d é fa u t — en par¬ p a r­ d’ingrédients tic u lie r certaines ce rta in e s formes fo rm e s colorées en trois tro is dimensions. de che¬ che­ qu’elle veux et. sub tiles. il il y a une grande va rié té de sensations qui se manifestent m a n ife ste n t ici ici et qui qu i ne ne variété pe u ve n t être être ignorées. fa it. moi m o i pas. d o u le u rs . innombrables que j*y perçois. d'oppressions. de chatouillements. mais m a is elles ne ne se ratachent ra ta c h e n t pasà pasà peuvent sem blab le . seule pièce. alors alo rs que je découvre sorte q u e lle manque m anque d’yeux. pas. région centrale ? Par-dessus tout. d ^ e u x . de tout to u t l’équipement i'é q u ip e m e n t corporel co rp o re l dont d o n t les les 31 . d’oreilles. d 'o re ille s . s’il sMI visait visa it entre ces deux nuages nuages ré su lta t serait certainement c e rta in e m e n t aussi déplaisant d é p la isa n t roses le résultat plus compact c o m p a c t et le plus plus vulné¬ v u ln é ­ que si je je possédais le plus Et encore.m on dictionnaire d ic tio n n a ire et au bon usage qui q u i m’obligent m 'o b lig e n t à à mon d ire ceci :: si la plupart p lu p a rt des hommes hom m e s ont o n t un un nez nez d’une d ’ une dire piè ce. et d’élancements d ’é la ncem ents qui qu i ne ne font fo n t ja m a is jamais d’échauffements. qu’en qu'en défaut dans cette région lo rs q u ic i est-il des sensations du toucher qui surgissent lorsqu’ici jj’explore ’ e x p lo re à l'aide l ’ aide de ma m a main m a in ? Ces Ces arguments a rg u m e n ts ne ne c o n trib u e n t-ils pas à confirmer c o n firm e r massivement m a ssive m e n t l’exis¬ l'e x is ­ contribuent-ils tence m a tête ici ic i et maintenant m a in te n a n t ? tence de ma Pas le moins m o in s du monde. de douleurs. d ’é ch a u ffe m e n ts. c h a to u ille m e n ts . de bouche. démangeaisons. Et ten sions subtiles. que penser de cet c e t ensemble ensem ble rable des nez. en fait. ticulier j’y perçois. La seule façon faço n de les une tête ni à rien de semblable. ici. De même. de sensations. m êm e.

ni d’une d ’une auto-hypnose. il il n’y n ’y a pas de place pla ce pour les deux et. pour p o u r qu’à qu*à aucun aucun moment m o m e n t ne soient soie nt obscurcis o b scu rcis l’éclat T é clat et la clarté c la rté dont d o n t il il illu m in e le monde. ici. p h ilo s o p h iq u e . c’est c ’est ma m a tête avec toute to u te son son anatomie an a to m ie qui doit d o it céder la place. mon m on univers un ivers et ma m a tête restent incompatibles: in c o m p a tib le s : ils ils ne ne veulent ve u le n t pas pas se confondre. a u to-h ypn ose. et il doit d o it être débar¬ dé bar­ rassé d’obstacles d 'o b sta cle s de ce genre. Quant Q u a n t à ces douleurs. m onde. cet espace est appelé à rester rester clair. Dieu D ieu merci. ce lieu lieu magique m a g iq u e où je croyais je c ro y a is avoir a v o ir une tête. Bien B ien au contraire c o n tra ire :: ils ils existent e xiste n t tous dans sa lumière lu m iè re et. ni ni d’une d*une subtilité s u b tilité philosophique. Si 32 . Lorsqu’en Lo rsq u 'e n tâtonnant tâ to n n a n t je m e mets m ets à chercher ch e rc h e r la tête je me j’aii perdue. Il Il ne s’agit s’ a g it pas pas d’un d ’un co n trove rse. cie l. ressemble ressem ble surtout s u rto u t àà un un feu. du plus léger léger brouillard b ro u illa rd comme c o m m e de la plus faible faib le coloration c o lo ra tio n qui pourraient p o u rra ie n t obs¬ obs­ curcir c u rc ir mon m on univers. elle se voit. les nuages et le ciel.autres têtes sont pourvues po urvu es ? Mon. C’est C ’est que. v o it. ce vide qui est est la source de toutes tou tes mes mes actions.. ils n'arrivent n 'a rrive n t pas pas plus plus à éteindre ou à voiler ce centre éclatant que ne le peuvent les mon¬ m on­ ou tagnes. il n’y n*y a d’expérience d'expérience présente que dans une tête absente et vide. évid ent. ainsi de suite. con fon dre . actio ns. non seulement que j'a seulem ent je ne la la trouve tro u v e pas pas ici. ap p ro ch e . d ’eux. ici ic i et maintenant. mais m ais en plus plu s je m a in qui q u i explorait e x p lo ra it . Sur S ur ces épaules. m a in te n a n t. ces ces picote¬ p ic o te ­ illumine ments m ents et. béante. Apparemment. univers. N on. A p p a re m m e n t. au travers tra ve rs d’eux. si vviolent io le n t qu’il q u 'il consume consum e instantanément in sta n ta n é m e n t et complète¬ c o m p lè te ­ ment toute m e nt to u te chose qui s’en s*en approche. mais m a is de la la vue pure et et simple s im p le d’un vois -ûüid ’un vois -qœ-ESTest-ICI ici au lieu d’un d ’un PEMSE-QUI-EST-ICI. sujet à controverse. m e rci. cette caverne cave rne béante. elle aussi je perds la main est absorbée par pa r ce gouffre g o u ffre au centre ce n tre de mon m on être. Je peux avoir a v o ir recours re cours à n’importe n ’im p o rte quel sens. pemse-qcj卜 est-ici. c’est c Jest un un fait fa it évident.

décri¬ d é c ri­ coup vantt ce qu’il van q u fil observe et rien rien d’autre. trop tro p adulte gination et trop tro p informé in fo rm é pour po ur accepter a cce p te r la situation s itu a tio n exactement e x a c te m e n t m om ent. de cellules. puis p u is une une tête. cent * *★ ** n 'y a probablement p ro b a b le m e n t qu’un q u 'u n seul moyen m oyen de conver¬ c o n v e r­ Il n’y tir le sceptique sce p tiq u e qui prétendrait p ré te n d ra it avec persistance persistan ce que que j*ai T in vite r à venir v e n ir ici ici et à je te r lui-même lu i-m ê m e un un j’ai une tête : l'inviter jeter cou p d’œil. l’observateur T observate ur qui qu i vient vie n t voir v o ir ici ici riel.. Dans chaque cas. vacu ité. s’il s 'il se trouve tro u ve être équipé éq uipé de tous to u s les les tout. (Jne Une sorte d’idio¬ dMdioje la découvre en ce moment. un espace vide de tout to u t objet ob jet solide ou maté¬ m a té ­ riel. à quoi q u o i je ressemble. P arta nt de l’autre Tautre extrémité e x tré m ité de la pièce. il il pourra pourra consta¬ c o n s ta ­ instruments terr que la tâche te tâch e se résoud en tissus. jus¬ q u 'a u moment m o m e n t où il il arrive a rriv e à un un endroit e n d ro it où il il n’y n 'y a plus plus qu'au rien rien à voir. ensuite une une simple s im p le joue. De même. d’œil d 'œ il ou de nez. telle que je ig ila n te . d ^ i l . culier gin ation trop tro p agitée. puis p u is une une tâche tâ c h e en un forme fo rm e de jo u e . puis puis en en groupes cellule. Et si. m êm e. et ainsi de suite. ressem ble. c'est c 'e s t parce parce que j*a Tim aj’aii l’ima¬ je ne suis pas). puis pu is en une seule ce llu le . tach e. ce n t et une tête vide peuvent peuven t voir v o ir leur leu r parfaite p a rfa ite vacuité. Mais dès qu’il s’approche.je pa rvie n s pas à voir v o ir ce que je suis (et (e t en parti¬ p a rti­ je ne parviens c u lie r ce que je pa s). y découvre ce que je découvre m o i-m ê m e — — du vide. Il lui suffit s u ffit d’être d 'ê tre un un témoin té m o in honnête. que je suis trop tro p «subtil». tê te . ju s­ laire. des molécules m o lé cu le s géantes.. Seul un tie vvigilante. et finalement fin a le m e n t (au point p o in t de contact) c o n ta c t) plus rien rien du to u t. voilà ce dont d o n t j'a un œil œ il inno¬ in n o ­ j’aii besoin. pièce. instrum e nts scientifiques nécessaires. après avoir a v o ir découvert d é c o u v e rt et moi-même 33 . d 'a u tre . il découvre un demi-homme. ce llu le s. il il me m e voit v o it Partant des pieds à la tête. tache. un noyau cellu¬ c e llu ­ laire . d e m i-h o m m e .

regard vers l’ex¬ l ’e x ­ térieur il découvrirait une fois de plus ce que je découvre je découvre m o i-m ê m e :: ce vide. il il sa isit l’univers. im age. ici. Là il capte un un un homme hom m e . Pendant mes m es intervalles in te rv a lle s de lucidité lu c id ité en tous tou s cas. je je m e trouve tro u ve ici ic i lumineusement lu m in e u se m e n t dépourvu tête. jj’ai ’ai des têtes à ne savoir sa vo ir qu’en faire. Tunivers. n o n -e n tité . vide. mais m ais un concept con cept entêté. alors je Si ici j'e toujours j'en trouve m ieu x de courir c o u rir chez le médecin. In fin i. dans la direction saisit * ** ** n'en est pas une. tête :: en effet. une tête tête d’âne. qu’il p h o to g ra ­ ph ique — d is p o s itif privé p rivé du don don de mémoire phique m é m o ire et — un dispositif d ’a n ticipatio n qui enregistre fidèlem ent ce qui se passe. Cette tête n’en n tro u ve to je divague et ferais u jo u rs une. Par d é p o u rvu de tête. entêté.. me co n tre . rempli re m p li entièrement e n tiè re m e n t de to moi-même tout u t ce qui qui est possible possible et imaginable. à mi-chemin homme m i-chem in hom m e en pièces m o rce a u x . ma tête 34 . d 'h a llu c in a tio n s . un œuf soit une tête humaine. E t si mon m on observateur o b se rva te u r sceptique Et scep tique doute encore encore de qu^il s’en s'en remette re m e tte à son son appareil ap p a re il photogra¬ ses sens. Il Il fo u rn ira de moi fournira là où m oi la même m êm e image. m é decin . q u ’en faire. dirigeant d irig e a n t comme c o m m e moi m o i son regard regarder). ic i. passe. P artout. il il se retournait re to u rn a it (au partagé (au lieu lieu de me re ga rd e r). fidèlement d’anticipation où cela se passe. cet c e t Ici Ici Partout. conque.pa rta g é ma non-entité. là-bas. Peu importe mieux im p o rte que ce ce hum ain e. im a g in a b le .. d^âne. rien rien et personne — ou et morceaux ou alors braqué braqué d ire c tio n opposée. Lui aussi découvrirait d é c o u v rira it ce cen tral éclatant é cla ta n t en un Volume Volum e Infini. ferais une. ce Rien dans Point central le Tout. je m a n ife ste m e n t pas libéré libéré de je ne suis manifestement contre. là-bas. œ uf dur d u r ou ou voir ir sur mes épaules un une gerbe de fleurs :: vo un ob objet jet quel¬ q u e l­ conque. c’est c ^ s t souffrir s o u ffrir d’hallucinations.

A mes moments m om ents je retrouve mon je vois cet d’éveil. se montrant m o n tra n t faire à la dérobée sur les boutons bouto ns de porte. ce copain c o p a in trop tro p fami¬ fa m i­ lier. ne peut l’affecter l'affecter en rien. photo gra phiqu es. que je ne ne me me rends tellement est te fo rc é m e n t compte c o m p te qu’elle q u e lle est à moi m o i :: tout to u t petit p e tit pas forcément enfant. je c e t homme h o m m e là-bas. je m e reconnaissais reconn aissais pas dans un un miroir. les les ca fe tiè re s et sur tout to u t ce qui q u i brille. n’apparaîtra elle viendrait v ie n d ra it masquer m a sque r ce Vide Central C entral qui qu i est ma m a vraie vie. d 'é v e il. limité. terne. M ais il il y a un seul endroit e n d ro it où aucune de mes m es têtes Mais n ’ ap pa ra îtra ja m a is ,c’est c ’est ici ic i «« sur mes m es épaules ». Heureusement. ces têtes errantes erran tes ne seront se ro n t ja m a is que les acci¬ a c c i­ jamais co u ra n ts de ce monde m onde «extérieur» dents passagers et courants phéno m én al qui. im p o ssib le . reflétées dans objectifs les cadres et les vitrines. lorsque lorsq ue pour p o u r un ins¬ in s ­ je ne le fais maintenant. b rille . En En source de vie. fait. m ées. », où où jamais. q u i. Ma tête vue dans le le miroir m iro ir lle m e n t décevante en effet. p o rte . — pa uvre spectateur s p e c ta te u r regarder — ce pauvre terne. e ffe t. c h a m b re -c i. Je J e n'ai n ’ai ja m a is rien rien jamais été que ce Vide sans âge. sens devant d e va n t derrière. o p a c ité . de rriè re . souvent sou vent présentées à l’en¬ Tenvvers. particularisé. fa it. jo u a n t derrière de rriè re les miroirs m iro irs à jouant fa ire des grimaces g rim a ce s d’homme d ’h o m m e qui se rase.A bsorbées dans le regard de mes m es observateurs ob se rva te u rs et les les Absorbées o b je ctifs des appareils photographiques. qui qu i vvit it dans cette ce tte chambre ch a m b re voisine vo isin e de l’autre Tautre côté du du miroir m iro ir et qui apparemment a p p a re m m e n t passe passe tout to u t son temps te m p s àà re g a rd e r cette c e tte chambre-ci. je le vois à tous égards comme com m e le le contraire du Soi véritable vé rita b le qui est présent ici. bien bien que un un avec l'essence Tessence cen¬ cen­ et phénoménal trale. e rs, et multipliées m u ltip lié e s à l’infini. 35 . l ’ in fin i. sans opacité. v itrin e s . lier. m iro ir. tant ta n t je m on innocence perdue. cu illè re s. les les cuillères. rase. rien. p a rtic u la ris é . e n fa n t. pas pas je ne me plus que je m a in te n a n t. sans mesure. vieillissant v ie illis s a n t et et oh-tellemento h -te lle m e n tvulnérable — . cela est impossible. ic i. H eureusem ent. mes m es têtes surgis¬ s u rg is ­ cafetières a rrê t — plus plu s ou moins m o in s rapetissées rapetissées et défor¬ d é fo r­ sent sans arrêt mées. m esure. lim ité .

o c u la ire . cela n’en n'en constitue con stitue pas moins m oins rience de première b ru ta l. maintenant. tie n n e n t. La La lumière lu m iè re part p a rt du soleil sole il et. a ffro n t à la science. d ire c tio n s. un affront a ffro n t au sens commun. ic i. dans laquelle la q u e lle on on ne ne ce aussi un affront vvoit o it généralement g é néralem ent que du sens commun co m m u n arrangé arrangé avec un un peu plus de cohérence ? De toutes façons. traversent tra ve rse n t la lentille. Les rayons s’éparpillent s’é p a rp n ie n t dans toutes to u te s les 丨 es directions. Técran. œ il. co m m u n . et manifestement m a n ife ste m e n t ses théo¬ th é o ­ ries se tiennent. p a rtie . Elles E lles communiquent c o m m u n iq u e n t leur le u r agitation a g ita tio n à d’autres. ain si. d ’autres. Cette C ette image im age suscite des modifications m o d ific a tio n s chimiques c h im iq u e s dans une une substance sensible à la lumière lu m iè re et ces modifications m o d ific a tio n s affectent a ffe c te n t les cellules c e llu le s (de (d e toutes to u te s petites p e tite s créatures c ré a tu re s vivantes) viva n te s) qui qu i constituent c o n s titu e n t l’écran. là où le sens commun com m un affirme affirm e qu’elle q u ’elle se trouve tro u ve ? façon dont La façon do nt il il explique e x p liq u e comment co m m e n t je vous vois se se résume résum e à peu peu près ainsi. La question q u e stio n se pose :: peut-il p e u t-il replacer replace r ma tête «« sur mes épaules ». des cellules ce llu le s fortement fo rte m e n t allona llo n 36 .lucide jamais lu cid e et immaculé im m a c u lé :: il il est impensable im pe nsa ble que j’aie j ’ aie ja m a is pu confondre co n fo n d re cette apparition a p p a ritio n qui qu i me m e fixe là-bas là-bas avec pu ce que pleinement p le in e m e n t je m e perçois pe rçois être ici. m ain. l’homme Thom m e de science a sa version sur la manière m a nière dont d o n t je vois par exemple). votre tête. et certains c e rta in s atteignent a tte ig n e n t mon m on œil. huit hu it minutes m inutes plus tard. je me to u jo u rs ! toujours ie * * Tout T o ut ceci ce ci a beau m'être m 'ê tre donné do nné dans une une expé¬ expé­ prem ière main. forment le n tille . m a in te n a n t.. par d’autres d ^ u tre s (ainsi (a in si la mienne) m ien ne ) . atteint votre corps qui en absorbe une partie. exem ple). EstEstun paradoxe brutal. fo rm e n t une une image im age inversée inversée de vous sur l’écran l ’écran situé à l’arrière l ’a rriè re de mon m on globe glo be oculaire. et pas pas certaines choses (ainsi.

tant tan t que les stimuli s tim u li conver¬ c o n v e r­ ter. voici forme prend lieu et l’instant T in stant de toute to u te création. où j’as¬ j'a s ­ s is te à la création c ré a tio n miraculeuse m ira c u le u s e de mon m o n monde. cré a tio n . ni percevoir. le monde un monde m onde extérieur ? La La vérité simple sim ple est que mon m on corps. Elle E lle affirme a ffirm e en effet e ffe t que je récit pu is rien rien connaître. te rm in a l. infiniment M ais le plus plu s surprenant. com m un. fic tio n . en ce lieu et au moment m o m e n t précis de ce point tou tes les arrivées à la Grande G rande Gare Centrale C en trale de l’Ici Tlci toutes M a in ten ant. dans dans m onde extérieur. CInivers luivô tre . ailleu rs. que le trafic tra fic organisé organ isé de mon m on univers un ivers et Maintenant. je pu is ni voir. et ITCJnivers lu iet le vôtre. choses étranges. prend la form e explosive de l’existence. cerveau . l’existence. cellules est atteint. sauf sau f ce qui q u i se passe ici et main¬ m a in ­ ne puis tenant. indépendamment in d é p e n d a m m e n t m o i — relèvent re lè ve n t de la pure fiction. C 'est seulement seu lem e nt lorsque lorsq ue ce point p o in t terminal te rm in a l a tte in t. c e rv e a u . je ne puis ni toucher.. dans mes yeux. c’est c 'e s t que la conclusion c o n c lu s io n du Mais ré c it efface tout to u t le reste. cen tre. profon de s. ni ni goû¬ goû­ sens. vous et n’importe qu oi d’autre. m o i. Mais M ais y a-t-il a -t-il seulement seu lem e nt un un ailleurs. même m êm e — au sens où où ils ils pourraient p o u rra ie n t exister e xis te r par par eux— au mêmes m êm es et dans leur leu r espace propre. siste Im p o s s ib le de découvrir d é c o u v rir ce qui q u i se passe ailleurs a ille u rs — Impossible dans les autres régions de ma tête. p ro p re . ni ni sentir. corps. Pour moi. d 'a u tre . m onde. con naître. après les modifications m o d ific a tio n s geants n’arrivent con versio ns les 丨 es plus profondes. Ce processus se vérifie vé rifie avec nos autres quoi sens. et toute to u te chose sur Terre. au centre cen tre terminal te rm in a l de mon m on cerveau. ni ni entendre. Ce n’est n ’ est qu’en q u ’en et les conversions p o in t terminal. celles-ci c e lle s -c i à leur le u r tour to u r la la transmettent tra n s m e tte n t à d’autres d ’ autres c e llu le s dans une certaine c e rta in e région ré g io n de mon m o n cerveau. te n a n t.gées . ni n 'a rriv e n t à ce centre. une fiction fic tio n qui ne ne de moi — 37 . su rp re n a n t. C'est p a rtic u le s de ces cellules ce llu le s cervicales c e rv ic a le s ont o n t été été et que les particules n 'im p o rte touchées. que je je peux vous voir. le lieu 11 y a dans ce banal récit ré cit scientifique s c ie n tifiq u e beaucoup beaucoup de de Il in fin im e n t éloignées du sens commun.

ne fa m a fab d 'in firm e r ma loin d’infirmer ce p tio n . ce que l’homme it que la ception. non du sens commun. m ent en fave aucune moi. entre esprit d iv is io n entre me T observation me m onde est tel que l’observation âme corps.pe ut y mérite n ’y a et ne peut analyse. suspendu a va it suspendu il y avait comporter e ffe c tiv e m e n t il co m m e si effectivement c o m p o rte r comme 38 . intérieur e sp rit et matière. il est l’explosion con naître. et à l’intérieur extérieur. sente comme o rd in a ire avec une tète ho m m e ordinaire un «« homme co m m e un ne tie tient l ’exam ine je l'examine m onde . qui me pré¬ non paradoxal. »•. il a placé tête au sens commun. té rie u se m e n t reproduirait u jo u rs devant faveur ment m o n d e -ci. com m e une concession p ro viso ire et comme titre provisoire co n firm e r. p e r­ d it de la per¬ ce dit science T h om m e de scien B ref. u n iq u e ­ m a is unique¬ p re m ie r). dès que je du monde m oins du n t pas le moins avec un absurd ité ram ène à une absurdité d 'a tte n tio n il se ramène un peu d’attention ple . voilà (m e dis-je). m ondes avoir l'e xiste n ce de deux mondes a v o ir aucune preuve de l'existence physique. ni plus ni moins it connaître. Bref. loin concession confirmer. Le point Ta rapidement l'univers l’a m ais l’univers p ré ­ de vue du pa ra d o xa l. co m m u n . simple. Il n’y m é rite pas de seconde analyse. mais térieusement re p ro d u ira it le premier). ite au fa po int épaules. A titre m es te sur mes faite une tê pla cé une co m m u n . qui est to toujours ur de ce monde-ci. in té rie u r et extérieur. Je ne cesse de me q u o tidie nne s et pratiques. m a in te n a n t devant moi. est maintenant m o i. intérieur ou et en plus un monde m onde connu. qui est moi. tête ». p o u r le ce centre p u issa n te pour e x p lo s io n assez puissante ce n tre — — une explosion qui faire illim ité e s de la scène qui d im e n sio n s illimitées é cla te r aux dimensions faire éclater m o i. fable fait le naïve. p o u rta n t (me occu­ m es occu¬ semble plan de mes e ffica ce sur le plan utile et efficace p lu tô t utile sem ble plutôt pations quotidiennes pratiqu es. u v e r aucune trouver n ’a rrive à tro je n’arrive duque l je l ’ in té rie u r duquel m o i. Le monde âm e et corps. parallèles (là un inco nnu extérieur m onde inconnu un monde m ys­ m ental qui mys¬ ou mental connu. division m a tiè re . mais rapidem ent évincée. le fa fait l ’e xp lo sio n de m o in s . e xté rie u r et physique. pure et sim * *i c *★ qui Et pourtant a b su rd ité qui voilà une absurdité d is -je ).

l'a ffic h e . suis.ic i. Le Le suspecterait bu t de son travail tra v a il est de me m e convaincre co n v a in c re et. l’un tro d u ire dans son dessin très exactement e xa cte m e n t tel que je troduire suis. cet homme homme — ce vide béant. faut Au Au lieu de montrer m o n tre r l’autre l ’autre espèce d'homme d ’ho m m e — celle qui qui tra in de porter p o rte r à la la bouche un un verre a une tête — en train cig a re tte . m ensonge. saisie sous l’angle Tangle exact. Rien d’étonnant d é to n n a n t à ce que ces membres m em bre s per¬ p e r­ dus vvenant e n a n t de nulle n u lle part p a rt aux deux coins co in s de l’affiche. avec rien rien au centre cen tre qui q u i puisse les les animer a n im e r et et les les relier re lie r entre eux 一 rien rien d’étonnant d ’éto rm a n t à ce qu’ils q u ’ ils me m e paraissent paraisse nt entre — 39 . en viro n . et plus ou ou moins m oins dans le coin dé p o u rvu e de bras) portant p o rta n t un verre ou une cigarette cig a re tte dépourvue vers — part. Pensez. et sou¬ sou­ fait. ce ce monde m onde manifeste c u rio sité et qui a résolument ré so lu m e n t la la tête dure :: il il s'agit s 'a g it sans curiosité d'une fiction fiction tellement tellem ent commode com m ode qu’elle qu'elle pour¬ pour­ à coup sûr d’une ra it bien bien être la vérité pure et simple. d'aplomb d 'a p lo m b au milieu m ilie u de mon m on univers. Pensez. pour p o u r y par¬ p a r­ but venir. il Il ne fa u t donc do nc pas qu’il q u 'il y fasse entrer e n tre r ma m a tête. par pa r exemple. placée placée {grandeur coin inférieur in fé rie u r droit d ro it de l’affiche. n a tu re . e x a c t. e xe m p le . co n ce rn é . Vraiment. Tun des moyens m oyens les plus plus efficaces e ffica ce s est de m’in¬ m 'in ­ venir. ce sont des gens de mon m on espèce qu’il q u ’il ou une cigarette. l'a ffic h e . rait En fa it. et. mais m ais moi-même m o i-m ê m e tel que je suis pour moi-même. v in g t centimètres ce n tim è tre s environ. attitu d e . une une solide ici. sim ple. il montre m o n tre cette main m ain droite présente dans cette attitude (g ra n d e u r nature. à un un à quelqu’un dessinateur publicitaire p u b lic ita ire — 一 un homme ho m m e que personne personne ne ne su sp e cte ra it d'une d'u ne dévotion d é v o tio n fanatique fa n a tiq u e à la vérité. Et je suis enclin e n c lin àà boule de vingt a jo u te r qu’il q u ’ il est impossible im p o s s ib le d’éviter d ’é v ite r cette c e tte absurdité a b s u rd ité ajouter m anifeste dans le le monde m onde que nous nous habitons. Targent. vent d’un d 'u n mensonge m ensonge gênant :: ilil peut même m êm e faire perdre q u e lq u 'u n de l’argent. il s’agit s ^ g it toujours to u jo u rs d'un d 'u n mensonge. habitons. m o i-m ê m e . un ive rs. vers nulle part. n’est n 'e st pas un un étranger. Presque inévitablement in é v ita b le m e n t je me m e sens concerné.

et jj’achète ’achète son produit. p ratiqu es. que de discerner disce rn e r la nature nature réelle de l'expérimentateur. exem ple. comme c o m m e tous les les conducteurs c o n d u cte u rs àà la première prem ière personne. pare-brise. il y a des limites lim ite s :: il est peu peu vraisemblable. Dans le second cas.) Les directeurs d ire cte u rs de films film s sont son t également é g alem ent des gens pratiques. A ssurém ent. l'e x p é rim e n ta te u r. Dans le premier prem ier cas. Tautre.) etc. qu’il q u 'il dessine un nuage nuage rose rose ju s te au-dessus du verre juste ou de la cigarette. etc. Voici mes m es genoux qui s’agitent. et par pa r rapport ra p p o rt à moi m oi ma ma voiture vo itu re (ou (ou ce que jj’en ^ n vois :: volant. m iqu e et ju d ic ie u x . Il Il serait superflu sup erflu moi-même de me m e prêter p rê te r l’ombre Tom bre transparente tra nspa ren te d’un d*un nez nez supplé¬ s u p p lé ­ m e n ta ire . Assurément. s'a g ite n t. pare-brise.) mentaire. bile. réalism e. observant ob serva nt deux voitures voitu res semblables sem blables se rapprocher ra p p ro ch e r rapidement. par pa r à exemple. (Pourtant. fait mais m ais en fa it une chose implique im p liq u e l’autre.fait tout to u t à fa it naturels nature ls :: je n'e n ai ja m a is eu d’autres! d 'a u tre s ! Servi S ervi je n’en jamais par pa r son réalisme réalism e et par son esprit e sp rit d’observation d 'o b s e rv a tio n dyna¬ dyna­ judicieux. l’agent Tagent de publicité p u b lic ité voit v o it de quoi qu oi j’ai j'a i mique réellement ré e lle m e n t l’air. comparée com parée à ma ma réac¬ ré ac­ tion tion devant un film film où apparemment apparem m ent je conduirais moim o imême m êm e le véhicule. par par exemple. quel point p o in t ma ma réaction réaction serait faible fa ib le en pré¬ p ré ­ d’un film présentant présen tan t un véhicule vé h icu le manifestement m a n ife ste m e n t sence d*un film conduit c o n d u it par pa r quelqu’un q u e lq u 'u n d’autre. exe m ple . parce que de toutes façons j'apporterai j’apporterai m o i-m ê m e cet élément é lé m e n t de réalisme. (Pourtant. je suis le conducteur c o n d u c te u r — sans tête évidemment. l ’a ir, il il l’utilise l ’ u tilise et son travail tra v a il est payant p a ya n t :: ilil fait me fa it perdre la tête. mon m on pied enfoncé — 40 . tuer tu e r les les conducteurs co n d u cte u rs et s’embraser s'e m b ra se r — et je me m e sens faiblement fa ib le m e n t intéressé.) est immo¬ im m o ­ bile. route. évid em m e nt. entrer e n tre r en collision. ra pide m en t. produ it. vraisem blable. d . beaucoup plus soucieux de réussir réussir un un effet e ffe t sur le public en lui faisant vivre telle ou telle expérience.autre. je suis un un spec¬ spectateur ta te u r sur la route. c la ire m e n t. c o llis io n . ces personnes expertes e xp e rte s voient v o ie n t très clairement.

et le vide du silence. v ic tim e s . mes mains qui s'acharnent c a p o t fonçant fo n ça n t de l’avant. il fa u t que sa tête disparaisse : d o it faut ment de moiun homme ho m m e de mon m on espèce. cam éra.. m o ts. il y eut eu t des indices in d ice s différents d iffé re n ts et égaéga­ d’autres 41 . h o m m e . volant , sur l’accélérateur.. de fla m o n fauteuil fa u te u il et je re p re n d s mon m o n souffle. puis pu is le crash. te m p s. ces séquences àà la la Comment p re m iè re personne ? Il Il y a deux possibilités p o ssib ilité s :: ou ou bien première on photographie p h o to g ra p h ie un mannequin m a nn e q u in sans tête. s iffla n t. Mais Mais dans dans enfants et les animaux d 'a u tre s temps. film é e s. d 'œ il. cra sh. tité usurpée. se diri¬ d ir i­ d’abord ge ant droit d ro it sur moi. Tavant.. la tête fortement fo rte m e n t tenue en arrière a rriè re ou ment de côté c ô té pour p o u r laisser laisser le le champ ch a m p libre libre à la caméra.. m o i. sile n ce . v o itu re , toute to u te petite p e tite droite d 'a b o rd mais m a is prenant p re n a n t du volume v o lu m e à vue d’œil. En En d 'a u tre s mots. un cas d’iden¬ d 'id e n ­ c’est tité usurpée. course. la caméra cam éra on se tro u v a n t à la place de la la tête . il est singulier s in g u lie r aussi qu’une q u 5une invention in ve n tio n les concernant m o derne aussi élaborée que le cinéma cin é m a puisse puisse aider aid er moderne chacun à se débarrasser d’une illusion illusion dont les très jeunes chacun an im a u x ne ne sont pas victimes. On O n m'a m ’a je reprends mon em m ené dans la course. Je retombe re tom b e dans flammes. le c te u r.s’acharnent sur le le volant. Car C ar un portrait p o rtra it m o iêtre un m êm e avec-une-tête a v e c-u n e -tê te n’est n 'e st pas pas ressemblant ressem b la nt du tout to u t :: même c*est le portrait p o rtra it d’un d 'u n parfait p a rfa it étranger. emmené C o m m e n t sont-elles so n t-e lle s filmées. les les poteaux potea ux télégra¬ té lé g ra ­ le long capot qu i défilent d é file n t en sifflant. C urieux tout to u t de même m êm e que les gens doivent do ivent s’adres¬ s’adres­ Curieux l ’ a g e n t de publicité p u b lic ité pour p o u r recevoir re c e v o ir une faible fa ib le ser à l’agent lum ière sur la plus profonde — 一 et la la plus simple sim ple — — vérité lumière c o n c e rn a n t . s o u ffle . une une grande gerbe geant m m e s... la la route ro ute serpentant serpen tan t àà phiques qui d ro ite et à gauche. pour p o u r que je puisse m’identifier m M dentifier sûre¬ s û re ­ je puisse d’autres doit ce : m e n t à l’acteur. ou alors on filme film e vrai¬ v ra i­ trouvant m e n t un un homme. et voilà vo ilà l'autre l ’a u tre voiture.

de monstres q u i volent. p o p u la rité de e x p liq u e r la popularité b ie n expliquer humaine p o u rra it bien h u m a in e pourrait ques­ légendes et de cultes nombreux nom breux et anciens où il est ques¬ m o n stre s et v o le n t. un seul œil d’apparitions d 'a p p a ritio n s avec un qui m a rty rs qui humains hum aines. nouvelle ce tte nouvelle m ’a p p a ra issa it que cette N ota m m e nt. et à la vé créatures. c o m p lè te . et toute im p lic a tio n s et applications. [Notamment. im ages fa — images — du m a is du it ja chant co m m u n ne le fa jamais plu s que le sens commun fait c h a n t plus uoici. mais n tastiq ues. mon o n t suivi. de la condition conscience q u o iq u e faible. en vers toutes rité envers vérité hom m e s. m ais se rappro¬ doute. rer c e rta in e m e n t ja jamais re r ne fu c o n d itio n faib le. m on expérience himalayienne lors. Et g m 'a p p a ru t avec m on expérience m'apparut années qui ont su ivi. ni l’envol fantaisie de poète. quoique co n scie n ce profonde. portrait véritable Thom m e que uoici. il m’apparaissait envers façon a ttitu d e envers m on attitude n s fo rm e r mon transformer d e va it tra v o ir devait façon de voir to u te s les les autres hommes. rita b le de l’homme p o rtra it vé ** ie ★4 plus n o ta it plus him a layien ne n’était Dès lors. lisme. mon m ystique. profon de . transformer p o u v o ir de tra vie. Car po ur eux-mêmes. elle se ramenait graduellement. et notre le m e n t curieux. tion tio n de têtes perdues et qui corps tête. connaissance d o n n a it une connaissance q u ’elle me donnait créatures. parce qu’elle q u ’ ils tels qu’ils parfaite na ture — vra ie nature leu r vraie p a rfa ite de leur — de ces êtres tels cro ire sont pour o b lig é de croire C ar je je suis bien obligé eux-m êm es.le u r­ ca p a cité à nous leur¬ lement hum aine capacité notre humaine cu rie u x. m o is et des co u rs des mois ra d u e lle m e n t. ré a­ Sous tous les aspects. que q u i est vra que ce qui tous ont c o n d itio n — réduits à des vides sans m êm e condition on t la même 42 . hu m ain s avec des têtes non décapités a v o ir été décapités se promenaient p a rla ie n t après avoir p ro m e n a ie n t et parlaient ra p p ro ­ fantastiques. sans doute. d*un mystique. un sobre réa¬ ra m e n a it à un aspects. de martyrs non humaines. une fantaisie aérien d'un Tenvol aérien poète. (Jne futt certainement m a is complète. vraii pour vraii pour m oi est vra p o u r moi tous. de corps œ il ou sans tête. au cours lism e . p o u r tous. ré te n d u e de ses implications to u te l’étendue de son pouvoir n s fo rm e r la vie. a p p lic a tio n s .

ni m o in d re fo rm e . rue. de sorte sorte qu’ils q u 'ils peuvent pe u ve n t contenir têtes. Mais chacun m a in te n a n t que nous nous sommes so m m e s des vid vides maintenant e s sans tête. p o u r tout to u t ce qui qui v it. le 丨 e fa n tô m e ailé. corps clairement organes. fusionner d'autres cette fusio n je De cette fusion p a rfa it spécimen. Maintenant vit. dé finie. frontière ou limite d*autres te rm e s : ce vide est réellement ré e lle m e n t vide. vu de son là-b as. consistant tête clairement co n sista n t en en une hiérarchie hié rarch ie de c la ire m e n t définis. avec son minuscule. avions chacun une tête. ég a le m e n t. e renfermerait ce que je qui je suis. manifestement m anifestem ent nous étions deux. q u 'e s t-c e qui q u i va nous séparer ? J’ai appli¬ J 'a i beau beau m'y qu’est-ce m 'y a p p li­ qu er avec force. Thom m e réel. lui. dont d o n t la capacité c a p a cité et l’étendue Tétendue sont infi¬ l’homme in fi­ nies : et le respect que j'a lui. chose. fro n tiè vide re ou lim ite . je n 'a rriv e pas n'arrive de à coquille je tro uver quer trouver c o q u ille q u i re n fe rm e ra it la moindre vide vid suis. tête. je sais M a in te n a n t que je e xa cte m e n t qui qu i il est. Je ne m ets pas en doute l’homme Thom m e de science qui en mets qu i assure que. d é fin is. l’opposé l ’ o p p o s é et e t l'ambulante l ’ a m b u la n te contradiction c o n tra d ic tio n de de déguisé. tête. à rien. réel. portant p o rta n t tête. vides. le personnage p e rs o n n a g e grossièrement g ro s s iè re m e n t sie. et par conséquent con sé q u e n t il ne peut pe ut que que fu sio n n e r avec d ’autres vides. que. com plexité. vu p o in t d’observation d 'o b s e rv a tio n là-bas. Aussi longtemps longtem ps que nous avions fait. de vivre) arrivé v iv re ) l’histoire l'h is to ire inté¬ in té ­ rieu re de ce monde. je c o m m e n t me exactement je sais comment m e comporter c o m p o rte r avec lui. pour j'aii pour lui. son apparence ap pa re n ce maté¬ m a té ­ rie lle et compacte co m p a cte — lcji le produit p ro d u it de la fa fantai¬ n ta i­ rielle — il est LUI sie. je suis le parfait spé cim en . c o n te n ir et deve¬ d e ve ­ n ir to u te chose. m onde. en d’autres termes forme. je son point je possède une tête c la ire m e n t définie. a ilé . des cellules ce llu le s m o lé cu le s — m onde d’objets et des molécules d 'o b je ts et de proces¬ p ro c e s ­ — un monde sus physiques d'une inépuisable complexité. et elle contredit rieure c o n tre d it complètement c o m p lè te m e n t 43 . vide. il est moi. est.têtes. rien. force. m oi. fantôme d é g u is é . Mais il m’est m ^st a rriv é de connaître co n n a ître (ou (o u plutôt. il En fait. tête. Cet C et homme h o m m e que je je croise nir toute cro ise dans la rue. doit d o it être être infini in fin i également. p lu tô t. tels des organes. m in u s c u le .

de cette m ’a -t-o n laissé sur bien m’a-t-on ch im iq u e . d ivisio n . suis-je à l’extérieur choses fait. à fo blo c solide. T in térie ur et à l’extérieur ném ent a l’intérieur ainsi. n*y a ici aucun Il n’y d 'e xté rie u r.l’histoire où je je me précis où l ’e n d ro it précis l ’extérieur. l'e x té rie u r ? Suis-je dim ensions hum aine (aux dimensions forme rm e humaine solide. neux. cette usine entière po ur la vie entière seuil. pas d’intérieur m anque de place. e xté rie u r n’est témoin m o in extérieur u cu n té so le il. dans un bloc bien ou bien 3 0 ). ni d 'in té rie u r ni d’extérieur. ou je ne je ne pourrais p o u rra is sortir. de la plus petite même. de manque place. l’est ce que je «m oi-même» et «ici». je m em bre de cette trouve. de cet ensemble — — bref. un.80 m a p p ro x im a tiv e s de 1. neux. bref. les choses nément Textérieur ? En fait. ré a lité ? Suisest-ce en réalité c o m m e n t est-ce pose la question).80 s im u lta ­ p e u t-ê tre simulta¬ ou peut-être suis-je b lo c. q u e stio n ). simples. A p o s itio n . en tre p ô t de cellules. communauté. sans tra trace sim p le s. l ’h isto ire vue de cette vaste je découvre que chaque membre trouve. m a i­ ic i de mai¬ u v e r ici trouver n 'a rriv e pas à tro cachette je n'arrive ca ch e tte ni abri :: je la q u e lle je ou dans laquelle so rtir. je considère éta nt «moi-même» c o m m e étant con sidère comme E tre ici (je me c o rp s -e s p rit. ce de division. ne se passent pas ainsi. s’est po ur q u a lifié pour n 'e st qualifié Aucun au soleil. place ni Il e n co m b re m e n t. ou cm sur 30). comment a p p e la it ce sac M a rc-A u rè le appelait je enfermé e n fe rm é dans ce que Marc-Aurèle je m oi la re ferm é sur moi -t-o n refermé de sang A-t-on c o rru p tio n ? A sang et de corruption cellules. 60 cm m sur 60 approximatives 1. p a rtic u le à ma tête ellep e tite particule co m m u n a u té . ou bien usine chimique. Cette je 44 . p a rfa i­ c o n v ie n t parfaim e convient je puisse la bâtir. to u t Ce qui est vrai de ma ég a le m e n t de tout Test également m a tête. et je re que tou seul à pouvoir je ju tous jure p o u v o ir le faire. son dont do nt je où rra in où terrain pourrais d ’ un pouce de te l ’o m b re d’un entrer. vides et un. m arche. existe nce me C ette existence bâtir. de cet entrepôt porte p o rte de ce zoo en marche. pas de place aucun encombrement. tète. ou T extérieur de ce bloc. à l’extérieur S uis-je coincé pour le seuil. je prendre la parole pla ce : par ma position. pas l’ombre po u rra is entrer. Etre ensem ble corps-esprit. dissip e n t co m m e les ténèbres se dissipent s ^ s t évanoui comme m êm e. A l’endroit de l’extérieur. le u r place parole à leur je suis lu m i­ son t lumi¬ s sont faire.

ma fam famille. m ais a u to m a tiq u e m e n t je m ’y engage plus avant selon je m’y selon mais automatiquement m en t du facilement mes besoins. contenu do nc réelle¬ ré e lle ­ m e n t vvivant. et a in si indéfini¬ in d é fin i­ m e n t. mais m a is aussi aussi pour p o u r mon mon m o n Corps C orps total. sauf comme partie c e t unique un ique C orps. pen dan dépendantt de son eenvi¬ toutes n v i­ ro n n e m e n t qu’il q u 'il est inexistant in e x is ta n t et inconcevable par ronnement in co n ce va b le luilu im êm e . l’univers extérieur. lu i-m ê m e . vrai. Je peux donc le plus facile du monde m onde m 'id e n tifie r avec ma m a tête. rence d ista n ce . ic i. sans me m e heurter h e u rte r à aucune limite. qui est mon m on su p p o rt. qui j’aii adopté support. h u m a in . mon m o n corps c o rp s et son son mètre m’identifier m è tre quatre-vingt. se désagrège to u jo u rs ici. ille. Quelles que soient les dimensions grandes ou petites plaît maintenant m aintenant d'étendre auxquelles il me plait d é te n d re mon m on champ cham p cette partie p a rtie du du monde m onde que j'a j’appelle p p e lle mienne. qui e n tiè re m e n t co n te n u en en so i-m ê m e . tê te . (Même (M êm e pour po ur un un témoin té m o in extérieur. toujours trace. en fa it. m on corps co rp s humain. qui q u i est l’objet T objet actuel actuel je localise m es pensées et de mes m es perceptions. si j'a territoire). corporel — cette mienne. Punivers lui-même. dont trouve d o n t j'a adopté le point p o in t de vue. présent. à distance. cela dépend dépend des circonstances. et dont d o n t je lo ca lise ici le centre. entièrement Corps. v a is à défendre un j’avais un te ainsi rrito ire ). cet ordre Bref. in d é p e n d a n t.— te m e n t — un un vide n'a nullement n u lle m e n t besoin besoin de domicile. indépendant. mon m on pays. aucune créature cré a tu fait. ma planète (comme (com m e quatre-vingt. si à tou son autres d é choses. qu i se tro u ve pla ntée ici ic i dans mes m es chaussures — plantée cette partie p a rtie invain v a ­ — cette 45 . et donc soi-même.) Jusqu’à Jusqu^à qu el point quel p o in t je en relation ment je suis en re la tio n total. de mes p e rce p tio n s. d is tin c tio n entre formes entre ces deux fo rm e s d’existence la distinction d 'e xiste n ce maté¬ m a té ­ rielle est to u t à fa it artificielle a rtific ie lle :: ce petit tout p e tit corps fait rielle corps est si relié relié tes les choses.) iv a n t. to ta l. tement B ref. vide n’a d o m ic ile . C orps to ta l. sau f c o m m e p a rtie intégrante in té g ra n te de cet instant. lim ite . sans laisser de trace. le seul soit qu i s o it to totalement ta le m e n t présent. là -b a s. re même ne peut pe ut survivre s u rv iv re un un in sta n t. si solide en appa¬ appa­ rence pour p o u r qui q u i m’observe m 'o b s e rv e de là-bas. cen tre. pas seulem seulement Et je ent pour je découvre que ceci est vrai. au cune bar¬ b a r­ rière. avec ce Corps circo n sta n ce s. pays. solide en ordre physique des choses. à aucune ment.

ria b le m e n t se réduit
ré d u it à un
un vide ;; il
il n’y
n*y a ici
ic i rien en soi.
riablement
La réalité
ré a lité derrière
de rriè re toutes
to u te s les apparences est
est lucide,
lucide ,
o u ve rte , et parfaitement
p a rfa ite m e n t accessible. Je connais la
la voie
ouverte,
qui permet
p e rm e t d’entrer
d ’e n tre r et de sortir
s o rtir au cœur
cœ ur le
le plus secret
secret
de to
toute
u te créature,
cré a tu re , qu’elle
q u 'e lle semble
sem ble lointaine
lo in ta in e ou
ou repous¬
re p o u s­
profan e, parce que nous sommes
som m es
sante aux yeux du profane,
tous un seul Corps,
C orps, et que ce Corps
C orps est
est un seul Vide.
E t ce Vide-là
V ide-là est ce Vide-ci, complet
c o m p le t et indivisible,
in d iv is ib le ,
Et
qui
qu i n’est
n'e st ni partagé, ni divisé en mien,
m ien, tien ou leur,
leur, tout
to u t
cela étant
éta nt présent
présen t à la
la fois ici
ic i et maintenant.
m a in te n a n t. Cette
C ette
place-ci
p la c e -c i très exactement,
e xa ctem e nt, ce poste d’observation
d 'o b s e rv a tio n qui
est le mien,
m ien , très particulièrement
p a rtic u liè re m e n t «« ce trou
tro u où aurait
a u ra it

dû se trouver
tro u v e r une tête »» — ceci est le Fondement
F o nde m en t divin
d ivin
de toute
to u te existence, la
la Source
S ource unique de tout
to u t ce
ce qui,
qu i,
projeté «là-bas»,
«la-bas», se présente sous les
les apparences du
monde
m onde physique ou phénoménal,
phéno m én al, la Matrice
M a trice unique
un ique et
infiniment
in fin im e n t féconde dont
d o n t toutes
to u te s les
les créatures
cré atures naissent,
naissent,
et vers laquelle
laq uelle elles retourneront.
re to u rn e ro n t. Ceci n'est
n 'e st absolu¬
a b s o lu ­
ment
m e nt Rien,
Rien, et pourtant
p o u rta n t toutes choses ;; la
la seule Réalité,
Réalité,
et pourtant
p o u rta n t une absence. C’est
C ’est ce que je suis
suis, mon
m on
moi
m o i véritable.
vé rita b le . Il
Il n’y
n ’y a absolument
a b so lu m e n t rien
rien d’autre.
d ’autre. Je
J e suis
tout
to u t le monde
m onde et personne, et le Seul.

46

Ill
Ill
Z
ZEN
EN

p u rific a tio n ne consiste-telie
consiste-telle pas en
sépa¬
La purification
en une sépa­
ra tion aussi grand
e que possible
possible entre l’âme
grande
l'â m e et le corps?
corps?
ration
Platon.
PLATON.

D ésorm ais ll'âame
m e n’a
n 'a plus
corps et
p lu s conscience
conscience du
Désormais
d u corps
elle ne se donnera
donnera plus
p lu s de nom
nom étranger,
étranger, ni
elle
n i homme,
hom m e, ni
ni
ce
soit.
être animé,
an im é, ni
ni q
u o i que
quoi
qu e
soit.
Pl.OTIN.
PlOTIN.

U ne fois
qu e le corps a été relégué à distance
Une
distance comme
com me
fois que
un cadavre,
cadavre, le Sage ne
ne ss’y
ry attache
a tta ch e plus
jamais.
p lu s ja
un
m a is .
^

C
ankara .
CANKARA.

Q u ’on ouvre
ou ure les yyeux
e u x pour
p o u r chercher
ch e rch e r le corps,
corps, et il
U
Qu'on
d e v ie n t impossible
im p o ssib le de le trouver.
trouuer. Il
Il est dit
devient
d it à ce propos:
p ro p o s :
da
ns
la
ch
a
m
b
re
u
ic
ie
ja
illit
vide
la
lum
jaillit lumière.
ière. Intérieur
In té rie u r et exté¬
dans la chambre
exté­
rieur, to
u
t
est
lum
ière.
rieur,
un signe
sign e très favorable.
lumière. Voilà un
tout
favorable.
The Secret of
o f the
th e Golden
G olden Flower.
Flower.
u de réaliser la parfaite
p a rfa ite com
vœu
Faites le vœ
compréhension
préhension
que le corps illusoire
illu so ire est semblable
sem blable à
à l’éclair.
à la rosée et à
que
Vêclair.
Hsa Y
u n , maître
m aître zen (sur
(s u r son lit
Yon,
lit de mort,
m ort, en 1959,
Hsu
1959, à
à l’âge
l'âge
ans).
de 120 ans).

47

C h a p i t r e III
III
CHAPITRE

Zen
D u ra n t les années qui
qu i suivirent
s u iv ire n t ma
m a première
pre m iè re expé¬
e xp é ­
Durant
rience de vision
vision sans tête, je me
m e suis acharné à la com¬
com ­
ré sultats que je viens de décrire
d é crire briè¬
brièprendre, avec les résultats
vvement.
e m e n t. Il
Il n’y
n 'y eut
eu t aucun
a u cu n changement
c h a n g e m e n t durant
d u ra n t cette
ce tte
période dans le caractère propre de la vision. Toutefois
l'e xp é rie n ce se renouvelait
re nou velait plus facilement
fa cile m e n t au moment
m om ent
l’expérience
so llicita is, et elle se maintenait
m a in te n a it plus longtemps.
longtem ps.
où je
je la sollicitais,
o u tre , les implications
im p lic a tio n s de ma
m a vision
vis io n et son sens se
En outre,
p ré cisa ie n t lentement,
le n te m e n t, pas
pas à pas ;; de toute
to u te évidence
précisaient
m es lectures
le c tu re s y étaient
é ta ie n t pour
p o u r beaucoup.
be a u co u p . Sans aucun
aucun
mes
doute, j'a
u vé dans les livres
livre s une aide et un
un encou¬
encou­
trouvé
j’aii tro
ragem ent.
ragement.

La discussion, par
pa r contre, se révélait
ré vé la it presque
presque inva¬
in v a ­
ria b le m e n t vaine. Mes amis
am is me
m e disaient
d isa ie n t :: «« Bien
Bien sûr, je
riablement
ne peux pas voir
v o ir ma
m a tête. Alors
A lo rs quoi
qu oi ? »» Naïvement,
N aïvem ent, je
répon dais :: *« A
lo rs tout
to u t ! Vous êtes totalement
to ta le m e n t trans¬
tra n s ­
Alors
répondais
vous,
fig
u ré s , vou
s, le monde...
m o n d e ... ».
•*. Cela ne marchait
m a rc h a it pas.
pas.
figurés,
J’étais
J 'é ta is incapable
in c a p a b le de décrire
d é c rire l’expérience
l'e x p é rie n c e sous une
une
forme
fo
rm e qui
qu i retiendrait
re tie n d ra it l’intérêt
T in térê t de mon
m on interlocuteur,
in te rlo cu te u r, ou
ra it entrevoir
e n tre v o ir un peu la
la qualité
q u a lité de sa signifi¬
s ig n ifi­
ferait
qui lui fe
c a tio n . Il
Il ne voyait
v o y a it absolument
a b so lu m e n t pas de quoi
qu oi je voulais
vou lais
cation.
situ a tio n des plus
plu s embarrassante
em barrassante pour
p o u r l’un
Tun
parler, — situation
et pour
p o u r l’autre.
Tautre. Je tenais
te n a is ici
ic i quelque
qu e lq u e chose d’une
d 'u n e évié v i­

49

Chesterton N o ttin g Hill. s ig n ific a tio n immense. on que les autres n’ont n ce les sourcils. A croire sa isir l'expérience. ün a v o ir de fantasm clairement. fru s tra tio n devenaient tud e et de frustration im e n t ho m m e vra un homme p ro u ve r un d o it é éprouver que doit pensais-je. longtem ps. apte à saisir une bitude é ta it une te était sucerr le pouce. d’une nul m o i et nul p o u r moi lation joie ravisse m en t. la tio n de jo visions commence avo ir des visions m ence à avoir hom m e com autre ! Lorsqu’un homme on fronce so u rcils. d'u ne signification p a rfa ite . voya is situation. vision tête io n sans tê pouce. q u 'il fa Voici fait a ffirm a tio n qu’il surprenante affirmation oici la surprenante m ieu x. à la différence je voyais m êm e situ fantasmes. V rer en premier c e rtitu d e s in ve n ta ire des certitudes son inventaire lieu dans son p re m ie r lieu « des choses qui q u ’elles sont perparce qu’elles qu i sont « vraies parce — des — 50 .ré vé­ im m ense. c’était m es connaissances. communiquer. on n 5o n t pas. p a rm i mes m oins m b la it le moins m e se cultivé semblait in te llig e n t qui me c u ltiv é et le plus intelligent Thac o m m e l’ha¬ que. s o li­ peu de soli¬ Un peu es. et avoir oubliée Quand aux écrivains. (Jn c o n ste rn a tio n : fait ag g ra ve r ma consternation ve n a it aggraver it venait autre fa ü n autre plus parmi gé néralem ent le plus c ’é ta it généralement connaissances. o f Notting of cette énumération c ie n c e -fic tio n par cette folie s de la sscience-fiction én um é ratio n des folies grand absurdité hom m es sans tête suprême tête !! Et le grand e : les hommes absurdité suprêm lo ire philosophe p rin c ip a l titre titre de ggloire (d o n t le principal D escartes (dont philo sop he Descartes 'in te rro ­ n o va trice en ss'interro¬ ré fle xio n novatrice est d’avoir o u v e rt sa réflexion d 'a v o ir ouvert fa it D escartes fait donné ). Dans The Napoleon Paient été eux-mêmes. Voilà. la même m o i je d iffé re n ce que que moi a tio n . vraiment pensais-je. Quand en m e tta ie n t en b rilla n ts se mettaient quelques-uns p a rm i les plus brillants quelqu es-u ns parmi faire m o in s peine de me fou — à moins ’étais fou que jj’étais a v o ir que ire ssavoir m e fa N apoleon qu’ils eux-m ê m es. apte l'e xp é rie n ce . q u 'ils ne l’aient son iro n iq u e m e n t son termine rm in e ironiquement C he sterto n te HUI. c la ire m e n t. pour ie pure et de ravissement. comme cro ire que. on fro pas. fig u ­ it figu¬ mieux. Voilà. appelle fait it dans to u t à fa ’étais tout voilà que jj’étais m édecin. d e ve n a ie n t inévitables. la vis bitu de de suce Tâge re je te r avec l’âge fa llu rejeter a u ra it fallu aberration qu*il aurait in fa n tile qu’il ab e rra tio n infantile écrivains. Descartes geant sur ce qui est clairement c la ire m e n t donné). une révé¬ dence parfaite. sans avoir tude in é vita b le s. Et voilà ap pelle le médecin. oubliée depuis longtemps. ce que d 'in a p titu d e à sé p ara tion et d’inaptitude se n tim e n t de séparation fou — ce sentiment fou co m m u n iq u e r.

Si c’était c ’é ta it de la folie. avec son sens com¬ com ­ m un. M ais cela se vvoit o it comme c o m m e le nez au au m ilie u de la figure fig u re ! •* Comme milieu C om m e si le choix c h o ix manquait m a n q u a it u le des évidences.pa r nos sens »» :: «*<D'abord. si leur accomplissement accom plissem ent spi¬ futt certainement ce fu s p i­ ritu e l im pensèrent p tête. m e n tio n n é . Mais. sp iritu e ls. cas. dans la fo évidences. fo lie . cet argument-là d ’ y échapper é ch a p p e r ! S’il S’ il est une vé rité qui qu i vous fra p p e en frappe en vérité d’y ple in visage. n 'in c lu a it la pratique vie sans tête dans le p ra tiq u e de la vie vrir. il n’y a pas moyen moyen absurde . D ’ abord. p a ra isse n t avoir . tuelle tête a v o ir «« gardé leur le u r tê te <* ou alo rs. fo rt peu peu d’entre d 'e n tre eux semblaient s e m b la ie n t l’avoir ment. compte c o m p te tenu assurément. c ^ s t bien bien celle-là. En tous cas. fort l'a v o ir vu vu de ce tte manière. M ais. au moins de mes m o in s n 'é ta it pas une folie folie de seconde main. rue. m a n iè re . c’est e m b a r­ plein p a rfo is même m êm e découragé. La plupart p lu p a rt des maîtres cette m a îtres de la vie spiri¬ s p iri­ » tu e lle paraissent ou alors. Je me m e trouvais tro u va is embar¬ visage. m ys tiq u e s . bizarre¬ b iz a rre ­ m e n t. Pourquoi a-tprogramme a -ton négligé négligé un critère critè re aussi évident. *>*Même l’homme l'h o m m e de la rue. o u ï-d ire . il foule il fallait fa lla it qu’il q u 'il me m e sorte sorte cela ! - A to u t ouï-dire. l’explication l'e x p lic a tio n est d’une d 'u n e ssimplicité seigner ? Après im p lic ité argum ent-là est trop fort. et ce rtaine m en t le cas. peu peu que cela vvalait a la it la peine peine d’être d ’être mentionné. je to tombai zen. ce n’était m a in . je pe rçus que jj'avais cues par ’avais je perçus une tête. une démonstration d é m o n stra tio n c o n va in ca n te et to u jo u rs présente de cet toujours c e t effa¬ aussi convaincante e ffa ­ cem ent de soi qu’aucun qu*aucun maître spirituel ne se lasse d d’en¬ cement ^nA près tout. rassé et parfois C ’est alors alo rs — mieux m ie u x vau jamais tard que ja vautt tard C’est m a is — que — que je m b a i sur le zen. je c o n tin u a is à préférer tout je continuais pré fé re r l’évidence l'é vid e n ce m es propres propres sens. j’avais tenu de ce que j'a v a is pu pu décou¬ décou­ vrir. 51 51 . on évid ent. c e lle -là . me m e dit d it :: «« Mais mun. to u t. Et E t aucun au cun d’eux d ’eux assurém ent. n’incluait p ro g ra m m e de ses exercices e xe rcice s spirituels. découragé. je n ’avais ja m a is mis m is en doute do ute que ce que je ya is je n’avais jamais je vo voyais é ta it ce qu’avaient qu *a vaien t vu était vu les mystiques. liq rituel impliquait u a it la vis vision que io n sans tête.

protesta-t-il. fa it) . Laissez-moi Laissez-m oi leurs disciples vous en donner donne r quelques exemples. qui n’était n'était pas un zeniste. d 'o re ille s . L’élève Uélève soigneusem ent le professeur. p lu s. Le Sutra S u tra du d u Cœur C œ ur contient c o n tie n t l’essence Tessence du boud¬ boud­ dhism e mahayana m ahayana et il se récite jo u rn e lle m e n t dans les les dhisme journellement monastères m onastères zen. ré a lisa tio n . mais m a is en plus. et et le le paire d’yeux. le bouddhisme b o u d d h is m e zen aa la la réputation ré p u ta tio n d’être d ’être difficile d iffic ile et pratiquement p ra tiq u e m e n t inaccessible inaccessible p o u r les occidentaux. o c cid e n ta u x. religieuse.. égalem ent. et une paire paire d'oreilles. exem ples. fait) no us to u s . ce texte pose avec avec insis¬ in s is ­ tance que le corps est un vide absolu. d ^ i l . après plus plus d’une d'u ne décade de recherches recherches g é néralem ent vaines. reste . professeur. J’ai J ^ i eu l’occasion Toccasion de découvrir d é c o u v rir que beau¬ be au­ ma co u p de ces maîtres m aîtres avaient a va ie n t perdu leur leu r tête (comme (c o m m e coup ils en tous. à qui on recommande re com m a nd e souvent pour leu r propre tradition tra d itio n religieuse. nez. ils avaient a v a ie n t une une nous conscience très vive de leur leu r état éta t et de sa sa signification s ig n ific a tio n immense. Au A u début. contraire. Enfin. Dans Dans de rester fidèles à leur mon m o n expérience e x p é rie n c e personnelle.Sous tous to u s les rapports. échoua lui aussi. et moi m o i également.. Enfin. ce fut fu t exactement e x a c te m e n t le le contraire. jj’ai ’ai trouvé tro u vé dans les paroles des maîtres m aîtres zen de nombreux n o m b re u x échos de l’expérience Texpérience centrale ce n tra le de de m a vie :: ils parlaient p a rla ie n t mon m on langage et et témoignaient té m o ig n a ie n t en en ma m a faveur. ra p p o rts . et ils recouraient recouraient à tous les les moyens pour mener mener d iscip le s à cette ce tte même m êm e réalisation. puis puis il il déclare qu’il qu*il n’y a pas d’œil. On com¬ com ­ prendra prend ra aisément a isé m e n t que cette ce tte déclaration d é c la ra tio n abrupte a b ru p te ait a it laissé perplexe le jeune Tung-Shan (807-869) (8 0 7 -8 6 9 ) . pas pas de nez. son son pro¬ p ro ­ fesseur. ensuite en suite avec considéra soigneusement ses doigts do igts il explora son propre propre visage. menées m enées dans les directions d ire c tio n s les généralement plus diverses. p ro te s ta -t-il. pas pas d'oreille. Pourquoi Pourquoi le Bouddha B ouddha nous nous dit-il d it-il qu’il q u ’ il n’existe n ’existe pas de choses semblables sem blab le s ??»» Son Son 52 . p e rs o n n e lle . d 'o re ille . «« Vous avez une une d*yeux.

tous tou s les secrets sont son t en en toi. cis. promenade. Mais M ais ce n’est n 'e st que des années plus plus suivit tard q u ’ il trouva tro u va la 丨 a réponse. lo n g te m p s. la place était é ta it à ja m a is transparente. Michel. 1972. Tu professeur répondit in s tru ire par p a r un un maître m a ître zen. »» Tung Shan dois te faire instruire s u iv it son conseil. so u d a in . HuiH uifait. «« il il n’est n ’est rien rien je t’ai que je tu regardes en toi caché. cette ce tte révélation ré vé la tio n de ce qui est est parfaitement p a rfa ite m e n t é v id e n t apporta a p p o rta à Tung Shan la réalisation ré a lisa tio n qu’il quMl avait a v a it évident cherchée si longtemps. avait donné neng (637-712).2 »» SCIZtIKl. I. Il Il conseilla au moine m oine un avis célèbre sur le même M ing. tin (Jn jo u r. 53 . tra n sp a re n te . l ’ exté rie u r. »» L’histoire L’ h isto ire rapporte ra p p o rte que. là où ils avaient a v a ie n t tou¬ to u ­ — jours été. O rig in e l. tu avais avant que tu con seil. Paris. m êm e sujet. Cette C ette découverte d é co u ve rte jamais si simple. le sixième patriarche du zen. réponse. SCJZtIKI. En fa (637-712). de couper cou per court c o u rt à son besoin ardent de recherche Ming. en ce moment m o m e n t pré¬ p ré ­ et de réflexion. quJici. à quoi q u o i ressemble ressem ble ton ton propre p ro p re visage — le visage cis. sim ple . in c id e n t. au cours cou rs d’une d ’ une jour. et il devint d e v in t non non seulement seu lem e nt un un m a ître zen réputé.T. tard qu’il tom ba sur une flaque d’eau d e a u claire. c’est-à-dire c'est-à-dire à une certaine distance. Si tu to i et si tu reconnais reconnais ton de caché. à leur leu r vraie vra ie place. 2 D. Visage Originel. m êm e cette c e tte source fondamentale fo n d a m e n ta le de toutes to u te s choses même s q u ’ a lo rs il il avait a v a it cherchée ch e rch é e à l’extérieur. Il Il salua le patriarche p a tria rch e et lui lui demanda dem anda comprenant au tres secrets il lui lu i restait re sta it à découvrir d é c o u v rir «« Dans D ans ce quels autres t ’ai montré m o n tré », répondit ré p o n d it Hui-neng.ré p o n d it :: «« Je suis incapable in ca p a b le de t’aider. Paris. ré fle xio n . alors qu’ici. t ’ aider. co n se il. H u i-n e n g . mais m a is le fondateur fo n d a te u r de l'école Técole Soto.2 to i. maître it. Essais Essais sur le bouddhisme ien zen I. p. a va n t d’être d ’ètre né. et de voir v o ir :: «« Vois. 1972. Albin Michel. pleurant p le u ra n t des larmes la rm e s de jo ie et et trouvait c o m p re n a n t tout. p. to u t. Il Il se jusqu’alors que ju joie tro u v a it là. soudain. Ming M ing découvrit d é c o u v rit à l’intérieur T in té rie u r de luilu isuite à ce conseil. son regard tomba dé couvrit là ces traits humains hum ains dont do nt parlait p a rla it le Bouddha Bouddha IlIl découvrit — bien bien en vue. environ e n viro n un un siècle avant a va n t cet incident. 293.

Manual ol 54 . London. d é tru it1 2. pour C’est C*est du Vide. 3D D. sans lèvres lèvres et et sans langue. id e n tiq u e . s e m b la b le s . la porte p o rte est grande ouverte3. pp. 107. p. le maître m a ître zen S h ih -to u (700-790) (7 0 0 -7 9 0 ) choisit c h o is it une une approche ap p ro ch e légèrement légèrem ent Shih-tou d iffé re n te . p. depuis des siècles. ni ni le le juste percevoir. le le maître m a ître Pai Chang C hang (720-814) (7 2 0 -8 1 4 ) :: il il rain demanda dem anda à un de ses moines m oines comment c o m m e n t il il s’y s*y prenait p re n a it p o u r parler p a rle r sans gorge. 23. S h ih -to u . Luiac. 1953.Le «« Visage Originel O rig in e l •* de Hui-neng H ui-neng est la mieux m ieux p o u r beaucoup. percevoir. celle ce lle d'un d 'u n contempo¬ c o n te m p o ­ rain de Shih-tou. 1950. 1953. 1959. laissez-m oi entendre ce ce que gorge et de vos lèvres. pour du zen :: en Chine.. et laissez-moi vous savez dire »» . Rider. London. •Et E t ilil existe une anecdote identique. on dit d it anecdotes du qu’elle s'est s’est imposée comme com m e l’approche la plus concrète et la plus directe de l’illumination l'illu m in a tio n 11. »» Il Il reçut re ç u t cette c e tte encourageante e n c o u ra g e a n te choses réponse : «« Alors. p. Im possible de trouver tro u v e r un un lieu lieu où placer p la ce r le le Visage Impossible O rig in e l . langue. L’un L’ un des successeurs de Hui-neng. dans :: The Sulra Sutra of Wei Wci Lang. la plus plus utile u tile de de toutes tou tes les les connue et. 112.. SUZUKI. un moine m o in e répliqua ré p liq u a :: «« Je n’ai n 'a i pas pas de de cho ses semblables. Rider. évidemment é vid e m m e n t que sort so rt notre no tre voix vo ix — du ] DIH 1 DIM PING TSZE TSZE. 112. 1959. (*) ( é) Mais on peut le suggérer par une photo. pour ainsi üinsi dire. o u v e rte 3. loul tout juste en dehors du croquis. H ui-n eng . A lo rs . London.T. comme je l'ai l'ai fail fait en lele tctc de de ce ce livre livre :: le le visage originel se sc trouve. London. Luzac. SÜZCJKI. Originel Il ne disparaîtra pas. C hine. 2 OGATA. T. 107. Mumon M um on {XIIIe (XIIIe siècle) nous livre livre ce commentaire c o m m e n ta ire :: >ÿ Vous ne pouvez ni le décrire d é crire ni le dessiner(*). London. même m êm e si l’univers l'u n iv e rs est est détruit2. Il Il ordonnait o rd o n n a it :: «« Débarrassez-vous D ébarrassez-vous de votre différente. d e s s in e r(*).. Zen for the West. Rider. of Zen Bouddhisme. Rider. Vous ne ne pouvez pouvez l’apprécier l ’a p p ré c ie r à sa ju s te valeur. 1950. West.

Ou O u encore. en core . c'est c 'e s t une une épée sur le le point p o in t d 'ê tre tirée tiré e du fourreau fou rre au :: une fois qu’elle q u Jelle est dégainée. 1958. De même. d ’o re ille s , Dharma. 1958. SÜZUKI. 22. Dans Dans ce cas. il est l’Absolu l'A b s o lu incrée et qui qu i existe existe et omnipénétrante pa r lui-même. Tai-houei T a i-h o u e i ( 1089-1 1089-1 163) 163) était é ta it tout to u t aussi aussi rière c a té g o riq u e : «««Cette C ette chose-là ch o se -là (le zen) est comme c o m m e un un catégorique grand feu . tète. p 152 55 . pp pp. Rider. m a ître rentra sa tête dans ses épaules.. un bon bon coup co u p de marteau m a rte a u sur l’ar¬ l ’ a r­ prescrivait. T SUZUKI. 113 113. d it-o n . l’ouïe l ’ouïe véritable vé rita b le n’a n ’a pas pas d'oreilles. ICI. Bodhidharma. c a r qui q u i pourrait p o u rra it l’entendre l ’en ten dre ? Ah A h !! c’est c ’est là un jo y a u hors hors joyau car . prix1 p r ix 1 » d'une telle réa¬ réaPour aider ses disciples dans la voie d’une lis a tio n ,巳 o d h id h a rm a . 11 The zen Teachings nf 101. dit-on. comment c o m m e n t peut-on p e u t-o n seule¬ s e u le ­ par m e nt trouver tro u v e r matière m a tiè re à discussion d iscu ssio n dans le le fait fa it que le ment vra B ouddha n’a n*a pas de bouche bo uche et ne prêche prêche pas de vraii Bouddha D harm a. Paris. 3 DT DT.d o n t Huang H uang Po ( ft 850) 8 5 0 〉 écrit é c rit :: ««Il 11 est beauté pure pure Vide dont o m n ip é n é tra n te . Traduction Blofeld. 34. pp pp.T SüZCJKI. s o u rit3. Traduction Huberl Hubert Benoit.. p re s c riv a it. Paris. 11. Le Courrier du Livre. •• C ette décapitation d é ca p ita tio n était é ta it effectivement e ffe c tiv e m e n t un lieu lieu commun co m m u n Cette c o n ve rsa tio n entre le maître m a ître zen et son élève. Le non menial mental selon la pensee pensée zen zen. m êm e. le le premier p re m ie r patriarche p a tria rc h e du du zen.T. 2D D. tè r e de la tête. Ici épée de Vajra et sa destination d e stin a tio n est de couper co u p e r la la tête2. 101. on est sûr sùr d'avoir d ’a v o ir le le grand visage brûlé. Rider. lu i-m ê m e . tê te 2. Essais sur le bouddhisme zen II. Ainsi A in si de conversation c e t échange que nous devons au IXe IX e siècle :: cet Lu n g -ya demanda dem anda :: «« Si je menaçais m enaça is de vous cou¬ cou­ Lung-ya Tépée la la plus aiguisée qu’on q u ^ n pût p û t trou¬ tro u ­ per la tête avec l’épée m onde. Benoit.. Blofeld. T SUZUKI. 152. a p p ro ch e . ICI.. Po. que feriez-vous feriez-vo us ? ver au monde. si l’on l ’ on s'en s’en approche. d’être Ici brille b rille la précieuse précieuse on peut être sûr de perdre sa vie. 1970. »» of Huang Pc. zen , lisation. Le maître L u n g -ya dit d it : «« Votre tête est coupée !! »» Lung-ya Le maître m a ître sourit3. London.

Traduction Tagore. & CJnwin. J a la l-u d d in . «« je ne ne vois vo is pas pas avec avec mes m es yeux ». à travers tra ve rs la lumière lu m iè re longue chaîne qui solaire. tê te . L'homme L'hom m e and and Micholson. à entendre e n te n d re sans oreilles. I1 Rumi. pp. London. Kabir. l’atmosphère. vision visio n vision1 v is io n 1 !! »» - ★ ** ** L’indien L’ ind ie n Kabir K a b ir (né (né en 1440). fa it. so le il. 1934. la la science moderne m oderne elle-même e lle -m ê m e admet ad m et que. Tatm osphère. Macmillan. Mystic. M‘J m / One O nr Hundred (Vins Prms ni of K. M a n ife ste m e n t. le plus grand grand poète poète mystique m ystiq u e de Perse Perse (1207-1273) (1 2 0 7 -1 2 7 3 ) :: « Décapite-toi D é c a p ite -to i ! ». 1 4 4 0 ), un autre grand poète poète mystique. AllerAllen Rumi.ibir. en fait. la rétine ré tin e et les nerfs n e rfs optiques.Manifestement. 34. pool poet Traduction pp. déclare dé clare :: «« C’est C ’est Lui Lui qui qu i m’a m ’ a appris a p p ris à voir v o ir sans yeux. pp. London. tous deux sans tête. Tout T o u t comme c o m m e ils ils auraient au ra ie n t compris c o m p ris et apprécié ap p ré cié le conseil con seil du mahomém ahom étan tan Jalal-uddin. 1934. pas ici c o m m e n t pourrais-je p o u rra is -je voir v o ir que je n*ai pas d’yeux d 'y e u x ici ici comment je n’ai v o ir ? qui me servent à voir Comme C om m e nous l’avons l'avons déjà noté. solaire. Macmillan. m ystiq u e . 34. Traduction Nicholson. i HH 101 j h 56 . à travers tra ve rs le le cristallin. à plus plu s forte fo rte raison. y e u x . à boire b o ire sans bouche2. ju s q u e un jusqu’à p o in tillé d'électrons d ^ le c tro n s dans une région ré gion de mon m on espace pointillé cerveau. où enfin la vision se produit produit vraiment. c ris ta llin . «« Dissous D issous ton corps entier e n tie r dans la Vision :: deviens vision. pp. si je n’avais n'a vais ici des yeux yeu x pour po ur voir v o ir ? Ou. raison. illu m in é s. maître m a ître et élève. Ils ne sont que des chaînons dans une une qu i va du soleil. IM . & CJnwin. vraim ent. 1950. se comprenaient c o m p re n a ie n t l’un l*un l'autre. T a u tre . » - Cependant C ependant comment c o m m e n t pourrais-je p o u rra is -je voir. London. o re ille s . Mystic. les objets ob jets illuminés. o p tiq u e s.1950.

expérim e nte r. le dieu dieu du du SÜZtlKI. c*est très exactement ce qu’affirment qu'affirm ent les anciens maîtres Et c’est zen. le dieu dieu de l’Océan trous. nous dit 8 6 7 ). contraste de Pic* ici. et lui seul qu quii puisse voir. 23. Et voilà originel. 57 . dista nce. jour Chaos. 21. pp. T opacité de ces têtes fa et là. yeux. 44. c’est c 'e s t cela qui qu i com¬ com ­ pourtant 1 prend le discours et l’écoute l'éco ute1. voilà ce qui est requis requis pour p o u r qu’une q u Tune expérience quelconque q u elcon que soit possible. la parfaite clarté de Chaos. se rencon¬ Agité. 111. et il il met m e t en en évidence é v id e n c e le le Vici et du là : ici.. per¬ p e r­ « cées de sept tro Tàtillon. ce visage m ien.-C. à distance. 44. »» Dans ce sermon. le dieu Sud. m iliè re s. pp. l'a p p e lle «« Chaos. d it Lin-tchi L in -tc h i (mort (m o rt en 867). est le mien. 21. g ité . I1 D. le maître prend ch in o is fa it écho au Surangama S ura nga m a Sutra S utra (un fait texte indien (un texte indien chinois q u i enseigne qu'il q u ’ il est absurde de supposer pré-zen) qui ou que enten¬ que nous voyons que nous e voyons avec nos yeux ou n te n ­ dons avec nos oreilles :: nos sens se sont mêlés m êlés et ils ils se sont évanouis évanouis dans le vide vide absolu absolu de «« notre visage notre visage o rig in e l. S o u v e ra in du du Centre le Souverain C e n tre ». re n c o n ­ trè re n t un un jo u r dans le royaume trèrent ro ya u m e de Chaos.. « T a tillo n . zen. présentement p e rce p tib le à vos yeux. Il l’appelle fait. est p o u rta n t absolument absolum ent identifiable id e n tifia b le . TO céan du du Sud. qu i. le sage ta Tzu (300 o is te Chuang C huang Tzu Avant taoiste (3 0 0 ava nt J. Chaos.T. A v a n t même. 23. «« Le corps ». maître m aître zen bien bien avant ava nt l’heure) avant l'h e u re ) esquisse un un p o rtra it d é licie u x de ce visage pur portrait pu r de tou traits tous s tra délicieux its — de visage qui. Ce qui présentem ent le est in d u b ita b le m e n t plus indubitablement cours. «« ne co m m e n t discourir d is c o u rir ni comment c o m m e n t écouter sait ni comment éco ute r un un dis¬ d is ­ cours. sa lumière lum iè re et son ravissement ravissem ent ». us. en en fa it. m ê m e..atteste qu’en q u 'e n réalité ré a lité il il n’y que ce Centre n Jy a que C entre de science atteste voir. Essais sur le bouddhisme zen III. et A TO céan du dieu de l’Océan du Mord. SÜZGK/. entendre et expérimenter. encore encore que sans fo perceptible rm e . l’opacité familières. possible. forme. là. J . Chaos.-C .

encore moins m o in s le défigurer. d è re n t-ils de tenter te n te r une expérience e xp érie nce et et de lui lui percer pe rcer dèrent-ils u s. res¬ res­ possède sept orifices pirer. Deniker. see chinoise antique. »» mourut J ’ai beau tâ tillo n n e r et m’agiter. J’en J*en relève relève exem ples. etc. Payot. Chaos. c o n c e rtè re n t pour p o u r savoir sa vo ir comment c o m m e n t lui rendre sa poli¬ p o li­ concertèrent tesse. 11 Arthur WALEY. un. Chaque C haque jo u r. Ils avaient a va ie n t remarqué rem arqué qu'alors q u 'a lo rs que tout to u t le le monde m onde o rifice s pour po ur voir. le le ombre corps. 1949.. quelques exemples. et en ce moment m om ent réalité ft’est m êm e elle t'est f e s t donnée entièrement. ter m a is immaculé.. Payot. 58 . ils ils en perçaient p e rç a ie n t un. o rig in e l. 642) Yengo ((11 5 6 6 -11 6 4 2 ) écrit é c rit à propos propo s du zen :: «« Cette C ette 566e s t présentée en plein visage.. Regarde dans même pensée antique. et elles s’accompagnent très nets sur la dissolution complète com plète du corps. Traduction G.. 70 70. jour1 m o u ru t le septième se p tiè m e jo u r 1.. manger. ou illumi¬ illu m i­ s'accom pagnent de témoignages nation soudaine. im m a cu lé .C en tre. ★ ** ** litté ra tu re zen nous nous offre o ffre des descriptions d e scrip tio n s nom¬ nom ­ La littérature breuses et éloquentes de l’instant l'in s ta n t du satori. pp. je peux peux me m e livrer liv re r J'ai tâtillonner e ffo rts toujours to u jo u rs renouvelés renouvelés pour po ur assassiner le le à des efforts Souverain S ouve rain du Centre C entre en Lui Lui superposant su p e rp o sa n t mes m es traits tra its hu m a in s et leur le u r sept ouvertures. etc. o u v e rtu re s . m anger. sa to ri. Deniker. Aussi A ussi déci¬ d é c i­ pirer. 1949. e n tiè re m e n t. m ’agiter. Chaos C haos les les traita tra ita fort fo r t honnêtement h o n n ê te m e n t et ils ils se Centre. Roi éternel et sans corps. Paris.. jour. Chaos C haos n’en n'e n possédait po ssé d a it aucun. entendre. Le masque m asque que je vois là ne peut ja m a is affec¬ a ffe c ­ te r ici mon m on Visage originel. ja m a is je n’y n*y par¬ p a r­ humains jamais jamais viendrai. Trois courants de la pen Paris. Aucune A ucun e Le Visage des visages est à ja jamais om bre ne peut obscurcir o b s c u rc ir le rayonnement ra yo n n e m e n t de Chaos.. Chaos C haos des tro trous. G.

féé riqu es. conscience C 'e s t comme c o m m e si on rencontrait re n c o n tra it la lumière lu m iè re au au plus plu s épais épais C’est c'est comme com m e si on recevait un trésor dans des ténèbres . pa ix. in a lté ré . Rider. n être .. c’est la misère m isère la plus noire. o u v e rt. noire.ton être propre. co n d u it. Rider. London. Voici l’endroit T endroit où tu tu renonces renonces à tout to u t — ton obstacle.. Les quatre qu atre éléments é lé m e n ts et et les cinq c in q agrégats (tout (to u t ce qui qu i compose com pose ton ton corps). léger. D. vie. tellement te lle m e n t libre.. SCIZ(JK1. qui t’apparaissent fa p p a ra is s e n t mainte¬ m a in te ­ nature na nt comme c o m m e autant a u ta n t de fleurs fle u rs féeriques.. 1949. V oici l’endroit l'e n d ro it où tu tu trouves tro u ve s la paix. SIIZCIK]. pp. co n science . London.. le le visage originel o rig in e l tangible. pp. Ici se révèle le le soi inaltéré. lim ita tio n . tous tous disp ara îtron t. na ture ultime u ltim e des choses. ainsi que toutes traces les signes de la vie disparaîtront. »» le non-agir. et alors vois !! Soudainement S o u d a in e m e n t tu prendras prendras conscience. Voici profond. 46-47 46-47. repos. c o rp s ).. ici se manifeste m a n ife ste dans toute to u te sa nudité n u d ité le de to ton m e rv e ille u x paysage de ton ton pays natal. co n scie n ce d'une d 'u n e lumière lu m iè re qui est rayonnement ra yo n n e m e n t et et jo ie . An Introduction to to Zen Buddhism. et tout to u t ce qui appartient a p p a rtie n t à ton être être le plus plus corps. lorsqu’on lorsqu*on aura obtenu obten u cet c e t état éta t ou de parfaite p a rfa ite immobilité im m o b ilité et de parfaite p a rfa ite inconscience.. sans réalité ré alité nant ta n g ib le . comme co m m e une pierre pierre ger en un objet ou un morceau m o rcea u de bois . Tu obtiens o b tie n s un un aperçu lumineux lu m in e u x sur la la et tra transparent. na tal.. Laisse ton corps et ton esprit esp rit se chan¬ chan­ ton o b je t inanimé inanim é de la la nature. et l’inexprimable l ’ in e xp rim a b le jo ie 1. te voilà vo ilà ouvert.T. le repos. ressentis comme te lle m e n t calme.. Pas Pas la moindre m o in d re idée idée ne troublera tro u b le ra ta de limitation. n o n -a g ir.. Ton existence existe nce entière tellement dé livré e de toute to u te limitation lim ita tio n .T 59 . p ro fo n d . 11 D. IlIl n'y n ’ y a qu’une q u ’une merveilleux voie directe dire cte qui y conduit. corps. ta vie. ouverte o u ve rte et libre de tout to u t seule voie o b s ta c le . léger léger sera délivrée n s p a re n t. 1949. joie. libre .. ca lm e . Buddhism. joie1. tu es tellement te lle m e n t léger. ne ne sont sont plus plus c o m m e des fardeaux fa rd e a u x .

A Alors c o n ce n tra tio n correcte. u t était to fondus en dissolution. ou concentration co u ra n t »» ou et son c o m p lè te m e n t et d is p a ra ître complètement se m b le n t disparaître po ids semblent son poids légèreté qu i a la légèreté céder la place pureté qui écla ta n te pureté pla ce à une éclatante de l’air lé v i­ bord de la lévi¬ q u 'il est au bord l'im p re s s io n qu’il l'a ir . L(J K'UAN 2 YU.-C. 2 LU p. »H ta tio n 1 tation2. an and Zen Teaching I. Rider. J’étais sous a v a it sous quoi q u ’ il y avait ou de ce qu’il reposa it. comme un autre. Tarbre. En fa je ne parvins tom be de l’arbre. entre l’œil Toreille et le nez. u ille qui tombe me n t me vent ou si le ve je portais ven t ou jamais p o rta is le vent sa vo ir si je m a is à savoir ja portait*. Mon é ta it identique.) avec une intensité a va n t J. je feuille la fe fait. V pa r le ven p o rté par c ro y a it porté croyait re jo ig n a ie n t pour exté rie u r se rejoignaient Intérieu r et extérieur im pression :: «« Intérieur impression distinction faire une unité. c o m p lè te m e n t inconscient J 'é ta is complètement ensem ble. c o m m e n t il oici comment t. il n’y unité.m e ntio n n é e par c a ra c té ris tiq u e qui est mentionnée La légèreté caractéristique (e n v i­ futt expérimentée Lie h-tzu (envi¬ taoïste Lieh-tzu p a r le taoïste e xp é rim e n té e par Yengo fu quMI se lle qu’il telle in te n sité te J . GILES. I. s’ é ta ie n t fondus m es os s'étaient c h a ir et mes d is s o lu tio n . Taoist Teachings : Lieh-tzu. n tô t sur un ta pa rvins it. ma chair in co n scie n t de ce sur ensemble. il a l’impression 2. un v in g t-q u a tre siècles plus tard. Quand e xtrê m e légèreté. il entre réussit à mettre toutes m e ttre fin «« le courant corps lo rs le corps co rre cte . corps m o n corps gelé. 1960. tout e sp rit était M on esprit id e n tiq u e . London. Après quoi. Murray. le nez et la bouche :: l'oreille.39.. mon é ta it gelé.39. I960. m on corps q u o i mon ventt me che m in. London. un auteur tard. Le ven com m e ou comme p a ille ou m enue paille tantôt co m m e la menue autre. E t vingt-quatre p o rta it1.) ron 4 0 0 avant ron 400 son d é c rit son il décrit Voici vent. London. Ch fin . n5y avait plus de distinction quoi. 40-42 L. pp. London.-C . l’oreille Toeil et l’oreille. I1 L. 1925. ou co rp s reposait. 40-42. ce chemin. n tô t sur ce mes p o rta it ta tantôt m e portait m es pieds. d 'u n e extrême entre dans dans fin à to u te s ses pensées. »» Et p ra tiq u e m e n t u tilise pratiquement K 'u a n Yu) utilise (Lu K'uan co n te m p o ra in (Lu zen contemporain le même absolue d ’ une absolue l ’expérie nce d’une C ’est l’expérience m êm e langage : «« C'est et d'une m é d ite q u i médite c e lu i qui Q ua nd celui lé g è re té . p. Ch*an K'CJAN Yü.

Rider. Tout ce ce que jj’arrivais ’ a rriv a is à voir. Blofeld. patriarche : «« Réfléchissez sur votre corps et voyez ce q u 'il est. 21. D. pp.) est une de leurs « Pas de corps c ita tio n s favorites1. 3 87. au au XVIe siècle. 134. Traduction Blofeld. que l’on Shan. t06. n ’é ta it qu’un q u ’ un grand grand voir. op. comme com m e qu’il m b re . London. The Tlie Pratice of Zen. Soudain S oudain je m 'a rje m’ar¬ rê ta i, envahi e n v a h i par pa r l'évidence l ’é v id e n c e de n'avoir n ’ a v o ir ni ni corps. c o rp s . (de fru its ) dans un comme p a n ie r sans un fruits) fon d. il il écrit é c rit : « sonnelle. le corps co rp s ne sem semble ble pas seulement seu lem e nt d dispa¬ is p a ­ raître : les l es maîtres m a îtres sont raître so n t tout to u t à fa it convaincus co n v a in c u s qu’il fait q u 'il n ’existe pas. ni ni rêtai. pp. Huang citations H uang Po déclare déclare :: « corps d ’ e sp rit — telle et pas d’esprit te lle est la Voie des Bouddhas2 B oud dh as1 2*! »» Et Tao-hsin (651 ).. »>* Le maître m a ître Han Shan. aucun mination aucun esprit e s p rit par p a r lequel 丨 equel l ’ illu m in a tio n doive d o ive être réalisée du réalisée ». Il Il est vide. «« Il n'est n ’est aucun aucun corps corps dans lequel n’existe le q u e ll’illu¬ 「illu ­ m in a tio n doive do ive être réalisée. I1 D. embrassant e m b ra ssa n t toutes On to u te s choses. On a u ra it dit d it un un miroir. SUZUKI.. fo is. Dans ses paroles parole s pas¬ p a s­ sent le fré m is s e m e n t et l’allégement l'a llé g e m e n t de l’extase frémissement Textase : »» D étaché. 101. London. 21. pas. une o ombre. En fa it. et les créant cré a n t to montagnes u t à la fois. Tout illuminant illu m in a n t — om niprésent. — omniprésent. 2 The zen Teachings of Huang Po. pro m e n a is. m iro ir. saisir*. 4 CHANG CHEN-CHI. c o rp s et son que son son corps son cœ ur sont son t entièrement e n tiè re m e n t non non existants: cœur e x is ta n ts : ils sont son t iden¬ id e n ­ tiqu es au vide vide absolu. CHEN-CHI. n’était esprit. », — l’illumination ce passage du — ce V im a la k îrti (environ (e n viro n 200 Vimalakirli 2 0 0 avant ava nt J. dit d it Dogen D ogen (1200(1 2 0 0 -11253). et. SÜZÜK1. serein. parfait. e sp rit.T. 1959. 1958.fait. con nu au au moins m o in s une fois pa r vous tou s . 101. 34. 2 5 3 ). m o ntag ne s et rivières. lucide et serein. m e promenais.T. 23. d it de l’homme T hom m e illuminé dit illu m in é que siècle. tout riviè re s. Rider. Je Je « Esprit m e sentis clair c la ir et tra n sp a re n t4.) J . 87.-C. Rapportant R a p p o rta n t son son expérience expérie nce per¬ p e r­ tiques « Je me sonnelle...-C . fa v o rite s 1. cité. c o m m e un un panier ment (de 23. 106. 61 61 . 44. le quatrième quatriè m e patriarche Tao-hsin (651). et. chés ». aurait choses.. Essais sur le bouddhisme zen III.. dépourvu d é p o u rvu de réalité. cité. absolu. pp. il est comme c o m m e un tous un amoncelle¬ a m o n c e lle ­ fois par m e n t fond. SUZUKI.. »>* « E sp rit et corps corps déta¬ d é ta ­ me transparent4. pa rfait. 3. ré a lité . 34. 44. Il n'y n 'y a rien rien en lui lui Ton puisse puisse saisir^.. London. détaché détach é ! Cet être connu C et état éta t doit d o it être Détaché.

46 47. l'in fin i3. in d é fe c ­ c o n so la tio n indéfec¬ est le délice exce lle nce . vision e n tre r dans la visio c ^ s t entrer cette vision vision no n -co rp s . 62 . 1949. SÜZC1KI. d ’autres parallélism e dans d’autres on peut trouver un parallélisme recherche, on 101. F rance . le non-esprit. 222. Essais sur pp. 2 D. pp D. Presses universitaires de France. il n’est aussi fait cla ire s et aussi it aussi claires affirmations to u t à fa soie nt tout a ffirm a tio n s qui soient qu*on le N éa nm o in s. C ^ s t une jo îch e . p rim a b le 2. d é p o u illé e s de religiosité.1971. la consolation pa r excellence. D. recherche. Rider. 101. Suzuki nous fait de toute cette matière un résumé succinct l ’ in c a rn a tio n est zen ,l’incarnation lu m in e u x :: «« Pour le zen. dans c’est n de la non-matérialité. et cette la non-âme. C’est joie q u 'e lle est fra s o i-m ê m e qu’elle p a r soi-même primable2.. 46-47. Néanmoins. la chair nerre. Paris. Le mot m o t est non-mot. 113. e sp rit et entre esprit Tous admettent d is tin c tio n s entre a d m e tte n t que les distinctions abo­ con nu sont abo¬ corps. London. n o n -m o t. dès qu’on dépouillées re lig io s ité .T. Bouddhisme zen T. SUZUKI. 69-71.69-71. s u c c in c t et lumineux to n ­ co m m e le ton¬ désincarnation. pp.» (s u n y a ta ) et à l’infini3. connaisse ur et connu objet. *•* d*un trou1. RR.T jen et psychanalyse. SUZUKI: Erich FROMM. q u ’on retrouve s tu p e u r et qu’on ré v e ille de la stupeur sa it Ton sait c'est Teau et que l’on b o it de l’eau lo rs q u 'o n boit c o m m e lorsqu'on c 'e s t comme in e x ­ ie inex¬ par fraîche. l ’existence »» écrit Hakouin « L o rs q u ’on prise lâ c h e r prise Lorsqu’on a p p e lle ““ lâcher q u ’on appelle C ’ est ce qu’on « C’est se réveille so u ffle . bien tib * * D. An Introduction to Zen Buddhism. corps.* vide (sunyata) pareils au vide maintenant m a in te n a n t pareils En dehors du u v e r des fa c ile de tro trouver n*est pas facile du zen.tr o u 1. le non-corps non-âm e.T. sujet nature ie nature vraie notre vra o ir notre lies dans le grand V id e -M iro ir . ici c h a ir non-chair. vvoir grand Vide-Miroir n o n -m a té ria lité . pp sui le boudhisme zen II. au-de là de tous les bonheurs terrestres. SUZUKI. pp 16. d é lice par tible. Le silence ici et n o n -ch a ir. SCZCJKI. 11 D T. 2 . re tro u ve le souffle. T.T. terrestres. StIZCIKI. connaisseur suje t et objet. n o n -e sp rit. gro n d a n t comme silence est grondant d é sin ca rn a tio n . 16. 3D >\ARTINO. D. bien au-delà le . II. écoulement un vase percé d’un (d 'e a u ) dans un é co u le m e n t (d'eau) «« Tout à coup ba layés c o rp s balayés e s p rit et son corps son esprit u v e son il tro c o u p il trouve de l’existence ajo ute: (1 6 8 5 -1 7 6 8 ), et il ajoute: H akouin (1685-1768). 】 971. de MARTINO.

Mais en français. ton Jésus. trouver b o u d d h is m e . est e st la plus p lu s matérialiste m a té ria lis te des l’archevêque grand es religions) re lig io n s ) admet a d m e t parfois p a rfo is que l’illumination l'illu m in a tio n grandes a u th e n tiq u e doit d o it dissiper d is s ip e r la sombre som bre opacité authentique o p a c ité de nos nos corps. 21... La confusion co n fu sio n du du corps co rp s irréel irréel indépendant. Inde. In é vita b le m e n t. co rp s. Rider. Ind e. religieuses. > La version anglaise ne permet pas de doute quant (•) è «single». avec le Soi réel entraîne l'esclavage m isère. infini. Là réside l’ignorance Tignorance fondamentale et la cause forme. absolue. 8 2 0 ). London. qui q u i est une pure pu re illusion illu s io n née s’identifier T ig norance :: le vra vraii Soi est semblable sem blab le à l’espace. patrie p a trie originelle o r ig in e lle du du bouddhisme. disait d is a it à représentant. ton âm es. comme c o m m e l’observait l ’o b s e rv a it Même l'a rc h e v ê q u e Temple. vous vous êtes ceux qui sérieusem ent considérés comme com m e étant le corps et ayant sérieusement une form e. n œil œ il est un un ». (1 8 7 9 -1 9 5 0 ). de l'ignorance l'e sp a ce . le parallèle p a ra llè le le plus proche Inévitablement. 122. indépe nda nt. «« to n corps co rp s entier e n tie r est rempli re m p li de !umière(*) lu m iè re (* ) ». pp pp. proche est à tro u v e r en en Inde. pre m iè re de tous tou s les maux1. Son Son dernier d e rn ie r grand doctrine grand représentant. Cette C ette d o c trin e survit s u rv it toujours to u jo u rs en Inde. autant a u ta n t que celle ce lle de nos âmes. Tesclavage et la misère. q u i cherchent ch e rch e n t : «« JJusqu’à u s q u ’ à présent. Ramana Ram ana Maharshi M aharshi (1879-1950).tra d itio n s religieuses. London. Et E t cela n’a n'a rien rien de surprenant s u rp re n a n t :: traditions n dans son son essence doit d o it tra n sce n d e r les acci¬ transcender la visio vision a c c i­ T histoire et de la géographie. 1954. dents de l’histoire géograph ie. •• ou encore • 63 . Rider. C ankara (environ (e n viro n 820). 2 ). «« Lorsque to corps. 122. dit d it mystérieusement m ysté rie u se m e n t Jésus. I1 Ramana Maharshi and the Path ol 1954. in fin i. pur. m a u x 1. h. (* ) ^• When thine eye is single. on trouvera souvent ••Que ton ceil à la traduction de •single*. • première M êm e le christianisme c h ris tia n is m e (qui. par A Osborne. le grand grand sage et exégète de Cankara Tadvaita ou ou non-dualité non-d ualité absolue. présent. œil soit simple * Que ton œil oeil soit sain •. Cet C et œil œ il unique u n iq u e est certaic e rta i­ of Self-Knowledge. T e m p le . (q u i. pensait pe nsait qu’un q u 'u n homme l’advaita hom m e ne peut pe ut espérer la libération lib é ra tio n ta tant n t qu’il quMI ne cesse pas de s 'id e n tifie r avec le corps.

qu 'à cette ’inconnaissance. »» Ce texte texte est un cette perfection. Paris. Le nuage d'inconnaissance. s­ qu i s'élève s’élève ju Thom m e qui jus¬ grand est l’homme parfaite. 1953.. et en com m e les maîtres 1 575découvrent. Encore e originel. pure et parfaite. to innombrables. 140. à ce stade. Plus une telle d 'u n voyage épuisant. yau c*est le jo is. d ’être pur sen tim en t d’être corps. lum ineuse. Mais ch e m in e m e n t long cheminement d ’un long c ’est là le résultat d’un M ais c’est et d’un abstractio n est telle abstraction épuisant. q u 'il esO ». celui qui sait et a le sentiment 1953.. Traduction Armel Guerne. Cahiers du Sud. son visag ch e r­ inestimable tra d itio n orientale) nous cher¬ (selon la tradition inestim able que (selon p o r­ où nous le por¬ fro nts où sauff ici chons partout. sau tons l'Ic i-M a in te n a n t sont m é ta p h o re s de llci-Maintenant to u s. esO». co n te n te n t rarement s'en s im p lic ité de s’en te simplicité comme en tou toute m aîtres zen. in n om b rab le s. Les mystiques chrétiens ont une tendance particulière particulière à trouver n ’ y en a pas : ils il n'y où il c o m p lic a tio n s là où tro u v e r des complications se contentent eux-m êm es. il eut le a b stra ctio n . ! Le p. ic i sur nos fronts p a rto u t.. Les métaphores n s tous. d'inconnaissancc. 64 . Augustine Baker ((1575remettre quMIs découvrent. plus grand co m m e n ta ire un commentaire qu’à p e rfe ctio n . ra rem e nt de regarder en eux-mêmes. rem ettre à ce qu’ils 1641) fa lem e nt fait a rriva fina finalement exce ption : ««Il en arriva pe ut-ê tre exception it peut-être totale stade. qui du mysticisme m y s tic is m e indien.. pure abstraction ta le et pure à une to sentiment n ’a va it pas de com m e s’il n’avait e s p rit, comme pu r esprit. Guernc. d’un cTiriconnaissarice. Mais sentim ent qu’il lièrem ent. c'est son visage joyau E ncore une fo o rig in e l. N uage cl connu du Nuage d'u n passage très connu une œuvre q u ’ il du XIVe siècle qui enseigne qu’il m ystiq u e du œ uvre mystique p ré a ­ n’y conscience préa¬ ie sans une vive joie vive conscience n 'y a pas de vraie jo lable de notre hom m es ont non-e xistence : «« Tous les hommes notre non-existence des sujets d’affliction p a rtic u ­ m ais plus que tous et particu¬ d 'a fflic tio n :: mais lièrement. na ture absolument lu i-m ê m e sa nature fois. en lui-même a b solum ent pure et lumineuse.œil version hébraïque isiè m e œil troisième nement du précieux tro hébraïque du nem ent la version ir voir p e rm e t au Voyant de vo qu i permet indien.

»,s’il s’ il restait re sta it quoi qu oi que ce soit d «« to ’hu m ain d’humain tout l ’h o m m e 1 ? " en l'homme1 IlIl est hors de doute que les mystiques m ystiq u e s chrétiens ont on t c h a ir comme vu la chair c o m m e le grand grand obstacle sans cesse vu ob sta cle à l’es¬ l'e s ­ prit. Se corps. lever avec le corps. con crets. de a u ta n t que de coeur. 2. d é ifié .bien sûr. l’Occident T O ccident ne nous en four¬ en fo u r­ nira que très occasionnellement o c c a s io n n e lle m e n t . ch ré tie n . Paris. et changer ch a n g e r de lit . tout fait paroles. en tiè re té . London. d’être d 'ê tre ainsi vidé de se perdre soi-même soi-m êm e comme com m e si on on avait ava it presque entièrement entièrem ent cessé soi-même c ’ est une bénédiction b é n é d ictio n céleste.. cet indispensable anéantissement anéantissem ent de soi (qu’il bien (q u 'il soit vécu dans un est l’affliction) jo thème la ou ie vécu joie ou T a fflic tio n ) un thè m e pri¬ p r i­ vilé g ié du m ys tic is m e chrétien. céleste. Son Son aspect a sp e ct intérieur changé et bouleversé. ils fo n t écho aux paroles de leur pré¬ font prit. VI. in té rie u r est claric la ri­ St BERNARD. On the Love of God. c’est c ’est quitter q u itte r et to u t à fa it les corps2. Texte établi et Bréhier. 65-67. logique. D evenir te l, vivre . 2 PLOTIN.. vidé de sorte. autre. vé rita b le m e n t. A vec logique.. p. Les Belles Lettres. 2. 1935. Peterson le n te et rte que l’homme Thom m e intérieur in té rie u r dans son si fo forte son entièreté. comment co m m e n t Dieu Dieu pourrait-il c'est p o u rra it-il être être u t en tous tous ».. mais m a is sans grand grand p o u vo ir la vision Des directe de témoi¬ sur nature..... Mowbray. BERNARD. pp. I1 Si 65-67. el traduit par Emile Brehier. Sinon. se trouve tro u ve merveilleusement m e rve ille u se m e n t corps autant b o u leve rsé. Devenir tel.. c o rp s1 2. t. c’est de vivre c'e st être être déifié. notre notre nature.. Nul ne décrit vilégié du mysticisme d é c rit ses deux n ch e m e n t que saint franchement sain t Bernard aspects aussi fra B ernard (1091(1 0 9 1 1153) : « Ce n ’est pas une jo ie simplement s im p le m e n t humaine hum ain e joie 1 153) : « n’est so i-m ê m e de la sorte. 1950. la «vision» ««vision» de Gerlac G erlac Peterson ( 11378-141 violente e xe m p la ire . »>♦Sages paroles. 108. p... VI.. se lever leve r véritablement. 65 . Paris. vision directe pouvoir té m o i­ gnages directs d ire cts et concrets. »« si vio 378-141 11) est exemplaire. Avec p ré ­ « Le véritable Plotin (205-270) (2 0 5 -2 7 0 ) : « véritable réveil décesseur païen. lui. cœ ur. c'est c ’est passer d’un sommeil som m eil à un autre. Les Ennéades. Plotin réveil con siste à se lever leve r sans le corps co rp s et non consiste non avec lui.

Son essence transparente tra n sp a re n te comme c o m m e le le verre ».. (JMDERHILL. Emile-Paul. ilil la la saisit s a isit dans ses ultimes u ltim e s profondeurs p rofon de urs . Réalité. Quelques-uns Q uelques-uns de nos poètes cependant cep e n d a n t ne se laissent pas tromper tro m p e r par les apparences :: ils s’ouvrent s’ou vre n t à toutes to u te s les choses et se délectent de leur transparence. 153. Mysticism. o u v e rt. T ra d itio n n e lle m e n t. * * Traditionnellement. Methuen. alors alo rs que l’Orient T O rient voit v o it au travers tra vers de lui. 11 E. »» Mais M ais il ne se contentait c o n te n ta it pas pas de dissoudre le corps corps humain hu m ain :: sa mission m ission déclarée était é ta it de «« rendre invisible in v is ib le la terre sur laquelle nous vivons. profon de urs. visag e1 2. Emile-Paul. l’Occident T O c c id e n t porte p o rte toute to u te son attention a tte n tio n sur le monde m o nde physique. n u a g e 1 ». London. 66 . Cette C ette eau. assuré. 2 Rainer Maria RILKE. Poésie. Rainer Rainer Maria Maria Rilke Rilke écrit é c rit à propos propo s de son ami am i :: «« Car tout C ar to u t :: ces profondeurs. Loin Loin de rester (comme (c o m m e Shakespeare S hakespeare l’écrit r é c r it si admirablement) a d m ira b le m e n t) «« Ignorant Ig n o ra n t plus que tout to u t de ce dont d o n t il il est le plus assuré. ». Traduction Maurice Beti. 153. Mous Nous regardons nos nos petits p e tits corps corps humains hum ains comme co m m e opaques et séparés de notre notre Corps C orps total. 1945. to ta l. et par par extension l’uni¬ Tunivers.fié. Paris. et de le transformer tra n s fo rm e r en une une réalité ré a lité d’un d 'u n ordre (JfiDERHILL. large. tout to u t était é ta it son visage2. ce large. Poésie. Betz. Methuen. sans un nuage1 fié. lu i. pp 200. ces prés. l’univers. pp. Son œil œ il spirituel s p iritu e l est largement la rg e m e n t ouvert. ph ysiq u e . qui par pa r voie de conséquence. sa vision le le fait fa it entrer en trer dans le cœur cœ ur même m êm e de la la Réalité. l^ n iv e rs . en en vient vie n t à paraître également é g alem ent opaque et divisé. d ivisé . 1945.

âme. 4 CHANG CUAhG CHEN-CHI. d ire cte . R ilke. 3. Traherne (poète anglais anglais visage originel. Traduclion Traduction Hull. les les m ontagnes. 1 6 3 4 -1 6 7 2 ) fit la même m êm e découverte d é co u ve rte :: 1634-1672) «« J’étais J ’étais le sens lui-même. 2 Thomas TRAHERNE. »» cieux.s u p é rie u r1 ». poésie. fondre en un tout pleinement m aître Po Shan :: déclare maître to ta lité . soit de mots m ots du zen. lu i-m ê m e . 11 Selected Letters of Rainer Maria Rilke. m a g ie . Tun de mes m es yeux. comme c o m m e par p a r magie. si vous êtes êtes vêtu par pa r les les même cieu x. esp rit. »>» lumière4. 1959. 87.. l'un d 'a u tre qu’une qu*une étincelle é tin ce lle de mon m on illuminante illu m in a n te Rien d’autre lu m iè re 4. à rien du tout to u t . 106. cite. ici. notre notre supérieur1 lim ites. 1902-1926. Pour Rilke. 1951. et l’homme «« Il Il sent son corps et son esprit. s 'a g it soit so it de réalisation ré a lisa tio n directe. il s'agit creux. De nombreux no m b re u x textes nous nous disent d ise n t que l’homme l^ o m m e illu¬ illu ­ miné. Je ne sentais ni impureté Ni bords. la terre te rre n’est n ’est rien de plus plus que »« Dans sa totalité. et et éveillé éveillé»*. riv iè re s . pu is. Rider. Dans un vase . Rider. 134. réduisant ré d u isa n t tous tou s à ce Vide. les mers m ers et le le grand monde m onde lui-même.. ». la terre te rre et les les cieux d e u x se pleinem ent vivant — pur. Traduction et et commentaires de de Jean TRAHERNE. 106. Le Seuil. à Rilke. sauf sa u f si l'Océan TO céan luilu in’aimerez m êm e coule cou le dans vos veines.. et couronné co u ro n n é par p a r les étoiles3. London. London. comme co m m e nous nous en voyons Mi 2. fa u t. im pureté ni ni matière m atière dans mon m on âme. lim ite s. Hull. ce Vide toujours to u jo u rs présent. »* m on essence était é ta it :: capacité capacité^. ici. lu i-m ê m e . pp. engloutit e n g lo u tit les les rivières. 195K p. exp losion . lu i-m ê m e . TRAHERNE. Macmillan. dans un passage plus connu n ^ im e re z le monde m onde comme c o m m e il faut. CHEN-CHL The Pratice of Zen. A u moment m o m e n t du satori se produit p ro d u it une une explosion. ni limites. m in é . 87. pp. ceci est de la poésie. op. 67 . 3 Thomas TRAHERME. 19021926. yeux. 1946. l ’h o m m e n’a n ’a d’autre d ’au tre corps que l’univers l ’ un ivers lui-même. é to ile s3. Traduclion Paris. Macmillan. 67 67. Au creux. Poèmes de la félicité. Thomas cité. p p. Paris. O ccid e n t. mon co n n u :: «« Jamais J a m a is vous Et. Wahl. London. vif. Dans Dans l’optique l'o p tiq u e En Occident. puis. 24. 134. les les montagnes. 1959. London. Zen. est sans limites.

Albin Michel. visages. s e u /5. Essais sur le bouddhisme zen I. m ien ne s. Presses universitaires de France.69-71. d ’or. 13. London. lib re . R. SUZUKI. 1955. Etabli E ta b li dans l’unique l'u n iq u e source. 16. 153. SUZUKI. Evans. 2 D. I. et seu/5. les gens étaient é ta ie n t miens. SUZUKI. 1972. il est déifié. le chien chien toutes choses4 ° Dans jargon galeux est devenu le lion à crinière crin iè re d’or. p. T. je suis l’univers. dont d o n t tout to u t être tire son origine o rig in e et sa manifesta¬ m a nifesta tio n . énergique. 153. 22. Enfin E nfin «« rentré à la maison m a iso n il il n’y n Jy trouve pas de place pour pour deux. p.T D. London. Watkins. m o n d e 1. Paris. llt pp. Sans la la moindre m o in d re incom¬ in c o m ­ modité. Rider.1 101. TRAHERNE. Michel. pp. ramené ram ené au cœur cœ ur même m êm e de l’exis¬ l’ e x is ­ tence. SUZUKI. I1 D D. IlIl absorbe et abolit a b o lit toutes to u te s choses. la beauté beauté de la peau. 16.T. 1972. et l’univers n’est pas pas autre autre il produit toutes choses. m iens. vol. yeu x. la bonne couleur c o u le u r des des yeux. m ontagnes. Ifl. je suis le le s’écrie :: « Je suis le centre. Paris. 1971. au ton om e . m ien . qui qu i en elle-même e lle -m ê m e demeure dem eure lumineuse. autant a u ta n t que l’éclat l'é c la t ments. s p e c ta te u r6. SUZUKI. partir les mers m ers et le grand grand monde1. et et ilil la la recrache ensuite. traduction Evans. éto iles. SUZUKI. 220. Essais sur le le bouddhisme zen II. rugissant rugissant dans le désert. 5 D. 113. London. et le Monde M onde entier e n tie r était é ta it mien m ien . les les montagnes. tra n sp a re n te 2. B ref. psychanalyse. 293 293. 1. vra im e n t. 22# 101. le le poète poète anglais fait an glais Traherne fa it écho au langage langage des maîtres m aîtres zen lo rs q u ’ il s’exclame s’e xcla m e :: «« Les Les rues étaient é ta ie n t miennes. m o d ité . pp. lum in euse . 68 . pp. op cité. O cc id e n ta l. leurs vête¬ v ê te ­ temple m ents. le seul spectateur6. 1924. Bouddhisme Bouddhisme zen et et psychanalyse. 4 Maître ECKHART ECKHART. de MARTINO.. m iens. « cen tre. pp.op. le le lorsqu’il te m p le était é ta it mien.T. il crée les les rivières. 18. I. 6 Thomas TRAHERNE. je l ’univers. il il tion. m ien s. Le voici v o ic i rendu à lui-même.T. Paris. p. 1955. SUZCJKI.T. spontané. désert. plus. Erich FROMM. p. Les cieux cieu x étaient é ta ie n t miens. 197]. Studies in Zen. et le le soleil sole il et et la la lune et les étoiles.p a rtir de ce Vide. 69-71. m o i. or et argent argen t étaient é ta ie n t miens. lu i-m ê m e . Pour lui l’univers déversem ent de sa nature nature la la plus inté¬ in té ­ chose que le déversement rieure. D. 3 D T. Une (Jne fois de plus. vraie vra ie et transparente2. rétabli ré ta b li dans ce qu’il q u ’ il est vraiment. moi. je suis seul à jo jouir u ir de toutes tou tes choses. » Je c ré a te u r3 ! » Ou :: *« m on propre p ro p re être créateur3 suis la cause de mon le et de tou tes choses4 » Dans le ja rg o n du zen. Bref. 1924. libre. London. magnifiquement m a g n ifiq u e m e n t autonome. il avale toute to u te l’eau Teau du Lac Lac Occidental.

DEU XIÈ ME PARTIE PARTIE DEUXIÈME .

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. Les sages rejettent ce qu 'ils pensent et non pas Voyez les choses telles qu qu 'elles 'elles sont. av. l ’évidence... voir CHOÜANG-TSEÜ (IIIe (IIIe SIèCLE siècle AV. mais J'étais guidé g u id é par p a r une implicite im p licite foi fo i en la bonté divine d iv in e et el donc c o n d u it à l'élude l'é tu d e des choses les plus p lu s évidentes éuidenles conduit p lu s communes. HOÜANG PO PO (IXe SIèCLE) siècle ) HOCIANG C'est clairement clairem ent révélé à celui ce lu i qui q u i ne sait rien. Ni Dieux n’aiment n 'a im e n t pas pas ceux qui q u i ont o nt atteint a tte in t Les Dieux celte connaissance . (1 757 -1827) WILLIAM BLAKE (1757 71 71 . devient Esprit. et les plus 1627 -. Celui devient toutes choses. Dieu. et ne vous occupez pas des autres. Voir dans la vacuité la vision vision éternelle. mais m ais soi-même.. ne peut l’en l'en empêcher.IV IV F a i r e LE l e POINT Po in t FAIRE p p e lle la vision parfaite p a rfa ite ti’esl n'est pas pus Ce que j'a j'appelle v o ir les attires.voilà la la vision uision véritable.. Les fous fous rejettent pas ce qu qn 'ils voient. C’est 1327) MAITRE ECKHART ((11 260 -. av. étrange en vérité. J-C) BRIHADAR AN YAK A (JPANISHAD rejeUent ce qu ’ils 'Us voient et et non pas pas ce qu 'ils pensent pensent . sont.1327) E l quelle règle pensez-vous pensez-uous que jj'ai 'a i suivie su iine ?? Une Une règle Et m ais la meilleure m eilleure qu'il q u 'il y ait a it au monde. J-C) uacuité -. les les Dieux Dieux aiment aim ent cette l ’obscurité et haïssent l’évidence. Esprit. l’obscurité BRIHADARAMVAKA ÜPANISHAD (VIIe (Vl|e SIèCLE siècle AV.. sur s u r ma foi fo i! ! jamais. voient. Esprit. l^ i homme...1674) TH O M AS TRAHERNE TRAHERME ((1627 1674) THOMAS C elui qui q u i met en doute ce qu'il q u 'il voit uoil Celui Ne Ne croira ja m a is . auLres. SHEN-HCJI (VIIIe (Ville SIèCLE) siècle) SHEN-HÜI C elui qui q u i se sait Esprit. ni n i Dieu.

Poe. II Il n 'y a pas pas de sens caché. volée. c 'e s t. même. puisse l’apercevoir 72 . WERNER W E R M E R ERHARD E R H A R D (1935 (1 9 3 5 . LUDWIG L Ü D W IG WITTGENSTEIN W IT T G E N S T E I N (1889-1951) (1 8 8 9 -1 9 5 1 ) C'est bien ça. Le ».Les aspects des choses tes les plus p lu s importantes im portantes pour p o u r nous nous sont cachés par p a r suite de leur le u r simplicité sim p lic ité et de leur le u r familiarité fa m ilia rité même. dans d<ms la nouuelte nouoelle d’Edgar d 'E d g a r Allan A lla n Poe. Le m a lfa ite u r »« avait auait choisi de placer p la cer la lettre sous le le nez du monde nwneie malfaiteur entier comme la la meilleure m eilleure façon d'empècher d'em pêcher que quiconque l'apercevoir ».) ) La lettre votée. (1845) (1845) •• >échappait à l'attention l'a tte n tio n par p a rsson o n extraordinaire extraordinaire éuidencc é u id e n cc. Tout ce fatras mystique m ystique est simplement sim plem ent ce c e que q u e c'est.

chocs . Mous n’avons que trop tro p d’ensemble tardé. ca rte . d’elle-même.com¬ com ­ qui précède a été publiée. Dès Dès le le début ments. (bien avant a va n t la vision visio n himalayenne) h im a la ye n n e ) une carte. son accessibilité. archétype a rch é typ e du chemin ch e m in qui. publiée . a u tre ). Des Des années riches riches . éte rn e lle . qui. tardé. qu'une des innombrables tio n s de cette ce tte Voie éternelle.ses virages commençons et ses détours. tions selon les mots m ots de la Brihadaranyaka (Jpanishad (ipanishad ««conduit de l’irréel l'irré e l au au Réel. en général aisée. Mous Nous une dénomination co m m e n ço n s a bien connaître co n n a itre ce chemin ch e m in -. Ce dernier chapitre s’efforce de dessiner cette carte. de l’obscurité l'o b s c u rité à la Lumière.C H A P I T R E IV IV CHAPITRE F a ire le le point p o in t Faire HUIT ÉTAPES DE LA VOIE V O IE SAMS TÊTE TÊTE LES HC1IT Plus de cinquante c in q u a n te ans se sont écoulés depuis que P expérience Himalayenne H im ala yenn e initiale in itia le m’est m 'e s t «« tombée to m b é e des¬ des­ l’expérience h. p o rta n t de nombreuses nom breuse s surprises su rp rise s et même m êm e quelques qu e lq u e s portant du ran t lesquelles l'expérience est. De temps te m p s en temps tem ps il il s’aligne s’align e mort re jo in t la Voie du Zen. de la la m o rt à l’Immortalité l ’Im m o rta lité *. détou rs. d'e lle -m ê m e. innom brables varia¬ varia­ Elle n'est. bien entendu.durant devenue un chemin ch e m in (et (e t l'appeler l'a p p e le r «Voie «Voie sans tête» est d é n o m in a tio n qui en vaut va u t bien une une autre). Lu m iè re . à d’autres d 'a u tre s moment m o m e n t il il poursuit p o u rsu it et rejoint 73 . ». un un plan plan (bien d ’ensem ble s’avérait nécessaire. et presque trente-cinq tre n te -c in q depuis que la la description d e s c rip tio n sus -. ses passages passages fluides flu id e s et ses encombre¬ e n c o m b re ­ m ents.

C’est d if­ cide tard il y aura des dif¬ rd il ou ta T ô t ou sien. a rrivé . au tentative c a rte lui indiqueront. (8) [7] La Barrière. tu Bien pla ira pas à d é ta illé ne plaira itin é ra ire détaillé entendu. Il nous parait. plus court parce m ais parce l ’est pas . Il ro ute to facile que l'antique et plus facile q u ’ il soit non qu’il asiatique. libre. u t seul.les points qu i l’attend s 'il se décide à indicateurs.mais il ne l'est rude -• il m o in s rude ou moins c o u rt ou cu lqu'il fa m ilie r de la cultra ve rse r le paysage familier fa it traverser q u 'il nous fait tutre o ccid e n ta le . En tous vo ya geu rs occidentaux. immense. in d ica te u rs. Nourrisson in ^ m p o rte quel an Nourrisson co m m e n’importe ani¬ N ourrisson vous étiez comme mal. Tête. et les suivantes une idée où il est déjà arrivé. peut-être. m oins. . im m e nse. sans m êm e :•• sans p o u 厂 üous c ’e s t-à -d ire pour m a l. N ourrisson Sans [1 ]) Nourrisson h u it :: [1 distin guo ns huit Ici nous en distinguons m ent.il ne peut l’ itin é ra ire s’ insp ire de l’itinéraire a u tre m e n t . Tête Sans Tête N ourrisson Sans 1. (2) d u lte Sans Tête. [5] Pratique Percée. tête. tro is En dehors des trois o c c id e n ta u x . au étapes de cette in d iq u e ro n t.s’inspire pe ut en être autrement c o ïn ­ sMI coïn¬ d é cid e r s’il de l’auteur. Ici Tête. libre . Tête. se recouvrant m o in s arbitraires. étroitement yeux. M ener Tête. Adulte Adulte E nfa nt. [8] La Percée. les détours et les ravins . c’est-à-dire au lié au é tro ite m e n t lié visage. sans yeux. non l ’an tique Voie asiatique. sans tê vous même te . au lecteur le cte u r à décider d o n c au C Jest donc Tauteur. notre carte premières prem ières étapes que nous traversons tous.d ire ct sa route tout pe u t-ê tre . à Bien. Tôt non avec le sien. monde jouir d ’ une u ir d’une co n scie n ce de jo m o in d re conscience m onde et sans la moindre 74 . [6] La Mener TAbsence de Tête. suivre la Voie Sans Tête. B arriè re. plus en étapes plus décom posée en être décomposée pe ut être Toute Voie peut p a rtie lle ­ ou sou vent partielle¬ re co u vra n t souvent a rb itra ire s. [4] A d u lte avec Tête. où de ce qui p o in ts de repère et panneaux Tattend . férences. P ratique de l’Absence Tête. visage. (7] 1. u s les voyageurs to carte tous. ou non cide ou férences. [3] A [2] Enfant. B ien. cet itinéraire Bien entendu. ou moins ment. mais m êm e énormes. n ta tiv e de carte ce tte te moins.s’il Tête. tre occidentale. peut-être même prem ières m ais les premières énorm es. plus direct p a ra it.

Néanmoins. vous demeuriez dem euriez avez répondu p o u r uous vous même m êm e libre. Vous vous sur les épaules. Il Il restait re sta it là-bas. Ou Ou déclarer qu’il quMl n’est n'est rien. p riv ilé g ié e . ün (Jn enfant enfan t étiez parfaitement pe ut parfaitement p a rfa ite m e n t demander de m a n d e r pourquoi p o u rq u o i tout to u t le monde m onde peut a une tête et pas lui. Ce qui q u i vous vou s était é ta it pré¬ p ré ­ confiance é ta it réellement ré e lle m e n t présent :: la lune n’était n 'é ta it pas pas plus plus senté était plu s éloignée que la la main m a in qui qu i tentait te n ta it de de s’en s*en grosse et plus saisir. et de vous «voir» de leur un être humain h u m a in identique id e n tiq u e à eux.n’avait n 'a v a it pas pas distance voleuse e n co re commencé co m m e n c é à vous vo u s dépouiller. Espace. m o n d e . 75 .de Ce que vous vou s êtes. N éa nm o in s. il appartenait a p p a rte n a it à ce bébé. Espace E space sans limite lim ite pour p e rm e tta n t à votre monde m onde d’apparaître d 'a p p a ra ître en son sein. avec une une tète tête normale n o rm a le un N orm ale et pourtant p o u rta n t unique. lib re . de sortir c o m m e si vous vous teniez à un un mètre m è tre de des autres. comme com m e distance. l'a rt. tê te . vous. D onné. Il Il permettant est d’ailleurs d ’ a ille u rs probable p ro b a b le qu’à q u ’ à certains c e rta in s moments m o m e n ts vous vou s p a rfa ite m e n t conscient co n scie n t de cet c e t Espace. unique. comme leu r point p o in t de vue. E n fa n t 2. absent. ê te s.c o n d itio n privilégiée. vous. V otre monde m o n d e était é ta it réellement ré e lle m e n t votre v o tre monde. sans la moindre m o in d re obstruction o b s tru c tio n . Enfant G ra due llem e nt vous avez appris ap pris l’art.faisant fa is a n t vous co n fia n c e à ce qui qu i est Donné. no m . in v is ib le .vo le u se cupide c u p id e et hypocrite h y p o c rite . Normale id e n tifié à ce visage visag e particulier p a rtic u lie r dans le miroir m iro ir et êtes identifié répon du à son nom. invisible. d é p o u ille r. m iro ir. Vous viviez v ivie z inconsciemment in c o n s c ie m m e n t àà condition p a rtir de votre v o tre Source S ource . le hochet qui tombait to m b a it hors hors de votre réellement vue n’avait n 'a v a it plus d’existence d ^ x is te n c e :: disparition d isp a ritio n signifiait s ig n ifia it anni¬ a n n i­ h ila tio n . sans tête. Là Là où partir vo u s êtes. Vous ne revendiquiez re ve n d iq u ie z pas ce visage dans le le hilation. la la Votre saisir. pas àà miroir. fatal et indis¬ in d is ­ Graduellement s o rtir et vous regarder re garder à travers tra ve rs les les yeux yeu x pensable. d is ta n c e . L’évident L 'é v id e n t était é ta it encore réellem e nt évident. là-b as.

fo is . de petits enfants pour être admis c ^ s t en ta n t que petits p e tits de cet c e t âge heureux (disonsjus(diso ns ju s ­ c’est tant qu’à q u 'à cinq c in q ans) a n s) que qu e nous no us le serons. Peu après.de plus plus en plus plus souvent le le contraire co n tra ire de de to u t ceci. Poppy. il il alla visiter v is ite r sa grandgrand m ère et lui lu i annonça qu’il q u 'il était é ta it un petit p e tit garçon !! mère A ce stade vous êtes prêt prêt à profiter p ro fite r du meilleur m e ille u r des deux mondes .. d ive rse s. Adulte a d u lte s . plus adultes A d u lte avec avec Tête Tête 3. brièvem ent. CJne U ne autre a u tre fois. allures a im a it se regarder dans les miroirs. cep end ant.dans vos acti¬ a c ti­ toujours uos étoiles). m iro irs. elles sont taines. Puis Puis quelqu’un q u e lq u 'u n lui lu i demanda de m a n d a où était é ta it Carlos. devons redevenir re d e ve n ir comme co m m e tout adm is au Royaume des Cieux. Il les montra m o n tra du doigt d o ig t les uns après les autres sans difficulté. m êm e. ga rçon . adultes. Poppy. dès l’âge Page de deux de ux ans. vaste. bien que trop tro p brièvement. Carlos C arlos ne pouvait p o u v a it pas localiser lo c a lis e r Carlos. m a in . se ro n s.le monde m onde illimité.non-chose.Alors A lo rs qu’on q u 'o n célébrait c é lé b ra it son troisième tro is iè m e anniversaire. C arlos. qui pour p o u r eux-mêmes e u x -m ê m e s sont son t conservé ad ultes que les soi-disant s o i-d is a n t adultes. vous demeurez to u t en demeurant dem eurant -. En En effet. Elle E lle avait a v a it deux ans aimait 76 . a n n iversaire. n é a n m o in s ..à usage privé p rivé . espace libre.. im m e n s ité . C a rlo s . non-humain non-hum ain d’où d'où vous venez et le monde m onde humain h u m a in limité lim ité où vous vou s entrez. se développent d é v e lo p p e n t à des Les adultes. tantes. lib re . néanmoins. Vous demeu¬ dem eu­ rez . vaste.. on on demanda dem anda à Carlos C arlos de désigner ses différents d iffé re n ts oncles et tantes. s 'é te n d a n t ju s q u 'a u x étoiles é to ile s (bien (b ie n qu’à q u Jà présent présen t loin¬ lo in ­ s’étendant jusqu’aux dem eurez capable de les inclure. Petits P e tits qui q u i ont ont c o n s e rvé leur le u r immensité. d iffic u lté . réprimandé ré p rim a n d é et accusé d’étre d fêtre un vilain v ila in garçon. Il agita ag ita vaguement vaguem ent la main. illim ité . vous bénéficiez bénéficiez de deux identités. cependant. grands. a llu re s très trè s diverses. il il ne se formalisa fo rm a lisa pas pas d'étre d ’être appelé vilain mais m ais refusa refusa par contre d’être d ’être appelé garçon. n o n -ch o se . deux versions de vous même. Si nous. tout vités sociales -.

nous devenons avides. dans les pires pire s ennuis -rancuniers. ensem ble.par p a r suite su ite de la c o n v ic tio n m o rb id e que mes se m b la b le s, et même m êm e les semblables. vvoir lieu o ir fous !! Ou.parce pa rce que nous efforçant e ffo rç a n t de récupérer Avides ré cupé rer et a c c u m u le r à to u t prix p rix un maximum tout m a x im u m de l'empire accumuler Tem pire perdu. d é ta il : plus en détail A vides .parce parce que Rancuniers que nous voulons vou lons ger d 'u n ordre cruellement social d’un nous a nous ven ordre venger qui cru e lle m e n t m u tilé s. animaux m e tien nen t à distance. effrayés. m iro ir. ça. . se surim poser. semble sem ble estomper. il tie au il n’est n*est rien rien d’étonnant d é to n n a n t à nous retrouver. Mous Nous refusons de vvoir tiennent me o ir que cette cette 77 . tu tu me fait peur !! »» Dès un très jeune Taspect «appris» jeune âge. du moins m o in s ce qui reste de nous. m é fia n ts . d 'a im e r. m o i. avons renoncé renoncé à elles. mutilés. insensibles. là où où u v a it.nous nous sommes détournés. A u lieu lieu d’être d 'ê tre présents en com¬ Au nous avons diminué.is mois m o is lorsque sa mère m ère (inconsidérément (in c o n s id é ré m e n t à mon et tro trois m on a vis) suggéra q u ’ il n’y n ’ y avait a v a it peut-être p e u t-ê tre pas de visage visage avis) qu’il m ais simplement s im p le m e n t du du vide vide de son son côté mais côté du du miroir. méfiants Insensibles. Réduit R éduit à une infime du in fim e par¬ p a r­ tie au lieu lieu d’être d 'ê tre cet ensemble. artificiels. effrayés. nous-même d im in u é . me m e tten t à l’écart. imitateurs fatigués. l’aspect Taspect originel o rig in e l de surimposer. de nous-même vu de l'extérieur. effacer. estom per. vous et moi. im ita te u rs au au lieu de créateurs. s o lita ire s . distance. incapables in ca p a b le s d’aimer. In se nsible s. solitaires. s’é lo ig n e n t , mettent objets. l ’é c a rt ,s’éloignent. Ou. rancuniers. A u lieu lieu de contenir co n te n ir le monde m onde c’est c*est lui qui nous contient. perdu. grandi. Mous Nous n’avons n ’avons pas grandi. retrouver. Elle E lle lui lu i répondit ré p o n d it :: «« Me elle se tro trouvait. conviction morbide anim aux et les objets. et finalement fin a le m e n t effacer. cré ateu rs. v a in c u s d'avance. R ancuniers ou ou agressifs agressifs . d 'a v a n c e . fa tig u é s . com ­ pagnie des étoiles éto iles -> et tou tes choses sous ces étoiles pagnie toutes étoiles som m es détournés. Au contient. l’aspect n o us-m êm e vu l'e x té rie u r. nous-m êm e vu vu de l’interieur. elles. Ne parle pa rle pas de ça. vaincus a rtific ie ls . l ’ intérieur.

ce rta in e . la mort. de cette boite-à-vivre-imaginaire. dérisoire. raides.parce parce que nous repoussons repoussons Incapables d’aimer tou s les autres au dehors du volume vo lu m e que nous imagi¬ im a g i­ tous nons occuper occu per prétendant ne ne pas pas être construit c o n s tru it ouverts. Artificiels. aim er. prévisible.parce pa rce que nous nous sommes som m es coupés Non-créateurs de notre n o tre Source S o u rce et Centre C e n tre et nous no us nous n o u s regardons re g a rd o n s comme com m e une manifestation m a n ife sta tio n régionale. b o ite -à -v iv re -im a g in a ire . m o rt. A rtific ie ls . une une fin certaine.parce que nous m êm e la conviction c o n v ic tio n (contre (c o n tre toute tou te sont pas là et avons même évidence) é v id e n ce ) qu’à q u 'à 0 mètres m è tre s nous sommes so m m e s ce que nous nous 78 . faux . ouverts.à tous tou s les autres objets. vie repose sur un mensonge. !a construction. qu’en qu*en réalité réalité ils ils sont nos nos distance ne correspond c o m p a g n o n s les plus plu s intimes.correspond à rien. la la conserva¬ c o n s e rv a ­ Fatigués -. maintien. m êm e.parce que la tio n et les continuelles c o n tin u e lle s modifications m o d ific a tio n s nécessaires nécessaires au tion m a in tie n . avec nous. m êm e. p ré visib le . E ffrayés . mêmes m êm es les les plus plus «réus¬ «réusment sies»*. N o n -cré a te u rs -. dépense beaucoup d’énergie. d 'a im e r . et un mensonge m ensonge grossier. d é sillu sio n . in tim e s . mutilant. rien. ne pas être construit c o n s tru it pour p o u r aimer. d'é nergie.parce que notre notre m ensonge. Effrayés h e u rta n t . dé riso ire . compagnons plus près que près. ici même. nous «voyons» des choses choses qui qu i ne ne Fous -. c o n s tru c tio n . ici ic i même. nous. sies». est la désillusion.parce p a rce que travailler tra v a ille r pour p o u r ce «quelque «quelque Vaincus in d iv id u e l conduit c o n d u it droit d ro it à l’échec l ’échec :: l’aboutisse¬ l ’ ab o u tisse ­ chose» individuel m ent probable de nos entreprises. solennels.en nous nous découvrant d é co u vra n t objets à la merci m e rci de. et nous heurtant V aincu s . rigid e. rigide. m u tila n t.

c’est m a tiè re . Mous N ous sommes som m es tout to u t du long pleinement p le in e m e n t illumi¬ illu m i­ Eveillé.cette por¬ p o r­ Ce qui tio n de route ro u te pavée d’hallucinations d 'h a llu c in a tio n s causées causées par p a r la la tion sim ple erreur. la la atteint raison fondamentale fon da m en tale permettant p e rm e tta n t à tant ta n t d’entre d 'e n tre nous nous de raison vivre sans tomber to m b e r malade m a la de ou devenir d e ve n ir fou à lier lie r est à la la vivre s im p le et rassurante. a tte in t une des étapes suivantes. pa r la même m êm e Lumière Lu m ière intérieure. qu e stio n . en contact c o n ta c t avec la réalité ré alité ou so m m e s. un un détour inutile souffrance . T ransparence. causée par pa r une une illusion. transparent. que nous nous la lais¬ la is ­ nés par N otre jo ie est réelle réelle et pro¬ projoie sions ou non nous traverser. faits. O rig in e l. aimants. Comment C o m m e n t notre no tre vie et notre notre rés. com m un e. in co n scie m m e n t.est enraciné enracin é et nous . colo¬ c o lo ­ paraissons être à 2. qu i suscite une question. c'est c 'e s t parce que chacun cha cun d'entre d 'e n tre gais et même q u e lle que soit s o it l'étape Tétape atteinte a tte in te . o ir qu’au q u 'a u centre de nous-même nous-m êm e nous sommes som m es par¬ p a r­ de vvoir faits. opaques. Ou alors a lo rs nous nous avons avo ns déjà de ce que nous sommes. notre notre cen¬ cen­ puise sa force dans notre trale Perfection. nous sommes m ê m e heureux.est-elle une simple 79 . m o n d e pourraient-ils p o u rra ie n t-ils être ê tre sensés quand q u a n d son centre c e n tre monde m êm e est insensé ? même so u ffro n s pas de ces ces multiples m u ltip le s Tant que nous ne souffrons p rin cipale m en t le «petit «petit enfant» handicaps. plus plus de l’Etape ou moins m o in s inconsciemment. ou Transparence. cas. généreux. irré e lle . et. Dans Dans tous tou s les les cas. des blocs de matière. L’étape L'é tap e 3 . inté rie u re . E veillé. Notre fo n d é m e n t enracinée e n ra cin é e alors a lo rs que notre n o tre souffrance s o u ffra n c e est fondément s u p e rfic ie lle et irréelle. a im a n ts. dans notre unique unique et identique Absencede -T ê te.quelle notre Source commune. illu s io n . Si dans notre vie quotidienne q u otidie nne fois simple som m es souvent sou vent sensibles. nous restons principalement l'E ta p e 2 :: sans-tête. tra n sp a re n t. une une superficielle ign o ra n ce . Nous souffrons so u ffro n s parce que nous négligeons ignorance. ou Vide de-Tête. ou ou Visage Originel. lumineux lu m in e u x et.c*est à dire solides.

il faut couper le tronc tronc qui les les nourrit. m ains. Ce Ce tronc est quelqu un qui se esl la pretention prétention qu'il existe. Ils Ils ont on t beau je u . partenaire-a partenaire. jeu. et tous. Traduction de de Maurice Maurice Belt Bet2 -• Le Le seuil. c o n tre -jo u r. «Mais alors vient v ie n t le pire. ils ils le tirent tire n t vers la la table. avec la lumière. là-bas. 2 Les o carnets 2 tm e b tie de Malte Laurids 仙 rfds Brtgge fl/v卯 e. jeux.de sauter sau ter de l’en¬ l'e n ­ fance de l'Etape TE tape 2 aux étapes suivantes suiva ntes d’adulte d 'a d u lte véri¬ v é ri­ table tab le percevant p e rce va n t la réalité ré a lité et évitant é v ita n t ainsi ain si tous les mal¬ m a ld 'é n u m é re r ? Autrement A u tre m e n t dit. Ils Ils lui prennent les mains. B u ll e t i n . la-bas. d it. Les italiques ne sont pas dans l'original. tom be. heurs que nous venons d'énumérer pe u t-o n devenir d e ve n ir membre m e m bre actif a c tif du club c lu b nommé no m m é Société S ociété peut-on Humaine Hum aine et jo u ir de ses inestimables inestim ables privilèges et et avan¬ ava n­ jouir tages. Ici et là. sans avoir a v o ir toutefois to u te fo is à souscrire so u scrire au mensonge m ensonge sur lequel il il se fonde et donc do nc -. 11967) Cet article considère les ’jeux" *jeux" innombrables et et souvenl souvent désespérés. pire .aidé par des parents et professeurs éclairés écla irés -. à face. et lampe.. ils se tiennent tie n n e n t à contre-jour. sur lui seul tombe.?»2 . un visage.?**1 2 La question que nous posons posons à présent présent est de savoir s’il s 'il nous est possible de refuser refuser ces excroissances ima¬ im a ­ ginaires gin a ire s . Rilke R ilke n’était n o ta it pas optimiste. 80 . un un face (ace-à* trouve affrontant votre visage. E E. autant a u ta n t qu’ils q u 'ils sont. là. a ttrib u e n t. ici où je me trouve.ces greffes dégradantes et (dans (dans la la mesure m esure 11 Le L e JJeu e u des des V is a g e s (par D. l i . Avril Visages 967) Ce. nourrit. dans une relation symétrique instigatrice de de jeux. jeu». Restera-t-il R e ste ra -t-il et ménera-t-il m é n e ra -t-il cette vie d’à d'à peu près qu’ils q u 'ils lui attribuent. ils sont comme des branches se développant développant a6 partir partir du Jeu des des jeux. leur leu r ressemblera-t-il re s s e m b le ra -t-il . o p tim is te . s'avancent s 'a va n ce n t curieusement cu rie u se m e n t devant la la lam pe. 1966. 1966. auxquels jouent jouent les humains .. toute ta la honte d'avoir d 'a v o ir un un visage. quelqu'un se livre àè ces jeux • une personne personne (de (de per¬ p e rsona s o n â : masque). ici sectionner. Les Les sectionner.récusant récusant la la participa¬ p a rtic ip a ­ 1 -tion tio n obligatoire o b lig a to ire à cet c e t incessant in ce ssa n t ««Jeu-de-Visages» Je u-d e-V isag es»1 sans devenir d e ve n ir comme c o m m e eux ? Evoquant E voquant un incident in cid e n t bouleversant bouleversant de son enfance. Pour s'en s en débarrasser une fois pour toute.qui peut pe ut et devrait d e vra it être évité ? Est-il E s t-il possible . là. Harding dans Transactional T r a n s a c t io n a l Analysis A n a l y s i s Bulletin. ne sert qu'a les faire repousser repousser avec avec plus de vigueur vigueur un un peu peu plus plus loin.

m êm e. fau t. q u 'e n fa n t. ces pousses parasites pa rasite s où d é te rm in é e à nous planter p la n te r ici ic i même. parve¬ p a rv e ­ à renoncer n ir à abandonner notre ego dualiste personnel personnel (et (et accé¬ accé­ nir notre voyage) ilil nous der ainsi aux étapes suivantes de notre faut. pas de raccourcis. reliant re lia n t le «m vert v e rt para¬ p a ra ­ pitalier. Pour Pour parvenir p a rv e n ir d’Enfer.et tout ré p o n se est :: en pratique p ra tiq u e non. au travers tra ve rs d’une d ’une sorte travers d ^ n fe r . sing ulier. Il Il n’y n*y pas pas La réponse d ’o p tio n évitant é v ita n t l’Etape l ’ E tape 3. arrivent a rriv e n t à se ils sont c o m p o rte r comme com m e tels et ont on t besoin de traitement tra ite m e n t hos¬ hos­ comporter p ita lie r. ou . no n. Ils Ils sont sont tant co m m e le frère aîné de la parabole parab ole du Fils F ils Prodigue. samment re je te r vvéritablement é rita b le m e n t nos têtes il faut fa u t d’abord d 'a b o rd les les Pour rejeter 81 . ün ün du éta t à ne pas envier.où elles «prennent») malignes. qui ne ne passe au au dis »« de l’enfance tra ve rs des Contrées C ontrées Sauvages. p e rs o n n e . comme ils restent re stent à la maison. être membres m em bre s titulaires titu la ire s de S ociété qui se consacre co n sa cre à l’exaltation T e xa lta tio n de cet c e t ego. p ire . terr et s’adapter s o n t catalogués c a ta lo g u é s «retardés» ou. indicatif in d ic a tif présent. présent. En En la Société ta n t qu’enfant. que la société est déterminée to u t ce qu’elles q u e lle s impliquent im p liq u e n t ? sur les épaules . fa ib le . voie nt. en toute to u te innocence. arrivés a rrivé s à cette étape. P urgatoire. e n tê te m e n t. l'abandonner. inn ocen te. m a lig n e s. Tenfance au Paradis des élus. Prodigue. innocen ce. pire. notre n o tre egocentricité e g o c e n tric ité était é ta it encore e n co re trop tro p tant faible. S auvages. m aison. route. de lede parcourir est e xa ct certains que c e rtarefusent in s refusent le p a rc oet u rir e que IlIl est exact p a rv ie n n e n t ja m a is à se considérer c o n s id é re r à distance d ista n ce en en jamais ne parviennent ta n t que q u e deuxième d e u x iè m e ou ou troisième tro is iè m e personne. demeurant de m e u ra n t première p re m iè re personne personne du singulier. Il n’existe n 'e xiste pas pas de route. re n o n ce r définitivement d é fin itiv e m e n t à notre no tre entêtement. route. Il Il nous nous d’option fa u t accepter a c c e p te r ce fardeau fa rd e a u et suivre su ivre ce long lo n g détour d é to u r de faut notre no tre route. trop tro p inefficace in e ffica ce et variable va ria b le et innocente. ou ou tout to u t au moins m o in s de Purgatoire. insuffi¬ in s u ffi­ sa m m e n t nôtre nô tre pour p o u r nous permettre p e rm e ttre de l’abandonner. Dans l’impossibilité T im p o s s ib ilité de se proje¬ p ro je ­ état te s'a d a p te r à la manière m a nière dont d o n t les autres les voient. ra c c o u rc is .

faut tio n . Elle E lle contribue c o n trib u e énormément. elle est libération lib é ra tio n de ce qui qu i est est faux. Qui Q ui souhaiterait s o u h a ite ra it demeurer de m e u re r plus longtemps lo n g te m p s qu’il q u ’ il n’est n ’est nécessaire dans cette région douloureuse ? Et qui.qui qu i finalement fin a le m e n t en vient vie n t à bout.cet hélas-très-incomplet h é la s-trè s-in co m p le t récit ré cit de nos nos liste d’infortunes m a lh eu rs . ca la m ite u se .cette c e tte re-découverte re -d é c o u v e rte de l’évi¬ Téviment dence . a tte n tio n . L'CInivers L'G nivers est est ainsi bitude fait fa it que la véritable libération ne ne se produit produ it pas in in uacuo. pourrait p o u rra it refuser refuser de continuer. tienne. to u t ce qu’il q u 'il y a lieu lieu de faire est d’inverser d 'in v e rs e r voyage. déjà tellement l’étape l'é ta p e suivante su iva n te se révélant ré vé la n t de loin la la plus plu s directe d ire c te et la la plu s fa c ile ? facile plus Adulte 4. il il nous fa u t d’abord d 'a b o rd être ê tre identifiés id e n tifié s avec ce ce que nous ne sommes som m es pas. Pour évaluer é va lu e r véritablement v é rita b le m e n t la parfaite pa rfaite évidence. qui qu i est son trai¬ tr a i­ te m e n t général g é n é ra l et particulier. uacuo. tout m ê m e brièvement b riè v e m e n t . A d u lte Sans Tête P our accéder a c c é d e r à cette c e tte quatrième q u a triè m e étape é ta p e de notre n o tre Pour voyage.avoir a v o ir fe rm e m e n t en place. p la ce . Elle Elle malheurs d'une liberté qui ne ne peut être acquise est la pré-condition d’une autrement. il nous faut d’abord d'a bord avoir a v o ir acquis l’ha¬ Thabitu de de l’ignorer T ig norer et de la récuser.la flèche flè ch e de notre n o tre attention. p a rtic u lie r . co n tin u e r. être découverte nos problèmes problè m es nous fournissent fo u rn isse n t certainement c e rta in e m e n t les les rai¬ ra i­ sons les plus pressantes de poursuivre po u rsu ivre notre no tre chemin. a u tre m e n t. La La même Katha K atha (Jpanishad l’exprime T e xp rim e ainsi ain si :: *« Dieu D ieu a créé cré é les les 82 . bout. Il il se trouve tro uve donc que notre notre d 'in fo rtu n e s . é n o rm é m e n t. ayant te lle m e n t avancé. che m in. En En attendant. Elle E lle souligne s o u lig n e cette c e tte tement perfection p e rfe c tio n ultime u ltim e qui (comme (c o m m e nous allons allon s le le voir) v o ir) peut peut dé co u ve rte à la fin de notre no tre voyage. Pour apprécier a p p ré c ie r véritable¬ v é rita b le ­ fermement ment m e n t Ce que nous sommes som m es avec clarté c la rté et détermina¬ d é te rm in a ­ tion.n’est n 'e st pas exclusivement e x c lu s iv e m e n t calamiteuse. fa u x , sans cela ilil n’y n ’y a pas de libération lib é ra tio n qui tienne. essentielle¬ e s s e n tie lle ­ m e n t à la Réalisation R é a lisa tio n .

. vous ne regardez au tra ve rs au travers pas pas de deux petites p e tite s «fenêtres» appelées yeu x. (S chém a) (Schéma) P arm i les nombreux no m b re u x moyens m oyens d’effectuer d 'e ffe c tu e r le demiParmi d e m itour.. v o ic i trois tro is que peut pe ut essayer le lecteur tour. esi :: Espace vide accueillant a ccu e illa n t ce texte im p rim é . rien rien n’est tête n*est sur son texte. 83 . à la condition c o n d itio n d’être d 'ê tre suffi¬ flèche s u ffi­ sa m m e n t curieuse curie u se et désireuse de connaître c o n n a ître sa vvéri¬ é ri­ samment tab le identité id e n tité et seulem ent si s i elle est prête prête à abandon¬ table seulement abandonu /i instant in s ia n f sa propre p ro p re opinion op/W on d d ’elle-même ’e//e-même . lui.sens rné s vers l’extérieur. Actuellement. une âme re tourne et e t se découvre dé couvre elle-même. l ’extérieur. Ayant y a n t échangé votre votre tê te contre c o n tre le te x te . l’« T« âme âm e retourne audacieuse » ne m anque pas d ’encourage m en ts.I.basée 办asée s sur u厂 ner un o n -d it . de de façon s 'a p p u y e r que façon à ne s'appuyer qu e sur s u r L’EVIDENCE U EVID EN C E DE DE L’INS¬ U IH STANT. A c tu e lle m evous II. mais m ais d’une d'u ne yeux. d’in¬ d 'in ­ est entourée d’innombrables n o m b ra b le s opportunités o p p o rtu n ité s et moyens m o ye n s de retourner nombrables re to u rn e r la flè ch e de son son attention. vous avez disparu d isp a ru en sa faveur. A Actuellement. sans montants m ontants et largement largem ent o u v e rte .et aussi au ssi sa mémoire des on-dit son imagination. tants vitres. Mais. se temps.. unique «Fenêtre» immense. En fait fa it uous êtes êLes cette c e tte «Fenêtre» sans mon¬ ouverte. et donc do nc l’homme l ’ ho m m e regarde regarde tournés sens tou vers l’extérieur l'e x té rie u r et non temps non pas vers lui. »» En fa it. d'où d 'o ù uous vous regardez est imprimé. ctuellem ent. Elle Elle d’encouragements. ne regardez n t. a tte n tio n . faveur.. vous son chemin.que ce vous qu e vous regardez est texte : ce texte regardez !. fait. de te m p s en en tem ps. im m ense. audacieuse » manque cHnnom brables mementos m em entos et rappels. M ais. A c tu e lle m ece. en voici le cte u r attentif a tte n tif et honnête : I. est : ce im prim é. m ém oire et son im a g in a tio n . A texte imprimé. âm e audacieuse désirant dé sira n t l’immortalité. En m on­ ta n ts et sans vitres. c h e m in . e lle -m ê m e . Actuellement. n t. T im m o rta lité .

en être
a b so lu m sur,
e n t sûr,
il nous
ffit d
absolument
il nous
suffits ude
en être
III. PourPour
p o in te r vers la «Fenêtre»
«Fenêtre** avec votre index
index et remarquer
rem arquer
pointer
vo tre doigt
d o ig t désigne... si vous parvenez à trou¬
tro u ­
ce que votre
ver quelque
quelqu e chose !! Faites
F aites ie,
le, je vous prie,
prie , maintenant.
m ain ten ant.
C ontrairem ent, probablement,
probablem ent, à ce que vous pen¬
pe n­
Contrairement,
ab sence-de-tête consciente, cette transpa¬
tra n s p a ­
siez, cette absence-de-tête
Vide-où-exactem ent-je-m e-trouve
rence - ce «voir dans le Vide-où-exactement-je-me-trouve
»h - se révèle riche de vertus exceptionnelles. Il
Il n’exisle
n'existe
fa it rien
rien qui
q u i lui
lu i soil
soit comparable.
com parable. Nous
Mous citons
citons ici
ici cinq
en fait
m ais à vérifier.
de ses caractéristiques, non à croire mais
<ÿ

P rem ièrem ent, depuis des millénaires
m illé n a ire s ce
ce voir-env o ir-e n Premièrement,
acq uis la réputation
ré p u ta tio n d’être
d 'ê tre la chose la plus
plus diffi¬
d iffi­
soi a acquis
(Jne
c ile au monde.
m o nde . Une très
trè s mauvaise
m a u va ise blague...
b la g u e ... c’est
c 'e s t au
cile
c o n tra ire la chose la plus facile.
facile . Cette
C ette supercherie
superch erie par
pa r
contraire
con fiance a piégé d’innombrables
d 'in n o m b ra b le s chercheurs
excès de confiance
tré s o r des tré
sors qu’ils
q u 'ils se sont
son t épuisés à
trésors
sincères. Le trésor
re c h e rc h e r était
é ta it la découverte
d é c o u v e rte la plus
plu s accessible,
a c c e s s ib le , la
la
rechercher
flag ran te des évidences, toujours
tou jours
plus exposée ; la plus flagrante
c re va n t les yeux (ces
(ces doubles
double s fenêtres illu¬
illu ­
présente, crevant
soire s). Dans le Canon
C anon Pali,
Pali, l’affirmation
T a ffirm a tio n de Bouddha
soires).
d é c riv a n t le Nirvana
N irv a n a comme
c o m m e «visible
« visib le en cette
c e tte vie,
v ie ,
décrivant
accueillant,
a c cu e illa n t, attirant,
a ttira n t, accessible» est parfaitement
p a rfa ite m e n t vraie
et ju
ste . Le maître
m aître Zen ümmon
ü m m o n déclare
dé clare également
ég a le m e n t que
que
juste.
le premier
p re m ie r pas sur la voie est de voir
v o ir àà l’intérieur
l'in té rie u r de
notre Nature
N ature Vide, nous débarasser de notre
no tre mauvais
m auvais
avant)
karma
ka rm a vient
v ie n t après (et
(e t non pas ava nt) cette
cette vision.
M aharshi également
é g a le m e n t insiste
insiste :: «« il
il est
est plus
plus
Ramana Maharshi
fa
c ile de voir
v o ir Qui
Q ui et Ce Que
Q ue vous êtes réellement
ré e lle m e n t que
que
facile
de voir
v o ir une groseille
g ro se ille dans le creux
cre ux de votre
v o tre main
m a in »>» -84

com m e souvent,
souvent, ce grand
grand sage Indien
Indien confirme
comme
c o n firm e ici
ici l’en¬
l'e n ­
s e ig n e m e n t Zen.
Zen. Tout
T o u t cela
cela signifie
s ig n ifie bien
b ie n qu'aucune
seignement
q u 'a u c u n e
c
o
n
d
itio
n préalable
préala ble n'est
n 'e s t nécessaire pour
p o u r ce voir-encondition
vo ir-e n essentiel. Pour nous-mêmes,
n o us-m êm e s, notre
notre Mature
soi essentiel.
N ature est tou¬
to u ­
jo
u rs clairement
c la ire m e n t exposée,
exposée, et il serait vvraiment
ra im e n t surpre¬
jours
s u rp re ­
puissions prétendre
prétendre le contraire.
nant que
co n tra ire . Elle
que nous puissions
E lle est
n o tre disposition
d is p o s itio n dès maintenant,
m a in te n a n t, tel
à notre
te l que
qu e nous
no us
som m es, et n’exige
n*exige nullement
n u lle m e n t que celui
sommes,
ce lu i qui
qu i veut
veu t vvoir
o ir
soit saint,
sain t, ou
ou cultivé,
c u ltiv é , ou
ou brillant
b rilla n t ou,
ou, de quelque
quelqu e façon
façon
soit, spécial.
spécial. Plutôt
P lutôt le contraire...
c o n tra ire ... quel superbe
que ce soit,
superbe
avantage, quelle
quelle opportunité
o p p o rtu n ité !
avantage,
D e u x iè m e m e n t, cette
Deuxièmement,
c e tte simple
s im p le vvision
is io n est la vraie
v ra ie
vvision.
is io n . Elle
E lle ne peut
pe ut dériver,
d é rive r, elle
e lle est garantie
g a ra n tie indéré¬
in d é ré ­
gla ble. Regardez, et observez to
tout
u t de suite ss’il
'il est pos¬
pos­
glable.
d 'ê tre plus
p lu s ou
ou moins
m o in s sans-tête,
sans-tête, de percevoir
p e rce vo ir par¬
sible d’être
partie
lle m e n t ou
vous
ib le m e n t le Vide du
ou fa
du lieu
faiblement
tiellement
lieu où
où vous vous
tenez.
C ette vvision
is io n du
du Sujet
S u je t est une expérience
tenez. Cette
e xp é rie n ce par¬
p a r­
c 'e s t tout-ou-rien
to u t-o u -rie n !! Par comparaison
vision des
co m p a ra iso n la vision
faite, c'est
(te ls que cette
cette page couverte
c o u ve rte de traces
traces noires,
noires,
objets {tels
ce tte main
m a in qui
q u i la tie
n t et leur
le u r arrière
a rriè re plan)
p la n ) n'est
n 'e st que
que
tient
cette
cou p d’oeil
d*oeil approximatif,
a p p ro x im a tif, une grande partie
pa rtie de la scène
coup
scène
o m ise , elle
elle n’est
n 'e s t pas enregistrée. La vue vers l’ex¬
est omise,
l'e x ­

rie u r n'est
n 'e st ja
m a is claire,
cla ire , la vue vers l’intérieur
jamais
jamais
T in térie ur ja
m a is
térieur
floue - comme
com m e Chouang-Tzeu
C houang-Tzeu et Chen-Hui
C hen-H ui le soulignent
c ita tio n s du début
dé but de ce chapitre.
dans les citations
ch a p itre .

-

Troisièm
em ent, cette
Troisièmement,
cette visio
vision
vision
n est profonde.
profonde. La vision
extérieure la plus nette
nette et la plus perçante
perçante parait
extérieure
pa rait creuse
•- une vue au fond
d
’un
cul-de-sac

com
parée
vision
fond d’un
comparée à la vision
in

rie
u
re
,
la
vis
io n sans-tête,
sa n s-tê te , qui manifestement
vision
intérieure,
m a n ife s te m e n t se
85

p ro lo n g e , se prolonge,
p ro lo n g e , sans arrêt.
a rrê t. Nous
N ous pourrions
p o u rrio n s la
la
prolonge,
d é crire comme
c o m m e pénétrant
pé n é tra n t les
les plus intimes
in tim e s profondeurs
profondeurs
décrire
n o tre Nature
M ature consciente
c o n s c ie n te et,
e t, au-delà,
a u -d e là , ju
s q u 'a u x
de notre
jusqu'aux
A bysses au-delà
au-de là de la
la conscience
co n scie n ce elle-même,
elle -m ê m e , au-delà
Abysses
l ’e xiste n ce , si ce n’était
n ’é ta it vraiment
v ra im e n t trop
tro p verbeux et
et
de l'existence,
c o m p liq u é . Quelle
Q ue lle vue transparente
tra n sp a re n te se déploie quand
compliqué.
nous osons désigner, en toute
tou te simplicité,
s im p lic ité , le
le Point
Point que
som me supposés occuper ! Confirmé
C onfirm é par sa simple
sim ple
nous somme
a u to -s u ffis a n t, défiant
d é fia n t toute
to u te description
d e s c rip tio n
présence et auto-suffisant,
p résen tan t rien susceptible
su sce p tib le d’être
d ^ tr e décrit,
d é crit,
parce que ne présentant
vu est le
le V
oyant et sa vision, et
et cela ne
ne lui
lui
ce qui est vu
Voyant
aucun doute sur son origine.
o rig in e . Nous
Nous avons ici
ici une
une
laisse aucun
im m é d ia te , spécifiquement
sp é cifiq u e m e n t intime
in tim e et indu¬
in d u ­
expérience immédiate,
b ita b le . Elle
E lle persuade
pe rsu a d e comme
c o m m e rien ne
ne peut
p e u t le
le faire.
fa ire .
bitable.
«Quel besoin y a-t-il
a -t-il de croire,
cro ire, déclare le soufi Al-Alawi,
A l-A la w i,
lo rs q u 'o n voit
uo it la vérité
vé rité ».
lorsqu’on

Quatrièmement,
Q ua trièm em e nt, cette
ce tte expérience est
est essentielle¬
e s s e n tie lle ­
m e n t communicable
c o m m u n ic a b le parce
parce qu'elle
q u 'e lle est la même
m êm e pour
po ur
ment
tou s - pour
p o u r le Bouddha,
B ouddha, pour
p o u r Jésus, pour
p o u r Chen-Hui,
C he n-H ui,
tous
p o u r Al-Alawi,
A l-A la w i, pour
po ur vous et pour
p o u r moi.
m o i. Et
Et c’est
c 'e s t naturel,
nature l,
pour
c o n tie n t rien
rien qui
qu i puisse
puisse être différent,
d iffé re n t, rien
rien qui
qui
elle ne contient
a lle r de travers,
tra vers, rien
rien de particulier
p a rtic u lie r ou person¬
p e rs o n ­
puisse aller
p rivé . Dans la vision-sans-tête
visio n -sa n s-tê te nous
nous découvrons
nel ou privé.
enfin un te
rra in commun
co m m u n qui
qu i diffère
d iffè re complètement
co m p lè te m e n t des
enfin
terrain
autres expériences si difficiles
d ifficile s à partager.
partager. Aussi expres¬
expres­
sives que puissent être les explications
e x p lic a tio n s et descriptions
d e s c rip tio n s
p e rce p tio n s et émotions
ém o tio n s que vous vous
des pensées, perceptions
efforcez de communiquer
c o m m u n iq u e r à quelqu’un,
q u e lq u 'u n , vous ne
ne pour¬
p o u r­
m a is être certain
ce rta in qu’il
q u 'il perçoit
p e rço it la même
m êm e chose que
rez ja
jamais
vous. (Vous et lui êtes d’accord
d 'a c c o rd pour
p o u r étiqueter
é tiq u e te r la
la fleur
fle u r
86

m ais l’expérience
Texpérience inté¬
in té ­
rouge, belle, intéressante, etc. ;; mais
l'é tiq u e tte est essentiellement
essentiellem ent
rieure à laquelle se réfère l’étiquette
im possible à transmettre
transm ettre à un autre. Votre expé¬
exp é­
privée, impossible
b le du rouge, par exemple,
exe m ple , pourrait
p o u rra it pour
po ur
véritable
rience vérita
du rose
rose ou même
m êm e du bleu.)
ble u.) Mais
M ais inversez
lui être celle du
Tattention et instantanément
in sta nta ném ent vous pénétrez
la flèche de l'attention
royaum e de la Certitude.
C ertitu d e . Ici,
Ici, et ici
ic i seulement
seu lem e nt dans le royaume
niveau où
où est découvert
d é co u ve rt notre
notre Visage-absence-deV isage-absence-deau niveau
visage,
éritable Mature
N ature - règne :: communication
c o m m u n ic a tio n
Véritable
visage, notre V
p a rfa ite , accord
accord éternel,
éte rne l, impossibilité
im p o s s ib ilité d’incompréhen¬
d 'in c o m p ré h e n ­
parfaite,
C et accord
acco rd profond
profon d ne pourra ja
m a is être sures¬
sures­
jamais
sion. Cet
tim
é parce
pa rce que c’est
c 'e s t la plus
plu s complète
co m p lè te façon
faço n d’être
d 'ê tre à
timé
Tunisson sur Ce Que nous, et tous les êtres,
êtres, sommes
som m es
l’unisson
uéritablem
ent. C’est
C 'est dans la lumière
lum iè re de cet
cet assentiment
assentim ent
véritablement.
fon da m en tal que nous pouvons nous permettre
pe rm e ttre de ne
ne
fondamental
acco rd e r sur ce que nous paraissons être,
être, sur
pas nous accorder
apparences.
nos apparences.

Donc,
D onc, en principe, cette expérience essentielle peut
peut
tra nsm ise , sans la moindre
m o in d re perte
pe rte ou distorsion,
d is to rs io n , à
être transmise,
quiconque le désire. En
En pratique, pourtant,
pourta nt, ilil est néces¬
néces­
m o ye n s de transmission
tra n s m is s io n adé¬
adé­
saire de posséder des moyens
quats. Heureusement,
H eureusem ent, ils sont faciles
fa cile s à trouver,
tro uver, appro¬
ap pro chent
ch e n t les 100
100 % d’efficacité,
d 'e ffic a c ité , et remplissent
re m p lisse n t leur
leu r tâche
en quelques
q u e lq u e s secondes. Ils
Ils comprennent
c o m p re n n e n t le doigt
d o ig t qui
Toeil unique
un ique que nous avons déjà utilisés
utilisés ici,
ic i,
pointe et l’oeil
mais,
m ais, depuis
d e p u is une vingtaine
v in g ta in e d’années,
d ’ années, l’auteur
l ’ a u te u r et ses
amis
am is en ont
on t découvert
d é co u ve rt quantité
q u a n tité autres. Certains
C erta in s relè¬
re lè ­
vent d’autres
d ^ u tre s sens que la vue, plusieurs
plusieurs d’entre
d'e ntre eux uti¬
u ti­
lisent le corps entier, et pratiquement
p ra tiq u e m e n t tous peuvent
peuvent être
em ployé s dans un travail
tra va il de groupe de quelque dimend im e n ­
employés
87

sion
sion que ce soit. (Pour
(P our plus de détails, consultez la liste
liste
au tres ouvrages
ou vra g e s de l’auteur
l'a u te u r à la
la fin
fin de ce livre)
liv re )-des autres
C e tte multiplicité
m u ltip lic ité de portes
p o rte s donnant
d o n n a n t accès
a ccè s à notre
n o tre
Cette
V éritable Nature
N ature a une grande importance
im p o rta n c e -- différentes
diffé ren tes
Véritable
p o rte s pour
p o u r différents
d iffé re n ts tempéraments,
te m p é ra m e n ts, contextes,
contexte s, cul¬
c u l­
portes
tures et époques -- mais
m ais elle est néanmoins
néanm oins secondaire.
p ra tiq u e de pouvoir
p o u vo ir disposer d'un
d 'u n choix
cho ix de portes
portes
IlIl est pratique
p o u r rentrez chez soi, mais
m ais une fois à l’intérieur,
Tintérieur, peu
peu
pour
im p o rte celle
ce lle qui
q u i a été prise. Chaque
C haque entrée - du lieu
lieu
importe
q u 'e n réalité
ré a lité nous ne pouvons
pouvons ja
m a is quitter
q u itte r -- est une
une
qu’en
jamais
bonne entrée. Elles
E lles sont sans limite.
lim ite .
C in q u iè m e m e n t, cette
c e tte vision
v is io n au coeur
c o e u r de notre
n o tre
Cinquièmement,
c o n tin u e lle m e n t disponible,
d isp onib le , quelle
quelle que
que
propre Rien est continuellement

soit notre humeur, quoi que nous fassions, aussi anxieux
ou calmes
calm e s que nous puissions
puissions être - en fait
fa it chaque fois
ou
que nous avons besoin d’elle.
d ^ lle . Différant
D iffé ra n t des pensées et
des émotions
é m o tio n s (même
(m êm e les plus
plu s «pures»
«pures** et les plus
plu s «spi¬
"s p i­
rituelles**) elle est instantanément
in sta n ta n é m e n t à notre
notre disposition.
d is p o s itio n .
rituelles»)
Il suffit
s u ffit de regarder
re garder et de constater,
co n sta te r, ici,
ic i, l’absence
Tabsence de
tête.
tête.

Nous avons examinés
exam inés cinq
cin q des inestimables
in e stim a b le s ver¬
v e r­
tus de ce simple
sim p le voir-en-soi
v o ir-e n -s o i et nous
nous avons découvert
d é c o u v e rt
à quel point
p o in t ce regard
regard vers soi-même
so i-m ê m e est
est ridiculement
rid ic u le m e n t
facile, indéréglable, plus profond
facile,
profond que profond,
profond, fait
fa it pour
pour
être partagé
p a rta g é et toujours
to u jo u rs disponible.
d is p o n ib le . Mais
M ais il
il existe
e xiste un
un
revers à cette splendide médaille,
m édaille, une série de défauts,
ou
ou si vous voulez d’obstacles,
d 'o b sta cle s, que quarante
qu a ra n te ans d’ex¬
d 'e x ­
o n t révélés.
périence nous ont

88

g iq u e m e n t facile fa c ile de la sous-estimer so u s-e stim e r et même m êm e il est tra tragiquement re je te r comme c o m m e trop tro p banale. ordina ire. pourrait-elle p o u r r a it. volo nté. fa c ile m e n t perdu !! Quel Q uel travail tra v a il spi¬ s p i­ facilement Facilement ritu e l nous permettant p e rm e tta n t d'espérer d ^ s p é re r un acquit a c q u it de quelque rituel im p o rta n c e a-t-il a -t-il été accompli a c c o m p li ? De De plus. d é b u t de ce livre liv re soit s o it située situé e dans des montagnes m o n tag ne s au début ta n t d’images d 'im a g e s sublimes sub lim es de réalisations spi¬ s p i­ associées à tant ritu e lle s. obscurcissant ob scu rcissa n t ainsi la simplicité s im p lic ité et l’ingénuité Tingénuité rituelles. ga re . b a n a le . s’exclame-t-on s ^ x c la m e -t-o n (en fait fa it entiè¬ e n tiè ­ re m e n t gratuite). v o ir-e n -s o i. g r a tu ite ).. et évidente. plus. il est trompeur tro m p e u r que l’expérience T expérience relatée relatée En vérité. je nation.e lle avoir a v o ir de la la valeur v a le u r ? rement trouvé. sion de conscience co sm iq u e . F a c ile m e n t tro u vé .C erta in s de ces apparents ap p a re n ts désavantages provien¬ p ro v ie n ­ Certains n e n t des avantages a v a n ta g e s même m ê m e de ce voir-en-soi. Qu’y Q u ’y a-t-il a -t-il d’« d ’《Hymalayen» Hym alayen» dans cette vision. évidente. *«Comment C o m m e n t une jours telle réalisation réalisation à bas prix.. du seul fait fa it que cette révélation ré vé la tio n soit si facile fa c ile exemple. Voir son Véritable V éritable de ce qui se trouve m o in s aussi facile Visage. C ’est C’est cosmique. tout to u t au moins m oins au début.» quer E t dans da ns to u s les cas. prix. d’aucune sion co n tra ire beaucoup plus inférieur infé rieu r que supérieur. sont son t presque tou¬ to u ­ immense. Sa profondeur p ro fo n d e u r de la rejeter im m ense. dans toute sa candeur. naturelle nature lle et ordinaire. s p iritu e lle .indépenin d é p e n ­ tous Et 89 . d ’ aucune extase. là-bas. jo u rs ignorées. dem ande ? »» vous le demande vé rité . v isio n . cette cette réali¬ ré a li­ importance la moindre satio n à bon bon marché m a rché nous arrive a rrive sans m o in d re réfé¬ ré fé ­ sation elle ne m ystiq ue. ne s’accompagne s'accom pagne d’aucune d*aucune explo¬ exp lorence mystique. tro uve être arrivé a rrivé là-bas. l’expérience T e xp é rie n ce vécue vécu e . disponible disp onib le à volonté. est au moins d 'u n embouteillage e m b o u te illa g e au volant vo la n t de sa voiture voitu re ou dans lors d’un to ile tte s de gare.. une une au contraire vallée plutôt p lu tô t qu’un q u 'u n de ces fameux fa m e u x sommets som m ets d’illumi¬ dM llum ina tion.» «Réalisation. avec l'avantage Tavantage de ne ne pas pas ris¬ ris ­ des toilettes q u e r d'être d 'ê tre contaminé c o n ta m in é par pa r des idées idées de «Réalisation. sa puissance spirituelle.. Par Par nent exem ple.

tiale et à ju tia le de notre no tre s te titre.) Q u a n t à mériter m é rite r cette vision.. montre. ne peut. aa ll'endroit endroil où vous êtes VOCIS éternelle'. d’aucune d ’aucune durée durée po ur correspondre co rre sp o n d re à quoi q u o i que soit.. et particulièrement quand c'est ridiculement ridiculement évi¬ évi­ qui donne toute sa valeur àà Il'Evidence. ou ou tra¬ tra ­ v a ille r de quelque qu e lq u e façon faço n à obtenir o b te n ir Ce Qu’elle Q u 'e lle révèle. tout to u t est gris.. C’est C 'e s t MAINTENANT. (Nos (Mos citations c ita tio n s sont sont juste du grand grand expert e xp e rt Zen D. la vision éternelle jamais. sur votre poignet. satori. un et modeste» est la la preuve de son authenticité. Le fait fa it qu’elle q u 'e lle se révèle être «non-religieuse» et «dépourvue d'émotion». austère et même m êm e sévère. àà Il'endroit ne reste reste plus plus rien rien aa à l'endroit où s'enregistre endroit où ilil ne même de subir un changement. dent !) à a 90 . couleurs » e x trê m e m e n t discret d is c re t et effacé. Bref. Il Il suffit s u ffit de regarder regarder au coeur coe ur de Ce c'est 11 Pour Pour découvrir où se trouve celle cette Zone. pour Le voir (ce qui n’est n'est Rien d'étonnant. atte n d rie . et elles décrivent d é c riv e n t le le satori. Vide. qui est la même m êm e vision de notre Véritable V éritable Visage. de correspondre aa une duree. éclatantes. ja m a is . On O n ne ne un 1 u v e r que dans la Zone Intemporelle In te m p o re lle 1. à ce que Le consciemment) au tre que L’être L 'ê tre c o n s c ie m m e n t) soit s o it une expérience e xp érie nce autre terne. S uzuki. D. so u ve n ir.ne ne tem ps à autre pour pour peut pas être choyée et ressortie de temps in sp e ctio n attendrie. d ’é m o tio n ". VOCJS MEME. » Tels sont s o n t les peu peu extrêmement enthousiastes commentaires c o m m e n ta ire s suscités par pa r la vision v isio n ini¬ in i­ vide. de revêtu ici. vision véritable.damment d a m m e n t de son décor. regardez l'heure indiquée indiquée par par votre montre. peut. àè Il'endroit il ne ne reste reste per¬ per­ endroit où il fl même de naitre sonne â naître ou de mourir. Rien. MEME. une une être un «état de fait fa it prosaïque «froide évidence scientifique». continez aà la regardez tout en approchent approchant lentement lentement la la montre montre là-bas. ou n’a n ’a besoin.) Quant ou Nature Mature V ide. révèle.. splendide sple n d id e ou misérable m isé ra b le -. ici. n’est n 'e st revêtu co u le u rs é cla ta n te s. gris. de se se réveiller ou de de s'endormir. M A IM T E N A N T . vailler c 'e s t une absurdité. «« Rien.. et confinez de votre oeil -. Ce que trouver peut la tro vous êtes ne possède. Suzuki. en aucun cas. e ffa c é . titre . ou jamais. T. à l'endroit l'endroit de de ‘la *la '. chez chez vous. a u th e n tic ité . donc. jamais (Ce paragraphe peut ccnstiluer constituer une une lecture réconfortante mais mais ilil n'est n'est qu'une qu'une suite est pas effectivement d'idées tant que celte cette petite experience expérience nn'esl e f f e c t iv e m e n t accomplie a c c o n \ p l i e dans un un esprit esprit Evidence. être être une inspection un souvenir.à s enregistre l'heure zéro.

nous et tous tou s les les êtres. auoir Pourquoi P ou rq u o i ce refus re fus quasi-universel q u a s i-u n iv e rs e l de prendre pre n d re au sérieux ce qui. une manière m anière inhabituelle in h a b itu e lle d’observer d 'o b s e rv e r quelque chose. Le Le véritable vé rita b le «obstacle» est est très différent d iffé re n t et parait p a ra it extrêmement e xtrê m e m e n t sérieux.. sommes som m es éternellement é te rn e lle m e n t . Ce n'est n 'e s t pas à répéter. ou étudier é tu d ie r et certainement ce rta in e m e n t pas pas à pratiquer. é rité est que tous ces «défauts» «défauts» ou «obstacles» «obstacles** La vvérité p a rticu liè re m e n t l’apparente l'a p p a re n te inconsistance de cette -.Que. nous nous assurent les adeptes. Texpérience. au coeur c o e u r de la Zone Intemporelle In te m p o re lle d'où d 'o ù ja illit notre no tre vie. cramponnés taires.. jaillit indépendamment indépendam m ent de nos mérites m érites et en dehors de toutes grâces mystiques m ystiq u e s ou de leur leu r absence. am usan te. q u i. m o n tré . ou ou prolonger. cla ire . C’est C*est que que la grande majorité m a jo rité des gens à qui qu i Ceci C eci a été été montré. ou ou alors alo rs une expérience e xp é rie n ce amusante. importance im p o rta n c e dans la vie v ie quotidienne. et quelle chance 91 . de sympathique sym p a th iq u e je u -d ’enfant. impliquant im p liq u a n t d'immenses d 'im m e n s e s avan¬ avan­ tages ? Dans le cas des aimables aim a b le s et indifférents in d iffé re n ts vélléiv é llé itaires. Q ue. mais m ais de toute tou te façon sans jeu-d’enfant. la la réponse est claire. cra m p o n n é s à des opinions o p in io n s et des buts buts ja m a is jamais remis re m is en cause. une une sorte so rte chose.. est la la plus plus grande grand e des nouvelles.et particulièrement v is io n -e n -s o i .sont moins m o in s des défauts défau ts que des malen¬ m a le n ­ vision-en-soi tendus facilement fa c ile m e n t dissipés. Et E t donc do nc l’expérience l'e x p é rie n c e ne peut p e u t en aucun a u c u n cas a v o ir la moindre m o in d re conséquence. dizaines de mille) Pour eux (en (en supposant s u p p o sa n t qu’ils quMls aient a ie n t été le le moins m o in s du du m o n d e intéressés) in té re s s é s ) cela c e la se borne b o rn e à une aventure a v e n tu re monde curieuse. q u o tid ie n n e . n o u ve lle s. qui qu i ont o n t été amenés am enés à brièvement b riè ve m e n t regarder re garder vers l’inté¬ l'in té ­ rieur rie u r et percevoir p e rce vo ir leur leu r absence de tête de la la manière m anière dont do nt nous venons de parler p a rle r (et (e t leur leu r nombre no m bre atteint a tte in t des m ille ) se contente co n te n te d’arrêter d 'a rrê te r là l’expérience. p ra tiq u e r.

uve à la fin appa¬ certains. d ’être à tou lie u d’être (au lieu a p p a rtie n n e . u t cela ? (Et d 'é b ra n le r to cha­ u t. non. la réponse n’est souhaite­ d'e ntre nous souhaite¬ Q ui d’entre qu’un m oins évidente. imposée sociales. construire un tous appartienne.) n s to rieure la q u e lle nous vivo tous. en cha¬ quel droit. être à ce moment in té ­ Lu m ière inté¬ ce tte Lumière pour Illu m in a tio n . et que ce Rien . exténuante. et q u i est déjà. une puissante m o rt tance corresp ond à la mort ap p a re m m e n t . se tro une raît. (au pe r­ un per¬ nous. Qui peu moins q u ^ n peu ig n ifi­ n t de ssignifi¬ u ^ v e c ta rait tant qu’avec «découvreurn. tem ppa­ notre quête .apparemment tan subite. le so ou peut. Nous a u tre s ). u s. Nous s les autres). et de tout (E t pourquoi. ra it devenir cation cation . l'é te rn ité . ici même.avons nous d’ébranler p o u rq u o i. qu*il se maintienne château château de cartes (si tant est qu’il 92 . cette p o u r l’éternité. tâche l'a n n ih ila tio n . un q u Jà nous. ce qui it ce cun q u i sa C elui qui sait cach é Celui cun de nous est caché déjà. m aintienne encore). prè s to souhaiterions-nous Après tout. affirment l'ennui. qu*à présent (Dieu E t voilà entourent.cette recherche structure notre affirm ent qui.) vivons p a rtir de laquelle rieu re à partir n*est Dans le cas de chercheurs sincères. d’y ’y inté rieu r ,d notre vide d issim u le r notre sociales. u h a ite rio n s-n o u s ? A d ro it. non. nous voilée ? Non. non pas comme on encore). Et c ro u la n t co m m e un croulant fraude.correspond ce à ce qui . nous ne sommes r­ terre une te Il est certain chacun de nous se terre ter¬ qu 'en chacun c e rta in qu’en résis­ nature lle résis¬ reur existentielle. puissante et très naturelle e xiste ntielle .tant de noblesse . à distance nous Non. et non on dénonce la fraude. co m m e une distance rassurante. ou q u i peut. rien qu’à avons construit personnalité rien co n stru it une personnalité nous sonnage stable qui puisse correspondre à ceux qui nous protège !) voilà qu’à (D ieu nous protège entourent. pressions m u ltitu d e de pressions pa r une multitude im posée par exté nu ante . à l'annihilation.qui. un "quelqu’un». beaucoup plus comme raît. exigeant de dissimuler construire un visage qui nous m êm e. Celui m o m e n t assimilé. alors q de venir «découvreur».nous a trouve fin de notre certains. C elui qui assim ilé . vide intérieur. un "quelqu’un». temps ps et repousse l’ennui. cette cette Illumination. claire récom pense voilée q u 'u n e récompense m enace qu’une cla ire menace un e m e u re r un avons m o n d e de d du monde demeurer toutes ra iso n s du u te s les raisons ns to avo som m es pas éveillés !!Il humble hum ble chercheur. Nous avons entrepris cette tâche subite.

en colère. demeurés d e m e u ré s en dement. n a ïfs.ne ne et nos croyances q u ’un douteux do u te u x et mal-fondé m a l-fo n d é système systèm e de défense sont qu’un c o n tre ce dont d o n t on ne peux pe ux douter. n o u ve lle . peur S ouvenez-vous de Poppy. c’est-à-dire c 'e s t-à -d ire notre no tre contre V éritable Mature. ou de passionnés. Ce n'est n ’est d’ailleurs d ’ailleurs pas spécifiquement sp é cifique m en t une p e u r réservée ré se rvé e aux adultes. Seule une petite pe tite minorité m in o rité éprouve ce besoin et son nombre nom bre ne semble sem ble pas pas augmenter augm enter rapi¬ ra p i­ d e m e n t. tellement te lle m e n t avides de Véritable vérité n'e st trop tro p cher ch e r payé pour p o u r l'obtenir.et spécialement sp é cia le m e n t les les religieuses . tellement telle m en t véritablement pa r la vie qu’une q u 'u n e sorte de mort m o rt leur leur parait p a ra it un un blessés par soulagem ent. révoltés. ou de tristes inadaptés. et vviolemment io le m m e n t . effrayés. d é m o litio n . insultés. imposée im p o s é e par p a r la société. Il Il n’est n ^ s t rien rien d’étonnant d é to n n a n t tion toute c e rta in s soient soie nt visiblement v is ib le m e n t troublés tro u b lé s .en dépit d é p it de toutes to u te s les les résis¬ ré s is ­ nant tances intérieures inté rieu res et les découragements décourage m en ts extérieurs exté rieu rs -a c c u e illir et poursuivre po u rsu ivre ju s q u ^ u bout b o u t ce tra¬ tra ­ jusqu’au puissent accueillir vail de démolition. N ature. s o c ié té . Est-elle E s t-e lle composée c o m p o s é e de naïfs. l'o b te n ir. e t qu’ils q u ’ ils se détournent d é to u rn e n t instantanément in s ta n ta n é m e n t d’une d ’ une térieur. et telle horreur. croyance s . c o n ta c t avec une enfance sans tête et qui n’ont n’on t jamais ja m a is contact véritable m en t grandi . La lo p p e m e n t-d e -la -p e rso n n a lité est dynamitée d yn a m ité e par par l’ac¬ Tac­ loppement-de-la-personnalité tion to u te simple sim p le de voir-en-soi. âgée de deux ans et et demie dem ie Souvenez-vous 1 vra im ent éton¬ éto n­ et déjà effrayée par son Vide !! 1 Ce qui est vraiment n a n t est que d’aucuns d ^ u c u n s -.embar¬ e m b a r­ âà ce que certains et parfois p a rfo is rassés.lorsqu’ils lo rsq u ’ ils sont invités invité s à regarder vers l’in¬ l ’ in ­ térieur. ou de scpeptiques scpe ptiqu es pour po ur qui notre notre langue soulagement. d o u te r. et surtout s u rto u t pour p o u r ceux ceu x d’entre d 'e n tre sem blaien t progresser avec succès dans cette nous qui semblaient La base même m êm e de l'industrie l'indu strie du dévedéve«vallée de larmes». ou ou vérité que rien n’est I1 Voir page 76. a d u lte s .m ais comme co m m e la cause même m êm e de nos nos ennuis !! C'est C 'e s t une une mais très mauvaise m a u va ise nouvelle. v o ir-e n -s o i. 93 .

pour po ur la foule. ou ou si vous croyez pouvoir. et à l’extérieur. Tintérieur. simplement s im p le m e n t il co n stitu e . qui qui est la la répé¬ ré pé­ titio n de cette V isio n -S a n s-T ê te -a u -se in -d u -R ie n jus¬ ju s ­ tition Vision-Sans-Téte-au-sein-du-Rien qu 'à ce qu’elle q u e lle devienne toute tou te naturelle. a tte n tio n .. Il H s’agit s’a g it d’une d ’ une méditation m é ditatio n pour la rue.sim p le m e n t de ceux qui sont les indignes vaisseaux de simplement d ivin e . pour ten ter au milieu m ilieu de myriades m yriades une nouvelle expérience à tenter d ’autres qui font fo n t de la vie humaine hum ain e ce qu’elle q u ’elle est. Cinquième P ratique de l’Absence TA bsence de Tête 5. na tu re lle . l ’e x p lic a tio n . vers le Vide. ju s q u 'à ce que.. Bien Bien que ce simple s im p le voir-en-soi v o ir-e n -s o i soit so it potentielle¬ p o te n tie lle ­ m ent tout to u t ce que nous en avons dit (et (et bien plus plus encore) encore) ment constitue. pouvoir. I^ x té rie u r. en fait fa it pour po ur toutes les circonstances c irc o n s ta n c e s de la vie et tous tou s les états é ta ts d’esprit. nous en arrivons a rriv o n s à ceci. Vous d’autres m êm e pas l’appeler l ’ap p e le r un un premier p re m ie r pas pas sur la ne pouvez même Voie. p o u r presque tout to u t le monde.. co n tin u e n t. quoi qu oi que nous nous ment jusqu'à fassions. c’est c ^ s t la sorte sorte de perperm ie r pas qui q u i ne compte com pte pas. d ’e s p rit.. mier C ertains malgré m a lg ré tout to u t continuent. ou d’une d 'u n e quelconque quelcon que combinaison co m b in a iso n de la grâce divine. Et ils arrivent a rriv e n t à la Certains C in q u iè m e Etape. Etape. il il soit so it clair c la ir qu’ici q u ’ ici personne personne ne ne fait fa it quoi q u o i que jusqu’à ce que toute ce soit. d it. Telle est la méditation m é ditatio n essentielle de cette Voie. jusqu*à to u te notre no tre vie soit s o it structurée s tru c tu ré e autour a u to u r de la flèche flè ch e à double-sens d o u b le -s e n s de notre no tre attention. d iffé re n ts types ty p e s ? Le Le lecteur le cte u r pourra po urra s'inspirer s 'in s p ire r de ces différents cette sélection sélection pour p o u r étudier é tu d ie r son propre cas. pointant p o in ta n t simultanément s im u lta n é m e n t à l’intérieur.. re m p lit. cette Quelle Q u e lle que soit so it l’explication. n’ait n*ait absolu¬ ab soluqu’à m e nt rien rien de spécial . ce ci. A Autrement u tre m e n t dit. m onde. Pratique Ici commence co m m e n ce la partie p a rtie «difficile». 94 . vers ce qui le remplit.

seul. d ’am is. frir. à subir s u b ir ou ou souf¬ soufTout lité. fo rm e lle . Après A prè s une période périod e de gnante et la moins m a tu ra tio n . l’essentiel l'e s s e n tie l de la pratique p ra tiq u e demande de m a n d e un un Au e ffo rt d’attention. ou (mieux) (m ie u x ) savourer exactement en compagnie c o m p a g n ie d’amis. 95 . d 'a tte n tio n . voire décades.tout to u t au contraire. fo rm e s de méditations m é d ita tio n s celle-ci c e lle -c i est la la moins m o in s contrai¬ c o n tra i­ formes m o in s fastidieuse. elle deviendra deviend ra même m êm e la méditation m é d ita tio n la la plus plus maturation. T o ut ce que nous aurons faire. Par exemple e xe m p le en régulières de méditation s'asseyant quotidiennement quotidiennem ent dans un endroit calme calm e pour pour s’asseyant exa cte m e n t la la même m êm e vision. d 'o u b li-d e -s o i. re tra it. Bref. naturelle co m m e si l’absence Tabsence de traits tra its de notre no tre Visage Originel O rig in e l comme c o n s e rv a it l’ombre l ’o m b re d’un d ’un sourire. visio n .ou ou plu¬ p lu ­ consiste tôt. n o n -c o n c e rn é ). néan¬ né an­ (pour m o in s. Certains C ertains trouvent tro uven t tôt. précis. sourire. conservait A u début. et une une période pé rio d e d’oubli-de-soi. B ref.m ais il peut pe ut être utile u tile de la compléter c o m p lé te r par p a r des périodes périodes mais m é d ita tio n plus plus formelle. avant d’obtenir d*un voir-en-soi stable et spontané.une une diviser journée période de retrait. plongé p lo n g é dans le le tourbillon to u rb illo n des a c tiv ité s du du monde m onde . co n tra ire . absolument a b so lu m e n t concerné co n ce rn é et. n a tu re lle et la plus pratique. fastid ieuse . la même m êm e qua¬ qua­ sédera tout à lité. fa ire . l’absence Tabsence d’un d'u n celui-qui-regarde. La jo u rn é e pos¬ pos­ journée activités to u t de son long la même m êm e saveur. Elle Elle est néanmoins con siste à cesser d’ignorer d 'ig n o re r celui ce lu i qui regarde regarde -. Normalement N o rm a le m e n t il il faut fa u t compter c o m p te r gros effort d ^ b te n ir ce qui qu i s’ap¬ s 'a p ­ des années. La La méthode m éthode proche d’un néanm oins toujours to u jo u rs aussi simple sim p le et inchangée. p ra tiq u e . N ous avons ici ici une méditation m é d ita tio n qui q u i ne risque risque pas pas de Mous d iv is e r la jo u rn é e en deux parties p a rtie s incompatibles in c o m p a tib le s -. égalem ent. se transformera tra n sfo rm e ra en avantage ava nta ge immédiat im m é d ia t :: celui c e lu i de de fo u rn ir l’opportunité l'o p p o rtu n ité de remarquer re m a rq u e r Qui Q ui est est concerné co n ce rn é fournir (p o u r être plus précis. absolument a b so lu m e n t non-concerné). de toutes tou tes les les moins. Et E t amusante am usante également. ce lu i-q u i-re g a rd e . d é b u t. frir. de remémoration re m é m o ra tio n tranquille. tra n q u ille .

s longtemps. propre h isto ire en tant p ro p re histoire pas n 'é tie z pas vo u s n’étiez mal T E ta p e 1. Nous vivions sans problèmes.l’évolution de c o u ra n t de l’évolution pu issant courant dans le puissant p ré h isto ire la conscience tra vers de la préhistoire e lle -m ê m e au travers co n scie n ce elle-même notre sein de notre au sein et de l’histoire. nous n’étions que nourrissons. a tte n tio n s’orientaient TEtape 2 vous étiez votre présence. ps. p a rtir de lui. hors du (que certains appellent Pure conscience) ne doit pas être confondue temps. co n scie m m e n t. formes avec son aspect temporel réâlisations. Comme Tenfant de l’Etape C om m e l’enfant votre réellem ent conscient probablement. ce n'est pas la conscience elle-même -. Cela parait u e plus fa tiq nt effet TE tape 1 quand. lu i. A ce moment tion a tte ig n a it l ’ in té rie u r et atteignait ég a le m e n t vers l’intérieur to u rn a it également n se tournait tio I1 Bien entendu. et réalisations.lo n g te m p s. incons­ problèm es. strictement parlant. facilement. ayant n o ta b le m e n t plus jeunes. D 'au tres .notablement p e rso n ­ crés moins c o n s tru c tio n de ce person¬ d o n n é e s à la construction m o in s d’années praabsorb ent la pra¬ fictif nage fic un ivers . c ie m m e n t. ils tique p a ra it logique. mais ce qui l'habite. vou s 'o rie n ta ie n t vers l’extérieur. La conscience Absolue. Thistoire. incons¬ objets. comme in te n tio n à présent est N otre intention centre nous-m êm e s. probablem ent. de tem de vous-m vous-mêmes. réellement ps en tem temps temps.2 2 [Schéma -- 3 3 -. En ta n t qu’individus1.qui évolue.absorbent leu r univers cen tre de leur tif au centre ils son sontt en lo g iq u e . a n im a u x . ê m es. d ’a tte n ­ là. c ile m e n t. très cette p e n d a n t trè d iffic ile pendant s difficile très p ra tiq u e trè c e tte pratique con sa­ do nc consa¬ D'autres aya nt donc jeunes. Notre centre de nous-mêmes.44]] na ger Cette s 'a g it de nager «aspirante». vous n o u rris s o n de l’Etape e t nourrisson m a l et es de votre tes les flèch flèches conscient vous-même toutes votre u s-m ê m e :: tou co n scie n t de vo s ignoriez ig n o rie z vous attention T extérie ur. en ta tant plu s près de l’Etape beauco up plus e ffe t beaucoup m êm es ni p o u r nous mêmes n o tio n s pour que nourrisso ns. d’y vivre à partir re ve n ir et de vivre d 'y revenir [ S c h é m a : 1 -.c'est-àdire le Vide conscient -. C ette intention ré v o lu tio n de ré v o lu tio n . et à présent récapitulée au q u 'a n i­ ta n t qu’ani¬ En tant q u 'in d iv id u s 1. Rien p a rtir de ce Rien ciemment. Il s’agit in te n tio n est «aspirante*. consciemment. à partir c o m m e les animaux. une flèche d’atten¬ m o m e n t là. que vous êtes {que avec temporel et relatif qui adopte et abandonne de multiples fonctions. 96 . ni choses.

vers c e tte apparence a p p a re n c e hum ain e q u i d e ve n a it p o u r vous de jo jour humaine qui devenait pour u r en jo jour u r plus plus s u b s ta n tie lle e t bientôt b ie n tô t a été vvotre o tre carte c a rte d’indentité. S o u rce . c ib le . dM ndentité. Mais. attentio n. atteignent a tte ig n e n t leur le u r but. l’intérieur bu t. P résence-Absence.c ib le : accidentellement a c c id e n te lle m e n t uous vous uoyiez la cible Absence. vers cette cet «quelq u'un ». annoncent annon cent d’années milliers p ro c h a in e étape évolutive é v o lu tiv e et attirent la prochaine a ttire n t l’attention l'a tte n tio n sur notre meilleure m e ille u re chance jour. votre votre identité votre C oe ur et e t votre v o tre Source. c e t anneau anneau d 'a p p a re n ce plus délibérément. vous v C o n scie n t de V ous-m êm e. votre Absence. regardant re g a rd a n t en en m êm e temps te m p s :: dedans . En En ta rique d’un n t qu’adulte qu*adulte l'E ta p e 3. Vous deve¬ d e ve ­ un adepte du double-sens. 3. vous avez continué c o n tin u é à o rie n te r vos flè ch e s d’attention d ’a tte n tio n vers orienter vers flèches c e t insubstantiel in s u b s ta n tie l «quelqu’un».à Rien Tout. simultanément sim ulta né m en t pointées vers l'in té rie u r et l’extérieur. p o u rs u iv o n s notre n o tre méditation m é d ita tio n pour p o u r une vvie ie dans le poursuivons le m onde te u ’ il est aujourd’hui.et dehors même de hors .à T out. monde tel丨qqu'il 97 . Textérieur. tant « q uelq u^n ». elle elle s’est s'e st coincée co in cé e dans la présence ce-soit. Vous voilà v o ilà un un de ces mutants -êtres m u ta n ts de notre n o tre espèce -êtres m u ltip lia n t sp depuis quelques o rad ique m en t depuis sporadiquement quelques lucides se multipliant m illie rs d o n n é e s . d’espérance. fausse identité) votre véritable «vous» (faux id e n tité ) ! présent. voyiez votre M ais. de plus plu s en en plus souvent. n t que «celui qui qu i voit» de l’Etape TE tape 4 o ilà à nouveau nouveau vvéritablement de é rita b le m e n t Conscient voilà et 5.qui.. a u jo u rd ’hui. faussement lu i-m ê m e . du regard regard à double nez un -sen s. Rien . vo tre Présence-Absence. avec plus de lucidité d’apparence lu c id ité com m en cez à vous reposer sur la Réalité et vous vous commencez R éalité que que d is s im u la ie n t ces apparences. pa piers. De plus p lu s en en plus p lu s souvent s o u v e n t les Coeur flèches de votre votre attention. la flèch flèche e pointant p o in ta n t vers T in té rie u r a commencé co m m e n cé à manquer Au m a n q u e r sa cible. A l’intérieur u lieu lie u de se diriger d irig e r droit d ro it vers la centrale ce n tra le A Absence-de-qui-queb s e n c e -d e -q u i-q u e c e -s o it. en tant en ta Et à présent. chance de survie survie. apparences. sou vent. sur vo Vérité dissimulaient votre tre V érité qui q u i est votre id e n tité vé rita b le . q u i. pleins ple in s d*espérance. présence périphé¬ p é rip h é ­ d 'u n très humain h u m a in «quelqu’un». d é lib é ré m e n t. mais m a is cette ce tte fois vous pénétrez cet Vous-même. En attendant atte n d a n t ce jou notre r. substantielle et votre v é rita b le «vous** (fa u x papiers. faussem de l’Etape vous ent conscient co n scie n t de lui-même. votre véritable.

d’être p ra tiq u e suffisante d ’une pratique suite d’une m a is jamais et continuellement. valeur. m êm e pour aban­ vous. h a u te m e n t significative. m usique. ce qui votre adoration a it fa a d o ra tio n ait en Il en in te rru p tio n . C'est visage ou le visage no m ou heures vous ne vous rappelez pas le nom de celui sig n ifie pas aim ez. expliquait-il. p e u t-ê tre vous m e nt. A d’autres m orceau de T accom pagneen arrière-plan. quand ie Conscience-de-Soi. N ature a sa propre méthode plus. ré p o n s e hautement n is s a it une réponse J ria n i du Jnani «Quelquefois. Il engagement m a in te n u sans interruption. elle ne vous moment s*em pare de vous. la Présence-à-Soi du d ’un l ’aigu d’un est au premier m élodie dans l’aigu com m e la mélodie prem ier plan. c o n s c ie n t-d e -s o i. comme lo rs ­ rem arquées que lors¬ n'avez remarquées vous n’avez ment. maintenu engagem ent profond.questions faut Ici. ici cette A fo u r­ Questionné M aharshi four¬ Ram ana Maharshi p o in t. ic i même perdre de vue cette bsence. im p o rta n te s questions é tu d ie r deux importantes u t étudier il nous fa Ici. Votre Véritable plus plu s en plus évidence de plus pour d é ve lo p p e r avec une évidence po ur se développer 98 . vous aban¬ où elle s’empare m o m e n t où m éthode Véritable Mature donne plus. se main¬ m a in ­ ment s te valeur. C 'e st comme ver. m êm e ? Absence. comme de musique. morceau retire m om ents. ce lu i ou votre faibli. nissait s ig n ific a tiv e .La première juqu’à q u 'à quel point pre m iè re est : ju E s t-il possible . Ramana Q ue stion né sur ce point. A p o u r la Réalisation-de-Soi. v é rita b le ­ elle est véritable¬ quand elle vraie la vra C o n scie n ce -d e -S o i. cela ne signifie ou celle que vous aimez. elle se retire d ’autres moments. co m m e les basses de l’accompagne¬ a rriè re -p la n . e x p liq u a it-il. de ne ja c o n tin u e lle m e n t. que peut-être vra im e n t qu’elles sontt tues .vous les écoutiez sans vraiment q u 'e lle s se son e n courage ant est que qu i est encourageant apercevoir». profon d. appré ciée à sa ju juste é ta b lie et appréciée m e nt établie besoin de se tient s o it besoin quMl soit nive au sans qu’il c e rta in niveau tie n t à un certain conser­ compliquer com plique r la vie par une volonté délibérée de la conser¬ quelques penda nt quelques am o u re u x. il d’ordre p ra tiq u e : d ’ordre pratique m é d i­ no tre médi¬ p o in t notre II . Si pendant co m m e être amoureux. du p a rtir du est de même A partir R é a lis a tio n -d e -S o i. Ce qui vous en apercevoir». im p o rte est votre q u i importe que votre ib li. conscient-de-soi.à tation soutenue ? Est-il e st-e lle stable et soutenue tio n est-elle ta la suite inte nsém ent d ’être intensément suffisa nte .

ou la méditation m é d ita tio n destinée chologique re m on ter les émotions ém otion s refoulées.contrairement c o n tra ire m e n t aux voies voie s qui qu i La Voie Sans Tête s p iritu a lité orientale o rie n ta le à la psychothérapie p sy c h o th é ra p ie associent la spiritualité o c c id e n ta le . vision-sans-tête » une une recherche recherche de la «poursuite de la vision-sans-tête» V acuité un Objet O b je t ardemment a rd e m m e n t désiré. il il veu pé n é tre r ju s q u e son centre.» Notre N otre clair p ro p re position p o s itio n est la suivante su iva n te :: il il est. en soi et de cette Vacuité q u e s tio n est est :: ju s q u 'à quel qu el point p o in t Il . ou l’exploration T e x p lo ra tio n psy¬ psy­ délibérée du c h o lo g iq u e en en tant ta n t que telle. atte in t. propre problèm es psychologiques -. C’est C*est elle. te lle . faire maturation.écla ta n te . voilà vo ilà ce qu’il qu*ii faut fa u t .» insign ifiant.n’est n ’est pas concernée c o n c e rn é e par p a r l’observation l ’ o b s e rv a tio n occidentale du processus mental. m e n ta l. ce n tre . im p e rc e p tib le m e n t. laissons laissons le ciable où il est !» !» Et E t de Chang C hang Chen Chi qui q u i (dans son pré¬ p ré ­ où P ratique du du Zen Zen)) fait fa it ressortir re sso rtir que le le Zen cieux guide La Pratique s’ inté resse pas aux nombreux n o m b re u x niveaux n ive a u x et aspects ne s’intéresse veutt pénétrer T esprit. ten tative de lui lui imposer im po ser une une discipline d iscip lin e arti¬ a r ti­ rênes. m a turation.et toutes essentiel que nos problèmes les pensées et émotions é m o tio n s qui q u i apparaissent a p p a ra is s e n t en nous no us soient vus clairement c la ire m e n t pour p o u r ce qu'ils qu*ils sont. tout to u t le le reste devient de vient aussi que ce centre une fois atteint. m e n ta l. c la ir que le cristal c ris ta l et relativement re la tiv e m e n t insignifiant. qui q u i prend prend les les éclatante. Elle E lle suit s u it plutôt p lu tô t la ligne ligne de chant R am ana Maharshi M a h a rsh i qui q u i enseignait e n s e ig n a it que «« Etre E tre indisso¬ in d is s o ­ Ramana ciab le du Soi. «parce «parce jusqu’à de l’esprit. S oi.. m e n ta l. bien bien entendu.La seconde question jusqu’à p e u t-o n compter c o m p te r sur notre no tre méditation m é d ita tio n pour p o u r résoudre peut-on nos problèmes pro b lè m e s ? Quelle Q ue lle est son efficacité e ffic a c ité en tant ta n t que p sych o th é ra p ie ? psychothérapie T ê te . le le mental. mais m ais toujours tou jours 99 . ou même m êm e devenir de venir une sorte d ’idolâtrie. ou même m êm e cher¬ ch e r­ à faire remonter cha nt à apaiser ap a ise r le mental. Toute tentative fic ie lle en vue d’atteindre d 'a tte in d re un un but bu t ne ne peut p e u t que freiner fre in e r sa ficielle d’idolâtrie. imperceptiblement.

l ’ h u m ilité manipulations u t. incon¬ im m aculée. l’humilité q u ’après to et. il dit :: les passions sont l’illumination.. cher de l’interpréter T in te rp ré te r ou toujours aboutissant à la découverte jours renouvelée -. a tta q u e r à la confusion réconremplaçable com bien il est récon¬ m étaphore de l’orient : combien rem plaçable métaphore lotus fortant fleurs . Ce qui techniques de vue. dépé­ q u 'à se dépé¬ p lu tô t qu’à Texotérique. Cltilisons co n fu sio n elle-même. 100 100 . iritu a lité ésotérique et m arais rillu m in a tio n . à l’exotérique. soum ission Une soumission re ctifie r. m alsains. plutôt mettre Tévidence. en cause. sou­ Comme m éthode consiste à se sou¬ notre méthode toujours. immaculée. et non s te place de la confusion). cause. ju 「ir ­ nous attaquer U tilis o n s l’ir¬ elle -m ê m e . Textérieur du p la ce r à l’extérieur à les placer non pas à essayer de juste c o n fu s io n ).su rg isse n t et Us surgissent d 'O ù ils accompagnés p e rc e p tio n d’Où a cco m pa gné s de la perception m a is d o it ja o it ne doit Qui q u i les vvoit jamais Q u i est supposé les avoir. notre C om m e toujours. m ettre à l’évidence.à cette Vacuité. il meurt. in co n ­ im polluable. m arais (merveilleux de curer le marais le lotus sur les flancs d’une m ontagne im pression nan te montagne d ’une impressionnante m êm e de sp spiritualité m eurt. est le lotus. au milieu in te lle c ­ argutie s intellec¬ la passion. loin. Essayez tuelles. re m ise en n 'e s t pas remise psychothérapie m o d e rn e n’est p s y c h o th é ra p ie moderne psycho­ problèm es psycho¬ radicale aux problèmes néanmoins néanm oins la réponse radicale rm u lo n s est une logiques (et tout u t le reste) que nous fo (e t à to formulons Tinsim ultaném ent à l’in¬ attention double-sens. Leur solution périph érie est la C entre.et à l’extérieur T extérieur .que découverte . qu’après m a n ip u la tio n s anxieuses et. lotus. ou transplantez !). m u ltip le s et problèm es multiples testable .tou nos besoin désespéré un besoin ce qui n*a pas un désespéré de nos D onné n’a qu i est Donné tout. regardant simultanément attention à double-sens. des sordides et dérisoires arguties douleurs. Le Zen va même e t .. le marais plus loin. ou (m erveilleux espoir !). térieur .aux problèmes testable solution définitive consiste confus qui se présentent.le lotus rta n t que la plus pure et exquise des fleurs fo de l’illumination plu s m a ra is les plus fle u ris s e dans les marais l ’ illu m in a tio n . de toutes nos bassesses et nos douleurs. La valeur c lin iq u e des techniques être perdu vale ur clinique p e rd u de uue. üne ou de le rectifier.fleurisse m ilie u des bourbiers de boueux et les plus malsains. (la périphérie du Centre. impolluable.

101 101 . spon¬ spon­ tan ém e nt. l'e x té rie u r. ta quMci. ssatis¬ a tis ­ faisante. bas. dis¬ c e n tra le . est. là-bas. làsonne séparée. et ne fa isa n t pourtant p o u rta n t qu’un tincte. au coeur c o e u r de la mêlée. reste . A l’extérieur. parfaitement p a rfa ite m e n t d dire is ­ tin c te . aussi. rien à même même de nous influencer in flu e n c e r ou la vue ou d’aller d 'a lle r de tra travers. et où où vue vers l’extérieur. rir de tous érité rend libre lib re Centre. C ette attention a tte n tio n à double saire à notre guérison.la tête tête et le reste centricité. Vu à partir p a rtir de son son O rig in e . Cette double-sens. pou¬ au n’existe libre rien où au C entre. chez nous. O ui. si l’on peut prendre Ton temps. séparée. m êm e lorsque lorsque notre Centre C entre et sa sécurité sécu rité . -sen s. Néanmoins. au m êlée. elle aller elle aussi. prendre là de la beauté et de la laideur au-delà une Beauté au-de la id e u r et nos é m o tio n s et actions a ctio n s contribuent pensées. à cette ce tte Beauté ultime. Elle nous E lle révèle la V qui Vérité tous nos maux. to u jo u rs a lle r m a l. co m p lè te m e n t. Oui. enfin. non non seulement seulem ent les dissipe . ve rs. libre vant conserver une trace ou ou une empreinte. émotions c o n trib u e n t enfin. Textérieur. u ltim e . là-b as. em preinte. parfaitement pa rfaite m en t satisfaisante. où n Jexiste rien p o u ­ nous. tanément. faisant qu*un avec ses manifes¬ m a n ife statio ns psychosomatiques psychosom atiques très im p a rfa ite s. est.ce Chez nous . cette cette illu sio n d 'e g o c e n tric ité attire a ttire sur notre no tre tête d’egocentricité illusion tête des ennuis ennuis sans fin n d is qu’Ici. ssuffit purifiée u ffit à nous gué¬ gué­ rend m aux. N éanm oins. p u rifié e de to u te attention a tte n tio n univoque. la constatation c o n s ta ta tio n de notre tandis n o tre zéroc e n tric ité .est ignoré notre ignoré nous avons l’insanité T in sa n ité de nous croire et que nous c ro ire une per¬ p e r­ un ego e ffro y a b le m e n t vu vulnérable. le bourbier b o u rb ie r e n v iro n n a n t commence co m m e n ce à prendre environnant Origine. ses aspects aspects très imparfaites. to u t son ensem ble) est ce qu son ensemble) tout quii est néces¬ néces­ périphériques. fin. N otre méditation m é d ita tio n à double-sens d o u ble -sen s est alors Notre alo rs une vvéri¬ é ri­ ta b le et radicale ra d ic a le psychothérapie p s y c h o th é ra p ie te tellement lle m e n t profonde table p ro fo n d e T a p p a ritio n de résultats ré su lta ts particuliers p a rtic u lie rs et manifestes que l’apparition m anifestes prend re beaucoup beauco up de te m p s. plongeant des p lo nge ant dans le royaume choses ro ya u m e qui semblent se m b le n t toujours mal.. saire no tre guériso n. même faisante. tations pé riphériques. toute u n ivo q u e . un ego effroyablement ln é ra b le .mais m ais les transforme tra n sfo rm e complètement.face l'é v id e n c e «intérieure» et e t «extérieure» (c'est-àface à l’évidence (c 'e s t-à dire notre n o tre parfaite p a rfa ite Réalité R éalité centrale.

lu i-m ê m e ). (a cco m p a g n a n t cet la id s). le royaume problèm es de nos vies quo¬ royaum e voué aux problèmes stim u tidiennes. sons. une montée le ciel). S p é cifiq u e m e n t.comprenant v iv a c ité soutenue c o m p re n a n t :: une vivacité in te rm it­ re m p la ça n t les ardeurs intermit¬ corps-en-son-entier» corps-e n-so n-e ntier« remplaçant l^ rg e n c e pa r l’urgence tentes de «l’avec-tête» (so u ve n t parasité par «Tavec-tête» (souvent du d im in u tio n du de vivre co u rse ). re tro u vio n s notre coeur. mais finalement. au niveau p a rtic u liè r e m e n t au stre ss. estompe lie u x les m êm e dans les lieux dissipe e xiste même d issip e la beauté qui existe un 6veil sensoriel) un c e t éveil plus laids). a tte n d a ie n t dans les profondeurs). d'u ne fo rale en nous-même (com m e si toutes les grandes choses nous-m êm e (comme hau­ vainement que nous avions va in e m e n t recherchées dans les hau¬ Puis. in co m ­ nouvelle. e u x . e n tra ille s. brouille estom pe les couleurs. enracinés à présent dans la terre). et une descente géné¬ n ctio n abdominale). a p p ro fo n d is s e ­ un approfondisse¬ te rre ). jaillissement illis s e m e n t de créativité. Puis. Spécifiquement. une spontanéité d 'é n e rg ie et de confiance. de la stress. m ais le vent p a r le vent. tés par vent. b ro u ille les form formes cou leurs. pleine d’entrain. c ie l). nos entrailles. on c o n tin u e avec persistance.continue d ’a b o u tir pe ut être sûr d’aboutir on peut pe rsistan ce. teurs p ro fo n d e u rs ). d'entrain. particulièrement bouche p e rd a n t-la -tê te (co m m e si en perdant-la-tête nuque (comme bo uche et de la nuque pieds. et surtout une légèreté incom¬ e m p o r­ parable (comme seulem ent empor¬ n'é tions pas seulement (co m m e si nous n'étions a le m e n t. une c e tte descente. une diminution vivre sa vie au pas de course). é q u ilib ra n t cette accompagnée (co m m e si d ’e xa lta tio n (comme se n tim e n t d'exaltation d ’un sentiment accom pagnée d’un nous étions parfaitement d'une taille taille à rejoindre parfaitem ent droits et d’une m o n té e c ré a tiv ité . elle entraînera une stimu¬ ie n n e s. un s 'a g is ­ s 'il s’agis¬ (co m m e s’il ment re sp ira tio n (comme frappant notre respiration p p a n t de notre m e nt fra généfonction sait d’une a b dom inale). nos pieds. tid résonnance lation Técran qui étouffe la résonnance (leva nt l'écran lation des sens (levant es et des sons.plus m é ritée tant récom pense méritée n t que «bonus» que récompense plu s en ta «exté­ c e t espace «exté¬ à des améliorations a m é lio ra tio n s précises dans cet quo­ rieur». Et fin ven t lui-même). . et (accompagnant in te r­ ensemble psychophysiologiq ues inter¬ changem ents psychophysiologiques ensem ble de changements soutenue «du dépendants . te u rs nous attendaient é n é ra le équilibrant re m o n té e g une remontée générale d e s c e n te . un ja enfan tine sp o n ta n é ité enfantine d’énergie co n fia n ce . nous retrouvions coeur. n iv e a u des yyeux. 102 .

! En effet. v o lu tio n standard. Il n’existe n Texiste pas d 'é minée.. notre rela¬ re la ­ tio n aux autres. une simplification marquée s im p lific a tio n d e s relations personnelles . Cette tion C ette étape. soi-m êm e. Ils Ils loins d’être abondants son le n ts à mûrir m û rir et. fait. standard.peut-être. le besoin lopper b e so in d’un d 'u n «quelque-chose» su p p lé m e n ta ire à ajouter a jo u te r à l'austère supplémentaire «quelque-chosen Taustère vvision-en-soi. colè re. joie. étape. évolution 103 103 .. dissipés. d 'a m é lio ra tio n . fragmentaires jugés fra g m e n ta ire s et variables. Souvent. La Mener Bien Il nous fa u t persévérer et découvrir d é c o u v rir beaucoup faut Il beauco up plus plus sur la signification s ig n ific a tio n de cette c e tte vvision-sans-tète. recouvre recouvre p a rtie tou tes les autres et..et parti¬ e ffe t. is io n -e n -s o i. plus sontt lents plu s qu*à soi-même. en règle générale Peut-être p a rti­ cu liè re m e n t T e xcita l’étonnement et tio n l’excitation T étonnem que après culièrement ent de R éa lisa tio n -d e -S o i se soient la Réalisation-de-Soi jouis¬ soie nt dissipés. suivante. que la jo u is ­ sance de notre notre V é rita été b le N ature ait affaiblie Véritable Nature a it a ffa ib lie par pa r le désir de l’utiliser T u tilis e r au profit p ro fit de notre notre nature nature humaine hu m a in e ces avantages avantages sont jug és modestes. o ir-e n -s o i sem blent loins d ’ être aussi abond ants qu’on q u ’on le souhaiterait. peurs. il n’existe apparents aux autres qu’à n'existe aucun sen tim en t d’amélioration. autres. en fa jamais it. encore plu s déroutante d é ro u ta n te que les précédentes. une capacité accrue d’amour d ’am our des ie . même m êm e arrivés a rriv é s à maturité. m a tu rité . m odestes. notre notre rôle dans la société. M ener à Bien 6. c ro is s a n t. sa valeur dans notre vie. n’est n ^ s t ja m a is ter¬ te r­ m inée. un un apaisement apaisem ent de nos peurs. sur is io n -s a n s -tê te . encore plus précédentes. désintéressé et de jo P eut-être ... m arquée de l’avidité Tavidité et de la colère. générale . Il peut sentiment pe ut même aucun m êm e se déve¬ déve­ lo p p e r un un découragement d é c o u ra g e m e n t croissant.. so u h a ite ra it. et. Ce qui q u i nous amène am ène à l’étape Tétape suivante. c o m p o rte m e n t. notre comportement. en partie toutes et. société. Les fru its extérieurs exté rie u rs du semblent du vvoir-en-soi fruits variables. une diminution d im in u tio n peut-être. ses implications im p lica tio n s essentielles dans notre façon façon de penser.

En En tout to u t cas l'auteur Tauteur peut peut vous affirmer a ffirm e r que lorsqu'il lo rs q u 'il lui est arrivé a rriv é de déplorer d é p lo re r l’absence Tabsence (ou (o u croire c ro ire avec ave c obstination o b s tin a tio n à l’absence) l ’ ab se n ce ) de l’équivalent l ’é q u iv a le n t d 'u n roshi. 104 104 . nous. qui pour la plupart p lu p a rt d’entre d ^ n tre nous. d’un d ^ n guru. fa it. beaucoup plus fa facile c ile et agréable de parcourir p a rc o u rir cette ce tte Voie. pourra po urra s’unir s’u n ir aux autres et profiter p ro fite r de leur le u r aide. en compagnie com p a g n ie d’amis d ^ m is plutôt p lu tô t que seul. La La vision. sa vision vision de la voie était é ta it frappée de myo¬ m yo­ teur c h e m in e m e n t sinueux. gu ru. et et faire les découvertes d é co u ve rte s propres à cette ce tte étape. instructeurs. mais m a is aussi la la direction d ire c tio n spiri¬ s p ir i­ tuelle tu e lle sincère. sp iritu e l.1 Ce n’est n ’est pas seulement seulem ent la discipline d is c ip lin e et le le support s u p p o rt apporté ap porté par un groupe. simplement s im p le m e n t il il ne ne les connaît co n n a ît pas. d’un d ^ n confesseur ou d’un d 'u n direc¬ d ire c ­ d’un teu r spirituel. circonstances les plus appropriées a p p ro p rié e s . T a v a n t.Beaucoup B eau cou p va dépendre des dons et tempéraments te m p é ra m e n ts de de chacun chacun et du degré dont d o n t il. to u t. ni ni aucun a u cu n autre a u tre type ty p e de difficultés d iffic u lté s ne pourront p o u rro n t entraver e n tra v e r notre marche m arche et tout to u t . il, ou elle. livres. à condition co n d itio n d’être d 'ê tre patient. Il Il est. m o destie .livres. est l’expérience Texpérience la la plus plus facile fa cile « « Hélas 1I La Postface de cet ouvrage comporte plusieurs suggestions suggestions pratiques pratiques sur sur le la manière manière dont te le pratiquant de la vlsion-sans-tete vision-sans-tete peut p>eut se lier à d'autres chercheurs.volera à notre no tre secours si nous nous 1 sommes som m es déterminés dé te rm in é s à aller a lle r de l’avant. En En fait fa it ils sont son t nombreux. seront s e ro n t indispensables. c o m p te ). certes. ni la solitude. M ais. nom breux. de l'un Tun ou de l’autre l ’ a u tre de ses membres m e m b re s (souvent (s o u v e n t sans qu’il q u ’ il s’en s,en rende compte). in d is p e n s a b le s . no vice. nous nous venons de le constater. Malgré M algré tout. tôt tô t ou ou tard ilil en aura parce qu’il tard q u ’ il s’en s,en sera fait. Mais. souvent pleine ple in e de modestie. so litu d e . p a tie n t. pie et son cheminement je n’ai Hélas je n ,ai pas d’amis d ’am is «sans-tête !!»« se lamente lam e nte le novice.

form e. nous nous accom¬ accom ­ sans-tête e ffe ctu e r l’expérience Texpérience ? Fermez Ferm ez les les yeux yeu x et et pagner et effectuer p e n d a n t dix d ix secondes se co n d e s vérifiez v é rifie z si vous v o u s avez. en ce pendant moment. d’oreilles c o n s titu e n t en aucun cas une une geaisons. la moindre m o in dre preuve preuve de posséder posséder -. Le pratiquant p ra tiq u a n t novice n o v ic e ne ne truments d o it pas se laisser décourager décourage r quand les réactions ré action s sont sont doit négatives. par par certé e x e m p le . d ^ e u x .ici. une opacité d ^ r e ille s ou ou de bouche b o u c h e (picotements. Tintensifier. que qu e ce qui q u i est montré m o n tré est e st exclusivement e x c lu s iv e m e n t exemple. au au centre o tre univers un ivers . de sion.sans parler p a rle r d’yeux. e x p é rie n c e . le cte u r.le plus p lu s parfait p a rfa it des ins¬ in s ­ à partager tru m e n ts de communication. ici. on ne pe ut pas le m o n tre un montrerr à un ne peut pas plus. ne constituent 105 105 . très ou i ou non. P o urriez-vo us. c o m m u n ic a tio n . cher ch e r lecteur. oui san s-tête ! Pourriez-vous. vous êtes «Devenez aveugle» et «voyez» si. m om ent.littéralement litté ra le m e n t . Ce Ce n’est n 'e s t pas pas ments im p o rta n t :: la vision-sans-tête v is io n -s a n s -tê te est e s t toujours to u jo u rs à vivre. jamais occasionnellement m esure où une une «réponse» à cette ce tte objection o b je c tio n Dans la mesure p a rtic u liè re concernant c o n ce rn a n t l’aveugle Taveugle existe. quelcon que . pa rtag er.une tête ou ou une «chose» «chose» quelconque. ja m a is à à discuter. une couleur. au tres sens pourrait-il p o u rr a it-il être ê tre valable v a la b le et encore e n co re moins m o in s autres le im p o rta n t ? De plu s. Pour les raisons ra iso n s que nous nous avons exposées aveugle). profondément p ro fo n d é m e n t offensant o ffe n sa n t et et leurs argu¬ a rg u ­ pour m ents pour p o u r s’en s*en défendre seront sans fin. Pour transmettre transm ettre cette vision il il lui faut d’abord d'abord lu i-m ê m e et il il doit d o it profiter p ro fite r de ces occa¬ occa­ la posséder lui-même sions pour l’intensifier. ré to rq u e . déman¬ dém an­ nez. fin . Comment C o m m e n t ce qui ne ne peut pe ut être confirmé c o n firm é par p a r les visuel. (p ic o te m e n ts . une dimen¬ dim e n­ ayant des limites o p a c ité . Il Il ne ne doit do it pas non plus être décon¬ décon­ c e rté quand q u a n d on on le critique c r itiq u e (si (s i on lui lu i rétorque. important o cca s io n n e lle m e n t à partager. po ur beaucoup. de vvotre lim ites discernables ou une forme. suggérer sug gérer que nous sommes som m es sans-tête san s-tête est. h a u t.p a rta g e r et . v iv re . goûts etc. plus haut. visuel. important a ve u g le ). elle pourrait p o u rra it particulière trè s bien b ie n prendre p re n d re la la forme fo rm e d’une d 'u n e petite p e tite expérience.

la vision ie vision. ou N otre méditation tous. assym étrique. Dans ce voyage voyage des voyages. Ce chant d’oiseau m ent assymétrique. S ilence . Técran vide que le Zen ic i. ic h e u r de la va vacuité fra appa­ é m o tio n s. possédezressem ble pas) ! Et d’ailleurs. ici. ce. vous la moindre co rp s en d ’ un corps l ’e xiste n ce d’un m o in d re preuve de l’existence cet d ’o rte ils co m b ie n d’orteils c e rta in :: combien être certain in s ta n t ? Pour en être c e t instant abandonnant pouvez-vous c lo s . c o m p te r. et ainsi fraicheur suite. m êm e pour N onZen appelle a p p e lle Nonraissent. ici. ceux qui vo é te r­ visio n éter¬ vraie visio n . m on absence-de-visage. appartient nous. l'o rg a n e des sens nous servant s o it l’organe p a rfa ite ­ p o u rta n t parfaite¬ structure b ila té ra le et pourtant to u jo u rs bilatérale s tru c tu re est toujours ment ici..et qui comprend c o n te n ir ce qui est expérimenté sensations corporelles de toutes sortes. m êm e pour tation. m o in d re tra trace.. les aveugles amis tissentt qu’ils leu r c la rté absolue leur p e rço ive n t avec une clarté q u 'ils perçoivent tissen le u r p ré se n ce de leur absence c o rp s et la présence tê te et de corps a b se n ce de tête C a p a c ité de ou Capacité Véritable tant q u 'E s p a c e ou n t qu'Espace en ta N a tu re en é rita b le Nature V com p re n d des contenir e xp é rim e n té . sur l’écran raissent. n ,y ressemble tête. essentiellem ent la même tio n . p e r­ con serve r que les per¬ mémoire im a g in a tio n pour ne conserver m ém oire et imagination in sta n t ? ce p tio n s de cet instant ceptions garan­ Tauteur lui garan¬ am is de l’auteur A ce propos. avan­ voient aucun réel avan¬ n 'o n t aucun ie n t n’ont voyages. d isp ara isse nt sans laisser la moindre m e ntal. dans d'oiseau résonne ici. co n tra ste avec l’Absence ré vè le , par contraste de suite. ch a cu n d’entre a p p a rtie n t à chacun o rie n ­ ou double orien¬ Notre m é d ita tio n à double-sens. le goût odeur h o rrib le odeur c e tte horrible base immuable N o n -g o û t . mental. sur la le Silence g o û t de ces fraises est savouré ici. quel que po ur tous. est essentiellement ta s u p p o rt. présenté à mon 106 . d ’od eur, la suave l ’Absence d’odeur.. abandonnant y e u x clos.tête. d*entre nous. cette du Non-goût im m u a b le du révèle. cela n’y d ’a ille u rs. Sa soit s e rv a n t de support. tage sur les aveugles. les yeux p o u v e z -v o u s compter. Il en est de cu ité . et disparaissent s’a g it Egalement vous :: il s’agit «confronte” à vous je me «confronte» E gale m en t lorsque je absence-de-visage. là. elles appa¬ même p o u r nos pensées et nos émotions. de votre votre visage. La vra nelle.

comme c o m m e le sourd. ressentants ou ou goûtants g o û ta n ts -.I apparence. dé p la ça n t je suis une chose Tespace. C et Espace immuable im m u able je suis Cet m êm e. ce n'est n 'e st pas sans rai¬ vés (et ra i­ son que les éveillés éve illé s sont son t appelés clairvoyants c la irv o y a n ts et non son que non cla ire n te n d a n ts. face à non-face. su ffisa n t. m ieu x !) il vaudra que mieux il vous sera facile facile de distinguer entre celles de moindre m oindre importance. im portance. Dans la sélection sélection suivante des nombreuses l’Evidence). ya n ts jo voyants u isse n t. ic i le roi des sens.En apparence. Absence T o ut ceci a pour p o u r seul but bu t de montrer m o n tre r le nombre n o m b re et Tout ram enant Chez Nous. l'archirévélateur T a rc h iré v é la te u r de est l’archiennemi TE vidence).- ici. et com¬ la variété variété des routes nous ramenant com ­ bie n l’aveugle. qui q u i ne le sont pas.et cer¬ pas clairentendants. malgré re stent pri¬ p r i­ (e t cela n’a n*a rien rien d’étonnant. Marchant M a rch a n t dans cette ce tte pièce. aie besoin besoin de tout to u t ceci c e c i : ne ja m a is perdre p e rd re contact c o n ta c t avec jamais a ve c notre n o tre A bsence est suffisant. l'o b s c u rité . pas. exté rieu re. c e r­ ta in e m e n t pas pensants. •». pensants. de grandes importance. d’un d^un privilège p riv ilè g e dont d o n t les autres restent tout. est parfaitement bien p a rfa ite m e n t à m êm e d’emprunter d 'e m p ru n te r notre no tre Voie. T a ve u g le . é p o u rvu de ce que j'a p p ré h e n d e : la tasse vide pour tasse doit d o it être être vide j'appréhende p o u r pou¬ pou­ vvoir o ir être être remplie re m p lie d’eau. et celles celles qui sont im p o rta n c e . d 'é to n n a n t. tainement sim u lta n é m e n t dirigée dirig ée vers l’intérieur l'in té rie u r et l’extérieur T extérieur elle elle simultanément T a rch ie n n e m i de l’obscurité. nom breuses ré alisation s qui nous attendent atte n d e n t (et (e t si elles vous parais¬ réalisations p a ra is ­ te rre -à -te rre et am usantes que relevant amusantes re le va n t de la sent plus terre-à-terre s p iritu a lité . En En réalité. réalité. Je dépourvu Je me dois do is d’être d 'ê tre d ici. une complète co m p lè te d iffé re n ce ! Ce « méditation qu i ne veut ve u t nullement n u lle m e n t dire d ire que qu e notre n o tre « qui m é d ita tio n à double sens ». je chose se déplaçant II . pièce.. cela n'en n'e n vaudra spiritualité. . je même. même m a lg ré to u t. je dans l’espace.. je regarde uers vers le bas ett ma tête (sans tête) est l’Immobilité vide l'Im m o b ilité infinie infinie et vide base 107 . •*. so u rd . La vue est ici sens.face no n -fa ce . notre «« méditation m éditation pour la rue ». son t dépendantes de la vision vision extérieure. différence d ^ a u ... Les vo jouissent.

c ’ est le plus F in a le m e n t. le lieu en repos. il pe ut pas). do uble sens. En plus de la confirmation. une nouvelle m o uvem ent. cette C ette tra et paraissant toujours lui échapper. en son centre centre même. identité. Me promenant m êm e cette même (n o n -co rp s Terre) est cette et mon m on corps Terre (non-corps ba la n ce n t et dansent laquelle se balancent Immobilité Im m o b ilité au sein de laquelle célestes. et mon Conduisant voiture. ! l ’ig n o re r ! s u p p lia n t de cesser de l'ignorer \e suppliant m êm e. N on. en d e s c e n d re ! e t descendre m o n te r et ceptible v e n ir. a rd e m m e n t désirée cette paix ardemment n q u ilité . où la Paix lieu où repos. ou lle de la vie moderne fo soustrait c e tte e n tra in é dans cette croga<7 entraîné guz.jambes m o u v e m e n t. m a is . se croyait cefin. c o n firm a tio n . il p lu s précisément. m b e s en e t ja d’où é m e rg e n t bras et d ’où émergent m on corps je regarde dehors. comme ferm e les yeu yeux. cet aspect de notre sou¬ fois. folle ou plus m o d e rn e ». dépassant toute é v i­ p a rfa ite m e n t évi¬ com p ré h e n sio n est parfaitement tou te compréhension dente. je en vvérité. qui s o u s tra it de celui illu ­ a g ita tio n est illu¬ course folle. cette agitation n'a ja Il n’a folle. Cette tranquilité. et c’est m on et mon t) disent) n ise d ils e co m m ils x. jamais m a is bougé. tro u v e ici je ne trouve é rité . au Im m o b ilité au ide ntiqu e Immobilité cette identique humain (n o n -c o rp s ) est cette hu m ain (non-corps) en film en comnDe un film d é file comme paysage défile sein la q u e lle le paysage sein de laquelle haut je regarde uers le haul n u it je p ro m e n a n t la nuit accéléré. de notre véritable véritable identité. Il soire rb u le n c e c e tte tu c a lm e r cette b e so in de calmer turbulence n 'a nul besoin II n’a s o ire ! Il (d'ailleurs d Jignos u ffit de cesser d’igno¬ il lui suffit pas). je C onduisant ma voiture. mission sens. de monter d a lle r et venir. aveugle» (je ferme l'id e n tiq u e e st l’identique ü n iv e rs ) est corps (n o n -c o rp s Univers) U n iv e rs (non-corps c o rp s Univers Immobilité l ’ im ­ c o m m e l’im¬ ré vé la n t à présent comme in fin ie se révélant Im m o b ilité infinie muable toujours u jo u rs en m e n ta l to c o n te n u mental au contenu n o n -m e n ta l au m u a b le non-mental nouvelle mouvement. sou­ fois. je «deviens «deviens im p o r ta n t, je p lu s important. c e p tib le d’aller Finalement. est là.possède un m é d ita tio n des-quatre-saisons immense course so u stra it la course de la «« course avantage : il soustrait im m ense avantage il la p ré c is é m e n t. (d 'a ille u rs il ne peut rer le lieu jamais. n à double no tre visio vision T E vidence . les corps co rp s célestes. le 108 . en mouvement. il est en où. à ja lieu où. sus­ te sus¬ a u cu n e tê tête ic i aucune Non.de notre m ission à l'Evidence de notre méditation un d e s-q u a tre -sa iso n s .

p e tit. Parce qu’en est le seul qui soit q u fen ta n t que quelque q u e lq u e chose. page cou¬ cou­ ve rte de mots. fon d. bruyantes.il est évident verte é vid e n t que m e son où je ces choses me sontt présentées là où je suis et où où ma ma c a m é ra est. je lui. lement. paradoxa¬ pa ra d o xa ment lem e nt.A lo rs que pour p o u r les autres. en en réa¬ ré a ­ lités.II . S oulignons. et e t non no n pas où où nous n o u s ne sommes caméra so m m e s pas. ic distance) i. etc. je suis riche au-delà p o u r fa ire bonne bonne mesure. jje tout e su suis is to u t au a u plus p lu s cet être être limité. nuage. Il Il n 'e x is te a u cu n e d is ta n c e e n tre nous. so le il. m o uvem ent. m ots. fenêtre. m esure. ta p is. progressive¬ p ro g re s s iv e ­ m e nt je perds. toutes ciel. absolument a b so lu m e n t identifié id e n tifié à lui. est. e st. fen tapis. Cette C ette Immobilité-Silence Im m o b ilité -S ile n c e est le mouvement m o u ve m e n t contient.. n o n -h u m a in . (me regardant je suis Rien im m o b ile illim ité et non-humain. distance entre no us. arbre. immobile. n o n -s e n s o ­ rielle s etc. nous. tant réel. que ce genre pour faire genre de possession possession so it réel. choses. Soulignons. humain être être un je parais être un h u m a in lim ité . main m a in posée dessus . d o n t elle toile tant elle est la to et les sons dont ile de fond. pa s.couleurs et form formes es en mouvement. chose. tant III . que comme c o m m e un je ne peux un point p o in t d im e nsion ). quelque lim ité . entre nous. Ce Rien. que que je au-de là de toute to u te expression. opaque o p a q u e et 109 . souligné elles. m ien. ici ici même. autres. En ta n t que que q u e lq u e chose. bruyantes. je le vvois o is !! L'Espace L ’ E sp a ce est esf la diversité d iv e rs ité qu’il q u ’ il je le c o n tie n t.Et E t to u te s sont son t données. arbre. c ro ie . . En En effet si un un fil est tendu tendu entre ment je les perds. chose. re lia n t le lieu lieu où où je je suis à l’objet reliant T objet le plus plu s «éloigné» pos¬ p o s­ s ib le . herbe. im a g in a ire . est. sensorielles sensorielles et non-senso¬ agréables et désagréables. Il s’ensuit s'e n su it que le monde m onde est mien. Ce n’est n 'e st pas que je le croie. Ill m êm e. expression. herbe. être.étant é ta n t absolument a b so lu m e n t dissemblable rielles d isse m b la b le et absolu¬ a b s o lu ­ m e n t non-contaminé n o n -c o n ta m in é par pa r son son contenu. ha ut. co n te n u . sans dimension). cet Espace Espace que je p e rço is multitude c o m m e encombré e n co m b ré d’une d June m u ltitu d e de je perçois comme choses . en en ta n t que qu e Rien Rien jje e suis toutes choses. données. (m e re Rien g ce a rd a n t sans d ista n ce ) je lités. petit. là-bas Il là-b as (me Alors (m e regardant re gardan t à distance) dista nce) je limité. illimité Rien. si je je vais vers elles. (Comme aucune n’existe (C o m m e il il est so u lig n é plus plu s haut. ici. ici ic i (personnage (p e rs o n n a g e imaginaire. soleil. agréables désagréables. je pe ux le considérer c o n s id é re r que sible. Je suis ciel. nuage.

prête un je lui prête illim ité e s . m es illim ité e de mes dista nce illimitée que ja jamais p rê ta n t une distance m a is : lui prêtant illi­ e n ch a n te m e n t illi¬ un enchantement ressources illimitées. bien crib lé d x . tri-d q u i est tri regarde qui côté m on côté côté Tintérieur. étran¬ dMci même lieu d’ici au ciel bleu dehors. quate c o m p te des données que que je quate de rendre compte phy­ do nt la phy¬ une structure eu x-m ê m es .) D’une m on co u rs de mon u cours d is p a ra ître . ou d’une D June façon m ité . d 'é to n l’Univers.Acomment issa n t cet m a in s et fin c o m m e n ç a n t à ces mains finissant ensem ble . aussi immédiat.commençant ce t ensemble é tra n ­ m êm e ? Ou. tan t que Rien ou qu 'en tant p o sse ssio n de p re n d s possession J e prends e n tre r.peuvent réponse est p ro fo n d . ce n'est q u 'e n fa m on m o i . Ici. de mon p o in ta n t vers l’intérieur. n ive a u plus un niveau d e -s u rv ie . m o i d’un séparé de moi m êm e séparé que n'étant n 'é ta n t pas même céleste incroyablem ent céleste est néanmoins «autre».) souverain façon ou m onde souverain autre. dehors. im e n sio n n e l.que le ciel criblé veilleu a n g stro m . plu s pauvre des dém ’occu pe et suis donc le plus alors qu’en im m ense. gem ent. je mité.dont do nt mes yeux eux-mêmes stru ctu re dont p rofon de ursiologie o rie n té e vers la profondeurla rg e m e n t orientée sio lo g ie est si largement valeurp le in e m e n t la valeurde-champs a p p ré c ie r pleinement peuven t apprécier d e -ch a m p s . p re m ie r âge devait du premier de a u a it été de enfance et mon m é thod e auait m a méthode m on adolescence ma 110 . A Au du d e v a it disparaître. e du volum o b je t hors du je repousse tout volume to u t autre objet é ta n ch e ). A un q u i le C e lu i qui m a is Celui fait.Alors e à vo je co n tin que à uvoir it-il je t se faque e nfait-il continue lo rs c o m mse . en moi dimensionnel. saisissant. ta lité . d 'u n angstrom. plus incroyablement néanm oins plus «autre-. ou Espace. les deux à la fois ? A première adé­ est que ce monde façon adé¬ trois-dimensions ensions est une façon m onde à trois-dim perçois. ra i). plu s profond. immense. em brasse sa to je tiens et embrasse rCJnivers.étanche). je que jj’occupe démunis unis . je vvrai). nant tou t soit aussi saisissant.et paradoxal . Je je les laisse la isse entrer. na nt à ce que tout aussi éclatant ! é cla ta n t ! IV .là. je im m édiat. au lieu bleu . Rien d'étontotalité. vide (et Espace. bien veilleux 'é to ile s. réponse pre m iè re vue la réponse gement. je perçois. la réponse de-survie. le monde d ^ n e autre.de mon regarde Ici. m o nde mais m on monde qu'en n 'e st pas mon it. d o ig t pointant côté de ce doigt de cette s’ é tire et o b je t -• s'étire qu el objet n ’ im p o rte quel ce tte page et de n’importe de m e r­ fa it mer¬ Abime (E t je je lui dois le fait s’étend cet A insondable (Et b im e insondable s'étend d’étoiles.

Résultat R ésultat :: naturellement. Elle doit do it se soumettre soum ettre à tout to u t ce qui arrive. La valeur-de-survie v a le u r-d e -s u rv ie ini¬ in i­ tia le de cette méthode m é thod e se transformait tra n s fo rm a it rapidement ra p id e m e n t en en tiale c o n tra ire et devenait. ni favoritisme. V . enfin.Même M êm e mes m es propres actions a ctio n s deviennent d e vie n n e n t accep¬ accep­ ta b le s . c o n d u ire comme c o m m e je Tentends. qui q u i en fait fa it s’allonge s 'a llo n g e monde p ro lo n g e sans fin. Elle E lle ne ne peut pe ut manifester m a n ife ste r ni ni préférence. Elle E lle n’a n fa la volonté v o lo n té de rien et à la fois fo is de tout. c h o ix et pourtant p o u rta n t (cela (cela va devenir de venir de plus plus Elle est sans choix plu s évident) é v id e n t) elle est responsable de tout to u t ce qui qu i se en plus p ro d u it. so n t. et le monde m onde rede¬ re de­ trerr au lieu vient insondable parce que je suis insondable. et donc do nc à devenir d e ve n ir chaque cha que jour jo u r plus plus être rejeté par lui. pas vraiment vra im e n t des erreurs. Tout et se prolonge m o i. je le laisse. de son favoritism e. s o rte . tout to u t est moi. La La double flèche de mon m on attention attention pointe simultanément sim ultaném ent en avant. produit. n a tu re lle m e n t. je l’ai Tai perdu. insondable. pas contre moi. préférence. to u t. Mais M ais à présent. VI . Mes M es erreurs e rre u rs les plus p lu s ridicules rid ic u le s ne ne sont. 111 111 . d e v e n a it. Et Et ils sont son t un un seul monde. après après tables. O ui. mais m a is en vérité se conduire je l’entends. et je rich e à nouveau. valeurv a le u rson contraire d 'e x tin c tio n . m o i. ic i. des étapes suivantes. de lui lu i octroyer o c tro y e r une un e dis¬ d is ­ repousser le monde tance propre. seul. cette Capacité C a p a cité ou Vide semblable se m b la b le à un miroir m iro ir que je cette n ’ a rien rien qui lui lui permette p e rm e tte d’exclure d ’ exclu re quoi qu oi que ce soit soit suis n’a son contenu. Le Le p ro je te r vers l’extérieur T e xté rie u r correspondait c o rre s p o n d a it à le rejeter re je te r et et projeter lu i. vers le monde m onde «extérieur» des choses qui qui en en fait fa it com¬ com ­ m ence et finit fin it ici. largement largem ent péné¬ péné­ tre lieu de continuer c o n tin u e r à le le rejeter. m onde. rejeter. m oi. nouveau. Et de toutes façons quoi tout. tout. je suis riche est en moi. séparé. appauvri. Si l'CInivers Tünivers est à moi m oi il il devrait pour moi. Oui. co n te n u . devenu Celui C elui qui q u i sait s a it voir v o ir d’extinction. et en même m ê m e temps te m p s revient re v ie n t vers le le mence m onde «intérieur» du Non-chose. N on -cho se.Ce que je v ra im e n t se doit d o it de travailler tra v a ille r je possède vraiment m oi.m o nde au au dehors. en quelque q u e lq u e sorte. aliéné. a p p a u vri.

dressé it complètement je lorsque contre e .je re ch e rch a n t l’association personne recherchant cette personne ici. premier vie. pleinement p re m ie r rang. q 112 . je fonc¬ p a rtir de la vé m e n t à partir m endu men¬ p a rtir du iv a n t à partir q u 'e n vvivant m ie u x qu’en tionne beauco up mieux tion ne beaucoup rien n'a rien songe de la Chose-que-je-ne-suis-pas.je je découvre ré flé c h ir à ce paragraphe ou réfléchir vo itu re ou m a voiture fais moins que je le q u e lq u ’ un im quelqu’un ’ im a g in e un quand jj’imagine bien quand m o in s bien le fais que je m ieux bien mieux faire. in d ire c t -. de surprenant.via la perception bu t est indirect m on but ici.Tout cela leurs ju au commencement. mon p e rce p tio n de l’Absence. le que Vide. pa r ce qu’ils être que par q u ’ ils paraissent être vision dans VIII . Je vie. En vivan je constate qu’il q u 'il n’est quand je fo n c ­ ment R ien -q u e -je -su is. Je vois TAbsence de chacun. Illuminé p a r l’ensemble m in é par ce qu’ils I sont. je illu ­ D ogen .Je suis illu¬ merveilleusement m a ître Zen Dogen m e rve ille u se m e n t le maître miné a u ta n t par tout u t autant Illu m in é to l'e n se m b le des êtres. V q u ’ils sont. je l'e xp é rie n ce d'être je savoure suis savoure l'expérience l'e x p rim e délivré. a le m e n t sa victim contre elle et fin TAbsence. bsence o ir dans n ’est pas vvoir m êm e. co llé à elle. Vide. à la vie. Intrinsèquement u ’il s’agit du tous.depuis que je ma découvre parag rap he .que je fasse vaisselle ju jusqu'à con duire s q u ’à conduire lave r la vaisselle depuis laver fasse . en ta jamais tant c o n ta c t avec CECI.comme je confirme c o n firm e le monde d é liv ré . po ur grand pour ffisa m m e n t grand suffisamment vide et su su ffisa m m e n t vide ici. c o m m e l'exprime m o nde et . Intrinsèquem ent qu’il du Vide. j'a j’ambitionne d ^ tr e dehors. m ais dans l’Absence ici. colléà p le in e m e n t associé à la vie. et bien train in de le faire. au dire cte m e n t d’étre m b itio n n e directement elle. Quand. et cela n’a surprenant. n’est l ’A bsence. rang. C h o se -q u e -je -n e -su is-p a s. de cette collé m onde. je je ne suis plus collé suis plus au dehors dans le monde. Tandis que lorsque finalement victime. possesseur d’une d'u ne tête en tra consciem ­ vivantt consciem¬ quand n*est pas là. perdre contact m a is perdre ja au personne. dressé je suis en fa fait co m p lè te m e n t séparé de la vie.Je prend dans prend conscience de ce que ma vision mon Absence dans m on A l'Absence. Je suis vie. est suffisamment nous accueillir tous. je ne l ’ asso cia tio n . mais cha cun. d 'ê tre la vie. à ne justes ste s places et le début au que n t que Q uand. co m m e n ce m e n t. ici même. m e ttre les choses à co rre s p o n d à mettre cela correspond VII . je vérité rité du Rien-que-je-suis.

il n’y nous som n 'y a pas «d'autres». u r et tou jour ceci est à vérifier tout s les jo u rs. com compassion. a rrive . Ou. sécu rité. généreux. choses. Il s’ensuit s 'e n s u it que fais à quelqu’un. sérieusement en question. je fais à je le fais m o i-m é m e et que que ce qui lui lu i arrive. mais vraiment lu i. notre 113 . sommes identique. l'approfondis¬ Elles l'a p p ro fo n d is ­ sem ent et la maturation m a tu ra tio n de son origi¬ b se n ce -d e -tê te o son A r ig i­ Absence-de-tête sement nelle. «d'autres». de. attendent a tte n d e n t le chercheur ch e rch e u r à ce point d’autres. retrouver c’estc rentrer vision . Voyez. m ’ a rrive .C ette vision ’ est re n chez tre r chez soi. A nouveau nouvea u mystérieux). Il que ce que que je je fais q u e lq u 'u n .mes tous un un et identique. m’arrive. C’est moi-même C ’est un un phénom ène que je co n sid é re r très sérieusement. sans le vécu vécu de ce ce d é p lo ie m e n t spontané. phénomène Appelez-le amour am our sans condition. v é rifie r to tous u t le long lon g du du jo jours. . plus précisément. à l’originalité ment toutes l'o rig in a lité de l'O rigin e et à la créativité cré ativité du jaillis¬ du Créateur.Voir au coe urRien du Rien est se estrelier se reconsciem¬ du au coeur lie r c o n s c ie m ­ IX . passion. et regardez ensuite ensuite où cela vous mène où m ène ! X . le pays natal ta seul port n t aimé aim é (p ro fo n d é m e n t fa m ilie r et pourtant p o u rta n t inépuisablement in é p u is a b le m e n t familier (profondément m y s té rie u x ). E lles conduisent co n d u ise n t à // sont évidences de. pa rtie de l’abou¬ Taboutis s e m e n t impliqué im p liq u é par tout p a r cette c e tte vvision is io n to u t au au long lo n g de tissement notre parcours. ré a lis a tio n s . m on voir-en-soi v o ir-e n -s mon à o est remettre i déploiement spontané. re m ettre sérieusem ent question . toute sante de tou spontané. l'e x p é rie n c e . parcou rs. à to ut nouveau et donc tou¬ do nc imprévisible. d ix réalisations. elles fo font n t partie nelle. ou ou coeur vra im e n t généreux.Cette p o rt où tant où règne la sécurité. c o n fia n c e . je dois considérer sérieusem ent. voyage. et un un nombre n o m b re incalculables in c a lc u la b le s Ces dix d 'a u tre s. im p ré v is ib le . précisém ent. Comme ce qui est nouveau C om m e to u­ jo u rs. à l’épreuve Tépreuve de l’expérience. ceci n’est n 'e st ssurtout u rto u t pas à croire c ro ire mais soumettre m ais à sou m ettre jours. condition. re tro ule ve r le soi. le seul digne d ig n e de confiance.Voir m ent à la Source S ource de to u te s choses. O u. m a is sans lui. à la source ja l’Origine illis ­ te action actio n et tout sentiment to u t se tout n tim e n t spontané. p o in t du du voyage.

il. croire nouveau. l'une Tétape n o ta m m e n t à l’étape multiples co rre sp o n d a n t notamment aspects.requiert l ’expérience C ’est l’expérience spéciale. infantile a lo rs ?» est adulte. d’être rcé m e n t «je ne im p liq u e fo forcément ignorance. correspondant m u ltip le s aspects. tout que to re -d é co u ve rte co n sid é re r la re-découverte C ’est considérer -d e -so i. C 'est cesser de croire nouveau. rafraîchi et sentant bon. bien qu’elles blasé d ’ad ulte blasé c e rtitu d e d’adulte no tre certitude re je t de notre sont. La première ce ê tre . qu’il u t cela. ce d o iv e n t être. a d u lte . C’est a tte n tio n spéciale. p e tit doigt. blables). 6 .un Tune d’elle m in e n te . l ’ h o s p ita lité que vous donnez à ces fo à ces sons . et occupant Parm i ces réalisations. l’hospitalité im prim ée s. con n a ître to soleil. C’est u t va donné q u i est donné très é tra n g e . g ro g n e r «Oui. battez des paupières.l'intensité p ro fo n d e u r p ro cu re la profondeur leu r procure l ’ in te n sité que leur que adm ettez que leu r accordez . d fautres sem complit m illie rs d’autres m ira cle et des milliers c o m p lit ce miracle u n i­ notre uni¬ C’est bal. «« Je un n*est pas un in fo rm é n'est rien informé sais rien un rien l'é v id e n c e un rien ». A l’évidence non un vide. sûr. formes rm e s imprimées. décrassant une accumulation vers pollué. son t. Le rejet u ’elles sont. que c’est sole «Oui. rienn implique Je ne suis rien* ign ora nce. une form vide. une lessive de notre global. le q u e l. b ie n sûr. nom s. C'est va-de-soi. d é ve lo p p e m e n t spirituel un développement d ^ lle . totale d ^ tr e dans une profonde rin co n n a issa n ce .de femme à -q u i-o n -n e -la -fa it-ppas m m e à-qui-on-ne-la-fait ou de fe d 'h o m m e ou -.et admettez et la clarté c la rté que vous leur s 'a c ­ c o m m e n t s’ac¬ vous idée de comment m o in d re idée n*avez pas la moindre u s n'avez vo semblables). forme rien m ais un «quelque chose«. rien mais p a rtie s :: Cette co m p re n d deux parties inconna issance comprend C ette inconnaissance n selon p o s tu la t selo du postulat 1. d’associations d 'a sso cia tio n s et laissant de noms. ce qui s étrange. q a s . c o m m e trè l'é v id e n c e comme de l’évidence notre comme p lie r à notre m e rveilleu x avant de le plier com m e précieux et merveilleux 114 1H . to u t laissan t tout souvenirs.d’homme connaître tout nouveau sous le rien de nouveau n ’y a rien q u ’ il n’y cela. re q u ie rt une attention profon de et totale de l’inconnaissance. l'a b a n d o n du p re m iè re est l’abandon 1. et doivent lequel. d ’ a d m ira tio n est q u ’ un «Oh !» d’admiration dépassé. d Jo u b li glo sorte d’oubli C fest une sorte couches a c c u m u la tio n de couches po llu é. et alors in fa n tile et que grogner rem arquez (Levez le petit paupières. qu'un c ’est dépassé. remarquez d o ig t. les choses sont. e et non chose». sp iritu e l aux minente. de souvenirs.préé­ o ccu p a n t une place préé¬ Parmi réalisations.

sur l’asphalte Tasphalte mouillé m o u illé (que nous ne voyons voyo ns plus la nuit. toucher to u c h e r les choses ce côté. sentir. consciemment. C’est C ’est les regarder re garder avec et commence leu r créateur cré a te u r et les considérer co n sid é re r bonnes. C’est co m m e pour p o u r la première pre m iè re fois. la le des de lumières c o u le u r des om bres et re fle t lu m iè re s ville . C ’est. admettre a d m e ttre la gloire g lo ire qui qu i a toujours to u jo u rs été là. C’est. p rocha ine. g ra tu ite s. la semaine sem aine ou l’année Tannée prochaine. e u x). ignorer ig n o re r où faire que fa nous nous dirigeons. reflet couleur ombres nuit. ne ne plus plu s savoir sa vo ir savoir ire cette c e tte tâche tâ ch e une fois fo is accomplie. parce que nous roulons ro ulon s en voiture vo itu re sur eux). comme c o m m e la la forme fo rm e et et la la der les choses les plus ville. entendre. m onde. p a rtir de sa Source. dans l’assurance l'a ssu ra n ce que fois 115 115 . espace au sein duquel d 'e lle est invitée in vité e à atteindre a tte in d re sa forme fo rm e parti¬ p a r ti­ chacune d’elle p e rfe c tio n . C’est C 'e st la «revitalisation» et et l’extension Textension de sant du l ’éto nn em e nt de notre no tre enfance. c o n s c ie m m e n t. occulter C ette inconnaissance est sans limite. lim ite . ressentir. C’est C 'e s t ne plus plus nous pouvons sa vo ir comment c o m m e n t participer p a rtic ip e r au monde. «« être illuminé illu m in é par pa r l’en¬ Tenterme sem ble des êtres ». à nouveau. à culière de perfection. fa tig u e r.usage. m orte. elle s’étend pouvon s ressentir. D’au-delà D ’ au-delà de Cette s'étend ju s q u 'à tout to u t ce que jusqu’à ce que nous percevons. Me Ne pas savoir savo ir ce qui va nous arri¬ a r ri­ ver demain. la plus plus écoeurante ordure. soulagé du poids po ids écra¬ é c ra ­ comme du passé. lum iè re. nouveau. En En les yeu yeuxx de leur term e de Zen c’est. là. d e m a in . la réunir ré u n ir à l’Infinité l'In fin ité qui réside réside de partir C ’est voir. C'est C 'est tout to u t voir. Faire Faire un un pas à la fo is et les yeux yeu x bandés. c ^ s t . penser. fa ire . C’est C ’est assister au matin m a tin l’étonnement c ré a tio n . dirig eon s. a c c o m p lie . S ource. et faire. ' parce qu’ici q u ’ ici il il n’y n ’y a rien rien qui q u i puisse puisse semble o c c u lte r leur leu r lumière. avant a va n t qu’Adam qu*A dam nomme n o m m e les créatures cré atures de la création c o m m e n ce à s’en s’ en fatiguer. regar¬ re gar­ plu s gratuites. C’est C ’est être c o n s c ie m m e n t ce que véritablement v é rita b le m e n t nous nous sommes som m es :: consciemment capacité ouverte à toutes choses. e n fin . enfin. C’est C 'e s t réellement ré e lle m e n t regarder re g a rd e r la la plus p lu s insignifiante in s ig n ifia n te pierre et feuille morte.

donner do nne r à la la vie tout to u t ce c’est dont d o n t nous sommes som m es capables. On peut peut être être sûr qu’ils quMls tion m o m en t voulu. C’est C 'e s t vivre v iv re comme c o m m e le le lys ly s des qui cha m ps. Demeurons Demeurons nous connaissons (et (e t «inconnaissons») dans le vide que nous fo u rn ira son contenu.c e t Espace. rien. Ils Ils ne ne joie. cette Vacuité :: Ici Ici même. contenu dont do nt si bien. instant. Trouvez T ro u ve z d’abord d ^ b o r d le plus p lu s désertique d é s e rtiq u e des (le Royaum es. sans penser au lendemain. faisant fa is a n t confiance co n fia n ce champs. y compris c o m p ris d’établir d ’é ta b lir tous les projets p ro je ts qui se révèlent ré vè le n t nécessaires). S ource. R oyaum e intérieur) inté rieu r) et toutes tou tes ces choses choses Royaumes. Si notre no tre expérience expérie nce ne nous a pas pas déjà fourni fo u rn i des raisons écrasantes de le faire. co n fia n ce . nécessaires). son efficacité et son poten¬ po ten­ tiel tie l de jo ie .. s u rc ro it. considérons alors alo rs àà 116 116 .fo u rn ira néanmoins. tification tout tific a tio n à to u t abandonner. ici ici . E space. n é c e s s a ire . mais m a is lorsque lorsq ue c'est c 'e s t vécu. uécuy c ’est pouvoir p o u v o ir tout to u t entreprendre. instant in sta n t par par instant. ce ce fournira Lui-même q u i sera nécessaire. len dem ain. - La vie d’inconnaissance. être ê tre certain c e rta in qu’il q u 'il fournira fo u rn ira toujours to u jo u rs la la réponse ré p o n se ju s te .. n o u rriciè re . Recherchez-les. peuvent être atteint a tte in t que par par l’abandon Tabandon de toute préten¬ p ré te n ­ tion à les posséder ou les cultiver. e n trep ren dre . ment Mais M ais pourquoi p o u rq u o i devrions-nous d e vrio n s-n o u s Lui faire fa ire confiance. néanm oins. et elles vous seront retirées. juste. mais m a is qui qu i s'avérera s'a vé re ra être exacte¬ e x a c te ­ m e nt ce dont do nt nous aurons besoin. (Bien (B ien entendu cela peut peut servir s e rv ir de de jus¬ ju s ­ à notre Source. m ê m e . Royaume merveilleuses m e rv e ille u s e s vous vo u s seront s e ro n t données do n n é e s par p a r surcroit. dMnconnaissance. ne doivent d o ive n t pas être directement d ire cte m e n t visés.qui n’est n*est rien rien et ne ne connait c o n n a it rien rien à part p a rt cet L u i-m ê m e . mais m ais à condition co n d itio n que nous nous seront là au moment leur fournissions fou rnissio ns leur le u r terre nourricière. même m ê m e si elle e lle peut p e u t paraître p a ra ître fausse sur su r le le moment m om ent ? Pourquoi devrions-nous lui lui accorder une une confiance abso¬ abso­ lue ?. et il nous fournira nous ne savons rien.

Ludwig Ludw ig W ittgen stein a écrit que Wittgenstein les Ce important. e lle -m ê m e . une question kn o ckquestion de degrés. existe-t-elle pourquoi e x is te -t-e lle ? diffé ren ce entre entre ces deux inconnaissances n’est n ’est La différence m esura ble. Texistence. l’abandon que. le plus stu p é fia n t (et évi¬ (e t une fois fois vu. impor¬ réalité »h perd toute perd to u te im p o r­ tance. d ’inconnaissance n’est n ’est pas 2. c’est c }est que ce monde m o nde existe ». s u rg is s e n t. La seconde est un knockou t. bien choses d o ive n t être être ce qu’elles ou ce que nous faisons q u 'e lle s sont faisons son t . «« CE Qü’est Q ü 'e s t la réalité Ce que et Ici.. c o m m e un un miracle m ira c le d o n t nous sommes som m es conscients. les choses dont co n scie n ts. . La seconde catégorie d’inconnaissance Tabandon de la conviction c o n v ic tio n que. les choses bien sûr. re sse m b la n t à rien fulgurant tout-ou-rien rien d ’autre. elles n’appartiennent n 'a p p a rtie n n e n t pas à la même pas mesurable. m onde. é crit « q u e ssont o n t\e s choses dans le monde m onde est complètement c o m p lè te m e n t indifférent in d iffé re n t à ce qui qui est au-dessus du se du monde. toujours c h e m in . La première p re m iè re est e s t comparativement c o m p a ra tiv e m e n t elles douce. un un fu lg u ra n t to u t-o u -rie n ne ressemblant out. elle se juger tro uve dans la distance dista nce séparant ces deux petits trouve pe tits mots: m o ts: Ici.. m o n d e . elle-même. is a n t gentiment g e n tim e n t son faisant son chemin. La clef m inu scule.. to diffé¬ u jo u rs d iffé ­ rente. le plus plus sub lim e et le plus stupéfiant vu. La seconde seconde c o n sid è re comme c o m m e Le Miracle M ira c le le Rien Rien cconscient considère o n s c ie n t d’où d 'o ù e lle s surgissent.. m êm e ca té g o rie . !/ Et d’elles p o u rq u o i donc do nc l’existence. Dieu révèle Dieu ne révèle pas dans le monde.Son accomplissement a c c o m p lis s e m e n t le plus plu s brillant.. sublime plu s é v i­ dent).ou doivent d ’elles -.. c le f permettant p e rm e tta n t d’en d*en ju g e r est minuscule.d s fe n Utout 〇(if court c o u rt . Ce n’est n 'e st pas ce que qu e so sont n t les choses choses dans le monde m o nde qui qu i est mystique. de vient surprêm surprêmement em ent « im p o rta n t. mais m ais «« QCIE QCJE la réalité soit »» devient tance.mais m a is bien bie n qu’elles q u ’e//es existent e . d’autre. sûr. présent Son b rilla n t. La première p re m iè re considère con sid è re comme catégorie. de nt). fa douce. m y s tiq u e .. que m e permets pe rm e ts de reformuler existe que je re fo rm u le r ainsi fait je me ain si :: le fa it 117 117 ..

Dieu D ieu a fait fa it le le monde. l ’e xiste n ce . pu is. en quatre épisodes. Néanmoins N éanm oins la la reconstitution.H m e n t se fait-il fa it-il qu’il quMl ait a it déjà été là là ? Qui Q u i a fait fa it Dieu D ieu ? ment A m i :: — Personne. fo rt. il il se devait d e v a it d’être. être sidéré par D. crie r.se produire c o m m e une grosse g ro sse bulle b u lle endormie e n d o rm ie de quelque q u e lq u e pas comme — — 118 118 . II . re constitu tion . Pourquoi P ourquoi devrait-il d e v ra it-il a toujours pa r sa propre p ro p re existence ?? C’est C ’est sa nature.alias Etre-conscientE tre -co n scie n tde -S oi • . il s'est créé lui-même. de cette aventure .. Dieu to u jo u rs été. je m e faire fa ire arriver a rriv e r à l’existence.. m onde.est la meilleure m eille ure façon du faitit de «« ne pas avoir de restituer re s titu e r son état é ta t d’esprit d 'e s p rit et son climat. »•* A m i :: — Dieu est si grand qu’il quMI Ami — Tu es irrévérencieux. un ami D. Je J e ne peux évidemment é v id e m m e n t pas pas me m e souvenir s o u v e n ir en en rience. «Regardez a du ça. détails d é ta ils des premières p re m iè re s manifestations m a n ife s ta tio n s de ma m a passion passion (in te rm itte n te mais m ais ardente et pour po ur la vie entière) entière) pour pour (intermittente le Mystère M ystère de l’Existence.existe.H — grand vide. BOOM BOCJM !! . c lim a t.. E n fin . Je suis ça. Je peux pe ux l’entendre l'e n te n d re crier.H — Enfin. nature.. Ami — Mais M ais comment c o m m e n t est-ce possible possible !! il il n’y n 'y avait a v a it D.il il apparaît a p p a ra ît ? Il Il rien. D ^ c c o r d .. Mais M ais com¬ com ­ D. p o in t. un grand du être sidéré.culminant c u lm in a n t dans la découverte dé co u ve rte de la signification s ig n ific a tio n et de la la valeur v a le u r ultime u ltim e du fa a vo ir de tête »» .H fois qu’il q u ’ il constate con state ce qu’il q u ’ il a fait fa it il doit d o it avoir a v o ir la chair c h a ir de de pro d u ire comme c o m m e ça.. et après lui lui l’existence l'e xiste n ce de son monde m onde de-Soi c o m p a ra tiv e m e n t négligeable néglige able :: cela va de de soi !! est comparativement 參 A ce point. à partir p a rtir de rien rien (et (e t non non poule . lu i-m ê m e . et puis.. je viens de me vraiment v ra im e n t très fort. d fêtre.. il il me m e faut fa u t revenir re ve n ir à ma m a propre p ro p re expé¬ expé­ rie n ce . l ’ E xistence.H :: D’accord. il me m e semble sem ble pourtant p o u rta n t que chaque D.Je suis un jeune adolescent en conversation avec am i plus plu s âgé.vvraiment ra im e n t mystique m ystiq u e est que Dieu D ieu .

Ami A m i : — Tu ne comprends co m p re n d s pas.Quelque Q ue lque années plus p lu s tard. o ccu p é .H — M ais pas Quelqu’un (Quelqu’ un se créant cré a n t lui-même lu i-m ê m e !! Il // — Mais n 'a v a it pas besoin de se produire.H D. Rien Rien !! Pas un grain. A présent présent adulte a d u lte mais m ais pas encore en core consciemment c o n s c ie m m e n t Sans-Tête S ans-T ête .chose. T e xistence -de -S oi. pas pas l'ombre l’om bre d’un d ’ un reflet re fle t de conscience. encore en core une une Dieu fois. Il . il il a bien bien quer. qu’il q u ’ il puisse y avoir a v o ir quelqu'un q u e lq u ’ un ou ou quelque chose.mystères D. A m i :: — (se levant le va n t pour p o u r partir) p a rtir) Ces questions question s ne ne Ami no tre ressort. lui. C’est C 'est Dieu lui-même lu i-m ê m e qui qu i est l’archi-inconnaisseur T a rchi-in conn aisseu r !! Dieu (celui (c e lu i ou ou celle . Dieu.ce qui D ieu est ce Quelqu’un Q u e lq u 'u n d’Autre d 'A u tre . Ce n’est sible s ib le ! ! A p rè s ça il peut pe ut tout to u t faire fa ire :: créer cré er des milliards m illia rd s de Après mondes m ondes les mains m ains attachées derrière de rriè re le le dos. m a g iq u e . d ’A u tre .. à s’inventer. re ssort. mais m a is pleinement p le in e m e n t éveillé é ve illé !). arrière .je ré flé ­ je réflé¬ chis à nouveau nouvea u à ce problème p ro b lè m e de l’existence-de-Soi. résoudre . grain.H — (à lui-même) lu i-m ê m e ) Alors A lo rs pourquoi p o u rq u o i a-t-il a .. Il Il devrait de vrait y avoir a vo ir simplement.t-il fait fa it de moi m oi un questionneur q u e stio n n e u r ? Je continue c o n tin u e à trouver tro u v e r bizarre. pas une bribe. il il aurait a u ra it pu se man¬ m an­ n’avait fallait O u s’il sMI fa lla it vraiment u ra im e n t qu’il q u y\\ apparaisse. ta rd . très bizarre et singulier.. Il Il fallait fa lla it qu'il q u 'il y ait a it Q u e lq u 'u n pour p o u r créer cré e r l'univers. p ro d u ire . sans l’aide Taide de per¬ p e r­ n*est pas pas simplement s im p le m e n t magique.H D. l'u n iv e rs .portant p o rta n t le nom nom que vous voudrez 119 119 . bribe. Il conscience. sim ple m en t. Quelqu’un D. !). pour p o u r faire le travail tra v a il qu i signifie sig n ifie que finalement fin a le m e n t il il n’est n*est pas pas Dieu. Ou fallu fa llu Quelqu’un Q u e lq u ’ un d’Autre. en arrière.. paix. Dieu D ieu et le commencement com m encem ent sont pas de notre sont des mystères m ystè re s que nous ne sommes som m es pas supposés m ystè res pour p o u r nous bien sûr. c’est c*est impos¬ im p o s­ sonne. il il refuse de me m e laisser en paix. s’inventer.occupé. pas pas pour p o u r lui. Le Le vrai .

mais p o u r L’adorer. A prè s ce seul vra qui a C elui qui po ssib le à Celui pourrait é ca rté ? Tout est possible être écarté p o u rra it être grand savoiraccompli l'im possible.n’est raté. co n fia n ce et un optimisme d é co u vrir une confiance Après m ira c le au tre miracle qu el autre vraii Miracle in itia l. contorsio n absurde et vouée à l'échec sion . notre Etre comme régulièrem e nt et allant-de-soi on nous le servait régulièrement a lla n t-d e -so i que si on rid icu le au petit-déjeuner cette suffisance ridicule quand cette !).une contorsion Dieu absolu . au-delà de toute mesure. c’est enfin à s’estomper. découvrir o p tim is m e sans limites. comment ca n te non-existence. faire . commence u ltim e . son vver¬ indicib le grandeur.qui est Nulle-chose N ulle-chose et Source et Conscience na is­ ne peut pas comprendre s'est donné nais¬ il s’est co m m e n t il com pre ndre comment com ­ sance. sion Téchec !! Non. Celui qui possède le grand accom pli l’impossible.qui est capable d’être co m m e n t il y sa vo ir comment d 'ê tre sans savoir parvient n ’est pas m onde n'est un bricoleur. la h u m ilité . fectio res­ crainte res¬ pour laquelle il demeure. raison de sa beaucoup-plus-qu’humaine la raison e r­ grandeur. a is. s e u le m e n t pour non seulement lim ites.Etre) C onscience et Etre) . raison ultime. com m en ce enfin non nous p o u r nous m a is aussi pour L’ ad ore r.un Dieu il adore être pour m ystère absolu lu i-m ê m e un mystère po ur lui-même étem el d ’un éternel qui s o u ffrira it d’un l ’é te rn ité souffrirait po ur l'éternité qu i s’est évalué pour im pe r­ nullem ent une imper¬ ennui. C’est bien au contraire. c ’est la raison s’estom per. Et quand p e tit-d é je u n e r !). pectueuse de lui-même. à jam C 'est m esure. quand il se penche sur sa profondeur tige quand ité de (Nous préten tieu x. c’est com prendre com¬ im possible. quel M ira c le initial. avons la van vanité hu m ain s prétentieux. de b e a u co u p -p lu s-q u ’hum aine humilité. Son monde n ’est pas un p a rvie n t -. dem eure. de cette réveillé ré veillé du plus abyssal des sommeils. Cette divine ignorance n’est n'est nullement raison Qfest la raison fection co n tra ire . humains naturel d ro it. xtra is’extraiment tiré par ses propres bretelles pour s'e sJest tiré m ent il s’est vacante s ’est re de cette c o m m e n t il s’est n o n -e x is te n c e . son tre tremblement m ble m en t face à son indicible p ro fo n d e u r sans fond. position nuit com pre ndre serait prendre position nu it sans rêves ! Se comprendre régres­ infinie et futile lui-m êm e dans une infinie futile régres¬ en-dessous de lui-même Non. bien n de sa nature. tige fond. dans une crainte jamais. (N ous seuls. Tout est bien ! 120 . aussi naturel revendiquer notre co m m e un droit. nature. ce tte va longue cette longue som m eils. Il ne peut pas comprendre c'est impossible. C’est lu i-m ê m e .

dim ension. nous ne sombrons som bro ns pas dans un un délire dé lire de de même u contraire. opaques. Si Si la la Ce qui quMI est parfaitement p a rfa ite m e n t incompréhensible incom préhensible est est découverte qu’il vala ble. enfantin e n fa n tin puis p u is ju v é n ile . puisse puisse posséder posséder une ètreté êtreté per¬ p e r­ à son C elui qui es/. n iv e a u .) est.J’ai J 'a i atteint a tte in t à présent présent la trentaine tre n ta in e et et j'a «perduIll prem ière conséquence est que mon m on émer¬ é m e r­ ma-tête». connaissa nce de lui-même lu i-m ê m e à travers tra ve rs nous. Car C ar ce sa connaissance n 'e s t pas en tant ta n t que créatures cré atures minuscules. nous. le vrai blasphème blasphèm e est la prétention p ré te n tio n que cet arrogance. c’est c ’est parce qu’il q u ’ il s’agit s’a g it de valable. participation. mais m a is en tant ta n t que l’Auto-créateur T A u to -c ré a te u r luilu iAuto-création. person nelle. n’est bien-trop-hum aines. (N on. m in u scu le s. quel «autre» pourrait-il p o u rra it-il y avoir a v o ir avec qui q u i partager p a rta g e r ? 121 121 . La première vveillement.sans par¬ p a r­ préten tion sous-jacente que cet «être» «être»* humain. com m ence à prendre une nouvelle dimension. est est que notre notre étonnement éto nn em e nt rendant é m e rv e illé face à sa réalisation ré a lisa tio n n’est n*est rien d’autre d 'a u tre que que émerveillé p ro p re étonnement é to n n e m e n t émerveillé é m e rv e illé -. ler de la prétention son propre p ro p re niveau. Je tombe tom be commence ravisse m en t sur la phrase lumineuse lum in euse et et inspirée inspirée avec ravissement S a in t-J e a n -d e -la -C ro ix «Ceux qui connaissent Dieu Dieu Jean-de-la-Croix de Saintp a rfa ite m e n t sont son t ceux qui perçoivent p e rç o iv e n t le le plus plus le plus parfaitement c la ire m e n t qu'il q u 'il est parfaitement p a rfa ite m e n t incompréhensible.j’aii «perduHi -. h u m a in en tant ta n t que qu e tel puisse atteindre a tte in d re les hau¬ hau­ être humain teurs vertigineuses ve rtig in e u se s où Dieu D ieu peut pe ut être perçu -. A ce ce niveau. Son étonnement é to n n e m e n t même.» incom pré he nsible. par la merveille m e rv e ille de cette rons abasourdis. h u m b le ). s u rp re n a n te . e ille m e n t. m êm e !! (Mon.pas pas une une simple sim p le Son propre p a rtic ip a tio n . nous rejetons rejetons comme com m e grotesque Au grandeur. hum ain. bouleversés par A u to -c ré a tio n . A to u te prétention p ré te n tio n à une divinité d iv in ité personnelle.» clairement q u i me m e conduit c o n d u it à une pensée pensée surprenante.) Ce qui est stupé¬ s tu p é ­ sonnelle en dehors de Celui fia n t (nous exaltant e x a lta n t infiniment in fin im e n t et simultanément sim u lta n é m e n t nous nous fiant re nda nt infiniment in fin im e n t humble). vé rita b le . La La réelle toute arrog ance . m ê m e . que nous demeu¬ dem eu­ pourvues de têtes bien-trop-humaines. si elle est véritable. face à l’existence T existence juvénile.

prem ière. son origine o rig in e et le mystère m ystè re de l’Etre TEtre en son entier e n tie r !! Heureusement. est mon m on mystère. Ici. c ri. s’accomplit s ^ c c o m p lit mière dans toute sa splendeur sp le n d e u r première. elle a lieu lieu ici. ici. O ui. m o i. m a in te n a n t. très trè s loin. est est MoiM oimême.le plus plu s grandiose grand iose et je peux être sur que ce lieu pourtant p o u rta n t le plus dérisoire. tcfute. chim iques . ignoré ign oré et prétenduement p ré te n d u e m e n t bouché bo uché par pa r tê te . plu s. ilil y a très longtemps longtem ps . Je dois le prendre pre n d re à mon m on bord. en cet instant in s ta n t même même !! Oui. C'est C ’est spécifiquement sp é cifiq u e m e n t sa tâche. je lieu .je je p o u rra it dire ce Lieu-sans-tête Lieu-sa ns-tê te constate je pourrait . H eureusem ent. encore moins m oins envers tout to u t ce qui est. et tout to u t d’un d*un coup. m a in te n u e . d it-o n . m ys tè re .recèle beaucoup beauco up plus. l’ensemble Vensem ble du d u drame d ra m e extravagant e x tra v a g a n t de la la une tête. au au centre même m êm e de mon m on univers. Qui Q ui plus est. TEtre..qu’en qu*en tant ta n t que Conscience C onscience complètement co m p lè te m e n t libre libre et infi¬ in fi­ niment n im e n t étendue. L’Auto¬ L’A u to ­ génération gé n é ra tio n n’est n ’ est pas pas un événement événem ent impossible im p o s s ib le produit p ro d u it par pa r quelqu’un q u e lq u 'u n d’autre. d 'a u tre . le plus plus intime in tim e et pourtant p o u rta n t le le plus général. dé riso ire . elle est idéalement id é a le m e n t adaptée à cette ce tte énorme énorm e tâche. dans ce lieu lieu méprisé. Finalem ent. il il y avait a v a it une boule . ici ic i et maintenant. ce prodigieux p ro d ig ie u x mystère m ystè re . de-Soi s'accomplit Création-de-Soi s'a cco m p lit comme com m e si c'était c 'était pour p o u r la la pre pre­ Création m ière fois (supprimez (su p p rim e z comme c o m m e si c’était). Ici. Ici Ici et mainte¬ m a in te ­ nant. c 'é ta it).une petite pe tite boite bo ite intensément in te nsém ent personnelle. en cet instant insta nt même! m êm e! Son Impossibilité Im p o s s ib ilité est maintenue.est mon m on cri. m éprisé. la vérité suprême suprêm e (et (e t enfin en fin parfaitement p a rfa ite m e n t évidente) é vid e n te ) surgit s u rg it en moi.ce ce cri c ri «JE SUIS SCIIS !»* . Si ici.Finalement. inépuisable in é p u isa b le et éter¬ é te r­ n e lle m e n t présente. une fois pour p o u r toute. C osm os.il il serait bourrée de neurones et de réactions chimiques insensé de croire c ro ire qu’une q u ’ une chose aussi dérisoire d é ris o ire soit s o it à même m êm e de contenir c o n te n ir et signifier s ig n ifie r le le Cosmos. ici. je ne peux plus plu s éluder é lu d e r ma m a responsabilité re sp o n sa b ilité envers envers l’Etre. le plus plu s proche.IV IV . je constate . lo in . ici. minus¬ m in u s ­ nellement cule c u le me m e dit-on. le le mieux m ie u x connu co n n u et pour¬ p o u r­ tant ta n t le plus ignoré . incroyablein c ro y a b le ­ 122 122 . proche . personnelle.

m e n t plus. o ive n t être a cce p ­ tées avec respect re spect en en ta n t que représentantes de l’au¬ tant l'a u ­ to rité de leur Origine.. Pas même pensées et d’émotions m êm e plu s ssublime u b lim e de ces réalisations. Nous conser¬ frustration. le Réceptacle les réalisations. En 11657 rons du lié et lll« 657 le catholique Angélus Silesius dépeint Dieu comme ' sc se courbant et sc lui-mème *. * Parfait auto ^ E v a n g ile d procréé qui n’est e s Egyptiens E g y p t i e n s invoque le n 11 L'Evangile auto-procréé des nrest pas au-dchors de moi m o i1 r a it é d e la là Trinité Trin^é parle de l'ineffable ‘* qui se connaît "1et le TTraité de connaii lui-même. 123 . veut. le contenant naturelle. Cependant. c'cst-à-dire c'est-à-dire qui est digne de sa propre admiration. le le contenant c o n te n a n t ne change c h a n g e pas. quand présentent. Les contenus vont viennent. pas. il il en est dépourvu. Baba . co n te n a n t est nonné.m è n \ e . pe ut apparaître lorsque nous perdons de vue La caverne caverne apparaître que lorsque e lle -m ê m e . jamais rassasiés. plus.ja nés à rester des chercheurs m a is rassasiés. Ils sont s o n t fa faits its de sent d e m o tio n s .les l es inépuisables in é p u is a b le s ressources re ssources de cette c e tte caverne c a v e rn e d’Ali d ’A li stra tio n . n’est Tun.peut devenir source de fru con ser­ vons l'angoisse l'a n g o isse qu’après q u 'a p rè s to tout u t nous sommes som m es condam¬ condam ­ ch e rch e u rs .. éternelle et nonnaturelle. O rigine. ni l’autre. croissent von t et viennent. de surprises dépassant toute to u te imagination im a g in a tio n ! ment Q ui aurait a u ra it pu pu penser que tête signi¬ que perdre pe rdre une simple Qui sim p le tête s ig n i­ fie ra it gagner gagne r un tel sor ? trésor fierait tel tré C ependant. pas même la plus m êm e l’apo¬ Tapothéose que constitue co n stitu e l’Auto-génération TA u to -g é n é ra tio n de Soi-Même* S o i-M ê m e 1. cette potentialité p o te n tia lité -. théose que n'est Réelle dans le sens de C’est C est Réel et ni l’un. ré a lisa tio n s.t. Les contenus contenus sont nés . Mais M ais une te telle bord lle anxiété a n xié té ne peut révélation. cel cet Espace te lle m e n t prolifique. notre notre véritable véritable Nature. de sa gloire. man¬ m anq u a n t to u jo u rs le détail d é ta il important. Tautre. cro isse n t et décrois¬ décroisse n t . N ature. continuellement c o n tin u e lle m e n t au toujours au quant bord de la ré v é la tio n . la richesse même m êm e de cette Cependant. Il est émerveillement 1' parce se prosternant devant lui-même qu'il veut ce cc qu'il est. de ses honneurs et el de ses louanges p u i s q u 'ii l/ ss'es 'e s I t produit p r o d u i t lui-même''. d é p o u rvu . toutes R éceptacle (et (e t surtout su rto u t la Fin) de toutes transparente. la Source elle-même. l u i . qu'il qu'il est ce et sans fin et sans cause ' esl. parfaitement p a rfa ite m e n t adaptée au torité au moment m om ent l ’occa sion. n 'o n t à être recherchés ou quand n'ont ou accaparés. lui-mème. et à l’occasion. im p o rta n t. elles d doivent accep¬ ces réalisations se présentent. Les Gnosliques Gnostiques auteurs de ces textes vivaient aux envi­ envi¬ puisqu IIK siècle de notre ère. tellement p ro lifiq u e . S ource transparente. réalisations.

La Barrière découvertes Aussi ré vo lu tio n n a ire s que soient les découvertes ussi révolutionnaires A Voie. q u o tid ie n n e . vo 124 . au-delà et en-deçà de tous ces évènements neux. rizon. C 'e st le te con tou rné . B arrière 7. tiq (Jn exp loré e. m o in s insuffisamment to u t au moins ou tout vierge. pour¬ u jo u rs en action. à la 7ème ressem ble q u i ressemble E tape qui n o tre Voie. l’égo suivant souterrainement chem in. Une souffrance. Etape E tape de notre 7èm e Etape in s u r­ o b s tru c tio n insur¬ beaucoup plus à une impasse im passe .qu’à du o b lig a to ire . dem eure im p o rta n te demeure ré gion très importante tique «progrès»*. nous ne sommes des grandes réalisations lo n n e n t les étapes de la qu i ja ré a lisa tio n s qui jalonnent che­ un grand Il nous reste encore un »*. m ais obligatoire.. ge... elles laissent fin in sa tisfa it un désir insatisfait fondément souffrance.d ir e notre q u e lq u e chose .c’est-à-dire énorm e quelque un énorme m êm e.. faites p a rc o u ra n t les étapes 5 et 6 de notre ite s en parcourant fa aussi utiles vie ré véler dans notre vie pu issent se révéler q u 'e lle s puissent u tile s qu’elles p ro ­ ya g e u r pro¬ a le m e n t le vo finalement voyageur quotidienne. voyage. Il grand che¬ « * Voie sans tête ».est une volonté sép ara trice. som m es nullement fa it.à . Et nous voici donc souterrainem ent son chemin. toujours non-régénéré est to Tégo non-régénéré neux. lu m i­ évènem ents lumi¬ Ici. lu i ayant a v e u g le m e n t lui d ’ un aveuglement c o m p a g n e r d’un même. volonté.arrivés à la fin n u lle m e n t arrivés fin En fait. ba rrière se dresse à l’ho¬ rm id a b le barrière dure.une obstruction Tétape-épreuve montable q u e lle est en réalité : l'étape-épreuve qu'à ce qu’elle m ontable .. Lin vierge.. C’est pe ut être contourné. devenue tellement claire tellem ent claire d é v e lo p p e m e n ts u s les développements et habituelle tous (e n ric h ie de to h a b itu e lle (enrichie encourageants que nous venons d'étudier) s’a c ­ d ’étu dier) puisse s’ac¬ compagner ic i o c c u lté . p o u r­ a ctio n . notre c ^ s t. plus cte plus progression va se révéler de min p a rc o u rir et la progression m in à parcourir (Jne l'h o ­ formidable en plus dure. in s u ffis a m m e n t explorée. ou qui m o nstre s et qui peuplé de monstres pays sombre som bre et dangereux peuplé ne peut territoire rrito ire de la volonté. demeurent. Ici. de quelque a u th e n ­ d 'u n authen¬ d é p it d’un dem eu ren t. quelqu e chose. fon d é m e n t troublé. notre lo n té personnelle et séparatrice. n o tre Voie. douloureuse mais du voya Que cette Vision Sans Tête. un tro u b lé . ici a y a n t occulté. une région u e «progrès». En dépit chose. un no tre ego . Une fo rizon .

mieux ficile m ie u x pavée. préhensible. a u tre . accompagné d 'u n e pensée obsessionnelle ob sessionnelle » é p o u va n ta b le :: •« tous tous ces progrès spirituels. (A (A cet égard. in e xp liq u é e . de n'étre fonde dépression. de la personnalité p e rso n n a lité se divisant conscientes. p itto re sq u e . ce tte fic fiction tio n de person¬ p e rso n ­ n a lité . demeure dem eure attachée atta ch é e à cette niveaux. po uvon s nous détourner d é to u rn e r . perte façons. voire voire une fraude temps. une réaction réaction aussi fréquente que com¬ com ­ ment préhensible. à tous to u s les n ive a u x. nous pouvons réagir de différentes façons. plus plu s populaire p o p u la ire et pittoresque. a cco m pa gné d’une bon-à-rien. c’est c 'e s t une situation conscientes. les plus plus proteste consciente s..profondément p ro fo n d é m e n t découragés découragés pouvons cette Voie se contentant co n te n ta n t de «voir» n’est de constater que cette n^st ra im e n t directe d ire cte et beaucoup beaucoup plus dure qu’on q u 'o n ne pas vvraiment l'a v a it laissé laissé entendre . Comme C om m e si l’on sombres s’aban¬ partiellement Ton s'a ban­ d o n n a it seulement se u le m e n t à moitié m o itié à la vérité donnait vé rité . C ’est comme c o m m e si notre n o tre oeil o e il (perception) (p e rc e p tio n ) et notre C’est n o tre tête tête (pensé e) avaient a v a ie n t été ouverts (pensée) o u v e rts et inondés in o n d é s de lumière.d é ce p tio n te terrible. «inférieures% moins d’une m o in s consciente s. q u i.les parties p a rtie s -hautes». quelquefois q u e lq u e fo is un un constat déception c o n s ta t déchirant. dans Tun des nombreux nom breux to u rs -s p iritu e l-o rg a n is é s actuelle¬ tours-spirituel-organisés a c tu e lle ­ l’un m ent à la mode m ode . lu m iè re . un futilité. partie p a rtie ssupé¬ upé­ rieure complètement c o m p lè te m e n t illuminée illu m in é e tan rieure dis que que l’inférieure T inférieure tandis pro te ste furieusement fu rie u se m e n t . Résultat R ésultat : an xiété croissante cro issa n te et inexpliquée. un sentiment n 'è tre b o n -à -rie n . peut-être p e u t-ê tre une pro¬ p ro ­ anxiété fon de d é p re ssio n . tous épouvantable tous ces e ffo rts d é b o u c h a n t sur cette c e tte Barrière B a rriè re ont-ils o n t-ils été une débouchant une efforts » pe rte de tem fraude ? * ps.et donc do nc abandonner aband onn er cette l'avait cette dif¬ d if­ fic ile piste p iste à tra ve rs le désert d é se rt pour travers p o u r une autre. 125 125 . ta n d is que notre no tre coeur co e u r et nos entrailles tandis e n tra ille s demeuraient d e m e u ra ie n t p a rtiellem ent som bres et closes. découverte d é co u ve rte dans pavée. sp iritu e ls. rrib le . que s itu a tio n pire pire que c e lle de la personne p e rso n n e «non éveilléecelle éve illé e » qui. d iv is a n t et différant d iffé ra n t d 'u n e certaine c e rta in e faço n des parties façon p a rtie s "inférieures». ic h o to m ie ). égard. une grave d nalité. évitant é v ita n t ainsi une dichotomie). s e n tim e n t de fu tilité . Mous Là. d é c h ira n t. «hautes».

1 e g o . leurs ambitions a m b itio n s limitées. Cln (Jn mythe. leur leur véritable Soi . sont s o n t structurés s tru c tu ré s par pa r l’ego Tego raisonnables diviseur.Cine CJne autre. pire. mais m ais très révélateur. jamais. après des mois et des années d’entière d'entière soumission. moins m o in s habituelle. divise u r. d 'u tilise r. le plus accompli accom pli des anges. s id d h is . Dans D ans notre n o tre tradition tra d itio n occidentale o c c id e n ta le cette c e tte Barrière B a rriè re se nomme n o m m e :: l’Obscure T O bscure Nuit N u it de l’Ame. est le le premier pas vers Il abondon abondon au au Guru Guru intérieur. bref. IIIl peut peut leur leur expliquer expliquer que s'en remettre à lui. Notre N otre ego est bel bel et bien diabo¬ d ia b o ­ lique et son aptitude aptitud e à se jo u e r de nous est sans limite. leur le u r pouvoir p o u v o ir sur les autres. ] La caractérislique caractéristique de cette sorte de leader est qu'au lieu 1 lieu de demander demander àà ses ses adeptes de se retourner vers leur Ressource intérieure la plus intime intime et d assumer assumer la lo responsabilité responsabilité de leur propre vie. fa u x -m o i. fina¬ fin a ­ lement. le m e n t. lui. 126 126 . d . sa n s-tê te . tra ve rse . leur leu r ego. bref. lim ité e s . mêmes m êm es ra is o n n a b le s voire v o ire nobles. cause de sa chute. au pire. sciem m ent. sp iritu a liste . qui accompagnent a cco m p a g n e n t le voir-en-soi vo ir-e n -s o i ou ou la vvision is io n sans-tête. Ils Ils cherchent ch e rch e n t (et (e t quelquefois q u elqu efois avec un succès éclatant é cla ta n t quoique q u o iq u e temporaire) te m p o ra ire ) à exploi¬ e x p lo i­ terr le contact te c o n ta c t avec Ce qu’ils q u 'ils sont son t pour p o u r promouvoir p ro m o u v o ir ce qu’ils quMIs ne sont son t pas . pour p o u r en certain ce rta in temps. sp iritu e l. m ythe. est de faire fa ire halte à ce niveau niveau et d’utiliser. en pratique. intérieur. ou siddhis. dit-on. n o b le s. afin afin de les les adapter a d a p te r à des buts buts limités lim ité s (pas forcément fo rcé m e n t personnels) .buts qui. étant l’absence l'absence d’humilité. détourner d é to u rn e r plus plu s d'un d 'u n voyageur. (Il est clair c la ir qu’il qu*il n’existe n ^ x is te aucune a u cu n e délire-ded é lire -d e l’ego l ’ego comparable com parable au délire-de d é lire -d e-l’ego spiritualiste.1 C’est. La véritable route conduit c o n d u it droit d ro it à la la Barrière B arrière et. h a b itu e lle . m ie u x. les les pouvoirs pouvoirs spéciaux. C 'est. h a u ts-in itié s. peut. Satan était.) lim ite . TA m e. Au A u mieux. le chemin chem in du suicide spirituel. un chemin ch e m in de traverse tra verse tentateur te n ta te u r qui qu i peut. de plus plus en plus plus difficile.c'est-à-dire c 'e s t-à -d ire leur le u r faux-moi. ce second pas pas -• qui exige un demi-tour demi-tour complet complet -devient.) jouer Plus que ja m a is. tem ps. Guru extérieur. sa seule lacune. les magiciens m a g icie n s ou ou faiseurs de miracles m ira cle s et les leaders de cultes culte s à grande échelle.. néanmoins. abondent les adeptes de hauts-initiés. au tres. de cultiver c u ltiv e r sciemment.hum ilité. il les encourage à le regarder regarder et et se se référera référer à lui lui. la traverse.

su sce p tib le d ’être l’idée d’être susceptible 127 . SU IS). abandon souscrire tout qu i se présente. On On p o u rra it dire dire que. mais m ais du tem ple même m êm e du du soi :: ce «coeur». q u e lq u ’un. essentielle esse ntielle et de beaucoup dernière beauco up la plus plu s dif¬ d if­ ficile de la Voie. grand grand spécialiste de ces ques¬ qu es­ Citons « tio n s. p iritu e lle authentique. Il é c rit « Lors de sa première pre m iè re épuration. conscience. défaire. ici ic i même. non non pas des organes de per¬ nouvelle et plus définitive. La Percée E lle se résume ré su m e à une profonde p ro fo n d e d é c la ra tio n d’in¬ Elle déclaration d finte n tio n . Voie. rien. »•* D’un D*un certain c e rta in point p o in t de vue véritable vue c’est c 'e s t le vé volonté. p o in t. même. à partir p a r tir de mes tention. 8. p e r­ ception. qui. A présent il lui fa vu la réalité.C itons Evelyn E velyn Underhill. ju s q u 'à ce point. étape. qui. lè ch e r-p rise . ici. cette de rn iè re étape. sou scrire à to ut n’est autre qu’acceptation. n o ta ie n t.. ficile Percée. de la vie sspirituelle a u th e n tiq u e . C o m m e n t s’effectue «« Comment s’e ffe ctu e exactement e xa cte m e n t cette cette percée ? p e u t-o n faire Que peut-on p o u r s’en s’ en rapprocher ra p p ro c h e r ? »» faire pour D ans un un certain c e rta in sens. Ce n’est faire n 'e s t pas un Dans un faire m ais plutôt p lu tô t un un défaire. N ature. rita b le dé but de la Voie. au au cours cou rs de ce vécu nettoyé faut illu m in é il a vu ré a lité .. siège siège temple ception. écrit ne tto yé le miroir m iro ir de la perception. tous pourrait tou s les «progrès» jusqu'à «progrès» sp iritu e ls n’étaient. qui qui début n ’est au tre q u ’a c c e p ta tio n .. présente. é p u ra tio n . finalement fina lem e nt débouche sur la Percée. mes tripes (p o u r ainsi a in s i dire) d ire ) que qu e mon m on désir d é sir le plus p lu s profond tripes (pour p ro fo n d est que qu e to u t soit s o it tel que qu e c’est c rest . à ce jou r. un abandon mais abandon de l ’ idée fausse qu’il q u ’il y a quelqu’un. (Jnderhill. vécu p e rce p tio n . C’est C 'est la prise p ris e de conscience. p e rs o n n a lité et source so u rce de son son amour a m o u r et de sa de sa personnalité vo lo n té . u t être la illuminé R éalité. un un lâcher-prise. ici. que la préparation spirituels p répa ratio n à cette jour. cet Espace Eveillé. mourir tant m o u rir en ta ce qui n t qu’ego q u 'e g o illusoire illu s o ire et d is tin c t (« je un quelqu’un q u e lq u 'u n ») >») et renaître en tant que distinct ta n t que je suis un a u th e n tiq u e et non-égoïste seul. d iffé re n te . abandon . 8.percevant tout p e rce va n t que qu e tout to u t ssur¬ u r­ g it de ma m a Véritable Nature. le soi a tions. chose chose très différente.. authentique n o n -é g o ïste Ego E go (JE (J E SUIS). Il s’agit s 'a g it d’une d 'u n e épuration é p u ra tio n d é fin itive . git Eueillé. Réalité.

ou plutôt p lu tô t ilil s’esf sfes( clairement c la ire m e n t révélé qu’il quMI n’y n 'y a ici ic i rien à même m êm e de dispa¬ d is p a ­ raître.abandonné. Ensuite E nsuite la la vie elle-même e lle -m ê m e . pratiquée pra tiq u é e jour-après-jour jo u r-a p rè s -jo u r bien fidèle .nous démontre dém ontre ré a lisa tio n de nos nos désirs personnels personnels et divisés que la réalisation n’apporte n ’a p p o rte que les satisfactions sa tisfa ctio n s les plus brèves brèves suivies d é sillu sio n . d^ennui. 128 128 . Que Q ue pourrait-il p o u rr a it-il y avoir a v o ir d'autre d ’ a u tre à faire fa ire ?? Après A p rè s tout. au delà du séculaire et et du connu vers l’ésotérique.et peu importe im p o rte qu’il q u 'il ait a it été «bref» et «superficiel» «superficiel» -.. d’ennui.cette ce tte perception p e rce p tio n que déjà nous nous sommes som m es à la la fois Rien Rien et Tout . ananda.si si nous nous parvenons à comprendre co m p re n d re sa leçon infailliblement in fa illib le m e n t sage sage bien bien que souvent effroyablement e ffro ya b le m e n t dure -. p ro fo n d .qui nous nous a guidé gu idé jusqu’ici jusquM ci au au cours cou rs de notre no tre long lon g voyage ? C’est C ’est tout to u t le le contraire. a rrive . U Il s'est agit a g it du d u saut s a u t quantique q u a n tiq u e essentiel. notre n o tre voir-en-soi v o ir-e n -s o i initial in itia l . de désillusion. Cette C ette percée est-elle donc do nc une avancée au-delà de l’Evidence vers ce qui ne l’est pas. a b a n d o n n é . si ce n’est n 'e s t même m êm e de dégoût d é g o û t . les régions spirituelles s p iritu e lle s les plus plu s profondément p ro fo n d é m e n t cachées ? N’avons-nous N 'a v o n s -n o u s plus plus c 'e s t-à -d ire confiance co n fia n c e enfan¬ e n fa n ­ besoin de la boussole . c o n tra ire . to u t. m ystiq u e . au niveau niveau le plus plus profond. l'e x tra o rd in a ire . le mystique.était é ta it déjà total aban¬ aban­ don don :: tout to u t ce qu’il quMl y avait a v a it ici ici a disparu .est une préparation p ré p a ra tio n précieuse à la découverte découverte que déjà. alors tôtt qu’accepter jaillit ja illit cette Joie Jo ie subtile et durable que la tradition tra d itio n orien¬ o rie n ­ tale nomme tale nom m e ananda.c'est-à-dire tine tin e en ce qui est Donné D onné .. Tésotérique. au-delà de l’Ordinaire l ’O rdinaire vers l’extraordinaire. nous désirons àà la la fois Rien et Tout. alors que si nous possédons la la grâce de pouvoir p o u v o ir dire dire OUI O U 丨aux circonstances circo n sta n ce s et de vouloir v o u lo ir activement a c tiv e m e n t (plu¬ ( p lu ­ tô q u ’ a cce p te r passivement) passivem e nt) tout to u t ce qui qu i arrive. de la fic¬ //ction de l’égocentricité Lion ré g o c e n tric ité à la réalité ré alité de la zérocentricité. visio n . Et Et bien entendu entendu la fidè le vision.

avaient a v a ie n t le attachements d ro it d'entrer d 'e n tre r librement lib re m e n t et d’obscurcir d ^ b s c u r c ir notre notre Clarté C larté cen¬ cen­ droit trale. côté . avant a va n t la percée. a tta c h e m e n ts . a m o u rs . Ce côté R oyaum e de l’Evidence. a tte n tio n . à la volonté v o lo n té de Dieu telle qu’elle q u 'e lle se révèle révèle ch a q u e circonstance c irc o n s ta n c e . tro n c . l ’ E vid e n ce , de «C'Est «C’ Est Ainsi». réel !! Combien C om bien de fois.envers en vers le le rence reconnaissante C la ire m e n t Donné. nos nos haines h a in e s -. poussé à parcourir tra d itio n occidentale o ccid e n ta le notre notre per¬ p e r­ Dans le langage de la tradition n o tre soumission s o u m is s io n inconditionnelle. l'O rd in a ire . de nous rendre aveugle au réel no tre intention in te n tio n manipulant m a n ip u la n t notre n o tre attention. n’avonsn ’ avo nsnotre nous pas vu vu uniquement u n iq u e m e n t ce que nous voulions v o u lio n s voir v o ir !! (Deux exemples exem ples d’hallucination d . in c o n d itio n n e lle . obsh’naHo/i. trale.nos amours. ou ego.) De l'autre côté minuscules no tre obstination o b s tin a tio n érode l’Euidence. l'E uidence. Pour Pour j’ai. sa résistance la la plus plus fo rm id a b le et désespérée face aux attaques attaqu es soutenues formidable in é lu c ta b le s des faits. tandis ta n d is que le Royaume Tautre côté. D onné.) De f a i^ r e o ^ é de /a b a 厂n’ère la barrière allongés. vu une une tête sur ce ce tronc. nos nos désirs ont o n t assom¬ assom ­ de l’autre bri. fa its . réalism e. renouvelée. o b s tin a tio n .ha llu cinatio n volontaire :: mon m on besoin besoin d 'ê tre accepté acce pté par pa r les humains h u m a in s «complets» qui qu i m’en¬ m 'e n ­ d’être to u ra ie n t était é ta it tellement te lle m e n t désespéré que pendant p e n d a n t des touraient i.id e n c e érode éroc/e notre n o f 厂e obstination.côté de la barrière b a rriè re est le pays natal na tal de l’Ordinaire. Ce qui q u i va la vaincre v a in c re est est le le et inéluctables m êm e et toujours to u jo u rs croissant c ro is s a n t réalisme. autour 129 129 .qui q u i nous a Clairement p a rco u rir le long chemin che m in menant m enant à la barrière.à la volonté vo lo n té de Dieu D ieu expo¬ expo­ en chaque a u to u r et à l’intérieur T in té rie u r de nous. sous la forme fo rm e de de sée. années j'a m êm e raison les chercheurs che rche urs du XVllè XVIIè siècle ont o n t «vu» la même com m e des êtres humains hum ains et dessiné les spermatozoïdes comme m in u scu le s et a llo n g é s. n 'e st autre au tre que le point p o in t culminant c u lm in a n t des efforts e ffo rts de sur¬ s u r­ n’est vie de notre no tre obstination. moi m oi aussi. la même m êm e révé¬ ré v é ­ même re co n n a issa n te envers C’Est C ’ E st Ainsi A in s i . La La barrière barrière barrière. toujours to u jo u rs cée est notre renouvelée. la Criante C ria n te Evidence E vid e n ce . déformé d é fo rm é et caché tout to u t ce qu’il quMl y avait a v a it à voir v o ir !! Nos hos bri. De ce côté-ci de la notre ba rnè re ,l'Evidence r£ i.

le Plus Haut. en m ener la barque en enfin. ce que nous voyo voyons d it :: ici. si clai¬ plu s de blessure com blée . fois pour fusionnent non pas une fois sio n n e n t . Totale perte-de-soi ment-de-soi. enfin. h a u te u r lu exaltation. «Nirvana citation plu s haut. visib le en cette H l­ N irvan a te être ce Nirvana tel¬ au bien être p e u t bien Q ue peut averti. A lu à l’envers. plus vu.où m esure où insta nt. recherche. to pa r instant. de mener C*est à vous.» T é loign em e nt du recherche. blessure séparant le Rien. vou lons. tout p ro d u it en cet to u t ce qui se produit tel m o nde tel voyons yo n s le monde sa uolonté no us vo n ô tre nous d e v ie n t la nôtre v o lo n té deuient est. Dans la mesure c e t instant. Profondeur est: hauteur in fin ie in fin i est . du désir. m ent-d e-so i.. infinie b a isse m e n t infini Abaissement l'e n ve rs.. l’éloignement c la i­ est comblée. no tre vie. vous.»» Ici. Le toute préten tion . au disciple d é c rit il est décrit s e rm o n il lement m ê m e sermon D ans le même is ib le ? Dans le m e n t vvisible comme b rû la n te fin de la brûlante H a u t.. lante recherche. b rû ­ B ouddha : fin du Bouddha fin de la brû¬ phrase du ré péte r la phrase p o u r répéter O u. a cco m plisseto ta l accomplissep e rte -d e -so i est :: total e xa lta tio n . la fin P aix. volonté. in c o n d itio n n e lle de la vo soum ission inconditionnelle Ou. pour lante recherche. S’il faut sommets. la brèche brèche Ici. et qui est : soumission lo n té . du rement p ro fo n d é m e n t ressenti à présent du Rien si profondément re m en t uu. qu 'il yons tel tel qu où nous le uo ta mesure m esure où 'il est. accueillant. enfin. désir. mais p o u r toute. in sta n t par Pour mieux que ré -u n io n de ce que cette ré-union co m p re n d re cette m ie u x comprendre nous vo voyons que nous voulons. enfin. 130 . tout long de notre au long u t au instant insta nt.» Que d is c ip le averti. m o nde nous apporte. en étant te prétention. to u t ce que le monde coe ur tout notre coeur fo n d de notre fond nous ns et ce que nous ic i. u tilis é e plus B oud dh a utilisée du Bouddha c ita tio n du visible accessible a ttira n t. Dans la u ’il voyons q qu du accuef"on5 du ef nous accueillons /召 sfenne d o se n t la sienne et notre volonté ü〇k>nfé deuient apporte. vie. est: profondes. ce tte vie. 'il est. Autrement u tre m e n t dit A m ais tou te. m ets. C’est abandonnant tou éta nt uous vous même. et accessible a c c u e illa n t.non voulons lons fu vou vie. l’expérience des som p a rle r de l’expérience u t parler S’ il nous fa é le ­ ceci (comme B ouddha) est la plus éle¬ Tassure le Bouddha) (co m m e nous l’assure Texsimultanément u lta n é m e n t inséparable de l’ex¬ d 'e n tre elles et sim vée d’entre périence des vallées les plus profondes. attirant. c o m m e «la Paix. revenons à la yo n s et de ce que «N irvana est ha ut..

voici Zen. lu i révéla to u t en en une seule petite p e tite phrase :: «Je n’ai elle lui n ’ai tout à me m e plaindre p la in d re de rien rien !» c h e f-d 'œ u v re de sobriété. il contient c o n tie n t plus n ’avez de capacité. grande autorité Tabandon. e n seign em e nt.. trou¬ m o m e n t où où je je ne vous fasse tro u­ u t ce que vous pouvez désirer. quoi-que-ce-soit. aucun enseignement. Au A u grand grand étonnement é to n n e m e n t du du disciple. m m e . portez p o rte z vos voeux au au . ver to tout désirer. tout sob riété . m alade.. tête. nous n’avons Q uelle som m e d*e ffo rts a été nécessaire pour Quelle d’efforts p o u r décou¬ somme décou­ v rir le tré s o r des tré sors que nous portions trésors p o rtio n s avec nous trésor vrir nous to u t le long lon g du du chemin ch e m in ! tout 131 131 . concerne chement con cern e m e rv e ille . to Ce chef-d'œuvre u t comme c o m m e l’épan¬ Tépanch e m e n t enthousiaste e n tho usiaste du du Père de Caussade. implicite la merveille. d isp ensa nt aucun fin. ne dispensant P ourtan t. »» que vous n’avez En parallèle p a ra llè le ... toujours in fin is. dilatez votre cœur Tinfini . jj’ai Jai de quoi le rem¬ re m ­ plir.au torité chrétienne de l’aban¬ Père de Caussade. u ltim e . identité Un maître m a ître a v a it un un disciple d is c ip le te voie qu’il lle m e n t avancé ava ncé dans la voie tellement avait qu*il décida de l'a d re s s e r à un plus plu s grand l’adresser g ra n d maître m a ître suscep¬ décida su s c e p ­ tible d 'a ch e ve r son son éducation éducation et lui faire atteindre atte in d re l’illu¬ tible d’achever Tillum in a tio n .. il n’est n'e st point p o in t de moment plir. misérable m isé ra b le et malade. pas de q u o i-q u e -c e -s o it. c a rriè re . consistant c o n s is ta n t à to u t simplement s im p le m e n t :: vvoir tout sagesse). (Jn v o ic i un un conte con te Zen. a écrit é c rit «« Donnez-vous D o n n e z-vo u s libre don. Pourtant.et complet c o m p le t contraste co n tra ste de style En style mais m a is id e n tité de substance . d iscip le . Le moment m o m e n t pré¬ présent est to u jo u rs plein plein de trésors trésors infinis. la jo ie ultime. o ir qu’ici q u lc i no us n ’ a vo n s pas de tê te . m a ître se révéla être une vvieille ie ille fe femme. vos lib re carrière.. ce maître mination. cœ ur à l’infini étendez. tout im p lic ite to u t au joie au long lon g de c e tte pratique p ra tiq u e (d’une (d 'u n e naïveté n a ïv e té sacrée sa cré e et cette e t pleine p le in e de de sag esse). cap acité.delà de toutes toutes mesures toutes m esures et de tou tes bornes . à la fin.

C’est illu m in e chaque étape de la Voie. nous nous devons nous empresser em presser de répé¬ répé­ ter qu’en qu 'en elle-même. C’est C ^st bienveillante qui illumine le talisman ta lis m a n exauçant exa uçan t tous tou s les les souhaits. am élioré e. la Fondation F o n d a tio n voulons. sein-de-notre-Vide C 'e st dès le début d é b u t «la vision vis io n véritable.tout to u t au début de la la vie spirituelle. ne ne s’occupant s 'o c c u p a n t que de l'autre Tautre monde m onde ou entièrement e n tiè re m e n t politisée. nous nous inébranlable. p o u rta n t (car (ca r Ici les métaphores m é taph ore s sont inépuisables) in é p u isa b le s) ilil pourtant sfagit du Pain de Vie qui. le le Donné D onné . ascétique a scé tiq u e ou sensuelle.ins¬ in s ­ tantaném ent craint cra in t et dédaigné . m ystiq u e s. la vision v is io n éter¬ é te r­ C’est q u i n’est n ^ s t ni surpassée. Ou encore.R é ca p itu la tio n et Conclusion C on clu sion Récapitulation C ette voie place la vision-sans-tête visio n -sa n s-tê te -. nous vo F a brique-de-religion aux multiples m ultip les étages supportant la Fabrique-de-religion b riq u e continuellement c o n tin u e lle m e n t en construction c o n s tru c tio n et conti¬ c o n ti­ fabrique .). g a rd e -m a n g e r. bien bien que manquant m a n q u a n t souvent so u ve n t de ces savoureux sa vo ure ux condiments. nous vacillons v a c illo n s entre en tre deux extrêmes. e xtrê m e s. vé rita b le . e lle -m ê m e . etc. Et Et chancelons. est la veri¬ véri­ s'agit table tab le nourriture n o u rritu re . ni changée changée nelle». e tc . p o rte -à -fa u x . Roc. p o litisé e . c h a n c e lo n s . nous demeurons de m eu ron s en porte-à-faux. o r ta n t que nous n’avons n ’a vo n s pas pas pris p ris appui a p p u i sur ce ce Roc Roc or tant iné bra nlable .fa nuellem e nt dangereusement dangereusem ent déséquilibrée (tout-coeur (to u t-c o e u r nuellement ou ou toute-tête.bénéficiant b é n é fic ia n t parfois p a rfo is d'un d 'u n délectable délectab le assaisonnem ent de délices délice s mystiques.alias voir-auv o ir-a u Cette s e in -d e -n o tre -V id e .). n’est n ’ est ja m a is à court c o u rt des jamais fru its de l’Arbre TA rbre de Vie. c o n d im e n ts . c’est c 'e s t le Roc. Heureusement H eureusem ent assaisonnement notre no tre garde-manger. fruits Ceci étant dit. qui C*est la lumière lu m iè re attentive a tte n tiv e et au cours de notre voyage. si elle n’est n 'e st pas suivie d’une d*une pra¬ p ra ­ tique tiq u e assidue a ssid u e et d’une d 'u n e compréhension c o m p ré h e n s io n profonde p ro fo n d e -acco m pa gné e (surtout) (s u rto u t) de l’abandon l ’abandon de toute to u te volonté v o lo n té accompagnée 132 132 . ni améliorée. sp iritu e lle . to u te -tê te . bien bien que sans goût.qu'à la la fin nous nous décou¬ dé cou­ tantanément vrons être ce qui nous accorde avec amour a m o u r tout to u t ce que que u lo n s.

qu’elle q u 'e lle jamais par fenêtre ouvre brièvement b riè ve m e n t une fen être sur l’Eternité l'E te rn ité et que (les (les cha rn iè re s étant éta nt à présent usées) la la fenêtre peut peut à tout to u t charnières m o m e n t s’ouvrir s 'o u v rir au vent ve n t de Dieu D ieu et et demeurer d e m e u re r large¬ la rg e ­ moment m e nt ouverte. affirmer a ffirm e r concernant c o n c e rn a n t cette fugitive fu g itiv e révélation. lu m in o sité . au moment m o m e n t exact e xa ct où il il le faudra. po uvon s.notre no tre expérience e xp érie nce initiale in itia le d’être d 'ê tre sans-tête personnelle néanm oins inutile. o u ve rte . sa chaleur. ré v é la tio n . in u tile . Nous pouvons pouvon s faire confiance co n fia n c e à Ce Que Que ment som m es pour p o u r se révéler ré véler dans toute to u te sa fraîcheur fra îch e u r nous sommes d 'a u ro re . 133 133 . tante. tante. sa luminosité. contre. son évidence écla¬ é c la ­ d’aurore. (b ie n qu'il q u 'il soit possible d’en d fen mésuser) m ésuser) elle n’a n'a est que (bien fait pa r elle-même e lle -m ê m e ja m a is fa it de mal m a l à personne.person nelle . Ce que nous nous pouvons. par par restera néanmoins c o n tre .

..

Que vous seul êtes dans la position p o s itio n de voir v o ir «Qui». sans réunions réunio ns régulières régulières où sont de leurs discutées les lignes à suivre. périence dont ce livre est l’objet. Elle E lle ressembe ressem be manque à ses adeptes qui considèrent co n sid è re n t qu’elle q u 'e lle aussi est est sans tête . sans comité c o m ité supé¬ supé­ rieu r ou ou quartier-général. ou à l’avance 135 135 .c’est-à-dire c 'e s t-à -d ire sans président. détail. par pa r tel livre.POSTFACE POSTFACE A s su m o n s que vous vou s souhaitez souhaite z poursuivre p o u rs u iv re cette c e tte Assumons Voie. v it. la «Voie Sans Tête» cifique m anque singulièrement sin g u liè re m e n t d’organisation. C’est plutôt p lu tô t le contraire. q u a rtie r-g é n é ra l. sans personnel s’assurant s'a ssu ra n t rieur tous s les membres m em bres sont son t bien bien enregistrés et et àà jour jo u r que tou leu rs cotisations. livre . Que donc Votre chemin chem in ne se conformera conform era pas à un plan tracé Tavance par pa r une autorité a u to rité supérieure. Elle E lle provient p ro v ie n t de la nature na ture même m êm e de cette cette expérience expérience tant . suivre. Que ce ce voir-en-soi v o ir-e n -s o i Vous investit inve stit de l’autorité Tautorité surprème surprêm e en ce domaine. d 'o rg a n is a tio n . elle provient pro vie n t de la quadruple conception co n ceptio n que pour po ur vivre réellement réellem ent il faut regarder et voir v o ir Qui Q ui vit.en ta n t qu’Clltime q u ’CJItime Confiance-en-Soi.Où aller a lle r à présent ? Où Où trouver tro u v e r quel¬ q u e l­ tions q u 'u n susceptible su sce p tib le de me m e conseiller c o n s e ille r et de m’encoura¬ m 'e n c o u ra qu'un Q uel groupe group e puis-je p u is -je rejoindre re jo in d re ? »»* ger ? Quel En tan m ouvem ent spirituel aussi vivant vivan t et et spé¬ spé­ tantt que mouvement c ifiq u e que la plupart p lu p a rt des autres. Une telle te lle absence de structure s tru c tu re ne provient p ro v ie n t pas pas d’une d’ une indifférence in d iffé re n ce ou ou d’une d ’ une répugnance à diffuser d iffu s e r l’ex¬ l’ex­ l ’objet. Vous pouvez dans ce cas vous poser poser des ques¬ ques­ tion s telles te lle s que «. préside nt. C o n fia n ce -e n -S o i. c o tis a tio n s . dom aine. Plus Plus en détail.

ment dés à présent. ignorants.si ce n'est contre. s'en servir. les ignorants. à l'extérieur. personne. accompagnée vou­ rend absurde toute idée de vou¬ de l’indéfinissable Tlndéfinissable qui rend servir. chacune pratiquant s im u l­ téte anarch ie est simul¬ apparente anarchie cette apparente façon . Ce qui cette saine logique n'a plus cours. m ent nous.la chose même n 'e st détruisent ob scu rcisse n t . ou qu’aucune ic i ne puisse être dé crite s ici h u it étapes décrites q u ’aucune des huit d e r­ évitée .bien personne. q u 'il dém ontrer qu'il !) serait de démontrer dont le but déclaré (appréciez !) telle division. Tout d 'a lle r quelque part. ressortir). m oyen d'aller pas une Voie.cette tête à sa façon où m esure où tanément (d ans la mesure h a n d ic a p (dans én o rm e handicap un énorme n é m e n t un ta pied de m ise sur pied l’organisation indisp en sable à la mise l'o rg a n is a tio n est indispensable toute (d ans la v a n ta g e (dans so rte d'aavantage e n tre p ris e ). üne l'extérieur. exem ple . mais l'Absence-de-choses accom pagnée l'A bsence-de-choses qui est leur origine. tous. qu’elle q u e lle souhaitait faire ressortir). pra tiq u a n t sa vision-sansdifférents. qu'après n ’est “Voie-sans-téte” n'est t. afin de s'en c a rte afin loir c o n c ré tis e r sur une carte lo ir la concrétiser insta n­ Faction . pas le moyen librem ent donné a is désirer est librement jamais ce que nous pourrons jam 136 . autres. et que nous sommes illum iné s ! pa rfaite m en t illuminés parfaitement tout.qui instan¬ ou une Faction G roupe ou Pourquoi créer un Groupe illu m i­ tanément l'h u m a n ité en deux :: nous. la “Voie-sans-tête” q u ’après tou pa rt. mesure qui p roblè m es qui l ’o rg a n isa tio n engendre des problèmes où l’organisation m esure où m êm e obscurcissent d é tru ise n t . dès som m es tous.vous découvrir né g o cie r les der¬ tra in de négocier d é c o u v rir en train nières dans un ordre m a nière qui d 'u n e manière d iffé re n t et d’une ordre différent propre. Considérée. qu'ils n ’exisfe pas une telle présent. Vous pouvez par exemple ou système. par contre. les illumi¬ ent divise l'humanité taném Faction (Jne Faction nés et les autres. La vérité est. n'existe intrin sè q u e ­ q u 'ils sont intrinsèque¬ division . de l'intérieur. cette m ais de nous concerne ici ne relève plus des choses. vous sera propre. Considérée groupe de personnes un groupe l'e xté rie u r .bien systèm e. cours.un C onsidérée de l’extérieur de styles différents. et une sorte to u te entreprise).

Pour Pour tout to u t autre au tre but. l'a ffa ire . nous sommes som m es libres d’adhérer d'adhérer toutes les orga¬ o rg a ­ nisa tio n s dont d o n t nous aurons au ron s envie. exa gérée. Mais M ais celui c e lu i qui nautés religieuses ou quasi-religieuses. celui ce lu i dont d o n t on ne ne peut pe ut s'écarter s 'é c a rte r .est nécessairement né cessairem e nt voir d ^a n ti-o rg a n is a tio n » . captivés par cette audacieuses et exigeante avenaven­ nous. Ce qui qu i signifie s ig n ifie que. bien bien entendu.qui qu i est v o ir et vivre vivre à partir p a rtir de ce Rien Rien -. prendre à leur D 'a ille u rs. nous nous repré¬ re p ré ­ ne possédant aucune «église» p o u r les autres un un minimum m in im u m de «concurrence» «concurrence*» sentons pour et demeurons de m eu ron s ainsi (nous (n ous l’espérons) Tespérons) à même m êm e d’ap¬ d 'a p ­ le u r contact c o n ta c t ou ou contribuer c o n trib u e r à leur le u r réussite. personnelle.ce ce qu'il q u 'il possède déjà en abondance ? Notre N otre but. fa it d’appartenir d 'a p p a rte n ir à certaines ce rta in e s de ces ces commu¬ com m u­ aide du fait q u a si-re lig ie u se s.la difficulté d iffic u lté de maintenir m a in te n ir ce «voir les autres existent soi-m êm e». par par entaché d’»anti-organisation». S o litu d e . but. et fait d ’ autres.dé part.à la suite d'un d'u n entrainement entraînem ent spécial -.. dans le u r une Institution In s titu tio n est. beaucoup de nos amis am is «sans-tête» retire retire une une D’ailleurs. de continuer c o n tin u e r à avancer ava n ce r tout to u t seul.et nous redescendons à présent présent où Malgré e xiste n t . M algré tout to u t . indis¬ in d is ­ dant ce jo jour l'établissem ent des règles et à l'administration l'adm inistration pensable à l'établissement tou te l'affaire. d iffic ile m e n t être exagérée. il il n’y n 'y a le Seul. Pour P our la plupart p lu p a rt d’entre d 'e n tre difficilement nous. pas d’autres. progressifs disciplines et écoles qui offrent des versements progressifs le futur. et se voit lui-même lui-m êm e comme com m e fa it face à sa Solitude. nive au. peut peut par soi-même». contre. A ce niveau. 137 137 . Qui Q ui pourrait p o u rra it bien souhaiter sou haite r se joindre jo in d re de toute pa yer du bon bon argent pour po ur se se à une telle entreprise et payer vvoir o ir offrir o ffrir . but.. est sans-tête demeure dem eure le Un. nisations «église» personnelle. ce qui qu i la rend totalement to ta le m e n t différente diffé re n te des des dès le départ. ü n . et et en atten¬ atten­ avec un capital à venir un jour. les à contre.

dispersé.d'encourager d 'e n c o u ra g e r ses ses amis am is à irresponsable prendre à coeur c o e u r le message m essage de ce livre liv re et néanmoins néanm oins à ne pas le suivre soi-mème so i-m ê m e et ne pas pas leur leu r accorder acco rd e r to u t le soutien soutien que permet perm et la nature de cette entreprise.mystique m ystiq u e dans le sens de poin¬ p o in ­ ta n t vers notre véritable identité id e n tité . Lam bert. 69 Chemin C hem in des Martels M artels 06330 06 330 . 31.réseau flot¬ flo t­ d’amis tan t. également. éta t. entreprise. il il existe un un petit p e tit nombre nom bre de livres et manuels m anuels écrits é crits par pa r l’auteur Tauteur dont do nt la la liste liste peut peut être trouvée à la fin fin de ce livre. P rem ièrem ent. to u t. pensable. informel in fo rm e l . co m m u n ica b le . il il est peut-être p e u t-ê tre plus plus facile fa c ile d’en d'en faire.Roquefort R oquefort-les-P ins. égalem ent. en dehors des précieux précieux ouvrages ouvrages des grands mystiques m ystiq u e s . sibles pour po ur rester en contact c o n ta c t les les uns avec les les autres. tout Mous Nous avons. o ffrir. D euxièm em ent. est est contagieux et essentiellement essentiellem ent communicable. dirigés dirig és par l’auteur l'a u te u r peuvent peuvent aussi être obtenues en contactant c o n ta cta n t Maurice M aurice et Brigitte B rig itte Lambert.utilisant u tilis a n t tous les moyens m oyens pos¬ pos­ tant.actuellement a ctu e lle m e n t de plus plus tant en plus largement largem ent diffusés. et avant a va n t tout. M ougins.pire. :: 116 77 16 16 31. beaucoup beauco up à vous offrir. Deuxièmement. En irre s p o n sa b le et égoïste ég oïste . T ro isiè m e m e n t. pire. livre . C’est C 'est à eux. en dépit d é p it des résistances possibles. France. C et état. ture. Les dates des sémi¬ s é m i­ naires. les amis am is à contacter sont :: Maurice Maurice et Brigitte Brigitte Lambert. Tél.ture. que doivent d o ive n t s’adres¬ s'a d re s­ ser ceux qui désirent organiser des séminaires en France. lecteurs lecteurs p o u rsu ivre l'expérience l ’expérie nce !! qui souhaitez poursuivre Premièrement. en effet. Cet faire. Troisièmement. la présence de compagnons co m p a g n o n s de route route est indis¬ in d is ­ En conséquence il ne serait pas pas réaliste -. De De toute 138 138 . présent et à venir. Château C hâteau de Mougins. En France. 6 / 93 77 -les -Pins. si des amis am is «sans-tête» «sans-tête» vous sem¬ sem ­ blent ble nt difficile d iffic ile à trouver. La m be rt. il il existe un un réseau d ^ m is attentionnés attentio nné s pratiquant p ra tiq u a n t la vision visio n .

la meilleure m e ille u re façon fa ço n de maintenir m a in te n ir notre no tre absence absence façon. m argina ux. Restons R estons résolument ré s o lu m e n t ici ici même. reuses. v is io n . m ê m e. Répétons notre notre question question initiale.ayant a ya n t pour po ur but bu t d'aider d 'a id e r cette vision v isio n sont chaotiques plutôt p lu tô t ridicules. (présent (p rése nt dans touts to u ts les êtres) en-Soi en-S oi est la grande prérogative pré ro g a tive et spécialité sp é cia lité de de l’Un TCJn d e rn ie r ressort ressort tous tou s nos efforts e ffo rts -. demeurent dem eurent marginaux. ta n t qu’humains q u 'h u m a in s .que nous nous accédons accé d o n s à cette c e tte vision. p a rt. con séqu ence s. d é c o u v rir aux autres de tête est de la faire découvrir lem e nt toutes ces considérations. Parce que ce n'est n'e st pas pas moyens.fa ço n . et assumons-en assu m on s-en les conséquences. tous ces finalement Mais fina m oyens. Elles E lles seront se ro n t heu¬ heu­ reuses.organisés ou ou et en dernier ch a otiqu es . voyant v o y a n t et étant é ta n t Ceci C eci qui qu i est Evidence E viden ce Même. initiale . où aller àà présent? présent? La réponse est :: nulle n u lle part. M êm e. 139 139 .en tant ta n t qu'individus q u 'in d iv id u s multiples m u ltip le s et en tant s 'a id a n t les uns uns les autres à voir v o ir Qui Q ui ils sont séparés s'aidant vvraiment ra im e n t -. ridicu les. mais m ais (selon la fo rm u le des üpanishads) (Jpanishads) en tant ta n t que “CeluiMC elui(selon formule Voirlà Seul Qui Q ui Voit.

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U n iv e rs ity of o f Florida F lo rid a -». (Tél. University of G a in esville 1979. Française. -. line». Editions Tous les renseignements renseignem ents concernant c o n c e rn a n t les traduc¬ tra d u c ­ tio n s néerlandaise.Londres 1992. pe u ve n t être obtenus obten us aux éditions é d itio n s Shollond. Earth. an glais. Ita lie nne . T ria l of o f the th e Man M a n Who W ho Said S a id He He Was God God». C. «The Science of Ipsw ich England E ngla nd 1974. Penguin . «Vivre E d itio n s l’Origine! T O rigine l . Ipswich H ierarchy of o f Heaven Heaven and a n d Earth.Londres 1990. Shollond S hollond . O ff Stress -.Paris. A lle m a n d e .Beyond B eyon d the bottom bottom line». 6 5 9 5 5 8 ). S. Penguin P e n g u in «The Little Londres 1988. tions E spagnole et Japonaise Jap o n a ise de ces ouvrages. 444 141 141 . les autres autres Espagnole p u b lic a tio n s parues dans différents d iffé re n ts magazines m agazines ainsi ainsi publications que le programme p ro g ra m m e des futurs fu tu rs séminaires sém in aire s en anglais. a New N ew Diagram Diagram «The Hierarchy o f Man M an in ir the th e Universe U niverse». Penguin Penguin «Head Off . Italienne.B IB LIO G R A PH IE BIBLIOGRAPHIE DE DE DOUGLAS D O U G L A S HARDING HARD IN G o f the First First Person». Lewis. Person^. 1990. «The Trial 1992.Traduction de ««Head o ffStress». :: 19 19 peuvent 473 4 4 7 3 659558). D eath». Gainesville L ittle Book B o o k of o f Life L ife and a n d Death». 1994.Nacton. Allemande. (T él. 1994. tête»» Courrier C o u rrie r du d u Livre L iv re «Vivre sans tête Head off ••Vivre sans Stress Stress»•. ». Française. S h o llo n d . N éerlandaise. Lewis. Introduction In tro d u c tio n by C.

fin…Le passé et et l'avenir l’avenir s'évanouirent s'évanouirent J'oubliais J'oubliais qui qui j'étais. tout tout ce ce que que je pou¬ pou­ j'étais. moi-même. humaine.fce/ift//e t/e f/e/lerm et/re a// a///rr/rur f/' acféc/erà //sr a/t/rr /vgàüv </e /ifrmp/Zre reÿif/ref/e Professeur Professeur Huston Huston Smith. Tête".. ce vais appeler appeler mien. éta¬ éta­ blit des parallèles avec d'autres traditions et termine par par un cha¬ cha­ la "Voie sans Tête”... la replace dans le contexte Zen. la description de sa première expérience et démontre qu'elle est accessible à tous. Il Il décrit sa technique.La Le passé prirent prirent fin. . pitre détaillé sur les huit étapes de la jotï //f fr/t/t/iù产优1 s/r rfe i/W Jemf/a/f/e amr&iS/w ca cù ù m y u / d 以Y "ÿf ///^ fta. mien. ma j'étais» ce que que ma nature nature humaine. l'imagination rimagination et et tout tout bavardage bavardage mental mental ".M .. entièrement entièrement délivré délivré de demoi-même. Plus Plus léger léger que que l'air. l’ex¬ l'ex­ La "Vision sans Tête" ont aspiré les les mystiques mystiques de périence de l'absence de soi à laquelle ont tous les temps. l'air."La raison. nous permet de nous "éveiller" instantanément instantanément et et de prendre conscience de notre véritable identité. je n'étais n'étais nulle nullepart part à la ronde. Douglas Harding Harding complète sique de la spiritualité paru en 19611.1 & fc/tr/e eut/ajt/ jajcÿtt/iïfe //artâ/w à um u.." à TêteMque pratique Douglas Harding.. Smith.. Dans cette nouvelle version de "Vivre sans Tête" (un clas¬ clas­ 1961).. plus plus transparent que vais transparent que le verre.