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Supplément

Économie
SITUATION
FINANCIÈRE,
RÉDUCTION DES
SUBVENTIONS ET
MODÈLE
ÉCONOMIQUE

Les non-dits
de la tripartite

P.11 à 15

ILS ATTENDENT UNE MEILLEURE PRISE EN CHARGE
DE L’ÉTAT

Sinistrés de Mihoub :colère
au rythme des répliques P.6/7

LIBERTE
LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

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QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION.
RMA
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TION 37
37, RUE LARBI BEN
B M’HIDI, ALGER - N° 7256 DIMANCHE 12 JUIN 2016 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

BOUTEFLIKA PROCÈDE À UN NOUVEAU CHANGEMENT
PARTIEL DU GOUVERNEMENT

Remaniement
sans perspective
P.3

CHANGEMENT À LA TÊTE
DU SECTEUR DE L’ÉNERGIE

Khebri paie
le prix d’un
clash avec le
P-DG de
Sonatrach P.2
BANCARISATION DE
L’ARGENT DE L’INFORMEL,
RÉFORME BANCAIRE,
EMPRUNT OBLIGATAIRE

Les chantiers
ratés de
Benkhalfa P.2
16 ANS APRÈS SON ENTRÉE
AU GOUVERNEMENT

La chutesurprise
de Ghoul ! P.3
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F.582

Dimanche 12 juin 2016

2 L’actualité en question

LIBERTE

BANCARISATION DE L’ARGENT DE L’INFORMEL, RÉFORME BANCAIRE, EMPRUNT OBLIGATAIRE

Les chantiers ratés de Benkhalfa
Il n’aura finalement duré qu’une année à la tête d’un ministère en prise directe avec la crise qui frappe le pays.
bderrahmane Benkhalfa, ministre des Finances, a été limogé. Il est replacé par M. Hadji
Baba Ammi qui occupait la
fonction de ministre délégué
auprès du ministre des Finances, chargé du Budget et de la Prospective. Hadji Baba Ammi connaît très bien la maison. Cet ingénieur économiste diplômé de l'École nationale polytechnique a été, successivement, directeur de la planification, du développement industriel et des services au ministère de la Planification de 1984 à1988, directeur des études et de la prévision au ministère des Finances de 1989 à 1990, directeur cen-

A

tral à la Banque d'Algérie de 1991à 1992, directeur général des études de la prévision au
ministère des Finances de 1995 à 2005 et directeur général du Trésor de 2005 à 2013. M.
Benkhalfa a été très critiqué ces derniers jours
par le FLN. Le secrétaire général du FLN avait
surpris plus d’un par ses critiques virulentes
contre M. Benkhalfa, qu’il a qualifié d’“incompétent”, lors de son passage au forum de la Radio nationale Chaîne I. “Le ministère des Finances est devenu une plateforme où l’on fait
des photocopies”, avait-il asséné. Abderrahmane Benkhalfa n’est resté finalement qu’une année à la tête du ministère des Finances. Il
semble avoir été sanctionné pour son inertie

face à la crise “sévère” engendrée par la baisse des cours du brut. Nommé pour redresser
les finances du pays, M. Benkhalfa a échoué
dans sa mission. Le gouvernement mise sur le
développement du marché financier, l'amélioration des recouvrements fiscaux et la bancarisation des capitaux informels pour diversifier le financement de l'économie, avait-il déclaré quelques mois après son installation. Lancé en août 2015, le programme de mise en
conformité fiscale est un fiasco. Supposé collecter l’argent thésaurisé et les fonds informels
pour les réinjecter dans les circuits officiels et
financer les grands projets d’infrastructure,
l’emprunt national pour la croissance écono-

mique n’attire pas les barons de l’informel. Ce
sont surtout les clients qui ont des comptes
bancaires qui ont souscrit à l’emprunt. La réforme bancaire et la modernisation des moyens
de paiement patinent. Sur ce dernier point, il
faut relever la création d'un poste de ministre
délégué chargé de l'Économie numérique et de
la Modernisation des systèmes financiers,
confié à Mouatassem Boudiaf, qui occupait le
poste de directeur du Groupement d’intérêt
économique de monétique (GIE Monétique),
organe créé par les Banques pour assurer la diffusion, la promotion, la représentation, ainsi
que la normalisation du système monétique.
M. R.

CHANGEMENT À LA TÊTE DU SECTEUR DE L’ÉNERGIE

Khebri paie le prix d’un clash
avec le P-DG de Sonatrach
e changement à la tête du département de l’Énergie résulte
du clash entre Salah Khebri et
le P-DG de Sonatrach, Amine Mazouzi, confie un responsable du secteur. La goutte qui a fait déborder le
vase a été le limogeage irrégulier du
directeur général de l’énergie, M. Hanifi. Alors que ce dernier est nommé
par décret présidentiel, le désormais
ex-premier responsable du secteur a
outrepassé la loi et décidé le départ
de M.Hanifi. Salah Khebri reprochait
à ce responsable, du fait de son statut de membre du conseil d’adminis-

L

tration de la compagnie pétrolière
nationale, d’avoir cautionné les changements opérés à Sonatrach. Dans un
échange verbal très vif dans le bureau
du ministre, M. Hanifi a pourtant expliqué à Salah Khebri qu’il n’avait pas
le pouvoir de s’opposer à ces changements, expliquant que le P-DG de
Sonatrach avait les prérogatives de
procéder à ces nominations. À l’origine du courroux de Salah Khebri, on
évoque le remplacement par Amine
Mazouzi de certains responsables
qui étaient, dit-on, “son œil de Moscou à Sonatrach”. En réalité, ce fait

insolite résume la dérive dans la
gestion du secteur de l’énergie. “Salah Khebri ne parlait ni au P-DG de
Sonatrach, ni au P-DG de Sonelgaz”, ajoute la même source au ministère de l’Énergie. Plus grave, au
lieu de s’efforcer à relancer le secteur,
à mettre en œuvre sur le terrain des
stratégies adéquates de rationalisation de la consommation d’énergie,
d’efficacité énergétique et de maintien du positionnement de l’Algérie
sur la scène énergétique internationale via une dynamique d’exploration et de développement des ré-

serves d’hydrocarbures et de partenariat à l’international, il s’est empêtré dans un conflit personnel. Ce
changement donne raison pour l’instant au P-DG de Sonatrach qui était
conforté par l’orientation d’Abdelmalek Sellal suivant laquelle Sonatrach est autonome dans la gestion
technique de ses activités. Le nouveau
titulaire du poste de ministre est un
ancien du secteur. Noureddine Bouterfa cumule une expérience de plus
de 30 ans en tant que P-DG de Sonelgaz et a assumé de hautes responsabilités au sein de la compagnie na-

tionale d’électricité. Il a occupé en
particulier le poste de premier responsable de sa division ingénierie, au
cœur du développement de cette
firme. Il a fait partie pendant longtemps du conseil d’administration de
Sonatrach. Un bémol : on lui doit une
part de l’échec du démarrage du
programme des énergies renouvelables.
Partisan d’une augmentation des
prix de l’électricité, il jouera sans doute de son influence. Mais la décision
sur cette question restera politique.
K. REMOUCHE

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F.572

LIBERTE

Dimanche 12 juin 2016

L’actualité en question

3

BOUTEFLIKA PROCÈDE À UN NOUVEAU CHANGEMENT PARTIEL DU GOUVERNEMENT

Remaniement sans perspective
À bien des égards, il s’agit d’un réaménagement qui obéit à un rapport de force au sein du sérail,
mais en maintenant le statu quo.
est la montagne
qui accouche
d’une souris.
Maintes fois annoncé, le remaniement ministériel a eu lieu finalement hier mais
sans comprendre de grandes surprises. Hormis la mise à l’écart
d’Amar Ghoul, un ministre qui était
en passe de battre le record de longévité au sein de l’Exécutif après l’ancien ministre de l’Éducation, Boubakar Benbouzid, qu’il est loisible
d’interpréter comme un message
politique, le remaniement, annoncé
par un communiqué de la présidence de la République, et qui a touché quelques portefeuilles seulement, se révèle beaucoup plus technique. Tous les ministres au cœur
des polémiques ces derniers mois, à
savoir Abdeslam Bouchouareb, cité
dans le scandale des Panam-Papers, Nouria Benghabrit, ébranlée
par le scandale des fuites du bac ou
encore et Hamid Grine, englué dans
“l’affaire El Khabar”, n’ont pas été
touchés par ce remaniement. À bien
des égards, il s’agit d’un réaménagement qui obéit à un rapport de
forces au sein du sérail, mais en
maintenant le statu quo. Tout se passe comme si on cherchait à “créer

C’

Yahia Magha/Archives Liberté
Le président Abdelaziz Bouteflika a effectué hier un léger remaniement ministériel.

l’illusion d’un gouvernement en quête d’efficacité”. Et dans ce jeu, le
grand gagnant reste incontestablement le secrétaire général du FLN,
Amar Saâdani, devenu un véritable
oracle, lequel a été le premier à
avoir annoncé en mars dernier “l’im-

16 ANS APRÈS SON ENTRÉE
AU GOUVERNEMENT

La chute-surprise
de Ghoul !
il avait survécu même au
scandale de l’autoroute EstOuest ayant éclaboussé le
département des Travaux publics
qu’il avait longtemps dirigé, Amar
Ghoul a fini par être déquillé du
gouvernement à la faveur du remaniement gouvernemental opéré hier
par le chef de l’État. C’est d’ailleurs
la grosse surprise de ce remaniement
partiel. Surprise, en ce sens qu’il n’a
jamais quitté le gouvernement depuis sa première désignation en
1999, année de l’arrivée d’Abdelaziz
Bouteflika au pouvoir. Mais aussi,
c’est parce qu’il a toujours été considéré parmi les plus proches du clan
présidentiel. Ceci, quand bien même
ce n’est pas “un enfant du clan”.
Ghoul est arrivé au gouvernement
par le billet du parti islamiste HMS
du défunt Mahfoud Nahnah (MSP,
aujourd’hui), qui avait choisi l’entrisme comme politique. Après trois
ans, (1999-2002) et un passage au
département de la Pêche et des Ressources halieutiques, c’est dans le
secteur des Travaux publics que
Ghoul s’éternisera.
Il y passera 11 années consécutives.
Cité dans le scandale de l’autoroute Est-Ouest, l’artisan de ce projet dit
“du siècle” a fait le dos rond pendant
quelques années avant de se tirer
d’affaire pour être rappelé successivement au ministère des Transports, en 2013, puis à celui de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de l’Artisanat. Il a ainsi fait
partie des quatorze derniers gouvernements. Parallèlement à ses activités de ministre, l’enfant d’Aïn Defla n’a jamais renoncé au militan-

S’

tisme politique, d’abord au sein du
MSP auquel il doit ses trois mandats
de député, puis en créant, en 2012,
son propre parti, Tadjamoue amel
el-djazaïr (Taj). Ghoul n’aura cependant jamais siégé à l’Assemblée
nationale. De l’entrisme, il maîtrise
tellement les ficelles, ce qui lui a permis de rester longtemps dans les
grâces des décideurs. Il a survécu à
toutes les turbulences, car toujours
disponible à défendre le pouvoir.
Il a même souvent confondu ses activités partisanes et ses tâches de ministre. Et comme dans une sorte de
retour d’ascenseur, son parti naissant
se verra vite hisser au rang de “force politique”.
Il comptera même une quinzaine de
sièges au Parlement, même si la
création de Taj est intervenue bien
après le scrutin des législatives de
2012 auquel Amar Ghoul avait alors
participé sous la bannière du MSP,
partie prenante de l’Alliance de
l’Algérie verte (AAV) avec par les
deux autres partis islamistes, Islah et
Ennahda. Mais à quels desseins répond ce “lâchage” inédit de Ghoul
par le pouvoir ?
Ce dernier a-t-il trouvé meilleur
“partenaire” que lui en prévision des
échéances à venir, notamment les législatives de 2017 ? Ou bien, seraitil tout simplement la victime collatérale du clan affaibli du DRS incarné par le général Mohamed Mediène dit Toufik ? Une chose est
sûre, Amar Ghoul tout comme Toufik sont néanmoins plus que jamais
libres pour… rejouer un match de
foot.
FARID ABDELADIM

minence d’un remaniement”, et qui
a réclamé publiquement, sur les
ondes d’une radio publique, la tête
de certains responsables. Après avoir
réussi à avoir la tête du gouverneur
de la Banque d’Algérie, Laksaci, limogé lors du dernier Conseil des ministres, Amar Saâdani se voit gratifié par la mise à l’écart du ministre
de l’Agriculture, Sid-Ahmed Ferroukhi, dont la politique est qualifiée d’“archaïque proche de la révolution agraire”. Il est remplacé à ce
poste par l’ancien secrétaire général
du ministère, un des proches de
Saâdani, Abdeslam Chelghoum,

actuellement membre du comité
central du FLN, et dont le nom serait lié à l’affaire de la générale des
concessions agricoles. Autres victoires de Saâdani : la mise à l’écart du
ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, remplacé par Baba
Ammi Hadji, jusque-là ministre délégué auprès du ministre des Finances, chargé du Budget et de la
Prospective, et à qui il reproche
notamment de n’être pas “assez
souple” dans l’octroi des crédits aux
“opérateurs privés”, et le remplacement du ministre chargé des Relations avec le Parlement, Tahar

L’ÉDITO

Khaoua, par Mme Ghania Eddalia, députée du FLN. Tahar Khaoua a eu
l’outrecuidance de contredire le patron du FLN lorsque celui-ci avait
annoncé l’imminence d’un remaniement. Une “incartade” à la limite d’un crime de lèse-majesté pour
Amar Saadani, qui a eu finalement
le dernier mot. Pour le reste du remaniement, le ministre de l’Énergie,
Salah Khebri, arrivé dans un contexte de crise des prix du pétrole, est
remplacé par le P-DG de Sonelgaz,
Noureddine Bouterfa, tandis que
Boudjemâa Talai, ingénieur de formation et proche du chef d’état-major de corps d’armée Gaïd Salah, et
donc de Sâadani, jusque-là ministre
des Transports, hérite désormais
d’un portefeuille qui regroupe le
ministère des Travaux publics et du
Transport. Ancien ministre des ressources en eau, Abdelwahab Nouri
remplace Amar Ghoul en qualité de
ministre de l'Aménagement du territoire, du Tourisme et de l'Artisanat alors que Ouali Abdelkader
remplace Nouri Abdelwahab aux
Ressources en eau. Un nouveau ministère est créé : il s’agit du ministère
délégué auprès du ministre des Finances, chargé de l'Économie numérique et de la Modernisation des
systèmes financiers confié à Mouatassem Boudiaf. Par ailleurs, le communiqué de la Présidence a annoncé la nomination de l’octogénaire,
Boualem Bessaieh, ancien président
du Conseil constitutionnel, comme
ministre d’État, conseiller spécial du
chef de l’État et son représentant personnel.
KARIM KEBIR

PAR OMAR OUALI

Le bricolage continue

En vérité, les
cinq
ministres
débarqués n’ont pas
plus échoué que les
autres qui sont restés
dans le gouvernement,
car il faut bien le dire :
l’échec est collectif. Ce
gouvernement de Sellal,
de l’avis de tous les
analystes politiques, n’a
fait que du bricolage à
la petite semaine
depuis le début de la
crise, incapable de
trouver une alternative
économique au pays et,
encore moins, lui
donner des
perspectives.”

L

e président Bouteflika a opéré hier un remaniement ministériel partiel, qui était d’ailleurs dans l’air depuis déjà quelque temps. Cinq
ministres quittent ainsi le gouvernement ; pour trois, il s’agit d’un
simple jeu de chaises musicales et trois autres font leur entrée pour la première fois dans l’Exécutif. En première lecture, on peut observer que le
changement a surtout touché des ministères techniques, à savoir les Finances, l’Énergie, l’Agriculture, le Tourisme et les Relations avec le Parlement. Que peut-on bien reprocher à ces ministres, priés de rentrer chez
eux ? D’avoir échoué dans leurs missions respectives ? Ce qui n’est pas
tout à fait faux, pour ne citer que le cas de Benkhalfa qui a probablement
payé pour avoir échoué à faire aboutir deux opérations qui constituaient
la grande affaire de son ministère, à savoir la bancarisation de l’argent
de l’informel et la levée des fonds (privés et publics), dans le cadre de l’emprunt obligataire. Pareil pour Khebri qui donne l’impression d’être noyé
dans un département qui se trouve en première ligne, à cause de la crise pétrolière. En vérité, les cinq ministres débarqués n’ont pas plus échoué
que les autres qui sont restés dans le gouvernement, car il faut bien le dire
: l’échec est collectif. Ce gouvernement de Sellal, de l’avis de tous les analystes politiques, n’a fait que du bricolage à la petite semaine depuis le
début de la crise, incapable de trouver une alternative économique au pays
et, encore moins, lui donner des perspectives. En témoigne la dernière tripartite, qui aura été un acte manqué, dans la mesure où, en fait de “nouveau modèle de croissance économique” dont elle était censée accoucher,
on a eu droit à des professions de foi et des incantations sans fond ni perspective. En fait, à travers cet énième remaniement, où l’on peut voir aussi le signe de la guerre des clans, le président Bouteflika cherche à créer
l’illusion d’une dynamique temporelle dans un statu quo structurel. Ce
changement partiel du gouvernement est une fausse réponse à un vrai
problème, la crise économique sévère qui frappe le pays et qui appelle
des solutions radicales et des hommes nouveaux. À vouloir gagner du temps,
peut-être, avec des décisions sans portée stratégique, le pouvoir est en train,
à coup sûr, de plomber l’avenir du pays. n

Dimanche 12 juin 2016

4 L’actualité en question

LIBERTE

AFFAIRE BENHADID ET OBLIGATION DE RÉSERVE DES MILITAIRES À LA RETRAITE

“C’est le prélude à toutes
les restrictions
haled Bourayou, Mustapha
Bouchachi et Bachir Mechri,
trois avocats du collectif de
défense du général à la retraite Hocine Benhadid, ont organisé hier, à Alger, une conférence de presse pour dénoncer le refus du juge
d’instruction d’accorder pour la septième reprise la liberté provisoire à leur client.
Aussi, le collectif d’avocats a fait savoir que la
détention provisoire du général Benhadid, sous
mandat dépôt depuis 1er octobre 2015, a été encore une fois prolongée de quatre mois. “Nous
avons décidé d’organiser une conférence de presse à chaque fois qu’il y a une demande de liberté
provisoire, car, apparemment, ils veulent jouer
la carte de l’oubli…”, a d’emblée lancé Me Bourayou. Et c’est justement, explique de son côté
Me Mustapha Bouchachi, “parce que nous
n’avons pas pu obtenir un résultat à travers des
procédures judiciaires que nous avons décidé
d’impliquer et prendre à témoin l’opinion publique”. Me Mustapha Bouchachi rappelle à ce
propos que “la détention provisoire est motivée par les besoins de l’instruction et non pas
par le désir de vengeance contre une personne”.
Sans quoi, fait-il remarquer, “Hocine Benha-

K

did n’aurait pas été entendu par le juge d’instruction seulement à deux reprises et pour une
durée d’à peine une heure et demie, alors qu’il
est en détention provisoire depuis 9 mois”. C’est
dans ce sens que Me Khaled Bourayou explique
que “lorsque le magistrat renouvelle le mandat
de dépôt, cela veut dire qu’il est dans une logique
d’instruction ; qu’il y a des témoins à convoquer
et des auditions à faire… ce qui n’est pas le cas
dans l’affaire Benhadid”.
D’ailleurs, relève le même avocat, “Hocine Benhadid est poursuivi pour tentative de déstabilisation et mis à part sa canne (l’accusé est âgé
de 72 ans et est très malade, ndlr) on ne lui
connaît pas encore de complices”. Ce pourquoi
il considère que “cette affaire aurait pu être réglée dans le strict cadre de la diffamation… pour
peu qu’il y ait plainte et que l’on connaisse
l’identité des plaignants”. Toutes ces données
font que Me Bachir Mechri estime, à son
tour, que l’“incarcération de Hocine Benhadid
n’est pas un fait juridique mais plutôt une affaire politique qui tend à assouvir certaines volontés”. Il regrette, à cet effet, que “la justice algérienne soit devenue un instrument pour faire peur aux gens et leur interdire la parole”. Car
après tout, rappelle-t-il, “Hocine Benhadid n’a

fait qu’intervenir sur une chaîne radio électronique”. Et ce n’est certainement pas un hasard si on a décidé de procéder à l’extension
de l’obligation de réserve des militaires même
après cessation définitive de leur activité. Sur
cette question, le message est clair aux yeux Me
Bachir Mechri : “Celui qui parle connaîtra le
même sort que Hocine Benhadid.” Sur ce chapitre, Me Mustapha Bouchachi relève que
“les deux lois organiques sont anticonstitutionnelles”. Il ne comprend pas d’ailleurs
“comment en 2016 tous les pays du monde
avancent dans les domaines des libertés et l’Algérie enregistre un tel recul”. Pour lui, le
comble réside dans le fait que l’“on procède à
l’amendement d’une Constitution et on la
présente comme une révolution en matière de
libertés, alors que l’on produit en même temps
des lois contraires”. Ce qui est, bien entendu,
source d’inquiétude pour Me Khaled Bourayou,
puisqu’il conclut : “Après la remise en cause du
droit à la propriété dans l’affaire El Khabar, ainsi que la limitation du droit de circuler dans bien
des cas, c’est le droit à la parole que l’on interdit maintenant. Si cette loi passe, c’est le prélude à toutes les restrictions.”
MEHDI MEHENNI

Billel Zehani/Archives Liberté

Le collectif d’avocats du général à la retraite Hocine Benhadid rappelle que “la détention provisoire est motivée
par les besoins de l’instruction et non pas par le désir de vengeance contre une personne”.

HAUTE INSTANCE DE SURVEILLANCES DES ÉLECTIONS

Une composante et des interrogations
ongtemps réclamée par l’opposition politique, l’instance indépendante pour gérer le processus électoral ne verra, finalement, pas le jour. En fait, celle proposée par le
chef de l’État est tout sauf ce que l’opposition, notamment les
formations agglomérées au sein de la CLTD, voulaient comme gage pour des élections libres et transparentes. Dans le texte du projet de loi relatif à la Haute instance indépendante de
surveillance des élections, qui sera traité incessamment par les
députés, les partis politiques ne sont consultés que dans la désignation du président de cette instance. Le président, comme souligné dans le projet de loi, est choisi parmi les personnalités nationales. Le même texte précise que l’avis de la classe politique est demandé avant que le chef de l’État choisisse
le président de la Haute instance. L’exclusion de la classe politique est aussi soulignée dans la composante de cette instance.
Ainsi, elle sera composée de 410 membres, “nommés par le président de la République à parité”. “Des magistrats proposés par
le Conseil supérieur de la magistrature et des compétences indépendantes choisies par la société civile”, composent donc l’ins-

L

tance qui exclut de fait toute représentation de la classe politique, y compris des partis qui prendront part à des échéances
électorales. Il est aussi souligné dans le texte les conditions exigées à ses membres. On y retrouve “des exigences de la probité et de l'impartialité, la non-appartenance politique ou à un
statut professionnel”. L’avant-projet de loi précise que cette instance vise à “concrétiser les principes de la Constitution inhérents à la transparence et la crédibilité des élections et la consécration de l'État de droit”.
Le texte comporte 53 articles, ayant pour objectif de fixer les
missions, la composition, l'organisation et le fonctionnement
de la Haute instance en application des nouvelles dispositions
de la révision constitutionnelle. Selon l'exposé des motifs, “le
statut constitutionnel réservé à la Haute instance constitue un
couronnement de la longue expérience de notre pays en matière
d'organisation et de surveillance des élections et une prise en charge des propositions pertinentes exprimées par plusieurs acteurs
de la société, à l'occasion des séances de consultations autour
du processus des réformes politiques”. Le projet de loi en ques-

tion comprend des dispositions visant à consacrer “l'indépendance, l'impartialité et la représentativité de la Haute instance”. Le texte précise que “l’instance bénéficie d’une autonomie
de gestion et financière, et la dote de crédits particuliers pour
la surveillance des opérations électorales, ces crédits alloués sont
gérés directement par le président qui jouit de la qualité d'ordonnateur principal”.
Le projet de loi prévoit “le déploiement des membres de la Haute instance, à l'occasion de chaque scrutin au niveau des wilayas
et à l'étranger, sous forme de permanences composées de
8 membres chacune”, ajoutant que “tout en tenant compte du
principe de la parité, les permanences sont dirigées par un coordinateur et peuvent se faire assister par des officiers publics
activant sous leur supervision”. Le projet énonce également de
“larges attributions de surveillance conférées aux organes de la
Haute instance touchant toutes les étapes du processus électoral, et ce, depuis la convocation du corps électoral jusqu'à la proclamation des résultats provisoires du scrutin”.
MOHAMED MOULOUDJ

PROJET DE LOI ORGANIQUE RELATIVE AU RÉGIME ÉLECTORAL

Nouvelles conditions de candidature et plafonnement des financements
e projet de loi organique relative au régime électoral, dont
le texte a été rendu public,
prévoit de nouvelles conditions pour
tout candidat à une quelconque
élection. Ainsi, pour l'élection présidentielle, l'article 139 du projet
explique que la demande de candidature doit être accompagnée d'un
dossier comportant “un certificat
de nationalité algérienne d'origine de
l'intéressé, une déclaration sur l'honneur attestant que l'intéressé possède uniquement la nationalité algérienne d'origine et qu'il n'a jamais
possédé une autre nationalité et une
déclaration sur l'honneur attestant
que l'intéressé est de confession musulmane”. “Un certificat de nationalité d'origine du conjoint de l'intéressé, une déclaration sur l'honneur
attestant que le conjoint jouit uniquement de la nationalité algérienne” et “une déclaration sur l'honneur
attestant la résidence exclusive, en

L

Algérie, pendant 10 ans sans interruption, précédant immédiatement le
dépôt de candidature de l'intéressé”
sont aussi inclus dans le dossier. L'article 144 stipule, quant à lui, que le
retrait du candidat n'est ni accepté
ni pris en compte après la validation
des candidatures par le Conseil
constitutionnel, “sauf en cas d'empêchement grave légalement constaté par le Conseil constitutionnel ou en
cas de décès de l'intéressé, un nouveau
délai est ouvert pour le dépôt d'une
nouvelle candidature, ce délai ne
peut excéder le mois précédant la date
du scrutin”. Au chapitre des dispositions financières de la campagne
électorale, le projet prévoit une révision des dépenses pour une
meilleure prise des activités des candidats. L'article 192 stipule que “les
dépenses de campagne d'un candidat
à l'élection de la présidence de la République ne peuvent excéder un plafond de cent millions de dinars

(100 000 000 DA) pour le premier
tour”. “Ce montant est porté a cent
vingt millions de dinars (120 000 000
DA) en cas de deuxième tour.” S'agissant des dépenses de campagne
pour chaque liste de candidats aux
élections législatives, elles “ne peuvent dépasser un million cinq cent
mille dinars (1 500 000 DA) par candidat” (article 194). Les nouvelles

dispositions portent également sur
l'allègement des procédures relatives à la candidature aux élections
locales et législatives en instaurant le
principe de déclaration sans exiger
aucun dossier, à l'exception de la justification de la situation envers le service national ou la présentation du
programme électoral pour les candidats indépendants. Il n'est de-

mandé, en effet, aux candidats que
de présenter un formulaire dont le
contenu fait l'objet d'une vérification
par les institutions concernées ; la
dispense des candidats des partis politiques du dépôt du programme. Il
est prévu aussi la réduction du
nombre de signatures exigées des
candidats indépendants.
R. N.

ALORS QUE L’OPÉRATION EST TOUJOURS EN COURS, SELON LE MDN

Trois autres terroristes capturés à Médéa
n Trois autres terroristes ont été capturés, hier à Médéa, dans le cadre de l’opération toujours en cours, menée par
les forces de l'Armée nationale populaire (ANP) qui ont également récupéré un lot d'armes et de munitions,
indique un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN). “Dans le cadre de la lutte antiterroriste et
dans la dynamique de l'opération menée par les forces de l'ANP dans la zone de Rouakeche, près de la commune de
Baâta, wilaya de Médéa (Ie RM), trois autres terroristes ont été capturés”, hier matin et “deux pistolets mitrailleurs
de type Kalachnikov, un fusil semi-automatique de type Simonov et une quantité de munitions ont été récupérés,
tandis que trois bombes de confection artisanale et 17 détonateurs ont été découverts et détruits sur les lieux”,
précise le MDN. “Le bilan de cette opération, toujours en cours, s'élève ainsi à l'élimination de quatre terroristes,
l'arrestation de quatre autres et la récupération de leurs armements”, souligne la même source. “Ces opérations de
qualité menées inlassablement sur le terrain par les forces de l'ANP, en toutes conditions et circonstances dénotent
de la permanente vigilance et la ferme détermination à venir à bout des groupuscules terroristes et à assainir notre
pays de ces criminels”, relève le communiqué.

LIBERTE

5

Dimanche 12 juin 2016

LE RADAR

DE LIBERTÉ

PAGE ANIMÉE PAR SOUHILA HAMMADI
radar@liberte-algerie.com

UNE FORMULE MISE EN APPLICATION PAR UN PROMOTEUR À TLEMCEN

Devenir propriétaire d’un logement
en versant 1 000 DA/jour

APRÈS LA DÉCOUVERTE DES RESTES
D’UN BAUDET DÉCOUPÉ
WILAYA
DE TIZI OUZOU

Un chien
rottweiler
blesse cinq
personnes

Suspicion
de commercialisation
de viande d’âne 

n L’attaque d’un chien

n Acquérir un logement en
toute propriété sans apport
personnel, en versant seulement 1 000 DA/jour, soit
30 000 DA par mois sur une
période de 25 ans, et ce, sans
aucun intérêt.
C’est là une formule proposée
à la classe moyenne, en cette
période de crise, par un jeune
promoteur de Tlemcen. “Mon
pays m’a assuré gratuitement
l’enseignement à plusieurs paliers, m’a soigné et accompagné
dans ma vie professionnelle, je
lui dois bien ça. Mon devoir est
maintenant de le lui rendre”, ex-

plique Raid Hadj Eddine Sari
Ali, petit-fils de Messali Hadj,
initiateur de la démarche qu’il
a mise sous le principe de “Sens
des affaires et patriotisme”.
Il met ainsi en vente sur plan
350 logements (des F3, F4 et F5
d’une superficie de 130 à
150 m2) construits dans une cité
qui portera le nom du père
fondateur du mouvement nationaliste algérien. Le chantier
a démarré au lieudit Riat, sur
les hauteurs de la ville. Ces logements, précise le promoteur,
sont destinés principalement
aux nouveaux mariés qui pei-

nent à accéder à la propriété
immobilière, eu égard aux prix
hors de portée des revenus
moyens affichés sur le marché.
L’initiateur du projet a également prévu de financer la
construction d’une mosquée
et d’une école primaire pour
l’usage quasi exclusif des habitants de la future cité urbaine.
Il est à se demander, néanmoins, de quelle manière ce
promoteur compte-t-il gérer
les dossiers des souscripteurs et,
surtout, sur quelle assise juridique se fonde-t-il ?

WILAYA D’EL-TARF  

L’eau coule des robinets avec parcimonie
n Au fur et à mesure que l’été approche, les robinets sont de plus en plus souvent et plus longtemps à sec dans plusieurs communes de la wilaya d'El-Tarf (Bouhadjar, El-Kala, Dréan…). Paradoxalement, dans d’autres quartiers, l’eau potable se perd dans la nature en raison des fuites
dans les réseaux d’AEP. Des citoyens ont indiqué
à Liberté que le problème n'est pas nouveau. Les
coupures d’alimentation en eau potable sont récurrentes en hiver comme en été. “Les services hydrauliques et de l’ADE ont avoué leur incapacité à gérer cette ressource. Il y a une part de vérité ; comment se fait-il que des habitants de la wilaya d'El-Tarf manquent d'eau alors que Dame
Nature l'a gâtée de trois barrages opérationnels,
soit Mexa, Bougous et Chéfia ?” Malgré l'injection
d'enveloppes financières conséquentes, le problème d'alimentation des populations en eau potable n'a pas été résolu.

LES OPÉRATEURS INCITENT À LA FORMATION PROFESSIONNELLE

Pénurie de main-d’œuvre dans le secteur
du bâtiment 

n À Tiaret, l’éventualité d’une
commercialisation frauduleuse de viande de baudet revient
cette semaine au cœur de l’actualité locale, dans la wilaya de
Tiaret. La découverte, jeudi
dernier, de restes d’un âne
égorgé à Sidi-Abdelghani a
mis en alerte les citoyens, qui
ont interpellé aussitôt les services de sécurité. Des gendarmes se sont alors rendus sur
les lieux, accompagnés d’une
équipe vétérinaire, pour déterminer avec exactitude l’espèce de la carcasse trouvée.
Une enquête est ouverte sur la
probabilité d’une résurrection
des réseaux activant dans la filière de la viande d’âne, dont la

commercialisation peut paraître plus aisée en ce mois de
Ramadhan, durant lequel la
consommation des viandes
rouges atteint des pics sur l’ensemble du territoire national.
Les citoyens aux faibles revenus
sont davantage enclins à acheter des merguez et de la viande hachée, dont les prix sont relativement à leur portée sans se
douter forcément qu’ils sont
victimes d’une tromperie sur la
marchandise. Déjà par le passé, des scandales afférents à la
vente de viande d’âne ont
émaillé les chroniques dans
plusieurs wilayas, principalement Tiaret et Bordj Bou-Arréridj.

AÏN TÉMOUCHENT

Le parc d’attraction confié
à un investisseur privé
n Après une fermeture qui a duré plusieurs
années, le parc d’attraction d’Aïn Témouchent,
mitoyen au lycée Cheikh El-Bachir-El-Ibrahim, sera rouvert au plus tard au début du mois
de juillet.
Cet espace de distraction est resté longtemps
abandonné car tous les avis d’appels d’offres
étaient infructueux au moment où le budget de
la collectivité ne pouvait supporter les charges
financières inhérentes à sa gestion.
Ce n’est que récemment que les élus locaux ont
réussi à trouver un opérateur qui consent à in-

vestir dans le cadre du programme d’encouragement des projets portant sur la réhabilitation
des espaces et des infrastructures publics. Cette opération permettra à la commune d’engranger 375 millions de centimes par an à la faveur d’un contrat de location signé entre les deux
parties qui prévoit d’injecter dans cet espace attractif tous les équipements requis. Une bonne
nouvelle qui va certainement être accueillie favorablement par les familles qui éviteront de faire le déplacement jusqu’à Oran, à environ 70 km,
pour une sortie ludique.   

FRAUDE DANS LES ÉPREUVES DU BAC

n Le secteur du bâtiment et des travaux publics
dans la wilaya de Chlef, comme ailleurs, souffre
d’un manque cruel en matière de main-d’œuvre.
Ce sont les professionnels du secteur euxmêmes qui le disent. Selon Nasreddine Saadadou et Méraïni, respectivement ex-président de
la Chambre de commerce et d’industrie et président de l’Union des entrepreneurs de la wilaya
de Chlef, la situation n’est guère rassurante. Elle
astreint l’ensemble des responsables du secteur
à “œuvrer afin de trouver les solutions qui s’imposent pour parer à cette carence. En tant que partenaires économiques et investisseurs, nous nous
trouvons aujourd’hui dans une situation très préoccupante car nombre de nos projets, actuellement
en cours de réalisation, n’avancent pas à cause de
ce déficit”.
Les deux opérateurs économiques, qui ont pris
part aux travaux d’une journée d’étude dédiée
justement aux métiers du bâtiment, ont appelé
les responsables de la formation professionnelle à sensibiliser les stagiaires à s’inscrire dans des

de race rottweiler contre
une foule a fait 5 blessés
jeudi soir, vers 23h, au
centre-ville de Tizi
Ouzou. L’incident a eu
lieu à proximité du
square du 1er-Novembre,
transformé depuis le
début du mois de
Ramadhan en un espace
familial. L’animal furieux
s’est attaqué à la foule à
un moment de grande
affluence où de
nombreuses familles
profitaient de la
fraîcheur de la soirée. Il a
fallu l’intervention
énergique d’un policier,
qui a été lui-même
blessé, pour maîtriser la
bête déchaînée. L’agent
de l’ordre public a utilisé
un taser, pistolet à
impulsion électrique,
pour immobiliser le
chien. Les victimes ont
été évacuées au CHU
Nedir-Mohamed pour
recevoir des soins
d’urgence.

Un internaute placé sous contrôle
judiciaire à Tiaret

n Les investigations

formations de cette spécialité puis de rejoindre
les chantiers. “Nous leur offrons un cadre de travail agréable et leur garantissons également un
avenir professionnel prometteur puisque ce n’est
pas le travail qui manque dans le secteur du bâtiment.”

de la gendarmerie de
Ksar Chellala, dans la
wilaya de Tiaret, portant sur la fraude qui a
entaché les épreuves
du baccalauréat session de mai 2016, ont
conduit à l’interpellation de cinq jeunes
universitaires qui auraient utilisé les réseaux sociaux pour
diffuser les corrections
des sujets.
Présentés devant le
magistrat instructeur

près le tribunal de la
localité, le principal
prévenu, âgé de 24 ans,
a été placé sous

contrôle judiciaire
alors que ses  complices présumés sont
cités à comparaître.

Sa réouverture est prévue pour le début du
mois de juillet. 

Dimanche 12 juin 2016

6 L’actualité en question

LIBERTE

ILS ATTENDENT UNE MEILLEURE PRISE EN CHARGE DE L’ÉTAT

Sinistrés de Mihoub : colère
au rythme des répliques
Mihoub “vibre”, quotidiennement, au rythme insoutenable de répliques de magnitude de 2 à 4 sur l’échelle ouverte de Richter. Cet “enfer sismique”, les habitants le subissent à huis clos. La solidarité ne s’est pas pour autant
organisée, hormis deux visites ministérielles et des promesses sans lendemain. Abandonnée à son sort, la moitié
de la population a déjà évacué les lieux, à la recherche d’une vie apaisée. Au cœur de l’épicentre, les habitants
ont la mort dans l’âme. Désabusés, ils lancent un cri de détresse aux autorités.

P

Chocs et fissures toujours visibles

Voilà une fière carte postale qui, brusquement,
s’est abîmée l’espace d’une nuit de colère de
la nature. L’étendue des dégâts est là. Mihoub
réapprend à vivre, plutôt à survivre. Reprendre des forces après 80 répliques de 3 et
4 sur l’échelle ouverte de Richter serait un exploit majeur pour celui qui, le jour, colmate
les fissures des murs, et la nuit, dort à moitié
sous peine d’être arraché de son sommeil par
une autre réplique. Tragique. Ici, les candidats
au bac sont désabusés.
Ils ont déjà quitté les lieux pour se préparer à
la deuxième session. Les parents croisent les
doigts pour leurs enfants envoyés pour passer
leur examen du baccalauréat à Médéa et à Blida où ils bénéficient d’une prise en charge spécifique. Dans ce paysage fantomatique, seuls
les éléments de la Protection civile sont à la manœuvre. A tout bout de champ, ils veillent à
l’implantation des 770 tentes destinées aux familles et dont les maisons sont frappées d’une
croix rouge, dont 510 tentes sont déjà occupées au cœur de la faille.
Il est 18h, nous arrivons à l’école primaire Mazouni-Mohamed. Le décor est horrible. L’école est en ruine. Les murs ne tiennent plus. Ils
sont tellement secoués par les répliques que
même l’enceinte de la cantine est partie en
poussière. Des tentes sont érigées dans le préau
pour accueillir des familles. Hélas, celles-ci refusent de s’y rendre par peur d’avoir droit à des
tentes collectives. “Le 29 mai dernier, on a entendu un éclatement qui a duré près de 10 secondes. C’était apocalyptique. Depuis, nous vivons le peur au ventre et nous subissons une
moyenne de 5 à 6 répliques par jour, notamment entre 2h et 7h du matin”, témoigne un
père de famille. Son voisin, fonctionnaire de
son état, révélera qu’“une fumée est sortie de
la terre”.

Zehani / Liberté

erchée sur l’Atlas tellien à 780
mètres d’altitude, dominant de
part et d’autre le massif de l’Ouarsenis, à 90 km au sud-est de Médéa, et l’Atlas de la Mitidja, le village Mihoub, aujourd’hui devenu
une commune peuplée de près de 13 000 âmes,
est majestueusement
Reportage réalisé à entourée de la
Mihoub (Médéa) par : zaouïa Sidi Laoufi,
FARID BELGACEM Ouled Azane, Ouled Hamou et la forêt des Azrou. De haut, Mihoub surplombe
Oued Isser de Boumerdès et ces bourgades généreuses où foisonnent les produits du terroir,
souvent étalés sur le bas-côté de la route de Tablat. C’est ce dernier axe que nous empruntons, dix jours après le violent séisme de magnitude 5,3 sur l’échelle ouverte de Richter,
pour une virée en ce mois de Ramadhan. Plus
nous avançons, plus on a l’impression que Mihoub est sujet, à n’importe quel moment, à une
réplique qui pourrait, encore, signer un nouvel choc dans les esprits déjà meurtris par ces
infinies répliques et qui ont décharné ces paysages féeriques, autrefois bénis par une immense zone boisée. Il n’est pas possible
d’avancer sans penser comment aborder les
habitants de cette bourgade. Encore moins
ceux qui gardent les séquelles. Ils sont 80 âmes
à avoir subi des blessures diverses près de 1 200
habitants, dont ceux de Mihoub, El-Azizia et
Maghraoua, à avoir (presque) perdu leur
toit. Il est 17h30, nous entamons les virages de
Tablat et nous percevons déjà les dégâts, encore visibles des autres localités secouées la nuit
du 28 au 29 mai dernier. Tablat, Mezghena, ElGuelb El-Kebir, Sidi Rabie et Beni Slimane
sont, elles aussi, touchées par cette secousse tellurique qui aurait pu être fatale. Des maisons
fissurées tiennent encore debout.

Ils sont près de 1200 habitants à avoir perdu leur toit.

vu des enfants à genoux et crier de toutes leurs
forces.” À 19h tapantes, nous arrivons sur la
principale faille. Une faille qui s’étale sur 8 km
sur l’est et l’ouest. Nous sommes à Mihoub.
Fermé, le lycée Belgherbi-Saïd fait face à une
jolie cité d’une dizaine de bâtiments. Les
murs en panneaux fissurés par la secousse ont
vite cédé aux fortes répliques.
Les habitants sont évacués au CEM Yahi-Ibrahim où la Protection civile a érigé des tentes.
La vingtaine, S. Abdellah refuse tout contact
avec les familles. Femmes et enfants sont
mis à l’abri dans ce centre de recasement en
attendant les travaux entrepris par l’OPGI pour
rendre le sourire aux familles.
À 20 m du centre se trouve la seule polyclinique de proximité de Mihoub. Craquelée par
les répliques, cette enceinte hospitalière cède,
elle aussi, et finit par une décision de fermeture. Il aurait fallu l’installation de points médicaux et d’assistance (PMA) par la Protection
civile pour que les 549 enfants totalement choqués soient pris en charge par 3 psychologues et 3 médecins permanents.
Colère sur l’épicentre

Zehani / Liberté
La Protection civile veille à l’implantation des tentes destinées aux familles sinistrées.

D’autres, difficilement, car soutenues par des
moyens de bord. Dehors, des enfants, le peu
d’enfants que nous avons croisés, sont accompagnés de leurs parents, comme si pour
apprécier des “vacances scolaires” sur une faille
sismique qui ne promet guère le bonheur. Sur
les deux rives des chemins qui montent vers
Mihoub, peu de marchands de légumes survivent à la catastrophe. Le commerce est
mort.

Le décor est similaire à l’école ChenoufiMohamed d’El-Azizia, située au cœur de
l’épicentre. Le surveillant des lieux nous invite
à ne pas pénétrer dans l’enceinte des classes où
les plafonds frôlent le parterre. Mohamed raconte : “Bien avant le séisme du 29 mai, il y
avait ceux du 23 mars et du 10 avril. Des élèves
ont presque perdu la raison à cause des répliques. Ils étaient en plein cours quand une réplique de 4,4 secoue El-Azizia et Mihoub. J’ai

La ville est déserte. À 19h30, nous arrivons au
stade communal. Un stade qui aurait pu être
occupé pour les soirées ramadhanesques.
Hélas ! Ici, encore une fois, seuls les éléments
de la Protection civile veillent à la surveillance médicale, l’approvisionnement en eau potable et l’électricité sur les 80 familles installées dans ce camp de fortune.
Un habitant raconte : “Des dizaine de familles
ont fui Mihoub. Nous vivons sous le stress. Nous
sommes toujours sous le choc et personne ne
vient à notre secours.” Rahiche Lakhdar, la
soixantaine, estime que “l’État doit attribuer
une tente pour chaque famille. On ne peut pas
vivre dans des tentes collectives. Depuis hier,
nous avons ressenti 6 répliques. Nos tentes doivent être installées devant nos domiciles pour
éviter les vols. On doit veiller sur nos femmes
et nos enfants. Faites passer le message, car personne n’est à notre secours dans cette bourgade perdue”. Son voisin, Guendouz Slimane, témoigne : “La scolarité de nos enfants est perdue. Les écoles, les CEM, le lycée et la polyclinique sont en ruine. Tout est fermé. Que res-

te-t-il ?” Et d’ajouter : “L’État doit prendre en
charge l’état psychologique des habitants. Les
murs sont faciles à refaire, mais pas l’état d’esprit d’un individu. Il faut le dire aux responsables, nous n’avons que la Protection civile qui
vit avec nous de jour comme de nuit. Nous partageons avec eux nos colères et nos préoccupations. Ils font ce qu’ils peuvent et nous
sommes reconnaissants envers eux.” Leur voisin, la quarantaine, quant à lui, dénonce certains mercenaires.
“Comment, s’interroge-t-il, des habitants,
ayant bénéficié de l’aide à l’habitat rural, reviennent du jour au lendemain vers Mihoub et
ont bénéficié d’autres aides car leurs habitations
en argile sont détruites par le séisme alors qu’ils
ont quitté les lieux depuis plus de 10 ans  ?”
Notre interlocuteur ne s’arrête pas là et accuse :
“J’interpelle les membres du CTC (contrôle technique des constructions) à revoir les classements.
Venez voir ma maison et dites-moi si les murs
tiennent encore ! Un membre du CTC m’a invité à reprendre vie dans cette maison qui vibre
toute seule. Quand je l’ai invité à y rester seul
quelque temps, il a fermé la porte et a quitté les
lieux.” Au village agricole El-Qaria, toutes
seules 5 familles résistent encore aux répliques. Les autres ont déserté les lieux depuis
le troisième jour.
“On jeûne difficilement. À peine la chorba
consommée que nous renouons avec les répliques. On ne dort plus. Nous sommes épuisés. Au fond de nous-mêmes, on sait que notre
jeûne n’est pas accompli selon les préceptes de
l’islam. On n’a pas la paix dans l’âme. Ma famille est dans une tente et moi je surveille la
maison et je passe la nuit à la belle étoile. On
ne peut pas vivre loin de nos familles !”, raconte
un jeune homme, visiblement exténué par les
longues nuits de Mihoub. Il est 20h04, c’est
l’heure de la rupture du jeûne à Mihoub. Les
trois principales mosquées fissurées et fermées
à titre préventif, les habitants de Mihoub
font leurs prières, chacun sa manière, pour que
la nuit soit aussi courte que possible. Avec
moins de répliques. Dehors, les habitants se
recroquevillent contre les murs fissurés en attendant de meilleurs jours.
F. B.

LIBERTE

Dimanche 12 juin 2016

L’actualité en question

7

MAHMOUD BOUDARÈNE, PSYCHIATRE, À “LIBERTÉ”

“Les candidats au bac de Mihoub
sont en proie à une détresse”
Le psychiatre et docteur en sciences biomédicales, Mahmoud Boudarène, revient dans cet entretien sur l’état de
choc des candidats au baccalauréat à Mihoub, une localité touchée, le 29 mai dernier, par le séisme. À la veille de
la 2e session, prévue du 19 au 23 juin, M. Boudarène parle de ce qui aurait dû être fait pour une meilleure prise
en charge des candidats.

Que préconisez-vous pour que les candidats soient prêts
à faire face à cette épreuve, d’autant que la prise en charge psychologique de ces candidats n’a pas été à la hauteur
des attentes des parents d’élèves ?
Si rien n’a été fait jusque-là, je devrais vous parler de ce qui
aurait dû être fait. Parce qu’agir maintenant, à une semaine de ces épreuves spéciales, me paraît dérisoire. À moins
de mettre en place, pour le jour même de l’examen, des
équipes de psychologues pour parer à l’urgence, si le besoin
venait à se manifester, mais cela ne garantirait pas aux élèves
des épreuves d’examen menées dans de bonnes conditions.
Est-ce que les sujets ont été accompagnés, au plan psychologique, à la suite des séismes qui se sont produits dans
cette localité ? Vous semblez penser que ce n’est pas le cas.
Pour autant, il aurait suffi d’organiser – à l’intérieur des classes
ou dans des espaces aménagés pour cela – des groupes de

téger. Les Algériens ne sont pas différents des Japonais. Ils
ont la même intelligence et leurs connections neuronales
se font sans doute avec la même rapidité et la même souplesse. De ce fait, comme les enfants du pays du soleil levant,
nos jeunes élèves peuvent — pour peu que nous leur donnions les moyens intellectuels — s’adapter à ce genre d’événements et les gérer sans trop en souffrir au plan psychique.
Mais la prise en charge des candidats aurait dû être faite également à la suite de cette fraude massive au bac. Cet événement constitue également un traumatisme psychique que
les autorités publiques auraient dû anticiper et prendre en
charge. Informer les élèves et leurs parents de ce qui s’est
produit était la moindre des choses. Les élèves concernés auraient dû être rassemblés dans les lycées autour des professeurs, «missionnés» pour la circonstance, pour être informés de ce qui s’est produit et pour rappeler à chacun le
devoir de respecter, quelles que soient les circonstances, les
valeurs que sont le travail, le mérite et l’effort.

D. R.

Liberté : Les candidats au baccalauréat 2016 dans la localité
de Mihoub, à Médéa, se trouvent toujours dans un état de
choc après le séisme du 29 mai dernier. Après une première
épreuve déjà très difficile, ils sont appelés à refaire le baccalauréat à Médéa et à Blida, sachant que toutes les écoles
de Mihoub ont été détruites. Comment ces facteurs
pourraient-ils influer sur les candidats ?
Mahmoud Boudarène : Je ne sais pas si les candidats au baccalauréat, dans cette localité de MiEntretien réalisé par : houb, sont vraiment dans un état
FARID BELGACEM de choc. Si c’est le cas, cela veut dire
que ces élèves sont en proie à un
malaise, à une détresse profonde et qu’ils sont dans l’attente
angoissante d’un autre séisme dont l’imminence est
proche. Voilà une situation intenable qui ne peut pas ne pas
avoir une influence néfaste sur les capacités intellectuelles
de ces élèves. Il m’est personnellement difficile d’imaginer
comment peut être organisé, dans de telles conditions, un
examen aussi déterminant que le baccalauréat, sans risquer
de réduire substantiellement les chances de succès de ces
élèves. Faut-il souligner que cet examen est à lui seul un
concentré de doutes, d’inquiétudes et de questionnements
concernant l’avenir. Le baccalauréat n’est pas une composition ordinaire comme celles qu’un élève subit durant toute sa scolarité. À la peur de vivre un autre tremblement de
terre vient s’ajouter la crainte d’une nouvelle fraude au baccalauréat et l’angoisse de l’échec à celui-ci avec ses conséquences sur l’avenir du sujet. Les pouvoirs publics n’ont pas
communiqué et fait de la pédagogie, ni pour les séismes qui
se sont produits ces derniers temps, ni pour ce scandale de
la fraude au baccalauréat. Les élèves partiront à cette
épreuve spéciale avec ce handicap. Ils devront faire avec.

discussions autour de ces événements pour réduire les
craintes suscitées par le tremblement de terre. Faire de la
pédagogie et donner le maximum d’informations scientifiques pour bien faire comprendre aux élèves que le séisme est un phénomène naturel qui se produit des milliers,
voire des dizaines ou des centaines de milliers de fois par
an à la surface du globe. Il faut, bien sûr, éloigner de l’esprit
de l’élève toutes les croyances obscurantistes qui sont répandues ici ou là et qui accentuent les frayeurs. Faire accroire
que le séisme – un phénomène naturel – est un message
divin et que celui-ci exprime une colère contre une hypothétique faute commise par la communauté ou par l’individu éveille les peurs archaïques et multiplie de façon exponentielle la panique qui s’empare des foules à ces occasions. Chacun sait que l’école algérienne, otage depuis plusieurs années de l’idéologie, a excellé dans ce domaine.
C’est pourquoi la pédagogie et l’information scientifique doivent être au centre du débriefing qui doit être mis en place dans les suites d’un séisme. Il est par ailleurs indispensable d’apprendre aux élèves les gestes les plus simples à
accomplir au moment du tremblement de terre pour se pro-

Mihoub enregistre une moyenne quotidienne de 4 à 6 répliques par jour. Comment voyez-vous l’avenir de ces candidats, mais aussi des élèves qui vivent des catastrophes
naturelles ?
Comment je vois l’avenir de ces candidats, des élèves qui vivent des catastrophes naturelles ? Je crois pouvoir dire qu’ils
n’en mourront pas. C’est là un écart de langage, volontaire, de ma part pour bien vous signifier qu’au fond l’avenir
de ces personnes n’est pas nécessairement hypothéqué. J’ai
fait un parallèle avec les petits Japonais ou plus généralement la population japonaise. Voilà un pays qui vit des
séismes violents assez régulièrement. Ils ont survécu et la
vie a repris son cours normal. Encore une fois, tout est dans
la pédagogie et la communication. La culture est essentielle
dans une communauté. Elle réduit l’influence des croyances
archaïques, magiques, obscurantistes et amoindrit leurs effets néfastes sur la vie psychique. Il faut savoir que la connaissance est l’antidote contre la peur, toutes les peurs. Dès lors
que nous sommes informés d’un événement, nous pensons,
nous avons le sentiment, que nous sommes en mesure de
nous y adapter, de le gérer avec sérénité et apaisement. De
ce fait, il aura moins de retombées négatives. Disons que cet
événement devient moins stressant — le stress, j’ai fini par
prononcer le mot — et donc qu’il nous coûte moins au plan
psychologique. Il est indéniable que la communication est
le vecteur de l’information. Au lieu d’investir ce terrain, il
est déserté et laissé à la merci de la rumeur et de toutes sortes
de charlatans qui distillent à dessein des informations erronées. Le danger est là.
F. B.

LE CHEF D’UNITÉ DE LA PROTECTION CIVILE D’EL-AZIZIA À “LIBERTÉ”

Mourad Hadjam : “La population a cédé à la peur
et à la panique”

L

dans leurs tâches sur le terrain. Ce n’est
pas évident du tout de réaliser des objectifs
certains face à des populations choquées”. Pour faire face aux graves impacts de la catastrophe, il aura fallu le déploiement de deux détachements de la
Protection civile, avec 170 hommes, à
partir de Médéa et Djelfa. Ces hommes
sont répartis sur les 6 communes les plus
touchées où il a été recensé près de 3400
maisons. Les dégâts sont innombrables
du fait qu’à chaque recensement on découvre de nouvelles fissures. “On ne peut
pas arrêter le recensement du fait que
chaque jour on enregistre une moyenne
de 4 à 6 répliques”, explique M. Hadjam.
Jusqu’à ce jour (9 juin 2016 -ndlr), ce
sont 417 habitations qui sont classées

“orange” et plus de 650 autres habitations classées “rouge”. Aussi, les mêmes
services, en coordination avec le CTC,
ont recensé 3 mosquées, 5 écoles primaires, 2 CEM, une polyclinique, notamment dans les régions de Mihoub,
Hettab et Medjoubia. En termes de prise en charge médico-psychologique, les
mêmes services ont traité 549 enfants,
dont des élèves des cycles primaire et
moyen. Quant aux lycéens qui avaient
passé l’épreuve du baccalauréat dans un
état d’esprit des plus délétères et qui sont
appelés à le refaire le 19 juin, les services
compétents ont décidé une prise en
charge spécifique afin de permettre aux
candidats de mieux se préparer.
F. B.

Zehani / Liberté

es éléments de l’unité de la Protection civile d’El-Azizia sont sur
le qui-vive. Opérant près de 100 interventions/jour et sollicitée sur tous les
fronts, notamEnvoyé spécial à ment à Mihoub
El-Azizia : FARID et où la situation
BELGACEM
est précaire, cette
unité carbure à
plein régime pour faire face aux besoins
immédiats des populations. Sollicité
par Liberté, le chef d’unité de la Protection civile d’El-Azizia, Mourad Hadjam,
révèle d’emblée que “la population a cédé
à la peur et à la panique. Nous avons pris
en main les préoccupations des populations touchées dès le premier jour. Et nous
accompagnons toutes les institutions

Les murs de l’école ne tiennent plus.

8

Actu-Alger

Dimanche 12 juin 2016

LIBERTE

DISTRIBUTION DE COUFFINS DE RAMADHAN

HERAOUA

Une aide financière
pour les mosquées et
solidarité Ramadhan

n La commune de Heraoua a
bénéficié dans le cadre de la
solidarité durant le mois sacré de
cette année d’une aide financière
de la part de la wilaya d’Alger d’un
montant à 280 millions de centime,
a-t-on appris d’une source locale.
Notre source ajoute que 20 millions
de cette aide seront consacrés à la
réhabilitation des mosquées alors
que le reste financera l’opération
du couffin de Ramadhan. Dans ce
contexte la commune de Heraoua a
recensé 777 familles nécessiteuses
qui vont bénéficier du couffin de
Ramadhan. Il est à signaler que les
chargés de la distribution du
couffin de Ramadhan éprouvent
des difficultés pour acheminer les
aides aux familles démunies, et ce,
en raison d’absence de nom des
rues dans les douars et dechras. Il
est à noter que l’opération a été
déjà entamée puisqu’on a distribué
plus de 600 couffins aux démunies
depuis le premier jour du
Ramadhan.
N. Z.

HUSSEIN-DEY

n Doit-on prêter du crédit à la
rumeur ou faut-il évacuer le bruit
qui court d’un revers de main ou
d’un haussement d’épaule et se
taire ? Alors, dans ce cas, le risque
est d’autant grand d’être mis au
pied du mur, sinon devant le fait
accompli ! Qu’on en juge, il se
susurre du côté de Hussein-Dey,
qu’il y a comme de l’arnaque dans
l’air, voire un coup à la “Djeha”
envers les chômeurs du quartier de
Brossette qui n’ont d’yeux que pour
le centre commercial qui est
maintenu hermétiquement clos, en
dépit de ce qui a été écrit dans ces
mêmes colonnes : “Le maire
s’apprête à prononcer la mainlevée
sur cette infrastructure pour qu’elle
soit une unité des services de
sécurité”, a déclaré une source, sous
le sceau de l’anonymat. Bizarre !
Vous avez dit bizarre ? Et si c’était
vrai, qu’adviendra-t-il des anciens
exploitants d’étals de l’ancien souk
sur lequel fut construit ce centre
commercial, qui est à présent
l’objet de toutes les convoitises ?
Quatre ans qu’ils attendent qu’il
soit mis fin à leur calvaire. C’est
qu’ils n’en peuvent ces jeunes qui
ne sont plus du tout jeune.
D’ailleurs, et au jeu du chat et de la
souris avec les agents de l’ordre
public, il y en a qui se font attraper,
car ils ne courent plus aussi vite
qu’ils ne le faisaient il y a plus de
quatre ans. Alors, faut-il accorder
du crédit aux qu’on dira-t-on ou
doit-on laisser faire au détriment
du bon sens?

Ils se déplacent aux domiciles des familles au préalable désignées et tentent d’esquisser
de la joie dans les foyers, sans pour autant heurter la dignité du chef de famille.
lus de 1 300 couffins
de Ramadhan ont été
distribués aux familles
nécessiteuses, a-t-on
su de Bousnina Zohir,
le maire de Kouba :
“D’une valeur de 6 000DA, le couffin achalandé de denrées alimentaires dites de premières nécessités,
a été remis il y a de cela une quinzaine de jour aux familles qualifiées d’indigentes et dûment recensées au préalable par les enquêtrices
de notre service social. D’un coût
estimé durant les précédents exercices à 12 000 DA que nous versions
en espèces aux chefs de familles, le
département ministériel de la
Solidarité nationale, de la famille et
de la condition de la femme nous a
instruit au cours de l’actuel exercice, de surseoir au paiement de la
somme en numéraires et d’opter
plutôt pour le traditionnel couffin
de Ramadhan approvisionné de
ravitaillement. À ce propos, l’excédent ou le reliquat c’est selon, sera
versé à ces nécessiteux d’ici Leilat El
Qadr qui coïncide comme chaque
année à pareille époque, avec la
cérémonie de circoncision d’enfants
issus également de milieux nécessiteux”. Du côté d’El Madania, il y
eut la répartition de 1 200 couffins
de Ramadhan évalués à 4 500 DA,
sous forme de provisions alimentaires, a-t-on appris de Boughadou
Malek, le vice-président chargé de
l’urbanisme et du service technique à la municipalité de l’ancien
Clos-Salembier: “Rompus à l’acte
d’entraide envers les ménages qui
vivent dans la gêne pécuniaire, l’acte social du panier de Ramadhan
n’est plus qu’une tâche sommaire
inscrite à notre plan de charge et
qu’il nous importe d’actualiser
pour être à jour avec nos concitoyens. Donc, et plutôt que de verser dans une action rébarbative, le
mieux est d’engager une réflexion
afin d’assister le citoyen sans pour
autant heurter sa dignité.
Autrement, l’action du couffin se
poursuit avec son lot de protestations et ses non-dits”, a déclaré

P

N. Z.

notre interlocuteur. Et à propos
d’originalité, l’exemple nous est
donné par nos jeunots de la fondation de Ness El Khir qui occupe le
terrain de l’engagement social
durant tout ce mois de Ramadhan.
D’ailleurs, Zerrouki Tarik son fondateur se défend d’innover en quoi
que ce soit et déclare : “Plutôt que
d’innover, les bénévoles de Ness El
Khir préfèrent au contraire se ressourcer dans nos traditions ancestrales, où ils empruntent, sinon
qu’ils copient des concepts du terroir, à l’instar de la rahma qui est
l’intitulé de notre programme
humanitaire”. Outre cela, la fondation Ness El Khir s’ingénie à
matérialiser dans les faits, le projet
intitulé : “Rana h’na” (On est là),
fort de quatre chapitres, dont
“Adji teftar mâana” (Viens manger
avec nous) autour de la maïdat
Ramadhan dressée tous les soirs à
l’heure de l’Iftar aux alentours des
feux tricolores qui clignotent à
proximité du garage du transporteur historique l’Etusa, au quartier

de Rostomia (ex-Clairval) : “En
plus qu’il y soit convié le nécessiteux ou le voyageur de passage à
rompre le jeûne dans une ambiance bon enfant, notre maïda est
assez grande pour accueillir aussi
celles et ceux qui ont à cœur de partager notre humble f’tour. Réunis
ainsi autour d’une même maïda
dans la gaîté et la bonne humeur, il
sera d’autant malaisé de discerner
le nanti du nécessiteux. N’est-ce pas
là un beau challenge que d’humaniser nos restos du cœur?”, a tenu à
ajouter notre interlocuteur. Alors,
et au lieu d’un couffin de ramadhan, nos jeunes ont opté pour
“Kheir Rebbi” afin de venir en aide
à son prochain : “Qui peut mieux
qu’un oulid el houma pour aider à
l’identification des familles nécessiteuses ? À ce titre, nos bénévoles se
déplacent aux domiciles des
familles auparavant désignées et
tentent d’esquisser de la joie dans
les foyers, sans pour autant heurter
la dignité du chef de famille.
S’agissant de nos ressources, sachez

que 80 % des dons proviennent de
citoyens lambda et les 20% restants,
résultent de l’apport de généreux
opérateurs
économiques.
D’ailleurs, la distribution de vivres
s’étale parfois au-delà du mois de
Ramadhan, du fait que la solidarité reste notre credo” a tenu à préciser notre interlocuteur. L’enfant
n’est pas en reste, puisqu’il est également prévu au chapitre trois, la
“leila mabrouka”, qui consiste à la
circoncision au sein de cliniques
privées d’enfants issus de milieux
défavorisés. “En plus qu’il soit doté
d’une tenue traditionnelle, l’enfant
est pris en charge en terme d’analyses médicales et de l’acte chirurgical de circoncision”. Pour conclure,
le quatrième chapitre envisage
d’ensemencer de la joie chez les
petits, avec don d’un sachet contenant la tenue de la fête de l’Aïd El
Fitr, selon qu’il s’agit d’une fillette
ou d’un garçonnet. Bravo les gars !
LOUHAL N.

Fermeture des rues à la circulation
automobile chaque vendredi soir

EL-MOURADIA

n La commune d’El-Mouradia a
recensé dans le cadre du couffin de
Ramadhan 170 familles démunies
dont la plupart sont des familles
comptant des personnes en
situation de handicap ou de
veuvage. Par ailleurs, la commune
d’El-Mouradia a ouvert un
restaurant Errahma au niveau de
boulevard des Martyrs où des repas
sont distribués quotidiennement et
durant tout le mois sacrés aux
sans-abri, les travailleurs des
chantiers de construction et les
passagers.

Des bénévoles activent d’arrache-pied afin de satisfaire les familles nécessiteuses.

ALGER-CENTRE ET BAB EL-OUED DURANT LE RAMADHAN

L. N.

170 familles
concernées par le
couffin de Ramadhan

Archives.Louiza/Liberté

Le centre commercial
de Brossette
changera-il de
vocation ?

L’exemple des bénévoles
de Ness El-Khir

xcellente décision que celle
de la wilaya d’Alger d’ordonner dès 20h30 et jusqu’à 2h
du matin, la fermeture des rues à la
circulation automobile pendant
toutes les journées du vendredi au
cours de ce mois sacré du
Ramadhan. Du reste, il y a du
changement à Alger-Centre, où le
gel du trafic routier commence à
hauteur du 31, rue DidoucheMourad et jusqu’à l’esplanade de
la Grande-poste. D’où l’obligation
faite à l’automobiliste de changer
de direction et de bifurquer vers la

E

rue Mustapha-Ferroukhi (exRichelieu). Outre cela, il n’est plus
permis de circuler du n° 1, rue
Larbi-Ben M’hidi, soit à la limite
de l’avenue Ali-Boumendjel (exDumont-d’Urville) et ce, jusqu’à
la Grande-poste. Au-delà d’AlgerCentre, l’automobiliste doit s’immobiliser à partir de la rue
Mohamed-Boubella qu’est attenante au siège de la DGSN, via les
avenues Colonel-Lotfi et Brahim
Gharafa et ce, jusqu’à la place des
Trois-horloges de Bab El-Oued.
Au demeurant, l’idée est généreu-

se, puisqu’elle permet aux riverains d’aérer enfin leurs logis qui
sentent le moisi, eux, qui vivent en
vase clos et les volets clos à cause
de l’irrespirable atmosphère
qu’engendre un trafic démentiel.
Mieux, la convivialité s’en trouvera renforcée et la promenade n’en
sera qu’aisée pour le citoyen lambda, notamment pour jeunots, auxquels il leur est loisible d’assister
aux soirées d’animation et de loisirs durant ces veillées ramadhanesques. D’ailleurs et à notre passage, c’était la grande kermesse à la

Grande-poste, où les enfants
s’adonnaient à cœur joie aux
toboggans gonflables. Donc, très
vite le centre-ville se mue en une
houma, où les uns jouent au
billard pendant que d’autres chantent et dansent sur les gradins du
mini- théâtre de verdure de la
Grande-poste. Certes, il y a du
monde et pas de voitures du tout
et cela n’est pas fait pour déplaire
aux artisans qui y exposent, ni à la
clientèle des terrasses des cafés
avoisinants.
L. N.

LIBERTE

Dimanche 12 juin 2016

L’Algérie profonde 9
CINQ MILITANTS ASSOCIATIFS POURSUIVIS

Une marche est prévue
aujourd’hui à Chemini

BRÈVES du Centre
SIDI SLIMANE
(TOUGGOURT)

Échec
de la conciliation
entre le P/APC
et les élus

Cinq militants associatifs de la commune de Chemini dans la wilaya de Béjaïa ont été
destinataires d’une convocation de la sûreté de daïra.

I

Ceci dit, l’affaire  est en train
de prendre de l’ampleur et la
solidarité  avec les  cinq
jeunes  ne cesse  de s’agrandir. Boualem Mimouni, élu
FFS à l'APW de Béjaïa, a indiqué qu’il “condamne et dénonce fermement ces menaces et ces intimidations du
pouvoir totalitaire exercées
sur cinq militants associatifs, qui viennent d’être destinataires de convocations de la
sûreté de daïra, suite à une
plainte déposée par l’administration‚ les accusant d'être les
instigateurs de la fermeture
de cette institution”.
Pour ce, il a appelé l'administration “à la cessation immédiate de ces poursuites judiciaires et de choisir la voie du
Un remarquable phénomène de solidarité avec les militants est en train de prendre de l’ampleur. dialogue et de la concertation
pour le règlement des
nous motive davantage à aller loin dans notre
combat”, nous déclare un des accusés. Et d’ajouter : conflits”.  Ceci dit,  un appel a été lancé, avant-hier,
“Nous réservons au premier responsable de l’admi- pour une marche citoyenne, qui  aura lieu  aujournistration locale des surprises dans les jours à venir”. d’hui à partir de 14h.
D. R.

l s’agit de Moualek Abdelouahab, Bellache Amirouche, Madji Sofiane,
Larfi Mohamed et de Messaili Moussa. D’où la
marche, qui sera organisée
aujourd’hui dans les rues du cheflieu de daïra.
Ils sont accusés “d’incitation et fermeture du siège de la daïra, empêchement des fonctionnaires et citoyens d’accéder au siège de la
daïra et affichage nocturne”. La
plainte déposée par l’administration locale remonte au 29 mars
2016.
Pour rappel, cette action de rue,
appuyée par la population se veut
une dénonciation de l’attitude
des responsables de la daïra pour
“l’interdiction  aux militants associatifs de se réunir au sein de la
maison de jeunes Farid-Uzadi”.
La plainte a été introduite  également  suite à un rapport accablant, dressé par le chef
de daïra à sa hiérarchie. “Cette plainte vise à
étouffer toute voix résistante qui reste sur le terrain
et cette démarche entreprise par l’administration

A. HAMMOUCHE

BILAN MENSUEL DE LA SÛRETÉ DE TIZI OUZOU

36 femmes impliquées
ans le cadre de leurs activités,
les services de la sûreté de wilaya de Tizi Ouzou ont traité
de nombreuses affaires judiciaires
dans lesquelles sont impliquées 36
femmes, relève-t-on dans le bilan de
mai 2016. Au chapitre des crimes et
des délits contre les personnes, 144 affaires ont été traitées et impliqué 148
personnes dont 16 femmes et un mineur. Pour les affaires relatives aux
crimes contre les biens, 35 affaires ont
été élucidées et ont mis en cause 40
personnes dont 10 femmes et 4 mineurs et 26 mis en cause ont été présentés au parquet. Dans le cadre des

D

infractions à la législation des stupéfiants, 10 affaires ont été traitées
ayant mis en cause 12 personnes
dont 7 ont été déférées devant le
parquet et 6 ont été mises en détention préventive.
Concernant les crimes et délits contre
la chose publique, 31 affaires ont impliqué 37 personnes dont une femme
et 14 ressortissants étrangers. Sur le
volet des atteintes aux bonnes mœurs,
7 affaires ont impliqué 14 personnes
dont 3 femmes. Dix d'entre elles ont
été présentées au parquet et 7 placées
en détention préventive. Dans le volet des infractions économiques et fi-

nancières, les services de police ont arrêté 10 personnes dont une femme et
02 ressortissants étrangers   alors
qu’en matière de lutte contre la criminalité urbaine, 364 opérations coupde-poing ont été menées dans 314
points sensibles.
À l'issue de ces interventions, 3976
personnes ont été contrôlées dont 5
femmes et 6 mineurs.   57 d'entre
elles ont été présentées  pour divers
délits: 2 pour port d'armes prohibées,
3 pour détention de stupéfiants, 27 faisant l’objet de recherches, 12 pour séjour illégal et 13 autres pour délits divers. Dans le volet de la sécurité pu-

AMMAR DAFEUR

blique, il est noté que 35 accidents de
circulation ont été recensés ayant
causé des blessures à 41 personnes et
ayant entraîné la mort d'une personne. Ces opérations se sont soldées
par 52 mises en fourrière, 1886
contraventions dressées, 433 permis
de conduire retirés, 253 contrôles et
interventions, 5538 usagers de la route sensibilisées.
De son côté, la police générale a proposé 13 fermetures de débits de boissons toutes catégories et  a exécuté 7
arrêtés de fermeture de débits de
boissons alcoolisées.
O. GHILÈS 

AÏN EL-HAMMAM 

Flambée des prix des fruits et légumes
vec le mois de Ramadhan, la chaleur et les
risques dus à l’éloignement, les prix sont
stables dans des proportions inaccessibles
aux petites bourses. Si certains clients résistent difficilement à la boulimie ramadhanesque et achètent
pratiquement tout, les clients de la classe moyenne trouvent les prix tout simplement exorbitants.
À part la pomme de terre qui varie entre 25 et 30
DA le kilo, les autres légumes sont presque inabordables en ce début de Ramadhan. À titre d’exemple,
les haricots verts oscillent entre 140 et 160 DA et

A

la courgette varie de 70 à 80 DA. Pour les fruits, c’est
une autre histoire. “C’est du jamais vu”, s’étonne
un consommateur. Les fruits de saison sont inaccessibles alors qu’en ce mois d’abondance, ils
connaissent habituellement une certaine stabilité.
Mais quel prix et quelle stabilité ? De l’orange importée à la pomme locale, en passant par les étalages
de produits exotiques, il n’y a pas beaucoup de
choix ; de 250 à 400 DA le kilo, sans prétendre goûter à la cerise qui se fait simplement désirer avec 800
DA et plus ou encore, la pastèque qui attire les fa-

n La réunion de réconciliation
entre le P/APC de Sidi Slimane
en conflit avec les autres élus de
l’APC, initiée, dernièrement, par
le wali délégué de Touggourt et
les notables, n’a pas abouti au
dénouement de la situation. A
rappeler que  ces élus ont
démissionné et demandé le
départ du P/APC qu’ils ont
accusé d’abus de pouvoir. Ils lui
ont reproché d’avoir transformé
illégalement un des locaux de
stockage de la commune en une
boulangerie, et muté un
employé de l’APC dans son
exploitation agricole. Durant
cette réunion le P/APC, M. Degla
s’est excusé et a renouvelé son
appel aux élus de mettre de côté
les conflits et à se consacrer aux
intérêts des citoyens. Ces
deniers ont tenu à l’exigence de
son départ. L’idée que le wali a
refusée catégoriquement en la
qualifiant d’excessive. À
signaler que ce bras de fer a
généré un climat malsain au
sein de cette APC et a été à
l’origine du blocage de
plusieurs projets, selon le
P/APC. D’ailleurs sur les 52
projets de développement
inscrits, il n’y a eu que 11
entamés.

milles nombreuses mais encore faut-il débourser
700 à 800 DA la pièce surtout que les prix sont affichés au vu et au su de tous.
Les commerçants n’éprouvent plus le besoin d’expliquer toutes ces augmentations car c’est à prendre
ou à laisser. En fait, tout se joue au niveau des premières mains  car les grossistes et les détaillants de
Haute-Kabylie sont loin de la source et n’ont
d’autre choix que de revoir leurs ardoises à la hausse afin de répondre aux charges.

OUADHIA

Un jeune lycéen
se noie
dans un oued
n Mercredi dernier, un jeune
lycéen, candidat au
baccalauréat, C. S. A., résidant à
Draâ El-Mizan, âgé d'une
vingtaine d'années,  s'est noyé
dans un cours d'eau à Ath ElKaïd  dans la région des
Ouadhia (30 km au sud de TiziOuzou). On croit savoir qu'il
serait victime d'une
hypothermie car, selon des
témoignages concordants, la
victime avait plongé dans un
gouffre profond de la rivière
dont la température de l'eau ne
dépassait pas les 4° et il décéda
aussitôt entré en contact avec
l’eau. Sitôt appelés, les éléments
de la Protection civile
d’Ouadhia sont intervenus pour
repêcher le corps inerte de la
victime. Le défunt a été inhumé
jeudi au cimetière de Boufhima
(Draâ El-Mizan) en présence
d'une foule nombreuse. C'est la
première victime de cette
saison estivale à Tizi Ouzou.
F. I.

LIMARA B.

OUARGLA   

66 brigades pour le contrôle de qualité et des prix
l’occasion de la saison estivale coïncidant avec le mois de Ramadhan, la direction du commerce et les inspections
de la concurrence et du contrôle des prix de
la wilaya de Ouargla, y compris la circonscription administrative de Touggourt ont mobilisé 66 brigades spécialisées dans le contrôle
des prix et de la qualité. Les agents se relaieront sur trois moments de la journée, le ma-

À

tin, le soir et la nuit. Les inspections toucheront 67 régions à travers tout le territoire de
la wilaya, “nous avons mobilisé 66 brigades de
contrôle à travers tout le territoire de la
willaya, 32 brigades dans la ville de Ouargla,
27 à Touggourt et 7 à Hassi Messaoud et Sidi
Khouiled. Nos agents sont dotés de tous les
moyens nécessaires pour accomplir leur mission
dans de bonnes conditions’’, nous dira la repré-

sentante de la direction du commerce de
Ouargla. Et de poursuivre : “Notre objectif est
de couvrir le maximum d’activités commerciales
fréquentes, mais aussi celles pratiquées durant
le mois sacré telles que les restaurants Rahma
et les boutiques de fabrication des gâteaux
orientaux.” En effet, les premières sorties de
ces brigades se sont soldées par l’enregistrement de plusieurs infractions liées au défaut

d’hygiène, aux mauvaises conditions de
conservation des produits alimentaires et à leur
exposition à l’extérieur des magasins. A signaler que la direction du commerce de Ouargla
a multiplié les appels à travers les médias locaux pour sensibiliser les citoyens sur les
dangers qu’ils courent en achetant n’importe quoi et n’importe où.
AMMAR DAFEUR

LIBERTE

Dimanche 12 juin 2016

9

L’Algérie profonde
BORDJ BOU-ARRÉRIDJ 

Un rond-point
transformé en une aire
de jeux très dangereuse

BRÈVES de l’Est
OUM EL-BOUAGHI

La commune
de Blala
a été raccordée 
au gaz naturel

Les conducteurs ayant emprunté cette route, manifestent aussi leur crainte de voir les accidents
se multiplier autour de ce rond-point.

D. R.

C

ourir dans toutes les directions,
grimper sur tout ce qui est
debout, sauter dans tous les sens,
se confronter au risque, le maîtriser, fuir la vigilance, se relancer, jouer sans se soucier d’autrui, sont autant d'activités indispensables au
développement des enfants. Des terrains
‘‘improvisés’’ d'aventure qui voient le jour à
Bordj Bou-Arréridj, font la part belle à l'imagination et au sens du défi pour les bambins, mais
mettent leurs vies en danger.
C’est le cas au rond-point à l’entrée ouest de la
ville qui s’est transformé en une aire de jeux par
la faute de certains parents insouciants et de
jeunes inconscients du danger.
En effet, depuis quelques jours, après son
embellissement (gazon, jet d’eau et jeux de
lumière), des dizaines de voitures pleines à craquer d’enfants de tous âges et de toutes les coins
de la wilaya, se rendent à cet endroit oubliant
qu’il a été aménagé  comme un rond- point et
non pas une aire de jeux. Le risque de dérapage
et de perte de contrôle des véhicules est particulièrement mis en avant par les conducteurs
ayant emprunté cette route, qui manifestent
aussi leur crainte de voir les accidents se multiplier autour de ce rond-point. “On aurait pu en
diminuer les dimensions”, soutiennent des avis
unanimement partagés, recueillis auprès de
certains habitués de ce tronçon de la RN5. Ces
mêmes usagers craignent que ce lieu devienne
au fil du temps source d'accidents et appellent à
une grande vigilance. “L'aménagement d'une

aire de jeux ne s'improvise pas, qu'il s'agisse du
choix du site, de l'environnement, des équipements ou du choix des sols”, disent les spécialistes. Et d’ajouter : “Il importe de tenir compte
d'un certain nombre de dangers extérieurs à l'aire comme la présence de voies de circulation
pour les véhicules à moteur, de parcs de stationnement mais aussi de plans d'eau, de chantiers,
d'installations sensibles comme les transformateurs électriques, d'activités sportives pouvant

interférer avec l'aire de jeux, etc.”. “Ce rondpoint avec sa nouvelle conception est un danger
pour les automobilistes et que dire alors pour les
enfants qui viennent jouer sur ces lieux”, rappelle l’un de ces spécialistes. “Il faut que les autorités locales interviennent rapidement avant
qu’une catastrophe ne survienne” insiste-t-il en
rappelant aux parents que ce lieu n’est pas une
aire de jeux mais un rond-point !
CHABANE BOUARISSA

Soirées ramadhanesques

L

cafétérias de la ville affichent complet et d’aucuns s’installent autour
des nombreuses tables de la place
du 8-Mai-1945, au centre-ville,
pour siroter un thé à la menthe.
D’autres préfèrent s’adonner à
d’interminables parties de cartes et
dominos dans des locaux aménagés, notamment au cercle du jeu de
boules.
Les maîtresses de maison effectuent la traditionnelle vaisselle du
soir, puis s’installent au salon
autour d’une meida garnie de zlabia, qalbellouz, halwa turc, confiseries, fruits, thé, café et sodas pour

suivre un riche programme à la
télévision grâce à la parabole.
Durant le Ramadhan, les familles
se plaisent à se rendre visite, et
cette opportunité permet à la gent
féminine de se défouler, puisque
les sujets de discussion sont variés.
Durant cette saison estivale, les
familles se retouvent chaque soir à
la cité Gahdour, sur les hauteurs de
la ville, et veillent très tard. Il est à
souligner le riche programme élaboré par la direction de la culture
qui a le mérite d’offrir chaque soir,
durant tout le mois de jeûne, un
spectacle varié, puisqu’elle a invité

des vedettes nationales, des
groupes folkloriques, des chanteurs du terroir, des troupes de
Aïssaoua, fkairètes, des troupes
musicales et théâtrales, des interprètes de raï, de rap, de hawzi, etc.
Toutes les mosquées de la ville
sont submergées de fidèles des
deux sexes qui accomplissent la
prière d’el-icha et des tarawih. Les
Guelmis veillent tard, car ces soirées mémorables imprégnées de
piété, de recueillement et de solidarité prendront fin les premiers
jours de l’Aïd El-Fitr.
HAMID BAALI

LA SITUATION INQUIÈTE LE SG DU SNAPO

Les officines pharmaceutiques cibles d’agressions
es agressions en officine deviennent un
peu inquiétantes”, a révélé, jeudi, le
président du Syndicat national des
pharmaciens d'officine (Snapo) à Liberté. Pour
Messaoud Belambri, “les pharmaciens ont de
tout temps fait l'objet d'agressions dans l'exercice de leur profession et ceci même dans le cadre
des horaires normaux de travail, c'est-à-dire
pendant la vacation de jour. Les pharmacies
sont ciblées par des malfaiteurs, non seulement
lorsqu'il y a recherche de pièces de monnaie, de
billets ou pour des vols de diverse importance,
mais elles le sont surtout à cause de la gestion de
produits sensibles tels que les psychotropes. C'est

“L

K. MESSAAD

Nouvellement rénové, le rond-point du centre-ville représente un véritable danger aussi bien pour les automobilistes que pour les enfants.

GUELMA

e mois sacré de Ramadhan a
indéniablement changé le
mode de vie de la population
qui s’est adaptée à un nouveau
rythme, puisque les veillées sont
particulièrement prisées. Après le
f’tour comprenant l’incontournable chorba frik, le hors-d’œuvre
varié, les boureks farcis de viande
hâchée, le plat du jour, les fruits de
saison, le tout arrosé de boissons
gazeuses, les hommes s’empressent de déguster une tasse de café,
de griller une cigarette et investissent les rues qui connaissent une
animation inhabituelle. Les cafés et

n Désormais la 29e et dernière
commune de la wilaya d'Oum ElBouaghi, a été raccordée en fin
de semaine au réseau du gaz
naturel. Il s'agit
de Blala (Meskiana) où le chef de
l'exécutif a inauguré la mise en
service du poste de production.
Ce dernier approvisionne un
réseau d'une longueur de 5,714
kilomètres pour 131
branchements pour un coût
global de l'opération estimé à 14
760 193,50 DA.
La participation des familles
bénéficiaires  de l'énergie
gazière a été de 10 000 DA.
Pour rappel pas moins de 8
postes ont été déjà mis en
service pour un total de près de
2000 branchements sur un
réseau d'une longueur de plus de
80 kilomètres.
Enfin avec cette réalisation, le
taux de couverture  en gaz  de la
wilaya d'Oum El-Bouaghi  a
atteint 85% et sera de l’ordre de
88% d’ici la fin de l'année 2016,
selon les estimations de la
direction de distribution de
l'électricité.

un phénomène qui est observé dans la société”.
Et de poursuivre : “Je dois signaler que plus de
60% de la corporation est féminisée et que cette
situation fait des pharmacies une proie toute
désignée. Ce qui est inquiétant, c'est lorsqu’ils
sont de garde et qu’ils doivent assurer le service
entre midi et 15h, à des moments de la journée
où il n’y a presque pas de mouvement comme,
par exemple, actuellement en période chaude. À
signaler que lors du mois de Ramadhan les
gardes de nuit sont restaurées à partir de 19h.”
Revenant plus en détail sur les risques encourus, le secrétaire général du Snapo ajoutera que
“la corporation a subi beaucoup d’agressions,

nous avons même eu à déplorer un meurtre au
niveau d'une officine, il y a quelques années. Il y
a eu des attaques à l'arme blanche qui ont occasionné des blessures à des pharmaciens”. “Ce qui
est le plus à craindre, c’est lorsque le pharmacien
n'arrive plus à exercer normalement après avoir
été agressé ou après avoir appris l'agression d'un
proche. Le traumatisme psychologique peut être
très fort, mais nous devons faire avec, car nous
sommes des professionnels et que nous devons
poursuivre notre mission malgré le danger”,
conclut Messaoud Belambri.
B. NACER

APRÈS DES VISITES
DE CONTRÔLE
INOPINÉES

La direction
de l’action sociale
ferme 28 crèches
à Sétif

n La direction de l’action sociale
de la wilaya de Sétif a, à l’issue
des quarante sorties sur terrain
effectuées depuis le début de
l’année écoulée, procédé à la
fermeture de pas moins de 28
crèches et garderies, dont douze
durant le premier semestre de
2016. En effet, l’insalubrité, l’état
de délabrement des locaux et la
mauvaise qualité de prise en
charge des bébés et enfants a été
derrière les décisions prises par
la commission présidée par le
directeur de l’action sociale. “La
commission de wilaya effectue
périodiquement des visites
inopinées pour s’enquérir de la
qualité de la prise en charge des
enfants dans les garderies et
crèches et ce conformément au
décret exécutif 8/287 du 17
septembre 2008. Ne badinant pas
avec la qualité de la prise en
charge des enfants, la
commission a proposé la
fermeture de plusieurs
établissements”, nous a indiqué
le directeur de l’action sociale de
la wilaya, M.Sebti Tarfaia. Ce
responsable soulignera que
treize établissements de la petite
enfance ont été agréés depuis le
début de l’année en cours. Il est à
noter que la wilaya de Sétif
compte 113 crèches et garderies
avec une capacité de 6149 bébés
et enfants.
F. SENOUSSAOUI

LIBERTE

L’Algérie profonde 9

Dimanche 12 juin 2016

SAISON ESTIVALE À AÏN TÉMOUCHENT

Dernières retouches
avant le grand rush

BRÈVES de l’Ouest
CHLEF

Deux noyés à Ouled Ben
Abdelkader et El-Karimia
n Deux jeunes hommes ont trouvé la mort par
noyade, le week-end dernier, dans la wilaya de
Chlef. La première noyade s’est produite au
barrage de Sidi Yakoub (commune d’Ouled Ben
Abdelkader), où un homme de 20 ans, originaire
de la même localité, s’était rendu sur les lieux
pour se baigner en ces moments de forte chaleur,
avant d’être pris au piège par les eaux boueuses
de l’ouvrage. La seconde noyade a eu lieu, quant à
elle, à El-Karimia, au sud-ouest du chef-lieu de la
wilaya, lorsqu’un adolescent, âgé de 16 ans, s’est
noyé dans une retenue collinaire destinée à
l’irrigation.

Il a été souligné la nécessité de renforcer les efforts sur le plan préventif et de
sensibilisation afin d’éviter la propagation des maladies à transmission hydrique
qui prolifèrent en période des grandes chaleurs.

AHMED CHENAOUI

MOSTAGANEM

Un collégien mortellement
fauché à Sidi Lakhdar
n Le douar d’El-Grainia (commune de Sidi
Lakhdar) a été ébranlé, hier vers 11h, par un drame
de la route, suite au décès d’un de ses enfants, un
collégien qui attendait impatiemment les
résultats du BEM. Âgé de 16 ans, il se baladait à
vélo et a été mortellement fauché par une
Renault Clio qui roulait à vive allure. Le drame a
eu lieu sur le tronçon routier longeant la ville de
Sidi Lakhdar et reliant ledit douar, dont l’élève est
originaire. Une enquête a été ouverte
M. SALAH

FRENDA (TIARET)

La mort d’un enfant sur la
route fait réagir la population
D. R.
Tout est mis en œuvre afin de permettre aux estivants de passer les vacances dans les conditions les plus favorables.

L

a lutte contre les
maladies à transmission hydrique
(MTH) a été au
cœur de la réunion
qui s’est tenue, la
semaine dernière, à la salle des
délibérations de l’APW sous la
présidence du secrétaire général de la wilaya en présence des
P/APC des 28 communes ainsi
que les 8 chefs de daïra que
compte la wilaya de Aïn
Témouchent. Il a été souligné
la nécessité de renforcer les
efforts sur le plan préventif et
de sensibilisation afin d’éviter
la propagation de ces maladies
qui prolifèrent en période des
grandes chaleurs. Il est utile de

rappeler qu’au cours de cette
année, la wilaya de Aïn
Témouchent a enregistré plus
de 200 cas de brucellose à travers deux daïras seulement,
Hammam Bou-Hadjar et Aïn
El-Arba connue pour être un
bassin laitier. Cette rencontre
a été mise à profit pour faire
une évaluation des travaux
entamés par les différentes
commissions locales qui suivent de près la situation. La
prévention et la sensibilisation
ont été au centre de ce conclave en direction des responsables concernés, notamment
les bureaux d’hygiène intercommunaux. Un serrage de
vis en quelque sorte destiné

aux responsables concernés
qui devront veiller à ne négliger aucun détail, notamment
en ce qui concerne la gestion
des réseaux AEP et d’assainissement, les fuites d’eau ainsi
que la désinfection et le traitement des vides sanitaires des
immeubles qui peuvent être
sources de maladie à transmission hydrique. Les maladies
transmissibles à l’homme via
les animaux n’ont pas été en
reste. À ce titre, le SG a appelé
l’assistance à privilégier l’aspect préventif, surtout que
nous sommes en plein mois de
jeûne qui coïncide avec la
période des grandes chaleurs
obligeant les citoyens à

consommer excessivement du
lait cru non pasteurisé, dont
l’origine est parfois impossible
à déterminer, constituant un
réel danger pour les consommateurs. Quoiqu’elle vienne
d’être officiellement ouverte le
2 juin, la saison estivale, qu’on
veut une réussite, a été évoquée lors de cette réunion. À
ce titre, une série de mesures a
été exposée pour rendre les
communes côtières une véritable destination pour les millions d’estivants qui devront
trouver toutes les conditions
d’accueil et de sécurité nécessaires pour y passer leur
séjour.

n N’ayant même pas eu le temps de savourer sa
joie en apprenant, quelques instants auparavant,
la nouvelle de sa réussite à l’examen de la
cinquième, Zenati Mohamed, 11 ans, a été
mortellement fauché par un chauffard, vendredi,
peu avant la rupture du jeûne, au quartier ElQods, en plein centre-ville de Frenda. Cet accident
a fait réagir les riverains qui se sont rassemblés
sur le lieu du drame, pointant un doigt accusateur
en direction des élus locaux et des services
chargés de la sécurité routière.
R. SALEM

MASCARA

Arrestation d’un dealer
à Tighennif
n Travaillant sur renseignements, les éléments
de la BRI de Tighennif ont interpellé un dealer,
âgé de 32 ans, en possession de 275 g de kif traité
en forme de plaquettes, ainsi que 4 millions de
centimes considérés comme revenu du trafic de
drogue. La perquisition de son domicile a permis
aux enquêteurs de découvrir 53 g de kif ainsi que
des épées de fabrication traditionnelle.
A. BENMECHTA

M. LARADJ

ORAN
Le couffin de la honte

Saisie de viandes et de poissons avariés

Trois repris de justice écroués

n Le couffin de Ramadhan fera désormais chaque année couler de
l’encre. Cette opération de solidarité, qui a fait l'objet par le passé
de scandales et de détournements avérés, ne cesse de faire
polémique. Déjà entachée par des irrégularités de gestion, elle ne
semble pas, cette fois non plus, échapper à ce constat affligeant,
surtout sur le plan de l'organisation où des carences et
dépassements ont été constatés. Près d’une semaine de jeûne en ce
début du mois sacré, et seulement trois communes sur 26 que
compte la wilaya d’Oran ont pu achever leur mission dans les
temps, à savoir Oran, Es-Sénia et Sidi Chahmi. Pour le reste, 23
communes n’ont pas encore procédé à la distribution du couffin de
Ramadhan pour des raisons liées à l’assainissement des listes des
bénéficiaires ou faute d’acquisition des produits alimentaires dans
les délais fixés aux fournisseurs. À Bir El-Jir, l’opération de
distribution a dégénéré en une véritable bataille rangée ayant
nécessité l’intervention musclée des forces de police pour rétablir
l’ordre et calmer la population de nécessiteux. Selon une source
proche de l’action sociale, près de 20 000 couffins ont été
distribués jusqu’à ce jour sur les 82 416 programmés dans la wilaya
d’Oran. Et la plupart de ceux qui ont pu jouir de leur kit
alimentaire se sont plaints de l’insuffisance des produits distribués
où il manquait à chaque fois du sucre, de l’huile ou de la farine.

n Quatre boucheries et deux poissonneries ont été averties
pour manque d’hygiène, selon une source proche de la
direction des services agricoles (DSA), lors d’une opération de
contrôle inopinée à travers les commerces de la ville d’Oran.
Débutée il y a une semaine, cette opération touchera
l’ensemble des commerces de laitage, les épiceries, les
boucheries, les poissonneries, les restaurants, les crémiersglaciers ainsi que les vendeurs ambulants de brochettes
grillées. Ainsi, suite aux contrôles effectués au cours de cette
première semaine de Ramadhan, 4,5 q de viande carnée, 21 kg
de viande hachée et 18 kg de viande blanche (escalopes) ont
été saisis et détruits. Par ailleurs, d’autres opérations de
contrôle ciblant les propriétaires de chambres froides ont
permis la confiscation et la destruction de 270 kg de poissons
impropres à la consommation. Rappelons qu’une semaine
avant le début du mois de jeûne, plus de 1300 kg de viande
avariée a été saisie par les services de la protection de
l’urbanisme et de l’environnement dans un restaurant de la
ville d’Oran. D’autre part, il est intéressant de noter que le port
d’Oran a réceptionné plus de 150 t de viande fraîche bovine,
440 t de viande ovine et plus de 1500 t de poissons congelés en
prévision du mois de Ramadhan.

n Trois repris de justice ont été placés sous mandat de
dépôt pour association de malfaiteurs, port d'armes
prohibées, attroupement et obstruction de la voie
publique. Suite à une rixe entre deux jeunes hommes
de Sid El-Bachir (commune de Bir El-Jir), des dizaines
de personnes, en majorité des mineurs, se sont
affrontées au moyen de gourdins, de barres de fer et
de sabres, avant de se disperser une demi-heure plus
tard, suite à l’intervention d'un dispositif de la
Gendarmerie nationale qui a interpellé les mis en
cause et saisi trois sabres, quatre gourdins et des feux
d’artifices.

HADJ HAMDOUCHE

K. R. I.

AYOUB A.

La DCP passe à l’action
n En l’espace des quatre premiers jours de Ramadhan,
les services de la DCP d'Oran ont saisi 34 t de produits
avariés, impropres à la consommation, pour une
valeur vénale estimée à 274 millions de dinars. Ces
saisies ont conduit à la fermeture de 14 commerces et
277 PV dressés dans ce cadre.
D. L.

Dimanche 12 juin 2016

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3 - L’enregistrement des coordonnées du passeport pour tout visiteur étranger
sur tableau Excel
4 - La commande de fournitures et suivi (sur tableau Excel) et la distribution
5 - L’intendance générale liée à l’agenda : réservation des salles, du matériel
si besoin est, invitation des différents intervenants
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7 - La rédaction éventuelle du compte rendu de certaines réunions auxquelles
l’assistance serait conviée
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ordre de mission (documents approuvés par le CM) dans un chrono spécifique
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Dimanche 12 juin 2016

Supplément Économie 11

SITUATION FINANCIÈRE, RÉDUCTION DES SUBVENTIONS
ET MODÈLE ÉCONOMIQUE

LES NON-DITS
DE LA TRIPARTITE

Zehani/Liberté

L

’exercice du dialogue social via les tripartites manque de transparence. Pour preuve, l’essentiel des travaux de la 19e tripartite
du 5 juin s’est déroulé à huis clos. Le ministre des Finances,
selon des indiscrétions, a donné le la : sa présentation de l’état
financier du pays conclut sur une aggravation d’une situation économique tendue. Un argument qui justifie la conception d’un nouveau modèle économique de croissance qui devait être présenté en tripartite. La discussion du premier point à l’ordre du jour
du conclave a donné lieu à l’exposé d’une synthèse d’un programme triennal de croissance et non sur un modèle économique,
puisque ce concept renvoie à un texte beaucoup plus structuré
ou s’insère nécessairement un choix idéologique, observe un économiste. Ce plan inclut un cadrage budgétaire 2016-2019 et des
projections jusqu’à 2020. Mais sur ces deux points, le gouvernement a entretenu l’opacité : pas d’objectifs chiffrés présentés,
pas de détails sur ces deux instruments de la nouvelle politique
économique. Sans doute pour masquer à la population que le gouvernement va appliquer d’ici à 2019 une cure d’austérité plus sévère avec une réduction progressive des subventions.
En fait, on est beaucoup plus en présence d’une mouture de plan
de croissance qui sera sans doute affinée avec l’inclusion des propositions de l’UGTA et du patronat. Ces nouvelles orientations de

Le langage
de l’opacité
Par : K. REMOUCHE

k.remouche@gmail.com

la politique économique dans ses lignes générales sont désormais
soutenues par les partenaires du gouvernement : l’UGTA et les
organisations patronales.
Quant à l’évaluation objective des résultats de l’action gouvernementale en matière d’emploi et d’investissements, second point
à l’ordre du jour de la tripartite, elle n’a pas été présentée. Ce qui
remet en cause l’importance et l’efficacité de ce mécanisme de
dialogue social. En fait, dans les deux domaines, la situation ne
s’est pas améliorée. Le chômage a augmenté, conséquence de la
chute des prix du pétrole. Le climat des affaires reste défavorable
à l’acte d’investissement.
Cette forme de dialogue social manque d’un véritable mécanisme
de suivi des décisions de la tripartite. Elle entretient le doute quant
à la capacité du gouvernement à mettre en œuvre les solutions
adéquates arrêtées dans le conclave. Tel est le cas du foncier industriel où le problème reste entier, en dépit des beaux discours
officiels sur le règlement de cette difficulté en 2015, voire au premier semestre 2016. Cela laisse penser, quitte à le répéter, que les
changements ne peuvent intervenir qu’avec un gouvernement
de terrain, plus audacieux, plus ambitieux et dont certains de ses
membres sont moins englués dans des conflits d’intérêts ou attirés par les sirènes de l’affairisme. À moins…n

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Dimanche 12 juin 2016

LIBERTE

AF

F.579

LIBERTE

Dimanche 12 juin 2016

Supplément Économie 13

LES NON-DITS DE LA TRIPARTITE
Le gouvernement semble se départir de son discours optimiste. Par la voix
d’ Abderrahmane Benkhalfa, grand argentier du pays, qui a conclu dans sa
présentation de la synthèse du document de 100 pages élaboré par la
chefferie du gouvernement portant modèle économique de croissance que
la situation financière de l’Algérie est actuellement tendue, l’Exécutif
reconnaît que la situation est grave, confie un participant à la tripartite.
L’un des indices de cette conjoncture très difficile est la crise budgétaire.
Le budget n’est en équilibre qu’avec 92 dollars le baril, alors que les prix
sur le marché s’établissent à 50 dollars le baril. Ce qui donne une idée de
l’énorme déficit budgétaire et des difficultés de l’État à couvrir les
dépenses publiques.
En fait, Abdelmalek Sellal n’a pas voulu imposer ce texte à ses
partenaires : l’Ugta et le patronat. Il veut tenir compte des propositions de
la Centrale syndicale, du FCE et des autres organisations patronales.
“Contrairement à ce que disent certains spécialistes de l’économie nationa-

le, le document portant modèle économique de croissance comporte des
objectifs chiffrés. Il porte sur deux périodes : 2016-2019 et 2020-2030”,
affirme Abderrahmane Mebtoul, professeur d’économie, invité en tant
qu’expert à la tripartite. Pour faire face à cette crise budgétaire, le document prévoit la réduction des subventions.
Il opte pour des subventions ciblées, c’est-à-dire un mécanisme qui protège les plus démunis contre l’abandon des subventions des produits de
large consommation. Mais cette décision ne peut être appliquée rapidement, observe le professeur. L’Algérie n’a pas un système d’information qui
permet d’identifier avec exactitude ces personnes démunies et encore
moins un mécanisme de calcul des revenus des citoyens par couche socioprofessionnelle, permettant de déterminer les riches et les pauvres. “Pour
mettre en place ce système d’information, il faut deux à trois ans”, a-t-il
argué.
K. REMOUCHE

NOUVEAU MODÈLE ÉCONOMIQUE DE CROISSANCE

Son contenu reste très vague
Le gouvernement avance à tâtons. Il n’affiche pas sa ferme détermination
à s’affranchir du modèle rentier.
’exécutif vise dans son
nouveau modèle économique de croissance
adopté par la tripartite
du 5 juin dernier à aboutir à terme à des niveaux
soutenables en matière d’équilibres
du Trésor et des finances publiques,
de consolider la
Par : YOUCEF justice sociale
SALAMI
sans surcoût
économique, de
réformer la fiscalité et de mettre le
budget au service de la croissance et
du développement humain durable.
Il veut également mettre en avant
une politique de diversification économique, de transformation structurelle et de rénovation du modèle
de financement de l’économique, basée sur une vision économique et sociétale. Il s’engage à asseoir une
transition devant mettre en adéquation politiques publique et sectorielle, rénovation et gouvernance
économique, et permettre l’émergence d’acteurs de marché, qui soient
en mesure de mettre en place une
économie où la forte dépendance
aux hydrocarbures et la dépense
publique seront réduites graduellement. L’Exécutif est resté ainsi vague
sur le contenu du nouveau modèle
économique. Il  ne s’est pas montré
disert sur des objectifs chiffrés, évoquant incidemment deux éléments
: une augmentation des recettes
d'exportations hors hydrocarbures à

L

Zehani

9% à fin 2016 contre environ de 5%
à fin 2015. Et, un fléchissement de la
trajectoire budgétaire sur trois années, avec un relèvement substantielle de la fiscalité ordinaire. Le
gouvernement trace ainsi une trajectoire budgétaire circonscrite, manière de répartir l’effort dans le
temps. Il reprend en fait une des propositions formulée par le collège
des experts du Cnes, qui s’est réuni
fin 2015 à Alger. Le collège des experts a en effet invité l’exécutif à révolutionner de fond en comble la politique budgétaire, avec à la clé un financement de la totalité du budget
de fonctionnement par la  fiscalité
ordinaire. Un objectif réalisable,
dans une conjoncture où les res-

sources s’amenuisent dangereusement ? Souad Bouchakour est spécialiste des questions économiques
et financières. Elle estime dans une
déclaration qu’elle nous a faite que
c’est aussi dans les moments de
crises que l’on peut conduite de
réelles réformes. Elle ajoute que relancer l’économie constitue un des
défis majeurs en ces temps de crise
pour l’État et qu’il est plus que
temps de le faire en mettant en place une vraie stratégie économique,
avec tous les moyens nécessaires
pour sa mise en œuvre,  en commençant par améliorer le climat des
affaires dans le but d’encourager
l’investissement productif à travers
par exemple la mise à plat des pro-

blèmes liés à la bureaucratie, la mise
en place d’une réglementation incitative et durable. Car, souligne-t-elle,
le changement répétitif des lois crée
un climat d’incertitude, voire de
méfiance surtout chez les investisseurs étrangers. Souad Bouchakour
rappelle par ailleurs que le niveau des
réserves de change a certes baissé
mais que le matelas de devise ne s’est
pas complètement épuisé. Il nous
faut, dit-elle, réfléchir en termes
d’investissement et de relance économique et non pas en termes de
mois de consommation. Et s’il y a
réelle volonté de changer les choses,
il n’y a pas de raison que la réforme
du système économique n’aboutisse pas. Le collectif Nabni semble lui

peu optimiste sur le sujet. Il fait
connaître sa pensée dans un document fouillé dont il nous a fait parvenir une copie.  Il y écrit : L’échec
manifeste des tentatives antérieures
de réforme et de diversification économique nous commande de faire
autrement, et d’adopter un changement de cap audacieux dans la gouvernance économique. Evidemment,
sans réformer profondément la gouvernance publique, les mêmes maux,
sources des échecs passés, se reproduiront. Nabni explique que  pour
rendre possible la mise en œuvre  des
réformes tant attendues, il nous faut
penser autrement leur mise en
œuvre. Et d’ajouter : “Sans organiser
la mise en œuvre  des réformes, sans
renforcer la capacité de l’Etat pour s’y
atteler, sans volonté de faire autrement, la nouvelle ambition affichée
aujourd’hui par les autorités, nous le
craignons, échouera.” Le collectif
Nabni estime que l’on ne peut plus
se permettre de maintenir le même
niveau de dépenses publiques requérant un baril à 100 dollars. Cela,
ajoute-t-il, n’est pas soutenable. Cependant, une coupe brutale dans les
dépenses publiques aurait des effets
dévastateurs sur notre économie.
Par conséquent, formule-t-il, il est
nécessaire de “lisser” les réductions
en combinant réduction des dépenses et le recours mesuré à l’endettement.
Y. S.

PACTE ÉCONOMIQUE ET SOCIAL

Quid de l’évaluation ?
L’évaluation objective des résultats de l’action gouvernementale en matière d’emploi
et en matière d’investissements n’a pas été présentée au cours de la rencontre.
ur les trois importants dossiers que devait examiner la 19e
tripartite (gouvernement-UGTA-patronat), qui s'est tenue le 5 juin, figurait l’évaluation du pacte économique
et social dans les volets investissements et emploi. Face au blackout qui a caractérisé cette tripartite, il n’était pas aisé aux millions de citoyens de s’informer sur le déPar : SAÏD
roulé de cette tripartite. Avec un comSMATI
muniqué final qui s’est limité aux généralités et notions globales de l’économie de
marché, il aurait fallu aller chercher des échos de l’intérieur de
la rencontre. Les échos que nous avons eus de l’intérieur sont
unanimes à dire qu’il n’y a pas eu d’évaluation du pacte économique et social de croissance. Ce pacte, signé en février 2014
entre le gouvernement et ses partenaires socioéconomiques
pour une période de cinq ans, vise notamment à accélérer les
réformes économiques, promouvoir la concertation et le dialogue social, le développement industriel, l’amélioration du climat des affaires et le développement humain. Il avait même établi des engagements de chacune des parties pour réaliser solidairement ces objectifs : le syndicat des travailleurs s’accor-

S

de à préserver un climat social stable, les organisations patronales s’engagent à favoriser la préservation et la création
d’emplois et de l’investissement productif, et les pouvoirs publics, de leur côté, à assainir le climat des affaires pour favoriser l’expansion des entreprises. Le pacte social, transformé
en pacte de croissance sous l’effet des nouveaux défis économiques auxquels fait face le pays, est présenté comme le socle
sur lequel le gouvernement compte s’appuyer pour mettre en
œuvre son nouveau modèle économique. Il faut dire que la
conclusion d’un pacte social ou de croissance s’impose en temps
de crise pour relancer l’économie. Selon le professeur Abderrahmane Mebtoul, le pacte est un élément pour faire aboutir
le nouveau modèle économique, ajoutant que l’Algérie n’a pas
le choix. Soit il y a une mobilisation générale autour des défis à prendre, soit l’Algérie sera obligée d’aller vers le FMI. Si
lors de la 18e tripartite, tenue en octobre 2015 à Biskra, les participants avaient acté leur satisfaction quant aux “avancées significatives” dans la mise en œuvre de ce pacte, le communiqué final de cette 19e tripartite n’en fait pas référence et se
contente de banales généralités sur l’économie de marché. Mais

pour pouvoir se faire une idée sur les résultats de ce pacte, il
suffit d’écouter les représentants des organisations patronales
qui continuent, comme à chaque fois, d’insister sur le fait que
seul l'investissement est à même de répondre aux préoccupations, en matière d'emploi, de croissance, d'équilibre financier
et de stabilité sociale. Leurs discours n’ont guère évolué
quant aux aspects liés au financement de l'investissement, à la
question de l'offre de foncier industriel et à la réforme de l'administration. Concernant la création de l’emploi, force est de
constater que le taux a augmenté, passant de 10 à 11%, selon
les chiffres de l’Exécutif. En somme, à défaut d’une évaluation
concrète et sereine du pacte économique et social de croissance,
la tripartite s'est clôturée par la signature d'un autre pacte. Celui de stabilité et de développement de l'entreprise privée. Ce
pacte, visant à partager les responsabilités entre l'employeur
et l'employé pour un meilleur rendement des entreprises, a été
signé par l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA)
et l'ensemble des organisations patronales. Gageons juste que
pour ce dernier, un suivi et une évaluation seront de mise.
S. S.

Dimanche 12 juin 2016

14 Supplément Économie

LIBERTE

LES NON-DITS DE LA TRIPARTITE
M.CHERIF BELMIHOUB, PROFESSEUR EN GESTION À PROPOS DU NOUVEAU MODÈLE ÉCONOMIQUE

“Manque de clarté, de précision
et sans transparence”
Liberté : Quelle est la pertinence du nouveau modèle économique présenté en tripartite dans un contexte de baisse des revenus financiers du pays ?
Cherif Belmihoub : L’événement majeur de
ce début du mois de
juin a été l’organisaPar : K.
tion de la tripartite
REMOUCHE
(gouvernement-syndicat-patronat). Les résultats de la rencontre
étaient très attendus par l’ensemble des Algériens, car il s’agit de l’avenir de l’économie
nationale et de sa sortie de crise dans laquelle
elle s’est embourbée depuis plus d’une année. Au moment de la préparation de la tripartite, un seul sujet retenait l’attention : l’annonce par le gouvernement du nouveau modèle économique. L’objectif était donc très fort
et même alléchant et provocateur ; alléchant
parce qu’on pensait que finalement l’ancien
modèle bâti sur les hydrocarbures est dans
une impasse et ne peut continuer à fonctionner ; bien au contraire, il devient même
dangereux pour l’économie nationale (fuite en avant, déficits chroniques, inefficience systémique…) ; provocateur parce que les
qualificatifs utilisés sont aussi très forts : modèle, et donc on attendait une élaboration des
paramètres et des variables sophistiquées et
une implémentation tout aussi raffinée.
Au final, nous avons eu droit (les informations diffusées) à quelques idées devant
servir de base pour la transformation de l’économie. Trois idées sont mentionnées dans
le communiqué final : une adéquation des
politiques publiques et sectorielles ; une rénovation de la gouvernance économique et
l’émergence des facteurs de marché.
Ces idées sont tellement vagues qu’on pourrait produire n’importe quel modèle ou
plus modestement politique économique.
Rien n’est dit sur la situation actuelle des finances publiques et des comptes nationaux et le volume des déficits ; rien n’est dit
sur la structure de l’économie productive et
sa compétitivité.

Yahia / Liberté

Dans cet entretien, le spécialiste de l’économie nationale tente d’analyser les résultats
de la 19e tripartite.

Sans dresser l’état des lieux, on ne peut pas
construire de nouvelles orientations économiques. Le manque de précision dans les
nouvelles “orientations” n’est pas de nature à mobiliser les acteurs et la société dans
son ensemble autour des nouveaux choix.
Quel sens alors donner à cette nouvelle politique économique ?
On peut donner du contenu à ces idées en faisant des lectures positives et contextuelles ;
ainsi on peut interpréter adéquation des politiques publiques et sectorielles par une politique de rigueur dans la dépense publique
par son orientation et son efficience ; donc
il s’agit principalement de la question des
subventions dans le futur cadrage budgétaire ; comme on peut interpréter rénovation
de la gouvernance par une nouvelle orientation sur la gestion du secteur public marchand et bancaire, voire même sa privatisation, il s’agit aussi du climat des affaires.

L’émergence des facteurs de marché peut signifier une nouvelle orientation de la régulation économique, dont le marché sera
le référentiel pour toutes les sphères de
l’économie : marché des biens et services,
marché financier et marché monétaire.
Vues sous cet angle, les annonces de la tripartite peuvent avoir un sens si des décisions
économiques et des politiques publiques seront mises en œuvre pour amorcer la nouvelle politique économique. Mais pourquoi
on n’aime pas appeler les choses par leur
nom ? La bonne gouvernance c’est, entre
autres, la clarté et la transparence des choix
et des décisions publiques.
Après la décision de la tripartite de mettre
fin à la retraite anticipée, pensez-vous
qu’il faudrait aller plus loin dans le réaménagement de l’actuel régime de retraite ?
Le système de protection sociale est globa-

lement équilibré aujourd’hui, mais le segment “retraite” est déficitaire depuis déjà plusieurs années, et c’est grâce à une contribution de 2% calculée sur les recettes des hydrocarbures que la caisse maintient une trésorerie suffisante pour verser les pensions.
Aujourd’hui, il devient impératif de revoir les
grands principes sur lesquels est bâti le
système de protection sociale, car sa pérennité, qui est indispensable, dépend de ses
équilibres d’aujourd’hui et de demain. L’âge
de la retraite dépend de plusieurs paramètres pour justement garantir sa survie :
la structure de la démographie, la population
active, la population retraitée, la croissance
économique, l’espérance de vie, etc.
Ces dernières années, ces données ont beaucoup changé : le rapport retraités/population
active a chuté au dessous de 1/5 (ce dernier
est un rapport universellement admis pour
assurer un équilibre), l’espérance de vie a significativement augmenté (autour de 76-78
ans) et la contribution de l’État a baissé par
l’effet du choc pétrolier ; tous ces indicateurs
militent pour une révision de l’âge de départ
à la retraite.
Mais au-delà de l’allongement de l’âge de départ à la retraite, c’est le nombre d’années de
cotisation qui doit être revu. Ici aussi, il
faut que les régimes spéciaux de la retraite
soient intégrés dans la réforme pour garantir
un minimum d’équité et une solidarité intra-système national de protection sociale.
La question de l’informel revient avec force
dans le dossier du régime de retraite et du
système de soins aussi ; car aujourd’hui, les
non-cotisants bénéficient des mêmes prestations que les cotisants, alors que souvent
les premiers ont des revenus beaucoup supérieurs aux seconds. Les questions de justice sociale, d’équité, de solidarité doivent être
les leviers pour la refondation du contrat social dans lequel se situe le système de protection sociale.
K. R.

RÉSULTATS DE LA 19e TRIPARTITE

Équation complexe
Les grandes lignes du nouveau modèle de croissance économique vise l'émergence d'une base productive et
industrielle moderne et compétitive, tout en préservant la justice sociale, selon le Premier ministre.
ar ailleurs, selon l’APS, M. Sellal a expliqué que ce nouveau modèle déployait une approche “claire et consensuelle” jusqu'en 2019 avec des perspectives à l'horizon
2030, tout en relevant que “les richesses naturelles ne pourront
plus, à l'avenir, garantir la pérennité du modèPar : A. le politique et social actuel de l'Algérie. Il nous faut
HAMMA donc aller chercher la croissance ailleurs, c'est-àdire dans la sphère économique réelle, là où l'entreprise, publique ou privée, est la clé de voûte”.
À l’évidence, ce modèle, n’a pas dévoilé toutes les retombées
sociales qu’il impliquerait inévitablement. Car même si depuis
longtemps un consensus autour de la réduction de notre dépendance des hydrocarbures s’était dessiné en préconisant une
diversification de notre économie, il n’en demeure pas moins
que dans le court terme, et compte tenu de la situation financière du pays, c’est bien la rigueur budgétaire qui est re-

P

cherchée. Toute la complexité de l’équation est de concilier l’orthodoxie financière et la politique sociale que les pouvoirs publics souhaitent continuer. Outre la fin de la retraite anticipée
entérinée par la 19e tripartite, que deviendra-t-il des transferts
sociaux, des subventions, etc. Le front social demeurera-t-il
stable ? Sellal fait montre de beaucoup d’optimisme. “Les ingrédients d'une émergence économique existent, et qu'il était
temps de mettre en symbiose ces facteurs favorables et de mobiliser l'ensemble des acteurs dans le cadre d'une gouvernance
et d'un plan qui allient vision stratégique, pragmatisme et responsabilité sociale et politique.” Dans ce contexte, il a appelé
à “consolider et conforter” le Pacte national économique et social pour la croissance, outil dont s'est dotée la tripartite en 2014
et qui “commence à donner des résultats”. Il reconnaît toutefois que la situation était “dure” et que les contraintes étaient
“réelles” avec des “lendemains incertains”. Cet aveu est dur, mais

il a le mérite d’être épuré des discours triomphalistes auxquels
nos gouvernants nous ont habitués. Alors quels enseignements
tirer de cette énième tripartite ? Pas grand-chose en dehors de
quelques vagues indications sur le nouveau modèle de croissance économique, de la suppression de la retraite anticipée
et de l’injonction faite aux walis de libérer le foncier industriel
et de lutter contre les “bureaucrates et les véreux”. Dans la situation actuelle, l’esprit de solidarité nationale doit prévaloir
et personne n’en disconvient. Malheureusement, nous sommes
toujours dans une situation de statu quo. Le climat des
affaires demeure caractérisé par des pesanteurs bureaucratiques,
les lobbys de l’import-import et de l’informel continuent de
dicter leur loi. Aucun bilan crédible sur l’opération de captation de l’argent du secteur informel n’est porté à la connaissance de l’opinion publique... 
A. H.

LIBERTE

Dimanche 12 juin 2016

Supplément Économie 15

ENTREPRISE ET MARCHÉS

EN BREF

Parlons management !

SMAIL SEGHIR
seghirsmail@gmail.com

Le béni-oui-ouisme,
ce mal insidieux
du management

Les débats sur la compétitivité des entreprises n’auront jamais de fin tant les
changements dans l’environnement modifient constamment les facteurs
de succès. Toutefois, un facteur-clé semble déterminant dans cette quête :
la capacité à combattre l’unanimité et à favoriser la diversité des opinions.
ans la plupart des entreprises, il
est de bon ton de ne pas contredire ses supérieurs. Cela tient à
plusieurs raisons. Certains pensent qu’il n’est pas professionnel de s’opposer aux idées du
chef. D’autres, redoutant les représailles, préfèrent acquiescer à toutes les opinions de leur
patron. D’autres, enfin, n’étant pas suffisamment
confiants dans leurs idées, décident de se taire
de peur de ne pas être pris au sérieux. Ce sont
autant de causes qui prennent leur source dans
le style command & control” qui marque encore
la plupart des entreprises dans le monde. Ce qui
est plus grave, c’est que cette forme de conformisme handicape tout aussi, et de façon insidieuse, les entreprises qui ont réussi à faire évoluer leur style de management pour donner plus
d’initiative à leurs collaborateurs. Quand les collaborateurs n’osent pas donner à leurs chefs les
informations qui fâchent, ces derniers n’ont plus
les informations valides pour prendre les décisions judicieuses. S’installe alors une culture
d’autocensure qui limite la communication au
sein de l’entreprise, inhibe l’apprentissage à tirer de l’expérience et peut mener à la ruine. Ce
qu’elles oublient, c’est que si le management reste l’art de motiver les hommes, il devient de plus
en plus l’art de manager l’information.

D

Dans son célèbre ouvrage Knowledge for Action,
Chris Argyris, le grand spécialiste de la théorie
des organisations et de l'apprentissage, a donné un cadre théorique original à cette question (1). Selon lui, on a affaire à deux types d’organisations : celles qui obéissent au modèle I et
celles au modèle II. Dans les entreprises de modèle I, de loin les plus nombreuses, les employés,
au lieu de dire la vérité, se contentent d’exprimer les points de vue que la culture prévalente dans l’entreprise considère appropriés. Par
exemple, dans ce type d’entreprises, les employés
sont persuadés qu’ils seront pénalisés s’ils
transmettent de mauvaises nouvelles lors d’une
réunion de travail avec le management ; et donc
s’autocensurent. Ce faisant, ils transmettent de
l’information invalide sur la situation de l’entreprise qui se coupe ainsi progressivement de
la réalité sans savoir ce qui lui arrive. À l’inverse,
les entreprises qui obéissent au modèle II ne censurent pas le savoir mais, au contraire, trouvent
les moyens de le favoriser. En conséquence, elles
ont un meilleur accès à l’information valide et
peuvent donc plus facilement connaître leur situation et y apporter des solutions correctrices. La différence entre les deux modèles tient,
selon Argyris, à leur rapport à l’action. Une différence qui résulte du hiatus entre les théories
professées” (espoused theories) et les théories

LU DANS LE JO

Immobilier : l’État veut y mettre
de l’ordre
es ministères de l’Habitat, de l’Intérieur, des Finances et du Commerce ainsi que le Fonds de garantie et de caution mutuelle de la
promotion immobilière se font représenter à la commission d'agrément des promoteurs immobiliers. Ces institutions vont essayer de mettre
de l’ordre et de la cohérence dans un secteur immobilier rongé par l’anarchie. Des dispositions contenues dans l’arrêté du 21 février 2016 portant
désignation des membres de cette commission, publié au Journal officiel
n°31 du 25 mai 2016, leur permettraient de le faire. En effet, par arrêté
du 21 février 2016, les membres de la commission sont désignés, en application des dispositions de l’article 15 du décret exécutif n°12-84 du 20
février 2012, modifié, fixant les modalités d’octroi de l’agrément pour l’exercice de la profession de promoteur immobilier ainsi que les modalités de
la tenue du tableau national des promoteurs immobiliers, et la commission d'agrément des promoteurs immobiliers. Figure également dans ce numéro l’arrêté du 11 avril 2016 fixant la liste des
responsables de l’administration des Douanes habilités à engager la transaction ainsi que les taux
des remises partielles. En application des dispositions de l’article 265 (alinéa 2) de la loi 79-07 du
21 juillet 1979, modifiée et complétée, le présent arrêté a pour objet de fixer la liste des responsables
de l’administration des Douanes habilités à engager la transaction, leurs seuils de compétences en
matière de transaction ainsi que les taux des remises partielles sur lesquelles peut porter la transaction. La liste des responsables de l’administration des Douanes habilités à engager la transaction avec les personnes poursuivies pour infraction douanière est fixée comme suit : le directeur
général des Douanes ; le directeur régional des Douanes ; le chef d’inspection divisionnaire des
Douanes. Le directeur général des Douanes peut transiger, après avis de la commission nationale de transaction, lorsque le montant des droits et taxes éludés ou compromis est supérieur à cinq
millions de dinars (5 000 000 DA). Figurent par ailleurs, dans ce numéro, les modalités d’initiation d’aménagement de la ville nouvelle de Hassi Messaoud. En application des dispositions de
l’article 15 du décret exécutif du 16 février 2011 fixant les conditions et modalités d’initiation, d’élaboration et d'adoption du plan d’aménagement de la ville nouvelle, le plan d’aménagement de la
ville nouvelle de Hassi Messaoud, annexé l’original du présent décret, est adopté. Le plan d’aménagement de la ville nouvelle de Hassi Messaoud est révisé dans les mêmes formes.

L

Marchés de fruits
et légumes :
un programme
de 30 milliards de DA

n Lancé au titre du plan quinquennal
2015-2019, le programme national de
réalisation de marchés couverts et de
marchés de gros de fruits et légumes
coûtera une enveloppe globale de plus
de 30 milliards de DA, a appris l'APS
auprès du ministère du Commerce.
Confié à l'entreprise publique de
réalisation et de gestion des marchés de
gros (Magros), le programme de
réalisation d'une dizaine de marchés de
gros de fruits et légumes est estimé à
plus de 19,3 milliards DA.

La logistique
dans les entreprises
en débat

d’usage” (theories in use) qui déterminent les
actions des individus dans les organisations.
C’est, par exemple, ce qui arrive lorsque dans
une entreprise du modèle I le chef déclare
vouloir tenir un débat ouvert sur un sujet donné (théorie professée) mais que ses collaborateurs, de peur de soulever des questions embarrassantes, ce qui correspond à la culture réelle dans l’entreprise (théorie d’usage), pensent
une chose et disent autre chose. Au contraire,
dans une entreprise du modèle II, le leadership
sait créer les conditions qui permettent aux collaborateurs de produire du savoir valide en encourageant leur responsabilité personnelle.
Cela demande beaucoup d’humilité de la part
des chefs, ce qui est la marque des vrais leaders.
Cette culture du béni-oui-ouisme est très courante dans l’entreprise algérienne, encore fortement marquée par le style command &
control”. Qui n’a pas été témoin du comportement de managers de très grand talent qui adoptent une attitude de totale soumission à leur chef
même lorsque ce dernier prend des décisions incongrues ? De leur côté, beaucoup de nos chefs
voient leurs collaborateurs plus comme de
simples rouages dans la hiérarchie de l’entreprise
et moins comme leurs consultants qui peuvent
les éclairer sur les questions difficiles. Ils devraient méditer ce que disait à ce propos Steve
Jobs : “Cela ne fait aucun sens d’embaucher des
gens intelligents puis de leur dire ce qu’ils doivent faire. Nous enrôlons des gens intelligents
afin qu’ils nous disent ce que nous devons faire.” Du reste, on peut assez facilement vérifier
que les meilleures réussites managériales dans
notre pays ont été le fait de responsables qui ont
su s’entourer de collaborateurs de grande valeur… et les ont écoutés !
S. S.

1 - Chris Argyris: Knowledge for Action. A Guide
to Overcoming Barriers to Organizational
Change, Jossey-Bass Wiley, 1993

n Un salon dédié au transport et à la
logistique (Logistical) se tiendra en
novembre prochain au Palais des
expositions, aux Pins maritimes (Alger).
La manifestation est organisée par la
Chambre algérienne de commerce et
d’industrie. “Logistical” va parler du rôle
de la logistique et de son
développement par les entreprises dans
leurs opérations à l’international ainsi
qu’au plan local. Une bonne logistique
ne peut que contribuer à la réduction
des coûts d’acheminement des
marchandises.

Croissance revigorée
en Chine

n La banque centrale de Chine compte
toujours sur une croissance de 6,8%
cette année, grâce à une progression
plus forte qu’elle ne le pensait
jusqu’alors de l’investissement en actifs
immobilisés, ce qui permettrait de
compenser un tassement des
exportations. La croissance du PIB
chinois a été de 6,7% au premier
trimestre, la plus faible depuis sept ans.
Le ralentissement de la deuxième
économie mondiale est peut-être sur le
point de cesser.

COURS DU DINAR
US dollar 1 USD
Euro
1 EUR

ACHAT

109.7303
124.5553

VENTE

109.7457
124.6053

COURS DES MATIÈRES PREMIÈRES
Brent
Or
Blé
Maïs
Cacao
Robusta

50 dollars/baril
1 266 dollars
168 euros/tonne
178 euros/tonne
2 274 livres sterling/tonne
1 643 dollars/tonne

BOURSE D’ALGER

Séance de cotation du 6 juin 2016
TITRES COTÉS

COURS

ACTION
ALLIANCE ASSURANCES Spa 500,00

BIOPHARM
SAIDAL

1 470,00
640,00

VARIATION

0,00
0,00
0,00

TAUX DE VARIATION

0,00
0,00
0,00

TITRES NON COTÉS
DERNIER COURS DE CLÔTURE

ACTION

EGH El AURASSI
NCA-ROUIBA

480,00
390,00

EVOLUTION DES COURS DES VALEURS DU TRÉSOR
MAXIMUM
MINIMUM

GAT 7ANS
GAT 10ANS
GAT 15ANS

104,71
117,07
121,75

99,70
99,59
98,79

PRINCIPAUX INDICATEURS BOURSIERS

Capitalisation boursière :
Valeur transigée :
Encours global des titres de créance :
Encours global des valeurs du Trésor :
DZAIRINDEX

53 011 272 250,00
5 922 900 00,00
427 075 000 000,00
1 422,88

Dimanche 12 juin 2016

16 Sport

LIBERTE

LA FAF REJETTE LES RECOURS DE L’USC ET DU CRBAF

Yahi : “Je vais saisir le TAS”

L

toute fonction officielle pour la personne
concernée du club ; un million de dinars (1 000
000 DA) d’amende pour le club”, stipule cet
article 81. Or si les membres de la commission de recours avaient recouru à cet article
81, l’ASK ne bénéficierait pas des trois points
de la rencontre (sans attribution de points à
l’équipe adverse). Son classement, soit à la 14e
place du classement général devant l’USMM
Hadjout et l’OM Arzew, l’aurait condamnée
à la relégation. Un tel verdict aurait du coup
sauvé l’USC qui se hisserait à la 13e place et
donc non relégable. Pourquoi une telle omission ? Selon une source digne de foi, la FAF
se défend par le fait que les règlements de la
FIFA ne prévoient pas la non-attribution de
points à l’équipe adverse dans ce cas précis,
contrairement au code disciplinaire de la FAF
qui le prévoit dans son article 81. Dans une
première réaction à ce verdict, le président
de l’USC, Abdelmadjid Yahi, indique : “Je savais que mon recours allait être rejeté, je sais
qu’il y a acharnement contre mon club et ma
propre personne, je continuerai à me battre
jusqu’au bout, je suivrai le processus de ma défense et celle de mon club conformément à la
réglementation. Cela fait plus de 30 ans que
je suis dans le milieu du football, donc je
connais toutes les procédures y afférentes. Dès
demain, je déposerai mon recours au tribunal

arbitral sportif (TAS) algérien en joignant
d’autres nouveaux éléments. Le résultat du
match CRBAF-ASK ne doit jamais être homologué, ce qui donnera un nouvelle situation.
L’USC resterait en Ligue 2 si cette mesure était
appliquée, malheureusement la commission
de discipline, qui est incompétente selon les règlements de 2014 de la FIFA, n’a pas tenu
compte de beaucoup de paramètres et a prononcé deux verdicts diamétralement opposés
: d’un côté, elle annonce deux ans de suspension et proposition de radiation pour Hacen
Bekkouche, président du CRBAF, et de l’autre
elle m’interdit directement toute activité sportive à vie. J’aimerais bien connaître sur quel
article du code disciplinaire s’est appuyée cette commission ? La radiation est une proposition de la FAF vers l’observatoire national
du sport et le MJS. Or, dans mon cas, la CD
de la LF a prononcé directement ma radiation,
c’est une flagrante violation de la réglementation.” “Si le TAS s’aligne sur la même position que la CD et le recours, ce que je ne souhaite pas bien sûr, il ne restera dans ce cas-là
que la FIFA où je compte déléguer deux
grands avocats, l’un suisse et l’autre français,
pour défendre notre dossier. La bataille judiciaire et juridique vient de commencer pour
nous”, martèle Yahi.

D. R.

a commission de recours de la
FAF a finalement emboité le pas
à la commission de discipline de
la LFP en confirmant le verdict
de la ligue dans l’affaire CRBAFASK, à savoir la rétrogradation
en division inférieure (DNA) de l'équipe du
CRB Aïn Fekroun, d'infliger une amende de
deux millions de dinars (2 000 000 DA) au
CRB Aïn Fekroun. En outre, le président du
CRB Aïn Fekroun est sanctionné d'une interdiction de deux années d'exercer toutes
fonctions en relation avec le football à compter de ce jour, avec proposition de radiation
à vie du mouvement sportif national. La LFP
avait également radié à vie le président de
l’USC, Abdelmadjid Yahi, pour avoir avoué
sur un plateau TV avoir combiné une rencontre de son club. La commission de recours, présidée par un juriste et deux présidents de ligues de wilaya de football, a donc
entériné le verdict pris en première instance qui ignore justement l’article 81 du code
disciplinaire de la FAF. “La tentative d’influence sur le cours du championnat prévue
par l’article 123 du règlement du championnat de football professionnel est sanctionnée
par : match perdu (sans attribution de points
à l’équipe adverse) ; défalcation de neuf (9)
points ; deux (2) ans de suspension ferme de

RACHID ABBAD

EURO-2016

Un succès dans la douleur pour la France
es jours qui viennent diront si ce match longtemps irrespirable a été fondateur : l'équipe de France espère s'être libérée pour la suite de l'Euro-2016 après son succès in extremis contre la Roumanie (2-1), qui lui a offert un nouveau leader d'attaque, Dimitri Payet. Ce match d'ouverture a aussi soulevé des questions sur les cas Griezmann et Pogba, très attendus mais très décevants. Tétanisés par l'enjeu, paralysés par la
pression, les Bleus ont tremblé face aux Roumains, mais le fait
d'avoir arraché la victoire au bout du suspense est peut-être le
déclic dont ils avaient besoin pour lancer leur tournoi. Au lendemain du match, le sélectionneur Didier Deschamps ne peut
pas occulter la performance globalement décevante de ses
troupes, à mille lieues de leurs prestations flamboyantes durant
les matches amicaux. Il ne pourra pas toujours compter sur un
Dimitri Payet en lévitation pour sauver la patrie en fin de match. Mais le cœur y était et c'est ce qui importe le plus dans ce
genre de rendez-vous. Au-delà de l'aspect mental pour les joueurs,
ce succès a d'autres vertus, non négligeables. Avec la nouvelle
formule de l'Euro, à 24 équipes, les quatre meilleurs troisièmes
des poules seront qualifiés pour les 1/8 de finale. Avec trois points,
la France a donc déjà quasiment son billet en poche et va pouvoir gérer plus tranquillement ses deux prochains obstacles du
1er tour, l'Albanie (mercredi à Marseille) et la Suisse (le 19 juin
à Lille). Et la victoire de vendredi n'a pas été bonne que pour le
moral des Bleus. Dans un pays traumatisé par les attentats du

L

13 novembre, le Stade de France est redevenu l'espace d'un match un lieu de fête autour de l'équipe de France, même si les communions autour du sport peuvent sembler futiles voire illusoires.
“Il y a tellement de passion et de ferveur derrière cette équipe...
Les joueurs le sentent et ça donne des obligations”, a glissé Deschamps.
Une star est née

Un but venu d'ailleurs, une passe décisive sur l'ouverture du score d'Olivier Giroud et des larmes d'émotion qui le rendent d'autant plus attachant : la victoire contre la Roumanie est le chefd'œuvre de la carrière internationale de Dimitri Payet, déjà sacré première star de l'Euro. Cela faisait longtemps que les Bleus
n'avaient pas compté en leur sein un joueur avec autant d'influence dans le jeu. En l'espace de 90 minutes, ils se sont subitement trouvé un patron et un leader technique. Ce rôle devait
initialement échoir à Paul Pogba ou à Antoine Griezmann et personne n'aurait pu prévoir en début de saison que Payet endosserait le costume du héros. Mais le joueur de West Ham a passé un cap, lui dont les apparitions en équipe nationale étaient
si ternes avant son arrivée en Angleterre l'été dernier. Depuis
son retour en bleu en mars, c'est la métamorphose totale avec
trois buts en cinq rencontres, tous plus beaux les uns que les
autres. Tant que Payet évoluera à ce niveau, Deschamps et ses
hommes auront un guide capable de montrer la voie.

Pogba et Griezmann doivent une fière chandelle à Payet. La folle soirée du Réunionnais a quelque peu occulté leur échec face
à la Roumanie mais leurs prestations, indignes de leur statut, ont
de quoi préoccuper Deschamps.
Payet ne pourra pas éternellement être l'arbre qui cache la forêt et le sélectionneur a tout intérêt à trouver rapidement la formule miracle pour réveiller ses deux vedettes. Que Griezmann
manque de jus était prévisible. Après une saison au long cours
avec l'Atletico Madrid, l'attaquant n'a rejoint le groupe France
en stage en Autriche que le 31 mai, soit trois jours après sa défaite (et son penalty raté) en finale de la Ligue des champions.
Il était difficile de le voir dans une condition physique optimale avec à peine dix jours de préparation et seulement 45 minutes
dans les jambes contre l'Écosse (3-0), le 4 juin en amical. La situation est plus problématique pour Pogba. C'est surtout l'attitude sur le terrain du milieu de la Juventus Turin qui intrigue.
Comme il y a deux ans au Mondial, la pépite des Bleus, celui que
les plus grands clubs s'arrachent, donne la fâcheuse impression
de jouer à contre-temps et de ne pas se soucier vraiment du collectif. “Il peut mieux faire. Je ne vais pas être trop dur avec lui”,
a euphémisé le sélectionneur. Pour lui, il n'est pas question de
se focaliser sur ces deux joueurs, fussent-ils d'énormes stars, et
d'en faire des cas à part. En les sortant avant le coup de sifflet
final (66e pour Griezmann, 77e pour Pogba), il leur a clairement
signifié qu'ils ne bénéficieraient d'aucun passe-droit.

FRANCE

La merveille de Payet
l y a un an, Dimitri Payet semblait perdu
pour l'équipe de France après un non-match en Albanie. Mercredi, il retrouve la nation qui a failli lui coûter sa place en sélection,
mais cette fois avec le costume du héros
après son match de vendredi face à la Roumanie. “Dimitri, je le chambre souvent avec son
match face à l'Albanie l'an passé. Mais c'est le
vrai Dimitri qu'on a vu aujourd'hui, celui qu'on
aime”, souriait
Evra en zone mixte après la victoire de la France en ouverture de l'Euro sur la Roumanie.
“Si on m'avait dit il y a un an de cela que je serais ici ce soir et avec ce scénario, je pense que
je vous aurais dit : vous êtes malades.” Ainsi
parla Payet, en zone mixte, des étoiles plein les
yeux après l'inondation de larmes consécutive à sa frappe lumineuse et libératrice de la 89e
minute. Un but qui a soulevé l'admiration de
toute la planète football. Parmi les nombreux
tweets recensés, celui de Rio Ferdinand a été
le plus pertinent. “Payet a démontré à tout le
monde qu'il est de ceux qui changent un match dans un grand tournoi...”, a écrit l'ancien dé-

I

fenseur de Manchester United, devenu consultant et qui a été le témoin de la transformation
du Réunionnais depuis qu'il évolue en Premier
League, avec West Ham. Autre témoin, encore
plus proche, le gardien et capitaine des Bleus
Hugo Lloris a appuyé le propos: “Le but de Dimitri ? Le faire en match amical et le faire en
match officiel, cela montre qu'il commence à
avoir de l'importance au sein de l'équipe, qu'il
se sent à l'aise. Il prend le jeu à son compte.
Quand il faut donner le ballon, il le fait.
Quand il faut frapper, il prend ses responsabilités.”
“Responsabilités”, voilà peut-être le mot-clé,
s'agissant de quelqu'un qui a beaucoup revendiqué en équipe de France, mais n'avait jusqu'à présent jamais vraiment été à la hauteur
de ses propres attentes ni de celles de Didier
Deschamps. Au point qu'un schisme a fini par
se creuser entre le sélectionneur et le joueur
après cette indigne défaite du 13 juin 2015 à
Elbasan, face à l'Albanie (1-0). DD en était sorti furieux du manque d'implication de certains
joueurs, dont Payet. Le problème de taille était

que l'ancien Marseillais avait déjà été ciblé pour
les mêmes raisons lors de la tournée de juin
2013 en Amérique du Sud (défaites en Uruguay et au Brésil). Mais pour enfin voir le Dimitri qu'on aime comme le dit Evra, un destin ne se dessinant jamais seul, il a fallu de la
persévérance de sa part et des aléas en sa faveur.
Résurrection

Sérieusement blessé à la cheville gauche en novembre, Payet s'est d'abord battu contre le
temps pour vite redevenir compétitif et sa seconde partie de saison, marquée par des buts
superbes, notamment, sur coups francs, lui a
permis de revenir dans le radar de DD. Entretemps, étaient survenus les déboires de Mathieu Valbuena, victime du chantage à la
sex-tape, et la mise en examen de Karim
Benzema dans cette affaire. Il n'en a pas fallu
plus pour Deschamps, dont l'opinion négative sur un joueur n'est jamais définitive tant que
celui-ci peut apporter quelque chose à l'équipe, pour rappeler Payet en mars. Deux matches

amicaux aux Pays-Bas (3-2) et contre la Russie (4-2) au cours desquels le meneur de jeu
de 29 ans a su saisir sa chance, pour ne plus
la lâcher. Sa démonstration face à la Roumanie, avec également ce centre décisif pour Olivier Giroud, des dribbles, des passes et une vision du jeu toujours juste, prouve qu'inclus
dans le onze type, fort de la confiance placée
en lui, il se montre meilleur à chaque sortie depuis les matches amicaux face au Cameroun
(3-2) et à l'Écosse (3-0).
Face aux Roumains, Payet a inscrit son troisième but (sur 4 en 20 sélections) à partir de
la 89e minute, comme un symbole de sa résurrection quasi inespérée en Bleu. Mercredi,
le destin lui fera retrouver l'Albanie à Marseille.
Inutile d'attendre si longtemps pour bien
boucler la boucle.
Programme d’aujourd’hui
n Turquie – Croatie
n Pologne – Irlande
n Allemagne – Ukraine

( 14h )
( 17h)
(20h)

LIBERTE

Dimanche 12 juin 2016

Sport 17
CE QUI EXPLIQUERAIT SON ABSENCE AU STAGE DES U-23

Ferhat en contact avec un club français de L2
’affaire Ferhat continue
de faire couler beaucoup
d’encre. L’attaquant de
l’USM Alger, dont le
contrat arrive à expiration, sera entendu demain par la commission de discipline afin de s’expliquer sur les raisons de son absence au stage des U23 qui se déroule à Tikjda. L’international olympique se trouve dans
de beaux draps à la veille d’une importante compétition, à savoir, les
Jeux olympiques de Rio. Le code disciplinaire du FAF prévoit une disposition s’appliquant à ce genre de
comportement.
En effet, selon l’article 118 du code
disciplinaire (refus de convocation
en équipe nationale) : “Tout joueur
évoluant en Algérie refusant de répondre à la convocation en sélection
nationale, ou ayant quitté le regroupement sans autorisation du sélectionneur, ou renvoyé pour indiscipline, ou qui se signale par un com-

pourra pas prendre part au match de
son futur club pendant la période des
Jeux olympiques de Rio. La FAF
pourrait introduire une opposition au niveau de la Fifa pour interdire au joueur de disputer le moindre
match avec son club.
La FAF n’est pas prête à passer sous
silence cette affaire. Elle n’a pas tardé d’ailleurs à mentionner son absence. Le nom de Ferhat a été tout
bonnement enlevé de la liste des
convoqués pour ce stage. 

L

D. R.

portement répréhensible, s'expose
aux sanctions suivantes : 1re sanction :
- 4 matches de suspension fermes pour
le joueur au sein de son club.
- 100 000 DA d’amende pour le
club.”
Autrement dit, Ferhat risque quatre

matches de suspension au sein de
son club et une amende financière.
Ce n’est pas tout. L’enfant de Bordj
Ménaïel qui n’a pas encore renouvelé
son contrat avec les Rouge et Noir
risque tout bonnement de rater les
Jeux olympiques. Pis encore, il ne

Il risque une suspension de quatre
matches
Reste maintenant au joueur à se
défendre demain devant la commission de discipline.
À en croire une source digne de foi,
Ferhat, qui n’a pas renouvelé son
contrat avec l’USM Alger, est préoccupé par la question de son transfert. La même source ajoute que le
joueur serait en contacts très avancés avec des clubs français de Ligue

2. Jeudi dernier, il allait prendre
l’avion à destination de la France
pour passer la visite médicale avant
la signature du contrat. Toujours selon notre source, un  problème de
dernière minute a fait annuler son
voyage. En effet, le joueur n’était pas
en possession de son passeport pour
pouvoir voyager. Il se trouvait au niveau du consulat de France pour instruction d’un visa Schengen. Il devrait le récupérer aujourd’hui et
rallier, par la suite, l’Hexagone.
D’après une source proche du
joueur, cela expliquerait son absence pour le stage des U-23. Mieux encore, le joueur aurait affirmé à ses
proches qu’il aurait obtenu l’aval du
staff technique national de s’absenter jusqu’à dimanche en vue de régler son transfert. Le perdant dans
cette affaire sera, sans doute, l’USMA
qui aurait pu tirer profit de son
transfert l’année dernière (Montpellier voulait l’avoir).
NAZIM T. 

L’AG DU MCO DIVISE LES SUPPORTERS

Le pire est à craindre
’est ce soir que se tiendra l’assemblée générale des actionnaires à laquelle tiennent énormément les deux anciens
présidents, Youssef Djebbari et Larbi Abdelilah. Mais plus que ce qui se passera dans une
des salles feutrées du Méridien Hôtel entre les
actionnaires qui ont confirmé leur présence,
c’est ce qui risque de se passer dehors qui inquiète surtout ceux qui suivent avec attention
l’actualité mouloudéenne.
Car, si entre le clan de la triplette d’anciens présidents Djebbari-Mehiaoui-Abdelilah et celui
de la paire Belhadj-Belabbès les débats devraient

C

se passer dans le calme en raison, notamment,
de l’absence de l’actuelle partie dirigeante, dans
le rue, les bruits émanant des “supporters” des
deux camps n’augurent rien de bon. Décidés
à barrer la route à Youssef Djebbari auquel ils
n’ont jamais pardonné la relégation de 2008 et
les innombrables problèmes et scandales ayant
terni l’image de marque du MCO ces quinze
dernières années, des supporters “fidèles à
Baba” s’organisent depuis quelques jours déjà
pour occuper l’espace public jouxtant l’entrée
principale dudit établissement hôtelier. Ces
anti-Djebbari promettent même d’interdire

l’accès à tout actionnaire ou dirigeant approuvant la tenue de cette assemblée générale. Ce groupe de “supporters pacifistes”, comme ils se qualifient, ne sera, toutefois, pas seul
sur place. Issus du quartier d’El-Hamri, les antiBaba comptent, eux aussi, investir les lieux pour
soutenir les actionnaires qui veulent demander des comptes à Belhadj. Approuvant l’idée
soumise par Mehiaoui de “changer la composante du conseil d’administration de la société
sportive par actions” qui gère l’équipe professionnelle et de “nommer un autre directeur général de l’administration en remplacement du

contesté Hafid Belabbès”, ces supporters sont
décidés à se faire entendre. Le risque de heurts
entre ces deux factions rivales semble d’autant
plus grand que les premiers échanges d’amabilités via un réseau social bien connu ont déjà
donné le ton de ce qui risque d’être une soirée
très chaude. Mesurant parfaitement la dangerosité de la situation, les services de sécurité de
la wilaya d’Oran aurait déjà prévu un plan pour
annihiler toute éventuelle émeute ou trouble
à l’ordre public, notamment dans ce côté-ci de
la ville, très fréquenté en soirée…
RACHID BELARBI

ALORS QUE BENBRAHAM ET AYMEN NOURI SONT CONVOITÉS

Sandjak, Adjali et Moussouni à la tête du staff du MOB 
our la saison prochaine, le staff
technique du MO Béjaïa sera
composé de Sandjak, Adjali
et Moussouni, et ce, en attendant la
désignation d’un entraîneur des gardiens de but. Le nouvel entraîneur du
MO Béjaïa dira, notamment lors de
sa présentation dans la soirée d’hier,
que “j’ai de grandes ambitions pour
le MOB. D'ailleurs, j'ai un grand
projet avec ce club qui a le potentiel
pour réussir. ll faut dire aussi que le
MOB ne se refuse pas. Je suis convaincu qu'avec l'effort de tous, nous par-

P

viendrons à redonner au MOB sa
vraie dimension. En ce qui me concerne, je ferai de sorte de marquer mon
passage dans cette équipe en réalisant
des résultats adéquats”. Sandjak déclare également qu’il connaît parfaitement les rouages de cette équipe béjaouie : “Je ne suis pas étranger,
je connais pratiquement tout de
l’équipe. Certes, je n’ai jamais dirigé
cette équipe, mais je tiens à vous
dire que j’ai des infos. Nous allons recruter, selon nos besoins, des joueurs
qui apporteront le plus. Je suis choqué

de voir des joueurs qui étaient là à Béjaïa, qui sont de la région et qui veulent partir ailleurs alors que le MOB
joue même un challenge africain.
C’est à n’y rien comprendre.” Pour le
président Attia, “l’objectif est la
construction d'une équipe capable
de concurrencer les équipes huppées
de la Coupe de la CAF et de la Ligue
1 Mobilis. Nous devons donner les
moyens à cette équipe pour réaliser un
premier objectif qui n'est autre que de
la mettre dans la cour des grands”. À
noter que le joueur Yaya a été opé-

ré cette semaine d’une hernie inguinale. Par ailleurs, n'ayant toujours pas
rejoint l'équipe à Béjaïa, l’attaquant
sénégalais des Vert et Noir, Ndoye,
semble bien décidé à ne pas rentrer
au pays tant que ses problèmes financiers au MOB ne sont pas réglés.
Côté recrutement, après Yesli, les Béjaouis lorgnent du côté de Benbraham (MCA) et du milieu de terrain
franco-algérien évoluant au Qatar qui
répond au nom d’Aymen Nouri. En
outre, l'attaquant Okacha Hamzaoui,
en fin de contrat avec le MO Béjaïa,

Hadj Bouguèche et Mansouri signent

L

âge (20 ans), est parvenu  à se
frayer un chemin dans l’équipe
(A) la saison dernière sous la
houlette de Cherif El-Ouazzani. Il
va sûrement apporter un plus à la
ligne offensive du MCA, surtout
que tout le monde s’accorde à dire
que ce dernier est un joueur pétri de qualités.
Il était d’ailleurs le meilleur joueur
du PAC cette saison en compagnie de Benghit qui a opté pour

l’USMA. Mansouri a insisté pour
endosser le maillot vert et rouge
pour la saison prochaine. “Il était
très chaud à l'idée de rejoindre le
MCA, j'espère qu'il va pouvoir
s’épanouir sous la houlette de l’entraîneur Djamel Menad qui
connaît bien ses qualités”, a affirmé le président du Paradou AC,
Kheireddine Zetchi.
Outre Mansouri et Bouguèche, le
Mouloudia a enregistré l’arrivée

de trois joueurs, en l’occurrence
Djemaouni (ASMO), Zerdab
(MOB), Boudebouda (USMA),
et le retour du gardien Chaâl qui
a été prêté la saison dernière à
l’USMH.
À noter que Hadj Bouguèche
percevra un salaire de 160 millions
de centime. En revanche, la lettre
de prêt de Mansouri a coûté au
MCA 350 millions de centimes.
S. M.

CRB

Bouali : “Tout sera réglé dans 3 jours !”
e CR Belouizdad est sur le point de finaliser avec le technicien Fouad Bouali
pour le poste d’entraîneur en chef. “Cela
fait quelques jours que je suis en contact avec
la direction du CRB et les choses avancent bien.
Je peux dire que nous sommes sur la bonne voie
pour nous mettre d’accord. J’ai un autre rendez-vous avec le président Réda Malek dans
deux ou trois jours pour, en principe, tout

L

conclure”, nous a confié, hier, Fouad Bouali.
Selon certaines informations proches du club
de Laquiba, si l’ex-entraîneur du MCO a tardé pour officialiser son engagement avec le
CRB, c’est qu’il ne s’est pas mis totalement
d’accord avec président Malek sur certains
points, à savoir le salaire ou encore le choix du
staff qui va travailler avec lui, puisque la direction souhaite garder l’adjoint Maroc alors

A. HAMMOUCHE

SUITE À UNE PLAINTE
DE SON ANCIEN AGENT

MCA
e jeune milieu de terrain
du Paradou AC, Zakaria
Mansouri, a paraphé, hier,
son contrat de prêt d’une année au
profit du Mouloudia. Il a été présenté à la presse en compagnie de
son néo-coéquipiers au club, Hadj
Bouguèche, qui est de retour à la
maison mouloudéenne. Le milieu
de terrain du PAC est un bon
atout offensif pour le Mouloudia.
Ce dernier, et malgré son jeune

serait “très proche” du Nacional Madeira, pensionnaire de la première division portugaise de football, indique la presse locale. L'agent du
joueur est en “négociations avancées”
avec les dirigeants du Nacional, et il
devrait se rendre dans les prochains
jours au Portugal avec son joueur
pour finaliser la transaction, précise
le journal Record. Hamzaoui avait
déjà évoqué, la semaine passée,
l'éventualité de signer au Nacional
Madeira.

que Bouali veut choisir lui-même son staff. “Il
y a des pourparlers entre le président et moi
certes, mais je n’ai jamais posé ce problème de
salaire. Pour ce qui est du staff, comme je viens
de le dire, il y a une rencontre avec le président
et on va évoquer ce volet”, a précisé Fouad
Bouali.
AHMED IFTICEN

Les biens d’Islam Slimani
confisqués !

n Le tribunal de Lisbonne a décrété hier la
confiscation des biens de l’international
algérien Islam Slimani. Cette décision fait
suite à la plainte déposée par son ancien
agent, Choukri Yousfi, qui réclame une
somme de 183 000 ¤. Ce montant représente
les commissions que l’attaquant du Sporting
Lisbonne n’a pas versées à son ancien agent.
Notant que Slimani a changé d’agent, il est
actuellement représenté par l’Italien
Federico Pastorello.
Le tribunal de Lisbonne a argumenté la
confiscation des biens de l’attaquant
algérien (un compte bancaire, les crédits IRS,
la TVA du joueur et deux voitures). Selon le
média portugais Abola, l’ancien agent de
Slimani réclame ses 10% du transfert du
joueur au Sporting. Il laisse croire qu’il ne
les avait pas encore touchés et précise que
l'attaquant algérien a émis le vœu ces
derniers jours de quitter le Sporting pour
aller tenter une aventure ailleurs. Leicester
City en Angleterre lui a déjà fait une offre de
20 millions d'euros et certains clubs en Italie
sont déjà sur ses traces.   
A. I.

Dimanche 12 juin 2016

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Tél. : 0668 68.55.76 Alger
—————————————
Etudiant cherche emploi pendant les vacances.
Tél. : 0798 63.26.68
—————————————
Cherche emploi correspondante p. journal ou chaîne de
télévision p. région de Blida.
Tél. : 0558 37 86 25
—————————————
H chef dpt. moyens généraux 30 ans d’exp. libre de
suite cherche emploi.
Tél. : 0662 02 53 99
—————————————
JF licenciée en sciences économiques gestion d’entreprise exp. 4 ans assistante direction commerciale cherche
emploi. Tél. : 0540 89 14 60
—————————————
H 53 ans avec exp. de 20 ans
dans le domaine de la sécurité cherche emploi comme
chauffeur ou dans le domaine de la sécurité.
Tél. : 0550 05 23 38
—————————————
H en cours de retraite maîtrisant bien le français, ayant
passé de longues années
dans le sud du pays comme
chef de parc autos acheteurdémarcheur chef de sécurité,
apte à travailler de jour
comme de nuit.
Tél. : 0552 47.00.15
—————————————
H 61 ans, en bonne santé
28 ans de sce dans des stes
nles et étrangères comme
chef de parc autos, apte à
gérer votre parc et cela, quel
que soit son effectif et même
à travailler de jour comme
de nuit. Tél. : 0771 78 46 64
—————————————
JH marié, 37 ans, un enfant,
cherche emploi comme
chauffeur, ayant déjà exercé
ce métier. Tél. : 0552 44 57 13
—————————————
JH 45 ans célibataire cherche
emploi, chauffeur si possible,
exp. acquise, étudie toute proposition. Tél. : 0658 23 30 01
—————————————
Conducteur de travaux bâtiment TCE et génie civil niveau
ingénieur à la retraite cherche
emploi suivi de chantiers ou
conduite de travaux bâtiment
tous corps d’état, accepte soustraitance coffrage ferraillage
maçonnerie revêtement assistance technique.
Tél. : 0662 91 23 37

LIBERTE

Chroniques ramadhanesques 19

Dimanche 12 juin 2016

L’AVÈNEMENT DE L’ISLAM AU MAGHREB

5e partie

Des traditions spirituelles,
culturelles et littéraires maghrébines
ortement enracinée dans les
esprits, la tradition orale, en
dépit des diverses littératures
écrites présentes du punique,
latin, etc., ne connut une
véritable
mutation
socioculturelle au Maghreb médiéval,
vraisemblablement, qu'avec l’irruption du
Coran, le premier livre qui a totalement (ou
presque) imprégné
Par : MOHAMED la société quasiment
GHRISS *
“verbale” où il a
surgi, à l’instar,
d’ailleurs, de la société arabe moyenorientale, essentiellement orale où il est
apparu. L’écriture arabe préexistante avant
l’avènement coranique n’ayant guère eu de
prégnance large en se référant aux textes
d'historiens et littérateurs orientalistes
comme Lévy Provençal, François Dusso…
Dans ce contexte, et pour reprendre les
propos de Nassim Khoury : “Le Coran est le
premier livre qui ait fait irruption dans une
société «verbale». Il se superpose à
l’improvisation et à la «bédouinité» pour
proposer une vie nouvelle. Nous pouvons dire
qu’il est une réinvention de monde par la
révélation, mais sous une forme concrète et
écrite, une forme qui a remis l’univers réel et
irréel dans un système linguistique, une
vision spéciale du monde exprimé par la
révélation également spéciale d’Allah. (…)
l’islam, dans son mouvement d’une part, et
dans cette nouvelle écriture d’autre part,
constitue la première apparition de la
modernité dans la société arabe, apparition
qui a impliqué une vision large et profonde
de l’univers et poussé l’homme à découvrir le
monde et les civilisations de l’époque. Cette
écriture a pris sur la pratique deux sens  :
l’écriture mihna (métier) commencée avec le
Coran, ou écrivain signifiait scribe, et
l’écriture dans un sens créateur, parue à la fin
du VIIe siècle, où l’écrivain signifiât auteur.
Ce dernier sens a été établi comme moderne
au VIIIe siècle ; il a acquis sa maturité avec les
écrivains soufis tels qu’Al-Halladj, Al-

F

7 ramdhan 1437
Dimanche 12 juin 2016
Dohr.............................12h48
Asr.................................16h40
Maghreb....................20h11
Icha................................21h52
8 ramdhan 1437
Lundi 13 juin 2016
Fadjr.............................03h37
Chourouk....................05h29

D. R.

Horaires des prières

Tawhidi, etc., chez qui l’âme rejoignait le
divin et fusionnait avec lui. Le «je»  de
l’auteur devient un «autre». Les soufites ont
considéré l’écriture non comme une simple
rédaction, mais comme une possibilité de
transmission de leur vision.”(1)
Avec l’islamisation progressive du
Maghreb, le ton est donné également à la
quête d'une symbiose harmonieuse
progressive des diverses cultures et langages
autochtones qui vont tout autant
progressivement s’interpénétrer et se
féconder,  tout au long d’un laborieux
processus
maturatif
:
processus
d'harmonisation des divers paramètres
linguistiques, culturels et spirituels de
l’africanité, amazighité, arabité, islamité et
méditerranéité…, lent processus de
maturation, qu'on devine aisément marqué
de heurts fréquents et cycliques à chaque
période
d'évolution
historique
et
d'exacerbation des rapports de force
notamment. Le multilinguisme complexe lié
à l'histoire du Maghreb en général (présence
berbère, punique et romaine, conquête
arabe, présence andalouse ou juive,
influence espagnole, portugaise, turque et
française…) a de tout temps joué un rôle
important dans la formation et l'évolution
culturelle de l'Afrique du Nord, influençant
fortement l'arabe mais également dans le
berbère. L'arabisation du Maghreb qui a
commencé avec la première phase (VIIIe –
XIIe siècles) appelée hilalienne s'est faite à
partir de noyaux limités des populations
arabes ou arabisées le long des voies

commerciales surtout, mais la seconde
phase, dite hilalienne est le fait de groupes
arabe arrivés au XIIe – XIIIe siècles.
Avec le temps, des régions se sont arabisées
mais parfois aussi à nouveau berbérisées
comme en témoignent les parlers citadins
reflétant l'histoire de l'urbanisation et
l'importance des legs culturels pré-hilaliens
andalous et juifs dans certains vieux centres
urbains comme Alger, Constantine,
Tlemcen, en Algérie, ou Tunis, Gafsa en
Tunisie, Fès, Rabat, Tétouan,Tanger,
Casablanca au Maroc. Selon l'historien B.
Rosenberger, les premiers conquérants
arabes du Maghreb ont créé des cités mais
ils étaient peu nombreux et ce sont les
populations autochtones arabisées ou
bilingues qui ont rapidement peuplé les
villes. La population d'origine arabe était
très minoritaire et le processus d'arabisation
linguistique se complétant pour mettre en
lumière, dans ce contexte, la spécificité des
parlers maghrébins en général, et dans les
grands centres urbains de Tlemcen, Béjaïa,
Alger, Rabat, Casablanca, Tanger, Tunis,
Gafsa tout particulièrement là où en somme
régnait la diversité dialectale, y compris un
certain accent phonémique en arabe
andalou (qu'on retrouve dans les
“mouachahate” musicales), le judéo-arabe
qui est souvent rattaché aux dialectes préhilaliens et dont on retrouve la trace dans la
littérature orale ancienne (contes,
proverbes, poèmes, chants, récits narratifs) :
une production littéraire qui s'est aussi
approprié par la suite un très vaste corpus de

5 RAMADHAN : 10 JUIN 2016

Assumer ses erreurs et faire l’effort
nécessaire pour s’améliorer
ieu accompagne, pardonne et protège ceux qui cherchent Son amour, Sa
confiance et Sa miséricorde qui
“embrasse toute chose” (Coran 7/156). Il
n’existe pas un phénomène de la création
sur terre comme dans
Par : AZZEDINE l’au-delà qui n’expriGACI *
me, ne traduise, ne respire ou ne révèle la miséricorde divine.
Tout dans l’univers exprime cette miséricorde. Quand tu fais une erreur et que tu
demandes pardon à Dieu et que Dieu te pardonne, tu ressens le poids de ta faute et tu
apprends par la même occasion que Dieu est
“Ghaffar” (Très Pardonnant), qu’Il est

D

“Ghafour” (Tout Pardonnant), ou “Tawab”,
qui accueille le repentir de ses serviteurs.
“Tout être humain commet des fautes, et les
meilleurs d’entre vous sont les plus enclins au
repentir” (rapporté par Titmidhî), nous dit
le prophète (Psl).
Ce qui compte le plus, ce n’est pas la faute
ou l’éloignement de Dieu, car c’est un peu
notre lot au quotidien  : “Ô Mes serviteurs,
vous commettez des fautes la nuit et le
jour…” (rapporté par muslim).
Ce qui compte le plus, c’est quand et comment tu reviens vers Dieu. “Il se peut que
Dieu inscrive dans ta destinée une faute qui
sera la cause de ton salut final”, dit un savant

musulman. Autrement dit, une faute ou un
acte de désobéissance qui fait naître en toi
un sentiment d’humilité, de regret et d’indulgence est meilleur qu’un acte qui fait
naître en toi un sentiment de satisfaction,
d’orgueil ou de vanité.
Être proche de Dieu, c’est être conscient de
ses propres fautes, de ses limites, de ses faiblesses et de ses contradictions, les assumer
sans jamais se culpabiliser et faire l’effort
nécessaire pour s’améliorer…
Avec l’aide de Dieu.
A. G.
(*) UNIVERSITAIRE ET RECTEUR DE LA MOSQUÉE DE
VILLEURBANNE (FRANCE)

littérature orale d'origine musulmane, le cas
de transferts inverses ou des locuteurs
musulmans ont intégré des spécifiés du
judéo-arabe n'étant pas moins vrais, selon
un spécialiste de la dialectologie maghrébine
J. Chetrit. Ce dernier fournissant des
éléments très documentés dans un article
sur la question de la spécificité du judéoarabe (Actes d'une table ronde sur la
dialectologie l'évolution des parlers et des
phénomènes de contact Marrakech 12-15
janvier 1995) (2) souligne que “l'interférence
d'une langue à une autre ne doit pas être
envisagée du seul point de vue grammatical
et lexical mais aussi dans ses dimensions
culturelles et religieuses”. Lors de ces mêmes
Actes, le chercheur M. El-Medlaoui,
poursuivant dans la direction, montre à quel
point l'évolution de l'arabe marocain et
maghrébin en général est en partie fonction
d’un ensemble de contraintes issues du
berbère, alors que O. Durand, dans un
article très technique sur la phonologie du
marocain parent du dialecte maghrébin
(découpage syllabique, accent, prosodie)
insiste sur l'influence du berbère (amazigh)
dans la phonétique de l'arabe dialectal
marocain. M. Iazzi, pour sa part “aborde la
question fondamentale de l'unité et la
diversité de la langue amazighe en
considérant que les berbérisants ont trop eu
tendance à se focaliser sur les différences
phonologiques et lexicales et à sous-estimer
l'unicité morphologique”. Ces études très
importantes pour comprendre l'évolution
diachronique d'une langue inaugurent peutêtre une ère nouvelle sur les parlers arabes et
berbères.
M. G.

Notes
(1) Cf. Nassim Khoury, Introduction
à la modernité arabe, p.18-19, Dar El
Hadatha, Beyrouth, 1986)
(2) Cf. Actes d'une table ronde sur la
dialectologie l'évolution des parlers
et des phénomènes de contact
Marrakech 12-15 janvier 1995).

“Le petit livre
des grandes phrases”
de Gilles Guilleron

“Il faut rendre à César
ce qui appartient à César”
n “Redde Cæsari quæ sunt Cæsaris, et
quaet sunt Dei Deo” ; pour qui n’a pas
fait du latin cela donne : “Rendez à
César ce qui appartient à César, et à Dieu
ce qui appartient à Dieu.” Selon le
nouveau testament, ce sont les paroles
qu’aurait prononcées Jésus-Christ en
réponse à une question-piège posée par
un Pharisien (pratiquant juif
particulièrement zélé) qui cherchait à
lui faire prendre position sur la validité
de l’impôt payé à Rome. Par cette
formule, il marquait une frontière
entre les affaires et le pouvoir temporel
(César) et le monde spirituel (la
religion). Par la suite, cette distinction
deviendra un principe majeur des
relation entre l’Église romaine et les
pouvoirs politiques. Aujourd’hui,
l’expression a perdu sa connotation
théologique et indique seulement qu’il
faut attribuer le mérite d’une action ou
d’une chose à son auteur.
Le César de Jésus-Christ : il s’agit de
l’empereur Tibère (42 av. J.-C. - 37 apr. J.C.) qui régna à l’époque de Jésus-Christ ;
il était le troisième à porter le titre de
César après auguste et Jules César.

20 Jeux
Par :
Nacer Chakar

Dimanche 12 juin 2016

Oiseau
passereau
----------------Poliment

Dénomination
----------------Sans
personne

s

Service
gagnant
au tennis

s

s

s

Ere
géologique
----------------Lettre
grecque

s

Recherche

s

Note de
musique
----------------Incitions

s

s

Les gens

Quart
chaud

s

s

Nation
---------------Crochet de
boucher

Dernier
repas du
Christ

s

s

Récipient
muni d’une
anse

s

s

s

Unité de
radiations
----------------Avens

s

LIBERTE

Plombées

s

s

s

Nationalises

Culottées

s

s

s

s
Azotate

s

s

s

s

Avant
la spécialité
----------------Ségrégationnistes

s

s

Habillions
----------------Période

s

s

s

Roi de Juda
----------------Ville en
Espagne

Planchette

Prince
arabe

s

s

s

s

Blâmer
----------------Versant de
montagne
exposé à
l’ombre

Equilibre

s

s

s

s

Bugles
----------------Plante
montagneuse

Fin de soirée
----------------Glorieuse
armée

s

s

Mesure
agraire
----------------Le meilleur

s

s

s

s

s

s

Choisi
----------------Organisation
criminelle

s

La rumeur
----------------Etat de béatitude extrême

s

s

s

Surveillent
secrètement
----------------Personnes
méprisables

s

s

s

Travail
obligatoire
----------------Affluent de
l’Oubangui

s

s

s

Soleil
égyptien

Autoritaires

s

Petit tour
----------------Col des Alpes

s

s

s

Opposé au
bien
----------------Donnons l’âge
d’un objet

Roulement
de tambour
----------------Jeune femme
d’accueil

Atteint de
vieillissement

s

Attachas
----------------Terne

s

Recueils
plaisants

s

Qui n’appartient pas au
clergé
----------------Solution

s

s

Partie du
corps
----------------Ville du Pérou

s

s

s

s

s

Unité de
mesure du
flux lumineux

s

Le toit du
monde

Note de
musique
----------------Pronom

s

Service
gagnant
----------------Règle de
dessinateur

s

s
SOLUTION
DE LA GRILLE N°334

s

Acclamation
du public
----------------Queue de
souris

s

s

Assaisonnement
----------------Faire des
attouchements
affectueux

Contracté
----------------Précieux
métal

s

s

s

s

s

Symbole de
l’argent

Amant de
Galatée
----------------Chaque livre
d’un ouvrage

s

s

s
Génisse
mythologique

s

s

s

s

Sel d’acide
citrique
----------------Degré

Pinard
----------------Rouspéteur

s

s

s

s

Tantale
----------------Nid d’espions

s

s

Plante
grimpante
----------------Parade

s

s

Ville
d’Espagne

Oiseau
passereau
----------------Trama

s

s

s

s

s

s

s

Feuille à
mâcher
----------------Enliser

Condition

s

s

Autoclaves
Coléoptères ----------------Automates à
carnivores
figures
humaines

Dépendence
à l’égard
d’une drogue

Fleuve de
Normandie

s

Possessif
----------------Elancé

s

s

s

Existez
----------------Déesse
égyptienne

s

Masse de
pierre très
dure
----------------Alimentèrent
de force

s

venue au
monde
----------------Petit café
populaire

s

s

s

s

Amérindien

Exécration

s

Point de
l’horizon
----------------Petit canal
côtier

s

Bourbier

s

GRILLE GEANTE DE MOTS FLÉCHÉS N° 335

s

Dieu des
vents

s

Elimai
----------------Artiste
connu

Regimbons

Agents de
renseignements
----------------Césium

Phase lunaire
----------------Bière brune
anglaise

s

s

s

s

s

Mangeoires
---------------Particule

Joint

Lettre
grecque
----------------Macromolécule
biologique

Laize

s

Qui ont plaisir
à faire souffrir
----------------Transpire

s

Sombre
----------------Reconciliée

s

Douillette

Cobalt
----------------Saint de la
Manche

s

Réunion
d’étoiles

s

Sélénium
----------------Train rapide

s

s

s

Pronom
----------------Ecclésiastiques

s

I - P - A - A - E - D - B - E. Interminablement. Titanesque - Orée. Terrien - Urgences. Roi - Satanés - E. Ennemi - Ope - Etaux - As - Een - Heureuse. Et - Es - Eton In - An. Ion - club - Indigo. Son - Iso - II - Er - En. Nuitamment - EOR. La - Barbe - E - Emues. L - Eldorado - Esse. Si - Ria - Cuisant - S. Scies - Ententes. Paîen - Enée
- E - Ia. Ta - Classements. Ni - Au - II - Minées. Obstétrique - G - E. Unie - Réelue - Loir. SAÏ - S - Asticot. Lad - Iso - BD - Inini. Construire - Gé - O. Acné - Avenue Erin. On - Clé - Optatif. Triolet - Lei - To - D. Deni - st - Doyenne. Nez - Ni - Amenasses.

LIBERTE

Dimanche 12 juin 2016

Sudoku

Jeux 21
Comment jouer ?

N°2301 : PAR FOUAD K.

Le sudoku est une grille de
9 cases sur 9, divisée ellemême en 9 blocs de 3
cases sur 3. Le but du jeu
est de la remplir
entièrement avec des
chiffres allant de 1 à 9
de manière que :

6 2 1
1 4 9 8 5
6
9
1 9
8

7

8
9 6

- chaque ligne contienne
tous les chiffres
de 1 à 9 ;
- chaque colonne
contienne tous les
chiffres de 1 à 9 ;

2
1 4 3
2
3 5 1

- chaque bloc de 3X3
contienne tous les
chiffres de 1 à 9.

7
6

8

Solution Sudoku n°2300

Celui qui sait
beaucoup dort
peu.

2 4 1 7 6 3 9 5 8
8 7 5 4 2 9 1 6 3

Un mot aimable
est comme un jour
de printemps.

1 6 7 5 8 2 3 9 4

2

7 1 4 6 9 5 8 3 2

7

8

9 10

III
IV
V

VII
VIII

DIRECTION ET RÉDACTION

HORIZONTALEMENT - I - Division de cavalerie grecque. II Base. Mesure d’âge. III - Personne n’est au dessus d’elle.
Préposition. Cobalt. IV - Article espagnol. Qui a beaucoup de
tact. V - Fort attachement. VI - Les Muses en sont les déesses.
Sans pitié. VII - Époux. Stupéfait. VIII - Recouvrir d’une matière
semi-liquide. Lettres de Londres. IX - Venu au monde. Cap.
Ancêtre des Hommes. X - Semblable. Aspact demi-brillant.
VERTICALEMENT - 1- Respiration forte et saccadée. 2- Mis à
l’écart. Charge de baudet. 3- Grecque. Lavande. 4- Grecque.
Ancien roi de Perse. 5- Point de vue. Cyclade. 6- Effectuer. 7Pouffe. Paisible et bienheureux. 8- Interjection. Succomba à.
Engtre mardi et jeudi. 9- Ancien Péruvien. Ancien lancier
allemand. 10- Partie des anciennes philosophies reservée aux
seuls initiés

Solution mots croisés n°6612

II
III
IV

VI
VII
VIII
IX
X

1

2

R
A
D
I
A
T
E
U
R
S

E
M
O
T
I
O
N

3

4

5

6

7

8

D O N D A
A D O U
M E S T I
C
E
T
R A P I
R I L S
E R G I E
M
L E I
F A
E G E
A U
A X E

N
U
Q
U
E
S

9

10

C E
R
U E
V
R E
A N
P T
A T A
R
I
T E L

s

s
s
s

s

s

s

Radium
--------------------Rapace

s

Résineux
--------------------Au point
--------------------Grivois

s

s s

s
s

Mammifère
carnassier
--------------------Personnel

s

CHLEF
CIA des Fonctionnaires
Bt C cage M n°03
Tél. / Fax : (027) 77 00 17

s

Arbre
--------------------Oraisons

s
Ruisseau

s

s

s

Ivresse
--------------------Institut
d’agriculture

s

s

s

Fleuve
de Sibérie
Écrivain
--------------------- japonais
Suie
détrompée

s

Annélides
--------------------Demandai

Déférence

s

s

Pouffe
--------------------Allure

s

s

s
s

s

Fatiguée
--------------------Prononcer
distinctement

s

Habilité
--------------------Terroir

Thymus

s

s

s

s

s

Enzymes
--------------------À la mode
--------------------Césium

s

s

s

s

s

En bas de
facture
--------------------Crochets

SIDI BEL-ABBÈS
Immeuble Le Garden
(face au jardin public)
Tél./Fax : (048) 74 57 96

Mettre
en colére

s

s

OUM EL-BOUAGHI
Cité 1000-Logements (NASR)
Tél./Fax : (032) 55 78 99

SÉTIF
9, rue Colonel Amirouche.
Tél/fax : 036 82 14 14

Terre isolée
--------------------Samarium

s

s

Souverain
--------------------Grugé

Personnel
--------------------D’avoir

s

SOLUTION
DES MOTS FLÉCHÉS N°1007

TIARET
Maison de la presse
Saim-Djillali
Tél. / Fax : (046) 41 66 92

Amie d’Hitler

Linceul
--------------------Teindre
en ocre

s

MOTS FLÉCHÉS N°1008

s

s

s

s

Voyelles
--------------------Brame
--------------------Brillants

CONSTANTINE
36, avenue Aouati-Mostéfa
Rédaction : Tél. : (031) 91 20 39
Tél./ Fax : (031) 91 23 71
Publicité : 39, avenue
Aouati-Mostéfa
Tél. : (031) 92 24 50
Tél./ Fax : (031) 92 24 51

BÉJAÏA
Route des Aurès - Bt B - Appt n°2 1er étage
Tél. / Fax : (034) 16 10 33

s

s
Monnaie
scandinave
--------------------Note

ANNABA
26, rue Mohamed-Khemisti
Tél / Fax : (038) 86 75 68

TIZI OUZOU
Bâtiment Bleu - cage C
2e ét Tél. : (026) 12 67 13
Fax : (026) 12 83 83

Sans bruit
--------------------Coupé court

s

BUREAUX RÉGIONAUX

BLIDA
79, boulevard Larbi-Tébessi
Tél. / Fax: (025) 30 70 72

Endetter
--------------------Pêcheresse

Sélection
--------------------Lustrer

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Siège Liberté Tél. : (021) 30 78 97 /
Fax : (021) 30 78 99

MASCARA
Maison de la Presse :
Rue Senouci Habib - Mascara
Tél. / Fax : (045) 80 36 85

s

s
s

Lotissement Ezzitoune n° 15 Oued
Roumane- El Achour - Alger
Tél. : (021) 30 78 47/ 48/ 49 (lignes
groupées)
Fax (021) 31 09 09 (direction générale) - Fax : 021 30 78 70 (rédaction)

ORAN
26, rue de Nancy
(derrière l’ex-consulat de Russie)
Fax : (041) 41 53 99
Tél. : (041) 41 53 97

Par :
Naït Zayed

Trier
--------------------Aptitude à se
froisser vite

LIBERTE

Directeur de la Publication-Gérant :
Abrous Outoudert
e-mail : abrousliberte@gmail.com
Directeur de la rédaction :
Saïd Chekri

VI

L'homme est la
tête, la femme est
le cou ; la tête
regarde là où le
cou tourne.

6 5 8 2 3 1 7 4 9

6

Quotidien national d'information
- Édité par la SARL - SAEC - Capital
463 000 000 DA
Siège social : 37, rue Larbi-Ben
M'Hidi - Alger BP. 178 Alger-Gare

V

9 3 2 8 7 4 5 1 6

5

II

I

5 8 9 3 4 6 2 7 1

4

I

La plus grande
vertu d'un
débiteur, c'est de
payer sa dette.

4 2 3 9 1 7 6 8 5

3

X

Proverbes

3 9 6 1 5 8 4 2 7

1

N°6613 : PAR FOUAD K.

IX

Cette grille est de niveau
moyen : elle contient déjà
30 chiffres.

7 5

Mots croisés

s

s
Lettre
grecque

s
s

Patisserie
--------------------On les trouve
dans les
huitres

PAO
SARL - SAEC
IMPRESSION

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Centre : Liberté : 021 50 54 08
11, rue Mouloud Feraoun, Dar El Beïda,
Alger
Ouest : Liberté - Est : Sodipresse
Sud : Sarl TDS : 0661 24 209 10
Agence BDL 1 rue, Ali Boumendjel
16001 (Alger)
CB : 005 00107 400 229581020
Les manuscrits, lettres et tous documents remis
à la Rédaction ne sont pas rendus
et ne peuvent faire l’objet d’une quelconque
réclamation.

Attroupement - D - Ouverture - Mors - Da - Rite - Interallié - T - N - I - A - Ica - Fe - I - Lutin - Trou - Salai - ENI - If - Tea - Or - Eques - R - Racem - Ut - Aidais
- Méats - Ta - Noce - Hie - Is - Belote - Av - Oie - Ru - Raire - N - Na - Dé - Res.

22

Des

Gens

& des

Dimanche 12 juin 2016

Faits

LIBERTE

Vous écrivez des histoires et aimeriez les faire publier. Envoyez-les-nous à l’adresse suivante : libertehistoires@gmail.com. Si après sélection elles retiennent l’attention de la rédaction, elles seront publiées.

CHRONIQUE DU TEMPS QUI PASSE
Récit de Adila Katia
26e partie
3e chapitre  : Nouveau départ

Maria

Résumé : Soussou a des regrets en voyant Fifi. Elle ne
lui inspire pas confiance. Elle demande à Maria de
rester, mais celle-ci refuse. Elle part avec Fifi. Un homme
les conduit chez elle dans une grande villa. Fifi l’installe
dans une belle chambre. Elle a beaucoup de projets pour
Maria. Elle va lui apprendre le métier…
vie ! Tu auras tout ce qu’une femme
peut désirer !
-Dans ma tête, dans mon éducation,
tout est relatif au mariage  ! Je ne
voyais pas autrement ma vie !
-Arrête de rêver ! Il faudra bien que tu
t’y mettes un jour ! Samia part cette semaine  ! Tu emménageras chez elle,
mais je garderai un œil sur toi et
toutes tes activités ! D’ailleurs, il y aura
toujours quelqu’un pour te surveiller !
Maria est forcée de lui obéir. Elle ne
peut pas se rebeller contre elle. Elle vit
chez elle. Elle n’a nulle part où aller. Et
là où elle ira, elle sera surveillée.
-Allez, je te laisse, j’ai mon ami qui va
arriver d’une minute à l’autre !
Fifi va se refaire une beauté. Maria reste dans sa chambre même si elle est curieuse. Elle voudrait le voir. Est-ce lui
qui les avait ramenées de Rouiba ?
Elle s’approche de la fenêtre et sans tirer le rideau, elle voit une belle voiture se garer dans l’allée. Deux hommes
en descendent. Fifi va à leur rencontre et les accueille chaleureusement.
Ils vont s’installer à la terrasse. Ils sont
trop loin pour entendre ce qu’ils disent.
Maria retourne à son écriture, mais ne
cesse de faire des ratures.
Fifi rentre pour préparer du café. Son

Dessin/Mokrane Rahim

Fifi ne laisse pas Maria sortir seule. Elle
s’occupe d’elle et de son éducation. Elle
l’inscrit chez une retraitée de l’enseignement pour qu’elle puisse apprendre
à lire et à écrire. Elle ne l’enverra pas
passer des examens, mais elle doit
savoir au moins écrire son nom et prénom, lire les pancartes, les dates de péremption des médicaments ! Enfin le
peu qu’il faut pour s’en sortir…
Maria espère que Fifi a abandonné
l’idée de lui trouver un client riche. Elle
n’a pas aucune envie de devenir une
prostituée. Rien que le fait d’y penser
lui donne des maux de ventre.
-Arrête de faire la fine bouche ! Prends
ce que la vie t’offre  ! N’est-ce pas
merveilleux !, s’écrie Fifi en voyant son
cahier d’écriture. Tu as une belle écriture !
-Merci. Tu sais, j’apprends vite ! Si tu
me dépannais jusqu’à ce que j’aie un
niveau, je te rembourserais ! Je n’ai pas
besoin de beaux vêtements et de bijoux ! Je ferais une formation, irais travailler dans un atelier, une usine…
-Mais ma belle, je t’apprends juste l’essentiel ! Tu sais bien te tenir, tu parles
doucement, il te manquait juste de savoir écrire ton prénom ! Tu n’as besoin
d’aucun niveau pour vivre la belle

ami qui est dans l’import-export lui a
apporté des cadeaux achetés à l’aéroport d’Orly. Elle va trouver Maria et les
lui montre.
-Tu vois Zakia, tu crouleras sous les cadeaux, tout prochainement !
-Je n’en ai pas envie. La vie ne m’a jamais fait de cadeau et les obtenir de…
cette façon, ajoute Maria en faisant la
moue, franchement, non ! Fifi, aidemoi à m’en sortir sans avoir à me
“donner”  ! Je te jure que je te rembourserai, promet la jeune fille. Écoute, je pourrais être ta femme de ménage ! Je ferais ce que tu voudras…
-Non, non, non ! Ta destinée est toute tracée, réplique Fifi. Quoi que tu
puisses faire, cela ne couvrira pas tes
factures ! Tu dois avoir un travail qui
puisse te mettre à l’abri du besoin  !
Pour y parvenir, tu n’auras qu’une seule chose à faire ! D’ailleurs, tu vas nous
apporter le café. Je veux te présenter !
-Non, prends-le avec toi !
-Zakia  ! J’insiste. Rejoins-moi à la
terrasse, avec du café pour les invités !
lui ordonne-t-elle en refermant le cahier. L’écriture attendra !
Maria soupire. Elle va à la cuisine, prépare un plateau, y pose la cafetière encore brûlante et des tasses. Elle tarde
dans la pièce, n’ayant pas envie de les
rejoindre.
-Zakia ! Zakia !
Fifi ne lui laisse pas le choix. Elle
prend le plateau. Ces mains tremblent. Elle respire à fond comme si elle
allait plonger, puis les rejoint à la terrasse.
-Ah enfin ! s’exclame Fifi. Mes chers,
je vous présente Zakia…

Maria pose le plateau puis s’efforce à
sourire.
-Alors mon ami Kader et Zino…
Ils s’échangent une poignée de main.
Maria garde les yeux baissés. Elle se détourne, prête à retourner à l’intérieur,
mais Fifi la stoppe.
-Non, reste avec nous ! dit-elle tout en
servant Kader et Zino. On était en train
de parler d’une soirée. Tu es aussi invitée. Zino voudrait de la compagnie !

-Zakia, c’est un joli prénom, dit ce dernier. C’est la première fois que je te vois
ici ! remarque-t-il avant de se tourner
vers Fifi : pourquoi ne jamais m’avoir
dit que tu avais une amie aussi belle ?
-Non, ce n’est pas une amie, mais une
cousine… Elle vient de loin, répondelle. J’espère que vous saurez vous entendre ! Zakia, tu ne peux pas t’imaginer ! Zino est quelqu’un d’adorable !
(À SUIVRE)
A. K.

adilaliberte@yahoo.fr
VOS RÉACTIONS ET VOS TÉMOIGNAGES SONT LES BIENVENUS.

Récit de Yasmina Hanane

77 partie

Dessin/ALi Kebir

e

Résumé : Meriem tente de trouver du réconfort dans
ses études, et prépare ses examens assidûment.
Cependant, elle était surmenée, faisait encore des
cauchemars la nuit et maigrissait à vue d’œil. Son père
l’exhorte à voir un médecin. Ce dernier lui demande de
quoi elle souffrait.
Meriem déglutit avant de lancer :
-Je souffre de nausées et de vertiges.
Cela me prend chaque matin.
-Depuis combien de temps ?

-Je ne sais pas au juste. Disons depuis
quelques semaines.
-Vous n’avez jamais pensé à consulter ?
Elle secoue la tête :

Entre le marteau
et l’enclume

-Non docteur. Je mettais cet état sur le
compte du surmenage. Je prépare
mon bac cette année...
Le médecin secoue la tête avant d’interrompre :
-Je comprends. Cependant, si cela
devient trop régulier, on ne doit pas
prendre les choses à la légère. Souffrezvous de quelque chose d’autre ?
-De vomissements parfois.
-Allongez-vous donc sur la table d’auscultation.
Après avoir pris son pouls, sa température, et sa tension artérielle, le médecin lui demande de se rhabiller.
Il se rassoit devant son bureau et
lance :
-Je vais vous prescrire quelques médicaments pour mettre fin à vos malaises matinaux, mais vous devez aussi faire un petit bilan afin de balayer
tous les doutes. À quand remontent
vos dernières menstrues ?
Meriem sursaute. Ses menstrues ?
Elle n’avait pas eu ses menstrues le
mois dernier et même le mois d’avant
et avait mis le retard sur le compte de
son état psychique.
-Je n’ai pas eu mes menstrues voici
deux mois.
-Vous n’avez pas pensé à une méthode contraceptive ?
-Pourquoi docteur ?
Il hausse les épaules :
-Vous êtes jeune, belle et très attirante. Vous avez sûrement un petit ami.
Parfois, il suffit d’une petite négligence pour tomber enceinte. À votre âge

cela se comprend. On a l’impression
d’avoir le monde à ses pieds, et tous les
péchés sont permis. Je pense que vous
avez oublié de prendre vos précautions.
Meriem était au bord de l’évanouissement. La tête lui tournait. Le médecin insinuait-il qu’elle était enceinte ?
Et si c’était le cas ? Que ferait-elle ? Elle
ne voulait même pas y songer. Il y avait
sûrement une erreur de diagnostic. Elle
se ressaisit et demande :
-Vous voulez dire que je suis enceinte docteur ?
Il hoche la tête :
-Oui. Mais je ne suis pas tout à fait sûr.
Il va falloir attendre le résultat des analyses. Ne craignez rien. Si cela s’avère
vrai, et si vous ne voulez pas garder le
bébé, nous pourrions procéder à un
avortement.
Elle pâlit. Un avortement ! Le mot lui
faisait peur. Comment aura-t-ellemême le courage d’y penser ?
-Vous êtes tellement jeune, reprend le
médecin en remarquant son désarroi.
Un enfant sur les bras à votre âge ne
fera que freiner vos ambitions.
Il se lève et contourne son bureau pour
se mettre en face d’elle :
-Attendons les résultats des analyses,
et vous verrez ensuite ce qu’il y a lieu
de faire. Je vous suggère cependant de
mettre tout de suite votre mère au courant de votre situation.
Le fardeau sera moins lourd à porter
et elle pourra vous aider à trouver une
solution.

Meriem lève vers lui un regard plein
de détresse :
-Ma mère est morte, et je n’ai pas choisi d’être enceinte.
-Oui. Je vous l’ai déjà dit. Vous vouliez juste vous amuser. Mais... Enfin
c’est arrivé (il hausse les épaules). Je ne
vais pas m’attarder là-dessus. Tenez (il
lui tendit une ordonnance) ! Vous allez devoir acheter tout de suite ces médicament, puis passer au laboratoire
pour vos analyses. Une fois que vous
avez les résultats, passez me voir.
Peut-être que la situation n’est pas aussi dramatique que vous ne le pensez.
Meriem se lève, titube, s’accroche au
bureau, puis se redresse. Elle allait sur
ses dix-sept ans. Un âge où les jeunes
filles rêvent au prince charmant et à un
avenir brillant. Elle avait fait un tas de
projets pour son avenir. Et maintenant
que va-t-elle faire et que vont devenir
ses projets ?
Dans la rue, elle se met à marcher à
grands pas comme pour fuir le cabinet du médecin et son diagnostic.
Elle traverse la chaussée et contourne
un jardin pour entrer dans une pharmacie. Ses médicaments en poche
elle reprend le chemin du retour pour
rentrer à la maison. Demain, elle ira
faire ses analyses. Si elle est réellement
enceinte, elle va devoir en faire part à
son père !
(À SUIVRE)
Y. H.
y_hananedz@yahoo.fr
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LIBERTE

Les recettes du jour

Dimanche 12 juin 2016

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LIBERTE
LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D'INFORMER

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AF

PAR
M. HAMMOUCHE

CONTRECHAMP

DILEM

AF

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Mohamed Ali, un homme
Il y a une vraie peine
à voir partir Mohamed Ali.
En boxe, il était probablement le plus
grand. Mais cela n’aurait pas suffi à
lui assurer l’estime universelle dont
il jouit depuis si longtemps et longtemps après qu’il eût raccroché ses
gants. Il était d’ailleurs le plus grand
à une époque où la discipline ne
manquait pas de grands. Et si son
aura a continué à briller jusqu’à sa
mort, c’est pour la conduite d’homme qu’il a eu et qui a entouré et prolongé sa brillante carrière sportive.
De ce côté-ci du “choc des civilisations”, nous avons surtout retenu sa
conversion. Et nous en tirons une
certaine gloire de ce que, dans ce cas
comme dans d’autres, notre foi attire les plus grands. Sans tenir compte du fait que ces conversions vont
dans tous les sens, d’une foi à l’autre,
et même de la foi à l’athéisme. Ce qui
aurait relativisé le triomphe.
Cassius Clay a certainement fait
connaissance avec un islam qui l’a
séduit. Il y a puisé la force de contester le devoir de service militaire et
la conviction pacifiste qui justifia son
refus de se battre au Viet Nam, lui
qui vivait de se battre. “Dans le ring,
il y a un arbitre pour arrêter le combat si un combattant risque d’être
trop blessé. La boxe n’a rien à voir
avec la guerre et ses mitrailleuses, ses
bazookas, ses grenades et ses bombardiers.” Ainsi, théorisait-il la part
d’injustice qu’il y a dans la guerre !
Rien à voir avec l’islam d’Erdogan
dont la présence aux obsèques de
Mohamed Ali, en plus de refléter
l’opportunisme politicien des isla-

mistes, constituait plus un affront
qu’un hommage à la mémoire d’un
homme dont la piété est venue
soutenir un combat pour les droits
civiques et les libertés humaines. L’islam de Mohamed Ali est humanisme et pacifisme ; l’islam d’Erdogan est sectarisme et bellicisme.
Son nom est réconciliation ! Puisque
dans le schisme qui, aujourd’hui,
s’exprime de manière sanglante, il
y a l’opposition de ces deux principales figures de l’islam. Son nom est
réconciliation et témoignage de
notre irrépressible élan fratricide.
Louisville l’a salué, toutes couleurs
et toutes religions confondues ; sa
mort a ému l’Amérique et le monde.
Si toutes les confessions et leurs représentants se sont réconciliés autour de son cercueil, c’est parce que
la personnalité du défunt invitait à
l’amour. Parce que tous l’aimaient,
non parce qu’ils le craignaient. Et
comme il était bon et pas “craiganable”, il était vénérable. Lui, le
simple homme. Le message de sa vie
aux musulmans d’une époque ensanglantée en leur nom est qu’on ne
peut pas être craint, redouté, épouvantable et aimé à la fois. Qu’est-ce
qu’une religion si elle ne vient pas
extraire de nous ce que nous avons
de plus humain ?
Quand, en 1984, il prit connaissance de sa maladie, il eut cette réaction : “Il [Dieu] m’a donné la maladie de Parkinson pour me montrer
que je n’étais qu’un homme comme
les autres, que j’avais des faiblesses,
comme tout le monde. C’est tout ce
que je suis : un homme.”
M. H.
musthammouche@yahoo.fr

M’SILA 

3 morts et
4 blessés dans
2 accidents

n Trois personnes ont péri et quatre autres ont été grièvement blessées, dans la nuit
de vendredi à samedi, dans deux accidents sur les routes de M’sila. Le premier accident a eu lieu sur la RN40 reliant Ouled Derradj à M’sila au lieudit Baloulune. Le
bilan fait état de deux décès et de deux blessées. Le deuxième accident a eu lieu sur
le CW02, et ce, entre une moto et une voiture. Le conducteur de la moto âgé 19 ans,
est mort sur le coup et deux autres ont été blessés.
CHABANE BOUARISSA

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