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Forces Armees Congolaises

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FORCES ARMEES CO GOLAISES

2010
From Wikipedia, France diplomatie (Revue Frères d’armes, www.diplomatie.gouv.fr)

Military of the Republic of the Congo
From Wikipedia, the free encyclopedia

Military branches: Army, Air Force, Navy, Gendarmerie Military manpower - military age: 20 years of age Military manpower - availability: males age 15-49: 668,163 (2000 est.) Military manpower - fit for military service: males age 15-49: 339,687 (2000 est.) Military manpower - reaching military age annually: males: 30,775 (2000 est.) Military expenditures - dollar figure: $110 million (FY93) Military expenditures - percent of GDP: 3.8% (FY93) Equipment Tanks: PT-76 - 3 ordered in 1971 from the Soviet Union and delivered in 1972 (the vehicles were second hand) Type-62 - 8 T-34/85 Type 59 - 15 T55 - 25 Infantry fighting vehicles Mamba APC BTR-152 BTR-50 BTR-60 - 30 Self Propelled guns: ZSU-23-4 - 8 BM-21 Grad - 6 [edit] Small Arms AK-47 AMK RPD Machine gun PK Machine gun ] Anti-Aircraft guns 37 mm automatic air defense gun M1939 57 mm AZP S-60 Aircraft Inventory The Congo's 10 military aircraft, including 3 helicopters, are operated by the Air Force. Aircraft Aérospatiale SA 318 Alouette II Aérospatiale Alouette SA 316 Alouette III Antonov An-24 Coke Antonov An-26 Curl Eurocopter SA 365 Dauphin Origin France France Type Versions In service[1] otes utility helicopter SA-318C 1 utility helicopter SA-316C 1 5 1 1

Soviet Union transport Soviet Union transport France Germany Spain France utility helicopter SA-365

Nord 2501 Noratlas

transport

1

References ^ Congolese military aviation OrBat

Sommaire du Dossier Congo-Brazzaville
Les relations entre la France et le Congo reposent sur des fondements historiques et culturels forts. Arrêtée en 1999, la coopération militaire franco-congolaise s’est inscrite dans la reconstruction du pays en s’orientant vers la réhabilitation de l’État de droit dès 2001. Depuis le dernier dossier consacré à ce pays (n° 232), la coopération a fortement évolué. Elle contribue désormais au renforcement de la bonne gouvernance aussi bien par du conseil à l’organisation des structures du ministère congolais de la défense que par un effort soutenu dans le domaine de la formation. Elle participe aussi à la consolidation du processus de maîtrise des armements et de démocratisation des forces militaires et de la gendarmerie congolaises. Dans le domaine de la coopération militaire, le Congo est aujourd’hui parmi les 15 premiers partenaires de la France.

Une implication majeure en coopération avec la France
Les FAC sont directement impliquées dans les missions de paix au profit de la sous-région, en participant à la mission de consolidation de la paix (MICOPAX) en RCA et à la force africaine en attente (FAA) dans le contexte de création de la brigade centre de la communauté économique des états d’Afrique centrale (CEEAC). Deux implications majeures dans lesquelles les FAC coopèrent largement avec les forces armées françaises et en particuliers celles du Gabon.

Les FAC sont présentes depuis 2003 dans le cadre de la MICOPAX (ex FOMUC) en RCA dont elles ont pris le commandement depuis juillet 2008 (vice-amiral Moko). Elles fournissent le volume d’une compagnie issue principalement du groupement parachutiste commando (GPC) et du régiment blindé. Plusieurs officiers et sous-officiers sont également détachés au sein de l’étatmajor. Au sein de cet engagement, la coopération française est active notamment dans la phase de préparation et de soutien des détachements congolais envoyés dans le cadre de la mission de renforcement de capacités de maintien de la paix (RECAMP). En effet, avant une période de formation active au sein des FAC, les détachements RECAMP reçoivent une formation spécifique au cours d’un DIO de 2 semaines encadré par les FFG. Ils sont ensuite équipés à Libreville avant d’être projetés en RCA avec les avions de transport français. A l’instar de l’ensemble des unités de la MICOPAX (Cameroun, Gabon et Tchad), ils sont alors dotés de matériels opérationnels français (armement, véhicules, transmissions...) eux-même soutenus par un détachement français présent à Bangui.

Les Forces Armées Congolaises sont également actives dans la montée en puissance de la FAA (Forces Africaine en Attente), future architecture de paix en Afrique. Au sein de la brigade régionale centre qui doit être opérationnelle en 2010, le Congo s’est fixé l’objectif ambitieux de fournir un bataillon d’appui (mortier et génie), une compagnie de transmissions et un avion de transport tactique. De plus, l’état major de la brigade centre qui est commandé par le GBR Garcia, lui même congolais. Le Congo est déjà totalement opérationnel au niveau de son escadron prévôtal, de l’unité de police et de sa capacité mortier. Le GPC a en charge de fournir cette capacité et a suivi, pour cela, un entraînement intensif validé il y a quelques mois, par un spécialiste mortier venu des FFG. Si, à ce jour, toutes les capacités prévues ne sont pas encore opérationnelles, les FAC ont entrepris un effort ciblé vers le génie et les transmissions. Une ENVR génie est en cours de création et un cours d’application des transmissions est prévu pour la première fois à l’issue de la formation initiale des officiers dispensée à l’ACMIL à compter de 2009. Enfin, le Congo envisage l’achat prochain d’un avion de transport tactique. La montée en puissance a commencé et nécessitera encore des efforts en terme d’équipement, de formation et d’entraînement. Mais l’élan a été donné et se poursuit pour que le peuple africain dispose, au travers de la FAA, d’une force de sécurité en mesure d’agir vite au profit de la paix sur l’ensemble du continent.

Interview de M. Jacques Yvon Ndoulou, Ministre de la Défense Nationale

Monsieur le Ministre, quelle est la politique de Défense du Congo ? La politique de défense du Congo vise les objectifs suivants : assurer en tout temps, en tout lieu et en toute circonstance, contre toutes les formes d’agression et de menace, la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale ainsi que la sécurité des institutions, des personnes et des biens ; contribuer à la prévention et à la gestion des conflits dans le cadre de la sécurité collective ; participer à l’exécution de certaines missions de service public. La politique de défense du Congo est mise en œuvre dans son volet militaire au moyen de forces armées professionnelles et républicaines qui disposent d’unités de différents services et armes aptes à remplir leurs missions dans toutes les formes d’engagement. Elle est indissociable de la politique étrangère et repose sur un certain nombre de principes diplomatiques et stratégiques. Quelle est la contribution du Congo à la mise en œuvre de la sécurité collective ? Conscient des effets pernicieux des conflits sur le développement des pays, le Congo a pris la résolution de prendre une part active à la prévention et à la gestion des conflits. Dans cette perspective, notre ministère s’est investi dans des actions diverses de sécurité collective depuis plusieurs années. En effet, nos troupes accomplissent des missions d’observation et de maintien de la paix dans plusieurs pays africains en proie à des conflits, notamment en Côte d’Ivoire, au Soudan et en Centrafrique. Par ailleurs, nos unités ont participé à plusieurs manœuvres et exercices régionaux dans le cadre du renforcement des capacités de maintien de la paix. Enfin, nous avons participé à plusieurs réunions destinées à la formalisation du cadre juridique des actions de sécurité collective. Depuis près d’une dizaine d’années, vous avez engagé le processus de refondation de votre outil de défense, quel est le bilan ? La refondation de notre outil de défense, dont les fondements ont été fortement ébranlés par les événements dramatiques que notre pays a vécus dans les années 90, a porté sur quatre domaines essentiels : la réorganisation de l’administration centrale, des forces armées congolaises et de la gendarmerie nationale la rénovation de l’administration militaire ; la réforme de la gestion des ressources humaines ; l’amélioration des conditions de vie et de travail. A ce jour, nous pouvons affirmer que le bilan est globalement positif. Les améliorations apportées à notre outil de défense ont permis à nos forces armées de disposer d’unités pourvues d’une réelle aptitude opérationnelle au sein desquelles le personnel, qui est instruit de manière régulière, travaille dans des conditions satisfaisantes. Ces améliorations ont également contribué à donner une nouvelle impulsion à l’administration militaire, à travers la satisfaction des besoins des personnels. Par ailleurs, les réformes engagées dans le cadre de la gestion des ressources humaines ont favorisé un déroulement harmonieux des carrières et une meilleure adaptation des ressources aux besoins. Quelles est votre appréciation de la coopération militaire entre le Congo et la France ? La coopération militaire avec la France, qui est fondée sur le partenariat, est satisfaisante aussi bien sur le plan de l’exécution des projets, même si quelques difficultés subsistent, que sur le plan humain. En effet, dans le cadre de l’exécution des projets, qui relève aussi bien de la coopération opérationnelle que de la coopération militaire traditionnelle, les deux parties respectent leurs engagements permettant la réalisation des objectifs fixés. Sur le plan humain, les relations entre les coopérants français et les autorités militaires congolaises sont cordiales et conviviales. La qualité de ces relations facilite l’intégration des coopérants français au sein de la communauté militaire congolaise. Il convient de souligner que le nombre important de coopérants militaires français et de projets en cours d’exécution est l’expression de la vitalité d’une coopération militaire active et fructueuse. Quelles sont les perspectives d’avenir ? Nous allons poursuivre de manière rationnelle et volontariste les réformes de telle sorte qu’à l’horizon 2016, notre outil de défense arrive à maturité.

Réorganisation des structures du ministère de la défense congolais

La réorganisation des structures du ministère congolais de la défense, qui a débuté en 2001, fait l’objet d’une convention cadre avec la coopération militaire et de défense française. Cette convention s’applique plus particulièrement à trois secteurs : l’appui au haut commandement, la gestion administrative et financière, et la maintenance. Le pilotage du domaine “réorganisation des structures du ministère de la Défense” est confié au colonel Hervé Le Sénéchal, conseiller spécial du Ministre congolais de la Défense nationale. Dans le cadre de sa fonction, il apporte son expertise dans la rédaction des textes et dossiers d’organisation de la Défense congolaise. Il assure également la conduite du projet “aide au développement des structures du ministère de la défense” et la coordination et la cohérence d’ensemble des deux autres projets rattachés au domaine : le projet “gestion administrative et financière” et le projet “maintien en condition des matériels”. Projet : aide au développement des structures du ministère de la Défense. En tant que chef du projet “aide au développement des structures du ministère de la défense“, le colonel Le Sénéchal constitue une force de proposition auprès du Ministre et de son cabinet. Son action permet de donner aux Forces armées congolaises (FAC) et à la gendarmerie nationale un cadre réglementaire et fonctionnel et les outils nécessaires à la préparation de l’avenir à court et moyen terme. Le projet compte 4 domaines d’action : L’aide à l’élaboration des textes et des dossiers nécessaires à la montée en puissance d’une armée républicaine. Il s’agit de produire des textes et des outils d’aide à la décision de nature à faciliter la démarche de préparation de l’avenir. La promulgation du texte relatif à la défense opérationnelle du territoire (DOT), actuellement en cours de concertation interministérielle, constitue le prochain objectif à atteindre. Sa mise en oeuvre sera appuyée par des aides adaptées au profit des zones militaires de défense. Par ailleurs, la nécessité de procéder à une évaluation de 6 ans de réorganisation des forces congolaises devrait permettre d’aboutir à la rédaction d’un nouveau projet de loi de programmation militaire visant à la réalisation d’un format de forces précédemment élaboré. Parallèlement, la mise en place d’une politique de pilotage au niveau du ministère sera accompagnée de la rédaction d’une méthodologie de conduite des programmes d’équipements des forces. L’aide organisationnelle au haut commandement. Variée dans ses formes, l’un de ses axes d’effort actuels consiste à participer à l’achèvement de la montée en puissance du COIA (Centre Opérationnel Inter-Armées) créé en 2004. La validation des procédures et des méthodes de fonctionnement, à travers l’utilisation de tous les moyens de communication et d’information disponibles, constitue le prochain enjeu du centre. Elle prévoit également la réalisation d’un Centre d’études et de Recherche sur la Défense (CERD), entité capable de mener des études doctrinales et de participer au rayonnement de la pensée congolaise en matière de défense. Après la création, au premier semestre 2006, du Centre de Documentation et d’Information sur la Défense Nationale (CDIDN), qui autorise l’accès à tous les personnels de la Défense aux moyens modernes d’information, il a vocation à être ouvert sur l’extérieur, notamment aux entités étrangères équivalentes et au monde universitaire. Elle vise, enfin, à la définition précise du besoin permettant le déploiement d’un Intranet de la défense dont l’objectif s’inscrit dans une démarche d’amélioration des méthodes de travail au sein des organismes centraux du ministère de la défense. L’appui au développement de l’environnement de soutien. Il prévoit de mener les études préliminaires et éventuellement les expérimentations nécessaires à la relance d’une chaîne “Gestion des Ressources Humaines” cohérente, efficace et permettant une gestion efficiente de la formation du personnel militaire. Il consiste également à poursuivre l’appui à la réorganisation des structures du renseignement militaire. La mise en place d’un réseau interne de partage de l’information au sein de la direction centrale de la sécurité militaire, en vue du développement d’un réseau plus complexe à moyen terme, et la définition d’un concept d’emploi du groupement de reconnaissance de la direction centrale du renseignement militaire constituent les chantiers en cours. participation à la réorganisation d’unités ciblées. Il s’agit de participer à la montée en puissance des unités congolaises de la brigade régionale en attente en planifiant des actions prioritairement dans les domaines de l’expertise et de la formation. Projet : gestion administrative et financière (GAF) Commencé en août 2006, ce projet est conduit depuis l’été 2008 par le commissaire colonel Jean- Pierre Bilhou. Au sein de la direction générale de l’administration et des finances (DGAF), ce dernier conseille le Directeur général en vue d’atteindre deux objectifs majeurs : la réorganisation de la structure centrale de la solde militaire et la relance de l’administration du corps de troupe. Car, comme le souligne le commissaire colonel Ambroise Mopendza, le directeur général, “il ne peut y avoir de fonctionnement normal d’une structure sur le plan opérationnel sans une administration solide notamment en matière de gestion des ressources”. Par la mise en place d’un centre informatique autonome de décompte de la solde des FAC, ce projet, action permanente de la coopération franco-congolaise, vise en particulier à la maîtrise des effectifs soldés et donc à la réduction de la masse salariale. Dans le meilleur des cas, les gains financiers obtenus devraient être redéployés en partie ou en totalité pour couvrir les besoins courants et essentiels du fonctionnement des organismes militaires et particulièrement des corps de troupes. A ce titre, trois opérations ont été réalisées depuis 2006 : la refonte des procédures de la solde Ce véritable chantier de fond qui a nécessité la construction préalable d’un bâtiment d’archivage destiné au recueil et à la conservation des livrets de solde et la réalisation matérielle des nouveaux documents prévoit la constitution d’un dossier de solde pour chaque militaire et gendarme. Dès avril 2007, un travail de collecte des pièces individuelles des militaires a été entrepris dans les corps, sur Brazzaville, en liaison avec les différents commandements organiques ; il doit être

maintenant poursuivi à l’ensemble du territoire. La prochaine étape concerne l’acquisition des équipements techniques, la réalisation du logiciel de traitement du décompte des soldes et le paramétrage de l’ensemble du système pour conduire au renseignement de la base de données. la réforme de l’organisation administrative du corps de troupe Cette nouvelle structure s’est traduite par l’adoption des textes afférents : instruction provisoire sur l’organisation de la fonction administrative et financière des corps de troupe et organismes assimilés ainsi que d’autres instructions relatives aux différents types de comptabilité. Expérimentée sur des corps pilotes des trois armées et de la gendarmerie, sur une année, à partir de décembre 2008, cette organisation pourra être généralisée si elle donne satisfaction et les textes existants refondus partiellement ou en totalité. la formation des cadres administratifs Trois actions de formation des chefs de service administratifs des corps de troupe ont été organisées par des instructeurs français en étroite collaboration avec la DGAF. Le chef de projet pour la période 2006-2008 s’est impliqué avec beaucoup de succès dans la préparation des candidats aux différents tests d’entrée dans les écoles de formation en France (COSCAM) et au Mali (EMA de Koulikouro). Cet effort est poursuivi. Prochainement, après le renouvellement de la convention en cours, un centre permanent de formation des cadres de direction et d’exécution des spécialités de l’administration pourrait être à l’étude, afin de couvrir les besoins importants en cadres qualifiés de diverses catégories que nécessite la réorganisation de la structure d’ensemble de l’administration centrale. Projet ambitieux pour ce qui est des objectifs à atteindre, le projet GAF constitue pour le commandement congolais “une perspective de relance véritable de l’administration militaire en général”. Projet : maintien en condition des matériels En référence à la convention cadre du domaine “réorganisation des structures du ministère de la Défense congolais”, la République du Congo et la France ont signé en 2006 une convention visant à restructurer la chaîne de maintien en condition des matériels. Basée sur un programme de coopération pluridisciplinaire et multi-sites, impliquant la direction générale de l’équipement (DGE) et le commandement de la logistique (COMLOG) des Forces armées congolaises, elle concerne les matériels roulants (90%) et l’armement (10%). Le chef de projet pour la partie française est le LCL Philippe Robert. Conseiller technique du commandant de la logistique, le Capitaine de Vaisseau Sylvère Lebolo, il pilote le projet en vue d’atteindre les trois objectifs suivants : La réhabilitation des infrastructures et des équipements techniques. Cet objectif vise la réhabilitation de six sites majeurs pour le fonctionnement de la chaîne maintien en condition (MEC). Celle-ci comprend la réfection d’une partie des infrastructures et la mise en place d’outillages de tous types et d’équipements techniques. La priorité a été donnée dans un premier temps à la zone de Brazzaville. Le 114ème Bataillon de réparation automobiles et engins blindés (114ème BRAEB) a été réhabilité. Il dispose désormais de nouveaux équipements techniques, de mobiliers d’atelier, d’outillage perfectionné et de matériel pédagogique. Des aménagements ont été réalisés à l’établissement central des rechanges, des réparations, des réserves automobiles et motocycles (ECRRRAM). L’outillage de l’établissement des rechanges, des réparations et des réserves armement et munitions (ECRRRAMu) a déjà été mis en place dans sa presque totalité. En 2009, le projet doit se déplacer de Brazzaville vers la province afin de doter trois zones militaires de défense (ZMD) des moyens d’intervention technique nécessaires et suffisants. Il s’agit des zones de Pointe-Noire, de Dolisie et d’Impfondo où doivent être créées des compagnies de maintenance. Une nouvelle organisation des systèmes de gestion des matériels et des rechanges. Elle a pour objectif la création de trois systèmes de gestion nécessaires au bon fonctionnement de la chaîne : un système de gestion, de comptabilité et de suivi des actes techniques qui permettra notamment de contrôler les travaux effectués par les mécaniciens, -un système de gestion centralisée des rechanges afin d’assurer le suivi de l’acquisition et de la distribution des rechanges, un système de gestion centralisée des matériels complets, pour connaître la situation comptable des matériels des forces armées, de leur acquisition à leur affectation dans les unités. Un appui au fonctionnement de la chaîne maintenance. Il vise à développer la gestion des ressources humaines des métiers de la maintenance (définition des besoins, mise en formation) en faisant un effort particulier sur les chefs d’ateliers de réparation des automobiles et de l’armement (gestion des moyens, organisation de la formation technique, hygiène sécurité et conditions de travail). Selon le capitaine de vaisseau Sylvère Lebolo : “d’une logistique d’infrastructure, nous sommes en train de passer, avec la montée en puissance de notre armée, à une logistique opérationnelle qui doit être mise en œuvre par des cadres réactifs et très compétents. Des stages ont été réalisés à l’ESAM à Bourges (France) et à l’ ENVR de Koulikouro (Burkina) afin de former les officiers de maintenance des corps de troupe et des sous-officiers dans certaines spécialités, mais compte tenu de nos besoins, l’effort doit se poursuivre ici au Congo mais aussi dans les écoles des pays amis afin que nous puissions disposer de suffisamment de cadres compétents”.

Mot de Mme Le Gal, sous-directrice Afrique Centrale (MAEE/DAOI)

Dix ans après la fin des guerres civiles, le Congo se relève. Un des objectifs principaux de la France dans ses relations avec ce pays est de l’accompagner dans ce retour à la stabilité. Dans ce contexte, outre l’entretien de relations politiques bilatérales denses et à tous niveaux, notre action dans ce pays vise à faire en sorte que“la bataille de la paix soit gagnée” pour reprendre les termes du ministre de la Coopération, de l’action humanitaire et de la solidarité congolais, M. Bowao, et à ce que le Congo s’engage résolument dans le développement économique. Pour cela, la stabilité acquise depuis 2002 demande à être renforcée, notamment par la résolution définitive de la crise du Pool, région particulièrement fertile située aux portes de Brazzaville, et qui se trouve aujourd’hui exsangue. La France est un partenaire du Congo attentif à la poursuite des processus de paix, de réconciliation et de développement engagés. Au-delà de cette région, emblématique des crises qu’a connues le pays, c’est l’ensemble du Congo qui reste encore enclavé et bloqué par le mauvais état de l’ensemble de ses infrastructures de transport (principalement l’axe routier et ferroviaire PointeNoire/Brazzaville) et sanitaires (eau, assainissement, électricité). Conscient de ces difficultés, le gouvernement congolais a affiché comme priorité les infrastructures de base. La signature, en mai 2008, du document cadre de partenariat (DCP), accord de coopération franco-congolais, lors de l’inauguration de la nouvelle plate-forme pétrolière de Moho-Bilondo à Pointe Noire par M. Joyandet, Secrétaire d’Etat français à la Coopération et la Francophonie, marque la volonté française de concentrer son aide dans ce secteur. A partir de l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE à laquelle le pays est éligible, théoriquement possible en 2009, cette aide française pourra monter en puissance. Pour mettre en œuvre ces chantiers ainsi que tous les autres dans les domaines de l’éducation, de l’environnement ou de la santé, il est nécessaire que le Congo puisse s’appuyer sur des institutions solides. C’est pourquoi la présidentielle de 2009 représente plus qu’une simple échéance électorale. Le bon déroulement de cette élection permettrait au Congo de faire taire les critiques qui ont frappé les autorités congolaises lors de l’organisation des législatives de 2007, y compris de la part des observateurs internationaux. Second enjeu, le désendettement. Les relations entre la communauté internationale financière et le Congo s’améliorent régulièrement, comme le montrent les dernières missions de la Banque mondiale et du FMI dans ce pays. L’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE permettrait à Brazzaville de bénéficier d’importantes réductions de dettes (estimées à 3,4 milliards $ actuellement) et lui donnerait une bouffée d’oxygène considérable. Cela permettrait alors au pays de retrouver des moyens supplémentaires de développement à condition de ne pas se ré-endetter trop rapidement sans garantie sérieuse. Le bon déroulement de cette élection permettrait au Congo de faire taire certaines critiques qui ont pu apparaître lors de l’organisation des législatives de 2007. Dans ce cadre, le rôle de la coopération militaire française est complémentaire de l’effort de notre pays en matière de coopération civile. Au-delà des institutions politiques et financières, le Congo a besoin de consolider les fonctions de base de l’État : l’armée, la police et la justice. Durement marquée par une décennie de guerre civile, l’armée congolaise se réorganise et se consolide afin d’être à même d’assurer la sécurité du pays, dans le respect des droits de l’Homme, et de contribuer à la stabilité de la région en participant à des opérations de maintien de la paix. C’est ainsi que le Congo participe déjà à la MICOPAX, opération de maintien de la paix de la CEEAC (Communauté économique des Etats d’Afrique centrale) en République centrafricaine. Notre coopération militaire veille à l’accompagner sur ce chemin.

Mot du colonel Yves Lallemand, attaché de défense

Le dernier dossier consacré au Congo Brazzaville par la revue “Frères d’Armes” date de 2001. A l’époque le pays sortait d’une guerre fratricide qui avait mis à mal son armée jusque dans ses fondements les plus vitaux : l’indiscipline était courante, la formation redémarrait à peine, la rupture avec la population était consommée. La tâche était donc immense pour ceux qui avaient pour objectif de recréer une armée républicaine dotée d’une capacité opérationnelle lui permettant de garantir les intérêts du pays et de participer à la stabilité de la sous-région. La lecture de ces pages écrites en 2001 et un regard objectif sur la situation actuelle des forces armées congolaises (FAC) et de la gendarmerie montrent le long chemin parcouru en finalement peu de temps au regard des difficultés à surmonter. Ce retour vers la normalité est d’abord le fait des autorités locales qui ont su ramener progressivement le navire sur le bon cap, sans heurt. Notre coopération militaire et de défense a accompagné cette reconstruction, d’abord avec des projets visant à faire redémarrer l’outil de formation. Ce partenariat, basé sur une confiance mutuelle et une fraternité d’armes sincère, ayant donné satisfaction aux deux parties, c’est naturellement que notre coopération a élargi son champ d’action à d’autres secteurs. Aujourd’hui la mission de coopération militaire et de défense (MCMD) conduit sept projets touchant aux domaines de la formation des cadres, de la santé, du soutien logistique, de l’administration et des finances et de l’organisation du commandement. Elle a aussi pour ambition de créer une école nationale à vocation régionale (ENVR) dont le but sera de former des officiers et des sous-officiers spécialistes dans les travaux du génie. Elle met également en formation dans les écoles militaires françaises et dans les ENVR plusieurs dizaines de stagiaires chaque année. La MCMD participe aussi à la montée en puissance des unités congolaises dédiées à la brigade régionale en attente (BRA) que la Communauté économique des états d’Afrique centrale (CEEAC) doit pouvoir mettre en œuvre à partir de 2010. Cette BRA, à l’instar des quatre autres brigades créées par les régions économiques d’Afrique, devra être en mesure de prendre à son compte sous l’égide de l’Union africaine, des opérations de maintien de la paix sur le continent. Les autorités locales ont fixé à 2016 l’année où l’outil de défense devra être à maturité. La MCMD devrait être présente jusqu’à cette date, sous sa forme actuelle, pour mener en partenariat les projets susceptibles de favoriser la réalisation de cet objectif.

Entretien avec le général de division Charles Richard Mondjo, chef d’Etat-major général des forces armées congolaises

Mon général, depuis le dernier dossier consacré à votre pays en 2001, les forces armées congolaises ont été restructurées. Pourriez-vous nous décrire leur évolution depuis cette date ? Le commandement des forces armées congolaises, sur les orientations du Président de la République, Chef suprême des armées, poursuit la réorganisation de son outil de défense. De façon pragmatique, cohérente et dans une analyse du contexte national et international, nous avons mis en application les textes directeurs de la réorganisation et de la restructuration publiés en 2001-2002. Cette évolution s’est faite en trois paliers qui sont : la formalisation du processus décisionnel et la méthodologie pour la planification et la conduite des opérations ; la mise en application de l’instruction ministérielle relative à l’organisation, au fonctionnement et aux attributions des chaînes organique, opérationnelle et territoriale ; la mise en œuvre d’une politique de formation dans les forces armées congolaises. Cette démarche a permis de mettre sur pied des unités, d’une part, par le système de formatage et d’autre part, en renouvelant les effectifs de certaines d’entre-elles et en armant le personnel des états-majors et des organes d’organisation ainsi que d’engager nos troupes dans les activités de sécurité collective. En ce sens, les forces armées congolaises sont engagées actuellement au niveau de la MICOPAX à Bangui et contribuent à la montée en puissance de la Brigade Régionale en Attente pour la CEEAC. Nous mettons en place notamment, le bataillon d’appui et la compagnie de transmission. Ces domaines d’action ont été menés en juxtaposition avec le travail d’amélioration du niveau de discipline de la troupe et de nos méthodes de gestion des personnels. En sept ans de mise en œuvre de cette deuxième phase de la restructuration, les résultats sont satisfaisants. La restructuration des forces armées congolaises a entraîné une évolution des mentalités. Quelles sont les relations entre l’armée et la population ? Depuis les événements douloureux de 1997, la relation entre l’armée et la population s’était dégradée fortement. Grâce aux effets bénéfiques de la restructuration des forces armées congolaises et aux orientations du Ministre en charge de la Défense, le commandement des forces armées congolaises a entrepris des efforts louables pour mettre en place les bases d’une armée forte, solidaire avec le peuple et protégeant le peuple. Les mentalités ont évolué et changé. La relation formation et emploi a fait naître au sein de nos unités et de nos hommes, la culture de l’excellence. Elle est manifeste dans la participation de nos forces armées aux OPEX et dans les résultats aux tests de sélection. La régularité dans la conduite de l’instruction et des stages nous rassure dans cette dynamique. De ce fait, l’instruction civique, l’enseignement du droit international humanitaire (DIH) et des règles de comportement au profit des personnels militaires d’une part, l’implication des forces armées aux actions civilo-militaires d’autre part, ont permis aux forces armées congolaises de gagner la confiance de la population. Les coopérants français sont présents dans de nombreux projets de partenariat, comment qualifieriez-vous leur action ? Sans fausse modestie, il faut avouer que l’action menée par les coopérants militaires français dans les nombreux projets de partenariat est très bénéfique et porteuse de lendemains meilleurs. Cette action est multiforme et très diversifiée. Nous avons mené à bon port, grâce à l’expertise des détachements d’instruction opérationnelle (DIO) et technique (DIT) français, le formatage de certaines de nos unités. Cela nous a permis de nous approprier le processus de formatage en mettant sur pied le détachement d’instruction opérationnelle congolais. Nous poursuivons ensemble le travail de mise en place des outils de mesure de performance. Présentement, nous sommes en partenariat avec les coopérants militaires pour la mise en place effective de l’ENVR “génie travaux” qui sera la matérialisation la plus efficiente de notre coopération militaire avec la France.

Les Forces armées congolaises évaluent les activités menées en 2009

Les commandants et chefs d’état-major des différentes armées, les commandants des organes spécialisés et des neuf zones militaires de défense, ainsi que les représentants des autres structures des Forces armées congolaises (FAC) se retrouvent du 21 au 22 décembre à Brazzaville dans le cadre de la conférence annuelle 2009 des FAC. Cette rencontre se tient sous l’autorité du chef d’état-major général des FAC, le général de division, Charles Richard Mondjo. En attendant les instructions du président de la République, Chef suprême des armées lors du prochain réveillon d’armes, la conférence annuelle d’évaluation des FAC conclut le cycle des activités programmées au cours de l’année 2OO9. Les participants devront dresser le bilan des activités réalisées et faire une projection sur les années à venir. Cette conférence porte entre autres sur l’appréciation du niveau d’exécution des quatre objectifs prioritaires retenus pour l’année 2009, notamment la sécurisation des événements majeurs de l’année ; le processus de réorganisation et restructuration des FAC ; l’amélioration des méthodes de commandement, de direction et d’évaluation. Les participants procéderont ensuite à la présentation et à un échange de vues sur le projet de loi de programmation militaire (LPM), ainsi qu’à l’examen des objectifs prioritaires de l'année 2010. Le chef d’état-major général des FAC a souligné que les indications du ministre de la défense nationale constituaient des orientations devant imposer aux participants une rigueur dans le raisonnement et une ingéniosité dans la recherche des solutions. «J’attends de chacun de vous une participation active, pour une restitution réelle du niveau exact de réalisation de nos objectifs prioritaires afin de permettre de mieux mesurer l’œuvre accomplie cette année et de projeter l’année 2010», a-t-il déclaré. Mardi 22 Décembre 2009 - 16:18 Anicet Clotaire Ndzi

ASSASSI AT DU LIEUTE A T-COLO EL DES FORCES ARMEES CO GOLAISES MAKITA JEA AURELIE
dimanche 20 décembre 2009 par la rédaction de Montray Kreyol Il ne se passe plus un jour où Brazzaville n’enregistre son lot de braquage accompagné ou non de crime. La recrudescence des cas de braquage se passe souvent la veille des fêtes de nouvel an mais sauf que pour cette fois-ci elle s’amplifie d’une telle violence que la rue congolaise se demande bien si ces cas de braquages ne cachent pas des expéditions inavouées où des règlements de compte sommaire… En effet, dans la nuit du samedi 12 décembre 2009 à 21 heures, des hommes en tenue militaire investissent le domicile du nommé MAKITA Jean Aurélien, Lieutenant-colonel des Forces Armées Congolaises, chargé des cours au CIRAS, l’école de formation en informatique des forces armées congolaises, dans le quartier GAMBIO non loin de la base militaire MARIEN NGOUABI. Ces barbouzes vont alors faire irruption dans son domicile et le lieutenant colonel tentant de retrouver le chargeur de son pistolet automatique est appréhendé dans son domicile par les braqueurs. Ce dernier leur propose de l’argent mais les barbouzes refusent et lui tranchent la gorge comme le commandant Marien NGOUABI, en lui tirant une balle à la poitrine, bref du vrai travail de professionnel dans le but de lui faire vider de son sang comme un porc...et il fallait voir comment le sang du de cujus a été nettoyé à la raclette comme de l’eau de pluie… Notons que le voisinage était quadrillé par des hommes en tenue militaire et en cagoule, preuve qu’il s’agissait d’une mission commando dans le but de nettoyer le plancher... La rue congolaise se demande : 1. Le lieutenant colonel MAKITA Jean Aurélien avait travaillé sur le programme informatique des élections présidentielles de Juillet 2009, a t - on voulu supprimer un témoin gênant de la mascarade électorale mais pourquoi et au profit de qui ?2. A la présidence où il travaillait quelqu’un convoiterait t-il son poste ? 3. S’agit t-il d’un vulgaire cas de braquage ? La rue congolaise répond par non car les barbouzes n’ont pas pris une seule aiguille dans sa maison…4. Pourquoi à la base militaire toute proche, les coups de feu tirés à maintes reprises n’ont entrainé aucune réaction ? 5. Pourquoi a-t-on nettoyé le domicile du de cujus avant que la police criminelle ne fasse ses enquêtes ? Enfin la rue congolaise demande : au procureur de la république de mener les enquêtes jusqu’à ce que justice soit faite. Aux patriotes lecteurs de cet article, de le porter devant la ligue internationale des droits de l’homme pour information afin que le Congo Brazzaville y soit interpellé comme mauvais élève en matière de protection des droits de l’homme et du citoyen A la commission nationale congolaise des droits de l’homme de dénoncer cet assassinat crapuleux.

Présentation de l’armée de terre

L’armée de terre est l’une des composantes des Forces Armées Congolaises. Elle en constitue le maillon essentiel. Missions L’armée de terre a pour mission de : défendre l’intégrité du territoire terrestre contre toute agression armée ; participer aux opérations de maintien de la paix et aux missions d’actions humanitaires ; participer aux missions de service public. Composition et organisation L’armée de Terre a connu plusieurs organisations au cours de son histoire, bientôt cinquantenaire, dont la plus récente est issue du décret 2002-3 du 03 janvier 2002. Au terme de celui-ci, l’armée de Terre comprend : l’Etat-Major de l’armée de terre 9 Brigades d’Infanterie 5 Régiments d’appui et de soutien 1 Groupement Para-Commando L’armée de terre est sous les ordres du général de division Noël Léonard Essongo. Équipements Comme équipements majeurs : Les Unités d’Infanterie disposent de BTR 60 PB BMP 2 Les Unités Blindées de : T54 T62 Les Unités d’Artillerie Sol-Sol de : Mortiers 120 mm Obusiers tractés de 122 mm Canons automoteurs de 122mm Lance roquettes multiples (BM21) Les Unités d’Artillerie Sol-Air de : Canons de 100 mm Canons mitrailleurs tractés de 23 mm Complexes quadritubes automoteurs de 23mm Pesrpectives d’avenir L’armée de terre s’attèle à la poursuite de sa réorganisation et de la mise sur pied des Brigades d’infanterie, tout en intensifiant l’instruction et l’entraînement de ses hommes.

Le 5 juin 1997, à cinq heures du matin, cinq jours à peine après qu'un accord solennel eut été signé par les responsables politiques congolais sous l'égide du Directeur général de l'Unesco, Frédérico Mayor, et tandis que Brazzaville, rassurée par cet acte de paix, dort d'un sommeil paisible, quelques éléments des forces armées congolaises tentent de mener une opération en vue d'arrêter des sbires de Sassou Nguesso qui avaient commis des atrocités à Owando, 1 semaine auparavant, ne sachant pas qu'ils viennent juste d'anticiper un coup d'état qui s'était bien préparé depuis des années en France. On ne saurait comprendre les événements tragiques qui se sont déroulés au Congo du 5 juin au 15 octobre 1997, si l'on ne se reporte pas aux troubles, puis aux assassinats qui ont marqué les premiers mois du mandat présidentiel de Pascal Lissouba. Les uns comme les autres portaient déjà la marque de ce qui allait provoquer les tueries de Brazzaville cinq longues années plus tard, le pétrole : nerf sensible de la destruction de la république du congo, La dérive du régime de Sassou, qui va semer le chao au Congo, disparition de l'État de droit, instauration du règne de la violence, décomposition de la Force publique, provocations, meurtres. Tous ces faits laissaient présager la chute du nouveau régime. Les causes : SITUATION POLITICO-MILITAIRE AVANT LA GUERRE DU 5 JUIN 1997. Pour savoir ce qui s'est déroulé au Congo, il faut remonter au début des années 1990, avec la mise à nue des pratiques nocives du piètre régime de Sassou lors de la conférence nationale souveraine de 1991, car les congolais étaient descendus dans les rues pour braver ce régime qui les avaient opprimés, mais la conférence nationale de 1991 n'a été qu'un réquisitoire contre le maître de M'pila, et n'a fait que rendre ses relations avec la France plus forte ; pourquoi ? Parce que par-dessus tout, le véritable leitmotiv du retour de Sassou aux affaires c'est le PETROLE. A partir de 1992, date de sa chute, Sassou et ses amis (CHIRAC) mettaient la pression sur la compagnie pétrolière ELF pour déstabiliser le nouveau régime démocratique de PASCAL LISSOUBA, qui avait déjà nourrit sa volonté de remettre aux congolais leur pétrole bradé par la France, or sans ce pétrole la France serait fragilisée, c'est ainsi que pour CHIRAC, coûte que coûte, il lui fallait réinstaller au pouvoir « son ami » Sassou NGuesso dont il connaît certainement l'esprit tendre en matière de bradage de pétrole depuis la période allant de 1979 à 1990. Le principe est tout clair et déjà tracé, faire de Brazzaville une ville fantôme, mettre à feu et à sang le Congo, pour déstabiliser le régime de Pascal Lissouba, c'est ainsi que Sassou appuyé par Elf va fournir des armes à Kolélas pour éjecter le président Lissouba du pouvoir, la France et Elf se chargeant d'instaurer le malaise social au Congo, en privant le jeune régime de fonds, et Sassou et ses milices alliées semer un climat de terreur, afin de rendre Lissouba incompétent, le chassant du pouvoir, tout en légitimant cet acte. Mais pourtant, toutes ces dispositions machiavéliques ne marcheront pas, Kolélas ne l'a-t-il pas lui-même admis à demi-mot « j'ai été trompé, (...) c'est la main noire, plus jamais...), cela ne sera qu'un répit. Le ridicule ne tue pas, il fait même vivre, En Août 1996, une réunion va se tenir à l'hôtel Le Quercy en banlieue parisienne, les personnalités présentes : Omar Bongo, jacques Chirac, Sassou Nguesso, Charles Josselin (celui va convaincre Lionel Jospin d'oublier les querelles politiques et de mettre en avant les intérêts de la France, afin de soutenir Sassou, pour déposer Pascal Lissouba), Tarallo, dominique devillepin, Jaffré...etc. Le but de cette rencontre fermée, est de ramener Sassou au pouvoir, afin de remettre « de l'ordre dans les colonies », ce sont les propos de Chirac. Toute la tactique de guerre a été mise en place ce jour là, le Gabon servirait de base arrière, Elf financerait l'armement et la France l'entraînement et la logistique. C'est un marchand d'armes, le belge Jacques Monsieur, détenu à Téhéran pour espionnage depuis novembre dernier,qui aurait été payé par Elf se chargera du matériel de guerre, notamment des hélicoptères de combat , livrés au général Denis Sassou Nguesso, revenu au pouvoir par la force en octobre 1997. 34,33 millions de dollars seront réunis durant cette semaine, ainsi que le vole spectaculaire d'armes, perpétré par des éléments armés proches de Sassou dans un camp militaire au nord de Brazzaville à Gamboma. Le Gabon s'occuperait du ravitaillement des troupes, l'entraînement à Oyo, tout cela financé par la France, ELF et Omar BONGO, tout était prêt pour en finir avec la jeune Démocratie Congolaise. Dans ce jeu trouble, Elf aurait aussi financé les forces gouvernementales dans les achats d'armes. La crise politicoéconomique qui secoue le Congo a, incontestablement, pour point de départ Le PETROLE, l'échec de la conférence nationale de 1991, et aussi, la rupture de l'alliance entre l'Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale (UPADS) de Pascal Lissouba et le Parti Congolais du Travail (PCT) de Denis Sassou Nguesso. L'accord électoral pour gouverner ensemble, a été signé le 11 août 1992, entre le 1er et le 2e tour de l'élection présidentielle, et après les élections législatives. Il fournissait une majorité parlementaire stable, nécessaire au soutien de l'action gouvernementale issue de cette alliance. Mais le PCT de Sassou Nguesso en a voulu plus, après avoir dirigé le pays durant des années et conduit ce dernier dans le chao, Sassou et ses proches voulaient à tout prix « reprendre leur pouvoir ». Sassou rentre au Congo en février 1997, avec le sentiment d'avoir tout réglé, son discours tenu lors d'un meeting le 17 Mai 1997 à Oyo, est très révélateur : « je suis rentré pour reprendre le pouvoir (...), ce qui est sûr nous gagnerons (...) je serai prêt à embraser toute l'Afrique centrale si il le fallait. »En 1997, des centaines de milliers de mercenaires vont gagner le Congo à partir du

Gabon voisin, le 5 juin n'a été que l'arbre qui cachait la forêt, sur une guerre imminente attisée par la France et les pays voisins qui soutenaient l'Oligarque SASSOU. En septembre 1997, des forces supplétives de l'armée Angolaise vont pénétrer au Congo, et vont s'adonner à des atrocités immondes et maladives. Cette guerre sanglante a fait plus de 11000 morts, Brazzaville a été totalement détruite, et les séquelles de cette cruauté maladive sont encore très grandes. Le Congo est un pays à reconstruire. Garantir les intérêts des occidentaux et écraser toute velléité revendicatrice locale constituent leur principale mission ( Sassou et comagnie).Le prix de la victoire de Denis Sassou-Nguesso est très lourd, car presque toutes les infrastructures du pays sont en ruine. Sans aucun doute, ces événements ont eu des conséquences très dévastatrices dans la vie sociale des congolais et aussi des conséquences non négligeables dans la pratique linguistique des Congolais.Personne ne peut occulter l'histoire d'un peuple, car un peuple sans histoire est un monde sans âme, ce qui s'est passé entre 1990 et 1999 nous le savons tous, l'histoire nous enseignera un jour tout ces faits, car l'avidité du pouvoir a poussé le général marxiste à user de tous les moyens, les plus brutaux et les plus fallacieux à revenir au pouvoir, mais la vérité triomphera, car au sommet de cette folie, il y a des hommes doués intelligence et de connaissance. En ce jour anniversaire de cette tragédie, CongoInfos pense à tous les morts de la république victime de la soif de pouvoir de Sassou Nguesso. Le combat pour la restauration de l'Etat de droit et de la Démocratie doit rester notre objectif primordial.

Présentation des forces aériennes

Six mois après l’accession du Congo à la souveraineté nationale, le gouvernement congolais recevait de l’État français un lot de matériel aérien comprenant : Un hélicoptère de type BELL ; Trois avions de type MH 1521 “Broussard” ; Un avion de type C47 “DAKOTA” ; Du matériel d’entretien. Ce don marquait la genèse de la 1er escadrille aérienne congolaise, qui de mutation en mutation, est devenue à ce jour l’Armée de l’Air. Missions Les missions essentielles de l’Armée de l’Air sont : assurer la défense de l’espace aérien du territoire national ; détecter et évaluer la menace aérienne ; appuyer et soutenir les autres armées ; participer aux missions de service public. Composition et organisation Depuis le démarrage de la phase de refondation des forces armées congolaises, l’armée de l’Air répartit ses forces et moyens au sein de quatre grandes structures : l’état-major de l’armée de l’air ; trois unités opérationnelles stationnées au sein des bases aériennes 01/20 (Brazzaville), 02/20 (Pointe-Noire) et 03/20 (Makoua). L’Armée de l’Air est placée sous l’autorité du Chef d’état-major de l’armée de l’Air, le Colonel Jean Baptiste Philippe Tchicaya. Équipement et formation L’Armée de l’Air dispose ce jour d’une variété d’avions de combat et d’hélicoptères d’assaut de type MIG 21 et MI-24. Pour les besoins d’aéromobilité, des avions de transport stratégique de type IL 76 et de transport de troupe ont été acquis. Ne disposant pas encore d’écoles spécialisées de formation pour ses différentes carrières, les jeunes recrues de l’armée de l’Air sont formées localement pour la formation de base soit au sein de l’Académie Militaire Marien Ngouabi (ACMIL) pour la formation des officiers, soit dans les écoles des pays amis. Pour leur spécialisation aux carrières aériennes, les jeunes sont mis en stage, par voie de concours ou au choix, dans les écoles des pays amis notamment les écoles nationales à vocation régionale. Perspectives d’avenir Au terme du processus de réorganisation, les perspectives visent la modernisation des lieux de stationnement des forces et des matériels de l’armée de l’Air au point de rendre les unités actuelles plus opérationnelles. Il s’agit de diligenter l’acquisition d’un outil de travail performant et d’asseoir des bases d’entraînements plus sereines. Equipements : 1 Bell 3 MH 1521 “Broussard” 1 C-47 “Dakota” MIG 21 et MI-24

Présentation de la Marine

Créée le 1er Avril 1963, la Marine nationale a commencé ses activités par le patrouilleur P754 que le Président de la République de l’époque, l’abbé Fulbert Youlou avait obtenu auprès de son homologue français le général Charles De Gaulle dans le but d’organiser des patrouilles dans la Zone Economique Exclusive. Le patrouilleur P754 quittera définitivement le Congo le 16 juillet 1965. Par la suite, le Congo a acquis des navires de l’ex Union Soviétique. Missions Ses missions sont : assurer la défense et la protection de l’intégrité territoriale dans les limites des théâtres d’opérations ; surveiller, contrôler les espaces maritimes et les eaux continentales ; défendre les intérêts nationaux ; participer aux missions de service public. La Marine Nationale est commandée par le capitaine de vaisseau Bouagnabea Moundandza André, son chef-d’état major. Composition et organisation La Marine nationale comprend : un état-major ; des groupements navals à Pointe-Noire, Brazzaville, Mossaka et Impfondo ; des unités autonomes : les bataillons de fusiliers marins agissant indépendamment des groupements navals et directement placés sous l’autorité du Chef d’état-major de la Marine au plan organique. Les groupements navals sont des grandes formations comprenant : une flotte ou une flottille ; un ou deux bataillons de fusiliers marins ; une unité de défense côtière ; une base navale. Équipements et formation La Marine nationale dispose de : vedettes de surveillance ; trois pneumatiques de type Sillinger ; quarante pneumatiques de type Zodiac ; des pirogues motorisées. La formation du personnel se fait tant à l’étranger qu’au niveau local : A l’étranger : dans les pays avec lesquels le Congo dispose d’accords (France, USA, Chine, Maroc, Algérie et dans les ENVR). Au niveau local : le personnel est formé dans les structures locales (Académie Militaire Marien Ngouabi, École nationale des Sous-officiers et dans les unités de la Marine) où sont organisés les différents brevets. Perspective d’avenir Afin de tenir nos engagements internationaux dans le domaine de la sécurité maritime, le Congo veut se doter d’une force navale capable de faire face à cet enjeu majeur, assurer sa défense et sauvegarder ses intérêts. Dans cette perspective, il est prévu : l’installation de sémaphores le long de la côte : l’acquisition en 2009 et 2010 des patrouilleurs côtiers ; la modernisation des bases navales de Pointe-Noire et de Brazzaville.

Présentation de la gendarmerie

Partie intégrante des armées, la gendarmerie est subordonnée au Ministre de la Défense. Force publique chargée essentiellement de missions de police, son action s’exerce de manière continue, quelle que soit la situation de l’ordre public du temps de paix au temps de guerre, et cela sur l’ensemble du territoire national et aux côtés des armées. Organisation La gendarmerie nationale se compose de 2787 militaires dont environ 150 femmes. Elle comprend : le commandement, incluant les directions centrales ; la gendarmerie territoriale, composée de 5 régions, 16 compagnies et de 80 brigades, capable d’intervenir rapidement, dans leur circonscription en mesure d’alerter et susceptible d’être renforcée ; la gendarmerie mobile, composée d’1 groupement à 4 escadrons à Brazzaville, d’1 escadron à Pointe Noire et de 3 PSIG (Peloton de Sécurité et d’Intervention de la Gendarmerie) elle est plus particulièrement compétente dans le maintien de l’ordre et la défense opérationnelle du territoire ; la Garde Républicaine, qui remplit les missions de sécurité et d’honneur au profit des autorités de l’Etat et des institutions de la République ; les formations spécialisées (gendarmerie des transports aériens, maritime et fluviale, ferroviaire et groupement d’intervention), qui assurent les missions de gendarmerie au profit des administrations auprès desquelles elles sont placées ; les organismes d’administration et de soutien ; les organismes de formation (écoles et centres d’instruction) qui sont chargés de la formation et du perfectionnement du personnel. Missions La gendarmerie congolaise assure des missions de service public (protection des personnes et des biens, veille au maintien de l’ordre, respect de la loi), de police judiciaire sur tout le territoire sous la direction des magistrats régie par le code de procédure pénale, (constatations des infractions, rassemblement des preuves et recherche des auteurs sous la direction des magistrats conformément au code de procédure pénale) et de police administrative dans des domaines d’activités très vastes, pour garantir la sécurité publique (surveillance préventive du territoire, polices spéciales, sécurité routière, sécurité civile et défense civile). De plus, elle mène également des missions de défense permanentes en participant à des missions mixtes diverses de sécurité ou multinationales de maintien de la paix. Elle est également compétente dans le domaine du renseignement avec la création en 2002 d’un centre de renseignement et d’opération. Enfin, en temps de crise, elle participe à la défense opérationnelle du territoire aux côtés des autres composantes de la force publique. Equipement de la Gendarmerie Moyens nautiques : 10 embarcations Moyens terrestres : - 27 Toyota Land Cruiser transport de troupes - DOMG FENG camion transport de troupe : 1 - 5 Jeeps - 17 motocyclettes (12 K750 RT, 5 R80) - 1 bus - 2 engins antiémeutes RG 12

Projet soutien institutionnel à la gendarmerie
Dissoute à la fin des années 1960, recréée en 1992, la gendarmerie nationale congolaise connaît depuis plusieurs années une réelle montée en puissance à laquelle la France participe à travers le projet “soutien institutionnel à la gendarmerie”. La mission de coopération militaire a notamment apporté une aide importante pour réhabiliter l’école de formation de la gendarmerie qui peut être considérée aujourd’hui comme un exemple particulièrement réussi de partenariat. Désormais, le projet se réoriente plus vers l’expertise et le conseil en : favorisant le fonctionnement du commandement de la gendarmerie et de sa chaîne de visant à rendre la gendarmerie autonome dans la satisfaction de ses besoins en matière de formation initiale et commandement ; continue. Deux officiers de la gendarmerie française sont affectés au titre du projet. Le conseil et l’expertise au profit du commandement : la gendarmerie française comme référence Le LCL Jean-Luc Seelweger, chef du projet de coopération gendarmerie, assure la fonction de conseiller technique auprès du commandant de la gendarmerie (COMGEND) congolaise, le général de division Gilbert Mokoki. Il contribue à l’élaboration de la réglementation relative à l’organisation et à l’emploi de l’institution et aide à la mise en place et au suivi des structures centrales. Il assure également le commandement des missions de courte durée. Enfin, il est amené à réaliser des audits à la demande du COMGEND. “La gendarmerie est un concept français qui fait office de référence en matière de pédagogie, de doctrine d’emploi et de savoir être” souligne le lieutenant-colonel Seelweger. Avis confirmé par le Commandant Patrick Immath Mouyoki (Saint Cyr 88 91), commandant l’école de gendarmerie : “la formation de la gendarmerie est et restera une affaire française, la nouvelle politique de coopération en a d’ailleurs toujours fait une priorité”. La formation des gendarmes Le commandant Pascal Garères est affecté au projet depuis 2007 comme conseiller du commandant de l’école de gendarmerie. Il collabore à la conception, à la mise en œuvre et au suivi des actions de formation initiale et continue des officiers et sous-officiers de la gendarmerie nationale ainsi qu’à l’organisation des moyens pédagogiques (personnels et matériels). Il encourage l’ensemble des services à participer à la promotion et l’optimisation de l’efficacité des actions de formation. “La formation

générale vise à développer les qualités du gendarme : la discipline, le respect des lois, des institutions et du citoyen”, rappelle le conseiller français “L’ adaptation des cours, le suivi pédagogique des instructeurs, l’amélioration des cursus sont une préoccupation de tous les instants. Le but étant de dispenser une instruction complète afin de fournir des élèves opérationnels immédiatement après leur sortie”. La formation des gendarmes congolais est réalisée principalement in situ. Certains d’entre eux bénéficient de bourses offertes par la DCMD dans les écoles de la gendarmerie nationale française et dans les écoles nationales à vocation régionale. Le conseiller participe alors à la sélection et à la préparation des candidats. Il propose aussi au chef de projet les opérations de réhabilitation de l’infrastructure en faisant effort sur celles susceptibles d’améliorer la qualité pédagogique des cours dispensés. L’école de gendarmerie : des flux de formation très importants L’école de la gendarmerie se trouve à proximité du Djoué, un affluent du Congo, dans la partie sud de la ville de Brazzaville. En 2008, l’école a formé 626 élèves gendarmes dont 107 élèves féminins et 300 sont attendus en 2009. L’admission en formation initiale de gendarme se fait par la voie d’un concours ouvert aux jeunes hommes et femmes congolais âgés de 18 à 25 ans détenteurs d’un baccalauréat. En plus de la formation initiale dispensée sur 12 mois, l’école propose des cours de spécialisation, des stages pédagogiques et de recyclage. Une année sur deux, elle met en œuvre un cours d’application au profit des jeunes officiers récemment affectés dans la gendarmerie. L’école a pour vocation, en plus de la formation des personnels officiers et sous-officiers de la Gendarmerie Nationale, à participer avec ses instructeurs et ses moyens pédagogiques à l’instruction opérationnelle des unités. Elle doit aussi pouvoir mettre à la disposition du commandement une réserve opérationnelle. “Unique au Congo, l’école de gendarmerie a beaucoup à faire avec l’ensemble des cycles de formation de tous les personnels. Le niveau atteint aujourd’hui est très bon et les progrès sont visibles en terme de pédagogie et d’infrastructure. L’école continue à grandir, elle est un des plus beaux exemples de la coopération militaire franco-congolaise”, souligne le Cdt Immath Mouyoki.

Interview du général de division Gilbert Mokoki, commandant la gendarmerie nationale

Mon général, quelles ont été les évolutions de la Gendarmerie depuis la restructuration des FAC en 2001 ? quel niveau pensez-vous avoir atteint ? La restructuration de la Gendarmerie Nationale est intervenue certes courant 2001 grâce à l’implication personnelle de son excellence monsieur le Président de la République, chef suprême des armées. La restructuration de la Gendarmerie Nationale menée de concert avec celle des FAC, s’appuie principalement sur l’intensification du processus de formation des personnels, le renforcement du cadre juridique, la mise en place des infrastructures et le maillage territorial par la création des unités territoriales et mobiles et la mise en place des commandants de région et compagnies territoriales. Cette restructuration a fait l’objet d’une loi de programmation qui prévoyait à l’horizon 2008, le développement des capacités de personnels à travers la formation en vue de les rendre aptes à accomplir leurs missions avec professionnalisme et loyauté ; mais aussi l’équipement des unités employeuses afin d’accroître leurs capacités d’intervention puis la création des unités territoriales et mobiles. Comme vous pouvez l’imaginer, la restructuration de la Gendarmerie, demeure une préoccupation majeure des autorités nationales. Pour cela les pouvoirs publics ne ménagent aucun effort pour rendre cet outil de sécurité performant. D’ailleurs, dans le plan d’action prioritaire (PAP 2009-2011), plusieurs projets ont été retenus visant la modernisation de la structure. Sur le plan de la formation, plusieurs expériences concernant toutes les catégories socio professionnelles de l’Arme, ont réussi tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Comment évaluez-vous la coopération militaire dans le domaine de la formation des gendarmes ? Dans notre ambition à œuvrer pour le développement de la gendarmerie, nous comptons toujours sur la coopération française qui est notre partenaire traditionnel en la matière. D’ores et déjà, un cadre juridique en cours nous lie, notamment la convention sur le soutien institutionnel de la gendarmerie signée le 8 décembre 2005 entre le ministre français des affaires étrangères représenté par l’ambassadeur de France en république du Congo et le ministre congolais de la Défense, qui s’appuie essentiellement sur la formation des personnels à travers le déroulement des formatages des unités, des différents stages locaux, à l’étranger (en France) et dans les Ecoles nationales à vocation régionale (ENVR) du réseau de coopération français marqués par l’assistance technique française. C’est ici l’occasion pour nous d’exprimer toute notre reconnaissance pour l’œuvre déjà accomplie par la coopération française et pour ce qu’elle fera davantage. Quelles sont les motivations principales pour devenir gendarme aujourd’hui ? Vous conviendrez avec moi que le métier des armes est contraignant mais très noble. Cependant, Je puis dire que devenir gendarme, c’est se préparer à faire partie d’une institution qui est d’abord une force humaine, une arme du courage quotidien, qui en tout temps et en tout lieu assure équitablement la sécurité de tous. Et cela exige de la loyauté, du patriotisme, du civisme et surtout d’ un niveau d’instruction acceptable (baccalauréat ), être âgé de 18 ans au moins et de 25 ans au plus, puis évidemment être de nationalité congolaise. Quels sont les perspectives d’avenir pour la Gendarmerie congolaise ? Les perspectives de la Gendarmerie nationale reposent entre autre sur le renforcement du maillage territorial par la poursuite du déploiement des unités à travers le processus de régionalisation, désormais menée au rythme de la municipalisation des départements ; le renforcement de la professionnalisation des personnels avec le développement de l’école de la gendarmerie et la mise en œuvre de la nouvelle politique de formation ; le renforcement des capacités opérationnelles et de commandement des unités avec l’acquisition des moyens de mobilité et de liaison ; l’amélioration de la gestion des ressources humaines, matérielles et financières par une adaptation qualitative et innovante des techniques managériales et bien entendu l’amélioration des conditions de vie et de travail des personnels.

Présentation du commandement des écoles

En fonction de ces nombreuses mutations, l’outil de formation est passé, du point de vue des appellations, du 3ème Bureau au Commandement des Ecoles (COMEC) en passant par la Direction de la préparation au Combat et par la Direction de l’Instruction et des Ecoles. A la faveur de la restructuration des Forces Armées Congolaises (FAC), et en application du décret n°2002-83 du 3 janvier 2002, il a été mis sur pied le Commandement des Ecoles des FAC. Missions Le commandement des Écoles est l’organe spécialisé des FAC dans le domaine de la formation. A ce titre, il est chargé notamment de : élaborer la politique de l’instruction et en assurer la mise en œuvre ; gérer les écoles et centres de formation ; mener la recherche en matière de défense nationale ; participer à la mobilisation générale. Composition et organisation Conformément au décret, la composition du COMEC, dirigé par le colonel Cyrille Ehini, est la suivante : le commandant des écoles ; l’état-major ; la direction de l’organisation et de la planification ; la direction du personnel ; la direction de la recherche ; la direction de la logistique ; la direction de l’administration et des finances. les écoles et centres d’instruction : l’académie militaire Marien Ngouabi (ACMIL). l’Ecole militaire Préparatoire Général Leclerc (EMPGL) ; l’École Nationale des sous-officiers (ENSO) ; le centre d’instruction de Makola (CIMAK) ; la future Ecole Nationale à vocation régionale (ENVR) “Génie Travaux”. Perspectives d’avenir La coopération entre les Forces Armées françaises et les Forces Armées Congolaises est particulièrement active et dynamique au au regard des nombreuses offres de bourses dans les ENVR et le soutien accordé aux écoles nationales en terme de coopérants, d’aides directe et de cessions gratuites allouées aux FAC

Projet d’école nationale à vocation régionale Génie Travaux
La création d’une école nationale à vocation régionale (ENVR) “génie travaux” est aujourd’hui le projet phare de la mission de coopération militaire et de défense. Cette école, souhaitée dès 2005 par les présidents Denis Sassou Nguesso et Jacques Chirac, devrait ouvrir en 2009 au profit de stagiaires nationaux et en 2010 étendre son action au profit de stagiaires étrangers.

L’ENVR “génie travaux” est destinée à former en priorité des officiers et des sous-officiers mais aussi des militaires du rang destinés à tenir des fonctions dans des unités du génie spécialisées dans l’aide au déploiement et dans les travaux horizontaux c’est-à-dire la remise en état ou la création de pistes. L’ENVR “génie travaux” se fixe trois objectifs qui peuvent intéresser de nombreux pays africains : - le premier est de faire participer les armées au développement du pays ce qui permettra in fine de renforcer le lien armées-nation ; le second est de former des spécialistes de l’aide au déploiement qui pourront intégrer les unités du génie engagées dans les opérations de maintien de la paix ; le troisième est de participer à la reconversion des militaires voire la réinsertion d’ex-combattants vers le secteur des travaux publics très actif aujourd’hui et pour plusieurs années encore au regard des besoins. Depuis 2007, année du début de la mise en œuvre du partenariat sur le terrain, les co-responsables du projet sont le LCL Jean-Luc Ruyant pour la partie française et le colonel JeanBrice Malonga pour la partie congolaise. Spécialistes tous les deux de la rénovation et de la construction de bâtiments, ils ont pour mission de créer les structures qui accueilleront les futurs stagiaires. Ils ont également mené les études visant à affiner les objectifs et les programmes de formation et celles relatives au fonctionnement du futur organisme. A ce jour, une part importante des travaux a été réalisée : rénovation d’un bâtiment de 520 m² destiné à accueillir la compagnie école (soutien) ; rénovation d’un des deux bâtiments devant permettre le logement des stagiaires (48 stagiaires) ; création d’un ordinaire ; début de la construction de la zone technique et des 9 villas devant faciliter le logement des cadres sur un site localisé à 25 kilomètres au nord de la capitale. Le président Sassou Nguesso a confirmé au général de corps d’armée Emmanuel Beth, directeur de la coopération militaire et de défense, lors de l’audience qu’il lui a accordé en novembre 2008, tout l’intérêt qu’il portait à ce projet et sa ferme volonté de le voir aboutir dans les délais. Même si ce projet particulièrement ambitieux connaît quelques retards, l’école ouvrira bien comme prévu en 2009, en se recentrant dans un premier temps sur la formation “Aide au déploiement”, moins exigeante, avant d’étendre ses activités aux travaux horizontaux en 2010

Formation des officiers et des sous-officiers

Depuis 2001, la formation des officiers congolais fait l’objet d’un partenariat entre la coopération militaire française et le ministère de la défense congolais. Après la réhabilitation de l’Académie militaire (ACMIL) et la relance des cours, la France a apporté son soutien à partir de 2003 à la création d’un état-major destiné à unifier le commandement des écoles (COMEC) puis s’est investie dans la formation des sous-officiers. Le projet poursuit aujourd’hui ses actions de soutien pédagogique et matériel et vise désormais la mise en place d’une véritable politique de formation des cadres dans les 3 structures de formation des Forces armées congolaises (FAC) tout en apportant un soutien à l’Ecole militaire préparatoire Général Leclerc (EMPGL). Le Commandement des Ecoles : une collaboration franco-congolaise fructueuse Le COMEC bénéficie de l’expertise de conseillers français à deux niveaux, l’un au niveau central, le second intervenant dans les écoles. Le LCL Christian Lemaire, responsable du projet pour la partie française depuis 2007, fort de son expérience acquise au sein des organismes de formation de l’Armée de terre française, travaille au profit du colonel Ehini, au quotidien, en participant à l’élaboration des directives en matière de formation, à la planification des stages et à la construction du budget nécessaire au bon fonctionnement des écoles. “La qualité des relations individuelles et le positionnement auprès du commandant des écoles qui a une vision claire et objective des enjeux de la formation, constituent un atout majeur”, pour le lieutenant-colonel Lemaire. Une entreprise réussie L’affirmation par le Président Sassou Ngesso de faire de la formation une priorité, est relayée à tous les niveaux du commandement militaire. Les progrès en matière de formation sont désormais quantifiables. Dans le but de démocratiser la sélection des candidats, les centres et commissions des concours ont été multipliés et répartis sur l’ensemble du territoire. Des intervenants extérieurs assurent l’enseignement de modules de management et de droit international humanitaire (DIH) inscrits dans les programmes de formation. Les infrastructures ont été améliorées pour l’accueil de stagiaires nationaux et étrangers tandis que les travaux de remise aux normes des structures d’enseignement entrent désormais dans leur dernière phase. Le projet formation tend aussi à faciliter l’accès à l’information et à la culture : il a financé l’installation de la télévision satellite à l’ACMIL et à l’ENSOA et a conclu un accord avec le centre culturel français pour une fréquentation plus régulière des élèves officiers. Pour le colonel Ehini “la coopération va bon train”. L’Académie militaire Marien gouabi (ACMIL) : le creuset des officiers des FAC Créée en 1986, l’ACMIL avait initialement pour unique vocation d’assurer la formation initiale des officiers recrutés sur concours à partir du civil. Elle a aujourd’hui élargi sensiblement son domaine d’action et les formations qu’elle dispense concernent la presque totalité des officiers. Commandée par le colonel François Liboko (CID promotion 2003), sa mission est aujourd’hui : d’assurer la formation initiale et supérieure des officiers des FAC, ainsi que leur perfectionnement et leur recyclage ; de mener la recherche et l’expérimentation sur la doctrine d’emploi de la Défense Nationale. Pour le commandant de l’ACMIL, “l’académie, en liaison avec la coopération militaire française, a mis en place un programme ambitieux de redémarrage des activités et en particulier de formation des officiers.” En effet depuis 2002, un coopérant français occupe la fonction de directeur technique à la formation. Le poste est occupé depuis l’été 2008 par le lieutenant-colonel Yann Sudret. En relation directe avec le directeur des études, il est chargé de la cohérence organisationnelle de l’ensemble des stages. Renforcé par des coopérants en mission de courte durée, il participe : à l’élaboration des programmes inspirés des programmes français ; à la formation des formateurs ; au suivi du contenu des cours. Le lieutenant-colonel Sudret envisage, à l’avenir, de renforcer la fonction contrôle de la formation, en généralisant notamment l’utilisation de fiches de cours “pour former, à moyen terme, une véritable base de données en matière de formation.” Réhabilitation des infrastructures Le projet prévoyait également un vaste chantier de réhabilitation des structures de l’ACMIL. La rénovation des logements des stagiaires, le rétablissement des réseaux d’alimentation en eau et en électricité et la réhabilitation des salles de cours. Les travaux réalisés permettent aujourd’hui d’accueillir les stagiaires dans de bonnes conditions et de disposer de moyens d’instruction modernes (amphithéâtre, salle informatique et laboratoire de langues). Un pôle d’excellence Les actions de formation dispensées à l’ACMIL sont de quatre types : la formation initiale, d’une durée de 11 mois regroupe depuis la rentrée 2008-2009, les stagiaires issus du recrutement direct, détenteurs d’un DEUG dans le “peloton spécial” et les stagiaires issus du recrutement semi direct, constitués de sous-officiers du grade de sergent chef, dans “le peloton Interarmes.” La 14e promotion EOA, comprenant 62 stagiaires dont quatre femmes, est en formation depuis le 20 octobre 2008 ; les cours d’application de 7 mois qui succèdent à la formation initiale bénéficient en général de l’appui d’instructeurs français en mission de courte durée. Pour répondre au besoin, l’infanterie, l’artillerie et les transmissions sont enseignés en alternance ; le cours de perfectionnement des officiers subalternes (CPOS) dont la 18ème promotion, composée de 18 stagiaires est en cours ; le cours d’état major (DEM) qui intègre depuis peu un module “management”, un module “commandant d’un bataillon” ainsi que la rédaction et la soutenance d’un mémoire. Après un tronc commun, les stagiaires de la marine et de l’armée de l’air reçoivent une formation spécifique. La 15e promotion du DEM, composée de 20 stagiaires, est en cours. A ce jour, 14 DEM et 17 CPOS ont été menés dans des conditions satisfaisantes et ont permis le perfectionnement d’environ 357 commandants d’unité et la formation de 294 officiers d’état-major. L’académie dispense également un cours de langue anglaise. La faisabilité d’une mise en œuvre d’une formation de l’enseignement supérieur de 2ème degré est actuellement à l’étude. L’Ecole ationale des Sous-Officiers d’Active de Gamboma (E SOA). Créée en 1979 pour assurer la formation initiale des sousofficiers, elle est commandée par le colonel Dieudonné Wilson Degally. L’entrée à l’ENSOA se fait sur concours, organisé dans tout

le Congo par le COMEC et ouvert à tous les Congolais ainsi qu’aux militaires du rang bacheliers. Depuis 2003 l’école bénéficie du projet de relance des activités de formation comprenant la remise en état de ses terrains de sport, ainsi que l’acquisition de compléments de paquetage, de matériels et d’équipements d’instruction. Des instructeurs français en MCD participent régulièrement à la formation dispensée. A ce jour, quatre promotions d’élèves sous-officiers, comprenant 100 stagiaires, ont déjà été formées, la 5e vient de faire sa rentrée. 3 promotions de 150 stagiaires ont également suivi la formation de remise à niveau. Après avoir finalisé le programme d’instruction inhérent, elle développera progressivement les stages de cursus, voire de recyclage, définis par le COMEC.

Soutien au développement des structures sanitaires

Depuis 2002, la France participe au développement des structures de santé du ministère de la défense congolaise. Cet engagement a favorisé l’émanation de services hospitaliers fonctionnels pratiquant un bon niveau de soin. Le projet “soutien au développement des structures sanitaires de la direction centrale du service de santé des armées congolaises” est piloté depuis l’été 2008, pour la partie française, par le médecin en chef Christian Lebeau. Dans le cadre de sa fonction, ce médecin expérimenté assume deux rôles : il est le chef du service des urgences de l’hôpital central des armées de Brazzaville et le conseiller technique du directeur central du Service de Santé des Armées (DSSA), le médecin général de brigade Ibata. A propos de ce dernier, le MC Lebeau déclare d’emblée “Les points d’honneur du directeur sont la rigueur et la discipline” avant de préciser : “nous entretenons au quotidien, en tant que médecins et militaires, des rapports confraternels. C’est sous l’impulsion de cette coopération franco-congolaise, que l’HCA s’est forgé une réputation d’excellence sur Brazzaville, au fil des années”. L’effort de la coopération militaire franco-congolaise porte sur 2 domaines : la réhabilitation des structures sanitaires des services hospitaliers des armées mais aussi de deux infirmeries de garnison ; la conception, la mise en œuvre et le suivi des actions de formation initiale et continue des officiers et sous-officiers du service de santé. L’appui à la réhabilitation des infrastructures sanitaires des hôpitaux et des corps de troupe. Un effort important a été consenti depuis plusieurs années dans le cadre du projet pour remettre à niveau certains services vitaux. Ainsi la maternité et le service pédiatrique de l’hôpital central des armées (HCA) de Brazzaville ont été rénovés en totalité et sont aujourd’hui complètement fonctionnels. Cet hôpital dispose également de services médico-chirurgicaux et d’un plateau technique fonctionnels et très bien gérés. L’hôpital régional des armées de Pointe Noire avait été le premier à bénéficier du projet : ses services de maternité, de pédiatrie et de médecine ainsi que le laboratoire et le service de radiologie ont été rénovés entre 2002 et 2006. Ils sont maintenant considérés indispensables et restent la référence sur la région. Depuis 2007, le projet a étendu son action à deux infirmeries de garnison qui connaissent une activité soutenue. Situées à proximité immédiate des aéroports de Brazzaville et de Pointe Noire, elles pourraient se révéler particulièrement utiles si un aéronef venait à avoir un accident sur l’un de ces deux sites aéroportuaires. La formation des personnels hospitaliers et des infirmeries des corps de troupe. Pour le projet, la formation du personnel reste une préoccupation constante afin de répondre aux importants besoins tant sur les plans quantitatifs que qualitatifs. A cet effet, la coopération militaire franco-congolaise participe à la définition et à l’organisation de cycles annuels de formation destinés à l’ensemble du personnel. Lorsqu’elles sont réalisées sur place, ces formations bénéficient autant que possible de militaires du service de santé des armées françaises en mission de courte durée. Pour les officiers médecins, chirurgiens et pharmaciens, le projet facilite les mises en formation pour des stages de perfectionnement ou de préparation aux concours de spécialités au sein des hôpitaux d’instruction des armées françaises. Pour les sous-officiers, il favorise l’obtention de stages de perfectionnement ou qualifiants du type BTS et CTS à l’ENVR de Niamey, au Niger. Les personnels formés sont alors affectés rationnellement et de façon préférentielle, au sein des services rénovés. A l’avenir, il est prévu de renforcer la préparation au concours d’entrée à l’ESSA de Lomé au Togo (cycle long de 7 ans) et de rechercher des partenariats avec d’autres établissements français pour développer, selon le médecin colonel Ernest Johnson, médecin chef de l’HCA de Brazzaville, “une formation de qualité à l’image d’une coopération militaire franco-congolaise que l’on peut citer en exemple”.

Forces Armées du Congo

SOLDAT 2E CLASSE ADJUDANT COMMANDANT

CAPORAL ADJUDANT-CHEF

CAPORAL-CHEF SOUS-LIEUTENANT

SERGENT LIEUTENANT

Sergeant CAPITAINE GENERAL DE BRIGADE

LIEUTENANT COLONEL

COLONEL

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