P. 1
Les banques doivent devenir des sociétés par action à responsabilité forte (SARF)

Les banques doivent devenir des sociétés par action à responsabilité forte (SARF)

|Views: 257|Likes:
Published by arflam
Extrait du magazine Suisse AGEFI du 10 mai 2010.
http://www.agefi.com/

L'entretien correspondant sur unmondelibre.org (vidéo de 7 minutes)
http://www.unmondelibre.org/Madrolle_SARF_021011
Extrait du magazine Suisse AGEFI du 10 mai 2010.
http://www.agefi.com/

L'entretien correspondant sur unmondelibre.org (vidéo de 7 minutes)
http://www.unmondelibre.org/Madrolle_SARF_021011

More info:

Published by: arflam on May 25, 2010
Copyright:Traditional Copyright: All rights reserved

Availability:

Read on Scribd mobile: iPhone, iPad and Android.
download as PDF or read online from Scribd
See more
See less

11/11/2010

pdf

44 I FONDAMENTAL

A ce stade, estdonc permis de sedemandersi cettedirective il se cantonneà un objectif purement environnemental ou si elle ne seseraitpastransforméeen une véritablepolitique ineuropéen. dustriellevisant à protégerle monde écolo-agricole En effet,il faut serappelerque le marchécommun estcaractérisé par une Politique Agricole Commune (PAC) qui subventionne fortement l'industrie agricole et qui depuis plusieurs les annéesessaie se réformer. Progressivement, transferts de au sein de la PAC ont de plus en plus ciblé les biocarburants comme une production plus légitime que celle des considérés produits agricolesstandards. réforme de la PAC en 2003 a Ia rendu cette politique encoreplus prononcéesi bien que l'on constateque les principaux paysbénéficiaires la PAC sont de progressivement devenusles principaux producteursd'énergie renouvelableset donc bénéficiairesdes subventions et autresprotections. En cette période financièreet économiquedifÊcile,une telle pour politique protectionnisteest extrêmement dangereuse le consommateureuropéen(en 2006, la production d'Ethanol recevait 1,3 milliard et celle de bioliquide 2,5 milliards d'euros).Elle l'est aussipour certainsde sesproducteursdont les couts de production s'élèventavec la mise en place de contraintestechniquesexcluant des sourcesd'énergieétrangèresmoins chères.Enfin, elle est particulièrementpréjudinotamment despaysen ciablepour les producteursétrangers, qu'on aide via desaidesinternationales mais développement, qu'on empêchede commercerlibrement au nom d'un unique bénéficiaire:f industrie agricole européenne.Cela ne fait-il pasbeaucoupde perdantspour peu de gagnants? faite nécessairement avecun temps de retardsur f innovation comme l'expériencenous l'a montré, au désespoirdes voix plaidant pour ,,plusde régulation de la finance,,. nombreuses 11faudrait donc, peut-être,envisagerque la solution soit à trouver ailleurs. La Le cæur du problèmeestle manquede responsabilité. quateneursde comptes(ceux dont le si-totalitédesétablissements pour gérerIew métier est de s'endetterauprèsde déposants limitée, SA le à argent)ont une forme de société responsabilité plus souvent.Cela signifie clairement,comptetenu desfonds propres très bas des banques,que le déposantest intégralement responsable d'une mauvaisegestion de sesdépôtspar bienveillantedu préteur le banquier Par ailleurs,la présence en dernier ressort,doubléede taux aujour lejour parfois très la bas,rend très séduisante prise de risquesénormes,avec le contribuablegarant,comme on s'en doute. optent pour un Mais comment sefait-il que toutescesbanques limitée? statut à responsabilité illimitée a pourtant bien un marché et un La responsabilité prix dansle monde bancaire. facteur de sécuritéintéresse Ce les spécialement clients fortunés prêts à Ia payer chers pour voir gérerleurs biens,comme en témoignent les nombreuses petitesbanquesprivéesqui existent,en Suisse ailleurs. ou On peut imaginer que le grand public, pourtant très sensible fasse à la sécurité,mais peu versé dans le droit des sociétés, sufÊsamment confianceà une marque,au conseilde sesprochesou à seshabitudespour ne pasfaire de la forme juridique d'une banqueun critère important de choix. Mais comment institutionnels,les entreprises expliquer que les investisseurs pas ne moyenneset grandes, fassent plus attentionà cet aspect (1) Directive banques 2009/28/CEduparlement européenduconseil, et relative deschoses? Comment expliquer que les nombreuses produitepartirdesources de à lapromotion I'utilisation l'énergie de a dont le nom lui-même témoignait de leur ancienneforme à puis les 2001/77 responsabilité renouvelables etmodifiant abrogeant directives /CE solidaire et illimitée (le nom des actionnaires principaux, J.PMorgan & Co, Lehman Brothers, etc.) aient et2003/ 30/ CE,23 attril200t http/ / eur-lex. a. / LexUriS / : europ eu ent ((anonyms5r>, <<Limited>? progressivementchangêen sociétés LexUriS do?uri=OI 2009:140:0016:0062:fr:PDF eru. :L: S'agirait-ilseulement d'un simple effet d'aubainequi incite les à associés les mandataires profiter d'une réputation solide ou pour développerleur entreprisesansprendre les risquesperRÉG LEMENTATIONBANCAIRE Par exemple,en profitant d'une fusion sonnelsqui vont avec? 90... commeil y en a tant eu danslesannées Une autre raison explique probablementcette anomalie:les formes d'entreprisesdisponibles.I1 est des sociétésdont la responsable la tode forme rend chaqueassocié solidairement qui, par leur forme, dispotalité de la dette.Il est dessociétés sent d'un mécanismed'actionnariatqui facilite l'échangeou l'émissionde titres sur un marché et donc procure Ia grande PATRICK MADROLLE pour facilité d'accroissement capitaux qui est nécessaire des Chercheur indépendont et face à la défaillanced'un nombre significatif de créanciers sur t Allemagng la Franceet le Royaume-Unisont proches à l'ouverture d'agences w grand territoire. du d'un accordsur une taxation internationalecommune Mais il n'existerien qui combine à la fois la souplesse mode des banques.Cette mesure va évidemment s'ajouter dèle actionnarialet une responsabilité tous les détenteurs aux nombreuses réglementations déjà existantes, mais quelle de parts qui soit supérieure leurs apports.Rien qui permette à à en sera1'efficacité? au grand public d'accéder ce type de service.Il faudrait donc La taxation internationalecommune desbanques, comme les ce genre d'innovation juridique pour remplir un vide. AppeForte. nombreusesréglementationsbancairesdéjà existantes, à va lons la SARF: Sociétépar Action à Responsabilité Tout d'abord,lesacl'encontre du leitmotiv si souvent clamé, de nos gouverne- Quels en seraientles attributs essentiels? physiments:<<il faut prêter plus pour sauvernos entreprises!>>. Cette tionnairesde cessociétés seront que despersonnes ne promesse évidemment intenableet même suicidairepour quesdument identifiées, dessociétés même type,afin de est de ou garantirqu'il y aporr chaquecentimede dette,un actionnaire lesentreprises déjàtrop endettées depuislesannées bulle et de physique connu responsable sesbiens personnels quelde taux trop basinitiés par les banquescentrales. sur à IJne taxe ((régulatricsr, cornrnsune réglementation,suppose que niveau d'éloignementactionnarialque ce soit. Point donc une définition précise de I'assietteou de l'objet. Définition d'actionnaireà responsabilité limitée.

Les banques doivent devenir par dessociétés actions forte à responsabilité

Ceh sur néc otrI les ( ala

SAVC

apg

cred

AGEFI MAGAZINE ] PME

10 MAI 2O1O

46 I FONDAMENTAL
par le canton d'Obwald (qui a passé depuisà f impôt proporen Ces actionnairesseraientresponsables cas de liquidation stipule que chacun à des d'une parTie dettescorrespondant leur part dansla socié- tionnel), carIa Constitution fédéralesuisse écodoit contribuer aux financespubliquesselonsa ,<capacité té, et non, solidairementet sanslimites, comme c'estl'usage. aveclesbienspublics? d'un établissement genre nomique>>. du Il leurs estnécessaire disposer de Qu'y a-t-il donc de si spécial <cadastre>>, public et protégé de la faillite en casde crise ma- Pourquoi leur coût ne polJrrait-ilpas êtreréparti selonl'impôt jeure. Son rôle serade mettre à chaqueinstant à la disposition de capitation,comme les biens privés?Pourquoi I'impôt proconsidéré comme r<juster? du public, la liste complètedesactionnairesde ladite société. gressifest-il généralement Pour tout achat d'une action de SARE,l'authentification de I^aréponsesetrouve probablement dans notre héritage cultupersonnes moraleset physiques, rel datant de l'époque où nous étions encore regroupésen tous nouveaux actionnaires, lorsquela survie du groupe était plus imporseraun préalableà l'autorisationde la transaction.En casde tribus nomades, était un effort permettra de centraliserle rem- tante que la survie d'un individu. La chasse liquidation, cet établissement collectif et la tribu entièresepartageaitla proie si l'entreprise des boursementde la dette aux bénéfices ayant droits. expéri- était réussie.Bien que la répartition ne fûrt sans doute pas bien sûr aux actionnaires Ce type de sociétés'adresse même les femmes et les enfantsayant moins contribué mentés,plus attentifs au managementet souhaitant obtenir égale, en une rémunération supplémentaire contre-partiedu risque au résultat necevaientune part. Hayek avance que les Lradiencouruet de leur apportd'information sur le marchéconcer- tions culturellesse transmettentde générationen génération Moyennant cesdispositions, peut raison- et que celle du pafiageen fait certainementpartie.Les 10000 on nant cessociétés. de de nablementpenserqu'une SARF disposera capitauxpropres ans écoulésdepuisla sédentarisation l'homme ne pouvant pendantlesquelles nous plus élevés,d'une taille plus modeste.Pour le reste,comme paseffacerles trois millions d'années les obligationsd'information au public, la SARF devrait être étions nomades,il ne faut pas s'étonnerque la tradition du partage et de la solidarité perdure.Par ailleurs, la révolution anonymes. similaire aux sociétés sur Appliquée à une banqug cette approchela rend par défaut agricoled'il y a 10 000 ansa entrainéune culture basée de pleinementresponsables dépôtsde sesclients.Elle I'oblige nouveauxprincipes- ceux de l'échangemarchandbasésur la des à préciserexplicitementpar contrat les conditionsauxquelles propriété privée. Sansla propriêtê privée, il n'y aurait pas eu pas d'échanges, sanséchanges de division du travail et sansdià elle transfèretoute ou partie de cetteresponsabilité ceux qui par vision du travail, pasde villes,pasde civilisation.Maisjusqu'à souhaiteraient exempleune meilleure rémunération. Sa mise en æuvre pour les banquesimpliquera peut-êtrede maintenant,nous n'avonspas résolu le conflit entre cesdeux tant est confortable principes:Ie partageet la propriétéprivée. les obliger à y recourir progressivement, Il existe toutefois une différence essentielleentre le partage la manne politique et monétaireen situation de crise. volontaire et le partage contraint. Le premier respecteles un droits de propriété et confère, sensmoral à l'acte de solidarité; le secondviole les droits de propriété et vide la solidarité de tout sensmoral. Si l'on peut afÊrmer sanstrop de risques que le parTage volontaire bénéficie d'un soutien quasi-unanime, peut-on être aussiaffrrmatif en ce qui concernele partage contraint?Il faudrait interroger les plus fortunés sur cette question... Ce qui est certain, c'estque Ie partageobligatoire Cette forme d'imposition est dirigée contre les devient du même coup une affaire politique. entrepreneurs les plus prospères et est utilisée en faveur des moins imaginatifs et des moins actifs.

progressif Himpôt estdiscriminatoire

VICTORIACURZONPRICE et Professeur honoraireà I'Universitéde Genève présidente de du conseil d'administration I'Institut Constant Rebecque. de Que I'impôt soit progressifou proportionnel, les plus riches paient plus que les moins riches.C'estseulementavecl'impôt de capitation que le montant prélevé est le même pour tous. f est modernes, imposition progressive la Dansles démocraties plus répandue- le plus riche paie proportionnellementplus que le moins riche. car Limposition proportionnelleest quant à elle controversée l'opinion généraleestime que le riche doit payer ,,selonses capacitésr>, autrementdit toujours plus.Limpôt de capitation, le lorsquericheset moins richessubissent même prélèvement, est encoreplus disputé. Bien que personnene sembleregretterque le riche et le moins riche paient un prix identique pour une baguettede pain, ou un même émolument pour un service de l'Etat (comme le renouvellementd'un passeport), tout le monde sembleconsidérer que le riche doit contribuer plus que le moins riche au financementde l'État. De sorte qu'en juin 2007, le Tribunal introduite fédêraI suissea interdit I'imposition <,dégressive>r
AGEFI MAGAZINE I PME 1 10 MAI 2O1O

PoLTTIQUE soctoLoGrE

européenne Ladémocratie périra Grèce en
La crise des fi.nancespubliques en Grèce a une dimension emblématique et historique. Car elle pourrait marquer un nouveau pas vers l'Etat arbitraire et le démantèlement de la démocratie. GILLESDRYANCOUR Economiques DocteurèsSciences Collab orateurdeI'Institut Turgot T"l n'est besoin de revenir en détail sur la situation | factuelle de Ia Grèce.Deux extraits tirés d'articles, I \ parus dans la pressepermettront de s'en faire rapidement une idée: <I^aGrèce est en faillite. Léconomiste Nouriel Roubini n'a pas mâché sesmots jeudi à Davos. La péninsulg qui supportela note de crédit la plus basse toute de Ia zone euro hellénique,traverseen tout casla pire crise de sesfinancespubliques depuis trente ans. Le déficit frôle les \ | \

You're Reading a Free Preview

Download
scribd
/*********** DO NOT ALTER ANYTHING BELOW THIS LINE ! ************/ var s_code=s.t();if(s_code)document.write(s_code)//-->