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Luc 22:43 et l'anathème paulinien dans l'iconographie chrétienne - Pierre-Alain Gouanvic - Gethsemane

Luc 22:43 et l'anathème paulinien dans l'iconographie chrétienne - Pierre-Alain Gouanvic - Gethsemane

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Les aventures de l'ange qui visite le Christ à Gethsémané, avant la crucifixion.

Recherche iconographique.

Psautier de Stuttgart, de Saint Alban;
Véronèse, Boticelli, Le Gréco, Rembrandt, Dürer, Goya, Doré, Delacroix, Van Gogh.
Les aventures de l'ange qui visite le Christ à Gethsémané, avant la crucifixion.

Recherche iconographique.

Psautier de Stuttgart, de Saint Alban;
Véronèse, Boticelli, Le Gréco, Rembrandt, Dürer, Goya, Doré, Delacroix, Van Gogh.

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Luc 22:43 et l'anathème paulinien dans l'iconographie chrétienne

par

Pierre-Alain Gouanvic

Été 2010

Il n'est guère de sujet apparemment plus banal que celui des anges dans l'iconographie chrétienne. Pour l'artiste, c'est un sujet de prédilection lorsqu'il s'agit de dépeindre la perfection et la pureté du sentiment, sans s'embarasser de réalisme. Pourtant, au-delà de la banalité et de la mièvrerie, il y a tout de même un problème, pour le croyant : l'ange est un être dangereux. Ne vous laissez pas condamner par ces gens qui prennent plaisir à s'humilier et à s'adonner à un « culte des anges ». Ils se livrent à leurs visions, ils s'enflent d'orgueil sans raison, poussés par leurs pensées tout humaines. Colossiens 2:18 Donc, la vision d'un ange, en peinture ou en sculpture, ne doit pas faire ombrage au Christ, à Marie et aux saints. Le culte des saints, soit; le culte des anges, certainement pas. En 336, le Concile de Laodicée proscrit l'invocation et l'adoration des anges. Au Concile de Latran de 746, on ne permettra que le culte de Raphael, Michael et Gabriel... mais seulement s'ils sont déguisés en « saints »1 – hérésie, aux yeux d'un Juif ou d'un Musulman! Seulement dans cette mesure deviendra-t-il acceptable de les invoquer : en les ayant au préalable privés de leur altérité, de leur proximité ontologique – sinon union – avec Dieu, pourtant clairement établie dans la Bible. Paul dit également que, même si le message – « ange » veut dire messager – parvenait sans le filtre de l'orgueil humain, il serait intrinsèquement dangereux! En effet, Eh bien, si quelqu'un – même nous, même un ange du ciel – vous annonçait un message différent de celui que nous vous avons annoncé, qu'il soit maudit! Galates 1: 8 Rien de ce qu'un ange peut communiquer ne saurait être nouveau. Car après tout, Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit. Corinthiens 13:1
1 Jones, Lindsay, ed. (2005) « Angels ». Encyclopedia of religion. Macmillan Reference USA, Detroit

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Et pourtant! Lorsqu'il est question de parler du rapport du Christ aux anges, le statut de l'ange redevient clair : Mais celui qui a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d’honneur à cause de la mort qu’il a soufferte, afin que, par la grâce de Dieu, il souffrît la mort pour tous. Hébreux 2:9 C'est dans les interstices entre le Christ humilié au point d'être au-dessous des anges et le croyant devant refuser de s'humilier ainsi – au nom du Christ! – que s'articule l'iconographie chrétienne. Il s'agit d'une nouveauté importante du message chrétien2 : dans cet anathème lancé par Paul à tous ceux – et celles – qui s'adonneraient à l'invocation ou l'adoration des anges, il y a un commandement qui résonne jusqu'à aujourd'hui, dans nos récits existentialistes et nos panthéons de héros seuls devant un monde muet, dans lequel la seule issue est cette folie qui fait entendre des voix qui ne sont pas, qui ne doivent pas être, ontologiquement, des anges ou des démons.

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2 Jones, Lindsay, supra.

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Deux moments de la vie du Christ sont particulièrement problématiques pour le croyant qui veut à la fois suivre Paul et le Christ, en ce qui a trait aux anges. Il s'agit de deux moments où le Christ est seul : dans le désert, au début de son ministère, et à Gethsémané, à la fin de celui-ci. Nous nous intéresserons aux illustrations de la seconde scène, mais relèverons quelques problèmes importants dans la compréhension de la première. Le séjour de quarante jours de Jésus dans le désert est la première humiliation, qui préfigure Gethsemané et la passion. On se souvient, et l'iconographie est assez monolithique à ce sujet, que le Christ est seul face à la tentation. Pourtant, les évangélistes se contredisent sur le degré d'humiliation et de solitude subies par Jésus. Matthieu 4:11 raconte : « Alors le diable le laissa. Et voici, des anges vinrent auprès de Jésus, et le servaient. ». Marc 1:13, cependant, dit qu'il passa dans le désert « quarante jours, tenté par Satan . Il était avec les bêtes sauvages, et les anges le servaient ». Le tableau est simple : il y a les bêtes sauvages en-dessous, les anges au-dessus, le Christ au milieu, et le Diable qui vient le mettre devant un choix. Marc décrit un Jésus courageux, certes, mais aidé des anges de son Père, tandis que Matthieu semble vouloir suggérer que Jésus et tout fait tout seul, et n'a reçu d'aide que quand cela n'était plus nécessaire. L'imagerie a généralement préféré montrer, à des fins éducatives bien entendu, le Christ comme étant capable de faire face à la solitude, au manque et à la tentation sans ouvrir la dangereuse porte de l'intervention divine – médiée par les anges. Ces considérations mériteraient une autre enquête, mais la discordance entre Marc 1:13 et Matthieu 4:11, et les problèmes posés par celles-ci aux croyants, valaient que l'on s'y attardent avant d'aborder l'agonie du Christ à Gethsémané. * Dans nombre de représentations de cet épisode, les variations sont telles que l'on peut se demander qui a vraiment lu les Évangiles attentivement, ou peut-être devrait-on se demander qui a eu 4

le courage politique ou les moyens de traduire en images le message des évangiles, malgré l'anathème paulinien. Ici, il n'y a pas de choix à faire entre plusieurs versions de l'apparition de l'ange, car seul Luc mentionne que Jésus a été visité par un des anges de son Père. Ainsi, si l'ange apparaît, son comportement doit nécessairement être conforme à Luc 22:43 : « Alors un ange lui apparut du ciel, pour le fortifier. ». Jésus vient d'exprimer sa tentation d'échapper à la coupe – le martyr qui l'attend – et sa détermination à faire que la volonté de son Père soit faite. Il est seul, car ses amis n'ont pas été capables de rester réveillés malgré ses exhortations. Devant ce dilemme inhumain, Dieu envoie à son fils un ange. C'est un beau récit religieux, mais il ne conviendra pourtant pas à bien des Chrétiens. Julien l'Apostat (331-363), le dernier empereur non-chrétien, se riait de ce messie peu compétitif3 : « (…) Jesus prays, such as a wretched man unable to bear misfortune calmly, and from an angel being strengthened »4. Selon Willker, il est tout à fait possible que l'on ait préféré omettre 22:43 de l'Évangile de Luc, pour des raisons doctrinales (certains auteurs des premiers siècles affirment ne pas avoir trouvé l'allusion à l'ange). D'autres pensent que c'est le contraire qui s'est produit : que l'ajout de la visite de l'ange visait à réaffirmer l'humanité de Jésus.

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3 Les martyrs ne sont-ils pas une réponse au culte de l'horreur des Romains, ce panem et circenses qui savait tenir les sujets romains hébétés par l'horreur et le confort, comme de nos jours ? 4 Seconde lettre Contre les Galiléens, citée dans Willker, W (2010). A Textual Commentary on the Greek Gospel, « Vol. 3 : Luke ». Brême (en ligne). Le texte original est maintenant perdu; Théodore d'Antioche le cite dans son commentaire sur Luc.

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Lorsque l'on décide, avec le renouveau carolingien, de dépeindre la vie du Christ, le souci d'exactitude caractéristique de cette période5 aurait pu porter les artistes à enluminer les psautiers et les bibles de représentations d'anges relativement conformes à Luc 22:43. Le psautier de Stuttgart (820830), aussi appelé psautier de Saint-Germain-des-Prés, contourne le problème en ne représentant tous simplement pas l'ange; Luc 22:43 n'est pas mis en image (gauche). Une autre enluminure de la Renaissance Ottonique omet également cet aspect des Évangiles (droite). Rappelons que le concile de Latran a réaffirmé, en 746, l'hérésie de l'angélolatrie.

Il est frappant que la posture du Christ soit si semblable dans ces deux illustrations. Ce souci de fidélité est cependant conforme aux exigences de l'époque. La main de Dieu, sur l'image de droite, indique que Sa volonté sera faite. *

5 Palazzo, Éric. (1993) Le moyen âge: des origines au XIIIe siècle. Beauchesne. « La grande originalité du psautier au Moyen-Âge réside dans la mise en image littérale du texte des psaumes. (...) » (p. 148)

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Le psautier de Saint-Alban (XIIème siècle - ci-dessus), d'une grande beauté, décrit un Christ dans une posture similaire, mais ajoute les éléments de Luc 22:43. La main, qui était celle de Dieu, est maintenant celle de l'ange, et le Christ tend la sienne, comme pour faire part de son désarroi. Ce n'est plus le doigt pointé sur la tête du Christ soumis : c'est une rencontre entre deux êtres en plein désarroi. L'ange, dans cette scène, est d'origine byzantine; la coupe est également nouvelle et son rôle est clair6. Elle a pour unique fonction de rendre visibles les paroles – imagées – du Christ. Cependant, cette coupe, et toute l'iconographie de cette scène, sont promises à un destin fort étonnant, maintenant que cet élément a été introduit. * Ces images, il faut le rappeler, étaient destinées à un public restreint. Elles n'étaient pas exposées, mais bien encloses dans des livres que seules quelques mains pouvaient ouvrir. Leur rôle était d'accompagner le Livre, et non pas de s'y substituer.
6 St Albans Psalter – The Artists. (en ligne: http://www.abdn.ac.uk/~lib399)

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Quelques siècles plus tard, dans des peintures, la scène est toujours représentée de façon assez orthodoxe, et la coupe n'a pas encore pris sa place dans le canon. Duccio, peintre majeur du XIIIème siècle, montre un ange minuscule, pris dans un coin de l'image. Fra Angelico – le frère des anges – qui introduit la perspective, met en scène l'ange proche du point de fuite, si bien qu'il est difficile de déceler ce qu'il fait. Mais ce qu'il porte dans sa main, et ce en toute contradiction avec les Écritures – Fra Angelico était pourtant bien un religieux – est la coupe!

Bellini, Boticelli, et Pizolo, à la même époque (XVème siècle), font de même.

Pourquoi faire de l'ange l'éxécuteur de la volonté du Père (et des basses oeuvres!), alors que Luc le décrit comme le consolateur? De telles scènes continueront d'être peintes pour plusieurs siècles7. Andrea Mantegna remplace même la coupe par ce qu'elle signifie, et voilà qu'une bande de chérubins se dresse devant le Christ comme une équipe de bourreaux impassibles... mais que se passe-t-il donc?
7 Voir les quelques exemples répertoriés en ligne sur notre site : http://www.philosophical-investigations.org/Gethsemane

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* C'est sans doute la question que s'est posée le géant Dürer. Devant cette licence, il oppose un Christ tout à fait révolté. Est-ce Dürer lui-même – lui qui se plaisait à faire des autoportraits christiques – qui proteste contre ces hérésies? Pourquoi, autrement, montrer un Christ aussi colérique que lorsqu'il se rend au temple et constate que le culte est maintenant objet de commerce?

Quelques dizaines d'années plus tard, Le Gréco présente un ange, qui porte la coupe de la main gauche, mais semble se pointer du doigt, comme s'il parlait de son rôle, ou de lui-même... que veut dire ce geste?

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Pourquoi le Christ a-t-il l'air de lui dire de ne pas parler trop fort, ou de contester ses dires?

Ces questions peuvent sembler avoisiner le délire d'interprétation. Une chose est claire cependant : les disciples qui dorment non loin de là semblent être dans une sorte de cave, et il faut bien qu'il y ait une explication à cette autre anomalie. On sait maintenant que Jésus et ses disciples n'étaient pas dans le jardin des Oliviers, mais en-dessous, là où l'on presse l'huile d'olive, dans une cave.8 Le Greco avait-il fait ce travail d'exégèse? Si oui, n'avait-il pas de bonnes raisons de semer le doute chez ceux qui contempleraient son oeuvre et s'attendraient à voir l'ange apporter la mauvaise nouvelle? * Après les égarements de la jeune Renaissance, nous voyons – enfin – apparaître l'ange dont Luc parlait, 1 500 ans plus tard (en supposant que l'événement est véridique). Avec Véronèse (1584), Jésus a perdu connaissance, et l'ange le porte à bout de bras. Avec Von Honthorst (1617), un peintre relativement mineur, Jésus semble en pleine forme et porté à la méditation, tandis qu'un ange lui explique quelque chose comme un itinéraire, avec son majeur.
8 Taylor, Joan E. (2010). « The Garden of Gethsemane: Not the Place of Jesus’ Arrest ». Biblical Archaeological Review. (En ligne: http://www.bib-arch.org/online-exclusives/easter-03.asp)

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* Rembrandt, lui, a compris le message des évangiles, et, plutôt que de décrire un Jésus trop affaibli ou trop solide, montre les deux protagonistes, un peu comme dans l'enluminure de Saint Alban 500 ans auparavant, sur un pied de quasi-égalité. Point de cérémonie dans cette scène. L'ange porte le genou à terre parce que Jésus est affalé. Mais ce dernier est conscient. Il ne veut pas se faire consoler « de force ». Sans rejeter les soins de l'ange de Dieu, il réaffirme son humanité : « ton aide, ange, ne viendra pas à bout de ma tristesse », semble-t-il lui dire.

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Adriaen Van De Velde, peintre néerlandais, suivra cette piste, et en montrant la coupe de nouveau, mais mise de côté, comme si le qui pro quo avait été enfin étalé au grand jour. * Comme pour railler les erreurs de ses prédecesseurs, Goya (au tournant du XIXème siècle), fidèle à son habitude, montre un sujet – le Christ – déformé par l'émotion qui l'habite, celle de l'indignation, devant un ange persécuteur.

* Le XIXème siècle voit la naissance du héros romantique; le Christ seul dans la nature consolé par sa muse trouve une place de choix. Les oeuvres de Carl Heinrich Bloch, encore aujourd'hui, plaisent énormément. L'iconographie chrétienne semble être arrivée à destination, puisque l'image d'un ange qui vient donner de la force au Christ devient une icône typique du romantisme. Mais ce mouvement artistique ne se contente pas d'étaler les sentiments humains; il 12

peut ouvrir la porte au morbide et au surnaturel. Déjà William Blake avait donné des relents sulfureux à cette rencontre du troisième type (ci-contre). Mais l'exégèse post-romantique va plus loin : James Tissot décrit l'ange comme un esprit semblable à ceux qui hantent les cimetières, flottant au-dessus du corps presque inanimé du Christ. En cette fin de XIXème siècle, en Grande-Bretagne (Tissot était plus prisé dans ce pays), le spiritisme est à ses heures de gloire; selon certains, c'est une science de l'esprit. Tissot propose l'idée que la force donnée par l'ange (les anges, selon son interprétation) est la force prophétique. Situés hors du temps, ils tiennent dans leurs mains des globes semblables à des boules de cristal qui montrent le destin auquel Jésus est appelé. En un sens, il s'agit d'une interprétation valable de l'erreur des siècles passés : en montrant l'avenir, les anges réinscrivent le Christ dans l'histoire, alors qu'il se sentait près à tout abandonner. La coupe et la bande de chérubins impassibles, ces errances de la Renaissance, sont rachetées par le regard visionnaire de Tissot.

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En définitive, le monde chrétien se montrera incapable de s'en tenir à une représentation fidèle de Luc 22:43. Des artistes aussi célèbres qu'Eugène Delacroix et Gustave Doré iront plus loin que Rembrandt et feront dire au Christ que les anges ne peuvent ou ne doivent pas l'aider. C'est notre homme moderne, seul face à l'univers, qui réclame le droit à son désespoir existentiel. Après tout, soyons sérieux : les anges, ça n'existe pas.

* Une fois la vogue spiritiste passée, les progrès de la diffusion de masse permettent de remettre au goût du jour des images anciennes et conservatrices, qui le plus souvent mettent en scène un Christ seul, comme l'homme du XXème siècle après la mort de Dieu. L'innovation et la recherche exégétique n'ont plus cours. Le Christ à Gethsémané de Vincent Van Gogh en est la meilleure illustration. Ses lettres à son frère Théo9 indiquent que Luc 22:43 dans l'art l'avait profondément marqué. Deux oeuvres aussi

9 Voir Soth, Lauren. (1986) « Van Gogh's agony ». The Art Bulletin . New York.

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différentes que celle d'Aert de Gelder (à gauche; faussement attribuée à Rembrandt) et d'Ary Scheffer (droite) le marqueront de façon durable. L'oeuvre de Scheffer, vue pour la première fois par Van Gogh durant ses jeunes années, fut pour lui « inoubliable ».

Comment allait-il traduire son émotion, lui pour qui la consolation de ses semblables par la peinture allait devenir une obsession?10 Van Gogh ne parviendra pas à montrer l'ange consolateur, car en fait, c'était lui-même, et il était aussi le Christ. En 1888, il tentera, par deux fois, de montrer l'ange. Mais cela lui était impossible. Après son deuxième échec, il écrit à son frère « je l'ai dans ma tête, avec les couleurs, une nuit étoilée, la figure du Christ en bleu, les bleus les plus forts, et l'ange un mélange de jaune-citron. Et toutes les teintes de violet, d'un pourpre rouge sang au cendré, dans le paysage »11. Dans sa tête, le Christ et l'ange le resteront.

10 Voir Soth, supra. 11 Cité dans Soth, supra. Trad.:P-A G.

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La plus célèbre peinture de Van Gogh est ce Gethsémané sans ange ni Christ, mais emplie de leurs couleurs, qui annoncent la crucifixion du chrétien moderne qui ne peut pas, ne doit pas, accepter le surnaturel, et doit accepter d'être condamné à la folie, plutôt que d'accueillir l'ange dans sa vie.

Ainsi s'accomplit le commandement Paulinien.

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Bibliographie Anonyme. St Albans Psalter – The Artists. (en ligne: http://www.abdn.ac.uk/~lib399) Jones, Lindsay, ed. (2005) « Angels ». Encyclopedia of religion. Macmillan Reference USA, Detroit Palazzo, Éric. (1993) Le moyen âge: des origines au XIIIe siècle. Beauchesne. Taylor, Joan E. (2010). « The Garden of Gethsemane: Not the Place of Jesus’ Arrest ». Biblical Archaeological Review. (En ligne: http://www.bib-arch.org/online-exclusives/easter-03.asp) Soth, Lauren. (1986) « Van Gogh's agony ». The Art Bulletin. New York. Willker, W (2010). A Textual Commentary on the Greek Gospel, « Vol. 3 : Luke ». Brême

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