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Département des sciences et techniques pour l’ingénieur

ère
Physique 1 année

Unités et Grandeurs

Exercices d’électricité UV1 et UV2

Edition 2009-2010
Chapitre 1 : Les grandeurs physiques et leur mesure

1 - Notion de grandeur

Une grandeur permet d’exprimer quantitativement les propriétés ou les caractéristiques des
corps.

2 - Grandeurs physiques G

2.1 Définition

Toute propriété ou qualité caractérisant un système physique, susceptible de


variation (continue ou discontinue) et à laquelle on s'efforce de faire correspondre :

-soit un nombre - grandeur scalaire : M, U, T, θ,L...


r
-soit un vecteur - grandeur vectorielle : V , F

2.2 Lois de la physique ⇒ relations de dépendance entre grandeurs

Ex : F = ma

2.3 Grandeurs mesurables - repérables

♦ Grandeur mesurable directement : (additives) par ex : tension U, poids.


♦ Grandeur mesurable indirectement: (non additives) par ex. ρ , résistivité (relation de
dépendance : R = ρl/s)
♦ Grandeurs repérables : par ex. dureté, date…

3 - Système de grandeurs
Système de grandeurs

L
M
Fondamentales T
(choix arbitraire) I
Grandeurs Θ
(lois de la physique) J
N

Dérivées F
(relations de P
dépendance) S

4 - Dimensions d’une grandeur

4.1 Définition

G = k L α M β T γ ... Système de grandeurs fondamentales L, M, T


équation aux dimensions ou dimension de G
[G] = L α M β T γ …

4.2 Application

Vérification de l’homogénéité d’une formule


[F] = MLT-2 [E] = ML2T-2
Conseil (ou plutôt obligation !) : conserver les expressions littérales dans les calculs

! FAUTES D’HOMOGENEÏTE = FAUTES GRAVES

MM'
♦ Conséquence : apparition de constantes dimensionnées par ex. F = −G r
r3

Chapitre II : Systèmes d’unités - Le système S.I.

1 - Généralités - Mesure d’une grandeur

1.1 Grandeur mesurable

a) Grandeur mesurable
Une grandeur est mesurable s’il est possible de concevoir une opération définissant le
rapport de deux grandeurs de l’espèce envisagée.

b) Mesure d’une grandeur


La mesure d’une grandeur G, en adoptant la grandeur de même espèce u comme
G
unité, est le rapport g ( = ) de ces deux grandeurs.
u
La mesure de g n’a de sens que si l’on précise l’unité choisie.

1.2 Principe de mesure d’une grandeur

a) Mesure directe
La mesure est dite directe si la comparaison entre la grandeur étudiée et la grandeur
choisie comme unité est possible grâce à un instrument de mesure
Exemple :

Distance à mesurer

Unité
b) Mesure indirecte
Si la comparaison précédente de la grandeur à l’unité est difficile, peu précise ou
impossible, la mesure doit être indirecte
V
Exemple :

étalon de V ? on a V = D/T avec D unité de longueur et T unité de temps.


La mesure de la grandeur G étudiée est supposée reliée aux mesures de grandeurs
auxiliaires, directement mesurable par une loi physique ou mathématique traduite
par une formule appelée relation de dépendance, ici V = D/T.
2 - Constitution générale d’un système d’unité

2.1 Coordination des unités

Pour chaque espèce de grandeur mesurable, on peut faire un choix d’une grandeur
particulière appelée unité, à laquelle seront rapportées toutes les autres grandeurs de
cette espèce. Comme les diverses grandeurs sont liées par des théorèmes
mathématiques ou des lois physiques, entre leurs mesures vont exister des relations de
dépendances.

Un système cohérent d’unités comprendra :


♦ un petit nombre d’unités de base ( ou unités fondamentales ), choisies de façon
cohérente.
♦ des unités dérivées des précédentes par des formules sans coefficients
numériques

2.2 Unités fondamentales

Les grandeurs dont les unités serviront d’unités de base doivent se prêter à des mesures
directes très précises. D’autres part, il faut pouvoir réaliser des étalons fixant de façon
invariable certaines grandeurs intervenant dans la définition des unités de base.

UNITES FONDAMENTALES S.I.

Mécanique m : longueur : mètre


kg : masse : kilogramme
s : temps : seconde
Electricité A : intensité du courant : ampère
Thermodynamique K : température : Kelvin
Photométrie Cd : intensité lumineuse : candela
Chimie mol : quantité de matière : mole

2.3 Unités dérivées

Les formules retenues pour définir les unités géométriques et mécaniques dérivées sont
les mêmes pour tous les systèmes LMT. Par exemple

Vitesse = distance/temps s’exprime en m.s-1.


Accélération = vitesse sur temps en m.s-2
Force = masse x accélération en kg. m.s-2 ou N (newton)

2.4 Conventions légales

♦ Nom des unités et symboles


♦ Multiples et sous-multiples
Facteur multiplicatif Préfixe Symbole

1018 exa E
1015 peta P
1012 téra T
109 giga G
106 méga M
103 kilo k
102 hecto h
101 déca da
—— —— ——
10-1 déci d
10-2 centi c
10-3 milli m
10-6 micro µ
10-9 nano n
10-12 pico p
10-15 femto f
10-18 atto a

Systèmes d’unités

Cohérents Incohérents

SI CGS MTS MKpS

Unités fondamentales
associées aux grandeurs m cm m m
fondamentales. Nombre mini
Etalons - Minimum de coef kg g t kgf
dans les relations de dépendances
s s s s

Unités A . . .
. . . .
. . . .
. . . .

Unités dérivées
relations de dépendance N

Pa

m2
3 - Systèmes d’unités

3.1 Grandeurs et unités fondamentales du système SI

Grandeurs G Unités

nom dimension nom symbole

Longueur L mètre m
F
o Masse M kilogramme kg
n
d Temps T seconde s
a
m Intensité de courant I ampère A
e électrique
n
t Température θ kelvin K
a Thermodynamique
l
e Intensité lumineuse J candela cd
s
Quantité de matière N mole mol

S
u
p
p
l Angle plan radian rad
é
m
e
n
t
a Angle solide stéradian sr
i
r
e
s
3.2 Autres systèmes

Grandeurs Systèmes d’unités

CGS MTS SI
nom symbole nom symbole nom symbole
longueur L cm mètre m mètre m
centimètre
masse M gramme g tonne t kilogramme kg
fondamentales
temps T seconde s seconde s seconde s

force F dyne dyn sthène sn newton N

pression p barye pièze pascal Pa


dérivées

travail W erg Joule J

puissance P erg/s watt W

Chapitre 3 : Calcul de petites variations – erreurs de mesure – calcul d’incertitude


sur la mesure d’une grandeur

1 - Calcul de petites variations

Soit une grandeur physique G qui dépend d’une autre grandeur physique x. La loi de
dépendance s’écrit G=G(x).

Exemple : la longueur d’un fil varie avec la température Θ suivant la loi approchée :
L=L0(1+αΘ).

Si la grandeur physique x varie d’une petite quantité dx autour d’une valeur x0, la
grandeur G variera également d’une petite quantité δG autour de G(x0). On peut utiliser
la calcul différentiel pour estimer cette variation par :
 dG 
δG ≈ dG =   dx = G ' ( x 0 )dx (voir figure)
 dx  x = x0

G
Tangente en x0
G(x0+dx)

δG
dg
G(x0)

x
x0 x0+dx
On voit que l’approximation est d’autant meilleure que la variation de x est petite (sauf si
la loi de dépendance est linéaire auquel cas le calcul devient rigoureusement exact).
 dL 
Exemple : pour le fil, dL =   dΘ = L 0 α.dΘ
 dΘ  Θ =Θ 0
Généralisation

Si la grandeur physique dépend de plusieurs variables x, y, z … la relation précédente se


généralise de la façon suivante :

 ∂G   ∂G   ∂G 
δG ≈ dG =   x = x dx +   x = x dy +   x = x dz
 ∂x  y = y 0
0
 ∂y  y = y 0
0
 ∂z  y = y00
z =z 0 z =z 0 z =z0

dG représente l’estimation de la petite variation de G autour de G(x0, y0, z0) pour une
petite variation de dx de x, dy de y et dz de z autour de x0, y0 et z0 respectivement.

2 - Erreurs et incertitudes sur la mesure d’une grandeur

2.1 - Définitions

2.1.a Valeur approchée d’une grandeur, valeur vraie -

♦ Valeur vraie : Toute grandeur physique G, dans des conditions expérimentales fixées, a
une valeur parfaitement définie gv qui est inconnue à l’expérimentateur.
♦ Le résultat de mesure gm d’une grandeur G est le résultat numérique obtenu en
affectant le résultat brut donné par un instrument de mesure d’un certain nombre de
corrections convenables. C’est une valeur approchée dont on voudrait bien connaître
le degré d’approximation.

2.1.b Erreurs

On suppose la grandeur G définie avec une approximation bien meilleure que celle que
permet d’atteindre l’appareillage utilisé, ce cas (fréquent en T.P. ), permet de parler d’une
valeur vraie gv de la grandeur G. Soit gm le résultat d’une mesure de la grandeur G.

On appelle :
♦ erreur absolue du résultat de mesure δg
(positif ou négatif) défini par : δg = gm - gv .
δg
♦ erreur relative du même résultat de mesure le réel
gv
δg
Ces deux quantités δ g et sont inconnues ; on ignore même leurs signes.
gv

2.1.c Incertitude sur une grandeur très bien définie

On appelle
♦ incertitude absolue du résultat de mesure une limite supérieure raisonnable ∆ g de la
valeur absolue δg de l’erreur absolue δg entachant ce résultat
♦ incertitude relative (ou précision) du même résultat une limite supérieure raisonnable
δg δg
de la valeur absolue de l’erreur relative entachant ce résultat.
gv gv

Le taux d’incertitude caractérise la qualité d’une mesure. L’approximation est d’autant


meilleure que l’incertitude relative est plus petite.
2.2 - Causes d’erreurs

2.1 Erreur due aux instruments de mesures.

On peut citer : temps de réponse, hystérésis, erreur de zéro…

2.2 Erreur due à l’expérimentateur

On peut citer : le choix de la méthode de mesure, choix de l’appareil de mesure, la lecture, le


réglage de l’appareil…

2.3 Détermination de l’incertitude sur une mesure directe

4.1 Causes d’erreurs et d’incertitude

♦ appareil : ∆ ga ⇒ se reporter à la notice.


♦ lecture : ∆ gl

4.2 Incertitude sur la mesure

∆ g = ∆ ga + ∆ gl

2.4 - Détermination de l’incertitude sur une mesure indirecte

Le problème est le suivant : soit G une grandeur physique, quelle est l’incertitude absolue ∆ g
résultant de la mesure directe de trois grandeurs x, y, z sachant que g = g(x, y, z) (relation de
dépendance) , les incertitudes sur x, y, z étant connues ?

On utilise le calcul différentiel :

♦ g= g(x, y, z)
 ∂g   ∂g   ∂g 
♦ différentielle : dg =   x = x dx +   x = x dy +   x = x dz

 ∂x  y = y 0
0
 ∂y  y = y 0
0
 ∂z  y = y00
z =z 0 z =z0 z =z 0

♦ erreur : δg ≈ dg avec dx, dy, dz inconnus (on ne connaît que leurs


intervalles probables de variation ∆x, ∆y, ∆z c’est-à-dire que -∆x < dx < +∆x
etc…)

 ∂g   ∂g   ∂g 
♦ incertitude: ∆g =   x = x ∆x +   x = x ∆y +   x = x ∆z : majoration
 ∂x  y = y00  ∂y  y = y 0
0
 ∂z  y = y00
z =z 0 z =z 0 z =z0

« raisonnable » de l’erreur.

Astuce de calcul dans le cas (fréquent !) où g a une expression simple du genre produit ou
quotient :

♦ on calcule ln g
dg
♦ on différencie cette expression en remarquant que d(ln g) = (voir exemples de TD)
g
δg
♦ on calcule l’erreur relative
g
♦ on regroupe les termes faisant intervenir les erreurs identiques
♦ on calcule ensuite l’incertitude en se plaçant dans le cas le plus défavorable
2.5 – Petit formulaire

Expression analytique de la différentielle d’une fonction g(x,y,z) :


 ∂g   ∂g   ∂g 
dg =   x = x dx +   x = x dy +   x = x dz

  y =y
x 0
 ∂y  y=y 0
 ∂z  y = y0
0 0 0
z =z 0 z =z0 z =z 0

 Exemple : f(r,ϑ) = r2 cos(ϑ) alors df = 2r. cos(ϑ)dr - r2 sin(ϑ)dϑ

Opérations sur les différentielles :

d(f+g) = df + dg

 Exemple : f(x,y) = x2 + y2 alors df = d(x2 + y2) = d(x2 )+ d(y2 ) = 2xdx + 2ydy

d(af + bg) = a.df + b.dg si a et b sont des constantes.

d(ln f) = df /f

 Exemple : f(p, V) = pV1,4 alors ln f = ln p + 1,4 ln V d(ln f) = d (ln p) + d( 1,4 ln V)


Soit df / f = dp/p + 1,4 dV / V

d(1/f ) = -df / f2

La plupart de ces formules n’ont pas besoin d’être mémorisées. Elles se déduisent des relations des
dérivées composées à une variable, ainsi par exemple :

La relation (1/u)’ = -u’ / u 2 permet par extrapolation de retrouver la relation ci-dessus.

 Exemple : (fg)’ = f’g + g’f à une variable → d(fg) = g.df + f.dg

Application

La loi de Joule en continu est P= RI2. Initialement la résistance considérée vaut R=R0 = 200.0Ω, I = I0
= 100.0 mA. Faire l’A.N. de P(R= R0 , I= I0 ).

Seule l’intensité varie de 100.0 mA à 102.0 mA, la puissance dissipée varie donc d’une quantité
exacte δP. Faire une A.N. directe de δP, puis faire l’A.N. sur sa valeur approchée dp en utilisant la
dérivation à une variable. Comparer les valeurs de δP et dP.

L’intensité varie de 100.0 mA à 102.0 mA et en même temps la résistance varie de 200.0 Ω à 199.0
Ω.

Utiliser le calcul différentiel pour estimer le dP correspondant et l’influence quantitative de la


variation de I et de R sur la valeur obtenue.
Tableau 1 – Unités légales

Grandeurs Unités S I Multiples et sous- Unités légales hors -système


multiples décimaux
ayant un nom spécial
Noms Symboles Dimensions Noms et symboles Noms et Valeurs en Noms et Valeurs en S I
(1) (2) symboles SI symboles (2)

Longueur L mètre (m) mille 1862


Longueur d'onde λ L mètre (m)
Nombre d'onde σ L−1 1 par mètre ( m
−1
)
Aire. superficie A 2 are(a)
L2 mètre carré ( m )
hectare(ha)
10 2
10 4
Section efficace n L2 mètre carré ( m )
2 barn (b)
10 −28
Volume V
L3 3
mètre cube ( m )
litre(l)
10 −3
Angle plan α radian (rad) tour (tr) 2π
grade(gOM) π / 200
degré(°) π /180
minute(') π /10 800
seconde(") π / 648 000
Angle solide Ω stéradian (sr)
Masse m M kilogramme (kg) tonne (t)
10 −3 carat numérique
2 x 10 −4
Masse atomique ma M kilogramme (kg) unité de masse
atomique (u)
1.660 66 x 10 −27
Masse linéique ρl L−1 M kilogramme par mètre (kg/m) tex(tex)
10 −6
Masse surfacique ρA L−2 M kilogramme par mètre carré
( kg / m2 )
Masse volumique ρ L −3 M kilogramme par mètre cube
( kg / m3 )
Volume massique V L3 M −1 mètre cube par kilogramme
3
(m / kg )
Concentration ρs −3
L M kilogramme par mètre cube
( kg / m3 )
Temps t T seconde (s) minute(min) 60
heure(h)
3 600
jour(d) (3)
86 400
Fréquence f T −1 hertz (Hz)

Vitesse V LT −1 mètre par seconde (m/s) kilomètre par


heure (km/h)
1/3,6
1 852/3 600
nœud
Vitesse angulaire ω T −1 radian par seconde(rad/s) tour par minute 2π / 60

(tr/min)
tour par seconde
(tr/s)
Accélération a LT −2 mètre par seconde carrée (m/ s )
2 gal (Gal)
10 −2
Accélération angulaire a T −2 radian par seconde (rad/ s )
2

Force F LMT −2 newton (N)

Moment d'une force M L2 MT −2 newton-mètre (N.m)

y
Tension capillaire
MT −2 newton par mètre (N/m)

Travail, énergie, quantité de wattheure (Wh) 3 600


chaleur W 2 −2 joule (J) électronvolt (eV)
L MT 1,60219 10 −19
Intensité énergétique I L2 MT −3 watt par stéradian (W/sr)

Puissance, flux énergétique,


flux thermique
P L2 MT −3 watt (W)

Contrainte Pression σ L−1 MT −2 pascal (Pa) bar (bar)


P 10 5
Viscosité dynamique v L−1 MT −1 pascal seconde(Pa-s)

Viscosité cinématique v L2 T −1 mètre carré par seconde( m /s)


2

Intensité de courant I I ampère (A)


électrique
Force électromotrice,
différence de potentiel,
tension
U L2 MT −3 I −1 volt (V)

Résistance électrique R L2 MT −3 I −2 ohm (Ω)

Intensité de champ électrique E LMT −3 I −1 volt par mètre (V/m)

Conductance électrique G L−2 M −1T 3 I 2 siemens(S)

Quantité d'électricité, charge Q TI coulomb (C) ampère-heure 3 600


électrique (Ah)
Capacité électrique C L−2 M −1T 4 I 2 farad (F)
Inductance électrique L L2 MT −2 I −2 henry (H)

Flux D'induction magnétique Φ L2 MT −2 I −1 weber (Wb)

Induction magnétique B MT −2 I −1 tesla (T)

Intensité de champ H L−1 I ampère par mètre (A/m)


magnétique
Force magnétomotrice F I ampère (A)
Température T θ kelvin (K) degré Celsius (°C)
Capacité thermique entropie C joule par kelvin (J/K)

S L2 MT −2 θ −1
Capacité thermique c L2 T −2θ −1 joule par kilogramme kelvin
massique, entropie massique s [J / (kg.K )]
Conductivité thermique λ LMT θ −3 −1 watt par mètre kelvin
W / m.K
Activité −1 becquerel (Bq) curie (CI)
A T 3.7 x 10 10
Exposition X TM −1 I coulomb par kilogramme (C/kg) roentgen (R)
2.58 x 10 −4
Dose absorbée D L2 T −2 gray (Gy) rad (rd)
10 −2
n N mole (mol)
Quantité de matière
Intensité lumineuse I J candela (cd)
Flux lumineux Φ J lumen (lm)
Eclairement lumineux E L−2 J lux (lx)

Luminance lumineuse L L−2 J candela par mètre (cd / m ) 2

Vergence des systèmes


optiques
L−1 (m )−1 dioptrie (δ ) 1

(1) Les symboles des grandeurs sont ceux qui figurent dans les normes françaises.

(2) Les formules de dimensions sont établies à partir des grandeurs de base : longueur (L), masse (M), temps (T), intensité de
courant (I),
température (θ). Intensité lumineuse (J), quantité de matière (N).

(3) Le symbole de jour est (d) sur le plan international mais le symbole (J) est toléré en France
Unités accessoires

Grandeurs Symbole Valeur dans le S.I.


Longueur :
le parsec pc 1 pc = 3 ,085.10 16 m
l'année lumière 1 année lumière = 9 ,46.10 13 m
l'unité astronomique UA 1 UA = 1,496.10 m
11

le mille terrestre 1 mille terrestre = 1,609.10 m


3

l'angstrom Å 1 Å = 10 −10 m

Surface :

le barn b 1b = 10 −28 m 2

Volume :
le stère st 1st = 1m 3

Masse :

le gramme g 1g = 10 −3 kg

Temps :
le jour 1 jour = 86 400 s
l'heure h 1 h = 3 600 s
la minute mn 1 mn = 60 s

Fréquence :
le tour par minute

Accélération :
le gal 1 gal = 10 −2 m / s

Force :
3
le sthène sn 1 sn = 10 N
le kilogramme force kgf 1 kgf = 9,81 N
−5
la dyne dyn 1 dyn = 10 N

Pression :
l'atmosphère normale atm 1 atm = 1,013.10 5 Pa
..............
le kilogramme force par
centimètre carré kgf / cm 2 kgf / cm2 = 9 , 81.104 Pa
la pièze pz 1 pz = 10 3 Pa
le torr 1 torr = 1,334.10 2 Pa
la barye 1 barye = 10 −1 Pa
Intervalle de température
:
le degré Celsius °C 1°C = 1 K
Energie :
le watt heure Wh 1Wh = 3 ,6.10 3 J
le kilogrammètre kgm 1 kgm = 9,81 J
la calorie cal 1 cal = 4,186 J
l'erg 1 erg =10 −7 J
−19
l'électronvolt ev 1 eV = 1,6021.10 J

Puissance :
le cheval vapeur cv 1 cv = 736 W

Induction magnétique :

le gauss 1 gauss = 10 −4 T
le gamma γ 1γ = 109 T

Flux magnétique :
le maxwell 1 maxwell = 10−8 Wb

Le champ magnétique :
l'œrsted 1 œrsted = 79,58 A/m

Le système MKpS

Grandeurs Système d'unité M K p S


nom symbole

longueur L mètre M

Force kilogramme force Kgf


Fondamentales
temps T seconde s

Masse unité de masse u.m.

2 2
pression kilogramme force / m kgf/ m
Dérivées
travail kilogrammètre Kgm

puissance kilogrammètre par s kgm/s


Principales Constantes Physiques

Vitesse de la lumière c 2.99793 108 m/s


Accélération de la pesanteur g 9.807 m s-2

Charge de l’électron e 1.6021 10-19 C

Masse de l’électron au repos me 9.1091 10-31 kg

Charge spécifique de l’électron e / me 1.7588 1011 C kg -1

Electronvolt eV 1.6021 10-19 J

Masse du proton au repos mn 1.6725 10-27 kg

Unité de masse atomique u 1.6604 10-27 kg

Nombre d’Avogadro N 6.02252 1023 particules par mole

Masse de l’atome de Carbone 126C 12.00000 u

Rayon de Bohr a0 5.2917 10-11 m

Température du point triple de l’eau 273.16 K

Volume normal d’un gaz parfait 2.2414 10-2 m3 mol-1

Pression atmosphérique normale 1.01325 105 Pa = 760 torr

Permittivité du vide ε0 8.8544 10-12 N-1 m-2 C2

Perméabilité du vide µ0 1.2566 10-6 m kg C-2

Equivalent mécanique de la Calorie J 4.1855 J cal-1

Constante des gaz parfaits R 8.3143 J K-1 mol-1

Constante de la gravitation G 6.670 10-11 N m2 kg-2

Constante de Coulomb 8.9874 109 N m2 C-2

Constante de Faraday 9.6487 104 C mol-1

Constante de Boltzman k 1.3805 10-23 J K-1

Constante de Planck h 6.6256 10-34 J s


h = h/2π 1.0545 10-34 J s
Constante de Rydberg ℜ 1.0974 107 m-1

Constante de Stefan – Boltzman σ 5.6686 10-3 W m-2 K-4


UV1 : Généralités et électrocinétique des régimes continus

Exercices
Important : La totalité des exercices ne pourra pas être traité dans le temps imparti : les choix
pédagogiques seront faits par l’enseignant. Les étudiants sont fortements incités à chercher
par ailleurs les applications non couvertes en séance de ce cahier, ou encore sur d’autres
sources, l’essentiel étant qu’un réel effort de recherche ait été fourni ! Des corrections ou des
pistes de recherche seront alors proposés selon les cas à l’appréciation de l’enseignant.

GENERALITES

I - Dimensions

1) Les dimensions en électricité.

a) Quelles sont les dimensions d'un champ électrique, d'une tension, d'une résistance ?
b) La tension aux bornes d'un condensateur de capacité C lors de la décharge dans
t

une résistance R est donnée par u(t) = U0 e RC . Donner les dimensions de RC.
L
c) Déterminer les dimensions de et LC . (L est le coefficient d'auto-induction d'une
R
bobine)

2) Les dimensions dans d’autres domaines

Mécanique classique :

Quelles sont les dimensions d'une force, d'une pression, d'une énergie, d'une
puissance ?
La constante de gravitation G a-t-elle une dimension ?

Mécanique des fluides :

a) Coefficient de viscosité.

Pour caractériser la nature de l'écoulement, visqueux ou turbulent, d'un fluide dans une
canalisation on définit un nombre appelé nombre de Reynolds ℜ.
D.V.ρ.
ℜ=
η
où D est le diamètre de la canalisation
V la vitesse du fluide
ρ la masse volumique du fluide
ℜ nombre sans dimension

Déduire de l'équation aux dimensions celle du coefficient de viscosité du fluide η .

b) Analyse dimensionnelle.

L'expérience a montré que la force subie par une sphère immergée dans un fluide en
mouvement dépend :

Exercices UV1-UV2
- du coefficient de viscosité η du fluide.
- du rayon r de la sphère.
- de leur vitesse relative v.

Trouver l'expression de cette force en la supposant de la forme F = kη x r y v z (k est un


coefficient numérique sans dimension).

II – Unités : Quelques unités pratiques de pression (non traité en TD).

a) L'unité pratique couramment utilisée par les techniciens du vide est le torr
(abbréviation de TORRICELLI) ou mm de mercure. Combien un torr vaut-il de
pascal ? La masse volumique du mercure est ρ = 13,6t / m 3 ?

b) En météorologie les pressions sont exprimées en hPa. Combien la pression


atmosphérique normale (760 torr) vaut-elle d'hectopascal, de kgf / cm 2 ?

c) Dans les revues anglaises les pressions sont couramment exprimées en psi ou en
lbs /in 2 . Il en est de même sur les pneumatiques des véhicules et des cycles.
1 psi = lbs / in 2 = 1 pound-weight per square inch, 1 pound-weight = 0,453 kgf et
1 inch = 2,5410 −2 m .
Donner la valeur de la pression atmosphérique en psi.

Réponses a) 1 torr = 133,3 Pa b) 1013,25 hPa ou 1,033 kgf/cm2 c)14,7 psi

III – Calculs de variations et d’incertitudes.

1) Calcul de variations : variation de puissance en régime sinusoïdal

La puissance dissipée par effet Joule dans un dipôle linéaire est donné par la fameuse
relation P= 1UI cos(ϕ) , dans laquelle U et I sont les amplitudes de la tension et de
2
l’intensité aux bornes de ce dipôle, et ϕ le déphasage entre eux.

a) quelle est la puissance dissipée pour un dipôle avec U=2V, I= 100mA et ϕ=45° ?
b) Ce même dipôle subit une variation sur U de +20mV et sur I de –5 mA, le déphasage
restant constant. Utiliser le calcul différentiel pour trouver la variation de puissance
consommée.
c) On cherche à compenser cette variation de puissance par un ajustement du
déphasage ϕ. Trouver par un calcul différentiel la variation de ϕ qui annule la
variation de puissance constatée en b).

James Joule (1818-1889), physicien anglais,est célèbre pour ses travaux en


thermodynamique et en électricité. Cette celèbre loi a été une étape pour la
vérification expérimentale de la conservation de l’énergie.

2) Calcul d’incertitudes : résistance équivalente

Deux dipôles résistifs de résistances R1 et R2 et d’incertitudes relatives respectives p1 et


p2 sont montés en dérivation ; On appelle p l’incertitude relative de la résistance
équivalente obtenue.
R1
a) Montrez que p s’exprime uniquement en fonction de x= , p1 et p2.
R2

Exercices UV1-UV2
b) Exploiter ce résultat pour répondre à la question suivante : je possède deux
résistances ayant une tolérance (incertitude relative) identique. Si je les monte en
parallèle, la tolérance de la résistance équivalente sera-t-elle la même ?

ELECTROCINETIQUE

I - Conduction

1. A travers une section droite S d'un fil conducteur en cuivre sont passés N électrons en
un intervalle de temps ∆t. Le sens de comptage de l’intensité est opposé au sens de
déplacement des électrons.

a) Calculer la charge électrique ∆q transportée par ces électrons puis l'intensité I du


courant électrique supposé constant traversant le fil.

b) En supposant que chaque atome de cuivre libère un électron libre, calculer la


vitesse Ve de déplacement d'ensemble des électrons dans le conducteur en
fonction des données. On connaît la masse molaire du cuivre MCu et sa masse
volumique ρCu

c) A.N. pour N=7,3.1020 ∆t=15,0 s S = 3 mm2 MCu = 63,5 g.mol-1 ρCu = 8900 Kg.m-3
NA = 6,02.10 mol e = 1,60.10-19 C , calculer l’intensité I, la norme du vecteur
23 -1

densité de courant j puis Ve.

2. Le champ électrique dans les générateurs [optionnel, complément de cours,


enseignant indispensable]

Pour la clarté de l’exposé on peut considérer que les charges mobiles sont de signe
positif, ce qui ne change en rien sa validité. Les champs seront tous sur l’axe de
symétrie axiale du générateur. On admettra (sous certaines hypothèses d’uniformité)
les relations suivantes qui seront vues en UV3 :
P P

∫ E s .dl = E s .NP = V ( N ) − V ( P) ainsi que


N
∫E
N
m .dl = E m .dl = e0 (f.é.m, constante).

E s désigne le champ de nature électrostatique, E m est le champ électromoteur.

a) Générateur déconnecté

Evoquer l’origine des 2 types de champ considérés E s et E m . Montrer que dans le cas
du générateur déconnecté on a la relation UPN = e0 en considérant qu’un porteur de
charge est en équilibre électrique.

b) Générateur débitant un courant I.

En utilisant la loi d’Ohm locale, valable sur le champ électrique résultant, montrez que
L
l’on a une relation du type UPN = e0 – RI avec R= , L,S et γ représentant

respectivement la longueur, la section et la conductivité moyenne du générateur.

c) Dipôle ohmique passif

Montrez que dans un tel dipôle d’extrémités axiales A et B, où il n’y a pas de champ
électromoteur, on a une relation du type UAB=RI.

Exercices UV1-UV2
3. Semi-conducteur intrinsèque

Dans un matériau semi-conducteur, le transport de l'électricité est assuré par deux


types de porteurs de charge : les électrons portant la charge -e = -1,6.10-19 C et les
"trous" portant la charge +e. Dans un semi-conducteur intrinsèque le nombre
d'électrons par unité de volume est égal au nombre de trous par unité de volume. Soit
n cette grandeur.

Sous l'action d'un champ électrique les deux types de porteurs vont se déplacer en
sens inverse.
→ →
Soient J N et J P les densités de courant
E dues respectivement aux charges
+
- négatives et positives.
- La vitesse d'un porteur de charge soumis

+ à un champ électrique E est
+
- proportionnelle à E , le coefficient µ de
proportionnalité étant appelé mobilité
du porteur.
Les mobilités des électrons µN et des trous µP sont différentes.
a) Etablir la relation liant la conductivité σ au nombre de porteurs, à leur charge et à
leur mobilité.
b) Application : Dans le silicium intrinsèque le nombre de paires électron-trou par unité
de volume est n=1,5.1010 cm-3 et les mobilités des porteurs sont µN=1350 cm2 V-1 s-1 et
µP=480 cm2 V-1 s-1

II – Associations de dipôles résistifs

1. Trois résistances égales R sont connectées comme l'indique la figure. Quelle est la
résistance mesurée entre A et B ?

D
A A B
C

2. Déterminer dans chaque cas la valeur de la résistance équivalente entre les points
A et B
2R 0,5 R R
A

R 2R 2R R

B
2R 0,5 R

R0
R B
R1 R2
α
A
A B

R3 R4
R
α∈[-Π,Π], ci-dessus α<0

Exercices UV1-UV2
R 4R E 4R
A C
G

12R R 12R

B H
D F
R 6R 6R

Entraînement : dans le circuit ci-dessus, déterminez également la


résistance équivalente vue entre C et D, entre E et F (on suppose A et B
déconnectés).

Georg Ohm (1789-1854), scientifique allemand, se passionne pour les mathématiques


et l’électromagnétisme, au point d’abandonner son projet de fonder une famille. La
loi fondamentale qu’il établit à Berlin ne lui a même pas permis d’obtenir un poste
d’enseignant titulaire !

III – Diviseur de tension, diviseur de courant

Déterminer les grandeurs recherchées en fonction des données du problème. Les


schémas utilisés ci-dessous sont courants en électronique.

Vcc Vcc Vcc

I1 ?
R1 R R R1
VS ? VS ? I I2 ?
VS ? R 10R
R2
R2 R R
10R I3 ?
R
R3

Exprimer les intensités en


fonction de I et des Gi =
1/Ri.

Exercices UV1-UV2
IV – Circuit à une maille

R1 R a) Dans le circuit A,
I déterminer l’expression
de I en fonction des
E1 E1 données.
R3 3R
E2 E2 b) Dans le circuit B, c’est
UAB que l’on recherche.
R2 R
c) Aurait-on pu simplifier
A B
Circuit A Circuit B les 3 résistances pour les
calculs de a) ? de b) ?

V – Etude d’un réseau par plusieurs méthodes

On considère le réseau linéaire représenté ci-dessous, comprenant 2 générateurs


idéaux et 4 dipôles résistifs.

a) Déterminer littéralement l’intensité I circulant dans la résistance R par les méthodes


suivantes :

2R1 R
• Les lois de Kirchhoff A B
• Le théorème de superposition
• Le théorème de Thévenin
I
• Le théorème de Norton
• Le théorème de Millman E 2R1 R1 I0
• La méthode de simplification
(Thévenin et Norton déguisés…)
• [optionnel] La méthode des courants
de maille.

Vérifiez bien que le nombre d’inconnues est égal aux équations que vous avez écrites,
et que tout est bien homogène !

b) On constate qu’une variation de la valeur de R1 ne provoque aucune modification


de l’intensité I. En déduire la relation vérifiée par E, R1 et I0 pour qu’il en soit ainsi.

Gustav Kirchhoff (1824-1887), physicien allemand, a apporté sa plus grande


contribution en spectroscopie et non sur les célèbres lois qu’il établit pendant ses
études à l’université de Königsberg.

Pour s’entraîner : Remplacer le générateur de courant par un générateur de tension de fém E et déterminez
le courant circulant dans la branche de R1. Proposez vous-même un circuit à étudier (maximum
raisonnable : 3 inconnues).

Exercices UV1-UV2
VI – Réseau atténuateur

Rh
A Vs
a) Calculer le rapport d’atténuation α = en
V1
Re fonction des données.
V1 R VS
b) Quelle relation doivent vérifier les dipôles pour que
la résistance d’entrée (vue entre A et B) soit égale à
B R ? Cette relation est supposée satisfaite pour la
suite.
Vs
c) AN : On choisit le rapport α = à 0,50 ainsi que R à 100 Ω. Donner les valeurs de Re
V1
et Rh.

Rh Rh Rh

VN Re V2 Re V1 Re R VS

On met bout à bout N cellules précédentes ce qui constitue le réseau atténuateur. Un


générateur, idéal ou non, est sensé être connecté sur les bornes libres du réseau et
impose donc la tension VN. Les tensions disponibles sont alors VN, VN-1 … V1 et VS.
Vs
d) Déterminer l’expression de en fonction de α et N.
VN
e) Pour un générateur de tension ayant une fém E et une résistance interne RG, dans
quelle mesure sa tension à vide diffère-t-elle de celle à ses bornes (VN) après
connexion au réseau ?
f) Pour un générateur de tension ayant une fém E et une résistance interne RG, sa
tension après connexion au réseau dépend-t-elle du nombre N de cellules ?
g) Donner les valeurs numériques de tous les éléments pour que le cahier des charges
suivant soit respecté :
- les tensions disponibles doivent être de 8,00 4,00 2,00 1,00 Volts (à 1% près)
- le générateur a une fém E et une résistance interne RG = 50Ω.
- ce dernier ne doit pas débiter plus de 1 mA
- le réseau doit être composé d’un nombre minimal de dipôles.

A déterminer : fém E du générateur ; N, nombre de cellules ; α, R, Rh et Re.

VII – « double triangle »

Soit le réseau ABCD. Calculer la résistance équivalente R entre A et B.


C

a b

A B
c

Exercices UV1-UV2 a
b
D
Entraînement : quelle serait la résistance équivalente entre C et D, en supposant les
nœuds A et B déconnectés d’un circuit externe ?

Arthur Kennelly (1861-1939), ingénieur électricien américain, a notamment proposé


l’utilisation des nombres complexes dans la théorie des régimes sinusoïdaux. Il a
également envisagé l’existence d’une couche atmosphérique ionisée qui expliquerait
les reflexions des ondes radio.

Remarque : les transformations Triangle-étoile ou son inverse interviennent en électronique lors de la


conception de filtres. Dans le domaine de l’électricité de puissance, la configuration triangle ou étoile
représente la base de l’étude des courants triphasés et de leurs applications.

VIII - Puissance

1) Adaptation d’impédance (en puissance)

Un générateur de f.e.m E, de résistance interne r alimente une résistance R. Comment


varie la puissance dissipée dans R en fonction de R (E et r sont fixés, et R est un
paramètre que peut choisir l’utilisateur) ? Commenter.

2) Transport de l’électricité

Un générateur débite un courant d'intensité I dans un récepteur travaillant sous une


tension V' à travers une "ligne" constituée par deux fils de résistance totale r.
On définit le rendement η de la ligne par le rapport de la puissance P' disponible aux
bornes du récepteur à la puissance P fournie par le générateur.
On désigne par V la ddp aux bornes du générateur. Evaluer η en fonction de r, P et V.
Discuter.

IX - Etude des réseaux

1) Exercice

Déterminer pour chaque circuit le générateur de Thévenin et de Norton équivalents


entre les bornes A et B en fonction des données du circuit :
E A

A E R
RG R I0
A R
R
E R R I0
B B B

Circuit 1 Circuit 2 Circuit 3

Proposez vos propres circuits (3 resistances, 2 générateurs maximum) à simplifier.

2) On considère le réseau de conducteurs ci-dessous. Calculer le courant I dans la


résistance R située entre A et B en appliquant successivement :

Exercices UV1-UV2
R A

I
E
R 2R I0 R
R

a) La méthode des circuits équivalents.

Elle consiste à simplifier progressivement le réseau en utilisant les transformations


générateur de tension → générateur de courant, résistance équivalente à des
associations de résistances, générateur de courant équivalent à des associations
de générateurs… jusqu'à l'obtention d'une seule maille dans laquelle le calcul de I
est immédiat.

b) Le théorème de Norton.

c) Le théorème de Thévenin.

Léon Thévenin (1857-1926), ingénieur polytechnicien en télégraphie, établit un moyen


de simplifier les réseaux complexes dans le cadre du développement des transmissions
télégraphiques à longue distance.

Edward Norton(1898-1983), ingénieur américain, a écrit 3 publications officielles dont


aucune ne mentionne le circuit équivalent qui lui est associé. L’équivalence de Norton
figure dans un mémoire technique de la société AT&T dans laquelle il était employé.

Jacob Millman (1911-1991), ingénieur américain spécialisé en RADAR puis professeur à


l’université de Columbia, est reconnu pour la publication de plusieurs ouvrages de
référence en électronique et en informatique.

X – Problème : régulateur à diode Zéner.

On considère le montage suivant, mettant en œuvre une diode Zéner 1N5521A de


tension zéner UZ de 4,3 Volts et dont les caractéristiques sont jointes ci-après sur sa fiche
de données « data sheet ».

Le générateur de tension est supposé idéal et de fém E>Uz. La résistance de charge Rc


peut prendre n’importe quelle valeur.

Valeurs numériques (en valeur absolue) : E=8,6 V R=1kΩ RZ = à déterminer Uz = 4,3 V.

U
R A I I

UZ U
E Rc US
Zéner
1
Pente ≈
Rz
B
1) Remplacer la partie linéaire du réseau comprenant E, R et RC par son générateur
équivalent de Thévenin.
2) A quelle condition sur RC
a) la diode est-elle bloquée (bloquée ⇔ I=0)?

Exercices UV1-UV2
b) la diode est en mode « Zéner » (c’est-à-dire UAB > Uz) ? A.N.

3) On suppose la diode en mode Zéner.

a) D’après les données du constructeur, donner une évaluation de la valeur de


Rz.
b) Remplacer la diode par un dipôle linéaire équivalent.
c) On suppose que la f.é.m du générateur varie légèrement d’une quantité dE.
dUs
Evaluer en tenant compte du fait que R et RC sont grandes devant RZ.
dE
d) Justifier alors la dénomination de « régulateur » de tension.

Clarence Melvin Zener (1905-1993), physicien américain qui a décrit le phénomène


électrique utilisé par la diode qui porte son nom en reconnaissance des laboratoires
Bell. Sa plus grande distinction cependant a été la médaille Bingham pour sa
contribution majeure dans le domaine de la rhéologie (étude des ecoulements de la
matière).

Exercices UV1-UV2
Exercices UV1-UV2
Exercices UV1-UV2
XI – Problème : modèle dynamique de montage amplificateur à transistor.

Dans ce problème une modélisation d’un montage à transitor bipolaire est proposée :
aucune connaissance particulière de ce composant n’est requise.

iB
A

Rg hfe.iB
1
Rp hie
hoe

1) Remplacer la partie « générateur » comprenant e, Rg et Rp par son


générateur équivalent de Thévenin.
2) Donner les dimensions de hie, hfe et hoe ( ce sont les paramètres hybrides du
transistor qui sont référencés dans les fiches de données constructeur)
3) Déterminez la fém du générateur de Thévenin équivalent du montage
global déterminé par les bornes A et B, en fonction de hie, hoe, e et Re avec
Re = (Rg//Rp )+ hie et l’hypothèse Rg<<Rp.
4) Comment définiriez-vous le gain en tension AV de ce montage ? Faire l’AN
avec les valeurs typiques du constructeur pour les hxx et en prenant Rp=
10kΩ, Rg = 50Ω.

Exercices UV1-UV2
UV2 : électrocinétique des régimes variables
Régimes transitoires

I - Charge et décharge de condensateurs.

1) Charge du condensateur.
On considère un condensateur C1 de capacité C. On le charge sous une ddp V.
On donne C = 100 µ F, V = 1000 Volts. n est un réél positif.

1) Calculer la charge Q de ce condensateur ainsi que l'énergie W


V C1 emmagasinée dans ce condensateur . Faire l’A.N.

2) On débranche le générateur. Un deuxième condensateur C2 de


capacité n.C, déchargé, est alors relié au premier, le générateur
ayant été préalablement débranché, par l'intermédiaire d'une
résistance r.
r
a) lorsque les deux condensateurs ont atteint leur état d'équilibre,
quelle est la charge Q1 et Q2 de chacun d'eux en fonction de Q
C1 C2 et n?
b) Quelle est la d.d.p aux bornes de chaque condensateur ?
c) Quelle est l'énergie totale W' emmagasinée dans les
condensateurs dans le cas où n=1 ?

3. Etude du phénomène transitoire.


i
A B a) Etablir l'équation différentielle permettant de calculer à chaque
r instant la charge q B .
qA qB
C C b) Résoudre cette équation et en déduire à chaque instant la valeur
du courant i dans la résistance (Cond. initiales : t = 0 q B = 0).
c) Pour n=1, faire un calcul direct de l'énergie totale W" dissipée
dans la résistance r. Comparer avec les résultats de la 1ère
question.

Michael Faraday (1781-1867), scientifique anglais, a notamment découvert


l’induction électromagnétique et a posé les fondements de l’électrochimie.
C’est plutôt bien pour un fils de famille modeste qui a arrêté ses études très tôt (il
fut apprenti à l’âge de 14 ans) ! Son attirance pour les ouvrages scientifiques a
permis à cet autodidacte la carrière qu’on lui connaît.

II – Mesure d’une résistance élevée. Résistance de fuite.

Pour mesurer une résistance R élevée, de plusieurs mégohms, on réalise le montage


électrique ci-dessous :
Le voltmètre utilisé a une résistance infinie.

U0 V C R

1 2

Exercices UV1-UV2
• On abaisse l'interrupteur double dans la position 0 → 1 ; lorsque le
condensateur C = 10 µF est chargé, le voltmètre électronique V indique la tension
U o = 6,00 V.
• On ouvre l'interrupteur : au bout du temps t1 = 20 s, le voltmètre V indique la tension
U1 = 5,10 V.
• On charge de nouveau le condensateur sous la tension U0 (interrupteur dans la
position 0 → 1) puis on abaisse brusquement l'interrupteur dans la position 0 → 2 ; au
bout du temps t 2 = t 1 = 20 s, le voltmètre indique la tension U 2 = 4,60 V.

1) Modéliser le condensateur C imparfait comme une association d’un condensateur


parfait de même capacité et d’une résistance de fuite Rf. En déduire les valeurs de
cette résistance de fuite R f du condensateur ainsi que de la résistance R.
2) Dans la dernière expérience, déterminer à quels instants :
• le condensateur est-il déchargé de la moitié de son énergie totale ?
• la tension à ses bornes est-elle la moitié de la tension initiale ?

III – Réseau à deux mailles

Dans chacun des réseaux à deux mailles représentés ci-dessous, le condensateur est
déchargé à l'instant t = 0 où on ferme l'interrupteur K. La résistance du générateur de
tension est négligeable.
L L
r r
i1 i1

i2 R C i2 R
1 2

i C
K K
+ +
E i E

A. Montage 1. On suppose R > r. Déterminer :

1) Les courants i1(t) et i2(t) dans la bobine et dans R.


2) l'instant t o où le courant i(t) débité par le générateur de tension est maximum.
Tracer le graphe i(t).
3) Calculer t o et i max si L = 10 mH, C = 5 µF, r = 100 Ω, R = 200 Ω et E = 2 V.

B. Montage 2. Déterminer :

1) l'équation différentielle en i 2(t) ,


2) la loi d'évolution du courant i 2(t) dans la résistance R, pour les valeurs
L = 1 H, C = 10 µF, r = 100 Ω , R = 1000 Ω , et E = 200V.
3) le courant minimal (i 2 )min et la tension maximale Umax aux bornes
du condensateur.

Exercices UV1-UV2
Régime sinusoïdal forcé

I - Modèles équivalents

1) Le schéma réel d'une capacité imparfaite est représenté sur la fig. a. Il peut être
 1 
commode de remplacer ces deux éléments R et C en parallèle  R >>  par
 Cω 
deux éléments R' et C' en série (fig. b) tels que l'impédance entre les points A et B
soit la même dans les deux schémas.
C
A B R’
C’
R
a b
1
Calculer R' et C' en fonction de R, C, et ω . Montrer que puisque R >> , C' = C.

2) De même, le schéma réel d'une self imparfaite est représenté sur la fig. a. (R<<L ω ).
Il peut être commode de le remplacer par le schéma de la fig. b. Calculer L' et R'
en fonction de L, R et ω pour que l'impédance entre A et B soit la même dans les
deux schémas ?
A B
A B L’
R L

R’
a b

II - Modèle du Quartz

1) Donner l'impédance complexe Z du circuit représenté sur la figure (entre les


points A et B).
A
2) Etudier les variations de l'impédance en
i
fonction de la pulsation ω . Pour alléger
l’écriture des expressions, on pourra se servir
C 1
ω
1 1
de 0
= ainsi que ω1 = + et
LC LC LC '
C’
si possible les variables sans dimension
L
ω ω
et
i’ i’’ ω0 ω1

B
3) Ce circuit est alimenté par une tension sinusoïdale v = V0 cos ωt . Calculer les
amplitudes complexes des trois courants : I , I ' , I" . Donner pour chaque courant
l'amplitude et la phase dans chaque gamme de pulsation. Comparer les
amplitudes de i' et i".

Exercices UV1-UV2
III - Etude de circuit

Le circuit représenté sur la figure ci-dessous est alimenté par un GBF avec v(t)=Ecos(ωt).

u(t)
1) On se place dans le cas
l’impédance du
R 1
condensateur vérifie la relation = R . Déterminer

explicitement i(t) en fonction de E, R et ω.
2) Déterminez la puissance moyenne fournie par le
C générateur au circuit.
C
i(t) 1
3) Déterminer, toujours avec la condition ω = ,
RC
l’expression de la tension u(t) aux bornes de la
résistance R.
v(t)=Ecos(ωt)
4) Donner l’expression de la puissance moyenne
consommée par R. Comparer au 2).

Entraînement : on pourra refaire cet exercice en remplaçant le condensateur de droite par


une inductance pure dont l’impédance vérifie la relation Lω = R.

IV - Compensateur

Soit le circuit suivant : L


R iL

i
A B
R iC

On admet (la démonstation est possible, si on a le temps !) que l’impédance


L
complexe Z AB est réelle et vaut R quel que soit ω si la relation R = est vérifiée,
C
ce que l’on supposera pour la suite.

1) On soumet cette portion de circuit AB à une tension sinusoïdale v = Vm cos ωt .


Calculer modules et arguments ( Φ ) des courants I, I L , IC .

2) Calculer le produit tgΦ L . tgΦ C , en déduire le déphasage entre les courants


i L et i C .
Quelle relation doit lier R à la pulsation ω pour que les courants i C et i L soient
π
déphasés de ± par rapport à la tension v ?
4

Un compensateur de Pedersen est en fait constitué par deux résistances égales R


intercalées entre deux inductances et deux capacités 2 C, comme l'indique la figure,
L
telles que R= .
C

Exercices UV1-UV2
L/2 L/2
iL M R N

i α
A B
β
iC

2C M' R N' 2C

De plus, la fréquence de la tension sinusoïdale alimentant le circuit est telle que


π
i C et i L soient déphasés respectivement de ± par rapport à v.
4
3) Construction de Fresnel :
Représenter les courants I c et I L et la tension V sur une construction de Fresnel.
En déduire la représentation des tensions aux bornes des bobines, des résistances
et des condensateurs. Un curseur se déplace sur chacune des résistances R. Quelle
V π
doit être la position de chacun d'eux pour que v α − v β = m cos(ωt + ) ?
4 2

V – Puissance en régime forcé

1) Amélioration du cos φ d'une installation.

Un récepteur placé entre A et B est alimenté par une tension efficace V imposée
(voir figure suivante).

V Z

B
Le récepteur est caractérisé par une impédance Z et un facteur de puissance cos
Φ . Pour améliorer le facteur de puissance de cette installation on place en
dérivation entre A et B un condensateur de capacité C. Quelle valeur faut-il
donner à C pour obtenir la meilleure utilisation pour le réseau EDF ?

2) Adaptation de l'impédance d'utilisation en puissance.

Soit un générateur de f.é.m e = E m cos ωt et d'impédance interne Z' = R '+ jS' Ce


générateur débite dans un tronçon extérieur caractérisé par une impédance
Z = R + jS (voir figure).
Comment choisir R et S pour que la puissance active dépensée dans l'impédance
Z soit maximale ? (On dit alors que l'on a adapté l'impédance d'utilisation à celle
du générateur).

Exercices UV1-UV2
i
Z’
générateur Z utilisation

3) Adaptateur d'impédance en puissance.

Un générateur de f.é.m e = E m cos ωt a une impédance interne qui se réduit à


une résistance R'. Il alimente une impédance d'utilisation Z = R + jS imposée. Pour
obtenir le maximum de puissance dans l'impédance équivalente entre A' et B' on
intercale entre le générateur et l'appareil d'utilisation un "adaptateur" composé de
deux impédances Z1 et Z2 montées selon le schéma de la figure ci-dessous. Les
résistances de Z1 et Z 2 sont négligeables ; on désigne par S1 et S 2 leurs
réactances respectives.
A’ Z1 A

générateur
Impédance
R’ Z2 Z d’utilisation

B’ B

Trouver les valeurs optimales de S1 et S 2 .


(On posera x = S 2 et y = S 2 + S1 + S ).
Application numérique : R' = 10 Ω ; l'impédance d'utilisation est caractérisée par
une résistance R = 1 Ω et une inductance de 0,1 H ; fréquence f = 50 Hz.

Problème : étude d’un réseau échelle (non traité en TD)

On considère le réseau "‚échelle" à courant alternatif de la fig. 1, supposé‚ infiniment


long :Z1 et Z2 représentent les impédances complexes des portions de circuit
schématisées par les rectangles correspondants.

A A
Z1/2 Z1 Z1 Z1 Z1

Z2 Z2 Z2 Z2 ∞ Z0

B B
Fig. 1.

1.

Exercices UV1-UV2
a) Montrer que l'impédance ZAB = Z 0 équivalente à ce réseau entre les points A et
1/ 2
 Z 12 
B vaut  + Z 1 Z 2  .
 4 
Conseil : puisque le réseau est par hypothèse de longueur infinie, on ne change
pas son impédance "caractéristique" Z0 en branchant une "cellule" de plus à
gauche des points A et B (représentée en pointillés sur la fig. 2).

A
A’
Z1/2 Z1/2

Z2 Z0

B’
B
Fig. 2.

b) Z1 est l'impédance d'une bobine de résistance nulle et de coefficient de self-


induction L ; Z 2 est l'impédance d'un condensateur sans pertes de capacité C.
Calculer Z 0 en fonction de L, de C, et de la pulsation ω de la différence de
potentiel sinusoïdale qu'on impose entre les points A et B.

c) Pour quelle pulsation ω 0 le comportement du réseau entre A et B passe-t-il


brusquement de celui d'une résistance pure à celui d'une réactance pure ?
Calculer la puissance électrique moyenne P absorbée par le réseau en fonction
de Z 0 et de la valeur maximum I 0 de l'intensité du courant en A, pour ω < ω 0 ;
pour ω > ω 0 .

2. On "isole" par la pensée l'élément de réseau représenté sur la fig. 3, et l'on appelle
Vn et Vn + 1 respectivement les amplitudes complexes de la tension entre les
points ( A n , B n ) et ( A n + 1 , B n + 1 ) .

An An+1
Z1

Z2 ∞

Bn Bn+1
Fig. 3.

1
Z0 − Z1
V 2 , sachant qu'à droite de A
a) Montrer que le rapport α = n+1 est égal à n +1
Vn 1
Z0 + Z1
2
et Bn +1 le réseau reste de longueur infinie.

Exercices UV1-UV2
Pour cela on calculera Vn en fonction de Z1 , Z0 , I n .

b) Exprimer ce rapport en fonction de L, C, et ω lorsque les conditions sont celles


de la question 1.b) pour ω < ω 0 ; pour ω > ω 0 .

c) Calculer alors le module α de α en fonction de Ω = ω / ω 0 , où ω 0 est la


pulsation particulière définie au 1.c). Tracer l'allure du graphique représentatif
correspondant pour 0 < Ω < 2 (on calculera les valeurs numériques de α pour
Ω = 1,25 et Ω = 2 .)

3. Avec des bobines de coefficient de self-induction L = 10 millihenrys et des


condensateurs de capacité‚ C, on veut réaliser, suivant le schéma de la fig. 1
(question 1.b), un "filtre passe-bas" destiné à transmettre toutes les tensions
sinusoïdales de fréquence ν < 1600 Hz.

a) Calculer en microfarads la capacité des condensateurs C à utiliser.

b) Sachant qu'il existe entre les points A 1 et B1 (fig. 2) une différence de potentiel
de valeur efficace 1 volt et de fréquence 1000 Hz, calculer la valeur efficace de
la d.d.p. entre A 4 et B 4 (fig. 1).

c) Même question que ci-dessus, mais pour une fréquence de 2000 Hz.

d) En conclusion de cette étude, justifier l'appellation de filtre passe-bas.

Exercices UV1-UV2
Annexe : Formulaire de mathématiques pour l’électrocinétique
I – Déterminants

a b
= ad − bc (produit « en croix »)
c d

a b c a b c
d e f = aei + bfg + cdh – ceg – bdi – fha d e f
g h i g h i
Cette méthode de calcul (règle de Sarrus) ne s’applique qu’aux déterminants 3x3.

II – Equations différentielles linéaires à second membres constants.

1er ordre : u&(t)+ Au(t) = C avec A et C constantes.

Equation sans second membre u& (t )+ Au (t ) = 0


Equation caractéristique (EC) associée r + A = 0 d’où r=-A et u(t)=αexp(-At)

C
Solution particulière (SP) u(t)=constante=
A
C
La solution générale est u(t)=αexp(-At) + avec α constante à déterminer en fonction
A
d’une condition initiale (généralement une valeur connue u(t=0+)).

2ème ordre : &&(t) + Au&(t) + Bu(t) = C


u

Equation sans second membre &&(t) + Au&(t) + Bu(t) = 0


u
Equation caractéristique EC : r2 + Ar + B = 0
3 cas :
* 2 racines réélles, r1 et r2 , u(t)=αexp(r1t) + βexp(r2t)
* racine double r12, u(t)=(α +βt)exp(r12 t)
* 2 racines complexes conjuguées r1,2 = a ± jb,
u(t)= exp(at) (αcos(bt)+ βsin(bt)) OU(au choix)
u(t)= α exp(at) cos(bt+ϕ)
C
Solution particulière (SP) u(t)=constante=
B
C er
Solution générale : u(t)= αexp(r1t) + βexp(r2t)+ (1 cas)
B
C ème
u(t)=(α +βt)exp(r12 t)+ (2 cas)
B
C
u(t)= α exp(at) cos(bt+ϕ)+ (3ème cas)
B
C ème
ou u(t)= exp(at) (αcos(bt)+ βsin(bt))+ (3 cas)
B

Le couple de constantes (α,β) ou (α,ϕ) reste alors à déterminer en fonction de 2


&(t = 0+)
conditions initiales qui seront en général des valeurs connues de u(t=0+) et u

Exercices UV1-UV2
III – Nombres complexes.

Règles de calcul :

Z = Z1 + Z 2 alors attention : Z ≠ Z1 + Z 2 et Arg Z ≠Arg Z1 +Arg Z 2

Z = Z1.Z 2 , Z = Z1 . Z 2 et Arg Z = Arg Z1 +Arg Z 2

Z = Z1 / Z 2 , Z = Z1 / Z 2 et Arg Z = Arg Z1 -Arg Z 2

Z = a + jb : Arg Z = Arctg(b/a) si a>0, π-Arctg(-b/a) si a<0 (faire une figure)


Z = Z e jϕ : Arg Z =ϕ

Remarque : Argument d’un réel positif =0, d’un réel négatif = π.

Pour s’entraîner…

1) Equation différentielle du premier ordre

3 2E
Soit l’équation différentielle u&(t)+ u(t) = . Déterminer littéralement u(t) sachant que
RC RC
u(t=0+)=E (R , E et C sont des constantes positives).

2) Equation différentielle du second ordre

Résoudre numériquement l’équation différentielle

&&(t) + 10 3 u&(t) + 10 5 u(t) = 10 5 (V.s-2)


u

avec les conditions initiales u(t=0+)=0 V et u&(t = 0+) =106 V.s-1

3) Nombres complexes

1 x
Soient Z1 = 1+ jx , Z 2 = 1+ jQ(x − ) , Z 3 = 1− x 2 + j .
x Q
Déterminer le module et l’argument de ces trois nombres complexes (x est un réel positif et Q
une constante positive).

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