2007-08

Guide des
Carrières en Finance
Banque, assurance, comptabilité, audit et systèmes d’information
La place de marché de l'emploi en finance
Le monde de la finance
appartient à ceux qui le redessinent appartient à ceux qui le redessinent
Pour Calyon, la Banque de Financement et d’Investissement du Groupe Crédit Agricole, ambition rime avec innovation et
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Le Guide des Carrières en Finance vous aidera à vous frayer votre chemin
dans le monde particulièrement compétitif de la finance. Vous y trouverez une
description approfondie des différents métiers, des compétences requises et
des étapes à suivre pour réussir en banque/assurance mais aussi en finance
d’entreprise, audit/conseil, sans oublier les systèmes d’information.
En complément du guide, vous pouvez consulter l’Espace Jeunes Diplômés
du site eFinancialCareers.fr : toute l’actualité emploi, des conseils d’experts
et des témoignages. Un lieu où vous pouvez également débattre.
Ce guide et le site vous permettront ainsi de figurer parmi les candidats les
mieux avisés. Ce qui, dans la bataille pour décrocher un emploi, vous fera
incontestablement prendre une avance sur les autres prétendants.
Bonne chance dans vos recherches !
Julia Lemarchand
Les Employeurs Systèmes d'Information Comptabilité et Audit Banque et Assurance
Table des
matières
Aperçu
Travailler en finance................................................................................. 02
Gravir les échelons.................................................................................. 06
Comment sortir du lot ?....................................................................... 08
Vos trois premiers mois....................................................................... 12
Banque et assurance
Fusions & acquisitions......................................................................... 14
DCM & ECM ..................................................................................................... 18
Vente, trading et recherche............................................................. 20
Banque de financement ...................................................................... 24
Gestion d’actifs............................................................................................. 26
Gestion alternative.................................................................................... 30
Private equity.................................................................................................. 34
Banque privée................................................................................................ 35
Droit des affaires et compliance................................................ 36
Middle et back-office .............................................................................. 38
Gestion des risques................................................................................. 39
Banque de détail......................................................................................... 40
Assurance.......................................................................................................... 42
Les nouveaux métiers de la finance....................................... 44
FAQs : Carrières en finance ............................................................ 45
Comptabilité et audit
Comptabilité..................................................................................................... 46
Conseil ................................................................................................................... 50
Trésorerie d’entreprise......................................................................... 51
Direction administrative et financière................................... 52
Contrôle de gestion................................................................................. 53
Audit ......................................................................................................................... 54
FAQs : Comptabilité................................................................................ 56
Systèmes d’information
Systèmes d’information (SI)........................................................... 58
Carrières en informatique................................................................. 62
Langages informatiques..................................................................... 64
FAQs: Systèmes d’Information.................................................... 66
Les employeurs
Profils entreprises...................................................................................... 68
Profils partenaires...................................................................................... 76
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Le Guide des Carrières en Finance
édité par eFinancialCareers.fr – www.efinancialcareers.fr
Chef de projet : Janice Chalmers Responsable éditoriale : Julia Lemarchand
Secrétaire de rédaction : Anne-Claire Bouzanne Journalistes : Baptiste Julien
Blandet, Thierry Iochem, Corinne Zerbib, Jean-Christophe Buchot, Catherine Motol,
Mark Wilmann Directeur artistique : Valerio Italiano Maquette : Jane Roberts
Responsable Marketing : Emmanuelle Lacroix Publicité : Nicolas Pras,
Olivier Bertogal, David Serra, Abel Ekpitini
Exemplaires supplémentaires : info@efinancialcareers.fr 0810 600 238
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Tous droits réservés.
Comment utiliser ce guide ?
Julia Lemarchand
Responsable éditoriale
eFinancialCareers.fr
Espace
Jeunes
Diplômés
La liste des métiers de la finance est longue. Il y en
a pour tous les goûts et pour toutes les compétences.
Et le secteur recrute dans toutes les branches. Le
nombre d’offres d’emploi est tel que les services des
ressources humaines se tournent de plus en plus vers
les cabinets de recrutement, les agences
et les sites Internet d’offres d’emploi. L’Unedic estime
les besoins du secteur à 30 000 postes en 2007.
« La finance offre de vastes perspectives. Il y a plus de
trois cents métiers. Tout est possible, en fonction du
parcours professionnel, de la motivation et de la volonté
de s’ouvrir », affirme Catherine Dropsy, à la direction
des ressources humaines de la Société Générale.
Cela dit, il y a aussi des entreprises qui n’embauchent
pas, pour cause de restructuration de leur activité. C’est
le cas, par exemple, du réseau LCL, où les postes laissés
vacants par les récents départs à la retraite et départs
volontaires (plus de 3 000) ne seront pas pourvus.
Ces dernières années, les institutions financières ont dû
s’adapter à de nouvelles réglementations qui ont modifié
leur organisation en profondeur. Par ailleurs, la finance
dépend bien sûr des caprices de l’économie, notamment
en banque d’investissement et en gestion d’actifs.
Banque et assurance
Finance de marché
Oublié le début des années 2000, marqué par des
réductions d’effectifs. Les marchés financiers étant
au plus haut, traders, analystes, structureurs et
syndicateurs sont les bienvenus.
Banque de financement
Les activités de financement, particulièrement le
private equity, bénéficient d’un fort afflux de liquidités.
Les leverage buyouts (LBOs) permettent la cession
de PME à fort potentiel sans passer par les marchés
actions. Viennent s’y ajouter les fusions & acquisitions.
Les besoins en financement croissent chaque année :
en France, une PME sur deux sera à vendre d’ici à 2012.
Banque privée
Cette perspective dynamise la banque privée. Les
entrepreneurs vont vouloir placer le produit de la vente de
leur société. Résultat : réseaux et établissements dédiés
sont en concurrence pour capter ces futurs rentiers.
Gestion d’actifs et gestion alternative
En gestion d’actifs, 123 milliards d’euros ont été
collectés en France en 2006. Et en gestion alternative,
les hedge funds ont cumulé près de 2 000 milliards de
dollars d’encours dans le monde ! À noter : la distinction
entre les deux types de gestion tend à s’estomper.
Banque de détail
De toutes les branches de la finance, c’est celle qui
recrute le plus, car la moitié de son personnel sera à
la retraite d’ici à trois ans. C’est aussi la branche où
la concurrence est la plus âpre. Les nouvelles recrues
doivent avoir un tempérament de commercial hors pair
pour faire la différence, même s’il ne s’agit pas tant
de vendre que de détecter les besoins des clients et
de leur proposer des solutions adaptées. Bon à savoir :
les fonctions sont de plus en plus encadrées,
notamment par des directives européennes.
Assurance
Les nouvelles réglementations touchent aussi
l’assurance, qui par ailleurs s’internationalise. L’essor
de l’assurance se fait en lien avec celui de la banque de
détail. La plupart des réseaux bancaires développent des
contrats d’assurance et les compagnies d’assurance
créent des filiales bancaires, le plus souvent en ligne.
La frontière entre banque et assurance est de plus en
plus floue, comme en témoigne le rachat, en juin 2007,
des AGF par le Crédit Agricole.
Middle et back-office
Pour améliorer le suivi de la clientèle, maîtriser les
opérations financières et s’adapter aux nouvelles
règlementations, tous les acteurs du secteur ont investi
dans le middle et le back-office. Ici, la finance montre
qu’elle est bel et bien une industrie de pointe, avec ses
salles de serveurs informatiques dotées de mécanismes
de stabilisation de la température, ses processus
sophistiqués de sauvegarde des données, ses coffres-
forts numériques hypersécurisés…
Travailler en finance
En bref
La finance recrute dans
toutes les branches
L’Unedic estime les besoins
à 30 000 postes en 2007
Le travail en équipe devient
une nécessité absolue
Une grande diversité de métiers, de compétences
et de carrières, au sein d’un secteur qui recrute
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« En finance, tout est possible, en
fonction du parcours, de la motivation
et de la volonté de s’ouvrir »
Catherine Dropsy, Société Générale
Les Employeurs Systèmes d'Information Comptabilité et Audit Banque et Assurance
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notre vision
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Gestion des risques
Les réglementations récentes (Bâle II, IFRS) ont imposé aux
établissements de créer des outils d’évaluation de tous les
risques potentiels. Cette activité de vigie est une belle porte
d’entrée dans le monde de la finance pour ceux qui n’ont
pas complètement arrêté leur choix et qui veulent d’abord
avoir une vue d’ensemble du secteur.
Finance d’entreprise
Comptabilité
Ces nouvelles réglementations ont également redéfini
les contours de la comptabilité, générale comme
analytique. Même les PME sont poussées par les fonds
d’investissement à se restructurer dans ce domaine.
Contrôle de gestion
Le reporting réalisé par le middle ou le back-office, par
exemple en gestion des risques, n’a guère d’utilité sans
l’expertise du contrôleur de gestion. Aujourd’hui, le métier
est très en vogue au sein des banques, qui ont peu recruté
ce type de profil au cours des dernières années.
Trésorerie d’entreprise
Jadis isolé, le trésorier a retrouvé une place de choix au
sein de la direction financière. Il est surtout présent dans
les grands groupes et son métier reste principalement
la gestion du cash. Mais sa fonction évolue. Il prend
désormais part à des missions transversales, par exemple
en gestion des risques ou en communication financière.
Direction administrative et financière
Elle joue un rôle majeur dans la mise en œuvre de la
stratégie. De plus en plus, elle sert de lien entre la direction
générale et les actionnaires et prend en charge des
divisions et des filiales. Le directeur administratif et financier,
à la fois polyvalent et spécialisé, est souvent en première
ligne pour répondre aux demandes de transparence
exprimées par des régulateurs comme l’AMF (Autorité des
marchés financiers).
Audit et conseil
Conseil et audit
Ces fonctions, généralement externalisées (mais l’audit
peut aussi être fait en interne), permettent à l’entreprise
de détecter ses points faibles et d’établir un plan de
bataille pour les éliminer. De plus, avec les nouvelles
réglementations, les établissements ont besoin d’aide
pour faire les bons choix. Comme la gestion des risques,
le conseil et l’audit ont un rôle de vigie et doivent dégager
une vision globale. Ils sont très en vogue actuellement.
Droit des affaires et compliance
Face à l’augmentation des fusions & acquisitions et des
LBOs et face à la vague de nouvelles réglementations,
la finance cherche des profils juridiques. Mais le
marché ayant atteint sa maturité, il vous faudra trois
ans d’expérience minimum pour obtenir un poste.
Systèmes d’information
Vu le haut niveau de technicité des missions et le
fait qu’elles sont souvent ponctuelles, les ingénieurs
interviennent généralement comme consultants. Ce qui
n’empêche pas les établissements financiers d’avoir leurs
propres experts, mais ils sont bien moins nombreux.
De la MOA (maîtrise d’ouvrage)...
Avec le développement des systèmes d’information,
la finance s’est profondément métamorphosée et a
gagné en productivité. Pour chaque nouveau produit
financier, il faut mettre en place un dispositif informatique
adéquat, donc un cahier des charges. Cette tâche
revient aux ingénieurs informatiques et financiers.
Autre mission : adapter les systèmes informatiques
après une fusion d’équipes, un rapprochement
d’unités (comme à la Caisse d’Épargne), ou encore
après l’arrivée de nouveaux textes réglementaires.
... À la MOE (maîtrise d’oeuvre)
À partir du cahier des charges établi par la maîtrise
d’ouvrage, la maîtrise d’oeuvre conçoit et produit les
outils. A nouveau, ce sont le plus souvent des consultants
qui effectuent ce travail, parfois depuis l’étranger, dans un
pays où ils sont tout aussi compétents mais moins chers.
Conclusion
Les postes dans la finance sont tout sauf cloisonnés.
Tous exigent un travail d’équipe, en particulier lorsqu’il
est question de gérer les risques et travailler sur les
nouvelles réglementations. Au-delà des compétences
propres à chaque métier, vous devrez donc démontrer
votre sens de la communication, votre capacité d’adaptation
et votre ouverture d’esprit.
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Suite de l’article p. 2
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Les Employeurs Systèmes d'Information Comptabilité et Audit Banque et Assurance
Dans la plupart des grandes banques d’investissement
européennes et anglo-saxonnes, les déroulements de
carrière sont les mêmes et les appellations et les profils
de poste diffèrent peu. Au début, la progression est
souvent rapide et les salaires généreux, mais la plupart
des postes exigent un investissement considérable.
Analyste
C’est le premier poste que décroche un jeune diplômé,
en général pour deux ou trois ans. En corporate finance
(banque de financement et d’investissement), le travail
de l’analyste consiste à élaborer des pitchbooks
(présentations de recommandations stratégiques) ou
à analyser des produits financiers. En salle de marché,
son rôle se limite souvent à celui d’assistant. « Nous
n’attendons pas d’un analyste qu’il apporte tout de suite
de hautes compétences techniques. En revanche, il
doit apprendre vite et faire preuve d’esprit d’équipe »,
estime Christian Vie, DRH de Goldman Sachs France.
Associé
Les associés sont soit des analystes montés en grade,
soit des diplômés d’écoles de commerce titulaires d’un
MBA. Généralement, ils encadrent une petite équipe
d’analystes pendant trois ans environ. En tant qu’associé,
vous pourrez assister aux réunions avec les acteurs
clés des dossiers en cours et rencontrer les directeurs
financiers des grandes entreprises.
Vice-president
Le titre, issu de la terminologie anglo-saxonne, peut
impressionner mais le poste n’a rien d’exceptionnel :
les vice-presidents (VP) sont légion dans toute banque
d’investissement. Un vice-president est plus souvent
en contact avec les clients et gère systématiquement
des équipes. En corporate finance, il se voit confier la
gestion des affaires courantes et des équipes d’associés
et d’analystes. Dans les ventes et le trading, il gère
son propre portefeuille de clients. Ici encore, la durée
moyenne d’occupation du poste est de trois ans.
Mais à ce stade, grimper les échelons devient plus
difficile car les critères d’évaluation – capacité à
créer de la valeur, à gérer les équipes, à satisfaire les
attentes des clients – sont plus flous. S’il n’obtient pas
de promotion interne, le vice-president tentera de
décrocher un poste ailleurs.
Directeur ou directeur exécutif
Ce sont les bras droits des directeurs généraux, ces
derniers étant les véritables détenteurs du pouvoir.
En corporate finance, les directeurs se chargent de
répondre au quotidien aux attentes des clients. Dans
les ventes et le trading, ils gèrent en bonne partie la
relation avec les clients importants.
Directeur général
Les directeurs généraux ou MD (managing directors)
tiennent le haut du pavé. Ils prennent l’initiative des
dossiers et sont les vrais responsables de la relation
avec les clients les plus importants. Peu d’analystes
parviendront à ce stade : dans une grande banque
internationale comme Goldman Sachs, on compte
un millier de MD pour 20 000 collaborateurs. Dans une
banque française, il faut généralement attendre d’avoir
40 ans pour accéder à un tel poste. « Les qualités
essentielles pour devenir MD sont la passion du métier,
le talent de deal maker, la maîtrise de la technique
financière et le sens de l’international », résume Xavier
Blandin, senior banker chez BNP Paribas et président
du Club des dirigeants de banques.
Salaire et performance
Votre progression de carrière dépendra plus fortement
de vos performances individuelles dans les ventes et le
trading. « En corporate finance et conseil en fusions &
acquisitions, la progression peut être moins rapide car
les performances sont plus difficilement quantifiables,
estiment Stéphanie Delorme et Virginie Chabran,
consultantes finance au sein du cabinet Whitehead Mann.
Alors que si l’on est en mesure de défricher de nouveaux
marchés, il est possible de gravir très rapidement les
échelons. » Ainsi, un trader talentueux peut parfaitement,
à un poste de vice-president, gagner plus qu’un directeur
général. Cela dit, votre salaire dépendra toujours de vos
performances. Et plus vous grimperez dans la hiérarchie,
plus la part variable de votre rémunération sera grande.
Gravir les échelons
En bref
Comptez trois ans avant de
passer à l’échelon supérieur
Moins de 5 % des analystes
deviennent directeur général
Un vice-president doit souvent
quitter sa banque pour avancer
D’analyste à managing director : la carrière idéale
au sein d’une banque d’investissement
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« Si l’on est en mesure de défricher de
nouveaux marchés, il est possible de
gravir très rapidement les échelons »
Stéphanie Delorme et Virginie Chabran, cabinet Whitehead Mann
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The businessuan didn't like
either uan, so caue uo with
a olan - a race to decide
who'd take over the hru.
ßoth uen had to drive frou
New York to Chicauo, and the
one whose car arrived last in
Chicauo would becoue CE0.
The racers realised this could
take a lonu tiue, so thev went
to a wise uan and exolained
the situation. The wise uan
sooke four words and the two
drivers left his ofhce oreoared
to race. What did the wise
uan sav7
La très grande majorité des recherches d’emploi se
font désormais par le biais d’Internet. Mais quand on
cherche du travail, l’univers de la Toile peut faire peur
tellement il semble sans limite. Comment ne pas se
noyer ? La première étape pour s’y frayer un chemin
consiste à définir un plan d’action, et la méthode
éprouvée du plan marketing est parfaitement adaptée.
Car il s’agit bien de vendre un produit : vous-même !
Après le bilan de compétences (qui suis-je, qu’est-ce
que je sais faire), il vous faut définir votre cible (qu’est-
ce que je veux), concevoir le message qui va véhiculer
les caractéristiques de votre produit puis choisir les
canaux de communication.
D’abord la cible : que cherchez-vous exactement ?
Afin de le déterminer, il vous faut commencer par
examiner les critères généraux que l’on retrouve sur
tous les job boards : intitulé du poste, secteur d’activité,
localisation géographique. Mais cela ne suffit pas.
Une recherche bien ciblée exige que vous définissiez
de façon plus détaillée le poste de vos rêves. Taille de
la société, culture d’entreprise, salaire, contenu de la
mission, possibilité de pratiquer des langues étrangères…
il vous faut dresser une sorte de portrait-robot
qui déterminera votre choix des annonces.
Le message se compose bien entendu de votre CV
et de votre lettre de motivation. Avant tout, il doit mettre
en avant les points forts de vos compétences et de votre
personnalité. Tout l’enjeu de recherche d’emploi est là :
comment se faire remarquer pour être sélectionné.
Formation et stages
Parmi les candidats qui postulent en ligne sur les sites
des banques d’affaires, plus de la moitié sont éliminés
d’office. Le premier critère de sélection est la formation.
Pour les postes haut placés, les recruteurs demeurent
extrêmement sélectifs sur la formation universitaire et
les stages. « Il ne s’agit plus seulement d’attendre les
candidats mais d’utiliser les stages pour sélectionner
nos futurs cadres, explique Anne Rayon, responsable du
recrutement chez LCL. Notre objectif pour 2007
est d’intensifier notre recrutement à bac+5 pour
compenser les départs à la retraite de nos cadres. »
De bons résultats universitaires ne garantissent pas pour
autant un entretien. Pour faire le tri parmi les meilleurs
postulants, les formulaires de candidature en ligne,
particulièrement ceux des banques anglo-saxonnes,
comportent des séries de questions précises. Il s’agit
là du premier contact avec votre employeur potentiel :
soyez concis et précis, utilisez les mots clés et les
expressions favorites des recruteurs. Mais attention :
ne mentez pas ! Si votre candidature passe ce premier
barrage à la faveur d’un subterfuge, le recruteur ne s’y
trompera pas : il vous écartera définitivement de sa liste.
Par ailleurs, les recruteurs conseillent souvent de limiter
le nombre de candidatures afin de mieux préparer
chacune d’entre elles.
Le truc en plus
Vous avez franchi la première étape grâce à votre
e-CV et à votre lettre de motivation : bravo ! Vous allez
être convié à passer un entretien. C’est souvent le
premier d’une série d’entretiens au cours desquels vous
rencontrerez des professionnels du métier et du groupe
(RH, opérationnels). À ce stade, les questions ont surtout
pour objectif de vérifier que vous correspondez bien
au profil recherché. Vos interlocuteurs veulent être sûrs
que vous avez les compétences requises et que vous
vous intéressez au secteur. Vous devrez démontrer votre
passion pour le monde de la banque, ce qui passe par
une bonne connaissance de l’actualité financière et par
votre capacité à l’analyser.
Pour Pascal Quiry et Yann Le Fur, banquiers d’affaires
et professeurs au groupe HEC, « il est essentiel de
comprendre l’environnement dans lequel évoluent
les banques d’affaires pour pouvoir, lors d’un entretien,
en parler dans les termes qui correspondent à la réalité
de ces métiers. »
N’hésitez pas à mentionner les expériences et « trucs
en plus » que vous pourrez apporter (langues étrangères,
spécialisations, bon suivi de l’actualité…). Les recruteurs
attendent des candidats qu’ils puissent justifier pourquoi
ils ont choisi tel ou tel domaine (fusions & acquisitions,
DCM/ECM, etc.) et pourquoi ils ont postulé pour leur
banque en particulier. La responsable du recrutement
chez Barclays, Corinne Dalodière, rappelle les qualités
Comment sortir du lot ?
En bref
Faites un portait-robot du poste
que vous visez avant de postuler
Soyez prêt à démontrer votre
désir de travailler dans la banque
Préparez-vous méthodiquement
aux tests d’évaluation
Le B.A.BA du parfait candidat ou comment
se démarquer pour convaincre les recruteurs
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« D’un candidat, nous attendons
clarté, précision, efficacité, bon sens,
dynamisme et envie de partager »
Corinne Dalodière, Barclays
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fondamentales d’une bonne candidature : « D’un
candidat, nous attendons clarté, précision, efficacité,
bon sens, dynamisme et envie de partager. »
Baudouin Capelle, directeur des ressources humaines
chez Banque Patrimoine et Immobilier, conseille :
« Il faut travailler son accroche afin de donner le ton
pour la suite ; aller droit à l’essentiel et mettre en avant
ce qui vous différencie des autres candidats ; prouver
votre motivation, votre détermination et l’adéquation
de votre profil au poste proposé. »
Vous serez amené à répondre à des questions
personnelles mais aussi à des questions dites techniques,
destinées à évaluer vos connaissances, votre capacité
à réfléchir et votre résistance au stress. Le contenu de
ces tests dépend du secteur dans lequel vous postulez.
En fusions & acquisitions, on vous questionnera
surtout sur les méthodes de valorisation. En ECM, les
questions porteront davantage sur la rédaction d’une
note d’information. Dans le trading, les questions de
personnalité seront plus fréquentes et les questions
techniques plus précises. Pour vous entraîner, des tests
de raisonnement numérique sont disponibles sur le site
eFinancialCareers.fr à la rubrique « Jeunes diplômés ».
La meilleure façon de penser
Si vous êtes retenu après la première batterie d’entretiens,
vous serez invité à en passer d’autres.
Plus pointus, ces nouveaux entretiens porteront
davantage sur l’emploi en question. Par exemple, le
candidat à un poste en salle de marché pourra avoir à
répondre à des questions de calcul mental (combien font
six quatorzième à quatre décimales près, combien de
balles de ping-pong peut-on mettre dans le réseau du
métro parisien...). Pour répondre à ce genre de questions,
n’hésitez pas à réfléchir à haute voix : l’important n’est
pas de donner la bonne réponse mais de montrer que
vous savez utiliser le cheminement de pensée adéquat.
Certains d’entre vous seront soumis à l’épreuve des
entretiens de groupe. Plutôt que d’adopter la posture
du concurrent acharné, privilégiez l’esprit d’équipe.
Adressez-vous aux autres candidats en les appelant par
leur prénom, invitez-les à prendre part à la conversation,
ne les interrompez pas et ne monopolisez pas le temps
de parole. Bref, faites preuve d’éducation et de maîtrise
de vous-même ! Une autre façon de vous démarquer
en espérant décrocher le poste de vos rêves.
Titulaire d’un DESS techniques financières et bancaires
et d’un magistère banque-finance de l’Université Panthéon-
Assas Paris II, Marceline Try a rejoint ABN Amro à Londres
en juillet 2004.
Quel poste occupez-vous chez ABM Amro ?
Je suis vendeuse en salle des marchés au sein du département
dérivés actions, matières premières et taux d’intérêt. Je
m’occupe de la vente de tous types de produits, des produits
standardisés aux produits sur mesure.
Comment se sont déroulés les entretiens ?
Les entretiens sont différents en France et en Angleterre.
Dans les banques françaises, les entretiens sont plutôt
techniques tandis qu’en Grande-Bretagne, les recruteurs
cherchent davantage à connaître votre personnalité et à
tester votre comportement en vous confrontant à différentes
problématiques et mises en situation. Pour entrer chez ABN
Amro, j’ai passé quatre entretiens avec les membres de
l’équipe et le responsable du département.
Pourquoi avez-vous choisi cette voie ?
Apres un bac scientifique, je me suis orientée vers des
études économiques qui m’ont passionnée. Puis j’ai voulu
mieux comprendre les marchés financiers, d’où mon choix
du magistère banque-finance à Assas. Ce secteur étant en
ébullition constante, j’actualise sans arrêt mes connaissances.
Un vrai régal intellectuel !
Si c’était à refaire, opteriez-vous pour un autre parcours ?
Non ! La fac m’a permis de me spécialiser dans mes domaines
de prédilection. J’ai pleinement bénéficié de toute la liberté et
de toute l’autonomie nécessaires pour étudier à mon rythme,
sans contrainte. J’ai choisi mes stages, qui sont une excellente
occasion de découvrir différents secteurs d’activités, dans
plusieurs domaines qui m’intéressaient.
Profil
Marceline Try
Vendeuse en salle des marchés
ABN Amro
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Suite de l’article p. 8
Les conseils de Marceline :
Soyez bien préparé, en particulier pour
les tests de logique et les tests mathématiques
qui évaluent votre rapidité.
Soyez sincère. Dans le monde du travail
anglo-saxon, le mensonge est impardonnable.
Si vous êtes recruté, votre employeur vérifi era
vos antécédents et appellera vos références.
N’oubliez pas que le recrutement peut
parfois être injuste. Un refus de la part
d’un établissement ne vous condamne pas
pour l’ensemble des entreprises.
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Préparez-vous aux entretiens d’embauche avec nos tests en ligne
Vous venez de décrocher votre premier poste, peut-être
dans la prestigieuse société que vous rêviez d’intégrer.
Cette période d’adaptation est décisive. Voici quelques
conseils pour faire vos premiers pas dans les meilleures
conditions. Préparez votre premier jour comme une
rentrée scolaire. Rassemblez le maximum d’informations
sur l’entreprise et sur le département où vous allez
travailler. Si possible, étudiez l’organigramme pour
éviter les bourdes. C’est aussi le moment de renouveler
votre garde-robe, car votre nouvel emploi risque de
vous laisser peu de temps pour faire des emplettes
(attention, une fois dans l’entreprise, adoptez les codes
vestimentaires en vigueur).
Une fois dans la place, faites preuve d’autonomie,
sachez vous montrer débrouillard. Mais ne surestimez
pas les attentes de votre nouvel employeur. De
nombreuses entreprises n’accueillent pas les nouveaux
arrivants comme elles le devraient, faute de temps ou
de méthode. Cela ne veut pas dire qu’elles s’attendent
à ce que vous sachiez tout faire, tout de suite. « Nous
engageons les débutants à prendre leur premier job avec
humilité. Ils sont là pour apprendre. L’important est qu’ils
montrent de la bonne volonté et qu’ils sachent s’intégrer
à l’équipe », estime Pierre Bernardin, responsable du
recrutement juniors chez Exane.
Culture d’entreprise
Ainsi, le nouveau collaborateur doit accepter d’avouer
qu’il ne sait pas et ne pas hésiter à poser toutes les
questions nécessaires au bon accomplissement de
ses tâches. « Il faut savoir demander de l’aide, confirme
Dominique de Lastelle, responsable de la gestion des
carrières chez LCL. Même si vos collègues semblent
débordés, il leur paraîtra normal de devoir guider vos
premiers pas. En revanche, il ne faudra pas poser les
questions trop tard, quand l’équipe estimera qu’à ce
stade, vous devriez commencer à maîtriser votre poste. »
Il faut un peu de temps pour s’intégrer dans une
équipe. Difficile de ne pas se sentir exclu si une
partie des collaborateurs part déjeuner en oubliant
de vous inviter. Pour accélérer votre intégration,
il vous faudra comprendre rapidement la culture
d’entreprise : comment fonctionne la hiérarchie,
quel est le mode de communication privilégié,
quels sont les horaires adoptés par chacun...
Au quotidien, l’effort d’intégration passe aussi par les
relations informelles avec vos collègues. Essayez de
repérer les petits rituels des collaborateurs, soyez attentif
aux codes (par exemple la manière de se saluer) et
respectez-les. Ne négligez pas les discussions autour
de la machine à café, elles ont leur importance !
« Au début, l’essentiel est de créer un climat de confiance,
ce qui incitera les responsables de l’équipe à vous
confier progressivement des tâches nécessitant plus
d’autonomie et à vous donner plus de responsabilités »,
précise Pierre Bernardin.
Savoir se faire remarquer
Personne n’attend d’un nouveau venu qu’il soit parfait
ou qu’il engrange des résultats mirobolants. En
revanche, on est en droit d’exiger de vous de la
rigueur, de la motivation et une bonne organisation.
S’intégrer est sans doute plus facile que de se faire
remarquer. « Il faut se montrer curieux. Une bonne
manière de sortir du lot est de se plonger dans l’histoire
de l’entreprise, ce qui permet de manifester l’intérêt
que l’on porte à la structure qui vient de vous engager,
recommande Martin Dixon, directeur au sein du
cabinet de recrutement Hays. Il faut donc chercher de
l’information. Parfois, tout est sur Internet. Mais cette
recherche peut être aussi une bonne occasion d’entrer
en contact avec un senior. Les connaissances acquises
pourront être utiles au détour d’une conversation ou bien
lors d’une réunion, quand elles permettront au junior
de répondre à une question. »
Finalement, l’important est de montrer son envie
de s’investir. « La pertinence des questions posées,
la capacité à restituer ce qu’on vous a expliqué, la
réactivité et la capacité à s’intégrer rapidement dans
l’équipe sont les critères privilégiés pour évaluer le
potentiel d’un nouvel arrivant », résume Dominique
de Lastelle. Patience, écoute, observation, curiosité
et proactivité seront vos meilleurs alliés.
Premier poste : trois mois
pour convaincre
En bref
Repérez et respectez
les codes de l’entreprise
Soyez humble, réactif
et curieux
Intéressez-vous à l’histoire
de l’établissement
Quelques conseils pour s’intégrer en douceur,
tout en faisant preuve de personnalité
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« Un débutant est là pour
apprendre. L’important est qu’il
montre sa bonne volonté et qu’il
sache s’intégrer à l’équipe »
Pierre Bernardin, responsable du recrutement juniors chez Exane
Les Employeurs Systèmes d'Information Comptabilité et Audit Banque et Assurance
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Credit Suisse is an Equal Opportunity Employer and does not discriminate in its employment decisions on the basis of any protected category. To the extent permitted or required by applicable law, a candidate who is offered
employment will be subject to a criminal record check and other background checks before the appointment is confirmed. © 2007 CREDIT SUISSE GROUP and/or its affiliates. All rights reserved.
Le banquier M&A (mergers and acquisitions) a pour
mission de conseiller les entreprises en matière d’achats,
de ventes et de fusions. Le métier figure parmi les plus
prestigieux de la banque mais il nécessite d’assimiler
sans cesse de nouvelles informations et de résister à la
pression de clients exigeants. Il exigera aussi de vous
que vous sacrifiez une partie de votre vie privée.
Tendances
En 2006, le secteur a battu de nouveaux records grâce
à des marchés de taux très soutenus et une croissance
ininterrompue du volume des fonds levés en private
equity. « Tout laisse à penser que cette dynamique se
poursuivra en 2007, un tiers des entreprises européennes
anticipant une accélération du rythme de leurs
acquisitions au cours des deux prochaines années »,
indique l’étude européenne 2007 sur les M&A, réalisée
par le cabinet d’avocats international DLA Piper.
En France, les revenus nets annuels des dix premières
banques d’affaires ont augmenté de 34 % entre 2000 et
2007, passant de 2,45 à 3,28 milliards de dollars, selon
le cabinet Dealogic. Entre 2001 et 2004, les acteurs
avaient réduit leurs équipes pour faire face à la crise.
Depuis 2005, parallèlement à la forte augmentation du
volume des M&A, les recrutements sont de nouveau
à la hausse. Une tendance qui se confirme à l’échelle
mondiale : début mai 2007, les opérations annoncées
totalisaient 1 235 milliards de dollars, soit une
augmentation de 63 % par rapport à l’année précédente.
Plusieurs explications à cette embellie. D’abord, après
des années de restructuration, les groupes assainis sont
prêts à s’endetter pour grandir. Ensuite, l’endettement
est facilité par des taux d’intérêt très faibles au Japon
et relativement bas en Europe, si bien que certains
fonds d’investissement n’hésitent plus à racheter des
géants à coup de milliards. Exemple récent : les fonds
d’investissement KKR et TPG ont racheté l’Américain TXU
pour 45 milliards de dollars. Le rattrapage est largement
amorcé mais il y a encore de nombreuses opportunités.
En matière d’embauche, selon Denis Marcadet, président
du cabinet de recrutement Vendôme & Associés, « les
besoins se concrétiseront d’abord à un niveau senior
car la capacité à originer des transactions est prioritaire »
aux yeux des banques, soucieuses de remonter dans
les league tables (classements des conseils en M&A).
Principaux acteurs
Les banques anglo-saxonnes (Goldman Sachs, Morgan
Stanley…) offrent un environnement professionnel très
enrichissant. Attendez-vous à partager votre bureau
avec des collègues du monde entier et à travailler sur
des cross-border deals (opérations transnationales).
Ces banques ont la réputation de mieux payer que
les autres, même si des établissements comme BNP
Paribas, Rothschild ou Lazard tiennent le haut du pavé
dans les classements. Les « boutiques » M&A (cabinets
conseils indépendants) comme Aurel Conseil, Aforge
ou Bucéphale, sont de plus en plus présentes.
Carrières
Que fait précisement un banquier M&A ? « Nous
originons et exécutons des transactions impliquant
des sociétés françaises et assistons les autres métiers
de la banque pour générer d’autres transactions »,
décrit Hubert Vannier, responsable des M&A France
chez Deutsche Bank.
Pendant la phase d’origination, la banque n’est pas liée
contractuellement au client mais lui fournit des conseils
sur les opérations qu’il est susceptible d’entreprendre
(les banques sont alors en compétition pour décrocher
les fameux mandats de conseil). Cette responsabilité
échoit souvent à un managing director, qui a au
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BNP Paribas 108,2 63
Goldman Sachs 98,3 24
Merrill Lynch 93,6 23
Morgan Stanley 87,4 28
Citigroup 77,1 23
JPMorgan 76,2 36
Société Générale 69 25
Rothschild 67,7 81
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Palmarès 2006 des M&A en France
En millions d’euros Deals
Fusions & acquisitions (M&A)
En bref
Les M&A recrutent à nouveau
en France depuis 2005
Indispensable : une excellente
formation générale
Il faut de l’endurance et une
bonne capacité de négociation
Un métier prestigieux et exigeant, qui ouvre les
portes de nombreux autres secteurs
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« Il convient d’avoir un bon niveau
d’anglais et une excellente formation
générale dans une grande école de
commerce voire d’ingénieurs »
Guy de Brabois, cabinet Robert Walters France
Les Employeurs Systèmes d'Information Comptabilité et Audit Banque et Assurance
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moins huit ans d’expérience et un solide carnet
d’adresses. La phase d’origination comprend une
étape d’évalution financière, « cruciale car elle permet
d’apprendre le B.A.BA du métier », selon les mots d’une
analyste au sein d’une grande banque anglo-saxonne.
La phase d’exécution est plus technique : il s’agit
d’analyser en détail la société cible afin d’estimer le
juste prix de l’opération envisagée, de définir sa structure
optimale (financement inclus) et d’approcher la cible ou
les acquéreurs potentiels. L’une des étapes de la phase
d’exécution consiste à valoriser une entreprise cible ou
à modéliser une opération.
L’analyste junior partage son temps entre l’origination
et l’exécution, cette dernière étant prioritaire dès lors
que la banque est mandatée. Il n’est pas impliqué dans
la relation avec le client mais participe au marketing
en préparant les présentations (pitches) pour les
prospects qui doivent refléter les arguments de la banque
(pourquoi le client doit-il racheter telle entreprise plutôt
que telle autre, comment financer le deal...).
Les M&A ouvrent les portes de nombreux autres secteurs :
par la suite vous pourrez rejoindre un fonds spécialisé
dans les LBO (leverage buy-out), le département M&A
d’une grande entreprise ou encore un hedge fund.
Salaires
Les M&A offrent des salaires élevés, surtout à Londres
où ils atteignent parfois le double des salaires parisiens.
En France, le salaire de base d’un banquier se situe entre
140 et 170 k€ au bout de cinq ans. Par la suite, il peut
grimper jusqu’à 200 k€, accompagné d’une part variable
allant de 200 à 400 k€ pour un managing director voire
pour un VP. Les rémunérations de certains managing
directors peuvent atteindre 1 à 1,5 million d’euros par an.
Compétences
Pour faire un bon banquier M&A, il convient d’avoir « un
bon niveau d’anglais et une excellente formation générale
dans une grande école de commerce voire d’ingénieurs »,
juge Guy de Brabois, consultant du pôle banque
chez Robert Walters France. Autres atouts : un MBA,
une passage dans une grande banque, une expérience
à l’étranger. Et il faut impérativement « savoir faire preuve
d’endurance et avoir de bonnes capacités de négociation
face à des chefs d’entreprises exigeants et qui ont souvent
de fortes personnalités », conclut Guy de Brabois.
Diplômée de l’ESSEC, titulaire d’une maîtrise de sciences
politiques de la Sorbonne, Judith Charpentier travaille comme
analyste chez Morgan Stanley à Paris.
En quoi consiste votre poste actuel ?
Je suis analyste en investment banking et mon métier consiste
à conseiller les entreprises sur leurs opérations stratégiques, ce
qui inclut les acquisitions, fusions et cessions mais aussi les
opérations de marché telles que les introductions en Bourse.
Les projets sont donc très variés et mes tâches aussi : évaluation
de sociétés, élaboration de business plans, analyse des impacts
financiers d’une opération, coordination du travail des différents
conseils impliqués dans une transaction, etc.
Quelles sont les qualités requises ?
C’est un métier très exigeant, qui implique beaucoup de
travail, de motivation et de détermination. Pour réussir en tant
qu’analyste, il faut être rigoureux et… analytique ! Il me semble
également indispensable d’aimer le travail en équipe et d’avoir
une bonne capacité d’adaptation, compte tenu de la variété des
interlocuteurs et du temps que l’on passe avec ses collègues.
Pourquoi avez-vous choisi ce métier ?
L’un de ses aspects les plus intéressants est que l’on participe
aux décisions stratégiques de nos clients. On a un réel impact
car on intervient sur des opérations qui transforment les
entreprises. Nos interlocuteurs sont les directeurs financiers,
les PDG et leurs équipes, ce qui est très gratifiant.
Ce qui m’attirait également, c’est l’environnement, très
international. J’ai fait tous mes stages à Londres, j’ai passé
deux ans à Paris et je pars à New York bientôt pour un an.
Morgan Stanley est une structure flexible et a mis en place
un système de rotation, qui permet aux analystes le souhaitant
de changer d’équipe ou de pays à la fin de chacune de leurs
trois premières années au sein de la société.
Enfin, c’est un environnement où on prend rapidement beaucoup
de responsabilités, où on acquiert vite beaucoup d’autonomie et
où on apprend énormément, compte tenu du niveau d’exigence
très élevé et de la qualité des gens avec qui l’on travaille.
Profil
Judith Charpentier
Analyste
Morgan Stanley
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Les conseils de Judith :
Pour vous faire une idée plus concrète du
métier, allez aux forums organisés par les
écoles sur les métiers de la fi nance.
Quand les banques organisent des
événements, profi tez-en pour rencontrer
des professionnels.
En entretien, il vaut mieux montrer
que l’on a compris un raisonnement plutôt
que de réciter, sans le maîtriser, un passage
d’un livre de fi nance.
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Les départements DCM (debt capital market) et ECM
(equity capital market) des banques d’investissement
aident les entreprises à trouver de l’argent frais via
l’émission d’obligations et de prêts, les augmentations
de capital, l’émission de capital hybride, etc. S’ils sont
moins connus du grand public, les marchés de capitaux
de la dette (DCM) devancent néanmoins les marchés
actions (ECM), tant par leur poids économique que
par les volumes traités.
Tendances
L’année 2006 a été marquée par la reprise des
introductions en Bourse (IPOs, initial public offerings),
qui se faisaient rares depuis 2001. Parallèlement, de
nombreuses opérations ont été menées sur les sociétés
cotées. Dans les banques, les départements concernés
sont en sous-effectifs et recrutent à tour de bras.
Le marché actions est en plein essor. Selon le cabinet
Dealogic, en 2006, le montant brassé par les marchés
actions internationaux a atteint le chiffre record de
762,1 milliards de dollars et le volume des échanges
a augmenté de 27 % par rapport à 2005. Quant aux
marchés de capitaux actions de la zone Europe,
Moyen-Orient et Afrique, ils ont augmenté de 19 %,
en grande partie grâce à l’augmentation du nombre
d’introductions en Bourse (+39 %).
Le marché des capitaux de la dette, qui avait marqué
une pause début 2006, est reparti à la hausse en cours
d’année pour atteindre un volume global d’émissions
de 6 380 milliards de dollars (+7 % par rapport à 2005).
En 2007, la tendance se confirme, avec un volume
d’émissions de 1 820 milliards au premier trimestre.
De quoi être optimiste pour le recrutement, qui bat
son plein depuis quelques années, surtout dans les
métiers de l’origination et de la structuration. « Ils sont
devenus incontournables, indique Denis Marcadet,
directeur du cabinet indépendant de chasseurs de têtes
Vendôme Associés. Dans les années 1990, le trading était
l’un des métiers phares ; dans les années 2000, c’est
la structuration qui est à l’honneur. » Pourquoi ? Parce
que la tendance est à l’élaboration de solutions
personnalisées, de plus en plus complexes.
Principaux acteurs
Les opérations menées sur les marchés DCM et
ECM exigent une certaine taille. Parmi les acteurs,
on trouve donc les grandes banques anglo-saxonnes
(Citigroup, JPMorgan, Goldman Sachs, CSFB, Lehman
Brothers, Barclays Capital), qui cohabitent avec des
établissements français (Société Générale, BNP Paribas,
Natixis, Calyon, Axa IM) et, au-delà, européens (UBS,
Deutsche Bank, Royal Bank of Scotland, Dexia).
Carrières
Le travail de l’originateur est d’identifier les deals en
amont. Il analyse les besoins de financement et les
contraintes puis met en place la transaction pour
son client, qui doit avoir une stature et une notoriété
susceptibles de lui ouvrir les marchés mondiaux de
capitaux. L’originateur est très souvent en déplacement
et a de multiples interlocuteurs : traders, économistes
de marché, agences, collectivités locales, entreprises
publiques, etc. Étant donné l’aspect technique de sa
fonction, c’est plutôt un senior spécialisé dans un
pays ou un secteur d’activité.
Après que l’originateur est parvenu à convaincre une
société de lever des capitaux par le biais d’un produit
financier donné, c’est le structureur qui prend le relais.
Il émet le produit financier : un travail relativement
simple lorsqu’il s’agit d’actions, car il se limite alors
souvent à la répartition entre actions ordinaires et
préférentielles ; la tâche se complique quand il s’agit
de produits complexes combinant plusieurs produits
sous-jacents (actions, obligations, changes, taux,
matières premières…). Le structureur se transforme
alors en chef cuisinier concoctant les mets les plus
exotiques à partir de centaines d’ingrédients.
Après l’origination et la structuration vient la syndication,
qui consiste à vendre le produit financier. Le syndicateur
détermine la meilleure fourchette de prix, évalue
le nombre d’acheteurs potentiels et vérifie que les
documents nécessaires à la vente sont prêts.
Dans ces métiers, les places sont rares pour les jeunes
diplômés. S’il est possible d’accéder en tant que
junior à un poste de structureur, les banques exigent
DCM/ECM
En bref
Les banques recrutent
à tour de bras
Les compétences transversales
sont très appréciées
Les seniors sont mieux placés
que les jeunes diplômés
Des fonctions en plein boom qui requièrent rigueur,
capacité d’analyse… et une bonne expérience
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« Les métiers de l’origination
et de la structuration sont devenus
incontournables »
Denis Marcadet, cabinet Vendôme Associés
Les Employeurs Systèmes d'Information Comptabilité et Audit Banque et Assurance
souvent une première expérience, de préférence liée à
l’opérationnel. « Être structureur nécessite quatre à cinq
ans d’expérience », précise Denis Marcadet. Par ailleurs,
« il ne faut pas avoir peur de bosser 12 heures par jour ! »,
prévient Tanguy Hespel, structureur junior chez Calyon.
Originateur, structureur, syndicateur : trois métiers distincts
mais qui requièrent une formation commune, car ils sont
complémentaires. L’entreprise ne veut pas, par exemple,
d’un originateur qui s’intéresse uniquement à son aspect
de la problématique. De plus, les compétences multiples
sont utiles pour la banque, mais aussi pour les clients.
Salaires
Les spécialistes DCM/ECM sont très bien payés, surtout
lorsqu’ils possèdent des compétences transversales.
Un structureur de produits dérivés peut gagner entre
130 et 300 k€ euros par an. « La base fixe des
rémunérations tend à s’homogénéiser, que ce soit
à Paris ou à Londres. En revanche, la partie variable est
de plus en plus individualisée et importante, selon le
profil et la seniorité », indique Denis Marcadet.
Jusqu’à présent, les recruteurs estimaient que les
spécialistes ECM gagnaient moins que leurs homologues
DCM mais c’est de moins en moins le cas ; d’autant
que certaines banques comme Morgan Stanley, Merrill
Lynch et Lehman Brothers ont décidé de réunir leurs
départements actions et dette.
Compétences
« Seniorité, technicité et approche commerciale sont les
trois piliers de ces métiers », explique Guy de Brabois,
consultant du pôle banque chez Robert Walters France.
Ils exigent beaucoup de rigueur, alliée à un bon esprit
d’analyse. Dans ce secteur, la compétition est forte.
Ce sont les candidats expérimentés, ayant une double
formation en école de commerce et en mathématiques,
qui ont le plus de chances de décrocher un poste.
Et les formations les plus prisées sont les grandes écoles
d’ingénieurs (X, Centrale, Mines) ainsi que les troisièmes
cycles spécialisés en finance.
2 ans 50-60
5 ans 70-90
Responsable d’un pôle structuration 120-130
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Salaires de base en DCM/ECM (en k€)
Expérience Salaire (hors bonus)
Frédéric Gabizon est responsable de l’origination pour les
émetteurs du secteur public en zone euro chez HSBC.
Diplômé de l’IEP Paris (section éco-fi), titulaire d’une double
maîtrise de sciences économiques et de langues étrangères
appliquées (anglais et espagnol), il est par ailleurs diplômé
de la SFAF (Société française des analystes financiers).
Quel a été votre parcours ?
Je suis entré chez HSBC (à l’époque le CCF) début 1986.
J’ai fait l’ensemble de ma carrière au sein de la banque
d’investissement, à différents postes. C’est en 2000, lors du
rachat du CCF par HSBC, que j’ai accédé à mon poste actuel.
Quelles sont les qualités d’un bon originateur ?
L’origination demande une très bonne réactivité, car il faut
sans arrêt être à l’affût des besoins de ses clients en fonction
des opportunités du marché, par définition volatiles. Un bon
originateur doit faire preuve d’une grande persévérance,
voire de mordant, sachant que le secteur est particulièrement
concurrentiel et que certaines opérations ne se concrétisent
qu’après de longs mois de négociations.
C’est par ailleurs un des seuls métiers dans l’univers de la
banque d’investissement où l’on existe à la fois par les opérations
financières que l’on réussit et par celles que l’on rate, puisque
toutes les transactions sont publiques. Il faut donc avoir une
bonne résistance au stress.
Enfin, il faut avoir de grandes qualités commerciales face à
ses clients – dans mon cas les émetteurs du secteur public,
à la fois prestigieux et exigeants, que sont les Trésors des
États, les agences, les entreprises publiques et les collectivités
locales de la zone euro.
Quelle a été votre plus grande satisfaction ?
Un originateur cherche à réaliser une transaction phare, un
deal emblématique qui lui vaudra la reconnaissance du marché.
L’un de mes grands moments a été l’émission de l’OAT 2055
par la France, qui constitue encore aujourd’hui une référence sur
le marché de l’euro. Autre grande satisfaction : l’introduction
sur ce même marché d’un nouvel émetteur, l’Espagne.
Profil
Frédéric Gabizon
Originateur
HSBC
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Les conseils de Frédéric :
Réactivité et persévérance sont les qualités
essentielles pour réussir dans ces métiers.
Il faut aussi maîtriser les langues étrangères,
au moins l’anglais, et aimer les voyages.
Enfi n, il faut avoir le goût du travail en
équipe, car certaines opérations exigent
une collaboration étroite avec les équipes
des produits dérivés.
Traders, brokers, vendeurs (sales) : les métiers en relation
directe avec les salles de marché en font rêver plus d’un.
Mais brasser des millions en quelques minutes n’est pas
de tout repos. Certains préféreront l’analyse financière,
où le calme et la concentration sont des vertus premières.
Tendances
Le recrutement dans les métiers de la vente et du trading
est lié à la croissance. En 2001-2003, les banques
avaient réduit leurs effectifs. Depuis, la forte progression
des Bourses et des marchés de matières premières
a entraîné une vague d’embauches qui se poursuit.
« Nous continuons à recruter sur tous les segments et
toutes les plates-formes. Le rapprochement avec les
produits dérivés a dynamisé les embauches », indique
Patrick Legland, directeur des cash equities au sein de
Société Générale Corporate & Investment Banking.
Le métier d’analyste financier n’échappe pas non plus à
la logique de croissance. Encensé pendant les périodes
d’euphorie, il est montré du doigt lors des faillites
retentissantes, comme l’affaire Enron en 2002. Depuis,
la profession a d’ailleurs du mal à redorer son blason,
au point que les régulateurs nationaux réfléchissent à
de nouveaux « business models » afin que l’analyse
ne soit plus rémunérée en fonction des performances.
En attendant d’y voir plus clair, certains analystes se
rapprochent du trading, d’autres se dirigent vers les
sociétés de gestion ou les hedge funds.
Signe des temps, l’analyse ISR (investissement
socialement responsable), encore méconnue, pourrait
se développer ces prochaines années : au moins deux
tiers des banques et des sociétés de gestion françaises
ont mis en place des équipes dédiées.
Principaux acteurs
Les acteurs ne sont pas les mêmes selon que l’on a
affaire à des grandes valeurs boursières (large caps) ou
à des valeurs moyennes (mid caps). Sur le segment des
mid caps, les acteurs nationaux indépendants se taillent
la part du lion. Sur celui des large caps, les grands
groupes anglo-saxons sont en tête, loin devant les
grandes banques françaises, si bien que ces dernières
s’associent pour mieux résister. Ainsi, début 2007, la
Société Générale et Calyon sont entrées en négociation
pour fusionner leurs activités de courtage de dérivés aux
États-Unis, respectivement nichées au sein de Fimat et
Calyon Financial. Si elle aboutit, cette fusion permettra
de créer le numéro trois de ce secteur outre-Atlantique.
Carrières
Le jeune diplômé débute souvent sa carrière comme
analyste financier, assistant trader, chargé d’études
financières ou ingénieur de marché.
Attention, ne pas confondre vendeur et trader !
Le vendeur et le trader travaillent en étroite collaboration
mais leurs tâches sont distinctes. Les traders, chargés
d’investir sur le marché, passent leurs journées les
yeux rivés sur les terminaux d’informations financières
(Bloomberg, Reuters). Les vendeurs, eux, consacrent
une grande partie de leur temps à téléphoner aux
clients. « Le vendeur est l’intermédiaire entre le client de
la salle de marché et le trader, indique Jérémy Samama,
vendeur junior sur les dérivés de taux chez Dresdner
Kleinwort à Paris. Il entretient des relations commerciales
au quotidien. Présenter à ses clients des produits
développés par la banque est une partie importante de
sa mission. Si, à un moment donné, le client est intéressé,
le vendeur appelle le trader pour actualiser le prix en
fonction de l’état du marché et réaliser l’opération. Même
si des exceptions peuvent contredire la règle, il n’y a pas
beaucoup de passerelles entre les métiers de traders et
de vendeurs sur dérivés. »
Sur les autres produits, les mouvements sont plus
fréquents. « Les personnes évoluent en permanence d’un
métier à l’autre, d’un pays à l’autre, et nous encourageons
la mobilité, aussi bien fonctionnelle que géographique »,
indique Patrick Legland.
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1 Kepler Equities 103
2 Exane BNP Paribas 124
3 Gilbert Dupont 103
4 Oddo Securities 163
5 Fortis Bank 77
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Classement des bureaux d’analyse selon la qualité de
leurs recommandations (small et mid caps), France 2006
Rang Bureaux Nb de recommandations
Vente, trading, recherche
En bref
Les recrutements dépendent de
la croissance, sauf pour l’analyse
Vendeurs et traders ont des
rôles complémentaires
Plus le produit est complexe,
plus les bonus sont importants
Vendeurs, traders et analystes : trois métiers
complémentaires mais distincts
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« Nous recrutons sur tous les
segments et toutes les plates-formes »
Patrick Legland, Société Générale Corporate & Investment Banking
Les Employeurs Systèmes d'Information Comptabilité et Audit Banque et Assurance
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Just going with a name. Going where you’ll
make a name for yourself.
- Investment Banking
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Gaselys est une société de trading d’énergie, filiale des groupes Gaz de France et Société Générale.
Gaselys intervient sur les marchés physiques et dérivés de l’énergie en Europe : gaz, électricité, pétrole et produits raffinés,
quotas de CO
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, charbon. En s’appuyant sur son activité de trading, Gaselys propose aux grands comptes industriels,
aux distributeurs d’énergie et aux producteurs indépendants de gaz ou d’électricité un accès aux marchés de gros, des produits
de gestion des risques liés aux prix de l’énergie, ainsi que des solutions d’optimisation d’actifs (actifs physiques, contrats
d’achat ou de vente...). Gaselys se situe parmi les premiers intervenants sur les hubs gaziers européens (NBP, Zeebrugge,
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L’énergie est notre avenir, économisons-la !
De son côté, l’analyste financier produit des rapports
sur les tendances des marchés financiers, sur l’évolution
des perspectives sectorielles ou encore sur l’actualité
financière des sociétés cotées ou émettrices de dette
de marché (analyse crédit). Ces rapports sont ensuite
transmis aux clients et doivent les aider à prendre leurs
décisions d’investissement. Les principaux interlocuteurs
de l’analyste financier sont les traders, mais ils sont
également sollicités par les vendeurs, qui cherchent
à suggérer à leurs clients de nouvelles stratégies
d’investissement. Les analystes sont aussi amenés à
communiquer avec les clients, notamment avec les hedge
funds, particulièrement exigeants et qui tendent à occuper
une part croissante de leur temps de travail.
Salaires
Pour ces trois métiers, les rémunérations de base
sont relativement homogènes. La partie variable pèse
souvent beaucoup plus que le salaire de base, qui oscille
généralement entre 80 k€ et 120 k€ euros par an pour des
profils déjà expérimentés.
Les traders touchent les plus gros bonus, en fonction
de leurs performances et de la complexité du produit.
Un bonus peut dépasser le million d’euros. Il n’est pas
rare que certains traders vedettes gagnent plus d’argent
que les dirigeants des établissements où ils opèrent.
Les banques anglo-saxonnes sont réputées verser les
plus gros salaires, Goldman Sachs en tête. Si certaines
adoptent des logiques purement méritocratiques, d’autres
se réfèrent aux objectifs des équipes, à la fois globaux et
par produit. ll est donc difficile de donner des moyennes.
Compétences
De niveau bac+5, diplômé de l’enseignement supérieur
(école de commerce ou d’ingénieurs, université),
le trader doit fait preuve au quotidien de dynamisme,
de réactivité et de rigueur. Face à des produits financiers
de plus en plus complexes, il maîtrise parfaitement les
mathématiques. Les rôles du vendeur (sales) et du
trader sont complémentaires. En effet, l’équipe de vente
s’appuie sur le trading qui produit les prix et gère le
risque. Sales et trader juniors doivent tous deux avoir une
expérience significative (long stage) dans le domaine
financier. Sales et trader seniors auront une expérience
réussie d’au moins cinq ans. L’anglais courant est de
mise, une deuxième langue est appréciée.
Titulaire d’une maîtrise des sciences de gestion (filière finance)
de l’Université Paris Dauphine, Stéphanie Lefebvre est
responsable de l’analyse financière au sein de la société
de bourse Gilbert Dupont, filiale du Crédit du Nord spécialisée
dans les les small et mid caps françaises.
En quoi consiste votre travail ?
Je manage une équipe de dix analystes financiers, chacun
ayant en charge le suivi de quinze à vingt valeurs pour lesquelles
ils doivent se forger une « opinion » boursière selon l’une des
quatre grandes lignes suivantes : acheter, accumuler, alléger ou
vendre. Ils se font cette opinion à partir de plusieurs éléments :
l’analyse des comptes historiques et prévisionnels de la société,
une évaluation destinée à déterminer un objectif de cours, leurs
contacts avec le management de la société en question, etc.
Parallèlement, j’ai choisi de suivre moi-même quelques valeurs
du secteur média afin de pouvoir rester au cœur du métier
d’analyste financier.
Quelles sont les qualités requises pour ce métier ?
Il faut avant tout être curieux, mais aussi et surtout avoir un esprit
synthétique et critique, aimer jongler avec les chiffres (pour
l’étude des comptes) et rédiger (car l’analyste doit régulièrement
produire des études, des notes, etc.). En outre, un analyste
financier doit avoir des qualités commerciales pour vendre ses
idées d’achat ou de vente, dans un premier temps aux vendeurs
de sa société de Bourse (dans mon cas il s’agit de Gilbert
Dupont) et dans un second temps aux clients institutionnels.
Pourquoi avez-vous choisi cette voie ?
C’est un métier formidablement riche ! À la fin de ma maîtrise
des sciences de gestion à Dauphine, l’analyse financière, que
j’avais étudiée, me semblait être la matière la plus concrète. Je
suis entrée en contrat à durée déterminée dans une société de
Bourse il y a dix-sept ans. Par la suite, j’ai eu l’occasion d’exercer
mon métier dans une société de Bourse plus importante, où j’ai
pu accéder à des responsabilités de management.
Profil
Stéphanie Lefebvre
Analyste
Gilbert Dupont
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Suite de l’article p. 20
Les conseils de Stéphanie :
Apprendre à parler anglais est
absolument indispensable !
Je conseille aussi aux jeunes diplômés
de multiplier les stages dans diff érents
métiers et structures.
Également utile : une expérience à
l’étranger, pendant ses études ou en
tant que stagiaire.
www.efinancialcareers.fr/jeunes_diplomes
Vous avez lu le guide ? A vous de jouer !
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Titrisation, syndication de crédit, financement
d’acquisitions : autant de services proposés par les
banques aux entreprises. Le crédit syndiqué est
considéré comme un produit d’appel, tandis que d’autres
prestations sont perçues comme plus sophistiquées.
C’est le cas du financement d’actifs, du financement à
l’exportation (trade finance) et de la titrisation (qui permet
aux entreprises de s’assurer le financement immédiat
de recettes commerciales futures).
Tendances
Les crédits syndiqués représentent une grosse part
des emprunts bancaires. La syndication s’est
développée dans le domaine des financements
généraux mais couvre aussi le financement de projets
(dans les domaines du commerce international, des
matières premières, de l’immobilier, etc.). Compte tenu
de la concentration que connaît le secteur bancaire
et de la hausse continue des montants moyens des
financements montés, le marché primaire (marché
de l’émission) s’est doublé il y a plusieurs années d’un
marché secondaire (marché de la négociation des
valeurs émises sur le marché primaire), dont l’activité
fait dorénavant partie de la syndication de crédits.
L’activité du département leverage finance a été
boostée par la multiplication des LBO (leverage buy-outs).
« Les opérations sont de plus en plus grosses. Au niveau
européen, les fonds disposent de 25 à 35 milliards d’euros
pour les acquisitions, soit près de 100 milliards d’euros
si l’on tient compte de l’effet de levier. Un potentiel
considérable ! », indique Jacques Pochon, responsable
du leverage finance France chez Calyon. Enfin, le poste
d’analyste de crédit est également en plein boom.
Principaux acteurs
BNP Paribas, SG CIB, Calyon et la dernière-née, Natixis,
créée fin 2006 : les banques françaises universelles
dominent. Mais depuis quelques années, les banques
anglo-saxonnes, notamment JPMorgan, se montrent
particulièrement offensives sur le marché français.
Carrières
Le métier de base consiste à analyser la qualité de crédit
des entreprises clientes. L’analyste crédit, qui gère des
dossiers importants et délicats, doit analyser, secteur par
secteur, la santé et la valeur des entreprises, cotées ou
pas. Il réalise des études financières prévisionnelles et
fournit aux différents acteurs des salles de marché des
informations sur une entreprise, un titre boursier ou la
valeur d’un placement. Ce poste requiert de l’expérience,
si bien que le junior ne s’occupera que de petits projets
ou ne sera mis à contribution que comme expert
ponctuel. L’analyste expérimenté pourra évoluer vers
l’analyse de projets en banque d’affaires, vers la direction
d’une agence en banque de détail ou vers la gestion de
trésorerie (qui va des opérations de couverture de taux et
de change à la gestion des moyens de paiement).
Salaires
« Pour les seniors qui assurent les opérations
d’ingénierie financière pour une clientèle de grands
comptes, le salaire moyen va de 200 à 280 k€. Le bonus
a augmenté par rapport à 2006 et se situe désormais
dans une fourchette de 185 à 245 k€ », indique
Thierry Carlier-Lacour, directeur associé du cabinet
de recrutement Humblot-Grant Alexander. Mais pour
atteindre ce niveau de responsabilités, il faut patienter
vingt ans et les places sont extrêmement rares.
Responsable en financement de projet ou en
financement structuré, vous gagnerez, après dix ans,
plus de 120 k€ plus 30 % de bonus minimum. En
financement structuré, les juniors se contenteront de 35
à 40 k€ annuels. Le salaire d’un analyste crédit débutant
va de 28 à 42 k€, celui d’un senior jusqu’à 70 k€.
Compétences
Mieux vaut avoir de bonnes compétences en
mathématiques financières et être parfaitement au
courant des techniques de calcul de ratios et des
normes IFRS (international financial reporting standards),
pour pouvoir dégager des indices fiables et significatifs.
En plus de solides connaissances générales (en fiscalité
des entreprises, en analyse comptable, etc.), il faut
également posséder d’excellentes qualités relationnelles.
Banque de financement
En bref
Le leverage finance a été boosté
par la multiplication des LBO
Pour les juniors, les débouchés
se situent en analyse crédit
Il faut être à l’aise avec les
chiffres et avec les gens
Autant de prestations financières que de
professionnels pointus, au service des entreprises
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« Les opérations de LBO sont
de plus en plus grosses. Au niveau
européen, les fonds disposent
d’un potentiel considérable »
Jacques Pochon, Calyon
Les Employeurs Systèmes d'Information Comptabilité et Audit Banque et Assurance
CIFF10_Banque de financement.ind1 1 14/08/2007 17:05:52
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45, rue Saint-Dominique
75007 Paris France
T : 01 58 32 30 00
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Devenir gestionnaire de fonds, c’est choisir la tortue
plutôt que le lièvre. Il faut penser à long terme, car les
sommes collectées proviennent des fonds de pension
et des compagnies d’assurances. La question brûlante
du financement des retraites explique le développement
des sociétés de gestion, qui traitent deux types de fonds :
les fonds passifs et les fonds actifs. La gestion de fonds
passifs consiste à acheter des titres sélectionnés pour
être conservés sur une longue période. En gestion de
fonds actifs, il s’agit d’arbitrer entre les titres en fonction
des avantages que l’on peut en tirer.
La gestion d’actifs touche de nombreux supports
(actions, obligations, immobilier, matières premières…)
et se rapproche, dans ses techniques, de la gestion
alternative. Les sociétés de gestion se développent
autour de plusieurs fonds. La croissance de leur activité
s’explique souvent par une forte prise de risque,
mais aussi par la présence de nombreuses liquidités.
Tendances
La France occupe une position de leader en Europe
avec près de 22 % des parts de marché, devant
le Royaume-Uni (18 %) et l’Allemagne (17 %). Le
Luxembourg ne pèse que 3 % mais un quart des fonds
y sont domiciliés. Selon l’Association française de la
gestion financière (AFG), en 2006, « le marché français
de la gestion pour compte de tiers a progressé d’environ
15 % ». L’année s’est soldée par une collecte record
de 123 milliards d’euros, contre 59 milliards en 2005.
Toujours selon l’AFG, « les fonds de retraite par
capitalisation, véritable carburant des fonds
d’investissement dans les pays anglo-saxons, devraient
permettre à la gestion institutionnelle de poursuivre
son développement en France. En croissance depuis
une dizaine d’années, le ratio OPCVM / PIB est l’un
des plus élevés parmi les pays où la gestion collective
joue un grand rôle. » Ce qui fait des acteurs du secteur
le premier investisseur de l’Hexagone. Côté emploi,
des tensions se font jour. En 2007, l’offre semble
supérieure à la demande, une tendance confirmée par
le cabinet de recrutement Michael Page. Les profils les
plus recherchés sont les ingénieurs. Mais la fonction
commerciale prend de l’importance au sein des sociétés
de gestion, obligées d’améliorer leur offre face au grand
enjeu actuel, celui de la réglementation. « La dimension
de conformité devient fondamentale, souligne Daniel
Pion, associé au cabinet Deloitte. La gestion d’actifs
est de plus en plus sophistiquée et les institutionnels
de plus en plus exigeants. »
Principaux acteurs
La liste est longue. La plupart des grands établissements
disposent d’une structure d’asset management. Parmi
les acteurs à forte croissance, citons UBS, Allianz, Axa,
Crédit Agricole, Crédit Suisse, Deutsche Bank, Fidelity
International, Goldman Sachs, Merrill Lynch, Société
Générale, HSBC, Neuflize et Groupama.
Carrière
La gestion de fonds reste le métier emblématique
du secteur. Hier, elle consistait à identifier et analyser
les produits, à rassurer les clients existants et à en
convaincre de nouveaux. Aujourd’hui, le gérant de fonds
s’est spécialisé dans un secteur, une région ou un type
d’actifs. Il ne s’occupe plus de l’analyse des valeurs ni
de la relation clients. Son rôle est d’arbitrer entre des
valeurs à partir des recommandations des analystes.
La fonction d’analyste reste centrale, malgré les
reproches essuyés par la profession au début des
années 2000, quand certaines études ont été critiquées
pour leur manque d’objectivité. Depuis, des codes de
bonne conduite ont été introduits. L’analyste, qui doit
aider le gérant de fonds à prendre les bonnes décisions,
s’est lui aussi spécialisé. Et il n’est pas rare qu’une
société de gestion ayant ses propres analystes fasse
également appel à l’expertise d’une ou de plusieurs
banques d’affaires.
La conquête de nouveaux clients échoit désormais
à des départements ad hoc. Des fonctions commerciales
et marketing se sont dévelopées, surtout depuis la
mise en place de la stratégie dite d’architecture ouverte.
Celle-ci consiste à ne pas limiter l’accès à un fonds aux
seuls clients de l’établissement. « À côté de notre propre
réseau, l’équipe commerciale tisse des liens avec les
assureurs, les banques, les entreprises, les conseillers
Gestion d’actifs
En bref
La France est leader
en Europe
Des métiers de plus
en plus spécialisés
Gérants de fonds : beaucoup
de candidats, peu d’élus
Un secteur très dynamique, boosté par le
défi du financement des retraites
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« La gestion d’actifs est de plus en
plus sophistiquée et les institutionnels
de plus en plus exigeants »
Daniel Pion, Deloitte
>
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en gestion de patrimoine indépendants, les autres
sociétés de gestion et les banques privées », explique
Jean-Marie Feron, directeur du développement de
Barclays Asset Management. Les commerciaux
participent activement au développement de nouveaux
produits en relayant auprès du marketing les besoins
exprimés par leur contacts.
« La gestion d’actifs offre des possibilités d’évolution et
sait reconnaître les talents, estime pour sa part Françoise
Toussaint, responsable des ressources humaines chez
Groupama Asset Management. Nous facilitons la mobilité
entre les métiers afin de permettre aux personnes de se
construire un parcours au sein de l’entreprise. »
Salaires
Comparée à la banque d’investissement, la gestion
d’actifs n’est guère généreuse, surtout au regard de
la disponibilité et de l’engagement requis. En banque
d’investissement, la part variable représente parfois
300 % de la part stable du revenu, mais en gestion
d’actifs, elle ne dépasse pas 50 % du fixe. Cela dit,
les salaires progressent.
Compétences
La gestion d’actifs exige de développer un bon réseau
de relations, d’aimer l’investigation, d’être à l’écoute et
d’apprécier le travail en équipe. Attention, le nombre de
gérants reste limité ! Il y a beaucoup de candidats et
peu d’élus. De plus, le métier n’est plus aussi autonome
qu’avant, ce qui lui enlève un peu de son charme. Tout
se décide en équipe. Les métiers du secteur nécessitent
de connaître sur le bout des doigts les valeurs et les
réflexes des marchés financiers, car « le travail des
analystes, des gérants et des analystes gérants est de
chercher des valeurs qui vont faire mieux que l’indice de
référence », précise Jean-Marie Feron. Quelle que soit
votre formation initiale – école de commerce, université,
Sciences Po – , complétez-la par un diplôme de la SFAF
(Société française des analystes financiers) ou par un
CFA (certificate in financial accounting).
Diplômée de l’ENSAE et de Sciences Po Paris, Nathalie Batt
est en charge de l’ingénierie produits à La Banque Postale
Asset Management. Depuis fin 2005, elle est directrice adjointe
au directeur du développement.
Qu’est-ce qui a présidé au choix de vos études ?
J’avais un goût prononcé pour les maths mais je ne voulais
pas m’enfermer dans un domaine trop spécialisé. L’ENSAE m’a
semblé le bon choix. Puis j’ai eu envie d’aborder l’économie
sous un angle plus littéraire et j’ai intégré Sciences Po
parallèlement à ma dernière année à l’ENSAE.
Comment vous est venu le goût de l’ingénierie financière ?
Après des stages aux AGF, au CCF (aujourd’hui Sinopia
Asset Management) et à la Banque du Phénix, j’ai choisi un
premier poste qui me permettait d’observer les métiers de la
finance : je suis devenue chargée d’études front-office au sein
de la compagnie d’assurance-vie Cardif, filiale de la Compagnie
Bancaire. Les différents postes que j’y ai occupé ont répondu
à mon goût de la polyvalence. En 1999, lors du rapprochement
avec la BNP, j’ai rejoint Sogéposte (devenu depuis La Banque
Postale Asset Management) en tant que responsable de
l’offre produits.
En quoi consiste votre fonction d’adjointe au
directeur du développement ?
La direction du développement, qui emploie dix-huit personnes,
englobe l’activité d’ingénierie produits et de sélection de fonds,
mais également l’activité commerciale auprès de la clientèle
des institutionnels et des corporates ainsi que l’ingénierie
commerciale auprès des équipes commerciales du réseau.
Je participe au développement de l’ensemble de ses activités,
tout en demeurant plus particulièrement en charge de la définition
et de la création de l’offre de produits financiers, tant pour les
particuliers que pour les institutionnels. Ils peuvent prendre la
forme de produits de gestion collective ou de fonds dédiés,
répondant aux besoins spécifiques des clients institutionnels.
Ces produits font appel à toutes les classes d’actifs et peuvent
s’appuyer sur diverses techniques de gestion (gestion
fondamentale, gestion quantitative, gestion structurée).
Profil
Nathalie Batt
Adjointe au directeur du développement
La Banque Postale Asset Management
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Gérant 60-80 k€ 70-110 k€ 90-180 k€ 120-200 k€
Analyste 60-80 k€ 80-100 k€ 100-150 k€ 150-200 k€
Commercial 60-80 k€ 70-100 k€ 100-150 k€ 150-200 k€
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7 Salaires de base des principaux métiers en gestion d’actifs
Fonction 3 à 5 ans 5 à 7 ans 7 à 11 ans + 11ans
Suite de l’article p. 26
Les conseils de Nathalie :
Optez pour un premier poste généraliste
et spécialisez-vous ensuite dans un
domaine choisi en connaissance de cause.
N’hésitez pas à élargir le champ
de votre expérience.
Mettez votre expertise théorique au
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à votre formation d’origine.
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La gestion alternative suscite toujours autant d’intérêt.
Son succès n’est pas dû à un simple effet de mode.
L’AMF (Autorité des marchés financiers) la définit comme
une gestion déconnectée des marchés financiers,
dépendant uniquement de la stratégie mise en œuvre en
vue de réaliser une performance dite absolue. « Durant
la crise de début 2000, la gestion alternative a offert des
performances décorrélées des marchés actions, aux
alentours de +10 % pour les meilleurs fonds, en utilisant
les techniques d’effet levier ou de vente à découvert »,
analyse Aurélien Lafaye, directeur du développement
de Multiratings, société d’informations financières sur
la gestion d’actifs.
La gestion alternative ne se résume pas aux hedge
funds. On peut aussi y inclure les fonds qui s’intéressent
aux matières premières, la multigestion, les fonds de
fonds et les produits dérivés. Elle est basée sur trois
types de démarches : le « short selling » (anticipation
des mouvements baissiers sur les valeurs), le « global
macro » (anticipation des mouvements baissiers
des places financières et des grands indicateurs
économiques) et le « event driven » (qui consiste à tirer
le meilleur parti d’opérations financières comme les
fusions & acquisitions et les faillites).
Tendances
Les hedge funds forment la partie la plus connue et la
plus importante de la gestion alternative et aussi celle
qui fait le plus peur. Au premier trimestre 2007, ces
fonds spéculatifs brassaient quelque 1 568 milliards de
dollars à travers le monde, dont 60 milliards d’argent
frais levés en moins de trois mois. Les banques centrales
suivent de près les comportements des hedge funds.
Les régulateurs estiment que leurs stratégies sont trop
similaires d’un fond à l’autre, ce qui augmente les
risques. La presse économique se fait régulièrement
l’écho des échecs, comme celui d’UBS avec sa
filiale Dillon Read Capital Management, qui a perdu
150 millions de dollars au premier trimestre 2007.
La gestion alternative se démocratise. Auparavant
réservée à quelques initiés fortunés, elle propose
aujourd’hui des produits aux institutionnels, aux
banques et aux particuliers. En France, la législation
s’est assouplie, accordant plus d’indépendance au
secteur. Mais d’importants blocages demeurent du côté
de la demande : la gestion alternative ne représente que
10 % de la gestion d’actifs, contre 30 % aux États-Unis.
Principaux acteurs
Difficile d’établir une liste fiable : les premiers aujourd’hui
seront peut-être les derniers demain ! En 2007, le top 5
établi par Alpha Magazine n’a rien à voir avec celui de
2006 (voir tableau). Un secteur extrêmement divers, donc
un vivier d’emplois. Les grands établissements bancaires
ne sont pas en reste et recrutent eux aussi.
Carrières
De l’analyste au structureur de produits en passant par
le trader et le technico-commercial, les métiers de la
gestion alternative diffèrent peu de ceux de la gestion
d’actifs. « La fonction commerciale est très recherchée
en ce moment pour informer les clients sur les produits »,
explique Aurélien Lafaye. Peter Dolan, consultant associé
au cabinet Alexander Hugues, précise : « Il faut pouvoir
expliquer de manière claire aux clients ce qu’est la
gestion alternative, ses risques et ce qu’elle implique pour
les portefeuilles. »
La grande diversité des fonds signifie qu’il y a de
nombreuses possibilités d’évolution, qui dépendent
de la taille des sociétés. Pour Benjamin Louvet, directeur
général de la société de gestion Prim Alternative, « dans
les grands groupes, les personnes sont forcément
spécialisées et travaillent sur des produits de masse.
Dans une petite structure, il y a plus de réactivité. Chacun
a sa spécialité mais participe aussi au développement
global. Il y a plus de passerelles. Une personne
polyvalente peut ainsi toucher à différents métiers ».
Gestion alternative
En bref
La gestion alternative ne se
résume pas aux hedge funds
Des métiers similaires à ceux
de la gestion d’actifs
Parmi les qualités requises :
mental fort, dialogue et ouverture
Des métiers en perpétuelle évolution, pour lesquels
l’offre d’emplois dépasse souvent la demande
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« Dans une petite structure, il y a plus
de réactivité. Une personne polyvalente
peut toucher à différents métiers »
Benjamin Louvet, Prim Alternative
1. Caxton Associates 1. JPMorgan Asset Mgmt
2. GLG Partners 2. Goldman Sachs Asset Mgmt
3. Citigroup Alternative Inv 3. Bridgewater Associates
4. Farallon Capital Mgmt 4. D.E. Shaw Group
5. Citadel Investment Group 5. Farallon Capital Mgmt
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Le top 5 des hedge funds établi par Alpha Magazine
En 2006 En 2007
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Les Employeurs Systèmes d'Information Comptabilité et Audit Banque et Assurance
(
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GROUPE ADI
La gestion alternative
au cœur de nos métiers
Incubation
Gestion alternative
directe
Multigestion
alternative
IDENTIFICATION ET
ACCOMPAGNEMENT
DE NOUVEAUX GÉRANTS
217 MEUR 5 531 MEUR 554 MEUR
GESTION DIRECTE DE STRATÉGIES
ALTERNATIVES À LA GESTION
TRADITIONNELLE
SELECTION ET GESTION
DE FONDS DE HEDGE FUNDS
Multimanagement
4 fonds ouverts - 7 fonds dédiés
745 MEUR
15 fonds 4 fonds 6 fonds
L'activité de multimanagement permet aujourd'hui au groupe ADI de proposer
les solutions d'assemblage les plus adaptées aux objectifs des investisseurs
ADI élue "meilleure équipe de gestion"
par les investisseurs institutionnels
en catégorie "fonds alternatifs"
aux TALENTS DE LA GESTION 2007 organisés par MultiRatings et le groupe Euronext.
(
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financiers les plus utilisés
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La place de marché de l'emploi en finance
Alors, grand groupe ou petite structure ? À vous de choisir
selon votre caractère et vos envies. Sachez, par ailleurs,
que la plupart des gérants de fonds alternatifs sont des
anciens gérants de fonds classiques qui ont pris leur
indépendance. Enfin, à garder en tête, il y a plus d’offres
d’emploi que de candidats.
Salaires
La rémunération repose avant tout sur la performance des
fonds. Selon Alpha Magazine, les directeurs des vingt-cinq
meilleurs hedge funds ont perçu, en 2006, l’équivalent
du PIB de la Jordanie, soit 11 milliards d’euros. Certains
auraient même empoché plus de 800 millions d’euros
en un an ! Mais ne rêvez pas. En tant que junior, votre
salaire sera moins flamboyant. Il avoisinera 60 k€ pour un
structureur, par exemple. Comme le marché de l’emploi
est tendu, la rémunération grimpe rapidement après
quelques mois d’expérience.
Compétences
« Le background des ingénieurs en fait les mieux outillés »,
estime Peter Dolan, car il faut maîtriser à la perfection les
mathématiques appliquées à la finance. Si vous excellez
en économétrie et que vous pouvez vous targuer du titre
d’analyste certifié en investissement alternatif (CAIA),
proposé notamment par l’EDHEC, votre voie est toute
tracée. Si vous êtes moins technique mais compétent en
finance, vous avez également votre place. Et les fonctions
commerciales sont de plus en plus demandées. « Les
équipes sont diversifiées pour pouvoir répondre à tous les
problèmes, notamment juridiques », témoigne Françoise
Toussaint, responsable des ressources humaines chez
Groupama Asset Management.
La gestion alternative évolue constamment et il n’existe
pas de brevet. Un nouveau produit est copié trois mois
à peine après sa mise sur le marché. Les sociétés de
gestion se pencheront sur vos capacités analytiques,
sur vos compétences techniques et sur votre personnalité.
Apportez-leur la preuve de votre curiosité pour les
marchés financiers, les produits structurés et la gestion
active et passive. Elles attendent aussi de vous créativité
et capacité d’adaptation. Votre capacité à communiquer
et à travailler en équipe compte également. « La gestion
alternative exige un mental fort, le sens du dialogue et un
esprit d’ouverture », résume Peter Dolan. Il va sans dire
qu’une parfaite maîtrise de l’anglais s’impose.
Alexandre Rampa est diplômé d’HEC Lausanne mention
management finance et CAIA. Depuis janvier 2006, il est analyste
gérant au sein de 3A, société de gestion basée à Genève,
spécialisée dans les hedge funds et membre du Groupe Syz&Co.
Qu’est-ce qui vous à amené à la finance ?
J’ai procédé par élimination. Je ne voulais pas faire lettres
ou médecine ! L’aspect dynamique des métiers financiers
semblait mieux correspondre à ma personnalité.
Pourquoi avez-vous choisi les hedge fund?
En 1997, j’ai fait un premier stage à la Banque Privée Edmond
de Rothschild, à Genève, dans le département des fonds
de placement. À l’époque on parlait encore peu de gestion
alternative et j’ai eu la chance d’écrire un mémoire sur le sujet.
J’ai enchaîné avec un second stage à Paris, chez ABN Amro,
en gestion privée. J’hésitais entre les deux domaines, mais
la gestion privée demandait plus d’expérience et un carnet
d’adresses. Je me suis donc dirigé vers les hedge funds.
Quel est le quotidien d’un analyste gérant ?
Je rencontre régulièrement des gérants pour me faire une idée
de leurs comportements, de leurs stratégies et des risques
qu’ils prennent. Puis je détermine si leurs fonds va créer de la
valeur supplémentaire par rapport à ceux que j’ai déjà retenus.
Pour construire un portefeuille équilibré et respectant le mandat
de gestion, il faut sélectionner de bons gérants et trouver le
meilleur mix de stratégies. Je suis amené à me déplacer très
souvent, notamment à New York, La Mecque des hedge funds.
Qu’est-ce qui vous plait dans votre métier ?
Il nécessite de se remettre en cause en permanence et de se
mobiliser intellectuellement. Il faut être capable d’assembler
de nombreux éléments, qualitatifs et quantitatifs, pour juger de
la valeur d’un produit. La décision finale tient souvent au bon
jugement de l’analyste, qui ne s’acquiert qu’avec l’expérience.
Et derrière les chiffres se trouvent des personnes. L’aspect
relationnel est très important. Les hedge funds sont un monde
en constante évolution, qui se réinvente sans cesse afin
d’exploiter de nouvelles opportunités.
Profil
Alexandre Rampa
Analyste gérant hedge funds
3A (Groupe Syz&Co)
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Suite de l’article p. 30
Les conseils d’Alexandre :
Pour réussir en gestion alternative,
il faut être technique et savoir se
remettre en question.
Quand vous rencontrez un gérant de
fonds, imposez-vous. Si vous vous faites
manger, votre analyse sera biaisée.
La gestion alternative est très liée à
ce qui se passe sur les marchés et dans
les entreprises. Il faut être curieux,
s’intéresser à ces domaines.
Le terme de private equity désigne les investissements
dans les sociétés non cotées en Bourse. S’il s’agit de
financer la croissance accélérée d’une société à un
stade de développement précoce, on parle de capital-
risque. Si cet investissement entraîne un changement de
propriétaires et touche une société ayant une certaine
maturité, on est en présence d’un LBO (leverage buyout).
Tendances
Selon une étude publiée fin 2006 par l’EVCA
(Association européenne du capital-investissement)
et le cabinet d’audit KPMG, l’environnement fiscal et
réglementaire est devenu en trois ans plus favorable
au capital-investissement en France qu’au Royaume-
Uni. Plusieurs initiatives ont été prises, notamment le
lancement de France Investissement, un dispositif
de financement des PME reposant sur un partenariat
public-privé et doté de trois milliards d’euros sur six ans.
L’ESSEC vient de créer une chaire de private equity.
Du côté des LBOs, l’activité est au beau fixe. En
Europe les transactions devraient totaliser 200 milliards
d’euros en 2007, après les 48 milliards enregistrés au
premier trimestre de l’année (baromètre Incisive Media/
Candover). Au premier trimestre 2007, avec 6,7 milliards
d’euros, le marché français est en hausse de 51 %.
Principaux acteurs
Ils sont référencés par l’AFIC (Association des
investisseurs en capital). Parmi les plus actifs, citons
Apax Partners, Axa Private Equity, 3i France, LBO
France, Chequers Capital et European Capital.
Carrières
Les juniors sont chargés, en tant qu’analystes,
d’examiner les comptes des sociétés cibles, ce qui
demande des compétences en modélisation financière.
Si le résultat de leurs études se révèle prometteur et
que la transaction se concrétise, il n’est pas rare qu’ils
soient mis à contribution lors de la phase d’exécution. Au
niveau senior, on trouve les directeurs d’investissement,
qui génèrent les transactions et négocient les contrats.
Souvent associés du fonds, ils perçoivent une part de la
plus-value réalisée entre l’investissement et la revente.
Les fonds levés sont investis au maximum dix ans.
A terme, le fonds doit solder ses positions pour reverser
le rendement attendu aux investisseurs institutionnels.
Salaires
Difficile d’établir une moyenne ! Les salaires des
relationship managers sont assortis d’un bonus qui
peut avoisiner 70 k€ après huit à dix ans d’expérience.
« Pour les seniors, les rémunérations fixes ont évolué
et se situent désormais entre 130 et 145 k€ (contre
100-120 k€ en 2006), la partie variable pouvant atteindre
68 % du salaire de base en moyenne », indique
Thierry Carlier-Lacour, directeur associé du cabinet
de recrutement Humblot-Grant Alexander. Les juniors
débutent avec 75 k€ et un bonus plutôt modeste
comparé à celui de leurs aînés.
Compétences
Sachez d’abord que les postes sont très rares. Mais
« plusieurs sociétés de private equity tentent d’élargir
leur recrutement à la base, en embauchant plutôt des
juniors ayant deux ou trois ans d’expérience dans l’audit
ou les fusions & acquisitions », note Renaud Prodel,
président du cabinet de recrutement Hoffman & Baretti.
Il va sans dire que l’excellence est de rigueur. Les
polytechniciens sont légion dans les grands fonds,
mais un passage par une grande école de commerce
est également apprécié. Le must ? Entretenir des
relations privilégiées avec des directeurs d’entreprise,
car les directeurs d’investissement siègent souvent
dans les conseils d’administration des sociétés sur
lesquelles ils ont misé.
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Private equity
En bref
En France, l’environnement est
favorable au capital-risque
Polytechnique ou grande école
de commerce sont de rigueur
Les sociétés commencent à
élargir leur recrutement à la base
Les opérations se multiplient dans cette branche qui
s’ouvre tout doucement aux juniors
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« Pour les seniors, les rémunérations
fixes se situent désormais entre 130
et 145 k€, la partie variable pouvant
atteindre 68 % du fixe »
Thierry Carlier-Lacour, cabinet Humblot-Grant Alexander
Les Employeurs Systèmes d'Information Comptabilité et Audit Banque et Assurance
Apax Partners 153 4
Axa Private Equity 114 5
3i France 106 3
LBO France 77 2
Chequers Capital 74 3
European Capital 68 4
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Montants investis en 2006 en France sur le mid market
(entreprises dont la valeur va de 75 à 200 M€)
Société de gestion Montant (M$) Deals
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Dans les dix années à venir, près d’un demi-million
de PME seront vendues : autant de fortunes à gérer.
Tous les établissements bancaires, universels comme
haut de gamme, se sont réorganisés pour saisir ces
opportunités. La mission d’un banquier privé consiste
à accompagner ses clients – célébrités, patrons
d’entreprise, héritiers – dans la gestion de leur argent,
et ce dans la plus grande confidentialité.
Ces clients, très exigeants, attendent des services
adaptés à leurs besoins dans les domaines de la
gestion de compte au quotidien, de la fiscalité, de la
transmission de biens et de l’évaluation des risques
liés aux placements. En retour, ils sont fidèles, du moins
vis-à-vis de leur banquier (pas forcément de leur banque).
Tendances
Depuis plusieurs mois, la banque privée connaît de
fortes restructurations. Rassurez-vous, il n’y a pas
pénurie de clients : en dix ans, le nombre de grandes
fortunes a doublé, indique le rapport annuel de Merrill
Lynch et Capgemini. Leur patrimoine est passé de
16,6 à 33,3 milliards de dollars. En France, la grande
fortune emploie environ 400 000 personnes. « Le
marché de l’emploi est dynamique », note le cabinet
de recrutement Hays dans son étude annuelle.
La banque privée constitue un enjeu stratégique pour
les établissements bancaires. Les transferts d’équipe
se multiplient. L’équipe d’HSBC est passée chez
Lazard ; l’équipe de l’OBC (devenue Neuflize OBC)
a été débauchée par Fortis en 2005 puis par la
Compagnie Financière Edmond de Rothschild fin
2006. De plus, les banques universelles ouvrent des
agences dédiées. Ainsi, le réseau LCL compte créer
vingt pôles « banque privée » en France en plus des
dix-huit déjà existants.
Principaux acteurs
Selon le classement 2007 établi par le consultant Scorpio
Partnership, les dix premières banques privées, parmi
cent quatre-vingt établissements pris en compte par
l’étude, sont, par ordre d’importance : UBS, Citigroup,
Merrill Lynch, Credit Suisse, JPMorgan, Morgan Stanley,
HSBC, Deutsche Bank, Wachovia et Pictet.
Carrières
Pour un jeune diplômé, entrer dans la banque privée
relève du parcours du combattant. Peter Dolan,
consultant associé au cabinet Alexander Hugues,
conseille « une première expérience en banque
de réseau comme gestionnaire de patrimoine, qui
permet de comprendre les produits et les attentes
des clients » et de prendre de la bouteille.
Il y a trois métiers en banque privée : le banquier qui
investit directement pour ses clients ou les aide à
choisir le bon placement ; le chargé de clientèle qui
gère la relation avec les clients et s’occupe parfois
d’en trouver de nouveaux ; et le back-office. Le conseiller
en patrimoine devra actualiser en permanence ses
connaissances sur les investissements mobiliers et
immobiliers, la fiscalité des particuliers, l’assurance vie…
Enfin, la banque privée a besoin de commerciaux mais
aussi d’experts (agents immobiliers, traders actions).
Salaires
La rémunération est fortement corrélée à la qualité des
prestations et au poids financier du portefeuille à gérer.
Compétences
« Le banquier privé se différencie par sa relation
privilégiée avec les clients et sa capacité à les fidéliser,
résume Johan Brucale, directeur de la division banque/
finance au cabinet de recrutement Michael Page. Le rôle
exige discrétion et professionnalisme. »
Il faut y ajouter un savoir-être exemplaire, une bonne
présentation, un talent de communicateur, une grande
capacité d’analyse et de proposition.
Enfin, bon à savoir : il existe une certification proposée
par l’association CGPC (Conseils en gestion de
patrimoine certifiés).
3-5 ans 40-55
5-7 ans 55-75
7-11 ans 75-95
11 ans et + 95-200
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Salaires de base des banquiers privés (en k€)
Expérience Salaire
Banque privée
En bref
Un vivier inépuisable
de clients fortunés
Un secteur en pleine
restructuration et qui embauche
Le banquier privé doit exceller
dans la relation client
Discrétion et professionnalisme de rigueur
dans ces métiers à la pointe des intérêts des clients
« Une première expérience en banque
de réseau comme gestionnaire de
patrimoine est un bon début »
Peter Dolan, cabinet Alexander Hugues
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Traditionnellement, deux voies s’offrent au jeune diplômé
en droit attiré par la finance. La première : entrer dans le
département juridique d’une institution financière, où il
veillera à ce que celle-ci opère conformément à la loi,
ait des contrats inattaquables et évite les contentieux.
La deuxième : entrer dans un cabinet de droit des
affaires, où il aura pour clients de grandes sociétés et
institutions financières dans un domaine spécifique (droit
boursier, fiscalité, fusions & acquisitions, droit social…).
Depuis quelques années, il existe une troisième voie :
devenir compliance officer (responsable conformité et
contrôle interne). La fonction consiste à s’assurer que
l’établissement opère conformément aux lois, règlements
et codes de déontologie en vigueur. Elle recouvre
de multiples activités : formation des collaborateurs
aux nouvelles réglementations, surveillance des
opérations passées en salle de marché, conseil sur la
réglementation applicable dans le cadre d’opérations
ou de conflits, intervention auprès du régulateur en cas
d’enquête, participation à des consultations dans le
cadre de projets de réglementation européens, etc.
Tendances
Droit des affaires
Le marché est actuellement très porteur pour les jeunes
diplômés. Pourquoi ? « Parce que l’activité des cabinets
d’affaires est soutenue et parce que l’allongement de
la durée des études à l’EFB (École de formation du
barreau) de douze à dix-huit mois a retardé l’arrivée de
la promotion 2006 dans les cabinets », explique Nicolas
Laurent, avocat associé au cabinet Bredin Prat.
Pour les avocats ayant entre trois et cinq ans
d’expérience, le marché est également bien orienté.
Cependant, « le net accroissement des candidatures
aux postes traitant purement du contentieux peut faire
craindre un rétrécissement du marché », souligne
Nicolas Laurent. Par ailleurs, depuis quelques années, la
tendance est à la spécialisation car il faut répondre à des
demandes toujours plus pointues de la part des clients.
Compliance
En Europe continentale, la fonction de compliance
officer s’est développée avec beaucoup de retard
par rapport aux pays anglo-saxons. Le marché est
désormais mature car la réglementation va, sous peu,
obliger les établissements à s’assurer les services de ces
professionnels de l’éthique. « Les banques ont anticipé
les réglementations Bâle II, qui s’appliquent à partir du
1
er
janvier 2008, en embauchant de nombreux compliance
officers en 2005 et 2006, explique Martin Dixon, directeur
au sein du cabinet de recrutement Hays. Aujourd’hui
on voit arriver des candidats forts de deux à trois ans
d’expérience, qui ne se sentent pas suffisamment
valorisés à leurs postes actuels. » Du coup, le marché
est un peu moins porteur pour les jeunes diplômés.
Principaux acteurs
Parmi les grands cabinets de droit des affaires
représentés à Paris, citons Darrois Villier Maillot Brochier,
Gide Loyrette Nouel, Cleary Gottlieb Steen & Hamilton,
Linklaters, Allen & Overy, Freshfields Bruckhaus Deringer,
Clifford Chance, Bredin Prat et De Pardieu Brocas Maffei.
Carrières
Les grands cabinets sont un passage obligé pour les
avocats fraîchement diplômés. Si vous êtes titulaire d’un
troisième cycle mais que vous n’avez pas encore le
CAPA (certificat d’aptitude à la profession d’avocat),
un poste en cabinet risque d’être difficile à décrocher.
Du côté des compliance officer, les missions sont variées
mais la tendance, comme pour les avocats d’affaires, est
à la spécialisation. Certains choisissent la lutte contre le
blanchiment d’argent ou l’activité de contrôle et de veille.
Salaires
Les avocats d’affaires gagnent beaucoup plus que
les autres et les salaires des débutants ont connu
une hausse notable. Les rémunérations varient selon
la structure et, en France, restent inférieures à celles
pratiquées dans les pays anglo-saxons. « L’écart a même
tendance à se creuser, car la hausse des salaires s’est
accélérée à Londres », note Martin Dixon. Les débutants
peuvent espérer gagner entre 35 et 55 k€ dans un
cabinet français, entre 45 et 70 k€ dans un cabinet
anglo-saxon (hors bonus). Si vous travaillez dans un
cabinet qui salarie ses avocats, vous toucherez moins.
Droit des affaires
et compliance
En bref
De belles opportunités pour
les juniors en droit des affaires…
… à condition d’avoir une double,
voire une triple formation
Compliance officer, un marché
des candidats désormais mature
Un marché porteur et des rémunérations en hausse
pour les juristes attirés par la finance
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« Les banques ont anticipé Bâle II
en embauchant de nombreux
compliance officers »
Martin Dixon, cabinet Hays
Les Employeurs Systèmes d'Information Comptabilité et Audit Banque et Assurance
En compliance, vous serez mieux payé que
dans les fonctions financières et juridiques classiques.
« Un compliance officer ayant deux ans d’expérience peut
prétendre à un minimum de 50 k€. Avec quatre ou cinq
ans d’expérience, cela grimpe jusqu’à 80 k€. C’est-à-dire
des rémunérations supérieures à celles des personnes
déjà en poste », précise Martin Dixon.
Compétences
Avocats d’affaires
Les cabinets demandent fréquemment une double,
voire une triple formation : des études de droit, un
diplôme d’école de commerce plus un LL.M (magister
legum, troisième cycle de droit), si possible d’une
université anglo-saxonne. Il est indispensable de maîtriser
l’anglais et de posséder d’excellentes connaissances
juridiques et financières. « Idéalement, il faut avoir une
formation universitaire juridique sanctionnée par des
mentions chaque année et complétée par des stages
fréquents en cabinets, être passé par une école de
commerce et avoir fait des études ou des stages dans des
pays où la langue de travail est l’anglais », décrit Nicolas
Laurent. Les avocats d’affaires sont amenés à travailler
avec des interlocuteurs haut placés. Mieux vaut donc avoir
des qualités relationnelles… et une bonne endurance,
car la pression est forte et les journées sont longues.
Compliance officer
Pour cette fonction complexe requérant des
connaissances transversales, les entreprises cherchent
avant tout des profils expérimentés. « Nombre de
compliance officers sont d’anciens juristes, auditeurs,
experts-comptables ou consultants », constate Martin
Dixon. « De nombreux candidats ont une expérience
préalable en contrôle interne ou en audit externe, ajoute
Karine Favreau, consultante au cabinet de recrutement
Kenseo. Mais la fonction est accessible à certains
autodidactes qui ont construit leur carrière dans différents
domaines de la banque. L’essentiel est de posséder
des compétences transversales : contrôle, comptabilité,
services juridiques, marchés… »
Avocate spécialisée en droit des affaires, Patricia Georgiou est,
depuis 2000, collaboratrice senior chez Cleary Gottlieb Steen
& Hamilton, cabinet américain installé à Paris depuis plus de
cinquante ans.
En quoi consiste votre poste de collaboratrice senior ?
Je travaille au sein d’un département assez large, qui regroupe
le droit des sociétés, les fusions & acquisitions, le droit boursier
et les marchés de capitaux.
Mon activité varie en fonction de la nature des opérations en
cours : analyse et structuration d’acquisitions ou de cessions
de certaines cibles ; suivi de la négociation et rédaction de la
documentation juridique ; conseil en droit boursier pour les
opérations concernant des sociétés cotées ; préparation des
introductions en Bourse et d’autres appels publics à l’épargne.
Qu’est-ce qui vous plait dans le métier d’avocat d’affaires ?
Il allie rigueur intellectuelle – à travers le raisonnement et la
nécessité de respecter la loi – et créativité – puisqu’il s’agit de
trouver des solutions adaptées à chaque situation.
L’élément relationnel est très important à mes yeux. J’aime être
en contact permanent avec les clients, les confrères, le cas
échéant les magistrats ; j’aime rencontrer de nouvelles personnes
et découvrir de nouveaux types d’activités au fil des dossiers.
Un autre aspect de ce métier auquel je suis très attachée est
la relation privilégiée qu’entretient l’avocat avec son client.
Quelles sont les compétences requises ?
À mon sens, l’avocat d’affaires doit posséder un esprit d’analyse
et de synthèse, pour garder une vision globale et stratégique de
son dossier dont il doit aussi gérer, avec beaucoup de précision,
l’exécution dans ses aspects purement techniques.
L’avocat d’affaires doit conseiller son client, qui a souvent besoin
d’être rassuré. L’éloquence et l’aisance relationnelle sont donc
également importantes. Et il est indispensable d’avoir des
connaissances de base en matière de comptabilité et de finance.
Profil
Patricia Georgiou
Avocate
Cleary Gottlieb Steen & Hamilton
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3-5 ans 50-65 20 à 40 %
5-7 ans 65-90 20 à 40 %
7 ans et + 90-130 20 à 40 %
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Responsable conformité et contrôle interne (en k€)
Expérience Salaire fixe brut Bonus (% RFA)
Les conseils de Patricia :
Soyez ouvert aux opportunités à l’étranger.
En termes de formation, le mieux est de
faire un LL.M aux États-Unis ou en
Grande-Bretagne.
Pratiquez dès que possible ! Commencez
par des stages en cabinet, même courts,
afi n de vous familiariser avec le métier.
Soyez persévérant : le milieu des
avocats d’aff aires est de plus en plus
concurrentiel et exige beaucoup en termes
d’horaires et d’énergie.
www.efinancialcareers.fr/jeunes_diplomes
Demandez conseil à nos experts sur notre site
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Rien à voir avec le front-office, ses salaires mirobolants
et ses fonctions aux noms ronflants. Le middle et le back-
office n’en sont pas moins vitaux pour les banques.
Le back-office traite les opérations relevant aussi bien
de la gestion courante d’un compte de dépôts que des
actions, obligations, OPCVM, devises, taux et produits
dérivés. Il s’agit d’en assurer le suivi administratif
et comptable. Il faut vérifier que les transactions
enregistrées par les traders correspondent à celles
des vendeurs, réaliser le règlement et la livraison des
titres, gérer le versement des dividendes… Le back-
office est un acteur clé de la mise en place des process
informatiques. Il doit être capable de comprendre les
opérations qu’il enregistre et, s’il détecte une anomalie,
de suggérer les corrections à apporter.
Le middle-office remplit trois missions principales.
D’abord, il aide le front-office en analysant ses positions
et en chiffrant ses opérations. Ensuite, il met en place
une circulation de l’information en temps réel des risques
et des résultats de la salle de marché. Enfin, il contrôle
le niveau des risques pris. C’est à lui que revient la tâche
d’établir les gains et les pertes de la salle de marché.
Tendances
En dix ans, le quotidien du middle et du back-office
a radicalement changé. « L’aspect commercial prend
plus d’importance, estime Daniel Pion, associé des
activités consulting de Deloitte. De simples exécutants,
le middle et le back-office deviennent de plus en plus
des partenaires à part entière du front-office. » Les
tâches sont gratifiantes, notamment grâce à des
logiciels qui permettent de conserver les titres sous
forme informatique et de les transférer d’un propriétaire
à un autre. « Les métiers se spécialisent, ils réclament
plus d’expertise face à une réglementation qui
change souvent », souligne Charles Morane, DRH de
Boursorama. La forte croissance de la gestion d’actifs
et de la gestion alternative, la création de sociétés
de gestion et de fonds entraînent mécaniquement
la création de postes de back et middle-office.
Carrières
Les fonctions évoluent sans cesse en fonction des
besoins du front-office. Après un premier poste de
chargé d’opération, vous pourrez, en principe au
bout de deux ans, accéder à la gestion d’un pôle et
manager alors une équipe de cinq à dix personnes.
Après une dizaine d’années, vous pourrez être
nommé à la tête d’une direction d’opérations
bancaires et de placements.
Attention, les passerelles vers le front-office sont
extrêmement rares. « Entre le back-office et le front-office,
les compétences sont très différentes, estime-t-on chez
Dexia. Un back-office doit être précis et organisé, aimer
la technicité des processus et des procédures. Un front-
office doit avoir une grande résistance au stress, aimer
les chiffres et avoir la passion des marchés financiers. »
Salaires
Peu de changements ont été enregistrés entre
2006 et 2007. Le middle-office paye mieux que le
back-office, bien que les deux secteurs recrutent tous
les deux à bac+5.
Compétences
« Les fonctions de middle et de back-office exigent
non seulement de fortes compétences techniques liées
à la complexité grandissante des instruments et des
produits financiers, mais aussi de grandes qualités
de management pour encadrer les équipes, gérer les
projets, etc. », explique Daniel Pion.
La technicité et la spécialisation des fonctions
poussent à un recrutement à bac+5, les diplômes
permettant d’acquérir une solide culture financière,
des connaissances juridiques et des compétences
de maîtrise d’ouvrage. « Il est nécessaire de maîtriser
l’anglais, rappelle Charles Morane. Il faut aussi faire
preuve d’ouverture d’esprit, car il n’est plus possible
de faire tout, tout seul. Chacun a besoin des
compétences des autres. »
3-5 ans 30-40 45-55
5-7 ans 40-50 55-65
7-11 ans 50-65 60-75
11 ans et + 65-95 75-100
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Salaires de base en back et middle-office (en k€)
Expérience Back-office Middle-office
Middle et back-office
En bref
Moins prestigieux que le
front-office. Tout aussi clé !
Nécessaires : technicité,
précision et esprit d’équipe
Peu de passerelles
vers le front-office
Fonctions en pleine évolution cherchent techniciens
hors pair pour nouer relation pleine d’avenir
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« Middle et back-office deviennent
de plus en plus des partenaires à part
entière du front-office »
Daniel Pion, Deloitte
Les Employeurs Systèmes d'Information Comptabilité et Audit Banque et Assurance
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Tout le monde garde en mémoire la retentissante faillite,
en 1995, de la banque Barings, dont les facéties d’un
trader ont eu raison. Le risque est au cœur du métier
de banquier. L’enjeu est de savoir le mesurer pour se
couvrir en conséquence. L’informatique a permis de
mettre en place des outils sophistiqués de contrôle des
risques. Et l’Union européenne comme les États-Unis ont
développé tout un arsenal réglementaire.
Outre les aléas financiers, la gestion des risques doit tenir
compte de tout ce qui est susceptible de perturber le bon
déroulement des opérations : une coupure d’électricité,
un tremblement de terre, une grève, un fournisseur
défaillant, la mauvaise réputation héritée d’une crise…
et bien sûr aussi la possibilité qu’un client ne rembourse
pas sa créance.
Tendances
Depuis 1999, le monde de la finance s’est lancé dans
un énorme chantier. Le ratio McDonough, Bâle II et les
IFRS (International financial reporting standards) ont
mobilisé les équipes de gestion du risque. Il leur
a fallu intégrer aussi d’autres réglementations nouvelles,
comme la directive des marchés financiers de la
Commission européenne.
À cela s’ajoute le développement exponentiel de la
gestion d’actifs et de la gestion alternative. Plus les
produits sont sophistiqués, plus il faut des outils de
pointe pour en évaluer et en maîtriser les risques.
Parmi ces outils, la notation sur le risque crédit
s’est imposée. Cinq sociétés de notation, dont
Standard & Poor’s et Moody’s, évaluent la qualité des
entreprises auxquelles les banques prêtent de l’argent.
Les besoins en recrutement n’ont jamais été aussi
grands. « Il y a une pénurie de personnes compétentes »,
note Peter Dolan, consultant associé au cabinet
Alexander Hugues. Mais Didier Hauguel, directeur des
risques au sein du Groupe Société Générale, nuance
le propos : « Entrer dans une banque par le département
des risques, pourquoi pas ? Mais attention, la gestion
du risque ne représente que 2 à 3 % des effectifs
et le pourcentage est du même ordre pour ce qui
est du recrutement. »
Carrières
Le rôle du gestionnaire de risques (risk manager)
consiste à évaluer le montant que la banque ou la
société de gestion pourrait perdre en cas de pépin,
financier ou autre. Dans les salles de marché, il collabore
avec les traders afin de déterminer le risque lié à leurs
transactions. « Les équipes sont en mouvement, souligne
Didier Hauguel. Nous ne sommes pas enfermés dans
notre tour d’ivoire. » Un gestionnaire de risques doit
être en mesure de comprendre et d’analyser les métiers
qu’il contrôle. La fonction est par conséquent, « une
excellente opportunité pour découvrir les mécanismes
bancaires », ajoute Didier Hauguel, et la gestion des
risques peut être un tremplin vers d’autres fonctions.
En début de carrière, les postes sont ceux de
modélisateur et d’ingénieur modélisateur des risques
marchés, crédits ou opérationnels. Vous pourrez par la
suite basculer sur le front-office, ou encore gravir petit
à petit les échelons au sein de la direction des risques.
Salaires
Compétences
« Nous sélectionnons nos jeunes recrues selon leur goût
et leur ouverture d’esprit par rapport au secteur, explique
Didier Hauguel. Nous regardons plus les aptitudes que
les connaissances. » Compétences requises : la capacité
à gérer des projets et l’aptitude à dialoguer, à expliquer
et à convaincre. Didier Hauguel poursuit : « La direction
des risques développe des systèmes d’information très
lourds, qui nécessitent de comprendre et de traiter de
très nombreuses données – jusqu’à cent cinquante pour
une seule transaction ! Et nous faisons cela pour des
dizaines de milliers d’opérations ! »
3-5 ans 50-70
5-7 ans 70-90
7-11 ans 90-120
11 ans et + 120-170
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Salaires de base des risk managers (en k€)
Expérience Salaire (hors bonus)
Gestion des risques
En bref
Le risque est au cœur
des stratégies bancaires
Le secteur ouvre la
porte à d’autres métiers
Des opportunités
d’embauche limitées
Prévenir plutôt que guérir, telle est la mission
des risk managers, de plus en plus sollicités
« Il y a pénurie de compétences
et la gestion des risques est une
excellente opportunité de découvrir
les mécanismes bancaires »
Didier Hauguel, Société Générale
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Le saviez-vous ? La banque de détail ne résume pas au
seul métier de chargé de clientèle. Elle offre de multiples
métiers et de bonnes perspectives de carrière. C’est
autour de ces métiers que s’organisent les structures
internes des banques commerciales et mutualistes.
Tendances
Depuis le milieu des années 1990, la banque de détail
s’est fortement concentrée. Ce sont les mutualistes qui
ont connu le plus de changements. La Caisse d’Epargne
opère sans cesse des rapprochements entre ses caisses
régionales, qui ne seront bientôt plus qu’une vingtaine,
contre une trentaine actuellement.
Cela ne diminue pas pour autant les perspectives
d’emploi. Au contraire, de nouveaux besoins se font
jour. La banque de détail recrute à tour de bras, pour
des raisons démographiques (en 2010, la moitié de
ses effectifs aura atteint l’âge de la retraite) et parce
que les réorganisations et les nouvelles réglementations
créent des besoins en personnel très divers. Si vous
êtes bon commercial, vous avez toutes vos chances et
vous êtes mieux placé qu’un candidat calé en finance
mais incapable de vendre un produit.
La concurrence s’est accentuée, notamment avec
l’arrivée, début 2006, de La Banque Postale. Chaque
réseau élargit sa présence géographique en ouvrant
des agences. Ce sont généralement des unités de trois
personnes qui rendent compte à une agence de secteur,
où des spécialistes les aident à renseigner les clients.
Mais l’heure est aussi au multicanal : banque par
téléphone, banque par Internet, etc. L’intérêt pour
l’établissement : les clients se chargent eux-mêmes
des opérations à faible valeur ajoutée.
« Le client doit avoir la possibilité de tout faire lui-même,
affirme Charles Morane, directeur des ressources
humaines de Boursorama, une banque présente
uniquement sur Internet. Mais cela nécessite un
service client différent de celui d’un réseau classique :
il faut rassurer le client et lui expliquer comment
marchent les outils. »
Les établissements innovent aussi dans leur façon
de recruter. BNP Paribas organise en Île-de-France
des opérations « entretien immédiat » qui lui permettent
d’entrer en contact avec des profils différents, parfois
atypiques, voire avec des personnes qui ne connaissent
pas bien la banque. « Ce qui compte, c’est d’avoir
une tête bien faite et de comprendre vite », estime un
conseiller clientèle d’une banque mutualiste. Lors de
ces opérations, les candidats peuvent arriver avec leur
CV et, au culot, décrocher un poste.
Principaux acteurs
Les principaux établissements sont ceux dont les
enseignes sont familières au grand public : Crédit
Agricole, Crédit Mutuel, CIC, Caisse d’Epargne,
Banque Populaire, Société Générale, LCL, BNP Paribas,
La Banque Postale, Crédit du Nord, HSBC.
Carrières
La banque de détail offre un large éventail de métiers.
Le conseiller clientèle gère les comptes des particuliers,
des artisans, des professions libérales, des PME et
des grandes entreprises. Il développe un portefeuille
de clients et de prospects qu’il doit faire fructifier en
proposant à chacun des produits et des services
adaptés, en fonction des objectifs fixés par sa direction.
Attention, il ne s’agit pas de vendre n’importe quoi à
n’importe qui ! Et à partir de novembre 2007, la directive
européenne MIF (ou MIFID) sur les instruments financiers
impose des procédures administratives pour cadrer
les échanges avec les clients.
Les conseillers clientèle sont chapeautés par le
directeur d’agence, qui définit la politique commerciale
de son agence, met en œuvre la stratégie fixée par le
siège, détermine les objectifs de ses collaborateurs et
supervise les relations avec les clients. Il peut aussi gérer
un portefeuille de clients, professionnels ou entreprises.
Au-dessus, il y a le directeur de groupe, qui couvre
entre quinze et vingt-cinq agences. Sa mission, lourde
de responsabilités, est avant tout basée sur la stratégie.
« C’est un poste très politique, analyse un directeur de
groupe d’une banque méridionale, qui demande des
sacrifices car il faut beaucoup se déplacer. »
Il existe d’autres fonctions, par exemple celle de
conseiller en gestion de patrimoine, dont le portefeuille
se compose de clients aisés, voire fortunés, et dont
Banque de détail
En bref
La banque de détail
recrute en masse
Elle offre des perspectives
de carrière intéressantes
L’atout primordial : avoir
la fibre commerciale
Un large éventail de métiers et de nombreuses
opportunités pour les commerciaux dans l’âme
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« Ce qui compte, c’est d’avoir une tête
bien faite et de comprendre vite »
Un conseiller clientèle d’une banque mutualiste
Les Employeurs Systèmes d'Information Comptabilité et Audit Banque et Assurance
la mission consiste à leur proposer une stratégie
d’investissement sur mesure ; ou encore les fonctions
marketing, cruciales car elles permettent à la banque
de coller aux préoccupations et aux besoins de ses
clients. Bref, la banque de détail regorge de perspectives
de carrière intéressantes. Les candidats les plus
brillants peuvent accéder très vite à des niveaux de
responsabilités élevés, mais un passage de quelques
mois derrière un guichet est souvent la clé du succès.
Salaires
En raison des recrutements massifs et de l’arrivée
de profils non financiers, les premiers salaires ont
tendance à baisser.
Compétences
Le diplôme garde de l’importance mais compte de
moins en moins et une spécialisation en finance n’est
plus forcément indispensable. Au-delà du diplôme,
au minimum un bac+2, c’est votre fibre commerciale qui
fera la différence. « Plus que sur le diplôme, nous jugeons
les candidats sur leur personnalité. Car la formation interne
permet aux nouveaux venus d’acquérir un savoir-faire qui
les rend rapidement opérationnels », explique un chargé
de recrutement. La banque de détail cherche avant tout
des collaborateurs capables de conseiller, de négocier,
d’entreprendre et d’apprécier les risques. Cependant,
pour accélérer votre début de carrière et accéder aux
métiers de la gestion de patrimoine, un troisième cycle
ou une école de commerce s’imposent.
Laurence Nigro a suivi une formation en DUT GEA à l’Université
de Valenciennes puis est passée par l’ISCAD. Depuis 2003,
elle est directrice de secteur à la Caisse d’Épargne de Basse-
Normandie, dans la région d’Alençon.
Qu’est-ce qui vous intéresse dans votre poste actuel ?
L’aspect fondamental de mon métier, c’est le management :
je dois amener mes quinze collaborateurs à donner le meilleur
d’eux-mêmes et les aider à développer leurs compétences. Je
crée une dynamique de groupe qui tire tout le monde vers le
haut. En parallèle, je gère un portefeuille de clients professionnels
et de collectivités locales. C’est ce double aspect, management
et conseil commercial, qui me motive.
Quel a été votre parcours jusqu’ici ?
J’ai commencé par des stages à la Caisse d’Épargne des
pays du Hainaut. Cela m’a plu tout de suite. Puis j’ai travaillé
au marketing. Mais la direction s’est vite rendu compte que
j’étais avant tout une commerciale. Ravie, je suis devenue
commerciale polyvalente au guichet et j’ai occupé différents
postes, dans le Hainaut et autour de Valenciennes. Quand j’ai
postulé pour diriger une agence de trois personnes à Denain,
où 37 % de la population touchait le RMI, j’avais 28 ans, j’étais
consciente des responsabilités du poste et très motivée par
ce challenge. L’expérience a forgé mon caractère. Au bout de
deux ans et demi, j’ai eu besoin de changer et je suis devenue
adjointe du responsable de secteur d’Orchies ; tout d’un coup,
j’étais directrice de secteur… par intérim ! Cela m’a donné envie
de continuer. J’ai donc postulé à différents endroits et la Caisse
d’Épargne de Basse-Normandie m’a proposé le poste que
j’occupe aujourd’hui.
Comment envisagez-vous la suite de votre carrière ?
Je termine actuellement, en formation continue, un master
en administration des entreprises. Après avoir appris sur le
tas, j’ai eu besoin d’approfondir mes connaissances pour
mieux répondre aux questions de mes collaborateurs. La suite
logique serait d’accéder à un poste de directeur de groupe.
La fusion entre les Caisses de Basse et de Haute-Normandie
devrait créer de nouvelles opportunités.
Profil
Laurence Nigro
Directrice de secteur
Caisse d’Épargne Basse-Normandie
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Chargé de clientèle particuliers 1-3 ans 22-26
3-5 ans 24-32
Chargé de clientèle professionnels 1-3 ans 26-32
3-6 ans 32-38
Gestionnaire de patrimoine 1-3 ans 28-36
3-5 ans 35-45
7-10 ans + 48
Chargé de clientèle PME-PMI 1-3 ans 32-38
3-5 ans 38-48
Chargé clientèle grandes entreprises 3-5 ans 40-48
5-10 ans 48-65
Directeur d’agence (effectifs inf. à 7) 32-40
Directeur d’agence (effectifs sup. à 7) 40-50
Directeur de groupe + 50
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Salaires fixes bruts annuels en banque de détail (en k€)
Fonction Expérience 2007
Les conseils de Laurence :
Il faut avoir l’âme et le savoir-être
d’un commercial.
Il faut savoir prendre l’initiative de
rencontrer les clients et leur proposer
des produits adaptés.
Côté études, je recommande un BTS
négoce commercial, un DUT techniques
commerciales, une école de commerce
ou, idéalement, un IUP banque.
www.efinancialcareers.fr/jeunes_diplomes
Commencez votre recherche d’emploi le plus tôt possible
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L’assurance regroupe trois types de produits :
les assurances vie (décès, épargne, retraite) ; les
assurances non-vie (santé, maladie, accident, invalidité,
dommages aux biens et responsabilité) et la réassurance,
« l’assurance des assureurs ». Ils sont distribués par
les réseaux de commerciaux salariés, par les agents
généraux mandatés et par les cabinets de courtage.
Tendances
En prise directe avec les évolutions sociologiques
et économiques, le monde de l’assurance connaît de
profondes mutations. L’assurance des risques industriels
et commerciaux se fait désormais à l’échelle mondiale.
Les assureurs doivent faire face aux conséquences des
catastrophes naturelles, des accidents industriels et des
attentats. Et près d’un tiers des salariés du secteur vont
partir à la retraite dans les dix années à venir.
Par ailleurs, les réglementations se multiplient, ce qui
amène les acteurs à augmenter leurs effectifs, voire
à créer de nouvelles fonctions. « Les nouvelles règles
de solvabilité, la réforme de la fiscalité et le rapport
attendu sur le contrôle interne sont autant d’évolutions
qui nécessitent de renforcer l’expertise des institutions »,
estime Bernard Boivin-Champeaux, responsable
technique et financier du CTIP (Centre technique des
institutions de prévoyance). « Nous avons mis en place
une fonction risques, que nous avons enrichie d’un
département de contrôle interne, puis d’un département
de déontologie et d’une cellule pour la lutte contre le
blanchiment des capitaux, explique Corinne Gouthière,
responsable de la nouvelle direction conformité et
risques chez CNP Assurances. Par ailleurs, en tant
que groupe coté, nous avons anticipé l’application des
normes IFRS et suivons de près le projet Solvency II. »
Assureurs, réassureurs, institutions de prévoyance et
mutuelles cherchent donc activement à embaucher des
actuaires, statisticiens, auditeurs internes, fiscalistes,
informaticiens, déontologues et experts en normes IFRS.
Sans oublier des commerciaux. Selon Gérard Guerrier,
responsable du recrutement des agents généraux chez
Aviva France, les métiers de demain sont la vente et le
conseil sur la retraite, la prévoyance et la dépendance.
Principaux acteurs
En 2005, la France figurait au quatrième rang mondial
avec 6 % des cotisations collectées dans le monde.
Le chiffre d’affaires, sur le marché français, des sociétés
établies sur le territoire atteignait 176,1 milliards d’euros
(+11,3 % par rapport à 2004). Les cotisations recueillies
à l’étranger par les filiales de sociétés françaises
s’élevaient à 68,1 milliards d’euros. Par ailleurs, les
banques sont de plus en plus actives dans l’assurance,
notamment dans l’assurance-vie.
Carrières
Elles sont multiformes et, étant donné la variété des
métiers, très ouvertes. Les métiers de conception
regroupent notamment les actuaires et les chargés
d’études statistiques ou actuarielles, qui réalisent
les études techniques relatives à la prise de risque
dans les nouveaux contrats. Ils collaborent étroitement
avec le chef de produit ou le chargé d’études
marketing, qui coordonnent les études de marché
et la commercialisation des produits. Enfin, le
souscripteur donne son feu vert à une garantie et
en fixe les conditions.
Dans les métiers commerciaux, les principales missions
sont le conseil et la vente. Le conseiller en assurance-
finance aide à fixer les objectifs commerciaux de son
Assurance
En bref
De gros besoins en recrutement
Des carrières multiformes avec
possibilité d’évoluer en interne
Des salaires de plus
en plus attrayants Un secteur en pleine mutation, aux carrières
multiformes et ouvertes
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« Nouvelles règles de solvabilité,
réforme de la fiscalité, rapport sur
le contrôle interne… les institutions
doivent renforcer leur expertise »
Bertrand Boivin-Champeaux, Centre technique des institutions de prévoyance
Les Employeurs Systèmes d'Information Comptabilité et Audit Banque et Assurance
Axa 78,8 14,8 6,4
CNP Assurances 32 27,9 –
Predica/Pacifica 23,9 22,3 1,6
AGF 18,6 6,9 3,7
BNP Paribas Assurance 15,6 10,9 0,4
Groupama 14,2 6,2 5,3
Generali France 14,2 10,4 3,8
Covéa (GMF / MAAF / MMA) 12,1 3,5 8,1
Sogecap 9,7 9,3 –
ACM 8,1 6,3 1,6
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Les dix premiers groupes d’assurances
(cotisations en milliards d’euros – estimations 2006)
France
Consolidé Vie Dommages
entreprise et couvre un secteur géographique. Le chargé
de clientèle, lui, opère au sein d’un point de vente et
s’occupe surtout de la commercialisation des contrats.
La fonction de téléconseiller est de plus en plus courante.
Tous ces professionnels travaillent en liaison avec des
inspecteurs commerciaux et des responsables de secteur
(commercial, géographique) ou de site.
Pour les profils financiers, l’assurance offre aussi des
débouchés en matière de gestion d’actifs/passifs. Enfin,
les grandes sociétés cotés ont des départements
assurance, où vous pourrez également exercer vos talents.
Salaires
La forte croissance du secteur et la pénurie de certains
profils rend les salaires attrayants.
Compétences
Elles varient selon les postes. Le chargé de clientèle-
vie est fréquemment doté d’une formation en école de
commerce et/ou à l’Enass (École nationale d’assurances).
Il possède une expérience du B to B, des qualités
relationnelles et une capacité à négocier avec les
directeurs d’entreprise, les DRH et les représentants
des salariés. De son côté, le conseiller financier est doté
d’un bac+5 idéalement complété par un DESS en gestion
de patrimoine et dispose d’une excellente culture générale
sur les produits financiers. Le responsable sinistre a, en
plus, une maîtrise en droit des affaires. Quant au risk
manager, il est ingénieur ou issu d’une grande école
d’assurance et affiche cinq à dix ans d’expérience en tant
que gestionnaire d’assurance ou dans le courtage.
Enfin, sachez que les grandes compagnies d’assurances
privilégient la formation interne : si vous souhaitez quitter
un poste fonctionnel pour un poste plus technique ou
financier, c’est possible, pourvu que vous en manifestiez
le souhait et que vous vous en donniez les moyens !
Titulaire d’un bac scientifique et d’un diplôme de l’ESC Rouen,
Sylvain Thomas d’Hoste travaille au sein du groupe Total,
où il est chargé d’assurances sur l’exploration-production
au Moyen-Orient.
Comment êtes-vous arrivé là ?
Attiré au départ par la finance, j’ai commencé ma carrière en
tant qu’auditeur interne à la Caisse Centrale des Banques
Populaires (aujourd’hui Natixis). J’y suis resté trois ans. Puis
j’ai rejoint l’audit interne de la banque Worms, où j’ai été
promu contrôleur de gestion international avant de prendre la
responsabilité du suivi des activités commerciales du réseau
international. En 1998, j’ai choisi de rejoindre l’industrie et suis
entré chez Total en tant qu’auditeur interne. Trois ans plus tard,
j’ai accédé au poste de chargé d’affaires financements, avant
d’intégrer le département assurances du groupe en mars 2006.
Quelles sont actuellement vos principales missions ?
Assurer les filiales et les projets au Moyen-Orient ; répondre
à toutes leurs questions relatives à leur responsabilité et aux
assurances ; gérer les relations avec les brokers, les réassureurs,
les conseillers assurance des banques et faire l’interface avec
notre captive de réassurance.
Pourquoi avoir choisi cette voie après avoir été financier ?
J’avais fait le tour de mon poste précédent et je souhaitais
évoluer, mais dans un cadre qui me permette de continuer à
avoir une vision globale du groupe et de mettre en avant mes
qualités de négociateur… le tout dans un contexte international.
Accessoirement, je souhaitais me rapprocher du cœur des
métiers proposés par Total.
Quelles sont vos plus grandes satisfactions ?
M’apercevoir du chemin parcouru dans ma compréhension du
monde de l’assurance pétrole. Il y a un an, je n’en maîtrisais pas
les bases techniques et juridiques car, à la différence de nombre
de mes collègues, je ne suis ni juriste, ni avocat, ni ingénieur.
Au-delà, ce qui me satisfait est de réussir à mener à bonne
fin des négociations parfois âpres avec nos sous-traitants
(clauses de responsabilité ou d’assurance) ou brokers (juste
prix d’une couverture).
Profil
Sylvain Thomas d’Hoste
Chargé d’affaires assurances
Groupe Total
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3-5 ans 45-80 5-15
8-10 ans 80-120 5-35
Salaires des chargés de clientèle vie (en k€)
Expérience Salaire fixe brut annuel Variable annuel
Assistant risk manager 45-65
Risk manager 70-120
Risk manager senior/directeur des assurances 120-170
Salaires fixes bruts annuels des risk managers (en k€)
Poste Salaire
Les conseils de Sylvain :
Soyez opportuniste – dans le bon sens
du terme – et ne vous enfermez pas dès le
départ dans une spécialité.
Ne négligez pas l’aspect international,
même dans un poste franco-français, sous
peine de rater des opportunités plus tard.
Choisissez ce que vous appréciez, tant
dans le contenu du poste que dans l’équipe
que vous intégrez.
Depuis quelques années, les nouveaux métiers de la
finance fleurissent au rythme des besoins des marchés
et d’une réglementation de plus en plus complexe.
Compliance officer, product manager… rien d’étonnant
à ce que vous soyez désemparé à la lecture des offres
d’emploi ! La plupart du temps, pourtant, il ne s’agit pas
réellement de nouveaux métiers mais plutôt de postes
de plus en plus spécialisés.
Évolutions parallèles
« L’hyperspécialisation, venue du monde anglo-saxon,
est une tendance lourde », affirme Guillaume Befve,
président du Club des jeunes financiers. La volonté de
maîtriser les coûts se traduit par un compartimentage
des services et des postes, censé accroître l’efficacité
du contrôle interne. « Il existe aujourd’hui cinquante
manières de travailler en middle-office, remarque
Guillaume Befve. Les collaborateurs deviennent les
minuscules maillons d’une chaîne très organisée. Ce
compartimentage ne facilite pas la gestion des carrières. »
Les nouveaux métiers sont le fruit de deux évolutions
parallèles. La première concerne la gestion d’actifs
et la gestion des marchés financiers. « L’importance
croissante des dérivés accroît les besoins en ingénierie :
modélisation, structuration, trading, gestion des
risques… », explique Pierre Bernardin, responsable
du recrutement juniors chez Exane.
Compte tenu de la créativité des marchés, les institutions
financières doivent trouver des personnes en mesure
de créer de nouveaux produits et de structurer l’offre.
Il leur faut également des vendeurs capables de
vulgariser ces produits. D’où le développement des
postes de product manager, dont le rôle est d’élaborer,
de promouvoir et de gérer des produits financiers pour
une clientèle institutionnelle.
Les activités de recherche entraînent également le
recrutement de vendeurs et d’opérationnels aux
profils pointus, dont l’activité se concentrera sur une
zone géographique ou un type de clientèle.
La seconde évolution concerne les métiers du
contrôle, désormais encadrés par des réglementations
très contraignantes. Depuis dix ans, le renforcement
du contrôle interne a entraîné le recrutement de
nombreux compliance officers ou déontologues,
dont la mission consiste à s’assurer que les
établissements opèrent conformément à la loi.
La nouvelle réglementation sur le contrôle, entrée en
vigueur en septembre 2006, et la transposition de la
directive MIF, qui s’appliquera à partir du 1
er
novembre
2007, accélèrent la restructuration du secteur.
« Aux postes d’inspecteurs et de déontologues,
qui ne sont plus obligatoires, se substituent désormais
ceux de RCSI (responsable de la conformité des services
d’investissement) pour les banques et les intermédiaires
financiers et de RCCI (responsable de la conformité
et du contrôle interne) pour les sociétés de gestion »,
précise Patrice Daudier de Cassini, président du
Club des déontologues.
Priorité aux seniors
De nouveaux postes sont également créés en
gestion des risques, car les sociétés d’investissement
et de gestion traitant des produits dérivés complexes
sont désormais obligés de créer un poste de
responsable des risques.
La plupart de ces nouveaux métiers demandent de
l’expérience – c’est le cas de celui de product manager.
Mais ceux liés à la modélisation et au contrôle des
risques sont accessibles aux jeunes. « Ils demandent
une solide formation d’ingénieur généraliste, passés
de préférence par les plus grandes écoles. Cette
formation doit être complétée par des compétences
financières, qu’un candidat motivé pourra acquérir au
sein de l’entreprise », assure Pierre Bernardin.
Les métiers liés à la réglementation exigent une
triple culture : equity, dette et réglementaire. « Pour le
poste de déontologue, les banques cherchaient des
candidats ayant plus de vingt ans d’expérience. Le
poste de compliance officer, lui, demande cinq à dix
ans d’expérience en contrôle ou en audit », précise
Patrice Daudier de Cassini.
Le salaire dépend de la rareté des compétences et
du degré de spécialisation. Les compliance officers
peuvent espérer des rémunérations confortables,
mais le nombre de postes à pourvoir est limité.
Les nouveaux métiers
de la finance
En bref
Des métiers de plus en plus
segmentés et spécialisés
Le secteur du contrôle
connaît de profondes évolutions
Le recrutement est
particulièrement pointu
Créativité des marchés, nouvelles réglementations…
des opportunités surtout pour les spécialistes
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« L’hyperspécialistion, venue du
monde de la finance anglo-saxon,
est une tendance lourde »
Guillaume Befve, Club des jeunes financiers
Les Employeurs Systèmes d'Information Comptabilité et Audit Banque et Assurance
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Mon premier emploi est-il déterminant pour ma carrière ?
C’était vrai par le passé, ça l’est moins aujourd’hui, car les
changements de parcours sont de plus en plus souvent compris,
voire encouragés. Mais le premier emploi marque forcément
la suite de la carrière. Mieux vaut donc le choisir le plus ouvert
possible et bien se renseigner sur les métiers que vous envisagez.
Il y a des compartiments étanches, par exemple entre la banque
d’investissement et la banque de détail.
Multipliez les stages, rencontrez les professionnels, lisez la presse
financière, familiarisez-vous avec les sites spécialisés et suivez
vos envies. « Il est souhaitable qu’une première expérience dure
entre trois et quatre ans – ou qu’elle ne dure pas si elle ne vous
convient pas dès le départ, conseille Thierry Carlier-Lacour,
directeur associé du cabinet de recrutement Humblot-Grant
Alexander. Trois ou quatre ans, c’est une preuve de stabilité
et c’est la bonne durée pour développer des compétences,
se forger une opinion sur le métier et se faire connaître. »
Quel secteur choisir ?
Tout dépend de votre formation et de vos envies ! Un bac+3
offre davantage de débouchés en banque de détail, dans
certaines fonctions du back-office, de l’audit et de la comptabilité,
tandis qu’un bac+5 facilitera l’accès à la banque de financement,
à la gestion d’actifs et à la banque privée. Aux jeunes diplômés
qui ne trouvent pas l’emploi de leur rêve, Martin Dixon, directeur
au sein du cabinet de recrutement Hays, conseille de privilégier
les secteurs où il y a pénurie de candidats. « Les institutions
financières veulent souvent des candidats ayant entre quatre et
sept ans d’expérience mais quand elles ne les trouvent pas,
elles se replient sur les jeunes diplômés », commente-t-il. L’audit
peut être considéré à cet égard. De plus, « il permet aux jeunes
diplômés de se confronter à la réalité de l’entreprise, de la banque
ou de la compagnie d’assurances et de mieux appréhender ces
structures et leurs métiers », estime cette ancienne DRH d’un
groupe coté au CAC 40, aujourd’hui coach indépendante.
Quels sont les avantages d’un MBA ?
« Un MBA reste un atout si vous souhaitez changer de secteur,
accéder à plus de responsabilités ou donner une dimension plus
internationale à votre CV. C’est un accélérateur de carrière », estime
Laurent Aymard, directeur financier d’Yves Saint Laurent et
titulaire d’un MBA de l’Insead. Un MBA garantit un meilleur
salaire et permet de viser des postes comportant plus de
responsabilités ou plus ouverts sur l’étranger.
Cependant, n’oubliez pas qu’il représente un investissement
important, en termes de travail et d’argent. Il vous coûtera
entre 10 000 et 60 000 euros par an, sans compter la perte
de revenus provoquée par l’arrêt de votre activité. Mieux vaut
le faire avant 40 ans. Attention, il n’aura de valeur que s’il est
reconnu. Les MBA de Harvard et Stanford aux États-Unis, de
la London Business School et de l’Insead en Europe arrivent
en tête des classements du Financial Times et bénéficient
d’une plus grande notoriété que les autres.
Une expérience à l’étranger est-elle indispensable ?
La réponse est oui, sans un soupçon d’hésitation. Tous les
recruteurs et professionnels ayant acquis une expérience
à l’étranger vous le diront. C’est un moyen d’améliorer vos
compétences, de découvrir une culture différente et de
perfectionner vos langues étrangères. Reste à trouver la bonne
opportunité. Si vous êtes en poste au sein d’une entreprise,
évaluez les possibilités de mobilité interne. Si vous cherchez un
premier emploi, n’hésitez pas à orienter d’emblée vos recherches
vers l’étranger. Londres est très prisée mais New York, Tokyo,
Francfort voire Moscou sont envisageables. Attention, après plus
de dix ans à l’étranger, il peut être difficile de retrouver un poste en
France. Deux solutions : continuer une carrière internationale ou
vous reconvertir. Si l’étranger ne vous attire pas, peaufinez tout de
même vos langues, cela vous permettra de faire la différence.
Que faire si je ne m’épanouis pas dans mon travail ?
N’hésitez pas à changer mais attendez-vous à ce que votre
réorientation soit difficile. Amorcez le virage de manière tactique,
quitte à vous faire aider par un coach. Aujourd’hui, de plus en
plus d’employeurs acceptent de reconnaître qu’une carrière se
construit au fil de métiers parfois différents. La motivation est
donc considéré comme un élément clé.
« L’être est plus important que le faire, ajoute Nicolas du Penhoat,
directeur d’Hewitt Investment Consulting, le département de
conseil en gestion d’actifs d’Hewitt France. Il est plus facile
d’acquérir des techniques qu’un potentiel. Récemment, j’ai recruté
une jeune personne inscrite à l’ANPE, non pas en raison de son
diplôme mais parce que son CV mentionnait un solide parcours de
gymnaste, donc a priori des qualités d’endurance, de rigueur et de
dynamisme – autant de qualités appréciables au moment où mon
pôle est engagé dans une stratégie de développement. »
FAQs : carrières en finance
Premier emploi, expérience à l’étranger, reconversion…
Les réponses à vos questions les plus fréquentes
« Il est plus facile d’acquérir des
techniques qu’un potentiel »
Nicolas du Penhoat, Hewitt Investment Consulting
La course à la performance économique nécessite
des outils de mesure de plus en plus efficaces. Cela
a contribué à favoriser l’essor d’une comptabilité dite
de gestion, plus riche en perspectives que la
comptabilité générale (qui, par ailleurs, reste génératrice
d’emplois). « Avec l’internationalisation des normes
comptables et la place grandissante de la finance dans
les entreprises, la comptabilité retrouve peu à peu ses
lettres de noblesse », constate Sabine Fouchier, senior
manager au sein du cabinet de conseil Ernst & Young.
La comptabilité, secteur réputé austère, s’est rapprochée
du terrain et recouvre désormais un nombre varié de
métiers. Exit les calculs à l’infini, sans vue d’ensemble
ni possibilité d’analyse. Aujourd’hui, la comptabilité
prend en compte aussi bien les stocks et les hommes
que le facteur temps.
Tendances
« Les métiers de la finance et de la comptabilité
connaissent actuellement une belle envolée, que
ce soit dans les PME ou dans les grands groupes »,
témoigne Olivier Gélis, directeur général de Robert
Half Finance & Comptabilité. Avec l’introduction des
normes IFRS (international financial reporting standards),
la comptabilité a redoré son blason.
Les professions comptables représentent aujourd’hui
20 % de l’ensemble des offres d’emploi de l’Apec.
Elles regroupent plus de 400 000 collaborateurs,
soit environ 2 % de la population active.
Plus de la moitié d’entre eux travaillent dans les
entreprises. Viennent ensuite les cabinets d’expertise
comptable et de commissariat aux comptes, dont les
besoins augmentent constamment. « La demande est
dopée par l’accroissement du nombre de PME », explique
Patrick Betini, dirigeant de Betini Associés. Quant
aux cabinets d’audit, ils embauchent régulièrement
des jeunes diplômés titulaires d’un DCG (diplôme de
comptabilité et de gestion, ex-DECF, diplôme d’études
comptables et financières), d’un DSCG (diplôme
supérieur de comptabilité et de gestion, ex-DESCF,
diplôme d’études supérieures comptables et financières)
ou d’un DEC (diplôme d’expertise comptable).
Les institutions bancaires recrutent également, mais
plutôt des profils expérimentés. Cela dit, si ce secteur
vous passionne, vous pouvez tenter votre chance
en faisant un stage dans les services comptables
d’une grande banque ou d’un organisme de crédit.
« Pesez soigneusement votre choix : il peut se montrer
déterminant pour la suite de votre carrière », conseille
Laurence Audegon, DRH de Cetelem, spécialiste du
crédit à la consommation. En effet, il vous sera difficile,
si vous êtes comptable dans une banque ou une
compagnie d’assurances, de passer en entreprise.
Carrières
Les missions ne se limitent pas aux bilans et autres
documents nécessaires pour satisfaire aux obligations
légales. Le comptable est chargé de mettre en place les
outils permettant d’améliorer la gestion administrative
et financière de l’entreprise. C’est lui qui tient la
comptabilité, de la gestion des paies à l’élaboration
des états financiers. Il est amené à multiplier et à
approfondir ses domaines de compétences (droit social,
compétences informatiques, contrôle interne, etc.), ce
qui lui permettra d’accéder rapidement à des fonctions
en contrôle de gestion ou en audit. Les plus talentueux
pourront prétendre à des postes d’experts (consolideur)
ou à des postes à responsabilités (directeur comptable,
directeur financier).
Le consolideur a pour mission de donner une image
économique d’un périmètre de l’entreprise. Il rapatrie,
en provenance des filiales, l’ensemble des éléments
comptables et financiers qu’il traite de façon à restituer
des données homogènes au niveau du groupe. Le poste
de consolideur, qui nécessite de fortes capacités de
visualisation et d’analyse, ouvre de belles opportunités
dans les grands groupes.
Rattaché au directeur financier, le directeur comptable
est notamment responsable de la qualité et de la fiabilité
des informations comptables et fiscales de l’entreprise.
Il produit les états financiers de la société et s’assure
du respect des obligations légales.
Dans les cabinets d’expertise, le travail du comptable est
davantage tourné vers la comptabilité générale. Depuis
deux ans, les besoins en recrutement ont augmenté.
Un étudiant qui fait son stage de fin d’études dans un
cabinet se verra facilement proposer un poste.
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Comptabilité
En bref
Le secteur connaît
une embellie durable
La profession représente 2 % de
la population active en France
Le métier se diversifie
et s’internationalise
Oubliés les gratte-papier d’autrefois,
les professions comptables ont redoré leur blason
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« On n’apprend vraiment ce métier
que quand on l’exerce au quotidien »
Sabine Fouchier, Ernst & Young
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Banque et Assurance Les Employeurs Systèmes d'Information Comptabilité et Audit
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Guillaume, comptable général,
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Salaires
Les comptables des cabinets d’expertise perçoivent
un salaire plus élevé que leurs homologues dans les
entreprises, exception faite des consolideurs.
Une étude récente de Robert Half Finance & Comptabilité
montre qu’un comptable junior débute entre 35 et 40 k€,
dépasse 60 k€ à compter de cinq années d’expérience
et atteint un maximum de 140 k€ à partir de la dixième
année d’expérience. À ces salaires de base s’ajoute
un variable qui peut aller jusqu’à 12 % du fixe.
Compétences
Vous avez tout intérêt à acquérir une expérience le
plus tôt possible. « On n’apprend vraiment ce métier
que quand on l’exerce au quotidien », souligne Sabine
Fouchier. Une fois que l’on est recruté, il est impératif
de se former en continu afin de ne jamais être dépassé
par les nouvelles normes et technologies. « Par ailleurs,
vu l’internationalisation des sociétés, un comptable qui
souhaite progresser doit obligatoirement maîtriser
l’anglais et posséder une parfaite connaissance des
normes comptables internationales », note Alice Escaffre,
experte-comptable et fondatrice du cabinet Alice Conseil.
Si c’est votre cas, vous pourrez espérer évoluer vers des
postes de consolideurs : une bonne carte à jouer pour
tous les comptables attirés par les profils d’expert.
Enfin, métier du chiffre, la comptabilité tend à devenir
aussi un métier de communication. Le directeur
comptable, notamment, de plus en plus exposé,
doit développer des talents de communicateur.
« La comptabilité, telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui
en entreprise, exige une parfaite maîtrise du langage
permettant de développer des qualités d’analyse et de
synthèse dans les domaines juridiques et managériaux »,
estime Frédéric Compin, docteur en sciences de gestion
et professeur en classe préparatoire au DCG.
Baccalauréat en poche, Alice Escaffre a passé les différents
diplômes qui mènent à l’expertise comptable. Dix ans plus
tard, elle a créé sa propre structure, Cabinet Alice Conseil.
Pourquoi l’expertise-comptable ? Et comment en êtes-vous
venue à créer votre propre cabinet ?
Le choix de l’expertise comptable et la création de mon
cabinet découlent tout simplement d’heureux concours
de circonstances. Au cours de mes différents stages dans
des cabinets, je me suis rendue compte que l’expertise
comptable me convenait mieux, à cause des techniques
financières et fiscales qu’elle met en jeu, que le commissariat
aux comptes, plus formel et juridique. Une fois obtenu le
DEC, j’ai décidé d’approfondir cette voie en préparant un
DESS de fiscalité appliquée dans le cadre de la formation
continue. Après une dizaine d’années d’expérience, le besoin
s’est fait sentir de voler de mes propres ailes. C’est à ce
moment-là que mon ancien maître de stage m’a permis de
démarrer ma propre activité en me sous-traitant des dossiers.
Avez-vous parfois envisagé de rejoindre une entreprise ?
À vrai dire non. Exercer en cabinet me permet de découvrir
des mondes très variés et d’éviter la monotonie qui peut
résulter du travail en entreprise. Je n’ai pas fait le choix de
la facilité : l‘emploi du temps est dense, les clients vous
sollicitent en permanence. Mais c’est justement cette
dimension de conseil, propre à l’expertise comptable,
qui m’a incitée à privilégier cette activité.
Qu’appréciez-vous particulièrement dans ce métier?
La remise en question permanente. L’environnement législatif
est en constante évolution. J’apprécie aussi la proximité avec
les clients dès qu’ils ont mesuré vos connaissances dans les
domaines social, fiscal, juridique et comptable. Mais il ne faut
pas hésiter à réorienter ses clients vers des spécialistes plus
pointus, si besoin est.
Profil
Alice Escaffre
Experte-comptable et fondatrice
Cabinet Alice Conseil
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Inférieur à 500 M€ 50-70 60-80
Entre 500 M€ et 2 Mds€ 60-90 80-150
Salaires des directeurs comptables, fixe + variable (k€)
Chiffre d’affaires Exp. 10-15 ans + 15 ans
1 à 5 ans 24,6-30
6 ans et + 30-33
Salaires des comptables uniques en PME (en k€)
Expérience Fixe annuel brut*
* Le variable est, dans ce cas, fonction de l’entreprise et de sa politique salariale.
Suite de l’article p. 46
Les conseils d’Alice
Ne considérez pas vos connaissances comme
un savoir fi gé mais comme une base qu’il
faut constamment remettre à jour.
Travaillez votre anglais. Sa maîtrise vous
sera utile pour comprendre les normes IFRS,
qui ne sont pas toutes traduites en français,
et pour accompagner vos clients.
Cultivez vos qualités relationnelles.
www.efinancialcareers.fr/jeunes_diplomes
Plus d’infos en ligne
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Si vous vous lassez vite des tâches répétitives et
n’aimez pas rester enfermé, le conseil est fait pour vous.
Le champ est vaste, puisqu’il s’agit de conseiller des
clients (banques, entreprises, assurances, secteur public)
sur une large gamme de sujets : systèmes d’information,
gestion de trésorerie, optimisation des processus,
organisation, techniques de management, etc. Vous
pourrez vous spécialiser en conseil en investissement
ou en gestion d’actifs.
Nicolas du Penhoat, directeur d’Hewitt Investment
Consulting, le département de conseil en gestion
d’actifs d’Hewitt France, témoigne : « Nos consultants
interviennent autant sur l’analyse des passifs sociaux
que sur la gestion d’actifs, pour aider les entreprises
à faire face aux versements des retraites et des
indemnités de fin de carrière. »
Certains cabinets restent généralistes, d’autres se
spécialisent dans un type d’entreprise, une branche
(banque, industrie, services) ou une fonction (finance,
marketing, achat). Récemment, on a même vu naître des
cabinets spécialisés en restructuration d’entreprises.
Tendances
Après un creux, les cabinets de conseil sont à nouveau
en plein développement. Les dernières évolutions
réglementaires (normes IFRS, Bâle II, Solvency II,
contrôle interne) dopent la demande ! Les organismes
financiers figurent parmi leurs premiers clients, mais
les entreprises ne sont pas en reste. « La pénurie de
candidats est énorme. Les cabinets se battent pour
recruter jeunes diplômés, stagiaires, voire profils plus
seniors », affirme Thierry Carlier-Lacour, directeur associé
du cabinet de recrutement Humblot-Grant Alexander.
Principaux acteurs
En stratégie, citons McKinsey, Bain & Company,
Boston Consulting Group et Mercer Oliver Wyman.
Dans le conseil en organisation : Capgemini, Accenture,
Eurogroup, Deloitte Consulting et Bearing Point.
Enfin, en conseil en investissement, retenons Mercer
Investment Consulting, Watson Wyatt, Deloitte, Hewitt,
PricewaterhouseCoopers, KPMG et Ernst & Young.
Carrières
Consultant dans un cabinet de conseil en stratégie,
vous travaillerez avec des clients prestigieux que vous
accompagnerez sur leurs dossiers décisifs (fusions
& acquisitions, développement et diversification…).
Dans un cabinet de conseil en organisation, vous
apporterez des réponses concrètes pour mettre en
œuvre les solutions et serez impliqué dans la gestion
de projets, les opérations de communication et
l’élaboration de plans de réduction des coûts.
Enfin, dans un cabinet spécialisé en finance d’entreprise,
vous procéderez au contrôle interne, à la gestion des
risques financiers, à l’allocation d’actifs, etc. Dans tous
les cas, pour progresser, sachez vous imposer ! Au
bout de cinq ans, il vous faudra avoir acquis une stature
de stratège. Sauf à créer votre propre cabinet, vous
attendrez encore un bout de temps avant de pouvoir
devenir associé.
Salaires
« Un consultant junior perçoit un salaire situé entre 39
et 43 k€, sans compter les variables, indique Thierry
Carlier-Lacour. Après cinq ans d’expérience, ce chiffre
varie entre 60 et 110 k€, les primes atteignant 20 à 35 k€. »
Les cabinets spécialisés en stratégie payent mieux que
les autres mais exigent plus en termes d’horaires.
Compétences
Un consultant doit être souple, polyvalent, mobile et
bosseur. Quasiment indispensable : un diplôme d’école
de commerce ou d’ingénieurs ou un MBA de l’INSEAD
ou d’HEC. Pour conseiller des institutions financières
ou des assureurs, une première expérience ou un stage
en finance de marché s’impose.
« Un consultant en finance doit disposer d’une
compétence métier (contrôle de gestion, consolidation)
et d’une compétence en organisation (processus
comptables et financiers) ou en mise en œuvre de
systèmes d’information », note Eduardo Sampaio,
consultant chez Westpoint, cabinet de conseil en
recrutement dans les métiers de la finance et du
conseil. Enfin, un bon contact humain est primordial.
Conseil
En bref
Les cabinets de conseil sont
en plein développement
Un métier au champ
d’intervention très large
Un consultant doit être souple,
polyvalent, mobile et bosseur
Un métier multiforme et très demandé qui
requiert des talents de stratège
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« Les cabinets se battent pour recruter
jeunes diplômés, stagiaires, voire
profils plus seniors »
Thierry Carlier-Lacour, cabinet Humblot-Grant Alexander
Banque et Assurance Les Employeurs Systèmes d'Information Comptabilité et Audit
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« Dans un monde de spécialistes, le trésorier est un
hyperspécialiste. » C’est ainsi que François Masquelier,
directeur de la trésorerie et des financements chez RTL
Group, décrit cette fonction en pleine mutation. Au-delà
de l’optimisation du cash et de la dette – son cœur de
métier –, le trésorier participe de plus en plus à des
tâches transversales. « Principales fonctions exercées
par les trésoriers en marge de leur métier d’origine : le
credit management, la comptabilité, la communication
financière et l’optimisation des systèmes d’information »,
indique l’AFTE (Association française des trésoriers
d’entreprise). À l’occasion de son 30
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anniversaire,
l’AFTE a réalisé, en partenariat avec Robert Half
International, une étude sur la fonction de trésorier.
Résultat : la gestion des placements et des financements
est passée au dernier rang des préoccupations des
trésoriers. Néanmoins, « tout dépend de la configuration
financière dans laquelle se trouve l’entreprise, nuance
Olivier Bouillaud, trésorier groupe d’Antalis, numéro
1 européen de la distribution de papier. Quand notre
société a dû prendre son autonomie financière, la
mise en place et la gestion d’un mode de financement
innovant ont été primordiales. »
Tendances
On compte aujourd’hui 2 000 à 2 500 trésoriers dont
les deux tiers en région parisienne. Les besoins
en trésoriers, jeunes diplômés comme cadres plus
expérimentés, augmentent régulièrement. Le métier
prend du galon à mesure que son champ d’action
s’élargit. Les exigences des marchés, les besoins
financiers liés aux fusions & acquisitions, l’émergence
de la notion de « cash » et la maîtrise des ratios
d’endettement y sont pour beaucoup. Le trésorier
intervient dans des domaines autrefois réservés à
ses supérieurs, y compris les relations avec les
banques. Dans ce contexte, « les qualités commerciales
constituent un précieux atout », indique Olivier Bouillaud.
De plus en plus, le trésorier travaille avec le directeur
administratif et financier (DAF), auquel il est rattaché
dans 68 % des cas (étude AFTE).
Carrières
Pas facile de changer de métier ! Principale perspective
d’évolution : accéder à un poste de trésorier dans une
autre structure, en France ou à l’étranger. Les trésoriers
d’entreprise changent de poste tous les trois ans en
moyenne. Les passerelles vers les postes de DAF
sont rares, de même que les postes proposés par les
fonds d’investissement. Pour y prétendre, mieux vaut
s’intéresser à l’optimisation des besoins en fonds de
roulement, à l’élaboration de cash flows prévisionnels,
à la comptabilité internationale et à la législation.
Salaires
L’étude de l’AFTE montre que la gamme des
rémunérations est très large. Le métier a connu une
revalorisation notable entre 2001 et 2006. Le nombre
de trésoriers percevant plus de 100 k€ s’est accru et
la proportion de trésoriers touchant moins de 50 k€
est passée de 33 % à 22,1 %. Les salaires supérieurs
à 100 k€ correspondent à des postes de directeurs de
trésorerie dans des grandes entreprises en Île-de-France.
Compétences
Une formation supérieure spécialisée en gestion ou en
finance (école supérieure de commerce, diplôme de
comptabilité, DESS finance ou trésorerie) et une bonne
connaissance de l’univers financier sont requis.
« Près de 90 % des professionnels sont issus d’universités
ou d’écoles de commerce, cursus qui connaît un
certain regain. Seuls quelques trésoriers affichent une
formation d’ingénieurs, sont autodidactes ou simplement
bacheliers », indique l’AFTE. La maîtrise des logiciels
de gestion de la trésorerie est appréciée. « Enfin, des
qualités de négociateur, un bon niveau d’anglais, une
grande réactivité et une bonne résistance au stress
sont indispensables », conclut Olivier Bouillaud.
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3-5 ans 36-55 jusqu’à 20 %
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Salaire moyen d’un trésorier d’entreprise en 2007 (k€)
Expérience Fixe brut annuel Variable (% du salaire)
Trésorier d’entreprise
En bref
Le trésorier participe de plus en
plus à des tâches transversales
Les passerelles vers d’autres
métiers sont rares
Depuis 2001, les salaires ont
connu une hausse notable
Une fonction en pleine évolution, dont
le champ d’action s’élargit vers le haut
« Indispensables : des qualités de
négociateur, un bon niveau d’anglais,
une grande réactivité et une bonne
résistance au stress »
Olivier Bouillaud, Antalis
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« Un bon directeur financier sait faire chanter les chiffres »,
a dit un jour Franck Riboud, PDG de Danone. Il doit
être capable d’interpréter les résultats pour éclairer la
direction générale sur la meilleure stratégie.
Tendances
La fonction de directeur administratif et financier (DAF)
s’est profondément transformée depuis 2005. Le
DAF est devenu un personnage clé, de plus en plus
impliqué dans les jeux de pouvoir entre la direction et
les actionnaires. « Au point de devenir le bras droit de la
direction générale », souligne Laurent Aymard, directeur
financier d’Yves Saint Laurent. « Plus qu’une
expertise technique pointue, on attend d’un DAF qu’il
ait un savoir-faire en matière d’aide à la décision »,
estime Pierre-Antoine Bouillet, consultant pour le cabinet
de recrutement Robert Half Finance & Comptabilité.
Le DAF est de plus en plus amené à évoluer dans un
environnement international. Doit-il participer activement
à l’élaboration de la stratégie de l’entreprise ? « Oui, s’il
s’agit de l’homme. Non, s’il s’agit de la fonction », répond
Franck Riboud. Autrement dit, la fonction de DAF ne doit
pas être confondue avec la direction générale. Pour Henri
Proglio, président de Veolia, « le directeur financier doit
connaître parfaitement les métiers de son entreprise afin
de pouvoir être un acteur à part entière dans la définition
de ses orientations stratégiques ».
Carrières
Dans les grandes entreprises, le DAF supervise souvent
plusieurs fonctions support. Outre la formation et le
développement des équipes, il coordonne la production
financière et comptable. À ce titre, il intervient dans la
mise en place des normes comptables internationales,
les systèmes d’information et de gestion, et travaille en
relation étroite avec la DRH et le contrôle de gestion.
Lui échoient également l’optimisation de la politique
fiscale de l’entreprise, la gestion des flux financiers
et les relations avec les commissaires aux comptes
et l’administration. S’ajoutent à cela, en proportion
croissante, la communication financière, les relations
avec les investisseurs, la supervision du contrôle
interne et, parfois, la gestion des ressources humaines.
Résultat : le DAF tend à devenir un généraliste plutôt
qu’un spécialiste.
Pour accéder à cette fonction, l’idéal est de commencer
par acquérir une expertise technique dans un cabinet
d’audit ou une banque. Les consultants spécialisés
dans les opérations du haut de bilan et en finance
de marché sont très courtisés. Mais, même si le
recrutement externe augmente, deux directeurs financiers
sur trois sont nommés en interne. Les perspectives
d’avenir sont excellentes : les DAF commencent à
accéder aux fonctions de direction.
Salaires
Les salaires des DAF sont en hausse pour cause de
responsabilités croissantes. La part variable oscille
entre 20 à 50 % de la rémunération.
Compétences
Le DAF a acquis une large expérience en entreprise
(contrôle gestion, contrôle financier, etc.), éventuellement
précédée par un passage dans un cabinet d’audit.
« Il a un diplôme d’études supérieures en gestion et en
comptabilité. Il peut avoir fait aussi une école d’ingénieurs,
un troisième cycle en gestion ou un MBA », rapporte
Dominique Roux, maître de conférences en comptabilité
à Paris XII Val-de-Marne. « Parmi les DAF des entreprises
du CAC 40, près d’un sur deux est issu d’une école de
commerce, HEC s’imposant comme la filière suprême
avec huit représentants », note Vanessa Lorens, coach
indépendante. Les profils mixtes, école d’ingénieurs plus
troisième cycle de gestion, sont aussi appréciés. Enfin,
une expérience à l’étranger, un anglais parfait et une
connaissance actualisée des outils informatiques et
des normes comptables figurent parmi les prérequis.
Direction administrative
et financière
En bref
Le DAF tend à devenir
un généraliste
Il est le bras droit de la
direction générale
Son poste est de plus en plus
responsabilisant et exposé
Un poste clé qui, de plus en plus, ouvre
les portes de la direction générale
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« Le directeur financier est un
acteur à part entière dans la
définition des orientations
stratégiques de l’entreprise »
Henri Proglio, Veolia
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Inférieur à 500 M€ 70-100 k€ 90-160 k€
Entre 500 M€ et 2 Mds€ 100-150 k€ 120-180 k€
Salaire brut annuel (fixe + variable*) d’un DAF en 2007
Chiffre d’affaires Exp. 10-15 ans Exp. + 15 ans
* Le variable est souvent composé d‘un package qui peut comprendre des primes
sur objectifs personnels et de société, une voiture de fonction, sans compter les
stock-options ou les prises de participation au capital.
Banque et Assurance Les Employeurs Systèmes d'Information Comptabilité et Audit
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Sans lui, la direction aurait du mal à savoir où elle va !
Le contrôleur de gestion est un acteur clé parmi les
responsables de l’entreprise. Sa mission : établir les
budgets et analyser l’activité afin de vérifier la cohérence
entre la stratégie de l’entreprise et sa mise en œuvre.
Tendances
« Le contrôle de gestion a encore de belles années
devant lui », estime Chantal Deschamps, consultante
senior au sein du cabinet de recrutement Vendôme
Associés. C’est d’autant plus vrai que certains secteurs
comme la banque n’ont pas suffisamment développé
cette fonction et que le contrôle de gestion doit s’adapter
sans cesse à de nouvelles réglementations.
« C’est un univers de plus en plus normatif, avec
des règles comptables qui s’internationalisent et
se complexifient », confirme Nicolas Mousset,
contrôleur financier au sein d’une grande société
française. Parallèlement, la profession doit faire face
à de nombreux départs à la retraite. Bonne nouvelle
donc : toutes les entreprises recrutent ! Étant donné
le rôle central du contrôle de gestion, les perspectives
de carrière sont nombreuses.
Carrières
Dans une PME, vos missions seront plus étendues
que dans un grand groupe, où il existe autant de
contrôleurs que d’entités et de directions opérationnelles.
« Tandis que le contrôleur de gestion de la maison
mère a pour rôle principal de collecter de l’information,
de valider sa fiabilité, de l’analyser et de la synthétiser, le
contrôleur de gestion en filiale a un rôle plus opérationnel,
précise le cabinet de recrutement Robert Half Finance
& Comptabilité. Il participe directement au pilotage du
processus de production, intervient dans les décisions
d’investissement… » Quant au contrôleur de gestion
commercial, il élabore les tarifs et les marges, analyse
la rentabilité et contrôle les coûts de distribution.
« Dans les grands groupes, le contrôleur de gestion junior
pourra passer d’un poste à l’autre puisqu’il y en a autant
que de business units », indique Gaël Guigot, contrôleur
de gestion au sein d’un grand groupe coté. Par la suite,
il pourra endosser les fonctions de responsable du
contrôle de gestion, de DAF ou de contrôleur financier.
Ce dernier, apparu récemment dans les entreprises
françaises, couvre un champ d’intervention plus large
que le contrôleur de gestion classique : outre le contrôle
de gestion (processus budgétaire et reporting), il prend
en charge le contrôle interne et parfois la consolidation
de gestion statutaire.
Dans les banques, le poste de contrôleur de gestion est
tout aussi stratégique et c’est un sésame qui peut, quatre
à cinq ans plus tard, ouvrir les portes d’autres domaines
(analyse, audit...). Les contrats d’apprentissage et les
stages constituent des portes d’entrée à ne pas négliger.
Salaires
Ils progressent régulièrement. Selon les récentes
études de Robert Half Finance & Comptabilité, les
contrôleurs de gestion avec moins de quatre ans
d’expérience perçoivent entre 35 et 45 k€ par an.
Avec quatre à six ans d’expérience, ils peuvent gagner
jusqu’à 55 k€, pour atteindre 70 k€ à partir de la huitième
année d’expérience. À cela, il faut ajouter une part
variable qui peut représenter jusqu’à 15 % du fixe.
Les contrôleurs financiers touchent des salaires
plus élevés. Avec cinq à sept années d’expérience,
ils gagnent entre 50 et 65 k€. Après dix ans, la
rémunération grimpe à 90 k€. Une étude de Vendôme
Associés montre par ailleurs que les responsables du
contrôle de gestion dans les établissements de renom
gagnent facilement entre 130 et 150 k€.
Compétences
« Le recrutement reste assez ouvert, même si les
profils les plus appréciés sont les anciens auditeurs,
les jeunes diplômés d’une école de commerce et les
titulaires d’un diplôme d’expert-comptable », assure la
DRH d’un grand groupe coté du CAC 40. Le bon diplôme
ne suffit pas, loin de là. « Le contrôleur de gestion doit
être pragmatique, rigoureux, très sensible à la rentabilité
d’une activité et doté d’un bon relationnel, relève Jean-
Pierre Bille, du cabinet de recrutement Hudson. Et il doit
maîtriser l’anglais ainsi que les outils de reporting. »
Contrôle de gestion
En bref
Le contrôleur de gestion
est devenu un acteur clé
Le métier ouvre de
nombreuses perspectives
Le recrutement est assez ouvert
même si le diplôme est important
Maître des budgets, le contrôleur de gestion
a une vision globale de l’entreprise
« Le contrôleur de gestion doit être
pragmatique, rigoureux, sensible
à la rentabilité d’une activité et doté
d’un bon relationnel »
Jean-Pierre Bille, cabinet Hudson
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L’audit est un excellent tremplin pour ceux qui aspirent
à une carrière en finance. Que ce soit en entreprise
(audit interne) ou en cabinet (audit externe), l’auditeur
doit vérifier que les documents comptables et financiers
sont conformes à la réglementation. Il participe aussi à
des missions de corporate finance, et l’auditeur interne
intervient également sur les aspects organisationnels.
Tendances
Les recrutements connaissent une hausse spectaculaire,
aussi bien dans les cabinets que dans les entreprises.
La profession a été chamboulée par le scandale
Enron en 2001 et de nouvelles lois et règles ont été
introduites : loi de sécurité financière (LSF), qui sépare
les missions d’audit et de conseil, loi Sarbanes-Oxley,
nouvelles normes comptables internationales (IFRS).
Les entreprises cherchent souvent des auditeurs
expérimentés, notamment pour appliquer la LSF.
Principaux acteurs
Quatre cabinets dominent : PricewaterhouseCoopers,
Ernst & Young, KPMG et Deloitte – ce dernier ayant
fusionné, fin 2006, avec BDO Marque & Gendrot.
Ils sont suivis par des acteurs comme Mazars ou
Grant Thornton, qui bénéficient d’une bonne assise
internationale. Ces derniers mois, le marché a vu naître
des cabinets de taille moyenne, comme Advolis ou
Bellot Mullenbach & Associés. Certains s’associent :
l’association ADACEIP fédère neuf cabinets d’audit et
d’expertise comptable. Enfin, il existe des petits cabinets
comme Cabinet Escaffre ou Paper Audit & Conseil.
Carrières
La profession est organisée en grades : junior 1, junior 2,
senior 1, senior 2, chargé de mission, manager, directeur
et associé. L’ascension peut être rapide, surtout dans
les cabinets de taille moyenne. « Dès la troisième
année, vous serez amené à encadrer des équipes et à
planifier des missions », observe Olivier Salustro, associé
fondateur d’Advolis. Beaucoup de jeunes diplômés font
leurs armes dans un cabinet pendant trois à cinq ans
avant de rejoindre une entreprise (audit interne, contrôle
de gestion ou direction financière). Mais la profession
est en train de changer. « De nouveaux métiers émergent :
consolidation et reporting, organisation de la fonction
comptable et financière, contrôle interne et maîtrise des
risques, évaluation d’entreprise… Ils offrent aux jeunes
la possibilité de faire carrière dans les cabinets d’audit
ou de créer leur propre structure », relève Jean-Louis
Mullenbach, associé chez Bellot Mullenbach & Associés.
Si vous rêvez d’être associé, sachez que, dans les
grands cabinets, « il faut avoir travaillé au moins douze
ans et les places sont chères », indique Thierry Carlier-
Lacour, directeur associé du cabinet de recrutement
Humblot-Grant Alexander. Néanmoins, ces cabinets
multidisciplinaires offrent de belles opportunités.
Vous pourrez vous spécialiser (en évaluation, en
développement durable, etc.) ou rejoindre la direction
des ressources humaines, comme Sylvie Bernard-Curie,
ancienne auditrice devenue DRH de KPMG Audit.
Salaires
Les salaires varient en fonction de la formation.
Ils sont homogènes au sein des grands cabinets
et ils devraient augmenter de 25 % d’ici à 2009.
Compétences
Le métier demande un gros investissement personnel
et l’amour des chiffres. « Je veille à ce que mes auditeurs
soient à l’aise avec les chiffres et avec les logiques
financières qui président aux choix des entreprises »,
indique Lionel Escaffre, associé fondateur du Cabinet
Escaffre. Sont également requis : capacité à travailler en
équipe, ouverture d’esprit, sens de la communication et
maîtrise de l’anglais. Les formations conseillées sont les
grandes écoles de commerce, les écoles d’ingénieurs,
les formations universitaires de type Dauphine et les
formations d’actuaires. Les cabinets n’exigent pas une
formation en comptabilité, mais ils veulent une solide
culture économique et une bonne aisance rédactionnelle.
Audit
En bref
L’auditeur sait faire parler
les chiffres et communiquer
Il doit s’adapter à des
environnements complexes
Dans les cabinets, les plus
talentueux peuvent vite grimper
En cabinet ou en entreprise, des postes extrêmement
formateurs et des évolutions de carrière rapides
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« En cabinet, dès la troisième année,
vous serez amené à encadrer des
équipes et à planifier des missions »
Olivier Salustro, Advolis
3-5 ans 45-60
5-8 ans 60-70
8 ans et + 70-90
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7 Salaire d’un auditeur interne en 2007 (en k€)
Expérience Salaire*
*hors variable, généralement compris entre 0 et 15 %
Banque et Assurance Les Employeurs Systèmes d'Information Comptabilité et Audit
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La comptabilité est-elle faite pour moi ?
« Bien sûr, du moment que vous n’avez pas d’a priori, estime
Jean-Luc Decornoy, président de KPMG Audit. La comptabilité
est un outil de plus en plus essentiel. L’important n’est pas
tant de tenir les comptes que de les interpréter afin de prendre
les bonnes décisions. » Mieux vaut quand même être à l’aise
avec les chiffres. Et la saisie d’écritures constitue un passage
obligé. Les comptables qualifiés possèdent de solides bases
en mathématiques et en économie. Autres atouts : la maîtrise
de l’anglais, une pratique courante des logiciels informatiques
et une bonne connaissance des nouvelles normes comptables
internationales (IFRS). Sans oublier des talents de communicateur.
Quels sont les diplômes requis ?
Les BTS et les DUT en comptabilité sont toujours appréciés.
Mais le DCG (diplôme de comptabilité et de gestion) et le
DSCG (diplôme supérieur de comptabilité et de gestion),
qui ont remplacé trois anciens diplômes (DPECF, DECF et
DESCF), constituent d’excellents tremplins pour les postes
à responsabilités au sein des entreprises.
Jusqu’à présent, pour devenir expert-comptable, il fallait compter
en moyenne cinq ans d’études après une MSTCF (maîtrise de
sciences et techniques comptables et financières) ou une école
de commerce. « Avec la réforme, l’accès au diplôme d’expert-
comptable / commissaire aux comptes se démocratise, remarque
Jean-Luc Decornoy. À partir de bac+5, on peut obtenir cette
qualification dans un délai raisonnable. »
Existe-t-il des écoles spécialisées ?
Les meilleures formations aux diplômes de l’expertise comptable
sont celles proposées par les organismes spécialisés, publics ou
privés. Les grandes écoles proposent également des formations,
plus généralistes mais également appréciées des recruteurs.
Entreprise ou cabinet ?
« C’est une question de personnalité, estime Jean-Luc Decornoy.
Exercer en cabinet permet de voir différents métiers et entreprises,
de travailler avec différentes équipes. De plus, un cabinet apporte
une formation complémentaire plus importante. Enfin, il est plus
facile de passer d’un cabinet à une entreprise que l’inverse. »
Dans un cabinet, vous débuterez souvent par des opérations
de saisie avant de progresser vers des tâches à valeur ajoutée.
Au bout de quelques années, vous pourrez accéder à un poste
d’associé. Ou encore vous installer à votre compte.
En entreprise, les débutants se voient confier des missions
de comptabilité générale, progressivement complétées par
des activités de gestion. Vous pourrez devenir contrôleur de
gestion, chef comptable, ou encore, si vous exercez au sein
d’un grand groupe, responsable de consolidation dans un
centre de services partagés. Pour les plus ambitieux, ces
métiers représentent un bon moyen d’accéder à des postes
de direction opérationnelle (directeur comptable, DAF).
Puis-je travailler comme comptable dans une banque ?
De manière générale, les comptables recrutés par les banques
sont plus souvent des cadres expérimentés que des jeunes
diplômés. Mais certains postes sont accessibles aux jeunes
via une mission en intérim. « Comptez tout de même deux à
cinq ans d’expérience pour que votre candidature soit prise
en compte », précise-t-on à l’agence de recrutement Adia.
La comptabilité bancaire nécessite une formation spécifique.
L’un de ses avantages est qu’elle permet d’accéder à « d’autres
métiers de la banque qui requièrent une formation comptable,
par exemple ceux de responsable crédit ou d’analyste financier »,
précise Jean-Luc Decornoy.
Aide-comptable, comptable général, responsable comptable,
comptable clients, consolideur… comment choisir ?
Au sein des PME, il n’y a bien souvent qu’un seul comptable,
aidé parfois d’un aide-comptable. L’aide-comptable est chargé
de collecter, de saisir et d’imputer les pièces comptables, ainsi
que de classer les factures et les justificatifs. Le comptable unique
est responsable de la gestion administrative (relations avec les
organismes bancaires, sociaux et fiscaux), de la tenue de la
comptabilité, de la gestion des paies et de la réalisation du bilan.
Pour cette dernière tâche, il est souvent amené à travailler avec
un cabinet d’expertise comptable.
Dans les grands groupes, les métiers de la comptabilité sont
beaucoup plus variés. La fonction de consolideur est la plus
prestigieuse mais le responsable comptable est la pièce maîtresse
du dispositif, qui s’appuie sur des auxiliaires tels que le comptable
fournisseur et le comptable client. Le comptable fournisseur est
chargé de la gestion des factures, ce qui inclut leur règlement
et le traitement des litiges éventuels. Le comptable client est
responsable de la facturation et de la relance des retardataires.
FAQs : comptabilité
Diplômes, formations, carrières…
Les réponses à vos questions les plus fréquentes
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« En comptabilité, il est plus
facile de passer d’un cabinet
à une entreprise que l’inverse »
Jean-Luc Decornoy, KPMG Audit
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Je peux ?
Les technologies de l’information apportent une
bouffée d’air frais au secteur financier. Transactions
en ligne, signature électronique, portails bancaires,
automatisation des salles de marché… les banques
et compagnies d’assurance ont énormément recours
à l’informatique. Dans ces lieux stratégiques où la
pression est intense, s’alignent d’interminables rangées
d’écrans. Les informaticiens opérationnels garantissent
la fluidité des opérations et la sécurité des systèmes.
Dans la mesure où ils ont pour mission de trouver des
solutions informatiques adaptées aux produits financiers,
ils jouent un rôle tout aussi fondamental que les traders
et les gérants de portefeuille.
Tendances
Tous les secteurs de l’informatique recrutent ! L’année
2006 a vu se confirmer la forte reprise entamée en
2005. Les sociétés de services en ingénierie informatique
(SSII) se portent bien. Avec une croissance de 6,5 %
par rapport à 2005, elles devraient recruter 40 000
personnes en 2007, dont environ 10 000 créations de
postes (soit des chiffres équivalents à ceux de 2006).
Dans le secteur banque et assurance, leur croissance
atteint même 8 %, le taux le plus élevé. Les tablissements
financiers constituent donc le principal moteur des SSII.
« Parmi les entreprises de notre secteur, les deux tiers ont
du mal à recruter », indique Alain Donzeaud, président
de la commission sociale du Syntec Informatique, la
chambre syndicale des SSII et des éditeurs de logiciels.
« Les contraintes de sécurité, de rapidité et de qualité
obligent à des prouesses quotidiennes », indique la
Fédération bancaire française. Les budgets que les
banques consacrent à l’informatique représentent
20 % de toutes les dépenses faites en France dans ce
domaine. » Une des très grandes banques françaises
emploie actuellement plus de 10 000 informaticiens,
dont 40 % viennent de SSII.
Quelles sont les raisons d’une telle croissance ? Depuis
deux ans, les banques ont recommencé à embaucher
pour remplacer les départs à la retraite. Autre enjeu
de taille : les établissements financiers ont besoin de
moderniser leurs systèmes d’information pour améliorer
leurs performances, ce qui explique la multiplication des
interventions. Les directions des services d’information
(DSI) ont de plus en plus recours à la sous-traitance.
Et les grands projets sont loin d’être achevés. En
témoigne la refonte du « programme vie individuelle »
lancée par Axa France, qui y consacre 130 000 jours
homme et 90 millions d’euros sur trois ans.
Le défi pour les recruteurs n’est pas tant la quantité de
candidats que la qualité des profils. Confrontées à un
manque d’informaticiens expérimentés et à une cruelle
pénurie de compétences pointues, les SSII tentent de
réajuster leur politique de recrutement. Certaines grandes
banques n’hésitent plus à se tourner vers d’autres
prestataires, car les SSII avec lesquelles elles travaillent
peinent à leur trouver les bons profils. Une aubaine pour
les petits cabinets de conseil et les petites SSII, qui du
coup ont leurs chances auprès des grands comptes.
Principaux acteurs
Le marché français est structuré de la façon suivante :
• Les SSII offrent des services de conseil et des
solutions techniques, qu’elles mettent en place
lorsqu’elles interviennent sur les systèmes
d’information de leurs clients. Le marché français ne
compte pas moins de 3 000 sociétés de services.
• Les cabinets de conseil en ingénierie financière,
qu’ils soient spécialisés en maîtrise d’ouvrage
(MOA) ou en maîtrise d’œuvre (MOE), interviennent
uniquement sur la partie conseil.
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Systèmes d’information (SI)
En bref
En finance, les informaticiens
jouent un rôle crucial
Les SSII ont connu une
croissance de 6,5 % en 2006
Tous les acteurs sont en
concurrence pour recruter
Un secteur extrêmement dynamique confronté à
une forte pénurie de compétences
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« Nous sommes revenus à la
frénésie des années 1999-2000.
C’est la foire d’empoigne ! »
Alain Rochard, cabinet ITGS HR
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Banque et Assurance Les Employeurs Comptabilité et Audit Systèmes d'Information
IBM Global Services 2 154 2 255 +5 %
Capgemini 1 667 1 816 +9 %
Atos Origin 1 517 1 657 +9 %
Accenture 770 833 +8 %
Unilog-LogicaCMG 783 820 +5 %
Orange Business Services
(Diwan et Neocles inclus) 530 655 +24 %
Altran 667 642 −4 %
HP Services 615 621 +1 %
Sopra Group 573 610 +6 %
Steria 483 533 +10 %
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Classement des sociétés de services selon leur chiffre
d’affaires (en milliards d’euros), France 2006
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PARIS
NEW YORK
TOKYO
BEYROUTH
SINGAPOUR
DUBLIN
SYDNEY
PEKIN
• Les éditeurs de logiciels créent leurs propres
solutions puis les adaptent et les intègrent chez leurs
clients. En France, les principaux éditeurs de solutions
financières sont Murex, Summit-Misys, Reuters
Financial Software, Sophis et Calypso.
• Les grandes banques et sociétés d’assurances
sont également entrées dans la partie, depuis qu’elles
ont décidé de recruter du personnel chargé de
développer leurs fonctions informatiques en interne.
Compétences
Tous ces acteurs se livrent une concurrence acharnée
pour séduire les jeunes diplômés. « Nous sommes
revenus à la frénésie des années 1999-2000, explique
Alain Rochard, PDG et fondateur de ITGS HR, cabinet
de recrutement spécialisé en informatique. C’est la foire
d’empoigne ! » Et ce autant pour les SSII que pour leurs
clients, les établissements financiers. « Depuis deux ans
environ, les grandes entreprises du secteur financier ont
lancé des campagnes de recrutement directement à la
sortie des écoles alors qu’auparavant elles préféraient
passer par les SSII », constate Laurent Trébulle, chargé
des relations avec les entreprises à l’Épita (École pour
l’informatique et les techniques avancées).
Dans l’idéal, les SSII, les cabinets de conseil et les
établissements financiers cherchent des candidats
avec une double compétence, en informatique et en
finance. Un objectif difficile à atteindre compte tenu de
la rareté des compétences sur ces profils. Le Syntec
Informatique déplore la diminution constante des effectifs
dans les filières scientifiques, liée, semble-t-il, à la
complexité croissante des métiers. Certains mettent en
cause le système éducatif français qui, certes, produit
des informaticiens, mais pas assez d’informaticiens
spécialisés en finance. Du coup, les recruteurs se
montrent moins exigeants et prévoient de solides
programmes de formation pour leurs nouvelles recrues.
Les informaticiens avec des compétences en finance sont
donc les plus courtisés. D’autant plus que les progiciels
de gestion intégrée spécialisés en finance, qui font une
percée, requièrent moins de compétences techniques
et plus de compétences fonctionnelles. La palette des
profils recrutés s’élargit d’autant : les spécialistes de la
finance trouveront de nouveaux débouchés dans les DSI
des entreprises, quitte à compléter leurs connaissances
en se formant… à l’informatique !
Virginie Lépée est consultante en organisation dans le domaine
de la banque et de l’assurance depuis six ans.
En quoi consiste votre travail ?
Ma mission actuelle à la Société Générale Asset Management,
commencée il y a trois ans, s’inscrit dans le cadre du projet de
mise en place d’un outil de gestion back-office, KTP Reuters, et
de la délégation du back-office par le middle/back-office actuel à
une autre entité du groupe. Le projet est scindé en lots, chacun
correspondant à la migration d’un instrument financier dans KTP.
Mon rôle est de spécifier la gestion des instruments financiers à
la maîtrise d’ouvrage afin qu’elle mette en place les paramétrages
adaptés dans l’outil de gestion. A la livraison des lots, je valide
leur fonctionnement, j’accompagne les utilisateurs, je rédige
les procédures de gestion opérationnelles.
Dans le cadre de la délégation du back-office, j’aide le middle-
office à recentrer son activité en mettant en place des outils
et des procédures visant à fiabiliser les données utilisées
pour l’élaboration des résultats fin de mois.
Quels sont vos interlocuteurs ?
Les gérants du middle et du back-office ; les équipes maîtrise
d’ouvrage projet et les directions de projets.
Quel a été votre parcours professionnel ?
J’ai obtenu une maîtrise en ingénierie de la banque et de la
finance internationales, le titre d’Ingénieure maître ainsi qu’un
bachelor of arts in Economics and Finance (Université de
Manchester) dans le cadre de l’IUP Banque-Assurance de
Caen. Sur recommandation de ma maître de stage de fin
d’études, j’ai participé à la mise en place du contrôle de gestion
des ventes chez Federal Express. J’ai ensuite souhaité exercer
dans la finance en tant que consultante en gestion de trésorerie
puis analyste au bureau d’études chez Concept, éditeur de
progiciels de gestion de trésorerie.
J’ai ensuite intégré 3S Consulting, pour qui j’ai réalisé
trois missions : Pechiney (reporting financier dans le nouvel
outil de gestion Quantum de Sungard), Caisse des Dépôts
et Consignations (mise en place d’un système comptable
et réglementaire unique à toutes les directions) et
actuellement SGAM.
Profil
Virginie Lépée
Consultante en organisation
3S Consulting
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Suite de l’article p. 58
Les conseils de Virginie :
Développez votre capacité à prendre
des initiatives et votre esprit de synthèse,
essentiels pour réussir dans ce métier.
Acquérez une parfaite connaissance des
produits fi nanciers et de leur gestion
en front, middle et back-offi ce.
Votre curiosité, votre capacité d’écoute et
votre relationnel feront la diff érence !
www.efinancialcareers.fr/jeunes_diplomes
Vous avez lu le guide ? A vous de jouer !
Occuper un poste d’informaticien en finance implique
de se plonger dans les réseaux sophistiqués des
grands établissements. La gamme des métiers est
riche, mais vous devrez démontrer votre intérêt pour un
univers concurrentiel, où l’excellence est de rigueur. Du
développement au conseil en passant par l’exploitation,
les projets s’articulent autour de la maîtrise d’oeuvre
(MOE) et de la maîtrise d’ouvrage (MOA). On débute
généralement par l’une avant de s’orienter vers l’autre.
Carrières : de la MOE…
En maîtrise d’oeuvre, les compétences techniques des
ingénieurs et des consultants sont mises au service des
établissements financiers. De plus en plus, les projets
sont sous-traités. En France, ils sont confiés aux cabinets
de conseil et aux SSII (sociétés de services en ingénierie
informatique). Mais l’offshore augmente inéluctablement
et les projets sont délocalisés en Inde, en Afrique du
Nord, en Europe de l’Est…
Néanmoins, les missions d’ingénieur développeur restent
la voie la plus empruntée. Elles consistent à concevoir et
créer des systèmes d’information adaptés aux produits
financiers et des programmes permettant à la banque de
réaliser ses opérations de trading : pricing, remplissage
du carnet d’ordres, calcul des risques en temps réel,
automatisation des opérations, etc. Les développeurs
juniors peuvent facilement prendre des responsabilités,
par exemple en devenant chef de projet. Ce dernier gère
un chantier de développement de systèmes de A à Z.
Les passionnés de technique, eux, préféreront le poste
d’architecte des systèmes d’information. Fin connaisseur
des fonctions bancaires et des produits financiers,
ce professionnel occupe une position stratégique.
Attention, pour exercer cette fonction, il faut bien dix ans
d’expérience. Et les postes sont rares.
Autre voie de spécialisation : le métier d’analyste
fonctionnel (business analyst). Ce dernier étudie les
potentialités des technologies afin d’en tirer le meilleur
parti. En salle de marché, il améliore l’efficacité des
processus de trading. Souvent chef de projet, il juge de
la nécessité de renouveler le matériel et de modifier
les programmes informatiques.
De leur côté, les ingénieurs spécialisés dans le support
technique doivent assister les utilisateurs au quotidien,
sans perdre leur sang-froid. Un problème technique
de quelques minutes en salle de marché peut faire
perdre des millions à la banque !
Enfin, le maître d’oeuvre (directeur des études s’il
travaille en interne, directeur de projet dans une SSII)
est responsable des choix techniques inhérents à la
réalisation des projets. Il nomme le chef de projet (qui
encadre l’équipe des développeurs) et s’assure que les
délais, la qualité et les coûts prévus dans le contrat
avec la maîtrise d’ouvrage sont respectés.
… à la MOA
En amont de la maîtrise d’oeuvre, le maître d’ouvrage
doit traduire les besoins en termes fonctionnels.
Représentant l’établissement financier à qui l’ouvrage
est destiné, il rédige le cahier des charges et, tout au
long du projet, vérifie qu’il est respecté.
Deux types de profils se côtoient : les ingénieurs qui,
après avoir fait leurs armes en MOE, s’orientent vers
les métiers de conseil, notamment celui d’assistant à la
maîtrise d’ouvrage (AMOA) ; et les spécialistes de
la finance qui, après avoir participé à des projets en
tant qu’utilisateurs, se consacrent un temps à la MOA.
Dotés d’une double compétence, technique et financière,
les AMOA font le lien entre le maître d’ouvrage et le
maître d’oeuvre. Ils aident le maître d’ouvrage à définir
les besoins et vérifient auprès du maître d’oeuvre que
l’objectif est techniquement réalisable.
Son évolution vers des fonctions transversales permet
à l’AMOA de s’ouvrir à des métiers diversifiés. En salle
de marché, « ces opérationnels interviennent en maîtrise
d’oeuvre et maîtrise d’ouvrage ou font l’interface avec les
éditeurs de logiciels. Ils sont capables de comprendre au
mieux le besoin des opérationnels », explique Stéphane
Mansaud, spécialisé dans la finance de marché au sein
du cabinet de recrutement Kovadis.
Salaires
Tout dépend du profil et de la formation du candidat.
Les ingénieurs développeurs qui sortent d’un troisième
cycle peuvent aspirer à un minimum de 30 à 35 k€
Carrières en informatique
En bref
Porte d’entrée : la fonction
d’ingénieur développeur
La double compétence (finance
et informatique) est de rigueur
Les recruteurs se penchent sur
la personnalité des candidats
Une gamme de métiers de plus en plus valorisés,
où le savoir-être compte autant que les compétences
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« Pour vous démarquer des autres
candidats, mettez en avant un projet
professionnel clair et structuré »
Guillaume Balency, Cadextan
Banque et Assurance Les Employeurs Comptabilité et Audit Systèmes d'Information
(jusqu’à 38 k€ pour un diplômé de grande école).
Le salaire d’un consultant ayant deux à cinq ans
d’expérience varie entre 35 et 50 k€. Au-delà de six
ans, sa rémunération peut atteindre 80 k€. Celle d’un
manager fort de huit ans d’expérience va de 60 à 80 k€.
Compétences
Les profils les plus recherchés sont des bac+5 issus
d’écoles d’ingénieurs en informatique ou d’écoles
de commerce. Les diplômés de troisième cycle en
mathématiques et/ou en finance sont également
courtisés. Pour les salles de marché, les grandes
écoles d’ingénieurs sont de rigueur, avec priorité à
Centrale, Supélec et Polytechnique. « Pour se démarquer,
l’idéal est de mettre en avant un projet professionnel clair
et structuré », explique Guillaume Balency, ingénieur
commercial au sein de la société de services Cadextan.
La familiarité des candidats avec la finance est souvent
testée au cours du recrutement, qui compte généralement
trois entretiens. Une formation en informatique complétée
par un master professionnel ou un stage en finance
constitue un atout non négligeable.
Les recrutements sont à la hausse et, du coup, la
plupart des stages ont valeur de préembauche. « Plus
le niveau d’études est élevé, plus il sera facile d’intégrer
une salle de marché. Le stage représente un bon point
d’entrée, mais l’élément primordial est le savoir-être »,
prévient Gildas Mathurin, directeur général de la société
de services Astek Finance.
Un excellent sens de la communication est indispensable
dans ces milieux stressants. Dans la frénésie de la
négociation de titres, il faut « être vif, réactif et posséder un
bon sens de l’écoute et du relationnel », poursuit Gildas
Mathurin. Autant d’atouts, qui, en plus de l’expertise,
détermineront l’évolution de la carrière. Les recruteurs
sont très attentifs à la personnalité des candidats. « Parmi
les critères d’évaluation, nous mesurons notamment la
capacité du candidat à être performant dans son futur
poste, son potentiel d’évolution et sa réactivité », souligne
Karine Grundstein, conseillère en recrutement pour les
filières informatiques à la Société Générale.
Enfin, les recruteurs misent beaucoup sur la formation
interne. Des cours spécifiques et des certifications
proposées par les éditeurs de logiciels sont souvent
offerts aux nouvelles recrues, sans oublier les formations
propres aux métiers de la finance et les cours de langues.
Diplômé de l’école d’ingénieurs ESME Sudria, Julien Potel
occupe depuis deux ans la fonction de chef de projet au sein
du cabinet de conseil Nexeo, pour le compte duquel il travaille
dans une société de gestion d’actifs de premier plan.
En quoi consiste aujourd’hui votre mission ?
Je travaille comme consultant fonctionnel pour Nexeo, un
cabinet de conseil spécialisé dans la finance. Je suis chargé de
l’intégration de la solution financière de l’éditeur Aquin (MIG21)
au sein d’une grande société de gestion d’actifs. MIG21 est un
progiciel, il n’y a donc pas de technologie particulière à connaître
et aucun développement à effectuer. Il faut juste quelques notions
de SQL (structured query language) et de bases de données.
Quel a été votre parcours jusqu’ici ?
J’ai fait mon stage au sein de la société de gestion d’actifs
dans laquelle je travaille actuellement pour le compte de Nexeo.
En tant que développeur CRM People Soft (gestion de la relation
client), mes objectifs étaient entre autres de créer un système
de mailing de masse.
J’ai obtenu un CDI chez Nexeo et j’ai poursuivi ma mission,
dans de très bonnes conditions puisque je connaissais déjà
le client et le projet. J’encadre aujourd’hui une équipe de deux
développeurs, toujours en maîtrise d’oeuvre et pour le même
donneur d’ordres. Mes tâches vont de la gestion du planning
à la rédaction des spécifications techniques en passant par
l’évaluation des logiciels. Une partie importante de mon travail
est également consacrée au développement.
Pourquoi avez-vous choisi ce métier ?
Je souhaitais travailler dans un secteur où l’informatique
a une forte valeur ajoutée. Les métiers de l’informatique
ont considérablement changé le monde de la finance. Les
informations doivent circuler toujours plus vite et de la manière
la plus transparente possible, le tout en évitant les erreurs.
Après ma mission actuelle, ce serait intéressant pour moi
d’étendre mes compétences aux autres produits de l’éditeur
pour couvrir la chaîne front-to-back et développer une expertise
transversale. Une autre évolution intéressante serait de me
diriger vers un poste plus commercial sur le produit, une fois
qu’il sera parfaitement maîtrisé.
Profil
Julien Potel
Chef de projet
Nexeo
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Les conseils de Julien :
Prenez rapidement la dimension du rôle
de consultant : faites preuve de curiosité,
d’esprit d’initiative et de sens du service.
L’anglais est indispensable, avant tout
pour les contacts avec les clients et les
éditeurs de logiciels.
Saisissez toutes les occasions de progresser
et d’acquérir une solide connaissance des
salles de marché, et plus généralement du
monde de la banque.
Les établissements financiers marient des « dinosaures »
(anciennes technologies) avec de nouveaux systèmes,
plus efficaces mais plus complexes. Rénover les
systèmes d’information : cet objectif est au cœur des
efforts pour améliorer l’efficacité des banques.
Selon Guillaume Balency, ingénieur commercial au sein
de la société de services Cadextan, « les technologies
utilisées en finance se répartissent ainsi : environ
55 % de projets en Java, 30 % en C++ et 15 % en
.Net. L’évolution actuelle se fait au profit de .Net et au
détriment de C++. Un bon niveau dans l’un de ces
langages est un atout majeur ».
C++
Ce langage, l’un des plus connus, reste très
recherché car, malgré une maintenance lourde,
il favorise la fluidité des applications bancaires.
« C’est un langage permettant de réaliser des applications
rapides, notamment pour le pricing dans les front-
office », témoigne Jean-Luc Biache, président d’Asset
Technology, société de services et cabinet de conseil
spécialisé dans les marchés financiers.
Java
À la fois langage de programmation et plate-forme
d’exécution, Java est plébiscité pour résoudre les
problèmes rencontrés en salle de marché. Son
architecture riche et flexible permet de marier
différentes applications. Compatible avec tous les
systèmes informatiques, Java est utilisé pour créer
de petits programmes facilement paramétrables et
téléchargeables. Bref, un outil idéal pour sécuriser les
transactions et déployer les systèmes d’information.
C# et .NET
En passe de devenir incontournables en finance, ces
langages allient rapidité de développement, puissance
de conception et facilité d’utilisation. « Ils sont de plus
en plus utilisés depuis deux ans, confirme Gildas
Mathurin, directeur général de la société de services
Astek Finance. La technologie .Net se trouve aussi
bien dans les back-office que dans les front voire en
remplacement des macros excel pour industrialiser les
développements des outils des sales et des traders. »
Progiciels
Le recours aux progiciels, sortes de boîtes à outils
évitant les développements lourds, dépend de la
stratégie de l’entreprise. « Les banques tendent à
remplacer les progiciels existants par l’offre d’un seul
éditeur », précise Marc Deberse, directeur adjoint du pôle
MOE et responsable de la formation chez Cadextan. Cela
profite à plusieurs acteurs qui coexistent sur le marché
comme Murex et Décalog. « Attention, avant utilisation,
ces progiciels intégrés doivent être paramétrés et adaptés
aux besoins de l’entreprise », relève Marc Deberse.
Linux
Les logiciels libres, développés de façon collaborative
par des milliers de programmeurs à travers le monde,
sont réputés bien résister aux attaques mais pâtissent
encore d’une image de marginalité. Pour l’heure, seules
quelques banques ont adopté Linux, encore limité aux
systèmes de trading en front-office. Mais il semble
faire une incursion dans les opérations de middle et
back-office.
Quelles bases de données ?
Dans la finance, les bases de données sont utilisés à
tout va. Vous avez donc intérêt à vous familiariser avec
Oracle, Sybase et SQL Server. Pour les consultants en
maîtrise d’œuvre, « de solides connaissances en bases
de données et requêtes SQL sont incontournables »,
précise Guillaume Balency.
Par où commencer ?
« Pour les débutants, mieux vaut se spécialiser
rapidement dans un langage ou sur un progiciel »,
conseille Jean-Luc Biache. Il faut aussi prouver ses
capacités d’analyse. Enfin, « une culture générale en
finance est souhaitable, mais nous cherchons surtout
des personnes flexibles, curieuses d’apprendre et qui
ne rechignent pas à effectuer des tâches de support
afin d’approfondir leur connaissance des métiers de
la finance », conclut Jean-Luc Biache.
Langages informatiques
En bref
C++, Java, C# et .Net sont les
langagues les plus utilisés
Les logiciels libres comme Linux
arrivent tout doucement
Les progiciels intégrés font
une percée remarquée
La finance a besoin des compétences des développeurs
pour mettre à jour ses systèmes d’information
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« Pour les débutants, mieux vaut
se spécialiser rapidement dans
un langage ou sur un progiciel »
Jean-Luc Biache, Asset Technology
Banque et Assurance Les Employeurs Comptabilité et Audit Systèmes d'Information
Pour entrer dans une banque, vaut-il mieux passer par
une SSII ou par un éditeur de logiciels ?
Le meilleur tremplin pour intégrer une banque reste les SSII
(sociétés de services en ingénierie informatique), car la plupart
des établissements bancaires sous-traitent une grande partie
de leurs projets informatiques à ces sociétés. Le chemin est
simple : l’ingénieur effectue une mission au sein de la DSI
(direction des systèmes d’information) de la banque, qui le recrute
au bout de quelques mois – parfois de quelques années. Les SSII
constituent ainsi un vivier de compétences pour les banques.
Mais travailler chez un créateur de logiciels financiers peut
également ouvrir la voie à un poste dans une banque. Chez
un éditeur de logiciels, l’ingénieur va pouvoir se spécialiser sur
un programme et surtout acquérir une expertise fonctionnelle,
trop rare actuellement. En outre, « les ingénieurs qui travaillent pour
les éditeurs de logiciels sont plus stables et moins exigeants en
termes de salaires que ceux des SSII classiques », note
Noël Feunteun, responsable du recrutement au sein du groupe
GFI Informatique. Reste que les établissements financiers recrutent
aussi une bonne partie de leurs nouvelles recrues directement,
surtout parmi les jeunes diplômés.
Puis-je devenir trader ou gérant de portefeuille ?
Évoluer vers ces métiers propres à la finance est possible
pour les plus talentueux. Informaticien au départ, l’ingénieur
se forme progressivement sur les aspects fonctionnels des
programmes qu’il conçoit et développe. Il acquiert ainsi une
connaissance détaillée des processus et intègre les règles
élémentaires du métier… qu’il est ensuite capable d’exercer.
Nombre de traders sont des ingénieurs qui ont souvent suivi,
outre leur formation technique, un master en finance.
Y a-t-il un risque d’externalisation des SI vers l’Inde ?
La tendance à l’externalisation se confirme et s’accentue.
Il y a quelques années, certaines banques avaient déjà essayé
d’externaliser une partie de leurs projets informatiques vers des
pays comme l’Inde, la Tunisie, le Maroc et certains pays de l’Est.
Mais ces premières tentatives n’avaient pas abouti en
raison d’un manque d’organisation, des différences culturelles
et de la distance géographique. Aujourd’hui, ces erreurs de
jeunesse ont été corrigées.
Pour remédier aux problèmes d’organisation, de nouveaux
métiers ont émergé : ils consistent à piloter et à coordonner
les développements réalisés à l’étranger.
« La gestion de projets distants exige de bonnes capacités
de communication ainsi que la maîtrise des méthodes de type
Itil, CMMi, etc. Ce sont des métiers d’avenir », estime Chafik
Sabiry, directeur de l’offre offshore du fournisseur de systèmes
d’information EDS en France.
Une expérience dans un autre domaine est-elle un
avantage pour intégrer l’univers de la finance ?
Le cloisonnement des expériences professionnelles s’est
nettement accentué ces derniers temps : si l’on veut travailler
dans la finance, mieux vaut commencer tout de suite par là.
Cela dit, la connaissance de Java et de C#, technologies que
l’on retrouve dans l’industrie et les télécommunications, peut
jouer en votre faveur. Après l’avoir acquise dans un autre
secteur, il ne vous restera plus qu’à démontrer votre intérêt
pour la finance ! Par ailleurs, la double compétence requise
de la part des consultants en informatique implique un fort
investissement personnel (pour acquérir la formation adéquate)
et un excellent sens du relationnel.
Les salaires sont-ils supérieurs à ceux des autres secteurs ?
Marché porteur, la finance offre à ses informaticiens des packages
très attractifs comparés à ceux des autres secteurs, tant pour
les revenus fixes que pour les primes. La surenchère des salaires
due à la pénurie des compétences donne d’ailleurs du fil à
retordre aux recruteurs.
« Le secteur financier – banques et assurances – paye mieux que
les autres : 5 % de plus que le salaire moyen d’un informaticien
et jusqu’à 8 % de plus pour un consultant en stratégie e-business.
Les banques recrutent des spécialistes, elles vont les chercher
dans d’autres secteurs et n’hésitent pas à les surpayer », indique
Marc Van Lul, directeur de l’Observatoire des salaires.
Dans certaines salles de marché, le salaire des ingénieurs de
support trading est indexé sur les résultats. Si vous effectuez
une mission pour une SSII, vous toucherez aussi des indemnités
journalières (repas, frais de transport, etc.) qui représentent entre
3 000 et 4 000 euros par an. Mais, plutôt que la rémunération,
il est conseillé de privilégier la société, le contenu de la mission
et les perspectives d’évolution.
FAQs : systèmes d’information
SSII vs éditeur de logiciels, externalisation, salaires...
Les réponses à vos questions les plus fréquentes
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« Les banques recrutent des
spécialistes, elles vont les
chercher dans d’autres secteurs
et n’hésitent pas à les surpayer »
Marc Van Lul, Observatoire des salaires
Banque et Assurance Les Employeurs Comptabilité et Audit Systèmes d'Information
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ABN AMRO Crédit Agricole
Asset Management
ADI Alternative
Investments
Présentation
Crédit Agricole Asset Management, pole
de gestion d’actifs de Crédit Agricole SA,
gère 544,4 milliards d’euros d’encours
à fin décembre 2006. A ce titre, il est
n°1 en France en gestion collective
(Europerformance 2007) et dans le Top
10 en Europe continentale (IPE – Top 400
players ; dec. 2005).
Comptant plus de 2 000 collaborateurs, dont
546 professionnels dédiés à la gestion et à
l’analyse, Crédit Agricole Asset Management
a développé une approche multi-expertises
et multi-locale, en s’appuyant sur ses 8
centres de gestion dans le monde : Paris,
Londres, Milan, Madrid, Hong-Kong,
Singapour, Tokyo et Séoul.
Jeunes Diplômés
Nombre de recrutements prévus en
2007-08 : De 40 à 50.
Départements : Recherche, risques,
middle-office, service clients, informatique et
organisation.
Types de contrats offerts : CDI.
Périodes de recrutement : Toute l’année.
Pour postuler :
www.ca-assetmanagement.fr
drh.caam@caam.fr
Stages
Nombre de stagiaires prévus en
2007-08 : 50.
Départements : Gestion des portefeuilles,
informatique, commercial.
Durée moyenne : 6 à 12 mois.
Périodes de recrutement : Toute l’année.
Pour postuler :
www.ca-assetmanagement.fr
drh.caam@caam.fr
Présentation
Créée en 1998, ADI est une société de
gestion indépendante, agréée par l’AMF, qui
dédie son activité à la gestion alternative.
ADI est un des leaders français en gestion
alternative et est présent sur des stratégies
de gestion sophistiquées à forte valeur
ajoutée (arbitrage sur convertibles, arbitrage
de crédit, merger arbitrage, multistratégie).
A côté de son activité principale, ADI est
présent sur l’intégralité des possibilités
d’investissement en gestion alternative avec
deux activités nouvelles : l’incubation, au
travers de sa filiale N2A, et la multigestion
avec la société Géa (partenariat avec
Lombard Odier Darier Hentsch).
Le groupe ADI gère aujourd’hui plus de 7
milliards d’euros d’encours sous gestion et
compte 137 salariés.
Jeunes Diplômés
Nombre de recrutements prévus en
2007-08 : 5 recrutés à fin juin 2007.
Départements : Gestion, recherche, risk
management, middle-office, commercial,
marketing, systèmes d’information, audit,
juridique et contrôle de gestion.
Types de contrats offerts : CDI et CDD.
Périodes de recrutement : Tout au long de
l’année.
Pour postuler :
www.adi-gestion.com
recrutement@adi-gestion.com
Stages
Nombre de stagiaires prévus en
2007-08 : NC.
Départements : Gestion, recherche, risk
management, middle-office, commercial,
marketing, systèmes d’information, audit,
juridique et contrôle de gestion.
Durée moyenne : 2 à 12 mois.
Périodes de recrutement : Tout au long de
l’année.
Pour postuler :
www.adi-gestion.com
recrutement@adi-gestion.com
Présentation
Le Groupe ABN AMRO est implanté dans
plus de 60 pays sur les 5 continents. Il
emploie plus de 100 000 collaborateurs,
et figure parmi les plus grandes banques
internationales. Il se situe dans les 8 premiers
établissements bancaires européens et
les 13 premiers mondiaux. Acteur majeur
du paysage bancaire, ABN AMRO met à
la disposition de ses clients sa puissance
financière représentée par la taille de son
bilan, une offre de produits performants et
une qualité d’exécution reconnue. Banque
solidement établie, ABN AMRO regroupe,
notamment en France, des établissements
prestigieux à l’histoire séculaire qui lui
assurent un très fort enracinement local.
Jeunes Diplômés
Nombre de recrutements prévus en
2007-08 : Environ 150 dans le cadre du
Graduate Programme 2007/2008.
Départements : Corporate finance, equity
capital Markets, trading, vente ou recherche
en fixed income ou equity, structured
finance, dérivés, risk management, asset
management, technologies.
Types de contrats offerts : Graduate
Programme (Londres, Amsterdam, Paris,
Frankfort, New York, Chicago, Sydney, Hong
Kong, Shanghai). Il démarre par un séjour
de 6 semaines au sein de notre académie à
Amsterdam (formation intensive).
Périodes de recrutement : La date de
clôture pour le Graduate Programme
2007/2008 est fixé au 4 novembre 2007.
Pour postuler :
www.graduate.abnamro.com
Stages
Nombre de stagiaires prévus en
2007-08 : Environ 50.
Départements : Corporate finance, equities
sales, fixed income sales, structured
derivatives, client coverage, analyse crédit,
audit et contrôle de gestion (Paris). Banque
d’investissement (Londres).
Durée moyenne : 6 mois ou plus (Paris). 10
à 12 semaines pendant l’été (Londres).
Périodes de recrutement : Toute l’année
(Paris). Avant le 27 Janvier 2008 (Londres).
Pour postuler :
www.graduate.abnamro.com
drh.wholesale@fr.abnamro.com (stages Paris)
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Calyon
Présentation
Calyon est la banque de financement et
d’investissement du groupe Crédit Agricole.
Bénéficiant du rating et de la solidité
financière du Groupe, Calyon se positionne
comme un acteur de poids sur les
marchés financiers et se classe parmi les
dix premières banques de financement et
d’investissement en Europe.
Présent dans 58 pays, Calyon offre à ses
clients une gamme complète de produits
et de services dans les domaines de la
banque de marché, du courtage, de la
banque d’investissement, des financements
structurés, du corporate banking et de la
banque privée à l’international.
Jeunes Diplômés
Nombre de recrutements prévus en
2007-08 : 300 au niveau mondial.
Départements : Banque de marché,
banque d’investissement (M&A, ECM),
services juridiques, inspection générale,
finance, risques.
Types de contrats offerts : CDD, CDI (en
France et à l’international) ainsi que de très
nombreux V.I.E.
Périodes de recrutement : Tout au long de
l’année.
Pour postuler :
www.calyon.com
Stages
Nombre de stagiaires prévus en
2007-08 : Plus de 400, en France et à
l’International.
Départements : Banque de marché,
banque d’investissement, banque de
financement, services juridiques, finance,
risques, comptabilité, marketing
Durée moyenne : 6, 9 ou 12 mois.
Périodes de recrutement : Tout au long de
l’année.
Pour postuler :
www.calyon.com
Groupe Caisse d’Epargne
Présentation
Avec les réseaux des Caisses d’Epargne,
du Crédit Foncier, de la Banque Palatine, de
la Financière OCEOR ou de la Compagnie
1818, le Groupe Caisse d’Epargne se
positionne dans le peloton de tête des
banques universelles françaises.
Avec Natixis, nous nous dotons d’un accès
aux marchés financiers, qui nous permettra
de devenir un acteur de 1er rang dans la
compétition bancaire européenne.
Quelques chiffres : 26 millions de clients ;
4 700 agences ; 52 000 collaborateurs ; 10,3
milliards d’euros de produit net bancaire.
Que vous soyez étudiant ou jeune
professionnel, nous proposons de
nombreuses opportunités aux diplômés
d’une formation supérieure.
Jeunes Diplômés
Nombre de recrutements prévus en
2007-08 : 2 800.
Départements : Agences, sièges (audit,
risques, comptabilité…).
Types de contrats offerts : CDI, CDD.
Périodes de recrutement : Tout au long de
l’année.
Pour postuler :
www.groupe.caisse-epargne.com/recrute
Stages
Nombre de stagiaires prévus en 2007-08 :
1 000.
Départements : Agences, fonctions de
siège (risques, audit, comptabilité, juridique,
informatique, RH…).
Durée moyenne : Entre 3 et 6 mois ainsi
que des années de césure.
Périodes de recrutement : Tout au long de
l’année.
Pour postuler :
www.groupe.caisse-epargne.com/recrute
Company snapshot
Citi is the most complete financial partner
to corporations, financial institutions,
institutional investors and governments in
the world. As a global leader in banking,
capital markets and transaction services,
with a presence in many countries dating
back more than 100 years, our markets
and banking division enables clients to
achieve their strategic financial objectives
by providing them with cutting-edge ideas,
best-in-class products and solutions and
unparalleled access to capital and liquidity.
Graduate programme
Approx. no. of graduate hires in 2007-08 :
250
Divisions offering vacancies : Investment
Banking, Corporate Banking, Sales and
Trading, Capital Markets, Global Transaction
Services, Technology, Operations and HR.
Typical duration of graduate programme :
Varies by area, see
www.careers.citigroup.com for more details.
Application deadline : Full time
programme : 4 November 2007.
Apply via :
www.citi.gtios.com
Internship programme
Approx. no. of intern hires 2007-08 : 250.
Divisions offering vacancies : Investment
Banking, Corporate Banking, Sales and
Trading, Capital Markets, Global Transaction
Services, Technology, Operations and HR.
Typical duration of internship programme :
10 weeks.
Application deadline : Summer programme
20 January 2008.
Apply via :
www.citi.gtios.com
Citi
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Deloitte
Présentation
Deloitte mobilise des compétences
diversifiées pour répondre à l’éventail des
services attendus par ses clients, de toutes
tailles et de tous secteurs.
Collaborateurs et associés incarnent le
dynamisme et la réussite de Deloitte par leur
engagement auprès de leurs clients et leur
souci permanent de garantir l’excellence des
prestations qu’ils assurent (audit, consulting
et risk services, corporate finance, juridique
et fiscal, expertise comptable).
Nos collaborateurs – 5 000 en France,
150 000 dans le monde – accèdent
rapidement à des responsabilités
importantes, tant vis-à-vis des clients qu’au
sein du cabinet. Ils bénéficient tout au long
de leur carrière de formations d’excellence
aussi bien techniques que managériales.
Nous sommes très ouverts sur la mobilité
entre métiers et sur la mobilité internationale.
Jeunes Diplômés
Nombre de recrutements prévus en
2007-08 : 500.
Départements : Audit, consulting et risk
services, corporate finance, juridique et
fiscal, expertise comptable.
Types de contrats offerts : CDI.
Périodes de recrutement : Tout au long de
l’année. Principalement entre septembre et
janvier pour notre activité Audit.
Pour postuler :
www.deloitte-recrutement.fr
Stages
Nombre de stagiaires prévus en 2007-08 :
400
Départements : Audit, consulting et risk
services, corporate finance, juridique et
fiscal, expertise comptable.
Durée moyenne : De 3 à 6 mois pour notre
activité audit. 6 mois minimum pour les
autres activités.
Périodes de recrutement : Pour l’audit, à
pourvoir de janvier à mars (3 mois) ou de
septembre à mars (6 mois). Autrement,
tout au long de l’année (durée : 6 mois).
Pour postuler :
www.deloitte-recrutement.fr
Crédit Agricole
Présentation
Autour du réseau des caisses régionales,
véritable socle historique du Groupe, le
Crédit Agricole a su élargir au fil du temps
ses domaines d’activités pour devenir le
partenaire privilégié de tous les secteurs
économiques.
Leader en France, le Groupe a la volonté
de développer sa présence internationale,
déjà importante, sur les activités de banque
de détail, de banque de financement et
d’investissement et d’asset management.
Quelques données : 1ère banque de
détail en Europe ; 1er bancassureur en
France ; 1er en gestion d’actifs en France ;
parmi les leaders européens du crédit
à la consommation ; acteur européen
majeur de la banque de financement et
d’investissement ; 6ème dans le monde par
ses fonds propres.
Jeunes Diplômés
Nombre de recrutements prévus en
2007-08 : 8 000 recrutements prévus en
2007 (bac+4/5 : 2 200 ; bac+2/3 : 2 600)
Départements : Banque de détail, banque
de financement et d’investissement, audit/
inspection, services financiers spécialisés.
Types de contrats offerts : Stages,
Alternance, VIE, CDD et CDI.
Périodes de recrutement : Tout au long de
l’année, en fonction des besoins.
Pour postuler :
www.credit-agricole.fr
Stages
Nombre de stagiaires prévus en
2007-08 : Près de 9 000/an ainsi que 100
VIE, dont une quarantaine à New York.
Départements : Tous les métiers de nos
secteurs d’activité (marché entreprises,
de capitaux, financements de projets,
ingénierie financière, fusions-acquisitions)
et les métiers transversaux (contrôle de
gestion, ressources humaines, marketing et
communication).
Durée moyenne : 6, 9 ou 12 mois.
Périodes de recrutement : Tout au long de
l’année.
Pour postuler :
www.credit-agricole.fr
Credit Suisse
Présentation
Le Credit Suisse est une banque leader
sur le plan international, qui offre à ses
clients des prestations internationales dans
les domaines de l’investment banking, du
private banking et de l’asset management.
Il propose des services de conseil, des
solutions globales et des produits novateurs
aux entreprises, aux clients institutionnels
et aux particuliers fortunés du monde entier
ainsi qu’aux clients retail en Suisse.
Le Credit Suisse est présent dans plus de 50
pays et emploie quelque 45 000 personnes.
Le Credit Suisse Group, la société-mère du
Credit Suisse, dont le siège est à Zurich, est
l’un des premiers prestataires mondiaux de
services financiers.
Le Credit Suisse offre des opportunités de
carrières sur une large palette de métiers,
alliant haut potentiel, enthousiasme et
innovation.
Jeunes Diplômés
Nombre de recrutements prévus en
2007-08 : 180 à 200.
Départements : Asset management,
investment banking, fixed income, equities,
finance, private banking, shared services &
information technology.
Types de contrats offerts : NC.
Périodes de recrutement : Full-time
opportunities, date de clôture le 23
novembre 2007.
Pour postuler :
www.credit-suisse.com/careers
Stages
Nombre de stagiaires prévus en 2007-08 :
Environ 220-240.
Départements : Asset management,
investment banking, fixed income, equities,
finance, private banking, shared services &
information technology.
Durée moyenne : En fonction du type de
stage.
Périodes de recrutement : Tout au long de
l’année.
Pour postuler :
www.credit-suisse.com/careers
hr.paris@credit-suisse.com
Banque et Assurance Comptabilité et Audit Systèmes d'Information Les Employeurs
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GASELYS
Présentation
Créée en 2001 par Société Générale et
Gaz de France, GASELYS est une
société de trading active sur les marchés
européens de l’énergie : gaz naturel,
pétrole et produits pétroliers, électricité,
quotas de CO2, charbon.
Dotée d’un statut de prestataire
d’investissement, elle intervient sur les
marchés physiques et dérivés pour
proposer à ses clients un accès aux
marchés de court terme, des instruments
innovants de gestion des risques de prix
et des solutions d’optimisation d’actifs
énergétiques. GASELYS est un acteur
de référence en Europe.
Jeunes Diplômés
Nombre de recrutements prévus en
2007-08 : Environ une dizaine.
Départements : Tous les services.
Types de contrats offerts : CDI.
Périodes de recrutement : Tout au long de
l’année.
Pour postuler :
www.gaselys.com
Stages
Nombre de stagiaires prévus en 2007-08 :
Environ une dizaine.
Départements : Tous les services.
Durée moyenne : 6 mois environ.
Périodes de recrutement : Tout au long
de l’année.
Pour postuler :
www.gaselys.com
Hiram Finance
Présentation
Hiram Finance est une société de conseil
spécialisée dans les activités de marchés :
gestion des risques, actif/passif, calcul de
résultats, informatique financière, post-
marchés (middle/back offices et process).
L’équipe jeune et entreprenante,
d’une vingtaine de consultants, cible
ses interventions dans les domaines
méthodologiques, réglementaires et
organisationnels ainsi qu’en gestion de
projets. Misant sur le couple de l’expertise
et du conseil de qualité, voilà près de
10 ans que Hiram Finance crée des
relations pérennes avec des banques
d’investissement, des grands corporates
et des gestionnaires de fonds depuis ses
bureaux situés à Paris, Bruxelles et Beyrouth.
Jeunes Diplômés
Nombre de recrutements prévus en
2007-08 : 4 à 5 jeunes, ayant bénéficié d’un
stage ou d’une expérience en Finance.
Départements : Différentes équipes métiers
selon les compétences et les envies.
Types de contrats offerts : CDI.
Périodes de recrutement : Toute l’année.
Pour postuler :
www.hiram-finance.com
Stages
Nombre de stagiaires prévus en 2007-08 :
4 à 5 jeunes, issus d’une grande école ou
d’un troisième cycle en Finance.
Départements : Auprès des consultant(e)s
confirmé(e)s et seniors sur les
problématiques métiers relatives à
leur formation.
Durée moyenne : De 6 à 12 mois (stages
de fin d’étude) ou en alternance sur 1 année.
Périodes de recrutement : Entre février
et mai, puis à la rentrée en septembre et
en octobre.
Pour postuler :
www.hiram-finance.com
Company snapshot
Fidelity* is an investment management
company managing more than $280.7bn for
millions of private and institutional investors
around the world. Through combining a
global reach with a local focus, we have
become the UK’s largest mutual fund
manager and the European leader in pan-
European equities. The independence we
enjoy as a privately-owned company
enables us to concentrate on developing
innovative products and providing the
highest levels of customer service.
*Fidelity means Fidelity International Limited
(FIL), established in Bermuda, and its subsidiary
companies. Assets and resources as at
30.03.07 are those of FIL. Source IMA based on
institutional and retail funds under management
as at April 2007.
Graduate programme
Approx. no. of graduate hires in 2007-08 :
28.
Divisions offering vacancies : Accounting
& Finance, Investment, Operations, Risk
Management & Compliance, Sales &
Marketing (European Rotation Programme)
and Systems.
Typical duration of graduate programme :
Varies by business area, typically two and a
half years.
Application deadline : 1 December 2007 for
Investment. 31 December 2007 for all other
programmes.
Apply via:
www.fidelityrecruitment.com
Internship programme
Approx. no. of intern hires in 2007-08 : 6.
Divisions offering vacancies : Accounting
& Finance, MultiManager and Sales &
Marketing (European Rotation Programme).
Typical duration of internship programme :
Summer internships of 10 weeks.
Application deadline : 31 January 2008.
Apply via:
www.fidelityrecruitment.com
Fidelity International
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Banque et Assurance Comptabilité et Audit Systèmes d'Information Les Employeurs
HSBC France
Présentation
Avec environ 10 000 implantations et
312 000 collaborateurs, HSBC sert plus
de 125 millions de clients particuliers ;
2,5 millions de clients entreprises et 29
millions de clients par Internet.
HSBC est le 4ème groupe bancaire mondial
en terme de capitalisation boursière.
HSBC France propose à sa clientèle une
gamme complète de produits et de services
et intervient dans les métiers de banque
de réseau, banque d’investissement et
de marchés, gestion d’actifs, assurance
et banque privée.
En France, HSBC ce sont 780 agences,
dont 380 agences sous enseigne HSBC ;
1,1 million de clients particuliers et
150 000 clients entreprises, associations
et institutionnels.
Jeunes Diplômés
Nombre de recrutements prévus en
2007-08 : Environ 400 auront été recrutés
en 2007. Prévision sensiblement identique
pour 2008.
Départements : Environ 1/3 en banque
de réseau et 2/3 pour la banque
d’investissement et de marchés, la gestion
d’actifs et la banque privée.
Types de contrats offerts : VIE, CDI, CDD.
Périodes de recrutement : Tout au long
de l’année.
Pour postuler :
www.hsbc.fr
Stages
Nombre de stagiaires prévus en 2007-08 :
Plus de 800 accueillis en 2007. Même
volume prévu en 2008.
Départements : Banque de réseau,
fonctions support, banque d’investissement,
gestion d’actifs et banque privée.
Durée moyenne : 6 mois à 1 an.
Périodes de recrutement : Tout au long
de l’année.
Pour postuler :
www.hsbc.fr
Présentation
Kelly Financial Resources, division
spécialisée du groupe Kelly Services,
est un réseau international spécialisé dans
le recrutement de professionnels de la
finance, de la banque et de l’assurance.
Présent dans 15 pays à travers plus de
50 agences, Kelly Financial Resources
fait travailler chaque jour plus de 3 000
professionnels de la finance.
Experts en recrutement, nos consultants
sont tous issus du milieu de la finance –
de formation ou d’expérience.
Véritables conseillers professionnels, ils
connaissent parfaitement les aspirations
des candidats qu’ils recrutent. Ils sont ainsi
en mesure de leur proposer les opportunités
qu’ils attendent.
Jeunes Diplômés
Nombre de recrutements prévus en
2007-08 : NC.
Départements : Finance, comptabilité,
banque, assurance, contrôle de
gestion, fiscalité.
Types de contrats offerts : Intérim,
CDD, CDI.
Périodes de recrutement : Toute l’année.
Pour postuler :
www.kellycomptafinance.com
Stages
Nombre de stagiaires prévus en 2007-08 :
NC.
Départements : Kelly Financial Resources.
Durée moyenne : 3 à 6 mois.
Périodes de recrutement : Toute l’année.
Pour postuler :
www.kellycomptafinance.com
KELLY
Company snapshot
Lazard is a premier financial services firm
committed to excellence, independence,
intellectual rigour, integrity and creativity for
our clients on a global scale.
Lazard is a global firm, with a team of
over 2000 individuals operating across
16 countries. We solve complex financial
challenges for a client base that includes
corporations, partnerships, institutions,
governments and high-net-worth individuals.
We are an independent firm, free of the
conflicts that can arise at other financial
institutions, and we maintain long-standing
relationships with business leaders and
decision makers around the world.
Our intellectual capital is our strongest
asset. The superior intellect, enterprise, and
commitment to excellence of our team guide
everything we do.
Graduate programme
Approx. no. of graduate hires in 2007-08 :
15.
Divisions offering vacancies : M&A advisory,
Financing (ECM & DCM advisory) and
Restructuring.
Typical duration of graduate programme :
3 months training.
Application deadline : Analysts –
16 November 2007.
Apply via :
www.lazard.com/apply
Internship programme
Approx. no. of intern hires 2007-08 : 25.
Divisions offering vacancies : M&A advisory,
Financing (ECM & DCM advisory) and
Restructuring.
Typical duration of graduate programme :
7 weeks.
Application deadline : Interns & one-year
placement – 1 February 2008.
Apply via :
www.lazard.com/apply
Lazard
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Natixis
Présentation
Natixis, un leader à dimension internationale,
est un acteur majeur du secteur bancaire
en France et en Europe. Il propose des
prestations qui se développent autour
de cinq grandes activités : la banque de
financement et d’investissement, la gestion
d’actifs, le capital-investissement et la
gestion privée, les services, la gestion du
poste clients.
Avec près de 23 000 collaborateurs, dont
un tiers à l’étranger, Natixis est implanté
dans 68 pays et accompagne dans leur
développement les entreprises grandes et
moyennes, et les institutionnels.
Jeunes Diplômés
Nombre de recrutements prévus en
2007-08 : Nombreuses opportunités pour
les diplômés d’école de commerce et/ou
ingénieurs, Masters 2 d’université avec
expérience en entreprise acquise lors d’un
stage long.
Départements : Financements corporate
ou structurés, fusions acquisitions, LBO,
marchés de capitaux, asset management,
risques, contrôle interne, services bancaires
ou à dominante technologique....
Types de contrats offerts : VIE, CDD, CDI.
Périodes de recrutement : Tout au long de
l’année.
Pour postuler :
www.natixis.com
Stages
Nombre de stagiaires prévus en
2007-08 : Nombreuses opportunités pour
les étudiants d’école de commerce et/ou
ingénieurs ainsi qu’aux Masters 1 ou 2
d’université.
Départements : Corporate, financements
structurés, middle office, international,
marchés, asset management, fusions
acquisitions, LBO, risques, MOA, contrôle
interne, services financiers...
Durée moyenne : 6 mois ou 1 an pour les
années de césure.
Périodes de recrutement : Tout au long de
l’année.
Pour postuler :
stages@natixis.fr
Murex
Présentation
Murex est un éditeurs de progiciels
financiers reconnu sur les plus grandes
places financières mondiales. Notre logiciel,
en permanente évolution, couvre l’intégralité
des domaines de risques (crédit, taux,
actions, matières premières et change) et
répond aux besoins des plus prestigieuses
institutions financières ainsi que des hedge
funds, d’asset managers et de trésoreries de
grands groupes dans plus de 40 pays.
Forts d’une croissance de plus de 20%
annuels depuis 15 ans, nous prévoyons de
recruter plus de 100 personnes dans notre
bureau de Paris en 2007/2008 dont environ
50% de jeunes diplômés.
Jeunes Diplômés
Nombre de recrutements prévus en
2007-08 : Environ 60.
Départements : Au sein de nos équipes de
consultants et ingénieurs développement.
Types de contrats offerts : CDI.
Périodes de recrutement : Toute l’année.
Pour postuler :
www.murex.com/careers.php
Stages
Nombre de stagiaires prévus en 2007-08 :
Environ 30 stages de fin d’études, dans une
optique de préembauche.
Départements : Au sein de nos équipes de
consultants et d’ingénieurs développement.
Durée moyenne : 6 mois.
Périodes de recrutement : Toute l’année.
Pour postuler :
www.murex.com/careers.php
Company snapshot
Morgan Stanley is one of the world’s largest
diversified financial services companies, with
a reputation for excellence in advice and
execution on a global scale.
The firm serves institutional and individual
investors and investment banking clients,
including corporations, governments and
other entities around the world. We offer
new ideas and effective execution, creating
opportunities and insightful solutions to
complex financial problems.
Our 45,000 employees across 31
countries provide underwriting, sales,
trading and research for almost every
financial instrument, as well as merger
and acquisition advice, privatisation and
financial restructuring, foreign exchange,
commodities and real estate finance.
Graduate programme
Approx. no. of graduate hires in 2007-08 :
250
Divisions offering vacancies : Investment
Banking, Sales & Trading, Investment
Management, Credit Risk Management,
Technology and Finance & Operations.
Typical duration of graduate programme :
2-3 years.
Application deadline : 11 November 2007
Apply via :
www.morganstanley.com/careers/recruiting
Internship programme
Approx. no. of intern hires 2007-08 :
150
Divisions offering vacancies : Investment
Banking, Sales & Trading, Investment
Management, Private Wealth Management,
Technology and Finance & Operations.
Typical duration of internship programme :
10 weeks.
Application deadline : 31 December 2007.
Apply via :
www.morganstanley.com/careers/recruiting
Morgan Stanley
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Banque et Assurance Comptabilité et Audit Systèmes d'Information Les Employeurs
Robert Half
Présentation
Robert Half International, fondé en 1948 et
coté à la Bourse de New York, est le leader
mondial du recrutement temporaire et
permanent spécialisé.
En France, le groupe compte les
divisions suivantes: Robert Half Finance
& Comptabilité, Robert Half Banque &
Assurance, Robert Half Juridique & Fiscal,
Robert Half Management Resources, dédiée
aux missions de transition pour les cadres et
les dirigeants financiers ainsi qu’OfficeTeam,
spécialiste des fonctions temporaires pour
les métiers de l’assistanat et du secrétariat.
Avec plus de 350 bureaux dans le monde,
Robert Half International Inc., est présent en
Amérique du Nord, en Europe, en Asie, en
Australie ainsi qu’en Nouvelle-Zélande.
Jeunes Diplômés
Nombre de recrutements prévus en
2007-08 : NC.
Départements : Finance & comptabilité,
banque & assurance, juridique & fiscal.
Types de contrats offerts : Intérim, CDD,
CDI.
Périodes de recrutement : Toute l’année.
Pour postuler :
www.roberthalf.fr
www.officeteam.fr
Stages
Nombre de stagiaires prévus en 2007-08 :
NC.
Départements : Division finance &
comptabilité, banque & assurance,
management resources, juridique & fiscal,
office team.
Durée moyenne : Entre 3 et 6 mois.
Périodes de recrutement : Toute l’année.
Pour postuler :
www.roberthalf.fr
www.officeteam.fr
PricewaterhouseCoopers
Présentation
Acteur de référence dans l’ensemble de
ses métiers, PricewaterhouseCoopers offre
à ses clients une prestation intellectuelle
globale, efficace, à haute valeur ajoutée au
travers de ses trois principales expertises :
• Audit : audit et certification des comptes.
• Conseil : accompagnement des
transactions, amélioration de la
performance et gestion des risques
et des crises.
• PwC Entreprises : expertise et conseil
auprès des PME-PMI.
Jeunes Diplômés
Nombre de recrutements prévus en
2007-08 : 520.
Départements : Audit, conseil, expertise
et conseil auprès des PME-PMI et conseil
juridique et fiscal.
Types de contrats offerts : CDI.
Périodes de recrutement : De mars à
septembre pour l’audit, et tout au long de
l’année pour le conseil.
Pour postuler :
www.pwcrecrute.com
Stages
Nombre de stagiaires prévus en
2007-08 : 350 à 400.
Départements : Audit, conseil, expertise
et conseil auprès des PME-PMI, conseil
juridique et fiscal.
Durée moyenne : 3 à 6 mois ou année
de césure.
Périodes de recrutement : Pour l’audit,
une année avant le début de l’intégration
qui s’effectue aux mois d’octobre ou janvier.
Pour le conseil, tout au long de l’année.
Pour postuler :
www.pwcrecrute.com
Nexeo
Présentation
Cabinet de consultants spécialisé en finance
des marchés, NEXEO met ses compétences
au service des activités de banque
d’investissement, de gestion de fonds et
d’intermédiation.
Depuis sa création en 2002, Nexeo
accompagne les acteurs majeurs de
l’industrie financière (groupes Société
Générale, BNP Paribas, Crédit Agricole,
etc.) sur leurs projets de modernisation des
systèmes d’information.
Nos équipes se composent de consultants
juniors et expérimentés cultivant la double
compétence finance et informatique. Nexeo
bâtit son développement sur un projet
d’entreprise fort et fédérateur et propose à
ses collaborateurs de réelles opportunités
d’évolution et de développement personnel.
Jeunes Diplômés
Nombre de recrutements prévus en
2007-08 : Plus de 30.
Départements : Asset management, capital
market, investor services, en assistance à
maîtrise d’ouvrage ou maîtrise d’oeuvre.
Types de contrats offerts : CDI.
Périodes de recrutement : Toute l’année.
Pour postuler :
www.nexeo.fr/emploi
Stages
Nombre de stagiaires prévus en 2007-08 :
15 stagiaires en stage de préembauche.
Départements : Asset management, capital
market et investor services tant sur la partie
assistance à maîtrise d’ouvrage que sur
la partie développement et intégration des
progiciels financiers.
Durée moyenne : 6 mois minimum.
Périodes de recrutement : Toute l’année.
Pour postuler :
www.nexeo.fr
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Présentation
Robert Walters est la référence mondiale
du recrutement spécialisé. Coté à la Bourse
de Londres, Robert Walters est présent en
France depuis 1999.
Robert Walters France est spécialisé dans
le conseil en recrutement de cadres en
finance, banque d’investissement, banque
de détail, ressources humaines, juridique
et fiscal, conseil et systèmes d’information,
assurance et immobilier.
Notre équipe est composée de 130
professionnels, dotés d’une expérience
significative dans les domaines pour
lesquels ils recrutent. Notre approche
de spécialiste garantit une parfaite
compréhension des besoins de nos
clients et de nos candidats, ce qui nous
permet d’entretenir avec eux une relation
partenariale pérenne.
Jeunes Diplômés
Nombre de recrutements prévus en
2007-08 : 6 à 10 par an.
Départements : Notre filiale Walters Interim
ou au sein de notre équipe “recherche”
(approche directe) pour Robert Walters.
Types de contrats offerts : CDI.
Périodes de recrutement : Tout au long
de l’année.
Pour postuler :
www.robertwalters.com
www.robertwalters.fr
Stages
Nombre de stagiaires prévus en 2007-08 :
15 à 20 stagiaires par an.
Départements : Tous nos métiers
pour Robert Walters et pour notre filiale
Walters Interim.
Durée moyenne : De 3 à 12 mois.
Périodes de recrutement : Tout au long
de l’année.
Pour postuler :
www.robertwalters.com
www.robertwalters.fr
Sogeti Application Services
Présentation
Filiale du groupe Cap Gemini, Sogeti
Application Services (2 500 collaborateurs
en France) contribue à la conception,
l’implémentation, l’intégration, la
maintenance et à l’évolution du capital
applicatif et du système Informatique de ses
clients. Nos consultants maîtrise d’ouvrage
juniors interviennent en accompagnement
sur tout le cycle de vie d’un projet, depuis la
phase d’expression des besoins jusqu’aux
phases d’homologation et de mise en
production. Ils prennent part à la définition
de l’organisation et des procédures
associées et mettent en oeuvre les plans de
conduite du changement. Nous recrutons
également des jeunes ingénieurs en
informatique de gestion, qui seront formés
techniquement aux nouvelles technologies
pour intervenir sur des projets d’envergure.
Jeunes Diplômés
Nombre de recrutements prévus en
2007-08 : Sur 2 000 recrutements prévus
en France, l’objectif est de recruter 60 % de
jeunes diplômés à bac+5, issus d’une école
d’ingénieur, de commerce ou de l’université,
et dotés de connaissances sur le secteur de
la banque, de la finance ou de l’assurance.
Départements : Les domaines de la
banque et de la finance-assurance, pour
intervenir chez nos clients comme consultant
maîtrise d’ouvrage ou ingénieur d’études et
développement en informatique de gestion.
Types de contrats offerts : CDI.
Périodes de recrutement : Toute l’année.
Pour postuler :
www.meetsogeti.com
Stages
Nombre de stagiaires prévus en
2007-08 : 200 (stagiaires ingénieurs
d’études et stagiaires consultants maîtrise
d’ouvrage pour intervenir sur nos projets
au forfait ou au sein de nos équipes clients
dans le domaine de la banque finance
et assurance).
Départements : Voir section Jeunes
Diplômés (ci-dessus).
Durée moyenne : Longue durée (stages
de préembauche).
Périodes de recrutement : Toute l’année.
Pour postuler :
www.meetsogeti.com
Société Générale
Présentation
Groupe d’envergure internationale, Société
Générale associe développement sociétal,
environnemental et rentabilité financière.
Classé parmi les premières banques
européennes, le Groupe poursuit sa politique
d’expansion en multipliant les acquisitions
et les créations de filiales en Europe de l’Est
et en Asie. En 2006, 120 000 collaborateurs
ont accompagné le développement du
Groupe dans 77 pays.
Afin d’assurer sa compétitivité internationale,
Société Générale poursuit une politique de
recrutement active à destination des jeunes
diplômés. Ce dynamisme, Société Générale
l’applique également « sur le terrain ». Les
valeurs défendues par le groupe, à savoir
l’esprit d’équipe, le professionnalisme et
l’innovation, trouvent leur concrétisation
dans le sponsoring culturel, sportif (Rugby,
Golf, Handisport) et le mécénat solidaire.
Jeunes Diplômés
Nombre de recrutements prévus en
2007-08 : 1 600 Bac+5 en 2007 et plus
de 2 000 en 2008.
Départements : Commercial et relation
client ; finance de marché ; finance
d’entreprise et comptabilité ; gestion des
opérations bancaires ; risques ; fiscalité,
juridique et déontologie ; RH ; organisation,
stratégie, audit et qualité ; logistique, achat,
immobilier ; marketing et communication ;
gestion administrative.
Types de contrats offerts : Quasi
exclusivement des CDI.
Périodes de recrutement : Toute l’année.
Pour postuler :
www.socgen.com
Stages
Nombre de stagiaires prévus en 2007-08 :
Environ 5 000 en 2006 (un vivier
de pré-recrutement).
Départements : Identiques à ceux proposés
aux jeunes diplômés.
Durée moyenne : De 6 mois à un an.
Périodes de recrutement : Toute l’année.
Pour postuler :
www.socgen.com
Robert Walters
Employer Profiles_FRANCE.indd Sec1:105 25/10/2007 16:23:27
Les Employeurs Systèmes d'Information Comptabilité et Audit Banque et Assurance
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www.latribune.fr
Quotidien économique et financier, La
Tribune informe, analyse et décrypte les
tendances économiques des entreprises et
des marchés.
Chiffres (par mois) : Plus de 2 400 000
visites et 1 000 000 visiteurs uniques.
Lecteurs : Cadres en entreprises,
financiers, étudiants, services.
Rubriques principales : Entreprises &
secteurs, bourse, politique, economie,
sport, emploi & carrières, finances perso,
culture et loisirs...
Secteurs : Banque, industrie financière,
aéronautique & défense, énergie &
environnement, télécom & Internet,
informatique, publicité & médias ...
Célèbre pour : L’accès gratuit à toute
l’actualité du business en temps réel.
Infos utiles pour les étudiants/jeunes
diplômés : Sous-rubrique dédiée dans la
rubrique emploi & carrières.
www.revue-banque.fr
Filiale de la Fédération Bancaire Française,
le site web appartient au groupe de presse
et d’édition Revue Banque, groupe leader
sur le secteur bancaire.
Chiffres (par mois) : 295 000 pages vues ;
18 700 visites ; 7 800 visiteurs uniques.
Lecteurs: Directions des établissements
financiers, administrations et
enseignement supérieur.
Rubriques principales : Base
documentaire (articles de Revue Banque,
Banque Stratégie, Banque & Droit et Banque
& Marchés) ; évenements du groupe Revue
Banque ; e-librairie.
Secteurs : Banque, assurance et
marchés financiers.
Célèbre pour : Sa e-librairie finance :
www.revuebanquelibrairie.com
Infos utiles pour les étudiants/jeunes
diplômés : Espace dédié avec offres de
stage et d’emploi ainsi que des conseils.
www.agefi.fr
L’AGEFI hebdo se veut l’animateur de
toutes les communautés de la finance à
travers une approche transversale et par
métiers de la finance.
Chiffres (par semaine) : Diffusion à
25 000 exemplaires.
Lecteurs : Toute la communauté de la
finance en France.
Rubriques principales : Economie &
marchés, finance & entreprise, gestion,
nominations…
Secteurs : Asset management,
private equity, banque privée, banque
de détail, CIB.
Célèbre pour : L’édition de 7h en
version PDF.
Infos utiles pour les étudiants/jeunes
diplômés : Rubrique emploi avec accès aux
offres de stage et premiers emplois.
L’Agefi ACTIFS est le seul hebdomadaire
destiné aux professionnels du conseil
en gestion de patrimoine, à travers
une approche très opérationnelle des
sujets abordés.
Chiffres (par semaine) : Diffusion à
11 000 exemplaires.
Lecteurs : Conseiller en gestion de
patrimoine (réseau ou indépendant),
notaires, expert-comptable, avocat …
Rubriques principales : Hommes &
métiers, cadre légal, jurisprudence,
finances, OPCVM...
Secteurs : Gestion de patrimoine,
assurance, juridique.
Célèbre pour : Le grand prix du patrimoine
jeunes diplômés.
Infos utiles pour les étudiants/jeunes
diplômés : Rubrique emploi avec accès aux
offres de stage et premiers emplois.
www.agefiactifs.com
www.lexpansion.com
Chaque mois, l’Expansion propose une
information complète et synthétique de
l’actualité économique et sociale au travers
de dossiers, enquêtes, reportages,
récits et portraits.
Chiffres (par mois) : 712 200 visites et 461
500 visiteurs uniques (internet) ; 163 344
exemplaires (magazine).
Lecteurs : Cadres, CSP+, étudiants.
Rubriques principales : News, économie,
entreprises, carrières, high-tech, débats,
librairie en ligne.
Secteurs : Economie, recrutement,
entreprise, technologie, politique.
Célèbre pour : Ses classements des
Grandes Ecoles et études salaires.
Infos utiles pour les étudiants/jeunes
diplômés : Espace dédié avec infos et
conseils pour bien démarrer sa carrière.
www.banque-finance.ch
Magazine de la place financière suisse,
Banque & Finance s’est donné pour mission
d’identifier et d’analyser avec sérieux et
objectivité les évènements et les défis liés
au fonctionnement des marchés financiers.
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et de la finance en Suisse et à l’étranger.
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(actualité, RH...), la gestion de fortune
(fonds de placement, hedge funds..), la
réglementation, l’art de vivre.
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fonds de placement et les nouvelles
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diplômés : Outil indispensable pour
comprendre la place financière suisse.
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get the job 2005 FR.eps 25/8/06 16:33:47

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