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TUTLAYT TAMAZIGHT

TUTLAYT TAMAZIGHT

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Coordonnants et subordonnants

I. Les coordonnants

Les coordonnants sont des particules qui servent à lier deux blocs de même nature

grammaticale.

a rgaz ed te medttut

(un homme et une femme)

ad yeddu negh ad yeqqim ?

(il part ou il reste ?)

nekk lakkw ed ketc

(moi et toi / moi avec toi)

ur essinegh la wa la wihin

(je ne connais ni celui-ci ni celui-là)

Remarques :

1. Les coordonnants peuvent se présenter en un seul mot : ed, negh, maca, lakin, walakin,

acku, ...
2. Ils peuvent se présenter en deux mots : lakkw ed, la ... la, ...
3. Les coordonnants « ed » et « lakkw ed » ont aussi valeur de prépositions, c'est pour cela que
le nom qui les suit est toujours à l'état lié.

Ex. : a qcic lakkw ed te qcict (un garçon et/avec une fille)
am ue qwjun ed ue mcic (comme chien et/avec chat)

4. Les coordonnants doivents toujours être écrits seuls, sans aucun signe de liaison entre eux et
les mots qui les accompagnent.

II. Les subordonnants

Les subordonnants servent à lier une proposition principale à une proposition secondaire dont le
sens est lié à la principale, comme par exemple, dans la phrase suivante :

zseran dacu iy-ten yeggunin (ils savent ce qui les attend)

décomposable en : zseran + dacu iy-ten yeggunin

nous avons une proposition principale zseran (ils savent) suivie d'une proposition secondaire ten
yeggunin
(les attend), liées par un subordonnant dacu iy.

a xxam iy yezedegh d a qdim (la maison qu'il habite est vieille)

a xxam d a qdim : proposition principale
iy : subordonnant
yezedegh : proposition subordonnée

a xxam deg iy yezedegh d a qdim (la maison dans laquelle il habite ...)
a xxam iy deg yezedegh d a qdim (la maison où il habite ...)
ma tewaladh-t, in'as a-dd yas (si tu le vois, dis lui de venir)
m’iy-dd tekkeredh, tasedh-dd (dès que tu le lèves, tu viens)

T’utlayt ta mazight

117

Remarques :

1. Les subordonnants peuvent se présenter en un seul mot : iy, mi, imi, acku, lukan, lemmer,

ara, ...

2. Ils peuvent se présenter en deux mots (iy deg, deg iy, gher iy, anda iy, dacu iy, m'ara,
melm'ara, wughur ara
, ...), dans ce cas ils sont composés d'une préposition (ou d'un mot
interrogatif) accompagnée des conjonctions « ara » ou « iy », selon que le verbe exprime un
futur ou non.
3. A la forme négative, c'est la particule de négation « ur » qui joue parfois le rôle de
subordonnant :

Exemples :

walimt anda iy yeruh' (voyez où il est parti)
walimt anda ara yeruh' (voyez où il partira)
a rgaz ara yeddun (l'homme qui partira)
a rgaz ur netedd’ara (l'homme qui ne part pas / qui ne partira pas)
zser melmi ur yettil'ara (regarde quand il n'y sera pas)

Les subordonnants sont de deux sortes :

les pronoms relatifs (lorsqu'ils remplacent un nom ou un pronom) :

d ketc iy yeddan (c'est toi qui es parti)

Le verbe de la relative est toujours au participe, lorsqu’il a pour sujet le pronom relatif. Souvent,
la relative est représentée par une participiale sans pronom relatif, celui-ci est alors sous entendu.

yughal-dd ue rgaz yeddan (l'homme qui est parti est revenu)
yughal-dd ue rgaz iy yeddan (idem)

les conjonctions de subordination :

lemmer tessenedh, ad teddudh (tu feras bien d'y aller; Litt. si tu savais tu serais parti); siwel agh
idd ma yewwedh-dd (appelle-nous s'il arrive)

III. Ecriture

Les subordonnants seront toujours écrits seuls, sans séparation aucune, sauf dans les cas

suivants :

1. Lorsqu'on a élision phonétique d'une voyelle finale (pour lever un hiatus), on la remplacera
alors par une apostrophe.

ad eddugh and'ara teddudh [and'ara = anda + ara] (j'irai là où tu iras)

melm'iy tewwedhem siwelet-dd [melm'iy = melmi + iy] (quand vous arriverez, vous appellerez)

2. Les pronoms personnels et particules locatives placés après un subordonnant à voyelle en
finale subissent systématiquement une élision de leur voyelle initiale, celle-ci sera remplacé par un
tiret, considérant qu'on a affaire à un élision grammaticale.

m'iy-tt idd neseww a-tt tetccem [m'iy-tt = mi + iy + itt] (dès que nous la préparons vous la mangez)
yerra-yi-dd i drimen iy-s efkigh [iy-s = iy + as] (il m'a rendu l'argent que je lui ai donné)
tezseram akkw meml'ara-dd yawedh [melm'ara-dd = melmi + ara + id] (vous savez tous quand il
arrivera)

T’utlayt ta mazight

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3. Pour les pronoms personnels régime indirect, on peut les utiliser sous leur forme entière après
le subordonnant qui peut se présenter alors sous la forme « iy » ou sa variante « id » (variante
régionale).

Ex.zserigh dacu iy-s tennam ... (je sais ce que vous lui avez dit)
zserigh dacu iy as tennam ... (idem)
zserigh dacu id as tennam ... (idem)

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