1ère partie : Droit des sûretés personnelles. Introduction générale à l'étude des sûretés.

La notion de sûreté :
L’idée de sûreté :
Les sûretés pour les auteurs désignent des mécanismes juridiques qui permettent à leur bénéficiaire d'échapper à la loi du concours entre les créanciers d'un même débiteur en lui procurant davantage de sécurité. Tout créancier quelque soit la date ou l'origine de la créance a la vocation de se faire payer sur tout l'actif de tout le patrimoine du débiteur on dit que le créancier à un droit de gage général (consacrées par article 192 CDR). Ce droit implique que tous les créanciers d'un même débiteur se situent dans une cette situation d'égalité dans l'éventualité où la valeur de l'actif ne parvient pas à les désintéresser. Chacun de ceux qui réclament leur payement ne sera réglée que dans la proportion actif passif. C'est ce qu'on appelle la règle du concours. Pour échapper à la loi du concours qu'il faut être titulaire d'une sûreté. Une sûreté peut-être un mécanisme d'adjoindre un ou plusieurs débiteurs. C'est le cautionnement ou caution (sûretés personnelles). Cette voie abouti à une sûreté personnelle puisque c'est dans l'établissement de créance est par conséquent par la multiplication des droits de gage général que le créancier trouve une sécurité accrue, une protection fiable contre le risque d'insolvabilité de l'obligé. Les sûretés (réelles ou personnelles) permettent aux créanciers bénéficiaires de sûretés d'échapper à la loi du concours et les protègent contre l'amenuisement de l'actif de leur débiteur. Remarque : plusieurs autres mécanismes peuvent avoir la même finalité sans pour autant recevoir la qualification de sûreté appelé couramment les garanties de payement, exemple : la provision garantie de nature cambiaire, le crédit-bail en matière d'incessibilité du bien... Les sûretés sont des procédés de protection particuliers reposant sur des techniques de protection très disparates qu'on peut simplifier en disant que la sûreté doit être considérée comme prérogatives (pouvoir) superposée aux prérogatives ordinaires du créancier par le contrat, la loi ou un jugement et qui a pour finalité juridique exclusive de le protéger contre l'insolvabilité du débiteur.

Rôle et importance des sûretés :
Il est reconnu aux sûretés un rôle considérable sur 2 plans : Économie : elles sont conçues pour ménager avec soin le payement reporté à une échéance ou le remboursement de prêt. Elles sont en étroite relations avec le crédit et le développement de celles-ci est parallèle à l'essor constant du crédit. Une bonne sûreté est un instrument économique important. Exemple: l'activité industrielle peut prospérer lorsque le consommateur trouve du crédit pour son financement (le secteur de l'automobile prospère au niveau de la consommation et de la fabrication). Les incidences juridiques : elles ont des incidences juridiques considérables dans plusieurs domaines. Exemple : le droit des sociétés commerciales qui avec le cautionnement personnel fourni par le gérant des petites et moyennes entreprises qui a été moins ressenti la différence de la forme et de la taille des sociétés dans l'accès au crédit.

Les sûretés personnelles :
Caractéristiques des sûretés personnelles :
Elles sont considérées comme accessoire à l'obligation garantie et leur modèle type est le cautionnement (modèle de base). Une sûreté personnelle se reconnaît à 2de très fondamentaux (expression du caractère accessoire d'une sûreté personnes) c'est un accessoire à l'obligation de garantie :

La création d'un droit de créance supplémentaire :
Créer un droit de créance supplémentaire signifie l'adjonction d'une créance, autrement dit il doit être question de l'existence d'une obligation principale garantie et cela impliquait une interdépendance entre la sûreté et la créance garantie. Le débiteur principal et le garant sont tenus de la même dette (sans y contribuer) et ceci malgré l'existence de 2 liens obligatoires.

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L'absence de contribution à la dette par le garant :
Celle qu'on peut constater à travers la dualité des liens obligatoires (2 liens : garant - créancier ; créancier - débiteur principal). Le garant ne répond de la dette que si le débiteur principal est défaillant. Il intervient à titre accessoire.

Conclusion : il n'y a de sûreté personnelle que lorsque l'engagement qu'invoque le créancier lui
ouvre un recours qu'il n'aurait pas sans cela et lorsque le débiteur de cet engagement ne doit pas contribuer définitivement à la dette. Les sûretés personnelles ont pour modèle le cautionnement, mais la pratique a permis de mettre en place plusieurs autres sûretés personnelles telles que : L'aval (droit cambiaire) ; Le cautionnement solidaire ; Les garanties indépendantes ; L'assurance crédit.

Les sûretés réelles. Définition :
La sûreté réelle est un accessoire de la créance qui confère au créancier le droit au payement préférentiel sur la valeur d'un bien ou d'un ensemble de biens qui lui est affecté.

Traits des sûretés réelles :
Une sûreté réelle peut être identifié par les traits suivants : Le paiement préférentiel : Dont va jouir le créancier, c'est le droit de préférence qui est une finalité de toute sûreté réelle. Ce droit permet au créancier d'échapper à la loi du concours entre les créanciers du débiteur. L'affectation d'un bien : Ou d'un ensemble de biens, l'affectation est une technique caractéristique d'une sûreté réelle, elle permet de sécuriser le créancier qui est servi en préférence. La sûreté réelle est aussi caractérisée par le caractère de l'indivisibilité. Les sûretés réelles sont indivisibles parce qu'elles confèrent des droits réels accessoires sur les valeurs des biens affectés.

Indivisibilité des sûretés réelles :

Un droit réel s'exerce sur la totalité de la chose affectée. Cette règle de l'indivisibilité de la sûreté réelle se présente sous un triple aspect : En cas de division du bien affecté : Chaque fraction continue à répondre de la totalité de la dette. En cas de division de la dette : Le titulaire peut faire valoir la totalité de ses droits sur le bien. Exemple : le créancier gagiste peut retenir la chose ou le bien mis dans le lot d'un cohéritier tant que la part d'un autre cohéritier ne lui a pas été payée. En cas de paiement partiel : Le bien affecté reste grevée entièrement même s'il est divisible. Exemple : le banquier nanti de 100 titres remboursés de la moitié du crédit ne peut être contraint de remettre au débiteur 50 titres sur les 100 reçus.

Délimitation des sûretés réelles :

Les sûretés réelles sont délimitées par le CDR dans l'article 193 qui retient comme causes légitimes de préférence entre les créanciers les cas suivants : Les privilèges ; Le nantissement ; Le droit de rétention. Le privilège : L’article 194 du CDR le définit comme un droit réel de préférence que la loi accorde sur les biens du débiteur à raison de la cause de la créance. Les privilèges ont 2 traits en commun : une origine légale et une attribution en fonction de la qualité de la créance. Les privilèges retenus par la législation sont soit généraux soit spéciaux, un privilège est toujours suivi d'un qualificatif générales ou spéciales. Les privilèges généraux : Comprennent tous les meubles et immeubles du débiteur (l'assiette du privilège porte sur les meubles et les immeubles) ; Les privilèges spéciaux :

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Le gage : C’est une sûreté réelle conventionnelle (appelé droit réel de garantie) qui implique dans un schéma classique un dessaisissement du bien faisant l'objet du gage (remise de la possession). Le gage porte sur un bien corporel. Le gagiste aura sur la chose un droit réel accessoire (droit de suite et de préférence) et un droit de rétention.Peuvent porter soit sur un meuble ou un immeuble. Le gage a connu une évolution et a été étendu à des biens incorporels (ce qui génère une dépossession fictive). légale ou conventionnelle. Le nantissement : C’est un terme générique qui englobe à la fois le gage (sûreté réelle mobilière) et l'hypothèque (sûreté réelle immobilière). Certaines catégories de meubles font l'objet d'hypothèques (avions. La garantie s'établit sur des immeubles ou des droits réels immobiliers. bateaux etc. On parle d'un privilège spécial mobilier ou d'un privilège spécial immobilier. L’hypothèque : C’est un droit réel de garantie dont l'origine peut être à la fois judiciaire.). Sûretés : Page 3 sur 29 .

Le cautionnement a dans tous les cas une origine conventionnelle (un contrat de droit privé). L'article 490 du COC: "le cautionnement ne peut excéder ce qui est dû par le débiteur". Pour des motifs de preuve un écrit est recommandé. Le cautionnement est une sûreté personnelle accessoire créée par un contrat d'origine conventionnelle qui a un effet unilatéral qui oblige la caution à payer la dette du débiteur principal lorsque celui-ci est défaillant. L'engagement de la caution et celui du débiteur principal sont interdépendants. Le contrat de caution est un contrat consensuel qui n'a pas besoin d'être écrit. si celui-ci n'y satisfait pas lui-même". prescription etc. il devient de plus en plus un mécanisme de garantie du crédit rémunéré. En pratique l'acte de cautionnement est gardé par le créancier.Leçon 1. De mécanisme simple. Le caractère accessoire du cautionnement. Il s'agit des limites légales du cautionnement.) la caution se trouve libérée de son engagement (puisque c'est un engagement interdépendant). Le cautionnement est un contrat unilatéral. Y consentent le créancier et la caution (sans que le débiteur principal ne soit obligé d'y prendre part). il ne fait naître d’obligations qu'à la charge de la caution. il est soumis aux conditions de formation des contrats. Cette interdépendance résulte de l'unicité de la dette malgré la pluralité des rapports et de la subsidiarité de l'engagement de la caution (la caution n'est tenue de payer que si le débiteur principal ne paie pas la dette garantie). ce qui lui a permis de persister dans le temps et de rester valable et recherché. Le cautionnement est défini par le législateur (article 1478 du COC) : "le cautionnement est un contrat par lequel une personne s'oblige envers le créancier à satisfaire à l'obligation du débiteur. c'est à un contrat unilatéral d'un côté et l'engagement de la caution est un engagement accessoire. Conséquence du caractère accessoire : Selon l'article 1482 du COC le cautionnement ne peut porter que sur une obligation valable. Le cautionnement implique un recours en remboursement contre le débiteur principal. cependant c'est un contrat qui lui est reconnue des caractères spécifiques et que les cautionnements n’ont pas le même régime juridique ce qui implique une obligation de les classer.Le cautionnement. Le cautionnement a une origine conventionnelle. Par conséquent si l'obligation principale est nulle ou éteinte (par payement. Les caractères essentiels du contrat. elle a droit de s'en prévaloir encore que le débiteur principal s'y oppose ou y renonce elle peut même opposer toutes les exceptions qui sont exclusivement personnelles à ce dernier tel que la remise de la dette faite à la personne du débiteur". Le cautionnement est un contrat reliant le créancier à la caution. La loi n'écarte pas le cas d'un cautionnement à l'insu ou même contre la volonté du débiteur principal. La naissance et l'existence du . Signification du caractère accessoire : Le cautionnement est la sûreté personnelle "où le caractère accessoire est le plus marqué ". En conséquence la caution ne peut se prévaloir de certaines exceptions tel que l'inexécution du débiteur principal ou la résolution du contrat pour inexécution d’obligation et le contrat de cautionnement n'a pas à être établi en plusieurs exemplaires. À l'origine le cautionnement est un service d'amis. Article 1502 du COC : "la caution qui peut opposer au créancier toutes les exceptions tant personnelles que réelles qui appartiennent au débiteur principal y compris celles qui se fondent sur l'incapacité personnelle de ce dernier. il signifie que tout engagement de la caution se mesure par rapport à celui du débiteur principal. Le régime juridique du cautionnement est largement déterminé par la règle de l'accessoire. Le caractère accessoire de l'obligation de la caution est considéré de l'essence du cautionnement. Plusieurs solutions relatives au cautionnement s'expliquent par cette relation. Le contrat de cautionnement pour être valide doit obéir aux conditions de validité d'un contrat (régis par l'article 2 COC). Le cautionnement est une convention unilatérale.

En effet la caution ne paye le créancier que si le débiteur principal est défaillant (le bénéfice de discussion) est ne paye que sa part dans la dette si celle-ci est garantie par plusieurs cautions (le bénéfice de la division). Elle atténue le caractère accessoire du cautionnement. Elle frappe de nullité toute clause insérée dans le contrat qui vise à rendre le cautionnement un contrat à titre onéreux (ce n'est pas un principe absolu. Lorsqu'il est ici souscrit par un établissement de crédit. Le droit de la discussion disparaît de plein droit lors de l'insolvabilité notoire ou déclarée du débiteur principal ou que les biens qui peuvent être discutées sont litigieux ou grève de sûretés absorbant une grande partie de leur valeur (article 1492 COC). Le bénéfice de discussion : Prévu par l'article 1498 du COC. Il en découle que la caution ne peut être obligé plus sévèrement que le débiteur principal. Dans la pratique il est simple de constater une grande variété de cautionnement. de faire suspendre momentanément les poursuites jusqu'à ce le créancier saisisse (ou discute) les biens meubles et immeubles du débiteur principal. lorsqu'elle est poursuivie par le créancier pour le tout elle est en droit de se prévaloir de la division (exiger qu'il divise ses poursuites contre les différents garants). Lorsqu'il prend la forme d'un aval dans un effet de commerce. De façon habituelle la caution s'engage sans être rémunérée. essentiellement dans le domaine commercial la loi tolère l'exception). Le cautionnement peut être à titre gratuit ou bien onéreux. Cautionnement simple et cautionnement solidaire : Cautionnement simple : C'est un cautionnement de droit commun c'est-à-dire il est recouru à ce cautionnement par des non commerçants ou bien lorsque le bien a été précisé dans un contrat de cautionnement. D'ailleurs la caution solidaire n'a pas le bénéfice de la discussion ni celui de la division. Par contre pour que le contrat civil pour qu’il soit solidaire il faut une stipulation expresse au sein du contrat. L'extinction du cautionnement est la matière où la règle de l'accessoire a le plus d'efficacité. Classification des cautionnements. Il offre à la caution une protection efficace. Pour la loi civile le cautionnement doit être essentiellement gratuit. En effet toutes causes d'extinction totale ou partielle de l'obligation principale éteint l'obligation de la caution et la caution peut opposer au créancier toutes les exceptions que le débiteur principal pourrait soulever contre la demande en payement. La seule et importante conséquence qui découle de cette distinction est celle de la nature solidaire du cautionnement commercial (civile simple sauf stipulation contraire) même s'il n'est pas stipulé dans le contrat. Le cautionnement est commercial dans les cas suivants : Lorsque le cautionnement est contracté par un commerçant pour le besoin de son commerce. simple ou bien solidaires ou réel. . Le bénéfice de la discussion n'est pas d'ordre public (n'est pas évoqué d'office par le juge. Cautionnement civil et cautionnement commercial : C'est une distinction traditionnelle qui n'a pas beaucoup de conséquence de nos jours. La caution qui s'en prévaut doit indiquer au créancier les biens du débiteur principal susceptibles d'exécution. Par conséquent le cautionnement dans le domaine commercial est à titre onéreux. Les véritables cautionnements : Cautionnement à titre gratuit et cautionnement à titre onéreux. Le cautionnement solidaire : La solidarité renforce l'efficacité du cautionnement en modifiant certains de ses effets. Le bénéfice de la division : Cela suppose que plusieurs personnes ont cautionné en même temps la même dette par un même acte. civil ou bien commercial. il permet à la caution poursuivie par le créancier en 1er lieu avant que le débiteur principal ne l'ait été lui-même. L'étendue de la garantie est précisée conformément à la règle de l'accessoire.cautionnement dépendent de celles de l'obligation principale (l'accessoire ne peut exister indépendamment). dans ce cas la caution n'est obligée que pour sa part. la caution peut y renoncer expressément et les parties peuvent y déroger).

Pour comprendre le régime servant à régler le cautionnement solidaire il faut revenir à l'article 1495 qui traite des principes qui ont été établis pour les dettes solidaires. en fait elle consiste à ce que la valeur d'un bien soit affecté au payement de la créance. Les cautionnements particuliers. surpris par dol ou extorqué par violence "). Le consentement de la caution est protégée par la théorie du vice du consentement (article 43 du COC :"est annulable le consentement donné par erreur. Le consentement de la caution : Selon l'article 1495 du COC: "l'engagement de la caution doit être expresse et ne se présume point". La . Il s'agit d'un cautionnement dans la mesure où le garant ne contribue pas au remboursement de la dette. ce n'est pas une règle de validité du contrat de cautionnement. Parce que le cautionnement est un contrat il faut essayer d'expliquer le schéma de formation du contrat. Le cautionnement réel permet au créancier d'éviter les fluctuations que peut connaître le patrimoine de la caution et échappe en même temps au concours des autres créanciers de la caution. elle n'est pas tenue à titre principal comme le cas du codébiteur solidaire). L'engagement expresse signifie un consentement formel sans que cela ait une forme solennelle ou précise. La certification de caution : Selon l'article 1489 du COC on peut se rendre caution non seulement du débiteur principal mais aussi de celui qui l'a cautionné. En apparence le texte assimile la caution solidaire à un codébiteur solidaire (ce qui n'est pas tout à fait vérifiable car la caution n'est pas intéressée à la dette. c'est la certification de caution. C'est une sûreté réelle parce qu'il s'agit d'une sûreté consentie par un individu autre que le débiteur principal. Le certificateur lorsqu'il aura payé le créancier a un recours subrogatoire contre le débiteur principal ou la caution. La différence essentielle entre le cautionnement solidaire et celui simple consiste dans l'interdiction à la caution solidaire d'opposer au créancier les bénéfices de discussion et de division. C'est une règle de preuve du consentement de la caution. L'intérêt de la certification réside dans le renforcement de l'efficacité du cautionnement. c'est une sûreté hybride. C'est la convention par laquelle une personne (le certificateur) se rend caution d'une autre caution. Le cautionnement solidaire consiste dans le fait qu'une seule caution qui s'est engagé avec le débiteur principal ou bien de plusieurs cautions qui s'engagent entre elles à garantir solidairement la même dette ou encore solidaires entre elles et avec le débiteur principal. Quant à la caution elle y trouve le moyen de limiter l'étendue de son engagement. Le consentement des parties : Le cautionnement étant un contrat qui se forme par l'échange de consentement entre la caution et le créancier. Parce que c'est à un cautionnement gratuit et que les conséquences de l'engagement sont lourdes que la loi cherche à sensibiliser la caution de la gravité de l'engagement à prendre et a entouré de protection le consentement de celle-ci. En effet le créancier bénéficiaire du cautionnement réel ne peut poursuivre la caution au-delà de la valeur du bien affecté en garantie. En effet le créancier aura la possibilité de poursuivre la caution ou le certificateur de la caution. Il faut que le contrat manifeste l'intention claire de la caution de payer en cas de défaillance du débiteur principal par conséquent le consentement de la caution ne peut être déduit d'une attitude (consentement tacite) ou bien présumé. Le garant n'est tenu qu'à concurrence de la valeur du bien affecté à la créance. Cautionnement réel : C'est une sûreté réelle qui correspond soit à un gage soit à une hypothèse. Le régime juridique de cette sûreté est dominée par les règles propres au sûreté réelle telle que la règle de l'indivisibilité et la règle de la prohibition du pacte commissoire (pacte qui consiste à attribuer le bien affecté au créancier en cas de non-paiement de la dette) mais il s'agit de règles propres au cautionnement solidaire notamment l'absence du bénéfice de la discussion et de la division. Formation du contrat de cautionnement.La solidarité d'un cautionnement résulte soit d'une stipulation conventionnelle soit encore d'une présomption légale (en matière de cautionnement commercial).

Objet et cause du cautionnement. afin d'éviter que les gérants ne fassent garantir par la société leurs engagements personnels ou ceux de leurs proches. On exige que l'obligation garantie soit valable et que le nom du débiteur principal soit connu (objet déterminé et licite). SA: la même interdiction peut-être relevée dans le sens où sont interdits les cautionnements contractés par les administrateurs (le président. Le pouvoir de se porter caution pour autrui : Personnes physiques : Selon un principe général de droit propre à la matière des obligations : nul ne peut engager autrui s'il n'a pouvoir de le représenter en vertu d'un mandat ou de la loi (article 37 COC). future et indéterminée à moins qu'elles puisse l'être au moment de l'exécution (objet déterminé ou déterminable présent ou futur . On peut dans ce sens relever le peu d'articles que la loi consacre à la portée de l'obligation de la caution. Personnes morales : Si la caution est une personne morale le contrat de cautionnement est alors souscrit par son représentant légal (statutaire). . Cause : En droit tunisien tout engagement doit avoir une cause et une cause illicite. Lorsque une personne se porte caution pour autrui elle doit avoir reçu un pouvoir pour cela. L'étendue du cautionnement relève en principe de la volonté des parties. Ce qui laisse dire que la caution peut garantir une dette présente dont le montant est déterminé ou même une obligation éventuelle. il revient aux parties à la convention de fixer la portée du cautionnement. Le consentement du créancier : Le consentement du créancier est nécessaire mais et il n'est pas exigé qu'il soit expresse. Objet : Toute convention doit avoir un objet déterminé et licite. La capacité de la caution : La capacité exigée est celle de droit commun (article 1480 du COC) c'est la capacité d'aliéner à titre gratuit : acte de libéralité. interdit à la société d'accorder des emprunts à un gérant sous quelque forme que ce soit ainsi que de cautionner ou d'avaliser ses engagements avec les tiers. il peut être déduit d'une attitude telle que la poursuite de la caution en payement. C'est une consécration du principe de l'autonomie de la volonté en matière contractuelle. ascendants. cette interdiction s'étend aux représentants légaux des personnes morales associées ainsi que les conjoints.loi est tolérante concernant le dol (notamment la réticence) viciant le consentement d'un cautionnement. Le cautionnement contracté par le mineur avec l'accord de la personne qui l'assiste (curateur ou tuteur) n'est valable qu'à une condition que la caution ait un intérêt dans l'affaire qu'il garantit. le directeur général. L'étendue du cautionnement (portée).article 1483 du COC). L'objet de l'obligation de la caution est le payement éventuel de la garantie. le cautionnement ne s'écarte pas de ce principe sans quoi il est sans effet lorsqu'il est contraire à l'ordre public et aux bonnes moeurs. descendants des personnes dont il est question. SARL: La loi. Cet objet se détermine par référence à l'engagement du débiteur principal. La capacité : Une personne physique ou morale ne peut se porter caution que si elle vérifie plusieurs conditions : Elle doit être capable d'obliger et de s'obliger (capacité d'exercice) . les directeur généraux adjoints et les membres du conseil d'administration) à moins qu'ils n'aient obtenu l'autorisation du conseil d'administration et l'approbation de l'assemblée générale des actionnaires. Par conséquent le cautionnement contracté par l'incapable est sans effet.

Dans ce cadre le cautionnement indéfini d'une obligation principale emporte la garantie de l'obligation et de ses accessoires. L'inexécution définitive est le non payement ou le défaut d'exécution de l'obligation. Cautionnement indéfini : On appelle cautionnement indéfini lorsque les parties font seulement référence à l'opération principale ou bien à son montant sans y ajouter de limites. Par accessoire il faut entendre les intérêts et les dépenses encourues par le débiteur principal à raison de l'inexécution de l'obligation (article 1492 du COC). c'est-à-dire que le dirigeant social se porte garant des dettes présentes et futures de la personne morale. Toute caution a intérêt à préciser l'étendue de l'engagement à prendre. Il existe 2 variétés de cautionnement indéfini : le cautionnement indéfini de dettes déterminées ou cautionnement indéfini de toutes les dettes du débiteur. Tel est le cas de la garantie de payer les loyers d'un bail à durée fixée ou les échéances d'un crédit d'un montant précis. . Ces 2 cas sont définis par le législateur comme étant des fautes. Lorsque le cautionnement est limité. Le retard accusé lors de l'exécution est une inexécution conjoncturelle (ou exécution différente de la convention). la caution ne peut être tenue du payement des dommages intérêts et accessoires que dans la limite du plafond prévu dans l'acte de la garantie. Cautionnement limité : C'est limité lorsque la caution s'engage dans une moindre mesure que le débiteur principal. La limitation peut porter sur la durée ou sur le montant de la garantie. Cautionnement limité (ou définie). Cautionnement indéfini de dette déterminée : C'est celui par lequel la caution garantit le paiement d'une ou de plusieurs dettes spécialement désignées sans limitation de montant et sans conditions particulières. Différentes formules sont utilisées : Cautionnement indéfini . c'est le cautionnement omnibus. Cautionnement indéfini de toutes les dettes du débiteur : Lorsque la caution s'engage à garantir les dettes présentes et à venir du débiteur sans limitation de montant. L'engagement de la caution s'avère très lourd de conséquences que la caution ne s'y attend pas. Les limites doivent normalement figurer dans la convention sous la forme de mentions manuscrites. L'important pour les dettes futures c'est qu'elles doivent être déterminables c'est-à-dire être connues lors de la mise en oeuvre de la garantie. Dans la pratique c'est un cautionnement que contracte les dirigeants sociaux.Dans la pratique l'étendue est souvent exprimée par des formules imprécises ou vagues tels que bon pour caution ou aval ou même une expression qui renvoie à l'engagement du débiteur principal.

La déchéance du terme : La déchéance peut résulter soit : Stipulation contractuelle : Tel est le cas d'un prêt qui devient exigible dans sa totalité en raison du non-paiement d’une échéance. Pour poursuivre la caution le créancier doit attendre l'expiration du terme convenu. De façon exceptionnelle le sort de la caution peut être dissocié de celui du débiteur principal. cette disposition doit bénéficier à la caution. certaines d'entre elles sont communes à tous les cautionnements et d'autres particulières : Conditions communes : Exigibilité : Une caution ne peut être poursuivie que si la créance principale est exigible à son encontre. La poursuite de la caution. mais le créancier ne pourra poursuivre la caution qu'à l'échéance du terme convenu." Inversement lorsque s'ouvre une procédure de redressement. Lorsque le report à une origine conventionnelle cela veut dire que le créancier a consenti un report d'échéance au débiteur. D'autres conditions sont requises dans la poursuite. ou bien une sûreté équivalente..Leçon 1- Mise en œuvre du cautionnement Introduction : La mise en oeuvre du cautionnement est nécessaire lorsque le débiteur principal ne s'exécute pas. Il ne peut le faire que si certaines conditions sont réunies. Lorsque le terme est reporté ou avancé (déchéance) il convient de savoir si la prorogation ou la déchéance est opposable à la caution. La poursuite de la caution ne peut être envisagée par le créancier que dans le contexte d'un cautionnement valable et non éteint en raison d'un paiement libératoire effectué par le débiteur principal. article 1519 du COC : "la prorogation du terme accordé par le créancier au débiteur principal profite à la caution à moins qu'elle n'ait été accordée à raison de l'état de gêne du débiteur". le créancier peut poursuivre le paiement immédiat de sa créance. il supporte la défaillance momentanée du débiteur principal et la caution peut être poursuivie par le créancier. elle n'hésite pas de se prévaloir d'un nombre important de moyens de défense (les exceptions). article 1497 alinéa 3 : "la mort du débiteur fait échoir la dette à l'égard de la succession de celui-ci. Lorsque le report à une origine légale ou judiciaire.. il doit en être donné une autre. Le report d’échéance ou prorogation : Le report peut résulter de l'effet de la loi ou d'un juge (légale ou judiciaire) ou bien de la volonté du créancier. les poursuites du créancier sont suspendues à l'encontre du débiteur principal et ne le sont pas à l'encontre de la caution. elle a un droit de se retourner contre le débiteur principal et contre d'éventuels autres garants. article 1494 alinéa 1er : "lorsque la caution reçue par le créancier. La caution poursuivie ne s'exécute spontanément que rarement. . le créancier poursuit alors la caution. Fait de la loi : Tel est le cas de la loi qui frappe de déchéance la dette du débiteur principal en cas de diminution des sûretés consenties au créancier. est devenue insolvable. À défaut. parfois la caution ne peut être poursuivie alors que la dette du débiteur principal peut l'être. Même en ayant payé elle n'a pas à supporter définitivement la dette. lorsque la caution ne s'exécute pas spontanément une procédure d'exécution forcée doit être engagée. en vertu du contrat. La déchéance du terme est selon une doctrine dominante inopposable à la caution qui ne peut être poursuivie qu'à l'échéance.". La loi opte pour la même position dans pas mal de cas (exemple : la mort du débiteur cité dans l'article 1497 alinéa 3e). Exigibilité de la créance principale à l'encontre de la caution : En principe la créance est exigible à l'encontre de la caution du moment où elle est devenue exigible à l'encontre du débiteur principal (le caractère accessoire).

. Il est la conséquence du caractère accessoire de l'engagement de la caution et que ce bénéfice a pour effet de suspendre les poursuites contre la caution (suspension momentanée). article 178 de COC : "chacun des débiteurs solidaires peut opposer les exceptions qui lui sont personnelles. Ce bénéfice doit être demandé par la caution. Le bénéfice de la division : Peut être invoqué lorsque plusieurs cautions ont garanti la même dette. article 1496 : "le créancier n'a action contre la caution que si le débiteur principal est en demeure d'exécuter son obligation. Le créancier doit généralement interpeller la caution avant de l'assigner en justice pour exécution forcée de son obligation. L'article 278 oblige une interpellation indépendamment du fait que l’obligation est assortie d’un terme ou non et ce dans le cas où l'obligation porte sur une somme d'argent. c'est un recours qui intervient avant tout payement ou bien à obtenir le remboursement de ce qu'elle vient de payer et ceci intervient après le payement. puisque l'engagement de la caution es subsidiaire. Le créancier interpellant peut voir la caution organiser son insolvabilité. Conditions particulières Règles relatives au cautionnement simple: Lorsque le cautionnement est simple la caution dispose de 2 prérogatives pour retarder les poursuites du créancier : le bénéfice à la discussion et le bénéfice de la division. Elle dispose encore d'un recours contre les autres cautions qui se sont engagée à garantir la dette. il n'est écarté qu’à l'égard des cautions insolvables.Exercice de la poursuite : L'exercice de l'action en paiement contre la caution ne peut être déclenchée que si le débiteur principal est en demeure d'exécuter l'obligation. Lorsque la caution oppose son bénéfice de division le créancier ne peut lui réclamer que sa quote-part dans la dette. une lettre recommandée ou une citation en justice). Le bénéfice de la discussion : C'est la faculté reconnue à la caution exigée du créancier de poursuivre d'abord le débiteur principal. et celles qui sont communes à tous les codébiteurs." La demeure en matière d'exécution du contrat est une faute." Les recours de la caution.. Ce recours peut viser à être déchargé de son obligation. article 269 : "le débiteur est constitué en demeure par la seule échéance du terme établi par l'acte constitutif de l'obligation. Recours de la caution contre le débiteur principal. Lorsque la caution a désintéressé le créancier elle dispose de recours contre le débiteur principal. Par conséquent la caution ne peut opposer au créancier ni le bénéfice de la discussion ni celui de la division. Règles relatives au cautionnement solidaire : La solidarité produit des effets principaux qui se rattachent à la double idée qu'il y a une dette unique et une pluralité d'obligés. Il ne peut opposer les exceptions qui sont purement personnelles à un ou plusieurs de ses codébiteurs.". Pour échapper à la dette la caution peut opposer les exceptions qui lui sont personnelles ou celle inhérent à la dette. article 1503 COC : "la caution peut agir en justice contre le débiteur principal afin d'être déchargé de son obligation. Recours avant payement : Un recours avant payement et reconnu au bénéfice de la caution dans le cas prévu par la loi. Le créancier de son côté peut ainsi poursuivre à son désir le débiteur principal ou la (les) caution solidaire. lorsque le cas se présente il est autorisé à procéder par saisie conservatoire sur les biens mobiliers de la caution. Les cas énumérés sont au nombre de 3 : . Pour mettre en demeure le débiteur principal selon 2 sortes : Obligation assortie d'un terme (déchéance) : L’arrivée du terme met en demeure le débiteur." Obligation non assortie d'un terme : La loi exige une interpellation du débiteur principal qui a la forme écrite (un télégramme.

privilèges) par conséquent le recours subrogatoire peut s'avérer plus intéressant que le recours personnel (il lui permet d'éviter de concourir avec les autres créanciers éventuel du débiteur principal).. au cas où le débiteur ne pourrait rapporter cette décharge. Ce recours lui permet de revendiquer au débiteur principal tout ce qu'elle a payé au créancier et les frais de réparation du dommage subi (dette principale plus les frais engagés par le créancier remboursé et en plus des dommages et intérêts)." En cas de changement d'adresse : Article 1503 COC : "3) lorsque les poursuites contre le débiteur sont devenus notablement plus difficiles par suite de changement de résidence ou de domicile du débiteur. Il n'y a point de recours lorsque le cautionnement a été donné malgré la défense du débiteur ou qu'il comporte une stipulation le considérant comme un acte de libéralité (don) ou bien lorsque la caution a payé sans avertir de débiteur (article 1510. et contre les autres cautions. compensation. il devra payer la dette ou donner à la caution un gage ou une sûreté suffisante . 1511 COC). Le recours sur la base de ce fondement ne permet pas la revendication de la réparation du dommage subi. la caution bénéficie d'un recours personnel et d'un recours subrogatoire (un seul recours ayant 2 fondements).Appel en garantie : Lorsqu'elle est poursuivie en justice pour le payement et même avant toute poursuite dès que le débiteur est en demeure d'exécuter l'obligation : ce recours prend la forme d'un appel en garantie du débiteur principal. Le recours subrogatoire (article 1509 COC) : " La caution qui a valablement acquitté la dette est subrogée aux droits et aux privilèges du créancier contre le débiteur principal. Cette subrogation ne modifie pas cependant. Ce recours subrogatoire permet à la caution de réclamer tout ce qu'elle a payé.) le créancier ou en procédant à tout acte en dehors du payement qui éteint l'obligation principale et libère le débiteur. à concurrence de tous ce qu'elle a payé.. Le recours dont il est question est plutôt un recours personnel qui peut-être aussi complété par un recours subrogatoire lui permettant de bénéficier de toutes les sûretés que le créancier pouvait avoir contre les autres cautions. ce qui ne l'empêchera pas de le faire. à concurrence de leurs parts et portions. Le recours personnel (article 1505 COC) : Le recours personnel est reconnu à toute caution ayant exécuté son obligation de garantie en payant (au sens large : payement. celle qui acquitte la totalité de la dette a un recours contre les autres cautions chacune pour sa part et portion. Suite au défaut de présentation de décharge : Article 1503 COC : "2) lorsque le débiteur s'est obligé à lui rapporter la décharge du créancier dans un délai déterminé. ou de son établissement industriel. Recours contre les autres garants (cofidéjusseurs) : Lorsque l'obligation du débiteur principal est garantie par plusieurs cautions solidaires entre elles et à l'égard du débiteur principal." C'est une subrogation d'origine légale. si ce terme est échu . Recours après paiement contre le débiteur principal : Lorsque la caution a exécuté son obligation vis-à-vis du créancier en qualité de garant du débiteur principal elle ne doit pas supporter le poids définitif de la dette n'étant pas tenue personnellement. Ce recours personnel s'explique par le caractère accessoire du cautionnement." Il est question d'un remboursement à titre d'indemnité bien que la caution n'a pas encore payé la dette. . Étant subrogée par la loi la caution bénéficie de toutes les garanties prises par le créancier (sûretés. pour ce faire la caution doit apporter la preuve du payement ou toute autre pièce constatant l'extinction de la dette (article 1506 COC). L ’extinction du cautionnement : Les causes d'extinction du cautionnement trouvent leur source soit dans le rapport liant le créancier au débiteur principal (extinction par voie accessoire : article 1512) soit dans le rapport entre les créanciers et la caution (extinction par voie principale article 1513). les conventions particulières intervenues entre le débiteur principal et la caution.

La nullité. La novation (article 357 COC) : La novation est défini par l'article 357 : "la novation est l'extinction d'une obligation moyennant la constitution d'une obligation nouvelle qui lui est substitué. L'article 1517 dispose : "la novation opérée à l'égard du débiteur principal libère les cautions à moins qu'elles n'aient consenti à garantir la nouvelle créance. L'article 339 du COC dispose que les obligations s'éteignent pas : le payement. la résolution et l'exception d'inexécution sont des exceptions inhérentes à la dette dont peut se prévaloir la caution alors même que le débiteur principal s'abstient d'agir (article 1502).". L'acceptation volontaire d'une dation en payement libère la caution de son obligation alors même que celle-ci ne produit les effets espérés ou ne donnent satisfaction au créancier. la confusion. Les causes qui annulent ou éteignent l'obligation principale sont nombreuses (le COC en énumère une dizaine). . Le paiement fait par le tiers lui donne le droit d'être subrogé aux droits du créancier et peut par conséquent poursuivre la caution. la remise volontaire. la prescription et la résiliation volontaire. La caution est libérée lorsque le débiteur principal exécute son obligation à l'égard du créancier.". Dation en payement (article 341 COC) : La dation en paiement signifie que le créancier accepte volontairement en guise de payement une chose différente de celle convenue dans la convention. il est en même temps la 1ère première cause d'extinction du contrat par voie accessoire. Extinction du cautionnement par voie principale : Article 1513 : "l'obligation qui résulte du cautionnement s'éteint par les mêmes causes que les autres obligations.Extinction du cautionnement par voie accessoire : Compte tenu du caractère accessoire du cautionnement il est évident que toutes les causes qui éteignent l'obligation principale produisent extinction de l'obligation de la caution. même indépendamment de l'obligation principale. la résolution et l'exception d'inexécution : La nullité. La remise consentie dans le cadre d'un arrangement amiable ou redressement judiciaire n'a pas pour effet de libérer les cautions. La nullité. elle ne peut avoir lieu qu'entre dette de même espèce ou entre numéraire et des denrées (article 373). elle peut porter sur l'objet de l'obligation. la novation. D'autre part on y ajoute les nullités contenues dans l'article 1512 : "toutes les causes qui produisent la nullité ou l'extinction de l'obligation principale annulent le cautionnement. La caution peut se prévaloir de la compensation intervenue entre le créancier et le débiteur principal ou bien même se prévaloir de la compensation de ce que le créancier lui doit à elle-même (article 1515 COC).. l'impossibilité de l'exécution. Ce qui implique que la caution peut agir en nullité en résolution du contrat principal (action oblique article 306 et 307 COC). La remise consentie à une des cautions ne libère pas les autres.. La remise de dette consentie par le créancier (article 1516 COC) : Lorsque le créancier accepte volontairement de réduire la dette de son débiteur une telle remise à pour effet de libérer la caution. la résolution de l'obligation du contrat originaire sont considérées par le législateur comme des causes d'extinction de l'obligation de la caution." Elle suppose la modification d'un élément essentiel de l'obligation." Le paiement (article 1514 COC) : C'est la principale cause d'extinction des obligations. Il doit s'agir d'un paiement libératoire et qui émane du débiteur principal. la compensation. La compensation (article 369 COC) : C'est un mode d'extinction des obligations qui suppose que deux personnes soient débitrices est créancières l'une de l'autre.

..Il faut se situer dans le rapport entre le créancier et la caution sans se soucier du rapport entre le débiteur principal et le créancier... nullité sont tous reportés au rapport du créancier au débiteur principal. la dation. . Le payement.

La solidarité passive produit des effets entre un créancier et des codébiteurs solidaires d'une part et d'autres part dans le rapport entre codébiteurs solidaires entre eux. Pluralité des poursuites : D'après cette règle les poursuites faites contre l'un des débiteurs n'empêchent pas le créancier d'en exercer de pareilles poursuites contre les autres débiteurs. Ce principe prévaut en matière civile parce que le même texte. Les effets peuvent être étudiées dans deux directions différentes. En droit tunisien ces 2 sources ont été retenues par l'article 174 qui ajoute une troisième source : la nature de l'affaire. 2e observation : il y a solidarité passive lorsque plusieurs débiteurs sont obligés à une même chose de manière que chacun puisse être poursuivi pour la totalité de la dette et que le payements fait par un seul débiteur libère tous les autres envers le créancier. il en résulte que le créancier de l'obligation contractée solidairement peut s'adresser à celui des débiteurs qu'il veut choisir pour lui demander le payement de la totalité de la dette sans que celui-ci puisse lui opposer le bénéfice de la division. c'est une sorte de sûreté personnelle parce qu'elle donne au créancier d'importantes chances de payement en ajoutant au débiteur plusieurs personnes tenues de régler la créance.Leçon 1Introduction : La solidarité passive 1ère observation : au niveau du COC on relève 2 solidarités l'une active et l'autre passive.dommages commis par une personne assurée. Lorsqu'elle résulte d'une situation de fait. La solidarité passive conséquences de la nature de l'affaire. La convention source de la solidarité. considère que la solidarité est de droit dans les obligations contractées entre commerçants en matière d'affaires. Dans le cadre du mandat nous signalons l'article 1140 et l'article 1146 (mandat donné par plusieurs personnes pour une affaire commune). Rapport créanciers et codébiteurs solidaires : Il est permis de dire que ces effets reposent sur 3 règles différentes : Unité de l'objet : Dans le cadre de la solidarité passive la dette est unique mais plusieurs personnes sont de payer cette même dette. Pour qu'il y ait solidarité la loi exige une stipulation expresse. La source légale de la solidarité : La loi dans certains cas prévoit la solidarité. En droit comparé 2 sources ont été prévues : une source légale ou une source conventionnelle. dans ce cas la solidarité se produit par la force des choses (elle découle de la nécessité des choses) ou bien elle est conséquence de certaines circonstances. La solidarité passive est une garantie de la créance. Tous les débiteurs sont tenus au même objet. Elle a un autre effet celui de faciliter les poursuites contre les débiteurs. Sources de la solidarité. . Exemple : . Les effets de la solidarité passive. .solidarité entre commettant et préposé au cas où la responsabilité du fait du préposé est admise. l'assuré et l'assureur sont tenus solidairement . en matière commerciale. 3e observation : l'obligation est considérée solidaires entre plusieurs débiteurs même au cas où l'un d'eux est obligé différemment des autres au paiement de la même chose Exemple : Si l'un parmi les débiteurs solidaires n'est obligé que conditionnellement alors que les autres ne le sont pas ou bien lorsque l'un des débiteurs a bénéficié d'un terme qui n'est pas accordé aux autres (3 personnes en qualité de débiteurs : une personne doit payer en un an les deux autres en six mois).

En droit tunisien nous rencontrons la solidarité passive imparfaite où il n'y a pas de représentation mutuelle. L'application de cette règle reçoit tempérament (exception) dans le cas d'un débiteur solidaire poursuivi et que l'affaire pour laquelle l'obligation a été contracté ne concerne que l'un des codébiteurs solidaires. Article 186 alinéa 2 : "la suspension ou l'interruption de la prescription à l'égard de l'un des débiteurs solidaires ne suspend ni n'interrompt la prescription à l'égard des autres." Selon ce texte sa part contributive se repartit par contribution entre tous les débiteurs solvables et présents. sa part se répartit par contribution entre tous les autres débiteurs présent et solvable. celui-ci est tenu de toute la dette vis-à-vis des autres codébiteurs car ces derniers ne sont considérés par rapport à lui que comme ses cautions. ces derniers ne sont considérées.Article 186 (al 1) "les poursuites exercées par le créancier contre l'un des débiteurs solidaires ne s'étendent pas aux autres débiteurs. celui-ci est tenu de toute la dette vis-à-vis des autres codébiteurs . par rapport à lui." Si l'un des codébiteurs est insolvable ou absents du territoire : Article 189 (alinéa 2) : "si l'un d'eux se trouve insolvable ou absent de Tunisie. sans perdre recours contre celui pour qui ils viennent de payer : le tout à moins de stipulation contraire. Les exceptions personnelles ont trait à la capacité et au consentement. car l'obligation contractée solidairement envers le créancier se divise de plein droit entre les codébiteurs. La règle est qu'il ne peut pas demander toute la somme qu'il a réglée à un seul codébiteur. l'objet ou la forme. Article 189 (alinéa 1er) : "l'obligation contractée solidairement envers le créancier se divise de plein droit entre les débiteurs. Pour cela le codébiteur solidaire qui a payé l'entière dette ne peut répéter contre les autres que les parts et portions de chacun d'entre eux. Les exceptions communes à tous les codébiteurs sont relatives à la cause. Locaux débiteur d'une dette solidaire quitte à payer compenser en entier ne peut répéter contre les offres que les parts et portions de chacun d'eux.  La règle de l'exclusion de la représentation mutuelle." Dans la pratique la jurisprudence suspend (conditionne) ce droit à l'échec de la première poursuite. et celles qui sont communes à tous les codébiteurs. Autrement dit sur le terrain de la contribution le paiement se fait proportionnellement entre les codébiteurs. Il ne peut opposer les exceptions qui sont purement personnelles à un ou plusieurs de ses codébiteurs. ." D'après cette règle le codébiteur solidaire poursuivi par le créancier peut opposer à ce dernier toutes les exceptions qui résultent de la nature de l'obligation (c'est-à-dire les exceptions communes à tous les débiteurs) ainsi que toutes celles qui lui sont personnelles. comme ses cautions. Rapport entre codébiteurs solidaires : 2 règles fondamentales sur lesquelles reposent les rapports entre codébiteurs solidaires :  la règle de la division de la contribution . et n'empêchent pas le créancier d'en exercer de pareilles contre eux. Règles de la division de contribution : Cette règle intéresse le cas où un codébiteur solidaire paye la totalité de la dette au créancier et se retourne contre ses coéquipiers. Après payement il ne peut se retourner contre ses codébiteurs. Le texte leur reconnaît un recours contre celui (ou ceux) ayant bénéficié de la contribution. Les exceptions opposables : Article 178 : "chacun des débiteurs solidaires peut opposer les exceptions qui lui sont personnelles. Les dispositions de cet article sont susceptibles de dérogation. Article 190 : "si l'affaire pour laquelle l'obligation solidaire a été contracté ne concerne que l'un des coobligés solidaires. La prescription de la dette accomplie par l'un des débiteurs ne profite pas aux autres"." Règles de l'exclusion de représentation mutuelle : En matière de solidarité passive on reconnaît 2 sortes : parfaite et imparfaite respectivement où les codébiteurs se représentent mutuellement et où il n'y a point de représentation mutuelle. Si l'affaire ne concerne que l'un des coobligés solidaires : Dans le cas où l'affaire contracter ne concerne que l'un des codébiteurs solidaires celui-ci est tenu de la totalité de la dette.

Bail commercial : Article 19 de la loi du 5 mai 1977. c'est un droit opposable à tous et accorde à son titulaire un droit de préférence. Les cas contractuels prévus par la loi sont nombreux." La possession dans ce cas constitue un pouvoir de fait et un moyen pour faire pression sur le débiteur pour l'obliger à payer. L'article reconnaît au locataire une des indemnités prévues en cas de refus du renouvellement du bail de ne pas quitter les lieux avant de l'avoir reçu. Article 309 COC : "le droit de rétention est celui de posséder la chose appartenant au débiteur. La nature juridique de cette garantie n'est pas précisée par le législateur et est sujet à controverses. 789 et 730 du COC (selon les idées développées). Le droit de suite est effacé devant ce droit. Le législateur Tunisie qualifie le droit de rétention comme une faculté accordée au créancier qui consiste à posséder la chose appartenant au débiteur et de ne s'en dessaisir qu'après payement complet de la dette. La loi reconnaît au vendeur le droit de rétention de la chose vendue tant qu'il n'a pas été désintéressé du prix de la vente de la chose vendue. On se contenta d'étudier certains d'entre eux. Contrat de vente : Article 598 et 602 du COC qui traitent de la vente au comptant. Mais il est énigmatique de constater que le la réglementation qui lui est consacrée n'est pas insérée au code des droits réels mais elle est restée au COC (qui réglemente le droit personnel). Un contrat de vente valablement formé produit les effets de transfert de la propriété. leur principal argument est trouvé du côté de l'article 193 CDR qui le considère comme une cause légitime de préférence entre les créanciers. et de ne s'en dessaisir qu'après payement de ce qui est dû au créancier.2e Partie : droit des sûretés réelles. le droit de rétention reconnu au locataire est exercé sur l'immeuble. d'où le droit de rétention est plus proche du privilège que d'une sûreté réelle classique. Il ne peut être exercée que dans les cas spécialement établis par la loi. Le preneur (locataire) quant à lui ne peut exercer la rétention sur la chose louée à cause des dépenses faites à la chose ou au motif d’autres créances qu'il pourrait avoir contre le bailleur. Ces 2 dernières prérogatives ne font pas les l'unanimité chez tous les auteurs et pour cela une 2e thèse considère le droit de rétention de nature personnelle. Le droit de rétention est une sûreté réelle qui a une seule source qui est légale et qui ne peut être exercé que dans les cas spécifiés par la loi. . Contrat bail : Article 788. Leçon 1Introduction : Le droit de rétention est défini par les auteurs comme une prérogative ou une faculté reconnue à un créancier (rétenteur) qui détient la chose de son débiteur d'en refuser la délivrance jusqu'à complet payement. Le droit de rétention est reconnu au bailleur pour les loyers échus et pour ceux de l'année en cours. disposent que le vendeur n'est pas obligé de délivrer la chose tant qu'il n'a pas été payé. 785. Cas légaux où le droit de rétention s'exerce. En droit comparé 2 thèses sont opposées à ce propos : Une première thèse considère le droit de rétention comme un droit réel parce qu'il s'exerce sur un bien corporel. il l'exerce sur les choses mobilières appartenant au locateur ou même au sous-locataire. Les situations contractuelles. Au niveau du droit tunisien les auteurs semblent s'accorder à lui reconnaître la nature réelle. le payement n'est jamais une condition de transfert de propriété. Le droit de rétention.

. l'absence de la liquidité n'empêche cependant pas le créancier d'exercer un droit de rétention sous réserve de saisir le Tribunal dans un bref délai pour la liquidation (article 314 COC). Les situations extracontractuelles : Cas d'expropriation pour cause d'utilité publique : Article 2 de la loi du 11/8/1976.le débiteur a suspendu ses payements où est en état d'insolvabilité . Conditions relatives à la détention : Possesseur de bonne foi : La détention est une condition fondamentale du droit de rétention parce ce droit lui-même consiste à prolonger la main mise physique sur une chose ou un bien en dépit de la volonté contraire du propriétaire. Elles sont nombreuses et peuvent être classées sous forme de 3 conditions : . Conditions d'existence du droit de rétention. D'ailleurs le COC ne reconnaît le droit de rétention qu'à la personne du possesseur de bonne foi (article 310 COC). Pour que le droit de rétention puisse exister la créance garantie doit vérifier 3 caractères : la certitude. . mais parce que le droit de rétention est un moyen de pression on a tendance à l'accepter dans les cas d'obligations de faire au même de ne pas faire.Contrat du mandat : Article 1147 du COC. Ce comportement implique des droits et des obligations du côté du gérant comme du côté du titulaire du bien ou du droit. Qui attribue au mandataire dans le contexte du mandat rémunéré le droit de rétention des effets mobiliers ou marchandises du mandat afin de se faire rembourser de ce qui li est dûpar le mandataire. Lorsque la gestion a profité au titulaire du droit (le maître de l'ouvrage) celui-ci doit indemniser le gérant de ses avances. dépenses et pertes . Une sûreté garantit une créance de somme d'argent. la liquidités et l'exigibilité. L'article 317 COC retient l'exercice du droit de rétention pour une créance non échue lorsque : . Selon cet article la remise de la possession à l'autorité publique est subordonnée au payement d'une indemnité préalable. un payement d'une indemnité doit être effectuée préalablement à ce transfert.concernant les biens susceptibles de rétention. Le non payement de l'indemnité autorise l'exproprié à retenir l'immeuble jusqu'au payement.Relatives à la détention . La liquidité : La liquidité doit être nécessaire. L'arrêté de l'administration opère le transfert de la propriété de la chose expropriée.relatives à la créance de garantie . L'exigibilité : La créance qui fonde le droit de rétention doit être exigible c'est-à-dire échue ou considérée par la loi comme tel. . Gestion d'affaires : La gestion d'affaires est vérifiée lorsqu'un individu (le gérant sans mandat) procède au profit d'un tiers en son absence ou à son insu à des opérations urgentes et nécessaires pour la sauvegarde des droits du propriétaire.une exécution forcée intentée à son encontre a échoué. . La certitude : La créance doit être incontestable en son principe. Ceci a été vu comme une consécration du droit de rétention sur l'immeuble au profit de l'exproprié. le cas échéant la loi reconnaît au profit du gérant un droit de rétention sur les choses du titulaire du droit pour que le remboursement ait lieux (article 1187 COC). Conditions relatives à la créance garantie.

C'est une garantie primitive. portée et extinction : Contenu et portée. la remise. selon une pratique bancaire. rudimentaire mais actuellement elle est d'une utilité pratique considérable. L'extinction : Parce qu'il est l'accessoire de la créance le droit de rétention s'éteint lorsque la créance disparaît pour des raisons valables (le payement. elle comporte un élément matériel : "la mainmise" et un élément psychologique : "la bonne foi".). Leur mise en gage interdit. Le problème se pose pour les titres dématérialisés (exemple les bons de trésor) représentés par une écriture dans un compte. tout virement à un autre compte sans le consentement du créancier gagiste qui en conséquence de cela apparaît en mesure d'exercer un droit de rétention. L'exigence de connexité : Le droit de rétention ne peut être reconnu à un créancier que s'il existe un lien de connexité entre le bien et la créance invoquée. .. La bonne foi littéralement signifie l'ignorance du vice en vertu duquel la détention est exercée. Elle évite au créancier rétenteur tout concours avec d'autres et lui permet de ne se dessaisir de la chose qu'après payement intégral et cela même lorsque le débiteur fait l'objet d'une procédure collective. Biens susceptibles de rétention : La rétention s'exerce en principe sur des choses corporelles qu'elles soient meubles ou immeubles mais la loi n'écarte pas que les titres de créances dématérialisées (titres nominatifs ou titres à ordre ou au porteur) puissent faire l'objet d'un droit de rétention (article 312 COC). En effet la loi d'avril 95 relative aux entreprises en difficulté n'a en rien affecté le droit de rétention. La connexité peut correspondre à une connexité juridique qui veut dire que la créance et la détention sont en rapport avec un même contrat ou un quasi-contrat ou bien la connexité peut être matérielle qui veut dire que le bien retenu est celui la même qui est en rapport avec la créance garantie. sa perte matérielle ou bien la remise volontaire de la chose par le créancier au propriétaire.Par définition la possession est un pouvoir "de fait" exercé par un individu sur une chose ou un droit soit directement soit par personne interposée.. De même le droit de rétention s'efface par la dépossession lorsque le créancier rétenteur perd la possession conséquence soit de la destruction de la chose. Il peut-être remarqué que par opposition aux autres sûretés réelles le droit de rétention n'a pas fait l'objet de nouvelles dispositions par conséquence le droit commun s'applique et que le droit du détenteur prime sur tous les droits des autres créanciers de l'entreprise en difficulté et à l'échéance il est admis à demander par voie de justice la vente du bien retenu et il est payé par préférence sur le prix de la vente. Le droit de rétention comme toute autre sûreté réelle a un caractère indivisible c'est-à-dire que le créancier peut conserver la totalité de la chose jusqu'à complet payement sans tenir compte du ou des payements partiels faits par le débiteur. Celui qui détient une chose de façon contraire à l'ordre public ne peut être de bonne foi. Contenu.

les biens des équipements. Le gage est une institution fort ancienne mais qui a connu une évolution importante ces derniers temps synonyme de certains gages sans dessaisissement exemple : le nantissement du fonds de commerce..une fonction publicitaire vis-à-vis des tiers qui sont informés par les charges qui pèsent sur le débiteur . à défaut le contrat est nul. Portée de l'exigence : La remise de la chose objet de la sûreté figure en tant que condition d'existence de gage de droit réel de sûreté." Il en ressort que la dépossession représente une condition fondamentale du gage qui remplit un triple rôle : . Les possesseurs : Le transfert de la possession va avoir lieu soit entre les mains du créancier soir entre les mains d'un tiers convenu lequel détient alors la chose au nom et pour le compte du créancier. Ayant à l'origine pour assiette des biens mobiliers (des choses corporelles) il porte actuellement sur des biens incorporels. Introduction : Le gage est une sûreté réelle conventionnelle (par opposition au droit de rétention qui est légale).. Le cours portera sur le gage avec dépossession dont le régime a été construit en fonction des meubles corporels. celui-ci ne peut en disposer lorsque le débiteur est défaillant. Selon la loi (article 212 CDR) le gage est parfait : ". Régime général du gage : Le régime général du gage est dominé par une donnée qui influe sur l'apparition et la pérennité de la sûreté : la dépossession. Le droit de rétention est une conséquence du gage. Exigence de la dépossession. Il s'agit un droit réel de garantie et implique en principe le dessaisissement du constituant et confère outre les prorogative d'un droit réel de garantie (un paiement préférentiel et un droit de suite) le droit de rétention.déterminer l'objet du droit réel du gage sur lequel le créancier peut faire prévaloir ses droits. les véhicules. elle représente une des formalités nécessaires. La remise de la chose est une condition de forme. Le terme gage désigne aujourd'hui 2 sûretés profondément différents auxquelles il n'est pas facile d'appliquer les mêmes règles juridiques (le gage avec dépossession et nantissement ou gage sans dépossession). Article 210 à 269 CDR. Et en outre. La mise en oeuvre de la dépossession : La dépossession implique une mise en possession du créancier ou d'un tiers convenu qui doit s'effectuer selon des modalités différentes en fonction de la nature de la chose (c'était à dire selon qu'elle soit un bien corporel ou incorporel). . D'ailleurs une doctrine dominante considère la convention du gage un contrat réel (qui n'est parfait en plus des conditions générales de validité que suite au transfert du bien) qui ne peut se former valablement que par la remise de la sort. Le gage avec dépossession matérielle est le gage modèle. Lorsque le tiers est un créancier du constituant et détenait la chose à un autre titre (exemple dépôt) un avis doit lui être adressé par les soins du créancier et à partir de la notification le tiers détenteur (possesseur) est censé posséder pour le créancier (article 212 CDR). seulement certains biens incorporels ont nécessité l'introduction de modalités particulières.Gage (nantissement mobilier). par la remise effective de la chose qui en est l'objet au créancier ou à un tiers convenu entre les parties. . . Le créancier a la faculté de faire vendre le bien et d'être payé par priorité sur le prix de la vente. cela signifie que le constituant du gage remet au créancier la chose. Il exerce également sur la chose un droit de rétention.prévenir les fraudes du débiteur en évitant que ce dernier ne détourne la chose objet de la garantie . La remise est une nécessité permanente puisque la restitution volontaire de la chose par le créancier fait disparaître le gage. Le constituant remet une chose à son créancier.Leçon 1.

Toutes les obligations peuvent être garanties par un gage en l'occurrence tel est le cas d'une ouverture de crédit d'un compte bancaire ou même lorsqu'il s'agit d'une obligation qui consiste dans une prestation de services (assimilée à une obligation de faire).L'échéance . Créances garanties et objet du gage : Créances garanties : Le gage est un contrat accessoire c'est-à-dire qu'il suppose une créance à garantir. . l'espèce. L'obligation de conservation présente un aspect positif et un aspect négatif soit une obligation de faire et une obligation de ne pas faire. Conditions de forme : Sont au nombre de 2 : la dépossession du constituant et la rédaction d'un écrit ayant une date certaine. Objet : Il peut être constitué par tout bien à condition qu'il soit dans le commerce est peu importe qu'il soit corporel ou incorporel. L'écrit est exigé comme procédé de preuve et condition d'opposabilité vis-à-vis des tiers.Modes de la mise en possession : Lorsque l'objet du gage est un bien corporel la mise en possession se réalise par la simple tradition (remise matérielle et effective). La conservation de l'objet : Le créancier est possesseur d'un objet appartenant à autrui ce qui l'oblige de par la loi "à veiller à la garde et à la conservation de la chose ou du droit dont il est nanti"(article 233 CDR). dans ce cas le nantissement ne peut garantir que le payement des dommages intérêts éventuellement dus. la qualité. Le contenu d'un écrit comporte des mentions obligatoires relatives à : .lorsque la chose consiste dans une créance la dépossession n'a lieu qu'avec la remise du titre la représentant et la signification du nantissement au débiteur de la créance. .la somme due . La dépossession (voir précédemment) : L’écrit : Le gage requiert l'établissement d'un écrit dès lors que la créance garantie ou l'objet engagé a une valeur supérieure à 1. Exemple : .la remise d'un connaissement (dans le cas de crédit documentaire : transport) le titre de transport maritime représentant les marchandises au créancier vaut dépossession article 216 CDR) . Celle-ci doit être faite par l'un des créanciers (créancier initial ou créancier nanti). Lorsque la chose est incorporée dans un titre la remise de celui-ci est assimilée à une dépossession.la date qui doit être certaine. à l'objet et aux parties du gage. Les effets du gage : Le gage engendre des obligations et des droits au profit du créancier gagiste. La constitution du gage : Elle obéit à des conditions de fonds et des conditions de forme. Les obligations du créancier gagiste : Elles sont au nombre de 2 : la conservation de l'objet et la restitution. Conditions de fonds : Elle tient à la créance garantie. . Concernant les choses futures et incertaines elles ne peuvent pas à priori faire l'objet d'un gage à cause de l'exigence de la dépossession. le poids et mesures des choses engagées . Le constituant en principe doit être propriétaire du bien et avoir la capacité de s'obliger et de disposer du bien engagé. . .La nature.000 dinars. Les parties : Le gage est le plus souvent conclu entre un créancier et son débiteur (lorsque le constituant du gage est un tiers il se porte caution réelle).

c'est un droit indivisible et opposable à tous et qui ne peut s'exercer aux motifs d'autres créances contre les débiteurs pour lesquelles la chose n'est pas remise. . Le droit de rétention à un point faible. Ainsi tout créancier gagiste a intérêt à faire jouer son droit de rétention avant toute demande judiciaire. La vente doit impérativement avoir lieu aux enchères publiques. Le nantissement des créances. c'est le cas d'une renonciation au gage décidée par le créancier gagiste ou en cas de détérioration ou de perte de la chose affectée pour le payement de la créance.Le créancier nanti est tenu de ne rien faire qui altère la substance du gage et doit assumer le maintien du gage dans l'état dans lequel il l'a reçu. Droit de préférence. Il ne répond pas du cas fortuit et de la force majeure.). Les droits du créancier en cas de non payement : Le gage confère à son bénéficiaire 2 prérogatives : de faire vendre le bien pour exercer un droit de préférence sur le prix est un droit de rétention. Le droit de préférence s'exerce sur le prix de la vente. Extinction à titre accessoire : Parce que c'est un contrat accessoire le gage s'éteint lorsque la créance garantie c'est éteinte pour une cause autre que la prescription (puisque la possession de la chose fait tomber la prescription). La restitution doit porter sur la chose et ses accessoires (les fruits perçus) et doit avoir lieu entre les mains du débiteur.. Le créancier gagiste bénéficie comme tout autre titulaire d'une sûreté réelle d'un droit de préférence (qui s'exerce sur le prix de la vente). Extinction du gage : Il y a 2 modes d'extinction : à titre accessoire et à titre principal. La restitution : Pour que la restitution du gage ait lieu il faut l'extinction qui est la conséquence d'un payement ou de tout autre mode d'extinction par voie incidente (novation. La procédure de mise en vente est strictement réglementée (Art 201. cependant le créancier gagiste peut se trouver en concurrence avec d'autres créanciers titulaires de sûretés réelles et son droit se trouvera éventuellement primé par les privilèges généraux (FISC. Par conséquent il est responsable de la perte ou de la détérioration de la chose lorsque cela est dû par sa faute volontaire ou non. dation. le remboursement est supporté par le constituant. D'ailleurs le créancier n'a sur la chose ni un droit d'usage ni un droit de jouissance et il est comptable à l'égard du constituant des fruits (civils ou naturels) qu'il est amené à percevoir.) ou les super privilège (salariés. Extinction à titre principal : Le gage s'éteint à titre principal alors que demeure la créance garantie.. prescription). Le créancier doit solliciter du juge l'autorisation de faire vendre le bien. Modalités particulières du gage : Les modalités consistent à des aménagements ou dérogations faits au régime général du gage à cause de la nature du bien. Ces 2 prérogatives sont rendues possibles par la remise matérielle du bien entre les mains du créancier. Droit de rétention : Consacré par l'article 228 CDR. d'ailleurs par conséquent est sans effet la clause de la voie parée (par laquelle le débiteur autorise son créancier en cas de non payement à vendre la chose à l'amiable et sans l'autorisation de la justice).247 à 257 CDR). le créancier pour qu'il puisse l'exercer ne doit pas se dessaisir du bien pour le faire vendre. Toute clause élisive de responsabilité du créancier et considérée sans effet (article 244 CDR). Il a la charge de maintenir la substance du gage en prodiguant les soins qu'elle nécessite quitte à engager des frais utiles et nécessaires pour le maintien de la substance du gage...

Leçon 1Définition : Les privilèges. le titulaire se voit alors reconnaître un droit de préférence sur l'ensemble des biens de son débiteur ou sur certains d'entre eux. L'origine et l'évolution des privilèges généraux : Le privilège général est une sûreté réelle d'origine légale. La loi a énuméré et classé les privilèges généraux (article 199 CDR et les textes instituant des privilèges généraux).les frais de justice faits dans l'intérêt commun de tous les créanciers pour la conservation et la réalisation du gage commun . humanitaire ou social et économique). En effet les privilèges sont généraux ou spéciaux (article 197 CDR) selon qu'ils portent sur l'ensemble des biens du débiteur. pharmaciens. ou sur des biens déterminés. ce qui signifie qu'il n'y a point de privilèges sans texte. les arguments présentés n'arrivent pas facilement à convaincre. Les privilèges sont des droits reconnus à certains créanciers en raison de la qualité de leurs créances.sans tenir compte des données élémentaires des sûretés réelles) et font figure d'une garantie particulière dont le régime juridique est complexe à cause de l'absence de règles de base commune au privilège. les privilèges généraux comportent les biens meubles et immeubles du débiteur. . . à raison de la qualité de la créance (le fondement retenu par le législateur dans la consécration du privilège qui peut consister soit dans une raison propre à l'intérêt général. La notion du privilège général. D'ailleurs un nombre élevé d'auteurs ne cesse de réclamer l'abolition des privilèges généraux ou leur limitation au strict nécessaire. . elle implique une position confortable au sein des créances garanties. Il apparaît au moment où la créance est née et s'exerce sur les biens meubles et immeubles du débiteur sans distinction entre ceux qui sont dans le patrimoine lors de la création du privilège ou y sont entrés postérieurement. D'ailleurs le privilège général est occulte d'un côté et indivisible d'un autre côté. et représentent des créances de plus en plus importante quantitativement ce qui n'est pas sans conséquences négatives sur le crédit et le développement économique. Il ressort de la lecture exhaustive de l'ensemble des textes que les privilèges généraux énumérés sont classés dans l'ordre suivant : . Ils sont considérés par le législateur tunisien comme un droit de préférence ayant une origine légale et portant sur les biens du débiteur (article 194 CDR).les créances des médecins. Classification des privilèges généraux. Privilèges généraux. Le privilège général est un droit réel (accessoire) de préférence accordé par la loi sur les biens meubles et immeubles du débiteur. la créance privilégiée prime toute autre créance même hypothécaire (article 195 CDR). La définition du privilège général autorise de faire les précisions suivantes relatives à : L'assiette du privilège : Selon l'alinéa 2 de l'article 197 CDR. Concrètement le privilège ne porte pas sur des biens il porte sur la valeur d'une enveloppe (totalité de l'actif) dont le contenu n'est jamais spécifié. Cette retenue par le droit tunisien des biens (CDR) est fondée sur le critère de l'assiette du privilège. garde-malade pour leurs soins et fournitures dans les six derniers mois . Les privilèges généraux passent par une prolifération assez rapide à cause de l'inflation législative en matière fiscale et sociale. La subsidiarité : La règle de la subsidiarité signifie que le titulaire du privilège général doit d'abord réaliser les biens mobiliers de son débiteur avant de faire vendre ses immeubles. Leur étude est souvent faite à partir de leur classification. Cette règle de la subsidiarité a été contestée par une partie de la doctrine.le privilège des bénéficiaires des contrats d'assurance (selon l'article 66 du Code des assurances : l'actif des entreprises d'assurances est grevé d'un privilège général affecté par priorité au règlement .frais funéraires . Il sont rangés dans la catégorie des sûretés réelles (les arguments d'une telle qualification sont tirés des dispositions ayant rangé les privilèges parmi les sûretés réelles -article 193 CDR.

mais il faut signaler que la législation du travail a élargi la liste des créances couvertes par le privilège ordinaire des ouvriers pour englober en plus des salaires tous leurs accessoires ainsi que les indemnités dues aux ouvriers (congés annuels. Privilège ordinaire : Les bénéficiaires : La liste des bénéficiaires est pourvue (riche). sa rémunération mérite un traitement de faveur qui reflète le respect qu'on devra avoir pour la dignité de l'homme. D'ailleurs la dernière réforme relative à la législation du travail (loi du 15/7/1996) a amélioré le classement du privilège des salariés qui occupe désormais la 4e place dans la liste de l'article 199 CDR et devance le privilège du trésor. place qu'il partage avec les bénéficiaires des créances alimentaires (article 199 alinéa 5e CDR). son histoire à l'échelle de la Tunisie est très riche. Une mise en garde s'avère nécessaire. . elle traduit un souci du législateur d'élargir son entendu et d'améliorer son classement. ainsi que la pension alimentaire due par le débiteur. Le privilège des salariés repose sur l'idée selon laquelle le travail n'est pas une marchandise. . indemnité de licenciement.le privilège du trésor public et des personnes morales à lui assimilés (douane. caisses sociales. Par dérogation à l'article 199 CDR ce privilège prime le privilège général du trésor . Le super privilège : La créance garantie par un super privilège prime toutes autres créances assorties de privilèges ou de sûreté. un 1er que donne la lecture de l'article 199 CDR et qui englobe les ouvriers et toutes autres salariés non liés par un contrat de travail.). les employés. et par conséquent devance le privilège du trésor. taxes et autres droits de toute nature) . En bénéficient dans le cadre de la procédure de la faillite "les ouvriers.les sommes dues aux agents de service et tous les autres salariés. les représentants de commerce" (article 564 code du commerce) et dans le cadre de l'article 151 2e du Code travail les ouvriers. les sommes dues pour fourniture de substance faite au débiteur et à sa famille. les artistes employés par les entreprises audiovisuelles et cinématographiques et les travailleurs domestiques. Lorsque la procédure est une procédure de redressement d'entreprise en difficulté économique (loi du 17/4/1995) le super privilège en garantie les créances salariales considérées en tant que dettes nouvelles à des conditions : elles doivent être des créances mais après l'ouverture de la période d'observation ayant une relation directe et nécessaire avec la poursuite de l'activité de l'entreprise (article 37 la loi du 17/4/1995). le tout pour les six derniers mois. office pour impôt. Les créances garanties : Il garantit la fraction insaisissable des sommes restant dues au salarié lorsque la procédure est une procédure collective d'exécution individuelle (article 354 CPCC). Le privilège des salariés (non bénéficiaires de l'amélioration du classement) occupe la dernière place après le privilège du trésor. En effet le terme salarié à un double sens.des bénéficiaires des contrats d'assurance).. Les créances garanties : Le privilège des salariés couvre a priori les salaires uniquement pour les 6 derniers mois de travail. il s'applique désormais à l'occasion des procédures forcées individuelles (article 151 alinéa 2e Code du travail).. elle englobe les salariés soumis à la législation de travail (les travailleurs salariés) ainsi que tous autres salariés de droit commun tels les commissionnaires. les marins. Classement : Le privilège des ouvriers est classée au 4e rang partagé avec les bénéficiaires des contrats d'assurance. et un 2e que relève la législation du travail et qui n'englobe que les salariés soumis à la législation du travail et les privilège des salariés sont de 2 sortes : privilège ordinaire et super privilège. Les bénéficiaires : Le super privilège n'est plus d'emploi limité à la procédure collective de la faillite. . les voyageurs.

Un privilège immobilier spécial garantit une créance donnée et a pour assiette un immeuble déterminé. elle doit l'être par priorité sur la valeur qui vient augmenter l'actif du débiteur. la possession vaut titre" (article 53 CDR). Les privilèges spéciaux immobiliers sont en nombre de 3. Exemple : le privilège du vendeur à crédit d'un fonds de commerce (article 205 Code du commerce). depuis on remarque que leurs nombre n'a pas cessé d'augmenter. au matériel et aux éléments incorporels. confèrent à leur bénéficiaire un droit de préférence et un droit de suite. elles doivent en principe faire l'objet d'une publication. Selon ledit article l'ouvrier effectuant des travaux de culture ou de récolte a un privilège qui s'exerce sur le produit de la récolte. Le privilège de l'article 24 du code de l'aménagement et de l'urbanisme : Privilège du demandeur de l'immatriculation. Privilèges spéciaux mobiliers : Ils confèrent à leur titulaire un droit portant sur un ou plusieurs meubles déterminés du débiteur. À l'origine ils ont été créés au profit de certains créanciers (exemple : le privilège du vendeur des véhicules et tracteurs décret du 7/11/1935). Son exercice est soumis à des conditions déterminées (article 205 et 206 du Code de commerce). Privilèges fondés sur l'introduction d'une valeur dans le patrimoine du débiteur : Dans ce groupe le privilège est fondé sur une idée d'équité ou de justice qui consiste à dire que si une personne a enrichi le patrimoine d'autrui par une prestation dont il n'a pas été payé. Exemple : le privilège de l'ouvrier agricole (article 200 alinéas 1er CDR). Il garantit le payement des sommes qui peuvent être dues par les propriétaires du ou des immeubles que l'administration (état aux collectivités publiques) a engagé pour immatriculation. Le même article dans son 2e alinéas consacre un privilège au profit du bailleur de l'immeuble pour les créances de loyers échus ou à échoir qui s'exerce sur les produits du fonds. Privilèges spéciaux immobiliers : Ce sont des sûretés réelles légales. De leur côté les auteurs les répartissent à partir de la qualité du privilège ou de son fondement en plusieurs groupes. les établissements publics administratifs et les collectivités publiques locales pour le payement de l'impôt. Le privilège pour exister suppose qu'un héritier copartageant reçoit des biens d'une valeur inférieure à celle de sa part dans la succession. d'ailleurs le législateur lui-même ne les a pas classé comme ça a été le cas des privilèges généraux. . Le privilège de l'article 34 du Code de la comptabilité publique : Selon le dit article le trésor. Par conséquent il devient difficile d'en donner une liste exhaustive. Le privilège de l'article 200 alinéas 3e CDR (copartageant) : Il garantit le payement des sommes qui peuvent être dues par les autres cohéritiers participants au partage et porte sur les seuls immeubles attribués à l'issue du partage à l'héritier débiteur de la créance privilégiée. Ce sont des droits réels (droit accessoires de garantie) alors même que le droit de suite qu'ils sont censés attribuer se trouverait altérées par l'effet de l'article "en matière de meubles. Privilège se rattachant à une idée de gage tacite : Le gage tacite existe en vertu d'une convention présumée. des frais et droits d'enregistrement relatifs à des biens immobiliers bénéficient d'un privilège qu'ils exercent sur des biens en question.Les privilèges spéciaux. Il porte sur les éléments du fonds et énumérés dans la vente et dans l'inscription. garantit le payement du prix de la vente ou le restant dû et s'exerce sur les prix respectifs de la vente afférents aux marchandises. ou les meubles qui y sont placés par le locataire débiteur. Il s'agit : .un écrit enregistré constatant la vente . Ainsi les biens sur lesquels portent le privilège sont constitués en gage au profit du contractant créancier de la somme d'argent. Ils sont des droits réels de préférence d'origine légale qui s'exercent sur les biens mobiliers ou immobiliers du débiteur.

leur rang est habituellement déterminé par les textes qui sont à leur origine. Tel est le cas du privilège du trésor (article 30 du Code de la comptabilité publique). Privilège pour frais de conservation : Le privilège pour frais de conservation est également fondé sur un souci de justice. les établissements publics à caractère administratif et les collectivités publiques locales bénéficient d'un privilège pour le paiement de l'impôt et des droits d'enregistrement afférents aux biens mobiliers.une inscription de la vente et du privilège sur un registre public tenu au greffe du tribunal de 1ère instance dans le périmètre duquel se situe le fond . Privilège établi par des lois spéciales : On les justifie par un lien de connexité existant entre la créance garantie et le bien grevé. il repose sur une autre idée.un délai maximum de 15 jours pour l'inscription est exigé et qui commence à courir de la date de l'écrit.. Celui-ci suppose que le possesseur a par son travail donné au meuble une plus-value considérable en contrepartie de quoi la loi lui reconnaît le droit de retenir le bien jusqu'à remboursement de la valeur ajoutée et lui consacre un privilège sur tout autre créancier. La chose objet de la conservation doit consister dans un meuble tel est le cas du privilège du possesseur prévu par l'article 55 CDR. selon certains auteurs. Ce privilège immobilier spécial s'exerce sur les biens de nature mobilière. c'est l'idée de la sauvegarde de la valeur ajoutée. Par conséquent c'est la conservation de la chose qui est retenue par le législateur comme cause de préférence. . . Selon l'article précité le trésor.

. Caractère de l'hypothèque conventionnelle. selon la date d'inscription).Leçon 1- L'hypothèque conventionnelle. le créanciers titulaires de des hypothèques quant à lui. accessoires. L'hypothèque est un droit réel qui s'exerce directement sur un bien ou une chose. 2 prérogatives y sont attachés : un droit de préférence et un droit de suite. indivisible et spéciale. Hypothèques droit réel. Le droit de préférence est inhérent à l'hypothèque et il existe dès la constitution de celle-ci mais il s'applique dès l'apparition de la valeur du bien grevé (payement du prix de la vente. L'hypothèque est la sûreté réelle sans dépossession typique. Elle est : Réelle. L'hypothèque est un droit réel car son objet est constitué par la valeur d'un bien et non une prestation de services. . ils conservent l'utilité du bien et sa maîtrise sans limites car il ne confère en créancier un droit sur la valeur d'un rien m'empêche d'utiliser le même lien pour garantir plusieurs dettes.. Et elle est appréciée par les différentes parties concernées en verre bu le constituant en premier lieu y trouvent un avantage. les tiers et les autres créanciers encens informé parce publicité et le classement des hypothèques reports sur l'ancienneté uniquement l'hypothèque est devenue un instrument privilégié à moyen et à long terme.. d'ailleurs le cumul d'hypothèque est fréquent dans la pratique (1er rang. 2e rang. le versement d'une indemnité d'assurance si le bien a péri suite à un événement garanti par un contrat d'assurance). trouve un avantage à cette sûretés puisqu'elle lui attribuer un droit de préférence et un droit de suite.

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