Le journal indépendant de l’Université d’Ottawa

Édition du 13 septembre 2010 – Volume LXXVIII N
o
2
La rentrée universitaire à l’U d’O a encore
une fois fait vibrer le campus en accordant
une grande place aux activités culturelles.
Le traditionnel concert Fedstock mettait
notamment en vedette les groupes
populaires 30 Seconds to Mars et les Trois
Accords. C’est cependant la soirée Luminata
qui aura été le moment coup de coeur de
bien des étudiants.
Le Groupe fnancier Major, ancien
courtier d’assurance santé et
dentaire de la FEUO, considère
que les ententes légales
avec la FEUO ont été brisées
lorsqu’une lettre désignant
Morneau Sobeco comme nouveau
courtier a été signée. | P. 3
Rentrée 2010 :
les arts soufent sur l’U d’O
Rentrée 2010
Tout sur les événements marquants de la semaine de la rentrée.
» Semaine 101 : encore une réussite | P. 2
» Trouver un coloc... avec la technologie | P. 5
» Fedstock 2010 : un concert et de la pluie | P. 9
» Une première sur le campus pour Luminata | P. 9
» Guide du locataire 101 | PP. 10 et 11
RÉGIME D’ASSURANCE DE LA FEUO
La Rotonde
Logements étudiants » Être locataire, coloc et étudiant, un déf de taille | PP. 6, 10 et 11
Eau EmboutEilléE
La nouvelle politique
interdisant la vente d’eau
embouteillée sur le campus
ne plaît pas à tous | P. 2
Football
Départ prometteur pour les
Gee-Gees, qui remportent
trois victoires en trois
matchs | P. 15
Actualités
Catherine Cimon
Isabelle Larose
actualites@larotonde.ca
le 13 septembre 2010
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Antoine Trépanier
D
epuis le 1
er
septembre,
l’U d’O peut se vanter de
ne plus vendre d’eau em-
bouteillée. Les réactions fusent
à gauche et à droite. Un campus
plus vert, certes, mais une perte
de revenu considérable est-elle à
prévoir?
La FEUO et Allan Rock sont fiers
d’avoir aboli la vente de bouteilles
d’eau sur le campus. Les écologis-
tes sont ravis, les gérants de com-
merces de détail sont furieux. « Au
niveau cumulé sur les touts, l’eau
était notre meilleur vendeur », af-
firme Nicolas Aubert, gestionnaire
du Pivik, dépanneur associé à la
Fédération étudiante. Il en a long
à dire : après avoir vu la FEUO et
la masse étudiante lui enlever les
produits du tabac, voilà que l’ad-
ministration de l’Université, de
concert avec la FEUO, récidive en
lui retirant son meilleur vendeur.
« Au niveau cumulé sur les touts,
oui, c’était énorme. Je ne pour-
rais pas donner un chiffre précis,
mais oui, en débit, c’est une quan-
tité énorme de bouteilles », insiste
celui qui en est à sa deuxième an-
née comme gestionnaire du po-
pulaire commerce étudiant. Selon
lui, il serait difficile de tirer une
conclusion quant aux profits ou
aux pertes engendrés par le retrait
de l’eau embouteillée dans son
commerce puisque les clients qui
auraient autrefois acheté de l’eau
ne font maintenant que remplacer
cet achat par un autre produit.
Au moment de mettre sous pres-
se, Sarah Jayne King, vice-prési-
dente aux finances de la FEUO,
n’avait toujours pas répondu au
courriel de La Rotonde lui deman-
dant des détails quant aux pertes
ou aux gains envisagés à la suite
de l’arrêt de la vente des bouteilles
d’eau au Pivik.
Un projet qui sort de l’ombre
La FEUO et l’U d’O ont agi sans
prendre offciellement le pouls de
la masse étudiante. Cependant,
une journée de promotion a eu lieu
l’année passée afn de sensibiliser
les étudiants à cette nouvelle initia-
tive. Les nouveaux étudiants, tou-
tefois, savent-ils qu’on ne peut pas
acheter d’eau embouteillée sur le
campus? « Avec Productions Zoom,
on a travaillé avec Sarah Jayne
pour faire une vidéo afn d’expli-
quer pourquoi on fait ça [la dispa-
rition de l’eau embouteillée sur le
campus], pour [dire aux étudiants]
que ce n’est pas pour leur faire de
la misère qu’on fait ça », explique
Paige Galette, vice-présidente aux
communications de la FEUO. Ga-
lette ajoute que « dans la trousse
101, tous les étudiants et étudiantes
ont reçu une bouteille d’eau [réuti-
lisable]. S’il y a des pertes, ils peu-
vent venir en reprendre une, gra-
tuitement, à la Fédération. »
C’est la fête hors campus
Après la disparition quasi instan-
tanée de deux produits fort populai-
res sur le campus, les commerçants
des alentours jubilent. Davood Farb,
gérant du dépanneur Mac’s de la rue
Osgoode, voit d’un très bon œil ces
changements. « Je ne peux pas me
plaindre, Mac’s fait de l’argent et
c’est tant mieux! », lance-t-il avec un
large sourire. D’un ton plus sérieux,
il affrme ne pas avoir vu de change-
ment pour l’instant en ce qui a trait
à la vente d’eau embouteillée. Toute-
fois, ses commandes sont passées et
elles sont plus imposantes que d’ha-
bitude. « Il y aura une augmentation
des ventes, c’est certain, peut-être de
10 à 15 % », avance le gérant.
Des profts qui tombent à l’eau
un campus sans Eau EmboutEilléE
Antoine Trépanier
C’est parti! La rentrée scolaire
2010-2011 à l’U d’O est en branle
depuis maintenant quelques jours.
La Rotonde résume brièvement cet-
te première semaine sur le campus.
Qui dit première semaine dit
déploiement des effectifs de pro-
motion. Le campus de l’Université
canadienne ne fait pas exception,
alors que des centaines d’organisa-
tions, clubs et associations étaient
en mode séduction. Que ce soit la
Fédération étudiante de l’U d’O
(FEUO), l’Association des étudiants
diplômés, les différents clubs ou
le Service de la protection, tous
étaient fébriles à l’idée de commen-
cer cette année scolaire. « C’est une
très bonne semaine pour nous afn
d’appuyer et de nous rapprocher
des étudiants », dit Steve Bernique,
nouveau directeur du Service de la
protection de l’U d’O. Il ajoute que
cette semaine s’est « très bien dé-
roulée jusqu’à présent [vendredi
dernier] » et qu’on peut la qualifer
de « très positive ».
Au Service de raccompagnement,
on abonde dans le même sens. « On
est vraiment occupé ici. Depuis di-
manche, on a fait 34 raccompagne-
ments », raconte la coordonnatrice
du Service, Mélanie Bédard. Notons
que la Semaine 101 est le moment où
les clubs et les services de l’Univer-
sité peuvent approcher les étudiants
avec facilité. Les tables, barbecues et
dépliants (dans les trousses de la Se-
maine 101) sont donc omniprésents.
« On a déjà plus de 50 candidatures
pour le bénévolat, c’est énorme, sou-
tient Bédard. La promotion qu’on a
faite a vraiment fonctionné. »
Même à la librairie de l’Univer-
sité, , les employés rencontrés abon-
dent dans le même sens : le début de
la session est une période bien occu-
pée. Comme à chaque rentrée, un
horaire spécial est en vigueur pour
diminuer l’achalandage. En effet,
les étudiants pourront se procurer
leurs fournitures scolaires jusqu’à
20 h pendant les deux prochaines
semaines.
Des étudiants ravis
Lorsqu’on a demandé à une
étudiante de troisième année en
histoire ce qu’elle pensait de la
première semaine, la réponse était
sans équivoque : « J’ai passé une
belle semaine, mais c’est domma-
ge que je n’ai pas pu participer de
nouveau à la Semaine 101! Oui, il
y a des activités comme Luminata,
mais c’est bien mieux d’avoir accès
à toutes les activités organisées »,
note-t-elle.
Pour la FEUO, la Semaine 101 est
un véritable succès. Paige Galette,
vice-présidente aux communica-
tions, raconte que les trousses com-
mandées et préparées par la Fédéra-
tion étudiante et les facultés se sont
toutes envolées. « On a commandé
3500 trousses, plus 150 trousses gé-
nérales, et on n’en a plus », affrme
celle qui prépare la Semaine 101
depuis mai. Cette année, un dépar-
tement et deux facultés se sont dis-
tingués quant à la vente de trousses,
pour la Semaine 101 : psychologie,
sciences et l’École de gestion Telfer.
« La Faculté des sciences est celle où
l’on trouve le plus grand nombre de
trousses 101; 600, c’est beaucoup! »
note avec dynamisme la v.-p. aux
communications.
Et votre coup de coeur, made-
moiselle Galette? « Il faut dire que
c’est vraiment toute la semaine!
Voir les étudiants contents, c’est ce
que j’adore », répond-elle d’un air
enjoué.
Un campus hyperactif
sEmainE 101
Photo de Mark Colletti
Les étudiants pouvaient se ravitailler tout en s’informant sous la tente d’accueil devant le pavillon Tabaret.
Photo de Mark Colletti
L’eau embouteillée n’est plus en
vente sur le campus.
Pendant la Semaine 101, le club jeunesse du Parti conservateur de
l’U d’O a eu l’autorisation de distribuer gratuitement des bouteilles
d’eau tout en faisant signer une pétition afn d’abolir la nouvelle
politique de « campus sans eau embouteillée ».
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Isabelle Larose
La Rotonde a appris de source sûre
que la soumission proposée par
le Groupe fnancier Major était de
133 $ par étudiant, soit de 30 $ infé-
rieure à celle de Morneau Sobeco, le
nouveau courtier d’assurance santé
et dentaire choisie par la FEUO.
Multiplié par 17 000, le nombre
d’étudiants qui utilisent le régime
d’assurance, cet écart représente
un coût supplémentaire d’environ
510 000 $.
En juillet dernier, lors du re-
nouvellement du régime d’assu-
rance, le courtier Morneau Sobeco
s’est présenté devant les membres
du conseil d’administration de la
FEUO avec une seule soumission
à proposer : celle de l’assureur
Green Shield, pour un prix de
163 $ par étudiant. Sarah Jayne
King, vice-présidente aux finan-
ces, prétend que Green Shield a
été le seul assureur à vouloir sou-
missionner, puisque que l’ancien
courtier de la FEUO, le Groupe
financier Major, n’avait pas fourni
certains renseignements portant
sur le rendement du régime au
cours des derniers mois. Selon
King, ces données sont nécessaires
pour produire une soumission :
« C’était de l’information qu’on n’a
pas reçue de Major, et les autres
assureurs ne voulaient pas propo-
ser de prix. »
Version de la FEUO
Lorsqu’on l’interroge sur la cré-
dibilité de ce processus de soumis-
sion à option unique, King assure
que Green Shield était le meilleur
choix en raison de son prix, des
services administratifs et de son
statut de « seul fournisseur natio-
nal d’assurances sans but lucra-
tif au Canada ». Toutefois, Croix
Bleue est également un assureur à
but non lucratif canadien.
Un membre du conseil d’admi-
nistration de la FEUO, qui préfére
garder l’anonymat, se dit très déçu
par le processus de renouvelle-
ment du régime d’assurance : « Ça
a été une question qui s’est débat-
tue très rapidement. […] On a eu
un seul candidat pour s’occuper
de l’assurance étudiante et c’est
celui-là qui a été choisi. Peut-être
que si on en avait eu plusieurs, on
aurait su lequel des candidats était
le mieux qualifié. J’aurais égale-
ment aimé avoir une présentation
de l’ancien courtier, mais on n’a
pas eu une démarche concurren-
tielle. »
Version de Major
Louis-François Major, représen-
tant pour le Groupe fnancier Major,
atteste qu’il tente de rencontrer King
en personne depuis mai dernier pour
lui remettre l’information demandée.
King, quant à elle, exigeait d’obtenir
les chiffres par courriel avant de ren-
contrer Major. « À plusieurs reprises,
j’ai sollicité une rencontre, explique
Major. Ce que j’ai refusé, c’est de lui
acheminer mes informations par
courriel avant de la rencontrer parce
que ces informations-là devaient être
expliquées et mises dans un contexte
historique. Elles ne pouvaient pas
être simplement acheminées par
courriel », dit-il en mentionnant que
cette situation a mené à un renvoi de
balle entre les deux parties durant
tout l’été. Puisque l’ex-vice-présiden-
te aux fnances Roxanne Dubois avait
désigné Morneau Sobeco comme
nouveau courtier dès avril, malgré
le contrat avec le Groupe fnancier
Major qui prenait fn le 31 août 2010,
Major tenait à tout prix à rencontrer
King au début de son mandat, qui
commençait en mai, pour rebâtir un
lien de confance.
Préavis raisonnable
Major soutient également qu’il a
toujours souhaité présenter ses pro-
positions devant les membres du
conseil d’administration de la FEUO,
à condition qu’un préavis lui soit don-
né dans un délai raisonnable. Comme
le Groupe fnancier Major fait affaire
avec un assureur établi à Moncton,
Major estime que la distance et les
déplacements font en sorte qu’un
préavis de deux semaines est néces-
saire. Après que Major a fnalement
fourni l’information sur le rendement
du régime en juillet, King lui a propo-
sé un délai d’environ 48 heures pour
venir faire une présentation devant le
conseil, ce que Major a jugé déraison-
nable.
Ensuite, le conseil d’adminis-
tration de la FEUO a adopté une
motion le 25 juillet pour laisser un
autre délai de deux jours à Major. Ce
dernier soutient toutefois ne jamais
avoir été informé de cette motion. À
la fn d’août, Major a envoyé sa sou-
mission par courriel à tous les mem-
bres du conseil d’administration
dans laquelle on constatait que son
offre aurait été de 133,16 $. La dé-
cision de faire affaire avec Morneau
Sobeco avait toutefois déjà été ren-
due. Selon King, cette proposition
n’a aucune incidence : « Je ne pense
pas que ça change quelque chose,
ce détail-là. […] Ce n’est pas un bon
choix de rester avec un courtier qui
ne donne pas les informations qu’on
veut connaître. »
« Nouveautés »
et « black-out »
Pour justifer le choix de Green
Shield comme assureur, King fait
également mention des nouveautés
qu’il apporte, soit la couverture des
plombages blancs, des services am-
bulanciers et de l’anneau contracep-
tif. De son côté, Major certife que
tout cela était déjà couvert par l’an-
cien assureur durant l’année scolaire
2009-2010. La Rotonde a effective-
ment mis la main sur des documents
qui le prouvent.
Autre avantage de Green Shield,
selon King : l’élimination de la pé-
riode de « black-out », période qui
s’étend du 1
er
septembre au 15 octobre
et durant laquelle les étudiants peu-
vent renoncer au régime d’assurance
de la FEUO et se faire rembourser les
180 $ qu’il en coûte s’ils souscrivent
à un autre régime privé. Durant cette
période, aucune réclamation ne peut
être remboursée étant donné que la
participation des étudiants n’est pas
encore assurée. Toutefois, actuelle-
ment, sur le site internet de Green
Shield, on peut lire que l’assureur
« est incapable de traiter [les] récla-
mations ou confrmer [l’]éligibilité
[des étudiants]. [Green Shield] s’at-
tend à recevoir les informations à la
fn octobre ou au début novembre. »
« Comment, on a changé la période
de black-out? Elle est toujours là et
elle est pire que jamais. Nous, on était
prêts cette année à faire tout sauter
ça et il n’y en avait plus [de période
de black-out] », s’indigne Major en
expliquant que son équipe travaillait
depuis un an pour éliminer cette pé-
riode.
De plus, le site d’assurance de la
FEUO n’a pas été mis à jour depuis
l’an passé, ce qui pousse plusieurs étu-
diants à contacter le Groupe fnancier
Major et l’ancien assureur Assomp-
tion Vie. Major résume la situation
ainsi : « Les étudiants sont perdus et
les étudiants sont perdants. »
En justice
Le torchon brûle entre la FEUO et
le Groupe fnancier Major. Plusieurs
mises en demeure ont été envoyées
par les avocats de chaque parties.
Les avocats de la FEUO ont envoyé
une mise en demeure à Louis-Fran-
çois Major pour avoir outrepassé
les membres exécutifs de la FEUO
en envoyant de l’information di-
rectement aux membres du conseil
d’administration. Roxanne Dubois
a également fait parvenir une mise
en demeure à Major pour cause de
diffamation. Major n’entend pas en
rester là et n’exclut pas la possibi-
lité de poursuites judiciaires pour
faire respecter les ententes légales
qu’il avait avec la FEUO. Il consi-
dère que celles-ci ont été brisées dès
avril dernier lorsque Roxanne Du-
bois a signé une lettre qui désignait
Morneau Sobeco comme nouveau
courtier alors que l’entente avec le
Groupe fnancier Major prenait fn
le 31 août 2010.
Un coût supplémentaire de 510 000 $ aux étudiants
L’ofre de Morneau Sobeco n’était pas meilleure.
RégimE d’assuRancE dE la FEuo
« Les étudiants sont perdus et les étudiants
sont perdants. »
- Louis-François Major
En 2007, la
coordonnatrice du
régime d’assurance
de la FEUO produit
un rapport qui met
en doute les services
oferts par Morneau
Sobeco, courtier de
la FEUO avant 2007.
Des écarts annuels
de 600 000 $ entre
les soumissions de
Morneau Sobeco et
du Groupe fnancier
Major y sont
mentionnés.
À savoir :
Photo libre de droit
Le Groupe fnancier Major n’exclut pas la possibilité de poursuivre la FEUO en justice pour faire respecter
les ententes légales qu’il avait avec elle.
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Laurent Bouchard
Deux initiatives cyclistes voient le
jour à l’U d’O cet automne : le ser-
vice Vélo-Partage du Bureau du sta-
tionnement et du transport durable,
qui permet de louer un vélo pour la
journée, et la coopérative de vélos
de la Fédération étudiante (FEUO),
initiative qui a gagné le concours
« Bonnes idées » il y a quelques
années et reçu l’appui du corps étu-
diant lors du référendum sur les ini-
tiatives vertes.
Chaque étudiant de l’Université
a accès à la coopérative, et on nous
y promet des ateliers pour appren-
dre à réparer soi-même son vélo. La
coop fournit les outils et, dans une
certaine mesure, le savoir-faire.
La grande ouverture du service
aura lieu le 22 septembre; la FEUO
tentera alors d’offrir des services
minimaux dès la semaine prochai-
ne. Entre-temps, ça ne chôme pas
à la coopérative, comme l’explique
la responsable du projet, Taiva Te-
gler : « La coopérative fait encore
des sondages auprès des étudiants
pour savoir quelles heures ils pré-
fèrent, connaître leurs opinions et
leurs idées. »
Peu ou pas d’information
Actuellement, les services de la
coopérative sont peu accessibles aux
étudiants. Le comptoir de la FEUO
renvoie au bureau de la coopérative,
situé à une quinzaine de minutes
de marche du campus principal, au
200, avenue Lees. Celui-ci est non
seulement verrouillé, il est vide.
Une affche adjacente à la porte en
interdit l’accès, car la réfection de
l’endroit n’est pas encore terminée.
Le numéro de téléphone offciel de
la coopérative, quant à lui, renvoie
à la FEUO. Finalement, le site inter-
net n’existe pas.
Si la coopérative est un nouveau
service, elle ne bénéfcie toutefois
pas d’autant de visibilité que cer-
tains autres projets de la FEUO. Le
service, qui entrera en vigueur dans
deux semaines, a un local en pleine
réparation, sans compter le fait que
l’emplacement de ce dernier n’est
pas idéal, puisqu’il est éloigné du
campus principal.
La responsable rappelle que les
nouveaux projets font souvent face
à certains problèmes au lancement.
La coopérative est ouverte aux idées
des étudiants et a également besoin
d’employés, bénévoles ou non.
Un projet qui a fait du chemin
En ce qui a trait à la location de
bicyclettes sur le campus, c’est plu-
tôt au Service de la protection et du
stationnement que l’on doit s’adres-
ser. Pour devenir membre de Vélo-
Partage, et donc pouvoir emprun-
ter un vélo, il sufft de se présenter
au Bureau du stationnement et du
transport durable, situé au 139, rue
Louis-Pasteur, pièce 133, afn de
remplir un formulaire, et de répon-
dre aux exigences. Une fois le tout
remis et la demande acceptée, une
carte est remise à l’étudiant, lui per-
mettant de louer l’un des dix vélos
de l’Université.
Il est impossible d’apporter les
vélos chez soi pour la durée d’une
nuit puisqu’ils ne sont disponibles
qu’entre 7 h et 22 h. Si des vélos
sont sur le râtelier, c’est qu’ils sont
disponibles : quatre au pavillon
Montpetit et six au pavillon Louis-
Pasteur Si le nombre semble peu
élevé pour un campus de 35 000
étudiants, Danny Albert, gestion-
naire en transport durable, pré-
cise que cette situation pourrait
être temporaire : « L’Université
prévoit se procurer de nouvelles
bicyclettes si la demande est assez
grande. »
Deux initiatives pour encourager le transport actif à l’U d’O
Vélo
Fini, le transport
en commun gratuit
Le Collectif
Une ligne a été ajoutée à la fac-
ture des étudiants de l’Univer-
sité de Sherbrooke pour la session
d’automne 2010 afn d’aider à fnan-
cer le programme de libre accès au
transport en commun.
En vertu d’une entente, main-
tenant échue, entre l’Université
et la Société des transports de
Sherbrooke (STS), les étudiants de
l’établissement pouvaient, depuis
2004, monter à bord des autobus
en présentant simplement leur
carte étudiante au chauffeur. Cet
automne, ils doivent contribuer
au programme à hauteur de 27 $,
montant qui augmentera graduel-
lement selon le taux appliqué aux
tarifs de la STS.
Craignant que la direction ne
mette fn au programme, la Fédé-
ration étudiante de l’Université de
Sherbrooke avait accepté, au cours
de la session d’hiver 2010, que cette
somme soit facturée aux étudiants,
tout en promettant d’examiner
d’autres solutions de fnancement.
Des militants manifestent
contre les expériences sur les
animaux à l’Université
The Ubyssey
Le groupe de militants pour les
droits des animaux STOP UBC
Animal Research a tenu une ma-
nifestation contre les expériences
sur les animaux à l’Université de
la Colombie-Britannique lors d’un
événement consacré aux anciens.
Le groupe prône l’abolition de
toute expérience et recherche sur
les animaux sur « le deuxième plus
grand campus biomédical du Ca-
nada ». Il cherche en outre à ouvrir
le débat sur le sujet et revendique
une plus grande transparence en
la matière. Le vice-recteur à la re-
cherche de l’établissement, John
Hepburn, juge irréalistes les objec-
tifs du groupe et affirme que pour
cette raison, l’Université n’engage-
ra pas de dialogue avec celui-ci.
Le porte-parole de STOP UBC
Animal Research, Brian Vincent,
s’est dit satisfait du déroulement
de la campagne, les bénévoles
ayant représenté l’organisation
dans le calme et l’ordre, et les re-
présentants de l’Université ayant
respecté leur droit de s’exprimer
librement.
Les produits locaux se fraient
un chemin jusqu’au campus
The Silhouette
L’Université McMaster a inau-
guré, à la fn août, un kiosque où la
communauté universitaire pourra se
procurer chaque semaine des pro-
duits frais cultivés sur trois fermes
de la région. Fruits et légumes, miel
et autres denrées garniront les étals.
Inspiré par des initiatives similai-
res sur d’autres campus canadiens,
le projet a été mis de l’avant par
deux étudiantes travaillant pour le
chapitre local du Groupe de recher-
che d’intérêt public de l’Ontario,
puis adopté par la présidente du
syndicat étudiant de l’Université,
Mary Koziol, lors de sa campagne
électorale.
Le projet n’avait alors pas été
épargné par la controverse, les re-
présentants des services alimen-
taires s’étant montrés réticents à
laisser cette forme de concurrence
s’établir sur le campus.
Un wiki pour promouvoir la
participation étudiante
The Brunswickan
Les professeurs et employés de
soutien de l’Université du Nou-
veau-Brunswick ont recours à un
outil de partage d’idées pour pro-
mouvoir la participation des étu-
diants à leur vie universitaire et à
leur succès scolaire : le « wiki de la
participation étudiante ».
Grâce au wiki, les professeurs
peuvent, par exemple, échanger
leurs stratégies pour diriger le
travail d’équipe, encourager les
discussions ou essayer des projets
plus concrets, et tous peuvent écri-
re des commentaires.
L’idée du wiki a été lancée dans
la foulée de la pandémie de grippe
H1N1, afin d’aider les professeurs
à mettre au point des cours que les
étudiants absents pourraient sui-
vre aussi. Elle se fonde sur les ré-
sultats de l’Enquête nationale sur
la participation étudiante.
Joanie Demers
Revue de presse universitaire
Vélo-Partage et la coopérative des vélos facilitent les déplacements
sur le campus et aux alentours.
Photo d’Anne Danford Dussault
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Marika Dubé
Il mange toute votre nourriture, ne
lave jamais la toilette, parle un peu
trop fort, un peu trop tard la nuit, et
déteste tout ce que vous aimez : c’est
le colocataire que vous redoutiez, tout
droit sorti de l’enfer. Eh bien, si vous
étiez un étudiant en résidence à l’Uni-
versité de Toronto ou de Calgary, par
exemple, cela n’aurait jamais été un
problème. Votre colocataire, vous le
connaîtriez avant d’emménager avec
lui; en fait, vous l’auriez choisi vous-
même.
Récemment, le Globe and Mail
publiait un article sur la méthode
qu’utilisent certaines universités ca-
nadiennes pour jumeler les étudiants
en résidence, tant sur le campus qu’en
dehors. La méthode se trouve à être
celle que produisent deux program-
mes de type web 2.0, nommés Room-
mate Finder et StarRez.
À l’aide de ces programmes, les
étudiants se créent un profl dans le-
quel ils choisissent leur propre avatar
– c’est-à-dire l’image qui illustre le
mieux leur personnalité – et répon-
dent à des questions aidant à déter-
miner leurs traits de caractère et leurs
goûts. Ensuite, une liste contenant les
profls de tous les étudiants ayant le
plus de points communs avec eux est
constituée pour chacun d’eux. À par-
tir de cette liste, les étudiants peuvent
choisir le colocataire de leurs rêves.
Ce service s’avère très utile dans
un contexte de colocation. « Les étu-
diants peuvent utiliser le portail de
StarRez pour pratiquement tout :
payer des factures, faire une plainte,
faire une demande de réparation
dans leur unité, etc., explique Laks-
hmi Sangaranarayanan, directrice as-
sociée des services du logement et des
résidences de l’Université de Calgary,
université qui utilise StarRez. Nous
travaillons présentement à ajouter
des services pour rendre le portail le
plus polyvalent possible. »
Non seulement une telle méthode
s’avère-t-elle très pratique pour les
étudiants, mais elle bénéfcie lar-
gement aux employés des services
du logement ainsi qu’à l’Université
en général. Sangaranarayanan af-
frme trouver le tout très pratique :
« Avant d’utiliser StarRez, nous ju-
melions les étudiants manuellement,
ce qui nécessitait beaucoup de travail.
Aujourd’hui, le système les jumelle
automatiquement pour nous, ce qui
nous épargne beaucoup de temps. »
Du côté de l’Université de To-
ronto, Jennifer Bennet, gérante des
services du logement, soutient que le
programme permet également d’éco-
nomiser de l’argent : « Parce que le
système a été conçu à l’interne, ce fut
très effcace en termes de coûts et de
bénéfces. »
Les deux employées aux services
des logements des universités res-
pectives ont indiqué à La Rotonde
que l’adoption de Roomate Finder et
de StarRez avait eu un grand succès
auprès de la population étudiante. Du
côté de l’Université de Toronto, « la
demande pour Roomate Finder a été
encore plus grande » que prévu.
Lorsque La Rotonde lui a de-
mandé quelle méthode de jumelage
était utilisée avant StarRez, Lakshmi
Sangaranarayanan a semblé un peu
perplexe. « StarRez est une version
plus moderne d’un modèle que nous
utilisions avant et qui avait plus ou
moins les mêmes fonctions. […] Nous
ne nous souvenons pas du temps où
nous jumelions les étudiants manuel-
lement. »
À l’U d’O, le jumelage des étudiants
en résidence se fait sans l’utilisation
de tels logiciels, mais bien de façon
aléatoire.
Comment trouver un compagnon à son goût
« Coloc » 2.0
RésidEncEs
À l’heure de la rentrée, La Rotonde est allée tâter le pouls des étudiants pour
savoir où ils habitent : en résidence, en appartement, chez leurs parents. Ils
ont accepté de nous confer quelques impressions sur leur satisfaction par
rapport à leur logis.
Texte de Catherine Cimon
Photos de Mark Colletti
Vox-pop
Où vivent les étudiants?
Professionnel de demain :
posez votre candidature aujourd’hui – en ligne!
OMSAS http://centre.ouac.on.ca/omsas/
Service ontarien de demande d’admission en médecine
15 septembre 2010 : Date limite pour créer un compte pour la demande en ligne
1
er
octobre 2010 : Date limite pour la réception des demandes
OLSAS http://centre.ouac.on.ca/olsas/
Service ontarien de demande d’admission en droit
1
er
novembre 2010 : Date limite – programmes anglais
1
er
février 2011 : Date limite – programmes français
1
er
mai 2011 : Date limite – 2
e
, 3
e
et 4
e
année
TEAS http://centre.ouac.on.ca/teas/
Service de demande d’admission en formation à l’enseignement
1
er
décembre 2010 : Date limite – programmes anglais
1
er
mars 2011 : Date limite – programmes français
ORPAS http://centre.ouac.on.ca/orpas/
Service de demande d’admission aux programmes des sciences de la réadaptation
(Audiology, Occupational Therapy, Physical Therapy/Physiotherapy, Speech-Language Pathology)
7 janvier 2011 : Date limite pour la réception des demandes
170 Research Lane
Guelph ON N1G 5E2
http://centre.ouac.on.ca
Austin Fowler : appartement à Ottawa.
LR : Pourquoi as-tu choisi le quartier de la Côte-de-Sable?
Austin : Même si c’est trop cher ici, on est près de l’Université et le quartier
est vraiment plaisant, comparé à Hull où il n’y a que des bars.
Jean-Pierre Simard : appartement à Ottawa.
LR : Comment trouves-tu ton appartement et la vie dans le quartier en gé-
néral?
Jean-Pierre : C’est tellement bon! C’est le meilleur endroit où j’ai habité
et ce n’est pas dispendieux!
Photo de Juilie-Anne Lapointe
Becky Hammel : résidences Brooks.
LR : D’où es-tu orginaire?
Becky : De Pembroke, et c’est ma première année ici.
LR : Trouves-tu qu’il y a trop de bruit en résidence?
Becky : Non, pas du tout. Jusqu’ici c’est très calme! Tout est très bien.
Actualités
actualites@larotonde.ca
le 13 septembre 2010
6
• www.larotonde.ca
Point d’exclamation
Jeudi dernier, lors de ma deuxième journée
de cours offcielle de la session universitaire
d’automne 2010 qui a débuté dans la gri-
saille, je me suis présentée à mon cours de
11 h 30, fraîche et dispose pour l’apprentissa-
ge (comme toujours). Faisant honneur à mon
statut d’étudiante universitaire, j’arrive donc
à 11 h 29, me trouve une place dans la salle
de classe bondée (normal, pour un premier
cours) et m’assieds à 11 h 30 tapantes; parfait,
mission accomplie!
C’est seulement après avoir effectué cette
dernière étape de l’arrivée-de-l’étudiante-mo-
dèle-en-cours que je lève la tête pour prendre
connaissance de mon nouveau professeur,
dont je ne connais jusque-là que nom et pré-
nom.
Consternation et désabusement : mon pro-
fesseur n’est pas à son poste! Frustration nu-
méro un : curiosité non satisfaite. Frustration
numéro deux : je suis outrée qu’un professeur,
à l’université (l’université!), manque son cours
sans plus d’avertissement tandis que moi, je
suis là, avec mes nombreux autres camarades
d’infortune, à attendre son arrivée presque
messianique. Finalement, après 20 longues
minutes d’attente en règle, je ramasse mon
sac à dos et quitte la classe, indignée, en mar-
monnant intérieurement contre ce professeur
qui ose me faire perdre mon temps.
Après avoir partagé la nouvelle avec mes
amis qui n’ont pas eu la chance d’assister, ou
plutôt, de ne pas assister à ce cours, j’y re-
pense et me dis qu’en fait, cette situation est
plutôt ironique.
En effet, j’expérimente pour la première
fois en deux ans la totale absence d’un pro-
fesseur ou d’un chargé de cours à une de mes
classes. Je suis nécessairement fâchée de ne
pas en avoir été avertie et d’avoir gaspillé
20 précieuses minutes dans une attente stres-
sante et interminable. Pourtant, comme j’y
repense, je n’ai personnellement, et comme
beaucoup d’étudiants, pas vraiment le droit
de me plaindre.
Voyez la chose de cette façon. Combien
d’étudiants peuvent se vanter d’arborer une
fche de présence parfaite à tous leurs cours de
la session? Certainement pas moi, en tout cas,
et une majorité écrasante d’entre vous aussi, à
en juger par la différence d’achalandage entre
les cours ordinaires et les cours avec examens;
vous savez de quoi je parle…
Et c’est là que je me fais cette réfexion :
mais pauvre professeur! Nous, étudiants sou-
vent si peu assidus, nous qui laissons parfois
de grands auditoriums presque vides, nous
qui faisons si peu de cas d’avertir (ça nous
passe vraiment par l’esprit) un professeur de
notre absence. Nous, étudiants, à qui la ponc-
tualité va si mal, exigeons de notre professeur
qu’il soit parfait, qu’il possède une qualité de
laquelle nous nous parons lorsque voulu et
nécessaire : la ponctualité. Pauvre professeur
que nous sommes prêts à mettre au pilori pour
quoi, un cours, un cours seulement?
Je défends donc la cause de ce professeur
inconnu dont je ne connais toujours, fnale-
ment, que le nom et le prénom.
La ponctualité
nous va si mal
Hélène Boulay
Malgré un certain retard imputable à
des problèmes techniques, les travaux de
construction devraient être terminés au
cours du mois de novembre 2011. En atten-
dant, les étudiants devront composer avec
les quelques inconvénients que présente un
chantier de construction sur le campus.
Ce projet de construction amorcé l’an der-
nier coûte à l’Université d’Ottawa 112,5 M$.
Ensemble, la tour de 15 étages et les ré-
novations du pavillon Vanier fourniront
22 000 mètres carrés d’espace supplémen-
taire.
Comme l’an dernier, les habitants de la ré-
sidence Marchand, qui se trouve à quelques
mètres du chantier, devront être patients en
raison du bruit qui accompagne les travaux.
Selon Pierre Laroche, agent de commu-
nication pour le Service du logement et des
congrès de l’U d’O, le pire est passé avec
l’enfoncement des pieux qui a eu lieu l’année
dernière. Cependant, les travaux qu’il reste
à faire seront quand même très bruyants et
commenceront parfois dès 7 h le matin. Il
précise d’ailleurs que tous les étudiants qui
habitent la résidence Marchand ont été avi-
sés de la situation avant leur arrivée et qu’ils
savent à quoi s’attendre.
Laroche met toutefois les étudiants en
garde contre les tentatives de masquer le
bruit par le bruit, puisque la méthode est
peu efficace. Il explique aussi que l’achat de
cache-oreilles antibruit est déconseillé pour
des raisons de sécurité, cette fois, car une
personne qui en porte ne pourrait pas en-
tendre l’alarme d’urgence.
En plus d’être une source de bruit, les
travaux de construction du pavillon Vanier
occasionnent des ennuis aux automobilistes
et aux piétons sur le campus. Les étudiants
qui se promènent aux angles des pavillons
Jock-Turcott, Montpetit et Lamoureux
constateront que le stationnement qui s’y
trouve est actuellement un énorme chantier
de construction perturbant la circulation.
« Une section [du campus] a été barrica-
dée, donc les étudiants doivent contourner
la barricade, explique Laroche. Un station-
nement a dû être fermé, il y a une circulation
constante de camions et d’autres véhicules
pour la construction et l’endroit se salit très
rapidement. Cependant, des brigadiers sont
sur place en tout temps afin d’assurer la sé-
curité. »
Un projet vert
En plus d’offrir un espace suffisant pour
accueillir 7000 étudiants de premier cycle et
1000 étudiants de cycle supérieur, ce projet
sera un modèle au chapitre de la récupéra-
tion de l’énergie. « L’Université d’Ottawa a
toujours été à l’avant-garde dans le domaine
de la gestion de l’énergie et de l’environne-
ment », souligne Claudio Brun del Re, di-
recteur du Service des immeubles. « L’une
des raisons est l’économie : quand on réus-
sit à économiser notre énergie, les coûts
sont diminués. » Le projet vise à atteindre
la norme OR du programme très reconnu
Leadership in Energy and Environmental
Design. « Parmi les initiatives vertes inclu-
ses dans le nouvel édifice, seulement 20 à
25 % sont visibles, poursuit le directeur.
Ces éléments visibles sont, par exemple,
le mur vert, l’éclairage naturel, le toit vert
et le choix des matériaux utilisés. Le reste
des initiatives sont invisibles à l’œil, mais
contribuent à l’économie d’énergie. »
Parmi ces initiatives non visibles, il y
a entre autres un système de ventilation à
récupération de chaleur efficace à 90 %. De
plus, 80 % du chauffage de la tour provien-
dra des ordinateurs centraux du campus. Le
pavillon Vanier devrait être officiellement
ouvert dès la fin de l’automne 2011.
Les rénovations en cours du pavillon Vanier ainsi que la construction du nouvel immeuble
des Sciences sociales battent leur plein.
paVillon VaniER
Une année bruyante s’annonce à l’U d’O
Stage d’aide humanitaire
en République Dominicaine
Au cours du printemps et de l’été 2011, 32
jeunes (entre 20 et 35 ans) partiront 4 ou 6
semaines en République Dominicaine pour un
projet d’aide humanitaire sous la tutelle de
l’organisme « Solidarité Jeunesse ».
Soyez du
nombre !
Soirée d’information : le jeudi 23 septembre, 19h30,
au 101, avenue Parent, à Ottawa (coin Saint-Patrick, derrière
la cathédrale).
613-241-7515
cdjeunes@comnet.ca
Catherine Cimon
Chef de pupitre Actualités
actualites@larotonde.ca
Vous

voulez

devenir
journaliste?
info@larotonde.ca
Photo de Mark Colletti
Les étudiants vivant à la résidence Marchand devront prendre leur mal en patience pendant les
travaux, qui se déroulent à quelques mètres.
Nouveau cette année : Étudiants et étudiantes de l’Université
d’Ottawa, assistez GRATUITEMENT aux matchs des Gee-Gees
dans la toute nouvelle zone étudiante! Soyez à la tête du peloton!
W Im ±&±e
Ow yeI<±<r

*Nombre de sièges limité; une carte étudiante en vigueur de l’Université d’Ottawa doit être présentée.
** Ne s’applique ni aux séries éliminatoires ni aux matchs en dehors du campus, y compris le football.
culture@larotonde.ca
le 13 septembre 2010
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• www.larotonde.ca
Catherine Dib
culture@larotonde.ca Arts et culture
Marie-Pier Delisle
Le marketing, la consommation,
la publicité. Diffcile d’ignorer leur
omniprésence lorsqu’on vit en so-
ciété. On est bombardé de promo-
tion sous toutes les coutures, jusque
dans l’aspect le plus personnel de
la vie privée. Des voitures de luxe
aux assurances, des chanteurs pop
à l’huile pour bébé, qui aurait cru
au commerce de la guerre? Oui,
cette machine insatiable requiert de
la chair à canon et s’engager dans
l’armée est le premier pas vers cette
destinée. Le militaire se mute en
bien matériel; il vend son corps, ses
idées, à des gouvernements qui sou-
haitent y investir.
C’est le message que désire trans-
mettre Michel Garneau, auteur ca-
nadien de renommée considérable,
dans sa pièce Les Guerriers, présen-
tée du 1
er
au 9 septembre derniers au
studio Léonard-Beaulne, à l’U d’O.
Mise en scène par Éric Perron, la
pièce a été écrite en 1989, mais elle
frappe par sa pertinence et sa réso-
nance dans la réalité actuelle, où le
capitalisme semble façonner toute
facette de la gouvernance mondiale.
Une machine, un message
Afn de pousser l’allègre jeunesse
vers les rangs militaires, il faut dé-
nicher une campagne publicitaire
sournoise de génie dans le but de
déguiser ce boulot repoussant en
une banale activité récréative, une
tâche fort ardue que les publicistes
Gilles et Paul ont pour mission de
remplir dans un délai de dix jours.
Dans un espace clos, les deux pro-
tagonistes s’affrontent dans une
guerre, au sens masculiniste du
terme. Un virulent débat prend
place. Les enjeux principaux sont la
morale, là où l’éthique se réféchit
de manière antagoniste au concept
d’armée. Car il faut être dénué de
morale pour attirer la population,
principalement la jeunesse, de par
son ignorance insouciante, dans les
abysses de l’entreprise militaire.
Minimaliste
et multidimensionnel
La modestie du décor, des ef-
fets sonores et des jeux de lumière
n’empêche nullement l’intensité
quasi palpable de se dégager de cette
œuvre, présentée dans le cadre d’un
projet étudiant résultant de cinq se-
maines de travail acharné. Au con-
traire, cela ne met que davantage
en valeur l’intelligence langagière
qui transparaît dans le dialogue
qu’entretiennent les deux acteurs,
dont l’interprétation, quoique un
peu légère, ne nuit point à l’essence
de la pièce. En effet, il a été possible
de noter un manque d’empathie,
pouvant sembler négligeable, dans
leur jeu. Mais à la valeur profonde
d’un sujet aussi percutant que la
guerre, la négligence est déplacée;
ici, les convictions sont écorchées.
Il n’en demeure pas moins que les
personnalités opposées dont Gar-
neau a doté ses personnages étaient
effcacement présentées par les
deux acteurs, le tout dans une con-
frontation d’un cynisme grossier
à une mélancolie idéaliste impli-
quant une vision masculiniste de la
guerre. Celle-ci transparaît dans les
écrits de l’auteur et est somme toute
assez représentative des idéologies
dominantes aux relations interna-
tionales.
En général, on peut affrmer
qu’Éric Perron et ses collègues ont
présenté une vision assez com-
préhensive de la pièce Les Guerri-
ers de Michel Garneau. Le message
est clair : dans la société capitaliste
d’aujourd’hui, la guerre est dev-
enue une entreprise. On se doit de
la vendre, par l’instrumentalisation
de son image, dans la publicité. Elle
devient un concept de proft ou de
perte – la première option se retrou-
vant presque unanimement privilé-
giée – et s’effectue par la corruption
des idéaux, encore innocents, de la
jeunesse. Celle-ci se retrouve éter-
nellement victime des campagnes
publicitaires de la consommation de
masse au détriment de son bien-être
identitaire et, réciproquement, du
bien-être identitaire de l’humanité,
accouchant douloureusement de
problèmes éthiques considérables.
À la guerre comme à la guerre
ThéâTre
Philippe Pépin
D
u 8 au 12 septembre 2010, le
centre-ville de Gatineau cé-
lébrait la troisième édition
du Festival de l’Outaouais émer-
gent. Dans la foulée, un véritable
concentré de culture sur la qua-
trième ville du Québec, d’envergure
telle que divers établissements n’ont
pu accueillir tous les enthousiastes.
En somme, l’administration scande
le succès d’un rassemblement entiè-
rement géré par des bénévoles.
Élyse Drouin, directrice de pro-
grammation, souligne la palette
toujours renouvelée d’artistes de la
région ou d’ailleurs en diverses dis-
ciplines de création, qu’il s’agisse
de musique, d’arts audiovisuels,
de théâtre, de spectacles ou encore
d’histoires contées.
Côté musical, la liste est longue,
le festival ayant débuté en misant
principalement sur cet aspect. Élyse
Drouin indique que divers grands
noms du Québec se sont produits
aux différents sites. En primeur :
Tracteur Jack, Misteur Valaire, We
Are Wolves, Bernard Adamus, la
Patère Rose ou encore Mad’Moi-
zele Giraf. Bref, le fourmillement
musical de cette année a projeté
à l’avant-scène de bienheureuses
découvertes tout comme certains
incontournables de la scène québé-
coise actuelle.
Curieusement, un groupe de sept
étudiants de l’Université du Québec
en Outaouais (UQO) ont simulé, le
8 septembre, une frme d’urbanisme
et lancé, au bureau d’AXENÉO7, un
canular de vernissage. L’objet : cri-
tiquer le projet Altération lancé par
le maire de Gatineau, Marc Bureau.
En entrevue, Karina Pawlikowski
a avancé l’importance du rôle civi-
que des habitants de la région de la
capitale nationale. Elle espère que
l’initiative aura incité à la réfexion
et à l’interrogation au sein de la po-
pulation.
Xavier Brouillette, doctorant et
spécialiste de la philosophie grec-
que, a tenu samedi une conférence
sur la ramifcation entre culture
et industrie culturelle. Au menu,
les théories de Robert Dufour, de
Christopher Lasch, de l’école de
Francfort, et leur application com-
me lunette d’analyse des effets de la
construction d’un centre multifonc-
tionnel sur la culture régionale.
En arts visuels, il a été question,
le 9 septembre, du lancement de la
compilation de bandes dessinées
Scribe X, de l’éditeur Première Li-
gne. En vernissage à la Maison des
Auteurs, ce recueil rassemble les
œuvres de divers bédéistes de la
région, diplômés de l’UQO. Fait in-
téressant, le programme de l’UQO
est le seul programme universitaire
de bande dessinée au Canada. Éga-
lement en vernissage le même jour,
à l’Espace René-Provost, les œuvres
d’Antoine Béland (photographie),
de Dinorah Catzalco (acrylique sur
bois et café instantané), de Martine
Modery (peinture) et de Maria Rosa
(peinture). Concept intéressant :
on pouvait assister à des ateliers de
dessin de bande dessinée avec mu-
sique jouée sur place; la première
fois dans une ambiance métal, la
seconde, dans un univers plus miel
et jazz.
Au chapitre des arts de la scène,
quelques pièces de théâtre ont été
présentées, dont Mixturae, Little Il-
iad et Le Sortilège. Le professeur de
cégep et d’université Roger Blanchet-
te a raconté quelques histoires sur les
origines de l’Outaouais, accompagné
par une ambiance folk. Il y a eu, pour
terminer, un Piknic Électronik et une
soirée de slam et de poésie.
Pour l’an prochain, les organi-
sateurs ont l’intention de garder la
sphère du centre-ville hullois comme
point de rassemblement pour les fes-
tivités et s’attendent à une réception
tout aussi passionnée de la gente
francophone.
La culture de l’autre côté de la rivière
FesTival de l’OuTaOuais émergenT
Photo d’Anne Danford Dussault
Le centre-ville de Hull a accueilli
le FOÉ.
Photo de Mark Colletti
Les étudiants en théâtre ont présenté le résultat de cinq semaines de travail acharné.
Arts et culture
culture@larotonde.ca
le 13 septembre 2010
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9
Julie-Anne Lapointe
Le plus grand concert musical de
l’année, quoique planifié avec soin
par l’exécutif de la Fédération étu-
diante depuis plusieurs mois, a
été terni par les caprices de dame
Nature. La journée grise, froide
et pluvieuse du 6 septembre der-
nier n’a pas réussi à convaincre les
4000 étudiants attendus au Feds-
tock 2010 de se déplacer au parc
Jacques-Cartier pour l’occasion.
Les organisateurs du spectacle
ne s’étaient toutefois pas limi-
tés à une liste d’artistes banale.
Avec The Balconies, Strong from
a Room, Lucky Uke, les Trois Ac-
cords et le groupe vedette, 30 Se-
conds to Mars, l’édition 2010 du
Fedstock avait tout pour être une
réussite. Les groupes invités de-
vaient avoir l’audace de démontrer
à la population étudiante, et prin-
cipalement aux nouveaux arrivés
sur le campus, tout le dynamisme
de la vie étudiante à l’U d’O.
Alexandre Chaput, vice-prési-
dent aux activités sociales de la
FEUO, préparait depuis longtemps
l’organisation de ce spectacle, dont
le budget était estimé à environ
80 000 $. « C’est très difficile d’es-
sayer de trouver des groupes avec
le budget qu’on a qui vont plaire
à tout le monde », a-t-il confié à
La Rotonde. Le spectacle, orga-
nisé annuellement par la FEUO
à l’occasion de la Semaine 101, a
toujours pour but d’accueillir les
nouveaux étudiants à l’Université.
Interrogé quant à la place du
français dans un concert comme
le Fedstock, Chaput s’est dit satis-
fait de compter parmi les artistes
invités un groupe francophone,
les Trois Accords, ainsi qu’un
groupe bilingue, Lucky Uke. « Je
pense qu’il y a déjà plus de grou-
pes francophones que les années
précédentes », a-t-il indiqué. Les
étudiants présents à l’événement
n’ont d’ailleurs pas semblé impor-
tunés par les groupes francopho-
nes. Un public attentif et énergique
a été spectateur de la prestation
des Trois Accords et ce, malgré la
majorité d’étudiants anglophones
présents.
Au moment d’entrer sur scène, le
dernier groupe de la soirée, le po-
pulaire groupe rock des États-Unis
30 Seconds to Mars, dont fait partie
le chanteur et acteur connu Jared
Leto, a été accueilli par un public de
moins de 300 étudiants ayant sur-
vécu au froid et à la pluie. La foule
regroupée à l’avant de la scène amé-
nagée pour l’occasion mettait en
évidence le vide du grand terrain au
parc Jacques-Cartier. Les membres
du groupe, toutefois, n’ont pas sem-
blé vexés par le nombre de specta-
teurs visiblement peu élevé. « Vous
n’êtes pas nombreux à être restés,
mais vous avez l’énergie d’une foule
de plusieurs centaines de person-
nes », a lancé le chanteur principal
à la foule entre deux couplets d’une
chanson.
Sans pouvoir confrmer le nom-
bre total d’entrées à l’événement,
Chaput a indiqué que la foule a été
moins nombreuse qu’au Fedstock
des années précédentes.
Présent à l’événement musical
de l’année, Tyler Steeves, président
de la FEUO, a avoué être déçu des
conditions météorologiques, sans
pour autant enlever du crédit à l’évé-
nement. « La nature n’est pas de no-
tre côté, mais les groupes présents
sont excellents », a-t-il commenté.
Grands artistes, petite foule
FedsTOck 2010
Catherine Dib
Jeudi dernier, le campus s’est mé-
tamorphosé en un immense espace
de fête. Une fête aux couleurs vives,
aux jeux de lumières, une fête aux
allures quelque peu carnavalesques.
En effet, nul autre que Luminata
a atterri à l’U d’O afn de célébrer
autant le début de l’année que l’art
sous toutes ses formes.
Avant-gardiste?
Inspirée par le festival Cochaella,
fête d’envergure se tenant en Cali-
fornie, l’idée d’un événement de cet-
te ampleur avait germé dans l’esprit
de Guillaume Lemieux, commissai-
re à la vie étudiante de l’Association
des étudiants diplômés (GSAED), il
y a plus de six mois. À la suite de cet
éclair de génie, il a abordé la Fédé-
ration étudiante de l’U d’O et l’As-
sociation étudiante de la Faculté des
arts, ce qui a résulté en une collabo-
ration prometteuse entre les trois
associations.
« Nous sommes la première uni-
versité canadienne à organiser un
spectacle de ce type. On voulait in-
tégrer un peu de tout à l’ensemble
afn que chacun puisse y trouver sa
part », affrme Jonathan Duguay,
assistant administratif à la GSAED.
« On voulait vraiment créer un évé-
nement où il y en aura pour tous les
étudiants sur le campus ». On peut
mentionner, par exemple, l’intégra-
tion du Lucent Dossier Experience,
des tagueurs faisant des grafftis sur
place, ainsi que d’une piñata géante
ballottant au-dessus de la foule.
Mosaïque enchantée
Durant la soirée en question, les
performances en ont effectivement
mis plein la vue à tous les étudiants,
la majorité ne sachant pas à quoi
s’attendre. Dame Météo étant de la
partie pour la première fois de la se-
maine, le taux de participation aug-
mentait à mesure que la nuit avan-
çait. Fête assez surprenante, la soi-
rée a su réunir des étudiants de tous
les niveaux, tant du premier cycle
que des cycles supérieurs. Même Al-
lan Rock, recteur de l’Université, est
venu faire un petit tour pour échan-
tillonner quelque peu la soirée.
Le site de l’événement, en face
du Nostalgica, était divisé en deux
sections, afn de permettre autant à
ceux en âge de boire qu’aux mineurs
de prendre part à la veillée. De mul-
tiples numéros musicaux ont été de
la partie, mais la soirée ne se limi-
tait justement point à un concept
de concert. Il s’agissait plutôt d’une
ambiance générale de fourmille-
ment artistique. Pour ne nommer
que quelques artistes : Antoine
Gratton, Brad Morgen & the Magic
Beans, Mother Mother, évidem-
ment, et bien d’autres surprises.
Pour moult spectateurs, le clou du
spectacle était tantôt le drag show,
tantôt la famboyante performance
de cirque qui tenait lieu de grande
fnale.
Enfn, on peut dire que la soirée
a été un réel succès, les étudiants
étant satisfaits de leur lancement de
session et prêts à se rouler les man-
ches pour les mois à venir. Bien des
participants ont déclaré Luminata
le paroxysme de leur Semaine 101.
N’ayez crainte, pour ceux qui ont
manqué la célébration, l’expérience
sera certainement répétée dans les
années à venir. « On pense déjà aux
années prochaines, et on cherche
vraiment à ce que la chose soit enco-
re plus artistique, encore plus pous-
sée! » conclut Jonathan Duguay.
campus
De la lumière plein la tête
Photo de Mark Colletti
Photo de Mark Colletti
Luminata, une fête haute en couleurs et en lumières.
Le clou du spectacle : l’inusité du
Drag Show.
Photo d’Antoine Trépanier
Jared Leto, de 30 Seconds to Mars, était de la partie au Fedstock.
Actualités
sports@larotonde.ca
le 13 septembre 2010
10
• www.larotonde.ca
Photo de Mark Colletti
Photo de Mark Colletti
Mon appartement, mon royaume
Catherine Cimon
Le quartier de la Côte-de-Sable est con-
nu pour héberger un très grand nombre
d’étudiants dans ses nombreux immeubles
à logement situés tout près du campus de
l’Université d’Ottawa.
Habiter près de l’Université a un prix et
les avis sont partagés en ce qui a trait à la
réelle valeur des appartements de ce quarti-
er étudiant. Si beaucoup croient que la prox-
imité et l’ambiance vivifiante qui règne dans
les rues de la Côte-de-Sable constituent des
avantages indéniables du coin, il en est plus
d’un qui pensent que le prix des logements
est très exagéré, surtout par rapport à leur
qualité : « Mon amie paie 600 $ par mois
pour son appartement et c’est dégoûtant.
Je paie 475 $ par mois pour le mien et c’est
moyen», explique Lindsey, étudiante de
troisième année en développement interna-
tional.
Pour un logement moins cher,
traverser la rivière
Néanmoins, une autre option pratique
s’offre aux étudiants de l’U d’O qui voud-
raient trouver un appartement ailleurs.
Ainsi, plusieurs feront le choix de demeurer
à Gatineau, dans le secteur Hull, Montbleu,
du Plateau, etc., pour économiser sur le prix
du loyer. Même si les frais de transport sont
souvent plus élevés (rappelons que le lais-
sez-passer universel ne fonctionne pas avec
la Société de transport de l’Outaouais), les
étudiants ont accès aux services essentiels à
proximité et la route vers le campus ne prend
souvent pas plus de 30 minutes : 10 minutes
en autobus, ou entre 30 et 45 minutes à pied
à partir du Vieux-Hull.
Bref, même si le rapport qualité-prix pour
un appartement à Gatineau est souvent
meilleur que dans la Côte-de-Sable, par ex-
emple, il n’en reste pas moins que les loy-
ers dans la région outaouaise sont les plus
élevés au Québec. Étudier et habiter de fa-
çon autonome dans la région de la capitale,
ce n’est donc pas donné!
Vivre en appartement
Catherine Cimon
Leblanc, Marchand, Brooks, Thompson, Hy-
man-Soloway… autant de résidences de l’Uni- autant de résidences de l’Uni-
versité qui abritent une population étudiante
jeune, riche et diversifée.
Nombreux sont ceux qui profteront cette
année des logements offerts sur le campus à
des prix variant entre 540 $ par mois pour
une chambre à occupation double dans les ré-
sidences conventionnelles et 818 $ par mois
pour deux chambres à Hyman-Soloway; ces
prix n’incluent pas le forfait alimentaire.
La plupart choisiront cette option pour
s’épargner le casse-tête de la recherche d’un
logement à Ottawa ou à Gatineau alors qu’ils
sont nouveaux en ville, ou encore parce qu’ils
ne connaissent personne avec qui partager
un appartement. Toutefois, à cause des po-
litiques instaurées par l’U d’O, les chambres
en résidence sont louées en priorité aux étu-
diants de première année, tous programmes
confondus.
La vie en résidence est évidemment plus
encadrée que la vie en appartement. De fait,
les étudiants qui vivent en résidence ont accès
à un responsable d’immeuble, qui est là pour
répondre à leurs questions, interrogations,
inquiétudes. Ils peuvent aussi souscrire à un
forfait auprès des Services alimentaires de
l’Université pour avoir droit à des repas sur le
campus.
Vivre en résidence
En direct du campus
Actualités
sports@larotonde.ca
le 13 septembre 2010
www.larotonde.ca •
11
Photo d’Anne Danford Dussault Photo de Mark Colletti
Isabelle Larose
Votre colocataire ne veut plus payer sa part de
loyer, votre proprio débarque sans crier gare et
veut augmenter ses tarifs, vous êtes en retard
dans votre paiement… Voici ce que vous devez
savoir!
Est-il obligatoire de signer un bail?
Tant en Ontario qu’au Québec, la loi n’exige
pas la signature d’un contrat écrit. Le bail peut
être fait de manière verbale, ce qu’on appelle un
bail par tolérance. Un tel bail engendre sensible-
ment les mêmes droits et les mêmes obligations
qu’un bail écrit.
Que se passe-t-il si mon colocataire
ne paie pas sa part de loyer?
Tout d’abord, il est important de distinguer
un colocataire d’un occupant. Ce dernier occupe
simplement le logement et, contrairement au
colocataire, il n’a pas d’obligation envers le lo-
cateur puisqu’il n’a pris aucun engagement vis-
à-vis de cette personne. Si un occupant ne paie
pas, le propriétaire peut demander au signataire
du bail d’assumer la totalité du loyer.
Si plus d’un nom fgurent sur le bail, il faut
ensuite regarder si l’obligation de payer est
conjointe ou solidaire. Si l’obligation solidaire
est prévue spécifquement dans une clause du
bail, chacun des colocataires peut être forcé de
payer la totalité du loyer.
Toutefois, votre propriétaire n’est jamais
obligé d’accepter de se faire payer à moitié. Le
lendemain de la date convenue du paiement,
votre propriétaire peut vous remettre un avis de
résiliation pour non-paiement du loyer.
Mon propriétaire peut-il
augmenter mon loyer?
Votre locateur ne peut augmenter votre loyer
au cours des 12 premiers mois suivant votre em-
ménagement. Lors du renouvellement de vo-
tre bail, une augmentation peut toutefois avoir
lieu.
En Ontario, votre propriétaire peut hausser
votre loyer, à condition que le montant soit
conforme au taux d’augmentation légal publié
annuellement. Dans ce cas, le propriétaire doit
donner un préavis écrit de 90 jours et ne peut
augmenter le loyer qu’une fois par période de
12 mois.
Au Québec, il n’y a pas de plafond aux aug-
mentations de loyers, ni de taux fxes. Le pro-
priétaire doit toutefois faire parvenir un avis
au locataire un à deux mois avant le renouvel-
lement du bail. Si un locataire a reçu un avis
d’augmentation en bonne et due forme et qu’il
rejette l’augmentation de loyer par écrit, il peut
demander à la Régie du logement de fxer le
loyer.
En direct du campus
Ainsi, la vie en résidence est souvent dyna-
mique, voire mouvementée, et les expériences
et découvertes pleuvent sur les hauts immeu-
bles abritant les nouveaux éléments de l’uni-
versité canadienne.
Guide du locataire 101
Quand la location tourne au cauchemar
Arts et culture
culture@larotonde.ca
le 13 septembre 2010
12
• www.larotonde.ca
Sara Pedroso
L’art de la photographie prend un
tournant à la fois sinistre et épous-
toufant avec l’exposition « Beauti-
ful Destruction » de Louis Helbig,
qui montre la fusion du travail hu-
main et du paysage industriel avec
la richesse naturelle des sables bi-
tumineux de l’Alberta, industrie qui
a propulsé le Canada au deuxième
rang des puissances pétrolières.
Le photographe s’est inspiré d’un
voyage pour créer ce qui allait de-
venir « Beautiful Destruction ». En
août 2008, Louis Helbig, accompa-
gné de sa femme Kathrin Reimer, a
entrepris une expédition de six se-
maines à bord d’un avion Luscombe
(datant de 1946) afn de planer au-
dessus des paysages du vaste Ouest
canadien et de documenter un
thème de photographie unique en
son genre pour son paysage pétro-
lier : les sables bitumineux.
Une expédition
unique en son genre
L’exposition de Helbig est une
collection de photographies docu-
mentant la diversité des paysages
et l’immensité des installations
pétrolières qui recouvrent au total
une superfcie de 141 000 km2 di-
visée entre l’Athabasca, Cold Lake
et Peace River. Le paysage semble
manifester des changements perpé-
tuels dans ses formes et ses couleurs,
ainsi qu’un canevas visuel où la lu-
mière ambulatoire se mélange avec
les gaz issus de l’activité industrielle
pour créer des images d’un caractère
unique et surréel.
« Beautiful Destruction » mène
à un questionnement du rapport
humain à la nature : jusqu’à quel
point sommes-nous prêts à détru-
ire pour reconstruire? Bien que ses
photographies exposent une réalité
objective, l’artiste semble tout de
même évoquer un certain éveil, et
même une révolte face aux change-
ments et aux développements des
projets exponentiels qui se dérou-
lent entre les gouvernements fé-
déral et provinciaux, les lobbyistes
et les groupes d’intérêts. Des mar-
brures bleues sur un arrière-plan
rosé, semblables à une peinture
abstraite, témoignent des vastes
nappes de goudron et de résidus
de bitume à la surface d’un nouvel
étang de la compagnie pétrolière
Suncor. D’autres photographies aux
lignes symétriques et aux couleurs
contrastées illustrent un camp de
roulottes et de maisons préfabri-
quées abritant des centaines de
milliers de travailleurs provenant
de partout au monde.
L’art de la destruction
Louis Helbig et son art se re-
trouvent au sein d’un mouvement
d’artistes travaillant à exposer les
phénomènes humains, à grande
échelle, qui se répercutent sur
notre vie quotidienne. Comme
l’ancienne industrie du charbon
dans la région de la Ruhr, en Alle-
magne, région témoin de la montée
économique du pays dans les pre-
miers rangs des puissances indus-
trielles du 19
e
siècle, les usines sont
maintenant des lieux d’un grand
intérêt pour les photographes et
artistes provenant de partout, des
endroits fascinants d’expression
artistique et de nature. Peut-être
l’industrie canadienne des sables
bitumineux, aujourd’hui lieu
de prospérité et de promesses
économiques, deviendra-t-elle
un jour aussi un endroit d’intérêt
touristique et artistique…
Lors de la clôture de l’exposition
le dimanche 26 septembre aura lieu
une rencontre avec le photographe,
à 14 h, à la Galerie d’art de l’hôtel
de ville d’Ottawa; une occasion à ne
pas manquer pour se rapprocher de
l’expérience unique vécue par Hel-
big et sa femme.
phOTOgraphie
Magnifque destruction
Catherine Dib
Depuis le 11 juin, l’exposition « La
vie en Pop » fait des ravages dans
l’esprit de tous ceux qui daignent
la mirer et ce, jusqu’au 22 septem-
bre au Musée des beaux-arts.
Trouble chromé
Avec pour point de départ la
maxime « Être bon en affaires,
c’est la forme d’art la plus fasci-
nante », l’exposition tisse savam-
ment des liens entre l’art, les mé-
dias, le marketing de masse et le
concept de célébrité pour former
une tresse d’œuvres aussi pertur-
bantes les unes que les autres. On
y présente des œuvres tantôt trou-
blantes, tantôt dépaysantes, pei-
gnant un tableau assez large de ce
qu’est l’art et laissant beaucoup de
place au débat.
Le musée, en offrant un tel mor-
ceau de viande usurpatoire aux
visiteurs, était conscient de l’effet
provocateur des pièces de l’exposi-
tion. En effet, on présente la chose
par le biais du fameux lapin de Jeff
Koons. Par ce symbole brillant, ar-
genté comme de la monnaie et cin-
glant de controverse, on vous pré-
sente le paradoxe. Cette branche
taboue qu’est l’art lié au marke-
ting et aux médias de masse, et le
concept de la célébrité de l’artiste,
jusque-là peu exploré, jettera en-
fin de la lumière dans l’esprit des
Ottaviens sur le sujet.
Ils percutent
Préparez-vous à être confrontés
à l’explicite, à l’insipide et au hors-
sujet. On vous présente l’Andy Wa-
rhol reconnu comme quelque peu
défraîchi dans sa dernière période.
Dans cette salle, il ne semble plus
dépeint comme un artiste, mais
plutôt comme un entrepreneur.
C’est à partir de ce point que
la majorité des artistes présentés
dans l’exposition ont germé. Jeff
Koons, Sarah Lucas ou encore
Tracey Emins ont utilisé le trem-
plin « warholien » pour se propul- pour se propul-
ser dans le monde des arts. L’un,
considéré comme un artiste, ouvre
une boutique à New York afin de
vendre ses œuvres, alors qu’une
autre met ses objets personnels
aux enchères, les transformant en
œuvres d’art par le biais de la mise
en vente.
« La vie en Pop » est sans aucun
doute une exposition pour nourrir
la soif artistique de tout amateur
cherchant à se confronter aux rè-
gles de l’art, pour tomber nez à nez
avec ce colosse. Cela va sans dire,
l’art, à travers les âges, a souvent,
sinon toujours, prôné la créati-
vité réactionnaire, le mouvement
se déchaînant contre la conven-
tion de l’époque. Mais quand on
y mêle l’argent et les affaires, est-
il question de provocation artis-
tique, ou alors d’un portefeuille
bien garni?
La vie après la Pop
expOsiTiOn
Achetez un ordinateur Dell ou Apple
www.uPortable.uOttawa.ca
Université d’Ottawa
Aussi disponible à la Librairie, Centre universitaire
Le Musée des beaux-arts a su attirer
des foules, cet été, en jouant la carte
de la controverse.
Courtoisie du Musée des beaux-arts du Canada
Arts et culture
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le 13 septembre 2010
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13
Mots à maux
Cafard du café
Simon-Nicolas Grandmaître
et Catherine Dib
Quoi de mieux que de retrouver ses profes-
seurs pour des heures passionnantes de cours
et de lecture? Quoi de mieux? Eh bien, un café
entre copains avec des débats bien alimentés
d’idées et de mets succulents. Comme il est
doux de se retrouver autour d’une table bien
remplie en bonne compagnie. C’est pourquoi
je vous propose ici cinq cafés accessibles à dé-
couvrir durant vos déambulations estudianti-
nes, où votre portefeuille se sentira comme un
poisson dans l’eau.
Café Nostalgica
Si on est à la recherche d’un bistro avec ter-
rasse au cœur du campus, c’est nul autre que
le Café Nostalgica qui l’emporte. Un endroit
où se côtoient des plats variés; que ce soit
des plats végétariens, comme des trempettes
gratinées aux épinards, ou des hamburgers
au fromage de chèvre, le Nostalgica offre des
repas pour tous les goûts. Deux incontourna-
bles : la soupe du jour et les fabuleuses frites
cajuns.
Ce qui fait tout le charme du Nostalgica, c’est
l’ambiance étudiante, car il y a une scène, un
bon système de son et vous êtes assurés d’y croi-
ser une connaissance. Plusieurs groupes locaux
y donnent des prestations endiablées. Le service
se fait souvent chaleureux et convivial, les em-
ployés étant souvent eux-mêmes des étudiants
ou des habitués du campus. Il y a aussi des soi-
rées jazz tous les mercredis ou encore un « mi-
cro ouvert » où les étudiants qui ont de la créa-
tivité à revendre interprètent leurs morceaux,
leurs poèmes. Bref, de la bouffe super et une
ambiance à tout casser pour le Café Nostalgica.
Planet Coffee
Quand je cherche un endroit calme pour aller
boire un café, c’est au Planet Coffee que je m’ar-
rête. Un petit café indépendant avec une chaleur
qui dépasse la tasse de café. Situé en plein cœur
du marché By, dans une cour intérieure entre
les rues George et York, Planet Coffee est la ter-
rasse idéale pour aller boire son café. En été, la
place située à deux pas de la Librairie du Soleil
est bondée de gens cherchant un endroit agréa-
ble pour lire. On y trouve un choix varié de des-
serts, des gâteaux au chocolat ou des fondants
au beurre d’arachide, tous faits sur place quo-
tidiennement. Pour un bon café dans une am-
biance détendue avec des desserts, on ne peut
pas se tromper avec le Planet Coffee.
Tea Store
Amateurs de convivialité et du ton chaleu-
reux des cafés, mais dépassés par la caféine?
Pour les amoureux de l’art du thé, le Tea Store
accueille les promeneurs du marché By avec
une foulée d’odeurs venues d’ailleurs et de sco-
nes alléchants. L’aspect « fait maison » de l’en-
droit prend déjà tout son sens lorsqu’on y met
les pieds, avec les théières décoratives longeant
les fenêtres et les pots de thé bigarrés jonchant
cordialement les murs. Le service est courtois et
se veut souvent un guide pour la sélection du thé
qui aura l’honneur de chatouiller votre palais.
Du thé rooibos aux boules de jasmin en passant
par les tisanes fruitées, la caverne d’Ali Baba du
thé regorge de mille et un joyaux pour un après-
midi pluvieux d’automne de jasette frivole.
Memories
Un peu plus loin, sur la rue Clarence, se trouve
le très charmant Memories aux clôtures enjoli-
vées de sympathiques lumières, qui donnent un
accent convivial et festif à la place. Allégeant un
peu plus le porte-monnaie de l’étudiant moyen
que les établissements cités précédemment, ce
restaurant fdélise facilement le gastronome par
la fraîcheur de ses salades, sans parler de ses suc-
culents gâteaux qui n’ont pas leurs pareils pour
ce qui est de donner l’eau à la bouche : du gâteau
« Bailey’s Rocky Road » à la tarte classique aux
pommes. Le service n’étant pas nécessairement
discipliné et au garde-à-vous, l’atmosphère est
bien plus informelle que la moyenne et les ser-
veurs lésinent un brin à ce niveau. Un petit dé-
tail qui charme les clients : les lamelles de citron
fottant délicatement à l’intérieur des verres
d’eau qui sont servis dès votre arrivée.
Le Café Nostalgica, le Planet Coffee, le Tea
Store et le Memories ont les moyens d’en met-
tre. Afn de briser la routine que peut apporter
le Starbucks ou le Second Cup, des « cafés »
présents en ville de façon virale, tentez de
faire un petit détour dans l’un de ces quatre
établissements aux styles différents; quatre
occasions et raisons pour aller casser la croûte
et joyeusement bavarder autour d’une tassé
de café.
gasTrOnOmie
En bonne compagnie… mais où sont les bonnes tables?
Pluie ou beau temps, en déambulant dans
le centre-ville ottavien, vous serez témoins
d’un rituel matinal immuable. Des files et
des files interminables de fonctionnaires,
fagotés de leur imperméable beige, atten-
dant patiemment le Graal de leur journée :
le sacro-saint café du réveil. Tel Astérix et
sa potion magique, nous nous en gavons à
longueur de journée, carburant à la caféine
afin de vaincre envers et contre tous notre
vie académique, irréductibles étudiants que
nous sommes. La culture des cafés d’Ottawa
se veut un désir directement lié au besoin
d’être productifs, attablés inlassablement à
nos bureaux glauques et cubiques. Irrévoca-
ble fleur bleue dans l’âme, j’ai la triste ten-
dance à me tourmenter pour les conditions
sociales foireuses des cafés de la capitale
nationale. Me voilà donc lancée dans une
diatribe intempestive contre celles-ci.
Les antres « starbuckesques » se propa-
geant de manière pandémique à travers la
ville tels des poux dans une classe de mater-
nelle, je me demande souvent si ces compa-
gnies sont de mèche pour ressasser la même
formule barbante. Une musique jazzée, des
lumières tamisées et des teintes ocre afin de
donner dans la « convivialité ». Nul problè-
me en rapport avec ladite formule, mais re-
prise à toutes les sauces, violée comme elle
l’est, je flanche quelque peu.
Fini, le temps des longs cafés flegmati-
ques et improductifs. Révolue, l’époque où
votre barista connaissait votre commande
routinière par cœur. Bon, je vous vois déjà
rouler les yeux : voyons, mademoiselle,
nous ne sommes pas dans un Truffaut, le
temps des philosophes et des bérets, c’est
fini. Détrompez-vous, je n’exige nullement
une place pseudo-Café de Flore fréquentée
par les grands esprits de notre temps, une
tronche de poète maudit et une cigarette fu-
mante au bout des lèvres.
N’empêche qu’avec tous ces Wi-Fi, cellu-
laires et autres manitous du divertissement,
ces temples du café réfléchissent directe-
ment le désir d’isolement en grimpe chez les
gens de la région. Nous avons ainsi la chance
de fusionner les sphères privée et publique
de nos vies, nous restons gentiment dans
notre coin à voguer les remous internauti-
ques, sans égard pour notre entourage. On
« loue » l’espace d’un café branché (en exis-
te-t-il même à Ottawa?) pour le prix d’un
latté macchiato caramel afin de goûter au
bonheur de tout bonnement être là quelques
heures.
Bien sûr, on parle de « productivité » ici :
YouTube, Twitter et compagnie, c’est du
grand calibre. On se pousse tant à vouloir
être actif, à s’occuper insatiablement, qu’on
aboutit inévitablement à ne rien faire. Alors
que dans certains recoins du globe, le café
est synonyme de pause et de discussion
frivole, ici, il s’apparente à « travail », à
« efficience » et à une ribambelle infinie de
mots angoissants. Les cafés, imperturbables
boîtes à jonglage d’idées, gagneraient à être
connus autrement que par l’usage abusif de
portables. Après tout, dans les paroles de ce
cher Honoré de Balzac, « le comptoir d’un
café est le parlement du peuple ».
Des prières oecuméniques
avec les chants de Taizé
ont lieu chaque mois
à l’église Sacré-Cœur,
591 Cumberland.
Taizé
Sur le campus !
La prochaine :
Jeudi 16 septembre, 19h15
Info : 613-241-7515
taizeottawa@yahoo.ca
Photo de Mark Colletti
Pour les amateurs de tranquilité, le Planet
Coffee est tout indiqué.
Photo d’Anne Danford Dussault
Une ambiance conviviale vous attend au Café Nostalgica.
Catherine Dib
Chef de pupitre Arts et culture
culture@larotonde.ca
sports@larotonde.ca
le 13 septembre 2010
14
• www.larotonde.ca
Vincent Duquette
sports@larotonde.ca
Sports
Vincent Duquette
S
i la tendance se maintient, les
différentes équipes sportives de
l’Université d’Ottawa connaî-
tront encore une fois beaucoup de
succès durant l’année 2010-2011.
Les équipes masculines et féminines
des Gee-Gees reprennent, lentement
mais sûrement, leur rythme de sai-
son, puisque plusieurs camps d’en-
traînement se sont déroulés dans les
derniers jours. La fébrilité du début
de saison commence à bourdonner
autour des athlètes et ce n’est plus
qu’une question de temps pour que
la saison de football, de soccer, de
hockey, de basketball, de rugby, de
natation de volleyball et d’athlétisme
se mette en branle.
Voici donc le temps d’y aller avec
les prédictions de l’année pour les dif-
férents sports à l’U d’O. La Rotonde a
établi ses prédictions en se basant sur
un système mathématique complexe
qui a permis de connaître à l’avance
les résultats des matchs. Elle a ainsi
pu prédire le rendement fnal de la
saison 2010-2011 pour toutes les
équipes sportives arborant le Dou-
ble G.
Football
Saison 2009-2010 : Fiche de 6-2,
défaite en demi-fnale des Sports uni-
versitaires de l’Ontario (SUO) contre
McMaster.
Projection 2010-2011 : Fiche de
7-1, défaite en fnale de la coupe Va-
nier contre Calgary.
L’équipe de football de l’U d’O
pourra compter à nouveau sur une
équipe très compétitive tant sur le
plan offensif que défensif. Avec un
nouvel entraîneur en service et Brad
Sinopoli au poste de quart, l’équipe
devrait observer une amélioration
par rapport à l’an dernier. Une par-
ticipation à la coupe Vanier n’est pas
irréaliste, au contraire.
Soccer féminin
Saison 2009-2010 : Fiche de
11-2-3, médaille de bronze des
SUO.
Projection 2010-2011 : Fiche de
8-4-4, défaite en demi-fnale des
SUO contre York.
Avec la perte de Catherine Scott et
de Courtney Luscombe, l’équipe fé-
minine de soccer aura de la diffculté
à obtenir les mêmes résultats que l’an
dernier. Une année de reconstruction
qui permettra aux jeunes joueuses de
l’équipe de se faire valoir.
Hockey masculin
Saison 2009-2010 : Fiche de
6-22-2, n’a pas participé aux séries
éliminatoires.
Projections 2010-2011 : Fiche de
14-14-2, participation aux élimina-
toires, défaite en quart de fnale.
Une chose est sûre : ça ne peut
être pire que l’an dernier. Dominic
Jalbert aidera grandement cette dé-
fensive en manque d’inspiration
et rendra tout le monde meilleur
autour de lui. Une fiche de 500
ainsi qu’une participation aux
séries seraient plus que satisfai-
santes. Il faudra seulement que le
cœur de l’équipe reste en santé.
Hockey féminin
Saison 2009-2010 : 8-12-1, dé-
faite en demi-fnale de la Fédéra-
tion québécoise du sport étudiant
(FQSE) contre Montréal.
Projection 2010-2011 : 11-9-2,
défaite en fnale de la FQSE face à
McGill, participation au champion-
nat canadien.
L’équipe de hockey féminine
devra elle aussi composer avec un
nouvel entraîneur-chef pour la sai-
son 2010-2011. Malgré tout, elle
pourra compter sur la gardienne
Stéphanie Auger, qui avait brillé
à son année de recrue, ainsi que
sur la talentueuse joueuse d’avant
Kayla Hottot.
Basketball masculin
Saison 2009-2010 : 18-4, défaite
en fnale des SUO face à Carleton.
Projection 2010-2011 : 16-6, dé-
faite en fnale des SUO face à Car-
leton.
Les Gee-Gees devront trouver le
moyen de composer sans les deux
Gibson et sans leur entraîneur,
Dave DeAveiro, qui ont tous quitté
le navire durant la saison morte.
James Derouin assurera la relève
au poste d’entraîneur tandis que
Warren Ward aura le mandat de
remplir la feuille de pointage. Car-
leton sera encore une fois l’équipe
à battre et la kryptonite du Gris et
Grenat.
Basketball féminin
Saison 2009-2010 : 12-10, dé-
faite en finale des SUO contre
Windsor, participation au cham-
pionnat du Sport interuniversi-
taire canadien (SIC).
Projection 2010-2011 : 15-7, dé-
faite en fnale des SUO face à Carle-
ton, participation au championnat
du SIC.
Avec sensiblement le même
noyau de joueuses, l’équipe de
basketball féminine pourra à nou-
veau espérer une saison haute en
couleurs. Hannah Sunley-Paisley
sera de retour, elle qui a remporté
plusieurs honneurs individuels la
saison dernière, ce qui n’augure
que du bon pour le Double G.
Rugby féminin
Saison 2009-2010 : 3-3, défaite
en demi-fnale de la FQSE face à
Concordia.
Projection 2010-2011 : 3-3, dé-
faite en demi-fnale de la FQSE face
à Laval.
Une équipe très jeune foulera à
nouveau le terrain Matt-Anthony
et une saison raisonnable est à pré-
voir. Laval sera encore la puissance
de la ligue, mais une amélioration
est à espérer pour le Gris et Grenat
qui tentera de participer à nouveau
aux séries d’après-saison.
Natation
Saison 2009-2010 : Invaincus
lors des duels des SUO, 12 na-
geurs qualifiés pour le champion-
nat du SIC.
Projection 2009-2011 : Invain-
cus lors des duels des SUO, numé-
ro un dans la province.
L’équipe de natation a impres-
sionné en 2009-2010 et la saison
2010-2011 s’annonce des plus
excitantes. L’équipe devrait faire
mieux que l’année dernière puis-
que son cœur reste intact, à l’ex-
ception de Hans Fracke, qui a ob-
tenu son diplôme cette année.
Volleyball
Saison 2009-2010 : 8-11, défai-
te en quart de finale des SUO face
à Toronto.
Projection 2010-2011 : 13-10,
défaite en demi-finale des SUO
face à Queen’s.
L’équipe de volleyball a su sur-
monter plusieurs épreuves l’an der-
nier et les joueuses d’Andy Sparks
en sont sorties grandies. Une saison
de 13 victoires mènera les joueuses
plus loin en séries éliminatoires.
Athlétisme
Saison 2009-2010 : Huit mem-
bres de l’équipe au championnat du
SIC, plusieurs records fracassés par
Christopher Greenaway.
Projections 2010-2011 : Cinq à
dix membres de l’équipe au cham-
pionnat du SIC.
Christopher Greenaway sera de
retour en athlétisme et apportera une
belle visibilité à cette équipe trop sou-
vent dans l’ombre des autres équipes
sportives de l’U d’O.
Projections 2010-2011
Des attentes élevées
Photo de Simon Cremer
Les Gee-Gees disputant la coupe Vanier : un scénario tout à fait plausible, selon les prévision de La Rotonde.
Sports
sports@larotonde.ca
le 13 septembre 2010
www.larotonde.ca •
15
À la suite d’une victoire peu convain-
cante contre Windsor lors du match
inaugural de la saison, les Gee-Gees
de l’U d’O étaient de retour à la
maison pour affronter les puissants
Mustangs de l’Université Western
Ontario. Devant une foule en délire,
le Double G a réussi à surmonter un
défcit de neuf points au quatrième
quart pour remporter le match in
extremis par la marque de 20-19.
C’est le receveur de passes Steven
Hughes qui a inscrit le dernier tou-
ché du match en captant une magni-
fque passe du quart-arrière Brad
Sinopoli et ce, à seulement 29 se-
condes de la fn.
Notons l’excellente performance
de Sinopoli, qui a complété 30 de
ses 49 passes tentées pour des gains
de 439 verges tout en inscrivant
deux majeurs. Les receveurs de pas-
ses Matt Bolduc et Steven Hughes
ont été tout aussi dominants en ré-
coltant des gains de 183 verges et de
118 verges, respectivement.
« Le fait de gagner comme ça, à la
dernière minute, contre une équipe
comme Western, est l’un des plus
beaux moments de football que j’ai
eu la chance de vivre, a confé Bol-
duc après la victoire des siens. Je
voudrais aussi lever mon chapeau
aux fans qui se sont déplacés pour le
match puisqu’ils ont été incroyables
tout au long en criant quand notre
défensive était sur le jeu. »
Début diffcile en attaque
La partie a bien mal commencé
pour la troupe de Jean-Philippe
Asselin, qui s’est vue forcée de dé-
gager le ballon dès la première pos-
session du match. Un dégagement
bloqué par les unités spéciales des
Mustangs a permis à l’offensive de
London de réussir les trois premiers
points de la rencontre. La défensive
a tout de même joué gros en début
de match, réussissant deux sacs
du quart consécutifs pour refouler
l’adversaire et l’empêcher d’inscrire
sept points tôt dans la rencontre.
À la suite d’un mauvais botter de
dégagement de Matthew Falvo, les
Mustangs en ont profté pour ins-
crire leur deuxième placement du
match et ainsi prendre une avance
de six points. L’offensive ottavien-
ne, limitée à quelques verges au pre-
mier quart, a enfn réussi à profter
de ses chances en inscrivant un pla-
cement, gracieuseté du botteur Mat-
thew Falvo. Après un quart de jeu, le
pointage était de 6 à 3 en faveur de
Western Ontario.
Au deuxième quart, le demi de
coin Chayce Elliot a permis au Dou-
ble G d’améliorer sa position sur
le terrain à chaque possession en
retournant les botters de façon ma-
gistrale. Un de ses retours a propulsé
l’offensive dirigée par Sinopoli jus-
que dans la zone de but adverse :
c’est Ezra Millington qui a capté une
passe de Sinopoli pour permettre
aux Gee-Gees de prendre les devants
par un point. Le pointage était alors
de 10 à 9. Western Ontario a rapide-
ment repris le contrôle du match en
y allant d’un touché dès la possession
suivante. À la demie, le pointage était
de 16 à 10 pour les visiteurs.
Quel revirement!
Après un troisième quart sans
points, le dernier quart du match a
permis aux partisans d’assister à l’un
des plus beaux retours dans l’histoire
du football à l’U d’O. Même si les
Mustangs avaient pris les devants 19
à 10 en début de quatrième quart, les
Gee-Gees ne se sont pas laissé abattre.
À 4:31 de la fn de la partie, le botteur
Matthew Falvo a réussi son deuxième
placement du match sur une distance
de 19 verges, permettant à son équipe
de reprendre un peu de dynamisme.
C’est fnalement Steven Hughes qui a
réussi à inscrire le touché vainqueur à
29 secondes de la fn du match, et ce,
après une série de jeu rapide et fruc-
tueuse.
L’entraîneur Asselin ne cachait
pas sa joie à la fn de la partie :
« Nos gars étaient vraiment calmes
et confants dans la dernière série de
jeu et c’est quelque chose qu’on es-
saie d’enseigner à nos jeunes, d’être
persévérants. »
Les punitions ont été encore une
fois le point faible du Double G, qui
a été victime de 14 punitions pour des
pertes de 127 verges. Concernant cet-
te dernière statistique, Asselin défend
ses joueurs quant à la nature des pu-
nitions : « Nos gars essaient de bien
faire, il faut juste apprendre à jouer
dans les règles, ce n’est pas une ques-
tion d’être hors de contrôle. »
Plus de 6000 partisans étaient
présents au stade Frank-Clair pour
encourager le Gris et Grenat, qui
améliore sa fche à deux victoires et
aucun revers.
Les Gee-Gees ont démontré qu’ils
méritaient leur cinquième place
au classement canadien en rem-
portant leur premier match de la
saison 23-14 face aux Lancers de
l’Université de Windsor. Le quart-
arrière Brad Sinopoli a été la gran-
de vedette du match en récoltant
345 verges par la passe et 126 ver-
ges au sol. Notons aussi l’incroya-
ble performance des receveurs
de passes Steven Hughes et Matt
Bolduc : Hughes a capté 11 passes
pour des gains de 128 verges et
Bolduc, les deux seuls touchés du
match pour le Double G.
La première demie a été tout à
l’avantage d’Ottawa, qui a cumulé
pas moins de 353 verges à l’atta-
que, et ce, en seulement 42 jeux
offensifs. La défense a aussi limi-
té les Lancers à 66 verges et cinq
premiers jeux. L’avance des Gee-
Gees était de 17 à 1 à la pause et
la troupe de Jean-Philippe Asselin
dominait largement la rencontre.
Le vent a tourné en deuxième de-
mie et les Lancers en ont profité
pour reprendre un peu de rythme.
Windsor y est allé d’une poussée
de 13 points dans les deux derniers
quarts de jeu, tout en limitant l’at-
taque ottavienne à six points. Le
match s’est tout de même bien ter-
miné pour le Gris et Grenat, qui a
su contenir la dernière poussée de
ses adversaires et ainsi remporter
sa première victoire de la saison.
Les punitions ont encore une
fois coûté cher aux Ottaviens, qui
ont été pénalisés à 13 reprises pour
des pertes de 134 verges. Sébastien
Tétreault a été le meilleur en dé-
fensive avec ses trois sacs du quart
et ses cinq plaqués.
Débuts fracassants!
Football
Disputant un troisième match en
12 jours, la troupe de Jean-Philippe
Asselin a servi une leçon de football
aux Lions de l’Université York en les
battants 45 à 3. Les Gee-Gees com-
mencent donc leur saison en force
puisqu’ils sont toujours invaincus
en trois parties, eux qui sont main-
tenant au troisième rang du clas-
sement du Sport interuniversitaire
canadien. Sur le plan offensif, le
Double G a dominé ses adversaires
en récoltant 536 verges, compa-
rativement à 140 pour York. Brad
Sinopoli et Aaron Colbon se sont
divisé la tâche au poste de quart et
ont récolté pas moins de 365 verges
par la voie des airs. Ezra Millington
a été le meilleur receveur pour Ot-
tawa : il a récolté 101 verges sur cinq
attrapés.
En défensive, James McNaughton
a fait sentir sa présence en amassant
5,5 plaqués tout en ajoutant un sac
et demi à sa fche. L’unité dirigée
par le coordonnateur défensif Sean
Hall a limité les Lions à 16 premiers
jeux et seulement 50 verges au sol,
tout en les forçant à dégager le bal-
lon 12 fois.
Dès la première possession of-
fensive, l’attaque d’Ottawa a su
profiter des largesses de la défen-
sive adverse pour inscrire leur pre-
mier touché du match. C’est Adam
Gourgon qui a franchi la zone de
but pour les Gee-Gees à la suite
d’une course de deux verges. Les
Ottaviens ont poursuivi sur leur
lancée en inscrivant 31 points en
première demie pour mettre le
match hors de portée pour York.
La deuxième demie a fait place à
du jeu un peu plus serré, Ottawa
donnant du temps de jeu à plu-
sieurs substituts.
Les punitions ont encore une
fois joué un rôle important dans ce
match, puisque le Gris et Grenat
s’est fait prendre la main dans le
sac à 21 reprises pour des pertes de
226 verges. Les Gee-Gees renoue-
ront avec l’action le 18 septembre
prochain alors que les Marauders
de McMaster seront les visiteurs
au stade Frank-Clair d’Ottawa. Le
match débutera à 13 h.
Les Gee-Gees ont remporté leurs trois premières victoires de la saison au football, contre les Lancers, les
Mustangs et les Lions. Vincent Duquette résume ces matchs.
Premier match de la saison
Deuxième match de la saison
Troisième match de la saison
« Le fait de gagner comme ça, à la dernière minute, contre une équipe
comme Western, est l’un des plus beaux moments de football que j’ai eu
la chance de vivre. »
– Matt Bolduc
Les Gee-Gees commencent donc leur
saison en force puisqu’ils sont toujours
invaincus en trois parties, eux qui sont
maintenant au 3
e
rang du classement
du SIC.
Photo d’Antoine Trépanier
La troupe de Jean-Philippe Asselin a su contenir la dernière poussée des
Lancers.
Le Double G a dominé ses adversaires de l’Université York.
Photo d’Antoine Trépanier
Sports
sports@larotonde.ca
le 13 septembre 2010
16
• www.larotonde.ca
Rivalité versus nécessité
Plan de match
Dans le merveilleux monde du sport, que
ce soit au niveau professionnel ou amateur,
les rivalités entre équipes ou athlètes ont
leur place et vivent de l’intérêt et de la pas-
sion provenant des partisans. Ces rivalités
ont toujours rallié les amateurs derrière
leur équipe et leur ont permis d’assister à
des matchs enlevants. Si l’on pense à la fa-
meuse rivalité entre l’Université d’Ottawa
et l’Université Carleton, on peut dire qu’el-
le a toujours été saine parce qu’elle prône
un certain respect mutuel. À vrai dire, elle
se limite à des matchs de haute intensité,
à des chansons provocatrices et à quelques
beuveries de part et d’autre.
Par contre, dans l’histoire, certains af-
frontements entre rivaux ont donné lieu
à des moments tristes du sport où le fait
de marquer des points et de remporter la
victoire ne comptait plus. Pour les mania-
ques de hockey comme moi, il est évident
que la bataille du Vendredi saint entre les
Canadiens de Montréal et les Nordiques
de Québec reste un des événements les
plus tristes de l’histoire du hockey profes-
sionnel. À la suite d’un coup de poing de
Chris Nilan à l’endroit de Randy Moller, les
bancs des deux équipes se vident instanta-
nément et les joueurs s’en donnent à cœur
joie. Batailles, mêlées, sang, blessures et
expulsions sont les mots qui décrivent
bien la scène. Tous les fanatiques de hoc-
key québécois se rappellent cette fameuse
mêlée générale, mais se rappellent-ils pour
autant le pointage final?
Le gouvernement du Québec vient tout
juste d’annoncer qu’il financerait à concur-
rence de 45 % le projet d’un nouvel amphi-
théâtre dans la grande région de Québec.
La construction de ce complexe sportif
pourrait permettre à une équipe de la Li-
gue nationale de hockey de revenir s’instal-
ler dans la vieille capitale. La rivalité entre
Montréal et Québec pourrait être à nouveau
relancée. Après ce qu’on a vu le 20 avril
1984 entre les deux équipes, il est facile
de croire que les amateurs veulent revoir
ce genre d’animosité entre ces deux rivaux
de longue date. Cependant, il faudrait que
les deux équipes s’en tiennent au hockey.
C’est la vitesse du jeu, les matchs serrés, les
jeux de passes, les buts et les arrêts qui font
vraiment vibrer les amateurs de hockey.
Voilà où je veux en venir. Est-ce qu’une
rivalité entre deux équipes sportives doit
absolument se terminer par des coups ou
des batailles pour leur permettre de se
prouver qu’ils sont les plus forts? Je ne suis
pas sûr que ce soit nécessaire. Pourquoi ne
pas se contenter d’inscrire des points au
tableau? La douleur et les blessures guéris-
sent; une défaite en finale contre ses plus
grands rivaux peut hanter une équipe à ja-
mais. En passant, pour ceux qui ne le sa-
vent pas, le fameux match entre Montréal
et Québec s’est soldé par une victoire des
Canadiens par la marque de 5 à 3. Ils éli-
minaient ainsi les Nordiques pour passer à
la ronde suivante. Est-ce que la bataille gé-
nérale en a vraiment valu la peine? À vous
de répondre…
Siniša Šindik
Le 5 septembre
Fortes de leur médaille de bronze des Sports
universitaires de l’Ontario, la saison dernière,
c’est avec l’idée d’aller encore plus loin que les
joueuses des Gee-Gees ont entrepris leur cam-
pagne 2010-2011. Pour ce faire, tout comme
à leur premier match la saison dernière, les
protégées de Steve Johnson recevaient la vi-
site du Collège militaire royal (CMR). Au bout
du compte, le résultat a été similaire puisque
le Gris et Grenat l’a emporté par la marque de
7-0, soit un but de plus que l’an dernier.
La milieu de terrain de deuxième année
Corina Jarrett a été la première à percer la
muraille du CMR et ce, à la septième minute
de jeu seulement. La capitaine Élise Desjar-
dins et l’attaquante Aley Jotham ont récidivé
pour Ottawa en première demie pour porter
le score à 3-0.
L’entraîneur-chef des Gee-Gees, Steve Jo-
hnson, était satisfait au terme de la rencon-
tre : « La deuxième moitié était beaucoup
mieux que la première. Nous avons rejoint
l’arrière au milieu et le milieu à l’attaque »,
a-t-il expliqué au Service des sports. Il a éga-
lement ajouté que ce match lui a donné l’oc-
casion de donner davantage de temps de jeu
aux recrues.
L’entraîneur avait raison d’être content
de la deuxième demie, car ses joueuses sont
sorties encore plus fortes et ont ajouté quatre
buts supplémentaires. Aley Jotham y est allée
de son deuxième du match, mais il faut sur-
tout souligner le tour du chapeau réalisé par
l’attaquante de première année Lili Wong.
Cette dernière a réussi l’exploit en 25 minutes
(entre la 50
e
et la 75
e
minute de jeu). Wong
a tout de même avoué avoir connu un début
de match diffcile : « J’étais nerveuse. J’étais
frustrée du nombre de décisions hors jeu. Je
me suis enfn calmée, j’ai choisi les moments
pour courir et canalisé mon énergie. J’ai vite
retrouvé mes habitudes. »
Ce premier match de la saison donnait
bonne confance aux Gee-Gees, elles qui at-
tendaient la visite des Ravens de Carleton une
semaine plus tard.
Le 11 septembre
Par un beau samedi après-midi, les joueu-
ses ottaviennes espéraient poursuivre sur leur
lancée de la semaine précédente, en tentant
cette fois de mener la vie dure à leurs rivales
de Carleton. Les Gee-Gees avaient de quoi être
confantes en abordant ce match. En effet, Ot-
tawa n’avait pas perdu un match de saison ré-
gulière contre Carleton en 16 campagnes. Fi-
nalement, cette séquence s’est poursuivie, car
le duel opposant les deux équipes s’est soldé
par un match nul de 1 à 1.
Même si le Gris et Grenat a eu la première
occasion de marquer, ce sont les Ravens qui
ont ouvert la marque, à la sixième minute de
jeu, par l’entremise de Diane Jodoin. La gar-
dienne de but d’Ottawa, Mélissa Pesant, a jon-
glé avec le ballon, ce qui a permis à la joueuse
de Carleton d’ouvrir le pointage.
Les visiteuses ont contrôlé l’ensemble de
la première demie, arborant un style assez
défensif et n’appliquant pas énormément de
pression sur les Gee-Gees. Il aura fallu une
bonne discussion à la demie et une plus gran-
de intensité pour que le Double G se remette
dans la partie : « Ce n’est qu’à la demie que
nous avons parlé à l’équipe et que nous avons
expliqué ce qu’il y avait à faire. L’équipe est
alors devenue un peu plus dangereuse », a
confé l’entraîneur-chef au Service des sports
après la rencontre.
C’est à la 65
e
minute que le public ottavien
a pu se réjouir, lorsque l’avant de deuxième
année Krista Draycott a réussi à tromper la
vigilance de la gardienne de Carleton. Par la
suite, Draycott et ses coéquipières ont tenté
tant bien que mal d’aller chercher la victoire,
mais elles ont manqué d’opportunisme. Jo-
hnson n’a quant à lui pas semblé apprécier le
début de match des siennes : « Elles ont bien
joué pendant 60 minutes. Pendant 30 minu-
tes, l’attaque manquait de substance. Nous
avons cédé un faible but, et cela nous a obligés
à devoir regagner du terrain. »
Les Gee-Gees partent maintenant pour un
séjour de cinq matchs à l’étranger; le premier
arrêt aura lieu le mercredi 15 septembre à 19 h
contre Queen’s.
soccer Féminin
Bon début de saison
Vincent Duquette,
Chef de pupitre Sports
sports@larotonde.ca
Vous

voulez

devenir
journaliste?
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Photo d’Anne Danford Dussault
Le Double G a blanchi le CMR, puis égalisé
la marque contre Carleton.
Sports
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le 13 septembre 2010
www.larotonde.ca •
17
Vincent Duquette
Les joueuses de l’équipe féminine
de rugby de l’U d’O affrontaient, la
fn de semaine dernière, une équi-
pe américaine dans le cadre d’un
match préparatoire. L’équipe de
l’Université Cornell s’est fait donner
une leçon de rugby puisque les Gee-
Gees l’ont emporté par la marque de
59 à 5. Pas moins de 12 touchés ont
été inscrits pendant le match, 11 par
Ottawa et seulement un par Cornell.
À la barre de l’équipe depuis la créa-
tion du programme en 1991, Suzan-
ne Chaulk semblait satisfaite de la
performance de ses joueuses après
la rencontre. Affchant un immense
sourire, elle a célébré avec le reste
des joueuses au milieu du terrain,
s’adonnant au fameux rituel d’inti-
midation d’après-match. Ce rituel
peut être composé d’une chanson
ou d’un cri d’équipe qui a pour but
d’intimider l’adversaire. Cette pra-
tique a été popularisée par l’équipe
nationale de la Nouvelle-Zélande,
les All Blacks.
La joueuse de centre-arrière Sa-
rah Meng a été la grande vedette du
match en réussissant plusieurs tou-
chés et de nombreux plaqués. Elle
a aussi soutiré le ballon à maintes
reprises des mains de l’adversaire
pour permettre à son équipe de
contrôler la possession du ballon.
Le prochain match de l’équipe
sera disputé le 12 septembre pro-
chain face aux Stingers de l’Univer-
sité Concordia. Ce match est une
reprise de la demi-fnale de la confé-
rence du Québec de l’an dernier :
Concordia avait éliminé le Double G
dans une victoire de 18 à 7.
Vincent Rioux
La fin de la saison 2009-2010 nous
a laissés sur une note amère. Tout
d’abord, l’équipe de basketball
masculine – l’une des meilleures
du circuit – s’est fait éliminer par
ses voisins, les Ravens de Carle-
ton, en demi-finale d’association.
Puis, les deux figures de proue de
l’équipe, Josh Gibson-Bascombe
et Donnie Gibson, ont tiré leur ré-
vérence après avoir joué chacun
cinq saisons dans l’uniforme du
Gris et Grenat. Comme si ce n’était
pas assez, l’entraîneur chevronné
Dave DeAveiro a fait ses valises
pour Montréal, plus précisément
pour les Redmen de McGill.
L’équipe, maintenant dirigée par
James Derouin, qui est originaire
de la région, a pu montrer ce dont
elle est capable le dimanche 5 sep-
tembre alors que se tenait un match
hors concours contre les Bearcats de
l’Université de Cincinnati.
Malgré le jeune âge de plusieurs
d’entre eux, les joueurs du Gris et
Grenat ont montré beaucoup de
combativité face à un adversaire
certainement plus grand et plus
intimidant. De fait, les Bearcats
jouent dans l’une des meilleures
divisions de la National Collegiate
Athletic Association, ligue qui re-
groupe seulement des universités
américaines. La joute s’est termi-
née 79-57 pour les colosses venus
d’Ohio.
Quelques noms sont à retenir
chez les Gee-Gees. Le premier
quart a été l’affaire de Johny Be-
rhane. Le petit garde de première
année, qui mesure à peine 6 pieds
et doit peser 140 livres « tout
mouillé », a volé le spectacle. Il a
inscrit pas moins de 14 points du-
rant le premier quart et la foule l’a
chaudement applaudi à plusieurs
reprises. Aux dires de son entraî-
neur, Johny est un travaillant qui
passe la majeure partie de son
temps au gymnase. Serge Grenon,
joueur dominant dans les rangs
collégiaux, en est aussi à sa pre-
mière année et s’est démarqué du
reste des recrues.
Parmi ceux qui se sont illus-
trés face aux Bearcats, on ne peut
passer sous silence les deux plus
grands joueurs de l’équipe : Louis
Gauthier et Nemanja Baletic. Ces
deux basketteurs en sont à leur
cinquième et dernière année avec
les Gee-Gees. Warren Ward, pro-
bablement le meilleur joueur de
l’équipe, a effectué une courte pré-
sence, pour ensuite retourner au
banc des joueurs. Ward a été opéré
au pouce le printemps dernier et se
remet toujours de sa blessure. Ce-
pendant l’entraîneur Derouin s’est
fait rassurant en mentionnant qu’il
sera à son poste pour le début de la
saison régulière, qui ne débutera
qu’à la fin du mois d’octobre.
Le début d’une nouvelle ère
basketball masculin
Victoire facile des Gee-Gees
rugby Féminin rugby Féminin
Vincent Duquette
Malgré des performances sans
failles lors des matchs de pré-sai-
son face à l’Université Cornell et à
l’Université Queen’s, les Gee-Gees
de l’U d’O se sont inclinés devant
les Stingers de Concordia. La bête
noire du Double G, qui avait éli-
miné l’équipe ottavienne en sé-
ries l’année dernière, a remporté
le match 31 à 14. Certes, la troupe
de Suzanne Chaulk affrontait une
équipe très expérimentée, mais
il est évident que le résultat de la
partie de dimanche est très déce-
vant.
« Je crois que nous avons la
meilleure première ligne de l’as-
sociation, sinon du pays, a déclaré
Chaulk au Service des sports avant
le match. Si nous poursuivons le
chemin que nous avons tracé du-
rant la saison morte et le camp
d’entraînement, je suis certaine
que nous serons à la tête de l’as-
sociation. C’est une question d’y
croire, et ces joueuses y croient. »
Chaulk devra revoir sa stratégie
pour le prochain duel, qui aura
lieu le 19 septembre prochain face
à une autre puissance de la Fédé-
ration québécoise du sport étu-
diant : les Martlets de McGill. Le
match sera disputé à 15 h 30 sur le
terrain Matt-Anthony.
Premier match décevant
Photo d’Anne Danford Dussault
Le Double G a fait preuve de
combativité devant un adversaire
de taille.
L’affrontement de dimanche n’a pas
été à l’image des matchs
de pré-saison.
Photo d’Anne Danford Dussault
18
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le 13 septembre 2010
Divertissements
PHoto De la semaine
Remplissez les cases vides pour compléter le casse-tête. Chaque chiffre
de 1 à 9 doit être présent dans chaque rangée horizontale et verticale,
ainsi que dans chaque section de neuf cases.
La Rotonde n’est aucunement responsable de tout problème de manque
d’attention de ses lecteurs en classe en raison de ce Sudoku.
Sudoku
redaction@larotonde.ca
Ont participé à cette édition:
Hélène Boulay
Marika Dubé
Laurent Bouchard
Marie-Pier Delisle
Sara Pedroso
Simon-Nicolas Grandmaître
Vincent Rioux
Philippe Pépin
Siniša Šindik
Photo de Mark Colletti
Des étudiants de la Semaine 101 attendent l’autobus devant le Café Nostalgica, oreillers et sacs en
mains, pour une soirée de camping avec leur faculté. Faites-nous parvenir des photos amusantes ou insolites afn
qu’elles soient publiées dans cet espace en envoyant un courriel à redaction@larotonde.ca.
NOUS VOULONS VOUS LIRE!
La Rotonde est heureuse d’accueillir les analyses et commentaires de ses lecteurs et
lectrices. La Rotonde ne s’engage ni à publier les lettres, ni à justifer leur non-publication.
Nous nous réservons la possibilité de réduire la longueur des textes retenus. Pour nous
faire parvenir vos lettres, veuillez nous envoyer un courriel.
redaction@larotonde.ca
C^RRlERES.C0uv.0C.C^
0h vEuJ
J0h J^LEhJ
0erriere la qualité de vie
des 0uébécois, il v a des
carrieres pleines de défs.
C^VP^ChE ^hhuELLE 0E RECRuJEVEhJ
^uJ0VhE 2010
Ju ternines tes études universitaires d'ici aoùt 2011! Ju es titulaire d'un diplòne d'études
universitaires et tu étudies toujours a tenps plein! Les grands enjeux sociaux, écononiques et
culturels du 0uébec t'interpellent! Ju désires te réaliser tout en te sentant utile a la société!
he nanque pas la canpagne annuelle de recrutenent universitaire de la fonction publique
québécoise, qui se déroulera du 13 septenbre au 8 octobre 2010.
En plus d'offrir des carrieres pleines de défs, le gouvernenent du 0uébec te propose des
conditions de travail avantageuses et de nultiples possibilités : un anénagenent souple du
tenps de travail, des activités de fornation ainsi que la possibilité de travailler dans différents
secteurs, ninisteres et organisnes ou régions du 0uébec.
Ju es talentueux et intéressé a apporter ta contribution.
Consulte le site web pour t'inscrire en ligne ou pour avoir plus de détails. Ju peux aussi te
renseigner aupres du service de placenent de ton établissenent d'enseignenent.
Pour t'inscrire en ligne ou pour avoir plus de détails, consulte le site.
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ments graphiques, en totalité ou en partie.
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le 13 septembre 2010
redaction@larotonde.ca
Éditorial
Il avait plu. Il faisait froid. Le tout se déroulait
à quelques kilomètres du campus, loin de l’en-
droit où les célébrations ont habituellement
lieu. Les commentaires liés au nombre déce-
vant de spectateurs au grand concert de la ren-
trée ont rapidement fait le tour du campus en
cette semaine d’accueil. Pour un concert dont
le coût est estimé à environ 80 000 $, soit près
des deux tiers du budget total de la FEUO pour
la Semaine 101, le faible taux de participation à
l’activité remet en question la pertinence d’un
tel spectacle.
Chaque année, les mêmes activités ont lieu
sur le campus. Les grands événements comme
le Fedstock ou le Déf hivernal, qui nécessitent
des mois d’organisation et des sommes ahuris-
santes sortant tout droit des cotisations étu-
diantes, sont devenus des classiques de la vie
étudiante à l’U d’O. Même si ces activités ont
fait leurs preuves dans le passé, on ne peut pas
négliger le fait que la tendance, dans la vie de
tous les jours, est à l’innovation. Qui ne veut
pas avoir l’occasion de vivre de nouvelles ex-
périences, de découvrir de nouveaux formats
d’activités sur le campus?
Car si le Fedstock est perçu comme la grande
soirée primée de la Semaine 101, on ne peut
passer sous silence le remarquable succès d’un
événement nouveau cette année, Luminata,
organisé par l’Association des étudiants diplô-
més en partenariat avec l’Association étudian-
te de la Faculté des arts et la FEUO. La soirée
du 9 septembre, en plus d’être gratuite et de se
dérouler en plein cœur du campus, en a ébloui
plus d’un avec des numéros colorés. Selon plu-
sieurs étudiants interrogés, l’ambiance de fête
n’avait rien à voir avec l’atmosphère du Feds-
tock. Même situation du côté de la soirée de
clôture de la Semaine 101, dimanche dernier,
où un public plus nombreux que celui présent
durant la prestation de 30 Seconds to Mars, le
groupe vedette du Fedstock, s’était déplacé sur
la pelouse de Tabaret pour l’occasion. Le suc-
cès de Luminata et de la soirée de clôture dé-
montrent que la nouveauté et les activités bien
pensées, à plus petit budget, sont tout aussi re-
marquables, sinon plus, que les activités d’en-
vergure qui perdurent depuis tant d’années à
l’U d’O.
On ne peut toutefois pas avancer qu’une
pluralité d’activités nouvelles, se détachant
des événements traditionnellement vus sur le
campus, soit nécessairement ce que recher-
chent les étudiants. Car s’il revient à la FEUO
de déterminer à quoi servira le budget des acti-
vités étudiantes pour une année universitaire,
les membres de l’exécutif, rappelons-le, sont
élus par les étudiants. En entrevue avec La Ro-
tonde en mars dernier, Alexandre Chaput, vi-
ce-président aux activités sociales à la FEUO,
affrmait vouloir centrer ses énergies sur deux
grands projets au cours de son mandat : le Déf
hivernal et le Fedstock. La place accordée à la
nouveauté, au chapitre des activités prévues
pour 2010-2011, semblait déjà moindre. Les
étudiants, certes peu nombreux à s’être pré-
sentés aux urnes, n’ont pas pour autant senti
le besoin de contester cette vision en votant
contre sa candidature aux élections.
On ne peut négliger non plus que la FEUO,
comme toutes les associations sur le campus,
dispose d’un budget et d’un temps limités pour
organiser des événements. Ainsi, reprendre
la bonne vieille méthode qui a déjà fdélisé le
public étudiant, l’incitant à participer à cha-
que nouvelle édition d’un événement particu-
lier, est plutôt logique : pourquoi réinventer
la roue, lorsqu’une formule a déjà prouvé son
effcacité?
C’est sans compter la masse d’étudiants qui
ont entendu parler du Fedstock ou du Déf hi-
vernal, et qui s’attendent déjà à y participer. Ce
serait les décevoir que d’annuler l’événement
au proft de nouvelles activités qui n’ont pas
encore démontré qu’elles soient dignes d’in-
térêt. Qu’en est-il, en revanche, de la masse
encore plus grande d’étudiants qui ne sont pas
intéressés par le Fedstock ou le Déf hivernal?
En ne repensant jamais les concepts des gran-
des activités, en recyclant ce qui a été fait dans
le passé, on attire année après année la même
clientèle. Les mêmes étudiants visés partici-
pent, tandis que les autres se sentent exclus –
ou s’excluent – de la vie étudiante parce que les
activités proposées ne leur plaisent pas. Dans
le cas du Fedstock 2010, par exemple, on ne
peut pas dire que les 80 000 $ alloués à l’évé-
nement ont profté à bien du monde.
Innovation, audace et plus grande fréquen-
ce : voilà sur quoi devrait miser les associa-
tions étudiantes chargées de rendre la vie sur
le campus de l’U d’O plus agréable pour ses
quelque 37 000 étudiants. Du coup, les orga-
nisateurs riraient de bon cœur en voyant le
ciel se couvrir au-dessus d’une scène aména-
gée à l’extérieur, en pensant à toutes les autres
soirées prévues qui pourraient alors sauver la
mise sur cet échec. Parce qu’une panoplie de
petits événements réussis valent bien mieux
qu’un Fedstock ou un Déf hiveral passé sous
la pluie.
Les événements culturels...
à bout de soufe
Université d’Ottawa
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Quand? Le 20 septembre à 19 h 30
Où? À l’Agora du Centre universitaire
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