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Droit de [1]..

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  • Chapitre 1 : L’INVENTION BREVETABLE
  • Chapitre 2. LES RESTRICTIONS A LA BREVETABILITE
  • Chapitre 3 : LE DROIT AU BREVET
  • Chapitre 4 : L’ATTRIBUTION DU BREVET
  • Chapitre 5 : CONSEQUENCE DE L’ATTRIBUTION DU BREVET

PROPRIETE INTELLECTUELLE

Terme générique ; 2 branches d’un droit portant sur des éléments incorporels, mais qui sont très différentes l’une de l’autre. - droit d’auteur (propriété littéraire et artistique) - propriété industrielle (production d’un résultat esthétique ; protection des « dessins et modèles industriels », protection d’un résultat industriel – droit des brevets d’invention - protection d’un avantage ? commercial – le droit des marques) Bibliographie : - ouvrages différents pour chaque branche (précis Dalloz) - code de la propriété intellectuelle (droits d’auteur / propriété industrielle) Dalloz : code commenté

TITRE 1 : PROPRIETE LITTERAIRE ET ARTISTIQUE
Concept de droit d’auteur : assez ancien. Traces à l’époque romaine (écrits de Cicéron). Droit d’auteur dépend des progrès techniques (notamment de la possibilité de multiplier les supports =les exemplaires des œuvres). (donc droit d’auteur s’est développé avec la découverte de l’imprimerie) De l’invention de l’imprimerie à la Révolution , droit d’auteur accordé sous forme de privilèges, par le pouvoir royal ; octroyés non pas aux auteurs eux-mêmes, mais aux « libraires-imprimeurs » (groupe de pression ; l’imprimerie était une invention nouvelle, dont on ne connaissait pas l’avenir industriel, et donc risquée économiquement – risque récompensé par une protection contre leurs concurrents de l’impression de tel ou tel ouvrage). Situation perdure sous l’Ancien Régime (assurait un contrôle efficace des publications par le pouvoir royal), jusqu’en 1777. A partir des arrêts du Conseil du Roi de 1777, privilèges accordés aux auteurs eux-mêmes (non plus aux libraires). 1789 : nuit du 4 août, abolition des privilèges. Savoir si les œuvres allaient ensuite être pillées, et pouvoir être librement contrefaites. Le législateur révolutionnaire est intervenu : 2 décrets-lois sur le droit d’auteur : décret-loi de 1791 sur le « droit de représentation » décret-loi de 1793 sur le « droit de reproduction » décret-loi de 1791 sur le « droit de représentation » Le législateur s’est d’abord penché sur la situation des auteurs dramatiques (théâtre) : les compagnies qui représentaient leurs œuvres les leur achetaient (et n’avaient pas à reverser d’argent aux auteurs suivant le nombre de représentations), donc les auteurs assuraient leur subsistance en jouant dans les pièces qu’ils avaient écrites.  loi 1791 donne aux auteurs le droit exclusif d’autoriser/d’interdire la représentation de leurs ouvrages. Ce droit dure la vie de l’auteur, et 5 ans après sa mort.

décret-loi de 1793 sur le « droit de reproduction » même système qu’en 1791 : droit exclusif (autoriser/interdire) la reproduction de leurs œuvres, droit d’en tirer des revenus. Droit dure la vie de l’auteur, et 10 ans après sa mort. (1793 : alignement du droit de représentation : lui aussi fixé à 10 ans post-mortem) 1844 : vie de l’auteur + 50 ans après sa mort loi de 1997 : vie de l’auteur + 70 ans après sa mort (harmoniser le droit français avec directive communautaire « Durée ») Césure fruit d’un hasard historique, mais qui perdure aujourd’hui. Problème car modes modernes de communication (ex : internet) ne correspondent pas uniquement à l’un des 2 cas ( ex : internet : transmission = reproduction ; lire l’œuvre sur internet = représentation ; imprimer l’œuvre = reproduction) (Cinéma : on reproduit d’abord la copie zéro = droit de reproduction ; on diffuse l’œuvre au public dans les salles = représentation). Césure gênante ; certains ont proposé d’y substituer un droit unique de « communication de l’œuvre au public », mais nécessiterait des transformations profondes de la structure du droit d’auteur. §2. La structure et les principes généraux qui régissent le droit d’auteur Structure du droit d’auteur : a la particularité d’être un droit dualiste : donne à son titulaire – l’auteur seul, même si auteur-salarié, même si auteur-fonctionnaire – 2 séries de prérogatives : droit moral/droit d’exploitation - prérogatives morales > un droit moral, qui s’apparente aux droits de la personnalité. ¤ 3 particularités du droit moral : - droit personnel ; - droit perpétuel (pas de durée); - droit incessible (on ne peut pas faire de contrat sur le droit moral, on ne peut pas renoncer par avance à exercer son droit moral). ¤ 4 attributs du droit moral : - droit de divulgation (droit exclusif, appartenant à l’auteur, de décider du moment où il va livrer son œuvre au public). - droit à la paternité (droit pour l’auteur d’attacher son nom à son œuvre) - droit au respect (droit pour l’auteur d’exiger que son œuvre soit communiquée au public dans son intégrité/intégralité) - droit de retrait et de repenti (droit pour l’auteur de revenir sur une autorisation d’exploitation) - prérogatives patrimoniales > droit d’exploitation naît de la divulgation de l’œuvre (qui la fait rentrer dans le patrimoine) Caractères : - droit personnel (car est sous la dépendance du droit moral), - droit limité dans le temps (vie de l’auteur + 70 ans après sa mort ; ensuite, l’œuvre tombe dans le domaine public > peut être éditée par n’importe qui, à condition de respecter l’intégrité de l’œuvre, qui est un droit moral, donc perpétuel) - droit cessible (l’auteur va conclure des contrats d’exploitation , par lesquels il va céder son droit d’exploitation à un exploitant, ex : un éditeur) 2 séries de prérogatives du droit d’exploitation : - droit de reproduction (multiplier les supports, les exemplaires des œuvres) -droit de représentation (caractère éphémère, œuvre diffusée au public, mais les supports de cette œuvre ne le sont pas) 3ème prérogative, ne bénéficiant qu’aux auteurs des « œuvres graphiques et plastiques » : - droit de suite

§3. question de la protection internationale du droit d’auteur Toute violation d’un droit de propriété intellectuelle est un délit ; à la fois un délit civil et un délit correctionnel. (La victime peut à son choix porter l’affaire soit devant les tribunaux civils, soit devant la justice répressive). Toutes les infractions au droit de la propriété intellectuelle portent le terme unique de « contrefaçon ». (90% des affaires de contrefaçon sont portées devant les tribunaux civils) Aucun droit de propriété intellectuelle ne serait efficace s’il était limité au territoire français. Pendant le XVIIIè siècle, conventions bilatérales. Sont peu efficaces ; c’est pourquoi des pays se sont réunis pour faire des conventions internationales : ¤ Convention de Bern, 1886 (15 Etats à l’origine ; plus de 100 aujourd’hui). Texte révisé plusieurs fois ; la dernière fois en 1984. Le minimum de protection exigé de tous les Etatsmembres s’est élevé (certains Etats ont considéré que la protection Bern était trop importante vis-à-vis de leur droit interne). ¤ Convention universelle sur le droit d’auteur, Genève, 1952 : minimum de protection moins élevé que la Convention de Bern (a permis aux USA, dont la plupart des Etats ne connaissent pas le droit moral, d’adhérer ; ont finalement adhéré également à la Convention de Bern).  même principe pour les 2 conventions : un minimum de protection, et un « principe d’assimilation » (= tous les Etats-membres s’engagent à traiter les étrangers ressortissants des autres pays-membres comme ils traitent leurs nationaux) + à l’intérieur de l’Europe : principe de non-discrimination impose de traiter le ressortissant d’un Etatmembre comme le ressortissant français.

1ère partie : LE CHAMP D’APPLICATION DU DROIT D’AUTEUR
Chapitre 1. L’OBJET DU DROIT D’AUTEUR
Pour qu’une œuvre soit protégée par le droit d’auteur, certaines conditions sont exigées. Elles ne figurent pas dans la loi. Le code de la propriété intellectuelle (droit d’auteur : art L.111-1 s.) est issu de la codification à droit constant d’une loi du 1er juillet 1992 ayant codifié tous les textes de propriété intellectuelle. Texte fondateur : loi du 11 mars 1957 (ayant succédé aux lois révolutionnaires de 1791 et 1793). Réformes de cette loi : 1985 ; loi HADOPI. Le législateur a considéré que les conditions de protection étaient suffisamment établies par la jurisprudence, sans qu’il soit besoin de les reprendre dans le texte de loi. Paradoxalement, le législateur va énumérer les conditions de protection qui ne doivent pas être pris en compte.

Section 1. Conditions de protection d’une création par le droit d’auteur
 accès au statut d’œuvre protégée. 2 conditions : §1. exigence d’une forme §2. Exigence d’une forme originale §1. L’exigence d’une forme

ex : Affaire Régine Desforges. CA Versailles. CassCiv 1è. Lorsque le juge va être confronté à une action en contrefaçon. Succès. Pourvoi : ce n’était qu’une idée q° : idée ? ou mode d’expression d’une idée ? Cciv approuve CA. CA Paris : analyse l’installation. en personnalisant les notes de musique (lutins). (pas de ressemblances confinant à la contrefaçon) _____ Cciv 13 novembre 2008. bien que commun aux 2 œuvres. on retrouve des lutins : la contrefaçon peut être fondée  regarder si dans la 2nde méthode.la reprise de l’idée (licite) . « arrêt Paradis » q° : protection de l’ « art conceptuel » (concept  idées ?) Auteur inscrit « PARADIS » au-dessus de la porte des toilettes d’un hôpital psychiatrique. (n’importe qui peut le refaire) Mais ce qui va fonder la contrefaçon est la reprise du mode d’expression (de la forme) de l’idée. qu’elle reproduit dans un ouvrage. ou selon que l’idée est incorporée dans une œuvre. la reprise d’une idée manifeste un comportement déloyal. et qu’il s’agit d’une œuvre originale (donc accessible au droit d’auteur). considère qu’elle reflète un choix esthétique faisant ressortir la personnalité de l’auteur. car reprise de l’œuvre.  si dans l’œuvre 2nde. 4 février 1992 : Censure : Thème/idée n’est pas à prendre en compte dans l’appréciation de l’originalité. il arrive aux personnages les mêmes aventures que dans la 1ère : contrefaçon. ex : Cour de Paris. Un second éditeur a repris la personnalisation des notes de musique. 1957 : conflit opposant 2 éditeurs d’ouvrage de solfège. Action en justice engagée par héritiers de Margaret Mitchell. 4 novembre 1993 : a comparé les 2 œuvres : les épisodes de la Bicyclette Bleue s’intègrent dans une composition romanesque originale. CA Paris : pas de contrefaçon > le thème.« Forme » exclut 2 choses : les idées les informations A) l’absence de protection des idées L’idée ne peut pas faire l’objet d’un droit privatif . fugitive. immatérielle = pas de support d’un droit de propriété . roman La Bicyclette Bleue. . Bettina Rheims en fait une photo. revendiqué comme hommage à Autant en Emporte le Vent.la reprise du mode d’expression de l’idée (interdite). le juge va devoir distinguer entre : .admission générale que le progrès intellectuel suppose la libre-circulation des idées Cette règle s’applique différemment selon que l’on a à faire à l’idée en elle-même. L’auteur disposera d’une action en concurrence déloyale (variante de l’action en responsabilité 1382 Cciv). L’auteur a considéré qu’il s’agissait d’une contrefaçon. Personnaliser les notes de musique : idée.l’idée est évanescente. est banal. Un éditeur avait mis au point une méthode de solfège supposée attractive. _____________ Mais parfois. La CA aurait du rechercher s’il existait des ressemblances dans la composition et dans l’expression.absence de preuve .

Celui qui n’est pas protégé par le droit d’auteur pourra agir en concurrence déloyale. œuvres composites) Définition : L. son œuvre étant différente des peintres de son école. Mais cette notion est souvent utilisée maladroitement par les tribunaux. Le mode de traitement de l’information est protégé. lorsque l’information est traitée. on peut l’opposer à la notion de nouveauté (notion de propriété industrielle). Exigence pour protection par droit d’auteur : l’originalité L’originalité permet de distinguer entre œuvres protégées par le droit d’auteur. car c’est une q° de fait) Définition de l’originalité : Dans un 1er temps. car montre la personnalité de l’auteur » (formule permettant d’éviter une censure par la Cass.112-3 Code Propriété Intellectuelle . La notion d’originalité permet de protéger chaque peintre. §2.  L’auteur a obtenu gain de cause. car elles sont à tt le monde > res nullius N’importe qui peut reprendre des informations brutes (ex : issues de dépêches de presse) ≠ En revanche. mais pour sanctionner un comportement déloyal. car les circonstances l’obligeaient à ne pas révéler une idée confiée lors de négociations précontractuelles. ne peut pas s’intégrer aux auteurs d’un film ou autre. B) La q° de la protection des informations Les informations ne sont pas protégées. plaide en violation du droit d’auteur. L’auteur reconnaît son idée. 8 juillet 1972 Un auteur propose à un éditeur de musique l’idée d’une chanson satirique ayant pour thème la publicité. chacun ayant son propre style. « contraire à la morale commerciale » ex : CA Paris. ex : peinture : différentes écoles ou mouvements. L’éditeur refuse. et demande condamnation de l’éditeur sur fondement de 1382 (concurrence déloyale). La notion de nouveauté ne permettrait de protéger que le 1er peintre d’une école. qu’un journaliste analyse cette information : l’article du journal est une œuvre. Celui dont le métier est de recueillir des informations (ex : documentaliste) ne peut pas prétendre qu’il fait une œuvre. même s’il a découvert des informations jusque là inconnues. Mais communique ensuite cette idée à Jacques Dutronc. Originalité : notion très large Permet de protéger par le droit d’auteur des œuvres s’inspirant d’œuvres antérieures. si le comportement du 2nd est contraire à la morale commerciale. sa propre vision. ex : « œuvre originale. car nature particulière : elle ne sont à personne. qui en fait une chanson. et œuvres non protégées. CA Paris : l’éditeur a engagé sa responsabilité. Le documentaliste exécute un travail (et non une création). Est « nouveau » ce qui n’existait pas avant. Est « original » ce qui est marqué d’une empreinte personnelle. Difficultés d’application de l’originalité : A. Distinction : œuvres totalement originales œuvres relativement originales (œuvres dérivées.non pas pour lui accorder un droit privatif.

entre 2 mots du langage courant.originale uniquement dans sa composition : ex :anthologies (choix d’auteurs. TGI Paris 10 janvier 1972. et non par comparaison avec l’œuvre qui lui sert de support : ex : TGI Paris. ex : affaire du Chardon.1 : Le titre. Aucun rapport entre film et roman. 27 septembre 1989 ex : Bible de Jérusalem. Tribunal a volontairement négligé la condition d’identité de genre. Œuvre tombée dans domaine public. dès lors qu’il est original. « nul ne peut. est protégé comme l’œuvre elle-même. 2 œuvres n’étant pas du même genre : roman. CA Paris 1995 .lorsque l’auteur a opéré.112-4 Code Propr Int (seul article du Code qui fasse mention de la notion d’originalité) al. dans des conditions créant un risque de confusion ». al 2. : Action en concurrence déloyale. un rapprochement inusité (ex : Clochemerle.la composition (le plan. car pas protégé par droit d’auteur) . Mais 2 conditions cumulatives: . plan).Régime : L. Le Père-Noël est une ordure. titre « du rififi à Amsterdam ») .œuvres du même genre . recueils divers . pour se focaliser sur le risque de confusion : . Cour Lyon 1979 . ( argumentation : titre serait original car en contraste avec l’œuvre  pas retenu) Un titre est original : . titre Sketch Fernand Reynaud « Bourreaux d’enfants ». TGI Seine.113-4 Code Propriété Intellectuelle Une œuvre est généralement considérée comme composée de 3 éléments : .lorsqu’il s’agit d’une expression argotique créée par l’auteur lui-même (ex : décis 2 janv 1970. même si l’œuvre est tombée dans le domaine public.l’expression (le mode de communication choisi par l’auteur) ¤ Œuvre totalement originale : originale à la fois dans sa composition et dans son expression ¤ Œuvre dérivée/composite : originale uniquement dans sa composition ou uniquement dans son expression . ex : littéraire  audiovisuel) traduction (transposition d’une œuvre d’une langue dans une autre) B. utiliser son titre pour identifier une œuvre du même genre. 10 novembre 1961. Mais problème : originalité difficile à apprécier en raison de la brièveté du titre Protection du titre : très disparate On peut dire qu’un titre est banal : lorsqu’il fait partie du langage courant Le titre doit être apprécié en lui-même. possibilité de recours à action déloyale pour empêcher double-emploi du titre. l’intrigue) .le thème / l’idée (pas besoin d’en apprécier l’originalité. Charlie Hebdo.risque de confusion (concurrence déloyale) ex : affaire du Fantôme de l’Opéra. choix d’œuvres. TGI Paris 1986 . 8 juillet 1986 ex : Affaire des liaisons dangereuses. CA Paris. CA Paris. La protection des titres ex d’œuvres courtes protégées par droit d’auteur : titre d’une œuvre slogans publicitaires (mais plus facile de protéger en déposant le slogan comme marque) Protection des titres : art L.originale uniquement dans son expression : ex : adaptations (transposition d’une œuvre d’un genre dans un autre. film. 8 fev 1960. Lorsque l’œuvre est tombée dans le domaine public. Généralisé par Cass dans interpr° a fortiori : action concurrence déloyale possible aussi quand œuvre encore protégée.

conférences. 13 juin 2006 : « le parfum est un simple savoir-faire.  « Liaisons dangereuses » Section 2 : éléments indifférents à la protection par le droit d’auteur §1. théâtrale. mais il vise uniquement la conservation des œuvres. Condition générale : que le nom de l’auteur soit clairement cité. composition du parfum doit rester secrète jusqu’à commercialisation. lieu) exception : justifiée par la nécessité de l’information . plaidoiries. Toutefois. la publication doit intervenir dans un temps rapproché par rapport à l’œuvre orale (tolérance selon la périodicité de l’organe de presse) Après décès : . le public pourra en avoir connaissance. itinéraires de randonnée) Limite : question de la protection des parfums et des logiciels Ne pourraient techniquement pas se voir octroyer un droit privatif que le droit d’auteur (ne sont pas brevetables : sont abstraits . CA Paris a résisté. Mais protection limitée par L...122-5. 25 octobre 1995 §3. exceptions au droit d’auteur : 9° : les œuvres orales peuvent être reproduites par voie de presse ou de radiodiffusion à titre d’information d’actualité.) Preuve du contenu : enregistrements audio se substituent à l’écrit. L’indifférence du mérite Le juge n’a pas à se livrer pas à se livrer à une appréciation esthétique de l’œuvre : la q° de la beauté de l’œuvre. condition de temps : pour pouvoir bénéficier de l’exception.111-1 : Principe : le droit d’auteur naît du seul fait de la création.le double-emploi du titre laisse croire au public que le film est l’adaptation du roman qu’il connaît. Indifférence des formalités (de dépôt) Art L. 6 mai 1986 . Mais si cela transparaît : sanction immédiate en appel ou cassation. nécessité d’enregistrement au bureau du copyright) §2. de l’effort intellectuel du créateur n’a rien à voir avec l’octroi de la protection. TGI Paris 6 juillet 1972. et non pas une forme d’expression protégeable par le droit d’auteur ».Affaire André PASSERON .112-2 : liste (non exhaustive) des œuvres protégées par le droit d’auteur La jurisprudence a fait accéder d’autres types d’œuvres à la protection par le droit d’auteur (ex : Emballages du Pont Neuf par Christo. Des juges du fond ont considéré le parfum comme une œuvre originale. Il y a bien un « dépôt légal » pour les œuvres écrites (BNF) et les films (CNC). ainsi que la « source » (manifestation à l’occasion de laquelle l’œuvre orale a été prononcée. Donc condamnation sur fondement de L. (la formalité de dépôt pour protection concerne la propriété industrielle) (GB. ex : CA Lyon. CassCiv1ère. musicale.112-4. la représentation peut être partielle ou intégrale.Affaire des discours de Mitterand. Vadim doit intégrer dans le titre un élément de distinction. US : situation différente. orale. or devrait être accessible au public durant une procédure de brevetage). Le juge va parfois essayer de camoufler l’appréciation du mérite derrière l’appréciation de l’originalité.. publication des discours du Général de Gaulle sans autorisation de la famille . Forme d’expression = genre + langue Art L.. CassCiv1ère. TGI Paris. 27 juin 1984 sanctionné par CassCiv1ère. arts graphiques et plastiques. 22 janvier 2009 : mêmes termes qu’en 2006  il n’est pas question de pouvoir protéger le parfum par le droit d’auteur Œuvres orales (sermons. Indifférence du genre et de la forme de l’œuvre Genre = œuvre écrite.

vont continuer d’être exercés par l’auteur uniquement. La jurisprudence a admis de considérer les logiciels comme des formes originales.112-2 13° Les logiciels doivent satisfaire aux conditions de production : . (ex : calendriers. le créateur d’un logiciel n’a pas de droit de retrait ou de repentir. les photographes de presse. régime particulier (dérogatoire) bâti par la 85. qui affaiblit le régime général : aspects défavorables au créateur du logiciel : protection amoindrie Article L. en choisissant au contraire une structure individualisée adaptée à la q° qu’il entend résoudre » Mais malgré cette définition.. Problème : logiciel = création abstraite (pas protégé par le droit des brevets) : les concepteurs se sont donc tournés vers le droit des brevets.111-1 2° : l’existence ou la conclusion d’un contrat de louage d’ouvrage ou de service par l’auteur d’une œuvre de l’esprit n’emporte pas dérogation à la jouissance du droit reconnu par 1°.113-9 : exceptions au principe général du droit d’auteur ex : logiciel créé dans le cadre d’un contrat de travail : droits du logiciel dévolus à l’employeur ex² : L. leur appliquant des critères relevant : de la propriété industrielle : nouveauté. cessibles. du seul fait der sa création.. Différence autour de la notion d’originalité (le juge devra motiver sa protection autour du fait que l’œuvre est ou non originale). Attributs moraux : incessibles. Principe : L. qu’il s’agisse d’une œuvre à but purement esthétique.doivent être originaux. Indifférence de la destination Le droit d’auteur protège les formes.) Loi spéciale sur les dessins et modèles industriels : autre protection en propriété intellectuelle.§4. y compris celles ayant une destination utilitaire. et ne peut pas s’opposer à une adaptation (donc à une modification) (les aspects plus favorables que le droit commun bénéficient uniquement à l’exploitant) L. en produisant le dépôt). les publicitaires.111-1 : Principe : « l’auteur d’une œuvre de l’esprit jouit sur cette œuvre. . pourront être exercés par des tiers après cession Section 1 : difficulté d’application du principe §1. ou d’une œuvre à but utilitaire. mérite du droit des brevets : activité inventive Opinion professeure : protection par le droit d’auteur pas adaptée aux logiciels. Seul l’auteur se voit investi du droit d’auteur.. l’auteur se placera sous la protection du droit d’auteur . 7 mars 1986 : « sont originaux les logiciels dont l’auteur va au-delà d’une logique mathématique et contraignante. les réalisateurs de films. Question des logiciels : protégés bien qu’étant utilitaires.121-7 : Concernant les droits moraux. pour le contenu. jurisprudence déviante des tribunaux.122-6 : interdiction de la copie. Réforme de la loi du 11 mars 1957 sur le droit d’auteur. CassAssPl. d’un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous ». sous condition de nouveauté : cumul de protection (pour l’aspect moral. « Principe de l’unité de l’art » = l’art s’exprime de la même manière. Question de l’auteur salarié Concernant les journalistes. Les employeurs sont tentés de considérer qu’ils sont les seuls auteurs des œuvres crées sur leurs instructions. même à usage privé (sauf copie de sauvegarde) Chapitre 2 : LES SUJETS DU DROIT D’AUTEUR Déterminer sur la tête de qui naît le droit. horaires de chemin de fer. par la loi du 3 juillet 1985 : article L . critères faussés . Attributs patrimoniaux : droits d’exploitation. L.. l’auteur se tournera vers le droit spécial. Arrêt PACHO. .

Régime spécifique : L. éditer = multiplier les exemplaires . La Cour de cassation est intervenue pour rappeler le principe aux entreprises réticentes (influencées par le droit américain. reproduction) doit faire l’objet d’une clause distincte . les tribunaux ont considéré que la cession à l’employeur résultait implicitement du contrat de travail. et non à la personne de l’auteur (qui a pu changer d’éditeur/publicateur par la suite) Durée spécifique à ce régime : le calcul de la durée du droit d’auteur s’effectue à compter de la publication/édition/communication. Devant l’indiscipline des juges du fond. quand bien même l’auteur serait salarié. Question de l’identité inconnue de l’auteur Œuvre anonyme ou pseudonyme. + 70 ans. qui doit répondre aux exigences du Code » (de validité des cessions) exigences : L. A l’intérieur de chacun des droits. va être exercé par un tiers. directement ou indirectement) Les œuvres dérivées/composites sont des œuvres plurales : elles naissent de la participation de 2 auteurs : auteur originaire + auteur de l’œuvre seconde. a réitéré par deux arrêts. La Cour de cassation a condamné cette conception par un arrêt du 16 décembre 1992. Question des œuvres de collaboration Définition : Œuvre de collaboration appartient aux « œuvres plurales » (dans lesquelles plusieurs personnes ont participé. considéré par l’effet de la loi comme « mandataire de l’auteur ».(contrat de louage d’ouvrage = contrat d’entreprise  œuvre de commande) Le droit naît sur la tête de l’auteur. « la cession des droits d’exploitation doit faire l’objet d’une mention expresse dans le contrat de travail (clause). peu organisés employeurs. producteurs : très organisés. Le régime spécifique cesse dès que l’auteur anonyme révèle son identité : retour au régime de droit commun.131-2 : chacun des droits (représentation. (en droit d’auteur. donc seul l’auteur choisit le moment pour révéler son identité (si l’éditeur la révèle : violation du droit moral) §3. est-ce que la cession du droit d’exploitation intervient du seul fait de l’existence d’un contrat de travail ? ou nécessite-t-elle l’existence d’une clause spécifique ou d’un contrat séparé ?  Pendant longtemps. la représentation est un mode de publication) Originaire= ici. Œuvre de collaboration = plusieurs auteurs ont mis en même temps leur travail en commun. exploitants. La loi désigne le mandataire sous le nom « éditeur originaire» ou « publicateur originaire ». pour . mandat rattaché à l’œuvre. dans ses prérogatives patrimoniales ET morales. moyens de pression économique sur les auteurs §2. publier = rendre accessible au public En droit d’auteur. L’auteur peut uniquement céder les prérogatives patrimoniales à l’employeur. le 27 janvier 1993 et le 21 octobre 1997. Prérogative morale. Prérogative morale : droit à la paternité facette positive : œuvre révélée sous le nom de l’auteur facette négative : droit à l’anonymat. qui prône le principe inverse) Problème : en cas de contrat de travail. énumération des modes d’exploitation cédés ? La cession doit comporter une rémunération proportionnelle (pourcentage) Poids économique différent des opérateurs : auteurs : individualisés.113-6 Identité de l’auteur inconnue  le droit d’auteur.

Affaire des Misérables Durée de la protection : la durée de 70 ans se calcule à partir du décès du dernier coauteur. En propriété intellectuelle. CassCrim. 10 mai 95 .113-7 : réaffirmation de la position du législateur : . le législateur a simplement aménagé le régime de l’œuvre audiovisuelle pour tenir compte des intérêts des producteurs. donc ne peut pas être considéré auteur (donc producteur inapte à être titulaire originaire du droit d’auteur) En 1957. Même chose pour les héritiers : CA Paris 19 décembre 2008. encas d’usage abusif du droit de veto). Au moment des discussions au Parlement. . 2 conceptions possibles de l’œuvre de collaboration : Conception extensive (droit français) : peu importe que les coauteurs relèvent d’un genre différent (ex : bande dessinée = œuvre de collaboration entre auteur du scénario et auteur des dessins . on distingue Droit d’exploitation / Défense d’un droit moral Droit d’exploitation : CassCiv1ère. B) régime particulier des œuvres audiovisuelles Les œuvres audiovisuelles sont des œuvres de collaboration. n’a pas d’aptitude à la création. Loi de 1985 : a reconduit le régime. Défense d’un droit moral : (atteinte au droit de la personnalité de chacun des coauteurs) Un coauteur est recevable à agir seul. Par conséquent. mais doit auparavant avoir mis en cause les autres coauteurs (les avoir averti pour qu’ils puissent se joindre à son action). n’a pas sa place parmi les coauteurs.aboutir à une œuvre d’inspiration commune.113-3 : principe d’un régime d’indivision (« œuvre de collaboration = propriété commune des coauteurs ») Mais régime d’indivision particulier : toutes les décisions concernant l’œuvre de collaboration obéissent à la règle de l’unanimité (que ce soient les droits moraux ou patrimoniaux).droit d’auteur  auteurs = la/les personnes réalisant la création intellectuelle. pour aboutir à une œuvre d’inspiration commune) Conception restrictive : il n’y a d’œuvre de collaboration que lorsque les auteurs appartiennent au même genre.seule une personne physique peut être créateur. critère : travail en commun. Calcul de la durée de protection : identique Origine : loi du 11 mars 1957. l’un des coauteurs protestant que sa participation ait été modifiée sans son autorisation. A) régime général des œuvres de collaboration Art L. simplement remplacé le terme « œuvre cinématographique » par « œuvre audiovisuelle ». et éviter la faillite de l’entreprise commune suite aux revendications d’un auteur. personne morale. Le législateur a prévu que le tribunal prendra des mesures appropriées en cas de dissensions entre coauteurs sur l’exploitation de l’œuvre (système de l’abus de droit : ex. Mais cela ne concerne pas les actions en justice pour la défense de l’œuvre : Toutes les actions en justice pour défense du droit intellectuel s’appellent « action en contrefaçon ». Le producteur. 19 septembre 2000 :: un coauteur seul peut exercer une action pour défendre son droit d’exploitation. affaire « La Bergère et le ramoneur » : dissension coauteurs/producteurs. quand bien même il n’aurait pas mis en cause les autres. . 30 ans de procédure : faillite du producteur et de l’œuvre commune. 1) détermination des coauteurs de l’œuvre audiovisuelle L.œuvre audiovisuelle = œuvre de collaboration. . En droit français : le producteur est obligatoirement une personne morale.

Al.3 : Situation de l’auteur de l’œuvre adaptée à l’écran. Après achèvement : film définitivement fixé : .les coauteurs retrouvent la possibilité de saisir le tribunal..cette version ne peut en principe jamais être modifiée .réalisateur Ces participants sont dispensés d’apporter la preuve de leur condition d’auteur : on se contente d’un fait connu (générique.121-5 al.131-5 : . L. imposer un temps de réflexion à l’auteur . Procédure d’achèvement : art. même s’il n’a pas participé au film : présomption irréfragable. lettre. et on ne connaît la véritable physionomie d’une œuvre audiovisuelle qu’après l’achèvement. mais ne peuvent pas l’exercer. Dans la vie d’une œuvre audiovisuelle. En revanche. Le coauteur souhaitant protester contre la modification de sa prestation peut : . la loi considère qu’il y a 2 périodes : période de réalisation de l’œuvre période d’exploitation de l’œuvre Ces 2 périodes sont séparées par la « procédure d’achèvement » (particulière aux œuvres audiovisuelles) Droit moral : L. = une fois l’œuvre fixée par la procédure d’achèvement. Et ce bien que l’auteur originaire ne soit pas auteur de l’œuvre d’adaptation.auteur de l’adaptation . L’auteur de l’œuvre originaire (et héritiers) est protégé 70 ans à partir de la date de l’adaptation.. elles ont fourni un travail d’auteur (création intellectuelle). les coauteurs peuvent interdire que cette version soit modifiée sans leur accord. les coauteurs du film jouissent du droit d’auteur.quitter l’entreprise commune (mais laisser à disposition de l’équipe la partie de l’œuvre déjà réalisée) .auteur du texte parlé .3 assimile l’auteur de l’œuvre originaire aux coauteurs.121-5 : Distinction. 2) droits des coauteurs a) aménagements au droit moral L. après achèvement de l’œuvre. avant l’achèvement. L.113-7 : liste des 5 types de participants à l’œuvre audiovisuelle présumés coauteurs : .) C’est une présomption simple :n’importe quel intéressé peut apporter preuve contraire (prouver que la participation du présumé auteur à l’œuvre n’a pas été un travail de création intellectuelle). et retrouver. Raison : considérations économiques/patrimoniales.113-7 al. l’exercice du droit dont il a été privé pendant son élaboration.5 : Le droit moral ne peut exercé par les auteurs que sur l’œuvre achevée. afin que l’auteur originaire puisse percevoir une rémunération pour cette adaptation).auteur du scénario .auteur de la musique spécialement réalisée pour le film . Explication : ne pas laisser les lenteurs de la justice compromettre la réalisation de l’œuvre . Tout cela suppose que l’adaptation prenne place avant la chute de l’œuvre dans le domaine public. ex : Les tribunaux considèrent qu’un directeur de la photo ne fournit pas un travail de création.soit rester. mais est un exécutant technique qui ne fait qu’obéir au réalisateur. Des personnes ne figurant pas dans cette liste peuvent établir que pour une œuvre déterminée.L.soit accord réalisateur/producteur mandataire des coauteurs) . car réalisateur considéré .soit accord co-auteurs/producteurs (toujours appliqué en pratique. contrat d’engagement.

. Le droit d’auteur sur l’ensemble de l’œuvre appartient à la PM. L’œuvre collective dans la jurisprudence. Recette salle  privilégiée par le législateur (contrôlée par le Centre National de la Cinématographie) Les auteurs.. DVD. pas de rémunération forfaitaire) Question de l’assiette de la rémunération des auteurs en matière audiovisuelle : Avant loi de 1985 : conflit concernant l’assiette 2 moyens de calculer rémunération : 1. et ne peut pas faire du merchandising sur les personnages. mais jamais utilisé en pratique) Présomption de cession ne concerne pas le producteur de l’œuvre audio-musicale spécialement composée pour le film (la plupart des musiciens étant membres de la SACEM. sont toujours rémunérés de façon proportionnelle. Art L. chaque coauteur signe avec le producteur un contrat d’œuvre audiovisuelle. la question se pose pour des œuvres élaborées par des auteurs salariés. §2. et non cession des revenus d’exploitation. elle doit obtenir l’accord des personnes ayant participé à l’accord sur la version définitive. La cession ne concerne pas les droits graphiques (producteur ne peut pas faire une BD d’un film d’animation : réservé aux auteurs) et ne concerne pas les droits théâtraux.113-5 (participants à une œuvre collective : « contributeurs ») §1 . quelque soit l’œuvre.Si la production veut modifier l’œuvre. Le producteur ne peut pas éditer un livre à partir de l’œuvre. dans des .132-24 : cession des droits d’exploitation . Jurisprudence : une œuvre audiovisuelle sera toujours considérée œuvre de collaboration (jamais œuvre collective). La notion d’œuvre collective dans le Code de la propriété intellectuelle Notion particulière au droit français. = toute cession doit comporter une rémunération (proportionnelle . les PM sont reconnues comme auteurs dans le cas des œuvres collectives. apportent leur répertoire – œuvres composées + œuvres futures – et on ne peut céder 2 fois la même chose). 1957 : législateur pensait aux dictionnaires ou encyclopédies (un éditeur prend l’initiative de la création de l’œuvre. Section 2 : Les personnes n’ayant pas la qualité d’auteur Les personnes morales ne peuvent pas être reconnues comme auteurs (sont inaptes à la création). Le plus souvent. Chaque auteur dispose d’un droit d’auteur uniquement sur sa propre contribution à l’œuvre. Permet d’attribuer la qualité d’auteur à titre originaire à une PM. Pourtant. b) droit pécuniaires sur œuvre audiovisuelle art L. L. et choisit les différends contributeurs). Il s’agit exclusivement d’une cession au producteur du droit d’exploitation audiovisuel (cinéma. Recette nette part producteur (producteur va souvent gonfler ses frais afin d’en diminuer le montant) 2.).132-24 : contrats d’exploitation du droit d’auteur Dans l’optique de la réalisation d’un film. emportant cession au producteur des droits d’exploitation de l’œuvre audiovisuelle (le législateur prévoit la possibilité d’inclure une clause contraire. TV. Œuvre collective : publiée sous le nom du producteur.

Droit de divulgation : droit exclusif. que la société exploitante est titulaire sur cette œuvre.. et en l’absence de revendication des auteurs personnes physiques. PARTIE 2 – LE CONTENU DU DROIT D’AUTEUR Chapitre 1. Le contrat ne contient généralement pas de clause de cession l’employeur. Il est donc important pour l’auteur d’en garder la maîtrise. appartenant à l’auteur. des droits de propriété incorporelle ». de décider du moment où il va communiquer son œuvre au public. Mais « droit de propriété incorporelle » est une maladresse de la Cass . 22/10/91 : refus pour modèle de tissu Mais problèmes des contrefaçons : Les créateurs salariés d’un bureau de style/d’étude n’ont pas d’intérêt à agir. qui ne peut pas agir en contrefaçon. alors que la PM est uniquement titulaire des droits d’exploitation (et non du droit moral). 09/01/96 : « La société qui exploite une œuvre sous son nom accomplit sur celle-ci des actes de possession qui. à l’égard des tiers contrefacteurs. même si l’auteur est engagé par contrat avec un exploitant. La jurisprudence a réagi : CassCiv 19/02/91 . la jurisprudence a tendance à dévier jusqu’à considérer la PM comme auteur . A) le droit de divulgation gouverne la naissance des droits patrimoniaux C’est à partir de l’acte de divulgation que les droits d’exploitation vont intervenir. Le droit de divulgation L. craignant qu’on ne finisse par s’affranchir des conditions. sont de nature à faire présumer.) 80s’ : CassCiv a estimé que la qualité d’œuvre collective ne devait être attribuée que de façon résiduelle (quand les juges ont examiné les conditions de la création.bureaux de style/bureaux d’étude (modèles de meubles.. LES DROITS MORAUX Section 1. l’œuvre exploitée par une personne morale est présumée être une œuvre collective. quelque soit sa qualification. 2 conditions pour permettre de faire jouer la présomption. et de la forme que prendra cette communication.121-2 Divulguer = porter une œuvre à la connaissance du public . maroquinerie. vêtements. et conclu que ne correspond pas à une œuvre de collaboration). CassCiv a donc modifié sa motivation : CassCiv 24/03/93 . même si l’auteur a des créanciers. quelque soit le moyen de communication utilisé. Cciv 06/11/79 : refus pour modèle de sac . B) le droit de divulgation gouverne l’exercice des droits patrimoniaux . Précautions . en l’absence de revendication des personnes physiques l’ayant réalisée. Le droit moral du vivant de l’auteur 4 attributs du droit moral : droit de divulgation droit à la paternité droit au respect droit de retrait et de repentir §1. 28/05/95 . mais la doctrine a quand même protesté. CassCiv 22/11/91 : a estimé que : dans le cadre d’une action en contrefaçon.

car l’auteur s’est engagé dans un contrat qu’il n’était pas sur de remplir. et celles dont la propriété avait été conservée par le peintre (toutes les œuvres étant réputées livrées). et d’être entretenu. La sanction ne peut être que pécuniaire. il la signait = divulgation. Sanction. et des rééditions. l’artiste s’engageait à fournir un certain nombre de toiles par mois. La distinction s’est faite entre œuvres ayant été divulguées. 2) conflit droit de divulgation / force obligatoire du contrat ex : contrat de commande (contrat d’entreprise) Une personne commande une œuvre à un auteur.). car une obligation personnelle de faire ne peut entraîner ni exécution forcée. refusant de la livrer : Cciv 14/03/1900 : « arrêt Whistler » Peintre. L’auteur décide du nombre d’exemplaires. . celles dont la propriété avait été transférée à Vollard. mais il devra indemniser le commanditaire frustré (action en responsabilité) (conflit entre deux « principes absolus »). et le droit du propriétaire de l’objet créé par l’auteur Le propriétaire du tableau n’est investi que d’un droit sur le support . toutes les autres initiatives sont du domaine de l’exploitant). qui prive le propriétaire du fructus CassCiv 29/11/05 : donation d’une étude faite par un peintre . le propriétaire n’avait pas le droit de l’exploiter. mais a refusé de le livrer. ni astreinte. destinataire de la commande d’un portrait. Néanmoins. et œuvres ne l’ayant pas été. La volonté de divulguer l’œuvre se manifeste par la livraison. qui paralyse la règle normale du transfert de propriété OUI. obligation de réparer. Donc si préjudice (moral.  grande force du droit de d’auteur. si une œuvre en français peut être traduite.L’auteur décide de la forme que prendra la communication de l’œuvre : ex : décider si l’œuvre orale peut être éditée . et de son agrément par le propriétaire : « la convention par laquelle un peintre s’engage à exécuter un portrait moyennant somme déterminée est un contrat de nature spéciale (contrat d’entreprise) . L’auteur peut se retrancher derrière le droit de divulgation pour refuser de livrer une œuvre . donation de l’œuvre n’entraînait pas divulgation au public . L’a réalisé. Succession Vollard: distinguer.. Atelier Rouault dans locaux Vollard.  grande force du droit d’auteur. L. 09/03/47 : « affaire Rouault/Vollard » : Pratique du mécénat : un marchand de tableaux permettait à un peintre d’avoir un atelier dans ses locaux. le transfert de propriété dépend de la livraison de la chose par l’artisan. tous les droits d’auteurs restent sur la tête de l’auteur : le propriétaire ne peut pas exploiter l’œuvre sans l’accord de l’auteur. une partie de la doctrine soutient la théorie de l’épuisement du droit de divulgation (selon eux. exemple du destinataire de la commande. C) La force du droit d’auteur 1) conflit droit de divulgation / droit de propriété ex : vente d’un tableau.. Quid de l’œuvre déjà livrée ? CA Paris. Commanditaire a assigné le peintre devant les tribunaux. En matière de contrat d’entreprise. La propriété n’est définitivement acquise au commanditaire que lorsque l’artiste a mis le tableau à sa disposition. CA Paris a analysé l’habitude du peintre : quand il voulait manifester qu’une œuvre était achevée. et qu’il a été agréé par le commanditaire ». économique. En échange.111-3 : Principe de l’indépendance du droit d’auteur par rapport au support matériel = distinguer le droit de l’auteur. dans la masse des œuvres dans l’atelier.

Dubuffet assigne Renault devant les tribunaux : « la divulgation de l’œuvre dépend de l’exécution matérielle à laquelle s’est engagée la Régie Renault ». 01/02/89. Contrat d’édition : . A) le droit au respect et les contrats d’exploitation du droit d’auteur 1) les contrats d’exploitation (édition. de Monpezin. « conventions de nègre » : le « nègre » écrit un ouvrage qui sera publié sous le nom d’un tiers. et les a considérées comme des œuvres de collaboration entre les 2 auteurs. Monpezin mécontent de sa rémunération. 10/06/86 : souvenirs (informations) de M. CA Paris. représentation. §3. procès. ouvrage publié sous le nom de Michel de Grèce. Le contrat prévoyait que le commanditaire se réservait l’exécution matérielle de la sculpture. publiés sous son nom. mais écrite par M. faisant obstacle à la divulgation de l’œuvre. Dans ces 2 affaires. en particulier sur le droit moral. ex : Affaire Anne Bragance. et écartaient l’application de la loi américaine sur le droit français. CassCiv a jugé que les lois sur le droit d’auteur. « la nuit du sérail » (idée). Droit pour l’auteur d’exiger que son œuvre ne soit pas modifiée sans son consentement. Œuvre américaine. sous astreinte) §2. Chaplin). ajoutée par le réalisateur. ex : Affaire de Monpezin. production audiovisuelle) Type de contrat où le droit au respect est le plus fort. Renault a changé d’avis. CA Paris n’a pas annulé les conventions portant sur le droit de paternité . « droit au respect de son œuvre ». Mais une fois le socle réalisé.121-1 : « l’auteur jouit du droit au respect de son nom. respect de son nom et de sa qualité = droit de paternité L’auteur peut exiger que son œuvre soit divulguée au public sous son nom L’auteur peut exiger que son œuvre soit divulguée de façon anonyme/pseudonyme exception : œuvres publicitaires. remplacée sans son accord. sans autorisation de l’auteur. de sa qualité et de son œuvre ». CA Paris. œuvres audiovisuelles : le nom de l’auteur est très rarement indiqué s’explique par la différence de poids économique des opérateurs (menaces de licenciement ou de rupture de contrat font que les auteurs ne protestent pas) Question de l’existence des contrats portant sur la paternité d’une œuvre : Droit de paternité = prérogative morale  incessible (donc nullité d’un tel contrat) Pourtant. « Affaire Dubuffet » La Régie Renault commande une sculpture à Dubuffet. L’exploitant est tenu au respect de l’œuvre : aucune modification ne peut être apportée à l’œuvre achevée sans autorisation des personnes ayant pris part à la procédure d’achèvement. la pratique connaît beaucoup de contrats de ce genre : ex.exemple du commanditaire n’exécutant pas ses obligations : CassCiv 16/03/83. Non-exécution de l’obligation contractuelle. Segal. Renault condamné à exécuter la sculpture (obligation de faire. Le droit à la paternité L. donc producteur considéré comme auteur unique du film. ex : Affaire HUSTON.121-1. Contrat de production audiovisuelle : ex : ajout d’une musique à un film muet (Le Kid. étaient des lois de police. (or ces arrêts sont contraires au principe selon lequel les idées et les informations ne sont pas protégées par le droit d’auteur). Asphalt Jungle : colorisation d’un film n&b. Le droit au respect L.

les juges du fond doivent rechercher si l’œuvre 2nde a respecté l’esprit. 6 juillet 1965 : Cass affirme que le droit moral appartenant à l’auteur lui donne la faculté de veiller.132-22 : l’œuvre doit être représentée conformément aux usages de la profession. le caractère. en modifier l’aspect extérieur. CA Versailles. pas de chahut dans la salle. et la substance de l’œuvre originale » (mais pas de définition de la notion de « substance ») Jurisprudence subséquente : la limite à ne pas franchir. Inventaire : certains panneaux avaient disparus. Donc représentation en intégralité. B) le droit au respect et la cession du support matériel de l’œuvre Cette question se pose surtout pour les œuvres graphiques et plastiques (dont le support matériel a une valeur marchande). ou la laisser se dégrader ? Affaire Bernard Buffet (peintre) : Buffet avait peint un réfrigérateur. et les avait vendus séparément (œuvre unique transformée en œuvres séparées) : Buffet a protesté au nom du droit au respect. autorisation au cas par cas (pas de clause générale). CA Paris 31/03/04 avait jugé qu’il s’agissait d’une violation du droit moral. après la divulgation. vendu aux enchères au profit d’une association caritative. le droit au respect connaît 2 limitations : . 28 janvier 1999 : Vasarely avait peint 31 panneaux pour orner la salle à manger de la direction. disant que l’acheteur avait fait un usage abusif de son droit de propriété en modifiant l’aspect extérieur de l’œuvre. Le droit au respect appartenant à l’auteur est plus fort que le droit de propriété : il paralyse l’abusus Dans la jurisprudence récente. pas de modification des personnages. Le droit au respect paralyse l’usus. L’acquéreur avait découpé chacun des panneaux du réfrigérateur. ni mutilée. elle reproduisait fidèlement l’intrigue/le caractère du personnage principal. Question de l’abusus : est-ce que le propriétaire du support matériel d’une œuvre peut la détruire. c’est la dénaturation (violation du respect).132-11 : l’éditeur ne peut modifier l’œuvre sans autorisation écrite de l’auteur . Mais CassCiv 30/01/07 a jugé qu’il s’agissait d’une adaptation. Affaire Vasarely c/ Régie Renault. soit en cas de modification du caractère des personnages) Cciv 12/06/01 : adaptation au cinéma du Petit Prince : Cass pose un principe : l’adaptation au cinéma d’une œuvre littéraire implique qu’une certaine liberté soit reconnue à l’adaptateur.L. 2) le droit au respect et l’adaptation de l’œuvre Concilier le droit moral (droit au respect) avec la liberté reconnue à l’adaptateur (certains auteurs exigent une adaptation très proche de leur œuvre) CassCiv 22/11/66 : Affaire Le dialogue des carmélites : Cass : « pour juger de la fidélité d’une adaptation. Cass conclut qu’il n’y a pas de violation du droit au respect dès lors que l’œuvre d’adaptation respectait l’esprit de l’œuvre préexistante. On avait dissocié ce que le peintre considérait être un ensemble : les tribunaux lui ont donné raison sur le plan de l’atteinte au droit moral et donc au droit au respect. Contrat de représentation : L. à ce que son œuvre ne soit ni dénaturée. (dénaturé : soit en cas de modification de l’esprit de l’œuvre. Héritiers HUGO a protesté contre la publication. et que bien que comportant l’apport personnel de l’adaptation. ex : ajout à une œuvre : Affaire de la suite des Misérables.

3° le droit de retrait et de repentir ne peut être exercé par l’auteur que pour des raisons artistiques et esthétiques. 11 juin 2009 : un architecte avait construit des immeubles de bureaux. et pour tenir compte des intérêts de l’exploitant. 14/05/91 : action introduite par un auteur de BD. disant que la commune était tenue d’entretenir la fontaine.seul justifient la mise en avant du droit au respect des actes graves. soit pour la retirer dans le but de la modifier et de l’exploiter de nouveau (droit de repentir). Avec le temps. qui énonçait qu’il exerçait son droit de retrait en raison de la rémunération proposée par son cessionnaire. s’était dégradée. mettant en péril l’existence même de l’œuvre . Ce n’est que si l’exploitant d’origine refuse que l’auteur retrouvera sa liberté. Le sculpteur protestait au nom de son droit au respect. Le droit de retrait et de repentir art L. Hypothèse dans laquelle un auteur a conclu avec un tiers un contrat d’exploitation. ex : contrat d’édition. sous réserve d’une autorisation de l’autorité judiciaire. le propriétaire a le droit d’y apporter des modifications. Le législateur a pris des précautions pour que le droit de retrait et de repentir ne soit pas exploité à la légère.121-4 : Droit de délai et de repentir : Prérogative du droit d’auteur . et un exercice abusif du droit qu’il institue » Section 2 : le droit moral après la mort de l’auteur Le droit moral est perpétuel.ces actes graves doivent être le fait du propriétaire même de l’œuvre. qui doit être exercé non pas dans l’intérêt de son titulaire. le propriétaire peut y apporter des modifications à condition qu’elles soient justifiées.Cass. et a constaté que le propriétaire avait modifié ses plans. A la mort de l’auteur. A terme. (et non pour des raisons financières) ex : Cass. soit pour retirer l’œuvre de la circulation (droit de retrait). le droit moral devient un « droit-fonction ». et à des conditions financières identiques. œuvre exploitée : le droit de retrait et de repentir permet à l’auteur de revenir sur son autorisation d’exploitation. Œuvre architecturale à caractère utilitaire: 7 janvier 1992. quelque puisse être par ailleurs son mérite. sur leur importance et sur les circonstances qui ont conduit à y procéder. le droit moral sera susceptible d’abus.  l’œuvre à destination utilitaire n’est pas intangible. §4. Cass a donné tort au sculpteur pour 2 raisons : . entièrement tournée vers la satisfaction des intérêts de l’auteur. mais atteinte au principe de force obligatoire du contrat. mais dans l’intérêt d’un tiers  Donc après la mort de l’auteur. il n’y aura plus de titulaire se rattachant à l’auteur par un lien de succession. justifiées par des besoins nouveaux. « Un tel motif. caractérisait un détournement des dispositions de ce texte. Qui peut exercer le droit moral s’agissant d’un auteur dont la succession est tombée en déserrance ? Du vivant de l’auteur. 1° exigence d’une indemnisation préalable du préjudice causé à l’exploitant (peut paralyser l’exercice du droit de retrait et de repentir) 2° droit de repentir : la loi exige que l’auteur propose en priorité son œuvre à l’exploitant d’origine. Cass a estimé que lorsque l’œuvre a un aspect utilitaire. . 3 décembre 91 : une fontaine monumentale avait été édifiée pour le compte d’une commune. le droit moral est un droit « égoïste ».

121-1 (droit au respect.121-2. Il peut organiser la dévolution de toutes les prérogatives du droit moral à la même personne. affaire concernant l’œuvre des frères Goncourt. divulgation d’œuvres posthumes (n’ayant été ni divulguées ni communiquées au public du vivant de l’auteur). rattaché au ministère de la culture . va-t-il transmettre la charge à ses propres héritiers ? ou cette charge s’éteint-elle avec lui ? droit commun : le droit de l’exécuteur testamentaire est un droit personnel et viager. droit à la paternité) : désigne comme titulaire les héritiers (le droit au respect suit la dévolution du patrimoine) L. . parce qu’il n’est conçu que comme pouvant être exercé par l’auteur lui-même.les descendants à défaut. . collatéraux. fondée par Victor Hugo en 1838. droit d’auteur : même chose : ce droit ne peut pas être transmis. 2 dispositions : L. en vue de propager et de défendre la langue et la culture française . ou répartir ces prérogatives entre plusieurs personnes.la Société des Gens de Lettre (SGDL). même après la chute de l’œuvre dans le domaine public. un peu différent de l’ordre du droit commun: .les autres héritiers (ascendants. Il peut désigner le titulaire du droit moral après sa mort. rôle de l’exécuteur testamentaire prévu à l’art L. a pour fonction de veilleur au respect du droit moral. Questions concernant la nature du droit de l’exécuteur testamentaire : à son décès. . Il peut aussi désigner un « exécuteur testamentaire » = une personne désignée pour surveiller la bonne exécution du testament. exercice du droit de divulgation. 14/03/56 2) en l’absence de dispositions testamentaires Succession ab atestat : Titulaires du droit moral sont désignés par la loi. même après la mort de l’auteur. à condition qu’ils aient accepté le reste de la succession) B) la question en l’absence de successibles Qui peut exercer le droit au respect alors que personne ne peut se rattacher par un lien successoral à l’auteur ? 2 organismes: .le Centre National du Livre (CNL). il peut même désigner une personne morale (ex : maison d’édition). ex. L’exercice du droit moral après la mort de l’auteur A) la question en présence de successibles 1) en présence de dispositions testamentaires L’auteur laisse une succession testamentaire.le conjoint (ni divorcé ni séparé de corps. ni remarié (particularité du droit d’auteur) à défaut. CA Paris. Problème : le droit d’agir de ces organismes est très difficilement admis par la jurisprudence. Concernant le droit au respect.Le droit de retrait et de repentir disparaît avec l’auteur.121-2 (droit de divulgation) : la jurisprudence construit un ordre spécial. §1. Pour pallier les difficultés de disparition des successibles.

art L. arrêt Civ1è 30/01/07 Descendant de Victor Hugo a protesté contre cette suite.331-1 al 2) que les associations n’ont vocation à agir que pour les intérêts de la profession.L’éditeur de l’auteur défunt peut agir admis par Cass : affaire MONTHERLANT. (affaire des Liaisons Dangereuses. en cours au moment du vote de la loi de 1985. Ils peuvent être saisis notamment par le ministre de la culture (énumération non-exhaustive). TGI Paris. 1956 . affaire Antonin ARTAUD. Ce n’est plus un droit absolu  il doit pouvoir être contrôlé. 5/3/97) . CA Versailles. au moins de façon restreinte (exposition / vente du support matériel). les tribunaux peuvent prendre toute mesure appropriée. Cass 28 février 1989. CA Paris. Civ1è. 2ème temps : affaire de la suite des Misérables arrêt CA Paris 31/05/04 . disant qu’elle n’exerçait pas le droit moral à titre personnel. CA Paris. Le ministre de la culture Jack Lang avait connaissance de l’affaire.évolution jurisprudence : dans un 1er temps. affaire Le Bossu. 3 novembre 2004. Contrôle de l’exercice du droit moral par son titulaire n’est prévu que pour l’exercice du droit de divulgation : art L. mais entendait protester contre la pratique des suites d’ouvrages romanesques susceptibles d’avoir des répercutions sur les intérêts de ses membres. et a pris position : des éditeurs de livres d’art voulaient faire paraître une monographie (ouvrage de référence) sur l’œuvre de Foujita. A) qui peut agir ? .122-9 (similaire). 15/04/64. la SDGL s’est vue refuser le d’agir en justice pour la défense du droit au respect (argument : la défense du droit au respect dans une affaire particulière mettant en cause le respect d’un auteur n’est pas une affaire mettant en cause un intérêt professionnel) Or il résulte de la loi (loi 67 . .Un des cotitulaires du droit de divulgation CassCiv. La SDGL est intervenue à l’instance aux côtés de Pierre Hugo.  en cas d’abus notoire dans l’usage ou le non-usage du droit de divulgation/d’exploitation. 24/12/2000 . 1972) dans ces 2 affaires. peintre. Droit moral exercé par sa veuve.Les héritiers autres que celui titulaire du droit de divulgation CA Paris. Lang craignait que l’affaire ne se plaide sur le point du droit d’exploitation.Ils ne peuvent agir qu’en cas de déserrance (2 décisions TGI Paris. a inclus dans la loi de 1985 une disposition prévoyant l’abus notoire du droit d’exploitation. Les œuvres en cause avaient été divulguées par le peintre. 22/01/82 : édition des correspondances de M.121-3 (Il n’y a donc pas de contrôle de l’exercice du droit au respect) Contrôle de l’exercice du droit de divulgation : étendu par la loi de 85 au contrôle du droit d’exploitation : L. 13/09/99. édition simplifiée des Misérables . papiers d’un explorateur B) à quelles conditions ces personnes peuvent-elles agir ? . 19/12/97 : pourvoi rejeté par CassCiv. disant que constituait une violation du droit au respect. Le contrôle de l’exercice du droit moral Mort de l’auteur : le droit moral devient un droit-fonction. 3 mars 87 . pour défendre les intérêts des auteurs. §2. Son intervention a été jugée recevable par la CA Paris et la Cass.Le ministre de la culture ex : affaire concernant FOUJITA. opposée à la publication. œuvres mineures de Marguerite DURAS . décision Henri Langlois. avec reproductions.

et d’en tirer une rémunération. c’est faire figurer cette œuvre sur un support matériel. droits limités dans le temps à 70 ans après le décès de l’auteur. Droit d’exploitation : 2 prérogatives : . Le droit patrimonial du vivant de l’auteur A) le droit de reproduction Droit exclusif. Abus notoire : violation constate et délibérée de l’avis de l’auteur.Hypothèse restreinte par le Code aux cas d’abus notoire dans l’exercice du droit de divulgation/du droit d’exploitation.. est considéré comme une reproduction. Explorateur : papiers + archives. à laquelle s’opposaient les éditions Gallimard (éditeur historique). Principe : toute initiative prise par n’importe qui pour mettre l’œuvre à la disposition des autres sous . réalisée par l’héritier de M. (en droit français. Corollaire du droit de reproduction : droit d’adaptation. Montherland : édition posthume de la correspondance. moulage d’une sculpture . analysant l’attitude de l’auteur durant sa vie. impression des paroles d’une chanson sur une bande de karaoké . qui est incessible) .droit de représentation Caractère de ce droit pécuniaire : sont des droits exclusifs. d’autoriser ou d’interdire la reproduction de son œuvre.droit de reproduction . photocopie d’un ouvrage . donc souhaitait sa divulgation. il prend une initiative concernant le droit de reproduction : il doit demander l’autorisation de l’auteur/de ses ayant-droits.  tout moyen technique permettant l’accès à l’œuvre par l’intermédiaire d’un support matériel est une reproduction. (reproduction en matière d’œuvre graphique/plastique par photographie . fut-ce en un seul exemplaire. ni de volonté de ne pas publier . lorsqu’on traduit l’œuvre en écriture braille). en particulier des lettres à sa grand-mère. indéniable Jurisprudence : il y a abus notoire dans l’usage ou le non-usage du droit de divulgation lorsque le titulaire du droit de divulgation viole une volonté certaine et délibérée de l’auteur. dans un sens ou dans un autre. fut-ce un support électronique. droit de traduction (sont en général cédés à l’éditeur en même temps que le droit de reproduction). Chapitre 2 : LE DROIT PATRIMONIAL Composantes du droit patrimonial (droit pécuniaire): On distingue le droit d’exploitation du droit de suite. ou a tout le temps changé d’avis : il n’y aura pas d’abus notoire. appartenant à l’auteur. donc le nonusage par le titulaire a été considéré comme abus notoire. Section 1 : le contenu du droit patrimonial de l’auteur §1. Chaque fois qu’un tiers prend l’initiative de faire figurer l’œuvre sur un support. Apparemment. lorsqu’on intègre une œuvre dans le circuit internet . Donc quand l’auteurs n’a pas pris position durant sa vie. droit d’exploitation cessible (l’auteur va faire des contrats sur les droits d’exploitation. mais pas sur le droit de suite. Langage courant : abus notoire = abus évident. Toute initiative d’un tiers consistant à faire figurer l’œuvre sur un support matériel. et lui verser une redevance. Reproduire une œuvre. Durant sa vie : Montherland a toujours changé d’avis sur la publication de ses œuvres après sa mort. en ont déduit que l’auteur souhaitait le plus grand rayonnement pour son œuvre. Foujita. le non-usage du droit de divulgation ne constitue pas dans ce cas un abus notoire. gouvernés par le droit de divulgation (prérogative morale) . qui naissent sur la tête de l’auteur . Artaud : les tribunaux. aucune volonté de la part de l’auteur de publier. les redevances versées aux auteurs en contreparties de reproduire/représenter leur œuvre s’appellent les droits d’auteur  le terme de « royalties » n’existe PAS en droit français).

le juge a le devoir de refuser le bénéfice de l’exception si dans ce cas précis. posant problème. 2001. Liste étendue par la loi du 1er août 2006. a photocopié l’intégralité de plusieurs ouvrages scientifiques. lorsque que conflit devant tribunal. arrêt 7 mars 1984 : plusieurs éditeurs d’ouvrages scientifiques ont mandaté une personne qui. Puis les modes de reproduction sont devenus accessibles à tous : la copie privée devient un nouveau mode d’exploitation de l’œuvre. « triple-test » : 1° les exceptions doivent être limitée à certains cas spéciaux (L.122-5. Cass a du définir le copiste : dans un cas comme dans le cas de l’espèce. (on ne peut pas raisonner par analogie. et non destinées à une utilisation collective.122-5 2°.122-5. b) la question de la copie privée Copie privée prévue à l’article L. Toutes les exceptions sont soumises au principe général de l’interprétation restrictive.forme de support est considérée comme une reproduction : on doit demander l’autorisation de l’auteur et lui payer des redevances.122-5 2°. endisant qu’on n’était pas dans l’espèce dans le cadre d’une copie privée. car la copie avait été faite par une personne et qu’elle n’était pas destinée à l’usage privé. CassCiv1è. Depuis 1984. Même si l’exception figure dans l’art L. B) les exceptions au droit de reproduction a) les principes généraux gouvernant les exceptions Les exceptions figurent toutes dans l’art L. Pour être dans le cadre de l’exception « copie privée ». Lorsque l’œuvre a été divulguée. Pour être dans le cadre de l’exception « copie privée ». l’auteur ne peut interdire les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste. 2) la question de la copie privée a) définition du copiste Copie privée prévue à l’article L. le tribunal doit vérifier que l’exception dont se prévaut le plaideur satisfait au test en 3 étapes : directive « droit d’auteur dans la société de l’information ». elle apporte une atteinte injustifiée aux intérêts de l’auteur/de ses ayant-droits. impossible d’étendre les exceptions) Toutes les exceptions doivent satisfaire à l’exigence du « texte en 3 étapes » : même si exception prévue par un texte. Lorsque l’œuvre a été divulguée. l’auteur ne peut interdire les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste. et l’utilisateur de la copie. Le copiste est donc l’officine de photocopie dissociation entre le copiste.122-5) 2° l’exception dont on se revendique ne doit pas porter atteinte à l’exploitation normale de l’œuvre/de l’objet protégé (on ne peut pas revendiquer un nouveau mode d’exploitation sous couvert de l’exception) 3° la mise en jeu de l’exception ne doit pas causer un préjudice injustifié aux ayant-droits. exploite ce matériel en le mettant à la disposition de ses clients. Les éditeurs ont fait un procès à l’officine de photocopie. A l’origine (57). il faut réunir 3 conditions (cumulatives) : 1° la copie doit être réalisée par le copiste lui-même . détenant dans ses locaux le matériel nécessaire à la confection de photocopie. contenait un nombre limité d’exceptions. Cass a entendu dans cette affaire obliger à verser des droits d’auteur tous ceux qui font commerce de l’exploitation d’œuvres protégées sans payer de droits d’auteur. Mais nombreuses exceptions au droit de reproduction. et non destinées à une utilisation collective. sous contrôle d’un huissier. raisonnement suivi. il faut réunir 3 conditions (cumulatives) : 1° la copie doit être réalisée par le copiste lui-même 2° la copie doit être réservée à son usage privé 3° la copie ne doit pas être destinée à un usage collectif Difficultés : La définition du copiste : exception de la copie privée date de 1957 : les moyens de copie étaient peu nombreux. le copiste est celui qui.

b) Copies d’œuvres musicales et audiovisuelles i) question des copies analogiques Résolue par loi du 2 juillet 1985 (modernisation de la loi de 1957). répercutée sur l’acheteur. Lorsque l’auteur signe un contrat d’édition. essentiellement contre les très gros copieurs. et de les redistribuer aux ayant-droit. Centre Français du Droit de Copie. et l’utilisateur de la copie. détenant dans ses locaux le matériel nécessaire à la confection de photocopie. sous contrôle d’un huissier. en disant qu’on n’était pas dans l’espèce dans le cadre d’une copie privée. Contrefaçon : 4 ans d’emprisonnement.111-3 s. celui qui se raccorde au système reproduit des œuvres protégées. 1985 : instauration de la rémunération pour copie privée : taxe assise sur les supports d’enregistrement vierge (destinée à rémunérer auteurs. Cour de cassation a du définir le copiste : le copiste est celui qui. Tout internaute voulant copier en peer-to-peer met automatiquement ses propres fichiers à la disposition des autres internautes. A entraîné une application anarchique de la loi. .122-10 à 122-12 CPI Instaure un système de gestion collective pour la reprographie Société de gestion du droit de reprographie : ex. CassCiv1è. Puis les modes de reproduction sont devenus accessibles à tous : la copie privée devient un nouveau mode d’exploitation de l’œuvre. Le copiste est donc l’officine de photocopie : dissociation entre le copiste. car la copie avait été faite par une personne et qu’elle n’était pas destinée à l’usage privé. à destination du public. de récolter les fonds . donc une application injuste. exploite ce matériel en le mettant à la disposition de ses clients. sur la reprographie L.2° la copie doit être réservée à son usage privé 3° la copie ne doit pas être destinée à un usage collectif Difficultés : La définition du copiste : exception de la copie privée date de 1957 : les moyens de copie étaient peu nombreux. clause dans laquelle l’auteur choisit une société de gestion collective du droit de reprographie. sociétés d’auteurs ont intenté des poursuites sporadiques. Depuis 1984. Après arrêt 1984 : Loi du 3 janvier 1995. Devant l’inflation des copies par système peer-to-peer. 400000€ d’amende. Taxe payée par le fabricant ou l’importateur . 1985 : producteurs de disques et films ont mis en avant que la copie privée d’œuvres musicales et audiovisuelles était devenue un nouveau mode d’exploitation. a photocopié l’intégralité de plusieurs ouvrages scientifiques. Société du Droit de Reproduction Mécanique) ii) question des copies numériques Question du peer-to-peer. due essentiellement au hasard . forfait (et non rémunération proportionnelle). . et cède à cette société son droit de reproduction par reprographie. artistes et producteurs). Taxe récupérée par un organisme de gestion collective (SDRM. Cette société est chargée de faire des contrats avec les utilisateurs ne répondant pas aux conditions de la copie privée (ex : université) . Juridiquement. raisonnement suivi. et une inadéquation de la réponse pénale. 7 mars 1984 : plusieurs éditeurs d’ouvrages scientifiques ont mandaté une personne qui. .Celui qui télécharge un des fichiers profite de la contrefaçon réalisée par un tiers  recel de contrefaçon. La Cour de cassation a entendu dans cette affaire obliger à verser des droits d’auteur tous ceux qui font commerce de l’exploitation d’œuvres protégées sans payer de droits d’auteur.Celui qui reproduit une œuvre sans autorisation est un contrefacteur. donc une incompréhension du corps social. Les éditeurs ont fait un procès à l’officine de photocopie. sans autorisation. Rémunération de la copie privée : L.

émission à la radio. Initiative. à l’occasion duquel les auteurs (ayant écrit les chansons) vont percevoir un droit de représentation de la part de l’organisateur du concert.122-2 CPI : communiquer l’œuvre directement au public. 2 mesures : . simple notification . sans l’intermédiaire d’un support matériel. e va à nouveau engendrer le versement d’une redevance. donc sur le titulaire de l’accès à internet. ex : un concert. il s’expose à une amende. ex : un hôtelier. exécution musicale.) Droit de représentation : droit exclusif appartenant à l’auteur d’autoriser ou d’interdire la communication directe de son œuvre au public.Loi du 1er août 2006 : loi DAVSI. diligentées par une autorité administrative . cet auteur économique va devoir demander une autorisation et verser une redevance  éventuellement. diffuse le concert. « droit d’auteur dans la société d’information ». Loi du 12 juin 2009 : loi HADOPI 1 Nouveau système de riposte graduée. Des agents des organismes professionnels d’auteur surveillent les connexions internet. ex : à partir de ce concert. Une partie des dispositions ont été censurées par le CC°. et dénoncent à la haute autorité la pratique de l’internaute. Communication directe (représentation théâtrale. censuré par le CC° dans une décision du 27 juillet 2006.puis 1er avertissement . Censuré par CC° le 12 juin 2009 : une sanction pénale ne peut pas être prononcée par une autorité administrative. de façon fugitive. Loi du 28 octobre 2009 : loi HADOPI 2 Relative à la protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur internet. Particularité : la rémunération de l’auteur à l’occasion de la représentation de son œuvre peut être unique.2ème avertissement si nouvel acte constaté dans les 6 mois . Mais cette loi a été promulguée . représentation TV. .. et donne lieu au versement de droits d’auteur. exposition d’une œuvre d’art.Si fournisseur d’accès ne suspend pas. dans ses salons. loi d’application immédiate. Cette initiative touche un nouveau public : doit à nouveau être utilisée. Mission de la haute autorité : adresser des avertissements aux abonnés à internet ayant réalisé des copies non autorisées d’œuvres protégées. et payer une redevance. votée pour mettre le droit français en harmonie avec la directive européenne de 2001.  chaque fois qu’un opérateur économique prend une initiative qui permet à une représentation de toucher un public auquel l’auteur n’avait pas pensé en donnant son autorisation initiale. L.système de riposte graduée .335-3-1 CPI : 3 ans d’emprisonnement. . . la HADOPI (haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection sur internet).. II. . considéré comme gardien de la connexion. pluralité de redevances.puis suspension de l’accès internet d’une durée maximale d’un an prononcée par une instance pénale (car atteinte à une liberté individuelle). 300000€ d’amende. Se concentre sur le fournisseur d’accès à internet. nouveau public : l’hôtelier devra demander une autorisation. et la perception d’une rémunération à cette occasion.  Toute représentation doit être autorisée. ou être plurale.responsabiliser les auteurs de logiciel (faire porter la sanction pénale sur celui qui met à la disposition des internautes des logiciels peer-to-peer). une chaîne télévisée diffuse le concert en direct. Mise en place du système de riposte graduée. La haute autorité met en place le système de riposte graduée : .d’abord. Le droit de représentation A) principe Représenter une œuvre : définition : L. ôté de la loi.

et doit payer une redevance. « l’ensemble des clients d’un hôtel. ex : CA Paris. Hôtel Le Printemps. Civ1è considère que l’hôtelier tire un bénéfice de cette initiative. bien que chacun occupe à titre privé une chambre individuelle. . l’installation de récepteurs par l’hôtelier ne modifie pas le champ de l’autorisation de représentation donnée par un auteur.n’est pas une entreprise Un cercle de famille. « transmet les programmes de télévision pour les besoins de son commerce » : même type de raisonnement qu’arrêt reprographie de 1984...122-5 1° CPI Interprétation restrictive : 3 conditions cumulatives.122-8. et modifié par transposition de la directive communautaire « droit de suite » de 2001. Mais arrêt CNN. Arrêt CNN suivi parla jurisprudence.les auteurs d’œuvres graphiques et plastiques ont assez peu l’occasion d’exercer les prérogatives classiques du droit d’auteur . 18 septembre 1994. exerçant ainsi une initiative donnant prise au droit de représentation »  l’hôtelier est tributaire du droit de représentation dès qu’il installe des récepteurs dans ses chambres.n’est pas une réunion de personnes due au hasard (hôpital. art L. .réalisées exclusivement dans un cercle de famille. Civ1ère. Hôtel Raphaël.) . Repris dans la loi de 1957. .. 1920 : le législateur a créé le droit de suite. C’est dans ce sens que s’est prononcée la jurisprudence dans un 1er temps : Civ1ère. mais seulement aux auteurs d’œuvres graphiques et plastiques. l’auteur autorise la réception de cette diffusion dans une multitude de lieux privés.mode de rémunération : entièrement assise sur la vente du support matériel Or certaines œuvres.. 7 mars 2008. 6 avril 1994 : Cour de cassation modifie la jurisprudence antérieure : la distinction classique disparaît. Difficulté : les chambres d’hôtel sont des lieux privés. 23 novembre 1971. Exception du cercle de famille est exclusivement une exception au droit de représentation. En revanche. Ne bénéficie pas à tous les auteurs. C) le droit de suite 1) la physionomie générale du droit de suite Droit de suite créé par une loi du 20 mai 1920. .n’est pas une réunion de personnes liées par un centre d’intérêt (club sportif. CA Paris. il prend alors une initiative similaire à celle d’un entrepreneur de spectacle.gratuites . ou par des liens d’amitié. Notion de « cercle de famille » : . Sont soustraites au droit de représentation (pas d’autorisation à demander ni de droit à payer) les représentations : .privées . constitue un public auquel la direction de l’établissement transmet des programmes de télévision pour les besoins de son commerce. ont acquis une valeur matérielle considérable avec le temps. Le droit de suite le seul des droits patrimoniaux qui soit incessible : pas de contrat ni de testament sur le droit de suite.Problème : un hôtelier installe des récepteurs de radio ou de télévision dans ses chambres.) .En autorisant la télédiffusion/radiodiffusion d’une œuvre. Droit de suite créé pour répondre à un besoin : . vendues par l’auteur à très bas prix. c’est une réunion de personnes liées entre elles par des liens de parenté ou d’alliance. puis dans le CPI. CJCE 7 décembre 2006. si l’hôtelier a un système de câblodistribution à l’intérieur de son hôtel (diffuse à ses clients des œuvres qu’il a lui-même sélectionnées). Selon ce raisonnement. B) exception au droit de représentation Art L. Hôtel Hilton.

droit de représentation) 1) les œuvres publiées du vivant de l’auteur a) durée du droit Durée de base du droit d’auteur : vie de l’auteur + 70 ans après sa mort Pour certaines œuvres. droit de suite = 3% du prix de vente de l’œuvre aux enchères publiques à partir de 750€. par l’artiste lui-même. Désormais. qui va revenir à l’auteur ou à ses ayant-droit.2) régime du droit de suite Le marché de l’art (galeristes et commissaires priseurs) a toujours été très hostile au droit de suite. mais d’un autre évènement . Le droit patrimonial après le décès de l’auteur A) le droit d’exploitation (droit de reproduction. lithographies : 45 originaux..l’exercice du droit de suite est subordonné à une déclaration d’intention de l’auteur ou de ses ayant-droit (c’est généralement une société de droits d’auteur qui s’occupe d’avertir de la revente: Association des Auteurs d’œuvres d’art Graphiques ou Plastiques) Directive 2001 : taux dégressif : le taux du droit de suite est d’autant moins important que l’œuvre est chère. durée comptabilisée non pas à partir du décès de l’auteur. Droit de suite élargi quant aux ventes au sujet desquelles l’auteur peut exercer son droit de suite. Responsabilité de l’Etat engagée : CE. en principe. qui a longtemps été une particularité française. a) droit de suite élargi Droit de suite élargi quant aux œuvres faisant l’objet du droit de suite Le droit de suite existe uniquement pour les œuvres graphiques et plastiques . 4% jusqu’à 50000€. la pratique avait élargi le droit de suite aux « œuvres à originaux multiples » (photographies : 15 originaux. droit de suite s’exerçait en principe lors de la vente de l’œuvre aux enchères publiques ou par l’intermédiaire d’un commerçant. + le taux est plafonné : le maximum du droit de suite est fixé à 12500€. ou sous sa responsabilité (exclut qu’il y ait des originaux multiples après la mort de l’auteur). Loi nouvelle : .œuvres collectives (PM titulaire du droit d’auteur) 70 ans à partir de la publication . Mais l’exercice du droit de suite aux ventes réalisées par l’intermédiaire d’un commerçant nécessitait un décret d’application qui n’a jamais été pris depuis 1957. Auparavant. b) taux du droit de suite Le droit de suite est un pourcentage du prix de vente de l’œuvre. Mais avant 2001. le droit de suite s’appliquait uniquement aux ventes aux enchères publiques. .œuvres de collaboration : 70 ans à partir du décès du dernier des coauteurs . acheteur ou intermédiaire un professionnel du marché de l’art.le versement du droit de suite est à la charge du vendeur . accusée de freiner le marché de l’art français. Auparavant. Droit de suite étendu à tous les Etats de la Communauté Européenne par la directive « droit de suite » de 2001 .œuvres anonymes et pseudonymes : 70 ans après la publication b) les titulaires du droit . à condition qu’interviennent en tant que vendeur.. 3% de 50000à 200000. loi : le droit de suite s’applique à toute vente (hormis la 1ère cession opérée par l’artiste luimême ou ses ayant-droits). a modifié le droit de suite. 1993. §2. La loi a repris cette solution : le droit de suite s’applique maintenant aux exemplaires exécutés en quantité limitée. Mais en pratique. bronzes : 9 originaux). œuvres en un seul exemplaire.

doivent être constatés par écrit. tutelle. La conclusion du contrat d’exploitation A) Les conditions de forme du contrat d’exploitation Exigence du consentement personnel de l’auteur Art L-132-7 CPI (concerne les contrats d’édition. Section 2 : les règles générales du contrat d’exploitation Avant la loi de 1957.131-3).123-1 CPI Désigne les ayant-droits de l’auteur. L’auteur ne peut pas désigner par testament le titulaire du droit de suite après sa mort. Depuis 1957. dans l’ordre de la dévolution successorale légale (731 Cciv) Cessionnaires de l’auteur (ex : éditeur) Conjoint survivant de l’auteur : usufruit spécial sur le droit d’exploitation. + contrat de cession du droit d’adaptation audiovisuelle (L. les contrats d’exploitation ne sont pas soumis au droit commun : liberté contractuelle surveillée. mais étendu par la jurisprudence à tous les contrats d’exploitation). 2) Les œuvres posthumes L. Ordre public de protection : méconnaissance assortie d’une nullité relative. et disposaient de connaissances juridiques différentes (auteurs désavantagés). de représentation et de production audiovisuelle. 2 cas. Exigence d’un écrit L. d’ordre public. Si testament : ceux à qui l’auteur aura légué ses droits d’exploitations Si succession ab atestat : héritiers.Titulaires du droit d’exploitation après mort de l’auteur : L. y compris aux incapables (mineurs.les titulaires du droit sont les ayant-droit de l’auteur (héritiers) . Le droit de suite peut uniquement faire l’objet de la dévolution successorale légale. Cette exigence s’applique à tous les auteurs. §1. et après le décès de l’auteur.123-4 CPI Œuvre posthume = n’ayant pas été communiquée au public du vivant de l’auteur. Titulaires des droits sur les œuvres posthumes. les contrats d’exploitation du droit d’auteur n’étaient soumis à aucune règle particulière. les contractants étaient de poids économique différent. ni séparé corps. et séparé du contrat d’édition. qui ne peut être prononcée qu’à la demande de la personne spécialement protégée (l’auteur). à condition qu’il ne soit ni divorcé. Si l’œuvre posthume est publiée pendant la durée du monopole (dans les 70 ans suivant le décès de l’auteur). durée du droit.131-2 CPI Contrats d’édition. . 1957 : le législateur a entouré les contrats d’exploitation du droit d’auteur de règles impératives. 1985 : exige que la cession du droit d’adaptation audiovisuelle d’une œuvre fasse l’objet d’un contrat écrit. . Règle de preuve (et pas règle de forme). Le législateur s’est rendu copte qu’en matière de droit d’auteur. S’assurer de la réalité de la décision de divulgation de l’auteur : exiger qu’il intervienne personnellement dans le contrat.durée de protection : temps restant entre la date de la publication et la chute de l’œuvre de l’auteur dans le domaine public (ex :publication d’une œuvre posthume 20 ans après le décès de l’auteur : cette œuvre sera protégée 70 – 20 = 50 ans) Si l’œuvre posthume est publiée après l’extinction du monopole : Le droit d‘exploitation appartient au propriétaire du support. diffèrent. destinées à protéger l’auteur. La conclusion du ct d’exploitation nécessite que l’auteur intervienne personnellement. curatelle). Durée de protection : 25 ans à compter de la publication B) Le droit de suite Le droit de suite est incessible : durant de la vie de l’auteur. Usufruit spécial peut être éventuellement réduit pour atteinte à la réserve. et ne se soit pas remarié après le décès de l’auteur.

mais ce droit est limité pour chaque genre.la mission de l’exploitant vis-à-vis de l’auteur est de diffuser son œuvre dans le public : c’est une des causes du contrat .131-1 : pour échapper à la prohibition. .net §2. . (donne un impact très grand à L. ni limitée dans le nombre d’œuvres.(Avant 85 : éditeurs cessionnaires du droit d’adaptation audiovisuelle . contrat de commande : auteur cède au commanditaire le droit d’exploiter l’œuvre commandée) Notion de « cession globale » : La doctrine a présenté plusieurs interprétations : . et sur tous les droits sur ces œuvres. (donne peu d’impact à L..131-1 : interdiction de la cession globale des œuvres futures Interdiction : souci de protéger l’auteur contre l’envie de céder une fois pour toutes à un seul exploitant la totalité de sa production future.132-4.131-2.131-1 s’appliquerait dès lors que la cession porterait sur toutes les œuvres à venir de l’auteur.132-1 : le contrat d’édition comporte à charge pour l’éditeur l’obligation d’assurer la publication et la diffusion de l’œuvre.interprétation exégétique: la prohibition de l’art L.131-1 condamnerait toutes cession à partir du moment où elle porte au moins sur 2 œuvres futures dès lors que ces œuvres ne sont pas identifiées dans le contrat. L’exécution du contrat d’exploitation Obligations de l’exploitant A) L’obligation d’exploiter Le cessionnaire du droit d’exploitation.. Problème d’interprétation de l’article.non commerçant / exploitant – commerçant) : donc la règle de l’écrit ne s’applique PAS lorsque l’auteur .131-3) : dérogatoire au droit commun de la preuve : seule la preuve des contrats visés par le texte doit être rapportée par écrit) (donc ne concerne pas contrat de traduction. soit à 5 ouvrages nouveaux. mais négligeaient souvent de le mettre en œuvre) Exigence d’un écrit (L. Pas de jurisprudence sur la question. B) Les conditions de fond du contrat d’exploitation du droit d’auteur L.la rémunération de l’auteur dépend du niveau d’exploitation B) L’obligation de verser une rémunération à l’auteur .non commerçant veut prouver contre l’exploitant – commerçant. soit à la production de l’auteur pendant 5 ans. Jurisprudence sur la définition de la notion de « genre ». en même temps qu’il bénéficie de la cession de ce droit. L.131-1) On retient une interprétation médiane : Il y a cession des œuvres futures dès lors que la cession n’est ni limitée dans le temps. Art L. le nouvel éditeur va racheter la clause. « clause de préférence des éditeurs » : Ménager une faveur à l’éditeur ayant pris un risque en publiant un auteur à l’origine inconnu : possibilité d’insérer dans le contrat d’édition une clause selon laquelle l’auteur lui offrira par préférence ses œuvres futures . sobillard@laposte. La clause de préférence se rachète : lorsque l’auteur décide de quitter son éditeur. Le législateur a posé au moins une exception à cette interdiction : art L. contrat de travail.) Preuve des contrats d’exploitation du droit d’auteur : sont des contrats mixtes (auteur.interprétation extensive :l’article L. contracte vis-à-vis de l’auteur l’obligation de mettre en œuvre le droit qui lui a été cédé. il suffit de soustraire un type d’œuvre ou de soustraire un droit) . car il est fréquent que l’auteur cède à un tiers des œuvres qui ne sont pas encore réalisées (ex : contrat de travail : salarié cède son droit d’exploitation des œuvres crées dans l’exécution du contrat de travail à son employeur .

il y a eu lésion subie par l’auteur . car on ne paie pas de prix pour avoir communication de cette œuvre) Art L.1) le principe de la rémunération proportionnelle Principe de la rémunération proportionnelle : L.Œuvres peu diffusées mais à coût de production élevé : ouvrages scientifiques et techniques. et rémunération perçue par l’exploitant) Particularité : le déséquilibre peut avoir existé dès la conclusion du contrat. TITRE 2 : LA PROPRIETE INDUSTRIELLE Partie I : dessins et modèles : non traitée Partie II : Protection d’un résultat technique Propriété industrielle : on quitte la protection du seul fait de la création pour rentrer dans le domaine de la protection avec formalité.Œuvres à coût de production faible. 2) le recours au forfait a) le choix du forfait CPI : 131-4 : permet le choix du forfait dans un certain nombre d’hypothèses. le législateur a posé une exception. L. notamment de la vente : plaider qu’il s’agit d’un prix dérisoire. la rémunération versée à l’auteur est proportionnelle à ce prix. laissée à la négociation contractuelle. ou être survenu au cours de l’exécution du contrat. introductions. albums bon marché pour les enfants . Contrats d’édition. Associe l’auteur au succès de son œuvre. mais ne précise pas le quantum de la proportion. En cas de succès inattendu. Formalité du dépôt auprès d’un organisme. suite à la demande de l’intéressé (le dépôt).132-5 CPI  pourcentage du prix de vente de l’œuvre Pour protéger l’auteur contre la tentation de céder son droit d’exploitation contre un forfait défavorable. . en moyenne : 7 à 10 % du prix de vente hors taxes de l’œuvre. Dans certains cas. le forfait devient injuste. le forfait est autorisé. Lorsque le public paye un prix pour avoir communication d’une œuvre. anthologies. par exception au principe.132-6 : liste d’œuvres pour lesquelles.livres de prière b) la question de la révision du forfait Risque : que le forfait soit disproportionné par rapport à la production réalisée par l’exploitant. chargé de délivrer les titres de propriété industrielle. lorsque le quantum est trop faible. La plus importante : cas où le public ne paie pas de prix pour avoir communication d’une œuvre. ex : œuvres diffusées à la télévision (ex : publicité : rémunération forfaitaire.131-5 CPI : action en rescision pour cause de lésion (dès la rescision du contrat. le législateur rejette le système du forfait. présentations. on va recourir aux règles du droit commun. à diffusion importante : éditions populaires à bon marché (livres de poche).131-4 1° : choix du forfait autorisé lorsque la base de calcul de la rémunération proportionnelle ne peut pas être pratiquement déterminée. annotations. . lorsqu’il choisit la rémunération proportionnelle. accessoires des œuvres (préfaces. éditions de luxe. l’INPI : Institut National de la Propriété Industrielle (émanation du Ministère de l’industrie). L. . illustrations. Difficulté : le législateur. Mais en même temps qu’il fixe le principe de la rémunération proportionnelle. donne bien l’assiette de la rémunération. encyclopédies. traductions) .Annexes. si l’auteur a subi un préjudice car écart de plus de 7/12è entre montant du forfait perçu par l’auteur. et choisit par principe le système de la rémunération proportionnelle.

abandonnée l’idée de propriété sur l’invention. Le droit des brevets essaie de combiner à la fois l’intérêt de l’inventeur et l’intérêt de la collectivité. les brevets d’invention (L. un monopole d’exploitation.) Un brevet d’invention est un titre délivré par les pouvoirs publics (par l’intermédiaire de l’INPI) donnant à son bénéficiaire. en cas de conflit) . enregistrés au Parlement. donc d’un examen préalable. en contrepartie. limité à 15 ans. remplacée par un monopole sur l’invention . 2 inconvénients : droit excessif (idée de propriété) . mais en contrepartie en exigeant que la collectivité accède immédiatement (18 mois après le dépôt de la demande) à la connaissance de l’invention . aucun contrôle sur la nouveauté de l’invention (rejeté sur le pouvoir judiciaire. les parfumeurs.une obligation d’exploiter l’invention . moyennant le respect de certaines obligations. Idée d’un titre.maintient un certain nombre de solutions antérieures (ex : absence d’examen sur les conditions de brevetabilité . Loi de 1844 : une lacune : la délivrance du brevet n’est soumise à aucun contrôle administratif . pour s’en réserver l’exclusivité de sa mise en œuvre) . Analyse juridique du brevet : Doctrine moderne : considère le brevet comme un contrat entre l’Etat et l’inventeur. obligation d’exploiter . contenait le « brevet d’importation » (disposition spéciale consacrée aux inventions étrangères. car l’invention devra être publiée au bout d’un certain temps. Droit révolutionnaire : décret du 7 janvier 1791 : donne à l’inventeur. accordant un monopole d’exploitation sur l’invention. les inventeurs gardent le secret sur leur parfum. l’Etat lui assure un monopole pour une durée de 20 ans.une obligation d’en donner une description suffisante. notamment.621-1) Certains industriels préfèrent toutefois cette voie : ex. Les sources du droit des brevets : Ancien régime : les brevets étaient accordés sous forme de privilèges. permet simplement de réagir contre la violation de ce secret . caractère temporaire du monopole) .621-1 CPI : disposition pénale. Cour de cassation a refusé de considérer que les parfums étaient des œuvres protégeables par le droit d’auteur . organisait le pillage des inventions étrangères) Loi du 5 juillet 1844 : . Conserver le secret présente un double-inconvénient : . punit la violation par un salarié du secret de fabrique. en donnant « à l’inventeur » un monopole. donnant en France un brevet au premier qui importait sur le territoire français une invention étrangère : ne récompensait plus l’inventeur. et ne demandent pas de protection par brevet. considéré comme propriétaire de son invention.la protection par le secret n’offre qu’une protection limitée : ne donne aucun monopole. avec en contrepartie pour l’inventeur : .la loi ne punit pas d’une façon générale la violation du secret (seulement punie dans le cas particulier de L. sans examen préalable (sans vérification des conditions de brevetabilité). Droit des brevets : a pour objet une invention technologique (un résultat technique).l’intérêt de l’inventeur (conserver le plus longtemps possible le secret sur son invention.abandonne le brevet d’importation. 2 intérêts contradictoires : . à l’expiration du monopole. un monopole d’exploitation limité dans le temps (20 ans à compter du dépôt de la demande). la collectivité pourra exploiter cette création. 4 août 1789 : Abolition des privilèges.611-1 s.l’intérêt de la collectivité (accéder le plus rapidement possible à la connaissance d’éléments nécessaires à son progrès technologique) Le droit des brevets a rejeté la protection par le secret. Le droit français n’ignore pas totalement la protection par le secret : L. aux termes duquel l’inventeur s’engage à faire connaître son invention au profit de la société .

le déposant dispose d’un délai de 12 mois pour pratiquer le dépôt dans les autres pays. Convention de Luxembourg sur le brevets communautaires. Europe : Convention de Munich. (auprès du bureau des brevets de l’un des Etats-membres).nouveauté .« Droit priorité » : à partir d’un 1er dépôt réalisé dans un des Etats-membres. réformée par loi du 19 juillet 1978 : a instauré un examen préalable par l’Administration. est-elle limitée . Désaccords (sur l’harmonisation du contentieux. . Après un dépôt unique. valables dans chacun des Etats-signataires de la Convention de Munich.application industrielle Section 1 : La nouveauté Est nouveau ce qui apparaît pour la première fois . sans que le premier dépôt ne soit considéré comme détruisant la nouveauté de l’invention. sur le coût du brevet communautaire) Chapitre 1 : L’INVENTION BREVETABLE 3 conditions pour qu’une invention soit brevetable : . l’existence d’une antériorité une divulgation prématurée (par l’inventeur lui-même) l’existence d’une demande de brevet. valable dans tous les Etats-membres. §1. A) l’existence d’une antériorité Antériorité : tout document qui établit que l’invention était connue du public avant le dépôt de la demande de brevet. « ce qui n’est pas antériorisé ». L’exigence de nouveauté s’explique par l’idée que le brevet une récompense donnée à l’inventeur. Droit international : Convention de Paris de 1882 : . document = un brevet accordé antérieurement) 1) l’étendue de la recherche d’antériorité La recherche d’antériorité. auprès d’une seule Administration (l’Office Européen des Brevets. (en général. du 2 janvier 1968 (codifiée dans le CPI . Ne rentrera en vigueur que lorsqu’elle sera ratifiée par tous les Etats-membres. pratiquée par l’INPI.Assimilation de l’unioniste au national (= le ressortissant d’un des Etats-membres de l’Union de Paris pour l’Union Industrielle au ressortissant de l’Etat dans lequel la protection est réclamée). Le défaut de nouveauté Etude des éléments qui vont détruire la nouveauté. au moment du dépôt de la demande.manifestation d’une qualité inventive . sur la même invention : problème de la doublebrevetabilité. déposée par un tiers. OEB) : débouche sur un faisceau de brevets. portant sur les conditions de brevetabilité).Cette absence de contrôle engendrait une grande instabilité du droit des brevets pendant toute la période de protection (15 ans sous le droit révolutionnaire 15 ans dans la loi de 1844 20 ans dans un décret de 1839) La loi de 1844 va régir les brevets en France jusqu’à la loi moderne sur les brevets. 1975 : (toujours pas entrée en vigueur) : un dépôt donnerait lieu à un titre communautaire de propriété industrielle. 1973 : Institue un système européen de délivrance des brevets.

on doit retrouver dans ce qui a été divulgué au public les éléments composant l’invention. suffisante. quelle était la teneur de l’invention antérieure. dans le secret. on dépose le contenu technique d’une invention. portant sur l’invention. c) L’antériorité doit être totale « l’antériorité de toutes pièces » Pour que la nouveauté de l’invention soit détruite. les brevets anglais ne font l’objet d’une recherche d’antériorité que sur le territoire du Royaume-Uni. 6 janvier 2006. b) L’antériorité doit être suffisante Pour pouvoir détruire la nouveauté. dans cette enveloppe.soit à la suite d’un démarchage commercial 1) la divulgation au cours d’essais ou d’expérimentations . Cas d’un tiers lui-même inventeur.soit à la suite d’essais ou d’expérimentations . une invention analogue à celle qui fait l’objet du dépôt de la demande. Enveloppe diffusée par l’INPI . CA Paris. dans la même forme. d’exploiter son invention concurremment avec le breveté. Limitation dans l’espace : ex. créée en 1914. 6 juin 2001 . a) l’antériorité doit être publique L’exploitation antérieure de l’invention objet du brevet ne constitue pas une antériorité si elle a été réalisée dans le secret.. En France : aucune limite à la recherche d’une antériorité : ni dans le temps. et totale. qui a réalisé secrètement l’invention avant le dépôt de la demande de brevet : Normalement. L. par son contenu. 2 circonstances : .613-7 CPI. cette invention ne pourrait pas détruire la nouveauté d’invention. Permet au tiers qui a réalisé. CassCom. Mode d’accessibilité : indifférent ex : divulgation d’une invention par le biais d’une conférence. communication d’une invention aux ingénieurs d’une autre société . Mais droit subordonné à la preuve que ce tiers a bien réalisé l’invention avant le dépôt de la demande de brevet. ni dans l’espace. perforée . d’un article de presse . s’il y a un litige. qui ne pourraient pas exister si leur antériorité pouvait être détruite par la seule preuve de l’antériorité d’un seul des éléments B) la divulgation prématurée = communication de l’invention réalisée par l’inventeur lui-même. Il existe des « inventions de combinaison ». sans être considéré comme contrefacteur. doivent permettre à un « homme du métier » de réaliser l’invention. les éléments communiqués au public.dans le temps ou dans l’espace ? 2 systèmes : Limitation dans le temps : ex. Mais on va donner à ce tiers un droit de possession personnelle antérieure : art L. on ressort l’enveloppe. Moyen de preuve facile : « l’enveloppe soleau » . et on prouve. en droit allemand. le même fonctionnement.611-13 CPI : l’antériorité doit être publique. le même agencement. en vue du même résultat technique. on ne considère que les antériorités qui ont moins de 100 ans. L’enveloppe est scellée par l’INPI. (ex : brevet pour des gants en maille métallique pour équarisseurs rejeté car cotte de maille connue au Moyen-Age) 2) les caractères que doit revêtir une antériorité pour détruire la nouveauté d’une invention 3 caractères.. d’un rapport. Il ne peut pas attaquer le brevet pour défaut de nouveauté en prouvant qu’il a lui-même réalisé l’invention antérieurement. envoi de cette invention à un soustraitant non-tenu au secret .

du phonographe. à la seule vue du produit.si la 1ère demande n’est pas encore publiée au moment ou le 2nd inventeur dépose sa demande de brevet : normalement.  rechercher la composition du public destinataire de la divulgation. contrat sur la fabrication d’un prototype). le démarchage commercial intervient lors de foires ou de salons professionnels. explorant la même voie. il faut que le public auquel l’invention a été divulguée soit apte à la comprendre .Souvent. .aptitude scientifique Brevet = technique. si après une communication au public de son invention dans un salon professionnel. pour savoir si son invention est rentable (demande de brevet engendre des frais importants). il faut que le public : . si introduction dans le contrat d’une clause de confidentialité .si la 1ère demande est déjà publiée à la date du dépôt de la 2nde : pas de problème. la jurisprudence considère que même en l’absence d’une telle clause. Pour que le secret ait été divulgué. . et donc de le reproduire » double-aptitude : aptitude juridique. dépôt obligatoirement communiqué au public dans les 18 mois.soit apte à comprendre en quoi consiste l’invention et puisse la reconstituer à partir des éléments divulgués. la nouveauté n’est pas détruite. . dont l’intérêt est de communiquer au public des choses nouvelles. les tribunaux accordent une grande importance à la façon dont le secret a été divulgué : celui auquel le secret a été prescrit. l’inventeur ou celui ayant droit au brevet dépose une demande de brevet dans les 6 mois. déposent chacun une demande de brevet pour la même invention. L. la nouveauté n’est pas détruite.) Incidence sur la nouveauté ? Procédure d’octroi du brevet : dépôt de la demande à l’INPI . Art L. CA Paris. Quel est le public auquel fait référence l’art.. la confidentialité s’imposait : CA Paris. sera en mesure de le comprendre. et aptitude scientifique. et qui divulgue quand même l’invention : cette divulgation détruit la nouveauté. Sont aussi tenus au secret les agents nécessaires à une exploitation (CA Paris 1988. Mais souvent. du téléphone. et soit apte à la réaliser avec les informations qui lui ont été divulgué. 6 juillet 1993 : « le public s’entend de toute personne non-tenue au secret.611-11. médecins et patient faisant partie du protocole d’exploitation d’un médicament). que cette obligation soit d’origine légale (ex : salariés de l’entreprise) ou contractuelle (cocontractants de l’inventeur. C) question de la double-brevetabilité (l’hypothèse d’une demande de brevet déposé par un tiers pour une même invention) Suppose par hypothèse que 2 inventeurs..  la question se pose en fait en termes d’aptitude à la connaissance. les inventeurs veulent tester leur invention. dont des inventions. l’inventeur divulgue son invention à des personnes non tenues au secret et aptes à la comprendre. 2) la question du démarchage commercial L’inventeur va souvent tester le marché. 4 juillet 1993. . la nouveauté va être détruite.ne soit pas tenu au secret . Mais parfois. Distinction : . Mais le secret étant une question de fait.611-13 b) : exception : par effet dérogatoire. à qui la communication va détruire la nouveauté ? A partir de quel seuil de personnes est-on en présence d’un public ? Inutile : question inextricable dans cette formulation. (ex : cela s’est produit au moment de l’invention de l’électricité.aptitude juridique Ne pas être tenu au secret. et qui. si en faisant son démarchage commercial. En principe. Pour que la nouveauté soit détruite.

Sauf dans deux cas : . Problème : souvent. on répartit les inventions brevetables en 4 catégories : A) l’invention de produit Un produit nouveau. lorsqu’il s’agit d’une découverte (ex : découverte de la cellulose du bois). notamment pour déterminer l’étendue de la protection de l’invention. Si un nouvel inventeur met au point à nouveau mode de fabrication d’un produit protégé. pouvant être amélioré. le procédé faisant l’objet d’un brevet permet d’aboutir à la fabrication d’un produit breveté. pour la cellophane). et la découverte d’un produit (qui n’est pas brevetable) Brevet : récompense donnée par les pouvoirs publics. N’importe qui pourra aboutir au même produit en utilisant un autre procédé. Procédé : souvent empirique. pédalo). (il y a contrefaçon. pour la fabrication d’un produit qu’on ne connaissait pas. et tous les modes de fabrication du produit. Mais on pourra obtenir un brevet pour les applications particulières de la cellulose du bois (ex : pour la celluloïde. le brevet est limité au procédé permettant d’aboutir à ce produit.611 al 3 assimile artificiellement la 1ère demande à l’état de la technique. ex : un corps chimique jusque là inconnu (ex : dynamite.si l’inventeur du procédé obtient d’un juge une « licence de dépendance ». mais le résultat auquel parvient le produit n’est pas brevetable. En revanche. il n’y a pas de brevet. (que la 1ère demande de brevet ait été publiée ou non)  il n’y a pas de double-brevetabilité §2. il ne pourra en principe pas l’exploiter avant la fin de la protection par le brevet. Il arrive souvent qu’un 2nd inventeur améliore ce procédé. un objet matériel d’une structure jusque là inconnue (ex : saxophone. téflon) .Pourtant. car ce produit existait déjà. il serait de mauvaise politique juridique de donner 2 brevets concurrents à 2 inventeurs sur la même invention (car on ne saurait pas à qui attribuer les dommages-intérêts).s’il y a accord entre l’inventeur du produit breveté et l’inventeur du nouveau procédé . L. Cette classification a disparu lors de la réforme de 1978. c’est un objet matériel comportant des caractéristiques qui ne se retrouvent pas dans les produits similaires antérieurs. même si le contrefacteur n’utilise pas le même procédé de fabrication). La loi de 1968 contenait une classification des inventions brevetables. 1) la distinction entre la fabrication d’un produit (brevetable). Le brevet de produit pose 2 questions principales. 2) la distinction entre le produit et le résultat fourni par le produit Seul le produit nouveau est brevetable . fermeture éclair. Une autre personne pourra déposer un brevet pour une autre invention qui parvient à un résultat similaire B) l’invention de procédé Dans cette hypothèse. Classiquement. ou une « licence de . Les effets de la nouveauté On va classer les inventions brevetables selon l’objet auquel s’applique la nouveauté. mais reste utile de manière théorique. Le produit est protégé en soi : on protège à la fois le produit.

et a demandé un brevet. CA Paris a refusé le brevet : il n’y a pas d’application nouvelle . ex : un crayon-gomme n’est pas une invention de combinaison : chacun des moyens continue à remplir sa fonction propre . « inventions de combinaison » Combiner plusieurs moyens pour leur faire produire un effet nouveau. et développé par la loi de 1978.l’obtention d’un brevet pour un résultat radicalement différent. on ne se contente pas d’exiger que le produit soit nouveau . ou en termes de temps de mise au point. C) l’application nouvelle de moyens connus Utiliser pour la 1ère fois un moyen technique connu.perfectionnement ». le 2nd inventeur peut mettre ces éléments en avant pour que le juge organise lui-même la coopération entre les 2 inventeurs. Exemples d’emploi nouveau : CA Paris 1850 : les roulettes : au XIXème siècle. peu importe que l’on soit ou non dans une industrie concurrente. Un « inventeur » a eu l’idée de mettre des roulettes sous les pieds des fourneaux. Une invention peut être nouvelle. . droit allemand. qui a précisé les conditions de l’activité inventives. Brevet rejeté : il ne s’agissait pas d’une application nouvelle d’un moyen connu . Le droit s’attache au résultat : il faut que le résultat soit radicalement différent. Condition introduite par la loi de 1968 (loi moderne sur le brevet d’invention).et le simple emploi nouveau. Inventions les plus courantes.et la juxtaposition de moyens (qui n’est pas brevetable) Pour obtenir un brevet pour une invention de groupement ou de combinaison. Pour obtenir un brevet. Distinguer : . pour en tirer un résultat entièrement nouveau. Art. différent de l’addition des résultats propres à chacun de ces moyens.613-15 : Si le 2nd procédé présente un avantage en termes de coûts. D) l’invention portant sur la combinaison nouvelle de moyens connus « inventions de groupements ». Mise en évidence d’une fonction nouvelle par un inventeur. . Distinction : . puis on a découvert qu’avait des vertus antibiotiques. mais d’un simple emploi nouveau. Section 2 : l’activité inventive Condition de l’activité inventive posée par L. ex : sulphamines : à l’origine. il n’y a pas de résultat commun au crayon et à la gomme. matière colorante . pour mettre la loi française en harmonie avec les droits étrangers (qui ont coutume de subordonner la brevetabilité à une certaine hauteur inventive : ex.611-14 CPI. Ca Paris 1882 : concerne la peinture phosphorescente. sans supposer une activité inventive. ou un résultat qui jusqu’alors était obtenu autrement. il faut que les moyens mis en œuvre coopèrent en vue d’un résultat commun nouveau. mais on exige aussi que sa création suppose une activité inventive. La nouveauté et l’activité inventive sont deux éléments qui ne se recoupent pas. car l’application reste la même : rendre les objets visibles dans l’obscurité. on mettait des roulettes sous les pieds des pianos pour les déplacer facilement.entre la combinaison de moyens (qui est brevetable) . Pour accorder un brevet. L. droit américain). Un supposé inventeur a demandé un brevet pour le fait d’enduire de peinture phosphorescente les aiguilles d’une montre. mais un simple emploi nouveau.

la difficulté vaincue des recherches analogues ont été effectuées par le passé. En réalité.L. les tribunaux apprécient l’activité inventive en retenant un « faisceau d’indices » (pas une seule des deux méthodes) . pour un homme du métier. on assimilait à la technique les demandes de brevet. d’économie de moyens. 3 éléments : . Cass. mais aucune n’a abouti . qui tend à considérer l’homme de métier comme un spécialiste. est capable d’aboutir à la même solution que celle dont se réclame un inventeur dans une demande de brevet Section 3 : l’application industrielle . voir peut-être même comme une équipe de spécialistes relevant de domaines différents) C) l’état de la technique Etat de la technique pour apprécier les activités inventives : on s’en tient à l’état de la technique stricto sensu : tout ce qui a été rendu accessible au public (y compris les demandes de brevets. (se sépare de la jurisprudence de l’Office Européen des Brevets. même non publiées.611-14 : une invention est considérée comme appliquant une activité inventive si. Il s’agit d’un professionnel moyen. On dira qu’il y a activité inventive lorsque l’invention constitue un progrès dans l’état de la technique.Com.l’état de la technique A) l’absence d’évidence Pour apprécier l’absence d’évidence. à l’aide de ses seules connaissances professionnelles. 17 décembre 1995 : l’homme du métier est celui qui possède les connaissances normales de la technique en cause. Méthode objective : comparer l’état de la technique avant l’invention. à condition qu’elles aient été publiées). On dira qu’il y a activité inventive lorsque l’inventeur a eu « un éclair de génie ». doté de la connaissance normale de son métier. de concevoir la solution du problème que se propose de résoudre l’invention.l’homme du métier .la victoire sur un préjugé résultant de l’état de la technique tout conduisait l’inventeur vers une certaine voie . Il n’y a pas d’activité inventive si un professionnel moyen. pour des raisons de bonne administration du droit des brevets (problème de doublebrevetabilité). de productivité ? B) l’homme du métier L’homme du métier = l’agent de référence. introduite dans la loi en 1978. et il en a emprunté une autre .la durée plus ou moins longue des recherches . Notion d’homme du métier dégagée par la jurisprudence. En matière de nouveauté. normalement doté de la connaissance de son métier (ce n’est pas un spécialiste). et l’état de la technique après l’invention. elle ne découle pas de manière évidente de l’état de la technique. Méthode subjective : observer la démarche de l’inventeur.le chercheur est allé explorer un domaine qui lui était étranger . et est capable.considérer le résultat : est-il surprenant ? est-il avantageux en termes d’économie de temps. on peut recourir à deux méthodes. ou lorsqu’il a du fournir un travail important pour trouver l’invention.la non-évidence . Inconvénient de cette analyse : exclut du champ de la brevetabilité les inventions réalisées par chance ou par hasard. la personne à l’égard de qui l’invention ne doit pas avoir été évidente.

L’invention doit simplement être industrielle dans son résultat. On ne demande pas à l’inventeur de démontrer une application industrielle : il suffit que l’invention soit susceptible d’une application industrielle. Eléments non-brevetables : énumérées dans l’art L. Les découvertes scientifiques L-611-10 a) : la science pure . §2. Le brevet porte sur des objets matériels susceptibles d’une application industrielle. 611-10 b) : les créations esthétiques Protégées par d’autres systèmes Question : lorsqu’un objet présente à la fois une utilité technique et un aspect ornemental.théories scientifiques .phénomènes naturels .611-10 2° §1.611-15 : sert à faire sortir du champ de la brevetabilité certains éléments qui ne peuvent être ni fabriqués. en choisissant une forme plutôt qu’une autre. non appliqué). Malgré un traité international (Genève. Vise à la fois les brevets de produit et les brevets de procédé. n’a pas pu prendre corps. « Industrie » compris de façon générique = produit de l’activité humaine.611-15 : sert à faire sortir du champ de la brevetabilité certains éléments qui ne peuvent être ni fabriqués. Système défavorable aux savants. ni utilisés industriellement. Les créations esthétiques L.concepts mathématiques Le brevet ne concerne pas la science pure . donc de la rentabiliser. et de concéder des licences sur leur découverte. Invention énumérées dans l’art L.Une invention est susceptible d’application industrielle si son objet peut être fabriqué ou utilisé dans tout genre d’industrie. y compris l’agriculture. qui n’ont aucun système juridique pour protéger leurs découvertes (uniquement le secret).611-10 2° Section 3 : l’application industrielle Une invention est susceptible d’application industrielle si son objet peut être fabriqué ou utilisé dans tout genre d’industrie. L. 1978. peut-il cumuler les systèmes de protection ? Problème : risque de détournement du régime des créations esthétiques. Idée de créer au bénéfice des savants une sorte de protection « brevet de principe » : aurait permis d’être protégé. L. en . ni utilisés industriellement. car leur protection est plus longue que celle du droit des brevets. On ne demande pas que l’invention ait une application industrielle définie dans la demande de brevet. On ne demande pas que l’invention ait une application industrielle définie dans la demande de brevet. on considère que le créateur de l’objet. a fait un choix esthétique . Le brevet concerne seulement la science applicable. Vise à la fois les brevets de produit et les brevets de procédé. On ne demande pas à l’inventeur de démontrer une application industrielle : il suffit que l’invention soit susceptible d’une application industrielle.511-8 : écarte la protection des dessins et modèles pour un produit dont l’apparence est exclusivement imposée par la fonction technique. L. « Industrie » compris de façon générique = produit de l’activité humaine. L’invention doit simplement être industrielle dans son résultat. y compris l’agriculture. Risque de détournement abordé dans la partie du droit des dessins et modèles : art.  critère de la multiplicité des formes : lorsque plusieurs formes sont possibles pour obtenir le même résultat technique.

CassCom. Loi de 1978 visait à mettre le droit français des brevets en conformité avec la Convention de Munich sur le brevet européen. on exclurait une invention de produit (ex : instrument de mesure. Distinction : . cette forme est liée au résultat industriel. il n’y a aucune raison de distinguer selon que le logiciel débouche sur des informations. seule la protection du droit des brevets peut s’appliquer au produit. sont exclues de la brevetabilité. car il n’y a aucun autre moyen de protéger les logiciels. elle n’est pas brevetable. . principes et méthodes L’invention doit avoir un caractère technique et matériel.fonction de l’existence de ce choix esthétique. En revanche. elle est brevetable. Les idées publicitaires.611-10 2° c) A) les plans.  les exclusions de brevetabilité ne concernent pas l’ordinateur lui-même  l’exclusion de brevetabilité ne vise pas non plus les créations que l’on obtient grâce à l’intervention d’un ou de plusieurs logiciels CA Paris. En revanche. N’est exclu de la brevetabilité industrielle lorsqu’elle se concrétise par la structure particulière d’un bâtiment. les règles comptables.. l’objet peut être à la fois protégé par le droit des brevets. étant une méthode. A l’inverse. lorsqu’elle se concrétise dans un produit (ex : un instrument de mesure. B) les programmes d’ordinateur Inclus par la loi de 1985 dans l’énumération des droits d’auteurs . e déboucherait sur des résultat aberrants sur le plan pratique » §4. et par le droit des dessins et modèles. lorsqu’une seule forme est possible. principes et méthodes. Mais déjà exclue auparavant. qui sont exclus de la brevetabilité. pourront être brevetés : les moyens matériels concrets qui permettent la mise en œuvre de ces méthodes. en raison de leur caractère abstrait.La présentation d’informations L. Une solution contraire aboutirait à exclure de la brevetabilité la plupart des inventions récentes. Les plans.611-10 2° d) Exclusion introduite dans le droit des brevets en 1978.si la présentation de l’information se résout dans une méthode de caractère abstrait. (ex : registres comptables) CA Paris. / !\ Si on interprète de façon extensive l’exclusion de la brevetabilité des présentations d’information. les règles d’organisation scientifique du travail. ou dans le domaine des activités économiques. L. arrêt Mobil Oil : L’interdiction de breveter les logiciels est une interdiction générale . à propos de la conception d’une usine visant à remédier aux inconvénients de la fabrication en grandes séries d’objets industriels. les règles de gestion financière.611-10 2° c) : exclut les logiciels. instrument d’horlogerie) sous prétexte qu’il présente des informations. §3. sous réserve de la condition de nouveauté du produit. 28 mai 1975. un dispositif d’horlogerie).611-10 3° : la brevetabilité des logiciels et programme d’ordinateur n’est exclue que si la protection par le brevet est réclamée que pour le programme lui-même. 13 décembre 1990. ainsi que les programmes d’ordinateur L. dans l’exercice d’activités intellectuelles.. L. car ils ne satisfont pas à l’exigence d’application industrielle. ou sur des instructions données à une machine. 15 juin 1981 : arrêt SCHLUMBERGER A posé en principe que « un procédé ne peut pas être privé de brevetabilité pour le seul motif qu’une ou plusieurs de ces étapes sont réalisées par un ordinateur devant être commandé par un programme. en matière de jeux.

L. lorsqu’il a été isolé ou reproduit par des procédés techniques. dans la stricte mesure nécessaire à l’exploitation d’une application industrielle particulière » ex : la réplique d’un élément naturel du corps humain selon la loi française. en conformité avec la directive). b) : interdit le clonage et la modification génétique des êtres humains . l’élément biologique en cause ne peut donner prise à aucune invention. Le corps humain Art. bien que sa structure biologique soit identique à celle du corps humain Contrairement à la directive. lorsque cet élément est isolé par des procédés techniques particuliers. Section 1. elles pourraient être brevetables) L. résultat de procédés techniques qui l’ont identifié.énonce le principe de la non-brevetabilité du corps humain . caractérisé et multiplié en dehors du corps humain. seule la technique de multiplication des cellules de la peau pourra être brevetable. Les inventions dont la publication ou la mise en œuvre serait contraire à l’ordre public et aux bonnes mœurs Art.en revanche. .611-18 al 3 d) : exclusion totale de la brevetabilité des séquences partielles de gênes humains La directive n’excluait la brevetabilité des séquences que dans le corps humain (environnement naturel). mais ne le sont pas.611-18 al 2 : restreint la brevetabilité de cet instrument biologique. . car il constitue alors de la matière biologique. Transposition parfaite : L. puisque les cellules de la peau ont été fabriquées artificiellement. et non une invention) L.a). mais pas le résultat (alors que si on applique la directive.dans le corps humain. §1. purifié. Les interdictions de brevetabilité Intéressent plusieurs types de créations.  séparation de l’élément biologique et du corps humain Raisonnement : . L. Seule application jurisprudentielle : 1974. peut être breveté.Chapitre 2.611-18 al 1 : . « Un élément biologique. L611-17 Interdiction classique. LES RESTRICTIONS A LA BREVETABILITE Objets présentant les 3 caractères nécessaires pour être brevetables .611-18 al 3 : . 5 de la Directive 09/44 admet la brevetabilité d’un élément du corps humain. il devient brevetable . interdiction d’une machine destinée à l’exploitation des jeux de hasard. pour des considérations d’intérêt général.611-18 (loi bioéthique du 10 août 2004) Loi ayant notamment pour objectif de transposer la Directive CE 09/44 sur les inventions biotechnologiques.c) : interdit l’activité marchande autour des embryons humains Transposition posant problème : L’art. Difficulté : la loi de bioéthique transpose imparfaitement cette directive. existant à l’état naturel dans un être humain.énonce le principe de la non-brevetabilité du décryptage du génome humain (qui est de toute façon une découverte scientifique. ce qui pose problème au regard du principe d’interprétation conforme (de la loi interne. §2.

611-10 2° §1.  Création d’un système particulier pour protéger les obtentions végétales L. Le créateur d’une obtention végétale nouvelle peut obtenir. §3. L. On ne demande pas à l’inventeur de démontrer une application industrielle : il suffit que l’invention soit susceptible d’une application industrielle. Le régime particulier du brevet de médicament L’industrie pharmaceutique a une place particulière dans l’industrie : les frais occasionnés par la recherche et la mise au point d’un médicament sont très importants on considère que la mise au point d’un médicament dure en moyenne 10 ans. Problème concernant les obtentions végétales : création par des ingénieurs de catégories de plantes ou de semence qui présentent des caractères particuliers.611-19 2° Exclusion de brevetabilité Produits agricoles. Les obtentions végétales L. ils sont brevetables. calquée sur le droit des brevets. levures. même si ces forces naturelles sont suscitées ou dirigées par la main de l’homme. Les découvertes scientifiques . L’invention doit simplement être industrielle dans son résultat. y compris l’agriculture. Les races animales L. d’une durée de 20 ans. et des raisons tenant à la morale. car proviennent des forces naturelles. un titre de propriété lui donnant un droit exclusif sur sa variété végétale.) Section 2. Eléments non-brevetables : énumérées dans l’art L.. Section 3 : l’application industrielle Une invention est susceptible d’application industrielle si son objet peut être fabriqué ou utilisé dans tout genre d’industrie. naturellement exclus du champ de la brevetabilité. On ne demande pas que l’invention ait une application industrielle définie dans la demande de brevet. Cette interdiction de brevetabilité comporte une exception : elle ne concerne pas les « inventions microbiologiques » = produit inférieurs à 1 micron (ex : bactéries. §4. virus .La loi française exclut totalement la brevetabilité des séquences de gênes.611-19 1° Les animaux sont des produits naturels vivant : brevetabilité écartée pour des raisons tenant à la technique des brevets..611-15 : sert à faire sortir du champ de la brevetabilité certains éléments qui ne peuvent être ni fabriqués. « Industrie » compris de façon générique = produit de l’activité humaine. moisissures. CPI Loi du 11 juin 1970 : donne aux obtentions végétales une protection spécifique. après un dépôt auprès du Comité de Protection des Obtentions Végétales.623-1 s. qui ne se trouvent pas à l’état naturel. et que le produit auquel on aboutit compte en moyenne entre 100 millions et 150 millions d’euros  explique la durée particulière du brevets de médicaments nécessité d’encourager la mise au point de nouveaux médicaments par une incitation à la recherche Bien que les médicaments soient créés dans un but d’intérêt général. ni utilisés industriellement. Vise à la fois les brevets de produit et les brevets de procédé.

et par le droit des dessins et modèles. . sont exclues de la brevetabilité. §2.théories scientifiques . non appliqué). les règles d’organisation scientifique du travail. Les idées publicitaires. Les créations esthétiques L. il n’y a aucune raison de distinguer selon que le logiciel débouche sur des informations.. 611-10 b) : les créations esthétiques Protégées par d’autres systèmes Question : lorsqu’un objet présente à la fois une utilité technique et un aspect ornemental.L-611-10 a) : la science pure . cette forme est liée au résultat industriel. Les plans. (ex : registres comptables) CA Paris. a fait un choix esthétique . ainsi que les programmes d’ordinateur L. n’a pas pu prendre corps. on considère que le créateur de l’objet. ou dans le domaine des activités économiques. en choisissant une forme plutôt qu’une autre. en fonction de l’existence de ce choix esthétique. principes et méthodes. dans l’exercice d’activités intellectuelles. les règles comptables. qui n’ont aucun système juridique pour protéger leurs découvertes (uniquement le secret).611-10 2° c) A) les plans. B) les programmes d’ordinateur Inclus par la loi de 1985 dans l’énumération des droits d’auteurs . en raison de leur caractère abstrait. En revanche. à propos de la conception d’une usine visant à remédier aux inconvénients de la fabrication en grandes séries d’objets industriels. arrêt Mobil Oil : L’interdiction de breveter les logiciels est une interdiction générale . Idée de créer au bénéfice des savants une sorte de protection « brevet de principe » : aurait permis d’être protégé. car ils ne satisfont pas à l’exigence d’application industrielle.611-10 2° c) : exclut les logiciels.511-8 : écarte la protection des dessins et modèles pour un produit dont l’apparence est exclusivement imposée par la fonction technique. ou sur des instructions données à une machine.concepts mathématiques Le brevet ne concerne pas la science pure . 28 mai 1975. l’objet peut être à la fois protégé par le droit des brevets. principes et méthodes L’invention doit avoir un caractère technique et matériel. CassCom. Malgré un traité international (Genève. A l’inverse. L. pourront être brevetés : les moyens matériels concrets qui permettent la mise en œuvre de ces méthodes. L. lorsqu’une seule forme est possible. donc de la rentabiliser. peut-il cumuler les systèmes de protection ? Problème : risque de détournement du régime des créations esthétiques.phénomènes naturels . Risque de détournement abordé dans la partie du droit des dessins et modèles : art. seule la protection du droit des brevets peut s’appliquer au produit. §3. Système défavorable aux savants. 13 décembre 1990. N’est exclu de la brevetabilité industrielle lorsqu’elle se concrétise par la structure particulière d’un bâtiment. car il n’y a aucun autre moyen de protéger les logiciels. qui sont exclus de la brevetabilité. Le brevet concerne seulement la science applicable. car leur protection est plus longue que celle du droit des brevets. en matière de jeux.  critère de la multiplicité des formes : lorsque plusieurs formes sont possibles pour obtenir le même résultat technique. et de concéder des licences sur leur découverte. 1978. les règles de gestion financière. Le brevet porte sur des objets matériels susceptibles d’une application industrielle..

15 juin 1981 : arrêt SCHLUMBERGER A posé en principe que « un procédé ne peut pas être privé de brevetabilité pour le seul motif qu’une ou plusieurs de ces étapes sont réalisées par un ordinateur devant être commandé par un programme. sous réserve de la condition de nouveauté du produit. Une solution contraire aboutirait à exclure de la brevetabilité la plupart des inventions récentes. Loi de 1978 visait à mettre le droit français des brevets en conformité avec la Convention de Munich sur le brevet européen. étant une méthode. elle n’est pas brevetable.si la présentation de l’information se résout dans une méthode de caractère abstrait. un dispositif d’horlogerie).énonce le principe de la non-brevetabilité du décryptage du génome humain (qui est de toute façon une découverte scientifique. L. Seule application jurisprudentielle : 1974.  les exclusions de brevetabilité ne concernent pas l’ordinateur lui-même  l’exclusion de brevetabilité ne vise pas non plus les créations que l’on obtient grâce à l’intervention d’un ou de plusieurs logiciels CA Paris. interdiction d’une machine destinée à l’exploitation des jeux de hasard. e déboucherait sur des résultat aberrants sur le plan pratique » §4. en conformité avec la directive).611-18 al 1 : . Mais déjà exclue auparavant. ce qui pose problème au regard du principe d’interprétation conforme (de la loi interne. pour des considérations d’intérêt général. Difficulté : la loi de bioéthique transpose imparfaitement cette directive. Les interdictions de brevetabilité Intéressent plusieurs types de créations.L.611-10 3° : la brevetabilité des logiciels et programme d’ordinateur n’est exclue que si la protection par le brevet est réclamée que pour le programme lui-même. Le corps humain Art. Les inventions dont la publication ou la mise en œuvre serait contraire à l’ordre public et aux bonnes mœurs Art. En revanche.La présentation d’informations L. Section 1. lorsqu’elle se concrétise dans un produit (ex : un instrument de mesure. on exclurait une invention de produit (ex : instrument de mesure.611-10 2° d) Exclusion introduite dans le droit des brevets en 1978. instrument d’horlogerie) sous prétexte qu’il présente des informations. elle est brevetable.c) : interdit l’activité marchande autour des embryons humains .611-18 al 3 : . et non une invention) L. LES RESTRICTIONS A LA BREVETABILITE Objets présentant les 3 caractères nécessaires pour être brevetables . L611-17 Interdiction classique. / !\ Si on interprète de façon extensive l’exclusion de la brevetabilité des présentations d’information.611-18 (loi bioéthique du 10 août 2004) Loi ayant notamment pour objectif de transposer la Directive CE 09/44 sur les inventions biotechnologiques. §1.a). Distinction : . §2. mais ne le sont pas. Transposition parfaite : L. b) : interdit le clonage et la modification génétique des êtres humains . Chapitre 2.énonce le principe de la non-brevetabilité du corps humain .

car il constitue alors de la matière biologique. existant à l’état naturel dans un être humain. elles pourraient être brevetables) L. d’une durée de 20 ans.611-19 1° Les animaux sont des produits naturels vivant : brevetabilité écartée pour des raisons tenant à la technique des brevets. lorsque cet élément est isolé par des procédés techniques particuliers. mais pas le résultat (alors que si on applique la directive. purifié. §3. caractérisé et multiplié en dehors du corps humain. peut être breveté. Problème concernant les obtentions végétales : création par des ingénieurs de catégories de plantes ou de semence qui présentent des caractères particuliers. seule la technique de multiplication des cellules de la peau pourra être brevetable. calquée sur le droit des brevets. Le créateur d’une obtention végétale nouvelle peut obtenir.Transposition posant problème : L’art.en revanche. Cette interdiction de brevetabilité comporte une exception : elle ne concerne pas les « inventions microbiologiques » = produit inférieurs à 1 micron (ex : bactéries. moisissures. §4.611-19 2° Exclusion de brevetabilité Produits agricoles. « Un élément biologique.  Création d’un système particulier pour protéger les obtentions végétales L.623-1 s. même si ces forces naturelles sont suscitées ou dirigées par la main de l’homme. après un dépôt auprès du Comité de Protection des Obtentions Végétales. L. dans la stricte mesure nécessaire à l’exploitation d’une application industrielle particulière » ex : la réplique d’un élément naturel du corps humain selon la loi française. car proviennent des forces naturelles. résultat de procédés techniques qui l’ont identifié. l’élément biologique en cause ne peut donner prise à aucune invention.. un titre de propriété lui donnant un droit exclusif sur sa variété végétale.611-18 al 3 d) : exclusion totale de la brevetabilité des séquences partielles de gênes humains La directive n’excluait la brevetabilité des séquences que dans le corps humain (environnement naturel).  séparation de l’élément biologique et du corps humain Raisonnement : . bien que sa structure biologique soit identique à celle du corps humain Contrairement à la directive. 5 de la Directive 09/44 admet la brevetabilité d’un élément du corps humain.) Section 2.. La loi française exclut totalement la brevetabilité des séquences de gênes. qui ne se trouvent pas à l’état naturel. lorsqu’il a été isolé ou reproduit par des procédés techniques. Le régime particulier du brevet de médicament .611-18 al 2 : restreint la brevetabilité de cet instrument biologique. CPI Loi du 11 juin 1970 : donne aux obtentions végétales une protection spécifique. il devient brevetable . puisque les cellules de la peau ont été fabriquées artificiellement.dans le corps humain. virus . . et des raisons tenant à la morale. Les obtentions végétales L. Les races animales L. naturellement exclus du champ de la brevetabilité. levures.

Particularité de l’appréciation de la nouveauté du médicament Principe : on peut breveter une application nouvelle d’un moyen connu Question de savoir si un médicament connu pour avoir des propriétés curatives X peut être de nouveau breveté pour de nouvelles propriétés curatives qu’on a mis en lumière ultérieurement. Le titulaire du brevet ne pourra pas mettre son médicament sur le marché avant au minimum 5 ou 6 . Néanmoins. en l’application de L. ce n’est pas possible : on ne peut pas demander un nouveau brevet pour de nouvelles propriétés curatives. CA Paris. Arrêt cassé par CassCom. et que le produit auquel on aboutit coûte en moyenne entre 100 millions et 150 millions d’euros  explique la durée particulière du brevet de médicaments Nécessité d’encourager la mise au point de nouveaux médicaments par une incitation à la recherche Bien que les médicaments soient créés dans un but d’intérêt général. en plus de soigner les maux de tête. Mais l’AMM suppose un certain temps. Art L. jurisprudence plus nuancée : Grande chambre de recours de l’Office Européen des Brevets (brevets européens. à condition que ce médicament. qui consiste à vérifier que le médicament ne présente pas d’effets secondaires importants. Particularité de la durée de protection En principe. dans son utilisation nouvelle. les médicaments sont vendus sans indication de la maladie qu’ils soignent : on ne peut pas savoir si l’aspirine est prescrite pour soigner les maux de tête ou tel type de cancer Si on admettait en matière de médicament l’application nouvelle d’un moyen connu. En raison du secret médical. Problème : la demande d’une AMM auprès du Ministère de la Santé détruit la nouveauté. pour une nouvelle application ? exception : en matière de médicaments. PHARMUKA : a admis la brevetabilité de la 2nde application thérapeutique d’un médicament.611-11. Particularités : §1. 26 octobre 1993. durée de protection d’un brevet : 20 ans. ou d’augmenter la durée de protection d’un produit couvert par le brevet. en fonction de la Convention de Munich) 5 décembre 1984. ils sont brevetables. §2. 11 juin 1991.L’industrie pharmaceutique a une place particulière dans l’industrie : les frais occasionnés par la recherche et la mise au point d’un médicament sont très importants on considère que la mise au point d’un médicament dure en moyenne 10 ans. Synthélabo : a admis la brevetabilité de la 2nde application thérapeutique. avant de mettre ce médicament sur le marché. Par conséquent. délivrée par le Ministère de la Santé. connaisse une modification de présentation ou de dosage. et couvert par un brevet en ce qu’il soignerait un certain type de cancer. Mais par plusieurs arrêts ultérieurs. soignerait un certain type de cancer Raison pratique : on ne peut pas admettre qu’un produit dont la composition est identique puisse être librement fabriqué en ce qu’il soigne les maux de tête. à condition que l’utilisation nouvelle. on risquerait de faire ressortir du domaine public un produit qui y est déjà tombé . celui ayant le droit de demander le brevet sur le médicament ne peut pas déclencher la demande d’AMM avant d’avoir déposé sa demande de brevet. connaisse une modification de présentation ou de dosage. CA Paris a maintenu sa position. sans que la Cass ait été saisie. ex : hypothèse où l’aspirine.611-11 al 4 : une invention portant sur un médicament ne peut être valablement brevetée que si la substance ou la composition est présentée pour la 1ère fois comme constituant un médicament. à compter du dépôt de la demande Un médicament ne peut pas être mis sur le marché sans avoir obtenu une « autorisation de mise sur le marché » (AMM).

La question de la spoliation de l’inventeur Ne se rencontre pas seulement dans le cas des inventions simultanées : il se peut que l’invention ait été soustraite par un tiers. L’INPI ne fait aucune recherche a priori sur la paternité de l’invention. Communauté Européenne : Règlement 1768. suite à une action en revendication. France : Durée de protection des médicaments allongée par une loi du 25 juin 1990. qui a pour objet d’accorder au médicament un « certificat complémentaire de protection ». pour une durée égale à la période écoulée entre la date du dépôt de la demande de brevet. donc le délai de 20 ans est amputé de la durée des expérimentations nécessaires à l’obtention de l’AMM.  la loi va devoir décider à quel inventeur elle va accorder le brevet L. 1986 : Japon : ont allongé la durée de protection des médicaments. Chapitre 3 : LE DROIT AU BREVET Dans le droit de la propriété industrielle. qui va déposer une demande de brevet en son nom.611-6 al. le déposant est présumé avoir droit au titre de propriété industrielle Donc recherche a posteriori. . s’est substitué à la loi de 1990 .ans après le dépôt de la demande .3 : dans la procédure devant l’INPI. par une procédure particulière : l’action en revendication §2. Entré en vigueur le 2 janvier 1993 . et la date d’obtention de l’AMM . Médicaments : compétition internationale. La protection naît du brevet (de l’octroi d’un titre délivré par les pouvoirs publics) Propriété industrielle : on peut dire que l’invention ne fait naître aucun droit au profit de l’inventeur.2 : Le droit au brevet appartient au 1er déposant (et non au 1er inventeur) Mais il est possible que le premier déposant ait agi en fraude des droits de l’inventeur : dans ce cas. et ne saurait excéder 5 ans. La question des inventions simultanées Il y a des périodes où une invention est dans l’air. la protection ne découle pas du seul fait de la création.Action en revendication : Art L. même solution que la loi française de 1990.611-8 : prend place lorsque l’invention a été soustraite soit à . 1992. et où des demandes de brevets sont déposées simultanément. L. C’est l’inventeur indépendant qui a droit au titre de propriété industrielle. Mais 2 questions : §1. où plusieurs inventeurs explorent la même voie.611-6 al. et un droit moral limité au droit à la paternité : le droit d’être mentionné comme inventeur dans la demande de brevet et dans le brevet. 3 situations : inventeur indépendant inventeur sous contrat de recherche inventeur salarié Section 1 : L’inventeur indépendant Cas le plus rare : moins de 10% des inventions sont réalisées par des inventeurs indépendants. 1984 : Etats-Unis . A la suite de la loi française. la loi va devoir régler la question de la spoliation de l’inventeur. cas où il ne le peut pas. si ce n’est le droit de déposer une demande de brevet. Problème lorsque l’inventeur est sous contrat avec des tiers : qui a le droit de demander le brevet ? Etude de la situation de l’inventeur : cas où il peut demander un brevet . Le certificat complémentaire de protection prend effet au terme de la protection de base (au terme des 20 ans à compter du dépôt de brevet).

A l’inverse. La majorité de ces contrats sont des contrats administratifs. Si le demandeur est de bonne foi (bonne foi présumée). car le risque que les recherches n’aboutissent pas a été pris en compte par le commanditaire au moment de la conclusion du contrat. Section 2 : La question de l’inventeur sous contrat de recherche « invention de commande » Contrat de recherche = contrat qui lie un inventeur indépendant et un tiers. employeur). conclus avec des personnes privées (inventeur indépendant – entreprise) Les inventions de commande posent deux séries de problèmes : . lorsqu’ils sont correctement rédigés. soit à ses ayant-cause (commanditaire. lorsque le breveté est de mauvaise foi (savait qu’il n’avait pas le droit au brevet). aux termes duquel l’inventeur s’est engagé à concevoir et à mettre au point une invention pour le compte de ce tiers. on s’intéressera à un autre type de contrats de recherche. les redevances qu’il a perçues en exécution de ces contrats de licence doivent être restituées au véritable breveté. de type CNRS. les contrats de recherche. Le spoliateur est considéré comme contrefacteur à l’égard du véritable breveté : les contrats de licence de brevet qu’il a accordé doivent être annulés . il va souffrir des vices qui entachent le brevet. qu’ils soient brevetables ou non. Par conséquent. le spolié est subrogé dans les droits du spoliateur . mais par conséquent. La nature de l’obligation du chercheur Le contrat qui a pour objet l’exécution de recherches (ex : mise au point d’une invention) a toujours pour objet des prestations dont le résultat est aléatoire. . conclus avec l’Etat.L’action en revendication se prescrit par 3 ans : mais ce décompte est différent selon que celui qui a demandé le brevet est de bonne ou de mauvaise foi. il sera considéré comme spoliateur : l’action sera engagée à son encontre . et l’inventeur engagera sa responsabilité contractuelle envers le commanditaire (car il l’a dépossédé en violation d’une obligation contractuelle) B) Cas où aucune clause particulière ne prévoit le droit pour le commanditaire de déposer une demande de brevet Dans ce cas. Ici. A) Cas où la clause prévoyant la mise à disposition des résultats de la recherche prévoit le droit pour le commanditaire de déposer une demande de brevet à son nom  on va dire que le commanditaire a un « droit contractuel au brevet » Si l’inventeur double le commanditaire et dépose un brevet en son nom. Si l’action en revendication réussit.savoir quel statut sera attribué au résultat de la recherche §1. le délai de 3 ans se prescrit à compter de l’expiration du brevet (donc celui qui avait vraiment droit au brevet peut agir pendant 20 ans + 3 ans).L’action en revendication peut aussi être employée contre l’inventeur qui a déposé une demande de brevet en son nom. Difficulté : cette clause ne prévoit pas tjrs la possibilité pour le commanditaire de déposer une demande de brevet à son nom. alors qu’elle appartenait à son commanditaire ou à son employeur.l’inventeur. Pour engager la responsabilité du chercheur. mais preuve très difficile à rapporter. le commanditaire devra prouver la mauvaise exécution de ses travaux . La question du sort du résultat de la recherche Qui a le droit au brevet ? Dans la plupart des cas.savoir quelle est la nature de l’obligation du chercheur . la non-obtention du résultat espéré (une invention) n’engage pas la responsabilité contractuelle du chercheur . le délai de 3 ans se décompte à compter de la publication de la délivrance du brevet. §2. sont . . on considère que tous les résultats de la recherche. le contrat de recherche illustre l’obligation de moyen . contiennent une clause qui prévoit la mise à la disposition du commanditaire des résultats de la recherche.

Les différentes catégories d’inventions de salariés A) les inventions de mission Regroupent la majorité des inventions de salariés. 1. qui avait donc le droit de demander un brevet sur cette invention 2. « inventions hors mission » (mais la catégorie des inventions hors mission a tendance à se subdiviser. mais qui étaient le fruit d’un salarié qui n’était pas spécialement chargé de recherche ex : un cadre administratif qui invente un nouveau procédé dans le domaine des activités de l’entreprise. Inventions de service (ou « inventions de mission ») 2. §1. CA Paris. dans certains cas particuliers. Le chercheur a une obligation de ne pas faire : ne pas communiquer aux tiers les résultats de la recherche. La jurisprudence réglait la question des inventions d’auteurs salariés. occasionnelles. de dispositions plus favorables au salarié. 1) domaine des inventions de mission Subdivision en 2 catégories : permanentes. deux catégories seulement (disparition de la catégorie des inventions mixtes). Protection par le secret : Le droit.611-7 est un régime supplétif : ne s’applique que lorsqu’il n’y a pas. lui fournir éventuellement son assistance technique. Les inventions libres Inventions complètement étrangères à l’activité de l’entreprise : appartient entièrement au salarié. on voit ressurgir la 3ème catégorie. Dans ce cas. mais avec l’abandon de la notion de copropriété) Régime de L. l’invention de service issue de recherches ordonnées par l’employeur. ou « inventions mixtes » Inventions n’étant pas le fruit d’une demande de l’employeur : inventions qui intéressaient l’entreprise. 3. Ce savoir-faire est protégé par le secret. et les répartissait selon une division tripartite : 1.611-7 : désormais. 1874 : Société Vieille Montagne : Décidait que ces inventions appartenaient au salarié (non chargé de recherches) Mais dans certains cas.protégés par « le savoir-faire ». question des inventions salariées traitée uniquement par la jurisprudence. Section 3 : situation de l’auteur salarié Hypothèse la plus fréquente (plus de 80% des inventions) Avant la loi de 1978.621-1 CPI : violation du secret de fabrique : infraction pénale . punit la violation du secret : . donc dans les faits. Protection du savoir-faire : Situation du chercheur à l’égard du commanditaire Le chercheur a une obligation de faire : communiquer les résultats de la recherche à son cocontractant . mais champ limité : ne concerne que la violation du secret de fabrique par les salariés de l’entreprise Si on n’est pas dans le cadre de L. Loi de 1978 : Art L. et obtenir l’encouragement et des moyens de l’employeur pour mettre au point l’invention. .L. article 1382.621-1 : simple protection par la responsabilité civile. dont l’action en concurrence déloyale. Les inventions occasionnelles. lequel avait assumé le risque de recherches infructueuses : cette invention de service appartenait à l’employeur. l’employeur a participé indirectement à l’invention : la jurisprudence considérait que l’invention appartenait en copropriété au salarié et à l’employeur. le salarié pouvait faire part de ce projet à son employeur. dans le contrat de travail.

il va falloir dans chaque cas déterminer quelles étaient dans les faits les fonctions exactes du salarié au moment où il a réalisé l’invention.que cette mission inventive corresponde aux fonctions effectives du salarié . 1) domaine des inventions de mission Subdivision en 2 catégories : permanentes.que cette mission inventive corresponde aux fonctions effectives du salarié . comportant une mission inventive. lorsque l’exécution du contrat de travail s’étale sur une longue durée. Pour qu’une invention soit considérée comme une invention de mission. iii) l’invention doit avoir été réalisée en exécution de cette mission inventive Toutefois. la jurisprudence n’exige pas à proprement parler que l’employeur ait confié explicitement une fonction inventive au salarié pour le diriger vers telle invention. correspondant aux fonctions effectives du salarié ». a) les inventions de mission permanentes Inventions réalisées « dans l’exécution d’un contrat de travail.que le contrat de travail comporte une mission inventive . ou dans le descriptif de ses fonctions tel qu’il résulte du contrat de travail ii) que cette mission inventive corresponde aux fonctions effectives du salarié Condition expliquée par le fait que dans de nombreux cas. 3 conditions pour cette qualification : .que l’invention soit réalisée en exécution du contrat de travail i) la mission inventive On peut rechercher cette qualification dans l’intitulé de la fonction remplie par le salarié. ex : un chercheur peut explorer des domaines mitoyens. ou dans le descriptif de ses fonctions tel qu’il résulte du contrat de travail ii) que cette mission inventive corresponde aux fonctions effectives du salarié Condition expliquée par le fait que dans de nombreux cas. sans pour autant que le contrat de travail soit modifié.a) les inventions de mission permanentes Inventions réalisées « dans l’exécution d’un contrat de travail. ex : un chercheur peut explorer des domaines mitoyens. sans pour autant que cette invention soit soustraite au régime des inventions de mission b) inventions de mission occasionnelles compléter 2) régime des inventions de mission . correspondant aux fonctions effectives du salarié ». sans pour autant que cette invention soit soustraite au régime des inventions de mission §1. 3 conditions pour cette qualification : . lorsque l’exécution du contrat de travail s’étale sur une longue durée.que l’invention soit réalisée en exécution du contrat de travail i) la mission inventive On peut rechercher cette qualification dans l’intitulé de la fonction remplie par le salarié. occasionnelles. Les différentes catégories d’inventions de salariés A) les inventions de mission Regroupent la majorité des inventions de salariés.que le contrat de travail comporte une mission inventive . il y a des cas où les fonctions du salarié évoluent. sans pour autant que le contrat de travail soit modifié. comportant une mission inventive. il va falloir dans chaque cas déterminer quelles étaient dans les faits les fonctions exactes du salarié au moment où il a réalisé l’invention. il y a des cas où les fonctions du salarié évoluent. Pour qu’une invention soit considérée comme une invention de mission. iii) l’invention doit avoir été réalisée en exécution de cette mission inventive Toutefois. la jurisprudence n’exige pas à proprement parler que l’employeur ait confié explicitement une fonction inventive au salarié pour le diriger vers telle invention.

inventions hors mission L. .soit au cours de l’exécution de ses fonctions dans l’entreprise .invention hors mission « attribuable à l’employeur » . l’inventeur peut se faire attribuer : . à condition de verse au salarié le juste prix de son invention. pour toutes les inventions sauf les inventions de mission.invention hors mission (appartenant au salarié) 1) les inventions hors mission attribuables à l’employeur a) domaine (remplacent les « inventions mixtes » régies par le système de copropriété. Mais le salarié auteur d’une invention de mission doit bénéficier d’une rémunération supplémentaire. durant lequel va devoir prendre parti sur : .soit la jouissance de tout ou partie des droits attachés au brevet.l’opportunité de réclamer quelque chose sur l’invention .dans le contrat de travail .soit la propriété . et depuis décret de 1984. 2 délais de 2 mois : 2 mois pour donner son avis sur le classement proposé par le salarié (acceptation/refus/autre proposition) (si absence de réponse au bout de 2 mois : vaut acceptation) Cas particulier : inventions hors mission attribuables : .décrire l’invention de manière suffisante pour que l’employeur en apprécie l’intérêt.611-7 2° : toutes les autres inventions appartiennent au salarié. le salarié doit en faire la déclaration à l’employeur : . y compris s’il s’agit d’une invention de mission.l’opportunité du classement proposé par le salarié En réalité. qui peut être prévue : .dans la convention collective .faire une proposition de classement par recommandé avec AR (mais pas de sanction prévue si lettre libre) .accord d’entreprise Nature variable : forfait ou intéressement (ex : % du chiffre d’affaire dégagé par l’invention) §2. par la remise à l’employeur du double de la lettre recommandée à l’INPI.Les inventions de mission appartiennent à l’employeur. abandonné) Inventions réalisées par le salarié qui n’est pas chargé d’une mission inventive .soit dans le domaine des activités de l’entreprise b) régime Loi de 1978 : supprime le régime de copropriété Nouveau régime : dans le cadre de ces inventions. Si l’employeur se fait attribuer la propriété du brevet : cession de brevet : calcul forfaitaire Si l’employeur demande la jouissance de certains droits attachés au brevet : licence de brevet : calcul proportionnel 2) les inventions hors mission non attribuables à l’employeur (remplacent les « inventions libres ») A) obligations du salarié Quelque soit le domaine dans lequel intervient l’invention. Délai de 4 mois. B) obligations de l’employeur Obligation de répondre à la déclaration du salarié. mais démenti par la suite du texte : 2 catégories : . la procédure peut être remplacée.

dépôt : paiement d’une taxe .si invention « libre » : dépôt par l’inventeur lui-même . A l’initiative de l’Administration Section 1. CNIS Président : magistrat de l’ordre judiciaire. indication du secteur technique auquel appartient l’invention . Idée transposée en France : loi de 1978 : création de la Commission Nationale des Inventions de Salariés.dossier de demande : plusieurs documents. il rétroagit au jour de la demande 2 conséquences 1) poursuites en contrefaçon . l’autre dans une liste des représentants des salariés La saisine de la CNIS n’est pas obligatoire. ou une juridiction arbitrale ordinaire. Les effets de la date du dépôt En matière de brevet : date du dépôt fixée à la seconde près : A) la date du dépôt permet de trancher le conflit entre 2 inventeurs encas d’ « invention simultanée » art L. ou dans un des bureaux de Province. ou à la préfecture. tous obligatoires : 1. habitué à connaître des questions de propriété industrielle + 2 assesseurs. Requête. Le dépôt de la demande de brevet §1. Procédure de délivrance d’un brevet : 2 phases 1.possibilité d’assistance par un ingénieur conseil en propriété industrielle Forme d’une demande de brevet : . mais à une Commission particulière. ou envoyée par la poste ou par mail.611-6 B) Lorsque le brevet est accordé. Revendications But : cerner l’étendue de la protection du breveté (un élément décrit mais pas revendiqué n’est pas breveté)  à défaut de ces formalités. Mémoire descriptif de l’invention . l’un dans une liste des représentants des employeurs.l’employeur dispose de l’intégralité du délai de 4 mois pour revendiquer un droit sur le brevet §3. A l’initiative du déposant 2. Les parties peuvent aussi porter leur litige devant un tribunal judiciaire. choisis pour chaque affaire.demande déposée à l’INPI (Paris). soit par l’employeur . Chapitre 4 : L’ATTRIBUTION DU BREVET Conditions administratives. Mais si l’une des parties saisit arbitre/juge. dépôt soit par le bénéficiaire du contrat de recherche. risque que l’invention soit soustraite §2. et que l’autre saisit le CNIS : arbitre/juge doit surseoir à statuer jusqu’à la décision de la CNIS. ce contentieux était soumis non aux tribunaux. Formalités du dépôt . sur un formulaire spécial remis par l’INPI 2. mais dépend de la décision d’au moins une des parties. présentation de l’invention : définition générale description détaillée (suffisante pour qu’un homme de métier puisse réaliser l’invention) 3.sinon. exposé de l’état de la technique : souligner l’insuffisance des solutions existantes . . Contentieux du classement Etait rarement porté devant les tribunaux (poids économique différent des acteurs : pressions) Dans certains pays étrangers.

- peuvent être exercées pour des faits situés entre le jour du dépôt et le jour de la délivrance du brevet - la demande de brevet doit être publiée dans les 18 mois suivant le dépôt 2) conséquence fiscale Pour entretenir son brevet, le breveté doit payer une annuité chaque année. les annuités commencent à courir dès la date du dépôt de la demande.

Section 2. La phase de délivrance du brevet
 L’initiative de la procédure est à l’Administration. L’Administration saisie d’une demande de brevet peut adopter 3 systèmes : 1. Système du simple enregistrement
(France, loi de 1844 sur les brevets, « brevet sans garantie du gouvernement »)

l’Administration se borne à enregistrer les titres, et n’a pas pour mission de faire des recherches sur les conditions de brevetabilité  grande instabilité des titres : peuvent être remis en cause devant les tribunaux pendant toute la durée de la procédure) 2. Système de l’examen préalable
Angleterre, USA, Scandinavie

Le brevet est délivré après que l’Administration ait vérifié que l’invention remplit toutes les conditions de brevetabilité - sécurité pour le titre, et pour les titulaires - mais long, coûteux, retarde l’octroi du brevet (dure environ 6 ans) - très difficile de breveter une invention qui dépasse les compétences de l’examinateur 3. Système de l’examen différé Adopté par l’Administration française Demande de brevet publiée au bout de 18 mois La publication débouche sur une protection partielle du demandeur vis-à-vis des tiers. La plénitude des droits ne sera acquise qu’après la délivrance du brevet. Avantages : - sauvegarde le principe de l’examen préalable (entretien la sécurité du brevet) - permet au futur breveté de tester l’intérêt et le succès de son invention avant de demander son examen préalable (coûteux) 2 phases : 1. Contrôle administratif sur la régularité de la demande : publication de la demande 2. Si le demandeur le requiert expressément : - rédaction d’un rapport de recherche - délivrance d’un brevet §1. Droit de regard de la défense nationale L.612-9 1° Chaque semaine, des fonctionnaires du Ministère de la Défense vont à l’INPI consulter les demandes de brevet déposées. A l’aide de ces documents, ils vont apprécier si l’invention en question intéresse la défense nationale. Celles qui sont retenues (de 5 à 10%) sont mises au secret pendant 5 mois, voire prolongé d’1 an, éventuellement renouvelable (mais indemnité encas d’allongement) Pendant le délai de secret, la procédure est bloquée, toute exploitation de l’invention est interdite au déposant. 04/12 §2. Contrôle administratif sur la régularité de la demande L.612-12 Les services de l’INPI contrôlent si la demande de brevet est correcte, sur la forme et sur le fond. A) Le contrôle de la forme Les services de l’INPI rejettent la demande de brevet : - si l’inventeur n’est pas désigné - si l’éventuelle traduction n’a pas été assurée

- si les taxes de dépôt n’ont pas été acquittées - lorsque les descriptions/revendications ne permettent pas à un homme de métier de réaliser l’invention Coût d’un brevet : - un brevet européen coûte environ 50000€ (payer taxes de dépôt dans tous les pays membres où l’on demande la protection, et frais de traduction) - un brevet français coûte environ 4000€ (sans compter les frais de l’ingénieur-conseil) B) Le contrôle du fond L’INPI peut rejeter la demande de brevet : 1. Si elle porte sur une invention manifestement non brevetable (invention contraire à l’ordre public, portant sur obtention végétale, corps humain, ou races animales) 2. En cas de défaut manifeste de brevetabilité Lorsque la demande de brevet porte sur un objet qui ne peut pas être considéré comme une invention, ou si cet objet est insusceptible d’application industrielle Le rejet de la demande est susceptible de recours Si la demande est acceptée, elle est publiée, au plus tard 18 mois après la date de son dépôt, dans un registre spécial (Bulletin Officiel de la Propriété Industrielle, BOPI, tenu à l’INPI) Cette publication au BOPI va déclencher la procédure d’examen, et le paiement de taxes correspondant. Cet examen va aboutir à un rapport de recherche, lequel va aboutir à l’obtention du brevet §3. L’obtention du brevet Il y a 2 titres de propriété industrielle : - un titre long (20 ans) : le brevet délivré après l’établissement d’un rapport de recherche portant sur la nouveauté et sur l’activité inventive - un titre court (6 ans = 2 fois 3 ans) : le certificat d’utilité dont l’obtention ne nécessite pas l’obtention d’un rapport de recherche protection moindre : pour agir en contrefaçon, il devra déclencher la procédure du rapport de recherche Il existe des passerelles au cours de la procédure, qui permettent de transformer une demande de brevet en un certificat d’utilité (lorsque le déposant en exprime formellement l’intention ; ou lorsqu’il laisse s’écouler plus de 18 mois avant de demander la rédaction du rapport de recherche) Titre long, procédure d’obtention du brevet : 3 phases A) 1ère phase : la rédaction d’un projet de rapport de recherche : « rapport de recherche préliminaire » L’INPI et les services de l’Office européen des brevets collaborent pour établir un projet de rapport de recherche, en tenant compte de la description figurant dans les demandes, et de la rédaction des revendications (qui définissent le contour de la protection demandée) décrire l’état de la technique au moment où le breveté a déposé sa demande Ensuite, le projet de rapport de recherche est communiqué au déposant, qui peut faire des observations (notamment si le rapport fait apparaître un défaut de nouveauté ou un défaut d’application industrielle) - si défaut de nouveauté ou défaut d’activité inventive : le déposant a 3 mois pour modifier ses revendications, ou présenter des observations si maintient ses revendications antérieures (en cas d’observations fallacieuses ou mal fondées, le directeur de l’INPI rejette la demande ; la rejette aussi L’Administration n’a le pouvoir de rejeter une demande de brevet que lorsque le défaut de nouveauté est manifeste S’il y a un doute, le brevet et délivré, et l’éventuelle appréciation de la nouveauté rejetée sur les tribunaux judiciaires (ex, en cas d’action en contrefaçon)

B) 2ème phase : la publication du projet de rapport de recherche temporaire au BOPI Les tiers peuvent prendre connaissance du projet de rapport de recherche, et éventuellement formuler des observations. Les tiers ont 3 mois pour le faire ; le déposant a 3 mois pour répondre à ces observations. C) 3ème phase : l’établissement du rapport de recherche définitif C’est la publication du rapport de recherche définitif qui va déclencher automatiquement la délivrance du brevet. S’il le rapport fait néanmoins apparaître un doute sur la nouveauté, ce sera aux tribunaux judiciaires de statuer si besoin.

Chapitre 5 : CONSEQUENCE DE L’ATTRIBUTION DU BREVET
Section 1 : les droits conférés au breveté par l’attribution d’un brevet Titre conféré par les pouvoirs publics : confère au breveté un monopole d’exploitation, limité dans le temps, e ayant un caractère territorial. Durée du droit : si brevet : 20 ans à compter du dépôt de la demande si certificat d’utilité : 6 ans à compter du dépôt de la demande (passerelles dans les 2 sens) sphère géographique d’application du droit : l’attribution d’un brevet, c’est une manifestation du pouvoir étatique, de la souveraineté de l’Etat. Chaque Etat est libre de soumettre aux conditions qu’il estime nécessaire la délivrance de brevets sur son territoire.  principe de la territorialité des brevets. Conséquence : lorsqu’un déposant veut être protégé dans plusieurs Etats, il doit faire autant de demandes de brevets qu’il y a d’Etats dans lesquels il veut être protégé. La Convention d’Union de Paris sur la Propriété Industrielle, 1883 Institue pour les bénéficiaires de la Convention un délai de priorité, qui leur permet pendant 12 mois à compter d’une 1ère demande de brevet déposée dans un pays signataire, le déposant peut solliciter des brevets dans les autres pays sans qu’on lui oppose le défaut de nouveauté qui résulterait du 1er dépôt. Les différents brevets délivrés dans les différents pays sont indépendants les uns des autres. Chaque pays est libre de soumettre aux conditions de brevetabilité les brevets qu’il délivre sur son territoire. Pour pallier la disparité des conditions d’octroi et des critères de brevetabilité : les Etats-membres de l’UE on signé la Convention de Munich du 5 octobre 1973, entrée en application en France le 5 octobre 1977, qui instaure un système européen de délivrance des brevets. Procédure unique, conditions de brevetabilité uniformes, procédure diligentée à Munich auprès de l’Office Européen des Brevets, va déclencher un faisceau de titres (faisceau de brevets) valable dans chacun des pays de l’Union désigné par le déposant au moment du dépôt de sa demande. Le contenu du droit de brevet Un droit moral minime, octroyé à l’inventeur (et non au breveté) : le droit d’être nommé comme inventeur dans le brevet. (qq soi le type de brevet, donc y compris pour le salarié inventeur Le breveté (qui n’est pas nécessairement l’inventeur) se voit conférer un monopole d’exploitation sur l’invention brevetée. Les contours du monopole d’exploitation sont définis dans les art L.613-3 s. CPI : énumèrent de façon négative les initiatives qu’il est interdit de prendre sans l’autorisation du titulaire du brevet, sauf à porter atteinte au monopole du breveté 3 séries d’actes : 1. interdiction de : - fabrication

ex : un autocuiseur breveté : si c'est un hôtelier qui l’utilise. 20 couvrent seulement les frais. si c’est un particulier qui l’a acheté.613-6 : la théorie de l’épuisement des droits Théorie retenue par le droit communautaire. Art. 70 coûtent de l’argent. Art L. 9 produisent des revenus..utilisation . au plus tard le dernier jour du mois de la date anniversaire du brevet. le breveté perd tout droit de regard sur l’usage que l’utilisateur final peut faire de ce produit. Interdiction de la livraison à une personne autre que le breveté des moyens nécessaires à la fabrication ou à la mise en œuvre d’un produit ou d’une invention brevetée (ex : celui qui livre les matériaux nécessaires à la fabrication d’un produit breveté est lui-même un contrefacteur) Le monopole du breveté ainsi défini connaît 2 limites : 1. Les 5 dernières annuités (15ème-20ème année) passent à 600€ par an. il ne sera pas contrefacteur) actes expérimentaux : dans l’intérêt de la recherche. qui rentre dans le patrimoine du breveté.un brevet peut faire l’objet d’une « location » : on parle de licence de brevet Section 2 : les obligations du breveté 2 obligations principales : . même si ces actes ne plaisent pas au breveté) 2. intégrée par le droit français dans le droit des brevets et aussi dans le droit des marques A partir du moment où un produit couvert par un brevet a été importé ou commercialisé sur le territoire communautaire avec l’autorisation du breveté. Les 5 premières annuités suivant le dépôt de la demande du brevet s’élèvent à 35€.détention d’un produit breveté (location. le breveté doit payer chaque année une taxe fiscale. on ne peut pas importer en France un produit breveté fabriqué à l’étranger sans l’autorisation du titulaire du brevet (condition de territorialité du brevet) 3. L. prêt)  sans l’autorisation du titulaire du brevet 2. Le monopole du breveté est restreint à la 1ère commercialisation du produit breveté à l’intérieur des frontières de la Communauté. Selon une statistique INPI. sur 100 brevets accordés. L’obligation d’entretien du brevet A) principe Pour entretenir son brevet. Ces taxes doivent être payes chaque année. pendant lesquels moyennant une surtaxe (50%) il va pouvoir rattraper son retard et acquitter l’annuité échue.613-5 : le monopole du breveté ne couvre que l’utilisation industrielle ou commerciale du produit breveté (seuls ces actes sont interdits : restent hors du monopole les actes d’usage domestique ou expérimental. le monopole du breveté s’analyse comme un bien.« l’obligation d’entretien du brevet » : payer des annuités fiscales . dont le montant augmente avec l’âge du brevet. et qui peut être susceptible de tous les actes d’exploitation qui s’appliquent aux biens : . Le breveté qui n’a pas payé à cette date dispose d’un délai de grâce de 6 mois. B) sanction la déchéance du brevet . 1 rapporte beaucoup d’argent.vente .l’obligation d’exploiter l’invention §1. nécessaire de faire des expérimentations sur le produit breveté. il sera contrefacteur .un brevet peut être « vendu » : on parle de cession de brevet .  pour faire tomber dans le domaine public les brevets qui ne rapportent même pas assez d’argent pour couvrir les taxes d’entretien. Au point de vue juridique.

Particularité : la déchéance rétroagit au jour où l’annuité aurait du être payée. le défaut d’exploitation est sanctionné par un système de licence légale : l’Etat impose à l’inventeur d’exploiter son invention (il n’est pas privé de ses droits. L’obligation d’exploiter l’invention L’obligation d’exploiter l’invention est fondée sur une considération d’intérêt national : l’Etat accepte d’accorder un monopole d’exploitation sur une invention. Désormais. conférées par l’autorité judiciaire . soit à l’initiative d’un tiers. . en faisant état de ce que la loi appelle une « excuse légitime à la non-exploitation » : établir qu’il est devant un obstacle matériel sérieux à l’exploitation envisagée. ou la mauvaise organisation de ses services. soit à l’initiative du breveté lui-même. pour récompenser l’inventeur. le breveté peut intenter devant le directeur de l’INPI un recours en restauration (va demander à être restauré dans ses droits) Il faut invoquer ce que l’article L. Dans un 1er temps. conférées par l’autorité administrative A) les licences obligatoires (conférées par l’autorité judiciaire) 1) le régime général Les licences obligatoires résultent d’une demande en justice. sauf la négligence du breveté. L’exploité son invention ou n’a pas fait de préparatifs sérieux pour le faire s’expose à ce qu’un tiers dépose devant l’un des tribunaux compétents une demande de licence obligatoire. mais l’exploitation est conférée à des tiers). et les cours d’appel correspondantes) a) conditions de la demande Le demandeur doit établir : . §2.Tout brevet dont l’annuité n’a pas été payée le dernier jour du délai de grâce tombe dans le domaine public. soit de sa propre initiative. Rétroactivité : pour éviter que ne soit considéré comme contrefacteur des industriels trop pressés qui auraient exploité le brevet pendant le délai de grâce.la carence du breveté . la sanction de l’absence d’exploitation était la déchéance du brevet. conserve un monopole d’exploitation. Le breveté peut se défendre contre la demande de licence obligatoire. (Sur le territoire français.un défaut d’exploitation personnelle dans le délai prévu (et n’a pas entrepris des démarches sérieuses pour exploiter) . et qu’elle lui a été refusée (ou a assorti la licence de elles clauses qu’elle était inacceptable. et pour que le pays profite immédiatement des avantages procurés par l’inventions. Cette décision de déchéance est prise par le directeur de l’INPI.licences d’office. Le tiers doit rapporter la preuve qu’il est lui-même capable d’exploiter l’invention de manière effective et sérieuse. portée devant l’un des Tribunaux de Grande Instance (TGI) compétents en matière de propriété industrielle. Lorsque la déchéance constitue une sanction.sa propre compétence (qu’il est lui-même capable d’exploiter correctement l’invention) La carence du breveté résulte de 2 éléments : . Licence légale se divise en2 types de licence : . l’inventeur s’engage à faire profiter la société des avantages procurés par son invention.licences obligatoires.612 appelle une « excuse légitime de non-paiement des annuités » Conception large : pratiquement toutes les excuses sont admises. par une personne quelconque (qu’elle soit de droit public ou de droit privé). En contrepartie du monopole.Le tiers doit aussi établir qu’il a lui-même réclamé une licence au breveté. il y a 10 TGI compétents en matière de propriété intellectuelle. ex : établir que cette exploitation nécessite des matières premières qui ont été mises sous embargo par l’Etat qui les produit.

613-18) . .brevets intéressant la défense nationale (L. ou présente un intérêt économique considérable. par rapport au brevet précédent. Pour cette amélioration.613-19)  fonctionnent tous de la même manière ex de la licence d’office dans le domaine de la santé publique : brevets de médicaments. le champ d’application et le montant des redevances sont fixés parle tribunal. (porte en général sur un mode de fabrication). un progrès technique important. brevets pour des procédés de fabrication des matières premières. Conditions de la licence de dépendance : toujours une licence non-exclusive durée. Il se peut que la collaboration soit tendue : L. le tribunal va accorder au demandeur la licence qu’il réclame.brevets touchant à l’économie nationale (L.613-15 prévoit la solution de conflits en tre inventeurs : les licences de dépendance.brevets touchant à la santé publique (L.condition de délai : doit être introduite dans les 3 ans à comporter de la délivrance du brevet de perfectionnement. Indistinctement accordées soit au titulaire du brevet de perfectionnement pour vaincre la résistance du titulaire du brevet initial.613-15 CPC Hypothèse : un tiers a apporté une amélioration importante à une invention initiale couverte par un brevet.b) les effets de la demande Lorsque les conditions sont réunies. . soit au titulaire du brevet initial pour vaincre la résistance du titulaire du brevet de perfectionnement. brevets pour des procédés d’obtention de médicaments. sanctionnent plutôt une insuffisance d’exploitation. Mais pour mettre en œuvre son brevet de perfectionnement. soi à la demande du propriétaire du brevet.nécessite une décision de justice (catégorie des licences obligatoires) . champ d’application. soit à la demande du licencié (en fonction des résultats de l’exploitation) 2) les licences de dépendance L. Ces licences d’office n’ont jamais été mises en œuvre. brevets pour des produits nécessaires à l’obtention de médicaments. ou encore à des prix anormalement élevés. Lorsque les intérêts de la collectivité l’exigent. .condition de fond : que le perfectionnement présente. il a lui-même obtenu un « brevet de perfectionnement ».613-16 et -17) . elles touchent à un certain nombre de brevets : . humain ou vétérinaire Pour être mis sous le contrôle d’une licence d’office. correspondent à des situations de crise. ou 4 ans à compter du dépôt de la demande. il faut que ces médicaments soient présents sur le marché en quantité insuffisante ou en qualité insuffisante. Licences d’office délivrées par l’Administration. Toutes les modalités de la licence obligatoire sont susceptibles de révision. « médicaments » au sens large : tout produit curatif. il doit obtenir le consentement du détenteur du brevet initial. montant des redevance : déterminés par le tribunal (toutes ces modalités sont susceptibles de modifications en fonction de l’exploitation effectivement réalisée) B) les licences d’office Ne sanctionnent pas une absence d’exploitation . Cette licence est obligatoirement non-exclusive (pour stimuler la concurrence) La licence obligatoire ne pourra être cédée qu’avec l’accord du tribunal. La licence d’office présente surtout un intérêt quant au prix : parade efficace contre les abus de monopole par lesquels pouvaient être tentés les laboratoires fabricant les matières premières qui rentrent dans la composition des médicaments. La durée.

Va organiser le régime des marques jusqu’à la loi du 31 décembre 1964. s’assurer de l’étanchéité des corporations). servant à distinguer les produits ou services d’une personne physique ou d’une personne morale. » .la marque est un signe = information qui s’adresse aux sens. vise à unifier la protection des marques dans tous les Etats membres de la Communauté. une licence d’exploitation. pouvant se superposer : marque nationale. qui disposaient de marques (double-fonction : raccrocher le produit à une corporation . En revanche.711-1 s. toute personne qualifiée peut demander. les redevances sont librement négociées entre le titulaire du brevet et le bénéficiaire de la licence d’office. mais visaient à repérer les produits volés. « directive 89-104 ».1 : définition de la marque « la marque est un signe susceptible de représentation graphique. Convention de l’Union de Paris.  2 systèmes différents. Loi du 23 juin 1857 : 1ère loi moderne sur les marques. A partir de la publication de cet arrêté. marque communautaire Définition : L. système de corporation : toutes les activités artisanales étaient verrouillées par les corporations. PARTIE III : LA PROTECTION D’UN AVANTAGE COMMERCIAL : LES MARQUES DE COMMERCE OU DE SERVICE Les marques existaient déjà à l’époque romaine.  En cas de désaccord. il prend un arrêté qui place les produits en question sous le régime de la licence d’office. L. Remplacée par loi du 4 janvier 1991 : art. loi de 1857 : il n’y avait pas d’enregistrement des marques : règle du premier occupant (le premier qui a choisi le signe est protégé)  instabilité des marques loi de 1964 : instaure en droit français un régime d’enregistrement obligatoire : la propriété de la marque s’acquiert désormais par le dépôt à l’INPI : marque accordée au premier déposant. particularité : les arrêts CJCE sont très importants. à Alicante. CPI Directive du 21 décembre 1988. Lorsque le ministre de la Santé Publique constate que les conditions de la licence d’office sont réunies. 1883 : certaines dispositions vont influencer le droit des marques Règlement du 20 décembre 1993 : Il existe un système communautaire d’attribution de « marque communautaire » : enregistrée au Bureau Communautaire des Marques. Sa durée et son étendue géographique sont fixées par le ministère de la santé. et qui permet la reconnaissance de .711-1 al.On ne peut pas reprocher à un laboratoire de ne pas avoir mis en circulation un produit qui n’a pas encore obtenu son autorisation de mise sur le marché. pour un ou plusieurs produits placés sous le régime de la licence d’office. c’est le GI qui prendra la décision. Sous l’Ancien Régime. En matière de marques.

précise. les exigences de la représentation graphique ne sont pas remplies par une formule chimique. ni par le dépôt d’un échantillon olfactif (qui s’altère) ni par la combinaison de ces éléments ». et objective ». car on ne connaît pas la gamme choisie . La seule possibilité pour une marque sonore de satisfaire à l’exigence d’une représentation graphique est une portée musicale. intelligible. et exclu que ce soit une onomatopée. sur laquelle figure une clé. a voulu obliger la CJCE à prendre position Notamment. ré. ou du produit lui-même) . durable. sans forme ni contour CJCE. et des silences dont la forme indique la valeur relative.quelque chose. une marque constituée par le champ du coq. complète par elle-même. de lignes ou de caractères. rugissement du lion de la MGM protégé aux USA en tant que marque . et une marque constituée par les 5 premières notes de la lettre à Elise. mi. Affaire LIBERTEL : problème de marque de couleur (notamment. ex : le code Pantone La question de la représentation graphique des marques sonores SHIELD-MARK : bureau de dépôt de marque.. l’association d’un échantillon et d’une description verbale peut constituer une représentation graphique si cette description se réfère à un code d’identification internationalement reconnu ». « s’agissant d’un signe olfactif. la couleur orange). En revanche. divisée en mesures. faute de représentation graphique suffisante. la question de la représentation graphique des marques olfactives SIECKMAN : question de la possibilité de représenter graphiquement une marque olfactive : un signe ayant une odeur de cannelle. car elle n’est pas universelle). des notes de musique. ni par le dépôt d’une formule physique en longueur d’ondes (pas accessible à tout le monde). SIECKMAN : marques olfactives CJCE. s’agissant des couleurs. 2002. 2002. La jurisprudence SHILED-MARK exclut la possibilité d’un enregistrement tous les bruits (ne sont pas transcriptibles en notes de musique : ex. qui doit être claire. mais pas protégé en Europe).  car marques enregistrées par l’INPI et publiées au bulletin officiel de la propriété industrielle.. La fonction de la marque : fonction distinctive CJCE. 2003. SHIELD-MARK : marques sonores Ces arrêts définissent en quoi consiste cette représentation graphique : « représentation au moyen de figures.  on ne peut pas admettre au dépôt des marques olfactives. sans forme ni contour « la représentation graphique ne peut pas être satisfaite par le dépôt d’un échantillon (va s’altérer avec le temps). et doivent permettre à quelqu’un qui consulte ce bulletin de se faire une idée précise du contenu de la marque. la question de la représentation graphique des marques de couleur LIBERTEL : protection revendiquée pour une couleur plate. l’exigence n’est pas remplie par une description au moyen de mots. PHILIPS . marques s’adressent à l’ouïe : marques verbales/nominales (voire marques sonores) marques s’adressant à la vue : couleurs (disposition de couleurs) marques tridimensionnelles : formes (d’emballage.le signe qui constitue la marque doit être susceptible de représentation graphique condition introduite suite à la directive 89/104 CJCE. CJCE  il est exclu que la représentation graphique d’une marque sonore puisse consister dans une description écrite (que ce soit une description des notes (do. facilement accessible.). 2003.

La CJCE a progressivement découvert à la marque une fonction supplémentaire de garantie du public. magazines (le produit en question n’est jamais identique) Cass : « les journaux. car la marque est une manifestation de la permanence de la rédaction du journal. Dans un 1er temps.fonction de distinction .l’enseigne (désigne « un établissement commercial dans sa localisation » : nom d’une boutique) La marque désigne un produit ou des services : elle les distingue non pas parmi tous les produits/services (la spécificité du produit/service suffit). Le fait de s’approprier pour son usage personnel un élément du domaine public (un mot. Or la marque est d’une durée de 10 ans.fonction de garantie La fonction de la marque a évolué avec le temps : initialement. mais cette durée de 10 ans est indéfiniment renouvelable. La marque désigne un produit . . car le titre remplit la même fonction que la marque : permet . qui par hypothèse ne commercialise ni des produits identiques.le nom commercial (désigne une entreprise) . (le déposant n’acquiert la propriété d’une marque que dans le cercle concurrentiel de son activité) = le signe déposé comme marque restera libre dans les autres secteurs économiques. ni des produits similaires ex : marque Mont Blanc : stylos. et est protégé dans le temps (70 ans). la Cour de cassation a admis que tous les titres d’œuvres de l’esprit (film. En principe. mais parmi les produits/services concurrents  la marque est utile et valable dans le cercle des produits concurrents  principe de spécialité : le signe déposé comme marque ne sera réservé que pour désigner les produits énumérés dans le dépôt de marque de produits identiques ou similaires. n’importe quel produit peut être désigné par une marque. livre) pouvaient être protégés par une marque. Pourtant. ultérieurement. comme tous les autres produits ne peuvent être identifiés par une marque. et pourra être adopté par un autre commerçant. la jurisprudence n’a admis la protection des titres de série . CJCE considérait que la fonction de la marque était uniquement de protéger le titulaire du signe contre des contrefaçons émanant de concurrents cherchant à profiter de la renommée ou de la qualité de la marque. car les signes que l’on peut s’approprier comme marque ne sont pas en nombre infini. de son orientation rédactionnelle » Autre problème : titre des œuvres de l’esprit Détournement possible de la loi sur le droit d’auteur : qui soumet la protection des titres à l’originalité. exception qui doit être entendue le plus strictement possible.la dénomination sociale (désigne une société commerciale) . desserts Principe de spécialité.La CJCE rappelle la fonction de la marque : permettre au public de distinguer sans confusion possible un produit. un problème s’est posé pour les produits de presse : journaux. et de le rattacher à une entreprise unique qui sera considérée comme responsable de sa qualité. une couleur) est une exception à la liberté du commerce et de l’industrie. appartient à une catégorie de signe : les signes distinctifs autres signes distinctifs : .

et les méthodes de production que les producteurs doivent respecter pour bénéficier de l’appellation d’origine : uniquement pour les produits agricoles ou alimentaires Bourgogne. Loi de 1991. donc l’existence d’une marque homonyme n’interdisait pas à un autre titulaire de déposer son nom comme marque. Principe : un nom géographique peut être déposé comme marque à condition qu’il ne constitue ni une indication de provenance. confirmé et principe intangible : CassCom 1980. Ex : activités trop proches : introduire un élément distinctif dans le nom. b) Dépôt d’un nom géographique comme marque Difficulté : il y a des indications géographiques qui sont attachées à des produits en raison d’un lien entre le produit et le terroir = toponyme. -détermination du titulaire de la marque : pas de distinction entre Commerçant et non-commerçant Chapitre 1 : création de la marque Section 1 : différents signes susceptibles de constituer une marque Art L 711-1 cpi =énumération §1. car Californie n’a pas de qualification spécifique pour vêtements) . qui à l’origine ne signifie rien (ex : frigidaire) . a) Dépôt d’un nom patronymique en tant que marque Problème des homonymes : chacun a la libre utilisation commerciale de son nom. champagne…. .marque nominale marque nominale ≠ marque figurative . et la société « portait » le nom patronymique car c’est un des associés. excepté pour le nom patronymique et le nom géographique. le législateur revient sur la théorie des homonymes  art L 713-6 CPI : l’homonyme peut faire du commerce sous son nom comme dénomination sociale. .indication de provenance = lien psychologique entre produit et région (ex : calais pr dentelle). Cass. = appellation d’origine notoire.simulation de création d’une société commerciale avec le porteur du nom patronymique. afin d’éviter toute confusion. Donc on peut déposer une marque qui est un nom géographique si il est neutre par rapport au produit de l’activité (ex : compagnie d Californie pour des vêtements.Assemblage de mots ou slogan : André le chausseur sachant chausser.indication géographique protégée et appellation d’origine protégée : nom géographique qui unit un produit et un terroir. . faire sortir du langage un mot courant pour se l’approprier comme marque (ex : « Or » pour un parfum) . sauf si cela portait préjudice au 1e déposant. Mais la liberté des uns est freinée par celle des autres : il est possible que 2 commerçants ayant le même patronyme veuillent tous les 2 déposer leur nom comme marque : comment aménager la coexistence ? Loi de 1964 posait le principe de liberté d’usage du nom patronymique par son titulaire. mais attribuée par décret qui fixe l’aire géographique bénéficiant de l’appellation d’origine.au public de distinguer dans toute la production artistique le livre qu’il recherche. auquel on donnait un nombre symbolique de parts. nom de lieu attaché à un produit car la région est renommée pour la fabrication d’un certain produit. Verrerie de Biot . puis convention pour autoriser le commerçant à utiliser ce nom comme marque. ni une appellation de provenance.convention de prête nom= frauduleuse : chercher un porteur neutre du patronyme convoité. (ex : société olivier lapidus). enseigne… ms pas comme marque sans que l’activité porte préjudice au titulaire de la marque . dénomination . marque = bon moyen pour protéger un slogan .Mot de langue étrangère Nom patronymique Nom géographique Combinaison de lettres (ex : BNP) Chiffre (ex : 5 pour un parfum) Combinaison de lettres et de chiffre l’admission de ces termes en tant que marque ne pose pas de problème.Mot du langage courant. même s’il est indisponible pour identifier une autre personne physique. ou utiliser un autre nom Cette liberté a débouché sur des excès et des fraudes : . produits agricoles ou alimentaires.Mot de fantaisie.

La disposition des couleurs = présentation de plusieurs couleurs unique dans une forme ou un dessin(ex : cœur. Ex : concernant la marque lego couvert par brevet qui a expiré et le fabricant à déposé cô marque la forme des legos pour se constituer un droit quasi perpétuel. mais aussi au forme du conditionnement du produit. Mais les formes sont protégées par le droit d’auteur (vie + 70). on disait que le nombre de couleurs fondamentales était limité à celles d l’arc en ciel. (ex : éléphant pour thé) . La CJCE considère que la forme. Art L 711-2 cpi on ne peut pas déposer comme marque les signes constitués exclusivement par la forme imposée par la nature ou la fonction du produit. lisière. quand bien même le même résultat pourrait être obtenu par d’autre forme. la protection s’étend du symbole au nom de ce symbole (éléphant= dessin et mot). par le droit des dessins et modèles (25ans). (déposées uniquement sous forme de portée musicale.quand on dépose une marque figurative. . et empêcher les concurrents de fabriquer les produits. dessin ou emblème. cachet. donc opposition à la jurisprudence actuelle sur la forme bouteille comme marque à partir du moment ou il y avait un aspect distinctif (bouteille coca) car forme particulière. . . mais brevet de dessins et modèles. ou conférant à ce dernier sa valeur substantielle : -formes qui remplissent une fonction technique ou utilitaire : disposition pour empêcher le dépôt comme marque de la forme d’un produit. -couleur : combinaison ou nuance de couleur Avant la loi de 1991 . d’acquérir une protection quasi perpétuelle. donc du droit français : ne constitue pas une marque valable la forme nécessaire pour l’obtention de résultats techniques. étiquette. Ex : Commerçant concurrent. la forme est protégée par le droit des brevets et le droit d’auteur. La marque permet à travers le dépôt. car pour représenter le dessin de la marque.dépôt d’une marque figurative  il y a double protection : symbole + la forme qu’il prend. mais possible d’en tirer la conséquence qu’une bouteille = fonction utilitaire (= moyen de vendre des produits liquides). cf affaire Phillips pour combinaison de la tête du rasoir et du nom du rasoir en question incrusté dans la forme = marque valable. image de synthèse…. ni même de combiner le droit des marques avec la liberté du commerce et de l’industrie.3D : forme Problème particulier : on peut être en présence d’un risque de détournement du droit des marques.combinaisons ou nuance de couleurs… » . alors la forme est une valeur substantielle du produit et ne peut pas être déposée comme marque Ex : choix d’un service de verres selon la forme du verre qui joue un rôle déterminant dans le consentement. donc la forme du verre à une fonction déterminant dans mon choix. Art L. Forme avec fonction technique ou utilitaire. soit joindre 2 noms ou combiner une forme et une marque nominative. . logo et image de synthèse Peu de problèmes au niveau du dépôt. Donc il n’était pas possible de choisir comme marque une de ces couleurs fondamentales. CASS Phillips et CASS lexomyle concernant la forme des comprimés. donc peut durer aussi longtemps qu’on veut ou que les héritiers le veulent. et par le droit des brevets (20ans). ne remplit pas la fonction de la marque. c d la contre façon. possible ? CJCE Phillips 2002 application de la directive. qui par hypothèse qui fabrique ou distribue produits similaire. Multiplicité des formes : qd plusieurs formes sont possibles pour obtenir le même résultat technique.  Donc il y a protection de l’emblème. ce qui exclut les bruits) 3) signes figuratifs Art L 6711-1 cpi « dessins. il faut l’exprimer avec le nom correspondant.711-1 : mot important : « ne peut être une marque une marque constituée exclusivement par la forme » donc marque complexe avec élément distinctif = valable. car renouvellement successif possible tous les 10 ans. quand elle est lié à un résultat technique. Protection particulière : . Appliqué par la jurisprudence française : ex. Phillips et Remington à propos d’une tête de rasoir : Philips avait déposé forme de tête de rasoir. quelque soit forme qu’il représente. donc couleur fondamentale laissée à la libre disposition des commerçants. si disposition ou combinaison. cercle) Loi de 1964 : les couleurs fondamentales peuvent être déposées comme marque. n pourra pas poser une croix pr eau de javel mm si la croix est différente. étiquette. forme du produit lui même (lego). qui sont limité dans le temps.2) signe sonore Marques sonores : valables sous réserve de leur possibilité de représentation graphique.formes qui remplissent fonction ornementale : Cf juliette Si le public n’aurait pas pris la forme si le produit s’était présenté sous une autre forme. pas de marque pour forme même si d’autres formes peuvent être utilisées pour arriver au même résultat. la protection dont bénéficie le titulaire de cette marque s’étend à la marque nominale correspondante. Combinaison de couleurs = assemblage de plusieurs couleurs dans un ordre déterminé : ex : couleur bleu et crème de lustucru présentée en damier. mais la forme de la bouteille ne peut pas être déposée comme marque. figure. donc pas de marque .2 dimensions : dessins.

exclut : . donc on admet le dépôt d’une marque constituée par une nuance de couleur. Consécration de la jurisprudence antérieure à 1991 . mais nuances= illimitées. Section 2 : condition de validité de la marque 1) Caract distinctif du signe choisi comme marque art L 711-2 cpi Condition de validité nouvelle : dt auteur c créa° originale. est exclusivement la désignation générique.. il faut confronta° entre signe choisi et produit k signe vise à identifié.Couleurs fondamentales= limitées . a-apprécia° du caract distinctif On peut pas dire k façon abstraite et géné k signe est distinctif ou nom. (alors qu’ « apple » pour des ordinateurs est valable.. quand ils déposent une marque en langue étrangère. (ex : « dictionnaire permanent » pour une encyclopédie mise à jour périodiquement). dans le langage courant ou professionnel. dépôt marque pour tout. quand bien même le signe n’aurait aucune signification pour le public. Art 711-. (ex : « bag » pour une marque de sac). à condition d’être identifié de façon scientifique – Cass. le terme est distinctif.les signes génériques nécessaires ou usuels (concernent aussi bien les marques nominales que les marques figuratives) a) exclusion des signes génériques nécessaires ou usuels en ce qui concerne les marques nominales Sera dépourvue de caractère distinctif la marque constituée d’un signe qui.  s’abstenir de choisir des marques « faiblement distinctives » (pouvant avoir un rapport avec le produit ou le service). déposé comme marque. même si déposé sans forme ni contour. Problème de réception du vocable étranger dans la population française. : « dans le langage courant ou professionnel » : quand un produit s’adresse à des professionnels. ou ne l’est pas ? La plupart des déposants. Libertel avec la couleur orange de la couleur fondamentale . Art L 711-2cpi considère cô caract distinctif des signes nécessaire… 2-Caract licite du signe choisi cô marque art L 711-3 cpi 3-Caract disponible du signe choisi cô marque art L 711-4 cpi L.  si le terme étranger n’a pas de signification pour la majorité du public. choisissent le mot qui identifie le produit en langue étrangère. Décathlon : appropriation de la couleur bleu comme couleur fondamentale . Signé choisi cô marque doit être arbitraire : càd kil n doit pas y avoir d rapport entre le signe choisi cô marque et le produit identifié par la marque. car il n’y a aucun rapport entre une pomme et un ordinateur) b) les marques figuratives . 2 raisons : pr lib Cce et indus. nécessaire ou usuelle. Jurisprudence sur l’appréciation du caractère distinctif est disparate. donc on ne peut pas savoir à l’avance si un signe va être considéré comme distinctif ou non par la jurisprudence. Question des marques nominales déposées en langue étrangère : à partir de quand va-t-on considérer qu’un mot issu d’une langue étrangère est distinctif. Cass. invalidé par la jurisprudence pour défaut de caractère distinctif pour les chimistes (alors que loi de 1964 ne précisait pas à l’égard de qui on apprécie le caractère distinctif). Distinction entre couleurs fondamentales ou nuances de couleur à disparu avec la loi de 1991 et exigence d représentation graphique actuelle. dt brevet ac condi° nouveauté et ici cond° distinctivité. Désormais. si utilisa° d signe trop proche du produit elle n permettra pas d distingué son produit en tant k déposant d marque des produits des concurrents. à condition que le dépôt soit précis et identifie la nuance de couleur par son degré chromatique sur un système de référence universel. En revanche. Dc marque doit sortir du lot grâce à signe caractéristique.. signe nécessaire à concurrents pr désigner leurs produits et raison propre à la fonc° d la marque qui est distinctive. si la majorité du public comprend le mot comme synonyme du produit. dc carac distinctif est une condi° relative et resulte d la confronta° des produits Ex : marque ac mot golf elle est distinctive si identifie des chocolats ms moins distinctive si elle identifie des tondeuse à gazon – rapport ac golf et pas du tt distinctive si pr voiturettes qui transporte golfeur.711-. du produit ou du service.. la marque sera invalidée pour défaut de caractère distinctif (ex : « apple » pour désigner des pommes). ex : savon « CA3 ». il pourrait être considéré comme n’étant pas distinctif s’il signifie quelque chose pour les professionnels.

.  La déchéance n’est pas automatique : il ne suffit pas de prouver que la marque es devenu le nom usuel d’un produit : il faut aussi établir que le titulaire de la marque n’a rien fait pour lutter contre l’assimilation de sa marque à un type ou un genre de produit. ou « blé d’hiver ») B) l’appréciation du caractère distinctif est fonction de l’usage En principe. Or ici. ex : emballage boursin/concurrent : emballage plissé car on emballe un fromage rond dans un papier carré : le plissé autour du fromage n’est pas distinctif. Si on avait retenu l’originalité pour le droit des marques. En principe.la destination (ex : « la médicale » pour des mallettes destinées aux médecins) .l’époque de production du produit ou du service (ex : on ne peut pas déposer « beurre de noël ». Art L.711-2 b) Interdit les signes pouvant servir à désigner une caractéristique du produit ou du service. Loi de 1991 a modifié cette question : Art L. la forme du citron aurait certainement été considérée valable. le caractère distinctif d’un signe est apprécié au jour du dépôt de la marque. donc elle n’est pas distinctive)  sont également considérés comme des signes nécessaires les formes liées à des impératifs techniques. puisqu’il est imposé par le mode de conditionnement du fromage en question) ex : ne sont pas distinctives les couleurs des composants électroniques (fils). liées au mode de conditionnement.la valeur (ex : « la meilleure » pour de la lessive .la provenance géographique . ex : « klaxon » pour avertisseur sonore automobile : entré dans le langage courant. (originalité : critère du droit d’auteur . « alcool » pour un parfum) . L. CA Paris.la qualité (ex : « tamisée » pour de la farine. distinctivité : critère du droit des marques. commandés par des nécessités techniques. Si le titulaire de la marque est considéré comme responsable de la généralisation de son signe. Mais l’usage joue aussi un rôle positif en matière de caractère distinctif : il va faire acquérir à une marque un caractère distinctif qu’elle n’avait pas à l’origine.714-5 CPI : disposition généralement appelée la « déchéance pour excès de notoriété ». 1956 : Cette forme particulière a été considérée comme non-distinctive. aux termes de laquelle le titulaire d’une marque perdra son droit sur le signe si ce signe est devenu de son fait la désignation usuelle dans le commerce du produit ou du service.l’espèce (ex : « fraises de plougastel ». ou à la machine utilisée pour le conditionnement du produit. une feuille de vigne pour du vin) ou signes servant généralement à son emballage (ex : une bouteille pour des liquides) Question des signes nécessaires : ex. « la reine des bières ») . Tout signe servant à désigner une caractéristique du produit est considéré comme non-distinctif. Signes usuels : signes généralement associés au produit (ex : une vache pour des fromages. par la suite. un emballage ayant la forme d’un citron pour contenir du jus de citron. mais n’a pas perdu son caractère distinctif. obéissent à des codes.On peut invalider une marque pour défaut de caractère distinctif lorsque le signe figuratif dont elle est formée est considéré comme un signe nécessaire ou usuel. « pratiquement incassable » pour des verres) .711-2 b) donne des exemples : .la quantité (ex : « mille feuilles » pour des blocs de papier) .exclusion de tout signe faisant référence à . critère de distinctivité : la forme de l’emballage fait référence à la nature du produit. 2) exclusion des signes descriptifs Ne concernent que les marques nominales. l’usage généralisé du signe déposé comme marque comme « nom commun » ne devrait avoir aucune importance. car était distinctif au jour du dépôt de la marque  jurisprudence constante jusqu’à la loi de 1991. car elle faisait référence à la composition du produit.

à l’origine faiblement distinctif.emblèmes officiels . article 6-ter : l’usage constant et généralisé du signe permet à ce signe. Affaire « Camping-gaz » : marque faiblement distinctive : désigne la composition du produit et la destination du produit.décorations (ex : légion d’honneur) . Les examinateurs de l’INPI peuvent être distraits ou souples. d’acquérir le caractère distinctif qui lui manquait. 7 mars 1979. 1883. Pour éviter que les titulaires de marques. parce que la bière est un produit de consommation courante. 7 mai 1980. car elle a soutenu qu’il n’y avait pas de lien entre les 2 produits.(donc signe avait été enregistré comme marque alors qu’il ne présentait pas un caractère distinctif). et laisser passer à l’examen un signe faiblement distinctif. C) le signe choisi comme marque ne doit pas être déceptif L. . CassCom. 18 octobre 2000 : dépôt du terme « canabia » pour identifier de la bière . sigles ou dénominations des différentes organisations internationales (ex : le drapeau olympique.poinçons officiels de contrôle et de garantie (ex : poinçon de l’or ou de l’argent) . il va faire une demande reconventionnelle en soutenant que le signe n’avait pas de caractère distinctif. CA Paris n’a pas annulé la marque. Hésitations concernant les signes contraires à l’ordre public quant à des marques qui pourraient être considérées comme incitant le public à consommer des « substances nuisibles à la sante ».armoiries des différents Etats membres de la Convention d’Union de Paris B) le signe ne doit pas faire l’objet d’une interdiction d’usage à titre de marque .est déloyal vis-à-vis du consommateur La marque n’est pas une garantie juridique de qualité du produit : elle n’a qu’une fonction d’identification de l’objet. et qu’on trouvait dans la littérature de nombreuses références à l’opium comme synonyme de rêves et d’évasion. et que le fait d’appeler une bière « canabia » pourrait laisser penser à ce public que l’interdiction de l’usage du cannabis a été levé. dénominations des variétés végétales) Sont aussi interdits en raison de leur caractère illicite les signes contraires à l’ordre public et aux bonnes mœurs. pour se défendre. 6-bis de la Convention de l’Union de Paris Signes exclus par 6-bis : . avait acquis par un usage constant et généralisé le caractère distinctif qui lui manquait à l’origine. Mais la question se pose pour des signes faiblement distinctifs.signes dont la reprise est interdite par des textes particuliers (ex : appellations d’origine contrôlée. CA Paris et Cass ont estimé que ce signe. ex : CA Paris. Question soulevée en cas de litige. ex : CA Paris. Marque attaquée par le contrefacteur .symboles. déposée comme marque de parfum par St-Laurent. qui à l’origine n’était pas distinctif. interdit comme contraire à l’ordre public. §2. Prohibition des marques déceptives : gouvernée par l’idée que le choix d’une marque qui induirait le public en erreur : . il y a plusieurs sous-conditions. donc n’était pas valable comme marque. A) Le signe choisi comme marque ne doit pas être composé de signes exclus par l’art.est déloyal vis-à-vis des concurrents . affaire « Opium ».drapeaux .711-3 : sous cette condition de licéité. La question ne se pose pas lorsque le signe est franchement non-distinctif (ex : « pomme » pour pomme). notamment en cas de contrefaçon : lorsqu’un contrefacteur est poursuivi par le titulaire d’une marque. qui sont très largement connues du public subissent un préjudice du fait que leur marque a peu de caractère distinctif : Convention de l’Union de Paris. Le signe choisi comme marque doit être licite L. et parce que la bière s’adresse fréquemment à un public jeune. la croix-rouge) .711-3 c) La marque ne doit pas induire le public en erreur.

711-4 CPI : énumération des droits antérieurs qui font obstacle au choix du même signe comme marque. la disponibilité du signe n’est pas vérifiée par l’INPI au moment de l’enregistrement de la marque. Toutefois. pour identifier des machines à café La notion de similitude de produits est laissée au pouvoir souverain des juges du fond. l’INPI va rejeter le dépôt. y compris le ministère public qui peut agir d’office .d’autres droits antérieurs sont des droits absolus : il sera interdit de reprendre le signe comme marque dans tous les secteurs de l’activité économique.) Sanction des 2 premières conditions : la distinctivité et la licéité sont des qualités vérifiées par les services de l’INPI. Signe déceptifs : il est déloyal d’attacher à son produit des qualités qu’il n’a pas. Si un signe non-distinctif ou illicite était enregistré. §3. L. L. 1) la marque L’existence d’une marque antérieure enregistrée au profit d’un tiers interdit le dépôt et l’enregistrement d’une autre marque constituée par un signe identique ou similaire. A) les antériorités relatives (car ne s’appliquent que dans le secteur concurrentiel couvert par le droit antérieur) Les antériorités relatives sont des droits antérieurs existant au profit du titulaire d’un signe distinctif. Le signe choisi comme marque doit être disponible Contrairement aux deux premières conditions de validité. le contrôle de la disponibilité est laissé aux tribunaux. ex : « Evian fruitée » pour un produit qui ne contient pas de l’Evian également sur la qualité du produit : ex : « Moka Luxe » pour un café de 2nd choix + jurisprudence abondante autour d’une prétendue garantie pharmaceutique ou médicale (ex : « Pharma Shop » pour des lunettes de soleil). Toutefois. . saisis d’une action intentée par le titulaire d’une « antériorité » = l’existence d’un droit antérieur sur le signe qui interdit le dépôt par un tiers de ce signe comme marque.Certains droits antérieurs sont des droits constitués sur des signes distinctifs : gouvernés par le principe de spécialité  l’antériorité ne pourra être opposée que si le signe est repris dans le même secteur concurrentiel.711-3 c) interdit les marques susceptibles d’induire le public en erreur. . notamment sur la nature du produit. parce que non-distinctif ou illicite. Sanction : éventuelle annulation de la marque . Lorsque l’INPI se rend compte du vice qui entache le signe. Seule difficulté : identifier la notion de « produit similaire ». Cette nullité est une nullité absolue : elle peut être demandée par tout intéressé. l’action se prescrit par 5 ans. la destination. ainsi que leur caractère concurrent ou complémentaire. . la marque est susceptible d’être annulée. Egalement.Mais la marque est toutefois une garantie psychologique de qualité.. ex : marque « Bolonia » pour des pâtes fabriquées à Gennevilliers. ex : reprendre un signe affecté à une marque de café. la CJCE a donné aux magistrats des Etats-membres des indications pour juger de la similitude de produits : CJCE. action en nullité relative. CANON : la notion de similitude de produits es une notion objective. « Geneva » pour des montres fabriquées en France. « disponibilité » = il ne doit exister sur ce signe aucun droit antérieur constitué au profit d’un tiers. . qui ne peut être intentée que par le titulaire de l’antériorité. avant l’enregistrement de la marque. 29 septembre 1998. l’utilisation des produits ou des services. destiné à identifier des produits identiques ou similaires.. prenant en compte la nature. marque induisant le public en erreur sur la provenance géographique du produit.

restaurant / plats cuisinés . biscuits / biscottes  sont similaires des produits ou des services complémentaires ex : chaudières / entreprise d’installation de chauffage . café / machines à café . ex : planches à voiles / bateaux . sont considérés comme similaires des produits dont la nature et l’usage sont extrêmement voisins. ou qui ont une destination commune.

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