EVALUATION DU SECTEUR DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES AU MAROC DANS LE CADRE DU PROGRAMME EMPRETEC MAROC

Etude effectuée pour le Secrétariat de la CNUCED dans le cadre du Programme Méditerranée 2000

Fouzi Mourji, professeur d’économétrie et consultant Avec la contribution de : Amal Mourji, professeur de droit et consultant Abdelwahad El Gourch, assistant de recherche

Juin 2001

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Liste des abréviations et acronymes

BAM BIT BTP CNJA CNSS CNUCED DH FDCL FMI GME HT IGR IS MAGG MRE MCIA OFPPT ONG OPCVM PAS PED PERL PIB PME SMIG TVA

Bank Al Maghrib - Banque centrale du Maroc Bureau international du travail Bâtiment et travaux publics Conseil national pour la jeunesse et l’avenir Caisse nationale de sécurité sociale Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement Dirham Fond de développement des collectivités locales Fond monétaire international Grande et moyenne entreprise Hors taxe Impôt général sur le revenu Impôt sur les sociétés Ministère des affaires générales du Gouvernement Marocains résidents à l'étranger Ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat. Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail Organisation non gouvernementale Organisme de placement en capital des valeurs mobilières Programme d’ajustement structurel Pays en développement Public Enterprise Reform Loan Produit intérieur brut Petite et moyenne entreprise Salaire minimum interprofessionnel garanti Taxe sur la valeur ajoutée

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Table des matières

Pages

Introduction : Le contexte économique global ……………………………….

6 - 10

CHAPITRE I : LE SECTEUR DES PME AU MAROC…………………….

11 - 25

Section I : Les différentes approches et définitions de la PME …………….. Section II : La prépondérance numérique de la PME dans les divers secteurs de production ………………………………………….. I. Les entreprises patentées ………………………………. II. Les entreprises présentant un bilan fiscal …………….. III. Les entreprises affiliées à la Caisse nationale de la Sécurité sociale ……………………………………….. Section III : La faible contribution des PME dans le PIB …………………… Section IV : L'inégale répartition sectorielle et géographique des PME ……. I. L'inégale répartition sectorielle des PME ……………. II. L'inégale répartition géographique des PME ………… Section V : Les contraintes au développement des PME : cadre institutionnel et point de vue des gestionnaires des PME ……………………. I. Les contraintes financières ……………………………… II. Les obstacles d'ordre législatif, administratif et judiciaire III. Les contraintes intrinsèques aux PME face à une concurrence accrue ………………………………………

11 - 12

12 12 12 12 13 13 - 14 13 14

14 - 25 15 - 20 20 - 23 24 - 25

CHAPITRE II : LES STRUCTURES, INSTITUTIONS ET SERVICES DE SOUTIEN AUX PME …………………………………..

26 - 39

Section I :

Les actions et programmes de soutien aux PME par les organismes publics et privés au niveau national et local …………………… I. Programmes et actions du Ministère de l'industrie, du commerce et de l'artisanat ………………………………. II. Les Chambres de commerce, d'industrie et d'artisanat …. III. Les organismes de formation professionnelle et l'OFPPT . IV. Les administrations de mission ………………………….. V. Les programmes de soutien aux PME par un organisme privé …………………………………………

26 - 34 26 - 28 28 - 29 30 30 - 33 33

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Table des matières (suite)

Pages

Section II :

Les actions et programmes soutenus par la coopération internationale ……………………………………………………. I. L'Agence américaine pour le développement international : Dyna-PME et le Projet "Oxygène" …….. II. Le programme de la coopération italienne pour la promotion de la micro et la petite entreprise initié par le Bureau international du travail ………………….. III. L'Agence française de développement ………………… IV. L'Union européenne ……………………………………. V. Le soutien au financement des PME par la coopération internationale ……………………………………………

34 - 39 34 - 36

36 - 37 37 37 38

CHAPITRE III : LA NOUVELLE STRATEGIE DES POUVOIRS PUBLICS POUR LE SOUTIEN AUX PME ……………………………

39 - 53

Section I :

Les objectifs de la nouvelle stratégie de l'Etat ………………… I. Les axes stratégiques …………………………………… II. L'instrument de mise en œuvre de la nouvelle stratégie de soutien des PME …………………………………….

40 - 43 40 - 42 42 - 43

Section II :

Les innovations introduites par le projet de loi formant "la Charte relative à la promotion de la PME" …………………………… 43 - 52 I. L'adoption d'une définition "légale" de la PME ……….. 43 II. Les organes de mise en œuvre des mesures de soutien à la promotion des PME ………………………………… 44 - 45 III. Les mesures de soutien au titre des prestations de services, du financement des PME et de leur regroupement ……… 45 - 52 L'intérêt de l'assistance technique internationale pour la promotion des PME et du programme EMPRETEC Maroc …… 52 - 53

Section III :

5 Table des matières (suite) Pages CHAPITRE IV : RESULTATS DE L'ENQUETE REALISEE ………………….60 Les difficultés rencontrées par les gestionnaires en ce qui concerne l'accès aux marchés internes et externes …………….65 65 Section VI : Section VII : 66 .. 58 .84 . 70 . 73 .69 Section I : Section II : Section III : Section IV : Les caractéristiques des gestionnaires et des entreprises touchées 54 .. Annexe 2 .72 Annexe 1 .67 68 .61 Section V : 62 . Les difficultés rencontrées par les gestionnaires en matière de gestion ……………………………………………………… Difficultés face aux services administratifs …………………… Les besoins en matière d'assistance technique ou de formation du personnel …………………………………………………… Recours aux conseils et formations …………………………… 60 .69 Section VIII : Bibliographie …………………………………………………………………….Charte de l'investissement …………………………………………. 54 .55 Les importations des entreprises enquêtées …………………….80 81 . 56 -57 Soutien et accès au crédit bancaire …………………………….Etude relative à l'évaluation des besoins des PME en assistance technique ……………………………………………….

Les réformes économiques entreprises dans le cadre du Programme d’ajustement structurel (PAS). n° 39. en 1999. se sont traduites par un désengagement progressif de l’Etat. La production du secteur informel représenterait près de 30 à 40% du PIB officiel. 4 Idem. eu égard à la croissance démographique (2.06%) et surtout à celle de la population active (3. L’investissement demeure faible (la FBCF représente 25% du PIB en 1999). huile et sucre). Et si le Maroc connaît des réformes économiques de libéralisation depuis 20 ans. étant donné le faible taux d'épargne national (19% en 1999. elle a été de 2. La faible croissance du PIB. Le Maroc est un marché émergeant mais avec une économie contrainte. elle a été inférieure à 2% (1. elle a été inférieure à 1% (0.230 US$. Bulletin mensuel de la Direction de la statistique. on a assisté aussi à l’intervention par l’open market. 6 Il faut rappeler qu’après la déréglementation de l’activité bancaire (forte réduction des emplois obligatoires et libéralisation des taux d’intérêt).6 INTRODUCTION : LE CONTEXTE ECONOMIQUE GLOBAL Le Maroc est doté d’institutions politiques constitutionnelles stables et d’infrastructures de base développées. L’inflation reste maîtrisée.8% sur les dix derniers mois)4. signalons aussi que les revenus extérieurs contribuent à 17% de l'épargne nationale brute). 5 Après les taux d’inflation de plus de 14% durant les 1970.75%. iii) le rôle des subventions alimentaires pour les produits de base (farine. le Programme d'ajustement structurel (PAS) de 1983 à 1992 a permis avec la libéralisation et la réduction des déficits publics de stabiliser l’inflation. malgré les fluctuations du revenu par tête inhérentes aux fluctuations du PIB. le PIB/tête a atteint 1. En 1999. iv) la politique des barrages des années 1960 qui a mis en place des systèmes d’irrigation relativement peu coûteux pour les agriculteurs et a favorisé la production de légumes et fruits à des prix très compétitifs.2 million). explique le niveau élevé du taux de chômage (18% au niveau national et 22% en milieu urbain) et l’accroissement des inégalités sociales. et par des vagues successives de privatisation d’entreprises publiques entraînant un rétablissement des grands équilibres au niveau des finances publiques et de la balance des paiements. Elle est le fait de la production d’unités non structurées (la population des micro-entreprises peut être estimée à 1.02%). La période de l'enquête va du 12 février 1998 au 12 février 1999. soutenu par le Fond monétaire international et la Banque mondiale. mais aussi d’entreprises structurées qui « sous-déclarent ». L’enquête sur le niveau de vie des ménages de 1998/1999 a établi que la consommation par habitant est en moyenne de 926 US$1. son économie reste en grande partie tributaire des aléas climatiques. Cette stabilité des prix contribue à réduire les tensions sur les salaires et favorise une stabilité. d’un taux élevé d’analphabétisme. n° 51. 3 Repères statistiques.7% sur les dix derniers mois de l'année 1999)3 et en 2000. d’une faible couverture médicale ainsi que d’une administration aux procédures complexes et d’une justice lente. En 1998. mais 19% de la population vit endessous du seuil de pauvreté2. ii) la composition du panier de référence pour le calcul de l’indice des prix qui accorde une large place aux produits alimentaires. 1 . Les taux de croissance de l’investissement demeurent contraints aussi par le manque d’efficacité du marché monétaire pour la Direction de la statistique "Enquête nationale sur les niveaux de vie de ménages 1998/99". Rapport de synthèse. 2 Le pourcentage des pauvres était de 13% en 1990/91. Cette stabilité des prix5 est dû à plusieurs facteurs : i) la politique monétaire vigilante de Bank Al Maghrib6. Il compte une population de 28 millions d’habitants dont 56% est urbaine et 52% de moins de 25 ans.

Pour les perpectives. A cet égard. sur la croissance des flux de capitaux vers le Maroc en vue d’investissements dans l’industrie.7 composante privée et par le lourd service de la dette extérieure publique pour la composante publique de l’investissement. les réformes du système fiscal continuent à aller dans le bon sens. On peut dire globalement que malgré les réformes adoptées au Maroc depuis 1983. de la privatisation et du tourisme entend marquer l’année 2001 par une série de mesures destinées à « dynamiser » la bourse de Casablanca. Mais les procédures de création et les coûts de transaction (manque d’informations industrielles) découragent les investisseurs étrangers. Lucas. il y a insuffisance de crédits à l’économie et en particulier pour les PME-PMI. Avec la réduction du déficit public. 8 7 . des projets de lois sont à l’étude portant sur une fiscalité de l’épargne et pour son orientation vers l’investissement en action cotées7.5% en mars 1999. ce qui contribuerait à une plus grande ouverture du marché des capitaux pour les autres. 1990 "Why doesn't capital flow from rich to poor countries" American Economic Review. Il apparaît ainsi que la tendance à la maîtrise du déficit public et des autres fondamentaux de l'économie (prix. ces baisses contribuent à diminuer l’effet d’éviction qu’exerce le trésor sur les sources de financement. Paper and proceeding. 92 . la libéralisation économique (la baisse des droits de douane. Ces mesures pourraient avoir des retombées bénéfiques pour l’économie marocaine. D’un autre côté. D’un autre côté. Mai 1999. Le système fiscal est moderne et transparent pour les entreprises organisées. On peut ajouter l’effet de l’insuffisance du capital humain8. Enfin. le SMIC est à près de 170 US$. mais la lenteur des réformes administratives a pesé négativement durant plusieurs années. à 5. Pour les moins grandes. et encore on estime à 60% la population des ouvriers travaillant dans des entreprises formelles qui ne touchent pas le SMIC . ces perspectives constituent un signal favorable aux investisseurs étrangers et favorisent donc la compétitivité du Maroc. les taux sur les bons du trésor continuent à s’inscrire en baisse. les PME-PMI performantes pourraient aussi accéder à la bourse. R. D’autre part. Il en est de même de la baisse des taux d’intérêt. voir ci-après) n'a pas permis de mettre le Maroc sur un sentier de croissance suffisante. le sentiment d’iniquité reste présent. Elles sont capables de se « défendre » face aux tentatives « d’arbitraire » auxquelles sont habitués les fonctionnaires de l’administration fiscale (pas au niveau central mais au niveau local). la Conférence de presse du 30 janvier 2001. notons que le Ministre de l’économie. il en est de même dans le secteur informel. les grandes entreprises verront croître la cotation de leurs actions et en conséquence feront moins appel au financement bancaire. Les entreprises organisées ont une comptabilité bien tenue et un personnel qualifié qui connaît les textes et les avantages que les sociétés peuvent en tirer. En ce qui concerne les échanges extérieurs et la balance des paiements.96. Le Maroc est compétitif du point de vue du coût du travail. pour l’encouragement à l’investissement. D’une part. Les investissements étrangers avaient fortement augmenté au lendemain des réformes libéralisant le mouvement des capitaux (1992-1994). balance des paiements. Le taux d’intervention de Bank Al Maghrib est passé de 6% en février 1998. des finances. les successives dévaluations du dirham.

ce qui confère à ce mode de paiement une efficacité et un statut bien plus répandu qu’il y a encore cinq ans. Il faut ajouter l'absence d'informations économiques .8 signature des accords de l’OMC et l’adhésion à la zone de libre-échange avec l’Union Européenne a conduit à une progressive réorientation de l’appareil productif vers les activités exportatrices. La réforme du système est encore illustrée par les accords avec la France pour la formation continue des magistrats. cela donne une crédibilité favorable à la compétitivité marocaine. Les baisses de droits de douane ont un impact favorable sur la compétitivité du Maroc. Les procédures administratives. Or celles-ci constituent le principal partenaire commercial du Maroc (plus de 65% des débouchés) . Précisons que l’accord avec l’UE comporte un volet financier. cette appréciation nuit donc à la compétitivité du Maroc. Il s’agit de réformes de l’organisation administrative. mais elles se traduisent aussi par des réductions des coûts des intrants importés. Le Maroc a encore besoin de réformes qualitatives et salutaires pour une meilleure mise à profit des réformes économiques entreprises au cours des 20 dernières années. une étude de l’US-AID de 1999 a montré que les investisseurs étrangers répugnent à payer des bureaux d’études pour une information sur les secteurs qui devrait être disponible gratuitement. En conclusion sur le cadre macro-économique. Ainsi quand le dollar s’apprécie sur les marchés internationaux. Ils répugnent également à payer pour les services de création. Le système judiciaire est encore défaillant : il n’inspire pas confiance aux opérateurs. 9 . le chèque sans provision est désormais traité avec diligence par les tribunaux (avec la mise sur une liste rouge au niveau de la Banque centrale). le temps que les opérateurs perçoivent les signaux et/ou les observent sur le terrain. En effet. une aide qui permettra la mise à niveau des industries marocaines. Or les exportations marocaines (notamment dans le textile) ont un fort contenu en importations. 10 Dans la "Public Information Notice" n° 99/53 du FMI. le dirham se déprécie par rapport au dollar mais s’apprécie par rapport aux autres monnaies dont celles de l’UE. car elle n’encourage pas la croissance des exportations. Ce système est en cours de réforme : à titre d’exemple. notamment lors de la création d’une activité sont encore fastidieuses. Mais le dirham reste coté par rapport à un panier de devises et les fluctuations de celles-ci sur les marchés internationaux de changes conduisent parfois à une surévaluation du dirham. Pour les années à venir. et pour un développement durable10. on récapitulera les obstacles à la promotion de l’investissement. ils pensent que les services qu’ils rendent devraient être concentrés sur le montage financier des projets et l’étude de rentabilité. Cela explique la part grandissante des produits manufacturés dans les exportations du Maroc. Les effets des réformes en matière de changes et d’échanges ont permis l’instauration de la convertibilité du dirham pour les transactions courantes (en 1992) et la mise en place d’un marché de change en devises (en 1996). de l'aveu de plusieurs bureaux d’études. car non seulement elles exposent les industriels à la concurrence et les poussent à davantage d’efficacité9. Comme les investisseurs. étant donné la longueur du temps nécessaire pour mener à terme une action en justice. plutôt que de perdre leur énergie à accomplir les démarches administratives ou encore à réunir de l’information de base. les procédures de création sont une affaire de « spécialistes ». les locataires qui ne paient pas leur loyer peuvent maintenant être expulsés après un procès . on note le manque d’une législation flexible du travail et la nécessité de réformer le système des subventions.

Malgré les progrès réalisés. L’idée de la création d’un observatoire de l’industrie fait aussi son chemin. ainsi que la place qu’elle occupe dans les secteurs industriels et de services. et à apprécier l’assistance technique internationale pour les PME ainsi que la pertinence d'Empretec Maroc. le Conseil exécutif du FMI encourage le Gouvernement du Maroc à promouvoir la concurrence (notamment via les privatisations) et à soutenir la croissance de la productivité par un investissement dans le capital humain. Elle consiste aussi à proposer une définition de la PME et à présenter une description de la nature des divers organismes qui interviennent pour sa promotion. et pour émettre des signaux aux institutions de formation pour une plus grande adaptation aux besoins du marché. Les petites et moyennes entreprises semblent être les entités qui réussissent le mieux à promouvoir l'emploi. A partir de l’examen des résultats de l’enquête réalisée en collaboration avec l’Office de la formation professionnelle et Pour davantage de compétitivité.8% seulement en milieu rural). Elle vise enfin. Afin que le secteur privé prenne la relève de l’Etat et assume la mission qui lui est dévolue en matière de création d’emplois. mis en œuvre dans le cadre du programme Méditerranée 2000. Ces recommandations figurent actuellement parmi les préoccupations du Gouvernement pour remédier à tous ces aspects qui grèvent la compétitivité du Maroc et sa capacité à drainer des investissements. la meilleure façon de promouvoir la croissance économique dans un pays est de faire participer aux activités productives le plus grand nombre d'individus. notamment son accès aux crédits lors de sa création ou de son extension. ainsi que les actions menées et leur impact. un programme de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement. Il en est de même de la recherche de moyens pour faire accéder les populations pauvres aux services sociaux de base : il s’agit notamment de l’éducation. le Roi a insisté sur le rôle de « facilitateurs » que doivent jouer les autorités locales pour les investisseurs. Cette étude comporte quatre chapitres : Le chapitre I vise à définir la PME dans le contexte économique marocain. quelle que soit la qualification des candidats à la recherche d'un poste de travail. Elle a également préconisé l’instauration du principe de réponse par l’administration aux demandes des opérateurs dans des délais précis et avec des arguments pour notifier les décisions11.9 En 1999. Le Gouvernement a également inclus dans son programme d'action des mesures pour faciliter la circulation de l'information. son profil. Lors de la nomination des Gouverneurs. Un observatoire de l’emploi a été créé en 1999. 11 .5% seulement des personnes ont accès aux services médico-sanitaires (3. L’objectif principal de cette étude est d’évaluer le secteur des petites et moyennes entreprises au Maroc. une étude de l’US-AID a montré la nécessité de la création d’un observatoire de l’industrie (pour donner une visibilité aux investisseurs) et de l’adoption de procédures systématiques pour impliquer les partenaires économiques dans les grandes décisions de l’administration. à présenter et analyser la nouvelle stratégie envisagée par les pouvoirs publics dans le projet de loi relatif à la promotion des PME. 47% seulement des filles du milieu rural sont scolarisées en 1999 (29% en 1991). pour mieux appréhender ses besoins. chacun selon ses capacités. Il répertorie et analyse les contraintes auxquelles se heurte la PME. surtout en milieu rural. Il devrait améliorer la circulation de l’information pour une meilleure allocation des ressources. Il s’agit aussi d’une meilleure couverture médicale : actuellement 13.

Il présente et décrit la structure des institutions publiques et privées de soutien aux PME. nous avons élaboré un questionnaire qui intègre les préoccupations de l’OFPPT. Il traite aussi de l’intérêt que revêt l’assistance technique internationale au profit des PME et du programme Empretec Maroc en particulier. via la sous-traitance par exemple. Le chapitre III décrit et analyse la stratégie à long terme que les pouvoirs publics marocains entendent mettre en place pour la promotion des PME. ainsi que leurs attentes en vue de l'amélioration de leur environnement juridique et financier. l’impact qu’ils ont eu sur les opérateurs en matière d’investissement et de production. ainsi que leurs besoins en assistance. ainsi que de nos analyses des réponses aux diverses questions. Il présente les nouvelles orientations contenues dans le projet de loi dont les innovations fondamentales se résument d’une part. de réduction de la précarité et de formation professionnelle . Le terme « développement de la PME » est à entendre au sens large.10 de la promotion du travail (OFPPT) et présentée dans le chapitre IV. ce chapitre met l’accent sur le rôle que le programme Empretec Maroc peut jouer. Après la réunion relative à la discussion des termes de références. Le chapitre II décrit les structures. dans le cadre du programme Méditerranée 2000. Il concerne les trois phases du cycle de vie optimale d’une PME : la phase de création qu’il est opportun de faciliter étant donné le rôle que jouent les PME en matière d’emploi. Ces recommandations proviennent à la fois des réponses des gestionnaires à des questions ouvertes (leurs suggestions et les réformes qu’ils souhaitent voir appliquées). 12 . pour renforcer la productivité des PME marocaines et leur développement dans le cadre de la coopération régionale (Algérie. Le chapitre IV s’appuie sur l’analyse des résultats de l’enquête réalisée en collaboration avec l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail auprès de 39 PME. leur disponibilité à suivre une formation. En effet. afin d’évaluer leurs besoins en matière de formation. institutions et services de soutien aux PME. Elle présente aussi les recommandations susceptibles d'inspirer les réformes qui pourraient favoriser le développement des PME. en liaison avec le cadre institutionnel « officiel ». ce chapitre tente de restituer la perception qu’ont les gérants des PME du cadre institutionnel en vigueur et recense les mesures qu’ils attendent des pouvoirs publics pour favoriser leur développement12. Il analyse à partir des politiques publiques de décentralisation territoriale et des programmes d’assistance et de financement initiés par les divers organismes nationaux et internationaux. tant au niveau national que régional. en une définition légale précise de la notion de PME et d’autre part en la mise en place d’organes publics spécialement et exclusivement chargés de mettre en œuvre les mesures de soutien. Tunisie et Moyen-Orient). la seconde phase ou phase de croissance de l’activité (aspect quantitatif) et la troisième phase où la PME souhaite développer son activité (aspect qualitatif) pour une croissance encore plus forte. L’étude confronte la perception des gestionnaires au regard du cadre juridique et des programmes mis en place pour la promotion des PME.

actualisables tous les six mois. Un tel constat est dû en grande partie à une série de contraintes (Section V) qui freinent leur développement. Il faut souligner que cette définition ne tient pas compte du nombre des emplois créés puisqu’elle insiste sur le coût par emploi. du chiffre d’affaires.11 CHAPITRE I : LE SECTEUR DES PME AU MAROC Malgré l’absence d’une définition légale de la PME (Section I). mais toute tentative d’une définition universelle fut abandonnée au profit de définitions élaborées en fonction des données propres à chaque pays. du commerce et de l’artisanat. puisqu’ils renseignent sur sa structure interne. Au Maroc. avait aussi retenu comme critère 5 millions de dirhams d’actif net. définies comme « toute entreprise dont le programme d’investissement comporte des équipements de production pour une valeur minimale de 100. Il s’agit de l’effectif. Elle prévoyait des incitations à caractère fiscal au profit de toutes les entreprises indépendamment de leur taille.000 DH et maximale de 5 millions de DH et dont le coût d’investissement par emploi stable est inférieur à 70. Depuis 1988. Au cours de la même période. D’autre part. faute notamment d’une définition précise de la PME qui faciliterait leur ciblage pour des réformes ou des mesures de soutien appropriées. . les données statistiques mettent nettement en évidence leur prépondérance numérique (Section II). Dans les années 1983. la Banque Mondiale avait porté ce montant à 8 millions de dirhams. La Charte de l'investissement (Annexe I). mais aussi pour donner une idée précise de la PME. Plusieurs définitions de la PME ont été proposées. la Banque Mondiale. du capital social. Le Ministère de l’industrie. de la valeur ajoutée. dans le cadre de ses enquêtes annuelles sur les entreprises. Sur le plan économique. Cependant elles attestent aussi de leur faible contribution dans le PIB (Section III) et de leur inégale répartition tant au niveau sectorielle que géographique (Section IV). le Code des investissements industriels limitait l’octroi des avantages fiscaux aux seules PMI. D’une part. elle est marquée par la prépondérance de la personnalité de l’entrepreneur « propriétaire gérant ». ils sont nombreux et portent sur les différents éléments constitutifs de l’activité de l’entreprise. définit la PMI comme celle qui emploie moins de 200 salariés. de l’implantation et du marché. Sur le plan de la structure. son organisation et ses méthodes de gestion. une organisation. il n’existe pas de définition légale de la PME mais plusieurs définitions. entrée en vigueur en 1995. des critères qualitatifs sont utilisés non seulement pour compléter les premiers. SECTION I : LES DIFFERENTES APPROCHES ET DEFINITIONS DE LA PME Il n’est pas facile de définir la PME qui se rapporte à la fois à une notion économique et à une structure. ne précisait pas non plus la notion de PME. les critères quantitatifs. On distingue traditionnellement deux types de critères d’identification. qui octroyait des crédits au Maroc pour la promotion de la PMI. la petite entreprise marocaine se caractérise par son incapacité à exercer une influence significative sur son marché.000 DH ».

En somme.500. une absence de définition légale de la PME et d’autre part. II. soit 135. Les entreprises affiliées à la Caisse nationale de sécurité sociale Leur nombre est passé de 60.moins de 200 employés permanents. on peut faire deux constatations : d’une part. 15 Direction de la statistique "images économiques des entreprises".aucune participation d’un groupe dans le capital de la PME.300 à 527. . III. la prépondérance numérique de la PME dans le tissu productif marocain est notoire quelque soit le critère d’identification retenu ou la source consultée.500 et que le nombre des grandes entreprises est d’environ 1. Les entreprises présentant un bilan fiscal Le nombre des entreprises.000 en 1996 à 76. les entreprises comprenant moins de 50 salariés et pouvant être rangées dans la catégorie des PME représentaient 99. le nombre des entreprises patentées est passé de 392.moins de 50 millions de dirhams de chiffre d’affaires. Les entreprises patentées Entre 1988 et 1995. (II) celles qui présentent un bilan à l’administration fiscale ou (III) qui sont affiliées à la Caisse nationale de sécurité sociale. 13 14 Cette définition se rapproche de celle retenue par l’Union Européenne. adopte une définition de la PME répondant à l’approche multicritères13 : .500.000 entreprises. Fichier des patentes.total du bilan annuel inférieur à 40 millions de dirhams. que sur les quelques 600.coût de l’investissement de l’ordre de 75 000 dirhams par emploi. mais ne cotisant plus à la CNSS s’élève à 4. selon les données de 1988. dont 63% exerçaient dans le secteur informel.300 entités14.600 en 1995 dont 92% étaient considérées comme des PME car elles réalisaient un chiffre d’affaires annuel inférieur à 10 millions de dirhams15. Cependant. 200. les définitions proposées ne prennent en considération que le secteur industriel et font prévaloir les critères quantitatifs.000 environ relèvent du secteur formel. En définitive. il est possible de conclure que le nombre des PME encore affiliées est de 70. I. SECTION II : LA PREPONDERANCE NUMERIQUE DE LA PME DANS LES DIVERS SECTEURS DE PRODUCTION La place prépondérante des PME dans le contexte économique marocain peut être perçue au regard de trois critères retenus par les données statistiques portant sur (I) l’ensemble des entreprises patentées. toutes activités confondues. . .000. .6% de l’ensemble des entreprises. . soit 92% du total des entreprises. 1998.200 créations d’entreprises ou une progression annuelle moyenne de 19.12 La fédération des PME-PMI de son côté.000 en 1998. La tendance des données statistiques entre 1995 et 1998 permet de conclure. En partant de l’hypothèse que le nombre des entreprises affiliées. présentant un bilan à l’administration fiscale s’élevait à 42.

pour des raisons culturelles et individualistes. Cette faible contribution peut être illustrée ainsi.6% du PIB. elles ne procuraient que 10% de la valeur ajoutée et ne distribuaient que 16% de la masse salariale.1%. la chimie et para-chimie 33%. 16 17 Direction de la statistique .5% et les transports et communications pour 5. L’importance numérique des PME contraste avec leur faible participation à la création des richesses du pays. alors que les 8% que constituent l’ensemble des grandes entreprises créaient. services des institutions financières. les PME représentaient 92% de l’ensemble des unités de production. Or leur contribution pourrait être plus importante si les contraintes majeures à leur développement étaient atténuées afin de faciliter une croissance et une répartition sectorielle et géographique plus équilibrée. l’industrie pour 17. les textiles et cuir 17%. la part de leur contribution dans le PIB marocain reste faible. l’analyse sectorielle de 1999 permet de conclure que les activités primaires (agriculture. 37. du commerce et de l’artisanat .4% pour le secteur tertiaire (commerce. Cela tient aussi au fait que la majorité des exploitations agricoles sont de petites superficies en raison du morcellement dû aux successions. que la constitution de société au sens formel du terme n’est pas encore enracinée dans les mœurs rurales. sylviculture et pêche) ont représenté 16. 90% de valeur ajoutée et distribuaient 84% de la masse salariale16. Cela tient sans doute au fait. Selon les données de la Direction de la statistique – Ministère de la prévision économique et du plan. et que l’exploitation s’effectue soit à titre individuel. Si en 1998.1998. La part de la contribution de l’écrasante majorité de PME à la valeur ajoutée ne dépasse guère 20% du PIB17. soit dans le cadre familial. Si 72% des PME travaillent dans le secteur tertiaire et 27% dans le secteur secondaire. l’agro-alimentaire occupe 35%.1998. énergie et industries).13 SECTION III : LA FAIBLE CONTRIBUTION DES PME DANS LE PIB Malgré la prépondérance numérique des PME au sein du tissu productif. Ministère de l’industrie.9%.7% pour les activités secondaires (mines. . hébergement et autres services) et enfin 17% pour les administrations publiques. En revanche. A un niveau plus détaillé. l’industrie mécanique et métallurgique 12% et l’industrie électrique et électronique 3%. droits et taxes à l’importation. l’énergie et l’eau pour 8. 29. les PME sont très fortement concentrées dans les activités commerciales et de services.200 PME recensées en 1998. Dans l’industrie. les bâtiments et travaux publics pour 4. on précisera que les mines ont contribué pour 2.2%. L’inégale répartition sectorielle des PME Les données de la Direction des statistiques révèlent que sur les 39. transports et télécommunications. SECTION IV : L’INEGALE REPARTITION SECTORIELLE ET GEOGRAPHIQUE DES PME I. on peut considérer que le développement du secteur tertiaire au Maroc suit la tendance générale observée au cours de l’évolution des pays industrialisés. en revanche.2%. 1% seulement exerce dans le secteur primaire.

5 « L’expérience italienne du système de regroupement des PME »). chap. II. suivi de la préfecture de Sidi Bernoussi-Zenata avec respectivement 13% et 5%. commercial et des services est implantée dans la région du Grand Casablanca qui représente également la part prépondérante dans la majorité des grandeurs économiques relatives à ces secteurs. L’examen de la faible répartition des PME par région économique s’explique par la persistance de grandes inégalités inter et intra-régionales. pour réduire les inégalités sociales. SECTION V : LES CONTRAINTES AU DEVELOPPEMENT DES PME : CADRE INSTITUTIONNEL ET POINT DE VUE DES GESTIONNAIRES DES PME Représentant près de 95% de l’ensemble des entreprises. de Rabat-Salé-Khémisset 8%. la décentralisation au niveau communal comme au niveau régional demeure impuissante pour assumer les nouvelles charges que l’Etat lui a transférées. Ces disparités se traduisent par une très forte concentration des PME dans la région du Centre. de Meknès-Fès 9% et que les 33% restants se répartissent sur les 14 dernières régions. révèlent que le Grand Casablanca regroupe 41% des PME-PMI. a donné lieu à l’institution de 16 régions économiques. relancer la croissance et créer du travail. . l’absence d’un cadre juridique spécifique à la PME entrave son développement dans la mesure où les réformes des mesures ne peuvent pas cibler spécifiquement ces unités. Le nouveau découpage territorial. II. Ainsi. puis la préfecture d'El Jadida avec 6% de la production industrielle et enfin la province de Safi avec 5%. sect. mais faute de ressources financières locales suffisantes. si le Maroc dispose d’un secteur privé dynamique qui contribue à plus de 80% de la valeur ajoutée. il faut mettre en place une politique d’aménagement du territoire qui incite à la délocalisation des entreprises et une stratégie qui favorise l’investissement et incite les PME à se regrouper pour constituer des grappes (voir infra. Il a tenté de corriger les disparités héritées du découpage administratif antérieur. L'analyse par province et préfecture fait ressortir que la préfecture de Aïn Sebaâ-Hay El Mohammadi prédomine avec 21% de la production industrielle globale et 15% du nombre des établissements. L’inégale répartition géographique des PME Celle-ci tient aux conséquences de la politique d’aménagement du territoire mise en place par Lyautey qui mettait l’accent sur la distinction entre le « Maroc utile et le Maroc inutile » en privilégiant l’aménagement de la région du Centre Atlantique.14 II. En effet. III. intervenu en 1996. près de la moitié des établissements œuvrant dans les secteurs industriel. En somme. Elles pourraient contribuer pour une part importante à la croissance et à l’emploi si elles faisaient l’objet de plus de soutien de la part de l’ensemble des acteurs économiques. « les mesures de soutien prévues dans le projet de loi au titre des prestations de services et de financement pour les PME » et III. les PME-PMI apparaissent comme le type d’unité de production le mieux adapté à la dimension de l’économie marocaine. les régions de Tanger-Tétouan 9%. Les données de la Direction des statistiques de 1998.

(pour certaines de ces entreprises. l’accès au capital constitue donc une étape importante. la place et le rôle de l'Etat se sont accrus. Les contraintes financières Le problème du financement des PME est intimement lié au marché des capitaux. L'objectif était de simplifier . la contribution de l'Etat à leur financement. Les unes tiennent à des facteurs extérieurs à l’entreprise et sont d’ordre (I) financier et (II) législatif. 1°) Les réformes du marché financier et le soutien aux investissements Le Maroc a toujours opté pour l'économie de marché. Avant de présenter la perception du fonctionnement des banques par les gestionnaires de PME. elles ont besoin d’un équipement minimum pour démarrer leur activité. administratif et judiciaire. Comme les grandes et moyennes entreprises (GME). • restructurer les entreprises publiques (programme PERL soutenu par la Banque Mondiale) en vue de réduire leur déficit de gestion et par-là. De plus. Les mesures adoptées visaient à : • assainir les finances publiques et réduire les déficits intérieurs et extérieurs . ces facteurs ont entraîné une exacerbation des déséquilibres macro-économiques et une crise d'endettement. au cours des années 1960 et 1970. du fait de réglementations nombreuses et en particulier au niveau des prix et des échanges extérieurs. il convient de décrire l’évolution et les effets des réformes du marché des capitaux au Maroc. I. de l'impôt sur les sociétés (IS) et de l'impôt général sur le revenu (IGR). bien que les PME soient essentiellement utilisatrices de main-d’œuvre (fonction de production intense en travail). les PME acquièrent des facteurs et des inputs pour réaliser leur production. Les tensions qui ont en résulté ont conduit le Maroc à adopter des réformes pour un ajustement des structures économiques. Cependant. Description du marché marocain des capitaux Ce paragraphe cherche à savoir si les réformes du marché des capitaux au Maroc comportent des distorsions qui défavorisent les PME. I. comparativement aux GME. il fallait les préparer à être privatisées). d'une part du fait de la création d'entreprises publiques et d'offices et d'autre part.1. Conjugué avec des conjonctures internationales défavorables. c’est-à-dire tiennent à des contraintes liées à leur capacité d’affronter la concurrence sur les marchés. les autres sont (III) intrinsèques à la PME et tiennent à leur compétitivité.15 L’ensemble des observateurs admet que les hommes d’affaires sont sans cesse confrontés à de multiples contraintes de natures diverses. l'inefficacité de ces structures et des interventions ont nui à l'ensemble de l'appareil productif. Les mesures entreprises par le Ministère de l’économie et des finances dans le secteur financier font suite à une politique d'ajustement structurel entre 1983 et 1992. • réformer le système fiscal en vue de le rendre plus efficace et de l'harmoniser avec les standards internationaux : introduction de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). en accroissant leurs coûts. ce qui constitue une menace importante à leur viabilité. Cependant.

Selon un rapport de la Banque mondiale (1994). avec le maintien de taux plafonds débiteurs (avec leurs effets pervers) jusqu’en 1995. Les préoccupations posées par le chômage et la persistance d’un pourcentage élevé de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté incitent les décideurs à chercher le moyen de créer une dynamique de production. puisque le ratio « crédits à l’économie sur PIB » est faible (32% alors que par exemple il est de 80% en France) . On soupçonne cependant le système bancaire d’être insuffisamment concurrentiel. libéraliser l'économie : prix intérieurs. Les résultats sont probants mais confrontés à des contraintes. 10% seulement des entreprises figurant dans le portefeuille des banques ont un ratio « fonds empruntés sur fonds propres » inférieur à 5% (83% de fonds empruntés. C’est en 1995 que les derniers guichets de réescompte de Bank Al Maghrib ont fermé et que la régulation est effectuée par l’open market qui comprend quatre opérations. Les raisons de ce paradoxe nous semblent tenir à l’insuffisante circulation de l'information. réformer et moderniser le secteur financier au Maroc en réduisant l'intervention du Gouvernement dans le secteur bancaire et en renforçant le rôle du marché dans l’allocation des ressources financières. 17% de fonds propres). Il apparaît ainsi qu’une grande partie des entreprises marocaines y compris celles du secteur formel. Ce paradoxe (sous-endettement de l'économie et surendettement des entreprises « bancables ») est plus frappant par le fait que les banques sont en sur-liquidité. le contrôle quantitatif du crédit.8 (65% de fonds empruntés pour 35% de fonds propres). Parallèlement à ces réformes à caractère général. d’épargne et d’investissement. explicitées dans une circulaire du 24 mai 1995.16 • • le système fiscal et de réduire les taux pour favoriser un élargissement de l'assiette fiscale. Ce n’est que depuis 1996 que les taux d’intérêt sont libres. l’économie marocaine est sous-endettée. depuis septembre 1996. a été supprimé en janvier 1991. d’un autre côté. Il semble que si les banques « ne sont pas de réels partenaires » (aux dires des promoteurs et bureaux d’études). Une analyse du financement de l’économie marocaine laisse apparaître un paradoxe : d’un côté. instauré en 1976. échanges extérieurs et mouvements des capitaux. pourtant disponible. les institutions financières spécialisées comme le Crédit immobilier et hôtelier (CIH) ou la Caisse nationale de crédit agricole (CNCA) ont vu leur activité élargie et interviennent maintenant librement comme les autres banques. cela leur confère davantage de flexibilité dans la gestion de leur liquidité et encourage les opérations d’open market. les entreprises qui figurent dans le portefeuille des banques sont sous-capitalisées. c’est parce qu’elles « ne disposent pas de visibilité et d’information sur les . La libéralisation des taux d’intérêt a commencé en 1990 (pour le crédit à moyen et long terme) et en 1991 (pour le court terme). De plus. Ainsi. Les règles prudentielles suivies en Amérique du Nord et en Europe retiennent un ratio de 1. non plus sur une base mensuelle ou hebdomadaire. mais quotidienne . les banques sont autorisées à calculer leurs réserves. n’a pas accès au capital. ce que les banquiers considèrent comme le minimum pour qu’une structure de capital soit saine.

banque spécialisée dans le crédit aux artisans et petits entrepreneurs. La politique monétaire a ainsi « légalement » instauré une segmentation du marché18. par dimension des unités de production. Cette réalité ne lui est pas propre . signalons à ce propos. • l’évaluation du projet pour lequel le prêt est demandé . 2°) Les effets des réformes du marché financier : des distorsions défavorables aux PME Au Maroc. Parmi les mesures d’accompagnement nécessaires à la portée des réformes. Les méthodes utilisées par les banques commerciales pour faire face aux risques d’impayés ne sont pas adaptées au financement des PME. Pour être bref. les banques et les autres institutions financières ont répondu par un rationnement ‘ des crédits (fonds peu abondants). Dans le cas d'un montant élevé. un responsable nous a décrit les garanties requises : nantissement sur les fonds de commerce. les exportatrices ou celles du secteur immobilier par exemple. nantissement du matériel à acquérir. Elles donnaient la priorité aux entreprises de grande dimension et les PME étaient défavorisées. les coûts représentent moins de 6% de la valeur du prêt (Snodgrass and Patten 1991). jusqu'à la fin du PAS en 1992. le marché du capital a été à la fois rationné et segmenté. ces méthodes comprennent : • l’étude du dossier de demande de crédit et la recherche d’un maximum d’informations sur les caractéristiques du client potentiel . 19 La proportion des coûts administratifs est plus grande car le temps pour traiter un dossier de prêt pour une PME est le même que celui consacré à celui d'une GME. 20 Dans le cas du Maroc. délégation d'assurance vol et incendie. des taux plafonds débiteurs ont été en vigueur jusqu'en 1995. Mais tout laisse penser que Ainsi. Face à un excès de demande de crédits. la plupart des études insistent sur la segmentation des marchés (Morisson et alii (1994)). il faut en outre une garantie hypothécaire. assurance de décès toutes causes. on signalera que ce rationnement a épargné certaines activités telles que les activités exportatrices ou encore celles de l'immobilier. et Otero M. Avec la libéralisation progressive. etc. Plusieurs études montrent qu’une partie du différentiel de taux auquel font face les PME comparées aux GME. Dans les programmes bien définis. certaines GME. • la nécessité de contreparties demandées à la PME pour garantir le prêt20. Cette distorsion induit à terme une substitution du capital au travail par les grandes firmes. Dans le cas du Maroc. 18 . Nous n’avons pas encore le recul suffisant pour voir si au Maroc la libéralisation du marché des capitaux et de la politique monétaire commence à porter ses fruits. (1991). la future création de l’Observatoire des industries.17 secteurs ». dans les pays en développement (PED). Cette faiblesse des taux d’intérêt débiteurs décourage la rémunération des dépôts et donc l’épargne. leurs demandes étant considérées en dernier lieu. le rationnement provient de l'encadrement du crédit qui a été en vigueur pendant longtemps. comme le rendement moyen par secteur. Les traitements des données qu’il réunira permettront de fournir des informations de synthèse. anormalement élevés. Selon une étude de Rhyne E. Certains programmes ont rendu les coûts administratifs des prêts aux PME. représente le risque plus élevé des prêts aux PME et des coûts de transaction plus importants pour instruire leur dossier19. ont pu obtenir du capital à un prix artificiellement bas. à la Banque populaire.

L’information des opérateurs est peut-être insuffisante également. alors que les PME comptent presque exclusivement sur leurs fonds propres ou le crédit-bail21. . Il semble qu’il y ait un phénomène d’inertie qui s’estompera au fur et à mesure que le différentiel de taux va diminuer. 15 à 20% en Europe. au Portugal et même en France. Cependant. La profession se félicite de la concurrence qui prévaut. En conséquence. les sociétés de crédit-bail sont insuffisamment présentes. comme c'est le cas en Espagne. ont quelques marges de manœuvre et recourent au crédit bancaire traditionnellement moins cher (autour de 12% actuellement. le financement par le leasing ne représente actuellement que 5% de la FBCF. sect. III. III. d'un régime juridique et fiscal approprié. II. L’explication nous semble résider dans le fait que les PME-PMI au Maroc qui ne disposent pas des garanties nécessaires pour accéder à un financement extérieur. dans les financements extérieurs des PME-PMI. Ainsi.18 pour soutenir la croissance. mais pendant longtemps.63% pour les sociétés de crédit-bail . Au Maroc. le crédit-bail a été doté par le législateur et les autorités monétaires. ces sociétés étaient à 24% alors les banques pratiquaient des taux entre 15 et 18%). les GME ont pu emprunter auprès des banques et d'autres institutions du secteur financier. l'autofinancement est un facteur pénalisant. l'endettement du secteur non financier représente 31 % du PIB (85% en France).3). la politique financière entreprise par les pouvoirs publics tend à renforcer les services et instruments nécessaires au secteur privé (Voir chap. 21 De façon générale. Davanne et Mourji (1992) ont montré que l'une des causes du coût élevé du capital au Maroc par rapport à la France est précisément la part plus grande de l'autofinancement. contre 15. Au Maroc.

si les sociétés de crédit-bail peuvent accroître la part des emprunts sur le marché obligataire dans leur financement (à côté des capitaux propres). En valeur. American Economic Review. mai 1999. notamment en émettant des obligations.. instance de consultation du Ministère des finances dans ce domaine.92–96) montre que ce coût est inhérent à plusieurs facteurs (l'insuffisance du capital humain qui ne favorise pas les flux d'investissement vers ces pays. très favorable à la promotion de l'investissement. le coût élevé du capital reste un fait général au Maroc (comme dans les PED22). Il en est d'une certaine façon de même pour le respect des règles prudencielles.tenir sa comptabilité selon le NPCEC (nouveau plan comptable des établissements de crédit).respecter les règles prudentielles. concernent : le coût élevé de financement des sociétés de crédit-bail et les taux qu'elles pratiquent (24% pendant longtemps au Maroc. Les premières réflexions révèlent que les entraves au développement de cette activité.disposer d'un capital social de 20 millions de DH. l’adhésion de toute société agréée est obligatoire. et donc les taux d'intérêt qu'elles pratiquent. Les entreprises pourront alors mieux recourir à ce type de crédit (20% de la FBCF est financée sous cette forme dans les pays européens). . Cela va favoriser une harmonisation de l'activité du secteur.procéder à un audit externe. passant de 18% à 12%. Paper and proceeding. les possibilités de mobilisation de l'épargne. le niveau du financement des investissements par le crédit-bail s'est élevé à 1. Retenons que dans le cas du Maroc.) . le système a été introduit en 1965 et on compte actuellement seulement 8 sociétés. prend également en compte la qualité du capital humain dont dispose la société. etc.. elles seront dans les conditions favorables pour réduire les taux qu'elles pratiquent.).238 millions de DH en 1990 à 2. .069 en 1995 et 2.19 Aperçu sur les sociétés de crédit-bail au Maroc : Signalons qu'il existe une association des professionnels. De ce fait. Cela contribuera à réduire leur coût de financement.communiquer des informations périodiques. concurrence…) et a un rôle d'intermédiaire avec les autorités de tutelle. Cependant. les taux de ces sociétés sont passés récemment à 15%). Les conditions d'exercice d'une activité de financement sont : . . formation. où le capital est pourtant mieux rémunéré. Une façon d'atténuer le poids de cette contrainte est de développer le marché obligataire et de façon plus générale. Aux termes de l'article 101 de la loi bancaire (1993). et il nous semble que cela aidera ces institutions à lever des fonds plus facilement. appelée APSF (Association professionnelle des sociétés de financement). 22 . la répartition des crédits laisse apparaître une assez forte diversification. disposer d'un plan d'affaires cohérent (programme d'extension du réseau . elles joueront un rôle plus dynamique dans le financement des investissements des PME. le Comité des établissements de crédit (CEC). Lucas ((1990) "Why doesn't capital flow from rich to poor countries" . Actuellement. Ce n'est qu'au 1er janvier 2000 que le nouveau plan comptable est entré en vigueur pour ces sociétés. En effet. l'environnement des affaires. à côté des taux d'intérêt bancaires qui ont baissé. mais la concentration sur Casablanca et les régions du centre demeure forte également. il doit être compétent et les dirigeants doivent avoir une expérience. L'APSF veille aux intérêts de la profession (innovations.répondre aux obligations comptables. .883 en 1998. .

retard dans les études de dossier) que le niveau des taux d’intérêt. A titre d’exemple. (voir chap. cela rejoint les travaux de Liedholm (1989) qui a décrit les besoins de financement des PME au cours de leur « cycle de vie ». sect. IV «Résultats de l’enquête réalisée». Mc Cleod a lié l’âge et la réputation de la PME à l’origine de son financement. tabl. Durant la première phase. Le droit des sociétés prescrit des sanctions pénales pour le non-accomplissement d’un certain nombre de règles de procédures. tant en ce qui concerne les formalités à remplir lors de la constitution des sociétés que celles à effectuer au cours de leur fonctionnement ou lors de leur dissolution. innove en introduisant la possibilité de la constitution de la société unipersonnelle. quand l’entité est une « petite entreprise ». pour permettre une extension des capacités de production. Si la PME se maintient. 13 bis et 14). III. II. Les obstacles d’ordre législatif.5% en novembre 1998). au Maroc. I. Le droit des sociétés Les normes législatives qui régissent le droit des sociétés et les règles qui organisent les rapports de travail au sein de l’entreprise ne reconnaissent aucune particularité à la PME. IV. les banques ensuite. il y a également un effet sur l’amont. tabl. Dans la même logique. 14). le taux des impayés des sociétés de crédit-bail était de 15. L’obligation de publier les comptes certifiés permettra au marché de reconnaître les performances réelles de celles-ci et la mobilisation de fonds (via le lancement d’obligations) sera facilitée. III « Soutien et accès au crédit bancaire ». . sect. administratif et judiciaire II. Les besoins de financement des PME concernent soit les investissements lors de la création ou l’extension. Les gestionnaires souhaitent aussi des délais de grâce. les besoins en fonds de roulement sont les plus pressants. La perception des banques par les gestionnaires des PME Les résultats de l’enquête confirment la faible place des banques dans le financement des PME.20 Rappelons que l’asymétrie de l’information se traduit par un accroissement des taux d’intérêt dans les pays du nord ainsi qu’à des processus de sélection inverse. il s’agit de besoins à long terme pour financer les équipements. la réforme du droit des sociétés ne tient pas compte de la taille de la société considérée. Cependant. et surtout celle du droit des sociétés. 13. Les réponses aux questions que nous avons soulevées à propos des relations avec les banques font valoir que les problèmes posés aux PME concernent plus l’accès au financement (garanties excessives exigées par les banques. On observe ainsi que plus la PME donne une image de pérennité. le temps que leur activité prenne une « vitesse de croisière » (voir chap. des besoins de financement à moyen et long terme vont se faire à nouveau sentir.2. A côté de l’effet sur l’octroi de crédit par les banques ou les sociétés de crédit.1. Ensuite.6% en novembre 1999 (17. L’introduction d’une « culture » de l’information est un moyen efficace de dynamiser l’activité économique. soit le fonds de roulement en cours d’activité. La réforme du Code de commerce (Loi n°15-95). plus l’accès au financement par des tiers devient possible : les crédits fournisseurs d’abord.

En effet. Les PME n’ont pas les moyens d’organiser des séances d’alphabétisation (comme le font maintenant les grandes entreprises). de la couverture sociale des salariés). tabl. de la flexibilité dans les horaires du travail. si la société anonyme constitue le type par excellence des sociétés de capitaux avec tous les attributs qui s’y attachent et justifie un tel encadrement juridique. un nombre significatif de sociétés ont préféré prendre la forme de SARL pour éviter les contraintes que leur faisait peser leur statut antérieur de société anonyme. un projet de réforme est en étude au Parlement. Les résultats de l’enquête confirment que les chefs d’entreprises estiment que le coût de la main d’œuvre est élevé (voir chap.2 La législation sociale Les droits du travail et de la sécurité sociale sont anciens (ils datent du Protectorat français) et. Elles ne peuvent pas non plus libérer leurs ouvrières et ouvriers pendant les . qui fonctionnent généralement dans le cadre familial et qui sont dotées d’une structure administrative légère. tabl. IV. depuis plus d’une décennie. Une réforme du marché du travail s’impose.3 Le rôle de la formation Le développement des ressources humaines mérite également une plus grande attention. ce n’est pas le cas de la société à responsabilité limitée. 24). II. 24 bis). Les résultats de l'enquête montrent que les chefs d’entreprises rencontrent des difficultés à trouver du personnel qualifié (voir chap. les législations (qui datent de 1913) comportent de nombreuses dispositions dont le respect des prescriptions dépasse non seulement les capacités matérielles de la PME (c’est le cas de la représentation du personnel en sein de l’entreprise. une orientation axée d’avantage sur l’éducation de base et sur les initiatives visant à améliorer les opportunités pédagogiques pour les femmes. L’expérience internationale indique que les travailleurs sont mieux protégés par des taux salariaux déterminés par le marché. Ces approches stimuleraient une baisse du chômage urbain et éventuellement un ralentissement de l’exode rural vers les centres urbains (actuellement stimulée par un écart de 36% entre les deux salaires minima). aura un effet compensatoire en termes de croissance. Si les dépenses publiques consacrées à l’éducation sont relativement importantes au stade de développement où se trouve le Maroc. du mode de règlement des conflits collectifs. IV. Ainsi. A la suite de la réforme du Code des sociétés. tandis que le salaire minimum agricole ne devrait être relevé que parallèlement aux hausses de la productivité agricole. le salaire minimum hors agriculture devrait baisser en termes réels ou tout au moins être maintenu constant. des charges sociales importantes et des restrictions rigides aux licenciements contribuent au chômage. mais aussi va à l’encontre des mesures libérales prises par les pouvoirs publics depuis les années 1980 (c’est le cas des procédures de licenciement pour motif économique « d’ordre conjoncturel ou structurel » qui sont complexes en raison de l’enchevêtrement des autorités compétentes et du fait que les motifs de refus d’autorisation de ces licenciements par le gouverneur reposent souvent sur des motifs d’opportunité et d’ordre public qui ne tiennent pas compte de la situation économique réelle de l’entreprise). à la dimension de leur activité. des opportunités d’emploi à la hausse et un marché du travail flexible. ni des sociétés de personnes. II. freinent la croissance du secteur formel et favorisent le marché du travail informel. Le salaire minimum. en particulier celles du milieu rural. Or.21 Les sanctions pénales peuvent par exemple être appliquées lors de l’absence de procès verbaux des délibérations des assemblées.

Il en résulte que le processus complexe des déclarations fiscales impose aux investisseurs de recourir aux services des fiduciaires et de cabinets de conseils.4 Le Code des douanes Si la procédure de la « Déclaration unique de marchandise » améliore considérablement la lourdeur des formalités douanières. c’est à l’occasion du jeu de navette auquel se livrent les autorités communales et leur autorité de tutelle (province ou préfecture) dans l’étude d’un dossier ou l’octroi d’une autorisation pour la réalisation ou l’extension d’un projet de PME. tabl. A cet égard. VI. 28). Les obligations en terme de production d’informations financières sont globalement lourdes pour les PME. une campagne de lutte contre l’analphabétisme soutenue par des dons de solidarité est menée depuis quelques temps par les pouvoirs publics et des ONG. Plus de trente formulaires contenant les mêmes informations et devant être accompagnés des mêmes pièces doivent être remis par les chefs d’entreprises pour leurs déclarations fiscales23. II.5 La législation comptable et fiscale Le Plan comptable est considéré par les professionnels comme un document complexe et inadapté pour les PME. Ceci incite bon nombre d’entre elles à l’évasion fiscale. IV. ce qui freinent les initiatives (voir chap. 28. sect. celles qui organisent les modalités des exportations et des importations sont souvent interprétées de façon restrictive par les agents douaniers quant à la classification et l’évaluation des marchandises. IV. engendrant d’importantes pertes dans les recettes publiques 24. « Le parcours de l’investisseur » MAGG /US-AID. 23 24 Livre Blanc. « le problème le plus fréquemment mentionné par les investisseurs au cours de chaque étape du processus de démarrage de l’investissement est le manque de transparence des procédures ». . Pour les PME. Là où le problème de l’enchevêtrement des compétences prend le plus d’ampleur.22 heures de travail pour assister aux séances d’alphabétisation. II. Ce phénomène est perceptible dans l’ensemble des administrations et il surgit entre les différents départements ministériels et entre leurs services extérieurs (les délégations régionales). le coût de ces conseillers est très élevé et grève considérablement leurs capacités financières. Une telle situation est due à l’enchevêtrement des compétences entre les différentes administrations. Le Gouvernement pourrait également prendre des mesures afin de confier la formation professionnelle au secteur privé en apportant des changements au niveau de l’impôt salarial obligatoire actuellement en vigueur pour financer ces programmes. p. Les investisseurs estiment que la complexité du système fiscal marocain mène souvent à la confusion et à de nombreuses erreurs dans les déclarations (chap. juin 1999. mais parfois au sein d’une même administration. tabl.6 Les procédures administratives et judiciaires Selon les conclusions de l’étude initiée par le MAGG. II. 22 et 27).

commerciales et administratives. Etude préparée pour l'US-AID / Maroc et le Ministère des Affaires Générales du Gouvernement. Fouzi (1999) : " Réforme organisationnelle et administrative : Appréciation d'impact ". l’organe juridictionnel marocain. Il appartient donc aux juges de faire valoir leur fonction pour que l’organe dont ils font partie assume sa mission et contribue ainsi avec les autres pouvoirs publics au renforcement de l’Etat de droit. Ceci incite les entrepreneurs. ne dispose d’aucun pouvoir d’appréciation discrétionnaire. Autrement dit. pénales. 25 .23 A l’enchevêtrement des compétences. sous contrat n° 608-C-00-9200036. ce phénomène existe même dans les pays les plus avancés. et particulièrement les PME. car cela leur interdit de répondre à des appels d’offres ou de fournir des biens ou des prestations de services à des clients qui demandent des factures. ce qui n’est pas favorable à la croissance de leur activité. New Entreprise Development (NED) Project. le recours pour excès de pouvoir contre les décisions administratives entre à peine dans les mœurs des citoyens marocains et la lenteur du système juridictionnel continue à peser négativement sur la promotion des affaires. D’une manière générale. C’est dans cet esprit et cette logique que s’inscrivent toutes les réformes amorcées depuis la dernière décennie. Cela signifie que la loi qui aménage les modalités d’exercice de cette liberté reste soumise à cette liberté constitutionnelle. On retiendra que toute l'histoire du recours pour excès de pouvoir. il faut ajouter les interprétations divergentes des procédures légales. ce qui persiste encore au Maroc et constitue un véritable obstacle à la liberté d’entreprendre. est doté de codes et de règles de procédures très convenables. c’est l’abus et l’excès de pouvoir que les autorités administratives commettent dans l’interprétation et l’application des lois et règlements qui fixent leurs compétences. depuis la mise en place de la Chambre administrative de la Cour suprême en 1957. c’est-à-dire de manière informelle. soit à poursuivre leur projet en marge des normes et procédures légales. Mourji. Cela signifie aussi que l’administration chargée par la loi d’exercer un contrôle de légalité ou de conformité lors d’une demande d’autorisation. composé de juridictions civiles. jusqu’à la mise en place des tribunaux administratifs en 1993. vise à en faire « un instrument mis à la portée de tous. En somme. Cependant. En revanche. Il s’agit de « réformes qualitatives post-ajustement structurel »25. soit à faire valoir leur demande par des moyens occultes. parfois subjectives voir même abusives de la part des agents de l’administration. pour la défense de la légalité méconnue ». 24 Mai 1999. les problèmes qu’engendre la complexité des procédures administratives ne sont pas propres au Maroc. la consécration jurisprudentielle du principe constitutionnelle de la liberté du commerce et de l’industrie implique que chaque fois que l’administration exerce un contrôle de légalité ou de conformité sa compétence reste toujours une compétence liée. La liberté du commerce et de l’industrie est une liberté publique qui a une valeur constitutionnelle.

tiennent à la capacité des entrepreneurs à relever les défis de la compétitivité. comptabilité. ils n’ont pas conscience que les différents stades de vie de l’entreprise sont intimement liés à leur capacité d’organisation et que la croissance de l’entreprise doit s’accompagner d'une gestion des ressources humaines et d'une meilleure répartition fonctionnelle des tâches. pour des raisons toujours culturelles. ils s’obstinent à ne pas percevoir l’intérêt du conseil. cependant. les dirigeants sont réticents à faire appel au conseil externe. Il en résulte que les dirigeants ont souvent une appréciation erronée du risque à prendre. liées aux premières. face à l’ouverture des marchés et qui conditionnent le devenir et la viabilité de l’entreprise. certaines tiennent aux techniques de gestion de l’entreprise. Ils ne perçoivent pas encore les bénéfices d'une délégation d'une partie de leur pouvoir de décision aux personnes compétentes et le fait qu’un investissement en formation du personnel constitue un capital qui implique à terme des retombées bénéfiques pour l’entreprise en termes de qualité et de compétitivité. d’autres. les gérants de PME ne s’entourent pas de cadres compétents pour renforcer leur capacité de gestion ou compenser leurs lacunes techniques en matière de marketing. III. on relèvera d’une part. tabl. Les contraintes intrinsèques aux PME face à une concurrence accrue Parmi les contraintes intrinsèques à la croissance des PME. I « Les caractéristiques des gestionnaires ».24 III. En effet. production ou gestion des stocks. et d’autre part. Pour des raisons encore culturelles. une gestion de l’entreprise très fortement marquée par la personnalité du gérant qui en est généralement le propriétaire (voir chap. il faut ajouter les divergences entre associés quant aux méthodes de gestion de l’entreprise et des perspectives de son développement. pour des raisons culturelles. le taux d’analphabétisme particulièrement élevé parmi les dirigeants de PME. et que parfois l’extrême prudence les amène à prendre des décisions déraisonnables. Refusant d’admettre ou n’ayant pas conscience de leur méconnaissance des techniques de gestion. sect. Tous ces facteurs combinés nuisent aux capacités des PME marocaines à suivre les progrès des méthodes de gestion et à innover pour mieux s’adapter aux contraintes du marché et aux besoins des clients (voir chap. III. souvent par crainte de révéler le secret de leurs affaires. mais aussi financières. les entrepreneurs sont assez réticents à partager leur pouvoir et à répartir les tâches entre divers centres de décisions.1 Les méthodes de gestion des PME marocaines : la qualité du « gérant propriétaire » Parmi les obstacles majeurs qui limitent le développement des PME. VII « Les besoins en matière d’assistance technique ou de formation du personnel ». IV. finance. sect. approvisionnement. 29 à 34). IV. les pourcentages sont biaisés en raison de l’échantillon des entreprises touchées). faute de moyens financiers. Enfin. Elles ont eu aussi un impact favorable sur la compétitivité . qui souvent dégénèrent en conflit et sont à l’origine de la dissolution de certaines PME. De plus.2 La compétitivité des PME marocaines Les mesures prises pour la libéralisation de l’économie ont très largement contribué à valoriser les activités exportatrices. A ceci.

18. Toutefois. supra. 26 . l’accord de libre-échange avec l’Union Européenne est accompagné d’une réduction non discriminatoire de la protection commerciale. Conclusion sur le secteur des PME au Maroc et sur leurs perspectives de développement : Si dans l’ensemble les indicateurs se sont améliorés. compte tenu de la dépendance vis-à-vis des droits de douanes. les PME marocaines risquent d’avoir peu de chance de relever les défis de la compétitivité face aux entreprises européennes et celles des autres pays émergeants. une aide qui permettra la mise à niveau des industries marocaines. 27 c. le Maroc manifeste encore quelques signes de retard au regard de la moyenne des pays à revenu intermédiaire. Etant moins équipées. La réforme du marché du travail aidera probablement le secteur privé à équilibrer l’offre et la demande de la main d’œuvre entre les entreprises exportatrices qui se développent par le biais de la promotion des exportations. Or à la faveur de cette ouverture. Le programme Med 2000 dans lequel s’inscrit la mise en œuvre du programme Empretec et qui concerne l’assistance technique à dix pays de la région méditerranéenne revêt une importance certaine pour le développement et la compétitivité des PME marocaines. 17. Précisons que l’accord avec l’UE comporte un volet financier.25 des entreprises marocaines qui. afin de maximiser les gains du Maroc. 19 et 20). C’est dire qu’une croissance plus forte et plus régulière s’impose si le Maroc veut réduire les inégalités et notamment commencer à enrayer la croissance du chômage. exposées à la concurrence. moins organisées et ne bénéficiant d’aucune politique spécifique de l’Etat. la poursuite du processus de libération de l’économie marocaine est accompagnée de réformes fiscales. afin de maximiser les gains au niveau de l’emploi avec la réforme du marché du travail.f. une stratégie de promotion des PME et de croissance orientée vers les exportations peut leur être bénéfique en raison de l’environnement commercial international plus libéral si. les exportateurs marocains (de textiles. sont amenées à améliorer la qualité et l’efficacité26. et si. doivent s’attendre à faire face à une concurrence étrangère accrue que ce soit au niveau de leurs débouchés traditionnel ou sur leur propre marché interne (voir chap. perspective d’établissement d’une zone de libre-échange et respect des engagements des accords de l’OMC. le Maroc doit renforcer la stabilité macro-économique et mettre en place des réformes qui lui permettent d’atteindre un taux élevé de croissance durable dont le partage équitable devrait également permettre l’amélioration de la productivité de la main d’œuvre. d’autre part. tabl. IV. 28 Accord d’association. introduction – Les échanges extérieurs et la balance des paiements. et celles qui sous-traitent suite à la concurrence accrue des importations. Pour relever le défi du chômage croissant et de l’affaiblissement de l’économie. d’une part. d’habillement ou de l’agroindustrie) vers le principal client du pays (l’UE). La mondialisation des économies et la stratégie d’ouverture du marché marocain27 sur l’extérieur28 nécessitent impérativement la mise en place d’une politique en faveur des PME.

29 . C’est ainsi que. dont la mission est de coordonner ces actions. Celle-ci constitue une autorité administrative déconcentrée et joue en quelque sorte le rôle d’une courroie de transmission. qu’au niveau de la coopération internationale (Section II). A côté des mesures de soutien par les organismes publics. Parfois.26 CHAPITRE II : LES STRUCTURES. Cette situation s'explique par le fait que 60% des surfaces réservées à l'industrie appartiennent à des opérateurs privés et que l'opération d'expropriation et d'indemnisation s'avère coûteuse pour les collectivités locales. du commerce et de l’artisanat est représenté au niveau local par une délégation régionale. Elle travaille en étroite collaboration avec les autres services extérieurs des différents ministères sous l’autorité du Gouverneur. la Fondation de la Banque populaire pour la création d’entreprise. celle de Moulay Rachid et celle de Oulfa Hay Hassani. (I) le Ministère de l’industrie. Programmes et actions du Ministère de l’industrie. des actions sont initiées par (V) un organisme privé. 21 zones industrielles ont été aménagées dans de nombreuses villes à travers les différentes régions du Maroc. du commerce et de l’artisanat Parmi les obstacles majeurs qui entravent la création et le développement des PME figurent la non-disponibilité de zones industrielles29 et de locaux professionnels et les difficultés d’accès aux crédits. I. les pouvoirs publics (IV) recourent à des administrations de missions pour répondre à des besoins immédiats dans une région territoriale donnée. ainsi que des études sur les besoins des secteurs de la région. d’industrie et de l’artisanat et (III) les organismes de formation professionnelle. Les lots aménagés au sein de ces zones sont d’une superficie À titre d'exemple dans la ville de Casablanca il y a 24 zones industrielles dont seulement 3 sont opérationnelles. INSTITUTIONS ET SERVICES DE SOUTIEN AUX PME Pour favoriser la création et soutenir la viabilité des PME. de l’industrie et de l’artisanat. à savoir la zone industrielle du parc Oukacha. SECTION I : LES ACTIONS ET PROGRAMMES DE SOUTIEN AUX PME PAR LES ORGANISMES PUBLICS ET PRIVES AU NIVEAU NATIONAL ET LOCAL Chargé de mettre en œuvre la politique définie par le Gouvernement en la matière. Cependant. le cadre juridique en place ne profite pas aux PME. divers actions et programmes sont menés par des organismes publics et privés tant au niveau national que local (Section I). Elle applique au niveau local les mesures prises par le Ministère et lui transmet les informations sur les réalisations des actions et programmes. qui a pour objectif la création de nombreux pôles industriels à travers le Maroc et la mise à la disposition des investisseurs de lots de terrains équipés et à des prix réduits. s’inspirant de l’expérience réussie des pays du sud-est asiatique. mais aussi avec (II) les chambres de commerce. Le Ministère du commerce. a impliqué depuis 1994 des opérateurs privés dans le programme national d’aménagement des zones industrielles et des zones d’activités.

qui poutant recèle de potentialités importantes en matière de création d’emploi (1. que la demande de terrains en zone industrielle concerne beaucoup plus la délocalisation des unités existantes que la création de nouvelles unités. aux infrastructures et aux opportunités de projets de marchés et de sous-traitance. 30 . car les banques n’y attachent que peu d’importance. De même. à défaut d’information.2 Le soutien au financement des PME Le secteur commercial au Maroc a peu accès au crédit.27 allant de 1000 à 5000 m2 et disposent de toute l’infrastructure nécessaire. I. « L’expérience italienne du système de regroupement des PME : un modèle pour l’Agence Nationale pour la promotion de la PME ». Du premier bilan de ce programme. Il est à souligner par ailleurs. d’information et d’assistance pour l’aide au choix du site d’implantation30. La mise en place de ce fonds a permis d’assurer une garantie à hauteur de 60 à 70% de crédits accordés par les banques aux commerçants et artisans qui manquent de garanties suffisantes De telles initiatives contribueront à la constitution de grappe de PME.5 Millions d’actifs) et d’apport en devises (environ 540 millions de DH). il ressort que 22 cellules régionales ont été mises en place dont 6 au niveau des chambres de commerce et d’industrie et 16 au niveau des délégations du MCIA. on retiendra : .la mise en place de banques d’information sur support informatique relatives à l’environnement juridique et administratif. Toutefois. de l’industrie et de l’artisanat (MCIA) a mis en place à travers tout le territoire national des cellules d’accueil. Section II. Une structure centrale a été créée au siège du Ministère ayant pour mission de former des responsables des cellules régionales ainsi que de planifier et de coordonner les différentes actions menées par ces cellules au niveau local. certains industriels demeurent indécis quant au choix du lieu adéquat pour la localisation future de leur affaire. animées par un délégué régional qui assure un encadrement de proximité dans le domaine du conseil aux investisseurs. du commerce et de l’artisanat a créé un fonds de garantie en faveur de ces deux secteurs. I. d’où la nécessité de mettre en place au niveau régional des cellules d’orientation. varient de 150 DH à 400 DH le m2.l’identification des promoteurs potentiels et le couplage promoteur-projet. Les prix pratiqués dans les zones équipées et où les lots sont disponibles. vu l’insuffisance des garanties offertes. Parmi les objectifs qui leur sont assignés.la réalisation d’études des ressources régionales et d’identification des opportunités d’investissement au niveau de la région considérée . . De plus. aussi bien pendant la phase de création que d’exploitation de l’entreprise. le secteur de l’artisanat. Ces cellules offrent un appui intégré et personnalisé. le Ministère de l’industrie.5. II. Voir chapitre III. les taux d’intérêt appliqués sont élevés (environ 12%). . souffre d’une faible « bancarisation » de ses activités productives. Dans le but de répondre aux attentes des commerçants et artisans. des conseils pratiques et des informations utiles aux promoteurs industriels.1 L’assistance technique à la promotion des PME Le programme initié par le Ministère du commerce.

Elles constituent à ce titre un interlocuteur privilégié auprès des départements ministériels du commerce. Elles revêtent de par la loi. un tel système défavorise nettement les artisans qui sont dans une situation financière moins favorable que celle des commerçants et des industriels. d’industriels et d’artisans et leurs représentants siègent à l’Assemblée provinciale ou préfectorale31. Ce système est critiqué par les responsables des Chambres. artisans et agriculteurs toute l’assistance technique pour promouvoir leurs activités tant sur le marché local que pour leurs exportations. Au niveau local. Les attributions et les missions de chacune des chambres consistent à encadrer et à soutenir les activités des professions qu’elles représentent. que les agriculteurs ont été exonérés d’impôts par le Roi Hassan II jusqu’en l’an 2000 et que cette mesure a été reconduite jusqu’à une date indéterminée. conjointement avec les délégués régionaux des Ministères du commerce. Soulignons que les Chambres d’agriculture sont subventionnées par l’Etat. commerce et industrie. 32 Aux termes de l’article 38 de la Constitution de 13 septembre 1996 « La Chambre des conseillers comprend dans la proportion des 3/5 des membres élus dans chaque région par un collège électoral composé de représentants des collectivités locales et dans une proportion de 2/5 des membres élus dans chaque région par des collèges électoraux composés d’élus des Chambres professionnelles et des membres élus à l’échelon national par un collège composé des représentants des salariés ». sans distinction de secteur. II. Le montant du fonds proposé est de 200 millions DH et peutêtre utilisé pour le financement des besoins d’investissement ainsi que des besoins de fonctionnement. Concernant les crédits d’investissement. La Caisse centrale de garantie (CCG). les montants des prêts oscillent entre 50. Or. ni de taille. Le dahir du 12 septembre 1963 et le décret du 3 juillet 1984 fixent l’effectif des assemblées entre 11 et 27 membres selon l’importance de la population. L’assemblée provinciale ou préfectorale est composée de représentants des Chambres professionnelles (agriculture. Actuellement.000 DH avec une durée de remboursement de 5 à 7 ans. 31 . Elles étudient. elle gère aussi un fonds de garantie financé par le budget de l’Etat et par l’US-AID.000 à 100. elles agissent dans leur secteur d’activité. A ce titre. évaluent les besoins des secteurs et proposent au délégué régional les mesures qu’elles entendent voir être prises par les pouvoirs publics. Elles sont aussi chargées de fournir aux commerçants. institution publique gérant des fonds publics pour servir de garantie à des promoteurs. Les chambres de commerce. de l’industrie. elles sont consultées sur l’orientation de la politique et les mesures que les pouvoirs publics entendent mettre en place pour promouvoir et réglementer chacun des secteurs d’activité. les chambres de commerce.000 et 50.000 DH avec une durée de remboursement de 2 à 5 ans. d’industrie et d’artisanat Conformément au dahir du 26 août 1992. Pour les crédits de fonctionnement. la nature juridique d’établissement public33. de l’artisanat et de l’agriculture. d’industrie et d'artisanat sont respectivement composées d’élus de commerçants. qui estiment que le financement de chacune des Chambres repose exclusivement sur l’ordre professionnel auquel elle préside. l’artisanat et de l’agriculture. les montants du prêts oscillent entre 10. 33 Les ressources budgétaires des Chambres professionnelles proviennent des 31% du décime additionnel à l’impôt des patentes. artisanat) et de représentants des conseillers communaux. de l’industrie. Ce fond finance les actions de mise à niveau des entreprises.28 pour accéder au crédit bancaire. industriels. soutient toutes les entreprises. Les chambres professionnelles sont aussi représentées à la Chambre des conseillers (la Chambre haute ou le Sénat)32.

les Chambres d’artisanat appuient les dossiers pour l’obtention de crédit auprès des banques. Maisons de l’artisan. D’une manière générale. pour mettre en place depuis 1995 des centres dont la mission est de favoriser la création et le développement des PME. L’institution des Wilayas s’inscrit dans le cadre du renforcement du processus de déconcentration et de décentralisation. ainsi que de services administratifs et d’organismes professionnels implantés dans la Wilaya et intéressés par la promotion des PME. mais aussi des cadres en gestion. Enfin. Elles organisent des foires tant au Maroc qu’à l’étranger pour promouvoir la commercialisation des produits et contribuent aussi à la formation professionnelle. Casablanca. il anime et organise des modules de formation et des rencontres pour développer les partenariats tant au niveau national qu’au niveau international pour favoriser les exportations. elles ont contribué à la construction de villages d’artisans. Ensembles artisanaux. Marrakech. mais surtout auprès de la Banque centrale populaire et de sa Fondation pour les micro-crédits au profit des artisans. Sa mission est de coordonner l’action des gouverneurs des préfectures ou provinces qui relèvent de sa compétence. Taroudant. A sa tête se trouve le Wali. elles ont coopéré avec le MCIA à l’ouverture d’une Maison de l’artisan à Rabat et à Casablanca et de complexes artisanaux dans les grandes villes ayant une vocation artisanale et touristiques (pour ne citer que les plus importants : Agadir. 34 . Dans le domaine de l’artisanat. Cet institut forme des techniciens. Wilaya signifie : L’entité juridique qui coiffe un ensemble de préfectures ou provinces. chaque centre dispose d’une équipe de cadres spécialisés dans le domaine de la création d’entreprise. d’une banque de données regroupant par branche d’activité l’ensemble des unités de production. Dans le milieu urbain. Dans le domaine industriel. les Chambres ont contribué à la réalisation de nombreux projets initiés par le Ministère du commerce. de l’industrie et de l’artisanat. ainsi qu’auprès des banques. Le centre encadre et soutient les promoteurs dans toutes les phases du projet de création de l’entreprise. la Chambre de commerce et de l’industrie de Casablanca et la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) ont collaboré pour réaliser la construction d’un institut du textile. Dans le milieu rural. Pour accomplir sa mission.29 Les exemples des Wilaya34 de Casablanca et de Rabat-Salé s’illustrent par la collaboration entre le Ministère du commerce de l’industrie et de l’artisanat et les Chambres. qui est une autorité administrative nommée par le Roi. Dans le domaine de l’artisanat la Chambre a œuvré avec le Département de l’artisanat à former les jeunes apprentis inscrits dans les divers établissements : Institut national des arts artisanaux. Rabat-Salé et Fès). en leur fournissant une meilleure connaissance du secteur pour leur projet d’investissement. Villages d’artisans. des informations sur l’environnement législatif et intervient aussi auprès des diverses administrations en cas de difficultés. afin notamment de soutenir les activités de tissage des femmes et leur regroupement en coopératives de production et de commercialisation.

L'OFPPT est un organisme doté de la personnalité morale et de l'autonomie financière. soit 4.Tourisme : 2.2%. et de son adaptation aux besoins de l'économie nationale.org.Pêches : 574. l'OFPPT est le premier opérateur public marocain en matière de formation professionnelle.Favoriser la prise de conscience du rôle déterminant du facteur humain dans le développement et la compétitivité de l'entreprise . . .Département de l’artisanat : 2. . . soit 0. 5500 agents dont 3500 formateurs. soit 66%.Jeunesse et sport : 8. . l'OFPPT a connu un important développement et s'est trouvé investi de nouvelles missions : .775 stagiaires durant la même année scolaire. date de la réforme du système de la formation professionnelle. site web: www. .625. avec plus 186 établissements de formation professionnelle. et fait intervenir des représentants des employeurs. Sa gestion est tripartite.25%.732.282 places dont 40. Les organismes de formation professionnelle et l’OFPPT La formation professionnelle compte 517 établissements d’une capacité d’accueil de l’ordre de 73. placé sous la tutelle du Ministère de l’emploi et des affaires sociales.Energie et Mines : 154. soit 3.904.30 III. soit 11. Une mission qui s’inscrit dans la volonté de compétitivité du Maroc sur la scène internationale. l'OFPPT s'est engagé à assurer les missions suivantes : . cf. et de l'Etat.Ministère de l’emploi et des affaires sociales : 3.Agriculture : 2.8%.793 candidats et un effectif de 50.270. Créé en mai 1974.680 stagiaires. Dès 1984. répartie en 267 filières. l’OFPPT forme plus de 24000 lauréats par an et 15000 travailleurs en cours du soir.OFPPT : 48. soit 4%. des salariés. Depuis près de 27 ans. soit 3.favoriser la promotion sociale des travailleurs.595 stagiaires.adapter la formation aux besoins du marché du travail. L'Office a été investi depuis sa création d'une mission de développement de la formation professionnelle.ofppt.7%.7%. soit 0. .5% relève du secteur privé.300. . La répartition entre les organismes de formation des stagiaires se présente ainsi : .Associer les employeurs aux processus de formation. accueillant 51. Ainsi. . par une participation directe aux différents cursus de formation.1%.ma) est un établissement public.Travaux publics : 179. la mission de l'OFPPT s’est considérablement élargie. L’Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail (OFPPT. Ainsi. soit 0.5%.former une main-d'œuvre qualifiée. . incluant désormais dans son champ d’action la formation des salariés et la promotion de l’emploi et s’ouvrant sur des expériences étrangères.074. Il faut ajouter la formation professionnelle assurée par le secteur privé dont le nombre d’établissements s’élève à 1. La capacité d’accueil global du système de formation professionnelle du secteur public et du secteur privé est de l’ordre de 125. . .

en concluant des conventions avec la Banque nationale le développement (BNDE). Pour lutter contre l’émigration clandestine. Pour l’acquisition de locaux professionnels par des investisseurs. Les provinces du nord sont parmi les régions du Maroc dont le taux d’émigration à destination principalement de l’Europe est le plus fort. électricité). ces régions manquent totalement d’infrastructures de base et les activités économiques dominantes gravitent autour du commerce informel (contrebande et cultures de hachisch). Les provinces et préfectures du nord sont des régions dotées de potentialités économiques prometteuses si elles étaient mises en valeur. parmi les actions réalisées par l’Agence. C’est ainsi qu’a été créé une zone franche et que la construction du port Atlantique de Tanger est en voie d’achèvement. . la Banque populaire. de bailleurs de fonds (France et Espagne) et du PNUD. en offrant aux populations locales des opportunités de création d’entreprises et d’emplois. le Ministère des affaires sociales et Dâr Ad-Damâne. 91 à Al Hoceima. IV.31 Avec ses modes de formation diversifiés. Les administrations de mission (Programmes de soutien aux PME par l’Agence pour la promotion et le développement économique et social des préfectures et provinces du nord du Royaume) L’Agence pour le développement des préfectures et provinces du nord est un établissement public spécialisé. Elle prend en charge toutes les procédures d’acquisition des terrains et les travaux d’assainissement (route. et l'implication sans cesse croissante des professionnels. Au cours de l’année 1999. Or. Si l’expérience se révèle prometteuse. eau. elle participe aussi au Comité des ventes en subventionnant une partie du coût (de sorte que si le coût du m2 est de 300 DH il est vendu à l’entrepreneur à la somme de 250 DH/m2 ). 201 à Berkane. 130 à Taounat. la formation professionnelle s'est forgée une position de choix dans le contexte socioéconomique national. ses prestations adaptées aux besoins des entreprises. dont 120 à Tanger. son implantation nationale. ce type de coopération sera étendu dans d’autres régions. L’Agence a aussi conclu une convention de coopération avec le Gouvernement de l’Andalousie pour la création d’une école d’entreprise à Tanger et à Tétouan destinée à dispenser une formation pour les entrepreneurs en exercice et les entrepreneurs potentiels. l’Agence offre aux investisseurs une garantie de 50%. figurent l’aménagement de zones industrielles et l’équipement de locaux professionnels d’une superficie de 200 à 800m2 . 85 à Tétouan et 70 à Nador. Pour inciter les investissements dans les Provinces et Préfectures du nord. placé sous la présidence et la tutelle du Premier Ministre et dont le Conseil d’administration est composé d’ambassadeurs de pays de l’Union européenne. l’Agence développe les infrastructures et les équipements nécessaires aux zones industrielles et met à la disposition des promoteurs. 120 à Taza. des opérations de reconversion des cultures de hachisch en culture de thé vert sont entreprises. le programme de coopération entre le Maroc et l’Union européenne vise à mettre en place des structures susceptibles de valoriser les potentialités économiques de ces régions. des terrains et des locaux professionnels. De plus.

Coût d’aménagement abordable qui permet la fixation d’un prix de cession promotionnel. l’industrie de transformation reste embryonnaire et à vocation agro-alimentaire. . . . • Les perspectives de développement Le développement économique et social de la province d’El Hoceima nécessite la levée des contraintes existantes. • Plusieurs raisons justifient la réalisation d’une zone industrielle dans la région : Manque de terrains industriels viabilisés . . . Besoins formulés par les résidents marocains à l’étranger issus de la région qui disposent de moyens financiers et d’une expérience professionnelle de haut niveau . . . forêts…) .Exploitation insuffisante des ressources halieutiques .400 emplois une fois la zone opérationnelle .Débouché sur la mer pour la région du centre nord .000 m2. Principales grandeurs économiques de la province d’El Hoceima . Prévision d’un investissement de l’ordre de 163 millions de DH et de la création de 1.Routes d’accès défectueuses .32 Exemple d’une étude d’opportunité de création d’une zone industrielle : cas de Ait Youssef ou Ali (Province d’Al Hoceima) : Pour favoriser l’essor économique de cette région.Non-valorisation du potentiel agricole (élevage.Enclavement de la province . La région dispose de potentialités économiques. le plan d’aménagement du territoire prévoit la construction d’une autoroute et l’extension du port afin de remédier à son enclavement et la réalisation d’une zone industrielle de 55. Existence d’une demande potentielle en locaux économiques pour les PME .Importante communauté marocaine résidente à l’étranger et dépôts bancaires importants .000 m2 à Ait Youssef ou Ali et la mise à la disposition des investisseurs de 43. Dans le domaine industriel.Hommes d’affaires de la région installés ailleurs . .Convention entre le Maroc et l’Union européenne pour l’aménagement de terrains cessibles. .Insuffisance de la promotion de projets touristiques. les équipements hors site sont financés par les instances régionales dans le cadre de prêts auprès du FDCL (Fonds de développement des collectivités locales).000 DH). contribuera à l’intégration économique de la région et permettra à la région de tendre vers l’autosuffisance.Rareté et prix élevé des terrains liées aux contraintes foncières .Coût de la vie élevé . Le tableau ci-dessous présente les principaux indicateurs économiques (en 1.Manque de zones aménagées pour l’industrie et les autres activités économiques . . La création de la zone industrielle d’Aït Youssef ou Ali favorisera le décollage de l’industrie de transformation. notamment : . naturelles et sociales très importantes : . Si l’aménagement de la zone est pris en charge par l’Agence pour la promotion et le développement économique et social des Préfectures et Provinces du nord. Existence d’une demande réelle en lots industriels .

Papier. . Elle leur offre aussi un appui logistique (domiciliation de l’entreprise pendant un an et mise à disposition d’ordinateurs pour consulter et saisir des données). l’information et le suivi personnalisé de chaque projet. les chambres professionnelles. imprimerie 6. La Fondation offre aussi des prestations personnalisées qui consistent à accompagner l’entrepreneur au cours de la phase difficile de démarrage de l’activité. V.190 10.189 901 80 580 940 2. Son action se conjugue avec celle d’autres partenaires tels que les banques populaires régionales. Les programmes de soutien aux PME par un organisme privé : cas de la Fondation de la Banque centrale populaire pour la création d’entreprises (FBPCE) Créée en 1991. ainsi que les membres de la communauté marocaine résidents à l’étranger.821 424 6. régional ou national.470 2.096 19. le Conseil national pour la jeunesse et l’avenir (CNJA).Produit de l’industrie alimentaire 2. les associations de jeunes promoteurs et d’entrepreneurs en exercice.Produits issus des minéraux 7.Matériel de transport 9.179 8.772 4. ainsi que les organismes publics intervenant dans le domaine. de fiscalité et d’analyse financière.33 Activité 1.Autres industries alimentaires 3.635 22.Produits textiles et bonneterie 4.810 149. Préfectures et provinces du nord du Royaume.672 180 290 20880 Val. la formation.133 64. et notamment les jeunes promoteurs.085 3.108 3.Produits de la chimie et parachimie 10. la forme juridique de l’entreprise pour laquelle devrait opter l’entrepreneur pour être la plus compatible avec la nature du projet. en lui proposant des plans d’actions et du conseil en matière de gestion.Machines et matériel d’équipement 8.069 43. 1999.248 2.981 Exportation 5. carton.944 2. L’assistance et le conseil se manifestent.Articles en caoutchouc et plastiques Nombre d’unités 24 04 01 14 03 07 04 02 03 01 63 Production 15. les ONG spécialisées au niveau national ou international.163 Investisse ment 2. de comptabilité. par l’élaboration d’une étude de faisabilité définissant les modes de financement appropriés. par l’évaluation de l’idée du promoteur et sa concrétisation. en leur apportant un soutien dans la prospection des secteurs porteurs du marché marocain.347 20. ainsi que par un soutien au cours de l’accomplissement des formalités administratives nécessaires à la constitution de la société.835 1.055 8. L’objectif du programme est l’identification des porteurs de projets au niveau local. Elle organise aussi des cycles de formation permanents au profit des entrepreneurs en exercice La Fondation met à la disposition des entrepreneurs une banque de données sur les différents secteurs d’activités et une documentation sur les phases et les procédures à suivre lors de la création d’une entreprise. Les prestations de services offerts aux porteurs de projets par la Fondation consistent en l’assistance. la FBCE est une institution à but non lucratif qui a pour mission au sein du Groupe Banque populaire de promouvoir la PME.048 13.Bois articles en bois ou vannerie 5. le conseil.931 484 778 767 1. ajoutée 4.337 Effectif 134 186 177 89 14 104 14 16 13 27 774 Total Source : Agence pour la promotion et le développement économique et social.

pour des raisons de confidentialité. Elles ont visé particulièrement l’aide à la création d’activités de services (petite entreprise de crème glacée. ils n’ont pas pu nous informer sur l’impact des différents programmes de soutien pour la promotion de la PME. judiciaires et financières) en identifiant les problèmes et en trouvant des solutions susceptibles de faciliter le développement et la création de la PME.34 Cependant. SECTION II : LES ACTIONS ET PROGRAMMES SOUTENUS PAR LA COOPERATION INTERNATIONALE I. gestion de stocks. La FBCE s’est aussi assignée comme vocation le développement de la micro-entreprise par le biais de micro-crédits. entité de textile…). Renforcer la capacité de conseil des cabinets. prévision. Le programme a ainsi permis d’assurer la formation de 50 cabinets conseils (fiduciaires. laboratoire photographique. salon de coiffure. cette loi favorise leur mutation en petites entreprises. lors de nos entretiens avec les responsables de la Fondation. Le programme ne soutenait pas les activités agricoles. L’Agence américaine pour le développement international : Dyna-PME et le Projet « Oxygène » I. Cette loi pourrait contribuer à la constitution de grappes de petites industries sous-traitantes de PME (voir infra . 2. ni sur les difficultés éventuelles qu’ils ont rencontrées dans leur mise en œuvre. Les actions réalisées touchaient l’ensemble des régions du Maroc. sauf si elles étaient structurées et organisées sous forme d’entreprises. en soutenant le développement des micro-entreprises. Les objectifs du programme visaient à : 1. 3.L’expérience italienne du système de regroupement de PME : un modèle pour l’action de l’Agence nationale pour la promotion de la PME). Il avait pour cible le développement de la PME sur le marché marocain. Le but était de constituer un réseau de . Renforcer la capacité de l’Etat dans le processus de réformes (administratives. Cette loi qui constitue un progrès dans la recherche de mécanismes optimaux de financement des micro-entreprises peut avoir des effets positifs sur l’ensemble du tissu de production marocain. comptables…) en étude de marché. ni sur le nombre et la nature des projets qui ont réussi ou avorté. Renforcer la compétitivité des entreprises par une formation des entrepreneurs à l’élaboration de plans d’affaires. pneumatique. trésorerie et recherche d’impact. Le Ministère des finances a fait adopter en avril 1999 une loi réglementant l’activité des associations qui interviennent dans le domaine de la micro-finance.1 Dyna-PME Le programme est conçu par l’US-AID et le Ministère des affaires générales du Gouvernement pour réaliser des actions stratégiques de soutien aux PME. Ce programme d’un budget de 16 millions de dollars a démarré en 1992 et a pris fin en mai 1999. En effet.

juin 1999. L’objectif est d’atténuer les restrictions qu’impose le marché financier en répondant aux besoins de financement des PME. Le programme Oxygène consiste en une garantie mise à la disposition des PME à travers le système bancaire. Les entreprises éligibles sont les PME bancables ayant au mois six mois d’activités. Renforcer la capacité de conseil des chambres et des associations professionnelles au sein de la Confédération générale des entreprises marocaines (CGEM).35 cabinets partenaires capables de former des animateurs qui soient en mesure de prendre la relève du programme de formation Dyna-PME et d’assurer le conseil et la formation des gestionnaires de PME. après accord de Dâr Ad-Damâne.2 Le Projet « Oxygène » Ce projet est le fruit d’accords conclus entre le Ministère des finances.)et préparé un plan d’affaires.000 personnes et elle est parvenue à conquérir la confiance des bailleurs de fonds. Etude préparée pour l'US-AID / Maroc et le Ministère des affaires générales du Gouvernement. Les procédures et les modalités d’accès aux crédits sont simples et souples. l’US-AID. avec analyse et prévision de trésorerie qui est remis au banquier. il remarquait que si l’esprit d’entreprise existe au Maroc. et notamment pour contribuer à la mise en place d’un environnement administratif. La garantie peut être renouvelée deux fois au maximum. celui-ci ainsi que les taux d’intérêt sont négociés entre la banque et la PME et cette couverture est réduite de 50% pour chaque renouvellement. Cependant. Les objectifs du programme de Dyna-PME ont été atteints estimait un responsable36. les problèmes majeurs auxquels se heurtent les entrepreneurs demeurent le manque de connaissances en méthode de gestion.V. Le bilan de l’action de Dyna-PME est positif. en tenant compte du cycle de production et d’exploitation de l’entreprise. Le montant de la garantie est de 200. Mais.A.000 dirhams maximum par entreprise et la garantie est valable pour une période de 12 mois. 35 . Elle a assuré l30 formations et touché plus de 2. ne bénéficiant pas d’un crédit d’exploitation et présentant un plan d’affaires agréé par Dâr Ad-Damâne. elle peut être prolongée et portée à une durée qui ne dépasse pas 24 mois. L’entreprise doit après avoir payé une commission d’étude de dossier de 2. et particulièrement au cours du cycle d’exploitation. I. New Entreprise Development (NED) Project. juridique et financier qui soit favorables à leur développement35. 4. C’est ainsi que 100 plans d'affaires ont vu le jour et que 75% ont été financés par les banques. Fouzi (1999) : « Réforme organisationnelle et administrative : Appréciation d'impact ». présentant un bilan total inférieur ou égal à 5 millions de DH. Dâr AdDamâne (caisse de garanties) et des banques commerciales. La garantie de la couverture proposée par le programme est limitée à 60% du crédit d’exploitation . 24 Mai 1999. Cette garantie est limitée aux PME récentes et bancables qui s’engagent à suivre une gestion moderne et transparente. accompagné Mourji. 36 Voir étude réalisée par Fouzi Mourji pour le compte du Centro Studidi Politica Internazionale (CeSPI ) « Promotion de la micro et petite entreprise dans le marché marocain et contribution des immigrés au développement économique local ».500 DH (hors T. pour que celles-ci soient des interlocuteurs des pouvoirs publics pour la défense de leurs intérêts.

Le système selon son responsable. gestion des stocks. • La formation des entrepreneurs Elle consiste en un cycle de formation sur les procédures à effectuer lors de la création de la petite entreprise. de dératisation.36 d’une demande de financement. II. de mécanique automobile. à apprendre aux entrepreneurs comment créer une entreprise et les techniques de base pour la gérer (marketing. Le programme de la coopération italienne pour la promotion de la micro et la petite entreprise initié par le Bureau international du travail L’objet du projet est de promouvoir la micro et petite entreprise. II. actuellement pris en charge par le personnel du BIT. Le projet doit toucher d’autres zones Tanger puis Fès. mais il le serait encore mieux si l’information sur les avantages qu’offre le programme parvenait à des investisseurs potentiels.2 Les réalisations du programme L’appui aux petits entrepreneurs a permis la création de petites entreprises de nettoyage. planification. Cette formation comporte deux programmes : le Programme CREE et le Programme GERME. semble bien fonctionner. Les Programmes CREE et GERME consistent. de vente de machines agricoles. . comptabilité). à la suite duquel le crédit est mis à la disposition de l’entreprise. est mené en collaboration avec le Ministère du travail et des affaires sociales et l’OFPPT. II. Celle-ci transmet alors le dossier à Dâr Ad-Damâne pour l’obtention de la garantie. La décision de Dâr Ad-Damâne est communiquée au banquier dans un délai maximum de 10 jours. suivis de séances de jeux de simulations du marché (offre et demande). de pneumatique et toute une série de petites entreprises de sous-traitance pour une grande entreprise qui fabrique des lustres en cristal dans la ville de Settat. dont le BIT est l’agence d’exécution. L’objectif est de former des animateurs qui pourront prendre la relève du programme. Il consiste à dispenser une formation pour les entrepreneurs et une formation pour des formateurs. Suite à l’examen de la demande et aux diverses négociations. approvisionnement. l’approbation conditionnelle de la demande de crédit d’exploitation est prononcée par la banque. aux candidats formateurs les techniques de communication pour assurer la formation des animateurs qui assisteront les entrepreneurs au cours de la phase de création puis de gestion de l’entreprise. coûts. à partir de manuels dont le contenu est simple et illustré d’images. 1 Les objectifs du programme : Le programme. dans les Provinces de Settat et de El Jadida à titre de programme pilote. Cette formation est assurée au moyen de manuel. • La formation des formateurs Cette formation d’une durée de 15 jours consiste à dispenser.

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Le programme a aussi permis la réalisation d’une « étude sur les secteurs porteurs dans les provinces de Settat et El Jadida » (Fouzi Mourji et Ahmed Gdoura, octobre 1997) en vue d’aider les promoteurs à optimiser le choix des niches où ils peuvent intervenir. II.3 Les obstacles Parmi les difficultés que rencontre le programme, on peut citer d’une part, le difficile accès des entrepreneurs au crédit, d’autre part, la faible capacité financière des entrepreneurs à suivre ou faire appel au service du conseil, aussi bien au cours de la phase de création de l’entreprise que durant l’activité de celle-ci.

III. L’Agence française de développement
L’agence française de développement (AFD) est un organisme financier d’aide au développement. Elle accorde de prêts aux pays, actuellement au taux de 2,75%, sur une période de 20 ans, avec 8 ans de différé. Dans le cas du Maroc, l’AFD est intervenue dans les programmes de mise à niveau et d’infrastructures ; elle a maintenant un préoccupation de développement social (lutte contre la pauvreté). L’AFD est disposée à intervenir dans le domaine de micro-finance, pour appuyer les IMF (institutions de micro-finances), mais elle demande la garantie de l’Etat. Elle peut envisager aussi de travailler par l’intermédiaire du système bancaire. Celui-ci pourrait, selon elle, distribuer directement des crédits (l’AFD a une expérience en Afrique avec une institution comme la CNCA qui a créé des banques villageoises) ou prêter aux IMF.

IV. L’Union européenne
Pour définir sa stratégie d’intervention dans le domaine de la micro-finance au Maroc, l’Union européenne a trouvé utile de s’appuyer sur les rapports établis dans le cadre du programme micro-start (l’union européenne est membre du Comité de supervision). Dans le cadre du programme MEDA, l’Union européenne avait prévu un projet d’appui au micro-crédit et avait réservé une enveloppe de 10 millions d’euros. Cela faisait suite à une requête du Gouvernement, à travers le Ministère des finances. Des études de faisabilité ont été menées en 1997, elles visaient l’appui institutionnel de six institutions de micro-finance (IMF) identifiées. Une d’entre elles devait avoir un rôle de coordination. L’Union européenne avait hésité entre la Fondation de la Banque centrale populaire pour la création d’entreprises (FBPCE) et Al Amana. La décision à Bruxelles n’était pas favorable à cette option. Il a alors été décidé de lancer un projet pilote, avec une seule IMF. C’est à ce niveau que l’Union européenne a utilisé les rapports de micro-start. Ce projet est en cours de mise en œuvre. Pour l’avenir, l’Union européenne a été saisie par le Gouvernement pour que dans le cadre de MEDA 2, elle introduise un projet de micro-crédit plus ambitieux. Ce projet est à l’étude. L’Union européenne considère que ce projet verra le jour et encourage les IMF à consolider leur programme pour se positionner.

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Rappelons enfin, que le programme MEDA soutient la mise à des niveau des entreprises marocaines dans le cadre de l’ouverture de la zone de libre échange « euro-méditerranéenne » et finance des études pour la privatisation d’entreprises publiques ( eau, électricité..).

V. Le soutien au financement des PME par la coopération internationale
Le tableau ci-après récapitule les actions menées par des organismes étrangers pour soutenir le financement des PME.
Dénomination BIRD III Banque internationale de reconstruction et de développement Crédit acheteurs espagnols Objet de financement Financement des projets industriels ou de services liés à l'industrie ou au tourisme. Critères d'éligibilité * le TRI doit être supérieur ou égal à 12% * La présentation des justifications de l'impact du projet sur l'environnement économiques. Commissions Durée Taux d'intérêt Taux variable semestriellement communiqué par la Banque mondiale. Montant finançable 70% du programme d'investissement (à l'exclusion du terrain) avec un plafond de 6 millions de $ de crédit par projet Remarques

* Le risque de change 15 ans dont 5 ans 1% HT du montant de différé du crédit. * L'engagement est de 0,75% HT par an sur la partie non utilisée. Durée établie pour chaque cas par la Banque mondiale

Financement partiel de contrats commerciaux entre des acheteurs marocains et des fournisseurs espagnols

BEI Banque européenne d'investissement

* Financement des prises de participations directes des banques marocaines dans le capital des "entreprises conjointes" * Financement des prêts à des promoteurs marocains dans le capital d'entreprises conjointes euro-marocaines.

Ligne accordée à toute entreprise dont le programme porte sur l'acquisition de biens neufs, de prestations de services, de procédés, documentation technique ou d'ensembles industriels complets d'origine espagnole Toute entreprise en partenariat avec promoteurs ressortissants de l'Union européenne dans des projets à caractère industriel offrant si possible un transfert de technologie.

taux d'intérêt commercial de référence pour la peseta

85% de la valeur des biens et / ou services.

Initial unique de 5% Flat.

* Remboursement intégral à la fin de l'année 20 (cas des banques) * Remboursement normal entre les années 16 et 20 en 5 annuités (cas des promoteurs) 5 à 10 ans dont 2 jusqu'à 3 ans de différé Utilisation en DH : 10% par an. Utilisation en FF : 7,25% par an.

* 50% de la part marocaine dans le capital final limité à 40% du programme d'investissement global, avec un maximum de 3,5 millions de DH pour les promoteurs et un maximum de 6 millions de DH pour les banques. * 50% maximum de la prise de participation du capital social ou son augmentation. * Jusqu'à 100% des biens et services d'origine française (biens d'équipement, formation, assistance technique...) Prise de participation directe au capital de projets rentables pour des montants de l'ordre de 2 à 3 millions de DH

Possibilité de remboursement anticipé avec versement de plusvalues sur la cession.

CFD Caisse française de développement

Ligne PROPARCO

* financement de la prise de participation des promoteurs marocains dans le capital social ou l'augmentation du capital social d'une PME conjointe franco-marocaine (création ou extension) * financement des biens et des services importés de France dans le cadre du projet. Financement des entreprises ayant des projets de création, de développement et/ou restructuration dans tous les secteurs de l'industrie et des services, sous forme de prise de participation directe au capital.

Ligne offerte à toutes PME conjointes franco-marocaines dont le partenaire français est obligatoirement une personne morale française engagée dans l'entreprise marocaine en tant qu'actionnaire, assistant technique, collaborateur commercial, etc. En principe toutes les branches d'activité offrant un apport technologique.

Choix entre 7 ans et 10 ans

Même si la convention ne précise aucune condition particulière sur le mode de rétrocession, les banques préfèrent l'option des crédits en FF

Source : Chambre de commerce, d’industrie et de service de Casablanca

CHAPITRE III: LA NOUVELLE STRATEGIE DES POUVOIRS PUBLICS POUR LE SOUTIEN AUX PME
Au cours des années 1980, la stratégie officielle des pouvoirs publics comptait sur le rôle du secteur privé pour prendre le relais de l’Etat et a imaginé diverses mesures susceptibles d’encourager le développement des activités génératrices de revenus et d’emplois, mais les résultats escomptés pour la promotion des PME n’ont pas tous été atteints. Le Code des investissements industriels de 1983 limitait l’octroi d’avantages fiscaux aux seules PMI et il en était de même pour les crédits octroyés au Maroc par la Banque Mondiale au cours de cette période37. Les incitations fiscales préconisées par le Ministère de l’économie et des finances dans la Charte de l’investissement de 1995 s’étendaient à l’ensemble des entreprises indépendamment de leur taille. Les retombées sur les PME ont été, dans la meilleure des hypothèses, indirectes et ne concernaient que les travaux de sous-traitance que les grandes et moyennes entreprises pouvaient leur confier38. La réforme du marché des capitaux, entreprise par le Ministère de l'économie et des finances en 1990, s’est traduite par des distorsions au niveau du fonctionnement du marché au profit des GME. En amont, les coûts d’installation et d’équipement des PME sont relativement plus élevés. En aval, les PME qui interviennent dans des activités concurrentes des GME sont désavantagées. Tous les observateurs s’accordent pour constater l’absence d’un cadre juridique cohérent susceptible de promouvoir la PME. Le manque de coordination des moyens (encadrement, information, ressources financières) apportés par les divers intervenants (Etat, communes, chambres professionnelles, associations professionnelles) rend leurs actions éparpillées et leurs efforts dilués. En définitive, les mesures prises jusqu’alors, pour favoriser les investissements ont une portée limitée pour ce qui concerne les PME. Le défi que la nouvelle stratégie préconisée par les pouvoirs publics se propose de relever est de mettre en place les moyens et les instruments efficaces pour développer les PME (Section I). Cette nouvelle stratégie de l’Etat s’illustre par les innovations contenues dans le projet de loi relatif à la promotion des PME. Celles-ci se manifestent par la volonté des pouvoirs publics de mettre en place des organismes spécialement chargés de coordonner les actions des différentes personnes publiques et privées intervenants en faveur du développement de la PME et de mettre en œuvre les mesures et les mécanismes destinés à stimuler la création de PME et à soutenir leur financement, leur performance et leur regroupement (Section II). Les mesures de soutien à la formation et au développement des ressources humaines constituent, à côté des mesures de soutien au financement, les deux préoccupations majeures et permanentes de la stratégie des pouvoirs publics pour favoriser le développement de la PME. A ce titre, l’intérêt de la coopération internationale et du programme Empretec se justifie (Section III).

Voir Chapitre I, Section I. Voir Chapitre I, Section I. Si ces réformes ont assez largement atteint les objectifs fixés (voir Mourji et Sagou (1988), leur conception initiale, les critiques dont elles ont fait l'objet et les amendements qui ont été adoptés ne prenaient en compte que la situation des opérateurs économiques "modernes" du secteur formel « La situation des PME, qui travaillent dans l'informel, n'était pas explicitement prise en compte ni défendue lors des débats ».
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des entreprises répertoriées. Une telle orientation ouvre aux PME la perspective d’occuper de nombreuses activités productives et créatrices d’emplois. 40 FBCF : Formation brute du capital fixe. par le développement des filières. sont les éléments critiques de la production de cette industrie. Les PME semblent être les structures les plus appropriées pour permettre « une densification » du tissu productif. en aval comme en amont. qu’elles représentent plus de 95%. 39 . 42 Une grappe est constituée par l'ensemble des éléments qui contribuent à la compétitivité d'une industrie et participent à son adaptation aux nouveaux défis du marché. par exemple. Or une croissance soutenue est tributaire de la réalisation d’un niveau d’investissement (FBCF)40 estimé à près de 28% à l’horizon 2010.000 et l’offre d’emploi qui n’atteint que les 2/3 des besoins. le système éducatif ou un marché domestique dynamique. À partir du diagnostic des forces et des faiblesses des quatre grappes42 importantes au Maroc (tourisme. L’intérêt des pouvoirs publics pour la promotion des PME est aussi animé par les enjeux que représente ce type d’entreprises et les missions qui lui sont assignées pour renforcer la cohésion sociale par l’embauche du plus grand nombre de personnes41 et l’amélioration général du niveau de vie en réduisant l’écart entre le milieu urbain et rural. l’évolution de la croissance économique au rythme de 3 à 4% par an. 41 « Les résultats des simulations montrent qu’une politique spécifique au profit des PME est en mesure de générer 2. la part de leur contribution dans la croissance reste inférieure par rapport aux potentialités que les PME peuvent développer en terme de valeur ajoutée et de création d’emplois. contre 20% actuellement. grandes entreprises privées.000 emplois supplémentaires qui assurera une assez large couverture de la demande additionnelle de la population active à la recherche d’emploi » (Livre Blanc).000. LES AXES STRATEGIQUES Le regain d’intérêt par les pouvoirs publics pour le soutien et la promotion de la PME est que ce type d’entreprise requiert des structures plus souples que ne l’exigent les grandes entreprises. Le paragraphe (I) présente les nouveaux axes stratégiques et le paragraphe (II) présente le nouveau Ministère de la PME. textile-habillement. et électronique et technologies de Actuellement. qu’elles présentent tous les atouts pour une large intégration sociale par une équitable répartition des fruits de la croissance économique. que seule une croissance du PIB de 6 à 7% pourrait atténuer. ce qui suppose un effort de l’ensemble des acteurs économiques : Etat. p. les fournisseurs. étant entendu que la promotion de l’emploi est indissociable de la création et de la promotion de l’entreprise39. pour atteindre une croissance économique plus forte. entreprises publiques. est susceptible d’engendrer une très forte augmentation du chômage à l’horizon 2010 en raison du déséquilibre entre la demande additionnelle annuelle estimée à 300. Encore faut-il souligner que cette estimation ne prend pas en considération le stock des chômeurs évalué à 1.328. l'infrastructure du pays. I. 45. produits de la mer.41 SECTION I : LES OBJECTIFS DE LA NOUVELLE STRATEGIE DE L’ETAT Considérant que les petites et moyennes entreprises constituent la base du tissu économique marocain. Ce sont. Une grappe est composée de toutes les entreprises et facteurs qui. que malgré leur importance numérique.400. investisseurs étrangers. les pouvoirs publics estiment. réseaux ou grappes.

• L’offre de la plupart des grappes est peu évolutive et la capacité d’innovation est faible . b) L’infrastructure économique est insuffisante • Le niveau moyen d’éducation est inférieur à celui des principaux concurrents .42 l'information). la pêche et les industries extractives) . • Les associations professionnelles sont peu représentatives ou peu actives. • Le taux de croissance de la demande mondiale sur les principaux marchés à l'exportation n’augmente que faiblement. I. après avoir recensé (I. • Les liens entre les entreprises et l’environnement institutionnel sont quasi inexistants . • Le taux d’investissement au Maroc n’est pas suffisant pour assurer une modernisation du tissu économique et de l’appareil productif et permettre une croissance forte dans le long terme . • L’environnement réglementaire est trop rigide . les pouvoirs. • L’activité reste extrêmement cyclique parce que trop dépendante des secteurs primaires (l’agriculture. et ne permet pas d’assurer une croissance suffisante des revenus réels et de l’emploi . • La demande pour les produits marocains n’augmente que faiblement . • L’organisation des campagnes de promotion ciblées pour présenter une image claire et cohérente des produits marocains.1 Les problèmes communs a) L’économie est vulnérable • A moins de 4% par an en moyenne sur le long terme. • Les industriels marocains n’utilisent pas assez les avantages en terme de délais que permet la proximité de l’Europe . • L’appareil de production est vieillissant. I.2 Les mesures à prendre a) Cibler de nouveaux marchés porteurs à travers : • L’amélioration de la qualité et la quantité d’informations mises à la disposition des entreprises pour leur permettre de prendre des décisions stratégiques. • Il n’y a pas de grandes entreprises qui puissent structurer un tissu de fournisseurs-PME . Plusieurs associations couvrent souvent un même secteur . • Les circuits de distribution sont peu développés et pas suffisamment intégrés . • Les services aux entreprises sont peu développés . • Les entreprises marocaines sont mal préparées à affronter la concurrence internationale . • L’infrastructure physique est peu développée . • Le système financier est insuffisamment développé . . • L’initiative privée est limitée. suite à l’insuffisance des investissements dans certains secteurs clés . • La main-d’œuvre est insuffisamment formée et le taux d’encadrement est faible . la croissance du PIB est trop faible.1) un ensemble de problèmes communs ont fixé (II.2) les mesures à prendre. • Les liens inter-entreprises sont fragmentaires . • Les exportations sont peu diversifiées et sont concentrées sur des produits et des marchés à faible croissance . • Les grappes sont peu développées.

DE LA PROMOTION DES PME ET DE L’ARTISANAT La nouvelle stratégie de l’Etat s’est traduite par un remaniement ministériel intervenu à la fin du mois de mai 2000 et la mise en place du Ministère de l’économie sociale. Cela signifie aussi qu’il faut développer les liens entre les entreprises et l’infrastructure économique de base. Ce ministère comporte deux départements : • Le Département de la promotion de la PME a pour mission d’étudier et de mettre en œuvre les mesures favorables à la création de PME et à leur extension dans les divers secteurs et branches d’activités. • L’adaptation de l’environnement réglementaire aux besoins de l’initiative privée. Le Département chargé de l’artisanat a les mêmes missions et attributions qu’auparavant. L’INSTRUMENT DE MISE EN ŒUVRE DE LA NOUVELLE STRATEGIE DE SOUTIEN DES PME : LE MINISTERE DE L’ECONOMIE SOCIALE. II. Cependant. l’administration et la formation professionnelle. le Ministère de l’équipement chargé de l’aménagement du territoire (pour favoriser l’implantation des PME et réduire les disparités économiques régionales). afin d’aider les secteurs clés des grappes à identifier puis à résoudre les problèmes auxquels ils sont confrontés. d) Mettre en place une infrastructure mieux adaptée aux besoins des entreprises par : • L’amélioration de la formation des ressources humaines . c) Améliorer la structure de grappe : L’adoption d’une telle stratégie suppose le développement des chaînons qui manquent pour assurer le développement de grappes intégrées et performantes.43 b) Améliorer la qualité : La plupart des opérateurs considèrent que les problèmes de compétitivité sont « extérieurs » à l’entreprise et résultent des conditions du marché et de l’environnement réglementaire. les nouvelles orientations préconisées pour le développement du secteur • . de la promotion des PME et de l’artisanat. • L’accès aux nouvelles technologies de pointes . et non de leur propre performance et de leur qualité d’organisation et de gestion. les finances. Ses attributions consistent à coordonner ses actions avec celles d’autres ministères : le Ministère des finances (pour l’élaboration des statuts des organes de soutien financier aux PME). e) Instaurer des mécanismes efficaces de collaboration et de concertation entre le secteur public et le secteur privé : Le processus de collaboration doit reposer sur la mobilisation des acteurs à tous les niveaux. en trouvant des solutions communes à des problèmes communs. Pour ce faire. Ceci contraste avec la manière dont les entreprises européennes perçoivent la performance des opérateurs marocains. le Ministère de l’emploi et des affaires sociales et les organismes privés (pour promouvoir l’emploi par la formation professionnelle et la performance des PME par l’assistance technique). il faut mettre en œuvre des politiques de développement industriel ciblées et encourager la création d’entreprises.

44 artisanal consistent à assurer la transition des activités artisanales. les dispositions contenues dans ces alinéas ne semblent pas correspondre aux vœux du Président du syndicat national de la PME-PMI et des jeunes entrepreneurs qui estime que « le seuil du chiffre d’affaires annuel de 75 millions de dirhams pour les entreprises existantes et du seuil d’investissement pour les entreprises nouvellement crées sont trop élevés au regard des faits de la PME marocaine et risquent de faire profiter des mesures de soutien les entreprises qui ne méritent pas un tel soutien. L’article 1er du projet de loi formant la Charte de la PME définit celle-ci comme « toute entreprise gérée et/ou administrée directement par les personnes physiques qui en sont les propriétaires. soit un total de bilan annuel n’excédant pas cinquante millions de dirhams. engager un programme d’investissement initial global n’excédant pas vingt cinq millions de dirhams et respecter un ratio d’investissement par emploi de moins de deux cent cinquante mille dirhams ». en revanche ceux énoncés dans l’alinéa (b) sont nouveaux. jusque là considérées comme des activités de subsistance. SECTION II : LES INNOVATIONS INTRODUITES PAR LE PROJET DE LOI FORMANT « LA CHARTE RELATIVE A LA PROMOTION DE LA PME » L’innovation fondamentale du projet de loi relative à la promotion de la PME se manifeste concrètement par (I) une définition précise de la notion de PME et par (II) la mise en place d’organismes spécialement chargés de mettre en œuvre (III) les mesures de soutien inscrites dans un cadre juridique précis. Cela résulte de divers entretiens avec les responsables d’associations de PME dont Monsieur Moncef Ketani : Président du syndicat national de la PME-PMI et des jeunes entrepreneurs (SNPME). I. copropriétaires ou actionnaires dont le capital n’est pas détenu directement ou indirectement à plus de 25% par une personne morale ou un fonds collectif d’investissement autres que ceux visés aux articles 28 et 29 ci-dessous et qui répond aux conditions suivantes : a) pour les entreprises existantes. avoir un effectif permanent ne dépassant pas deux cent personnes et avoir réalisé. Si les critères contenus dans l’alinéa (a) préexistaient déjà dans les définitions proposées antérieurement. soit un chiffre d’affaires annuel hors taxe n’excédant pas soixante quinze millions de dirhams. et ceci au détriment de la grande majorité des entreprises existantes ou en création qui en ressentent le plus grand besoin43 ». 43 . b) pour les entreprises nouvellement créées (toute entreprise ayant moins de deux années d’existence). permettant de l’identifier pour la faire bénéficier de mesures de soutien qui lui soient propres. en activités génératrices de revenus et d’emplois en soutenant notamment la création de PME. au cours des deux derniers exercices. L’ADOPTION D’UNE DÉFINITION « LÉGALE » DE LA PME L’innovation introduite par le projet de loi consiste en l’adoption d’une définition légale de la PME. A cet égard.

S’inspirant des expériences et des modèles français (Secrétariat d’Etat à la PME) et américain (Small Business Administration). Elle Le modèle institutionnel retenu fait suite aux conclusions et recommandation du séminaire de 1999. l’acquisition des nouvelles technologies et du développement de l’innovation et de la qualité. établissements d’éducation et de formation. mouvements associatifs) mais. Selon les termes de l’article 5. en coordination avec les départements ministériels concernés. Le Focus Groupe avait proposé dans le Livre Blanc d’éviter la multiplicité des organes intervenants pour la promotion de la PME et de mettre en place un modèle institutionnel qui puisse être adapté au contexte marocain. d’industrie. 45 Cette institution dispose d’un large éventail de compétences.1 L’Agence nationale pour la promotion de la PME Elle est dotée d’un Conseil d’administration composé de représentants de l’Etat.1) une Agence pour la promotion de la PME et (II. les organismes publics et les collectivités locales. .conclure pour le compte de l’Etat des conventions prévues aux articles 22 et 23. les programmes de promotion de création d’entreprises initiés par les organisations. LES ORGANES DE MISE EN ŒUVRE DES MESURES DE SOUTIEN A LA PROMOTION DES PME Les deux autres innovations fondamentales préconisées dans la proposition de loi se manifestent par la mise en place d’organismes spécialement chargés de la promotion des PME et exclusivement compétents pour mettre en œuvre les mécanismes et les modalités d’application des mesures de soutien au profit des PME. d’expertise et de formation en matière de gestion et d’administration de l’entreprise.assister les PME. de la promotion des PME et de l’artisanat propose de mettre en place (II. à une évaluation de ses actions et à un audit externe. de conseil. par des organismes publics et privés spécialisés. des présidents des fédérations des chambres de commerce. en relation avec les administrations. Ces deux organes présentent l’avantage de constituer ensemble des instruments opérationnels qui garantissent à la fois une spécialisation dans les actions à entreprendre et une efficacité dans les décisions à mettre en œuvre. Elle revêt la nature juridique d’un établissement public doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. dans les domaines d’accès à la commande publique et aux marchés extérieurs. organismes publics. chambres professionnels. . établissements d’éducation et de formation publics et privés ainsi que les organisations privées à but non lucratif. . chambres professionnelles. d’artisanat. Elle est soumise à un contrôle financier de l’Etat.encourager par son assistance technique. de la politique de l’Etat en matière de promotion et de soutien de la PME. le Ministre de l’économie sociale.2) un Conseil national consultatif de la PME44. d’agriculture et des pêches maritimes. collectivités locales. d’assistance technique. collectivités locales.apporter son assistance pour la constitution et le fonctionnement des associations. .45 II. 44 . L’objet de cette institution n’est pas de se substituer aux institutions existantes (administrations publiques et leurs services extérieurs.promouvoir la prestation de services d’information. pour mettre en œuvre la politique de l’Etat en matière de promotion et de soutien à la PME45. . groupements et réseaux de PME. du président du groupement professionnel des banques du Maroc. II. consiste au contraire à renforcer et coordonner leurs actions. du président de l’ordre des experts comptables et de quatre représentants désignés parmi les présidents des associations professionnelles et des organisations à but non lucratif œuvrant dans le domaine de la promotion de la PME. elle est chargée de : • « participer à la mise en œuvre.

2 Le Conseil national de la PME Composé d’experts et de représentants d’organismes publics et privés concernés par la défense des intérêts et la promotion de la PME. afin d’adapter ses orientations aux particularités des besoins locaux. diffuser par tous les moyens appropriés. et d’autre part. De part sa composition. collecter et diffuser l’information relative au rôle de la PME. pour renforcer les potentialités économiques des PME. III. un organe consultatif du Gouvernement. De par ses règles de fonctionnement. étudier en vue de propositions aux autorités compétentes. C’est dans le cadre de l’idée (III. les organisations privées à but non lucratif ou les associations reconnues d’utilité publique » pour inciter les PME à se constituer en groupement. II.1) de regroupement des PME que toutes les mesures de soutien sont envisagées dans le projet de loi : qu’il s’agisse du soutien (III. établir un rapport annuel sur l’état de la PME sui sera transmis au Conseil national de la PME. les collectivités locales. la législation et la réglementation applicables aux PME. une instance de concertation entre les différents partenaires et l’Etat. Elle réunit en son sein les représentants des diverses institutions intéressées par le développement des PME pour élaborer dans la concertation les programmes qui au niveau national définissent les mesures de soutien. ainsi que d’évaluer la politique générale en faveur des PME (article 19 du projet de loi formant la Charte de la PME). les établissements d’éducation et de formation publics et privés. il est d’une part. le certificat d’identification prévu à l’article 2. suivre et évaluer le actions et programmes visant la promotion de la PME… ». l’Agence est conçue une structure souple. Il est chargé d’étudier et de proposer les mesures à prendre dans le cadre de la Charte. prévu à l’article 19. à sa contribution à l’économie nationale et à l’évolution de son activité. les chambres.46 est chargée de proposer aux pouvoirs publics les réformes à apporter aux dispositions législatives et réglementaires pour promouvoir la PME. en collaboration avec les autorités locales décentralisées. DU FINANCEMENT DES PME ET DE LEUR REGROUPEMENT L'innovation des mesures introduites par la proposition de loi traduit la volonté des pouvoirs publics de soutenir les PME aux divers stades de leur cycle de vie. il faut souligner toutes les mesures de soutien prévues dans le projet de loi doivent s’inscrire dans le cadre des programmes préalablement établis « par les organisations. Cependant. les associations et un réseau d’experts privés conventionnés pour fournir les services d’assistance technique. LES MESURES DE SOUTIEN AU TITRE DES PRESTATIONS DE SERVICES. donner son avis sur les commandes des reconnaissance d’utilité publique présentées par les associations prévues à l’article 20. . des mesures de simplification et d’allégement des procédures administratives applicables aux PME. l’Agence est conçue pour pouvoir déconcentrer ses activités et ses compétences à des représentations au niveau régional.2) à la création de délivrer aux PME qui en font la demande. chambres professionnelles.

4) des mesures en vue de stimuler l’épargne nationale et l’investissement au profit des PME. la demande de reconnaissance est déposée. mais aussi à celles capables de créer des groupements de PMI/PME pour accroître leurs compétences technologiques. . la création de pépinières d’entreprises et de parcs technologiques ». le gouverneur transmet le dossier accompagné de son avis aux services du Premier Ministre et en informe l’association. il serait souhaitable qu’il se prononce explicitement sur le point de savoir.3) de la nature ou de la structure des organismes de financement ou (III. afin de les intégrer dans un programme commun de production. auprès du gouverneur accompagnée d’un rapport sur les activités et la situation financière de l’association.la création et le développement des PME. III.la mise en œuvre de moyens pour l’aménagement de terrains et locaux professionnels. La procédure légale de reconnaissance du caractère d’utilité publique préconisée par le projet de loi est animée par un souci de simplification. Selon les termes de l’article 20. si le silence de l’administration au-delà du délai de six mois équivaut à une décision de refus de reconnaissance. (III. par la mise à leur disposition de services d’assistance technique.le soutien à la constitution de groupements ou de réseaux de PMI en vue de mettre en commun les moyens et d’améliorer les conditions d’accès des PME à de nouvelles technologies et à de nouveau marchés. pouvant faciliter le financement des PMI par des organismes de crédit. . « sont reconnues comme associations d’utilité publique. 46 . de rigueur et de diligence.la mise en œuvre des moyens notamment sous forme de fonds de garantie ou de cautionnement mutuel. fonctionnant conformément à leur statut pendant au moins un an et dont l’objet est de promouvoir au niveau local. L’exemple de l’expérience italienne du système de regroupement des PME (III. d’information et de formation pour la création. après consultation des chambres professionnelles concernées et de l’Agence nationale pour la promotion de la PME. contre récépissé. le caractère d'utilité publique est reconnu aux associations qui soutiennent la création et le développement des PME. régional ou national: . le démarrage et le développement de l’entreprise. Ainsi. il est utile de souligner que si le législateur a bien fait d’exiger la motivation de la décision de refus. les associations régulièrement constituées.47 l’entreprise ou à la formation des entrepreneurs aux méthodes de gestion. de conseils spécialisés. Dans les deux mois.1 Les mesures en faveur de la constitution d’associations reconnues d’utilité publique et à la constitution de groupements pour la promotion des PME Une des innovations introduites par le projet de loi est l’énumération des critères (de représentativité) et des procédures de reconnaissance du caractère d’utilité publique aux associations qui soutiennent les PME. . et de faciliter le financement de leurs projets. Ainsi. Sur le plan contentieux. le silence équivaut à une décision tacite de reconnaissance du caractère d’utilité publique. Le décret de reconnaissance ou le refus de reconnaissance du caractère d’utilité publique doit être motivé et communiqué à l’association dans les six mois à compter de la date du récépissé de la demande 46.5) peut constituer un modèle pour le Maroc. ou si au contraire aux termes du délai de 6 mois.

soit un total de bilan annuel compris entre dix et cinquante millions de dirhams. Les taux de cette prise en charge peuvent varier selon les zones et s’inscriront dans le cadre de programmes et de conventions entre les promoteurs et l’Agence « Pour les entreprises nouvellement crées.2 Les mesures de soutien au titre de l’assistance technique à la PME Les aides que les pouvoirs publics entendent apporter aux PME sont de diverses natures et portent sur les différentes phases de la vie de la PME. des entreprises nouvellement créées ou du développement et renforcement de celles déjà existantes. soit d’un total de bilan annuel n’excédant pas dix millions de dirhams. 47 . Pour faciliter la création et l’implantation d’entreprises. . expertise et formation en gestion de l’entreprise. les entreprises qui engagent des programmes d’amélioration de la qualité de leurs produits et services en vue d’une certification de la qualité ou qui procèdent à des recherches-développements et acquièrent de nouvelles technologies.) ».89 relative à l’impôt général sur le revenu et de l’article 7 alinéa 9b de la loi n° 24.48 Les mesures de soutien aux associations reconnues d’utilité publique qui œuvrent pour la promotion des PME sont prévues à l’article 34 du projet de loi aux termes duquel : «Le montant ou la valeur des dons en argent ou en nature octroyés aux associations reconnues d’utilité publique prévues à l’article 20 par des personnes physiques ou morales constituent des charges déductibles conformément aux dispositions de l’article 9 (I) de la loi n°17.soit un chiffre d’affaires annuel hors taxes compris entre quinze millions de dirhams et soixante quinze millions de dirhams.ou emploient aux cours des deux dernières années un effectif permanent compris entre vingt et deux cent personnes. « Pour les entreprises existantes. le promoteur doit présenter une étude préliminaire du projet qui doit être retenu parmi les programmes visés à l’article 22 ». Peuvent également bénéficier d’une prise en charge d’une partie des dépenses. . ainsi que les PME qui se constituent en groupement ou association et dont l’objet est l’accès aux marchés publics et aux marchés extérieurs ou à l’approvisionnement en produits et services. qu’il s’agisse du projet de création. conseil. « Lorsqu’il s’agit de création d’une entreprise. le programme d’investissement initial global ne doit pas excéder cinq millions de dirhams et le ratio d’investissement par emploi doit être inférieur ou égal à cent mille dirhams ». Les dispositions de l’article 21 du projet de loi formant la Charte de la PME énoncent que: «peuvent bénéficier d’une prise en charge d’une partie des dépenses afférentes aux prestations de services qui leur sont rendus en matière d’information. Peuvent aussi en bénéficier les PME qui justifient de plus de trois années d’activités après leur constitution et qui pour les deux derniers exercices réalisent : . III. assistance technique.86 instituant un impôt sur les sociétés ». soit d’un chiffre d’affaires annuel hors taxes n’excédant pas quinze millions de dirhams ». le projet de loi envisage que l’Etat pourra prendre en charge une partie des dépenses effectuées par les promoteurs qui aménagent des terrains et locaux professionnels ou qui contribuent à la création de pépinières d’entreprises et de parcs technologiques en vue d’y accueillir les PME innovantes ou utilisant des technologies avancées. l’entreprise doit avoir pour les deux derniers exercices un effectif permanent d'employés ne dépassant pas cinquante personnes et justifier pour lesdits exercices. les PME en cours de création ainsi que celles qui justifient de trois années d’activité et plus47 (….

Mesures fiscales pour favoriser une hausse de l’épargne nationale au profit de l’investissement des PME Pour favoriser la hausse de l’épargne nationale au profit des investissements pour les PME. .96 relative à la région et ont pour objet exclusif l’octroi de prêts destinés au financement des besoins d’investissement et d’exploitation des PME ». organismes revêtant la nature d’une société anonyme ». les montants des offres présentées par les entreprises n’ayant pas la qualité de PME sont majorés d’un pourcentage ne dépassant pas 15% » (article 25)48. le projet de loi prévoit également qu’à « équivalence d’offre technique. Une des innovations fondamentales du projet de loi se traduit par la mise en place d’organismes financiers spécialement destinés à financer les investissements et les fonds d’exploitation des PME. organismes dépourvus de la personnalité morale ». un droit de préférence est accordé à l’offre présentée par une PME. qui exercent leurs activités dans le cadre de la loi n°47. l’article 26 du projet de loi prévoit un programme de réformes pour une simplification des règles et procédures régissant l’activité des PME. Les dispositions des articles 27 à 31 du projet de loi fixent les modalités de constitution et de financement de chacun des organismes. 34 et 45 du projet de loi. en matière administrative. peuvent être accordées aux Un telle mesure sera d’une application difficile.3 Les organismes de financement propres aux PME Nous avons vu précédemment que les banques commerciales et les banques de développement ne procurent guère de soutien aux PME. Il s’agit : . III.des « sociétés régionales de financement des PME.49 nationale pour la promotion de la PME qui peuvent prévoir que la cession ou la location des terrains ou locaux aménagés aux profits des créateurs d’entreprises s’effectueront à des prix préférentiels. constitués par les PME ». Enfin.des « sociétés d’investissement en capital. .des « organismes de crédit mutuel et coopératif.des « fonds collectifs d’investissement en capital. Pour faciliter l’accès des PME aux marchés publics. Afin de soutenir la viabilité financière des PME. fiscal et comptable. de la sécurité sociale et des marchés publics. Le projet de loi envisage la création d’un compte spécial dénommé « Fonds pour la promotion des PME » destiné à financer la part de prise en charge par l’Etat du coût des avantages accordés aux PME dans le cadre des opérations précitées (article 24). des déductions de la base imposable à l’impôt général sur le revenu égales ou inférieures au montant de leur souscription. des mesures sont minutieusement consacrées par les articles 32. il est prévu que « dans les conditions et limites fixées par la loi de finances. ainsi qu’en ce qui concerne le droit du travail. 33. 48 . 4. et qu’à cet effet. Quelle sera l’autorité qui appréciera l’équivalence entre les offres techniques ? Une telle mesure risque d’inciter les opérateurs à la fraude même s’il existe une telle autorité. . de droit commercial des sociétés. III.

Cependant. Ceci est dû en grande partie à l’extrême flexibilité du travail. Cette méthode encourage l’innovation continue et les économies d’échelles. . l’attention des économistes et des sociologues a été attirée par le cas de la « troisième Italie ».50 personnes physiques ayant souscrit en numéraire au capital d’une PME qui se trouve en liquidation dans les cinq ans suivant sa constitution ou son redressement ». L’expérience italienne du système de regroupement de PME : un modèle d’action pour l’Agence nationale de la promotion de la PME Au cours des dix dernières années. L’impact du système de regroupement des PME envisagé les pouvoirs publics peut contribuer. directement ou par l’intermédiaire d’une entreprise de crédit-bail ou par un groupement d’intérêt économique constitué exclusivement par des PME. Pour favoriser la création de PME et contribuer à relever le niveau global du capital des organismes de financement. réduisant ainsi les écarts entre les milieux urbains et ruraux et les disparités intra et inter-régionales. III. Ces liens engendrent à la fois la coopération et la compétition entre elles et ont un impact sur la division du travail. • Il permet une flexibilité face à la compétition internationale. 5. Le travail des PME est très flexible. en Italie elle atteint 32%. c’st la manière dont les entreprises sont regroupées pour travailler ensemble qui renforce leur capacité de production et leur compétitivité et non leur grand nombre. Soulignons enfin que le projet de loi prévoit des exonérations de TVA pour les matériaux. La production est divisée dans ses différentes phases et chaque entreprise accomplit l’une d’entre elles. Leur nombre est estimé à quatre millions et contribuent à 75% de la production industrielle totale. Le succès de l’innovation du modèle italien vient de la création de régions industrielles par le phénomène d’agrégation. Le modèle italien de regroupement des PME est très compétitif et bien intégré dans le marché international. Le succès du modèle italien repose sur deux aspects principaux : • Le regroupement constitue un bon moyen d’augmenter la productivité. Les entreprises qui appartiennent au même secteur d’activité sont unies par des liens culturels et territoriaux. La nouvelle structure industrielle italienne se caractérise par un grand nombre de PME. au développement de grappes de petites industries autour de grandes entreprises et aussi contribuer à la formation d’agglomérations dans les régions déshéritées. Alors que la moyenne d’auto-emploi des PME en Europe est de 12%. d’une société régionale de financement des PME ou des parts d’un fonds collectif d’investissement en capital ». c’est-à-dire du système de regroupement des PME. ce qui permet une grande flexibilité dans la production. outillages et biens d’équipement importés ou acquis localement. le projet de loi prévoit que « une réduction de l’impôt sur le revenu est accordée aux personnes physiques qui souscrivent en numéraire au capital initial ou augmentation de capital d’une société d’investissement en capital. mais aussi à la manière dont les entreprises se regroupent.

lorsqu’une PME commençait à se développer. S’il y a vingt ans. qui consiste à avoir des producteurs de machines à proximité d’entreprises de produits finis travaillant ensemble dans la même agglomération. Certains districts industriels ont atteint un haut degré d’organisation productive. Scandizzo. les nouvelles entreprises qui exploitent ces ressources créent une très intéressante organisation des districts. les petites entreprises se regroupent autour de grandes entreprises et développent des relations très différentes des relations classiques entre grandes entreprises et sous-traitants. 1998). elle est aujourd’hui l’une des plus riches régions d’Italie. des structures de sociabilité. La mise en valeur du cadre régional est un élément important de l’industrialisation.51 La compétition entre les systèmes est rehaussée par la présence simultanée des relational goods. 1996 . est aussi illustré par le district de Biella (Piedmont). Les machines sont fabriquées dans les agglomérations qui vont utiliser ce genre de machines pour leur travail. L’expérience récente des « pactes territoriaux » (Patti territoriali) encourage un environnement économique et politique plus favorable. d’n environnement culturel et social favorable et de la force des institutions (Messner. L’innovation est promue et la coopération n’est pas restreinte aux relations de marché (CNUCED. permet à la région de Veneto d’exporter à elle seule vers le marché européen les trois quart de la production du secteur. 24% des entreprises fabriquent des outils et machines pour l’industrie du district en majorité concentré dans le secteur du textile. En Italie. la région du Veneto était une région agricole pauvre. Le système de regroupement des PME est aussi un moyen d’encourager la démocratie. Les PME qui font actuellement partie des systèmes culturels et sociaux locaux créent une atmosphère de forte coopération impliquant « confiance et connaissances mutuelles ». Dans les régions où il n’y a pas de background industriel et où les facteurs économiques de base sont des matériaux bruts. la production d’outils mécaniques de haut niveau est incontestablement un des points fort du système des petites entreprises. pour faire face au marché international et pour introduire des innovations technologiques fabriquées in situ. au lieu d’acheter ou d’absorber ses concurrents pour devenir une grande entreprise. Un consortium de producteurs et un centre pour tester les nouvelles machines de textiles ont permis au district de produire un textile d’excellente qualité. elle développe des petites entreprises au sein de l’agglomération. Ainsi. Ce centre se présente comme une d’usine expérimentale où la formation et la recherche de nouvelles technologies sont menées. Ceci se traduit par le développement des capacités initiales des entrepreneurs locaux. L’industrie du meuble. par exemple. Le système du regroupement des entreprises s’inscrit historiquement dans le processus d’une politique dont la décentralisation productive a été le premier pas vers la création de « districts ». . « consensus de haut degré » et « environnement social et culturel favorable ». Ainsi. dans le district de Prato (Toscane). Dans d’autres régions. Le développement récent en Italie du système de groupement des petites industries contribue à la formation « d’agglomération » dans les régions nouvellement industrialisées. Ce système. à travers une bonne répartition et une spécialisation du travail. Le système industriel italien est une forme originale et nouvelle de développement industriel dans un pays où la forme la plus avancée d’agrégation des PME (les districts industriels) est devenue l’un des cas les plus intéressants dans le monde. 1994).

La stratégie pour la promotion des PME envisagée par les pouvoirs publics s’inscrit dans le cadre d’une politique d’aménagement du territoire. Les mesures de soutien à la formation et au développement des ressources humaines. à côté des mesures de soutien au financement. Une telle masse salariale stimulera la consommation intérieure.52 Particularités du modèle italien Caractéristiques structurelles Environnement entrepreneurial · Plus de 70% des entreprises sont classées comme artisanales (moins de 20 employés) · Plus de 50% sont des entreprises familiales · Coopération compétitive · Élimination de l’asymétrie de l’information · Participation à l’innovation technologique et productive · Activités coopératives et consortiums joints · Spécialisation flexible · Stratégie flexible · Flexibilité dans l’organisation des ressources humaines · Flexibilité du marché · Intégration de fonctions logistiques · Interdépendance de la recherche innovatrice et des fonctions de développement · Tendance à l’internationalisation · Innovation et contrôle continus du marché · Bonne qualité du produit · Capacité d’apprentissage · Orientation vers le design et la personnalisation · Valorisation et fierté du travail des employés · Apprentissage mutuel parmi les entreprises. L’estimation du nombre des PME qui seront créées dans le cadre de la stratégie mise en place par les pouvoirs publics marocains est évalué à 120. ainsi que de créer des retombées favorables pour le développement régional. pour inciter les PME marocaines à se regrouper dans des associations et pour développer leurs programmes et projets en coopération avec les divers organismes intervenants (collectivités locales. A cet égard. 50. réduira les disparités régionales et contribuera à l’amélioration du niveau de vie. les clients et les fournisseurs · Encouragement de la confiance en soi et la détermination · Encouragement des capacités entrepreneuriales dans les familles · Réduction du coût des transactions · Décentralisation des administrations · Support et cofinancement des consortiums et coopératives Caractéristiques du management Activités de promotion de l’entrepreneuriat Environnement institutionnel Le succès du système italien de regroupement des PME justifie les mesures préconisées par le projet de loi pour inciter les PME à se regrouper. chambres). De telles mesures sont indispensables à une répartition rationnelle des investissements pour la constitution de pôles industriels régionaux. associations. de renforcement de la décentralisation territoriale et de déconcentration des administrations centrales. banques. constituent les deux préoccupations majeures et permanentes de la stratégie des pouvoirs publics pour favoriser le développement de la PME. 49 Livre Blanc. p.000 à l’horizon 201049. .400. ce qui représente une création de 2.000 emplois et un masse salariale de 40 milliards de dirhams. permettront de renforcer leur productivité face à la concurrence internationale. les mesures préconisées par le projet de loi.

Ces mesures doivent impérativement se traduire en terme de productivité pour les PME dans l’économie globale. 1993 . Banque Mondiale. . afin qu’elles puissent affronter la concurrence sur les marchés de la région. En termes opérationnels. et en particulier des PME dans les pays en développement. La demande de soutien provient des gouvernements pour attirer des investisseurs étrangers et accroître la capacité de production de leur pays. financé par le Gouvernement de l’Italie. Or. l’assistance en formation est orientée vers les gérants de PME pour leur permettre d’affronter la concurrence. En effet. ONUDI. 1994 . Le programme Med 2000 a pour objectif de soutenir dix pays du bassin méditerranéen et de la Corne de l’Afrique dans la promotion des PME.53 Les missions assignées à l’Agence nationale pour la promotion de la PME en matière d’assistance technique et les modalités d’assurer cette assistance s’inscrivent dans le cadre d’une coopération avec des organismes privés d’assistance en formation50. l’une des conditions préalables à la création d’un secteur privé effectif est de porter une attention soutenue à l’environnement macro-économique et social et à la formation. 1995 . OCDEDAC. Empretec est un programme d’assistance technique de la CNUCED (Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement) visant le dévelopement de la capacité entrepreneuriale et le renforcement des PME. C’est un programme intégré qui fournit de la formation (notamment l’atelier de formation à l’esprit d’entreprise). III. constituent des impératifs suffisants pour justifier l’intérêt de la coopération internationale et du programme Empretec Maroc. le processus de libéralisation économique de la région implique des mesures d’accompagnement. SECTION III : L’INTERET DE L’ASSISTANCE TECHNIQUE INTERNATIONALE POUR LA PROMOTION DES PME ET DU PROGRAMME EMPRETEC MAROC La coopération internationale s’intéresse de plus en plus à la promotion du secteur privé. ayant le statut d’association à but non lucratif). Le programme Empretec est mis en œuvre au Maroc dans le cadre du programme Med 2000. Il y a plusieurs aspects communs entre les politiques de promotion des différentes organisations (CNUCED. Le but est de permettre aux PME d’être capables de tirer profit des perspectives d’ouverture de la zone de libre-échange euroméditerranéenne. 1996/b). Le programme Empretec Maroc permet le développement et le renforcement des capacités entrepreneuriales des PME marocaines et les assiste dans la recherche et la création de 50 Voir Chapitre III. et d’être prêtes à relever les défis qu’engendrent la libéralisation des marchés. Les besoins en formation des gestionnaires de PME et les mesures inscrites dans la stratégie des pouvoirs publics pour y répondre. de l’assistance technique (à travers des services spécialisés de suivi) et un cadre institutionnel (un centre d’affaires de type guichet unique. Section II. L’une d’entre elles fut l’application des programmes d’ajustement structurel dont le but visait généralement à rehausser le rôle du secteur privé dans tous les secteurs de production via la création de PME notamment.

54 nouvelles opportunités commerciales. Ainsi. . le programme Empretec Maroc s’inscrit dans la ligne des orientations politiques et des mesures de soutien que les pouvoirs publics marocains entendent apporter aux PME particulièrement dans le domaine de la formation et des services de soutien. Ainsi. notamment à travers le réseau international Empretec. correspond aux objectifs du Ministère de la PME et de l’OFPPT. le programme favorise l’échange d’information et les partenariats d’affaires par la mise en réseaux avec l’ensemble des bénéficiaires des programmes Empretec nationaux. La vocation du programme Empretec et les perspectives de création d’une fondation à but non lucratif qui offre des services d’assistance et de soutien aux entrepreneurs. l’organisme de contrepartie du programme.

5 100.25% sont âgés entre 41 et 50 ans.5 31.05 17.0 Tableau 2 : Classe d’âge du gestionnaire Classes d’âge 23 à 40 ans 41 à 50 ans 51 à 60 ans Total Non-réponse Total Effectif 12 10 10 32 7 39 Pourcentage 30. Ceci s’explique par le caractère jeune de la population marocaine et explique aussi le niveau d’étude supérieur de 92.25 100 Pourcentage cumulé 37.5 20. Tableau 1 : Sexe des gestionnaires de l’entreprise Effectif Masculin Féminin Total 31 8 39 Pourcentage 79.5 68.25 31. Ce pourcentage élevé résulte de la méthode de sélection des entreprises enquêtées. tableau 3).64 25. il a été convenu l’élaboration d’un questionnaire qui intègre les préoccupations de l’OFPPT dans le but d’évaluer les besoins des PME en matière de formation. SECTION I : LES CARACTERISTIQUES DES GESTIONNAIRES ET DES ENTREPRISES TOUCHEES Plus des 2/3 des entrepreneurs sont de sexe masculin. tableaux 1et 2).75 100 . L’enquête tente de confronter la perception des gestionnaires vis-à-vis du cadre juridique en place et du rôle des banques dans le financement des PME.5 20.5 100.55 CHAPITRE IV : RESULTATS DE L’ENQUETE REALISEE Bref aperçu sur les objectifs de l’enquête : Au cours de la réunion relative à la discussion des termes de références avec l’OFPPT.0 Pourcentage cumulé 79. leur disponibilité à suivre une formation ainsi que leurs attentes pour que soit amélioré leur environnement juridique et financier.3% des entrepreneurs (cf.64 82.5 100.95 Pourcentage corrigé 37. 37.77 25. Elle présente aussi les recommandations susceptibles d’inspirer les réformes qui pourraient favoriser le développement des PME.5% se trouve dans la tranche d’âge 23-40 ans et 31. l’enquête ayant touché essentiellement les entrepreneurs qui ont bénéficié d’une formation dans le cadre du programme Empretec (cf.0 Pourcentage corrigé 79.

la tendance générale relevée est que les secteurs commerce et services sont prépondérants (17.2 94.3 5.95 10.7 66.7 7.9% et 20.8 7.7 Pourcentage corrigé 36. Tableau 4 : Activité de l’entreprise Effectif Industrie agro-alimentaire Textiles.8 7.84 28.3 41.9 28. 66% des entreprises enquêtées emploient moins de 50 salariés.6 92.0 Malgré la taille réduite de l’échantillon.0 Pourcentage corrigé 5.1 15.7 87. En terme d’effectif des salariés.6 92.5 7.0 Pourcentage cumulé 2.7 17.53 15.5 7.84 65.4 7.3 15.7 17.4 12.0 Pourcentage cumulé 5. tableau 5).11 100 .0 Tableau 5 : Répartition des entreprises selon les effectifs des salariés Effectif 1 à 20 salariés 21 à 50 51 à 100 101 à 200 Plus de 200 Total Non-réponse Total 14 11 4 6 3 38 1 39 Pourcentage 35.4 12.6 94.32 92.2 10.1 100.0 48.3 5.7 5.5 33.1 15.1 100.9 20. La faible représentativité du secteur des industries agro-alimentaires dans l’échantillon s’explique par le fait que ce sont les grandes entreprises qui exercent dans ce secteur.1 100.1 20. para-chimie Industrie mécanique / Métallurgique Industrie électrique / Electronique Commerce Services Tourisme Autres Total 2 6 5 3 3 7 8 3 2 39 Pourcentage 5.0 Pourcentage corrigé 2. Cela révèle un des caractère de la PMEPMI marocaine (cf.79 76.56 Tableau 3 : Niveau d’instruction Effectif Secondaire Supérieur Formation Professionnelle Total 1 36 2 39 Pourcentage 2.89 100 Pourcentage cumulé 36.5%).79 7.9 20.9 100.7 5.7 7.9 100. Confection et Cuir Chimie.1 100.

introduction : Les échanges extérieurs et la balance des paiements).8 2.5%) (cf.9% des entreprises touchées par l’enquête déclarent effectuer des exportations en priorité vers l’Europe (45.0 Tableau 7 : Pays d’origine Effectif Europe USA Afrique Total Non-réponse Total 21 2 1 24 15 39 Pourcentage Pourcentage corrigé 53. introduction : Les échanges extérieurs et la balance des paiements).6 12.0 100.9 21. Tableau 6 : L’entreprise effectue-t-elle des importations ? Effectif Oui Non Total 26 13 39 Pourcentage 66.4%) et enfin. 7.3 4.9%) et de biens d’équipement (21.9 95.3 100.0 Pourcentage cumulé 73.3 100.0 41.7 4.2%).57 SECTION II : LES IMPORTATIONS DES ENTREPRISES ENQUETEES Plus des 2/3 des entreprises effectuent des importations (66.7%) en provenance essentiellement de l’Europe (87. vers l’Afrique (36.5%) (cf. Les produits importés sont composés d’abord de matières premières (73.5 38.7%). 35.3 100.0 Pourcentage cumulé 66.0 Pourcentage corrigé 66.7 33.0 Tableau 8 : Type de produits importés Effectif Matière première Biens d’équipement Autres Total Non-réponse Total 17 5 1 23 16 39 Pourcentage 43.5 100.6 61.7 33.0 Pourcentage corrigé 73.0 87.8 100.8 5.5 8.0 Pourcentage cumulé 87.2 100. vers les USA (18.7 100.0 .6 59. Les tableaux 6. 8 et 9 donnent les détails des résultats.5 95.7 100.1 2.

0 30.8 100.1 100.4 100.1 100.8 53.4 33.9 64.6 100.0 Pourcentage corrigé 35.9 100.7 15.0 Tableau 10 : Pays de destination Effectif 1 2 3 Total Non-réponse Total 5 2 4 11 28 39 Pourcentage Pourcentage corrigé 12.0 45.5 63.0 Pourcentage cumulé 45.0 .8 100.0 Pourcentage cumulé 30.1 10.8 5.0 Tableau 11 : Type de produits exportés Effectif 1 2 3 Total Non-réponse Total 4 3 6 13 26 39 Pourcentage Pourcentage corrigé 10.8 23.3 7.9 64.7 100.2 36.0 Pourcentage cumulé 35.2 100.58 Tableau 9 : L’entreprise effectue t-elle des exportations ? Effectif Oui Non Total 14 25 39 Pourcentage 35.1 46.2 71.5 18.3 28.3 66.

0 2.2 15.4 15. le reste par manque de confiance.1 100. soit vis-à-vis de l’entrepreneur lui-même.8 17.4 15.0 Pourcentage cumulé 69. d’après les résultats de l’enquête 62% des entreprises ont des difficultés importantes d’accès au crédit bancaire. 22.2 % des entreprises enquêtées déclarent avoir vu leur demande de crédit auprès d’une banque satisfaite.4 100. leur demande a été refusée et 15. experts comptables et 14. Dans 15.1 97.7%) et de la famille ou des amis (14.4% n’ont jamais fait appel au crédit bancaire. Tableau 12 : Soutien ou conseil lors de l’extension de l’entreprise Effectif Entrepreneurs expérimentés Famille. demande non satisfaite Non. Tableau 13 : Demande d’emprunt auprès d’une banque Effectif Oui.3 100. 2/3 sont à cause du manque ou d’insuffisance de garanties. Parmi les demandes de crédits refusées.9 14.4 100. demande satisfaite Oui. jamais Total 27 6 6 39 Pourcentage 69.1 12.9 77. amis Fiduciaire et expert comptable Cabinet de conseil Aucun soutien Autre Total Non-réponse Total 9 5 8 5 7 1 35 4 39 Pourcentage 23.59 SECTION III : SOUTIEN ET ACCES AU CREDIT BANCAIRE • En ce qui concerne le soutien : 40% des entreprises enquêtées déclarent avoir reçu le soutien d’entrepreneurs expérimentés (25.9 2.6 100.0 .3 20.3 22.2 15. Enfin.0 62.4% des cas. soit donc 30.7 40.3% aux cabinets de conseils.0 Pourcentage corrigé 69.7 10. soit 60% des entreprises qui ne font pas appel au conseil externe.8% des entreprises qui ne bénéficient pas des crédits bancaires.0 Pourcentage cumulé 25. soit vis-à-vis de l’activité de l’entreprise.5 12.0 • En ce qui concerne l’accès au crédit bancaire : 69.2 84.9 100.3%) .6 89.8 20.7 14.9% ont eu recours aux fiduciaires.0 Pourcentage corrigé 25.

9 15.9 100.8% voudraient que soit supprimé le fonds de garantie.0 100.6 82. Enfin.9 100.1 35.0 80. Seulement 10.7 33.6 5.1 15.0 Pourcentage cumulé 36.8 100.9 2.6 100. 23.3 100.4 84.0 • En ce qui concerne les suggestion pour faciliter l’accès au crédit bancaire : 28.0 64.3 100.7 100.3 5.0 Pourcentage cumulé 21.6 31.6 25.0 4.0 .8 64.0 Pourcentage corrigé 21.0 28.0 Tableau 14 : Raisons de refus Effectif Pas de garantie Manque de confiance Total Non-réponse Total 4 2 6 33 39 Pourcentage 10. le même pourcentage souhaitent une réduction du taux d’intérêt.0 76.0 Pourcentage corrigé 36.3 31.8 25.6 12. Les réponses aux questions à propos des relations avec les banques font valoir que les problèmes posés aux PME concernent plus la rapidité du traitement des dossiers de demandes de crédits que le niveau du taux d’intérêt.9 12.0 Pourcentage corrigé 66.0 100.26% des interrogés sont favorables à la création de banques spécialisées pour les PME-PMI.0 8.0 20.1 17.1 2.9 37. Tableau 15 : Suggestion 1 pour faciliter la procédure d’accès aux crédits bancaires Effectif Supprimer le fond de garantie Transparence et rapidité dans la gestion des dossiers d’emprunt Faciliter le crédit jeunes promoteurs Création de banques spéciales PME-PMI Baisser le taux d’intérêt Autres suggestions Total Non-réponse Total 9 7 1 2 1 5 25 14 39 Pourcentage 23.20% de ceux qui ont répondu à la question souhaitent une transparence et une rapidité dans le traitement des dossiers de demandes de crédits.0 4.60 Tableau 13 bis : Accès aux crédits bancaires Effectif Difficultés pas importantes Difficultés peu importantes Difficultés importantes Difficultés très importantes Total Non-réponse Total 7 5 10 10 32 7 39 Pourcentage 17.0 68.0 Pourcentage cumulé 66.1 17.5 68.

1 20.7 7.9 23.8 69.9% estiment que la concurrence intérieure est très importante.2 100.7 100. soit en raison de la qualité des produits) (cf.3 50. • Tableau 17 : Accès au marché local Effectif Difficultés pas importantes Difficultés peu importantes Difficultés importantes Difficultés très importantes Total Non-réponse Total 9 8 5 8 30 9 39 Pourcentage 23.0 26.0 Pourcentage cumulé 30.7 30. En ce qui concerne la concurrence intérieure : 67.0 75. cela peut s’expliquer d’une part.7 25. par le taux élevé des importations.0 .3 100.1 7. 52% des entreprises qui ont répondu à la question estiment que la concurrence étrangère est importante (cf.5% ont beaucoup de difficultés à exporter leurs produits (soit en raison des procédures douanières.7 16.0 Pourcentage corrigé 33.0 100.61 Tableau 16 : Suggestion 2 pour faciliter la procédure d’accès aux crédits bancaires Effectif Transparence et rapidité dans la gestion des dossiers d’emprunt Création de banques spéciales PME-PMI Baisser le taux d’intérêt Autres suggestions Total Non-réponse Total 4 2 3 3 12 27 39 Pourcentage 10.3 5. A cet égard.0 100.7% ne rencontrent aucune difficulté (cf.0 SECTION IV : LES DIFFICULTES RENCONTREES PAR LES GESTIONNAIRES EN CE QUI CONCERNE L’ACCES AUX MARCHES INTERNES ET EXTERNES • • En ce qui concerne l’accès au marché local : l’enquête révèle que 56.7 26.7 73.0 25.0 Pourcentage corrigé 30.1 100.0 56.0 Pourcentage cumulé 33. tableaux 19 et 20).8 20. par l’importance du secteur informel et d’autre part. En ce qui concerne l’accès aux exportations : 90. tableau 18).3 16. tableau 17).5 76.5 12.

0 Pourcentage cumulé 18.9 100.9 23.0 Pourcentage corrigé 9.3 23.0 Pourcentage corrigé 18.0 64.1 42.0 48.4 10.1 84.1 64.0 Tableau 19 : Concurrence intérieure Effectif Difficultés pas importantes Difficultés peu importantes Difficultés importantes Difficultés très importantes Total Non-réponse Total 6 4 14 9 33 6 39 Pourcentage 15.0 36.4 100.0 .4 27.3 35.0 100.7 100.9 28.4 10.2 30.5 61.4 100.6 100.0 Tableau 20 : Concurrence étrangère Effectif Difficultés pas importantes Difficultés peu importantes Difficultés importantes Difficultés très importantes Total Non-réponse Total 6 6 4 9 25 14 39 Pourcentage 15.1 35.0 Pourcentage cumulé 9.0 100.3 15.3 72.2 12.0 Pourcentage cumulé 24.0 Pourcentage corrigé 24.4 53.0 16.3 100.0 24.8 46.4 15.1 33.62 Tableau 18 : Accès aux exportations Effectif Difficultés pas importantes Difficultés importantes Difficultés très importantes Total Non-réponse Total 2 13 6 21 18 39 Pourcentage 5.5 71.6 15.2 100.

5 100.8 25.0 • Si 63% des entreprises ne rencontrent pas de problèmes d’approvisionnement.3 43.3 33.5 2.2 76.0 96.0 • Bien que 71% des entreprises touchées rencontrent peu de difficultés en matière de comptabilité.7 100. il s’agit essentiellement des entreprises nouvellement créées.63 SECTION V : LES DIFFICULTES RENCONTREES PAR LES GESTIONNAIRES EN MATIERE DE GESTION • 80% des entreprises qui ont répondu à la question ont beaucoup de problèmes de gestion de trésorerie.0 63.3 36. 37% déclarent avoir d’importantes difficultés dans ce domaine.0 Pourcentage cumulé 38.3 100.7 32.2 100.5 20. . Tableau 22 : Tenue de la comptabilité Effectif Difficultés pas importantes Difficultés peu importantes Difficultés importantes Difficultés très importantes Total Non-réponse Total 12 10 8 1 31 8 39 Pourcentage 30.3 25.0 Pourcentage corrigé 6.1 10.8 3.7 13.6 20.9 23.7 20.8 100.3 28. Tableau 21 : Difficultés de trésorerie Effectif Difficultés pas importantes Difficultés peu importantes Difficultés importantes Difficultés très importantes Total Non-réponse Total 2 4 13 11 30 9 39 Pourcentage 5.6 79.1 100.0 Pourcentage cumulé 6.0 Pourcentage corrigé 38. 29% déclarent avoir beaucoup de difficultés dans ce domaine.7 71.

9 29.1 92. 77.5 15.6 22.0 48.7 10.5 20. tableau 24).0 Pourcentage cumulé 9.0 Pourcentage corrigé 22.4 10.0 Pourcentage cumulé 33.1 38.8% des chefs d’entreprises qui ont répondu à la question estiment que le coût de la main-d’œuvre est élevé (cf.3 63.0 • En ce qui concerne la qualité et la qualification du personnel d’entreprise.0 Pourcentage corrigé 33. Tableau 24 : Coût de la main d’œuvre Effectif Difficultés pas importantes Difficultés peu importantes Difficultés importantes Difficultés très importantes Total Non-réponse Total 6 7 12 2 27 12 39 Pourcentage 15.0 Pourcentage cumulé 22.0 Pourcentage corrigé 9.3 69.4% déclarent avoir beaucoup de difficultés à trouver du personnel qualifié (cf.8 100.8 100.0 .0 Tableau 24 bis : Qualité et qualification des ressources humaines Effectif Difficultés pas importantes Difficultés peu importantes Difficultés importantes Difficultés très importantes Total Non-réponse Total 3 4 9 15 31 8 39 Pourcentage 7.4 100.4 100.2 30. tableau 25).8 100.2 100.5 100.2 14.9 30.9 44.7 12.2 48.5 79.8 5.1 69. si 51.2% d’entre eux déclarent avoir beaucoup de difficultés à améliorer le niveau de productivité de l’entreprise pour faire face à la concurrence et pour accéder aux marchés local et étranger (cf.6 100.64 Tableau 23 : Approvisionnement et fournisseurs Effectif Difficultés pas importantes Difficultés peu importantes Difficultés importantes Difficultés très importantes Total Non-réponse Total 9 8 6 4 27 12 39 Pourcentage 23.4 17.7 22.2 25.6 100.3 29. tableau 24 bis). Ceci explique que 74.0 85.4 7.6 51.1 20.2 30.3 23.

7 33.2 100.4 41.6 100.8 66.9 79. Tableau 26 : Etablissement d’un plan d’affaire Effectif Difficultés pas importantes Difficultés peu importantes Difficultés importantes Difficultés très importantes Total Non-réponse Total 4 11 6 5 26 13 39 Pourcentage 10.5 25.0 Pourcentage corrigé 6.0 Pourcentage cumulé 6.3 28.5 20. tableaux 3 et 26) et par le fait qu’ils ont bénéficié de formations.1 15.0 17.6 22.4 100.0 Pourcentage corrigé 15.8 100. comme celles organisées dans le cadre du programme Empretec Maroc. Ceci peut s’expliquer par le niveau d’éducation élevé des gestionnaires figurant dans l’échantillon (cf.3 100.2 15.4 12.65 Tableau 25 : Niveau de productivité Effectif Difficultés pas importantes Difficultés peu importantes Difficultés importantes Difficultés très importantes Total Non-réponse Total 2 6 16 7 31 8 39 Pourcentage 5.5 100.0 Pourcentage cumulé 15.4 51.1 19.0 .7 80.0 • Plus de la moitié des chefs d’entreprises qui ont répondu à la question sur le plan d’affaires n’ont pas de problème en ce qui concerne son élaboration.5 19.3 23.4 42.8 77.4 57.

5 30.7 45.3 100.0 Pourcentage cumulé 6.5 29.0 .7 28.8% estiment que les relations sont difficiles avec les services fiscaux et douaniers (cf.7 16.1 100.8 12.9 100.5 100.5 20.0 Pourcentage corrigé 9.5 100.0 Pourcentage corrigé 6.0 25. Tableau 27 : Difficultés de fiscalité et taxation Effectif Difficultés pas importantes Difficultés peu importantes Difficultés importantes Difficultés très importantes Total Non-réponse Total 2 9 8 12 31 8 39 Pourcentage 5.2 30.5 38.0 Pourcentage cumulé 9.8 79.2 83. tableaux 27 et 28).8 79.5 20.5 35.5 61.66 SECTION VI : DIFFICULTES FACE AUX SERVICES ADMINISTRATIFS • 64.1 20.7 35.1 23.0 Tableau 28 : Relations avec les services fiscaux ou douaniers Effectif Difficultés pas importantes Difficultés peu importantes Difficultés importantes Difficultés très importantes Total Non-réponse Total 3 11 12 5 31 8 39 Pourcentage 7.5% des entrepreneurs déclarent que le taux fiscal est élevé et 54.8 38.7 100.

4 48.9 100.0 Pourcentage cumulé 51.0 Pourcentage corrigé 54.0 Pourcentage corrigé 51.6 94.0 • En matière de maîtrise de la qualité. 62.7 46.67 SECTION VII : LES BESOINS EN MATIERE D’ASSISTANCE TECHNIQUE OU DE FORMATION DU PERSONNEL • Plus de la moitié des gestionnaires des entreprises touchées déclarent avoir un besoin en matière de gestion des compétences et 54.6 100.3 43.0 Pourcentage corrigé 51.2 94.1 45. tableaux 29.2 94.9 5.0 Pourcentage cumulé 54.0 Tableau 31 : Intégration des nouvelles technologies de l’information Effectif Oui Non Total Non-réponse Total 19 18 37 2 39 Pourcentage 48.9 5.7 46. en revanche 64.2% des gestionnaires estiment avoir un besoin pour la mise en place d’un système qualité. 30 et 31). Tableau 29 : gestion des compétences Effectif Oui Non Total Non-réponse Total 19 18 37 2 39 Pourcentage 48. .4 100.1 100.1 100.1 100.9 5.4 100.4 48.0 Pourcentage cumulé 51.9% considèrent la maîtrise du référentiel de la qualité ISO 9000 inopportun pour l’avenir de leur PME-PMI (cf.1% reconnaissent un besoin en technique d’information et de communication (cf.6 100.1 100. tableaux 32 et 33).0 Tableau 30 Communication Effectif Oui Non Total Non-réponse Total 20 17 37 2 39 Pourcentage 51.

0 • 62.8 100.9 5.2 100.0 .9 5.2 37.9 94.2% des gérants déclarent avoir un besoin en formation pour la mise en place d’une comptabilité analytique.5 94.0 35.1 100.0 35. Tableau 34 : Mise en place d’une comptabilité analytique Effectif Oui Non Total Non-réponse Total 23 14 37 2 39 Pourcentage 59.1 100.1 100.9 100.0 Pourcentage corrigé 35.68 Tableau 32 : mise en place d’un système qualité Effectif Oui Non Total Non-réponse Total 23 14 37 2 39 Pourcentage 59.9 94.3 61.0 Pourcentage corrigé 62.1 64.0 Pourcentage cumulé 62.9 5.0 Pourcentage corrigé 62.0 Tableau 33 : maîtrise du référentiel de la qualité ISO 9000 Effectif Oui Non Total Non-réponse Total 13 24 37 2 39 Pourcentage 33.2 100.0 Pourcentage cumulé 62.0 Pourcentage cumulé 35.1 100.8 100.2 37.

3 59. 22.4 45.4 100.0 20. en permanence Oui. La formation a porté essentiellement sur les domaines de la gestion de production et de la qualité (50% ).0 Pourcentage cumulé 26. l’informatique (30%) et les autres domaines (20%) (cf.69 SECTION VIII : RECOURS AUX CONSEILS ET FORMATIONS • 31.0 41. Plus de 1/3 des entreprises ont fait appel à l’OFPPT pour la formation de leur personnel et les 2/3 des gestionnaires ont eu recours à des cabinets privés (cf.0 Pourcentage corrigé 26. 45.1 82.5 17.0 Pourcentage cumulé 31.3 100. de temps en temps Non.4% des entreprises enquêtées déclarent avoir en permanence recours à un organisme de formation et de conseil.6 100. Le faible pourcentage de ces derniers peut s’expliquer par les méthodes de sélection de l’échantillon des gestionnaires qui ont répondu.0 .1 56.2 41.7 10.0 Pourcentage corrigé 31.7 22. • • Tableau 35 : Appel à un organisme de formation et / ou conseil Effectif Oui.4 77. tableau 36).4 33. tableau 35).7% déclarent y recourir qu’épisodiquement et enfin.1 100.3 10. jamais Total Non-réponse Total 11 16 8 35 4 39 Pourcentage 28.0 Tableau 36 : Type d’organisme Effectif OFPPT Cabinet privé Les deux Total Non-réponse Total 6 13 4 23 16 39 Pourcentage 15. tableau 37).5 89.0 100.9% déclarent n’avoir jamais eu recours à un tel organisme (cf.9 100.

4 10. . 2. Parmi les difficultés majeures que rencontrent les gérants de PME. chap. en ce qui concerne l’accès au crédit.0 100.0 Cette enquête a été organisée pour appréhender seulement le point de vue des gestionnaires des PME. que 60% des gérants de PME enquêtées n’ont jamais fait appel au conseil externe.3 51. sect. 62% déclarent rencontrer des difficultés importantes d’accès au crédit faute de garanties suffisantes. le problème de gestion.0 Pourcentage cumulé 50. que. si 69% des entreprises enquêtées ont vu leur demande satisfaite. les difficultés à améliorer la productivité de l’entreprise faute d’un personnel qualifié. la tendance générale confirme : 1.0 100. Introduction les échanges extérieurs et la balance des paiements). la prépondérance des PME dans les activités commerciales et de services (cf.7 100. IV. 2. 4. I). malgré le fait qu’une proportion des gérants d’entreprises a déclaré recourir à des organismes de formation et de conseil.0 30. elle n’a qu’un caractère de test et devrait être reprise et élargie dans le cadre d’une étude spécifique.0 80.0 Pourcentage corrigé 50.3 48.6 15. la prédominance de l’Europe dans les importations et les exportations des PME enquêtées (cf. 3.70 Tableau 37 : Domaine d’intervention Effectif Gestion de production et qualité Informatique Autres Total Non-réponse Total 10 6 4 20 19 39 Pourcentage 25. I. Selon les auteuts de ce rapport. mais plus d’un tiers des gérants ont déclaré faire appel aux services de l’OFPPT pour la formation de leur personnel. Conclusion : Malgré la taille réduite de l’échantillon.0 20. on relèvera : 1.

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• la promotion des places financières offshore. la révision du champ des encouragements fiscaux et la prise de mesures d'incitation à l'investissement. • la réduction des taux d'imposition sur les revenus et les bénéfices . . Article 2 Les mesures prévues par cette charte tendent à l'incitation à l'investissement par : • la réduction de la charge fiscale afférente aux opérations d'acquisition des matériels. biens d'équipement et terrains nécessaires à la réalisation de l'investissement. outillages. conformément aux dispositions du deuxième alinéa de l'article 45 de la Constitution. des zones franches d'exportation et du régime de l'entrepôt industriel franc .74 Annexe I Charte de l'investissement Dahir n° 1-95-213 du 14 Joumada II 1416 (8 Novembre 1995) portant promulgation de la loi-cadre n° 18-95 formant charte de l'investissement Loi-cadre n° 18-95 formant charte de l'investissement ___________ TITRE PREMIER Objectifs de la charte de l'investissement Article premier Sont fixés.encourager les exportations . • une meilleures répartition de la charge fiscale et une bonne application des règles de libre concurrence. notamment par la révision du champ d'application des exonérations fiscales accordées. Ces mesures tendent également à : .promouvoir l'emploi . les objectifs fondamentaux de l'action de l'Etat pour les dix années à venir en vue du développement et de la promotion des investissements par l'amélioration du climat et des conditions d'investissement. • le renforcement des garanties accordées aux investisseurs en aménageant les voies de recours en matière de fiscalité nationale et locale . . • l'octroi d'un régime fiscal préférentiel en faveur du développement régional .

matériels.protéger l'environnement.5 % ad valorem .75 .réduire le coût de production . TITRE II Mesures d'ordre fiscal Droits de douanes Article 3 Les droits de douane comprenant le droit d'importation et le prélèvement fiscal à l'importation sont aménagés comme suit : . b) La première acquisition des constructions visées ci-dessus par des personnes physiques ou morales autres que les établissements de crédit ou les sociétés d'assurances. matériels et outillages ainsi que leurs parties. sous réserve de la réalisation du projet dans un délai maximum de 24 mois à compter de la date de l'acte. . Droits d'enregistrement Article 5 Sont exonérés des droits d'enregistrement les actes d'acquisition des terrains destinés à la réalisation d'un projet d'investissement.5 % ad valorem ou à un taux maximum de 10 % ad valorem .rationaliser la consommation de l'énergie et de l'eau . Les entreprises assujetties qui ont acquitté la taxe à l'occasion de l'importation ou de l'acquisition locale des biens susvisés bénéficient du droit au remboursement de ladite taxe. Taxe sur la valeur ajoutée Article 4 Sont exonérés de la taxe sur la valeur ajoutée à l'intérieur et à l'importation. . . .5 % : a) Les actes d'acquisition des terrains destinés à la réalisation d'opération de lotissement et de constructions .Les biens d'équipement. pièces détachées et accessoires. matériels et outillages à inscrire dans un compte d'immobilisation et ouvrant droit à déduction conformément à la législation relative à la taxe sur la valeur ajoutée. considérés comme nécessaires à la promotion et au développement de l'investissement sont passibles d'un droit d'importation à un taux minimum de 2. les biens d'équipement.réduire le coût de l'investissement : .Le droit d'importation ne peut être inférieur à 2.Les biens d'équipement. à l'exclusion des actes visés au paragraphe a) du deuxième alinéa ci-dessous. . Sont soumis à un droit d'enregistrement au taux de 2. pièces détachées et accessoires visés ci-dessus sont exonérés du prélèvement fiscal à l'importation en tenant compte des intérêts de l'économie nationale. outillages et parties.

pour le montant de leur chiffre d'affaires à l'exportation. de fournitures ou de services. D. à l'exclusion des établissements stables des sociétés n'ayant pas leur siège au Maroc. des sociétés d'assurances et des agences immobilières. . B. C. _ Les entreprises exportatrices de produits ou de services bénéficient. le taux d'imposition maximum ne devant pas excéder 41. _ Les entreprises exportatrices de produits ou de services bénéficient. d'une contribution égale à 25 % du montant de l'impôt sur les sociétés qui aurait été normalement exigible en absence d'exonération.50 % les apports en société à l'occasion de la constitution ou de l'augmentation du capital de société. Toutefois. B.5%. d'avantages particuliers pouvant aller jusqu'à l'exonération totale de l'impôt général sur le revenu pendant une période de cinq ans et d'une réduction de 50 % dudit impôt au-delà de cette période. bénéficient d'une réduction de 50 % de l'impôt sur les sociétés pendant les cinq premiers exercices suivant la date de leur exploitation. Toutefois. les exonérations et réductions précitées ne s'appliquent qu'au chiffre d'affaires à l'exportation réalisé en devises.76 Sont soumis à un droit d'enregistrement au taux maximum de 0. Impôt sur les sociétés Article 7 A. dont la production est le résultat d'un travail essentiellement manuel. bénéficient d'une réduction de 50 % de l'impôt sur les sociétés pendant les cinq premiers exercices suivant la date de leur exploitation. les bénéfices et revenus totalement exonérés de l'impôt sur les sociétés en vertu des législations présentes ou futures instituant des mesures d'encouragement aux investissements sont passibles. des établissements de crédit. _ Les entreprises qui s'implantent dans les préfectures ou provinces dont le niveau d'activité économique exige un traitement fiscal préférentiel. aux lieu et place de la participation à la solidarité nationale. attributives de marchés de travaux. _ Les entreprises artisanales. _ Il est procédé à un réaménagement des taux du barème de l'impôt général sur le revenu. quel que soit le lieu de leur implantation. pour le montant de leur chiffre d'affaires à l'exportation. en ce qui concerne les entreprises exportatrices de services. _ Le taux de l'impôt sur les sociétés est ramené à 35 %. d'avantages particuliers pouvant aller jusqu'à l'exonération totale de l'impôt sur les sociétés pendant une période de cinq ans et d'une réduction de 50 % dudit impôt au-delà de cette période. Impôt général sur le revenu Article 8 A. et ce. Participation à la solidarité nationale Article 6 L'impôt de la participation à la solidarité nationale lié à l'impôt sur les sociétés est supprimé.

Les provisions susvisées utilisées conformément à l'objet pour lequel elles ont été constituées sont reportées sur un compte provisionnel intitulé "provisions d'investissement". C. attributaires de marchés de travaux. matériels et outillages. les provisions constituées dans la limite de 20 % du bénéfice fiscal. constructions autres qu'à usage professionnel et véhicules de tourisme. Sont maintenues comme charges déductibles. Amortissements dégressifs Article 9 Sont maintenues pour les biens d'équipement et pendant la période visée à l'article premier cidessus. à l'exclusion des établissements stables des entreprises n'ayant pas leur siège au Maroc. et ce. _ Les entreprises qui s'implantent dans les préfectures ou provinces dont le niveau d'activité économique exige un traitement fiscal préférentiel. ainsi que des agences immobilières.par incorporation au capital . dans la limite de 30 % dudit investissement. bénéficient d'une réduction de 50 % de l'impôt général sur le revenu pendant les cinq premiers exercices suivant la date de leur exploitation. D. de fournitures ou de services. . .ou en déduction des déficits des exercices antérieurs. les mesures prévues par la législation relative à l'impôt sur les sociétés et à l'impôt général sur le revenu en matière d'amortissement dégressifs. bénéficient d'une réduction de 50 % de l'impôt général sur le revenu pendant les cinq premier exercices suivant la date de leur exploitation et ce. avant impôt. en ce qui concerne les entreprises exportatrices de services. dont la production est le résultat d'un travail essentiellement manuel. _ Le bénéfice des avantages prévus ci-dessus est subordonné à la tenue d'une comptabilité régulière conformément à la législation en vigueur. à l'exclusion des terrains.77 Toutefois. Les montants inscrits dans le compte "provisions d'investissement" ne sont utilisés que : . les exonérations et réductions précitées ne s'appliquent qu'au chiffre d'affaires à l'exportation réalisé en devises. quel que soit le lieu de leur implantation. les provisions constituées par les entreprises minières pour reconstitution de gisements miniers conformément à la législation relative à l'impôt sur les sociétés ou à l'impôt général sur le revenu. E. Provisions pour investissement en matière d'impôt sur les sociétés et d'impôt général sur le revenu Article 10 Sont considérées comme charges déductibles. _ Les entreprises artisanales. par les entreprises en vue de la réalisation d'un investissement en biens d'équipement.

Est exonérée de l'impôt des patentes. et ce. entreprises et agences visés au dernier alinéa de l'article 12 ci-dessus. et ce. . pendant une période de cinq années qui court à compter de la date du début de son activité. les établissements de crédit. attributaires de marchés de travaux.78 Taxe sur les profits immobiliers Article 11 En vue d'encourager la constitution de logements sociaux. Sont exclus de cette exonération les établissements.la liberté de transfert des bénéfices et des capitaux pour les personnes qui réalisent des investissements en devises . foncier. de fournitures ou de services. Impôt des patentes Article 12 La taxe variable du principal de l'impôt des patentes est supprimée. est exonéré de la taxe sur les profits immobiliers. Sont exclus de cette exonération les établissements stables des sociétés et entreprises n'ayant pas leur siège au Maroc. Fiscalité locale Article 14 En ce qui concerne la fiscalité locale. le profit réalisé par les personnes physiques à l'occasion de la première cession de locaux à usage d'habitation. toute personne physique ou morale exerçant au Maroc une activité professionnelle. à l'exclusion des entreprises de crédit-bail en ce qui concerne les équipements qu'elles acquièrent pour le compte de leurs clients. sous réserve que la session de locaux n'ait pas un caractère spéculatif et que le logement présente un caractère social. industrielle ou commerciale. TITRE III Mesures d'ordre financier. les additions de constructions ainsi que les appareils faisant partie intégrante des établissements de production de biens ou de services. les entreprises d'assurances et les agences immobilières. Taxe urbaine Article 13 Sont exonérés de la taxe urbaine les constructions nouvelles. administratif et autres Article 15 Ces mesures diverses ont pour objet : . il est procédé à une simplification et une harmonisation des taux maximum et des assiettes imposables et à leur adaptation aux nécessités de développement et d'investissement. pendant une période de cinq années suivant celle de leur achèvement ou de leur installation.

ainsi que les personnes physiques marocaines établies à l'étranger. conformément aux conventions internationales ratifiées par le Maroc en matière d'arbitrage international. sur le plan de la réglementation des changes. et ce. .le transfert des bénéfices nets d'impôts sans limitation de montant ni de durée . Prise en charge par l'Etat de certaines dépenses Article 17 Les entreprises dont le programme d'investissement est très important en raison de son montant.dépenses d'infrastructure externe . de la technologie dont il assurera le transfert ou de sa contribution à la protection de l'environnement. Les contrats visés ci-dessus peuvent comporter des clauses stipulant qu'il sera procédé au règlement de tout différend afférent à l'investissement. du nombre d'emplois stables à créer. par la création d'un organe national unifié . Fonds de promotion des investissements Article 18 . bénéficient pour lesdits investissements. y compris les plus-values. qui réalisent au Maroc des investissements financés en devises.79 . . . outre les avantages prévus dans la présente loi-cadre et dans les textes pris pour son application. Réglementation des changes article 16 Les personnes physiques ou morales de nationalité étrangère. pouvant naître ente l'Etat marocain et l'investissement étranger.la simplification et l'allégement de la procédure administrative relative aux investissements.le transfert du produit de cession ou de liquidation totale ou partielle de l'investissement.l'orientation et l'assistance des investisseurs dans la réalisation de leurs projets.la constitution d'une réserve foncière destinée à la réalisation de projets d'investissement et la définition de la participation de l'Etat à l'acquisition et à l'équipement des terrains nécessaires à l'investissement . .dépenses d'acquisition du terrain nécessaire à la réalisation à la réalisation de l'investissement . résidentes ou non. d'un régime de convertibilité leur garantissant l'entière liberté pour : . une exonération partielle des dépenses ci-après : . peuvent conclure avec l'Etat des contrats particuliers leur accordant.frais de formation professionnelle. . de la région dans laquelle il doit être réalisé.

80 Il est créé un compte d'affectation spéciale intitulé "Fonds de promotion des investissements" destiné à comptabiliser les opérations afférentes à la prise en charge par l'Etat du coût des avantages accordés aux investisseurs dans le cadre du régime des contrats d'investissement visés à l'article précédant ainsi qu'aux dépenses nécessitées par la promotion des investissements. pour lesquelles ils ont été accordés. à la surveillance et au maintien de la sécurité à l'intérieur de la zone ainsi qu'à la bonne application des clauses du cahier des charges liant le promoteur de la zone et les utilisateurs. Allégement des procédures administratives Article 22 Il est procédé à l'allégement et à la simplification des procédures administratives liées à la réalisation des investissements. Article 20 Chaque zone industrielle. Zones industrielles Article 19 Dans les provinces ou préfectures dont le niveau de développement économique justifie une aide particulière de l'Etat. Accueil et assistance des investisseurs Article 21 Il est institué un organe administratif chargé de l'accueil. dont l'importance de la superficie le justifie. de l'information et de l'assistance des investisseurs ainsi que de la promotion des investissements. cette autorisation est censée être accordée lorsque l'Administration aura gardé le silence sur la suite à réserver à la demande la concernant pendant un délai de soixante jours à compter de la date du dépôt de ladite demande. . personne publique ou privée. et chargé de veiller à la gestion et à la maintenance de l'ensemble de la zone. Dispositions Transitoires Article 23 Sont maintenus les droits acquis par les investisseurs en ce qui concerne les avantages dont ils bénéficient en vertu des législations instituant des mesures d'encouragement aux investissements. celui-ci prend en charge une partie du coût d'aménagement des zones industrielles qui y seront implantées. de l'orientation. Dans tous les cas où le maintien d'une autorisation administrative pour l'octroi d'avantages prévus par la présente loi-cadre s'avère nécessaire. lesquels avantages demeurent en vigueur jusqu'à expiration de la durée. est dotée d'un comité de gestion composé des utilisateurs de la zone et du promoteur. et aux Conditions.

81 TITRE IV Secteur agricole Article 24 Les dispositions de la présente loi-cadre ne sont pas applicables au secteur agricole dont le régime fiscal. Le Gouvernement procède à la présentation des textes législatifs et réglementaires nécessaires à la réalisation des objectifs définis dans la présente loi-cadre à compter de la loi de finances pour l'année 1996. . TITRE V Mesures d'application Article 25 La présente loi-cadre sera mise en vigueur conformément aux textes législatifs et réglementaires pris pour son application. notamment celui relatif aux investissements. fera l'objet d'une législation particulière.

.Tourisme (hôtellerie – restauration) 7...Date d’immatriculation au R..Supérieur : 4...Masculin 2. donner le pourcentage par rapport à votre chiffre d'affaires . Dirigeants …........Sexe du gestionnaire de l'entreprise: 1................Dans le cadre de vos activités.......Industries mécaniques/métallurgiques 6-Commerce 8.Primaire : 3.. Précisez l’effectif par catégories .......... Préciser le type de produits importés : :…………………………… 9.. 8.. Cadres …...Cabinet conseil 5.chimie 5..Date du début d'activité de l'entreprise : 19… 6.............. II..........Caractéristiques de l’Entreprise 3.Industries agro-alimentaires 3.....Age du gestionnaire de l'entreprise : ……...Effectuez-vous des exportations: 1.1..Textiles –confection et cuir 4.... qui vous a soutenu ou conseillé lors de l’extension de votre entreprise? 1....Secondaire : 1....... Oui 2.. Ouvriers Non Qualifiés …... Caractéristiques du gestionnaire 1.......... donner le pourcentage par rapport à votre chiffre d'affaires ..... ...82 ANNEXE 2 Etude relative à l’évaluation des besoins des PME en assistance technique I.Activités de l'entreprise: 1.. Non 1.PROCESSUS D'EXTENSION DE VOTRE PME 11..... effectuez-vous des importations: 2.Effectif total de l'entreprise ………... Préciser le (ou les) pays de destination::.....2......Chimie – para...IDENTIFICATION DE LA PME I...ans Niveau d'instruction et qualification du gestionnaire de l'entreprise 2.Date de création : 19… 4.Entrepreneur plus expérimenté 2.....Formation professionnelle : I..Fiduciaire et expert comptable 4.............. Oui Si oui.. Techniciens …... amis 3.......C : 19… 5......... Préciser le type de produits exportés:………………………………………...... Non Si oui.......................Industries électriques/électroniques 6.. Ouvriers Qualifiés ….Autres à préciser .....Féminin 2... Préciser le (ou les) pays d’origine :..En dehors du financement..Famille....Aucun 6......Services 2.

.....Coût de la main d’œuvre 16...... Oui.... et demande non satisfaite 3.Trésorerie 7...... Oui.Approvisionnement et fournisseurs 12...Concurrence intérieure 4...... qu'est ce que vous suggérez pour faciliter la procédure d'accès aux crédits bancaires? 1ère suggestion . Non.83 III....... …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… 2ème suggestion…………….. ou douaniers 10.....Accès au marché local 2... pour quelles raisons? ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… 14 ....Compte tenu de votre expérience.Tenue de la comptabilité 9..Si la demande n’a pas été satisfaite.Accès exportation 3.Qualité et qualification des Ressources Humaines 14..Niveau de productivité 15.... et demande satisfaite 2...............…………….. 4: très importantes 1 1..Est-ce qu'il vous est arrivé de demander un emprunt auprès d'une banque? 1.. 3: importantes ....Maintenance du matériel 13.................... DEVELOPPEMENT DE LA PME 15..Etablissement d'un plan d'affaires 17.....Concurrence étrangère 5........fiscalité et taxation 8.Autres (à préciser) 2 3 4 .... jamais 13 ..Quelles sont les difficultés les plus fréquentes ou les plus importantes que vous rencontrez dans la gestion ou l’expansion de votre PME ? Cocher la case correspondante de 1 à 4: 1: difficultés pas importantes .Accès aux crédits bancaires 6...……………………………… …………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………… IV.Entente entre les associés 11. 2: peu importantes ..Relations avec les services fiscaux..ACCES DES PME AUX MOYENS FINANCIERS 12 ....

ajoutez des commentaires. . si vous le jugez opportun…………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… 16. quels sont les domaines qui vous sembleraient susceptibles de vous aider à développer votre PME ? (cocher la case correspondante ) Gestion des Ressources Humaines ♦ Gestion des compétences ♦ Animation d'équipe ♦ Communication Organisation Industrielle ♦ Gestion de production ♦ Maintenance Nouvelles Technologies de l'information ♦ Intégration des Nouvelles Technologies de l'Information ♦ E-commerce et le commerce électronique Qualité ♦ Maîtrise du référentiel de la qualité ISO 9000 ♦ Mise en place d'un système qualité Finances et comptabilité ♦ Gestion de trésorerie ♦ Mise en place d'une comptabilité analytique ♦ Gestion budgétaire ♦ etc.Si votre entreprise a besoin d'une assistance technique ou votre personnel d'une formation.84 SVP. Prévention-Sécurité-Environnement ♦ Prévention risques ♦ Hygiène et environnement dans l'entreprise Marketing et commercialisation ♦ Marketing stratégique et opérationnel ♦ Management de la force de vente Assistance technique ♦ Exportations et Importations ♦ Commercialisation des produits & services ♦ Gestion de stocks ♦ Elaboration et suivi du plan d'affaires ♦ Aspects industriels ♦ Autres ( préciser)………………….

...Pourquoi ?…………………………………………………………………….................. 19.…………………… ..........................................………………………................. …………………………………………………………………….............Oui...... ..…… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… Merci pour votre collaboration .... en permanence (passer à 18) 2 .......Y a-t-il des entraves à l'épanouissement de votre PME que l'enquête n'a pas évoquées et que vous voulez citer? Si oui............................... si vous le jugez opportun…………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… 17 .............Non......................... lesquelles : ……………………………………………………………………. ..Oui..........................85 SVP......... jamais (passer à 19 ) 18................................ ……………………………………………………………………........ de temps en temps (passer à 18 ) 3.........………………………………………………............... ajoutez des commentaires..... 20....Préciser le type d’organisme et le domaine d’intervention………………............Avez-vous déjà fait appel à un organisme de formation et/ ou conseil 1.....................

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