Mémoire de fin d’études M.B.

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Abdelkader EL YAAGOUBI

L’environnement des entreprises Marocaines a connu de profondes mutations au cours de ces dernières années. Surtout que la plupart des économistes Marocains parlent de défis que nos entreprises doivent en faire face, en particulier les Petites et Moyennes Entreprises (PME) qui font ces dernières années un sujet remarquable et important. Sur le plan économique, la libéralisation de notre commerce extérieur, l’adhésion à l’O.M.C, les accords et conventions passées avec plusieurs pays (Union Européenne, Etats-Unis, Turquie, Emirats Arabes Unis, Egypte, …etc.) ainsi que le phénomène de Mondialisation ont des répercussions fortes sur ces entreprises en terme de leur compétitivité. Sur le plan juridique, la réforme fiscale, la réforme de la loi bancaire, la réforme du marché de capitaux,…etc. constituent des exigences beaucoup plus sévères en terme de rigueur et de transparence. Ces mutations et défis se sont accompagnés par une relative modernisation des structures de l’économie (qui reste toujours une économie de rente), des entreprises et de ses responsables ou proprement dit ses managers et ses propriétaires. Sur ce nouveau contexte, les entreprises sont soumises à une véritable obligation de résultat en créant de la valeur pour les différentes parties prenantes de l’entreprise et plus particulièrement les détenteurs du capital. Mais, la question qui se pose quel instrument peut on utiliser pour juger cette création de valeurs ? La réponse peut être multiple, on peut se référer aux évaluations de l’entreprise, ou comme c’est le cas de ce mémoire, une analyse financière ou diagnostic financier de l’entreprise à partir de ces documents comptables.

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L’objet donc de l’analyse et du diagnostic financiers est de faire le point sur la situation de l’entreprise en mettant en évidence ses forces et ses faiblesses. Ainsi, les orientations de l’analyse financière seront fortement influencées par les contraintes majeures de l’entreprise (le risque par exemple). De la même façon, ces orientations dépendront à la fois des objectifs poursuivis par l’analyste et de la position des différents utilisateurs. C’est dans cette perspective que s’inscrit ce mémoire de fin d’études, dans lequel on a essayé de limiter un peu son thème qui est vague et pleins de notions et de difficultés conceptuelles et méthodiques. Dans le premier chapitre de ce travail, est exposé le concept fondamental de Diagnostic Financier en posant les deux questions majeures à savoir le pourquoi (le but) et le comment (la démarche), tout en citant une typologie de D.F, les grands objectifs du Diagnostic, et une introduction à la comptabilité tout en se fixant à l’esprit qu’on étudie les concepts dans une approche financière. Cela va nous amener à aborder le passage du bilan comptable au bilan financier en citant les retraitements et les reclassements financiers du bilan comptable, ainsi qu’un passage en revue des outils de l’Analyse Financière à savoir le Compte de Produits et Charges (C.P.C) et de l’état de Soldes de Gestion (E.S.G). Pour le deuxième chapitre qui a comme préoccupation l’analyse de l’équilibre financier. Le Fonds de Roulement (F.R), et le Besoin en Fonds de Roulement (B.F.R) et la Trésorerie commandent l’équilibre financier à court terme et constituent pour les analystes financiers une préoccupation principale, font l’objet du premier titre. Le deuxième titre est consacré aux moyens de mise en œuvre de l’analyse financière, et particulièrement la méthode des Ratios (externe, statique) et le Tableau de Financement (interne ou encore dynamique). Par ailleurs, l’objectif de ce mémoire est de coller la partie théorique à la réalité des Entreprises Marocaines, et cela sera fait dans le troisième chapitre qui va prendre en considération une étude de cas d’une Petite et Moyenne Entreprise

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Marocaine. certes, un échantillon réduit mais qui va permettre d’illustrer presque tout ce qui est dit dans les deux premiers chapitres de ce travail. En utilisant une méthodologie déductive, qui s’appuie sur une partie théorique et une partie pratique, et didactique qui présentent les concepts d’une manière simple, précise, brève, et claire. On peut tirer certaines conclusions et pourquoi pas se permettre d’adresser certaines recommandations, chose qui va faire l’objet de notre quatrième chapitre. Il faut signaler enfin, que ce mémoire de fin d’études a trouvé son origine et sa raison d’être dans la formation supérieure polyvalente du Master Monnaie, Banque et Finances, et qui permet de mieux situer l’entreprise dans son environnement surtout monétaire et financier.

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Après avoir fait ce passage. il s’avère important de comprendre certains concepts et mots clés. il reste à traiter le dernier outil permettant de savoir comment l'entreprise Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. actionnaire. l’objectif de toute gestion est d’arriver à maximiser la valeur le plus possible. Non Courant. cette diversité des utilisateurs se traduit par l’existence de deux types de diagnostic financier qui sont le Check up et le diagnostic de type Curatif (disons soignant). Ce sont les objectifs qu’essaient tous les intervenants d’évaluer. Pour s’introduire à l’Analyse Financière. on juge obligatoire et important de répondre et de comprendre qu’est ce qu’un bilan (Actif et Passif et Trésorerie). ou bien externe (banquier. Courant. Pour faire le passage du bilan comptable au bilan financier.Mémoire de fin d’études M. salariés). Les utilisateurs de l’information comptable et financière sont différents selon la personne qui rédige le diagnostic.B. Avant Impôt. Le diagnostic financier.). Un passage qui se conjugue par une série de retraitements et de reclassements du bilan. comme il est détaillé ci après. Rentabilité et liquidité. ce qui permet de soulever les différents Résultats (d’Exploitation. et qui commence par la collecte des informations. peut être définit comme étant une démarche.E Marocaine 55 . Enfin. Selon la théorie financière en général. la théorie financière de l’entreprise en particulier.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Chapitre 1 : Introduction à l'Analyse Financière. créanciers.P. l’analyse attentive de ces informations.C) tout en exposant les trois concepts fondamentaux de bénéfice. …etc. on passera ensuite à présenter le Compte de Produits et Charges (C. il peut être à l’interne de l’entreprise (l’analyste financier de l’entreprise). et la mise en œuvre des indicateurs significatifs. et Net). qui s'appuie sur l'examen critique de l'information comptable et financière fournie par les dirigeants de l’entreprise à destination des tiers. et cela donne naissance à une diversité des objectifs recherchés par l’entreprise elle-même ou bien par les autres intervenants (actionnaires et grand public. Financier.M.

la situation constatée à un moment donné contient potentiellement les éléments de transformation de cette situation. l’élaboration de documents financiers prévisionnels. Excédent Brut d'Exploitation. Résultat d'Exploitation.Mémoire de fin d’études M. dont l’objet est de prévoir et d’anticiper les risques.F). Valeur Ajoutée. Elle se distingue ainsi des travaux de gestion prévisionnelle orientés vers l’action. c'est l'état de Soldes de Gestion (E. de son expérience des problèmes des entreprises. d’autre part. I.S. La phase du diagnostic.B.F va dépendre d’une part. Elle porte sur l’évolution passée et les caractéristiques constatées au moment de l’analyse. qui menacent l’entreprise.M. et le Résultat Net). a. et en particulier les risques financiers.E Marocaine 55 .G) qui va servir à déterminer les différents résultats (Marge Brute. ou diagnostic financier. Production de l'Exercice. Objectifs du Diagnostic Financier : Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. A. Rien ne saurait cependant remplacer en ce domaine. Résultat Courant. déborde largement ce cadre et doit s’appuyer sur l’ensemble des aspects économiques et sociaux de la vie des organisations. Le Diagnostic Financier (D. En effet. le Diagnostic Financier : L’analyse financière a un caractère rétrospectif. si elle privilégie les aspects financiers. et sous réserve de la disponibilité et de la fiabilité de l’information prévisionnelle. Le prolongement des tendances constatées au cours d’une période peut également permettre d’anticiper l’évolution de la situation financière en tenant compte des éléments nouveaux susceptibles d’intervenir.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI génère sa rentabilité. La qualité du D. L’analyse financière comporte cependant une phase de synthèse et d’interprétation. de la démarche suivie par l’analyste financier lors du traitement des informations disponibles et de l’élaboration des indicateurs fondamentaux.

La méthode utilisée est la confrontation des différents éléments complémentaires ou opposés de cette structure sous forme d’écarts (le Fonds de Roulement comme exemple) ou de rapports (les Rations). On distinguer ainsi l’analyse statique du bilan de l’analyse dynamique des flux financiers (chose qu’on va détailler un peu plus loin dans ce mémoire). L’approche sera encore différente pour le fournisseur qui va accorder un crédit fournisseur important ou un groupe qui désire acquérir cette entreprise. Ces deux objectifs permettront d’évaluer le degré d’autonomie de l’entreprise et éventuellement sa valeur sur le marché. L’analyse statique est fondée sur l’étude de la structure du capital de l’entreprise (actif et endettement). 1) L’équilibre financier : L’équilibre financier et les conditions de financement peuvent être appréciés soit à un moment donné soit sur une période.E Marocaine 55 . il étudiera la liquidité de l’entreprise. la saisonnalité de son activité et sa sensibilité face aux fluctuations de la conjoncture.M. de la part des charges financières dans les résultats de l’entreprise et de sa structure financière. un bon diagnostic nécessite l’étude des deux dimensions de la situation financière de l’entreprise à savoir : l’équilibre financier et la mesure de la rentabilité des capitaux investis.Mémoire de fin d’études M. l’analyste financier étudiera plus particulièrement certains aspects de la situation financière de l’entreprise. S’il prête à court terme. L’analyse dynamique mesure les transformations du volume et de la structure du capital sur plusieurs périodes successives. Un banquier qui prête à long terme se préoccupe de la capacité bénéficiaire de l’entreprise. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. Son développement et son fonctionnement repose sur l’aménagement d’une double contrainte financière de solvabilité et de rentabilité. Elle est fondée sur la mesure et l’analyse des flux financiers (voir ci après).B.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Selon ses objectifs. Quels que soient les objectifs.

Le traitement et l’analyse de ces informations . On fait la distinction entre deux notions : la rentabilité économique qui traduit l’efficacité de l’entreprise dans la mise en œuvre de son capital économique. dans le cas d'un diagnostic général. Cependant.M. La sélection et la mise en forme d’indicateurs significatifs. L’indicateur d’équilibre à long terme le plus souvent utilisé est le Fonds de Roulement défini comme l’excédent des capitaux à long terme sur les emplois à long terme. Elle met essentiellement en œuvre la méthode des ratios. La démarche de Diagnostic financier : Tout diagnostic s’appuie nécessairement sur une méthodologie composée de deux étapes ou plus à savoir : La collecte des informations . 1) La collecte des informations : Les informations collectées par peuvent être d’origine intérieure ou extérieure et sont variables suivant la position de l’analyste financier (responsable financier de l’entreprise.B. …etc.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI L’étude de l’équilibre financier distingue très nettement l’équilibre financier à long terme et le problème du financement et l’étude de la trésorerie. c'est-à-dire l’étude des conditions de l’ajustement des flux financiers à court terme. banquier.). Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. 2) La rentabilité : L’étude de la rentabilité a pour objectif de déterminer la rentabilité des capitaux engagés dans l’entreprise. b. l’outil privilégié et utile pour l'enquêteur est de disposer d'un certain nombre de documents financiers de synthèse issus du système comptable. et la rentabilité financière qui mesure le rendement du placement financier des investisseurs (actionnaires et créanciers).Mémoire de fin d’études M. cette notion diffère de la notion comptable de Fonds de Roulement Net Globale. expert comptable.E 55 Marocaine .

c'est-à-dire les états de synthèse des 2 ou 4 dernières années.M. elle permet également à l'enquêteur d'évaluer la situation financière de l'entreprise d'une manière plus objective et réelle. On peut distinguer dans ce cadre deux types de diagnostic utilisés dans la pratique à savoir : Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. c. 2) L’analyse des informations : L'analyse financière permet à l'enquêteur de s'informer d'une manière détaillée du fonctionnement de l'entreprise et de sa situation. Les types du diagnostic : La diversité des utilisateurs de l'analyse financière. les annexes.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI notamment les bilans. L’analyse ne doit pas se limiter à l’étude des documents financiers relatifs à un seul exercice comptable mais couvrir la période la plus longue possible. L'analyse permet de déceler les points forts et les points faibles de l'entreprise.E Marocaine 55 . afin de mettre en évidence les évolutions voulues ou subies par l’entreprise. c'est-à-dire offrant le moins possible de difficultés d’interprétation financière.Mémoire de fin d’études M. les comptes de Produits et Charges. selon que l'analyste se trouve à l'intérieur ou à l'extérieur de l'entreprise et la multiplicité des objectifs fait que les outils et les démarches d'analyse sont variés.B. 3) La sélection des indicateurs significatifs : Ces indicateurs sont construits sur la base des informations retraitées dans la perspective du diagnostic financier. L’interprétation du niveau des indicateurs est souvent faite sur la base des comparaisons dans le temps ou de références professionnelles et sectorielles. La qualité de l’interprétation repose surtout sur la capacité à bien cerner les spécificités de l’entreprise et de son environnement.

F : 2007/2008 1) Le check-up : Abdelkader EL YAAGOUBI Le check-up à titre préventif permet de faire périodiquement le point de la situation. ou la rentabilité de l'entreprise. Le check-up permet de révéler à temps les points forts et les points faibles de l'entreprise et palier les inconvénients qu'ils occasionnent. Pour cela. et connaître les caractéristiques d’une situation à un moment donné. soit pour disposer d’un diagnostic.Mémoire de fin d’études M.M. 2) Le diagnostic de type Curatif : Le diagnostic type Curatif est généralement provoqué par une perturbation ou une déficience dans le fonctionnement de l'entreprise causant des résultats négatifs pour sa survie. comme elle peut être imputable à une activité donnée de l'entreprise (qualité des produits ou mauvaise politique de commercialisation de ces produits). Il est évident que le diagnostic est la base et le préalable au pronostic mais seul ce dernier peut être le support d’une décision financière interne à l’entreprise (décision Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. La périodicité du check-up peut varier entre 3 à 5 ans selon l'évolution de l'entreprise et la conjoncture socio-économique.B. Cette déficience concerne généralement la situation financière. soit pour établir un pronostic. il serait indiqué de procéder à un diagnostic de type Curatif qui peut aider à détecter l'origine de la perturbation et de la déficience enregistrée dans l’entreprise. B. Les objectifs du Diagnostic Financier : Les différentes informations comptables et financières disponibles vont servir aux principaux acteurs de la vie des affaires. la prévision d’une conjoncture à un horizon donné.E Marocaine 55 .

Outre l’entreprise elle-même.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI d’investissement et de financement) et d’une décision financière externe (achat ou vente d’actions pour les S.A). Aussi la situation financière peut se détériorer gravement et rapidement sans que les outils d’analyse aient permis de bonnes anticipations. La prévision de la défaillance a fait l’objet de nombreuses études. mesurée par es capitaux propres. et une procédure d’alerte a été définie pour prévenir les accidents de trésorerie.M.E Marocaine 55 . de nombreux agents économiques sont concernés par la situation financière d’une entreprise : actionnaires. de leur traitement et surtout des objectifs visés. En effet. investisseurs. Ces sociétés sont souvent vulnérables à l’évolution de leur secteur d’activité et à celle de la conjoncture. de la technologie. C’est la connaissance interne des marchés. …etc. L’analyse financière traditionnelle permet d’en apprécier un volet au travers de la situation d’endettement et de l’importance de la prise de risque des associés.B. Le problème majeur que rencontre le diagnostic concerne surtout les PME (Petites et Moyennes Entreprises).Mémoire de fin d’études M. a. tant du point de vue Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. la vulnérabilité des marchés est devenue parfois très grande. Sa mise en œuvre dépend donc principalement des conditions de collecte des données. Elle aboutit à un diagnostic. des innovations qui seule permet une anticipation de bouleversements susceptibles d’affecter la situation financière de l’entreprise. prêteurs. l’analyse financière de la décision d’investissement met bien en évidence que l’équilibre futur de l’entreprise et l’évaluation de son capital dépend de l’ajustement de flux financiers dans le futur. Dans une conjoncture largement ouverte à la concurrence. Leur situation est différente l’un de l’autre. L’information financière : L’analyse financière repose sur l’exploitation des données relatives au fonctionnement et à la situation de l’entreprise à partir d’un certain nombre d’instruments et de procédures simples. salariés. Le succès de telles initiatives reste limité en raison de la nature des informations dont on dispose.

elles ont pour but d’informer l’ensemble des acteurs de la vie économique. Au contraire. donc de la démarche L’information des tiers a retenu l’attention du législateur à différentes reprises au cours de ces dernières années. Parmi les tiers. Les responsables financiers de l’entreprise et les tiers sont dans une situation très différente. il faut distinguer les entreprises.M. Les informations obligatoires ne sont plus seulement destinées aux propriétaires de l’entreprise. Si ces dernières ne sont pas tenues à la publication de leurs résultats. leur connaissance de l’environnement et. Abdelkader EL YAAGOUBI de collecte d’informations nécessaires que des objectifs visés.F : 2007/2008 suivie. Ils connaissent également les conditions dans lesquelles ont été prises les décisions qui se traduisent par des résultats comptables et les objectifs visés par l’entreprise. Les conditions de l’analyse financière : L’analyse financière porte sur le traitement des données comptables de l’entreprise et des données économiques relatives à l’entreprise elle-même et à son environnement.B. La collecte des données joue un rôle fondamental sur la nature de l’analyse financière. b. il leur est souvent difficile d’avoir des informations sur un concurrent ou d’en exiger d’un fournisseur ou d’un client. Les entreprises sont généralement dans une situation peu favorable pour apprécier la situation d’un concurrent ou des entreprises avec lesquelles elles sont en relation. les banques. les institutions financières sont bien et mieux placés pour accumuler systématiquement des informations sur différentes entreprises appartenant au même secteur. de la concurrence est souvent limitée. et les autres institutions financières.Mémoire de fin d’études M. Les premiers disposent de toutes les données comptables et des informations sur leur condition d’élaboration. Elles peuvent parfois disposer de ce que l’on appelle pudiquement « les renseignements bancaires ». Ils disposent ainsi des bases de comparaison extrêmement Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. les banquiers sont en mesure d’obtenir des informations relativement détaillées sur les entreprises à qui ils consentent des crédits. Outre les informations publiées. en particulier.E Marocaine 55 . Par contre.

2) Le contrôle financier : Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.M. il est indispensable de connaître la situation financière de l’entreprise et son évolution récente. leur mise en œuvre efficace. sont la décision d’investissement et la recherche des moyens de financement. sa réalisation peut être compromise si la situation de départ est déséquilibrée.E Marocaine 55 .F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI utiles au sein des différents professionnels. d’ailleurs liées. exige des compétences particulières. …etc. L’analyse financière constitue pour l’entreprise un instrument de gestion. 1) Les décisions financières : Les deux décisions principales. Il ne suffit pas de concevoir un programme équilibré .) et sur la capacité d’emprunt et de remboursement. L’évolution antérieure des conditions de financement (opérations d’emprunt. liquidité. Cette forme d’analyse financière a un caractère discontinu . en particulier au niveau de l’interprétation des résultats. elle intervient au moment des travaux de préparation d’un plan et de l’établissement des dossiers de demande de crédits. Par ailleurs. politique d’autofinancement) permet d’expliquer la structure constatée à un moment donné et son évolution probable en l’absence de nouveaux programmes.Mémoire de fin d’études M. c. Ces comparaisons jouent un rôle important dans la formation d’un diagnostic. Elle peut intervenir dans des optiques très différentes suivant les problèmes posés. Au moment d’établir un plan d’investissement et de financement dont la réalisation va venir modifier profondément la structure d’actif et du passif. il faut reconnaître que bien que les instruments utilisés soient simples. L’analyse sera principalement orientée vers l’étude de la structure de l’actif (degré d’immobilisations par exemple. Les objectifs de l’entreprise. qui exigent une analyse financière préalable détaillée.B.

B. On va voir ci après les différents objectifs des tiers. Elle se traduit par la tenue d’un tableau de bord financier. Celle-ci interviendra le plus souvent au moment où l’on établit de manière rigoureuse les documents de synthèse comptables (bilans annuels).Mémoire de fin d’études M. Seul le contrôle de la réalisation du plan d’investissement et de financement conduit à une véritable analyse financière. par exemple. C’est le cas. Ces analyses ne sont pas spécifiques . La politique de l’entreprise à l’égard des tiers sera le plus souvent toujours prudente. Son objet est de mesurer les conditions de réalisation du plan (équilibre des emplois et des ressources) et de contrôler l’évolution de la situation financière initiale au moment de l’élaboration du programme d’investissement. elles sont le plus souvent une adaptation des analyses réalisées à des fins de gestion interne. 3) L’information des tiers : L’information des tiers peut conduire à des analyses financières suivant les obligations qui sont faites à l’entreprise ou suivant sa politique à l’égard du marché financier et du grand public. Ce contrôle a de nombreux aspects et dépend des méthodes de gestion prévisionnelle utilisées par l’entreprise. des informations fournies dans le rapport du conseil d’administration à l’assemblée générale.M.E Marocaine 55 . Les banquiers et les autres institutions financières peuvent toutefois contraindre l’entreprise à des analyses particulières à l’occasion des négociations portant sur la réalisation d’une opération d’emprunt.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Le contrôle de la réalisation de la politique financière vise principalement les conditions de réalisation de l’équilibre financier et le niveau de rentabilité. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. Cette analyse est orientée vers l’information de la direction générale et éventuellement des banquiers.

Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. soit en plus-value du capital. La seule exploitation des données comptables est insuffisante pour porter un jugement sur ces deux aspects. Abdelkader EL YAAGOUBI Les objectifs des tiers : Il faut distinguer parmi les tiers ceux qui sont directement concernés par un engagement financier (participation au capital ou emprunt). l’ensemble des agents économiques susceptibles de disposer d’une épargne qui pourrait être investie dans le capital d’une entreprise. dépend l’intérêt du placement. 2) Les créanciers (prêteurs) : Les préoccupations des prêteurs sont essentiellement orientées vers la mesure du risque et la disposition de garanties.M. 1) Les actionnaires et le grand public : On entend par grand public.F : 2007/2008 d. L’évaluation de la capacité de remboursement de l’entreprise est l’objectif principal de son analyse. Il n’est pas directement intéressé par la rentabilité du capital investi. Au-delà de l’information directement fournie par l’entreprise. L’analyse économique du secteur d’activité auquel appartient l’entreprise joue dans ce cas un rôle extrêmement important.Mémoire de fin d’études M. le public est généralement guidé par les travaux menés par les analystes financiers externes dont les préoccupations sont la mise en évidence de la rentabilité du placement et du risque qu’il comporte. Le prêteur doit percevoir les intérêts et récupérer progressivement son capital. les salariés et les autres agents économiques. La rentabilité de l’entreprise le concerne dans les limites de la rémunération qu’il perçoit et le cash-flow nécessaire à son remboursement. L’analyse financière est alors principalement orientée vers l’évaluation du capital de l’entreprise et l’évolution probable de sa rentabilité.B. Le grand public ne concerne que les entreprises cotées en bourse.E Marocaine 55 . soit en revenus. Des gains que l’on peut attendre.

Qu’est ce qu’un bilan ? On peut définir le bilan en tant qu’un outil permettant de visualiser à un moment donné l’état des emplois et des ressources de l’entreprise. 3) Les salariés : L’évolution de la législation sociale fait progressivement des travailleurs. le bilan a toujours constitué un document essentiel pour l’appréciation de la solvabilité et de l’équilibre financier de l’entreprise.B.M. des interlocuteurs de l’entreprise. Maghreb 1997. En analyse financière. Les entreprises sont désormais tenues de communiquer périodiquement au comité d’entreprise des informations à caractère économique et financier.E Marocaine 55 . concernés le plus souvent par sa rentabilité et les conditions de partage de la valeur ajoutée. Edition GAETAN MORIN. et présenter annuellement un rapport d’ensemble sur l’évolution de l’activité et de la situation financière.Mémoire de fin d’études M. le prêteur ne négligera pas pour autant les autres facteurs et en particulier la valeur du capital de l’entreprise qui constitue sa garantie en cas de difficultés de remboursement. c'est-à-dire ce qu’elle détient et ce qu’elle doit. Leur point de vue est en concurrence avec celui des actionnaires. aucun retraitement ou reclassement ne devra donc être effectué. C. Il est bien évident que si son optique est particulière. OUDAD. L’approche fonctionnelle étant celle du plan comptable. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. "Finance d’Entreprise Tome1". BELKAHIA & H. Introduction à la comptabilité : par l’approche financière. a.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI C’est dans ce cas que peuvent être le plus facilement utilisées les procédures d’analyse normalisées que l’on a déjà évoqué. Présentation schématique du bilan fonctionnel1 (Figure N°1) : 1 R.

…etc. c'est-à-dire les chèques et valeurs à encaisser. …etc. les produits intermédiaires. à la formation de la capacité d’autofinancement de l’entreprise. charges à répartir sur plusieurs exercices.). la banque. les immobilisations financières (prêts immobilisés. constructions.  L’Actif Circulant (hors trésorerie) : L’Actif Circulant comporte les stocks (qui sont les marchandises pour les entreprises commerciales. Il est formé par les immobilisations en non valeurs (frais préliminaires. les produits en cours. les brevets. les immobilisations incorporelles (recherche & développement.). …etc.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Actif (Emplois) Actif Immobilisé Actif Circulant (hors trésorerie) Trésorerie Actif_ b. les écarts de conversion actif.E Marocaine 55 . les créances de l’actif circulant (fournisseurs.M.Mémoire de fin d’études M. Les matières premières. et la caisse.).). marques. titres de participation. fonds commercial. bons de caisse. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.). et les titres et valeurs de placement (actions. et contribue par le biais de charges calculées. …etc. et les écarts de conversion actif sur éléments non circulants.). …etc. les immobilisations corporelles (terrains.  La Trésorerie actif: La trésorerie active représente l’ensemble des moyens de règlement dont dispose l’entreprise.B. clients et comptes rattachés. obligations.  Passif (Ressources) Financement Permanent Passif Circulant (hors trésorerie) Trésorerie Passif L’actif du bilan : L’Actif Immobilisé : Il constitue très souvent un élément clé du patrimoine de l’entreprise. et les produits finis). …etc. matériel et outillage.

). Passif Circulant (hors trésorerie) :  Il regroupe les dettes du passif (fournisseurs et comptes rattachés.F : 2007/2008 c.E Marocaine 55 .M. Les écarts de conversion passif sur éléments non circulants.  Trésorerie Passif : Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. et les provisions réglementées . les autres provisions pour risques et charges dont le délai de réalisation est inférieur ou égal à un an.…etc.B. Les dettes de financement qui sont les emprunts obligataires. qui sont l’inverse des écarts de conversion actif qui constituent des pertes latentes. de fusion et d’apport). Ils correspondent aux apports des associés (capital social. les reports à nouveau. … etc.  Abdelkader EL YAAGOUBI Le passif du bilan : Le financement permanent : Il est composé de cinq rubriques qui sont : Les capitaux propres qui constituent le patrimoine juridique. Les provisions durables pour risques et charges (provisions destinées à faire face aux risques ou à des charges). et les autres dettes de financement . . primes d’émission. organismes sociaux. les écarts de réévaluation.Mémoire de fin d’études M. Les capitaux propres assimilés qui comprennent les subventions d’investissement. constituent des profits latents sur des créances immobilisées et sur des dettes de financement. personnel. dont le délai de réalisation est supérieur à un an .

B. Le passage du bilan comptable au bilan financier. Or. partant d’un bilan comptable. ses démarches et ses outils. l’analyse financière est beaucoup plus soucieuse de l’efficacité que du formalisme. des corrections économiques et des reclassements des comptes y sont apportées.Mémoire de fin d’études M. et les soldes bancaires créditeurs qui sont globalement les sources de financement à court terme. L’objectif de ces retraitements est. Les informations comptables vont être soigneusement examinées et quelle que soit l’approche retenue (financière ou fonctionnelle).M. II. Malgré cet effort de normalisation introduit par le Plan Comptable Général. Ceci exige une sorte de préparation méthodologique des états de synthèse comptable en vue de les adapter à l’optique et à l’objectif de l’analyse.E Marocaine 55 . l’obtention d’un bilan retraité. Les états de synthèse sont élaborés en respect des principes comptables fondamentaux et des règles d’évaluation reconnus par la norme générale comptable. les crédits de trésorerie. le formalisme comptable masque parfois la réalité économique de l’entreprise. Avant de procéder à une analyse financière du bilan un ensemble de retraitements économiques et financiers et de reclassements des comptes sont nécessaires en vue de faciliter le passage du bilan comptable au bilan financier. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI La trésorerie passive regroupe les crédits d’escompte. Elle vise à parvenir à une analyse pertinente sans être prisonnière des règles comptables contraignantes concernant ses sources d’information. Ces retraitements sont l’équivalent d’un ensemble de corrections permettant d’éliminer le décalage existant entre la réalité économique et la situation patrimoniale de l’entreprise.

o Évalués aux prix actuellement en vigueur (valeur actuelle). Le second principe est celui de la prudence ou de la vigilance.B. Il doit avoir également la capacité de localiser facilement et rapidement les sources d’information auprès des quelles vil doit puiser les informations dont il a besoin.M. Lorsque les montants ne sont pas significatifs aucun retraitement n’est envisagé.Mémoire de fin d’études M. Ce principe signifie que l’analyste doit disposer d’un flair particulier et d’une expérience suffisante lui permettant de s’assurer que les retraitements effectués permettent de corriger l’image financière de l’entreprise et de s’assurer également de la valeur économique et financière des informations à prendre en considération. Le dernier principe est celui de l’équilibre. les retraitements opérés ne doivent pas remettre en cause la règle de l’équilibre entre l’actif et le passif du bilan.E Marocaine 55 . Autrement dit.F : 2007/2008 retraitements : Abdelkader EL YAAGOUBI Trois principes doivent être retenus par l’analyste au moment des Le premier principe est celui de l’importance significative qui veut dire que toute information d’ordre économique ou financier susceptible d’éclairer le lecteur des états financiers doit être retenue pour le retraitement. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. Bilan financier : Le bilan financier est un bilan organisé en vue d'évaluer le patrimoine de l'entreprise et d'apprécier le risque de faillite à cours terme. A. Les postes du bilan financière sont : o Classés selon les critères de liquidité (actif) et d'exigibilité (passif) croissantes.

F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Le passage du bilan comptable au bilan financier nécessite d'effectuer différents reclassements avant de grouper les postes de l'actif et du passif en masses homogènes. Figure N° 2 : schéma descriptif du passage2.B.E Marocaine 55 ."Cours d’analyse financière".M. Université Sidi Mohamed Ben Abdelah. 2005/2006. a. RETRAITEMENTS PREALABLES A L’ANALYSE FINANCIERE ETATS DE SYNTHESE COMPTABLES + RETRAITEMENTS FINANCIERS + RETRAITEMENTS ECONOMIQUES (si significatifs) + RECLASSEMENTS FONCYIONNELS ET FINANCIERS = ETATS DE SYNTHESE FINANCIERS ou FONCTIONNELS Ces retraitements sont des ajustements préalables ayant pour objet de corriger les insuffisances des documents comptables. p.Mémoire de fin d’études M.17 Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. de façon à assurer l’homogénéité de l’analyse financière. Il s’agit d’effectuer un travail permettant de rétablir certains 2 Professeur abdelkarim MOUSSA. Les retraitements financiers du bilan comptable : Les retraitements financiers du bilan comptable visent à mettre en évidence les emplois de fonds et les engagements significatifs afin de mieux coller à la réalité économique de l’entreprise.

les frais sur opérations de fusions. • Charges à répartir sur plusieurs exercices : Elles concernent les frais d’acquisition des immobilisations.Mémoire de fin d’études M. La difficulté d’appréciation des charges à répartir consiste dans le fait qu’elles ne sont pas toujours considérées comme des non-valeurs car elles sont supposées avoir un impact bénéfique sur les exercices futurs. les frais préliminaires doivent être exclus des actifs de l’entreprise puisqu’ils ne représentent pas un capital économique susceptible d’être productif. les frais d’augmentation du capital.E 55 Marocaine .B.F : 2007/2008 entreprise.M. leur immobilisation demeure une solution comptable en vue d’étaler leur impact sur plusieurs comptables par voie Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. Abdelkader EL YAAGOUBI postes dans leurs fonctions naturelles et ce en tenant compte des spécificités de chaque Pour ce faire. Pour le financier. scissions et transformations. les frais de prospection. du point de vue du financier et économique elles demeurent des immobilisations qui n’ont aucune valeur de liquidation et compte tenu de leur importance. les frais de publicité et les autres frais préliminaires. Toutefois. Les immobilisations en non valeur sont constituées de la manière suivante : • Frais Préliminaires : Ils concernent les frais de constitution préalable au démarrage. de nombreux groupes de retraitements sont requis : 1) Retraitements des immobilisations en non valeurs et des actifs fictifs : Au niveau économique et financier. ces éléments sont dépourvus de toute liquidité ni immédiate ni future en raison de leur caractère fictif. les frais d’émission des emprunts et les autres charges à répartir.

Ils traduisent des diminutions de créances ou des augmentations de dettes en devises.Mémoire de fin d’études M. • Ecarts de conversion-actif : Le cas le plus important est celui des écarts de conversion-actif. Lors du montage du bilan financier cette composante de l’actif doit être neutralisée puisqu’elle est dépourvue de toute valeur liquidative.M. au niveau de l’approche financière.B. • Primes de remboursement des obligations : Elles concernent les primes octroyées lors des émissions des emprunts obligataires. Elles représentent la différence entre la valeur nominale de l’obligation et le prix d’émission (on parle donc de primes d’émission d’obligations).F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI d’amortissement. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. mais elles sont constatées au cours d’un seul exercice comme actif en non valeur afin de les répartir sur plusieurs exercices par voie d’amortissement sur la durée du prêt. elles n’ont pas de valeur liquidative et sont déduites des capitaux propres. au prorata des intérêts courus ou par fractions égales en fonction de la durée de remboursement. Au même moment où l’entreprise constate ces variations des créances et des dettes. Ces écarts traduisent des pertes de change latentes mais qui ne peuvent se concrétiser qu’à l’échéance des dettes ou des créances. elle peut constituer des provisions pour pertes de change soit durables ou non. Ce type de frais ne concerne que les entreprises qui satisfont les conditions émises par les autorités monétaires en vue de l’émission des emprunts obligataires. Les primes de remboursement viennent alourdir le coût de l’emprunt. Toutefois. Le retraitement financier de ces comptes consiste à neutraliser leur impact par le biais d’une soustraction des éléments de l’actif immobilisé ou des capitaux propres.E Marocaine 55 . La deuxième solution est la plus recommandée. Lorsque ces primes sont payées à la date d’échéance des obligations. elles sont qualifiées de primes de remboursement des obligations.

M. ces gains ne sont retraités que s’i sont significatifs. s’il s’agit d’éléments durables. Il est possible également d’envisager l’annulation de l’effet des écarts de conversionactif par déduction du montant des dits écarts de comptes de créances et de dettes les concernant. Dans le cas contraire il faut l’intégrer dans un compte de dettes à moyen et long terme. le même montant est déduit des capitaux propres puisque. à l’instar des autres immobilisations en non valeurs. En contre partie. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. Si l’éventualité des gains est forte et les montants sont importants. Pour l’analyste financier. l’impôt latent est considéré comme une dette fiscale au plus d’un an.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Le retraitement financier (l’approche financière) des écarts de conversion-actif conduit à les déduire des actifs correspondants en tant qu’actifs en non valeurs.Mémoire de fin d’études M. 3) La prise en considération des impôts latents sur certains postes du passif : Lorsqu’un impôt latent est à payer dans une échéance à moins d’un an. l’analyste doit prendre en considération l’impôt latent sur le revenu (gains de change futurs). La part de l’impôt latent doit être inscrite dans le compte de l’état créditeur (impôt sur le résultat) s’il s’agit des écarts de conversion-passif (éléments circulants). Ces écarts sont rattachés aux capitaux propres (hors impôts latents) dans l’approche financière. 2) Retraitements des écarts de conversionpassif : Ces écarts traduisent le fait que l’entreprise est en situation de gains de change potentiels. le retraitement doit être fait par son intégration dans un compte de l’état créditeur des dettes à court terme. Toutefois.B.E Marocaine 55 . les écarts de conversion-actif traduisent des pertes de change potentielles latentes qui diminuent la situation nette de l’entreprise.

Dans le cas Marocain.B.M. les provisions réglementées et les provisions pour risques et charges. 4) • Les éléments de la trésorerie-passive : Les comptes courants associés créditeurs : Il y a lieu de constater deux types de comptes courants associés créditeurs. Parmi les comptes concernés par ce type de retraitement. Ces comptes doivent être soldés en fin d’année. on retrouve les subventions d’investissement.C. la réglementation fiscale ne tolère pas de comptes d’associés débiteurs. • Prise en compte des effets escomptés non échus : Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.E Marocaine 55 . Les comptes bloqués et les comptes non bloqués. • Les comptes courants associés créditeurs non bloqués sont considérés comme des éléments de la trésorerie passive. ils sont assimilés à des non valeurs et peuvent être déduits des capitaux propres.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Selon l’approche financière.Mémoire de fin d’études M.P. autrement dit tous les comptes qui donnent lieu à des reprises ou des réintégrations au niveau du C. • Les comptes d’associés créditeurs bloqués sont considérés comme des capitaux propres . Concernant les comptes courants associés débiteurs. l’impôt latent peut être considéré soit comme une dette à court terme (Passif Circulant hors exploitation) ou une dette à long et moyen terme (ressource de financement permanent).

warrant) ou d’engagements financiers (aval. • Les retraitements des engagements Hors Bilan : sûretés réelles.E Marocaine 55 . C’est pourquoi l’analyste financier devra les étudier avec une grande attention. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. et le lui loue moyennant un échéancier convenu. nantissement. et crédit-bail : Pour ce qui est des obligations cautionnées. conformément aux normes comptables en vigueur. le locataire a la possibilité de racheter le bien pour une valeur résiduelle convenue dans le contrat. les engagements donnés par une entreprise sous la forme de sûretés réelles (hypothèque. engagements financiers. Â l’issue de la période de location. Ainsi.B. ou de renouveler le contrat.M. qui autorisent un délai pour le paiement des droits de douanes. par lequel la société de crédit-bail acquiert un bien à la demande de son client. Seules figurent en effet au Compte de Produits et Charges les redevances correspondantes. tels les cautions et les avals des banques surtout. de restituer le bien. Le crédit-bail ou leasing a été introduit au Maroc dés 1965. Dans le cadre du plan comptable Marocain aucun retraitement n’est envisagé puisque le concours bancaire est déjà dans le passif de la trésorerie et l’effet est rattaché aux créances clients. La contrepartie du concours bancaire reçu de la part de la banque figurant au débit du compte Banques (5141) au moment de l’escompte apparaît dans le crédit du compte Crédit d’escompte (5520). cautions) peuvent constituer un facteur de risque très important pour l’entreprise. il s’agit d’un contrat à durée déterminée. ne fait pas l’objet d’une inscription en actif. et les engagements hors bilan. Il en est de même pour le crédit-bail qui. il en va de même.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Les effets escomptés non échus apparaissent en comptabilité dans le débit du compte clients effets à recevoir. gage. L’engagement par signature de la banque doit être considéré comme un concours de trésorerie et la créance vient s’ajouter aux éléments de l’actif circulant si elle n’y est pas.Mémoire de fin d’études M.

consiste à enregistrer les éléments d’actifs à leur valeur d’entrée fondée sur le coût d’acquisition ou de production. telles que la valeur estimée du bien à la date du contrat.M. Le principe du coût historique. le montant des redevances de l’exercice et le cumul des redevances des exercices précédents. l’appréciation réaliste de l’outil industriel et commercial ou actif économique de l’entreprise nécessite la prise en compte des biens acquis en crédit-bail. Cette valeur d’entrée reste inchangée durant toute la vie du bien jusqu’à sa sortie. La prise en considération des principes comptables fondamentaux et des méthodes d’évaluation comptables des éléments du bilan contribue à la création de distorsions entre la réalité économique et la réalité comptable.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI D’un point de vue financier. qui figurent dans les annexes.Mémoire de fin d’études M. Trois éléments sont à prendre en considération : Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. c'est-à-dire leur valeur d’origine. • Constatation en dettes de financement au passif d’un emprunt équivalent. Le retraitement comptable du crédit-bail peut être effectué selon le procédé suivant : • Inscription à l’actif des biens financés par le crédit-bail pour leur valeur comptable nette. dans la mesure où ils contribuent à son activité économique. sauf réévaluation pour les biens éligibles à cette formule. l’analyste financier dispose des informations nécessaires. 5) La correction des méthodes d’évaluation comptables. diminuée des amortissements théoriques . Pour les retraitements du crédit-bail au niveau du bilan.E Marocaine 55 . …etc.B. la durée théorique d’amortissement du bien. les redevances restant à payer.

Par mesure de prudence ou de recherche d’avantages fiscaux même temporaires.M.Mémoire de fin d’études M. l’amortissement dégressif et l’amortissement exceptionnel. • La pratique des amortissements et l’appréciation de la valeur réelle des immobilisations : Dans la pratique comptable les méthodes d’amortissement en vigueur sont : l’amortissement linéaire.F : 2007/2008 L’influence des immobilisations . les charges sont prises en considération dés qu’elles sont probables. ces provisions peuvent être ramenées à leur valeur réelle. Si l’opération donne lieu à des redressements. La réévaluation des actifs.E Marocaine 55 . • La pratique des provisions et l’actualisation des actifs : En vertu du principe de prudence. La pratique de l’une ou de l’autre de ces méthodes peut conduire dans pas mal de cas à la naissance des distorsions entre la valeur comptable et la valeur économique du bien. • Le réajustement de la valeur d’entrée des immobilisations : Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. - Abdelkader EL YAAGOUBI amortissements sur la valeur réelle des L’influence des provisions sur la valeur réelle des actifs . Ces distorsions peuvent être corrigés par une actualisation des valeurs des actifs. Ceci donne lieu à la constitution des provisions pour dépréciation des actifs. les entreprises ont tendance à surestimer leurs charges probables. ces derniers touchent el même temps les comptes d’amortissements concernés ainsi que les comptes de capitaux propres (soit par l’intermédiaire du résultat via les dotations aux amortissements soit par déduction ou augmentation directe des capitaux propres).B. En cas de surestimation.

comme c’est le cas de l’affectation de 5% du bénéfice à la réserve légale dans la limite de 10% du capital. En comptabilité. Cette deuxième optique est valable dans le cas où il serait envisagé une cession du bien à court ou à long terme.Mémoire de fin d’études M. les actifs sont rectifiés à la baisse. Dans le cas contraire (moins-value). des réserves statutaires ou même des intérêts statutaires. Deux types de réévaluations étaient envisagés pour les immobilisations : une réévaluation libre et une réévaluation légale. il ne reste que la réévaluation libre. Dans l’optique financière deux logiques sont en application : La première est celle qui envisage de corriger les éléments de l’actif. au Maroc. la contrepartie est diminuée des capitaux propres. 6) La répartition des résultats : La répartition des résultats est une mesure envisagée dans le cadre du bilan liquidité ou dans l’approche patrimoniale et surtout dans les entreprises ayant la forme de sociétés.B. L’impôt latent est pris en considération puisqu’en cas de concrétisation de cette plus-value l’impôt sera constaté. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. la réévaluation donne lieu à une constatation d’un écart de réévaluation qui est la contrepartie de l’élément de l’actif réévalué. Cette opération donne lieu à une correction à la hausse ou à la baisse des éléments de l’actif. La contrepartie est déduite ou ajoutée aux capitaux propres. si le retraitement économique donne lieu à une plus-value économique (soit à court ou à long terme) la contrepartie doit être constatée aux capitaux propres mais corrigés des impôts latents à constater dans les dettes fiscales (soit à court terme ou à long terme).M. Actuellement. en prenant en considération leur valeur économique et non leur valeur d’entrée. surtout les immobilisations. Avant 1999 les cœfficients de réévaluation étaient communiqués annuellement par l’administration fiscale. par un texte législatif. la réévaluation légale est abrogée. Dans la seconde.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Du point de vue comptable. la réévaluation des bilans était règlementée. Ces dernières leur répartition obéit à certaines règles juridiques.E Marocaine 55 .

Les reclassements financiers permettent de reclasser les postes de l’actif en fonction du critère de liquidité croissante et les postes du passif en fonction du critère d’exigibilité croissante. Ceci permet de regrouper les actifs à plus d’un an et les passifs durables en haut du bilan.M. Les reclassements fonctionnels permettent d’aboutir à un reclassement des postes de l’actif et du passif en tenant compte des différentes fonctions économiques de l’entreprise à savoir : l’investissement.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Lors de l’affectation du résultat en vue de présenter un bilan retraité. les dividendes et les impôts retenus à la source sur le produit des actions. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. qui permettront d’appliquer efficacement les méthodes d’analyse adaptées à l’approche de l’analyste. Selon l’optique choisie. b. Il s’agit d’un ensemble de redressements complémentaires visant à regrouper les éléments de l’actif et du passif selon les critères adéquats. puis les actifs et les passifs à moins d’un an et enfin les éléments de la trésorerie. l’exploitation. on doit respecter ces règles. Les reclassements fonctionnels et financiers La deuxième étape dans la préparation des bilans fonctionnels et financiers est le reclassement des postes de l’actif et du passif. La répartition des bénéfices consiste à répartir le résultat entre les réserves légales et statutaires.B.Mémoire de fin d’études M. La partie des résultats non distribuée vient augmenter l’autofinancement de l’entreprise. Le résultat à affecter est e résultat net corrigé du solde des reports à nouveau et des résultats en instance d’affectation. hors exploitation et la trésorerie. Les postes du bilan seront regroupés pour répondre à ce classement sans tenir compte ni du degré de liquidité ni du degré d’exigibilité. l’opération de reclassement permet d’affecter des glissements de valeurs d’un poste à un autre au niveau de l’actif ou du passif ou de l’actif vers le passif comme c’est le cas des amortissements et des provisions dans l’approche fonctionnelle.E Marocaine 55 .

M. Au niveau des reclassements des comptes. Pour opérer de tels reclassements. Elle demeure l’approche la plus adéquate pour une analyse interne de l’entreprise. Les principales différences entre les reclassements fonctionnels et les reclassements financiers sont : Pour l’approche fonctionnelle :  L’analyste part d’un bilan en valeurs brutes.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Le point commun entre ces deux approches est qu’elles s’accordent sur les retraitements économiques : élimination des actifs fictifs. des postes voire des comptes entiers doivent faire l’objet de glissement du bas vers le haut ou du haut vers le bas du bilan.B.Mémoire de fin d’études M.E Marocaine 55 . Les comptes seront reclassés en fonction de leur lien avec l’investissement. Le point le plus important de cette approche est celui de la prise en considération des différents cycles de l’entreprise. avant affectation du résultat. intégration du crédit-bail. Pour l’approche financière :  On part d’un bilan en valeurs nettes et après affectation des résultats. Le résultat net ainsi que les amortissements et les provisions sont considérés comme du financement durable. …etc. avec l’exploitation ou avec ce qui est hors exploitation. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. Chacune de ces approches est sujette à des critiques et compte des points faibles et points forts. Le reclassement des comptes est fait en fonction des critères de liquidité et d’exigibilité croissante. on constate une nette séparation entre les emplois et les ressources à plus d’un an et les emplois et les ressources à moins d’un an. prise en compte les impôts latents. toutefois elles demeurent les approches les plus connus et les plus en vigueur.

P.M) est présenté en liste (il existe deux types de présentations en liste et en compte)3. En complément de l’étude du bilan.C est établi à partir des comptes généraux de gestion organisés de telle sorte qu’ils permettent de calculer directement la valeur ajoutée produite par l’entreprise et l’excédent d’exploitation à partir duquel est obtenue la capacité d’autofinancement.B. Les opérations financières . "Gestion financière de l’entreprise". 10eme édition.M. a. et permet de dégager divers niveaux de résultats. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.P. qui traduisent les conséquences des opérations d’exploitation de l’entreprise.E Marocaine 55 . Le Compte des Produits et Charges (C. de sa politique de financement. Paris 2002. HEMICI. l’étude du Compte de Produits et Charges constitue un point obligé de l’analyse financière pour la mise en œuvre ultérieure de la méthode des ratios et du tableau de financement.P. Présentation du Compte des Produits et Charges : Le C.Mémoire de fin d’études M. Le C. de ses opérations non courantes et de l’impôt sur les sociétés.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI B. le rappel des informations de l’exercice précédent est obligatoire.C du Plan Comptable Marocain (P. CONSO & F.C).   3 P. Edition DUNOD.C. Dans les deux cas. sont enregistrés par nature et classés en trois rubriques : Les opérations d’exploitation . Les produits et les charges de l’entreprise. qu’ils soient afférents à l’exercice en cours ou à des exercices antérieurs.

La deuxième traduit la capacité d’autofinancement générée durant l’exercice et la troisième les flux de liquidité rendus disponibles par cette activité bénéficiaire. Rentabilité. qui constitue en fait la marge issue de l’activité normale de l’entreprise." Cours d’analyse Financière". • Bénéfice : 4 Op. la somme du Résultat d’exploitation et du résultat financier permet de dégager un résultat courant Avant Impôts. Cite. le C. p. 2005/2006.Mémoire de fin d’études M. il doit séparer nettement trois différentes mesures de la rentabilité générée par l’activité de l’entreprise. Après avoir présenté le Compte de Produits et Charges.61 et 62.P. venons procéder à un aperçu sur les trois concepts fondamentaux qui vont nous servir de comprendre l’importance des différents résultats cités au dessus. liquidité.M. b. La première traduit de l’enrichissement de l’entreprise tel qu’il est mesuré par le fisc (bénéfice net). Résultat Non Courant Impôt sur le résultat Par ailleurs.F : 2007/2008  Abdelkader EL YAAGOUBI Les opérations Non courantes. Les trois concepts fondamentaux : Bénéfice.B. Ainsi. Lorsque le financier désire étudier la rentabilité de l’entreprise. Université Sidi Mohamed BenAbdilah.C fait apparaître les résultats intermédiaires suivants : Figure N° 24 : Présentation en liste Résultat d’exploitation Résultat Financier Résultat Courant Résultat Non Courant Résultat Avant Impôt Résultat Net = = = = = = Produits d’exploitation Produits Financiers Résultat d’Exploitation Produits Non Courants Résultat Courant Résultat Avant Impôt + + - Charges d’exploitation Charges Financières Résultat Financier Charges Non Courantes. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. Professeur Abdelkarim MOUSSA.E Marocaine 55 .

Il s’agit de la part des flux de fonds générés par l’activité bénéficiaire de l’entreprise (enrichissement) qui a le poids de l’impôt. les postes de ventes. Il s’agit notamment des achats qui peuvent être effectués à crédit (augmentation du crédit fournisseur) et à l’inverse des ventes qui ne sont pas réglées comptant (mais passent en augmentation de crédit client) ou même de l’augmentation de stocks qui n'a pas encore fait l’objet d’une vente et donc d’un règlement.B. • Rentabilité : Afin de mesurer la rentabilité d’un investissement. nombreux considèrent que le bénéfice net est souvent dépourvu de signification économique ou financière. de salaires …etc. En négligeant pour l’instant les délais de règlement (ventes. L’investissement correspond dans ce cas là à l’ensemble des actifs nécessaires à l’exploitation . Ce bénéfice est sensible à toutes les manipulations ayant pour but de réduire le montant de l’impôt sur les bénéfices et notamment les différentes dotations aux amortissements et provisions. d’achats. …etc.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI La notion de bénéfice net est notion fiscale. il fait l’objet de nombreuses définitions comptables différentes. la dépense associée aux dotations (amortissements ou provisions) est nulle ou tout au plus égale au coût de l’encre utilisé par le comptable pour ces écritures.E Marocaine 55 . Au contraire. Pour cette raison. correspond à des rentrées ou des sorties d’argent effectives. c'est-à-dire l’ensemble des fonds générés par l’activité de l’entreprise. achats. les flux de fonds générés sont à la fois ceux ayant subi l’impôt et ceux constitués en franchise d’impôts. Il est nécessaire d’introduire ici la notion de Capacité d’Autofinancement ou Cash-flows5.Mémoire de fin d’études M.. • Liquidité : Le flux financier ou flux de liquidité effectivement généré par l’activité de l’entreprise diffère du cash-flow potentiel du fait que certains produits et charges ne sont pas réglés comptant.) et de stockage.M. 5 C’est un terme importé des Etats-Unis. Il s’agit donc du solde entre les produits et les charges entraînant effectivement une entrée ou une sortie de fonds. il convient de comparer le montant dépensé pour l’investissement à l’ensemble des flux positifs générés par cet investissement. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.

Financier.E Marocaine 55 .M.B. Autres charges d’exploitation Dotations d’exploitation. Non Courant.  une insuffisance du prix de vente ou à des charges d’exploitation . corrigés par la variation de stocks . Courant.   Les charges d’exploitation comprennent : Les achats revendus de marchandises.Charges d’exploitation. qui correspondent aux Les achats consommés de matières et fournitures .     ou production immobilisée . Les autres charges externes .       Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. Impôts et taxes . Les produits d’exploitation sont ainsi : Les ventes de marchandises . Les immobilisations produites par l’entreprise pour elle-même Les subventions d’exploitation qui permettent de faire face à Les autres produits d’exploitation . Les résultats : d’Exploitation. Les ventes de biens et services produits ou production vendue . Les variations de stocks de produits ou production stockée .  achats de l’exercice. Les reprises d’exploitation : transferts de charges.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI c.Mémoire de fin d’études M. Charges du personnel . et le Résultat Net de l’exercice : 1) Le Résultat d’exploitation : Le Résultat d’Exploitation = Produits d’exploitation .

Il traduit un résultat opérationnel avant incidence des opérations financières. …etc. 2) Le Résultat Financier : Le Résultat Financier = Les produits financiers .Mémoire de fin d’études M.B.  immobilisés . Les intérêts et autres produits financiers . transferts de charges.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Le Résultat d’Exploitation correspond donc au surplus dégagé par les opérations liées à l’activité ordinaire de l’entreprise (achat. et permet d’apprécier la qualité de l’ingénierie financière de l’entreprise (politique d’endettement.les charges financières.M. le Résultat Financier est donné par la différence entre les produits financiers et les charges financières. production.E Marocaine 55 .     Les dotations financières.). Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. Les produits financiers sont : Les produits de titres de participation et autres titres Les gains de change . Les pertes de change .    Les charges financières regroupent : Les charges d’intérêt . Les autres charges financières . Donc. et constitue un indicateur de mesure des performances industrielles et/ou commerciales de l’entreprise. des éléments non courants et de l’impôt sur les résultats. coût de crédits. Les reprises financières. utilisation des modes de financement adéquats et les moins onéreux. vente).

Si le Résultat Financier est lié à des décisions de gestion financière concernant le cycle d’exploitation. des performances des marchés financiers et du risque financier que présente l’entreprise. d’investissement et de financement de l’entreprise.C) : Résultat Non Courant = Les produits non courants . Les produits non courants sont : Les produits de cessions d’immobilisations . Le Résultat Non Courant est égal à la différence entre les produits non courants et les charges non courantes.Nn.  Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. 4) Le Résultat Non Courant (R. Comme il intègre les résultats des opérations de financement et de placement de l’entreprise.Mémoire de fin d’études M.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI 3) Le Résultat Courant : Résultat Courant = Résultat d’Exploitation + Résultat Financier Le Résultat Courant est la somme du Résultat d’exploitation et du Résultat Financier.les charges non courantes. Le Résultat Non Courant résulte donc des opérations qui ne relèvent pas de l’activité ordinaire de l’entreprise ou qui altèrent sa structure. il n’en demeure pas moins que son niveau dépendra aussi des stratégies de croissance externe poursuivies par l’entreprise et des facteurs d’évolution de l’environnement monétaire.M.B.E Marocaine 55 . le Résultat Courant sera tributaire de l’évolution des taux d’intérêt. Il traduit donc le niveau des performances tant commerciales qu’industrielles et financières de l’entreprise.

7 Idem. il s’agira d’une perte. Cite. l’entreprise aura dégagé un bénéfice.HEMICI. Les reprises non courantes . transferts de charges. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. Les deux schémas suivants représentent ces deux cas : (Figure N°2)6 : cas de bénéfice (Figure N°2)7 : cas de perte 6 Op.B. Il est déterminé par la différence entre les produits et charges de l’exercice. Dans le cas inverse. 10 éme édition.E Marocaine 55 . "Gestion Financière de l’Entrepris"e. Les autres produits non courants . Edition DUNOD. P. 5) Le Résultat Net de l’exercice : Résultat Net = Total des Produits – Total des Charges Le Résultat Net de l’exercice est le solde final du Compte de Produits et Charges qui intègre tous les aspects de l’entreprise.M. Si les produits excédent les charges.F : 2007/2008  Abdelkader EL YAAGOUBI Les subventions d’équilibre qui permettent de compenser totalement ou partiellement les pertes qui auraient été subies par l’entreprise en l’absence de subventions . Paris 2002.Mémoire de fin d’études M.    Les subventions d’investissement .CONSO & F.

La Production de l’exercice (P.B. valorisée au coût d’achat.S.S. le taux de marge.P. Notons au passage une distorsion de la composante ‘achats’. c'est-à-dire au prix d’achat majoré des frais accessoires d’achat. La Marge Brute sur Ventes en l’état (M. c'est-à-dire le rapport de la marge brute au chiffre d’affaires hors taxe.Mémoire de fin d’études M. Pour les entreprises commerciales. a.C permet de déterminer les différents niveaux de rentabilité (exploitation. valorisée au prix d’achat. l’état des Soldes de Gestion (E.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI C. et de la composante ‘variation de stocks’ qui. financier. non courant). La marge brute issue de l’activité de négoce est calculée par la différence entre les ventes de marchandises (en l’état) et les achats revendus de marchandises : Marge Brute = ventes de marchandises en l’état – achats revendus de marchandises Les achats revendus sont égaux aux diminués de la variation de stocks de marchandises (stock final – stock initial). elle.M. b. constitue un indicateur fondamental pour l’analyse du seuil de rentabilité.E): Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. et pour l’analyse de la politique commerciale de l’entreprise dans le temps et par rapport à la concurrence. en l’absence de comptabilité analytique.E Marocaine 55 . courant.G) permet de visualiser à travers les soldes de gestion comment l’entreprise a généré son bénéfice et sa capacité d’autofinancement. (E.B.G). l’état de Soldes de Gestion Si le C.V) : L’activité de l’entreprise est séparée en activité de négoce (achat et vente en l’état) et en activité de production.

B. la production stockée et la production immobilisée sont évaluées au coût de production. car ils sont sans impact sur la production de l’exercice. c'est-à-dire les immobilisations La production vendue. l’exclusion du calcul de la production des subventions d’exploitation semble injustifiée quand celles-ci constituent des compléments de prix comme dans le secteur agro-alimentaire par exemple.M. Production = production vendue ± production stockée ± production immobilisée de l’exercice Il convient de noter que les reprises d’exploitation et les transferts de charges ne sont pas pris en compte. L’intérêt du concept de production est tout d’abord de fonder une opinion valable sur le niveau d’activité de l’entreprise. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. La production stockée.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Si le chiffre d’affaires traduit le dynamisme commercial de l’entreprise. • La production immobilisée. Alors que la production vendue est évaluée en prix de vente.E Marocaine 55 . c'est-à-dire le chiffre d’affaires . il n’est pas toujours significatif de l’activité réelle de celle-ci. Ensuite. On note enfin certaines limites de ce concept qui agrège des éléments calculés sur des bases hétérogènes. à savoir les variations de stocks de produites par l’entreprise pour elle-même. Par contre. en particulier quand les encours de fabrication sont importants et/ou que l’entreprise réalise des travaux pour elle-même. C’est pourquoi on a recours pour les entreprises industrielles ou de services au concept de production qui englobe : • • produits . il permet de rapprocher la production de l’exercice des consommations correspondantes.Mémoire de fin d’études M.

et la somme des V.B. Le concept de VA reste un terme primordial dans l’économie puisqu’il nous permet de relier l’analyse Micro-économique et l’analyse macro-économique.A = Marge Brute + Production – Consommations de l’exercice Les consommations en provenance des tiers englobent deux types selon l’activité de l’entreprise : • Les entreprises commerciales : Autres Consommations de biens ou services .Mémoire de fin d’études M.A de toutes les entreprises dégage le Produit Intérieur Brut (P. Pour notre cas on va utiliser la méthode soustractive mais cela n’empêche pas de rappeler la méthode additive. Abdelkader EL YAAGOUBI La Valeur Ajoutée (V. Pour ce qui est du plan comptable.A mesure en effet l’apport réel de l’entreprise dans l’économie.M.B) du pays dans la comptabilité nationale. La V. • Les entreprises industrielles : les Achats Consommés de Matières et Fournitures et les autres Charges Externes réellement consommées. et les consommations de l’exercice d’autre part. Ce concept sera donc préféré au chiffre d’affaires pour Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. la VA s’évalue par la différence entre la marge brute et la production d’une part. La méthode soustractive : V.A) : On peut définir la Valeur Ajoutée comme : “l’expression d’une création de valeur ou d’accroissement de valeur que l’entreprise apporte aux biens et services en provenance des tiers dans l’exercice de ces activités professionnelles courantes”. elle peut être obtenue de méthodes de calcul à savoir : la méthode soustractive et la méthode additive.E Marocaine 55 .I.F : 2007/2008 c.

A. Edition DUNOD.HEMICI.F : 2007/2008 richesse nationale.E Affectation du Résultat aux réserves. 55 . l’Etat. Cite. les apporteurs de capitaux. Analyse Marocaine et aux Provissions. Entreprise Financière de l’Entreprise : cas d’une P.B. p. en faisant la somme de la rémunération des parties prenantes de la V.146. 2002.Mémoire de fin d’études M. La méthode additive : Abdelkader EL YAAGOUBI apprécier la taille et la contribution de l’entreprise et de ses facteurs de production à la Il faut mentionner ainsi que le concept de Valeur Ajoutée présente un intérêt particulier pour l’analyse de la répartition des revenus entre les différentes parties prenantes tels que le personnel.M. Le calcul dans ce cas est de manière additive. "Gestion Financière". La répartition de la Valeur Ajoutée peut être schématisée comme suit8 : Parties prenantes Mode de rémunération Personnel Etat Apporteurs de capitaux Charges du Personnel Impôts et Taxes Intérêts ou Dividendes 8 Dotations aux Amortissements Op. et l’entreprise ellemême. P.CONSO & F.

de la politique fiscale (impôt sur les résultats) et des éléments non courants.E apparaît comme la bonne mesure des performances industrielles et commerciales de l’entreprise.. permettre le maintien du capital avec la dotation aux amortissements. e.E représente le résultat provenant du cycle d’exploitation et constitue à ce titre le premier solde significatif en termes de rentabilité. payer les impôts et taxes.B. Si le solde est négatif. L’Excédent Brut d’exploitation (E. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. vis-à-vis de différents agents économiques : rémunérer la dette.B.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI d. Il est calculé à partir de la V. 9 Le Résultat d’Exploitation (R. de même que les charges du personnel.E = V.E) : L’E. E.E Marocaine 55 .E) : Idem.B.A + Subventions d’exploitation – Impôts et Taxes – Charges du Personnel Il s’agit d’un résultat d’exploitation indépendant et neutre vis-à-vis de la politique de financement de l’entreprise (charges et produits financiers).M.A. on parle dans ce cas d’une Insuffisance Brute d’Exploitation (I. Tout comme la Valeur Ajoutée dont il découle.B.E doit être d’un volume conséquent pour permettre le bon fonctionnement de l’entreprise en assurant les prestations dues.B. distribuer les dividendes et enfin permettre la croissance avec l’Autofinancement (AT).B.Mémoire de fin d’études M.B. l’E. L’E. de la politique d’investissement et de renouvellement des immobilisations (amortissement).E)9. assurer l’intéressement. en y ajoutant les subventions d’exploitation et en y rattachant les impôts. taxes et virements assimilés.

le Résultat d’Exploitation qui est égal à la différence entre les produits d’exploitation et les charges d’exploitation peut être calculé à partir de l’E. Notons également le problème relatif aux dotations aux amortissements.E +Autres Produits d’exploitation – autres charges d’exploitation + Reprises d’exploitation + Transferts de Charges – Dotations d’exploitation Le R.HEMICI. "Gestion Financière". P. DUNOD 2002 . Signalons que les reprises et que les transferts de charges d’exploitation constituent des produits calculés dont l’impact sur le résultat de l’entreprise n’est qu’apparent.147.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Le Résultat d’Exploitation figure à la fois dans le C.B. Cite.HEMICI. dans la mesure où ils permettent de compenser une pratique de prix de vente modérés. indépendamment de sa politique de financement et des opérations non courantes.B.C) : Le Résultat Courant peut être calculé de la manière suivante11 : Résultat Courant = Résultat d’exploitation +Produits Financiers – Charges Financiers N. p. Op.148 Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. alors que ces derniers constituent une composante essentielle de la gestion.E10 : R. p. DUNOD 2002.E Marocaine 55 .B : Produits Financiers – Charges financières = Résultat Financier 10 11 Op.C et dans l’E. f.E constitue une bonne mesure des performances industrielles et commerciales de l’entreprise.M.B.G. Cite.E = E. Le Résultat Courant (R.P.CONSO & F. On note ainsi que le Résultat d’Exploitation est calculé hors produits financiers.CONSO & F. dont l’évaluation découle plus de l’application des règles comptables et fiscales que d’une appréciation de la dépréciation économique normale de l’immobilisation.S. "Gestion Financière". P.Mémoire de fin d’études M.

HEMICI. "Gestion Financière".B : Produits Non Courants – Charges Non courantes = Résultat Non Courant Le Résultat Net constitue la mesure comptable de l’enrichissement ou de l’appauvrissement de l’entreprise.148 Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. Il est calculé comme suit12 : Résultat net = Résultat Courant + Produits non courants – Charges non courantes – Impôts sur les résultats. Ce résultat fait apparaître ce qui reste au niveau de l’entreprise après la répartition qui est faite entre les principaux intéressés tels que l’Etat et le 12 Op.Mémoire de fin d’études M. p.B. Le Résultat Net Comptable (R. DUNOD 2002. C’est ce résultat qui est soumis à l’assemblée générale ordinaire.CONSO & F. N. Cite.C) : Il s’agit là du dernier résultat. P.M. commercial et financier. notamment si des transferts de charges importants sont effectués de l’exploitation dans le non courant. Le Résultat Courant est très prisé par les analystes financiers.N. Le Résultat courant doit être analysé avec prudence. g. exclusion faite des éléments non courants et de l’incidence fiscale de l’impôt sur les résultats. qui lui appliquent l’imposition pour dégager un résultat net corrigé issu de l’activité normale de l’entreprise.E Marocaine 55 . Des entreprises en situation de récession peuvent enregistrer les pertes importantes et les considérer comme des éléments non courants pour afficher un résultat positif. qu’on l’obtient en corrigeant le Résultat Courant des opérations non courantes et en déduisant l’impôt sur les résultats.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Le Résultat Courant résulte donc des opérations ordinaires ou habituelles de l’entreprise sur un plan industriel.

et leur évolution dans le temps et dans l’espace en utilisant les données de différents exercices successifs. il nous permet d’évaluer la situation de l’entreprise dans un moment donné ou une durée déterminée.B. Cependant. reports et dividendes. et de ressortir les points forts et les points faibles. Ainsi. les outils jugés importants pour comprendre ce qu'est une analyse financière. à partir du calcul des différents résultats exposés au dessus. une entreprise est considérée comme potentiellement rentable si son Résultat Net provient en grande majorité des éléments courants voire des éléments d’exploitation.E Marocaine 55 . et non plus détaillée. Les associés disposent ainsi du bénéfice net qui fera l’objet d’une nouvelle répartition au niveau de l’entreprise entre réserves. base de calcul de l’impôt sur le résultat. On va aborder dans le deuxième chapitre. qui respecte un certain enchaînement qui se diffère d'une personne à l'autre (selon les auteurs). l'équilibre financier qui représente une importance remarquable du fait qu'il contient la notion de Fonds de Roulement et du Besoin en Fonds de Roulement. Il peut même dégager l’importance et la force de ses opérations d’exploitation par rapport a ses concurrents. C’est ce dernier qui sera retraité afin de déterminer le résultat fiscal. Après avoir exposé d'une manière générale.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI personnel.M. Toutefois. et commerciale ou industrielle de l’entreprise. Le Résultat Net bénéficie d’une grande diffusion auprès des tiers et il demeure le meilleur indicateur de la rentabilité de l’entreprise. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. de rentabilité et de liquidité. Ce chapitre reste le mot clé pour mener une analyse financière fine qui permet de juger la santé financière. patrimoniale.Mémoire de fin d’études M. Le résultat obtenu à cet égard est un résultat comptable. sa signification est altérée par son caractère composite : des éléments courants et non courants. l’analyste financier arrive à juger si l’entreprise réalise ses objectifs de bénéfice.

on essaie d'exposer qu'est ce qu'on veut dire par l'équilibre financier ? Pour répondre à cette question.B.E Marocaine 55 . Pour assurer cette liquidité au sein de l’entreprise un certain équilibre doit exister entre la durée des opérations à financer et la durée des moyens de financements correspondants. La liquidité d'une entreprise est définie comme étant sa capacité à honorer ses engagements financiers à court terme.Mémoire de fin d’études M.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Chapitre 2 : L'Equilibre Financier : Notion. on va commencer premièrement Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. analyse externe. Pour ce deuxième chapitre.M. et analyse interne.

Selon cette approche d’analyse. Paris 2000.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI par une définition de la notion d'équilibre financier.M.Mémoire de fin d’études M. et en dernier lieu de faire la relation entre l'analyse financière et le Fonds de Roulement. "Gestion Financière". c'est-à-dire que les emplois à plus d'un an doivent être financer par des ressources pouvant demeurer à la disposition de l'entreprise pour une durée égale à la durée de vie de ces emplois. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. et en concluant par les limites de cette méthode. ce qui va nous permettre de traiter le Fonds de Roulement. A. BARREAU & J. il faut avoir un équilibre entre le degré de liquidité des éléments d'actif et celui d'exigibilité des éléments du passif. 9ème édition. Le Fonds de Roulement. les ressources attendues des actifs immobilisés s’étalent sur la durée de leur vie et il est logique de vouloir utiliser ces ressources pour rembourser les financements correspondants.B. EDITION DUNOD. DELAHAYE. D'autre part. l'analyse financière externe dite statique par la méthode des ratios tout en analysant la rentabilité. Pour cela. il faut que la durée de ceux-ci soit au moins égale à la durée de vie des actifs concernés. I. la liquidité et la structure financière. 13 J.E Marocaine 55 . Cette règle peut s’écrire ainsi13 : Les emplois stables doivent être financés par les ressources durables Il s’agit d’une règle de bon sens et de prudence. La notion d’équilibre financier. l'analyse financière interne ou encore dynamique en analysant deux composantes à savoir la Capacité d'Autofinancement et le tableau de financement. On va suivre et terminer ce chapitre par une exposition de deux types d'analyse financière à savoir. d'une part.133. les besoins de financement du cycle d'exploitation qui vont servir à mieux comprendre le Besoin en Fonds de Roulement. En effet. p.

Cette constatation n’a qu’une signification limitée car cet équilibre est immédiatement remis en cause par la transformation des actifs et des dettes. Cette analyse porte sur le bilan financier de l’entreprise dont la mise en forme nécessite les retraitements de l’information comptable précédemment évoqués. La notion de Besoins en Fonds de Roulement (B.F. la deuxième a pour objectif la recherche de rapports caractéristiques existant entre les différentes composantes du capital ou Ratios. Si cet ajustement est réalisé. Définition du Fonds de Roulement : L’équilibre financier résulte de l’ajustement des flux financiers.M. qui lui est associé. C’est pourquoi l’étude de l’encaisse et de ses variations ne peut donner une indication suffisante sur les conditions de l’équilibre financier. La première donne une mesure globale de l’équilibre financier mesuré par le Fonds de Roulement (F. Le fonds de Roulement n’est pas un simple instrument d’analyse statique.B. mais intervient pour le financement d'emplois liés à l'actif circulant et pour faire face au décalage pouvant se produire entre les sorties et les entrées des fonds. La notion de Fonds de Roulement est sans doute celle qui est la plus utilisée dans l’analyse financière.E Marocaine 55 .R). tant au niveau de l’analyse théorique qu’en pratique.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI La situation financière de l’entreprise est définie par son aptitude à maintenir un degré de liquidité suffisant pour assurer en permanence sa solvabilité. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.R). joue un rôle fondamental lors de la mise en œuvre de la gestion financière prévisionnelle. permet d’apprécier la situation financière. c’est pourquoi l’analyse de la structure du bilan. l’entreprise doit pouvoir à un moment donné acquérir ses dettes exigibles et disposer d’une encaisse.Mémoire de fin d’études M. L’équilibre financier résulte de l’opposition entre la liquidité des actifs que l’entreprise détient et l’exigibilité de son endettement. Le Fonds de Roulement peut signifier une marge de sécurité représentée par la fraction des capitaux permanents qui n'est pas utilisée pour le financement des valeurs immobilisées. a. c'està-dire de la composition de son capital. L’analyse financière utilise deux techniques d’interprétation du bilan financier.

La rapidité des modifications de structure de l’actif circulant et du crédit (Fournisseurs) vient cependant tempérer la garantie d’équilibre qu’offre l’existence d’un Fonds de Roulement aussi rigide. L’équilibre financier n’est pas défini par le seul équilibre entre le capital économique détenu (les actifs) et les moyens de financement mis en œuvre.R est un indicateur de l’équilibre financier de l’entreprise.fr/compta/analysefin/partie34. Son intérêt est d’avoir une signification non pas à l’égard de la solvabilité au moment de sa mesure.free. et selon les deux approches citées auparavant à savoir : l’approche fonctionnelle et l’approche financière (liquidité).F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI En revanche. Tout excédent des capitaux à long terme sur l’actif immobilisé appelé Fonds de Roulement.M. chaque élément d’actif qui participe à un cycle financier dont la durée est donnée par sa nature. 1) Calcul à partir de l’approche fonctionnelle : 14 http://geronim.R : Le F.Mémoire de fin d’études M.R reste élément essentiel de la gestion financière. constitue une certaine marge de sécurité qui vient conforter cet équilibre. est caractérisé par son degré de liquidité. Le F.R. La confrontation entre les éléments stables de l’actif et du passif du bilan donne une indication sur les conditions de l’équilibre . en particulier pour les entreprises où le F.htm Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. mais surtout à l’égard de sa solvabilité future.E Marocaine 55 . Chaque élément d’endettement est caractérisé par son degré d’exigibilité. peut être calculé de deux manières différentes14. On constate cependant que le renouvellement des crédits à court terme n’est pas toujours automatique. leur stabilité assure l’équilibre à venir et non seulement l’équilibre à un moment donné.B. L’équilibre financier résulte donc de la confrontation entre la liquidité des actifs qui détermine le flux de recettes futures et l’exigibilité de l’endettement qui détermine le flux des dépenses futures. soit par le haut du bilan ou bien par le bas du bilan. La permanence de l’endettement notamment à court terme conduit d’ailleurs à s’interroger sur sa signification. Calcul du F. b.

Passifs Circulants 2) Calcul selon l’approche financière : Non retenu dans le P. • Par le haut du bilan : F.Mémoire de fin d’études M.G des entreprises et qui est déterminé dans le Tableau de Financement que nous allons étudier dans la suite de ce mémoire.M. Le F.R.R.C.E Marocaine 55 . mais classique dans l’analyse financière. exploitation. d’une part l’exclusion des créances et des dettes arrivées à un an ou moins d’un an de leur échéance.G des entreprises. D’autre part. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. dans le Financement Permanent (dettes) et dans l’Actif Immobilisé (créances).F = Financement Permanent – Actif Immobilisé • Par le bas du bilan : F.R. l’inclusion dans l’Actif Circulant des créances et des dettes dont l’échéance est inférieure ou égale à un an.F = Actifs Circulants .) et sont maintenues dans leur compte d’inscription initial jusqu’à leur règlement final. …etc. c’est ce Fonds de Roulement Fonctionnel qui ressort de l’étude du bilan du P.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Le Fonds de Roulement est dit Fonctionnel lorsque les dettes et les créances sont analysées et enregistrées selon leur fonction (financement ou emplois stables.F = Ressources Stables .R.Emplois Stables F.R liquidité est obtenu par la différence entre le Financement Permanent et l’Actif Immobilisé dans le cadre d’un classement dans le bilan des créances et des dettes en fonction de leur échéance (c'est-à-dire le bilan financier après retraitements). Par rapport au F. les différences essentielles sont en conséquence.F est donc formé de la différence entre les ressources et les emplois qui ne résultent pas d’opérations d’exploitation et d’une durée supérieure à un an à l’origine . le F.C.F.R.B.

le montant des ressources stables (durables). Les besoins de financement du cycle d’exploitation. contribuent au financement des actifs circulants soumis à des fluctuations fréquentes et plus ou moins accentuées en fonction de la nature de l’activité et de l’évolution de l’environnement. Le caractère statique de la notion de Fonds de Roulement apparaît immédiatement quand on note que des capitaux permanents.F : 2007/2008 • Par le haut du bilan : Abdelkader EL YAAGOUBI F.E Marocaine 55 . Chose qu’on va essayer de simplifier en étudiant la nature de ces besoins de financement et les fluctuations saisonnières qui peuvent apparaître durant l’activité.R est incontestablement délicate à définir et à apprécier. acquisition d’immobilisations …etc.B. c'est-à-dire des besoins de financement du cycle d’exploitation. La marge de sécurité que représente le F.Passif à moins d’un an Le Fonds de Roulement varie de deux manières : De manière continue : du fait des amortissements et du résultat qui modifient. il convient d’analyser l’évolution à court terme des actifs et des dettes qui participent au cycle d’exploitation. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. C’est pourquoi. distribution de dividendes.R = Actif à moins d’un an .R = Ressources durables . progressivement et tout au long de l’exercice.Mémoire de fin d’études M. B.Emplois durables • Par le bas du bilan : F. De manière discontinue : à la suite d’opérations telles qu’une augmentation du capital.M. c'est-à-dire stables.

que l’on a analysés et que l’on peut regrouper en trois catégories : Des capitaux sont gelés en stocks de matières premières. La nature du processus de production et. c'est-à-dire des coûts d’achat et des coûts de production n’ayant pas abouti à une vente de produits . Cet endettement à court terme vient diminuer les besoins de financement nés de la détention des actifs circulants. L’importance du besoin de financement dépend de la nature de l’activité de l’entreprise et des conditions de gestion. en particulier.E Marocaine 55 .B. ainsi que de leur volume.M. sa durée influencent le volume des en Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. Le montant de crédits dont bénéficie l’entreprise est généralement inférieur au montant des actifs circulants. Des dettes vis-à-vis des fournisseurs et qui ne sont pas encore réglées par l’entreprise. les conditions d’exploitation sont différentes. Suivant les secteurs d’activité. les stocks en cours de production et les stocks de produits finis. Les conditions d’approvisionnement influencent les volumes du stock de matières premières et l’importance des crédits fournisseurs dépend des habitudes commerciales pratiquées sur le marché. La nature de l’activité de l’entreprise détermine la composition des actifs circulants et des dettes. La détention des stocks a pour contrepartie un endettement induit : le crédit sur les acquisitions de matières et de fournitures. On peut parler d’un terme « d’Argent Gelé » car le cycle d’exploitation induit un solde net de besoins. Des fonds sont gelés en créances sur la clientèle (ventes non encore réglées par les clients) . Abdelkader EL YAAGOUBI La nature des besoins : Le fonctionnement du cycle d’exploitation exige la détention d’actifs physiques et financiers.F : 2007/2008 a.Mémoire de fin d’études M. La différence entre les actifs circulants et les dettes à court terme exprime un besoin de financement du cycle d’exploitation.

L’entreprise est ainsi soumise à un certain nombre de contraintes auxquelles elle ne peut échapper du fait de sa fonction de production et de son environnement. les entreprises de distribution (hyper marché MARJANE par exemple) ont souvent un besoin de financement nul sinon négatif du moins durant certaines périodes. alors que les ventes sont régulières. En même temps.B. Ils sont caractérisés par une certaine vitesse de rotation. dépendent l’importance des stocks de produits finis et surtout le volume du crédit consenti à la clientèle. Les fluctuations proviennent soit des conditions d’approvisionnement. Le volume du crédit consenti à la clientèle est souvent une contrainte en raison des conditions traditionnelles offertes sur le marché.E Marocaine 55 . les biens constituent l’origine de ces besoins se renouvellent. Les fluctuations saisonnières : Le montant des besoins de financement varie sans cesse sous l’effet des fluctuations de l’activité de l’entreprise. Les ventes sont le plus souvent à l’origine des fluctuations saisonnières les plus importantes en raison de la variation des besoins de consommation suivant les saisons. La politique commerciale de l’entreprise peut cependant influencer le volume du crédit ‘clients’. soit des conditions de vente. Ainsi. Il est donc important de noter que le poids des contraintes n’est pas le même pour des entreprises appartenant à des secteurs différents. Enfin. son montant est cependant fonction du volume d’activité de l’entreprise et des conditions de gestion. sauf le cas Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. le marché sur lequel vend l’entreprise. Les achats de matières premières peuvent être saisonnières (produits agricoles par exemple).Mémoire de fin d’études M. b. Il appartient à l’entreprise d’apprécier les conséquences de ruptures de stocks éventuelles et en particulier le niveau de service qu’elle souhaite offrir à sa clientèle.M.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI cours de production. S’il existe un besoin de financement minimum dû à cette contrainte. L’efficacité des méthodes de gestion industrielle et commerciale a un effet sur le volume des stocks de matières et de produits finis. Par contre.

En même temps.B. il résulte du décalage dans le temps existant généralement entres les flux physiques (réel) et les flux monétaires qui représentent les règlements des opérations. Définition : Là encore.T) que doit financer l’entreprise à la date du bilan et qui est calculé à partir du bilan comptable ou fonctionnel. Le cycle d'exploitation se caractérise par une succession d'opérations de natures différentes (Approvisionnement.G) qui est la différence entre l’A. Le Besoin en Fonds de Roulement (BFR) provient des opérations engendrées par le cycle d'exploitation.F. Le Besoin en Fonds de Roulement (B.E Marocaine 55 .F.Mémoire de fin d’études M. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. D’autre part. les variations du rythme d’approvisionnement font varier le volume de la dette à l’égard des fournisseurs. la production est continue pour obtenir la meilleure efficacité de l’outil de production. C.C (H. Il faut distinguer.T) et le P. La définition de Besoin en Fonds de Roulement serait simple si le seul moyen de couvrir ces besoins était le recours à des capitaux permanents (financement interne ou externe).M. stockage. production. La caractéristique de ce besoin est d’être instable. Des conditions de son financement vont dépendre les conditions de maintien de l’équilibre financier de l’entreprise. le Besoin en Fonds de Roulement calculé à partir du bilan financier (après les retraitements) et se diffère donc du Besoin de Financement Global. a. L’évolution des actifs et des dettes peut être divergente. La notion de Besoin en Fonds de Roulement est liée au problème posé par la couverture du besoin de financement du cycle d’exploitation. Ces fluctuations d’activité se traduisent par des variations du volume du stock de matières premières et surtout du stock de produits finis et des créances sur la clientèle.R).C (H.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI des matières premières périssables. il faut retenir la même idée que celle citée pour le Fonds de Roulement. stockage de produits finis) dont le renouvellement est périodique. d’une part le Besoin de Financement Global (B. fluctuant et soumis aux aléas de la conjoncture.

36 et 37.C (H.F. le Besoin en Financement Global peut se calculer de différentes manières.E Marocaine 55 . Définition : La trésorerie est le montant des disponibilités à vue ou facilement mobilisables possédés par une entreprise de manière à pouvoir couvrir sans difficultés les dettes qui viennent à échéance. b. Cite. Cite.C (H. « Finance d’Entreprise ».T) – Passif Circulant (H. cela montre que les emplois sont supérieurs aux ressources. Une trésorerie importante représente un capital oisif qu'il faut le gérer (investissement. mais une trésorerie négative est un signe de manque de liquidités donc l'objectif d'une entreprise c'est d'avoir une trésorerie nulle (situation d'équilibre). ce qui traduit un B.N) : a.F.M. abdelkarim MOUSSA. Mais. p. le B.C.T) B.T) D.T). Mode de calcul : 15 Pour plus d’informations et de détails.F : 2007/2008 b. règlement des dettes).free. La Trésorerie Nette (T.C.R = Actif Circulant (H. Si cette différence est positive.B. Ainsi.T) – Passif Circulant (H.T) et le P. « Cours d’analyse financière ». 90 et 91.fr/compta/analysefin/partie35. veuillez consulter l’ouvrage Op. 16 http://geronim.F. p. de BELKAHIA & OUDAD. Abdelkader EL YAAGOUBI Mode de calcul : Selon le P. Et Op.G = Actif Circulant (H.G d’exploitation et le B.35.G se calcule par la différence entre l’A.M.89.F.G hors exploitation15.F.G qui doit être comblé.Mémoire de fin d’études M.F. on retiendra celle la plus connu et utilisée à savoir16 : B.htm Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. puisque le P. il s’agit donc d’une ressource de financement.M n’a pas prévu de distinction entre le B. En cas d’une différence négative.

M.R.Mémoire de fin d’études M.G). EDITION DUNOD. On note enfin que la même remarque se fait pour les deux approches de calcul. Le Fonds de Roulement minimum nécessaire par rapport auquel on va définir les Besoins en Fonds de Roulement est celui qui répond aux contraintes de la fonction 17 Op. c. J. donc du niveau de Fonds de Roulement nécessaire. p.132.F) ne finance qu’une partie du Besoin en Fonds de Roulement (B. BARREAU & J.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI La Trésorerie Nette peut se calculer de deux manières17." Gestion Financière".F. à savoir : Première méthode : Trésorerie Nette = Fonds de Roulement fonctionnel – Besoin de Financement Global.E Marocaine 55 . Deuxième méthode : Trésorerie Nette = Trésorerie Active (T.P).F) est supérieur au B.R (B.F.F. Paris 2000.G) le Fonds de Roulement (F.R. Le F.F.F. c'est-à-dire du montant des capitaux permanents qui doivent être affectés à la couverture des besoins de financement. Le fonds de roulement minimum nécessaire : L'évaluation des besoins en fonds de roulement.R (B.B. DELAHAYE.R. 9ème édition.R.F) est inférieur au B.F. le Fonds de Roulement (F.R (F. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. Trésorerie Nette = Fonds de Roulement – Besoin en Fonds de Roulement. c’est à dire si : le F. Cite.R (F. la différence doit alors être financée par les crédits bancaires.G) et il existe un excédent de ressources qui se retrouve en trésorerie. repose sur un choix de politique financière.F) finance en totalité le Besoin en Fonds de Roulement (B.A) – Trésorerie Passive (T.G).

Analyse Financière et Fonds de Roulement.E Marocaine 55 . des besoins autres que ceux nés de l'exploitation.M.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI de production et aux objectifs visés par l'entreprise. Tout recours à des crédits à court terme vient diminuer le degré d'autonomie de l'entreprise. Mais. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. d. le crédit « entrepreneurs » vient augmenter les dettes à court terme. mais une variation brutale du montant des annuités de remboursement d'emprunts peut venir modifier l'équilibre à court terme d'une période à une autre. Les remboursements d'emprunts à long terme se traduisent sur le plan comptable par l'enregistrement dans les dettes à court terme de la fraction de ces emprunts à moins d'un an d'échéance. Les opérations hors exploitation : On a retenu jusqu'ici. Par contre. Le risque financier du moins sous son aspect rupture de liquidité croît avec l'importance des crédits bancaires à court terme. il convient de noter dès maintenant que toute évaluation comporte une incertitude.Mémoire de fin d’études M. L'entreprise doit donc toujours tenir compte. Il peut en résulter un besoin de financement complémentaire.L'évaluation du Fonds de Roulement minimum nécessaire doit en tenir compte. Il est plus difficile de définir l'attitude de l'entreprise à l'égard des conditions de maintien de l'équilibre financier. Au contraire. E. . On a vu comment évaluer à partir de ces éléments constitutifs (actifs circulants et crédit « fournisseurs ») le besoin de financement du cycle d'exploitation. les seules données de l'exploitation. pour évaluer les besoins. Or. Ce crédit est disponible pour l'entreprise sur courte période. Ceci se traduira par une encaisse de précaution au cours de certaines périodes et des besoins de crédit à court terme dont le montant est inférieur à celui que peut normalement obtenir l'entreprise au cours d'autres périodes. C'est le cas lorsque la TVA à récupérer à la suite d'acquisitions d'immobilisations atteint des montants importants qui viennent alourdir les actifs circulants.B. la diminution de l'encaisse oisive (durée et montant) vient augmenter la rentabilité. les opérations d'investissement et les opérations financières viennent affecter les actifs circulants et les dettes à court terme. lors de l'évaluation du fonds de roulement minimum nécessaire.

En d'autres termes. Malgré les critiques que l'on peut lui adresser.Mémoire de fin d’études M. des conditions de coût de l'équilibre réalisé et de son maintien durant la croissance.M. L'utilisation du fonds de roulement est un moyen d'apprécier globalement l'échelonnement dans le temps des flux financiers car son calcul ignore l'échéancier de l'endettement. comme on l'a vu. L'équilibre financier de l'entreprise pose le problème de l'appréciation de son degré d'autonomie. donc le maintien de la solvabilité. le niveau du fonds de roulement doit être apprécié en fonction de la vitesse de rotation des actifs circulants et du rapport entre cette vitesse et celle de renouvellement du crédit consenti à l'entreprise. le fonds de roulement est un instrument de mesure simple qu'il faut évidemment savoir interpréter et compléter éventuellement par d'autres observations.B. son caractère statique restreint incontestablement sa signification. Son importance assure une plus ou moins grande marge de sécurité face Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. il est une préoccupation permanente des responsables financiers de l'entreprise et des banquiers. du moins dans le cadre d'une évolution normale des actifs circulants pour une entreprise appartenant à un secteur donné. le niveau de la trésorerie. Son rôle est cependant de plus en plus souvent contesté car s'il est parfois un bon indicateur de l'équilibre financier.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Le Fonds de Roulement est un outil important de l'analyse financière .E Marocaine 55 . Cet échéancier est une information complémentaire pour l'analyste. II ne renseigne donc pas sur les flux financiers ou les flux réels qui sont venus modifier la consistance et le volume du capital au cours d'une période. du volume et de la structure de l'endettement. Le niveau du Fonds de Roulement commande. Il donne en même temps une indication sur l'équilibre des flux à venir qui dépendent de la structure de l'actif. a. Solvabilité et autonomie : Le Fonds de Roulement donne une mesure globale de la structure de l'actif et de la structure du passif à la fin d'une période. La notion de besoin en fonds de roulement qui lui est associée répond mieux aux besoins de l'analyse dynamique du fonctionnement de l'entreprise. Il constitue une garantie du niveau des liquidités. Le niveau de fonds de roulement est cependant la résultante de ces flux.

la rentabilité s'oppose à la solvabilité. À court terme.M. Mais le revenu qu'on peut en tirer reste faible face au coût de détention des capitaux utilisés. Seul l'emploi des fonds à des fins productives peut assurer un profit suffisant pour justifier l'usage des capitaux propres ou des capitaux d'emprunt. Certes. En effet. Le Fonds de Roulement traduit également l'attitude de l'entreprise face au risque et à la rentabilité. l'encaisse oisive qui ne participe pas directement au fonctionnement de l'entreprise et qui vient diminuer la vitesse de rotation du capital peut faire l'objet de placements à court terme. Il n'existe guère de transition entre les différents modes de financement du moins quant à leur durée. Le Fonds de Roulement est un indicateur d'équilibre global qu'il faut toujours apprécier avec prudence et en fonction de la nature de l'activité de l'entreprise. b. Ce dernier aspect est fondamental. Sous cet aspect. Ce risque croît avec le montant des crédits à court terme et leur durée d'utilisation. si l'importance du Fonds de Roulement est une garantie de solvabilité.Mémoire de fin d’études M. La variation du Fonds de Roulement ne doit pas être subie par Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. Toute insuffisance du fonds de roulement implique nécessairement soit une encaisse réduite. Solvabilité et rentabilité : Le niveau de Fonds de Roulement traduit en partie le choix d'une certaine politique financière.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI aux aléas de fonctionnement de l'entreprise. elle affecte cependant la rentabilité de l'entreprise car la détention d'une encaisse de sécurité est onéreuse.B. Il convient cependant d'apprécier cette situation avec prudence car le degré d'autonomie dépend également de la structure de l'ensemble du passif (part relative de l'endettement dans les ressources globales) et de l'importance du cash-flow face aux charges de remboursement d'emprunt. L'arbitrage entre la rentabilité et le risque se traduit par un certain niveau de fonds de roulement. L'autonomie financière de la firme s'en trouve donc affectée. Le fonds de roulement optimal est celui qui répond aux objectifs que s'est fixé l'entreprise. soit un endettement à court terme plus important.E Marocaine 55 . la recherche de la rentabilité la plus élevée possible va à l'encontre de la solvabilité. Les risques d'insolvabilité sont d'autant plus grands que le fonds de roulement est faible.

Toutes les ressources de l'entreprise sont immobilisées à cette fin. Même en l'absence d'un programme d'investissement important le Fonds de Roulement ne peut suivre régulièrement l'évolution des besoins de financement car.E Marocaine 55 . indépendamment des fluctuations saisonnières. L'investissement se traduit le plus souvent par une baisse sensible des liquidités et un accroissement de l'endettement. Or ces opérations n'interviennent que pour des montants importants et à des intervalles réguliers. « Investir » dans le Fonds de Roulement.Mémoire de fin d’études M.M. outre le cash-flow. Or.B. Il faut donc toujours tenir compte de la phase de développement de l'entreprise pour apprécier le niveau du fonds de roulement. c. il est de bonne politique de retarder le plus possible la réalisation d'une opération financière Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. les besoins du cycle d'exploitation vont croître progressivement au fur et à mesure de l'utilisation de la capacité de production. C'est pourquoi on assiste le plus souvent à une diminution du Fonds de Roulement soit en valeur absolue. L'investissement exige des apports de fonds importants et entraîne une augmentation du Fonds de Roulement nécessaire au maintien de l'équilibre financier. le profit et la rentabilité de l'actif global. Mais l'investissement en actifs circulants peut contribuer à augmenter le chiffre d'affaires.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI l'entreprise. la croissance est assurée le plus souvent par. Sa reconstitution ou son augmentation progressive va en partie dépendre du cash-flow sécrété par les nouveaux investissements ou des opérations financières ultérieures. Pour éviter une surabondance de liquidités inemployées. c'est détourner des capitaux permanents de leur emploi dans des investissements productifs et a priori aller à l'encontre de l'objectif de rentabilité. Solvabilité et croissance : La croissance de l'entreprise entraînait une augmentation progressive des besoins de financement du cycle d'exploitation et ce. l'accroissement de la capacité de production. ce sont les opérations financières d'emprunt (ou d'augmentation de capital) qui maintiennent son niveau ou viennent le renforcer. soit relativement aux actifs circulants. Par contre. mais maîtrisée par elle. c'est-à-dire par l'augmentation des immobilisations.

Fonds de Roulement et endettement : L'évolution des conditions de l'endettement conduit naturellement à s'interroger sur la validité du concept de capitaux permanents. L'augmentation du Fonds de Roulement est également une contrainte de l'inflation. suivant un échéancier long. Le niveau de couverture des besoins de financement à long terme par les capitaux permanents varie suivant les phases de développement de l'entreprise. Cette contrainte peut peser lourdement sur la politique de l'entreprise et il est fréquent de voir apparaître des difficultés financières au moment où l'entreprise connaît un développement rapide.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI importante. Cette dernière peut donc s'écarter au cours de certaines périodes de la politique qu'elle s'est fixée sans pour autant mettre en péril sa situation. ce qui revient à disposer de capitaux permanents donc d'un fonds de roulement. d. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P..Mémoire de fin d’études M. il suffit pour cela de disposer d'un crédit à court terme confirmé..B. En réalité. Le crédit qui reste permanent est celui qui a été négocié. Il est 'commode de dire que le Fonds de Roulement est inutile .E Marocaine 55 . L'augmentation du Fonds de Roulement est cependant une contrainte de la croissance. Il arrive toujours un moment où le critère juridique l'emporte sur tous les autres. mais que l'entreprise dispose encore d'une certaine capacité d'endettement. le crédit à court terme a toujours une apparence de permanence tant que l'entreprise fonctionne normalement. Cette situation est d'autant plus sensible qu'en période de crise les entreprises sont contraintes d'augmenter le recours au crédit à court terme. pour assurer leur solvabilité avant de tenter de rééquilibrer cette situation par autofinancement ou allongement de leur endettement. Ce sera le cas chaque fois que le fonds de roulement est insuffisant. Le crédit à court terme apparaît de plus en plus comme un moyen de financement non pas ponctuel mais renouvelable de telle manière qu'il semble permanent. Sinon l'entreprise voit son équilibre financier progressivement et insensiblement affecté.M. Mais il suffit que l'activité de l'entreprise diminue pour que cette permanence se traduise en une volatilité extrêmement dangereuse pour la solvabilité et l'autonomie de l'entreprise.

La situation économique et financière d’une entreprise à un moment donné est la résultante de plusieurs facteurs qui interagissent ou qui agissent séparément : Les facteurs financiers : niveau des fonds propres. il va opérer une sélection et effectuer des rapprochements entre les différents postes afin de calculer des Ratios Financiers qui mettent en évidence les caractéristiques économiques et financières de l’entreprise concernée. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. sans oublier un autre instrument qui peut être aussi important celui d’analyse interne (dynamique) du tableau des flux financiers (tableau de financement). Méthode des Ratios Financiers : L’analyste financier se propose d’étudier les comptes d’une entreprise pour porter un diagnostic financier. une bonne gestion doit être baser sur une bonne analyse et une bonne compréhension de l'entreprise et par suite la détection rapide des problèmes éventuels. fiscalité. charges.Mémoire de fin d’études M.B.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI II. productivité des ressources humaines. A. Les facteurs humains : qualité du management. …etc. Analyse Statique : méthode des Ratios. L'analyse externe (statique) par la méthode des ratios constitue l'un de ces instruments la plus utilisés. Analyse Financière externe (statique) et interne (dynamique). Dans l’énorme masse d’informations comptables. …etc. L'analyse financière a besoin des certains instruments de mesure pour faire le rapprochement entre ces facteurs. type de financement.E Marocaine 55 . …etc. et pour atteindre son objectif recherché. nature et coût de l’endettement.M. . a. . niveau. Les facteurs économiques : chiffre d’affaires. L'analyse financière d'une entreprise consiste à étudier et interpréter sa situation financière.

Partant des comptes redressés et regroupés d’une entreprise. cette recherche de la rentabilité doit prendre en considération deux types de contraintes à savoir . L’analyse par les ratios est un art plus qu’une science. soit du bilan soit du Compte de Produits et Charges. • Il faut éviter les jugements absolus des ratios ou leur donner une portée future très importante puisqu’ils ont été construits sur la base des données passées.Mémoire de fin d’études M. Il est calculé pour apprécier une vue globale sur le développement de l'activité de l'entreprise dans le temps et dans l'espace. on propose une approche simplifiée cernant les trois principales dimensions financières de l’entreprise : sa rentabilité. bien que relativement rentables. Pour ce qui nous concerne. elle devra choisir une politique d’investissement et une politique de financement jugées capables d’‘optimiser’ sa rentabilité à long terme.M. Pour être plus significative. sa liquidité. Les ratios sont très utiles pour les gestionnaires dans la mesure ou ils leurs permettent de : Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. soit les deux ensembles. d’une part il faut trouver un bon financement de ses investissements et donc suivre une politique de financement (structure financière) cohérente. la méthode des ratios se propose de mettre en lumière un certain nombre de grandeurs significatives et d’en proposer une interprétation.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI L’objectif de l’entreprise est la recherche de la Rentabilité.E Marocaine 55 . Pour cela. Un ratio est un rapport entre deux grandeurs comptables ou un groupe de postes. Toutefois. il faut faire face au risque d’illiquidité. l’analyse en termes de ratios doit respecter un certain nombre de principes : • Les ratios utilisés doivent être peu nombreux mais assez significatifs . et sa structure financière. car nombre d’entreprises se retrouvent en situation de cessation de paiements.B. D’autre part.

103.B.E Marocaine 55 . Donc. liquidité. "Cours d’analyse financière". Il est donc important de mesurer la rentabilité qu’elle génère sur ses investissements.F : 2007/2008 - Abdelkader EL YAAGOUBI Mesurer la performance de l'entreprise à travers le temps . Evaluer l'entreprise en terme de rentabilité. Détecter les problèmes existants et donner des solutions .Mémoire de fin d’études M. on utilise le ratio suivant dit Return On Assets (ROA)18 : Résultat Net ROA = Actif Total 18 Op. 1) Rentabilité économique : L’entreprise a besoin de l’ensemble de ses actifs pour générer ses bénéfices. La rentabilité s’appréhende à trois niveaux selon les objectifs de l’analyse . Cite. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. Il faut noter enfin que cette technique d'analyse a souvent 1a préférence des analystes extérieurs à l'entreprise. Université Sidi Mohamed Ben Abdelah. Professeur Abdelkarim MOUSSA. Analyse de la rentabilité. b. de la rentabilité économique et de la rentabilité financière. p. alors que les services financiers de l'entreprise doivent le plus souvent traiter les données brutes pour répondre aux exigences de la gestion financière. et en terme de sa structure financière. il s’agit donc de la rentabilité commerciale.M. 2005/2006.

"Gestion Financière".B. Op. les apporteurs de capitaux sont intéressés par la rentabilité financière et plus précisément par la rémunération que leur apporte l’activité dans sa globalité. p. Paris 2001.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Les analystes préfèrent souvent des ratios calculés à partir des Cash-flows qui sont plus proches de la réalité financière de l’entreprise et moins sensibles aux manipulations fiscales19 : Capacité d’Autofinancement Actif Total Les indicateurs de rentabilité économique permettent d’éclairer les investisseurs sur la rémunération des capitaux nécessaires à l’exploitation. Or.E Marocaine 55 . Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.42. et il convient d’évaluer cette rentabilité par rapport aux capitaux propres investis20 : Résultat Net Capitaux Propres 19 20 Idem. A titre d’exemple. Cite.M. 2) Rentabilité financière : La finalité de l’entreprise est d’offrir une bonne rentabilité à ses propriétaires de façon à leur compenser le risque encouru. ces indicateurs ne sont pas significatifs pour tous les utilisateurs de l’analyse financière.Mémoire de fin d’études M. Edition DUNOD. Bruno SOLNIK.

Cette situation apparaît notamment pour les entreprises à forte croissance et faible rentabilité. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. la rentabilité financière est une rentabilité qui tient compte des effets de l’endettement et des éléments non courants.Mémoire de fin d’études M.B. d’où le ratio21 : Capacité d’Autofinancement Capitaux Propres La rentabilité financière demeure un objectif essentiel pour l’entreprise. trois types de liquidité qui sont : la liquidité générale. Il est toutefois possible de calculer un certain nombre de ratios comparant le degré de liquidité des actifs au degré d’exigibilité des dettes du passif. Celles qui ne peuvent rapidement liquider une partie de leurs actifs d’exploitation (stocks… etc. la liquidité réduite. Aussi. les banques sont-elles amenées à réduire leurs crédits de trésorerie et notamment le découvert bancaire de certaines entreprises. c. et qui se calculent comme suit. en période de crises. Un certain nombre de dettes sont exigibles à très court terme et il convient d’être en mesure de faire face à ses engagements. qu’ils aient subi ou non le poids de l’impôt . Son amélioration passe par une bonne gestion de l’actif et du passif et une rentabilisation des actifs ayant une relation étroite avec les éléments d’exploitation. Une bonne analyse de la situation de la liquidité de l’entreprise nécessite une étude détaillée du cycle d’exploitation.M. 1) La liquidité générale : 21 Idem. et la liquidité immédiate.) pour rembourser ces dettes sont en situation de cessation de paiements et peuvent être mises en liquidation judiciaire même si elles font par ailleurs des bénéfices.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Pour les mêmes raisons que précédemment. Analyse de la liquidité : La liquidité est une contrainte de la gestion financière et même de la survie de l’entreprise. On cite ainsi. En fait.E Marocaine 55 . on préfère souvent prendre en compte l’ensemble des Cash-flows.

Edition GAÊTAN MORIN. Bruno SOLNIK.E Marocaine 55 . Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. BELKAHIA & H.181 23 Op. p. c'est-à-dire en jours de chiffres d’affaires. c'est-à-dire l’ensemble des actifs non immobilisés. OUDAD.B.). 2) La liquidité réduite : 22 Op. Cite. R.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI On compare notamment les actifs circulants.M. "Gestion Financière". plus faible sera la part du Passif Circulant face à l’actif circulant qui pourra couvrir ces dettes. Cite. à l’ensemble des dettes à court terme (Passif Circulant) par le rapport22 : Actif Circulant Ratio de Liquidité Générale = Passif Circulant Ou leur différence23 : Fonds de Roulement = Actif Circulant .Mémoire de fin d’études M. crédits clients). stocks.Passif Circulant Plus le Fonds de Roulement sera élevé (ratio de liquidité générale supérieur à 1). Il faut bien voir que ce raisonnement veut dire que pour des besoins de cycle d’exploitation donnés (stocks. Edition DUNOD. Paris 2001. p. La liquidité s’appréhende donc à travers des indicateurs très généraux (ratio de liquidité générale. "Finance d’Entreprise Tome1".45. il est plus prudent d’avoir un financement à long terme qu’exigible à court terme. Maghreb 1997. …etc. Fonds de Roulement) mais aussi et surtout par une analyse détaillée de l’actif et du passif circulants qui créent les problèmes de liquidité (clients. Un F.R important peut constituer un coussin de sécurité utile pour l’entreprise et il est important de l’évaluer en fonction de son niveau d’activité.

Paris 2002.302. Edition DALLOZ. …etc. les choix entre les modes de financement disponibles à l’entreprise se situent à deux niveaux à savoir : 24 Op. Disponibilités Ratio = Passif Circulant d. Edition GAËTAN MORIN.181. p. OUDAD. "Finance d’Entreprise Tome1". BELKAHIA & H. durée du processus de production.M.E Marocaine 55 . Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. Cite. R.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Les analystes pensent que la liquidité des stocks n’est pas toujours évidente (stock outil. et d’autre part de l’objectif de trésorerie « zéro » qui traduit une gestion financière prudente et efficace en évitant toute trésorerie oisive. p. VERNIMMEN. d’une part des fluctuations importantes qu’il peut connaître. "Finance d'entreprise".Stocks Ratio = Passif Circulant 3) La liquidité immédiate25 : Ce ratio mesure la capacité de l’entreprise à honorer ses engagements à court terme grâce à ses moyens disponibles. Elle intéresse tous les analystes et surtout les banquiers. Or.). Il reste sans intérêt du fait.B. Analyse de la structure financière : La structure financière d’une entreprise est une notion très utilisée dans le langage de la finance d’entreprise. 25 P. 5ème édition. Maghreb 1997. pour en sortir de cette hypothèse ils retiennent généralement le ratio de liquidité réduite suivant24 : Actif Circulant .Mémoire de fin d’études M. L’étude de la structure financière se concentre sur l’étude du passif du bilan et plus précisément sur l’endettement et le choix des modes de financement.

R. Ce risque financier est lié à l’incertitude que fait peser l’endettement sur le niveau d’activité de l’entreprise.F : 2007/2008 - Abdelkader EL YAAGOUBI Le choix entre le financement propre (apports des actionnaires) et le financement externe (emprunts). "Finance d’Entreprise Tome1".B. OUDAD. qui ont intérêt à voir les fonds propres prédominer dans la structure de financement. Maghreb 1997. Edition GAËTAN MORIN.Mémoire de fin d’études M. On utilise l’un ou l’autre des ratios complémentaires suivants26 : Dettes de Financement Ratio = Passif ou R = Capitaux Propres Passif Ces deux ratios permettent de mesurer le niveau d’autonomie financière ou d’indépendance financière de l’entreprise et reflètent les choix de politique financière. L’analyse de la structure financière de l’entreprise privilégie le premier point et le souci majeur de l’analyste financier demeure la mesure du niveau d’endettement. Le choix. on met plus particulièrement en évidence la part de l’endettement total dans le passif et la répartition des capitaux permanents entre fonds propres et endettement à terme (dettes à long et moyen terme). 26 Op. BELKAHIA & H. Ils permettent de mesurer le risque qui pèse sur les créanciers de l’entreprise.M.E Marocaine 55 . Dans la structure du passif. parmi les financements internes. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. Le second point relatif au choix entre les apports en capital et l’autofinancement relève beaucoup plus de la politique de répartition de résultats que de la politique de financement.179. de l’autonomie financière de l’entreprise et l’étude du risque financier qui en découle. Cite. p. entre les apports en capital et l’autofinancement. 1) L’autonomie financière : Les ratios de structure financière comparent le financement externe aux fonds propres de l’entreprise.

R. Trois ratios permettent aux créanciers de mesurer la capacité de l’entreprise à faire face à ses engagements28 : Dettes de Financement Ratio 1 = Capacité "Finance d’Entreprise Tome1". phénomène connu sous le nom d’Effet de Levier. d’Autofinancement Maghreb 1997. 27 Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.E = Cap. BELKAHIA & H. Propres Fin. Cite. OUDAD. Permanent Ces trois ratios sont équivalents et peuvent être utilisés séparément. "Finance d’Entreprise Tome1".B. Edition GAËTAN MORIN. d’autant plus que la déductibilité fiscale des charges d’intérêt peut améliorer.M. 3) La capacité de remboursement des dettes à terme : Les créanciers à long terme courent le risque de perdre leur capital prêté et aussi de ne pas toucher les intérêts y afférents. toutes étant égales par ailleurs. Op. p. Ils traduisent soit une capacité d’endettement potentielle. soit la saturation de cette capacité et la nécessité de recourir à des fonds propres.180. 28 Op. Maghreb 1997. moyennant des fonds propres réduits. Propres Dettes de Financement ou R = ou R = Financement Permanent Cap.180.E Marocaine 55 . 2) L’endettement à terme : La capacité d’endettement à terme peut être mesurée à partir de trois ratios27 : Dettes de Financement R. les actionnaires peuvent préférer assurer le financement sur fonds d’emprunts et contrôler l’entreprise. BELKAHIA & H. Edition GAËTAN MORIN. la rentabilité des capitaux propres.Mémoire de fin d’études M. p. R. OUDAD. signe de flexibilité financière. Cite.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI A l’inverse.

Les banquiers considèrent comme risquée la situation financière de toute entreprise dont les dettes à terme excédent cinq années de Capacité d’Autofinancement. « t » représentant le taux de l’impôt sur les résultats. Le dernier ratio indique la capacité de l’entreprise à faire face au remboursement des annuités en termes de principal et d’intérêts.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Résultat d’Exploitation Ratio 2 = Charges Financières Capacité d’Autofinancement Ratio 3 = Annuité et principal de la dette + Charges Financières (1-t) Le premier ratio traduit le nombre d’années nécessaires à l’entreprise pour assurer le remboursement total des dettes à terme.F). A partir de rapports entre deux grandeurs. plus l’entreprise est autonome et plus elle sera en mesure de saisir des opportunités d’investissement au moyen des Cash-flows qu’elle sécrète.B.E Marocaine 55 . e. elle permet de fonder une opinion sur la situation financière de l’entreprise grâce à l’évolution de ces ratios dans le temps. Plus ce ratio est élevé.M.Mémoire de fin d’études M. Les limites et les insuffisances de la méthode des ratios. au moyen de sa Capacité d’Autofinancement (C. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.A. Le deuxième ratio montre le degré de couverture des charges financières par le résultat d’exploitation. Un facteur (1-t) a été appliqué aux charges d’intérêt afin de tenir compte de leur déductibilité fiscale du résultat imposable. La méthode des ratios bénéficie de la faveur des banquiers et des analystes financiers en raison de sa simplicité.

Enfin. la rigidité des principes comptables empêche le bilan de rendre en compte de la réalité économique de l’entreprise.E Marocaine 55 . certains dirigeants soucieux de donner à leur entreprise une image attractive ou d’atténuer l’imposition de leur entreprise manipulent l’information comptable et font de l’habillage du bilan. De la même façon. En outre. On va citer quelques exemples de ces limites. On peut voir les pratiques les plus fréquentes de manipulation du résultat imposable (ce qui peut faire l’objet d’une répression pénale) : o o Absence d’amortissements ou amortissements insuffisants pour Constitution des provisions injustifiées pour reporter sur dégager des bénéfices fictifs ou minimiser une perte . C’est ainsi que des immobilisations importantes financées par le crédit-bail concourent à l’activité et à la formation du résultat de l’entreprise. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. Or. et fausse ainsi l’analyse de certains ratios. en raison de la conception juridique ou patrimoniale du bilan.P. l’application du principe de prudence introduit des biais.C de l’entreprise.M. à la fois au niveau du bilan et du C.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Cependant.Mémoire de fin d’études M. 1) Les ratios et l’information comptable : Le calcul des ratios est établi à partir des informations et des données contenues dans les états de synthèse de l’entreprise. la comptabilité fondée sur l’enregistrement des opérations en coûts historiques et le phénomène permanent d’inflation. mais n’apparaissent pas dans ses actifs. A cet égard. ou au contraire non constitution de provisions pour gonfler le résultat ou réduire la perte et améliorer la présentation .B. d’autres exercices le paiement de l’impôt. la simplicité de la méthode des ratios et son intérêt pratique ne doivent pas masquer les insuffisances et les limites qu’elle connaît. il est important de rappeler le caractère fondamental de divers retraitements. font que l’information comptable est déformée.

E). modification des l’exercice. Ces manipulations visent soit à présenter une situation financière mirifique de l’entreprise alors que la réalité est désastreuse. méthodes comptables. Ce type de situation échappe complètement aux ratios élaborés à partir de données chiffrées.Mémoire de fin d’études M. leur signification sera assez relative car Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.F : 2007/2008 o o Abdelkader EL YAAGOUBI Majoration ou minoration des stocks pour moduler le résultat de Maintien à l’actif de créances irrécouvrables. 3) Les ratios et le facteur humain : Bien des entreprises ne doivent leur succès ou leur situation florissante qu’à un seul dirigeant ou à une petite équipe en place.E Marocaine 55 . soit à se soustraire au paiement de l’impôt en introduisant de sérieuses entorses dans la sécurité et la fiabilité de l’information comptable. Ceci est particulièrement vrai pour les Petites et Moyennes Entreprises (P.M. Il est clair que les ratios calculés avant cette échéance ne sauront renseigner l’analyste financier. 2) Les ratios et les stratégies d’entreprise : Une entreprise investit et lance un nouveau produit qui va lui permettre de se positionner en leader sur son marché et de réaliser des bénéfices très importants dans un délai de deux à trois ans. Même si l’entreprise fait partie d’un groupe.M. 4) Les ratios et les stratégies de groupe : Les ratios calculés pour une entreprise considérée isolément et éventuellement comparés à ceux d’une entreprise concurrente peuvent paraître bons ou mauvais. En l’absence d’une structure de relève crédible et compétente. il suffit que l’animateur principal décède pour que les tiers s’inquiètent et que l’avenir de l’entreprise s’assombrisse.B. ni sur les profits à venir. accroissement des comptes courants d’associés juste avant la clôture des comptes.

E Marocaine 55 . dettes de financement. Malgré les diverses imperfections et déformations qui caractérisent l’information comptable. mais celui d’une stratégie de groupe qui peut en être éloignée. avant toute affectation du Résultat Net. Pour se maintenir et se développer. S’agissant des ressources internes. il convient d’en examiner le mode de calcul. Analyse Financière dynamique : Capacité d’Autofinancement. qui ont le mérite de mettre en évidence d’une manière dynamique tous les flux financiers qui traversent l’entreprise.F) : Le Plan Comptable Marocain définit la Capacité d’Autofinancement comme une ressource de financement générée par l’activité de l’exercice.B. …etc.A. et Tableau de Financement.G. Aussi.Mémoire de fin d’études M.S. la méthode des ratios demeure l’instrument privilégié de l’analyse financière statique.M. a. Pour bien cerner cette notion.) ou interne (Fonds Propres). cette méthode doit elle être complétée par les approches basées sur les flux. et calculée selon les dispositions indiquées dans l’E. Pour ce faire.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI ils n’expriment plus le résultat d’une stratégie propre à l’entreprise. l’entreprise dispose d’un ensemble de ressources dont l’origine peut être externe (augmentation de capital. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. l’entreprise doit procéder à des investissements de renouvellement ou d’expansion. ce sont celles qui sont sécrétées par l’exploitation de l’entreprise et qui sont désignées par les vocables de Capacité d’Autofinancement et d’Autofinancement. faire face à la dépréciation de ses actifs et à des risques divers et assurer le financement de son Besoin en Fonds de Roulement. Mesure et signification de la Capacité d’Autofinancement (C. B.

"Finance d’Entreprise Tome1". OUDAD.F à partir du Résultat Net participe d’une approche résolument microéconomique. aux passifs circulants et à la Trésorerie (Dotations d’Exploitation. sur Provisions (autres que celles relatives au actif et au passif circulants et à la trésorerie) et sur les subventions Produits de Cessions d’Immobilisations + Valeur Nette d’amortissement des immobilisations cédées ou retirées de l’actif Le calcul de la C. Edition GAËTAN MORIN. . Paris 2000. Maghreb 1997.151. il suffit de corriger le Résultat Net de toutes les charges et tous les produits calculés pour retrouver la liquidité. p. R. Cite.C.M. Edition VUIBERT.E Marocaine 55 .M propose de calculer la Capacité d’Autofinancement à partir du Résultat Net comme suivant30 : Capacité d’Autofinancement = Résultat Net de l’exercice (+ bénéfice. Financières. 3ème édition. 123/124. P. qui est un concept simple à utiliser et 29 Jacques TEULIE & Patrick TOPSACALIAN.B. BELKAHIA & H.A. "Finance". et Non Courantes Reprises sur Amortissements. orientée davantage vers les décideurs privés et les banquiers familiers avec la notion de Cash-flow. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.Mémoire de fin d’études M. 30 Op.F : 2007/2008 1) Abdelkader EL YAAGOUBI Le calcul de la Capacité d’Autofinancement à partir le Résultat Net (méthode indirecte29) : La méthode indirecte n’est autre qu’une manière rapide de calculer la Capacité d’Autofinancement le principe est le suivant : le Résultat Net représenterait la liquidité si tous les produits étaient encaissables et toutes les charges décaissables puisqu’il n’en est rien. Le P.perte) + Dotations de l’exercice autres que celles relatives aux actifs.

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à intégrer. Cependant, l’assimilation abusive de la C.A.F à la notion de Cash-flow, c'est-à-dire de trésorerie immédiatement disponible, peut conduire à des erreurs d’appréciation. En fait, la C.A.F correspond au potentiel généré par l’activité normale de l’entreprise pour : o Financer ses investissements de renouvellement (dotations aux

amortissements) et d’expansion (bénéfices non distribués) ; o Faire face à la dépréciation de l’actif immobilisé (dotations aux

provisions) ou à des risques et des charges probables (provisions probables pour risques et charges) ; o Assurer la rémunération des apporteurs de capitaux

(dividendes). On remarque que les résultats de cessions d’actif immobilisé ne sont pas pris en compte, bien qu’ils constituent un flux, dans la mesure où la C.A.F ne prend pas en considération que les opérations trouvant leur origine dans l’activité ordinaire de l’entreprise. Elle mesure davantage la capacité de l’entreprise à dégager un Autofinancement par son activité ordinaire que l’Autofinancement potentiel généré par l’ensemble des opérations de l’exercice. 2) Le calcul de la C.A.F à partir de l’E.B.E (méthode

directe31) : Cette méthode fondée sur l’idée de flux de liquidité consiste à rajouter ou à retrancher de l’E.B.E toutes les autres variables du C.P.C qui représentent des encaissements ou des décaissements réels ou potentiels (hormis les cessions d’immobilisations). Il est peut être bon de rappeler à ce stade que les Dotations aux Amortissements et Provisions et les Reprises sur Amortissements et Provisions sont des variables calculées n’impliquant aucun mouvement de fonds. Donc, il est

31

Op. Cite, Jacques TEULIE & Patrick TOPSACALIAN, "Finance", Edition VUIBERT, 3ème édition, Paris 2000, p.122.

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recommandé à titre d’analyse et de contrôle de calculer la C.A.F selon une méthode soustractive à partir de l’E.B.E. le schéma de calcul est le suivant32 : Schéma de calcul de la C.A.F à partir l'E.B.E :

Capacité d’Autofinancement

=
E.B.E ou I.B.E

Charges décaissables : Autres charges d’exploitation. Charges financières (sauf dotations sur actif immobilisé et financement permanent). Charges non courantes (valeur net d’amortissement des immobilisations cédées et dotations sur actifs immobilisé ou sur financement permanent). Impôt sur les résultats

+
Produits encaissables : Autres produits d’exploitation. Transferts de charges d’exploitation. Produits financiers (sauf reprises sur provisions réglementées ou sur provisions durables et reprises sur amortissements). Produits non courants (sauf produits de cessions d’immobilisations, reprises sur subventions d’investissement et reprises sur provisions durables ou réglementées).

Le calcul de la C.A.F selon la méthode soustractive à partir de l’E.B.E s’inscrit davantage dans une démarche macroéconomique chère aux comptables nationaux. La C.A.F constitue dans un reliquat plutôt qu’un agrégat comme dans la méthode précédente.

32

Op. Cite, R. BELKAHIA & H. OUDAD, "Finance d’Entreprise Tome1", Edition GAËTAN MORIN, Maghreb 1997, p.152.

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Selon la méthode soustractive, le caractère potentiel ou théorique de la C.A.F apparaît clairement, car elle s’obtient par la différence entre les produits encaissables et non calculés et les charges décaissables et non calculées. En fait, la C.A.F correspond à la différence entre les produits encaissés et les charges effectivement décaissées si et seulement s’il n’existe pas de décalage de trésorerie, c'est-à-dire si les produits et les charges se traduisent par des encaissements et les décaissements immédiats et intégraux. 3) Mesure et signification de l’Autofinancement :

L’Autofinancement constitue le ‘surplus monétaire (ressource) généré par l’entreprise et conservé durablement pour assurer le financement de ses activités’. On le calcule en rattachant de la C.A.F les distributions ou retraits de bénéfices intervenus au cours de l’exercice. Il se calcul comme suit33 :

Autofinancement = C.A.F – Bénéfices (dividendes pour les S.A) distribués au cours de l’exercice Cette définition montre que la C.A.F constitue le maximum de ressources que l’entreprise pourrait consacrer à l’Autofinancement (A.T), en l’absence de distribution de dividendes. 4) Analyse critique des concepts de Capacité

d’Autofinancement et d’Autofinancement : • La Capacité d’Autofinancement :

La C.A.F constitue un indicateur central du diagnostic financier de la rentabilité de l’entreprise. La C.A.F, qui est le solde des produits encaissables et des charges décaissables, représente le plafond que l’entreprise peut consacrer au paiement des charges autres que celles liées à la réalisation des ventes. Une C.A.F négative est le signe que l’exploitation engendre plus de dépenses que de recettes,
33

Op. Cite, R.BELKAHIA & H. OUDAD, "Finance d’entreprise Tome1", Edition GAETAN MORIN MAGHREB 2007, p.161.

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M.F positive mesure l’aptitude de l’entreprise à financer par ses propres ressources les besoins financiers liés à sa pérennité et à son développement (dividendes.B.A.E Marocaine 55 . investissements . dans le sens où elle contient des éléments qui ont supporté l’impôt sur les résultats alors que d’autres ont été dotés franchises d’impôts.F se trouve donc amélioré durant les exercices de dotations importantes aux amortissements et aux provisions.F et de détérioration de la trésorerie de l’entreprise .F non courante.A. à l’exclusion des opérations liées aux cessions d’actifs qui ont été neutralisés.A. la C. et il est possible d’arriver à une situation paradoxale d’amélioration de la C. avec une distinction entre les dotations aux amortissements et provisions courantes et non courantes.Mémoire de fin d’études M. o De la même façon. la C.A. La C. une bonne appréciation du potentiel de l’entreprise doit elle être fondée sur une séparation de notions de C.F courante et de C. Malgré son intérêt. une C.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI cette situation étant très risquée pour l’équilibre financier à terme de l’entreprise. …etc. remboursements de dettes).A.F intègre aussi bien les éléments courants que les éléments non courants.A. et entre les impôts sur les résultats courants et non courants.T présente des avantages certains sur un plan stratégique et sur un plan financier : L’Autofinancement : Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. Aussi. A contrario.A. • Avantages : L’A.F n’est plus parfaite et n’est pas exempte de critiques qu’on peut citer par exemple : o On peut tout d’abord relever son caractère hétérogène.

l’amélioration de la situation nette de l’entreprise s’accompagne généralement d’une appréciation par le marché de la valeur boursière de l’action pour les sociétés cotées.T confère à l’entreprise des degrés de liberté en matière de choix d’investissements .F.B. l’analyse des flux financiers vient compléter le diagnostic par une approche plus dynamique des mouvements financiers de l’entreprise au cours de l’exercice. qui donne une photographie de l’entreprise à un moment donné. Aussi.T constitue un facteur d’indépendance financière appréciable. l’A.M. Il est souvent insuffisant pour financer les grands investissements . De plus.E Marocaine 55 . o Apparence gratuite de l’autofinancement peut entraîner des investissements dont la rentabilité est nulle.C qui regroupe les flux réels de la période. Il permet à l’entreprise de limiter le recours à l’endettement (jugé très coûteux) et améliore donc sa rentabilité. Comme le cas de la C.T a des limites. les analystes financiers recourent au Tableau de Financement qui met en évidence l’évolution financière de l’entreprise au cours de Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.Mémoire de fin d’études M. en réduisant le poids des charges financières.P. ni dans le C.F : 2007/2008 o Abdelkader EL YAAGOUBI Sur le plan stratégique : l’A.A. b. o Sur le plan financier : l’A. Voici les principaux inconvénients qu’on peut citer : o o Diminution des bénéfices distribués . Les flux financiers n’apparaissent explicitement ni dans le bilan. L’analyse financière dynamique : Tableau de Financement : Alors que l’analyse financière statique basée sur le bilan permet de fonder une opinion sur l’équilibre financier et la situation de trésorerie de l’entreprise à un moment donné.

A contrario. L’introduction du Tableau de Financement dans le Plan Comptable Marocain (P.M). Les diminutions d’actifs constituent des ressources et correspondent à un échange de biens contre des créances ou de la monnaie.E Marocaine 55 . 1) L’intérêt du Tableau de financement : Le Tableau de financement fait ressortir les mouvements financiers intervenus au cours d’un exercice.Mémoire de fin d’études M. Les accroissements du passif constitue des ressources et correspondent à des apports de fonds (augmentation de capital par exemple) et à l’enregistrement de dettes Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. La reconnaissance dont bénéficie aujourd’hui le Tableau de Financement au plan international montre à l’évidence l’intérêt réel de ce document en vue de l’appréciation de la variation du patrimoine et de la situation de l’entreprise.C.M.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI l’exercice en décrivant les ressources dont elle a disposé et les emplois qu’elle en a effectués.B. En règle générale. c'est-à-dire les ressources nouvelles dont l’entreprise a disposé et les emplois auxquels elle a procédé. toute augmentation d’un poste du passif (variation positive) et toute diminution d’un poste de l’actif (variation négative) représentent une ressource : Les accroissements d’actifs sont des emplois qui correspondent à des investissements à long terme ou à l’acquisition de biens physiques et financiers faisant partie de l’actif circulant. tout accroissement d’un élément de l’actif (variation positive) et toute baisse d’un élément du passif (variation négative) constituent des emplois. vient donc consacrer l’analyse des flux.

F.N. sont exclus du tableau de financement tous les mouvements qui ne constituent pas de flux. 34 Op.Mémoire de fin d’études M. Edition GAËTAN MORIN. elles correspondent à une diminution de capitaux propres ou à un remboursement de dettes. Ainsi.G) permet d’établir la relation fondamentale de la trésorerie34: Variation Trésorerie = Variation F. les virements de compte à compte.C. p.F.F – Variation B.G. 3) Les retraitements nécessaires : Le Tableau de Financement est un document qui répond davantage à des considérations économiques que comptables.M). R. etc.M. Quant aux diminutions du passif. MAGHREB 2007.C).B. s’intéresse à l’ensemble des activités de l’entreprise. tels que les écarts de conversion.). etc. 2) La présentation fonctionnelle du tableau de financement : Le tableau de financement proposé par le P.F). "Finance d’Entreprise Tome1". BELKAHIA & H. voici au début les retraitements prévus par le Plan Comptable Marocain (P.E Marocaine 55 .R. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. L’évolution de la variation du Besoins en Fonds de financement Global (B.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI (fournisseurs. concours bancaires.272.R. à travers l’évolution de la variation du Fonds de Roulement Fonctionnel (F. les écarts de réévaluation.M.C. et permet d’expliquer l’évolution de l’équilibre financier et de la situation patrimoniale de l’entreprise. Cite. C’est pourquoi certaines neutralisations et/ou reclassements doivent être effectuées pour limiter l’analyse aux seuls flux de fonds qui correspondent à des mouvements financiers réels. Avant de procéder à la présentation du contenu du tableau de financement. OUDAD.G La construction du tableau de financement obéit donc aux principes de l’analyse fonctionnelle préconisée par le Code Général de Normalisation Comptable (C.

C’est le cas par exemple des virements d’un poste d’immobilisations en cours à un poste d’immobilisations. des mouvements de Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. Or. Aussi. et qui correspond à la différence entre la valeur actuelle et la valeur nette comptable des actifs en cause. On diminuera donc à la fois les capitaux propres de l’entreprise et la valeur nette des immobilisations. la neutralisation porte sur l’écart de réévaluation. cette opération purement patrimoniale n’entraîne aucun flux. et c’est la raison pour laquelle les dettes et les créances doivent être ramenées à leur valeur d’origine en dirhams : cette neutralisation s’effectue par la contre-passation des écritures comptables ayant constaté les écarts de conversion .E Marocaine 55 .M. soit au passif en cas de gains de change latents. les créances et les dettes libellées en devises sont converties au cours de change à la clôture de l’exercice. qui figure au passif.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI  Les Ecarts de conversion actif ou passif : Comme on l’a déjà vu. qui est une dérogation au principe du coût historique se traduit par l’accroissement d’un actif et l’inscription corrélative d’un écart de réévaluation au passif.  Les virements de compte à compte : Les virements de poste à poste n’entraînent pas de flux et par conséquent ne doivent pas être pris en considération. La prime de remboursement des obligations :  Les reclassements des primes de remboursement des obligations consiste à diminuer le montant des emprunts obligataires au passif de la valeur nette des primes de remboursement inscrite à l’actif dans les immobilisations en non-valeurs. et des écarts de conversion sont constatés soit à l’actif en cas de pertes de change latentes.B. Les Ecarts de réévaluation :  La réévaluation d’actifs. La constatation de ces plus ou moins-value ne correspond à aucun mouvement réel de fonds (emploi ou ressource).Mémoire de fin d’études M.

p.M comporte deux parties : la Synthèse des Masses du bilan et le tableau des Emplois et Ressources. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. à partir des montants nets du bilan fonctionnel avant répartition des résultats. LA SYNTHESE DES MASSES DU BILAN :  La Synthèse des Masses du bilan est un tableau établi sur deux exercices.B.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI capitaux propres qui ne correspondent pas à des flux (résultat de l’exercice et incorporation au capital de sommes prélevées sur les réserves ou sur l’écart de réévaluation par exemple). .C.133. Cite. Tableau de Financement de l’exercice (modèle normal) : Synthèse des Masses35.M. Université Sidi Mohamed BenAbdilah. Professeur Abdelkarim MOUSSA. 4) La structure du Tableau de Financement : Le Tableau de Financement du P.E Marocaine 55 ." Cours d’analyse Financière". 2005/2006. Synthèse des Masses Masses Exercice Exercice a b Variations a – b Emplois c d 1 Financement Permanent 2 Moins l’actif immobilisé = 3 Fonds de Roulement Fonctionnel (1.2)(A) Ou Ou Ou Ressource s 35 Op.Mémoire de fin d’études M.

R.F.M.F (A) = Ressource Nette Si la variation du financement permanent ‹ la variation de l’actif immobilisé Variation F. soit à des ressources de financement : Si la variation du financement permanent › la variation de l’actif immobilisé Variation du F. qui s’obtient horizontalement par la différence entre la trésorerie active et la trésorerie passive.G (B) = Emploi Net Si la variation de l’actif circulant hors trésorerie ‹ la variation du passif circulant hors trésorerie Variation B.R.  LE TABLEAU DES EMPLOIS ET RESSOURCES : Le Tableau du Financement présente pour deux exercices quatre masses successives : Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.F.F.F (A) = Emploi Net Si la variation de l’actif circulant hors trésorerie › la variation du passif circulant hors trésorerie Variation B.R.G.F : 2007/2008 4 Actif circulant 5 Moins Passif Circulant = Abdelkader EL YAAGOUBI Ou Ou Ou 6 Besoin de Financement Global (4 – 5) (B) 7 Trésorerie Nette (Actif – Passif) (A – B) Ou Ce tableau permet de mettre en évidence les variations constatées entre deux exercices qui correspondent soit à des emplois financiers.Mémoire de fin d’études M.F et la variation du B.B. peut être calculée verticalement par la différence entre la variation du F.E Marocaine 55 .G (B) = Ressource Nette La variation de la trésorerie nette.

BELKAHIA & H.Mémoire de fin d’études M. apports Subventions d’investissement Augmentation des dettes de financement (D) (nettes de primes de remboursement) TOTAL 1 Ressources Stables (A+B+C+D) (A) (B) Augmentation des capitaux propres et assimilés (C) 36 Op.55. R.F : 2007/2008 • Abdelkader EL YAAGOUBI Les ressources stables et les emplois stables de l’exercice exprimés en terme de flux .E Marocaine 55 .G et la variation de la trésorerie nette exprimées en termes de variation nette globale. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. "Finance d’Entreprise Tome1". • La variation du B. MAGHREB 2007. OUDAD.B. Cite.F. Edition GAËTAN MORIN.M. Tableau de Financement de l’exercice (modèle normal) : Suite36 Emplois et Ressources Exercice Exercice précédent Emplois Ressources emplois Ressources Ressources stables de l’exercice (flux) Autofinancement Capacité d’Autofinancement Distribution de bénéfices Cessions et réductions d’immobilisations Cessions d’immobilisations incorporelles Cessions d’immobilisations corporelles I Cessions d’immobilisations financières Récupérations sur créances immobilisées Augmentation de capital. p.

l’augmentation des capitaux propres et assimilés. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.B.G) ou ou ou ou Variation de la Trésorerie Total Général Les Ressources et les Emplois stables de l’exercice : Les ressources stables de l’exercice comprennent l’Autofinancement.E Marocaine 55 .M.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Emplois et Ressources (suite) Emplois stables de l’exercice (flux) Acquisitions et augmentations d’immobilisations (E) Acquisitions d’immobilisations incorporelles Acquisitions d’immobilisations corporelles Acquisitions d’immobilisations financières Augmentation des créances immobilisées I I Remboursent des capitaux propres Remboursement des dettes de financement Emplois en non valeurs TOTAL 2 Emplois Stables (E+F+G+H) (F) (G) (H) Variation du Besoin de Financement Global (B.Mémoire de fin d’études M. les cessions et réductions d’immobilisations.F. l’augmentation des dettes de financement.

• En ce qui concerne l'augmentation des dettes de financement. dépôts et cautionnements nouveaux acquis au cours de l'exercice.M. dettes. on prend en compte les subventions d'investissement pour le montant perçu ou à recevoir .F et les dividendes mis en paiement en cours de l'exercice .A.C en produits non courants. …etc. Parmi les augmentations de capitaux propres assimilés. • Les cessions d'immobilisations apparaissent au niveau du C. il s'agit des nouveaux emprunts (obligataires ou non) à plus d'un an.B. A noter que les cessions d'immobilisations financières portent sur les titres de participation et les autres titres immobilisés.) .Mémoire de fin d’études M. le remboursement des capitaux propres. • Le détail des acquisitions et augmentations d'immobilisations et augmentations d'immobilisations. Rappelons que l'autofinancement est calculé par la différence entre la C. • On retient en ressources les augmentations de capital en nature ou en numéraire. Il traduit un surplus monétaire qui représente un potentiel de liquidités. Les emplois stables de l'exercice comprennent les acquisitions remboursement des dettes de financement.F : 2007/2008 • Abdelkader EL YAAGOUBI L’AT constitue le moyen de financement interne privilégié de l’entreprise. les emplois en non-valeurs.E Marocaine 55 . le par l'entreprise . de fusion ou d'apport comprises . primes d'émission. des avances. On retient dans le tableau de financement le flux du prix de cession qui représente une ressource définitive pour l'entreprise.P. alors que les réductions d'immobilisations concernent les prêts immobilisés et les autres créances financières (dépôts. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.

G et la Trésorerie Nette de l'entreprise Alors que les emplois et les ressources stables de l'exercice sont repris dans le Fableau de Financement pour leur valeur brute. dépôts et cautionnements. • Le remboursement des dettes de financement correspond aux remboursements des emprunts. avances. De fait.F permet de faire face au Besoin de Financement Global de l'entreprise.F : 2007/2008 • Abdelkader EL YAAGOUBI Le remboursement des capitaux propres correspond à des réductions de capital.B.Mémoire de fin d’études M. en vérifiant que le F.E Marocaine 55 . et de s'assurer que l'équilibre financier de l'entreprise est satisfaisant.M. en sont exclus les réductions de capital par imputation de pertes . • Les non-valeurs figurent dans le tableau de financement car elles correspondent à de véritables sorties monétaires.F. 5) L'interprétation du Tableau de Financement : Le Tableau de Financement constitue pour l'analyste financier un document essentiel.F.R. et dettes diverses de l'entreprise .G et la Trésorerie Nette sont représentés par les montants nets calculés et consignés dans la Synthèse des Masses du bilan. en particulier quand il est pluriannuel. Le tableau de financement traduit donc une synthèse de la politique financière poursuivie par l'entreprise et peut être exploité de diverses manières : • Expression en valeurs relatives des diverses composantes du tableau par rapport au total pour une approche globale . Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. le B. qui se traduisent par des sorties monétaires. Il permet tout d'abords d'apprécier la politique d'investissement et de financement de l'entreprise. LE B.

A. Analyse de la politique d'investissement de l'entreprise.Mémoire de fin d’études M. • • Appréciation de la politique de désinvestissement . R. MAGHREB 2007. A titre indicatif. Edition GAËTEN MORIN.F Autofinancement Remboursement dettes de financement C. "Finance d'entreprise Tome1". de son degré d'autonomie financière et du taux d'autofinancement de ses investissements . p.F Variation B. Cite.B.F.277.F : 2007/2008 • Abdelkader EL YAAGOUBI Analyse fine de la structure et de l'évolution des emplois en général et des catégories d'investissements en particulier pour identifier la stratégie de croissance (interne ou externe) .G Remboursement dettes de financement Ou C.M.BELKAHIA & H.OUDAD. les ratios suivants peuvent être directement calculés à partir de la synthèse des masses du bilan et/ou du tableau d'Emplois et de Ressources37 : Autofinancement Ou Total Ressources Total Ressources Total Ressources Distribution de bénéfices C.F Dettes de Financement Acquisition et augmentation d'immobilisations Total emplois 6) Les limites du tableau de financement : 37 Op.R.A.F Variation F. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.E Marocaine 55 .A. • Appréciation de la politique de dividendes de l'entreprise.

B. entre les opérations d'exploitation et les opérations hors exploitation.A. et constitue à ce titre un instrument valable d'analyse de la gestion financière de l'entreprise. Elles concernent le retraitement des opérations de crédit-bail. alors que des crédits de trésorerie revolving ne sont pas considérés comme stables.F qui sont avant tout des indicateurs comptables. même s'ils sont permanents en pratique. du fait de l'ambiguïté de la notion de stabilité des ressources. mais après rémunération des dettes financières (charges financières). du fait des variations positives du B.R. rarement disponible en pratique. on parle de l'absence de distinction au niveau du Besoin de Financement Global. par exemple.C. Cependant. et les titres et valeurs de placement qui sont classés dans le Besoin de Financement Global (B. et non pertinente dans la mesure où elle ne traduit qu'un potentiel de trésorerie. Il y a également lieu de signaler la cœxistence des notions de F.F. La C.R.R.E Marocaine 55 .M.A. Le concept de Fonds de Roulement Fonctionnel (F.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Le tableau de financement recèle de nombreuses informations. Enfin.F) n'est également pas exempt de critiques. La première limite de ce document est tout d'abord conceptuelle en raison des notions de C. alors qu'ils constituent dans beaucoup des cas de véritables placements de trésorerie.F et de Fonds de Roulement Financier ou Permanent. qui n'a pas été prévu par le P.G).F est un concept hybride.Mémoire de fin d’études M. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. Ainsi. ce document n'échappe pas à des critiques en raison de ses insuffisances.R de l'entreprise. la partie à moins d'un an d'un emprunt est considérée comme stable. D'autres limites existent. dans le sens où elle est à la fois calculée avant rémunération des capitaux propres (dividendes).F et de F. qui ne peut que nuire à l'intérêt de ce concept dans la mesure où leur contenu est sensiblement différent.M.F.

Après avoir exposé et expliquer la notion d’équilibre financier. En outre. et la méthode des Flux Financiers représentée par le Tableau de Financement qu’on l’a précédé par une exposition de ce qu’est la Capacité Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.B. on a pu soulever l’importance de certains concepts qui expriment et qui simplifient la notion d’équilibre financier.Mémoire de fin d’études M.M. qu’elle soit fonctionnelle (bilan) ou financière (bilan financier). tout en montrant la différence qui existe entre ces deux concepts et les deux autres concepts dits Fonds de Roulement Fonctionnel et Besoin de Financement Global. la détermination du Fonds de Roulement. et de la Trésorerie Nette a nécessité de soulever ce lien qui existe entre l’analyse financière et le Fonds de Roulement. tels que le Fonds de Roulement et le Besoin en Fonds de Roulement. il s’avère important et obligatoire de montrer théoriquement comment se fait l’analyse de l’équilibre financier ou autrement dit comment peut on analyser l’équilibre financier en utilisant les données des états de synthèse ? La réponse était présentée par deux méthodes connues et citées par la plupart des analystes et des auteurs de la matière à savoir : la méthode des Ratios. cette différence qui trouve son origine dans l’approche utilisé pour déterminer chacun de ces éléments. du Besoin en Fonds de Roulement.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Dans ce deuxième chapitre. On a exposé encore. les différentes méthodes de calcul de ces grandeurs tout en mentionnant pourquoi le faire.E 55 Marocaine .

et on va les utiliser pour décortiquer ce qui nous semble nécessaire pour compléter ce travail.E). pour interpréter les différents résultats et les différentes grandeurs et rapports réalisés par cette entreprise durant deux exercices d’activité. …etc. La deuxième méthode est dite dynamique ou interne. on va se référer aux deux premiers chapitres.M. on essaiera de donner quelques remarques. La première méthode est dite statique ou externe puisqu’elle utilisé par des analystes externes de l’entreprise leur permettant de fonder une opinion sur l’équilibre financier et la situation de trésorerie de l’entreprise à un moment donné. À la fin.M. Ces annexes appartiennent à une Entreprise de taille moyenne (P. pour conclure ce modeste travail qu'on a essayé de le rendre simple mais stimulant son Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. On va commencer par une définition de l'entreprise cible.B. tout en cachant son nom et son siège pour garder la confidentialité des données et le secret du métier. on appliquera ce qu'on vient d’exposer théoriquement dans les deux premiers chapitres. les tableaux. Les données. parce qu’elle menée par l’analyste financier de l’entreprise elle-même Chapitre 3 : Etude de cas : cas d'une Petite et Moyenne Entreprise Dans ce troisième chapitre. en citant son capital. son chiffre d'affaires. et les différents états de synthèse des deux exercices sont trouvés à la fin de ce mémoire. ni dans le C. son secteur. sa taille.E Marocaine 55 . qui donne une photographie de l’entreprise à un moment donné. et qui travaille dans le domaine public par l'installation électrique dans le milieu rural. et aux annexes situées à la fin de ce mémoire pour bien illustrer et coller la théorie avec la réalité économique.Mémoire de fin d’études M. recommandations.C qui regroupe les flux réels de la période. Les flux financiers n’apparaissent explicitement ni dans le bilan.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI d’Autofinancement. L’analyse des flux financiers vient compléter le diagnostic par une approche plus dynamique des mouvements financiers de l’entreprise au cours de l’exercice. Ensuite.P.

l'électrification du milieu rural.R.B. Définition de l'entreprise : Nom : Siège : Capital social ou personnel : Taille : Chiffre d'affaires : Secteur : Statut juridique : x (confidentiel).A. MAROC. Société à Responsabilité Limitée (S.Mémoire de fin d’études M.92 Dirhams. Marché publique.00 Dirhams.M.T. 800 000. Petite et Moyenne Entreprise. et dans lequel on a trouvé pas mal de difficultés conceptuelles et professionnelles.L).E Marocaine 55 .P.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI lecteurs à réfléchir sur ce thème qu'on juge d'actualité et d'importance. Section 1 : Introduction à l'Analyse Financière. autrement dit B. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. 9 442 890.

B.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI I.M. Objectifs du Diagnostic Financier : La réponse à la question de pourquoi le diagnostic financier peut être résumée comme suit : L'équilibre financier : deux méthodes pour le déterminer soit la méthode statique (externe ou encore traditionnelle). et qui commence par la collecte des informations. et la mise en œuvre des indicateurs significatifs.E Marocaine 55 . l’analyse attentive de ces informations.Mémoire de fin d’études M. b. soit par la méthode dynamique (interne ou encore contemporaine) . La rentabilité : l'objectif est de juger si l'entreprise a réalisé des investissements rentables par rapport aux capitaux engagés. Le Diagnostic Financier : Le diagnostic peut être définit comme étant : "une démarche qui s'appuie sur l'examen critique de l'information comptable et financière fournie par les dirigeants de l’entreprise à destination des tiers. La démarche de Diagnostic financier : Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. a. Le Diagnostic Financier (D.F) A.

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La démarche peut être schématisée comme suit :
La collecte des informations

Externe : Bilan, C.P.C, tableaux,… etc. Interne : informations

L’analyse de ces informations

complémentaires. Points forts Points faibles

La sélection des indicateurs significatifs

Ratios, …etc.

c.

Les types du diagnostic :

Check Up Types de D.G Curatif

B. Les objectifs du Diagnostic Financier :
Les objectifs se diffèrent, de l'entreprise elle-même qui utilise l'information financière pour avoir des décisions financières adéquates, aux tiers qui veulent porter un jugement sur la situation financière de l'entreprise. On peut résumer ces différents objectifs comme suit : - L'entreprise : l'objectif de l'entreprise en exploitant l'information financière est d'arriver à prendre les décisions financières jugées satisfaisantes et adéquates, en ce qui concerne les deux politiques d'investissement et de financement; - Les tiers : leurs objectifs diffèrent, les actionnaires et les épargnants cherchent une grande rentabilité avec un moindre risque. Par contre, les prêteurs cherchent plus de garanties que de Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.M.E Marocaine

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profits, ainsi les salariés cherchent à participer à la répartition de richesses et de la V.A.

C. Introduction à la comptabilité : par l’approche financière.
a. Qu’est qu’un bilan ?

On peut définir le Bilan en tant qu'un flash permettant de visualiser ou de décrire dans un moment donné ce que l'entreprise détient (Passif ou Ressources) et ce qu'elle doit (Actif et Emplois). Il joue un rôle primordial et majeur dans l’ana lyse financière de l’entreprise, et c’est à partir de lui qu’on puisse comprendre les autres états de synthèse. b. L'actif du bilan : L’Actif Immobilisé (A.I) :

En se référent à l'annexe 1 qui désigne l'Actif de l'entreprise, on trouve que l'A.I est de 3 632 814,01 DHs alors qu'il était pour l'exercice précédent de 2 297 693,75 DHs, c'est-à-dire une variation positive de 58,10% entre les deux exercices. En détaillant l'A.I, on trouve que l'entreprise n'a pas d'Immobilisations en Non Valeurs, les Immobilisations Incorporelles constituent 0.01% avec un montant de 941,57 DHs. Par contre, la majorité est formée par les Immobilisations Corporelles qui représentent 99,99% (100% pour l'exercice précédent) de l'A.I dont la grande partie sont des Constructions (1 650 971,07DHs). Ainsi qu'une absence des Immobilisations Financières 0DHs, puisque l'entreprise est une P.M.E non cotée et locale ce qui justifie encore l'absence d'Ecarts de Conversion Actif 0DHs. Enfin, on constate que l'A.I représente par rapport au total général d'Actif plus de 54%. L'Actif Circulant (A.C) :

L'annexe 1 montre cette fois ci que l'A.C est d'un montant total de 2 404 565,49 DHs et 855 369,99 DHs pour l'exercice précédent, c'est-à-dire une variation positive de plus de 180%. L'A.C qui comporte les Stocks, qui sont d'un montant de 41 Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.M.E Marocaine 55

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700,00 DHs qui n'a pas varié, représentant 1,73% du total d'A.C, et qui est formé en totalité par les Matières et Fournitures Consommables, avec une absence totale des Marchandises 0DHs, des Produits en Cours 0DHs, des Produits Intermédiaires 0DHs, et des Produits Finis 0DHs (ce n'est plus une entreprise commerciale ou industrielle mais d'installation électrique BTP). Pour la deuxième composante de l'A.C à savoir les Créances de l'A.C, celles-ci sont d'un montant de 2 362 865,49 DHs (pour l'exercice précédent 813 669,99 DHs) avec un pourcentage de plus de 98% du total d'A.C dont la grande majorité est réservée aux Clients et Comptes Rattachés (1 868 982,99 DHs) et Etat – Débiteur (490 721,40DHs). Pour les deux composantes qui restent qui sont les Titres et Valeurs de Placement, et les Ecarts de Conversion Actif (Eléments circulants) sont nuls pour les raisons citées auparavant. Enfin, l'A.C représente presque 36% du total général d'Actif. La Trésorerie Active (T.A) :

Pour la Trésorerie Active, qui est les moyens de règlement disposés par l'entreprise, elle est d'un montant de 683 324,71 DHs et de 789 214,99 DHs pour l'exercice précédent c'est-à-dire une variation négative de -13.41%. Elle est composé en général par les Chèques et Valeurs à encaisser soit un montant de 670 248,81 DHs c'est-à-dire plus de 98% du total de la T.A, les Banques et C.C.P sont nuls, et la Caisse, régies d'avances et accréditifs avec un montant de 13 075,90 DHs soit Presque 2% de la T.A. cette dernière représente plus de 10% du total général d'Actif. Le total général de l'Actif pour cet exercice est de 6 720 704,21 DHs, soit une progression de plus de 58% par rapport à l'exercice précédent qui était d'un montant total de 3 942 278,73 DHs, cela veut dire que l'activité de l'entreprise a évolué d'un exercice à l'autre. c. Le passif du bilan. Le Financement Permanent (F.P) :

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L'annexe 2 montres que le total du F.P représente 11.80 DHs et 337 186.B.72% du total général du Passif.P est de 787 674.44% du total général du Passif. Le F. Provisions Durables pour Risques et Charges 0DHs et Ecarts de Conversion Passif 0DHs. Pour les deux autres composantes c'est-à-dire Autres Provisions pour Risques et Charges pour 0DHs et les Ecarts de Conversion Passif (éléments circulants) pour 0DHs. Pour les Capitaux Propres Assimilés sont nuls avec 0DHs.55 DHs formé totalement par les Autres Dettes de Financement.C) : Le P.P de l'exercice est de 2 650 652.P constitue 39.Mémoire de fin d’études M.66% du total du F.60%. Le total des Capitaux propres est de 1 555 015. les Dettes de financement représentent 41. le recours au compte Banques s'est passé de 337 186. le F.P se compose de cinq rubriques.85 DHs et de 2 617 092. les Capitaux Propres représentent 58.C constitue 48.  Passif Circulant (P.42%.06 DHs à 787 674.P.80 DHs.69 DHs. La T.41 DHs pour l'exercice précédent soit une variation positive de 25. Le P.C de l'entreprise est de 3 282 376.34% du total du F. Concernant les Dettes de financement qui ont connu une variation remarquable entre les deux exercices le montant s'est passé de 1 970.94 DHs et les Comptes d'associés pour 1 287 295.E Marocaine 55 . presque 82% du total formé par les comptes Fournisseurs et comptes rattachés pour 1 402 482. pour les deux autres composantes qui restent sont nulles.92 DHs l'exercice précédent soit une variation positive de presque 58%.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Comme on a exposé dans la partie théorique. Le compte Banques (soldes créditeurs) constitue 100% du montant de la Trésorerie Passive.34 DHs à 1 095 637.M.26 DHs pour l'exercice précédent soit une variation positive de plus de 168%.83% du total général du Passif.P. Il est formé dans sa totalité par les Dettes du Passif Circulant 3 282 376.P) :  Le montant de la T.56 DHs et de 988 000.06 DHs l'exercice précèdent soit une variation positive de 133.00 DHs et de 986 029. Trésorerie Passive (T. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.85 DHs.

le total général est de 6 720 704. A.21 DHs et de 3 942 278. Le passage du bilan comptable au bilan financier.71 6 720 704.Mémoire de fin d’études M.85 Trésorerie Passive 787 674. Les retraitements financiers du bilan comptable : 1) Retraitements des immobilisations en non valeurs et des actifs fictifs : Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. cela veut dire regrouper à l'actif et au passif des éléments patrimoniaux selon leurs échéances à plus ou moins d'un an. Le Bilan Financier : Le bilan financier est un bilan organisé en vue d'évaluer le patrimoine de l'entreprise et d'apprécier le risque de faillite à cours terme.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Enfin.56 Passif Circulant (Hors Trésorerie) 3 282 376.M.01 Actif Circulant (Hors Trésorerie) 2 404 565.73 DHs soit une variation positive de 70. on peut déterminer les grandes masses du bilan fonctionnel en N comme suit : Actif Immobilisé 3 632 814. Donc.21 II. Le passage du bilan comptable au bilan financier se fait à l'aide des retraitements et des reclassements de certains postes d'Actif et du Passif. Le passage du bilan comptable au bilan financier nécessite d'effectuer différents reclassements avant de grouper les postes de l'actif et du passif en masses homogènes.80 6 720 704.42%.21 Financement Permanent 2 650 652.E Marocaine 55 .B.49 Trésorerie active 683 324.

3) La prise en considération des impôts latents sur certains postes du passif : Les comptes concernés par ce type de retraitement. on retrouve les subventions d’investissement. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. 4) • Les éléments de la trésorerie-passive : Les comptes courants associés créditeurs : Il y a lieu de constater deux types de comptes courants associés créditeurs. • Les comptes courants associés créditeurs non bloqués sont considérés comme des éléments de la trésorerie passive. et la cause c'est que l'activité de l'entreprise ne dépasse pas le territoire du Maroc et n'a pas de relations économiques avec l'extérieur.B.M. Les comptes bloqués et les comptes non bloqués. • Les comptes d’associés créditeurs bloqués sont considérés comme des capitaux propres. n’existent pas pour notre société étudiée. on remarque encore une absence des Ecarts de conversion-Passif. 2) Retraitements des écarts de conversion-Passif : Tel est le cas des Ecarts de Conversion-Actif. on remarque que l'entreprise ne possède pas des immobilisations en non valeurs.E Marocaine 55 . les provisions réglementées et les provisions pour risques et charges.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Toujours en se référent à l'annexe 1. Et c'est la même chose pour les Ecarts de conversion-Actif.Mémoire de fin d’études M.

E Marocaine 55 . • Prise en compte des effets escomptés non échus : Dans le cadre du Plan Comptable Marocain aucun retraitement n’est envisagé puisque le concours bancaire est déjà dans le passif de la trésorerie et l’effet est rattaché aux créances clients.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI On considère les comptes d’associés créditeurs non bloqués et qui sont d’un montant de 1 287 295.69 DHs pour cet exercice N et étaient de 1 507 295.70 2 404 565. nantissement. • Les retraitements des engagements Hors Bilan : sûretés réelles. le Bilan Financier ou liquidité en N est comme suit : Actif Immobilisé Actif Circulant (HT) Trésorerie Active 4 920 109.71 8 007 999. gage.49 Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. et on va les considérer en tant qu’éléments de Capitaux. et crédit-bail : Les engagements donnés par une entreprise sous la forme de sûretés réelles (hypothèque.56 3 282 376. cautions) peuvent constituer un facteur de risque très important pour l’entreprise. Donc.Mémoire de fin d’études M.90 8 007 999.90 Financement Permanent Passif Circulant (HT) Trésorerie Passive 2 650 652.85 2 074 970. warrant) ou d’engagements financiers (aval.4 9 683 324.M. C’est pourquoi l’analyste financier devra les étudier avec une grande attention.69 DHs l’exercice précédent.B. engagements financiers.

Les trois concepts fondamentaux : Bénéfice. liquidité : • Bénéfice : Il s’agit de la part des flux de fonds générés par l’activité bénéficiaire de l’entreprise (enrichissement) qui a le poids de l’impôt. • Rentabilité : Pour arriver à mesurer la rentabilité d’un investissement. Ce bénéfice est sensible à toutes les manipulations ayant pour but de réduire le montant de l’impôt sur les bénéfices et notamment les différentes dotations aux amortissements et provisions.P.Mémoire de fin d’études M.C. qui traduisent les conséquences des opérations d’exploitation de l’entreprise. et permet de dégager divers niveaux de résultats. Il s’agit donc du solde entre les produits et les charges entraînant effectivement une entrée ou une sortie de fonds. a. il convient de comparer le montant dépensé pour l’investissement à l’ensemble des flux positifs générés par cet investissement. de ses opérations non courantes et de l’impôt sur les sociétés.C). Rentabilité.B. Le Compte des Produits et Charges (C.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI B. la dépense associée aux dotations (amortissements ou provisions) est nulle ou tout au plus égale au coût de l’encre utilisé par le comptable pour ces écritures.M) est présenté en liste. le rappel des informations de l’exercice précédent est obligatoire. Dans les deux cas.M. Au contraire. • Liquidité : Le flux financier ou flux de liquidité effectivement généré par l’activité de l’entreprise diffère du cash-flow potentiel du fait que certains produits et charges ne Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. Présentation du Compte des Produits et Charges : Le CPC du Plan Comptable Marocain (P. b.E Marocaine 55 . de sa politique de financement.

on remarque que l’entreprise a dégagé un surplus de 689 566.93+84 440. à partir des deux résultats calculés ci-dessus. Pour l’exercice N : Le R.11 = 689 566.M.E) : Le Résultat d’Exploitation = Produits d’exploitation .92 – 8 753 324. ce qui constitue un indicateur de performance commerciale de la société.96 – (5 054 010.Mémoire de fin d’études M. et le Résultat Net de l’exercice : Pour les différents résultats qu’on va citer ci après se trouvent en détail dans l’annexe 3 à la fin de ce travail.61+182 249. Pour l’exercice N-1 : Le R.60+814 017.34) Le R. Donc. Il s’agit notamment des achats qui peuvent être effectués à crédit (augmentation du crédit fournisseur) et à l’inverse des ventes qui ne sont pas réglées comptant (mais passent en augmentation de crédit client) ou même de l’augmentation de stocks qui n'a pas encore fait l’objet d’une vente et donc d’un règlement. On va montrer comment ils se calculent tout en essayant de les commenter. Non Courant.E = 154 713.20+797 273.81 DHs pour l’exercice N et 154 713. Courant.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI sont pas réglés comptant.Charges d’exploitation.20+122 323.B. 2) Le Résultat Financier (R.83 DHs.E = 7 280 006.E = 9 442 890.E = 9 442 890. c. Les résultats : d’Exploitation.92 – (6 589 983. Financier.51+1 116 498.E Marocaine . 1) Le Résultat d’exploitation (R.69) Le R.10+67 319.F) : 55 Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.81 DHs.30+1 050 917.83 DHs l’exercice N-1.

81 + (.C = 689 566.03 DHs.83 + (.les charges financières.Mémoire de fin d’études M.57) DHs l’exercice précédent.93) Le R.93 DHs.M.C = 154 713.B.88 DHs.E Marocaine 55 . ce qui pose pas mal de questions sur la qualité de l’ingénierie financière de l’entreprise et de sa politique de financement.F = .C) : + Résultat Financier Résultat Courant = Résultat d’Exploitation Pour l’exercice N : Le R.93) DHs pour l’exercice et (18 663. Pour l’exercice N-1 : Le R.F = 416.23 – 19 079.57 DHs.C = 135 634.F = . Pour l’exercice N : Le R. Ce qui montre que l’entreprise n’a pas de produits financiers et a des charges financières.80 Le R.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Le Résultat Financier = Les produits financiers .57) Le R.11 552.18 663. Le Résultat Financier est négatif pour les deux exercices.18 663. soit (11 552. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.C = 678 013.11 552. 3) Le Résultat Courant (R. Pour l’exercice N-1 : Le R.

B.14 442.49 DHs. 5) Le Résultat Net de l’exercice (R.N) : Résultat Net = Total des Produits – Total des Charges Pour l’exercice N : R.les charges non courantes.C qui est obtenu à partir des opérations non courantes. on peut dire que les opérations d’exploitation positives ont pu couvrir la négativité des opérations financières c'est-àdire celles de financement et de placement.N. qui sont successivement 678 013. Pour l’exercice N : Le R.E Marocaine 55 .C = .88 DHs l’exercice N et 135 634.8 039.N.Nn.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Â partir de ces deux résultats.92 – 8 764 877. Le R. Pour l’exercice N-1 : Le R.03 DHs l’exercice N-1.C = .M. c'est-à-dire qui ne sont pas relatifs à l’exploitation.33) DHs et de (8 039.N.33 DHs.02 DHs. exceptionnelles.Net = 9 442 890.49 DHs) l’exercice N-1. qui doit le tenir en considération au future pour donner une meilleure image à ces tiers surtout les banquiers.C): Résultat Non Courant = Les produits non courants . ou encore dites par les auteurs français. 4) Le Résultat Non Courant (R. On trouve que ce Résultat est négatif pour l’exercice N d’un montant de (14 442. ce qui montre que la société est plus performante en commercial par rapport au financier.Mémoire de fin d’études M.04 R.Net = 593 051. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.

F doit être étudiée avec une attention particulière.Net = 7 280 423. L’absence des bénéfices traduit une situation critique et révélatrice de déficiences de gestion importantes.08 DHs.19 – 7 144 789. 4b et 4c) de DETAIL DES POSTES DES COMPTES DE CHARGES.Net = 135 634.F et le R.Mémoire de fin d’études M. puisqu’on a vu que le R. Il faut signaler que.59 DHs. qui contient deux autres éléments non calculés sur l’annexe 3 à savoir charges non courantes et les impôts sur les bénéfices.M. De ce fait. la rentabilité d’une entreprise suppose l’appréciation des résultats dégagés à chacun des niveaux reconnus comme significatifs pour porter un jugement réel et adéquat sur la qualité de la gestion. de faire face aux besoins de fonctionnement et de développement. Donc.85 R. Pour l’exercice N-1 : R.Net = 103 858. Abdelkader EL YAAGOUBI Mais. c'est-à-dire que l’exploitation a pu dégager un bénéfice positif d’une année à l’autre permettant à la société de survivre et de se développer.Net = 9 442 890. Cela peut être expliqué comme une faiblesse dans la gestion Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.Net = 7 280 423. dans les deux cas de figures cités en haut.16 R.N qui est un critère clé du D.C étaient négatifs.03 DHs.00 DHs. Ce bénéfice permet à l’entreprise en effet d’assurer la rémunération des capitaux propres.F : 2007/2008 Pour l’exercice N-1 : R. et de se disposer des réserves suffisantes pour pallier les aléas de l’environnement et de la future.19 – 7 176 564.92 – 8 873 905.Net = 568 985. ce Résultat Net est différent lorsqu’on utilise le total des charges calculé à partir les trois annexes (4a. D’où le Résultat Net est égal pour : Pour l’exercice N : R. on trouve que le Résultat Net est positif et proche d’atteindre 600 000.60 R.B. le R.E Marocaine 55 .N.

Mémoire de fin d’études M.B.F : 2007/2008

Abdelkader EL YAAGOUBI

des opérations financières et des opérations non courantes (exceptionnelles) et qui peuvent affecter la situation de l’entreprise.

C.

L’état de Soldes de Gestion (E.S.G).

L’état des Soldes de Gestion (E.S.G) permet de visualiser à travers les soldes de gestion comment l’entreprise a généré son bénéfice et sa capacité d’autofinancement. La cascade des soldes permet de dégager plusieurs niveaux de mesure de la performance d’une entreprise. L’E.B.E y joue un rôle charnière en tant qu’indicateur de la performance économique de l’entreprise, et constitue également le point de départ de la mesure et de l’affectation du surplus monétaire. L’annexe 5 dans la fin de ce travail contient les données et les résultats qu’on va étudier ci après. a. La Marge Brute sur Ventes en l’état (M.B.V) :

Marge Brute = ventes de marchandises en l’état – achats revendus de marchandises Pour notre société cible, on trouve que la formule change un peu en remplaçant ventes de marchandises en l’état par ventes sur travaux (suite à l’activité BTP de cette société). Pour l’exercice N : M.B.V = 9 442 890,92 DHs. Pour l’exercice N-1 : M.B.V = 7 280 006,96 DHs. On peut dire que la M.B.V est positive dans les deux exercices, soit 9 442 890,92 DHs en N et 7 280 006,96 DHs en N-1, c'est-à-dire une variation positive de presque 30%. Cela se justifie par a nature d’activité de l’entreprise qui ne possède pas un stock de marchandises. Pour les entreprises commerciales on peut utiliser la M.B.V par rapport au chiffre d’affaires hors taxes pour déterminer un seuil

Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.M.E Marocaine

55

Mémoire de fin d’études M.B.F : 2007/2008 concurrents. b.

Abdelkader EL YAAGOUBI

de rentabilité pour analyser la politique commerciale de l’entreprise par rapport aux

La Production de l’exercice (P.E) :

Production = production vendue ± production stockée ± production immobilisée de l’exercice. Pour ce qui est de la production d’exercice, ça n’existe pas pour cette entreprise toujours pour la même raison (nature d’activité). L’entreprise n’a pas de Prestations de services, ni des stocks, ni des immobilisations produites pour ellemême. Cela nous prive de porter un jugement sur le niveau d’activité de l’entreprise, surtout que ses ventes (son chiffre d’affaires), qui traduisent le dynamisme commercial de celle-ci, s’approchent d’un million de Dirhams ne sont pas toujours significatives de l’activité réelle.

c.

La Valeur Ajoutée (V.A) :

Comme on l’a déjà souligné auparavant de ce travail, on utilisera la méthode soustractive pour déterminer la V.A. V.A = Marge Brute + Production – Consommation de l’exercice Avant de calculer la V.A des deux exercices, on doit comme même montrer comment se calcul la Consommation de l’exercice et la déterminer. Mentionnons ainsi que cette entreprise ressemble plus à une entreprise industrielle que commerciale, pour cela les consommations en provenance des tiers sont les Achats Consommés de Matières et Fournitures et les Autres Charges Externes. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.M.E Marocaine 55

Mémoire de fin d’études M.B.F : 2007/2008

Abdelkader EL YAAGOUBI

Consommation de l’exercice = Achats Consommés + Autres Charges Externes Pour l’exercice N : Consommation = 6 589 983,51 + 1 116 498,10 Consommation = 7 706 481,61 DHs. Pour l’exercice N-1 : Consommation = 5 054 010,30 + 1 050 917,93 Consommation = 6 104 928,23 DHs. Donc, la Valeur Ajoutée est égal à : Pour l’exercice N : V.A = 9 442 890,92 - 7 706 481,61 V.A = 1 736 409,32 DHs. Pour l’exercice N-1 : V.A = 7 280 006,96 – 6 104 928,23 V.A = 1 175 078,74 DHs.

A partir des deux résultats de la V.A et qui sont de 1 736 409,32 DHs pour l’exercice N et de 1 175 078,74 DHs pour N-1, on constate que l’entreprise a réussi à créer de la valeur ajoutée pour les deux exercices soit une variation positive de 48%, ce qui va permettre à l’entreprise de trouver une ressource pour se développer et rémunérer les différentes parties prenantes. Ce concept sera donc préféré au chiffre d’affaires pour apprécier la taille et la contribution de l’entreprise et de ses facteurs de production à la richesse nationale, et qui mesure en effet l’apport réel de l’entreprise dans l’économie. d. L’Excédent Brut d’exploitation (E.B.E) :

Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.M.E Marocaine

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Pour notre entreprise.B.B.B.E représente le résultat provenant du cycle d’exploitation et constitue à ce titre le premier solde significatif en termes de rentabilité. Le Résultat d’Exploitation (R.E = V.E = 871 816.B.E = E.94 DHs.20) E.B. C’est un résultat d’exploitation indépendant et neutre vis-à-vis de la politique de financement de l’entreprise. de la politique d’investissement et de renouvellement des immobilisations.94 DHs l’exercice N1.B. de la politique fiscale et des éléments non courants.E apparaît comme la bonne mesure des performances industrielles et commerciales de l’entreprise.B.E Marocaine 55 .51 DHs l’exercice N et de 276 620.B. c'est-à-dire une variation positive de plus de 200%.B. e.E doit être d’un volume conséquent pour permettre le bon fonctionnement de l’entreprise en assurant les prestations dues.A + Subventions d’exploitation – Impôts et Taxes – Charges du Personnel Pour l’exercice N : E.E = 1 736 409. Pour l’exercice N-1 : E. elle a réalisé un E.E = 276 620.E +Autres Produits d’exploitation – autres charges d’exploitation + Reprises d’exploitation + Transferts de Charges – Dotations d’exploitation Pour l’exercice N : Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.M. Tout comme la Valeur Ajoutée dont il découle.74 – (84 440.E) : R.E = 1 175 078. vis-à-vis de différents agents économiques. L’E.32 – (67 319.60 + 814 017. l’E.B.61) E.B.51 DHs.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI E.E positif pour les deux exercices soit un montant de 871 816.20 + 797 273.Mémoire de fin d’études M. L’E.

F Le R.C = 689 566. Pour l’exercice N-1 : R. Pour l’exercice N-1 : R.60 DHs en N-1 soit une variation positive de presque de 350%.34 R. l’entreprise a pu réaliser un R.C = 154 297.C.93 R. Le Résultat Courant (R.Mémoire de fin d’études M. L’entreprise montre encore une fois qu’elle est performante indépendamment de sa politique de financement et de ses opérations non courantes.57 Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.B.88 DHs. Mais.E = 689 566.82 DHs.C) Résultat Courant = Résultat d’exploitation +Produits Financiers – Charges Financiers Résultat Courant = R.F : 2007/2008 R.60 DHs.94 – 122 323.E est calculé hors produits financiers.60 – 18 663.C = 678 013. on note que le R.51 – 182 249. Pour l’exercice N : R.E = 154 297.E Marocaine 55 .E = 871 816.M.69 R.F est déjà calculé dans la partie du C. alors que ces derniers constituent une composante essentielle de la gestion globale de l’entreprise.E = 276 620. c’est le même résultat et c’est la même manière de le calculer.E positif qui est de 689 566. f.82 – 11 552.P. Abdelkader EL YAAGOUBI Comme c’était le cas pour les soldes précédents.E ± R.82 DHs en N et qui était de 154 297.

il reste inchangeable pour l’E. L’entreprise continue à dégager des résultats positifs.C est de 678 013.Nn.G. g. Le Résultat Courant est très prisé par les analystes financiers.C = R.Mémoire de fin d’études M.03 DHs en N-1 c'est-à-dire une variation positive qui s’approche de 400%.S. Abdelkader EL YAAGOUBI Le Résultat Courant résulte des opérations ordinaires ou habituelles de l’entreprise sur un plan industriel. commercial et financier. exclusion faite des éléments non courants et de l’incidence fiscale de l’impôt sur les résultats. R. qui lui appliquent l’imposition pour dégager un résultat net corrigé issu de l’activité normale de l’entreprise.M.03 DHs.88 DHs en N et de 135 634. notamment si des transferts de charges importants sont effectués de l’exploitation dans le non courant.C = 135 634. Le R.C doit être analysé par l’entreprise avec prudence.E Marocaine 55 . le R.C – impôts sur les résultats Le R.F : 2007/2008 R.C ± R.N.N.C) : Résultat Net Comptable = Résultat Courant + Produits non courants – Charges non courantes – Impôts sur les résultats.C.N. Le Résultat Net Comptable (R. Des entreprises en situation de récession peuvent enregistrer les pertes importantes et les considérer comme des éléments non courants pour afficher un résultat positif. Pour l’exercice N : Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.C est calculé de la même manière qu’au C.B.P.

le B. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. Cela mesure l’enrichissement réalisé par cette entreprise. Section 2 : Analyse de l’équilibre financier.M.R.C = 544 919. et qui va permettre de déterminer ce qui lui reste après la répartition qui est faite entre les principaux intéressés tels que l’Etat et le personnel. Le résultat obtenu à cet égard est un résultat comptable.43) R. Cependant. le R.C reste positif pour les deux exercices et atteint 544 919. et la Trésorerie Nette. Le Résultat Net bénéficie d’une grande diffusion auprès des tiers et il demeure le meilleur indicateur de la rentabilité de l’entreprise.B. Toutefois.33 + 118 652.N. base de calcul de l’impôt sur le résultat.13 DHs en N et 103 858.03 – (8 039.C = 103 858.59 DHs.13 DHs.59 DHs en N-1 avec une variation positive énorme d’un exercice à l’autre soit plus de 400%.N.N.C = 135 634.N.N.95) R. nous passons voir ce qu’est une analyse d’équilibre financier en déterminant le F.88 – (14 442.E Marocaine 55 . Pour l’exercice N-1 : R.C = 678 013. une entreprise est considérée comme potentiellement rentable si son Résultat Net provient en grande majorité des éléments courants voire des éléments d’exploitation.Mémoire de fin d’études M. sa signification est altérée par son caractère composite : des éléments courants et non courants.R. C’est ce dernier qui sera retraité afin de déterminer le résultat fiscal. Les associés ou encore propriétaires disposent ainsi du bénéfice net qui fera l’objet d’une nouvelle répartition au niveau de l’entreprise. Après avoir terminé cette introduction en Analyse financière.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI R.F. Nous venons au dernier résultat de ce tableau qu’on l’obtient en corrigeant le Résultat Courant des opérations non courantes et en déduisant l’impôt sur les résultats. Malgré cette déduction.49 + 23 735.

B.Actif immobilisé F. Définition du F.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI I. A.R : Selon l’approche fonctionnelle : Par le haut du bilan : F.F = Financement Permanent – Actif Immobilisé L’exercice N-1 L’exercice N 55 Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. il faut avoir un équilibre entre le degré de liquidité des éléments d'actif et celui d'exigibilité des éléments du passif.R.M. Notion d’équilibre financier. 1) • Calcul du F.Emplois Stables F. c'est-à-dire que les emplois à plus d'un an doivent être financer par des ressources pouvant demeurer à la disposition de l'entreprise pour une durée égale à la durée de vie de ces emplois.F = Capitaux Propres + Dettes à moyen et long terme . b.R) : a.R. Selon cette approche d’analyse.F = Ressources Stables . mais intervient pour le financement d'emplois liés à l'actif circulant et pour faire face au décalage pouvant se produire entre les sorties et les entrées des fonds.R : On peut le définir comme une ressource nette stable de l’entreprise ou bien une marge de sécurité représentée par la fraction des capitaux permanents qui n'est pas utilisée pour le financement des valeurs immobilisées.R.Mémoire de fin d’études M.E Marocaine . Le Fonds de Roulement (F.

R.B : Les montants trouvés entre parenthèses signifient qu’ils sont négatifs.49) DHs et en N est de (982 161. • Par le bas du bilan : F.55 3 632 814.F : 2007/2008 Capitaux Propres Dettes de Financement Actif immobilisé Fonds de Roulement Fonctionnel Abdelkader EL YAAGOUBI 986 029.A) – P.M. C’est le cas des grandes surfaces.B.41 337 186.71 3 282 376. disposent d’un potentiel de négociation très fort vis-à-vis de leurs fournisseurs et de leurs clients également.45) DHs. et les activités. en N-1 c’était de (1 309 693. telle que celle de ce cas pratique.P Fonds de Roulement Fonctionnel L’entreprise a réalisé un F.85 787 674.C (y compris la T.A Passif Circulant T. cela signifie que les ressources stables de l’entreprise n'ont pas pu financé la totalité des emplois stables.06 (1 309 693.C hors trésorerie (y compris la T.00 1 095 637.R. Les auteurs et les analystes financiers disent que c’est un cas rare (F. par exemple MARJANE au MAROC.45) Stocks Créances de l’actif Circulant T.F négatif pour les deux années.45) N.49 683 324.F = A.01 (982 161. On retiendra cette règle tout au long de ce travail.F négatif) mais valable pour certaines activités dont la mobilisation des capitaux n’est pas en bonne condition pour l’investissement et le financement des besoins d’exploitation nés. 2) Selon l’approche financière : Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.99 789 214.P) L’exercice N-1 41 700.80 (982 161.99 2 617 092.R.49) L’exercice N 41 700.49) 1 555 015.34 2 297 693.Mémoire de fin d’études M.00 2 362 865.75 (1 309 693.E Marocaine 55 .92 1 970.00 813 669.

R en se basant sur le bilan financier déjà déterminé (paragraphe II de la section 1 de ce 3ème chapitre).Emplois durables Capitaux Propres Dettes de Financement Actif immobilisé Fonds de Roulement L’exercice N 1 555 015.E Marocaine 55 .71 3 282 376.B.49 (2 269 457.R pour l’exercice N est de : • Par le haut du bilan : F. B.00 2 362 865.R.55 4 920 109.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI On va calculer le F.A Passif Circulant T. Donc.P Fonds de Roulement Fonctionnel On peut faire la même constatation que celle faite pour le F.70 (2 269 457.R = Ressources durables . le F.15) Stocks Créances de l’actif Circulant T.15) • Par le bas du bilan : L’exercice N 41 700.49 683 324. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.M.85 2 074 970.00 1 095 637.F.Mémoire de fin d’études M. puisque les deux sont négatifs. Les besoins de financement du cycle d’exploitation.

Ils sont caractérisés par une certaine vitesse de rotation. les biens constituent l’origine de ces besoins se renouvellent. La nature des besoins : Le fonctionnement du cycle d’exploitation exige la détention d’actifs physiques et financiers. Des dettes vis-à-vis des fournisseurs. D’autre Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.C (H.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI a. Par contre.F. Les fluctuations proviennent soit des conditions d’approvisionnement. Des fonds sont gelés en créances sur la clientèle . a. b. Definition : Là encore.M. d’une part le Besoin de Financement Global (B. Les fluctuations saisonnières : Le montant des besoins de financement varie sans cesse sous l’effet des fluctuations de l’activité de l’entreprise. sauf le cas des matières premières périssables. Le Besoin en Fonds de Roulement (B. Les ventes sont le plus souvent à l’origine des fluctuations saisonnières les plus importantes en raison de la variation des besoins de consommation suivant les saisons.Mémoire de fin d’études M. On peut parler d’un terme « d’Argent Gelé » car le cycle d’exploitation induit un solde net de besoins. Les achats de matières premières peuvent être saisonnières.E 55 Marocaine .B.T) que doit financer l’entreprise à la date du bilan et qui est calculé à partir du bilan comptable ou fonctionnel. alors que les ventes sont régulières.F. la production est continue pour obtenir la meilleure efficacité de l’outil de production. Il faut distinguer.R). que l’on a analysés et que l’on peut regrouper en trois catégories : Des capitaux sont gelés en stocks . soit des conditions de vente. C. il faut retenir la même idée que celle citée pour le Fonds de Roulement.G) qui est la différence entre l’A.C (H. En même temps.T) et le P.

G est négatif pour les deux années N-1 et N.R) = Actif Circulant (H.F. Pour l’exercice N-1 : B.R) = . Définition : La trésorerie est le montant des disponibilités à vue ou facilement mobilisables possédés par une entreprise de manière à pouvoir couvrir sans difficultés les dettes qui viennent à échéance. On parle dans ce cas là d’une ressource de financement.41 B. Ce qui permet à cette entreprise d’éviter un décalage à financer entre ces deux comptes et de couvrir les besoins de financement du cycle d’exploitation.F.Mémoire de fin d’études M.F. Le B.877 811.42 DHs.F.49 – 3 282 376.T) – Passif Circulant (H.N). Première méthode : Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.42) DHs en N-1.G (B. b.G (B. Mode de calcul : B.F.F.M.36) DHs en N et de (1 761 722.85 B. le Besoin en Fonds de Roulement calculé à partir du bilan financier (après les retraitements) et se diffère donc du Besoin de Financement Global.F.R) = 855 369.R) = 2 404 565.G (B.E Marocaine 55 Mode de calcul : . La Trésorerie Nette (T.G = .99 – 2 617 092. D.B.G (B. Cette situation est peut être due au terme moyen du compte « Fournisseurs » qui est supérieur à celui du compte « Clients ».36 DHs.F.1 761 722.F. b.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI part. a. respectivement un montant de (877 811.F.T) Pour l’exercice N : B.

49) (1 761 722.R Trésorerie Nette On constate que la T.N négative peut être expliqué par l'incapacité de financement des emplois à court terme par les ressources à court terme.M.06) DHs vient pour corriger cette situation grâce à la faiblesse du compte Stocks qui se transforment rapidement en liquidités.R.F B.N négative de (104 350. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.42) 452 029.F. et l’absence de décalage important entre le compte « Fournisseurs » et le compte « Clients ».71 787 674.F.45) (877 811.F négatif de (1 309 693.F.R.49) DHs qui signifie que les ressources stables n’ont pas pu financer la totalité les emplois stables. La T.09) Trésorerie Active Trésorerie Passive Trésorerie Nette On peut calculer ainsi.G négatif de (1 761 722.45) DHs.Mémoire de fin d’études M.G N-1 (1 309 693.R B.15) (877 811.N de l’entreprise était positive dans l’année N-1 d’un montant de 452 029.09) DHs. le B.F – B.06 452 029.09) F.E Marocaine 55 .F. Pour l’année N on peut dire que la situation est plus complexe puisque les grandeurs sont négatifs.F négatif de (982 161.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Trésorerie Nette = F.R. le B.78) F.G est négatif de (877 811.36) DHs ce qui nous a donné une T.99 337 186.02 N (982 161. c'est-à-dire que le F.80 (104 350. Malgré un F.G Trésorerie Nette Deuxième méthode : N-1 789 214.B.02 N 683 324.36) (104 350. la Trésorerie à partir le Fonds de Roulement et le Besoin en Fonds de Roulement : N (2 269 457.F.29 DHs.36) (1 391 645.R.

Même s’il n’y a pas de position unanime sur le niveau optimum du Fonds de Roulement. la diminution de l'encaisse oisive (durée et montant) vient augmenter la rentabilité.R) et réduisant le bas de bilan (B. Cette position a d’ailleurs été adoptée par B. F.F (F.M (Bank Al Maghrib). Le risque financier du moins sous son aspect rupture de liquidité croît avec l'importance des crédits bancaires à court terme. le F. qui considère qu’une situation financière est déséquilibrée lorsque les Financement Permanent ne trouve pas intégralement l’Actif Immobilisé. Ainsi.R. est dans une situation normale mais qu’elle doit l’analyser avec plus d’attention et de réflexion sur les éléments qui composent le F. Enfin.B.R est une notion qui constitue à l’évidence le pivot de toute analyse financière. on peut dire que le Fonds de Roulement minimum nécessaire par rapport auquel on va définir les Besoins en Fonds de Roulement est celui qui répond aux contraintes de la fonction de production et aux objectifs visés par l'entreprise.F.F.G.M.A.Mémoire de fin d’études M. Ä Dans ce cas l’entreprise reste toujours en dépendance à l'égard des banques qui lui accorde des emprunts pour financer ses emplois. c'est-à-dire trouver un équilibre en accroissant le haut de bilan (F.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Ainsi.N tantôt excédentaire tantôt déficitaire. selon l’approche financière.R) qui déterminent cette trésorerie.R. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.R négatif absorbe la totalité de ressources constituées par le B. c.R. Il est plus difficile de définir l'attitude de l'entreprise à l'égard des conditions de maintien de l'équilibre financier.R) et le B. on peut dire que cette société qui présente une T. il est admis par tous les auteurs et les intéressés que l’existence d’un Fonds de Roulement positif est une nécessité pour la plupart des entreprises. Par contre. B. On a vu comment évaluer à partir de ces éléments constitutifs (actifs circulants et crédit « fournisseurs ») le besoin de financement du cycle d'exploitation.R). En fin les capitaux propres sont insuffisants par rapport aux immobilisations et la rentabilité de l'entreprise n'est pas en mesure de produire une trésorerie nette positive.F.G (B. Tout recours à des crédits à court terme vient diminuer le degré d'autonomie de l'entreprise.F. Le Fonds Roulement minimum est-il nécessaire ? Le F.F.F.E Marocaine 55 .

La notion de besoin en fonds de roulement qui lui est associée répond mieux aux besoins de l'analyse dynamique du fonctionnement de l'entreprise. Son rôle est cependant de plus en plus souvent contesté car s'il est parfois un bon indicateur de l'équilibre financier. On a vu dans ce qui précède surtout pour les résultats calculés l’importance des éléments exceptionnels dits encore hors exploitation et leur influence sur les autres soldes qui les suivent (puisqu’ils sont négatifs) dans le C.G. pour évaluer les besoins. une bonne gestion doit être baser sur une bonne analyse et une Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.R avec l’endettement.Mémoire de fin d’études M. II. des besoins autres que ceux nés de l'exploitation.B. Analyse Financière et Fonds de Roulement : Le Fonds de Roulement est un outil important de l'analyse financière .M.C et l’E. lors de l'évaluation du fonds de roulement minimum nécessaire. L'analyse financière d'une entreprise consiste à étudier et interpréter sa situation financière.E Marocaine 55 .S. les seules données de l'exploitation. la croissance. E. la rentabilité. Or. Les opérations hors exploitation : On a retenu jusqu'ici. son caractère statique restreint incontestablement sa signification. il est une préoccupation permanente des responsables financiers de l'entreprise et des banquiers. Pour plus de détails sur la relation entre l’analyse financière et le Fonds de Roulement.P. le lecteur peut lire le titre E du deuxième chapitre auparavant dans lequel on a essayé de simplifier cette relation en reliant la solvabilité avec l’autonomie. Analyse Financière externe (statique) et interne (dynamique). L'entreprise doit donc toujours tenir compte. Il peut en résulter un besoin de financement complémentaire. les opérations d'investissement et les opérations financières viennent affecter les actifs circulants et les dettes à court terme. et le F.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI d.

B. Rentabilité économique : Résultat Net ROA = Actif Total Résultat Net Actif Total ROA N-1 103 858.M. Méthode des Ratios Financiers : L’analyse par les ratios est un art plus qu’une science. A.08 On peut calculer ce même rapport mais en utilisant cette fois ci la C. Abdelkader EL YAAGOUBI bonne compréhension de l'entreprise et par suite la détection rapide des problèmes Analyse Statique : méthode des ratios.08 6 720 704.21 0.F : 2007/2008 éventuels. • Il faut éviter les jugements absolus des ratios ou leur donner une portée future très importante puisqu’ils ont été construits sur la base des données passées.Mémoire de fin d’études M. puisque Les analystes préfèrent souvent des ratios calculés à partir des Cash-flows qui sont plus proches de la réalité financière.73 0.A. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. 1) Analyse de la rentabilité.E Marocaine 55 .59 3 942 278. l’analyse en termes de ratios doit respecter un certain nombre de principes : • Les ratios utilisés doivent être peu nombreux mais assez significatifs . a.F par rapport à l’Actif total.02 N 568 985. Pour être plus significative. b.

on voit que cet indicateur est faible puisqu’il n’a pas pu dépasser 0.92 0.E Marocaine 55 . on constate qu’elle a pu réaliser un ratio positif qui s’est évolué en passant de 0.00 0.92 0.70 986 029.10 Les indicateurs de rentabilité économique permettent d’éclairer les investisseurs sur la rémunération des capitaux nécessaires à l’exploitation. Pour l’entreprise X.22 en N-1 à 0.46 C.M.82 1 555 015.05 N 727 168.36 Résultat Net Capitaux Propres Ratio Comme le ratio précédent.A.F.00 0.59 986 029.08 1 555 015.73 0.F par rapport aux Capitaux Propres pour déterminer ce ratio : N-1 225 765.21 0.F Capitaux Propres Ratio Le ratio de la rentabilité financière permet d’appréhender la capacité de l’entreprise à servir un résultat à ses apporteurs de capitaux (associés.10 en N et 0.22 N 727 168. et pour les mêmes raisons on utilisera la C. prêteurs) et à rémunérer ces derniers de façon à compenser le risque encouru.A.F Actif Total Ratio N-1 225 765.B. Les propriétaires de cette entreprise peuvent utiliser ce ratio pour jouer sur l’augmentation de leur Résultat Net et de leur C. Pour notre cas.82 6 720 704.05 en N-1.46 en N.Mémoire de fin d’études M. 2) Rentabilité financière : Résultat Net Rentabilité financière = Capitaux Propres N-1 103 858.10 N 568 985.A.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI C.A. actionnaires.70 3 942 278. et cela est peut être due à l’augmentation de la Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.

32 N 2 404 565. Pour notre cas d’étude ce ratio est inférieur à 1 pour les deux années soit 0. sachant que les Créances de l’A.C Ratio Ce ratio mesure le degré de couverture du passif à court terme par les actifs à court terme. c.32 en N-1 et 0. La liquidité générale : Actif Circulant Ratio de Liquidité Générale = Passif Circulant N-1 855 369.C sont évolués en N et les stocks sont restés stables pour les deux années. Pour bien apprécier la liquidité de l’entreprise.85 0.49 3 282 376.73 A. 2) La liquidité réduite : Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. Ainsi. Ainsi.41 0.92 DHs.E Marocaine 55 . 1) Analyse de la liquidité.M. Ce ratio doit être supérieur ou égale à « 1 ».C.C P. le ratio est inférieur à la norme 1et plus. peut être expliquée par le fait que les actifs à court terme ne garantissent pas une marge importante de paiement du passif à court terme. ce choix qui ne peut être bénéfique que si la rentabilité économique est supérieure au coût de l’endettement. En plus ce ratio est en hausse puisque l’A.Mémoire de fin d’études M.99 2 617 092.B. on doit recourir à d'autres ratios plus significatifs. il ne faut pas oublier à cet égard l’importance de la mesure de l’effet de l’endettement sur la rentabilité de l’entreprise et le choix entre fonds propres et endettement extérieur.73 en N.F : 2007/2008 marge bénéficiaire de Abdelkader EL YAAGOUBI l’entreprise (rentabilité commerciale). et à la bonne gestion des actifs et des passifs.C a augmenté plus que proportionnel que le P. c'est-à-dire l’augmentation de son chiffre d’affaires à 9 442 890. cette constatation.

ce ratio est de 0.E 55 Marocaine .71 en N.99 2 617 092.C Ratio N-1 813 699.99 2 617 092.31 N 2 362 865. Ce n’est pas le cas pour l’exercice N.85 0.20 soit une différence de 0.M.C Ratio Ce ratio mesure le degré des interventions de l'entreprise en utilisant ses disponibilités immédiates.31 en N-1 et de 0. ou bien il est du à une mauvaise Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.50.30 en N-1.30 N 683 324.71 3 282 376.C (hors stocks) P. on constate que la part des stocks dans l’Actif Circulant est faible et reste stable pour les deux années avec un montant faible de 41 700.Mémoire de fin d’études M.41 0. Ainsi.49 3 282 376.Stocks Ratio = Passif Circulant A.A) Ratio = Passif Circulant N-1 789 214.71 On constate que même en calculant la liquidité de l’entreprise hors Stocks le Ratio ne change pas radicalement.00 DHs par rapport à l’évolution des Créances. Cela peut être expliqué par l’absence des ressources non employés.B.5% en N-1 et 72% en N de ses dettes à mois d'un an en immobilisant la totalité de ses créances et de ses liquidités.41 0.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Actif Circulant . On constate que ce ratio est faible même s’il presque similaire aux deux ratios de liquidité calculés en haut soit 0. 3) La liquidité immédiate : Disponibilités (T.85 0. il reste de 0. On se demande pourquoi ? La réponse est peut être simple. on peut remarquer que l’entreprise est en mesure de rembourser en moyenne 31.A P.20 T.

55 6 720 704.21 0.34 3 942 278.23 Capitaux Propres Passif Ratio On constate que le premier ratio d’autonomie financière est presque nul.A).0000049 Capitaux Propres N 1 095 637.16 Ou R = Passif N-1 986 029.E Marocaine 55 . Analyse de la structure financière : La structure financière d’une entreprise est une notion très utilisée dans le langage de la finance d’entreprise.M.73 0.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI du compté « Clients » qui représente la majorité de l’A. Ce faible ratio peut être un indicateur de risque pour les créanciers de l’entreprise.T qui peut être remboursé grâce aux disponibilités (T.C.0000049 en N-1 à 0.16 en N.B. cela montre que les Dettes de Financement représentent une faible partie sur le total du passif. il a légèrement évolué en passant de 0.21 0.25 N 1 555 015. d. L’étude de la structure financière se concentre sur l’étude du passif du bilan et plus précisément sur l’endettement et le choix des modes de financement.73 0. 1) L’Autonomie financière : Dettes de Financement Ratio = Passif Dettes de Financement Passif Ratio N-1 1 970.C (H. Elle intéresse tous les analystes et surtout les banquiers.T). on peut ajouter que le ratio de liquidité immédiate exprime la partie de D.92 3 942 278.Mémoire de fin d’études M.00 6 720 704. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. Ainsi.

si ce rapport dépasse 1. en N-1 ce rapport était purement faible soit 0. ces ratios sont équivalents et ont la même signification.P Cap.70. dans ce cas là.5 c'est-à-dire que les capitaux propres n’ont pas pu au moins représenter la moitié du Passif. sauf si son banquier à un autre point de vue.25 en N-1 et 0.34 986 029. Propres Dettes de Financement R. En N. la constatation du deuxième ratio qui est de 0.70 La constatation de ce ratio montre la grande variation entre les deux exercices. Pour cela on calculera le premier ratio : Dettes de Financement Capitaux Propres Ratio N-1 1 970. Propres Comme on l’a souligné auparavant. l’entreprise doit disposer d’une capacité d’endettement et en même temps d’une capacité de Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. est jugée inquiétante.23 en N. montre qu’il n’a pas dépassé 0.55 1 555 015.00 0.Mémoire de fin d’études M.001 N 1 095 637. ce rapport a progressé d’une façon marquante en arrivant à 0.M.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Ainsi.001 et cela peut être expliquée par le fait que l’entreprise est jugée autonome et dispose d’une capacité d’endettement plus importante. on peut dire que l’entreprise doit réfléchir avant de recourir à un financement par endettement puisque selon les mesures traditionnelles des banques la capacité d'emprunt de l’entreprise est saturée. 2) L’endettement à terme : Dettes de Financement ou R = ou R = Financement Permanent F. la situation de l’entreprise. Ainsi.B. ce qui exige à l’entreprise d’être plus prudente puisqu’il s’approche de 1.E = Cap.E Marocaine 55 .92 0. A partir de ce ratio trop faible. 3) La capacité de remboursement des dettes à terme : Afin de pouvoir inspirer la confiance de ses partenaires financiers.

M.50 due à une grande variation des Dettes de Financement non proportionnelle à celle de la C.50).B.A.A.F était totalement capable de rembourser les Dettes de Financement.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI remboursement. on constate qu’il était encore une fois trop faible soit 0. Pour l’interprétation du présent ratio calculé.008 N 1 095 637.82 1.A.70 0.F.50 Dettes de Financement C. Malgré cela.008 pour l’exercice N-1 ce qui indique que la C. seuls les deux premiers sont utiles pour notre cas. Mais cette constatation n’est nullement part valable en N.A. La mesure de cette capacité de remboursement se fait à travers une comparaison entre les dettes à long et moyen terme et les flux de revenus générés par l’entreprise (sa C. Les banquiers considèrent comme risquée la situation financière de toute entreprise dont les dettes à terme excédent cinq années de Capacité d’Autofinancement.F que d’une année et demi (1.34 225 765.E Marocaine .A. Trois ratios permettent de mesurer cette capacité.F). on peut dire que le banquier considère comme non risquée la situation de cette entreprise puisque les Dettes de Financement n’excédent la C.F est affecté au remboursement des emprunts et ne prend pas en considération les Charges Financières dans la mesure où elles seront prises en considération dans le calcul du deuxième ratio par rapport au résultat d’exploitation. Résultat d’Exploitation Ratio 2 = Charges Financières N-1 N 55 Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.55 727 168.F Ratio Ce ratio qui suppose que la totalité de la C. puisque le rapport est de 1.Mémoire de fin d’études M. l’autre restant est à rejeter : Dettes de Financement Ratio 1 = Capacité d’Autofinancement N-1 1 970.A.

08 689 566. e.F : 2007/2008 Résultat d’Exploitation Charges Financières Ratio Abdelkader EL YAAGOUBI 154 297.M. En l’absence Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.68 en N. ni sur la situation actuelle. qui était de 8. Les limites et les insuffisances de la méthode des La simplicité de la méthode des ratios et son intérêt pratique ne doivent pas masquer les insuffisances et les limites qu’elle connaît.60 19 079.B. On va citer quelques exemples de ces limites. Or.68 On constate à partir de ce deuxième rapport. 3) Les ratios et le facteur humain : Bien des entreprises ne doivent leur succès ou leur situation florissante qu’à un seul dirigeant ou à une petite équipe en place.82 11 552.E Marocaine 55 . Il est clair que les ratios calculés avant cette échéance ne sauront renseigner l’analyste financier. 2) Les ratios et les stratégies d’entreprise : Une entreprise investit et lance un nouveau produit qui va lui permettre de se positionner en leader sur son marché et de réaliser des bénéfices très importants dans un délai de deux à trois ans. que les Charges Financières sont totalement couvertes par le Résultat d’Exploitation. telle que notre cas pratique.Mémoire de fin d’études M. font que l’information comptable est déformée.08 en N-1 et de 59. Ceci est particulièrement vrai pour les Petites et Moyennes Entreprises (P.E).M. ratios. ni sur les profits à venir. 1) Les ratios et l’information comptable : Le calcul des ratios est établi à partir des informations et des données contenues dans les états de synthèse de l’entreprise.93 59. la comptabilité fondée sur l’enregistrement des opérations en coûts historiques et le phénomène permanent d’inflation.80 8.

M.M définit la Capacité d’Autofinancement comme une ressource de financement générée par l’activité de l’exercice.Mémoire de fin d’études M.. il suffit que l’animateur principal décède pour que les tiers s’inquiètent et que l’avenir de l’entreprise s’assombrisse. Ce type de situation échappe complètement aux ratios élaborés à partir de données chiffrées. ou un financement interne représente par l’Autofinancement. avant toute affectation du Résultat Net.T.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI d’une structure de relève crédible et compétente. 1) Le calcul de la Capacité d’Autofinancement à partir le Résultat Net (méthode indirecte) : Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. Elle peut choisir soit un financement externe tels que le crédit bancaire.F : Le P. Pour bien cerner cette notion.S. et Tableau de Financement. mais celui d’une stratégie de groupe qui peut en être éloignée.A. il convient d’en examiner le mode de calcul. … etc. On étudiera cette dernière ressource. Même si l’entreprise fait partie d’un groupe. a.G.E Marocaine 55 .C. faire face à la dépréciation de ses actifs et à des risques divers et assurer le financement de son Besoin en Fonds de Roulement. leur signification sera assez relative car ils n’expriment plus le résultat d’une stratégie propre à l’entreprise. Mesure et signification de la C. Analyse Financière dynamique : Capacité d’Autofinancement. B.B. Pour se maintenir et se développer.A. 4) Les ratios et les stratégies de groupe : Les ratios calculés pour une entreprise considérée isolément et éventuellement comparés à ceux d’une entreprise concurrente peuvent paraître bons ou mauvais. par le calcul de la C.F et de l’A. l’entreprise doit procéder à des investissements de renouvellement ou d’expansion. et calculée selon les dispositions indiquées dans l’E.

E Marocaine 55 .09%.C. On a vu dans le calcul des ratios comment la C.F permet le financement des investissements et/ou le remboursement des emprunts.F de cette entreprise est grande.F détermine également la capacité de remboursement des dettes à Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.34 416.M propose de calculer la Capacité d’Autofinancement à partir du Résultat Net comme il indiqué sur l’Annexe 5 (E.F de l’entreprise étudiée reste positive.82 225 765. Ainsi.59 122 323.75 de ce mémoire) : Capacité d’Autofinancement (C.M.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Le P.A.69 Exercice Précédent (N-1) 103 858.A. soit une variation positive de 222.I.A.13 182 249.C) (voir également p. mais elle accroît également le potentiel d’endettement.70 DHs en N-1 et elle est de 727 168.82 DHs en N.A. elle était de 225 765.Mémoire de fin d’études M.A.A.F détermine les possibilités d’Autofinancement de l’entreprise. la C. plus ses possibilités financières sont grandes.82 225 765.B.70 Comme son nom l’indique la C.70 727 168. Plus la C.T.23 + Valeurs Nettes d'amortissement des Immobilisations Cédées Capacité d'Autofinancement Distribution de Bénéfices Autofinancement 727 168.F) – Autofinancement : Exercice N 1 2 3 4 5 6 7 8 9 I 10 II Résultat Net de l'Exercice + Dotation d'Exploitation + Dotation Financières + Dotation Non Courantes Reprises d'Exploitation Reprises Financières Reprises Non Courantes Produits Cessions Immobilières 544 919. Non seulement la C.

Mémoire de fin d’études M.B.F : 2007/2008

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terme. Cette méthode de calcul part d’une approche résolument microéconomique, orientée davantage vers les décideurs privés et les banquiers. 2) Le calcul de la C.A.F à partir de l’E.B.E (méthode directe) : Le calcul de la C.A.F selon la méthode soustractive à partir de l’E.B.E s’inscrit davantage dans une démarche macroéconomique chère aux comptables nationaux. La C.A.F constitue dans un reliquat plutôt qu’un agrégat comme dans la méthode précédente. Exercice N E.B.E Charges décaissables : 871 816,51 Exercice Précédent N-1 276 620,94

-

Autres Charges d’exploitation. Charges Financières. Charges Non Courantes. Impôts sur les Résultats + Produits encaissables : Autres Produits d’exploitation. Transferts de charges. Produits Financiers. Produits Non Courants Capacité d’Autofinancement

11 552,93 14 442,33 118 652,43

19 079,80 8 039,49 23 735,95

416,23 727 168,82 225 765,70

On constate qu’on a pu déterminer le même résultat pour la C.A.F. Mais ce qui change pour cette méthode soustractive, c’est qui la marque plus que la méthode indirecte, c’est son caractère potentiel ou théorique de la C.A.F apparaît clairement, car elle s’obtient par la différence entre les produits encaissables et non calculés et les charges décaissables et non calculées. En fait, la C.A.F correspond à la différence entre les produits encaissés et les charges effectivement décaissées si et seulement s’il Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.M.E Marocaine

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Mémoire de fin d’études M.B.F : 2007/2008

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n’existe pas de décalage de trésorerie, c'est-à-dire si les produits et les charges se traduisent par des encaissements et les décaissements immédiats et intégraux. 3) Mesure et signification de l’autofinancement : L’Autofinancement constitue le ‘surplus monétaire (ressource) généré par l’entreprise et conservé durablement pour assurer le financement de ses activités’. On le calcule en rattachant de la C.A.F les distributions ou retraits de bénéfices intervenus au cours de l’exercice. Autofinancement = C.A.F – dividendes distribués au cours de l’exercice L’Autofinancement pour notre cas, et comme il est déterminé dans le tableau précédent, reste le même et il est égal à la C.A.F, car l’entreprise n’a pas distribué de bénéfices pour les deux exercices. A partir de cette constatation, on peut dire que la C.A.F constitue le maximum de ressources que l’entreprise pourrait consacrer à l’A.T, chose recherchée par ce type d’entreprises (P.M.E) puisqu’elle leur permettent de garder leur autonomie financière, managériale, et de prise de décisions, loin d’une dilution du pouvoir ou du bénéfice. Mais, l’entreprise va se trouver obligé, dans mon point de vue, de recourir à l’endettement externe pour financer son expansion et pour financer ses opérations d’exploitation et ses besoins urgents.

4) Analyse critique des concepts de Capacité d’Autofinancement et d’Autofinancement : Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.M.E Marocaine

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C.A.F
Avantages :  Un indicateur central du diagnostic financier de la rentabilité de l’entreprise.  Elle représente le plafond que l’entreprise peut consacrer au paiement des charges autres que celles liées à la réalisation des ventes. 

A.T Sur le plan stratégique : l’A.T en matière de choix

confère à l’entreprise des degrés de liberté d’investissements.  Sur le plan financier : l’A.T constitue un facteur d’indépendance financière appréciable. Il permet à l’entreprise de limiter le recours à l’endettement (jugé très coûteux) et améliore donc sa rentabilité, en réduisant le poids des charges financières.  Diminution ou même pour ce cas une absence totale des bénéfices distribués.  Il est souvent insuffisant pour Apparence gratuite de financer les grands investissements.  l’autofinancement peut entraîner des investissements dont la rentabilité est nulle.

Inconvénie nts :

Son Elle

caractère intègre aussi

hétérogène.  bien les éléments courants que les éléments non courants.

b.

L’analyse financière dynamique : Tableau de

Financement :
Alors que l’analyse financière statique basée sur le bilan permet de fonder une opinion sur l’équilibre financier et la situation de trésorerie de l’entreprise à un moment donné, l’analyse des flux financiers vient compléter le diagnostic par une approche plus dynamique des mouvements financiers de l’entreprise au cours de l’exercice. 1) L’intérêt du Tableau de financement :

Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.M.E Marocaine

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F. et permet d’expliquer l’évolution de l’équilibre financier et de la situation patrimoniale de l’entreprise. 2) La présentation fonctionnelle du tableau de financement : Avant de présenter la structure du Tableau de Financement.G) permet d’établir la relation fondamentale de la trésorerie.F – Variation B. De la même façon que ce qu’on a fait auparavant.Mémoire de fin d’études M. à travers l’évolution de la variation du Fonds de Roulement Fonctionnel (F. donc on a : Variation Trésorerie = Variation F. mais cette fois en calculant la variation. Les virements de compte à compte.M.B.R. L’évolution de la variation du Besoins en Fonds de financement Global (B.G Avant de procéder à la présentation du contenu du Tableau de Financement.M. c'est-à-dire les ressources nouvelles dont l’entreprise a disposé et les emplois auxquels elle a procédé.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Le Tableau de Financement fait ressortir les mouvements financiers intervenus au cours d’un exercice. on commence par une présentation littéraire de ce Tableau.F.E Marocaine 55 .C. 3) Les retraitements nécessaires : Les Ecarts de conversion actif ou passif . voici au début les retraitements prévus par le P. Les Ecarts de réévaluation . La prime de remboursement des obligations .R.F).     Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. Celui-ci s’intéresse à l’ensemble des activités de l’entreprise.

42) 452 029.I qui est de 1 335 120.50 DHs supérieure à la variation du P.11 = 6 B. ce qui engendré un emploi net de 883 911.02 +1 549 195. la variation de l’A.75 1 335 120.F Moins l’A.56 3 632 814. • LA SYNTHESE DES MASSES : Tableau de Financement de l’exercice (modèle normal) : Synthèse des Masses. obtenue par la différence entre le Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.N (Actif–Passif) (A–B) On constate dans ce tableau de Synthèse de Masses que.C + 665 284. Ces variations se résultent par une Trésorerie Nette.04 DHs. ce qui a donné une ressource nette de 327 532.26 2 297 693.B.C 5 Moins P.R.85 (877 811.I 2 650 652.06 556 379. l’entreprise X est le suivant : Synthèse des Masses Masses Exercice N Exercice N-1 Variations a – b Emplois Ressources 1 F.04 4 A.M.M comporte deux parties : la Synthèse des Masses du bilan et le tableau des Emplois et Ressources.45) 2 404 565.09) 855 369.06 DHs.36) (104 350.99 2 617 092.49 3 282 376.C qui est de 665 284.26 +1 662 652.G (4 – 5) (B) 7 T.2) (A) (1 309 693.44 883 911.C est de 1 549 195.F : 2007/2008 4) Abdelkader EL YAAGOUBI Structure du Tableau de Financement : Le Tableau de Financement du P.49) (982 161.3 (1.41 (1 761 722. Ainsi.P 2 = 3 F.44 DHs.Mémoire de fin d’études M.5 327 532.26 DHs.01 988 000.30 DHs est supérieure à celle de l’A.E Marocaine 55 .C.P entre les deux exercices qui est de 1 662 652. la première variation du F.F.

B. apports Subventions d’investissement Augmentation des dettes de financement (D) (nettes de primes de remboursement) TOTAL 1 Ressources Stables (A+B+C+D) 727 168.11 DHs qui va diminuer les ressources de LE TABLEAU DES EMPLOIS ET RESSOURCES : Emplois et Ressources Exercice Emplois Ressources Stables de l’exercice (flux) Autofinancement Capacité d’Autofinancement Distribution de bénéfices Cessions et réductions d’immobilisations Cessions d’immobilisations incorporelles Cessions d’immobilisations corporelles I Cessions d’immobilisations financières Récupérations sur créances immobilisées Augmentation de capital.82 Augmentation des capitaux propres et assimilés (C) Emplois et Ressources (suite) Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.G. égale à 556 379.M.E Marocaine 55 .F : 2007/2008 l’entreprise.F.R.Mémoire de fin d’études M.82 (A) 727 168.82 (B) Ressources 727 168. • Abdelkader EL YAAGOUBI F.F et le B.

B.F. on peut retenir les mêmes constatations que celles faites lorsqu’on a parlé du F.82 DHs.F : 2007/2008 Emplois stables de l’exercice (flux) Abdelkader EL YAAGOUBI Acquisitions augmentations d’immobilisations (E) Acquisitions d’immobilisations incorporelles a Acquisitions d’immobilisations corporelles b Acquisitions d’immobilisations financières Augmentation des créances immobilisées Remboursent des capitaux propres II Remboursement des dettes de financement Emplois en non valeurs TOTAL 2 Emplois Stables (E+F+G+H) Variation du Besoin de Financement Global (B.04 2 167 458.00 1 516 369.M.R. et de la Trésorerie Nette avec 556 379.Mémoire de fin d’études M.G avec 883 911.G) Variation de la Trésorerie (G) (H) (F) 1 000.G.06 DHs.E Marocaine 55 .F. et les mêmes remarques faites en calculant le ratio d’autonomie financière.99 2 167 458.99 883 911.11 DHs.F.99 Total Général a = valeur brute en N – valeur brute N-1.F et du B. Alors que les emplois sont formés en général par les acquisitions d’immobilisations corporelles.06 556 379. b = 4 136 488.11 – 2 620 118. soit 1 000.16 = 1 516 369. soit 1 516 369. On peut ajouter que cette entreprise n’a pas une politique de dividendes ou autrement dit de distribution de bénéfices. Ainsi. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.95 Pour ce qui est de l’interprétation de ce Tableau de Financement.11 2 167 458. la variation du B.95 DHs.95 650 089. on peut dire qu’on a constaté que les ressources sont composées par l’Autofinancement avec 727 168.00.

Mémoire de fin d’études M. puisque j’ai déjà dit au début que j’ai essayé face aux contraintes de limiter mon sujet (méthodologiquement un sujet vaste égal l’incapacité de le maîtriser et donc de convaincre).E. et la théorie de Dénaturation des P.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Chapitre 4 : Recommandations. je me suis trouvé incapable d’adresser des recommandations et des propositions. En ce qui me concerne pour ce travail. et de proposer à cette entreprise des solutions : a. et Propositions.E Marocaine 55 . l’opportunité de développer ces connaissances à propos de tout ce qu’on a exposé et ce que on exposera par la suite. A.M.E Marocaines (et non pas toutes). Tout en laissant au lecteur de ce mémoire. et la recherche d’une structure jugée optimale (s’elle existe bien sûr). je limite le débat sur deux théories qui me semblent importantes et de grande utilité à savoir : la théorie de Gouvernance.B. Mais. au vrai sens des deux mots. Recommandations. je souligne très bien que je ne vais pas entrer dans les détails.M. mais de donner une idée générale sur ces deux théories. Je pense que je peux (à partir de mon expérience et de ma formation) déterminer les points forts et les points faibles. tout en commençant par une description de ses points forts et de ses points faibles. puisque le fait de proposer des vraies solutions nécessitent plus d’études et un échantillon suffisant. Et là. et propositions : La présente entreprise représente un exemple simple mais plein de sens et d’explications de la réalité de la majorité des P.M. Dans ce dernier chapitre. avec une certaine capacité d’avoir toutes les informations nécessaires.E Marocaine et l’environnement dans lequel elle travaille. mais juste comment je vois moi cette P. Les points forts : Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. je préfère comme même ouvrir un débat sur les théories financières qui tiennent en compte ce qu’on appelle la structure financière.M.

E Marocaine . elle peut même s’implanter dans d’autres régions pourquoi pas d’autres pays . • L’activité de l’entreprise est d’une grande importance. puisque son Résultat Net qui a passé de 103 858. ce qui permet à cette dernière d’éviter leur impact sur son cycle d’exploitation .F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Les points forts que j’ai pu ressortir à partir de mon stage sont les suivantes : • L’entreprise est parmi les premières entreprises d’électrification dans sa région . et donc mettre des barrières à l’entrée pour les nouvelles entreprises soucieuses de s’implanter. Les points faibles : 55 Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.Mémoire de fin d’études M. • Le B.M. ce qui montre que l’entreprise est capable d’éviter un décalage financier et de couvrir ses besoins de financement .13 DHs en N . • L’évolution de l’entreprise se traduit par un rentabilité remarquable. b.R de l’entreprise est négatif. • Les opérations non courantes et les opérations financières sont presque absentes ou d’une influence légère pour cette entreprise. ce qui se traduit par la variation positive de ses chiffres .59 DHs en N-1 à 544 919.F.B. • L’entreprise évolue rapidement et augmente son activité. • L’entreprise peut bénéficie de la protection de l’Etat. elle bénéficie d’une clientèle sûre et loin du risque de défaillance.

ce qui peut être expliqué par l'incapacité de financement des emplois à court terme par les ressources à court terme.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Les points faibles de cette entreprise se limitent au niveau financier.E Marocaine 55 . • La Trésorerie Nette est négative en N. Propositions : Après avoir déterminé quelques points forts et points faibles de cette entreprise.Mémoire de fin d’études M. personnel (ressources humaines) et managérial : • L’entreprise a réalisé un Fonds de Roulement négatif pour les deux exercices N-1 et N. • On a vu que le ratio de liquidité générale est inférieur à la norme 1 et plus. et risque les ressources de l’entreprise . puisqu’il y avait une variation importante des Dettes de Financement plus que proportionnelle de celle des Capitaux Propres. les solutions peuvent être comme suite : Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. Ainsi. A partir les deux ratios calculés de l’autonomie financière et de capacité d’endettement.B.M. on trouve que la situation de l’entreprise est plus inquiétante et risquée en N par rapport à N-1. c. • L’autonomie financière de l’entreprise et sa capacité d’endettement sont sensibles. ce qui explique que les actifs à court terme ne garantissent pas une marge importante de paiement du passif à court terme. ce qui peut se justifier par une forte augmentation des acquisitions d’immobilisations surtout corporelles devant une certaine faiblesse de ses capitaux propres . puisqu’on n’a pas des informations sur ses niveaux commercial. l’entreprise a une capacité d’intervention limitée en utilisant ses disponibilités immédiates (faible ratio de liquidité immédiate) .

A ce dernier titre. par exemple la création de valeur par les entreprises. L’une des questions importantes et majeurs de la finance est la possibilité ou la capacité d’atteindre une structure financière optimale que pas mal de théories ont essayé de la répondre Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. Les deux dimensions fondamentales du raisonnement financier sont donc le temps et le risque. La théorie financière a pour objectif principal l'explication et la compréhension des différents phénomènes financiers.M. • L’entreprise doit essayer de rectifier sa politique de Essayer de stimuler la Trésorerie pour pouvoir financer les emplois à court terme. B.Mémoire de fin d’études M. Le risque encouru varie dans sa nature et dans son intensité.E Marocaine 55 . Son champ d'investigation ne se limite pas à l'étude des seuls marchés financiers . la théorie financière devrait jouer à terme le même rôle. vis-à-vis de la gestion financière. par le recours aux fonds propres et à ressources stables pour éviter ou bien limiter le coût de l’endettement extérieur surtout le crédit bancaire. Aucun agent économique n'est certain de la richesse réelle qu'il percevra à la fin du contrat qui réglemente ce transfert. lequel est fondamentalement risqué. que la science physique par rapport à l'art de l'ingénieur et conduire à l'élaboration d'une technologie financière. il inclut également une étude approfondie des différentes décisions financières de l'ensemble des agents économiques et notamment des firmes. Théorie de Gouvernance et théorie de Dénaturation : Tout phénomène financier peut s'appréhender comme un transfert temporel de richesse. c'est-à-dire en fonction du type d'actif utilisé.F : 2007/2008 • Abdelkader EL YAAGOUBI L’entreprise peut recourir à un renforcement de ces capitaux propres par les apports de ses associés (en nature ou en numéraire). pour faire face à l’augmentation de l’Actif Immobilisé .B. et rembourser les Dettes à Court et Moyen financement. • terme . selon le support du transfert.

à terme. Les explications philosophiques et idéologiques sont contradictoires. ce qui a donné naissance à des divergences entre ces théories. En revanche. et la théorie de Dénaturation des P. on compte exposer les deux théories jugées d’actualité et qui sont : la théorie de Gouvernance qui trouve ses origines dans d’autres théories plus anciennes. Kant. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.E qui essaie de trouver une réponse aux problématiques posées par ce type de sociétés.Mémoire de fin d’études M. Quant à l'année 2002. figure dans la revue américaine Industry Week (Perry 1975). leur mode d'organisation. et à la construction d'une typologie.F : 2007/2008 1958. Durant la période 1985-1996. Si l'on retient la base de données Umi-Proquest référençant les articles de revues anglosaxonnes. Mais ce n'est qu'à partir des années 90 que le sujet prendra un réel essor. plus ou moins explicitement. Abdelkader EL YAAGOUBI (théorie d’équilibre financier. l'un des premiers articles mentionnant le thème de la gouvernance. suite à la falsification de certains comptes de sociétés 38 Maître de conférences à l'Université Montesquieu Bordeaux IV. Malgré cette diversité. il semble souhaitable d'apporter quelques précisions historiques à leur propos. il n'en demeure pas moins vrai que la gouvernance a été largement appréhendée en fonction des différents prismes disciplinaires inhérents aux sciences de gestion. Chacun de ces penseurs donne sa propre conception selon ses préférences.B. entre les années 1997 et 2001. Stéphane TRÉBUCQ38.M. et ses appartenances.). aux théories pré-existantes. Pour Mr.M. l’apport de Modigliani et Miller Les théories qui ont essayé d’expliquer les phénomènes financiers sont nombreuses et différentes.E Marocaine 55 . il pense que préalablement à la présentation des théories de la gouvernance. la majorité des articles associe la gouvernance à la finance. la gouvernance apparaît en effet comme un thème relevant plus particulièrement de la stratégie. ses objectifs. émanant des auteurs tels que Machiavel. qui représentent une part importante dans presque tous les pays du monde. à la suite du rapport Cadbury (1992) et de la montée en puissance des investisseurs institutionnels Si l'ensemble de ces publications se réfère. La gouvernance ('corporate governance') est alors listée parmi les grands thèmes appelés à mobiliser les entreprises en vue de transformer. …etc. ou encore Locke et Marx. modèles actuariels.

de toutes les parties prenantes. elle fait de la gouvernance une thématique rattachée principalement à la comptabilité. La question du partage de la valeur entre les différentes parties prenantes n'est donc pas primordiale dans la théorie de l'intendance. Les dirigeants sont alors incités à prendre en considération les intérêts. Freeman et Reed (1983) recommandent d'élargir le cadre d'analyse de l'agence.B. En réaction à ce courant de pensée. la théorie de l'intendance a été introduite afin d'étudier les relations entre acteurs. a priori nuisible. plus particulièrement centrée sur la question des motivations du dirigeant (Donaldson & Davis 1989. dans un article plus récent. ont élaboré. afin de mieux orienter la stratégie de la firme. l'ensemble des groupes ou individus identifiables pouvant affecter ou être affectés par la poursuite des objectifs de la firme.M. L'entreprise est alors censée servir non pas l'intérêt exclusif des actionnaires. Jensen & Meckling intégrant la théorie de l'agence. a inspiré la plupart des recherches menées ultérieurement dans une optique financière.Mémoire de fin d’études M. selon l'acception la plus large. c'està-dire. en se basant sur des hypothèses comportementales différentes de celles du paradigme dominant. et ce. la théorie des droits de propriété et la théorie financière afin d'aboutir à une théorie de la structure de propriété de la firme. de Jensen 2000 qui s'élève formellement contre une théorie préconisant la maximisation des richesses en faveur de l'ensemble des parties prenantes. Dans un article publié en 1976. mais aussi celui de la société toute entière. il s'agit là d'une tentative de politisation de la fonction objectif de la firme. Il considère que le seul indicateur valable de la performance doit demeurer la Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.E Marocaine 55 . trop focalisé sur le seul intérêt des actionnaires. De son point de vue. et la nécessité de contrôler le dirigeant afin de limiter l'expression de son opportunisme (Williamson 1985). D'autres chercheurs. la théorie dite de l'intendance ('stewardship theory'). et accessoirement à la finance. Donaldson 1990). parfois contradictoires. L’une des formalisations récentes est celle. spécialisés en 'organizational behavior'. Schoorman et Donaldson (1997). Selon Davis.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI américaines. à partir de 1989. lequel est fondé sur la théorie de l'agence. L'orthodoxie retient comme objectif assigné au dirigeant (agent) la maximisation de la richesse de l'actionnaire (principal).

F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI création de valeur actionnariale. Les théoriciens de l'agence ont alors posé un cadre conférant aux actionnaires une position centrale. que pénaliser la compétitivité des entreprises placées dans un environnement concurrentiel. Quant aux problèmes d'abus de situations monopolistiques ou d'externalités négatives. "ces économistes étaient opposés idéologiquement au pouvoir pouvant être exercé par des managers". si tant est qu'il puisse être mis en œuvre. en phase avec l'éthique protestante. appartient clairement à une vision idéologique de la gouvernance. une période où la plupart des entreprises américaines étaient confrontées à de sérieuses difficultés de compétitivité. face à leurs homologues japonaises. toute dépense engagée au nom du principe de responsabilité sociale ou sociétale ne pourrait. supposé naturellement efficient. Aussi. et ce.B. dans un cadre généralisé de la théorie de l'agence. répartition paréto-optimale conduisant à exclure certains individus. Hill & Jones (1992) ont proposé de lever cette Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. Selon Lazonick & O'Sullivan (2000). tout en consacrant comme mécanisme régulateur. Selon Frankfurter & McGoun (1999). constitue la pierre angulaire des théories financières libérales dont l'objectif premier est la maximisation de richesse des actionnaires. incapacité de valoriser certains aspects). la discipline externe exercée par le marché. Ils l'estiment paré d'une connotation implicitement positive. alors qu'en réalité les mécanismes de marché peuvent présenter de nombreux écueils (myopie des dirigeants et des investisseurs. ils doivent rester sous la responsabilité exclusive des Etats et des gouvernements. L'origine de ce courant doit être replacée dans son contexte historique.E Marocaine 55 . Ces auteurs estiment particulièrement spécieux l'usage du terme "efficient". via les offres publiques d'achat. celui des années 70. Les économistes américains à l'origine de l'essor des théories contractualistes étaient convaincus de la supériorité du marché (sur les entreprises). comportements mimétiques et bulles spéculatives. dans une optique de long-terme.Mémoire de fin d’études M. Toutefois. la croyance dans la supériorité du marché. Si l'on en croit Lazonick & O'Sullivan (2000). en tant que mécanisme efficient d'allocation des ressources. ces derniers étant susceptibles d'orienter à mauvais escient les ressources et la rentabilité de la firme.M. toujours selon Jensen (2000). le credo de la maximisation de la valeur actionnariale.

et désirant accroître sans cesse sa rémunération tout en réduisant ses efforts. le principal ne ressentira aucun remord si l'agent travaille trop longtemps ou perçoit une rémunération trop faible. rares sont celles qui sont consacrées aux créanciers. Bohren (1998) dénonce la conception passablement matérialiste de la théorie de l'agence. C’est le cas des acquisitions. Ce n’est que dans certaines circonstances que leurs intérêts divergent véritablement.agent n'intègre pas l'équité. selon Bohren (1998). L'agent n'éprouve aucun cas de conscience. afin d'optimiser à son avantage le rapport effort personnel.B. le modèle principal. dans un modèle multi.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI hypothèse ou cette croyance de marchés efficients. les effets de réputation pourront venir réduire les tentations d'un usage malhonnête de l'information. Par ailleurs.E Marocaine 55 .Mémoire de fin d’études M. âpre au gain.périodique. Naturellement. ou encore l'influence des institutions (Doucouliagos 1994). le dirigeant n'aura aucun scrupule à falsifier l'information. en postulant l'existence d'inefficiences et de pouvoirs déséquilibrés entre les différentes parties prenantes. Il agit et détermine ses actions en fonction de sa situation contractuelle. En ce sens. à laquelle nombre d'individus accordent beaucoup d'importance. De même. Il s'agit pourtant d'une notion pourtant fondamentale.rémunération personnelle. selon la théorie de l'agence. actionnaires et créanciers ont souvent le même intérêt : celui de voir croître la valeur de l’entreprise.M. mettant en scène un agent insatiable. Certes. dans les modèles d'agence. s'il se sait à l'abri des conséquences résultant d'un tel agissement. L’étude de cette problématique a fait l’objet d’une recherche menée et présidée par Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. En effet. S’il existe de nombreuses études sur l’impact de la bonne (ou de la mauvaise) gouvernance financière disons sur le patrimoine des actionnaires. Il agira ainsi en toute rationalité. Les théoriciens de l'agence ont également opté pour un individualisme radical (Frankfurter & McGoun 1999) conduisant à délaisser les décisions intégrant l'influence des comportements de groupe. C’est aussi le cas lorsque l’entreprise est en difficulté : tous les raisonnements optionnels sont alors particulièrement pertinents pour analyser la répartition de la valeur de l’entreprise entre ses différents pourvoyeurs qui ont apportés leurs fonds.

Juin 2005.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Michael BRADLEY. Le lecteur désireux de connaître plus sur ses idées peut utiliser les liens Internet trouvées dans la Webographie de ce travail. et Gouvernance des Organisations. Une autre manière de voir la gouvernance est celle proposée par Mr. CHARREAUX est l’un des chercheurs très actifs dans la matière. qui constituait le premier jalon du projet très ambitieux des auteurs de construire une nouvelle théorie des organisations. de montrer que les formes organisationnelles pouvaient s’expliquer comme autant de réponses aux problèmes posés par les conflits d’intérêts entre parties prenantes à la firme. qui essaie de montrer l’intérêt des approches comportementales surtout celle liée à la Finance Comportementale. Mr. Septembre 2005.Mémoire de fin d’études M. c'est-à-dire trouver une réponse à ce conflit d’intérêts entre investisseurs propriétaires et managers. Architecture. Sa publication dans une revue de finance et l’attention portée au problème de la structure de financement optimale allait associer la « corporate governance » à la finance. qui s’explique par des raisons historiques en matière de recherche. Cet article. proposait également une nouvelle explication de la structure de financement (et de la structure de propriété). fait que la « corporate governance » est souvent considérée – de façon restrictive – comme une composante de la finance. cahier du FARGO n° 1050901. L’idée centrale de la contribution de Jensen et Meckling était. et George DALLAS et autres (the relation between corporate governance and credit risk.M. la « corporate governance » est regroupée avec la « corporate finance » (la finance d’entreprise) dans une rubrique globale. « Theory of the Firm: Managerial Behavior. cependant. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. Cette proximité avec la finance. celui de Jensen et Meckling publié en 1976 dans le Journal of Financial Économics. Dans un autre séminaire organisé par le FARGO en Septembre 2005. séminaire organisé par le Centre de recherches en Finance. fondée sur la théorie de l’agence. Agency Costs and Ownership Structure ». 40 Professeur à l’Université Robert Schuman Strasbourg 3. bond yields and firm valuation). La théorie de la structure de financement et de la 39 Professeur en Sciences de Gestion à l’université de Bourgogne.E Marocaine 55 . Gérard CHARREAUX39.B. Cette association de la principalement due à « corporate governance » à la finance est l’article généralement considéré comme fondateur du domaine sur le plan international. cahier n° 1050601 du FARGO. les deux auteurs disent que souvent retenue comme référence. avec la participation de CHARREUX et Alain SCHATT40.

Une des questions intéressantes qui sous-tend ces débats. japonais et.B.M. Mais. Le professeur affirme que Ce thème. la recherche est très développée sur les systèmes de gouvernance anglo-saxons. a été développé aux Etats-Unis dans les années trente.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI structure de propriété contenue dans l’article ne constitue qu’une simple application de cette démarche très générale. Certaines études concluent en outre à une performance économique des petites entreprises supérieure à celle des grandes. Le plus attirant dans cet article c’est sa conclusion dans laquelle il a conclu que relativement à ces différentes questions. ces débats ne semblent concerner apparemment que les grandes sociétés cotées et leurs dirigeants. CHARREAUX parle de la Gouvernance des P. centrée sur la résolution des conflits entre dirigeants et investisseurs financiers.I. très ancien. Ainsi.M. Paradoxalement. le rôle de la recherche en gestion est de mettre en évidence les contraintes exercées par les systèmes de gouvernance sur les choix des dirigeants. ou encore le rôle des investisseurs institutionnels. porte sur la comparaison des différents systèmes nationaux de gouvernance et leur incidence sur la compétitivité des entreprises. Autrement dit. Ces rapports portent principalement sur les pouvoirs des dirigeants. Il est devenu d'actualité en France et cela a conduit à la publication des rapports Viénot et Marini . le rôle du conseil d'administration. très accessoirement. Sur Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.E Marocaine 55 . en particulier pour les PME pour lesquelles on ne dispose pas d’une mesure de performance boursière et pour lesquelles l’accès aux données est souvent difficile. français. Il faut bien avouer qu’actuellement. il existe peu de résultats établis sur ces questions cruciales. la protection des actionnaires minoritaires. les petites entreprises sont totalement absentes du débat dans la mesure où on considère que le dirigeant est le plus souvent l'actionnaire principal.Mémoire de fin d’études M. je veux bien signaler que l’article le plus important pour moi puisqu’il est en relation directe avec ce travail) est celui dans lequel Mr. l'organisation des différents comités du conseil d'administration. compte tenu du rôle économique important des PME.E/P. ce dernier proposant un certain nombre de réformes du droit des sociétés.M. en particulier en matière de changement. allemands.

Professeur Agrégé (PRAG) à l'Université Paul Valéry. aux Etats-Unis.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI ce dernier point. de Montpellier III Membre de l'ERFI (Equipe de Recherche sur la Firme et l'Industrie) Université Montpellier I. on ne peut que souhaiter un renforcement des collaborations entre les entreprises et les chercheurs en sciences de gestion. et les deux autres sont d’Olivier TORRES42.Mémoire de fin d’études M.M.Nanterre.E Marocaine 55 . Donc. Les actionnaires essayent de leur coté de garder leur pouvoir de prise de décision et d’augmentation de bénéfices. qu’ils pensent d’avoir seuls le droit de le gérer de leur propres manières et selon leurs conditions. dans la deuxième section elle présente sa méthodologie et son échantillon. ensuite elle analyse les résultats des différents tests effectués. on entend toujours parler par les spécialistes et les journalistes de cette lutte qui existe entre le propriétaire et ses employés ou disant cadres ayant des compétences et des connaissances et maîtrisant l’information. Pour commencer. puisqu’elle a divisé son travail à cinq sections. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.E. Une autre explication s’impose. Le premier est de Najat BOUSSAA THEMA41.B. discute et partent de la théorie d’agence et des autres théories connues.). 41 42 L’Université de Paris –X. et la théorie de cycle de vie). On peut dire que c’est la même chose pour les P. on n’est pas encore bien positionné pour comprendre si la P. c’est celle développé par trois articles de deux chercheurs français. Les managers de leur coté cherchent avec toutes les possibilités offertes d’éloigner les actionnaires ou les propriétaires de leur champs de bataille. …etc. les principaux résultats sont résumées dans la quatrième section. et en Allemagne. on trouve dans l’article de Najat BOUSSAA une méthodologie qui simplifie ce sujet de la structure financière de l’entreprise. comme on l’a exposé dans les paragraphes précédents.M. et de ce conflit de pouvoir et de monopole de la firme. Elle a commencé par un passage en revue de quelques théories financières (la théorie de l’agence. Toutes ces théories qu’on vient de citer comme exemple (elles existent d’autres théories et formalisations très récentes et riches surtout en France.E peut être analysée selon sa nature et ses spécificités ou bien on lui applique la théorie financière en générale. la théorie de financement hiérarchique. dans la dernière section elle reprend le résultat qui caractérise son étude par rapport aux autres.M.

Dans le cas des PME. La réduction des risques de ces conflits engendrés par un comportement discrétionnaire du dirigeant entraîne des coûts appelés coûts d’agence (Jensen et Meckling 1976) : coûts de surveillance. Si on part du modèle de Modigliani et Miller (1958). Pour la théorie de l’agence. Toutefois.E Marocaine 55 . les problèmes d’asymétrie d’information et de risque moral sont plus importants que dans le cas des grandes entreprises. La PME n’est plus une miniature de la grande entreprise. 1992) ou Charreaux (1984).B. le CAPM (Capital Asset Price Model) et la théorie de l’agence et montrent qu’ils ne sont pas les meilleurs outils qui permettent d’expliquer la structure financière des PME. ce qui implique une délégation de nature décisionnelle de l’agent (Jensen et Meckling 1976). s’avère non adaptée aux PME. l’essentiel pour nous c’est sa conclusion). quelques études empiriques (Norton 1991). Elle annonce que c’est à partir du milieu des années 70 que la recherche en PME a commencé à se développer et à considérer ces entreprises comme des organisations particulières. Colot et Michel (1996) se fondent sur trois axes de recherche dans la théorie financière : la diversification. la théorie de l’agence révèle un potentiel explicatif important pour traiter de la problématique des PME. Ceci est Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. coûts de dédouanement et coûts résiduels. Celle-ci ne tient pas compte de l’effet de la taille ou du stade de développement sur la structure financière. la relation d’agence est un contrat dans lequel une (ou plusieurs personnes) a recours aux services d’une autre personne pour accomplir en son nom une tâche quelconque.Mémoire de fin d’études M.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Commençant par son revue de littérature (on expose ce qu’on juge important. Landstrom (1992) rejettent le bien fondé de cette théorie. Cependant. Des problèmes surviennent lorsque l’agent satisfait ses intérêts plutôt que ceux de son mandant.M. Elle est défendue par de nombreux auteurs tels que Ang (1991. Les premières études menées dans ce sens ont tenté de reprendre les théories déjà existantes et de trouver celles qui peuvent expliquer le comportement financier des PME. l’existence de marchés financiers en concurrence parfaite. Un optimum d’endettement sera atteint lorsque les coûts d’agence totaux sont minimaux. on s’aperçoit que l’une des hypothèses centrales du modèle.

ces firmes sont caractérisées par un passage rapide à la phase de croissance.E Marocaine 55 . Par la suite. Les modèles de départ sont basés sur l’hypothèse d’asymétrie de l’information (Myers et Majluf. Cette phase est Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.M. En ce qui concerne les P. Dans ce sens. 1988). ce qui engendre une réticence de la part des créanciers à leur prêter à long terme étant donné le risque élevé de substitution des actifs. ce n’est pas uniquement les préférences du dirigeant qui décident du classement à adopter mais aussi les possibilités d’accéder au marché financier. En effet. 1984. Narayanan.Mémoire de fin d’études M. Ainsi. il pense que la croissance et l’accès au marché financier ont une influence sur la structure financière. Les entreprises dynamiques auront besoin de financements externes pour financer leur croissance. De plus. les entreprises ayant une part élevée d’immobilisations peuvent accéder plus facilement à des financements externes. L’explication fournie par ces modèles est que le dirigeant agit en faveur des actionnaires existants au détriment des actionnaires futurs. Pour le dernier courant de cycle de vie. Les problèmes d’agence peuvent être réduits en présentant des garanties. les plus petites entreprises auront plus recours aux dettes à court terme au détriment de leurs liquidités. l’hypothèse de l’asymétrie de l’information a été relâchée (Myers.M. la hiérarchie trouvée par Myers et Majluf (1984) semble être la mieux adaptée à leur choix de financement. ayant un risque élevé de faillite. Pendant la période de démarrage la seule source de financement disponible est les fonds propres sous forme de capital avancé par le propriétaire. Toutefois.E. 1990) sans pour autant mettre en cause le principe de hiérarchie.B. La théorie du financement hiérarchique suppose qu’il y a un classement entre les différents modes de financement. il y a des problèmes de testabilité des théories du financement hiérarchique rendus encore plus difficiles à cause des conclusions parfois contradictoires de chacun des modèles. La théorie du financement hiérarchique permet de conclure à la non séparabilité entre les décisions d’investissement et de financement. les banques se méfient beaucoup de leur accorder des emprunts.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI expliqué par le manque de transparence financière et par leur structure de propriété. Cependant.

on peut prévoir que les entreprises caractérisées par un taux de croissance élevé combiné à une difficulté d’accès au marché financier ont un endettement total et à court terme excessif. l'introduction au marché des capitaux ou le recours au capital risque. Maints travaux ont essayé de valider l’ensemble de ces théories financières dans le cas des PME. Cependant.B. à capacité d’autofinancement égales. L’enquête effectuée par Norton (1991) auprès d’une centaine de dirigeants de PME américaines en croissance montre que les éléments liés aux coûts de faillite.M. Au total. En ce qui concerne le choix entre dettes et fonds propres.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI généralement financée par les dettes commerciales ou des dettes bancaires à court terme. on constate l’importance des garanties comme variable déterminante dans l’octroi des dettes.E (en effet le niveau de dette est souvent Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. de cycle de vie et du financement hiérarchique sont pertinentes pour expliquer les choix en matière de financement des PME. elle a montré que les théories de l’agence.I. D’autres auteurs (tel que Foss 1993) plaident pour une théorie de la firme centrée sur la notion de compétence de l’entrepreneur qui ne peut pas être sujette à contrat. Ces financements à court terme peuvent engendrer des risques d'illiquidité étant donné les taux de croissance très élevés. d’agence et d’asymétrie de l’information n’expliquent pas la structure du capital des PME.M. fonds externes et financement par fonds propres en dernier recours. les variables déterminantes sont la taille et la rentabilité. A ce stade l'entreprise doit choisir entre la réduction de sa croissance. ces résultats soulignent les difficultés d’accès aux sources de financement. les décisions des responsables financiers semblent être conformes aux conclusions du modèle du financement hiérarchique : fonds internes.M.E. Dans le cas des P. Ceci confirme la théorie du financement hiérarchique.E (Crédit interbancaire) et en second lieu à l’endettement qu’au financement par émission d’actions.E dans le cadre du courant de la dénaturation.M. Ainsi. En ce qui concerne la structure de la dette. En effet. les entreprises préfèrent recourir au C.Mémoire de fin d’études M. L’analyse empirique met l’accent sur l’effet de la particularité de la structure de propriété des P.E Marocaine 55 . Passant donc directement aux conclusions de ce travail. L’objectif était d’étudier les variables déterminantes de la structure financière des P.

E est-il valide ? La question n'est pas de savoir si le concept P. Il ne s'agit plus d'ériger le dogme de la spécificité comme le cadre absolu de la recherche en PME mais d'entamer un examen critique de cette thèse. lorsque la cotation est associée à la croissance elle devient significative. le cadre d'analyse proposé par les chercheurs en P.F : 2007/2008 que l’importance du C. conduit à ne plus considérer la thèse de la spécificité comme un postulat mais comme une simple hypothèse de recherche réfutable. L’auteur essaie de trouver une relation entre la diversité et la spécificité.M. Paranque (1994) affirme que «le niveau pertinent de fonds propres est à évaluer quasiment au cas par cas. de spécificité. La diversité ne signifie que des changements de degré au sein du cadre universel de la spécificité. mais aussi en fixer les limites. Jusqu'à quel point.M. Il affirme que La thèse de la spécificité n'est jamais remise en cause.M. il faut.I et de leurs capacités à répondre à la demande qui leur est adressée».M.). …etc.M.E. TORRES.E est pertinent ou non mais de délimiter son champ de validité. Pour le travail d’O.Mémoire de fin d’études M. Il convient donc d'adopter une démarche contingente (réfutable) de la spécificité. Cependant.E Marocaine 55 .E de ceux de son propriétaire. elle est simplement modulée. à l’aune du dynamisme des P.M. Dans quelles conditions peut-on accepter la thèse de la spécificité et à partir de quel moment ce concept n'est-il plus valide ? Pour que l'objetP.E puisse être un véritable objet de recherche. Ang (1992) retient essentiellement la difficulté de séparer les états financiers de la P. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.B. on va exposer juste ces apports pour le courant de dénaturation du milieu des années 90 (puisque l’auteur a cité d’autres courants tels que de diversité. on se trouve devant un effet statut et pas seulement taille. non seulement le définir. Abdelkader EL YAAGOUBI déterminé par la capacité personnelle du dirigeant d’assumer le risque financier) ainsi Elle signale la non pertinence de la cotation dans l’explication de la structure financière de ces entreprises.I. L’auteur s’est posé une question qui est comme suit : les changements de degré ne peuvent-ils pas s'accompagner de changements de nature ? Poser cette question pour l’auteur. Parfois.

Au total. Ainsi. Dubost (1995). il demeure plusieurs situations intermédiaires où les caractéristiques spécifiques de la PME s'atténuent plus ou moins fortement. Dans une optique restrictive.Mémoire de fin d’études M.M.PME est un modèle d'indépendance financière.E.M.M. De même. dans une perspective précisément contingente. la question est de savoir où placer le seuil critique délimitant la spécificité du modèle-P.M.E du fait de l'augmentation des phénomènes de contrôle externe et de dépendance dont elles font l'objet. Dénaturation de la PME et indépendance financière ! En ce qui concerne les activités financières de l'entreprise.E.M. tout aussi interrogative se demande si "les P.M.E sont sensibles aux modes de financement. plusieurs études tendent à montrer que les caractéristiques traditionnelles (spécificités) des P. 1994) tend à réduire les spécificités des P. toute autre situation est dénaturante.E Marocaine 55 .E françaises évoluent vers des bureaucraties".E.M. 1993).F : 2007/2008 de la spécificité de la PME. autrement dit s'éloignent du modèle traditionnel de la P. si l'indépendance juridique est depuis longtemps utilisée comme un critère apte à définir l'appartenance ou pas d'une entreprise de petite taille au monde des P. une entreprise de petite taille qui fait Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. on considérera que le modèle.M.M. En interprétant ces résultats selon l'optique qui est la nôtre. - Abdelkader EL YAAGOUBI L’auteur passe à nous exposer deux travaux qui semblent récuser l'universalité Dénaturation de la PME et autonomie de gestion : Curvalle (1994) s'interroge sur l'impact des méthodes de Juste à Temps et d'Echange de Données Informatisées sur le mode de fonctionnement des P. la notion d'indépendance organisationnelle (plus difficile à cerner que l'indépendance juridique) paraît devoir jouer le même rôle. L'ouverture du capital soit par capital-risque (Stephany. voire à les remettre en cause comme cela peut être le cas lors d'un rachat d'une P.E ? Entre l'indépendance financière totale où l'entrepreneur autofinance tous ces investissements et la dépendance financière totale où l'entreprise devient la filiale d'un groupe et par voie de conséquence est exclue du monde des PME. On peut alors suggérer deux seuils. Partant de là. soit lors d'une introduction sur le second marché (Belletante et Desroches.B.E par un groupe.

Dans ces conditions. Cette deuxième conception paraît largement majoritaire au sein de la communauté scientifique en PME. TORRES.M.E sont vraiment dans un stade développé et riche. seules les P. Puisqu’on entend toujours parler que les P.E est un modèle de non.E appartenant à un groupe sont exclues. et d’ouvrages dans les pays développés. O. Mais on peut avoir une définition plus large et considérer que le modèle. surtout lorsqu’on voit ce grand volume de séminaires. …etc. Mais le développement des pratiques de capital-risque et la création de marché des capitaux plus adaptés aux entreprises de petite et moyenne taille comme le second marché et le hors-cote ne sont-elles pas des tendances récentes de nature à transformer radicalement les modes de financement traditionnels de la PME et par voie de conséquence à dénaturer le modèle-P. ou des séminaires tout en exploitant les recherches faites par certains chercheurs leaders dans la matière tels que G.dépendance financière.M.M. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.CHARREUX.E tout entier ? Pour conclure cette partie dans laquelle on a exposé ces théories. l’essentiel et l’objectif qu’on cherche est de se positionner par le fait de se poser quelques questions et de leur trouver des réponses le plus proche possible : quelle est notre position et notre niveau de compréhension de ce phénomène au Maroc par rapport à ce qui se passe en Europe ou en Amérique ou autres ? Quel modèle pouvons suivre ? Et dans quelles conditions ? Notre réglementation est elle suffisante ou bien nous avons besoin d’une nouvelle réglementation ? …etc. La réponse à ces questions et d’autres questions peut faire l’objet d’une thèse de doctorat.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI appel à une société de capital-risque ou qui émet des actions n'est plus une PME au sens théorique.M. on espère que tous les intervenants se mobilisent pour rendre ce type de société compétitif. on peut dire que les recherches concernant les P. Mais. transparent et capable de faire face aux défis futurs. de thèses.M.M.Mémoire de fin d’études M.E Marocaine 55 .B.P.E représentent 95% des entreprises existantes dans notre pays.

L’entreprise comme nous l’avons vu. financière. et financier (capital).). La maximisation de cette dernière représente. …etc.Mémoire de fin d’études M. Ces objectifs qui peuvent être soit la maximisation du profit. Nous avons pu voir que l’objectif de l’analyse et du diagnostic financier est de faire le point sur la situation financière de la société en mettant en évidence ses points forts et ses points faibles. c'est-à-dire que l’équilibre financier est réalisé lorsqu’on atteint des gains supérieurs aux risques Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.B. La production nécessite des facteurs humain. On a vu aussi que. l’objectif essentiel de la gestion de l’entreprise.E Marocaine 55 . Cela permet à l’entreprise de créer de la valeur. sociale. résulte de la combinaison d’un ensemble de facteurs agencés en vue de produire des biens et des services et de les échanger avec d’autres agents économiques. l’appréciation de cette valeur passe à travers la mesure de la capacité bénéficiaire et de la rentabilité. les orientations de l’analyse financière sont fortement influencées par les contraintes ou biens objectifs majeurs de l’entreprise. selon la théorie financière. technique. tout en analysant et en maîtrisent ses différents éléments internes quelque soit leur nature (économique. technique. En effet.M.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI La finance d’entreprise peut être considérée comme l’une des rares disciplines de l’économie qui soit autant en pure relation avec la réalité quotidienne extérieure à l’entreprise.

A. qui se compose de deux tableaux à savoir : le tableau de formation des résultats. Ou bien un objectif de solvabilité qui se traduit par une capacité d’honorer ses engagements surtout financiers à l’égard de différents intervenants. et pour éliminer les contraintes liées au maintien du capital ou à la rémunération de ses fonds propres …etc. Le classement des produits et charges donne la possibilité de ressortir les différents résultats liés aux trois catégories d’opérations (opérations d’exploitation.Mémoire de fin d’études M. c'est-à-dire les différents rapports établis entre les grandeurs calculés permettant de porter un jugement sur l’entreprise dans un moment donné.E. Ensuite.B. Pour mieux le comprendre nous avons cité une définition de cette notion d’équilibre.G. qui reste une condition essentielle pour la survie et le développement de l’entreprise.S. La seconde méthode essaie de faire face aux insuffisances de Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.M. le degré de solvabilité est fonction des ressources financières disponibles pour faire face aux exigences de financement de l’activité. financières. et leurs différentes méthodes de calcul. et non courantes). nous avons décidé de lui consacrer une partie entière. Nous avons commencé tout d’abord. par le bilan qui reste un moyen clair et simple pour décrire la situation de l’entreprise.F. E. et d’évaluer les principaux éléments de son patrimoine.C permet de regrouper toutes les opérations de l’exercice dans ce seul compte. nous avons vu comment le C.G) en donnant leur définition.F et de l’A. …etc. Après cette présentation des données du C.B. en croyant à son importance et son utilité.T. la première méthode dite statique est celle des Ratios. les différents outils de l’analyse financière qui nous permettent de juger la réalisation ou non de ces objectifs cités. On a exposé donc. Le dernier objectif peut être celui de la rentabilité.P.F) et de Besoin de Fonds Roulement (B. et nous avons détaillé les notions de Fonds de Roulement (F.) comment l’entreprise a généré son bénéfice et sa capacité d’autofinancement. V. les raisons de les étudier.P.A.C. Pour bien apprécier la notion d’équilibre financier.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI encourus.E Marocaine 55 . ces deux tableaux nous ont permis de visualiser à travers les soldes de gestion (marge Brute. le niveau de rentabilité peut être un indicateur de la solvabilité future de l’entreprise. nous avons pu élaboré directement l’E.R. et le tableau de calcul de la C. Nous n’avons pas pu se limiter à ces deux termes pour décrire l’équilibre financier en exposant deux méthodes permettant d’évaluer cet équilibre.

Ainsi.M. Nous avons pu sentir et ressortir ses points forts qui lui donnent la possibilité de continuer sa survie et sa réussite.car c’est ici qu’on apprend la capacité d’interpréter un tel ou tel résultat et de justifier un tel jugement. sans oublier de l’avertir des imperfections ou bien faiblesses liées à son niveau financier. c'est-à-dire que le Tableau de Financement est d’un caractère dynamique puisqu’il complète le diagnostic par une détermination des mouvements financiers de l’entreprise au cours de l’exercice. et ce qu’on va connaître. ce qui nécessite des entreprises fortes et des règles transparentes et prudentes. Sans oublier les scandales financiers que connaît la planète et les crises financières qui se suivent. et autres facteurs.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI la première. Cette capacité de juger et de justifier. Nous avons collé l’exposition théorique avec un cas réel et pratique d’une Petite et Moyenne Entreprise Marocaine. ce qu’on connaît. c'est-à-dire être dans la mesure de juger d’une manière objective en oubliant tout ce qu’on a connu.M.Mémoire de fin d’études M.M. d’essayer de formuler leurs points de vue concernant ce thème d’analyse financière des P. Dans un troisième chapitre dans lequel nous avons rencontrer quelques problèmes liés à la difficulté d’avoir toutes les informations nécessaires à une analyse financière fine (problème de confidentialité des données). s’apprécie de plus sur le quatrième chapitre dans lequel nous avons essayé de soulever les points forts et les points faibles (objectivement) de cette entreprise. l’importance de la partie pratique se traduit par cette curiosité de connaître et chercher le cadre théorique qui tient en compte l’étude des P. compétitive. Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P. et productive puisqu’on souffre toujours et encore de cette économie de rente qui donne l’impression d’une certaine mauvaise politique économique.E Marocaine 55 . ce qui nous a donné l’occasion de valider nos connaissances et acquis théoriques. on demande à tous les lecteurs de ce travail. et de rester en relation intime avec les chiffres.E en particulier. Cette partie reste primordiale pour apprécier ce thème -du fait de la nature de cette société. Et enfin. était accomplit par une certaine proposition de solutions jugées satisfaisantes de notre part.E. Cette détermination des points forts et faibles. surtout dans les pays développés et dans nos partenaires commerciaux et économiques du Nord. sa taille. et une mauvaise répartition des richesses. et de la finance en général pour aboutir à une économie Marocaine forte.B. son secteur.

E Marocaine 55 .B.M.F : 2007/2008 Abdelkader EL YAAGOUBI Analyse Financière de l’Entreprise : cas d’une P.Mémoire de fin d’études M.

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