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Free - Réponse consultation ARCEP - Neutralité du net

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CCnSuL1A1lCn Þu8LlCuL Su8 LA « nLu18ALl1L uu nL1 »

20 MAl - 13 !ulLLL1 2010



l8LL SAS -+- 8, rue de la vllle l'Lvôque - 73008 Þarls
A8CLÞ -+- neuLrallLe du neL -+- Þaae 1 sur 32
kóponse de Iree à |a consu|tat|on pub||que sur |a
« Neutra||tó du Net » |n|t|óe par
|'Autor|tó de rógu|at|on des commun|cat|ons
ó|ectron|ques et des postes

20 ma| - 13 [u|||et 2010




5ynthòse

Le su[eL de la « neuLrallLe du neL » eLalL lnlLlalemenL redulL a une lmposLure lnLellecLuelle
hablllemenL menee par quelques Lres arands aroupes, pour la pluparL amerlcalns, dans les Lermes
sulvanLs :

« les pottlcollets et les eotteptlses Jolveot povet leots occès oox téseoox. les opétoteots
leots lotetcoooexloos. les cboloes Je télévlsloo Jolveot povet les opétoteots ool
ttoospotteot leot sloool. Mols ooos. otooJs footolsseots Je setvlces. c´est Jlfféteot. ooos
sommes Jeveoos tellemeot lmpottoots ooos sommes coosobstootlel ò lotetoet. et comme
lotetoet Jolt êtte oeotte. ce setolt pottet ottelote ò lo oeottollté ooe Je ooos JemooJet
coottlboet oo flooocemeot Jes téseoox »

Ce debaL a eLe lance au momenL môme ou ces arands acLeurs se deplolenL aux deux exLremlLes de
la chalne de valeur lnLerneL : a la fols dans des conLenus eL dans des Lermlnaux permeLLanL leur
dlffuslon : Apple 1v, parLenarlaL enLre Cooale eL arands lndusLrlels de la Lelevlslon connecLee
(Samsuna, Sonv). Au nlveau naLlonal, ceLLe aenerallsaLlon de l'audlovlsuel enLralnera des besolns
d'lnvesLlssemenL de plusleurs cenLalnes de mllllons par an dans les reseaux.

La manlere donL a eLe aborde le su[eL en lrance eL plus aeneralemenL eu Lurope dolL permeLLre
d'lmpulser une demarche plus equlllbree eL plus larae.

Les operaLeurs eL donc lo floe les abonnes ne dolvenL pas ôLre les seuls a supporLer la mlse a
nlveau des reseaux. une redeflnlLlon des modes d'lnLerconnexlon lÞ esL necessalre. nous
preconlsons une LarlflcaLlon de l'lnLerconnexlon lÞ au coûL lncremenLal d'achemlnemenL du Lraflc,
avec pour les operaLeurs des obllaaLlons d'efflcaclLe, de Lransparence eL non dlscrlmlnaLlon. Ce
slanal prlx permeL aux fournlsseurs de conLenus d'arblLrer llbremenL enLre :

- une ln[ecLlon cenLrallsee eL lnefflcace du Lraflc , la LarlflcaLlon permeL alors a
l'operaLeur de recouvrer les coûLs des lnvesLlssemenLs speclflques qu'll esL obllae de
falre pour malnLenlr la quallLe de servlce ,

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- des lnvesLlssemenLs dans des alaorlLhmes de compresslon, des cenLres de donnees
locaux eL des lnLerconnexlons realonales leur permeLLanL de dlmlnuer leurs charaes
d'lnLerconnexlon lÞ eL evlLanL de saLurer le reseau de l'operaLeur.

une Lelle evoluLlon de la LarlflcaLlon de l'lnLerconnexlon lÞ peuL se falre sous l'lmpulslon des
acLeurs economlques ou ôLre encadree par les auLorlLes de reaulaLlon naLlonales eL
communauLalres. Apres avolr reaule avec succes la Lermlnalson volx flxe, volx moblle eL SMS,
nous pensons que l'AuLorlLe esL lealLlme a reauler la Lermlnalson lÞ, sl elle le souhalLalL.

L'AuLorlLe propose dans un premler Lemps de meLLre en place des observaLolres eL des lndlcaLeurs
de quallLe de servlce sur le marche de deLall. lree esL favorable a une Lelle demarche, sous reserve
qu'elle solL eaalemenL prolonaee sur le marche de aros. Þar exemple, ll esL lmposslble de
demander a un MvnC de formuler des offres d'acces llllmlLe a lnLerneL moblle respecLanL les
deflnlLlons de l'A8CLÞ s'll ne dlspose pas d'une offre de aros lul permeLLanL de le falre dans des
condlLlons economlques ralsonnables.

Þar allleurs, le debaL sur la neuLrallLe d'lnLerneL souleve le probleme de l'acces aux conLenus eL de
la concurrence sur le marche de la dlffuslon audlovlsuelle. Le secLeur esL exLrômemenL concenLre
eL les obllaaLlons enLre edlLeurs eL operaLeurs sonL asvmeLrlques. 1ouL edlLeur de chalne peuL se
falre dlffuser par les operaLeurs, alors que les operaLeurs n'onL pas acces a cerLalnes chaines.

Le probleme sera renforce par l'emeraence de arandes plaLeformes de vldeo relavees par des
Lelevlseurs connecLes. ll v a un rlsque reel que les edlLeurs eL dlffuseurs naLlonaux solenL a Lerme
balaves par des acLeurs mondlaux, beneflclanL d'economles d'echelle eL suscepLlbles de se
sousLralre aux obllaaLlons naLlonales (flnancemenL de la creaLlon, consolldaLlon flscale dans des
pavs plus conclllanLs .). une acLlon realemenLalre, probablemenL a l'echelle communauLalre, esL
necessalre pour aaranLlr l'acces de chaque abonne a l'ensemble des conLenus dlsponlbles,
lndependammenL de son cholx d'operaLeur ou de la marque de son Lermlnal (1v, LableLLe.).

llnalemenL, le debaL sur la neuLrallLe du neL coinclde, a l'echelle mondlale, avec une Lendance de
plus en plus marquee des LLaLs a voulolr conLrôler eL censurer lnLerneL. Les moLlvaLlons afflchees
sonL blen evldemmenL lealLlmes (proLecLlon des auLeurs, luLLe conLre la pedophllle ou le
Lerrorlsme). Mals en la maLlere les remedes peuvenL souvenL ôLre plres que le mal : mlse en place
de proLocoles de crvpLaae par les vrals dellnquanLs eL resLrlcLlon des llberLes publlques pour le
plus arand nombre. une reflexlon serelne eL un reLour a la ralson sonL necessalres sur ces su[eLs
passlonnels.



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0 - L|óments de contexte

A LlLre llmlnalre, ll convlenL de saluer le Lravall de svnLhese des dlfferenLs echanaes avanL parLlclpe
de la reflexlon de l'AuLorlLe. CerLalnes zones d'ombres eL approxlmaLlons dolvenL encore ôLre
levees. A la LôLe d'une sollde experlence du monde de l'lÞ, LanL d'un polnL de vue commerclal que
Lechnlque, compLanL dans ses ranas des acLeurs lmpllques dans lnLerneL depuls une vlnaLalne
d'annees eL conLrlbuanL a la poursulLe des ob[ecLlfs asslanes par ses creaLeurs a lnLerneL, lree
souhalLe falre parLaaer sa connalssance de la reallLe Lechnlque eL operaLlonnelle d'lnLerneL.

!"#$%&'()*"'+),-$("$./)0123+"1+,0"$(/4'+"0'"+$

La part|cu|ar|tó d'Internet par rapport aux róseaux de commun|cat|ons ó|ectron|ques
trad|t|onne|s repose sur des protoco|es de commun|cat|on (1CÞ/IÞ) d|ssoc|ant transport et
tra|tement de |'|nformat|on d'une part, s'appuyant d'autre part sur une topo|og|e en
superpos|t|on de couches |ndópendantes donL les foncLlons sonL dlsLlncLes : une couche servanL
au LransporL (lnfrasLrucLures phvslques)
1
, une seconde dedlee aux appllcaLlons (couche loalque) eL
enfln une dernlere relaLlve aux lnformaLlons echanaees (couche des conLenus).

Cette d|chotom|e const|tue un des pr|nc|pes fondamentaux d'Internet, dóbouchant sur un
modò|e d|t « ("$ 5&,+$ "'$ 5&,+$» dans lequel les exLremlLes de la chalne de communlcaLlon
(uLlllsaLeurs flnals, fournlsseurs de servlces) [ouenL un rôle ma[eur par rapporL a aux malllons
lnLermedlalres qul se bornenL, eL dolvenL se borner, a dellvrer efflcacemenL le fraamenL de la
communlcaLlon a l'equlpemenL sulvanL.




1
La couche LransporL pouvanL eaalemenL ôLre subdlvlsee en plusleurs nlveaux, enLre les lnfrasLrucLures de aenle clvll, les
lnfrasLrucLures de Lransmlsslon, eL enfln les equlpemenLs de rouLaae eL commuLaLlon lÞ

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I| en rósu|te un róseau ma|||ó, dócentra||só et rós|||ent, par rapporL aux reseaux LradlLlonnels de
dlffuslon, dans lequel « l'lnLelllaence » reslde au nlveau des exLremlLes pour echapper a LouL
conLrôle. C'esL ceLLe parLlcularlLe qul a permls des « uLlllsaLeurs lsoles » de developper lcl des
Lechnoloales eL la des nouveaux servlces qul par la sulLe onL eLe adopLees mondlalemenL, llberanL
de nouveaux usaaes. Ce fuL le cas avec l'ldee d'uLlllser le « en 1971 qul a donne nalssance au
courrler elecLronlque, le lanaaae P1ML qul a donne nalssance au Web au deblL des annees 1990,
lancanL l'essor d'lnLerneL arand publlc, eL par la sulLe avec l'avenLure de Cooale ou les plaLeformes
de vldeo en llane au[ourd'hul Lres populalres.

C'esL ceLLe parLlcularlLe qu'll convlenL, au Lravers du debaL sur la neuLrallLe d'lnLerneL, de
preserver a l'heure ou les formldables evoluLlons observees sur le Lraflc du falL des nouveaux
usaaes peuvenL remeLLre en quesLlon ceLLe archlLecLure malllee, decenLrallsee eL reslllenLe sans
laquelle lnLerneL n'auralL pas renconLre le succes que l'on connaiL.

Ln effeL, |e fa|t de reven|r, ne sera|t-ce que part|e||ement ou |oca|ement, sur ces fondamentaux
pourra|t avo|r de |ourdes consóquences sur |e deven|r du róseau en tant que « b|en commun ».

Cn le volL, sl le formldable developpemenL d'lnLerneL a permls en l'espace de 40 ans de passer de
quelques ordlnaLeurs connecLes aux LLaLs-unls a plusleurs mllllards d'equlpemenLs reparLls sur
Lous les pavs de la planeLe, en revanche |'essor des nouveaux usages dóbouche au[ourd'hu| sur
une concentrat|on du traf|c sur que|ques pð|es
2
, faute d'|nc|tat|on pour |es grands acteurs
d'Internet à ma|||er |eurs óchanges.



lotetoet ll v o 40 oos lotetoet oojootJ´bol


2
La molLle du Lraflc lnLerneL esL desormals concenLre sur 0,2° des AS : cf.
hLLp://www.lsoc.ora/Lools/bloas/leLf[ournal/?p=1488#more-1488

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Sl l'archlLecLure d'echanae « Je boot eo boot » (ou eoJ-to-eoJ) lnLerneL esL la cle de son succes,
des archlLecLures cenLrallsees (ou « vettlcoles ») presenLenL, pour leurs promoLeurs, des avanLaaes
economlques lndenlables en maLlere de conLrôle de la chaine de valeur. Comme c'esL le cas pour
les reseaux LradlLlonnels, une lnLearaLlon verLlcale debouchanL sur un modele ferme permeL
conLrôler chaque eLape de l'offre de servlces. Ce qul esL valable pour des reseaux de Lelephonle,
ou de Lelevlslon LradlLlonnel, ne peuL ôLre Lranspose a lnLerneL sans remeLLre en quesLlon les
fondamenLaux. C'est pour cette ra|son que Iree est|me qu'|| s'ag|t d'une erreur fondamenta|e
que de vou|o|r ass|m||er Internet aux serv|ces górós, et |nversement.

Ln effeL, cette sorte de convergence vert|ca|e des róseaux consacrera|t |a subst|tut|on d'un
modò|e basó sur |'óchange ma|||ó et dócentra||só par un modò|e de d|ffus|on centra||sóe de
|'|nformat|on, p|us prop|ce à toute tentat|ve de contrð|e des conLenus, usaaes eL usaaers par le
blocaae, le fllLraae ou la survelllance des communlcaLlons. un modele de dlffuslon reposanL sur
des emeLLeurs, acLlfs, decldanL ce que les recepLeurs, passlfs, dolvenL ou ne dolvenL pas volr n'esL
pas le mellleur moven de s'assurer qu'une naLlon pulsse demeurer compeLlLlve a l'heure de la
mondlallsaLlon des echanaes. Comme l'a mls en perspecLlve un arand penseur d'lnLerneL
3
, les
clvlllsaLlons qul onL falL le cholx d'un mode de cenLrallsaLlon conLrôlee des echanaes d'lnformaLlon
onL Lou[ours flnl par ôLre supplanLees par des clvlllsaLlons plus ouverLes sur ceLLe quesLlon.

Car ouLre les rlsques d'aLLelnLes aux llberLes publlques que ne peuvenL que faclllLer de Lels
modeles cenLrallses, ces transformat|ons ne peuvent qu'|ndu|re d'|mportantes consóquences
macroóconom|ques dans |a mesure où |a fragmentat|on d'Internet pourra|t d|m|nuer |a va|eur
g|oba|e du róseau pour l'ensemble des acLeurs economlques.

L'autre caractór|st|que fondamenta|e de |'arch|tecture d'Internet qu| sera|t rem|se en cause par
ces óvo|ut|ons est sa rós|||ence, eL donc sa capaclLe a aenerer de nouveaux llens enLre les
dlfferenLs nouds du reseau. L'oraanlsaLlon acLuelle du reseau presenLe en effeL l'avanLaae
d'auLorlser, eL môme favorlser car prlvllealanL l'efflcaclLe, des recomblnalsons permanenLes. A
mesure que s'lnsLalleronL des phenomenes de fraamenLaLlon de l'lnLerneL, ces recomblnalsons
pourralenL devenlr de plus en plus dlfflclles, volre lmposslbles. CeLLe flxaLlon durable d'lnLerneL
auLour de quelques pôles ma[eurs, aussl blen pollLlques, que aeoaraphlques ou economlques,
favorlseralL alors une « bolkoolsotloo » d'lnLerneL, au rlsque d'lsoler lrremedlablemenL des pans
enLlers.

ll en resulLeralL sur une verlLable sLaanaLlon des echanaes enLre les dlfferenLes parcelles lsolees, eL
par vole de consequence une reducLlon de la dlverslLe des conLenus eL des usaaes de ces reseaux.


6",+0).3+7$(/4'+"0'"+$&,$'",+0).3+7$("#$07#"),-$8$

Sur un su[eL effecLlvemenL complexe, la confuslon operee par de nombreux acLeurs donL l'AuLorlLe
sur le perlmeLre de la neuLrallLe parLlclpe de l'lncomprehenslon enLre acLeurs.


3
Serae SoudoplaLoff, noLammenL dans son cvcle de conferences consacrees aux vrales rupLures d'lnLerneL

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Le su[et est b|en ce|u| de |a neutra||tó d'Internet, et non ce|u| de |a neutra||tó des róseaux. 1ouL
slmplemenL parce que, sLrucLurellemenL, un róseau que| qu'|| so|t n'est [ama|s neutre face à
|'|neff|cac|tó, qu'elle solL locallsee ou aenerallsee, poncLuelle ou sLrucLurelle. La neuLrallLe d'un
operaLeur de communlcaLlons elecLronlques dolL par consequenL s'enLendre au nlveau des
servlces qul effecLlvemenL sonL, eL dolvenL resLer, neuLres au reaard de l'usaae qul peuL en ôLre
falL par leurs uLlllsaLeurs. C'esL sous le prlsme des usaaes qu'll fauL conslderer ce su[eL, eL non sous
l'anale reducLeur des reseaux phvslques.

ues lors une appllcaLlon exLenslve du concepL de neuLrallLe d'lnLerneL aux reseaux supporL esL
pour le molns hasardeuse. Au demeuranL, ll convlenL d'observer que |es ang|ophones óvoquent |e
su[et de « Net Neutra||ty
4
», et non de «Networks Neutra||ty ».

ll esL vral que l'absence de deflnlLlon « normee » pour lnLerneL n'esL pas pour faclllLer une bonne
apprehenslon du su[eL par des acLeurs peu au falL des usaaes eL couLumes d'un monde lmmaLerlel,
sans fronLleres Lanalbles, en perpeLuelle evoluLlon eL reals par des reales relevanL plus de la « soft
low » que de la realemenLaLlon [acoblne.

C'esL alnsl qu'au moLlf qu'un servlce eLanL dellvre en Lechnoloale lÞ, ll peuL v avolr une Lendance a
l'asslmller rapldemenL a lnLerneL. Ce n'esL pas le cas : ce n'est pas parce qu'un serv|ce repose sur
une techno|og|e IÞ qu'|| s'ag|t nócessa|rement d'Internet. Comme on le verra par la sulLe, lnLerneL
esL avanL LouL une lnLerconnexlon de reseaux eL servlces ouverLs. lnLerneL ne se resume pas a lÞ
(qul n'eLalL pas le proLocole d'orlalne d'lnLerneL
3
, eL qul peuL LouL a falL ôLre supplanLe a l'avenlr
par d'auLres proLocoles plus efflcaces).

I| |mporte par consóquent de ve|||er à ne pas confondre, ou ass|m||er, Internet et serv|ces
« managós » ou górós pour reprendre les Lermes de la consulLaLlon. Alnsl, blen que parLaaeanL
phvslquemenL un môme supporL de Lransmlsslon debouchanL sur un polnL de Lermlnalson unlque,
pouvanL ôLre vehlcule au moven de Lechnoloales lÞ, l'audlovlsuel vla les boxes (1v eL radlo
LradlLlonnelle ou dellnearlsee, Servlces de Medlas Audlovlsuels a la uemande - SMAu - Lels que
vldeo a la uemande.) sur Lelevlseur ou radlo (ou cllenL embarque / proprleLalre) ou la Lelephonle
respecLanL les exlaences essenLlelles (ou cllenL embarque) ne relevenL pas pour auLanL d'lnLerneL.
5ans pour autant se subst|tuer à Internet, ce dern|er ótant p|us un|verse|, ces serv|ces ont
vocat|on à cohab|ter à cðtó d'Internet car rópondant à des beso|ns spóc|f|ques des abonnós qu|
ne peuvent ôtre eff|cacement tra|tós v|a Internet sans r|squer de remettre en quest|on un
modò|e ouvert et neutre.

L'Lurope en gónóra|, et |a Irance en part|cu||er, sont de tròs bons exemp|es des retombóes
pos|t|ves pour |a soc|ótó d'un modò|e ouvert et neutre d'Internet. un Lel modele a eLe rendu
posslble par la comblnalson lnLelllaenLe enLre concurrences par les servlces eL concurrence par les
lnfrasLrucLures LemolananL d'une forLe lnclLaLlon a l'lnvesLlssemenL efflcace. ues offres de deLall
lnnovanLes eL compeLlLlves onL pu alors volr le [our, llberanL les usaaes eL provoquanL un envol du
marche. L'acLlon deLermlnanLe de l'AuLorlLe esL a saluer, car en levanL les barrleres a l'enLree elle

4
Aux LLaLs-unls (eL par exLenslon dans le monde lnLerneL, ma[orlLalremenL analophone), neL = lnLerneL
3
lÞ n'a eLe aenerallse qu'a parLlr de 1983, 13 ans apres les debuLs d'lnLerneL (ArpaneL)

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A8CLÞ -+- neuLrallLe du neL -+- Þaae 7 sur 32
a permls a des peLlLes sLrucLures, qu'elles solenL commerclales
6
ou assoclaLlves
7
de donner llbre
cours a leur vlslon du hauL deblL eL d'lnLerneL.

Au nlveau naLlonal, |e cerc|e vertueux dócou|ant de |'act|on des pouvo|rs pub||cs v|sant à
favor|ser un haut n|veau de concurrence n'aura|t pas pu prospórer sans un modò|e ouvert et
neutre d'Internet, permettant au consommateur d'accóder ||brement à de nouveaux serv|ces et
usages |nnovants.

Au nlveau mondlal, un modele ouverL eL neuLre d'lnLerneL prlvllealanL l'lnnovaLlon eL la remlse en
quesLlon des renLes de slLuaLlon, c'esL [usLemenL ce qul a permls d'aLLenuer conslderablemenL en
l'espace de quelques annees a pelne la pulssance de marche d'un MlcrosofL. A l'heure ou d'aucuns
s'lnLerroaenL sur l'lmpacL de la poslLlon ecrasanLe de Cooale, || est |nd|spensab|e que toute
act|on, qu'e||e so|t pr|vóe ou pub||que, techn|que ou óconom|que, consumór|ste ou f|sca|e so|t
proport|onnóe à |'ob[ect|f v|sant à garant|r |a pórenn|tó d'un modò|e ouvert et neutre d'Internet.

5ous |'effet de |'óvo|ut|on des usages rendus poss|b|es par |e dóp|o|ement de róseaux de
nouve||e gónórat|on, |'|nnovat|on et |a cróat|on de va|eur va de p|us en p|us rós|der dans |es
nouveaux serv|ces. C'est une perspect|ve |nó|uctab|e qu'|| faut accompagner |nte|||gemment,
noLammenL par la remlse a plaL des modeles economlques afln de reparLlr plus equlLablemenL les
coûLs eL conLrlbuLlons, pluLôL que par une aLLlLude defenslve.

AvanL prlvlleale l'lnnovaLlon a la repllque des offres exlsLanLes, des soluLlons Lechnlques
dlsrupLlves aux promesses des equlpemenLlers LradlLlonnels, lree esL desormals a la LôLe d'une
experlence unlque qul n'a de valeur que sl elle vlse a renforcer l'efflcaclLe d'un blen collecLlf
comme lnLerneL donL ll fauL encouraaer, eL non enLraver, le developpemenL.

C'esL pour ceLLe ralson que noLre reseau esL un reseau LouL lÞ, qul n'esL de LouLe manlere pas
adapLe a la aesLlon dlscrlmlnanLe (c'esL a dlre dearader au seln d'un môme servlce du Lraflc pour
des ralsons commerclales) du Lraflc ou au fllLraae. La Lechnlque re[olnL noLre phllosophle : LouL
meLLre en ouvre pour parvenlr [our apres [our a un lnLerneL encore plus accesslble parce
qu'ouverL, performanL parce qu'lnnovanL, a l'abrl de LouLe censure publlque ou prlvee parce que
mallle eL decenLrallse. Þar exemple, nous avons eLe les premlers a deplover de la Lelephonle sur lÞ
en lrance a arande echelle sur les reseaux flxes, en deplL des reLlcences des acLeurs de l'epoque eL
noLammenL du reaulaLeur qul ne [uralenL que par le 1uM. nos abonnes sonL eL dolvenL resLer
llbres d'uLlllser lnLerneL, LouL lnLerneL, comme lls veulenL des lors que cela ne porLe pas aLLelnLe
aux condlLlons d'explolLaLlon du reseau.

A côLe d'lnLerneL exlsLenL eaalemenL chez la pluparL des operaLeurs des servlces dlLs « aeres » (ou
« manaaes ») (Lelephonle, servlces audlovlsuels sur lnLerfaces 1v) eL pour lesquels dolvenL ôLre
mls en place des mecanlsmes d'opLlmlsaLlon des flux de Lraflc afln de aaranLlr la quallLe de servlce
due aux abonnes eL edlLeurs d'une parL eL le respecL des obllaaLlons leaales d'auLre parL. Ces
servlces « aeres » ne relevanL pas d'lnLerneL peuvenL ôLre soumls a des conslderaLlons d'ordre

6
lree eL Lu Com, qul sonL la preuve qu'un marche sans barrlere a l'enLree lnclLanL la prlse de rlsque par des enLrepreneurs ne peuL
qu'ôLre beneflque a Lerme pour le consommaLeur eL la compeLlLlvlLe d'une naLlon
7
Le mellleur exemple eLanL le plus anclen lAl naLlonal, l'assoclaLlon lun (lrench uaLa neLwork)

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20 MAl - 13 !ulLLL1 2010



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A8CLÞ -+- neuLrallLe du neL -+- Þaae 8 sur 32
commerclal, môme s'll nous semble essenLlel qu'une excluslvlLe au beneflce d'un edlLeur ne se
double pas d'une excluslvlLe au proflL d'un operaLeur d'acces.


!/3*9)1+$("#$7:&.,+3&'#$("$+0)%31$#,0$."#$*&(;."#$"-3#+)'+#$

Pormls quelques cas poncLuels eL lsoles, noLammenL sur les parLles du reseau non encore
bouclees
8
, nous n'observons pas de phenomene de conaesLlon eL de quallLe de bande passanLe
pour le Lraflc lnLerne eL sorLanL de noLre reseau a la lumlere des lnvesLlssemenLs conLlnus pour
falre evoluer les capaclLes lnLernes : c'esL alnsl que la aranularlLe de raccordemenL de la couche
acces esL en cours de mlaraLlon vers du 10 Cbps, eL que les equlpemenLs lnlLlalemenL cour de
reseau (C8S-1, 1,2 1bps) commencenL a ôLre deploves au nlveau realonal, eL onL vocaLlon au
nlveau naLlonal a ôLre prochalnemenL remplaces par des equlpemenLs de nouvelle aeneraLlon
(C8S-3, [usqu'a 322 1bps)


Ln revanche, nous sommes rógu||òrement
confrontós à des prob|ómat|ques
structure||es de congest|on pour |e traf|c
entrant en provenance de gros |nducteurs
de traf|c qu| à ce stade ne souha|tent pas
opt|m|ser |eur arch|tecture de
raccordement avec notre róseau,
noLammenL en l'eclaLanL sur plusleurs slLes
afln de se rapprocher au mleux des
uLlllsaLeurs flnals. A defauL, le malnLlen du
sLaLu-quo en maLlere de llalsons aenere de
l'lnefflcaclLe qu'll nous semble lnequlLable
de falre supporLer par les abonnes flnals.




Ln ouLre |a forte asymótr|e dans |es óchanges avec ces nouveaux acteurs bouscu|e |es óqu|||bres
trad|t|onne|s en mat|òre de d|mens|onnement des róseaux (eL lo floe des coûLs d'explolLaLlon),
pulsqu'elle peuL condulre a dedler a ces acLeurs des ressources auparavanL muLuallsees enLre une
mulLlLude d'acLeurs afln d'aLLenuer les lmpacLs en cas de conaesLlon, enLralnanL une hausse des
coûLs de producLlon du falL des deseconomles d'echelle.

CeLLe asvmeLrle des Lraflcs, enLre les condlLlons d'orlalne « modele de Lvpe palr a palr, avec un
Lraflc equlllbre » eL celles prevalanL aux nouveaux servlces lnLerneL esL lllusLree par les araphlques
sulvanLs correspondanLs aux flux echanaes avec un operaLeur, eL un fournlsseur de servlces

8
pour des ralsons lnherenLes aux conflauraLlons locales, a l'lnsLar de ce que peuvenL eaalemenL renconLrer les reseaux d'enerale
sur les mômes zones comme par exemple la CoLe d'Azur

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A8CLÞ -+- neuLrallLe du neL -+- Þaae 9 sur 32
lnLerneL Lres populalres. La courbe plelne correspond au Lraflc enLranL, l'auLre courbe
correspondanL au Lraflc sorLanL :


1raflc alobal echanae avec un operaLeur


1raflc alobal echanae avec un fournlsseur de servlces

Þour certa|ns fourn|sseurs de serv|ces, |a contr|but|on demandóe par |es opórateurs pour couvr|r
ces coûts spóc|f|ques re|òvera|t de |'atte|nte à |a neutra||tó. C'est une |mposture |nte||ectue||e
hablllemenL menee par quelques Lres arands aroupes, pour la pluparL amerlcalns, conslsLanL a
neuLrallser le debaL en l'orlenLanL dans les Lermes sulvanLs :

« les pottlcollets et les eotteptlses Jolveot povet leots occès oox téseoox. les opétoteots
leots lotetcoooexloos. les cboloes Je télévlsloo Jolveot povet les opétoteots ool
ttoospotteot leot sloool. Mols ooos. otooJs footolsseots Je setvlces. c´est Jlfféteot. ooos
sommes Jeveoos tellemeot lmpottoots ooos sommes coosobstootlel ò lotetoet. et comme
lotetoet Jolt êtte oeotte. ce setolt pottet ottelote ò lo oeottollté ooe Je ooos JemooJet
coottlboet oo flooocemeot Jes téseoox »

un peLlL exemple pour lllusLrer ceLLe problemaLlque : acLuellemenL, au nlveau du cour de reseau,
nous brassons envlrons 1 1bps a l'heure charaee, solL envlron 200 kbps par abonne en movenne. Sl
les plaLeformes de vldeo sur lnLerneL lancenL leur offre de 1v/Pu (sur le ÞC
9
ou vla les Lelevlseurs
connecLes) avec un flux de 10 Mbps
10
, eL que 20° des abonnes l'uLlllsenL par rapporL aux offres 1v
LradlLlonnelles, nous allons nous reLrouver avec 10 1bps a ecouler. SolL 30 fols plus que ce que
noLre reseau recolL de[a en provenance de ces lnducLeurs.


9
Cf. la recenLe evoluLlon des formaLs proposes par ?ou1ube avec l'arrlvee de l'ulLraPu 4096p (ou 4k)
10
ueblL moven, un flux Pu (1920*1080) encode en P264 peuL demander 20 Mbps en polnLe

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A8CLÞ -+- neuLrallLe du neL -+- Þaae 10 sur 32
10 1bps de Lraflc par source ne nous posenL pas Lrop de problemes a ecouler sl c'esL llvre au plus
pres de l'abonne, car cela revlenL a lnserer quelques Cbps par polnL d'lnLerconnexlon exlsLanL sur
la base des capaclLes dlsponlbles. Ln revanche, |e fa|t de |e ||vrer tròs en amont dans |e róseau
dev|ent gónórateur d'|neff|cac|tó dont nous ne voyons pas pourquo| nous - opórateurs et 3'$%3'"
abonnós et donc marchó ava| - devr|ons en supporter |a charge, revenanL a plus de 30 mllllons
d'euros par mols. Ln effeL, sans lnLerconnexlon au nlveau local (sur le modele de ce qul s'effecLue
depuls des annees sur la Lelephonle) la prlse en charae de l'auamenLaLlon exponenLlelle du Lraflc
enLranL (alors qu'auparavanL le Lraflc crolssalL de facon relaLlvemenL llnealre eL correlee enLre
enLranL eL sorLanL) necesslLe la mlse a nlveau des ressources de Lransmlsslon eL de commuLaLlon
au nlveau non plus naLlonal, mals eaalemenL realonal eL local.

LL ce d'auLanL plus que, conLralremenL aux usaaes acLuels qul sonL plus efflcaces d'un polnL de vue
Lechnlque comme la 1v LradlLlonnelle
11
ou la vldeo a la uemande
12
(vou), la vldeo sur les
plaLeformes lnLerneL au[ourd'hul eL 1v connecLee demaln esL unlcasLee depuls une source unlque
exLerleure aux reseaux Lermlnaux. Cela necesslLe en effeL de prevolr auLanL de ressources qu'll v
aura de proarammes vlslonnes.

Les operaLeurs d'acces se reLrouvenL alors avec un surcrolL de Lraflc enLranL qul ne pourra ôLre
absorbe efflcacemenL que s'll esL llvre au plus pres de l'abonne.

Ln effeL, cons|dórer |e tra|tement d'une congest|on structure||e ma|s extór|eure à |'opórateur
d'accòs par |'|nvest|ssement de ce dern|er en capac|tós supp|ómenta|res pour ócou|er |e traf|c
entrant sans mettre à contr|but|on |'|nducteur de cette |neff|cac|tó dóbouche rarement à terme
sur des so|ut|ons v|ab|es pour |'ensemb|e des acteurs de |a cha|ne. La slmple ad[oncLlon sans fln
de capaclLes supplemenLalres dans les couches hauLes du reseau pour ecouler des volumes de
Lraflc enLranL asvmeLrlques n'lnclLe nullemenL a l'efflcaclLe pulsqu'elle condulL a repllquer
lnuLllemenL des ressources en les concenLranL.

uans ces condlLlons, || dev|ent nócessa|re de dógager de bons s|gnaux óconom|ques pour |nc|ter
durab|ement à |'|nvest|ssement eff|cace
13
, eL a ceL eaard la Lheorle des marches blface esL un bon
vecLeur d'approche pour lnclLer les lnducLeurs de conLenus a adapLer leur llvralson de Lraflc.


<,".#$#&'+$."#$"'=",-$8$

Cn le volL, l'en[eu du debaL esL a la fols phllosophlque eL economlque. Þarce que seu| |e |ev|er
óconom|que permet de sanct|onner |'|neff|cac|tó, porteuse de dangers pour |a pórenn|tó d'un
modò|e ouvert et neutre d'Internet, et |nc|ter à |'eff|cac|tó qul esL le mellleur remede pour
aaranLlr un lnLerneL mallle, decenLrallse eL reslllenL.


11
broadcasL - appele mulLlcasL en Lechnoloale lÞ -, c'esL a dlre un môme flux pour plusleurs mllllons de LelespecLaLeurs
12
unlcasL cerLes, mals repllquee en lnLerne avec des caches au plus pres des abonnes dans la mesure ou 10° des fllms les plus vus
concenLrenL pres de 90° des ressources
13
un ob[ecLlf encore rappele avec force dans le cadre de la revlslon du ÞaqueL « 1elecom »

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Chez lree, nous pensons que Lous les usaaers du reseau dolvenL conLrlbuer equlLablemenL au
flnancemenL des lnfrasLrucLures, eL pas seulemenL les operaLeurs eL lo floe les fovers. Les quelques
fournlsseurs de servlces qul fonL des proflLs colossaux, le plus souvenL en dehors du perlmeLre du
flsc francals, dolvenL eaalemenL accepLer de paver, pas necessalremenL beaucoup, mals
equlLablemenL.

Sous l'effeL du Web 2.0 eL dans la perspecLlve de l'essor des Lermlnaux connecLes, les formldables
evoluLlons du Lraflc lnLerneL (concenLraLlon du Lraflc
14
sur quelques pôles provoquanL une
asvmeLrle de plus en plus marquee en faveur du Lraflc enLranL) appellenL de lourds
lnvesLlssemenLs dans les reseaux naLlonaux.

Au cours des prochalnes annees, les operaLeurs naLlonaux vonL lnvesLlr plus de 300 M• par an
pour repondre a ces besolns avec la mlse en servlce de nouveaux equlpemenLs acLlfs permeLLanL
d'ecouler le Lraflc au seln de noLre reseau. Ce posLe de depense explosera, car les servlces
audlovlsuels se aenerallsenL sur lnLerneL avec les plaLeformes vldeo eL equlpemenLs connecLes.

Sur lnLerneL, |a prat|que actue||e des |nterconnex|ons entre róseaux IÞ n'|nc|te pas à |'eff|cac|tó
entre des cond|t|ons d'|nterconnex|on d|recte (« peer|ng », ma[or|ta|rement en mode gratu|t) ne
permettant p|us de couvr|r |es coûts, et des moda||tós de trans|t (traf|c payant) pour |e mo|ns
opaques et d|scr|m|nato|res.

C'esL alnsl que fauLe de slanal economlque, |es pr|nc|paux |nducteurs de traf|c, pour |a p|upart
ótab||s aux Ltats-Un|s, ne sont nu||ement |nc|tós à óc|ater |eurs |nterconnex|ons en se
rapprochant au p|us pròs des abonnós f|na|s, comme c'esL pourLanL la norme dans les lndusLrles
de reseaux. 1andls qu'en Lelephonle ou 1v, les prlnclpaux operaLeurs lnLernaLlonaux onL le cholx
enLre resLer Lres en amonL dans le reseau ou, en conLreparLle de coûLs redulLs, eclaLer leurs
llalsons pour se rapprocher des abonnes flnals

Sur lnLerneL, les operaLeurs d'acces se reLrouvenL donc a meLLre en place des capaclLes
supplemenLalres pour ecouler des pulLs de Lraflc, capaclLes (eL coûLs) qul pourralL ôLre opLlmlses sl
les prlnclpaux aeneraLeurs de Lraflc eclaLalenL leurs llalsons.

Cette concentrat|on du traf|c des fourn|sseurs de serv|ces et ód|teurs de contenus sur que|ques
po|nts d'óchanges va à |'encontre des pr|nc|pes fondateurs Internet : un reseau mallle, caplllalre
eL reslllenL, afln [usLemenL de ne pas dependre de polnLs parLlcullers. Llle appelle eaalemenL de
profondes lnLerroaaLlons sur :

(l) |a pórenn|tó du modò|e ouvert : fauLe de couverLure equlLable de leurs coûLs, les
operaLeurs ne seronL plus lnclLes a lnvesLlr, pouvanL amener les acLeurs domlnanLs
a preempLer les capaclLes dlsponlbles eL condulre a l'excluslon des auLres acLeurs
(ll) |a dó|oca||sat|on de |a cróat|on de va|eur sur Internet : a l'lnsLar de ce qul se
praLlque pour des ralsons flscales, les prlnclpaux aeneraLeurs de Lraflc seronL

14
La molLle du Lraflc lnLerneL esL desormals concenLre sur 0,2° des AS : cf.
hLLp://www.lsoc.ora/Lools/bloas/leLf[ournal/?p=1488#more-1488

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naLurellemenL lnclLes a eLabllr leurs plaLeformes aux LLaLs-unls ou, du falL de leur
poslLlon hlsLorlque sur lnLerneL, le deparL de Lraflc ne coûLe quaslmenL rlen. ll en
resulLera une perLe lrremedlable de source de revenus pour une admlnlsLraLlon
flscale qul se demande [usLemenL commenL meLLre a conLrlbuLlon les acLeurs des
conLenus eL servlces lnLerneL donL les lnfrasLrucLures sonL le plus souvenL eLablles
en dehors du LerrlLolre naLlonal.
(lll) |a próservat|on de |a d|vers|tó cu|ture||e : avec les operaLeurs d'acces, les acLeurs
des medlas LradlLlonnels sonL les prlnclpaux souLlens a la preservaLlon de la
creaLlon culLurelle. Les dlsLorslons de concurrence donL beneflclenL de facLo, fauLe
de slanal economlque les lnclLanL a locallser leurs acLlvlLes, les prlnclpaux acLeurs
des conLenus sur lnLerneL peuvenL meLLre en perll la vlablllLe môme de aroupes
locaux de conLenus.
(lv) |'amónagement harmon|eux du terr|to|re : ne pouvanL repercuLer LoLalemenL sur le
Larlf de deLall les surcoûLs renconLres pour falre face a la hausse du Lraflc enLranL,
les operaLeurs seronL condulLs a se focallser sur les zones denses eL renLables eL
pourralenL renoncer a la perequaLlon Larlfalre qul permeL de proposer en LouL polnL
du LerrlLolre un Larlf unlque alors que les coûLs ne sonL pas les mômes.
(v) une gouvernance p|us óqu|||bróe sur Internet : LouLe LenLaLlve de reequlllbraae de
la aouvernance d'lnLerneL en faveur des auLres naLlons que les LLaLs-unls sera
vouee a l'echec LanL que l'ecrasanLe ma[orlLe du Lraflc v resLera concenLree.


1 - 5ur |es dóf|n|t|ons proposóes par |'Autor|tó

Ln róponse à |'absence de dóf|n|t|on normóe pour ce que recouvre Internet, on peut toutefo|s
tenter de dóf|n|r |'accòs Internet comme un accòs à un róseau, ouvert au pub||c, de róseaux
routós par |e protoco|e IÞ, const|tuó des 64.511 systòmes autonomes
15
reconnus par |'IANA
(l'lnLerneL Asslaned numbers AuLhorlLv, composanLe de l'lCAnn, enLlLe LransnaLlonale en charae
de la aesLlon d'lnLerneL).

I| s'ag|t de cr|tòres cumu|at|fs. D|t autrement, ce n'est pas parce qu'un serv|ce est proposó v|a |e
protoco|e IÞ qu'|| re|òve nócessa|rement d'Internet, par exemple quand ll n'esL accesslble qu'aux
seuls abonnes d'un operaLeur au moven d'lnLerfaces speclflques reservees qu'aux seuls abonnes,
comme par exemple le servlce Lelephonlque ou des servlces audlovlsuels sur 1v.

A cðtó d'Internet ex|stent óga|ement chez |a p|upart des opórateurs des serv|ces d|ts « górós »
(tó|óphon|e, serv|ces aud|ov|sue|s sur |nterfaces 1V) et pour |esque|s do|vent ôtre m|s en p|ace
des mócan|smes d'opt|m|sat|on des f|ux de traf|c af|n de garant|r |a qua||tó de serv|ce due aux
abonnós et ód|teurs d'une part et |e respect des ob||gat|ons |óga|es d'autre part. Ces servlces «
aeres » ne relevanL pas d'lnLerneL peuvenL ôLre soumls a des conslderaLlons d'ordre commerclal,
môme s'll nous semble essenLlel qu'une excluslvlLe au beneflce d'un edlLeur ne se double pas
d'une excluslvlLe au proflL d'un operaLeur d'acces.

13
ldenLlfles par un numero AS, ex : reseau proxad - lree - = AS 12322 , eLanL preclse que la 8lC4893 pose les bases d'un passaae a
32 blLs des AS, solL plus de 4 mllllards de reseaux auLonomes posslbles

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5ur |a dóf|n|t|on d'un IAI, e||e n'appe||e pas d'ob[ect|on ma[eure à ce stade, ótant próc|só que
|'act|v|tó de IAI n'est qu'un sous-ensemb|e de |'act|v|tó d'Cpórateur de Commun|cat|ons
L|ectron|ques, qul esL celle reconnue par les pouvolrs publlcs, noLammenL dans le cadre des
obllaaLlons leaales.

Ln effeL, sl un lAl dolL s'appuver sur des lnfrasLrucLures de communlcaLlons elecLronlques pour
proposer un acces lnLerneL a ses abonnes, en revanche ll peuL ne pas operer lul-môme ses
lnfrasLrucLures reseau en opLanL pour une collecLe de Lraflc effecLue par un Llers
16
.

Ln outre, au-de|à de |'act|v|tó d'accòs à Internet, un Cpórateur de Commun|cat|ons
L|ectron|ques (CCL) fourn|t óga|ement d'autres serv|ces de commun|cat|ons ó|ectron|ques, Lels
qu'un servlce Lelephonlque ou des servlces audlovlsuels llnealres eL dellnearlses.

Dans ces cond|t|ons, s| |es ob||gat|ons affórentes à un CCL s'app||quent à |'act|v|tó Internet, en
revanche |es ob||gat|ons spóc|f|ques à Internet n'ont pas nócessa|rement vocat|on à s'app||quer
aux serv|ces autres qu'Internet, LouL comme les obllaaLlons lnherenLes au servlce Lelephonlque
(permanence, appels d'uraence, lnLercepLlons leaales.) ne s'appllquenL pas a lnLerneL.


5ur |a not|on de Þ5I avancóe par |'Autor|tó, Iree prófòre ce||e communóment ut|||sóe par |e
secteur Internet de I5I (Iourn|sseur de 5erv|ces Internet, Internet 5erv|ce Þrov|der) qul recouvre
les acLeurs proposanL des conLenus eL/ou appllcaLlons eL/ou servlces, qu'lls solenL commerclaux
ou non marchands, sur lnLerneL.


5ot ooe Jéfloltloo Je lo oeottollté J´lotetoet .

nous souhalLons que l'ensemble des lnLernauLes pulsse conLlnuer de pouvolr acceder a l'ensemble
des conLenus eL servlces dlsponlbles sur lnLerneL, sans fllLraae, sans censure, sans excluslvlLe qul
lnLerdlralenL l'acces a cerLalns conLenus eL servlces, sans dearadaLlon des condlLlons
d'achemlnemenL des flux au are d'accords commerclaux opaques.

A |'heure où |es óvo|ut|ons de traf|c bouscu|ent |es óqu|||bres |n|t|aux, où des Ltats ou |ntórôts
pr|vós souha|tent contrð|er un vecteur de commun|cat|on qu| |eur óchappe, || appara|t essent|e|
de próserver sur Internet un modò|e ouvert et neutre qu| a fa|t ses preuves. Ln effeL, un Lel
modele a permls l'emeraence sur les marches avals d'offres lnnovanLes eL compeLlLlves eL sur les
marches amonLs de nouveaux servlces populalres (plaLeformes de vldeos, reseaux soclaux,
muslque en llane.) LlranL proflL des offres d'acces. Avec au flnal une dlffuslon du savolr, un
parLaae de la connalssance, une accesslblllLe de la culLure blen mellleure, dans l'lnLerôL du
consommaLeur eL du clLoven.


16
Cas des abonnes non dearoupes, eL des abonnes de lAl n'lnLervenanL pas sur le marche de l'acces, a l'lnsLar de lun

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Þour lree, un modò|e ouvert et neutre d'Internet v|se à garant|r |a capac|tó des ut|||sateurs, dòs
|ors que ce|a ne porte pas atte|nte aux cond|t|ons d'exp|o|tat|on du róseau :
- de mettre en ||gne et accóder aux contenus et |nformat|ons de |eur cho|x,
- d'ut|||ser et dóve|opper |es serv|ces ou app||cat|ons de |eur cho|x,
- d'ut|||ser |es óqu|pements term|naux de |eur cho|x et sat|sfa|sant aux ex|gences
essent|e||es,
- de bónóf|c|er d'un haut n|veau de concurrence sur tous |es ma|||ons de |a cha|ne de
va|eur : accòs, term|naux, app||cat|ons, contenus et serv|ces.




2 - 5ur |a prósentat|on par |'Autor|tó du contexte et des en[eux re|at|fs à |a neutra||tó de
|'|nternet et des róseaux

La confuslon enLre neuLrallLe d'lnLerneL eL neuLrallLe des reseaux resulLe probablemenL d'une
percepLlon faussee de la reallLe des reseaux. Un róseau, que| qu'|| so|t, n'a [ama|s ótó concu pour
rester neutre face à |'|neff|cac|tó |ndu|te non pas par un usage ou un contenu en part|cu||er, ma|s
par |a man|òre de |e dó||vrer ou |'achem|ner.

A l'heure de la converaence vers du LouL lÞ, ll apparaiL essenLlel que l'AuLorlLe pulsse prolonaer
son hauL deare d'experLlse des reseaux LradlLlonnels vers le monde lÞ eL sa chaine de valeur
(conLenus eL servlces comprls).

La concurrence est un facteur c|ó pour |a neutra||tó par |e cerc|e vertueux qu'e||e |ndu|t. un hauL
nlveau de concurrence condulL des operaLeurs d'lnfrasLrucLures a lnvesLlr pour aaaner en
efflcaclLe, eL donc opLlmlser leur sLrucLure de coûLs eL maxlmlser la creaLlon de valeur LouL en
amelloranL le reLour sur lnvesLlssemenL. ues lnfrasLrucLures modernes eL lnnovanLes
17
permeLLenL
aux operaLeurs de servlces de dlsposer d'une arande llberLe en maLlere d'offres de deLall. Un haut
n|veau de concurrence |es astre|nt à un tròs haut n|veau de qua||tó suff|samment d|ssuas|f pour
ne pas porter atte|nte à |a neutra||tó d'Internet : un operaLeur qul porLeralL aLLelnLe a la
neuLrallLe dans le cadre de ses offres de deLall rlsqueralL forLemenL de ne pas prosperer sur un
marche de deLall Lres concurrenLlel eL forLemenL flulde, comme c'esL le cas sur le marche flxe.

A l'lnverse, a l'lnsLar de ce que nous sublssons sur le marche moblle, de profondes d|stors|ons de
concurrence, des róseaux qu| v|s|b|ement n'ont pas recu en temps et en heure |es
|nvest|ssements nócessa|res pour ôtre tota|ement IÞ en 2010 ne peuvent que dóboucher sur des
offres de dóta|| pour |esque||es |es atte|ntes à |a neutra||tó sont patentes : proLocoles lÞ peu
consommaLeurs de ressources (le mellleur exemple eLanL Skvpe) eL usaaes (Þ2Þ, newsaroups,
SLreamlna dans cerLalns cas.) bloques. A la decharae des operaLeurs moblles, ll fauL blen
reconnaiLre que les offres moblles reposenL, conLralremenL au flxe, sur une ressource rare a

17
C'esL alnsl que noLre pavs esL celul ou l'emprlse aeoaraphlque du dearoupaae esL la plus eLendue, ou l'lÞ au plus pres de l'abonne
esL le plus repandu, ou les offres de deLalls sonL parml les plus compeLlLlves eL lnnovanLes en Lermes de performances eL
foncLlonnallLes. Comme l'a demonLre Cooale, la lrance esL parml les naLlons les plus avancees en maLlere d'lÞv6

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l8LL SAS -+- 8, rue de la vllle l'Lvôque - 73008 Þarls
A8CLÞ -+- neuLrallLe du neL -+- Þaae 13 sur 32
capaclLe llmlLe, le specLre. 1ouLefols, sl la concurrence eLalL reelle sur le marche de deLall moblle,
les operaLeurs seralenL lnclLes a lnvesLlr pour rendre leurs reseaux encore plus efflcaces face a
ceLLe conLralnLe, a l'lnsLar de ce que nous avons connu sur les reseaux flxes avec un operaLeur
hlsLorlque qul lors de l'ouverLure de son reseau au dearoupaae a lmpose des condlLlons LellemenL
kafal€nnes que les operaLeurs onL alors lnvesLls pour surmonLer eL conLourner
18
ces conLralnLes en
vue de proposer des offres reellemenL dlfferenclanLes eL neuLres.

La concurrence do|t ôtre g|oba|e sur |'ensemb|e des segments de |a cha|ne. Llle ne dolL pas se
focallser unlquemenL sur les servlces, ll ne fauL pas perdre de vue les lnfrasLrucLures. C'esL parce
que la concurrence sur les lnfrasLrucLures a eLe enfln rendue posslble en 2002, a l'lssue d'une
acLlon couraaeuse de l'AuLorlLe, que la lrance a pu raLLraper son reLard sur l'acces lnLerneL.

Sl le debaL sur la neuLrallLe d'lnLerneL esL effecLlvemenL mondlal, ll esL a noLer des senslblllLes
d'approche dlfferenLes selon les pavs. C'esL alnsl qu'aux LLaLs-unls, caracLerlses par un falble
nlveau de concurrence sur les lnfrasLrucLures condulsanL a des offres de deLall Lres en reLralL par
rapporL a ce que nous connalssons en Lurope, la neuLrallLe esL en quelque sorLe un « remede »
aux dlsLorslons de marche. Ln revanche, en Lurope, elle esL percue comme une aaranLle pour le
clLoven doublee d'une lnclLaLlon a l'lnvesLlssemenL des operaLeurs.

lree LlenL a rappeler qu'une slLuaLlon concurrenLlelle forLe resLe le mellleur aaranL de la neuLrallLe
avec des modeles economlques adapLes. 5| |e |óg|s|ateur do|t |nterven|r, c'est pour encourager,
et non entraver, une concurrence qu| ne pourra qu'|nc|ter |es opórateurs, qu'||s so|ent
h|stor|ques ou a|ternat|fs, f|xes ou mob||es, gros ou pet|ts, à |nvest|r pour proposer à |eurs
abonnós une offre d'accòs Internet qu| ne so|t pas en retra|t par rapport aux standards du
marchó.

Ln revanche, sl le debaL sur la neuLrallLe d'lnLerneL esL assez recenL au nlveau mondlal, || faut
reconna|tre qu'en Irance |es opórateurs de transport de commun|cat|on, à |'or|g|ne postaux
19

pu|s tó|ógraph|ques, et enf|n tó|óphon|ques et tó|ómat|ques sont astre|nts depu|s une |ongue
date à une ob||gat|on de neutra||tó quant aux contenus trans|tant par |eurs serv|ces. Sl
effecLlvemenL ce n'esL pas ecrlL nolr sur blanc pour lnLerneL, la neuLrallLe d'un operaLeur par
rapporL au servlce fournl exlsLe de[a, eL les dlsposlLlons aenerlques du Code permeLLenL aux

18
Les modallLes lnlLlales du dearoupaae permeLLanL dlfflcllemenL de renLablllser l'lnvesLlssemenL avec une offre repllquanL
bôLemenL l'offre lnLerneL de l'operaLeur hlsLorlque onL alors naLurellemenL lnclLe les operaLeurs alLernaLlfs a aller vers le Lrlple-plav
pour abalsser drasLlquemenL les coûLs de producLlon unlLalre
19
Cf. decreL de l'Assemblee naLlonale de [ullleL 1791 concernanL le secreL eL l'lnvlolablllLe des leLLres « l'Assemblée Notlooole.
optès ovolt oot soo comlté. cooslJétoot ooe les ptécootloos oo'elle o otJoooées poot lo sôteté Je l'£tot. pot soo Jéctet Jo 21 jolo
Jetolet. oot été exooétées eo plosleots lleox, ooe pot l'effet J'oo zèle locooslJété. Jes cotps oJmlolsttotlfs et Jes moolclpolltés
ovoleot cto poovolt soomettte ò leot sotvelllooce et ò leot' tecbetcbe lo cottespooJooce Jes pottlcollets, ooe l'ottestotloo ool o été
folte. eo plosleots vllles. Jes coottlets Jes molles. les Jépôts fotcés Je leots poooets eo oottes lleox oo'oox boteoox ooxooels lls
étoleot Jestloés. les petoolsltloos foltes cbez les Jltecteots Jes postes. lo vétlflcotloo Jes letttes. les sotsls otJoooés ò leot
Jlsttlbotloo. oe peoveot oo'lotettompte les telotloos commetcloles. et soot ootoot J'obos oo'll est loJlspeosoble J'ottêtet, ooe ces
moveos llléooox. ool oe peoveot êtte tolétés ooe Joos oo momeot J'olotme oolvetselle et Joos oo pétll lmmloeot. oe peoveot êtte
plos loootemps emplovés. J'optès les mesotes ool oot été ottêtées poot lo sôteté et lo Jéfeose Je l'emplte ,
u£ck£1£ oo'll est eojolot oox cotps oJmlolsttotlfs Je sotvelllet l'exécotloo Jo Jéctet Jo 10 ooôt 1790. coocetooot le sectet et
l'lovloloblllté Jes letttes. et Je se coofotmet oox Jlsposltloos Je l'ottlcle 1et Jo tltte Jes otttlbotloos. folsoot pottle Jo Jéctet Jo 26
Jo même mols J'ooôt. ool JéfeoJ oox cotps oJmlolsttotlfs et oox ttlboooox J'otJoooet oocoo cboooemeot Joos le setvlce Jes
postes. »

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A8CLÞ -+- neuLrallLe du neL -+- Þaae 16 sur 32
auLorlLes compeLenLes de velller au respecL du prlnclpe aeneral eL a la sancLlon des aLLelnLes
ma[eures. Môme s'll exlsLe une Lendance recenLe, noLammenL en provenance d'une lndusLrle
culLurelle, vlsanL a remeLLre en quesLlon ce prlnclpe mulLl-seculalre, || s'ag|t d'un acqu|s
so||dement ancró dans notre dro|t nat|ona|
20
.

Les prat|ques prótendument avóróes te||es qu'exposóes par |'Autor|tó dans son document de
consu|tat|on appe||ent óga|ement que|ques róserves. ll fauL se aarder des raccourcls eL
approxlmaLlons, noLammenL pour ce qul concerne la descrlpLlon du peerlna eL la reference au
« cas » neufCeaeLel / uallvMoLlon. une analvse ob[ecLlve de la slLuaLlon commande de ne pas
oubller de prendre eaalemenL en compLe le polnL de vue de l'operaLeur mls en cause
21
, ce qul ne
semble pas avolr eLe le cas [usqu'a presenL sl l'on s'en LlenL aux resLlLuLlons qul onL pu ôLre falLes.

I| ex|ste en effet deux modes d'|nterconnex|on de róseaux sur Internet : |e peer|ng, et |e trans|t.
Le peer|ng n'est pas exc|us|f du trans|t, slnon ll s'aalralL d'une barrlere a l'enLree pulsqu'un AS
devralL alors « peerer » avec les 63 410 auLres. A l'lnsLar de ce qul a Lou[ours exlsLe sur les reseaux
Lelephonlques eL de donnees (noLammenL bancalres), de arands acLeurs lnLernaLlonaux assurenL
une foncLlonnallLe necessalre de LranslL afln de permeLLre aux AS non dlrecLemenL raccordes de
pouvolrs echanaer du Lraflc.

Concernant |e peer|ng, Iree t|ent à rappe|er qu'|| s'ag|t, comme son nom |'|nd|que, d'une
prestat|on róservóe entre róseaux comparab|es pour permettre à |eurs ut|||sateurs f|na|s de
pouvo|r óchanger du traf|c d|rectement sans |ntermód|a|re, rópondant à certa|nes cond|t|ons
d'ó||g|b|||tó. Lt non d'un dro|t d'accòs abso|u à un róseau term|na| pour ócou|er du traf|c
fortement asymótr|que, le cas echeanL pour le compLe de Llers. un operaLeur d'acces ne peuL
ralsonnablemenL ouvrlr un llen de peerlna avec un operaLeur qul ne repondralL pas aux crlLeres
d'ellalblllLe
22
: ll s'aalralL en effeL d'une aLLelnLe caracLerlsee au prlnclpe de neuLrallLe, en ce qu'll
revlendralL a accorder des deroaaLlons a des operaLeurs peu efflcaces par rapporL a d'auLres
operaLeurs qul auralenL alors lnvesLls pour rendre efflcace leur llen de peerlna.

Le fa|t de ne pouvo|r bónóf|c|er de cond|t|ons de peer|ng ne remet nu||ement en cause |a
poss|b|||tó pour un róseau demandeur de pouvo|r óchanger avec |es ut|||sateurs f|na|s du róseau
demandó.



20
Cn ne pourra qu'lnclLer les [urlsLes emerlLes a frequenLer les ravons hlsLorlques des 8lblloLheques unlverslLalres qul ne peuvenL
qu'apporLer un demenLl culsanL face aux asserLlons de cerLalns cherchanL a falre crolre que la neuLrallLe des operaLeurs de
communlcaLlons elecLronlque remonLe a la ulrecLlve 2000/31/CL du du ÞarlemenL europeen eL du Consell en daLe du 8 [uln 2000 :
clLons noLammenL, sur ces 60 dernleres annees, la L81 de [ullleL 1996, les lols de 1990 eL de 1984 sur le servlce publlc des
LelecommunlcaLlons, la reforme de 1962 falsanL sulLe a la codlflcaLlon de 1932. uu côLe de la [urlsprudence, on peuL eaalemenL
reLenlr CL 13 mars 1933 du Lemps du monopole publlc, CloiLre eL Cass Crlm. 17 novembre 1992 pour la LelemaLlque qul preflauralL
lnLerneL.
21
de la connalssance qu'en a lree, ll s'aalssalL d'une mesure de proLecLlon du reseau face a une Lvpoloale anormale de Lraflc a la
sulLe d'une saLuraLlon de llen de raccordemenL pour le Lraflc enLranL, mesure de proLecLlon qul a pu ôLre levee une fols les
auamenLaLlons de capaclLes reallsees par les deux acLeurs concernes
22
C'esL alnsl qu'en Lelephonle, la aranularlLe mlnlmale a l'lnLerconnexlon esL flxee au 8Þn (8loc Þrlmalre numerlque, llen de
Lransmlsslon a 2 Mbps supporLanL 30 communlcaLlons slmulLanees + 1 canal de slanallsaLlon). ue môme, en collecLe AuSL, lrance
1elecom exlae un seull mlnlmal de capaclLe collecLee

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3 - 5ur |'approche gónóra|e prócon|sóe par |'Autor|tó

lnLerneL dolL resLer neuLre eL ouverL, c'esL une evldence. Mals pour que cela ne resLe pas une
declaraLlon d'lnLenLlon, || faut róe||ement se donner |es moyens et |es out||s pour garant|r |a
pórenn|tó d'un modò|e ouvert et neutre. Cela passe en premler lleu par une me|||eure
conna|ssance de |'ensemb|e de |a cha|ne de va|eur (Lermlnaux, acces, peerlna, LranslL,
heberaemenL, servlces.). u'un polnL de vue Lechnlque, qu'operaLlonnel, economlque eL
prospecLlf, |'Autor|tó do|t mob|||ser ses compótences sur |'IÞ, a|ns| que sur |a conna|ssance des
róseaux de nouve||e gónórat|on en gónóra|. Cela lmpllque eaalemenL une remlse a plaL des
modallLes economlques en maLlere d'achemlnemenL de Lraflc lnLerneL, sans a prlorl eL a l'aune
des arands prlnclpes de Lransparence, de non dlscrlmlnaLlon eL d'orlenLaLlon vers les coûLs.

Cela lmpllque surLouL une verlLable rlaueur dans la demarche sulvle pour evlLer les approxlmaLlons
eL raccourcls reducLeurs.

Ln parLlculler, || conv|ent de ne pas perdre de vue |es grands pr|nc|pes de |a rógu|at|on sector|e||e
qu| ont nature||ement vocat|on à róg|r |es nouveaux róseaux : transparence, non d|scr|m|nat|on,
caractòre ra|sonnab|e des demandes, |nc|tat|on à |'|nvest|ssement eff|cace et à |a concurrence
par |es |nfrastructures |orsque ce|a est appropr|ó, proport|onna||tó des remòdes sont autant de
||gnes de force autour desque||es ||s conv|ent d'art|cu|er |a róf|ex|on sur |e su[et des moyens à
consacrer pour garant|r |a pórenn|tó d'un modò|e ouvert et neutre d'Internet. uans ceLLe
perspecLlve, sl effecLlvemenL la problemaLlque de conaesLlon sLrucLurelle dans un reseau peuL eL
dolL se LralLer par l'lnvesLlssemenL, encore fauL-ll LouL meLLre en ouvre pour orlenLer ceL
lnvesLlssemenL dans une loalque d'efflcaclLe, qulLLe pour cela a falre peser les charaes d'une
evenLuelle lnefflcaclLe non pas sur l'operaLeur d'acces, eL lo floe ses abonnes, mals sur l'lnducLeur
de Lraflc. ulL auLremenL, la slmple ad[oncLlon sur les seamenLs du LransporL eL de la dlsLrlbuLlon de
rouLeurs eL capaclLes de Lransmlsslon supplemenLalres pour LralLer une hausse verLlalneuse de
Lraflc enLranL qul resLe llvre sur un ou quelques polnLs Lres en amonL dans le reseau n'lnclLe pas a
l'efflcaclLe a Lerme. Llle condulL a des deseconomles d'echelle qul fonL peser des charaes
supplemenLalres, charaes qul pourralenL ôLre evlLees sl les operaLeurs eLalenL en mesure de falre
supporLer ceLLe lnefflcaclLe sur les lnducLeurs de Lraflc.

Ln ouLre, lree LlenL a rappeler que les servlces aeres ne relevenL pas, eL n'onL pas vocaLlon a
relever d'lnLerneL qul resLe sLrucLurellemenL un reseau ouverL en conLreparLle d'une absence de
aaranLle de quallLe de servlce. ues lors qu'un operaLeur de communlcaLlons elecLronlques esL en
monopole d'acces sur des uLlllsaLeurs d'un servlce aere, la reaulaLlon secLorlelle eL concurrenLlelle
peuL, eL dolL, s'exercer, mals pas au nom d'lnLerneL.


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S'll esL une evldence que |e dóve|oppement des serv|ces górós ne do|t pas s'effectuer au
dótr|ment d'Internet
23
, || sera|t souha|tab|e que |e dóve|oppement d'Internet n'entrave pas ce|u|
des serv|ces górós qu| rópondent à des beso|ns spóc|f|ques qul ne peuvenL ôLre efflcacemenL
couverL par lnLerneL, sauf a porLer aLLelnLe a la neuLrallLe d'lnLerneL, ce donL lree ne souhalLe pas.

Sur le flxe, les offres lnLerneL naLlonales sonL une reference au nlveau mondlal, ll seralL forLemenL
pre[udlclable de brlser ceL elan a l'heure du l11P. Sl lnLerneL a pu connaiLre le formldable succes
qul en falL au[ourd'hul un blen collecLlf, c'esL en arande parLle ar•ce a son caracLere LransnaLlonal
qul lul a permls d'echapper aux vellelLes de conLrôle eL de realemenLaLlon au nlveau naLlonal. 5|
des act|ons |óg|s|at|ves sont effect|vement souha|tab|es pour garant|r aux c|toyens un haut
n|veau de sócur|tó et respect des ||bertós pub||ques, aux consommateurs un haut degró de
concurrence, aux acteurs óconom|ques un accòs eff|cace aux |nfrastructures, e||es ne pourront
ôtre v|ab|es que dans une perspect|ve de coord|nat|on, à dófaut d'harmon|sat|on, à |'óche||e
|nternat|ona|e.

I| faut donc m|ser avant tout sur |a concurrence, qul on le volL sur le flxe a falL ses preuves en
permeLLanL a noLre pavs de raLLraper en l'espace d'un qulnquennaL son reLard. 5ur un marchó
concurrent|e|, un opórateur qu| portera|t gravement atte|nte à |a neutra||tó ne prospòre pas, ou
en LouL cas offre un boulevard a des alLernaLlves plus respecLueuses de la neuLrallLe eL conformes
aux aLLenLes des consommaLeurs
24
. Sl reaulaLlon ll dolL v avolr, elle dolL respecLer les prlnclpes
d'efflcaclLe eL de proporLlonnallLe.



4 - 5ur |es or|entat|ons prócon|sóes par |'Autor|tó

5ur |a prem|òre or|entat|on
loot ptoposet oo « occès ò l´lotetoet ». l´Aototlté tecommooJe ooe le lAl solt teoo. Joos le
tespect Jes Jlsposltloos léolslotlves eo vlooeot. J´offtlt ò l´otlllsoteot flool lo posslblllté .
- J´eovovet et Je tecevolt le cooteoo Je soo cbolx ,
- J´otlllset les setvlces oo folte fooctloooet les oppllcotloos Je soo cbolx ,
- Je coooectet le motétlel et J´otlllset les ptootommes Je soo cbolx. Jès lots oo´lls oe
oolseot pos oo téseoo.

lree souscrlL naLurellemenL a ceLLe orlenLaLlon. lace aux offres de l'operaLeur hlsLorlque, les
offres d'acces lnLerneL des operaLeurs alLernaLlfs n'auralenL [amals pu prosperer sl ces dernleres
n'auralL pas permls aux consommaLeur de s'approprler plelnemenL lnLerneL, par l'uLlllsaLlon des

23
Ln la maLlere, pour ce qul esL du flxe l'hlsLorlque du marche lrancals permeL d'eLabllr que le developpemenL de servlces aeres a
eLe plus que beneflque pour lnLerneL : de 312 kbps llmlLes aux zones urbalnes a 60 euros (43 euros l'abonnemenL lnLerneL hauL
deblL + 13 euros l'abonnemenL d'acces au reseau) en 2002, le marche esL au[ourd'hul sLablllse aux alenLours de 30 euros pour un
deblL moven de 10 Mbps, avec une couverLure a hauLeur de 99,3° de la populaLlon
24
Cf. la slLuaLlon du marche hauL deblL ou les operaLeurs alLernaLlfs onL pu prosperer a parLlr de 2002 en eLanL en mesure de
proposer aux consommaLeurs des alLernaLlves lnnovanLes eL compeLlLlves faces aux offres exlsLanLes relaLlvemenL peu aLLracLlves

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equlpemenLs Lermlnaux de leur cholx
23
, le recours aux servlces eL appllcaLlons de leur cholx, en
vue d'envover eL recevolr le conLenu de leur cholx
26
.

La aussl, une certa|ne v|s|b|||tó est souha|tab|e sur |e pór|mòtre des dóf|n|t|ons, noLammenL
lorsqu'll s'aalL d'equlpemenLs Lermlnaux : en parLlculler, || conv|ent de ve|||er à ne pas ass|m||er
óqu|pement term|naux et po|nts de term|na|son. Þour des ralsons evldenLes de securlLe sur son
reseau, eL pour repondre efflcacemenL aux exlaences essenLlelles, lree ne LlenL pas a ce que
l'abonne pulsse uLlllser un auLre polnL de Lermlnalson que celul mls a dlsposlLlon des lors que ce
dernler permeL a l'abonne d'uLlllser llbremenL sans llmlLaLlon ln[usLlflee l'ensemble des Lermlnaux
(ÞC, consoles, LableLLes, SmarLphones, 1v LradlLlonnelles ou connecLees, comblnes
Lelephonlques.) compaLlbles avec les sLandards exlsLanLs.


5ur |a seconde or|entat|on
l´Aototlté tecommooJe ooe les ptotlooes Je oestloo Je ttoflc mlses eo ploce pot les lAl
poot ossotet l´occès ò l´lotetoet Jemeoteot exceptloooelles et tespecteot les ptloclpes
oéoétoox Je pettloeoce. ptopottloooollté. efflcoclté. ttoospoteoce et ooo Jlsctlmlootloo.

Cette seconde or|entat|on n'appe||e pas d'ob[ect|ons dòs |ors qu'e||e reste cantonnóe à Internet.
Ln revanche, elle esL poLenLlellemenL lnefflcace sl elle vlse eaalemenL l'ensemble du reseau d'un
operaLeur de communlcaLlons elecLronlques. Ln effeL, comme expose precedemmenL,
structure||ement un róseau de commun|cat|ons ó|ectron|ques n'est pas neutre face à
|'|neff|cac|tó et se do|t de mettre en muvre des prat|ques de gest|on de traf|c af|n de garant|r
notamment |e respect des ob||gat|ons |óga|es en termes de permanence et cont|nu|tó
d'exp|o|tat|on du róseau.

L'lnvesLlssemenL lnefflcace, Lel que l'ad[oncLlon sans fln de capaclLes de rouLaae eL de
Lransmlsslon pour ecouler un Lraflc enLranL non malLrlse, n'esL pas une soluLlon en solL car au flnal
elle penallse la capaclLe d'lnnovaLlon des operaLeurs, la compeLlLlvlLe des offres de deLall pour le
consommaLeur eL la couverLure du LerrlLolre en acces performanLs pour les collecLlvlLes locales.

Le d|mens|onnement de tout róseau repose sur une approche stat|st|que des usages
g|oba|ement observós. Ln maLlere de communlcaLlons elecLronlques, ces usaaes evoluenL sans
cesse, eL connalssenL depuls quelques annees une crolssance verLlalneuse sous l'effeL con[uaue du
developpemenL de la pulssance des Lermlnaux eL du mulLl-equlpemenL des abonnes en Lermlnaux
connecLes. La pulssance de calcul dlsponlble au nlveau de l'abonne n'esL pas neuLre sur la charae
de Lraflc alobale : c'esL alnsl que le volume de Lraflc d'un abonne de 2010 aLLelnL le nlveau des
equlpemenLs cours de reseau du debuL de l'lnLerneL arand publlc en 1996.


23
8len que resolumenL enaaaee en faveur des loalclels llbres eL du monde unlx, lree ne re[eLLe nullemenL les abonnes dlsposanL de
ÞC sous d'auLres svsLemes. ue môme, les boxes dlsposenL d'lnLerfaces sLandard permeLLanL de raccorder l'ensemble des Lermlnaux
compaLlbles.
26
Þour ceLLe ralson, lree esL profondemenL reservee sur LouLe excluslvlLe de conLenu assorLl d'une excluslvlLe d'acces, alnsl que sur
la LerrlLorlallLe des drolLs qul ne repond nullemenL aux aLLenLes des consommaLeurs a l'heure de la mondlallsaLlon des echanaes

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A8CLÞ -+- neuLrallLe du neL -+- Þaae 20 sur 32
uans un cadre forLemenL concurrenLlel, |es opórateurs sont amenós à |nvest|r en permanence
dans |a m|se à n|veau du róseau, dans ses d|ffórentes couches. Þour donner un ordre d'ldee, la
commuLaLlon s'effecLualL avanL le decollaae du hauL deblL fln 2002 sur des llens 1 Cbps. Les llens
10 Cbps onL falL leur enLree dans le reseau en 2003 (cour), pour ôLre eLendus sur la collecLe a
parLlr de 2003 eL ôLre aareaes en llalsons n*10 Cbps a parLlr de 2007. Le cour de reseau s'apprôLe
a commuLer naLlvemenL des llens 1 1bps.

Le dlfferenLlel de capaclLe de LralLemenL enLre la aeneraLlon acLuelle de rouLeurs cours de reseau
(Lvpe C8S-1 Clsco) eL celle a venlr (Lvpe C8S-3 Clsco) fournlL quelques lndlcaLlons perLlnenLes (*
300 en l'espace de quelques annees) sur les evoluLlons aLLendues.

uans ce cadre, |a m|se en p|ace de ròg|es de gest|on des f|ux de traf|c est nócessa|re pour :
- respecter |es ob||gat|ons |nhórentes aux serv|ces essent|e|s comme |e serv|ce
tó|óphon|que et |es appe|s d'urgence
- garant|r |a qua||tó de serv|ce due aux abonnós
- protóger |es róseaux et d|ffórents ut|||sateurs des vu|nórab|||tós d|str|buóes
- garant|r |'óqu|||bre et óv|ter |a dom|nat|on de |'un sur |'autre.

Ln zones dearoupees, l'archlLecLure reseau uLlllsee par lree repose sur l'aaencemenL de clrculLs
vlrLuels permeLLanL de vehlculer de facon lndependanLe les dlfferenLs servlces. Au nlveau de
l'acces, les clrculLs sonL hlerarchlses enLre nlveau de prlorlLe : slanallsaLlon, servlce Lelephonlque,
servlces audlovlsuels, servlce lnLerneL, de Lelle sorLe qu'une conaesLlon au seln d'un servlce ne
menace par la dlsponlblllLe des auLres servlces. Au seln môme du servlce lnLerneL, ll n'v a pas lleu
de meLLre en place une aesLlon de Lraflc.

Ln zones non dearoupees, compLe Lenu de l'archlLecLure mono clrculL mlse en ouvre par
l'operaLeur hlsLorlque, des mecanlsmes d'opLlmlsaLlon de flux de Lraflc sonL necessalres afln de
aaranLlr aux abonnes un hauL nlveau de quallLe de servlce, noLammenL pour la permanence du
servlce Lelephonlque.

Ln effeL, cerLalns Lvpes d'appllcaLlons sonL concus de Lelle facon que les loalclels lnsLalles sur les
posLes cllenLs peuvenL Lres vlLe s'arroaer, au deLrlmenL d'auLres servlces l'ensemble des
ressources en Lermes de capaclLes de rouLaae eL/ou de bande passanLe dlsponlbles sur le reseau.

Þar exemple, des loalclels de LransferL de flchlers masslvemenL repandus sonL concus pour Llrer
proflL du maxlmum des capaclLes d'une llane, sans Lenlr compLe des auLres servlces eaalemenL
presenLs sur la llane en quesLlon, sl blen que les problemes renconLres en Lermes de saLuraLlon
des capaclLes de rouLaae ou de bande passanLe ne peuvenL ôLre efflcacemenL resolues par la
slmple ad[oncLlon de capaclLes supplemenLalres.

ConcreLemenL, un loalclel cllenL Lvpe « Þ2Þ » peuL Lres vlLe aenerer a l'echelle d'un seul abonne un
folsonnemenL exponenLlel de sesslons 1CÞ slmulLanees, depassanL la somme de l'ensemble des
sesslons pouvanL ôLre ouverLes au LlLre des usaaes couranLs (Lelephonle, web, mall.) par
l'ensemble des abonnes d'une zone donnee. Cr cerLalns equlpemenLs reseaux accordenL par
consLrucLlon une prlorlLe aux communlcaLlons donL le nombre de sesslons auamenLe, sl blen que

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sans mecanlsme correcLlf une mlnorlLe lnflnlLeslmale d'uLlllsaLeurs lnLenslfs monopollsenL une
parL dlsproporLlonnee de ressources reseau au deLrlmenL de la ma[orlLe des uLlllsaLeurs. ue facLo,
les appllcaLlons donL le nombre de sesslons esL falble ou sLable (cas Lvplque des uLlllsaLlons
Lelephonlque, courrler elecLronlque, navlaaLlon Web.) se reLrouvenL alors handlcapees en Lermes
de condlLlons d'acces aux ressources reseau, compromeLLanL donc le respecL d'obllaaLlons leaales
Lelles que l'acces aux servlces d'uraence.

Af|n de próserver |a r|chesse d'un modò|e ouvert, seu|es des cons|dórat|ons d'ordre techn|que
do|vent prós|der à |a m|se en muvre de te||es prat|ques, à |'exc|us|on de tout cr|tòre d'ordre
commerc|a|. Þour que le consommaLeur pulsse ôLre en mesure de falre [ouer plelnemenL la
concurrence en prlvllealanL l'operaLeur qul seralL le plus efflcace, ll seralL eaalemenL souhalLable
qu'une Lransparence solL de mlse, dans le prolonaemenL de ce qul a eLe mls en ouvre au
8ovaume-unl sous l'lmpulslon de l'ClCCM. Au demeuranL, ll convlenL de relever que ceLLe
approche esL reLenue par le nouveau cadre realemenLalre communauLalre relaLlf aux
communlcaLlons elecLronlques, qul a falL l'ob[eL d'un pro[eL de LransposlLlon acLuellemenL soumls
a consulLaLlon publlque.

Le prlnclpe de non dlscrlmlnaLlon dolL par consequenL ôLre enLendu au seln d'un môme servlce : a
archlLecLure de raccordemenL eaale, uallvMoLlon ne dolL pas ôLre dlscrlmlne par rapporL a
?ou1ube. Ln revanche, le LralLemenL des conLenus dellvres par Canal Þlus ou 1l1, lorsqu'lls sonL
accesslbles vla le servlce audlovlsuel, n'esL en rlen dlscrlmlnaLolre pour uallvMoLlon Web des lors
qu'll s'aalL de deux servlces blen dlsLlncLs, l'un aere (Audlovlsuel), l'auLre fournl en « besL efforL »,
ou obllaaLlon de moven (lnLerneL). Le prlnclpe de non dlscrlmlnaLlon lmpllque eaalemenL de ne
pas avolr a raLLraper l'lnefflcaclLe lndulLe par un acLeur, qul ne souhalLeralL pas dlmenslonner son
archlLecLure de raccordemenL au reseau a la hauLeur du Lraflc qu'll aenere, par rapporL a un auLre
acLeur plus responsable eL qul auralL cholsl d'lnvesLlr pour eclaLer ses lnLerconnexlons pour les
rapprocher au plus pres des abonnes flnals. 1ouL lmmaLerlel qu'll esL, le numerlque n'en demeure
pas molns soumls aux lols de la phvslque : un conLenu esL plus rapldemenL accesslble au
consommaLeur que lorsqu'll esL ln[ecLe dans le reseau d'acces au plus pres de ce dernler.

I| sera|t souha|tab|e que |es pouvo|rs pub||cs rappe||ent forme||ement à tous |es acteurs |es
|mpórat|fs de non d|scr|m|nat|ons et de transparence qu| s'|mposent dans |e doma|ne des
commun|cat|ons ó|ectron|ques, d'Internet et des contenus.

I| ne faut pas se ||m|ter aux r|sques de d|stors|on ou de refus d'accòs aux róseaux, ma|s tra|ter
s|mu|tanóment et de man|òre s|m||a|re |es contenus et serv|ces. Au[ourd'hu| |e [eu est
dósóqu|||bró car s| |es opórateurs sont soum|s à des ob||gat|ons, ce n'est pas |e cas pour secteur
des mód|as et des serv|ces, pourtant nettement p|us concentró et dont |es prat|ques
d'exc|us|v|tó sont hautement contestab|es.


5ur |a tro|s|òme or|entat|on
uo occès ò l´lotetoet Jolt ptéseotet ooe ooollté Je setvlce sofflsoote et ttoospoteote.

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Aflo Je lo ootootlt. l´Aototlté looce Jes ttovoox sectotlels Je ooollflcotloo Jes potomèttes
mlolmoox Je lo ooollté Je setvlce Je l´occès ò l´lotetoet et ttovollle ò lo mlse eo ploce
J´loJlcoteots spéclflooes.

Les falLs parlenL d'eux-mômes. Ln l'espace de quelques annees a pelne, l'lnLerneL lrancals esL
devenu sur le hauL deblL flxe une reference au nlveau mondlal, LanL en Lerme de performances,
d'lnnovaLlon que d'ouverLure eL concurrence.

Dans |a perspect|ve des ob||gat|ons assoc|óes au nouveau cadre róg|ementa|re, Iree accue|||e
favorab|ement cette or|entat|on dòs |ors qu'e||e reste conf|nóe au pór|mòtre re|evant d'Internet
d'une part, et d'autre part qu'e||e pu|sse dóboucher sur des |nd|cateurs homogònes, c'est à d|re
pouvant ôtre fac||ement appróhendós par |e consommateur f|na|, entre f|xe et mob||e. Une te||e
dómarche n'a óga|ement de sens que s| e||e est pro|ongóe en amont par des |nd|cateurs
comparab|es sur |es marchós de gros, afln de pouvolr ldenLlfler le cas echeanL d'evenLuels
dvsfoncLlonnemenLs sLrucLurels qul lnflueralenL sur la quallLe des marches de deLall.

Ln maLlere de flxe, ll convlenL de preclser que plusleurs acLeurs lnLervlennenL dans la quallLe du
servlce lnLerneL, Lelle que percue par l'uLlllsaLeur flnal. Ln parLlculler, ll fauL avolr a l'esprlL que la
percepLlon de lenLeur qul peuL ôLre reLlree par le consommaLeur de son experlence lnLerneL peuL
resulLer de plusleurs facLeurs exoaenes au lAl : en amonL le sous dlmenslonnemenL au nlveau des
serveurs ou llens de raccordemenL avec lnLerneL au nlveau du fournlsseur de servlce ou des
operaLeurs de LranslL. Ln aval, une lnsLallaLlon Lermlnale relevanL de la responsablllLe de l'abonne
ou de son proprleLalre non aux normes
27
.


5ur |a quatr|òme or|entat|on
Aflo Je ptésetvet lo copoclté J´looovotloo Je l´eosemble Jes octeots. toot opétoteot Jolt
Jlsposet Je lo posslblllté Je ptoposet Jes « setvlces oétés ». oossl bleo vls-ò-vls Jes
otlllsoteots flools ooe Jes ptestotoltes Je setvlces Je lo soclété Je l´lofotmotloo (l5l). Joos
le tespect Jo Jtolt Je lo coocotteoce et Jes tèoles sectotlelles spéclflooes. et soos tésetve
ooe ces setvlces oétés oe JéotoJeot pos lo ooollté Je l´occès ò l´lotetoet

5| Iree partage |'ob[ect|f gónóra| de cette quatr|òme or|entat|on, e||e reste en revanche
fortement róservóe sur son pór|mòtre te| qu'|| en ressort de |a formu|at|on proposóe par
|'Autor|tó. Lx|ger que |es serv|ces górós, dont |a qua||tó do|t ôtre garant|e, se retrouvent à un
n|veau |nfór|eur que |'accòs Internet est n| ra|sonnab|e, n| conforme à |'|ntórôt du
consommateur. L'operaLeur dolL avolr le drolL de proposer un assorLlmenL enLre servlces aeres eL
non aeres, ne seralL-ce pour abalsser drasLlquemenL les coûLs unlLalres de producLlon d'un servlce.
lmposer un servlce monoplav lnLerneL ne pourra que condulre au reLour a des nlveaux Larlfalres
blen au-dela de 43 euros pour un slmple acces lnLerneL, hors acces au reseau.


27
La norme acLuellemenL en vlaueur (nl-C 13-100) lmpose depuls une qulnzalne d'annees la separaLlon des couranLs forLs eL
falbles, ce qul esL encore loln d'ôLre le cas sur le parc anclen

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uans ces condlLlons, ll convlenL de velller que ceLLe orlenLaLlon solL mleux conforme a la reallLe, eL
de se aarder de la LenLaLlon d'eLendre les reales sur l'acces lnLerneL, blen commun, aux servlces
aeres, moLeurs de l'lnnovaLlon. Ln effeL, ce sonL ces servlces aeres qul permeLLenL de
‚sobveotloooet‚ un acces lnLerneL de quallLe, LarlfalremenL pereque. Ln ouLre, [usqu'a preuve du
conLralre, ce sonL les servlces aeres qul conLrlbuenL slanlflcaLlvemenL aux nombreuses obllaaLlons
eL conLrlbuLlons dlverses eL varlees pesanL sur les operaLeurs de communlcaLlons elecLronlques
28
.
Ln effeL, ll fauL blen avolr a l'esprlL qu'lnLerneL esL devenu sur le flxe au fll des ans, eL c'esL une
bonne chose, une « commodlLe », c'esL a dlre fournl auLomaLlquemenL sans surcouL par rapporL
au Larlf de l'acces au reseau.


5ur |a c|nqu|òme or|entat|on
Aflo Je levet l´opoclté exlstoot sot les motcbés Je l´lotetcoooexloo Je Joooées et Jlsposet
Jes lofotmotloos otlles oo boo exetclce Jes poovolts Joot elle Jlspose. l´Aototlté oJopteto
toplJemeot ooe Jéclsloo Je collecte pétloJlooe J´lofotmotloos sot ces motcbés.
uoos oo secooJ temps. ootommeot sot lo bose Je ces lofotmotloos. l´Aototlté opptécleto
s´ll v o lleo Je mettte eo oovte ooe téoolotloo Je ces motcbés.

Une te||e or|entat|on rópond aux attentes de Iree.

Une te||e or|entat|on ne pourra cependant ôtre p|e|nement eff|cace que s| e||e concerne toute |a
cha|ne de va|eur Internet : en part|cu||er, e||e ne do|t pas se foca||ser sur |es seu|s opórateurs de
commun|cat|ons ó|ectron|ques au t|tre de |eur act|v|tó de IAI, ma|s óga|ement aux |es
opórateurs de trans|t (y compr|s sur |a data mob||e, |t|nórance nat|ona|e et roam|ng
|nternat|ona|, qu| reprósentent de vra|s prob|òmes avec |a gónóra||sat|on des « #*)092&'"# » en
vacances) vo|re hóbergeurs.

L'Autor|tó devra óga|ement ve|||er à ce ses demandes d'|nformat|on so|ent ra|sonnab|es et
proport|onnóes à |'ob[ect|f poursu|v|, eL ne fassenL pas peser de charaes excesslves sur les acLeurs
a qul elles seronL adressees. Ln effeL, les servlces de l'AuLorlLe a plusleurs reprlses onL eu
l'occaslon de formuler des exlaences qul manlfesLemenL eLalenL lncompaLlbles avec les
conLralnLes lnherenLes aux svsLemes d'lnformaLlons des reseaux vlses.

Dans |a perspect|ve d'une óventue||ement rógu|at|on "->)'+", pouvant dóboucher sur des
ob||gat|ons d'accòs assort|e à une va|or|sat|on du traf|c entrant, || appara|t essent|e| d'aborder
cette quest|on sans a pr|or|. Les elemenLs donL nous dlsposons ne sonL pas de naLure a [usLlfler, a
ce sLade, une reaulaLlon ex-oote. neanmolns, dans l'hvpoLhese ou l'AuLorlLe esLlmeralL necessalre
de s'enaaaer sur ceLLe perspecLlve, une demarche comparable a celle qul a eLe sulvle par sur le
marche de la Lermlnalson d'appel flxe seralL [udlcleuse. Comme l'onL demonLre les offres
d'abondance, une Lermlnalson flxee de facon LransparenLe, ob[ecLlve, non dlscrlmlnaLolre eL
orlenLee vers les coûLs efflcaces n'esL nullemenL un freln au developpemenL des usaaes au
beneflce du consommaLeur.

28
C'esL alnsl que, comme ne le menLlonne pas de facon forL hablle le rapporL annuel de la SACLM, les operaLeurs de
communlcaLlons elecLronlques sonL devenus en l'espace de quelques annees a pelne les premlers conLrlbuLeurs apres les chalnes
1v ma[eures

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Sur de Lelles bases, ll ne s'aalL nullemenL d'une barrlere a l'enLree qul pourralL dlssuader de peLlLs
acLeurs de prendre parL au [eu concurrenLlel. Au demeuranL, la barrlere a l'enLree exlsLe de[a avec
les praLlques dlscrlmlnanLes des operaLeurs de LranslL : les peLlLs ou nouveaux venus pavenL de[a
leur Lraflc lnLerneL, dans des condlLlons peu LransparenLes eL enLreLenanL le douLe sur
d'evenLuelles dlsLorslons de concurrence au proflL des acLeurs eLablls, comme en Lemolane les
dlfflculLes soulevees par des nouveaux enLranLs comme ueezer
29
/ SpoLlfv / Pulu face aux acLeurs
eLablls de la muslque en llane. Ln LanL qu'heberaeur
30
(Cnllne / uedlbox) lree esL reaulleremenL
confronLee a des praLlques opaques des arands LranslLalres lnLernaLlonaux : en parLlculler, nous
n'avons aucune aaranLle de dlsposer, a slLuaLlon comparable, de condlLlons slmllalres a celles donL
peuvenL beneflcler d'auLres acLeurs ma[eurs.

Une approche eff|cace pourra|t cons|ster à coordonner cette róf|ex|on structurante au n|veau
Luropóen, pour ôtre en mesure d'ôtre repr|s à |'|nternat|ona|. A ceL eaard, le 8L8LC peuL
consLlLuer, en llalson avec la Commlsslon, l'lnsLance ldeale pour porLer ce su[eL.


5ur |a s|x|òme or|entat|on
1
et
volet .
les lAl Jolveot footolt ò l´otlllsoteot flool Jes lofotmotloos cloltes. ptéclses et pettloeotes
telotlves oox setvlces et oppllcotloos occesslbles vlo leots offtes Je Joooées. oox ptotlooes
Je oestloo Je ttoflc mlses eo oovte sot leots téseoox. ò lo ooollté Je setvlce Je ces offtes et
ò leots llmltotloos éveotoelles. c´est olosl. pot exemple. ooe les tetmes « lotetoet » et «
llllmlté » oe Jolveot êtte emplovés ooe sl les cooJltloos Jéfloles oo ll.o et cl-optès soot
templles.
£o ootte. l´Aototlté eooooe ooe Jémotcbe vlsoot ò ce ooe les lAl poblleot pétloJlooemeot.
Jes loJlcoteots Je ooollté Je setvlce Je Jétoll spéclflooes oox setvlces Je Joooées.

2
oJ
volet .
l´Aototlté tecommooJe ò ce tltte ooe.
- Joos le cos J´offtes J´occès pottlel oox setvlces Jlspoolbles sot l´lotetoet. vlo le blocooe (eo
Jebots Jo coJte Jes obllootloos téolemeotoltes) Je cettolos setvlces. sltes web oo
ptotocoles. comme c´est oéoétolemeot le cos sot les téseoox moblles oojootJ´bol. les
opétoteots oe polsseot pos ooollflet ces offtes J´« occès ò l'lotetoet ». oflo Je oe pos loJolte
eo etteot l´otlllsoteot flool , seole ooe offte ptéseotoot l´eosemble Jes cotoctétlstlooes Je l´«
occès ò l´lotetoet » (cf. sopto) peot se ptévololt Je cette tetmlooloole ,
- le tetme « llllmlté » oe polsse êtte otlllsé poot Jes offtes Je setvlces loclooot Jes
llmltotloos Jo tvpe « osooe tolsooooble » ool les testteloJtoleot Joos lo Jotée.

J
ème
volet .
l´Aototlté vo complétet ses ttovoox. eo v ossocloot lo uCcckl et les ossoclotloos Je
coosommoteots .

29
donL le fondaLeur de lree esL acLlonnalre, eL qul a developpe des svnerales avec lree en vue de repondre aux aLLenLes des
abonnes
30
vla sa socleLe sour Cnllne commerclallsanL des offres d'heberaemenL muLuallse eL dedlee (uedlbox)

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- oflo Je Jéflolt. ovec les ptloclpoox lAl et les ossoclotloos ool les teptéseoteot. Je boooes
ptotlooes commooes eo ce ool coocetoe les clooses J´ « osooe tolsooooble » poot les
sltootloos Joos lesooelles elles soot pettloeotes ,
- oflo Je folte pobllet pétloJlooemeot pot les lAl Jes loJlcoteots Je ooollté Je setvlce Je
Jétoll spéclflooes oox setvlces Je Joooées. ootommeot poot l´« occès ò l´lotetoet ». toot sot
le flxe ooe sot le moblle ,

Iree souscr|t à cette or|entat|on dans ses grandes ||gnes. Lffect|vement, |a transparence do|t
ôtre de m|se, e||e a fa|t ses preuves sur |e marchó f|xe, || conv|ent dósorma|s de |a transposer au
marchó mob||e.

Concernant |e prem|er vo|et, cette or|entat|on v|sant |'accòs Internet n'est róa||ste que s| e||e ne
dópasse pas |e pór|mòtre re|evant d'Internet d'une part, et d'autre part qu'e||e pu|sse
dóboucher sur des |nd|cateurs homogònes, c'esL a dlre pouvanL ôLre facllemenL apprehendes par
le consommaLeur flnal, enLre flxe eL moblle. Se posera eaalemenL la quesLlon de la prlse en
compLe des evenLuelles demandes de blocaae qul pourralenL ôLre formulees par les auLorlLes
publlques en charae de la reaulaLlon des [eux d'araenL ou de luLLe conLre la pedophllle : en effeL,
dans le premler cas, les demandes rlsques d'ôLre frequenLes, au rlsque d'ôLre lnLerpreLees comme
une posslblllLe ouvranL drolL a reslllaLlon (alors qu'll s'aalL d'une modlflcaLlon du conLraL qul ne
releve pas de la volonLe de l'operaLeur). uans le second, les auLorlLes se sonL monLrees [usqu'a
presenL Lres reLlcenLes a rendre publlques leurs demandes de blocaae alors môme que
l'experlence lnLernaLlonale a pu eLabllr que le perlmeLre des demandes pouvalenL concerner des
domalnes sans aucun rapporL avec la luLLe, lealLlme, conLre la pedophllle
31
.

Une te||e dómarche n'a de sens que s| e||e est pro|ongóe en amont par des |nd|cateurs
comparab|es sur |es marchós de gros, af|n de pouvo|r |dent|f|er |e cas óchóant d'óventue|s
dysfonct|onnements structure|s qu| |nf|uera|ent sur |a qua||tó des marchós de dóta||.

A l'heure des deplolemenLs des reseaux de nouvelle aeneraLlon, ceLLe slxleme orlenLaLlon peuL
falre eaalemenL du sens, noLammenL sur des archlLecLures muLuallsanL sur une môme flbre enLre
plusleurs abonnes flnals la dlsLrlbuLlon ou le LransporL, comme c'esL le cas pour les reseaux de
Lvpe CÞCn ou coaxlal dans l'lmmeuble.



31
ClLons par exemple l'lLalle, ou la llsLe conLenalL des slLes de venLe de Labac eL de [eux en llane, eL l'AusLralle ou des collecLlfs de
clLovens exprlmanL leurs reserves avec des araumenLs eLaves se sonL reLrouves dans la llsLe des slLes a bloquer au LlLre de la luLLe
conLre la pedophllle

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20 MAl - 13 !ulLLL1 2010



l8LL SAS -+- 8, rue de la vllle l'Lvôque - 73008 Þarls
A8CLÞ -+- neuLrallLe du neL -+- Þaae 26 sur 32
5 - 5ur |es autres d|mens|ons du su[et

Ln reponse aux auLres dlmenslons du su[eL Lelles qu'exposees par l'AuLorlLe dans sa consulLaLlon,
lree LenalL a revenlr sur les polnLs sulvanLs :

Neutra||tó et próservat|on de |'ordre pub||c

S'll esL une evldence que la Lol s'appllque sur lnLerneL comme allleurs, eL qu'a ce LlLre la neuLrallLe
du neL ne dolL pas s'opposer a l'appllcaLlon de la Lol, en revanche ll convlenL de Lenlr compLe des
speclflclLes du supporL (lmmaLerlallLe, LransnaLlonallLe, fuaaclLe.) pour conclller le respecL des
llberLes fondamenLales avec la preservaLlon de l'ordre publlc, parvenlr a des mesures
proporLlonnees a l'ob[ecLlf poursulvl eL ne falsanL pas peser de su[eLlons excesslves.

A ceL eaard, nous sommes profondóment opposós à toute extens|on des poss|b|||tós de b|ocage,
acLuellemenL sLrlcLemenL canLonnees en appllcaLlon de la LCLn Lelle qu'lnLerpreLee par le Consell
ConsLlLuLlonnel aux conLenus manlfesLemenL llllclLes
32
, a d'auLres domalnes Lels que la luLLe
conLre la conLrefacon, les [eux en llane eL LouL ce qul pourra aermer dans l'esprlL de cerLalns elus
en mal d'audlence eL peu au falL des reallLes d'lnLerneL.

A l'lnverse du perlmeLre acLuel, heureusemenL llmlLe a quelques cenLalnes de slLes concenLres sur
quelques sources eL relevanL du conLrôle prealable du [uae [udlclalre, des secLeurs Lels que les [eux
d'araenL peuvenL recouvrer plusleurs mllllons de sources eL desLlnaLlons posslbles, laraemenL
reparLles, forLemenL mouvanLes eL s'appuvanL sur un Lres hauL nlveau d'experLlse reseau eL
Lechnoloales lnLerneL. uans ces condlLlons, toute tentat|ve de b|ocage, et p|re de f||trage, |e cas
óchóant en se passant de |'|ntervent|on próa|ab|e du [uge [ud|c|a|re, au n|veau des róseaux
d'accòs est vouóe au môme n|veau d'eff|cac|tó qu'en son temps |a ||gne de fort|f|cat|ons
Mag|not. ll semble en revanche blen plus [udlcleux d'affecLer les plusleurs cenLalnes de mllllons
d'euros, correspondanL aux movens qul devronL ôLre mls en ouvre a la charae de l'LLaL, au
renforcemenL des movens de prevenLlon eL de luLLe noLammenL vla le developpemenL de la
cooperaLlon lnLernaLlonale pour lnLervenlr en prlorlLe au plus proche de la source, en perlpherle
de reseau (par exemple au nlveau des ÞC ou SmarLphones des abonnes en v assoclanL edlLeurs
d'CS eL equlpemenLlers) eL non dans le reseau.



5ur |es modò|es óconom|ques favorab|es à une neutra||tó d'Internet

1 - uoe sltootloo octoelle ool oe fovotlse plos oo Jéveloppemeot efflcoce J´lotetoet

Sous l'effeL du Web 2.0 eL dans la perspecLlve de l'essor des Lermlnaux connecLes, les formldables
evoluLlons du Lraflc lnLerneL (concenLraLlon du Lraflc sur quelques pôles provoquanL une asvmeLrle
de plus en plus marquee en faveur du Lraflc enLranL) appellenL de lourds lnvesLlssemenLs dans les
reseaux naLlonaux. Cr de Lels lnvesLlssemenLs ne fonL aucun sens s'lls sonL capLes en praLlque par

32
Cf. declslon nƒ 2004-496 uC du 10 [uln 2004

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les arands acLeurs des conLenus lnLerneL, lls ne peuvenL ôLre renLablllses que sl le modele ouverL
eL neuLre d'lnLerneL esL aaranLl.

Cn le volL, l'en[eu du debaL esL a la fols phllosophlque eL economlque. Chez lree, nous pensons
que Lous les usaaers du reseau dolvenL conLrlbuer equlLablemenL au flnancemenL des
lnfrasLrucLures, eL pas seulemenL les operaLeurs eL lo floe les consommaLeurs. Les quelques
fournlsseurs de servlces qul fonL des proflLs colossaux dolvenL eaalemenL accepLer de prendre en
charae, pas necessalremenL beaucoup, mals equlLablemenL, les coûLs de Lraversee des reseaux, eL
non plus les coûLs d'enLree.

Car au flnal, a|ors que certa|ns peuvent prósenter |e dóbat comme une quest|on tournant autour
du partage de |a va|eur, c'est p|us une quest|on de partage óqu|tab|e des coûts.

2 - Ooelles soot les optloos posslbles ?

Alors que cerLalns peuvenL presenLer le debaL comme une quesLlon LournanL auLour du parLaae de
la valeur, c'esL plus une quesLlon de parLaae equlLable des coûLs.

Sur ceLLe base, quaLre levlers sonL acLlonnables :
(l) le stoto ooo : les operaLeurs conLlnuenL d'lnvesLlr dans la mlse a nlveau du reseau pour
l'ecoulemenL du Lraflc exLerleur aux condlLlons de peerlna « hlsLorlque »
(ll) les abonnes : par la varlablllsaLlon de l'abonnemenL en foncLlon du Lraflc ou de deblL
dlsponlble, par la mlse en place d'offres seamenLees avec perlmeLres eL des quallLes de
servlce dlfferencles
(lll) les fournlsseurs de conLenus eL servlces lnLerneL : malnLenlr le peerlna araLulL qu'aux
seules lnLerconnexlons efflcaces, falre paver les coûLs de deplolemenL
(lv) une remlse a plaL des modeles economlques : aenerallser la facLuraLlon de Lous les
echanaes de Lraflc enLre reseaux connecLes

uans une perspecLlve de moven eL lona Lerme, les Lrols premlers levlers nous semblenL
dlfflcllemenL compaLlbles avec l'ob[ecLlf vlsanL a aaranLlr la perennlLe d'un modele ouverL eL
neuLre d'lnLerneL.

Le #+)+,$?,&, dans |eque| |es opórateurs vont |nvest|r sans nócessa|rement recouvrer tous |eurs
coûts, n'est pas tenab|e dans |a duróe et condu|ra sur une dógradat|on de |a qua||tó de serv|ce
g|oba|e au dótr|ment des consommateurs, à |'|mage de |a s|tuat|on Nord-Amór|ca|ne ou fauLe de
concurrence sur l'acces les reseaux sonL molns developpes eL proposenL des offres peu
avanLaaeuses par rapporL aux offres Luropeennes.

CompLe Lenu des speclflclLes du marche francals, demandeur d'offres slmples, nous sommes tròs
róservós sur |a pert|nence de rópercuter sur |es abonnós ces charges v|a |a m|se en p|ace d'offres
d|ffórenc|óes, assoc|óes |e cas óchóant à une poss|b|||tó de tar|f|cat|on en fonct|on du dób|t, pour
des ralsons deLalllees cl-apres.


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Sl ceLLe opLlon peuL falre sens a courL Lerme, la repercusslon unlquemenL sur les fournlsseurs de
conLenus eL servlces lnLerneL, assoclee le cas echeanL a des accords d'excluslvlLe, nous semble
eaalemenL une opLlon a conslderer avec beaucoup de reserves dans la mesure ou en ne vlsanL
qu'une caLeaorle aux movens flnanclers consequenLs, elle rlsque de condulre au verroulllaae du
marche des conLenus par quelques acLeurs qul exlaeronL alors de dlsposer en conLreparLle d'un
LralLemenL favorlse par rapporL aux auLres servlces lnLerneL. La force acLuelle des offres lnLerne, eL
au-dela. Cul demaln seralL prôL a accepLer qu'un Lelevlseur de marque „ ne pulsse acceder aux
conLenus edlLes par ? unlquemenL s'll esL raccorde vla le reseau … ? A l'heure ou les Lelevlseurs
connecLes sonL appeles a connaiLre un arand succes, c'esL pourLanL le arand danaer a Lerme d'une
Lelle opLlon.

Ces tro|s prem|òres opt|ons r|squent en effet de condu|re à |a f|n du modò|e ouvert et neutre
d'Internet : pour reprendre les cralnLes de[a exprlmees par d'auLres acLeurs, le Web 2.0 cedera la
place au MlnlLel 2.0 avec un acces posslble qu'aux seuls conLenus references, en praLlque ceux
lssus des acLeurs domlnanLs des conLenus en llane qul auronL alnsl le moven d'exclure
durablemenL les acLeurs locaux, noLammenL dans les conLenus. Cela sera eaalemenL la fln de
l'excepLlon culLurelle avec l'harmonlsaLlon forcee sur des conLenus quasl-excluslvemenL nord-
Amerlcalns.

J - 5ot les offtes Jlfféteoclées et lo posslblllté J´ooe totlflcotloo eo fooctloo Jo Jéblt

Nous sommes tròs róservós sur |'opt|on v|sant à mettre en p|ace des offres d|ffórenc|óes à
dest|nat|on des consommateurs, assoc|óes |e cas óchóant à une tar|f|cat|on en fonct|on du dób|t,
pour |es ra|sons su|vantes :
(|) |e marchó est au contra|re demandeur d'offres s|mp|es et compót|t|ves,
(||) nous ne croyons pas à |a v|ab|||tó de te||es offres compte tenu des hab|tudes de
consommat|on au n|veau nat|ona|,
(|||) |a m|se en p|ace de te||es offres est tròs comp|exe en terme de ressources róseaux et
5I, et potent|e||ement |nductr|ce d'|neff|cac|tó,
(|v) |a segmentat|on des offres condu|ra à une segmentat|on góograph|que ródu|sant
|'attract|v|tó des offres compót|t|ves, et |n f|ne |a pónótrat|on d'Internet haut et tròs
haut dób|t aux seu|es zones denses (mo|ns de 20¼ du terr|to|re).

Le marche naLlonal du hauL deblL s'esL en effeL sLrucLure depuls 2003 auLour d'offres composlLes,
assoclanL auLour d'un acces fournl par une boucle locale a un Larlf aenerlque un servlce
Lelephonlque, un acces lnLerneL eL en foncLlon de la locallsaLlon de l'abonne a acces a des servlces
1v eL audlovlsuels. Ce sonL les servlces, plus que le deblL, qul sonL mls en avanL par les operaLeurs
dans le cadre de leur communlcaLlon commerclale.

Au de|à des dób|ts, |a róe||e prob|ómat|que est de s'assurer d'une prósence |a p|us |arge poss|b|e
des offres compos|tes, car avec les nouvelles normes de compresslon de slanal, Lelles que P264, ll
esL desormals posslble de proposer dans de bonnes condlLlons des servlces 1v eL vou des 2 Mbps,
solL pres de 98° des abonnes. Þar allleurs, les slLes Web eL plaLeformes ?ou1ube / uallvMoLlon
resLenL callbrees pour des acces 384 kbps (volre 768 kbps) qul resLenL la norme au nlveau mondlal

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du falL de la sLrucLuraLlon du marche nord-Amerlcaln, pour preserver la capaclLe des serveurs eL la
charae de Lraflc.

A côLe de ces offres composlLes exlsLenL des offres d'acces lnLerneL « seches », seamenLes le cas
echeanL en foncLlon de la classe de deblL accesslble a l'abonne. lorce esL de consLaLer que ces
offres, proposees le plus souvenL a des Larlfs peu avanLaaeux par rapporL aux offres composlLes
qul proposenL un rapporL presLaLlon / prlx plus rlche, ne sonL que maralnalemenL souscrlLes par
les consommaLeurs.

Ln effeL, dans la mesure ou l'economle des operaLeurs d'acces repose essenLlellemenL sur des
coûLs flxes, une offre mono-servlce Lelle qu'un acces lnLerneL revlenL plus coûLeuse a produlre, eL
donc a commerclallser, que des offres composlLes permeLLanL d'abalsser alnsl les coûLs de
producLlon.

La sLrucLure de coûL des operaLeurs esL essenLlellemenL flxe. Afln d'assurer une perequaLlon
Larlfalre au nlveau aeoaraphlque, les Larlfs de aros de l'operaLeur hlsLorlque sonL assls sur l'acces,
quel que solL sa caracLerlsLlque, que la llane solL passlve (dearoupaae) ou acLlve (offre blLsLream).

C'esL alnsl que dans le cadre du dearoupaae, une palre de culvre en zone dense (aeneralemenL des
llanes d'une lonaueur lnferleure a la lonaueur movenne de la boucle locale, 2200m) esL proposee
au môme Larlf qu'une palre de culvre en zone non dense (llanes souvenL au-dela de la lonaueur
movenne de la boucle locale, sans pour auLanL ôLre lnellalbles au Lrlple-plav
33
).

Ln maLlere de llanes acLlves, sur le prlnclpe aeneral de la LarlflcaLlon aenerlque de l'acces par
rapporL au deblL dlsponlble pour l'abonne, l'A8CLÞ ecrlvalL de[a en 2003
34
que d'un polnL de vue
Lechnlque ll ne revenalL pas molns cher de produlre un acces 312 kps par rapporL a un acces de
deblL superleur :

ll.2.c. 5ot lo Jlfféteoclotloo Jes totlfs eo fooctloo Jo Jéblt

ltooce 1élécom o lottoJolt ooe Jlfféteoclotloo Jes totlfs Je l'optloo 5 eo fooctloo Jes Jéblts
ctête Je toccotJemeot Jes clleots flools. Ot. J'oo polot Je voe tecbolooe. ll o'exlste pos Je
Jlfféteoce Je coôt eotte oo occès 128 kblt/s et oo occès 1024 kblt/s.

C'esL alnsl que depuls de lonaues annees, la LarlflcaLlon des offres de deLall s'esL flxee a un nlveau
aenerlque, refleLanL les coûLs lnherenLs a l'acces pour assurer une perequaLlon Larlfalre a laquelle
sonL Lres aLLaches les elus locaux au nom de l'amenaaemenL du LerrlLolre.

lnsLaurer sur les offres composlLes une seamenLaLlon Larlfalre en foncLlon du deblL effecLlvemenL
dlsponlble rlsque au conLralre de condulre sur une remlse en cause de ce prlnclpe de perequaLlon
Larlfalre, volre a un reLralL des operaLeurs de zones qul Je focto devlendronL non renLables eL ne

33
avec la aenerallsaLlon des nouvelles Lechnoloales de compresslon Lelles que le MÞLC4 ll esL desormals posslble de beneflcler du
Lrlple-plav avec un acces 2 Mbps, solL pres de 98° du parc
34
hLLp://www.arcep.fr/uploads/Lx†asavls/03-1298.pdf

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permeLLanL pas d'assurer le malnLlen des lnvesLlssemenLs necessalres afln de poursulvre
l'exLenslon du dearoupaae.

La tar|f|cat|on de dóta|| en fonct|on du dób|t effect|vement d|spon|b|e chez |'abonnó est une
|nc|tat|on à gónóra||ser |es prat|ques de certa|ns opórateurs, à savo|r facturer |es abonnós non
dógroupós p|us cher que |es abonnós dógroupós. Un te| s|gna| nógat|f r|sque óga|ement de
condu|re au retra|t des opórateurs de ces zones, faute de revenus nócessa|res au f|nancement
au[ourd'hu| de |a poursu|te du dógroupage et dema|n de |'arr|vóe du tròs haut dób|t dans ces
zones. Au flnal, le rlsque de parvenlr a la slLuaLlon nord-Amerlcalne dans la laquelle les zones peu
denses ou non renLables sonL prlvees de LouL cholx concurrenLlel en maLlere d'operaLeur d'acces.

4 - uoe oécessolte temlse ò plot Jes moJèles écooomlooes. pot l´oppllcotloo Je lo tbéotle
Jes motcbés blfoce.

Cut|| essent|e| dont |'accòs est un |mpórat|f de [ust|ce soc|a|e pour reprendre |es propres termes
du Þrem|er M|n|stre, Internet recouvre deux types d'usages d|st|ncts :
- une fonct|on de correspondance pr|vóe d'une parL,
- une fonct|on v|sant à permettre |'accòs à des serv|ces de commun|cat|on au pub||c par
vo|e ó|ectron|que (recouvranL la communlcaLlon audlovlsuelle eL la communlcaLlon au
publlc en llane), en recepLlon mals eaalemenL emlsslon.

Le beneflce de la premlere foncLlon n'esL plus a demonLrer d'un polnL de vue socleLal, eL se
caracLerlse par un Lraflc de naLure lnLerpersonnelle facllemenL modellsable. La seconde fonct|on
est toute auss| dóterm|nante pour |'attract|v|tó et |a compót|t|v|tó d'une nat|on, prósente toutes
|es caractór|st|ques d'un marchó b|face.

un marche blface esL un marche sur lequel une plaLe-forme permeL des lnLeracLlons enLre deux
aroupes de d'acLeurs eL opLlmlse la reparLlLlon du prlx enLre ces aroupes afln de maxlmlser la Lallle
du marche. C'esL alnsl que l'operaLeur d'acces a lnLerôL a proposer des offres compeLlLlves eL
lnnovanLes afln de Lenlr compLe de l'appeLence des consommaLeurs pour les nouvelles formes
d'usaaes. ue môme, c'esL parce qu'll exlsLe des servlces lnLerneL lnnovanLs que la chalne de valeur
des lndusLrles de servlces, lolslrs eL culLurels se deplace proaresslvemenL vers les servlces lnLerneL.

Sur un marche blface, chaque marche remunere la plaLeforme afln de couvrlr les coûLs communs
eL speclflques. Actue||ement, sur Internet, seu| |e marchó ava| (|es abonnós) part|c|pe de |a
couverture des coûts supportós par |es opórateurs d'accòs af|n de rendre access|b|es |'ensemb|e
des contenus et serv|ces Internet.

Sur un marche blface, a plus forLe ralson lorsqu'll esL reaule en LanL qu'lnfrasLrucLure essenLlelle
comme c'esL le cas pour les reseaux, |'|neff|cac|tó |ndu|te sur un marchó
35
n'a pas à ôtre
supportóe par |'autre marchó
36
, car de Lelles subvenLlons crolsees pourralenL condulre a des
dlsLorslons de concurrence, par exemple au proflL d'acLeurs de la vldeos sur lnLerneL au deLrlmenL

33
en l'espece les exLenslons de capaclLes necessalres en LranslL pour ecouler le Lraflc enLranL
36
en l'espece les abonnes

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des acLeurs LradlLlonnels locaux qul conLrlbuenL concreLemenL au souLlen de la creaLlon culLurelle
locale.

C'esL pour ceLLe ralson qu'|| nous semb|e p|us eff|cace à moyen et |ong terme d'env|sager une
rem|se à p|at des moda||tós techn|ques et tar|fa|res en mat|òre d'|nterconnex|on Internet, af|n
d'amener |e marchó amont à part|c|per à |a couverture des coûts spóc|f|ques supportós à ce
stade par |es opórateurs et |n f|ne |e marchó ava|.

Ce|a condu|t à transposer sur Internet des pr|nc|pes qu| ont fa|t |eur preuve sur d'autres róseaux
: une ob||gat|on d'accòs, non d|scr|m|nat|on, transparence des cond|t|ons d'|nterconnex|on,
|nterd|ct|on de tra|ter d|ffóremment des f|ux en fonct|on de |eur contenu, une poss|b|||tó de
rógu|at|on tar|fa|re en cas de dysfonct|onnement. Ces obllaaLlons porLanL aussl blen sur les
operaLeurs d'acces que sur les operaLeurs de LranslL lnLernaLlonaux eL les heberaeurs de conLenus.



Au n|veau óconom|que, ce|a se tradu|t par une va|or|sat|on des óchanges de traf|c sur un modò|e
proche de |a term|na|son d'appe| f|xe, qul ne couvre que les coûLs lncremenLaux speclflques aux
capaclLes mlses en ouvre pour l'achemlnemenL du Lraflc enLranL, eL lnclLanL au developpemenL
des lnLerconnexlons (plus le Lraflc esL llvre pres de l'abonne, ou plus ce dernler esL falble, plus le
coûL Lend vers 0). L'unlLe d'ouvre seralL alnsl la capaclLe mlse en ouvre par l'operaLeur d'acces
(porLe 10 Cbps en enLree de reseau eL en LranslL, porLes 1 ‡ 10 Cbps au nlveau local pour ceux qul
cholslralenL de se rapprocher des abonnes flnals) pour ecouler le Lraflc enLranL, avec deux modes
de facLuraLlon posslbles : au Lraflc ecoule ou a la capaclLe, sachanL que ce dernler mode esL le plus
fldele a la reallLe des coûLs.

Ln falsanL rlmer neuLrallLe avec perennlLe, nous vovons plusleurs reLombees poslLlves d'un polnL
de vue sLrucLurel, LanL au nlveau naLlonal que alobal :

(l) La f|n des d|stors|ons de concurrence car les condlLlons de developpemenL de
nouveaux acLeurs sonL assurees. un modele ouverL a permls l'emeraence d'un Cooale
qul esL venu aLLenuer en quelques annees a pelne a la supremaLle d'acLeurs hlsLorlques
de l'lnformaLlque eL d'lnLerneL Lels que MlcrosofL ou ?ahoo. Ln aaranLlssanL la
perennlLe du modele ouverL, la Lermlnalson de Lraflc peuL redulre les dlsLorslons de
concurrence donL beneflclenL les arands acLeurs du Web acLuel, eL permeLLre
l'emeraence de nouveaux acLeurs, noLammenL locaux.
(ll) Le rapatr|ement de |a cróat|on de va|eur, par la relocallsaLlon des plaLeformes au plus
pres des consommaLeurs eL la caplllarlsaLlon des llens d'lnLerconnexlon. Þlus le conLenu
sera proche de l'uLlllsaLeur flnal, mellleure sera la quallLe, ce sonL les lols de la

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phvslque. CeLLe relocallsaLlon de la creaLlon de valeur permeLLra de falre conLrlbuer
Lous les acLeurs de facon blen plus equlLable eL reallsLe que LouLe LenLaLlve de LaxaLlon
[acoblne.
(lll) La próservat|on des d|vers|tós cu|ture||es |oca|es : l'acces aux uLlllsaLeurs flnals esL
alnsl aaranLl, sans posslblllLe pour un acLeur domlnanL du conLenu d'evlncer des
acLeurs locaux. La perennlLe d'acLeurs hlsLorlques des conLenus locaux, arrlves
LardlvemenL sur lnLerneL mals prlnclpaux souLlens de la creaLlon culLurelle, sera
faclllLee.
(lv) un svsLeme verLueux par une me|||eure eff|cac|tó techn|que. Cn se reLrouve avec de
bons slanaux economlques, lnclLanL a la caplllarlsaLlon des arosses lnLerconnexlons. Cn
v Lrouve eaalemenL une lnclLaLlon pour les lnducLeurs de Lraflc a adapLer les conLenus
aux speclflclLes des reseaux d'acces. AcLuellemenL, fauLe de slanal economlque en ce
sens, les acLeurs de la vldeo sur lnLerneL ne sonL nullemenL lnclLes a opLlmlser les
formaLs en foncLlon du reseau ou Lermlnal d'acces. La saLuraLlon des reseaux moblles
s'expllque en arande parLle par des vldeos 2 Mbps envovees sur des Lermlnaux ou des
formaLs 6 fols lnferleurs sufflralenL, alors que les slLes Web onL Lres vlLe su, du falL de la
moneLlsaLlon de l'audlence, s'adapLer aux nouveaux Lermlnaux Lels que lÞhone,
8lack8errv ou lÞad ˆ Cn LlenL eaalemenL un moven auLremenL plus efflcace que LouLes
les LenLaLlves de blocaae ou fllLraae pour [uauler le Lraflc lnefflcace (SÞAM, phlshlna.)
qul prollfere fauLe de slanal economlque.
(v) Une desserte du terr|to|re harmon|euse. Ln effeL, les coûLs de Lraversee du reseau
eLanL couverLs, le Lraflc eLanL plus efflcace (le conLenus adapLes aux speclflclLes des
reseaux d'acces) les operaLeurs sonL naLurellemenL lnclLes a developper l'acces le plus
larae : l'exLenslon conLlnue de la zone arrlere du dearoupaae (alors que seulemenL 3°
des n8A permeLLenL de couvrlr de[a plus de la molLle des abonnes) s'lnscrlL dans ceLLe
loalque. Lalsser les operaLeurs assumer seuls les surcoûLs lndulLs par le Lraflc en
provenance de l'exLerleur, c'esL au flnal courlr le rlsque de canLonner les offres d'acces
les plus compeLlLlves a ces fameux 3°.

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