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Droit de la propriete intellectuelle CM

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Sections

  • Chapitre 1 l’objet du droit d’auteur
  • Chapitre 2 : Droits patrimoniaux
  • Chapitre 3 le droit au brevet
  • Chapitre 4 l’attribution du brevet
  • Chapitre 5 : Les conséquences de l’attribution du brevet

Droit de la propriété intellectuelle

Introduction :
Il s’agit d’un terme générique pour désigner deux branches de la propriété qui ont en commun de comporter des éléments incorporels. Deux branches qui n’ont pas grand-chose à voir à savoir d’une part le droit d’auteur, et la propriété industrielle (protection d’un résultat industriel, d’un avantage commercial). Puisqu’il y à deux champs de préoccupation assez disparate, il y à des spécialistes différents, donc des sources bibliographiques différentes. Pas d’ouvrage commun. Il y à un code, celui de la propriété intellectuelle qui réunit tous les textes cette fois. Titre I la propriété littéraire et artistique Introduction : -Rappel historique : Le concept même du droit d’auteur est un concept assez ancien, on en trouve trace à l’époque romaine dans les écrites de Ciséron, mais le droit d’auteur dépends des progrès technique et de la possibilité de multiplier des supports. Il n’y a pas de droit d’auteur avant la découverte de l’imprimerie , vecteur de multiplication des support et de donc de développement de ce droit. Le droit d’auteur était accordé sous forme de privilèges par le pouvoir royal et qui était octroyé non pas aux auteurs eux-mêmes mais aux libraires imprimeurs, pourquoi ? Car le droit est très souvent le résultat de l’influence de groupe de pression. Autant les auteurs étaient dispersés et non organisés, autant les libraires étaient le contraire et se sont réunis en lobbys, avec l’idée que l’imprimerie était une technologie nouvelle, dont on ne connaissait pas l’avenir industriel, ils prenaient donc des risques, et ce droit leur donnait une garantie en leur conférant l’exclusivité de l’impression de tel ou tel ouvrage, il s’agissait bien d’un privilège. Cette situation va perdurer durant tout l’ancien régime, elle assurait un contrôle efficace de publications par le pouvoir royal, car le roi n’accordait pas de privilèges de librairie à des œuvres dont le contenu lui déplaisait. Jusqu’en 1777. A partir de cette date, des arrêts du conseil du roi à cette époque, les privilèges vont être accordés non plus aux libraires mais aux auteurs eux-mêmes. La situation se modifie les privilèges sont accordés aux auteurs, et en 1789, la nuit du 4 août c’est l’abolition des privilèges, donc les auteurs se retrouvent à nouveau dans le néant. Les œuvres allaient elle être pillées et librement contrefaites ? Le législateur révolutionnaire est intervenu rapidement avec deux décret loi fondateur de 1791, sur le droit de représentation et un autre de 1793 sur le droit de reproduction. On vit encore à l’heure actuelle avec cette distinction. Les œuvres d’auteurs d’art dramatique étaient achetées par les compagnies, et après on en faisait ce que l’on voulait, et ce sans reverser aucun argent aux auteurs.

Donc pour assurer leur subsistance, les auteurs devaient jouer les pièces qu’ils avaient écrites. Le législateur a donc procéder à la protection de ces auteurs d’œuvre dramatique, c’est pourquoi la 1ère loi s’intéresse aux droit de représentation, elle donne aux auteurs un droit exclusif d’autoriser ou d’interdire la représentation de leur ouvrage, ce droit dure la vie de l’auteur et 5 ans après sa mort ; tout cela assorti d’un droit à rémunération. 2 ans plus tard on s’intéresse aux œuvres écrites d’où la loi sur le droit de reproduction. Bâtit sur le même système que l’autre droit, droit exclusif d’autoriser ou d’interdire, moyennant rémunération, dure toute la vie mais là 10 ans après sa mort. Dès 1844, c’est la vie de l’auteur et 50 ans après sa mort, la durée de 50 ans sera ensuite remplacée en 1997 par une durée de 70 ans sous l’impulsion d’une directive communautaire appelée directive « durée ». Ainsi, en raison des circonstances historiques, il y à une césure entre les attributs du droit d’auteur ; entre le droit de représentation et le droit reproduction. Cette césure, pourtant le fruit d’un hasard historique, perdure encore aujourd’hui. Cela pose problème car certains modes modernes ne rentrent dans aucun des droits. Cette césure, est gênante au point que certain ont proposé de la supprimer au profit d’un mode unique qui serait un droit de communication de l’œuvre au public. -La structure du droit d’auteur : Elle assez particulière, c’est un droit que l’on appelle « dualiste ». Car il donne à son titulaire, l’auteur seul, deus séries de prérogatives qui appartiennent à des champs juridiques différents et même antinomique. =>les prérogatives morales : Un droit qui s’apparente aux droits de la personnalité, ce droit a 3 caractéristiques essentielles : c’est un droit personnel, perpétuel, incessible. Ce Droit morale comporte 4 attributs : -Le droit de divulgation droit exclusif appartenant à l’auteur de décider du moment où il va livrer son œuvre au public. -Le droit à la paternité droit pour l’auteur d’attacher son nom à son œuvre. -Le droit au respect le droit pour l’auteur d’exiger que son œuvre soit communiqué au public dans son intégrité. -Le droit de retrait et de repenti droit pour l’auteur de revenir sur une autorisation d’exploitation. =>les prérogatives patrimoniales ou d’exploitation : Il naît de la divulgation de l’œuvre. Caractères essentiels : droit personnel (sous la dépendance du droit moral), limité dans le temps vie de l’auteur et 70 ans après sa mort. Droit cessible (contrats d’exploitation). Il comprend : -Le droit de reproduction, l’œuvre est multipliée sur un support matériel luimême diffusé au public. -Le droit de représentation, l’œuvre est diffusée au public mais les supports ne le sont pas. -le droit de suite qui ne bénéficie qu’aux auteurs graphiques, c'est-à-dire peintre etc. -la protection internationale du droit d’auteur : Toute violation de la propriété intellectuelle est un délit à la fois civil et correctionnel.

La violation porte un nom, il s’agit de la contrefaçon. Aucun droit de propriété intellectuelle ne serait efficace si il était limité au territoire français, donc très vite, le législateur s’est rendu compte de cela et pendant tout le 18ème siècle , il y à eu des conventions bilatérales notamment entre la France et les Pays-Bas (les plus anciennes). Mais ces conventions sont peu efficaces, d’où la réunion de pays pour faire des conventions internationales. La première est la convention de berne de 1886 qui comprenait 15 Etats à l’époque, maintenant il y en plus d’une centaine. Cette convention a fait l’objet de révisions successives, le minimum de protection s’est élevé, si bien que certains Etats trouvaient que celle –ci était trop importante par rapport au droit interne notamment par rapport au droit moral. C’est pourquoi on a écrit la convention universel sur les droits d’auteur ou encore la convention de Genève de 1952, Ces conventions fonctionnent sur le même principe : un minimum de protection auquel tous les Etats membres s’engagent et un principe d’assimilation =>Tous les Etas membres s’engagent à traiter tous les étrangers ressortissants de pays membres de la convention de la même façon qu’il traite les nationaux. A l’intérieur il y a de plus le principe de non-discrimination. Partie I le champ d’application du droit d’auteur Chapitre 1 l’objet du droit d’auteur Définition de l’œuvre protégée par le droit d’auteur : certaines conditions sont exigées et celles-ci ne figurent pas dans la loi car les articles L 111-1 et s. qui est la partie consacrée aux droit d’auteur, c’est une codification à droit constant qui vient d’une loi du 1er juillet 1992. Donc le texte fondateur en matière de droit d’auteur vient d’une loi du 11 mars 1957. >Toute l’adaptation des principes révolutionnaire a été l’œuvre de la jurisprudence. Cette loi de 1957 a fait l’objet d’un certain nombre de réformes notamment en 1985 et puis dernièrement Avec la loi hadopi. Mais rien n’est mentionné dans la loi concernant les conditions de protection du droit d’auteur car il a estimé que la jurisprudence les énonçait de manière suffisante. Mais la loi va énumérer des conditions qui ne doivent pas être prises en compte. Section 1 les conditions de protection §1) Exigence d’une forme On exclut deux choses : les idées et les informations. A) absence de protection des idées Il n’y a pas de protection des idées. Ce serait absurde, car si on s’intéresse à l’idée, le droit n’a pas de support, car l’idée est évanescente, elle est immatérielle. De plus, sans support, il n’y à pas de preuve. Enfin, le progrès intellectuel suppose la libre circulation des idées. Cette règle s’applique différemment selon que l’on a affaire à l’idée en elle-même ou lorsque

Cette méthode a eu du succès. Cet arrêt a été censuré dans un arrêt de la 1ère chambre civile du 4 février 1992 au motif que la cour d’appel aurait du rechercher si dans leur composition et dans leur expression les scènes et les dialogues des deux ouvrages qui décrivent des rapports comparable ne comportent pas des ressemblances. Donc appréciation de l’originalité de l’œuvre. Affaire de régine desforges. L’art conceptuel est une forme moderne d’art. Personnaliser les méthodes de musique c’est une idée. donc loin d’être un concept il s’agit d’une création de forme éligible au droit d’auteur. cette « œuvre » avait été reproduite par betty larheims en prenant une photo de cette création et l’auteur avait considéré que c’était une contrefaçon. C’est ce qu’a fait la cour de renvoi le 15 décembre 1993 et en a conclu que les épisodes de la bicyclette bleu s’intègre dans une création originale qui n’est pas une contrefaçon d’autant en emporte le vent. La Cour de Cassation approuve en statuant ainsi « la cour d’appel a fait ressortir une combinaison qui implique des choix esthétiques qui font ressortir la personnalité de l’auteur ». mais dans certains cas la reprise de l’idée manifeste un comportement déloyal de la part de celui qui reprend l’idée. A propos de l’absence de protection des idées. L’affaire a été soumise à la cour de cassation. Toute la difficulté de l’absence de droit privatif sur les idées. conflit qui opposait deux éditeurs d’ouvrage de solfège. un deuxième éditeur reprend la méthode. En revanche ce qui va fonder la contrefaçon c’est la reprise du mode d’expression de l’idée donc de la forme. Dès lors. Si l’idée n’est pas protégée par le droit d’auteur. La Cour de Cassation recadre l’affaire sur l’appréciation du mode d’expression de l’idée. en revanche la reprise du mode d’expression de l’idée là c’est de la contrefaçon. Lorsque le juge va être confronté à une contrefaçon. L’idée n’est pas une œuvre et est non protégée par le droit d’auteur. arrêt chambre civil du 13 décembre 2008 connu sous le nom de arrêt paradis.cette idée est incorporée dans une œuvre. donc si l’on retrouve les lutins. le juge va devoir distinguer entre la reprise de l’idée qui est licite et donc qui ne va pas fonder l’action en contrefaçon et la reprise du mode d’expression de l’idée qui elle est interdite. Exemple : CA Paris de 1957. Donc le juge va devoir distinguer la reprise de l’idée de la reprise du mode d’expression de l’idée. des professeurs de musique avaient mis au point une méthode attractive dans laquelle ils avaient personnalisées les notes de musique à l’aide de lutins. On a porté plainte contre elle en disant que la bicyclette bleue était une contrefaçon de « autant le vent ». le pourvoi soutenait que cela n’était qu’une idée et l’idée était de détourner le sens d’un lieu par une inscription en décalage. La cour de cassation rejette l’argumentation et reprend l’argumentation de la cour de paris : elle disait qu’il s’agit d’une inscription en lettre dorée de patine dans un graphique particulier etc. La CA de paris a répondu par la négative car le thème des deux œuvres était certes commun mais banal. sur son livre la bicyclette bleue. on va avoir une action qui va venir au secours de l’auteur non pas pour lui accorder un . Dans son avant propos elle disait que ce livre était un hommage à autant en emporte le vent et a margaret mitchell. dans l’affaire un auteur avait affiché au dessus de la porte des toilettes d’un hôpital psychiatrique le mot paradis.

donc qui l’analyse. Quand la chanson de jacques Dutronc est sortie il a reconnu son œuvre et il a plaidé en faveur de son droit d’auteur et subsidiairement il demandait la condamnation de l’auteur sur le fondement de 1384 en matière de concurrence déloyale. Lorsque la reprise de l’idée a lieu dans des circonstances telles qu’elle fait apparaître un comportement anti commercial => cette action intervient pour sanctionner ce comportement on est dans le domaine du droit de la responsabilité et non pas de la propriété intellectuelle . Exemple : 8 juillet 1972 CA de paris. .droit privatif mais pour sanctionner un comportement déloyal. l’éditeur de musique avait décliné l’offre et l’auteur sorti de son bureau avait téléphoné à jacques Dutronc pour qu’il chante une chanson satyrique sur la publicité. Donc c’est avec cette notion que l’on va pouvoir faire le tri. En faisant cela ils se mettent à l’abri de la censure de la Cour de Cassation car c’est une question de fait et la Cour de Cassation n’apprécie pas ce fait. Lorsque l’information est développée dans un article de journal. L’éditeur de musique a engagé sa responsabilité car les circonstances de l’affaire l’obligeaient à ne pas révéler l’idée qui avait été confiée lors de négociations précontractuelles. Dans cette affaire un auteur était venu voir un éditeur de musique pour lui proposer une chanson satyrique sur la publicité. Si on oppose les deux notions. ce qui n’existait pas avant. C’est donc une notion fondamentale : mais sa définition est mal aisée et les tribunaux utilisent souvent cette notion de manière maladroite ils se contentent d’un motif de pure convenance. L’action en concurrence va venir au secours de celui qui n’est pas protégé par le droit d’auteur si le comportement de celui qui utilisé l’idée est anti commercial. Il est vrai qu’il est assez difficile de définir l’originalité. Il n’est pas protégé par le droit d’auteur même si il a découvert des épisodes de la vie du personnage qui étaient inconnus => différence entre un travail et une création. est nouveau ce qui apparaît pour la première fois. en disant que l’œuvre est originale car elle montre la personnalité de l’auteur. alors les informations ne sont pas protégées par le droit d’auteur. Toutes les informations sont soustraites au droit d’auteur si bien que celui dont le métier est de recueillir les informations exemple un documentaliste qui cherche des informations sur un personnage pour un film. B) la protection des informations Puisque j’exige une forme. Pour se faire on peut l’opposer à une notion voisine qui est celle de « nouveauté ». Par information on parle de toutes informations. §2) L’originalité de la forme L’originalité va permettre de faire la distinction entre les œuvres protégées par le droit d’auteur et celles qui en sont exclues. En réalité les informations ne sont pas protégées car elles ont une nature particulière. elles sont à personne car elle sont à tout le monde. déloyal. qui la compare avec d’autres on obtient alors une œuvre qui est l’article de journal qui est protégée par le droit d’auteur.

par exemple impressionniste. on va donc avoir des œuvres totalement originales et des œuvres que l’on va appeler relativement originales. les titres et les slogans publicitaires. Chaque œuvre d’un peintre impressionniste est donc différente de celle des autres. si on utilisait la notion de nouveauté on ne pourrait protéger aucun impressionniste sinon le premier. car dans une anthologie par exemple de la poésie. les adaptations d’un roman au cinéma. Les œuvres originales composites dans l’expression sont plus nombreuse. je suis en présence d’une œuvre dérivée ou composite. on peut en tirer une ligne directrice.A l’inverse. si cette œuvre n’est originale que dans sa composition ou dans son expression. C’est une décision du tribunal de grande instance de paris du 8 février 1960 à propos du titre bourreau d’enfants de fernand réno. c'est-à-dire le mode de communication choisi par l’auteur L’œuvre est totalement originale lorsqu’elle l’est à la fois dans sa composition et son expression. c’est le cas d’une anthologie ou recueil d’œuvre diverses. soit le plan ou l’intrigue -L’expression. B) Une notion difficile à appliquer Lorsqu’on a affaire à des œuvres courtes. cardinale. exemple en peinture. On va considérer qu’une œuvre d’une manière générale est composée de 3 éléments : -Le premier est le thème ou l’idée. =>Donc. l’originalité est une notion très large. Exemples : les œuvres dérivés originales dans leur composition elles sont peu nombreuses. Le titre était original car il était en opposition avec le contenu de l’œuvre. N’est pas original lorsqu’il fait partie du langage courant étant entendu que le titre doit être apprécié en lui-même et non pas par contraste avec l’ouvre à laquelle il sert de support. Exemple de difficultés d’utilisation de la notion : La Protection du titre est spécialement envisagé à l’article L112-4. Néanmoins. La notion d’originalité. il ya des écoles et donc l’accord pictural s’organise en école ou en mouvement. L’originalité est une notion propre au droit d’auteur. on ne peut donc pas utiliser la nouveauté. que le droit d’auteur va appeler l’œuvre dérivées ou composites => Article L 112-3 régime L 113-4. difficile à définir et maladroitement utilisée par les tribunaux A) une notion large Elle permet de protéger par le droit d’auteur des œuvres qui s’inspirent du droit antérieur. -La composition. Pourquoi ? en faisant une anthologie on fait une œuvre de création accessible au droit d’auteur. est original ce qui est marqué d’une empreinte personnelle. On a d’autant plus une jurisprudence assez disparate. A l’inverse. cet article contient deux alinéas qui dit que le titre dès lors qu’il est original est protégé comme l’œuvre elle-même. Car le titre est nécessairement cour et dans sa brièveté même. Il résulte de la décision qu’en matière d’appréciation du titre il doit être original en lui-même et . son originalité est difficile à apprécier.

Section 2 les éléments indifférents à la protection §1) Les formalités Affirmé dès l’article 111-1. Il s’agit de l’affaires des liaisons dangereuses. La TGI a volontairement négligé la condition d’identité de genre pour se focaliser sur le risque de confusion => le double emploi du titre laisse croire au public que le film est une adaptation du roman. Autre difficulté : La jurisprudence a été confrontée à l’emploi du titre pour deux œuvres qui ne sont pas du même genre. La Cour de Cassation a interprété largement cette notion. si l’œuvre est tombé dans le domaine public utiliser son titre pour identifier une œuvre du même genre dans des conditions créant un risque de confusion » 3 choses : lorsque l’œuvre est tombé dans le domaine public on peut lutter contre le double emploi du titre.non pas en contraste avec l’ouvre qu’il supporte. L’article 112-4 est le seul qui fait mention de la notion d’originalité. oral théâtrale). par tribunal de grande instance de la seine. donc condamnation sur le fondement de l’article L 112-4. Œuvre du même genre : la jurisprudence a utilisé cet article pour le double emploi du titre d’un roman policier le fantôme de l’opéra 10 juillet 1972 ou affaire de la bible de Jérusalem 8 juillet 1986. le titre a été repris pour un film qui n’avait rien avoir avec l’œuvre. en période de guerre et à l’origine avait plus ou moins un objectif de contrôle des films. . En Angleterre et aux Etats-Unis. donc risque de confusion. exemple le titre cloche merle ou charlie hebdo CA 25 octobre 1995 encore le père noël est une ordure CA de paris 25 septembre 1986. le droit d’auteur nait du seul fait de la création. Encore lorsque l’auteur a opéré entre deux mots de langage courant un rapprochement inusité. Pourtant en France. il faut que l’œuvre soit déposé dans le bureau du copyright pour que l’auteur puisse profiter du droit d’auteur. forme d’expression pareil mais avec la langue. Le dépôt légal est né en 1942. §2) Le genre et la forme d’expression Le genre (l’œuvre est elle écrite. Mais il y à une soupape de sureté qui est apporté par le deuxième alinéa de cet article qui donne au candidat à la protection contre la concurrence déloyale « nul ne peut. mais c’est seulement un système administratif crée pour assurer la conservation des œuvres. il y à le dépôt légal pour les œuvres écrites et les films. soit parce qu’il s’agit d’une expression argotique exemple titre « du rififi à amsterdam » 2 janvier 1970. En droit français il n’y a pas de formalité pour l’octroi du droit d’auteur. avec un raisonnement à fortiori => lorsque l’œuvre est encore protégée on peut la protéger contre la concurrence déloyale puisqu’elle l’est lorsque elle est tombée dans le domaine public. Donc là on n’a pas deux œuvres du même genre. soit sans aucune formalité. A l’inverse un titre est original donc protégé par la droit d’auteur. 10 novembre 1961.

=>Article L 112-2 qui va donner une liste des œuvres protégées par le droit d’auteur, cette liste est énumérative et non exhaustive. On trouve dans cette énumération des œuvres qui appartiennent à tous les genres, il y à des œuvres écrites, musicales, théâtrales, des arts graphiques et plastiques, des œuvres orales, des plans d’architecture, des cartes géographiques, des œuvres chorégraphiques, des tours de cirques, création de la mode, enfin des logiciels. Cette énumération n’est pas fermée, donc certaines créations, grâce à la jurisprudence vont accéder à la qualification d’œuvre protégée, par exemple, la décoration florale du pont neuf crée sous l’égide de Kenzo, l’emballage de cristaux, encore les arbres de champs Elysées. Mais il y à tout de même une limite que l’on trouve dans la protection des parfums. Ceux-ci ne peuvent pas se voir octroyer un droit privatif par un autre système de droit que le droit d’auteur. Les logiciels comme les parfums ne sont pas des inventions brevetables et donc aucun moyen de donner un droit privatif autre que le droit d’auteur. Le logiciel car il a un caractère abstrait, le parfum car le droit des brevets exige que l’invention soit communiquée au public, or les parfumeurs entendent conserver leurs secrets. De plus, certains parfums ont une vie très longue, or la protection par le brevet est une protection limitée à 20 ans donc trop courte pour un parfum. La fragrance du parfum était il donc une forme d’expression originale pouvant être protégé par le droit d’auteur ? La Cour de Cassation a dit non dans un arrêt du 13 juin 2006. Et une seconde fois dans un arrêt du 22 janvier 2009, depuis cette décision l’affaire du parfum est close et il n’est pas question de pouvoir protégé le parfum par le droit d’auteur. Dans les œuvres protégées certaines ont un statut particulier notamment les œuvres orales, soit conférences, allocutions sermons, plaidoiries et autres œuvres de même nature =>article L 112-2 2ème. Problème de preuve, comment va-t-on établir le contenu de l’œuvre en question ? Les œuvres orales voient leur protection limitée par l’article L 122-5 qui énumère un certain nombre d’exception au droit d’auteurs et certaines concerne « certaines œuvres orales », il dispose que les œuvres orales peuvent être reproduites par voir de presse ou de radio diffusion à titre d’information d’actualité et cette reproduction peut être partielle mais également intégrale. Deux conditions à cette exception : -une condition générale qui est que soit cité clairement le nom de l’auteur et la source, soit l’endroit où la manifestation à l’occasion de laquelle a été prononcée l’œuvre orale. -De plus cette exception est justifiée par les nécessités de l’information et c’est à ce titre que le public pourra avoir connaissance de cette œuvre orale. -En plus intervient une condition de temps, la publication doit intervenir dans un temps rapproché par rapport à l’œuvre, évidemment avec une tolérance en raison de la périodicité de l’organe de presse ; On ne peut pas chercher à bénéficier de l’exception lorsque la publication est très éloignée du prononcé du discours voir même après le décès de celui concerné, affaire entre deux présidents, les discours du général de gaulle réunis en recueil par un journaliste André passeron TGI 6 juillet 1972 après le décès du général et sans l’autorisation de sa famille. Affaire similaire avec les discours de François Mitterrand TGI 25 octobre 1995. La réunion de discours en recueil ne répond pas à la condition de temps. §3) Le mérite

Référence impliquée dans le code. Que signifie cette notion ? Cela veut dire que la question de savoir si l’œuvre a nécessité de la part de l’auteur un véritable effort intellectuel ne suffit pas à fonder la protection par le droit d’auteur. Cela correspond à une disposition qui exclut tout jugement ou appréciation esthétique de l’œuvre. Mais si le juge est habile, il va pouvoir la camoufler derrière la notion d’originalité en disant que l’œuvre n’st pas original pour cacher le mérite. Mais dès que l’appréciation du mérite apparaît la sanction est immédiate. Quelques exemples de décisions qui se sont laissé aller à l’appréciation du mérite, arrêt du TGI de lyon du 27 juin 1984 sanctionné par la CA le 6 mai 1986. Dans cette affaire, il s’agissait d’une protection de cassette à caractère pornographique. Le TGI de Lyon avait considéré que le type de production ne méritait pas la qualification d’œuvre, la CA sanctionne cette appréciation du mérite. §4) La destination Le droit d’auteur protège les formes même si elles ont une destination utilitaire, il faut qu’il y ait une forme que cette forme soit originale. La destination de l’œuvre ne rentre pas en compte dans l’octroi de la protection, vient du principe de « l’unité de l’art », signifie que l’art s’exprime de la même manière qu’il s’agisse d’une œuvre à but purement esthétique ou une œuvre à but utilitaire. La différence se fait autour de la notion d’originalité. A) Les dessins et modèles Le fait que la destination de l’œuvre ne rentre pas en ligne de compte pour l’octroi de la protection, permet l’octroi aux dessins industriels, qui sont sous l’égide là de la propriété industrielle qui les protège sous la notion de nouveauté, mais ces dessins peuvent bénéficier d’un cumul de protection, car c’est une protection de droit moral il va se mettre sous droit d’auteur, en revanche en cas de conflit sur la nature de la création il va se tourner vers le droits spécial des dessins et des œuvres.

B) Les logiciels Ceux-ci étaient à la recherche de protection pour la même raison que les parfums, à savoir que ceux-ci sont très souvent copiés, les logiciels sont des créations abstraites non protégés par la loi des brevets. C’est la jurisprudence qui, dans un premier temps, a admis que les logiciel pouvaient être considérés comme des formes originales et cette décision a été entérinée, par une loi du 23 juillet 1985 qui a inclut les logiciels dans l’énumération des œuvres de l’article L 112-2 13ème. Les logiciels doivent donc satisfaire aux conditions générales de la protection. Ils doivent donc d’abord être originaux. Dans l’arrêt pacho de l’AP du 7 mars 1986, la Cour de Cassation a définit en quoi consistait l’originalité d’un logiciel « sont originaux les logiciels dont l’auteur va au delà d’une logique

mathématique et contraignante en choisissant au contraire une structure individualisée adaptée à la question qu’il entend résoudre » Malgré l’arrêt de la cour de cassation qui insiste sur le choix opéré de l’opérateur de logiciel, on observe dans les tribunaux une jurisprudence déviante qui applique à la protection des logiciels des critères qui relèvent plus de la propriété industrielle. Les tribunaux se prononcent aussi très souvent en considération du mérite ou encore de l’activité inventive qui est un critère de pur droit des brevets. Pour la prof il aurait été préférable de faire une loi spéciale sur le logiciels, car on se rend compte que les critères du droit d’auteurs sont faussés en matière de logiciels car comme on vient de le voir les juges utilisent d’autres protections. Autre argument en défaveur des logiciels, la loi en faveur du droit d’auteur a bâtit pour les logiciels un régime dérogatoire à l’intérieur du régime général, or en faisant cela on affaibli le régime général. Quels sont les aspects du régime dérogatoires pour ces logiciels ? -Le créateur des logiciels va avoir une protection amoindri par rapport à un auteur ordinaire, exemple lorsque le logiciel est crée dans le cadre d’un contrat de travail, les droits d’auteur au logiciel sont dévolus à l’employeur, ce qui est une exception au principe général du droit d’auteur => L 113-9 du code de la propriété intellectuel. Egalement article L 121-7, car s’agissant des droits moraux, le créateur de logiciels n’a pas de droit de repentir, surtout il ne peut pas s’opposer à une adaptation donc à une modification de son logiciel. -A l’inverse, il y à des aspects plus favorables que le régime général qui bénéficient à l’exploitant du logiciel => article L 122-6 à savoir interdiction absolue de la copie privée sauf l’exception de la copie de sauvegarde. Autre trait plus favorable, l’exploitant garde le contrôle des utilisations secondaires du logiciel. Chapitre 2 le sujet du droit d’auteur Sur la tête de qui naît le droit ? Le principe est énoncé dans l’article L 111-1, l’auteur jouit du droit d’auteur du seul fait de la création et puisqu’il nait de la création il nait sur la tête de l’auteur. Seul l’auteur se voit investi du droit d’auteur. Ce droit comporte des attributs moraux et des attributs patrimoniaux, ceux-ci étant incessibles, vont continuer d’être exercé par l’auteur et seulement par l’auteur, à l’inverse les autres droits son cessibles et peuvent être accessible par des tiers.

Section 1 Les difficultés d’application du principe qui réserve la qualité d’auteur §1) Les œuvres crées dans le cadre d’un contrat de travail Ces auteurs salariés sont en constante progression, exemple des journalistes ou des photographes de presse, des créateurs d’œuvre publicitaires, ou encore des réalisateurs de film.

Un contrat de louage de service est un contrat de travail. .Cette situation de constante progression d’auteurs salariés posent une difficulté. donc sur la tête de l’auteur. Le problème est de savoir sur la tête de qui nait le droit d’auteur lorsque l’œuvre vient d’un auteur salarié => L 111-1. le fait que la Cour de Cassation ait du rappeler sa position prouve que les juges du fond ne se sont pas inclinés rapidement . Puisque l’identité de l’auteur est inconnue le droit va être exercé par un tiers qui est considéré par l’effet de la loi comme le mandataire de l’auteur. Ce n’est pas le cas en droit français. car les employeurs sont tentés de considérer qu’ils sont les seuls auteurs des œuvres de leurs salariés. les auteurs et les employeurs. Donc il s’agit d’une clause qui répond aux conditions de validité des cessions posées dans le code de la propriété intellectuelle=>L 131-2 -chacun des droits doit faire l’objet d’une mention expresse -à l’intérieur de chacun des droits on doit énumérer le mode d’exploitation -la cession doit comporter une rémunération proportionnelle En droit d’auteurs il y à deux opérateurs économique de poids différents. pendant assez longtemps les tribunaux estimaient que la cession des droits d’exploitation sur la tête de l’employeur résultait de l’existence d’un contrat de travail. mais comment allons-nous appliquer ce droit en l’espèce ? Ces œuvres obéissent à des modalités d’exercice particulières qui sont énoncées dans l’article L 113-6 du code de la propriété intellectuelle. En cas de contrat de travail. puis dans deux arrêts suivant. Donc la 1ère chambre civile condamne le système de la cession implicite en disant que la cession des droits d’exploitation doit faire l’objet d’une mention expresse dans le contrat de travail donc d’une clause qui doit répondre aux exigences du code de la propriété intellectuelle. article L 111-1 al 2 qui dispose que « l’existence ou la conclusion d’un contrat de louage d’ouvrage ou de service d’une œuvre de l’esprit n’emporte pas dérogation à la jouissance du droit reconnu par le premier alinéa ». un du 27 janvier 1993 et du 21 octobre 1997. si il n’y à pas d’employeur il y à des exploitants. Le droit naît bien sur la tête du créateur. Deuxième difficulté d’application du principe qui réserve la titularité du droit d’auteur au créateur §2) Les œuvres anonymes et pseudonymes Une œuvre anonyme est publiée sans le nom de l’auteur tandis que pseudonyme est publié sous un nom d’emprunt que l’on appelle aussi un nom de plume. la cession du droit d’exploitation intervient elle du seul fait de l’existence d’un contrat de travail ou est il nécessaire qu’il y ait un contrat séparé ? Pour faciliter la situation des employeurs. quelle que soit la situation économique dans laquelle se trouve l’auteur le droit nait toujours de la création. La Cour de Cassation a dû intervenir à plusieurs reprises pour rappeler ce principe sous l’influence du droit américain. Cette solution a été condamnée par la Cour de Cassation dans un arrêt du 16 décembre 1992. La loi désigne ce mandataire sous le nom d’éditeur ou publicateur originaire qui est le mandataire désigné.

le critère est ailleurs. Il y à aussi une disposition particulière s’agissant du calcul de la durée de la protection. la représentation est un mode de publication car c’est un mode de communication de l’œuvre au public. Il y à certaines législations qui retiennent la conception restrictive à savoir que pour ce système il n’y à d’œuvre de collaboration que lorsque les auteurs appartiennent au même genre.Observations sur cette désignation : -pourquoi avoir indiqué éditeur ou publicateur ? En droit d’auteur contrairement à ce qui se passe dans le langage commun éditer et publier ne sont pas synonymes. Lorsqu’on veut parler des auteurs d’une œuvre de coopération on parle de coauteurs. donc le critère est ici le travail en commun pour aboutir à une œuvre d’inspiration commune peu importe que les auteurs appartiennent à un genre différent. Pour le droit français les bande dessinées sont des œuvres de collaboration entre le scénariste et le dessinateur. éditer signifie multiplier les exemplaires. les œuvres dérivées ou composite soit des traductions par exemple. -pourquoi éditeur/publicateur originaire ? L’hypothèse la plus fréquente est celle d’un auteur versatile qui va changer à chaque fois d’éditeur ou de publicateur. Ce régime spécifique peut cesser à tous moments à partir du moment où l’auteur révèle son identité et à partir de ce moment on retombe dans le régime de droit commun. Il y aura autant de mandataire que d’œuvre communiqué au public. alors l’auteur décide seul du moment où il va révéler son identité. Ce n’est pas la conception du droit français. Il y à deux conceptions de ces œuvres. Le fait de rester dans l’anonymat est une prérogative morale de l’auteur. . si le mandataire révèle sans l’accord de l’auteur il sera condamnée pour violation du droit à la paternité. Donc le législateur en utilisant ces deux termes a voulu couvrir toutes les hypothèses. c’est le premier qui a communiqué l’œuvre au public qui va représenter l’auteur. Dans les œuvres de collaboration plusieurs auteurs ont mis en même temps leur travail en commun pour aboutir à une œuvre d’inspiration commune. Donc le mandataire exerce toutes les prérogatives de l’auteur. restrictive et extensive. le calcul de droit commun des 70 ans va s’opérer à partir non pas de la vie de l’auteur mais de la première publication de l’œuvre ce qui est donc inférieur au délai de droit commun (sauf si il meurt juste après avoir publié l’œuvre). sont plurales en ce qu’elle naissent de la participation de deux auteurs. quelque soit le mode de multiplication des exemplaires. Puisque le fait de cacher son identité appartient aux prérogatives morales donc personnelles. alors que publier c’est rendre accessible au public. Donc chaque création est modifiée par l’intervention de l’autre. c’est la phase négative du droit la paternité (car il est anonyme) soit le droit de rester dans l’anonymat. en droit d’auteur. exemple. Donc le mandataire est ici attaché non pas à la personne de l’auteur mais à l’œuvre. §3) Question des œuvres de collaboration Définition : ces œuvres appartiennent à un type d’œuvre que l’on appelle des œuvres plurales soit des œuvres dans lesquelles plusieurs personnes ont participé directement ou indirectement à la création de ces œuvres.

l’un des coauteurs protestant car on avait modifié sans son avis sa participation.A) le régime général Article L 113-3 du code qui pose le principe d’un régime d’indivision. « C’est la propriété commune des coauteurs ». Propriété commune = régime d’indivision mais ici c’est un régime particulier. Donc le calcul de la durée pour les œuvres audiovisuelles est de 70 ans à partir de la mort du dernier coauteur. chaque décision doit être prise à l’unanimité des coauteurs. A partir de quand calcul t on les 70 ans ? Se calcul à partir du décès du dernier coauteur. il y avait une question portée devant les tribunaux qui constituait un film. longueur du procès entre temps il y a eu faillite de la société de production. Dans cette affaire il y avait une dissension entre les coauteurs et le producteur. Pour les œuvres de collaboration les actions en contrefaçon pour la défense du droit patrimonial peut être exercée par un seul des coauteurs. en une modalité particulière. elle est donc inapte à être titulaire du droit d’auteur. Question de la durée de protection. mais il doit auparavant avoir mis en cause les autre coauteurs => 2 arrêts de la Cour de Cassation 1ère chambre civil du 10 mai 1995 et un autre de la chambre criminelle du 19 septembre 2000 (l’action en contrefaçon peut être exercée à la fois devant les tribunaux civils et correctionnels). car l’atteinte au droit moral est une atteinte au droit de la personnalité et donc le coauteur souffre seul d’une atteinte à la personnalité=> CA de paris concernant la suite des misérables du 19 décembre 2008. En 1957. Cela ne concerne pas les actions en justice pour la défense de l’œuvre. ici la limite est qu’une personne morale est inapte à la création. B) le régime des œuvres audiovisuelles Ce sont également des œuvres de collaboration. soit la bergère et le ramoneur. Le problème se situe sur le régime. Pour la défense du droit moral. C’est une revendication qui est totalement contraire au droit français. le meilleur moyen pour éviter ce type de complication serait que le producteur soit considéré comme l’auteur unique. donc c’est l’avis du dernier vivant + 70 ans après sa mort. Introduction d’abord de l’origine de ces œuvres. L’essentiel ait qu’il ait mis les autres en cause pour qu’ils le rejoignent. car normalement seul le créateur intellectuel de l’œuvre peut être considéré comme auteur. Il y à une nuance. les coauteurs peuvent mourir à des âges différents. un coauteur peut agir seul quand bien même il n’aurait pas mis en cause les autres. au moment du vote de la loi pour le code en 1957. le législateur a résisté à cette demande des producteurs d’être les seuls auteurs. . le producteur est obligatoirement une personne morale qui est une fiction juridique et les fictions ont leur limite. Donc litige. qu’il s’agisse de décision concernent le droit moral ou patrimonial. Or.

on permet à l’auteur de l’ouvre originaire de percevoir des droits à l’œuvre d’adaptation.Il a aménagé le régime de l’œuvre pour tenir compte des intérêts des producteurs pour éviter qu’à cause de la revendication d’un seul auteur. Cet article réaffirme la position du législateur. Mais on pense que cette assimilation est dictée par des considérations économiques ou patrimoniales. (voir plus haut par rapport à la définition) pourquoi le législateur applique t-il alors ce régime dans ce cas. on se contente de leur nomination dans le générique => c’est une présomption simple. Donc l’auteur du roman est l’auteur de l’œuvre adaptée. L’alinéa 2 ré insiste. Souvent c’est le directeur de photographie qui agit ainsi. c’est une assimilation qui ne supporte pas de preuve contraire. . il doit donc prouver qu’il a réalisé une œuvre et que cette œuvre est originale. C’est le cas surtout de Nestor almendros. Très souvent les films sont adaptés d’une œuvre antérieure. L’article donne une liste des participants à l’œuvre audiovisuelle qui sont présumés coauteurs l’article présume que sont coauteurs de l’œuvre audiovisuelle 5 personnes : l’auteur du scénario. Principe : L’auteur était celui qui crée une forme originale. 1) Le régime Article L 113-7 du code de la propriété intellectuelle. Dans l’autre sens. en précisant le statut de l’œuvre. et rappel le principe selon lequel le droit d’auteur est accordé au créateur personne physique. l’alinéa 3 assimile cet auteur originaire au coauteur. le seul apport du législateur a été de remplacer le terme d’œuvre cinématographique par celui d’œuvre audiovisuel. traite de la situation de l’auteur de l’œuvre adaptée à l’écran. en son 3ème alinéa. Normalement ce serait une œuvre composite. il a agit devant les tribunaux en ce sens. il va devoir prouver que la participation qu’il a eu dans cette œuvre là ne va pas correspondre à une création intellectuelle. Le législateur n’a pas cédé sur le principe que l’œuvre cinématographique est une œuvre de collaboration. Exception : En cas de 5 auteurs ont le dispense de cette exigence. l’auteur de la musique. On n’a pas beaucoup de renseignement sur la volonté du législateur. L’article L 113-7. l’auteur du texte parlé. il intègre par le fait de la loi le cercle des coauteurs. l’entreprise commune cours à la faillite. Au moment de la réforme de 1985. opération de louis bunuel. l’auteur de l’adaptation et le réalisateur. même si il est mort depuis 20ans. L’assimilation aux auteurs du film a toujours été rejeté car les tribunaux considère que les choix de l’opérateur de photographie se fait sous les directives du réalisateur. même si il n’a pas participé au film. qu’il n’aurait pas perçu si il n’avait pas été assimilé en tant que coauteur. Ces 5 personnes sont présumées coauteur d’une œuvre audiovisuelle. C’est alors une présomption irréfragable. des personnes qui ne sont pas présumées coauteur peuvent essayer d’établir que pour une œuvre déterminée ils ont fait un travail d’auteur soit crée une forme originale. Une personne intéressée peut établir que malgré la mention du générique une personne n’est pas auteur.

on ne connaît la véritable physionomie d’une œuvre qu’après son achèvement. donc l’écoulement du temps à un rôle pacificateur. Donc =>soit l’auteur s’en va. =>soit entre coauteurs et producteur. 2) les droits des coauteurs En 1957. dans la vie d’une œuvre audiovisuelle. la loi prévoit qu’il doit laisser à la disposition de l’équipe la partie de l’œuvre qui a déjà été réalisé. De plus. on part du fait que la colère est mauvaise conseillère. =>Soit il ne dit rien et reste et va retrouver après l’achèvement de l’œuvre l’exercice du droit dont il a été privé pendant la fabrication de l’œuvre. l’article L121-5 dernier alinéa dispose que les droits propres des auteurs. mais il a aménagé le droit des auteurs pour faciliter la tâche du producteur et préserver ses intérêts patrimoniaux. le législateur n’a pas cédé sur l’essentiel. le droit considère qu’il y à deux périodes de réalisation de l’œuvre et une période d’exploitation. ici on est dans un type de contrat qui est le contrat de production individuelle. il doit demander l’accord aux personnes présentes lors de l’accord définitif. jouissent du droit moral mais ils ne peuvent pas l’exercer. . les coauteurs peuvent interdire que cette version soit modifiée sans leur accord. Pourquoi le législateur a fait une distinction entre ces deux périodes et pourquoi il a privé l’auteur de son accès aux tribunaux pendant la conception de l’œuvre ? Il y à une explication du fait de l’affaire de la bergère et du ramoneur (lenteur des tribunaux). avant l’achèvement les auteurs. Enfin. Toute modification ultérieure de la version définitive ne peut avoir lieu du seul fait du réalisateur. ces deux périodes étant séparées par une procédure particulière aux œuvres audiovisuelles soit la procédure d’achèvement. En quoi consiste cette procédure d’achèvement ? Il s’agit d’un accord entre le réalisateur ou éventuellement les coauteurs et le producteur. Une fois un accord définitif. Dans la pratique c’est plutôt la première possibilité en ce que le réalisateur et le producteur. si jamais le producteur veut apporter des modifications à cette œuvre par exemple pour une exportation à l’étranger. Pour le droit moral. donc il quitte l’entreprise commune. c'est-à-dire qu’ils ne peuvent aller devant les tribunaux pour protester contre une modification de leur contribution. La modification des droits touche aussi les droits patrimoniaux. il pourra saisir les tribunaux d’une atteinte portée à son œuvre pendant la réalisation de l’œuvre. le droit moral ne peut être exercé que sur l’œuvre achevée cela veut dire qu’une fois que l’œuvre est fixée. sur la version définitive L121-5 du code de la propriété intellectuelle. Le code laisse ouverte 2 possibilités : =>soit un accord entre réalisateur et producteur. b) Le droit pécuniaire L 132 etc du code. l’œuvre est définitivement fixée. a) aménagements Article L 121-5 fait une distinction. En revanche.Ce système ne s’applique que pendant la vie de l’auteur et 70 après sa mort.

Remarques sur l’article : -la présomption de cession ne concerne pas l’auteur d’œuvre musicale. en dehors de notre système. le seul droit qui connaît cette notion est le droit néerlandais. Ne sont pas non plus cédés les droits théâtraux. donc que ce qui est nécessaire au producteur que ce qui va lui permettre d’effectuer son rôle de producteur. Comme l’assiette n’est pas fixée par le législateur. Par ce contrat il y à cession au producteur des droits d’exploitation de l’œuvre. Quelle est l’assiette de la rémunération des auteurs en matière audiovisuelle ? Difficulté qui à été résolu par la loi de 1985. il va se débrouiller pour que cette recette nette par producteur soit la moins grosse possible. c’est le cas des œuvres collectives (à différencier avec les œuvres de collaboration). Si le producteur est malin. Section 2 les personnes n’ayant pas la qualité d’auteur Les personnes morales ne peuvent par principe jamais être reconnues comme auteur. -il s’agit d’une cession des droits d’exploitation et non pas des Revenus d’exploitation. si le musicien a déjà céder ses œuvres à la CASEM. §1) La notion d’œuvre collective Cette notion est une notion qui est particulière au droit français. car elles sont inaptes à la création. Or. La plupart des musiciens sont membre de la CACEM qui est une société de gestion collective qui s’occupe en particulier de percevoir les droits d’auteur pour ses adhérents et de les redistribuer ensuite. toute cession doit comporter une rémunération. Avant 1985. le législateur écarte la rémunération forfaitaire. donc la rémunération se fait en %tage.Chacun des auteurs signe avec le producteur un contrat de production audiovisuelle. Une part de cette recette salle revient aux auteurs. il y avait un conflit sur cette assiette et plus précisément sur les films. =>le deuxième. donc seulement le caractère audiovisuel de ces droits est cédé. en droit des contrats on ne peut pas céder deux fois la même chose. . ils apportent à cette société un répertoire qui est composé non seulement des œuvres qu’ils ont déjà composé mais aussi de leurs œuvres futures. retenu par le législateur. le législateur a voulu associer les auteurs au succès de leur œuvre. Le producteur ne peut pas par exemple faire paraître une bande dessinée sur le film car il s’agit de droits graphiques qui appartiennent à l’auteur. c’est la recette salle. Les personnes qui participent à une œuvre collective ne sont pas des coauteurs mais des contributeurs ou participants. Il y avait deux moyens de calculer cette rémunération =>le premier. qui est l’addition du prix de tous les spectateurs. qui avait la faveur des producteur. Celle-ci doit être proportionnelle. qui va revenir au producteur une fois que tous les frais d’exploitation auront été payés. L’œuvre collective est visée à l’article L 113-5 du code. il ne pourra plus le faire par un contrat de production audiovisuelle. En adhérant à la CASEM qui est une société civile. ce qui est précisé dans l’article L 132-24. Il y à pourtant un cas qui prouve le contraire. c’est la recette nette part producteur. -il s’agit exclusivement d’une cession du droit d’exploitation audiovisuelle.

l’œuvre exploitée par une personne morale est présumée être une . Les salariés n’ont pas non plus intérêts à agir. La loi a fixé que l’œuvre audiovisuelle ne peut être une œuvre collective. soit elle a estimé que la qualité d’œuvre collective ne devait être attribuée à une œuvre que de manière résiduelle c'est-à-dire lorsque les juges avaient auparavant examiné les conditions de la création et conclu qu’il ne s’agissait pas d’une œuvre de collaboration. c’est donc une qualification résiduelle. qui sont des créations de salariés. Evidemment sous l’œuvre il y à des auteurs des différentes rubriques. celle-ci est en général un éditeur qui va prendre l’initiative de la création de l’œuvre. La jurisprudence depuis 1957 a été saisie par de multiples affaires notamment des producteurs de film qui avaient essayé de faire juger que le film était une œuvre collective. donc l’employeur n’est pas considéré comme titulaire du droit d’exploitation donc l’employeur ne peut pas agir en contrefaçon. Il va choisir les différents contributeurs que l’on pourrait assimiler à des sous traitants. de canapé 7 avril 1987. Dans les bureaux d’études ou de style. car seul leur salaire les intéresse. Donc la Cour de Cassation s’en tient bien au principe. §2) L’œuvre collective dans la jurisprudence La question que l’on pose le plus souvent pour des œuvres qui ne sont pas des dictionnaires ou encyclopédies car le code s’en charge. Mais le droit sur l’ensemble de l’œuvre appartient à la personne morale et celle-ci est considéré comme auteur de l’œuvre et bénéficie des droits découlant de cette qualité. une personne morale. et c’est à partir de cet exemple que l’on va raisonner sur les œuvres collectives. Le droit sur l’ensemble de l’œuvre appartient à la personne morale exemple un code aux éditions Dalloz et cette personne morale est considéré comme auteur du jurisclasseur par exemple et bénéficie de tous les droits de la qualité d’auteur.C’est une notion malheureuse et regardée en suspicion par les auteurs. Le législateur a pensé aux dictionnaires ou aux encyclopédies pour cette œuvre. Particularité de l’œuvre collective. le plus souvent il n’y à pas de clause de cession à l’employeur. A l’origine de l’œuvre de dictionnaire il y à un initiateur donc une personne morale. il réunit les différentes contributions et publie l’œuvre sous son nom. Dans une première étape. Donc la jurisprudence a réagit et dans deux décision du 19 février 1991 et du 22 octobre 1991. et en l’absence de revendication des auteurs personnes physiques. elle a estimé que dans le cadre d’une action en contrefaçon. la particularité est que chaque auteur dispose d’un droit d’auteur sur sa contribution. un initiateur. la jurisprudence a toujours refusé de donner à ce type de création le caractère d’œuvre collective. La Cour de Cassation a refusé d’accorder la qualification d’œuvre collective à des modèles de sac par exemple Cour de Cassation 6 novembre 1979. de tissu 22 octobre 1991. mais plutôt des œuvres issues de bureau de style comme des modèles de canapé de robe de maroquinerie etc. Si on est parvenu à cette conclusion alors on peut dire qu’il s’agit d’une œuvre collective. il engage des contributeurs. car c’est le seul cas où il est possible à une personne morale d’être considérée comme auteur.

Le droit moral a 3 caractères. =>et il faut que l’œuvre soit exploitée par la personne morale. A la fin de son motif la Cour de Cassation termine par propriété incorporelle.œuvre collective. Et une autre condition cette fois négative à savoir que la présomption de titularité des droits d’exploitation se joue en l’absence de revendication des auteurs. la Cour de Cassation dit maintenant => la société qui exploite une œuvre sous son nom accompli sous celle-ci des actes de possession qui. =>Cela ne vaut qu’en l’absence de revendication des auteurs personnes physiques. or elle est titulaire des droits de propriété incorporelle soit des droits d’exploitation. quelle que soit sa qualification des droits de propriété incorporelle. Depuis ces arrêts la cour d’appelle applique systématiquement ce principe. Ce droit moral comporte 4 attributs : -le droit de divulgation -le droit à la paternité -le droit de respect -le droit de retrait et de repenti . La doctrine a protesté en disant que la chambre civile élargissait de façon excessive le champ des œuvres collectives. D’où un arrêt du 24 mars 1993. on va diviser le chap en 2 sections : le droit moral du vivant et le droit moral après la mort de l'auteur. Chapitre 1 Le droit moral Puisque le droit moral se modifie au décès de l'auteur. car doctrine redoutait que l’on s’affranchisse à l’avenir des conditions posées par la Cour de Cassation. il est proche du droit de la personnalité dont les droits sont intransmissibles à cause de mort contrairement au droit moral. du coup les CA disent que la personne morale est considérée comme auteur. Partie II Le contenu du droit d’auteur C'est un droit de nature dualiste qui donne un droit moral et un droit pécuniaire. Pour pouvoir bénéficier de la présomption la société doit exploiter l’œuvre. incessible et perpétuel. en l’absence de revendication des personnes physiques l’ayant réalisé sont de nature à faire présumer à l’égard des tiers contrefacteurs que la société exploitante est titulaire de cette œuvre. du 28 mars 1995 et 28 janvier 1996. 3 caractère : personnel.

représentation. Cela peut être éditer un livre ou un disque donc tout acte qui porte à la connaissance du public l'oeuvre quel que soit le contact (édition.Section 1 le droit moral du vivant de l’auteur §1) Le droit de divulgation Le code en traite dans l'article L 121-2 Divulguer c’est porter une œuvre à la connaissance du public quelque soit le moyen de communication utilisé. l’auteur garde la maitrise de la divulgation et lui seul peut en prendre l’initiative. B) l’exercice des droits patrimoniaux L’auteur va décider de la forme. donc si son œuvre orale par exemple peut être éditée. Il va décider du nombre d’exemplaire ou enfin des rééditions. A partir de cet acte.. A) le droit de divulgation gouverne la naissance des droits patrimoniaux Car c’est à partir de la communication que le droit d’exploitation va intervenir. exposition. si une pièce simplement représentée peut être éditée. Ce droit de divulgation est la plus importante des prérogatives de droits moral car il gouverne la naissance des droits patrimoniaux (à partir de la divulgation. Ce droit de divulgation va donner lieu à un certain nombre de difficulté d’exploitation notamment lorsque l’auteur est engagé dans un contrat de commande. l'oeuvre va pouvoir être le siège des droits d'exploitation). il va décider si l’œuvre écrite en français peut être traduite en anglais. C'est en vertu du droit de divulgation que l'auteur va autoriser l'adaptation. ce droit est le droit exclusif appartenant à l’auteur de décider du moment où il va communiquer son œuvre au public et de la forme que prendra la communication de son oeuvre au public. Personne d’autre que l’auteur ne peut prendre à sa place l’initiative de communiquer l’œuvre au public. Cette possibilité pour le droit de divulgation d’être exercé à chaque mode d’exploitation de l’œuvre fait difficulté à l’heure actuelle.. Donc même engagé dans un contrat d’édition. C) la force du droit de divulgation dans le conflit avec d'autres droits 1) Conflits entre le droit de divulgation et le droit de propriété des tiers . Il permet également l’exercice de ces droits.... la traduction. Donc L'auteur décide seul du moment où il communique cette oeuvre au public et la forme de cette oeuvre. on va définir le droit. Ce car seuls les modes d'exploitation autorisés par l'auteur pourront être appliqués à l'oeuvre. la doctrine pense que le droit de divulgation s’épuise dès le premier usage.). C’est l’acte par lequel l’auteur se dessaisit de son œuvre qui va faire naitre son droit d’exploiter. Seule la décision de divulgation permet d'exploiter cette oeuvre.

Dans un premier temps elle a traité la question comme s'il s'agissait d'un contrat de droit commun puis l'a traité en impliquant le droit d'auteur. le . tous les droits d’auteurs sont restés sur la tête de l’auteur. cette décision est un peu ambigÜe au niveau du droit de divulgation. Or. Exemple du tableau vendu à un propriétaire et la possibilité pour lui de l’exploiter. Le commanditaire a alors assigné le peintre.. le reproduire sur une affiche . en matière de contrat d'entreprise. Un peintre est destinataire de la commande d’un tableau. pour un balai. un auteur s'engage à faire un tableau et ne le livre pas. Whistler a refusé de livrer le tableau sous prétexte que Whistler trouvait que ce n’était pas beau et que ce n’était pas digne de son talent. La cour raisonne comme si cela était un contrat d'entreprise. le client ne peut pas divulguer le tableau sous une autre forme sous laquelle il lui a été divulgué. celui-ci peut il refuser de livrer son tableau en se retranchant derrière son droit de divulgation ? =>Arrêt du 14 mars 1900(arrêt fondateur) Whistler. cela veut dire qu’il y à une distinction à faire entre le droit de l’auteur et le droit du propriétaire du support soit l’objet crée par l’auteur.. Sur cette question la jp a évolué.C'est un conflit qui surgit en matière d'oeuvres graphiques et plastiques i. En fait c’est surtout que les honoraires proposées ne lui convenaient pas. L'auteur conserve intactes toutes les prérogatives du droit d'auteur y compris les prérogatives pécuniaires quand bien même il aurait vendu le support matériel de l'oeuvre. un commanditaire lui avait demandé de lui faire le portrait de sa femme. car sa décision peut s’expliquer sous le regard du droit d’entreprise.dispose que "la propriété incorporelle est indépendante de l'objet matériel" => le principe de l’indépendance du droit d’auteur par rapport au support matériel. L'auteur bénéficiaire d'un contrat de commande peut-il se retrancher derrière le droit de divulgation pour ne pas exécuter son obligation ppale (livrer l'oeuvre au commanditaire) ? Il y a certains cas où c'est le commanditaire qui n'exerce pas l'une de ses obligations. Ex la vente d’un tableau. le client peut il communiquer le tableau au public ? Et éventuellement en tirer des revenus ? Principe de l’article L 111-3. car le droit de divulgation est resté sur la tête de l’auteur ((((=>Cour de Cassation 29 novembre 2005 qui concerne une donation d’une étude qu’avait fait un peintre pour préparer le décor d’un théâtre.e oeuvres à support matériel. a) 1er cas : l'auteur bénéficiaire de la commande se soustrait de son obligation contractuelle. la jp traite la question d'une facon différente.)))) 2) Conflit entre le droit de divulgation de l’auteur et le principe de la force obligatoire du contrat Un auteur est engagé dans un contrat de commande au terme duquel il s'est engagé à exécuter une oeuvre et à la livrer au commanditaire. Toutes les prérogatives (notamment fructus) sont conservées par l'auteur. Selon l'auteur ou le commanditaire. en raison de l'article 111-3 la réponse est négative. Le droit de divulgation ou le droit d’auteur en général est très fort car il prive le propriétaire du support du fructus de son bien. il était un peintre anglais qui était d’un sale caractère. Le propriétaire du support matériel ne pourra pas sans l'autorisation de l'auteur le prêter pour une expo. la cour à considérer que la donation emportait une divulgation restreinte au théâtre lequel n’avait pas le droit de reproduire l’étude de quelque manière que se soit.

Cela laisse le cocontractant de l'auteur à la merci de l'artiste même si l'auteur s'est engagé dans un contrat de commande. il peut. Le ppe porte atteinte à celui de la force obligatoire des contrats. Au contraire. On est en présence d'une obligation personnelle de faire qui se résoud TJS EN DI . jusqu'au dernier moment se rétracter. (La cour de paris a analysé les habitudes du peintre et a constaté que lorsque Rouault voulait . La distinction des œuvres appartenant au marchand et les autres s’est faite à travers la notion de divulgation encore une fois. un certain nbre d'oeuvres. Comme le peintre travaillait dans un local appartenant au marchand. autre exemple. Ce dommage subi par le commanditaire est tjs réparé par des DI. Cette décision est ambigue car elle peut s'interpréter par les principes du droit commun (contrat d'entreprise avec transfert retardé jusqu'à réception) tout comme les ppes de droits d'auteurs. l'auteur signait les oeuvres qu'il décidait achevée. un éditeur commande une traduction et ne l'obtient pas alors que l'oeuvre dans tous les autres pays où elle a été traduite a connu un succès formidable =W il y a donc un dommage moral et patrimonial (qui retarde l'exploitation de l'oeuvre le temps de trouver un autre traducteur). il n'y a JAMAIS D'EXECUTION FORCEE. La cour estime que " la convention par laquelle un peintre s’engage à exécuter un portrait moyennant une somme déterminée est un contrat d’une nature spéciale en vertu duquel la propriété n’est définitivement acquise à la partie qui l’a commandé que lorsque l’artiste a mis le tableau à sa disposition et qu’il a été agrée par elle (la partie qui a commandé)".transfert de propriété est retardé jusqu'à la livraison et même jusqu'à la réception. Mais alors que va-t-il se passer lorsque l’œuvre est déjà livrée ? Cour de Paris 9 mars 1947 affaire Rouault contre Vollard Il s'agissait d'un contrat de mécennat entre un peintre et un marchand de tableau en vertu duquel le marchand s'obligeait à entretenir le peintre et à lui fournir un atelier en échange de quoi le peintre livrait au marchand par mois. La difficulté étant que l’atelier de Rouault était dans les locaux de Vollard. Le cocontractant frustré peut cependant obtenir une réparation pécuniaire en contrepartie du préjudice que lui a causé l'absence de l'oeuvre. Là toutes les œuvres étaient réputées avoir été livrées car étaient dans l’atelier de Vollard. Comment l'auteur a manifesté cette volonté ? Ici. ATTENTION: l'auteur n'est pas sanctionné pour avoir usé de son droit de divulgation ! Les DI vont sanctionner le fait qu'il soit engagé dans un contrat et qu'il ne l'ait pas exécuté en causant un dommage. les oeuvres sont considérées comme déjà livrées. Ce dommage peut être de nature purement morale (Whistler). ce dernier meurt pendant l'exécution du contrat et à l’occasion de sa succession il a fallu distinguer dans la masse des œuvres qui étaient entreposées dans l’atelier celles dont qui avaient été divulguées donc dont la propriété revenait au marchand et celles non divulguées qui étaient restées la propriété du peintre. La cour estime que le transfert de la propriété intervient qd l'auteur a manifesté de façon non équivoque sa volonté de désaississement. Donc il fallait juste repérer les oeuvres signées (propriété du marchand) ou non (propriété du peintre).

La cour de cassation estime que "dès lors que la régie s'était engagée par contrat à la réalisation matérielle de l'oeuvre à la fois pour son compte et pour celui de l'artiste. une fois le socle réalisé par Renault. d’une exécution matérielle à la charge du commanditaire celui-ci peut être condamné à une . donc on va le sanctionner non pas car il a utilisé son droit de divulgation mais parce que finalement il s’est engagé dans un contrat qu’il n’était pas sur de terminer. Elle ne peut en interrompre unilatéralement l'exécution ni exciper de l'atteinte à sa personne qui constituerait l'obligation de faire mise à sa charge. affaire concernant un sculpteur qui s’appelle Dubuffet. il avait été chargé de faire une sculpture appelé le salon d'été pour orner le siège social de la régie Renault. Il était prévu que le commanditaire (Dubuffet) se réserve l’exécution matérielle de la sculpture. Le sculpteur a attaqué Renault. Lorsque la divulgation de l’œuvre d’un auteur dépend de l’obligation d’un tiers.. celui-ci change d’avis et met à la place une pelouse. la régie Renault a été condamnée à exécuter la sculpture. au contraire si un traducteur s’engage à traduire une œuvre et qu’il ne livre pas sa traduction. donc celle qui étaient signée avait été divulguée et donc la propriété avait été transférée à Vollard. La divulgation de l'oeuvre dépend d'un acte matériel réalisé par le commanditaire.. Finalement renvoi devant la Cour de Versailles qui ordonne l'exécution de l'oeuvre.". Il faut que le commanditaire se soit engagé par contrat à exécuter l'oeuvre. car l’obligation de réaliser une œuvre d’art est une opération personnelle de faire qui ne peut être sanctionnée que par une amende forfaitaire. Le droit de divulgation est très fort car il paralyse les règles normales du transfert de propriété. mais là il s’est engagé dans un contrat de commande qui lui a été rémunéré à l’avance. La sanction ne peut être que pécuniaire. l’éditeur ne pourra pas faire paraître le livre et bien là c’est un exemple du fait que le préjudice de l’éditeur est d’ordre économique. c’est le commanditaire qui n’exécute pas la part de ses obligations dans le contrat.une oeuvre). il s’agissait alors d’une obligation de faire sous astreinte. =>Cour de Cassation 14 mars 1983. il faut essayer de prendre les choses autrement. elle s'est mise dans l'obligation contractuelle de mener à bien la réalisation de l'oeuvre jusqu'à son terme de façon à permettre sa divulgation. Donc il devra réparer le préjudice contractuel. L’auteur aurait pu rester indépendant. = forme moderne du mécennat (aujourd'hui le mécennat d'entreprise = entreprise commande à un peintre/sculpteur. ce préjudice pouvant être d’ordre moral comme dans l’affaire Whistler par exemple. Cas de la situation inverse. paradoxal car l’auteur se fait sanctionné pour avoir usé de son droit de divulgation. La sanction peut être une obligation de faire. la non exécution du commanditaire de l’œuvre faisait obstacle à la divulgation de l’œuvre.) b) le cas du commanditaire qui se soustrait à ses obligations. Cela s'applique dans toutes les hypothèses où une chaîne commande une oeuvre => elle doit la divulguer.manifester qu’une œuvre était achevée il la signait. Le propriétaire qui n’a pas eu l’œuvre il peut engager la responsabilité contractuelle de l’auteur. c’est plus rare. Or. On raconte qu'entre la commande et la réalisation de la commande on a changé de PDG qui trouvait la sculpture horrible.

la cour de paris n’a pas annulé les conventions portant sur le droit à la paternité. le droit d’exiger que l’œuvre soit exploitée sous son nom (droit peu appliqué en matière d'édition mais souvent appliqué en matière d'oeuvres audiovisuelles). "L'auteur a droit au respect de son nom. on a dit au début du cours que les prérogatives morales sont incessibles et ce droit à la paternité est également incessible. Ce droit à la paternité présente deux facettes : -une positive. soit les contrats de nègres. Elle a considéré que l'oeuvre était une oeuvre de collaboration. Celui-ci sait très bien que si il est récalcitrant il ne trouvera plus de travail chez son éditeur ni aucun autre car sa réputation sera faite. elle dit que les œuvres en question étaient des œuvres de collaboration entre les deux auteurs. Qu'est ce qui va se passer quand l'auteur caché va se manifester ? ((Contrat portant sur la paternité d’une œuvre. celui qui avait vécu les aventures et celui qui les avaient écrites. =>Donc toujours l’idée d’une grande force du droit de divulgation. donc il a le droit d’attacher son nom à son œuvre. ce sont des arrêts en contradiction avec le droit d’auteur. Dans ces deux affaires. C'est une raison pour l'auteur d'affirmer le lien qui l'unit à son oeuvre. le droit de cacher sa paternité et on le compte dans les œuvres anonymes (publiée sans nom d'auteur) et pseudonymes (nom d'emprunt). M. -une négative. => affaire demonpezat. Mais la pratique connaît énormément de convention portant sur le droit à la paternité presque exclusivement dans le domaine de la littérature. de Grèce avait comme habitude de donner qques idées sur une feuille de papier. Tout se passe très bien jusqu’au moment où on a à faire à un auteur récalcitrant. Les droits moraux ont une caractéristique : ils sont incessibles (donc ne peuvent faire l'objet d'un contrat) Pourtant. C'est Anne bragance qui a tout mis en forme a partir de qques idées => considérée par la cour comme une oeuvre de collaboration. il n'y eu pas de pourvoi ici non plus. notamment à savoir que les idées et les informations ne sont pas protégées par le droit d’auteur or en faisant des deux des co auteurs on accorde aux idées et aux information la protection du droit d’auteur. Demonpezat avait écrit l'oeuvre et en a conclu que Demonpezat était l'auteur. Le pb est qu'il a touché 1000 alors qu'il aurait pu toucher bcp plus s'il avait été associé à la participation de l'oeuvre. Il est venu devant les tribunaux soutenir qu'il était le véritable auteur. en matière d'édition il existe des contrats dans lesquels l'auteur s'engage à écrire une oeuvre qui sera rédigée sous le nom d'un autre = contrats de nègre. . statut des oeuvres de collaboration (indivision. Il n'y eu pas de pourvoi. qui était un arrêt de la CA de paris 1 juin 1986 et l’autre affaire a été jugée le 1er février 1989 anne bragance concerne un ouvrage publié sous le nom Michèle de Grèce qui s’intitulait la nuit du cérail. §2) Le droit à la paternité Article L 121-1 traite du droit à la paternité et du droit au respect. De plus. de sa qualité (= paternité) et de son oeuvre (= respect )".exécution matérielle car la non exécution empêche l’auteur de divulguer son œuvre donc d’exercer son droit de divulgation sur l’œuvre.)) Exemple : Livre d'Eric Segal en fait écrit par De monpezat = l'homme qui marchait dans sa tête. Un auteur s’engage à écrire pour le compte d’un éditeur à écrire une œuvre sous le nom d’un tiers. décisions sur l'oeuvre doivent être prises d'un COMMUN ACCORD). Cela veut dire que l’auteur peut exiger que l’œuvre soit diffusée au public sous son nom. La cour dit que M. or dans les œuvres en collaboration les droits doivent s’exercer d’un commun accord.

représentation et production audiovisuelle Pour chacun de ces contrats. CA de paris du 29 avril 1959. TOUTE MODIFICATION EST SOUMISE A LA VOLONTE DE L'AUTEUR. difficulté importante qui tient au droit international. 1) les contrats d’exploitation proprement dit. Pb : comment l'auteur va pouvoir exercer son droit au respect en matière d'adaptation ? A) La question du droit au respect et les contrats d’exploitation En matière de doit d’auteur trois sortes de contrat d’exploitation : Ce sont ces contrats nommés organisés par le régime de la propriété intellectuelle. Pour la représentation art L 132-22 : L'entreprise de spectacle assure la représentation dans des conditions techniques propres à garantir les intérêts intellectuels et moraux de l'auteur. 2 exemples célèbres : l’exemple de l’ajout d’une musique à film muet. En matière de production audiovisuelle art L 132-32 => pas de changement des dialogues sans accord du réalisateur. il y a des dispositions particulières qui réaffirment la force du droit au respect. C’est le droit pour l’auteur d’exiger que l'exploitant ne modifie pas son œuvre sans son consentement. affaire huston l’affaire du film asphalte jungle. donc on a eu un problème d’application . on a des dispositions du code qui affirment la prééminence du droit au respect. Edition. le législateur a pris soin de prendre une disposition particulière pour rappeler que l’exploitant est tenu au respect de l’œuvre. C’est dans ces types de contrat que le droit au respect est le plus fort. On a déjà vu le droit au respect dans le droit des œuvres audiovisuelles Article L132-32. affaire de colorisation d’un film en noir et blanc sans l’autorisation de l’auteur. c’est l’exemple du kid.Il n’y a pas eu de pourvoi en cassation car dans l’affaire il y a eu une transaction. En matière de contrat d'exploitation. que quand il y a un contrat d'exploitation. il s’agit d’une œuvre américaine or las bas le producteur est considéré comme l’auteur unique du film. La question ne se pose lorsque l’auteur a exercé son droit de divulgation. Pour l'Edition art L 122-11: l'éditeur ne peut modifier l'oeuvre sans l'autorisation écrite de l'auteur. §3) Le droit au respect Article 121-1 al 2. donc il peut faire ce qu’il veut.

mais par la suite la Cour de Cassation a jugé qu’il s’agissait d’une adaptation arrêt du 30 janvier 2007. 2) le droit au respect et l’adaptation de l’œuvre Il faut ménager la liberté de l'adaptateur. il l’a dénature soit lorsqu’il modifie l’esprit de l’œuvre. c'est-à-dire qu’il transforme l’esprit de l’œuvre soit lorsqu’il modifie les caractères des personnages par exemple. Dans les autres contrats. . Ces directives sont issues d'un arrêt ancien arrêt 22 novembre 1966. les juges du fond doivent rechercher si l’œuvre seconde a respecté l’esprit. il faut décider à partir de quel moment on quitte le terrain de la liberté de l’adaptateur pour rentrer dans le domaine de la violation. dans une affaire qui s’intitule le dialogue des carmélites. La Cour de Cassation ne dit pas si il y a ou non droit au respect mais a dit que pour juger de la fidélité d’une adaptation. il ressort que la limite ultime qu’il ne faut pas franchir c’est la dénaturation. => Respecter la substance c'est en fait respecter l'intrigue de l'oeuvre originale. L 132-22 qui est peut être un peu moins rigoureux dans sa rédaction. Pour essayer de guider les magistrats. tel que le contrat d’édiction il y à l’article L 132-11 qui dispose qu’aucune modification ne peut être apportée à l’œuvre par l’éditeur sans autorisation écrite de l’auteur. qu'en est-il de la substance ? Par la suite la jurisprudence a pris des distances par rapport à ces critères. Condamnation de la colorisation de cette œuvre sans l’autorisation de john huston. En matière de contrat d’édition. donc le droit au respect avec la liberté reconnue à l’adaptateur. Ces directives ne sont pas simples à suivre.1 du 12 juin 2001. La violation du droit au respect intervient à partir du moment où l'oeuvre seconde dénature l'esprit ou le caractère des personnages. il dispose que l’œuvre doit être représentée conformément aux usages de la profession. Cour de Cassation civ. En matière de représentation. le caractère et la substance de l’œuvre originale. Exemple un des héritiers de Victor Hugo a protesté contre la publication d’une suite donnée aux misérables. qui intéresse l’adaptation au cinéma d’une œuvre de saint Exupéry qui est le petit prince. jusqu'où l'adaptateur est libre et où peut-il violer le droit du respect à l'oeuvre ? Lorsque la violation du droit au respect intervient dans le cadre d’un contrat d’exploitation En matière d’adaptation il faut concilier le droit moral. La cour de cassation adonné des directives aux juges du fond pour apprécier l'étendue du droit au respect en cas d'adaptation. L’adaptation d’une œuvre littéraire au cinéma implique qu’une certaine liberté soit reconnue à l’adaptateur et la cour conclue qu’il n’y a pas violation du droit au respect dès lors que l’œuvre adaptée respectait l’esprit de l’œuvre préexistante et que bien que comportant un apport personnel de l’adaptateur elle reproduisait fidèlement l’intrigue et le caractère du personnage principal. la Cour de Cassation est intervenue dans un arrêt du 22 novembre 1966. dans un premier temps la CA de paris avait jugé qu’il y avait violation du droit moral le 21 mars 2004.de la loi française.

Protestation de l’auteur au nom du droit au respect. 1ère limitation : arrêt civ 1 3 déc 94 à propos d'une fontaine monumentale que la commune propriétaire avait laissé se dégrader. La Cour de Cassation a donné tort à l’artiste pour deux raisons =>seul justifient la mise en avant le droit au respect des actes graves mettant en péril l’existence même de l’œuvre. En l'occurence. Des panneaux ont disparus. Conclusion le droit au respect est plus fort que le droit de propriété et notamment il bloque l’abusus. ((((Affaire VASARELY de la cour de Versailles (28 janvier 1999) : le peintre avait peint 31 panneaux destinés à orner la salle à manger de la direction. . ce dernier a été vendu aux enchères au profit d’une œuvre caritative. La propriétaire ne peut pas faire ce qu’il veut avec l’œuvre. =>Il faut que l’atteinte émane du propriétaire.B) Droit au respect et la cession du support matériel Le propriétaire du support matériel ne peut pas tirer des revenus ou exploiter l'oeuvre à la place de l'auteur. L’acquéreur du réfrigérateur avait découpé chacun des panneaux du réfrigérateur et les a vendu séparément.la fontaine fut mal construite et le beton qui servait de matériau pour cette fontaine s'est avéré gelé. l’auteur au nom de son droit au respect l’auteur a dit que la commune devait entretenir la statue. La question se pose en majorité pour les œuvres graphiques ou plastiques. atteinte au respect de l’œuvre. -Limite pour un type d’œuvre : Lorsqu’on a une œuvre à caractère utilitaire architecturale. Le droit de divulgation paralyse un des aspects du droit de propriété qui est l’usus. ==> Est-ce que le propriétaire du support matériel d’une œuvre peut la détruire ? En modifier l’aspect extérieur ou la laisser se dégrader ? Question posée dans une affaire concernant le peintre Bernard Buffet : il avait peint un réfrigérateur. La cour de cass a dit que seuls peuvent justifier la mise en avant du droit au respect des actes graves mettant en péril l'existence meme de l'oeuvre et intervenant de la part de son propriétaire. Condamnation => l'auteur ne peut faire jouer le droit au respect à la suite de dégradations que si celles-ci sont imputables au proprio et mettent en péril l'existence même de l'oeuvre. La jp plus récente apporte 2 limitations au droit au respect de l'auteur d'une oeuvre graphique et plastique si bien que le droit moral n'est pas aussi absolu que ce qu'on pouvait penser. Les tribunaux lui donnent raison sur l’atteinte au droit moral et au droit au respect. C'est le droit d'auteur qui l'emporte sur le droit de propriété. on a dissocié ce que l’auteur considérait être un ensemble. CC lui donne raison le 6 juillet 1965 6 juillet 1965 la Cour de Cassation rejette le pourvoi en disant que le droit moral appartenant à l’auteur lui donne le droit d’exiger que son œuvre ne soit ni dénaturée ni mutilée.))))) Dans la jurisprudence plus récente on observe que le droit au respect connaît au moins deux limitations : -Cour de Cassation 3 décembre 1994 qui concernait une fontaine monumentale édifiée pour le compte d’une commune et avec le temps la fontaine s’est dégradée.

Le droit de repentir = on demande à l'exploitant de cesser l'exploitation de l'oeuvre pour pouvoir la modifier. Le retrait c'est retirer une oeuvre de son circuit commercial. le propriétaire est en droit d'y apporter des modifications. le droit de repentir permet de revenir sur son autorisation pour la retirer dans le but de la modifier et de l’exploiter de nouveau. le droit de retrait permet de revenir sur son autorisation d’exploitation pour retirer l’œuvre de la circulation.la deuxième précaution n'interesse que l'auteur qui exerce son droit de repentir : le législateur l'oblige. Un auteur signe un contrat d’édition et l’œuvre est exploitée. pouvoir la restituer et l'exploitation continuera. une fois la modification effectuée. 2 dispositions qui doivent être exclusivement motivées par des scrupules artistiques : => le droit de retrait et de repentir est la seule prérogative du droit moral qui disparaît avec l'auteur. B) l'exercice du droit de retrait ou de repentir Il y a des contraintes financières au nombre de 2 : .e bâtiment à usage de bureau. Seul l'auteur peut avoir un regret vis-à-vis de son oeuvre. => le législateur a pris des précautions pour éviter que ce droit ne soit détourné de son objet et que l'auteur l'exerce pour des raisons financières notamment parce qu'il est mécontent de la rétribution qui lui a été accordée. Prévu à l'article L 121-4 du CPI. ..l'art L 121-4 exige que l'auteur indemnise préalablement son cessionnaire du préjudice qui pourra lui être causé. . §4) Le droit de retrait et de repentir A) définition Rarement utilisé car a des répercutions financières importantes. à proposer son oeuvre à l'exploitant d'origine et aux conditions financières originaires.2 arrêts de la Cour de Cassation assez éloignés dans le temps. Ces précautions prises par le législateur pour que le droit de retrait et de repentir ne soit pas détourné . et une fois modifiée.. Dans les deux cas il s’agissait d’un architecte qui avait les plan d’un immeuble de bureau et qui se rendait compte que le propriétaire de l’immeuble avait modifié ses plans pour ajouter des bureaux. justifiées par des besoins nouveaux. le propriétaire avait droit de modifier les plans. Ce sont des prérogatives exorbitantes de droit commun et notamment de la force obligatoire du contrat puisqu'elles permettent à l'auteur de revenir sur son consentement quand il exerce son droit de retrait (il a conclu un contrat d'exploitation et revient sur son autorisation) SOIT il exerce son droit de repentir qui donne la possibilité de modifier unilatéralement l'objet du contrat. 7 janvier 1992 et 11 juin 2009. Cela correspond donc à la suspension de l'exploitation le temps que l'auteur modifie son oeuvre. justifié par des besoins nouveaux sous réserve d’une autorisation de l’autorité judiciaire sur l’importance de ces modifications et sur les circonstances qui l’ont conduit à y procéder. nonobstant le droit moral appartenant à l'auteur. Lorsque la création aboutit à une oeuvre utilitaire i. leur importance et les circonstances qui ont conduit à y procéder. sous réserve d'un contrôle de l'autorité judiciaire sur leur nature. ((Hypothèse dans laquelle un auteur a conclut avec un tiers un contrat d’exploitation.

§1) L’exercice d’un droit moral . la loi invite l’auteur à proposer à l’exploitant originaire ces nouvelles conditions et aux conditions du contrat initial. Car on ne sait pas combien d’œuvre auraient été vendus. C'est un droit absolu tourné vers la satisfaction des intérêts de son titulaire. Exemple un auteur de BD énonçait qu’il exerçait son droit de retrait car son cessionnaire lui avait versé une rémunération ridicule ce qui était vrai. pour éviter que le droit ne soit détourné par l’auteur notamment pour aller chercher chez un autre éditeur des conditions financières plus favorables. A sa mort. Le droit fonction est susceptible de contrôle. sauf le droit de retrait et de repentir qui disparaissent avec l’auteur. il va falloir prévoir un relai. -le droit de retrait et de repentir ne peuvent être exercé par l’auteur que pour des raisons artistiques et esthétiques. Cette exigence de l’indemnisation préalable est de nature à faire réfléchir l’auteur mais surtout de paralyser son droit de retrait ou de repentir. mais il avait été mal conseillé.E c’est un droit qui doit être exercé par son titulaire non pas dans son propre intérêt mais dans l’intérêt d’un tiers. -dernier point qui n’est pas un problème toutes les prérogatives du droit moral sont perpétuelles. l’auteur doit indemniser à l’avance son cessionnaire du préjudice qu’il aura subi. ((Ce qui veut dire qu’après la mort de l’auteur le droit moral sera susceptible d’abus. alors il retrouvera sa liberté et pour aller contracter comme bon lui semble.)) Certains problèmes : -Le droit moral est perpétuel donc à un moment donné on n’a plus de titulaire qui se rattache par un lien de succession à l’auteur. -il est prévu qu’avant d’exercer son droit de retrait ou de repentir. i. de droit égoïste. le droit moral devient un droit fonction. Le droit moral se transforme : le droit au retrait ou repentir disparaît. par l’effet de la mort de l’auteur. Si l’exploitant d’origine refuse de signer un nouveau contrat avec l’auteur. en plus ses avocats l’ont emmenés jusque devant la Cour de Cassation 14 mai 1991 qui rejette le pourvoi et qui accuse la CA qu’un tel motif (la faiblesse de la rémunération) d’avoir retenu quelque puisse être son mérite par ailleurs son mérite caractérise un détournement des dispositions de ce texte et un exercice abusif du droit qu’il institut. Qui pourra alors exercer le droit ? En cas d'absence de titulaire de droit moral après la mort de l'auteur.Etant donné cette atteinte le législateur a pris des précautions pour ne pas permettre à l’auteur d’effectuer une telle pratique à la légère et ainsi protéger l’exploitant. Le droit absolu = du vivant de l'auteur pas de contrôle.))) Section 2 le droit moral après la mort de l’auteur Introduction : -A la mort de l’auteur le droit moral se transforme. et ce droit est organisé pour satisfaire ses intérêts tel qu’il l’imagine. -ici la précaution n’intéresse que le droit de repentir. de son vivant on peut dire que le droit moral est égoïste car c’est un droit entièrement tourné vers la satisfaction des intérêts de l’auteur.

. personne qui ne recueille pas la succession mais elle va surveiller la bonne application ou la bonne exécution et pour le cadre du droit au respect le rôle de cet exécuteur testamentaire est prévu à l’article L 121-2 s’agissant du droit de divulgation. l’exécuteur testamentaire ne disposait que d’un droit personnel et viager qu’il ne pouvait donc pas transmettre. affaire qui concernant l’œuvre des frère goncourt CA de paris 14 mars 1956. Léon Daudet. On s’est posé la question de savoir ce qui allait se passer au décès de l’exécuteur testamentaire. il peut organiser la dévolution de toutes les prérogatives du droit moral à une même personne ou les répartir. S’agissant du droit de divulgation la situation est plus compliquée car l’article L 121-2 construit un ordre spécial qui est un peu différent de celui du code civil article 731 et s du cc. le droit de l’exécuteur testamentaire est un droit personnel et viager (le droit de l'exécuteur testamentaire s'éteint avec lui).L'auteur peut organiser la dévolution de droit moral comme il l'entend.A) en présence de successibles (= gens qui viennent à la succession) 1) en présence de dispositions testamentaires La loi donne la primauté à la volonté exprimée par l'auteur. le droit est dévolu à ses héritiers". Il peut choisir une personne de sa famille ou un tiers. "au décès de l'auteur. Il faut distinguer deux cas quand l’auteur a pris des dispositions testamentaires : . sa charge s’éteint t elle avec lui ? En droit commun. La CA de paris a jugé qu’en matière de droit d’auteur comme en matière de droit commun. frère. L’auteur peut dans son testament charger l’exécuteur soit de divulguer soit de respecter l’interdiction de divulgation de l’œuvre. soeur). Dans l’article L 121-1(droit au respect et droit à la paternité). il peut choisir cette personne parmi sa famille (conjoint. .Il peut d’abord désigner le titulaire du droit moral. Les frères avaient désignés comme exécuteur testamentaire Alphonse Daudet et ce dernier avait légué ce droit à son fils. Il veillera à la divulgation des œuvres posthumes (œuvres ni divulguées ni communiquées au public du vivant de l’auteur). Cela veut dire que la dévolution successorale du droit au respect suit la dévolution du patrimoine. Le problème est que le législateur a pris deux dispositions s’agissant de la dévolution du droit moral après la mort de l’auteur et celles-ci ne sont pas identiques. Il peut même désigner une personne morale (ex : son éditeur) pour essayer de pallier la disparation des successibles . le législateur désignent que ces droits sont transmissibles aux héritiers de l’auteur. ses enfants ou même l'un d'entre eux. 2) en présence d’une succession en l’absence de testament (ab intestat) Ici les titulaires sont désignés par la loi.Il peut encore désigner un exécuteur testamentaire.

il ne doit être ni divorcé ni séparé de corps. La question se pose surtout pour le droit au respect. Distinction supprimée par l'art 811 du CC depuis 2006. mais ne doit pas s’être remarié après le décès de l’auteur (bizarre et anachronique). Qu'en est-il de l'exercice du droit au respect ? La jp admet que les dispositions pour la divulgation s'appliquent au droit au respect. -en l’absence d’héritiers. qui peut le faire alors qu’il n’y a plus personne qui puisse se rattacher par un lien successoral à l’auteur. =>le centre national du livre CNL (centre national du livre) qui est un organisme rattaché au ministère de la culture. => A partir du premier titulaire. En cas de vacance ou déshérence la question est la même pour la divulgation ou le droit au respect. défense du droit au respect après la mort de l'auteur et après que l'oeuvre soit tombée dans le domaine public. s'agissant du droit à la divulgation des oeuvres posthumes. Lorsqu’au fur et à mesure des générations on n’a plus aucune personne qui se rattache à l’auteur. le droit moral est dévolu dans sa propre succession. => arrêt TGI Paris 5 mars 97. Le problème est que le droit d’agir de ces organismes pour la défense du droit moral est très difficilement admis par la jurisprudence qui estime que : -Ces organismes ne peuvent agir seuls pour protester contre les héritiers. différent de celui du droit commun (L 731-1 et s CC). On a deux organismes. B) En l’absence de successible Art L 121-3 L'article passe de déshérence ou de vacance = absence d'héritier ou abandon de la succession. au troisième rang. viennent les autres héritiers. La plupart des actions sont exercées par la SGDL mais son rôle dans la defense du droit moral a été difficilement admis par la jp. il suit les petits enfants etc… L’article L 121-2. un ordre. =>la société des gens de lettre SGDL (sté des gens de Lettres) qui a été fondée par Victor Hugo en 1838 et dont la fonction est de propager et de défendre la langue et la culture française. Donc on va voir l’absence de successible dans le cas particulier du droit au respect. Dans les deux cas au premier rang on trouve les descendants. deux associations qui peuvent exercer le droit au respect. les ascendants ou collatéraux père et mère avec une condition particulière. Ensuite. on a une évolution de la jurisprudence : dans un premier temps et dans deux arrêts qui sont des arrêts célèbres 1ère chambre civil 6 décembre 1966 affaire .Art L 121-2 organise. c’est qu’il aient accepté tout ou partie de la succession. En cas de vacance ou de déshérence il y a un pb su l'exercice du droit au respect car l'article L 121-3 ne parle que de l'exercice du droit de divulgation. en l’absence d’enfants désigne le conjoint avec une particularité propre. mais la dévolution n’est pas bloquée à la première génération.

Pendant la discussion de la loi de 85. les tribunaux peuvent prendre toute mesure appropriée. l'oeuvre est tombée dans le domaine public donc pouvait être adaptée. le ministre de l’époque savait qu’il y avait une affaire Foujita et qu’il allait devoir prendre position. Cour de paris 31 mai 2004 et 1ère chambre civile du 30 janvier 2007. ils peuvent être saisis notamment par le ministre de la culture. L’argument essentiel est que la défense du droit au respect dans une affaire particulière mettant en cause le droit au respect d’un auteur n’est pas la défense d’un intérêt professionnel des auteurs. sans dénaturation bien sûr. Mais la cour de cassation n'a pas considéré ca comme une violation du droit au respect mais qu'il s'agissait d'une simple adaptation de l'oeuvre. Cour de Cassation 28 février 1989. . Hugo. Il faudra. Le contrôle de l’exercice du droit de divulgation a été étendu par la loi de 1985 au contrôle du droit d’exploitation soit L 122-9. On sait que le ministre de la culture peut agir ("notamment" = il n'est pas le seul à pouvoir le faire). affaire d’abord jugée par tribunal de Nanterre puis CA versailles 3 mars 1987. il résulte de l’article L 331-1 al 2 que les associations n’ont vocation à agir non pour la protection des intérêts de la profession mais pour les intérêts particuliers de l'un des membres. Que prévoit l’article L 121-3 ? En cas d’abus notoire.des liaisons dangereuses. et ensuite définir la notion d’abus notoire. Pierre Hugo a protesté contre cette suite en disant qu’il s’agissait de la violation du droit au respect de l’œuvre de V. un écrivain avait écrit une suite aux misérables. dans l’usage ou le non usage du droit de divulgation ou du droit d’exploitation. affaire pendante au moment de la loi de 1985. De plus. dans ces deux arrêts la jurisprudence a dénié le droit d’agir en justice pour la défense du droit moral (de l'auteur d'une oeuvre tombée dans le domaine public) en l’occurrence à la SGDL concernant le droit au respect. A) qui peut agir ? En vertu de l'art L 121-3. en présence de l’article voir qui peut agir. Cette attitude restrictive s'est modifiée avec l’affaire de la suite des misérables. et l’autre Cour de Paris 14 juin 1972 affaire le bossu. il (Jack Lang) a agit notamment dans une affaire qui concerne un peintre qui s’appelle Foujita. La SGDL est intervenue à l’instance aux côtés de pierre Hugo pour défendre les intérêts des auteurs et son intervention a été jugée recevable en disant qu’elle agissait contre la pratique des suites d’ouvrage romanesque susceptible d’avoir des répercussions sur les intérêts de ses membres. On ne défend pas l’intérêt de la profession en défendant ceux d’un auteur (ce qui est plutôt faux en fait) Or. §2) Le contrôle de l’exercice du droit moral Prévu à l'article L 121-3 : Le contrôle de l’exercice du droit moral par son titulaire n’est prévu que pour son droit de divulgation qui donne un ordre des titulaires du droit de divulgation.

J Lang a fait étendre devant le Parlement le contrôle du droit divulgation au contrôle du droit d'exploitation. ces oeuvres dictées pdt son internement pouvaient-elles être publiées par Gallimard ? l'héritier d'Artaud etait son neveu. Foujita était mort et le droit moral était exposé par la veuve qui s’opposait de toutes ses forces à la publication de l’ouvrage. elle a admis que =>l’éditeur d’auteurs défunt peuvent agir. le tribunal estime qu'il était nécessaire qu'il y ait une plus grande diffusion. =>Les autres héritiers. Pour juger de l’existence de l’abus notoire il va falloir étudier la volonté de l’auteur eu égard à la divulgation de ses œuvres. Or. affaire Montherlant il s’agit de l’édition des correspondances de Montherlant T de paris 22 janvier 1982. Des éditeurs d’œuvres d’art voulaient faire paraître une monographie sur l’œuvre de Foujita. ceux autres que titulaires du droit de divulgation. => Dans l'affaire Monterlant. A la deuxième génération. l'auteur avait passé le plus clair de sa vie dans un hôpital psychiatrique et avait un contrat avec Gallimard. affaire relative aux œuvres de Marguerite Duras du 13 septembre 1999. le titulaire du droit de divulgation qui s’opposait à la divulgation de certaines œuvres. La JP en a profité pour étendre le pouvoir de saisir les tribunaux (par l'adverbe "notamment" pr violation du droit de divulgation. =>Egalement des cotitulaires du droit de divulgation. lorsque le titulaire de ce droit viole une volonté certaine et délibérée de l’auteur. L'affaire concernait la publication de ses lettres mais son envie de publier variait . Comment va-t-on concevoir l’abus notoire dans l’exercice du droit de divulgation ? Selon la jurisprudence. Mais quand l'auteur n'a pas clairement exprimé sa volonté. il y avait ici abus notoire. Il avait dicté ses oeuvres à son infirmière. L'auteur se considérant investit d'une mission. il s'agissait de la publication posthume de la correspondance de Monterlant. Ces personnes ont été admises car elles avaient intérêt à agir. il y a eu opposition par le petit neveu à la continuation de la divulgation des oeuvres dictées. L’article L 122-9 qui étend au droit d’exploitation la notion d’abus notoire vient de là. il n'y a pas d'abus notoire. Définition de l’abus notoire dans le langage courant : c’est un abus dont l’existence ne souffre aucune discussion. B) Quelles conditions ? Hypothèse restreinte par le cpi en cas d’abus notoire dans l’exercice du droit de divulgation ou éventuellement du droit d’exploitation. Notamment d’autres personnes peuvent agir : La jurisprudence donne des exemples.J Lang qui en prévision de l'affaire Foujita a profité du vote de la loi de 85 pour étendre aux droits d'exploitation les dispositions qui existaient déjà dans la loi de 57. Pour l’affaire Foujita. madame Foujita commettait donc un abus notoire. une affaire antonin Artaud CA 19 décembre 1997 pourvoi rejeté par la chambre civile dans un arrêt du 24 octobre 2000. => Dans l'affaire Antonin Artaud. il y a abus notoire dans le droit de divulgation. les tribunaux ont conclu que l’auteur entendait donner à son œuvre le plus grand rayonnement donc qu’il soit divulgué. Quand pas de volonté exprimée par l'auteur pas d'abus notoire.

ce droit étant co exercé par ses enfants. tribunal conclue qu'il n'y avait pas d'abus notoire puisque pas de volonté claire exprimée par l'auteur. Qu'est ce que le droit de reproduction ? art L 122-5= "C’est le droit exclusif appartenant à l’auteur d’autoriser ou d’interdire la reproduction de son œuvre. Le droit de divulgation doit s'exercer au service de l'oeuvre et doit s'accorder à la volonté de l'auteur révélée et exprimée au temps de son vivant. C'est pk il n'est pas nécessaire que le support soit accessible au public. l'auteur passant des contrats avec des exploitants qu'il rémunère. Chapitre 2 : Droits patrimoniaux Le droit patrimonial comprend le droit d’exploitation (droit de reproduction et de représentation) et le droit de suite (bénéficie aux auteurs plastiques et graphiques => ne dépendent pas de la volonté de l'auteur). Corollaires : droit d’adaptation et droit de traduction => adapter l'oeuvre sur un support audiovisuel.Ce sont des droits limités dans le temps (70 ans après la mort après quoi l'oeuvre tombe dans le domaine public et il n'existe que les droits moraux).selon les epoques. Sont des reproductions les livres. Caractères de ce droit : ce sont des droits exclusifs et discrétionnaires puisqu’ils naissent par l'effet de la création. inscrire les paroles d'une chanson sur une bande de film en version karaoké (CCASS 13 nov 2003) ou encore faire figurer des paroles de chansons sur un blog. l'oeuvre originales. Le terme de copyright ou royalties n’existe pas en droit français. moulages. Ce sont aussi des droits cessibles. ex : pour les copies de films : long métrage reproduit sur supports pour alimenter les salles. microfilms. . => Arrêt 3 novembre 2004 : il s'agissait de la divulgation des papiers des notes d'un explorateur. dvd photographies. sur la tête de l’auteur et ils sont sous la dépendance du droit moral et plus spécialement gouvernés par une divulgation (c'est par la divulgation que l'auteur patrimonialise son oeuvre). Le tribunal retient qu'il n'y avait aucune volonté de la part de l'auteur de divulguer ses articles. même en 1 seul exemplaire. Il est d'abord reproduit sur un support initial auquel le public n'a pas accès. même pas un classement souhaité pour en permettre l'exploitation utile: il n'y avait pas d'abus notoire puisque pas de violation de volonté arrêtée de divulgation de l'auteur. Et d’en tirer une rémunération".principe La reproduction c’est fixer cette œuvre sur un support matériel adapté à l'exploitation envisagée. Section 1 : Les composantes de ce droit §1 le droit patrimonial du vivant de l'auteur A) Droit de reproduction 1. PPE : toute personne qui entend fixer une oeuvre sur un support. En droit français les redevances versées aux auteurs s’appellent des droits d’auteurs.

ce n'est pas parce que le législateur impose une exception que l'on peut la développer et l'appliquer à des cas similaires.même gratuitement doit demander l'autorisation de l'auteur ou de ses ayants-droits (éditeur. A l'origine.Dans le cas contraire il s'agit d'un contre facteur. le fait que le copiste se soit procuré l'oeuvre licitement ou non est indifférent. Art. L 122-5 al 2. en matière d'exceptions. 3 conditions pour que la copie soit valable : => l'exception doit être prévue par un texte (en France : art L 122-5 al 2) => elle ne doit pas porter atteinte à l'exploitation normale de l'oeuvre => elle ne doit pas causer un préjudice injustifié au titulaire du droit . raisonner par analogie. Ce sont ces exceptions qui posent problème. art 9. La loi ne nous donne pas le droit de copier les oeuvres. OR c'est l'article L 122-5 al 2 qui le prévoit. il y a ce qu'on appelle désormais le "test en 3 étapes". cette exception était justifiée par 2 idées : => la copie privée avait une ampleur négligeable => la difficulté d'appréhender la vie privée sinon on se heurte au respect de la vie privée Elle est entourée de règles impératives qui ont une double origine : => règle générale qui gouverne toutes les exceptions quel que soit le droit : exceptions de droit étroit cad que l'on ne peut. on ne s'y retrouve pas vraiment. on doit s'en tenir STRICTEMENT à ce qui est prévu légalement. producteur) et verser des droits d'auteur.2 C° de Berne. La copie privée est une exception aux droits d'auteur. 2. Elles sont si mal rédigées que cette liste est devenu un patras de dispositions hétérogènes dont certaines ne concernent que le droit de reproduction. La seconde règle encadrant la copie privée vient du droit international (C° de Berne de 1883). a) Question de la copie privée La copie privée n'est pas un droit. Ce test en 3 étapes concerne toutes les exceptions en droit d'auteur. "sont licites les copies ou reproduction strictement réservées à l'usage privée du copiste et non destinée à une utilisation collective". Cela a été réaffirmé par la cour de cas ds 2 arrêt 28 février 2006 Mulholand drive et 27 novembre 2008. La copie privée est une exception à 3 conditions cumulatives : =>1° La copie doit être réalisée par le copiste lui-même =>2° Elle doit être réservée à son usage privé =>3° Elle ne doit pas être utilisée de manière collective En revanche. L’intérêt c’est qu’il y a des exceptions nombreuses. Il a été repris par des accords puis par la directive communautaire.Exceptions au droit de reproduction La loi du 1er août 2006 a élargit la liste des exceptions qui figuraient à l'origine dans l'art L 1225.

Un acquéreur était intervenu devant les tribunaux en soutenant que la copie privée était un droit. (la sté de gestion collective est la CFC). dès lors qu'il va constater que si elle était mise en oeuvre elle porterait atteinte à l'exploitation de l'oeuvre. Qui dans ce cas là est le copiste ? est ce l'étudiant qui met une oeuvre protégée et en obtient des copies ou est ce le propriétaire de la machine ? Cet arrêt est une affaire "montée" par les éditeurs pour obliger la cour de cass a statuer sur le pb. La cour de cass a justifié la présence de mesures techniques de protection sur le dvd et si elles n'existaient pas. s'agissant des reprographies. donc que contribuent à la rémunération des auteurs. ex : avec les universités. il ne peut pas payer de DI pr contrefaçon donc il est plus interessant de désigner comme copiste le propriétaire des photocopies. Elle va conclure des accords avec les utilisateurs de reprographies qui ne peuvent pas bénéficier de l'exception de copie privée. La cour de cass a décidé que "le copiste est celui qui. PB de la définition du copiste arrêt de la Cour de cassation 7 mars 1984 sté Ranou Graphie : copies réalisées par des photocopieurs mis en libre service par des stés qui en sont propriétaires. et aussi avec ces fameuses officines qui mettent les photocopieuses en libre service. il faut non seulement qu'elle réponde aux conditions propres de l'art 122-5 mais AUSSI qu'elle satisfasse au "test à 3 étapes". elle a aussi instauré la rémunération pour copie privée L 311-1 et s du code de propriété intellectuelle en 1985.En fonction de ce test. b) problèmes soulevés par la copies privées => pb concernant la définition du copiste. => cet arrêt a débouché sur une loi sur la reprographie du 3 janvier 1995 qui figure dans le CPI aux art L122-10 à L 122-12.e auteurs et éditeurs). Pour essayer de rattraper le manque à gagner lé législateur a instauré cette rémunération. même prévue par la loi. Elle va récolter des fonds et va les répartir entre les ayants-droits (i. le juge pourra refuser l'application de l'exception. lors de la signature de son contrat d'édition. c) la copie d’œuvres musicales et audiovisuelles -copies analogiques : Cette question a été résolu par la loi du 3 juillet 1985. loi qui a modernisé la loi de 1957 en particulier en intégrant les logiciels. l'identité du copiste et celle de l'utilisateur doit être la même. il . détenant dans ses locaux le matériel nécessaire à la confection de photocopies. AFFAIRE Mulholand drive = dvd mis en circulation avec des mesures techniques de protection destinées à empêcher la copie. tous ceux qui exploitent des oeuvres sans bourses déliées (sans payer). => la cour de cass essaye de faire payer le droit d'auteur. les producteur de disque et de film ont mis en avant que la copie privée était devenu un nouveau mode d’exploitation. la copie porterait atteinte à l'exploitation de l'oeuvre. exploite ce matériel en le mettant à la disposition de ses clients". Cette loi instaure. cède à une sté de gestion collective son droit de reproduction par reprographie. INTERETS DE LA SOLUTION => intérêt pécuniaire : puisque l'étudiant en cause est impécunieux pour acheter le bouquin. DONC pour que la copie privée soit licite. un système de gestion collectif DONC l'auteur d'un ouvrage imprimé.

cette taxe est payée par le fabricant ou l’importateur. La mission de l’autorité est d’adresser des avertissements aux abonnés internet pour leur signaler qu’ils ont réalisés des copies non autorisées d’œuvres protégés. Le législateur a essayé de trouver une réponse avec la loi DAVSI du 1er aout 2006. loi du 12 juin 2009 qui s’était engagée dans un nouveau système de riposte graduée engagée par la HADOPI haute autorité pour la diffusion des œuvre et …. il y à aussi incompréhension du corps social. Cela a entrainé une application anarchique de la loi. donc il faut faire un compromis entre la nécessité de poursuivre les contrefacteurs et l’inadéquation de la sanction. due au hasard. . puis un avertissement. comme la loi du 1er aout 2006. Riposte graduée.s’agit d’une taxe qui est assise sur les supports d’enregistrement vierge au moment de la vente une partie du prix consiste en une taxe qui consiste à rémunérer les auteurs les artistes et les producteurs. Cette loi a fini par être promulguée c’est une loi d’application immédiate. elle se concentre ni sur l’internaute. Celui qui va chercher le fichier qui l’intéresse. Si on analyse juridiquement ce système. par un autre internaute. cela veut dire que celui qui se raccorde au système reproduit à destination du public les œuvres qui figurent dans le fichier et ce sans autorisation c’est donc un contrefacteur. article L 3 -instaurer un système de la riposte graduée. cette sanction est obligatoirement prononcée par une instance pénale. ni sur le créateur de logiciel. une inadéquation de la réponse pénale. Cette loi est de nouveau censurée par le Conseil Constitutionnel du 10 juin 2009 en raison du fait qu’une sanction pénale ne peut pas être prononcée par une autorité administrative c’est le principe même de la séparation des pouvoirs. loi relative à la protection pénale de la propriété littéraire sur internet. cette loi met en place le système de riposte graduée. mais ce système a été censuré par le Conseil Constitutionnel par une décision du 27 juillet 2006 Donc une nouvelle loi a été discutée. un deuxième si nouvel acte constaté dans les 6 mois du premier avertissement et enfin la suspension de l’accès internet d’une durée maximal d’1an avec interdiction de souscrire un autre abonnement auprès d’un autre opérateur. Comment elle le sait ? Il y à des organismes tels que le centre national de la cinématographie qui ont des agents surveillent les connexions et préviennent la haute autorité. il y avait en réalité deux mesures qui étaient prises pour essayer d’endiguer les copies par un système peer to peer : -responsabilité sur celui qui met à disposition des logiciels peer to peer. Si la suspension n’est pas pratiquée par le fournisseur d’accès. il y à d’abord une simple recommandation. il s’agit d’un forfait et non pas une rémunération proportionnelle. il s’agit alors d’un recel. Si on cherche la réponse juridique on va trouver facilement les peines de la contrefaçon 4 ans d’emprisonnement et 400 000 euros. injuste. il profite en connaissance de cause de la contrefaçon réalisée par un tiers. mais sur le fournisseur de l’accès internet qui est considéré comme un gardien de la connexion. La loi HADOPI II est alors proposée le 28 octobre 2009. il est soumis à une amende de 5000 euros. Les tribunaux ont réagis et ce de façon sporadique en intendant des poursuites essentiellement contre les boulimiques de la copie. -copies numériques : Comment peut-on résoudre le problème des copies d’œuvre protégé et piraté par un système peer to peer ? Tout internaute qui veut copier une œuvre en se rapportant à un système peer to peer met automatiquement ses fichiers personnels à disposition des autres internautes.

En revanche si l'hôtelier à un système câblodistribution dans son hôtel. C’est dans ce sens que s’est prononcée la jurisprudence dans plusieurs arrêts 1ère chambre civil 23 novembre 1971 hôtel le printemps. un concert. A partir de ce concert. Le droit de représentation c’est le droit exclusif appartenant à l’auteur d’autoriser ou d’interdire la communication directe de son œuvre au public et la à cette occasion la perception d’une rémunération. Donc chaque fois qu’un opérateur économique prend une initiative qui touche un nouveau public. la seule différence c’est que CNN est une chaine payante.B) le droit de représentation 1) Définition de la représentation : le principe Représenter une œuvre. cette initiative va toucher un nouveau public. car les clients sont attirés par le fait que l’hôtel dispose d’une télévision. auquel l’auteur n’avait pas pensé. la définition est donné dans l’article L 122-2. l’hôtel tire donc des revenus supplémentaires du fait de l’exploitation d’une œuvre privée. Si un hôtelier dans son salon. La Cour de Cassation a pris une décision dans un arrêt CNN du 6 avril 1994. c'est-à-dire sans l’intermédiaire de support matériel. La rémunération de l’auteur à l’occasion de la représentation de son œuvre peut être unique mais aussi plurale c'est-à-dire qu’une même représentation peut donner lieu à une pluralité de redevance. il doit payer une redevance CA paris 18 septembre 1974 hotel Hilton (voir ce deuxième cas pas eu le temps de noter). puisque cette initiative touche un nouveau public elle doit être à nouveau autorisé et à nouveau engendrer le versement d’une redevance. la Cour de Cassation estime que l’ensemble des clients d’un hôtel tel que chacun occupe à titre privé une chambre individuelle constitue un public auquel la direction de l’établissement transmet des programmes de télévision pour les besoin de son commerce exerçant ainsi une initiative donnant prise au droit de représentation. La communication directe s’oppose à la communication indirecte qui se fait par l’intermédiaire d’exemplaire. le propriétaire de l’hôtel qui suit le chemin que l’on vient de voir il ne paie pas de redevance. donc cela ne modifie pas le champ de l’autorisation de représentation donné par un auteur. diffuse alors l’émission deTF1 qui permet à encore un nouveau public et rebelote. cet opérateur devra reverser une redevance. il s’agit de communiquer l’œuvre directement au public. dans cet arrêt la chambre civil dit qu’en autorisant la télédiffusion. Si l’auteur autorise la radiodiffusion. Considérant la notion « pour les besoins de son commerce » il s’agit du même raisonnement que l’arrêt ranographie. car lieux privées. La difficulté est que les chambres d’hôtels sont des lieux privées. à cette occasion les auteurs qui ont écrit les chansons vont percevoir un droit de représentation. une chaine de télévision prend l’initiative de diffuser en direct le concert sur sa chaine. la cour de cassation modifie la jurisprudence antérieur. est ce que l’hôtelier doit ou non payer une redevance pour contrebalancer l’initiative qu’il a prise d’installer des télévisions dans les chambres d’hôtels. Que se passe t’il lorsqu’un hôtelier installe un récepteur de radio ou de télévision dans les chambres d’hôtels. . c’était le même problème. Donc l’hôtelier est tributaire du droit de représentation à partir du moment où il installe des télévisions. Exemple.

mais aussi un arrêt de la CJCE du 7 décembre 2006 hôtel Rafael qui est sur la même position. il est incessible. Touche les auteurs d’œuvres graphiques et plastiques qui ont assez peu l’occasion d’exercer les prérogatives classiques du droit d’auteur. -Le champ d’application du droit de suite a été élargi. celle-ci est entièrement assise sur la vente du support. or le marché de l’art s’est toujours refusé à verser des droits en contrepartie de l’exposition des tableaux dans les galeries. C’est pourquoi en 1920. c’était donc injuste. or jusqu’en 1920 l’auteur n’était pas associé à l’augmentation de la valeur du support. Cette directive a modifié le fonctionnement du droit de suite. le législateur l’a assorti d’une condition. 2) Le régime La particularité de ce droit est que le marché de l‘art y a toujours été très hostile. ou échanger contre un repas. Ce cercle de famille est une exception au droit de représentation et non pas de reproduction C) le droit de suite 1) la physionomie générale du droit de suite Le droit de suite a été crée par la loi du 20 mai 1920 L 122-8. 2) Exceptions au droit de représentation Article L 122-5 1°.Cet arrêt a été suivi par la jurisprudence CA du 7 mars 2008. La loi a repris cette solution et le droit de suite s’applique maintenant aux exemplaires en quantités limités crées par l’artiste lui-même ou sous sa responsabilité ce qui exclut qu’il y . mais avant la transposition de la directive la pratique avait élargie aux œuvres originales multiples exemple. Or on constate que certaines œuvres vendues par un auteur très peu cher. Œuvres. il ne bénéfice pas à tous les auteurs mais seulement à ces auteurs d’œuvre graphique et plastique. quant aux œuvres et aussi quant aux ventes. car pendant longtemps le droit de suite n’était connu que par la législation française. ces œuvres vont atteindre une valeur très importante. Puis le droit de suite a été étendu à tous les Etats de la communauté européenne par la directive du 27 septembre 2001 qui oblige les Etat membre à transposer ce droit de suite. L’auteur de son vivant ne peut pas vendre son droit de suite et cela va avoir une répercussion au décès de l’auteur deux caractères. c’est un droit incessible et appartient à une seule catégorie d’auteur. le législateur a crée le droit de suite. photographie. le droit de suite existe uniquement pour les œuvres graphiques et plastiques qui sont en principe en un seul exemplaire. De plus. Quant au droit de représentation pour ces œuvres c’est le droit d’exposition. 3 conditions pour se soustraire au droit de représentation -la représentation doit être privée -gratuite -et réalisées dans le cercle de famille Un cercle de famille est une réunion de personne liée entre elle par des liens de parenté ou d’alliance ou encore par des liens d’amitiés. litographie. Autre particularité de ce type d’œuvre est le mode de rémunération.

5%) et 0. l'exercice du droit de suite est subordonné à une déclaration d'intention de l'auteur ou de ses ayants droits (ADAGP: association des auteurs d'œuvres graphiques et plastiques) La directive fixe un taux dégressif. §2) droit patrimonial après la mort de l’auteur A) le droit d’exploitation 1) les œuvres publiées du vivant de l’auteur a) durée du droit La durée de base est la vie de l’auteur et 70 ans après sa mort. le conjoint survivant bénéficie d’un usufruit spécial sur le droit d’exploitation à condition qu’ils ne soient ni divorcés ni séparés de corps et qu’il ne se soit pas remarié après le décès de l’auteur. entre 200 000 et 350 000€ (1%). Les titulaires sont les ayants droits de l’auteur. la durée de protection sera le temps restant entre la date de la publication et la chute de l’œuvre de l’auteur dans le domaine public.25% pour les œuvres dont le prix excède 500 000€ et plafonné à 12500€. c’est un pourcentage du prix de vente qui était de 3% à partir de 750 euros. Quant aux ventes. Exemple : on publie une œuvre posthume 20 ans après le décès de l’auteur. je retrouve un . les titulaires du droit sont les ayants droit de l’auteur. entre 50 000 et 200 000€ (3%). donc ceux à qui l’auteur aura légué. mais l’exercice du droit de suite aux ventes réalisées par un commerçant nécessitait un décret d’application qui n’avait jamais été pris donc le droit de suite ne s’appliquait qu’aux ventes aux enchères publiques. Le conjoint survivant de l’auteur L 123-6. entre 350 000 et 500 000 (0. D’autres ne commencent pas à partir de la mort (exceptions vues plus haut). 2) les œuvres posthumes L 123-4 du code de propriété intellectuelle. Une œuvre posthume est une œuvre qui n’a pas été communiqué au public du vivant de l’auteur. les titulaires des droits sur les œuvres posthumes et la durée diffèrent selon 2 cas : -si l’œuvre posthume est publiée pendant la durée du monopole. Maintenant il s’applique à toute vente après une première session (après vente initiale par l’auteur) a condition qu’intervienne en tant que vendeur. Une loi nouvelle pose le principe que le versement du droit de suite est à la charge du vendeur. soit les 70 qui suivent le décès de l’auteur. s’exerçait en pratique à l’occasion de la vente de l’œuvre aux enchères publiques ou par l’intermédiaire d’un commerçant. -si l’œuvre posthume est publiée après l’extinction du monopole. Pour certaines œuvres la durée se comptabilise non pas à compter du décès de l’auteur mais à compter d’un autre évènement. achetant ou intermédiaire un expert du marché de l’art. les héritiers (dans l’ordre de l’article 731 du cc) et ce sont aussi les cessionnaires. -Le taux du droit de suite.ait des originaux multiples après la mort de l’auteur arrêt Rodin 18 mars 1986. pour les œuvres les moins chères jusqu'à 50000€ (4%). b) les titulaire du droit d’exploitation L 123-1 qui désigne d’une façon générale les ayants droits de l’auteur. puis s’il n’y a pas de testament.

dans le but de s’assurer de la réalité de la décision de divulgation de l’auteur. ce dont on en tire qu’il s’agit d’une règle de preuve et non pas une règle de forme. Or le domaine audiovisuel. Avant la loi de 1957. mais de règles d’ordre public de protection. -Exigence d’un écrit L 131-2. Le législateur a alors exigé que la cession du droit d’adaptation se fasse à travers un contrat . §1) La conclusion du contrat d’exploitation Cette conclusion est entourée de 2 séries de conditions : -de forme -de fond A) les conditions de forme -Exigence du consentement personnel de l’auteur article L 132-7. il ne s’agit pas d’un contrat solennel exemple contrat de cession d’adaptation audiovisuel. ils étaient cessionnaire mais n’en faisait rien et lorsque l’auteur trouvait quelqu’un qui s’intéressait à l’adaptation il devait s’arranger avec l’éditeur donc complique. Leur méconnaissance est alors assortie d’une nullité relative qui ne peut être prononcée qu’à la demande de l’auteur. Cette exigence s’applique à tous les auteurs y compris aux incapables. Le fait même qu’ils concluent le contrat nécessite qu’ils interviennent directement. n’est pas le domaine classique d’un éditeur et très souvent les éditeurs étaient tentés de négliger la mise en œuvre de ce droit.manuscrit de Victor Hugo. qui a le droit de publier de cette œuvre et qui va bénéficier du droit ? Pour inciter le propriétaire du support à faire bénéficier à la collectivité de cette œuvre posthume le droit appartient au propriétaire du support. doivent être constatés par écrit. ni le transmettre par testament après sa mort. Le législateur a donc entouré les contrats d’exploitation du droit de d’auteur ne sont pas soumis au droit commun. Pendant combien de temps le droit appartient au propriétaire du support ? 25 ans à compter de la publication. tous les contrats d’exploitation du droit d’auteur. Le législateur s’est rendu compte en 1985 que la pratique était que le droit d’adaptation audiovisuel soit cédé à l’auteur en même temps que le droit d’exploitation. seules s’appliquaient les règles du cc. B) le droit de suite après le décès de l’auteur Ce droit de suite est incessible dans tous les cas de figure c'est-à-dire que l’auteur ne peut pas durant sa vie y renoncer. les contrats d’exploitation du droit d’auteur n’étaient soumis à aucune règle particulière. Le législateur s’est rendu compte qu’en matière de droit d’auteur les contractants étaient de poids économique différent et l’auteur était peu au fait des réalités juridiques tandis que l’autre l’était beaucoup plus. Le droit de suite est donc transmis selon les règles de dévolution légale article 731 et s du cc. mineurs ou majeurs sous tutelle ou curatelle. Section 2 La mise en œuvre du droit patrimonial Dans le code de propriété intellectuelle. qui fait l’objet d’une disposition particulière L 131-3 qui exige que la cession du droit d’adaptation audiovisuelle d’une œuvre fasse l’objet d’un contrat écrit et d’un contrat séparé du contrat d’édition.

différent. Donc la règle de l’écrit s’applique aussi à ce type de contrat. Cette disposition qui exige un écrit pour ces contrats, est dérogatoire au droit commun de la preuve, l’article 131-2 est donc soumis à un principe d’interprétation restrictive qui fait que seule la preuve des contrats visés par le texte doit être rapportée par écrit. Ces contrat sont des contrats mixtes car ils unissent un auteur avec un exploitant qui lui est un commerçant donc la règle de l’écrit ne s’applique pas lorsque l’auteur non commerçant veut prouver contre commerçant, elle dispose alors de la liberté de la preuve conformément au code du commerce. Dans le cas contraire les règles du code de propriété intellectuelle s’imposent au commerçant et c’est sur lui que pèse l’exigence de l’écrit. B) les conditions de fond L 131-1, c’est l’interdiction de la cession globale des œuvres futures. Dispose que la cession globale des œuvres future est nulle. En réalité l’interdiction de cession de ce type d’œuvre est le souci de protéger l’auteur contre luimême finalement, donc contre la tentation qu’il aurait de céder une fois pour toute à un seul exploitant la totalité de sa production future. L’interprétation de l’article est délicate car il est fréquent qu’un auteur cède à un tiers des œuvres qui ne sont pas encore réalisées exemple contrat de commande, l’auteur cède l’exploitation au commanditaire. Le nœud du problème est la notion de « cession globale » dans un contrat de travail seules les œuvres dans le cadre de travail sont cédées, donc on n’est pas dans le cadre d’une cession globale. La doctrine a présenté plusieurs interprétations de la notion de cession globale : -une interprétation exégétique, elle a peu d’impact car elle dit que la prohibition de l’article s’applique dès lors que la cession porte sur toutes les œuvres à venir de l’auteur et sur tous les droits sur ces œuvres. Elle doit être rejetée car elle donne peu d’impact à l’article L 131-1 -Une interprétation extensive qui soutient que l’article condamne toute cession à partir du moment où elle porte au moins sur deux œuvres qui ne sont pas identifiées dans le contrat. On peut retenir une interprétation médiane qui veut qu’il y a cession d’œuvre future dès lors qu’il y à une cession sans limite de temps ni du nombre d’œuvres. Depuis que cette interdiction existe soit depuis 1957, il n’y à pas de jurisprudence. Le législateur a posé une exception qui répond à l’interprétation médiane que l’on vient de donner, exception qui concerne les contrats d’édition L 132-4 qui intéresse la clause de préférence des éditeurs. Il s’agit de ménager à un éditeur qui a pris un risque en publiant un auteur à l’origine inconnu, une faveur pour le risque qu’il a pris en lui donnant la possibilité d’avoir une priorité dans la publication des œuvres futures de cet auteur. La loi dispose que l’éditeur peut insérer dans le contrat d’édition une clause aux termes de laquelle l’auteur lui offrira par préférence ses œuvres futures mais ce droit est limité pour chaque genre soit à 5 ouvrages nouveaux, soit à la production de l’auteur pendant 5 ans. C’est l’application de l’interprétation médiane. Cette disposition L 132-4, fait l’objet d’une jurisprudence foisonnante notamment sur la notion de « genre ».

Cette clause de préférence se rachète, le nouvel éditeur va racheter la liberté de l’auteur à travers cette clause. §2) obligations de l’exploitant Il y en a 2. A) l’obligation d’exploiter Le cessionnaire, en même temps qu’il bénéficie de ce droit, contracte l’obligation de mettre en œuvre le droit qui lui a été cédé. C’est l’article L 132-1 qui dispose que le contrat d’édition comporte à charge pour l’éditeur d’assurer la publication et d’édition de l’œuvre. -L’auteur contracte pour que son œuvre soit diffusée au public, c’est une des causes du contrat d’exploitation du côté de l’auteur. -La deuxième raison est que la rémunération de l’auteur est fonction du nombre d’exemplaires vendus, la rémunération de l’auteur dépend du niveau d’exploitation. Pour ces deux raisons l’éditeur doit mettre en œuvre l’exploitation. B) Obligation de verser une rémunération à l’auteur S’agissant de cette rémunération on va voir le principe et l’exception. Le principe : Enoncé dans l’article L 132-5 du code de propriété intellectuelle c’est le principe de la rémunération proportionnelle. Cette rémunération c’est un pourcentage du prix de vente de l’œuvre ou plus exactement du prix payé par le public pour avoir accès à l’œuvre. Cela s’oppose à la rémunération forfaitaire. Pour protéger l’auteur de la tentation qu’il pourrait avoir de céder son droit d’exploitation contre un forfait, le législateur rejette le système du forfait et choisit par principe le système de la rémunération proportionnelle. Donc lorsque le public paie un prix pour avoir communication d’une œuvre, la rémunération versée à l’auteur est proportionnelle à ce prix, la difficulté est que le législateur, lorsqu’il choisit la rémunération proportionnelle le législateur donne bien l’assiette de la rémunération, mais il ne choisit pas le quantum D’une façon générale, la moyenne tourne autour de 7 et 10% du prix hors taxe. Cela ménage l’intérêt des auteurs et associé l’auteur au succès de son œuvre. L’exception : le recours au forfait Le législateur a prévu des hypothèses larges dans lesquelles on peut recourir au forfait. a) le choix du forfait =>L 131-4 qui permet le choix du forfait dans un certain nombre d’hypothèses, on ne traitera que de la première. -Donc lorsque la base de calcul de la rémunération proportionnelle ne peut pas être pratiquement déterminée. Cela veut dire que le public ne paie pas le prix pour avoir communication de l’œuvre, c’est toutes

les hypothèses des œuvres diffusées à la télévision, donc les droits sont vendus au forfait. Par ailleurs, c’est le cas des œuvres publicitaires. =>L 132-6 qui prévoit toute une liste d’œuvre par lesquelles par exception le forfait est autorisé. Il s’agit d’œuvres peu diffusées et chères à produire, les encyclopédies, les éditions de luxe, pour ces œuvres les auteurs vont être rémunérés au forfait. A l’inverse, les éditions populaires bon marché les éditions de poche, la aussi la rémunération forfaitaire est autorise par le fait de la loi. Puis il y à des accessoires des œuvres, soit les préfaces introductions, présentations, et des traductions. Enfin, les livres de prières. b) La révision du forfait Si il y à un forfait, il y à un risque c’est que le forfait soit disproportionné par rapport au profit réalisé par l’exploitant. En cas de succès inattendu le forfait peut également être injuste. L 131-5 c’est une action en rescision pour cause de lésion, qui est classique, en cas de lésion au détriment de l’auteur, soit un préjudice de plus de 7/12 il peut intenter une action en rescision. La différence avec le droit commun est que l’équilibre peut exister dès la conclusion du contrat mais qui peut également intervenir au cours de l’exécution du contrat en imprévision.

de l’INPI. Conserver le secret sur quelque chose présente un double inconvénient : -la protection par le secret n’offre qu’une protection limitée. dessins et modèles. marques. limité dans le temps soit 20 ans à compter du dépôt de la demande. Pour la société c’est d’accéder le plus rapidement possible à la connaissance d’éléments nécessaires à son progrès technologique. En plus. donnant à son bénéficiaire moyennant le respect de certaines obligations un monopole d’exploitation. on se retrouve en fait face à deux intérêts contradictoire : l’intérêt de l’inventeur et l’intérêt de la société. Le droit des brevets s’est efforcé de concilier les deux. Ils ne choisissent pas le droit du brevet car au bout de 18 mois. c’est pourquoi il a rejeté la protection par le secret. -le droit des brevets essaie de combiner les deux intérêts en donnant à l’inventeur un monopole mais en contrepartie en exigeant que la collectivité accède 18 mois après le dépôt . C’est parce que la protection par le secret est trop courte et peu efficace que les parfumeurs ont essayé de se faire protéger par le droit d’auteur (ce qui a échoué).Titre II la propriété industrielle C’est le droit des brevets. la protection par le secret ne satisfait pas l’intérêt général car elle entrave la démocratisation de la connaissance. car elle ne donne aucun monopole. C’est un droit qui a pour objet une invention technologique. Pour l’inventeur l’intérêt est de conserver le secret le plus longtemps possible sur son invention. l’invention est libérée à la connaissance de tous. exigence de formalités. Dépôt devant l’INPI qui est chargé de délivrer les titres de propriété industrielle à la suite de la demande. elle permet simplement de réagir contre la violation du secret. Le brevet d’invention : C’est un titre délivré par les pouvoirs publics. Art L611-1 et suivant. malgré cette infériorité de la protection par le secret préfère cette voix. Les parfumeurs gardent le secret sur leur parfum qui pourrait être considérés comme des inventions. c'est-à-dire soumise à l’exigence d’un dépôt suivi d’un enregistrement. c’est par exemple le cas des parfumeurs. Partie 1 les brevets d’invention §1) Définition On entre dans le domaine de la protection avec formalité. il y à une disposition pénale inscrite dans article L621-1 du code de propriété intellectuelle qui punit la violation du secret de fabrique lorsque cette réalisation est effectuée par un salarié. Le droit français n’ignore pas totalement la protection par le secret. Certains industriels.

maintient l’obligation d’exploiter et le caractère temporaire du monopole. Cette loi de 1844 a une lacune. la protection de la propriété industrielle est soumise à des formalités. Cette loi maintient l’absence d’examen préalable. sous l’ancien régime les brevets étaient accordés sous forme de privilèges qui accordaient un monopole d’exploitation. il n’y aucun contrôle sur la nouveauté de l’invention. =>Autre principe de cette convention. Abolition des privilèges en 1789. §2) Les sources Comme pour le droit d’auteur. Puis loi du 2 janvier 1968 qui est maintenant codifiée dans le code de propriété intellectuelle avec une loi importe du 19 juillet 1968. Sur le plan européen il y à deux conventions : -Convention de Munich de 1973 qui institue un système européen de délivrance des brevets. qui est le droit de priorité. Si on analyse le brevet au point de vue juridique la doctrine moderne considère que le brevet est un contrat entre l’Etat et l’inventeur aux termes duquel l’inventeur s’engage à faire connaître son invention au profit de la société en contrepartie du monopole que l’Etat lui offre pour une durée de 20 ans. Convention de Paris de 1882 internationale qui repose sur les mêmes principes que la convention de bernes : =>alors sur le principe de l’assimilation du ressortissant d’un des Etat membres de l’union de paris pour la protection de la PI aux ressortissants de l’Etat dans lequel la protection est réclamée. A institué alors un examen préalable qui porte sur les conditions de brevetabilité réalisé par l’administration. d’abord que l’inventeur est propriétaire de l’invention. ensuite avec le brevet d’importation. ni sur les conditions de brevetabilité ce qui a engendré une instabilité sur toute la période de protection qui durait 15 ans à l’époque elle a été portée à 20 par un décret 1939.de la demande à la connaissance de l’invention. §3) S’agissant du droit international La protection limitée à un territoire est insuffisante car elle laisse libre les contrefaçons réalisés sur un territoire étranger. Mais elle rompt avec deux idées. =>mais ce droit était excessif car il considérait l’inventeur comme propriétaire de l’invention. donc sans vérification des conditions de brevetabilité avec en contrepartie pour l’inventeur une obligation d’exploiter l’invention et une obligation d’en donner une description suffisante. =>et surtout le droit contenait le brevet d’importation qui donnait en France un brevet au premier qui importait les inventions étrangère (bof pour les relations internationales). donc après un dépôt unique auprès d’une seule administration qui est l’office européen . Ce droit révolutionnaire contenait des innovations intéressantes comme l’obligation d’exploiter et l’obligation de communiquer le contenu. Pour ces deux raisons le droit a été modifié par une loi du 5 juillet 1844. le droit révolutionnaire avec un décret du 7 janvier 1791 qui donne à l’inventeur qui est considéré comme propriétaire de son invention un monopole d’exploitation limité à 15 ans sans examen préalable. donc à partir d’un premier dépôt réalisé dans un des Etats des membres le déposant dispose d’un délai de 12 mois pour pratiquer le dépôt dans les autres pays sans que le premier dépôt ne soit considéré comme détruisant la nouveauté de l’invention.

c’est une récompense donnée à un inventeur car il fait apparaître une technique un procédé nouveau. c’est le problème de la double brevetabilité. Cette antériorité pose deux questions : 1) l’étendue de l’antériorité Est-elle limitée dans le temps ou dans l’espace ? . §1) le défaut de nouveauté A) existence d’une antériorité Définition : toute pièce ou tout document qui établi que l’invention était connue du public avant le dépôt de la demande de brevet. l’existence d’une antériorité. -Convention de Luxembourg sur le brevet communautaire de 1975. Cette pièce est généralement un brevet déposé pour la même invention. il s’agirait alors d’un titre communautaire valable dans tous les Etats. =>puis la divulgation prématurée qui est due en réalité à l’inventeur lui-même qui va communiquer son invention au public. Nous allons étudier les éléments qui vont détruire cette nouveauté : =>Il y à d’abord.des brevets débouche sur un faisceau de brevets valable dans chacun des Etats signataire de la convention de Munich. qui n’est toujours pas rentrée en vigueur. il est prévu qu’elle ne rentrera en vigueur que lorsqu’elle sera ratifiée par tous les Etats membres mais vu que ce nombre augmente tout le temps… Chapitre 1 L’invention brevetable Une invention pour être brevetable doit remplir 3 caractères: -doit être nouvelle -doit manifester une activité inventive -doit être susceptible d’application industrielle Section 1 la nouveauté Définition : est nouveau ce qui apparait pour la première fois. Ratifiée par la France en 1977. ce qui n’est pas antériorisé. Cette exigence de la nouveauté s’explique par la structure du droit des brevets. =>enfin l’existence d’une demande de brevet déposé par un tiers sur la même invention.

la recherche d’antériorité n’est limitée ni dans le temps.Dans le temps. 40 000 enveloppes sauleau ont été déposées à l’INPI. CA paris 6 janvier 2006. c’est une probatio diabolica. cette exigence d’une antériorité de toutes pièces est présente car il existe des inventions de combinaison qui ne pouvaient pas exister si l’antériorité était détruite. un article de presse. cela ne peut pas détruire la nouveauté de l’invention. Ou le brevet pour des gants en maille qui était connu au moyen âge. le même fonctionnement en vue du même résultat technique. exemple en droit allemand on ne recherche que les antériorités à 100ans. Exemple divulgation d’une invention par une conférence ou un rapport. on détruit donc facilement la nouveauté de l’invention exemple on remonte à l’empire romain. pour détruire l’antériorité on doit retrouver dans ce qui a été diffusé au public les éléments composant l’invention dans la même forme. . Si il y à un litige. Dans l’espace. il ne peut pas attaquer le brevet en prouvant qu’il a réalisé l’invention dans le secret. ni dans l’espace. Le mode d’accessibilité est indifférent l’essentiel est que le public ait été à même de prendre connaissance de l’invention même si il ne l’a pas fait. Hypothèse d’un tiers lui-même inventeur qui a réalisé secrètement l’invention avant le dépôt de la demande de brevet. En 2008. Mais pour ménager l’intérêt de ce tiers on va ménager un droit de possession personnelle antérieure. En France. on a deux systèmes. on ressort l’enveloppe et on prouve par le contenu de l’enveloppe qu’elle était la teneur de l’invention antérieur. c’est un moyen facile de prouver que l’on a réalisé l’invention avant le dépôt d’une demande de brevet. recherche que sur le territoire du RU. il s’agit d’une réintroduction d’une technique qui existait au 18ème siècle. Totale : C’est l’antériorité de « toutes pièces ». il s’agit d’une enveloppe diffusée par l’INPI. Exemple de la l’aloline. le même agencement. 2) les caractères l’antériorité Il y en a 3 L 611-13 du code de propriété intellectuelle =>antériorité doit être publique =>suffisante =>Totale -Antériorité doit être publique : L’exploitation antérieure de l’invention objet du brevet ne constitue pas une antériorité si elle a été réalisée dans le secret. dans laquelle on cède le contenu d’une invention. permet au tiers qui a réalisé dans le secret une invention analogue à celle qui fait l’objet d’un brevet. la preuve est donc difficile à apporté. Hypothèse de l’enveloppe Soleau : A été crée en 1914. Suffisante : Les éléments communiqués au public doivent permettre à ce qu’on appelle un homme du métier de réaliser l’invention. on l’autorise à exploiter son invention en concurrence du brevet sans être considéré de contrefacteur. Mais ce droit est subordonné à la preuve que celui qui réclame le bénéfice du droit de possession personnel antérieur a bien réalisé l’invention antérieurement sans que cela ait été fait dans le secret. exemple au RU.

ce sont les juges qui traitent de la question. Quel est ce public destinataire ? Est-ce que la divulgation de l’invention a pu détruire la nouveauté de l’invention ? On s’est d’abord intéressé au seuil de personne.B) La divulgation prématurée C’est une divulgation de l’invention qui est réalisée par l’inventeur lui-même. le public s’entend de toute personne non tenue au secret et qui à la seule vue du produit sera en mesure de le comprendre et donc de le reproduire. Car les frais engendrés pour une demande de brevet sont important et il estime parfois que le brevet trop cher ne lui apportera rien. donc on a arrêté de se référer à un seuil. il faut que le public envers qui l’invention a été divulguée soit apte à la comprendre. Même si le secret est prescrit l’important est de savoir s’il a été respecté. combien de personnes du publics s’ont aptes à comprendre l’invention et à partir de là la réaliser. en quoi elle consiste. la nouveauté est détruite. en principe. car c’est une vision à court terme. C’est un peu ridicule. Exemple transmission à une personne ne détruit pas le secret. à l’inverse il a été considéré que la livraison de 9 voitures ne détruisait pas la nouveauté. CA 6 juillet 1993. Exemple les salariés de l’entreprise dans laquelle l’invention est mise en œuvre sont tenues légalement au secret. que cette obligation soit d’origine légale ou contractuelle. donc la divulgation doit être suffisamment précise pour que le public puisse la reconstituer. C’est un peu illusoire. La question des essais ou des expérimentations pose une question délicate qui est de savoir quel est le public qui est concerné. Contractuelle. Il faut rechercher quelle était la composition du public destinataire de la réglementation. clause de confidentialité mais parfois CA 4 février 1993 a estimé que parfois on pouvait être tenu à ce secret mais en l’absence d’une telle clause. Conclusion. un minimum de personnes au-delà duquel on se trouverait en présence d’un public. Lorsque le secret a été prescrit contractuellement légalement ou tacitement mais non tenue. mais la nouveauté reste détruite. 2) Question du démarchage commercial L’inventeur essaie de savoir comment ça marche. Elle se fait soit à la suite d’essai ou d’expérimentation soit à la suite de démarchage commercial 1) la divulgation au cours d’essai et d’expérimentation Les inventeurs veulent voir si l’invention tient ses promesses techniques. il va également essayer de tester le marché pour savoir si son invention est notable. L’inventeur va faire alors un démarchage commercial sur son invention. soit il ne doit pas être tenu au secret. Exemple a propos d’un coussin chauffant. c'est-à-dire auquel fait référence L 611-11. si en faisant . il doit pouvoir la réaliser avec les informations qui lui ont été divulguées. celui qui a divulgué malgré la présence d’une clause il s’expose alors à l’engagement de sa responsabilité. On s’est alors référé au critère d’aptitude à la connaissance. Il faut que le public possède une double aptitude. -Ensuite l’aptitude scientifique. on a décidé que la divulgation de ce coussin à 10 personnes constituait une divulgation au public. la question de nouveauté étant une question de fait. -D’abord une aptitude juridique. A partir du moment où il est apte.

La loi prévoit alors en cas de cette concurrence une assimilation artificielle de la première demande même non encore publiée à l’état de la technique c'est-à-dire qu’on l’assimile à une brevetabilité. ou le téflon. L’intérêt de ces foires est de communiquer au public des choses nouvelles donc des inventions. Le législateur avait la nécessité de maintenir la nouveauté de l’invention qui risque d’être détruite par ces salons mais il avait également la nécessité de maintenir ces foires. pour autant il serait de mauvaise politique juridique de donner deux brevets concurrents à deux inventeurs différents sur deux inventions. très souvent ce démarchage à lieu lors de foires et de salon professionnel. Dans L 611-13 b : le législateur a prévu de manière dérogatoire que la nouveauté n’est pas détruite si après communication de son invention dans une foire ou un salon. §2) Les effets de la nouveauté O va classer les inventions brevetables selon l’objet auquel s’applique la nouveauté. Si la première demande n’est pas encore déposée : Si la demande est toujours secrète. On classe les inventions brevetables en 4 catégories : A) l’invention de produit Un produit nouveau est un projet matériel comportant des caractéristiques qui ne se retrouvent pas dans les produits similaires antérieurs.(vérifier la syntaxe de cette phrase). ou encore un objet matériel exemple un saxophone. L’ancienne loi de 58 contenait une classification qui a disparu lors de la réforme de 78 mais reste utile pour savoir comment s’organisent les inventions brevetables. =>donc en cas de concurrence de demande. Comment le droit résout ce type de problème quelle est l’incidence sur la nouveauté de ces dépôts de demande de brevet qui ont lieu dans un temps limité ? Dans la procédure d’octroi d’un brevet il y à le dépôt de la demande et ce dépôt est obligatoirement publié dans les 18 mois. Cela peut être un corps chimique. Si la première est déjà publiée à la date du dépôt de la seconde il n’y à pas de problème car la nouveauté de la deuxième demande est détruite par la publication de la première. C) l’hypothèse de la demande de brevet déposé par un tiers : question de la double brevetabilité Suppose que deux inventeurs explorant la même voie déposent chacun une demande de brevet pour la même invention dans un temps limité. . l’inventeur peut déposer une demande de brevet dans les 6 mois sans qu’on lui oppose que la nouveauté soit détruite. jusque là inconnu exemple la dynamite. En raison de l’état de la technique il y à des périodes où on dira que l’invention est dans l’air exemple dans les années 1903 1905.son démarchage commercial. La distinction se fait entre le point de savoir si la première demande est publiée ou non au moment du dépôt de la seconde. Car dans le cas d’une contrefaçon on ne saurait pas à qui attribuer les dommages et intérêts. plus de 100 demandes de brevet pour les aéroplanes.

La raison est que la découverte ne crée pas le produit. 2) la distinction entre le produit et le résultat Résultat fourni par le produit. comme avec le papier cellophane. l’auteur ne pourra déposer un brevet. . Le brevet de produit pose deux questions : 1) la distinction entre la fabrication d’un produit qui est brevetable et la découverte d’un produit qui n’est pas brevetable Lorsqu’il s’agit d’une découverte exemple la découverte de la cellulose du bois car le produit existe déjà. c'est-à-dire que le procédé de fabrication est susceptible d’amélioration et un autre inventeur va mettre au point un meilleur procédé de fabrication. ce qui veut dire que la contrefaçon est réalisée dès que le produit est fabriqué quel que soit le mode de fabrication.L’intérêt est que l’on dise que le produit est protégé en soi. B) l’invention de procédé Porte sur le procédé de fabrication d’un produit. Par contre il pourra obtenir un brevet pour des applications particulières de la cellulose. Très souvent le procédé en question est un procédé de fabrication d’un produit qui lui-même est déjà breveté. Seul le produit nouveau est brevetable mais pas le résultat auquel il parvient. ici le brevet est limité au procédé qui fait l’objet de l’invention. un inventeur qui invente un produit nouveau le fait très souvent de façon empirique.

Section 2 l’activité inventive L 612-14 qui définit l’activité inventive. donc en principe le deuxième inventeur qui invente le meilleur procédé ne va pas pouvoir déposer brevet le temps de la protection. lorsqu’on a découvert qu’elles avaient des vertus antibiotiques. Par exemple les sulfamides à l’origine matière colorante. Pour obtenir un brevet pour une invention de groupement ou de combinaison il faut que les moyens mis en œuvre coopèrent en vue d’un résultat commun différent de l’addition des résultats propres à chacun de ces moyens. un inventeur a demandé un brevet le fait d’enduire les aiguilles d’une montre d’une peinture on l’a rembarré sec. qui concerne la peinture phosphorescente. Les critères qui permettent de dégager l‘activité inventive. Il faut que le résultat soit radicalement différent de ce que le produit ou le moyen permettait d’obtenir jusqu’alors. condition introduite par la loi de 68 qui est la loi moderne sur les brevets d’invention et développée ensuite en 78 qui a précisé les conditions de l’activité inventive afin de mettre la loi française en conformité avec les droits étrangers. s’il ne trouve rien dans ses ressources. Ce sont les inventions les plus courantes. Puis. il va falloir faire une distinction entre la combinaison de moyen qui est brevetable et la juxtaposition de moyen qui n’est pas brevetable. car le technicien qui rencontre un problème nouveau. alors il invente. ce n’est pas une invention de combinaison car chacun des moyens continu à remplir leur fonction propre. Arrêt de 1850 -Arrêt 1882. sous les fourneaux et il a demandé de breveter cette pratique il a été débouté car il ne s’agissait que d’un emploi nouveau.Pour éviter qu’il ne soit ainsi doublé par un autre. Exemple le crayon gomme. l’inventeur est protégé pour tout le produits et tout le modes de fabrication du produit. un inventeur a eu l’idée de mettre les roulettes qu’on mettait sous les pianos. mais de combiner plusieurs moyens pour leur faire produire un effet particulier. En revanche s’il s’agit d’un emploi nouveau le résultat auquel parvient l’invention ne compte pas : -exemple des roulettes. Il ne s’agit plus de prendre un moyen ou un produit isolé. L 611-14 qui dispose qu’une invention est considérée comme impliquant une activité inventive si pour un homme de métier . Sauf -en cas d’entente entre les deux inventeurs -si le second inventeur obtient d’un juge une licence de dépendance ou une licence de perfectionnement C) l’invention portant sur une application nouvelle de moyens connus Il s’agit d’utiliser pour la première fois un moyen technique connu ou un produit connu pour en tirer un résultat entièrement nouveau ou qui jusqu’alors était obtenu différemment. il va chercher alors s’il peut combiner les différentes ressources dont il dispose pour essayer de résoudre le problème. Ces inventions sont les plus courantes. D) l’invention portant sur la combinaison nouvelle de moyens connus Invention de groupements ou inventions de combinaisons.

l’homme du métier est celui qui possède les connaissances normales de la technique en cause. avantageux. c'est-à-dire que tout conduisait l’inventeur vers une certaine voie et il en a emprunté une autre exemple dans le domaine chimique. est ce qu’il est surprenant.elle ne découle de manière évidente de l’état de la technique. =>Donc deux méthodes opposées. -Rentre aussi en ligne de compte la durée plus ou moins longue des recherches. Les tribunaux apprécient l’activité inventive en retenant un faisceau d’indice et parmi ces indices on trouve : -la victoire sur un préjugé résultant sur l’état de la technique. -Enfin on va considérer le résultat. et est capable à l’aide de ses seules connaissances professionnelles de concevoir la solution du problème que se propose de résoudre l’invention. Section 3 l’application industrielle . A) l’absence d’évidence -D’abord prendre une méthode subjective c'est-à-dire observer la démarche de l’inventeur il y à activité inventive lorsque l’inventeur a eu un éclair de génie. Par cet arrêt la Cour de Cassation se détache de la jurisprudence de l’office européen des brevets. C) Qu’est ce que l’Etat de la technique ? En matière de nouveauté on assimile à cet état les demandes même non publiques pour l’état de la technique on prend ici en compte ce qui a été rendu accessible au public. Chambre commerciale. soit en terme d’économie de temps soit de moyens ou de productivité. -Puis une méthode objective qui consiste à comparer l’état de la technique avant l’invention et l’état après l’invention. la personne à l’égard de qui l’invention ne doit pas avoir été évidente. car plus on augmente la capacité de l’homme du métier plus on élève le seuil de brevetabilité. Tout le monde considérait comme un herbicide total et un inventeur a mis en lumière que contrairement à ce que tout le monde croyait c’était un herbicide sélectif. -Autre élément la difficulté vaincue. les mêmes inventeurs ont pratiqué des recherches et aucune de ces recherches n’ont abouti. On dit qu’il y à activité inventive lorsque l’invention fait réaliser un progrès dans l’état de la technique. arrêt du 17 décembre 1995. Il s’agit d’un professionnel moyen normalement doté de la connaissance dans son métier. Cet homme du métier a été dégagé par la jurisprudence et a été introduite par la loi en 1978. ce n’est donc pas un spécialiste. B) Qui est l’homme de métier ? C’est l’agent de référence. Le fait que le chercheur soit allé explorer un domaine qui lui était étranger. On exclut les inventions réalisées par chance ou par hasard.

L 611-10 2° : -Pour être brevetable l’invention doit se concrétiser dans un objet. En revanche. principes et méthodes L’article L611-10 2°c du CPI C’est une nouvelle manifestation de ce que l’invention doit avoir un caractère technique (phrase pas claire). celle du droit d’auteur. Il est difficile de savoir quel est exactement le principe scientifique qui a été mis en œuvre. C’est une définition qui est très libérale. car on ne demande pas que l’invention ait une application industrielle. ce projet n’a pu prendre corps. Cette définition vise les objets qui peuvent être fabriqués ou utilisés dans tout genre d’industrie ce mot étant compris de façon générique. Certains ont pensé à protéger les savants par un « brevet de principe ». à part le secret qui est fragile. cette forme est liée au résultat industriel et seule la protection du droit des brevets peut s’appliquer au produit. Les industriels ont mis en avant que ce projet était dangereux et contre-productif. -L’invention ne concerne pas la science pure mais uniquement la science appliquée. le paratonnerre parce qu’il se concrétise dans un objet est une invention brevetable. §3) Plans principes et méthodes dans l’activité intellectuelle en matière de jeux ou dans le domaine des activités économiques ainsi que les programmes d’ordinateurs A) Les plans. §2 Les créations ornementales L’article 611-10 2° b du CPI parle des créations esthétiques. c’est une découverte scientifique non brevetable. A l’inverse. Donc étudier le critère de l’application industrielle c’est étudier les inventions exclues pour défaut d’application industrielles. La loi a prévu ce risque de détournement : l’article L511-8 CPI écarte la protection des dessins et modèles lorsque l’objet ou le produit a une apparence exclusivement imposée par sa fonction technique. Les savants n’ont aucun moyen de protéger leur découverte. lorsqu’une seule forme est possible. . Lorsqu’un objet présente à la fois un caractère technique et ornemental. Cette définition sers à faire sortir du champ de la brevetabilité certains éléments qui ne peuvent être ni fabriqués ni utilisés industriellement. Les théories scientifiques ne sont pas brevetables. il suffit qu’elle soit susceptible d’application industrielle. Peut-il cumuler ce même objet ? Le problème est le risque du détournement des créations esthétiques ? Le créateur va rechercher la protection la plus longue. Le législateur a adopté un critère qui est celui de la multiplicité des formes : lorsque plusieurs formes sont possibles pour obtenir le même résultat technique on considère que le créateur de l’objet en choisissant une forme a fait un choix esthétique et en fonction de l’existence de ce choix l’objet peut être à la fois protégé par le droit des brevets et par le droit des dessins et modèles. Ex : La découverte de l’électricité atmosphérique.§1) Les créations scientifiques La définition est donnée dans l’article L 611-15 du code de propriété intellectuelle. une invention est susceptible d’application industrielle si son objet peut être fabriqué ou utilisé dans tous genres d’industries y compris l’agriculture. Elles n’ont pas leur place dans le droit du brevet et sont protégées par d’autres systèmes.

exclusion car ils ne satisfont pas à l’exigence d’application industrielle. ou gestion financière sont exclues de la brevetabilité car ils ont un caractère abstrait. . La CA de paris dit que cette conception n’est pas exclue de la brevetabilité pour défaut d’application industrielle lorsqu’elle se concrétise par la structure particulière d’un bâtiment. 2 conséquences : -les exclusions de brevetabilité ne concernent pas l’ordinateur lui-même. -L’exclusion de brevetabilité ne vise pas non plus les créations que l’on obtient grâce à un ou plusieurs logiciels. Les idées publicitaires. C’est l’article L 611-10 2° c. que l’interdiction de breveter les logiciels étaient une interdiction générale et il n’y a pas lieu de distinguer les logiciels. CA 15 juin 1981 arrêt Schlumberger « un procédé ne peut pas être privé de brevetabilité pour le seul motif qu’une ou plusieurs de ces étapes sont réalisées par un ordinateur devant être commandées par un programme. En revanche pourront être brevetés les moyens matériels concrets qui permettent la mise en œuvre de ces méthodes. les règles comptables. Il précise que la brevetabilité des logiciels ou programmes d’ordinateur n’est interdite que si la protection du droit des brevets n’est réclamée que pour le programme lui-même. Sous couvert de la présentation d’information il ne faut pas exclure la brevetabilité aux objets qui présentent une information. La jurisprudence a eu l’occasion du préciser dans un arrêt du 28 mai 1975 mobil oil. Une solution contraire aboutirait à exclure de la brevetabilité la plupart des inventions récentes et déboucherait sur des résultats aberrants sur le plan pratique » §4) Les présentations d’informations Article L 611-10 2° d Il s’agit d’une exclusion nouvelle introduite dans la loi des brevets en 1978 qui avait en réalité pour objectif de mettre la loi française en conformité avec la convention de Munich sur le brevet européen. des tableaux qui mettent en œuvre l’organisation du travail car ils sont concrétisés par des tableaux arrêt 13 décembre 1990 à propos de la conception d’une usine visant à éviter la trop grande dispersion d’étages et donc de rationnaliser le travail. ont l’a vu avaient été inclus par la loi de 85 dans l’énumération des œuvres protégés par le droit d’auteur car ils sont exclues de la brevetabilité. Exemple. Mais il est si obscur qu’il nécessite une traduction. Cette interdiction a été reprise par la loi de 78 mais y a ajouté un correctif au même article mais au 3°.Les méthodes de commercialisation. si on interprète de façon extensive l’exclusion de la brevetabilité des présentations d’information on déboucherait sur l’exclusion de l’invention de produit sous prétexte qu’ils présentent une information exemple les instruments de mesure ou d’horlogerie. d’organisation scientifique du travail. B) les programmes d’ordinateur Les logiciels. registres comptables.

Cette exclusion doit être traitée comme une exception à la brevetabilité. Cette loi a pour objet initial de transposer une directive communautaire sur les inventions biotechnologiques. §2) Le corps humain L’interdiction de breveter les éléments du corps résulte de l‘article L 611-18 qui lui-même est issu de la loi du 6 aout 2004 dite de bioéthique. interprète sa loi interne en conformité avec la directive. Elle a modifié le code de la propriété intellectuelle et a crée l’article cité. Section 1 les interdictions de brevetabilité Ces interdictions intéressent plusieurs types de création. B) Les dispositions qui posent problème al 2 et al 3 d L’article 5 de la directive 0944 admet la brevetabilité d’un élément du corps humain à partir du moment où il a été isolé ou reproduit par des procédés techniques. elle est brevetable sous réserve que ce produit soit un produit nouveau. A) les aspects qui ne posent pas de problème L611-18 al 1 Principe de la non-brevetabilité du corps humain qui ressort de l’application de l’interdiction de breveter de manière générale. §1) Les inventions dont la publication ou la mise en œuvre serait contraire à l’ordre public et aux bonnes mœurs L 611-17 Interdiction classique. Dans le corps humain l’élément biologique en cause ne peut bien entendu donner prise à aucune . or il y va y avoir des différences de solutions. qui n’a reçu qu’une seule application jurisprudentielle qui résulte d’un arrêt de 1914 qui intéressait une machine destinée à l’exploitation des jeux de hasard. Al 2 on interdit également la décriptibilité du génome humain Al 3 interdiction du clonage et de l’activité marchande autour des embryons humains. La difficulté est que la loi de bioéthique est qu’elle transpose imparfaitement la directive ce qui va poser des problèmes car il y à un principe d’interprétation conforme qui veut que le juge. Chapitre 2 les restrictions à la brevetabilité C’est à dire les objets qui présentent les 3 caractères nécessaires pour être brevetables et pourtant qui ne le sont pas pour des considérations d’intérêt général. Cette disposition repose sur une considération essentielle qui est la séparation de l’élément biologique et du corps humain. =>Si la présentation d’information se résout dans une méthode de caractère abstrait elle n’est pas brevetable. =>En revanche lorsqu’elle se concrétise dans un produit.

Ces inventions microbiologiques sont brevetables à condition qu’il s’agisse de microorganisme qu’on ne trouve pas dans la nature. même si celles-ci sont dirigées par la main de l’homme. selon la loi française seule la technique de multiplication de cellule de la peau est brevetable et non pas les cellules elles-mêmes. §4) Les races animales L 611-19 1°. c’est une réplique d’un élément naturel qui est la peau.invention. caractérisés et multiplié en dehors du corps humain. -Concernant l’al 3 d il s’agit de la brevetabilité des séquences partielles de gènes humains. Cette interdiction comporte une exception à savoir qu’elle ne concerne pas les inventions microbiologiques qui sont des produits inférieurs à un micron comme exemple des bactéries. Alors que si on applique la directive. Dans l’article. §3) Les obtentions végétales L 611-19 2° produits agricoles qui sont traditionnellement exclus de la brevetabilité car ils ne viennent pas d’une activité industrielle mais des forces naturelles. Exemple. l’industrie pharmaceutique à une place particulière car les frais occasionnés par la recherche et la mise au point d’un médicament sont très importants et on considère que la . car il constitue une matière biologique qui est le résultat de procédé technique identifiées. purifiés. L 623-1 traitent des obtentions végétales. la réplique d’un élément naturel du corps humain. Section 2 les brevets de médicaments Régime particulier. donc leur brevetabilité est écartée à la fois pour des raisons tenant à la technique des brevets et pour des raisons tenant à la morale. la loi française exclue toute brevetabilité partielle ou totale des gènes. le problème est que l’on assiste à l’heure actuelle au développement de l’agriculture et de l’horticulture et à la création de catégories de plantes ou de semences qui présentent des caractères particuliers qui ne se trouvent pas à l’Etat naturel exemple OGM. la directive n’excluait la brevetabilité des séquences que dans leur environnement naturel c'est-à-dire à l’intérieur du corps humain. c’est une loi du 11 juin 1970 qui va donner aux obtentions végétales une protection assez proches du droit des brevets => le créateur d’une obtention végétales nouvelle peut obtenir après un dépôt auprès du comité de protection des obtentions végétales un titre de propriété lui donnant un droit exclusif sur sa variété générale d’une durée de 20 ans. Pourquoi un élément isolé du corps par un procédé technique devient un élément brevetable. En revanche lorsque cet élément est séparé du corps humain. Concernant ces obtentions. virus etc. -Contrairement à la directive l’article L 611-18 al 2 restreint cette possibilité de brevetabilité. moisissures. Principe. ou isolé par des procédés techniques particuliers alors il devient brevetable. il est dit qu’un élément biologique existant à l’Etat naturel dans un être humain peut être breveté dans la stricte mesure nécessaire à l’exploitation d’une application industrielle particulière. de la peau. les animaux sont des produits naturels vivants. ces cellules pourraient l’être.

connaisse une modification de dosage ou de présentation.  La jurisprudence est encore plus nuancée. Ce n’est pas possible => code de propriété intellectuelle L 611-11 al 4. il n’indique pas la maladie. car l’office européen des brevets. Cet arrêt a été cassé par la chambre commerciale le 26 octobre 1993 en application de l’article L 611-11. Problème avec les brevets de médicament : pour être mis sur le marché il faut au moins avoir obtenu une autorisation de mise sur le marché (AMM) délivrée par le ministère de la santé et qui consiste à vérifier que le médicament ne présente pas d’effets secondaires importants. La CA de paris 11 juin 1991. C’est pourquoi les lois modernes écartent l’idée que les médicaments. sont exclus du droit des brevets. car la composition a été livrée au public. D’autre part. Cette AMM suppose qu’un certain nombre d’expérimentation ait lieu. Exemple : si on découvre que l’aspirine soigne aussi le cancer. mais par la suite les autres CA ont maintenu la jurisprudence de celle de paris (sans pourvoi en cassation). Au XIXème tout un courant excluait les médicaments du droit des brevets.mise au point d’un médicament dure en moyenne 10 ans et le produit auquel on aboutit coute en 100 et 150 millions d’euros. donc les médicaments sont vendus sans référence à la maladie. la grande chambre des recours dans l’arrêt pharmika 5 décembre 1984 a admit la brevetabilité de la seconde application thérapeutique a condition que dans son utilisation nouvelle. L’inventeur du médicament ne peut pas déclencher la procédure d’AMM avant d’avoir déposé sa demande de brevet justement parce que l’AMM détruit la nouveauté. §1) La nouveauté du médicament La particularité du médicament s’agissant de la nouveauté tient à l’application nouvelle d’un moyen connu et plus particulièrement la question de savoir si un médicament ayant une nouvelle propriété curative qu’on ne connaissait pas à l’origine peut être breveté pour de nouvelles propriétés curatives. parce qu’ils ont un but d’IG. Le problème que pose cette AMM est que la demande détruit la nouveauté. est ce qu’on va pouvoir déposer un nouveau brevet. -si on admet l’application nouvelle d’un moyen connu le risque de faire ressortir du domaine public un brevet qui y est déjà tombé ou augmenter la durée de protection du produit couvert par le brevet. -Raison tenant au secret médical : sur l’ordonnance on ne prescrit que les médicaments. si on n’aide pas l’industrie pharmaceutique par un système d’incitation à la recherche on risque de rester sur les anciens brevets au lieu de créer de nouveaux produits. a fait le même raisonnement Synthélabo et a admis la brevetabilité de la seconde application thérapeutique mais à savoir que l’application nouvelle suppose une modification de présentation et de dosage. donc un certain temps ce qui suppose que le titulaire du brevet ne pourra pas mettre son médicament sur le marché avant au . Pourquoi ? 3 raisons : -Raison pratique : On ne peut pas admettre qu’un produit dont la composition est identique puisse être librement fabriqué en ce qu’il soigne les maux de tête et couvert par un brevet en ce qu’il soigne le cancer. §2) La durée de protection 20 ans à compter du dépôt de la demande.

loi du 25 juin 1990 qui a pour objet d’accorder aux médicaments un certificat complémentaire de protection (CCP). cela représente moins de 10% des inventions. donc sa durée de protection sera de 14 ou 15ans. Ce Certificat prend effet au terme des 20 ans à compter du dépôt de la demande de brevet pour une durée égale à la période écoulée entre la date du dépôt de la demande et la date d’obtention de l’AMM et ne saurait excéder 5 ans. L’invention ne fait naitre aucun droit au profit de l’inventeur si ce n’est de déposer une demande de brevet et un droit à la paternité prévu à l’article L 611-9 Problème lorsque l’inventeur est sous contrat avec des tiers. Qui peut demander le bvrevet ? L’inventeur ? Le tiers ? 3 cas : inventeur indépendant.minimum 5 ou 6 ans après le dépôt de la demande. A la suite de la loi française c’est la communauté européenne qui a pris le relais par un règlement du conseil du 18 juin 1992 rentré en vigueur le 2 janvier 1993. Dans ce cas la loi va devoir se demander à quel inventeur elle va accorder le brevet. §1) La question des inventions simultanées Le cas de ces inventions simultanées n’est pas une hypothèse d’école. Pour le brevet donc au lieu d’avoir un brevet d’exploitation de 20ans. ce délai va être amputé du délai d’expérimentation nécessaire à l’obtention de l’AMM. Les laboratoires pharmaceutiques sont dans une compétition internationale. il s’est substitué à la loi de 90 et ce règlement a adopté la même solution que la loi française soit accorder un certificat complémentaire de protection. l’article L 611-6 : le droit au brevet n’appartient pas au premier inventeur mais au premier déposant. C’est pourquoi l’heure du dépôt est fixé à la seconde près. dans le système de protection industrielle la protection naît du brevet c'est-à-dire de l’octroi d’un titre délivré par les pouvoirs publics. inventeur sous contrat de recherche et inventeur salarié. Chapitre 3 le droit au brevet Dans le droit de la propriété industrielle la protection ne découle pas du seul fait de la création. La durée de protection des médicaments a été allongée d’abord en France. Section 1 L’inventeur indépendant C’est le cas le plus rare. or les EU en 84 et le japon en 86 ont augmenté la durée de protection du brevet. il y à des périodes ou une invention est dans l’air et ou plusieurs inventions peuvent explorer la même voie. . le temps de procéder aux vérifications.

La majorité de ces contrats sont conclus avec l’Etats. Cette action en revendication se prescrit par 3 ans elle se compte différemment selon la bonne ou la mauvaise foi du demandeur du brevet. Dans ce cas il va souffrir des vices qui entachent le brevet. Section 2 l’inventeur sous contrat de recherche Une invention de commande. Où l’inventeur a demandé un brevet à son nom alors que ce droit appartenait à son commanditaire ou à son employeur. La bonne foi est présumée -Si il est de bonne foi le délai se décompte a compter de la publication de la délivrance du brevet. -A l’inverse lorsqu’il est de mauvaise foi le délai de 3 ans se décompte à compter de l’expiration du délai. on ne s’intéresse pas à ceux la. L’INPI ne veut pas faire de recherches de paternité mais l’article L 611-6 al 3 prévoit que le déposant est présumé avoir droit au titre de propriété industrielle.Mais il est possible que le premier déposant ait agit en fraude dans ce cas la loi va devoir régler la question de la spoliation de l’inventeur et le règle par l’action en revendication. §2) La spoliation Il se peut que l’invention soit soustraite à un tiers qui va déposer une demande. si le tribunal reconnaît que le brevet a été accordé en fraude : =>Le spolié est subrogé dans les droits du véritable titulaire. Et pour engager la responsabilité du chercheur il devra prouver la mauvaise exécution de . =>Autre conséquence de l’action en R. Un contrat de recherche est un contrat qui lie un inventeur indépendant et un tiers au terme duquel l’inventeur s’est engagé à concevoir et a mettre au point un invention pour le compte de ce tiers. La loi lui permet une action a postériori qui lui permet de faire valoir ses droits c’est l’action en revendication à l’article L 611-8. Si l’action en revendication réussi. le spoliateur est considéré comme contrefacteur à l’égard du véritable inventeur. 2 séries de problèmes -quelle est la nature de l’obligation du chercheur ? -quel statut attribuer au résultat de la recherche ? §1) La nature de l’obligation du chercheur Le contrat qui a pour objet l’exécution de recherche donc la mise au point d’une invention a toujours pour objet des prestations dont le résultat est aléatoire donc le contrat de recherche est le contrat d’élection de l’obligation de moyen et la non obtention du résultat espéré n’engage pas la responsabilité contractuelle du chercheur. D’autre contrat se font entre particulier soit un inventeur et une entreprise on va s’intéresser à ceux la. par conséquent les contrats de licence de brevet doivent être annulés les redevances doivent être restitué. Invention soustraite soit à l'inventeur soit à ses ayants-droits.

3 catégories d’invention de salarié : -l’invention de service. Avant réforme de 1978. Section 3 la question de l’inventeur salarié C’st la plus importante et la plus complexe. issue de recherche ordonnée par l’employeur lequel avait pris en compté ou assumé le risque de recherche infructueuse et cette invention de service appartenait à l’employeur. il s’agissait d’inventions qui intéressaient l’entreprise mais qui était le fruit d’un salarié qui n’était pas spécialement chargé de recherche. dans ce cas on considère que tous les résultats de la recherche sont protégés par le « savoir faire » qui lui-même est protégé par le secret donc le commanditaire l’est aussi. On distingue la situation du chercheur à l’égard du commanditaire : Le chercheur a une obligation de faire qui est de communiquer les résultats de la recherche à son cocontractant et à lui fournir une assistance technique. Ce commanditaire est protégé par le secret et a un droit de punir la violation du secret : =>Soit par L’article L 621-1 soit la violation du secret de fabrique qui est une infraction pénale. Dans le cas où l’inventeur doublerai le commanditaire et déposerai une demande à son nom il serait considéré comme spoliateur.ses travaux. -lorsqu’aucune clause particulière ne prévoit la possibilité pour le commanditaire de déposer un demande de brevet. §2) Le sort de la recherche Qui a droit au brevet ? Dans la plupart des cas des contrats de recherche lorsqu’ils sont correctement rédigés ils contiennent une clause qui prévoit la mise à disposition du commanditaire des résultats de la recherche. Exemple un cadre informatique ou commercial qui invente. la jurisprudence répartissait les inventions de salarié selon une division tripartite. Il s’agissait d’une invention mixte. -Les inventions occasionnelles ou encore inventions mixtes. Mais dans certains cas le salarié pouvait s’ouvrir de son projet à son employeur et obtenir l’encouragement et des moyens de l’employeur pour mettre au point l’invention. . La difficulté vient que cette clause ne prévoit pas toujours la possibilité pour le commanditaire de déposer une demande brevet à son nom. dans ce cas la jurisprudence considérait que l’invention appartenait en copropriété au salarié et à l’employeur car c’était le fruit d’un travail commun. CA paris 1874 sociéte vieille montagne l’arrêt considérait que ces inventions appartenaient au salarié. elle est présente dans plus de 80% des cas. =>Ou alors on protège par 1382 du code civil =>ou l’action en concurrence déloyale qui n’est jamais qu’une application particulière de cet article. Il a une obligation de ne pas faire soit ne pas communiquer au tiers les résultats de la recherche. -lorsque la clause prévoit que le commanditaire aura la possibilité de déposer un brevet le commanditaire a un droit contractuel au brevet. mais il ne concerne que la violation du secret de fabrique par les salariés de l’entreprise.

Donc 3 conditions : -la mission inventive : on peur chercher cette qualification dans l’intitulé de la mission du salarié ou encore dans le descriptif de sa mission tel qu’il résulte dans son contrat de travail. b) Les inventions de missions occasionnelles Au cours des fonctions du salarié. 2) le régime L’invention qu’elle soit permanente ou occasionnelle est la propriété de l’employeur. Cette classification des inventions de salarié est un régime supplétif c'est-à-dire qu’il ne s’applique qu’à partir du moment où il n’y à pas dans le contrat de travail des dispositions particulière plus favorables au salarié. disparition des inventions mixtes. donc il n’y a plus que les inventions de service que l’on appelle inventions de missions et les autres soit les inventions hors mission. dans ce cas l’invention appartient entièrement aux salarié sans partage avec l’employeur.-Les inventions libres : c'est-à-dire des inventions complètement étrangères à l’activité de l’entreprise. une mission inventive ponctuelle est confiée au salarié. Elle a tendance à se subdiviser. En 1978 Avec l’article 611-7 il n’existe plus que deux catégories. Donc il va falloir dans chaque cas déterminer les fonctions exactes du salarié au moment où il a réalisé l’invention -l’invention doit avoir été réalisée en exécution de cette mission inventive : Non seulement l’inventeur est chargé d’une mission inventive mais c’est en exécution de cette mission inventive que l’invention a été réalisée. un ingénieur des arts et métiers est investit du fait de son contrat de travail d’une mission inventive. -les fonctions effectives du salarié : dans de nombreux cas lorsque le contrat de travail s’étale sur une longue durée il y à des cas où les fonctions du salarié évoluent sans pour autant que le contrat de travail soit modifié. la jurisprudence n’exige pas que l’employeur ait dirigé ou confié explicitement une fonction inventive pour le diriger vers telle ou telle invention. §1) Les différentes catégories d’inventions de salariés L 611-7 du CPI A) Les inventions de missions Elles regroupent la majorité des inventions de salarié 1) Le domaine a) les inventions de mission permanente Ce sont des inventions réalisées dans l’exécution d’un contrat de travail comportant une mission inventive correspondant aux fonctions effectives du salarié. soit dans . Le salarié auteur d’une telle invention doit obligatoirement percevoir ou bénéficier d’une rémunération supplémentaires étant prévu soit dans le contrat de travail du salarié.

Le domaine de ces inventions est plus large que les inventions mixtes. -soit dans le domaine des activités de l’entreprise. Il s’agit des inventions qui sont faites par le salarié : -Soit au cours de l’exécution de ses fonctions dans l’entreprise. 2) les inventions non attribuables à l’employeur Toutes celle qui sont faites à titre personnel hors du cadre professionnel. L’employeur peut se faire attribuer soit la propriété soit la jouissance de tout ou partie des droits attachés au brevet à condition de verser au salarié le juste prix. elle peut être forfaitaire. exemple l’entreprise fabrique des machines à imprimer et le salarié découvre un nouveau système d’ancrage pour ces machines b) le régime La loi de 1978 a supprimé le régime de copropriété. La rémunération est de nature variable. §2) Le classement des inventions de salarié Toujours article L 611-7. En quoi consiste ce juste prix ? Si l’employeur se fait attribuer la propriété du brevet il s’agit alors d’une cession de brevet et le juste prix sera calculé de façon forfaitaire. Mais la suite du texte précise que les inventions hors missions vont elle aussi se répartir en deux catégories : -attribuables à l’employeur -attribuables au salarié 1) Attribuables à l’employeur a) le domaine Ces inventions prennent la suite des anciennes inventions mixtes de 78 qui était régies par un système de copropriété. A l’inverse s’il réclame simplement la jouissance du brevet. A) les obligations du salarié Le salarié qui fait une invention quel que soit le domaine doit en faire la déclaration à son .des contrats d’entreprise ou encore dans la convention collective. Le but du législateur en 78 était d’instaurer un dialogue entre le salarié et son employeur s’agissant du classement et de l’invention. soit un pourcentage du chiffre d’affaire B) les inventions hors missions L 611-7 2° dispose que toutes les autres inventions appartiennent aux salariés. un notaire qui découvre la trompette par exemple. le juste prix sera alors calculé de façon proportionnelle.

Donc que peut faire l’employeur qui découvre l’invention alors que le délai de l’action en revendication (3ans) est forclos ? La procédure de déclaration en LRAR peut alors depuis un décret de 1984 être remplacée pour toutes les inventions sauf les inventions de mission. il est entouré de deux assesseurs un choisi dans la liste des employeurs. et l’autre à l’initiative de l’administration. par la remise à l’employeur du double du dépôt de la demande de brevet à l’INPI. Ce délai de 4 mois se réparti en deux délais de 2 mois : -dans un premier délai de 2 mois. Si une des parties saisis le tribunal et l’autre la commission le tribunal doit alors surseoir à statuer. s’il ne répond pas alors on considère qu’il accepte la proposition du salarié. mais en pratique peu de salarié utilisent cette procédure ce qui induit une incertitude notamment sur la question de savoir quel classement le salarié a utilisé. §3) Le contentieux du classement Pèse sur le salarié une menace de licenciement. dans 90% des cas lorsque le salarié est en litige sur le sort de l’employeur avant il s’abstenait d’avoir recours à la justice. La saisine de la commission n’est pas obligatoire mais dépends de la décision d’au moins une des parties. Parallèlement dans d’autres pays tels que l’Allemagne ce contentieux est soumis à une institution particulière une commission dont le rôle était de connaître des conflits de ce genre. il accepte ? Refuse ? Ou propose un autre classement. Le président est toujours un magistrat de l’ordre judiciaire qui est très souvent le président de la 4èmeCA de paris spécialisée en la matière. Dans le cas particulier des inventions attribuables. Les litiges tiennent certes au classement mais aussi à la détermination du juste prix.employeur et dans cette déclaration il doit décrire l’invention de manière suffisante pour que l’employeur puisse en apprécier l’intérêt et il doit proposer de classer. Du coup avec ce type d’institution. Cette déclaration doit intervenir en principe par LRAR. B) Les obligations de l’employeur Son obligation est de répondre à la déclaration du salarié. l’employeur dispose de l’intégralité du délai de 4 mois pour revendiquer un droit sur le brevet. Chapitre 4 l’attribution du brevet La procédure de délivrance d’un brevet se déroule en deux phases la première étant à l’initiative du déposant. l’employeur va devoir donner son avis sur le classement proposé par le salarié. Section 1 le dépôt de la demande . On a transposé ce système en France et on a crée en 78 la commission nationale des inventions de salarié => L 615-21. De plus le texte ne prévoit pas de sanction en cas de défaut de cette procédure. donc composition paritaire. c’est la raison pour laquelle cette déclaration ouvre à l’employeur un délai de 4 mois pendant lequel il va devoir prendre partie sur l’opportunité de réclamer quelque chose pour l’invention et aussi l’opportunité du classement proposé par le salarié. l’autre dans la liste des salariés. le contentieux était plus fourni.

-les revendications. soit celui qui a droit au brevet soit le bénéficiaire du contrat de recherche ou l’employeur. B) Lorsque le brevet est accordé il rétroagit au jour du dépôt de la demande Deux conséquences : -les poursuites en contrefaçon du brevet peuvent être exercées pour des faits entre le jour du dépôt et la délivrance effective du brevet. Section 2 la phase de délivrance du brevet 3 attitudes possibles de l’administration : -le système du simple enregistrement. Comment dépose-t-on une demande de brevet ? Le dossier de demande de brevet se compose de plusieurs documents qui sont tous obligatoires et qui doivent être rédigés selon une forme particulière : -d’abord une requête rédigée sur un formulaire spécial remis par l’INPI -Puis un mémoire descriptif de l’invention. le brevet est donné au premier déposant. -fiscales. ces revendications doivent être claires et précises. =>l’état de la technique en soulignant l’insuffisance des solutions existante au regard du problème à laquelle réponds l’invention. Qui peut déposer une telle demande ? C’est l’inventeur lui-même. c’est par ces revendication que l’on va définir le monopole du brevet. elles ont pour but de cerner l’étendue de la protection du breveté. En réalité le dépôt d’une demande de brevet est un dossier très complexe donc il n’est pas rare que l’inventeur fasse appel à un ingénieur conseil en propriété industriel.§1) Les formalités du brevet Où dépose-t-on la demande ? A l’INPI. Cette description doit être suffisante pour qu’un homme de métier puisse réaliser l’invention. deux raisons expliquent ce protocole. Tout dépôt d’une demande de brevet s’accompagne du paiement d’une taxe. le breveté doit payer chaque année des indemnités commencent à courir dès le dépôt de la demande. Il est prévu quand même que le tiers peut ignorer l’existence de bonne foi d’un dépôt c’est pourquoi la demande de brevet doit être publiée dans les 18 mois après le dépôt. A) la date du dépôt permet de trancher le conflit entre deux inventeurs dans le cas des inventions simultanées L611-6 du code de propriété intellectuelle. c’est une émanation de ministère de l’industrie. §2) Les effets de la date de dépôt Le dépôt est réglé à la seconde près. ce mémoire contient alors un certains nombre de développements obligatoires : =>secteur technique auquel appartient l’invention. il existait en France dans l’ancienne loi sur le brevet soit en 1844 qui aboutissait au brevet sans garantie du gouvernement. ce mémoire s’apparenterait plutôt un article de vulgarisation. .

le déposant a le droit à une indemnité car pendant ce délai de secret la procédure est bloquée et toute exploitation de l’invention est interdite au déposant. est qu’il sauvegarde le principe de l’examen préalable donc il entretient la sécurité du brevet. Présente un inconvénient c’est d’être très long. L’avantage. la durée moyenne est 6 ans. A l’issu le déposant va devoir demander que l’invention soit soumis à un examen préalable. si les taxes sur le dépôt n’ont pas été acquittées. mais en plus il permet au breveté de tester l’intérêt de son invention et le succès de son invention avant de demander cet examen pour lequel il devra payer des taxes assez lourdes. -Si le brevet est déposé par un étranger et qu’il n’y à pas de traduction le brevet sera également rejeté. la plénitude des droits ne sera acquise qu’après la délivrance du brevet. Lorsque la description ou la revendication ne permet pas à un homme de métier de réaliser l’invention. les pays scandinaves et les EU. cela coute cher car il faut payer les taxes de dépôt dans les différents pays dans lesquels . §1) Le droit de regard de la défense nationale Plusieurs fois par semaine des fonctionnaires du ministère de la défense vont à l’INPI. très couteux et donc de retarder considérablement l’octroi du brevet. mais en cas d’allongement. également si l’inventeur n’est pas désigné. Celles qui sont retenues sont mises au secret pendant une période de 5 mois qui peut éventuellement être prolongée d’une durée d’un an éventuellement renouvelable. A) Sur la forme Les services de l’INPI vont rejeter la demande de brevet si -elle ne se présente pas dans les conditions requises. §2) Le contrôle administratif sur la régularité de la demande L612-12 Ce contrôle porte à la fois sur la forme et sur le fond.Ce système se borne à enregistrer les titres et elle n’a pas pour mission de faire des recherches sur les conditions de brevetabilité ce qui aboutit à une très grande instabilité des titres car ils peuvent être remis en cause pendant toute la durée du brevet pendant les tribunaux de conflits. Le dossier de brevet à l’issu d’une période de secret de 18 mois est publié et débouche sur une protection partielle du demandeur vis-à-vis des tiers. -De même. consulter les demandes de brevet et consulte le mémoire descriptif. -le système de l’examen préalable. A l’aide de ces documents ils vont apprécier si l’invention en question intéresse ou non la défense nationale. de plus. -Enfin. c’est vrai lorsqu’on dépose un brevet européen. 90 à 95% sont écartées à cette phase là. Dans ce système de l’examen préalable le brevet n’est délivré qu’après que l’administration ait vérifié que l’invention remplissait toutes les conditions de brevetabilité. c’est un système qui est adopté dans les pays Anglos saxons. Le cout d’un brevet : Généralement les inventeurs soutiennent qu’il coute cher. cela reste un barrage quasi infranchissable à la brevetabilité d’inventions qui dépassent les compétences techniques de l’inventeur. -le système de l’examen différé.

le déposant a trois mois pour modifier ses revendications ou présenter des observations s’il maintient ses revendications antérieures. Un titre court : 6 ans dont l’obtention ne nécessite pas la délivrance d’un certificat de recherche mais d’un certificat d’utilité. B) Le contrôle du fond Il y a deux raisons : . . Les tiers ont 3 mois pour le faire. il faut également payer la traduction. Une fois rédigé. En réalité il existe des parcelles qui permettent de transformer une demande de brevet en une demande d’utilité. A) La rédaction du projet de recherche : Le rapport de recherche préliminaire C’est l’INPI avec l’aide de l’office européen des brevets qui va établir un projet d’établissement de recherche en tenant compte des informations et des revendications déposées par le breveté. C’est un titre qui offre une protection moindre. L’administration n’a la pouvoir de la rejeter que lorsque le défaut de nouveauté est manifeste. Le rejet de demande de brevet est susceptible de recours. le . Ce projet a pour but de faire apparaitre des antériorités et d’étudier l’état de la technique au moment ou le demandeur a mis au point son invention. l’administration délivrera un brevet et la nouveauté sera rejetée devant les tribunaux judiciaires. le déposant peut lui-même faire des observations. B) La publication au BOPI Il est donc rendu public. Il est délivré après l’établissement d’un rapport de recherche. S’il y a simplement un doute sur la nouveauté. Lorsque le projet fait apparaitre un défaut de nouveauté. les tiers peuvent donc prendre connaissance du projet de rapport de recherche et éventuellement formuler des observations.on veut être protégé. en tout cela peut monter à 50000euros En France c’est 4000 euros. quand le déposant en demande ou attends plus de 18 mois avant demander un rapport de recherche. Cette publication au BOPI va déclencher la procédure d’examen et aussi le paiement de taxes qui correspondent à cet examen. §3) L’obtention du brevet Il y a en réalité deux types de propriété industrielle : Un titre long : 20 ans c’est le brevet.Lorsque la demande de brevet porte sur un objet qui ne peut être considéré comme une invention ou insusceptible d’adaptation industrielle. Si elle est acceptée elle est publiée 18 mois au plus tard après la date de son dépôt dans le bulletin officiel de la propriété industrielle. Si ces observations fallacieuse ou mal fondée. soit une obtention végétale ou portant sur le corps humain ou les races animales.Si la demande porte sur invention manifestement non brevetable : c'est-à-dire une invention contraire à l’ordre public. le directeur de l’INPI rejette la demande de brevet.

Lorsqu’un déposant veut être protégé dans plusieurs états. quelque soit le type de brevet concerné. entré en application en France le 7 Octobre 1977. Cette procédure va déclencher un faisceau de brevet valable dans chacun des pays de l’Union désigné par le déposant au moment de la délivrance de la demande. Détention d’un produit breveté Importer en France un produit breveté fabriquer à l’étranger . Le breveté se voit conférer un monopole d’exploitation sur l’invention breveté : les contours de ce monopole d’exploitation sont définit dans les articles L 613-3 et suivants du CPI qui déterminent les prérogatives du breveté de façon négatives : les actes interdit sans l’autorisation du breveté. Puisque chaque état est libre. Les Etat membres de la communauté ont signé la convention de Munich de 1973. conférant au breveté un monopole d’exploitation limité dans le temps et ayant un caractère territorial. S’il y a un doute sur la nouveauté ce sera aux juges judiciaires de statuer sur la nouveauté. Les différents brevets déposés dans les différents pays sont indépendants les uns des autres. Cela est handicapant. la délivrance des brevets sur son territoire.Livraison à une personne autre que . Quels sont ces actes ? . qui résulterait du premier dépôt. le déposant peut solliciter des brevets dans les autres pays sans qu’on lui oppose le défaut de nouveauté. Avec possibilité de passerelles. C) L’établissement du rapport de recherche définitif C’est ce rapport qui va déclencher automatiquement la délivrance du brevet.La fabrication. utilisation. §1) La durée du droit C’est 20 ans à compté du dépôt de la demande si le titre délivré est un brevet et 6 ans si le déposant choisit la voie du certificat d’utilité. qui suppose une procédure unique. Vente. Chapitre 5 : Les conséquences de l’attribution du brevet Section 1 : Les droits du breveté Le brevet est un titre délivré par les pouvoirs publics. les conventions internationales ont essayé de calmer cet encombrement : Convention de L’union de Paris de 1883 : sur la propriété industrielle qui institue pour les bénéficiaires de la convention un délai de priorité qui leur permet pendant un an à partir d’une première demande de brevet dans un pays signataire. §2) La sphère géographique d’application du droit L’attribution d’un brevet est une manifestation du pouvoir étatique : chaque état est libre de soumettre aux conditions qu’il estime nécessaire. qui instaure un système européen de délivrance des brevets. cela débouche sur le principe de la territorialité des brevets. il doit faire autant de demande de brevets dans les états dans lesquels il veut être protégé. §3) Le contenu du droit du brevet L’inventeur a le droit d’être nommé inventeur dans le brevet.déposant a également 3 mois pour répondre à ses observations.

et susceptible de tous les actes d’application aux biens. -Article L 613-6 : c’est la théorie de l’épuisement des droits : théorie à l’origine communautaire introduit en droit français. Il peut être vendu. Le breveté qui n’a pas payé ses taxe il y aura un délai de grâce de 6 mois. s’il y aune contrefaçon. 70 coutent de l’argent. les brevets qui ne rapportent pas assez d’argent pour courir les taxes d’entretient sont nombreux. pendant lesquels il pourra payer l’indemnité échues.le breveté des moyens nécessaires à la fabrication ou la mise en œuvre d’un produit ou d’une invention breveté. C’est un contrat entre l’Etat l’inventeur : l’état permet à l’inventeur d’exploiter de manière exclusive l’invention pendant 20 ans. Pendant les 5 premières années : 35 € par an. sur 100 brevet accordé. Restent en dehors du monopole les actes d’usage domestique ou expérimental. si c’est un hôtelier qui l’utilise : contrefacteur ou un si c’est un démonstrateur sur un marché : ne sera pas contrefacteur. Ex : un autocuiseur. B) Sanction C’est la déchéance : le brevet tombe dans le domaine public ? Cette déchéance a une particularité car elle rétroagit au jour de l’annuité aurait du normalement être payé. Section 2 : Les obligations du breveté Il y a deux obligations principales : payer des annuités fiscales et exploiter l’invention. 9 qui procurent de l’argent. Dans les 5 dernières années : 600 € C’est pour faire sortir du champs des brevets. Le monopole du breveté s’analyse comme un bien qui rentre dans le patrimoine du breveté. Pourquoi la déchéance rétroagit ? C’est pour éviter que soit considéré comme contrefacteur des industriels qui auraient exploité le brevet dans délais de grâces. mais on parlera de « licence de brevet ». au plus tard le dernier jour du mois de la date anniversaire du brevet. 1 rapporte beaucoup d’argent. 20 couvrent les frais. toutes les interdictions ultérieures de commercialisation ne relèvent que du droit des contrats ou de la concurrence mais pas du droit des brevets. mais on parle de « cession de brevet ». dont la particularité est qu’elle augmentent avec l’âge du brevet. Le monopole du breveté ainsi définit connait deux limites : -Art L 613-5 : à savoir que le monopole du breveté ne couvre que l’utilisation industrielle ou commerciale du produit breveté. Il peut aussi faire l’objet d’une location. §2 L’obligation d’exploiter l’invention En réalité cette obligation est fondée sur une considération d‘intérêt national : l’Etat accepte de donner un monopole d’exploitation sur une invention pour récompenser l’inventeur et aussi pour que le pays profite immédiatement des avantages procurés par l’invention. Cette théorie consiste à dire qu’à partir du moment où un produit couvert par un brevet a été commercialisé sur le territoire communautaire avec l’autorisation du breveté le breveté perd tout droit de regard sur l’usage que l’utilisateur final peut faire de ce produit. §1 L’obligation d’entretient du brevet A) Principe Pour entretenir son brevet. Ainsi. faire tomber dans le domaine public. il doit payer chaque année une taxe fiscale. en contrepartie l’inventeur s’engage à faire profiter . Ces taxes doivent être payées chaque année.

Ensuite elle est soumis à des conditions de fond. à savoir que le brevet de perfectionnement propose un progrès technique important ou présente un intérêt économique considérable. toutes les modalités sont susceptibles de révisions soit à la demande du déposant du brevet ou du salarié. il doit avoir le consentement du titulaire du brevet initial. Elle a un caractère personnel. Licence d’office : conféré par l’autorité administrative A) Les licences obligatoires Il y a un régime général et un particulier pour les licences de dépendance : pour les améliorations d’une invention. le champ d’application et le montant des redevances sont fixées par le tribunal. 2) Le régime des licences dépendance : L 613-15 du CPI Un tiers a apporté une amélioration à une invention initiale et a obtenu pour cette amélioration. L’article L 616-15 prévoit la solution de conflit entre les deux inventeurs et prévoit les licences de dépendances. Elles sont indistinctement accordées soit au titulaire du brevet de perfectionnement ou à l’inverse au titulaire de du brevet initial. 1) Le régime général Elles résultent d’une demande en Justice portées devant l’un des TGI compétent sur la propriété industrielle. B) Les licences d’office . comme elle peut ne pas l’être. Le breveté peut se défendre en faisant une excuse légitime à la non-exploitation : en établissant qu’il est devant un obstacle matériel sérieux à l’exploitation envisagé. Il se peut que la collaboration soit pacifique. La licence légale : est une licence de brevet il ya deux types de licence: Licence obligatoire : octroyée par l’autorité judiciaire. Le tiers doit prouver la carence et établir qu’il a lui-même demandé une licence d’exploitation qui lui a été refusée. a) Les conditions Le demandeur doit établir : -A la fois la carence du breveté -Et il doit établir sa propre compétence. Le montant est déterminé par le tribunal. Pour mettre en œuvre son brevet de perfectionnement. la durée. Elle a été soumise au breveté dans des conditions telles qu’elle était inacceptable.immédiatement la société. Cette licence est soumis à une condition de délai. b) Effets Lorsque les conditions sont réunies le tribunal va accorder la licence qu’il réclame qui est obligatoirement non exclusive. elle ne pourra être céder qu’avec l’accord du tribunal. un brevet de perfectionnement. La carence du breveté résulte de deux éléments à savoir un défaut d’exploitation personnelle : qui est assorti d’une condition de délai de 3 ans à compté de la délivrance du brevet ou 4 ans à compté du dépôt de la demande. doit être introduite dans les 3 ans à compté de la délivrance du brevet de perfectionnement ou 4 ans à compté du dépôt de la demande.

A partir de cet arrêté toute personne qualifiée peut demander pour un ou plusieurs produits une licence d’exploitation pour un ou plusieurs des produits présentés. il s’agit de tout produit curatif humain ou vétérinaire. Sa licence est fixée part le ministre de la santé. les brevets touchés sont énumérés dans l’article L 613-16. ici avec l’exemple celui de la santé.Ces licences ne sanctionnent pas un défaut d’exploitation mais plutôt une insuffisance d’exploitation. le ministre correspondant à la matière. Le terme de médicament est pris dans un sens très large. S’agissant de la santé publique. touchant à la défense nationale. ont peu d’importance là où la licence d’office présente un intérêt c’est la question du prix anormalement élevé car cela constitue une parade efficace contre les abus de monopole auxquels pourrait être tentés les labos fabricant les matières premières (les labos pharmaceutiques en eux-mêmes étaient contrôlé sur le prix des médicaments) Aucune licence d’office n’a jamais été appliquée. il y a eu une menace sur la pilule. elles sont délivrées par l’administration lorsque les intérêts de la collectivité l’exigent. soit les brevets de médicaments. concernant l’économie nationale L 613-18. de procédés d’obtention de médicament. pour des produits nécessaires à l’obtention de médicaments. L 613-17. Les deux premiers cas. L 613-19. en revanche les redevances sont librement négociées entre le titulaire du brevet et le bénéficiaire de la licence d’office. Titre II Protection d’un avantage commercial Introduction : Sous l’AR toutes les activités artisanales étaient verrouillées par les corporations et elles disposaient de marque. =>Pour être mis sous le régime de la licence d’office il faut que ces médicaments soient mis sur le marché en quantité ou en qualité insuffisante ou encore à des prix anormalement élevés. et pour des procédé de fabrication des ces derniers produits. elles raccrochaient le produit à une corporation et ainsi assurer . Concernant la procédure : Lorsque que l’on constate que les conditions de la licence d’office sont réunies. Elles touchent un certain nombre de brevets limitativement énumérés à savoir les brevets de santé publique. il prend un arrêté qui place les produits en question sous le régime de la licence d’office.

complète par elle même facilement accessible. cette loi de 1964 va être remplacée par une loi du 4 janvier 1991 qui forme la partie du code de propriété intellectuelle qui intéresse les marques articles L 711-1. Toute personne consultant le bulletin officiel des marques doit avoir une représentation précise durable etc… Ces conditions posées par la CJCE vont être appliquées aux trois types de marques. Intelligible. Pour les marques constituées de couleur on va rencontrer une restriction celle de la représentation graphique. La représentation graphique s’entend au moyens de figures de lignes ou de caractères qui doivent être claire. faute de représentation graphique satisfaisante admettre au dépôt des marques olfactives. des marques sonores. -le signe doit être susceptible de représentation graphique : condition introduite dans la loi française à la suite de la directive et le sens de cette condition a été précisée par la CJCE dans 3 décisions importantes : 6 mars 2003 affaire Libertel. précise. Définition article L 711-1 al 1 donne une définition de la marque : la marque est un signe susceptible de représentation servant à distinguer les produits ou services d’une personne physique ou d’une personne morale. durable et objective. en 2003 concernant la représentation graphique d’une couleur.l’étanchéité de la corporation. Il y à des marques verbales ou nominale. Dans l’arrêt Libertel. mais celle-ci n’est pas facilement accessible donc cela entraine le rejet de la formule chimique. ni par la combinaison de ces éléments Donc on ne peut pas. En matière de marque on va rencontrer une particularité à savoir que les arrêts de la CJCE vont être très importants. . car on ne peut pas décrire le contenu d’une odeur aux moyens de mots écris. il y à deux systèmes de protection qui vont le cas échéant se superposer. le régime national et le régime communautaire. odorat ou le gout. Règlement du 20 décembre 1993 qui crée une marque communautaire. Va organiser les marques jusqu’à la loi du 31 décembre 1964. c’est la première loi moderne sur les marques. elle ne peut pas non plus être satisfaite par le dépôt d’une formule chimique. ni par le dépôt d’un échantillon. olfactives. L’association d’un échantillon et d’une description verbale peut constituer une représentation graphique si cette description se réfère à un code d’identification internationalement reconnu. ne peut pas être satisfaite par le dépôt d’un échantillon car il va s’altérer avec le temps. dont le but est d’unifier la protection des marques dans tous les Etats de la communauté. problème de marque de couleur. -un signe : c'est-à-dire une information qui s’adresse aux sens et qui permet la reconnaissance de quelque chose. Puis directive du 20 décembre 1988. Tout disparait à la révolution et première loi sur les marques le 22 Germinal an 11 suivi d’une loi du 23 juin 1857. la cour dans l’arrêt siegman dit que s’agissant d’un signe olfactif les exigences de la représentation graphique ne sont pas rempliés par une formule chimique. 89-104. et gustatives. Sieckman du 12 décembre 2002 qui concernait les marques olfactive et enfin 27 novembre 2003 shield-mark. visuelle. sonores. L’exigence n’est pas non plus remplie par une exigence aux moyens de mots. Dans l’arrêt de 2002 il était question de la possibilité de représenter graphiquement une marque olfactive soit un signe qui montre une odeur de cannelle. La marque s’acquiert désormais par le dépôt. orange sans forme ni contours.

Exemple : la marque mont blanc. il n’y à pas que la marque. en principe n’importe quel produit peut être désigné par une marque. un problème s’est posé pour une catégorie de produit se sont les produits de presse pour les journaux et les magasines car le produit en question n’est jamais identique. donc on doit combiner le droit des marques avec le principe de la liberté du commerce et de l’industrie. des notes et des silences dont la forme indique la valeur relative. La CJCE dit. est ce que le titre d’une œuvre peut être déposé . Deuxième élément pour les produits. L’effet immédiat de shildmark est d’exclure de la possibilité d’un enregistrement tous les sons. il s’agit de permettre au public de distinguer sans confusion possible un produit et de le rattacher à une entreprise unique qui sera considérée comme responsable de sa qualité. dans cette catégorie. La marque doit avoir une fonction distinctive. la société a voulu obliger la CJCE a prendre position s’agissant de la représentation graphique des sons. s’agissant des marques sonores. enfin l’indication des notes ne serait pas complète car on ne connaît pas la gamme des notes choisies. A coté de la marque. La seule possibilité pour les marques sonores de satisfaire à l’exigence d’une représentation graphique c’est la représentation dans une portée musicale qui prend une mesure sur laquelle figurent une clé. elle permet au public de rattacher ce produit à une entreprise unique qui est responsable de sa qualité. Donc le signe déposé restera libre dans les autres secteurs économiques. la CJ rappelle la fonction de la marque. la fonction distinctive. Le problème est que si on n’a jamais fait de musique on ne comprendrait pas assez bien. la dénomination sociale et également l’enseigne qui désigne un établissement commercial dans sa localisation. Ne peux pas non plus être une description écrite consistant en une onomatopée. qu’il est exclu que ces marques sonores soient décrites dans une description écrite. Parmi les signes distinctifs la marque à la particularité de distinguer des produits ou des services et elle le fait non pas parmi tous les produits. C’est en fait une fonction distinctive. La marque appartient à une catégorie particulière de signe que l’on appelle des signes distinctifs. il y à le nom commercial. Donc la marque est valable dans le cercle des produits concurrents => principe de spécialité dans le droit des marques qui signifie que le signe ne sera réservé que pour désigner les produits énumérés dans le dépôt de produits identiques ou similaire. la Cour de Cassation a tranché la question dans une affaire qui intéresse le journal mademoiselle et elle a dit que les journaux comme tous les autres produits pouvaient être identifiée par une marque car celle-ci est la manifestation de la permanence du journal. il s’agissait du dépôt de la forme d’une tête de rasoir.Dans l’arrêt shield mark. Pourquoi ce principe de spécialité ? Car les signes que l’on peut s’approprier comme marque ne sont pas en nombre indéfinis. car le cocorico français n’est pas universel. Difficulté s’agissant des œuvres de l’esprit. Fonction de protection du titulaire de la marque contre la contrefaçon mais s’ajoute la fonction de garantie du public qui protège contre des produits émanant de concurrent cherchant à profiter de la renommée ou de la qualité de la marque. cette exigence a été dégagée dans l’arrêt Phillips 16 avril 2002. deux catégories des stylos et des crèmes dessert. et a déposé un certain nombre de marque sonores. parmi elles il y en avait une constituée par le chant d’un coq et l’autre constituée par les 5 première notes de la lettre à élise. Il faut que les produits ou les services en cause soit des produits concurrents.

Chapitre 1 : La création de la marque Section 1 : Les différents signes susceptibles de constituer une marque Ceux ci sont énumérés dans la suite de L 6111-1 : § 1 : Les dénominations Forment des marques nominales. une combinaison de lettres et de chiffres. le nom patronymique est indisponible pour identifier une autre personne physique. et il se peut que 2 commerçant qui portent le même patronyme = homonyme veulent tous les 2 déposés ou utiliser leur nom comme marque. par opposition aux marques figuratives et donc peut choisir comme un marque un mot du langage courant sous réserve de distinctivité. peut aussi déposer comme marque un assemblage de mots ou un slogan (fermeture éclair ou encore André le chausseur sachant chausser). un chiffre (5 pour un parfum). Lui demandait d'introduire un élément distinctif dans son nom. mais ce délai est indéfiniment renouvelable. On va faire sortir du domaine public un mot du langage courant (golf pour du chocolat. un nom géographique. Cette liberté a malheureusement débouché sur des excès et notamment des fraudes à savoir -l'assimilation dans la C° de sociétés commerciales. mais liberté des uns peut être freinée par la liberté des autres. On peut déposer aussi un terme de fantaisie. frigidaire). il permet au public de distinguer dans toute la production littéraire l’œuvre que l’on recherche. Or. elle posait un principe de liberté d'usage du nom patronymique pour chacun des 2 titulaires et l'existence d'une marque homonymes n'interdisait pas à 1/3 portant le même nom de déposer lui même son nom comme marque sauf à ce que cette pratique soit limité ou interdite si elle portait préjudice au 1er déposant. déposer un mot d'une langue étrangère. publicitaires veulent surtout que le slogan frappe l'esprit du public. -2ème pratique frauduleuses : convention de prête nom qui consistait à chercher un porteur neutre du patronyme convoité avec lequel faisait une convention où autorisait le commerçant a utiliser son nom comme marque : affaire Picasso =>Toutes ces pratiques ont conduit législateur en 91 a revenir sur cette théorie des homonymes .comme une marque ? Car il y à un conflit avec la loi sur le droit d’auteur qui soumet la protection des titres à l’originalité et qui est limité dans le temps soit 70 ans à compter de la mort de l’auteur. Sous l'empire de la L de 1964. L'admission de tous ces termes comme marques ne pose pas de problèmes particuliers sauf 2 cas : -Le cas des noms patronymiques -Le nom géographique A) Le dépôt de marque pour les noms patronymiques : q° des homonymes : On sait que chacun a la libre utilisation commerciale de son nom. la protection de la marque est de 10 ans. chic pour des journaux ou or pour parfum). une combinaison de la lettre (BNP). c a d que l'on formait une société commerciale avec le porteur du patronyme convoité et donnait un nombre symbolique de parts et déposait son nom comme marque en soutenant que c'était le patronyme d'un des associés : marque lapidus. La jurisprudence et la Cour de Cassation ont admis que tous les titres d’œuvre de l’esprit pouvaient être protégés par une marque car le titre rempli la même fonction que la marque. Q° : comment on va aménager la coexistence si il y a de ces 2 patronymes. C'est un moyen facile de protéger un slogan alors que la protection d'un slogan par droit d'auteur nécessité la démonstration par l'originalité et pas sur que slogan soit originaux. c a d qui à l'origine de signifie rien (astra. un nom patronymique.

3 catégories : -signe figuratifs à 2 dimensions : dessins..permettant en principe de déposer une marque sous leur nom et L 713-6 a : désormais l'homonyme ne pourra faire du commerce qu'en utilisant son nom comme dénomination sociale. figure. B) La question des noms géographiques : La q° du dépôt d'un nom géographique comme marque pose pbm car des indications géographiques sont attachés à des produits en raison d'un lien entre le produit et le terroir = toponyme : c a d des noms lieux. § 3) Les signes figuratifs L 611-1 alinéa 2 c : ce sont des dessins. Parallèlement aux marques. L 611-1 retrouve certaines marques déjà énuméré dans L 64 mais désuet car évoque cachet et lisière. images de synthèses.. cachets. cf avant. Ces marques ne posent pas de problème particulier pour dépôt comme marque mais 2 choses tenant à leur protection particulière : -Lorsqu'on dépose une marque figurative : en l'occurrence un dessin ou emblème (une croix pour de l'eau de Javel ou éléphant pour du thé) protection dont bénéficie le titulaire de cette marque s'étend à la marque nominale correspondante. puis entériné par commerciale 07/05/80. puis forme et ensuite éventuellement dispositions combinaisons ou nuances de couleurs. villes ou rarement pays qui sont attachés à des produits parce que la région est particulièrement renommé pour la fabrication ou élaboration des produits : peut être un lien plutôt psychologique fait entre le public entre une région ou un produit (Calais pour de la dentelle. étiquettes. nom commerciale ou enseigne sous réserve que cette activité ne porte pas préjudice au titulaire de la marque. Verrerie de Biot. ou huile d'olive. il y a des signes géographiques bénéficiant à certains produits : appellations d'origine ou de provenance (reposant plutôt sur réputation d'une région). régions. § 2) Les signes sonores Ces signes sont valables sous réserve de leur possibilité de représentation graphique à savoir qu’ils ne peuvent être déposés que sous forme de portée musicale. logo et image de synthèse -forme : marque à 3 dimensions -couleurs. il y a les appellations d'origines contrôlés ou protégés. Acquiert une protection en même . Ces appellations d'origine sont attribuées par décret qui fixe l'aire géographique et les méthodes de production que doivent respecter les producteurs pour que leurs produits puissent bénéficier de leur origine. Principe : un nom géographique peut être déposé comme marque à condition qu'il ne constitue ni une appellation d'origine ni une indication de provenance : Cour de Paris. produit agricole ou alimentaire qui bénéficie d'autres indications géographiques).). ne profite qu'aux produits alimentaire ou agricole (vins et fromage en France. A côté des indications de provenance. mais ne peut pas déposer champagne même pour un parfum car appellation notoire et risque d'affaiblissement de l'appellation d'origine. On ne pourra déposer des marques géographiques que si le nom que l'on choisi est neutre par rapport au produit que l'on veut identifier : Saint Petersburg pour des bijoux ou compagnie de Californie pour des vêtements car pas de réputation particulière pour des vêtements. cachet. A) Les signes figuratifs à 2 dimensions : Dessins ou étiquettes + fréquent.

1) Formes remplissant une fonction technique ou utilitaires : Ne sont pas valables les marques constitués par la forme imposé par la fonction du produit soit pas sa nature. la forme est protégée à la fois par droit des brevets et droit d'auteur. protection s'étend du symbole au nom du symbole car pour D le produit que je recherche je ne peux passer que par le mot qui couvre ce symbole. celui ci a expiré 20 ans après dépôt et fabriquant de lego a déposer comme marque la forme des lego pour essayer de se constituer un droit quasi perpétuel et empêcher ses concurrents de fabriquer librement les produits. -Lorsque je dépose une marque figurative j’acquiers une protection sur l'emblème en question la croix ou l'éléphant quelque soit les formes : c a d un commerçant concurrent qui fabrique des produits similaires ne peut pas déposer « croix » pour de l'eau de javel même si la croix n'a pas la même forme que la mienne. quand bien même le même résultat pourrait être obtenu par d'autres formes » = dans cet â la CJ rejette un critère de la multiplicité des formes et consistant à soutenir que lorsque plusieurs formes sont possibles pour obtenir le même résultat technique. L'inverse n'étant pas vrai. Affaire légo CIJ et Philipps a donné lieu a décision CJ 18 juin 2002 : a appliqué la directive correspondante aux textes de la L française en disant que « ne constitue pas une marque valable la forme nécessaire à l'obtention d'un résultat technique. mais même raisonnement dans affaire Lexomil commerciale 21 janvier 2004: forme d'un comprimé d'un anti dépresseur particularité d'être un médicament générique : illustration de la bagarre entre titulaire du brevet et le ou les génériqueurs lorsque ce produit couvert par brevet tombe dans le domaine public.temps pour la marque nominale. Ex concernant la marque de lego : on été couvert par un brevet. Ex : Philipps avait déposé comme marque la tête de son rasoir à 3 têtes et q° savoir si possible de déposer comme marque la forme d'un produit et la juris. La marque permet à travers le dépôt d'acquérir une protection quasi perpétuelle car durée initiale de 10 ans en raison de possibilité de renouvellement successif va durer aussi longtemps par période de 10 ans que je veux ou mes héritiers le veulent. donc craint que celui qui dispose d'un brevet pour une forme dépose cette forme pour marque. quand va sentir que protection va arriver à échéance (dessins et modèles ou brevet) et va essayer d'obtenir une protection quasi perpétuelle. Médicament originaire se présentait sous la forme initiale d'un bâtonnet sécable et générique exactement de la même façon et le labo d'origine essayait d'empêcher le labo générique d'utiliser cette même forme et la cour de Paris a repris même raisonnement que dans la CJ en disant que « la forme d'un produit ne peut être appropriable comme marque même si d'autres formes peuvent être envisageable pour obtenir le même . formes sont protégés par droit d'auteur ou droit des brevets et ces 2 droits sont limités dans le temps (auteur : 70 ans après sa mort/ dessins et modèles : 25 ans à compter du dépôt/ droits des brevets offre protection max 20 ans). Cet arrêt a été appliqué par la juris française non seulement dans l'affaire Philips (France qui avait posé q°). Donc législateur L 711-2 c : « on ne peut pas déposer comme marque les signes constitués exclusivement par la forme imposée par la nature ou la fonction du produit ou conférant à ce dernier sa valeur substantielle » : il faut distinguer les formes remplissant une fonction technique et une fonction ornementale. La CJ n'a pas admis ce raisonnement car a considéré que la forme lorsqu'elle est liée à un résultat technique ne remplit pas la fonction de la marque. B) Les marques à 3 dimensions : les formes : On a un pbm particulier qui va se poser et qui est que l'on peut être en présence d'un risque de détournement du droit des marques. Or.

. CJ a admit que constituait une marque valable la combinaison de la tête du rasoir avec le nom du rasoir en q° et le nom incrusté dans la forme : Philips Shave : constituant à lui seul une marque valable associé avec tête de rasoir = complexe mais valable. on disait que le nombre des couleurs fondamentales étant limitées (7) n'était pas possible de choisir comme marque une de ces couleurs fondamentales : donc principe faut combiner droit des marques avec liberté de l'industrie et donc admettait le dépôt de couleur uniquement sous la forme de combinaison ou de disposition. La forme joue son rôle de marque et lui permet simplement de distinguer le produit qu'il recherche d'un autre produit de même nature qui va se présenter différemment. Philipps ou Lexomil) qu'aux formes de conditionnement du produit. Marque complexe est une marque qui joint 2 noms ou combine une forme. Si applique raisonnement. pas choisi le service si avait présenté une autre forme. Disposition adopté par la directive reprise du droit bénéluxe sur les marques. Dans l'article un mot qui est le plus important est « exclusivement » ce qui veut dire que les marques complexes unissant une forme et un autre élément qui aurait été distinctif en lui même sont valables. Ex : je cherche un service de verre. qui recherche d'abord un produit. -Si la réponse est négative. donc la forme du verre joue un rôle déterminant dans le consentement et donc donne au produit sa valeur substantielle et fabriquant ne peut déposer la forme du verre comme marque. à ce moment là joue un rôle déterminant dans le choix du produit car recherché par sa forme. On peut envisager 2 cas : Est ce que le public aurait quand même choisit le produit si il s'était présenté sous une autre forme? -Si la réponse est + : si j'arrive à la conclusion que le public aurait quand même choisi le produit même si avait revêtu une autre forme : j'aboutis à la conclusion que la forme joue un rôle secondaire dans le choix du public. même si change de forme je choisirai quand même ce produit car attaché à la qualité pas la forme sous laquelle présenté. si je cherche ce produit je cherche d'abord un produit. § 3) Les dispositions. je choisis le service par rapport à forme que présente les verres. si j'arrive en analysant l'E d'esprit du public.résultat ». Dans quels cas un signe confère au produit sa valeur substantielle? Disposition n'existant pas en droit français avant transposition de directive 89/104. une bouteille remplit une fonction utilitaire et forme d'une bouteille ne peut être ainsi déposé comme marque : ce qui serait contraire à la juris que l'on connait où ok à partir du moment où forme reconnaissable (admis comme marque bouteille de Perrier ou coca car pas une forme ordinaire mais particulière). Il faut analyser l'E d'esprit du public lorsqu'il choisit un produit qui se présente sous une forme. Si je cherche un produit pour nettoyer les toilettes et un présente une forme caractéristique = canard WC. 2) Fonction ornementale : L 711-2 c in fine : ne peut pas être adopté comme marque un signe conférant au produit sa valeur substantielle. Ce raisonnement empêchant de déposer une forme ayant une fonction technique ou utilitaire s'applique aussi bien aux formes du produit lui même (légo. qu'il n'aurait pas choisi le produit si c'était présenté sous une autre forme. elle confère au produit sa valeur substantielle et la forme ne peut être déposée comme marque. combinaisons ou nuances de couleurs Avant L 91. je choisi forme qui permet de reconnaître ce produit.

Ex : je prends une marque constituer du mot golf. En matière de droit d'auteur. Arrêt cass Decathlon : q° appropriation couleur bleu et un des moyens de pourvoi avait soutenu que bleu couleur fondamental et donc pas être protégé mais cassation a négligé ce moyen. En revanche. Section 2 : conditions de validité de la marque L 711-2 : caractère distinctif L 711-3: caractère licite du signe choisi comme marque L 711-4 caractère disponible §1) Le caractère distinctif On rencontre une condition de validité nouvelle. Lustucru choisi couleurs bleu et crème et présente en damier. On ne peut pas déposer comme marque de couleur la couleur bleu pâle. Par exemple. Je ne peux pas m'approprier comme marque un signe nécessaire à mes concurrents pour désigner leur produit et raison propre à la fonction de la marque : fonction distinctive donc si utilise un signe trop proche du produit ne remplira pas sa fonction consistant à distinguer mon produit de celui des concurrents. en revanche – distinctive si identifie tondeuse à gazon et pas du tout distinctive (interdite) si elle identifie des voiturettes utilisées pour transporter les golfeurs. la création doit être originale. c a d ne doit pas y avoir de rapports entre le signe choisi comme marque et le produit identifié par la marque. Ces signes concernent aussi bien les marques nominales que les marques figuratives. L 711-2 considère comme dépourvu de caractères distinctifs un certain nombre de signes. elle va être distinctive si je la choisi pour identifier des chocolats. ce qui au sens prof prouve que raisonnement et distinction d'avant n'est plus d'actualité. Exemple. celui des nuances est lui aussi illimité et la juris a admit le dépôt d'une marque constitué par la nuance de couleur à condition que le dépôt soit précis et identifié quant à la nuance de couleurs revendiquée. =>La disposition est + subtile car c'est la présentation de plusieurs couleurs ou unique dans une forme ou dans un dessin. . Dans une première approche. Arrêt Libertel: la distinction entre couleur fondamentale et nuance de couleur a disparu avec L 91 et exigence représentation graphique des couleurs et maintenant n'importe quelle couleur il est possible de les déposer sans forme même si sans forme ni contour. un cœur. Signes qui n'ont pas de caractère distinctif. A) Appréciation du caractère distinctif On ne peut pas dire d'une façon abstraite et générale qu'un signe est distinctif ou non. Le caractère distinctif est une notion relative. est obligé d'identifier le bleu en q° par sa référence scientifique ou dans un code universellement reconnu. à condition d'être identifiée de façon scientifique ou code international. si le nombre des couleurs fondamentales est limités. le signe choisi comme marque doit être arbitraire (distinctif). Appréciation résulte de la confrontation entre le signe choisi et le produit que ce signe vise à identifier. en matière de droit des brevets : condition de nouveauté et ici une 3ème condition de validité : distinctif. Faut que le produit sorte du lot grâce à un signe caractéristique. Il exclut les signes génériques nécessaires ou usuels.=>Une combinaison de couleurs est l'assemblage de plusieurs couleurs dans un ordre déterminé. un cercle ou toutes autres formes paraissant opportune de donner en exemple.

Si le terme étranger n’a pas de signification pour la majorité du public le terme est distinctif même si dans la langue en question il désigne le produit. Egalement les formes qui sont liés à un impératif technique exemple le mode de conditionnement ou la machine utilisée pour le conditionnement du produit. destination.1) Exclusion des signes génériques nécessaires ou usuels Ces signes concernent aussi bien les marques nominales que figurative a) Nominales Est dépourvu de caractère distinctif la marque constituée d’un signe qui dans le langage courant ou professionnel est exclusivement la désignation générique nécessaire ou usuelle du produit ou du service. On ne peut pas non plus déposer une marque relative à sa quantité ou une marque relative à la qualité du produit exemple : la meilleur des bières pour de la bière (lol). Tout signe servant a désigné une caractéristique du produit est considéré comme non distinctif. la valeur. . Question des marques déposées en langue étrangère. Tout signe faisant référence à ces éléments ne présente pas des caractères distinctifs. Duel entre Boursin et Bongrain. 2) les signes descriptifs Ils ne concernent que les marques nominales L 711-2 b) interdit les signes pouvant servir à des désigner les caractéristiques du produit ou su service. Les signes nécessaires sont les signes qui font référence à la composition du produit exemple un emballage ayant la forme d’un citron pour contenir du jus de citron. Le fait de présenter du jus de citron reprenant la forme d’un citron a été considéré comme non distinctive car elle faisait référence à la composition du produit CA Paris 1956. en revanche. quantité. Par exemple ticket restaurant Ce sont des marques faiblement distinctives. qui tous les deux présentent leur fromage dans une forme similaire. exemple : espèce. la CA a considéré qu’ils n’étaient pas distinctif car ces plis relevaient d’un impératif de conditionnement du produit. b) Figuratif On peut invalider une marque pour défaut de caractère distinctif lorsque le signe figuratif dont elle est formée est considéré comme nécessaire ou usuel. qualité. la difficulté est que la plupart des déposant lorsqu’ils déposent une marque en langue étrangère. si la majorité du public comprend le mot comme synonyme du produit la marque sera considérée comme dépourvue de caractère distinctif. Les signes usuels sont les signes généralement associés au produit ou alors une forme qui sert à son emballage. L’article précise qu’est dépourvu de caractère distinctif ces signes dans le langage courant ou professionnel. choisissent le mot qui identifie le produit en langue étrangère. donc lorsque le produit s’adresse à des professionnels il peut être considéré comme non distinctif si il a une signification pour les professionnels auxquels il s’adresse. Exemple pour un verre déposer la marque « pratiquement incassable » on va déposer la qualité du verre. la provenance géographique ou l’époque de production du produit ou du service. un emballage avec pli.

La question va être soulevée en cas de litige et notamment un cas de contrefaçon. Le contrefacteur va alors attaquer la marque en soulevant le fait que la marque n’était pas valable a être protégée justement parce qu’elle serait franchement non distinctive. on trouve une disposition que l’on appelle déchéance pour excès de notoriété au terme de laquelle le titulaire d’une marque perdra son droit sur le signe si le signe est devenu de sont fait la désignation usuelle dans le commerce du produit ou du service. attaque la marque camping gaz et les juges ont décidé que cette marque à l’origine non distinctive avait acquis sont caractère distinctif grâce à l’usage qui en est fait. c’est une marque fermement distinctive car désigne la destination du produit. La question ne se pose lorsque le signe est franchement non distinctif exemple pomme pour des pommes. des poinçons officiels de garanties exemple de l’or ou de l’argent . c’est à ce jour que l’on doit se placer pour apprécier si le signe est distinctif . cycles ou dénominations des . et assurément cette marque n’est pas distinctif. La loi de 91 a modifié la jurisprudence et dans l’article L 514-5. il arrive que certains signes franchement non distinctifs soient tout de même acceptés. §2) Le signe choisi comme marque doit être licite L 711-3. des différents Etats membres de cette convention de paris. l’article 6 TER contient une règle qui fait que l’usage constant et généralisé du signe permet à ce signe qui à l’origine était faiblement distinctif d’acquérir le caractère distinctif qui lui manquait exemple l’suage constant et généralise d’un signe fait alors acquérir à ce signe le caractère distinctif qui lui manquait => chambre commerciale 7 mai 1980 dans une affaire camping gaz.B) Appréciation du caractère distinctif est fonction de l’usage En principe le caractère distinctif du signe est apprécié au jour du dépôt. armoiries. Il faudra alors établir que le titulaire de la marque n’a rien fait pour lutter contre l’assimilation de la marque à un type ou un genre de produit. ainsi un signe qui par l’usage généralisé du produit est devenu un nom commun et a dégénéré et le titulaire de la marque perdra sa protection s’il s’est rendu responsable de l’entrée de la marque dans le langage commun. à l’occasion d’une contrefaçon. un rôle positif en ce qu’il va faire acquérir à une marque un caractère distinctif qu’elle n’avait pas à l’origine. L’usage joue aussi. Jusqu’à la loi de 1991 les tribunaux se sont toujours refusé à invalider une marque qui par son usage généralisé avait gagné un aspect distinctif. Sous cette condition il y a plusieurs composantes précisées dans l’article A) le signe ne doit pas être composé par des signes exclut par l’article 6 bis de la convention de paris Drapeaux. il s’agit aussi de symboles. Renversement contraint de la jurisprudence antérieure. exemple une marque qui est rentrée dans le langage courant pour désigner le produit kleenex. Dans la pratique. B) Le signe ne doit pas faire l’objet d’une interdiction d’usage à titre de marque Il s’agit des décorations telles que la légions d’honneur. L’usage généralisé du signe déposé comme marque comme nom commun n’a aucune importance. en revanche il y à des signes que l’on appelle fermement distinctif qui ont un lien avec le produit. Convention de Paris de 1983.

ne doit pas induire le public en erreur.différentes organisation internationales exemple drapeau olympique. donc L 711-4 contient une énumération des droit antérieurs sur des signes. La sanction des 2 1ère conditions : conditions sont vérifiée par les services de l’INPI avant l’enregistrement de la marque. il peut y avoir des hésitations. d’autre part la bière s’adresse souvent à un public de jeune et le fait d’appeler canabia une bière pourrait faire penser à l’usage du cannabis. D) Le signe ne doit pas être déceptif (décevoir) L 711-3c). C) les signes contraire aux bonnes mœurs et à l’ordre public Concernant l’ordre public. L’enregistrement d’une marque au mépris d’une antériorité peut être annulée. l’action est une action en nullité relative que par el titulaire d’une antériorité. elle permet de le rattacher à une entreprise. Mais Aucun tiers ne doit pouvoir justifier d’un droit antérieur sur le signe. D’autres droits antérieurs sont absolus et il sera alors interdit de reprendre le signe comme marque dans tous les secteurs de l’activité économique. exemple Bolognia pour des pates fabriquée à gennevilliers (ah). L’article donc interdit ces signes qui sont susceptible d’induire le public en erreur par exemple sur la qualité la marque mocaluxe pour un café de seconde zone. A) Antériorité relatives . concernant la marque Opium pour le parfum. Des problèmes ont été soulevés par des maques considérées comme incitant le publique a consommer des substances nocives. pour une bière CA 18 octobre 2000 et là la marque a été interdite comme contraire à l’ordre public d’une part parce que la bière est un produit d’usage courant. La marque n’est pas une garantie juridique de qualité du produit. >Exemple CA 7 mars 1979. Le choix d’une marque qui induirait le public en erreur est contraire d’une part à la loyauté envers le concurrent d’attirer le public de son produit en le parant de qualité qu’il n’a pas. C’est donc aussi déloyal vis-à-vis du consommateur. d’une nullité absolue (donc demandée par tout intéressé y compris le ministre public qui peut agir d’office et se prescrit par 5 ans) §3) Le signe choisit comme marque doit être disponible Contrairement aux deux autres conditions. si le signe était un signe non distinctif ou illicite et qu’il a tout de même été enregistré la marque est susceptible d’être annulée. donc ils sont gouvernés par le principe de spécialité donc l’antériorité ne pourra être invoquée que si le signe est repris dans le même secteur. Encore sur la provenance. la disponibilité du signe n’est pas vérifiée par l’INPI au moment de l’enregistrement donc le contrôle de la disponibilité est laissée aux tribunaux saisis par le titulaire d’une antériorité soit un droit antérieur sur le signe qui interdit le dépôt par un tiers de ce signe comme marque. La CA n’ pas annulé la marque car elle a soutenu qu’il n’y avait pas de lien entre le parfum et l’opium et en plus on trouvait dans la littérature de nombreuses références à l’opium comme un rêve ou à une évasion. Certains doits antérieurs sont des droits sur des signes distinctifs. signe d’Interpol. Plus sévère concernant le dépôt du terme Canabia. c’est une garantie psychologique. la croix rouge.

Ce sont des droits antérieurs qui existent au profit du titulaire d’un signe distinctif. Sont-ce des produits similaires ? Si oui alors on interdira le dépôt. la propriété d’une marque s’acquiert par l’enregistrement et l’usage d’un signe à titre de marque ne donne aucun droit à l’usager. la notion de similitude de produit est une notion objective prenant en compte la nature. . La seule difficulté qu’il y à dans ce type d’antériorité est d’identifier la notion de produit similaire. 1) la Marque L’existence d’une marque antérieure enregistrée au profit d’un autre titulaire interdit le dépôt et l’enregistrement d’une autre marque constituée par un signe identique ou similaire destiné à identifier des produits identiques ou similaires. Sont alors considérés comme similaires des produits dont la nature et l’usage sont extrêmement voisins ou qui ont une destination commune exemple des planches à voiles et des bateaux. article L 711-4 a). Cette notion de similitude est laissée à l’appréciation souveraine des juges du fond. soit une marque à l’énoncé de laquelle le public va faire spontanément l’association avec le produit qu’elle recouvre. Sont aussi similaires des produits complémentaire exemple un restaurant et des plats cuisiné Arrêt lasser. c’est l’équivalent du nom patronymique pour les personnes physique.Que dans le secteur concurrentiel couvert par l’autre droit. la destination. =>1er type d’antériorité 2) l’antériorité résultant d’une dénomination ou raison sociale Cette dénomination sociale sert à individualiser une personne morale dans l’ensemble de ses activités. Il s’agissait de l’application d’une directive en France qui a fait l’objet d’une question préjudicielle. exemple le même signe pour identifier un café et une machine à café. l’utilisation des produits ou des services ainsi que leur caractère concurrent ou complémentaire. donc on trouve des décisions dans tous les sens. b) l’existence d’une marque non enregistrée C’est le cas d’une marque notoire. En face d’une telle marque le titulaire de la marque prend la précaution de la déposer dans tous les pays et pour tous les produits. Il y à tout de même une exception qui résulte de la convention d’union de Paris à savoir que lorsqu’une marque est notoire elle est protégée bien qu’elle n’ait pas fait l’objet d’un enregistrement. Loi de 1964. La CJCE a donné aux juges des pays membres des indications pour juger de la similitude des produits Kanon 29 septembre 1998. ou des biscuits et des biscottes. Ce droit s’acquiert par l’adoption de cette dénomination sociale dans les statuts qui constituent cette personne morale. Une marque notoire est une marque connue d’une large fraction du public.

La question de l’antériorité résultant de cette dénomination pose la question de l’étendue de la spécialité . il s’agit de la dénomination d’un pays d’une région ou d’une localité. sont dues au milieu géographique comprenant des facteurs naturels et des facteurs humains. nom commercial et enseigne. est alors réintroduit en fait le principe de spécialité de manière indirecte. l’explication tient au fait qu’ils sont appropriés par l’usage et la situation du déposant d’une marque est rendue plus difficile car même s’il a fait une recherche d’antériorité avant de déposer son signe. ne s’applique qu’aux produits agricoles. ou alors a-t-elle une étendue plus grande ? Dans la jurisprudence la plus récente. dans certains cas le titulaire d’une marque va se retrouver en but de réclamation du titulaire d’un nom commercial alors qu’il ignorait en toute bonne foi son existence. le législateur a exigé que pour constituer une antériorité il a éxigé que le nom commercial ou l’enseigne soit connue sur l’ensemble du territoire. Modification par la loi de 91. l’existence d’un nom commercial constituait toujours une antériorité au dépôt d’une marque. Mais en même temps qu’elle étend la protection de la dénomination sociale la jurisprudence pose le principe que cette dénomination sociale. alimentaires et aux produits de la mer. les tribunaux ont tendance à voir que la protection de la dénomination sociale s’étend à tous les secteurs de la vie économique. soit demander à l’INPI de vérifier dans ses registre de vérifier s’il le signe que l’on veut désigner par la marque a été utilisé. à l’inverse l’antériorité résultant d’une enseigne était subordonnée à la preuve que cette enseigne était connue sur l’ensemble du territoire. ou seulement local ? Loi de 1964 le statut du nom commercial était différent de celui de l’enseigne. Pour éviter ce genre de pratique. Comme tous les signes distinctifs cette dénomination est limitée par la spécialité. c’est difficile si la marque a été acquise par l’usage et qu’elle n’a pas été enregistrée . Le nom commercial ou d’une enseigne constituent ils une antériorité à condition qu’ils aient un rayonnement national. Ces appellations d’origine sont délivrées par l’administration et plus précisément par l’institut national de l’origine et de la qualité (IAO) c’est le nom d’un terroir d’une ville ou d’une région. Le risque de confusion a été défini par la CJCE dans le même arrêt que les produits similaires Kanon 29 septembre 1998. servant à désigner un produit qui en est originaire et dont les qualités ou les caractères. selon la CJ il y à un tel risque lorsque le public peut croire que les produits commercialisés sous les deux signes (dénomination sociale et marque) proviennent de la même entreprise ou d’entreprise liées économiquement. 3) l’antériorité provenant du nom commercial ou de l’enseigne Le nom commercial : le nom sous lequel est exploité un fond de commerce L’enseigne désigne selon la définition de la jurisprudence un établissement commercial selon sa localisation. l’exigence d’un rayonnement national vaut pour les deux signes. sa reprise n’est interdite que dans la mesure où il existe un risque de confusion. donc l’activité de la société telle qu’elle est décrite dans les statuts. A condition que le titulaire de la dénomination sociale établisse que cette reprise établisse un risque de confusion avec ses propres activités. Ce transmet par décret fixant l’aire géographique et l’appellation d’origine à accorder à un . 4) l’existence d’une appellation d’origine Ces appellations sont définies par le code de la propriété intellectuelle mais leur statut est dans le code rural.

il s’agit d’une personne privée qui va réagir contre la commercialisation de son nom sans autorisation. ce médecin avait alors initié une procédure en disant que viagra était la reprise de son nom patronymique. Or. Lorsque la jurisprudence a été saisie d‘une telle question elle a posé le principe selon lequel la reprise d’un nom patronymique à des fins commerciales nécessite que le demander établisse l’existence d’un risque de confusion à laquelle il a intérêt à mettre fin affaire Savignac de la 1ère chambre civil 19 décembre 1967. Les personnes qui bénéficient d’appellation d’origine ne peuvent pas la déposer seule comme marque même s’ils sont les seuls propriétaires de l’aire d’exploitation => Arrêt 1987.produit a partir du moment que les producteurs respectent le cahier des charges qui fixe précisément les conditions de production. s’il est incessible dans sa fonction d’identification des personnes physiques en revanche le titulaire d’un nom patronymique peut commercialiser son nom. la marque est en réalité l’anagramme du nom du médecin qui a mis au point le produit il s’appelait virag. B) les antériorités résultant d’un droit absolu 1) l’existence sur le signe que l’on veut déposer. Les personnes célèbres ont le plus grand intérêt à garder la maitrise de la commercialisation de leur nom patronymique. soit deux commerçants homonyme peuvent-ils déposer leur patronyme puisqu’il est identique ? Mais on va s’intéresser à la commercialisation du nom d’un tiers sans autorisation. Dans quelles circonstances y aura-t-il existence d’une confusion. avec un signe figuratif champagne cordon rouge. 2) Antériorité résultant des droits de la personnalité Exemple les noms patronymiques. affaire Dop 26 mai 1970 Cour de Cassation. avant une affaire badoit 1ère chambre civil 13 février 1967. Arrêt viagra CA du 15 décembre 2000. Le nom patronymique a une nature juridique hybride c’est à la fois une institution de police et un droit de la personnalité. l’exploitation commerciale d’une œuvre de l’esprit requiert au plus fort l’autorisation de l’auteur. Donc toute exploitation mm sous forme partielle sans autorisation est une contrefaçon. Quant on a définie la marque on a définit un problème. d’un droit d’auteur ou d’un droit sur un dessin et modèle La loi et le code a la suite de la loi de 57 reconnaît à l’auteur un droit exclusif qui présente des éléments patrimoniaux et des éléments moraux permettant à l’auteur de décider la forme sous laquelle il désire exploiter sont œuvre. Cette appellation d’origine est indisponible et les producteurs de produit qui n’en bénéficient pas ne peuvent pas reprendre cette appellation d’origine comme marque. Pour les producteurs de la région considérée l’appellation d’origine est indisponible pour constituer une marque si l’appellation d’origine est constituée seule. les producteurs peuvent combiner dans une marque l’appellation d ‘origine avec un autre signe distinctif exemple avec un nom patronymique champagne veuve Clicquot. on s’attendait à ce que la CA déboute car il ne s’agissait pas de la reprise à l’identique finalement elle a dit que la reprise à l’identique . L’existence d’une confusion est soumise à plusieurs éléments : -il faut que le nom patronymique soit connu du public -il fallait que le nom patronymique soit repris à l’identique. soit en exerçant lui-même le commerce soit en autorisation à un tiers à utiliser son nom. Cette appellation d’origine est classée dans la catégorie des signes distinctifs.

Chapitre 2 L’acquisition. Donc la reprise n’est interdite que lorsqu’elle est fautive : débouche sur une confusion ou un risque de confusion ou quant empêche le porteur du nom de toucher des revenus de l’utilisation de ce nom. Pour ne pas priver ces CT des bénéfices qu’elle tire de la commercialisation de leur nom ou pour ne pas détourner les investissements qu’elles ont réalisés il est nécessaire d’interdire le dépôt de leur nom comme marque lorsque le dépôt porte atteinte à leurs intérêts. Au lieu de réparer de façons maladroite et incomplète. 3) les droits des collectivités territoriales Innovation de la loi de 91 L’idée est que les CT ont un nom une réputation et qu’il est important de préserver les droits de ces CT sur leur nom. Conclusion sur les antériorités : Elles ne sont pas vérifiées par l’INPI. il était de meilleure politique d’éviter que le préjudice ne se réalise. Donc si le nom est célèbre ou nom. elle suppose que le dépôt de la demande soit publié dans le registre national des marques et que le titulaire vienne consulter périodiquement le registre pour essayer de contrer un tel enregistrement. pour éviter cela il faut donner au titulaire antérieur d’empêcher l’enregistrement d’un marque identique ou similaire à la sienne c’est le but de la procédure d’opposition. faire opposition à l’enregistrement du signe qui va leur porter préjudice. Il est parfois difficile de réparer un préjudice lorsque ce préjudice résulte d’une mauvaise image d’un produit dans le public. Donc ne peut pas être déposé comme un marque un signe. Cette procédure d’opposition ne prive pas le titulaire d’une marque d’une action en nullité s’ils se sont rendu compte trop tard de l’enregistrement. En cas d’utilisation d’un nom commun on ira plus dans le sens de la protection du commerçant qui a fait un choix malheureux et qui va se voir menacé par une personne physique avide de D&I. leur vérification est laissé à la diligence de leur titulaire. la conservation et la perte du droit sur la marque . Concernant les antériorités résultant d’une marque. une marque qui porte atteinte au nom à l’image ou à la réputation d’une CT (exemple Deauville pour des parapluies). Cette procédure est réservée au titulaire d’une marque. donc une marque adoptée en violation de tel ou tel droit est sanctionnée par une action en nullité relative qui ne peut être introduite que par le titulaire de l’antériorité et qui se prescrit par 5 ans. Lorsque le titulaire d’une marque se rend compte qu’une autre marque identique ou similaire à la sienne va être déposée par un tiers pour le même produit il a à sa disposition une procédure particulière qui s’appelle la procédure d’opposition.n’était pas une conditions de recevabilité et l’action pouvait prospérer si le risque de confusion est établi à l’aide d’autres éléments. Cette procédure se réalise devant l’INPI.

ce dépôt est un dépôt très simple. Puis l’administration réparti ces produits dans des classes. La procédure a été modifiée dans la loi de 91 à savoir qu’il n’y a plus d’examen au renouvellement. ce sont des conditions vérifiées par l’INPI. soit son nom. dans ce dépôt on fait figurer la marque. Dans ce cas seul le tiers qui dispose de l’antériorité peut agir. la marque est enregistrée et l’enregistrement est publié au registre national des maques . mais ces classes ne servent pas à déterminer l’étendu de la protection de la marque. cette liste va servir à identifier l’étendu de la spécialité du signe. Deux inconvénients : -si on tombe sur un examinateur plus tatillons et que la marque était faiblement distinctive on risquait de voir sa marque invalidée. formulaire officiel fourni par l’administration. soit sa forme. Les classes servent à calculer les droits dus par le déposant à l’heure actuelle coute 225 euros pour trois classes et ensuite 40 euros par classe supplémentaire. . Le signe reste libre dans les autres secteurs de la vie économique. -la procédure d’examen dure longtemps et si on s’y prend trop tard.Section 1 l’acquisition du droit sur la marque Principe : l’acquisition du droit sur la marque se fait par un dépôt suivi d’un enregistrement à l’INPI. Il y à des causes relatives et absolues (voir sanction des conditions de validité de la marque). Le dépôt vaut pour toute la vie de la marque. la première protection étant échu avant que la deuxième n’arrive donc la marque restait non protégée pendant une certaine période (donc contrefaçon possible). Renouvellement sur simple déclaration. lorsque le signe est insusceptible de constituer une marque donc lorsque le signe est non distinctif ou encore illicite ou déceptif. Section 3 la perte du droit sur la marque 2 causes de déchéance : -pour défaut d’exploitation -pour perte du pouvoir distinctif de la marque §1) Perte du droit sur la marque à la suite d’une contestation de la validité de la marque Donc à la suite d’une action en nullité. Si ces vérifications donnent satisfaction à l’INIPI. qui ne vérifie que si le signe constitue un signe valable en tant que marque et vérifie la distinctvité et la licéité. Donc possibilité pour tout intéressé d’introduire l’action en nullité y compris pour le ministère public qui peut agir d’office. il y en à 35 pour les produits et 9 pour les services. le dépôt étant aussi publié pour permettre la procédure d’opposition . prescription de 5 ans. Section 2 la Conservation du droit sur la marque Avant la loi de 91 le renouvellement était réalisé dans une même procédure que le dépôt. prescription également de 5 ans. Relative qui sanctionne cette fois les antériorités donc le fait que le signe a été déposé comme marque au mépris d’une antériorité à un tiers. Ce dépôt est examiné par l’INPI. et à côté du dépôt on donne la liste des produits ou des services que l’on cherche à identifier par la marque. soit 10 ans à compter du jour du dépôt et peut être renouvelée. Absolue.

Car d’une part. exemple la vache qui rit. la vache qui s’amuse etc. D’autre part. il y à d’ailleurs eu un litige avec la marque (la vache sérieuse). . Le titulaire de la marque a en revanche l’obligation d’exploiter le signe dont il s’est réservé l’usage à titre de marque. ou encore un établissement commercial ne fait pas un usage sérieux de son signe à titre de marque. C’est une déchéance pour non usage or la preuve du non usage est difficile à rapporter. Il faut que le titulaire du droit ait toléré en connaissance de cause l’existence de la marque pendant 5 ans. Pour lutter cotre ces 3 pratiques. ce sont des marques déposées sans aucune intention de les exploiter mais pour entourer un signe dont on a la propriété qu’on utilise comme marque mais que l’on considère comme faiblement distinctive. le législateur a instauré la déchéance pour défaut d’exploitation. on va déposer la vache qui pleure. a contrario le titulaire d’une marque qui utilise son signe pour identifier par exemple un fond de commerce. donc pour éviter que les concurrent ne profite de cette faiblesse en déposant une marque analogie. les signes disponibles pour constituer des marques finissent par être de moins en moins nombreux. qui sont déposées sans aucune intention d’exploitation uniquement pour gêner l’activité d’un concurrent dont on sait qu’il va déposer le signe comme marque. C’est donc une atteinte au principe de la liberté du commerce et de l’industrie. pour éviter que le concurrent profite de la faiblesse de la marque. plusieurs éléments =>l’usage sérieux c’est un usage à titre de marque. 1) les usages de la marque nécessaires pour conserver le droit sur la marque Cet usage doit présenter 3 caractères : -doit constituer un usage sérieux. marque que les services marketing de l’entreprise ont mis au point pour identifier le produit lorsqu’il sera prêt. or puisque c’est une exception sont étendue doit être raisonnable. -les marques de défense. le droit des marques est une exception à la liberté du commerce et de l’industrie. on va l’entourer d’autres dépôts qui vont renforcer son caractère distinctif. repris par la loi de 91 et le code de propriété intellectuelle article 7145=>Principe le titulaire d’une marque qui n’a pas fait un usage sérieux de son signe pendant une période de 5 ans s’expose à être déchu de sa marque. §2) Les actions en déchéances A) pour défaut d’exploitation Le titulaire de la marque n’a pas une obligation d’entretien comme pour le brevet. Parfois l’élaboration du produit prend trop de temps et la marque déposée attends que le produit soit prêt si ce temps dure trop longtemps le propriétaire s’expose à la déchéance.mais particularité pour le droit des marques soit la forclusion par tolérance article 714-3 al 3 l’action du titulaire de l’antériorité ne sera plus recevable dès lors que la marque a été déposée de bonne foi et qu’il en a toléré l’usage pendant 5. il y en à 3 principales : -les marques de barrages. -Les marques de réserve. elles sont donc illégales. Enfin. donc pour désigner des produits ou des services. le législateur a voulu lutter contre un certain nombre de pratiques dans lesquels un signe est approprié comme marque alors que le titulaire d’une marque n’a pas l’intention de l’exploiter.

Encire. suppose aussi que le titulaire de la marque ne modifie pas les produits ou les services dans le dépôt. si le contrefacteur arrive à le prouver il ne sera plus considéré comme un contrefacteur. Enfin un concurrent qui voudrait déposer un signe identique ou voisin de la marque et la marque. Mais les preuves négatives sont difficiles à rapporter. car il faut prendre en compte les très petites entreprises. Par conséquent le titulaire d’une marque ne peut pas se défendre contre une déchéance en disant qu’il a fait des actes préparatoires à la commercialisation du produit car ils ne sont pas considérés comme des usages sérieux de la marque. pour échapper à la déchéance en principe. donc pas d’exploitation pour des produits similaires. La jurisprudence a prévu un accommodement à savoir qu’est considéré comme un usage sérieux l’usage d’un signe sous une forme modifiée dès lors que persiste le caractère distinctif de la marque. la fonction de la marque est de permettre au public d’identifier un produit ou un service et de les rattacher à une entreprise. donc un usage sérieux suppose que des produits ou des services soient déposés dans le public. L’échelle étant la capacité de l’entreprise du titulaire de la marque. Ceci étant dit. non exploitée. si la loi exige que le signe soit utilisé à titre de marque. Il y à tout de même un limite. probatio diabolica. il faut que le signe exploité soit identique à celui qui figure dans l’enregistrement de la marque donc celui publié au RNM.=>Suppose également un usage en direction du public. on n’exige pas un seuil minimum d’exploitation. la législateur a alors . ce qui sous tend deux conditions : =>de Forme. b) La preuve du non-usage Normalement c’est au demandeur de rapporter la preuve des faits qu’il allègue (actor incubit). notamment dont le contrat de licence a été publié au RNM. 2) l’action en déchéance a) L’intérêt à agir La plupart des affaires qui intéressent la déchéance du signe sont introduites à titre reconventionnelle par un contrefacteur. lorsque le titulaire de la marque a déposé plusieurs marques proches de la sienne. donc que l’on exploite le signe exposé pour des produits similaires -il faut que l’exploitation du signe se fasse par le propriétaire ou avec le consentement du propriétaire : Il n’est pas nécessaire que l’exploitation du signe soit effectuée par un licencié régulier. le titulaire peut être tenté de moderniser son signe sans refaire un nouveau dépôt. il faut éviter de tomber dans les marques de défense. que le tiers autorisé à exploiter le signe soit titulaire d’une licence en bonne et due forme il suffit qu’il ait été autorisé par le titulaire de la marque. une marque silhouette déposée pour du lait ne peut pas échapper à la déchéance au pretexte que son titulaire l’exploite pour des fromages frais. un concurrent titulaire du signe et craint que le titulaire de la marque l’attaque en contrefaçon. -Il faut un usage du signe dans les conditions du dépôt. =>de Fond. c'est-à-dire établir que le propriétaire du signe est déchu de sa marque. gêne. Donc il faut que la marque exploitée ne diffère de celle qui a été déposée que par des éléments annexes. En revanche. il y à une atténuation de ce principe. à savoir que lorsqu’on à affaire à une marque ancienne. Exemple.

le produit couvert par un brevet et action en contrefaçon contre ce brevet. le signe déposé comme marque n’est plus approprié. . donc il tombe dans le domaine public et n’importe qui peut se l’approprier à nouveau pour désigner ses propres produits. Cette preuve exigée du titulaire de la marque n’est pas difficile à rapporter car le titulaire de la marque s’il a exploité son signe il va avoir dans sa comptabilité des signes qui vont prouver l’exploitation de cette marque. Le texte réserve le cas où il y aurait des justes motifs à la non exploitation de la marque. donc en l’espèce ce n’est pas au demandeur en déchéance de prouver la non exploitation. La jurisprudence exige que l’exploitation de la marque ait été empêché soit par des circonstances de fait ou de droit sérieuses. Pour pouvoir réussir dans son action le demandeur doit rapporter la preuve d’une non exploitation pendant 5 ans pour aboutir à la déchéance du signe. Donc les moyens de défense du titulaire de la marque c’est de rapporter l’existence de ces justes motifs. en l’absence d’action en déchéance. le propriétaire. =>de droit. c) Les moyens de défense Le titulaire de la marque dispose de moyens de défense s’il ne parvient pas à prouver l’exploitation de son signe. la législateur a posé cette règle à savoir que la déchéance prend effet à la date d’expiration du délai utile pour demander la déchéance. B) Pour perte du pouvoir distinctif de la marque L 714-6. mais au titulaire de la marque de rapporter que. ou bien le produit est un médicament et il n’a pas obtenu la possibilité de mettre ce médicament sur le marché. la déchéance prend elle effet à l’expiration du délai de 5ans ? Ou rétroagit-elle ? La jurisprudence avant la loi de 91 fixait la date d’effet de la déchéance au prononcé du jugement. Il faut que s’ajoute une condition subjective. contrairement aux allégations du demandeur il a bien exploité son signe. La loi de 91. c’est une déchéance qui sanctionne une circonstance particulière soit le fait qu’un signe qui existait à l’origine comme une marque est devenu le nom commun d’un produit. à savoir que ce glissement sémantique a été sinon encouragé tout au moins toléré par le propriétaire de la marque 1) la condition objective : le glissement sémantique La marque doit être devenue la désignation usuelle du produit dans le commerce. On a agit ainsi pour protéger le défendeur exemple de quelqu’un qui a pris l’initiative d’exploiter une marque dont le titulaire était déchu. =>de fait. d) Les effets de la demande Lorsque l’action en déchéance réussi. a modifié cet état de fait. donc sanctionne la perte du pouvoir distinctif. le titulaire de la marque peut rapporter la preuve qu’il n’a pas pu fabriquer son produit car il nécessitait des matières premières mises sous embargo. désormais lorsque la déchéance est prononcée elle rétroagit au jour où le délai de 5 ans est expiré. va agir en contrefaçon et donc pour protéger celui qui exploite un signe sans agir en déchéance.renversé la charge de la preuve.

on peut penser à des actions contentieuses. Au fil du temps une marque perd son caractère distinctif car elle est utilisée comme nom commun. On peut également penser à des actions non contentieuses. Avant la loi de 91 on appliquait un principe général à savoir que le caractère distinctif d’une marque doit s’apprécier au jour du dépôt. Les actions à leur disposition. soit par la facilité de l’usage exemple scotch. elles sont devenues un nom commun. civil la bonne foi est indifférente. et en plus il s’agit d’un droit de propriété et sa violation ne peut être constatée que par les tribunaux. Cette position de principe s’est modifiée dans la loi de 91 avec l’introduction de cette déchéance pour perte du pouvoir distinctif du signe. Cela va amener les titulaires d’une marque à la surveiller et à agir pour éviter cette déchéance. exemple un Ricard mais un vrai. mais ne pourra être approprié par personne car elle a perdu son caractère distinctif. Or. donc la déchéance du signe sanctionne la passivité du titulaire de la marque.Ce sont des marques qui ont subi un glissement sémantique. Section 1 la protection des marques ordinaires . l’action en déchéance va pouvoir aboutir et le propriétaire de la marque sera déchu de son droit et tomber dans le domaine public. il s’agira alors de la publicité. Lorsque les deux conditions sont réunies. Enfin. des accords de coexistence entre les titulaires de marque pour éviter que la marque soit utilisée pour présenter un produit diffusé par un autre titulaire. frigo. en direction du public pour avertir le public que le signe qu’ils considère comme un nom commun est en fait une marque. En ce qui concerne spécifiquement les contrefaçons de marque on observe tout de même une tendance à saisir les tribunaux correctionnels car ils marquent plus facilement les esprits notamment lorsque la contrefaçon est de grande ampleur ou parce que l’entreprise contrefaite a une certaine notoriété. donc génère une difficulté supplémentaire. lorsque le propriétaire la marque il va lancer le produit il va attirer le public et lorsque le produit sera connu du public il essaiera alors que la marque tombe dans le domaine public. Cette action nécessite une action en justice car il faut analyser l’élément objectif de la déchéance. On peut demander aussi à ajouter dans le dictionnaire qu’un terme utilisé comme nom commun était une marque. sopalin. Chapitre 3 la protection de la marque La victime d’une contrefaçon peut saisir soir les tribunaux civils. 2) la condition subjective qui tient à l’habitude du titulaire de la marque Il faut qu’il soit considéré comme responsable de cette perte du pouvoir distinctif. soit les tribunaux correctionnel. -en matière de contrefaçon de marque les dommages et intérêts accordés par les tribunaux répressifs sont en général inférieur à ceux alloués par les tribunaux civils. exemple action en contrefaçon si la marque est utilisée pour identifier des produits identiques ou similaires ou des actions en responsabilité civile en constatant par exemple que dans un article de journal on utilise sa marque comme nom commun. en général elle va préférer le civil pour 2 raisons : -l’action pénale en contrefaçon nécessite la démonstration de l’intention.

En droit français les tribunaux avaient l’habitude d’assimiler à une reproduction : la reproduction quasi servile soit une reproduction assortie d’une différence insignifiante et la reproduction par adjonction inopérante on reproduit la marque et on ajoute un élément insignifiant qui ne change pas son caractère distinctif. En revanche lorsque la marque est reproduite sur des produits similaires à ceux figurant sur le dépôt ou lorsque la marque est imitée. ou s’agit il d’une imitation ? il faudra alors établir le risque de confusion. ou encore les reproductions de marque et les déposer en nom de domaine. La CJ assimile à la reproduction la reproduction quasi servile. reproduction pure et simple. La question a été posée à la CJ qui a défini le risque de confusion dans une affaire sabel du 11 novembre 1997. La CJCE ltj diffusion du 20 mars 2003. dans lequel elle dit qu’il s’agit d’une reproduction lorsque le signe reproduit sans modification ni ajouts tous les éléments constituant la marque (reproduction pure et simple) ou lorsque. également les tableaux de concordance. outre l’élément matériel. et imitation de la marque qu’il s’agisse de produits identiques ou similaires à ceux qui figurent dans le dépôt. Affaire concernant la contrefaçon de la marque Arthur. La jurisprudence française a suivi cette décision. Partant de là la CJ définit comme suit : constitue une risque de confusion le fait que le public puisse croire que les produits ou services en cause proviennent de la même entreprise où le cas . considéré dans son ensemble. Pour définir le risque de confusion la cour de justice remonte à la fonction de la marque qui est de permettre au public de rattacher sans confusion possible un produit à une entreprise qui est considérée comme responsable de sa qualité. cette marque avait été contrefaite par la marque Arthur et Félicie. en L 716-9 et L 716-10 pour le code pénal. le risque de confusion. §1) La reproduction du signe sur des produits identiques Arrêt qui va déterminer en quoi consiste la reproduction. Si bien que le champ d’application de la reproduction est restreint. en revanche elle exclut que la reproduction par adjonction inopérante puisse constituer une reproduction. qu’il s’agisse de produits identiques ou similaires. une affaire Kanon du 28 septembre 1998 et une affaire Lloyd du 22 juin 1999. Le principe posé par ces deux articles est le suivant : la victime de la contrefaçon n’a rien d’autre à prouver que le fait matériel lorsque sa marque est reproduite sur des produits identiques à ceux désignés dans son dépôt. §2) exigence d’un risque de confusion Pour la reproduction de marque sur des produits similaires. la victime va devoir prouver. qui concerne caleçons pyjamas etc. =>donc ne concerne que la reproduction quasi servile et pure et simple =>La reproduction doit également se faire sur des produits identiques : est identique au produit marqué deux produits qui ont la même nature ou qui remplissent la même fonction ou encore deux produits sont identiques lorsque l’un rentre dans la catégorie de l’autre exemple la marque vise comme produit les produits cosmétique et le contrefacteur utilise la marque comme un phare à joues. s’agit il d’une reproduction par adjonction inopérante ? Dans ce cas pas besoin de rapporter la preuve du risque de confusion. il recèle des différences si insignifiantes qu’elles peuvent passer inaperçu aux yeux d’un consommateur moyen. Question de la reproduction des marques de luxe sur les moteurs de recherche.Article L 713-2 et L 713-3 du code de propriété intellectuelle.

Enfin recours à une locution complémentaire de la marque cognito en utilisant ergossum. B) Les facteurs de risques de confusion 1) La similitude entre les produits ou les services Quand allons-nous considérer que deux produits ou deux services sont similaire ? La CJ retient un critère objectif définit dans l’arrêt Kanon précité et l’arrêt Lloyd. le même code de couleur. La similitude visuelle : soit dans la construction des marques. Exemple. ou encore les parfums et les foulards. pages jaunes et pages solaires. avec une accommodation de ce dernier critère par la jurisprudence en s’intéressant plutôt aux mêmes rayons. lorsque le public est un public spécialisé. le risque de confusion dépend de nombreux facteurs notamment de la connaissance de la marque sur le marché. 2) La similitude des signes On va examiner si les deux marques portent des ressemblances visuelles. la reproduction par contraste. le contrefacteur ne reproduit pas la marque mais utilise un élément sous jacent de cette marque il a recours à un synonyme. lorsque deux marques. A) L’agent de référence du risque de confusion Il s’agit de la victime du risque de confusion. La similitude intellectuelle : il s’agit de se référer au même concept. si par exemple il s’agit de vêtements. En revanche. c’est surtout un consommateur qui est habitué au produit => le consommateur qui s’intéresse au produit. qu’ils ont la même finalité. exemple les foulards et la maroquinerie. on va alors se référer à cette notion de consommateur qui a l’habitude du produit. normalement attentif avisé. de l’association qui peut en être faite avec le signe utilisé ou enregistré. en fait d’un produit de consommation courante. selon la même typographie. du degré de similitude entre le marque et le signe et entre les produits ou services désignés. La similitude auditive : prennent place dans l’appréciation de l’imitation des marques. la vache qui rit et la vache sérieuse. . Dernier élément. malgré une structure différente se prononcent de la même manière exemple sherman et sheerman. qui s’adresse qu’à une catégorie de consommateurs. la même destination ou encore qu’ils sont complémentaires. Egalement dans la présentation des deux marques avec un logo très proche. Il s’agit selon la CJ d’un consommateur moyen de la catégorie de produits concernés donc un consommateur d’attention moyenne. auditives ou conceptuelles. ou encore qu’ils sont distribués dans les mêmes magasins. le consommateur de référence est le grand public. on observe que la marque d’origine et la marque contrefaisante sont parfois très proches parfois même à une lettre prêt exemple Eurostar et Eurostart. deux produits ou deux services sont similaires lorsqu’ils ont la même nature. qu’ils remplissent la même fonction. exemple le réverbère et le lampadaire. la jurisprudence considère comme similaires des produits choisis par les entreprises du Luxe lorsqu’elles décident de diversifier leur production.échéant d’entreprise liées économiquement. par exemple lorsque les produits ont le même processus de signification ou encore lorsqu’ils ont le même usage. La similitude entre les produits et les services suppose qu’il existe entre eux un lien étroit et nécessaire.

Cela peut être un préjudice économique. dans ce cas. la jurisprudence va appliquer cette théorie dans les arrêts CA Pontiac 8 décembre 1962 marque de voiture qu’un agent s’était approprié pour identifier des réfrigérateurs et Mazda 19 octobre 1970. Cela peut être un préjudice plus ténu exemple la perte de l’image ou du pouvoir attractif. Cette théorie a été intégrée à la fois dans la directive 89 104 et la loi 91 et forme maintenant l’article L 713-5 l’emploi d’une marque jouissant d’une renommée engage la responsabilité civile de son auteur s’il est de nature à porter préjudice au titulaire de la marque ou s’il constitue une exploitation injustifiée de cette dernière. §2) Les conditions de l’application de L 713-1 Préjudice porté au titulaire de la marque ce préjudice peut être de nature économique mais tout simplement un préjudice en déperdition en terme d’image. il s’agit en fait de l’application du droit commun soit 1382 du cc. Lorsqu’on à affaire à une marque renommée celle-ci est protégée contre sa reprise pour des produits qui ne sortent de son secteur concurrentiel qu’à la condition que les agissements de l’agent portent préjudice au titulaire de la marque. on invoque le principe de spécialité en disant que la marque n’est pas connue dans le secteur laitier. Certaines marques sont considérées comme notoires ou renommées. on détourne la notoriété de la marque et on essaie de lancer le produit sur le dos du titulaire de la marque. Section 2 la protection des marques renommées ou notoire Les marques sont gouvernées par le principe de spécialité. plus connu pour les voitures mais à l’origine il s’agissait d’une système d’éclairage. La doctrine a bâtit une théorie que l’on appelle la théorie des agissements parasitaires. la notion était la celle de maque notoire. mais dans ce cas il y à un risque de déchéance pour défaut d’exploitation (vu plus haut). La CJ a du intervenir pour préciser le concept de marque renommée dans un arrêt chevy la CJ a posé en principe qu’une marque renommée est connue de la majorité du publique intéressée par les produits et service diffusés par le titulaire de la marque. Pour essayer de lutter contre cette contrefaçon le titulaire d’une marque notoire va la déposer dans tous les secteurs. Exemple produits qui ne seraient diffusés que sur une partie du territoire. pour lesquels se pose un problème particulier à savoir qu’un agent peut essayer de détourner la notoriété de la marque à son profit exemple hermès pour des yaourts. car en utilisant la marque pour des produits cela peut bloquer une volonté de diversification de la marque. 2 points : définition et éléments pris en compte pour enclencher la procédure de cet article.Lorsque tous ces facteurs sont présents ils vont conduire à un risque de confusion qui va entrainer la condamnation du contrefacteur. L’article L 713 -5 va plus loin en disant que l’action de l’article peut intervenir lorsque les . §1) La question de la marque renommée Jusqu’à la loi de 91. le concept de marque renommée est elle différente de la marque notoire ? Une marque notoire est une marque connue de la majorité du public. cela donne l’action en concurrence déloyale mais en l’espèce les deux entreprises ne sont pas dans un rapports de concurrence car vise deux secteurs qui ne sont pas concurrentiels c’est pourquoi on les a appelé agissement parasitaire=> engage sa responsabilité le commerçant qui dépose une marque notoire ou renommée pour identifier des produits différents.

C’est plus simple en terme de preuve. les sujets d’écrits seront des commentaires de textes. en cas de hors sujets la note sera inférieur à la moyenne. donc bien coller à l’arrêt pas plus d’une copie et une intercalaire. on doit s’en tenir au texte. il est donc plus utile pour lui de se tourner vers l’aspect sanctionateur de l’article L 713-5 soit montrer que par ses agissements l’agent à chercher à se situer dans son sillage exemple affaire du parfum champagne et Yves saint Laurent ce dernier avait voulu se mettre dans le sillage de champagne. Précisions sur l’examen : -3 février entre 8h30 et 11h30 -sujets à l’écrit. or prouver la perte du pouvoir attractif de la marque est difficile à établir. on s’est borné à amener des faits.agissements de l’agent constituent une exploitation injustifiée de la notoriété de la marque. . car il va devoir prouver un préjudice. On se détache de 1382 pour simplement sanctionner les agissements de celui qui reprend la marque renommée pour des produits différents. le code est interdit. on se contente de relever que dans les faits l’agent essayer de se situer dans le sillage de la marque.

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