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FAPE 2009 INSTALLATION

BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Départementaux en en Arts Plastiques Conseillers Pédagogiques Richard / Conseillers Pédagogiques DépartementauxArts Visuels Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 Inspection Académique 06

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Introduction
Installation
Nous rompons cette année avec la traditionnelle thématique pour vous proposer de travailler avec vos classes sur une forme artistique relativement récente dans l’histoire des arts plastiques : l’Installation. Lors des FAPE précédents, nous avions remarqué - avec plaisir ! - que ce genre artistique était déjà exploré par certains d’entrevous avec originalité et humour. Nous vous invitons donc, cette année, à généraliser cette pratique dans les classes. Les lieux d’exposition en plein air, celui de Mouans-Sartoux avec son château, ses jardins, son esplanade et sa forêt, comme celui de Tourette-Levens avec ses places, sa montée du château, ses murailles, ses terrasses, se prêtent fort bien à la mise en espace de ce genre de productions. Pas de thématique donc, mais un sujet à traiter avec une grande liberté puisque précisément l’Installation métisse les genres et peut se saisir de toutes les problématiques : spatiales, temporelles, sensorielles… C’est bien sûr dans une dimension de plaisir, de rêve et de jeu que nous proposerons aux enfants, d’élaborer ces dialogues avec l’environnement ou de créer ces espaces imaginaires… Comme chaque année, nous avons élaboré un document pédagogique qui nous l’espérons nourrira votre réflexion. L’Installation y est abordée sous différents angles : historique, culturel, artistique, pédagogique…. Place donc aux univers expérimentaux, terrains d’aventures, embarcations pour l’imaginaire et autres espaces sensoriels ou kinesthésiques à faire partager aux spectateurs…

Les Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Visuels Raymond BALESTRA / Christine CHARLES / Richard ROUX
BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86

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Sommaire
Introduction Sommaire 3 5 6 9 2

Approche culturelle

Autour des mots : Etymologie / Définitions

L’installation : Définition / Lieu / Temps / Spectateur / Vie / Théâtralité, dramaturgie, mise en scène Références culturelles et citations 13 21

Artistes installateurs : Généalogie / Précurseurs / Contemporains • • • • • • • • • • • • • • Vanessa Beecroft 27 Daniel Buren 29 Sophie Calle 31 Christo et Jeanne-Claude Andy Goldsworthy 40 Loris Gréaud 42 Thomas Hirschhorn 45 Tadashi Kawamata 47 Edward Kienholz 49 Barbara Kruger 51 Yayoi Kusama 53 Mario Merz 55 Nam June Paik 57 Georges Rousse 59

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BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86

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• • • James Turrell 61 Felice Varini 63 Bill Viola 64 66 Approche pédagogique • • • • • • • Tableau general 67 L’imaginaire et le symbolique L’espace 69 / 70 Le temps 71 Les sens 72 Le spectateur 73 Le mouvement 74 75 68 Démarche pédagogique • • Solliciter / Projeter / Collecter 76 Composer / Exposer / Se référer 77 78 79 Documentation Bibliographie / Recherche Internet / Filmographie BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 4 .

Approche culturelle BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 5 .

Autour des mots Etymologie Installer Du latin médiéval « Installare » Mettre un dignitaire dans une stalle Mettre dans une charge ecclésiastique (XVème) Mettre en un endroit (VXIème) Installer une maison (XIXème) Stalle Du latin médiéval « Stallum ». se sauver (XVIIIème) BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 6 . du francique « Estal » position Etal Du francique « Estal » Position (Fin XIème) Table (Fin XIIème) puis par extension Demeure Puis réservé aux animaux (En allemand Stall : écurie) Puis restreint à « l’étalage de boucher » Etaler S’arrêter (Fin XIIème) Disposer (XVème) S’étaler Tomber Dérivés Etalagiste / Etale / Etalage / Etalager / Etalement (Exposition à vue) / Détaler (Retirer de l’étalage (Fin XIIIème).

on installe. mettre en ordre les choses nécessaires à un travail. loger Disposer. à un organisme S’installer S’établir en quelque endroit Se mettre en position commode Installation Action par laquelle. on met en possession de ses fonctions Placer. mettre en ordre les objets utiles à un travail Manière dont les objets sont distribués Ensemble d’objets et d’appareils mis en place en vue d’un usage Installateurs Spécialiste qui assure l’installation. d’une cathédrale ou d’une abbatiale Emplacement réservé à chaque animal dans l’étable ou dans l’écurie Etal Table sur laquelle on expose les denrées en vente sur les marchés Table sur laquelle les bouchers débitent la viande Etalage Exposition de marchandises offertes à la vente Lieu où l’on expose ces marchandises BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 7 . la mise en fonction d’un appareil Stalle Siège de bois à dossier élevé occupant les deux cotés d’u chœur d’une église. distribuer.Définitions Installer Installer solennellement dans sa charge un ecclésiastique Etablir officiellement dans sa fonction Placer.

) Afficher. disposer en éparpillant Faire voir avec ostentation (Fig.) Répartir dans le temps (Fig. déployer. exposer (Syn.) Faire tomber (Pop.Ensemble des marchandises exposées Ensemble des choses éparses dans un même lieu Exhibition complaisante et vaniteuse (Fig.) Action de faire valoir (Fig.) Poitrine féminine montrée avec ostentation (Pop) Etalagiste Qui étale ses marchandises sur la voie publique Décorateur mettant en valeur la marchandise par sa présentation Etale Flot de niveau stationnaire Etalement Aménagement pour éviter les surcharges (Vacances. exhiber. horaires…) Etaler Exposer pour la vente Déployer largement Exposer.) BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 8 . développer.

L’installation Définition L’installation est un genre de l’art contemporain qui se développe à partir des années 60. éclairages…). vidéo. musique. danse…) Elabore de nouvelles stratégies expérimentales pour repousser les limites du traditionnel domaine des arts plastiques en nouant le dialogue avec d’autres disciplines : sciences. sculpture. Les techniques et les matériaux utilisés sont d’une très grande diversité et empruntent à différents domaines artistiques (peinture. photographie. sons. elle est souvent immersive : elle enveloppe le spectateur dans un espace imaginaire et lui propose des expériences sensorielles nouvelles. L’installation ne sollicite pas seulement le regard. technique… Ouvre le cadre de la création artistique à l’espace réel et refuse de se cantonner dans l’espace traditionnel du musée en investissant des lieux autres que ceux traditionnellement réservés à l’art A la volonté affirmée de se situer résolument dans la vie et de promouvoir l’interactivité avec le public Refuse la concentration sur un objet exclusif pour mieux considérer les relations entre les divers éléments ou leurs interactions avec le contexte BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 9 . établit des ponts entre les différents langages et cherche l’abolition des frontières (sculpture. Une installation est une œuvre d’art hybride mise en scène dans un espace qui n’est pas spécifiquement destiné à l’Art pendant un temps qui va de l’éphémère au pérenne. L’installation comme nouveau genre artistique : • • • • • Joue de la transversalité entre les différents domaines artistiques.

du contexte et de l’œuvre : . Œuvre et lieu interagissent mutuellement et produisent une activation des significations potentielles à la fois du lieu.L’œuvre est en relation avec l’espace. C’est l’œuvre qui importe et non le lieu L’intégration par la totalité Aspiration à l’œuvre d’art totale Couvrir l’espace dans son entier. désigne. le saturer Tentative d’abolition de tout écart entre l’œuvre et le lieu : tout doit faire corps BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 10 . altère. La question du rapport au lieu d’exposition est exclue. dénature ou désigne le lieu qu’elle occupe. l’oeuvre occupe. modifie. entame. le socle Etendre son champ d’intervention artistique de l’atelier jusqu’au lieu public Intégrer l’art à l’environnement en général Mettre en question les vérités culturelles des lieux institutionnels Confronter une création artistique à un espace réel en un temps réel Des interactions mutuelles Le lieu fait partie intégrante de l’œuvre en tant qu’il en est le support. certaines installations nomades prennent des formes différentes selon les lieux dans lesquels elles sont exposées. exalte. le contexte dans lequel elle est donnée à voir .Le lieu L’installation comme rupture • • • • • Transcender l’espace illusoire des œuvres d’art : le cadre. Une petite typologie des interactions Le hors contexte Refus de la part de l’artiste de toute dépendance à ce qui préexiste Pas de souci du contexte.Inversement. Le rapport entre l’œuvre et lieu est complexe : lequel des deux « encadre » l’autre ? Le contexte et le contenu fusionnent-ils ? L’œuvre occupe-t-elle lieu ou le constitue-t-elle ? Enfin.

une expérience sensorielle inédite et souvent éphémère L’installation sollicite une participation active du spectateur Physiquement impliqué dans l’œuvre conçue comme lieu à investir non plus seulement par la vue mais par une prise en compte de la totalité du corps. Interpellation du spectateur et proposition d’un regard nouveau sur un lieu connu par un dispositif qui modifie les conditions de perception. La question du spectateur L’artiste propose au spectateur une expérience sensorielle inédite en l’immergeant au cœur de l’œuvre ou du processus artistique L’œuvre n’est plus conçue comme objet matériel immuable mais comme un espace plus ou moins clos au sein duquel le spectateur pénètre pour faire une expérience esthétique originale. La relation au site est considérée comme la nature même de l’Art Recherche d’une esthétique de la tension qui pourra être de la nature du lien ou de l’opposition La désignation Œuvre fonctionnant comme signal ou comme instrument d’optique. Le temps Les installations jouent du paramètre temporel selon des modalités différentes. L’œuvre est exposée aux contraintes imposées par le contexte L’écart fonctionne comme moteur d’une dynamique dialectique : la confrontation pouvant aller jusqu’à la rupture La tension Tentative de créer une tension par un échange entre une œuvre et un lieu L’œuvre dépend de l’espace dans lequel elle est réalisée Le lieu fait partie de l’œuvre. provisoires.Le dialogue Mise en regard de l’œuvre avec un lieu pour lequel elle n’a pas été créée Dialogue avec l’environnement mais sans dépendance ni adhésion. dégradables. éphémères… BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 11 . évolutives. des sens. Les œuvre peuvent être pérennes.

mis en espace. Oxley. économie mondialisée… Bibliographie Installation I : L’art en situation / Oliveira. l’œuvre questionne l’espace social. Oxley. Norbert Hilaire / Flammarion BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 12 . la dramaturgie. L’étroite relation des éléments de l’installation est capitale De par sa tridimensionnalité et sa pénétrabilité. La théâtralité. ou d’un sculpture devenue habitable de l’intérieur C’est parfois l’espace lui-même qui est théâtralisé en un lieu du voir percevoir Conclusion Au plan sociologique. Petry / Thames & Hudson Installation II : L’empire des sens / Oliveira. l’installation pourrait se définir comme une interrogation du monde contemporain par une mise sous tension dialectique des différentes formes d’art avec leur contexte : culture de masse. Au-delà de l’espace qui lui sert de support. Elle veut éviter la mise à distance du spectateur et propose un art qui se veut opérant dans la vie quotidienne. Petry / Thames & Hudson Œuvre et lieu / Anne-Marie Charbonneaux. la scénographie L’œuvre est un dispositif plastique constituant une forme de mise en scène spatio-temporelle Elle dépasse l’objet d’art en revendiquant une théâtralité : les éléments constitutifs de l’œuvre sont disposés. l’installation se rapproche finalement de l’architecture et de ses habitacles.La vie L’installation recherche une fusion entre l’art et la vie. mis en scène.

Hans Haacke. Christian Boltanski. Ainsi l'œuvre n'est pas transposable dans un autre lieu. l'installation permet de solliciter. Dary Ward a une démarche intéressante puisqu'il ne prend que des objets trouvés sur place pour ses créations. vidéos). General Idea. Bill Viola.Textes. Le russe Ilya Kabakov réalise des "installations totales". références culturelles et citations L’installation L'installation est un genre de l'art contemporain qui désigne une œuvre combinant différents médias en vue de modifier l'expérience que peut faire le spectateur d'un espace singulier ou de circonstances déterminées. Elle met à contribution tous les sens. Tony Oursler. Le concept d'installation et celui d'Art performance peuvent se rejoindre lorsque l'artiste se met en scène au milieu de son installation. les photographies. Les installations se sont surtout développées à partir des années 1960. elles peuvent seulement exister dans l'espace pour lequel elles ont été créées et pour lequel l'artiste a conçu un arrangement particulier. des médias traditionnels comme les peintures. Daniel Buren. Marcel Broodthaers. Dans ces installations circulent des individus mais aussi des pensées. Elle prend alors la caractéristique d'un art éphémère. même si l'on peut trouver des prémices de cette forme d'art avec les « ready-made » de Marcel Duchamp ou chez certains artistes surréalistes ou Dada (comme Kurt Schwitters et son Merzbau). ou encore des dessins et joue sur l'éclairage. des sons. Qu'elle constitue un espace à découvrir du regard ou bien un lieu à investir. Elle n'occupe pas l'espace mais le restructure et le réaménage. Mario Merz. l'intervention du spectateur est indispensable. dans un arrangement qui a sa propre dynamique. ni même vendable. de mêler ou encore de juxtaposer différents objets. Michelangelo Pistoletto. Les principaux artistes sont : Joseph Beuys. Dans la plupart des installations. Les installations peuvent être pilotées par des programmes câblés ou informatiques. mais le plus souvent des médias modernes comme les projections (films. Elle apparaît comme un campement que l'on monte et démonte à sa guise. impliquent aussi l'environnement comme acteur /spectateur de l'installation. les sculptures. L'installation implique une forme de nomadisme artistique et philosophique. Peter Campus… Capture de textes sur le Net BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 13 . Les installations mettent en scène. des photographies. Nam June Paik. Gary Hill. Mona Hatoum. matériaux et médiums. Certaines installations sont étroitement liées à un lieu particulier d'exposition (œuvres in situ). Il emploie plusieurs matériaux. les sons. des éclairages. Les créations in situ et les apports du Earthwork.

Larousse. aujourd’hui. comme un espace (plus ou moins clos) au sein duquel le spectateur pénètre pour faire une expérience esthétique originale. comme une sorte de chambre sensorielle. composés de milliers d’éléments à jeter après usage. ou comme une sculpture devenant environnement. Tout ce qui. Celle-ci se présente. En règle générale. Daniel Buren déploie des rayures dont la disposition souligne les caractéristiques matérielles ou sociales d’un lieu donné.» Confronté à la bidimentionnalité de la peinture et à la tridimentionnalité de la sculpture. l’installation échappe au marché de l’art. certains artistes préfèrent parler de dispositifs. aux crèches et aux tableaux vivants de nos églises qui. par exemple. la situation de l’installation est. Pour éviter les connotations statiques de ce terme. L’étroite mise en relation des éléments de l’installation est capitale. ensuite. dans tous les cas. autrement qu’une sorte de bric-à-brac de matériaux et d’objets divers. Ses divers éléments constituent un environnement qui sollicite une participation plus active du spectateur. Jusque. rejoignant la dimension de l’habitacle » Histoire matérielle et immatérielle de l’art moderne. à la mise en place des éléments que l’on retrouve au sein de ce que l’on nomme. on le voit. Elles sont présentées pendant une courte période. » Petit lexique de l’art contemporain. qui évoquent des jardins sous-marins ou des univers merveilleux. Robert Atkins. relève d’une forme de théâtralisation des arts plastiques aura contribué. ou du moins adaptés à ce lieu. Florence de Mèredieu. Ici se situe ce qu’il faudrait appeler le corps de l’installation. celle-ci apparaissant originellement comme une sorte de tableau qui se prolonge au-delà de lui même. le mot installation désigne des œuvres conçues pour un lieu donné. Judy Paff crée des environnements spectaculaires. il faudrait sans doute remonter fort loin. dans le cours du XXe siècle. même si on peut en voir quelques-unes exposées en permanence dans certaines collections de musées. « Si l’on cherchait à retracer quelles sont. très particulière. tendent déjà à sortir du cadre et à pénétrer l’espace environnant. puis démontées et ne subsistent plus que par des documents photographiques. 2002 BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 14 . en art. une installation. sans cesser de « faire tableau » et tout en continuant à s’offrir au spectateur dans le cadre d’une vision frontale. les sources et les racines profondes de ce que l’on recouvre aujourd’hui du nom d’installation. Mais dans l’art contemporain. Donald Lipski rassemble des centaines d’objets industriels pour créer de malicieuses variantes sculpturales du all-over pictural. édition Abbeville press. Elle ne constituerait.Citations « Les œuvres ont toujours été « installées » dans les espaces d’exposition. Elle se rapproche finalement davantage de l’architecture (et de ses habitacles) ou du théâtre (envisagé comme cube ou boîte ouverte). 1994 .

Florence de Mèredieu. qui doit être conduite avec précision et minutie. comme l’artiste conceptuel Douglas Huebler le disait à BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 15 . imaginer un dispositif nouveau ou bien emprunter à d’autres champs . mouvements scéniques. le théâtre… . des technologies informatiques qui permettront de réguler des dispositifs très complexes. et que l’on pourrait habiter de l’intérieur. etc. 2003 « Le dictionnaire Robert propose une définition simple du terme « dispositif » : « manière dont sont disposés les organes d’un (appareil) ensemble d’éléments préparés pour obtenir un résultat. » Arts et nouvelles technologies. c’est. elle emprunte ses éléments au théâtre. Larousse. Dans l’installation. 2001 « L’imagination de dispositifs de captation / production / perception de l’image et du son apparaît alors comme un paradigme essentiel de la vidéo.le cinéma. Ce que l’on nomme une installation se présente donc comme un ensemble d’éléments. d’objets. du temps. des objets et des matériaux. L’installation demeure d’ailleurs un dispositif ouvert et aux possibilités infinies. » Histoire matérielle et immatérielle de l’art moderne. édition Regard. des espaces qui sont comme domestiqués et soigneusement maîtrisés sur le quadruple plan de l’espace. plateaux tournants. c’est à dire une structure ou un agencement spatio-temporel permettant la mise en scène d’éléments et d’objets qui peuvent être fort divers. la surveillance. » Histoire matérielle et immatérielle de l’art moderne. » « L’installation est conçue comme un dispositif. 2002 «Les installations campent dans des espaces restreints. L’important n’est pas de produire une image de plus. Florence de Mèredieu. Elle constitue une forme de mise en scène spatio-temporelle. afin de construire lui-même ses propres représentations mentales à partir de la proposition que l’artiste lui fait » Vidéo : un art contemporain. de matériaux qui entretiennent entre eux et avec l’espace environnant certains rapports privilégiés. à partir de ces données. comportant multi écrans. (…) Concevoir une performance. D’où l’impact. Larousse.pour mettre le spectateur dans les conditions d’une expérience spécifique. Larousse. prévoir une installation vidéo. » Cette disposition se prépare dans le but d’obtenir certains effets. 2002 « L’installation est née de l’entrecroisement des disciplines et des genres. L’installation se présente donc souvent sous les espèces de l’habitacle ou de la chambre. Dispositif éminemment plastique. Françoise Parfait. puisque l’on peut toujours adjoindre un élément ou un objet à un dispositif déjà connu. Florence de Mèredieu. à l’architecture et à ce que l’on désigne sous le terme de « scénographie ». avec de la vidéo.« L’installation pourrait ainsi apparaître comme une sorte de sculpture. évident. devenue poreuse et ajourée. art vidéo art numérique. le dispositif expose les modalités d’une pensée dont le spectateur va suivre les méandres.

Un rapport où la question du point de vue est relayée par celle des conditions de l’expérience et du rôle de l’activité de perception dans la construction de la scène. Duguet Anne –Marie. » Déjouer l’image créations électroniques et numériques. La notion de dispositif est ici centrale. mais de manifester le procès de sa production. Critiques d’Art. édition Jacqueline Chambon. en particulier le déplacement de l’attention centrée sur la représentation vers son dispositif et les rapports qu’entretient avec elle le spectateur. édition Jacqueline Chambon.» Déjouer l’image créations électroniques et numériques.(…) Ce ne sont précisément ni le cinéma. Duguet Anne –Marie. Critiques d’Art. 2002 « Ainsi le dispositif peut-il être à la fois concept de l’œuvre et instrument de propédeutique. ni la peinture. Duguet Anne –Marie. C’est le théâtre du voir / percevoir qu’elle constitue (…) » Déjouer l’image créations électroniques et numériques. Critiques d’Art.propos de l’objet d’art. 2002 « … principaux changements de paradigmes de l’art actuel. 2002 BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 16 . voir autrement. c’est parce qu’elle peut exposer le processus même de la production de l’image(…) Pour mieux voir. de la caverne platonicienne à la tavoletta de Brunelleschi. de révéler les modalités de sa perception par de nouvelles propositions. Critiques d’Art. Duguet Anne –Marie. » Déjouer l’image créations électroniques et numériques. 2002 « La conception sonore joue un rôle essentiel dans la production de tels espaces « psycho plastiques ». mais les dispositifs originaires. A la fois machine et machination (au sens de la méchanè grecque) tout dispositif vise à produire des effets spécifiques. Le son y est considéré pour ses qualités expressives spécifiques et exploré dans tous ses registres (…) » Déjouer l’image créations électroniques et numériques.(…) Elle opère principalement par la mise en scène. édition Jacqueline Chambon. Critiques d’Art. qu’ils soient mythiques ou non. où tous les sens du visiteur sont convoqués. de la vitre de Léonard au portillon de Dürer. édition Jacqueline Chambon. 2002 « Si l’installation est le moyen privilégié de cette réflexion. ni la photo que la vidéo soumet à ce réexamen minutieux. édition Jacqueline Chambon. faire voir le voir. de la camera obscura aux systèmes modernes de la surveillance. Duguet Anne –Marie.

pour pouvoir acquérir une légitimité artistique. En même temps. le lieu où se déploient des métamorphoses de la mémoire. Robert Morris. » Déjouer l’image créations électroniques et numériques. On parle de « la nuit des temps ». Les principaux artistes sont: Bruce Nauman. Nam June Paik. du système nerveux. en faisant s’évanouir les repères. est-elle un moyen d’expression artistique ? Elle est un moyen d’expression artistique depuis les années soixante. Cette revendication de faire entrer une image aussi triviale dans le champ des arts plastiques a tout d’abord obligé les artistes et les institutions à trouver des modes spécifiques de présentation qui ne puissent être confondus avec le mode de diffusion « naturel » de la vidéo. Dès la fin des années 1970. Edizione Flaviana. de la pensée. Critiques d’Art. Duguet Anne –Marie. et il faudra proposer le code de lecture de cet art nouveau Propos recueillis par Dany Bloch et reproduits dans Art et vidéo 1960-1980/82. Il s’agit encore. édition Jacqueline Chambon. Locarno BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 17 . et il faut qu’elle se fasse une place dans le champ des pratiques reconnues de l’art. le 27 avril 1986 Il ne se réfère pas seulement au dispositif de la « camera obscura » d’après laquelle Léonard de Vinci avait construit un modèle de l’œil. à la mort ou à l’inconscient. pour Bill Viola. Ainsi le véritable lieu de toutes mes installations est l’esprit. Antonio Muntadas. c’est à dire la télévision. art du temps et de l’espace absolus. à l’origine » disait le poète Henri Michaux (Emergences. Nam June Paik déclarait que l’art vidéo de demain. entretient avec Anne-Marie Duguet. ce que l’obscurité évidemment facilite en absorbant l’architecture. Canada. le paysage physique ». entretient avec Anne-Marie Duguet. La chambre noire de Bill Viola est de plus en plus un espace mental. Bill Violla. Le modèle en sera plutôt la « black box » de la cybernétique ou l’ordinateur. le noir est un élément mythique puissant. aux Etats-Unis. « Le noir ramène au fondement. ce n’est pas vraiment le paysage. 2002 Et la vidéo. c’est l’installation. Bill Viola. qu’il soit associé à l’oubli. Europe occidental et Australie. tant d’un point de vue matériel que conceptuel. Paul Kos.Pourquoi une installation dans une boîte noire ? « Bill Viola précise comment peu à peu lui est venu « le désir de créer un espace qui soit coupé de notre situation normale » (Bill Viola. d’une métaphore essentielle : « Les chambres de mes installations sont noires parce que ceci est la couleur de l’intérieur de votre tête. Vito Acconci… « L’utilisation de l’image vidéo est inédite autour des années 1960. Tony Oursler. Résurgences). Celle-ci permet aujourd’hui de rendre compte du processus plus complexe de la vision qui concerne le traitement par le cerveau des informations transmises par la rétine. le 27 avril 1986).

pas un style ou une tendance. 2002 « Multiplicité des modes d’apparition de l’image vidéo. l’architecture. ce qui les oblige à se conformer à des exigences techniques rigoureuses et parfois à payer très cher leurs minutes de passage à l’antenne. afin qu’elle puisse se confronter. D’autres présentent leurs bandes vidéo sur des postes de télévision placés dans des musées. Florence de Mèredieu. c’est l’ouverture et la multiplicité des formes que peut revêtir une proposition artistique. Larousse. 2002 « L’écran rectangulaire de nos salles de cinéma n’est rien d’autre qu’un substitut du chevalet ou de la peinture murale » Laszlo Moholy-Nagy. caractère unique de chaque version d’une installation. et les a montrées quelques heures plus tard dans un café de New York. 2001 « Des artistes plasticiens ont commencé à utiliser la vidéo à des fins artistiques vers 1965. édition Regard. Françoise Parfait. adaptation aux lieux et aux circonstances. Il n’y a pas un instant de discontinuité. se comparer à des pratiques nouvelles mais reconnues dans le monde de l’art. qui s’oppose à la clôture ferme et définitive d’une forme supposée idéale. d’immobilité dans le temps. un système dynamique. un champ d’énergie. relevant davantage du nomadisme que de la stabilité. a cédé la place à une nouvelle vague postmoderne qui adhère aux valeurs de la culture populaire au lieu de la critiquer. Les artistes en font un usage extrêmement varié. scénographier en quelque sorte l’image électronique. édition Abbeville press. Bien entendu. Humant l’air du temps. vivant. » Vidéo : un art contemporain. La vidéo est un moyen technique. 2001. Robert Atkins. grande plasticité des paramètres de réalisation…autant d’éléments qui configurent une certaine manière de faire exister l’œuvre. l’art vidéo soulève des questions sur le rôle des médias dans notre société et sur ses multiples façons de déformer la réalité. » Vidéo : un art contemporain. Larousse. très proche de l’art conceptuel. cité dans Histoire matérielle et immatérielle de l’art moderne. D’autres encore préfèrent diffuser leurs enregistrements par le câble ou les ondes hertziennes. on interfère dans ce processus continu… » Bill Viola cité dans Histoire matérielle et immatérielle de l’art moderne.« Il a donc fallu mettre en scène. Cependant. Florence de Mèredieu. la première génération de « vidéastes». Ce qui est mis en avant ici. année où Nam June Paik a réalisé ses premières bandes avec une des nouvelles caméras Sony portables. Certains intègrent les écrans vidéo dans des performances ou des installations. BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 18 . 1994 « …tout est connecté. ou bien faisant référence à des catégories plus classiques comme la sculpture. Max Almy a réalisé ainsi une bande vidéo sur fond de musique rock qui préfigurait tous les clips commerciaux à venir » Petit lexique de l’art contemporain. Françoise Parfait. édition Regard. ou le théâtre. Quand on fait de la vidéo.

les transports de l’image. machine à images autant qu’imagemachine » Domique Païni. Le Fresnoy. libérée de la télévision. en empruntant au dispositif cinématographique. Françoise Parfait. les artistes ont permis à l’image vidéo d’exister en dehors de la référence à la télévision. dans Communications n° Seuil. « Cette indifférenciation que le cinéma fait naître entre représentation et perception. Faut-il en finir avec la projection ? Catalogue Projections. testée à nouveau dans les dispositifs vidéo post-modernes. lieu de l’intime dans la géographie de l’architecture domestique. Ce mouvement de régression. édition Regard. 2001 « Si la chambre contemporaine n’est là que pour mieux remettre en question le dispositif d’enregistrement mimétique de la réalité lumineuse mis au point au quattrocento. Afaa. 23. et auquel le cinéma avait donné sa forme moderne. » Vidéo : un art contemporain. édition Regard.« La chambre. dispositif grâce auquel se configure la visibilité depuis la Renaissance Italienne. Jean-Louis Baudry. d’une certaine manière. La chambre est remise en jeu. Hazan. Threshold. 2001 « Le modèle de la peinture a été repris par ces artistes plasticiens dont les références sont naturellement davantage issues des arts plastiques que du cinéma : l’image en mouvement libérée de la salle obscure et de l’écran unique adopte la forme ancienne du BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 19 . Le dispositif : approches méta psychologiques de l’impression de réalité.» Vidéo : un art contemporain. dont la caverne de Platon avait servi de modèle et dont les salles obscures de cinéma seront l’aboutissement moderne et le paradigme régressif en même temps. Ils l’ont. constitue une régression proche de l’état de rêve. la vidéo projection a encouragé les dimensions spectaculaires et parfois monumentales que le cinéma déploie. Dans un même temps. L’impression de réalité que les spectacles des chambres obscures produisent s’appuie sur la perception d’une «représentation-(images). et réhabilitée en tant qu’image d’art. L’indissociabilité support / image et le rayon lumineux éphémère fusionnent dans l’image vidéo. 1975. 1997 « La solidarité image-machine est défaite dès que les vidéo projecteurs sont techniquement et commercialement au point et accessibles. a été particulièrement exploré par Bill Viola dans des pièces comme Tiny Death. en doute. c’est à nouveau au cinéma que la vidéo se mesure en utilisant ce qui constitue la nature depuis les lanternes magiques du XVIIe siècle : la projection. Françoise Parfait. et cela va avoir plusieurs conséquences au niveau formel et esthétique. le projecteur et l’écran étaient réunis dans un même dispositif réduit.se donnant comme perception ». En la sortant de sa boîte. appuyé sur des dispositifs de camera obscura. de l’hallucination. Pneuma. Tant que l’image électronique était restée dans le poste.

avant d’envahir la totalité des murs d’une pièce comme les peintures à fresque des églises du Moyen âge et de la Renaissance." Jean Baudrillard. édition Regard. 2001 . Françoise Parfait. "Le message est le médium. voire polyptyque. Années 60 "Le médium lui-même n'est plus saisissable en tant que tel. Théoricien de l'Art. 1993 "L'installation est passée d'une pratique spécifique du médium à une pratique spécifique du discours. Critique d'Art. 1998 BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 20 . Philosophe." Robert Smith. Théoricien de l'art.diptyque." Hal Foster. » Vidéo : un art contemporain. et la confusion du médium et du message est la première grande formule de cette ère nouvelle. 1981 "Il semblerait que de nos jours." Marshall McLuhan. l'art de l'installation soit le médium préféré de tout le monde.

discours et spectacle. jeu et rêve. de la décoration intérieure et de l’aménagement du paysage Les arcades des rues commerçantes du second empire. réel et fiction. transforme plusieurs pièces de sa maison de Hanovre en un genre de sculpture habitable le Merzbau. à la fois scène et vie. Pour accéder à des images de leurs œuvres. BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 21 . tout au long des années 1920. Les précurseurs Kurt Schwitters. il vous suffira de taper leur nom sur Google puis de cliquer sur Images Généalogie Quelques jalons repérables dans l’histoire pouvant tenir lieu de généalogie à cette forme artistique nouvelle : Les grottes pour la fonction magique des peintures rupestres Les églises pour la fonction religieuse et pédagogique des fresques. les foires et les expositions universelles pour leur fonction marchande comme grottes ou univers magiques Les carnavals comme scène sans scène. faire tableau tout en sortant du cadre Le château et les jardins de Versailles pour la fonction politique de l’architecture.Artistes installateurs Vous trouverez ci-dessous une liste d’artistes célèbres ayant pratiqué l’installation. des peintures murales et des vitraux Les crèches et les tableaux vivants des églises pour leur effet d’irruption dans l’espace réel.

les cuisses écartées. En1946. réalisent de nombreux projets à grande échelle (empaquetage de monuments. Les contemporains Yves Klein expose Le vide. nue. Le spectateur passe devant une vieille porte de bois. Marcel Duchamp crée son œuvre Porte. Arman répond au vide de Klein en exposant le contenu de deux camions d’ordures déversées dans la même galerie. Le bras de la femme est dressé et sa main tient avec fermeté une veilleuse à gaz allumée. conçue dans le plus grand secret durant une période de vingt temps. jusqu’à la rendre impénétrable et l’intitule Le plein. réunions avec les autorités. S’il s'approche. il peut apercevoir par deux petits trous aménagés à hauteur d'homme une femme gisant. le spectateur est immergé dans la lumière et fait l’expérience de sa perception et la façon dont elle habite l’espace. à deux battants sans poignée. Dans son œuvre Razor. 2° le gaz d'éclairage conjuguera les techniques du diorama et du "Peep Show". James Turrell acquiert en 1977 un cratère en Arizona Roden Crater dans lequel il sculpte des cavités en béton pour voir le ciel. BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 22 . Salvador Dali installe différentes pièces de mobilier dans une pièce. La planification de leur travail prend des années pour une installation sur le site limitée dans le temps. Le processus de réalisation fait partie de l’œuvre (vente de dessins préparatoires pour financer les œuvres.En1927. 11. Cet appartement surréaliste et ses différents objets vus à travers une loupe reconstituent le portrait de l’actrice Mae West. En 1960. il entreprend Étant donnés : 1° la chute d'eau. en 1958 dans la Galerie Iris Clert. auditions en justice. kilomètres de clôtures). Rue Larey. Jannis Kounellis expose des chevaux vivants dans une galerie. Le fond du diorama en trompe l'oeil évoque les arrière-plans des peintures de la Renaissance. le sexe épilé et étrangement fendu. en sorte qu’elle puisse être à la fois ouverte et fermée et franchissable par le spectateur. encerclement d’îles. Elle sera. enchâssée dans des montants de briques rouges. installation et démontage). une porte montée sur gonds entre deux chambranles adjacents. dit-on. Christo et Jeanne Claude. George Segall expose ses personnages moulés à partir du corps humain dans des environnements du quotidien.

vaste dispositif d’attente et de captation des éclairs. composé de mats d’acier fichés dans le sol et orientés vers le ciel. Les éléments graphiques ou les surfaces peintes se reconstituent à partir d’un point de vue unique.Felice Varini et Georges Rousse jouent avec la perspective de l’espace tridimensionnel et le point de vue. son installation montrait 23 jeux de photos de personnes aveugles de naissance. Sophie Calle réalise des projets dans lesquels elle tient le rôle de détective ou de voyeuse. Richard Long crée Stonefield (Champ de pierre) long rectangle au sol d’éclats de calcaire blanc. en faisait alors partie. Jean-Pierre Raynaud transforma sa maison en installation. Nam June Paik réalise des installations de moniteurs vidéo et de télévisions Christian Boltanski. dans son installation sans titre de 1991. Champollion Barbara Kruger. leurs interviews décrivant leur idée de la beauté et une photo de leur idée. avait recouvert le sol. en recouvrant toutes les surfaces de carreaux blancs Daniel Buren intervient dans l’architecture ou le paysage en dissimulant certaines parties sous ses rayures et en en désignant d’autres. les murs et les plafonds de la galerie avec des images et des textes se rapportant à la violence faite aux femmes et aux minorités. Lightning field. Joseph Kosuth reproduit la pierre de Rosette en granit noir sur 100 mètres de gradins sur laquelle on marche en hommage à Champollion pour un lieu patrimonial de Figeac Ex Libris-J. dans son œuvre Les ombres agite avec des ventilateurs de petites figurines.F. Dans The Blind. En 1987. BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 23 . Walter de Maria implante. Ses installations agissent souvent comme des systèmes optiques. dans un paysage désertique du nouveau Mexique. qui projetées sur les murs alentour au moyen de spots lumineux deviennent irréelles et macabres Wim Delvoye réalise une machine Cloaca que l’on nourrit et qui reproduisant les différentes étapes de la digestion humaine produit des excréments dans une atmosphère pestilentielle. Le public devant pénétrer dans l’installation pour la voir.

Giuseppe Penone. Hirschhorn s’approprie les éléments utilisés par les exclus. Yayoi Kusama empli des espaces muséaux de pois peints. à la fois architectural et somatique. Il utilise le carton. Jean Tinguely pour son Cyclope. déstructure une coccinelle Volkswagen et suspend chaque pièce comme un diagramme éclaté dans l’espace Ernesto Netto tend à travers des espaces architecturaux. dans lesquels pénètrent les spectateurs. la feuille d’aluminium et réalise ses installations avec un matériau sans valeur à connotation écologique et misérabiliste. le dispositif de colonnes dialogue avec les façades classées du Palais Royal sans jamais les dissimuler. Il s'agit toujours de construction et de déconstruction à travers un étrange rassemblement tiré du chaos et de la fragmentation dans lequel la peinture souvent de couleur vive fait lien. le plafond et de structures gonflables et flottantes aux formes courbes. Thomas Hirschhorn développe un imaginaire de la récupération. dans Cosmic Thing. qui représente une effigie en cire grandeur nature. recouvre entièrement les murs d’une salle du Palais des Papes d’une épaisse couche de feuilles de laurier pour une installation odorante intitulée Respirare l’ombra. Jessica Stockholder a pour habitude d'investir un lieu avec des installations faites de différents matériaux et de couleurs. des structures textiles qu’il rempli d’épices. Le Facteur Cheval pour son Palais Idéal. l’espace de l’installation perd toute limite pour le spectateur.Dans son Double Plateau œuvre pérenne. ou encore Niki de Saint Phalle pour Hon et son Jardin des Tarots imaginent des espaces. Ses oeuvres donnent forme à une profonde symbiose entre le réel et l'abstraction. Maurizio Cattelan créé des œuvres mémorables qui font toujours scandale et donnent lieu à toutes sortes d'interprétations. Il développe et propose une métaphore du réseau dans un geste d’exposition d’une rhétorique baroque. Damian Ortega. Que ce soit avec ses pois ou avec les miroirs dont elle tapisse les murs. le sol. le scotch. jusqu'à mettre en cause la religion et le sacré. cartons. Le rapport au site n’est pas leur propos. L’œuvre est à visiter. sur les murs. du pape BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 24 . en 2000. pancartes pour affirmer son propre message. comme dans La Nona Ora. Le lieu c’est l’œuvre. créant un monde imaginaire sensuel. lors de l’exposition “La Beauté” en Avignon. Jean Dubuffet pour Closerie Falbala.

de situations ou d'objets les plus divers dont il extrait un potentiel musical. Rebecca Horn construit des machines animées. photographies. Déployé en relation avec les données architecturales ou environnementales des lieux d'exposition. le plus souvent en direct. Ce tuyau est mis en lumière de manière ce que se forme un arc-en-ciel. Les visiteurs sont invités à se promener et à recevoir la pluie fécondante. accrochés à des tiges de métal. Il travaille sur l’appropriation d’images qu’il détourne et met en scène dans un contexte différent. À partir de matériaux. des chaussures ou des instruments de musique. métaphysiques ou cinématographique. chaque dispositif constitue le cadre propice à une expérience d'écoute en livrant. des formes sonores qu'il qualifie de vivantes." Dans cette optique l’installation de ses travaux devient l’élément essentiel de l’expression de l’artiste. de poupée d'enfant…."Il est sans doute l’un des artistes qui rejette le plus vigoureusement la notion de style personnel. de fils électriques.Beauty donne à voir un tuyau d’arrosage crevé par les trous duquel jaillit de l’eau. de boules de noël. au regard et à la compréhension du visiteur. la lumière ou encore l'air se convertissent en éléments sculpturaux et en concepts artistiques. comme une pluie végétale tombe du plafond dans la nef. de l'eau.Jean-Paul II terrassé par une météorite ou encore en suspendant trois mannequins d'enfants à un chêne. il élabore des dispositifs pour générer. Elle élabore des scénarios où interviennent des oiseaux. transformés en automates. de l'encre mais aussi des armes. des serpents. utilise des formes variées d'expression : projections vidéos. de cristaux d’urée teintés de rose. l’humour et la provocation. entreprend de donner une forme autonome à sa musique en réalisant des installations. après avoir été compositeur jusque dans les années 1990. Il ne fabrique jamais ses pièces et utilise parfois des acteurs pour ses performances. leurs installations se développeront. surtout connu comme un artiste vidéo. Son Art est basé sur le tragique. de parapluies percés. Douglas Gordon. leur Jardin Tombant. mêleront leurs éléments et proliféreront. Son travail mêle allusions littéraires et références sexuelles. Installé dans l'église de San Staë pour une biennale de Venise. suspendus à des chaînes. En fonction des conditions naturelles. Céleste Boursier-Mougenot. La transformation est une composante même de l’œuvre. improbable récupération et accumulation de plantes vivantes ou en plastique. toutes sortes d'objets. en sculptures-performances. d'écrans d'ordinateurs. installations et textes muraux. le processus qui engendre la musique. Ils investissent les lieux avec des objets et des matériaux divers où s’entrecroisent naturel et artificiel. Elle installe. de dinosaures en plastique. Olafur Eliasson explore la relation existant entre la nature et la technologie. allongés sur un lit au centre de l'église BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 25 . Des éléments tels que la température. Les univers de Gerda Steiner et Jorg Lenzlinger parodient le végétal et proposent des jardins luxuriants et délicats.

la figure symbolique de la spirale associée à celle de la table. construites à l'aide de machines industrielles. Heizer quitte New York pour les déserts de la Californie et du Nevada. Ses œuvres sont gigantesques. est composée de quatre énormes tuyaux de béton orientés selon des données astronomiques.000 tonnes de rocher déplacés) se faisant face de part et d’autre d’une faille d’érosion naturelle. Le soleil se lève dans l’axe lors des solstices ou de équinoxes. Michael Heizer est un artiste contemporain spécialisé dans les sculptures à grande échelle et dans le Land Art. à des dates précises dans des orifices spécialement ménagés dans les tuyaux. BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 26 . Le terme employé pour ses travaux est Earthworks. Certaines constellations s’inscrivent nuitamment. reflétant la fascination de Smithson pour l'entropie. l'inévitable transformation des forces de la nature. où il commence à produire des travaux à l’échelle du site. Sun Tunnels son œuvre la plus célèbre. introduisant ainsi dans l'œuvre la dimension du temps réel. sur la surface desquelles il dispose des fruits ou des légumes. laissés à leur devenir naturel. Robert Smithson est un artiste contemporain du mouvement appelé Land Art. deux entailles (15m de large sur 457m de long et 240. Peintre et sculpteur. Vers la fin des années 60. Jean Vérame situe son travail à la dimension du paysage et développe un art nomade à l'échelle de la planète. Elle est en relation avec un tourbillon mythique au centre du lac et évoque également la formation circulaire des cristaux de sel du lac. une photographe et une cinéaste. Son œuvre la plus célèbre est son intervention en peinture sur le paysage réel dans le désert du Tibesti. Ceci abouti à la production de Double Negative. L’environnement agit en permanence sur l’oeuvre. La forme en spirale de la jetée a été déduite de la topographie locale.Mario Merz introduit en 1976. Son œuvre la plus connue. Nancy Holt est une artiste plasticienne. Spiral Jetty a été créée en avril 1970 à Great Salt Lake dans l'Utah. Smithson était initialement attiré par ce site à cause de la couleur rouge du lac salé.

où la critique Roberta Smith relève les réactions sceptiques du public et des critiques. Entre 1983 et 1987. À partir de 1994.militaires en uniformes. Entre 1987 et 1988.Vanessa Beecroft Vanessa Beecroft est une artiste américaine d'origine italienne née le 25 avril 1969 à Gênes. caractéristique d'une évolution tardive du post-modernisme. femmes de types caucasien nues. généralement pour le vernissage événement d'une galerie ou dans un musée. la société de conseil en commissariat d'exposition Yvonne Force Inc. Vanessa Beecroft étudie l'architecture au Civico Liceo Artistico Nicol à Gênes. elle commence une série de performances portant sa marque personnelle : le temps d'une soirée. la production et la réception de l'œuvre : au musée Guggenheim de New York. femmes rousses nues . un groupe de personnes archétypiques . a produit la performance intitulée laconiquement "Show". statiques. La démarche de Beecroft a une portée anthropologique flagrante. BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 27 . offertes à la contemplation. elle étudie la linguistique des Beaux-arts. La performance. puis la scénographie.se tiennent debout. où les référents à la société du spectacle interviennent dans la conception.

et en particulier les femmes. éléments d'une mise en scène où la place de la culture et des relations qu'elle entretient dans la société actuelle sont remis à leur place légitime. Beecroft intègre les codes plastiques où sont enchâssés l'être contemporain. On remarque les vêtements des "sculptures" conçus par Tom Ford et leur maquillage réalisé par Pat Mc Grath. D’après des éléments de documentation capturés sur le Net BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 28 .toujours statique. dans une société où les détails vestimentaires ont une portée existentielle et véhiculent des marques identitaires. Ainsi. Beecroft adopte une attitude ironique. voire condescendante envers les hommes : l'artificialité éclatante de ses mises en scènes sont contrebalancées par son rappel : la beauté féminine n'a jamais eu sa place dans l'art et ses codifications cannibalisantes. donne au public ou au spectateur un minima d'interaction et d'impact psychologique à consommer dans un temps donné. pour mieux les mettre à nu. Forte de sa formation intellectuelle.

7 cm de largeur. inspirée par une toile de store rayée. il met au point son vocabulaire artistique : des bandes verticales alternées blanches et colorées de 8. Théoricien de son propre travail. il aborde de nombreuses techniques telles que le film. Il oriente dès les années 1960 son travail vers une économie des moyens artistiques. dans les Hauts-de-Seine.Daniel Buren Daniel Buren est un peintre et sculpteur français. En 1965. BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 29 . il accompagne ses installations d'un descriptif et de notes explicatives. Sorti de l'École des Métiers d'Art. la vidéo et le son. né à Boulogne-Billancourt. le 25 mars 1938. Le choix d'un motif fabriqué industriellement répond à son désir d'objectivité et lui permet d'accentuer le caractère impersonnel de son travail.

Chaque travail in situ est programmé et réalisé en fonction du lieu. établissent sa notoriété. La polémique nationale engendrée par les « colonnes » et l'obtention du Lion d'Or à la Biennale de Venise en 1986. Paradoxalement. ses interventions « rayées » envahissent tous les supports : portes. Dans les années 1990. Dans son travail. etc. il continue à travailler sur ces dispositifs architecturaux de plus en plus complexes. Il commence à utiliser les bandes alternées comme « outil visuel ».Il décline une infinité de possibilités à partir de ces bandes. La plus célèbre est sans conteste Les Deux Plateaux (1985-1986). Buren s'affranchit du cadre imposé au tableau et aux cimaises. Au cours des années 1970. devient plus diversifiée et plus colorée. Ce glissement de la peinture au papier peint et à l'affiche lui permet d'intervenir n'importe où. Les années 1980 marquent l'époque des premières commandes publiques. il parvient à un élargissement du champ visuel du spectateur. L'œuvre révèle le lieu. explorant les potentialités de ce motif en tant que signe. En 2007. pour en révéler les particularités les plus significatives et les moins visibles. voiles. L'impression d'éclatement de l'œuvre est parfois accentuée par l'utilisation de miroirs. gilets pour gardiens de musée. mais modulation dans l'espace. Buren considère que « toute œuvre exposée est mise en scène » et dénonce ainsi le rôle de l'institution qui habituellement préside à cette mise en scène. en se limitant à un motif unique. Daniel Buren reçoit le Praemium Imperiale du Japon. rigueur et radicalité sont poussées à l'extrême. de plaques de verre ou de plexiglas colorées. Précision. escaliers. D’après des éléments de documentation capturés sur le Net BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 30 . il s'intéresse de plus en plus aux liens entre l’architecture et l’art. Il développe un travail plus tridimensionnel et une conception de l'œuvre qui n'est plus objet. et transgresse ainsi l'interdit moderniste qui bannit toute fonction décorative. Buren procède toujours à une analyse de l’espace dans lequel il place ses bandes. qui est assimilé par certains à un Prix Nobel artistique. multipliant les jeux sur les matériaux et sur les couleurs installés dans l'espace sous forme de filtres. commandée par l'État français pour la cour d'honneur du Palais-Royal à Paris. Constructions et déconstructions se mêlent dans ses Cabanes Éclatées. trains. Son œuvre en s’amplifiant.

constitue également un thème de prédilection de l'artiste. Bientôt. note ses déplacements. photos. notamment des moments les plus intimes. elle se prend au jeu. née à Paris le 9 octobre 1953.Sophie Calle Sophie Calle est une artiste plasticienne. Sous la forme d’installations (de photographies. elle décide de suivre des inconnus dans la rue. performances…) Après avoir été une activiste et avoir voyagé sept ans à travers le monde. Depuis plus de trente ans. son œuvre en utilisant tous les supports possibles (livres. Dans ses premières oeuvres. dont l'existence est avérée par quelques traces et dont l'absence est enregistrée par la photographie. photographe. de récits. Ses photographies et ses comptes rendus écrits. selon la formule de Christine Macel. qui tente de conjurer l’angoisse de l’absence. strip-teaseuse dans une fête foraine…etc. « une image et une narration. ses œuvres interrogent la limite poreuse entre sphère publique et sphère privée et le caractère interchangeable des positions du voyeur et de l'exhibitionniste. Le travail de Sophie Calle cherche à créer des passerelles entre l'art et la vie. son travail d'artiste consiste à faire de sa vie. Le thème de la disparition de personnes ou d'objets. rendent compte des situations qu'elle crée : femme de chambre dans un hôtel. films. écrivaine et réalisatrice française. photographie. Souvent fondées sur des règles et des contraintes. tout en créant une relation à l’autre contrôlée par l’artiste ». vidéos. BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 31 . Sophie Calle rentre à Paris. autour d’un jeu ou d’un rituel autobiographique. de vidéos et de films) l'artiste construit des situations associant. empruntant le style descriptif du reportage ou de l'inventaire.

Elle photographie et retranscrit les récits de ces inconnus. qu’elle expose sa démarche. La veille de l'exposition un « collaborateur inattendu ». L'Hôtel (février 1981) : Après avoir obtenu une place de femme de chambre dans un hôtel vénitien. Suite Vénitienne (1980) : Un inconnu que Sophie Calle suivait dans les rues de Paris lui est un jour présenté. Elle expose ensuite le travail du détective : photos d'elle et descriptif de ses allées et venues et met en parallèle son propre récit. on retrouve systématiquement dans ses installations de Sophie Calle ce rapport dialectique de complémentarité entre ses textes et ses photographies. Elle demande à des inconnus de l'emmener dans les endroits du quartier qu'ils aiment ou qui ont une forte signification pour eux. poubelles pas encore vidées.. comme elle le nomme. leurs mouvements au cours de leur sommeil.Qu'elle raconte son histoire. positions des dormeurs. L'exposition est présentée ainsi. le menu détaillé du petitdéjeuner qu'elle leur préparait.. Le Carnet d'adresses (1983) : ayant trouvé un carnet d'adresses en pleine rue. serviettes laissées dans la salle de bain. Le Bronx (1980) : La galerie "Fashion Moda" propose à Sophie Calle un projet en rapport avec le quartier. note leur déplacements et les photographie à leur insu « pour le plaisir de les suivre et non parce qu'ils m'intéressaient » et écrit le récit quotidien de ces filatures.) des clients et leurs effets personnels. pour un remplacement de trois semaines. Photographies et récit descriptif. son idée d'origine ou même les conséquences du dispositif qu’elle a mis en place. elle décide alors de le suivre à nouveau à son insu. Apprenant qu'il partait en voyage à Venise. Les rencontres successives ont été BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 32 . entre par effraction et recouvre la galerie de graffitis. La Filature (avril 1981) : Sophie Calle embauche par téléphone un détective privé et lui demande de suivre une certaine Sophie Calle. Sophie Calle a rencontré une à une les personnes dont le nom est mentionné sur le carnet afin de dresser le portrait du propriétaire de ce carnet. Elle prend des clichés des dormeurs et note consciencieusement les détails éléments importants de ces brèves rencontres : sujets de discussion. Sophie Calle photographie la traces du passage (lits par encore défaits. Les dormeurs (1979) : Sophie Calle demande donc à différents inconnus (ou amis) de venir passer un certain nombre d'heures dans son lit. Principales œuvres Filatures parisiennes (1978/1979) : Sophie Calle suit des inconnus dans la rue.

ils se comprennent peu mais au terme du voyage elle connaît l'essentiel de sa vie. leur relation se dégrade. Ils ne se parlent plus. prêté par le musée d'art Moderne de la ville de Paris. Edward Hopper et Georges Seurat. lui vient l'idée de lui proposer de faire un film. elle répète l'expérience au MOMA de New York. où sont les anges ? ». ils se marient. Amedeo Modigliani. Fantômes (juin 1989) : Sophie Calle profite de l'absence du tableau de Pierre Bonnard « Nu dans le bain ». Piero Manzoni sur le monochrome. Anatoli (1984) : Sophie Calle prend le Transsibérien de Moscou à Vladivostok en octobre 1984. à chaque fois. Le Rituel d'anniversaire (1980-1993) : Chaque année pour son anniversaire. Elle veut traverser les États-Unis. Photographies et réponses de ces habitants. avec cinq tableaux de René Magritte. Elle partage son compartiment avec un russe prénommé Anatoli. avec. La Couleur aveugle (1991) : Sophie Calle demande à des aveugles ce qu'ils perçoivent et confronte leurs descriptions à des textes d'Yves Klein. Une seule condition : chacun dispose de sa propre caméra à qui ils doivent confier toutes leurs frustrations durant le voyage. un inconnu BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 33 . Au bout du voyage. Elle écrit le récit cette rencontre qu'elle assortit de photographies. Sophie Calle organise une fête d'anniversaire où elle invite un nombre de convives équivalent au nombre de ses années. mais l'exposition prévue n'a pu avoir lieu. le jour exact si possible. Les Aveugles (1986) : Sophie Calle rencontre des aveugles de naissance. Giorgio De Chirico. En octobre 1991. Ne parlant pas la même langue. Gerhard Richter. et pour entraîner son ami dans ce périple. Elle leur demande quelle est pour eux l'image de la beauté. No sex last night :en collaboration avec Greg Shephard (1992) : Après un an de vie commune. le propriétaire du carnet n'ayant pas donné son accord. Last seen (1991) : Sophie Calle a photographie l'absence d'objets de leur emplacement d'origine dans un musée où des œuvres ont été volées. demande à des habitants « Puisque Los Angeles est littéralement la ville des anges.publiées en feuilleton dans le quotidien Libération. pour demander aux personnes rencontrées (employés du musée et visiteurs) de décrire ce tableau. Les Anges (1984) : Sophie Calle en voyage à Los Angeles pour réaliser un travail "in situ" durant les Jeux Olympiques.

Histoires vraies (1988-2003) : De très courts récits racontant chacun une période. Au début réticente. danseuse. elle accepte finalement et se prête au jeu. n'ayant d'autre fonction que de recevoir ses appels. elle imagine une cabine téléphonique sculptée en forme de fleur par l'architecte Frank Gehry. correctrice. le jeune lui retourne le lit et les draps. exégète rabbinique. Prenez soin de vous (2007) : ayant reçu un email de rupture. Quelques mois. Sur chaque vitrine est inscrit le descriptif des cadeaux offerts. Dans Vingt ans après (2001) : Emmanuel Perrotin. psychiatre.). Allongée dans un lit. plus ou moins connues du grand public. un changement de sa vie qu'elle illustre d'une photographie où elle se met en scène. à faire un commentaire « professionnel » de cet e-mail. Pour chaque anniversaire elle a constitué une vitrine contenant les cadeaux offerts (ce ne sont pas les vrais cadeaux qui y sont utilisés). Elle tient un journal de ses activités durant cette filature. Sophie Calle lui envoie son lit ainsi que des draps dans lesquels elle a dormi. Le Téléphone (2006) : À l'occasion de l'inauguration de la ligne 3 du tramway d'Île-de-France. Sophie Calle introduit dans cet intérieur des objets qui ont une signification sentimentale pour elle et dont elle s'est servi pour ses récit autobiographiques. Appointement with Sigmund Freud (1998) : Invitée à exposer dans la maison qu'occupait Sigmund Freud avant sa mort. commande une filature pour fêter "l'anniversaire" de cette expérience. mais ayant une notoriété dans leur domaine (avocate. un événement. Voyage en Californie (2003) avec la collaboration de Josh Greene (juin 1999) :Un jeune californien écrit à Sophie Calle pour lui demander la permission de venir chez elle se remettre d'un chagrin d'amour en occupant son lit. elle y invite qui veut. à tour de rôle. à venir lui raconter des histoires pour la tenir en éveil jusqu'au matin. ami de Sophie Calle. sportive olympique.invité par l'un des convives. croyant lui faire plaisir. installation dans le cadre de la "Nuit Blanche" organisée par la ville de Paris) : Sophie Calle s'est fait installer une chambre au quatrième étage de la tour Eiffel. Favorable à cette expérience mais craignant de ne pas apprécier cet homme qu'elle ne connaît pas et n'osant le congédier. Chambre avec vue (nuit du 5 au 6 octobre 2002. etc. une fois son chagrin apaisé. D’après des éléments de documentation capturés sur le Net BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 34 . Sophie Calle invite 107 femmes. Ellle s'est en effet engagée à appeler cette cabine plusieurs fois par semaine pour parler avec le passant qui voudra bien décrocher.

BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 35 . Seuls les vrais partisans du communisme pouvaient accéder au diplôme. une image riante de la Bulgarie. le 13 juin 1935. par le pouvoir en place. Il décida en 1956 de fuir à Vienne. Il est chargé. la sculpture et l’architecture jusqu’en 1956. Le père de Christo possédait une usine de produits chimiques et sa mère était secrétaire générale de l’Académie des Beaux-Arts de Sofia jusqu’en 1931. Dès l’âge de 6 ans. Ce couple d'artistes contemporains (qui emballe la géographie et l'histoire) s'est rendu célèbre par ses objets empaquetés. Pendant ses études aux Beaux-Arts de Sofia (1953-1956). En 1953. Christo défiait le système en peignant des toiles allant à l’encontre de l’idéologie (comme des paysans se reposant). Naturalisés américains. aux passagers occidentaux. est le nom d'artiste sous lequel est connue l'œuvre commune de Christo Vladimiroff Javacheff (né le 13 juin 1935 à Gabrovo en Bulgarie) et de Jeanne-Claude Denat de Guillebon (née également le 13 juin 1935 à Casablanca au Maroc). en Bulgarie. d'aménager les abords du train Orient-Express pour donner. il fit des portraits de nombreuses femmes de son village. Christo Javacheff est né à Gabrovo. La famille de Christo a beaucoup servi de refuge à des artistes et des amis fuyants les bombardements des villes par les Alliés. Il eut donc quelques ennuis avec le régime. communément Christo. ils vivent à New York dans le quartier de SoHo.Christo et Jeanne-Claude Christo et Jeanne-Claude. Au nombre des souvenirs d’enfance de Christo figurent aussi les corps de partisans exécutés dans les rues et l’entrée de l’Armée Rouge en Bulgarie en 1944. il débuta sa formation artistique aux Beaux Arts de Sofia où il étudia la peinture. Sa mère avait fui la Macédoine en 1913. Le père de Christo a été harcelé et emprisonné par le nouveau régime communiste pour « sabotage ».

Le succès de ses projets auprès du public […] est dû pour une part non négligeable à sa facilité de contact et à ses dons naturels de pédagogue. d’ailleurs par d’autres artistes et par les médias. Il fut le premier créateur à étudier de lui-même l’impact tant humain qu’environnemental de ses projets. intervenant de façon directe et éphémère sur des édifices. personne ne peut les posséder. l’œuvre est éphémère. Elle est née à Casablanca au Maroc le 13 juin 1935 — Christo et elle. «Sa méthode est inséparable de son art » disait Marina Vaisey De plus.Toujours selon lui. et Jeanne-Claude l'organisatrice. Elle passe son baccalauréat de philosophie en 1952 à Tunis. un entretien avec Christo sont aussi des créations artistiques ». Pour Christo. L’art de Christo est la création de magnifiques objets BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 36 .) ou de modèles vivants dans de la toile ou du plastique. Pour beaucoup. personne ne peut vendre des billets pour les voir…Notre travail parle de liberté ». Ils pratiquent ensemble le land art (ils entendent intervenir sur des lieux naturels. Jeanne-Claude Denat de Guillebon. Il est vrai qu’au début. monumental et éphémère. représentant des années d’investigations. des monuments. tables. seraient nés le même jour à la même heure. Aussi n’oublions pas toutes les démarches mises en œuvres pour pouvoir réaliser chaque projet. affirmant que leur travail n’est pas de l’art. « son art est le résultat d’une réflexion et d’une intuition esthétique imposée à un environnement naturel et construit ». l’interactivité verbale avec le public fait partie intégrante de sa créativité ». Selon Albert Elsen. ils commencent à réaliser des projets de grande envergure. au fil du temps.Ensuite il s’installe à Paris en 1958 et côtoie le groupe des nouveaux réalistes en 1963. L’œuvre de Christo c’est aussi l’art de travailler en équipe avec de grands moyens. c’est ceci qui marque aussi leur originalité. année qui marque le début de leur collaboration artistique mutuelle. Les Christo réalisent un travail de Titan grandiose. La plupart des artistes pensent que l’éducation du public prend trop de temps au détriment de leur travail. Après avoir émigré aux États-Unis en 1964. Christo est plutôt l'artiste. les dessins par Christo. Toute l’organisation et la logistique des ses œuvres font partie intégrante de son art. « aucun artiste de l’histoire n’a passé autant de temps à voyager pour se présenter lui-même ainsi que son œuvre. cartons. les Christo sont beaucoup critiqués. Les réalisations destinées à l'extérieur sont signées par Christo et Jeanne-Claude. Démarche Ils utilisent le tissu pour créer des œuvres éphémères en « emballant » des paysages. bidons. dans le paysage et le modifient de manière provisoire ou durable). etc. Christo a un talent promotionnel de communication. prendre autant de temps uniquement pour un résultat qui ne durera qu'un court laps de temps. est française. Ils se rencontrent en 1958. les médias ont été de puissants alliés de Christo. des monuments ou des paysages entiers. Cependant. Pour Christo « l'urgence d'être vu est d'autant plus grande que demain tout aura disparu…Personne ne peut acheter ces œuvres. « la présentation d’un projet par Christo. des lieux. Ses premières œuvres sont des peintures abstraites et des empaquetages d’objets (bouteilles. personne ne peut les commercialiser.

le rideau n’est pas resté longtemps en place car les vents soufflaient trop fort avec des rafales de 100 kilomètres par heure sur cette grande voile. Qu'il suffise tout simplement d’imaginer le bruit que fait le vent dans ce rideau. Le public doit avoir la possibilité de vivre des expériences artistiques intenses et mémorables en dehors des musées. ils furent emmenés au commissariat mais sans poursuite. Les câbles qui le maintenaient en place avaient une portée de 417 m. en se servant d’une rue. Cette nouveauté dans l’art et l’insistance sur le caractère temporaire ont toujours été fondamentales dans l’approche artistique des Christo. Donc. Il voulut donc créer le mur de barils de pétrole à Paris dans la rue Visconti mais la mairie refusa malgré le descriptif détaillé du projet. les Christo réussirent à faire descendre l’art dans la rue. bien que gigantesques donc coûteuses. le 8 juin 1962. sont en général entièrement financées par la vente des études préparatoires. ce fut le mois de la construction du mur de Berlin.Mur de Barils de Pétrole En août 1961.temporaires de grande échelle conçus pour des sites extérieurs spécifiques. organisée d'avril à juillet 2004 au Metropolitan Museum of Art de New York a attiré les collectionneurs et le public. Un rideau de 351 m de large et de 111 m de haut. Valley Curtain (1970-1972) Un rideau safran barre une vallée californienne dans l'État du Colorado. Ce projet commencé en 1970 s’est enfin réalisé le 10 août 1972 avec un groupe de 35 ouvriers et de 64 intérimaires dont beaucoup d’étudiants en art. Apatride sans passeport et lui-même réfugié d’un pays communiste. l’emballage et la présentation. Une exposition sur les dessins préparatoires de « The Gates ». ils bloquèrent la rue Visconti et réalisèrent leur mur. On peut dire qu’avec cette œuvre. de barils de pétrole et même de la présence des passants. Ils souhaitèrent des années plus tard le réaliser à New York en fermant la 53ème rue avec 441 barils mais ce fut encore refusé par les autorités municipales. de collégiens. pesaient 50 tonnes et étaient fixés à 800 tonnes de fondations de béton : un travail gigantesque ! Pour 28 mois de préparation ! Cependant. Financement des réalisations Les aventures artistiques de Christo. L’art aujourd’hui joue de l’information. Ce qui peut résumer l'ouvrage de Christo c’est : révéler en cachant. la publicité. la propagande. Christo fut très révolté par cette décision est-allemande. même si les passants n’ont pas tous compris le message de l’œuvre. Christo souhaite que ses œuvres soient temporaires car BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 37 . Et comme on pouvait s’y attendre. Principales réalisations Iron Curtain . C’était un rideau de 13 000 mètres carrés de nylon tissé orange.

d’ingénieurs de la marine. un spécialiste de la biologie marine. Cette couleur rose n’est pas choisie par accident elle évoque la crème glacée et peut même être la couleur représentative de la région pour certains : couleur du loisir. cependant.5 km de long. La mise en place de ce tissu rose permit de changer radicalement le paysage et même de l’améliorer. Elle est pour certains l’œuvre la plus spectaculaire des Christo. À partir d’avril 1981. aucun autre artiste n’a autant attiré l’attention du public. Les 11 îles étaient entourées de 60 hectares de tissus. collages et photographies ainsi que la mise au point d’un dossier de présentation et la tenue de nombreuses réunions avec les autorités locales. En effet. un entrepreneur.5 m de haut et 39.pour lui cela donne plus d’énergie aux projets et intensifie nos réactions. du soleil. dès que Christo a effectué un projet quelque part son nom reste à tout jamais dans les mémoires par le travail gigantesque effectué et la dimension sociale de ses œuvres. Cette barrière artificielle reliant la terre à la mer et au ciel est comme une métaphore du caractère arbitraire des frontières politiques et géopolitiques. Ce gigantesque projet en symbiose avec son environnement est d’une étonnante beauté. Ce projet fait penser à la grande muraille de Chine et ce fut un hasard que le jour même où le projet a été réalisé marque le jour de la mort de Mao Tsé-Toung ce qui a involontairement accru l’impact de l’œuvre. une équipe d’avocats. Running Fence en Californie La "Barrière qui court" évoquant la muraille de Chine se dresse le jour même de la mort du Grand Timonier. Surrounded Islands (1980-1983) Les îles de la baie de Biscayne à Miami sont encerclées d'une ceinture en polypropylène rose fuchsia pour deux semaines en mai 1983. elle met en place aussi une marque d’humour et d’affection. de l’insouciance . Ici les Christo entreprirent de border de toile 11 îlots artificiels qui servent surtout de décharges à ordures (40 tonnes de déchets). dans les comtés de Sonoma et de Marin. Cette œuvre eut un fort impact dans le monde de l’art mais aussi chez les touristes qui se pressèrent à Miami pour voir les îles roses. même si ce n’est pas toujours positif. au nord de San Francisco. BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 38 . couleur de l’artifice et de l’euphorie. Ce mur resta en place 14 jours et aucune trace du projet n’est restée sur le sol comme pour les autres sculptures des Christo. Les préparatifs furent longs et demandèrent comme toujours de multiples dessins. les Christo font serpenter sur près de 40 km un ruban de toile de Nylon blanche de 200 000 mètres carrés. L’œuvre fait 5. un ornithologue et un expert en mammifères se mirent au travail d’arrache pied. 1982 à avril 1983. le tissu avait été découpé selon 79 patrons pour suivre les contours des îles et ce travail a été exécuté dans une usine louée pour l’occasion de nov. Le 10 septembre 1976. Les Christo impriment leur propre sens de la beauté du paysage.

palais de l'ex-Parlement allemand. Il a fallu 100 000 mètres carrés de polypropylène. est emballé dans un tissu argenté de 2.340 parasols bleus à Ibaraki. D’après des éléments de documentation capturés sur le Net BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 39 . ponctué de 7 500 portiques. Et ce pont pouvait aussi symboliser son propre passage du monde communiste au monde libre pour finir à Paris. Christo et Jeanne-Claude font planter 1. Parasol Bridge Les artistes créent un pont symbolique entre l'Est et l'Ouest. son premier lieu de réelle création artistique. Ce fut un parcours de 37 kilomètres à travers Central Park à New York. recouvert par une couche d'aluminium. Obtenir les autorisations représenta un combat acharné pour Christo et Jeanne Claude pendant plus de 10 ans. The Gates (2004-2005) Cette oeuvre a été présenté durant seize jours du 12 au 28 février 2005. hauts d'environ cinq mètres. Le travail a commencé le 17 juin 1995 et s'est terminé le 24 juin. au Japon et 1.5 millimètres d'épaisseur. le plus vieux des ponts de la capitale française. Emballage du Reichstag (23 juin au 7 juillet 1995) . Empaqueté. est emballé dans un polyester ocre jaune. Mais le projet concernant ce monument chargé de souvenirs douloureux (incendié à l'instigation des nazis en 1933) sera freiné. Quand Christo proposa d’emballer le pont une forte controverse s’installa. des deux côtés du littoral pacifique. Cinq millions de personnes se sont déplacés pour admirer l'œuvre. placés à 4 mètres d'intervalle et tendus d'un rideau de tissu vinyle de couleur orange safran. blesserait les passants ou même désacraliserait ce témoin du passé.Emballage du Pont Neuf (du 22 septembre au 7 octobre 1985) Le Pont Neuf de Paris. Ce pont est le plus vieux de Paris et aucun autre pont n’est autant chargé d’importance historique et culturelle. Pour certains cela l’abîmerait. Quand enfin le projet se réalisa ce fut un succès triomphal. notamment par le chancelier Helmut Kohl. De nombreux artistes célèbres l’ont peint comme Turner. Le projet représentait 40 876 mètres carrés de toile de polyamide dorée et la toile était retenue par 13 076 m de corde et plus de 12 t de chaînes d’acier. et 15 km de corde bleue déployée par 90 alpinistes. En octobre 1991. ce pont avait perdu toute son histoire et son ancienneté pour devenir une architecture moderne et presque aérodynamique changeant ainsi son impact habituel. Picasso et d’autres.66 m de diamètre et resteront dans les paysages pendant 18 jours.le Reichstag de Berlin. Ils font 6 m de haut pour 8. Renoir. C'est en 1971 que Christo esquisse ses premiers dessins du Reichstag emballé.760 jaunes en Californie.

né en 1956 dans le Cheshire. Biographie Artiste et photographe britannique. Il découvre alors la beauté des matériaux naturels façonnés par l'homme. l'influence profondément.Andy Goldsworthy Andy Goldsworthy. il grandit à Leeds dans le Yorkshire. à l'âge de treize ans. puis déménage à Lancaster afin d'étudier les Beaux-arts (à la Preston Polytechnic du Lancashire). par ses observations quotidiennes d'animaux morts. ou de chiens attaquant les moutons. Son travail dans une ferme. est l'un des principaux artistes du Land Art. Angleterre. La brutalité très visuelle de la campagne marque également ses conceptions artistiques. tels les sillons dessinés par le tracteur dans le champ. Il habite aujourd'hui le village de Penpont dans le Dumfriesshire (Écosse) où il a installé son atelier dans un ancien grenier en pierre. BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 40 . A Leeds. ou le mélange des objets de la ferme avec les pierres. il entre à la Bradford School of Art en 1974.

bien qu'il ait réalisé à l'occasion certaines œuvres à l'intérieur de bâtiments. sinon éventuellement un opinel. Il s'intéresse particulièrement au temps tel qu'il est rendu manifeste par l'évolution de la nature. qui a duré plusieurs mois et qui est constituée de serpentins de glace. musées ou galeries (par exemple. avec des matériaux trouvés sur place. Il a participé à la Biennale de Venise et exécuté plusieurs commandes importantes. feuilles d'arbres. ou de sable sur une plage disparaissant à la première marée. à Grise Fjord au nord du Canada. il considère ses œuvres comme de l' «art éphémère». comme celle du jardin de pierres. les énergies que j'essaie de faire passer à travers mon travail. aux Pays-Bas et au Japon. Il a exposé seul à plusieurs reprises en Angleterre. et au Pôle Nord pendant deux jours. glace.) pour ses œuvres (à quelques exceptions près. Son intention n'est pas « d'apposer sa marque » sur le paysage mais de travailler instinctivement avec lui. croissance et altération sont l'âme de la nature. tiges. lumière. etc. même brièvement. à plusieurs reprises. afin que ses créations manifestent. Un documentaire intitulé Rivers and Tides lui a été consacré par le réalisateur allemand Thomas Riedelsheimer en 2001. de nids de bois et de cairns. D’après des éléments de documentation capturés sur le Net BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 41 . à un rocher bien précis près de Saint-Louis dans le Missouri. le mur d'argile à Digne). avec une musique composée pour l'occasion par le compositeur-guitariste Fred Frith. » Goldsworthy conserve les traces de ses œuvres au moyen de remarquables épreuves photographiques en couleur dont beaucoup sont accompagnées d'un titre sous forme de légende expliquant la genèse de l'œuvre. « Mouvement. Ce film présente le travail d'élaboration de l'œuvre. C'est ainsi qu'il a rendu visite.À l'instar de nombreux artistes du Land Art. il lui est arrivé de faire appel à de la machinerie lourde ou légère pour réaliser des œuvres d'envergure (notamment les cairns les plus grands). le temps de dégradation pouvant varier de quelques secondes à plusieurs années : sculptures de glace qui ne durent qu'une saison. de feuilles et de cercles de branches.Bien qu'il n'utilise généralement pas d'autres outils que ses propres mains. comme par exemple le cairn édifié à partir de morceaux d'acier sur le site d'une ancienne mine). Il a également travaillé dans le désert d'Australie. en France. commanditée par le Musée de l'héritage juif de New York. fleurs.Démarche Andy Goldsworthy travaille généralement en plein air. constructions de pierre ou de métal qui ne subissent qu'une entropie naturelle. changement. Il utilise quasi-exclusivement des matériaux ou objets naturels (neige. Il voyage beaucoup mais se concentre sur un seul endroit. un contact en harmonie avec le monde naturel. galets.

Cet artiste transdisciplinaire utilise architecture et mécanique quantique. est un artiste plasticien.. où il y produit de la musique électronique. En janvier 2002. BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 42 .A. Loris Gréaud est également un ancien élève de l’école Nationale Supérieure des Beaux-arts de Cergy. Il étudie au Conservatoire de Musique de Paris mais il est expulsé en 1993. Loris Gréaud est né en 1979 à Eaubonne. Damien Ziakovic et le studio de production pluridisciplinaire DGZ Research.Loris Gréaud Biographie Loris Gréaud. C’est à partir de là qu’il décide de lancer son propre label musical sous le nom de Sibilance Production. il crée en 2004. il participe à l'inauguration du Plateau à Paris. une sculpture invisible. Aujourd’hui. après avoir eu l’autorisation de la mise en place d’un studio d’enregistrement. Il est également le fondateur d’un atelier de cinéma expérimental. Avec les architectes Marc Dölger. producteur d’un label de musique électronique et chef d’entreprise. un champagne noir. des projets «utopiques» comme une architecture de courants d’air. En 2005. il obtient le Prix Ricard S. des bonbons au goût d’illusion et autres. il vit et travaille à Paris et est représenté par la galerie Yvon Lambert de Paris et de New York. et est diplômé en arts graphiques.

et régissant un vaste spectre d’évènements éclatés dans le temps et l’espace. Puis en l’absence du visiteur le film redémarre. BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 43 . Il infiltre ainsi les modalités du marketing de masse. Au même moment dans l’espace de l’exposition. littéralement insipide ont été placé au sol dont le goût est à inventer et à projeter par le visiteur consommateur. des rencontres avec des interlocuteurs. Loris Gréaud joue avec l’histoire d’une image (la montagne noire du film de Steven Spielberg. 2006 est en forme de synopsis.70 m sous terre un important feu d’artifice sur une surface de 280 m². afin de capter. une rumeur devient une sculpture et un son devient un objet. sa moulure prend alors la forme d’un plafond.Démarche La plus grande ambition de l’artiste est de devenir une station productrice de signes. Et par la suite ses idées. là où elle se trouve. Cette chose obscure est d’abord exhibée sur un camion parcourant les rues de Paris. ses outils de production et ses effets sont repris dans ses projets ultérieurs. Des friandises sous le nom de Celador. elle se déroule en plusieurs temps. l’artiste moule le sol. Un écran abritant un film de fiction réalisé en 16 mm s’éteint automatiquement lorsqu’un visiteur entre. de leur traduction dans différents codes. Enfin. avec la manière dont cette forme génère des discours (la montagne abriterait une communauté étrange). ses expositions se présentent comme un chantier où il crée des machines empiriques qui se mettent en place par le biais de ses idées et des idées échangées. cette œuvre prend subitement son envol pour une destination inconnue. Un film pour le vide et l’histoire que chacun se projette. Cellar Door au Palais de Tokyo L'ensemble de cette exposition se construit sous la forme d’un vaisseau spatial qui serait un émetteur-récepteur de signes. 2007-2008 a été réalisé par pyrotechnie puis par moulage polyuréthane. 2007 est une installation. En effet. Le 17 août 2006 à 2h27 du matin. L’étrange dirigeable s’élève dans les airs avec des silhouettes à son bord. Ainsi une onde magnétique devient une lumière. il renvoie au registre de la métamorphose des formes. Le visiteur doit se muer en décodeur. Cette exposition personnelle est un gigantesque studio de production contrôlé par des techniciens. A travers ses bonbons. Celador. Loris Gréaud envisage de redéfinir les modes d’apparition et de distribution de l’œuvre. une nouvelle montagne obscure a pris place. la longueur d’onde de Loris Gréaud. 2006 est une cabine de projection. Rencontres du troisième type). Dark Side. Sans titre (Une Prophétie). En reprenant des modes opératoires d’un réalisateur de cinéma ou d’un chef d’orchestre. de faire de la réalité un scénario en temps réel et de réinventer l’art comme science-fiction au présent. et Celador serait une friandise fonctionnant comme de l’art conceptuel. Loris Gréaud utilise un registre métamorphique dans toutes ses œuvres. et avec des transformations successives de l’image. l’artiste enterre à 3. Après le tir. Underworks. et est ensuite métamorphosée en montgolfière sous le titre de Devil’s Tower Satellite. puis elle est exposée au palais de Tokyo.

Foret de poudre a canon. 2007-2008 est un film super 16 mm. est une maquette de foret d’arbres à échelle humaine. sont enduits d’un composite élaboré à partir de poudre à canon. Les arbres en apparence carbonisés. Le dessin combine un dôme géodésique à une image de la redistribution et de la pensée globale. En achetant et déposant les noms de 9 étoiles. D’après des éléments de documentation capturés sur le Net BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 44 .Bucky. l’artiste a rendu possible la production d’un dessin intergalactique disproportionné en années-lumière.

Biennale de Venise. Berlin. il suit les cours de la Schule für Gestaltung (école des arts décoratifs) de Zurich. De 1978 à 1983. Ses installations lui valent une réputation certaine dès les années 1990 : il ne tarde pas à être exposé. Il passe son enfance à Davos. Fribourg. BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 45 . Bilbao.Thomas Hirschhorn Biographie Thomas Hirschhorn est un artiste suisse né en 16 mai 1957 à Berne. Tate Modern de Londres). tant en France (Paris) qu'à l'étranger (Munich. y compris en Suisse (Lucerne. Saint-Gall. Berne. Thomas Hirschhorn a déclaré en 2004 qu'il refuserait d'exposer en Suisse tant que Christoph Blocher siégerait au Conseil fédéral. Genève). Figure engagée. il vit et travaille à Paris. Depuis 1984. dans les Grisons. Francfort.

que son œuvre relève d’une originalité et d’une inventivité remarquables". les contradictions et les scandales qui taraudent la société contemporaine. D’après des éléments de documentation capturés sur le Net BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 46 . Il les conçoit à partir de matériaux issus de la vie courante tels que des vieux papiers. lors de la remise du prix Marcel Duchamp. le jury a estimé. des feuilles d'aluminium. qualité non. improvisées et pauvres. que "le lauréat fait preuve d’une réelle maturité et d’un grand sens de sa responsabilité d’artiste. Elles requièrent parfois la participation de la population locale. Thomas Hirschhorn se concentre sur la création de sculptures précaires faites main.Démarche Depuis la fin des années 1980. des cartons. Energie oui. marquée par la mondialisation. créateur d'installations apparemment désordonnées. L'œuvre de Thomas Hirschhorn est traversée par les questions. En 2000. Ses sculptures sont souvent des "monuments" à des personnes qu'il admire. affirme cet artiste. et de même. mais fortement structurées en réalité. L'artiste milite en faveur de davantage de justice et d'égalité. tant il est vrai que Thomas Hirschhorn refuse d'être un artiste confiné aux salons mondains. à propos de Thomas Hirschhorn.

Il s'agit souvent d'architectures. voit ce qui grouille dans BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 47 . l'expression même de la continuité d'une civilisation. Il réalise dans le monde entier des œuvres in situ. de passerelles. Là où d'autres voient des blocs de maisons immuables. Son matériau de prédilection est le bois : poutres et planches qu'il utilise dans des installations qui modifient notre perception et notre expérience des sites. en les «recyclant». Les chantiers de construction ou de démolition. des monuments anciens. de ponts ou de passages surélevés qui semblent naître du lieu et demandent à être empruntés. les zones intermédiaires subsistant dans l'espace urbain sont investies par l'artiste. A l'origine de son travail. Il utilise pour ses constructions les matériaux mêmes du site. étudiant à Tokyo. Tadashi Kawamata s'intéresse à des questions liées à l'urbanisme. Tadashi Kawamata avait été frappé par l'impermanence de la ville. lui.Tadashi Kawamata Plasticien japonais né en 1953 sur l'île de Hokkaido au Japon et vivant à Tokyo. Jeune artiste.

un marginal. les cahutes des clochards rafistolées chaque soir et détruites chaque matin. d'un continent à l'autre. je voyage d'un pays à l'autre. « Pour moi. échafaudages et palissades. Et ce qui lui importe. un "outsider" par rapport à la société établie. puis se disperse étrangement. les éventaires des marchands dressés les jours de marché et repliés le soir... un "drifter". Mon travail étant devenu quasiment planétaire.et en ce sens seulement . il accentuait dans ses premières interventions ces dissonances et révélait l'éphémère dans la fixité urbaine. squelettes de maisons en construction. refoulée. Il montrait la part maudite. par l'évolution des villes. » D’après des éléments de documentation capturés sur le Net BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 48 . » « Pour moi la fin de l'art n'est pas de fabriquer des objets à exposer. qui en partage les émotions. ou encore par la construction d'une maison nouvelle qui plastronne à côté d'une habitation ouvrière lépreuse. Je suis moi-même devenu un errant. Je travaille avec les gens et pour les gens. c'est cette communauté qui se forme autour de chaque projet. les corridors provisoires qui s'éternisent dans les quartiers en rénovation. Une intervention de Tadashi Kawamata ne commence pas le jour de l'inauguration pour se terminer avec le cocktail de clôture. souvent cité à son propos. par la palissade d'une usine qui repousse un jardin public. En ce sens .ses actions publiques peuvent évoquer celles de Christo. par l’arche d'un pont qui violente la rive d'une rivière. Aujourd’hui. remblais et déblais…mais aussi ce que le regard quotidien du citadin moyen met entre parenthèses : les abris d'autobus où Ies gens vivent intensément leur attente. jour après jour.les interstices : chantiers de démolition. il s’intéresse à la dimension provisoire et collective de ses propres installations. comme si rien n'avait eu lieu. La phase de construction est aussi importante que celle du démontage. Frappé par ces parcelles de noman's land qui subsistent entre espaces de nature différente. mais d'établir une relation entre les hommes et les femmes au cours d'un travail qui se construit en commun. il n'y a pas d'art solitaire ou narcissique.

autos. ferrailles. Par exemple pendant les années 60 les gens demandaient que l'avortement soit légalisé : il construit une pièce intitulée "l'opération illégale" qui montre le corps d'une femme confectionné dans un sac de toile de jute rempli de ciment attachée au dos d'un caddie. de meubles d'occasion récupérés ainsi que des chiffons. À vingt-six ans il s'installe à Los Angeles. Tous ces éléments sont intégrés tel quel. Il fait des études classiques au Whithwoth Collège de Spokante puis aux universités de Whitworth et de Washington mais pas de formation artistique.. pierres tombales. En 1956. C'est dans ces années-là qu'il cesse de faire des peintures abstraites pour construire des installations-environnementales composées de photographies.Edward Kienholz Edward Kienholz est un artiste né en 1927 à Fairfield (Washington) dans une famille de fermiers. de vêtements. le tout peint de couleurs violentes à l'aide d'un balai. la guerre. il crée des œuvres avec de vieux morceaux de bois récupérés et cloués sur des panneaux. BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 49 . l'exclusion sociale et raciale.. caoutchoucs. il fonde une galerie "Now Gallery" où seront exposés des artistes d'avant-garde. fil de fer. représentant en aspirateurs. Après ses études il exerce divers métiers : imprésario d'une troupe de danseurs. plâtre. étalagiste. instruments médicaux. À partir de 1954. plastiques. c'est par leur assemblage qu'Edward Kienholz signifie son opinion sur la violence.

il est interdit d'exposition dans les institutions culturelles. En 1977. une exposition individuelle de ces œuvres a eu lieu au Centre national d'art et de culture GeorgesPompidou. des instruments chirurgicaux souillés posés sur une couverture en loque. elle ne lui pardonnera pas.Autour de cette femme sont disposé des seaux. Edward Kienholz obligeait l'Amérique des années 1960/70 à se regarder en face. des pots rouillés. D’après des éléments de documentation capturés sur le Net BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 50 . Cette œuvre sur l'avortement d'une violence extraordinaire n'a pas son équivalent dans l'art contemporain. Il quitte alors les États-Unis pour s'installer en Europe où de grandes expositions lui seront consacrées.

des modèles avec lesquels nous jouons dans une liberté buissonnière toujours renouvelée. Durant cette expérience professionnelle. Barbara Kruger. son travail se caractérise par sa charge critique. Leurs codes. offre au spectateur des images où les signes renvoient à des modèles de représentation dont nous avons parfaitement conscience. Dès ses premières œuvres (1978). des lieux communs de nos comportements sont présents dans l'image sous forme de brèves sentences à la typographie austère. des slogans virulents. BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 51 . Barbara Kruger a travaillé comme designer et peintre pour des agences de publicité. en reproduisant sur un mode dramatique les stéréotypes de notre idéologie. cette pensée qui avant tout annonce la fin de tout écart dans nos vies. Cette pensée sur le commun.Barbara Kruger Barbara Kruger. cette banlieue de New York désormais à l'abandon. Chacune interroge avec une certaine ambiguïté notre capacité à répondre aux pressions de la société afin de reproduire un comportement normalisé. elle s'est familiarisée avec les protocoles de construction des images destinées aux médias. des aphorismes stupides. d'astuces et de tactiques de résistance. Détournées de leur support d'origine (magazine). Elle s'approprie alors des images déjà faites (parfois elle les réalise). cette pensée donc n'a pas pour objectif de s'interroger sur la banalité ou le cliché. Au contraire. Enfin. Née en 1945 à Newark. leurs signes ont rapidement fait partie de son vocabulaire visuel. née en 1945 est une artiste conceptuelle américaine. celles-ci sont agrandies au format du tableau de chevalet. Montrer les signes de l'aliénation renvoie à la façon dont nous inventons le quotidien à coup de ruses.

celle de sa propre dénonciation. Aussi le spectateur reçoit-il ces accusations : tu es vraiment trop nul. D’après des éléments de documentation capturés sur le Net BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 52 . dans une société donnée. La vie de tout homme n'est effectivement pas réductible à une série de stéréotypes. déjouent les modèles de communication prônés par les médias. Barbara Kruger réalise sa première installation en s'appropriant totalement l'espace de sa galerie new-yorkaise. Il englobe une galaxie de figures hétérogènes qui. L'esthétisation de ce qui était dénoncé donnait à ses pièces une ambivalence rapidement insoutenable au fur et à mesure que la publicité calquait et intégrait nombre de procédures artistiques qui initialement dénonçaient son idéologie(il suffit pour s'en convaincre de voir combien de spots télévisés singent désormais les attitudes artistiques des années 80). mais pour qui te prends-tu avec tes belles phrases. etc. toutes. il s'agit d'apostrophes destinées à un interlocuteur absent. les tableaux photographiques pouvaient conduire à une impasse. Chacun prononce un monologue d'une incroyable violence. l'homme n'est capable que d'expériences de seconde main. Les pièces anciennes démontraient que dans une culture modelée par l'information et par des images qui tiennent lieu de réalité. l'imaginaire n'est pas une totalité cohérente. Barbara Kruger approfondit ce travail avec la projection simultanée de trois films. L'année 1990 constitue une première rupture. Ici. Une certaine virulence dans les propos place le spectateur dans une situation équivoque. Trois murs séparés par de minces cloisons nous font face.Cependant. souvent construit à partir de situations entendues. Du sol au plafond. un visage nous regarde. des mots et des images s'imbriquent les uns dans les autres. Barbara Kruger prouve que. Le plus souvent. Aujourd'hui dans l'espace de la Galerie Yvon Lambert. Sur chacun d'entre eux.

d’une multitude de pois colorés mais aussi de miroirs ou de formes phalliques répétées à l’infini.Yayoi Kusama Yayoi Kusama. Elle rejoint en Europe à la fin des années 60. Dès lors. Kusama avait eu la vision hallucinatoire d’un motif en forme de pois décorant une nappe familiale se répéter dans la pièce. L’année 1960 voit le lancement de son Manifeste de l’oblitération : « Ma vie est un pois perdu parmi des millions d’autres pois. est fondé sur la répétition et la multiplication de signes. Enfant.. BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 53 . ». qu’elle qualifie d’obsessionnel. née en 1929 à Matsumoto. En 1957 elle quitte le Japon pour vivre aux États-Unis où elle participe indirectement et à sa façon au mouvement du Psychédélisme et du Pop Art. Le travail de Kusama. préfecture de Nagano est une des plus grandes artistes contemporaines au Japon.. le groupe Zero de Piero Manzoni et d’Yves Klein et expose dans les musées et galeries des Pays-Bas et d’Italie. son univers en sera peuplé et ses installations habitées.

notre culture. notre éducation. allant jusqu’à mettre en scène en 1969. ballons rouges. de faire appel à des techniques variées pour exprimer ses questions et ses obsessions. du ciel au plafond.. une mémorable performance regroupant des intervenants totalement nus devant le Palais Impérial ! Surtout connue pour ses sculptures et peintures.Après les corps peints viendront les vêtements puis des espaces entiers seront couverts de pois. phallus. les atmosphères. Ses créations frappent le regard par leur efficacité. Elle a acquis la célébrité par des installations avec miroirs. lors d’un bref séjour au Japon. D’après des éléments de documentation capturés sur le Net BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 54 . Elle a reçu de nombreuses distinctions au Japon et à l'étranger. la réalisation de films et a également publié des romans. En 1973 elle revient à Tokyo. Elle même intervient souvent comme élément interne de ses propres installations. variant les couleurs. outre ses pois rouges. des poêles à frire sont couvertes de. cet établissement est réputé pour ses pratiques encourageant l'expression artistique comme thérapie. les tailles. Mais elle ne crée pas mécaniquement. C’est une artiste inclassable bénéficiant dans son pays d’un grand respect et exerçant une influence considérable sur la jeune génération qui lui rend régulièrement hommage. au milieu desquels elle se mettait en scène. En 1965 Kusama réalise ses premiers happenings à New York. elle crée des installations où des planches à repasser. Outre les thèmes de la drogue et de l'amour libre. ses expérimentations l'amènent à interroger l'univers féminin . des formes reptilo-phalliques dans ses productions. jouets. La force de Yayoi Kusama est de ne se cantonner à rien. De santé mentale fragile. les matériaux. les éclairages. tout en distillant des émotions et des interrogations qui nous renvoient à notre inconscient. Elle invente à chaque fois une manière d'agencer ces points dans l'espace. elle vit volontairement dans un établissement de soins psychiatriques de Tokyo depuis 1977. Kusama a aussi abordé la mode.. Elle intègre.

les parfums et les bruits seront enregistrés comme par un sismographe à la pointe du crayon qui trace des circonvolutions. Après la Libération. pour ensuite passer à un traitement informel de la peinture (subvertir les codes de la création plutôt que d'en tenter le dépassement). Au milieu des années soixante. les « peintures volumétriques ». avec lesquels il troue la superficie des toiles pour symboliser une infusion d'énergie. BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 55 . en commençant par la peinture à l'huile. Et dès sa libération il va retrouver les collines turinoises où l'herbe. C'est une sorte d'écriture du sensible dans un cycle sans fin. le soleil. il se consacre à plein temps à la peinture. 9 novembre 2003). encouragé par le critique Luciano Pistoi. Il commence d'abord avec une peinture de style expressionniste abstrait. Mario Merz grandit à Turin. du matin au soir.Mario Merz Mario Merz (né à Milan le 1er janvier 1925 . est un artiste contemporain italien représentant du courant de l'Arte Povera. En 1954. à la Galerie La Bussola à Turin. En prison. Pendant la Seconde Guerre mondiale. il entre dans le groupe antifasciste Justice et Liberté et en 1945 il est arrêté et emprisonné. sans lever la main du support choisi. pour avoir distribué des tracts.mort à Turin. a lieu sa première exposition personnelle. et à expérimenter les premiers assemblages tridimensionnels. Il cherche un langage qui va donner forme au monde. il dessine sur tout et rien. il fréquente deux ans la faculté de médecine de l'Université de Turin. il abandonne la peinture pour expérimenter des matériaux comme les tubes au néon.

en 1984 sur le Mole Antonelliana de Turin et en 1990 sur la Manica Lunga du Castello di Rivoli. Le climat de 68 et l'idée d'un renouvellement politique et social se retrouvent dans ses œuvres : Merz reproduit avec des néons les slogans de protestation du mouvement étudiant. 1997.. qui deviendront caractéristiques de sa production et que représentent le dépassement définitif. la Galerie civile d'art contemporain de Trente en 1995. le Moderna Museet de Stockholm en 1983. en 1971 le long de la spirale du Musée Solomon R.). Guggenheim. Il devient vite un élément de référence du groupe. À la fin des années 70. terre. du cadre et du plan bidimensionnel. Merz retourne à l'art figuratif. ils introduisent dans l'œuvre la dimension du temps réel. il introduit dans ses œuvres la suite de Fibonacci comme symbole de l'énergie inhérente de la matière et de la croissance organique. La renommée Au cours des années de très nombreuses expositions ont été consacrées à Merz dans les plus importants musées du monde. 1982 et 1992. Luciano Fabro. la Biennale de Paris en 1971.. le Musée d'art contemporain de Los Angeles et le Musée Solomon R. de la part de l'artiste. En 2003. laissés à leur destin naturel. À partir de 1968 il commence à réaliser des structures archétypiques comme l'igloo. plomb. la Fundation Proa de Buenos Aires en 2002. le Carré d'Art de Nîmes en 2000. la Biennale de Venise en 1976. on peut citer le Walker Art Center de Minneapolis en 1972. il introduit la figure symbolique de la spirale qui fut successivement associée à celle de la table. sur la surface desquelles il disposait des fruits ou des légumes de sorte que. D’après des éléments de documentation capturés sur le Net BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 56 . Giuseppe Penone. Parmi ceux-ci. Guggenheim de New York en 1989. en plaçant les chiffres réalisés au néon soit sur ses œuvres soit dans des lieux d'exposition. Merz à également participé aux expositions collectives les plus prestigieuses parmi lesquelles la Documenta de Kassel en 1972. la Kunsthalle de Bâle en 1981. Alighero Boetti et d'autres se réunissent à la Galerie turinoise de Gian Enzo Sperone. il lui a été attribué le Praemium Imperiale au Japon. la Fundation de Serralves de Porto (Portugal) en 1999. En 1976. réalisés avec les matériaux les plus disparates (verre. comme. la Fundation Antoni Tàpies de Barcelone en 1993. qu'il définit comme préhistoriques.Il est présent dès les premières expositions d'Arte Povera avec les artistes qui ont participé à l'exposition collective organisée par Germano Celant à la Galerie la Bertesca de Gênes (1967) et Merz. en dessinant de grandes images d'animaux archaïques. En 1970. le Château de Rivoli près de Turin et le Centre Luigi Pecci pour l'art contemporaon de Prato en 1990. sur des toiles de grandes dimensions non encadrées. Michelangelo Pistoletto.

BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 57 . cette fois vers les Etats-Unis. Fish Flies on Sky (1975). il intègre le collectif 'Fluxus' qui compte parmi ses membres des artistes illustres comme Joseph Beuys. dont certaines monumentales comme Cargo Cult. en 1965. où il est arrivé en 1949. En 1961. ou Magnet TV. Nam June Paik a débuté sa carrière en Allemagne. exposée en 1963 à Wiesbaden. Il étudie la musique et l'art dans les universités de Munich et de Cologne ainsi qu'au Conservatoire de Musique de Freiburg.Nam June Paik Précurseur et maître mondialement reconnu de l'art vidéo. Ce sont des compositions comme la réunion de douze téléviseurs aux images modifiées. Yoko Ono ou Ben. Paik émigre à nouveau. après avoir quitté sa Corée du Sud natale. À partir des années 1970. dont la particularité est la distorsion de l'image du président Nixon par l'ajout d'électro-aimants qui lancent la carrière de Nam June Paik. En 1964. il réalise des sculptures et des installations : TV Buddha (1974).

D'autres constructions telles qu'une tour composée de 1003 écrans. Le robot Olympe de Gouges. D’après des éléments de documentation capturés sur le Net BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 58 . constituée d’un empilement d’anciens postes de télévisions équipés de moniteurs vidéo représente une personnalité emblématique de la Révolution. L’ensemble de l’installation comptait 200 moniteurs vidéo en référence au nombre d’années séparant 1789 de 1989. Les différentes parties du corps montrent des images vidéo de plusieurs programmes. finiront d'asseoir sa notoriété. sont peints des idéogrammes chinois. The More. Ces écrans de télévision assemblés en forme de géants multimédia font le tour du monde. the Better. au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris dans le cadre de l’exposition « La Fée Electronique ». Dans la salle de la Fée Electricité. à l’occasion du Bicentenaire de la Révolution française. figure féministe et passionnée. créé en 1989.Ses fameux « robots » lui apportent la consécration internationale. peinte par Raoul Dufy. Sur les côtés. la Madeleine Disco. à droite « Femme française ». à gauche « Vérité / beauté / liberté / passion ». qu'il érige à l'occasion des Jeux Olympiques de 1988 à Séoul. était présenté un ensemble de cinq robots monumentaux portant les noms de personnages de la Révolution ainsi qu’un monument en forme d’arche.

C'est avec la découverte du Land Art et du Carré noir sur fond blanc de Malevitch que Georges Rousse choisit d'intervenir dans le champ du réel en établissant une relation inédite de la peinture à l'Espace. unique. BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 59 . que seule la photographie restitue. Il investit alors des lieux abandonnés qu'il affectionne depuis toujours pour les transformer en espace pictural et y construire une œuvre éphémère.Georges Rousse Georges Rousse est né en 1947 à Paris où il vit et travaille.

Nos certitudes et habitudes perceptives sont troublées par la réunion dans l'image finale de trois espaces : à l'espace réel dans lequel l'artiste intervient et à l'espace fictif.Pour permettre aux spectateurs de partager son expérience de l'Espace il présente. il construit dans ces Lieux du vide une œuvre utopique. Chine. le cadrage. de l'écart entre perception et réalité. son histoire. Georges Rousse leur offre une nouvelle vie éphémère. la culture du pays où il intervient. A partir de la vision de l'objectif. Cette œuvre forte et singulière qui déplace les frontières entre les médias traditionnels s'est immédiatement imposée dans le paysage de l'art contemporain. sont comme une métaphore de l'écoulement féroce du Temps vers l'oubli et la mort. aux Etats-Unis. à une investigation immobile de l'Image. L'espace de bâtiments abandonnés où il repère immédiatement un "fragment" pour sa qualité architectonique. Georges Rousse n'a cessé d'exposer et d'intervenir dans le monde entier. architecte dans le même rapport avec les espaces réels qu'un peintre avec la toile.. ou un architecte face à ses plans. la lumière. y projetant sa vision du monde. Corée. au Québec. à la galerie de France en 1981. Son matériau premier est l'Espace. qui peu à peu transforment notre perception de l'Espace et de la Réalité. Il a participé à de nombreuses expositions et reçu des prix prestigieux D’après des éléments de documentation capturés sur le Net BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 60 . se superpose un nouvel espace qui n'advient qu'au moment de la prise de vue et n'existe que par la médiation de la photographie. Au-delà d'un simple jeu visuel. Georges Rousse est assurément photographe ce que révèle la qualité intrinsèque de ses images dont il assure lui-même la prise de vue. son « univers » mental. peintre. Mais il est aussi. dont la disparition est proche. tout autant. utopique qu'il imagine puis construit patiemment dans le lieu. Avec la photographie.). en Asie (Japon. sculpteur. un sculpteur avec la matière. sa lumière puis qu'il organise et met en scène dans le but ultime de créer une image photographique. en Europe.. croisant des préoccupations plastiques en résonance avec le lieu. entre imaginaire et réel. souvent dégradés. En les transfigurant en œuvre d'art. en Amérique latine. Depuis sa première exposition à Paris. ignorés. poursuivant son chemin artistique au-delà des modes. Ces lieux de précarité. ses images en tirages de grand format.. Georges Rousse nous oblige à une lecture statique des architectures. dès le début des années 80. Népal. cette fusion énigmatique des espaces dans l'image met en abyme de façon vertigineuse la question de la reproduction du réel par la photographie. rejetés.

BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 61 .James Turrell James Turrell est un artiste américain. Ses interventions. Son médium de prédilection est la lumière. Mis à part les dessins et les plans qui accompagnent ses œuvres de plus grande envergure. Il est né en 1943 à Los Angeles. Depuis la fin des années 60. sont réalisées à partir d'un seul matériau : la lumière. les installations de James Turrell. naturelle ou artificielle. procèdent toutes d’une quête artistique qui déstabilise nos relations au réel. sa production ne comporte ainsi aucun objet en tant que tel. appelées aussi « environnements perceptuels ». ses installations « en chambre » ou à ciel ouvert.

vous vous voyez en train de voir. Entre ses mains la lumière prend une extraordinaire matérialité. Je montre que la perception est une interaction du moi et de l’évènement… Dans mon œuvre. qu'il transforme peu à peu en un gigantesque observatoire astronomique. C’est une opération réflexive… C’est l’acte d’éprouver.En manipulant la lumière. de sentir qui est sensuel et non l’objet de cette sensation. James Turrell sollicite les sens. « Ce qui m’intéresse.. il fait l'achat personnel d'un cratère volcanique dans le désert de l'Arizona (Roden Crater).. la trompe.. D’après des éléments de documentation capturés sur le Net BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 62 . il la bouscule.. » James Turrell a réalisé de nombreuses expositions et a reçu de nombreux prix.. c’est la nature de la perception. Création d'espaces fictifs.. il se joue de la perception du spectateur. En 1983. troublants puis fascinants.

construisant peu à peu un dialogue avec l’architecture du lieu. des courbes qui viennent envahir l’espace. Cette forme reconnaissable à partir du point de vue préalablement défini se décomposera en autant de fragments sur les surfaces qui les accueillent. en mettant là en avant la profondeur d’un espace. des lignes droites. en soulignant ici un aspect de l’architecture. Felice Varini élabore un travail de peinture qui se déploie dans l'espace architectural.Felice Varini Depuis les années 1980. Il donne à voir. elles vont jusqu’à provoquer un certain vertige. le redessinant. il choisit un élément architectural qui lui servira de code de lecture de cette architecture pour réaliser une forme géométrique. tout simplement. Ce sont des demi-cercles. les peintures de Felice Varini se déploient dans un vaste espace. L’enjeu du travail de Varini n’est ni d’ajouter ni d’enlever. L’élégance du geste se double d’une réflexion sur le lieu et son histoire D’après des éléments de documentation capturés sur le Net BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 63 . Constituées de courbes dessinées puis peintes sur les murs. Les pièces consacrées à ses "projets hypothétiques" sont à ce sujet particulièrement remarquables. Proposant la perspective comme procédé de description. Conçues in situ.

il s'est principalement illustré par la création de monumentales installations. puis des projections de ses vidéos sur de grandes surfaces dès 1973. Bill Viola étudie les Arts Plastiques à la Syracuse University de New York où il entre en contact avec la vidéo. Pionnier de l’art vidéo. Viola participe à l’effervescence qui entoure le tout nouvel art vidéo dans des manifestations.Bill Viola Bill Viola est un artiste américain né à New York le 25 janvier 1951. Bruce Nauman… Comme eux. il est influencé par le performance art. En 1972. il commence à mettre en place des installations vidéo en utilisant des moniteurs. avec des gens comme Nam June Paik. BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 64 .

Vers le milieu des années 70, il se met à voyager en Orient pour entamer une quête spirituelle. En 1980, lors d'un voyage au Japon à la faveur d'une bourse d'étude, il rencontre le maître Zen Daien Tanaka qui devient son guide spirituel. Viola cherche désormais, dans une démarche intimiste, à exprimer son cheminement émotionnel et spirituel, où il n'hésite pas à donner des images de lui-même ou de sa famille. Il fait également souvent appel à des thèmes récurrents : la vie, la mort, le sommeil, le rêve, l'eau, le feu, le désert… On considère généralement qu'il existe deux principaux courants dans la vidéo américaine : l'un, exubérant et ludique, trafique et dénature les images à l'aide d'effets divers; son chef de file est Nam June Paik. L'autre est plus discret et moins transformateur. Bill Viola en est le représentant le plus connu. En 1995, il représente les États-Unis à la Biennale de Venise, où il expose The Greeting inspiré de la Visitation du peintre maniériste Pontormo (1528-1529). Dans cette installation Viola donne vie à la peinture : sur un écran plat à cristaux liquides, cette œuvre présente les mouvements ralentis de femmes interprétant les personnages du tableau. Afin de pousser les limites de notre perception, Bill Viola utilise toutes sortes de dispositifs de captation : il ajoute à ses caméras des systèmes optiques habituellement réservés à la saisie d'images pour la science. Il bricole également des systèmes saugrenus de prises de vues avec miroirs, moteurs et mécaniques pour élargir le champ de vision. Grâce à la mise en scène, au montage et à la sonorisation, il donne un sentiment d'étrangeté à l'image la plus banale. Bill Viola conçoit ses installations comme des espaces dans lesquels les spectateurs sont invités à s'immerger pour ressentir ses émotions. Dans The Sleepers (1992), on retrouve l'eau, le sommeil et la solitude, thèmes chers à Viola. Immergés dans l'eau au fond de sept barils, sept moniteurs diffusent chacun en boucle le visage d'une personne endormie en gros plan. La pièce est plongée dans l'obscurité, la seule lumière est celle qui provient des barils et se diffuse dans la pièce. Ici, l'effet n'est nullement dans l'image on ne peut plus banale. C'est le dispositif qui donne sa force à l'installation. En 1998, pour l'exposition itinérante Bill Viola qui est passée par différentes villes des États-Unis et d'Europe, il pousse encore plus loin le dispositif de l'installation. L'aménagement et la configuration des salles regroupant 18 installations, permettent l’interaction de certaines d’entre elles D’après des éléments de documentation capturés sur le Net
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Approche pédagogique

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Le temps

L’imaginaire La symbolique

L’espace

Installation

Le spectateur

Les sens

Le mouvement

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Le langage Installer L’étal La stalle BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 68 . ses mutations. dans une expérience engageant le corps et les sens L’imaginaire La symbolique Le rêve L’inconscient Un fantasme mis en scène Un imaginaire rendu tangible Une pensée donnée à pénétrer La réalité / La fiction Agir sur le monde. ajoute... magnifie. ses mouvements. l’artiste démiurge. l’environnement comme champ d’expérimentation artistique Le Religieux A l’égal de dieu.. Il rectifie. Il montre son inachèvement ou ses erreurs...L’altérité L’artiste fait partager sa perception du monde au spectateur. par son intervention humaine ajoute sa touche à la Création : Il désigne ses beautés.

Le « hors contexte » L’œuvre est autonome par rapport au lieu L’œuvre pourrait fonctionner ailleurs Références artistiques Le Facteur Cheval Le palais idéal Jean Dubuffet La closerie Falballa Jean Tinguely Le Cyclope Le « in situ » L’œuvre et le lieu font corps L’œuvre ne pourrait pas fonctionner ailleurs Références artistiques Daniel Buren Double plateau Robert Smithson Spiral Jetty L’espace 1 .naturel .construit Walter de Maria Lightning Field BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 69 .

La désignation L’œuvre signale le lieu L’œuvre modifie la perception du lieu L’œuvre canalise le regard. tension conflit ou rupture : l’oeuvre est exposée aux contraintes du lieu ou de la commande Références artistiques Richard Serra Spin out L’espace 2 .construit BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 70 . balisé Le trajet est l’œuvre Références artistiques La relation Dialogue. impose un point de vue unique et particulier Références artistiques Daniel Buren Une enveloppe peut en cacher une autre Felice Varini Georges Rousse La trajectoire L’œuvre est un parcours jalonné.naturel .

Le temps BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 71 .Le processus L’œuvre est évolutive Elle se construit avec le temps ou L’œuvre est dégradable Elle s’altère ou se détruit avec le temps Références artistiques Gerda Steiner et Georg Lentzinger Jean Tinguely Homage to New York Le pérenne L’œuvre est faite pour durer Références artistiques Daniel Buren Les deux plateaux Joseph Kosuth Ex Libris Champollion L’éphémère L’œuvre a une durée de vie limitée Références artistiques Nils Udo Andy Goldsworthy Claudio Parmigiani Bibliothèque du musée Fabre Montpellier Tadashi Kawamata Christo Runnig Fence Surrounded Islands...

. lumière. Références artistiques Jesus Rafaël Soto BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 72 ... Références artistiques Eat Art Laurent Moriceau. L’odorat Odeurs Parfums Matériaux odorants.. Références artistiques Ernesto Netto Wim Delvoye L’ouïe Les bruits Les sons La musique... Michel Verjux. Sophie Calle.. l’image (photo. Bill Viola..Le goût Les saveurs Les températures Les matières.... formes. La vue Matières. couleurs.. Références artistiques Céleste BoursierMougenot Loris Gréaud Les sens Le toucher Les matières Les matériaux Les éléments La température. Jean Michel Othoniel. Yayoi Kusama. vidéo …) Références artistiques Thomas Hirschhorn. Edward Kienholz.

L’immersion Le spectateur est immergé dans l’univers de l’œuvre C’est l’œuvre qui agit sur ses sens ou son corps Références artistiques Yayoi Kusama L’expérimentation Le spectateur expérimente ou agit sur l’œuvre ou sa perception Références artistiques Eat Art Felice Varini Jesus Rafaël Soto La contemplation Le spectateur est à distance de l’œuvre Il est un observateur extérieur Références artistiques Walter de Maria Lightning Field Robert Smithson Spiral Jetty James Turrell Roden Crater Heavy Water Razor Le spectateur BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 73 .

La captation L’œuvre est un dispositif captant des phénomènes naturels Référence artistiques Walter de Maria Lighting Field Hans Haacke Condensation Floor La stabilité L’œuvre est stable. elle a sa forme définitive. Elle ne produit pas de mouvement Référence artistiques Loris Gréaud Cellar Door Le mouvement L’œuvre produit du mouvement L’origine de ce mouvement peut être : Naturel Mécanique Humain… Références artistiques Gerda Steiner et Georg Lentzinger Rebecca Horne Le mouvement Vanessa Beecroft BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 74 .

histoire. géographie. histoire des Arts … BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 75 .Démarche pédagogique 1 2 3 4 5 6 Solliciter Projeter Collecter Composer Exposer Se référer Chaque étape de la démarche présentée ici et développée sur les pages suivantes. peut à des niveaux différents se mettre en relation avec les différents domaines scolaires : sciences. technologie. langue.

la fiction • Pour définir. films plastiques.. nuit… Des objets de récupération Mobilier. fleurs. pierres… Un univers fantastique Dieu mythologique. herbes. légumes… Poissons rouges (dans bocal ou aquarium…) Les cycles : Jour. thé. cages. un film… Des matériaux naturels Branches. l’imaginaire. paradis. plantes. épices…) Un élément : Terre. bocaux. questionner. air. écorces. une problématique… 2 . bouteilles. célestes. tissus.SOLLICITER Solliciter le rêve. clochettes. pot pourris en sachets. eau de fleur d’oranger sur tissus ou cotons Un sens : Vue. plantes aromatiques.PROJETER Faire émerger • Brainstorming • • 3 . aquariums. eau de rose. eau. vêtements… Une œuvre : Un conte. feuilles. sous marins… Des écrits Mots. raconter ses intentions… Des images Photographies. fruits et légumes secs Produits culinaires odorants (café. jouets. classer Lister les propositions de projets… En lien avec le projet de classe. d’école Un projet spécifique • A propos d’un sujet • Se projeter Des objets Même nature. une thématique.1 . lisse. temps… Des produits odorants Epices. nombres BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 76 . odorat. une forme. propriétés communes… Des objets sonores Bambous. grelots. toucher. une poésie. ouïe. Le langage plastique Une matière. goût Une sensation : Doux. une couleur… Des cadres Récupération d’encadrements Une notion : Lumière. carillons… Dessiner. écritures Chiffres. personnage de fiction… Des matériaux manufacturés Cordes. feu Du vivant Végétaux. mouvement. biscuits. dur… De la nourriture Bonbons.. parfums. un mythe. peluches… Les lieux mythiques : Enfer. réaliser des maquettes.COLLECTER Collecter des matériaux en lien avec le projet Explorer. mondes souterrains. une BD.

gestes…) Se donner des règles de composition • Analyser la question du rapport au lieu d’exposition Posé sur un support Table. igloo…) pour faire une expérience sensorielle ou kinesthésique Investissements et délimitation d’un espace ouvert (tissus suspendus…) Investissement par saturation d’un espace en le rendant impénétrable Mise en scène d’objets réels (table. mobiles. proliférante…). désordonnée / ordonnée. différent. murs…) BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 77 . nappe Soit en rapport avec le lieu d’exposition pour donner à voir autrement en le transformant (rendre étrange. chercher. le magnifier. pénétrables Soit sans rapport avec le lieu d’exposition en produisant une installation pour proposer aux spectateurs une expérience inédite.EXPOSER Réfléchir à la mise en espace Posé au sol Disposition au sol (aléatoire. chaises. fauteuils…) transformés 6 . rideau.COMPOSER Organiser de façon pertinente • Développer. itinéraire balisé Délimitation d’un espace fermé dans lequel le spectateur devra entrer (cabane. explorer 5 . abri. sensorielle ou en mettant en scène un univers imaginaire Accroché Accrochage à des supports existants (arbres.4 . ou en choisissant d’en designer une partie ou d’en cacher une autre… Suspendu Corde à linge. suspension. le rendre effrayant). lits. se donner des contraintes Se référer aux différents tableaux précédents Se référer aux noms d’artistes proposés dans le document Effectuer des choix (Langage plastique. sérielle.SE REFERER Développer une culture artistique • Etablir de liens avec des œuvres ou des démarches d’artistes Pratiquer des opérations plastiques (Isoler / Reproduire / Transformer / Associer) Lister des gestes Recenser les modes d’assemblage • Limiter.

Documentation BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 78 .

James Turrell parle de ses recherches formelles sur la lumière naturelle. Collection Lambert. 2000. Petry / Thames & Hudson Installation II : L’empire des sens / Oliveira.Documentation Bibliographie Installation I : L’art en situation / Oliveira. Norbert Hilaire / Flammarion Recherche Internet Recherche d’images sur Google pour accéder aux images des œuvres des artistes cités dans ce document : Google / Art Installation / Images Google / Nom du plasticien / Images Filmographie James Turrell / Passageways / DVD / Un film de Carine Asscher / Editions du Centre Pompidou Sur des images spectaculaires tournées en Arizona. Nantes – J’ai rêvé d’un autre monde. Claude Lévêque / ' Installation 2000-2004 ' / DVD / Réalisation Armand Morin / Mamco et Le Carré / Château-Gontier – Installations – Entretien avec Michel Nuridsany. créé pour Le Lieu unique. septembre 2004 – Sentier lumineux. de son amitié avec le peuple Hopi et présente son grand oeuvre. 1997-2003 BALESTRA Raymond / CHARLES Christine / ROUX Richard / Conseillers Pédagogiques Départementaux en Arts Plastiques Inspection Académique / BP 3001 / 06201Nice Cedex 3 / Tel 04 93 72 64 59 / Fax 04 93 72 64 86 79 . le Roden Crater. Oxley. Avignon – Néons. Oxley. 2001. Petry / Thames & Hudson Œuvre et lieu / Anne-Marie Charbonneaux.

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