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Le parcours de Frédéric KOENIG

(16.1.1914 – 25.1.1944)

1
Introduction

Frédéric a rédigé cinq curriculum vitae :


– deux en Alsacien et en vers : portant le même titre « D' Kannes Fritz als
Metzier ! » (Kannes étant la déformation de Johannes pour distinguer les
différentes lignées de Koenig), « Le Koenig Frédéric en Boucher ». Ils retracent
son parcours professionnel :
– l'un rédigé à la fin ou à l'issue du service militaire en Tunisie, mais non daté ;
– l'autre écrit au Simserhof le 5 novembre 1939.

– trois autres en Allemand :


– l'un en vers, vraisemblablement rédigé au Simserhof ;
– un autre, daté du 27 décembre 1942, destiné à être joint au dossier
d'inscription à l'examen du brevet de maîtrise de la Chambre des métiers ;
– le dernier, sous forme de brouillon non daté, rédigé à LIST sur l'île de Sylt (au
dos figure un début de brouillon de CV de Nikolaus FISCHER, né à PETITE-
ROSSELLE, mais habitant, a priori, GROSTENQUIN -57- où il a fréquenté
l'école communale.

Si ces CV permettent de mieux connaître son parcours tant personnel que


professionnel, ils ne donnent que peu d'indications sur les quatre "mobilisations" dont
trois dans l'armée française, et une seule, mais fatale, dans la Wehrmacht. Pour ces
parcours "militaires", et notamment le dernier, les lettres qu'il a écrites ou celles de sa
Margot qu'il n'a plus reçues, sont précieuses : pour les informations qu'elles
contiennent mais aussi pour leur valeur sentimentale.

Il est bon de commencer ce parcours de seulement 30 ans par une


chronique généalogique de Frédéric avant de le vivre en trois épisodes : du Volksberg
au Simserhof (une première fois), du Simserhof au Simserhof (une seconde fois) via
Petite-Rosselle, pour finir de Petite-Rosselle à Wolgowo. Ce parcours, qui reste
inachevé, a poussé et pousse encore à la recherche pour savoir : où, quand, comment ?

2
Chronique familiale de Frédéric KOENIG
établie sur 3 générations.

Frédéric KOENIG voit le jour le vendredi 16 janvier 1914 à Volksberg (67290).


Il est le fils légitime de Jean (Johann) KOENIG, Service des eaux, âgé de 43 ans et de Sophie VOLLMER,
Cultivatrice, âgée de 30 ans. A sa naissance, il a deux frères: Jean (né en 1912), Henri (né en 1908).

En 1919, ses parents quittent Volksberg (67290) pour Rothbach (67340) où il fréquente l'école communale de
1920 à 1928 dont il sera « libéré » - selon sa propre expression dans son curriculum vitae du 27 décembre 1942 –
comme meilleur élève de la commune au certificat de fin d'études.

Voulant devenir agriculteur, il travaille avec son père pendant une année. Mais au bout de cette année, son père,
toujours de bon conseil, éveilla en lui l'envie de devenir artisan. C'est ainsi qu'il a été en apprentissage de boucher-
charcutier du 15 octobre 1929 au 15 octobre 1932. Le 9 mars1933 il est reçu à l'examen de "Compagnon Boucher".

Il effectue son service militaire du 29 avril 1935 au 15 octobre 1936 au 62ème Régiment d'artillerie à TUNIS
(Tunisie).

Son père Jean meurt le 15 avril 1937, Frédéric est âgé de 23 ans.

Il s'unit avec Marguerite GRALL, Bonne d'enfants, la fille de Louise GRALL.


Ce couple aura un enfant :
-Jean-Louis né en 1941.

Ils se marient le jeudi 8 juin 1939 à Langensoultzbach (67360).

Le 22 mai 1941 naît son fils Jean-Louis. Frédéric est âgé de 27 ans.

Frédéric KOENIG est déclaré « Mort pour la France » le mardi 25 janvier 1944, à l'âge de 30 ans, à Wolgowo.

Ceci pour la chronique généalogique. Mais le vrai parcours ne fait que commencer.

Génération 2

Jean-Louis KOENIG voit le jour le jeudi 22 mai 1941 à Petite-Rosselle (57540).


Il est le fils légitime de Frédéric KOENIG, Boucher-Charcutier, âgé de 27 ans et de Marguerite GRALL,
Bouchère, âgée de 21 ans.

Jean-Louis sera Trésorier Principal du Trésor Public.

Jean-Louis est baptisé à Petite-Rosselle le 15 juin 1941, il a moins d'un an.

3
Son père Frédéric meurt le 25 janvier 1944, Jean-Louis est âgé de 2 ans.

Il s'unit avec Lydie, Marie-Antoinette BECKER, Professeur des Ecoles, la fille légitime d'Erwin, Nicolas
BECKER et de Hélène PAWLAK.
Ce couple aura deux enfants :
-Isabelle, Guyllène, Frédérique née en 1967.
-Christophe, Frédéric, Gilles né en 1970.

Ils se marient le vendredi 17 août 1962 à Petite-Rosselle (57540).

Le 9 septembre 1967 naît sa fille Isabelle. Jean-Louis est âgé de 26 ans.

Le 24 avril 1970 naît son fils Christophe. Jean-Louis est âgé de 28 ans.

Sa mère Marguerite meurt le 8 mars 1974, Jean-Louis est âgé de 32 ans.

Génération 3
1.1

Isabelle, Guyllène, Frédérique KOENIG est née le samedi 9 septembre 1967 à Saint-Avold (57500).
Elle est la fille légitime de Jean-Louis KOENIG, Trésorier Principal du Trésor Public, âgé de 26 ans et de Lydie,
Marie-Antoinette BECKER, Professeur des Ecoles, âgée de 26 ans.

Isabelle sera Contrôleur du Trésor Public.

1.2

Christophe, Frédéric, Gilles KOENIG voit le jour le vendredi 24 avril 1970 à Saint-Dié (88100).
Il est le fils légitime de Jean-Louis KOENIG, Trésorier Principal du Trésor Public, âgé de 28 ans et de Lydie,
Marie-Antoinette BECKER, Professeur des Ecoles, âgée de 29 ans. A sa naissance, il a une soeur Isabelle,
Guyllène, Frédérique (née en 1967).

Christophe sera Chef de Centre chez Adrexo.

Il s'unit avec Marylène, Anne, Suzanne DELASSUS, Préposée.

Ils se marient le samedi 28 avril 2001 à Dargies (60210) et divorcent le 16 septembre 2008 à Bordeaux (33000).

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Chronique de l'ascendance de Frédéric KOENIG

Première génération

1. Frédéric KOENIG est né le 16.janvier.1914 à Volksberg, 67290, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Il est décédé le 25.janvier.1944 à Wolgowo, , , ,RUSSIE,.

Frédéric a été Boucher-Charcutier.

Frédéric a épousé Marguerite GRALL, fille de X X et Louise GRALL, le


8.juin.1939 à Langensoultzbach, 67360, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.
Marguerite est née le 14.août.1919 à Langensoultzbach, 67360, Bas-Rhin,
Alsace,FRANCE,. Elle est décédée le 8.mars.1974 à Forbach, 57600, Moselle,
Lorraine,FRANCE,, et a été enterrée à Petite-Rosselle, 57540, Moselle,
Lorraine,FRANCE,.

Marguerite a été Bouchère.

Deuxième génération

2. Jean (Johann) KOENIG est né le 10.novembre.1870 à Volksberg, 67290, Bas-


Rhin, Alsace,FRANCE,. Il est décédé le 15.avril.1937 à Rothbach, 67340, Bas-
Rhin, Alsace,FRANCE,. Jean a épousé Sophie VOLLMER.

Jean a été Cultivateur.

3. Sophie VOLLMER est née le 25.octobre.1883 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Elle est décédée le 1.octobre.1949 à Haguenau, 67500, Bas-
Rhin, Alsace,FRANCE,.

Sophie a été Cultivatrice.

Troisième génération

4. Jean KOENIG est né le 17.octobre.1835 à Volksberg, 67290, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Il a épousé Sophie FREITAG le 5.février.1866 à Volksberg,
67290, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

5. Sophie FREITAG est née le 10.septembre.1842 à Weiterswiller, 67340, Bas-


Rhin, Alsace,FRANCE,. Elle est décédée à ?, , , ,,.

5
6. Philipp VOLLMER est né le 8.septembre.1850 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin,
Alsace,FRANCE,. Il est décédé à Rothbach, 67340, Bas-Rhin,
Alsace,FRANCE,. Philipp a épousé Sophie GUTBUB le 11.octobre.1871 à
Rothbach, 67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

Philipp a été Maréchal ferrand.

7. Sophie GUTBUB est née le 7.juillet.1851 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Elle est décédée le 6.janvier.1888 à Rothbach, 67340, Bas-
Rhin, Alsace,FRANCE,.

Quatrième génération

8. Jean Georges KOENIG est né le 13.février.1802 à Volksberg, 67290, Bas-


Rhin, Alsace,FRANCE,. Il est décédé le 25.janvier.1877 à Volksberg, 67290,
Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.
Jean a épousé Magdalena BIEHLER le 26.février.1823 à Volksberg, 67290,
Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

Jean a été Cultivateur.

9. Magdalena BIEHLER est née le 9.août.1800 à Volksberg, 67290, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Elle est décédée en 1875.

12. Philipp VOLLMER est né le 8.décembre.1826 à Bischholtz, 67340, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Il est décédé à Rothbach, 67340, Bas-Rhin,
Alsace,FRANCE,. Philipp a épousé Elisabeth GÖTTER le 15.mai.1849 à
Rothbach, 67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

Philipp a été Hufschmied (Maréchal ferrand).

13. Elisabeth GÖTTER est née le 19.juin.1827 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Elle est décédée le 13.septembre.1852.

14. Jean-Georges GUTBUB est né le 1.mars.1821 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Il est décédé le 5.novembre.1901 à Rothbach, 67340, Bas-
Rhin, Alsace,FRANCE,. Jean-Georges a épousé Elise GRAFF le 9.juin.1842 à
Rothbach, 67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

15. Elise GRAFF est née le 20.juillet.1820 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Elle est décédée le 29.novembre.1895 à Rothbach,
67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

6
Cinquième génération

16. Hans Georg KOENIG est né le 10.juillet.1774 à Volksberg, 67290, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Il est décédé le 3.juin.1806 à Volksberg, 67290, Bas-Rhin,
Alsace,FRANCE,. Hans a épousé Salomé ROTH le 9.avril.1799 à Volksberg,
67290, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

Hans a été Tailleur de pierres.

17. Salomé ROTH est née le 14.juillet.1777 à Volksberg, 67290, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Elle est décédée le 27.mars.1829 à Volksberg, 67290, Bas-
Rhin, Alsace,FRANCE,.

18. Johann BIEHLER est né en 1765. Il est décédé le 7.mai.1831 à Volksberg,


67290, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Johann a épousé Sophie
FUERSTENBERGER le 21.janvier.1787 à Waldhambach, 67430, Bas-Rhin,
Alsace,FRANCE,.

Johann a été Cultivateur.

19. Sophie FUERSTENBERGER est née en 1764 à Volksberg, 67290, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Elle est décédée le 27.octobre.1848 à Volksberg, 67290,
Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

24. Jacob VOLLMER est né le 28.août.1792 à Bischholtz, 67340, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Il est décédé le 19.janvier.1848 à Bischholtz, 67340, Bas-
Rhin, Alsace,FRANCE,. Jacob a épousé Eva RICHERT le 24.décembre.1812 à
Bischholtz, 67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

Jacob a été Cultivateur.

25. Eva RICHERT est née le 24.décembre.1792 à Uhrwiller, 67350, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,.

26. Jacob GÖTTER est né le 25.octobre.1795 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Il est décédé le 10.février.1874 à Rothbach, 67340, Bas-
Rhin, Alsace,FRANCE,. Jacob a épousé Sophie EIDMANN le 27.février.1819 à
Rothbach, 67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

27. Sophie EIDMANN est née le 23.février.1798 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Elle est décédée le 7.mars.1872 à Rothbach, 67340, Bas-
Rhin, Alsace,FRANCE,.

28. Georg Jacob GUTBUB est né le 6.janvier.1800 à Rothbach, 67340, Bas-


Rhin, Alsace,FRANCE,. Il est décédé le 3.octobre.1829 à Rothbach,
67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Georg a épousé Elisabeth Marie
GANGLOFF le 4.mai.1820 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin,
Alsace,FRANCE,.

7
29. Elisabeth Marie GANGLOFF est née le 3.avril.1801 à Rothbach, 67340, Bas-
Rhin, Alsace,FRANCE,. Elle est décédée le 4.juin.1850 à Rothbach, 67340,
Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

30. Frédéric GRAFF est né le 1.juillet.1794 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Il est décédé le 30.août.1868 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin,
Alsace,FRANCE,. Frédéric a épousé Catharina EHRHARDT le 28.avril.1813 à
Rothbach, 67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

Frédéric a été Agriculteur (Landwirth).

31. Catharina EHRHARDT est née le 18.octobre.1793 à Rothbach, 67340, Bas-


Rhin, Alsace,FRANCE,. Elle est décédée le 12.décembre.1829 à Rothbach,
67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

Sixième génération

32. Johann KOENIG est né le 23.octobre.1745 à Volksberg, 67290, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Il est décédé le 18.octobre.1816 à Volksberg, 67290, Bas-
Rhin, Alsace,FRANCE,. Johann a épousé Genova (Eva) OHEIM le
29.juillet.1766 à Tieffenbach, 67290, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

Johann a été Maçon.

33. Genova (Eva) OHEIM.

34. Johann Philipp ROTH est né le 30.mars.1751 à Volksberg, 67290, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Il est décédé le 14.novembre.1798 à Volksberg, 67290, Bas-
Rhin, Alsace,FRANCE,. Johann a épousé Johanetta HOCH le 15.octobre.1771 à
Volksberg, 67290, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

35. Johanetta HOCH est née le 25.avril.1748 à Oermingen, 67970, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Elle est décédée le 26.mars.1817 à Volksberg, 67290, Bas-
Rhin, Alsace,FRANCE,.

36. Johann Michael BIEHLER est né le 10.juin.1732 à Struth, 67290, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Il est décédé le 25.juin.1814 à Volksberg, 67290, Bas-Rhin,
Alsace,FRANCE,. Johann a épousé Henrietta BREHM le 11.novembre.1756 à
Waldhambach, 67430, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

Johann a été Meunier.

37. Henrietta BREHM est née le 21.février.1728 à Lorentzen, 67430, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Elle est décédée en 1788.

8
38. Daniel FUERSTENBERGER est né le 15.août.1737 à Rosteig, 67290, Bas-
Rhin, Alsace,FRANCE,. Il est décédé le 12.décembre.1774 à Volksberg, 67290,
Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Daniel a épousé Christina Margaretha MEDER.

Daniel a été Laboureur.

39. Christina Margaretha MEDER est née le 13.avril.1725 à Volksberg, 67290,


Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Elle est décédée le 16.janvier.1817 à Volksberg,
67290, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

48. Philipp VOLLMER est né en 1763 à Bischholtz, 67340, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Il a épousé Marguerite SCHWEYER.

Philipp a été Cultivateur.

49. Marguerite SCHWEYER est née en 1768 à Schillersdorf, 67340, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Elle est décédée le 28.avril.1825 à Bischholtz, 67340, Bas-
Rhin, Alsace,FRANCE,.

50. Johannes RICHERT est décédé le 15.mars.1807. Il a épousé Anna Maria


KIEFER le 10.janvier.1775 à Uhrwiller, 67350, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

51. Anna Maria KIEFER est née à Uhrwiller, 67350, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,.

52. Johann GÖTTER est né en 1750 à , , , ,BUNDESREPUBLIK


DEUTSCHLAND,. Il est décédé
le 9.mars.1820 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Johann a
épousé Maria BLIESS.

53. Maria BLIESS est née en 1753 à Uhrwiller, 67350, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Elle est décédée le 15.avril.1835 à Rothbach, 67340, Bas-
Rhin, Alsace,FRANCE,.

54. Johann Adam EYDMANN est né le 23.janvier.1756. Il est décédé le


4.septembre.1842. Johann a épousé Catharina KÖLL.

55. Catharina KÖLL est née le 25.juillet.1769.

56. Philipp GUTBUB est né le 27.mars.1781 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Il est décédé le 19.mars.1852 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin,
Alsace,FRANCE,. Philipp a épousé Marie Elisabeth FORLER le
18.février.1799 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

57. Marie Elisabeth FORLER est née le 23.août.1779 à Rothbach, 67340, Bas-
Rhin, Alsace,FRANCE,. Elle est décédée le 28.mars.1841 à Rothbach, 67340,
Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

9
58. Georges GANGLOFF est né en 1766 à Pfaffenhoffen, 67350, Bas-Rhin,
Alsace,FRANCE,. Il est décédé le 20.juin.1810 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin,
Alsace,FRANCE,. Georges a épousé Marie LÄNDLER le 20.mars.1799 à
Rothbach, 67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

59. Marie LÄNDLER est née le 13.décembre.1766 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Elle est décédée le 6.mars.1820 à Rothbach, 67340, Bas-
Rhin, Alsace,FRANCE,.

60. Georges GRAFF est né le 20.novembre.1767. Il est décédé le 22.juillet.1842 à


Rothbach, 67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Georges a épousé Marguerite,
Catherine, Barbe SCHMIDT.

61. Marguerite, Catherine, Barbe SCHMIDT est née le 1.juillet.1764 à


Rothbach, 67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Elle est décédée le
2.juillet.1828 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

Septième génération

64. Johann Georg KOENIG est né le 30.mars.1717 à Tieffenbach, 67290, Bas-


Rhin, Alsace,FRANCE,. Il est décédé le 27.mars.1789 à Volksberg, 67290, Bas-
Rhin, Alsace,FRANCE,. Johann a épousé Anna Catherina SCHOCH le
17.janvier.1741 à Volksberg, 67290, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

Johann a été Maçon.

65. Anna Catherina SCHOCH.

66. Reinhard OHEIM est né à Volksberg, 67290, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Il


est décédé en 1766. Reinhard a épousé Margaretha MICHELS.

67. Margaretha MICHELS.

68. Matthias ROTH est né le 24.mars.1707. Il est décédé le 16.juin.1754 à


Volksberg, 67290, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Matthias a épousé Anna Maria
PHILIPPI le 5.novembre.1737 à Volksberg, 67290, Bas-Rhin,
Alsace,FRANCE,.

Matthias a été Forgeron.

69. Anna Maria PHILIPPI est née en 1716. Elle est décédée le 20.novembre.1781
à Volksberg, 67290, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

70. Jacob HOCH est né en 1712 à Medieshall, , , ,,. Il est décédé le 18.juillet.1764
à Oermingen,
67970, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Jacob a épousé Maria Elisabeth WAGNER

10
le 23.avril.1737 à Oermingen, 67970, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

Jacob a été Vacher journalier.

71. Maria Elisabeth WAGNER est née le 21.juin.1711 à Keskastel, 67260, Bas-
Rhin, Alsace,FRANCE,. Elle est décédée le 3.février.1766 à Oermingen, 67970,
Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

72. Ulrich BÜHLER (BIEHLER) est né le 23.juillet.1677. Il est décédé le


9.mai.1759 à Struth, 67290, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Ulrich a épousé
Maria Margaretha COLIN.

Ulrich a été Tonnelier de STRUTH.

73. Maria Margaretha COLIN est née le 1.décembre.1696. Elle est décédée le
6.juin.1749 à Struth, 67290, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

Suisse française

74. Henrich BREHM est né à Neerach, 8173, Zurich, Zurich,SUISSE,. Il a épousé


Barbara NN..

Henrich a été Gärtnerknecht.

75. Barbara NN..

76. Christian FUERSTENBERGER est né en 1699. Il est décédé le 20.août.1773


à Rosteig, 67290, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Christian a épousé Sophia
REUTENAUER.

Christian a été Verrier.

77. Sophia REUTENAUER est née en 1712. Elle est décédée le 5.octobre.1778 à
Rosteig, 67290, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

78. Hans Adam MEDER est né le 5.avril.1699 à Volksberg, 67290, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Il est décédé le 5.février.1768 à Volksberg, 67290, Bas-Rhin,
Alsace,FRANCE,. Hans a épousé Maria Margaretha BERON le 22.février.1724
à Waldhambach, 67430, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

Hans a été Aubergiste.

79. Maria Margaretha BERON est née le 27.octobre.1703 à Weislingen, 67290,


Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

11
100. Johann Adam RICHERT.

102. Georg KIEFER.

104. Christian GÖTTER est né à , , , ,BUNDESREPUBLIK DEUTSCHLAND,. Il


a épousé Barbara WEISS.

105. Barbara WEISS est née à , , , ,BUNDESREPUBLIK DEUTSCHLAND,.

106. Johann BLIESS est né à Uhrwiller, 67350, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Il a


épousé Fr TRAUTTMANN.

107. Fr TRAUTTMANN est née à Uhrwiller, 67350, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

108. Jean-Georges EYDMANN est né le 15.novembre.1733. Il a épousé Maria


SCHMIDT.

109. Maria SCHMIDT est née le 6.janvier.1738.

110. Georg KÖLL est né à Bischholtz, 67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Il a


épousé Barbara MÜLLER.

111. Barbara MÜLLER est née à Bischholtz, 67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

114. Jean-Philippe FORLER est né le 28.novembre.1748 à Rothbach, 67340, Bas-


Rhin, Alsace,FRANCE,. Il est décédé le 12.avril.1807 à Rothbach, 67340, Bas-
Rhin, Alsace,FRANCE,. Jean-Philippe a épousé Christine KARCHER le
19.janvier.1773 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

115. Christine KARCHER est née le 21.janvier.1749 à Offwiller, 67340, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Elle est décédée le 28.avril.1818 à Rothbach, 67340, Bas-
Rhin, Alsace,FRANCE,.

116. Johann GANGLOFF est né à Pfaffenhoffen, 67350, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Il a épousé Maria SCHMUCK.

117. Maria SCHMUCK est née à Pfaffenhoffen, 67350, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,.

118. Nicolas LÄNDLER est né en 1741. Il a épousé Marie JÜLLIG.

119. Marie JÜLLIG est née le 14.septembre.1741 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Elle est décédée le 2.mars.1812 à Rothbach, 67340, Bas-
Rhin, Alsace,FRANCE,.

120. Mathias GRAFF est né le 20.février.1721 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Il est décédé le 31.mars.1797 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin,
Alsace,FRANCE,. Mathias a épousé Eva METZ.

12
121. Eva METZ est née en 1737.

122. Johann Jacob SCHMIDT est né le 14.septembre.1723 à Rothbach, 67340,


Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Il est décédé le 6.septembre.1780 à Rothbach,
1
67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Johann a épousé Maria Catharina
GUTBUB le 10.janvier.1747 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

123. Maria Catharina GUTBUB est née le 15.janvier.1726 à Rothbach, 67340,


Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Elle est décédée le 13.octobre.1769 à Rothbach,
67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

Huitième génération

128. Hans Nicolaus KOENIG est né le 15.octobre.1676 à Fénétrange, 57930,


Moselle, Lorraine,FRANCE,. Il est décédé le 8.avril.1729 à Puberg, 67290,
Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Hans a épousé Anna Christina SCHEURER en
1714 à Waldhambach, 67430, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

Hans a été Maître d'Ecole à PUBERG.

129. Anna Christina SCHEURER est née le 20.octobre.1684. Elle est décédée le
8.octobre.1745 à Volksberg, 67290, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

132. OHEIM a épousé Margaretha MICHELI (PHILIPPI).

133. Margaretha MICHELI (PHILIPPI).

136. Hans Georg ROTH est décédé en 1740. Il a épousé Anna Barbara SCHMIDT
le 20.janvier.1693 à Neuwiller-lès-Saverne, 67330, Bas-Rhin,
Alsace,FRANCE,.

Hans a été Tailleur, instituteur.

137. Anna Barbara SCHMIDT est née en novembre.1672. Elle est décédée le
11.janvier.1718.

138. Georg Hans PHILIPPI est né le 2.mars.1645 à Volksberg, 67290, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Il est décédé le 12.août.1715. Georg a épousé Anna Ottilia
NN..

Georg a été Kirchenschaffner.

139. Anna Ottilia NN. est née en 1672. Elle est décédée le 10.avril.1742 à
Volksberg, 67290, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

13
140. Johann Adam HOCH est né en 1678 à Medieshall, , , ,,. Il est décédé le
22.juin.1731 à Oermingen, 67970, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Johann a
épousé Dorothéa NN..

141. Dorothéa NN. est née en 1686. Elle est décédée le 14.février.1752 à
Oermingen, 67970, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

142. Johann Georg WAGNER est né en 1668. Il est décédé le 1.juin.1716 à


Keskastel, 67260, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Johann a épousé Maria Barbara
FISCHER le 15.juillet.1698 à Keskastel, 67260, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

143. Maria Barbara FISCHER est née en 1674. Elle est décédée le 4.mars.1715 à
Keskastel, 67260, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

156. Johann Adam MEDER est né le 25.février.1660. Il est décédé le 30.mai.1732


à Volksberg, 67290, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Johann a épousé Margaretha
FRIES.

Johann a été Tisserand.

157. Margaretha FRIES est née le 1.mars.1661. Elle est décédée le


12.septembre.1748 à Volksberg, 67290, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

158. Hans Nicolaus BERON est né en 1671. Il est décédé en 1750. Hans a épousé
Anna Christine GERSHEIMER le 3.juin.1698 à Waldhambach, 67430, Bas-
Rhin, Alsace,FRANCE,.

Hans a été Meunier à Fixenmühle.

159. Anna Christine GERSHEIMER est née le 23.janvier.1678 à Waldhambach,


67430, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Elle est décédée le 12.février.1720 à
Weislingen, 67290, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

228. Jean-Jacques FORLER est né le 21.janvier.1717 à Bischholtz, 67340, Bas-


Rhin, Alsace,FRANCE,. Il est décédé le 22.mars.1798 à Rothbach, 67340, Bas-
Rhin, Alsace,FRANCE,. Jean-Jacques a épousé Eva Barbara REISS le
30.janvier.1748 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

229. Eva Barbara REISS est née le 17.octobre.1721 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin,
Alsace,FRANCE,. Elle est décédée le 19.septembre.1757 à Rothbach, 67340,
Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

238. Mathias JÜLLIG est né en 1716. Il est décédé le 9.avril.1785 à Rothbach,


67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Mathias a épousé Marie Elisabeth GROSS
le 22.septembre.1740 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

14
239. Marie Elisabeth GROSS est née le 8.mai.1718 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin,
Alsace,FRANCE,. Elle est décédée le 3.mai.1781 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin,
Alsace,FRANCE,.

240. Johann Jacob GRAFF est né à Eckartswiller, 67700, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Il est décédé le 6.mars.1736 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin,
2
Alsace,FRANCE,. Johann a épousé Anna Elisabeth LEININGER le
19.avril.1714 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

Johann est décédé(e) le le 6.mars.1736.

241. Anna Elisabeth LEININGER est née en 1688 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin,
Alsace,FRANCE,. Elle est décédée le 6.novembre.1767 à Rothbach, 67340,
Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

Anna est né(e) le en 1688 Rothbach, 67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Elle


est décédé(e) le le 6.novembre.1767 Rothbach, 67340, Bas-Rhin,
Alsace,FRANCE,.

246. Hans Adam GUTBUB est né en 1694 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Il est décédé le 13.février.1735 à Rothbach, 67340, Bas-
Rhin, Alsace,FRANCE,. Hans a épousé Catharina GURTNER.

247. Catharina GURTNER est née en 1690 à Seelhof, , ,


Hessen,BUNDESREPUBLIK DEUTSCHLAND,. Elle est décédée en 1740.

Neuvième génération

256. Ruberto KOENIG est né à Dortmund, , , ,BUNDESREPUBLIK


DEUTSCHLAND,. Il est décédé en 1714. Ruberto a épousé Anna Barbara NN..

Ruberto a été Maître d'Ecole à Fénétrange de 1675 à 1678.

257. Anna Barbara NN..

258. Philippe Burckhard SCHEURER a épousé Anna Elisabeth NN..

Philippe a été Echevin à WALDHAMBACH.

259. Anna Elisabeth NN..

272. Hans Jacob ROTH est décédé le 16.février.1673 à Neuwiller-lès-Saverne,


67330, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Il a épousé Anna Maria REISS.

15
Hans a été Boucher.

273. Anna Maria REISS est née le 16.novembre.1641 à Neuwiller-lès-Saverne,


67330, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

274. Johann Matthias SCHMIDT est né le 21.octobre.1641 à La Petite-Pierre,


67290, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Il est décédé le 21.novembre.1695 à
Waldhambach, 67430, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Johann a épousé Catharina
ENSMINGER le 14.novembre.1665 à La Petite-Pierre, 67290, Bas-Rhin,
Alsace,FRANCE,.

Johann a été Aubergiste.

275. Catharina ENSMINGER est née en 1646. Elle est décédée le 14.juin.1708 à
Waldhambach, 67430, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

276. (Hensel Lips) PHILIPPI est décédé le 27.mai.1687 à Volksberg, 67290, Bas-
Rhin, Alsace,FRANCE,. Il a épousé Anna Maria HESSER le 16.janvier.1644 à
Volksberg, 67290, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

Hensel a été Kirchenzensor.

277. Anna Maria HESSER est née en 1611. Elle est décédée le 22.avril.1690.

284. Lorenz WAGNER.

Lorenz a été "Meier".

286. Jost FISCHER est né en 1644. Il est décédé le 6.février.1725 à Keskastel,


67260, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Jost a épousé Elisabetha BECKER.

Jost a été "Meier".

287. Elisabetha BECKER est née en 1650. Elle est décédée le 17.septembre.1715 à
Keskastel, 67260, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

312. Hans Niclaus MEDER.

316. Georg Hans BERON est né le 13.octobre.1645. Il est décédé le


8.novembre.1700 à Weislingen, 67290, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Georg a
épousé Anna Margareth NN..

317. Anna Margareth NN. est née en 1646. Elle est décédée le 25.novembre.1711 à
Weislingen, 67290, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

16
318. Johann Nicolaus GERSHEIMER est né en décembre.1648. Il est décédé le
16.décembre.1722 à Waldhambach, 67430, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.
Johann a épousé Anna Christina NN..

Johann a été Echevin.

319. Anna Christina NN. est née en 1645. Elle est décédée le 19.avril.1708 à
Waldhambach, 67430, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

458. Jean-Philippe REISS est né le 6.mai.1694 à Pfaffenhoffen, 67350, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Il est décédé le 20.février.1770. Jean-Philippe a épousé
Anne-Marguerite LEININGER en 1717 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin,
Alsace,FRANCE,.

459. Anne-Marguerite LEININGER est née le 6.avril.1696. Elle est décédée le


20.octobre.1775 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

478. Jean-Adam GROSS est né en 1693 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,. Il est décédé le 1.juin.1741 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin,
Alsace,FRANCE,. Jean-Adam a épousé Marie-Suzanne WAMBACH.

479. Marie-Suzanne WAMBACH est née le 17.mars.1696 à Griesbach, , Bas-Rhin,


Alsace,FRANCE,.

480. Matthieu GRAFF est né en 1663. Il est décédé le 29.avril.1713 à Rothbach,


67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Matthieu a épousé Anna Margaretha NN.

481. Anna Margaretha NN.

482. Johann Christian LEININGER est né le 7.août.1659 à Woerth, 67360, Bas-


Rhin, Alsace,FRANCE,. Il est décédé le 27.décembre.1738 à Rothbach, 67340,
3,4
Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Johann a épousé Anna Elisabeth SCHWAB en
1683 à Froeschwiller, 67360, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

483. Anna Elisabeth SCHWAB est née le 21.décembre.1659 à Rothbach, 67340,


Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Elle est décédée le 6.janvier.1708 à Rothbach,
67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

492. Hans Adam GUTBUB est né en décembre.1676. Il est décédé le


23.décembre.1712 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Hans a
épousé Maria Esther MOSER.

493. Maria Esther MOSER est née le 26.novembre.1672 à Rothbach, 67340, Bas-
Rhin, Alsace,FRANCE,. Elle est décédée le 6.mars.1729 à Rothbach, 67340,
Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

17
494. Michael GURTNER est né en 1660 à Diemtigen, 3754, Berne, Espace
Mittelland,SUISSE,. Il est décédé en 1730. Michael a épousé N N.

495. N N est née en 1655. Elle est décédée en 1720.

Dixième génération

544. Georg Hans ROTH.

Georg a été Serrurier.

546. Georg REISS est décédé le 23.janvier.1674 à Neuwiller-lès-Saverne, 67330,


Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Il a épousé Eva Maria MUSCULUS le
2.février.1641 à Neuwiller-lès-Saverne, 67330, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

Georg a été Maître d'école.

547. Eva Maria MUSCULUS.

548. Johann August SCHMIDT est décédé le 11.octobre.1664 à La Petite-Pierre,


67290, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Il a épousé Anna Amalia MANN le
7.février.1637 à La Petite-Pierre, 67290, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

Johann a été Cordonnier.

549. Anna Amalia MANN est née le 12.décembre.1619 à Fénétrange, 57930,


Moselle, Lorraine,
FRANCE,. Elle est décédée le 4.décembre.1666 à La Petite-Pierre, 67290, Bas-
Rhin, Alsace,FRANCE,.

550. Georg ENSMINGER.

Georg a été "Schultheis" à WALDHAMBACH (Bas-Rhin).

552. Hensel PHILIPPS a épousé Dorothea STOCK.

1600 ?

553. Dorothea STOCK.

1600 ?

554. Georg HESSER est décédé en 1644. Il a épousé Anna NN. le 20.août.1644 à
La Petite-Pierre, 67290, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

Georg a été Schmelzer à FROHMUHL.

18
555. Anna NN..

624. Friederich MEDER.

918. Johann Christian LEININGER est imprimé en tant que #482 à la page 9.

919. Anna Elisabeth SCHWAB est imprimé en tant que #483 à la page 9.

958. Johann, Cornelius WAMBACH est né le 29.janvier.1668 à Mertzwiller,


67580, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Il est décédé le 11.septembre.1709 à
Griesbach, , Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Johann, a épousé Anne-Marie
MALLO le 23.janvier.1691 à Griesbach, , Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

959. Anne-Marie MALLO est née le 25.juillet.1670 à Niederbronn-les-Bains,


67110, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

966. Nicolas SCHWAB est né en 1620. Il est décédé le 9.août.1695 à Rothbach,


5
67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Nicolas a épousé Marguerite NN à
Rothbach, 67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

Nicolas est né(e) le en 1620. Il est décédé(e) le le 9.août.1695 Rothbach,


67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

967. Marguerite NN est née en 1628. Elle est décédée le 26.juin.1695 à Rothbach,
67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

984. Hans Niclaus GUTBUB est né en 1649 à , , , ,SUISSE,. Il est décédé le


25.janvier.1705 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Hans a
épousé Margaretha N.

Hans a été Müller und Schultheiss.

985. Margaretha N est née en août.1648 à , , , ,SUISSE,. Elle est décédée le


12.avril.1724 à Rothbach, 67340, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

986. Hans Jörg MOSER est né en 1640 à Affoltern am Albis, 8910, Zurich,
Zurich,SUISSE,Suisse). Il est décédé en 1690. Hans a épousé N N.

987. N N.

Onzième génération

1092. Tobias REISS.

Tobias a été Pasteur à BALBRONN.

19
1094. Basilius MUSCULUS a épousé N. NN..
Basilius a été Pasteur à RITTERSHOFFEN.

1095. N. NN..

1098. Mathis MANN est décédé le 6.décembre.1638 à Fénétrange, 57930, Moselle,


Lorraine,FRANCE,.

Mathis a été Aubergiste à FENETRANGE (Moselle).

1918. Magnus MALLO est né en 1645. Il est décédé le 14.juillet.1714 à


Niederbronn-les-Bains, 67110, Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Magnus a épousé
Maria JUNG le 27.novembre.1669 à Niederbronn-les-Bains, 67110, Bas-Rhin,
Alsace,FRANCE,.

1919. Maria JUNG est née en 1646. Elle est décédée le 18.juillet.1714 à Griesbach, ,
Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

Douzième génération

2188. Wolfgang MUSCULUS est né @#DJULIAN@ 1528 à Dorlisheim, 67120,


Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,.

habite HERBORN (Allemagne)

3836. Melchior MALLO est né en 1600. Il est décédé le 29.novembre.1668 à


Griesbach, , Bas-Rhin, Alsace,FRANCE,. Melchior a épousé Margaretha NN en
1630.

3837. Margaretha NN est décédée en 1664.

13. génération

4376. Wolfgang MUSCULUS est né @#DJULIAN@ 8 SEP 1497 à Dieuze, 57260,


Moselle, Lorraine,FRANCE,. Il est décédé @#DJULIAN@ 30 AUG 1563 à
BERNE (Suisse). Wolfgang a épousé Margaretha BARTH.

Wolfgang a été Pasteur à DORLISHEIM de 1527-1529.

Voir texte publi sur le site Union Protestante Libralevoir aussi le site de
Grard Botz

20
4377. Margaretha BARTH.

14. génération

8752. Antoine MEUSEL (MAUSSLEIN) a épousé Angélique SARTORIA


(SCHNEIDER).

Antoine a été Tonnelier.

8753. Angélique SARTORIA (SCHNEIDER).

8754. Andreas BARTH.

21
Un parcours de seulement 30 ans

Le parcours de Frédéric Koenig n'aura duré que 30 ans, mais il donne le


vertige !
- de Volksberg au Simserhof une première fois en passant par la Tunisie ou le
parcours professionnel et militaire français ;
- du Simserhof à Petite-Rosselle et retour au Simserhof, pour une seconde fois ;
- de Petite-Rosselle à Wolgowo ou le parcours dans la Wehrmacht.
Le plus surprenant est le parcours professionnel : le compagnonnage (cf.
son CV).

22
De Volksberg au Simserhof.

L'essentiel de ce parcours est tiré du CV "D' Kannes Fritz als Metzier" et


complété avec des éléments contenus dans les autres CV.
Né le 16 janvier 1914 à Volksberg (67), il est le dernier de trois garçons. Il
a deux frères, Henri, né en 1908 et Jean, né en 1912. Henri est son demi-frère car sa
mère, Sophie Vollmer, a été mariée en premières noces à Henri Muller, qui est décédé
le dimanche 7 novembre 1909 à l'âge de 33 ans, Sophie Vollmer avait 26 ans. Elle
s'est remariée avec Jean Koenig.
Après la guerre, la famille déménagea à Rothbach (67), lieu de naissance
de sa mère.
Il y fréquenta l'école communale et n'abandonna jamais la place de
premier, malgré ses mauvaises notes en écriture et en dessin !
A l'âge de sept ans, il reçut un coup de pied d'un cheval (chez son oncle
Jacques (Jakob) Vollmer, propriétaire de l'ancien relais de poste et maréchal ferrant).
Il a failli perdre la vue et ... le nez. Il fut turbulent, pas toujours obéissant mais
toujours travailleur. Un peu plus tard il aida déjà aux champs, dans la forêt ou à la
maison.
En sortant de l'école, il vint en aide pendant un an à son père qui préférait
le voir apprendre un métier.
C'est ainsi qu'il décida de devenir boucher, "und ging als Metzger in die
weite Welt hinaus". Il est vrai que pour l'époque et compte-tenu des moyens de
communication le monde était grand, même s'il tournait autour de l'Alsace et de la
Moselle mais aussi via la Tunisie.
Il commença donc à seize ans son apprentissage à Rothbach, chez le
boucher Charles (de Metzier Charles, ainsi appelé au point de ne plus connaître son
vrai nom de famille ! = NUNGE). Comme tout le monde se moquait de lui, car le
Charles lui faisait charrier du fumier plutôt que de faire des saucisses ou décorer les
galantines ! Il s'est mis en colère et il est parti. Chez le Guscht (en fait Philippe
Grasser) à Offwiller (67) juste au-dessus de Rothbach, il commença peu de jours
après.
Là il y eut parfois des engueulades comme des grondements de tonnerre,
mais quelques semaines plus tard il pouvait abattre et découper une bête tout seul et
pour la charcuterie il n'y eut pas de problème. Car tout ce que Guscht lui montrait était
facilement assimilé. Pour lui, le Guscht resta un vrai maître. Celui-ci le gratifia
d'ailleurs d'une conduite "très bien" sur son certificat d'apprentissage.
Le 9 mars 1933 il se présenta et réussit l'examen de compagnon de
boucher-charcutier.
Il partit de chez Guscht, sachant travailler, pour aller chez Krafft à
Reischshoffen (67) où il ne resta que cinq jours, car "sans travail le sang se fige dans
les pieds" !

23
Il alla ensuite chez Meier Henner (Henri) à Zinswiller (67) en extra
jusqu'à Noël.
Puis, ce fut un peu plus loin, chez Bour à Illkirch (67). Là ce qui lui plut,
c'est quand le patron disait "demain matin à 4 (5) heures ...". Là il y avait du travail et
il y resta sept mois. Mais une luxation de la hanche l'obligea à une hospitalisation et à
un arrêt de travail de dix semaines.
Il recommença à travailler chez Kirschbaum à Ingwiller (67), mais peu de
travail et donc peu de salaire. Il quitta pour aller chez Helstetter Freddel (Alfred) où le
travail ne manquait pas, mais ce ne fut que pour dépanner, un compagnon était
malade. Puis il alla chez "Schägel" (Jacques) qui était de la famille de Helstetter.
Là le travail ne manquait pas et comme Frédéric connaissait son métier, le
patron n'avait pas "besoin de le réveiller". Mais un jour, pour des raisons bien
particulières, il y eut une engueulade qui fit qu'il repartit, bien que le patron ne voulait
pas le laisser partir.
Il alla chez Schliffer à Zinswiller (67) où le travail était agréable, seule "la
Madame avait des cheveux sur les dents", ce qui veut dire qu'elle était mauvaise
langue. Il y resta les sept mois jusqu'à son service militaire.
Ainsi, il fit son service militaire, "comme c'est de coutume", en Afrique
plus précisément en Tunisie, au 62ème Régiment d'Artillerie à Tunis : avec le grade
de .... « cuistot » !
Il y resta dix sept mois : il y faisait si chaud que "les chiens se mettaient
presque à hurler et que les cochons s'enfouissaient deux mètres sous terre" !
Au retour, il resta quelques jours à la maison pour aider son père et sa
mère à rentrer le regain. Puis, un dimanche après-midi arriva le boucher Georges de
Baerenthal (57) qui lui demanda de venir travailler chez lui. Tout reprit comme avant,
et plus il y en avait plus il travaillait avec plaisir. Il resta quatre mois, car il a eu un
différend (c'est sûrement un euphémisme !) avec la "vieille" qui voulait que son frère
prenne la place de Frédéric. Il partit sans beaucoup de regrets : ne jamais se laisser
marcher sur les pieds par qui que ce soit.
Comme il l'aurait parié, il retrouva une embauche quatre jours plus tard à
Yutz (57) chez Armbruster Charles. Il a été bien reçu, mais le patron lui fit
comprendre qu'il avait besoin de quelqu'un de plus âgé pour encadrer les apprentis. Il
insista en disant qu'il était assez "vieux" et qu'il savait tout faire. Tout se passa bien
pendant quatre mois, puis le patron a cédé le commerce à son neveu Georges de
Pfaffenhoffen (ce nul !) chez qui il resta encore trois mois.
Il alla chez Kehr à Thionville (57) d'où il partit six semaines plus tard
parce que la Madame a refusé le vin au repas. Le même jour il fut embauché par Breit
où le travail lui plaisait, mais il était mal rémunéré. Comme le patron ne voulait pas
donner d'avantage il est allé voir chez Samuel. Il y fut deux mois avant de tomber
gravement malade.
Pendant quatre mois il ne put rien faire : il croyait que ses os allaient se
rompre.
Après quoi, il alla à Petite-Rosselle (57) chez Salzig Pierre où il ne se

24
plaisait pas du tout, car le Pierre n'était pas un vrai boucher : il "travaillait à l'envers et
rien n'avance mais tout recule, pas d'ordre et pas de savoir-faire".
Après sept mois, il prit des congés mais se retrouva, huit jours après (en
septembre 1938), pour une première fois au Simserhof (57), pour "faire la guerre nous
a-t-on dit et une semaine plus tard ils nous ont renvoyés dans nos foyers".

25
Du Simserhof à Petite-Rosselle

Il alla à Puttelange (57), chez Schien, "le plus beau des beaux" : du travail
par dessus la tête et rien à manger ! Au bout de 48 heures, il donna son congé et partit
pour Langensoultzbach (67), chez Stoeckel.

Là-bas tout marcha à merveille. Au bout de cinq mois ... il vit pour la
première fois... sa chère Margrid ! Elle lui plut et il "lui promit qu'elle pourra un jour,
en tant que sa femme, lui cuisiner son repas" !
Promesse tenue, Frédéric (25 ans depuis le 16 janvier) et Marguerite (20
ans le 14 août prochain) se marient le jeudi 8 juin 1939 à Langensoultzbach (Bas-
Rhin).
Le jeudi 15 juin 1939, soit exactement une semaine après leur mariage,
ils ouvrent sa boucherie à PETITE-ROSSELLE (Moselle) !1

Malgré les difficultés et les embûches rencontrées, la boucherie allait de


mieux en mieux : ouverte avec un seul compagnon, elle en occupera trois dix
semaines plus tard !

Mais sa joie fut de courte durée. Mobilisé le jeudi 24 août 1939 (10 jours
après les 20 ans de Marguerite !) Frédéric est affecté au Simserhof - ouvrage de la
ligne Maginot au Légeret (Moselle) - au 150ème Régiment d'artillerie de position où
il « officie » dans la cuisine des officiers, jusqu'au 1er juillet 1940.

De cette période, peu de documents (lettres, cartes, etc) subsistent. Il ne reste


que la mémoire des récits que faisait Marguerite :

La boucherie était fermée, Marguerite n'ayant qu'une expérience de deux mois


en tant qu' « apprentie bouchère ». Elle séjourna chez sa belle-mère, Sophie née
VOLLMER à ROTHBACH (Bas-Rhin). De là, elle allait à vélo jusqu'au Simserhof
au LEGERET (Moselle). Aujourd'hui, par la route il faut 37 minutes pour parcourir
les 32 km. A l'époque, le trajet passait le plus souvent par des chemins de forêt dans
une région pour le moins vallonnée. Par monts et par vaux, la route était sûrement
plus courte, mais le trajet plus long ! L'amour a toujours donné des ailes, c'est bien
connu !

Frédéric est fait prisonnier par les Allemands le lundi 1er juillet 1940 ; il est
libéré le vendredi 12 juillet 1940.

Il retrouva un magasin pillé et complètement dévasté. Il ne restait plus


qu'à tout reconstruire.

1 La raison de ce mariage précipité : impossible pour Frédéric, qui devait se prononcer pour signer ou
non le bail, d'imaginer ouvrir sa boucherie et de laisser sa Margot à 100 km de là.

26
Le mercredi 18 septembre 1940 il peut rouvrir sa boucherie, devenue
Metzgerei.

Il avait réussi, avec ténacité, à réunir le nécessaire pour redémarrer.

Malgré beaucoup de travail, il décide de passer le brevet de maîtrise


(pardon : die Meisterprüfung !) et se porte candidat le 27 décembre 1942, après avoir
suivi des cours par correspondance. Il termine son CV par une phrase qui ne laisse
aucun doute sur sa détermination : "Je suis convaincu qu'à l'issue de cet enseignement,
je réussirai mon brevet de maîtrise avec succès."
Il fut reçu le mercredi 18 août 1943 avec la note :

- 2 (bon) pour la partie pratique,


- 2 (bon) pour la partie théorique du métier,
- 3 (satisfaisant) pour la partie commerciale générale.

Tout semblait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles - pour
l'époque -, car servir des Sturmführer, SA et autres SS, n'était pas vraiment de son
goût, mais que faire ?

27
De Petite-Rosselle à Wolgowo
Cette partie sera la plus longue, la plus douloureuse, car reconstituée à partir
de ses lettres, mais aussi celles, non parvenues, de sa chère Margot et de celles de
quelques camarades.

Dix jours après sa réussite au brevet de maîtrise, le dimanche 29 août


1943 il est incorporé (malgré lui) dans la Wehrmacht et affecté à la 2./5. Marine
Ersatzabteilung à LIST sur l'île de SYLT, "zum umschulen" (rééduquer !) comme il le
dira dans une de ses lettres du 6 octobre 1943.

Dès le lendemain, il écrit une première lettre expédiée de la gare de Metz dans
laquelle il relate le début de son voyage : dans la nuit de dimanche à lundi ils ont
dormi à Saint-Avold (57), à 25 kilomètres de Forbach, 32 de Petite-Rosselle ! De là,
ils sont repartis avec le train rapide de 7h28 pour Metz d'où le voyage devrait
continuer avec le train de 11 heures en direction de la Belgique(?) où ils recevraient
leur paquetage, puis direction la Ostküste (la côte est). Il estima qu'il valait mieux
avoir été incorporé aujourd'hui que dans 15 jours ou quatre semaines dans les
Grenadiers. Sa FP (Feldpost Nummer) était alors 58.900 B.

Le jeudi 2 septembre 1943, il était à Kiel et venait d'être affecté à la Marine


Artillerie, sur le plancher des vaches. De toute évidence, le Stellungsbefehl (l'avis
d'incorporation) ne devait mentionner que Marine, faisant craindre une affectation en
mer. A priori, son"ischias" lui a sauvé la mise, du moins le pensait-il. Il écrivit qu'il
n'irait sûrement pas si vite en R. (Russie), "je pense même jamais".

Ce n'est que le lendemain qu'ils reçurent leur paquetage "tout neuf, tout
chaud".
Son adresse : Marineannahm. - 6. Kompanie - Stabsabteilung 2A. d. O. - Gr.
Nr. 2581 Kiel.

Le mardi 7 septembre 1943, il était déjà à List sur l'île de Sylt. A midi, ils
avaient pris leur premier repas à List et on venait de leur affecter lit et placard. Le
repas de midi avait été bon et suffisant. Le soir, sauf le mardi et le vendredi, repas
froid : viande en boîte (le "singe" allemand) avec le pain et du café. Et comme on était
vendredi, le repas du soir sera chaud.

Il parle d'un certain Wagner, que Margot était sensée connaître et avec qui il
partageait les victuailles amenées avec eux ou reçues par colis. Etait-il de Rosselle,
Forbach, etc ? Vraisemblablement. Il parle aussi d'un "pauvre bougre", jeune et sans
famille, à qui il donne ses cigarettes (Frédéric ne fumait pas) et qui "mange avec eux,
tant qu'il y en a. Dieu ne peut que récompenser de tels actes et l'intérêt général prime
l'intérêt particulier".

Et pour conclure cette lettre, un petit mouvement d'insubordination qui aurait


pu lui coûter cher sous la forme d'un poème en français :

28
"Alsace ma Patrie
Je t'aimerais toujours
Tu m'as donner (sic) la vie
et j'y ai vécu les plus beaux jours."

Le mercredi 8 septembre 1943 ils ont eu droit à une séance de cinéma de 2 à


4 : un Bavaria Film dont le titre était "Hauptsache glücklich" (l'important c'est d'être
heureux !).
Il a cru devoir rassurer en disant que rien n'a été fait contre les Alsaciens-
Mosellans et il se réjouissait de devoir accompagner le lendemain le "Zugführer" à la
boucherie du village !

Cette lettre comporte une nouvelle adresse :


M.A Fr. Koenig (Marineartillerist Fritz Koenig)
2/5 A.f. K.
Barr. 16 A.
List auf Sylt.

Dans la lettre du jeudi 9 septembre 1943, il est à nouveau question de


Wagner, mais cette fois-ci il précise de "Marienau", donc un forbachois. Il s'en prend
aux Italiens, ces traîtres, à cause de qui les choses (la fin de la guerre, ..) n'iront pas
aussi vite que lui l'espérait (faisant allusion sans doute à la capitulation des Italiens de
la veille).

Le dimanche 12 septembre 1943 le moral est loin d'être au beau fixe. Il


remontera dans l'après-midi après la victoire au foot-ball de l'équipe des Alsaciens sur
l'équipe phare de la compagnie par 8-3. Outre des cigarettes, il demande à Margot de
lui envoyer un petit morceau de bon savon, car avec la Rif Zeife il a le visage en feu !

La lettre du mardi 14 septembre 1943 révèle quelque chose de neuf sur les
camarades de chambre ou du groupe : il était question de faire venir leurs épouses et
outre Mme Wagner, il y aurait Mme Teutsch de Schoeneck et Mme Aman de Stiring.
Évidemment son souhait était que sa Margot vienne aussi.

Donc, jusqu'ici sont connus quatre Mosellans : Nicolas Fischer (grâce au


brouillon de CV ) Wagner de Marienau, Teutsch de Schoeneck et Aman de Stiring-
Wendel.

Le mercredi 15 septembre 1943 c'est la prestation de serment (Vereidigung)


ce qui dans l'armée française correspondait à la présentation au drapeau. Mais le plus
important est bien sûr la réception de la première lettre de Margot et surtout l'annonce
qu'elle a rouvert la boucherie. Il y voit un moyen pour obtenir une permission spéciale
que la commune devrait demander, une permission "d'au moins trois semaines", pour
assurer le changement d'exploitant ! A priori, Margot était à Langensoultzbach tout
de suite après le départ de Frédéric. Elle vient donc juste de revenir à Petite-Rosselle,
"seule, sans Hansi avec toi". Dans sa lettre, Frédéric lui prodiguent des conseils pour
le règlement de la taxe sur le chiffre d'affaires et l'impôt sur le revenu ! Un flot de
conseils aussi dans sa lettre du jeudi 16 septembre 1943 : mais seulement si tu le

29
veux, tout en souhaitant si fort qu'elle le veuille que cela s'entend dans son écriture, de
continuer l'exploitation de la boucherie. N'ayant eu jamais à connaître de toutes ces
formalités et autres, Margot a dû en avoir le tournis !

Dans la lettre du samedi 18 septembre 1943, il est à nouveau question que


certains camarades (notamment Teutsch et Wagner) veulent faire venir leurs épouses.
Ce jour, Wagner fête son premier anniversaire de mariage et a une petite fille de trois
semaines.

Le mercredi 22septembre 1943, il est de nouveau de garde. Wagner et


Teutsch, et un gars de Béning (?) ont fait une demande pour faire venir leurs épouses.
Par ailleurs, il demande l'adresse d'un marin Kaiser Willi (avec qui il a discuté devant
la porte !) pour un dénommé Becker René, de Strasbourg, qui est avec lui.

Sur Sylt il n'y a priori rien à voir, ou pas grand-chose : Barwacker Kaserne,
Kolonie Häuser und Dünen ! Ecrit-il dans sa lettre du vendredi 24 septembre 1943.
Dans une des trois lettres qu'il vient de recevoir de Margot, il apprend que "Philippe a
été blessé ... il était comme un frère pour moi" 2. En répondant à une demande de
Margot, il décrit leur uniforme : "Nous sommes en gris comme les autres autour de
nous mais avec des "Auflagen" jaunes comme les troupes du Sud et une ancre de
marine sur l'épaule. Nous devions avoir des tenues de sortie de marin, mais il n'y en
avait plus pour nous". Ceci explique peut-être pourquoi dans la citation pour mémoire
du Volksbund une des fiches fait état de "Matrose".

Source : http://www.lexikon-der-wehrmacht.de/Uniformen/Gliederung.htm

2 Phillip est d'Offwiller (voir sa lettre du 29.11.1943), un compagnon boucher.

30
Le samedi 25 septembre 1943, la matinée fut consacrée au nettoyage de la
chambre et l'après-midi à la revue de détails ! Tout fut OK. Il remplace comme chef
de chambrée le Polonais qui a été affecté dans une autre chambre. Moins anecdotique,
l'annonce par Oma (Wiess) que le Bäecke Fritzel a été porté disparu. Ce garçon est le
fils du boulanger et restaurateur où Oma Wiess était cuisinière, bonne et même nurse.
C'est elle qui avait quasiment élevé ce Fritzel.
Wagner, Teutsch et le camarade de Béning ont obtenu l'autorisation de faire
venir leurs épouses du 1° au 31 octobre.

Le mercredi 29 septembre 1943, il est convaincu de pouvoir obtenir une


"permission courte de cinq jours" temps de transport compris : 1 jour aller, 1 jour
retour, reste 3 jours !

Le samedi 2 octobre 1943, nouvelle revue de détails.

Dans la lettre du même jour, il fait mention de l'"administration" qui les


régit :ainsi pour obtenir cette permission spéciale, il convient d'adresser la demande à
partir de Petite-Rosselle au Wehrbezirkskommando, d'où tout partira immédiatement
à Kiel à la 2. A. d. O (?).

Dans la lettre du lundi 4 octobre 1943 il est question d'une Mlle Engel qui
serait au guichet de la poste à Cocheren (57), soeur d'un "collègue" qui est parti avec
lui pour List.

Au cours de cette période Margot a dû aller plusieurs fois aux abris par suite
des attaques sur Sarreguemines et environs, selon les nouvelles reçues par Frédéric.

Par métaphore, il fait comprendre à Margot dans sa lettre du vendredi 15


octobre 1943 qu'il n'a pas été déclaré apte à servir en mer.

Selon sa lettre du lundi 18 octobre 1943, leur formation devrait se terminer


bientôt. Ceux qui les ont précédés de six semaines ont ensuite été affectés à Memel
(en Lituanie) et Stettin (Pologne).

A un camarade de Forbach qui rentrait en permission de convalescence il


donna une lettre datée du mardi 19 octobre 1943, écrite en ... français et contenant
des "consignes" pour faire avancer les choses en vue d'une permission pour ouverture
du magasin.

Le vendredi 5 novembre 1943, Wagner qui était parti en permission et qui


n'arriva chez lui que le lundi 1° novembre à 5 heures du matin, fut rappelé et était déjà
de retour. Le lendemain, il devait rejoindre un autre commando.

Le mercredi 10 novembre 1943, ils avaient une soirée "camaraderie" et pour


cette occasion, il composa quelques vers humoristiques dédiés aux instructeurs et
gradés. Il relate cela dans une lettre du jeudi 11 novembre 1943 écrite au crayon
(presque toutes jusqu'ici étaient écrites à la plume) !

31
Une seconde lettre écrite à la plume et également datée du jeudi 11 novembre
1943 est assez troublante : il y parle d'une permission passée à laquelle il pense,
décrivant tout ce que sa Margot lui avait offert de mieux, de même que son fils qui lui
témoigna combien il l'aimait et qui savait déjà que son père avait été parti depuis
longtemps et devait repartir. Il n'avait pas eu de permission avant le 11 novembre
1943. D'ailleurs, deux paragraphes plus loin, il annonce qu'il aura une permission "fin
de la semaine prochaine", qui malheureusement dès la lettre suivante sera remise à
dans quinze jours.

Le dimanche 14 novembre 1943, il écrit à nouveau une lettre en français qu'il


remet à un de ses camarades partant en permission.

Dans sa lettre du lundi 15 novembre 1943, il annonce sa permission avec


certitude pour le lundi 22 novembre 1943.

Cette fois, c'est vrai : car il n'y a pas de lettres à partir du mardi 16 novembre
jusqu'au lundi 6 décembre 1943. Son retour à List date de la veille, le dimanche 5
décembre 1943 après 26 heures de train, "assis tous les deux sur la « Holzkist »" de
Frédéric, faute de places assises dans le train jusqu'à l'approche de Hambourg. Le
trajet aller avait duré 34 heures. Selon la lettre du mardi 7 décembre 1943, FISCHER
Nicolas est parti en permission alors que lui-même venait de rentrer : il lui a confié
une lettre à poster à son arrivée à SARREBRUCK. Donc si Fischer n'est parti qu'à
cette date, qui était le deuxième homme assis sur la valise en bois ?

La lettre du samedi 11 décembre 1943 est un modèle de cours de comptabilité


qui résume à lui seul tout ce que les autres pouvaient contenir de passion pour son
métier. Il aurait pu chanter : "J'ai trois Amours, ma femme, mon fils et mon métier".
Les lettres des mardi 14 et mercredi 15 décembre 1943 réaffirment cet Amour et
aussi sa fierté pour la façon dont Margot gère la boucherie. Du côté militaire, c'est le
"black out" : plus d'allusion à quoi que ce soit, ni garde, ni permission, ni réaffectation
dans un autre commando, rien.

Pourtant, il reviendra en permission pour la Saint-Sylvestre, le vendredi 31


décembre 1943. Par ce court intervalle, tout indiquait donc un envoi imminent sur le
front.

Il est de retour, au plus tard le jeudi 6 janvier 1944 à LIST qu'il quittera le
vendredi 7 janvier 1944. Ils passent la nuit à Hambourg.

Le samedi 8 janvier 1944, dans le train Hambourg-Berlin, ils sont onze


camarades "qui se connaissent bien". Selon son idée, après Berlin ils prendront la
correspondance pour Koenigsberg ou Stettin.

Il demande dans sa lettre du dimanche 9 janvier 1944 écrite dans un abri de la


Wehrmacht, de donner de ses nouvelles "à tous les autres", à qui il n'écrira plus
tellement car il est content quand il a écrit à sa Margot, la Oma et son fils. Alors que
jusqu'ici ses lettres ne portaient que la date, celle-ci, du fait d'être en convoi, comporte

32
le jour "Sonntag abends 19h30". Il en sera ainsi pour les quatre dernières.

Le jeudi 13 janvier 1944, ils sont toujours en cours de route et avaient roulé,
en train, de 5 heures du matin du mercredi 12 au jeudi 13 janvier l'après-midi. Mais
ils n'étaient pas encore arrivés à destination, à savoir N. (pour NARVA). Il ne fait pas
tellement froid : -6% en dessous de zéro.

Le samedi 15 janvier 1944 il écrit effectivement de N.(NARVA). Une lettre à


son frère Jean dans laquelle, malgré quelques bravades, il se laisse aller à une certaine
résignation, comme une quasi certitude de ne pas revenir de ce front.

L'autre est évidemment pour sa Margot et ses chéris. Il confirme qu'il est dans
la ville de Narva depuis hier, donc le vendredi 14 janvier 1944, soit après un périple
de 7 jours. Il dit y rester jusqu'à lundi dans la nuit, puis en route pour le commando
d'affectation.

Sa dernière lettre est datée du dimanche 16 janvier 1944, date de son


trentième anniversaire. Il est resté seul dans la chambre avec "Ruppert Georges" de
Lembach (67) qui écrit également à sa femme. Il annonce : « Demain nous partirons
pour rejoindre notre « Kommando » et de là nous serons acheminés vers notre lieu de
destination ... ». En effet, le lundi 17 janvier 1944, ils quittent NARVA pour
UST'LUGA.

Les témoignages de deux camarades, non cités jusqu'ici, René WILLRICH qui
ne précise pas son lieu d'incorporation (Alsace ou Moselle) et Jean METZ de Fouchy
(67) confirment l'arrivée à UST-LUGA (cf. ci-dessous Relation des faits).

Selon René WILLRICH ils ne restèrent plus que trois jours ensemble3.

Le vendredi 21 janvier 1944, tôt dans la matinée après une alerte dans la nuit,
dix des onze compagnons venant de Sylt, avec d'autres militaires, sont transportés et
débarqués à KRASNOJE SELO. Selon un de ses camarades revenu en 1946, le
mercredi 26 janvier 1944 15 hommes, dont Frédéric KOENIG, ont été encerclés par
les Russes : avec un sous-officier et d'autres soldats allemands, les deux lorrains, en
l'occurrence Frédéric KOENIG et vraisemblablement un de ceux cités plus haut, à
l'exception de Wagner qui avait reçu une affectation différente avant même la
première permission de Frédéric. Etait-ce Nikolaus FISCHER (né le 27 avril 1919 à
PETITE-ROSSELLE, mais incorporé à GROSTENQUIN (57) où il a fréquenté
l'école communale de 1925 à 1933)4 ou Teutsch de Schoeneck, ou Aman de Stiring ou
le "gars de Béning" (si c'était Engel, ce ne pouvait être le cas, puisqu'il avait une
épicerie à Béning encore dans les années 1960) se sont livrés aux Russes.5

3 Selon ses lettres du 8.2.1944 de REVAL et particulièrement du 11.6.1944.


4 Cette supposition repose sur le brouillon de C.V que Frédéric avait commencé au verso du sien
pour Nikolaus FISCHER.
5 Ceci est extrait de la lettre de Jean Metz du 13 octobre 1946.

33
Le 24 février 1944, le Capitaine (Oberleutnant) d'Artillerie de Marine et
Commandant de compagnie SCHAUER « se devait d'informer » l'épouse que
l'Artilleur de Marine Friederich KOENIG était porté disparu.

Voici sa lettre :

Dienststelle
O.U6, den 24 Februar 1944.
Fe1dpostnummer O8614 C

Sehr geehrte Frau Koenig!

Sicher werden Sie von den überaus schweren Kämpfen an der


Narwafront gehört haben.
Die Kompanie wurde gegen den mit Übermacht heranstürmenden
Feind geworfen. Mit Panzer gelang es den Sowjets,sich zwischen
verschiedene Teile der Kompanie zu schieben. In hartnäckigem,
zähen Einsatz ging die Truppe auf die Narwaste1lung zurück.
Die Verluste waren stark.
Ich habe die schwere Pflicht,Sie davon in Kenntnis zu
setzen,dass Ihr Ehemann vermisst ist.
Es ist alles unternommen worden,um über den Verbleib des
Mar.Artl. Friedrich Koenig irgend etwas in Erfahrung zu bringen,
es blieb erfolglos.
Sollte sich herausstellen,dass die Annahme des
Vermisstseins nicht aufrecht erhalten werden kann,werden Sie sofort
benachrichtigt,

In vorzüglicher Hochachtung
Heil Hitler!
Gez. SCHAUER
Oberleutnant M,A. Und
Kompaniechef

6 O.U : Ohne Unterkunftangabe – Sans indication de lieu

34
Chère Madame Koenig !

Vous avez sûrement entendu que les combats sur le front de la Narwa ont
été extrêmement véhéments.
La compagnie fut jetée contre l'ennemi qui déferlait supérieur en forces.
Les soviétiques réussirent à s'insérer avec des chars entre différentes parties de la
compagnie. Avec un engagement opiniâtre et tenace la troupe retourna sur sa
position sur la Narwa.
Les pertes furent considérables.
J'ai la lourde tâche de vous informer que votre mari est porté disparu.
Tout a été entrepris pour connaître le lieu où serait l'Artilleur de Marine
Friederich Koenig, sans résultat.
S'il devait s'avérer que la présomption de disparition de devait pas être
maintenue, vous en serez immédiatement avisée,
Avec ma considération distinguée,
Heil Hitler !
Signé : SCHAUER,
Capitaine Artilleur de Marine et
commandant de compagnie

Jusqu'au 15 juillet 2007, toutes les recherches ont été déclarées vaines. Or, par
lettre du 16 juillet 2007, le Volksbund Deutsche Kriegsgräberführsorge e.V. me
faisait parvenir un document selon lequel le nom de Friedrich KOENIG, né le
16.1.1914, disparu le ..1.1944 figure dans le « Livre des Souvenirs » du cimetière de
rassemblement de KORPOWO. Le lieu de disparition serait WOLCHOW Fluss U
Front, zone plus large englobant WOLGOWO. Mais dans une autre lettre du 19
juillet 2007 le même service confirme qu'il ne détient pas, en l'état actuel des choses,
d'indication sur un éventuel lieu de sépulture.

Le parcours de Frédéric Koenig n'est donc pas terminé, même si par lettre du
19 décembre 2007 la Deutsche Dienststelle m'informait une nouvelle fois qu'elle ne
détenait aucune information relative à la captivité ou au décès de l'artilleur de marine
de la 3ème compagnie du 531ème Bataillon d'artillerie de marine, déclaré disparu à
Wolgowo, Friederich KOENIG.

35
Les camarades qui ont pu être identifiés,

sur « les onze bons copains » :


– à travers les lettres de Frédéric :

– Fischer Nicolas, né à Petite-Rosselle (57), mais vraisemblablement


incorporé dans la commune de Grostenquin (57),
7
– Wagner (pas de prénom cité) de Marineau, commune de Forbach (57),
– Teutsch (pas de prénom cité) de Schoeneck (57),
– Amann (pas de prénom cité) de Stiring-Wendel (57),
– Engel (pas de prénom cité) de Béning (57), qui a de toute évidence fait
partie des « dix hommes » partis pour Krasnoje Selo, mais qui n'était pas le
« deuxième Lorrain » dont parle Jean Metz dans sa lettre, puisqu'il est revenu
et tenait une épicerie à Béning dans les années 1960,
– Becker René de Strasbourg (67),
– Ruppert Georges de Lembach (67) ;

- à travers les lettres de deux rescapés 8:

– René Willrich, dont il n'a pas été possible de déterminer le lieu de


naissance ou d'incoporation et dont il est sûr qu'il n'a pas fait partie des « dix
hommes » qui sont partis, avec d'autres, le lundi matin (cf. ses lettres),
– Jean Metz, du Fouchy (67)qui, a priori, faisait partie des « autres » et
non des « onze bons copains »..

7 Ce dernier n'était pas parmi les « onze bons copains » qui sont arrivés à Ust'Luga puisqu'il a changé
de commando dès novembre 1943 à son retour de permission.
8 cf. ci-dessous

36
Enchaînement des faits

Le samedi 15 janvier 1944, Frédéric écrit qu'il est arrivé la veille « dans
cette ville », donc le vendredi 14 janvier 1944. La ville : Narva.
De là, il repartira dans « le nuit de lundi », le 17 janvier 1944, vers le
commando d'affectation : ce sera Ust Luga.

Selon René Willrich :

L'alerte fut donnée le jeudi 20 janvier 1944 au soir.


Tôt le lendemain matin, donc le vendredi 21 janvier 1944, dix des « onze
bons camarades » quittèrent Ust Luga et embarquèrent avec d'autres pour le front,
sans autre précision. Seul René Willrich, blessé au genou, ne partit pas avec eux et
était planton au portail au moment de leur départ. C'est la dernière fois qu'il verra
Frédéric.
« Au 2ème jour arriva une voiture « de devant » (du front) ... et le
conducteur raconta comment ils se sont retrouvés au milieu des Russes. Ils voulaient
occuper un village mais ne savaient que le Russe y était depuis longtemps et c'est
alors que la compagnie fut déchirée. Chacun tenta de sauver sa peau et c'est ainsi que
votre mari et encore quelques autres camarades furent encerclés par les Russes et faits
prisonniers. ... J'attendais encore quelques jours ... Jusqu'à ce que quelques uns
revinrent et racontèrent que deux des nouveaux qui avaient été avec lorsque les autres
ont été capturés. Des 10 hommes seulement 6 sont revenus, un tomba le 2ème jour et
3 sont portés disparus ».

Selon Jean Metz, un ancien de 5 mois de la compagnie qui partit le 21 janvier 1944 :

« Le 21 janvier 1944, nous fûmes débarqués sous le feu des Russes près
de Krasnoje Selo, pour endiguer l'avance des Russes. Nous étions placés toujours
comme arrière-garde.
Le 26 janvier 1944, un petit groupe de 15 hommes, dont 2 Lorrains, (l'un
d'eux s'appelait, si mes souvenirs sont exacts, Koenig), un Strasbourgeois (peut-être
René Becker – cf. Les camarades identifiés) et moi, étions encerclés de très près par
les Russes, et il ne semblait plus possible d'en sortir autrement qu'en levant les mains.
L'un des Lorrains m'avait vu me préparer à faire feu et me dit à ce moment :
- Tu n'es pas fou de vouloir te défendre encore ? Fais donc comme nous !
Et les deux ont à ce moment jeté leurs fusils et sont allés les bras levés à la
rencontre des Russes, pendant que je leur disais que chacun devait faire ce que bon lui
semblait.

37
A mon retour, je n'ai rien signalé de cet incident, par crainte que les
familles n'aient à encourir de terribles représailles.....
... Deux Lorrains, dont l'un s'appelait probablement Koenig, ont déserté
chez les Russes, en bonne santé et sans blessure, vers le 26 janvier 1944. Je ne sais
pas ce qu'il est advenu d'eux. (Un sous-officier et plusieurs autres allemands ont
d'ailleurs déserté à la même occasion) ».

38
Annexes

- Les cinq curriculum vitae rédigés par Frédéric Koenig


- Les lettres
- Le parcours dans l'Armée française
- Le parcours dans la Wehrmacht
- Les recherches

39
Curriculum vitae

Les cinq CV que Frédéric rédigea correspondent aussi aux différentes étapes de
son parcours :
- D' Kannes Fritz wird Metzier (1) relate son parcours jusqu'au service militaire
en Tunisie,
- D' Kannes Fritz wird Metzier (2) reprend, avec quelques variantes concernant
les noms des patrons bouchers, le précédent et le complète jusqu'à la seconde
mobilisation au Simserhof. Il est daté du 5 novembre 1939 ;
- Mein Lebenslauf est un CV plus "personnel", en vers et en Allemand,
également écrit au Simserhof et retranscrit par sa Margot sur un cahier
d'écolier ;
- Meisterprüfung est un curriculum vitae rédigé pour être joint au dossier
d'inscription au brevet de maîtrise ;
- Lebenslauf a été rédigé sur l'île de Sylt, à LIST. Il s'agit du brouillon d'une
"formalité" exigée par la Wehrmacht notamment pour les soldats destinés à
servir au front. Au dos figure d'ailleurs un début de brouillon du CV d'un autre
lorrain, Nicolas Fischer.

Dr Kannes Fritz als Metzier (1)


Dr Kannes Fritz als Metzier (2)
Mein Lebenslauf (privé)
Lebenslauf (Professionnel)
Lebenslauf (pour l'armée)

40
Dr Kannes Fritz als Metzier (1).

Vun fascht sechzehn Johr bin ich in d'Lehr gange


Un hab des luschtig Metzierlewe angfange
Bim Charles in Roobach e mol sersch.
De Vater hettd immer g'zeit mach oss ebs lersch.
Des hawi au gewelt habs au gern gemacht
Awer bal han mich d'andre ussgelacht.
De Charles hedd mich Mischt mache fiere
Anstad wusrchtle oder Galantine verziere
Bis dass ich iwer einmal satt.
No bin wiedi worre un bin au ab.
Zum Guscht uf Offweler e par Daa speder
Do hedds als gerabeltwie 's Dunderewetter
Jetzt hedds geklabt un one ze wetze
Habe ich e paar Woche druf alles lein kenne Metze.
Im Wurschtle isch's au glich gange
Denn was de Guscht m'r hedd g'zeit hab ich gern empfange
Er esch e rechter Meischter d'r Guscht.
Er hedd als g'seid ech schleh d'r an d'r Sch¨ddel mit de Fuscht
Awer nedd ein mal hedd 'r mech schlawe
Er hedd 's e so an sich e so ze sawe.
Wie ech awer vom Guscht fort ben hab ech kenne schaffe.
Bin zum Dietrich uff Risshoffe da hab ich gemeint m'r sinn Affe
Un hab au numme finf Daa usskalde
denn ohne Erwet dët eim's Bluet jo verkalde.
No bin ech bim Meier Henner in Zinswiller geland.
Bi dem hab ech ebb's angedroffe ech sah eich aller hand
Ech hab au numme e Dür selle n'Üsshellfe
Bis an d'r Wiehnachde hab ech wedder abselle stelze.
Ich hab no au e Platz k'hedd in Illkirch bim Bour.
Der hedd als g'said morje frieh um vier Uhr
Do hedd's m'r g'falle ganz guet

41
Den e Hüffe Erwed no hab ech nur Muet.
Bi dem hab ech siwe Moned gemacht.
No haw ech m'r Hufft fascht üs enander gekracht
Ich bin ins Spidal komme hab nemi kenne gehn.
No hab nemi kenne schaffe eWocher zehn.
Ich hab awer doch schun bin Kirschbaum in Ingwiller
Bal ang'fange awer widder wie immer
Kenn Erwed kenn Lohn. des hedti m'r nedol g'falle.
Aber bin au ball nuff min Kiefferle schnalle.
Zuem Hellmstedder Alfredel of Pfaffhofe derd war' g'fetzt.
Do ham' ebs g'schafft un a d'r zue g'schwetz
Awer numme zum Usshelfe den einer war krank.
No ben ech zuem Schägel, e'r esch noch med'm verwandt
Dert hedd's au gebuddert in alle Ecke.
Er hedd Spass an m'r g'hedd er hedd mich nedd brüche wegge.
Ich hab d'Erwed gewest und au alles gemacht
Und do d'r zue noch g'zunge, gepfiffe un gelacht
Grad wie wenn des alles e Sport wär fer mich.
Er hedd als g'said ech hab noch gar kenner so g'sähn as wie dich.
Ewer einmal hedd awer gerumelt im Egge
M'r hann Grach gred uss b'sundere Zwegge
No bin ech ab ohne das Er hedd welle.
Und hab g'said es welle noch anderi G'selle.
No bin ich zuem Vogt uff Rouffach anfange
Der hedd mech tatsächlich med're Kischt empfange.
Der war emmer schlecht gelünnd un b'soffe.
No hab ich em g'sait dass ech uff ebbs anders kann hoffe.
Dort war d'Erwed nedd imer so schwär
Awer ech hab an alle Daa g'hedd
Denn wam'r so allein esch schafft eim niemes e Wedd
Do hedd's m'r g'falle sie hann eim alles genn.
Awer d'Madam hedd e paar Hoor an de Zehn
Es hedd awer g'hebbt de ganze siewe Monet
No bin ich ins Africk zum Milidär des esch au so Gewohnet

42
Ich hab awer guet 17 Moned üssg'haldde.
Un kann eich sawe es diren eim dort kenn Fiess verkaldde
Dort es heiss as Hund ball brielle
Un d'Säui sich zwei Meder in de Bodde nin wülle.
Am schluss vun dere Zitt ben ech ganz g'fezt.
Denn ich hab gewesst dass am Autos e Mäidel word stehen.

43
Dr Kannes Fritz als Metzier (2).

Vun fascht sechzehn Johr bin ich in d'Lehr gange


Un hab des luschtig Metzierlewe angfange
Bim Charles in Roobach e mol zerscht.
De Babe hetd immer g'zeit mach as ebs lersch.
Des hab ich gewelt, hab au gern gemacht
Awer ball han mich d'andre ussgelacht.
Der Charles het mich Mischt mache fiere
Anstatt Wurscht oder Galantine verziere
Bis dass ich ewer einmal sat.
No bin ich wiedi worre un bin au ab.
Zum Guscht uf Offweler e par Daa speder
Do hetts als gerabelt wie 's Donderewetter
Jetzt hetts geklabt un one ze wetze
Habe ich par Woche druf als lein kenne Metze.
Mit im Wurschtle isch au glich gange
Denn was mir de Guscht m'r hedd gezeit hab ich gern empfange
Er esch e rechter Meischter der Guscht.
Er het als g'sait schleh d'r an de Kopf mit de Fuscht
Awer net einmal het d 'r mich g'schlawe
Er het 's e so an sich e so ze sawe.
Wie ich vom Guscht fort ben hab ich kenne schaffe.
Zum Krafft uff Risshoffe do hab ich gemeint m'r sinn Affe
Un hab au numme fenef Daa dort g'halte
denn ohne Erwet duet eim's Bluet jo verkalde.
No bin ech bim Meier Henner in Zinswiller geland.
Bi dem hab esch ebb's g'senn ich sa eich aller hand
Ech hab im au numme e Dür selle helfe
Bis an de Wiehnachte no hab ich ab selle stelze.
Ich hab au schon e Platz g'het in Illkirch bin Bour.
Der het als g'said morje frieh um fünf Uhr
Do het's m'r g'falle ich sa eich ganz guet

44
Denn viel Erwed macht mich numme Muet.
Bi dem hab ech sewe Monet gemacht.
No hab ich mir fascht gar d'Hufft verkwetscht
Ich bin ins Spidal komme hab n'im kenne gehn.
Un nemi kenne schaffe eWoche zehn.
Ich hab awer doch bim Kirschbaum in Ingwiller
Bal ang'fange awer widder wie immer
Kenn Erwed kenn Lohn. des hedti m'r net g'falle.
Un bin au ball nuff min Kefferle schnalle.
Zuem Helstedder Freddel dert war's g'fitzt.
Do ham' ebs g'schafft un a d'r zue g'schwitz
Awer numme zum Usshelfe einer war krank.
No ben ich zuem Schägel, e'r esch noch met em verwandt
Dert hett's au gebutert in alle Ecke.
Er hett Spass an m'r g'hett er hett mich net brüche wegge.
Ich hab d'Erwet gewest und au alles gemacht
Un do d'r bie g'zunge, gepfiffe un gelacht
Als wie wan alles e Sport wär g'sin fer mich.
Er het als g'sat ech hab noch kenner g'sehn so wie dich.
Ewer einmal hett's awer gerumelt im Ecke
M'r hann Grach gred uss b'sunderie Zwegge
No bin ech fort ohne das Er hedd welle.
Und hab g'sait es sueche noch anderi G'selle.
Zuem Schliffer uf Zinswiller noch vor'em Milidär
Do war's Schaffe net e so schwer
Awer ech hab an alle Daa genue g'hedd
Un wam'r so e lein esch schafft m' nieme ze Wedd
Do het's m'r guet g'falle sie hann eim alles genn.
Awer d'Madam het e paar Hoor an de Zehn
Es het awer g'hebt de ganze siewe Monet
No bin ich ins Africk zum de Soldate des esch au so Gewohnet
Ich hab awer 17 Moned üssg'halde.
Un kann eich sawe es d'üen eich dort Fiess nit verkalte
Dort esch heiss dass d'Hund ball brielle

45
Un d'Säui sich zwei Meter in de Bode nin wülle.
Wie ich bin hab ich mich gemacht ganz schen
Dann ich hab gewest dassam Autobus e Mäidel duet stehen.
Jetzt hab ich e paar Daa d'heim usg'halte.
Un hab im Babe u. de Mame s'Omt helfe rin schallte.
No am e Sunda Midda esch d'r Baeredähler Metzier komme
Un het g'seid dass ich zue im soll komme.
Jetzt hab ich wedder ze Metze an g'fange
Es grad wedder wie vorhere gange
Numme schaffe u. druff no hab ich Plessier
Un wan ich ewer em Jäschde ase ganz verschmier
Bim Georges hab ich vier Monet üssg'halte
No hab ech ewer einmal Krach gred met d'r Alte.
Die het welle ihre Brüder hole u. mich abdrigge
No het ze mich schiggeniert ver des 'ze bezwecke.
Ich bin au ab ohne viel Kummer
Ich bin au ken e so Dummer.
Nie sich von eim uff de Fuess losst rum dredde
Un das ich bald schaff hedd ich glich dreue wedde.
Vier Daa druff bin ich uff Yutz zuem Armbruster Charles
Der het mich guet empfange awer g'said ech brüch e eldere Karl
Ich bin alt genue hab ich g'said un kann alles schaffe
No het'r gemeint, schaffsch, un wan m'r duesch basse
Polt ech dich so gern wie e Alter.
Denn bi mer esch einer Lehrbüewe Halder.
Er het mich no gern g'hedd, un hab em g'falle
No het er g'sad es isch wie m'r duet falle.
Vier Monet druff hedd'r G'schäfft abgedredde
Sim Neveu in Georges von Pfaffhoffe dem Nedde
Bi dem hab ich's noch drei Monet gepaggt.
No het's met uns zwenn au nemmi geglabt.
Zuem Kehr ben ech uff Thionville in Stadt.
Dort hab isch g'schafft un hab's guet gedabbt.
Bess sechs Woche später d'Madam de Win refusiert.

46
De selwe Daa hab ich mich bim Breit angaschiert.
Dort hedd's m'r au g'falle ich hab mich g'freit
Awer ver d'Erwet Lohn des hab esch em g'sait
Er hedd awer net genue welle genn.
No hab ich mich bim Samuel umg'sähn
Dort hab ich g'schafft zwei Monet ung'fähr
No bin ich krank worre un zimmlich schwehr.
Un hab no e will nechts kenne mache
Denn ich hab gemeint me duen Knoche verkrache.
Biss vier Monet nochher, no bin ich uff Rossle.
Em Salzig Peter d'gans Erwet bossle.
Do hedds m'r ewerhaupt nit guet g'falle.
Er esch nit Metzier, un hedd' wie die alli
Sie schaffe verkehrt es geht allez zerügg.
So isch's bi dem gange, kenn Ordnung oder G'schigg.
No hab noch sewe Monet ich Ferie genumme
Und bin acht Daa druff in Simserhoft kumme
Ver in de Kriej han's uns g'sait.
Un e woch später han se heim uns gejaid.
No bin ich uff Pittlinge zuem Strien.
Dess esch de Nedschd von de aller Nedschde g'sinn.
Fascht nick's ze Esse u. Erwet ze viel.
Un 48 Stun hab ich em g'said dass ech net e so well.
No bin ich uf Soultzbach zum Stoeckel anfange.
Dort esch alles varmos gange
M'r hann uns imme sehr guet verstande
Un kenner hedd geschafft geje em andere sinni Gedanke.
Wie ich fünf Monet derte bin gewenn
Hab ich 's erschte mol min Liewe Margrid g'sehn.
Des hett m'r g'fallen un esch hab im versproche
Es derf mir e mol als mi Frau alles mi Esse koche.
Jetzt hett sich für mich e Gelejeheit gemacht
Un hab in Rossle dess G'schäfft m'r ang'schafft.
Do hedd's geklappt, un met greschder Freit

47
Hann mir zwei g'schafft, un wär an gedeijd.
Awer ich hab ja ken Gluck, bin wiedder im Fort.
Wan's noch lang dürt hab nur greui Hoor
Jetzt ward ich mit Schmerz uff de Fridde,
Den de Kummer duet mir Herz bal abdrigge.

Simserhof
5/11/1939
Fritz Koenig

48
Mein Lebenslauf (privé)

Als jüngster geboren am 16ten Januar


Neunzehn hundert vierzehn als der große Krieg war
So wuchs ich doch empor als Sohn eines Landsmanns
Neben zwei Brüder der Henri und der Hans
Der eine sehr geschmeidig der Andere schwer krank
Der Vater zog in das Feld die Mutter sorgte u. fand
Für uns stets genug zu Essen und stand
Allein an der Spitze, es war in Volksbergland
So gingen vorüber noch über vier Jahr
Dass als der Krieg herum war mir alle ziemlich groß waren
Dann zogen wir fort an das im Tale rauschende
Rothbächlein in dem als Bube ich so oft tauchte
In der Schule empfangen war ich immer der Erste
Der Erste der Aufgaben der Letzte im schreiben u. zeichnen
Doch tat ich niemals von Ersten Platze weichen
Und kaum in der Schule erhob sich das Unglück
Mit noch keine sieben Jahre erhielt ich einen Pferd's Tritt
Der mir beinahe das Licht u. die Nase abschnitt
Aber ich war nicht schwach und drei Wochen später
Saß ich wieder in der Schule als fleißiger Täter
Ich tat auch viel böses, und war nie ruhig.
So viel manche Strafe für Ungehorsam auf mich
Als ich ein wenig älter da ging es an die Arbeit
Im Wald, im Feld zu Hause wo es sonst noch war
Hieß immer es zur Arbeit was mir sehr nützlich war
Bis dann nach Entlassung der Schule ich noch ein ganzes Jahr
Ich mein betagten Vater als eine Stütze war
Doch er wollt es nicht haben dass ich noch blieb zu Hause
Und dann ging ich als Metzger in die weite Welt hinaus
Ich erlernt mein Handwerk so rasch und so schnell

49
Dass für mein Eltern ich wurd ein sichere Quelle
Das Geld trug stets nach Hause ich
Weil sie es sehr bedürftig
Denn doch zu Ihrem Schinden verfolgt sie stets das Unglück
Als dann kam auch die Zeit ich musst zum Militär
Nach Afrika mein Wunsch und weiter doch nicht mehr
Das ging auch gut vorüber, ich kam bald wieder zurück
Doch sollte ich noch nicht finden das lang ersehnte Glück
Mein Vater er erkrankte und Mutter bald darauf
So ging es ja vier Monate dann trugen sie hinauf
Zum Friedhof mein Vater der immer so gut
Uns hatte erzogen und tat uns dazu Mut
Ehrlich gerecht u. tapfer zu werden
So ließ uns zurück als Männer auf der Erde
Jetzt bleibt nur noch die Mutter mir lieb
Die ich auch nie wird vergessen
Denn sie hat stets für mich nur große Lieb besessen
Ich war noch immer in der Fremde
Bald hie und bald dort
Bis dann vor einem Jahr zum Krieg ich musste fort
Doch bald war es vorüber es dauerte nicht lang
Acht Tage später trat ich wieder zu Hause an
Jetzt fand in diesem Jahr ich mein lebendes Glück
Mein größter Schatz auf Erden ich sage es zurück
Mein Alles auf Erde mein einziges Glück
Es ist meine liebes Grittchen ein Mädel so fein
Das kann als meine Frau heut' einzig allein
Mich nur noch erfreuen ; weil mit Gute u. Treue
Es tut mich umgeben und immer noch aufs Neue
Im Juni schloss ich mit Ihr der heilige Bund der Ehe
Um acht Tage später ein Geschäft ich tat unternehmen
Wir arbeiteten Freudig und fleißig voran
Verdienten unser Brot hatten Freuden daran
Doch wieder kein Glück es soll noch nicht sein

50
Man riss mich von Ihr meinem Liebchen so fein
Fort in den Krieg doch niemals für gut
Denn auf der Front floss schon unschuldiges Blut
Bis hierher mein Leben wie ich es erzählen
Es gäb jetzt schon Frieden wenn ich durfte wählen.
Frédéric Koenig

51
Lebenslauf (Professionnel)

Il s'agit ici du CV rédigé pour la demande de participation au brevet de maîtrise


(Meisterprüfung).
_____
Fritz König Kleinrosseln, den 27.12.1942
Metzger
Kleinrosseln – Kreis St-Avold
(Westmark)

Lebenslauf
Ich Fritz König, bin am 16 Januar 1914 in Volksberg, Kreis Zabern im
Elsass, als Sohn des Landwirtes Johann König und seiner Ehefrau Sophie geborene
Vollmer, geboren. Im Jahre 1919 verzogen meine Eltern nach dem Heimatsort meiner
Mutter, Rothbach, im Kreis Hagenau.
Ich besuchte die Volksschule von Rothbach. Im Jahre 1928 wurde ich
nach meiner gut bestandenen Schulentlassungsprüfung als bester Schüler des Ortes
entlassen.
Ich arbeitete nun mit meinem Vater in der Landwirtschaft, denn Landwirt
wollte sein. Nach einem Jahr erregte mein Vater durch seinen immer guten Rat das
Interesse in mir Handwerker zu werden. Im Herbst 1929 trat ich in die Lehre in dem
Meztgerhandwerk, im nah gelegenen Offweiler. Am ende meiner Lehrzeit bestand ich
meine Gesellenprüfung mit gut und konnte als Geselle in die Fremde ziehen.
Bis zu meiner aktiven Dienstzeit war ich in verschiedenen Betrieben des
Unter-Elsaßes tätig und verbesserte mich immer mehr in meinem Handwerk. Im April
1935 wurde zum Heer einbansen. Meine aktive Dienstzeit verbrachte ich beim 62.
Nordafrikanischen Artillerie-Regiment in Tunis. Im Herbst 1936 wurde ich zur
Reserve entlassen.
Ich ging wieder au meinem Handwerks über und besuchte noch viel
Betriebe besonders schöne, gute Wurstlereien.
Nach drei Jahren entschloss ich mich Selbständiger Handwerker zu
werden. Ich kaufte die ganze Einrichtung hier in Kleinrosseln und mietete die
Räumlichkeiten. Am 8. Juni 1939 verheiratete ich mich mit der berufslosen
Margaretha geb. Grall aus Langensulzbach, Kreis Weisenburg. Am 15. Juni eröffnete
ich meinen Betrieb. Trotz aller Schwierigkeiten und Hindernisse die mir begegneten
wurde mein Geschäft immer besser, was ja auch bewiesen ist, zumal ich mein Betrieb
eröffnete mit einem Geselle und zehn Woche später drei Gesellen beschäftigen
konnte.

52
Mein Glück war aber von kurzer Dauer. Am 24. August musste ich mich
zu meinem Truppenteil, dem 150. Artillerie Regiment bei Bitsch begeben. Während
dem Westfeldzug war ich der große Festung Simserhof als Koch für die Offizieren
tätig bis zum 30. Juni 1940.Ich kam dann in die Gefangenschaft und wurde zwölf
Tage später von den deutschen Militärbehörden entlassen. Da wir über die Dauer des
Feldzugs evakuiert waren, war mein Betrieb völlig ausgeraubt oder zerstört. Nach
harter Arbeit gelang es mir wieder das nötigste herbeizubringen. Im September
desselben Jahres eröffnete ich zum zweiten Male meinen Betrieb. Durch
unermüdliche Arbeit konnte ich meinen Betrieb wieder in beste Ordnungen bringen.
Ich habe mich trotz meiner vieler Arbeit entschlossen die Meisterprüfung
zu machen. Ich bin zur Zeit im Begriff mich durch die Lehrbriefe des Fernunterricht
des Handwerks gründlich für die Meisterprüfung vorzubereiten.
Ich bin überzeugt dass ich nach Beendigung meines Lehrganges auch
meine Meisterprüfung mit Erfolg bestehen werde.

Fritz König
Metzger
________________________________________________________________

Dates :
27 décembre 1942 : Dimanche
16 janvier 1914 : vendredi
8 juin 1939 : jeudi
15 juin 1939 : jeudi
24 août 1939 : jeudi
30 juin 1940 : dimanche
12 juillet 1940 : vendredi

53
Lebenslauf (pour l'armée)
M.A. Fritz KOENIG "Evang."

Ich Fritz Koenig bin als Sohn des Landwirts Johann Koenig u. seiner Ehefrau Sophie
geborene Vollmer, am 16.1.1914 in Volksberg im Elsass geboren.
Ich besuchte die Volksschule zu Rothbach (Elsass) von 1920 bis 1928. Ich erlernte
das Meztgerhandwerk vom 15.10.1929 bis 15.10.1932. Ich bestand die
Gesellenprüfung in diesem Handwerk am 9.3.1933.
Ich wurde zum französischen Heere einberufen am 29.4.1935 bis 15.10.1936 und
diente bei dem 62° Artillerie Regiment in Afrika.
Ich verheiratete mich mit Margaretha geborene Grall am 8.6.1939.
Ich eröffnete einen selbständigen Metzgerei Betrieb am 15.6.1939 in Kleinrosseln,
Lothringen. Ich wurde am 24.8.1939 wieder zum französischen Heere zurückgerufen
und war bei dem 150. Festungsartillerie Regiment in einer Festung bei Bitsch tätig
vom 24.8.1939 bis 1.7.1940.
Ich kam in deutsche Gefangenschaft und wurde am 12.7.1940 (erlassen). Am
18.9.1940 eröffnete ich mein Geschäft zum zweiten mal und bereitete mich zur
Meisterprüfung. Am 22.5.1941 wurde mir ein Sohn geboren namens Hans-Ludwig.
Ich bestand meine Meisterprüfung am 29.8.1943 und bin zu Zeit bei des 2./5.
Marineersatzabteilung in List auf Sylt.

Lothr.

54
Lettres

Samedi le 15 janvier 1944


N. Samedi le 15 janvier 1944
Lettre du dimanche 16 janvier 1944
1ère Lettre de René Willrich du 8 février 1944
2ème Lettre de René Willrich du 11 juin 1944
Lettre de Jean Metz du 13 octobre 1946

55
Samedi le 15 janvier 1944
Mes Chers !

Comme je suis bientôt rendu à destination et que je suis assis au chaud dans un abri, je
veux vous écrire quelques lignes. Je suis arrivé ici dans le grand Nord enneigé, il fait
pas mal frais ici, mais chez nous il a fait déjà souvent aussi froid, seulement ici ce
n'est que le début et ça promet de (devenir joyeux). Je suis ici dans une ville où je
reste jusque dans la nuit de lundi, puis nous continuerons jusqu'à la position définitive
du Commando, où ? vous pourrez l'apprendre plus tard.
J'ai donc été pour quelques jours à la maison ce qui me réjouit encore maintenant, car
je ne vais plus voir ce cher pays et cette chère petite famille de sitôt.
Maintenant nous y sommes, tout près et bientôt dedans, et alors tout peut arriver, y
aura-t-il un au revoir, nul le sait, et sinon, c'est que cela ne devait pas être. J'ai
constamment espéré votre visite à Nouvel An, mais malgré tout en vain, personne n'a
donné signe de vie (ne s'est fait entendre ni voir). Les Weiss m'ont dit que tu avais
dit : « à Nouvel An je serai là, car Fritz vient. »
Henri ne pouvait pas venir non plus, car il n'avait presque pas de journées de libres et
ceux de Soultzbach (Langensoultzbach) arrivèrent enfin le lundi (en l'occurrence le 3
janvier 1944), ainsi ma joie de fêter agréablement un, peut-être, tout dernier « au
revoir » avec vous est tombé à l'eau (dans la boue). J'aurais aimé vous dire tant de
choses, que j'espère ne pas être nécessaire, que Dieu nous assiste ainsi cette peine
s'effacera bientôt pour nous. Il n'est pas facile de quitter sa petite famille quand on ne
sait pas si on pourra la revoir.
Nous allons déjà dans les prochains jours filer sur l'ennemi et lui opposer hargne et
résistance partout où c'est possible, le détruire, jusqu'à ce qu'il soit définitivement
battu et soit réduit à néant. Pas de panique, tout ira bien et bientôt cette douleur aussi
sera oubliée.
Enfin, recevez les meilleurs salutations et baisers de votre frère et tonton (nonon)
Fritz
A un proche au revoir,

Ne dites rien à Marg (Marguerite) et Maman de ce que je vous ai écrit, je ne leur écris
pas ces choses.

Cette lettre est adressée à son frère Jean et sa belle-soeur Jeanne.

56
N. Samedi le 15 janvier 1944.

Ma bien aimée Margot et tous ceux que j'aime,

Une fois de plus je prends la plume pour écrire à ceux que j'aime le plus
quelques aimables lignes.
Depuis hier je suis dans la ville dont je vous parlais et y reste jusque dans
la nuit de lundi, puis plus loin vers notre commando d'affectation, tu sais où, de là
affectés puis au lieu définitif. Je suis toujours en bonne santé et en pleine forme, et ça
va comme avant et j'espère qu'il en est de même pour vous mes chéris. Il ne fait pas si
froid et quand nous serons arrivés à destination nous aurons des vêtements chauds et
bottes de sorte que le froid ne puisse pas nous atteindre. Vous savez bien ça ne me fait
rien et bien habillé je n'ai peur de rien en ce qui concerne le froid et quand on a de
l'(énergie) on ne peut pas craindre le froid.
N'ayez pas peur cela ira bien, Pappi ne mourra pas et partout il est bien
considéré. Tout cela va bientôt s'améliorer et nous nous reverrons bientôt dans cette
chère patrie et nous resterons alors pour toujours ensemble sans plus jamais nous
quitter. Il ne peut pas être autrement en ces temps ci et ces moments doivent aussi être
surmontés. Il en est ainsi dans la vie, ainsi beaucoup de choses surviennent auxquelles
on ne pense pas auparavant. Dieu va nous préserver. C'est Lui qui dirige tout.
Comment vas-tu ma chère, bonne Margot, t'es-tu ressaisie, cela ne sert à
rien de te faire du souci, tout va son train (chemin ) et ça ne changera rien. Laissez les
choses aller leur cours et regardez consolés vers le ciel. Seul Dieu vous guidera dans
le bon sens et laissera Pappi revenir vers vous. Je rêve presque toutes les nuits de vous
mes chéris, comme je suis avec vous, parmi vous et vous aime et vous embrasse
comme ce fut dans la réalité, et je suis intimement convaincu que cela deviendra de
nouveau réalité.
Et maintenant Margot mon cher trésor porte toi bien (mais « lebe wohl »
veut aussi dire Adieu) et espère très fort Pappi va revenir bientôt, c'est ce qu'il y a de
mieux à faire. Soit saluée et embrassée chaleureusement de ton fidèle Mick qui t'aime
profondément.

Beaucoup de tendres baisers pour Oma et mon fiston.

57
Lettre du dimanche 16 janvier 1944.

Margot ma chérie et tous mes bien aimés,

Aujourd'hui Dimanche, mon 30ème anniversaire, je suis assis ici sur mon lit et vous
écris ces quelques lignes. Les collègues sont allés au cinéma, je suis seul avec un
collègue de Lembach, « Ruppert Georges ». Il est également en train d'écrire, nous
gardons l'abri, de l'air frais nous pourrons en profiter prochainement largement lors
des exercices. Aujourd'hui en particulier n'est pas un jour pour moi pour sortir, je
pense à vous mes chéris, comme se serait beau de pouvoir fêter mon anniversaire si
j'étais à la maison, surtout que c'est justement dimanche. Mais nous ne fêterons que
davantage l'année prochaine et peut-être déjà avant au tien (anniversaire) ma Chérie,
et aujourd'hui je me réjouis encore plus que nous ayons vécu ton 24ème si joliment.
Dans tous les cas, le premier de nos anniversaires que nous fêterons ensemble, devra
être un enchantement, et si possible déjà nos retrouvailles après la guerre. Mais nous
devons d'abord patienter jusqu'à ce que tout soit fini, mais surtout pas de panique, ce
jour viendra aussi et ce sera de nouveau la paix.
Demain nous partons pour le commando et là nous serons acheminés vers notre lieu
d'affectation. Là j'apprendrai l'exacte adresse que je t'enverrai aussitôt ma Chérie.
Sinon, je me porte toujours bien et j'en espère autant pour vous tous. Il ne fait pas
vraiment froid ici aujourd'hui, la neige fond, on ne croit pas être aussi loin au nord. Ce
n'est pas plus mal pour nous, ainsi nous le supportons mieux.
Je termine pour aujourd'hui avec l'espoir de vous revoir bientôt sains et saufs comme
je vous ai quittés.
Ma Mickelen Chérie soit saluée et embrassée du fond du coeur de ton Mick et fidèle
amoureux qui ne vit que pour toi. Plusieurs milliers de bonjour et de baisers pour Oma
et Hansi.
_________
A un proche au revoir dans cette
chère patrie en paix.

58
1ère Lettre de René Willrich du 8 février 1944
(l'original est en allemand)

Reval, le 8.2.44

Chère Madame König,


Un ami de votre mari vous prie de lui fournir un petit renseignement.
Nous deux étions toujours ensemble, de même qu'il y a quelques jours sur le front. Là
ce fut pour le moins animé et notre compagnie a été éclatée et nous avons été obligés
de revenir loin en arrière. Jusqu'à maintenant quelques uns de nos camarades ne sont
pas là et Fritz non plus. C'est pourquoi je me tourne vers vous pour savoir si, depuis le
28.1.44, vous avez des nouvelles de votre mari et si vous ne deviez pas en avoir, je
vous prie de ne pas vous faire de gros soucis, et j'espère si j'apprenais quelque chose à
son sujet vous rendre compte plus tard un peu plus de Fritz.
Je vous salue chaleureusement et attends une bonne nouvelle.
Adr. M.A. René Willrich – F.P. N.08614/C

59
2ème Lettre de René Willrich du 11 juin 1944
(l'original est en allemand)
Wesenberg, le 11.6.44

Chère Madame,

Après un long silence j'ai enfin reçu votre lettre du 23.5 que j'ai reçue avec
joie et peine. Je voulais depuis un certain temps également vous écrire pour demander
si, peut-être, il y a eu un signe de vie de Fritz, mais malheureusement je ne savais pas
si j'allais bien faire, je sais combien vous avez dû souffrir et ne voulais pas rouvrir
cette plaie. J'espère Madame König que vous me comprendrez. Etant donné que j'ai
reçu votre missive, je suis volontiers prêt à vous parler de votre mari.
Ce n'est pas grand chose, car après avoir quitté List nous arrivâmes à Ust
Luga où nous n'étions plus ensemble que pendant trois jours. Je crois vous avoir déjà
écrit que pour mon bonheur je n'ai pas dû partir avec les autres le 20 janvier étant
donné que j'étais blessé au genou et que je marchais avec difficulté. Mais nous étions
10 hommes à être arrivés ensemble et tous devaient partir. Je ne peux vous relater que
le jour où ils sont partis. Ce fut tôt le matin du 21 janvier lorsque l'alerte fut donnée,
nous le savions depuis la veille et durant toute la nuit nous restâmes ensemble tous les
11. Fritz, pardon votre mari, me racontait beaucoup de vous et de son enfant. Nous
nous montrions mutuellement des photos de femme et enfant et parlait beaucoup de
vous. Déjà en cours de route de List à ici, il se faisait du souci pour vous. Il m'a dit,
entre autre, combien se sera douloureux pour vous d'apprendre qu'il est venu jusqu'ici
en haut. Par chance, à un permissionnaire qui est parti un jour auparavant, tous les 10
hommes lui avons donné une lettre afin qu'il la poste dans le « Reich » pour que vous
ayez plus rapidement notre FP N° et ce devait aussi être la dernière lettre. L'heure du
départ arriva, tous les hommes avaient déjà pris place sur le véhicule, j'étais planton
au portail lorsque votre mari revint encore une fois vers moi. Pressentait-il quelque
chose ou n'était-ce qu'un sentiment. Il dit : René, je ne sais pas si nous nous reverrons,
si je devais ne pas revenir, s'il te plait avertit ma femme. Je lui dis encore : Allez Fritz,
ne raconte pas de bêtises et pense à ce repas de cochonnaille que nous voulons fêter
quand nous rentrerons chez nous. Et il me serra encore une fois les mains et alla d'un
pas lourd rejoindre ses camarades. Puis vinrent pour moi aussi des heures difficiles.
Le premier jour s'écoula dans le calme. Au 2ème jour arriva une voiture « de devant »
(du front) et apporta des pièces de vêtement et le conducteur raconta comment ils se
sont retrouvés au milieu des Russes. Ils voulaient occuper un village mais ne savaient
que le Russe y était depuis longtemps et c'est alors que la compagnie fut déchirée.
Chacun tenta de sauver sa peau et c'est ainsi que votre mari et encore quelques autres
camarades furent encerclés par les Russes et faits prisonniers. Lorsqu'on m'apporta la
nouvelle je ne pus pas non plus y croire, aussi rapidement et lui celui qui était notre
meilleur ami ne devrait plus revenir. J'attendais encore quelques jours et espérais
toujours le revoir. Jusqu'à ce que quelques uns revinrent et racontèrent que deux des
nouveaux qui avaient été avec lorsque les autres ont été capturés. Des 10 hommes
seulement 6 sont revenus, un tomba le 2ème jour et 3 sont portés disparus.

60
Ce serait a peu près tout ce que je sais de votre mari. Mais j'espère aussi
qu'il est toujours en vie et je me le souhaite car il était très proche et un camarade
fidèle. Ce qui nous peine le plus, c'est que nous ne pouvons pas obtenir de nouvelles
de la captivité en Russie. J'espère toujours que nous aurons un jour des nouvelles de
lui, car d'après ce que je sais et qui est déjà arrivé les Alsaciens et les Lorrains doivent
être repris par les Anglais et ainsi pouvoir donner de ses nouvelles. Cela prendra
sûrement encore du temps. Une belle-soeur à moi a bien reçu des nouvelles de son
mari 7 mois après qu'il soit tombé en captivité.
Enfin, Chère Madame, je vais arrêter ma lettre en vous faisant part que je
suis en bonne santé, nous avons été relevés du front de la Narva et nous trouvons très
loin derrière. Nous espérons pouvoir rester ici jusqu'à la fin de la guerre. Je pense
pouvoir aller bientôt en permission chez ma femme mais cela durera bien encore 7
semaines.
Dans l'espoir que cette lettre ne vous cause encore plus de peine et que je
vous aurais ennuyée, je vous souhaite de tout coeur beaucoup de bien et aussi une
prochaine bonne nouvelle.
Avec les meilleurs salutations,

René Willrich

Je pense que j'aurais plus avant de vos nouvelles et encore tous mes
remerciements pour votre lettre.

61
Lettre de Jean Metz du 13 octobre 1946

Demande de renseignements : Fouchy, le 13 octobre 1946


K O E N I G Frédéric.

Jean M E T Z, à Fouchy (Bas-Rhin)


à
Mme Fr. K O E N I G, 52 rue de la Rosselle
PETITE-ROSSELLE (Moselle)

J'ai été ce matin vivement frappé en voyant dans le journal (Dernières


Nouvelles d'Alsace) mon ancien No de FP 08614C. Le nom de Koenig Frédéric ne me
dit tout d'abord rien ; puis je me suis souvenu qu'un groupe d'Alsaciens-Lorrains avait
été incorporé, si mes souvenirs sont exacts, vers la mi-janvier 1944 à la MA (Marine
Artillerie) compagnie 08614C à laquelle j'appartenais depuis 5 mois. Mais nous avons
été jetés très subitement dans la bataille de la retraite de Leningrad, de sorte qu'il est
fort compréhensible que nous n'ayons pas eu le temps de faire connaissance.
Quoiqu'il en soit, sans que je puisse absolument me porter garant de
l'exactitude des noms de ce qui va suivre, voici mes souvenirs :
Le 21 janvier 1944, nous fûmes débarqués sous le feu des Russes près de
Krasnoje Selo, pour endiguer l'avance des Russes. Nous étions placés toujours comme
arrière-garde.
Le 26 janvier 1944, un petit groupe de 15 hommes, dont 2 Lorrains, (l'un
d'eux s'appelait, si mes souvenirs sont exacts, Koenig), un Strasbourgeois et moi,
étions encerclés de très près par les Russes, et il ne semblait plus possible d'en sortir
autrement qu'en levant les mains. L'un des Lorrains m'avait vu me préparer à faire feu
et me dit à ce moment :
- Tu n'es pas fou de vouloir te défendre encore ? Fais donc comme nous !
Et les deux ont à ce moment jeté leurs fusils et sont allés les bras levés à la
rencontre des Russes, pendant que je leur disais que chacun devait faire ce que bon lui
semblait.
A mon retour, je n'ai rien signalé de cet incident, par crainte que les
familles n'aient à encourir de terribles représailles.
Je suis moi-même tombé en captivité russe en septembre 1944 et n'ai
jamais rien entendu de mes anciens camarades dans les différents camps où j'ai passé.
Mes souvenirs se résument donc à ceci :
Deux Lorrains, dont l'un s'appelait probablement Koenig, ont déserté chez les Russes,
en bonne santé et sans blessure, vers le 26 janvier 1944. Je ne sais pas ce qu'il est

62
advenu d'eux. (Un sous-officier et plusieurs autres allemands ont d'ailleurs déserté à la
même occasion).
Dans l'espoir que mes renseignements auront été exacts dans la mesure du
possible, et qu'ils vous apporteront un peu de consolation et beaucoup d'espoir,
veuillez agréer, Madame, l'expression de mes respectueux sentiments.

Signé Jean Metz

63
Parcours armée française

64
62e régiment d'artillerie

Le 62e régiment d'artillerie est une unité militaire de l'armée française.

Historique

C'est au début du siècle, le 24 décembre 1909, sous la Troisième République, au


moment d'une réorganisation de l'artillerie qu'est créé le 62e RA. Il est alors constitué
de 2 groupes : le 1er groupe à Remiremont et le 2ème groupe à Bruyère, ce régiment
est affecté à la 41e DI. Ensuite, le 62 est de toutes les batailles des première et
seconde guerres mondiales ainsi qu'en Algérie.

Le 62e RA utilise un matériel exceptionnel par sa robustesse, sa précision et la


simplicité de sa mise en œuvre ; notamment en 1914 à Épinal et Rambervilliers
lorsque le décret de mobilisation est communiqué au régiment. C'est en qualité
d'artillerie de la 13°division qu'il est sur tous les fronts : Vosges, Bataille de la Marne,
Verdun, Aisne. En 1918 il est engagé dans la 3° bataille de l'Aisne puis de
Champagne où son comportement au cours des violents combats des 14 et 15 juillet
lui vaut une nouvelle citation à l'ordre de l'armée ainsi que le droit au port de la
fourragère aux couleurs de la croix de guerre.

Dissous après l'armistice, il est recréé en Tunisie en 1927, d'où il rejoint la France en
mai 1940.

Le 9 juin, il appuie les troupes à Vernon, le 16 à Blois, le 22 à la Roche-Posay et le 25


l'armistice le surprend à Bergerac . Il est alors contraint d'arrêter les combats.

Revenu à Tunis fin août il s'illustre pendant les campagnes de Tunisie, de France et
d'Allemagne, où après avoir appuyé le franchissement du Rhin, il atteint la frontière
autrichienne. En six mois le 62 a tiré 300 000 coups de canons, capturé 1500 hommes
et infligé des pertes écrasantes à l'ennemi.

Le 62e Régiment d'artillerie d'Afrique faisait partie des armées de la victoire en 1945
au sein de la 5e Division blindée.

Revenu en Tunisie en 1946 il est dissous en 1959 puis recréé 5 mois plus tard en
Algérie.

Rentré en métropole, il est de nouveau dissous en 1962.

En 1984 l'étendard du 62°RA est confié au 32e Groupement de Camp de Mailly. En


lettres d'or sont inscrits dans ses plis : Verdun 1916 - La Malmaison 1917 -
Champagne 1918 - Djebel Zagouan 1943 - Stuttgart 1945. Quatre citations lui ont été
décernées.

65
Formation

Le régiment est doté du fameux canon de 75mm.

(article tiré de Wikipédia)

Frédéric KOENIG
(1914-1944)
au 62ème RA en Tunisie
(probablement en 1934)

66
Simserhof
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Le Fort du Simserhof se situe dans l'écart du Légeret, sur la commune de Siersthal,


dans le département de la Moselle.
Sommaire

* 1 Le fort
* 2 Construction de l'ouvrage
o 2.1 Le premier projet (7 juillet 1929)
o 2.2 Deuxième projet (12 juillet 1929)
* 3 La vie dans l'ouvrage
* 4 Les combats du Simserhof

Le fort

Le Fort du Simserhof est construit de 1929 à 1936 et constitue l'un des ouvrages de
l'ensemble fortifié appelé la Ligne Maginot, mis en place dans le cadre de
l'organisation défensive des frontières nord et nord-est de la France.

Le gros ouvrage d'artillerie du Simserhof est la pièce maîtresse du secteur fortifié de


Rohrbach-lès-Bitche, entre la Sarre et les Vosges du Nord. Situé à 4 km à l'ouest de
Bitche, l'ouvrage doit son nom à l'ancienne ferme du Simserhof qui se trouvait à
proximité de l'ouvrage. Seize mois d'étude ( du 7 juin 1929 au 16 septembre 1930 ) et
trois réunions plénières de la CORF sont nécessaires pour mettre en place les plans de
construction de cet ouvrage.

Construction de l'ouvrage

Le premier projet (7 juillet 1929)

Ce projet du Colonel Frossard prévoit la construction d'un fort concentré de 5 blocs


distants de 50 m en moyenne l'un de l'autre. L'ouvrage doit être entouré d'un fossé
antichar avec des coffres de défense. L'entrée doit être édifiée dans un ravin arrière,
avec une voie férée étroite (voie de 60).

Ce projet est examiné le 1er juillet 1929 par les généraux de la Commission
d'Organisation des Régions Fortifiées et de nombreuses objections sont formulées : ce
projet nécessite de grands déboisements et la structure dispose d'un champ de tir
insuffisant (les pentes trop fortes vers les vallées profondes de Schorbach et du
Hornbach sont mal battues par les canons de 75 mm ; la défense rapprochée manque
de champ de tir vers la droite (Est) et en avant (Nord) ce qui provoque des angles
morts exploitables par l'assaillant).

67
Ce projet est rejeté et le 8 juillet 1929, une reconnaissance est effectuée sur le terrain
pour trouver une solution à la construction de cette forteresse.
[modifier]

Deuxième projet (12 juillet 1929)

Ce nouveau projet prévoit la construction de deux ouvrages distincts à 300 m l'un de


l'autre et se flanquant mutuellement. Ce projet engendre l'augmentation des
estimations mais est tout de même adopté par la CORF puis par le Maréchal Pétain le
21 septembre 1929.

Le plan d'étude d'implantation est discuté de mars à septembre 1930. Quelques


modifications sont adoptées au projet du 12 juillet 1929, ce qui engendre une nouvelle
hausse des coûts. Le prix la construction était estimé à 62 millions de francs d'époque
alors que les crédits étaient de 38 millions de francs.

Il est décidé de construire huit blocs bétonnés et l'entrée est dédoublée (une entrée des
hommes et une entrée des munitions).

La construction du Simserhof s'étale sur près de 9 ans, de 1929 à 1938.

Le gros œuvre est réalisé de 1930 à 1933. 2000 personnes sont engagées sur ces
chantiers de jour comme de nuit. L'année 1933 marque la fin du gros œuvre. Une
partie de l'équipement est mise en place (tourelle : blocs 3, 4 et 8).

En 1934, l'usine électrique, les monte-charges et les réseaux de câbles sont mis en
place, ainsi que le réseau ferroviaire. En 1937, le champ de rail antichar continu est
implanté et à partir de 1938, l'ouvrage est prêt à fonctionner. Il aura coûté au total 118
millions de francs (30 millions d'euros).

La vie dans l'ouvrage

Le Simserhof était occupé par un équipage composé de 876 hommes, issus du 3ème
bataillon du 153e Régiment d'Infanterie de Forteresse (RIF), du 7ème bataillon du
155e Régiment d'Artillerie de Position (RAP) et des éléments du 1er, 15e et 18e
Régiment du Génie.

Le commandement de l'ouvrage est confié au lieutenant-colonel Aumoitte, du 10 avril


1938 au 12 février 1940, puis c'est le lieutenant-colonel Mauvin qui prend en main
l'ouvrage, avant de laisser sa place au lieutenant-colonel Bonlarron, à partir du 25
avril 1940.

En temps de paix, les troupes d'active, affectées au Simserhof, étaient stationnées dans
le casernement du Légeret, fraîchement sorti de terre et qui offraient des bâtiments
neufs et confortables. L'état-major du régiment résidait à la caserne Jouart, à Bitche.

68
L'ouvrage du Simserhof était composé, comme tous les ouvrages de la Ligne
Maginot, de deux parties distinctes : une partie arrière et une partie combat. On
accédait à la partie arrière par deux entrées : une entrée homme (EH) et une entrée
munitions (EM). Dans cette partie de l'ouvrage, on retrouvait le casernement (lieu de
vie des soldats), les cuisines, l'usine électrique et le magasin à munition (M1). Les
blocs de combats se trouvaient à 1800 mètres de l'entrée de l'ouvrage.

Une étroite cohabitation s'est instaurée entre les troupes de forteresse et les habitants
de la région. Le 17 mai 1936, la ville de Bitche remet ses fanions au 153e Régiment
d'Infanterie de Forteresse et le 20 septembre 1936, c'est au tour des commerçants et du
syndicat d'initiative de remettre leurs fanions aux batteries d'ouvrage.

La vie à l'intérieur de l'ouvrage était calquée sur celle des navires de guerre. Un
service par quart rythmait la vie l'occupation des locaux :

* le quart de veille (durée de 4 heures) : le personnel devait assurer la permanence


au téléphone, se tenir à proximité des pièces d'artillerie et armes automatiques en
prévision d'une intervention immédiate.
* le quart de piquet (durée de 4 heures) : le personnel était au repos dans le bloc (la
nuit seulement) ou en corvée également dans le bloc. Eventuellement des travaux
extérieurs pouvaient être réalisés.
* le quart de renfort ou de repos (durée de 8 heures) : repos effectif dans les
chambrées.
* le quart disponible : personnel logé pendant 24 heures dans la caserne de
l'ouvrage et mis à la disposition du major d'ouvrage.

Les troupes enfermées dans le fort n'avaient plus la notion du temps. La vie n'était pas
réglée en fonction du jour et de la nuit mais par rapport aux heures de quart. Pendant
la "Drôle de guerre", le secteur était calme.

Quotidiennement, des séances d'éducation physique avaient lieu. Les éléments non
affectés à leur poste s'affairent dans les blocs à l'entraînement quotidien et à
l'entretien.

Fin septembre, le commandement de l'ouvrage autorise l'équipage à prendre l'air


devant la grille de l'entrée des munitions. Certains frontaliers, munis d'un sauf-
conduit, peuvent même aller à Bitche afin de vérifier l'état de leur maison. Des mises
au vert dans des villages proches étaient organisées et des exercices de tir rompaient
l'attente quotidienne. A partir de fin novembre, des permissions de 10 jours étaient
accordées par roulement.

Il n'y avait pas de rassemblement de tout l'équipage, excepté pendant la messe du


dimanche, célébrée par le sergent Thiéry dans la gare du magasin à munition M1. Il
était interdit de circuler dans les galeries. Des efforts furent déployés pour améliorer
le quotidien des soldats. Au Simserhof, des fresques ornent les murs de la forteresse.
Le soldat Simon, décorateur de théâtre à l'Opéra de Paris, orna le foyer-bar, dans le
casernement, de fresques représentant Blanche-Neige et les sept nains.

69
Malgré ces efforts, la vie sous terre entraîne une sensation indéfinissable que les
équipages vont appeler la " bétonite ". L'absence de lumière solaire, de différence
entre le jour et la nuit, l'exiguïté des locaux affectent le moral de ces soldats.
[modifier]

Les combats du Simserhof

Occupé en mars 1936, dans des conditions d'habitabilité relativement mauvaises, le


Simserhof est à nouveau investi par les troupes de forteresse en septembre 1938
(Munich) et en mars 1939. La prochaine occupation sera la bonne.

Le 21 août 1939, la mesure n°10 est décrétée (occupation des ouvrages). Vers 23
heures, l'active est à son poste et l'ouvrage est opérationnel. Le 24 août, les réservistes
frontaliers ont un délai de 18 heures pour rejoindre les ouvrages. Ils arrivent à
l'ouvrage du Simserhof où ils sont habillés et équipés.

Le 2 septembre, c'est la mobilisation générale et le 3, l'état de guerre est proclamé. Le


Simserhof doit intervenir une première fois le 12 octobre. Une tourelle de 75
intervient au profit des avant-postes installés à une dizaine de kilomètres en avant de
la ligne fortifiée.

Le 10 mai 1940, Hitler lance la " Blitzkrieg " à l'Ouest, mais devant la Ligne Maginot
le front reste calme.

Le 12 mai 1940, les avancées sont violemment bombardées et le Simserhof riposte


pour appuyer les troupes françaises.

Le 13 juin, les troupes d'intervalles se replient vers le Sud de la France. Le Simserhof


doit protéger ces troupes puis l'équipage devait quitter l'ouvrage en le sabotant. A
partir du 15 juin, le Simserhof effectue des tirs de protection et le 16 juin 1940, le
lieutenant-colonel Bonlarron comprend que le mouvement de retraite est quasi-
impossible. Il décide de ne plus saborder l'ouvrage et prend des dispositions pour
soutenir un siège.

Les Allemands approchent. A partir du 21 juin, l'artillerie du Simserhof est en action.


Il faut éviter que l'ennemi se présente trop près de l'ouvrage du Welschoff.

Le 22 juin 1940, le Simserhof assiste, impuissant, au drame du Haut-Poirier, qui doit


se rendre avec cinq casemates et le 22 juin 1940, un armistice est signé entre le
Maréchal Pétain et une délégation allemande.

Le 24 juin, le vent change ; la situation du Welschoff se dégrade brutalement. Il doit


se rendre. Ce même jour, le Simserhof doit protéger l'ouvrage de Rohrbach-lès-Bitche
- le Fort Casso - qui est attaqué par les Allemands. Le Simserhof aura tiré quelques 13
500 obus pour la protection de cet ouvrage.

Au soir du 24 juin, l'équipage du Simserhof apprend, par la radio suisse, l'armistice


avec l'Italie. Dans les clauses de l'armistice, l'article 7 prévoyait que les ouvrages

70
doivent être remis intacts à l'autorité allemande. Le sort des équipages reste ambigu.

Les Allemands tentent de négocier avec les ouvrages mais ils sont à chaque fois
renvoyés. Les commandants d'ouvrages attendent un ordre de l'état major français.

Le 30 juin 1940, le lieutenant-colonel Simon vient apporter aux commandants


d'ouvrage l'ordre de livrer leurs ouvrages aux vainqueurs. La rencontre a lieu au
Grand-Hohekirkel.

Huit jours après l'armistice et cinq jours après le cessez-le-feu, le Simserhof dépose
les armes et un détachement allemand rend les honneurs à l'équipage invaincu qui est
emmené en captivité.

Les Allemands sont maîtres de l'ouvrage. La maintenance est assurée par quelques
officiers et techniciens de l'équipage. L'ouvrage du Simserhof sert de stock de
torpilles, pendant la Seconde Guerre mondiale.

Fin novembre 1944, les Alliés (7th Army du général Patch) se heurtent à la résistance
des Allemands, dans la région et à partir du 15 novembre, la 100th Division prend
d'assaut le Simserhof.

Le bloc 5 du Simserhof est lourdement touché. Les Allemands abandonnent le


Simserhof indéfendable, par une sortie de secours après avoir piégé les installations,
dans la nuit du 19 au 20 novembre.

Les troupes alliées occupent l'ouvrage mais dans les premiers jours de l'année 1945,
Hitler lance sa contre-offensive l'opération Nordwind et les Américains sont
contraints de quitter le fort. Le 15 mars 1945, les Américains reviennent, mais les
Allemands ne peuvent utiliser le Simserhof.

Et, selon un autre article de Wikipédia :

Pendant ce temps, les troupes sur la frontière résistent et pour illustrer en quelques
mots cet épisode, citons le texte de Weygand apposé à l'entrée de l'ouvrage militaire
du Simserhof, sur la Ligne Maginot à proximité de Bitche :
" Le 1er juillet 1940. Officiers, sous-officiers et soldats ! 22 000 de vos camarades
viennent de résister sur la Ligne Maginot pendant cinq jours après l'entrée en vigueur
de l'Armistice. Enfermés et encerclés dans les ouvrages qu'ils avaient pour mission de
défendre jusqu'au bout, ils ne furent pas touchés par l'ordre de cessez-le-feu et,
refusant toute communication avec l'adversaire, poursuivirent la lutte jusqu'à ce que
le Commandement français ait pu les avertir. Cette page de vaillance et de fidélité au
devoir militaire s'ajoute à toutes celles que vous avez écrites.
Elle constitue le testament de l'armée d'aujourd'hui où celle de demain trouvera, avec
le legs de gloire et les leçons de ses aînés, la foi dans son propre destin. Signé :
Weygand. "

71
En juin 1940, le secteur bitchois de la Ligne Maginot est bien défendu par les
éléments du 158e Régiment d'Infanterie Mécanisée (RIM) français. Les Allemands de
la 257e Division d'Infanterie attaquent les positions françaises le 14 juin 1940. Dès le
15 juin 1940, à 22 heures, tous les postes avancés du 153e RIM français, notamment
ceux du Hohwald et du Bitscherberg, se replient sur ordre après avoir détruit leur
matériel. Sous les ordres du lieutenant-colonel Bonlarron, l'ouvrage fortifié du
Simserhof résiste à l'attaque allemande en tirant plus de 15 000 obus du 15 au 25 juin
1940, causant des ravages dans les rangs allemands. L'ouvrage de la Ligne Maginot
résiste ainsi jusqu'au 25 juin 1940, date d'entrée en vigueur de l'armistice dont les
défenseurs du Simserhof prennent connaissance par radio. Cette nouvelle amène le
lieutenant-colonel Bonlarron à diffuser l'ordre du jour suivant :
" Le 25 juin 1940 est un jour de deuil national pour la Patrie. Nous sommes vaincus.
Mais les Allemands eux-mêmes ont rendus hommage à la vaillance déployée.
L'ouvrage du Simserhof, jusqu'au bout, jusqu'à la minute du cessez-le-feu, a rempli
vaillamment sa mission et nous gardons l'honneur. Dans ces derniers jours où, pour
tous, la tristesse et les graves préoccupations n'ont pas manqué, j'ai trouvé dans toute
la garnison la même ardeur, le même espoir tenace, la même volonté de tenir
jusqu'au bout. Je vous en remercie de tout mon cœur et j'en reste fier. L'heure
présente est aussi douloureuse pour les vieux soldats que pour les jeunes. Cherchons
le réconfort dans l'accomplissement du devoir et préparons-nous pour la
reconstitution de la Patrie blessée mais immortelle. Gardons au cœur le souvenir de
notre Simserhof inviolé ."
Les troupes françaises de l'ouvrage continuent néanmoins à tenir leurs positions
malgré l'armistice du 25 juin 1940. Elles attendent l'ordre officiel du gouvernement
français d'arrêter les combats. Étrange similitude avec la fin du siège de Bitche de
1870-1871. Le lieutenant-colonel Bonlarron adopte la même attitude en 1940 que le
colonel Teyssier en 1871.
Le 26 juin 1940, l'ouvrage du Simserhof est nettoyé, les archives militaires françaises
sont brûlées, mais la garnison ne se rend toujours pas, allant même jusqu'à éconduire
un parlementaire allemand. Quatre jours plus tard, le 30 juin 1940, le lieutenant-
colonel Bonlarron est conduit au début de l'après-midi au Grand-Hohekirkel où le
lieutenant-colonel Simon, de l'état-major du général Weygand, lui remet l'ordre
officiel du général Georges : " L'armistice étant signé, le général commandant en
chef les forces françaises sur le front nord-est donne l'ordre d'évacuer les ouvrages
aux garnisons qui ont vaillamment résisté jusqu'ici sur la Ligne Maginot ".
Le 30 juin 1940, à 19 heures 30, les honneurs sont rendus une dernière fois au drapeau
français qui flotte à l'entrée du Simserhof. La garnison française défile alors devant le
lieutenant-colonel Bonlarron ainsi que devant une section allemande qui lui présente
les armes. Quelques mètres plus loin, les soldats français déposent leur armement, et
les officiers sont autorisés à garder leur sabre. Au soir du 30 juin 1940, les troupes
allemandes de la 257e Division d'Infanterie peuvent occuper l'ouvrage du Simserhof
et l'ensemble de la Ligne Maginot du secteur de Bitche.

72
Parcours dans la Wehrmacht

73
Les deux itinéraires les plus longs ....

Date Heures Étape Destination


De Pte-Rosselle à List
29/08/43 Forbach Sylt
29/08/43 St-Avold
30/08/43 07:28:00 St-Avold Metz
30/08/43 11:00:00 Metz Belgique
02/09/43 Kiel
07/09/43 List Arrivée
De List à Wolgowo
07/01/44 List Départ
07/01/44 Nuit Hambourg
08/01/44 Train Hambourg Berlin
09/01/44 19:30:00 Kröttingen
12/01/44 05:00:00 ? ?
13/01/44 Soir ? ?
14/01/44 Narva ?
16/01/44 Narva Ust'Luga
17/01/44 Ust'Luga ?
21/01/44 Tôt le matin Ust'Luga Krasnoje Selo
25/01/44 Wolgowo ?

Encore aujourd'hui, le voyage en train de Forbach à List peut durer 21


heures 54 et de List à Narwa entre 47 heures05 et 60 heures 20 (cf. ci-dessous
l'itinéraire de la DB (Deutsche Bahn).

74
De Forbach à List
Selon un horaire réel du 28 août 2007

Bahnhof/Haltestelle Zeit
Forbach(F) ab 07:45
Bening ab 07:52
St Avold ab 08:02
Faulquemont ab 08:11
Remilly ab 08:22
Metz Ville an 08:37
Metz Ville ab 09:30
Thionville ab 09:53
Bettembourg(fr)
Luxembourg ab 10:24
Sterpenich(fr)
Arlon ab 10:43
Libramont ab 11:09
Namur ab 12:15
Bruxelles-Luxembourg ab 13:00
Bruxelles-Schuman ab 13:03
Bruxelles-Nord ab 13:12
Bruxelles-Central ab 13:16
Bruxelles-Midi an 13:19
Bruxelles-Midi ab 14:22
Liege-Guillemins ab 15:10
Aachen Süd(Gr)
Aachen Hbf ab 16:06
Köln Hbf an 16:45
Köln Hbf ab 17:10
Düsseldorf Hbf ab 17:34
Duisburg Hbf ab 17:47
Essen Hbf ab 18:00
Bochum Hbf ab 18:11
Dortmund Hbf ab 18:25
Münster(Westf)Hbf ab 18:57
Osnabrück Hbf ab 19:23
Bremen Hbf ab 20:17
Hamburg-Harburg
Hamburg Hbf
Hamburg Dammtor
Hamburg-Altona an 21:26

75
Hamburg-Altona ab 21:33
Elmshorn ab 21:55
Glückstadt ab 22:06
Itzehoe ab 22:20
Wilster ab 22:27
Burg(Dithm) ab 22:42
St Michaelisdonn ab 22:49
Meldorf ab 22:57
Heide(Holst) ab 23:07
Lunden ab 23:18
Friedrichstadt ab 23:24
Husum ab 23:35
Bredstedt ab 23:47
Langenhorn(Schlesw) ab 23:53
Niebüll ab 00:04
Klanxbüll ab 00:15
Morsum ab 00:26
Keitum ab 00:31
Westerland(Sylt) an 00:37
Westerland(Sylt)
Westerland, ZOB
Westerland, ZOB ab 05:15
Westerland(Sylt), Alte
ab 05:16
Post
Westerland(Sylt) Johann-
ab 05:17
Möller-Platz
Westerland(Sylt)
ab 05:18
Norderstraße
Westerland(Sylt)
ab 05:19
Marinesiedlung
Westerland(Sylt),
ab 05:20
Waldstraße
Westerland(Sylt),Nordsee
ab 05:21
klinik
Schauinsland ab 05:22
Wenningstedt, Mitte ab 05:23
Wenningstedt, Post ab 05:24
Norddörfer Schule ab 05:25
Kampen, Süd ab 05:26
Kampen, Mitte ab 05:28
Kampen, Dikstieg ab 05:29
Kampen(Sylt),
ab 05:30
Hamburger Kinderheim
Vogelkoje(Sylt) ab 05:32
Westerheide-Blidsel ab 05:33
List, Mellhörn ab 05:35
List, Mövengrund ab 05:37
List, Süderhörn ab 05:38
List(Sylt), Dünenstraße an 05:39

Dauer: 21:54; fährt nicht täglich,


Übg.: Bettembourg(fr), Sterpenich(fr), Aachen Süd(Gr)

76
List - Insel Sylt

Où était stationnée la 2ème Compagnie de la 5ème Marine Ersatzabteilung

77
De List à Narwa
Selon un horaire réel du 28 août 2007

Bahnhof/Haltestelle Zeit
List(Sylt), ab 15:05
Dünenstraße
List, Süderhörn ab 15:06
List, Mövengrund ab 15:07
List, Mellhörn ab 15:08
Westerheide-Blidsel ab 15:09
Vogelkoje(Sylt) ab 15:11
Kampen(Sylt), Hamburger
ab 15:13
Kinderheim
Kampen, Dikstieg ab 15:15
Kampen, Mitte ab 15:19
Kampen, Süd ab 15:20
Norddörfer Schule ab 15:21
Wenningstedt, Post ab 15:23
Wenningstedt, Mitte ab 15:25
Schauinsland ab 15:27
Westerland(Sylt),Nordseekli
ab 15:28
nik
Westerland(Sylt)
ab 15:29
Marinesiedlung
Westerland(Sylt)
ab 15:30
Norderstraße
Westerland(Sylt) Johann-
ab 15:32
Möller-Platz
Westerland(Sylt) Stadtmitte ab 15:34
Westerland, ZOB an 15:38
Westerland, ZOB
Westerland(Sylt)
Westerland(Sylt) ab 15:52
Keitum ab 15:59
Morsum ab 16:04
Klanxbüll ab 16:14
Niebüll ab 16:43
Husum ab 17:09
Heide(Holst) ab 17:35
Itzehoe ab 18:14
Hamburg Dammtor ab 19:06
Hamburg Hbf ab 19:21
Büchen ab 19:45
Ludwigslust ab 20:11
Wittenberge ab 20:30
Berlin-Spandau ab 21:19
Berlin Hbf (tief) an 21:26

78
Berlin Hbf (tief)
Berlin Hbf
Berlin Hbf ab 21:36
Berlin Ostbahnhof ab 21:47
Frankfurt(Oder)(Gr)
Rzepin ab 23:58
Poznan Gl.
Kutno
Warszawa Centralna
Warszawa Wschodnia an 06:15
Warszawa Wschodnia ab 06:49
Minsk Mazowiecki ab 07:18
Siedlce ab 07:59
Lukow ab 08:38
Miedzyrzec Podl. ab 09:03
Sitno ab 09:10
Szachy ab 09:14
Sokule ab 09:19
Porosiuki ab 09:32
Biala Podlaska ab 09:41
Chotylow ab 09:58
Malaszewicze ab 10:13
Terespol an 10:24
Terespol ab 12:43
Brest(Gr)
Brest Central ab 16:41
Baranovichi Centralyne ab 18:53
Minsk(BY) ab 20:52
Orscha Central ab 23:58
Vitebsk ab 01:41
Ezerisce(Gr)
Newel 2 ab 04:25
Novosokolniki ab 05:28
Loknja ab 06:18
Suschewo ab 06:47
Dedowitschi ab 07:40
Dno ab 08:10
Solzi ab 08:52
Batezkaja ab 09:40
St Petersburg Vitebskii an 12:07
St Petersburg Vitebskii ab 12:07
St Petersburg P Mosk an 14:07
St Petersburg P Mosk ab 14:50
Malaja Wischera ab 16:58
Okulowka ab 19:08
Uglowka ab 19:24
Bologoe-Mosk an 20:03

79
Bologoe-Mosk ab 22:24
Kingisepp ab 03:56
Iwangorod-Narwsk ab 05:18

Narva(Gr)

Narva an 04:25

Dauer : 60:20' fährt nicht täglich

Le parcours par la route, aujourd'hui, selon un calculateur


d'itinéraire, dure 38 heures 28' pour parcourir 2.299,54 km (on
ne saurait être plus précis !!). En comptant 12 heures de
sommeil, 6 heures de repas et 4 heures de pauses ... on atteint
aussi les 60 heures !
Le parcours ferroviaire actuel passe par Varsovie.
L'itinéraire emprunté par le convoi dans lequel était Frédéric
du 7 au 14 janvier 1944 est parti de List, via Hamburg, Berlin,
Krottingen (aujourd'hui Kretinga) pour arriver à Narva.

80
Narva 1944

Im spiegelbildlicher Verkehrung der Lage aus den Anfangstagen operierte die Rote
Armee in den großen Offensiven 1944 mit der "Blitzkriegstaktik".

Konzentrierte Verbände mit hoher Panzerdichte durchstießen nach stundenlanger


Artillerievorbereitung mit tausenden Geschützen die gegnerischen Linien und drängten
weiträumig vorwärts. Nachfolgende Verbände kesselten überrollte
Wehrmachtsverbände, Städte und Dörfer ein.

Am 22. Juni 1944 begann die Rote Armee eine Offensive bei Minsk, die zur
Einkesselung der Heeresgruppe Mitte führte.

Die Heeresgruppe Nord wurde infolge des Vordringens nach Westen von Ostpreußen
abgeschnitten und vollständig im Kurland bis zum Kriegsende im Mai 1945
eingeschlossen.

Der organisierte Widerstand der stark angeschlagenen und personell wie materiell
unterlegenen Wehrmacht, die zeitgleich an der Westfront gegen überlegene Kräfte
operieren musste, wurde mit sicherem Hinterland und kontinuierlichem Nachschub der
Roten Armee so entscheidend erschwert.

81
Ust-Luga

70 km de Narva à Ust-Luga

(russisch Усть-Луга, finnisch Laukaansuu) ist eine Stadt in Russland an der Ostsee,
an der Mündung des Flusses Luga in die Lugabucht und unweit der Grenze zu
Estland.
Sie liegt in der Oblast Leningrad etwa 100 km westlich von Sankt Petersburg. Ust-
Luga ist ein wichtiger Seehafen. Derzeit wird ein großes Fährterminal für den
Eisenbahn-, Auto- und Personenverkehr zwischen dem russischen Kernland und der
Oblast Kaliningrad (Fährterminal Baltijsk) gebaut.

82
Krasnoje Selo (aussi Krasnoe Selo)

126 km de Ust Luga à Krasnoje Selo

83
Volgovo

34 km de Krasnoje Selo (2) à Volgovo (1)

Coordonnées de Volgovo :
Latitude 59.5667 – Longitude 29.600
59°34' 0N 29°36'0E
Altitude 137 mètres
UTC +3 (+4DT)

84
Les Recherches

Les recherches tous azimuts


Cdt en chef français en Allemagne
Evangelisches Hilfwerk
Mission en zone Soviétique 1
Mission en zone Soviétique 2
Croix Rouge 68
Zum gedenken 1
Zum gedenken 2
Deutsche Dienststelle

85
Les recherches tous azimuts

Les recherches entreprises par Margot ont été aussi diverses que
variées, avec l'énergie du désespoir, allant jusqu'à consulter des
cartomanciennes et autres chiromanciennes. Toute étincelle devenait lueur
d'espoir.
Car les démarches officielles ou officieuses aboutissaient toujours à
la même conclusion.
D'abord, des brouillons de lettres non datés qui montrent sans détour
que toute possibilité devait être et était saisie :
- une lettre au journal "Les Dernières Nouvelles d'Alsace" - édition
française - pour faire insérer une photo de Frédéric et les informations relatives
à sa FP et le dernier lieu de "séjour" connu. Cette insertion parut dans l'édition
du 13 octobre 1946 comme le prouve la lettre du même jour dans laquelle Jean
METZ de Fouchy (67) relate le déroulement des opérations entre le 21 et le 26
janvier 1944 ;
- une lettre identique pour l'insertion dans l'édition en version allemande ;
- la même lettre a de toute évidence été adressée au Républicain Lorrain et à
France Journal, version en langue allemande du précédent.
Je suis certain d'avoir vu par la suite, parmi les photos, des coupures
de presse de l'un ou l'autre de ces journaux.
- une lettre adressée à M. Fischer, vraisemblablement le "Nicolas Fischer"
dont Frédéric a commencé le brouillon de CV, dans laquelle Margot disait, en
allemand :
Cher Monsieur Fischer,
D'après les dires de M. WALLE, vous seriez en mesure de me fournir des
renseignements sur mon mari.
Je vous serais très reconnaissante si vous pouviez me donner de rapides et
complètes informations, où il se trouve et quand vous étiez avec lui et quand
vous lui avez parlé.
J'attends avec impatience votre réponse et vous envoie mes meilleures
salutations.
Madame Frédéric Koenig.
Aucune trace, ni souvenir d'une réponse.

Ensuite des demandes plus officielles et datées.

86
Comité Exécutif du Croissant Rouge et de la
Croix Rouge
1 Klemenkovsky 1
Pelvilock - Moscou (U.R.S.S.)
lettre datée du 26 avril 1946
Monsieur le Directeur du Comité,

Je vous envoie cette missive pour vous demander des nouvelles au sujet de
Monsieur Frédéric Koenig, né le 16.1.1914 à Volksberg, canton de Drulingen
dans le Bas-Rhin (Alsace). Incorporé de force dans l'Armée Allemande, Il se
trouvait sur le front de Narva à Ust-Luga. Sa dernière lettre datait du
19.1.1944 9Secteur Postal 08614C.
Je vous prie Monsieur le Directeur de bien vouloir avoir l'obligeance de me
transmettre les nouvelles le plus tôt possible. Je vous en serait très
reconnaissante.
Acceptez Monsieur mes salutations distinguées.

l'adresse Madame Frédéric Koenig


Boucherie
Rue de Rosselle 52
Petite-Rosselle
Moselle

- une lettre transmise par l'intermédiaire de M. Auguste BUTTERLIN (chargé


des orphelins de guerre) au Chef de la Division des Personnes déplacées du
Commandement en Chef Français en Allemagne reçut une réponse négative :
"... aucun renseignement n'a pu être recueilli à son sujet....". A titre d'anecdote,
la lettre provenant de la Poste aux Armées, non affranchies, mais revêtue du
sceau et de la signature du Chef de Division, a été surtaxée par le Bureau de
Poste de Forbach de 12,-Francs 1948 !

- une demande du 7 novembre 1952 à l'Oeuvre Protestante d'Aide aux


Internés et aux Prisonniers de guerre à Munich reçut grosso modo une
réponse identique : "la recherche directe de disparus à l'Est n'est pas
possible..."
- une demande adressée le 14 octobre 1955 (date du coupon-réponse joint) à
un certain Monsieur MERCIER des Services de Sûreté de Berlin et

9 Cette lettre ne figue pas parmi celles encore existantes.

87
transmise à la Mission en Zone Soviétique, apporta le 14 mars 1956, des
précisions obtenues auprès de la W.A.S.T. qui détient les archives de l'ex-armée
allemande. Ainsi :
- son numéro matricule était : 0.35474 MK
- qu'il appartenait à la date du 25.1.1944, à la Marine-Artillerie-Abteilung 531
-Feldpostnummer 8614 C . Il a été porté disparu à WOLGOWO.

La réponse la plus complète vint avec une lettre du 17 janvier


1975 émanant de la Croix Rouge allemande, 31 ans, jour pour jour après le
départ de Narwa pour Ust-Luga. Mais Margot ne la vit plus, elle était décédée le
8 mars 1974.
Vu son importance et par l'aspect complet de son contenu, elle
mérite d'être retranscrite intégralement :

88
DRK-Suchdienst
8000 MÜNCHEN 40 INFANTERIESTRASSE 7a

Monsieur
Jean Louis K o e n i g
chez.M.Raymond Berthol
9, Lotissement Long Pré

F—97232 Lamentin—Martinique

UNSERZEICHEN:N 24a TAG:


(IN ANTWORTSCHREIBEN NICHT VERGESSEN)

Betr.: Ihr Suchantrag nach


Friedrich K o e n i g , geb. 16.1.14 in Volksberg

Sehr geehrter Herr König,

Im Rahmen unserer Nachforschungen wurden alle uns zugegangenen


Angaben und Informationen über das Schicksal Ihres Angehörigen überprüft. Über die
individuellen Ermittlungen ,hinaus haben wir besonders die Möglichkeit untersucht, ob der
Verschollene in Gefangenschaft geraten sein könnte. Dabei ist den Kampfhandlungen,bei
denen Ihr Angehöriger und weitere Soldaten der gleichen militärischen Einheit vermisst
wurden, genau nachgegangen worden. Das Ergebnis ist in einer Gutachten festgehalten, das
Ihnen Aufschluss über unsere Nachforschungen und Einblick in die für den Verschollenen
entscheidend gewordene Phase des Kriegsgeschehens gibt.

Wird am Ende der Darstellung auch der Schluss gezogen, dass Ihr
Angehöriger zu den Opfern des II. Weltkrieges gezählt werden muss, hoffen wir dennoch, Sie
durch die Bekanntgabe des Nachforschungsergebnisses von jahrelang ertragener
Ungewissheit zu befreien.

M. Heinrich, Direktor

Anlagen:
1 Gutachten
1 Empfangsbestätigung

FERNRUF: SAMMEL-NR. (089)188031 FERNSCHREIBER: 0523977 POSTSCHECK: MÛNCHEN 85100-


805BANKEN: LANDESZENTRALBANK MÛNCHEN KrO. 70001914
BAYER. VEREINSBANK MONCHEN, ZWEIGST. AM NORDBAD, KrO. 900101+ DEUTSCHES ROTES KREUZ
IN DER BUNDESREPUBLIK DEUTSCHLAND SUCHDIENST MÜNCHEN

89
DEUTSCHES ROTES KREUZ
IN DER BUNDESREPUBLIK DEUTSCHLAND

SUCHDIENST MÛNCHEN
8000 MÜNCHEN 40, INFANTERIESTRASSE 7a

G U T A C H T E N

Über das Schicksal des Verschollenen


Friedrich K o e n i g geb. 16.1.1914

Truppenteil: Marine-Artillerie-Abteilung 531


Vermißt seit 25. Januar 1944
DRK—Verschollenen—Bildliste Band MA, Seite 511

Ausgangspunkt für die Nachforschungen waren die dem


Suchantrag entnommenen Angaben, die in die Verschollenen—Bildlisten
aufgenommen wurden. Damit sind alle erreichbaren Heimkehrer aus Krieg
und Gefangenschaft befragt worden, von denen angenommen werden
konnte, daß sie mit dem Verschollenen zuletzt zusammen gewesen sind.
Diese Befragungen fanden sowohl in der Bundesrepublik als auch in
Österreich und anderen Nachbarländern Deutschlands statt.

Ferner sind von anderen Steilen, die Unterlagen Über die


Verlüste im 2. Weltkrieg besitzen, Informationen eingeholt worden.
In erster Linie handelt es sich hierbei um das Internationale Komitee
vom Roten Kreuz in Genf, die Deutsche Dienststelle für die
Benachrichtigung der nächsten Angehörigen von Gefallenen der
ehemaligen deutschen Wehrmacht in Berlin und die Heimatortskarteien.

Über diese individuellen Ermittlungen hinaus wurde die


Frage geprüft, ob der Verschollene in Gefangenschaft geraten sein
konnte. Dabei wurden die Kampfhandlungen, an denen er zuletzt
teilgenommenen hat, rekonstruiert. Als Unterlage dienten dem DRK-
Suchdienst Angaben über Kameraden, die der Gleichen Einheit angehört
hatten und zum selben Zeitpunkt und am selben Einsatzort verschollen
sind, Heimkehrer berichte, Schilderungen von Kampfhandlungen,
Kriegstagebücher sowie Heeres- und Speziallandkarten.

Das Ergebnis aller Nachforschungen führte zu dem Schluß, daß


Friedrich K o e n i g

mit hoher Wahrscheinlichkeit am 25. Januar 1944 bei den Kämpfen


im Raum südwestlich von Leningrad gefallen ist.

Blatt 2

(6208 33)

90
Blatt 2
(6208 33)
Zur Begründung wird ausgeführt :

Am 14. Januar 1944 griffen im Nordabschnitt der Ostfront die Verbände


der sowjetischen 2. Stoßarmee von Oranienbaum aus nach Süden und einen Tag
später die 42. Armee von Leningrad nach Südwesten gegen den linken Flügel der 18.
Armee der deutschen Heeresgruppe Nord an, um die Stadt Leningrad aus der mehr als
zweijährigen Einschließung zu befreien und den gesamten Leningrader Raum
zurückzugewinnen. In kurzer Zeit gelangen den weit überlegenen So-wjetischen
Schützen- und Panzer-Verbänden südlich von Oranienbaum tiefe Einbrüche in die
Stellungen der im infanteristischen Kampf wenig erfahrenen 9. und 10. Luftwaffen-
Feld-Division. Auch aus dem Leningrader Raum konnten sowjetische Truppen die
deutschen Einheiten auf Krasnoje Selo zurückdrängen.

Hier war auch die Marine—Artillerie-Abteilung 531 eingesetzt, die bereits


am 17. Januar heftige Angriffe abwehren mußte. Zwei Tage später vereinigten sich
zwölf Kilometer westlich von Krasnoje Selo die beiden angreifenden Sowjetarmeen
bei Ropscha und schlossen mehrere deutsche Divisionen ein. Als diese am folgenden
Tag zum Ausbruch antraten, kam es bei den Orten Witno, Niskowizy und Wolgowo,
30 Kilometer südwestlich Krasnoje Selo zu verlustreichen Kämpfen, in die am 21.
Januar auch die Marine-Artillerie-Abteilung 531 verwickelt wurde.

Im plötzlich einsetzenden dichten Schneetreiben wurde die Lage immer


unübersichtlicher; um alle Dörfer, Gefechtsstände und Straßenkreuzungen wurde
erbittert gekämpft. Nur mit Mühe gelang es, die restlichen Teile der Einheiten vom
Gegner zu lösen und eine stützpunktartige Abwehrlinie aufzubauen.

Unter verlustreichen Rückzugsgefechten mit dem scharf nachdrängenden


Gegner konnten sich die deutschen Verbände in den letzten Januartagen über
Jamiburg (Kingisepp) in Richtung Hungerburg und Narwa weiter absetzen.

Seit diesen Kämpfen werden zahlreiche Soldaten der Marine-Artillerie-


Abteilung 531, darunter auch der Verschollene, vermißt. Für einige von ihnen liegt
eine Heimkehrer aussage vor, daß sie gefallen sind. Viele aber haben in dem
unübersichtlichen, teilweise stark bewaldeten, tief verschneiten Gelände, sowie bei
Ortskämpfen und Nachtgefechten den Tod gefunden, ohne daß es von Überlebenden
Kameraden bemerkt wurde. Auch Verbandsplätze und Sanitätsfahrzeuge gerieten in
das Feuer von Artillerie, Panzern und Kampfflugzeugen.

Es gibt keinen Hinweis dafür, daß der Verschollene in Gefangenschaft


geriet. Er wurde auch später in keinem Kriegsgefangenenlager gesehen. Alle
Feststellungen zwingen zu der Schlußfolgerung, daß er bei diesen Kämpfen gefallen
ist.
München, den 17. Januar 1975
Max Heinrich
Direktor

91
Il ne semblait donc plus nécessaire de continuer des recherches,
jusqu'en 2000 lorsque la Croix Rouge du Haut-Rhin fit connaître que la
Croix Rouge française venait de se voir confier un dossier comportant les noms,
lieux de décès et d'enterrement de près 7200 incorporés. Mais Frédéric ne figure
sur aucune de ces listes selon la réponse du 20 octobre 2000 à ma demande.
Ayant eu connaissance d'une action menée par ZDF, la deuxième
chaîne allemande, et intitulée "Die letzte Hoffnung", j'ai transmis à la rédaction
les données, maintenant précises, concernant Frédéric.
Un e-mail du 29 décembre 2003 m'informait que la rédaction
travaillait en étroite collaboration avec :
- le service de recherche de la Croix-Rouge Allemande,
- l'Union nationale pour l'entretien des cimetières allemands (Volksbund
Deutsche Kriegsgräberführsorge),
- le Bureau du recrutement (Deutsche Dienststelle Berlin = W.A.S.t),
et que, même si précédemment j'avais adressé, par le passé, des demandes de
recherches directement à ces organismes il avait été judicieux de faire cette
nouvelle demande pour éclaircir si dans le cas précis de nouvelles informations
étaient disponibles. En tout état de cause, ma demande a été transmise aux trois
organismes ci-dessus.
Par lettre du 9 mars 2004, la Croix-Rouge Allemande me faisait
savoir qu'elle a procédé à une nouvelle vérification au reçu des données par
ZDF, mais que malheureusement rien n'avait changé par rapport au compte-
rendu du 17 janvier 1975.
Le 5 avril 2004, la Deutsche Dienststelle regrettait de ne pouvoir
fournir d'autres renseignements au-delà de la déclaration de disparition du 25
janvier 1944 et que Frédéric ne figurait pas non plus dans les documents relatifs
aux prisonniers de guerre.
Le 15 juillet 2007, sur le site internet du Volksbund Deutsche
Kriegsgräberführsorge, en lançant une recherche sur Koenig Friederich, né le
16.1.1914, deux résultats apparaissent :
- le premier pour Koenig Friederich , marin, né le 16.1.1944, date de
disparition janvier 1944, mais sans indication de lieu. Ayant appartenu à la
Marine, son nom est inscrit, soit sur des tableaux du Mémorial des sous-
marins de Möltenort près de Kiel, soit sur le Livre des Souvenirs
(Gedenkbuch) ;
- le second pour Koenig Friederich, sans information sur le grade, né le
16.1.1914, date de disparition 1.1.1944 à WOLCHOW Fluss U Front. Son
nom figure sur le Livre des Souvenirs du cimetière de KORPOWO, cimetière
de rassemblement. Un extrait de ce livre m'a été adressé le 16 juillet 2007.

92
Le même 15 juillet, j'ai fait une nouvelle demande de recherche
visant à retrouver une éventuelle tombe. Le 19 juillet 2007, le V.D.K. me
confirme qu'ils n'ont aucun élément allant dans ce sens actuellement en leur
possession et qu'il transmettait une nouvelle fois ma demande à la Deutsche
Dienststelle( ex-Whermachtauskunftstelle - WASt).

93
Cdt en chef français en Allemagne
COMMANDEMENT EN CHEF
FRANÇAIS EN ALLEMAGNE Berlin, le 23 mars 1948
GROUPE FRANÇAIS 96, Kurfürstendamm
du
CONSEIL DE CONTROLE

Division Personnes Déplacées

Le CHEF DE LA DIVISION

Réf.: GFCC-FR/XI/3205 PDR

Monsieur,

Comme suite à ma lettre concernant la recherche

de Monsieur

KOENIG Frédéric,

j’ai le regret de vous faire connaître que malgré toutes


les recherches entreprises dans mon secteur (zone d’occu-
pation soviétique en Allemagne) aucun renseignement n’a
pu être recueilli à son sujet. Son nom ne figure pas dans
les documents que nous avons pu récupérer. De même, toutes
les enquêtes effectuées auprès des autorités locales, des
prêtres, dans les hôpitaux n’ont pas permis de retrouver
sa trace.

Nos recherches se poursuivent néanmoins et soyez


assuré que je ne manquerai pas de vous transmettre toutes
les indications que je serai susceptible de recueillir.

Cependant, si vous aviez pu entre temps obtenir de


nouveaux renseignements à son sujet, je vous serais recon-
naissant de bien vouloir me les communiquer.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’assurance de mes


sentiments distingués.

L. DE ROSEN

Mr. Auguste BUTTERLIN


2, Rue des Etangs
MAIENAU-les-FORBACH
(Moselle)

94
Evangelisches Hilfwerk
EVANGELISCHES HILFSWERK FÜR INTERNIERTE UND KRIEGSGEFANGENE ERLANGEN
EV.
Der Beauftragte des Rates der Evangelischen Kirche in Deutschland für
Kriegsgefangenenarbeit — Bischof D. Heckel

MÜNCHEN - 13, Hohenstaufensfraße 2


Mchn., den 18.11.52
Postscheckkonto: Nürnberq Nr. 12144
Bankkto. Bay. Vereinsbank,Fil.Erlangen
Konto Nr. 34416 - Telefon, 362209

Bei Antwort bitte angeben


FPN-neg. 08 614 C

Betr.: Ihren Ost-Suchauftrag vom 7.11.52 nach Fritz Koenig

Wir erhielten Ihr Schreiben und danken Ihnen herzlich für Ihre
freundliche Spende.

In Ihren Sorgen um den Verbleib Ihres Angehörigen möchten wir


Ihnen gern nach Kräften beistehen. Da jedoch eine direkte Nach-
forschung nach Vermißten im Osten nicht möglich ist, können Sie
nur über Angehörige der gleichen Feldpost-Nr. (Einheit) ver-
suchen, Auskünfte über den Vermißten zu erhalten.

Von der FFN. (Einheit) : 08 614 C


ist uns aber leider bisher kein Heimkehrer, Kriegsgefangener oder
gleichfalls Vermißter bekannt geworden. Wir müssen Sie darum herzlich
bitten, weiterhin Geduld zu üben.

Beiliegende Personalkarte wollen Sie uns bitte ausgefüllt zurück-


senden, damit wir Sie verständigen können, wenn noch Heimkehrer
bekannt werden.

Gottes gnädiger Trost möge Ihr Herz stark machen in Geduld und
Sie über Leid und Sorge erheben.

Mit den besten Wünschen und Grüßen!


D.HECKEL

95
Mission en zone Soviétique 1
MINISTERE
DES ANCIENS COMBATTANTS REPUBLIQUE FRANÇAISE
ET VICTIMES DE GUERRE
DELEGATION GENERALE S. P. 54 611, le 14 mars 1956
POUR L’ALLEMAGNE ET L’AUTRICHE

MISSION EN ZONE SOVIETIQUE


FR—MH No 21894

Madame,

Chargé de déterminer le sort réservé à nos compatriotes


signalés disparus en Zone orientale d’Allemagne; j’ai reçu des Services
de la Sûreté de BERLIN (Monsieur MERCIER) la lettre que vous lui avez
adressée pour lui signaler le cas de votre mari, Monsieur

K O E N I G Frédéric,
né le 16.1.1914 à VOLKSBERG (Bas-Rhin).

Dès réception de cette lettre, j’ai fait vérifier la documentation


que je possède, mais aucune indication n’a été relevée à son nom.

Je me suis ensuite adressé aux Services de la W.A.S.T. qui


détiennent une partie des archives de 1'ex-armée allemande.

Dans leur réponse qui vient de me parvenir,ils me


communiquent les renseignements suivants :

a)son numéro matricule était : - 0.35474 MK -


b)il appartenait, à la date du 25.1.1944, à la Marine-Artillerie-
Abtlg. 531-“Feldpostnummer”:8614 C.
A été porté disparu à WOLGOWO.

Ils ne possèdent pas d’autres indications à son sujet.

./. .

96
Mission en zone Soviétique 2
-2-

Ainsi que je l’indique plus haut, il ne m’appartient pas


d’entreprendre des recherches dans la région, ou il a été signalé disparu.
La Zone d’action de mes services se borne à la partie de l’Allemagne
contrôlée par les troupes soviétiques et qui est limitée à l’est par
la ligne Oder - Neisse.

J’ai, néanmoins, fait ficher son nom et s’il m’était donné par
la suite de recueillir une indication quelconque à son sujet, je ne
manquerai pas de vous la communiquer.

Veuillez recevoir, Madame, l’expression de mes respectueux


hommages.

P.S. Ci-joint, en retour, un coupon-réponse.

F. R E N A R D

Madame Frédéric K O E N I G
52, Avenue Alex. Hoffmann
PETITE ROSSELIE (Moselle)

97
Croix Rouge 68
Association reconnue d’utilité publique (JO. du 28 Avril 1945) CROIX-
ROUGE FRANÇAISE

Conseil Départemental du Haut - Rhin

AD/LR 00/10/243 Mulhouse, le 20 octobre 2000

Monsieur Jean-Louis KOENIG


15, place des Promenades
42300 ROANNE

Suite à votre demande de renseignements concernant un de


vos proches incorporé de force durant la deuxième guerre mondiale,
nous tenons, avant tout, à vous remercier de la confiance que vous
nous avez accordée.

La Croix-Rouge Française s’est vu confier un dossier


comportant les noms, lieux de décès et d’enterrement de près de 7200
incorporés (dossier traduit par les Services Centraux de la Croix-
Rouge).

Malheureusement, après avoir étudié les différentes listes


en notre possession, nous sommes au regret de vous annoncer que votre
père:

Monsieur Frédéric KOENIG ne figure sur aucune d’entre elles.

Désolés de ne pouvoir répondre favorablement à votre


demande, nous ne manquerons pas, néanmoins, de vous tenir informe si
d’autres listes venaient a nous être transmises

Nous vous prions de recevoir, Monsieur, l’expression de nos


sincères salutations.

Albert DURR

Vice-Président

“MAISON VIGNERON - SPAENLEIN”


102, rue Vauban - B.P. 1115-68052 MULHOUSE CEDEX
Tél. 03 89 36 81 36 - Fax 0389 56 25 80

98
Zum gedenken 1

**************************************************************

Nachname: Koenig

Vorname: Friedrich

Dienstgrad: Matrose

Geburtsdatum: 16.01.1914

Geburtsort:

Todes-/Vermisstendatum: 01.1944

Todesort:

**************************************************************

Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge e.V.


Bundesgeschäftsstelle
Pressereferat
Werner-Hilpert-Straße 2
D 34112 Kassel
Telefon (0561) 7009-0
Telefax (0561) 7009-270
E-Mail presse@volksbund.de

99
Zum gedenken 2

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Nachname: Koenig

Vorname: Friedrich

Dienstgrad:

Geburtsdatum: 16.01.1914

Geburtsort:

Todes-/Vermisstendatum: 01.01.1944

Todesort: Wolchow Fluss U Front

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Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge e.V.


Bundesgeschäftsstelle
Pressereferat
Werner-Hilpert-Straße 2
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Telefon (0561) 7009-0
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100
Deutsche Dienststelle
für die Benachrichtigung der nächsten Angehörigen von Gefallenen der ehemaligen
deutschen Wehrmacht
Deutsche Dienststelle (WASt), 13400 Berlin

Herrn
Jean-Louis Koenig
Rue des Marcassins 12
17390 KLEINROSSELN
FRANKREICH
Geschäftszeichen:
(Bei Rückfragen bitte Geschäftszeichen,
Namen und Geburtsdaten angeben)
V11
Bearbeiter/in:
Frau Rannow
Zimmer:101
Telefon:
(0 30) 4 19 04 (Intern 99 61 94) 230
Telefax:
0) 4 19 04 (Intern 99 61 94) 100
Datum : 05.04.2004

Ihr Schreiben vom 21 .10.2003

Sehr geehrter Herr Koenig,

Ich teile Ihnen mit, dass die Ermittlungen über Ihren Vater

Friedrich Koenig, geb. 16.01.1914 in Volksberg

in unserem Hause jetzt abgeschlossen sind.

Es konnten leider keine über die Vermisstmeldung vom 25.01.1944 hinausgehende


Erkenntnisse festgestellt werden.

Auch in den in unserem Hause befindlichen Kriegsgefangenenunterlagen ist Ihr Vater


nicht verzeichnet.

Mit freundlichen Grüßen


Im Auftrag

Rannow
Kasimir

101
Deutsche Dienststelle
für die Benachrichtigung der nächsten Angehörigen
von Gefallenen der ehemaligen deutschen Wehrmacht
Deutsche Dienststelle (WASt), 13400 Berlin
Geschäftszeichen:
(Bei Rückfragen bitte Geschäftszeichen,
Namen und Geburtsdaten angeben)
VI 3112-151597
Monsieur Bearbeiter/in:
Jean-Louis KOENIG Zimmer :
12, rue des Marcassins 0104
17390 LA TREMBLADE Telefon:
FRANCE (030) 41904 167
Telefax:
(030) 41904 100
Datum:
19.12.2007

Sehr geehrter Herr Koenig,


Ihre per Internet an den Volksbund Deutsche Kriegsgräberfûrsorge e. V.
gerichtete
Suchanfrage haben wir am 23. Juli 2007 erhalten.
Nach Prüfung der hier vorliegenden Unterlagen teile ich Ihnen die letzte
ermittelte
Aufzeichnung über die Dienstzeit lhres Vaters mit:
KOENIG Friedrich, geboren am 16. Januar 1914 in VOLKSBERG
Am 25. Januar 1944 aIs Marineartillerist der 3/Marineartillerieabteitung 531
(Fp. Nr. 08614 C) in Wolgowo vermisst gemeldet.

Eine Gefangenen- bzw. Todesmeldung Iiegt hier nicht vor.


Sollte uns noch eine Nachricht zugehen, erhalten Sie umgehend Bescheid.
Eine Kopie dieser Auskunft habe ich mit gleicher Post an den VDK e. V.
übersandt.
Ich bedauere sehr, Ihnen bei der Klärung des Schicksals Ihres Vaters nicht
behilflich
sein zu können und verbleibe,
mit freundiichen Grüßen
Im Auftrag
signé

Zipperling

102
Table des matières
Introduction............................................................................................................................................................... 2
Chronique familiale de Frédéric KOENIG................................................................................................................3
Chronique de l'ascendance de Frédéric KOENIG......................................................................................................5
Un parcours de seulement 30 ans............................................................................................................................22
De Volksberg au Simserhof.....................................................................................................................................23
Du Simserhof à Petite-Rosselle...............................................................................................................................26
De Petite-Rosselle à Wolgowo................................................................................................................................28
Les camarades qui ont pu être identifiés, ................................................................................................................36
Enchaînement des faits............................................................................................................................................37
Annexes.................................................................................................................................................................. 39
Curriculum vitae......................................................................................................................................................40
Dr Kannes Fritz als Metzier (1)...............................................................................................................................41
Dr Kannes Fritz als Metzier (2)...............................................................................................................................44
Mein Lebenslauf (privé)..........................................................................................................................................49
Lebenslauf (Professionnel)......................................................................................................................................52
Lebenslauf.........................................................................................................................................................52
Dates :............................................................................................................................................................... 53
Lebenslauf (pour l'armée) ..............................................................................................................................54
Lettres..................................................................................................................................................................... 55
Samedi le 15 janvier 1944.......................................................................................................................................56
N. Samedi le 15 janvier 1944..............................................................................................................................57
Lettre du dimanche 16 janvier 1944........................................................................................................................58
1ère Lettre de René Willrich du 8 février 1944.......................................................................................................59
2ème Lettre de René Willrich du 11 juin 1944........................................................................................................60
Lettre de Jean Metz du 13 octobre 1946..................................................................................................................62
Parcours armée française.........................................................................................................................................64
62e régiment d'artillerie...........................................................................................................................................65
Simserhof................................................................................................................................................................ 67
Parcours dans la Wehrmacht...................................................................................................................................73
Les deux itinéraires les plus longs ..........................................................................................................................74
De Forbach à List....................................................................................................................................................75
Selon un horaire réel du 28 août 2007...............................................................................................................75
List - Insel Sylt........................................................................................................................................................77
De List à Narwa...................................................................................................................................................... 78
Selon un horaire réel du 28 août 2007...............................................................................................................78
Narva 1944............................................................................................................................................................. 81
Ust-Luga ................................................................................................................................................................82
Krasnoje Selo (aussi Krasnoe Selo).........................................................................................................................83
Volgovo.................................................................................................................................................................. 84
Les Recherches........................................................................................................................................................ 85
Les recherches tous azimuts....................................................................................................................................86
Comité Exécutif du Croissant Rouge et de la Croix Rouge....................................................................................87
DRK-Suchdienst ....................................................................................................................................................89
Cdt en chef français en Allemagne..........................................................................................................................94
Evangelisches Hilfwerk...........................................................................................................................................95
Mission en zone Soviétique 1..................................................................................................................................96
Mission en zone Soviétique 2..................................................................................................................................97
Croix Rouge 68....................................................................................................................................................... 98
Zum gedenken 1...................................................................................................................................................... 99
Zum gedenken 2....................................................................................................................................................100
Deutsche Dienststelle............................................................................................................................................101
Deutsche Dienststelle ..................................................................................................................................102

103
INDEX
Volksberg (67)........................................................................................................................................................23
Rothbach (67)..........................................................................................................................................................23
Metzier Charles....................................................................................................................................................... 23
Offwiller (67)..........................................................................................................................................................23
Krafft à Reischshoffen (67).....................................................................................................................................23
Meier Henner (Henri) à Zinswiller (67)...................................................................................................................24
Bour à Illkirch (67)..................................................................................................................................................24
Kirschbaum à Ingwiller (67)....................................................................................................................................24
Helstetter Freddel....................................................................................................................................................24
"Schägel".................................................................................................................................................................24
Schliffer à Zinswiller (67).......................................................................................................................................24
62ème Régiment d'Artillerie à Tunis.......................................................................................................................24
Georges de Baerenthal (57).....................................................................................................................................24
Yutz (57) chez Armbruster Charles.........................................................................................................................24
Kehr à Thionville (57).............................................................................................................................................24
Breit........................................................................................................................................................................ 24
Samuel....................................................................................................................................................................24
Petite-Rosselle (57) chez Salzig Pierre....................................................................................................................24
Simserhof (57)........................................................................................................................................................ 25
Puttelange (57), chez Schien...................................................................................................................................26
Langensoultzbach (67), chez Stoeckel.....................................................................................................................26
sa boucherie à PETITE-ROSSELLE (Moselle).......................................................................................................26
Légeret (Moselle) - au 150ème Régiment d'artillerie de position............................................................................26
LIST sur l'île de SYLT............................................................................................................................................28
Hambourg............................................................................................................................................................... 32
NARVA.................................................................................................................................................................. 33
UST'LUGA.............................................................................................................................................................33
KRASNOJE SELO.................................................................................................................................................33

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