493 BÉATE DE Cl'El'"ZA ¡ LA' - DÉATl FICATlOl'" 494

Elle pr édit aussi qu'elle mour rait iI Home et que trois
jours ¡¡PI'eS sa mort elle monterait au ciel en pr ésence
d'une foule nombreuse. Ses eompatriotes la crurent ins-
pirée et ses réveries firent gra nd bruit dans toute la
contr ée. Bient ót le peuple cr édule rendir iI I'inspi r ée des
honneurs religieus : on la conduisit en procession avec
des cierges all um és. Plusieurs eccl ésiasti ques parla-
geaient la croya nce populaire, Le tri bunal de l'inquisition
de Cuen za convoqua la b éate á sa barre. E\le sou tint son
role et ses pr étendues r év élations. L'i nquisition eon-
damna la \ ísion naire, l'erup écha de eontinuer ses i-éver ies
extravagan tes et ar r éta la superstítion populaíre.
Bergler, Dictiom wi..e de I/,,;ulog;e dogmatique, édí t. Migne,
Paris , 1850, t. 1, col. Glair e, Dicl io71naire universet des
ecclesiastiques, París. 1868, t. l. p. 244.
E, )IA:O¡ GE;I;OT.
BÉATIFICATI ON. - 1. Définition. 11 , Divisions,
111. En quoi 1'\11' se distingue de la canonisation. l\" , En
pr ononrant des béa tifications, le pape est-il infaillible ?
v, EtTels.
l. DEFI:O¡1TI0:O¡ . - La béatification est l'acte par lequel
rÉglise permet que, dans cert ains lioux d éterrnin és :
dans un diocese, une province, un royaume, ou de la
part de certa ínes cat égor ies de person nes, par exemple
au sein de quelques communaut és ou familles r eli-
{;"ieuses, un serviteur de Dieu, mort en odeur de saín-
tet é, soit honor é d'un eulte pulilic avec le titre de bien-
heureux,
11. Iuvrsroxs , - On dist ingue deuJ. sorles de beatifiea-
tion : la béalification {OI'm elle et la L{'at ifieation éqlli-
pul/em e.
La premiere est une declaration 7Josit i L'e de I'Egli se,
iI la s uile d'un pl'oees régulier , instruil ,. l"e!ret d'eJ. a-
mi ner juridiquemenl, diseu ter el I'eeonna il re rhéroieilt'
des , ertus, ou, selon les eas, le d'un sel'\'ill' U1'
de Dieu, el, en oulre, de constater l"aulhenlieilé des
miracles opéres par son intereession.
La b,' atilicat ion équipolll'nle repose 1110ins sur une
déclara t ion positive de I' Egl ise qu e s ur son consente-
mePlt ta cite. L'Egl ise sait que, dans plusieurs endro ils,
on r ..nd un eulte publie a I' un de ses enfauls, et qu'on
\"im-oque eomme bienheureux : 1'\11' le sait, el laisse
raire qu and e\le pourrail opposer. Par son silenee
d Ie semble l"approu\"Cr implieitemen t, quoiqu'e\le nI'
se soil jamais expliquee au sujet de ce eulte. Assuré-
roent 1'\11' nI' le tolererait pas, si 1'\11' n'a\'ait des raisons
sér ieuses de le su pposer I"giti me. Son silenee equh'aut
done iI une approbat ion; et li, eneore, '1uoique ce soit
en une lOatiere des plus iJnportantes, s'applique raxiome
du droit : gui tacet, consentire l"iúetlll' .
K"anmoins, et e'est le senlimenl de Denoil XI\", De
se,,,'o" U1II Dei beatificat ioneet beato"lUn calloni:atione,
L 1, e. XIII , n. lO, le degre ele eer ti tude r.' sultanl d'uue
Léat ifi cation for mell e esl l ,ien sup,'rieUl' iI celui que i
pr esl' nle une béali lieation el[uipollente. La raison en esl
manifeste. Dans la pr.>miere, ..n ellel . un j uge men t est
inlenenu, el, quoiqu' il nI' soit pas dI"'linili f, il a éle pré-
céd,' par un long proees, pendanl lequel toutes ehoses
ont ,' le pesées et mürement examinées. Dans la béal ill-
cation équipollente, e'esl le peuple ehrélien qui s'esl
prononee, devan\'ant ai nsi la deeision de 11 a
élé temoi u des grandes "ertus pratiquees par eelui ou
eelle qu' il honore, et iI lui alt ribue des mirac\es. Cetle
Vent'ration populaire, sur toul si elle persisle el s'élend,
n'esl-elle pas, jusqu'it un cel'tai n poin t, une
l!u jugement de Dieu, suivanl l"adage : l'oa ' l JOpu/i, L'O,l:
Dei I faulres fois, dans la beati lication equipollente, il
a eu, iI I'origine, une senlence j uridique; mais ell e
n'emane pas de I'aulorilé supreme; ell e a él? porlee, i.
une époque d"'j:i lointaine, pa r un dans les
limites du lerritoiJ'e soumis á sa juridicl ion. La reputa-
lion de sai nteté donl a j oui depuis le sel',-ileur de Dieu
dans ce diocese, s'esl pmpagee plus ou moi ns rapidement
dans les dioc éses voisins, Ell e s'est maintenue duranl
des si écles. Par suite de cet état de choses, I' Edise s'est
,.
trouv ée en pr ésenco d'un Iait, au sujet duquel elle n'a
pas cm opporlun de statuer. Cependanl il est de jur is-
prudence civile el eanonique que d' un fait incontestable
resulte toujours, si ce n'est une preuve p ér emptoire,
du moins une forte présomption, qui, dans le doute. est
toujours consid ér ée eomme favorable, cal' me/ior est
condi t io 7JOssidel/tis.
111. E;I; QI 'OI LA REATl FlCATW:" SE D1STI:O¡ Gl' E DE I.A
CAXO:O¡ISATWf'; '! - )['>10 1' for mell e, la b éatitícatíon di ffere
compl étement de la canonisation, Elle n'est, en effet,
qu'un acte 7l1'épm'atvire. par lequel l' Égl ise declare
qu'il y a des motifs tres s érieux de pense r que le ser-
viteur de Dieu, vu la saintet é de 53 vil' et les ruiraeles
op.;res par son i ntercessíon. jouit dans le eiel de la b éa-
titude éternelle. La canonísation, au contraire, est un
acte défin i ti ]'; c' est la conclusion derniere d'un proc és
:i l' issue duquel le souverai n po nli fe, dans la pl énitude
de sa puissanee apostolique, a promulgue une sentence
qui oblige lous les chrétiens, Ce n'est done plus une
si mple autorisation restrei nte et círconscri te entre des
Ironti éres relativement étroites ; c'est un d écret solen-
nel d éflnissant et notilianl m-bi et OI'bi que le serviteur
de Dieu doit ét re inscrit au catalogue des sai nts, el
honoré eomme tel par les fíd éles du monde entier. Voir
CA;I;O:O¡ISAT10:O¡ .
Vans les prerni ers si éclcs, la b éatification ne se
distinguait de la canonisat ion que par les limites
local es imposées aux manifestations du culte Jlublie.
C't' tait une eanonisation partieulií' re, d';e r{,tee et
or do nnée apres enquete j ur id ique par des én;ques,
Juges de la fui dans leurs di oeeses respeeti fs. Quand
ce culte d'un bienhcureu x, se propageanl de dio-
cese en diaeése, élait devenu uni,'ersel en s' étendanl
iI rEdise ent¡ere, a\'ee [e consentemenl laeite ou
.
expres du somerain ponlife, la béalilication de\'enait
ipso (acto eanonisation. Telle élait l"antique di sci-
pl ine qui fut seule en vigueur, pendanl pres de mille
ans. Cf. )Ial,illon, .-t eta m·d. S. Belled., sa'e. v,
pr;dat .• e. \"l. u. !I=:! , Paris, J(j (j8 , el OI'd. S,
Belled. , I'aris. 1';03-[ ';39, l. n, p. 5;G, n.::!8; B..noit X(\' ,
op. cit" I. 1. e. n, n. !); I. 11 , C. XXXIX, n. 3 ; Acta san
ctOl"UIII, j ulii t . l. Paris, p. 587; augusli t. 11I,

'l- -
e p. _" . sq.
Ce droit des en"ques :de béatifi er le>; senileurs dI'
Dieu, e'est-á-di re de prononeer des eanonisalions parti-
eul ii>res, sans meme en rect"rer au sainl-siege, perse-
v.' ra j usque "ers la second.. moili é du XII" siecle. )I ais,
peu a,-anl eetle époq ue, iI la fiu du XI" si ecle et au com-
meneement du xne,alin d' olwier aux aLus qui pom'aient
se produire, el .réear ler les en 'eUl'S si préjlldici ables
dans ,les all'aires de celle i mpor tanee, les papes
l"rbain 11, Calliste l\ et Eugene 111 la \'0-
lonle q ue des \"Cr lus el des miracles de eeux
qu' on se proposail d','le\'er sur les autels fil t, de prt'fe-
renee, eOl nme loute cause majeure, resel'\'é aux con-
ci les, surlout au x eonciles genéra ux. Toulefois, comme
la lenue de ces grandes assemblt:es esl ehose rare , el
qu'une mesure de ce ge nre nI' suffisait pas iI alleindre
le but, il fui slatué. peu aprí' s, que le droit de pronon-
eer des b,'atificat ions serail desor mai s rescl'\'é exc\usi-
vement au souverain pontife. Cela r essort d'u ne deeré-
tale d' ,\lexandre 111 \ 11';0), inst'ree dans le COl"PUS j lll"is
canonici, 1. 111, lit. XL\', D,' ,'el i guiset vell,.,.al iolle SClll-
ctOl""m, et r enou\'el éc par I nnoeent l\ \, quaranle ans
plus lardo
Ces preseriptions, loin de s'alraiblir a\"Ce le temps,
n'ont fait qu e se préciser de plus en plus, iI tel poi nt
que, sa ns fIu'il puisse y a,oir la moindre eontro\erse i.
ce suj et, le pOU\'oir .1.. béalifier a ,"le ineontesta blement
retil'é :i lous [es prelats, fIuelle que soi t leur dignil." et
fussent-ils arehc\'e'lues, pat riarehes, pl'Ímats, 0\1 It:gats

fi É.\.TI n e.\
a lat ere. 1I n'appartient pas davan tage amo assernbl ées,
quelle que soil leur autcrit é ou leur importance ; el il
ne rentre dans les att ri hutions, n i du sacr é coll ége, ni
meme des conciles généraux, penda ni la vacance du
saint-si ége,
1\". LE P \PE EH-IL I:O¡ F_\lLUnLE, E:O¡ PRO:-¡ O:O¡C.I. :O¡ T DES
- Presq ue t ous les auteurs s'accordent
it dire que, d.ms les béatifications, méme formelles, le
jugemenl du souverain ponlife n'est pas infailliLle el ne
touche pas a la foi. La \ ér ité de cette asser tion esl dé-
montr ée par un rai sonnernent forl simple, L'iufailli Lililé
pontificale ne s'exerce que par' des d étinitions qui s'irn-
posent a la foi de tous les chr étíens. l-ne d éfinition,
q u'elle concerne un poinl de doctri ne ou de mora le, ou
mérne un fail dogrnatique. renferme donc un précepte
r igoureux, Or, dans la Léalification m éme formclle, il
a pas de pr écepte : c'est une s imple perruission. En
cutre, ce n'est pas un acl e d,"linilif: mais seulemcnt un
acle pr éparatoire, un achemi nement vers une d écision
ult érieure, qui sera la concl usion dcrni ére de celle
atlairc. 1I n 'y a donc la aucune des circonstances qui,
selon I'avis unanime des th éologh-ns, doivent accornpa-
gner une sentence prononeée cx cathedra, dé tiníssant
el prescrivan l.
l'ne aulre preuve évidente que les souverains ponlifes
eUlL-memes ne considáenl pas comme infai lliLl e lelll'
ju¡;enwnl pOl'h: dans les Léaliliealions, c'esl '1ue, lors-
'1u'il s 'agil de procl'der á la eanonisalion , ils veult'nl
' Iue la !". C. des TIiles sounll'tl e a un noU\'el examen
les \'erlus, ou le el les miracles déja approu-
\-es dans le precéd"nl proces lermim'· par la L.:aliliea-
lion. el jU"'1u'á C1<:II1I'nl I X, cel examen se
f,'¡sail. rles que r on repl'enail la cause, en \ ue de la ca-
nonisation,lle nos j our", 'luoÍllue la procé,lure ail chang,:
dans '1uehlUes d,:tails, elle ,'esle la Ull'lIle s uLstant iel-
1('lOenl. Ce nOU\'el eX:lIll('n nI' se f;1Í1 plus dl' s la repl'ise
du proces, mai s Leaucullp pl us tan !' apri,s 'Iue la :" C.
tles Hiles, appl'oun : les nom-eaux miracl,'s '1ui onl
suÍ\ i la IIl:alil ic•• lion, a resolu favor.•lJlelllCnl, dans un e
asseml.I.:p (;1:nl:I',,11' oil lous les cardiua ux sonl appdés
it \'011'1', le doule an lulo flCl'C'zi ,'¡ possit ad canolli :a-
limlo'III . •\ ce 1l1OlIwnl. loul pal':lil "ail lini. .\ u
lout rccommenee, La cau se est de nou \"€au eX,lIuin,;e dans
son enlier, el le pape reclame, une fois encore, le suf-
frage des cardinaux. A woins de rl'¡:arrler celle d,'rnii're
pha>e du procios comme une purc forma lilé ou une cé-
remonie ac('idí'nlelIe. ce '1ui ne S<IIII'ail ,\lre admb, se-
Ion Ilenoil XI\', vp. cit., 1. 1, C, XI.II , n. 10, il faul J,i,·u
conclure '1ue les soll\'erains punlifes eU:l. -IIIl'Ules ne
consid,'renl pas COl nllle inf, lill il,le et touch,ml la foi
I"ur lOenll'nce précederuluenl pOl' lée dans racle ,le la
1...·.ltilicalion. cal' ce '1ui esl une fois delini n'est j, lInais
plus sOlll nis a un j ug"lIlenl ullt:rieul' ,
X,'allluuins, on ne pourrail excuse r de t':m.:rilé (¡I'an'
ce lui ' Iui pr' ·l.' ndl',¡il 'Iue 1" pape s'esl l l'umpé dans I<-lIe
ou 1I,IIe (,1 q ui, de sa seule aulurilé pl' i\'él' ,
1":proU\'er., i1 un cu lte '1ue le chef de 1'I':gl ise aUl'.lil
oI l'l'rOU\'I', ne sel'ai l-ce 'I ue tacih' nll' nl.
Fn "1" '1, ' Iuui'l lll' h' p,.pe n',lil pas eu l'intenlion dl'
por lt'r uu e s,'nl"nce d,"liuili\ e, d,ms 101 pl.:n itude dí' sa
aposloli'llle, il n'en 3 IMS moins a(¡i a\ec UUI'
graude !':.¡;esse el une e).It·'\lIIe prudcnce, ,n,:lIle dans la
J,,:.llilic lion 1:' luipoll,'nte, :';i son jugeull' nl n'esl pas
inf,¡illil.le el n'enIMI;(' • foi , iI emane cl'pen,l.ml de
l•• pl us h:lule aulori'" 'I ui soil lOur 1,\ terre, ..t il esl cer-
taiu ( I'IIIU' rcrlillUlc ",,,ra/e, Ce n' csl palO S,II18 de for tes
prem I'o; ' IUl' le souu'r.• in poul ife s'esl d,·ter lllinl:. L..
I,,··alilicaliuu fUl'mell c a 1"1'" pl'l'c': e d'uu lung el ri lloU-
reux proces o " ',Iul re pal'l, la I ,¡lilic:.lion ':'Iui pulle nle
. 1 ,'.,,: accon l.:e ,'n consid,·r.tliun d'une 1":llUlaliun de
sain"''': sur d"s fond" ull'nls II'és sl' r i,' ux, el ' Iui a
r':s b ": a r.lC\ion des h'ucli \ e .I.,s sij'cles, r uules Ce!> cil'-
r ,··lIl1il.·... fUI"U1I' nl t·n:"t"IIII.lc tll l f. . i SCl '.11I tic
preuves, dont nul n'a le droil de m éconnaltre la vale ur,
:'ans doute, m éme avel' ces g-al'anlies si fortes, une
er reur est parfois possible ; m.us de la seule possibilit é
il serait illogique et pr ésornpt ueux de conclure a la
réalit é du fai t lui-ru éme, C"I' , se lun I'expression de
Ilenoit XI\", loe, ci t., n , 9. "ce (' llI m C:l' "",',,,.i s pússibi-
litate valet i l/al io ad il,sUIlI ",·,'w'cm. 11 aurait douc
une coupahle téull;ril.: a sinscrire en Iaux cent re un
jugernent si r espectable du POU\uÍJ' suprérue, m éme
quand iI ne d éfinit pas et quil se bor ne simplement oÍ
permettre.
" , EFFETS DE LA IIE.HIFJCATlO:-¡ , - Xous avons déj "
dit que la b éat ítlcat íon n'autorise qu'un culte restreint ,
Ceue restriction doit s' en t..ndre et des Iieux au xquels
s ' étend ce culte, el des actes par Iesquels il se maui-
feste. Ce culte difl" re selon les cas, el la premi....e ol. li-
ga tion en ceci consiste iI s'en teni r rigoureusement aus
termes d..s indults pnrticul icrs. Decreta aut henti ca S
e, Hit ., n, 9i:!, En dehors des prescript ions spéciales, la
mati ére est r.:gie par un d écret I!enéral de la S, C. des
Hiles, du 2, septembre 1639, confirm épal' Alexandre Vl l.
Decreta authentica, n . 113ú, Home, l. 1, p. 231-
2:.l:!, En voici les pr incipales clauses : 'l ,' Le nom des
hienheureux ne doit p,'s t' h'e in scr it dans les martv 1'0-
loges, ni dans les calendriei-s des localit és ou des ordres
religieu.... 2
0
Leurs illlages, lal»eaux, slal ues ne peU\"cnl.
sa ns une permission expl'esse <iu s•• ,'Ire expo-
ses pul>liquemenl d,ms les e¡:lises. OI'aluÍJ'es et chapelles.
:'i" un indult per'Uel de les Iixer aux lIlurs inlérit'urs d.'s
é¡;lises, on n'est pas aulorisp pOUl' cela :i les pla cer sur
Il'S a moins I(ue rin<lult ne concl'de en
tl"llPS la cI:t.:I.r,.t ion d, ' la Illesse, Cf. n, 1U\cl" I I:-.ti, 11li2,
Lo. pl','missi on de sole nn isel' lem' fel.., ou de 11'111' dres-
se r des aulels. n'l'ntraine pas celle de réciler leur office
ou de cét.:Lrl'r 1,1 IlIesse en lenr honnelll' . 3
0
Leul's 1'('-
1¡ '1ues ne doiwnl pas "l l'e pOl' lées en i.
moin ,. 'Iue la n:cit.llion de leul' office et la c,:I.:hraliun
,r., 1,. messe ne soien l p"I'mises. i " fin ne penl, s,¡ns in -
dult , les choi,.il' COllll lle pall'ons ou li lul,¡il'es des é¡;lis.'",
el , <;i ce lle anlOl'isalion esl accord.:e. 1<'111' feh' n '::m-
moins nI' cOl uporle p:lS d ocl••,,'. cr. n, :!:j.-';$. ;) . Enfin,
Il'm' office ou lem' cull e. cunerOd.' pou.. un li.,u, n.. pl' ul
pas, s.ms indult , étre ': tendu :, un .lUtre, I¡'aull' e P;II'I,
leul's nOIHs ne doi n'nl pas ('11'1' in>crils au
rom.lin, n l' cr cl a, n.
Lc principal auleul' á éludiel'. el celui '1"i le 1'1115 aulorile
en ces est é\i(]('nUnenl nl'noit \,1'·, D e Sf'r l"On Un 1) ...
bcat i/lcntione el beatoJ"uw Ce"" lIi :flli n .'. Cet Oll\ ralte J eu de
nomlJrcuses : Rvme . 1,47. V(·ni8e . 1";4j'i ; Uologne,
1734 ; l'..tples. 1773, ctc. VIOi!' c;;,urloul dl'U'\': pl-emiel's Hu·es.
l' uur les béalilicalions dnos ranti'luilé c1u'elieooe el nu mOl'cn
ége. consultcr :\[abiUon, .-tclt' SrUIClu"IUII S. Rtmcdic'"
i rJ classes (lisl' .Illtf(,. 9 in-Iot, París. tGGH-liIJ2 ;
\' enise, 1.33, (l'eUe úlitioo.qm.i'lue ...·ceolc. et Calle
aJu'ó-" In morl de ¡"suteur, cst nlUins Ch3Llue volwne ('si
d"une préface, \1'81 ,-hcf-.fu·u\re ti erudition el de
lbl ,de. cOlltumes du en _,se } ",,)nl ('n lumiere et
besucoup de poi nts obscurs .\ 600t I Cel oU\ rnge
completé par les Atu,nles 0"111".5 S. n"", "'C';. u, quíbU8 t10',
,nodu ,.es I'l'IOUOSUC,l!, sed t""'", pccl, ...¡ustit..e I,istor;:e 11(111
tniU¡Ulll 1}{U'S ctmlu.el.u· 'j ín-ltll .. PU!"I';;' . Lucques_
-¡' ;JI).
Enhn. 1'0111' toul ce qu; C(oJlCl'l'ne le SUlcl des bL'ntitll'a-
tion... . on lira a"ec rn..lil les I;TlInds can' m h...... _ Sdlmalzw..ueht-r,
.1",. ccclcsiu.sllCUI'l'I Ullil'crsUJU 1. 111 . tito XI \". :; "l . 17J8.
t. 111 , p. 48J, réédllé ü Rom.... en lk-kJ, ,·t JUu" .ml ,fune
¡:l ande autorit' 8ul.rcti deti fonl.lme.. :
ClllluU'ClIl'l'1 ,,,,,vel·s.un. l. 111. lit. 'XL\". l. :; ID-fuI. , ' enh.-e.
l i i a, lo 111 , p.553, ré....dite a 1t11me, l(ol.JI. 01 it 1Nj.\; ....... 1'-
run "", I " 'ompta lJ,lJhut/lt'Ct' Cll"'J'UCd, V· "l"'l""" ru StlllCto-
"''''', {'dlhoDS, dl'l'l1I c.-Uo de nume. 1';1;(). JUsqu u
celle de .-ans . ;Gordt."lhlll, 1) lIull. I""u. (:"I'IgI'CYd-
ti"",,. enc"o" lun 1(.".."". U..me. 1";' ,; ; 1m IIII....Ut I'.·dih"n úm.
,....11,... :; i n-'-. U••me. 1t0;J8..I
Itll
(lJ'apn .. ""'''lIllS, t. '.
l ' , :1><1 ,
l,Illo.l lII u l.l lll.··.:.Ju... .l ..111\' 11' ·1. 1 .thlh.:., ti. n.
iDi J:f:.\ TI fI C.-\ TIOX
.
g E.\TlTCDE
498
voír Fornari, Codea: 1""0 I,ostal ato,'i bus caUSal'lm , beat ificat i o-
'lis et cunoni: nt lD1lis. m-s -. Horne, M" Battandi er, A.n-
nlluif'e pont ificol clltluAiquc. París, 'l!JOa. }J. ;:J8-'!-!tOlt.
1' . ORTOLA:-> .
BÉATIFIQUE (Vision). Voir hn'ITI\"E (\"¡" IO:->\ .
l. BÉATITUDE. - 1. Xotion . 11. Le prohléme de la
béatitude chez les ph ilosophes anciens, 111 . I ionn ées
scripturair es, I \". Doctrine des saints Peres, Y.
Thomas d'Aquin. Yl. Th éologíens scolas tiques. Yl l , 111' -
cisions canoníqucs .
1. Noriox. - La b éat it ude, dans son sens le plus gené-
ra l, est la possession parfait e du souver ain bien par la
créature dou ée d'intel llcence el de volont é Iibre, Les
théologiens l'envisagent adeux poinls d,' vue : l oComuu
,'Ia t concret des hieuheureux. anges et hommes, tel que
lr- r eeon naít el I'euseigne la foi catholique. C' est le
l.onheur du ciel. la visi ón b éat ífique, la vie hienheu-
r euse, éternelle, íuture, ele. On expr ime eet éta t en grec
par en lat ín par beati t udo, felici tas, t'i ta,
r- n ajoutant a ce de r nier mot un qua li ticatif qui in-
dique qu' il s'agi t du honheur de l'aut r e vie. Xous ne
nous occuperons pas dans eel nrtic le de eet aspeet de la
1,,"aliluliE' POUI' Iequel nous r envoyons aux mots CIEL,
bTUlTI\"E \ YISIO:-» , " lE ETER:->ELLE, CORPS I;LORlEl' X, Es-
l:IlATOLOlil E. - 2" Comme acte humain par lequel I' étre
íutolligent el Iibre entre en possession pl éni ér e de sa fin ,
,Iu hien del'nier auquel le uestine sa nalure. La heati-
lude, ainsi I'nlellllue. coincide a\'ee la nolion de possession
du son\"el'aiu l lien. nol ion dont la détel'lllinalion es l le
princi pal objet de la 11I00'al e antiqul'. On r exprime, en
pre miér e li gne, en 1:' ree par le mot E":'O:x,p.ov,:x. en
.lt-uxieme li¡:ne SE' Ulement par le mot ¡J.<x>,<x ?,ór r.;; en
lali n par le mol bea/ I/mlo e n premi,'re lignl' . f el icit as
,' n seeoude ligne, Lien r¡ue ce dfrnier mol traduise a uss i
hl mot gree Ev,",r.,:í:x (bonne fOl'lune, bonhl'ur l, le'luel
",'mhle l'ésene pour ,'xprimer le bonhl' ur Il'rrestl'e,
f,, 'alit llllosecll1l cl mil. ,/1Ii" des seola sli rlues. Yoir I3u:-;HEl·H.
CpS aeceptions \"er l...les sont eommulles aux philosophes
;lIleiens et aux a ulpm's eeclésiasli(lues. Xous autori sant
lit' I'exelllplt, d,' sainl 1'hOlllas d·.-\quin qui, uans la
S om m e /héolog;'j"e, s,'pal'e l' aspeet euuemoniste et mo-
mi de la quest ion Ul' son aspeet esehatolog.it.¡ue, e'\ami-
n;ml le seeond.I". 'J. XII ; 111·'. Slfpplem., q. LX X\- LXX'\l\",
landis qu' jl ol]'re un Iraité eomplet d'eudc'monis llle,
1" n·, q. (- \'. nI' nous oecupons dans eel ar licle
que de r aspeel moral de la b,' alilude.
n. LE PROnLLJIE DE L,\ ntATITl." DE ('111:7 LE:; PIII LO-
"'lPllt's A:->CIE:->S. - Xous nI' nous oeeuperons que dI'
eeux qui ont exerep II ne illlluenee sur la tl ..' 0105ie mo-
ral e de la t "ati ludc. Oro si les philosophes anlt'rieurs a
p ) Ihagore en pal'ticulier, se sont preoeeupes du
prol,lt'lIlt' (:\ r istole, E/ hie. jYico'1ll ., 1, 6, n. i, "di\, ll i-
dot, t. 11, p. 4 \ , on 11l' \'oi l pas que leurs doctrines ajeut
iulluencé les theol o¡:iens. Pl alon et Al'islote sont les
\'érital lles sources phil osophiql\l's anli qu l's de la pensl' e
ehrptienne. 11 faul le ur ad juindr e récleel i,(ue Cieél·on.
pt les cJll'fs des Irois ,'eoles néoplatonicienll es, Philon
\(> .luif, 1' lolin 1' 1 ProcJus.
l o Plal on. - 1. La dol'!rine. - Conulle A" islote, Pla-
Ion del ,ute par eette constatation que tous les hommes
tll' sirenl le IJonheur . béalilude ou boullt'ur parfait nI'
"l' tI'ou,e que dans la eontelllplation du Ioil'n. Le hien
pst !'idee supreme, cause de tou t ce qui , da ns le monde
s,>nsib(e, esl Leau et l lien. 11 es t dans le mondl' inlelli-
giMe ce que le soleil est dans le monde sensible. Le soll'i l
..ngendrl' la lumiere el l' ceil qui la mit . Ainsi l e bi en
la \'er it.' des ehoses et !'intelligl'nce qui 1'1'-
eeltp "érite. I\lais les hommes, plonges dans leur"
sont a rég,t1'd ue la \"éritl' eOl llllle des pr isonniers
illlmohil isps. eOllda lllll "s a ,·eg.u·del' le f"nd d' une ea-
\"prne ühseUl'e, Sur ("'( lIel se projelteraienl les omL,res
d'olojcts dl' tout,,:; li¡.ures, que dl's hOlltllleS dissilllul,' s
par IIn mur prom éneraient derriere eux, ent re eux et un
foyer de lumi óre. lis ne conna íssent ni les objets en eux-
m émes , les id ées , ni le foyer qui les éclaire, l'id és du
Lien, de laquolle cependa nt d"pend leur honheur. lis
scran-nt d'aill curs incapables, hab itu és quils sont a ne
regar der que des ombres de veri l..·• lle fixer le foyer. si
brusquement on les d élivrait de leurs ehai nes. D'o ú la
m éthode dialeelique, qui eonsistera ales hahituer peu 3
peu ase Ii b érer en se s épara nt des ehoses sensibles (cóté
n éuatif de la moral e), et a se tourner vers les idees. en
connuencant pal' eelles qui sont le moins r approchées
du foyer du hien. POUl' I parvenir on conte mplera dans
les seienees math émati ques et dans les a r ts, ces II m é-
langes d' id ées », eneore prises duns la gangue sensi ble,
qui déja off rent de J'analogie avec I'id ée du bien. Pa r la
gymnastique eorporelle el la vertu on se refera un tem-
pérame nt moral. On arr-ivera ai ns i, de proehe en pr oche•
" simpr égner de ressemblance avec le bien. avec Dieu .
Ce sera le bonheur tel qu'il esl permis d'y aspirer sur
la 11'1'1'1', bonheur consistant dans 1a liberte. dans la eon-
naissanee perfeetionnée, dans la honne vie, dans la sa-
gesse. dans l'avoir á soi le bien et la bea ut é, bonheur
excluant l'injustice et la m échancet é. mais non le malheur
cor porel et terrestre, Iequel peut aller j usqu'aux der-
ni ers s upplices, jnsqu'au cruciflement, sans rien faire
perore a l'homme de son bonheur. Le bonheur parfait
u'est pas de ce monde. Cesl dans I'aulre \"ie. a laquelle
peul aspirer r ,ime immortel1e. qtúl sera r,'alisé dans
runion direele a\'ee ridée du bien par la eonlelllplation.
Platon, Ope"n oml1ia, 1571; (éditi"n dont la pagination est re-
produite á rangle interieur des pages de l"t'dit. nidot, Paris, 1856) :
iSupltiste, t. 1, p, E ul lt ydimw . l. J, p. 27s-:l82 ; Philébe, t . JI,
p. 11, 13, 20, 28, l\(J ; L ys i s. t . JI , p. 2u7; Ballquet, t. IIJ, p. 202;
1. 11 , t. JI . p. 204; \. 1\' , p. 420 sq.; l. VI, p. 505;
\. nI ; L es l ois, t, n. p. liGl , 973; Brucker, Rist. c,'it. philOs.,
t. JI, De Plntone, p. 627 ; RittE'r, Rist. de la phi/os.,
trad. Paris, 1835, t . JI . Di ale,·t i 'fue de Platon ; .llm·ale de
Pl ul Ol1 , p. -187-285, 329,390 : Ed. Zeller. Di e Philosophie de,.
G,.i ecli en , 4' édit., Leipzig, l88a, part o 11, sect. J, Soc,.ate et
Pl ul un . p. 1.;67-885 ; l ' berwegs-Heinze, G"'Uld"iss de,' Gesch.
de,' Phi l os., Berlin, 1,;!14, t. J, p. 165--171;, cardoGonza-
H ist. de lu }Jhil ., trml. Pari8, l . 1, p. 2:J7 sq.
2. lmpo/·tallce de Platoll l"' W' Ict t héoloy ie de la béa-
ti t ude. - Les doctrines de Platon, lanI par ses propres
('el' ils que par eeux des néoplatonieiens, onl pi u-
s il' urs Péres, surtout saint AUf;ustin et le pseudo-Denys
L\rpopagite. P ier r e Lomharu pn a puisé I'esprit et les
principales thl;Ol'ies dans sainl Augustin et les a inoeu-
h' s á tous ses eommenlateurs. l:>ainl 1'holll as eonnait
plusieurs oU\Tages de Platon clu'¡¡ cite, mais il eommu-
nique a\"ee lui surlout par sainl Augus li n , le pseudo-
Den ys el Proclus. 11 le corrige d'ailleurs par les crit iques
nomb,'euses de ses oU\'l'ages qu'i l t' llIprunte a Arislote.
Platon. ai nsi assilllilé el eorl'jg(' par saint 1'homas, con-
linue d'e,\ereer son sur les commenlalenrs du
dueteur ang,;lique.
2" ,-l>"istute. - 1. EXl'osé de sa doet,·ille. - S'l doe-
tI'iue dI' la b,"' alilude es t eonlpnue " ans le Je. li\Te ue
I'Ét lr iqae '¡ N ieotJ1 aqlle el d:l\Is les ehapilres \'l . \"11. \"111
tlu X'" li\Te du méme oU\Tage.
Al'islole separe, plus neltemenl que Platon, la mélaphy-
sique du bil'n de la queslion du sou\t'l'3i n hien de
rhomme ou b,'alitutll' . La question tlu bien en soi esl
rl' l1\'o}ee á plusieurs reprises a la ,ué/aph ysiqlle, 1. XI.
e. '\ ; 1. XIII, e. Y, \"1, c·di\. Il idol , t. 11. p. ü U9 , t,3:>, ta n-
dis que la queslion du so uverain hien tle nlOmllle, de
la héalitude. est eonsiu,'r"e eomme le fonden1l' nl meUle
.11' 1"t' lhique. d'oú le 11I'010gue de l' f.:t lr i'j lle ti 1';;<:0-
matjlle, oú , partant de ce fait que tou l arl et loute me-
lhode, toute aetion eomme loule éleelion. se fonl en "ue
du hien, <iy<x6o':i ""va; <;>iEú60l1 OO:l. E:, le phi losophe emet
riu,' e d'nne scienee qui aur ail pour objet propre eel ap-
pet it du Lien eonsiuél'e dans It's actions humaines. pl'iu-
cipalellll'nt dans les aelions soc iales, qni sonl pomo lui
)lES APOTHES - L' ÉGLISE
•• ";' ,. , O _ ,f ' "
" .... Tr:H O.... Y.2t 'tI!' '":' ? " :,:l t Cl1to
':' ft) "1 l 6WII"J ET.: ltr='1i:1¡V. Oriqenes U ' c l' l ¡e, Leip-
7ig, 1S9!I, t . 11, p. 2H; P. G., t. XI, col. 1,.00; Mil. de
Cambri dge, 16'1'1, p. ;3\16, ( 'rigi'ne dit done «u' " il parut
hon aux ap ótres de .lésus et aux vieillards "é""is CI/ -
sem ble ti Alllioc1le, et , COIllIllI' ils le di sent oux- m émes.
au Suint-Espni t, d' écrire uno letlre:i ceux des na tions qui
crovai ent .). Cf. Act., xv , 6,23, 28, Comment in ter pr éte r
ce texte qui est en contradiction avec cel ui des Acles, xv?
La men tion du nom de « g:tlil éen » ne relie pas n écessai-
remcnt les canons dAntioche au temps , Jp J ul ien I'Apos-
tal. Les rnat i ér es trait ées et les pr éoccupa tions de l'auteur
sont fort a nciennes, connexes aux Acles, :1 la letlre de
Rarnah é, ;. la Dislascalie. La {": ,,,,,, du canon 5 est
anté rj enre :i la revisi ón d'O"igi' np, En ün. le conci le
d'Antioc he est mentionn é par Origene, COl/t, Celsllt1l
H II, 2fl. n n peul done, sans h;mérité, tenir pour exac.
le titre ajout é par un copiste postérieur-, en es.
ai nsi , les canons dAutioche pr oviendra ient de la hiblio -
th éque ,rO"igene recuei lti e par Pamphile ,¡ Césarée. li s
ne son l pas pour cela a uthentiq ues, c'est- á-dirs apesto-
liques . li s peu \'!'nt n'étre qu'u ne r"gll' d,' condui te,
I'l;di gée d'aJlI'{-s les el/seifll/ emel/ Is a' lOsl oli']" e5 pa r un
chrétien '1uelconque du ... siéc1e pour son usage per -
sonnel. Celui-ci trou\'ant d:tns les Actes, XI . :
"vvCt'l.6Y¡vcu. . . ZpY¡fJ.lXTttJ:lL 7rpw-:ov i "1 1 ..
allmi! écrit (en Ips
I I
. ' \ ' ) - . . , ' \ .
( eux IIl O s E'V 1 : '1"\,j 'I IJeJE',JtJ',x'ltSl; ovv. .. t v __
- '" .. ' , 1' ) ) ' • 1
'n't; _ v p l a .; EXpl'H1.':X'tl "crJ t,-",U( tx ,[ .tX:o...,,:; y'(ar;r: !a,."o-,J':; t. ',.
7tp<Ó,'Jl; :i ce d.;hut il aur" it ajout" d':lUtres
précFptes, dont le der niel' appartient au conci l.. de .Jer u-
sa lem menlioll lll; Acl. , xv, 6- :1I . Cet éCl'il :. insi redí !,e
aurait amen.. ses lecteu rs , et lh'i;:t- ne l ui- m,' me, a placer
:i ,\ ntioche un condle aposloli,(ue . au'!uel atlribuaipnl
par suile le dpcmt du conc ill' de J t'rusah' lll. Act., xv, :m.
':!(I P'()(Jo,:; á.yitIJv :X1tIJtJ''t'óltov. - C'est une
collection ,11' dix -huit anal hi'mes portes contre celui qui
Jle pas lout.. la semaine de la Résur l'ection (11 : qui
\'a se I,aigner ap,'es a \'Oir le cor ps du Seilmeur (3) ;
qui com'll unie apr es a\'Oi,' pod e' de reau asa bouche
'lui SOl' t dI' I'<;glise amnt la lin de roflice (ll) ; qui ne
dolllH' pas á rf:glise ou aux panH es It'" premices Uf'
raire el .Iu pressoir (16) : flUi donll e aux dedns, 'l ui
dislt'ihue ou re<;oit dps amuletl l's ( 1'1) ; ' 1'Ii mpousse son
fl·"re ( 18). D'apres lIar nack, ce morceau, en raison des
anathéll1es, nI' peut pas avoir ,'té i'cr it a,'ant Il' 1\' 0 sieel e
et est trés ¡-nigmati que. .·tl l cIlI'. L ill . , p. í¡5. D'apres
Pitra, le pI'elllier anat h,'me nI' peut é tre anll"I'ipur a u
typicullI d,' saint Saloa, p, 107. Ce IYl'icum f'st l ui-,"c ulf'
antél'ipur it la morl de sa int Saha (;)311, cal' il t' Usubsiste
uu fra glllpnt c1,\llS un ula nuscrit tl e I\ r ulll h:.cher,
BY:(lIllinische Lill em l w', .\Iunich, ll-l\lí , p. :mi. Puhl ic
pOllr la p"emiere fois P:t1' I:ickell d'a pl,j,s un lUS. lle
Yienne, lJ ist . gl'. , n , tr., oJl. cil., p. H:-l-lllU, 133-13.,
1. 2 , 1"'Opo; "CtN '''''Ó; fut reprml uit par de Lagarde,
Reliquire.. . fl'"rece , p. :16-37, t'l enlin i,di h; par Pilra, op.
ci t " p. Im-105, qui l' 1l si ;:na le trois 'lIanuscr ils.
30 Pilt'a a pu blie et ll'a, lui! pour la premier" fois, (' JI'
cit. , p. 1lI:... IU/ une pt'l i te piece (' n 2;) canons, qui
existe all ssi ,Ians le 1I1anuscri t 111' Par is , Coisli n , :!II , sous
l e litre twv Ct. yitIJ·1 :x;r,-",I]' ;6i,h)'" ¿r.t -ri (1.[x ,:,w',1 7t:&p2.'r:t7t:6'17t1J·'"
Cest une l'n uuu;ration el.. pei nes por tées con tr,' di verses
fa utes, La premiere parlie conce r ne les c1ercs, ou les
laiq ues tlaus leu rs ..elations avec les clel'Cs, P'II' exe mp!e ;
l( si un el erc outrage U l! ou uu ,Iiacre, f/u' il soit
e, pulsé ; s i un I,,'que oull'a¡;e un pr" It'p, 'IU' i1 soit ana-
thématisé. » La seconde pal·ti e t;uonce la dm'ée de la
privation d(' la communion q ui correspoml :1diver s délits ;
un magicil' n, "ingt ans, un meurtrier volontaire, toute
la vil'; «u .ml au mem'll'ier involontail'l', (, ceux 'Iui sonl
apülres a"ee moi impos,¡ient sept ans, mais IIl 0i, Pi erre,
j'ordonul' '!u'il soit onze ans s:ms commllni,'r. » Ce ca non
esl analogue au:\. c"nons 2"1 el 23 n.. méllle le
I ca non sur les prostitu ées et les nvortements est presque
identiq ue au canon :!I d'Ancyre. Pitra r envoie aux canons
liS, 6'1, 69. '12, n , ¡j, ¡í de sa i n t Basi le, qui seraient
aussi par ullel es aux n ótrss.
eulin une épitre ca noniq us tic sai nt Pierr-e
:'t sain t Clémen t. Elle se trouve chezIes Ara hes coptes et
mel ehites sous 11' titre : .. Canons ,;cri l< par s:tinl Pierre
sous la dietée de N.-S. J .-C. el couununi qués par lui :.
son disciple Cl éurcnt, pape de fl ome, » ms , de París,
arabe (copte) fol. 2:!0. ou l( Canons écr i ts par Cl é-
ment. pape de Rome, sous la di c!t;e de son pr éceptcur
sain t Pi erre 1) , ms, arabe (me lchite] 23• . fol. 229, Catal ,
des »rss. arabe» tic POI'is, Par' is, IRtlJ-IS95, p. ;:¡S,
Cell e letlre in édit e a t't é tradui le en alle manil par Ri,'IIt'I,
Die l\i rc henreclü sqnellen des I'utriurchats ..t Ieruudrku,
l.elpzlg, 1900, p, 1611. Elle est d ivisée en 40 canons ou
plut ót pr éce ptes, par exernple : « Constr uis des "glises
et des monast éres (9i ; fai s memoi rs des morts, le troi -
siéme, le nr-uvi óme , le douzieure. le tren ti éme, le qua-
rnntieme j our et a la íl n de l' unn ée » ( 1'1) ; sur la censé-
cralion de l' égli sp l:!t.i) ; sur l'nuil e du IJ."POV et ses
ver-t us (':18); si UI1 li.li'le va dans l., sanctuaire et y Irappe
le on lui coupera la Illain (3.). En SOmllIP, celle
pii'ce est r<-cpnte et n'a pas dú exe reer grande intlllence.
\ ':msl.,h la dis..it pl pine d'a),sm"tlit,;s et n'en donnai t
m('me pas r al1alyse. llistoil'e de ["f.'l/l ise d·.4ll'x,U! ,"·ie,
1
, . -16- -
arlS. I ¡ . p. •
lIarnack éUlll ll,-re quelques au ll'es ,'c r its de Clt;ment
pel"d us ou conservi'S qui pl'u \'enl "ussi a,'oir Imit "ux
Illati,'res ca noni' lues pal' exemple ); , l)i<iascCl lie de Clé-
ment, mais se lllltlent a"oi r eu encore IllOins d'iml'ortauce
' (ue 1" lettre pr,;cl'dente. .·I /lchl'istlicll /c Lill . Die ['eber-
Ii('fel'lwg, p. ííí-íl'oO. F. ;\' ,\ U.
CANO NS PÉNITENT IELS. \ 'oi.. PI:;XITEXTl EL" .
CANONISATI ON. ApI'es ami r expose ce qui con-
cel'ne la canoniS:ttion dans romaine, nous tmi-
terons spécialement de la ea non isati on dans n :gl ise
I'usse.
l . CANONI SAT I ON DANS L'EGLlSE ROMAINE. - l. lI is-
lorique. 11 . ll l;tinilion. 11 1. 11i ,·ision. 1\' . Inf;o ill ihilité.
V. S:tfesse ,le dans les ca nonil':ltions. \'1. Procp-
dure ac tuelle.
l. - 1.. A potlu'oses l '{Úen lles el cal/Ol/i-
salio..... - Quoi qu'e n aient di t les herétiques, la
canonisation des s:tints n' est point de la part de
une ser,' ile imitalion ue rapothl' ose usitée dans r anli-
fJl . ité chez les genlils. Ell e en au cOllll'aire,
ess enliellemen t, élan t un acte puMic pm' lequel
un honune etait pl acé :iu r ang des dieux, 1'01111111' les
Homai ns, par exemple, le lirent d'ahord pour ROlllUlus,
puis, plus tal'd, pou r AlIg"uste e t plusieurs memhres de
la f:tllli lle ilnpl' l'iah· . Cf. Titp Li\'e, fl isl . ¡'Olll., l. 1, n. 16:
Tacit e, Annal., 1. I \' , D. 15, ::.5 ; 1. XII. n . 69 ; Suélone,
\7it a Octal'iani .,l lIgl/sl i, 1' , e l; r il a C. Jlllii C;rsm-is,
1' , I.XXXVIII ; Phllal'que, r ila 1101/11I1; ; lI iodor e de Sicil e,
ll ist ., XVII, -11 :3 ; 1.\' 1, 4:! ; LXXIV, 5; Cicéron, De na/l tl'a
"1'01'11111,1. 11 , n. DiI' . il/s li lul., 1. 1. n. n ,
P. L, t. \'1, col. I!r1. 19. sq.; :\Iinutius Félix, OClat'ius,
C. XXIII, P. L. , 1. 11 1, col. 310. I1 a faUn c"de r au pI,.;jugé
de ceux qui acc usenl les catholiques d'atlorer les
pollr donner unt' p:t1'ei lle origine aux canon isations.
11 )' a, en elfel, des t1 ill¡"r.mces caractel"istiqups en tre
les ca noni sa lions df's sa ints et les apotheoses p:ü..nnes.
[l 'abord, en placant les saints Sllr les " Iltpls, r t glise
n"enteml nul lt'mpnt ,' n faire des di eux ; ell e aflirlll(,
seult' men t '1ue fli eu a I'i'colllpensé ,l:tns leciel leurs ve rtus
héro'ques, et «u'ils sont pour les ehréliens des modéles
el des intercesseurs pllissanls. li s sont les alllis de [lieu
aprés a\'Oir éti' ses ser \'iteurs. Cetl e di n;;rence (o lail d,;joi in-
di'l ui'e par s:,i nt .-\ugustin "ux hér,;ti'llIes et aux pai'ens
II/:.!i
ti" son De riuitatc D" i , 1. XXII. e, x, I' , l•.,
l. :XI I, col. Cf. s . Cyrill e dAh-xnndr n-, I:ou (¡',du/ia -
1111111, 1. \" 1, I' , G., l. I.X X\·I, col. íI'H-7t-11.
lit , plus, les pau-ns I,'s hunnr-ui-s d., l'a po-
1I 11',ose a ux e mperi-urs, a ux imp éra u-ices , il leurs prochcs
parcnt s, ou 1I 1t' 1II<' il leur-s Iuvoeis el i, Il'ul's Iavorites.
les Au¡,:uslt· s et les per sonnes d, ' leur
iu mu-dia t pouvai r-nt de ve nir d éesses ou du-u x, r rn ne
conna il pas un exe mple d'u n homme du pe uple ou de
co ndition mo verme. arhuis apres sa 11101' 1 a ,It' u-ls hon-
neurs. ch' l'Fglise ca thu lique cauoni se non seulement les
r ois el les ponti fes . mai s tous ce ux qui l' ont 1II,' r ih' ,
Iussent-il s . Ie: perite condition aux H'UX tI"s houu nes.
Lorsquils d éc ernaient l'apothéose, les anciens con-i-
<I,··raient se ulenu-nt It' raug soci al du .I.:funl ; a u-s i
pla. -ai r-nt- ils dans I'llh mpe ,I..s hommes perrlus d,' m' ('III'5.
souill .' s tous les c r-imes, vrais monst res d., J'lllllu;lnih' .
selon la j usl e ohsenalion ti.. saint D,' ri,·,tole
O" j . 1. VI. e. IX, P. L. , t. Xl.! . col. sq" el aillt' III'S,
1. 1-\"11. 1'<"l'on .Ii\' in isa I"impwl i'lue 1'01'1" ' 1' , sa eolleu-
hine, apr"'s I'a\'oil' hl.' e d'uu co up ti" pi,"l. Cal'"c" lIa lit
,Ii.,u SOIl fr"l'e . ;' ·la, 'Iu'il a\'ait assassin,' , POUI' se .1, '1 ' '11' -
rasser ,I"UII ri val. I't il lit aeell e ce jl' Ud, ' lI",ts
d'une s:\II
r
lanle ironi e : SiC di,'us , d UlII UlOdo UUIt si t
1.'i l' IIS ! Ce. Tacilt' . .·Imw/., 1. XIII , u, 1. X\' . u.
1. X\"I. n . 6 ; I n .\",' ,',1/1 . • e. xx\' ; lIioll Cass ius.
l/ .sl . "OU'., I. LXI II. L' f:glise 11l' I'tl ce snr h's 3ult,Is
' (Uf' cenx ,le ses e nranls '1ni ont p,'ali'( n,; I' h.' -
r o, sm.' It·s plus snLliu1<'s n ·I·lus .
I.('s I"'eu\'es donl se conl " nl"i" ul les a ncÍt' ns ponl'
eroil'" it la di ,inilt; ,I' un mOl'I, d,'s I'h" insi¡.:ni-
lian ll' s PI des plus r i,licul es. Le COl'l's du ,"' funl d,.i (
sole nn,· II" Illl' nl Itrill". SUI' un IJ"'chel' . 3\Ce
une proru,ion .Ie el d'ar Ol u3tes. I' ,'s I,' s P" "luil""' s
tlammcs, nll ..!Ie. qu i .' (,' dissilHuh; :\U sOlltlu"1 tlu
Il\olllllllt' nl fnneLr e. chass,', pa,· 1" eha"' III', ,·t
I"on 1'I,,:lt' llllai l qu' jl elllpor lail au ciel Lilu,' du nou n 'au
tli eu. lIans I,' s ,I' une illlp"I·alrice. r ai ;:le ,' tait
r<'l uplae,' p.ll' un paon . I...·r od ien. /l isl . "0111., I. l \". c. 11,
111. Uu hien , il s ullisa il qne le pl'eltli"r n' nu aflir ll1,.1
a\'oir \ 'U 11' tI,"funl d,l\ls la gloire illtlllorlt'III', CO\ll llle l.'
tit pour HO\llulus , que les s.;nal elll'S a\·ai.' nl lllt' . uu
e" r laill I' roculus .1 unius. soudoye p:u' les as s.1ssins t'lIX-
1Il"lll es. Tile I.i"e, en f,.it. m;tI"lu,' sun
.' Ionn,·mf'n l ' 111 '011 t' Í1 1 allluís a\'ec la nl ,1.. faci lilt ' U" ,'
p:.....·ill .· I/ isl , rOIll , . I. I. e, XVI. Les l' \II pen' III's.
,·Usl' mhl., hle OCelll'l'.·nee, .It's h"lIloius
eomplaisa nts , n I loul ce ' Iue ,'oulait
h' Ina ilt'e.
Pou r e;monis"I' un sen ile ur de Uieu. I" b:l ise ",' cJal ue
e
des I'reuves absolull1enl !'on ,¡"erel esl
le .h'l' uiel· ac le , I'u n pr oees lon g el luinulicux. au cours
duquel "i e tlu .1,;l"u nl ete ..;e avce plus
S"\·...l'e critique. 11 n'esl por le q ue si le chr.;lien pouss"
trmt es les \"Cr tus j us qu';i I'heroisnle, el si des mil'acles
inconteslahl es ont ele operes son inl ereession . Yoir
(;, Boissier , . I put" éose, le Di d i oll ll ni r e e/!'s a llli-
quités !I""!'Il " es l'I I'UIIIll i II.'S dI' lIa,'elll bl'rg el l. 1,
p. 3:!;.!-:!:!í . 1_1 C:t nonisalion des nI' ti re IIonc p:os
son OI'i¡,; iuc dl's apolheoses paien nes.
Bell;.rmi n, De be(ll il. et cmlVll i:nl . S( I1/ C/o'·IIII •• I. 1,
C. \'JI . dans les COII I I'm'. , -i in· fol.. I' ,Ir is. !lil :!. t. 11 ,
col. 700, en \'oil les premiers lin""\IIenI5 tlans l' \ neil' n
I'l'slalll enl. L'aul"III' ins p;"': de I"Ecclt'siasti'lue, e n dTel ,
,1.:Clara sainls el ea noni ses en qllel 'lue sor l.' Enoch, :'\01' .
Altraha m, et les jusles 1I 0n l il fail 1",'l oge. XI. I\' -I.I .
Ces huil e hapitres pl'u\'enl eh'e consid,··..<'s eomme 11111..'
bulle 11,' eanonisa lioll eolleeti\"e des sa inls d ·l s..a<-l .
:!o CIl/te d.,s 1I1(11'11/"S "(II' S la }Jr i ll1i l i ,'e 1;g/ i .<e. - L,·
pI'elllil'r culte '1l1i fui renrlu aux s3inls dans fuI
ee lll i ·Ies Les fiddes recue illaient el n;n': rai.' nl
les r el i'llles de ces h': ros, Des :lulels, d.' s oraloires elaienl
<' 11'\eS sur It' ur s lombes . el les p..elres y cl,J,' Lra ient les
ll1)"st... ..es. Voi r l. 1, col. C,' fuI la pl us unci enne
et la plus simple for-me tic 1,. ca nonisation : Plle fui en
vigueur durant les si écles 11 ., la pers écution . l.es a nnive r-
saires .k s ma.'ln s r emon tent a u lJ e e. C.. lui .Iu
luartyre de saint Pol ycnrpe (t 1;,;» fui in,lilu,' i. SIII)rIll'
nussit ót apres sa ur nrt . Mad y" . ['ul yl'(l"p ;, n. 3, Funk ,
I' ut res " ¡Joslu/id , Tubingue, mOl , t. 1, p. ;3: lli. IIu nv 1"'11
donner la prr-uve qui ls ont etc aussi anciens il Home. Les
ru.u-tyrs autlu-ntiques du 11" siecle ne sonl pas i nscri ts ,fans
les ca lc ndr i,' r s eccl ésiastiques dn temps ,1" Consta nt in .
Les an niversa iras marqués dans Cl'S ca h-rubi ers sr- rap-
portent ,. des mart yrs du 111' si écle au plus .. jI. .\ part ir
du lile si ecle, c él ébra tion rl'une so le nnit é ecclvsias-
tique en I'honneur des "lar l,...s devi nt d'un usage uni -
ver-sel . Ces a nniversaires ,;I<.i.' nl na tu r r-l lemcnt f.... es
local es. Chaque t glise honor.rit ses sa ints. 1111 e,·,I,'It I". il
quclquefois une conumunomtion 11.' n,:r;lI., ,le tou s lr-s
rs de la locali l..·• soit ' IUl' c<' tll' f" ll' hit ul1 i' IUI', S011
'1 u"' lIe s';.joul:it au s f';les pal'l ieul i.....es chaque sa in!.
'1" ' lIuchesnl..' . (}"'gill cs ,I u cII/te ch"étiell , " a ris,
fl J Ce. '\ lIpISli u, 111 .ml n/i CYP";,,"i " ", ,'-
II/"is : Serlll ., CCl :X, e. 11 , n. :!, ('. L. , l. XXX\·II. col. 1'17:1 ;
I'rud..nce, D,' ...mel i ' ·illco'l/.ti i, / ' . loo , t. I.X.
eul. 110; Ellsl·" e. TI. f: ., J\'. 1:; ; \ . J. 1' . r; ., l. xx ,
col. :Iti l , \118 : . I d a sau""W!lIl1 , I' al'is , ltóli:!. janu:lI'ii 1. 11 ,
1'. 70!1; ' l:tI, ill on• .ll lls:'·/l1l1 il (l/ie """ :! iu-I", I' .ll·is.
t. J, p. :?jlJ; n id ioJl lllli"e <l.", a llli-
']!lites c/1I'él ielllles, 2" ,:'(i l.. I' a..is . 11'7í . p. 211 1-:!IKI .
' b is Ilu;me alors. pl' r sol1ne nI-' r'·n. lr.· 1111 cull.·
pul .lie a UI1 .narl' r .( ue pal' .11' 1""n ''1ul..' <' 1a\':ml
'fue le m3..1yrl' n'el,1 l' lo' prou n ;. III ' s chn' li.'ns 'lI is ;',
mort \Íol" lll uH'nt nt' 1II,' r itai"1I1 lt' li!l'e ,lo, 1II ;l ..
11 el ail done i ..l' !le prps<'r\ el' I.'S 1i,I'-'¡es des t' l1 II';ti -
1I <'IIl l'nls r,' sllll,nl ,I' un .' nlhousi.I""le qui U" se, ., it vas
,iusli li,;. Cf. E /,iSI ., XX:HIJ . n . J XXI X,
/'. L. , t. IV. col. S. Opl,'l. [je sd uslll n l e do'lnl i-
st(ll'UIII, 1. 1. /). L .. t. XI . col. I\ uiuar t• . \o-ln 111 (1/'-
ly,' ulII si ,,,,e,'a el sel cl'/n. p ..a'f. . !o,II. 71. in · rol. . ,-\111 , 11'1'-
d;ulI. 1';1:1, 1" LXXV; 'I:. bill on . Ada sa lll'l""II))1 0,..1.
:-; , /l elled ;,'ti , 9 i n·f"I. , 1'" r is o1IX;."-I 71;-1, pl""f. ;ul s" 'e. \".!i ti ,
11 . K., 1. \", p. LX" , f In r ecu('i 11'1 it soigllf' usl 'lIIl'ul les ach's dl's
\ ' oir l. l . col. :1:!O-;\:!1. el / lid Í/tlu,, '; ,'e ,/'a,'c" éo-
'Ugil' d ll'él i ellll e et d,' /i l 'U'!1ie, par ,10111 C"b..ol. 1, J ,
col. aí:l-\ lIi. Toulefois, iI n "'SI p:ts c.' r lain 'III 'UnI' eor pora-
liou .Ie nota ..u ehl't'tiens ail,' l'; oflicielll-' ull' nl eha rg,>e de
copier acles dl's lIlar l)'rs dans les g,'c' T,'s ,fes
ou tle sl' ·no¡:r:. plt il' I' les inh·rrog.1toi n 's iI
..U1' du l. i be" /JOnl ,/;'·n/is rallae he. il !'s l ' rai, iI eelle
('h;u'goe I' instilul ion dl's nolair.'s eecl .'sias li'l ues de HOIll I'.
11 fai t r elll on t. 'r á sainl CI,' menl. ,' dit. Uuehesne. t. 1,
1" 1:!3 ; il all l'ilme á saint .-\ ul er os un z"'le pa.'l iculier a
reclterehel' et a consener les aet es des I.lar h·rs, ibid. ,
p. I ií, el a sainl Fabien un e ordonnance '1U;'
sepl sous-di ac r es de sUl'Vei lle r le lra\'ail des notaires.
l bid., p. l.w. )Iais les \"l; .. foneti ons dl's notair es
sonl men lion n,:es dans la notice de sainl
.1 ul.' s. l bi d" p. :!(I;) . Les a nl er Íl' ur s n'ont
pas de "alenr hislorique. <' t .\ 1'" Il u.:ll('sne. Le Li be.'
' '' I/l l i/im lis, in lrorlucti on, 1. J. p. e-.... pense '1 ue
di' Li b,' " "oulu faire r emon ler le plus possilJle
I'ori ginl' ,l u eor ps d.' s I'cc lo"siasti' lues, el kll " a
, Ionm' .It's allri ltll tions compalibles a\'ee s illlalion de
It :glise penda ni les pc..sl'e ulions.:t u mo ins lelle ' fu'il se
):0 lig- ul'3il. En I·':a(ite. ¡es grcfli.·rs du l..
ou des 1I 0l m·i i de ci rconslanee 'Iui eonsi;:naie nl. les
uns ofliciell..ment, les 3Illres de leur propl'e autOl'i te ,
les pr oces-\'er bau x des inler r ogatoir es des lila1'1\'1'5,
Lt's proci's- \'erhaux ofliciels plaie n! d':pos":s les
;u'ehi\'es li s exislaienl eneore ap..es la
de l' Egl ise. el ils ont ser"i de aux ]llISsiolles
IlltU'III"UIII . A HOl11e. cepe ntlanl , il n'esl ....si,: qu'un seul
spee imen d'acles aUlbl' nliques ..1 sincl' M' s : ce sonl Il's
iulerrogal oi ..es de sainl .Justin el ,le ses eomp:.;:nons.
D.\ XS L' ÉGLl SE nOjIAIXE
1630
Aussi les Gesta mart qrum romains ont peu dautorit é
aupres des cri tiques de nos jou rs. ' "oir A. Iiufourcq,
f:tllti.. SUl' l es Gest a marturuni ¡'olllaiIlS, Paris, 1!loO.
Dans d'autres pa}"s, en Afrique surtout , il s'en est con-
serv é un grand nomhre. P. Histoire
li tt érnire de 1'.-1(riq/le chrét ien ne, Par is, -}!IUI. I!IO:!.
t. 1, p. G5-!Jr.; 1.11. p. doin H, Leclercq, L '.4fr i-
ove chrétieune, Par ís , !!IOi, t. 1, p. 2i9-:!:-,1. Cela tienl
sans doute á ce que lautorit é eccl ésiast iqne s'en est plns
occupée qu'elle ne l'a fait ,. Rome. Cvprien, exil é
de Carthage. écr'ivai t aux cI"I'CS de son É;:lise : « Xotez
sur la Iis te les [ours o ú meur enl les confesseurs, pour
que nous puissions c él ébr er leur anniversai re au milieu
des tombeau x des martyrs. 11 Epi sl . , XII , :!. édit. Hartel ,
rn concile afrieain, tenu a IIippone en 3!la, constate et
autoríse l'usage de lire á l' égf ise les passions des martyrs
au jour de leur féte : Liceat et ialll leg i I'assiolles mal'-
tY" lIm C/IIl, mlllive"sar ii dies eO"/l1I1 l'eleb,'ant/li'. ll ar-
douín, Coll ect . conei/., 1. l. col. 886; (.'01161.,
1. IIJ. col. !J:!'t. Cf. dom Lecle rcq . o p . cit .. 1. 1, p. 11, 75.
7ti, A Home, on ne le íaisait paso Le d écret D,'
" eci p iemlis et nOIl re6 piellJis libr i s, attribu é il saí n t
l; elase, mai s composé, al! moi ns, pour la secorule parlie,
dans la p,'emiÉ're moili.' du n ' si i ele, deel ar e expl'l'sse-
ltll' n l que 1.1lecl m'e des Ges/a mart!/"Iml elait inlerdite ,.
Rome dans les r eunions du culte ; Sec/llldllm allti'lllalll
cmls/let/ldilll'lIl, sil/gll/m'i ca/l/ela, ill sallcta Romalla
E,'c/esia 111m /eglll//tII ·, 'l uia e/ cormll 'llli cOllsc" ipser e
lIomilla llellitl/s igIlOl'allt /lr, et ab illfid"¡ib/ls et idiot i s
s/lperfl/la au / 1IIil1/1s apta q/l am ¡'ei O/'do ( Ife" i/, esse
I ", /ol/ t m' . A. Thiel , Epist . 1' om. l'Ollt ., l. l. p. '158:
Preuschen, .-lna/eela, p. 1,. 1. Le Liber I lOlltif;cal is, qui
,'sI conlemporain. parl e des (' ,'sta. mais ne dit nulle part
qu'il s fussent rohjet ,rune lechu'e publique a I'''gli se.
r. I,egoire le r;rand. éCI'i\ ant . en 5!18, :. Eulm:i us .

palrial'Che d'Alexa ndrie, constate que I('s passions des
élaient io P"U PI" 'S inconnues io Rome, io la lin d,'
ce IIIl'me si"'cle. Epist ., 1. \"In, episl. nlX, P. L.,
1. LXX\"ll . col. H3u-ual ; Jalle. Reges/a, n . Ij17. Dans la
l ;aul e, aI'époque m<-I'o\'ingienne, on lisail ofticiellemenl
les passions des mart YI's. l\labillon. D ,' litllr!lla gal -
licalla, 1. 1, C. v. 7. P. L. , t. LXXII. col. la:!- 13a. Plus
tardo a HOllll' meme on les 1ul. Le pape Adl'ien .'cI'it a
Chal'1emagne en 7!J'l : Passiolles sanetol"lllll- mal'l!/" Iml
sallc/i callolles cenSll erllllt u/ l i ceat ,'as etiam in ecc1e-
sia /egi, ,' W Il alllli/','rsa"i i " i es e",.um ,'eleb'·llllt lll ·. P. L .,
t . xenll. col. Ces « sa ints canons " sont ceux de
r Égl ise d·.-\fr il[u,' , intl'Oduils au VI" sieel,' par Denys le
Peli t dans son Code.•' CCl/W1l1WI, sui\'i a Rome a u temps
du pape Adrien. Cr. Ducltesne. Lí' L ; ber p,," / ifil'al i s, 1. l.
p. CI .
Des le IV" sieele. rÉ;:lise d'Afl'ique établil une disline-
lion entr'e les ,'eco' lII us et ce ux qui nI' 1',;laient
paso ;fl l el' 1'i1l"i .." t os el 1/on 1'i nd i ca/os. Au r apport de
saint Oplal de :\lil e\'e, aUllatist .. 1. I. )(j, P. L.,
1. Xl. col. HIü-!J17, une matr'one d,' Cal' lhage. nommée
Lucille, fuI l'eprimandpe pal' ral'chidiacI'e Ceci lie n pt
censur ee pal' son "\eque, pal'ce qu·ell ., a\'ait baise, au
lIlomenl de I'ece\"oil' la comlll union , les I'eli ques d' un
clll'etien , mOl'1 pour la foi, mais n'ay,mt P.1S enCOl'e été
ofliciellement reconnu comme mal'!\r. 1/Ullrtllm t ' i ml i -
"a/US. C"ét ait l' ,;..-eque du diocese 'Iui faisail on li na il't'lIwn t
eelle I'econnaissance oflicielle. ,"oir' aussi Pierre Coustant .
Epist. ,'om. l'flll/ifi cum, in-foI.. l'aris , 17:!I, t. 1, p. I:!O :
l\la rtigny, Di et i oll ll ai ,'e des all/iquités C/.,.ét,ell lles.
I' aris , 1877, p.IIU. Cf. I3ellal'luin. De sal/eti/. et beatif.
Salle/o"lm, . 1. 1, C. VIII. t . 11, col. 7UI : llenoit XI\" . De
se¡' I'o/'Utl l Dei beat ifica/iolle el beato"lnll callolli :atiol1e,
Jtj in-4,o, 1713-- l lIj . 1. 1, c. IIJ. n. 7,1. l. p. 18 sq,
Hans les Eglises d'Afrique cependant. le jugeme nt élait
por lt' pal' le métro politain entom',' de ses s utrr'agan ts
I·,;unis en concile: pu is. pl us tanl. il fut I'eser\'é unique-
Ineut d U priulal d" Cal'thac:e. c r. BI" ' I' i eu/ lI ll1
. ' .
collat ionum CUIlI donot istis, coll . III , C. XIIJ, n . 25. P. L. ,
t. XLIII. col. 6a8 ; Lupus, S!tllndol ' um gellera/ i ulll ae
pr ovillciol illlll derreln et call olles scholiis illustrat i ,
_ . e l , - t ., 1- ')' 1-') ' . ')6 '
1 10-10 .. emse, 1_"- ' _1>, 1. 1\ . p. _ • sq.
Celle discipline avait une ra ison d' étre toute sp éciale
en ces temps oú lh érésie ava it auss¡ ses rnartvrs. L' Éaliso
devait done s'e nqu éri r avee soin de la cause quí
fait le mnrt yr : 'Jure marujrem [ucit ; causa ill ql ti ,'cll da
est, afi n di' ne pas lai sser d écerner des honneurs illllll"-
rlt és :1 ce ux qui étaient morts hors de S3 communíon .
Cependanl il parattrait qu' á Home. il la fin du IV" si ecle,
on n'avait, dans les mil ieu x cul tivés, qu'une tres i mpa r-
faile connaissa nce de I'Iustoire des mar tyrs qui y ava ient
soutlert , A. Dufourcq. Et ude Sll/' l es Gesta mal' /Y¡' uIII
/'olllaiIiS. Pari s, I!lUU. p. 17. Cí. Duchesue, Le L iber pon-
t ificalis, Paris,' 18:;:6. t. 1, p. LXXXI X-f:. Yoir cependant
11 . :\la l'lJcchi . El éments f/'m'c/u!ologie ckr étienne, París,
Home. \!lOO. t. 1, p. 130-13:3.
Bieut ót on se lit des emprunts, et les saints les plus
c élebres furen t fét és ailleurs que dans Ieur patri e. Quel-
ques-u ns , comme saint Xyste et saint Laureut de Rome,
sai nt Cypríen de Curthage, etc.. parvi ru-ent a une vén é-
ration a peu pr és universell e. Pnr des lettres circulaíres
ou encyel i'lues, cer tai nes se conulluni'luaient les
actes de le Ul's I'especli fs. soit alin que ces
::Ioripux combats pour la foi et ces Iriomphes écl .llants
fussent conn us de lous; soi t aussi alin '1ue le cuIte d(' leurs
ma r tyrs, a utu!'ise chez elles pal ' le j ugement de rautorité
ecclt:sia sli'lue du I¡eu , s'etelllli t de pl'Oehe en pl'Oche par
le j ug-ement successif des aulr'es "\·"ques (Iui approu-
\el'aient ces actes. Lecture publique des acles approun is
<'tait faitp dans les reunions des (idi'l es, pI' inci pale menl
au j om' anni\"ersaire du tr"pas (:Iorieux du marty" . C"¿lait
a la fois un eu lte de \ <' nel'3tion pomo ceux q ue le Chl'bl
¡n'ai t cOlll'onnés da ns le ci el. et un eneouragemenl ou
une I' rédication sa lutai l'e pom' ceux '1ui reslaient sm' la
ten 'e. Cr. Huinad• ."l ela mar t!/" um sillce"a et selecta,
Imer., 1. n . 3; 2. n. la, in-foI.. Amsterdal1l, 1713, p. IIJ.
JI. v: I','udence, H ymnl/s sall c/ i H i pl 'ol yt i ad l'alesia-
nll-m episcopu//I, XI, De co/'o-
\' . I!Ij SI) .. P. L. , t . LX, col. :;:>1 sq.
l'lusi em's de ces lettr'es enqcl iques de la plus haule
antiquill' sont panenues j us 'l u'it nous : pal' e'l:(,lIIpl,' ,
celle ue rÉglise de sur le de saint Poh-
ca rpe, Eusebe, H. E., IV, Ij, P. G.. 1. X'\:, col. 361 ;
FlInl,. ['at¡'es oIJuslolil"Í , Tuhingue. I!IOI . t. 1, p. 31
celles des Éd ises de ,"ienne et de b 'on sur le m'Il'h"r e de
. ' .
saint Polin el de sescompa¡:mons. Eusl' be, v. j . P. G., t. xx,
col. W8. Les letlres de ce gem'e envoy"es a une t ·¡.d ise nI' s'y
.Il'I·"I:, ient point : ma is ce lle-ci, aprl's en amir' pris une
copie authenli'l ue, les faisait passel' ,i d'auh'''s , lJans ce
huI, Sou\·,' nt ces letlr'es se terlllinaient par une formu le
semblable it eell,' qui se tl'OlI\'e a la fin de la letlre de
r Egli se de : (Jure vos, l l ost ear¡ualll aeCel'el'i t;s,
mga lll us Ilt ad ( r a /r es II l t el'; Il S pusilos epis/olalll mit-
tatis; r¡110 et illi Dom i l/ um belledi call t. (J ll i ex sllis fa-
m ll/is '1 llUscmllr¡ue I'U./l el i gi l . Uu encol'e comme celle-ci :
Hrec l l etn l l el' \'OS ut crete,'is cnllegi s vestris ; ll llotescallt .
prien, Epi st ., LXXXII. P. L. , 1. 1\', col. 4,30. Les trans-
lations d,' I'eliques , r eelles ou r epI'esenlali \'es, ,Ionnf'ol' ent .
il parlir du 1\"' s iecl ... un grand ..ssor a la diffusion du
cuIt" des Cf. Act a sallctm'ulll, pra'f. gen .. c. 1,
Paris. 18tH, janual'i i t. 1, p. XI Vsq .: Euspbe, H. E.•
\'. 3, P. G.• 1. 'I:'\:, col. 3W: (;I'.:g-oil·e de Tours,
" .
De f//' l/'ia martY" lwl, 1. 1. n. :>1. 1' . L ., t. LXXI,
col. í 5il. 76::1 ; :\Iabillon. AN a sanctm'lml m·d. S . Relledi-
e/i, pr;ef.:ad s:ec. v, § 6, n . !l3. t. \' , p. LX ; Uenoit XIr , De
se"I'O"Il/11 Dei beati( . et beato,' ('(lllOlli : ., 1. I. c. IV,
n . sq.. t . l. p.20 sq.: A.e/a sall c/m'ulII, Paris. 1007.
j uli i t. VII. p. Ji7 ; Coustanl. op. ci t .. 1. 1, p. 813 ; 1\fabil-
Ion. V,'te¡'a all a /eeta, in-fol .. Paris, p. 68.
3
0
Cll /tC des cOII (essell r s. .-1 'l"elle élJ"r¡ue a-t-i/ CO//l-
mCllcé dall s /'i'g/i se? - C est seulement a pres )('
\li:ll C.\ XONIS .\ TlOX Il ANS I.'ECUSE n O:\I.\I r-i E 1
I\"" 'Iu" h-s canonisat ions s' ét..ndirent 3 e.. ux quj ,
nayan t pas \"'I'S" leur sa ng POUI' la íoi, s 'ét aie n t nea n-
moins ill ustn -s par des vertus ,'miu.. ntes . cett..
"PO' (U", .. u l'Ild, un ne trouve 1'1""'111(, aucune trace ,lo,
cul to puhli .. .. ..·e' ·l'ué a ux conü -ssou rs. Cf', ca rd, lton.r,
/l e¡' ullI lil /l/'gi l'(lj'11I1I Iibr¡ duo , 1. 11, e , XII, .. in-
101. , Tm-in , l í"l-'; -I í :;:;. t. 1Il, 1'. :!fili s fl ,; Inuocent 111. /1"
mysll'l'io missro, 1. 11 1. c. x, 1', L. , t. CCXVII, col.
Mahillou, 01', ";1., 11I ';o· r. :111 sa -c, v. u . !Ií, l. v, p , l.XI \'.
On a U,,'III1' suppos" que le cu lh- des conñ -sseurs 111'
fuI pas introduit dans rf'glisp avant le VJI" siecle, cal'
Ip pa pe l tonifuce 1\' , él u ..u tiU8, aya n t consacn :'1 tous
les sain ts le Pan tlu'o n d' .\ gl'ippa , lu í don na le lih'" dp
Sai n11.'-:11"ri e-d,'s-I\I a1'1 yrs, S ancuc-.l/ti ,·i ni-tu!-.1/n1"/11" es,
sa ns auc une uren tion des eo nfe sseurs, 111l" 11Il'
pontifes , Cf', l.ettere ecclesiostiche, !J in-I «,
\" ' uise, rn u, l. 11 , p. t. I\", p. 1:'\0 ; t. vr. p , í 3. 11
suflit e..pr-mlant de Iire les IJi n /oguf's co rnpos és VPI'S
51,3 pal' saint (;I";goil'" le \ ;I'aml, un d.-s pl',' ,h' el' s-
Sl-III'S ,l" J:onil;,ce 1\" pom' se eOIl\':linel'e '1ue d"já ,
dppuis tl' mps a eeU.. ,'p0'lue, les eu nf, ·sseul's l'tai..ul
honor ';" " '''n eulte pul .li e. lJi nl oy " 1. 111 , e, xv . el
passi lll, 1' . l. " t. I,XXYlI. col. :!HI.
L'oLj eel iou fOI'\IIuh;e á pl'OpOS de I'aele d,' 1I1I ui race I\'
10mLe d','lI e-IIIl'u1l', si ron I'l'mal'iJue l[ue , ,1:lIIs l'anli-
l[u ill' ehl''''lil' nn,', les mols • mal·tYI's .) el " eoufessl' lIl'S ••
lI'a\'a ieul pas le seus s p,'eial el ddl'l'l ni u.' ' Iu'on 1l'1II' a
d oul\l' plus 1:II'd , .\ u eOlltl'ai l'l' , el ,'n \'I'l'lu m"me <1..
ils ,"lai..n l ell nsi ,!t"I'és eOlllllle synllny Ines .
On'él ait nu lIIal't , 1', ce lI'esl IIn tt' lIIoin , uu eouf"sselll'
. ,
de la foi , la pal 'ol e III';me d ll : (1lIIlI i s
q l/ i cVll li /e!Jil"l' m,' cOI'<I m Iw m i ni bl/ s, cOlllil,'bol' el
eg.. eum ,'oram meo, r¡ui in e,,'lis esl '! :l1"lIh ., :\,
3'!. Les anlt-Is ou ol'a loi l'l'S éle,,' s snl' le eOl' p" d..s lI1al '·
lyl's s'a ppelai,' nl in<liU" l'elllll ll' nl cOII{essioll es ou mar'-
Iy,'ir,. Dans !t' s ba,iIi'l nes 1'00ua iues uous m'OIls "nCOl'l'
les con{essions d" s.Jint Piel'l'e el '<l e sai nl Palll. IIp
meme, d,' s mar' / Y" i a .'Iai enl iJ:itis SIIl' I..s 100IIbes d,'s
eon fesse u,'s, .1"'1'01111' nous l'appOl'le ' lile sai u t '\n·
toi np eommau<la p:u' hlll ll il ill' ,I'ensewli l' sou COl'pS daos
un l' udroil absuhlll ... nl i¡;- nul'é ,It' tous , /Ie l'el' ytll ll i l/ s,
qui in i 11i" (..ei s di l i ssi 11 tUs e¡'nl, sl/blnlo ad ,' ill a m suarll
CU¡'P""(', mndyriltll, {nb"¡ car'el . 1 11 l'i la snlld i lI i /n-
,'ioni s, n . :11 , P. L., t. XXIII, co l. K•. .\ u Yl
e
si l'e1e, sa iul
b idOl"- de 1II ..lIait aussí les sa illls eonfesselll's : 11I
I'ang <les : n l/O aulelll Sl/1I1 mm'lYl'ii !/ew' ¡'a :
unl/m in " IWl'lrt ¡",<si oll e, n/le¡'um in oecuitll nnimi
virlule.. . ¡....un p,.1' "oc '/llOd se flIllniflolellli Deo in
con/e lII(lt'/(wc¡'wll , cl/llelis cW'¡lllli/llls elesitlel'Íis r esi -
slellles, eliam l'ncis I, ' mpor e ;mal' l y¡'eS ( ad i Sl/ n /.
EIYIlI O/ ., 1. \"11 , e. XI, n . p , L " t. L\:XXII, col. 2BI).
Cependau t, 1,· nOll1 <lu eonfesselll' prit a u 1\' . s i"cle la
si¡.: n ificalion d 'ase¿'le,
Des le l \"Osiecl .., lIeall eoup de solilail'es co mmeneel'ent
a <' 11'1' l,onOl'';s puLliqu"lIlen l, .. nll'e anh'es les P"l'es d,'
la vil' sai nl Panl , pl't""111i el' (Irlllill', sai nt
Anloiue, et sai nl lIi1al'ion, son d isciple. er.
f1. E " 1. 111. C. XI\"; 1. \'/11 , e. XIX, P. G" t. l.X\'II,
col. lOíí , \ 'el's la IIIl' lI1e époque, sain l Basile,
sainl lil'l;goil'e d,' Xazianze et sa i ul fil'égoir e de Xy'sse
pl'OnOncel' enl plus d'une fuis le ,It' sa iul
Ath anase el tle sa in l f:phl'em, aux d,'
lelll' 11101' 1. En Oceidenl. sai nt :\[al'l iu de Tours n'é ta il
pas moins hOllOI'l' . Sulpice Epis l ., 11, (/tI .-1l/l'e-
/iu-m, P. L. , t. XX, col. [';!' , le declare éga l :lI1X )Ual'IYTs :
N am , /icel ci ralio lelll / /OI 'is non pol uer i l /¡¡,roslm','
ma.'ty,'h,m, yl ll l' in lalll en m nl'IYI' l/1lI nun can'bil, qu i a
voto (l/IIl/e l'i l'I"lib"s ..t pol " i l esse 1I1a,'lyl' el t' ol " i l .
Cf. can\. Bona , 11",",,11I l i l ,"·!,i ..., 1. 11, e . XII, n . 3 ;
D,' nll li'/ "1S E cclesi ro ¡"it i /m" , 1. 1\' , e . XXX,
n . 3. '. in-fol. , \ ' ,'nise , I';SS, t. 11I , p . 198. Le le. eoueill'
p ro\'i ucial dl' TOIII'S, lenu en '!-til , pal'le de la f,'le d,'
sainl :\Ial'lin eOll'l11e d'une so l" nnit,; depuis longlell1ps
" n Hardouin, (:ol/e,'l i o c"lIcil .. t. 11 , col. ';!I:J"
/l ans It, eoumn t rl u Y" sii,dl' , unr- ''l,;lise flll k,li ,' "
ltomr- , pl·i·s de celle ,It· r- n I' honneur d..
sa i n t :\["rtin , pal' 1" p"pe él u en -III8.
er. l h-noit XI\' , /JI' se¡"'OI'IIIII Dei bcat qic., 1. I. P. V, u . 5,
1. 1, p . :-l:!. \ '"i ,' fJid ifllll1a ;l'e tlf'< alltir¡1l1lés
chretiennes, '!" ,' dil. , 1':II' is , 18íí , p.
Muis si I'a uturit.: ecclésiastiqu.- veilla at ten tivcmcn t á
e.. que se uls les vrais ruart yr s 1·.... ussent IIn cult .. puhl ic,
..11 ,' apporta encon- pl us , Il' soi ns pÜUI' 'lile seuls les
vrai s coufessvu rs fu- sent hOOOl'l' S P:II' le P" 11 ph- chr é-
tien . A k-ur s uj i-t l..s erreurs pouvaicn t se conu uet tre
avec plus de facilit é encere que po 11I' les m;II'l p's , dont
1,1 mort vioh-nte s uh i.. pour le Chri st étai t I' .. la t ivement
aisl'e Ú const.uer. hounues au-dess us lit"tout SOl1p \'on
el choisis par le P"Pl' ou les évéques , eurent mi-sie n dI'
co nsiuner pal' ,' cl'it les vert us h éroiq ues des coníesseur
'(ni deva ii-u t , "11'1' c.monis és, a iusi ( IUC les ru ir ach-s o pr-r és
1''11' eu x 011 1''''' lelll' inll'l'el' ssion p,' ndaut 1t'lIl' "i e l' t
;' PI'es kili' "' UI'L. e r. rl d a sallc(m'WII. pl....f. ¡;en. , c. 1,
2. I'al'i s, 1. 1, p. X".
(Ju II'0U' l', d:IIIS di, l" 's eonci ll's IIl'O\'ineiallx, t1l.'S IlI'es-
cl'i pli 'II1S e.• u"ni' l" l' S d"'li'uda lll de r .. nlll'l· IIn elllt..
plIl .li c a ., Ies s")' \' il,' u rs dI' lJieu, ,t\' an t '1ne (':oulm'il'·
eeelt's ias ti'l " e u' "ül pOl' I,' u n j ugl'llIl-nl uflieil'! Slll' I"m'
!"a intelt'; el il ne IU:l 1lt llH' p.ts. alul's, 11", 11t"CI'('ls
de la liste ti,'s Li,'nh"UI" 'IIX d,'s UOlIl S 'IU' III1" el'l'elll'
I'lIpnlai l'l"y ;,,-ait [l1'C."ll:lt l ll·I 'IIl t'1I1 ('Ls. rlls l'iul l'l' -
\'('ulion d,' ('alllo"ih' eUlllp"!t ' lIt... el'. L. llpus , ."!I"",/m' w ll
!,"lIel'n/ i u1l1 (lC p l'Ovi ll cillli1l1n de,.,.ela el CClIIOII"S, l . "',
!" :!I j:; s'l.
1''11' ,.ualo;.: ie ,1\'ee ce 'I"i "" pl'ali'l"ail pOlll' I..s 11I:II' tyrs
doul les :ocles élai eul tr'auslob ,I"ull e Eglise allx a ull'es,
alin '1"" kili' eultl' s·PIt'IHIit. 1" I';'eil d..s n' l't us 1" ' I'ollllles
d, 's eonfl'sselll'S et .Ie I"III'S Illil' acl..s ,' lail " II\'oy,' all x
di ue':'ses el ,1.. lit s,' I"'opagea il pl lls loiu eucOl·I' .
I nscl' ils tI:ms les dypli'llll'S SaCl'l;S ll(,s qui possé-
d,l i"llt 1,' ul ';; n'sles, uu d,'" pays ¡(ans les' (uel s par tI..s
pl'odiges lI iell a ,'ail Il,a nil"sl,' 1..Ill' ¡;Iuil'e, I(,s sa i nls
s' aj uul ail' n t pl'Ogl'l'ss i, enll'nt á eenx 'Iu'honm'ai ent Il's
aull'es J::¡;lises , cr. Bl' nuit XIV, D.' se'·""¡' . D" i /Ienlilic.
d de ',, 'al""·. 1. [, c. v, n , 7, l . l . 1"
,\ ins i da ns leul';; d ioe"""s I'esreetifs .. t apl' es u nf'
e n'l ll" tl' j m'i d i' lue, les " "" 'In..s dée" I'uaient ,IIIX
" ' ", ilem's de Il ipu les honll"III'S ,run CUltl' puhlic.
f:t:o it -l'l' lit IIn.. canuui sat illn Ill'''PI'l''"l'ul di te, ou sill'pl ..-
Illl' nl une h'-'alili ealion '? La sl.'eond.. h ypolh"'se p:II'aH d..
Io"alleoup la plus l)I'ol.ahle. Le pOII \'uil' d'lIn é "" ,/ ut', en
l'Il'o-I, n,' ,I;'pass.. pas Ics rl'Ontii-I','s de son dioeese, et il
esl l[e l'essenee de la Io,'alilicalion ,rél"l' Iilllitée a el'I'-
b ins lieux. Voi, ' col. W;3. L" elllte ne
s' ," I" \' ail a la di;.:uit.' d'une eanonis:olion '(111' 100'sque,
Il,lssaul de di oe"'se en dioeese, il s'l' ll'n<lail a rtglisp
"lIliel'l' , a\'ec rassent illll'nl l·XPI'.'S ou laeit.. d u som'el'ai n
puulífl" Cr. :\Ialoillon, Actll S<lllclllll/I/I m'tI . S, lJell ..dicli,
p.....f. atl sa' e, " . li . u . !12, 1. v. p . LlX; e;on za lez,
Co111me1lInl'ia pel'pl'i lIa i11sillglllos Ie,t'/ l/SI 1!J¡ .. /Jecr e/ nl .,
in-fol.. Lyon . /li';3, 1. 111, lit. XI.\", c . 1, n. í ; Bellal '-
Ini n , D e snllclu,'l/m !Jeal ilud" 1. 1. e. ""1, 1. 11, col. ';01 ;
I:enoit Xlr, op. ci t" 1. 1, e. v, n , !I. t. 1, p. 38 SI( .
.-1 qllelle ep"'I"e l es cn ll ses ele béalilicnli llll el el..
cnlloll isnlion {l/I'elll -elles /'ése¡·,',h's e.ccl usit"'lIlell/ au
SOl/vel'ai ll 1Julllil e :' - La diseipline dl' I"Eglise 10ue!J;ml
I,' eulte publie des sainls pel'si sla plus de mille ans,
tl' II,' que nOlls \'euons de r ..xpOSl' I'. Toulefois, du....ul
cetle longue p" l'iudl' , bien des alous s'élaient iuh'odll ils .
L' impI'lIdeul1' pi pIé dl' s IJl'lIrl es Il'Olll pée pal' d..s Vl'l'tllS
plus appal'enll's ' (Ul' l'l:ell ..s, el la Ill' gli genee d.. quel'[ues
"'\'éques it pI'ell,h'e les infül'lllalious qui d" \'aienl Ill' éeédél'
les béali liealions pal'lieul i"'l'es , obli¡;Pl'enl les p:'pes a Ul'
piliS s'e n leoil' a un si mple eonsenlelfll' n l laeilp, mais á
1','senl'1' a lem' h'ilHlIlal SUpl'l' me la eonnaissanee
ll"alIa¡¡'es aussi gmvcs. D,'s la fin du XI' sii'cle l'l au
1ü33 C.\ :'\ O:'\ I S ATIO:'\ DA:'\S I:EGLISE nCl;\I.\ISE 1634
commencement du XII", trhain 11, Calixle 11 el Eu-
!:ene III avaient d éclaré , a différ entes r eprises, que
Í'examen des vor tus et des mir acles de ceux qui paráis-
saienl dignes d' Mre i nscri ts 3 U catalogue des saints
devait avoir Iieu, de pr éférence et pour plus de s úret é-
dans les conciles, surtout dans les concites g én éra ux.
Celte restr iction ce peuda nl ne concer nait que les évéques,
1'31', m éme it celle époque, les pontifes r omains userent
fr t'quemmpnt du droit qui leur était uni versellernent
reconnu de pr onon cer des ca noni sations en dehors des
conciles : ainsi, par exemple, Eug éno 111. de sa seulr-
autor it é, ca non isa I'emporeu r sa int Hen ri ; Alexandre 111
ruit sur les a utels sai nt Édouard, r oi sa int
Thomas, archevéque de Cantorb éry, sain t Iternard. ahln'
,11' Clairvaux, 1'1 quelques autres, Cf. Benoít XI\', De
Dei becüi jirat .; 1. 1, C, \' 11I, n . I le, '1:; ;
c. X, n. 1, t. 1, p. 53, 5 1" 56, 61. 62.
11 esl difli cil e de préciser au j uste aque lle époque la
fac ult é de d écr éter des canonisations part iculi éres dans
leur dioc ése fui enlevée au x é""ques et r éserv éeau souve-
rai n pontife. La pr emi ére montion expresse et otficielle de
cette r eser ve se trouve dans u ne consti tution d'Aloxandre
III (11';0) ins érée dans le Cor pus [ uris ca llonid, Decre-
tal., 1. 111. lil, XL\", c. l . Lp pape y dil d'un moine que
ses confrpres \"oulai enl honorpr comme un sai nl :
Hooli ll em il/llm colere tlon l"'leSunwt i s, cmll etiamsi
1'1'1' ell m miranda p l ll l' illl a f i el 'el/t. /iOl/ l ieer et vobi s
i I l ll m pr o sallcto, absr¡lIe alll' tllrilatl' Romal/ le E cclesile,
t'flnel'a"i .
Au sujel de ce lextp uu ,' if débal s'est engagé enlr!'
canonistes. lis se son l demall dp si ces paroles in diquaient
une nou \"ellemenl fOl'mul ée pn fa, eur ,Iu pape,
it rexc1usioll de tout aulre é\"t'que ou pl'imat, et inlro-
,Iuisallt pour !"a,'enir un dl'oil nou\"eau : ou si elle s se
rappor laient i, une discipli ne antt'rieUl'p depuis longtemps
l'n ,-igueur.
La premiere fut soutenup par Uellarmin.
De beati tlld; ' Il' et Sal/ctorll m, 1. 1, c. \"111,
11 . 2, t . 11, col. ';111 ; par :\Iahill on el Luc ,L\ ch"ry, ..l el a
/II'd . S . H" l wr1.. pra-r. ad s;pc. \", 6, n , IOj,
1. \", p. l.XX; par Lupus, Synodol 'u /ll uell e.'al i1l1ll al'
p mvill C;al i lllll decret l ! et cal/Ol/ es, t , 1\' , p. :lli5, col. :2 ;
l'! llIéme pa r le j anspn isl e el schisma tique \'an Espen,
J lIS eedes;as/icll lll ,,"iversltm //Od i el'lIle disci l'l ill ,e
J,,':cser /im Belgi ;, Gall i a> et 1'ic ill arllm p l'Ol ' ill Cim'lI 11l
l!CeOlll lllodatlllll, ti in- fol., \"eni se. 1"i81-1';86 (la pre-
mier e édit ion, parue ;', LoU\'ain en 1';00. fu i mise a ri n-
tlex 'Iualr!' ans apres, cn l';Ole l. parl. 1. lil. X'1: 11, 1', IX ,
n , J'¡ , l. 1, p, 138.
D"autres aut purs son l d·a"is. au contrair e. que ces
paroles d'Alexandr e 111 nI' fir ent que consla ter une loi
:Illlér ie ur e, ou un e coulume existant d"jiJ. depuis un
cer lain temps. CL Gonzall'z, COlllmell ta ria pe"pe/ ua ;'1
si l/ gul os fe.d lls l ibl ', Decreta /. , 5 in-fol. , l6i3, 1. In.
lil, XLV, c. 1, n. 6 : Sébastien Dl'r ardi , Comlllell tari a i l/
j lls ecclesillst ;clun uuh'el"SlUU, !¡. i ll- i ·
l
• Yen ise, 17íS.
l. IV, parl. 1. di ss, 111 , c. 11I, p. WH ; ..le/a sanctur1l71l,
propyl:eull1, diss. XX. n , 6, Am'ers, Hi85, ll1aii t , \"11I.
1
_,, ·
p. ''' '
Quoi qu' il en soit, d'ailleurs . de celle contr o\"erse, il
.'s t cpr lai n, (l'a pI'es Ul'noil XIV, De sel'I' OI·. Dei beat i-
f i cat " 1. l . 1' , x, n. 6, 1. r, p. 6i, que les é\'eques
n'eurenl jamais le poU\'oir de prononcer de \"ér itabll's
canonisalions, En elfel. cOlll maDller que quelqu' un soit
hC?noré tI'un culte public et tenu comme saint dans
r Eglise uni" erselle, nI' saurai t appar tenir et n'appar-
lient j amais á des prplal s "ui n'a\"aienl qu'une juridic-
lion ,l imitL' e, dans un di océs e, une province, on meme
un Elal: ll1ais ce fu i toujours le droit pxclusif de celui
,tui est préposé au gOU\'er nement tle rEgli se entipre ,
Les é\"é'l ues n'eurent jamais d'autre faculté que cell e de
(,patitie." c'est-it-dir l' d'émellre un premier j ug-ement el
de ,1."cl'.'I!'r une canonisation tout e parliculier e dans
Ieur dioces e. Ce droit leur fu i laiss é jusqu'au temps
dAlexandre 111, cal', jusqu' á 1'1'111' époqua, on trouve
encore plusieurs exemples de bienhe nr eux plac és sur
les autels par la seule autor ité des évéques. Cf. Acta sall -
L'lO/' II I1l , julii 1. 1, p. 58'; ; j unii t , VII, p. 5,16 ; Mah illon,
.4mzales ord, S, Benedict r, t. \1, p. 5:35.
:\Iais a parlir de la promul gation de la d écr étale
d'Alexarulre Hl , I'opinion que non seulement le pouvoir
de canoniser, mais aussi celui de b éat ifier, était d ésor -
mais exclusive ruent r eservé au souver ain pont ife, devin t
presque g.;nér ale et prit cha que j our plus de cons ís-
tance. On ne rencontre, dans la sui te, que tres peu
d'exemples d' évéque s ayant usé de leur antique privil ége,
Cf. A cl a Sal/ l'Ior llm, l. 11I fchrunrri . p. 153 ; 1. 11I a pr ili s,
p. le';';, lis en ussrent moius encoré a pres les d,' fl'n se s
d' Innocent Hl rcnouvelant , qu urante ans aprés, el confir-
mant celle dAl exandre 111, Decretai. , 1. 11 1, tit , XLV,
c. n ; bulle CWIl seCllI!dll lll, du 3 a vi-il Buttar,
romall ., l. 11I a, p. 9!l, bulle de ca non isation de l'imp é-
r at r íce sai nte Cun éconde, mor- te en JOW, fJ upl'l ues-uns
ce penda nt cont inuer ent a penser que ce qui leur était
reti r é n' était pas la facul t é de b éatifier les serviteurs de
fli pu dan s Il'urs di oceses r cspectifs, mais seulemen l
celle de CO' tlpos er en leur honnpur unp messe el un
oflice parliculiers ; d'aull'!'s, plus larges d;¡ns l'interpréta-
t ion du docult1pnt pontifical, se cr m'enl meme autorisés
it concédpr a leur diocese un nou\"el office el une nou-
"ellp messe, e n r honneur des sainls dont ils
I'nco,'e la b,' atitication.
Au poinl dI' \" up histor ique 1'1'111' question esl donc bien
loin d' étre c1aire, Le sentilllpll l le plus probable esl celui
expr imé par Henoi t XI\", lit' sen' /II' , Dei beat ific., 1. 1,
c. x, n , 8, 1. 1, p. ¡ji , asa"oir : la d,' crétal e d'Alexandre In
résena r éellempnl a u sou\"pr ain pontife le dl'oit de béa -
tifipr les sen iteurs de Dipu ; lIIais ell e ne fui pas COlll-
prisp dans un spns aussi r igom',·ux par tous les ",'e'l ues.
La conlt'owrse a ce sujet nI' fut d,;fin iti wll1ent lranchée
que par les d,' cr ets dTrbai n \"111 du 13 mars et du
:2 ocl ohre 16:!;-" pI'omul gués d'abortl á Romp, puis pu -
Io liés a"ec une con fir ma tion spéciale dans un I)l'pf du
méme pape, I is H yel' lI sfl l e/ll ci ves, le ;) juil-
lel W3í , Les expr pssions en <' lalent !t'op c1aires pOUI'
laisser su bsis ler le moindre doutp. Dcp uis lors, iI est
incontestabl e "up le pou\"oir de canoniser et mpme ,1,'
béatifier est tellement r éser "é au soU\'erain pontife, qu' il
n 'apparlienl en aucune ni aux é\"eques, ni aux
:trche"é'l ues , primats ou patr iarc hes, ni :tux légals a l a-
tel'e, ni aux synodps pr o\' inciaux, ni au :-;aCl',;-Collpge , ou
méme aux conciles g" n"'raux p,'ndanl la \"acance d u
saint-siege. Cf, n arbosa, '/I/r ;s ('ccles;as/ i ci II l1ive¡'si l ibl' i
'.
t .-es, 2 in- fol., Lyon. lil ::;, TII c. l . De I"<' l i ,/ ui ís el !'elle-
I'al iOlle smlclnl'II /l1, n. 6-8 ; Rpilrenstuel, .1liS callol/iclIIll
,,"i vel'sulIl, 1. 111. t il. XL\", ;¡ 1, q. n , j in -fol. , Yenise,
Ii ';;j, l. 11I, p. ;',,::1 : Ya n Espen , J liS ecel esi ll sl i cll lII wli-
ver Sll lll, par!. 1, til. XXII , c. IX, n. 13, 11 in-fol.. Ye-
nise, 1. 1, p. [l,'lIarll1in, De sallcl Ol' lIIlt
beati tud., 1. 1, 1' , \"III , le ill-fol. , Paris, 1613, l. JI,
col. ';01 ; A eta sal/cto"III11, diss. XX, n . J ,
11 , lIIaii 1. \' 11I, p, I';I '-I';j' : Lupus, Sy" od01' lI 111 gelle-
¡'ali ulII dea el a et call ones, l. 1\", p. :!lij ; Andl'é du Saus-
say, )[m' I YI'OI..gilllll gall i call lllll, 2 in-fol. , Paris, 1Ii:38,
AI'0loget. de sa llctorll nt cld t u, ;¡ 1. 1, p,
11. ll EFI :"ITIO:" , - La canonisation esl racle solen-
nel par lequel le sou\"er ai n pont ife, j ugpan t en der-
nier I'essort et pOl'tanl une sentence déliniti\'e, inscrit
au catalogue d.,s saints un sen ileur de Dil'u, précédem-
ment béali li<' . Par 1'1'1 acte, le pape di'clarp f( up celui
qu'il , ient de pl acer sur les autds regnp naimellt lIans
la gloire " terllelle, et il comman,le ;', n::glise unher-
sell e ,le lui r endl'e en tou t 1i('U le culte ti ... aux sainls.
Ainsi ont la canoni salion la plupart des auteUl's,
a la sui te de nell arl.lin, !Ji' sal/ c/ Ol"1I1l1 la'a /itUlI " 1. 1,
C. \' 11. l. JI. col. l'!19, el ,J" I:pnoil \ IY, De Sl'rl 'O/' , Det
e.\
x11x1s , ,' \ '1' 1u' .,. 1\ .\ xs , ' l ' 1"l" 1 1 . E 1- \1 \ 1'" l ' . \ . \ l'\ . \ . \ • •• •• ,u. . .v r,
bcati] , rt brator, el m oll i za l. , 1. 1, e. XX\ IX. u. ;j. l. 11,
p. 1' ;11, 1.:. ca nonisation se !.lislin¡;1I 1' done d,' h,"alili-
cat ion, «n ce 'lile cel le-ci es l seuh- uu-nt un ae'" 1" ":1''1-
r atnil"t, au COUI"s dun Ion}! IH"OCt-s ; une s i l ll p l c pt"o,ui s-
sion accord ée it UII di ocese, iI une province, ir UII 1:: 1;.1.
011 iJ une eatégorie bien u,;t..rruin ée de personnes ,
couu ue par exeu ip le aux membres dune couununaut é
011 d'1I11 ordre r el igieux. Yon- UEATI FIf. ATl OX, col.
't!H.
()lIe JMr la sentc nce de canoni sati on le souveraín
pontife ait la volont é bien a rrétée dintiuu-r aux tidi-les
un précepte r igourt.'ux. cela résul te rnanitestenn-nt des
formul es dont il se se r t dans les bulles '11Ii l.• 1'1'0-
cla uu-nt . C,'S formules s01l 1 les suiv.mtes, 011 ,1';1lI11'1' s
aual ogues : l nter sali dos et electos al) Ecctesia
I,,' " ol'a l' i p l'recipi mlls.. .. 011 : .-t/lllslolica' sedis CIII-
rtoriuüe e(l l o /..go SCll'elOl'lI111 srri tn 1II01l(/Ol'illIllS; 011
r-ncore . ,I /.'lIwl'Í m u j l/ /el' sal/ c/ os (lb tllimi/JIIs tle e&/I'I'O
1;"1"; CCUS" lI llf-S, el (UUÚ l'eJ·sari UJU iI)si "S ti ¡elu soll'lulli -
1,,1' cclcbrori eOl/sli t ll i /ll lls ...• stut ueu te« ab Ecclesia
IllliveJ'sa /i itliu« lIIClllOl'i a lll quol ibct a lll/o }l í a .1" "0-
l i oll e ¡'"r(l/i rleI.el'e, ele. L.' s Illots si SOU\'enl ",:p;''';s
dans les hllll es ti" eanonisalion, sl allIi/lll/s. rI ,' cel ·lIilllu S.
1'l'ol/l(l/ljalllus. prouH'1I1 la III "UU' e hose.
lIa ns !t's bl'efs ,Ic I,,·'alificalioll . ils s,)nl ""IIlplaeés par
ceu x-ei : l et l/i1'e } lI'&Sentiltlll í ndu/gl'ull/s... : /i<'<' lI lialll et
{acuit o/e", clc., ou perrll b sioJl:-'
'Iui 111' sonl jalJl ,'is eoneéd.:es flue pomo d,' s ,' u,h'"ils
pr"cis. an'e une cl ause l'esll'ietÍ\"e .' 1 "' ar'l llall l 'Iu" la
Senl "lIce I'sl loin !.l 'plre : ti..llee aíi",! 1"'/' J\'''S.
l-el /"' /' a/.oslo/i ealll. ( lI el' i l s,,/el/ll/ile" on/l/m-
/1111I , I:uliu, les fOl'lllules usi lt!es dall s les Imllt' s de ea-
1I ooi""lioll sonl non seuleml' nl pl,.' cel' lÍ\'cS, IJlai" eOIll -
mioat oires ; d les fra ppelll d';m,.lhl' , uc r"u x ' Iui aur.IÍeul
la 3 lul.tCe de : r¡uuti ""n
cl'ediuws, l elll en ll' i o aUSIt , clmll'all'e lelllC/l·e..'t. . .. sci a l .
se, alle/udlc,'e B. Pel l' i. 1'1'illeipís a/losto/O..lIJIJ. (' II ¡ II S ,'el
iJIIIIIl'I'I/i "ices agimlls, allalhCllwlís l'i lll' lI/" iruUl<lIt-
I W JI .
L,' nl ol cOlluni:uli(l esl bealleoup 'Jloins ;lIlci" n elue
la chose 'I', 'il si¡.:nilie. Des les pr l'llIier s sii'c1es .11'
rElllise, il ) eul sainls IIonOl',' s !.l ·un eulle plllolic
pa r lous !t' s li,I"I,' s ; mais le mol cmlllni:u l,u ' )(' panlil
pas a\'oir ,' t.' Plnl' lo)'p a\'an l le XII'" siécle, L,' 1""lII i.'r
(Iui spmLle s'c n ,;Ire servi es l ¡ ', Jall'ie ou Ollll n, "" ,"I(U"
tle C.onsl 'llIce, dans sa Icll"e a u pape Calixlto ... I I I!I-
au sujl'l de la ranonisalíon d,' I-" "';IIU" COIll',,,1.
Dall s la plus ,tn li'l ue Imlll' !.le ea ullllisaliulI (lui soit pal'-
\'enuejlls'lll''¡ nous, eell e de saíul l'Irie. 1;\t}ljUe ,L\uf: s-
faite par le p.1pe Jean X\', le 11 jui n le
ler me canoll i : o lio 111' se r eneoull'e poi lll . CL Lal,hp,
I ; mt ci l ,. l . IX. p. ';i1; lIardouin . COII<'Íl., 1. \'1 , p. í::!í ;
lIIaLill olI. ,-t el a ,' u nct OI' III JI 01'<1. :S. B" ll ed í el i , )11';"'1'. a!.l
s:ee, \'. l: ü. n. 1. \', p. L\'III ; A cta san.·lm·IIJ11 , Julí i
l . 11, p. n. :3U sl(.; p. SO, n . ::11, sl(.;
d
' , . " .) " 1-»' l ...· G/
''' s, ........ . n. _, mall l . HII, 1" •_ ; )11 "':1J1¡:e, ossa-
)'i"'lI merli<e el i ll lim& /ClI í ll í l al i s, ,"d il . lIenselal'l ,
í ill -fol. . 1\lI' ís, 18:'>ll. t. 11 . p. Iu'; ; :\bl·lign y. D,cl í ou-
ll aÍ/'e des auliqllí les r/lI'él i e/mes, París, 1l'Ii, p. I I!, ;
:\ll)roui , Di: illllaho di el'lI d i :iolle Slol'í cv-eecles;(lsl iL'a,
ve CaIlOI/l : : a:wlle. l: l . l . \'11 . p.
111 , 1I '\"lsl(I :-. - 1" L OIl Oll isal i ol/ 1,(IJ·t i clI / i ¡')'e el cu·
ntll/isalj ,," ' 1,' w'I'o!e. - CeUe disli llclion fuI ,'n usa" e
aul refois. p' :lIlla nl ulle !.l izaine de sipeles, qll antl la rt i';;-
eiplilll' eeel,'sias lique aeeordaíl a u:< é'éques le ,Ir'oil !.l e
u,;ee, 'n,'I' aU:< sen i leurs !.l e Dieu 1111 culle puLlic dans
!t' urs ,J iocpses. De eelle eallonisalion de\' I'-
oail IIni\'cl'Sell e. loesqlle le eulle s'''lenda il ;. l'f:¡:l ise
enlii'rc "al' r ..ssenlilllPnl ou le eonsenlemenl !.lll sou\e-
rain POll li fe. La ea nonisal ion parliculi"re n',;lail rien
de piliS 'Iu' un p b,'alilicalion , Cf. Denoil XI\' . DI' se/·I'OI' .
D ei bea lí{. 1'1 bea lo)' . cCl1lOllí zal .. 1. 1. e. \"1. n, t. 1,
1'.38; C. \:<\ IX, 11 , :l, 1. 11 . p. 16\1,
::!" Lunonisution [ormelle 1'1 rrmomscüinu I:'l"í/IO/-
lente. - La discipl ine aeluelle JI·:.. IIIll'1 plus h-s cano-
ni sations l'al'liculié""s ; mais, en I ","11\ e " '11I1's que les
ca nonisations formelles. ..11,' reeonnail 1'111'01'1' les ea-
nonisations ,:.,uil'oll l'nles. - La cCIIWllisa/ iull [ormcl le,
011 proprement dite, es l ed Il' qui teruri nc un proc és
r éguliereruent 011 \'1' 1'1 el poursuix i dans toute la ri gueur
d'une procédure tres sé ver e, pour constater juridique-
ment 1'I,,o" oleil é des vert us pratiqu ées par 1111 ser viteur
de Dieu, el 1a ' ..r ilé des miracles par lesquels le ciel f a
ruanifes t ée, Cette senl..nce délini ti ve, not ili éc officielle-
ment lll'bi et ol' bi , est prononc ée 1';11' le so u vern in pon-
life dan s la pl-rutude de sa puissance apostoli que, el au
mitieu !.l e soh-nm-l h-s eél',:mon i,'s '1l1i en I'é....-Ient l'im-
port.mce. - La canonisnt íon éqll ípol/ell l lJ est 111I1' "ton-
u-nce par laquel le le souvera in pontife ordouuo dhono-
rer comme saint, dans rf:¡;lise univcrs ell e, un serviteur
.11' lIieu pour lequel n'a pas ,:Ié int roduit UII preces
régllliel', mais qui . depuis IIn tcmps iuuu émcrinl . se
t rou ve 1' 11 possession dun culte puhlic. 11 1' ..111 'lile ses
vertus Ia':rolllues. 011 son 1Il:II'ly'l'l' . aiJlsi '1"1' les IlIirac!,' s
OP""('S )lar SOJl illl el'cessiulI ,wa nl cl ap"l's !'a 11101'1 , s;. ns
.I\·oir éle conslah' s j ur idillllell/pn l, soienl )lOlwlan l r a-
COl lles 1'.11' dcs liisloriells !.li;:Jles !.l e foi , cl fassell l l' ohj el
de la {!.:n,:ra le ,les I'l'npl es. Le s:linl-si";;e
eOllllu,' nce par pl'rmelll'e UII omee en so n hunll l'm' 0,1
/ i bi l lllll !.l ans enliére ; p"i s, il I'í,"pose. tle
7>1';I.' e../ I/ o. ;, 10115 ceUX 'l llí sonl lenliS :. la r,;cilation dll
"I'':''ía il'''. AIOI'S, l.. c;lIlollisa lío n .;elllipolh-nle esl "clae-
\"l;e. cal', sclon Benoil XI" , e'esl ,' n ce d.-rniel' acl e
'Iu'ell e consisle ess.' nli,'IIl'IIll' nl . Jj" se,,,'ol·. Dei !.('at 'l .
el bf'o/OJ·. ca JUlI/ i : a l .• 1. 1. e . XI I , n. 4. l. 11 . p. 1¡-;1.
Pour Inonlt'er ,.. ce 'ludie sa;.:e leu l,'U1' n:·;:lise pro-
epd,' dall s les canOll isalions "' Iuipollellles, el d, ' eOlIl ),i,'n
,1,' pl'.' c,1ulions elle s' enloul'e o\ \'anl el e pl'l' n!.l l'e des
,J.;eísions aus"i grilles, nous ••1I00s dollll er 'llI l.'I'fues
l':<emples, sun en us apres le !.l"erel d'Al,' xalleh'e 111.
:\ous les mppor l,'rons pn sui, anl I' ordre e1I1'onolo;.:i e(lle.
d'apres r ann" e dl' la 11101'1 ,""S>'<l illls aínsí
1. " ' enceslas, due de Dohélll e el ItI .II·l yr . morl
en 9:!H, canon isali on " ' I" ipoll" nle nI' fuI lcrlllill"'e
'Iue l'IMJ ans apn's. ('¡. r son oll ie!' 1'111 ,'\r"lIhl ;.,
pnlii're ad ¡'¡' il /llll 1':11' CI"lIIent X. le ::!li Juill ..t lIií u. el
iIIlPOS" tI e 1'1'&"1'/111/ pa r D,-noH XIII , le' 1," IlIars Ji::!!l.
er. , lela SOll ctU/'/lII/. sepl" lIlbris 1. \"1 1, p. í liti.
HOlllua!t1, fondalpul' de 1'01·.11'1' des ca lila1-
dules. lllürt en 10-1í . '\u " ' moí¡:na!!e !.l e so n eonlelll po-
I' alll sainl Pier re I lallli en, qui, le pl·,' mier, t!eri\'it sa
' ie, les ea ma lcl ules furenl aulo.. ei nl( ans aprl's sa
11101'1, iI "'Ie\'er un aulel sur son eorps. r d r oU\;.: intael
cl pr';ser\'é des allei nles de la eort'ulJlion. r il a saneti
¡¡ull/ lIa /d i , e. xx . n. lOi , 1'. L ., 1. f.XLlY, col. lO&\,I'aos
e<'lIe eoneession. donl on n' a jamais )lu !.l,'eou\l'i ,' le
lexle aulll,' nlí'l ue, il 11" faudra il pas \'Oíl' IIne ea nonísa-
lion, COlllme Ip pellse Hamnius, A /lIla /es, I::! i n- fol..
Rome, 1:>!l3-lliOí. all . lO::!'; . n . 1::1, l . XI, p. !J:! ; lIIais
símple menl une b,' atiliealioll . puí S'fIlP ce ne fuI 'fu'une
farllll <' accorll, "e ;1 \lIJe cOllllll unau \r; part; ruli ere, el lle
concel'nanl aUCllne ' lIent l'I
i
¡:lise lIni"ersell e. J II S' I'I"1I1
X\'I ' sit'clp, le eulle !.le sai nl ROlllllald fuI r esln ' in l atlx
de son onl re, el iJ 'lueJ.lues p"'O'inees d' ltali,' ,
I::n 1'túlj . plus de 'tUU ans aprés sa 11101'1, son eor p'" fuI
I'el rou, é eneore I' al-fai lelll enl eonsen'; ; unc foul e de
,"íl':.e1es s'opá en' nl á l' occasíou !.le la lranslalion de
ses I'esles \'én éraLles, el. un siéc le apr"s, il fuI eanoni sé
d'une lIlani ere .:quipoll enle pal' le pape CI.:menl \'111.
qu i, le I!J j uilll'! 1,)\1;). élen!.li l d e P/" 1'I'('/J' O son ofliee a
I'El'lise enlí"re, Cf. .·Iela sallcto/·lIm . febl'uarii l . 11,
p. IU:> slJ,. HI s'l.
3. Saínl Üienne. roi !.le 1I 01l j:( r ie, morl en 1U3.-; , Cesl
seull' meul Jjj() ::l ns apres son !t"'pas '1ue sa eauonis:tlion
"qllipollenle fuI aecollll'lie par le pape Innocenl XI, Ilui,
le 2l:\ uo\elllLre llXi6, imposa son office de l ) /'J!eep lt¡ a
1637
C.\ :'\(1:'\ I S.\TIOX L' ÉG U SE r..O:\I A1:\ E:
toute r ¡'·dise. ef. A "1a sane/m' '' IlI, septembri s 1. 1,
p. 55i, 55í sq,
.L Saint l: ,'égoire \'11. morl e n IOtG. Apr l'S un
culte ímm émor ial , son nom Iut inscrit dans le mar tyr o-
loge romai n, en sous Gr égoire XIII . Son oflice
fut alors concéd é au di ocese de :--al ,·rne. 11 fut ensuite
étendu i. rliverses Églises par le pape Paul \ ', le 20 no-
\"("IILre WIO, puis 3 loul I'ordre des Lénédieti ns, Aprés
plusieurs autres indults du m éme émanés des
papes Cl i-ment X, Alexandre YIII el Cl--ment XI, la ca-
nonisation équi pcllente fut achevée 1' :11' le pape Be-
nolt XII I. qui , le 2:", septembre ordonna dins érer
cet offlce au bréviaire et au mi ssel romains, en íixant
la fele 01 11 2:> mai pour rf::;lise eruiere. cr, :\Iabillon.
A cla S11l1 elm'lIllI ord, S . Bener/icti , srec. VI, part. 11 ,
l . VI. p. i06 ; :'Ilural ori, R''1',,2Il i l al ;('(II '/l 1II scri ptore.•,
29 in-íol ., Milan, 1':!.3-lif.1. 1. 11I, p. 31í sq. ; .-1 ,' /n
SCl1lclol't.'lll, maii 1. vr. p. 103 sq.
;:-'. Sainte ;'Ilarguel' ile, reine d' Écosse, morte en 109:3.
Son offlce, d' abord concéd é á la Grande-Ilretaane, fUI ,
par Cl ément X, le 20 d écembre 16í3, étendu mi li/¡illW,
3 toute I"Eglise ; puis impos é üe p " ll' ceplo par Inno-
ce nt XII. le 1;, septemhre 1691. Cf. o·lela SUlIct ol -um,
junii l. 11 , p. 'l1G sq.
ti. Sainl Br uno. fondalt'ur des charlreul', mOl'1 en
1101. Son cuIt e fut eonc,' de d'"IJor,! aul' religieux de
cet or dr e par le pape Leon X. le I!I j uillel 151L Gr,'·
goire ). \", en 1623, r a endil a el /ibi l ullI it I'Egli se eu-
lier e. :l bquell e. 50 ans plus lar,l, Ch'rnenl X I'illlposa,
h· 1i 16í i ..-1 l' ehi lJes de la GI'1Il1de-(:lllll'/ l' eUse.
;\ ,' l es des " /rapilJ'es ghlerallx de 1;;15 el de tI:!:J;
,41'1a SanCI Ol"lUl l , oclohr is 1. 111, p. ü!li, ü!lí , 698, iOO.
i . S"int :"OI'I)('"t , foudaleur des pr,'monlrés el ar che-
"eque de morl en 11 3t lJ'apri:'s les Lol-
landisles. .4cla SllllclorUIIl. juuii l. 1, p. í 9;-í99. il
alll':lil .'ll' canonise par Grl'goire XI II . en 1582. :'I lai s
Ilt'noit XI\' ol ,ser\ e que les lermes du ne peu\' eut
s'enl endre que (r Une concession accoroée seule ment a
ror,!re des prl'monlres. (:regoire X111 a donc
seulement sain l :"or bert. L, canoni... , tion
de ce sainl fui I' o'u\' re dTrIJ"in \"111, (lui insera son
ofliee dans le LI'e\'iaire et le llli ssel SOU8 le
I'ile semi-douLle, que Clemenl X, (lueItIUt'S ann{'es plus
lardo le 7 seplelll lore 1672, <' Ie"a au rile doul,le. el'.
l.Ienoit X1\' . De sel "1.'O" . De; beat i [. el bcalm·.
I. 1, C. XLI, § 2. n. 5, t . JI , p. 11:$':1,
8. Sainl J ean de ;'Ilalha e! s..,inl Fdix de \'al ois, full-
,I:tleurs de I"ordre de la TI-es-Sainle-Trinilé pOUl'le mc), al
d(' s caplifs. Le premier motlrul en 1212, el le second e u
1213, qua(re siéc\es ils furent honon 's (l'tlll
ctllle puhlic, saus que ron a il jamais pu d':couuir SUl'
quel document ce culle Leurs noms
fur,'nt inscrits dans le en l6ítl seuh·ment.
par Clemenl X. Leur office fui prescl'it 3 I'Eglise euliiore
par Innocenl XII. le 19 mai 1U9i. Cf. Benoit XI\". al'.
ci l . , I. 1, C. XJ.I . ti, n. 11, 12, t. 11, p. 'W2 sq,
!l. Sainl r eli gieux de I'ordre de la
M('I'ci , morl en 12W. Son omce fui concéde auJl. maison s
,le son or d "e par l:rbain \' 111, en \(;26 ; puis {>temlu
(/(l/ i bi l l/nl sous le r ile semi-dotlble ;, loule I'Égli se p.. ,r
Cle ment IX, le 13 aotit H\ü9; e nlin. ,;Ie\'é au "ile douLle
(,1 imposé a /" Église uni\'ersell e )lo,r Innocenl XI. le
10 mill'S IU81. Cf. Acta sallelorunl, 1. VI,
p. í3'd 51[.
10. Sai nl Pi erre l\olasque, fondateur du meme orore,
1II0urul en -1 256. Son oflice fut conc"',!c á ses religieux
par "III, le 11 oc lohre 1(j28; mai s il ne fut i'ñlro-
duit dans le bré\'ia ire r omain et imposé i. r Égl ise enliere
'Iue Alexandre nI. en 165-i. sous le rile semi-tloul.le.
Clemenl X, le 23 juill et lUí2, clem cel omce au r il e
':f. ,4"' a SallClol'ltnl, januarii t . 11I, p. 5fJ6 sq .
l J. Gerlrude d'Eisleben, en S.ue, aLlJeSse de
r.ude:;<1o.·f el de lIeldefs. Elle n;cul ,111 XIII' siéc\e, mais
on ignore dat e exacte de sa mort, Les premiers acles
poutíticaux qu'on peut allt' guer POUI' 53 canon isa tlon
,'quipollenle sont les d écrets du 7 octobre ltJOü el du
:.'t.l juin 1fo(l9, )lo,r lesquels le pape Paul V conceda son
oflice a divers monast éres partic uliers. Leo 19 d écembre
ltl5i. cet oñlce fut accordé su/¡ ¡'il l' dl/ plici ad l i/¡ ilulll
a la conar égation des b én édictins du Mont-Cassin , pu is,
le IU j ui n J(j(j::l, it la des olivét.rins ; le
13 septcmbr e ltiiO. aux h én édictins du Por tugal : le
li j ui n lUi:l , a ceux d'Espagne, Le nom de sai nte Ger-
trude nr- fut inscr ü au martyrologe romain q ue le 22 jan-
vi er rers. Cl ément XII. le ':10 j uilI et 1'i38, ins éra son
oOiee au br éviaire, Cf. Benol t XI\' , D,. sert 'O/·. Dei be a t i],
et beator 1. 1, C. XLI, § 11. n. 3.1-'01. t. 11,
p. 2(l!l S[I '
12. Des enfants mi s :l mort en has ;ige par haine de
foi, el honor és e u qu..lques dioceses, n'ont jamáis ':te
l'obj et J\II1" ca nonisa tion formelle, mais simplement
'·quipoIlenle. Benoit XI\' , op, cil .• 1. 111, C. X\'I, u. 6, t.-'\',
p. 139 sq .. en donne raison : L' Egl ise, dit-il , procede
aux h,;"lilicalions el a ux canonisat íons for melles, non
seulement pour que les chr étiens connaissent leurs pro-
tect eurs dans le ciel, ruais a ussi pour qu'i ls trouve nt en
eux des modeles 3 imit..r . 01', ceUe seconde condition
nI' se r éalise pas da ns IC's enfan ls qui. en mouran! pour
,t.;s us- Christ, ne fon! aucu n ae(e de \olon\<' d"li bér,' e;
il s n'ollt meme pas la possibi lite de renier la foi, ne
possedan! pas encore I'usage de la Le
du 5o, n¡; flu'i1s ,'e,'oi\'enl ne leur oU\l'e pas moi ns les
porles de la I'¡euheureuse l' ler nité, comme I' ou\'l'e aux
enfants de lelll' '.ge le du hap\('me. De plus,
ces iunocent es viclimes pl -e nnent r..n:: pal'mi les mar-
...s; mais cepeudanl elles ne j oui,'onl P;'S ,1:tDS le ciel
d.. s¡J<;eiale rés ervée a ceux qui onl confessé la
foi dans les tOIll'IIll' nls. Yoir .\l' RÉOLE. t. 1, C(¡1. ':15i 2,
Sain! j eune enr.,nt de deux ans el demi il
peine, fut crucili,; )lo, r IC' s juifs, le "endredi sai nl. :!i lIIal'S
1'tia, ,í Treule, daus le I' el el' lw l sCI'ip-
IOl'lllll el lIlolllllllelllol'WIl hislol'Ícol'utlI dll glllatil'Ol'lI l1l
.' IIIIOI·a /iulIl Wlll)/ i.<sillla col/eeti o, 9 in-fol. , P;.r is, li2-\-
1733, t. JI, col. sq . Son nom fui ¡nscri t au mart)·-
r ologe romain par GI·..·goir e XII I. en l 58i. e f. Ada
s llIlf'lOl' IllIl, t . 11I, p. i!l:hJUO. Plusieu,'S aulelll's
en on! conclu (IU'i l ca nonisé; mais Uen oil XI\', De
5el'lJO" , Dei bealific, el beailll·. 1. l . e. XIV,
n. 5. t. 1, p. 89, fait remarquer ;n-ec mison Clue cell e
opinion esl er rom'e. Non seulemenl il n' y a p.' s de trace
de ca nonis:. tion formelle, quoique celle inserliou ail eu
lieu longtemps apres que les p;.pes se furen l réser\' é
les causes de Ix'atilication et de canonisation; mais ce ne
fut qU'en 1;,88 seul ..menl 'que \'office de ce jeune l'
fui concl·d.. par Shle y au diocése de Trenle. Ce n'est
don e pas un acle de cauon isa lion ; lou! a u pl us esl- ce
!Ine L,,'aliticalion équipollenle. puisflue la coneession de
I'omce n' a étc fait e qu'á une E¡;\ise parliculij·re.
La méme solulion s 'applique aux cas analogues.
exe mple, a celui du hi enheureux .\ ndr l', jeune enfant
crucilit' ega le men l )low lesj uifs, pri's dlnsprucl<, en 1
Cf. Ada sall ctc" "OII, julii l . 111 , p. 4:l9. S(I . Sai nt
Jeannet. j eune enfanl égorge aussi par les juifs ;, Colo-
gne, esl honoré d;lIIs ce diocese, 5o,ns qu'on pllisse ap-
porler e n f"\'eur de son culte 'Iuelque ,Ioeumenl emané
de I'autoril e pontifi c.,le. Cf. .4l'la sunclul'ulII, lIIarlii
t. 11I. p. ¡)lNJ.
l 'n exemple beaucoup plus ancien est celui de sainl
(Jlliric (t) lIir icus), a Tarse, en Cil icie, " n méme
temps que sa mere, sainte Julille. 11 est inscrit au mar -
t)Tologe, au 16 j uin. 11 est r"-ellemenl canoni sé: mais
les cir conslauces de son marlyre sembl,' ut monlrer flue
lI i..u ait donne surnaturellemenl a cel enfant de trois
aus I'usage de I';lison. Cf. .-telu salldol'lIl?1, j unii t. IV,
p. 14-::l I : Henoit XIY, De sel"1.·O/'. Dei /¡eatir., I. 111,
C. XVI, n. 6, t. V, p. I:ID. l' n autre en fanl es t canonise :
I G3fl
lIiíO
c'es l. sa iul Cyrit lc, 11I" I'ly" ;. César,'e, en Cappudoce, honoré
le mai , Les ac les d.. son martyr. prouvent quil :I\'ail
I ;\¡:I' de r ai son , CL .-t ,'la sanCI,II"lI ll1, maii t. VII , JI , l í SIl,
l)uant aux saints Innocents, mis á 1I10rl par lh-rodr- ,
11' 111' fHe remonte au v· s iéc le «nv ír on . Cf.
li,' libero a..bit r io, 1. 111, C, XXII I, n. Gt\, P , L ., t. XXXII,
co l. ¡;lII\. l'ous les anc iens cnloudr iers el Jivres litu r gi'l lles
lati ns, rh-puis 11' "1" si éclc, 1I1l'Uliullllt' n I cett e f,"I., au
2H d,'el'lIIll1"', L"I\ :Iisl' dI' Con st antinopl e la c,:I" Iu, 1' le
lelltll'lllaiu, ll uehesn.., O/' i gi Ul' s tln culte chr étirn, p. 'l.";n .
s ui v.ml Ilt-uoil .\ 1\' , "1), cil" 1. I. C. XIV, n . :1, t. 1,
p. CPS prr-ruices des mart yrs constit uen t unr- cali'g-ol'ip
il part . Irui lleurs, pou r UUI' ,' pO(lue aussi recuh',c, il 111'
saurait ,,11'1' ques tiun de ca non isation formelle.
11 n 'est pas i nuti le de not..r 'IU'OIl n e pourrail pas
,)¡"dui r,· r'existcnce d' une c.monisation, ni fornu-11." ni
m éme t'tl uipol h,nle, du seul fail de I'inscri ption d' un
sa int ; 1lI mart vrol oge r oru ain. (lans le lIIarl yrologe, en
eüet, son t inscrits non seuh-ment les noms d., ceux que
les souvorains pontifes onl cn nonis és ou I''''al ili,'s d' une
f:l(:on formcll e 011 Pt luipollelll,' , mais aussi e,' IIX de 1'111-
sicurs servi teurs de IJil' u 1ll"alil i,'s IIni'lueuwllt par .Ies
" vv/(lIes par licul iers, slli"all l r usage dI' I":meielllll' disci-
pli lll' , a"all l la r"ser"e d'Alexalllh'e [JI , Au suj.'t ,le ceux-
ci , cerlai ,ll's I"T,' U1'S 0111 pu se gliss,'r, 'Iui olll n,' cess it<' ,
/(uoiqul' rar elllen l, des cOl' rl'elions dans le passe, (,1 ..11
n,'cess ilt' ront peu l- "h'p 'I ul'hlues-llIl!'s en,'ort' daus
I'aven ir, comme le COIIf,' sse B..noit \. I V [ui-lIlt' lIIe : al i-
f[IWS e....ores in lIIol"lYl"I/lngilllll rOlllallum nli'JlfClIId"
il'''''l'sisse, f[lIi slIlúlfCl,' cOI'/'e,'li fuerlllll, el 1,m/ca 'J1UI!-
tinm ulf'ntift ('Iiom "or rifl"lIda sllpe..('sse, I:,'noil .\ IY,
, l I - l' -).1" \" l'
01'. "11 ., . , C. XLII I , n. 1- , l. 11, p. __P. Olr eo . ·1 , l.
I J. Call on i sal i oll Séqllil'o/l"lIles tiollli'uses, - l 'np dl' S
pl us 1',' mar'lual ,les est celle d, ' Ch,lI'lemagne, A I',"po'l ue
o'" _\ Iexa ndl'e 111 ,-euai! d.. I',' senl'l' au sainl-sii' gp les
ca usl's de canonisaliou, ("un .It' s '1uall'e anlipapps 'Iui
s'de\"('r.' nl. con ll'e lui ,1\1 cours ,le son ponlilic:ol, Pas-
cal [n, sur les i uslanCt's de remppreur Fl','d"l' ic B,Il'be-
rousse, a upres duquel il s'él;JiI I,,' fugi ,' á Aix-Ia-Chapelle,
inscr i\"it Chal' lemagne au eal al ogue des sainls, le 2!1dé-
celll lH'e IWj , " us'lue-I;" cl'pl'llIlan l. aucun culle pulllic
Il'" vait él<' r elldu ;. ce pr ince, Bil'n plus, on n'av" it pas
cessé d'appli/(ucr ;'¡ son úllle les sulfrages acCoululllo"S
pOlll' les d"funls. eL Fr, Pagi, B r evi m' i ll m hisl{)/' icu-
d/l'onoI091cQ-Cl'i 1icllnl, i Iluslria 1'0111i{icmIL " {)/lInllll/'ll lll
gesta, cOllcili{)/'lfIll gel/ el'nlillm ada, pIC., Cflllll'lecl "l/s,
4 in- '¡·o, Am-ers (pr"'s l ;ene,-e). Y,'nise, l í :19,
l. 111, p, 8'l. sI], CeUe ca nonisation, O'U\Te d'uII ;mli pape,
ne fut ja ma is oflieidlement appI'ouvée pal' le sain t-si"ge,
Elle fut néanmoins 10ujoul'S tolt:rée par les ponlifes
lt'gi li lll"S, 11 y a douc lieu tle se delll allll l' r si Chal'le-
magne doil consid,'r'" COlll me canon isl- , d' une cano-
nisalion ,"qui poll.' n te _ Les auleul"s son l p:Ol" lagt' s á ce
sujel. Bell oil. \ IY, il nI' pa rail ma Jlt luer aucune
des condilions oéeessail'es pOlll' conslilul'l' un e 1" "3Iil1 -
calion "I(uipollenle, sUl'lout si run eonsidiort' la [oogue ur
du Ipmps ,'conl'; . De sen'O/' , Dei bealif., 1. 1. c. IX ,
n. 4, t , 1, p. 58 S'l , Cep" llllanl , ajoule-t-il, ce
culte n e s 'etend pas au d,' I;. de qUl'lques Eglises de
l' rance, de Bd gique et d' AlIemagne, 00 ne peut nulle-
Illeul assirlliler eeUe concession lacitp;i une eanonisa-
l ion Cf, .-teta sanclOl'um, janua"ii 1. JII,
p, 4,gU, S'l ,; .-tl/llales ecc!esi asl i ci ex XlI
lomis Ca?sm'Ís Bm'On i i eal'tiillnlis in elli10111ell 1' edaclis,
3 in-fol., Lyon, 1686, an, 81í , n, j , t. 11, p. 2";,l i ; Jlíoel
Alexandr'e, Ilt sl , eceles, I'. JI,', T" 2' étl il.. I I in- fol. ,
\
" 1- -8 ¡- 'I" 1 1 -r-
t' 11 15 P, ¡ J - l....J. S:l"C. lX, C, \"1I , a. , . VI, p. ... 1' .
IY. hWAILI.I BILlTE, - l o lj uand il l 11'flIlOll ce l es sell -
lences de l'Cl1lollisalion, le }lal ' e esl -iI i llf ai lliltle? - Le
do¡:: me du eulte et dp l"i nyocation des sai nls a pou!' C01'-
r¡" lali f I'exislence dallS I' Egli se el daos son chef ,-isiblp
du pOll\'oir de pronon cer des senlences de c3nonisation ,
YoiJ' b VOCATION DES sAI r;TS, :-- 3ns celte puissance du
vica ír e d.' J ésus-Christ , connnon t k-s fi dóh-s snura i.-n t-
ils ce ux qu' ils doiven t considéror commr 1"III's 1II 01l" ¡',s,
el ;. li ntr-rcession desqm-ls il le ur es t u tih - ,1.. r ecouri r
dans leurs n écessit és?
',1ue 1" pape soit infaillihlo dans la ca nonisation des
sai nts, ce fui, mérne avant le concile tlu Yalie:lJl, l'cn-
seignomcnt presque un.minn- des U" ' ologil' ns .... des
canoni stes. CL s. Thomas, tjl/ ocll i bpl, l.\ , 1(, vIII, :•. Iti ;
8. Ant onin, SlI/lI lll a tlieol ., part , 11[ , lit. XII, C. VII I,
/" , \" I-C') - -
·1111-l:". l '1l 1SC, ao':.. , t. nr , p. 11 0) : I:a n nez, 111. SUU U H ft
t heo] , 11 " 11"', '1,1, a, lO, dub. T, concl. 2: I\ll'Ic hior Can o,
/J" Iucis 1"('ologici ,o,1. \ " e, \', 1(. v, a , :1, con cl . :1, in - 4°,
Venise, 1í";>H, p, 138, 110; 1\¡' lIar min, D,' ,w Ul c 10 1' UIII
boat it /lt l i11e ,'1 can oni zat iO/l(', 1. 1, c. 1X, 1.outrov, París,
lti l:l, t.1I, col. r.o.«: I. De 1¡¡It' , di sp, y ,
sect. VIII, n . l'l; Drfens¡» l i t/ ei ratholicm "' ( "{'/',.lIS
auyl ic. srrt . el'/'(J/'('S, 1. 11 , P . vnr, II, /('I'a omll ia,
28 in- 1°, I' ar is, IKifi- IHíR, t. XII, p, 1lJ:l, 11, S; l. XXI \",
p, I";.li s' l ' ; \'as'lu"z, COIllUI('I/ I , in ¡."" 11' " D. TI"' 11I :1! ,
disp. l:L\ \ -, c. IX, -1lI in - fol ., Lyon, W:{I-1li:1:I, l. 1/1,
p, IlIJ : Fa gnan, COIII ment , iu quinque D,',.",,/, li bros,
5 in-fol., nome, ItiIH, 1. 11, lit. XX, C. 1.11, n. 1lI-:1!J ;
' ;OJl7al,' z, l :o/ll/llelll , perp,'llllt in sil/gulos I,' ,,'IIIS l ib,'.
[J" ,." el " lIií 3, 1. 111, li l, XI.V, c. 1, n . ti ; 1I;II' hosa,
.Tus (',','I ,'siasliclIlll mti" ('/'SUIII, ill-fol., 1.' "011, 1Ii";.O,
1. 1, 1". 11 , n. 4'l. s/(., t. 1, p. IIt·il1·l' n" hl..I, ',Tus "ano-
llie!l/I/ ",ti I'm's ll iII, l. 111 , lit. XI.\", ;:¡ 1, n, H, \'..uis,' ,
17í :., t. 111, p. ;-':; '1 ; Sclllna17¡:;I' nl'h"I', } us ,.,...I,'siasli,'ulI !
IInil '('1'S"'", 1. 11 1. lit. XI. V, 1, :\"a l'les, lí:lX, l. /11,
p. 11';1; Lupus, SYI/OclOr UIII g('UI' I'alill/l/ (lC I II"01' i l ll' i nl i ll/ l/
d,)cI·,Jl a ,Jt cati ones, t. I V, p.
\'oiei, pn I,,' sume, [es slllit ll' s I"aisons sur 1..s<[.lt' lIl's
s'ap[lIlient ces nOIll I"',,ux aul,' urs pour pl'On \l ' r' it·tII'
:
1, 11 I...·st \IoIS poss¡ lJ lp '( Ut' 11' sou\'er ain [loul ife i n-
tIuis!' ,'n er r'e nr I"Eglise un i\"l'rsplle dans [es Illal ii', 'es tluí
concel'npnl la 1II0ra[e el la foi, 01' , c' est ce qni al"l'i ve-
r ail s' il pouvait se Irompel' d:lJls les spnlencps dI' c,mo-
nisalion , I'résenler á 1:1 ' ·... Ill'r3Iion d..s pl'uplps un
homrne d;llnné nI' semil-ee pas, ('n somrne, th'esser cit's
alllel s aU diahle lui-melll e '! N,'c ((i!fel'l d ial/tlll/lIl- 1'0 111,' ,
all ' '''lIIillelll cOlldellll/alWII . Cano, Ul ' , ei l "
conel. 3, p. [39. Dieu, ap]'("s avoil' fonth: son I::glisp sur
Piel' re, el lui avoj¡' promis d.. 1,\ pr,' s"!' ,·,' r d,' r ..r'rpur,
la lai ssemi! s'egar er ;i CP poinl '! )lne 1<'1le s uppos ilioo
serait un hlasphpme. En oulr e, [p culle pllhlic d.:cern<'
au:\ sa in ls, el '1ui a un rappoJ't s i tltroil a\"ee [a ruol' al e,
1...·sI-¡1 pas comme une profess ion de foi ' 1 l/nllO,., ,/ue/ll
sw!,., is e:rl tibemu,o, qumdam l)/"of<' ssio l idei ('.01, qua
sa /ll'lOI'UI/I y l o,.i altl C/'edil/l/ts. S. Thomas, Ij ll od l i l' et , 1\ ,
<l. VIII, :t. Itl , 3d '2
11111

t 'n anll'" al'gulIll' ul non moius fr appanl est fom'n i
pal' rhi stoire ell"-lIl éllle, (,1 noi'l u'on ai t dt'eouvprl '( ud-
tI" es t'r reurs dans les senlences ernan<' es auh'efois des
particu[iers, iI a ,'It' impossihle d'en si gna lpr
jamais aueune par mi lalll de canonisalioos f;,ites par les
ponlifes I'omains. ComlllPnl expli'luer celle mer"eill e
sans Ilne assislance spéciale dp I(ui IpUl'
commuui'(lIe le pri,"il¿'ge de l"infailli hi lilé, hil' n /(ue,
,Ian s les informations jUJ'idil(lles, les papes aien t ,hi n<' -
cessai" Plll.'nll-ece\'oir les d,"positions de lémoins h ,ullai ns,
I]ui peu" t'nl, comme toul hOlIune, se Iromper et IrOl upel' '?
Pecul icu' issi /l/a' p,'ovidenli mabunde 1iwgnum c(/'gmnen-
I ll1n esl ,/uod nunqllam ( i n callonizalioniblls) in/;"/IIal a
e,ol lides ab Itumanis l esliblls i n l/II jusmodi j udieiis sus-
Cf'pla, quod in casilJlls ci l'i li blls, srepe accidi l, i\Ielchior
Cano, op, eil " conc!. 3, p, 1W, Le docleur ang.' li/(ue ,
loe. ál" s'expr illle encore plus c1airemen l : Di ,.i na 1'/' 0-
1'idenlia p I'reser val El' clesialll , ne i n lalibus pe,. {flUilJi l e
leslil/loniu/ll It om i nlllll {aUatU/', Les sOl\\ er ains pon-
t ifes onl SOl\\"ent affi rme eux-mprnes l eu r inf;'¡ lIihiJilé
tlans les bull es tle canon isal ion , par exemple, Sixte I V,
d:ms celle de sainl Booavenlure : Conl idenles '1l1o'¡ i n
1fj4 1 CA n Ax s L' É(; U S E RO:\I.\
hac calloni:a/ivlle '/(1.1 l.e'·lII illa/ Deus .IOS errare, Cf.
.4c/a sandol'lIm. julii). 111. p. 79ü.
Benoít Xl\', apres SOIl oxaltation au so uvera in ponti-
ñcat, as s ure avo ir "U, couime de ses propres yeux , pen-
danlles noiubreuses aun ées quil r emplit les fonctions
ill)porlanles de promote ur de la foi, a u sein de la S. C.
des Riles. la main visi ble de la providence dans IUIl'
foule de causes de ca nonisation a uxque lles il fui ac l i-
' "eJnenl m él é : t.m t úl, c' étai ent des di fücult és surven ues
au dernier instant, el apportant un obstacle infra nch is-
sable : tant ót. c' était la décoll\el'le inespérée de nouveau x
documents projetant une lu miere éclatante da ns les
atlaires les plus obscuros , et tranchant détlnitiveuunt
des queslions qui paraissaient absol ument insolubles, ele.
De serror . Dei beat ificat . e/ beator. plllolli:a/., 1. 1.
e. XLI\". n . 4, 1. 11 , p. ::!:!9, col. 2,
3, Dbj ect ion. - Avant de promulguer la se nlenee d,"li-
nitivc, les souvera ins ponti fes ont co utume, quand l.,
preces j ur irlique est termin é, de demande r des priéres.
pour oblenir de Jt ieu aide et assistance, ati n .I",' ,·iler
tout e errr- ur en mutii-re si crave. CeUe co ulume est att est ée
,
par une foule d 'anciens monumenls el pal' les eCI"' 1I10-
ni aux : Facit se/' lII onem Slllll1ll1lS I l1l/l t i ( e:r , p " (lCeSSIIIII
,'eci/alls et 1)¡,oba/ a , i ll d lleell s p ilp il /11 m ael o"alu/ll m
'Jll ntl Dell s '1011 l Jel' ll li lt at ipsllm el','al'e i n 1I 0c negn / io ,
Cf. :.Ila hi lloll . ill IIM ?II111 i /ll /ielllll, 2 in-.i", Par is ,
1/j89 ; 2' edil. , Par is , 17::!I. , 1, 11, p. 't::!' 2, Dans eelle pra-
li'lue, quelques auleurs, des lu:'lérodoxes, ont c,'u
aperce\"oil' la preu"e (Iue les somerains ponl ifes n','laiellt
pas persuad,'s eux-mélllCs de leur propre infai llihilill' ,
B éllOllse, - CeHe eoncl usion ne déeoule lIull eml' lIl
des pl'l;mi sses. Les ruhriques nI' eoml\landenl-elles IhtS
au préll'e de pI'ier, a"anl d'ahsoudre un péeheur on .1"
eonsaerer le pain elle "in a l'antel du saeriliee"! En fanl -
il eoncJ ure (Iue le pI'eh'e doi l douler de I"emeaeitl, dI'
\"a"5Olulion saer:ll l1entelle, ou de la I'éalitl' de la Irans-
sulJslanlialion '! Ncc O/'atio I'ep ll gll at {;dllei:e de i ll ( all i -
bi/ i im/te/ra/ iolle, au/ fi<l ll cia om / iVlIi . Riecioli , Tra-
cta/lls Ile i IlWI11/1 ;/ a /e ab el 'l'O"e /am specII /ati L'o qllalll
})J"actieo defi" i/ i "ll llm s, sed ;s aposto/;e:e ill caIlOIl;:a-
/ "",iblls s.mdUJ'lI m, 1. l . e, 111, n. 6, ín- '\'", Ool o¡;ne,
1Ii6:l, Des pl'i" res selll LlahlPs sonl failes par les eonei ll's
(I 'eulll,:ni ques et les souverains ponlifes, a u momenl oil
ils s'apprelenl á pl'onon eer des d,' lin ilions doglllaliques :
r.'on nos lm/ial'is pe"/III'/,a/Ol'es esse illsli/ire, lit ill si-
lIis/ l' lI m nos ;g nol' an /in 1l 01l /I'alla/ , ef. M11-
srelllll itatiel/lll , \. 11 , p. :ID.\, : Hardou in, COllcit ., 1. x,
col. 2 1. Ce n'esl pas e, ide ull uenl un 1I10lif de penser
que les eoneiles ll'eUllll'niques el les papes sont slljels
a I' erreur,
JI n'esl r as d,;fellllu de demande,- a Dieu ce qu'on sai l
el'r l.IÍnemenl nI' de\"Oi,' pas elre rcfusé. Cf, S, Thomas,
,slllll. the"/ , , lil a, q. LXXXIII, a, 4, ad 2 " 01 , I\olre-Sei¡meUl'
lui-mellle n'a-I-íl pas pri'; son P er e de le glm'ilier, '1uoi-
'Iue eelle glol' iliealion l ui fú l due a lan l de li lres "
.loa., :\\'11 , 5, Le pape sa inl Grégoire le l ;rand di l :i ce
s lIjel : Ea, qllre salle/i t'i /'i oralldo e{fi cillll/ , ita ¡JI'a'de-
s/i ll a /a Sll'l/ , lit pl'eeiblls ob/illeall/w·... 11/ ad hoc elect i
I'X /al, (,,'e l JC' 't 'ell ia ll t, qlla/('IllIS pos/II/alldo me"ean/Ul'
acc ip l'l'e '1u o(/ eis vlImipo/cllS lJI' II S allte s:ecllla dispo-
slli/ dOIla/'C, /)Ill /og ., 1. \, e. \" 11I , p , L ., \. LXX\"II,
col. ISS. Par ces pr i,' ,'es solenneIles qu'il s ad ressenl a
Dieu an mOltll'nl oil i1s \"onl aeeompli r une dl's plus
impor tanles fonelions de leur haut Illinislére. les so u...·-
r 'lins ponlifes n'ilHli'l ue nl a ueunement qu' ils doull' 1I1 de
leu r pou" oir s upl'c me; ils rappellenl seulemenl que
personneIlemenl ils sonl soumis it rerreur , si
:'..int nI' les assiste, Celle co nfession de leur propl'e
fai"l esse les eond uil pa r la \"Oie de rIlll mililé a l'exerciee
de eelle suhlime p¡',-rogat;, e de \"infaiJliLililé que Hieu
I"ur a promise, en lanl que pasleurs de I'Eglise uni\"er-
sellt' :. pel' hWllili /a /is v i am lll/I)l're"oga/iL'alll
lJ1(a/lr/nh /alls a Deo si (,i ; 11 ae/u tmit'e,'salll Ecclesiam
p I'olll issre oscendere mereren tur, u/pul e
11011 in semeti l JSi s, sed in p l' resen/ia Sl' i"i/lIs Salle/ i m e-
1I/0l'n/alll eOll s/i/llell /es ill(alli bi / l /a/elll , Itcnoít XIY.
D.' sel'!.'Ol', Dei beatif., 1. 1, e. XLI \", u, ::! 1. 1. 11 , p,2'tO.
Apres cette protestation dhumi lit é, les papes, e n effet,
rej etant tout e appa renee d' h ésitation, porten! leur se n-
lenee d'u ne maniere absolue. li s I'i mposen t á I'f:glise
e n ti ére, d élini ssant que tout ch r étie n doi l lenir pour
assuré que les sa i nts ca nonisés par e ux jouissenl vrai-
ment de la gloi re élernelle; ils frappen t d'anatheme ceux
qui refuse raient ob éissance, et ne se sournettra ient pas
á leur d écísiou.
2" Est-il tic [oi que te palIe est inf'ailliblc dans les
selltellees de eallollisa/iMl Est- it (11' (vi 'lu'tm saint
canoll i se est r éellement dmls l e cie/ - On lit' pou rrait
nier I' une ou I'autre de ces doux \"érill'S sa ns tomber
da ns la t émérit é, se r eudre coupahl e dimpi ét é scandu-
leuse, el encouri r le soupcon d' h ér ésie. ces poi nl s
les th éologiens sont d'accort l . Cf. :' uarez, Tract . l . De
{ide, disp, Y. see\. VIII. n, 8, 27 ín-t -, Par ís. 1KJ6-187R
\. XJI . p. 16::1 ; Salmanticenses. L'Il'SUS /lI eo/ng" Ir. XYII,
De {ítlc- theoloq íca, di sp, l Y, dub, 11 , !:\ 3, n , ·I.Il,
1li in-4", I' ari s J8'0- 1&;1, 1. XI, p. qu. mt a u
¡:enre de certi tnde qui convieut it ces deu x proposit ions,
I' aeeor d n' esl plus 11' : 'l ua cCl'/ i/ lIl/iuc si / /ellell-
dUIII 1'omnmu" pOIl/ificl'lll 110n l)osse i n eanoni:a /iolle
SG ll clo/ ' lllll e/·"lll'e.1IVIl JlI 'Vl'SUS tÍ/Juel , h" ius, L OII/I'OI' . ,
I. I\' , q . JI, a, 1\ , Opem olll llia, (J in-fol., Amers,
1. \" , p, 336,
Elles nI' sonl pas direelelllent ou de foi,
11011 i 1ll1lled i a/e (le fideo Salananli eenses. /,,1' , ci/ , l\h:me
apres le eOllcíIe du \'alican, il n'y a pas de dl:linition
expresse dt' n ':,:lise :i eel égard , tle sorle que eelui qui
les nierail nI' semil pas formellemenl hér" liC(ue, l\lais
ces veriles louchenl :i la foi a"ee laC(uell .' elles onl un!'
eo nnexion Ires plroite. L.. premii>re esl ímplieilelll enl
¡-eH; I"e comme loul ce . Iui est lh'tl uil a\"ee é.-itlenee des
prínci pes de foi . Celui qui nI' I'admellrai l pas se¡<I it done
t ' il'/ua/i /er et al'gui/it'e ho.' r "'i'-Iu e, selon l' expI'cssi on de
saí nl ThOlnas, S Ulll . /lIe(./ ., Jl a 11", q . XI , a, 2,
Cesl done illlplieitellwnl de foi di" ine qu, ' le pa pt' esl
infa ill ihle dans la e;o uollisa lion des sai nls. Ce lI'esl Jlas
é¡;alemeul de foi di"ine qu'une pl' rsonne ea llonisép soil
rt;ell emenl dans le cíel; mais e'esl de foi eeclt;siaslilfue.
Nous lie\"Ons eerlaineltlPnl croi re qu'elle joui t de 1,.
héalitude élel·nl'l le. Tuu lefois, nous hasons noh' e eroyanee
it eeUe \"ér ilÍ', non SUI' le de lJieu qui n'en a
r ien dil, ui dans I'Éerilur e, ni tla'us la Iradit ion ; mais
sur le témoi gnalle dt' I"Église et de son chef \"Ísible:i
(lui ll ieu a promis I"infai lliLilité.
y , DE L·f:..a .I :; E· DA:SS LES CAXO:S¡SATIO:SS, -
Les enuemis de rÉglise ue pOll\aieul manquer de la
ealomnier :m sujet de eeux de ses enfanls qu'e lle place
SUI' les aulels . Opposés alout culle rentlu aux sa inls, les
proleslanls bJ¡imenl les ea nonisalions, ¡\ Iais ils onhlien l
,¡ue, d'apl'<' s I'enseigneme nt mÍ'IlW des Éel'ilul"(.'S, lI ieu
est ¡;Iorilié dans ses sai llls , Ps. el" 1 ; 11 1I\ aela.. VII ,
6, Les honneurs aeeortles aux sel'\"ileur s de IJieu
I'emontenl it IJieu lui- méme, qui esl I' aulelll' el le co n-
sonll llateu r de lelll' sai nlet,:, eOIlIllU' il esl l'a nleur el 1..
eo nsomlllale lll' de leuI' foi, in allc/O" 1'1ll fidei e/ l'OIlSIIllI -
matorelll, Jesulll . lI eL., XJI . 2.
Les hér(oliques onl un auh'e molif de .Iéerier les eano-
nisalions des sainls. lis se nallenl de se ¡'a\laeher :",
rÉglíse pri lll ili "e, el íls aceusenl I'f:gl ise I'Oma ine d'a\"Oil'
dégém;ré; ils ne peu "enl admc\l re q u'e lle ait tle \"ér i-
taLles sainls et qu'elle conlinue, sous I' inlluenee de la
gr.;ee, dans les le mps Inodernes, eoml1le aux premiers
siéeles, :i au eiel des bi enheureux, Cf. OanneL,
I II 511111. tlteo!., lI
a
11 ·· , q , 1, a . "\O. du ll, 7, coneJ , 1. La
mer,'eilleuse fCeondilé de 1<1 "éril all le I::poll se du Chl 'isl
les confond , cal' elle eondamne la sléri lilé de leuI' seelt'.
lis l'l;p&lenl tlone qu' il y a Irop ca nonisations. et que
WH
l'É¡:lbe les proclame trop facil emcnt , done
qu e rE¡;lise a toujours ét é extr émement c írconspcct c
rn ces matiores, el qu'elle n'a ac coriI é que tr,'s
l1ifli cil clll l'nl au eonll..ii re les honnc urs de la eanoni-
sut ic n?
Au XJW siecle, le pape In noeenl JI[ evpri mait tI"j ;.
cette pensée r-n ter mes 1" ;' '' foruu-Is . Qu oique pou r
entrer ,IU ciel, dit-il. il suftise de la pers évérance final e.
sui .an t 1" parole du Verhe di vin lui-m éme : 1) l(i /JC" Sl'-
us,/ue ;'1 {illem, lnc sa l rus e/·i l. :\I all h.• x, :!"1 :
cepcndan t, pour quun homme soit 1".' pUle saint par
r f:¡:lise mi litante, il faul deux choses r or es : l' éclat
ext raordinai r e des ver tus pendant la vie, el la ::Ioir., rl es
miracles apres la mor t, Ces d.'ux condi tions sont indis-
pensahlos. D'abord, l' éclat des ver tus, ca r souvc nt le
d.'mon se transfor me en ange de lumiere. Cort ains
hommes . en <'11.. 1, ne prat íquen t la vertu ' 1'11' par ol"..:uei l
el pour recueitl rr les louanges des C,"::,l lII'"S, l r'a ut res
opercnt des uu racl es ; mais l eur vie est ",'pl·,' III'nsil ,le.
cornme r,"'lai l cel l.. des magícic ns au te-urps ,1,' Pharaon ;
cormuc le SI' I'a cel le tle r.\ nleeh1"is l, ,Iont les p,'odi¡:-es
seronl de nalure ;i indui "e en errem' 1Il,' me les .'I us,
si e'élait poss ilJl e, i la ul ill e/·,'o,·em i l/( l"t"lIl1t U,., si fí e,.¡
p ot esl , etiam el edi . ) Iallh., " '(IV, A' ".lIIt d"'l ever
un sel'," i1eur d" Dieu SUJ' les a ulels, il f,IIl1 dun e eons la-
ter en lui r écl al des \'er lus uni ;i, la gloi l'" des mi racl es,
alin que SOl sai nlele soit eonfir ull\e par le Ces
luil'acll's, aeeomplis apres le u1" tr"pas, 1Il0nh,,'ut '1ue ces
amis ,11' lIieu son l pl us puissanls, el ' 111'í 1s \'i' "cnl tI'une
\' je Li,' n heureuse que ceux qni sunl ('neOl'l'
CL Fonlanini , Codex cUllsl illl t íO/11I1II 'Jllas slImmi POII-
l í{ices edíde,.ull t í n solellllli Catlol/; :atione sallc/ o" IIm.
a Joall l/ e .YV ad DCllel / ict ' " l1 .Y111, siL'c 1,1, (/11111/ !I!t:;
ad all ll UIII 1i:!!', in-fol., Ilome. b lllocell l ii 111
hulla p " o callo,lÍ:aliolle S, l/olllolJoll i . u. :!.-" , cr, :-'.
Thomas, S umot"eol . , l ' 11-", q, CLXX"III, a, 2,
l o E,mmell des vel'/l4S. - Ce ' Iue r¡:'¡:l isl' exige ,le
eeuX am:quels elle l-eser \"e les honneurs de la C>lIlouisa-
t ion , ce n'esl pas seulement la ,runt' \"f'rlu,
mais de loules sans t''teeplion, En enx doi\"enl l"l'svll'ntlir
tI'aLor d les \"erlus Ih,'ologales qui ont n i,'u pour ohjel
inlluóliat, S, Th olll as, " lIIU , t"eol ., l ' \1 ", ' l. '. XII, a, I :
'" .' nsuile loul es les anlrl' s Wl'lus inl plleel ucll es el
mor.lles , 'Ini pt' r feelionnenl rhonll l1e dans son inlelli -
s ence et tlans ses 1ll00urs, Q, L\'II, L\'III. Ces \"Cr lus , ils
auront dt't ¡es pr ati'l ut'l' non d'une lua ni "r e ' 11U' Jconq u,' .
mais j usqu'" n lt' rOlSme, Cf. .\ nlonin, SII III . I"eol"
IH' , lit. XII, e. \"11I. 1. ,"eni se, 1:>8:!. t. 11I. p. 1';;). Le
doule sur 1,'qu,'1 L . des Hites aura ;i, se pl'ononeer,
apr,'s une en'l ut'te tles pl us mi nutieuses et un long pro-
clos poursuhi tlans toule la r i¡.: ueur du tll'oil, au mi lieu
des oLstades el dl" 'a nt les diflicultés toujours I'enais-
sanies du promoteur tle la foi, sera for mulé en ces
termes : .-t ll cOJlslet de l'i,.IUlibus t"eo/09icis, {ide, spe
et ca,.itate, al' de cm'llilUrlibus, p /' udellt i a, justitia,
f Orl itud i lle, l empe,.ml t i a el mme.l: i s, ill [I/'adu " e/'úi co,
i ll cas", el ad " ff"ect"m de '1" 0 a gi lll":' Sur eelle 'IUI'S-
ti on si \'ast e el si eomple xe, la lumi ere de' r a "' re eOl n-
pl fote, On n'adll1etlra pas tle demi-r éponse sur n' impOl' le
quel poi nl parl ieulier, l 'n si mpl e nuage, une seule ineer-
ti lude sllfli ronl ;i, rentl r e in ulil e toul le resle, et ,i ar re-
ter intléfiniment la march e du proees ,
Par heroici l" des ,er lus on enlend un tlegré de pt'r-
feelion 11'1 qu'iJ d,:passe de Lea ueoup la maniere ordi-
n.,ire dont les autres hOll1 mes. meme justes, pra ti,!uenl
les \er tus : Pr<Clll i ttellll,l1l¡ est ri,.t ute m her oicalll esse
illam qure sive ob excellell li am 0Jle/'í s, sive ob Ci,.c lm l-
stal/l i an! íll /el'l'elli ell tem qure opus elíffi ci lli nlllnl /'eel-
dat, erumpi t ill actu"m sup er anlem COlllllllllJeIll modllm
ope,.a/ldi I lOlII i lll u m , cl ima L,¡'·tIlOse úperall t i ll lll. Cf,
lienoit XI\' , De servo", D ei beal ifit' . et bealor . cmw-
I/i : at., \. III , e, XXI. n. 10. 11 , t. \ ', p. '2'20. '22-; sq ,;
D e cult u el ve/le/'at iolle san<' lfJ /'I/II1, ill úl -di ll e
Dl CT, DE TU WL. CAT/l OL.
ad becüi ficationeni et callull i :at ioIlCIlI, 1. " sect. 11,
e. I V, in-'t", 1I0me, W:l!I, P:
Lo. preuve de ces ver tus h érorq ucs duil,"lre f,'¡le non
d'une manier e gén"'ra le pour toutes prises r-nseml.l»,
mais dune fa\'on s péciale pour chacune d'elles ccnsid é-
r ée en pa rticuli or. Ce qu'u n te l exa me n ,,,"mautl e tic
t"I UPS ct tle pein e est iucroyahlo. s urtout <'I.lI1 t donn- es
les d iffl cul t és de tout genre 'I UI' nc cosse dacc umuh-r
le pr omoteur de la foi , La vie d u ser vite ur de lrieu ", t
pass ée au cr ible de la plus impitoyahh- cr ttiq ue : el il
fnut que no n seulernen t on trouve ru-n ,h' 1" 'pl','I,,'n -
sil-le, mai s qu'on v n -ncon tre lh--rorsme ;i, c h'IfIUf' paso
l'ant que le doute sur l r-s vert us n'os t pas absolnm- -n t
,·"Iurid,' . il est impossible de s'e ngager plus a vant dans
eelle inter mina ble pr ocedure, ca,' il n'es t j a m.ri-, pl' n uis
d,' s uspenrlre rt'xallll' U .Ies vr-r t us POUI' pas" ' I' ;. cr-lui
des miracles, fussent-ils tres nOI1l I' I',' IIX , :-'i It's pl'l'U\t'S
convai ncn n tes en Iaveur des ver t us manque nt, ou n'ont
pu ét re retrouv ées, soi t pa r ee que des "'CI'its import .m ts
out ,' 1,' "lp rés, soit par ee 'Iue h-s lt:muills on t di- pa ru,
ou eonclul simplemenl «u'i l lIe eonsle vas tles n ' l' lus
dans un c1l' g l 'l';. Il l';. I'Oi"ttlH.· . ,, "u f Otlstlu'e d ,!
cir t lll ibllS, d le pr oees es l ,u·I·el..·. Cf. 1I,' noil XI\',
se"I'()/'. iJ" i bell t if. et beat o/' . c((Iwlli:at " 1. 11 , e. I.IV,
u , 111, l. 1\' , p, 221i sl(,
'2
0
Examen d,'s lIIirarll's, - 11 pst eucor" plus s,'\"j· ,·C',
si e'est possibl e. 'l ile cel ui d,'s \el'lus . Pom' Ioien
ner ce '1ui esl IIliraculeu x d,' ce ' Iui ne tI" P; ISSP pas Il's
forees d,' l•• e, d,·, Hiles cOII\O/l ue nou s,'ule-
IlIenll es IIn;ologi ens et les eanonisl cs, ,"ais aussl I,·s m' ,lc-
ci ns, l'l tous les hommes ,It· sci,' ncl' 'Iui. pOl i'
leUJ'S sp,'eiales, sont ,. d"a pp,'rle"ulI
,' Ipmenl st'rieu'\ ;. 1" soluliou tle ces '1llt'sliuus ,li fliei l,·s,
Tous les soul mis PU 'I'U\l'" pom' t1,:mas«u,'¡' le
el pour éear ler rerreu1", l a p",:e.pilalion in-
Icressee ou le zele e nlhousiastt' de ceux '1ui ont enh' epl'i"
le proces et " n poussellt la marche, \"i.'n l Sí' Iol'i",' r 1'01llt·C
l'exlt'cme Il' nl,' ur et les exig"nces tic ce Ir iLun,, 1 'Iui
n' est j amai" pressé, el ne s'é meut pas tll' ce '1 u' une
ca usl' est exposée ,i l'ester devanl lui v,'n,lanle dUI'.1I11
des si':'eJes . En eonsid"ra nI la mulli lu, le ,raetl's j ud ,1 j l (ues
'(l l'il impose, la séríe i nddinie .J" difiieul lt:s ' Iu"il aUlun-
eelle á eh:H)Ue in sl.tOl, r aLon,l,lIlee el 1"' '¡, h'l\ r e ti,·"
prem'es '1u"il réclame, on semi! pOI' lo' :i phll "t
dI' , I,' fi anee exag"·...:e q ue tle ert', lulih' pi ,' use. Aueun
!J'ihunal humain n'agil avee celle exaclih.. le
j us'l u'au ser upule, el a\'ee eelle S""'l'il"', '1ui p,....'¡ ll'ail
injusliliée, en toute ,ml n ' ma lilore, L.·s ehoses ,' n alTh"l'nl
ace point '1ue, de r a\" is de tous eeux 'Iui out ,'h' md.'s
;i, une atla il'e de ce ge nre, le sueees tI' un pl'oel's de ea-
non isation peut élre regard,' eomme un IlIiracl e plus
grand qu e lous c,'ux qui sont l'l'quis pom' all,'slel' la
saintet,; d' un ser\"iteur dI' Di,' u : c.:silnln cÚllsllellldo
,"II'ire I'omallre ill callol/i:atiollltlll cnllsís, adeo ,/i(iici -
lem ess/! f acit canollí:ntiolllln! oIJIIIIt'IIdll,'¡<II1 "fl "dll lll,
lit ejus sltcreSSlls debelll cense/' i "llI i ,'(It 'IIII1/11 l ,n','e ' Hai li S
,/lIam sinl oml/ia, 011 qwe ali'luis j llt/i ea l l'" li t
ill sallrIO/'/1Il1 cn/{/loglIlll Ildsel' ibalul' . •1da S' I It .-/'Ú'UnJ ,
t. I aprilis, p,
Un 11'011\ era dans la vasle eoJleelion ,I,' s .-\ t'/Il S{/ ,/c/o-
,'1111I de nOl IlLreux exemples monlranl eOllll,il' n lon!;s
et sé\"eres sonl les pl'oces tle canon ¡s,lion, \l nous suml a
d',' n intliquer ici q uel'lues-uns. Le ca rdina l '. C:lj,:lan,
ponent de la cause de eanon isation de sa in t :-'Ia nisl as,
e,",'que et ..., yopnt que, maIS1"'; \.. ' "a lt' ur ..t la
multil ude des prell\'es foul'Oi es, 1.. I' l'Oel' s. qui a,"ail ,I"'já
tlure fort long1emps, mena..ail dI' s'élel'Dis('r , "'erivait
;i, r e\'eque de Craco\"i e (1 : ,"otre sa int a b,' soi n ,rop" "" I'
eneore un miraeJe, le plus Sl'and de tous : eelui de
1I1eUre d'aeeord lous eeux qui ne eessent de eh ieaner su r
les miracl es. • A. cl a sall ct Ol' II I11 , maii t . /l . p, § :::!- § !J.l"n
autre exe mple de ce ge nre pst eelui d,' la e,moni,at ion
de sainl Ft'Jix de Canl aliec, =" ' S mil'acl es sonl I". pporll·"
11. -
C.\ :\ Ot\ I SATl ú l ' DAKS L· El;I.I S E RO :\ IA I :\E

rlans les Acl a sOllcl''''IUlI. maii \. 1\' . p. 2tr.!-209, 2H-28I.
Aprés les avoir expos és, les Loll andisl es terminent par
cette 1" -lIlal"(Ue : Hoc m i " i ¡i re [ncrt tu! cO!Jlloscemlatll
",' ;clellle" Sl/lIll1lalll illam mall/ri l alcllI , g, 'at' i l a-
t cm que jud ici i , ql/ a ill mil'(I;'l/ lis ill ordillc ael cai/oll i -
: alúJllcs Il/'obaJH/is uti tu r ,'OIJl(ll1O clIri a. Loe. cit .,
)--
1' . :'h
1
.
" ce t émoignage des a1111' 11 rs catholiques s'es l j oi 11 I
plus d' une fois eelui des h ét érodoxes eux- mé mes. DII-
r.mt vingt ans, de 1, 08 ¿, 1';:!8, promoteur de la foi ,. la
S. C. des Hites , Prosper Lamberti ni . pl us ta rd H..-
noi l XI\' . un jour la visite d'un gent ilhomme an-
glican, de ses amis. 11 l ui oñri t de Iire plusieurs docu-
mcnts r elnt ifs '1 II.'S miracles ath-ibu és it un pe rsonnage ,
rlont le preces de ca non isa tion étai t alors pendan \. IR
les lul avec allenlion, et sl up';fai l de lanl dI'
pre uves irréfutablcs selon lui , el qui a ses produi-
sa u-nt la lu mi ér e complete. il s' écria : • Ah ! si lous les
rui racles recus par I'Egl ise romaine étaient aussi bien
:1\"I·..·S, nous n'aurions pas de peine á les aduie ttre, nous
aussi l - Eh Lien ! repr rt le pn-ln t, de tant de miracles
q ui \'OUS paraissl'nt si parfail ement etaLlis, aueun n'a
,:". aceepté p'lI· la S. C. des Hiles. POllr elle, ces prell\ es
ne sont pas snflis:mtes . » "ces mols , le proteslanl, pl us
,"Ionn'" eneore, eonfessa fln'il n'aur ait j amais suppos.·
que I'Égl ise romai ne se 1Il0n!l'¿lt si difli ci le dans I'exa-
lI11'n des mir;.c1es allr ihu,'s il eevx de ses lils flu'elle
place sur les aulels. 11 fallail, ajoula-t-il, une a\'eugll'
pr l' \'enlion . pour ne pas r econnailre la profonde sagesse
l't I'extreme prudence donl elle use dans la canoni:,:,-
lion des s.1inls . Ce. Ilaubl'n lon . S . J ., SCI'i)ll a r or i o ill
/'al/sa beal i¡icn.liúllis J . r''Cl lll:i sci Regi .•, :! in-fol. .
!lome, "IO-" I:! : T"ie du /,;"II¡U'IIl'I'II.l· F,.out'Oi s Jl i gi s,
ín- I:!, Par ís, 1"6; Lyon. [lIí , 1. 1\' , p. ,"oit'
IlACI.E.
\'l . f' ROCEUUI1E ACfl'ELLE. - Xous nI' pomons 1'\'1-
d,' nll 'lI'nt enlre/' ici dans tous les d"'Iai ls qne nécess i-
lel'ail r exposl' complet ,I'un sujet anssi \'asle. 11 nous
s umra d' en tracer les grandes li¡:: nes, pOllr donner all
I,' cll' ur II ne id,' e sati sfaisanle de la manipr e donl pro-
{"' d,' I' Église dans I'examen de ces don t eU,'
a affi l'lI11' si souwnt I'l' xceplíomlo'Ul' gra,"ité. \'oi... sur ce
poi nt parlículier,l es exlmils dt' di\'erses bnlles de cano-
('ma nées de C':lesl in 111 , d' l nnocent 111 , d' l1ono-
rins 111 . d., (; ";goire IX. d'lnnocenl IY. de JI':m XXII.
In' r b:IÍ n Y, dl'Jules 11. de U on X. etc., el rapportées pal'
Hl' noil XI\' , D,! serl',.,.. Dei bt'ati fic. et bmIOl·. callo-
"i:al . , 1. 1, C. :1.\', t. 1, p. s't .
(}uand un honllne de Dien dent '1lOour ir I'n ode\ll'
d,' sainlelé. I' Églisl' ne s'occllpe pas tOllt de sui le d.·
sün PI'Oci:'S de eanonisation. l.'ue1s que soil' nl 1't:c1al de
ses ,'el'lus el l' aus l" 'l'it': de sa p,:nilence; f(uell,' s qut'
soienl les gl,,;':es exh'aordina ires dont fJil' u ra cOl nl,I,' :
l'xlases. pl'oph,' ties, miracles, faculté de l ire dans les
CU'lIrs et de dl', iner les secrets des consciences, elc. :
' Inl'is 'Iue soient le concour s des fi,li'les f(ui se pl'essenl
;', son IOIlIbeau el les gm' risons mimclllenses ou les pro-
di;!l's de tout gem'" (Ini S'! opi' rent, r Eglise se conlente
,\'i'h'l' expecl:, trice si lencieuse : expec tat ut rideat, ut",ml
(al/ l a i st a sOIl l' ti l al i s el 11Iil'acu/0I'1(1II el'all escal , all
IIlcl't'menl uJlI ('npill/ . :,i celle r,' pulalion de sai nlel,'
\'ípnt ,les hommes. ell e s'e"",cer:1 \'jle; si elle \'ient de
Lli l'u, e!le ira grandissanl a,'ec 11' 1" lII ps. L' t g[ise allend
done, el nI' consenl il I'e¡¡aminel' ofiicieUl'men t I(ue plu-
sieurs années aprl's le tl'':pas du seniteur de \)j{,u.
l'en,lant ce laps de temps, eUI' pern1t't si mplement de
I'l'euei llir les dt'posi lions des t" moins oeulaires, dans la
C1"ainte I(ne ces témoignages. f(ui pOllrron l élt'e uliles
plus lard, nI' fini ssent pal' dispar ai!l't!, 'IC l )l' l' ealll P,.o-
/,a/ i ones. Ce. Ilenoit :\I\' , op. cil ., 1. 11 . C. 1\' . t. 111.
p, 2.1 sl(.; C. 1111, n . I-í. \. 1\' , p. 21O-21:!.
les formalítés étaienl moins r igoureuses
' Iu e\les lIe lt· sont In"i nlenan \. (l nand le pape pOl' I:'¡t
la sentence do canonisation dans un concile g ém-ra l. on
Jisai t devant l'asse mhlée r éunie la vi e du ser viteur de
Dieu, a vec los d éposit ions des témoins oculaires attestu nt
ses vert us h érorques el ses miracles , Plus tard, ceue
pro c édure lrop sommai re se modilia, devint de plus en
pl us s évere, et se transforma insensihl ement , pal ' le tra-
vail des siecles, en celle qui est nctuellcment suivie,
Cette évol ution hi storique lrlos in t éressau te es t longue-
ment el savamment expos ée par Benolt X1\' . tlp. ci t .,
1. I. c. xx, XXIII . t. 11. p. 1. 11 , C. X:l.H,
n," sq.. \. rv, p. 68 "q,
1" l nstances I wéI'O/'Cl lll il" ' Sel illl ,'Od" ct w lI de /n cmlst'.
- Auj ourd'hui . les premi éres instruct ions j uri diques
sont fal tes par les ord ina ires des Iii-ux o ü le ser viteur
de Dieu a ";CII el oú il est 11101'1. Ell es onl pour hut de
constan-r oñlciellement sa renomrn ée publ ique de vertus
el de mil ·acles. C'est le l //'ocessus illfol'lll olit· us de fam a
snllcti t alis. \",.111 1" 111 et lI¡¡¡'aCII/O" lm /. Ce preces II " it
étre suivi d' un autre, le ] }j'ocessICs l it' 110 11 cu lt u , tendaut
a prouver l 'obser vation du d écret dT"',ain \'111. Ctele-
stis H yer usa/elll cires, du ;; j ui l1el d éfendant de
rendre, SOIlS peine de null ít éradi cale de toute proc édure
ult .'rieure, IIn eulte puLl ic a ce ux que le pontifl' roma in
n'a ni héati liés ni canonisés. Dans ce double proees
I'l' \'eqll l' doil donner sa senlence, el s' il ne le faisait pas,
la S. C. el es Hiles la lui dem:mderait . l"Iuelqllefois let
c'esl la cOlJ lllme qui a pré\'aln ), le proces sll1' er 1/011
C"ltlt n'est commenc': '(1I' ;opr"s l'introduclion de la
cause en com' de Home ; alors, I'é\'eque nI' poU\'ant plus
s',' n occupel' sans nne commi ssi on sp,;ciale du papl' , ce
procps esl f; ,il par I'autoril': <l posloli(lue. Cf. Benoit XI \' .
De Sel"l'(l)', Dei bcalif. el bcal(II'. call1llli : al. , 1. I. C. XXII.
n . 3, t. 11 , p. 1. 11 , C. J- XX\' . 1. 111, p, 1-:!í 2; BarhoS:l,
J II )' i s ecciesillstici lilwi tres, :! in, fol., L"on ,
1"8. part. I. 1. 1, C. XI , C. x'\:X11 . n. 6:!, p. SIl" 3 1li;
De el/l/u cl vClI e¡' al i oll e sall ctol'Wll i'l ' lI'd;,ll'
ad beal i f . el eallolli:al. , 1. I. secl. \'111, e. 1 ; sec\. X, c. 1\' ,
1I0me, 1639, p. 5' ll. ,9, ; Cash,lli ni, T l'acla l ll s d e
certiludi ne glorire salle/m'lllIl cmwlli : a lu" lllll, in-fol..
Home, -1 628. p. 8!l; Bellal'min, D,' beal i l ud. el calloll i -
:al . sanct., 1.1, c. X. COll t )·OI' ., Paris, IIHa. t. 11. col. ,OO.
Le proces supe,' f ama sallcli t al i s, s'i l esl termÍlu:
fa\"Ora hlement par I'é\' (oq ue, ':laLli l (I ue la r':pulation de
sainlel" donl jouit le defu nl. n'es t pas un \':Ii n Lr uil,
mai s un senliment appu}'': sur des preu\'es soli dl's. II nI'
faut rí en moins '1ue ce jugelOent en premípre instance.
pour que la como romaille consenle il s'occuper de la
ca use. Et encore nI' s'en occ upe-I-elle pas toul de suitl'.
Ell e aUend dix ans, á pal,tir du jour oú les pieces du
proces lui ont été remises. Elle nI' les OU\'1'e l' t nI' les
exalnine que si, apl'es ce ' laps de lemps, lui al'l'i\'ent de
nOl1\'elles leUres d'l'n" lues ou de personn,lges eonsi,"'"
m"les h:moi:;na nl que la r .:pu lali on du se nilelll' de
lJieu "a grandiss.mt, '1ue les miracl es op,' r es par son
intercession se mulliplienl de plus en plus. et 'lile les
pl'uplcs désÍl'ent chaqul' jour da\'antage ;;a canonisation .
lJec!'el d'l nnocent XI. ,Iu 1:; octoLre 1li,8, -1 ; cf. Laul'Í .
Codex pl'O post u/alor i bll 8 CO/(SOl'Ulll beal ifi c. el canolli-
:al ., 2 in-8°. Home, 18';\1. l. 11. p. 310 sl(.
L'om'er lure a Home du procl's fail pa r I'ordinaire pst
soumise á tlt. os formalités Illult iples . Elle a dü ch'e PI','·-
c.' dée d'une re(jUl'te ad resso'e par le postulatelll' de la
cause allx can lina ux de la C. des Rites. :::;i la I·,:ponse est
fa\'OraIJle, on cil e le promot eUl' de la foi, '1ui doit assi sler
á tOIlS les acles de la proc"dur e. En sa présence, on
,.ppell e les t"moins aptes il certilier que la signature el
les sceaux apposés SUl' le pl i \"OIUl nineu:l. '1ui contient
toutes les pieces du proces, sonl bien ceux de rc\'éf( ue
di océsain d'oú il ,:mane. L'ouverture se f;IÍI alol'S I'n pl'é-
sence du car tlina l préfl't de la S. C. des Hiles. O"crel
,In 3 decemhJ'e 10:;0; Bl'noit Xl\·. op . ci t. , 1. 11. C. 1./ .
n. 9-1:!, t. J\'. p.
Le pape nOllllUe ens nile un cal'din,,1 rapporlelll' dI' la
ItHi
HH8
cause el d.·s interpretes pour trnduirc les pi éces du pro-
ces enl ...-pi-is 1"11"1\ ' n" lue . <1 ;111" le cas o ú elles seraicn t r é-
di ;;,' ,'s " 11 Ul It · autre lanl:lI" '(III' le lali n el l'italien. Alors ,
d"' ",1II1 1:1 S. C. d.'s ltites, couuoence un o'·Lal contra,
di ctoi re poli" exa mim-r si ce preces ne peche pas par
llucl'l .. e ,1.:1' 1111 css" lIlil' 1 ,1,· procedu re, el si l rloit ¡·t""
aduus COI ,, ' m' valide. Le doul e est ainsi formul é par 1"
II'ilmll,,1 : ,"\ n sen tent ia 0,''' ;'' <11'; ; s"/It'" (0111 0 eanct ita-
t is.. .. ou hii-u SIIpl(')' mm <'11/111 lat a, si l conjirnntnda
t'l'l mIÍl-nllln"(I . I.l'S parlent en fav eur <le la " ,-
Iidit é, centre laqui-lh- le proruuteur de b foi souh-ve
toutes les difticul t és possi bl..s.
:"i la sent.-nc.. d.. l' urd inair e est .• pprou voe, 1" e.11I5e
n'es t pas cepond.rnt r-ncore offiei.. l leuu-nt introdui te. I'n
nouveau preces subsi diutr.., IIU" truisivme instance PI" :-
pa ra tc i re, S'OIl\T" alors, i. l'ellet uinc r les ,'crils du
servit- -ur d" I' il' u. s' il ,'U a lai"s.;. '1""'" 'Iu'il s soient .
li vres, trail és, 1,·III' ps. u\l', liI3Ii on s, sn nph-s pages vo-
13nll' s, ele. (lu It·s r..cltl' rche a\ec soill pUUl' en d,"eou-
Hi r les .noin, h','s fr"¡:lIIenl" el les sOUl II"IIr'e a la plll s
l·i;:ourpuse el'ili'IU" . CeU,' loi . porlé.. pal' l'r"ain \'111 . esl
la slIitC' o'uue routume <1 .. h":lII r oup plus a nei..nne.
Cf. 1I,....louin. (;mll'il ., \. \'1 , col. I:lI !l : lIalllle. r i l a' papa-
rllm m'eniuncn'ill"), 2 ill - í '. I' al' is. 1\j!1;1. t. l. col. 11';';;
Hoeea. LJe sl/ nclm' lI /H. ('anoui:a t i lllw, HOUl e. I lill l.
e. X'(\. (l . tií.
:"i dans ces ,'rl'ils. l(la'ils aien! ,;t.' puhli .' s ou non, se
\I'ouyail "U"ltlu,' docll'inI' h"lpro<loxe, ..11,' I"l' mh'ait SUS-
I)('ele la foi ,It' 1.' ul· 3I1lt·lIr. el S. I cau'e d, · e:" "'lIisalioll
semi! ... j :ullais ''''1'(0\,'·... A\"anl d·inl l'Odlli,·.· UII ,' cause ,1.' -
\'anlle ll'ihulla l 5UIU,.,III(', iI es l d'lIIe eOIl\l' uaIJI,' d. · s 'assu-
n'r a I'.""anel' 'IU\'II,' 111' r,'neOlllrel"'ol pas un o"sla.-lc d"
ce genrl' ' lui s" I'ail al'solllluenl iIlSUl·III Olllahle. :\1" '11 11 '
;'pl-eS l'inll'o,luelion ,1 ,,1,1cause, si on d.'eou\ I'ail qud'IU' 'S
li \l'l-'S pulil' I'S, OU de simpl.,s fl'agllll'nls. ap lll écltapp"
allx pl'l'mii>rcs pE'r'lllisilion". le eoul's des a ulres proee-
OIll'CS ser ait aussitül su spcndu. el \' on Ira"ail1erui! lonl
d "a hord á la r""ision des pieees nom"E'l1elll enl Il'0m ées.
L·.''\auwn des ':el' il., esl exlr i,memenl s,'\el'l' el \I'es
Illinulieux. L,' eal'dinal rapporleur en a 1,1 rharf!e spt' -
ciale. 11 eOlllll1encp P'u' remellre O.' S exelllp'a il't's ti .. eps
oun-ages á d." t111'ololliens h3Lill' s. Ceu\-ei les el udienl
sép.lrt'lIIen1, sans se eoneerler, cal' leul' ehoix esl I.. nu
seerel . ApI'l's 1..., a"oj¡' l us eu elltipl' IIl1e f ra ude
allenlion. ils sonl olJ li¡:és de donnel' au ca n linal 1" \Il '
appr éeialion par écl·il. a ppn'rialion \I'es con-
lenanl une I'ilisonn,' (' de ehaque OU\T3ge. a"ee
le plan, les di\'isiuns el sllbdi'-i s ions, ai nsi que 1" IlIa-
ni ére de proe.'d"I· d., I'auleur. li s doi\ enl s ur loul si¡; na-
ler loul au long I,·s diffiru\l,;s qu p eelte leelur.. f"I'ai l
nailre. Ces rappOl' ls sonl r emis eaehelps au ca rdinal.
11 les propose cusuite. dans une s('anee on linaire. á
I'exalllen d.. la :::. C. des Rites. qui Iu'cml loul le ll'mp"
néeessail'e (l0 1ll' I,,' soudre alee mallll'ilt; I,' s dou les 'IU'iI5
pour raienl suscitel' . u' pl'olllolcur ,le la foi )" assisk
commc 10ujoUl's, ponr donner aux difticul lt' s lou le lelll'
for ce. 11 n'esl pas n.,eessail·e, pour ancl er á j'lIl1ais ull e
ca use de canonis;¡liou, que les ollHages du sen il..ur de
lJieu r enferulE'ul dps el'l'eurs forUl el1es con lrl' le dogme
oula mo rale; il s uflit qu'on y lrom'e des noU\"eaul.,s sus-
pccles, des queslions fri yoles, ou Lien lJuclque opinion
sing uli':' re oppoSt''' ''' I'..usci¡;nement Pi'n.. o,¡ t'l au sen-
l illll' nl eOllllllun .I..s Iidi'll's . Cf. llenoit 1\ ' , De sen'o)'l()/)
Dei bealifi c. el bealO/' . call on i : al., I. 1I . e, XX\' - XX\\" ,
Ll f . l . IY, p,
'.,I ualld les ounages onl ele 3pprouvés.la si gnallll"e de
la commissiOJI apos/ul i'l ll e. pour l'inlroduetiuu de la
eauSt' , ne lal'oe pas o·ol'dinair e. .-\ pr és I' avis f''''ora1>le
des ea n linaux á ce s ujel, la supplit)ue es t forlllul t'e pal'
le postulal ctIl· de la cause, examiné.. ou lIIodili é.. pal' le
PI'olllohmr de la foi, qui pcul yaj ouler ou rcll'aneher.
selon 'IU-il It· jUl,e hon. Elle esl ..nsuile relllise a u spen'-
de la e., qui la pOl'le au pape, alJ/lucl il fail
conna ítre ofliciellernenl l'avis favorable éru is par les ca r-
dinau x. It' pap" l'approuve, il met au has de la s up-
"tique l., mol ptacet, avec la premi ére Il' tlre du II UIII
'Iu' il por t.. il .I\",ml son exaltalio n au souvera in pont íflcat .
IJcnoit :\ 1\', " l" cit. , 1. 11 , r- . X:I.\\·. n . 10. l. I V. p,
A partir d.. ce monu-nl, le servi tcur ,1.. lrieu r er oit
h- lill'c ,It· v én érabl e, Cal' ceue d écisiou est le sign.. que
1.. réputation ,l.' saintet é do nl il jouit, a ét éprou vée j uri-
diqueuu-nt . Benoit XI\' , fJ1J. át ., 1. 1, e. XXXVII, n . .l,
l. 11 , 1'. 1,,:1. \. l' n' est pas it rlire ' IU" la prcuve de sa
sai utet é soil faite ; II Mis il est acquis ' IUP les fou les le
cro ient sa int. el c'esl ,¡ cause d" la réalit , de c-ue 1" ; -
pulalion . que I'I\ :l ise le ci te a son tri bunal supré me.
Ainsi es t ouverte la vaste ca l...iere des informations
qui doivent elr,' fai les P'"' l'uutorit é du souvera in pon ..
tife, en \ ue de 13 \.,é"lili cal iun el de la canonisati on. [Il's
lors, la C. des Hil,'!', ,' I,ml officielleurcnt snis ic de
l 'affui rc, dout la si¡;nalllre .'1e la cornmission apostol iq ue
I'a cll"r;:é." 1' 11 lu i ellllf';"an t lous les pom-oh'!; m' e.·s-
sa il"'s pou!' l'i nstl'lleliu n du proees, I"or,li llail' e n',1 plus
le dmil ,le s'l' n oee up" I' : loul el' 'lu'i l en\l'l' pl'l' lIlh'a il
c..I .. el' ,·IIel'. s"I·,ti l rl..·....I·mai , 1·... liealt·ml'ul nul. Cf. Bt'-
noit op . át" 1. l. e. XXII. 11. \. 11 . p. Hi; 1. 11.
e. XX\\'- U X\"I II . 1.111. n. í S' I. • t. IV. p. lil>-SO. p. ,"'l .
2" /1" I'illl l'"r/ II ('/ "' u Ile fu c'IUse ti la IIl '(Il íl;c(l/ i on. -
.\p,'es ' I Ul' la ca use a ,'h' inlroduilc pi ia la delll'IIHI<, ,Iu
poslul .llelll ' , la C. des lI il.'s r '·.·OlIll...·nee dé sa PI' OPI','
a ulol'i'" 1"'II ' (I"'h' pr"c.:d"'"ll1enl ,' n\l'ep"jsc 1'.'1' 1"00'di-
naire s ur la 1'"UOl""":.' d,' s,tillll' h', I,'s " " 'Ius el les IlJi..
l'acI ,'s alll'i l" ,,'s au senilelll' d,' Il i,'u ; SUI' le coneolll's
d,'s thh·les auluuo' d,· SUII loml ,eall , t'l Sill' fa \"eul"S
sUI'lIalu,-eIl,' s 'I" 'ils o1>li,'nul' nt. Ilans ce 1>ul . el P,II'
dcs It'l\l-es a pp,·h·es " 11 slylt' ,1" c UI'i.' lille,.", ,.,'mi sso-
d i.. des eOl llllliss.tirl'S eha,';':"s ,h· p, ·,'u,l re
l' n son nOlu les inforul.Iliuns Ces lh
i
-
h;gups pal ' I' aut ol' i'" pont ilical ., pour se l l'ansporlel '
I..s liem, el J I'l'euei llir les d.,posili ons, son l. en g,:lIt"·-
I'al. lrois éVP'lu,'s. pal'llI i h"'quels il esl d' usage ,10'-
,,¡gller eel ui ,Ionl It' dioccse posst'<le 1.. 10lllUcau <111
sel'\ilelll' oe IJiell . CL I:t'noil XI\, Ul' . ci t., 1. 11 , e. XI \ '.
n . lO. l . I\', p. I:m sq. pl'Neul SCI'III"1I1 s ur les saillls
f:\"a ngiles de g.lr d,· r le secl,..1 le plus aLJsolu sllr loules
les 0p"1'31ions de 1" 11I'oc,:tlllre. sous peine d'l'"coll1'"I1 -
nical iulI l al ,"I.' SCI/I"I/Ii:l!, donl se ul le so uH' rai ll ponl ife
pou1'l'ail absoudl'c,;i I' l' xrl lls ion 1I1l' IIlP dll ('".1rdillal :;'·;llld..
p,'nilencier . en d,' ho"s de l'a rlicIe ,le la 11101' 1. li s font
préle" e ns uil,' 1.. serllll' nl a 10llS les oflieiers '1 ui
prt'ntlronl 1"'1'1 á eelle .' n' lupte : ,·ir,·-prollloleur. \"i ce-
poslul " leur, nol3ire :,pos loli'l ue. seer.:lail·e. el
lous eell x ' Iui 0111 de I" 'di!;er, eollaliunner ou
lr.lIlsel· ire les ..s tle la proe,' dure, ellJ ui, s.ms exeep-
lion. el SOIlS p{'ine d,' nllllilé, doi" elll ':' h'., des t'ecIé-
siasli ques. r.,·noil XI\" . oIJ. cit., J. 11. e. XXXIX-XI.I\'.
1. IV, p. ..12í ; :\Ial n 'zzi, ne eanonizatione
sauelorrrm, ,13\1s Tr ae/ol . magn. jW'is I/uil'ersi, Ilo-
loglle, '1i8í, l. XI\·. p. \(13 sq.
Les depos ilions des I,' moins nI' p{'m-enl elre n 'f'ues
o<tns UII lie u pl'of:llle. lIlais SeIlICIl1t'1I1 dans ulle ¡'glise.
une ehapell e. un omloire ou une s3el'isl ic. Celte pres-
eri plion du dl'uil a p1'OL31, 1I'1I1enl pour Lul d'inspil'er
aux lémoins un plus gl'3nd rcspcc l pOlll' la verit,', et une
plus \'il"e hor reUl' POUl' le parjUl 'l'. On I..ul' fail j urel' it
lous sur les l::\"angil..s de ,Iil'e la , ér ilp sans dt.'guisenll'lIt
ni r él icence. el d,' ne par ll'l' á personne des '1ueslions
qu'on le ur poser a el des r,:ponsl's qu'ils y donneront.
l.es iulc¡'¡'ognloires éll1an..nl de la C. des Riles elle-
lIléme. lis flnl él': drcssés a\ce 1" plus gr,mde allenlion
par le prollloleur de la foi. d'apl'es les Q)'li eles ou pos i -
tious du poslul al eur. A eelui- ci , en elret , ineolll lJl' le
soi n d'exposer el de eOllllllllnit)uer par a\-anee á la S. e.,
el assés sous d..s liln'S oillt'rcnls, les fails doni la cons-
ta talion jurioique fOlll'lIir a les ,' Iémenls OU <I,:bat qui
va s'eo¡;ager , de\anl le Iribunal SUPI'l' \1W, louchanl les
161-9
DAi\ S L'EG LISE n O:\IAl i\E 1650
ver tus el les mir acles du r1,;funl. Les interrogatoi res
sont tr es minutieux el ordina ir cment tres longs. Adress és
pa r le promoleur de la foi a u vice- promoteur qui le
remplace au loin a upres des j uges délégu és, el dont le
role est ai nsi d'une extreme importance, ils sont r en-
fernu-s dans une enve loppe cachetée, qui ne doit étre
ou verte que devant le tribuna l assembl é, el doit étrc, á
la fin de chaq ué s éance, referm ée el cachetee. ai nsi que
les regist res oú son t Iranscriles les d épos íti ons, Ce. Be-
noít XIV, op, ci t ., 1. Il , c. XLIV-XLI X, 1. IV, p.
Laur i , Codee pm postuliüorib us ca USa/'IUlI beatr tic, et
cfltl oni : at ., 2 in-Be, Home, 18í9, t. 11, p. 3\'-.\1. 50";'::;.
Les "' mo ins ne sonl ad mis que s' ils inspirenl pl eine
contlance, Non se ulement on exige qu'i ls soient catho-
Iiques, rnai s aussi de bonnes mreurs el r ecouunandables
par 11'11I' piét é. Aux j uges il appartient de d ém éler les
motifs qui les poussent á par ler , el de d écouvrir si c'est
l'a mour de la n ' rih;, le PIII' espr it de la religión , ou dr -s
préj ug és et un e nthousias nu- i rr étl échi . li s on t a exa-
mine r si ces t émoin s on t assez dp Jumi óres pour com-
prendrv, d'unr- facon sufllsaute. ce qu'est l' h éroísme de
la ver tn qui dist in pu« les sainls, el s'ils ne confondi-nt
pas avec les vra is mira r-les d,' faux prodi ges expl icables
pa r les forces de la na tun-. Hien de ce qui est propr e á
donner du poitls " leur léll lOignage ou " I' in lir mer , nI'
sera laissé dans I'ombre, Voilá pourquoi , outre les in-
t er rogatoires r ,·,tli;.: "s a I',,,"a nee par le promotelll' tlp la
foi , les j uges el l e sous-p,'omoleur sonl autor is"s it
poser ,I"oflice tou les les fJ uesti ons flui le ur par aiss"nl
n,'eessai res ou ul iles, selon les cir'constances, pour \"in-
1,' rCt de la veril..,
!' Ius le nom b.·e de lemoins esl consitlt'rable, el V1us
il consle de la l't'pulation de sa inlelé, Ces marflues mul-
ti pliées de \"t' n"·ralion sonl comrne la gra ntle voh: du
peuple chrelien, qui déj a, depuis longlelups, a porlé sa
senlence, el, par ses 'It' sir's, pre\"Í ent la d"cision oflici ell e
de I'Eglise, 1I1ais il f"ul 'Iue les " ' moins, aulanl que
possibl e, aienl \ 'U de leurs yeux ou entendu de Ieur s
orei lles ce fJu"ils raconlent, Ou nI' re<; oit que tr;'s dirti-
ci lemenl les t,'moins par oui- dire ou de second o...h'p,
pom' I' l'nfJuete sur les verl us, el seult' m"nt 100'''lue le
laps de lel " ps ,'eoul" nI' pel'mel plus ,l' esp':' rer d'aulr es
lémoignages ; lIlais ou nI' les aec('ple jama is COlllllle
suflisants pou r "'labJir la cer litude d' un mirade, Pour
loul ce qui conce r ne la \'asl e mal icre des déposilions
j uri di flues des 1"'II1Oins dans les proces de ca nonisaliun,
voir Uenoil :X IV, o}' . ci t " 1. 11, C. XLI X, 1. IV, p.
1. 111 , C. I-XI, 1. \' , p. 1-!13 ; :\Ial \'l'zzi, Tm clat . magnoj w 'is
w li.'ersi , De Cl/1l0ni:flt . sa llctOI"lIlIl, 1. XI\", p. 101 s'l ";
D,' cult l¿ et .'ell cl'fl tione sall,'lo/'l/1Jl. in ol' ¡(i ll e
w / beatif. et calloll ; : at., 1. 1, seel. v, c. \"1; secl , XI ,
C. v, p. 36\, sfl.• sq . ; CaslPlJini, De i l/f/uisitione m i-
I'flcl/lol"llm ill sallctOl'llII1 calloni zfltioJl.e, in-fol. . Rome,
1ü2(), p. 1m S'l .,25 1 sq . ; DI' IlilatiOlll' in lon gft almo-
" l/ m t l'mp01'd mflglli flre/ l/i'lUe neyol i i calloni:fIli onis
sanc lol'um elucitlflt01'i ll1H theoloyicum, in-i" , 1'\aples,
(mO, p. 106 sfJ. ; ConlelOl'i, nI' callo ni :fltione sancto-
I 'UIII, in-80, Lyon , 1ü34, p. 5 18 SIl. ; (;l'a\'ina, Cat/IO-
I i Ca! p l'rescr ipt iones atl " er slts Ol1llleS .'etel·es et n0811' i
It'1ll7ll1ris IUCI'eti cus, 7 in-fol. , Naples, 1ü1!l-1U39, 1. IV,
p. 30:3-31;) sq.
(llland I'i nfOl'ma lion esl achevée a' "ec I'a u<lilion de
lous les lémoi ns proposés par le poslulaleur de la cause,
et de ceux ' Iue les j uges sonl lenus de ci ler d'ofli ce, on
clol les opl;ralions pa r un procés-\'erhal , porta nl les
signalures el les scea ux de lous les j uges delégUl;s, du
sous-pro moleur . <l u vice-poslulaleur el du notaire.
Dans les a rchives de l 't' veché on conserve I'original
de loules les "cril ures; mais on transmel a Rome par
II n en\"OIé sp,"ci al ulle copie aulhenlique, r evue dans
lous les d,"lails pa r les juges eux- nu' mes, assistés du
secn'laire de la commission et d'un aul re nolaire ecdé-
"¡,.-Ii' lue. Celle copie ou trflllSSUlllptulII esl munie des
m émes signatures el des m érnes scea ux que l 'or iginal ,
L'ouver ture du pJi cachet e se fait dans la S. C. avec les
m émes formal it és que celles que nous avons indiqnéos
pour les deux preces de I'ordinaire, Cf, I3enoit XI r ,
{¡ p. cit . 1. 11 , c. L . 1. IV. p. 18!J-1!I6,
Ces premieres enqu ét es des commissai res uposto-
liques s ur la répntation de saintet é en g én éral, sont
onsuite v érifi ées dans les séances or dinaires de la S. C.
des Hil es, qui on t lieu lous les mois dans le pal ais pon -
til lcal , el auxquelles assistent , avec tous les ca r dinaux
qui en font parlie. le promoleur de la foi , un protono-
tai re, un maítre de c érvmoni es el 1,' secrétai re, Apr és
1'1'111' vér ifl catlon, le postul ateur de la cause demande ¡\
la S. C. de delivr er de nou velles Ii t irru: /'l'lJIissoriales,
pour donner aux j uges dél égu és la commission d'in-
former en d étail sur chaqué ver tu, puís sur chaque mi-
r acl e e n particulier. Cf. Benoi t :x IV, 01'. ci t ., 1. 1,
C. xXII, n. 8, 1. 11, p. 1-í.
Ces nouvelles enq u étes, étan t torrni n ées, sont exa-
min ées comme les pr éc édentes par la S. C. Si le t r ibu-
nal les trou ve en honne el due forme, il passe 11 la dis-
cussion des doutes propos és : premíercment sur les
vertus, e l ensuite sur les mi ra cl es , Mais, selon un d écre t
d'Urbain \' 11 1. il ne procede a 1' 1' 111' discussion des ve r -
tus que cinqua nte ans aprés la mor t de cel ui don t Oll
insh'uil le proces de ca no:lisalion ; el, meme apres ce
laps de t emps , il nI' p"ul le f;, ire '1u'e n \'el'lu d'une
autOl'isalion s p" eiale. Ce. Benoil XIV, 07'. ci t. , I. 1,
C. XXII, n . !I; 1. 11. C. Ll \", n . 1-8, l . 11, p. 1. IV,
p.
\ 'oici cOllll ne nl proc':'dl' la S. C. des Hiles, dans la
tliscussi on <l es \'er lus el d"s Inil' acles. I'our chac une de
ses discussions, il faul Irois re unions exll'aordinair es,
donl la pre mier" esl appel"e ml/ il'..el'aI'atoire, la se-
conde pl'él'ar at oi r e, el la lroisie me générale,
La r éunion anlipr" paratoire a lieu au palais du car -
dinal l'appor leur de la ca use ou poncll t.. Ell e a pour
Iml de le me111'1' l ui·meme pl us au couran t de l'a Ifaire donl il
esl Chal' ge. Elle se compose des j uges inf,'rieurs, ou de
second 01'<1 1'1', c'esl-a- dire <l es consultem's .nommés p.1r
le pape, el appar lenanl soi l au c1ergé sécuJiel', soit a
di\'ers ordl'es r l'ligieux. Cel'lains pr,'lals de la cour ro-
maine sonl de droil consulteur s, en \"er lu de leu r s
fonclions, COIIIJue le mai h-e du sacr,' palais, le sacl'isle
de la chapelle pontificale, I'assesseur du Saint- Ortice,
I'a udileur du pape. les lrois plus a nciens allllileurs de
fIol e, 1'11' ., lo us hornmes de vas te doc ll'i n(' el du plus
gl';mtl m"·rile. Dans la r"lInion anliprépa raloir e, i1s
<lonnenl chacun a u ca rdina l ponent leur a\'is motivé
sm' I'a /Tai re '1u' il s onl dú á rava nce ,'ludier a fondoLe
cal'dinal les "coute, mai"s sa ns rn;onifesler son propre
senlimenl. 1:enoil XI\' , " / ,. ci t ., 1. 1, c. xv, n , ::;-14,
1. 1, p. W2, W::; sq. ; Uouix, De C"l ll'ia /'Omall a, pal' l. 1I,
C. v, § 2, in-So, Paris, ·180(), p. 186 sq.
Cesl au palais pon lifical que se Iienl ensuile la r"u-
uiou ]/ r él'ft/'f1t ui /'e. Tous les ca.'di naux de la S. e, des
Hiles y as sislen t, el pemenl ainsi complelemen l s' ins-
Iruire des dirticlIl";s de la ca use pendanle. Les consul-
leur s donnenl ('ncore leu r a\"is avec les rai sons sur les-
'1u('lIes il s s'appuienl. Les ca rdina u,", écoulenl, mais nI'
se prononcenl pas o
Enlin, quelqlle lelllps apl'és, a li eu l' assemIJl l'e yéllé-
mil' , au palais du Val ican, en pr"'se nce du pape qui la
pr"side lui-llléme. Par r especl pour le sOll\"era in pon-
life les consulteurs I'esl ent dehoul. li s parlenl dans
celte au il urle, et sOl'lenl aussilül apl'es; mais ils onl
soi n de nI' pas s'éloiGner de ranlichalllbr e, afin d' elre
préts a r enll'el', si on les appelle. (luan,1 i1s son l sorlis,
les ca rdinaux, demeurés seuls avec le pape, expr illlent
leur scnli ment . Le pape les écoule, les remercie des
longs Iravau x auxque ls i1s onl dú se livrer pour {'Iudier
avec ta nl de soins une ca use si gra\'e; lIlais il nI' se
pronollce pas lui-melll e. JI aUend encor e, ellcur demande
(' vx xr s \ 1'1 " I vx 1',l) .'II .\ I ." ',' " ., U,, :::- . (1 " 1, ,,:-; L _, L
lv secours , h· k-ur s prlercs, pour aUil"'r les IUIlIÍ " I'('s
,1" Ilil' u SIII' lui, SI' I'( ' sel'\'anl de son eül<; d,' n,' i-n-u
n"·¡::l i¡.: I'I' d,' c(' qui pi-ut l. ' coml ui rc á une plus d :IÍI'"
co nn.iissa m-e d,· la véri t..·.
I' Ius 1¡Il'lI, ' IU;llltl il le juge 0pPOI'llIn, il f;o il .ippc ler " ,
promotcur de ' a foi el le dI' la S. 1:. ,It's
Hites, 11 leu r ruanifeste alors ofticielleun-ut ses d' ·ci s ion",
el le d"'el'el es t inSl;I'.; d.ms les acles du preces. 1'0uI'
se prononcr- r, l.' pape se "egle , q uoiqu' il soit p;os
ol,li:;.;, s ur I'avis qui ;o domin é au sei n d, ' l' ass" lnl. h;"
el qui a "lr t'(·unir au moins les deux tie rs lit''';
voi x, cal'. POIII' une a fl.ure aussi ¡':I'a\'e. il 11 1' se co nn -nu-
pas d,' la si mple maj orit é des sulrmges. er. J:,' noil \ 1\ ' ,
"/" cit. , 1. l . e, XXII. 11 , 1:{- 18, t. 11. p.
t) u:md le rlout e sur les vertus a .; 11' résolu f'l\·ol ·;o l.h' -
uu-ut , on passe á er-l ui u, ·s mi ra cl es q ui duit, lui aussi,
,'h'l' pOI' It; s uccessivement devant ll' s trois n-u ni ons
exti-aord inairr-s POUI' I étre di scut«. 1'0111' la I.'··alil ica-
li on il suñit dI' ,ll' u, IJlil'ac1es jUI·idi'(II1·III..nl IWUII \ ,'·s .
si lhérofsme des vert us a '-' 11; établi dapres Ir-s ,I,"posi-
lions dI' 1t;lIlOin s oc ul., il,(,s ; mai s , ('n \"C1' lu ,r un dl:c....1
ponlil ical du 23 a n il l í , \' il faudl'ail '1 uah'e lIIi¡';,c11' S,
s i. pUIII' It' s \-(,I'l us, on n'a\'ail I!'OJI "" que des 1t"I Jlui ns ti"
audi l u. el'. lI..noil X1\' , 0 IJ . ei l .. 1. 1. e. XXII. n, 111,
1, 11 , V. "-K SunH' nl i\ a un pl us gl'allll nOllllll'e ,h,
mi l'ac1l' s al ,pl'OlI\":s , Ainsi , il y <' n 1' 11 1 'I u"l r e tbns la
ca use 01.· sa i nl F"Ii x de Canlali ee. h uil ,I;ms ee ll,' ,1.-
s:o inl .\ nd.',' A\"t'lIin. neuf dans c(' lIe ,It ' s, inl I-' ..a n\·ois
de Sal,' s. di x-hllil d:ln s eell e dI' s:. inle .., :\latlell'i ll"
dI' P;l77i . ,'le. Uenoil XI \' . 101', cit.
[)ans les assell. " lées pxl""oI'di ua il"'s, on discul(' 'I U:l!l'"
sOI'les de 'luesli ons, ou doules : ,I,'u, sonl pl',:lilllill ail''' s
el oIeu, oI' -'linili k
I.es ,,,'ux uonles pl ',,;lilll iuail'es a\'an l la Io"'alilicalitln
son l : l o s i n ":l'oici lt' des \,el'lus esl 1'1'011\',01' 1'1";110' -
1I11'ul ; 2
0
s i I,·s lJIimc\ ps I'equi s on l 1'11 li,·u.
A\ alllla ea no nisa lion, on posail,'ga¡"meul au!l,.. 01 "11 ,\
donles pt·,-·Iilllinail'es ; rlln Slll' les \ el' (US, )"1111..<' S il l'
I('s mil'acl l' s, cal' on I',' \'en:o il SIJl' 1:1 Illll'StiOU ,It·s
en I'Ppl' pnanl. apl'l's la I,,-'alilieati on, 1(' p"oei,s en \"" '
d,· la ea no nis:l lion . f),'pu is, on a h'um.-· eetl" pl'Oe,-·,IIII·' ·
inul i"'. el la 'lnes l ion ues \"(' I'IIIS 1'I',:ala" " '-
IIl1'nl ,Iiscn" ··,· pl" i nellll'nl el I'eso lm', o n e,alllilll' s" ulo' -
lIl!'nl s i, alll'cs la 1I,'·alilieali oll . d,' nOIl\<':lII X
0111,'"'' OP':I";S. er. I:" uoil XI \' , "1' . "i t. , 1. 1. e. xxv.
n. r,- 13, t. 11 , p. tj;J-W.
Les doules ddi nilifs sonl : l° a\anl la h,;alili ealion,
s i, n i les PI'OC"'UII I'I'S pl"' e,-,uenles. les pI'em es apVOl'''-'es
el les r " ponses Ii.ites :lUX ob jeclions, on peul
s "II'emenl a la b.;al ilieal ion : an, stal/te a" /lI'obaliulII'
tWII ('irl ll l ll m , 111m lII il'a culol'lll ll , l ll t u l J/'uee" i Jl" ssl l
ad IU' al i {i eali llllt'm 1 2" a\-anl la ea nonisa lion le ,Ioule
déli nili f esl fOl'lllUlé d'une faeon a n:llo;; ue : all slalll,'
al'pr obat ione m¡"aclIIOl'ulIl qll re SlIpCI'l'cllel'IIll I, tltto
l Jl'oc" C/ i I ' ussi l (1(/ so!ll' lIlnelll cal/Olli:at i oll cm "
l. es ,1<-·cl'els uTl'bain \ ' 111 a\a ienl lixé 'lue la S. e, des
Ril es, eha'lue anm;t' , li <'mIJ'ail sPIII('n1<'1I 1 lI'oi s asselll-
Llées eu pl'é seuee du souH' I'ai n ponlife :
p r opl c,' j/ln"um eaUSar(1111 gl'l l l' ilal em so/el scdes (l pO-
sto/ i ea p l'Ocedc" e Cll lll magll a lIIall<,' ilale ; el, 1<1
m e/ills adill/ 1J/cal/tl', 111'0 ¡/l i s r e{ert!l<dis et diseul i t' lI -
di s, m a )/da"i t Sal/cl issim I<S Domi nllS nosl el' 11'I'S CO)/ -
!]l 'Cgal i o)/,'s de lII cnsibus j allwlI'ii , mai i el st'/ll em b..,s,
eOl'a 1ll Sallel ila/e sua fiel'i deber e, l'l'ohi bell s agi de
d i el is eausi s ex l ra l " 'refatas U es eOll g" egll t i olles, En
"el 'l u de ces 1Il,'mes d"eI'els. uans e haqlle asst'ml,l"e
¡;" n,;rale, ou ue pOII \'ail Il'3il pI' <¡ue tle l!'Ois ou quah'e
causes au plus. Ut i n d i ct is cOll g" egalioll ibllS
Sallet i la/e sua Iwbelll/i s, ordi nal e, d i l ucide b,'el' i tc.'
p ,'ocedat ur , ill tl lI(l'j ua'lue e,c eis l'efe' 'alll w' P" l' cm'lIi-
lw/es, " 'es vel mi Slmm11lm 'l"alll o, ' lal/ lum , 'aIlSre,
Ma is, t1epuis, les usages out ";II'i(,. en ce sens que,
e!laque aunee, il l a loul au pl us deux asseml, l'-'es géllé-
rales, e l que, d.ms chacune dellus, Oll m' s'occupi que
dunc ca use, dont on d iscuto' lr douh- ou sur los vert us,
ou SUI' les miracl es. Le seul cas o ú deu x C¡ UI'<'S oI ill"é-
r entes so nt examinées , Iaus une IJI PIIll' asscmhl é«
... rIc, c'est lorsque, poli .' une .1.... ces causes, il s"agil
si mplement du du ut e filial : all , st ante 1I11Jlrr,fml iOllf'
t lUU 1,' ¡' ·t u t u Ul . IUUllu i,.a f'll /u,.u,u, t il l o lHO(J('et!i 1lOss;1
(Id heati ]! ...,t i rmelll 011 mi CWlOlIi : /ll iOlI""':' Conune ce
doule est vi to r ésolu , il n'euipéch« (las quon nr- pui sse
s'occuper dune autre ca use, oI ans cette I',:uui ou, ;'\,:an-
ui oins, ce nest ja mais ,laus lasserublée oú a "'1,: résolur-
la q uestion tI,'s mi racles, '1111' la qucstion d u de till o est
pos ée, quand elle co ncerne la 111"' 111 (' cause, Cf. Be-
noit \ 1\" . 01" dio. 1. l . e, xv, n . l:l-ltI. 1, l. p. Itla sr¡ .
3" LJc la I,,iali{ica/ ioll li la I'WlOll isatioll, - t 'u hi en-
heurvux n'l):-o l ca no nis é q ue si de nouveau x miracl cs ,
pa r lui ap r és sa h':'al ilieal iuu, out .:11; exa mines
el approuvés pal' la S_ C. ,"·s Hil es ..1 par le so uve rní n
ponti ñ-, C(' UI' presci -i pf ion, fOl'lIl11h:(' dans h-s dvcrvts 15' :'
U':I'aU' dUrbai n \'111 . fuI Pl·..·cis.:(' pal' un a ull',· oI ,"e l'('1
de ClclJI('nl \ 1, :1 la tlal '! dI! IU S" I' II' IUlol'" . '111,e
sUIJe"l'ellcl'lll l 1mi r acll la (" ost i "d11It a", b"111i (i cal i OI/l'III )
d"¡,el/I }JI ' " j W' idieas l J1'ol.at i olles d i sClIl i , al', l J1'ret' i a
1I1l1111"a disl'lIssiol/ c, all j ltl' i s t"lIl iuam ,·,·tl i!l i, 111 e.,'
iis COIlSIa,·,· I,ossil l/l/m sedes a,,,,slo/i"a 11/ 10 I'u/cal al!
illi"s canoni:al io tll'UI
l.e sa inl·siege deIJl:lIul,' ce s upp..·· uIO'1I 1 01" pl"' II\"' S
. (ui ,loi\l' nl lII:mifes lo'I' "Iu<; c1ail"' JllI'II 1 la \'olonh: d,'
lI i,' u. 1..:, I>,;alilica lion , 1' 11 "'Id , n',; lai l ' lu'lIl1e sillll' l,'
un i ndull v.II·liell li"I', eUlle, ;,la ll l un culll'
reslt'l'inl; la canonisaliotl.:tu cll ulrairl
l
• e:o'.t une sl.' nh'nce
,h"linili n ' , sOIlS fUl'lue el <11:c" "lIa nl un e ull, ·
IllJi\·el'Sel. II n eun"oil, ,,,"s 1.. l's, ' Iue le 1',11 "' , :I\"anl de la
Vl'OnUnCel' , \eui lle a\oil' ,1.. plll s amples ¡,:a l-;¡ nlil' s .
U- puslul.1Ielll· tl' UIIl! cause. ' lua ll, l il ,1 aVI"'is 'I ue
lIie u a d.,i ¡:né 01";1"' 1' d,' n" u\"(' all , IJl il'ac11'S I'inlel'-
e<'ssiun <1u I>ie nheUl'" u, donl ji pom'su il la ea nonisa-
lion. duil PI" ' SL' 1I11'I' a la S, C. tI,'s lI i h' s une s uppli' lue
PUIII' la 1',' pl 'ise d-illsl ance, 1'r o siYll l1ll1ra I'Ullll ll issillJlis
l'eaSs¡wl / l lioll is. Si elle esl t;,-; 0I'ah" '11I,' nl aceu..ill i.. pOl I'
le p:lpe , de nouwlles sonl e,p,:-
,Ii"es, po m' instilue I' les j uges d':";gu,;s, c1'aI'g" s de
IJI'L' lIIIJ'" " 's infol'lllalions qui senil'ulII 01" hase :1Il' nou-
\ ea u, procl'S aposloli'lues s ur Il' s mil'acles pl'Uposes .
.\ pal'lil' lit· ce mOlllenl. b pI'oc"dul'e I'('COll1mo: nee, el
suil son eOUI'3 I·,;guliel ' iudi' I1l''; pl us Itaul. Le dossi(,I' d,'
l' L'n'l u,' le esl a 1I 0me, 011\'1' ,'1 el exalll in,; , :, i ell..
esl l'eeonnuC' \'alide, la di , cussion tles mi mc1es a lil' u.
el, a\'ec les udais Ihes pal' 1(' oI roil. se poul'sui l dalls I('s
II'uis I\ "unions ti .. la S, C. des /l iles : a ll li pl\ ;p.II'aloi n ' ,
el ¡;'-' nel'ale en pl'l;sence d u SOU\'I'l'ai n pun-
life, I'ans une aull'e I'eunion g,; m;""le COl' am Sal/dis-
simo, esl pos,'e la lJuesl ion : au, staule " l' /l)'olfUlione
mirm'ldorl/1l1- qllre sll l'C"I'(,lIel' Uul, 11/10 decelliri , .ussi t
ad sol!elll>lem l'all/II/i :alirmcm?
I) uallll cl'lIc-ei esl I'<'sulue f¡1\0I'al ,I.'1I1l'1I1 , il se mllll' I'ail
'tUl' 1:0 e,lIlse ('si enli n lel'lIIill"I' , il n'en I's l pas
ai nsi. 11 faul 'Iu'elle so il Ul' nOU\'eau !I·ail' ·c ,'n Im is
eonsisloil'es l'olls<-culi fs. (I r il est d' usage 1r:,Ul'II,h-e
un laps de IClllpS pal'l'ois colIsi u,"l'alole a\'all l dI' les tenil' ,
,\ ussi, 1I'" s sOll\enl, une ea us!', d,;já I> ien a\-a ncée so us
uu ponli fe, n -es l eonli nu,'e el lel 'lIIill"·1' lJue P:II' I'u n de
ses suee,'SSCII I.", En ces all:, il'l'8 si gr'a\'I'S, I' E;;li se n 'esl
j amai s pl·esSl'e. lluoi'lue ass' ....' e de l 'inf;, illi hililé pal '
SOIl ,Ii\'i n fOllllaleul' . e lll' nI' nl;¡;lige pas l' emploi ol e ce
gI'and fael pul'. le lemps, p01l1' a n ivel' ;i une possessioll
vl eiu e el !' lItiél'e dI' la "':I'ile, La ea ulJllisa Lion ol e
sa in l I\ oslka. déel',;I<' e pal' CI,;IIWIII \ 1, no'
fui eélébl'ee que pal' Uenoil XII I ; el eelle de sailll<' JII-
lienne de Fa lconieri . par ce dl' I'lli PI' poutife,
ne fui eélt;hl'úe que par CU'llIenl XII. Il uan,1 le sainl-
siége \' ienl a\·aq uel'. lallllis qu'lIl1e cause es l pt'lJuan le.
la n'l'n soulTI'e pas . Le SUCCCs..selll' nI' SQull1el
1G53
L' ÉGLISE
1.

pas a un autr e examen ce qui a éh' décid é par son pr é-
décesseur ; mais il repr end la ca use la o ú celui-ci r.I
Iai ss ée.
Apr és le d écret de 111 /0 la ca use es t done examin ée a
nouveau dans les consist oires, paree que le pape veut
avoir' I'nvis non seulement des cardinaux qui sont de
la S. C. des Bítcs.mais auss i de ceux qui n' en sont pas,
c' es t- a-dir e de tous les uu-mhres, sa ns exce ption , qui
composent le sacr é-coll ége. 11 consult e aussi t ous les
pat r iarches, archev éques et évéques qui r ésirlent á Rome,
ou y son t de passage. De plus. Ip pr élat secr étaire de
la S. C. du Coucil e, qui es t aussi secrétai re de la S. C.
pour la R ésidence des évéqups. convoque par une cir-
culaire tous les én'ques qui dcmcurent dans un rayen
dune centaine de milles autour de Rome. Ce conares
<
solen nel de cardina ux, de patriarches , d'archev éques et
r eprodui t done, eu quelque maniere, limage
des a nci ens conciles romains,
Avant la tenue de ce consistoire publ ic, a lieu un con-
sistoir e secret auque l seuls les cardinaux assi steut . Le
pape demande au sacr é-coll ege sil convient de proceder
,. la canoni sation , et chaqu é cardinal r épond par la for-
mule placct, ou noll placet, Alln que les membres du
sacré-coll ége, qui ne son t pas de la S. C. des Rites, puis-
sent donner leur avis en toute connaissance. le seer étair e
de celle Congrégat ion, ou, á son défaut. Ip promotelll'
de la foi. a PU soin de f.tire illlpl'imer, pom' etre distri·
Imé :i I' a"ance aux ca r dinau'l( . un somnaire des actes
de la procedurp précédenl e, contena nt, a' ec un ab régé
de la "ie du hienheureux. un exposé de ses vert us et
des mi racles operés pa r son intercessiou . Les cardi naux
n'assistent donc au consistoire qu' apr es ami r ét udié á
fond ("aH,.ire sur laquplle i1s ont á se pr ononcer . Fn
outre. ils ecoutent le rapport que fait dp la cause le car-
d inal pr éfel de la S. C. des Riles.
Le consisloire puhlic, olI se déroule la secontlp phase
de ce nou" eau pr oces. est tres solpn nel. L'assemhlée des
ca r dinaux, des patriarches . des archevéques et d,'s éve-
ques entour es des consulteurs et des officier s de la C.
dps Rites, du secrétaire et du promoleur de la foi. des
protonotaires. des antliteurs de Rote . des c!prcs dp la
Chambre aposloli que , dps a,oca ts consistoriaux. etc.. a
lieu dans la salle r op le du Yatican. en présence des am-
hassadeurs des puissances catholiques, du gouw r neur
tle Rome, des priucps assislants au trüne pontifical. de
heaucoup d'autres personnages de distincti on, et d'une
grande foule de fidel es. l'n avocat consi storial y prpnd
la parol e, et, da ns un discour s d' nne "Iégante latinité,
r aconte longuement les "erlus et les miracles du hien-
heureux dont la sain teté doit é tre solennell pment dI'·
elarép. 11 fait connaitre en méme temps les nomhr euses
suppliques adressées dans ce bul an pape par les rois et
les peuples. Ce long discours occupe a peu pr es toute
la séance, aussi fau t-iI autant de consistoires publics
qu'i l y a tle sain ls a ca non iser. Cf. Ol'a l io i l/ ¡'i lam et
,nerita B. Bona l'ent ll r re pel' i nsi gllem jlll'is "trillsqll e
doctO/'em Octm' imw nl de .llal' t inis, saeri palati i apost o-
l i ei c/arullI (/(I1'Oca/l/ lI l ,'onSislol'ialelll , dans les Opel'a
"mllia sallc/i llollavel lt lll'W, í in-fol., J1j(j8. l. " 11,
p. íOO-802. Quand l' amcat consistorial a I1ni de padel' ,
le prélat secrétaire du pape pour les hrpfs aux princes
r épond et exhor te, au nom du souverai n pontife. tous
les assislants á implorer les lumieres et les secours de
Dieu par des jeünes et des prieres fer"entes. 11 ajoute
que Sa pour une aHaire aussi grave et qui in-
téresse la chr étipnté entier e, "eut r ecueillir I'avis dps
cardinaux et des évéques dans le prochaiH consistoire.
Ce consi stoi r e es t semi- public. JI est com-
posé seulement des car dinaux. des patriarches, dl' s
arche"éques et des é"eques présents a Romp, c'est-a-
.li re de ce ux-Ia seulemenl qui ont le droit de mt..r .
Alin 'Iue tous ces prélats, qui n' appar ti en nent pas au
sacre-college, soient bien instruits de rallaire sur la-
quelle ils auront a se prononcer , le secr étaire de la
:' . C. des Rites leur tr ansmet a l'avance un exemplaire
imprimé de I'abrégé de la proc édure et de la víe du
l.ienheur eux, qui ava ít ¡("já été communí qué aux cardi-
naux avunt le premier consistoire puhlic. li s "'Iudipnt
done I'añaire de leur c ót é, et, qua nd le pape Ieur de-
mande leur avis, ils r épondent en indiquant les r aisons
sur lesquelles ils appuienl leur sentiment; puis, ils
r emettent au secré tair e de la S. C. des Ri tes leur ¡'ot Ulll
écr i! de leur main, el s ign é par eux.
Un s'éton ne ra peut- étra que le souverai n pontife,
upres avoir requis l'avis des carrlinnnx dans le consis-
toire secret, recherche en cutre celui des év éques. Cellp
requéte n' est pas snper flue, cal' le vote des cardinaux,
dans le premier consistoír e, si gniliait seulern ent 'Ine
rien ne s'opposai t :i ce que la cause sui vlt son cours, et
que r on demand át, comme c'est d'usaae ímm émor íal,
l'avi s des évéques. Benoil XI\'. op. cit., 1. 1, e. XXXIV, n . 9,
1. 11, p. 120. S' il a plusieurs hienheurenx á canoniser, il
faut un consistoir e semi-public pour chacun d'eux: cal'
il est impossible que, dans une seule de ces r éunions,
on puisse recueillir. pour plusieurs ca uses ditférentes ,
les suffrages de tous les votants, vu le nomhr e consíd é-
rabie de ceux-ci, Benoít XIY. op, cit., I. I.c. XXXI V- XXXVI .
t . 11, p. Illi--I26: 1. XII . p. 20-2,;) ; 1. 'l(JII , p. I-:l:!; :'h'pm-
11'1' , Tr ai/e des pci ll es eed esias/i ques, de l'uJl1-Jel et eles
COllgl"egatiollS r omai nes, par!. 111, sec!o 1, c. l. in-8
o
,
Paris, 18ro, p. sq. ; Bouix, D, ' clu'ia 1'01llalla,
parl. 11, e. l. in-So, Pari s, p. 1-i:3-1:J2.
-i
o
So/ellui /é de l a - En terminant le
troisit'me consistoi re, et apres amir r ecueilli les sulrl'ages
des assi slanls, le souwrain ponlife d'ort1inaire indiqlll'
le j our oú sera cél ébree la canonisation. C' est aRome
qu'a lieu auj our d' hui celle c'·r émon ie. Aul1'lofois il n'e n
fut pas toujours de meme, et ron tl'oll\-e des exemples
assez nombreux de canonisalions accolllplies dans d'a u-
tres "ill es, soH parce que le pape), residait te mporairp-
mento soit parce qu'il)" él aH.I .. passage. Ains i IX
canonisa Franl:ois d'Assise et sainte Elisa-
beth de Hongrie (120;)) ;, Perouse, sai nt Anl oine de Pa-
doue a :'pol t'te. saint Domini'lue (1:!3i ) a Rietí.
La ca nonisati on de sainl Edme de Cantorhery fui faite
par Innocent I\' a LyoH. en 12.8; celle de sainte CI:,ire
par Alexandre I \' a Armani, en -12:>:l ; celle de sainte
Hed wige par CIC:ment l\' á YiterIJe, en 1267; cell.. de saint
Louis. év...que de Toulouse, et de sai nl Thomas d'Aquin
par Jea n XXII, a .h"ignon. en l3lí. Depui s le r et our des
papes a Rome. toutes les canonisalions, á I'exceplion
d'une ou deu x, furent accomplies dans la basili'Iue , -ati-
eane de Cf. R. P. "Iortiel', Sai ll/- Pie)'I'c de
Rome. H i st" i r e de la basili que vati coll e, in-fol. , Tour s,
HlOO, p. 5 12·:>lí.
Les cerémonies usilées au moyen ,i ge pour les cano-
nisa tions se trou\"ent tlans rOI'do I"omal/US dn cardina l
Cajétan , puhl ié a,-ee quatorze autres de ces antiques
rHuels de romaine, par l\lahi llon, lIlusreulll ita-
lieullI , C. CX" . CC\"IIJ . 2 in- io, Paris, lIiSí-J(j89. t . 11,
1
- 3 1- 6 'H - .,- \ . . , \ R
p. . J , -1:':' sq., Jo.JJ sq. Olf 3USSl nge occa,
I"csaw' us p Oll tifi cial"UllI sael"al'ullI'/ue anli'l uilatum,
2 in-fol. . Rome. líl9 ; 2< '·d il., t. r. p. 1!i3 S'l.;
:\Iabillon. A" la sal/ et O/'um ol"d. S. Benedit'li, 9 in-fol.,
Par is, 1li88·1 í02; pr:ef. r ad s:ec. 111, § 6, l. 111, p. LXI sq.
Dl'puis quelques siéc!es, i l es t d'usage de eanoniser
plus ieur s saints le mpme joUl·. La hasilique \"aticane
est éel airée par des milli ers de luslr es pt ornée des
bannieres des nou\"eaux sai nts. Des ta blea ux r eprésen-
tent les principales scenes de leur vil' el leurs miracles.
Le pape. en touré des car dinaux el d'un brillant cortége
d'é"éques et de prétres. préside la eérémonie. Apr es I'obé-
dipnce, les pos tulate urs de chaque ca use de eanonisation
s·approchent. accompagnés d'un avocal consistol'ial qui
preml la par ole en leur nomo pour supplier humblpment
le pape d'inscrire au nombr e des sain ls les bi enheureux.
rrox L
· I·' r: li S1:
.. -, .- ... 1:0:\1.\ I xE
.\u nom du pap.' , le pré la t seer ,'l aiJ'e pour les IJI'efs aux
pri ncos e- IU(' lr-s ver tus de ces gr aluIs ser viteurs
,It' Iii cu soul cunnues el h-urs un-ri les apprécu-s. mais
que, avan t ,1,' prouoncer lcui- canonisation, il faut
,lelllaud,'r le sccour s ,Ic I rh-u cl impl orer ses luuri/- r os.
.\ ¡lI'j,S cette preuriere instance, on chante les litanies
rh-s saints, L'avocat consistoria l s' upprocl u- une secondi-
f.. is, et au nom des postulateurs ...;pl-t,' la ml'lIIl' suppli-
cation. mais en i nsis tant d.,,"anl age : i n st u n l er, i IlSIClII -
¡ ills. L , ",;pons,' lu i esl " lil,' ; t rre ni us , L,' 1"' lI i
(; ""1110" es l ch.mt.' , L'avocat rcvi..nt au lr''',ne pontifical
rr-nouvelcr ses instanrvs avee encor ó plus dardeui- :
i nsta nte», i lls lal.l i lls , il/ sla l/ l iss imc. Le sccr étai r c
d"'c1;,l'I' alors qllt' l.• \ ulon té du IJaP(' es t d'exaucer cette
dt'llllllul e.
Le pape pro nonce cette fuI'IIIllh' : " An nom d,' la
sai nte el indiv is ihl « Trinit«: pulIl' l'exnltntion d,' la foi
catholique ('1 l'accroissenu-n t d, ' 1,1 I'eli ;!i" n chr- tiennc ;
par l'autori t é dt' Xot re-Scicncu r ,";sus- e hr ist, des bie n-
helll'eux apul r, 's PieIT" 1'1 1',11I 1, et 1';11' la uóll',' ; apri's
NI i\\ oi,' 1IIill·.'m,'ul el implor ,; lO' seeours de
Il ieu ; SUl' 1';I\'is 111' nos \,,"u,;ra],ll's fl'j'res les ca l'llinaux
de l., saint(' f' ¡:lise romai n, ', )Ps pa lri "rcllPs, I,'s al'ehe-
el les I' I'L;Sl' Ut S it Ruluc ; uou s d"'er"'lons
' lile les l ,i,'nh(,IlI"' lIx :\". L'I :\", son l sa inls, e l nous les
i nsc r h "olls ll;l ns le calalogu(' des :-;; Ii ll l s, s la t lla n L (11If'
I"Eglise II nh'erselle c.;ldll','ra pi,' us(,lII ,'u l I,'ul' IIIl;moiJ'e
tous les ans. a u .1our .Ie lt'lI l" Ilaissa ll ce f.t
la e,;I"ste patrie, .\ u nOll1 dll Pi-rt' . ,Iu Fil s el dll :'"i ul-
Fspri l. Amen, »
Cell e' fO"lllul,', 1"1\' Ih' lIoil IY, oJ' . ci l.,
1. I. e. :\XX\"I. 11, :!II. 1. 11 . 1" I\:!, est c"'I. ' donl s,' sl' I'\-il
Cll'ment XI. ,' n I'; I:!, POUI' la eanoni salion dI' s" in l
Pie Y, de sainl .\n(lI": ,\\"cll iu, dI' s,.i nl F,;lix dc C mla-
tiee el de sa inle Calhl'l'ine dI' 1:0108111' . :\"ullt' nwnliou n"y
{'si fait... d,' I"ofli ce et el ,' la messe en l<' ul' hounelll' , l ' ne
for mllle ;lI1al08l\e fut par .\I t'xandl'e \" Il dans
la eanonisalion de saint Thomas de \"illen,'U\'e, t' U
et d,' saill l F,'alll"ois ,le :'al.,s, '' u IIilij : pal' CI,;nwuI IX
da ns eelle de sai nl Pi,' n 'e lL\lcaulal'a et de sainte :\Ia"ie-
:\lad,'lt'ille de Pazzi . en Hil ill.
QucltlUl'foi s. quoilJue mr,'menl. 1'ofliee a en
rIlOnnt'ur des non n 'a ux sainls 1'51 menlionné. Dans ce
eas. la for mnle de ca nonisation sc te l'mine ai ns i : Sla-
I/lelltes ut ah wli,'el'sa/i Ea/,>,. ia, armo qUIl /ibet 1Il die
ohi l". dicti N.. {esl ulIl l'I lIf/i ci ulIl il'si us, sicul I ll'O
m a/'IYI 'e, "el pr'o cUIl{esso/'e l"l/ll ifi" e, t'e/, el e" de,'ote
el solellllli l ,'" ce/eh/'el l t /l ,., C ,'sl la fOl'mult' donl usa
I' I'bai n \"\11 , ,'n 1li:!9. 1'011I' la canonisalion de sa inl
Cor si n i. Il"aill l'lII's, quallll eetl e c1.lIIse esl
i nséree d;ms les senl,' nees el les bulles de eanonisal ion ,
i l faul un :lUtl'e déer el ponlifiea l pom' que la I'éeitalion
de roftiee d'un sai nl soil obli galoil'" dans rÉgli se uni-
\"erselle, Le nombre des sa inls eanon ist's d,;passe, en
t'ffet , de beau coup celui des joUl's de
L'a\"oeal eonsislori,lI s'a pproehe eneore J u trl,n,' pon-
tifi cal , et, au nom du post ul,lleur dI' la cause, r ellll' r ci e
le sou\"t'l'ain ponlife, 11 lui dem:lIllle d'ol'l!ollllL' r a u"
prolonotail'es apostoli,!ues de dressel' 1'aete aUlhenlirJlle
de eanoni salion . Le pape aequiesee imm,;diatemenl á
eelle r eqm'te.
Le Te D,wm esl eh:mh' all son de 10ul('s les eloehes
el e Rome. .\ut r. ofois 1'arlillel'ie du c1üteau
tonnai l en telllps,
Le papt' r "'eite 1'0raison des sa ints eanonises, pu is
célebr e la messe en 1<' 11I' honneur. ou . s i la solennilé
nI' le pel'met pas , il joi ut á la messe du j oul' leur com-
Im'lIIorai son , el'. Aug-e Hoeea. Thesa lll' us POlitilici a, 'um
sacl'arllmq /le all l iq /l i lal rUIl , 1. l . p, I·n.
A 1'0ITel' loi r e. les e3r dinaux et les postulaleu r s olIr en l
au pape, 3\'ee de eles pains dores el
argenles ; deux peli ls b:II'ils "galelllent dorés el ar gent"s
eontena nl du "in ; lrois eages arlistelllenl
pcintes de couleurs vnr i écs , ('t renñ -r ma nt ,ft' ux to uru--
rcl h-s, rh-ux colombos el dcn x pr-tits oi seaux. Sur Ies
d,;lails d,' e,' He c ér érnoni e el de sa si!., uiliealiou .II \ S-
, ,
tiqur-, voir _\ n;.. .· ltocca , l oe. ci l, ; I:l'noil 0/ " cil"
1. l . e, xxxvr, ;( I:!. n. 1. 11, p. IUl-I;", ; Cas lell ini ,
[),I IJlyst;C(l ,'l"" H JI siy"i /icaf;one 'Jure i n sanctoruru Cll-
non i zat ume (l1/(" ,,.i soleut , 1\ 01111' , Itr.l; ; :\1 l'llIllI i,
Ji S(l ,')'(t 'rilo ,/; .'a llfJlli ::arc i .'\({Il t i , ill-.\". HOII H
lo
,
lí:!li, p, Amici, 11 sacm " i ln tle /a
hl'Ct'elllel/te (/ ' ·...-rit to , in-S«, HUIII " , p, 3!1sq,
Pom' l'ensernble des sol enní t és qn¡ accompagnont un e canonl-
sation, li re Bvnoit '\. 1" , up. cit .. 1. 1, c. ti, tl- l 'f-, n,
l . 11, p, 13!.i - 1;; 1: t. XIII, r . 32- 14!l; trbano u,, \Iulo,';s, Rel" "i" ,,,.
dl' U'nl 'puJ'ntu {alto Ül StUllv Pu-t ro 1'('" la cf(lwui::u:ÜIllC el,! '
cinque santi J uI"en:u (;iustin;oui, ( ¡ ¡OV. (tu Santu Faconüo,
Pasqunl « n" y l tm . GiovculIri di D i o, et Gi ov. (lu
ctltIOJli:':flri u' 11; oltobJ'(O l(i!J(J .la ,-ticssaJ'l cb'u "1/1, in-Iol .,
Borne, "l(jUü ; "idu SnJwtQl'IUU, rnaií 11 , p. 2.rm
Lettere ecclcsra!ó:liclU',!t in-!J·, Veni se, 1";I H, t. \ 1, p. 73 ;
II Sucr u ri to tl i. " dl lUn i : ::an' i sanri. in-4
n
, Home, 1";2••, Jl. 1:!n :;ll. ;
Aroici , 1l Sacro rilu clellt( canuni'::tl':iunr lW{' t '{'wenlt! d"$-
Cl'Utu, in-B', )tome, '1B:J8, p, 2UsfI , ; llr eve lwli,:;,t {/,'lIr SIIll'tllll.
cauoni::utioni {lc' sanl; c(' l t'l;rutc in di t'rl"SI 1('IIII}i )lf-l/a. pu-
lri."rcalc lmsilicn. vul icalia, in-4.', Hume, JI, 30 'l"oni.
LJi : i ull ar i u eli cJ'udi.:iotl e slorico·ccclcsiuSlictl, I n!J i n-8·. "1'-
ni sf' , 18'..o- lt'i!l. V" C"lloni,::a:i(J1Ie, § '.-7, t. \" JI. p.
n , p , ) Iurlil..'r, .'\uü l l - Piet' ,." de /l u,,, e. lI i sl u¡,.c de In lmsil új'u'
vuticaul', in-fuI.. ToUl'S, '1 !IOIl, p. 522 sq.
Lt,S l(ui unt trnib' de la canúnisatiCln :R(lnt innolll-
eL 1", ChC' \" nli c l", 1l.:Jlcr tui ,' c.
col. :;'j!)-j7U. Xuu:" inuitluC'rnns d'ahord qui ont I.:crit e,e ''''0.
C'es mati c-rC's ; ¡mi!'>. ccux lIui , Il'ul"s ( ,\1\ 1"3Hc"" ('n
onl p:Jrh· I(lnplf'ment, (IUpillll'ils Jfcn aient pas f:lit I'ülljf·t prin-
cipal de Ira\ 3\1\ ,
l . A I ' TFI·ns \}t:l U:\:T Ecnl r E.\ ' fl l fOFE.' ''W Slln L \ Cr\ XuNIS:\ r l l .:".
- Tht'vlog;eus. - Rocc:I, D, ' suuct07'run cflUOlli:,.-
liolle cOnl mcu l u r i rts. in-....•• Ht,me, Hitll. Oll\l"age Illeill
tion , d,'di,' au I'''re O:I<.'melll \ -111. insél"é dans le t. 11 UomT"S
COmJl]etes de r.mtt:'lIl" , SUU8 ce titre TIU!:-;(uu'us pun-
li/iciaruut unlif/uiluluuz , "Ct'uon ,,¡tU. 11IJI,
p7-a,:t:iIIm, et c:er enw n;tnetuu, 2 in-fol" U(¡me, 1, 19. 17\ ;-), -
Fürtuné Scacchi. De c u lt u el vetlcraliolu' SUllCIOrlUn in (JJ"(li",'
ad bl'utilicllliuJlun el cfuluni ::alioueJn, ucdié au pnpt'lJrh,li n , 111 ;
le 1, I a Jlaru seul sous le titre : 1Je twlis el si!/ll is sallctituli.s
beati/icaut/o1"lun el l'{Uluni::anrioruJII , in-4 . Rome, 1GJ9, -j l i7! );
les autres li\res a\"¿ticnt pou r lit res : le 11 , D r' hlarlyris; le 111 ,
De mi1'{lCutis : le IVr, Dc beali(lcativue ; le \"r, De c(uwlti:u-
tioue : le \"I r. Di! or{l i lle jrul icutrio 11(11' lun causarunt ; le
Yll r, Dc cou91'egutioniblls itl quilJus cuusre J'1c,,'lraClffulru
e
;
le \"111 ' , '1ui De fuI ncllevé. l/" III;S.." POllli(icia ; les 1. 11', IV-
el YI ont élé cnnser\"és, f't se l rulnent en manuscril :t la
J¡ibliolhc'Iue Alexanu..ine ue runivel"silé de la S.'pience ¡, fi ome :
ils IlIi fUl"Cnl u"nnés I'a.. le pare ,\ Iexandl"e \"111. ;, 'Iui i1s arpa,.-
tenaient . el <¡ni ne vuulut rlOint prive.. les tra" ,ailleurs d(>s tré-
SOI'S d": ..udilion qui y sonl renfermés . - Luc f"astelli ni , Dc
cc r li l udi lle sancto7·unl. i n-fol., Rume,
WI8, H;:!8, ounage uédié aussi a u rare l ' ..I.ai n \"11I , el aU'luel
rauteur aj úula. dan8 la suite. antres lraih". :-:. impurlanl'i :
De ülqlUSi.tiouc mü·aculvrlull in sauctonlJU mnl·lyruJrt ccuw-
lli,:ul;one, in-fl'l., Hume. clilutiotu' in lollYu CUUlOr, ou
tempúra muyni uJ"(/ui.qu,e neguti.i cutWni:ulw,us Sauclorl uu,
el ucicl alorirull lheolugiClun, in-4", Naples, 1(j:1U. Cet
composfo a di\"crses epoques, pi'che )lar la lf' lien 10-
giCJue <¡ui réunit lesdi\"erse::; parlies n' est pm; netlellU'nt indi qné ;
il y a nt'-anmúins des p3ssages remar<¡uaLles el d\ mc gl'anc..le
lIlililé püUl" ceux qui ont il s'occuper de ces matiel'es. - .Je,U]-
Daptiste Riccioli, l nu ll uu i l ns (lb e,Tore l am speculat i. r' o quaul
l ,,.actico (/e{utÍliuuuII' sat1.clresedis nposto/ic.7! in cflJlo"i;::al io ne
sa ll"lo)' II III , in--\ ". lJologne, 1668. - ChaI"les- Félix ue ) Ia"",
éve<¡ue de Sainl-Sévere, .. \'ovissiuzus de CtluOlli::at l une sa ll -
clorunz l1'aclalus. in-fol,. n üme, 1621'3 el 167K (:'e:-:.t r un des 311-
teurs les plus exacts. - LapJlius, DtJ II eroi ci lule
v¡rtullun in beal i f lcall{l i s el cCl1loni :a,ndis "equlsi l a, in..
fi tJme, 11171. - Fr anc;üis Bnrdüni, D,_' miraculis r (l lione halJi t a
beati(icatiolliR el callO'tli:atiulliS, in-fol., PaJ"Jne, 1703 ; dl-4lié
au pape CJt"ment XII cet ou\" rage po::;tbume, qui ne manque ¡laS
de mer ite, serait probablement plus remarl]unble encore, si
l'a uteur avai t eu le temps meUr e la derniere main. - J ean-
Baptis te i\lemmi. 11 Sacl"o ,'iCo ,l i canon i =: are i sall t i, in-!In,
n ume, 1726,
2" Cauoll istes. - T,' uctalus de StlnctOi"lI111 cunvui.-
Hi;)í
oxISATI O1\ DA:\" S L' ÉGLI SE no I :\" E
: .,/ionc. ín-fol., DI,)logne. - Jacques Castellani de Farn,
Troctut ue tle sauctorUnl CluzuJ'lirotione, in-Iol., Rorne,
ouvrage dedi é II L éon X. - F élix Contelorí, Pra.cis de cQnou;-
=nt i Ollc SOJlctor u m, in-Bv, Lyon, 1609. L'auteur était sp é-
cíaleruent vors é dan s Cf'S aflai res, caro d'abord avocar de valeur,
iI el] avait soutenu un grand nombre devant la S. C. des R iles. -
de Pavinis , Detensorium canou i':'lltiOt"lis sancto-
7'11.)/1, in-4". Bareelone, ltl1H. - Garcias de Caralps, De canotÚ-
: nl ;oll c sallclor""" in-á-, Barcelone.1618. - (;" bani VllI decre·
11'1 Sf' nJaul l a i n calloui:aliunc sancloruuz, io-4-, Rome, 1642. -
.1 . B. Mari. De canoni :atione sancl onun , in-B", Rome, 1658. -
'I'romhelli, Ve c'Ult ll. sanct01' u m disser t ationes c1ecem, 6 ín- t -,
Bologne, - Thomas De e.7;ecutoJ·ibrtS litte,.al·,un
a{' ostol icarrulI, in-fol., It ome, 1(;76 ; 'enb e. 1736; ouvrage eom-
pl été par De executOl·i úus li tteral·UYIl ,·enlissor ali unl , in-fol .,
Venise, 1697, dans lequel il expose ce quí a traít á la valí di t é des
procédures dans les causes de bé atification et de canonisation. -
.1 acques. Pignatelli, CousultntioJIeS canoll icre. 3 in-fol. , Borne,
1G¡j . La édition, considé rablemeut augment ée . fut publiee
en 5 in- Iol., Venise, 1(175 : puis , en 6 in-fol. , Lyon, 1"';00. Cet ou-
vrage a teujours j oui d' une grande autori té aupr és des tr ihu naux
romaíns. - August in I\latteuci, Practica tlieologico-canon i ca
" 1/ Cflll !:as ',eat í/ication""., et r anotlizati onu.m pel ·t racliul.las,
in-4'. ,"en isf'.1722, 1751. - Fontanini , Codex constilltli onum
quas sunuui lJontifices eduJeJ·u Jlt in SOlemJl i canoni:ali oJlP
sanctunun, in-fuI. , Rome, 1";29. - Ami ci, II sacr o J'i to delln
c(l JlOJ¡i::w: i one breVt'1Jl ente descrilto, in-S-, Rome. 1t)38. -
l\Iais I":mteur classique Jlar excellence en ces mati eres est
Benüit XI\· . JI r emporte sm' tous les aulres, non seulement par
rélendue de ses connaissances et la profondeur de s on E'ru<l ition,
n1ais par la lünl;'ue expérience qu'n avait de ces affairee:. ,
alant élé pendant sept an o; , de 1701 i\ 1708, :avocat consistor ial ,
puis, pendant vingl ans, de 1708 á 1728, promütem de la foi á la
S. C. des Hites. Son magistr al OU\ rage, De sel"vonun D ei bea-
el lJeafonuu canolli:-atione, eut de nj)mbreuses ?di -
t ions : Bologne.1734 : Pad,)uf'.l,43 : Rome
r
17\7: Yenb e, 1";67 ;
" aples, 1773 ; Rome, Prato, 11139-18!l6. 11 se compose de
quatre Ii \ T t'S. I""-\part is en 16 tomes in-4-, dan:; rédition de Naplcs.
Le 1. 1" (t . 1-11) a pOll r titre , Pr;pl i mi ll al'es conlo'u ,
"''''si,,' ; le 1. 11 ( t . 111-1n : I JI que. sinyilralim e,lCl"",d""lltr
onluia ud (OJ"tllOJJl j udi"f(lr;anl causanun canoui:ntiotHUn
pe" l i ll e"l i a ; le 1. 111 (l . v-nI : De p.-obal i"niblls, de mal' lyo'io,
dc vi" I"li b"s ac dc g....liis gmfis dalis; le 1. IY, beaucoup
1,lus long, est di,·isE' en deu" parties : pal't. 1 (t. YII-'-III), D,'
lllim c "lis ; ra,·t. 1I (t. ' ''-",., De concessionc o(ficim'um el
1n;ssnnun in IIOJ10J' enl bealol'uul (lCsancl orll Ul ;de electioll iúll.s
SUJlCl m·1Uu, i u pat r onos, descri'Jtio nibus nO'müuun in 'JUUJ·ly-
)'0109i o ,·omaJol o. el nli i s I. uj usmud i 'reúus, de quib us t r actaCu r
iJl S . lt C. onl i,w,'w. Les t . X. XI conti ennenl les .4. cta el de·
cre ta ¡" callsi s úeut i / k at i utu n u. el ca11O'l i :atiunum ; les 1. XII.
XIII. Actu solenuJis cluwJli:utionis úeator lu n serVonun De,
Fi delis a Siymal· iJlga . Camilli dc Lell is. Pcl1' i Regaral i ,
J"sel ,lú a Leoni ssa el Cal/w " i Jla de Ri ccis ; la procédur e et
I('s dncuments de ces causes de canonisation y sont exposés tout
au long, avec plusieur s auh·es bulles df' telles qUf'
cellf's de saint Vincent de Pau1, de sai nt Frant;ois Régi::= . de sainte
Cathel'ine de Génl's, elc. Le t. XI\" est rempli par les P"bl i ca
i uslnnnenln solemni ll JJl bentificationzuJl S. Rosre L i ma" 3?
et S. 7'ru
a
,·i úi i . Le t. xv dOllue Appendi ces qui nque Ul0711tmetlta
all Illlib..."" pCl·fi nenl i a. Enlin, le t. X\"I est
r b ul e.l · l ocuplet issi m us q ure in t oto opere cont;'lenl lu·.
:1 _4.l(/e",·s ayanl p"blié des documenls SUl' les canonísa-
I ious. - Relalions O" o'appoo'ls dcs audilem's de Rol e. - Comme
r examen des causes de canonis:ation étai t a utrefois confié aux trnis
plu,; anciens 3uditeul's de Rote, il faul indiquel' leurs ,.appm·ls ou
J·clatioJls, qui ont tres SOU\ ent sen i de base aux sentences pro-
Ilüncée,; ensuile. Ces rapporls ont toujours joui d'une s r ande
autorité : " e" i l as explicala in ¡sUs ,' elulioni blls sac,.," Rolll'
7·on,an:e, 7ULtlqllam l e!1it u1" infi t'lllat a, sed app." o-
bat a ; el , illa duce, processuul sil fel·e sempe,·, ne dicanz l 'e-
, "ius semper , ad actU7J'l snl euu lis canoni:ut io ni s. Castellini,
De inqui si t ione l'UiJ
a
ncltior um in sanclo r u m flUll'lYJ',nn cano-
in-fol. , Rome, 11l:!(l, p. 13"l. 331. Ces rapports sont
ul iles á consulter , parce que non seulement il y e,;t parlé du
saint au sujet duquel i1s onl él é fails, mais parce que, á celle
occasion, les 3uteurs exposent bien des points de doclrine qu i
c·)ncement la matiere des canonisations en général. Bea ucoup
dc ces rapports sont restés manu,;crits; d'autres ont été impri-
més, soit a part, soit a la suite de la \"ie des saints canonisés ou
. ,
aJoUlés au recueil de leurs ",uvres completes, par exemple, celui
sur saint Rona venture, dan-s. les Ope1Yl onl1zia du sér aph ique
doct.eur, 7 in-fol. , Lyon, 1668, t. 'U, p. 802-820; celui sur saint
LrJUlS de Gonzaglle : R t' lo l rv 1' (/ S. D . .l. Y. Palll u m r Rotre " 0-
JUa li:e aUllitorum F ,·. Sacrati, a ,-eliiel Jise01Ji Damasccni ,
J . B. Coccini, Bote: el J . B. Pamphi li , dc vi ,.Wli bllS el
miJ·acrdis B . A l ()ysi i GOIl:ay:p, pro ca no" i ::atiO'lC ejusde'JI .
Ce rapport a été re produit, .4.cla SOllclo"lml , junii t. v,
p. 981-1008.
4' Au,p1/1's ayanl publié des preces de ctlnonisalioll .
Benoil XI\' en a reproduit plusieurs dans les t. XII, XIII , XI' de
son celebre ouvrage, Voiel quelques autres publicatíons de ce
genre : Dorninique Capello, Acla call(mi:aliollis S. Petri dc
S. JIa,.i", JIagdalCll:Pde Pazxi, 'Ula CUl/l disse,'w-
t i one Francisci Pluebei , archiepiscopi 7·aJ·sensis. C. l t a secre-
lis, s UPCJ· cnnoni=ati one sanclon nn, in-fol. , Borne, 1669, ou-
vrage ri che d' érudition, Le mérne auteur avait précédemment
publi é . C07lte.rtus acl OJ·Utn omniruu in beat ifi catione el catw-
11i:ati one S . Francisci de Sales, in-fol., Bome, 1G65. - Gi us-
t iniano Ch iapponi , AUi del/a ccleb"ala da e l e-
' lIell lc Xl; a' :!:! 11Iagg;o ni:! ele' sami Pi o " .4."d,·ea Avel-
l i no, Fe/i ce da Call1al i ce e Cal""illO rig,' i, in-Iol., Borne,
1/1 2 ; Acta eanoni : at iouis quinque sanctOl"Uln. a Benedi cto
xn' celebml"', u lla c m" ej usden: aposl ol i ci s lilleo'is el vari-
runre basilicre ornat us descriptione, etc" ín-fol. , Venise, 1iGH.
On trouvera également, dans la vasta collect ion des Acla sancto-
' ·UJll, plusieurs preces de canonisation publiés presque ilt
e.rtenso, d·apres les manuscrits par exemple, le procés
de canonisati on de sainl Fr aní,; ois de Paule. Acta sanctorum,
aprili,; t , 1, p. 121· 231 ; celui de saint Louis de Gonzagne, Acla
Sal'WlOJ' u Jn, j unii t. , . p. 736- 772.
5- Hagioyrnplws. - Les .-l r t a SllllctOl"llm. 64 in-fol., P31'¡s,
passi m. et, en premier Heu, P" ' l!( alio gelle,.alis ill
vi tas Sallc(01"l l m, januarii t. ..., p. XII -LXI. - Ru inart, Acta
primo,.,ull luartynou si ncera el selecta, in-!.a,-. Paris,
in-fol. , Ams terdam. Yér one, 173'0 ; AugsbourS, i S02; Ra-
tis1Jonne , 1859. Cel ou\Tage est précédé d· une !t'''s savaute pré-
face. - ) labilJ on, Acta Sallclo,."m o,.d. S. Benedi cti, 9 in-fol.,
Paris, 1G\>>>-1702 ; Ven ise, Le,; prefaces qui précédent maque
yolume ,;onl de \Tai,; cllefs-d'",u\Te d'éruditiún et de mét1Jodc;
on r apprend bien des détail,; intE' ressants sur les canúni,;ation,;.
Ces r refaces, 'll 1eur importance, ont tout es été reunies en un
seul vülume. D. JOtll l1l is Jlabilloll p ,·;P(tlliolles i Jl .ol cla sallclo-
J·rt7n Ol·f,l. S. Belledicl i COlljUllCtiJn. et1i l:P, el ejuscleln disse,.-
tat i o)zes sex. in-f-'ll. , ' ·eni se, 1-;40.
11. Al"TEURS Ql'I, SAXS .r\ ,"OIR ECRIT E .t: PROFE."iSO St:'R LES
CAl'Ü)XIS.\ T IOJ'\ S. EX OXT TRAITt.: PLrs OU LONGUE:\l E:" T
DAl'OS LEt:RS Ot: Y RAGES. - Parmi un grand nom1Jre de théol o-
giens el de canonistes, nous signalerons seulelllcllt I€s I'lu.-
impor lants :
1° 1'11f; 0Ivgi ell s. - Bellar min. COIII" ov., 4 in-fol., P,>ri,;. 1613.
Cet OU\ ra ge a eu plus de cent éd itions. C'est dans le t. J[ que se
trouve la 1\"'- Contl"üv. gen. , D(' E r.cl esi a q lU'e I riluup/lIlt ill c:rlis,
l. I. De bealitucli ne el cauoui :atione sanccoJ"unl, col. 67-i-7\:! :
1. l/, De ,'eliqlliis cl i magi ll i b" s sallcro.."m, col. 742-833; 1. 111 ,
D(' oosilicis , ( estis d i el m,.'l . , altisque J·eúus. qllilJllS
11Ielllm-;a a 111o,'lal i b" s col i l " .., col. 833-900.
2- Canonistes. - Scbmalzgrueber. Jus ecclesiasticllln uui-
t'el'SIUU, 5 in-fol. , Yenise, 1738 ; 11 Rome, 184. ,. toujours
d'un grand poids a uprés des tribunalL" romain. ; 1. lll, tit. XLV,
Dt' l 'e7ler at w " e et ca'lOn i =nlione sll nctorum, t . u [, p. 482 sq. -
RciITen.:;tuel,Jlls cano"icunl u nit' ersum, 5 in-fol.. Yenise, 1775 ;
Rume, 1831; Paris, 1864; 1. 111, ti t. XL\', 1, De venem!iolle
el cltlllt sanctoJ-lOn atque de eOn Un dCl7l: 2.
De veneJ·at i o7le reliqll.i ar Unl; de tuil'aculis; de e..:r ami nat i one
el appo'obariollc eOl'll mdcm, t . 111, p. 553 sq. -
Pr OJll pta l JibliollleCa CaJlOni ca. ·nl oJ·alis. rlleologica. etc. , 10 in-4-,
' -f·nise, 1182, nODlbreuses éditioDs, depuis ceHe de Rome,
1"i6ü, jusqu·acelle de Paris. 1884, v- l"ellCJ·at i o SUJlcIOJ·um. t. [X,
p. - Yan E. pen, JIlS ecclesiaslieUlIl ,mive,'s"llI I,v-
c1icJ·n:e discipl ina! pnl!sertiut Bdgii, Gallire el t 'icinarllUl
l Jr Ol.'i71cianun acconUllodatuUl, 11 in-fol.. Yenise, 1781-17SG,
par!. 1, tit . XXII, c. X : Rillls sallclos callolli :alldi , t . 1, p. 137 SIl.
La 1" édition de cel 011\ rage fut mise á rindex en 17m.
L'auteur , appelanl de la bulle Ulligellillls, et promoteur dll
schisme d'{jtre,'hl dans lequel il mom'ut, y avait tr op mis I'em-
preinte de ses e....eurs. On en pu1Jlia ensuite des édilions con·i·
gées, caro par ailleurs,l'ouvrage avait un réel mérite. - De Angel is,
pJ·releclio7lesjuris callonici, 1. 111, tit. XLV , n. 2, 4 in-8
a
• Ronle,
1877-1884. t. 111, p. 338 sq, - Maupied, .11f"¡s callolli"i lllli·
veJ·si competl di um, 2 in-4-. Par is, 1861. t . l. p. 372. 427 ; t. 11 .
p. 375 sq. - Tilloy, Troilé Ihtlm'iquc el p m l i qll e d" (f"oil
clmOllÍq lle, 2 in-4', Par is, 1895, t . 11, p. 119 sq. - Avedichian et
Pascal , DictlO,u1aire de litlu'gie in4-. Pal'is , 184!t,
y- Canonisati071, p. 22i-238. - Boissonnet. D i ct i 07lJl ai1Y! des
cel' émonies el ,,"ites 3 in-4--. Paris, 1847, v- Canonisatio,. ,
t. 1, p. - Lauri, Corle.. r p,·o postulatOl'iúllS
I
' - 11
f hl. C.\ x(1 x1S .\ TI (1:\ 1) ,\ xS I: 1::GLl E Ili611
l lt.'l1ti/lcat;(Ju;s el cunoui :ati onis. 2 in-H", It omc, - F or -
nart , Cufi" ,l : 1""0 I Ju.o: tula(tJ l"U", S (' U l(SI U' U U Z l; ctt ti / iclI tivu ;s el
in-H", (t ome. 1St' n.
3- A lf l l ' CS ant eurs, - i\lar li:.my. Di ,.t ioJl ua;re nntir¡rritl's
clrrélic1UlC'S, iU-fio. P nri s . "lH.'''oI7. p. 24Hsq, - Mor ll ni . D i -
dvutrri o di eJ'ulli:::ioll c 1nH in-S", Is!"O-
1H79. Canoui :::;:ati mu:, . t . VII, p. 280-320. - A. de BlIlII'mont. .
Lndea: p,'ocessuutU aulltenti cor ufn beat íftcat ionis et cn non i -
znt ion;s 'l uí asser l",,'tur i.J'J Bibliot heca fl a CiO'tlali Par ¡sicns i ,
in-S-, r is , 1881i. - n. P . :\1. 'Jr t icl" Sai nt-Pi cn 'e dt' /l ome.
11iSl uir c dl. ' la has,/ ;" ue t'ulicotU..". iu- fol. , Tou rs, lHOlI, part , 11 ,
l . 11, c. 111 , p, 5117-525. - Batt andier , .-l m lll<l¡,.c pont i tl col
cathotiqu e, 7 in- l:! . Parl s , t . I Dvcrets recente,
p. 2\14-;1011 : t. 11 (l8(l!ll, Decrcts receuts. p. 4:13-430 ; t , 111
Procéclurt!, JI. t. IV (lnol l . Beat ificutions et
ti ons nu .,"I .\' '' p. CflIlS" S l' ,·,,'¡autes. p. 5u(i·:"".:! l :
t . v ( l !krll, Causes en SUSI'elI S. p. 5 l:!-3:!2 : t. \ I CaufI -
tl;sntiuns [ormelles re équipouente«, p. 37R--\:!i' ; Étnl actuel
(l es Jl. t . Cunvu isa.tcuns el bl;ati/icu-
C¡"nB [aitcs paJo Leon XII I, p, \J7. 1111 sq.
T, fl RTOI vx ,
11. CA NONI SA TION DANS L 'EGLl S E RUSSE.
1. 11 is toi 1'" . 11. ltases de ca noni sa tion, 11I. ,\ qui appar-
lienl 11' ''''oil d.. canoniser. 1\ . En'l ufol l' PI,,"paral oil'" a
la ca non isa lion , y , Hiles ac luels de ea nollis" lion .
F" IllI,'., par des missionnail'es \cnus d,' Consl.lIl-
linopl... 1'I::glise 1' lIsse I'lIlpr unla ;, 1'I::¡:lise gr l'e'l ul' , a\'ee
so n credo, ses sacl't' m" nls el sa hi" I'ar ehie, sulI cal"n-
drier ou III1'nol"ge. l\lais le ge"lIl e d.. \Íl' c111·,' li" IIII1'
d" posé l' n 1'11.. nI' pOll\'ailmalHlu" I' , t' n se dén 'loppalll ,
II'" Loulir á un" t\or aison nonwlle .Ie sainls naliouall',
donlles nOIll", inlro,llIils pl'ogressi" emenl tlans 1.. 1I),'no-
loge prilllilif. tle"ai enl p" u :i p•.u 1' 11 Ira n5fol'lll"I' le
ca":,c1l'r.. 1'1 l' U 1Il0,IiIi "I' I' aspt'cl. CI' plwnolll i'n.' .I'.:vo-
luliou se mallif..sle de 1J0nne helll',' , des le Xl'- si "clt, ;
Il's 1II"'III il" 's 110m;; r usses inll'Odui ls dan,; It' ca lt' nd..i,' "
sonl ce u' dl's sain ls Ilúr is el (;(elJe. pah'ons di' la t"l're
r ussfI .
1. I l1s TlI IRE. - L.. pr incipal el le plll s ",:cenl Itislo-
ri ,' u tle la canon isalion tI... s sainls dans n \ :lis.. russe,
l;ol oul, insl¡j , ¡s/O/'ia ca Jlolli sa lsi i Ji l'in/ ,, /;h l ' e I'ousskoi
tsel'kl'i, 2" .'. Iil.. 1\10scou. 1\103, parla!!" cell,' hisloire ..n
Ir ois p"I'iOlI,' s dilh'renles. La premii' r e va II..s d,:IJIl Is
aux eoncil,' s I,'nus eu l:lii el Ijl!1 sous 1;0 pr" sid,·ne,· 1111
'll<:lropolilc i\lac"ir e ; la dl' u, i"lIle esl eOll'lll'i <e t'nln'
Iji!! el l i 21, dal.. d,' l'insl illllion du sainl- synod.. r llsse ;
l., Iroisienll' , qui esl la p<' l'iode acluelle, commellce a\'ec
I' élal,lissellleul 1111;1111' du sainl- s\ node. L':1lI1eur de cclle
dh'ision reconnail d'aill elll's qu:elle nI' rl'pose pas Slll'
des dilrél'enees l ,i,'n nellemenl camcl"l'i sées, soi l au
poinl de vue tlt' s pr incipes , soil au poinl dt' nlC des
p rocedes el des l'iles de ea nonisalion , 11 suml pour s'en
eOlHai nere de compa l'er les détails que nous onl laissl' s
les "ieux ehro ni' lueUJ's russes sur la premi"r e canoni-
salion Caite par I'Église l' usse a\"ee les réeils des Ceu ill es
r eligieuses r usses de Wu3 sur la eanonisalion de sai nl
Sér'apltin de Sa rO\, la dernier e en dale, On nI' cons lale
paso SUJ' eelle pél'iode de di x siecles, de dilrt'I'l' neeS
esst' nlielles dp prucl'd,:s el de l'iles ,
Lt :¡:li se russe parlage les personnages auxquels ellt'
rend un cultl' en t l'Ois group"s Lien distinels : le gl'Oupe
d..s saints donl le eulle esl élendu pal' l'aulori té eccl ,'-
siaslique suprelll e a loule I' Église "usse ; eel ui des sai nls
donlle culle esl approm-é pour une pa rl ie dét erminée de
I'E¡;lise , p,'o,·ince. ép:u'e hie, \' ill e, 11lOnastere, église 10-
cale : ..el ui des personnages mOl'ls en odeur de sainte le.
donl la pi él e populaire, toléree, quelqueCois meme
encouragee par l'autorilé eeclésiaslique, honore les
r esles et c,'l fohre la mélll oire, en allendanl qu'ell e puisse
11'111' rendre un cu lte proprenH'nl dil et leur déeerncr
le lil l'e de sai nts. 11 y- a dans ce parlage, l'éserve Caill'
de difJ"l'ences ll'''s l'éelIes, quelljue analogie avee la
dislinelion que I' Église laline étal ,lil aeluelI emenl entre
le groupe des "énéraLles, eelui des bienhelll'eux el eelui
des sainls.
1.. Le no1111,re des saints PI'OPI"'IIIl'nl di ls , de ceux dont
le culto est univcrsel , est 1'.. 51<: r ..lativeme nt restreint ,
Perul ant les t r ois prvmiers s i écles ti .. l' histoire de
1'1::glise russe, sous la p ériodr- q ui P" "'c"'lla eelle o ú
:\Ioscou, en devenant la capitale du (; I'and- I" li ase, devint
palole fait m éme la 1fi?ll'Opole de la l t ussie du Nord
el la r ivale rel igieuse de Kiev, on ne connait guore 'Iue
trois saints donl le cult.. 'l it r evétu ce ca l'acli're d'uni-
versali té, Ce so n t lt or is, (;( i- he el Th éodor e P ét cl n-rski .
Encore, pour ce , I.. r nier, sa C,; l e n' ét nit-elle c ék-hrée
'1 u',', I"iev, :\Iais l'higoumene d u monas t éro .11' 1,,:telll 'I'ski
ohti nt, en du prince :''-¡"Iopolk qn'il r1..mand át á
tous les ,:n' '1 ues de sa principaut é li uscription du no m
de Th éodore a u canon de la messe. (;olou hins ki, op , cil.,
p. .\ :\I"scou, ava nt le concile ,It, 1:>I·i , il est int éres-
sa nt ,1" si gunler la canonisation du 1I11' II 'opol ile Pierre
pOl I' son successeur Th éognost e, en la3!1. Elle no suit
qu e dt' 13 an n ées la 11101'1 du pcrsonnago, el, d. , pi us,
ava nt d,' I'en lre prernlr c, Tlu-ounost e sullicite l'a vis 01 11
pat ri arc he de Coustun tinople, Calt ' cas. ;\1i1,losil'!, el
:\111 11 ,'1' , . Iela pat riruvatue Con etunti no potnun) , 1. 1,
p. I!II. Le m étropolit e Jonas ca nonisa aU5si, e n I-H,,",,
l' IIU de ses pl',-'d,' cessl'lII's, AI,'xis, mo rl eu 13iS. l ;olou-
Itinski , o/I, cit ., p. ii. 11 Yeut enCOl'e dan s eeU,' p" r' iod, '
el" II X aulres sa inls , :-;eq::e ,1.. n .,dOl lt' ll I'l I'ill" d, '
l: i,:loZl' r , donl le eulle. ,l'ahol'd local, s.' r,:pau,lil 111'11 :,
peu dans loule la Hussi e, sa us 'Iue l'on pu iss e l'a ppor lt' l'
a IIne dalc pr"cise ou dlh'ihu"I' á uu acle oflici l'l connu
la lmnsfol'lIldl ion de ce cult" local " n culle uni"ers"' ,
Enliu , (;oloubius ki, O] J. ci t .. JI , :-;! I-!II , suppose '1"" , p" u
de lelllJls a,aul l., conóll' 01, ' il p,u'lIl IIU doeu-
meul oflici,' l co ulil' IU,1I11 1.. cII II." d, 'j il uui"crsali s'" Jla,'
la d,:\"olion populaire, d" quiu/ e nou" eall x saiuls. li s se
h'ou\l'nl eu elld llIenlionn,:,. COI U111" lpls daus lIue \"ie
,Iu lIIéh'opol il,' Jon., s ('Cr ih' aU lelllps 11,' :\Iacair'e.
1\liou Ichl'\'s ki. TJ"" " II el'ollssk i 11 j iI ia s/'illl 1/'; h ka'. Isl m'i1-
cheskii istole/l/lik, :\Ioscou . I:-;il. p. IIi2, Leur
canouisalion u'élanl pas 1.. ", il des eoneilt's de I'l
doit 11'111' <' h'e auh·,,·ielll'e.
Les conciles d,' l;j l i el consli1l ...nl uuc dale
illlpOl'lante dans l'histoil'e de la canoni salion dl's sainls
dans l'Égl ise r usse. La lisIe lles sainls honor" 5 d'un
cu lle uni\'ersel S' ) ' h'oll\ -e gl'ossie, pal' une ca noni ;;aliou
en hloc , ,le treule nOllls nom-cau x. L'ne honne pal'li e ,1"
CI'S noun'aux saints , une ún¡.:laine sur h' pnh' , .I\ aien l
,It'jit un culLe l'esh'einl ou 101':01 , 'Iue le eoncile se 1J0rn.1
á etendl'e á loule la l\ussi e. Ces llIémes coneiles approu-
"er en l le culLe local de neuC nou\"eaux sainls, ce qui
pOl'le it ::l!! le chilrre tolal des canonisal ions 01""" :1' 5 dan"
r aspace de II" ah'e aonées. Golouhinski. o/" cit " 1'.9,-108,
Les 1Il0tifs d'une pareille maniCeslalion m"l'ilenl d' ':'h'e
si gual és. Conslanlinople. tOl llbée au POUWil' des TUl'es.
\"ena il d.' p,' r dr e aux yeux des OI·lhodo...es, .,,·ee son
intl .'pendauce polilique. une parli,' de sou pl'Cstige rcli-
gieux, Les r egards se toul'nai,'nl lIIainl..na nt \-erS :\Ios-
cou , en qui les Russes \'oya il' nt le nom'eau ce nl r<' poli -
ti'l ue et l'L1i¡:ieux de l'orl hodoxie. Cesl a cl' lle épOllue
el sous l'inlluence de ces id, ' es l(u'h-au Ir se Iil sacr er
Is:,r (I :;'1 i ). D,' son cól ,;. rf:¡,: lise russe. d.'si r euse de
j usli fiel' la mi ssion Iju' ell e sallr ihuail, tra\"aillait ;', se
1'':COI' lIler el pn'pamil son grand concile de eonnu
sous le nOlll d.. co nci le du :' lo¡,:laf. Ces l pom' a"a nce r
eelle (I'II\Te de réfOl'llle el 1'0111' aj01.llel· it son luslI'e
l' ..cldl de la sainleté qu'ell e r ,' ali sa, en Ijlí el
sous la pl'ésidenee de .\lacair e, ces ca nonisations en
masse.
Enll'e elli:!I , date de l'i nsl il ulion du sainl-synod,' ,
s UJ' une 1lI0) enne de 1:1\.) nou \"eaux sainls, il n' y en "
gU"I'e <¡u'une quinzaine donl le eulle se soit étendu á
to ute la Russie.
La p"l'iode s)"nodale n'om'e qu'un nombre as sez
reslreinl de canonisations nOll\'ell es : si x canonisalions
d'un camelere uni \"ersel et une qllinzain,' de ca nonisa-

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