EDITO DU 7 FEVRIER 2011

Le vin, c’est bon ou ce n’est pas bon pour la santé ?
Il fût un temps pas si éloigné de nous ou quand on parlait du vin, ou d’un vin, on pouvait s’exprimer librement, et la discussion était toujours amicale, conviviale même si elle était parfois animée. Mais c’était sans compter sur une recrudescence des bien-pensants, animés par une animosité contre tout ce qui peut être assimilé à un certain art de vivre. Boire du vin= mort, accident de la route,… Manger= grossir, régime… D’ici qu’un mauvais coucheur démontre que le fait d’avoir des rapports sexuels fréquents diminue l’espérance de vie, le créneau d’avenir sera la construction de monastères pour loger tous les dépressifs. Non, ce n’est pas un coup de gueule comme il y en a tant, c’est juste un point de vue de quelqu’un qui regrette que le martellement intensif de certains messages sans doute justifiés à l’encontre du vin ou des produits gastronomiques nous ait enfermés dans un carcan de la pensée unique. C’est également dommage que certains technocrates aient jeté l’opprobre sur le vin, tout en laissant une voie royale au Médiator, et à plus d’une centaine de médicaments nocifs, mais juteux ! Je n’appelle pas à la rébellion. Mais ce qui se passe en Tunisie ou en Egypte devrait nous faire réfléchir, et nous montrer que nous ne sommes pas obligés de céder sur tout, et de tout accepter au nom de la morale ou de la santé publique. Je lève donc mon verre en l’honneur de tous ces vignerons et ces cuisiniers qui défendent la tradition Française, et valorisent notre patrimoine culturel. Benoit Escoffier bescoffier@vinomedia.fr www.vinomedia.fr