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Le journal indépendant de l’Université d’Ottawa Édition du 7 mars 2011 – Volume LXXVIII No 20

laissez-passer universel

Le U-Pass de retour l’an prochain
La Rotonde
la ville d’ottawa et les fédérations étudiantes viennent d’accepter une entente pour que le projet pilote se poursuive en 2011-2012. | P. 4 - 5

au féminin

Des experts analysent l’image de la femme dans les revues | P. 11

Dénommée Disqualifié

« Nous irons en cours »

La rencontre spéciale du Conseil d’administration a mis un terme à des discussions mouvementées sur la campagne électorale de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa. | P. 2 - 3

BasketBall masculin

une défaite crèvecoeur en fin de saison | P. 18

Antoine Trépanier Kristina Brazeau Julien Paquette actualites@larotonde.ca

résultats feuo

Actualités

le 7 mars 2011

Une soirée troublée

Photo de Mark Colletti

Des étudiants ont attendu à l’extérieur de la salle de réunion en espérant pouvoir y entrer.

Photo de Mark Colletti

Martin Shoots-McAlpine et Iain Brannigan, deux membres du comité des élections.

AntOine tréPAnier lors que la salle du Sénat de l’Université était réservée pour la réunion spéciale du Conseil d’administration (CA) de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FEUO), des problèmes administratifs ont changé les plans. Des étudiants mécontents qu’on les empêche d’assister à la rencontre, un accès d’abord interdit aux médias étudiants, puis de longues heures de débats résument la soirée de dimanche soir dernier. Deux agents du service de

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protection étaient présents pour la réunion devant la salle du pavillon Lamoureux, nouveau lieu de rencontre des élus. «  Les étudiants ne pourront accéder à la salle  : une motion a été adoptée lors du dernier CA qui proposait une retransmission via le Web de la réunion  », a répété à de nombreuses reprises Federico Carvajal, président du CA, devant des étudiants qui n’acceptaient pas de rester à l’extérieur. Des étudiants désabusés Lorsqu’on a confirmé que les médias n’avaient pas droit d’être présents dans la salle,

c’est un mouvement de protestation qui s’est enclenché. «  Je ne ferai pas entendre ma cause si les médias n’ont pas droit d’être présents, si les médias ne peuvent pas informer les étudiants de ce qui se passe, eh bien ça ne passera pas de même  », a scandé Brandon Clim, présent pour faire entendre un appel devant le CA, en quittant les lieux sans que son appel ait été entendu. «  Tyler Steeves a demandé un point d’ordre pour demander si les médias pouvaient entrer dans la salle, M. Carvajal a refusé immédiatement en disant que ce problème avait été réglé  », a dit M. Clim une fois sorti de la salle. Lorsque Amalia Savva a finalement été élue officiellement présidente de la FEUO pour l’année scolaire 2011-2012, plusieurs étudiants présents ont voulu savoir quel était son point de vue face au refus du CA de laisser entrer qui que ce soit. «  Je pense qu’il faut s’assurer que les membres du Conseil soient en sécurité  », a dit Mme Savva. Jean-François Landry, étudiant en droit civil, a alors vou-

Photo de Mark Colletti

Paige Galette, vice-présidente aux communications, avant d’entrer dans la salle 108 du pavillon Lamoureux.

lu savoir ce qu’elle pensait du fait que les étudiants qui l’ont élue étaient insatisfaits de se faire refuser l’entrée. «  Qu’allez-vous faire, Mlle Savva? Que dites-vous aux corps fédérés qui souhaitent se défédérer de la FEUO?  » a-t-il questionné. À chaque question, Mme Savva a demandé qu’on lui «  donne du temps pour vérifier les dossiers ». Après que les médias ont finalement eu accès à la salle de réunion, les protestations ont continué dans le corridor. Les élus qui quittaient la salle ont même eu droit à l’hymne national soviétique et à des saluts militaires de la part de la vingtaine d’étudiants présents. « La FEUO c’est comme l’Union soviétique  : on coupe le droit de parole au peuple », a dit un des étudiants présents. Le Sénat aux étudiants Alors que le Sénat de l’Uni-

versité était censé accueillir les membres du CA et que le public devait assister à une diffusion web de l’événement à partir du pavillon Lamoureux, c’est plutôt l’inverse qui s’est produit. Une étudiante a réservé le Sénat pour ainsi donner la chance au public d’assister à la réunion. À la dernière minute, les locaux ont été inversés. « Dû à des problèmes avec le Sénat, la rencontre a été déménagée au pavillon Lamoureux  », a déclaré le président du CA, via courriel, et ce, deux minutes avant le début de la rencontre. Pour les étudiants qui ont préféré assister à la représentation au Sénat de l’Université, les protestations étaient bien présentes. «  Les étudiants criaient à l’écran, c’est vraiment la première fois depuis mon arrivée à l’U d’O que je vois des étudiants bouillonner de la sorte face à leurs élus, c’est complètement insensé ce qui se passe », a révélé un étudiant.

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le 7 mars 2011

élections feuo

Actualités

Dénommée est officiellement disqualifié
Sarah Jayne King occupera le poste de vice-présidente aux finances en 2011-2012
AntOine tréPAnier Le Conseil d’administration (CA) de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FEUO) a officiellement disqualifié Tristan Dénommée, élu à la vice-présidence aux finances lors des récentes élections. Une autre motion été adoptée pour rejeter l’appel voulant que la candidate défaite Sarah Jayne King ne soit pas élue, faisant d’elle la prochaine vice-présidente aux finances. Maintenant que la décision est officialisée, M. Dénommée compte amener l’affaire en cour. Après plusieurs heures de débats, le CA a rendu sa décision tard dimanche soir dans une salle du pavillon Lamoureux. «  La motion pour disqualifier Tristan Dénommée a été adoptée par majorité  », a déclaré Federico Carvajal, président du CA. Les trois accusations à l’endroit de M. Dénommée, qualifiées de non-fondées par des dizaines d’étudiants, étaient basées sur des présumés « manquements aux règlements électoraux », quant à l’affichage et au contenu de sa plateforme qui «  critiquaient ouvertement son opposante  ». Rappelons que M.  Dénommée a été disqualifié plus d’une semaine après l’annonce des résultats préliminaires. Hannah Draper, représentante des étudiants en Common Law au Conseil d’administration, affirme que le CA a pris une décision tout à fait correcte. «  Un étudiant qui enfreint les règlements doit être pénalisé », a-t-elle dit. Pour M.  Dénommée, cette décision n’a pas de sens, mais il admet s’y être attendu. « Je vais commencer par dire que je ne suis pas surpris, parce que ça a toujours été comme ça avec la Fédération étudiante. Je suis désappointé, c’est certain  », a avoué ce dernier tout juste après avoir appris la décision du Conseil. «  À partir de maintenant, on retourne sur la table à dessin avec mon avocat. On va faire ce qu’on a à faire pour gagner et ramener la démocratie sur ce campus. C’est une claque dans la face à l’endroit de plus de 1600  étudiants qui ont voté pour un candidat qui a été disqualifié sans raison fondée », a soutenu le candidat disqualifié. «  C’est rendu un truc légal. À partir de maintenant, nous n’émettrons plus de commentaires, outre que nous irons en cours  », a conclu Alexis Goudreau, responsable de la campagne de M.  Dénommée. La  Rotonde n’a pas été en mesure de recueillir les propos de Mme King. Des étudiants insatisfaits «  Je suis déçu de voir le processus démocratique, a dit Éric Barrette, étudiant de troisième année en développement international. Beaucoup de gens ont voté pour Tristan, et le processus démocratique n’a pas été respecté quand on voit que Tristan a remporté par majorité. » M. Barrette n’est pas le seul à être sans mots, la vingtaine d’étudiants qui attendaient le verdict dans les corridors du pavillon Lamoureux semblaient défaits. Pour Jean-François Landry, étudiant en droit civil, les événements de dimanche soir n’ont pas de sens au niveau légal. « Je pense qu’on s’est aperçu que Tristan, on ne pouvait le contredire que sur le fond et que pour gagner, pour faire gagner Sarah Jayne King, il fallait attaquer la candidature

Photo de Mark Colletti

Tristan Dénommée, accompagné de son ancienne directrice de campagne Reem Zaïa, n’a pas réussi à gagner sa cause devant le CA.

de Tristan sur la procédure, sur la forme et sur des points, qui à mon sens et à mon avis personnel, n’avaient aucune légalité d’attaque », a-t-il révélé quelques instants après l’annonce de la décision. M.  Landry va plus loin en attaquant la légitimité des élus étudiants. «  Les gens élus sur

le comité exécutif et certains membres du CA reçoivent un certain montant pour les fonctions où ils siègent. Malheureusement ils n’en auront jamais assez pour acheter ce dont ils ont besoin, parce ce dont ils ont besoin ne s’achète pas, alors je trouve ça assez dommage  », at-il conclu.

élections feuo
AntOine tréPAnier

Des élus mécontents
Dimanche dernier, après avoir vu la majorité des membres du Conseil d’administration de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FEUO) voter pour la motion qui disqualifiait Tristan Dénommée du poste de vice-président aux finances, certains membres du CA se sont dits « déçus », mais « pas surpris » de la conclusion de l’affaire. La Rotonde en a rencontré quelques-uns. C’est Alexandre Chaput, vice-président aux activités sociales, qui a ouvert le bal des insatisfaits de la disqualification de M.  Dénommée après l’annonce des résultats. En sortant de la salle de réunion au pavillon Lamoureux, M.  Chaput semblait ébranlé par le résultat des appels des candidats. « Je suis extrêmement déçu de tout ce qui s’est passé aujourd’hui  », a-t-il déclaré, vraisemblablement épuisé par les huit heures trente passées à l’intérieur de la salle. « C’est très négatif pour la Fédération étudiante », a-t-il rétorqué. Même son de cloche pour le président de la FEUO, Tyler Steeves, qui a vu l’affaire Dénommée se conclure sur une note sombre. «  Je ne suis pas surpris, mais je suis absolument désappointé [de la disqualification de M.  Dénommé]  », a-t-il dit. M.  Steeves a lui-aussi dit que «  tout ce qui s’est passé [dimanche] est négatif » pour la Fédération étudiante. Le président de la FEUO était d’ailleurs entré en contact avec l’avocat de la FEUO, pour qu’il offre son aide aux élus, d’un point de vue légal, dans les appels des candidats des élections pour « éviter tout problème juridique ». Le représentant de la Faculté des arts, Logan Ouellette, a pour sa part critiqué la division au sein du CA. « C’était beaucoup trop long. On aurait pu faire tous les votes en 20  minutes parce que tout le monde savait comment il allait voter avant même d’être entré dans la salle », s’est-il indigné. «  En ce moment, je ne suis pas très fier d’être un représentant au Conseil d’administration  », a-t-il dit fermement. Une bonne décision du CA Pour Jason Benovoy, directeur général des élections, la décision finale du CA est acceptable, même s’il avait écarté la possibilité de disqualifier M.  Dénommée durant la campagne électorale. « Je respecte la décision du comité des élections. Comme j’ai dit ce soir, je n’ai pas dit qu’il ne devait pas être disqualifié, j’ai juste dit que quand j’ai pris la décision, c’est ce que je pensais », explique-t-il. Iain Brannigan, représentant de la Faculté des sciences sociales et membre du comité des élections, est évidemment satisfait de la décision prise par le Conseil. « Le CA a voté sur cette motion, et c’est ce qui arrive », a-t-il mentionné, vraisemblablement amusé. Questionné sur le conflit d’intérêts dans lequel il semblait se retrouver en votant sur les motifs que le comité des élections avait amenés au CA plutôt que de s’être abstenu, M.  Brannigan est clair  : «  J’ai été élu sur le CA. Les membres du conseil m’ont élu pour que je siège sur le comité des élections, alors je ne pense pas avoir été dans un conflit d’intérêts.  » Il ajoute ne «  pas avoir travaillé dans aucune campagne, alors il n’y a aucun conflit d’intérêts ».

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Actualités Brèves

u-pass

le 7 mars 2011

Sans masque en français
C’est le lundi 28 février dernier qu’avait lieu le lancement du livre Sans masque de l’illustre psychologue polonaise Truda Rosenberg. Mme  Rosenberg, survivante de l’Holocauste, lançait la version française de son Unmasked à l’Université d’Ottawa, où elle a terminé son doctorat en psychologie en 1971. Une cinquantaine de personnes étaient rassemblées pour l’occasion au 12e étage du pavillon Desmarais. Mme  Rosenberg en a profité pour remercier, dans un français quasi impeccable, les nombreuses personnes rassemblées lors de cet après-midi ensoleillé. « Nous ne sommes jamais assez vieux pour apprendre une troisième langue  », a déclaré Mme  Rosenberg au podium. La dame âgée de 89 ans est revenue sur ses années dans les camps de concentration et la « misère » qu’elle y a vécue. - Antoine Trépanier

retour du laissez-passer universel en 2011-2012

Un professeur de l’U d’O rayonne
Benoît Pelletier, professeur à la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa (U d’O), a été nommé, la semaine dernière, Commandeur de l’Ordre de la Couronne par le roi belge Albert II. C’est au mois de mai que l’ambassadeur de Belgique au Canada, Bruno Van der Pluijm, remettra cet honneur à M.  Pelletier. Une cérémonie sera alors organisée à l’ambassade de Belgique à Ottawa. «  L’U  d’O est fière de compter dans ses rangs des professeurs de renommée comme M.  Benoit Pelletier, qui assure le rayonnement de l’U  d’O sur la scène internationale  », a déclaré un porte-parole de l’Université. Depuis les années  1990, M.  Pelletier a développé des relations privilégiées avec les universités belges et a permis à de nombreux universitaires belges de bénéficier de sa connaissance des mécanismes constitutionnels et institutionnels. Ses études comparatives entre les institutions belges et canadiennes sont aussi une contribution importante à l’acquis que partagent les deux pays. - Antoine Trépanier

Photo de Vincent Rioux

Le laissez-passer universel sera offert aux étudiants de l’U d’O encore l’année prochaine, et au même prix que cette année.

AntOine tréPAnier Les étudiants de l’Université d’Ottawa et de l’Université de Carleton bénéficieront encore une fois du laissez-passer universel (U-Pass) pour le transport en commun pour l’année scolaire 2011-2012. Si son prix reste fixé à 145 $ par session l’année prochaine, la ville d’Ottawa et les associations étudiantes s’attendent à un référendum sur l’augmentation de son coût lors des élections étudiantes de l’année prochaine. Le 24  février dernier avait lieu la commission sur le transport en commun où la décision finale de prolonger le projet du U-Pass pour l’année prochaine sans augmentation des coûts a été prise. «  Parce que le U-Pass a été adopté par voie de référendum, il est impossible d’augmenter d’un sou le coût, donc ça devenait un peu problématique [d’augmenter le tarif ]  », affirme Anne-Marie Roy, coordonnatrice du programme U-Pass à la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FEUO). Dans les faits, la ville d’Ottawa et OC Transpo souhaitaient une augmentation de 2,5 % dès septembre 2011 pour réduire les coûts du programme. «  Ça coûte 3 millions $ à la municipalité pour le U-Pass. C’est le coût pour la

Motion d’importance au Sénat
Lundi soir, le Sénat de l’Université d’Ottawa discutera d’une motion concernant le programme d’échange étudiant entre l’Université canadienne et l’Université de Haifa en Israël. La motion proposée par Joseph Hickey, représentant de la Faculté des études supérieures et postdoctorales au Sénat de l’Université, vise à ralentir la mise en branle du programme. «  Une partie de la motion propose un délai au programme jusqu’au temps où le Sénat aura une garantie faite par l’U d’O et l’Université de Haifa qu’il n’y aura pas de discrimination pour raison de race dans le processus d’application au programme  », affirme M. Hickey. L’inscription au programme d’échange entre les deux universités doit commencer le 1er mai prochain, sans avoir eu l’approbation du Sénat de l’Université. « Il faut éclaircir la situation et ralentir le processus  », a réitéré M. Hickey. La rencontre du 7  mars se tiendra en même temps que la Semaine contre l’apartheid israëlien. - Antoine Trépanier

subvention de cette année et l’année prochaine », affirme Jim Watson, maire de la ville d’Ottawa. «  Nous avons dit à OC Transpo que s’ils avaient l’intention d’augmenter les coûts de la U-Pass, il fallait qu’ils nous avertissent d’avance pour qu’on y aille d’un référendum là-dessus  », soutient Mme  Roy. Cette dernière affirme que la société de transport en commun de la ville d’Ottawa n’a pas informé la FEUO dans des délais raisonnables. Un référendum s’impose Le maire Watson a confirmé à La  Rotonde qu’il faudrait absolument un référendum pour que le programme soit offert à long terme. «  La première proposition était une augmentation du coût de 2,5 %. On a dit non à cette augmentation pour cette année, mais on a dit qu’il est nécessaire qu’il y ait un autre référendum avant le 31  mars 2012 pour l’avenir de ce UPass », a-t-il affirmé tout en précisant que le projet serait encore à l’étape du « projet pilote » pour la prochaine année. Mme  Roy abonde dans le même sens que M.  Watson  : «  Ça me surprendrait vraiment qu’il n’y ait pas de référendum sur la question l’année prochaine  ». Selon elle, la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa voudrait une entente à long terme avec la ville d’Ot-

tawa. «  On aimerait avoir un plan de quatre ou cinq ans », mentionne-t-elle. Un programme qui marche Mme  Roy affirme que les commentaires reçus à la FEUO entourant le laissez-passer universel sont généralement positifs. «  Plusieurs étudiants viennent au bureau et nous disent qu’ils sont contents d’avoir la carte, même après l’avoir critiquée au début de l’année », explique-t-elle. Toutefois, la coordonnatrice du U-Pass soulève qu’il reste des mécontents. « C’est normal qu’il y ait des gens qui ne soient pas contents », dit-elle. «  Le système mis en place [pour les exemptions] avec l’administration éprouve des problèmes techniques et c’est pour cette raison que les étudiants ne sont pas remboursés dans des délais raisonnables », précise cette dernière. M. Watson a confirmé à La Rotonde que le Service de transport de l’Outaouais (STO) ne s’est pas joint aux discussions. « Le U-Pass est exclusif à OC Transpo, comme c’est le cas cette année », a-t-il dit. Près de 27 000 cartes U-Pass ont été distribuées cette année. À la FEUO, on s’attend à ce qu’environ 29 000 cartes prennent preneur l’année prochaine.

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entrevue avec le maire D’ottawa

le 7 mars 2011

Actualités

U-Pass : Jim Watson fait le point
Le conseil municipal de la Ville d’Ottawa et OC Transpo viennent d’accepter une entente avec les fédérations étudiantes pour que le laissez-passer universel (U-Pass) soit offert pour une deuxième année consécutive à l’Université d’Ottawa et à l’Université de Carleton. La semaine dernière, le maire Jim Watson a rencontré La Rotonde pour faire le point sur les négociations et l’avenir du U-Pass à Ottawa.
AntOine tréPAnier et JULie-Anne LAPOinte Comment qualifiezvous l’entente conclue entre la Ville et les étudiants pour ramener le U-Pass l’année prochaine? Pour moi, ce sont de bonnes nouvelles pour les étudiants parce que je pense que le U-Pass était un bon succès pendant la première année. Deuxièmement, on a trouvé un compromis avec OC  Transpo, les membres du conseil et les étudiants parce que la première proposition était une augmentation de 2,5  % pour l’année prochaine. La commission de transport en commun a décidé de geler le niveau à 145 $.

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parce que si les personnes vont visiter le marché By pour dîner et prennent de la boisson, c’est un moyen plus sécuritaire de voyager que de prendre leur voiture. Dans votre campagne électorale, vous n’avez pas trop voulu donner votre opinion sur le laissez-passer universel. Pourquoi? Il y a des étudiants qui ont posé la question pendant la campagne «  est-ce que tu peux appuyer le U-Pass tout de suite?  ». J’ai dit non, parce qu’on n’a pas les résultats, et il faut attendre les résultats premièrement. C’est la raison pour laquelle maintenant je suis d’accord : j’ai une idée que c’est probablement un succès, parce que j’ai vu beaucoup plus d’étudiants dans les autobus, et c’est bon pour les étudiants. Je sais que les étudiants ont des défis avec les finances, et c’est un bon temps pour nous de donner un rabais pour utiliser le transport en commun.

Certainement, avec les mêmes conditions. Ce serait nécessaire pour tous les étudiants d’accepter d’acheter un laissez-passer. Comment les gens voient-ils l’investissement de 3 millions $ des fonds publics? Certainement, il y a des personnes qui ont appelé des stations de radio, qui n’appuient pas cette subvention. Il y a aussi des étudiants, naturellement, qui n’appuient pas le U-Pass, parce qu’ils ont une voiture, qu’ils habitent dans un secteur rural où il n’y a pas d’autobus, ou qu’ils habitent en résidence et n’en

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Photo de Julie-Anne Lapointe

Jim Watson, maire d’Ottawa, espère que le U-Pass sera un projet permanent à partir de 2012.

Pass?

Si les étudiants décident dans le prochain référendum [de garder le U-Pass], pour moi ce sera une initiative permanente où il n’y aurait une annulation du programme seulement s’il y avait un autre référendum. Mais après le prochain référendum en 2012, si les étudiants disent oui, pour moi ce sera la fin de ce départ, et on aura un UPass permanent pour les années à venir. Vous dites que les étudiants sont gagnants dans ce projet. En quoi la ville l’est-elle aussi? Il y a toujours des défis de stationnement à l’Université d’Ottawa, il n’y a pas beaucoup d’espace, alors c’est toujours bien d’encourager le transport en commun. C’est bon pour l’environnement, certainement, et pour la circulation dans la ville et dans le quartier de la Côte-de-sable, puisqu’on a vu une augmentation des personnes qui utilisent OC Transpo avec les nouveaux étudiants. C’est bon aussi pour la sécurité,

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Comment voyez-vous l’avenir du projet du U-

ont pas besoin. Mais j’ai aussi parlé à des étudiants de Carleton qui habitent dans les

résidences de Carleton et qui m’ont dit utiliser le U-Pass tout le temps.

ÉLECTION DES AGENTS EXÉCUTIFS SÉNIORS

SCFP 2626

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Le U-Pass est actuellement offert aux étudiants de l’Université d’Ottawa et de l’Université Carleton. Pourquoi le projet n’inclut-il pas aussi les étudiants collégiaux? Jusqu’ici, nous n’avons pas reçu de demande de la Cité collégiale et Algonquin. Je ne connais pas la raison pour cela, peut-être parce qu’il y a plus d’étudiants plus vieux et plus d’étudiants à temps partiel dans ces campus qui utilisent leur voiture. Il y a plus de stationnements à la Cité et à Algonquin parce que c’est plus en banlieue.

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Stations de scrutin : 28 février au 11 mars : UCU 303 7 mars : DMS (Rez-de-chaussée) 8 mars : SITE (Cafétéria) 9-10 mars : UCU (Agora) & RGN (Atrium)

U 28 FÉVRIER AU VOTEZ D 11 MARS 2011

S’ils proposaient une entente, la ville serait-elle prête à considérer l’expansion du programme du U-Pass vers ces établissements collégiaux?

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CUPE2626.CA/ELECTIONS
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Plateformes électorales et renseignements :

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Actualités

semaine contre l’apartheiD israélien

le 7 mars 2011

L’U d’O sous haute tension
KriStinA BrAzeAU Du 7 au 11 mars, l’organisation étudiante Solidarité pour les droits humains des Palestiniens (SPHR) organise encore une fois cette année la Semaine contre l’apartheid israélien à l’Université d’Ottawa. Cette semaine soulève toujours un tollé, certains allant jusqu’à questionner la pertinence d’un tel événement. C’est d’ailleurs le cas du professeur titulaire du Département de français de l’U  d’O, Patrick Imbert, qui a signé une lettre d’opinion le 3  mars sur Cyberpresse.ca sur la question de l’apartheid israélien avec d’autres professeurs d’université et spécialistes. D’entrée de jeu, les signataires de la lettre sont clairs : « Israël, un État d’apartheid? De toute évidence, cela ne tient pas la route », peut-on lire. En entrevue avec La Rotonde, M. Imbert maintient sa position. Selon lui, l’utilisation du mot apartheid pour parler de la situation politique en Israël est complètement erronée. «  L’utilisation du mot apartheid n’est pas adéquate. Ça n’a aucun rapport avec ce qui s’est passé en Afrique du Sud. Il s’agit d’une analogie trompeuse. Les Arabes israéliens ont des droits. Certains vont à l’université alors que les Sud-Africains n’avaient pas droit à l’éducation, donne-t-il comme exemple. Le mot ne va pas », affirme-t-il. «  On attaque beaucoup Israël, mais on oublie l’ensemble des pays qui vivent des situations épouvantables en matière de droits de la personne. Si on fait une semaine comme ça, il devrait en avoir aussi pour des citoyens enfermés et torturés dans des camps dans des pays menés par des dictatures, comme c’est le cas en Lybie par exemple », déplore-t-il. Vives réactions Interrogé sur les propos du professeur Imbert, Bruno Marcotte, membre de SPHR, est catégorique. « Il ne dit pas tout, il écarte du revers de la main l’ensemble des rapports de l’ONU. L’élément clé est qu’un apartheid est l’oppression des droits d’un peuple de façon systématique et avec l’intention de maintenir ce régime. Parce qu’il est planifié et systématique, l’apartheid en Israël est bien plus clair que d’autres situations de violence à travers le monde », affirme-t-il. Sylvie Paquerot, professeure à l’École d’études politiques de l’U  d’O et conférencière de la Semaine contre l’apartheid israélien, appuie les propos de M. Marcotte. « Je l’invite [M. Imbert] à aller lire les conventions internationales  : la définition d’apartheid s’applique à Israël. La seule différence en Israël c’est que ce n’est pas basé sur la race. Il s’agit d’un peuple au complet qui est discriminé. concentré ses efforts sur la programmation francophone cette année pour rejoindre encore plus de personnes. Différentes activités sont au programme de l’événement annuel qui soulève toujours beaucoup de poussière. L’an dernier, des affiches pour promouvoir l’événement sur le campus avaient soulevé la controverse. L’U d’O avait effectivement effectué le retrait d’affiches qui « contrevenaient aux règlements, notamment parce qu’elles reproduisaient une image incendiaire et susceptible d’inciter à des affrontements. » Le SPHR avait protesté, estimant son droit de liberté d’expression bafoué. Cette année, l’organisation s’attend à une plus grande collaboration de l’Université. « On s’attend à plus de tolérance cette année. Chaque année, ça suscite des réactions et c’est tant mieux. On sait que c’est un sujet que beaucoup de gens voudraient garder censuré et obscurci. On est prêts à défendre notre analyse d’apartheid », explique M. Marcotte. «  Cette édition promet d’être un succès. De plus en plus de gens s’intéressent à la notion d’apartheid israélien » se réjouit ce dernier.

«

Chaque année, ça suscite des réactions et c’est tant mieux. »
- Bruno Marcotte

C’est le même type de ségrégation », explique Mme Paquerot. Celle-ci donnera une conférence mercredi avec un autre professeur de l’U d’O, Pierre Beaudet, au sujet du quotidien en Palestine. L’organisation a d’ailleurs

Université d’Ottawa

Études supérieures

Le vendredi 18 mars 2011

Journée portes ouvertes
Rencontrez des représentants des facultés. Explorez le campus. Trouvez réponses à vos questions. O rez-vous un avant-goût des études supérieures à uOttawa!
Le 18 mars, soyez des nôtres! Inscription : www.decouvrezuOttawa.ca

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le 7 mars 2011

référenDums à la GsaeD

Un projet de 4,2 M $ entre les mains des étudiants diplômés
JULien PAqUette Les étudiants diplômés auront un pouvoir important lors des prochaines élections de l’Association des étudiants diplômés (GSAED) qui se tiendront du 21 au 24  mars prochains. Les étudiants des cycles supérieurs prendront position à l’occasion de deux référendums tenus lors de ces élections, l’un portant sur le projet de la nouvelle Maison des diplômés, l’autre sur les fonds versés automatiquement au Groupe de recherche d’intérêt public de l’Ontario (GRIPO). Maison des diplômés Pour financer le projet de reconstruction de la Maison des diplômés, incluant le Café Nostalgica, la GSAED a besoin d’une cotisation étudiante. Celle-ci est de l’ordre de 22,50  $ par session pour tous les étudiants diplômés. «  Les gens me disent  : “je paie déjà des frais d’admission exorbitants, pourquoi j’ajouterais un 22,50 $ par session?” » raconte Guillaume Lemieux, commissaire à la vie étudiante et président du comité du « oui » pour ce référendum. M.  Lemieux dit comprendre que cette cotisation fait peur aux étudiants puisqu’elle s’ajoute à des frais d’inscription déjà importants pour ces derniers. Le commissaire à la vie étudiante croit cependant que la nouvelle Maison des diplômés serait une bonne chose pour les membres de la GSAED, notamment en ce qui a trait à l’espace réservé aux étudiants de deuxième et troisième cycles. «  Au deuxième étage, on aurait un salon pour les étudiants diplômés. Il n’y en a pas sur le campus, ce serait une première […] Au troisième étage, une salle de prestige pour les étudiants qui font leur défense de thèse. Présentement, les étudiants font leur défense de thèse dans des salles miteuses, sans fenêtres. C’est un événement qui devrait être célébré  », expliquet-il. Aucun étudiant ne s’est porté volontaire pour représenter officiellement le clan du «  non  » au référendum sur la Maison des diplômés. GRIPO Tout comme le référendum sur la Maison des diplômés, celui sur la cotisation du GRIPO n’a aucune opposition. Le comité du «  oui  » valse donc seul durant ces élections. Mais sait-on vraiment ce qu’est le GRIPO? « On se veut un centre de soutien pour les organisations, pour les étudiants ainsi que pour les membres de la communauté qui seraient intéressés à faire partie des activités militantes  », explique Daniel Cayley-Daoust, représentant du « oui » dans ce référendum. Il admet cependant que cette ressource peut être méconnue des étudiants. Présentement, la GSAED paie l’équivalent de 2,50  $ par session pour chacun de ses membres au GRIPO. Si les étudiants votent « oui » au référendum, ce montant serait inclus dans leurs frais d’inscription et irait directement au GRIPO. M.  Cayley-Daoust souligne que ce changement libèrerait quelque peu le budget de la GSAED et  « rendrait le GRIPO plus indépendant de la GSAED et plus redevable directement aux étudiants ». Un débat inexistant Le directeur général des élections de la GSAED, Pierre St-Jacques, croit que des projets d’une telle envergure nécessitent des débats approfondis au sein de la population étudiante. Il explique que normalement, lors de référendums, des gens s’inscrivent pour créer des comités défendant autant le clan du oui que celui du non. «  Seulement une personne s’est enregistrée pour le comité du oui, personne pour le non, donc pas d’opposition officielle […] J’aurais aimé ça que quelqu’un aille de l’avant et dise non, ça permettrait à la population étudiante d’avoir les deux côtés de la médaille », affirme le directeur général des élections.

élections GsaeD
JULien PAqUette

Actualités

Voter pour se faire entendre
Que ce soit à la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FEUO) ou à l’Association des étudiants diplômés (GSAED), le faible taux de vote des étudiants a un impact sur la vie étudiante. Pourquoi les étudiants diplômés devraient-ils se rendre aux bureaux de scrutin du 21 au 24  mars  2011? Les représentants interrogés voient de bonnes raisons de voter sur les questions référendaires et la défense des intérêts des étudiants diplômés. «  C’est quand même important parce que la GSAED est là pour les étudiants diplômés. Un exemple, on parle d’un référendum où on détruirait la bâtisse [de la Maison des diplômés] et on la reconstruirait  », affirme d’entrée de jeu Pierre St-Jacques, directeur général des élections (DGE) de la GSAED. M. St-Jacques invite les étudiants à faire entendre leur voix, surtout au sujet des enjeux d’importance comme le projet de 4,2 millions $ de la nouvelle Maison des diplômés. « S’il y a seulement 5 % de la population étudiante qui vote, il peut y en avoir 5 % qui disent “non ça n’arrivera pas” ou “oui ça va se faire” […] C’est un projet à très long terme […] On veut que ça ait une certaine légitimité », explique ce dernier. La voix des étudiants Pour Guillaume Lemieux, commissaire à la vie étudiante, la GSAED est d’une importance capitale pour les étudiants des cycles supérieurs. «  La GSAED est là pour représenter les étudiants. On a défini notre mission, notre vision et nos valeurs. On a un devoir de représenter les étudiants. On a un devoir de créer un sentiment d’appartenance chez les étudiants, un devoir de regroupement  », s’est exclamé M. Lemieux. Le commissaire à la vie étudiante est clair : de gros enjeux sont sur la table cette année. « Si [les étudiants] ne votent pas, ils vont vivre avec les conséquences des autres. Plusieurs étudiants, cette année, sont venus nous voir à la GSAED parce qu’ils n’étaient pas contents du programme du U-Pass. […] Je leur demandais s’ils avaient voté et c’était presque toujours non », mentionne ce dernier. Pierre St-Jacques dit comprendre les enjeux des étudiants diplômés et le fait qu’ils n’ont pas beaucoup de temps à accorder à la politique étudiante. Il explique aussi ce manque d’intérêt par la courte durée des études des cycles supérieurs. « C’est sûr que pour beaucoup d’étudiants diplômés qui sont ici des fois pour un an, des fois pour deux ans. Par le temps qu’ils arrivent, ils ne connaissent pas vraiment la GSAED. » Cependant, il les invite malgré tout à faire entendre leur voix du 21 au 24 mars prochain. «  C’est l’Association des étudiants diplômés, donc pour tout ce qui est droit des étudiants diplômés, représentation et services. C’est très important », conclut le directeur général des élections.

Les étudiants auront à se prononcer sur ces deux questions référendaires:
MAiSOn DeS DiPLôMéS « Êtes-vous d’accord pour payer une cotisation de 22,50  $ par étudiant par session pour les coûts de construction et de maintien d’une Maison des diplômés qui respecte les conditions a, b, c et d ci-dessous?  a. La Maison des diplômés serait la propriété et serait opérée par et pour les étudiants diplômés de l’Université d’Ottawa, via la GSAED;  b. Cette «cotisation de la Maison des diplômés» commencerait au début du semestre pendant lequel le début de la construction est prévu;   c. Tout montant de cette cotisation qui n’est pas nécessaire pour payer la construction, le maintien ou l’intérêt du bâtiment dans une année donnée serait transféré au Fond d’investissement de la GSAED; et   d. Lorsque l’investissement en capital sera remboursé, cette cotisation doit être révisée par le Conseil de la GSAÉD. » GriPO « Êtes-vous d’accord pour payer une cotisation de 2,50  $ par étudiant à temps plein par session (automne et hiver seulement) pour soutenir le Groupe de recherche d’intérêt public de l’Ontario (GRIPO) et son travail pour la justice sociale et environnementale sur notre campus? »
1. GALAXIE -- TIGRE ET DIESEL -- (INDEPENDANT) 2. LES FRANCOUVERTES -- COMPILATION 15E EDITION -- (FRANCOUVERTES) 3. ELAGE DIOUF -- AKSIL -- (TACCA MUSIQUE) 4. IL DANSE AVEC LES GENOUX -- LA GRANDE CHEF -- (INDIE) 5. KARIM OUELLET -- PLUME -- (ABUZIVE MUZIK) 6. LES BARNIQUES -- AKOUSTIK -- (INDEPENDANT) 7. BUJO -- BUJO -- (INDEPENDANT) 8. KARO ET MOI -- KARO ET MOI -- (INDEPENDANT) 9. OLIVIER NOVEMBRE -- OLIVIER NOVEMBRE -- (INDEPENDANT) 10. TERIO ET FLY -- PRISONNIERS DU TEMPS -- (IRO PRODUCTIONS)

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élections GsaeD

le 7 mars 2011

Cinq postes, cinq candidats
JULien PAqUette

L’Association des étudiants diplômés (GSAED) de l’Université d’Ottawa tiendra ses élections générales du 21 au 24 mars prochain. La Rotonde a rencontré les candidats aux différents postes de l’exécutif afin de dresser leur profil.

neLSOn ArtUrO OVALLe DiAz

Commissaire aux affaires universitaires

PAtriCK iMBeAU

Commissaire aux finanCes

Accessibilité et simplification  : c’est ce qui ressort de la vision de Patrick Imbeau pour les finances de la GSAED. « Je veux changer la structure du budget, un fichier Excel de 15  pages, ce n’est pas ce qu’il y a de plus clair […] C’est beaucoup plus facile de le mettre sur Simply Accounting [un logiciel de comptabilité], ça rend le budget beaucoup plus accessible », explique M. Imbeau tout en précisant que les chiffres de la GSAED étaient «  honnêtes  » dans les dernières années. L’actuel commissaire aux affaires externes croit que la technologie devrait être mise de l’avant pour faciliter la gestion des finances. « Quand on fait le budget, on doit absolument sortir notre cal-

S G

C’est un homme sérieux et disposé qui se présentera au poste de commissaire aux affaires universitaires. Nelson Arturo Ovalle Diaz, étudiant au doctorat en droit international, souhaite célébrer en grand la 15e édition de la Conférence interdisciplinaire de la GSAED, prévue pour l’année prochaine. «  Je veux vraiment être [impliqué dans] l’organisation de la conférence multidisciplinaire et aider à faire reconnaître la GSAED partout sur le campus, ici et ailleurs  », explique celui qui a participé à de multiples conférences où il a eu l’occasion de présenter ses recherches. Le candidat au poste de commissaire

culatrice et écrire les chiffres à la main. On a un programme qui automatise tout ça, il faut seulement s’en servir », explique M. Imbeau. Il souhaite également imprimer les chèques afin de sauver du temps et réduire les erreurs humaines. M.  Imbeau a développé ses connaissances en finances avec la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCEE). «  Je siège depuis longtemps au comité des budgets de la FCEE, j’ai travaillé sur des budgets beaucoup plus importants que celui que j’aurais à gérer avec la GSAED », a révélé ce dernier. Questionné à savoir pourquoi il n’a pas plutôt voulu poser sa candidature pour un second mandat aux affaires externes, M. Imbeau affirme que ce poste demande beaucoup de temps et de déplacements hors de la ville. « Je travaille sur mes examens de synthèse, ce n’est pas l’idéal  », explique-t-il.

D E A
aux affaires universitaires ne semble pas se retrouver dans l’inconnu dans ce domaine. Il dit avoir organisé plusieurs conférences du genre depuis le début de ses études. « La première fois que j’ai fait ça, c’était en 1996. J’étais au baccalauréat en droit à l’Université de Colombie », précise-t-il. M. Ovalle Diaz ne craint pas les défis. Il est conscient que des étudiants diplômés peuvent être en désaccord avec certains services offerts par l’Association en lien avec le poste qu’il convoite. « J’ai de l’expérience, je suis avocat et j’ai travaillé comme ombudsman dans une autre ville », affirme celui qui est boursier d’excellence de l’Université d’Ottawa. M. Ovalle Diaz affirme comprendre le peu d’intérêt des étudiants diplômés pour les enjeux reliés à la GSAED. « Les étudiants diplômés sont très occupés  : c’est une réalité, soutient-t-il. Ce n’est pas facile de trouver du temps pour prendre l’engagement, pour se présenter comme candidat. Moi-même, je doutais […], mais je voulais participer à cette organisation [avant de finir mon doctorat]. » Quant au référendum portant sur la Maison des diplômés, M. Ovalle Diaz se dit en faveur de l’initiative. «  C’est un beau projet. La seule chose qui m’inquiète, c’est de savoir si tout le monde est disposé à faire la contribution de 22,50 $ par session », dit-il. Même son de cloche concernant la cotisation au Groupe de recherche d’intérêt public de l’Ontario. « Quand tu prends une cotisation étudiante, c’est bien que les étudiants aient un mot à dire sur l’argent qu’ils mettent », conclut le candidat. Patrick Imbeau croit qu’il aurait été favorable d’opposer des candidats et de créer un débat dans ces élections. «  Ça aurait définitivement amené plus de participation. Je vais quand même faire mon possible pour faire une bonne campagne et amener la participation étudiante à voter », mentionne ce dernier. Pour ce qui est du référendum sur la Maison des diplômés, M. Imbeau est présentement indécis. «  Je n’ai pas encore choisi mon camp. J’aime l’idée, c’est une belle initiative, mais je ne suis pas certain du coût », a-t-il révélé. Au niveau de la possibilité de cotiser au Groupe de recherche d’intérêt public de l’Ontario, M. Imbeau voit là un projet qui aiderait les finances. « Ça libérerait de l’argent du budget. C’est une décision qu’on n’aurait plus besoin de prendre tous les ans. Ça deviendrait quelque chose d’indépendant », mentionne ce dernier.

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le 7 mars 2011

GWenAeLLe MADiBA MOUBOUyi

Commissaire à la vie étudiante

Gwenaelle Madiba Moubouyi souhaite voir plus d’échanges entre les différents domaines d’études. Elle voit en l’Association des étudiants diplômés (GSAED) une association étudiante qui devrait offrir plus d’événements interdisciplinaires à ses membres, où les gens pourraient se rencontrer et échanger. Ce sont ces enjeux qui intéressent Mme  Madiba dans la campagne pour le poste de commissaire à la vie étudiante. Gwenaelle Madiba est impliquée dans la vie étudiante de l’Université d’Ottawa de-

GSA
puis son arrivée en 2004. Son but premier, si elle est élue, serait de tisser des liens serrés entre les étudiants diplômés de tous les départements. «  Je pensais essayer de construire une communauté encore plus forte, renforcer les liens entre [les étudiants diplômés]», explique celle qui s’implique étroitement avec la Maison internationale. Mme  Madiba souhaite également mettre en place un guide pour les étudiants diplômés. Les étudiants pourraient se fier à ce guide très détaillé pour s’orienter au début de leurs études supérieures. « Quand je suis entrée au programme de maîtrise en sociologie, je ne savais pas dans quoi je m’embarquais exactement, explique-t-elle. Je me suis dit que ce serait une bonne occasion pour moi, non seulement d’organiser des tAiVA teGLer

Actualités

événements sociaux, mais aussi d’implanter un guide pour les étudiants diplômés. » Gwenaelle Madiba se dit un peu déçue d’être la seule dans la course pour son poste. «  Je trouve ça dommage parce que c’est une expérience en soi. On est tout le temps en train d’apprendre. C’est une des raisons pour lesquelles je me suis lancée là-dedans, acquérir de nouvelles expériences », a-t-elle révélé. Pour ce qui est des questions référendaires, la candidate au commissariat à la vie étudiante ne veut pas trop se lancer. «  Les étudiants vont parler, ils vont donner leur opinion et pour moi l’opinion des étudiants est encore plus importante que la mienne et celle de l’exécutif », maintient cette dernière.

Commissaire à l’externe

Une revendicatrice qui souhaite donner plus de voix aux étudiants diplômés se présente au poste de commissaire à l’externe. Taiva Tegler, participante aux campagnes sur le campus depuis les sept dernières années, veut que les choses changent à la GSAED. Mme Tegler a beaucoup d’expérience dans l’organisation de campagnes étudiantes. Si elle s’est fait connaître des étudiants de premier cycle, elle a aussi travaillé dans la campagne pour la reconnaissance des droits d’auteurs, laquelle touche les étudiants diplômés. «  Cette expérience me donne beaucoup de connaissances stratégiques

avec l’administration, les employés sur le campus et leur fonction, les professeurs, les syndicats, etc. », explique-t-elle. Si elle avait un changement à apporter à la méthode de son prédécesseur, Mme  Tegler améliorerait le dialogue entre les étudiants diplômés et la GSAED. « On a besoin de donner plus de voix aux étudiants diplômés. Il faut qu’on ait des réunions à chaque mois. C’est quelque chose que je veux changer », lance Mme Tegler d’un ton engagé. Contrairement aux autres candidats, Mme  Tegler voit un avantage au fait qu’il n’y ait qu’une candidature à chaque poste. «  C’est une opportunité pour nous de prendre notre temps et de travailler ensemble avec les étudiants  », mentionne-telle. Cependant, elle ajoute que cette situation souligne le manque d’engagement des

ED

étudiants diplômés dans les activités de la GSAED. Quant aux questions référendaires, Mme Tegler se dit neutre par rapport au projet de la Maison des diplômés. Il y a toutefois un point qui est très important pour elle : « que le référendum passe ou non, il faut trouver un moyen d’être accessible, même pour les étudiants avec un handicap, quitte à avoir un bureau dans un endroit plus accessible », explique-t-elle. Pour le référendum sur le Groupe de recherche d’intérêt public de l’Ontario (GRIPO), Mme  Tegler affirme vouloir laisser les étudiants s’exprimer, tout en affichant un certain sentiment d’appartenance au programme. « Pendant mes années à l’Université d’Ottawa, j’ai utilisé le GRIPO comme une ressource à plusieurs reprises. »

CAitLin CAMPiSi

Commissaire à l’interne
Caitlin Campisi ne passe pas par quatre chemins  : elle voit plusieurs changements à apporter à la structure de la GSAED. Étudiante impliquée sur le campus depuis bon nombre d’années, elle veut faire de son mieux pour améliorer la situation à la GSAED. C’est pour cette raison qu’elle se présente au poste de commissaire à l’interne. Mme Campisi possède un plan en deux parties. Elle souhaite redéfinir le but, puis les méthodes de la GSAED avec les étudiants. «  Je veux développer un manuel de politiques et de procédures pour la GSAED en collabora-

tion avec les étudiants [...] afin de les engager dans la contribution politique  », explique-telle. La candidate à l’interne veut créer des outils pour les membres de l’exécutif de la GSAED afin qu’ils puissent bien représenter les étudiants diplômés. «  Fournir à l’exécutif de la GSAED des ateliers qui pourraient l’aider, par exemple, sur les politiques de procédures, la promotion, la sensibilisation et l’accessibilité », mentionne-t-elle. Pour Caitlin Campisi, le peu de candidats aux élections est un signal d’alarme. Il faut que l’exécutif travaille à amener plus de participation étudiante l’an prochain. « C’est un peu dommage, mais je crois que c’est une bonne opportunité de commencer à travailler en équipe avec les autres

membres [éventuels] de l’exécutif, a-t-elle affirmé. Nous travaillons, je dirais, déjà très bien ensemble et nous allons travailler à mener une campagne solide sur le campus. » Mme Campisi n’a pas voulu se prononcer sur la question référendaire entourant la Maison des diplômés. Elle admet cependant que « la question de l’espace pour les étudiants diplômés, mais aussi partout sur le campus, est vraiment importante ». Malgré tout, sur cette question et sur la question du Groupe de recherche d’intérêt public de l’Ontario, elle fait confiance aux étudiants. « Il faut vraiment attendre les résultats du référendum, ce n’est pas mon opinion personnelle qui compte, mais celle des étudiants », conclut-elle.

Photos de Mark Colletti

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Actualités Cent mots
Le conflit d’intérêts
Antoine Trépanier

le 7 mars 2011

Calendrier des événements du 7 au 13 mars
Réunions et assemblées publiques
Réunion du Sénat Quand? 7 mars à 15 h Où? Salle du Sénat, salle 083, pavillon Tabaret

Revue de presse universitaire
Julie-Anne Lapointe dans le pavillon Tory, où plusieurs étudiants et employés ont dit avoir aperçu les créatures grignoter les restes de nourriture. Le directeur associé de l’édifice, Ray Dumouchel, affirme qu’il arrive parfois que quelques souris parviennent à s’immiscer dans l’établissement pour y trouver refuge pendant les temps froids. Pourtant, leur nombre élevé cette année reste selon lui inexplicable. L’Université vise actuellement à sensibiliser la population étudiante afin d’éviter que la situation ne s’aggrave. Les étudiants et employés sont invités à ne laisser aucune trace de nourriture derrière eux et à garder leur environnement le plus propre possible, en attendant que le problème se règle. Une station de radio bannie de son campus Canadian University Press La station de radio CHLY 101,7 FM de Nanaimo en ColombieBritannique ne pourra plus faire la couverture des événements de l’Université de la ColombieBritannique pour une durée d’un an. La station, connue à Nanaimo sous le nom de Radio Malaspina Society (RMS) vient d’être bannie du campus pour avoir été l’hôte d’une soirée bien arrosée en octobre dernier. La fête organisée par RMS se serait terminée sur une mauvaise note, le bilan de la soirée dénotant «  une destruction de propriété, de la consommation illicite d’alcool et de drogues, un non-respect de la sécurité et une débauche générale », selon les autorités de l’Université de l’Île-de-Vancouver. Le président du Conseil d’administration de RMS, Simon Schachner, est d’avis que l’Université a agi trop sévèrement, et que la question des incidents reprochés n’a pas été clarifiée avant de prendre une telle décision.

Chef de pupitre Actualités actualites@larotonde.ca

Un journaliste qui couvre un événement ou un sujet en particulier ne peut donner son opinion. Ça va de soi, sinon on lui tape sur les doigts et on lui dit qu’il est dans un conflit d’intérêts. Compris et accepté. Le lecteur se doit d’avoir une information juste et non biaisée. Le conflit d’intérêts s’applique aussi aux élus étudiants de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FEUO). Le dimanche 27  février dernier, le Conseil d’administration (CA) a voté une motion qui bypassait la deuxième instance de la FEUO, le Conseil d’arbitrage étudiant (CAE) pour les appels des récentes élections. Pourquoi j’en parle? Parce que lors du débat entourant cette motion, nos élus ne savaient pas ce qu’était un conflit d’intérêts. Du moins, plusieurs d’entre eux semblaient être perdus face à la question. Petit exemple qui a coupé le souffle au public présent : « Ne faut-il pas qu’il y ait de l’argent impliqué pour qu’il y ait un conflit d’intérêts?  » C’est ce qu’a demandé Iain Brannigan, représentant de la faculté des sciences sociales. Bon, si quelqu’un voulait bien rappeler à M. Brannigan qu’il siège sur la plus haute instance estudiantine de l’Université d’Ottawa et sur le comité des élections, plusieurs étudiants apprécieraient. Élus par les étudiants, les membres du CA devraient être en mesure de connaître la constitution, la bible de la FEUO. M.  Brannigan a pu souffler. Un membre du Conseil a demandé au président de la rencontre s’il était possible de prendre quelques instants pour lire la définition du conflit d’intérêts. Cette définition se retrouve dans la bible de la FEUO, la constitution. Alors voici une courte définition que nos élus ont pu lire, sous les regards livides de la dizaine d’étudiants présents. Cet extrait est tiré directement de la bible étudiante, basée sur le livre Robert’s rule of order : «  Si un membre a un intérêt personnel ou pécuniaire (financier) direct que les autres membres n’ont pas, dans le cadre d’une motion en considération… il ne devrait pas voter à l’égard de cette motion. » À cela il faut ajouter les propos de Martin Schoots-McAlpine, représentant de la Faculté des Arts, qui présumait que«  s’il y a des conflits d’intérêts, les représentants vont être assez honnêtes pour ne pas voter sur une motion [les plaçant dans un tel conflit] ». Vraiment ? J’arrête ici, conflit d’intérêts oblige.

Semaine contre l’apartheid israélien Du 7 au 11 mars
Exposition multimédia  : Bienvenue en Cisjordanie  : l’éducation sous occupation Quand? 7 mars, de 9 h à 11 h 30 Où? Couch lounge du Centre universitaire Conférence : Apartheid 101 – Le quotidien en Palestine Quand? 9 mars, 19 h 30 Où? Pavillon Lamoureux, salle 220 Théâtre : Sept enfants juifs : une pièce pour Gaza Quand? 11 mars, première représentation à 11 h, deuxième représentation à 14 h Où? Agora du Centre universitaire « Non » à la FCEE The Martlet Les élus des étudiants de l’Université de Victoria se positionnent désormais officiellement contre le renouvellement de son adhésion à la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCEE). Le Conseil d’administration (CA) a décidé qu’il prendrait position en appuyant le « non » au référendum sur l’affiliation à la FCEE, du 29 au 31 mars prochains. Karina Sangha, représentante au CA, a affirmé que la décision a été prise puisque « la FCEE a manqué de respect envers l’Université de Victoria depuis les derniers mois et depuis quelques années  » et qu’il serait donc temps de faire avancer les choses. En se positionnant ainsi, les membres du CA espèrent pouvoir présenter un contrepoids à la campagne du « oui » qui sera menée par les membres de la FCEE dans les jours précédents le référendum du 29 mars. Les souris envahissent l’Université de l’Alberta The Getaway L’Université de l’Alberta est actuellement aux prises avec un problème d’infestation de souris, au grand désarroi de la communauté universitaire. Les souris ont trouvé refuge dans plusieurs facultés et départements de l’Université. Les fissures dans les murs permettant la circulation des rongeurs ont pour l’instant été bouchées

Semaine de la fierté 7 au 13 mars
Jasmin Roy: Panel sur les jeunes LGBTQ et l’homophobie dans les écoles Quand? 7 mars de 18 h à 21 h Où? Auditorium des anciens, Centre universitaire Atelier  : La dualité linguistique dans les communautés LGBTQ Quand? 8 mars de midi à 15 h Où? Centre de la fierté, local 215-C du Centre universitaire Petit déjeuner de la fierté Quand? 9 mars de 9 h 30 à 11 h Où? Café Alternatif Coût : Gratuit Atelier de « drag » Quand? 10 mars de 15 h à 17 h Où? Centre de la fierté, local 215-C du Centre universitaire Dragshow de la Semaine de la fierté Quand? 10 mars de 20 h à 23 h Où? Bar 1848

Autres
Simulation du Moyen-Orient Quand? Du 11 mars à 17 h au 13 mars à 11 h (préinscription en ligne requise) Où? Pavillon Desmarais Dîner d’initiation à l’étiquette Quand? 9 mars de 18 h à 21 h (préinscription en ligne requise) Où? Pavillon Desmarais, pièce 4101 Coût? 25 $ (étudiants et anciens) 30 $ (les autres invités) Atelier : Recherche d’emploi d’été Quand? 10 mars de 13 h 30 à 15 h Où? Pavillon Fauteux, pièce 359

Assemblée générale annuelle Préparez-vous pour l'Assemblée générale annuelle de La Rotonde le 25 mars prochain. Documentez-vous au www.

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le 7 mars 2011

Actualités

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Semaine de la femme

Arts et culture
le 7 mars 2011
Un modèle trop sexualisé Selon Mme  Caron, le modèle de la femme qui y est présenté est presque toujours le même, c’est-à-dire la femme blanche, jeune, belle et hétérosexuelle. « S’il y a une minorité ethnique dans une photo, elle est toujours passive, ayant le regard ailleurs. Parallèlement, la présence d’un homme fait en sorte que la femme de la photo va devenir passive aussi. Ça démontre les relations de pouvoir dans la société  », précise Dina Sahla. La professeure, en jetant un coup d’œil à la dernière édition de Vogue, présente la femmetype qui est imaginée dans cette revue. «  On dit à la lectrice ce qu’elle désire être  : c’est une femme à la taille zéro, qui a de l’argent et qui désire être regardée de manière sexuelle mais qui peut être contrôlée par le désir sexuel […] L’image présentée est l’idéal d’une femme sexuelle, mais qui doit maintenir sa virginité. » Mme Caron admet que ces revues consistent en une représentation désuète des lectrices  : «  Quand on regarde le contenu d’un magazine, on a plus d’information sur les producteurs que sur les réceptrices […] L’image qu’on peut en dégager nous renvoie plus à l’image que les producd’être cool ou distinguée, il y a le besoin d’appartenir à un ensemble plus large. La culture populaire veut que l’on ne devienne femme qu’à travers la consommation.  » Les articles de la «  presse ados  » portent davantage sur la culture populaire, mais l’espace consacré aux sujets tels que le développement professionnel ou l’école est minime. À travers les images des idoles sexualisées, l’obsession des garçons et de la sexualité, est-ce que ces revues apportent quelque chose de positif à la jeunesse? Caroline Caron souligne qu’en interrogeant les lectrices, on remarque que ces revues offrent une éducation sexuelle plus complète, et abordent des sujets «  qui ne sont pas nécessairement [discutés] à l’école ou avec les parents dans les courriers du cœur. » teurs ont des femmes qu’à la réalité. » Professeure Caron garde tout de même une opinion positive face à la jeunesse en mentionnant qu’il serait faux de croire que les jeunes ne sont pas critiques vis-à-vis les médias, mais qu’ils ont toutefois besoin d’un accompagnement qui peut se faire à travers des activités d’éducation en vue de les aider à développer leur esprit critique. Contrairement à Mme Caron, Mme Sahla expose les conséquences avec une certaine fatalité : « L’industrie circule des valeurs et des normes qui sont hégémoniques. Nous n’interrogeons pas ces normes, nous croyons que nous sommes protégés contre ces véhicules de valeurs, mais nous sommes exposés à près de 5000 images par jour! » Des revues telles que Elle Québec peuvent être trompeuses en présentant une pléthore d’informations sur les nouveautés culturelles, explique la professeure de communication. « Dans ce type de revue, il y a souvent une confusion entre informer et pousser la lectrice à acheter des produits pour faire partie de la culture populaire. » Créer un besoin par le doute Pourquoi toujours réduire la femme à un modèle qui n’est pas représentatif de la réalité? « Quand on ramène toujours les femmes à des objets sexuels, qu’on les ramène toujours à leur corps, à des préoccupations de conformité, à un modèle corporel féminin, c’est sûr qu’on inculque le doute dans l’esprit des femmes. » Les magazines ont trouvé une réponse à ce doute qui s’immisce dans l’esprit de ces femmes  : la publicité. Caroline Caron explique que lorsque l’on parle de plaire à la gente masculine et d’être belle, on crée un milieu propice à l’insertion des publicités de cosmétiques. Pour Mme Sahla, il faut cesser d’exposer le pouvoir de la femme comme n’étant que sexuel. « Où est le pouvoir intellectuel? Pourquoi on n’a pas de femme qui est styliste en couverture plutôt qu’une vedette de la culture populaire propulsée par la sexualité? Il faut rester authentique et célébrer la femme ordinaire à son quotidien! »

La conjugaison du sexe féminin à travers la revue
Un regard critique sur les magazines féminins
Dans le cadre de la semaine de la femme, du 6 au 12 mars, La Rotonde s’est entretenue avec Caroline Caron, professeure à l’Institut d’étude des femmes et Dina Sahla, professeure du Département de communication, qui se spécialisent dans l’étude des femmes, des médias et de la culture populaire. Avec un éventail de six magazines populaires* sous les yeux, les spécialistes ont commenté les stratégies de ces moteurs de l’industrie de consommation.
*Cosmopolitan, Elle Québec, Femmes d’Aujourd’hui, Flirt, Nylon et Vogue

Catherine Dib et Vanessa Dion-Lirette

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rofesseure Caron débute en expliquant à La  Rotonde le fonctionnement du domaine de la presse magazine. Ce dernier, affirme-telle, est segmenté de sorte qu’il cible un marché particulier dont la stratégie de « chaînage » permet sa longévité; c’està-dire que lorsque la consommatrice vieillit, il y a un nouveau magazine pour suivre son évolution. N’ayant pas le même public cible, le contenu de ces revues, d’un bassin d’âge à un autre, est assez divergent. La spécialiste des médias féminins affirme que l’univers est beaucoup plus restreint dans les magazines destinés aux plus jeunes. Mme  Sahla, pour sa part, explique comment le désir de la consommation est semé dès les premiers balbutiements de la féminité chez l’adolescente  : «  Entre le désir

Illustration de Mark Colletti

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danSe

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Arts et culture

rupture du moi et des autres
Laure-ariane Charbonneau Une impression qui flotte quelque part entre «  on a bien apprécié  » et «  ça aurait pu être mieux exploité  ». Voilà ce qui ressortait de la timide ovation offerte vendredi soir dernier à Orbo Novo, de la jeune compagnie à succès Cedar Lake Contemporary Ballet, présentée au Centre national des Arts du 2 au 4 mars. Si cette pièce débute avec un moment très fort qui promet une suite passionnante, le manque de recherche chorégraphique apporte des longueurs au spectacle et l’espoir de voir ce qui aurait pu être une des meilleures pièces de l’année se transforme en incrédulité. Cedar Lake Contemporary Ballet est une jeune compagnie qui a vu le jour en 2003. Bien qu’elle ne soit pas encore très connue, elle semble faire son chemin. Son succès repose probablement sur la renommée des chorégraphes à qui elle commande ses pièces et sur ses interprètes. Ses 15 danseurs, ayant une solide formation de ballet et de danse contemporaine, possèdent tous un impressionnant curriculum. À eux seuls, grâce à la justesse de leurs mouvements et à leur époustouflante performance, ils font la force de ce spectacle et – probablement – la renommée de la compagnie. Les tourments de soi dansés Le spectacle s’amorce avec le récit d’une neurobiologiste qui a vécu un accident vasculaire cérébral (AVC) et qui raconte son expérience. Le cerveau est séparé en deux hémisphères : le droit se concentre sur le présent et sur les émotions intérieures, alors que le gauche se concentre sur le passé et le futur, représente la mémoire et, surtout, permet de se reconnaître en tant que «  moi  », individu à part entière faisant partie d’un groupe. Bolte Taylor a perdu l’usage de l’hémisphère gauche de son cerveau. C’est le point de départ de la pièce : examiner ce qu’il advient quand on perd la faculté de se représenter en tant que « moi » et ce qu’une telle expérience peut apporter, lorsqu’on s’en sort, à nos relations avec les autres. Occasion ratée Le thème est brillant, original – cela fait changement du thème des relations humaines qui a été revisité à maintes reprises  – et surtout d’une profondeur qui permet de souhaiter sortir de cette pièce en philosophant sur la fragilité de l’être. Or, ce n’est pas cela qui est exploité. Plutôt que de parler de la complexité qu’une telle situation peut avoir sur les relations avec soi et avec les autres, la démonstration reste en surface. On finit par ne voir que les étapes par lesquelles Bolte Taylor a passé lors de son propre AVC, étapes relatées lors du récit liminaire. Le tout devient très dérangeant puisque, d’une scène à l’autre, on n’y voit pas d’évolution, pas de grand rebondissement, ni une quelconque révélation. Bref, le point culminant y est absent. De plus, la présence trop évidente du thème dans chacune des chorégraphies rend la pièce très simplette. Le reste, par contre, en faisait une pièce extraordinaire. Les chorégraphies de Sidi Larbi Cherkaoui étaient exceptionnelles. L’immense structure faisant état de décor était évolutive et permettait d’être utilisée tantôt pour délimiter l’espace tantôt pour interagir avec les danseurs,

Les danseurs de la Cedar Lake Contemporary Ballet font la renommée de la Compagnie, à en juger par leur performance.

Photo de Julieta Cervantes

en plus d’ajouter une troisième dimension à la danse. Et la musique de violons, bien qu’il ait peut-être été avantageux de lui ajouter des percussions à certaines occasions pour réveiller un peu l’auditoire, servait bien à installer l’aspect dramatique de la pièce.

En fin de compte, à bien y penser, une compagnie qui engage des danseurs au corps et à la technique parfaites, qui commande des pièces de chorégraphes à succès et qui exploite des thèmes accessibles à tous et de façon superficielle fait drôlement « pop ».

ThéâTre

rattraper l’enfance qui nous quitte
Catherine Dib Solo autofictionnel s’inscrivant dans la nostalgie commune d’un Québec d’autrefois, Chroniques du dépanneur prendra d’assaut la Nouvelle Scène candidement dès le 9  mars. Le monologue papillonne entre 20 courts tableaux de l’enfance à la fois singulière et commune de Martin Boisclair. Toute première création  de la compagnie Tout le monde s’appelle Alice, l’œuvre entame ses deux ans et demi. Vérité fictionnelle Chroniques du dépanneur, écrit et interprété par la voix chantante de Martin Boisclair, a su trouver écho chez un large bassin de spectateurs, selon les dires du créateur de la pièce  : «  Tout le monde fréquente un
Photo courtoisie de la Nouvelle Scène

Martin Boisclair dans la pièce Chroniques du dépanneur.

dépanneur, que ce soit un dépanneur de quartier, que ce soit un dépanneur de village. C’est

un endroit très commun de rassemblement, particulièrement pour un village de 2000  habitants, comme dans l’histoire que je raconte.  » D’autant plus que cette exploration du soussol de l’enfance est tirée de ce que M. Boisclair a lui-même connu, 80  % de ce qui est présenté dans la pièce étant puisé à même les faits vécus du monologuiste. C’est cette ambigüité, entre la communauté et le privé, qui lui a inspiré cette envie de partager ses bribes de vie personnelles : « C’était assez inhabituel : notre maison était attenante au dépanneur dont mon père était proprio et derrière le comptoir, les clients pouvaient nous voir manger dans la cuisine. L’inimitié, ça n’existait pas. C’était ça l’élément déclencheur quand j’ai pensé à mon enfance. Mon Dieu que je n’ai pas vécu une enfance à l’abri

des regards mais plutôt à la vue de tous! » Clair-obscurantisme À ce particularisme, la mise en scène d’Émilie Gauvin allie la lumière de la façade publique à l’obscur du privé en toute simplicité  : «  Elle a fait un fantastique travail d’écoute et a créé un univers propre à l’histoire que je veux raconter  », explique M. Boisclair. Le tout est accompagné d’une musique onirique et suspendue entre deux temps. «  La musique d’inspiration provient de ma fascination pour la musique de Sigur Rós. Je voulais absolument qu’une de ses chansons soit inclue dans le spectacle. Mathieu Leduc [pour la conception sonore] a remâché la musique à sa façon! »

Cette dualité du clair-obscur s’élabore tout au long du spectacle au ton principalement humoristique. Ainsi, la pièce se construit autant par le visuel et le jeu de lumière que par les thématiques abordées. Martin Boisclair présente ainsi un manifeste mettant en relief les événements qui viennent forger le passage de l’innocence de l’enfance à la brutale vérité de la vie adulte: « Un grand thème qui me fascine est l’enfance et la mort. La découverte de la mort par un enfant, être devant l’évidence que la vie n’est pas éternelle. C’est quelque chose d’horrible. J’aime jouer avec l’ombre et la lumière en grattant sur ce qui se cache ». Ou? La Nouvelle Scène, 333, avenue King Edward Quand? Du 9 au 12 mars

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Arts et culture

Le jeudi 3 mars dernier a eu lieu à l’Auditorium des anciens une demi-finale éprouvante entre les Jaunes et les Bleus, que plusieurs ont déclaré le meilleur match de la Ligue d’improvisation étudiante universitaire (LIEU) depuis belle lurette. Les Jaunes sont sortis victorieux de la joute avec un pointage serré de 8-6. Nonobstant, le bonheur de la victoire a été partagé entre les deux équipes, la festivité étant le mot d’ordre de la soirée. Avant d’aller célébrer dignement leur prestation au 1848, Manuel Belmadani, des Jaunes, et Jérémie Gaudreau, des Bleus, se sont prêtés à une fusillade avec La Rotonde.
Catherine Dib LR : En quoi étudiez-vous? MB  : Science informatique. Si jamais il y a une blague de nerd, je suis le gars pour ça. Par exemple, lorsque les mathématiciens font une soirée ensemble, ils prennent les chips d’une parabole! Parabole… comme un bol sur un graphique! JG  : En génie biomédical. Je peux faire en général des blagues de science, de tableau périodique  : le genre de chose que les gens ne vont pas comprendre. Provenir d’un différent domaine, ça permet de faire des blagues obscures. LR  : Que pouvez-vous dire au sujet du match de ce soir? MB : Moi, je dirais que c’était probablement mon match préféré de la saison, juste parce que la qualité de l’impro était bonne. Dans les demi-finales, ça joue souvent des coudes, ça tombe dans la joke facile. On essaie d’étouffer l’autre équipe pour se rendre en finale, mais ce n’est pas ça le but. Le but, c’est de donner le meilleur show au moment présent. Et je veux dire, j’ai adoré le match de ce soir… Tout a été à merveille dans ce match. JG  : Juste la complicité entre les deux équipes, il n’y a personne qui se pilait sur les pieds, il y avait une bonne cohésion. Il n’y avait pas de point mort. C’était un match propre, tout le monde s’est amusé sans exception. LR : Quelle est votre chanson d’équipe respective? JG  : Notre musique d’entrée, pendant longtemps, c’était celle de Eiffel 65, «  I’m Blue Da Ba Dee ». MB  : On en a eu quelquesunes. On a déjà eu « Yellow Submarine ». L’affaire c’est que ça n’a pas de punch, c’est très contextuel. On a eu aussi, « Black and Yellow », ça s’embarque dedans. Mais j’avoue que «  Yellow Submarine » c’est fort, si on pouvait trouver un remix dubstep de «  Yellow Submarine  ». Je crois que je sais ce que je fais en recherche YouTube ce soir! JG : OUI! Yo, ce serait fou! MB  : Si ça n’existe pas, on le fait! LR  : La chanson que vous voulez faire jouer à vos funérailles? MB : « Yellow Submarine » en dubstep! JG : Moi ça serait « Tu quieres volver » par les Gipsy Kings, c’est pas mal bon. J’avais trouvé ce disque que mes parents avaient,

Dubstep et nerdisme chez la Lieu

fuSillade

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Photo de Stéphanie Desrosiers

Jérémie Gaudreau, de l’équipe des Bleus, a disputé un match éprouvant lors de la demi-finale du 3 mars.

c’était de la guitare flamenco. C’était tellement awesome! J’écoutais ça tout le temps. LR  : Qu’est-ce que vous aimeriez vous faire poser comme question? JG : J’aimerais me faire poser une réponse  : je vais être satisfait. LR  : Est-ce que vous allez donner une question en échange?

JG : À condition que tu répondes 42! LR : Ça allait être la réponse! Alors 42, c’est quoi la question? JG : 21 + 21? MB  : Il me reste combien dans mon compte de banque? JG : Quel est mon futur? LR : Pourquoi? MB : Pourquoi pas? JG : Et parce que…

expoSiTion

Les pervertissements de l’enfance
sara PeDroso C’est la semaine dernière que la Galerie 115 de l’Université d’Ottawa accueillait l’exposition Pouplay. Les œuvres présentées sollicitaient une contemplation de cette part de l’être relevant du passé, soit l’univers, parfois ésotérique, de l’enfance. Ces objets provenant de la première étape de notre vie ont pris des formes perverties par leur nouvel environnement lorsque sortis de leurs contextes familiers et enfantins. L’hyper sexualisation dans la vie de tous les jours L’exposition est composée de peintures des étudiants de la Faculté des arts, démontrant une diversité de perspectives sur des objets communs appartenant

Photo de Vincent Rioux

Présentée la semaine dernière, l’exposition Pouplay posait un regard ésotérique sur l’univers de l’enfance.

déjouent ces rôles, comme dans cette œuvre où l’on aperçoit un grand G.I. Joe, corpulent, bronzé, aux muscles amples et imposants, sur un arrière-plan rose et illuminé. Il y a aussi, par exemple, Batman escaladant une énorme mariée «  Bridezilla  » avec des trous noirs à la place des yeux, qui, selon l’artiste, représente le pouvoir réel de la femme en ce qui concerne le mariage. La perversion enfantine Une autre œuvre, illustrant une licorne en peluche abandonné, évoque le comble du kitsch et met en premier plan un objet banal de la jeunesse. Par contre, entre ensuite en ligne de compte la perversion adulte, qui spécule sur le symbolisme sexuel que conjure ce jouet enfantin. Cela va de soi, et l’on ne peut s’empêcher de penser

à l’enfance, tels des poupées, des G.I. Joe, des dinosaures et des petites voitures. Ces objets prennent une forme nouvelle et perdent leur innocence, nous incitant à repenser leur banalité ainsi que leur réel impact social. Sous la présentation des toutous en peluche, des poupées et des personnages macho se retrouvent des connotations sexuelles, des thèmes grivois et crus. On peut voir un toutou

en premier plan avec des traits humains, à l’allure triste, jouant de la guitare, assis sur un coffre contenant des secrets : peut-être un cadavre? La banalité de ces objets est remise en question, traversée de thèmes « adultes ». Le thème récurrent du genre est difficile à ignorer. Une grande part des peintures présentées « exposent » et remettent en question la différenciation sexuelle des rôles. Certaines peintures

au côté profondément sexuel de ces objets, certains artistes l’illustrant de façon explicite, d’autres de façon plus subtile, d’autres se fiant à l’imagination du spectateur. Ce procédé a quelque chose de troublant. On force un certain retour à une partie de nos vies que l’on prétend avoir dépassée, reléguée à une autre époque, mais qui est beaucoup plus présente et importante qu’on ne le croit. Au milieu de la pièce se retrouve le présentoir sur lequel reposaient originalement les objets ayant inspiré les œuvres, où il ne reste que quelques objets d’un côté, et de l’autre, des miroirs reflétant de façon quelque peu angoissante les œuvres, ajoutant à l’aspect incertain et douteux du montage. L’exposition choque et garantit un sourire aux lèvres par ce plaisir que se sont permis les artistes.

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le 7 mars 2011

Arts et culture Critiques
ru de Kim thúy
anne DanforD DussauLt

Mots à maux

oscars et pseudofédération
Catherine Dib
Chef de pupitre Arts et culture culture@larotonde.ca

Des hommes et des dieux de Xavier beauvois
Léa PaPineau robiChauD

armistice de Cœur de pirate et Jay Malinowski
neDggy MauriCin

Vous saviez que j’allais en parler, vous saviez que ça allait me fâcher. Dès que James Franco a ouvert sa jolie gueule de garçon incompris, la colère Dibesque s’est abattue sur la soirée des Oscars le 27 février dernier. Et ils ne pouvaient se sauver de mon courroux tout-puissant, ni lorsque l’affreux remix auto-tuné a défilé sur l’écran, ni lorsque finalement, une bande de juvéniles est apparue sur scène pour baragouiner un « Over the Rainbow » réchauffé, tentant en vain de nous attendrir le cœur avec leurs yeux de Bambi tandis que je fulminais. La soirée et son absurdité kafkaesque terminée, on se plaint : Le réseau social aurait dû écumer plus de gloire ou Biutiful aurait dû se démarquer, gnagnagna. Au bout du compte, nous avons beau rechigner, c’est nous, le pauvre petit public scotché à l’écran, qui prêtons de la crédibilité à ce genre de célébration. Le nombre de locations de ces films va soudainement monter en flèche et Hollywood est en extase devant son autosuffisance, le succès de ses enfants chéris se confirmant par la réaction du public qui se plie face à cette commémoration du starsystème. Comme cette chère FEUO, dont nous n’avons pas encore fini d’entendre parler. On se plaint, on ne vote pas pour montrer notre désapprobation, on pointe tout le monde du doigt, on dénonce la corruption et l’on oublie. Mais oui, après quelques semaines, la poussière se pose et tout le monde oublie que nos petits rois soleils ont volé leur poste de manière outrageusement douteuse. Vous verrez, là, c’est excitant ; on s’émoustille devant tout ce dramarama, mais le tout sera relégué aux oubliettes dès le mois de mai. Ce sera la rédemption de notre Fédération machiavélique, tout sera pardonné. Ils entretiennent leur image de beaux leaders crédibles en nous présentant des photographies bien léchées et en coupant toute communication avec les étudiants, en se faisant discrets et en empochant mielleusement leur salaire. L’amnésie générale se reproduit d’année en année : vous remarquerez qu’on aura beau lancer des plaintes à tour de bras, le tout va se calmer. Le temps de repartir en vacances et de revenir en septembre et l’ego des membres de la FEUO sera reverni grâce à son accueil bruyant de la Semaine 101. Notre déficit d’attention commun nous muselle face aux injustices et à la pure bêtise de ce qu’on appelle la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa, qui ne cesse de se tourner sur elle-même. C’est à se demander où est l’élément étudiant… Ou est-ce devenu une organisation fasciste au point où elle oublie son mandat premier?

LIVRE
Accroupie dans le ventre du bateau qui allait la mener au Canada, la petite boat person Kim Thúy voyait déjà une « étoile polaire  » là où il n’y avait que vieille ampoule vacillante. Avec son écriture de dentelle, elle réussit encore, à l’âge adulte, à éclairer les recoins les plus boueux de son existence. En français, ru signifie «  petite rivière  », comme celle que l’on enjambe, de galet en galet, de mini-épisode en mini-histoire, pour suivre la trace de Thúy du Vietnam au Québec. Ru se lit comme un mobile romanesque, dont la série d’images brodées délicatement ensemble ne respecte aucun ordre, sinon celui du ru –  berceuse en vietnamien  – de l’auteure. Sa sensibilité contraste fortement avec les moments très crus de son histoire, où les bombes sont des « feux d’artifices » qui colorent « le sol de rouge comme des pétales de cerisier ». On aime  : la légèreté de l’écriture de Thúy, qui n’est que battement d’ailes délicat même quand elle dénonce en images poignantes la situation des travailleuses du sexe en Asie. On aime moins  : quelques moments trop sucrés où l’auteure manque de souffle et dépeint de façon assez conventionnelle son amour pour ses enfants.

CINÉMA
César du meilleur film français de l’année 2010, le film Des hommes et des dieux raconte la vie de huit moines chrétiens français installés dans un monastère dans les montagnes du Maghreb en Algérie. Ceux-ci apportent aide et soins médicaux à la petite communauté musulmane voisine. Malheureusement, un groupe islamiste dangereux vient briser l’harmonie et menace la vie des moines. Le doute s’installe dans le monastère. Partir ou rester? À travers des scènes nuancées, la multidimensionnalité émotive des personnages est efficacement rendue dans le jeu des acteurs. Ce film qui a remporté le Grand Prix du Festival de Cannes nous plonge dans la vie de moine, peu connue du commun des mortels, ce qui peut présenter des longueurs pour des personnes peu religieuses. On aime : le profond humanisme du film, ainsi que les magnifiques paysages de l’Algérie. On aime moins  : plusieurs scènes du film plutôt semblables qui n’apportent rien de très pertinent à l’histoire. Il n’aurait probablement pas été nécessaire de les répéter autant de fois.

ALBUM
Armistice est le fruit de la collaboration du duo formé de Béatrice Martin, mieux connue sous le nom de Coeur de pirate, et de Jay Malinowski, le chanteur principal du groupe canadien Bedouin Soundclash. Avec une durée avoisinant les 15 minutes, le disque est composé de cinq pièces à la teneur particulièrement estivale. Ce nouvel album reflète bien le son de l’alliance de Cœur de pirate et de Bedouin Soundclash, un folk-pop-acoustique qui rappelle cette ambiance de soleil couchant d’un vieux western américain. La première chanson du disque, « Mission Bells », représente bien l’orientation désirée de l’œuvre et comporte plusieurs instruments comme le violon, la guitare et même des sons de cloches. Armistice nous transporte dans l’univers du duo, soutenu par la musique de Mariachi El Bronx qui agrémente le tout d’une sonorité mexicaine. La simplicité de l’album frappe par la beauté de ses paroles et l’amalgame de ses mélodies. On aime : l’Americana bien senti, tout en nuances de cet album surprenant à tous les égards. On aime moins : la courte durée de ce rêve à la road movie. Allez Béatrice, votre dernier album remonte à des années, un peu plus d’effort s’il vous plaît.

Calendrier culturel du 7 au 13 mars
THÉÂTRE MUSIQUE ARTS VISUELS

Théâtre : Sept enfants Juifs; une pièce pour Gaza Quand? Le 11 mars à 11 h et 14 h Où? Agora, centre universitaire Chroniques du dépanneur Quand? Du 9 au 12 mars Où? La Nouvelle Scène, 333, avenue King-Edward Vérité de soldat Quand ? Du 8 au 12 mars à 19 h 30 Où? Théâtre, Centre national des Arts, 53, rue Elgin

Plants and Animals et Karkwa Quand? Le 10 mars à 20 h Où? Maverick’s, 221, rue Rideau Rimbombante Quand? Le 11 mars à 21 h Où? Avant Garde Bar, 135 ½, rue Besserer
DANSE

Wanda Koop : sur le fil de l’expérience Quand? Jusqu’au 15 mai Où? Musée des beaux-arts du Canada, 380, avenue Sussex Kangourous, castor et gorgonzola Quand? Jusqu’au 14 mars Où? La Nouvelle Scène, 333, avenue King Edward

Les Tambours Kodo Quand? Le 7 mars à 20 h Où? Salle Southam, Centre national des Arts, 53, rue Elgin

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Vincent Duquette sports@larotonde.ca

Des Gee-Gees étoilés

Sports
du capitaine Matthieu Methot (38 points), dont la belle saison a également été honorée. L’entraîneur-chef Dave Leger a tenu à féliciter ses protégés  : «  En général, nous sommes fiers de tous nos joueurs. Nous sommes surtout fiers que ces joueurs en particulier aient aidé le programme à se distinguer. Je sais toutefois qu’ils seront les premiers à reconnaître leurs coéquipiers pour leurs importantes contributions au succès qu’ils ont connu cette année. » La plus belle récompense, c’est probablement Blain qui l’a obtenue, en décrochant le titre de recrue de l’année dans la division Est des SUO. En plus de cet honneur, le joueur natif de Longueuil a été nommé sur la première équipe d’étoiles des recrues et sur la deuxième équipe d’étoiles de la ligue, toujours dans la division Est des SUO. Kyle Ireland et Dominic Jalbert ont également vu leur nom au sein de l’équipe des recrues. Le numéro  71 a en plus été nommé sur l’équipe tout étoile de l’Est. Le vétéran de troisième année Matthieu Methot a lui aussi eu une belle mention puisqu’il a été sélectionné sur la deuxième équipe d’étoiles de l’Est.

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Des honneurs amplement mérités
Siniša šinDik Même si la saison des Gee-Gees a pris fin plus tôt qu’espéré, avec l’élimination de l’équipe en première ronde des séries éliminatoires, les dirigeants des Sports universitaires de l’Ontario (SUO) ont reconnu le talent incontestable de quatre joueurs de l’équipe ottavienne. En effet, les recrues Dominic Jalbert (26  points), Luc-Olivier Blain (52 points) et Kyle Ireland (46  points) ont été chaleureusement récompensées pour leurs performances de cette année. À ce trio, on peut ajouter le nom

Courtoisie du Service des sports

Kyle Ireland a été recompensé pour sa performance cette année.

Desforges sur la première équipe d’étoiles
Vincent Duquette À sa troisième saison avec les Gee-Gees de l’U d’O, la joueuse d’avant Fannie Desforges est devenue une joueuse de premier plan en récoltant 9  buts et 8  passes pour 17  points en 20  parties. Ses excellentes statistiques lui ont permis de terminer au 1er rang des pointeuses de son équipe tout en étant nommée sur la première équipe d’étoiles de la division québécoise du Réseau du sport étudiant du Québec. Elle se joint à un excellent groupe de joueuses provenant majoritairement de l’Université McGill et de l’Université de Montréal. Desforges a été très surprise de recevoir cette nomination et s’est dite ravie de cette men-

tion honorable. «  Je l’ai su par pur hasard que j’avais été nommée [sur la première équipe d’étoiles]. Je suis restée bête, je ne m’attendais tellement pas à ça, a confié Desforges lors d’une entrevue avec La  Rotonde. J’ai déjà fait partie de la deuxième équipe d’étoiles, mais je ne m’attendais tellement pas à être nommée sur la première. » Cet honneur panse légèrement la plaie de ne pas avoir pu jouer en séries éliminatoires cette saison, les GeeGees ayant terminé au 5e et dernier rang de la division québécoise. « C’est décevant de ne pas avoir pu participer aux séries éliminatoires, mais je

me suis forcée toute la saison pour permettre à l’équipe de remporter des matchs. Ça démontre aux autres équipes que nous ne sommes pas des pourries à Ottawa », a ajouté Desforges. Même si la saison est terminée, Fannie Desforges restera très occupée dans les prochaines semaines puisqu’elle participera au fameux Red Bull Crashed Ice qui aura lieu à Québec du 18 au 20 mars. Elle continuera aussi son entraînement en gymnase en vue de la prochaine saison, mais aussi pour se préparer aux mondiaux de hockey sur balle qui auront lieu en Slovaquie pendant l’été. Desforges et d’autres joueuses des Gee-Gees représenteront le Canada à cette compétition d’envergure.

Courtoisie du Service des sports

Fannie Desforges est au 1er rang des pointeuses du Double G.

Des honneurs à l’image de la saison
Vincent Duquette Au volleyball, plusieurs joueuses de l’équipe ont remporté des honneurs, tant au niveau provincial que national. L’entraîneur en chef Lionel Woods a été élu entraîneur de l’année dans la division Est des Sports universitaires de l’Ontario (SUO) en dirigeant une très jeune équipe vers une fiche de 13  victoires et seulement 6  revers. Son dévouement et son énergie sur le terrain ont permis à son équipe de se dépasser et de remporter une médaille de bronze aux championnats provinciaux après que son équipe a terminé deuxième dans la division Est des SUO. Claudia Séguin a aussi remporté un honneur individuel important dans la division Est en étant nommé libero de l’année. Séguin a terminé sixième en Ontario en ce qui a trait aux manchettes défensives, elle qui en a récolté 261 au cours de la saison. La passeuse de cinquième année Tess Edwards a aussi remporté un honneur particulier en Ontario en étant nommée sur la première équipe d’étoiles de la province et sur la deuxième équipe d’étoiles au Canada. Ces deux honneurs individuels couronnent une carrière de volleyeuse universitaire bien remplie, récemment achevée au sein des Gee-Gees. Finalement, la recrue Myriam English a été nommée sur la deuxième équipe d’étoiles de la province en plus de voir son nom inscrit sur l’équipe étoile des recrues. Elle a aussi reçu le statut de joueuse toute étoile au Canada en se méritant une place de choix sur l’équipe des étoiles recrues du Sport interuniversitaire canadien.

Courtoisie du Service des sports

L’entraîneur de l’année : Lionel Woods.

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NAtAtioN

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Sports

Matt Hawes, un nageur en or!
modés par un virus. Le meilleur résultat de la journée est survenu lors de l’épreuve du relais 400  mètres chez les hommes alors que l’équipe composée de Matt Hawes, d’Adam Best, de Matthew Harding et de Daniel Hernandez Aldaco a pris le 6e rang. Notons aussi la performance de Hawes et de Best au 50 mètres dos, eux qui ont respectivement terminé aux 7e et 9e rangs. La deuxième journée de compétition a permis à l’équipe arborant le Gris et le Grenat de remporter sa première médaille, gracieuseté de Matt Hawes qui a terminé deuxième au 100  mètres dos avec un temps de 0:53,98. Le nageur de première année Philippe Bastien a aussi connu une excellente journée en éclipsant le record de l’U  d’O au 50  mètres papillon avec un temps de 0:25,01. Ce temps lui a permis de prendre le sixième  échelon de l’épreuve. Or et argent, « cha ching »! Lors de la dernière journée, deux nageurs ottaviens sont passés à l’histoire. Matt Hawes et Adam Best ont réussi un doublé à l’épreuve du 200  mètres dos en terminant respectivement 1er et 2e. Matt Hawes a réalisé un temps de 1:56,48 tandis qu’Adam Best le suivait de très près avec un temps de 1:57,75. «  L’année dernière, Adam [Best] n’était pas parmi les meneurs, alors venir ici et remporter une médaille d’argent, ça dépasse nos attentes  », a révélé Schoof après la compétition. À la suite des résultats cumulés par l’équipe de natation de l’U  d’O, l’équipe masculine a pris le 10e  rang parmi toutes les équipes présentes à la compétition. L’équipe féminine a pour sa part pris le 12e rang, ce qui est un résultat très satisfaisant pour cette jeune équipe. Pour la deuxième fois d’affilée, l’équipe des Dinos de l’Université de Calgary a réalisé un doublé en remportant les titres par équipe du championnat SIC en ayant récolté le plus grand nombre de points à la fin des trois jours de compétition. Grâce à ses deux médailles, Matt Hawes a été nommé sur la première équipe d’étoiles. Adam Best a obtenu sa place sur la deuxième équipe grâce à une médaille d’argent.

Courtoisie du Service des sports

Une première médaille d’or a été remportée aux championnats du SIC.

Vincent Duquette Les championnats du Sport interuniversitaire canadien (SIC) de 2011 auront permis à la population étudiante de l’U d’O de découvrir un athlète hors pair. Le nageur de troisième année Matt Hawes a remporté la première médaille d’or de l’histoire des Gee-Gees aux championnats nationaux à l’épreuve du 200  mètres dos. Hawes, qui a

réécrit plusieurs records de l’U  d’O et des Sports universitaires de l’Ontario, a aussi remporté une médaille d’argent au 100 mètres dos. «  Venir à cette compétition avec une équipe si jeune, inexpérimentée à ce niveau de compétition a vraiment impressionné les nageurs. Nous étions bien représentés à cette compétition avec 27  nageurs et les gens nous ont remarqués  », a

affirmé Derrick Schoof, entraîneur en chef de l’équipe, en résumant la compétition qui a eu lieu à Calgary les 24, 25 et 26 février derniers. Une deuxième journée à l’opposé de la première La compétition n’a pas très bien débuté pour les Gee-Gees alors que plusieurs athlètes ont dû nager tout en étant incom-

Athlétisme

attention à la vague Gris et Grenat!
Vincent Duquette Krech démontre tout son savoir-faire La spécialiste du pentathlon Michele Krech a réalisé tout un exploit lors de la première journée de compétition en remportant facilement l’épreuve du pentathlon chez les femmes avec une récolte de 3582  points. Cette récolte de points représente un record pour l’Université d’Ottawa. Une autre athlète ottavienne est montée sur le podium; Johanna Dobransky a pris le 3e rang avec un total de 3331 points. Chez les hommes, Patrick Arbour a permis aux Gee-Gees de réaliser un doublé à l’épreuve du pentathlon en l’emportant grâce à une récolte de 3490 points. Dans les autres compétitions, Christopher Greenaway a terminé 2e au saut en longueur Les équipes d’athlétisme des Gee-Gees ont encore une fois brillé lors d’une compétition provinciale en prenant le 4e  rang chez les femmes et le 5e  rang chez les hommes lors des championnats des Sports universitaires de l’Ontario (SUO) il y a deux semaines. Cette compétition qui avait lieu à l’Université York a préparé les athlètes en vue des prochains championnats nationaux qui auront lieu à l’Université de Sherbrooke du 10 au 12  mars prochain. L’U  d’O sera encore une fois très bien représentée en 2011 avec le retour à la compétition de Julia Tousaw, qui avait remporté une médaille en 2009, et de Christopher Greenaway. chez les hommes avec un saut de 7,29  mètres, ce qui le plaçait à un petit centimètre de la 1re place. Au sprint chez les femmes, Christiane Lela a terminé au 2e  rang avec un temps de 0:7,76, suivi d’Ashlea Maddex au 4e rang. Cette dernière a aussi terminé 2e  à l’épreuve du 60  mètres haies avec un temps de 0:8,59. Une deuxième journée en dents de scie Malgré une récolte de deux médailles d’argent aux relais 4  fois 200  mètres et 4  fois 400  mètres chez les femmes, les Gee-Gees n’ont pas réussi à obtenir d’autres honneurs individuels concluants. Quelques athlètes ont réussi à percer le top 10, mais aucune médaille individuelle n’a été remportée par des athlètes de l’U d’O. « Nous avons dépassé nos attentes en général », a déclaré le gérant de l’équipe, Brennan Loh. «  Nous sommes heureux qu’un aussi grand nombre d’athlètes se dirigent vers les championnats du Sport interuniversitaire canadien à Sherbrooke. » L’équipe féminine a finalement pris le 4e  rang à l’issue de la compétition tandis que les hommes terminaient au 5e  rang parmi les meilleures équipes d’athlétisme des SUO. L’équipe de l’Université de Windsor a réussi un doublé en remportant le championnat des SUO tant chez les hommes que chez les femmes. L’Université Guelph et l’Université Western Ontario ont respectivement terminé au 2e et 3e rang dans les deux catégories.

Courtoisie du Service des sports

Les femmes ont récolté le 4e rang au championnats des SIC.

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Sports

bAsketbAll fémiNiN

Les Gee-Gees s’effondrent contre les Mustangs

bAsketbAll mAsculiN

le 7 mars 2011

Les Gee-Gees se butent aux thunderwolves
Vincent Rioux Après avoir amorcé les séries éliminatoires avec une victoire contre les Voyageurs de l’Université Laurentienne – en milieu de semaine de lecture – et après avoir accompli un gain décisif face aux Varsity Blues de l’Université de Toronto, l’équipe de basketball masculine de l’U d’O était à deux victoires de la Coupe Wilson vendredi dernier. La formation de James Derouin devait tout d’abord vaincre les Thunderwolves de l’Université Lakehead si elle espérait poursuivre sa saison. La partie était disputée à Hamilton sur le campus de l’Université McMaster. C’est par un pointage final extrêmement serré de 71-69 que les Thunderwolves ont finalement défait les Gee-Gees dans un revers crève-cœur. Dans un match où la nervosité était palpable, les joueurs de cinquième année Louis Gauthier et Nemanja Baletic – qui voyaient la fin de leur carrière universitaire approcher à grand pas – ont redoublé d’effort alors que le Double  G tirait de l’arrière au troisième quart. Grâce à leur performance, Ottawa a pu prendre une mince avance avec quelques instants à faire à la partie. Toutefois, les prouesses des deux vétérans n’ont pas été assez convaincantes pour stopper Russel Venzal des Thunderwolves. Venzal a d’ailleurs été nommé joueur du match. Suite à la rencontre, l’entraîneur Derouin parlait de Gauthier et de Baletic avec émotion  : «  Je suis fier d’avoir pu les coacher. Ils m’ont fait vibrer ce soir par la manière dont ils ont joué durant la deuxième demie où ils ont offert une performance de haut calibre et ont joué avec passion. » Avec cette défaite, l’équipe vient d’anéantir toutes ses chances de remporter la coupe Wilson pour une 18e année consécutive, et du même coup vient de voir ses espoirs de se qualifier au tournoi du Sport interuniversitaire canadien s’évaporer. C’est donc la fin pour ce qui est du basketball universitaire pour le centre Gauthier et pour l’imposant ailier Baletic. Des Gee-Gees à l’honneur Avant le match disputé vendredi soir, les Sports universitaires de l’Ontario ont dévoilé les récipiendaires de multiples prix à travers la ligue. Warren Ward s’est retrouvé sur la première équipe étoile de la division Est, tandis que Johnny Berhanemeskel a été nommé sur l’équipe étoile des recrues. Pour sa part, Nemanja Baletic a remporté le prix Ken Shield de la division Est qui est remis au joueur qui fait preuve d’excellence sportive et académique et qui s’implique dans la communauté. Même si le jeune Berhanemeskel a terminé la saison avec une solide fiche 16 points par match et avec un taux de réussite de 45,2 % à partir de la ligne de trois points, il a été devancé à la course au titre de recrue de l’année par Philip Scrubb des Ravens de l’Université Carleton. Le titre du meilleur joueur est allé à un autre excellent joueur des Ravens du nom de Tyson Hinz.

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Tatiana Hanlan (numéro 13) s’impose comme une joueuse de premier plan.

Vincent Rioux Depuis le début des séries éliminatoires, les joueuses dirigées par Andy Sparks ont de la difficulté à rivaliser avec les meilleures équipes de la province. Non seulement se sont-elles inclinées devant les Ravens de l’Université Carleton durant la semaine de lecture, mais samedi après-midi, elles ont perdu l’occasion de concrétiser une victoire à London face aux Mustangs de l’Université Western. Après cette défaite, les dames d’Ottawa se retrouvent en situation précaire quant à la participation de l’équipe au tournoi régional qui aura lieu la fin de semaine prochaine. En raison d’un mauvais début de match et du manque de cohésion dans l’exécution du plan de match, le Gris et Grenat a dû plier bagage et s’avouer vaincu après 40  minutes de jeu par le compte de 60-44. Même si le premier quart n’était pas si mauvais du côté d’Ottawa, elles se sont fait dominer 19  points contre seulement 9  points durant le deuxième quart. Idem pour le quatrième qui a outrageusement été dominé par l’équipe locale. Chez Ottawa, c’est nulle autre que la grande leader de l’équipe Hannah Sunley-Pais-

ley qui s’est imposée comme la joueuse la plus prolifique en inscrivant 16  points et 4  rebonds. Pour la seconde à l’attaque, c’est la jeune Tatiana Hanlan qui a offert une performance de 10  points et 7  rebonds et qui continue de s’imposer comme une joueuse de premier plan pour l’entraîneur Sparks. Honneurs individuels Quelques joueuses du Double  G ont remporté plusieurs prix pour leurs performances sur le terrain cette saison. Pour une deuxième année consécutive, Hannah SunleyPaisley a remporté le titre de meilleure joueuse de la division Est des Sports universitaires de l’Ontario (SUO), en plus d’être nommée sur la première équipe étoile. Quant à elle, la jeune Sarah Nolette s’est vue décerner le prix Tracy Mcleod remis à la joueuse ayant démontré le plus de détermination, de persévérance et d’esprit sportif. Le prix Tracy Mcleod a été remis pour la première fois dans les SUO. Kim Cupid a pour sa part été nommée sur l’équipe étoile des recrues de l’Est des SUO et Jenna Gilbert représente Ottawa sur la deuxième équipe étoile.

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Johnny Berhanemeskel a été nommé sur l’équipe étoile des recrues.

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le 7 mars 2011

Plan de match

ode aux recrues Les Gee-Gees se couvrent de bronze
Vincent Duquette

VolleybAll fémiNiN

Sports

Vincent Duquette,

Chef de pupitre Sports sports@larotonde.ca

Cette semaine, j’ai décidé de rendre hommage aux membres du personnel des GeeGees qui s’occupent de faire le recrutement. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais il y a, dans chaque équipe de l’U d’O, une recrue qui s’est démarquée par son jeu inspiré et son adaptation rapide au niveau universitaire canadien. Il faut donc souligner le travail des recruteurs qui ont su amener à l’U d’O des athlètes qui cadrent bien avec la philosophie de l’Université. Par contre, le processus de recrutement n’est pas accompli que par les entraîneurs et les gérants d’équipe. Il faut aussi donner du crédit aux joueurs vétérans qui ont su mettre à l’aise les nouveaux arrivants et leur donner de précieux conseils à leur arrivée dans ce nouveau milieu. Si l’on regarde un peu le portrait des équipes sportives de l’U d’O, on remarque qu’en 2011, les recrues ont eu un impact significatif sur la saison des équipes. En hockey masculin, les Luc Blain, Dominic Jalbert, Kyle Ireland et Harrison May ont démontré qu’ils étaient capables de remplir des rôles importants avec Ottawa dès leur première saison. Il en va de même pour les jumelles English en volleyball qui ont été des pièces maîtresses dans l’obtention de la médaille de bronze de l’équipe aux derniers championnats des SUO. En basketball masculin, le garde Johnny Berhanemeskel a connu une première saison de rêve en battant plusieurs records de l’U d’O et de la ligue grâce à de nombreuses performances impressionnantes. Du côté féminin, la garde recrue Kim Cupid en a surpris plusieurs avec son jeu de pied et son contrôle du ballon. Sarah Nolette et Émilie Cyr ont aussi bien fait pour les GeeGees. Au soccer féminin nous avons eu la chance de voir l’éclosion de Lili Wong qui a su nous faire oublier le départ de Courtney Luscombe et de Catherine Scott. Finalement, le porteur de ballon Franck Ngandui et le receveur de passes Simon Le Marquand ont montré beaucoup de belles choses durant la saison de football et seront de retour l’an prochain après avoir aidé l’équipe à se rendre jusqu’à la Coupe Yates en 2010. Il est impressionnant de voir autant d’athlètes qui ont fait la différence pour leur équipe cette saison. Il est tellement difficile de faire le transfert de l’école secondaire à l’université et lorsqu’on pratique un sport de haut niveau, il faut tripler la cote de difficulté lors de la transition. C’est pour ça que les athlètes mentionnés ci-haut méritent tout mon respect, car ce sont eux qui représentent l’Université en arborant fièrement le logo des Gee-Gees et les couleurs du Gris et Grenat…

Dans un match extrêmement serré entre deux puissances de la province, les GeeGees sont sorties victorieuses de leur match contre les Lions de l’Université York le samedi 26 février pour prendre place sur la troisième marche du podium en Ontario. Le Double G a eu besoin de 4 manches pour battre les Lions au compte de 3-1 dans un duel serré du début à la fin. « C’était un match excitant, un match émotif  », a révélé l’entraîneur-chef des Gee-Gees Lionel Woods au Service des sports. «  Évidemment, c’est agréable d’obtenir une médaille de bronze avec une si jeune équipe. Je ne pourrais être plus heureux et plus fier d’elles. Il s’agit d’une belle fin pour une saison spéciale. » Dès le début du match, les partisans présents à l’Université de Guelph savaient qu’ils auraient droit à un match âprement disputé entre deux équipes qui se connaissent bien. Ottawa avait remporté le dernier match entre ses deux formations au compte de 3-2 alors qu’il tirait de l’arrière 0-2 dans les manches. La 1re manche a été remportée difficilement par les Gee-Gees au compte de 30-28. Chaque point était de la plus grande importance pour chacune des deux équipes. Après avoir remporté la 2e manche 25-23, les Gee-Gees ont vu les Lions réduire l’écart à 1-2 en remportant la 3e manche par la marque

de 26-24. Finalement, Ottawa a tenu le coup et a détrôné les champions de la division Est des Sports universitaires de l’Ontario (SUO) en gagnant la dernière manche au compte de 25-21. La joueuse d’avant Myriam English a reçu le titre de joueuse du match, elle qui a récolté 14 attaques marquantes et 2 as. Sa sœur Kelsie a aussi connu un excellent match en amassant 15  attaques marquantes. La passeuse Tess Edwards, qui disputait son dernier match dans l’uniforme Gris et Grenat, a récolté un impressionnant total de 50  passes en plus de cumuler 7 attaques marquantes et 12 manchettes défensives. Les Gryphons freinent Ottawa

footbAll

En levée de rideau, les Gee-Gees devaient affronter les puissantes Gryphons de Guelph, championnes de la division Ouest des SUO et hôtesses du tournoi. Ces dernières ont eu raison du Double G au compte de 3-0 dans un match à sens unique. C’était la deuxième fois depuis le début de l’année que les Gee-Gees s’inclinaient contre les Gryphons, elles qui avaient perdu 3-0 le 28 novembre dernier. Cette défaite empêchait Ottawa de participer aux championnats canadiens et reléguait le Double G à la finale pour la 3e position dans la province. «  La défaite de ce soir est décevante pour toute l’équipe puisque nous ne sommes pas venus ici en pensant à la défaite », a déclaré Lionel Woods après la

Courtoisie du Service des sports

L’équipe de volleyball féminine monte sur la 3e marche du podium de l’Ontario.

rencontre. Woods a aussi mentionné que Guelph avait joué un match parfait à la maison en prenant l’avance rapidement dans la rencontre. Kayla Bell Hammond a été nommée joueuse du match pour les Gee-Gees grâce à une performance de 10 points inscrits sur 7 attaques marquantes et 3 as.

Sinopoli en montre plein la vue!
Vincent Duquette Le quart-arrière des Gee-Gees de l’U d’O Brad Sinopoli avait la chance, le weekend dernier, de se faire valoir devant les différentes équipes de la Ligue canadienne de football (LCF) en vue du prochain repêchage qui aura lieu le 8  mai prochain. Sinopoli a démontré tout son savoir-faire en cumulant d’excellents résultats aux différentes épreuves auxquelles il devait prendre part. Lors de la première journée de compétition, le gagnant du trophée Hec Crighton en 2010 a réussi à soulever à 10 reprises une barre de 225 livres couché sur un banc. Il a terminé 2e chez les quart-arrières présents au camp, tout juste derrière le seul autre quart présent, Marc Mueller des Huskies de la Saskatchewan. Par contre, c’est le joueur de ligne offensive Michael Knill des Golden Hawks de l’Université Wilfrid Laurier qui a volé la vedette en réussissant 47 répétitions, un nouveau record de l’histoire du camp d’évaluation. Sinopoli a aussi participé aux épreuves des sauts à la verticale (hauteur) et en longueur où il a obtenu des résultats très satisfaisants. Au saut à la verticale, il a obtenu un résultat de 32  pouces en hauteur tandis qu’au saut en longueur, il a réussi un saut de 9 pi et 8,5 po. Des pieds et des mains La deuxième journée de compétition a permis à Sinopoli de se faire valoir en tant que passeur puisque l’épreuve des un contre un était très attendue des athlètes jouant à la position de quart-arrière, de receveur et de demi-défensif. Selon plusieurs, Sinopoli a très bien fait à cette compétition en réussissant de nombreuses passes précises tout en utilisant une excellente technique. Puis, l’épreuve tant attendue de la course des 40  verges permettait aux 55 athlètes présents au camp de démontrer à tous la rapidité dont ils font preuve. C’est le demi-défensif des Lions de York Andre Clark qui a été le meilleur avec un temps de 4,50  secondes, ce qui est loin du record obtenu par l’ancien des Gaitors de Bishop’s Steven Turner. Turner avait réalisé un temps de 4,31 secondes en 2010. À cette épreuve, Brad Sinopoli a réussi un temps de 4,84 secondes, ce qui est bien en deçà des attentes. « Je pense m’adapter mieux à la vitesse des matchs. J’aurais aimé être un peu plus rapide, mais je crois que ce temps est un peu trompeur », a révélé Sinopoli après l’épreuve. Le quart ottavien a obtenu son meilleur résultat de la fin de semaine en terminant 5e sur 55 à l’épreuve des trois cônes où il a obtenu un temps de 6,81 secondes. La grande vedette du camp a été sans l’ombre d’un doute le secondeur des X-Men de St. Francis-Xavier, Henoc Muamba, qui a obtenu des résultats impressionnants dans chacune des épreuves. L’athlète de 6 pi et 230  livres est classé au 10e rang sur la liste du bureau de recrutement de la LCF en vue du prochain repêchage.

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Sports

le 7 mars 2011

Les trois étoiles de la semaine
Natation
Le nageur ottavien a écrit une page d’histoire lors des derniers championnats du Sport interuniversitaire canadien en récoltant la première médaille de l’histoire d’Ottawa à cette compétition. Après avoir remporté cette médaille au 200 mètres dos, il a obtenu une médaille d’argent au 100 mètres dos en plus de briser quelques records de l’U d’O au cours du week-end.

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»Matt HaweS

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Volleyball féminin

Les jumelles English ont conclu une première saison avec les Gee-Gees de la meilleure des façons en cumulant 29 attaques marquantes et 4 as au cours d’un duel opposant Ottawa aux Lions de York. La performance des deux sœurs English ont permis aux Gee-Gees de remporter la médaille de bronze des Sports universitaires de l’Ontario.

»Le duo engLiSH

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Natation

Adam Best a réussi avec Matt Hawes un exploit qui sera extrêmement difficile à réaliser dans le futur pour les nageurs de l’U d’O. Hawes et Best ont obtenu un doublé à l’épreuve du 200 mètres dos en raflant l’or et l’argent. C’était la première fois dans l’histoire des Gee-Gees que deux membres de l’équipe d’Ottawa réussissaient à terminer 1er et 2e à la même épreuve.

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CHRONIQUE DES BÉNÉVOLES

Magouilles, tricheries et irrégularités : la fable de SJk
lAureNt bouchArd Il était une fois une candidate sortante, qui aimait bien son travail et qui décida qu’elle aimerait bien y rester. Elle prépara campagne et plateforme, commanda même des pancartes où elle rigolait. Ses copines et elle voulaient garder leur place. Sarah Jayne King s’y amusait bien. Elle peaufinait sa présentation, ce qu’elle allait dire, et en compagnie de ses copines de l’exécutif, se préparait pour un 2011 de rêve. La campagne pouvait commencer. Son adversaire, Tristan Dénommée, un garçon francophone, faisait la même chose de son côté, sous terre probablement. La campagne se mit enfin en branle, la princesse n’en pouvait plus. Que de procédures inutiles! Mais,  «  à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ». Et si l’objectif premier était de rester au pouvoir, une victoire claire envoie un message fort. Du moins, c’est ce qu’on lui a dit. Malgré tous ses efforts, de mauvais présages annonçaient la défaite de notre héroïne. Heureusement, son entourage veillait sur elle. Une puissante magie vint à son aide : les affiches du garçon disparaissaient à mesure que l’élection approchait. Mais Dénommée ne lâchait pas prise, il se débattait comme un diable dans l’eau bénite, il vivait pratiquement sur le campus, il travaillait, s’époumonait. Il voulait vraiment gagner. La légende veut qu’il soit resté éveillé la nuit du dépouillement des voix tellement il voulait savoir les résultats. Bien naïf, il ne comprenait pas qu’il ne pouvait pas gagner. Car ceci n’est pas le conte de Tristan, mais bien celui de Sarah Jayne KING. Les élections eurent lieu. Les pressentiments se précisaient. La défaite allait se concrétiser. L’impensable. Comble de malheur : elle avait perdu. La belle Sarah Jayne pleura peu, car ses amies qu’elle ne rejoindrait pas aux trônes de l’exécutif l’épaulaient dans ce moment difficile. Le conseil des élections de la FEUO découvrit le pot-aux-roses. La supercherie au grand jour, Dénommée dut retourner se terrer dans sa cave. On ne voulait plus de Cendrillon, tant pis pour lui. On se souvient que ce sont les résultats qui comptent, que les élections l’emportent sur le mérite, et qu’elles peuvent être gagnées sans détenir nécessairement le plus grand nombre de voix. Tout est bien qui finit bien. Sauf pour les étudiants, pour le processus électoral, pour l’Université d’Ottawa. Quand des millions de nos dollars seront perdus, rappelons-nous que les étudiants ne sont que des figurants. C’est Sarah Jayne qui importe.
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Photo de lA semAiNe

Opinions

Photo de Mark Colletti

Les membres de la fraternité Sigma Chi ont fait du camping devant la Terrasse Morisset la semaine dernière pour amasser des fonds pour l’organisme sans but lucratif The Ottawa Mission. L’initiative leur avait permis d’amasser 1400 $ l’an dernier. Faites-nous parvenir des photos amusantes ou insolites afin qu’elles soi-

ent publiées dans cet espace en envoyant un courriel à redaction@larotonde.ca.

SUR LE WEB
Réponses à l’éditorial « couper le cordon », publié dans l’édition du 22 février
Jean-Thomas Tremblay dit : 21 février 2011 à 16 h 45 min « Le Bureau des élections peut se donner toutes les peines du monde à demeurer transparent. Toutefois, par le simple fait qu’il soit une entité liée à la Fédération étudiante, il ne parviendra jamais à être complètement intègre et impartial. » Tout à fait en accord avec les propos de l’éditorial. Chase Patterson dit : 21 février 2011 à 21 h 27 min Je me suis demande a plusieurs reprises pourquoi le bureau des elections avait quoi que ce soit en rapport avec la FEUO, et comment il se faisait que quelqu’un aurait cru que c’etait une bonnee idee, si ce n’est que par principe… Il me paraitrai plus sage de donner la responsabilite des elections a une equipe composee d’huissiers de justice pour le compte des votes et d’avocats pour administrer le bureau et se charger des plaintes, etc. Brandon Clim dit : 23 février 2011 à 0 h 35 min Entièrement en accord avec ce qui est proposé dans la conclusion de cet éditorial! Malheureusement, même les plus grands optimistes auraient beaucoup de difficulté à croire qu’un tel changement pourrait être adopté par le conseil d’administration. Ceux et celles qui auraient (possiblement) profité de ce genre de système n’appuieraient certainement pas une telle idée qui pourrait nuire à leur chance de se faire réélir.

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Réponses à « Dénommée est disqualifié », publié sur le Web le 28 février
Bruno dit : 28 février 2011 à 18 h 00 min Malheureusement, cela concrétise vraiment mon idée de défédération! Je n’ai qu’un chose en tête lorsque je reviendrai à la faculté de droit : On sacre notre camp de la FÉUO!!! frenchie dit : 28 février 2011 à 18 h 23 min mais Hammett elle n’est pas disaqualifié pour avoir enffreint des règlements électoraux ? Si on disqualifie Trisan on devrait disqualifié tout les autres Anonyme dit : 28 février 2011 à 18 h 25 min Mon commentaire s’adresse plutôt aux autres étudiants ayant commenté sur l’article et demandant une nouvelle élection. C’est bien beau les accusations de corruption ou de quelque chose de louche… mais n’oublions pas, Tristan a par luimême malgré plusieurs avertissements du bureau des élections, commis ces erreurs. On pourrait aussi dire que de ne pas le disqualifier est injuste pour la candidate SJK. Come on… avouons que la campagne de Tristan était elle-même un peu salle au départ… Bruno dit : 28 février 2011 à 19 h 02 min Pour être bien honnête…je m’en fou que la disqualification de Tristan soit fondé ou non. C’est seulement la goute qui fait débordé le vase. Pourquoi les élections sont-elles toujours contestées à chaque année? N’y a-t-il pas moyen d’avoir de vrai enjeux étudiants et des candidats qui respect l’institution de la FÉUO plutôt que leurs intérêts personnels ( et ce des deux côtés). Les gens se défendent en disant OOoo mais je n’accuse personne en particulier…. Eh bien moi j’accuse tout le monde! Pourquoi le scrutin est-il toujours entaché d’irrégularités années après années? Pourquoi débattons nous plus des scandales plutôt que des idées et des projets…..Il y a un problème à la FÉUO, et ce problème est endémique. Lorsqu’on a un virus sur notre ordinateur et qu’on ne peut pas s’en défaire…on doit malheureusement le rebooter. Je crois que c’est le temps de faire de même avec la FÉUO. Anonyme dit : 28 février 2011 à 19 h 52 min @Bruno: C’est quoi une irrégularité? D’après ce que je comprends dans les divers articles ou blogues traitant la question, c’est un chiffre irrégulier de vote pour un ou une candidat.e dans une ou plusieurs stations. Tout d’abord, le dernier jour de vote, c’est la plus part du temps le jour ou la majorité des étudiants décident de voter (Toujours à la dernière minute). Donc évidemment de ce côté une certaine « irrégularité » est inévitable. Pour ce qui est du nombre de vote par bureau, je n’ai pas les chiffres mais j’imagine qu’il y a plus d’étudiants qui votent aux bureaux de scrutins situés dans le centre universitaire ou à Morissette qu’ailleurs sur le campus dut au trafic étudiants beaucoup plus élevés dans cette région du campus. Une autre irrégularité mentionnée lors de cette campagne : le % de vote pour un.e candidat.e est plus élevée à certains bureaux qu’ailleurs. Et bien il faut croire que le/la candidat.e n’est pas trop loin (À plus de 20 mètres des bureaux de scrutins évidemment), en train d’encourager les étudiants à aller voter, tout en faisant campagne… ce qui est, je tien à le préciser absolument légal, et intelligent pour gagner une élection. Bref… Je me demande, ça ressemble à quoi une élection régulière? Bruno dit : 28 février 2011 à 22 h 48 min Bonjour Anonyme, Malheureusement, ton commentaire nous démontre que tu participe activement à cette partisannerie aveugle. Les irrégularités dont je parle, ce n’est pas du tout le fait qu’un candidat ait plus de vote. Voici quelques exemples d’irrégularités auxquelles je fais allusion : Lorsqu’une élection est contesté devant le comité d’arbitrage étudiant et que les 3 accusés de fraudes électorales votes pour élire de «nouveaux arbitres» pour juger leur cas alors que les plaignant reste témoin impuissant de cette situation. Est-ce que ce n’est pas une violation flagrante de la justice naturelle que d’être juge et partie à la fois. Lorsque quelqu’un est coupable d’une infraction pénale pour avoir pirater le système de vote électronique mais que le bureau des élections fait tout, selon les commentaires directes du représentant de everyonecounts, pour freiner et ne pas aider à l’investigation. Ajouter à cela le fait que d’autres étudiants ont été autorisé à se présenter lors de la deuxième élection même s’il n’avait pas présenté leur candidature lors de la première…ce qui est complètement à l’encontre de notre constitution. Ajouter aussi un CEO qui démission en pleine campagne mais qui ne fait AUCUN commentaire, sauf après la campagne ou il affirme avoir été victime de pression de la part du président de la FÉUO. Pour continuer l’histoire, ajouter cette année le fait que Tristant appel d’une décision du CEO et que le comité des élections prennent une décision

opinions

le 7 mars 2011

sans même entendre les arguments soutenant la demande. Ca aussi j’appel ca une irrégularité puisque c’est une violation encore une fois d’un principe de justice naturel. Ajoute à cela le fait que ca fait 3 **** ANNÉE que le comité d’arbitrage étudiant est inapte à entendre des plainte alors même que je sais pertinament qu’il y a eu plusieurs entrevue mais personne n’avait le profils recherché…j’imagine. Se faire entendre par le comité est un droit garantie par notre constitution. Or, nos représentant semble croire qu’ils sont au dessus de la constitution en ignorant la compétence du comité année après année Et la liste continue…..@ anonyme, ouvre toi les yeux et trouve moi une justification pour toute ces irrégularités. Ce n’est pas à savoir si «mon candidat a été élu ou non», Le but c’est d’avoir des sacrement d’élection fair une fois dans l’histoire contemporaine de la FÉUO. Stephanie Roy dit : 28 février 2011 à 19 h 01 min La campagne de Tristan n’était pas aussi sale que ce dont le comité des élections l’accuse. Quoique Tristan est éliminé, les étudaints ont tout de même le droit de dire non à Sarah Jayne King. Tristan à part, elle ne peut pas se faire élire si plus de 50% des voies lui ont dit « non » et selon moi, un vote pour Tristan devrait etre considerer un non pour Sarah Jayne. Anonyme dit : 28 février 2011 à 19 h 37 min @Stéphanie Roy: Je suis certaine que bon nombre d’étudiant préférerai avoir un.e VP aux finances que ce soit Tristan ou non. De dire qu’un vote pour Tristan est un vote « non » serait selon moi faux. C’est pas parce que SJK n’est pas le premier choix des étudiants qu’elle n’aurait été acclamée si un tel scénario aurait eu lieu. Je suis prête a mettre ma main au feu que si le tout se termine par un vote « oui » ou « non » pour SJK, elle se fait élire.

Sara Pedroso Laure-Ariane Charbonneau Laurent Bouchard

ont participé à cette édition :

Vanessa Dion-Lirette Léa Papineau-Robichaud Nedggy Mauricin

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le 7 mars 2011

Éditorial
le 7 mars 2011 • Vol. LXXVIII No.20

espace dangereux
Lundi matin, 1  h  30  : jour de deuil à l’Université d’Ottawa. Deux semaines après le dévoilement des résultats préliminaires, la Fédération étudiante vient de mettre un terme à la période des élections. La conclusion fait mal au cœur et à l’unité du campus. Les derniers «  conflits à régler  » devaient être discutés dimanche soir, dès 17  h, lors d’une réunion spéciale du Conseil d’administration. Lors de cette rencontre, les représentants étudiants ont une fois de plus oublié leur tâche première, celle d’écouter ceux qui les ont élus. En plus de ne pas s’être souciés de l’opinion estudiantine, ils ont d’abord imposé une division au sein de la population étudiante en ne permettant ni au public ni aux médias d’être présents à cette soirée. Leur argument? Offrir un « espace sécuritaire » (safe space). Ce qu’ils n’ont pas compris, c’est que rien n’avait autant les caractéristiques d’un endroit dangereux que cette pièce réunissant la trentaine de représentants élus. Aveuglés par leurs intérêts personnels, les élus ont participé aux débats, discussions et votes en détruisant lentement tout ce qu’il restait du respect des étudiants envers leur FEUO. La présence des médias étudiants dans la salle interdite, puis, plus tard, acceptée à condition qu’elle ne soit pas une entrave à l’  «  espace sécuritaire  ». Tristan Dénommée officiellement disqualifié pour avoir «  triché  », «  enfreint les règles  » et «  saboter la campagne de son adversaire  », pour reprendre les expressions utilisées. Sarah Jayne King élue par acclamation parce qu’elle « ne méritait pas tout le tort causé par Dénommée ». Selon les élus, c’était ce qu’il fallait faire. Jamais la FEUO n’aurait voulu être tenue responsable d’appuyer un «  candidat qui triche » et de « faire subir des élections » à une candidate qui n’a « pas mérité qu’on lui fasse autant de mal  », ont expliqué ceux ayant voté dans le sens des motions proposées. Et les étudiants, dans toute cette histoire? Assis derrière leur écran d’ordinateur, visionnant la diffusion simultanée de la réunion sur Internet en n’entendant que des bribes des conversations, ou debout devant la porte de la salle 108  du pavillon Lamoureux, entre les deux agents de la protection, ils ne pouvaient qu’attendre et espérer que le bon sens s’empare de leurs élus, ceux qui détenaient alors le sort des étudiants entre leurs mains. Et la constitution, la bible de la Fédération étudiante, qui impose des procédures strictes en fonction de grands principes tels la liberté d’expression et la justice, on en fait quoi? Le Conseil d’administration a déjà failli à sa tâche de créer le Comité d’arbitrage étudiant avant les élections, et n’a pas voulu se retrousser les manches pour en créer un dans des délais rapides, pour que soient entendus les appels des élections devant des étudiants neutres  : première transgression. Ensuite, ce même Conseil décide de disqualifier – et non de simplement sanctionner – un candidat pour des motifs boiteux  : deuxième transgression. Mais, plus encore, il nomme la candidate défaite au poste que vient de perdre le candidat disqualifié? Troisième transgression. Merci, bonsoir, la partie est terminée, la FEUO vient de perdre un large éventail de partisans, ou d’étudiants qui espéraient un miracle. On ne parle pas simplement ici de décisions qui ne plaisent pas au plus grand nombre et qui, donc, feront élever les voix. On parle de décisions qui ont été prises à partir d’arguments et de preuves non fondées, qui ébranlent la structure des élections précédentes et des années à venir. Disqualifier un candidat parce qu’il a fourni les mauvais chiffres, puisés sur le site internet de la FEUO, parce que son adversaire s’est sentie attaquée par celui-ci en campagne électorale? Si les élections fédérales suivaient l’exemple de la FEUO, il n’y aurait pas de gouvernement puisque les députés seraient sans cesse disqualifiés. Au lieu de prétendre encourager les «  espaces sécuritaires  » en brimant le droit de parole des étudiants, en tentant d’interdire la présence des médias aux événements dits publics, en lançant une série d’arguments plus biaisés les uns que les autres pour défendre leurs amis et en votant en groupe sans penser aux intérêts des étudiants, les élus devraient s’ouvrir les yeux et constater qu’il n’y a rien de moins «  sécuritaire  » qu’un Conseil d’administration comme celui de la FEUO actuelle. Le vrai danger, ce sont eux qui le créent.

109, rue osgoode Ottawa (Ontario) K1n 6S1 613 421 4686

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