emboutissage 2émé année

Chapitre IV Emboutissage

92
INTRODUCTION
Dans tous les domaines de l’industrie, la notion de mise en forme des matériaux intervient soit
en amont, en aval, où en cours de production.
L’objectif premier de cette mise en forme est de conférer à une pièce métallique des
dimensions situées dans une fourchette de tolérances données ainsi que des caractéristiques
géométriques précises. Parmi les principaux procédés apparus récemment afin d’assurer la
production en grande série, se trouve le formage. Ce procédé regroupe plusieurs techniques
dont l’intérêt est le travail des métaux en feuilles. Il en résulte alors une forme déterminée.
La technique de formage la plus répandue dans l’industrie est l’emboutissage.
Cette technique sera développée dans la bibliographie à fin de vous présenter de façon précise
mais concise, ce mode de formage. Nous argumenterons cette présentation en quatre parties
distinctes.

Procédés d’emboutissage.
Caractéristique d’une opération d’emboutissage.
Détermination des diamètres du flan et nombres de passes.
Etude de l’emboutissage cylindrique.














Chapitre IV Emboutissage

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I. PROCEDE D’EMBOUTISSAGE
I.1. Généralité
I.1.1. DEFINITIONS
L’emboutissage est un procédé de formage par déformation à chaud ou à froid des métaux
visant à transformer une tôle en une pièce plus ou moins creuse de surface non développable.
Ce mode de formage s’effectue sur une presse au moyen d’un outillage adéquate dont la
configuration détermine l’effet obtenu sur le flan:
 Outils à simple effet : c’est la plus simple configuration, composée
principalement d’une matrice et d’un poinçon. (Fig. 1 a)
 Outils à double effet : comprend en plus de l’outil simple effet, un serre-flan
(Fig.1b)
L’outillage utilisé en emboutissage comprend donc:
 Un poinçon : coulissant plus ou moins vite sur l’axe vertical, et déformant la
tôle.
 Une matrice : elle serre d’appuie à la tôle et lui donne la forme extérieure
finale au retour élastique prés.
 Un serre flan : son rôle est de maintenir le flan lors d’une opération
d’emboutissage, afin d’assurer un écoulement homogène du métal et prévenir
les risques de plis ou autres défauts d’emboutissage.










Figure 1 : outillages d’emboutissage
L’emboutissage impose à la tôle différents modes de déformation dont le but est de conduire à
l’obtention d’une surface creuse. Le type d’outillage conditionne les deux cas limites de
déformation : l’expansion (Fig. 2a) et le retreint (Fig. 2b).

Chapitre IV Emboutissage

94










FIGURE 2 : PRINCIPAUX TYPES DE DEFORMATION PAR EMBOUTISSAGE.
Dans le cas de l’emboutissage par expansion, le flan est bloqué sous le serre flan donc
l’épaisseur sous le poinçon diminue.
Par contre dans le cas de l’emboutissage profond avec retreint du métal, ce dernier glisse sous
le serre-flan, donc l’épaisseur entre serre-flan et matrice diminue et reste constant sous le
poinçon.
Remarque : dans la plupart des cas, l’emboutissage associé à la fois des composants
d’expansion et de rétreint (emboutissage mixte fig.3).








Figure 3 : emboutissage mixte
I.1.2. L’EMBOUTISSAGE EN TEMPERATURE
Il existe deux techniques d’emboutissage :
 L’emboutissage à froid
 L’emboutissage à chaud
- L’emboutissage à froid : cette technique consiste à former une pièce à température
ambiante. Elle est principalement utilisée sur un outillage double effet mais peut aussi l’être
Chapitre IV Emboutissage

95
sur un outillage simple effet dans le cas où les emboutis sont peu profonds ou s’ils nécessitent
peu d’effort d’emboutissage.
- L’emboutissage à chaud : principalement utilisé sur presses hydrauliques simple ou double
effet. Cette technique facilite la déformation du matériau, permet l’emboutissage de pièces
profondes par chauffage du flan (et de la matrice) et évite l’écrouissage et la génération de
contraintes résiduelles.
Les cadences de production de l’emboutissage à chaud sont moins élevées que celles de
l’emboutissage à froid du fait de l’inertie de chauffage. De plus les pièces finies sont de moins
bonne qualité, que ce soit au niveau de l’état de surface ou du dimensionnement.
I.2. Matériaux et formes d’emboutis
La technique d’emboutissage permet de mettre en forme de nombreux matériaux que ce soit
des aciers, des alliages non ferreux. Néanmoins, la mise en œuvre d’une opération
d’emboutissage d’une tôle nécessite certains réglages ou certaines actions préalables
dépendant de la nature même du matériau.
I.2.1. MATERIAUX
Les aciers :
Les techniques modernes de laminage permettent d’obtenir des tôles d’acier très minces, avec
une surface propre et lisse, une structure homogène et une gamme de caractéristiques
mécaniques adaptées aux exigences de l’emboutissage. Ces tôles sont classées en trois
catégories : tôle de fabrication courante (TC), tôle d’emboutissage (E), et tôle d’emboutissage
spéciale (ES). Les caractéristiques relatives à ces tôles sont reportées dans le tableau 1.
Tableau 1 : Caractéristiques mécaniques des différentes catégories de tôles







Les aciers inoxydables se comportent différemment de l’acier doux en raison de la présence
de nickel et de chrome. Ainsi les vitesses d’emboutissage doivent être plus lentes que pour les
autres nuances.
Les alliages non ferreux :
Les laitons : Les plus couramment utilisés sont ceux désignés sous le nom de (60% ; 40%)
(Contenant 60% de cuivre et 40% de zinc) (Avec addition de plomb pour les utilisations en
horlogerie et sans addition pour les pièces optique, de sidérurgie) et de (72% ; 28%) (Pour
Résistance à la rupture
(MPa)
Allongement
(%)
Dureté
Rockwell
TC 420 24 65
E 380 30 57
ES 350 36 50
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96
l’emboutissage extra profond). Il est employé pour la fabrication de cartouches et de douilles
évitant des opérations de recuit).
L’aluminium et ses alliages : ces alliages s’écrouissent à l’emboutissage, l’étirage profond
ne s’obtient qu’avec les qualités les plus douces. On peut toutefois obtenir des emboutis peu
profond avec des qualités plus dures.
Le cuivre : non allié appelé cuivre rouge possède d’excellentes qualités d’emboutissage extra
profonds ; souvent supérieures à celles du laiton ou des aciers spéciaux.
Le zinc : il s’emboutit facilement mais, dans le cas d’emboutissage de forme complexe, il est
nécessaire de le chauffer entre 100 et 150°C.
Le nickel et ses alliages : ils possèdent d’excellentes qualités d’emboutissage. Les plus
couramment utilisées sont ceux contenant 60 à 65% de cuivre, 20 % de zinc, et 15 à 20 % de
nickel.
Le magnésium : c’est le plus léger des métaux utilisés dans l’industrie. A température
ambiante le magnésium ne peut être embouti que dans certaines limites. Pour réaliser des
pièces semblables à celles obtenues avec l’acier, il est indispensable de chauffer de 200 à
500°C en fonction de la qualité d’emboutis souhaités.
Le titane : ce métal se comporte comme le magnésium : les flans doivent être chauffés entre
200 et 350°C, selon s’il s’agit de titane pure ou d’un alliage. La matrice et le poinçon sont
également chauffés pour éviter le choc thermique auquel le métal est sensible.
I.2.2. FORMES
L’emboutissage est une opération qui a pour but, avec un outil approprié, de transformer une
tôle plane en une pièce .On peut obtenir des différent formes parmi les quelles on a :
les formes cylindriques ;
les formes tronconiques ;
les formes rectangulaires ;
les formes hémisphériques ;
les formes complexe.
Ces formes sont relativement difficiles à réaliser et ne sont généralement réalisables qu’avec
un emboutissage par étapes, c’est à dire un emboutissage où la forme désirée n’est obtenue
qu’après un certain nombre de phases successives. Les formes cylindriques seront étudier
dans la suite du bibliographie.




Chapitre IV Emboutissage

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II. CARACTERISATION D’UNE OPERATION D’EMBOUTISSAGE
II.1. DEFORMATIONS DANS L’EMBOUTISSAGE
II.1.1. MESURE DES DEFORMATIONS
L’emboutissabilité d’une tôle, c’est à dire sa capacité à être emboutie, nécessite la
connaissance de ces caractéristiques tel que :
- Ca déformabilité qui permet de comparer la réussite de l’embouti
- Les paramètres opératoires (la lubrification, la pression, les frottements, les jeux entre
poinçon et matrice,…)
- Les paramètres métallographiques (état de surface du flan, orientation
cristallographique,…).
Dans cette optique, il est commun de s’aider d’une petite grille tracée sur le flan. Cette grille
est généralement formée de petits cercles et de carrés tendant à se déformer lors de
l’emboutissage. Plusieurs procédés sont employés pour effectuer ce tracé, tel que :
 tracé à la pointe sèche.
 tracé à l’encre, à l’aide d’un tampon.
 tracé par gravure électrochimique.
 tracé à l’aide de résine ou de vernis photosensible.
De nombreux modèles ont été établés mais chacun se doit respecter trois points essentiels
desquels dépendent la précision et la signification des mesures effectuées. Il s’agit de :
La nature :
La nature de grille la plus utilisée est celle proposée par Caillot (Fig.4), consistant en un
quadrillage régulier de carrés auxquels viennent s’ajouter un réseau de cercles tangents
.D’autres motifs ont été imaginés tels que des réseaux de cercles disjoints, tangents ou
enchevêtrés. Ces motifs bien que moins communs, apportent des résultats les plus
satisfaisants dans le cas d’essais de rétreint pur.
Figure 4 : Différentes nature de grille de déformation
Les dimensions :
Les dimensions à donner aux mailles dépendent non pas de celles de la pièce mais du gradient
de déformation local à un endroit critique. En effet, ces gradients sont très localisés et ne
permettent pas de considérer la déformation comme homogène à l’échelle du motif. Afin de
réaliser une mesure précise dans les zones critiques, il est important d’utiliser un pas de 2 à
5mm. Un pas supérieur conduirait à une étude sans grande contenance.
Chapitre IV Emboutissage

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La position :
La position de la rupture est primordiale si l’on souhaite étudier de manière réaliste une
rupture. Cette scission doit prendre naissance dans le cercle et passer par son centre. Lors de
la déformation du flan, la grille de Caillot entraîne la création de parallélépipèdes et d’ellipses
(Fig.5).
Figure 5 : Exemple de grille déformée.
De la direction et de la mesure des axes d’une ellipse, on peut déduire la direction et la
grandeur des deux déformations principales au centre du cercle. De par ces déformations, on
détermine les allongements et les trois déformations principales.
II.1.2. LES MODES DE DEFORMATIONS
L’étude des déformations à l’aide de ces grilles ont permis de mettre en évidence les
différents modes de déformations existant lors d’un emboutissage (fig.6), et de tracer la
courbe limite de formage (fig.7), On distingue principalement.
L’expansion bi-axiale L’expansion symétrique.
La déformation plane. L’allongement uni axial.
La distorsion pure. La compression pure.
Le rétreint. Le pliage sous tension.










Figure 6 : mode de déformation



Chapitre IV Emboutissage

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Figure 7 : courbe limite de formage
II.2. LES ESSAIS SPECIFIQUES D'EMBOUTISSABILITE
De nombreux essais spécifiques ont été imaginés et utilisés pour juger l'aptitude d'une tôle à
subir l'opération d'emboutissage. Nous les avons classés selon le mode de déformation
prédominant .on distingue trois catégories d’essais d’emboutissage.
II.2.1. ESSAIS ELEMENTAIRES
Dans Cette catégorie on classe les essais des tôles qui font appel à la sollicitation simple
(traction uniaxiale traction biaxiale expansion, traction compression retreinte) permettant de
déterminer les propriétés mécaniques des tôles (Rm, Rp
0,2
, A%) on peut, également, obtenir
à partir de ces essais de traction des informations complémentaires sur les caractéristiques
intrinsèques du matériau comme le coefficient d écrouissage n et le coefficient d’anisotropie r
II.2.2. ESSAIS SIMULATIFS
Ces essais ont pour but de mesure; la Capacité de la tôle à former un embouti de forme
simple en se rapportant aux principaux modes de déformation et a leur combinaison
(expansion et retreint).
a) essais d’expansion : on distingue deux catégories d’essais d’expansion ou de
traction biaxiale.
 essais d’expansion par gonflement (N F A 03-601)
Ces essais s’effectuent, sans frottement, par gonflement sous l’effet d une pression
hydraulique d’un flan bloqué sur une matrice ouverte (essai Jovignot ou bulge tests) (Fig.8)
Dans ces essais, on mesure en général la hauteur maximale hm de embouti lors de
l’apparition de la rupture, ainsi que la pression maximale d’emboutissage.

Chapitre IV Emboutissage

100







Figure 8 : essai Jovignot ou bulge tests
 essais d’expansion sur poinçon.
Ces essais s’effectuent, avec frottement de la tôle sur un poinçon de forme hémisphérique ou
ellipsoïde qui s’enfonce dans un flan bloqué sur une matrice ouverte.
b) essais de rétreint :
Ces essais permettent de bien Juger l’aptitude du métal à se déformer par retreinte. Les essais
les plus utilisées sont :
 essais de rétreint sur poinçon à fond plat (essai SWIFT) (fig.9)
Pour cet essai on utilise un échantillon circulaire dont les diamètres sont échelonnés de 0,25 à
0,25. Les dimensions des outils dépendent de l’épaisseur de la tôle à essayer.
En augmentant progressivement le diamètre du flan, on obtient un godet de plus en plus
profond. Jusqu’au moment où le godet casse en cours d’emboutissage. Ce qui donne le
diamètre critique du flan pour un outillage donné Le rapport du diamètre du flan Dm au
diamètre du poinçon dp est le rapport limite d’emboutissage (Limiting Drawing Ratio)
L D R =Dm/dp





FIGURE 9 : ESSAI SWIFT
c) essais mixtes:
Cette catégorie est la plus utilisée, puisque la plupart des essais simulatifs proposés pour juger
l’aptitude des tôles à s’emboutir fait intervenir simultanément ou successivement les
différents modes de déformation. Les principaux sont les suivants :


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101
 essai de coupelle conique Fukui
Les conditions d’essai sont les suivantes :
- poinçon hémisphérique dp = 20.64 m
- matrice conique d’ouverture 2α = 60° et de diamètre dm = 24.4 mm, sans serre-flan
- surfaces d’outils polies.
- flans circulaires de diamètre 60 mm, lubrifiés.
On détermine un coefficient d’emboutissage n = Dr / Do, rapport du diamètre de la
coupelle rompue (Dr) au diamètre du flan initial (Do) (fig.10).









FIGURE 10 : ESSAI FUKUI ET RUPTURE CARACTERISTIQUE
 essai d’expansion d’un trou K W I.
cet essai consiste à emboutir une coupelle avec un poinçon cylindrique à fond plat muni d’un
ergot de centrage dans un flan bloqué sur la matrice et percé d’un trou.
Les dimensions des outillages dépendent de l’épaisseur des tôles essayer (tableau 2).
Tableau 2 : Dimension de l’outillage pour l’essai KWI
Epaisseur n de la tôle (mm) e < 1 1 < e < 2 2 < e < 3
Poinçon : diamètre d
p
Rayon r
p
25
3
40
5
55
7
Matrice : diamètre d
m
Rayon r
m
27
0,5
44
1
61
1,5
Serre-flan:diamètre d
h
25 + e 40 + e 55 + e
Diamètre du trou de l’éprouvette D
0
7,5 12 16,5

- les éprouvettes de forme carré ou ronde de diamètre 60 à 80 mm.
- Le flan est bloqué sur la matrice par un effort de 1000 daN.
- Le poinçon est lubrifié.
On arrête l’essai lorsque la première amorce de fissure apparaît au bord du trou central et on
mesure l’allongement Circonférentiel Ac % du bord du trou
( )
.100
D
D - D
Ac%
o
o f
=

avec Do et D
f
diamètres du trou respectivement à l’état initial et l’état final.

Chapitre IV Emboutissage

102
II.2.3. ESSAIS EXPERIMENTAUX
Ces essais cherchent à reproduire les opérations industrielles d’emboutissage en mettant en
jeu les différents paramètres opératoires. Ces emboutis sont généralement de forme simple
mais de dimensions nettement supérieures à celles des essais simulatifs (boîtiers, carters,
bacs,…). Ils sont emboutis sur des presses industrielles dans des conditions suffisamment
précises pour permettre des mesures de laboratoire (mesure des déformations, des efforts des
profondeurs, etc. .).
II.3. ASPECTS METALLURGIQUES
L’étude de l’emboutissage suivant l’aspect métallurgique tend à mettre en évidence une
relation générale entre l’influence des caractéristiques du métal et les performances obtenues
sur presse. On parle dans ce cas des critères d’emboutissabilité, de la taille des grains, de la
structure cristallographique ainsi que des éléments constitutifs du métal.
II.3.1. LES CRITERES D’EMBOUTISSABILITE
Ces critères ont pour but de juger l’aptitude d’une tôle à subir les différentes déformations
possibles d’emboutissage. On considère deux types de critères :
Les critères conventionnels :
Ce sont les plus rapides et les moins coûteux à mettre en œuvre car il s’agit de simples essais
sur le flan tendant à reproduire autant que possible les déformations survenant sur presse. On
utilise principalement les essais de traction et de dureté pour déterminer des caractéristiques
indispensables du métal.
Les matériaux pour emboutissage, doivent posséder une résistance à la rupture très élevée
pour résister à la traction uniaxiale, une limite élastique faible des allongements importants et
une faible résistance à la compression tangentielle sous le serre flan (c’est à dire une bonne
aptitude au rétreint).
Les critères rationnels :
Ce sont les plus difficiles et les plus coûteux à déterminer mais ce sont eux qui offrent le
meilleur jugement face à l’emboutissabilité d’une tôle. Il en existe deux : les coefficients
d’écrouissage « n » et d’anisotropie « r ».
Le coefficient d’écrouissage n : il est lié à la consolidation du matériau. Rappelons que
l’écrouissage augmente la résistance à la rupture ainsi que la limite élastique qui se rapproche
ainsi de la résistance à la rupture.



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103
L’anisotropie r : Du fait de l’orientation préférentielle des cristaux, la tôle ne possède pas les
mêmes propriétés mécaniques suivant la direction considérée. Il en résulte aussi une perte de
l’équilibre des déformations entre la largeur et l’épaisseur lors d’un essai de traction uni
axiale.










Figure 11 : Variation de r en fonction du sens de laminage.
La figure ci-dessus (fig.11) montre la variation du coefficient d’anisotropie r dans le flan de la
tôle avec la valeur de l’angle φ entre la direction d’un essai de traction et le sens du laminage.
Ces courbes représentent les 3 cas possibles dans le cas d’un acier extra doux pour
emboutissage.
¬ Ce coefficient, si elle est élevée, indiquerait donc une forte résistance à l’amincissement de
la tôle et une grande capacité à la déformation avant la striction.
II.3.2. INFLUENCE DE LA STRUCTURE DES TOLES
Les tôles minces sont des agrégats poly cristallins. Leur emboutissabilité, de même que
l’ensemble de leurs caractéristiques, dépend pour une grande part de ces agrégats.
Influence de la taille des grains :
La taille des grains est l’un des paramètres les plus important, en effet elle agit sur la limite
d’élasticité et la résistance à la traction qui sont des critères (conventionnels) de
l’emboutissabilité.
Ainsi, plus la taille des grains est importante, l’emboutissabilité de la tôle sera meilleur. Il faut
cependant noter que si les grains sont trop importants, un défaut de surface apparaît. Il est
appelé « peau d’orange (fig.12)» et se caractérise par une surface floue et onduleuse.



Chapitre IV Emboutissage

104




Figure 12 : L’aspect peau d’orange.
Influence de la structure cristallographique :
L’orientation cristallographique est un paramètre non négligeable. Il intervient non seulement
au niveau du coefficient d’écrouissage mais également sur les caractéristiques Re, Rm,A%…
L’écrouissage de la tôle survenant lors d’un recuit ou d’un laminage, est responsable de
l’orientation cristallographique des grains et donc des directions préférentielles de traction ou
autres essais similaires.
Le retour élastique :
Lorsque le poinçon se retire après la phase de mise en forme, la pièce ainsi formée n’est plus
soumise à la force de maintien. Il se produit alors un retrait de la matière dû à la déformation
élastique du flan primitif et résultant de contraintes résiduelles après formage. On parle alors
de retour élastique (fig.13).







Figure 13 : retour élastique
Afin d’obtenir une pièce de dimensions conformes aux attentes, il est donc important de
prendre en considération ce phénomène. Afin d'atténuer ce phénomène, il est courant de
recourir à certains artifices tels que la frappe du rayon, l'étirage en fin de gamme ou le
maintien prolongé du poinçon. Il faut ajouter que ce phénomène est d'autant plus important
que la limite élastique du matériau est elle même élevé (cas des aciers inoxydables par rapport
aux aciers doux).


Chapitre IV Emboutissage

105

II.4. LES ASPECTS OPERATOIRES

Lors de l’emboutissage d’une pièce, que ce soit en laboratoire ou en industrie, plusieurs
paramètres permettent d’aboutir à un embouti de bonne qualité.
Le jeu entre le poinçon et la matrice :
Le rayon sur la matrice :
Le rayon sur le poinçon :
La vitesse d’emboutissage :
La pression du serre-flan :
L’effort d’emboutissage :
A ces paramètres, il faut ajouter la lubrification, la taille optimale de la tôle ainsi que son
épaisseur.
II.4.1. Paramètres lié à la presse
Le jeu entre le poinçon et la matrice :
Lorsque le jeu entre le poinçon et la matrice est théoriquement égal à l’épaisseur de la tôle, il
se produit une augmentation de l’épaisseur de la paroi. L’augmentation de ce jeu a une
influence favorable sous l’effet du poinçon mais entraîne certains inconvénients tels que :
- La détérioration du profil de la paroi.
- Déviation du poinçon entraînant la formation de languettes sur le bord de l’embouti.
- Apparition de plis sur la paroi de l’embouti.
Inversement, si l’épaisseur du flan est plus grande que le jeu qui existant entre le poinçon et la
matrice, il se produit un écrasement et un amincissement indésirables de la paroi.
Le calcule de jeu est basé sur la formule suivante :
0
e e J
M
A + =

e
M :
épaisseur maximale de la tôle.

Δe
0
: épaississement engendré par le retreint.
Pour l’acier :
1/2
M M
) e . (10 . 0,07 e J + =
Pour l’aluminium:
1/2
M M
) e . (10 . 0,02 e J + =
Pour métaux non ferreux :
1/2
M M
) e . (10 . 0,04 e J + =
Le rayon sur la matrice :
Ce paramètre a une très grande importance autant pour la qualité de l’embouti que pour la
répartition des forces. En effet, on comprend parfaitement que dans les deux cas extrêmes ci-
dessous, l’emboutissage n’est pas fiable.
Chapitre IV Emboutissage

106
Pour r = 0 on a un déchirement du flan et pour
2
d) - (D
r = on a la formation de plis.






Figure 15 : Variation de l'arrondi sur la matrice
Afin de déterminer le rayon efficace, on utilise la relation de Kaczmarek concernant la
première passe :
- Pour l’acier :
1/2
1
).e] d - .[(D 0,8 r =

- Pour l’aluminium :
1/2
1
).e] d - .[(D 0,9 r =
r : rayon de la matrice
D: diamètre du flan (mm)
d
1
: diamètre de l’embouti (mm)
e : épaisseur du flan (mm).
Pour les passes suivantes on a :
2
1 n n
n
d d
r
÷
=
÷

Le rayon sur le poinçon (R
p
) :
La partie de la tôle qui se trouve en contact avec le rayon trop faible de poinçon subie une
diminution d’épaisseur (1) , après emboutissage, le défaut se retrouve sur la surface latérale de
l’embouti (2) (fig.16) .le rayon (R
p
) est limite entre 5e et 10e









Figure 16 : le rayon sur le poinçon


Chapitre IV Emboutissage

107

La vitesse d’emboutissage :
Elle se définit comme la vitesse du poinçon au moment de l’attaque de la tôle. Une vitesse
trop faible, tend à générer un écrouissage trop important sur le métal, le rendant moins
malléable. Une grande vitesse tend à empêcher la propagation de la force du poinçon jusqu’au
niveau du flan. Cette altération pouvant alors se traduire par une rupture du flan.
D’après BLISS, il existe une vitesse optimale pour chaque métal .ces vitesses sont reportés
dans le tableau 4.
Tableau 4 : vitesses d’emboutissage pour différent matériaux





La pression du serre-flan :
Le rôle du serre-flan consiste à empêcher la formation de plis sur le rebord du flan en exerçant
une pression appropriée. La présence du serre-flan ne s’impose que si D . 0,95 d < ou
d) - (D . 0,2 e < .
Dans la pratique, il faut que le serre-flan soit bien trempé et rectifié. La pression est réglée à
l’aide de clés dynamométriques, de ressorts ou de caoutchouc, en fonction de l’aspect de
l’embouti :
- Si la paroi est sans plis et d’aspect brillant, la pression est adaptée.
- Si la paroi est bonne mais que les bords supportent des marques de dentures, c’est que la
pression est trop faible.
- S’il se produit un déchirement lors de la descente du poinçon, c’est que la pression est trop
importante.
Ainsi, pour un embouti cylindrique de diamètre d et de flan de diamètre D, l’effort du serre-
flan pour différents matériaux est déterminée par la formule simplifiée suivante :
4
. ) d - (D . p Fs
2
1
2
t
= (daN).
avec : p est la pression spécifique déterminée d’après le tableau 5.




Matériau Vitesses (mm/s)
l’acier 200
le zinc 200
les aciers doux 280
l’aluminium 500
le laiton 750
Chapitre IV Emboutissage

108


Tableau 5 : pression spécifique











L’effort d’emboutissage :
L’effort nécessaire pour emboutir des pièces cylindriques dépend tout d’abord des diamètres
de l’embouti et du flan primitif, de l’épaisseur et du type de matériau. Il dépend également de
la pression de serre-flan, de la vitesse d’emboutissage, de rayon de la matrice, du jeu entre
poinçon et matrice et de la lubrification.
On pratique pour les pièces cylindriques, l’effort est déterminé d’après le tableau 6 :
















Matière (flan)

P (daN/cm
2
)
Acier doux

25

Acier inoxydable

20
Aluminium

12
Laiton

20
Duralumin 16
Chapitre IV Emboutissage

109

Tableau 6 : calcul des efforts et énergies nécessaires pou une opération d’emboutissage

Remarque : si l’emboutissage est effectué sur presse à simple effet, l’effort à exercer devient
la somme de l’effort d’emboutissage et de celui du serre-flan.




Opération

Effort (N)

Energie (J)

Observations
E
m
b
o
u
t
i
s
s
a
g
e

Pièces cylindriques
1) 1
re
passe




2) n-ième passe

h = hauteur
r E
.d.e.R K. F t =
Cet effort s’applique au
3
1
de la hauteur de
l’embouti à partir du
fond

1000
. .
1 E
F h K
WE =


d/D 0,55 0,6 0,65 0,7 0,75 0,8
k 1 0,86 0,72 0,60 0,50 0,40
k
l
0,80 0,77 0,74 0,70 0,67 0,64
Remarque : si k et k
1
ne se trouvent pas dans ce
tableau, on les détermine par la méthode
d’interpolation linéaire.

FE,n = , F 0,5
1 - n E

r n
.e.R . Q.d t +

(RPR : Résistance à la
traction de la tôle)


1000
. .
1 E
F h K
WE =



d
n
/d
n-1

0,70

0,75

0,80

0,85
Q 0,80 0,60 0,50 0,35

Pièces ovales ou
quadrangulaires à
grands rayons de
coins.
comme pièces
cylindriques en
remplaçant t d par le
périmètre et en prenant
pour valeur de k. dans
les tableaux de la
colonne «observations».
Celle ne correspondant
pas à
S
s
1,13 à mais d/D
avec s section du
poinçon et S surface du
flan
comme
pièces
cylindriques

Pièces
quadrangulaires

h = hauteur
L = 2(a + b)
.L) k .r (2k e.R F
B A r E
+ =
L’effort max.
s’applique au 1/3 de la
hauteur de l’embouti


1000
. . 7 , 0
E
F h
WE =

- K
A
= 0,5 pour les emboutis peu profonds
= 2 pour les emboutis dont h= 5 à 6r
- K
B
= 0,2 pour un jeu important et pas de SF
= 0,3 à 0,5 si écoulement facile et faible SF
= 1 si fortes pressions SF

Pièces quelconques

p.e.Rr FE =

1000
. .
E
F h
WE =

Chapitre IV Emboutissage

110
II.4.2. Paramètres liés à la tôle
La taille de la tôle :
Il est important de déterminer la taille du flan primitif pour d’une part économiser la matière
et d’autre part faciliter l’emboutissage.
Une lubrification adaptée facilite l’écoulement de la tôle entre la matrice, le serre-flan et le
poinçon.
Remarque : dans le cas d’un poinçon de petit rayon, il est préférable de ne pas lubrifier voir
même d’augmenter la rugosité du poinçon afin d’éviter une forte déformation par expansion
localisé.

III. DETERMINATION DES DIAMETRES DU FLAN ET NOMBRE DE PASSES
III.1. DIAMETRE DU FLAN
La détermination du diamètre du flan d’un emboutie peut être réalisée par deux méthodes
distinctes :
Méthode analytique.
Méthode graphique.
Des hypothèses doivent être pris en considération :
- les calculs s’effectuent en considérant la fibre moyenne.
- L’épaisseur supposée constante.
- le flan et l‘embouti auront même surface, 2 à 3 mm seront ajoutés pour le détourage (fig.17).






Figure 17 : pièce avec détourage

III.1.1. METHODE ANALYTIQUE
On répartit la pièce en éléments avec la concordance d’éléments du tableau (tableau 8), en
leur attribuant aussi de formules pour calculer leurs surfaces, ainsi la surface totale du flan
correspond à la somme des surfaces partielles.
Le diamètre du flan est alors donné par : .
4
2
flan du surface la est S ou S D
t
=

Chapitre IV Emboutissage

111

Tableau 8 : calcul des surfaces élémentaires



Elément

S
t
4


Elément

S
t
4



1




2
d


8



( )
2 2
4
. 8 . 4
i S ou
i R ou i d
+





2




2
2
2
1
d d ÷


9



( )
( ) r D r
ou
r d r
7 , 0 . . 2
3 , 1 . . 2
÷
+
t
t




3





h d. 4


10



( )
( ) r D r
ou
r d r
3 , 1 . . 2
7 , 0 . . 2
÷
+
t
t





4




( )
( )
4
. . 2
) .( . 2
2
2 1 2
2 1
2 1
d d
h d d
ou
d d e
÷
+ +
+



11





d r. . 4t


5



2
2
4
. . 2
. 2
h
d
d
ou e d
+



12



( )
( ) r D r
ou
r d r
42 , 1 . . 4
58 , 0 . . 4
÷
+
t
t






6




2
2d




13



( )
( ) r D r
ou
r d r
42 , 1 . . 4
58 , 0 . . 4
÷
+
t
t



7


h d. 4

Chapitre IV Emboutissage

112

III.1.2. METHODE GRAPHIQUE
1
ére
méthode (Application du théorème de GULDEN) :
La surface engendrée par une ligne plane tournant autour d’un axe situé dans son plan et ne le
traversant pas, est égale au produit de la longueur développée de cette ligne par la
circonférence décrite par son centre de gravité.
Dans le cas de la (fig.18), si r est le rayon du flan cherché, on peut donc écrire que la
surface du flan est égale à la surface de l’embouti. ) + + + =
8 2
l l l .R( 2. r
1
2
..... t t
Ou encore : 6,7,8 1,2,3,4,5, i l R r
n
i
i
= =
¯
=
; . . 2
1
2















Figure 18 : exemple de traçage avec l’application du théorème de GULDEN
 Méthode de traçage :
Pour rechercher R, on utilise la méthode du polygone funiculaire. Après avoir divisé le demi
profil de la pièce en éléments simples, de dimension facile à estimer et situé leur centre de
gravité (c.d.g.), on les représente comme des forces qui permettent de construire le
dynamique.
Les intersections des parallèles aux rayons polaires avec les lignes verticales passant par les
c.d.g. précédents permettent de tracer le polygone funiculaire et de trouver la distance R du
C.D.G. de la fibre neutre à l’axe de rotation O’O.
Chapitre IV Emboutissage

113
Après avoir ajouté 2 R dans le prolongement de AB (dynamique), on obtient la droite AC et le
demi-cercle de rayon
2
AC
.
La perpendiculaire élevée en B coupe le cercle en D et devient la hauteur du triangle rectangle
ACD.
La hauteur étant moyenne proportionnelle, entre les segments qu’elle détermine sur
l’hypoténuse, on peut écrire : 6,7,8 1,2,3,4,5, i l R r
n
i
i
= =
¯
=
; . . 2
1
2

Remarque : il existe d’autres méthodes graphiques, l’avantage de celle présentée est d’être
utilisable dans tous les cas:
La position du c.d.g. des arcs élémentaires peut être déterminé par les deux méthodes
suivantes :
 méthode analytique :(fig.19).

( )
2
.
2 .
sin . . 180
2
90 ;
.
sin . 180
o o
o t
o
t
o
o t
o
Tan a Tan
r
b
r
b a alors si
r
a
= =
= = ° = =

Figure 19
 méthode graphique : (fig.20).
- On trace les deux traits relient le centre du cercle (O)
aux extrémités de notre arc.
- On trace la droite d
1
passant par les deux points
d’intersection (A et B).
- On trace la droite d
2
passant par α/2.
- L’intersection de d
1
et d
2
nous donne le centre de gravité (c.d.g) Figure 20

2
éme
méthode : (cas d’emboutissage sans collerette). (fig.21)

Si on pose :
2
d
R et
2
D
flan du rayon R
f
f
= = =
1,41.r) + R + (2.h R = .r 1,141.R + R + 2.R.h = R
2 2
f



Figurer 21

Chapitre IV Emboutissage

114
Cette formulation permet la détermination graphique suivante (fig.22.) :
1) Tracer une droite.
2) A partir d’un point O quelconque, porter d’un côté
OA=R et de l’autre OB= 2h + R+ 1,141r.
3) Tracer le cercle de diamètre AB.
4) De O mener la perpendiculaire à AB
qui coupe le cercle en C







Figure 22


III.2. NOMBRE DE PASSES
1
ér
passe :
Le diamètre d
1
de la première passe est égal au produit du coefficient m
1
par le diamètre du
flan D
f
:
f 1 1
.D m d =
Passe suivantes :
Le diamètre de la deuxième passe d
2
est égal au produit du coefficient m
2
par le diamètre de
la première passe d
1
:
1 2 2
.d m d =
Et ainsi de suite jusqu’au diamètre à obtenir :
2 2 3
.d m d = ;
3 2 4
.d m d = ;…;
1 2
.
÷
=
n n
d m d
Avec m
1
et m
2
sont des coefficients de réduction qui varient
en fonction de métaux et du taux d’écrouissage admissible
pour chaque métal (Tableau 9).





Chapitre IV Emboutissage

115

Tableau 9 : quelques valeurs des coefficients de réduction pour différents types de métaux









IV. ETUDE DE
L’EMBOUTISSAGE CYLINDRIQUE
Le principe d’emboutissage cylindrique peut être mieux éclairci dans le cas le plus simple ;
emboutissage d’une douille.
IV.1. DOUILLE SANS COLLERETTE

Donnée : MPa R mm e m m
r
400 ; 2 ; 75 , 0 ; 55 , 0
2 1
= = = =
a. calcul de diamètre du flan :
D’après la méthode analytique on :
¯
=
=
n
i
i f
S D
1
4
t

-
2
1
14960 68 . 55 . 4 . . 4
4
mm h d S
E
= = =
t


- ( ) ( )
2
2
6 , 5149 20 . 7 , 0 55 . 20 . . 2 . 7 , 0 . . . 2
4
mm r d r S
E
= ÷ = ÷ = t t
t


-
2 2 2
3
14960 15
4
mm d S = = =
t

Dou : ( ) mm d r d r h d D
E E f
59 , 142 225 6 , 5149 14960 . 7 , 0 . . . 2 . . 4
2
= + + = + ÷ + = t
b. nombre de passe :
mm mm m D d
f
55 42 , 78 55 , 0 . 59 , 142 .
1 1
> = = =
mm mm m d d 55 81 , 58 75 , 0 . 42 , 78 .
2 1 2
> = = =
mm mm m d d 55 11 , 44 75 , 0 . 81 , 58 .
2 2 3
< = = =
On va faire deux passes avec correction du diamètre du flan :
MATIERE m
1
m
2
tôle d’emboutissage
Ordinaire 0,6 0,8
Spéciale 0,55 0,75
tôle acier inoxydable
Austénitique 0,51 0,8
Ferritique 0,57 0,8
Cuivre 0,58 0,85
Laiton 0,53 0,75
aluminium recuit 0,50 0,80
duralumin recuit 0,55 0,9
Chapitre IV Emboutissage

116
mm
m
d
D
n
i
i
E
fcorrigé
33 , 133
75 , 0 . 55 , 0
55
1
= = =
I
=

Remarque : avec se diamètre du flan corrigé on ne peut pas obtenir la douille avec ces
dimension , donc il faut faire une correction soit pour la hauteur « h » ,le rayon « r » ou le
diamètre d
E
.on générale la correction se fait sur la hauteur « h ».
c. correction de la hauteur :
( ) mm d r d r h d D
E corrigé E corrigé f
33 , 133 . 7 , 0 . . . 2 . . 4
2
= + ÷ + = t
A partir de cette relation en détermine « h
corrigé
»
( ) | | ( ) ( ) | |
2 2 2 2
20 . 75 , 0 55 20 . . 2 33 , 133
55 . 4
1
. 75 , 0 . . 2
. 4
1
d d r d r D
d
h
E corrigé f
E
corrigé
÷ ÷ ÷ = ÷ ÷ ÷ = t t
mm h
corrigé
36 , 56 = .
Remarque : puisque on a fixé la correction sur la hauteur, donc il faut chercher le nouveaux
hauteur pour chaque passe.
1
er
passe : on suppose que l’embouti obtenu après cette passe à un rayon r
1
= 25 mm et un
diamètre mm 73 133,33 . 0,55 D . m d
corrigé f 1 1
= = = Alors :
( ) | | ( ) ( ) | |
mm h
d r d r D
d
h
corrigé f
E
29 , 26
23 25 . 75 , 0 73 25 . . 2 33 , 133
73 . 4
1
' . 75 , 0 . . 2
. 4
1
1
2 2 2
1 1 1
2
1
=
÷ ÷ ÷ = ÷ ÷ ÷ = t t

2
eme
passe : puisque on a seulement deux passe alors mm h h
corrigé
36 , 56
2
= =
d. effort d’emboutissage :
1
er
passe : On a
r 1 E1
.e.R .d K. F t = et 55 , 0
33 , 133
73
1
= =
fcorigé
D
d
donc d’après (le tableau 6), k=1
AN : N 184.10 00 3.2. . F
3
E1
= = 4 7 t
2
eme
passe : On a
r 2 E1 E2
.e.R . Q.d F 0,5 F t + = et 75 , 0
73
55
1
2
= =
d
d
donc Q=0,6
AN : N 175.10 .2.400 0,6.55. .184.10 0,5 F
3 3
E2
= + = t
e. énergie d’emboutissage :
1
er
passe : On a
1000
. .
1 E
F h K
WE = et 55 , 0
33 , 133
73
1
= =
fcorigé
D
d
donc d’après (le tableau 6), k
1
=0,8
AN : J WE
1
77 , 8291
1000
10 . 184 . 33 , 56 . 8 , 0
3
= =
2
éme
passe : On a 75 , 0
73
55
1
2
= =
d
d
donc k
1
= 0,67
Chapitre IV Emboutissage

117
AN : J WE
2
95 , 7659
1000
10 . 175 . 33 , 56 . 67 , 0
3
= =


IV.2. DOUILLE AVEC COLLERETTE
Donnée : MPa R mm e m m
r
400 ; 1 ; 75 , 0 ; 55 , 0
2 1
= = = =
Cette pièce ne pourra pas être traitée comme la précédente, la collerette
nous empêchant d’appliquer les mêmes principes.
a. calcul de diamètre du flan :
Les calculs basés sur ceux employés dans le cas précèdent nous donnent un flan de diamètre
mm 97 D
f
= .En partant de ce flan.
b. nombre de passe :
- mm m D d
f
3 5 55 , 0 . 97 .
1 1
= = =
- mm m d d 40 75 , 0 . 53 .
2 1 2
= = =
- mm m d d 35 30 75 , 0 . 40 .
2 2 3
< = = =
On va faire trois passes qui se déterminent par un calibrage.
Remarque : le diamètre de la collerette mm 70 d
c
= est obtenu à la première emboutie par le
serre flan.
c. calcul de la hauteur des différent passes :
On calcul la hauteur de l’embouti pour chaque passes par égalité des volume :
- 1
er
passe :
- volume de la collerette:
3
2 2 2
1
2
1
1642 1 .
4
53 .
4
70 .
1 .
4
.
4
.
mm
d d
V
c
C
=

|
|
.
|

\
|
÷
|
|
.
|

\
|
=

|
|
.
|

\
|
÷
|
|
.
|

\
|
=
t t t t

- volume du flan :
3
2
2
7390 1 .
4
97 .
1 .
4
.
mm
D
V
f
f
=
|
|
.
|

\
|
=
|
|
.
|

\
|
=
t
t

- volume restant :
3
r1
mm 5748 1642 - 7390 V = =
- volume du fond du premier embouti :
3
2 2
1
1
2206 1 .
4
53 .
1 .
4
.
mm
d
V =
|
|
.
|

\
|
=
|
|
.
|

\
|
=
t t

- volume de la partie cylindrique :
3
1 r1 1 cylindre
mm 3542 2206 - 5748 V - V V = = =
- hauteur de 1
er
passe : mm
d
V
h
cylindre
27 , 21
53 .
3542
.
1
1
1
= = =
t t

- 2
éme
passe :
- volume de la collerette:
3
2 2 2
2
2
2
2590 1 .
4
40 .
4
70 .
1 .
4
.
4
.
mm
d d
V
c
C
=

|
|
.
|

\
|
÷
|
|
.
|

\
|
=

|
|
.
|

\
|
÷
|
|
.
|

\
|
=
t t t t

- volume restant :
3
r2
mm 4800 2590 - 7390 V = =
Chapitre IV Emboutissage

118
- volume du fond du deuxième embouti :
3
2 2
2
2
1256 1 .
4
40 .
1 .
4
.
mm
d
V =
|
|
.
|

\
|
=
|
|
.
|

\
|
=
t t

- volume de la partie cylindrique :
3
2 r2 2 cylindre
mm 3544 1256 - 4 V - V V = = = 800
- hauteur de 2
eme
passe : mm
d
V
h
cylindre
2 , 28
40 .
3544
.
2
2
2
= = =
t t

- 3
eme
passe : Il n’est pas nécessaire de calculer la hauteur de ce dernier embouti, elle
sera égale à celle de la pièce finie, après le planage final de la collerette, dans l’outil de
calibrage (fig.23).









Figure 23 : hauteurs hi des défirent passes
Remarque : Pour calculer la force et l’énergie d’emboutissage on applique le même principe
du premier cas.


V. APPLICATION
Une entreprise de production mécanique désire la fabrication d'une grande série de couvercle
en acier inoxydable. Chaque couvercle est composé d'une partie cylindrique obtenue par
emboutissage. Le dessin est donné par la figure ci-dessous :









On donne :
Chapitre IV Emboutissage

119
Rm = 50 daN/mm2
Pression Spécifique de serrage de la serre flan P = 20 daN/cm
2

Questions :
Q1/ Déterminer le diamètre de flan :
Méthode analytique,
Méthode graphique :
Q2/ Donner le nombre de passes permettant l'obtention de la pièce finie :
Q3/ Calculer le diamètre du flan corrigé :
On considère par la suite que le diamètre du flan est au diamètre corrigé :
Q4/ Calculer l'effort et l’énergie d'emboutissage (pour la première passe) :
Q5/ Calculer l'effort sur le serre flan (pour la première passe) :
Q6/ Sachant que l'embouti obtenue après la première passe possède la forme représentée sur
la figure suivante on vous demande de Déterminer:
le diamètre du poinçon
Le diamètre de la matrice
Hauteur minimale de la matrice










Chapitre IV Emboutissage

120


Réponses :
1)
a) Méthode analytique :

Surfaces
élémentaires
(4/π).S
i
(mm
2
)



4.d.h=4.195.25=19500


2.π.r. (D-0,7.r) = 2.π.10. (195-0,7.10) = 11812,38


2.π.r. (d+0,7.r) = 2.π.10. (155+0,7.10) = 10178,76


4.d.h=4.155.110 = 68200


2.π.r. (d+1,3.r) = 2.π.10. (135+1,3.10) = 9299,114


D
2
-d
2
= (135)
2
-(120)
2
= 3825


8. r
2
= 8.(60)
2
= 28800
Résultat D
f
=389,37 mm






Chapitre IV Emboutissage

121


b) Méthode graphique : (échelle : ½)





















D
f
= 2. r = 2. 195.1 = 390.2 mm
2) mm 155 mm 198,57 0,51 . 389,37 .m Df d
1 1
> = = =
mm 155 mm 158,85 0,80 . 198,57 .m d d
2 1 2
> = = =
mm 155 mm 127,09 0,80 . 158,85 .m d d
2 2 3
<< = = =
2 n passes de nombres le donc : proche plus le d
2
=
3) mm 380
0,80.0,51
155

.m m
d
Dfc
2 1
2
= = =
4) mm 193,8 380.0,51 .m Dfc d
1 1
= = =
N 30284.95 = 50 = = da .192,8. .Rm.k.e d . FE
1 P 1
t t
Chapitre IV Emboutissage

122
1 k.e : que Tel =

5) ( ) ( ) | | ( ) ( ) | | 0.2 . 192.8 380 = ÷ =
2 2
.
4
P
dp Dfc . Fs
2 2
t t
daN 16843,36 Fs =
6) mm 192,8 1.e - d Dp
1 1
= =
1,2 1,2.e J avec 2J dp Dm = = + =
2.1,2 192,8 Dm + =
mm 195.2 Dm =
flan embouti
S S : Hypothèse =


( )
( ) ( ) ( ) ( ) | |
2
1 1 1 embouti
d' + 0,7.r - d .R. 2. + 4.h'.d + 0,7.r + d .R 2. .
4
=
4
S4 + S3 + S2 + S1
. = S t t
t
t
( ) ( ) ( ) ( ) | |
2
embouti
173,8 + 0,7.10 - 193,8 . .10 2. + 4.h'.193,8 + 0,7.10 + 193,8 .10 2. .
4
= S t t
t
( )
flan
2
embouti
S = Df . = ] 775,2.h' + .[43205,07
4
S
t
=
mm 141 h' =
mm 161 20 141 h = + = .















Chapitre IV

Emboutissage

I. PROCEDE D’EMBOUTISSAGE I.1. Généralité

I.1.1. DEFINITIONS L’emboutissage est un procédé de formage par déformation à chaud ou à froid des métaux visant à transformer une tôle en une pièce plus ou moins creuse de surface non développable. Ce mode de formage s’effectue sur une presse au moyen d’un outillage adéquate dont la configuration détermine l’effet obtenu sur le flan:  Outils à simple effet : c’est la plus simple configuration, composée principalement d’une matrice et d’un poinçon. (Fig. 1 a)  Outils à double effet : comprend en plus de l’outil simple effet, un serre-flan (Fig.1b) L’outillage utilisé en emboutissage comprend donc:  Un poinçon : coulissant plus ou moins vite sur l’axe vertical, et déformant la tôle.  Une matrice : elle serre d’appuie à la tôle et lui donne la forme extérieure finale au retour élastique prés.  Un serre flan : son rôle est de maintenir le flan lors d’une opération d’emboutissage, afin d’assurer un écoulement homogène du métal et prévenir les risques de plis ou autres défauts d’emboutissage.

Figure 1 : outillages d’emboutissage L’emboutissage impose à la tôle différents modes de déformation dont le but est de conduire à l’obtention d’une surface creuse. Le type d’outillage conditionne les deux cas limites de déformation : l’expansion (Fig. 2a) et le retreint (Fig. 2b).

93

Chapitre IV

Emboutissage

FIGURE 2 : PRINCIPAUX TYPES DE DEFORMATION PAR EMBOUTISSAGE. Dans le cas de l’emboutissage par expansion, le flan est bloqué sous le serre flan donc l’épaisseur sous le poinçon diminue. Par contre dans le cas de l’emboutissage profond avec retreint du métal, ce dernier glisse sous le serre-flan, donc l’épaisseur entre serre-flan et matrice diminue et reste constant sous le poinçon. Remarque : dans la plupart des cas, l’emboutissage associé à la fois des composants d’expansion et de rétreint (emboutissage mixte fig.3).

Figure 3 : emboutissage mixte I.1.2. L’EMBOUTISSAGE EN TEMPERATURE Il existe deux techniques d’emboutissage :  L’emboutissage à froid  L’emboutissage à chaud - L’emboutissage à froid : cette technique consiste à former une pièce à température ambiante. Elle est principalement utilisée sur un outillage double effet mais peut aussi l’être

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avec une surface propre et lisse. Les alliages non ferreux : Les laitons : Les plus couramment utilisés sont ceux désignés sous le nom de (60% . la mise en œuvre d’une opération d’emboutissage d’une tôle nécessite certains réglages ou certaines actions préalables dépendant de la nature même du matériau.L’emboutissage à chaud : principalement utilisé sur presses hydrauliques simple ou double effet. tôle d’emboutissage (E). Les caractéristiques relatives à ces tôles sont reportées dans le tableau 1. Les cadences de production de l’emboutissage à chaud sont moins élevées que celles de l’emboutissage à froid du fait de l’inertie de chauffage. Néanmoins. de sidérurgie) et de (72% . une structure homogène et une gamme de caractéristiques mécaniques adaptées aux exigences de l’emboutissage. Cette technique facilite la déformation du matériau. Tableau 1 : Caractéristiques mécaniques des différentes catégories de tôles Résistance à la rupture (MPa) 420 380 350 Allongement (%) 24 30 36 Dureté Rockwell 65 57 50 TC E ES Les aciers inoxydables se comportent différemment de l’acier doux en raison de la présence de nickel et de chrome. 28%) (Pour 95 . Matériaux et formes d’emboutis La technique d’emboutissage permet de mettre en forme de nombreux matériaux que ce soit des aciers. 40%) (Contenant 60% de cuivre et 40% de zinc) (Avec addition de plomb pour les utilisations en horlogerie et sans addition pour les pièces optique. .Chapitre IV Emboutissage sur un outillage simple effet dans le cas où les emboutis sont peu profonds ou s’ils nécessitent peu d’effort d’emboutissage. MATERIAUX Les aciers : Les techniques modernes de laminage permettent d’obtenir des tôles d’acier très minces. que ce soit au niveau de l’état de surface ou du dimensionnement. I. permet l’emboutissage de pièces profondes par chauffage du flan (et de la matrice) et évite l’écrouissage et la génération de contraintes résiduelles.2. et tôle d’emboutissage spéciale (ES). des alliages non ferreux. De plus les pièces finies sont de moins bonne qualité. Ces tôles sont classées en trois catégories : tôle de fabrication courante (TC). I.2.1. Ainsi les vitesses d’emboutissage doivent être plus lentes que pour les autres nuances.

dans le cas d’emboutissage de forme complexe. On peut toutefois obtenir des emboutis peu profond avec des qualités plus dures. I. Ces formes sont relativement difficiles à réaliser et ne sont généralement réalisables qu’avec un emboutissage par étapes. Le titane : ce métal se comporte comme le magnésium : les flans doivent être chauffés entre 200 et 350°C. Les plus couramment utilisées sont ceux contenant 60 à 65% de cuivre. il est nécessaire de le chauffer entre 100 et 150°C. c’est à dire un emboutissage où la forme désirée n’est obtenue qu’après un certain nombre de phases successives. Le magnésium : c’est le plus léger des métaux utilisés dans l’industrie. l’étirage profond ne s’obtient qu’avec les qualités les plus douces. Le zinc : il s’emboutit facilement mais. et 15 à 20 % de nickel. FORMES L’emboutissage est une opération qui a pour but. Il est employé pour la fabrication de cartouches et de douilles évitant des opérations de recuit). Le nickel et ses alliages : ils possèdent d’excellentes qualités d’emboutissage.2. de transformer une tôle plane en une pièce . La matrice et le poinçon sont également chauffés pour éviter le choc thermique auquel le métal est sensible. les formes complexe. Les formes cylindriques seront étudier dans la suite du bibliographie. L’aluminium et ses alliages : ces alliages s’écrouissent à l’emboutissage. Le cuivre : non allié appelé cuivre rouge possède d’excellentes qualités d’emboutissage extra profonds . A température ambiante le magnésium ne peut être embouti que dans certaines limites. les formes tronconiques . 20 % de zinc. il est indispensable de chauffer de 200 à 500°C en fonction de la qualité d’emboutis souhaités. selon s’il s’agit de titane pure ou d’un alliage. les formes hémisphériques . avec un outil approprié.Chapitre IV Emboutissage l’emboutissage extra profond).2.On peut obtenir des différent formes parmi les quelles on a : les formes cylindriques . souvent supérieures à celles du laiton ou des aciers spéciaux. Pour réaliser des pièces semblables à celles obtenues avec l’acier. 96 . les formes rectangulaires .

D’autres motifs ont été imaginés tels que des réseaux de cercles disjoints. consistant en un quadrillage régulier de carrés auxquels viennent s’ajouter un réseau de cercles tangents . tracé à l’aide de résine ou de vernis photosensible. Figure 4 : Différentes nature de grille de déformation Les dimensions : Les dimensions à donner aux mailles dépendent non pas de celles de la pièce mais du gradient de déformation local à un endroit critique. orientation cristallographique. Dans cette optique.1.1. c’est à dire sa capacité à être emboutie. il est important d’utiliser un pas de 2 à 5mm. les jeux entre poinçon et matrice.1. De nombreux modèles ont été établés mais chacun se doit respecter trois points essentiels desquels dépendent la précision et la signification des mesures effectuées. la pression. tangents ou enchevêtrés. Il s’agit de : La nature : La nature de grille la plus utilisée est celle proposée par Caillot (Fig. les frottements. ces gradients sont très localisés et ne permettent pas de considérer la déformation comme homogène à l’échelle du motif. apportent des résultats les plus satisfaisants dans le cas d’essais de rétreint pur. 97 . DEFORMATIONS DANS L’EMBOUTISSAGE II. nécessite la connaissance de ces caractéristiques tel que : Ca déformabilité qui permet de comparer la réussite de l’embouti Les paramètres opératoires (la lubrification. Plusieurs procédés sont employés pour effectuer ce tracé.…) Les paramètres métallographiques (état de surface du flan.Chapitre IV Emboutissage II. il est commun de s’aider d’une petite grille tracée sur le flan. tracé à l’encre. Cette grille est généralement formée de petits cercles et de carrés tendant à se déformer lors de l’emboutissage. CARACTERISATION D’UNE OPERATION D’EMBOUTISSAGE II. Un pas supérieur conduirait à une étude sans grande contenance.…). tel que :     tracé à la pointe sèche. tracé par gravure électrochimique. MESURE DES DEFORMATIONS L’emboutissabilité d’une tôle. Ces motifs bien que moins communs. à l’aide d’un tampon.4). En effet. Afin de réaliser une mesure précise dans les zones critiques.

L’expansion symétrique. on peut déduire la direction et la grandeur des deux déformations principales au centre du cercle. De la direction et de la mesure des axes d’une ellipse.1. De par ces déformations. Lors de la déformation du flan. L’expansion bi-axiale La déformation plane. La compression pure. on détermine les allongements et les trois déformations principales. Le pliage sous tension. Figure 5 : Exemple de grille déformée. Cette scission doit prendre naissance dans le cercle et passer par son centre. LES MODES DE DEFORMATIONS L’étude des déformations à l’aide de ces grilles ont permis de mettre en évidence les différents modes de déformations existant lors d’un emboutissage (fig. et de tracer la courbe limite de formage (fig. Figure 6 : mode de déformation 98 . II.6).5).Chapitre IV Emboutissage La position : La position de la rupture est primordiale si l’on souhaite étudier de manière réaliste une rupture. L’allongement uni axial.2. La distorsion pure.7). la grille de Caillot entraîne la création de parallélépipèdes et d’ellipses (Fig. Le rétreint. On distingue principalement.

ESSAIS SIMULATIFS Ces essais ont pour but de mesure. LES ESSAIS SPECIFIQUES D'EMBOUTISSABILITE De nombreux essais spécifiques ont été imaginés et utilisés pour juger l'aptitude d'une tôle à subir l'opération d'emboutissage.8) Dans ces essais. 99 . a) essais d’expansion : on distingue deux catégories d’essais d’expansion ou de traction biaxiale.2. Rp 0.2. obtenir à partir de ces essais de traction des informations complémentaires sur les caractéristiques intrinsèques du matériau comme le coefficient d écrouissage n et le coefficient d’anisotropie r II. A%) on peut.1. ESSAIS ELEMENTAIRES Dans Cette catégorie on classe les essais des tôles qui font appel à la sollicitation simple (traction uniaxiale traction biaxiale expansion. traction compression retreinte) permettant de déterminer les propriétés mécaniques des tôles (Rm.Chapitre IV Emboutissage Figure 7 : courbe limite de formage II. II.2.2. sans frottement.on distingue trois catégories d’essais d’emboutissage. Nous les avons classés selon le mode de déformation prédominant . par gonflement sous l’effet d une pression hydraulique d’un flan bloqué sur une matrice ouverte (essai Jovignot ou bulge tests) (Fig.  essais d’expansion par gonflement (N F A 03-601) Ces essais s’effectuent. on mesure en général la hauteur maximale hm de embouti lors de l’apparition de la rupture. également. ainsi que la pression maximale d’emboutissage.2. la Capacité de la tôle à former un embouti de forme simple en se rapportant aux principaux modes de déformation et a leur combinaison (expansion et retreint).

25.9) Pour cet essai on utilise un échantillon circulaire dont les diamètres sont échelonnés de 0. Les dimensions des outils dépendent de l’épaisseur de la tôle à essayer. Jusqu’au moment où le godet casse en cours d’emboutissage. Les principaux sont les suivants : 100 . puisque la plupart des essais simulatifs proposés pour juger l’aptitude des tôles à s’emboutir fait intervenir simultanément ou successivement les différents modes de déformation. Les essais les plus utilisées sont :  essais de rétreint sur poinçon à fond plat (essai SWIFT) (fig. En augmentant progressivement le diamètre du flan.25 à 0. Ces essais s’effectuent. b) essais de rétreint : Ces essais permettent de bien Juger l’aptitude du métal à se déformer par retreinte. on obtient un godet de plus en plus profond.Chapitre IV Emboutissage Figure 8 : essai Jovignot ou bulge tests  essais d’expansion sur poinçon. avec frottement de la tôle sur un poinçon de forme hémisphérique ou ellipsoïde qui s’enfonce dans un flan bloqué sur une matrice ouverte. Ce qui donne le diamètre critique du flan pour un outillage donné Le rapport du diamètre du flan Dm au diamètre du poinçon dp est le rapport limite d’emboutissage (Limiting Drawing Ratio) L D R =Dm/dp FIGURE 9 : ESSAI SWIFT c) essais mixtes: Cette catégorie est la plus utilisée.

poinçon hémisphérique dp = 20.Le flan est bloqué sur la matrice par un effort de 1000 daN.5 25 + e 7.flans circulaires de diamètre 60 mm.4 mm.5 . On détermine un coefficient d’emboutissage n = Dr / Do. . Tableau 2 : Dimension de l’outillage pour l’essai KWI Epaisseur n de la tôle (mm) Poinçon : diamètre dp Rayon rp Matrice : diamètre dm Rayon rm Serre-flan:diamètre dh Diamètre du trou de l’éprouvette D0 e<1 25 3 27 0. rapport du diamètre de la coupelle rompue (Dr) au diamètre du flan initial (Do) (fig. sans serre-flan surfaces d’outils polies. cet essai consiste à emboutir une coupelle avec un poinçon cylindrique à fond plat muni d’un ergot de centrage dans un flan bloqué sur la matrice et percé d’un trou.5 40 + e 55 + e 12 16.matrice conique d’ouverture 2α = 60° et de diamètre dm = 24. lubrifiés. 101 .64 m .  FIGURE 10 : ESSAI FUKUI ET RUPTURE CARACTERISTIQUE essai d’expansion d’un trou K W I. On arrête l’essai lorsque la première amorce de fissure apparaît au bord du trou central et on mesure l’allongement Circonférentiel Ac % du bord du trou Ac%  D f . Les dimensions des outillages dépendent de l’épaisseur des tôles essayer (tableau 2).10).100 Do avec Do et Df diamètres du trou respectivement à l’état initial et l’état final.Le poinçon est lubrifié.les éprouvettes de forme carré ou ronde de diamètre 60 à 80 mm.5 1<e<2 2<e<3 40 55 5 7 44 61 1 1.Chapitre IV Emboutissage  essai de coupelle conique Fukui Les conditions d’essai sont les suivantes : . . .Do  .

une limite élastique faible des allongements importants et une faible résistance à la compression tangentielle sous le serre flan (c’est à dire une bonne aptitude au rétreint). Ces emboutis sont généralement de forme simple mais de dimensions nettement supérieures à celles des essais simulatifs (boîtiers.3. . Les matériaux pour emboutissage. etc. bacs. Les critères rationnels : Ce sont les plus difficiles et les plus coûteux à déterminer mais ce sont eux qui offrent le meilleur jugement face à l’emboutissabilité d’une tôle. doivent posséder une résistance à la rupture très élevée pour résister à la traction uniaxiale. II. LES CRITERES D’EMBOUTISSABILITE Ces critères ont pour but de juger l’aptitude d’une tôle à subir les différentes déformations possibles d’emboutissage.3. Il en existe deux : les coefficients d’écrouissage « n » et d’anisotropie « r ». On considère deux types de critères : Les critères conventionnels : Ce sont les plus rapides et les moins coûteux à mettre en œuvre car il s’agit de simples essais sur le flan tendant à reproduire autant que possible les déformations survenant sur presse.3.).…). Ils sont emboutis sur des presses industrielles dans des conditions suffisamment précises pour permettre des mesures de laboratoire (mesure des déformations.2. Rappelons que l’écrouissage augmente la résistance à la rupture ainsi que la limite élastique qui se rapproche ainsi de la résistance à la rupture. II. de la taille des grains.Chapitre IV Emboutissage II.1. carters. ESSAIS EXPERIMENTAUX Ces essais cherchent à reproduire les opérations industrielles d’emboutissage en mettant en jeu les différents paramètres opératoires. de la structure cristallographique ainsi que des éléments constitutifs du métal. On utilise principalement les essais de traction et de dureté pour déterminer des caractéristiques indispensables du métal. des efforts des profondeurs. Le coefficient d’écrouissage n : il est lié à la consolidation du matériau. On parle dans ce cas des critères d’emboutissabilité. 102 . ASPECTS METALLURGIQUES L’étude de l’emboutissage suivant l’aspect métallurgique tend à mettre en évidence une relation générale entre l’influence des caractéristiques du métal et les performances obtenues sur presse.

La figure ci-dessus (fig. en effet elle agit sur la limite d’élasticité et la résistance à la traction qui sont des critères (conventionnels) de l’emboutissabilité. si elle est élevée.  Ce coefficient. de même que l’ensemble de leurs caractéristiques. Il est appelé « peau d’orange (fig. l’emboutissabilité de la tôle sera meilleur. Figure 11 : Variation de r en fonction du sens de laminage. INFLUENCE DE LA STRUCTURE DES TOLES Les tôles minces sont des agrégats poly cristallins. II. la tôle ne possède pas les mêmes propriétés mécaniques suivant la direction considérée.3.Chapitre IV Emboutissage L’anisotropie r : Du fait de l’orientation préférentielle des cristaux. Influence de la taille des grains : La taille des grains est l’un des paramètres les plus important. Il faut cependant noter que si les grains sont trop importants. 103 . Ainsi. un défaut de surface apparaît.12)» et se caractérise par une surface floue et onduleuse. indiquerait donc une forte résistance à l’amincissement de la tôle et une grande capacité à la déformation avant la striction. Ces courbes représentent les 3 cas possibles dans le cas d’un acier extra doux pour emboutissage. Il en résulte aussi une perte de l’équilibre des déformations entre la largeur et l’épaisseur lors d’un essai de traction uni axiale. plus la taille des grains est importante.2.11) montre la variation du coefficient d’anisotropie r dans le flan de la tôle avec la valeur de l’angle φ entre la direction d’un essai de traction et le sens du laminage. Leur emboutissabilité. dépend pour une grande part de ces agrégats.

est responsable de l’orientation cristallographique des grains et donc des directions préférentielles de traction ou autres essais similaires.A%… L’écrouissage de la tôle survenant lors d’un recuit ou d’un laminage. Il intervient non seulement au niveau du coefficient d’écrouissage mais également sur les caractéristiques Re. Figure 13 : retour élastique Afin d’obtenir une pièce de dimensions conformes aux attentes. Afin d'atténuer ce phénomène. On parle alors de retour élastique (fig.13). 104 . Il faut ajouter que ce phénomène est d'autant plus important que la limite élastique du matériau est elle même élevé (cas des aciers inoxydables par rapport aux aciers doux). il est donc important de prendre en considération ce phénomène. la pièce ainsi formée n’est plus soumise à la force de maintien. Rm. l'étirage en fin de gamme ou le maintien prolongé du poinçon. il est courant de recourir à certains artifices tels que la frappe du rayon.Chapitre IV Emboutissage Figure 12 : L’aspect peau d’orange. Influence de la structure cristallographique : L’orientation cristallographique est un paramètre non négligeable. Il se produit alors un retrait de la matière dû à la déformation élastique du flan primitif et résultant de contraintes résiduelles après formage. Le retour élastique : Lorsque le poinçon se retire après la phase de mise en forme.

eM )1/2 Le rayon sur la matrice : Ce paramètre a une très grande importance autant pour la qualité de l’embouti que pour la répartition des forces.1. l’emboutissage n’est pas fiable. Le jeu entre le poinçon et la matrice : Le rayon sur la matrice : Le rayon sur le poinçon : La vitesse d’emboutissage : La pression du serre-flan : L’effort d’emboutissage : A ces paramètres. LES ASPECTS OPERATOIRES Lors de l’emboutissage d’une pièce. II.02 . . 105 .La détérioration du profil de la paroi. Pour l’acier : Pour l’aluminium: J  eM  0. on comprend parfaitement que dans les deux cas extrêmes cidessous.Apparition de plis sur la paroi de l’embouti. Le calcule de jeu est basé sur la formule suivante : J  eM  e0 eM : épaisseur maximale de la tôle. L’augmentation de ce jeu a une influence favorable sous l’effet du poinçon mais entraîne certains inconvénients tels que : . eM )1/2 J  eM  0. que ce soit en laboratoire ou en industrie.Chapitre IV Emboutissage II. la taille optimale de la tôle ainsi que son épaisseur. Inversement.07 . il se produit une augmentation de l’épaisseur de la paroi. En effet.Déviation du poinçon entraînant la formation de languettes sur le bord de l’embouti.04 . il faut ajouter la lubrification. (10 .4.4. plusieurs paramètres permettent d’aboutir à un embouti de bonne qualité. si l’épaisseur du flan est plus grande que le jeu qui existant entre le poinçon et la matrice. Paramètres lié à la presse Le jeu entre le poinçon et la matrice : Lorsque le jeu entre le poinçon et la matrice est théoriquement égal à l’épaisseur de la tôle. Δe0 : épaississement engendré par le retreint.(10 . il se produit un écrasement et un amincissement indésirables de la paroi. . (10 . eM )1/2 Pour métaux non ferreux : J  eM  0.

d1 ).le rayon (Rp ) est limite entre 5e et 10e Figure 16 : le rayon sur le poinçon 106 .Pour l’aluminium : r  0.Pour l’acier : r  0.Chapitre IV Emboutissage Pour r = 0 on a un déchirement du flan et pour r  (D .[(D . le défaut se retrouve sur la surface latérale de l’embouti (2) (fig.e] 1/2 .[(D .8 .d) on a la formation de plis.e] 1/2 r : rayon de la matrice D: diamètre du flan (mm) d1 : diamètre de l’embouti (mm) e : épaisseur du flan (mm).d1 ). 2 Figure 15 : Variation de l'arrondi sur la matrice Afin de déterminer le rayon efficace.9 . après emboutissage. on utilise la relation de Kaczmarek concernant la première passe : .16) . Pour les passes suivantes on a : rn  d n 1  d n 2 Le rayon sur le poinçon (Rp) : La partie de la tôle qui se trouve en contact avec le rayon trop faible de poinçon subie une diminution d’épaisseur (1) .

la pression est adaptée. Une vitesse trop faible. Ainsi. Cette altération pouvant alors se traduire par une rupture du flan. 107 .d 12 ) . en fonction de l’aspect de l’embouti : . Tableau 4 : vitesses d’emboutissage pour différent matériaux Matériau l’acier le zinc les aciers doux l’aluminium le laiton La pression du serre-flan : Le rôle du serre-flan consiste à empêcher la formation de plis sur le rebord du flan en exerçant une pression appropriée. avec : p est la pression spécifique déterminée d’après le tableau 5. (D . le rendant moins malléable. de ressorts ou de caoutchouc.S’il se produit un déchirement lors de la descente du poinçon. .2 . Une grande vitesse tend à empêcher la propagation de la force du poinçon jusqu’au niveau du flan.Si la paroi est sans plis et d’aspect brillant. il existe une vitesse optimale pour chaque métal . Dans la pratique.Chapitre IV Emboutissage La vitesse d’emboutissage : Elle se définit comme la vitesse du poinçon au moment de l’attaque de la tôle. D’après BLISS. tend à générer un écrouissage trop important sur le métal. La présence du serre-flan ne s’impose que si d  0. (D 2 .ces vitesses sont reportés dans le tableau 4.  4 (daN). il faut que le serre-flan soit bien trempé et rectifié. c’est que la pression est trop importante. c’est que la pression est trop faible. pour un embouti cylindrique de diamètre d et de flan de diamètre D. La pression est réglée à l’aide de clés dynamométriques.Si la paroi est bonne mais que les bords supportent des marques de dentures.d) . l’effort du serreflan pour différents matériaux est déterminée par la formule simplifiée suivante : Fs  p .95 . D ou Vitesses (mm/s) 200 200 280 500 750 e  0. .

l’effort est déterminé d’après le tableau 6 : 108 . de la vitesse d’emboutissage. de rayon de la matrice. de l’épaisseur et du type de matériau. On pratique pour les pièces cylindriques. Il dépend également de la pression de serre-flan.Chapitre IV Emboutissage Tableau 5 : pression spécifique Matière (flan) Acier doux Acier inoxydable Aluminium Laiton Duralumin P (daN/cm2) 25 20 12 20 16 L’effort d’emboutissage : L’effort nécessaire pour emboutir des pièces cylindriques dépend tout d’abord des diamètres de l’embouti et du flan primitif. du jeu entre poinçon et matrice et de la lubrification.

5 pour les emboutis peu profonds = 2 pour les emboutis dont h= 5 à 6r .d n . dans les tableaux de la colonne «observations».13 s S avec s section du poinçon et S surface du flan Pièces quadrangulaires FE  e.65 0.77 0.d. s’applique au 1/3 de la hauteur de l’embouti WE  0.85 0.60 0.7 0.35 (RPR : Résistance à la traction de la tôle) Emboutissage h = hauteur Pièces ovales ou quadrangulaires à grands rayons de coins.70 0.n = 2) n-ième passe 0.h.n-1  Q.67 0.Rr (2k A .64 kl Remarque : si k et k1 ne se trouvent pas dans ce tableau.50 0.e.e. 109 . FE  K.KA = 0.55 0.80 0.h.75 0. .8 1 0.h.e.86 0.74 0.r  k B .80 0.2 pour un jeu important et pas de SF = 0.75 0.Rr WE  K1. on les détermine par la méthode d’interpolation linéaire.72 0. Celle ne correspondant pas à comme pièces cylindriques d/D mais à 1.70 0.FE 1000 dn/dn-1 Q 0.KB = 0. .3 à 0.L) L’effort max.80 0.FE 1000 FE.50 0.5 FE .FE 1000 Remarque : si l’emboutissage est effectué sur presse à simple effet.5 si écoulement facile et faible SF = 1 si fortes pressions SF h = hauteur L = 2(a + b) Pièces quelconques FE  p.6 0.R r Cet effort s’applique au 1 de la hauteur de 3 l’embouti à partir du fond WE  K1.Chapitre IV Emboutissage Tableau 6 : calcul des efforts et énergies nécessaires pou une opération d’emboutissage Opération Pièces cylindriques 1) 1re passe Effort (N) Energie (J) Observations d/D 0.60 0.FE 1000 . comme pièces cylindriques en remplaçant  d par le périmètre et en prenant pour valeur de k.h.Rr WE  .7. l’effort à exercer devient la somme de l’effort d’emboutissage et de celui du serre-flan.40 k 0.

Une lubrification adaptée facilite l’écoulement de la tôle entre la matrice. en leur attribuant aussi de formules pour calculer leurs surfaces. DETERMINATION DES DIAMETRES DU FLAN ET NOMBRE DE PASSES III.les calculs s’effectuent en considérant la fibre moyenne.L’épaisseur supposée constante. Des hypothèses doivent être pris en considération : .17). III.Chapitre IV Emboutissage II. Paramètres liés à la tôle La taille de la tôle : Il est important de déterminer la taille du flan primitif pour d’une part économiser la matière et d’autre part faciliter l’emboutissage. 2 à 3 mm seront ajoutés pour le détourage (fig. . Figure 17 : pièce avec détourage III. 110 .le flan et l‘embouti auront même surface.METHODE ANALYTIQUE On répartit la pièce en éléments avec la concordance d’éléments du tableau (tableau 8). .2. il est préférable de ne pas lubrifier voir même d’augmenter la rugosité du poinçon afin d’éviter une forte déformation par expansion localisé.1. Remarque : dans le cas d’un poinçon de petit rayon.4.1. Le diamètre du flan est alors donné par : D 2  4  S ou S est la surface du flan. ainsi la surface totale du flan correspond à la somme des surfaces partielles.1. Méthode graphique. le serre-flan et le poinçon. DIAMETRE DU FLAN La détermination du diamètre du flan d’un emboutie peut être réalisée par deux méthodes distinctes : Méthode analytique.

h 4 4 .7 r  3 10 4d.r.h 2 .42 r  2d 6 2 13 4 .7 r  ou 2 .D  0.Chapitre IV Emboutissage Tableau 8 : calcul des surfaces élémentaires Elément  4 S Elément  4 S 4d .d  0.r.42 r  7 4d.3 r  2.( d1  d 2 ) 4 ou 2.r.e 5 ou 12 d2 2 2.h 111 .d  0.r.d  0.d .r.58 r  ou 4 .3 r  ou 2 .d  1.r.d1  d 2 .58 r  ou 4 .D  1.i ou 8 R.e. h 2  11 4 .i 1 d 2 8 ou S 2  4i 2   2 d d 2 1 2 2 9 2 .D  1.d d1  d 2  4 2 2 d .r.r.D  1.r.

. précédents permettent de tracer le polygone funiculaire et de trouver la distance R du C. on utilise la méthode du polygone funiculaire.8 Figure 18 : exemple de traçage avec l’application du théorème de GULDEN  Méthode de traçage : Pour rechercher R.G. on les représente comme des forces qui permettent de construire le dynamique. si r est le rayon du flan cherché. de dimension facile à estimer et situé leur centre de gravité (c.  r 2  2. de la fibre neutre à l’axe de rotation O’O. Après avoir divisé le demi profil de la pièce en éléments simples..2.3.  l  Ou encore : r 2  2 .R( l1  l   .18).5. Dans le cas de la (fig.g.d.D.  li i 1 n .7. est égale au produit de la longueur développée de cette ligne par la circonférence décrite par son centre de gravité. 112 .).. 6. R .  .Chapitre IV Emboutissage III. Les intersections des parallèles aux rayons polaires avec les lignes verticales passant par les c.1.4. on peut donc écrire que la surface du flan est égale à la surface de l’embouti.d.2.METHODE GRAPHIQUE 1ére méthode (Application du théorème de GULDEN) : La surface engendrée par une ligne plane tournant autour d’un axe situé dans son plan et ne le traversant pas..g. i  1.

On trace la droite d2 passant par α/2. entre les segments qu’elle détermine sur l’hypoténuse.  li i 1 n .h + R + 1.r) f Figurer 21 113 .  180. des arcs élémentaires peut être déterminé par les deux méthodes suivantes :  méthode analytique :(fig.4. 2 La perpendiculaire élevée en B coupe le cercle en D et devient la hauteur du triangle rectangle ACD.r sin 2r . 6.8 Remarque : il existe d’autres méthodes graphiques.19). .3. . 2 2 a Figure 19  méthode graphique : (fig. .141.g. i  1.R .On trace les deux traits relient le centre du cercle (O) aux extrémités de notre arc. R .5.h + R 2 + 1.On trace la droite d1 passant par les deux points d’intersection (A et B).41. si  90 alors a  b   .g) Figure 20 2éme méthode : (cas d’emboutissage sans collerette).21) Df 2 d 2 Si on pose : R f  rayon du flan  et R  R 2 = 2. l’avantage de celle présentée est d’être utilisable dans tous les cas: La position du c.r.7.r = R (2. 180. on obtient la droite AC et le demi-cercle de rayon AC .d.2.Chapitre IV Emboutissage Après avoir ajouté 2 R dans le prolongement de AB (dynamique). La hauteur étant moyenne proportionnelle.L’intersection de d1 et d2 nous donne le centre de gravité (c.Tan  b  .20).R.d. . on peut écrire : r 2  2 . (fig. sin  Tan   a.

22.d n1 Avec m1 et m2 sont des coefficients de réduction qui varient en fonction de métaux et du taux d’écrouissage admissible pour chaque métal (Tableau 9). porter d’un côté OA=R et de l’autre OB= 2h + R+ 1. d n  m2 . 114 . d 4  m2 .141r.d 3 .d 2 . NOMBRE DE PASSES 1ér passe : Le diamètre d1 de la première passe est égal au produit du coefficient m1 par le diamètre du flan Df : d 1  m 1 .d 1 Et ainsi de suite jusqu’au diamètre à obtenir : d 3  m2 .Chapitre IV Emboutissage Cette formulation permet la détermination graphique suivante (fig. 3) Tracer le cercle de diamètre AB.) : 1) Tracer une droite.2. 2) A partir d’un point O quelconque. 4) De O mener la perpendiculaire à AB qui coupe le cercle en C Figure 22 III.D f Passe suivantes : Le diamètre de la deuxième passe d2 est égal au produit du coefficient m2 par le diamètre de la première passe d1 : d 2  m2 .….

42 .r   2.7.h  4.75 0. 0. m2  58.7.8 0.r   d 2  14960  5149. m2  78.55 0.75  58.55.75 .r. IV.20   5149.1. 0.55 .20.58 0.6 0.6  225  142.11mm  55mm On va faire deux passes avec correction du diamètre du flan : 115 .d E .8 0.68  14960 mm 2 S 2  2. calcul de diamètre du flan : D’après la méthode analytique on : D f   4 S1  4.59 .51 0. nombre de passe : d1  D f . .85 0.6 mm 2 m1 0.81.50 0.42 mm  55 mm d 2  d1 . DOUILLE SANS COLLERETTE Donnée : m1  0.d E  0. m2  0.81mm  55 mm d 3  d 2 .75 44.57 0.53 0. emboutissage d’une douille. . m1 142. e  2 mm .7.75 0.d E . .d E  0.8 0. Rr  400 MPa a.55 m2 0. ETUDE DE L’EMBOUTISSAGE CYLINDRIQUE Le principe d’emboutissage cylindrique peut être mieux éclairci dans le cas le plus simple .r.59 mm b.55  78.9  S i 1 n 4 i  4   4   S 3  d 2  15 2  14960 mm 2 Dou : D f  4.h  2.Chapitre IV Emboutissage Tableau 9 : quelques valeurs des coefficients de réduction pour différents types de métaux MATIERE tôle d’emboutissage Ordinaire Spéciale tôle acier inoxydable Austénitique Ferritique Cuivre Laiton aluminium recuit duralumin recuit IV.55  0.80 0. 0.

d E  0.103 N  e.33 .55 donc d’après (le tableau 6).7.73     h1  26.d E 4. .73. 133.Rr et d 2 55   0.75 i Remarque : avec se diamètre du flan corrigé on ne peut pas obtenir la douille avec ces dimension .r   d 2  f 4.33 AN : FE1   .25  23 2 D 2 corrigé  2. correction de la hauteur : D f corrigé  4.36 mm .r.d 1 .5 .hcorrigé  2. .5 FE1  Q. k1=0.55 .33 0.le rayon « r » ou le diamètre dE .r1   d ' 2  f 4.75 donc k1= 0.29 mm 2eme passe : puisque on a seulement deux passe alors h2  hcorrigé  56.75.75.d E .Chapitre IV Emboutissage D fcorrigé  dE m i 1 n  55 133.r   d 2  133.75. énergie d’emboutissage : 1er passe : On a WE  K1.33  73 mm Alors : h1  1 1 133.2.33mm A partir de cette relation en détermine « h corrigé » hcorrigé  hcorrigé 1 1 133.332  2.75 donc Q=0.36 mm d. .184. donc il faut chercher le nouveaux hauteur pour chaque passe.6 d1 73 AN : FE2  0.FE d1 73   0.400  184. .r1 d1  0.d 2 . 56.2573  0.55 . .8 et 1000 D fcorigé 133.on générale la correction se fait sur la hauteur « h ». c.d E 4. donc il faut faire une correction soit pour la hauteur « h » .77 J AN : WE 1  1000 2éme passe : On a d 2 55   0.103  0.8 .55. 1er passe : on suppose que l’embouti obtenu après cette passe à un rayon r1= 25 mm et un diamètre d 1  m1 .6.2. 184.55  56.2055  0. effort d’emboutissage : 1er passe : On a FE1  K.400  175.     Remarque : puisque on a fixé la correction sur la hauteur.e.103 N 2eme passe : On a FE2  0.332  2.20  d 2 D 2 corrigé  2.h.67 d1 73 116 . .r d E  0. 0. D f corrigé  0. . .75.55 donc d’après (le tableau 6).e.33 mm 0.Rr et d1 D fcorigé  73  0. k=1 133.10 3  8291.

Remarque : le diamètre de la collerette d c  70 mm est obtenu à la première emboutie par le serre flan. 0.55  5 3mm .1 1642 mm 3             4     4       4     4     - 2   . d 2      4   4    .53  2 passe : 2 volume de la collerette: VC 2    . calcul de la hauteur des différent passes : On calcul la hauteur de l’embouti pour chaque passes par égalité des volume :  1er passe : 2 2 2 2   volume de la collerette: VC1    . 402    4     .95 J 1000 IV.1  2590 mm 3    volume restant : Vr2  7390 .1642  5748 mm3   .1  7390 mm3  volume du flan : V f    4    4      volume restant : Vr1  7390 .1       . 53 2  3   .75  40 mm . 702    4     . d12    .1   volume du fond du premier embouti : V1    4  . 0. 70     . 97  .1  2206 mm      4  volume de la partie cylindrique : Vcylindre 1  Vr1 . 56. la collerette nous empêchant d’appliquer les mêmes principes.d1  D f . m2  0. D2  f  .d1   3542  21. b.2590  4800 mm3 117 .33 .10 3  7659. m2  53 .En partant de ce flan. d1  . m1  97 . e 1 mm . 0.55 . 53  .75  30  35mm On va faire trois passes qui se déterminent par un calibrage.27 mm  .1    .d 2  d1 .V1  5748 . DOUILLE AVEC COLLERETTE Donnée : m1  0. 175. calcul de diamètre du flan : Les calculs basés sur ceux employés dans le cas précèdent nous donnent un flan de diamètre D f  97 mm .2.67 .1    . Rr  400 MPa Cette pièce ne pourra pas être traitée comme la précédente. nombre de passe : . d c     .75 . d c     .Chapitre IV Emboutissage AN : WE 2  0. c.2206  3542 mm 3 hauteur de 1er passe : h1  2 éme Vcylindre 1  . a. m2  40.d 3  d 2 .

V. APPLICATION Une entreprise de production mécanique désire la fabrication d'une grande série de couvercle en acier inoxydable. dans l’outil de calibrage (fig.1   volume du fond du deuxième embouti : V2    4  .1256  3544 mm 3 3544  28.Chapitre IV Emboutissage  2   . Le dessin est donné par la figure ci-dessous : On donne : 118 .1 1256 mm   4      volume de la partie cylindrique : Vcylindre 2  Vr2 .23).d2    .d 2  . hauteur de 2eme passe : h2  Vcylindre 2  Figure 23 : hauteurs hi des défirent passes Remarque : Pour calculer la force et l’énergie d’emboutissage on applique le même principe du premier cas.2 mm  .40 3eme passe : Il n’est pas nécessaire de calculer la hauteur de ce dernier embouti.V2  4800 . elle sera égale à celle de la pièce finie. Chaque couvercle est composé d'une partie cylindrique obtenue par emboutissage. 40 2  3  . après le planage final de la collerette.

Chapitre IV Emboutissage Rm = 50 daN/mm2 Pression Spécifique de serrage de la serre flan P = 20 daN/cm2 Questions : Q1/ Déterminer le diamètre de flan : Méthode analytique. Méthode graphique : Q2/ Donner le nombre de passes permettant l'obtention de la pièce finie : Q3/ Calculer le diamètre du flan corrigé : On considère par la suite que le diamètre du flan est au diamètre corrigé : Q4/ Calculer l'effort et l’énergie d'emboutissage (pour la première passe) : Q5/ Calculer l'effort sur le serre flan (pour la première passe) : Q6/ Sachant que l'embouti obtenue après la première passe possède la forme représentée sur la figure suivante on vous demande de Déterminer: le diamètre du poinçon Le diamètre de la matrice Hauteur minimale de la matrice 119 .

110 = 68200 2.38 2.r) = 2.10.76 4.(60)2 = 28800 Résultat Df =389.114 D2-d2 = (135)2-(120)2 = 3825 8.π.π.25=19500 2. (D-0. r2 = 8.π.d.3.r. (135+1.195.10) = 11812.π.155. (195-0. (d+1.10.10) = 9299.Chapitre IV Emboutissage Réponses : 1) a) Méthode analytique : Surfaces élémentaires (4/π).7.10) = 10178.π. (155+0. (d+0.h=4.d.10.37 mm 120 .7.r.r.π.h=4.Si (mm2) 4.7.3.r) = 2.r) = 2.7.

80  158.m 2 0.192.1 = 390.Chapitre IV Emboutissage b) Méthode graphique : (échelle : ½) Df = 2.m 2  198.80.2 mm 2) d1  Df .37 .57 mm  155 mm d 2  d1 . 0.Rm.k.8 mm FE1   .51 d1  Dfc .8.e   .m1  380.da  121 .51  193.51  198.0. 195. 0.09mm  155 mm d 2 le plus proche : donc le nombres de passes n  2 3) 4) Dfc  d2 155   380 mm m1 .85.57 .m1  389.d P1.80  127. 0.85 mm  155 mm d 3  d 2 . r = 2.0.m 2  158.

7. . .10  +  173.8 + 0.7.1.h'.r  + d' 2   S embouti    4  +  4.8 2.d 1 .2 mm avec J  1.Chapitre IV Emboutissage Tel que : k.10  193.[43205. 2.      4   Fs  16843.e  1 5) Fs   .r  + 4.2.0.7.36daN 6) Dp 1  d1 .0.7.2 Dm  195. Dfc   dp  2  2  P   .8  + 2.07 + 775. 122 .193.1.h' ] = .e  192.e  1.R.10 . S embouti = S1 + S2 + S3 + S4  =  .8 mm Dm  dp  2J Dm  192.Df  = S flan h'  141mm h  141  20  161 mm . 193.2.R d 4 4 .2.d 1  + 2.2 Hypothèse: Sembouti  Sflan S embouti =  .h'. .10 1 + 0.8 2  2 4 .8 . .

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