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Evolution des consonnes

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Evolution des consonnes le -m final s’amuit c, d et n final disparaissent : nec > ni ; ad > à ; nomen > nom !!!

exceptions sur les monosyllabes : rem > rien (m > n) t final disparaît : amat > il aime s final marque du pluriel conservée mais plus prononcée t et c à l’intérieur d’un mot s’affaiblissent et disparaissent : rotam > roue ; securum > (seür) > sûr idem pour g intervocalique devant o et u : augustum > août b intervocalique > v : habere > avoir p intervocalique > b qui passe à v : ripam > rive Cas particulier de c : - c se conserve devant o et u : corpus > corps - c devant e et i se palatalise (dégage un son yod (y)) puis passe à ky, ty, tsy puis ts > s pronocé comme dans son (c étymologique conservé dans l’écriture mais prononciation s) : centum > cent ; mercedem > merci - devant a, la palatalisation du c latin => ty, puis tch qui devient ch (ex. caballum > cheval ; capra > chèvre) u latin qui joue le rôle de consonne se change en v (ex. vinum > vin) disparition de voyelles => constitution de groupes de consonnes (ex. : debita > *debta > dette) disparition d’un s devant consonne > allongement de la voyelle précédente (tempestatem > tempête / tempest (angl.) mots commençant par s + consonne => prothèse vocalique (pron d’un phonème e en tête de mot) Ex. : schola > école ; stella > étoile ; strangulare > étrangler ; sponsa (« promise » en mariage) >épouse ; sternuere > éternuer

Introduction : Le vieux-bulgare - Intérêt de l'étude du vieux-bulgare - Les slavons. - Rôle joué par le vieux-bulgare dans le développement des langues slaves - Les manuscrits vieuxbulgares - Liste des manuscrits vieux-bulgares - Bibliographie. - Grammaires du vieuxbulgare - Dictionnaires, études du vocabulaire - Chrestomathies et anthologies Terminologie linguistique - Slave commun et grammaire comparée des langues slaves. Paléographie. - Histoire. Chap. 1. Alphabets, paléographie et orthographie : Les alphabets. - Origine de l'alphabet "glagolitique" - Origine de l'alphabet "cyrillique" - Particularités de l'alphabet " cyrillique" Valeur numérique des lettres - Abréviations - Signes diacritiques du vieux-bulgare - Signes de ponctuation du vieux-bulgare Orthographe - Orthographe normalisée. Chap. 2. Phonologie et morphophonologie : Phonologie : Caractères phonologiques du vieux-bulgare à la fin du IXème siècle - Syllabes ouvertes - Groupes de consonnes à l'intérieur d'un mot - Sonantes - Accentuation, intonation, quantité (prosodie) — Système consonantique : Mode d'articulation - Point d'articulation - Tableau des consonnes Consonnes sourdes et consonnes sonores - Consonnes dures et consonnes molles Groupes formés avec les liquides [L] et [R] .- Système vocalique : Classification des voyelles - Tableau des voyelles - Voyelles orales et nasales (voyelles pleines) - Voyelles réduites - Voyelles [L] et [R] (sonantes) -Voyelles à l'initiale - Inflexion vocalique — Morphophonologie : Changements automatiques: les alternances - Les alternances consonantiques - La palatalisation des vélaires - Palatalisation des groupes de consonnes devant voyelles palatales - Palatalisation des consonnes devant [J] - Palatalisation des groupes de consonnes devant [ J ] - Simplification des groupes de consonnes - Les alternances vocaliques - Anciennes alternances de l'indo-européen - Alternances du vieuxbulgare — Vieux bulgare tardif : Evolution du système consonantique : Développement d'un [V] prothétique. - Chute du [L] épenthétique - Durcissement de certaines consonnes Disparition d'un phonème - Tendance à la chute du [J] intervocalique - Durcissement de certaines consonnes finales. - Evolution du système vocalique : Evolution des voyelles réduites [U] et [I] - Voyelles réduites en position forte - Voyelles réduites en position faible -

La quatrième déclinaison : thèmes en *[-U] .Les cas.Les personnes .Vieux-bulgare tardif : Formes contractes Terminaisons [-STA] et [-STE] au duel .L'aoriste en [-(0)-X] .L'aoriste V ou aoriste asigmatique .Les thèmes .Les adjectifs d'appartenance . .Les genres .Les numéraux collectifs .Les aspects .Emploi .L'aoriste en [-S] ou aoriste sigmatique . Morphologie : La déclinaison nominale : Les genres .Vieux-bulgare tardif : Disparition du supin . 5.L'impératif .Complexité du système verbal .Emploi .L'infinitif .Datif .Conséquences de la chute et de la vocalisation des voyelles réduites .Le comparatif .Emploi du duel — Emploi des cas sans les prépositions : Le nominatif . . .Le participe présent passif .Adverbes numéraux Adjectifs numéraux Chap.Syntaxe du comparatif .La troisième déclinaison: thème en * [-I] .Type dur : thème en *[-A] et *[-O] -Type mou : thème en *[-JA] et *[-JO] .L'accusatif .L'aoriste .Vieux-bulgare tardif : Manuscrits vieux-bulgares de rédaction vieux-russe .Emploi .Classes verbales .Particularités .Les nombres . .Evolution .Vieux-bulgare tardif : Voyelle de liaison [E] .Le participe passé passif .Emploi — Thèmes de l'infinitif : Emploi.Emploi — Vieuxslave tardif : Evolution de la déclinaison composée — Les numéraux : Les numéraux cardinaux .La proposition temporelle — Emploi des genres et des nombres : Syntagmes .Locatif.Formes supplétives .Emploi .Génitif .Déclinaison du type dur : thème en *[ -A] et *[ -Ö] .Le supin .Le locatif .Les désinences Exemples de conjugaison .Les terminaisons .Le parfait . 3.Formes longues .La proposition relative .La proposition consécutive .Les formes longues .Déclinaison des formes courtes .La proposition causale .La cinquième déclinaison : thèmes consonantiques (créments) .Emploi .Les nombres .Déclinaison des formes longues .La voix passive .Neutres Correspondances vocaliques .Particularités .Manuscrits vieux-bulgares de rédaction vieux-russe Chap.Le génitif .Emploi .Palatalisation Aoriste des verbes athématiques .Les désinences des verbes thématiques .Vieux-bulgare tardif : Evolution du conditionnel .Masculins.Le superlatif — La déclinaison pronominale : La déclinaison démonstrative .Le futur antérieur . .Le futur .La sixième déclinaison : thème en *[-U] — Vieux-bulgare tardif : Évolution de la déclinaison substantivale .Le conditionnel .Les verbes athématiques .Emploi .Les participes passés .Emploi .Impératif des verbes athématiques .Participe présent actif des verbes athématiques .Voyelles réduites suivies de yod .Thème du présent Thème de l'infinitif -Tableau des formes verbales — Thèmes du présent : Le présent et les classes verbales . -Syntaxe du substantif verbal .La proposition complétive .La proposition conditionnelle .La deuxième déclinaison : thème en *[-O]/ -[-JO ] .Le participe passé actif.Déclinaison . 4.La déclinaison personnelle — Vieux-slave tardif : Manuscrits vieux-bulgares de rédaction vieux-russe — La déclinaison composée : Les formes longues de l'adjectif .Les formes longues .La proposition finale .Les participes présents . — La déclinaison substantivale : Les types de déclinaisons .Changement de lieu et absence de changement de lieu (prépositions et adverbes) .L'aoriste en [-X] .Emploi .Syntaxe des numéraux — Syntaxe des verbes : Nominatif .Exemples de conjugaison . Notes sur la syntaxe : La phrase simple : L'ordre des mots — La phrase complexe : Les conjonctions de coordination .Le participe parfait (participe résultatif) .Le datif L'instrumental — Emploi des prépositions : Place de la préposition .Verbes irréguliers .Les numéraux ordinaux .Les paradigmes .Déclinaison du type mou : thème en *[JA] et *[-JÖ] .Particularités .Conjugaison des verbes athématiques .Emploi .Déclinaison .Déclinaison .Emploi des cas avec les prépositions et certains adverbes .Le participe présent actif .Emploi .Instrumental.Formation de l'imparfait à partir du présent . Le verbe : Le système verbal .Antonymes. .Le plus-que-parfait -Emploi.Déclinaison . Vieux-bulgare tardif : Evolution du participe passé actif .L'imparfait -Exemples dé conjugaison .Le substantif verbal .Emploi Chap.Première déclinaison: thème en *[-A]/ *[-JA] .La proposition comparative .Emploi .Exemples de conjugaison .Déclinaison .Manuscrits vieux-bulgares de rédaction vieux-russe — La déclinaison substantivale des noms adjectifs et des noms verbaux : Les adjectifs forme courte .Déclinaison des formes courtes.

du coup. Cela provient du fait que le système « voyelles courtes/longues » du latin classique est remplacé en latin vulgaire par un système « voyelles ouvertes/fermées ». le participe futur (morituri te salutant ne peut être traduit que par une périphrase en français moderne). et le passé de type habeo panem manducatum (áio pane manducatu. de pour marquer le génitif. Mais la diphtongaison . le catalan encara ou l'italien ancora). L'adjectif. d'où « bonnement »). Disparaissent le supin. par la simplification des formes morphosyntaxiques : • les genres et cas voient une réduction progressive aux seuls nominatif et accusatif (alors qu'il y en a six en latin classique). disparaît dans la langue parlée (rosam prononcé [rosa. les formes passives de type amatus sum a valeur de présent (alors qu'en latin classique amatus sum a valeur de passé).Le latin vulgaire [modifier] Article détaillé : Latin vulgaire. certaines voyelles courtes disparaissent : caldus (calidus. Les prépositions. au niveau phonétique. Cela est dû à la réduction des cas aux seuls nominatif et accusatif. et [o] long devient « o fermé » (comme dans « zone »). « genou »). Par conséquence. En outre. « j'ai du pain mangé ». progressent : ad pour marquer le datif ou l'accusatif (eo ad Roma(m) < eo Romam). l'épithète et le génitif se placent après le substantif (le nom commun). d'où le sens « j’ai mangé du pain »). Le latin vulgaire se distingue du latin classique par le fréquent usage de la métaphore : on utilise manducare (« mâchouiller ») au lieu du classique edere (d'où « manger »). le « m » final. Les adverbes adoptent la forme en -mente (bonamente. la déclinaison du neutre est ramenée à celle du masculin. d'où l'adjectif français « chaud » ou le substantif espagnol caldo (« bouillon »). plutôt qu'écrites). Les prépositions adoptent aussi des formes analytiques telles que in hac hora (d'où le français « encore ». L'ordre des mots tend à se fixer. Le verbe prend une position médiane dans la phrase (et non finale. et des déclinaisons irrégulières s’alignent sur les déclinaisons régulières. voyelles et consonnes) avec l'augmentation des phonèmes vocaliques (c'est-à-dire les voyelles telles qu'elles sont dites. significatif de l'accusatif. Certaines voyelles longues simples se diphtonguent. Les temps du passé du subjonctif se confondent et se réduisent. et les infinitifs futur et parfait (amaturum esse et amavisse peuvent difficilement se traduire en français moderne). Certaines diphtongues se réduisent : oru(m) < aurum (« or »). Ainsi [é] court devient [è]. [é] long devient [é] court. vindré en catalan ou vendré en castillan). comme en latin classique). roza] se confond avec le nominatif rosa). le recours aux diminutifs auricula et geniculum (« oreille ». d'où « je viendrai » en français. tandis que [o] court devient « o ouvert » (comme dans « bonne »). On constate un enrichissement des phonèmes (sons. Le latin vulgaire (ou latin populaire) voit l'apparition des formes analytiques verbales avec un futur de type venire habeo (vénire áio.

et au cours des siècles suivants. Chaillé. La voyelle [y] (le « u » français. par métathèse. Après la conquête du pays en 51 av. Les consonnes sourdes intervocaliques se sonorisent : [vida] (< vita). irlandais. Ex: coudre (coudrier) < *colurus. < latin corylus. espagnol pie (<péde(m)). influence du gaulois *collos Cf.n'est pas propre au latin vulgaire. Cernay. Cependant elle est certaine. -é ou -y (dans la partie nord et centrale de la France. Les sons [v] et [z] apparaissent (vivere était prononcé [wiwere] en latin classique). parlaient le gaulois (ou. on la rencontre néanmoins dans toute la Romania : français « pied ». L'action du substrat gaulois dans l'évolution phonétique du latin de Gaule est plus difficile à déterminer. • . voire se sonorise entre deux voyelles (en Gaule) : placere prononcé [plajdzere] (d'où « plaisir »). Les consonnes affriquées apparaissent : [k] se palatise devant e et i devenant ainsi ky/ty puis tsh (en Italie) et ts (en Espagne et en Gaule). Ex: aveugle < baslatin aboculis présenté souvent. puisque les voyelles longues ne se diphtongueront qu'à partir du IVe siècle. pour l'évolution du groupe /pt/ et /ps/ qui se sont confondus avec /kt/ et /ks/. [roza] (< rosa). Neuilly. is/ (/i/ second élément d'une diphtongue). plutôt. Tournai. Certaines évolutions phonétiques décrites comme aberrantes pourraient être liées à une action du substrat gaulois. comme un calque du grec. xs/ puis à /it. La Gaule était peuplée d'une multitude de tribus celtes et belges qui. de nombreuses variantes sans doute mutuellement intelligibles car ayant un fond commun important). mais aussi des termes et expressions dont l'étymologie reste mal éclaircie et qui pourraient dans certains cas. -ai. ainsi que le suffixe de localisation -acum: noms topographiques ou noms de domaines en -ac (dans la partie sud de la France et en Bretagne) ou en -ay. Exemple : capsa > *kaxsa > caisse. jusqu'à la découverte sur le Plomb de Chamalières du terme celtique exsops ayant précisemment la même signification qu' aboculis "privé d'yeux"4. la langue des Romains (le latin vulgaire) fut peu à peu adoptée par tous. pour la plupart. J. gallois coll. puisque attestée sur des inscriptions.-C. Ne subsistent en français moderne qu'environ 150 mots courants. Le substrat gaulois [modifier] Articles détaillés : Gaulois (langue) et Langue celtique. Lors de la mise en place du pouvoir romain. sans argument convainquant. mais certains linguistes estiment que ce sont les Francs qui l'ont réintroduite en Gaule. La numération vigésimale (par vingt) proviendrait du gaulois (« quatre-vingts »). Ce phénomène sera davantage le fait de la Gaule à partir du VIe siècle..). mais le bilinguisme dut être une réalité jusqu'à la fin IVe siècle2. d'où les villes Cognac. et l'ordre sujet+verbe est fréquent. en Suisse romande et en Belgique romane3. etc. captîvus > kaxtivus > vieux français chaitif > chétif5. y du grec classique ou ü allemand) était présente en gaulois. • L'influence sur la syntaxe et le vocabulaire du latin vulgaire fut certaine : en gaulois le verbe est souvent en deuxième position dans la phrase. -ey. s'expliquer par une action du substrat gaulois. c'est-à-dire réduits à /xt.

Les Italiens. avec un lexique riche en dérivations et compositions (suffixes. présence de la voyelle [y]. avec notamment l'apparition de nouveaux phonèmes inexistants ou disparus du latin vulgaire. mais qui va aussi se substituer au /v/ du latin vulgaire à l'initiale de quelques mots d'origine latine. préfixes): Ver-cingeto-rix (« supérieur-marcheurs (guerriers)-roi »). les Catalans. un phonème /w/ apparait avec les emprunts de termes au germanique. les Occitans et les Castillans peuvent à la rigueur se comprendre entre eux. la langue gallo-romane et le germanique cohabitent dès le IIIe jusqu'au Xe siècle à l'écart des zones frontalières avec les dialectes germaniques. de sorte que si on compare aujourd'hui le breton et l'irlandais. y-compris l'occitan. L'influence des parlers germaniques sur le gallo-roman parlé en Gaule du nord a aussi eu des conséquences phonétiques. pour aboutir à guêpe en français . En Gaule du Nord.7. le francique influe dès lors sur la langue romane . « raide » (< rigidus) et « froid » (< frigidus). Exemples : « métier » (< ministerium)6. de sorte qu'on en perde l'étymologie des mots.• L'influence du gaulois explique aussi probablement la « faculté » qu'a eue la langue française à s'éloigner des mots « étymons ». Ainsi. Autres caractéristiques du gaulois : • C'est une langue à déclinaisons et conjugaisons. Du Ve au IXe siècle : influence du superstrat francique [modifier] Article détaillé : francique. différenciant en cela le français des autres langues romanes. mais ils ne pourront pas comprendre un francophone. Même s'il n'a pas pu prévaloir. et cette langue aurait modifié le protofrançais dans sa prononciation et légèrement dans sa syntaxe. et le colinguisme devient la règle. • Présence de phonèmes étrangers au latin classique : l'affriquée [ts] parfois écrite par un d barré (le français « souche » pourrait venir d'un gaulois *tsuka). linguistiques et non linguistiques [modifier] Les migrations des germains à partir du Bas Empire provoquent en partie la chute de l'Empire romain en 476 et marquent traditionnellement la fin des évolutions phonétiques communes à l'ensemble de la Romania. il resterait en français moderne moins de 1000 mots de cette origine. Ainsi le bas latin vespa vat-il devenir wespa en gallo-roman septentrional. Facteurs externes. le profane n'y verra pas de ressemblances entre les deux langues. Les langues celtes ont cette faculté de se transformer vite à travers les siècles. Les Francs des premiers siècles parlaient davantage des dialectes bas-allemand tandis que les Francs de l'époque de Charlemagne parlaient des dialectes plutôt hautallemands comme le montrent les Serments de Strasbourg. La langue gauloise est mal connue car peu d'inscriptions ont été retrouvées.

pantalons). Avant le Ve siècle. tout comme gui. pour Franko(n)? voir Franconie. Il était même de mode de donner aux enfants des prénoms germaniques. « bâbord »/« tribord » (du néerlandais bakboord). « nord »/« sud » (du vieil anglais). la zone des parlers germaniques proprement-dit s'étend vers le sud et l'ouest. Avant les grandes invasions. goupil (anc. en fait. les rapports entre Germains et Gallo-Romains sont tels que le Code théodosien (an 370) interdit les mariages mixtes. etc. le wallon et le normand septentrional sont les langues néo-latines les plus germanisées. Le picard. d'après norrois hrutr). foule. Dès le IIIe siècle notamment. La majeure partie de l'Alsace. guet (du francique waht-). en particulier. francique *hûrt. plus au nord). Parallèlement aux emprunts au latin. destiné à empêcher la liaison avec la voyelle du terme précédant. « Louis ». Ainsi. Voir aussi la Liste des graphies des phonèmes du français. la Flandre. « heurt » (prob. alors que ces lettres furent employées couramment en ancien français (Voir La Chanson de Roland dans son texte original). mais comme le cas précédent. les mots d'origine germanique tendent à devenir moins nombreux : « sûr »/« sûre » (au sens d'amer/amère. etc. Les Francs. le Boulonnais sont gagnés au germanique avant que celui-ci recule par endroit au Moyen Âge. De même. allemand Franken). renard). mode qui se perpétua. grand nombre. est une latinisation du francique Franko qui date du IIIe siècle (Franko. en Gaule du Nord. puisqu'au IXe siècle neuf personnes sur dix portent un prénom d'origine franque (exemples « Charles ». par exemple. jugées trop germaniques. Du Ve au IXe siècle. des lètes germaniques s'installent en Gaule du nord. voir aussi l'anglais shop). « Guillaume ». Cependant. et les édits d'Honorius (fin IVe-début Ve) interdit le port du costume barbare en ville (manteau de fourrure. puis les Carolingiens sont bilingues. Au niveau graphique par exemple. « maint »/« mainte » (< *manigipô. la langue gallo-romane et le germanique cohabitent souvent.cf. occupèrent de hautes fonctions dans l'administration romaine et dans l'armée. Le mot Francia lui-même. le phonème /h/ « expiré » (par une fricative vélaire sourde [χ] ou par une spirante laryngale) apparait avec l'emprunt de mots germaniques. C'est cette influence germanique qui distingue la langue d'oïl de la langue d'oc. Aujourd'hui. alors que le français officiel tend à se rapprocher du latin sous l'action des clercs et des érudits dès la fin du Moyen Âge et surtout à la Renaissance avec l'emprunt de nombreux termes au latin classique . d'autres sont en garnisons dans l'armée romaine aux frontières terrestres mais aussi maritimes de l'empire. influencé par le terme germanique hôh équivalent. cheveux longs.central (et wêpe ou vêpe. cousin de l'allemand sauer). le néerlandais et l'allemand : « boulevard » (du vieux néerlandais bolwerk). qui devait désigner probablement une zone imprécise en Gallia Belgica. « Richard » et « Robert »). à l'origine de la dynastie mérovingienne entre autres. par exemple haut. anglais many). « échoppe » (du néerlandais. par contamination de mot d'origine latine. Hugues Capet (Xe siècle) qui était de mère saxonne. mais aussi au latin populaire par l'intermédiaire de la langue italienne. ce phonème est réduit au H graphique dit « aspiré ». Les Mérovingiens. certains mots d'origine germanique ont pénétré le français par le biais des langues modernes que sont l'anglais. De même. néerlandais menigte. le français moderne a cherché à éliminer les lettres k et w. de nombreux mots d'origine franque et germanique en général seraient entrés en latin vulgaire bien avant les grandes invasions8. y-avait-il de nombreux contacts entre Germains rhénans et Romains notamment en Gallia belgica. une très grande partie de la Lorraine. semble avoir été .

et l'ancien français « thiois » et l'italien tedesco > « tudesque » (XVIIIe siècle). n'est par contre plus productif pour créer de nouveaux mots. La dérivation morphologique avec les suffixes en : • • • -ard. est. elle en est la plus éloignée. trouillard. brun. les alternances t/th et eu/eo/io reflètent des tentatives diverses de transcrire des sons absents de l'alphabet latin). La première mention de l'existence d'une langue romane ne date que de 813. la Séquence de sainte Eulalie. fränkisch. Il faut attendre entre 880 et 881 pour le premier texte littéraire. même racine que le deutsch allemand. guerre). gars/garce/garçon. La substance du superstrat francique [modifier] Les changements linguistiques observables en français attribuables au superstrat francique sont : Le vocabulaire avec l'introduction de mots comme les adjectifs de couleur : blanc. des termes relatifs à la structure sociale ou aux tactiques militaires: auberge. on rencontre aussi thiotisca et theodisca.le premier souverain de France à avoir eu besoin d'un interprète pour comprendre le francique. du francique hard (« dur »): chauffard. angl. C'est en effet à cette époque qu'en France on prend conscience qu'on parle une langue différente du latin. flanc. généralement tous les mots en <h> aspiré et en <gu> dur (haine. maréchal. ouest . gris . encore qu'on puisse considérer que la langue de ce texte est plus du picard que du français lui-même[réf. propre au français. de toutes les langues romanes. englisch. sud. c’est-à-dire dans la « langue rustique romaine » (« langue romane de la campagne ». all. angl. qui impose désormais de prononcer les homélies dans les langues vulgaires au lieu du latin — rusticam Romanam linguam aut Theodiscam. anglais < anglois < anglisk (cf. masculins -ois. English) . réuni à l'initiative de Charlemagne. cependant il s'est confondu avec le suffixe latin -ot à cause de l'érosion consonnantique (Il est devenu homophone) et de la proximité de sens. C'est le bilinguisme dans l'armée qui explique pourquoi les Serments de Strasbourg de 842 furent écrits en romana lingua et en teudisca lingua (teudisca. quo facilius cuncti possint intellegere quae dicuntur. blond. lors du concile de Tours. -aud (du francique -wald) de nature péjorative. fief. nécessaire]. forme de protofrançais nommée roman ou gallo-roman (pour la France) ou dans la « langue tudesque » (tiesche langue en ancien français) pour l'Allemagne — afin que tous puissent plus facilement comprendre ce qui est dit. ancien féminin -esche proviennent généralement du francique -isk comme dans français < françois < frankisk (cf. frankish). Cette romana lingua ne ressemble pas beaucoup au français moderne. les points cardinaux: nord. on estime généralement que les Serments de Strasbourg sont le premier texte écrit en protofrançais (ou romana lingua ou encore roman). ais. all. probablement parce que. criard. mais elle en est l'ancêtre. Ce suffixe produit des mots péjoratifs d'une intensité réelle et est encore productif dans la langue moderne. Hormis les glosses de Reichenau (VIIIe siècle) et de Kassel. bleu.

direction. mistake. et la diphtongaison des voyelles longues en milieu de mot (phénomène attesté à partir du VIe siècle) : murus > murs (masculin singulier). fuers).de *missi. fŏris. máre > *maer > mer. etc. Le < h > graphique a été réintroduit dans les siècles suivants soit par souci étymologique (p. ceci a eu pour conséquence l'amuissement ou la chute de la voyelle finale. alors que « on » issu de l' étymon homo. anglais chamberlain). italien -ese) issu du latin -ens(is).de fĭr. mélange/mélanger (du verbe mêler). : forcené (anc. tout comme dans la plupart des langues romanes réapparaît. Cette prononciation du [h] s'est atténuée au cours de l'ancien français.ne subsiste que dans quelques mots (mésentente. miscarry. en romanche. ome < lat. héron. huit… La consonne [w]. garder. apparait dans les mots d'origine francique et se mue [gw]. intelligence. -ange (voir anglais ou néerlandais -ing. dans les mots chambellan. cormoran. gâcher. disparu du latin tardif.• • qu'on ne doit pas confondre avec le suffixe -ais/aise (espagnol és. anglais peasant) ou encore -anum > -ain. assener). hors de. foers. sens. allemand -ung) par l'intermédiaire des dialectes d'oïl du Nord : boulange/boulanger. ne prend pas de < h >) soit pour interdire la liaison et noter le hiatus (p. pour aboutir à [g] en français moderne (et dans les autres langues romanes) : guerre. harnais. ancien suffixe -enc (de -ing comme le précédent) > -an. haïr. merlan. huis. alors que les dialectes du . avec les préfixes : • • mé(s). Il s'est confondu parfois avec -ant d'où l'alternance graphique paysan / jadis également paysant (Cf. qui finira par ne plus écrire le <h> initial dans la graphie. paysan. du lat. vidange (du verbe vider). hutte. le mot homme du français moderne s'écrivait ome (du latin hominem) en ancien français. Le « h » aspiré. etc. harnais. chambellan / jadis également chamberlain (Cf. allemand ver.au sens négatif) qui s'est confondu avec la préposition d'origine latine fors (anc. ex. hêtre.9 Ceci entraîne l'assourdissement des consonnes finales : grande > grant (d'où la prononciation [t] dans « grand homme » en français moderne). rosa > rosa (prononcé [rozë]). franç. franç. et dans certains dialectes du Nord de l'Italie. haine. mécréant. mégarde. forsené sur sen < germ. forban. mépris) et n'est plus utilisé de façon spontanée dans la création de nouveaux mots (voir anglais misunderstand. for. murum > mur (accusatif singulier). ce phonème existe aussi en occitan. Ne pas confondre avec -an < -ano issu des mots empruntés à l'italien comme artisan. La période romane avait introduit la prononciation d'un [h] dit «aspiré» dans des mots d'origine francique comme hache. cf.) ou encore pour empêcher la confusion du u (écrit jadis v) avec un v a l'initiale de mots comme huile. La prononciation voit le renforcement de l'accent tonique d'intensité en milieu de mot .(cf. mésaventure. Par exemple. sinnu. (se) fourvoyer. méfait./ four. confondu avec le latin sensus. hominem > homme. halles. ex. On observe la (ré)introduction du [y] (ü): parmi les langues romanes. etc. allemand miss-). disparue du latin vulgaire. gaulois/Gaule. rare. bon sen(s).

etc. « ou » (digrammes). se rencontre dans les langues germaniques mais pas dans les langues romanes.. de Carol(us Magnus) "Charlemagne"]. Possiblement l'usage du verbe « avoir » comme verbe modal pour former des temps du passé (« j'ai fait ». ou encore « qu » là où « k » pourrait être utilisé). C'est d'ailleurs pour cette raison qu'on appelle parfois les minuscules l'« écriture caroline » [carol-. « tu vois ».fonction du paramètre pro-drop . bourguignon. il y a aussi le k peu présent en latin mais répandu dans le Nord et en ancien français). ã. Charlemagne unifia l'écriture de l'Europe du Nord et celle du Sud en combinant les deux (le Sud n'utilisait encore que l'alphabet romain). ø. ward "pupille. C…). comme dans les langues germaniques : « je vois ». trouble" < moyen haut allemand werre. l'allemand et l'anglais conservent le [w] : allemand Ver-wirr-ung "désordre.nord des pays de langue d'oïl (normanno-picard. sauf en français. gué. champenois. gaine. .. L'alphabet que les Romains utilisaient n'avait pas de minuscules. Possiblement. les minuscules de l'alphabet dit latin sont en fait la variante nord-européenne / germanique de l'alphabet des Romains. bas-lorrain. wallon. À noter que certains termes d'origine latine avec [v] initial sont passés à [w] sous l'influence de mots germaniques analogues (contrairement aux autres langues romanes en général) : goupil. welsch "français (péjoratif)". Þ. En wallon l'ordre « adjectif + nom » est systématique. néerlandais man/men. « j'ai dit »). danois mand/man). li fil-s "le fils") absent du latin vulgaire et des autres langues romanes. warten "attendre. Graphie Aussi. il est plus fréquent en français que dans les autres langues romanes et parfois obligatoire (« belle femme ». « il voit ». il y a aussi les combinaisons françaises « eu ». cet usage est commun à toutes les langues germaniques. anglais wash "laver". La syntaxe voit la présence systématique d'un pronom sujet devant le verbe. en ancien français. ves. ñ. Cet usage du verbe « avoir » n'existait pas en latin classique. Le Nord germanique a toujours su créer de nouvelles lettres (w. L'inversion « sujet/verbe > verbe/sujet » pour former les interrogations.) ou la combinaisons de lettres pour transcrire un seul son (« ch ». à. « certaine chose »/« chose certaine ». pourrait lui aussi être un calque du germanique (voir allemand mann/man. la conservation d'un suffixe nominatif sujet (un -s étymologiquement issu du latin dans li mur-s "le mur". L'adjectif placé devant le substantif est propre aux langues germaniques. j.. « petite table »). « vieil homme ». é. castillan et italien où il y a des superstrats germaniques. salle d'hôpital". ô. ð. quand il est facultatif c'est que le sens n'est pas le même : « homme grand »/« grand homme ».).dans les autres langues romanes (comme dans veo. et correspondait aux seules majuscules (A. guiche. « grande table ». ve). alors que le pronom sujet est facultatif . d'où le double alphabet majuscules/minuscules. è. gui. garder". propre au français. B. guêpe. « ph ». qu'on retrouve aussi en catalan. waschen "laver". Le pronom « on » (de (h)om/homme). welsh "gallois". alors que le sud a toujours été plus conservateur et préfère l'ajout d'accents à des lettres existantes (ç.

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