Note de cour sur les éléments finis

04/11/2003

ELEMENTS FINIS

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Note de cour sur les éléments finis

04/11/2003

1.

RAPPEL M.M.C.
F
sur D

f

D
f

u = ud
sur Du

Voici les notations utilisées:

q α , β , γ ∈ l1, 2q
i , j, k ∈ 1, 2 , 3

Le repère fixe : R (0,x1,x2,x3)

l

Nous travaillerons dans le cadre des petites déformations, cela implique que la position de référence reste la position initiale. Les chargements peuvent être de type volumique ou de type surfacique dans le cas 3-D. La résolution d'un problème de structure consiste à étudier trois champs vectoriels ainsi que leur relation :

Ru( x, y, z) | Le champ de déplacement, noté u ( x ) = S v ( x , y , z ) |w ( x, y, z) T
Le champ des déformations noté

ε ( x)

LM ε11 = ε 21 MM Nε 31

ε12 ε 22 ε 32

Le champ des contraintes noté

σ ( x)

LM σ11 = M σ 21 NMσ 31

σ12 σ 22 σ 32

LM ε11 OP ε 22 ε13 O M ε 33 P M P ε 23P ≈ M 2 ε12 P P ε 33P M 2 ε13 P Q M P MN2 ε 23PQ LM σ11 OP σ 22 σ13 O M σ 33 P M P σ 23P ≈ M σ12 P PP σ 33Q M σ13 P MM PP N σ 23Q

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Les différentes relations entre ces quantités peuvent être schématisées par la figure suivante:
DEPLACEMENT DEFORMATION CONTRAINTE

GEOMETRIE

MATERIAU

CHARGEMENT

Dans le cas général, on montre que les équations d'équilibre s'écrivent sous la forme
div σ + f = ργ

di

qui se simplifient dans le cas de la statique à :
div σ + f = 0

di

où f est une force volumique dans le cas 3-D. 1.1. Déformation

Nous considérons

suivante :

R x 0 + dx 0 U | y 0 + dy 0 | un point voisin. Suite au chargement il se transforme respectivement S | z 0 + dz 0 V | T W x = x0 + u U R | y = y 0 + v | et M ' = R x '' = x + dx U . Ce qui donne sur un dessin la figure | y = y + dy | en M = S S |z = z0 + w V | | z' = z + dz V | T W T W
M '0 =

Rx0 U | | M0 = Sy0 V | z0 | T W

un point dans la configuration de départ et

M' M

M0

M'0 3

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Si nous faisons une étude dans le cas 2-D, nous pouvons mettre en place la relation entre les déplacements et les déformations. Nous utilisons seulement des DL d'ordre 1.
x = x0 + u x0 , y0

b

g

g b g ∂u b x 0 , y 0 gdx 0 + ∂u b x 0 , y 0 gdy 0 ∂x ∂y b x − x 0 g + bdx − dx 0 g = b x − x 0 g + ∂u b x 0 , y 0 gdx 0 + ∂u b x 0 , y 0 gdy 0 ∂x ∂y F ∂u I ∂u dx = G 1 + b x 0 , y 0 gJ dx 0 + b x 0 , y 0 g dy 0 H ∂x K ∂y
u x 0 + dx 0 , y 0 + dy 0 = u x 0 , y 0 +

b

Ce calcul peut être effectué pour les autres composantes dy,dz , dans le cas 3-D, et écrit sous la forme matricielle suivante :

dX

F dxI = G dy J = c Id + dU h dX 0 GH dz JK
FH ε + Ω IK

F L ∂u GG M ∂x GG Id + MM ∂v = x GG MM ∂∂w GH MMN ∂x

∂u ∂y ∂v ∂y ∂w ∂y

∂u ∂z ∂v ∂z ∂w ∂z

OP PP PP PPQ

I JJ JJ dX 0 JJ c x0 , y0 , z0 h J K

dU = où:

ε Ω

=

1 grad ( U ) + grad ( U ) T 2 1 = grad ( U ) − grad ( U ) T 2

On montre alors que le tenseur des déformations H s'écrit d'une façon générale :
H =

ε

+

1 2

FH ε − Ω IK FH ε + Ω IK

Dans le cadre des petites perturbations (faible rotation, faible déplacement), il suffit de prendre la partie linéaire de H.
H =

ε

Le tenseur des déformations

ε

est symétrique par construction, il est défini positif et

donc il a des valeurs propres réelles. Ces directions principales sont orthogonales. On les détermine à l'aide d'un cercle de Mohr et des mesures obtenues sur une rosette à 45°.

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σ ij est un tenseur symétrique défini positif et donc ses valeurs propres sont réelles. Contraintes 04/11/2003 Les contraintes n'ont de sens que par rapport à une facette que l'on oriente par sa normale.1. on a: σ ij facette. σ 2 . 1. On définit également la contrainte normale σ n et tangentielle σ t . Invariant du tenseur des contraintes n .2. σ 3. Les trois premiers invariants sont : J 1 = Tr σ = σ11 + σ 22 + σ 33 = σ ii J 2 = 1 F ( J 1 ) 2 + Tr σ 2 I J G 2 H K J 3 = Det σ = σ1σ 2 σ 3 notées : σ1 . Dans le cas où le vecteur où i correspond à la direction de la normal et j à la composante dans le plan de la Nous pouvons définir un certain nombre d'invariant sur une matrice et donc sur le tenseur des contraintes.Note de cour sur les éléments finis 1. Il est facile de montrer que les directions principales sont orthogonales.2. σn σt σ 5 . Si on prend comme élément de volume un parallélépipède y z x σxz σ σxy xx σ n σ est la contrainte dans le solide sur la facette de normal normal est colinéaire à un vecteur de base.

et le déviateur des contraintes.3. Loi de comportement . dont la forme correspond à celle du tenseur des contraintes pour une pression hydrostatique. translation (Mécanique des milieux indéformables). A chaque catégorie de matériau correspond un type de loi.4. σ LM J 1 MM 3 σ sp = MM MN σd J = 1 I3 + 3 σd J1 3 = σ sp + σ d OP PP = Tenseur de pression hydrostatique P J1 P 3P Q = Partie deviatorique du tenseur des contraintes. On a donc 6 inconnues et trois équations : le problème n'a pas de solution unique. qui correspond à la cission du matériau Il est facile de montrer que si 1.Loi de Hook La loi de comportement relie le tenseur des déformations au tenseur des contraintes. 1. Cela est dû au mouvement de corps solide : Rotation d'ensemble. Nous allons ici nous intéresser seulement au matériau élastique linéaire et donc à la loi de Hook : σ =M L L OP N Q ε 6 . σd = 0⇒ σn = J 1 / 3 et σt =0 Les relations de compatibilité.Note de cour sur les éléments finis 04/11/2003 On définit également le tenseur des contraintes comme la somme de deux tenseurs : le tenseur sphérique. Quand on connaît les déplacements il est simple de déterminer les déformations. Il existe des relations de compatibilité pour soulever ces indéterminations qui sont : R ∂ 2 eii = ∂ F − ∂e jk + ∂e ik + ∂e ji I | ∂j∂k ∂i GH ∂i ∂j ∂k JK | S ∂ 2 eij F ∂ 2 eii ∂ 2 ejjI |2 = G + J | ∂i∂j H ∂i∂i ∂j∂j K T Ces formules sont données sans sommation de l'indice répété. mais le Pb inverse n'est pas aussi simple : 3 composantes pour le déplacement et 6 composantes pour le tenseur des déformations.

matériau macroscopiquement homogène ex : Acier.Note de cour sur les éléments finis 04/11/2003 [L] est un tenseur d'ordre 4. F = -p n D δD les équations d'équilibre locales donnent : F = -p n Rσ | Sσ | T ij.4... 1. De plus dans le cas d'un processus adiabatique et isotherme réversible.. mais comme les tenseurs des déformations et des contraintes sont symétriques. il est possible d'assimiler [L] à une matrice [6.4.1. j = 0 sur D ij n j = − pn i sur δD En introduisant la loi de Hook et ε = 1 grad ( U ) + grad ( U ) T 2 7 .1.µ sont les coefficients de Lamè Maintenant nous allons étudier des cas simples de chargement pour mettre en évidence des coefficients ayant des sens physiques plus évidents. il ne reste plus que 21 constantes différentes pour qualifier le comportement d'un matériau anisotrope. 1.1. Définition de la loi de Hook: σ ij = λε ll δ ij + 2 µε ij λ. plastique . Matériau isotrope Aucune direction privilégiée. Donc dans un cas général. on a : ω= 1 L ijkl ε ijε kl 2 d i ∂ω ∂2ω ∂2ω = σ ij ⇒ = L ijkl = = L klij ∂ε ij ∂ε ij∂ε kl ∂ε kl ∂ε ij ω est la densité d'énergie de déformation interne.6] en utilisant une représentation vectorielle des champs de déformations et de contraintes. inox. Cas compression uniforme Le solide est soumis à un champ de pression surfacique et aucune force volumique.

σ 2 j n j = σ 2 j n j =0 sur γ 1 1 j n j = F .4. Rq : Plus K augmente plus le matériau est peu compressible. et si K = ∞ le matériau est dit incompressible. 0. S répartie sur la surface γ i . Cas traction simple Considérons une poutre cylindrique de longueur L limitée à ses extrémités par deux surfaces γ i orthogonales à l'axe de révolution.1. Il suit donc une loi de Hook. qui est appelé Module de rigidité à la compression. F est une force exercées sur la poutre à chacune de ses extrémités.σ 2 j n j = σ 2 j n j =0 sur γ 0 ij n j = 0 sur δD. 1. γ 0 m r 8 . j = 0 sur D 1 j n j = − F . b g les équations d'équilibre locales donnent : Rσ |σ | Sσ | |σ T ij. on obtient : σ ij = λ −3 p δ ij + 2 µε ij λ + 2µ si i ≠ j σ ij = 0 ⇒ ε ij = 0 ε ii = −p −p ( sans sommation sur i ) = 3λ + 2 µ 3 K si i = j σ ii = − p ⇒ Maintenant si nous calculons la variation relative de volume nous avons : V − V0 −p 1 = u i .Note de cour sur les éléments finis Il est simple de montrer que σ ij = − pδ ij est solution du problème.2. i dv = K V0 V0 D z La variation de volume pour une pression p est inversement proportionnelle à K.γ 1 . Le matériau est supposé homogène isotrope. 0 . Deux forces de traction opposées sont F = F . 04/11/2003 Calculons σ ii = J1 −3p λ + 2µ σ ii = −3p = λε ii + 2 µε ii ⇒ ε ii = en introduisant ce résultat dans la loi de Hook.

on en déduit que le coefficient de Poisson est : ν= λ 2 λ+µ b g Nous pouvons récapituler ces quantités dans un tableau : gb g E µ= = G = Module de cisaillement (cas isotrope) 2 b1 + µ g E 1 K= où ν < b1 − 2 νg 2 En inversant la loi de Hook. il est facile de montrer que le module d'élasticité ou module E l d'Young E est égal à : En utilisant ε 11 = E= mais également que : u2 ( X) = − µ 3λ + 2 µ λ+µ b g b g λ u3 ( X) = − Fx 3 + cste 2 µ b 3λ + 2 µ g λ Fx 2 + cste 2 µ 3λ + 2 µ en posant classiquement − νε 11 = ε 22 = ε 33 . et en introduisant les relations précédentes on obtient : λ= b νE 1− 2ν 1+ µ 9 . ε ii ⇒ = F 3λ + 2 µ Rε11 = λ + µ F | b 3λ + 2 µ g µ | S |ε 33 = ε 22 = b − λ g F | 2 µ 3λ + 2 µ T F ∆l = .Note de cour sur les éléments finis Il est simple de vérifier que la fonction En utilisant la loi de Hook on a : 04/11/2003 σ11 = F.. = σ 23 = 0 est solution du Pb.. σ 22 = .

Définition : Matériau orthotrope Un matériau est dit orthotrope s'il a deux plans de symétrie de comportement mécanique. il y a donc trois axes d'orthotropies...2..4... = G xz Ey d i exemple : Matériau composite (pli unidirectionnel à 0). 2. 1. bois . C'est donc la même loi de 2 1 + ν yz 1 comportement mais E y = E z . METHODE ENERGETIQUE EN ELASTICITE Pour effectuer un calcul de structure. il est nécessaire de connaître : 10 . Dans ce cas il y 9 constantes mécanique pour définir la loi de comportement. ν xz = ν xy .Note de cour sur les éléments finis 04/11/2003 ε ij = 1 + ν σ ij − ν σ kk δ ij E E ex : Expliciter les matrices de comportement en contrainte et en déformation plane.. LM MM E1 x LMε xx OP M − ν MMε yy PP MM E yxy ε zz MM2 ε xy PP = MM − ν xz MM2 ε xz PP MM E z MN2 ε yz PQ MM0 MM0 MN0 − ν xy Ey 1 Ey − ν yz Ez 0 0 0 − ν xz Ez − ν yz 0 Ez 0 0 1 Ez 0 0 0 1 G xy 0 0 0 0 0 0 1 G xz 0 0 OP PP P Lσ xx O 0 P Mσ P M yy PP 0 PM P σ zz P 0 PM Mσ xy PP 0 PM Pσ 0 P M xz P Mσ P 0 P N yz Q PP 1 P G yz Q exemple : Matériau composite (assemblage de pli à 0-90) Isotrope transverse : C'est un orthotrope mais avec une seule direction différente.

1. 2. noté C. et ainsi d'obtenir une formulation plus compacte et donc facile à discrétiser. Ce sont ces formulations qui sont à la base des méthodes par éléments finis.{0} Les champs virtuels vérifiant u ∗ x = u d admissible. noté C. A .A. 0 lq Pint ( u * ( x )) + Pext ( u * ( x )) = Pacc ( u * ( x )) où 11 .Note de cour sur les éléments finis 04/11/2003 R*l' expression des équations d' équilibre et les efforts appliqués |*les conditions aux limites S |*la loi de comportement T (1) Les différentes formulations énergétiques permettent de faire une synthèse de ces trois éléments constitutifs d'un problème de structure.A. f les forces de volume. F les forces de surface F sur Df D f u=ud sur Du Les champs virtuels vérifiant u ∗ x = 0 ej ∀x ∈ D u sont dit cinématiquement admissible à 0. Rappelle du théorème des puissances virtuelles Soit D le domaine 3-D. Principe des Puissances Virtuelles : ej ∀x ∈ D u sont dit cinématiquement ∀u * ( x ) ∈ C .

A .2.P.V.Note de cour sur les éléments finis Pint ( u * ( x )) = − tr ( σ ( x ). La loi de comportement : ε ij = M ijkl σ kl σ ij = L ijkl ε kl ou noté noté ε = M. D z tr ( L. ∀ ( x ) ∈ D u S F( x ) = Fd ( x ).V. ε * ( x )) dΩ = f ( x ). Les différentes formulations Dans ce chapitre nous allons étudier le cas d'un problème d'élasticité isotherme statique. ayant un déplacement imposé. ∀ ( x ) ∈ D F T En introduisant la loi de comportement (4) dans l'écriture du P. ε * ( x )) dΩ Pext ( u * ( x )) = f ( x ).1. 2. Formulation P. 2. u * ( x ) dS+ Du z bσ . u * ( x ) dS d 2 ( u * ( x )) d (t) 2 ) u * ( x ) dΩ Dans le cas particulier de la statique il s'écrit : ∀u * ( x ) ∈ C . n . u * ( x ) dΩ + D z DF z F ( x ). ε Les tenseurs L et M. u * ( x ) dΩ + D 04/11/2003 Pacc ( u * ( x )) = ( ρ D z z D z DF z F ( x ). ont des propriétés de symétrie. ε ( x ). Aussi pour éliminer ces inconnues nous allons choisir un champ bσ.. Les conditions aux limites : R u ( x ) = u d ( x ). on obtient : ∀u * ( x ) ∈ C . A .2.P. n g 12 . u d * ( x ) dS g sont les réactions inconnues le long de la surface. ou du bord . 0 lq Pint ( u * ( x )) + Pext ( u * ( x )) = 0 (3) C'est à partir de ce résultat et en introduisant la loi de comportement du matériau que l'on obtient la formulation variationnelle d'un problème d'élasticité. Nous allons définir les différentes relations permettant d'écrire un problème complet d'élasticité isotherme statique .σ σ = L.

Donc tout problème d'élasticité isotherme en petite déformation (indépendance du domaine envers u(x)) qui peut s'écrire Pb(I): D z tr ( L. Désormais.2.. Définition : Energie Potentielle L'énergie de déformation par unité de masse ou densité d'énergie de déformation. a 0 Pext u * ( x ) = Pdonn u * ( x ) = f ( x ). qui dans ce cas est réduite à la puissance des efforts donnés : ∀u * ( x ) ∈ c . ε * ( x )) dΩ D z Pdonn ( u * ) = La puissance virtuelle des efforts donnés La démonstration de l'équivalence entre le Pb(I) et la FV1 sera laissée à la discrétion du lecteur!!!!! 2. ε ( x ). est une fonction telle que la loi de comportement s'écrive : σ=ρ ∂ω = Lε ∂ε 13 . notée ω(ε) . ε ( x ). u * ( x ) dΩ + D e j lq e j z DF z F ( x ).u*). u * ( x ) dS Il est possible de montrer que symétrique en u(x) et u*(x). u * ) = tr ( L. En prenant un tel champ il est possible de réécrire la puissance virtuelle des efforts extérieurs. A k ( u. A 0 lq (9) où : k ( u . ε * ( x )) dΩ est une forme bilinéaire Pb ( I ) Rdiv( σ ) + f = ρ ∂ 2 u = 0 | 2 | |σ = Lε ∂t S |u( x) = ud sur | F( x ) = u | sur d T ( en statique ) Du DF admet la formulation du principe des puissances virtuelles équivalente suivante : Formulation 1 u( x) ∈ C. u* ) = Pdonn ( u* ) ∀u* ∈ C.Note de cour sur les éléments finis 04/11/2003 de déplacement virtuel cinématiquement admissible à zéro.2. nous noterons cette forme bilinéaire par K(u.

A u d δ Π d ( u ) = 0 ⇔ P . PV b g l q 14 . * ρ∂ω = σ ij ∂ε ij = tr ( σ .Note de cour sur les éléments finis * Le tenseur des contraintes σ dérive d'un potentiel. t2) le travail des efforts intérieurs un u( | |est nul T Définition de l'énergie potentielle : On appelle énergie potentielle la fonctionnelle suivante : Π d ( u ) = W ( u ) − Pd ( u ) Formulation 2 u ( x ) ∈ C. Dans un cadre plus général il est facile de montrer qu'il s'écrit de la façon suivante : ρ∂ω = σ ij ∂ε ij = L ijkl ε kl ∂ε ij − L ijkl ε th ∂ε ij kl th = L ijkl ∂ε ij ε kl − σ ij ∂ε ij Mécanique Thermique Calculons : ∂ FG 1 L H2 ijkl ε ij ε kl = IJ 1 d L K 2 ijkl ∂ε ij ε kl + L ijkl ε ij ∂ε kl i th = L ijkl ε ij ∂ε kl = ρ∂ω + σ ij ∂ε ij donc 1 th ρω ε = L ijkl ε ij ε kl − σ ij ε ij 2 bg Proposition 1 : Ri ) Pint bδu g = − δW( u) avec W( u ) = z ρωc εb u ghdω | D | |ii ) Pint FG du IJ = − d W( u) S H |iii) Dans dt Kcycledt x. ∂ε ) . t1) = u( x. ω(ε). Déterminons ω(ε) : 04/11/2003 ρ∂ω = σ ij ∂ε ij = L ijkl ε kl ∂ε ij = L ijkl ∂ε ij ε kl Nous faisons apparaître ici seulement la partie due à un chargement mécanique car nous sommes dans un isotherme.

Note de cour sur les éléments finis 04/11/2003 Le champ de déplacement qui vérifie la formulation 2 est solution du Pb(I). La démonstration de cette proposition est à faire à l'aide du travail virtuel des efforts donnés.A. Energie Potentielle complémentaire Nous rappelons que le problème complet s'écrit de la façon suivante : Pb ( I ) Rdiv( σ ) + f = ρ ∂ 2 u = 0 | | ∂t 2 | Sε = Mσ + ε th |u( x) = u sur | |σ. 2. Fd ) = σ / divσ + f = 0 ∀x ∈ D .wc(σ) * ρ∂ω c = ε ij∂σ ij = tr ( ∂σ . Rq: Cette formulation est très adaptée aux méthodes de discrétisation de type Gallerkine ou Ritz. Dans un cadre plus général il est facile de montrer qu'elle s'écrit de la façon suivante : 15 . σ . est défini par : S. n = Fdd sur T ( en statique ) Du DF Définition : * L'ensemble des champs de contraintes statiquement admissible noté S.( f . est une fonction telle que la loi de comportement (4) s'écrive dans le cas isotherme: ε=ρ ∂ω c = Mσ ∂σ * Le tenseur des contraintes σ dérive d'un potentiel . notée wc(σ) . Elle est généralement le support pour la méthode par élément finis. A .2.3. n = Fd ∀x ∈ D F l q Définition : L'énergie de déformation par unité de masse ou densité d'énergie de déformation. ε ) Déterminons wc(σ) : ρ∂ω c = ∂σ ijε ij = M ijkl σ kl ∂σ ij = M ijkl ∂σ ijσ kl Nous faisons apparaître ici seulement la partie due à un chargement mécanique car nous sommes dans un cadre isotherme.

Démonstration étape 1: On multiplie la loi de comportement par δσ ij qui est un champ statiquement admissible S.A.Note de cour sur les éléments finis ρ∂ω c = σ ij∂ε ij = M ijkl σ kl ∂σ ij − M ijkl σ th ∂σ ij kl = M ijkl ∂σ ijσ kl − ε th ∂σ ij ij Mécanique Thermique 04/11/2003 Calculons : ∂ FG 1 M ijklσ ijσ kl IJ = 1 e M ijkl ∂σ ijσ kl + M ijklσ ij∂σ kl j H2 K 2 = M ijkl σ ij∂σ kl = ρ∂ω + ε th ∂σ ij ij donc 1 ρω c ε = M ijkl σ ijσ kl − ε th σ ij ij 2 bg Définition de l'énergei potentielle complémentaire : * L'énergie de déformation complémentaire est définie par : Wc ( σ ) = ρω c σ dω D z bg * L ' énergie potentielle complémentaire est définie par : Π c σ = Wc ( σ ) − Théorème : bg Du z ( σ .(0.n).A.u d ds Toute solution σ du problème initial réalise un minimum de l'énergie potentiel complémentaire sur l'ensemble des champs statiquement admissibles. Cette solution est unique.0) et champ de déplacement réel u(x) correspondant au champ de contrainte σ réel.0) et on intègre. D z ε ijδσ ij dω = D z ∂w c δσ ijdω = δWc ∂σ ij Soit un tenseur de contrainte σ' lui aussi S.(0. On a alors : 16 .

Il y a cependant deux exceptions notables : * Les modèles à une dimension où l'ensemble des S. PV Rq: La discrétisation à partir de cette formulation par la méthode de Gallerkine ou Ritz est possible mais dans un cas général impossible à mettre en oeuvre. mais elles sont quasiment impossible à mettre en oeuvre.4.2. 2. Fd q δ b Π c ( σ ) g = 0 ⇔ P . u d ds ⇒ δΠ c = 0 g ∀σ ∈ S. A . est de dimension finie égale au degré d'hyperstaticité. mais moins précises pour trouver les contraintes. Formulation mixte Les méthodes en déplacement sont précises pour trouver u(x). Les méthodes en contraintes sont très séduisantes car précises en contrainte donc en déplacement. u d ds − σ ' ij ε ijdω = 0 D g z On prend σ '= δσ : δw c = ε ijδσ ijdω = D z Du zb δσ . ⇒ Πc σ ≥ 0 ⇒ σMσ ≥ 0 1 Πc σ = σMσdω + termes lineaires en σ 2 L'extremum est un minimum et il est unique.A.σ).Note de cour sur les éléments finis 04/11/2003 P ' ext ( u ) + P ' int ( u ) = 0 Du zb σ '. n . Etape 2: L définie positif ⇔ M définie positif bg z D b σ g est strictement convexe. * L'élasticité plane sans chargement volumique. Car il faut identifier des champs de contrainte statiquement admissible. A lf d . Formulation 2 σ ( x ) ∈ S. D'où l'idée de mettre en place une fonctionnelle en (u. On rappelle que le problème : 17 . n . pour cela il suffit d'introduire des multiplicateurs de Lagrange.

D z u ( x ) divσ dω = − tr σε dω + b g b g z u( σ. n ) ds + DF z u. δΠ c ( σ ) = 0 S. A . Fd ) q σ+ Pour relaxer la condition div f = 0 . u = Π c σ + u ( x ) f dω − tr σε dω + D D b g bg z bg zb g Du z u ( σ . n ) ds D DF D z u ( x ) divσ dω = − tr σε dω + D b g z z z b g Du z Du u ( σ . Nous allons donc faire une intégration par partie du second terme. si u est linéaire continue par morceau alors σ est constante par morceau et donc div(σ ) n'est pas définie. n ) ds + z u ( σ .( f . σ . n ) ds D ∂D = − tr b σε g dω + z u ( σ . n = Fd ∀x ∈ D F l ∀σ ∈ S. elles deviennent des conséquences de δf ( u ) = 0 Inconvénient : Nous avons introduit des variables supplémentaires λ.Note de cour sur les éléments finis δf ( u ) = 0 avec n contraintes g i ( u ) = 0 est équivalent à : δ f ( u) − λ i gi ( u) = 0 car δ f ( u ) − λ i g i ( u ) = f ( δu ) − λ i g i ( δu ) − δλ i g i ( u ) = 0 et donc : 04/11/2003 b b g g R f ( δu ) − λ i g i ( δu ) = 0 Sg i ( u ) = 0 T Avantage : on n'a plus à imposer les conditions gi(u)=0. Fd ) = σ / divσ + f = 0 ∀x ∈ D . A . Fd ds d'où : L σ . Pour mettre en évidence la fonctionnelle de Elinger-Reisner. Fd ds 18 . On dit alors que l'on a relaxé les conditions. u = Π c σ + u ( x ) divσ + f dω D b g bg z b g La deuxième intégrale étant mal commode pour une discrétisation. on introduit un multiplicateur u(x) défini sur D et la fonctionnelle devient : L σ . il faut partir du théorème de l'énergie complémentaire. n ) ds + DF z u .( f .

19 . V ⇔ δ ( Π d ) = 0 . u ( x ) = u d ( x) Cette condition est facile à réaliser. A . b g 3. δv = 0 et δσ = 0 . PRINCIPE DE DISCRETISATION Les différentes formulations ont abouti à des formulations variationnelles compactes mais continues.n). u g = Π c b σ g + z u ( x ) b f gdω + z u. P . σ = 0 avec δu = 0. elle correspond à la condition des cinématiquement admissibles. L(u. on obtient : ∀x ∈ D u . Rq : La discrétisation à l'aide de cette formulation est possible avec Gallerkine ou Ritz.P. Elle entraîne l'utilisation des éléments mixtes pour la méthode éléments finis. pour les champs cinématiquement admissible : ∀u x ∈ C . De même en faisant varier σ sur le bord de D. ∀u ∈ C. = u x / u x = u d ∀ x ∈ D u D mbg bg r Lb σ . ⇔ P .V. 3. u = Π c σ + Pd u − tr σε dω D bg b g bg bg z b g DF D Formulation 3 : δ ( L σ . A .u d ds Si on calcule δL u.Note de cour sur les éléments finis Où l'énergie potentiel complémentaire est définie par : Π c σ = ρω c x dω − D 04/11/2003 bg z bg Du z ( σ . u ) = 0.1.σ). ∀u ∈ C. GALLERKINE La méthode de Gallerkine est adaptée à la formulation variationnelle découlant du P. Fd ds − z tr b σε g dω L σ . Nous pouvons donc écrire la fonctionnelle mixte. A . ⇔ δ ( Π c ) = 0∀σ ∈ S. A . on obtient la loi de comportement du matériau : ε=ρ ∂ω c = Mσ ∂σ b g Le multiplicateur de Lagrange peut donc s'identifier au déplacement. Le principe des éléments finis étant de résoudre un problème discrétisé nous allons maintenant introduire des méthodes de discrétisation dans les différentes formulations.

ε (Pi )) dω − k u d .2.y. nous sommes passé d'un problème continu à un problème discrétisé.Note de cour sur les éléments finis 04/11/2003 Objectif : On se donne n fonctions de base {Pi(x)} appartenant au cinématiquement admissible à zéro et on cherche la solution du Pb(I) comme une combinaison linéaire de ces fonctions. 3. 3.1. Ce système peut s'écrire sous forme matricielle : K Q = F où : K est la matrice de rigidité Q est le vecteur des inconnues F est le vecteur force K ij = k Pi . Pi − k u d . Nous obtenons alors un système linéaire de n équations à n inconnues. ∈ C. L'équation mis sous sa forme matricielle correspond à la forme générale d'un problème discrétisé. RITZ Formulation en déplacement : Il suffit d'introduire dans l'écriture de l'énergie potentielle la même discrétisation que celle utilisée dans la méthode de Gallerkine. il suffit d'introduire ces notations dans l'écriture de (9) et nous obtenons alors : k ( u ( x ). de l'étude u(x. u( x) = i =1 ∑ Qi Pi ( x) + ud ( x) n ∈ C. Pi z La matrice K est symétrique. Pi Ω b où dans un cas plus général Fi = f . Pi ( x )) = Pdonn ( Pi ( x )) Il suffit alors de faire varier i de 1 à n . A. 0 u*( x) = Pi ( x) lq Le problème d'élasticité isotherme étant Pb(I) étant équivalent à la formulation variationnelle Fv(I). dans le cas où il existe des déplacements imposés on rajoute une fonction les réalisant. Pi + tr ( σ th . En effet. Pj d i g b g Fi = f . Pour obtenir les équations il suffit de calculer la variation de l'énergie potentielle : 20 .2. A.z) à l'étude de n inconnues Qi .

0 δu ( x ) = ∑ δQ i Pi ( x ) i =1 lq c b g b gh FG c b g b gh δdΠ i H c b g b gh FG b H Πp = p n 1 k u x .2. δu x − Pdon δu x 2 2 n n 1 1 = k ∑ δQ i Pi ( x ) .A. u x + k u x . u) est une forme biliéaire symétrique FG ∑ Q P ( x ) + u ( x ). u x + k u x . A .2. (c'est là que les athéniens s'atteignirent). ∑ δQ P ( x )IJ − P FG ∑ δQ P ( x )IJ H K H K F I F I F I = k G ∑ Q P ( x ).Note de cour sur les éléments finis u ( x ) = ∑ Q i Pi ( x ) + u d ( x ) i =1 n n 04/11/2003 ∈ C. u x − Pdon u x 2 1 1 = k δu x . ∑ δQ P ( x ) J − P G ∑ δQ P ( x ) J H K H K H K =k i i d i i don n i i i =1 n i =1 i =1 n n i i i i d i i don i i i =1 i =1 i =1 i =1 que l'on peux écrire sous forme matricielle en utilisant les notation précedentes = δ Q K Q −δ Q F = 0 et donc K Q = F Ce qui revient à écrire les différentes équations suivantes ∂Π p ∂Q i 3. u x − Pdon u x 2 1 = δ k u x . ∑ δQ P ( x ) J + k G u ( x ). A . Il faut donc prendre des fonctions de base qui soient S. ∑ δQ i Pi ( x ) − Pdon 2 2 i =1 i =1 c b gh c b ghIJK c b g b gh gIJK FGH b g n c b gh IJ K n FG ∑ δQ P ( x )IJ H K n i i i =1 comme k( u. 21 . Formulation en Contrainte : ∀δ Q =0 Il suffit de faire la même chose que pour la formulation en déplacement mais avec l'énergie potentielle complémentaire et une discrétisation sur le champ de contrainte. ∈ C.

Déterminons les poids. car seuls les codes de calcul formel font des intégrations exactes. Il faut donc introduire deux bases. n'utilisent pas le calcul formel. Nous allons nous intéresser au problème suivant : Déterminer l'intégrale suivante : I = f ( x ) dx −1 z 1 4. il y a des intégrations à faire. Formulation Mixte : 04/11/2003 Il suffit de faire la même chose que pour la formulation en déplacement mais avec la fonctionnelle de Ellinger-Reisner et une discrétisation sur le champ de contrainte et sur le champs de déplacement. La grande majorité des codes E. Si on utilise un ordinateur pour déterminer les solutions du système. I = ( ax + b ) dx = 2 b = w 1f −1 + w 2 f 1 ⇔ Rw + w Sw − w T 1 1 −1 z 1 b g bg 2 2 =2 =0 ⇒ w1 = w 2 = 1 Donc avec deux points -1. Méthode de Newton-Cotes Cette méthode utilise n points.répartis régulièrement sur [-1.Note de cour sur les éléments finis 3. 4. xi. nous intégrons de façon exacte un polynôme d'ordre 1. Intégration numérique Il est clair que pour résoudre le système K Q = F .1. Le Pb est de déterminer la position et la valeur des poids pour avoir une intégration exacte dans certain cas et donc : I = f ( x) dx = ∑ w i f ( x i ) −1 z 1 i Exemple: Prenons xi = -1et 1.3. avec des poids wi.1 ayant des poids égaux à 1. il faut faire des intégrations numériques.2. Mais que se passe-t-il avec un polynôme d'ordre supérieur ? I = ( ax 2 + bx + c) dx = −1 z 1 ≠ w 1 f −1 + w 2 f 1 = 2 a + 2 c 22 b g bg 2 a + 2c 3 .F.1]. Nous allons voir ici deux méthodes d'intégrations numériques dans le cas 1-D.

mais il faut prendre les points de façon symétrique à 0 et dans −1. Les domaines sont dans le cas 2-D : 23 . Prenons maintenant un polynôme d'ordre 3 et deux points : I = ( ax 3 + bx 2 + cx + d ) dx = −1 z 1 2 b + 2 d = w 1 f x1 + w 2 f x 2 3 b g b g Rw + w = 2 |( w − w ) x = 0 R w = w | | ⇔S 2⇒S |x ( w + w ) = 3 |x = − x |( w − w ) x = 0 T | T 1 2 1 2 1 1 2 1 1 2 1 1 2 3 1 2 =1 = 1 3 2 On observe qu'avec seulement deux points on intègre exactement un polynôme de degré 3 Rq : On montre que la méthode de Gauss permet d'intégrer exactement polynôme d'ordre 2n-1 avec n points. Prenons deux points x1.2. 0. w2 et un polynôme d'ordre 1 I = ( ax + b) dx = 2 b = w 1f x1 + w 2 f x 2 −1 1 2 Rw + w = 2 | ⇔ S x w + x w = 0 ⇒ deux types de solutions |x = − x T Rw = w = 1 ou Rw = 2 Sx = − x Sx = − x = 0 T T 1 1 1 2 2 2 1 2 1 1 2 1 2 z 1 b g b g Donc avec un seul point il est possible de déterminer l'intégration exacte d'un polynôme d'ordre 1.1 .Note de cour sur les éléments finis 04/11/2003 Il semble donc qu'avec deux points et la méthode de Newton-Cotes. x2. Méthode de Gauss Le principe de la méthode reste le même. A titre d'exercice on peut déterminer les poids en prenant comme points -1. un Dans le cas des intégrales double et triple cela marche de la même façon. ayant des poids respectifs w1. Rq : On montre que la méthode de Newton-Cotes intègre exactement un polynôme d'ordre n-1 avec n points. 4. on intègre seulement un polynôme d'ordre 1. 1.

L.L. E. de fonctions données sur chaque élément et non plus sur la structure complète comme Ritz ou Gallerkine.. y gQP MN0 x y 0 0 0 0 1 x LMa1 OP MMa 2 PP 0O a3 y P Ma 4 P QM P MMa 5 PP Na 6 Q . Puis on cherche des solutions comme une C. tétraèdre .Dhatt ". Nous allons développer ici dans un premier temps la méthode avec une formulation en déplacement dans le cas 1-D et 2-D en élasticité linéaire isotherme. J.1.F. Principes généraux On découpe une structure en élément de forme donnée : triangle. 5. Nous pouvons le réécrire de la façon suivante : U e = P( x.1. TECHNIQUE DE RESOLUTION 5.. La méthode par éléments finis correspond donc à un méthode de Ritz ou Gallerkine par morceau. y g = a 4 + a 5x + a 6 y | T U = LM ub x . quadrilatère.Note de cour sur les éléments finis 1 -1 -1 1 1 1 04/11/2003 0 Les valeurs des points de gauss sont données par exemple dans "Volume 1 Modélisation des structures par éléments finis.y) sont les cordonnées d'un point de l'élément considéré. y) a e 24 . Batoz et G.2. Nous prenons ici une interpolation linéaire des déplacements sur chaque élément : R ub x . y gOP = L1 NM vb x . L'ensemble de tous les éléments constitue le Maillage. (x.2. Matrices élémentaires Approximation des déplacements 5. 5. y g = a1 + a 2 x + a 3 y | S vb x .

Vk k Vi Uk Vj j Ui Uj i Elément triangle à trois noeuds Les déplacements.2. nous obtenons : U e = P ( x . ou les inconnues.2.Note de cour sur les éléments finis 5. y ) est la matrice d'interpolation ou fonction de forme 25 . en chacun des noeuds sont appelés variable nodale. Nous allons développer un exemple avec un triangle à trois noeuds. ou degré de liberté (ddl). appelé Noeud. noté [Q]: Q = q i = Ui Uj Uk Vi Vj Vk Nous pouvons relier ces ddl aux coefficients des polynômes d'interpolation q1 = a1 + a 2 x i + a 3y i et donc t Q LM 1 x i y i 0 0 0 OP L a1 O MM11 xx j y j 00 00 00PP MM PP k yk =M PP MM PP MM 0 0 0 1 x i y i P M P MM00 00 00 11 xxkj y kj PP MMa PP y QN 6 Q N t noté : Q = Pn a où Pn est la matrice nodale en introduisant cette notation dans l'interpolation des déplacements. y ) Pn = N ( x. ou d'autre point de la figure. Approximation nodale 04/11/2003 L'approximation des déplacements à partir uniquement des coefficients des polynômes d'interpolation n'a pas de sens physique évident. y) t −1 t Q e Q e Nx t Q e = Ny LM OP N Q où N ( x . Aussi pour des raisons de compréhension. on exprime les déplacements sur un élément à partir des déplacements de ces sommets.

x OP M N x . y g P MN ∂y PQ Rq : Dans le cas d'une interpolation linéaire des déplacements la matrice [B] est constante sur l'élément. isotrope et sans force de volume. dans ce cas l'énergie potentielle s'écrit : Πd ( u) = 1 2 D zε ε L dω − DF Pd ( u) Travail des efforts don z Fd uds W( u) Energie de def Nous pouvons écrire la loi de comportement sous forme matricielle : 26 . nous avons défini les déformations en fonction des déplacements. y g PP 0 PP MM ∂y PP 1 PP MM ∂vb x . Approximation des déformations 04/11/2003 Dans un cadre de petites perturbations. y g PP = MM 0 =M MM ∂y PP MM 0 MM 1 FG ∂ub x .2. y g OP OP MM ∂ub∂xx.4. y g OP MM ∂x PP LM 1 ∂v b x . y g + ∂vb x. x PP e e e NN y. y PP t Q = B t Q = CM MM N y . Approximation de l'énergie potentielle sur un élément Nous nous plaçons dans le cas de l'élasticité en déformation plane. y g PP MM ∂x b x. 5. y g + ∂vb x . Il suffit d'appliquer correctement les formules précédentes pour obtenir l'écriture matricielle qui d'écoule de la discrétisation. Pour des raisons de simplification d'écriture nous allons étudier un cas 2-D de déformation plane : ε αβ = OP LM ∂ub x .3. y) = M MM ∂y MM 1 FG ∂ub x. y g PP 0 M ∂x P PQ M ∂vb x .y Q 0 0 1 2 0 0 1 2 ε αβ LM ∂ub x .Note de cour sur les éléments finis 5. y g IJ P MN ∂x K Q N 2 H ∂y LM N x . yg ∂v PP ε( x . y g IJ PPP ∂x K Q N 2 H ∂y LM ∂ub x.2.

Nous allons maintenant expliciter l'énergie de déformation sur un élément : We = 1 2 t =1 2 e 1 = 1 t Q e t B e D B e dω e Q e = t Q e 2 2 e où K est la matrice de rigidité élémentaire. y ) U e dse t Fd ( x .Note de cour sur les éléments finis 04/11/2003 σ e = D ε e où D est la matrice de comportement On détermine la matrice [D] à partir de la loi de Hook dans le cas élastique isotrope linéaire. Si l'élément n'est pas en contact avec la frontière alors le travail élémentaire des efforts donnés est nul ( nous avons ici un chargement surfacique). We = 1t Q e 2 zε ε z ε z e t L dω e = 1 2 e z ε e σ e dω e e D ε e dω e = 1 t Q e t B e D B e Q e dω e 2 e z K e Q e K e Q e Rq : Dans le cas des interpolations linéaires l'énergie de déformation élémentaire est directement proportionnelle à la surface de l'élément considéré.Q [Q]e ne faisant intervenir ici que les variables nodales en contact avec DF.Q = Fd e . Propriétés de la matrice de rigidité élémentaire Propriétés: K K e e est symétrique positive a trois Valeurs propres nulles et trois positives 27 .5. Q e noté Fd e . y ) N dse Q e = Fd e .Q 5.2. sinon il s'écrit : Pd e ( u) = = ∂e ∂e z z Fd udse = t ∂e z t Fd ( x . L'énergie potentielle élémentaire peut donc s'écrire : Πde = 1t Q e 2 K e Q e − Fd e .

3. Assemblage matrice de rigidité L'énergie de déformation totale de la structure est égale à la somme de toutes les énergies de déformation élémentaires. qui est une e forme bilinéaire positive. cela implique que K est symétrique positive.3. Donc il y a trois valeurs propres nulles et trois positive car We est positive. Il est facile de voir à partir de la définition de la déformation en petite perturbation et dans un cas de déformation plane la formel de ces déplacements R ∂u | ∂x | ∂v R u( x. Ce qui s'écrit sous forme matricielle : 1 W = ∑ We = ∑ t Q e e e 2 K 1 Q e = t Q e 2 K t Q K t : est la matrice de rigidité globale.Note de cour sur les éléments finis 04/11/2003 étant définie à partir de l'énergie de déformation interne élémentaire. aussi bien de rigidité que des efforts appliqués. [Q] : est le vecteur contenant tous les ddl du problème Exemple d'assemblage pour une structure simple : Prenons une structure composée de deux éléments barres ayant 1ddl ui par noeuds : 28 . y ) = a − ωy ε =0⇔| =0⇔S S ∂y e T v( x. Matrices globales On appelle matrice globale la matrice correspondant à l'assemblage de toutes les matrices élémentaires. R S T U V W 5. y ) = b + ωx | | ∂u + ∂v | ∂y ∂x e T Ces déplacements rigides par éléments sont inclus dans l'approximation linéaire des 1 déplacements. 5.1. et donc l'ensemble Q e / We = t Q e K Q e = 0 est de e 2 dimension exactement trois. e We = 1 εσdϖ e = 0 ⇔ εLε = 0 ⇔ ε = 0 2D e K z Ces déformations à énergie nulle sont les mouvements de corps rigide.

qui est une fonction linéaire en [Q]e. 2 k 1 + k 11 22 k2 21 k1 12 OP 2 k 12 P P k2 P 22 Q 0 et Q De part la méthode d'assemblage la matrice K conserve sa symétrie et est strictement définie positive s'il n'existe pas de déplacements rigides.Q = Fd e . s'écrit : Fd e . Q e t Il suffit d'assembler les matrices correspondantes.3. Q = Q F t u1 0 Q = u 2 et F t = F2 u3 F3 t LM MM N OP PP Q LM MM N OP PP Q 29 . Dans l'exemple que nous traîtons avec deux éléments cela donne : Ft .Note de cour sur les éléments finis 1 2 04/11/2003 1 F2 2 3 F3 u3 u1 u2 L'énergie de déformation élémentaire à la forme suivante : We = 1t Q e K e Q e 2 où : k1 11 K1= 1 k 21 et 2 LM k11 K 2= 2 MN k 21 LM MN OP k1 P 22 Q k1 12 et u1 Q1= u2 LM OP N Q LM OP N Q LM u1 OP = u2 MN u 3 PQ OP k2 P 22 Q 2 k 12 et u2 Q 2= u3 Pour obtenir la matrice de rigidité globale.2. Assemblage du vecteur des forces appliquées Dans le cas où il n'existe pas de force volumique. nous avons montré que le travail des efforts appliqués. il suffit d'assembler ces deux matrices de la façon suivante : LM k1 11 1 K t = M k 21 MM 0 N 5.

Nous présentons ici les différents méthodes de prise en compte des condition aux limites en déplacements.3.Mais avant de lancer votre calcul il faut introduire les conditions aux limites qui auront pour objet d'éliminer les mouvements de corps rigide. Donc en optimisant le maillage.3. Nous calculer maintenant la variation de l'énergie potentielle totale.4.Q 1 Q + t Q t 2 t t Q + Q + Q − t d i δe Q j F FH K δd Q iIK δe Q j F δe Q j K δe Q j F δe Q j F ∀δe Q j ∈C. Variation de l'énergie potentielle 04/11/2003 Nous venons de décrire les différentes matrices nécessaire à l'écriture de l'énergie potentielle. Prise en compte des conditions aux limites. 5.A b0g Q − F i=0 K δ Q t t − t t 1t t Q 2 1 2 t − t t t Q − t t t t t t IJ K t Nous obtenons donc le système linéaire suivant à résoudre : Kt Q=Ft C'est ce système que résout un code de calcul d'éléments finis dans le cas de l'élasticité linéaire. 5.Note de cour sur les éléments finis 5.3. A u d / δ Π d ( u ) = 0 est solution du problème l q b K t g l'énergie potentielle total est donnée par : Πd = 1t Q 2 Q − Ft .1. Méthode brutale 30 .3.Q δ Πd = δ = 1 b g FGH 2 t Q t 1 δ 2 1 2 K e QjK = δe Q j K = δe Q j K = δe Q j K = δe Q jd K t t 1 2 t t t t Q − Ft . Si vous ne bloquez pas suffisamment de ddl le système n'a pas de solution unique et le calcul plante. vous réduisez la taille du système à résoudre et donc vous gagnez du temps calcul !!!!. qui nous donnera la solution du Pb(I) : u ( x ) ∈ C.4.

en les remplissants de zéro et la ième coordonnée du second membre. Nous allons imposer qi =qd qui est le ième ddl ( qd peut être nul). plutôt que de trouver un solution exacte on va prendre une solution approchée de très bonne précision. modifier la matrice de rigidité sur toute une colonne et toute une ligne.2. Cette méthode nécessite (n-1)2.L. Avant la prise en compte des C. pour appliquer cette méthode. le système s'écrit : Kt Q=Ft Nous allons introduire qi =qd dans l'écriture matricielle : K t = kij t devient : … k11 k 1( i − 1) k i − 1)1 … k ( i − 1)( i − 1) 0 k ( i − 1)( i + 1) … k ( i − 1 n … … K = 0 0 kii 0 0 k i + 1)1 … k ( i + 1)( i − 1) 0 k ( i + 1)( i + 1) … k ( i + 1 n kn1 … kn( i − 1) 0 kn( i + 1) … knn LM MM ( MM ( MN 0 k 1( i + 1) … k 1n OP ) P PP ) PP Q F t = fi t devient : f1 F = fi = kii * q d f ( i + 1) fn LM MM MM MN f ( i − 1) OP PP PP PQ Il faut donc. 5. Méthode de pénalisation Cette méthode est basée en gros sur le même principe mais. Il suffit de pénaliser le coefficient kii par un terme très grand devant ceux de la matrice de rigidité et d'ajouter à la ième cordonnée du second membre un terme: 31 . Cela réduit la performance des algorithmes de résolution des systèmes linéaires.4. Cette méthode n'est pas utilisée dans la pratique.3.+1 opérations et à pour conséquence d'augmenter considérablement la largeur de bande de la matrice.Note de cour sur les éléments finis 04/11/2003 C'est la méthode la plus simple sur le plan de la conception mais la plus complexe à mettre en oeuvre numériquement.

Fv = Q K t Q − Ft .4. que l'on écrit sous forme vectoriel : t LMλ OP = N Q 1t 2 λ1… λ r Nous avons donc n+r inconnues dans le nouveau problème qui s'écrit sous la forme :. Méthode Lagrangienne Cette méthode est la plus élégante car elle consiste à relaxer les conditions aux limites et à introduire de nouvelles variables.d. Ces relations peuvent s'écrire sous forme matricielle de la façon suivante : R r×n Q = S Il faut donc introduire r multiplicateur de Lagrange. car elle comporte uniquement deux changements dans les matrices et ne modifie pas la largeur de bande. 5.3. Cette méthode est souvent utilisée dans les codes de calcul.Q + t λ FH R Q − S IK r×n qui en calculant la variation de la fonctionnelle devient : 32 .Note de cour sur les éléments finis 04/11/2003 K t = kij t devient : F t = fi t devient f1 K = LM MN k 11 kii + k kn1 k 1n knn OP PQ f (i − 1 F = fi + k * q d f (i + 1 fn où k = 1010 * maxb kijg: LM MM MM MN OP ) P PP ) PP Q Avec cette méthode on obtient : F G k − ∑ q qi = qd G GH k + kii l prive de i q l d I fi J kil + JJ ≅ q d e1 + ε j kii + k ek + kiijq K Cette méthode est plus efficace que la méthode brutale.3. Supposons que nous avons r conditions aux limites et n d.l.

Q = LM u1 OP NM u 2 QP . K = u2 LM k NM − k −k OP k Q P .Q + FH R Q − S IK IJ λ r×n JK R r×n Q j Q t S =δ t Q K t Q − F t t R r×n Q j t Q t R t r×n S t t t t λ ∈C. Exemple : 1 1 2 F2 u1= ud Dans cet exemple simple cela donne: [R]=[1 0].δF GH JK GH LM R OP LM0OP P M λ P MS P MPMP MN N Q N Q Q N Q N Q F Ie H K R t Q − F t t r×n t Q − Ft . δ G λ J ∈C.Note de cour sur les éléments finis 04/11/2003 t F 1t δ e FV j = δ G GH 2 Q =δ t Q t K K j + δFGH λ IJK e F I δc h − δG λ J + λ H K F Ie j + δFGH λ IJK e H K F I + δc h λ − δG λ J H K F I F I =0 ∀δ G Q J . [S]=u NM F2 QP d et donc le système à résoudre est : 33 . Montrons sur un exemple simple la mise en pla ce de cette méthode.A 0 IJ K ej L'inconvénient principal est d'avoir introduit des inconnues supplémentaires. F = LM0 OP . A e0j H K H K LM L O t L O OP MM NM K QP NM R QP PP LQO − L FO = 0 ∀δF Q I .

34 . − k 1 u1 0 k 0 u 2 = F2 0 0 λ ud OP LM PP MM QN OP PP Q LM MM N OP PP Q Dans ce cas le multiplicateur de Lagrange que nous avons introduit correspond à la force de réaction en 1. Approximation conforme Pb : A quelles conditions peut on affirmer que : Π dt = ∑ Π e ou Wt = ∑ We elt elt Considérons le cas 1-D pour y voir plus claire . M(x) et M'(x) sont continus s'il n'existe pas d'efforts ou de moments ponctuels aux extrémités. L'énergie de déformation d'une poutre en flexion est : Wfl = EI x2 = F GG Me x j v ′e x j x x 2H 1 2 x 1 z e v′′e xjj2 dx = 21 z Me xjv′′e xjdx x1 2 1 x2 − M′ x v x e j e jx x 2 1 + x2 x1 z M ′′ x v x dx I e j e j JJ K Il faut donc que v(x) soit deux fois intégrables sur l'élément. et donc leurs énergies de déformation: LM M1 e x j v ′1 e x jOP x − LM M ′1 e x j v1 e x jOP x + xz M ′′1 e x j v1 e x jdx 2 W fl + 2 W fl = N Qx N Qx x LM M 2 e x j v ′ 2 e x jOP x − LM M ′ 2 e x j v 2 e x jOP x + xz M ′′ 2 e x j v 2 e x jdx + N Qx N Q x x2 1 2 2 2 2 1 1 1 3 2 3 2 3 en regroupant les termes de raccord.4. On demande donc que v(x) soit deux fois intégrables sur l'élément et seulement qu'elle soit à dérivée continue aux extrémités Def : Un élément vérifiant ces propriétés de continuité est dit conforme. on observe que : M1 x 2 e jFH v ′1 e x 2 j − v ′ 2 e x 2 jIK et M ′1 x 2 e jFH v1 e x 2 j − v 2 e x 2 jIK Il est claire que si v(x) et v'(x) ne sont pas continue il y a stockage d'une énergie finie à chaque raccord qui peut être assimilée à une rotule.Note de cour sur les éléments finis 04/11/2003 LM k MM − k N1 5. Maintenant assemblons deux éléments.

1. pour permettre une meilleur compréhension de la méthode par éléments finis et de ces résultats.Note de cour sur les éléments finis 04/11/2003 Rq : Dans le cas d'énergie dépendant d'un gradient. Cet élément est utilisé pour traiter les problèmes de traction-compression dans une barre. Nous rappelons que dans un maillage il est possible d'utiliser uniquement des éléments ayant les même degrés d'interpolation pour la géométrie et pour les déplacements. 6. élasticité.1. 1 2 q En utilisant les notations classiques 1 2 2 We = ES u ′ x dx 2x 1 1 q2 x z c b gh u x = a1 + a 2 x u x = N1 x q1 + N 2 x q 2 = N i x q i bg bg bg bg bg qi est le déplacement du noeud i dans le repère lié à la barre.1. Barre à champ linéaire (2 noeuds) C'est l'élément le plus simple : il est composé de deux noeuds ayant chacun 1 ddl. Pour pouvoir assembler des matrices de rigidité élémentaire il faut pouvoir les expliciter. il suffit que u(x) soit continue. c'est ce que nous allons faire maintenant. L'interpolation des déplacements sur l'élément est linéaire. Quelques éléments Nous allons ici présenter complètement un certain nombre d'éléments. 6. Elément 1-D 6. Il est facile de déterminer les fonctions Ni(x) à partir des relations suivantes : R ub x1 g = q1 ⇔ R N1 b x1 g = 1 et R N1 b x 2 g = 0 | S u b x 2 g = q 2 | N 2 b x1 g = 0 | N 2 b x 2 g = 1 S S | | | T T T R N 1 b x g = 1 − x − x1 | L S | N 2 b x1 g = x − x 1 | L T 35 .

D MN N 2 . K ref = z M ES 1 1 P MM PP N 2 2 Q MN − 2 −1 ES N2 Q 1 − − 1 2 1 2 OP PP Q et donc la matrice de rigidité élémentaire 36 . Ce problème est résolu en utilisant un élément de référence : r -1 1 r est la coordonnée intrinsèque de l'élément de référence. Il est simple de passer de l'élément de référence à l'élément réel à l'aide du changement de variable suivant : x = x1 1− r 1+ r + x2 2 2 = x1G 1 r + x 2 G 2 r bg bg où les Gi sont appelées les fonctions d'interpolation géométrique. c'est pourquoi on parle d'élément Isoparamétrique. Ni(x) pour obtenir : RG1 b r g = N1 b r g | SG 2 b r g = N 2 b r g | T Dans ce cas particulier les deux couples de fonctions sont identiques. à chaque longueur d'élément correspond deux fonctions de base. Il apparaît donc que les fonctions de base ainsi définies dépendent de l'élément. r OP. Il suffit alors de faire ce changement de variable dans les fonctions d'interpolation des déplacements. r PQ LM 1 OP L1 LM − 1 1 OP dr = ES MM 2 2 . en reprenant les notations classiques : K ref = t 1 −1 z t B D B dr = B = LM N1. L'interpolation en déplacement est la même que l'interpolation géométrique. Calculons l'énergie de déformation sur l'élément de référence : 1 du r 1 Wref = ES dr 2 −1 z FG b g IJ 2 dr H K du du dr = dx dr dx dx L dx = dr = dr dr 2 On peut maintenant calculer la matrice de rigidité élémentaire de l'élément de référence. Cette dépendance rend difficilement programmable de tel fonctions.Note de cour sur les éléments finis 04/11/2003 L est la longueur de l'élément considéré.

Il donne une solution exacte dans le cas d'une force appliquée à l'extrémité de l'élément.Note de cour sur les éléments finis x2 x1 04/11/2003 K e= z t B e D B e dx L dr O LM N1. x PQ M N 2 . r dx PP = 2 B t Be= MN N 2 .2. Barre à champ quadratique (3noeuds) Cet l'élément est composé de trois noeuds ayant chacun 1 ddl et l'interpolation des déplacements sur l'élément est quadratique. 6.1. Il est facile de déterminer les fonctions Ni(r) à partir des relations suivantes : 37 . r dr P L NM dx QP x K e= x1 z 2 t B e D B e dx = 2t 2 2 L B D B dr = K ref 2 L L L −1 1 z A ce stade nous pouvons faire deux remarques : Les matrices de rigidités élémentaires se déduisent de la matrice de rigidité élémentaire de référence. Il suffit de calcule une fois cette matrice pour tous les éléments Comme l'interpolation des déplacements est linéaire. x OP = MM N1. 1 3 2 -1 0 1 q 1 q3 Elément réel q2 q 1 q3 q2 Elément de référence En utilisant les notations classiques 1 2 2 We = ES u ′ x dx 2x 1 x z c b gh u x = a1 + a 2 x + a 3x 2 u x = N1 x q1 + N 2 x q 2 + N 3 x q 3 = N i x q i bg bg bg bg bg bg qi est le déplacement du noeud i dans le repère lié à la barre. Cet élément ne sera donc vraiment efficace que si le gradient de déformation est faible. Cet élément est utilisé pour traiter les problèmes de traction-compression dans une barre. les contraintes et les déformations sont constantes sur l'élément.

r OP M 2 P 2 r + 1P t B dr . | N 2 b 0g = 0et | N 2 b1g = 1 S | ub1g = q 2 S N 3 b −1g = 0 S N 3 b 0g = 1 S N 3 b1g = 0 | | | T T T T et donc R N1 b r g = r b r − 1g | 2 | | N 2 b r g = r b r + 1g S 2 | | N 3 b r g = e1 − r 2 j | T Les fonctions d'interpolation géométrique Gi sont inchangées : x = x1 1− r 1+ r + x2 2 2 = x1G 1 r + x 2 G 2 r bg bg Dans ce cas les deux couples de fonctions sont différentes. du = du dr . en reprenant les notations classique : K ref = 1 −1 z t B D et donc la matrice de rigidité élémentaire 38 . dx = dx dr = L dr dr 2 H K dx dr dx LM 2 r − 1 OP LM N1. r PQ MM2 r2 PP MMN PPQ On peut maintenant calculer la matrice de rigidité élémentaire de l'élément de référence. Calculons l'énergie de déformation sur l'élément de référence : 1 du r 1 Wref = ES dr 2 −1 z FG b g IJ 2 dr . B = M N 2 . r P = M MN N 3.Note de cour sur les éléments finis 04/11/2003 R ub −1g = q1 R N1 b −1g = 1 R N1 b 0g = 0 R N1 b1g = 0 | ub 0g = q 3 ⇔ | N 2 b −1g = 0.

Aussi pour faire un premier calcul sur une structure il est conseillé d'utiliser peut d'éléments mais à intégration réduite. r N 2 . r i2 PPQ MN Symm RQ : Les intégrations se font entre 1 et -1. et donc il faut introduire les dérivées des déplacements comme ddl. on peut donc calculer ces intégrales à l'aide des méthodes classique d'intégration numérique (Gauss ou Newton-Cotes). On peut également faire une intégration réduite. r i2 N 2 . 6. il est nécessaire de satisfaire les conditions de continuité C1. Il faut utiliser deux points de gauss pour obtenir une intégration exacte. x PQ dr MNM N 3. r dr OP LM N1. l'utilisation d'éléments à intégration réduite permet de compenser ce travers. en utilisant un seul point. r OP 1 d N 2 . r N1. La méthode des éléments finis ayant une tendance à surestimer la raideur d'une structure.r MM dx PPP = L B MN N 3.x P = MN2. r i2 N1. l'énergie de flexion d'une poutre est : 1 2 2 We = EI v ′′ x dx 2x 1 x z c b gh v x = a1 + a 2 x + a 3x 2 + a 4 x 3 v x = N1 x q1 + N 2 x q 2 + N 3 x q 3 + N 4 x q 4 = N i x q i bg bg bg bg bg bg bg 39 .Note de cour sur les éléments finis x2 x1 04/11/2003 K e= z t B e D B e dx LM N1.3. r N 3.1. r N 3. x OP M dx P 2t dr t B e = MN2. r PP dr K ref = z ES M MM −1 d N 3. Barre à 2 noeuds et 4 ddl Dans les problèmes de flexion. 1 θ1 2 θ2 v1 v2 En utilisant les notations classiques. r dx PQP K e= x2 x1 z t B e D B e dx = 2t 2 2 L B D B dr = K ref L L L 2 −1 1 z LMd N1.

ou ddl. v 2 . θ 2 dr dr bg bg bg bg bg eb g j eb g j b g LM N OP Q Les fonctions d'interpolation géométrique Gi sont inchangées : x = x1 1− r 1+ r + x2 2 2 = x1G 1 r + x 2 G 2 r bg bg Nous allons comme dans les deux éléments précédents étudier l'énergie de déformation sur l'élément de référence . ou ddl. sur l'élément de référence. θ1r . dx = dx dr = L dr 1 Wref = z EI dx dr dx 2 dr 2 −1 H dr K On peut maintenant calculer la matrice de rigidité élémentaire de l'élément de réel à partir de l'élément de référence. v 2 . v 2 r . on obtient : R N1 b r g = 1 b 2 + r gb r − 1g2 . dv = dv dr . N 2 −1 = 0 . θ1 .[Qr] ne sont pas les même que celles de l'élément de réel [Q]: 40 . v r = N 1 r q 1r + N 2 r q 2 r + N 3 r q 3 r + N 4 r q 4 r ∂v i Qr = v1r . N '2 −1 = 0 b g b g b g b g En résolvant ce système pour les quatre fonctions.Note de cour sur les éléments finis Q = v 1 . Il faut dans ce cas faire attention au faite que les inconnues nodales de l'élément de référence. N 2 b r g = e1 − r 2 jb1 − r g | 4 S | N 3 b r g = 1 b2 − r gb r + 1g2 . [Q] est le vecteur des inconnues nodales. θ 2 où θ i = 04/11/2003 ∂v xi ∂x b g Les Ni(x) sont les fonctions d'interpolations des déplacements sur l'élément réel. N 1 −1 = 0. θ1 . N 4 b r g = e r 2 − 1jb1 + r g | 4 T 1 FG dvb r g IJ 2 dr . Les fonctions Ni(r) sont celles sur l'élément de référence et [Qr] le vecteur des inconnues nodales. θ 2 r où θ ir = −1 et v1r = v1 ∂r dx dx ∂v ∂v i xi θ ir = −1 = θi = dr dr ∂r ∂x dx dx Qr = v1 . Nous allons écrire un exemples des relation permettant de calculer les fonction Ni(r) ' N 1 −1 = 1. sur l'élément de réel.

rr N 4 . rr v1 + N 2 . rr 4 d i d N 3. rr v 2 r + N 4 . rr θ1r + N 3. rr dx IJ OP H dr K Q Be dx 2 B e = N 1. rr FG N 2 . xx N 3. rr 2 L N 1. rr 2 L2 N 2 . 41 . rr v1 + N 2 . rr N 3. rr 2 2 L2 N 4 . θ1 .4.1. xx Be= K e= d2r dx 2 x2 x1 d2 v x =Q bg B = 4 L2 B = z LM N1. v 2 r . θ 2 r x 1 04/11/2003 z = v1 . rr 4 dr L N 3. rr N 3. rr i2 MM 1 16 K e= EI M 4 z M L −1 MM MM sym N L N 1. rr 4 1 t B e D B e dx = z LMd N1. rr L N 2 . rr FG dx N 4 . rr θ 2 r = N 1. 2n ddl. rr FG dx N 2 . rr 2 2 L2 N 2 . LM N dx dx θ1 . rr N 4 .Note de cour sur les éléments finis 1 t t Wref = Q r B D B Q r dr 2 −1 Qr = v1r . 6. θ 2 2x 1 z d2 dr 2 v r = N 1. continuité C1. rr v 2 r + N 4 . rr N 4 . v 2 . rr IJ N 3. continuité C0 Toutes les remarques faites dans le cas 1-D sont valables dans les autres cas. xx N 4 . rr dx IJ N H dr K B t dx dx + N 3. v 2 . rr FG N 4 . Les deux présentés précédemment sont de type Lagrange (n+1) Noeuds. rr θ 2 r dr dr N 3. θ 2 dr dr OP Q 1 2 t t We = Q B e D B e Q dx où Q = v1 . θ1r . n+1 ddl. rr i2 d OP PP PP PP i PQP RQ : Ces éléments sont dit de type Hermitte n Noeuds. rr θ1 t bg =Q =Q t LM N1. xx N 2 . rr IJ OP H dr K H dr K Q L2 N 4 L 4 t 4 B D B dr 2 2 2 L −1L N 1. Etude des valeurs propres. rr N 2 .

Analyse des structures par éléments finis J. mais il est plus avantageux d'utiliser le système de coordonnées intrinsèques d'un triangle : le système des coordonnées barycentriques. LM 1 K e = = ES M L 1 MN − L − 1 L 1 L OP PP Q Les valeurs propres vérifient : Rλ1 = 0 | 2 ES avec comme vecteur propre R v1 = b1 1g | K e − λId = 0 ⇒ S S v 2 = b −1 1g | |λ 2 = L T T La première valeur propre correspond au mode de déformation à énergie nulle qui correspond pour cet élément à une translation d'ensemble q1=q2. Imbert..1.Il est inutile d'introduire un élément de référence dans ce cas. Cet élément ne peut donc prendre en compte les rotations. La numérotation d'un élément se fait toujours dans le sens trigonométrique positif. Les remarques que nous avons faites dans le cas 1-D reste valable. 6. Dhatt .. Isoparamétrique linéaire.2. 42 . Dans les bibliothèques il existe de très bons livres (Modélisation des structures par éléments finis .L. Pour simplifier l'écriture du problème nous allons considérer la barre à deux noeuds.) énumérant tous les éléments ainsi que leurs matrices de rigidités. Il est donc utilisable uniquement en traction compression.. La deuxième valeur propre correspond au mode de déformation à énergie non nulle qui correspond pour cet élément à une contraction de l'élément q1=-q2. Elément 2-D Nous présentons succinctement ici seulement quelques éléments 2-D. Batoz et G. Ces observations rejoignent ce que nous avons dit sur cet élément.F.2. 6. Il existe les mêmes familles d'éléments : isoparamétrique linéaire ou non et les non isoparamétrique. Une étude pour les autres éléments 1-D permettrai de définir les modes propres de déformation pour chacun d'entre eux.2.1..Note de cour sur les éléments finis 04/11/2003 Cette étude doit nous permettre de mettre le doigt sur la relation entre les mouvements de corps rigide et le mode de déformation à énergie nulle. Le triangle. 6.1.. Comme ce sont les seuls modes propres de déformation de cet élément.. J. toute déformation en sera une combinaison linéaire. Le triangle à trois noeuds est aux éléments 2-D ce que la barre à deux noeuds aux éléments 1-D.

2. On peut également choisir entre une intégration complète ou une intégration réduite de la matrice de rigidité. k l y i x Le quadrangle 6. Cette caractéristique fait que cet élément est très rigide. On utilise cet élément soit dans les régions à flaibe gradient de contraintes ou pour raccorder des maillages de taille différente.1. 6. Son champ de contrainte n'est plus constant. Le quadrangle Le quadrangle à 4 noeuds et 8ddl est un élément très souvent utilisé.Note de cour sur les éléments finis k 04/11/2003 j y x Cet élément a 6 ddl qui sont les déplacements u(x.2. Il est souvent recommandé de les utiliser avec une intégration réduite.2.y) et v(x.y) à chacun des noeuds.2. Le champ de contrainte sur cet élément est constant. Ces éléments sont de bonnes qualités pour qui sait les utiliser convenablement. On trouve cet élément dans toutes les bibliothèques d'élément des softs utilisés. Isoparamétrique non linéaire j Il existe là aussi soit le triangle à 6 ou 9 noeuds ou le quadrangle à 8 ou 12 noeuds. i Elément réel Raccordement de maillage. Le champ de contraint est donc discontinu sur la structure discrétisée. Dans un cas on a une 43 .

Le nombre de points de gauss ainsi que leurs positions sur l'élément sont donnés dans les documentations des logiciels. Non isoparamétrique Il y a deux familles d'éléments soit les Serendip ou les Lagrange.3. 6.2.Note de cour sur les éléments finis 04/11/2003 interpolation quadratique (6-8) et dans l'autre cas une interpolation cubique. 44 . Les seconds ont également une interpolation géométrique linéaire et quadratique ou cubique pour les déplacements mais ils possèdent des noeuds internes. Les premiers ont une interpolation géométrique linéaire et quadratique ou cubique pour les déplacements avec des noeuds uniquement sur la frontière.

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