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Evaluation d'impact immédiat des interventions dans le sud (Cluster sécurité alimentaire et moyens de subsistance / 2010)

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Le Cluster Sécurité alimentaire et moyens de subsistance a conduit une évaluatoin, du 10 au 16 mars 2010, qui porte sur les activités de soutien à la sécurité alimentaire et à la relance agricole dans trois régions du Sud depuis octobre 2009. Les principales activités se résument à des activités de distribution de semences et d'intrants agricoles, de distribution alimentaire à travers les activités de Distribution Familiale Ciblée (DFC), de Vivres Contre Travail (VCT) et d'Argent Contre Travail (ACT) ainsi que des appuis en diverses techniques (agricoles ou culinaires).

Cette évaluation a permis de constater que 82% des ménages des communes d'intervention bénéficient d'une activité d'un membre du cluster. De même, les réponses apportées correspondent aux besoins prioritaires de l'ensemble des communautés. Une grande majorité des ménages (83%) est satisfaite du type d'avoirs communautaires créés. Ces travaux communautaires leur ont permis de bénéficier d'un meilleur accès à l'eau, d'une meilleure alimentation et d'un meilleur accès au marché.
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Cluster sécurité alimentaire et moyens de subsistance / 2010
Le Cluster Sécurité alimentaire et moyens de subsistance a conduit une évaluatoin, du 10 au 16 mars 2010, qui porte sur les activités de soutien à la sécurité alimentaire et à la relance agricole dans trois régions du Sud depuis octobre 2009. Les principales activités se résument à des activités de distribution de semences et d'intrants agricoles, de distribution alimentaire à travers les activités de Distribution Familiale Ciblée (DFC), de Vivres Contre Travail (VCT) et d'Argent Contre Travail (ACT) ainsi que des appuis en diverses techniques (agricoles ou culinaires).

Cette évaluation a permis de constater que 82% des ménages des communes d'intervention bénéficient d'une activité d'un membre du cluster. De même, les réponses apportées correspondent aux besoins prioritaires de l'ensemble des communautés. Une grande majorité des ménages (83%) est satisfaite du type d'avoirs communautaires créés. Ces travaux communautaires leur ont permis de bénéficier d'un meilleur accès à l'eau, d'une meilleure alimentation et d'un meilleur accès au marché.
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EVALUATION D’IMPACT IMMEDIAT des INTERVENTIONS dans le sud

Cluster Sécurité Alimentaire et moyens de subsistance

AVRIL 2010

TAMAFA

Table des matières
I. II. III. IV. V. VI. RESUME EXECUTIF .......................................................................................................................... 2 INTRODUCTION............................................................................................................................... 4 VUE D’ENSEMBLE DES INTERVENTIONS DU CLUSTER DANS LE SUD.............................................. 5 METHODOLOGIE D’ECHANTILLONAGE........................................................................................... 6 LIMITES ET CONTRAINTES............................................................................................................... 7 MISE EN ŒUVRE DES INTERVENTIONS........................................................................................... 8 Caractéristiques des ménages dans les zones d’intervention..................................................... 8 Ciblage des bénéficiaires ............................................................................................................. 9 Choix et mise en œuvre des travaux communautaires ACT et VCT ......................................... 10 Processus de distribution .......................................................................................................... 11 VII. EFFET DES INTERVENTIONS SUR LA SECURITE ALIMENTAIRE ...................................................... 13 7.1. DISPONIBILITE ALIMENTAIRE........................................................................................................ 13 Agriculture et système de production....................................................................................... 13 Mois de difficultés alimentaires et période de soudure ........................................................... 15 Réserves alimentaires................................................................................................................ 16 Distribution d’intrants et état de la production ........................................................................ 17 Formation technique et agriculture .......................................................................................... 18 7.2. ACCESSIBILITE AUX NOURRITURES ............................................................................................... 19 Marché et évolution des prix .................................................................................................... 19 Revenu et dépenses .................................................................................................................. 20 Principales sources des aliments............................................................................................... 21 7.3. UTILISATION DES ALIMENTS ......................................................................................................... 22 Régime alimentaire des ménages ............................................................................................. 22 Score de consommation alimentaire ........................................................................................ 23 7.4. STRATEGIE DE SURVIE DES MENAGES .......................................................................................... 24 La semaine précédant l’enquête ............................................................................................... 25 En cas d’arrêt des interventions du cluster............................................................................... 26 7.5. NUTRITION AU SEIN DU MENAGE ................................................................................................ 27 Connaissance de la PNNC .......................................................................................................... 27 Perception de la malnutrition par la Communauté .................................................................. 28 Situation nutritionnelle ............................................................................................................. 28 VIII. CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS...................................................................................... 31 ANNEXE I : Listes des participants sur terrain ....................................................................................... 34 ANNEXE II : Questionnaire Ménage....................................................................................................... 35 ANNEXE III : Questionnaire Focus Group .............................................................................................. 43 ANNEXE IV : Listes des communes d’intervention du Cluster et intervenants* ................................... 48 ANNEXE V : PMA (Paquets minimum d’activités en Nutrition Communautaire).................................. 50

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I.

RESUME EXECUTIF

Le Cluster Sécurité alimentaire et moyens de subsistance a conduit une évaluation, du 10 au 16 mars 2010, qui porte sur les activités de soutien à la sécurité alimentaire et à la relance agricole dans trois régions du Sud depuis octobre 2009. Les principales activités se résument à des activités de distribution de semences et d’intrants agricoles, de distribution alimentaire à travers les activités de Distribution Familiale Ciblée (DFC), de Vivres Contre Travail (VCT), et d’Argent Contre Travail (ACT) ainsi que des appuis en diverses techniques (agricoles ou culinaires). Cette évaluation a permis de constater que 82% des ménages des communes d’intervention bénéficient d’une activité d’un membre du cluster. De même, les réponses apportées correspondent aux besoins prioritaires de l’ensemble des communautés. Une grande majorité des ménages (83%) est satisfaite du type d’avoirs communautaires créés. Ces travaux communautaires leur ont permis de bénéficier d’un meilleur accès à l’eau, d’une meilleure alimentation et d’un meilleur accès au marché. En termes de disponibilité alimentaire, il n’y a pas eu de grand changement de types de cultures en saison 2009/2010 comparé à 2008/2009. Les tubercules restent les plus cultivés, suivi des céréales et des légumineuses. Selon la majorité des ménages, l’année 2010/2011 sera plus mauvaise qu’une année normale en termes de récoltes et de soudure. 88% d’entre eux prévoient une plus mauvaise récolte. Le principal problème reste le manque de pluies, ensuite les maladies, insectes, et criquets. Les réserves alimentaires dont disposaient les ménages au moment de l’enquête sont composées surtout de stocks à la maison et durent en moyenne 1 à 2 mois. Toutefois, l’appui en semences a permis aux bénéficiaires de maintenir l’état de production de leur culture. Certains ont même connu une amélioration. Compte tenu de la faiblesse de la pluviométrie une certaine quantité des semences n’a pas été semée et a été stockée par 65% des bénéficiaires en attendant la pluie pour leur permettre de réaliser de nouveau semis. La proportion de paysans ayant reçu des formations en techniques agricoles reste encore faible. Néanmoins, les formations dispensées ont été adéquates car ceux qui en ont reçu ont pu effectivement les appliquer. Par ailleurs, les vivres distribués ont amélioré l’accessibilité des ménages aux produits vivriers en période de soudure. Ils ont permis de diminuer les dépenses alimentaires et d’affecter le gain à d’autres dépenses (éducation, santé ou autres). En effet, les aides perçues ont été totalement utilisées pour la propre alimentation du ménage bénéficiaire. De même, l’argent contre travail injecté est utilisé en alimentation, à l’achat de l’eau ou en frais mensuel d’éducation. Du coté utilisation des aliments, il n’y a pas eu de changement du nombre de repas journalier comparé à 2009. La moitié des ménages ont quand même pu garder le même niveau de consommation, voire plus, durant cette soudure comparée à celle de l’année dernière. De plus, le régime alimentaire en mars 2010 est plus diversifié. La situation alimentaire s’est nettement améliorée dans les communes d’intervention car la proportion des ménages ayant un score alimentaire supérieur à 35 est passée de 4% en mars 2009 à 14% en novembre 2009 - période de début des interventions - et atteint 49% en mars 2010. L’assistance fournie a ainsi aidé les ménages cibles à atténuer la période de soudure 2009/2010. Toutefois, les stratégies de survie adoptées par les ménages au cours de la semaine précédant l’enquête semblent signaler une prolongation de la période de soudure. Suite à cela, plus de la moitié des ménages actuellement bénéficiaires pensent ne pas pouvoir subvenir seuls à leurs besoins en cas d’arrêt des activités. Pour le volet nutritionnel, la couverture géographique des centres PNNC (ou Programme National de Nutrition Communautaire) reste insuffisante. L’état nutritionnel des enfants moins de 5 ans dans les cinq districts suivis par les enquêtes SMARTs s’est significativement amélioré entre avril 2009 et avril 2010. Cet état est souvent connu des mères par les médecins ou personnel médical, ou les agents communautaires. L’amélioration de la situation nutritionnelle est fortement liée à celle de la sécurité 2

alimentaire. En effet, l’augmentation de la quantité et de la diversité des aliments auxquels les ménages ont accès amenuise les problèmes de malnutrition. Les principales recommandations issues de l’évaluation portent sur : l’intensification de l’appui à l’agriculture et au petit élevage à cycle court (appui en semences, choix de semences plus tolérantes au manque de précipitation, formation des paysans sur le décalage des calendriers culturaux et sur les techniques de vulgarisation, lutte contre les ravageurs et mise à disposition des produits phytosanitaires) ; l’amélioration des activités de distributions (affiner les critères de ciblage, améliorer le processus de ciblage, bien identifier et prioriser les besoins spécifiques de chaque communauté d’intervention pour la mise en place des avoirs, proximité des lieux de travail ou des points de distributions aux bénéficiaires, envisager les possibilités d’achats locaux, améliorer les compétences et moyens techniques des comités de gestion des avoirs) ; L’amélioration de l’état nutritionnel (Projets de développement et de sécurité alimentaire adéquats, maintenir les dispositifs de prise en charge actuels et renforcer les dispositifs d’éducation et de développement communautaire comme les sites PNNC).

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Les informations collectées pourraient être complétées, dans le futur, par des « enquêtes » auprès des partenaires et l’examen des coûts efficacité de la mise en œuvre des différents types d’activités. De telles évaluations pourraient être menées de façon systématique par une équipe pérenne au sein du Cluster. Et, les informations collectées pourraient à la fois servir au suivi de la situation alimentaire et aider le Cluster à harmoniser les interventions de ses membres.

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II.

INTRODUCTION

L’approche Cluster a été mise sur pied afin de pallier aux problèmes de coordination et ainsi assurer une réponse stratégique à travers la mobilisation des différents acteurs. Le cluster Sécurité Alimentaire et Moyens de Subsistance mis en place à Madagascar début 2009 œuvre, selon ses Termes de Référence provisoires, à faciliter l’échange d'information entre les différents acteurs du secteur, à assurer l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de contingence, ainsi que la coordination effective des programmes et activités d’urgence dans le domaine de la Sécurité Alimentaire et des Moyens de Subsistance. Le Cluster doit également évaluer l'avancement et l’impact des activités des membres du Cluster afin de tirer des leçons apprises des activités passées et réviser en conséquence les stratégies. Ce faisant, via une approche participative, il contribue à renforcer les capacités des partenaires du cluster dans le domaine du Suivi et Evaluation. Le présent document présente les résultats d’une évaluation portant sur des activités du Cluster visant à soutenir, depuis octobre 2009 (ou dès juillet 2009 pour les activités agricoles), la sécurité alimentaire et la relance agricole dans les régions Anosy, Androy et Atsimo Andrefana. En effet, dans ces zones du sud, l’insuffisance et l’irrégularité de pluies en 2008 ont conduit à un échec de la moisson principale du mois d’avril 2009 et de la contre-saison qui a démarré également en avril 20091. Des actions, visant à améliorer la productivité agricole et la situation alimentaire des populations vulnérables, ont été alors entreprises dans ces régions. L’évaluation a pour objectifs de : • • • mesurer les impacts immédiats (effets) des activités conduites par le Cluster dans le sud ; évaluer les opérations, leur pertinence et leur qualité ; évaluer les besoins de prolongation et d’ajustement des activités pour les mois à venir.

De façon plus détaillée, cet exercice mesure l’impact des actions des membres du cluster et ce pour différents types d’activité et catégories de bénéficiaires. Sont également analysées des questions portant sur le ciblage des bénéficiaires de l’intervention – quelles sont les populations concernées-, les mécanismes de ciblage – par quels cheminement l’impact se produit-il – quels sont ses déterminants – qu’est-ce qui explique la présence ou l’absence d’impact selon les contextes et les catégories de bénéficiaires. Il permet donc à la fois la mesure des effets de l’intervention sur la situation alimentaire et la production agricole mais aussi la compréhension des mécanismes comportementaux (stratégies de survies) et/ou environnementaux (pluviométrie) liant l’intervention aux changements observés chez les bénéficiaires.

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Source : Rapport spécial : Mission FAO/PAM d’évaluation de la sécurité alimentaire à Madagascar, Août 2009.

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III.

VUE D’ENSEMBLE DES INTERVENTIONS DU CLUSTER DANS LE SUD

Les interventions du Cluster Sécurité Alimentaire et Moyens de Subsistance dans le Sud visent à soutenir la sécurité alimentaire et la relance agricole durant les mois d’octobre 2009 à mars 2010 (période de soudure). Le but global est de réduire les consequences de la soudure sur la situation alimentaire des ménages devenue fortement précaire du fait de sécheresses récurrentes dans ces zones. Ces activités se sont tenues dans trois régions du Sud: Anosy, Androy et Atsimo Andrefana. Plus exactement, le Cluster intervient dans neuf districts dont deux dans la partie ouest de l’Anosy (Amboasary Sud et Taolagnaro), quatre districts de l’Androy (Ambovombe, Beloha, Tsihombe, Bekily) et trois dans la partie sud de l’Atsimo Andrefana (Ampanihy, Betioky et Tuléar II). Selon les informations disponibles au moment de l’évaluation, les activités du Cluster sont concentrées dans 72 communes de ces 9 districts2 dont l’ensemble des 44 communes en DA (Difficultés Alimentaires), 11 communes en DS (Difficultés Economiques Sévères), 5 communes en DL (Difficultés économiques Légères), 6 communes en RAS (Rien À Signaler) et 6 communes hors zone SAP3. Ces communes d’intervention sont listées en annexe. Les principales activités se résument à des activités de distribution de semences et d’intrants agricoles, de distributions alimentaires à travers des Distributions Familiales Ciblées (DFC), des activités de Vivres Contre Travail (VCT), des activités d’Argent Contre Travail, des activités de Supplementary Feeding pour les enfants de moins de 2 ans et les femmes enceintes ou allaitantes, ainsi que des appuis en diverses techniques (agricoles ou culinaires). Distribution de semences et d’intrants agricoles Les semences distribuées sont des semences améliorées destinées à améliorer la productivité agricole dans les zones ayant cette potentialité afin d’augmenter la disponibilité alimentaire au sein des ménages cibles. D’autres intrants et appuis techniques ont été également fournis par différents partenaires. Il s’agit entres autres de l’allocation de petits outils, de la diversification des cultures et de l’utilisation de produits phytosanitaires. Par ailleurs, des rations de vivres ont été distribuées aux bénéficiaires de semence pour s’assurer que ces dernières soient effectivement mises en terre et non pas consommées. Distributions alimentaires aux ménages Les Distributions alimentaires peuvent être des distributions gratuites ciblées ou des distributions en contrepartie de la réalisation de travaux communautaires. Elles visent à améliorer la consommation alimentaire des ménages en leur fournissant des rations alimentaires de base d’environ 2100kcal par jour (céréales et légumineuses). Les travaux communautaires réalisés à travers les VCT visent, entre autre, à créer ou réhabiliter des avoirs contribuant à l’atténuation des effets de la sécheresse à savoir les mares, les impluviums ou les bassins de captage. D’autres types d’avoirs contribuent aussi à l’amélioration de la productivité agricole, tels que le défrichement du cactus rouge nuisible aux plantes et la plantation de brises vents.

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Les 9 districts sont composés de 160 communes. En se referant au Classement des communes dans le Diagnostic SAP 2009.

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Argent Contre Travail Parallèlement, les activités Argent Contre Travail (ACT) sont réalisées prioritairement au niveau des communes en DS où il existe des marchés fonctionnels et approvisionnés en produits vivriers. Ces activités consistent à créer pour les communautés des avoirs d’intérêt communautaire tout en fournissant aux travailleurs-participants des ressources financières pour faciliter l’accès aux produits vivriers. Les chantiers de protection sociale réalisés à travers les ACT sont principalement l’aménagement des infrastructures existantes : pistes, canaux d’irrigation, digues ou barrages. Nutrition En matière de nutrition, le Cluster se focalise surtout sur les rations familiales de compléments nutritionnels qui permettent aux enfants de moins de 2 ans et aux femmes allaitantes/femmes enceintes, de disposer d’aliments fortifiés comme l’huile et le CSB (Corn Soya Blend). Ces activités visent à compléter le panier alimentaire des ménages afin de les prévenir contre la malnutrition. Des activités d’éducation nutritionnelle et de démonstration culinaire pour les mères, le suivi et la promotion de la croissance des enfants de moins de 5 ans, la référence des enfants malades ou malnutris et leur prise en charge grâce à des en rations thérapeutiques, la fortification en Vitamine A et le déparasitage des enfants de moins de 5 ans et d’autres activités liées à la sécurité alimentaire des ménages sont également effectuées au niveau des sites communautaires PNNC et des centres de santé de base.

IV.

METHODOLOGIE D’ECHANTILLONAGE

L’enquête a eu lieu du 10 au 16 mars 2010. Elle a été effectuée sur un échantillon de ménages des communes d’intervention du Cluster dans les 9 districts des trois régions du Sud. Pour un indicateur de proportion, un échantillon de 460 ménages permet d’avoir une précision absolue de 4,5% a priori, si le tirage est aléatoire simple et si la valeur attendue est de 50%. La mise en grappe (tirage à deux degrés) la détériore mais elle permet de gagner en temps et en coûts. Cette détérioration se mesure généralement par des intervalles de confiance. A raison de 20 ménages par commune, 23 communes d’intervention ont été tirées au hasard, de façon systématique à partir de la liste des 72 communes, rangées par district. Les communes sont les unités primaires de cet échantillonnage à deux degrés. L’impact évalué auprès des bénéficiaires porte sur les changements dans leur consommation alimentaire, leur état nutritionnel, leur production agricole ou leurs revenus et dépenses suites aux activités du cluster. Il peut également être étudié à l’échelle d’une communauté ou d’un district. A cet effet, les outils de collecte de données utilisés sont : • • un questionnaire ménage, d’une part, et un questionnaire communautaire pour focus group administré dans chaque commune visitée, d’autre part.

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Quelques indicateurs sont comparés dans les temps. Mais pour pouvoir distinguer l’effet attribuable à l’intervention, nous allons regarder en même temps ce qui se passe chez les bénéficiaires et chez les non bénéficiaires d’une même localité (qui ont des caractéristiques socio-économiques quasi similaires : même commune, sujets aux mêmes conditions environnementales et climatiques, aux mêmes chocs…). Suite à un problème de non disponibilité des ménages lors du jour de l’enquête à Vohitany4, les seules données disponibles pour cette commune sont issues du focus group. Dans chacune des 22 autres communes sélectionnées, 20 ménages ont été choisis aléatoirement pour l’administration du questionnaire ménage. Ces ménages sont les unités secondaires de l’échantillonnage. Ils peuvent être bénéficiaires ou non d’au moins une activité du cluster. Au final, l’échantillon est composé de 440 ménages5.

V.

LIMITES ET CONTRAINTES

Les données ménages ont été extrapolées au niveau des communes d’intervention de chaque district en utilisant une pondération sur le nombre de ménages. Cependant, cette façon de faire présente des limites lorsque les partenaires ont procédé à une rotation des bénéficiaires dans les fokontany ciblés. Cela suppose alors que tous les ménages de la commune sont bénéficiaires (Cas de la Commune d’Ankariera). Plusieurs personnes sur le terrain (enquêteurs ou superviseurs) ont signalé la tendance de certains ménages à aggraver leur cas par rapport à la réalité pour obtenir encore plus d’assistance. Il y a eu également des difficultés à obtenir certaines données telles que la superficie de terre cultivée par les ménages ou la quantité de leurs récoltes. Une rétention d’information du coté des ménages a été également signalée. Pour la partie nutrition, l’enquête en soi est une enquête ménage et non une enquête nutritionnelle qui vise une représentativité des enfants de 6 à 59 mois. Aucune mesure anthropométrique n’a été prise. Les questions ont été adressées aux mères de familles et se basent sur leur perception. Néanmoins, des orientations stratégiques peuvent être prises à l’issue des données énumérées. La dite partie se base spécifiquement sur l’appréciation des enquêtés de la situation vécue. Mais durant cette analyse nous avons essayé de trianguler les données collectées avec celles provenant d’autres sources (Enquêtes SMART). Ceci étant une première expérience d’évaluation commune menée par le cluster, un accent a été mis sur le renforcement des capacités des participants-enquêteurs.

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Il y a eu un Avoria (enterrement d’un noble) dans le village ce jour. La précision a priori est alors de 4,6% sur les indicateurs de proportions avec une marge d’erreur de 5%.

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VI.

MISE EN ŒUVRE DES INTERVENTIONS

Caractéristiques des ménages dans les zones d’intervention Selon l’enquête, 82% des ménages des communes d’intervention bénéficient d’une activité d’un membre du cluster. Les zones d’intervention d’Amboasary, Ampanihy Ouest, Beloha, de Tsihombe et de la partie sud de Toalagnaro bénéficient des activités suivantes : distribution d’intrants agricoles, VCT et DFC. En plus de ces trois activités, les districts d’Ambovombe et de Betioky Sud bénéficient également de l’ACT. A Bekily par contre, les interventions sont limitées aux distributions d’intrants agricoles et à Tuléar II, il y a l’ACT et la DFC. Certains ménages (18% dans l’ensemble) ont bénéficié de semences et de protection de semences. Tableau 1 : Répartition des ménages bénéficiaires par activité Distribution Distribution Vivres Semences 85 59 53 0 58 73 25 10 47 52 43 23 8 35 73 20 55 0 25 23 A la fois vivres et semences 38 19 7 0 50 20 25 0 22 18 Autres Intrants agricoles 0 10 0 10 5 1 15 0 10 6

ACT Amboasary Sud Ambovombe Ampanihy Ouest Bekily Beloha Betioky Sud Taolagnaro Tulear II Tsihombe Pourcentage sur l’ensemble 0 21 0 0 0 11 0 52 0 13

VCT 90 67 65 0 43 78 95 0 50 57

De manière globale, les ménages de la zone enquêtée ont des caractéristiques sociodémographiques homogènes : Les ménages de la zone sont de grande taille. Ils sont composés en moyenne de 7 personnes (variant de 5 à Tsihombe et Bekily jusqu’à 8 personnes à Ambovombe). Ces ménages sont majoritairement dirigés par des hommes (à 80%); 76% de leur chef sont mariés à une seule épouse. 18% sont veufs, divorcés ou séparés (ce sont surtout les femmes chefs de ménages). 4% sont polygames (principalement à Amboasary) et 2% sont célibataires. Dans l’ensemble, ces chefs de famille sont jeunes : plus de 72% ont moins de 60 ans. Mais à Bekily, on note une forte proportion (45%) de chefs de ménages ayant plus de 60 ans. Presque tous les ménages (94%) ont des terres pour culture ou pour pâturage ; et plus de la moitié (54%) élèvent des bovins, ovins ou caprins. 61% possèdent de la volaille.

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Les ménages sont composés à moitié d’hommes et à moitié de femmes. Il y a un peu plus d’inactifs (59%) que d’actifs dans les ménages, sauf à Tsihombe où il y a autant d’actifs que d’inactifs.

Il est alors difficile de dresser une typologie séparée des ménages bénéficiaires et non-bénéficiaires des interventions. Néanmoins, nous allons essayer d’observer quelques spécificités des ménages bénéficiaires par type d’intervention : Les personnes enregistrées sur la liste des bénéficiaires sont dans la plupart des cas des hommes (65%) ; Les bénéficiaires de distribution d’intrants agricoles sont des agropastoraux dans la majorité des cas. Ils disposent de 1 à 6 ha de terrain pour culture et pâturage. Leur accessibilité aux intrants est très limitée dont la disponibilité pose également un problème. l’ACT ont privilégié les ménages à revenu faible, qui ont des personnes âgées de plus de 18 ans aptes à travailler. Ces ménages n’ont pas de cheptel. Les bénéficiaires de VCT sont principalement des agriculteurs ou des artisans et qui ont de faible revenu. Ils sont mariés, monogames. Ce sont des ménages de grande taille (plus de 4 personnes). Ils disposent de 1 à 6 ha pour culture et pâturage, et ont entre 1 et 10 zébus. Les bénéficiaires de distributions gratuites de vivres sont principalement des agriculteurs ou des artisans à faibles revenus. Ils disposent de 1 à 6 ha pour culture et pâturage. Ils ont une ou deux principales sources de revenu. Ces ménages à forte proportion de membres âgés ou dont le chef est âgé de 60 ans et plus, ou à forte proportion d’enfants en bas âge (plus de 2 enfants de moins de 5 ans). Ils ont jusqu’à une dizaine de zébus ou de moutons.

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Les caractéristiques des ménages énumérées ci-dessus montrent que, les critères de ciblage doivent encore être améliorés, clarifiés et faire l’objet d’une concertation pour leur définition et mise en œuvre par les membres du cluster.

Ciblage des bénéficiaires Le ciblage est nécessaire pour garantir que les ressources limitées sont utilisées au mieux et que l’aide parvient à ceux qui en ont réellement besoin. Chaque intervenant a ses méthodes de ciblage mais le but commun est de cerner les couches de population vulnérable qui ont le plus besoin d’aide. Dans le cadre des projets avec PAM et FAO, des critères de vulnérabilité ont été déterminés et chaque partenaire-intervenant a ses propres choix sur les méthodes de ciblage des bénéficiaires. Pour la distribution de semences, aux critères de vulnérabilité basés sur la situation familiale, la taille de la famille, activité, revenus s’ajoutent d’autres critères essentiels relatifs à l’agriculture et à l’assurance que la mise en terre des semences distribuées sera effective. Il s’agit entres autres de la disponibilité en moyen de production pour les ménages cibles : terrain cultivable entre 0,5 ha – 1 ha, ressources productives, main d’œuvre pour la mise en culture. Aussi le choix des semences et la quantification, objets de l’appui, ont été basés sur l’analyse des besoins de chaque zone d’intervention en concertation avec les partenaires intervenants directs sur

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le terrain. Ainsi l’appui en semences doit répondre immédiatement aux besoins réels des ménages ciblés qui se heurtent à des problèmes d’insuffisance en semences. Pour l’ACT, le principe de sélection des bénéficiaires est l’auto ciblage. Les travailleurs s’inscrivent auprès des comités de ciblage. Les comités de ciblage sont mis en place en Assemblée Générale de la communauté. Ils enregistrent les inscriptions et travaillent sur la priorisation des bénéficiaires. La priorité est donnée aux femmes lesquelles devraient constituer plus de 50% des participants aux sous- projets ACT. Selon les personnes interviewées, les personnes ou entités consultées dans le choix des bénéficiaires sont : l’autorité administrative (32%), l’organisme intervenant (pour 29%), les membres de la communauté (pour 21%), l’autorité traditionnelle (pour 13%) et d’autres personnes pour 5%. Cette répartition est acceptable car les personnes responsables dans les communes (autorités et autres) sont censées bien connaître leurs populations. L’idée d’impliquer les membres de la communauté (simples gens) dans le processus est de baliser les éventuels abus que les autorités pourraient faire à savoir le favoritisme ou les affinités politiques. De même, la collaboration avec les structures organisationnelles existantes (administrative, religieuse, traditionnelle) facilite l’élaboration des listes, la validation et la fiabilité des renseignements ainsi que l’activité de distribution elle même. Dans tous les cas, ce sont les agents de l'ONG intervenant qui valident la liste finale des personnes ou ménages bénéficiaires. A cet effet, 85% des bénéficiaires savent pourquoi ils ont bénéficié des activités. Ce qui montre que le processus, de faire connaître aux bénéficiaires la raison de leur sélection, a été respecté. Parmi eux, 71% sont satisfaits de la sélection. En revanche, 29% n’en sont pas satisfaits car ils auraient préféré que tous les membres de leur ménage participent aussi aux travaux communautaires et non une seule personne par ménage. Il y a donc un effort à déployer quant à l’explication aux bénéficiaires des différentes rations et critères de ciblage dont ils bénéficient: ration individuelle, ration familiale, bénéficiaires ciblés (vieux, femmes allaitantes, enfants malnutris, enfants scolarisés…).

Choix et mise en œuvre des travaux communautaires ACT et VCT Généralement, les activités à réaliser à travers les VCT ou ACT sont déterminées par les ONG intervenants. En effet, les communautés sont amenées à lister leurs besoins dans un ordre de priorité lors d’une Assemblée Générale. Ensuite, l’ONG intervenant choisit ceux qui peuvent être réalisés à travers les travaux communautaires. Les travaux doivent donc répondre à un intérêt communautaire tout en contribuant à améliorer la sécurité alimentaire des bénéficiaires en plus de pouvoir être exécutés via des activités à Haute Intensité de Main d’œuvre (HIMO). D’après les résultats de l’enquête, il y a une correspondance des actions menées lors des interventions aux besoins identifiés par les communautés dans la quasi-totalité des communes d’intervention (87%). Ce propos est confirmé par la satisfaction d’une grande majorité des ménages (83%) du type d’avoirs communautaires créés. La principale raison de non satisfaction des 17% restants (majoritairement localisés à Ampanihy) était que ces avoirs sont mis en place dans une autre communauté loin de la leur et n’apportent pas de bénéfice direct pour les ménages participants. Des efforts doivent être faits pour s’assurer que les bénéficiaires participent à des travaux qui profitent à leur communauté. 10

Les principaux projets auxquels les membres des ménages ont participé ces six derniers mois sont, en premier lieu, les travaux liés à l’agriculture (35%) : préparation des terres mises sous jachère en défrichant les cactus rouges envahisseurs, réhabilitation de digues ou de barrages agricoles et plantations de cactus à fruits permettant aux ménages de disposer de compléments d’aliments en période de soudure. Viennent ensuite la réhabilitation de pistes (23%); et aussi la construction de bassins de captage (13%) ou le creusement de mares pour une utilisation domestique de l’eau (jardins potagers – cas Antanimora) ou pour abreuver les animaux (12%). Tableau 2 : Types d’activités par pourcentage de membres ayant participé 1. Agriculture et environnement (Digue, défrichement de cactus nuisibles,…) 2. Pistes 6. Bassin de captage 3. Creusement de mare 4. Reboisement (plantation de cactus à fruit, brise vent…) 5. Assainissement, canalisation… 6. Autres

35% 23% 13% 12% 10% 4% 2%

Selon les ménages bénéficiaires, les trois principaux bénéfices que les communautés tirent des avoirs mise en place sont : un meilleur accès à l’eau, une meilleure alimentation et un meilleur accès au marché. En effet, les bassins de captage ou mares créés ont amélioré la disponibilité en eau selon 74% des ménages qui ont bénéficié de ces avoirs. Avec l’existence de ces infrastructures, l’eau est plus proche des ménages. Cependant, cette disponibilité en eau est toujours fonction de la pluviométrie. Ces avoirs ont donc trait avec le type de choc qui affecte principalement cette partie du Sud à savoir les vents desséchants, le manque de pluies... La mise en place des avoirs pour prévenir ou atténuer les effets de ces chocs est primordiale pour accroître la résilience des communautés. Globalement, 50% des participants aux travaux communautaires sont des hommes chefs de familles et 37% des femmes. Dans des rare cas, il peut arriver que ce soit des personnes âgées (6% des cas) ou d’autres personnes adultes de la famille (5%). La participation des enfants mineurs (moins de 18 ans) bien que très minime (moins de 2%) doit être évitée.

Processus de distribution Les points de distribution devraient se trouver normalement à proximité des bénéficiaires. Pour la plupart d’entre eux, le trajet entre leur maison et le point de distribution se fait en moins de deux heures. A Ampanihy et à Amboasary par contre, beaucoup de bénéficiaires font ce trajet entre deux et quatre heures de temps. Dans ce cas, le bénéficiaire peut passer toute une journée pour aller chercher les vivres. Cette distance est trop grande pour les personnes très vulnérables (personnes âgées, handicapées…). Il arrive aussi qu’il y ait des problèmes d’insécurité en cours de route. Ainsi, dans ces localités, il faut revoir les points de distribution pour s’assurer qu’ils soient le plus près possibles de la majorité des bénéficiaires (maximum deux heures).

11

Malgré ces distances, le trajet se fait toujours à pieds (pour 95%) ou du moins par charrette (pour 4%) et généralement, le transport est gratuit. Ce qui évite aux bénéficiaires de devoir échanger des vivres ou argent qu’ils ont reçus pour payer les frais de transport. 65% des bénéficiaires disent qu’ils connaissent en avance les rations auxquelles ils ont droit. Et parmi eux, plus de 81% affirment que la quantité qu’ils ont reçue est conforme à ce qui a été annoncé. Les quantités préalablement définies ont été donc respectées par les agents distributeurs d’une part, et il y a un meilleur contrôle par les agents superviseurs d’autre part. Par rapport au type et à la qualité des vivres distribués, une grande majorité des bénéficiaires (78%) sont satisfaits. Seule une minorité, 11%, trouve que les vivres ne correspondent pas à leurs goûts et préférences et auraient préféré du riz au lieu du maïs. Pour seulement 4% des bénéficiaires, les vivres reçus sont difficiles à cuire surtout les légumes secs. Leur cuisson peut durer jusqu’à plus de quatre heures. Enfin, seulement 3% d’entres eux trouvent que parfois, les vivres sont abîmés, moisis, secs ou non utilisables. C’est le cas par exemple du maïs dont, le poids s’été réduit énormément après pilage selon les ménages enquêtés dans la commune d’Ankariera. Enfin, pour les 4% restants, leur nonsatisfaction est dû à diverses autres raisons telles que vivres mélangés à d’autres denrées par exemple. Quant aux contreparties des travaux collectifs, que ce soit argent ou vivres, 54% des ménages bénéficiaires en étaient satisfaits. Pour les bénéficiaires non satisfaits, 34% ont évoqué une insuffisance de l’argent ou des vivres reçus pour toute leur famille. A cet effet, pour le cas des vivres, une des solutions pourrait être l’ajustement de la taille des ménages considérée dans le panier alimentaire distribué. Parallèlement, le montant de l’argent distribué peut être également ré-estimé en fonction des prix des denrées de base sur le marché pour une meilleure efficacité de l’assistance. Enfin, d’autres bénéficiaires (moins de 5%) ont jugé que cette contrepartie est minime par rapport à la pénibilité du travail. Ceci est souvent évoqué dans le cas où le lieu de travail se trouve loin des habitations de participants (cas d’une réhabilitation des pistes à 5km du village par exemple). Par rapport aux distributions des semences, elles ont été allouées selon une quantité moyenne de permettant de couvrir une surface comprise dans la fourchette susmentionnée (0,5 à 1 ha). En général, les distributions sont réalisées au niveau des chefs-lieux de commune ou des centre de distribution pour les institutions religieuses. Les différents partenaires intervenants dans la zone ont leur approche et méthodologie d’intervention propres. On observe que la proportion de bénéficiaires qui qualifient l’approche de distribution comme appropriée se situe entre 65,3% et 69,7%. 39 % ont un niveau de satisfaction moindre et suggèrent une révision du processus de distribution de semences et d’intrants agricoles. Tableau 3 : Niveau de satisfaction sur l’approche de distribution des semences Livraison semences Ménages Fréquence Pas du tout satisfaisant Un peu satisfait Indifférent Satisfait Très satisfait Total 11 23 4 92 2 132 8% 17% 3% 70% 2% 100% Période semences Ménages Fréquence 24 19 2 88 1 134 18% 14% 2% 66% 1% 100% Adéquation semences Ménages Fréquence 19 16 4 73 1 113 17% 14% 4% 65% 1% 100% Qualité semence Ménages Fréquence 13 11 8 79 10 121 11% 9% 7% 65% 8% 100% 12

En effet environ 70 % des ménages ayant reçu des appuis en semences se déclarent satisfaits de cette activité, pour leur permettre de réaliser un nouveau semis. La période de distribution a été jugée adéquate. Les semences distribuées sont compatibles aux besoins et la qualité est acceptable pour plus de 70 % des ménages bénéficiaires des appuis en semences. Au sein du ménage, le pouvoir de décision sur l’utilisation ou les fréquences de consommation des vivres ou la manière d’utilisation de l’argent reçus appartient le plus souvent (plus de 71% des cas) aux femmes épouses ou chef de ménages. Pour le cas des semences et autres intrants agricoles, cette tâche est plutôt attribuée aux hommes.

VII.

EFFET DES INTERVENTIONS SUR LA SECURITE ALIEMENTAIRE

Les effets des interventions sur la sécurité alimentaire sont appréciés à travers les changements de la disponibilité alimentaire auprès des ménages, de leur accessibilité à la nourriture et de la manière dont ils utilisent les aliments. Il sera également intéressant d’examiner les comportements des ménages face à la situation actuelle et les stratégies qu’ils adopteront dans le futur. Enfin, un volet sera consacré à l’évaluation de la situation nutritionnelle au sein des ménages suite aux différentes interventions des membres du cluster.

7.1.

DISPONIBILITE ALIMENTAIRE
Agriculture et système de production

Les ménages des trois régions concernées par l’évaluation sont principalement agropastoraux. Seuls, 6% des ménages n’ont pas accès à la terre. Les 94% des ménages restants disposent en moyenne 1.5 ha de terre pour culture ou pour pâturage. En 2009/2010, la surface effectivement plantée est en moyenne de 1 ha (trois quarts des agriculteurs ont cultivé moins de 1ha). L’agriculture est essentiellement une agriculture de subsistance. Tableau 4 : Répartition des ménages agricoles par superficie cultivée Superficie cultivée en 2009/2010 Moins de 1 ha Plus de 1 à 5 ha Plus de 5 ha Total Fréquence 76% 24% 1% 100%

Dans l’ensemble, les tubercules restent les plus cultivés (par 42% des agriculteurs : manioc et patates douces), suivi des céréales (par 30% : maïs, riz et sorgho), ensuite des légumineuses (par 18%: haricot, pois, niébé et dolique), après les arachides (par 10%) et enfin les légumes et brèdes (par 13

moins de 1% : oignon, melon et brèdes). Il n’y a pas eu de grands changements de types de cultures en saison 2009/2010 comparativement à la saison 2008/2009. A partir des discussions au niveau des communautés, nous avons pu établir le calendrier cultural de la zone. Les cultures à cycle court (riz, maïs, légumineuses…), qui profitent essentiellement de la présence de pluie s’étalent d’octobre à mai. La récolte de riz pour les zones productrices va d’avril à juin. Les autres spéculations telles que le maïs, haricot et autres légumineuses dont le cycle varie de trois à quatre mois devraient être récoltées de février à avril. Tableau 5 : Calendrier cultural principalement adopté au niveau des communautés enquêtées
J Riz Maïs Manioc Patate Douce Sorgho Haricot Arachide Pois de Cap Lentille F M A M J J A S O N D

Préparation du sol Entretien/Sarclage/Binage

Semis/Plantation Récolte

Repiquage

Comme en 20096, la faiblesse et la mauvaise répartition des précipitations, cette année, ont perturbé toutes les cultures en cours dans l’ensemble de la zone. Le déficit est très marqué sur toute la bande littorale de l'Androy, où soufflaient des vents forts et desséchants. Suite à cela, les cultures à cycle court (maïs, niébé….), sont en majorité réduites à néant et servent de fourrage pour les bétails. Par contre, le manioc continue son cycle de développement. Jusqu’à fin janvier 2010, le SAP a signalé des récoltes de patates douces très timides sur le littoral de l’Androy. Celles du cactus se poursuivaient partout. Pendant la première décade du mois de mars, la zone a bénéficié de quelques jours de pluie suite à la tempête «Hubert» qui a frappé la partie Sud-est de Madagascar. Les populations ont alors continué à replanter le niébé, la dolique et la patate douce lors des enquêtes. Selon les résultats de l’enquête des ménages, la majorité pense qu’en termes de récoltes et de soudure cette année est plus mauvaise qu’une année normale. Pour les prochains mois (mai-juillet), 88% prévoient une plus mauvaise récolte que l’an passé, 6% une même récolte, et 5% (soit 15% des agriculteurs d’Ambovombe et 6% de ceux de Bekily) une meilleure récolte.

6

Source : Bulletin SAP n°137.

14

Graphique 1 : Pourcentage des ménages selon leur appréciation des prochaines récoltes

Durant cette campagne, le principal problème que les ménages ont rencontré reste le manque de pluie (déclaré par 71% des ménages agriculteurs). Le second problème est les maladies et insectes (13%), en particulier à Ambovombe, Bekily et Betioky Sud. La présence des criquets est signalée par le SAP dans le District de Betioky-Sud mais les dégâts sur les cultures ne sont pas encore très remarqués. La préparation du sol pose problème et reste une préoccupation de 7 à 10% des ménages de Toalagnaro, de Bekily et d’Ambovombe. Le tableau ci-dessous présente les différents problèmes rencontrés pendant la grande saison culturale et le degré d’appréciation de leur ampleur. Tableau 6 : Problèmes rencontrés pendant la saison culturale 2009/2010 Problèmes rencontrés Pluviométrie Maladies des plantes Préparation du sol Invasion acridienne Vents Semences Autres Total Nombre 259 46 16 15 10 9 9 364 Pourcentage 71 13 4 4 3 2 2 100

Mois de difficultés alimentaires et période de soudure Dans l’ensemble, le nombre de ménages qui déclarent avoir eu des difficultés alimentaires7 au mois de mars 2010 a augmenté par rapport à mars 2009 (passant de 27% à 43%). Selon le SAP, l’année 2009 a été difficile dans l’ensemble de la région Androy sauf à Bekily. D’où l’augmentation particulière des ménages ayant eu des difficultés alimentaires observée dans ce district (+70%). Une augmentation a été également remarquée dans le district de Beloha (+53%). Cependant les districts de Toalagnaro (-25%), Amboasary (-10%) et Ambovombe (-2%) ont affiché une baisse du nombre de ménages ayant des difficultés alimentaires le mois dernier par rapport au

7

N’ayant pas eu suffisamment à manger ou ayant eu des difficultés à se procurer à manger.

15

même mois de l’année précédente. Cette diminution peut s’expliquer par l’atténuation de la période de soudure grâce aux distributions effectuées. Graphique 2 : Pourcentage des ménages et communautés ayant eu des difficultés alimentaires par mois (De mars 2009 à mars 2010)

Dans l’ensemble de la zone, un ménage a eu en moyenne 5 mois de difficultés alimentaires de mars 2009 à mars 2010. La proportion de ménage ayant eu des difficultés alimentaires est très élevée à partir du mois d’octobre (supérieure à 40%). Ce qui coïncide exactement avec la période de soudure décrite par les focus groupes. Réserves alimentaires Au moment de l’enquête8, seuls près de 18% des ménages enquêtés disposaient encore de réserve alimentaire chez eux. L’an passé, à la même période, 25% en disposaient9. Cette réserve est surtout composée de stocks à la maison. Elle dure en moyenne 21 jours, et varie de 0 à 2 mois dans la majorité des districts. Graphique 3 : Répartition des ménages selon leur niveau de stock

8 9

Du 10 au 16 mars 2010 Source : Evaluation rapide de la sécurité alimentaire dans le Sud, PAM et CARE, Avril 2009.

16

Selon les déclarations des ménages, cette réserve est insuffisante, pour 89% de la population des zones cibles de l’enquête, pour faire face à la prolongation de la soudure jusqu’à fin juin (mois de la prochaine récolte des cultures cycle long). Certains ménages, par contre, pourront subvenir à leurs besoins en disposant d’un stock supérieur à 3 mois voire plus dans quelques districts (à Amboasary, Beloha, Tsihombe et à Tuléar II) ou en usant de leurs moyens de subsistance habituels. Pour d’autres, les légumineuses (niébé) et les boutures de manioc à développement végétatif rapide ont permis de constituer une réserve sur pied pour les ménages. La distribution de semences de sorgho a également conduit à une production réussie qui améliorera la disponibilité alimentaire des ménages.

Distribution d’intrants et état de la production Selon la potentialité agroécologique de chaque localité, un appui en semences céréalières telles que maïs, sorgho ou d’autres spéculations à cycle court comme les légumineuses est favorable pour les ménages vulnérables ciblés en cette période (probabilité de pluies) et permet d’améliorer la faible disponibilité de nourriture. De plus, après la culture d’une spéculation non réussie due au manque de pluies, les paysans se trouvent dans l’obligation de se procurer de nouvelles semences pour assurer l’activité de re-semis si le calendrier cultural et l’humidité le permettent encore. Ainsi, le problème d’acquisition lié à l’accessibilité et disponibilité en semence se manifeste même après un ou deux cas d’échec consécutifs. D’où la nécessité de l’appui en semence. A cet effet, la distribution de semence à temps avait permis aux ménages de cultiver selon le calendrier cultural mais les actions conjuguées de la sécheresse avec l’attaque des insectes nuisibles sur les cultures ont réduit l’opportunité des ménages à disposer de récoltes comme le maïs ou autres céréales puisque les pertes sont de 75 – 80 %. Le maïs a été le plus exposé à ce problème de pluviométrie vu son exigence en eau assez élevée. Les plantes à tubercules (manioc) et les légumineuses (dolique et Niébé) résistent plus à ce manque et constituent une réserve pour la disponibilité. On remarque en même temps le développement végétatif normal des semences de sorgho distribuées ainsi que de la patate douce. Graphique 4 : Etat de la production par rapport à l’utilisation des semences (en %)

50 45 40 35 30 25 20 15 10 5 0 Très déteriorée Peu déteriorée 5.32 27.66

45.74

19.15

2.13

Pas de changement

Un peu ameliorée

Beaucoup ameliorée

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Ainsi, l’état de la production lié aux semences varie d’une région à l’autre. Mais la pluviométrie reste son principal facteur déterminant. L’appui en semences a permis aux bénéficiaires de maintenir l’état de production de leur culture, voire une amélioration pour certains. Par ailleurs, compte tenu du manque de pluviométrie dans la majorité des communes d’interventions, mises à part quelques zones sous microclimats, une certaine quantité des semences n’a pas été semée et reste encore non-utilisée au moment de l’enquête. Plusieurs comportements ont été remarqués au niveau des ménages cibles vis-à-vis de ces semences distribuées non encore semées. Le graphique ci-dessous résume leur utilisation. Graphique 5 : Utilisation des semences reçues non encore semées

Pour la grande saison, la majorité des bénéficiaires (65 %) a opté pour le stockage des semences distribuées en attendant la pluie pour leur permettre de réaliser de nouveau semis pour cette même saison de culture. Certains minoritaires, 4% des bénéficiaires, ont vendus les semences non semées à cause du manque de pluie.

Formation technique et agriculture Selon l’enquête, 20% des ménages de l’ensemble des zones d’intervention ont reçu des formations et des appuis en techniques agricoles. Ces renforcements de capacité peuvent être sous trois formes: - Formation directe de la part des techniciens. - Formation en cascade avec des paysans formateurs. - Echanges entre paysans-paysans. Cette proportion est encore faible et l’activité de formation nécessite un effort concentré surtout en matière de lutte contre les pestes et insectes nuisibles. Néanmoins, les formations dispensées ont été adéquates car ces paysans ont pu effectivement les appliquer.

18

Tableau 7 : Proportion des ménages formés et non formés Formation agricole Oui Non Total Citation 64 249 313 Fréquence 20% 80% 100%

Les techniciens ont assuré la plus grande partie de la formation: 73% ont reçu des formations directes de la part des techniciens spécialisés. Les paysans pilotes ont formé 23% et 3% l’ont été par échange paysan-paysan. En effet, compte tenu de l’étendu des zones d’action et la disponibilité des techniciens, l’orientation sur la formation de proximité en attribuant une responsabilité des paysans pilotes avec renforcement de capacité de ces derniers permet d’augmenter cette couverture en termes de formation. Tableau 8 : Répartition des responsables de formation au niveau des ménages cibles

Formateurs Formateurs spécialisés Paysans pilotes Autres Total

Citation 47 15 2 64

Fréquence 73% 23% 3% 100%

7.2.

ACCESSIBILITE AUX NOURRITURES
Marché et évolution des prix

Sept localités sur les 23 visitées ont un marché à proximité. Pour les autres communautés, les marchés les plus proches se trouvent à 5 km en moyenne. Les marchés restent assez bien approvisionnés même si la diversité des produits sur les étales tend à diminuer. Selon le SAP10, le maïs frais, niébé, cucurbitacées… qui sont sur les marchés proviennent de régions ou districts éloignés (région Atsimo Andrefana, Anosy, Ihorombe). Le niveau des prix dans la zone en mars 2010 est, dans l’ensemble, inférieur à l’an passé. Les prix de la totalité des produits sur le marché en mars 2010 sont au même niveau que ceux de mars 2007 sauf pour le maïs dont le prix reste assez élevé (près de deux fois le prix de mars 2007). La hausse des prix du maïs, du manioc et du riz en mars 2009 résulte de la baisse substantielle de la production dans la zone11. La légère baisse des prix en 2010 pourrait résulter de la disponibilité de ces produits sur le marché, produits qui proviennent des zones hors SAP (Districts de Menabe et d’Atsimo Andrefana) or

10

Source : Bulletin SAP n° 138. Source : Rapport spécial : Mission FAO/PAM d’évaluation de la sécurité alimentaire à Madagascar, Août 2009.

11

19

ces zones ont affiché des excédents de production, surtout en riz et en tubercules, lors de la campagne agricole précédente. Graphique 6 : Evolution des prix dans la zone SAP au mois de mars des trois dernières années (Base 100 mars 2007)

Source : Propres calculs à partir des données SAP

Normalement, les distributions ne devraient pas avoir d’effet sur les prix du marché car elles n’atteignent que des groupes restreints et les tonnages distribués ne sont pas suffisamment importants pour distordre le marché. Néanmoins, selon les résultats de l’enquête, les membres de trois communautés enquêtées ont constaté que les distributions ont plutôt contribué à stabiliser les prix et à éviter leur forte hausse en période de soudure. Ce léger impact concerne quelques denrées entres autres le maïs, l’huile et le haricot et a favorisé les consommateurs qui ont un faible accès à ces aliments.

Revenu et dépenses Dans tous les districts, la première source de revenu des ménages est l’agriculture. Cette principale source est très sujette aux variations climatiques. Les ménages de la zone sont donc très vulnérables aux chocs qui affectent l’agriculture. La deuxième source est l’élevage dans 6 districts, le commerce à Tuléar II, l’artisanat à Betioky Sud et la pêche à Tsihombe. La troisième source est principalement le commerce ou l’artisanat sauf à Tuléar II où c’est le salariat du secteur privé et dans deux autres communes l’élevage. La plupart des ménages des communes d’intervention (77%) ont un faible revenu mensuel, inférieur à 60 000 ariary. Certains (17%) reçoivent entre 60 000 et 100 000 ariary et le reste plus de 100 000 ariary. Une grande partie du revenu est affectée à l’alimentation (74%), 6% en santé, 5% en eau et 5% en us et coutume. Une infime partie (4%) est allouée aux investissements et épargne, principalement utilisés pour la reconstitution du cheptel, gardés à la maison ou utilisés pour l’achat de matériels agricoles. 20

Graphique 7 : Répartition des dépenses des ménages

Selon la déclaration de 81% des ménages, les distributions ont eu des effets positifs sur leur revenu. Elles ont permis de diminuer les dépenses en alimentation et d’affecter le gain aux autres dépenses (éducation, santé ou autres). Elles ont aussi permis aux ménages d’avoir une meilleure alimentation en période de soudure. En effet, conformément aux attentes, la totalité des aides reçues a été utilisée pour la propre alimentation du ménage bénéficiaire. En moyenne, 97% des vivres distribuées sont consommés par le ménage bénéficiaire, 2% sont partagés à d’autres ménages et le reste (1%) est échangé contre d’autres biens ou vendu pour pouvoir faire des achats non alimentaires. De même, l’argent contre travail injecté est majoritairement utilisé en alimentation (81%). Une partie est affectée à l’achat de l’eau (8%) et une autre partie destinée à payer les frais mensuels d’éducation (6%). Le reste est épargné dans l’élevage (volaille) ou utilisé pour les us et coutumes. Graphique 8 : Répartition des vivres ou argent reçus

Utilisations des vivres reçus
2% 1% 0% 1% 0% Consommation Vente Partage Semence Echange Autres 96%
80%

Utilisation de l'argent reçu
Alimentation 9% 6% 1% 0% 1% 0% 2% 1% Eau Education Santé Investissement Epargne Moyen de transport Us et coutume Autres

Principales sources des aliments En général, le riz consommé provient de l’achat. Pour les autres céréales, près de la moitié (51%) des ménages consomment habituellement ceux qu’ils cultivent eux-mêmes, mais durant la semaine précédant l’enquête, les céréales consommées proviennent principalement de l’achat (45%). Ce qui 21

pourrait refléter l’échec des cultures de céréales cette saison. Une grande partie des céréales consommées (45%) provient aussi des dons et des assistances alimentaires. Ce qui montre que les vivres distribués ont amélioré l’accessibilité des ménages à ces types d’aliments. De même pour les tubercules, si habituellement ils proviennent de la propre production des ménages (73%) la semaine précédant l’enquête, ils sont principalement achetés sur le marché (76%). En effet, les stocks issus des récoltes de la dernière saison tendent déjà à diminuer. Pour ce qui est des légumineuses, les ménages ont l’habitude soit de les acheter (37%), de les cultiver (31%) ou de les recevoir (33%). Avant l’enquête, ils les ont plutôt achetés (48%). Il est à noter toutefois que la forte consommation de légumineuses reçues (31%) et la diminution de celle provenant de la propre production (7%) par rapport à ce que les ménages consomment habituellement marquent à la fois l’insuffisance des récoltes cette année et l’importance des légumineuses distribuées pour pallier à ce manque. La majorité des ménages (92%) ont l’habitude d’acheter l’huile. Avant l’enquête, seule la moitié des ménages continuent à acheter l’huile. Une proportion non négligeable (19%) en a bénéficié avec les assistances. Le reste des ménages n’en consomme pas. Il se pourrait donc, que la demande d’huile sur les marchés de la zone cible ait diminué à ce moment. Le lait provient de la propre production ou est acheté. Par contre, la viande et le sucre sont essentiellement achetés. Il n’y a pas de changement remarquable quant aux comportements des ménages par rapport à ces produits.

7.3.

UTILISATION DES ALIMENTS

Pour apprécier ce volet, les questions qui ont été posées lors de cette évaluation concernent : le nombre de repas journalier, l’appréciation de la quantité d’aliments qu’ils ont consommés durant cette soudure par rapport à la soudure précédente, la fréquence de consommation de dix groupes d’aliments durant la semaine précédant l’enquête (le riz, les autres céréales, les tubercules, les légumineuses, les légumes et brèdes, les fruits, la viande, le sucre, l’huile et le lait).

Régime alimentaire des ménages D’après les résultats de l’enquête, Il n’y a pas eu de changement du nombre de repas journalier comparé à mars 2009 ni à novembre 2009. Les gens de la zone mangent deux fois par jour. Les districts de Tuléar II et de Beloha dépassent légèrement la moyenne avec trois repas par jour. En comparant cette soudure à la précédente, 29% des ménages pensent qu’ils ont plus mangé, 14% ont mangé la même quantité et 57% ont moins mangé. En d’autres termes, près de 43% des ménages ont pu garder le même niveau de consommation, voire plus, durant cette soudure comparée à celle de l’année dernière. Ces ménages sont surtout localisés à Tsihombe, à Tuléar II et à Beloha. De plus, le régime alimentaire en mars 2010 est plus diversifié par rapport au même mois de l’an passé. En effet, en mars 2009, les fruits, les légumes et brèdes et des fois le riz dominaient le régime alimentaire des ménages. En novembre 2009, période de début des interventions, la diète était 22

composée pratiquement d’une seule denrée dans la majorité des districts : les tubercules. A cette période, une consommation de fruit de cactus assez fréquente a été déjà constatée dans les districts de Betioky Sud et d’Ampanihy. En mars 2010, la diète de la zone est plutôt basée sur les fruits de cactus, les céréales et les tubercules mais elle varie d’un district à l’autre. Graphique 9 : Comparaison des fréquences hebdomadaires de consommation par produit

Les rations distribuées ont ainsi amélioré la diversification du régime alimentaire des ménages.

Score de consommation alimentaire En combinant cette diversité alimentaire à la valeur nutritionnelle de chacun de ces groupes consommés, nous pouvons calculer le score de consommation de chaque ménage. Un profil de consommation des ménages peut être dressé à l’aide de ce score. Un ménage a un profil alimentaire « pauvre » s’il a un score inférieur à 21, « modéré » s’il a un score compris entre 21 et 35, et « acceptable » si son score est supérieur à 35. L’évolution des proportions de ménages par profil de consommation est présentée sur le graphique suivant.

Graphique 10 : Comparaison de la répartition des ménages par profil de consommation

23

D’après ce graphique, la situation alimentaire s’est améliorée car la proportion de ménages dans les communes d’intervention ayant un profil de consommation « acceptable » est passée de 4% en mars 2009 à 14% en novembre 2009 - période de début des interventions - et atteint 49% en mars 201012. Les ménages ayant un profil « pauvre » sont surtout ceux qui ne bénéficient ni de VCT ni de DFC. Ils ne possèdent pas de cheptel. Ils sont principalement des agriculteurs et n’ont qu’une seule source de revenu. Ceux qui ont un profil « limite » ne bénéficient pas non plus ni de VCT ni de DFC. Ils ne possèdent pas de cheptel. Ils sont le plus souvent des artisans ou des salariés agricoles, et ont deux principales sources de revenu. Dans le tableau suivant, nous remarquons une différence significative du profil de consommation entre bénéficiaires et non bénéficiaires d’assistance alimentaire. Il y a plus de ménages bénéficiaires ayant un score de consommation « acceptable » par rapport aux ménages non bénéficiaires. Et moins de ménages ayant un score de consommation « pauvre » chez les bénéficiaires que chez les non bénéficiaires. Ceci montre clairement l’impact positif des activités sur leur situation alimentaire. Tableau 9 : Répartition des ménages selon leur score de consommation en mars 2010 FCS Inférieur à 21 entre 21 et 35 Plus de 35 Ensemble Bénéficiaires 22% 22% 56% 100% Non Bénéficiaires 39% 24% 37% 100% Ensemble 28% 23% 49% 100%

Cette amélioration du score de consommation est attribuée non seulement aux interventions du Cluster mais aussi à d’autres facteurs tels que la source de revenu du ménage (commerce ou salariat public ou privé), la possession d’animaux (bétail, volaille …), le nombre de repas par jour et d’autres facteurs non captés par l’enquête13. Les interventions ont également aidé ces ménages à atténuer les difficultés alimentaires auxquelles ils font face en période de soudure14.

7.4.

STRATEGIE DE SURVIE DES MENAGES

Pour faire face à la période de soudure, les ménages ont adopté différentes stratégies. A cet effet, il leur a été demandé le nombre de fois où ils ont adopté certains comportements la semaine précédant l’enquête d’une part. D’autre part, il a aussi été demandé aux ménages bénéficiaires des interventions comment ils évaluent la nécessité de l’aide au sein de leur ménage. Le répondant a eu à choisir entre trois modalités : « élevé », « moyen » et « faible ». Enfin, Il leur a été demandé également s’ils peuvent subvenir seuls à leurs besoins en cas d’arrêt des interventions et quelles stratégies ils vont adopter pour survivre.

12

Source : Enquête Évaluation Impact Cluster, Mars 2010 ; Enquête Post Distribution Monitoring PAM, Novembre 2009 et Enquête Évaluation rapide de la sécurité alimentaire PAM & CARE, Avril 2009.

Vérifié à l’aide d’une régression multiple du score sur quelques variables qui peuvent l’influencer. Le coefficient de la variable « bénéficiaire d’une assistance alimentaire » est significatif et positif.
14

13

Selon les résultats de la régression, le fait d’être bénéficiaire d’une activité quelconque augmente le score de consommation de 9 points et le fait qu’un « ménage a eu de mois où il n’a pas suffisamment à manger depuis mars 2009 » diminue ce score de 7 points.

24

Pour ceux qui ont bénéficié d’intrants agricoles (semences, engrais ou pesticides), les questions qui leur ont été posées se rapportent à leur capacité d’acheter les intrants reçus à la prochaine saison et l’accessibilité et disponibilité de ces produits.

La semaine précédant l’enquête Les stratégies de survies adoptées par les ménages pour faire face à la soudure et la perception de leur gravité changent d’une communauté à l’autre. Un Indice de Stratégie de Survie des ménages (ISS) est calculé à partir de la fréquence d’adoption des stratégies de survie par les ménages et de l’importance que chaque communauté leur a attribuée. Dans l’ensemble, les gens ont tendance à réduire les parts consommées par chaque membre de la famille, ou à réduire le nombre de repas journalier, ou encore à réduire la part des adultes pour que les enfants puissent se nourrir. Les stratégies les plus graves sont la vente des ustensiles de cuisines ou le départ du village. Peu de ménages (moins de 1%) ont adopté ces stratégies durant la semaine précédant l’enquête. Pourtant, le SAP15 a signalé des départs inhabituels d’hommes sédentaires dans le district d’Ampanihy suite à la mauvaise conjoncture agricole. Selon toujours le SAP, ces jeunes gens vont effectuer soit des travaux agricoles et salariaux dans des zones traditionnelles d’immigration notamment à Nosy-Be, Ambilobe, Namakia, et à Morondava ; soit des travaux journaliers dans des grandes villes comme dockers, aides vendeurs… (Cas des émigrants à Mahafaly d’Itampolo). Tableau 10 : Répartition des ménages par district par classe d’Indice de Stratégie de Survie Plus grave (ISS>35) 18 33 13 65 20 40 0 24 7 Moins grave Pas grave (ISS entre 8 et 35) (ISS inférieur à 8) 40 43 41 25 43 43 15 20 60 20 53 8 55 45 57 19 68 25

Pourcentage Amboasary Ambovombe Ampanihy Bekily Beloha Betioky Sud Taolagnaro Toliary II Tsihombe

Total 100 100 100 100 100 100 100 100 100

Les stratégies « plus graves » sont généralement des stratégies de détresse et peuvent mettre en danger la vie ou porter atteinte à la dignité de l’individu. A partir de ce tableau, nous pouvons dire que la situation dans le district de Bekily est assez alarmante car plus de deux tiers des ménages y ont adopté des stratégies « plus graves ». Nous rappelons que ce district n’a pas bénéficié de distributions de vivres et les cultures y sont très compromises. Certains ménages dans ce district ont même signalé qu’ils sont entrain de vendre leur terre. Dans les autres districts, la majorité des ménages ont adopté des stratégies « moins graves » ou « pas grave ». Ces stratégies sont plutôt temporaires et marquent le début d’une crise. Ces stratégies semblent signaler une prolongation de

15

Source : Bulletin SAP n°137.

25

la période de soudure due aux échecs des cultures. Une extension des interventions peut être alors envisagée pour les prochains mois dans des zones très spécifiques. En cas d’arrêt des interventions du cluster Lorsqu’on a demandé aux ménages comment ils évaluent la nécessité de l’assistance, 30% a répondu « élevé » (plus de la moitié des ménages bénéficiaires à Ampanihy et Amboasary), 46% « moyen » et 23% « faible ». En cas d’arrêt des activités, moins de la moitié des ménages actuellement bénéficiaires des activités (46%) pensent pouvoir subvenir seuls à leurs besoins. La proportion reste plus ou moins la même quelque soit le type d’activité dont bénéficie le ménage (33% pour les ACT, 40 % pour les VCT et les distributions de vivres, et 46% pour les distributions de semences et d’intrants agricoles). Ce fait insinue, d’un coté, que les interventions n’ont pas créé une situation d’ « assistanat » auprès des bénéficiaires. Elles ont été effectuées dans un contexte précis où les ménages vulnérables avaient vraiment besoin d’assistance pour faire face à la situation. Toutefois, ce constat requiert également une mise à jour fréquente des processus de ciblage pour les interventions à venir afin de bien cerner ceux qui sont sortis de la situation de crise et ceux qui sont encore restés ou bien devenus vulnérables. Graphique 11 : Pourcentage des ménages par stratégie de survie en cas d’arrêt des interventions

Ainsi, pour survivre, ces ménages comptent poursuivre leurs activités habituelles : continuer l’agriculture quand il y a la pluie et vendre leurs surplus de produits, faire du commerce ou de l’artisanat. Ceux qui pensent ne pas pouvoir subvenir à leurs besoins (54%) sont localisés principalement à Bekily, Amboasary et Ampanihy. Pour pouvoir survivre, ils vont : chercher d’autre assistance (mendicité, aide aux voisins ou famille, emprunt de nourriture…), manger des aliments de disette (tubercules et brèdes sauvages, feuilles de cactus…) ou exercer dans l’agriculture quand il y a la pluie. Particulièrement pour les activités agricoles, 77% des ménages qui bénéficient actuellement de la distribution de semence pensent qu’à la prochaine saison, ils seront capables d’acheter ces semences 26

et savent où se les procurer. Cependant, ce n’est pas les mêmes types de semences car les semences distribuées sont des semences améliorées. De plus, la disponibilité de ces semences au moment opportun reste incertaine vu l’échec des cultures de cette saison. Ainsi, les semences qu’ils on reçues ont une place prépondérante en termes d’utilisation et leur présentent une facilité en accessibilité. Pour ce qui est des engrais et des produits phytosanitaires, leur utilisation reste marginale dans les zones d’intervention (respectivement par 4% et 15% des agriculteurs). En outre, la grande majorité de ceux qui ont en bénéficié affirment ne pas pouvoir les acheter à la prochaine saison. Ils comptent donc reprendre l’agriculture sans ces intrants en cas d’arrêt des interventions. Le tableau ci-dessous illustre la capacité des ménages sur l’acquisition des différents types d’intrants. Tableau 11 : Capacité des ménages sur l’acquisition des différents types d’intrants Accessibilité semence
Capacité des ménages

Accessibilité engrais Citation 8 153 54 215 Fréquence 4% 71% 25% 100%

Accessibilité pesticides Citation 28 129 54 211 Fréquence 13% 61% 26% 100%

Citation 184 79 40 303

Fréquence 61% 26% 13% 100%

Oui Non N'a pas reçu Total

7.5.

NUTRITION AU SEIN DU MENAGE

Pour ce volet, les questions qui ont été adressées aux mères de famille se rapportent essentiellement sur les centres PNNC, leur fréquentation et les activités auxquelles elles participent dans ces centres. L’on s’intéresse également à l’adoption des conseils et démonstrations reçues une fois à la maison. Durant l’enquête, nous avons essayé également de connaître beaucoup plus profondément la perception de la malnutrition par les communautés. Les autres questions traitées dans cette section font référence à l’utilisation des rations thérapeutiques reçues au cas où il y aurait eu des enfants malnutris dans le ménage.

Connaissance de la PNNC Un centre PNNC ou Programme National de Nutrition Communautaire appelé localement « SITY PNNC » ou « SITY SEECALINE » est un centre à base communautaire pour l’éducation nutritionnelle et de suivi de croissance des enfants de 6 à 59 mois et des femmes. Ces centres fonctionnent via les activités d’un Agent Communautaire de Nutrition qui est souvent une femme élue issue de la communauté. Leur fonctionnement est assuré par l’ONN, les ONG telles que CARE International, Azafady, GRET… Les réponses, quant à la connaissance ou non de l’existence de ces sites, varient suivant les répondants. 40% des mères connaissent l’existence des sites PNNC à leur proximité. Mais il faut tenir compte qu’un centre est destiné pour une population bien localisée géographiquement de la PNNC. La norme adoptée est un site pour 200 enfants. Nous pouvons conclure que la couverture 27

géographique est loin d’être atteinte en matière d’éducation nutritionnelle dans les trois régions objets de l’enquête. Près de la moitié des mères qui ont des enfants de moins de 5 ans (46%) font régulièrement les activités de suivi dans ces centres. Celles qu’elles y pratiquent le plus sont : les suivis des enfants (par 60%) ; de façon mensuelle pour 78%, trimestrielle pour 12% et occasionnelle pour 10% ; la démonstration culinaire (par 20%) ; de façon mensuelle pour 58%, trimestrielle pour 23% et occasionnelle pour 19%. La plupart des mères (67%) qui ont vu les démonstrations culinaires les pratiquent à la maison. Les autres (33%) ne peuvent pas les pratiquer à la maison faute de moyens (argent, accessoires, produits etc.). et le conseil éducationnel (par 20%) ; de façon mensuelle pour 59%, trimestrielle pour 27% et occasionnelle pour 14%.

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Perception de la malnutrition par la Communauté Pour plus de compréhension, il ne faut pas confondre les résultats exposés ci après à des résultats statistiques sur l’état de la malnutrition des enfants dans la zone. Nous soulignons qu’il y a confusion entre la perception de la communauté de la malnutrition (basée sur l’état extérieur de l’enfant et du sentiment de la mère) et les normes médicales pour juger un enfant malnutri ou non. Ainsi, 32% des ménages enquêtés déclarent avoir eu au moins un enfant malnutri en 2009. Ce pourcentage a baissé cette année, et seuls 12% des ménages ont eu des enfants malnutris durant les deux premiers mois. Cet état de malnutrition est connu des mères soit par les médecins ou personnel médical (48%), soit par les agents communautaires (41%) ou par les voisins (7%). Nous pouvons alors souligner le rôle très important joué par les agents communautaires dans le secteur. La majorité de ces enfants déclarés malnutris (71%) a obtenu une ration alimentaire ou des aliments thérapeutiques. Selon les mères, le changement d’état nutritionnel a été constaté après 2 semaines. Une grande partie de ces ménages qui ont reçu les rations (88%) affirmaient que celles-ci sont partagées à d’autres membres de la famille, principalement aux frères et sœurs de l’enfant malnutri. Il y a certains ménages (15%) qui ont vendu ou échangé une partie des rations qu’ils ont reçues. Ces faits peuvent expliquer la durée assez longue du redressement de l’état nutritionnel de l’enfant car dans les centres de prise en charge la durée moyenne de guérison est d’environ une semaine.

Situation nutritionnelle D’après le tableau ci-dessous, l’état nutritionnel s’est significativement amélioré dans les cinq districts couverts par les enquêtes SMARTs en avril 2010 comparé à avril 2009 (à Ambovombe, Tshihombe, Beloha, Amboasary et Toalagnaro). En avril 2009, on avait des taux supérieurs à 10% (seuil d’alerte). En novembre 2009, les résultats montrent déjà les effets des interventions. La dernière enquête met en exergue une situation qui ne diffère pas significativement de novembre 2009 et meilleure par rapport à avril 2009. Cependant, cette situation nutritionnelle reste à surveiller de près car elle est toujours à risque. 28

Tableau 12 : Evolution du taux de malnutrition dans cinq districts
AMBOVOMBE, TSIHOMBE et BELOHA Novembre 2009 Avril 2009 Avril 2010 10.60% 4.50% 7.00% (8.3 - 13.4) 0.80% (0.4 - 1.9) 10.90% (8.5 - 13.9) 1.50% (0.8 - 2.7) 1.30% 12.50% (3.3- 6.0) 0.10% (0.0- 0.8) 4.70% (3.2- 6.9) 0.40% (0.2- 1.1) 0.70% -0.10% 4.20% (5.2- 9.3) 0.30% (0.1- 1.1) 7.20% (5.4- 9.5) 1.70% (1.0- 2.8) 2.50% -0.90% 9.60% AMBOASARY et TOALAGANRO Novembre 2009 Avril 2009 Avril 2010 13.50% 6.20% 8.40% (10.9 - 16.5) 0.40% (0.1 - 1.8) 14.50% (12.2 - 17.2) 3.00% (2.2 - 4.0) 1.70% 13.60% (9.0 - 18.3) (4.7- 8.2) 0.50% (0.2 - 1.3) 6.10% (4.3 - 8.7) 0.30% (0.1 - 1.0) 0.40% -0.10% 5.50% (0.9 - 10.2) (6.6-10.8) 0.50% (0.2 - 1.2) 8.70% (6.7-11.1) 1.00% (0.5-1.9) 2.20% -0.72% 12.30% (10.3. - 14.4)

Indicateurs - Références Malnutrition Aiguë Globale zscores NCHS P/T < -2 z et/ou œdèmes Malnutrition Aiguë Sévère P/T < -3 z et/ou œdèmes Malnutrition Aiguë Globale P/T < -2 z et/ou œdèmes Malnutrition Aiguë Sévère P/T < -3 z et/ou œdèmes Malnutrition Aiguë Sévère PB < 115 mm (PB < 110 mm) Malnutrition Aiguë Globale PB < 125 mm

zscores OMS

PB

Source : Enquêtes SMARTs

Cette amélioration de la situation nutritionnelle est fortement liée à l’amélioration de la sécurité alimentaire décrite dans les sections précédentes. En effet, l’augmentation de la quantité et de la diversité des aliments auxquels les ménages ont accès amenuise les problèmes de malnutrition. On note, par exemple, d’après les résultats de l’enquête, que les enfants de moins de 5 ans mangent en moyenne 3 fois par jour sur l’ensemble de la zone, à l’exception des enfants à Bekily qui ne prennent que 2 repas par jour. En réponses au taux de malnutrition aiguë globale supérieur à 10% observé en avril 2009, une des activités mises en place a été la redynamisation et l’ouverture des CRENAS (Centre de Récupération et d’Education Nutritionnelle de la malnutrition Aiguë Sévère) au niveau de tous les Centre de Santé de Base au niveau des districts. Les CRENAS traitent les cas de malnutrition aiguë sévère. Ils sont beaucoup plus proches de la communauté. Des activités de sensibilisation et de dépistage communautaire ont été également menées à partir du mois d’avril 2009, d’où le pic d’admission. Les graphes ci-dessous montrent les évolutions d’admission et de guérisons dans cinq districts des Régions Androy et Anosy. Le graphique qui suit montre l’évolution des admissions au niveau des CRENAS depuis le mois de janvier 2009. Graphique 12 : Evolution des admissions au niveau des CRENAS

Districts Amboasary et Taolagnaro Sources: ORN Anosy/ORN Androy

Districts Ambovombe, Tsihombe et Beloha

29

A partir du mois d’août, on enregistre une diminution des admissions. On note que les guérisons sont enregistrées à partir d’une semaine de prise en charge. D’après les résultats de l’enquête, 67% des mères de famille trouvent que la distance entre le CRENAS et leur localité est accessible (se fait en moins d’une demi journée à pied).

30

VIII.

CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS

Pour conclure, cette évaluation nous a permis de mesurer les effets des interventions du Cluster Sécurité Alimentaire et Moyens de Subsistance effectuées depuis le début de la soudure en octobre 2009. Suite aux recommandations des actions de prévention et d’atténuation des effets de la soudure du SAP, ces activités ont été conduites en vue de limiter la détérioration de la situation alimentaire des ménages. Selon les résultats de l’enquête, les objectifs n’ont pas été pleinement atteints du côté de la disponibilité alimentaire suite à divers aléas externes aux interventions qui, généralement, ne peuvent pas être maîtrisés. Ainsi, les cultures de graminées ont été vouées à l’échec suite au manque de pluies et aux insectes ravageurs. Les pertes sont estimées de l’ordre de 75%- 80%. Néanmoins, les plantes à tubercules et une variété de légumineuses ont résisté et ont continué leur cycle de développement. En effet, l’introduction des variétés de bouture à développement végétatif rapide a permis les zones cible d’obtenir cette réserve alimentaire en un temps limité. Ainsi, dans le domaine agricole, les semences occupent une place prépondérante en termes d’utilisation et présentent une facilité en termes d’accessibilité pour les ménages. Compte tenu de la place importante occupée par l’agriculture dans la sécurité alimentaire dans le Sud, les activités d’appui relatives à ce domaine méritent d’être intensifiées et améliorées en : Continuant l’appui en semences pour rendre les agriculteurs capables de réaliser plusieurs re-semis compte tenu de l’insuffisance de pluviométrie rencontrée fréquemment due changement climatique. Orientant bien le choix des semences vers les semences tolérantes au manque de précipitations, telles que le niébé, le manioc à développement végétatif rapide, accompagné des formations sur le décalage des calendriers culturaux. Renforçant la formation sur la lutte contre les ravageurs en combinant la lutte biologique et utilisation de produits chimiques, en tenant compte de la pérennisation des actions en réduisant le coût et l’optimisation d’utilisation des plantes autochtones (Azadirachta indica « neem » Melia azedarach « vandelaka »). Améliorant la disponibilité et l’accessibilité aux pesticides pour être utilisé à temps. Formant les paysans et vulgarisant l’utilisation des brises-vents pour atténuer l’assèchement éolien qui aggrave l’insuffisance en pluviométrie. Appuyant le petit élevage à cycle court qui constitue une source de revenu alternative de la majorité des ménages en cas d’échec de l’agriculture.

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Du côté accessibilité et utilisation des aliments, les interventions ont mieux atteint leurs objectifs. Elles ont permis aux ménages d’avoir plus d’accès à une diversité d’aliments en période de soudure. Ainsi, une amélioration de la sécurité alimentaire dans les zones d’intervention entre mars 2009 et mars 2010 a été constatée. La proportion des ménages ayant un score alimentaire supérieur à 35 est passée de 4% en mars 2009 à 14% en novembre 2009 - période de début des interventions - et atteint 49% en mars 2010. Nous pouvons donc dire que l’assistance fournie a pu aider les ménages cibles à atténuer la période de soudure 2009/2010. En matière de nutrition, le Cluster se focalise surtout sur les activités qui visent à compléter le panier alimentaire des ménages afin de les prévenir contre la malnutrition et sur les activités d’éducation nutritionnelle et de démonstrations culinaires pour les mères. Dans l’ensemble des cinq districts 31

couverts par l’enquête SMARTs, des résultats positifs ont été également observés sur l’état nutritionnel des enfants de moins de 5 ans. Celui-ci s’est significativement amélioré en avril 2010 comparé à avril 2009. Par ailleurs, les activités réalisées par le Cluster ont aussi permis de mettre à la disposition des communautés des avoirs qui leur fournissent un meilleur accès à l’eau, une meilleure alimentation et un meilleur accès au marché. La mise en place de ces avoirs aide à prévenir ou à atténuer les effets des chocs qui affectent la zone de façon récurrente. Néanmoins, le recours par certains ménages à des stratégies de survie jugée « plus graves » peut traduire une situation encore critique. Avec l’échec des cultures de cycle court et la perspective d’une plus mauvaise récolte pour les prochains mois, les populations de la zone d’intervention demeurent très vulnérables. De plus, la situation nutritionnelle dans la zone est toujours jugée à risque et reste à surveiller de près. Dans ce cas, une extension des interventions, si les ressources disponibles le permettent, devrait être envisagée pour les prochains mois en attendant les prochaines récoltes mais dans des zones ayant les indicateurs de sécurité alimentaire les plus faibles, et avec un ciblage plus affiné. En combinant les indicateurs de sécurité alimentaire (profil de consommation, réserve alimentaire, niveau de revenu et stratégie de survie), les districts ont été classés en priorité 1, 2 et 3. Sur le plan agricole, tous les districts restent vulnérables vu l’échec des cultures à cycle court. Aussi, pour l’extension et les ajustements des activités dans les deux mois à venir, nous pouvons recommander de prioriser les districts de Bekily, d’Ampanihy et de Betioky Sud.

TOL IA RY II

BETI OK Y AT SIMO BEKI LY

AMBO ASA R Y AT SIM O

AM PA NIHY AM BO VO MBE TAO LA NAR

BEL OHA TSIHO MBE

Pour avoir plus d’effets et en vue d’atteindre les objectifs fixés, entre autres un pourcentage minimum de 80% des ménages ayant un score alimentaire supérieur à 35 dans les zones d’intervention, les interventions peuvent être améliorées grâce à: Un affinage des critères de ciblage à partir des profils de vulnérabilité : taille des ménages, niveau de revenu, vulnérabilité des sources de revenu, possessions etc. Il est important que les intervenants impliquent les membres de la communauté dans l’élaboration et la validation de la liste définitive des bénéficiaires selon ces critères pour éviter toute forme de discrimination au sein de la communauté. Une amélioration du processus de ciblage : Intensifier les actions de communication par organisation d’une assemblée générale, partager les informations localement pour mieux expliquer aux populations cibles les critères et le processus de ciblage. La 32

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recherche d'une démarche commune pour le ciblage et d'une action de communication peut aider à cette fin. Une identification et priorisation des besoins spécifiques de chaque communauté d’intervention pour éviter autant que possible d’imposer à l’avance le type d’avoirs à mettre en place. Faire de façon systématique un diagnostic participatif au niveau des membres de la communauté avant de mener une activité peut améliorer ce processus en assurant cette réponse aux besoins réels. Un rapprochement des lieux de travail et des points de distributions aux bénéficiaires pour améliorer l’efficacité des interventions vis-à-vis des groupes très vulnérables (temps de déplacement réduit, peuvent faire d’autres activités –agricoles- dans la journée, pas de fuite de vivres ou d’argent pour payer d’éventuels frais de transport ….). Une prise en compte des goûts et préférences des bénéficiaires, envisager les possibilités d’achats locaux pour réduire les pertes en qualité des vivres distribués. Une recherche de ressources supplémentaires pour mettre en place des avoirs fonctionnels et durables ; et une amélioration des compétences techniques et recherche de moyens techniques pour élever la qualité des avoirs mis en place. Il est ici recommandé aux intervenants de respecter un minimum de paquet technique pour assurer la fonctionnalité de ces avoirs (exemple, investir dans l’utilisation des dames pour compacter le fond des mares afin de ralentir le temps d’infiltration des eaux captées lors de l’arrivée des pluies et d’augmenter le volume d’eau disponible pour les ménages). Une recherche de nouveaux types d’avoirs plus efficaces et adaptés à la situation surtout aux manques récurrents d’eau en s’assurant de leur faisabilité via les travaux communautaires à HIMO. Un appui technique aux comités de gestion des avoirs crées pour assurer leur entretien et maintenance. Une réhabilitation des avoirs crées et en mauvais état (cas de 60% des impluviums dans l’Androy) peut être aussi prévue.

Pour la nutrition, elle ne peut se redresser seule sans les activités de développement et les activités d’amélioration de la sécurité alimentaire. Ainsi, nous recommandons : de développer des projets de développement et de sécurité alimentaire adéquats dans le court, moyen et long terme ; de maintenir les dispositifs de prise en charge actuels : CRENAS et CRENI ; de renforcer les dispositifs d’éducation et de développement communautaire comme les sites PNNC.

Pour de prochaines évaluations de même type, les informations collectées pourraient être complétées par des « enquêtes » auprès des partenaires afin de répertorier les problèmes auxquels ils font face durant la mise en œuvre effective du processus de ciblage et de distribution sur le terrain. Il serait aussi intéressant de voir les coûts efficacité de la mise en œuvre des différents types d’activités (comparaison coûts-efficacité des vivres contre travail et d’argent contre travail par exemple). De telles évaluations pourraient être menées de façon systématique par une équipe pérenne au sein du Cluster. Les informations collectées à l’aide de ce système pourraient à la fois servir au suivi de la situation alimentaire et aider le Cluster à harmoniser les interventions de ses membres mais aussi suggérer des éléments d’amélioration pour le Système d’Alerte Précoce. 33

ANNEXE I : Listes des participants sur terrain

Equipe 1 : - NIRINA Isabelle, PAM (Formateur- Superviseur) - TANASY, PAM (Chef d’équipe) - RAMBAO Herizo, ORN - MAHATODY Eric, CARE - RAHARISOA Pâquerette, ADRA Equipe 2 : - RAKOTONRAMANANA Hery, FAO (Formateur- Superviseur) - RAFALIMANANTSOA Jules, ONN (Chef d’équipe) - FLORENTIN, PAM - ABDALLAH Saïd, ADRA - FENOLAHY Joie Roger, 2H Equipe 3 : - RAJAOBELINA Tantely, ADRA (Formateur- Superviseur) - RANDRIANARISOA Rija Haritiana, CARE (Formateur- Superviseur) - RAHARIJAONA Théodore, PAM (Chef d’équipe) - MAHARETSY Jean Florent, ADRA - ANDRIAFANEVA Louis Expert, CDD - ANDRIAMANDIMBISOA Avotriniaina, CARE Equipe 4 : - TSIBARA Manova, ONN (Formateur- Superviseur) - DAMY Fanomezantsoa Zidex, CARE (Chef d’équipe) - RAZANAMASY Vojeantsoa Marcellin, ADRA - RABENANDRASANA Bienvenu, PAM Equipe 5 : - RAKOTOARINORO Andriamahazo Rijasoa, PAM (Formateur- Superviseur) - RAMIANDRISOA Richard Hajanirina, TAMAFA (Chef d’équipe) - BONARD, PAM - RASOLONJATOVO Zézé, TANY MAINTSO - RAZANAMIHANTA A. Laurette, SIF

34

ANNEXE II : Questionnaire Ménage
N° questionnaire |__|__|__|__|__|__|
SECTION 0. INFORMATIONS GENERALES Région : _________________ District : _________________ Commune : ______________________ Fokontany : __________________________ |__|__| |__|__|__| |__|__| |__|__| Numéro de l’équipe: |__|

Nom du chef de l’équipe : ______________________ Nom enquêteur : __________________________ Date: |__|__| / |__|__| (jour/ mois)

Conseils pour vous présenter vous-même, ainsi que le but de l’interview : Mon nom est _____________ et je travaille pour __________________ (Nom de l’agence ou du partenaire) Votre ménage a été choisi par hasard parmi tous ceux du village pour cet interview. - Le but de cet interview est d'obtenir des informations sur les effets du programme d'urgence année 2009/2010. - Il nous aide à comprendre si notre programme est correctement mis en œuvre et si les objectifs que nous visons sont atteints. - L'enquête est volontaire et les informations que vous nous donnerez seront confidentielles. Elles seront utilisées pour préparer des rapports, qui ne contiendront aucun nom de personnes. Il n'y aura aucun moyen de découvrir que c’est vous qui avait donné ces informations - Pouvez-vous s'il vous plaît consacrer un peu de temps (environ 45 minutes) pour l'interview ? Ne suggérez d'aucune façon que des droits du ménage en matière d’aide alimentaire pourraient dépendre du résultat de l'interview, car cela fausserait les réponses. SECTION 1. DONNEES SOCIO-DEMOGRAPHIQUES 1.1. Composition de la famille N° 1 2 3 4 5 Age
(1)

Sexe Activité Statut
(2) (4) (5)

N° 6 7 8 9 10

Age
(1)

Sexe Activité Statut
(2) (4) (5)

N° 11 12 13 14 15

Age
(1)

Sexe Activité Statut
(2) (4) (5)

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(1) Age en entier (Utiliser des grands évènements historiques si le répondant ne se souvient pas) (2) 1. Masculin (4) 1. Pas de travail 6. Femme de ménage/gardien 10. Salarié permanent (5) 1. Si femme enceinte ou allaitante 2. Féminin 2. Elève et Etudiant 7. Enfant (non scolarisé) 11. Fonctionnaire 3. Pêcheur 4. Eleveur 9. Salarié saisonnier 5. Agriculteur

8. Incapacité à exercer (Maladie...) 12. Petit Commerçant

13. Autres à spécifier ____________________

2. Si malade chronique (plus de 6 mois)

LAISSER VIDE SI AUCUN DE CES DEUX CAS
1. Marié avec une épouse 3. Divorcé / Séparé/veuf 2. Marié avec plusieurs épouses 4. Célibataire

1. 2. Situation matrimoniale du chef de ménage :

|__| |__|__|

1.3. Taille du ménage :

35

SECTION 2. CIBLAGES DES BENEFICIAIRES ET PROCESSUS DE DISTRIBUTION 2.1. Activités auxquelles le ménage a bénéficié depuis Août 2009 METTEZ « 1 » POUR LES ACTIVITES CITEES, SI AUCUNE ACTIVITE ALLER A 2.19.
AUCUNE ACT VCT Distribution de vivres Distribution semence ou Intrants agricoles Cantine scolaire Autres ____________

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|__|

|__| |__|__| |__|__| |__|__|

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1. CARE 5. TANY MAITSO 9. CSA 13. 2H 17. Ne sait pas 1. Oui

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|__|

2.2 Si oui, à travers quel Programme ?

2. CRS 3. ADRA 4. CARITAS 6. CDD 7. ODDER 8. SIF 10. ONN 11. FID 12.TAMAFA 14. ALT 15. ASOS 16. PAM 18. Autres Spécifier _____________________ 2. Non, pourquoi _________________

2.3. Savez-vous pourquoi vous avez bénéficié de ces activités ? SI NON ALLER A 2.7.

|__| |__| |__| |__|

2.4. Si oui, donnez les raisons

1. ménage avec enfants moins de 5 ans 2. ménage à revenu faible 3. ménage avec femmes enceintes ou allaitantes 4. ménage avec personnes âgées ou handicapés 5. ménage dont les récoltes ont été détruites 6. Autres_______________ 1. Pas du tout satisfait 2. Un peu satisfait 4. Satisfait

2.5. Etes-vous satisfait de la sélection des bénéficiaires des activités? |__|

3. Indifférent 5. Très satisfait

2.6. Pourquoi ? 2.7. Quel est le sexe de la personne le plus souvent enregistrée dans la liste des bénéficiaires? 2.8. Qui est allé chercher les vivres/argent ou semence la dernière fois, demander son sexe et son âge

|__| |__| |__|

1. Masculin

2. Féminin

1. Masculin 1. Moins 18 ans

2. Féminin 2. Plus de 18 ans

2.9. Connaissez-vous à l’avance les quantités de vivres/argent ou semence dont vous avez droit? SI NON ALLER A 2.12 2.10. Est-ce que la quantité que vous avez reçue est conforme à cela? SI OUI ALLER A 2.12 2.11. Si non, pourquoi ?

|__|

1. Oui

2. Non

|__|

1. Oui

2. Non

|__|

1. Pas assez de vivres ou semence au niveau des points focaux 2. Mauvais mesurage 3. Distribution injuste 4. Distribution à toute la communauté sans liste primaire 5. Absence pendant une partie des activités. 6. Autres à spécifier __________________ 1. Moins de 2h 2. 2 à 4h 4. Plus de 8h 2. Charrette 3. Vélo 5. Autres ________________________ 1. Oui 2. Non

2.12. Combien de temps faîtes-vous le trajet entre votre maison et le point de distribution? 2.13. Comment avez-vous transporté ces denrées/semences du point de distribution à votre maison ? 2.14. Est-ce que vous avez payé pour cela? SI NON ALLER A 2.16 2.15. Si oui, comment ?

|__| |__|

3. 4 à 8h 1. A pied 4. taxi-brousse

|__|

|__|

1. en espèce

2. Avec les vivres/semences

36

2.16. Qui a le pouvoir de décision sur l’utilisation des vivres/argent ou semences reçus?

|__|

1. Homme Chef de ménage 2. Femme Chef de ménage 3. Epouse 4. Autre Homme Adulte à la maison 5. Autre Femme Adulte à la maison 6. Autres à spécifier ____________________________ 1. Oui 2. Non

2.17. Pour les vivres reçus, êtes- vous satisfait de la QUALITE ou du TYPE ? SI OUI ALLER A SECTION 3 2.18. Si Non, donnez la raison

|__| |__| |__| |__|

2.19. Si vous n’avez bénéficié d’aucune activité, pourquoi ?

|__|

1. Vivres abîmés, moisis, secs, non utilisables 2. Vivres non purs 3. Difficile à cuire 4. Ne correspondant pas aux goûts et préférences 5 . Autres à spécifier ________________________ 1. Ménage pas dans les critères 2. Favoritisme ou affinité politique 3. Vrais cibles non considérés 4. Nombre de bénéficiaires limité 5. Autres _____________________

SECTION 3. ACT/VCT ET REVENU DU MENAGE 3.1. Quelles sont les trois principales activités sources de revenu du ménage ? |__|__| |__|__| |__|__| |__|
1. Agriculture 3. Pêche 5. Commerce 7. Salariat du secteur privé 9. Rentes 1. moins de 60.000 Ar 2. 60.000 à 100.000 Ar 3. 100.000 Ar à 200.000 Ar 4. Plus de 200.000 Ar 2. Elevage 4. Artisanat 6. Salariat Agricole 8. Salariat du secteur public 10. Autres ___________________

3.2. En moyenne, votre ménage gagne combien en un mois ?

3.3. Ces six derniers mois, quelle part du revenu est affectée aux dépenses suivantes ? METTEZ 0 SI AUCUNE

|__|__|__| % |__|__| % |__|__| % |__|__| % |__|__| % |__|__| % |__|__| %

1. Alimentation 2. Eau 3. Education 4. Santé 5. Investissement 6. Epargne 7. Us et Coutumes

3.4. Si investissement, lesquelles ?

8. Autres _______________________ |__|__| % 1. Matériels et/ou intrants agricoles |__|

|__| |__|

2. Terrain de culture 3. Cheptel 4. Maison 5. Autres __________________________

3.5. Si épargne, où ? |__| 3.6. A quels types de projet ACT/VCT suivants avezvous participez ces six derniers mois? |__| |__| |__|

1. Garder à la maison 2. Institution de microfinance 3. Banques 4. Autres __________________________ 1. Agriculture (Digue, défrichement de cactus nuisibles, plantation de cactus à fruit,…) 2. Environnement (brise vent, reboisement) 3. Pistes 4. Bassin de captage

37

5. Creusement de mare 6. Assainissement, canalisation… 7. Aucun 8. Autres _________________________

3.7. Appréciez-vous les avoirs mis en place SI NON ALLER A 3.9. 3.8. Si oui, quels bénéfices pensez-vous que ces avoirs vous apportent?

|__| |__| |__| |__|

1. Oui 1. Meilleure alimentation 3. Accroissement de la production

2. Non 2. Meilleur accès à l’eau 4. Meilleur accès au marché

5. Meilleur accès au aux services de santé 6. Meilleur accès des enfants à l’école 7. Autres ____________________

3.9. Si non, pourquoi? 3.10. Selon vous, les bassins de captage ou mares crées ont-ils amélioré la disponibilité en eau du ménage? SI IL N’Y A PAS ALLER A 3.12. 3.11. Comment? 3.12. Qui participe aux activités ACT/VCT au sein du ménage ? SI AUCUN ALLER A 3.19. 3.13. Combien de mois avez-vous participé à ces travaux ? 3.14. Pour le projet en cours combien de jours avezvous participé? nombre des jours effectivement travaillé 3.15. Dans une journée, combien d'heures avez-vous travaillé dans ces travaux? 3.16. Quelles sont les trois principales affectations de l’argent distribué lors des activités ACT et leur proportion ? |__| |__| |__| |__|
1. Le mari 3. Enfants moins de 18 ans 5. Aucun 2. La femme 4. Personne âgée 6. Autre personne ________________________ 2. entre 1 et 3 mois 3. plus de 3 mois

|__|

1. Oui

2. Non

3. Il n’y pas

1. moins d’1 mois

|__|__|__|

jours

|__|

1. Moins de 4 heures 3. Plus de 8 Heures 1. Alimentation

2. 4 à 8 Heures 4. Ne Sait Pas 2. Eau 4. Education 6. Investissement

|__| |__|__|__| % |__| |__|__| % |__| |__|__| %

3. Achat boisson alcoolique 5. Santé

7. Epargne 8. Equipement domestique 9. Moyen de transport 10. Us et coutumes 11. Autres __________________

3.17. Selon vous, ces distributions ont-elles eu des effets sur le revenu du ménage ? 3.18. Dans quelle mesure ? expliquer 3.19. Quel est le niveau de dépendance du ménage par rapport aux vivres/argent distribués ? 3.20. Quelles sont les principales affectations des vivres que vous avez reçus (par VCT ou autre distribution) et leur proportion ? SI 0 POUR TOUT ALLER A 3.22. 3.21. Si vente, pour quelle raison ?

|__|

1. Oui

2. Non

|__| |__| |__|__|__| % |__| |__|__| % |__| |__|__| %

1 = Elevé

2 = Moyen

3 = Faible

1. Consommation 2. Vente 3. Partage avec d’autres ménages 4. Semence 5. Echange contre autres biens 6. Autres ______________________

|__| |__| 3.22. Combien de temps la ration lors de la dernière distribution a-t-elle duré ?

1. Achat non alimentaire 2. Epargne 3. Investissements 4. Achat d’autres denrées alimentaires 5. Autres __________________ 1. Moins de 2 semaines 2. Entre 2 semaines et 1 mois 3. Plus d’1 mois .

|__|

38

3.23. Etes-vous satisfaits des contreparties des travaux (Vivres ou argent)? SI N’A PAS RECU ALLER A SECTION 4 3.24. Si non pourquoi? 3.25. Est-ce que le ménage peut subvenir tout seul à ses besoins à l’arrêt des activités de distribution ? 3.26. Quelles sont les stratégies que le ménage va adopter à l’arrêt des activités de distribution ? SECTION 4. NUTRITION AU SEIN DU MENAGE 4.1. Est-ce qu’il y a un centre PNNC dans votre localité ? 4.2. Est-ce que la mère fait le suivi des enfants moins de 5 ans auprès des centres PNNC ? 4.4. Si oui, elle a participé à quel type d’activité ? SI AUCUNE ALLER A 4.8. 4.5. Sur les activités objet de participation de la mère, donnez la fréquence :
A. suivi des enfants B. démonstration culinaire C. conseil éducationnel |__| |__| |__| |__|

|__|

1. Oui

2. Non

9. N’as pas reçu

|__|

1. Oui

2. Non

1. Oui |__| 1. Oui 2. Non

2. Non 3. Pas d’enfant

de

|__| |__| |__|

1. suivi des enfants 3. conseil éducationnel 5. Autres _____________

2. démonstration culinaire 4. Aucune

1. mensuel

2. Trimestriel

3. occasionnel

4.6. Pratiquez-vous les démonstrations culinaires chez vous à la maison ? SI OUI ALLER A 4.8. 4.7. Sinon, qu’est ce qui vous empêche de pratiquer les démonstrations culinaires ?

|__|

1. Oui

2. Non

|__|

1. Incompréhension de la leçon 2 . Incapacité d’adaptation 3. Faute de moyen (argent, accessoires, produits….) 4. Autres ______________ 1. Oui 2. Non

4.8. Avez-vous eu des enfants malnutris durant l’année 2009? 4.9. Si oui, qui vous a fait savoir que votre enfant est malnutri ? 4.10. Vos enfants malnutris ont-ils obtenus des rations alimentaires ou des aliments thérapeutiques ? 4. 11. Si oui, les changements de l’état nutritionnel des enfants ont été constatés combien de semaine après l’obtention de la ration ? 4.12. Y a-t-il d’autres personnes qui ont consommé les rations destinées aux enfants malnutris ? 4.13. Sur la quantité de ration destinée aux enfants malnutris, y avait-t-il une partie vendue ou échangée ? 4.14. Actuellement, avez-vous un enfant malnutri ? 4.15. Selon vous, la distance entre le CRENAS et votre localité est-elle accessible ?

|__| |__|

1. Médecin 2. Agent communautaire 3. Enquêteur 4. Voisin 5. Autres à préciser _______________ 1. Oui 2. Non

|__|

|__|__|
1. Frères et ou sœurs 2. Parents 3. Autres _____________________ 1. Oui 1. Oui 2. Non 2. Non

|__|

|__| |__| |__|

1. Oui

2. Non

SECTION 5. SECURITE ALIMENTAIRE ET STRATEGIE DE SURVIE DU MENAGE 5.1. Hier, vous mangez combien de fois? |__|

39

5.2. et les enfants dans le ménage? 5.3. Durant les 7 derniers jours, combien de jour avezvous consommé les aliments suivants ? dîtes leur source principale
1. Riz 2. Autres céréales (Maïs, sorgho, millet, blé/ pain, etc.) 3. Racines : Manioc, patate douce, pomme de terre 4. Haricots, pois 5. Légumes et brèdes 6. Fruits 7. Viande (chèvres, bœuf, poulets, porc), poisson, œufs 8. Huile, graisse, beurre 9. Sucre 10. Lait, yaourt, fromage

|__|
Nombre de jours (0 à 7) Source durant les 7 derniers jours Source habituelle

|__| |__| |__| |__| |__| |__| |__| |__| |__| |__|

|__| |__| |__| |__| |__| |__| |__| |__| |__| |__|

|__| |__| |__| |__| |__| |__| |__| |__| |__| |__|

(6) Code source d’aliments : 1- Récolte 2- Achat, 3- Emprunt, 4- Echange, 5- Dons, 6- Aide alimentaire, 7- Aucune, 8- Autres (précicer)__________

5.4. Depuis Mars 2009, est-ce qu’il y a des mois durant lesquels vous n’aviez pas suffisamment à manger pour toute la famille? SI NON ALLER A 5.6. 5.5. Si oui, pouvez vous citer ces mois METTEZ « 1 » POUR LES MOIS CITES

|__|

1. Oui

2. Non

Mars 09 Avril 09 Mai 09 Juin 09 Juillet 09 Août 09 Septembre 09

|__| |__| |__| |__| |__| |__| |__| 2. Pareil

Octobre 09 Novembre 09 Décembre 09 Janvier 10 Février 10 Mars 10

|__| |__| |__| |__| |__| |__|

5.6. Par rapport aux soudures d’avant, avez-vous eu plus ou moins à manger lors de la dernière soudure? 5.7. Pensez-vous que vous auriez suffisamment à manger durant les mois qui viennent ?
1. Oui 2. Non

|__| |__| |__| 0à7
|__| |__| |__| |__|

1. Plus

3. Moins

Mars – Avril 2010 Mai – Juin 2010

5.8 La semaine passée, combien de fois avez-vous :
a- Acheté des aliments moins chèrs que d’habitude ? b- Emprunté des aliments ou cherché de l’aide auprès des parents ou amis ? c- Réduit les parts de chaque membre de la famille ? d- Réduit les parts des adultes pour que les enfants puissent manger davantage ?

0à7
e- Réduit le nombre de repas journalier ? f- mangé des aliments de disette ? g- quitté le village parce qu’il n’y a pas assez à manger ? h- vendus vos actifs (bétail, volaille, ….) ? |__| |__| |__| |__|

SECTION 6. AGRICULTURE ET SYSTEME DE PRODUCTION 6.1. Combien votre ménage possède-t-il d’animaux d’élevage (bétails, volaille, insectes…) ? 6.2. Combien de surfaces possédez-vous pour cultiver et/ou pour pâturage SI 0 ARRÊT INTERVIEW
Zébu |__|__|__| Mouton |__|__|__| Chèvre |__|__|__| Volaille |__|__|__| Autres _________ |__|__|__|

|__|__|,|__|

ha

40

6.3. Qu’est ce que vous cultivez ?
Quantités semences utilisées/plantées (kg) Surfaces plantées (ha) Saison 2008/2009 Saison 2009/2010 Quantités récoltées (kg) Saison 2008/2009 Saison 2009/2010

SN

Nom culture

Source des semences
(7)

Quantité Semences Reçus (kg)

1 2 3

(7) Code source semence :

1- Récolte

2- Stockage

3- Achat

4- Distribution

5- Autres (préciser) __________________

6.4. Vos prévisions de récolte mai-juillet sont-elles…?

|__|

1. Mauvaises que l’an passé 2. Même que l’an passé 3. Meilleures que l’an passé

6.5. Comment utilisez-vous vos récoltes ?
Auto consommation (%) Gardée comme semence (%) Autres utilisations ______________ (%)

SN

Nom culture

Ventes (%)

TOTAL

1 2 3 4

100 100 100 100 1. |__|__|__| Ar 2. |__|__|__| Ar 3. |__|__|__| Ar 4. |__|__|__| Ar

6.6. Pour les produits vendus, combien vous vendez le kilo ? 6.7. Pour les produits consommés, avez-vous encore des réserves en ce moment ? 6.8. Si oui, combien de mois cette réserve va-t-elle durer ? 6.9. En termes de récoltes et de soudure, comparant cette année avec une année normale, comment l'appréciez-vous? 6.10. utilisez-vous d’engrais/pesticides ?

|__| |__| |__|

1. Oui

2. Non

METTEZ « 0 » SI MOINS DE 1 MOIS
1. Mauvaise 2. Egale 3. Bonne

SN

Nom/type

Provenance

(8)

Quantités reçues (kg/ litre)

Quantités utilisées (kg/ litre) Saison Saison 2008/2009 2009/2010

Surface couverte (ha) Saison Saison 2008/2010 2009/2010

1 2 3

(8) Code source engrais/pesticides :

1- fabrication artisanale

3- Achat

4- Distribution

5- Autres (préciser)__________________

6.11. utilisez-vous d’autres intrants (matériels…) depuis Août 2009?
Provenance (9) Situation actuelle (état si matériel)

SN 1 2 3 4

Type d’intrant (matériels)

Quantités

Utilisation

(9) Code source autres intrants :

1- fabrication

3- Achat

4- Distribution

5- Autres (préciser) _________________

41

6.12. Avez-vous reçus une/des formations sur les techniques agricoles? 6.13. Qui vous a dispensé la formation

|__| |__|

1. Oui 1. Formateurs spécialisés

2. Non 2. Paysan pilote

3. Autres _____________________

6.14. avez-vous pu appliquer convenablement ces formations reçues ? SI OUI ALLER A 6.15 6.15. Si non, pourquoi? 6.16. A la prochaine saison, pensez-vous être capable d’acheter les intrants reçus?
1. Oui 2. Non 3. N’a pas reçu

|__|

1. Oui

2. Non

Semences |__| Semences |__|
(10)

Engrais |__| Engrais |__|

Pesticides |__| Pesticides |__|

Autres _________ |__| Autres _________ |__|

6.17. Si oui, connaissez-vous où vous procurer ces intrants?
1. Oui 2. Non 3. N’a pas reçu

6.18. Quel est le degré de votre satisfaction sur les points suivants?
Livraison/ Période de Adéquation distribution distribution (besoins) (planning)

Type d’intrant Semences Engrais Pesticides Matériel/outil agricole (spécifier)__________________ (10) degré de satisfaction :

Qualité

Observations

1-Pas du tout satisfait, 2-Un peu satisfait, 3-Indifférent, 4-Satisfait, 5-Très satisfait 1. Vendus 2. Stocké 3. Consommé comme aliments 4. Autres __________________

6.19. Si vous n’avez pas utilisés tous les intrants reçus, pouvez-vous nous dire ce que vous en avez fait?

|__|

6.20. Expliquer

6.21. Pouvez-vous nous dire si votre production
agricole s’est améliorée ou l’utilisation des intrants reçus? détériorée suite à |__|

1. Très détériorée 3. Pas de changement

2. Peu détériorée 4. Un peu améliorée Production détérioréea/: kg/ha kg/ha kg/ha 2. Peu détériorée 4. Un peu améliorée

6.22. De combien (estimation) pensez-vous que votre
production agricole s’est détériorée/améliorée suite aux intrants reçus par rapport à la saison précédente en termes de climat, maladies, vents, etc.? 6.23. Pensez-vous que votre accès à l’alimentation pour votre ménage s’est amélioré/détérioré (suite aux intrants)? 6.24. Suite à la bonne production de cette saison, est ce que la production destinée à la vente s’est… ? 6.25. Pensez-vous que l’approche utilisée pour la distribution des intrants aux paysans est appropriée? 6.28. Quels genres de problèmes avez-vous rencontrés cette saison?

5. Beaucoup améliorée Cultures Production amélioréea/: kg/ha kg/ha kg/ha 1. Très détériorée 3. Pas de changement 5. Beaucoup améliorée 1. Très détériorée 3. Pas de changement 5. Beaucoup améliorée 1. Oui

|__|

|__|

2. Peu détériorée 4. Un peu améliorée

|__| |__| |__| |__|

2. Non

1. Préparation du sol 2. Maladies des plantes 3. Pluviométrie 4. Invasion acridienne 5. Stockage des récoltes 6. Marchés/Débouchés 7. Autres à préciser ____________________________

6.29. Que suggérez-vous comme mesures à adopter/utiliser pour améliorer la distribution d’intrants agricoles?
a) Si unité locale à convertir en unité standard : le kilo

42

ANNEXE III : Questionnaire Focus Group
Région |__|__| District |__|__|__| Code commune |__|__| Nom fokontany Numéro de l’équipe: Nom du Chef d’équipe : Nom Superviseur: Date: |__|__|

Organismes présents au niveau de la communauté

1. CARE 5. TANY MAITSO 9. CSA 13. 2H 18. Ne sait pas

2. CRS 3. ADRA 6. CDD 7. ODDER 10. ONN 11. FID 14. ALT 15. ASOS 19. Autres Spécifier

4. CARITAS 8. SIF 12.TAMAFA 17. PAM

AUCUNE

ACT

VCT

Distribution de vivres

Distribution semence ou Intrants agricoles

Amélioration nutritionnelle des mères et Enfants

Autres à spécifier __________________

|__|

|__|

|__|

|__|

|__|

|__|

|__|

SECTION I : Questions sur les impacts des interventions. 1. 2. Quelles ont été les actions de développement menées au sein de votre communauté depuis Août 2009 jusqu’ici ? Qui ont été les principales bénéficiaires de ces actions de développement au sein de votre communauté ? 1. Enfants moins de 5 ans 2. Femmes enceintes et Allaitantes
3. Ménages à revenu faible

4. Personnes âgées et malades chroniques 5. Personnes disposant de terrains cultivables 6. Personnes âgées plus de 18 ans. 9. Autres____________________________ 3. Lors du ciblage, qui ont été les personnes ou entités consultées dans le choix des bénéficiaires ? 1. Organisme intervenant 2. Autorité administrative
3. Autorité traditionnelle 4. Membres de la communauté 9. Autres_____________________________ Expliquez comment ?

4.

Est-ce qu’il y a correspondance entre les besoins identifiés au niveau de la communauté et les actions menées par les interventions ?

5.

Expliquer comment ?

43

6. Quels ont – été les changements tangibles que votre communauté a pu enregistrer par rapport aux interventions ? (Cible spécifique de chaque intervention : FE /FA – Enf< 5 ans – Groupe de producteurs…)

1. Augmentation de la production 2. Amélioration de la connaissance technique |__| |__| |__| 3. Amélioration de l’accès en eau pour les ménages 4. Amélioration état nutritionnel et sanitaire 5. Amélioration du revenu des ménages bénéficiaires 9. Autres

Expliquez comment ?

SECTION II: Informations de base sur la communauté MARCHE ET PRODUITS SUR LE MARCHE Existence marché au sein de la communauté : Si Non, distance par rapport au marché :
PRODUITS Riz Mais Manioc Patate Douce Sorgho Huile Farine Lait Haricot Pois de cap Lentille Arachide Legume Existence pendant les 2 dernières semaines Unite de mesure Prix moyen dans l'année - Ar Période Abondance Prix correspondant Periode Penurie Prix correspondant

7. 8.

Est-ce que l’intervention effectuée par l’organisme en matière de distribution a-t-elle affectée les prix de produit/semence sur le marché ? Quels sont les produits / semences avec lesquels on a pu observer ce changement de prix ?
PRODUITS Riz Mais Manioc Patate Douce Sorgho Huile Farine Lait Haricot Pois de cap Lentille Arachide Legume Oui – 1 /Non - 0 Changement : 1. Hausse prix 2. Réduction prix

|__| |__| |__| |__| |__| |__| |__| |__| |__| |__| |__| |__| |__|

|__| |__| |__| |__| |__| |__| |__| |__| |__| |__| |__| |__| |__|

44

Expliquez les raisons du changement.

Qui ont tiré d’avantage sur ce changement de prix ? A. Les producteurs B. Les Spéculateurs C. Les vendeurs D. Autres Expliquez comment ?

9.

10. Dans une éventuelle suite des interventions comment devraient-être menées les activités pour avoir plus d’impact sur les bénéficiaires?

IDENTIFICATION PERIODE DE SOUDURE 11. Période commune pour la communauté là où il y avait eu de déficit alimentaire pour la majorité des ménages ?

PERIODE DE SOUDURE
Année 2009
J F M A M J J A S O N D J F M A M

Année 2010
J J A S O N D

1

1

1

1

1

1

1

SECTION III : PRINCIPAUX CHOCS – STRATEGIES DE SURVIE – PONDERATION 12. Stratégie de survie par les ménages membres de la communauté au cas où l’alimentation vient à manquer - priorisation et pondération Coefficient de gravité Pour la majorité des membres de la communauté, quand il y a deficit alimentaire au 3. Situation la plus grave niveau du menage donner la gravité par rapport aux strategies suivantes. 2. Situation intermédiaire 1. Solution alarmante
a- Acheté des aliments moins chèrs que d’habitude ? b- Emprunté des aliments ou cherché de l’aide auprès des parents ou amis ? c- Réduit les parts de chaque membre de la famille ? d- Réduit les parts des adultes pour que les enfants puissent manger davantage ? e- Réduit le nombre de repas journalier ? f- mangé des aliments de disette g- quitté le village pour revenir h- vendus vos actifs (bétail, volaille, ….) i- Autres à spécifier…………………………………………………. j- Autres à spécifier…………………………………………………. k- Autres à spécifier………………………………………………….

45

SECTION IV : Résilience de la communauté – Création d’avoirs/actifs communautaires 13. Quels sont les avoirs communautaires mises en place au sein de votre communauté pendant cette période - tableau
Nom de la Communauté: Fokontany: Commune: Situation avant Juin 2009 Récapitulatio n Information sur l'existence de l'avoir Présence de l'avoir au sein de la communauté Situation Mars 2010

Récapitulation Information sur l'existence de l'avoir

Informations sur la fonctionnalité de l'avoir

Utilisation de l'avoir Est-ce que l'avoir est-il utilisé par au moins 50% de la communauté (ciblée lors de son implantation) Cas Avoirs fonctionnels (OUI=1 / NON=0)

Informations sur la fonctionnalit é de l'avoir Est-ce que l'avoir crée remplit son rôle pour la communauté ? Cas ou l'avoir existe (OUI=1 / NON=0)

Utilisation de l'avoir

Liste des avoirs (Informations Cartographie)

Présence de l'avoir au sein de la communauté

Est-ce que l'avoir crée remplit son rôle pour la communauté? Cas ou l'avoir existe (OUI=1 / NON=0)

Est-ce que l'avoir est-il utilisé par au moins 50% de la communauté (ciblée lors de son implantation) Cas Avoirs fonctionnels (OUI=1 / NON=0)

(OUI=1 / NON=0) 1. Agriculture et environnement (Digue, défrichement de cactus nuisibles,…) 2. Pistes 3. Bassin de captage 4. Creusement de mare 5. Assainissement, canalisation… 6. Reboisement (plantation de cactus à fruit, brise vent…) 7. Autres _________________________ 8. Autres _________________________ 8. Autres _________________________ 10. Autres _________________________

(OUI=1 / NON=0)

14. Les avoirs/infrastructures sont-elles fonctionnelles? Si non pourquoi ?

15. Les infrastructures sont-elles entretenues ? Comment? Si non pourquoi?

16. Qui utilisent les infrastructures existantes ?

17. Niveau de satisfaction du groupe sur les services des avoirs crées ou réhabilités :

18. Existence comité qui gère l'infrastructure?

46

19. Pourcentage de la participation féminine dans le comité? Si faible pourquoi?

20. Qui décide de l’utilisation des avoirs communautaires ? Qui ont principalement accès?

21. Existence de lois ou Dina pour gérer les infrastructures.

22. Principales contraintes de la communauté dans la construction/réhabilitation des avoirs.

SECTION V : CALENDRIER CULTURAL ET PREVISION DE RECOLTES
Type de Culture Riz Mais Manioc Patate Douce Sorgho Haricot Pois de Cap Arachide Lentille Preparation du sol Semis/Plantation Repiquage Entretien/Sarclage/Binage Recolte J F M A M J J A S O N D

P S/P W E R

23. Par rapport à l’année précédente comment appréciez- vous la récolte pour cette année ; 1. Supérieure 2. Egale 3. Faible 24. Par rapport à l’année précédente, de combien de mois avez-vous disposé de nourriture après la récolte (sans en acheter) ?

25. Pour cette année comment trouvez-vous la situation en termes de disponibilité de ces nourritures: 1. Bonne 2. Identique 3. Mauvais.

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ANNEXE IV : Listes des communes d’intervention du Cluster et intervenants*
(NB : Les communes visitées sont surlignées en gris) District Commune Betioky- Sud Sakamasay Ankazomanga- Ouest Maroarivo/Ankazomanga Masiaboay Soaserana Marosavoa Ambahitrimitsinjo Beantake Lazarivo Soamanonga Ampanihy Vohitany Gogogogo Antaly Ankilimivory Belafika-Haut Ankilizato Maniry Ankiliabo (Anosa) Fotadrevo Ampanihy- Ouest Ejeda Amboropotsy Beloha Tranoroa Behabobo Beloha Kopoke Tranovaho Marolinta Tsihombe Tsihombe Nikoly Imongy Antaritarika Marovato Faux cap (Betanty) Anjampaly Ambovombe Jafaro Antanimora Sud Ambohimalaza Marovato-Befeno Sihanamaro Ambondro Ambonaivo Ambanisarika Agnalamare Ambovombe Sud Anjeky-Tsimananada Ankilikira (Anjeke) Intervenants CDD CDD, CARITAS CDD, CARITAS CDD, CARITAS 2H TANY MAINTSO FID FID FID TAMAFA TANY MAINTSO, CARITAS TANY MAINTSO, 2H 2H 2H, CARITAS TANY MAINTSO, CARITAS TAMAFA, 2H 2H 2H, CARITAS FID 2H 2H, FID 2H CSA, CRS CSA, CRS, ODDER CSA, CRS CSA, CRS CSA, CRS 2H, CRS ASOS, SIF, CRS ASOS, CRS ADRA, SIF CRS ADRA, SIF, CRS CRS SIF, CRS SIF, CRS, ALT, TANY MAINTO, ASOS, FID ADRA, ODDER, CRS ADRA, ODDER, CRS, ORN, CDD, ALT ADRA, CRS ADRA ADRA, CRS ADRA, ODDER ADRA ADRA, CRS ADRA ADRA, FID, ODDER, CRS, ORN ADRA ADRA 48

District Commune Ambovombe Ambazoa Erada Maroalopoty Maroalomainty Andalatanosy Amboasary Ebelo Ranobe Tranomaro Ifotaka Amboasary Behara Mahaly Tanandava Taolagnaro Amboatabo Analapatsy Andranobory Ankariera Ranopiso Bekily Manakompy Belindo Mahasoa Bekitro Bevitike Toliara II Miary Behompy Mitsinjo Betanimena

Intervenants ADRA FID, ADRA, ALT, 2H FID, CRS, ALT FID FID, ALT CARE CARE, ASOS CARE CARE CARE CARE FID, CARE CARE CARE FID, CARE CARE CARE CARE ALT ALT ALT ALT FID FID FID

* Selon les informations disponibles avant la descente sur le terrain

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ANNEXE V : PMA (Paquets minimum d’activités en Nutrition Communautaire)
Le PMA consiste à l’observation d’un ensemble d’activités considérées essentielles dans toute intervention de nutrition communautaire, défini en considérant les actions permettant de: - améliorer le statut nutritionnel des groupes vulnérables (enfant, femmes) - rompre le cycle de la malnutrition à différents stades du développement humain et de prévenir la transmission intergénérationnelle du défaut de croissance à chaque stade de la vie, depuis la naissance, ensuite l’enfance, l’adolescence, la vie d’adulte (en particulier chez le sexe féminin) 1. Pour les femmes enceintes La promotion des bonnes pratiques et de la comportements-clé, lors des séances d’Education Nutritionnelle et de Démonstration Culinaire basée sur les thèmes suivant : • • • • • • • • • • L’orientation des femmes enceintes vers les CSB pour au moins une consultation pré natale et post natale (CPN) L’accouchement assistée d’un personnel médical La supplémentation en Fer L’espacement de naissances L’importance du poids adéquat à la naissance et l’enregistrement des naissances L’allègement des charges de travail L’allaitement maternel exclusif L’alimentation des femmes enceintes et femmes allaitantes L’hygiène corporel et alimentaire et allaitante D’autres conseils pour femmes enceintes 2. Pour les enfants moins de 5 ans Suivi et Promotion de croissance La SPC c’est l’appréciation de l’état nutritionnel de l’enfant à partir de son poids par rapport à son âge (indicateur de la malnutrition chronique) La promotion de la croissance est une méthode plus efficace pour détecter les enfants à risque avant qu’ils ne tombent dans la malnutrition Rôle des agents communautaires-Animateurs - Peser les enfants 0-59 mois (mensuelle ou trimestrielle) avec utilisation de l’approche gain de poids pour les enfants de moins de 2 ans - Donner des conseils nutritionnels aux mères après chaque pesée - Fournir gratuitement à chaque enfant de moins de 5 ans le carnet de santé, modèle homologué par le Minsan PF - Peser les nouveaux nés (en collaboration aussi avec les matrones) pour les mères qui n’accouchent pas au centre de santé, afin d’avoir leur poids à la naissance - Faire le rapport des résultats de la pesée de chaque Fokontany aux agents de santé - Effectuer des évaluations communautaires pour identifier les problèmes et entreprendre des actions de lutte contre la malnutrition Rôle des agents de santé Analyser les données provenant des agents communautaires afin d’évaluer l’état nutritionnel des enfants de moins de 5ans dans sa zone d’intervention 50

Appuyer les autorités locales dans la réalisation des actions de lutte contre la malnutrition La promotion des bonnes pratiques et des comportements-clé, lors des séances de : o Education Nutritionnelle o Démonstration Culinaire o Visite à Domicile Thèmes : Actions Essentielles en Nutrition /AEN et PCIMEC allaitement maternel alimentation complémentaire alimentation de l’enfant malade supplémentation en micro-nutriments prise en charge à domicile des maladies de l’enfant La transmission intergénérationnelle de la malnutrition

Référence des enfants malades et malnutris et suivi des enfants guéris Rôle des agents communautaires-Animateurs Dépister les enfants à référer aux CRENAM, CRENAS et CRENI Sensibiliser les mères pour se rendre au CSB Pour les enfants sortant des CRENAM, CRENAS et CRENI, l’agent communautaire doit : Effectuer le suivi des recommandations des médecins traitant faire un suivi intensif de ces enfants par des Visites à Domicile donner des conseils adéquats aux mères pour que l’enfant ne rechute pas faire le suivi du poids de l’enfant pour avertir le médecin en cas de rechute. Rôle des agents de santé Donner des directives à l’agent communautaire pour suivre les enfants sortant des CRENAM, CRENAS et CRENI Supplémentation en Vitamine A et Déparasitage des enfants de moins de 5ans Rôle des agents communautaires-Animateurs o Collaborer avec les agents de santé dans la distribution des capsules aux enfants 6 à 59 mois, et du déparasitage des enfants de 1 à 5 ans lors des campagnes de distribution de masse organisée par le Ministère de la Santé et du Planning Familial en collaboration avec l’ONN. o Sensibiliser les mères à emmener leurs enfants au centre de distribution o Identifier les enfants des sites communautaires qui ont bénéficié de la Vitamine A et déparasitage o Mener des séances d’Education Nutritionnelle pour la consommation des aliments riches en Vitamine A et autres micro-nutriments Rôle des agents de santé Impliquer les agents communautaires dans la sensibilisation et la distribution de Vitamine A et déparasitage 3. Pour les élèves 5-14 ans Promotion de l’éducation à l’hygiène et à la nutrition Renforcer la capacité des enseignants et intégrer dans le programme de formation et initiale des enseignants le volet nutrition, hygiène et santé 51

-

Intégrer les messages nutritionnels dans le curriculum scolaire Doter les écoles de supports didactiques

Promotion du concept Sécurité Alimentaire des Ménages à l’école L’école peut servir de point de rayonnement pour la diffusion des techniques culturales, de gestion alimentaire - Mise en place de jardins potagers et culture d’arbres fruitiers Promotion de l’hygiène et assainissement L’environnement scolaire peut affecter l’état sanitaire et nutritionnel des élèves, il ne sert à rien de dispenser une éducation à l’hygiène s’il n’y a pas d’eau salubre et d’installation sanitaire adéquate à l’école (dotation en infrastructure d’eau potable, de latrines, lave main, bac à ordures …) 4. Pour les adolescentes 13-20 ans (surtout non scolarisées) La promotion des bonnes pratiques et de la comportements-clé, lors des séances d’Education Nutritionnelle et de Démonstration Culinaire basée sur les thèmes suivant : La transmission intergénérationnelle de la malnutrition Santé Reproductive des Adolescentes pour éviter les grossesses précoces Hygiène : corporel, environnement, alimentaire Alimentation équilibrée La prévention des IST/SIDA Sensibilisation sur: la supplémentation en Fer la vaccination anti-tétanique le SIDA

5. Pour la famille Mobilisation Communautaire - Pour renforcer les messages d’Education Nutritionnelle collaborer avec les radios et Télévision de proximité - Campagne de diffusion de messages au niveau de la communauté lors des journées et festivités (renforcement diffusion des messages) - Célébration Journée de Nutrition à tous les niveaux Evaluation communautaire Tous les membres de la communauté : notables, parents, maîtres et autres fonctionnaires, chef religieux, Associations et autres ONG sont invités à cette réunion communautaire Lors de cette réunion, la communauté doit identifier les problèmes de la malnutrition, les actions à mener et les ressources. Sécurité Alimentaire des ménages

La stratégie de la SAM se limitera à vulgariser les moyens d’accroître, de diversifier la production alimentaire et à fournir les services d’appui nécessaires, afin de garantir l’amélioration de la disponibilité alimentaire, l’amélioration de l’accès aux vivres et la pratique d’une bonne nutrition.

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L’amélioration de la SAM est envisagée à travers la promotion technique qui consiste à prioriser les simples pratiques adéquates sans faire des investissements (en intrants) pour augmenter la production du ménage. Cette activité doit se faire en collaboration des agents du MAEP au niveau local pour la promotion : • • • • De système des cultures de case, permettant d’occuper toute l’année l’espace disponible autour de la maison pour des jardins potagers domestiques, des arbres fruitiers de l’élevage à cycle court des techniques de conservation et de transformation des produits agricoles des techniques de stockage et de réserve de denrées alimentaires

Pour les acteurs locaux L’approche participative permettant d’associer, d’impliquer et d’engager tous les acteurs concernés : autorités locales, agents communautaires, communauté à toutes les étapes du programme depuis l’identification des déterminants de la malnutrition, la recherche de solutions aux problèmes, la planification des activités, la mise en œuvre, le suivi, et l’évaluation. Le renforcement des capacités des autorités locales, agents communautaires est nécessaire afin qu’ils puissent accomplir convenablement leur rôle et attribution.

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