Concurrence sonore en Kabylie

À défaut de compétitions culturelles, littéraires, sportives, ou toute autre activité bénéfique au corps et à l’esprit, les Kabyles s’adonnent à la culture du bruit ! Ainsi, à longueur de l’année et cinq fois par jour, le muezzin crie à tue-tête via ses haut-parleurs placés en haut de sont minaret pour annoncer aux fidèles les périodes des prières. Et comme si cela ne suffisait pas déjà pour assourdir tout le monde, nos mosquées, comme pour narguer les infidèles restés chez eux, diffusent du Coran durant une heure avant la « salat » du vendredi, puis transmettent les deux « khoutbates » et terminent avec la prière. Quiconque osera dénoncer ces pratiques inciviles et de surcroît anti-islamiques de nos Imams se fera vite accuser d’athéisme, ou du moins de mauvaises intentions envers l’islam ! Et dès que l’été pointe du nez, au bruit des mosquées s’ajoute celui des fêtes. Toutes les occasions déclenchent des fêtes bruyantes chez les Kabyles. Fiançailles, mariage, circoncision, réussite au moindre examen, etc. Et ces fêtes sont souvent organisées H24 et parfois pendant une semaine complète non pas pour manifester sa joie, mais pour provoquer ou se venger du voisin qui a fait autant auparavant ! Là encore, quiconque osera afficher le moindre mécontentement se fera vite accuser de jalousie ou de sous-développement ! Question : où sont nos responsables pour réglementer tout cela ? Réponse : Ils sont derrière leurs bureaux occupés à chercher des voies qui leur permettront de détourner les fonds publics sans se faire prendre !

Par : D. Messaoudi

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