GESTION DES STOCKS

SOMMAIRE

Les stocks: généralités..................................................................................p. 4 La composition des stocks............................................................................p. 6 La codification des stocks............................................................................p. 13 Les unités de stockage..................................................................................p. 14 Les inventaires..............................................................................................p. 15 La gestion physique des stocks....................................................................p. 16 Les opérations de réception.........................................................................p. 19 La valorisation des stocks............................................................................p. 24 Les règles de réapprovisionnement.............................................................p. 27 L'analyse des stocks......................................................................................p. 30 La gestion financière des stocks..................................................................p. 33 La réduction des stocks................................................................................p. 35 Bibliographie.................................................................................................p. 45

LES STOCKS: GENERALITES

Avoir des stocks représente pour l'entreprise une dépense importante, par les montants ainsi mobilisés, et par le coût de possession qui s'y rattache. En échange, la possession de stocks doit présenter pour l'entreprise des avantages, dont les principaux sont les suivants: - pouvoir donner aux clients le meilleur service possible, et en particulier livrer rapidement des commandes (cas des stocks de produits finis et de produits semifinis), - pouvoir gérer au mieux son outil de production, et en particulier pouvoir réparer sans délai des machines en panne (cas des stocks de pièces de rechange), - pouvoir produire avec le maximum de souplesse (cas des stocks de matières premières et de composants, de consommables de production, d'emballages, et de produits semi-finis), - minimiser de petits problèmes quotidiens (cas des stocks d'articles dits de "frais généraux", comme la papeterie, les articles de bureau, les effets de sécurité individuels (casques, gants, lunettes,…) et les vêtements de travail). Malgré les montants en jeu, les entreprises se sont donc le plus souvent résignées à avoir des stocks, et portent leur effort sur la minimisation de ses stocks.

1°) Les objectifs du gestionnaire de stocks

Les objectifs fondamentaux de tout gestionnaire de stocks sont les suivants:

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avoir le montant minimum en stock, ce qui signifie faire en permanence des efforts pour la réduction de ces stocks, mais aussi tenir à jour les articles en stocks (changements de fabrication, évolution des process, etc.); éviter toutes les ruptures de stock : une rupture n'est bien évidemment pas un stock nul (ne pas avoir de pièces dont personne n'a besoin ne pose aucun problème), c'est ne pas pouvoir servir la totalité de la demande d'un "client" du magasin à un moment donné. Avoir 3 pièces x en stock quand la fabrication en demande 5 est une rupture de stock. On voit bien qu'à première vue cet objectif semble relativement contradictoire avec le premier! connaître à tout moment avec précision l'état de son stock, pour différentes raisons de fonctionnement, mais aussi pour des raisons fiscales ou d'assurances. C'est la raison d'être des inventaires, qui sont une obligation annuelle légale pour établir la véracité des comptes de l'entreprise.

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2°) Les problèmes que se pose le gestionnaire de stock Pour atteindre ses objectifs, le gestionnaire de stock doit donc en permanence répondre aux question suivantes:
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quels articles faut-il avoir en stock? quand faut-il commander? combien faut-il commander? comment faire au mieux les inventaires? Comment organiser physiquement mon magasin?

éventuellement. divers. produits finis. cela nécessiterait de nombreux magasiniers. consommables de production. à savoir: matières premières et/ou composants de fabrication.. éventuellement même machines complètes. pour toutes ces raisons. et pour éviter tout problème. l'entreprise devrait avoir en stock tous les articles qu'elle consomme ou produit. tout en limitant ses risques de pannes.) - Outre que cela représente des montants considérables. l'entreprise cherche à minimiser ses stocks. sans compter d'inévitables pertes liées à l'obsolescence technique. articles de sécurité. une surface colossale de magasins et la gestion d'un nombre extrêmement élevé de références. emballages.. aux dégradations de matériel. etc.LA COMPOSITION DES STOCKS 1°) Le choix des articles à tenir en stock A priori.. donnée forcément très subjective! . articles de frais généraux (papeterie. et tout en assurant à ses clients le service nécessaire à leur satisfaction.. le problème de la quantité nécessaire se poserait. De plus. pièces de rechange de machines et équipements. d'arrêts de production. Bref. produits semi-finis.

ou. mieux encore. de tels systèmes nécessitent des échanges constants d'informations entre tous les acteurs concernés. comme ces articles représentent des achats importants et relativement réguliers. l'automobile. et que ceux-ci à leur tour répercutent ces demandes sur les fournisseurs de rang 3. Dans la plupart des cas. composants. Bien entendu. les entreprises ont depuis quelques années mis en place des systèmes de pilotage des fabrications de l'ensemble des acteurs de la chaîne de production. Ces systèmes sont connus sous le nom de "Supply Chain Management" (ou SCM). en appliquant des principes bien évidemment différents selon que l'on parle de l'un ou l'autre des cinq stocks différents des entreprises. Fort logiquement. à la demande: c'est le principe du Juste A Temps. Il faut noter que dans les entreprises de process. et faisaient du Supply Chain Management bien avant que l'industrie manufacturière en série ne découvre ce concept. 2°) Le stock n°1: les matières premières. des accords ont pu être trouvés avec les fournisseurs pour que ces derniers livrent de façon programmée. dits fournisseurs de rang 2. qui permet aux entreprises de fabrication en série de n'avoir que quelques heures de stock. l'électroménager. l'aéronautique par exemple. puisque souvent ces entreprises sont reliées à leurs fournisseurs comme à leurs clients par des pipes-lines (cas du pétrole et de la chimie lourde par exemple). qui répercutent leurs demandes sur leurs propres fournisseurs. la nécessité absolue de travailler "au même rythme" existe depuis plusieurs décennies. et ne pourraient donc pas exister sans les systèmes modernes d'échanges d'information (Internet en particulier). Toutefois comme les entreprises situées en bout de chaîne de production (celles qui livrent directement aux consommateurs) imposent bien souvent leur rythme de fabrication et leurs changements de programmes de fabrication à leurs fournisseurs de rang 1.Dans ce contexte. les entreprises ont d'abord essayé de limiter drastiquement leurs stocks de matières premières et composants: c'étaient traditionnellement en effet les stocks les plus importants en volume et aussi en montant. Ces entreprises ont donc été amenées à privilégier les procédés en continu. Ils s'appliquent presque exclusivement aux fabrications en grandes séries. les entreprises ont été amenées à choisir très soigneusement les articles qu'elles souhaitent avoir en stock. emballages et consommables de production Dans la pratique. ils sont pilotés par le service logistique de l'entreprise qui est située en bout de chaîne. etc. encore appelé JAT.. .

ce qui limite l'action des gestionnaires de stocks. par exemple pour des livraisons échelonnées et/ou des programmes de livraisons à plus long terme. c'est à dire transformer un programme de production irrégulier en charge de travail aussi régulière que possible. ces actions relèvent de la responsabilité des services production et commerciaux. il s'agit. meilleure programmation. 3°) Le stock n° 2: les produits semi-finis C'est un stock qui est souvent constitué dans les buts suivants: pouvoir servir rapidement des clients. …. et doit être laissée à l'appréciation du contrôleur de gestion. plus le stockage de ce même produit est coûteux. mais aussi par des accords avec les clients. - Parfois aussi. c'est-à-dire de les adapter à la demande d'un client final. recours à la sous-traitance pour certaines opérations. La demande des clients d'être livrés en Juste A Temps contribue bien entendu à gonfler les stocks de produits semi-finis. mais la répartition des frais fixes de la société sur ce type de produits semi-finis est délicate. par le biais du lissage que permet la fabrication de produits semi-finis. au rangement et à la manutention. le temps de travail déjà passé. Bien entendu. plus le produit semi-fini est "avancé". La réduction du stock de produits semi-finis passe par la mise en place du maximum de souplesse en production: flexibilité des horaires de travail. en fabriquant d'avance des produis aussi "avancés" que possible de façon qu'il ne reste plus à faire sur ces produits que les opérations permettant de les différencier. ainsi qu'aux inventaires. Bien entendu. sauf exception. dans la mesure où cette évolution est possible. Il s'agit en effet d'incorporer dans ce prix unitaire le montant des pièces et matières. "lisser" la charge de travail en production. . polyvalence des salariés.Des démarches du même type ont permis de limiter considérablement. pour ces produits. et est laissée au contrôleur de gestion. de pallier au manque de polyvalence des opérateurs de production. les stocks de consommables de production et d'emballages. Mais la définition du prix unitaire est assez complexe.

à des erreurs de prévisions commerciales. La réduction de ces stocks passe le plus souvent par l'affinage des prévisions commerciales.4°) Le stock n° 3: les produits finis C'est un stock très coûteux. voire la mise en place de certaines sous-traitances. assurant de façon continue un certain volume d'activité. ou à des clients réguliers. la décision de mettre en stock des produits finis relève le plus souvent des services commerciaux. des livraisons dans des délais très courts. les produits finis sont. à l'exception de certaines pièces de rechange. ce qui peut représenter des montant très élevés bien que souvent difficiles à chiffrer avec certitude. ils sont généralement mis en place dans l'optique d'assurer. généralement le plus coûteux d'une entreprise. se contentent d'assurer le rangement. voire même de la Direction Générale. et les inventaires: en effet. certaines entreprises imposent à leurs fournisseurs des pénalités extrêmement élevées en cas de retard de livraison. que ceux-ci soient liés à l'annulation d'une commande d'un client. En effet. les articles dont le prix unitaire est généralement le plus élevé pour une entreprise. Le stock de produits finis comprend aussi parfois des invendus. La gestion de ce stock n°3 échappe généralement aux responsables des magasins. peuvent conduire le client à changer de fournisseur: le risque commercial est donc considérable dès que l'on a affaire à des gros clients ("les grands comptes"). à des retours de grossistes ou grands magasins. le raccourcissement des étapes de la fabrication. voire le remboursement de l'ensemble du préjudice qu'elles peuvent subir du fait de ces retard. etc. Destinés à pouvoir servir très très rapidement les clients. . qui pour ce stock comme pour le précédent. En effet. en dépit d'éventuels aléas de fabrication. la manutention. Mais il y a plus grave: les retards de livraison. surtout s'ils sont répétés.

piles électriques. …). serviettes en papier. serpillières. mètres. par la mise en place de catalogues d'articles sur Internet. ces articles peuvent et doivent être gérés de la même façon que le stock n°1. les vêtements de travail. à l'exception près des articles faisant l'objet d'une dotation annuelle: vêtements de travail par exemple. en fonction de leurs besoin: ceci s'appuie à la fois sur des "catalogues" d'articles pouvant être commandés. ampoules électriques. gants. les articles d'hygiène (savons. Mais dans la mesure où il reste un stock. le plus souvent. trombones. …). éponges. lunettes. que chaque service peut plus ou moins librement commander (attention toutefois aux consommations excessives…. papiers hygiéniques. blocs. les consommables informatiques (disquettes. …). dans la mesure où les sorties de ces articles sont assez souvent bien échelonnées dans l'année. et même quelquefois petit appareillage électrique comme des "Métrix"). Elle se poursuit aujourd'hui. …). et sur des moyens de transmission moderne. d'autres articles divers (denrées et boissons. EDI ou Internet le plus souvent. nettoyants divers. cartouches d'encre. le petit outillage (tournevis. les équipements de protection individuels (chaussures de sécurité. etc. les fournisseurs ont mis en place depuis longtemps des systèmes de livraisons directes aux services demandeurs. - - - - Dans la plupart de ces domaines.5°) Le stock n°4: les articles dits "de frais généraux" Il s'agit d'articles consommés dans l'entreprise de façon suffisamment régulière pour que l'intérêt d'une mise en stock soit apparu. pinces diverses. L'étape préliminaire est bien sûr la négociation de contrats cadres avec ces fournisseurs. produits pharmaceutiques. chiffons. On regroupe sous cette appellation: les articles de papeterie (papiers pour reprographie et impressions.). casques. …. . niveaux.). stylos. blouses de protection. les articles de bureau (classeurs. imprimés divers – et ils sont nombreux dans les entreprises! –.).

tiges filetées. c'est-à-dire la probabilité pour qu'une panne survienne. opérations qui ont pour caractéristique d'être généralement très impopulaires… 6°) Le stock n°5: les pièces de rechange On distingue plusieurs catégories de pièces de rechange: les pièces d'une grande banalité. très souvent échangeables d'une machine à une autre: vis. En ce qui concerne la probabilité d'occurrence d'une panne. devraient être en mesure d'apporter des données incontestables.. les pièces spécifiques. le principal problème est celui de la justification de la nécessité de les tenir en stock. roulements à billes. le délai de réapprovisionnement.). Celle-ci découle principalement de deux paramètres: - la probabilité d'occurrence d'une panne. pour ces trois dernières catégories de pièces de rechange. forets. nécessaires en cas de pannes (moteurs. et surtout d'un délai de réapprovisionnement très long. et surtout le redémarrage de la production peut être beaucoup plus rapide en cas de panne!. roues de pompes. et de vérification des consommations. outils coupants. - - - - On peut donc globalement dire que. mais l'entreprise a malgré tout décidé de les mettre en stock. souvent d'un prix unitaire élevé. souvent assimilées à des consommables de fabrication (lames de scies. etc. et quelquefois même. les pièces dites "de sécurité". etc. pièces d'articulation. …). qui sont en général certifiés ISO 9001. les fournisseurs. mais assez couramment utilisées et d'un prix unitaire "raisonnable". car la norme IS0 9001 leur . rondelles. des machines de rechange complètes. On sait de ces pièces qu'elles ont une probabilité très faible d'être sorties. écrous. car l'achat d'une machine peut être jugé moins onéreux que celui de n pièces différentes. joints. destinées aux pannes imprévisibles mais qui ont des conséquences très graves pour l'entreprise. les pièces d'usure. piles (si elles ne figurent pas le stock n°4).La réduction de ces stocks passe souvent par des opérations de standardisation.

sauf si ceux-ci financent les stocks en question: mais on est alors peu ou prou ramenés au cas de figure précédent. fixent pour 10 ans les prix des pièces de rechange (ainsi que de l'éventuel contrat de maintenance. sauf pour les machines d'apparitions très récente. des demandes pressantes sont faites aux fournisseurs. car il est clair que la fourniture de pièces de rechange est pour eux un marché lucratif (d'autant plus qu'elles sont souvent vendues à des prix exorbitants). dès ce moment.impose de tenir des statistiques concernant les réclamations de leurs clients et leur activité d'après-vente. basés sur des calculs de probabilités liés aux sorties qui sont relativement constantes. et ils mènent donc de nombreuses actions pour réduire ce stock. Si les agents de maintenance sont ceux qui décident de la nécessité ou non d'avoir telle ou telle pièce de rechange en stock. par définition. On est donc ici confronté à la nécessité de gérer ces stocks de façon manuelle. De toute façon. ils doivent avoir des statistiques de vente de leurs pièces de rechange! Mais ils rechignent beaucoup à communiquer ces données. Or les principes généraux de la gestion des stocks. dès la consultation pour l'achat de la machine ou de l'équipement neuf. les gestionnaires de ce stock n°5 savent que les montants stockés sont souvent très importants. et. et ceci. leur consommation est très irrégulière et aléatoire. moyennant bien entendu la mise en place d'une éventuelle formule de révision des prix. . puisque. que les "rossignols" sont souvent nombreux. sont clairement inopérants dans le cas des pièces de rechange (sauf en ce qui concerne les pièces banales et les pièces d'usure). En ce qui concerne le délai de réapprovisionnement. qui consiste à avoir des stocks chez soi. d'ailleurs). mais ceux-ci sont en général très réticents à tenir des stocks à la disposition de leurs clients. Il faut alors que les acheteurs exigent de leur part ces renseignements. et bien sûr pour le raccourcir.

ou de son descriptif (un roulement à billes de tel type). Attention toutefois aux pièces dont les caractéristiques évoluent au fil des années (pièces de rechange de machines par exemple)..LA CODIFICATION DES STOCKS Sauf exception. Dans le cas de codifications chronologiques. aux références tirées de certaines normes. … . et qui font que peuvent coexister. deux autres pour la famille. référence ou nomenclature. Mais cette codification doit respecter deux règles de base: à un article doit correspondre un code et un seul: cela paraît évident. etc. et selon les habitudes de l'entreprise.. d'un module de recherche par mots clefs. dans le système informatique de gestion des stocks. Selon le type de logiciel. les stocks sont aujourd'hui gérés par le biais d'un système informatique. bien qu'improprement. généralement appelé. Les codifications "significatives" sont plus à même de faciliter cette recherche. est de pouvoir retrouver la référence d'une pièce à partir soit du besoin (la roue de la pompe du système x). cette codification peut être significative (avec par exemple 2 caractères pour le type de produits.) ou purement chronologique. - - Mais le problème ardu qui se pose. par exemple. car l'informatique permet en principe de vérifier si un code a déjà été attribué. et en particulier dans les systèmes informatiques. nouvelle! à un code donné doit correspondre un article et un seul: cela paraît également évident. deux pièces différentes. qu'il est indispensable alors de saisir de façon très soigneuse: attention aux abréviations. et pourtant! Si dans une usine coexistent 130 types de vis. avant de créer le 131ème. il faudra soigneusement vérifier que la nouvelle vis à mettre en stock est bien . Tous les articles sont donc repérés par un code. il faut disposer. sous le même numéro et dans le même casier.

il est courant que les fournisseurs de lubrifiants vendent ceux-ci au kilogramme. La difficulté est que les logiciels de gestion de stock ne connaissent qu'une seule unité. alors que leurs utilisateurs les comptent en litres. il faut à chaque mouvement de sortie bien penser à faire la conversion avant la saisie informatique. alors qu'ils sont utilisés en mètres. o la pièce. sur les références concernées. Bien entendu. o le kilogramme. les unités d'achat et les unités de stockage sont aussi censées être les mêmes. chaque fois que possible. Il faut donc. en particulier parce que l'unité d'achat peut être différente de l'unité d'usage. D'autres exemples existent bien entendu. o la tonne. o le litre. les tubes sont vendus au kilogramme.LES UNITES DE STOCKAGE Il existe de nombreuses unités de stockage. et savoir que l'immense majorité des écarts d'inventaires. le prix unitaire doit être celui de l'unité choisie… . et des erreurs et imprécisions qu'elle engendre. or il ne l'est pas toujours. Par exemple. De même. vient de cette conversion. Le choix de ces unités peut sembler évident. et qu'il est dès lors indispensable de saisir les entrées et les sorties de stock dans la même unité… Mais dans le cas d'un logiciel intégré de type ERP. imposer aux fournisseurs des unités d'achat qui soient les mêmes que les unités de sortie! Dans le cas malgré tout où l'on n'y arriverait pas. les plus courantes étant: o le mètre.

par ordre d'importance. Contrairement au ressenti de nombreux magasiniers. arrondis et "trop servis". en particulier si les systèmes d'enregistrement des entrées et sorties du stock ne sont pas considérés comme fiables. en fin d'année généralement. Deux méthodes sont alors possibles: on procède à des inventaires physiques réguliers. les vols. qu'on doive relâcher son effort dans ce domaine! . en corrigeant ce dernier en cas d'écart. les sorties non enregistrées. les erreurs de rangement. sont en fait relativement mineures… ce qui ne signifie pas. - - Les principales sources des écarts d'inventaire sont. bien entendu. c'est à dire que l'on vérifie. souvent en tête de leurs préoccupations. en fermant les magasins pendant un ou plusieurs jours. Mais ce peut être le cas aussi lorsqu'on craint particulièrement les ruptures de stocks. les deux dernières causes. les différences entre unités d'entrée et unités de sortie. les suivantes: o o o o o o o les chutes. les pertes et casses. la cohérence entre le stock physique et le stock annoncé par le système informatique. ou représentent des montants élevés. article par article. Une seule vérification par an est jugée suffisante dans la plupart des cas. La fréquence retenue sera d'autant plus élevée que les stocks comportent des articles coûteux. ou plusieurs fois dans l'année. on procède tout au long de l'année à des inventaires dits "tournants".LES INVENTAIRES Pour des raisons fiscales. l'obsolescence de certains produits. Ce type d'inventaire peut être fait une fois par an. il est obligatoire de procéder au moins une fois par an à l'inventaire des stocks.

magasiniers comme personnes venant. de produits en vrac. de tôles sur un parc à fers. etc. dans le cas où il existe dans une usine plusieurs magasins différents. C'est en particulier le cas aussi pour les produits qui ne sont pas dans des casiers classiques (cas de produits liquides dans des cuves.LA GESTION PHYSIQUE DES STOCKS 1°) Le rangement Les règles d'identification des emplacements doivent être claires et connues de tous les utilisateurs. se servir. le "bloc casier" dans l'allée. la hauteur du casier proprement dit dans son "bloc casier". Bien entendu.). l'identification de l'emplacement d'une pièces comprend 3 données au moins: l'allée de rangement. en dehors des heures d'ouverture des magasins. l'identification du magasin est aussi intégrée à l'emplacement. mais il est indispensable qu'elles soient sans ambiguïté! . Attention enfin à bien signaler à tous les éventuels changements de place liés à des rangements ou à des réorganisations de magasin. Ces différentes données sont en chiffres ou en lettres. et que l'on oublie trop souvent de saisir en informatique! Dans les magasins classiques où les pièces sont rangées dans des casiers.

il est admis que tout le monde doit connaître les précautions à respecter. ce qui facilite la recherche d'articles lors des sorties. ou parfois aux pièces de rechange spécifiques d'un atelier donné. Dans certains cas. emballages étanches avec produits dessicateurs. tailles et poids très différents. c'est-à-dire vides! 3°) Les précautions de stockage de produits fragiles Elles sont en général indiquées par le fournisseur. ceci suppose que si le même article est utilisé pour n produits différents.2°) Les règles d'implantation des magasins Il existe 3 grands principes d'organisation des magasins: par destination: on regroupe géographiquement les articles ayant la même destination. car on fait difficilement cohabiter des pièces de formes. pour d'évidentes raisons de résistance et de taille des casiers! - - - Quoi qu'il en soit. mais les risques de confusion et de mauvais rangement sont augmentés! par fréquence de sortie: c'est le type de rangement destiné à limiter les déplacements des magasiniers. par nature d'articles: c'est également un type d'implantation facilitant la recherche d'articles. propre à faciliter la productivité dans les magasins! Mais il se heurte souvent à des problèmes pratiques. tout déménagement ne pouvant se faire qu'en utilisant des emplacements provisoires. il faudra soit le stocker dans n casiers différents. ce qui conduira inévitablement à augmenter le niveau de stock. et doivent être scrupuleusement respectées (stockage à température contrôlée. les magasiniers sont régulièrement conduits à modifier les emplacements de stockage dans leurs magasins: c'est pourquoi il est indispensable qu'il existe au moins 10% de casiers vides. comme par exemple . soit créer une zone réservée aux articles ayant plusieurs destinations possibles…ce qui ôte tout intérêt à ce mode d'implantation par destination! Ce type d'implantation est donc dans la pratique réservé aux articles destinés à des chantiers de travaux neufs. par exemple les composants des différents produits de l'entreprise.). Bien entendu. absence de vibrations ou protection par des silent blocks. etc.

voire des moteurs complets. 5°) L'ordre et la propreté Ce sont bien entendu des règles essentielles de fonctionnement des magasins. ou l'aménagement de locaux (cuvettes de rétention par exemple). Tout article doit être rangé dès son entrée en magasin.). de pliures (tissus). Toutes ces précautions et règles de stockage doivent être scrupuleusement respectées. on s'attachera à minimiser les risques de casse (produits en verre par exemple). tout mouvement d'entrée comme de sortie doit être enregistré immédiatement. . etc. de rayures (panneaux de bois. la présence de matériel de sécurité et d'intervention à proximité (extincteurs. cuir. etc. en dehors de ces précautions particulières. pour éviter les phénomènes de fléchage. Encore faut-il s'assurer que ce soit bien fait! Bien évidemment. 4°) Le stockage des matières dangereuses Il nécessite en général des précautions particulières d'isolement. l'inventaire tournant est une occasion rêvée pour faire un peu de ménage. détecteurs de fumées par exemple). toute casse doit être signalée aussitôt. et font en général l'objet de procédures de stockage particulières et détaillées. d'aération (produits chimiques) ou au contraire de confinement (matières radioactives).tourner régulièrement sur leur axe des rotors. etc. et pour au moins épousseter les pièces prises en main.

comme par exemple les documents remis (PV d'essais. schémas. CD Rom. disquettes. et en tout cas au moins les trois points suivants: la qualité des biens livrés. Mais il arrive que d'autres points soient à vérifier.LES OPERATIONS DE RECEPTION La réception est une opération fondamentale pour: la vérification du bon état des biens que l'on va stocker. qu'ils ont bien été remis dans la langue souhaitée. - la quantité livrée. plans.). …) et en autant d'exemplaires que demandés! Enfin. quantité qui sera rapprochée de la quantité commandée et de la quantité facturée. c'est à dire leur conformité à ce qui a été commandé. 1°) Le détail d'une opération de réception Que doit-on vérifier lors d'une opération de réception? Eh bien. - - le délai de livraison. certificats matières. tous les termes de la commande ou du contrat. outre l'existence pure et simple. des erreurs peuvent être relevées par exemple sur le conditionnement (qui peut être . la sûreté des opérations de production. dont on vérifiera. l'établissement d'un lien de confiance entre client et fournisseur. etc. sur le support souhaité (papier.

mesurées par rapport à un plan ou un schéma. Le simple contrôle de l'étiquetage du fournisseur est parfois jugé suffisant. Les critères les plus fréquemment utilisés sont les suivants: la nature des matières.extrêmement important pour la bonne conservation des biens livrés). sur la facturation (nombre d'exemplaires des factures. ainsi que les tolérances acceptables. ou sur encore bien d'autres points! 2°) Le contrôle de la qualité des biens livrés C'est le paramètre généralement le plus difficile à contrôler: en effet. … - Sauf en ce qui concerne la nature des matières lorsqu'on la vérifie sur certificats ou étiquetages. la granulométrie (pour des produits pulvérulents). comme la dureté (cas par exemple de pièces mécaniques). adresses de facturation. quelle est la taille de l'échantillonnage. la résistance à l'éclatement (pour des papiers). cette mesure étant parfois assez complexe (épaisseur de films minces par exemple). sur les adresses. - la forme et les dimensions. il faut savoir sur quels critères on déterminera qu'un bien acheté est conforme ou non. prélever au hasard est une opération qui n'est pas simple du tout!)? - les méthodes de contrôle appliquées sont-elles bien connues du fournisseur? En effet. deux méthodes différentes peuvent donner des résultats très différents - . la résistance électrique (pour des pièces électriques). ou par l'examen de marquages et/ou de certificats matières (cas des produits en acier par exemple). n'est cependant pas suffisant! Il reste à déterminer les points suivants: est-ce un contrôle à 100% (toutes les pièces achetées sont soumises au contrôle). déterminée par des analyses chimiques ou des analyses particulières (indice de réfraction de produits chimiques liquides par exemple). ou un contrôle par prélèvement: si oui. par exemple). - des propriétés particulières. Connaître les critères à vérifier. et a-t-on de vraies règles de prélèvement au hasard (en effet. dont la valeur est donnée avec des tolérances à ne pas dépasser. les autres caractéristiques sont bien sûr à vérifier par rapport à des références fixées.

le contrôle du nombre de colis (à comparer à la liste de colisage) et de leur poids s'impose bien évidemment comme une mesure de base! 4°) La vérification des délais Cette opération fait partie intégrante du contrôle réception. les pièces non-conformes doivent-elles être retournées au fournisseur. les tubes sont vendus au kilogramme. ceux-ci choisiront bien évidemment de livrer en priorité les clients rigoureux dans ce domaine! 5°) Les exigences de la norme ISO 9001 . et aux arrondis successifs qui peuvent parfois conduire à des ruptures de stock imprévues! Attention également dans le cas de produits chimiques. sauf lorsque les unités utilisées par le fournisseur ne sont pas celles utilisées par son client.pour le même critère. les lubrifiants sont vendus au kilogramme et utilisés au litre. Par exemple. ou reprises pour être mises en conformité? - l'étalonnage des appareils de mesure utilisés est-il fait avec suffisamment de rigueur? Et les étalons utilisés sont-ils eux aussi régulièrement réétalonnés par un laboratoire agréé? - 3°) Le contrôle de la quantité C'est en principe une opération beaucoup plus simple. etc. En effet. et sont utilisés au mètre. et le fournisseur mis en cause pourra éventuellement protester de sa bonne foi s'il ne connaissait pas la méthode utilisée par son client. aucune indulgence ne devant a priori être accordée aux fournisseurs. en cas de surcharge de travail. Attention donc à ces différents cas. ou dont le prix unitaire peut varier en fonction de la pureté! Enfin. ou peuvent elles être déclassées. dans le cas de livraisons par colis fermés que l'on n'ouvre pas. payés au tonnage mais en fonction de leur concentration.

comme les paragraphes 7. être portée à la connaissance de l'acheteur concerné. On verra ci-dessous comment s'organiser dans les magasins pour satisfaire à ces différentes exigences. du fournisseur. et. les enregistrements sont de deux types: un enregistrement informatique simple dans le cas d'une réception reconnue bonne.4 (Préservation du produit). l'organisme doit spécifier dans les informations relatives aux achats les dispositions pour la vérification prévue et les modalités de mise à disposition du produit.5. - 7°) Le traitement des non-conformités Toute non-conformité devrait.3 (Maîtrise des non-conformités).4. en cas de non conformité. - un enregistrement sur papier.2.L'article 7. Il peut même revêtir. 6°) L'enregistrement des résultats des opérations de réception Les opérations de réception doivent donner lieu à un enregistrement.6 (Maîtrise des dispositifs de mesure et de surveillance).4 (Mesures et surveillance du produit). on convient de classer les non-conformités en deux ou trois grandes . Heureusement d'autres paragraphes de la norme ISO 9001 viennent quelque peu les préciser. Bien entendu. plus ou moins complexe. 7. et définie dans les procédures d'assurance de la qualité.3 "Vérification des produits achetés" stipule que: " L'organisme doit déterminer et mettre en œuvre les activités nécessaires à la vérification du produit acheté. En général toutefois. bien entendu. et pour éviter que l'acheteur ne se retrouve "noyé" sous des monceaux de fiches de non-conformité. 8. qui se fait dans la majorité des cas via un logiciel. l'aspect d'une fiche dite de nonconformité. 8. et qui va servir de "bon à payer" pour la comptabilité fournisseurs." Ces exigences sont donc très vagues ou générales. au sens des démarches d'assurance de la qualité. d'anomalie ou d'incident (selon la terminologie retenue dans chaque société). dans ce cas. Lorsque l'organisme ou son client a l'intention d'effectuer des vérifications chez le fournisseur. la possibilité de prononcer une réception ne doit être donnée qu'à un petit nombre de personnes. Mais dans la pratique.

De même. cela se traduit souvent par la création de zones de stockage particulières à l'intérieur des services réception. et partant. les produits déclarés "bons" et les produits refusés. Enfin. 9°) La gestion documentaire en réception Dès que l'on établit des documents sous forme papier. de facturation. 8°) L'organisation matérielle du service Réception Pour tenir compte des obligations du paragraphe 8. ou des retards de quelques heures ou quelques jours. En pratique.3 de la norme ISO 9001. se pose dans un service Réception le problème de la conservation et du classement des documents émanant des fournisseurs ou des transporteurs. Dans le cas particulier de réceptions de produits non encore dédouanés. de conditionnement. se pose le problème de leur conservation.catégories: mineures. Mais leur répétition va bien entendu entraîner malgré tout des demandes d'actions correctives auprès du fournisseur concerné. on demande souvent à celui qui les détecte de faire lui-même le nécessaire auprès du fournisseur. qui à ce titre ne doivent pas faire l'objet d'une utilisation immédiate en production. n'ayant pas entraîné de difficultés pour la production. moyennes et majeures. . Ces historiques doivent bien sûr être exploités par l'acheteur dans le cadre de sa procédure de suivi des fournisseurs. la norme ISO 9001 prévoit clairement que les enregistrements des réceptions doivent servir à établir des "historiques" permettant de suivre l'évolution du fournisseur en matière de performances et de qualité. d'adressage. de leur classement. ces dernières concernent des erreurs d'étiquetage. de manière à rendre impossible l'utilisation de produits non conformes. Très généralement. En ce qui concerne les non-conformités mineures. il est nécessaire de séparer physiquement les produits non encore réceptionnés. Seules les deux dernières catégories font l'objet d'une information systématique et détaillée de l'acheteur. il peut être nécessaire de créer en plus une zone "sous douane" où seront entreposés les produits non encore dédouanés. et de ne communiquer à l'acheteur qu'une information statistique sur ces non-conformités mineures.

car à tout changement de matériel ou de version de logiciel il faut songer à faire des copies de sauvegarde sous le nouveau logiciel. les règles de base sont les suivantes: les documents doivent pouvoir être retrouvés sans ambiguïté. 10 ans pour des biens durables). les documents doivent avoir des conditions physiques de conservation conformes à ce que nécessite leur support. la durée de conservation correspond à ce que la traçabilité des produits vendus par l'entreprise exige (moins d'un an pour des produits alimentaires frais par exemple. les archivages sous forme informatique sont à éviter. ou avec le nouveau matériel.Pour toutes ces difficultés. subir peu de variations dans le temps. ce qui signifie que les règles de rangement doivent être simples. et être portées à la connaissance de tous. ce qui s'avère souvent malaisé! - - - .

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la valeur du stock restant est de 75 €. Si la quantité est en général assez bien connue (quoique. il reste 5 pièces en stock. Dans ce cas. et la valeur du stock est de 50 €. * à 20 € si l'on considère avoir sorti les cinq "nouvelles" pièces. du produit de la quantité en stock par le prix unitaire de l'article considéré. qui peuvent varier d'une entreprise à une autre. L'exemple suivant va illustrer cette difficulté: le stock d'un article donné comprend 10 pièces d'un prix unitaire de 10 €. résultant lui-même d'une convention. Dans ce cas.. on sort 5 pièces. Le montant des stocks est le total pour tous les articles en stock. * à 15 € si l'on considère que toutes ces pièces sont les mêmes et que leur prix est un prix moyen. - - - . La valeur de ce stock est donc de 100 €. A quel prix faut-il les compter: * à 10 € si l'on considère avoir sorti les 5 "anciennes" pièces. on sort à nouveau 5 pièces. Ces trois cas . on achète 5 nouvelles pièces. le montant des stocks est difficile à calculer. et des règles doivent être établies. Dans ce cas.LA VALORISATION DES STOCKS Seule valeur à intéresser les comptables. mais le nouveau prix unitaire est de 20 €.. la valeur du stock est alors de 150 €. la valeur du stock restant est de 50 €.). c'est – à – dire celles rangées sur le devant du casier. le prix unitaire est en général obtenu par un calcul. correspondent aux trois systèmes habituellement rencontrés en valorisation des stocks. qui sont tous comptablement et fiscalement admis. la valeur du stock restant est de 100 €.

3°) Le système PUMP Il s'agit de calculer valeur du stock et prix des articles sortis en "Prix Unitaire Moyen Pondéré". comme dans l'industrie pétrolière ou chimique par exemple). Ce système est quasiment inapplicable en gestion manuelle. Enfin. A ma connaissance. ayant un nombre faible d'articles (cas des matières premières stockées en grandes quantités. ou encore "dernier entré premier sorti". mais très lourd à gérer. que celle-ci soit faite par le personnel de l'entreprise - . il est essentiellement utilisé pour des stocks de montant élevé. et faisant l'objet d'opérations spéculatives. Il est exact et admis comptablement et fiscalement. premier sorti". First Out" ou encore "premier entré. voire de machines complètes gardées en "échange standard". ainsi qu'aux stocks de consommables. mais les systèmes informatiques le gèrent sans problème. Le système correspondant est comptablement et fiscalement exact et admis. Ils sont impuissants à valoriser un stock de produits finis (calculé théoriquement en prix de revient) et encore moins un stock de demi-produits (dont l'établissement du prix de revient est par nature sujet à caution). il faut signaler quelques cas particuliers: le cas des pièces réparées: il s'agit le plus souvent de pièces de rechange de machines. et une surévaluation des stocks. il minimise la valeur des stocks et "actualise" les prix de revient. les trois systèmes vus ci-dessus s'appliquent essentiellement aux stocks de matières premières et de composants. Ce système tend vers une sousévaluation des prix de revient. d'articles de frais généraux ou de pièces de rechange. C'est le système le plus universellement répandu.1°) Le système FIFO Cet acronyme anglais signifie "First In. et que l'on peut réparer. La convention communément admise veut que les pièces réparées soient entrées en stock à la valeur de la réparation. 2°) Le système LIFO Il correspond aux termes anglais "Last In First Out". Néanmoins. même par des moyens informatiques.

le cas des pièces de rechange immobilisables: chaque entreprise peut librement fixer le seuil de prix unitaire au-delà duquel les pièces ne seront plus considérées comme des pièces de rechange par exemple. et sont donc valorisées à 0 € dans les stocks. qu'elles soient bien prises en compte par les polices de dommages (assurances incendies ou dégâts des eaux par exemple). - . donc généralement le PUMP.utilisatrice ou soit sous-traitée. On applique ensuite à ce nouveau prix le système retenu pour le stock en question. elles n'apparaissent pas une deuxième fois dans le calcul de la "richesse" de l'entreprise. mais comme du matériel immobilisé. Attention toutefois. Ces pièces étant comptées dans les immobilisations. qui devra donc faire l'objet d'un amortissement. si la valeur du stock est celle qui sert à faire les déclarations aux assureurs.

o Mais c'est aussi décider des méthodes de calcul que l'on appliquera pour calculer ces différentes quantités. 1°) La quantité de commande C'est la quantité qu'il est intéressant de lancer en commande. Celle-ci est déterminée à partir des notions suivantes: la consommation prévue (elle-même établie soit à partir des consommations passées si c'est un article utilisé de façon continue. la quantité minimum éventuellement imposée par le fournisseur (exemple: un fût de 200 litres). ou stock de sécurité. - - . ou à partir du programme de fabrication ou d'entretien de la période à venir). la quantité à partir de laquelle on lancera une nouvelle commande. de port et de réception. ou quantité de commande. c'est d'emblée décider de plusieurs quantités: o o la quantité que l'on commandera. la quantité en dessous de laquelle on ne veut jamais tomber.LES REGLES DE REAPPROVISIONNEMENT Décider de mettre un article en stock. ou point de commande. une quantité suffisante pour "amortir" des frais de passation de commande. une quantité multiple d'un conditionnement courant.

comme un retard de livraison d'un fournisseur. Très souvent. et plus on va augmenter cette valeur. Il y a donc là un arbitrage à faire.Comme on le voit. elles ne conduisent en fait qu'à un gonflement systématique des stocks. Si par contre elles se bornent à intégrer une fois pour toutes des retards de livraison ou des surconsommations ponctuelles. on augmente de ce fait le montant global du stock. Par exemple. la loi de Wilson stipule. elles peuvent s'avérer extrêmement précieuses. on travaille le plus souvent en Juste A Temps. donc sans stock. et des consommations prévues. la bonne connaissance de son produit. Les seuls cas de calcul automatisés valables concernent des fabrications en très grande série. qui peut se révéler délicat. Si elles sont suffisamment pointues pour bien intégrer des notions de probabilité. Par exemple. suffisent pour une détermination empirique. ou une augmentation de la consommation prévue. que la quantité à commander est égale à : _____________________________________________ Qcom = √ 2. le calcul de probabilité indique que le stock de sécurité est égal à: __ S = a σ √D où: D est le délai d'approvisionnement en mois. une non-conformité en livraison. Evidemment. Il convient donc d'être extrêmement prudent et de vérifier périodiquement les données émanant du logiciel de gestion des stocks. Consommation annuelle x Coût Unitaire de commande Coût Unitaire de stockage 2°) Le stock de sécurité C'est une quantité minimum que l'on estime nécessaire pour faire face à des aléas couramment rencontrés. ou avec un stock de sécurité minime. encore que dans ces cas. C'est pour éviter ce problème que des méthodes de calcul informatisé du stock de sécurité ont été développées. ce n'est pas une quantité qu'il est toujours facile de déterminer par le calcul. plus on souhaite avoir de "sécurité". des contraintes du fournisseur. Mais bien entendu. c'est-à-dire ne pas rencontrer de "ruptures" de stock. . sans les pondérer par leur probabilité d'occurrence.

Il se calcule à partir de la consommation prévisible pendant le délai de réapprovisionnement.6 si l'on accepte 5% de risques de rupture. Attention là aussi aux règles de calcul. pour lesquelles il existe d'autres principes. et pour lesquels il est normal de retomber à stock 0 pendant des périodes parfois même fort longues). et on se fait parfois une idée erronée de cette valeur. à laquelle on ajoute le stock de sécurité. et avec lui la valeur globale des stocks. mais il est bien entendu le plus souvent déterminé de façon informatique.6 si l'on accepte 1% de risques de rupture. qui peuvent transformer tout retard ponctuel d'un fournisseur en allongement pur et simple du délai de réapprovisionnement: dans ce cas. Cette valeur est importante à connaître. 5°) Domaines d'application Toutes ces notions sont bien entendu valables pour des articles que l'on consomme de façon régulière: elles ne s'appliquent donc ni aux composants destinés à des fabrications spéciales (qu'il faut gérer selon les programme de fabrication. 4°) La valeur moyenne du stock Les logiciels de gestion des stocks calculent cette valeur de façon automatique.  2 si l'on accepte 2.5% de risques de rupture.  1. car bien sûr en cas de consommations régulières le stock d'un article change continuellement. a est un paramètre qui prend les valeurs suivantes:  2.- σ est l'écart type de consommation mensuelle (calculé à partir de relevés statistiques). . correspondant aux calculs des "bouffées" de consommation. De même. à partir des stocks journellement constatés. On peut le calculer de façon manuelle. ni aux pièces de rechange (sauf certaines pièces très banales et d'usage courant). les règles de gestion des produits finis et semi-finis sont fort différentes et tiennent compte de la politique commerciale que l'entreprise souhaite développer. le point de commande augmente inexorablement au fil du temps. - 3°) Le point de commande C'est le niveau de stock à partir duquel on estime qu'il est nécessaire de passer une commande.

Il a trouvé que dans ces trois cas. on pouvait constater que 20% des individus se retrouvaient à posséder 80% du patrimoine. en l’appliquant aux répartitions de patrimoine et de revenus dans diverses sociétés économiquement très différentes. le premier travail à faire est une analyse. qui a le premier mis en évidence cette loi de segmentation des grands nombres. des modèles informatiques de sociétés complexes comme celles des pays développés à la fin du XXème siècle ont permis. comme M. à partir de laquelle on segmentera en deux classes distinctes l’ensemble à analyser. et il est impossible à un être humain de traiter de si grandes quantités d'informations sans avoir préalablement procédé à un découpage. plus couramment appelé segmentation. 1 Vilfredo PARETO est un économiste italien de la fin du XIXème siècle. dans la plupart des domaines. comme l’Angleterre. il atteint même parfois la centaine de milliers.L'ANALYSE DES STOCKS Lorsqu'il s'agit de travailler sur les stocks d'une entreprise. Par exemple : 20% des commandes d’une entreprise représentent 80% du montant total des achats de cette entreprise (et par voie de conséquence. que 20% des individus se retrouvaient à posséder 80% du patrimoine. Pareto. car des chiffres bruts comme le montant des stocks sont souvent sans grande signification. très différents en structures politiques et économiques. la Russie et l’Italie de son temps. on peut appliquer à toute segmentation la loi de Pareto1. de retrouver. le nombre de références différentes dans un stock dépasse toujours le millier. 20% des fournisseurs représentent 80% du nombre de commandes. 20% des fournisseurs représentent 80% du montant total des achats. après quelques « tours » du modèle. cette loi a curieusement été « prouvée » à nouveau : en effet. Mais récemment. Par ailleurs. dite loi des « 80/20 ». 1°) La loi de Pareto En entreprise. et que 20% des individus se retrouvaient à toucher 80% du revenu… . et que 20% des individus se retrouvaient à toucher 80% du revenu. les autres 80% des commandes représentent 20% du montant total des achats de cette entreprise).

20% des pièces en stock (ce ne sont pas forcément les mêmes !) représentent 80% des mouvements de stock (entrées et sorties d’articles) … - - On peut multiplier les exemples ainsi. qui représentent environ 5% du montant total du stock. C ». Chacun peut ainsi vérifier aisément cette loi en l'appliquant à de nombreux sujets. qui représentent environ 20% du montant total du stock. et en vérifier la validité. dans de nombreuses entreprises très différentes. par exemple en segmentant les articles en fonction du nombre de mouvements d'entrée ou de sortie du stock. pour tous les exemples cités ci-dessus.. B. . mais aussi dans le domaine personnel (20% de mes correspondants représentent 80% de ma facture de téléphone par exemple). J’ai pour ma part largement vérifié cette loi. 20% des clients représentent 80% des commandes reçues (ce ne sont pas non plus forcément les mêmes!) 20% des pièces en stock représentent 80% du montant total du stock. 2°) L'analyse ABC Néanmoins certains auteurs préfèrent raffiner (on en a quelquefois besoin) et couper en trois les ensembles à analyser..- 20% des clients représentent 80% du chiffre d'affaires. On arrive alors à l’analyse dite « A. . A titre d’exemple: classe A : elle correspond aux 5% des articles en stock qui représentent environ 75% du montant total du stock. On peut bien entendu appliquer cette segmentation. et je crois qu’on peut sans peine déborder largement du domaine de l'entreprise. classe C : elle correspond aux 60% restants. classe B : elle correspond aux 35% suivants.

si l'on constate que le stock moyen d'un article est de 1000 euros. et qu'il ne faut pas prendre les mêmes mesures face à deux stocks de même valeur dont les fréquences de rotation sont très différentes. . ce qui signifie que le stock "tourne" en moyenne 6 fois par an. pour un stock particulier (stock des matières premières et composants par exemple). pour exprimer la période de rotation en mois ou en semaines.3°) La rotation des stocks Cette notion se décompose en fait en deux notions directement inverses l'une de l'autre. ou encore que le stock correspond en moyenne à 2 mois de consommation. On voit bien que ces valeurs sont importantes. La période de rotation R est définie par l'équation suivante: R = Valeur du stock (en euros)______ Consommation annuelle en euros Elle est exprimée par une fraction que l'on ramène à l'année. Ceci signifie que l'on "vide" entièrement le stock en deux mois. soit encore une période de rotation de 2 mois. Dans tous les cas. Par exemple. elle est de 6. et que l'on en a consommé pour 6000 euros dans l'année. Ce calcul peut être fait pour l'ensemble des stocks d'une société. la période de rotation est égale à R = 1000 6000 soit R=1/6. Dans l'exemple ci-dessus. il s'agit de mesurer le nombre de fois où le stock a "tourné" dans l'année. La fréquence de rotation F est le rapport inverse. ou même pour un article donné.

Le magasinier. comme le nombre de références et la place disponible. Celui-ci se calcule en multipliant le nombre d'unités (pièces. et les unités nouvellement arrivées au nouveau prix. Mais cette notion n'a de sens que comparée à ses consommations: on l'affine donc le plus souvent par la fréquence de rotation. qui sont passées en investissements. etc. les pièces de rechange ou machines complètes très coûteuses. LA GESTION FINANCIERE DES STOCKS La principale donnée qui intéresse un chef d'entreprise est le montant global de ses stocks. surtout si des contraintes de type sécurité lui sont également imposées. Bien entendu. pour lesquels le prix de revient peut être calculé de façon forfaitaire. kilogrammes.Parmi les segmentations utilisées pour l'analyse des stocks.) par le prix unitaire de celle-ci. Le montant global du stock se calcule alors aisément. gère physiquement son stock. à trois exceptions près: les produits semi-finis. et entrées dans le stock à valeur zéro (puisqu'elles font l'objet d'un - - . Or d'une commande à la suivante ce prix unitaire peut varier. à la hausse ou à la baisse. les logiciels de gestion des stocks calculent en permanence ces valeurs. on prend en général comme prix unitaire le prix moyen pondéré. lui. 1°) Le montant global du stock Il résulte du total sur l'ensemble des références du montant atteint par le stock de chaque article. litres. mètres. Pour simplifier le calcul du montant du stock. les pièces de rechange que l'on a éventuellement réparées. et est donc intéressé par des notions plus terre-à-terre. globale ou par article. la segmentation par fréquences de rotation est l'une des plus utiles. c'est à dire que l'on compte les unités restant en stock à leur ancien prix. et pour lesquelles on compte en général comme prix unitaire le prix de la réparation. et qu'on en déduit le PUMP.

pièces de rechange). etc. * assurances (incendie. ou autres. informatique. ou en cas de vol. Attention. il rapporterait 4% par an environ! - - Globalement. en cas de destruction du stock par un incendie par exemple. vol. les pertes sur stocks: elles peuvent être dues à la dégradation des produits.). dégâts des eaux. nettoyage. pour les assurances. chauffage. en coûts d'achat (investissements). 2°) Le coût de possession Il s'applique essentiellement aux biens tenus en stock. et se compose des frais liés à ce stock. à des disparitions lors d'erreurs de rangement. composants. à l'obsolescence technique. * frais de matériel (engins. entretien. selon la nature des stocks de l'entreprise (matières premières. et l'intérêt que les contrôleurs de gestion portent au niveau des stocks! . appareils de mesure). dont l'importance peut être considérable! les frais financiers: l'argent dépensé par l'entreprise pour constituer un stock est de l'argent improductif. mais aussi frais d'entretien et de fonctionnement. * frais liés aux locaux ou aux réservoirs (investissements. Cette valeur extrêmement élevée explique largement le développement des techniques de JAT (Juste A Temps). ceci ne dispense pas d'en tenir une liste précise. énergie. à savoir: - les frais de stockage: ce sont les frais inhérents à l'existence d'un magasin ou d'un stockage: * frais de personnel. le coût de possession varie de 10 à 40% du montant du stock. avec leur véritable prix d'achat.). etc.. à des vols. à des accidents lors de manutentions. à l'évaporation naturelle de produits liquides. Mentionnons aussi les opérations spéculatives..amortissement). Placé en SICAV.

en utilisant toutes les tactiques d'achat possibles dans ce but (changement de fournisseurs. de la première à la dernière référence. Si l'on retient que la valeur totale du stock est égale à la somme. etc. ou de stocks de consignation. pénalisation systématique des fournisseurs qui livrent en retard. on voit que pour réduire la valeur du stock. groupement de commandes. 2.). sur la mise en place de stocks avancés par les fournisseurs. du PUMP multiplié par le nombre d'unités. de forme de contrats. 2°) La diminution des stocks moyens Il s'agit de jouer sur le stock de sécurité (dont on a vu qu'il pouvait dériver au fil du temps). en particulier à cause de la valeur élevée atteinte par le coût de possession.LA REDUCTION DES STOCKS C'est une demande pressante de toutes les entreprises. et ceci est typiquement une action à mener par les acheteurs. sur l'organisation de la gestion de l'atelier (passage au Juste A Temps). correction des systèmes informatiques qui calculent toujours à la hausse). négociation. sur le délai de réapprovisionnement (recherche de nouveaux fournisseurs ayant de meilleurs délais. il faut agir sur chacune de ces données.1 La diminution du stock de sécurité . 1°) La réduction des PUMP Elle s'obtient par la baisse des nouveaux prix d'achat.

il faut se méfier des rallonges incessantes de ce délai. ou pour un dimanche… . et du délai interne de réception en d’entrée dans le stock magasin. mais livrent quelquefois en retard! Attention aussi aux logiciels qui n’intègrent pas de calendrier. Il faut également mettre systématiquement en place des pénalités pour retard. ou un retard d’approvisionnement. Il faut examiner soigneusement ces trois composantes du délai de réapprovisionnement. Mais dans le cas de pièces de rechange la consommation est par définition extrêmement irrégulière. on confond ce dernier avec le délai de livraison du fournisseur. par un simple effet de calcul informatique! En ce qui concerne les délais de livraison des fournisseurs.2 Le délai de réapprovisionnement Il se compose du délai administratif de passation de la commande. du délai de livraison du fournisseur. Enfin. et dans le cadre des actions liées au suivi qualité des fournisseurs. Or ces deux termes sont souvent longs! Une action globale en ce sens suffit souvent à faire baisser le stock de sécurité. c'est – à –dire ses programmes de production. ou si l'on maîtrise mieux la régularité de sa consommation.Le stock de sécurité a pour mission de permettre à l’entreprise d’absorber sans problème une hausse momentanée de sa consommation. il faut prendre des sanctions contre les fournisseurs qui présentent des taux de retards anormalement élevés. et un calcul informatique d’un stock de sécurité basé sur des pointes de consommation peut s’avérer désastreux. et au besoin s’en séparer. en oubliant les deux autres termes sur lesquels il est a priori plus facile d’avoir une action. Dans le cas d’un calcul automatique par le logiciel de gestion des stocks des dates de livraison. Dans un grand nombre d’entreprises. Cette valeur peut donc facilement être diminuée si l'on estime que la régularité du fournisseur est excellente (ou simplement s'est améliorée). suivie d’une consommation nulle pendant le reste de l’année : il faut évidemment éviter de stocker pendant 11 mois des pièces qui ne serviront que pendant le douzième mois ! 2. il faut évidemment profiter de toute négociation ou renégociation pour essayer de les réduire. et signalé aux acheteurs!). C’est le cas par exemple d’une pointe de consommation de pièces de rechange correspondant à des périodes d’arrêt pour maintenance. et annoncent des délais au 14 juillet. et surtout les appliquer sans faiblesse (ce qui suppose que lors des opérations de réceptions tout retard de livraison soit bien détecté. car les fournisseurs sauf exception ne livrent pas AVANT la date demandée.

l’idéal serait d’arriver à une modification des habitudes de travail des services de maintenance. et on corrigera. Il ne faut donc pas compter sur cette méthode pour réduire ses stocks de matières premières. et la taille de l'entreprise (pour avoir de la "puissance" face à ses fournisseurs) rendent possible une telle organisation! Dans le cas de production en séries courtes ou unitaires. en ayant bien entendu consulté les fournisseurs concernés sur le meilleur délai possible… Puis on recommencera l’opération avec d’autres paramètres…. mais il concerne essentiellement les stocks de matières premières et de composants.4 L’organisation de la gestion des ateliers Le passage en Juste-à-Temps est bien sûr à privilégier. qui permettrait de ne déclencher l’approvisionnement de certaines pièces à court délai qu’au moment où survient une panne. mais également à l’extraction des articles ayant par exemple un PUMP inférieur à 10 € et un délai de livraison supérieur à 3 semaines… On modifiera ces paramètres d’extraction jusqu’à arriver à des listes d’articles de taille raisonnable. sachant qu'il est difficile de détecter les articles dont les délais de livraison se sont insensiblement allongés du fait du calcul informatique. En ce qui concerne les pièces de rechange. 2.Il faut essayer chaque fois que possible de remplacer ces délais calculés par des délais « paramètres » saisis par l’être humain. stock uniquement destiné à du « dépannage ». Encore faut-il que l'organisation de la production ( en grandes séries ou à tout le moins moyennes séries). 2. si . on peut mettre en place des systèmes de distribution périodique (cas des vêtements de travail par exemple) ou de commandes échelonnées (cas des articles de papeterie et de bureautique). Les actions à mener sur ce point vont évidemment consister d’une part à la correction pure et simple à l’occasion de toute nouvelle commande. Il ne faut pas hésiter à ferrailler les pièces excédentaires (voir chasse aux rossignols ci-dessous) car les espoirs de revente sont très faibles. composants et emballages de production! En ce qui concerne les articles de frais généraux. le Juste A Temps est le plus souvent totalement impossible à mettre en place.3 Les taux de rotation très faibles Ils se détectent facilement grâce à l’informatique. de façon à avoir un stock très faible de ces types d’articles.

Là aussi. de par le surcroît de charge mentale qu’elle impose aux équipes de maintenance. au mieux on arrive pour les pièces métalliques à les revendre en tant que vieux métaux. 3°) La diminution du nombre de références Elle se fait par la chasse aux rossignols (qu'il faut impitoyablement détruire) et aux dormants (sur lesquels il est important de s'interroger).2 La chasse aux dormants Les dormants sont des pièces dont le taux de rotation est nul depuis longtemps. pour ne traiter que des listes raisonnables. Il faut rappeler sans cesse aux utilisateurs de signaler toutes les décisions de ne plus fabriquer tel ou tel produit de façon à permettre aux magasiniers de rossignoler les composants correspondants s’ils ne sont pas utilisés par ailleurs. De même. Or parmi les articles concernés. L’expérience prouve que cette mise ne place est difficile. et en fonction du nombre d’articles concernés on ajustera la durée étudiée. 3. mais surtout à cause du changement culturel qu’elle suppose. 3. etc. par la modification des habitudes des équipes d'entretien.le temps d’intervention est supérieur au délai de réapprovisionnement. il y a les pièces de rechange dites de « sécurité ». par la mise en place de stocks de consignation chez les fournisseurs. de façon à permettre à ces derniers de rossignoler les pièces de rechange correspondantes. L’examen article par article des listes de dormants est donc inévitable. par les appels systématiques de garanties. . par la recherche de fournisseurs susceptibles de livrer dans un délai suffisamment bref pour que la mise en stock ne soit pas nécessaire. car cela signifie qu’on n’a pas eu de panne importante. qu’on espère voir dormir encore longtemps.1 La chasse aux rossignols C’est une chasse ouverte toute l’année! Elle doit être impitoyable. on commencera par exemple à extraire la liste des pièces n’ayant pas « tourné » depuis 2 ans. mais aussi par des actions de standardisation (attention aux produits identiques entrés sous deux références différentes). les responsables de fabrication ou de maintenance ne doivent pas oublier de signaler aux responsables des magasins la mise au rebut de machines. La revente des stocks de rossignol est une aubaine rare.

pour ne pas créer des situations artificielles de monopole parmi les fournisseurs.5 Les stocks avancés et les stocks de consignation Ces deux types de stocks concernent essentiellement les pièces de rechange. Cet enregistrement multiple résulte le plus souvent de l’histoire (fusion de sociétés différentes). certains articles qui deviennent dès lors livrables en un délai très court. 3. Mais c’est une action de longue haleine.3 La chasse aux doublons Il s’agit de pièces identiques enregistrées sous deux (et même parfois plus) références différentes. qui consiste pour le fournisseur à tenir en stock dans ses propres locaux.Pour un certain nombre de ces pièces. les fournisseurs proposent assez couramment l'un des deux formules suivantes: le stock de consignation. qui va statuer au cas par cas. Encore faut-il que le système informatique permette de les extraire. 3. autrement dit. En fait.4 La standardisation C’est toujours une opération intéressante pour les stocks. puis de les ferrailler (voir ci-dessus). on prendra donc la décision de les classer en rossignols. que les nomenclatures soient signifiantes. Ce stock de consignation peut – et doit! – faire l'objet d'un contrôle régulier (c'est-à-dire en - . la seule manière d’y parvenir étant l’examen des familles nombreuses de pièces. dont l’impact sur les stocks ne se ressent qu’à long terme. puisque seul le transport est à faire. à la disposition de son client. ou que le logiciel ait une dose suffisante d’intelligence artificielle pour pouvoir détecter les libellés identiques ou proches… On n’échappe néanmoins pas du tout à l’examen par un être humain. 3. Elles sont difficiles à détecter. Encore faut-il ne pas la mener trop loin.

et d’arriver à la suppression pure et simple d’un article. Il ne faut évidemment pas s’interdire cette recherche. Bien entendu. Or celui-ci se montre forcément très réticent à l’idée de vendre moins de pièces de rechange… 3. que le client stocke dans ses propres magasins. En effet. qui consiste pour le fournisseur à "prêter" à son client des pièces de rechange. mais difficile à mettre en œuvre. excepté entre usines ou filiales d’un même groupe.pratique d'un inventaire) par le client en question. il recomplète le stock à cet occasion. et facture également.7 L’amélioration des délais de livraison La recherche de fournisseurs ayant des délais de livraison très courts peut permettre d’aller plus loin que la réduction du nombre d’unités. 4°) La création d’articles La mise en stock d’un article doit être sévèrement encadrée. selon l'accord passé) faire l'inventaire de ce stock (qui généralement est physiquement séparé du reste du stock en magasin chez le client). Le fournisseur vient à intervalles réguliers (une fois par mois. le fournisseurs facture ce service…et se rattrape en ayant en fait le même stock pour x clients différents propriétaires de machines identiques. par ailleurs. mais au contraire la systématiser. le service rendu. La justification par le demandeur de la nécessité du stock est déjà un frein puissant à la création de nouvelles pièces. c'est-à-dire la mise à disposition des pièces… - 3. une mutualisation entre sociétés différentes utilisatrices du même type de machines ne peut se mettre en place que via le fichier client du fournisseur. en pariant sur le fait qu'il serait bien extraordinaire que deux de ces clients aient la même panne au même moment… le stock avancé. . Bien entendu. et ne facture à son client que les pièces réellement consommées.6 La mutualisation de stocks Elle concerne exclusivement les stocks de pièces de rechange de valeur unitaire élevée. C’est une idée excellente sur le papier. ou par trimestre.

les stocks de "précaution" des utilisateurs. … sont purement et simplement illégaux! Enfin. ou à un conditionnement lorsque les articles sont manipulés par conditionnement complet. des stocks bien gérés sont de niveau faible. de quantités supérieures à leur consommation quotidienne.. les rossignols qu'on garde soigneusement "au cas où . En effet.". Autrement dit.. rappelons que les actions de diminution des stocks s’accompagnent en général d’une diminution des ruptures de stocks. Autrement dit encore. en dehors du magasin. mais répondent bien aux besoins des utilisateurs.. Le paradoxe n’est qu’apparent. les dormants qu'il est trop dommage de mettre à la benne parce qu'il s'agit de matériel neuf en parfait état.Mais pour des stocks anciens et pléthoriques. enregistrés. les stocks doivent être connus. . etc. on peut raffiner en exigeant des demandeurs que toute demande de création s’accompagne aussi d’une demande de radiation… 5°) Rappels Pour des raisons fiscales. identifiés et inventoriés. les divers utilisateurs ne doivent pas disposer.

exemples – Philippe-Pierre DORNIERT. Michel Fender – Les Editions d'Organisation (2001) .HERMES (1991) Logistique: techniques et mise en œuvre – Yves PIMOR – DUNOD (2001) La Supply Chain: optimiser la chaîne logistique et le réseau interentreprises – Charles POIRIER.BIBLIOGRAPHIE Pratique de la gestion des stocks – Pierre ZERMATI .DUNOD (2001) La Gestion des stocks – Jean BENASSY . Stephen REITER et Pascal POUDEROUX – DUNOD (2001) La logistique Globale: enjeux. principes.

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