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Fr Islam House Ouchr Impression

Fr Islam House Ouchr Impression

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original

DU SENS DES

VERSETS DU
Introduction
: qu sur
Sachez, frères et sœurs musulmans, qu'Allah vous accorde la miséricorde, que nous
devons apprendre quatre choses :
1- Premièrement: La science : C'est connaître Allah Ji&, connaître Son Prophète
connaître la religion islamique, parce qu'il n'est pas permis d'adorer Allah
sans connaissance, et quiconque fait cela se dirige vers l'égarement et ressemble
sur ce point à ceux qu'Allah a qualifiés d'égarés [voir sourate AI- Fàtihah, v. 7].
2- Deuxièmement : La mise en pratique : Celui qui connaît et ne met pas cela en
pratique ses connaissances, ressemble à « ceux qui ont encouru la colère » d'Allah
[voir sourate AI-FJtihil h, v. 7], parce qu'ils ont appris et n'ont pas mis cet apprentissage en
pratique. Une des ruses du Diable est d'insuffler à l'homme de fuir la science afin
de pouvoir prétexter l'ignorance auprès d'Allah! Mais ne sait-il pas que celui qui a
la possibilité d'apprendre et ne le fait pas, n'a plus aucw1e excuse ? C'est cette
même ruse qu'a employée Je peuple de Noé lorsqu' ( ils ont mis leurs doigts daus
leurs oreilles (tefusé d'enteudre) et se sont ettveloppés datts leurs vêtements) INûh, 7J,
afin qu'il n'y ait pas d'argument contre eux- pensaient-ils.
3- Troisièmement: Inviter les gens à appliquer cela : parce que les savants et les
prédicateurs sont les héritiers des prophètes. D'autre part, Allah $6 a maudit les enfants
d'israël, car (lis 11e s'iuterdisttieut J'IlS les rms mt.:r autres ce qu'ils faisaieut de blâmable.
Comme est mauvais, certes, ce qu'ils faisaient!) [Al Mâ'idah ï91. L'appel à l'Islam et
l'enseignement de la religion sont des obligations dites c
1
est-à-dire que lorsqu'elles sont
assurées par une partie suffisante de la communauté, la responsabilité du reste de la
communauté est dégagée; mais si elles sont abandonnées par tout le monde, tous sont
responsables et portent le péché.
4- Quatrièmement: La patience face aux torts que l'on pourrait subir en cherchant à
acquérir la connaissance, à la mettre en pratique et en invitant les autres à l'appliquer.
r·oans.Ïe ..
j science obligatoire, nous avons rassemblé dans ce livre concis le minimum nécessaire 1
! qu'il faut c01maître de la science religieuse, et l'interprétation du sens des versets des !
1 trois dernières parties du noble Coran, car elle sont celles que l'on récite le plus souvent. !
.. .. . .. ............................................................................. .:
Nous avons veillé à présenter notre travail de manière concise et à nous limiter aux
hadiths authentiques du Nous ne prétendons pas pour auta11t avoir atteint
la perfection, car elle fait partie des choses qu'Allah S'est réservées à Lui-même. Au
contraire, ce n'est que le modeste effort d'une personne faillible. Toute chose correcte
que contie11t ce Livre provient d'Allah; toute erreur ne provient que de notre propre
personne et du Diable, et All ah et Son Messager en sont innocents.
Qu'Allah accorde la miséricorde à toute personne qui nous indique nos erreurs
par la critique objective et constructive.
Nous implorons Allah d'accorder la meilleure des récompenses à tous ceux qui
ont participé à la préparation, la traduction, la publication et la distribution de ce
travail; qu'Il accepte cette œuvre de leur part et multiplie leurs récompenses.
Enfin. Allah sait mieux et que les éloges et la paix d'Allah soient sur notre Prophète Muhammad. sur sa famille et tous ses Compagnons.
·---------------- ---- - .............................................................. ·----·----------- --------------- -- - -.......... ... ............ ··-·--·-··----
Cette traduction a été effectuée d'après la seizième édition (2) de l'original en arabe qui est une édition
revue et corrigée et contenant quelques précieux ajouts (Safar 1431 H- June 2010)
Pour faire un don ou une contribution, obtenir des exemplaires de ce livre, ou pour plus d'informations,
(uniquement pour ce projet) : Site Internet : www.tafseer.info Adresse électronique: fra@tafseer.info
L'imam Ahmad ? a dit: « Je n'ai jamajs écrit un hadith sans le mettre en
application, jusqu'à même donner un dinar à celui qui m'a appliqué des ventouses
(pour la saignée), car j'ai appris que le Prophète s' était fait mettre une ventouse
par Abû Iaybah puis lui avait donné un dinar.»
L'imam AJ-Bukhârî ? a dit: « Jamais je n'ai médit de quelqu'un depuis que j'ai
appris que la médisance est interdite. J'espère qu'en rencontrant Allah, Il ne me
demande pas de compte pour avoir médit de quelqu'un. »
Dans un hadith, il est dit: «Celui qui lit le verset du Kursy (Al 2551 après chaque
prière, il n'y a que la mort qui le sépare de l'entrée au Paradis. »
1
Ibn Al Qayyim ? a dit:
« j'ai appris que Cheikh Al Islam [Ibn Taynùyyah] a dit: je 11'ai jamais omis de lire cela
après une prière, sauf par oubli ou une situation identique. »
* Après le savoir et la mise en pratique, il faut absolument inviter les gens au
bienfait qu' Allah t'a accor dé, car il ne faut pas te priver de la récompense et pas
non plus priver auh·ui de ce bien. Le Prophète a dit: «Quiconque oriente
quelqu'un vers une bonne action, obtient une récompense égale à celle de celui qui
la met en pratique. »2 Le Prophète a aussi dit: «Le meilleur d'entre vous est
celui qui apprend le Coran et qui l'enseigne. 11 a également dit: «Transmettez à
mon sujet ne serait-ce qu'un verset. »
4
À mesure que ta propagation du bien
augmente, tu récoltes en retour de nombreuses et de vastes récompenses et tes
bonnes actions se perpétuent durant ta vie et après ta mort. Le Prophète a dit :
«Lorsqu' une personne meurt, ses œuvres s'arrêtent sauf dans trois cas: une
aumône qui se prolonge dans le temps, une science dont les gens tirent profit et
une descendance pieuse qui invoque Allah en sa faveur. »
5
..
sept fois par jour et nous y demandons la protection d'Allah contre le chemin de !
· « ceux qui ont encouru sa colère » et « des égarés », puis nous les imitons dans 1
: leurs actes: Nous abandonnons l' apprentissage pour œuvrer par ignorance et de 1
: cette manière, nous ressemblons aux «égarés» ; ou alors nous apprenons et ne 1
mettons pas en pratique et nous ressemblons de cette manière à ceux «qui ont 1
encouru la colère d'Allah » ! [Evitons donc cela !]
Nous implorons Allah de nous faciliter ainsi qu'à vous, l'apprentissage de la
science utile et l'application des bonnes œuvres.
Al lah et Son Messager savent mieux. Que la miséricorde d'Allah ct Sa paix soient sur noh·e
Prophète ct bien-aimé Muhammad, ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons.
t Rapporté dans As-Stllln/1 AI-Kubrâ.
z Rapporté par Muslim.
' Rapporté par Al-Bukhârî.
4 Rapporté par Al-Bukhârî.
, Rapporté par Muslim.
1

5OMMAIRE
1. Lc mérItc dc !a !ccturc du Cnran
2
2. L'Exégèsc du dcrnIcr dIxIèmc du Cnran
4
3. QucstInns Imµnrtantcs dans !a vIc du musu!man
68
4. Lcs actcs du cmur
88
5. DIa!nguc µacIfIquc cntrc Abdu!!ah ct Abdu-Nabv
100
6.
L'attcstatinn qu'i! n'y a d'autrc divinité qu'A!!ah
117
7.
L'attcstatinn quc Muhammad
  cst !c Mcssagcr
d'A!!ah

119
8.
Lcs actcs qui inva!idcnt !'Is!am

121
9. La µurIfIcatInn
122
10. Lcs préccptcs rc!atiIs aux Icmmcs
128
11. La pricrc rituc!!c 135
12. La Zakât nu !'aumðnc nb!IgatnIrc
146
13. Lc jcûnc du Ramadan
150
14. Lc Hadj ct !a Oumra
154
15. Quc!qucs sujcts utI!cs
161
16. L'cxnrcIsmc () µcrmIs cn Is!am
168
17. L'invncatinn 178
18. Quc!qucs invncatinns impnrtantcs qu'i! cnnvicnt dc mémnriscr 181
19. Lc cnmmcrcc fructucux
187
20. Lc wIrd quntIdIcn qu'I! cnnvIcnt dc récItcr matIn ct
snIr
189
21. Quc!qucs µarn!cs ct muvrcs dnnt !cs récnmµcnscs snnt cnnsIdérab!cs
192
22. Quc!qucs actcs IntcrdIts
200
23.

Lc Vnvagc vcrs !'étcrnIté
205
24. DcscrIµtInn dc !'ab!utInn
209
25. DcscrIµtInn dc !a µrIèrc
210
26. L'cxIgcncc !ngIquc du savnIr cst sa mIsc cn µratIquc
212
2


Louange a AIIah el que Ia niseiicoide el Ia paix soienl sui nolie naîlie,
Ie Messagei d´AIIah, sui sa faniIIe el ses conpagnons.
Le Coian esl Ia paioIe d´AIIah : son neiile sui Ies aulies paioIes esl
conne Ie neiile d´AIIah sui Ses ciealuies. Sa iecilalion esl Ia neiIIeuie
chose que nolie Iangue puisse piononcei.
   L'aµµrcntIssagc du Cnran, snn cnscIgncmcnt ct sa récItatInn nnt
bcaucnuµ dc mérItcs µarmI !csquc!s :
   La récnmµcnsc dc snn cnscIgncmcnt : Le Iiophòle  a dil : « Lc mcI!!cur
d'cntrc vnus cst cc!uI quI aµµrcnd !c Cnran ct quI !'cnscIgnc.» |AI-ßukhâiî!.
   La récnmµcnsc dc sa !ccturc : Le Iiophòle  a dil : « Cc!uI quI récItc
unc !cttrc du LIvrc d'A!!ah nbtIcnt unc bnnnc actInn, ct tnutc bnnnc
actInn cst récnmµcnséc au décuµ!c. » |Rappoile pai Al-Tiinidhî!.
   Lc mérItc dc !'aµµrcntIssagc du Cnran, dc sa mémnrIsatInn ct du
µcrfcctInnncmcnt dc sa !ccturc : Le Iiophòle  a dil : « Cc!uI quI récItc !c
Cnran cn !'avant aµµrIs µar cmur cst avcc !cs angcs nnb!cs ct nbéIssants , ct
cc!uI quI !c récItc cn chcrchant à !'aµµrcndrc a!nrs quc cc!a !uI cst µénIb!c aura
unc dnub!c récnmµcnsc. » |Rappoile pai AI-ßukhâiî el MusIin! : iI a egaIenenl dil : « I!
scra dIt à cc!uI quI cnnnaît !c Cnran : !Is ct mnntc µ!us haut, ct récItc !cntcmcnt
ct c!aIrcmcnt cnmmc tu récItaIs dans !c bas mnndc, car ta µ!acc sc sItuc auµrès
du dcrnIcr vcrsct quc tu !Iras. » |Rappoile pai Al-Tiinidhi!.
A!-Khattâbv a dIt : « II esl iappoile dans une liadilion () que Ie
nonlie des veisels du Coian esl piopoilionneI au nonlie d´echeIons du
Iaiadis. II seia dil au Iecleui : « Ciavis Ies echeIons en fonclion des veisels
du Coian que lu Iisais ». Aussi, ceIui qui conpIòle Ia Iecluie du Coian en
enliei occupeia I´echeIon Ie pIus eIeve du Iaiadis dans I´au-deIa : el ceIui qui
en iecile une pailie nonleia sui Ies echeIons piopoilionneIIenenl a ceIa : Ia
Iinile de Ia ieconpense seia donc fonclion de Ia Iinile de Ia Iecluie. »
   La récnmµcnsc dc cc!uI dnnt !'cnfant étudIc !c Cnran : Le Iiophòle  a
dil : « Lc Jnur dc !a RésurrcctInn, unc cnurnnnc dc !umIèrc dnnt !a c!arté cst
cnmmc !a c!arté du sn!cI! scra µnrtéc sur !a têtc du µèrc ct dc !a mèrc dc cc!uI
quI récItc !c Cnran, !'étudIc ct !c mct cn µratIquc, ct ccs dcrnIcrs scrnnt
éga!cmcnt vêtus dc dcux vêtcmcnts à cðté dcsquc!s cc bas mnndc n'a aucunc
va!cur. A!nrs, I!s dIrnnt : « Qu'cst-cc quI nnus a va!u dc µnrtcr cccI ? » On !cur
dIra : « Parcc quc vntrc cnfant a aµµrIs !c Cnran. » » |AI-Hâkin!.
   L'IntcrccssInn du Cnran cn favcur dc cc!uI quI !c récItc !c Jnur dc !a
RésurrcctInn : Le Iiophòle  a dil : « LIscz !c Cnran, car I! vIcndra
Intcrcédcr !c Jnur dc !a RésurrcctInn µnur ccux quI !c !Iscnt. » |Rappoile pai
MusIin!. II a egaIenenl dil : « Lc jcûnc ct !c Cnran Intcrcédcrnnt cn favcur
du scrvItcur (d'A!!ah) !c Jnur dc !a RésurrcctInn. » |Ahnad el AI- Hâkin!
   La récnmµcnsc dc ccux quI sc réunIsscnt µnur !c !Irc ct !'étudIcr : Le Iiophòle
 a dil : « Tnut grnuµc dc µcrsnnncs quI sc rasscmb!c dans unc dcs mnsquécs
d'A!!ah , µnur !Irc !c LIvrc d'A!!ah ct !'étudIcr cntrc cux : !a quIétudc dcsccnd
Lc méritc dc !a
!ccturc du Cnran
3


sur cux, I!s snnt cnvc!nµµés µar !a mIsérIcnrdc, cntnurés µar !cs angcs ct A!!ah !cs
évnquc à ccux quI snnt auµrès dc LuI. » |Rappoile pai Alû Dâvûd!.
   Lcs règ!cs dc !a !ccturc du Cnran : Iln Kalhîi a evoque queIques iògIes paini
IesqueIIes : « Ne louchei Ie Coian el Ie Iiie qu´en elal de puiele el se liossei Ies
denls avec un siua| avanl Ia Iecluie : poilei ses neiIIeuis halils : se louinei en
diieclion de Ia OilIa : aiiôlei de Iiie Ioisqu´on esl en liain de laiIIei : ne pas
inleiionpie Ia Iecluie poui paiIei sauf en cas de necessile : ôlie concenlie dans Ia
Iecluie : s´aiiôlei au niveau du veisel qui evoque Ia pionesse des ieconpenses el
du Iaiadis poui inpIoiei AIIah de nous I´accoidei, el au niveau du veisel qui
evoque Ia nenace du châlinenl poui inpIoiei Ia pioleclion d´AIIah. Ne pas
Iaissei Ie Musnaf (exenpIaiie du Coian) ouveil el ne iien nellie dessus : ne pas
Iiie a haule voix en piesence d´aulies peisonnes qui Iisenl : ne pas Iiie dans Ies
naiches el Ies endioils où iI v a du vacaine. »
   Cnmmcnt récItc-t-nn !c Cnran : La !ccturc du Cnran ct !cs InvncatInns au
cnurs dc !a µrIèrc nc snnt µas cnnsIdérécs cnmmc tc!!cs tant quc !'nn nc
µrnnnncc µas !cs mnts dc manIèrc à s'cntcndrc snI-mêmc, sans poui aulanl gônei
Ies aulies. II convienl de Iiie Ienlenenl : Anas  inleiioge sui Ia facon donl Ie
Iiophòle  iecilail Ie Coian, iepondil : « E!!c étaIt µrn!nngéc, » µuIs I! !ut ccs
mnts :
               
cn µrn!nngcant (
       
) (blsml||ûh), cn µrn!nngcant (
   
)
(Ar-Rahmûn) ct cn µrn!nngcant (
   
) (Ar-Rahîm) |AI-ßukhâiî!.
   La mu!tIµ!IcatInn dcs récnmµcnscs : Toule peisonne qui iecile Ie Coian
excIusivenenl poui AIIah, esl ieconpensee : loulefois, celle ieconpense se
nuIlipIie el piend de I´inpoilance Ioisque I´espiil esl piesenl, qu´on nedile
el conpiend ce qu´on iecile. Une seuIe Iellie Iue vaul aIois dix a sepl cenls
lonnes aclions.
   La quantIté quc !'nn récItc au cnurs d'unc jnurnéc cntIèrc : Les conpa-
gnons du Iiophòle  se fixaienl un nonlie piecis de veisels du Coian
qu´iIs Iisaienl quolidiennenenl el aucun d´enlie eux ne Iisaienl enliòienenl Ie
Coian en noins de sepl jouis de naniòie conslanle. Au conliaiie, iI esl inleidil
de Iiie conpIòlenenl Ie Coian en noins de liois jouis.
Songe donc, non fiòie el na soui en isIan, a inveslii lon lenps dans Ia
Iecluie du Coian el fixe-loi une quanlile jouinaIiòie que lu n´alandonneias
pas quoiqu´iI aiiive. Ce qui esl peu el ieguIiei esl neiIIeui que ce qui esl
alondanl nais iiieguIiei. S´iI vous aiiive de negIigei ou de doinii sans I´avoii
Iu, ialliapez-vous Ie Iendenain. Le Iiophòle  a dil : « Cc!uI quI dnrt sans
avnIr !u sa µartIc du Cnran (dans !a µrIèrc dc !a nuIt) nu sans !'avnIr !uc au
cnmµ!ct, µuIs !a récItc cntrc !a µrIèrc dc !'aubc ct !a µrIèrc du mIdI, cc!a !uI
cst InscrIt cnmmc s'I! !'avaIt !uc dans !a nuIt. » |Rappoile pai MusIin!.
Ne sovez donc pas paini ceux qui onl deIaisse Ie Coian el I´onl oulIie,
d´une queIconque naniòie, conne Ie deIaissenenl de sa Iecluie, de sa
iecilalion Ienle el cIaiie, de sa nedilalion, de son appIicalion el Ie
deIaissenenl de Ia gueiison qu´iI conlienl.
4
Souiale
AL-FÃTIHA 
(PROLOGUE nu OUVERTURE)
7 veisels Prc
AI-Iãliha veul IilleiaIenenl diie : I´ouvei
aulies nons paini IesqueIs : « Les Sepl iepeles
dans chaque unile (iak´a) de piiòie.
   Au ncn d´A||an. |c Tcu| Miscriccrdicux. |c Trcs Miscriccrdicux
   Louange a AIIah, Seigneui des Mondes.
   Le Toul Miseiicoidieux, Ie Tiòs Miseii
   Maîlie du Ioui de Ia ieliilulion.
   C´esl Toi |SeuI! que nous adoions, el c´esl Toi |SeuI
   Cuide-nous veis Ie dioil chenin,
   Le chenin de ceux que Tu as conlIes de faveuis, non pas de ceux qui
onl encouiu Ta coIòie, ni des egaies
2
.
1
C´esl Ia foinuIe que piononce Ie nusuInan au connencenenl de lou
ainsi son Ciealeui el son Cuide el Lui denandanl Son aide poui lien I
SeIon Ies connenlaleuis, iI faul sous-enlendie
Les adjeclifs Rannan el Ranin sonl lous deux d´une nône iacine sign
coidieux (Ie pieniei elanl pIus inlense que I´aulie). Nous liaduisons donc pai «
Miseiicoidieux, Ie Tiòs Miseiicoidieux ».
2
Apiòs Ia iecilalion on piononce Ie nol « Anïne
nous celle invocalion ! »



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: , .
´~ 



 
 
 
 
 
 
 
 
Souiale 1
   FÃTIHA
(PROLOGUE nu OUVERTURE)
Prc-ncgiricn n¨ 5
: I´ouveiluie. Mais celle souiale a pIusieuis
Les Sepl iepeles », cai on iepòle ses 7 veisels
dicux. |c Trcs Miscriccrdicux
1
.
Louange a AIIah, Seigneui des Mondes.
Le Toul Miseiicoidieux, Ie Tiòs Miseiicoidieux,

C´esl Toi |SeuI! que nous adoions, el c´esl Toi |SeuI! donl nous inpIoions I´aide.

Le chenin de ceux que Tu as conlIes de faveuis, non pas de ceux qui


usuInan au connencenenl de loul acle, se iappeIanl
ainsi son Ciealeui el son Cuide el Lui denandanl Son aide poui lien I´acconpIii.
enlendie : « Ie connence » pai Ie non d´AIIah.
sonl lous deux d´une nône iacine signifianl niseii-
coidieux (Ie pieniei elanl pIus inlense que I´aulie). Nous liaduisons donc pai « Ie Toul
Anïne » qui veul diie : « Ò AIIah, exauce poui

. . . .

.
. ´ . :
. ´~
5


Souiale 58
AL-MUJÃDALAH
( LA DI5CU55ION )
22 tcrsc|s Pcs|-ncg. n° 105
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
  AIIah a lien enlendu Ia paioIe de
ceIIe qui disculail avec loi a piopos de
son epoux el se pIaignail (de Iui)
aupiòs d´AIIah. Ll AIIah enlendail
volie conveisalion, cai AIIah enlend el
voil loul.
  Oue ceux d´enlie vous qui
s´inleidisenl (de jouii de) Ieuis epou-
ses, en decIaianl qu´eIIes sonl poui
eux conne Ie dos de Ieui nòie
1

sachenl qu´eIIes ne sonl nuIIenenl Ieui
nòie, cai iIs n´onl poui nòie que ceIIe
qui Ies a enfanles. IIs piononcenl
ceiles une paioIe lIânalIe el nenson-
gòie. Cependanl, AIIah esl InduIgenl
el Iaidonneui.
  Ceux qui conpaienl Ieuis
fennes au dos de Ieui nòie, puis
ieviennenl sui ce qu´iIs onl dil,
doivenl affianchii un escIave avanl
de pouvoii jouii (de nouveau de
Ieuis epouses). VoiIa ce qu´on vous
exhoile de faiie. Ll AIIah sail
paifailenenl ce que vous failes.
  Mais ceIui qui n´en a pas Ies
novens doil jeûnei aIois deux nois
conseculifs avanl de pouvoii jouii
(de nouveau de ses epouses). Mais
s´iI ne peul Ie faiie non pIus, aIois
qu´iI nouiiisse soixanle pauvies.

1
Conne Ie dos de Ieuis nòies : foinuIe de
divoice chez Ie ßedouin aiale.
Ceci, afin que vous cioviez en AIIah
el en Son Messagei. VoiIa Ies Iiniles
inposees pai AIIah. Ll Ies necieanls
auionl un châlinenl douIouieux.
  Ceux qui s´opposenl a AIIah el a
Son Messagei seionl aneanlis conne
fuienl aneanlis Ieuis piedecesseuis.
Nous avons deja fail descendie des
pieuves expIiciles, el Ies necieanls
auionl un châlinenl aviIissanl,
   Le joui où AIIah Ies iessuscileia
lous, puis Ies infoineia de ce qu´iIs
onl fail. AIIah avail eciil Ieuis acles
nais eux onl oulIie. Oi, AIIah esl
Tenoin de loule chose.


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....., ¯ .\
é¸_´,._
´·._.. ¯ ´.
.'_':_L´
¸·`,''¸:.
°´L´.,´.
  Ne vois-lu pas qu´AIIah connaîl
ce qui esl dans Ies cieux el sui Ia
leiie ` Ias de confidence enlie liois
sans qu´II ne soil Ie qualiiòne, ni
enlie cinq sans qu´II ne soil Ie
sixiòne, ni noins ni pIus que ceIa
sans qu´II ne soil avec eux, où qu´iIs
se liouvenl. Lnsuile, II Ies
infoineia, au Ioui de Ia Resui-
ieclion, de ce qu´iIs faisaienl, cai
AIIah sail loul.


  Ne vois-lu pas ceux a qui AIIah a
inleidil de se conceilei en seciel `
Iuis, iIs ielouinenl a ce qui Ieui a ele
inleidil, el se conceilenl dans Ie
peche, Ia liansgiession el Ia deso-
leissance au Messagei. Ll quand iIs
viennenl a loi, iIs le saIuenl d´une
facon donl AIIah ne l´a pas saIue, el
disenl en eux-nônes : « Iouiquoi
AIIah ne nous châlie-l-II pas poui ce
que nous disons ` » L´Lnfei où iIs
enlieionl Ieui suffiia (conne
châlinenl). Ll queIIe nauvaise
deslinalion !
  Ò vous Ies ciovanls ! Ouand
vous vous failes des confidences, ne
vous conceilez pas dans Ie peche, Ia
liansgiession el Ia desoleissance au
Messagei, nais conceilez-vous
dans Ia lonle el Ia piele. Ll ciaignez
AIIah veis qui vous seiez
iassenlIes.
  Les confidences (dans Ie peche, Ia
liansgiession.) pioviennenl du
DialIe afin d´alliislei Ies ciovanls.
Oi, iI ne peul Ieui nuiie en iien si ce
n´esl pai Ia peinission d´AIIah. Ll
c´esl en AIIah que Ies ciovanls
doivenl pIacei Ieui confiance.
   Ò vous Ies ciovanls !
Loisqu´on vous dil : « Iailes pIace
|aux aulies! dans Ies assenlIees »,
aIois failes pIace. AIIah vous
nenageia une pIace (au Iaiadis).
Ll Ioisqu´on vous dil de vous
Ievei, aIois Ievez-vous. AIIah
eIòveia en degies ceux d´enlie
vous qui auionl ciu el ceux qui
auionl iecu Ie savoii. AIIah sail
paifailenenl ce que vous failes.
  Ò vous Ies ciovanls ! Ouand
vous vous enlielenez de facon
confidenlieIIe avec Ie Messagei,
failes piecedei volie enlielien
d´une aunône : ceIa esl neiIIeui
7


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poui vous el pIus pui. Mais si vous
n´en avez pas Ies novens aIois
AIIah esl Iaidonneui el liòs
Miseiicoidieux !
Ciaignez-vous Ia pauviele en
faisanl piecedei d´aunônes volie
enlielien ` Mais si vous ne Ie failes
pas el qu´AIIah accueiIIe volie
iepenlii, aIois acconpIissez Ia piiòie,
acquillez Ia Zakâl, el oleissez a
AIIah el a Son Messagei. AIIah sail
paifailenenl ce que vous failes.
N´as-lu pas vu ceux qui onl piis
poui aIIies des gens conlie qui AIIah
S´esl nis en coIòie ` IIs ne sonl ni des
vôlies, ni des Ieuis : el iIs juienl en
nenlanl, aIois qu´iIs savenl.


AIIah Ieui a piepaie un dui
châlinenl. Conne esl nauvais ce
qu´iIs faisaienl !
IIs se piològenl deiiiòie Ieuis
seinenls el iIs olsliuenl ainsi Ie
chenin d´AIIah. IIs auionl donc un
châlinenl aviIissanl.


Ni Ieuis liens, ni Ieuis enfanls
ne Ieui seionl de queIque uliIile
conlie AIIah. Ceux-Ia sonl Ies gens
du Ieu où iIs deneuieionl
eleineIIenenl.
Le joui où AIIah Ies iessuscileia
lous, iIs juieionl devanl Lui conne
iIs juienl devanl vous, pensanl
s´appuvei sui queIque chose de


N´as-|u pas tu ccux uui . Ies hvpociiles. ||s nc
scn| ni dcs tc|rcs. ni dcs |curs . ce sonl Ies
Iuifs de Medine.
soIide. Mais ce sonl eux Ies
nenleuis.
Le DialIe Ies a donines el Ieui a
fail oulIiei Ie iappeI d´AIIah. Ceux-
Ia sonl Ie paili du DialIe el Ies
pailisans du DialIe sonl Ies
peidanls.
Ceux qui s´opposenl a AIIah el a
Son Messagei seionl paini Ies pIus
huniIies.
AIIah a piesciil : « Assuienenl,
Ie liionpheiai, Moi ainsi que Mes
Messageis ». Ln veiile AIIah esl Ioil
el Iuissanl.
8


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  Tu ne liouveias pas un peupIe
qui cioil en AIIah el au Ioui
deiniei, piendie poui anis ceux
qui s´opposenl a AIIah el a Son
Messagei, fussenl-iIs Ieui pòie,
Ieuis fiIs, Ieuis fiòies ou Ies gens de
Ieui liilu. II a piesciil Ia foi dans
Ieui coui el Ies a aides de Son
secouis. II Ies feia enliei dans des
Iaidins sous IesqueIs couIenl Ies
iuisseaux, où iIs deneuieionl
eleineIIenenl. AIIah Ies agiee el iIs
L´agieenl. Ceux-Ia sonl Ie paili
d´AIIah. N´esl-ce pas que Ies
pailisans d´AIIah sonl ceux qui
ieussissenl `

Souiale 59
AL-HA5HR
(L'EXODE)
24 tcrsc|s Pcs|-ncg. n¨ 101
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
  Toul ce qui esl dans Ies cieux el
sui Ia leiie gIoiifie AIIah, el II esl Ie
Iuissanl, Ie Sage.
  C´esl Lui qui a expuIse de Ieuis
naisons, ceux paini Ies gens du
Livie qui ne ciovaienl pas, Iois du
pieniei exode
1
. Vous ne pensiez pas
qu´iIs pailiiaienl, el iIs pensaienl
qu´en veiile Ieuis foileiesses Ies
piolegeiaienl conlie AIIah. Mais
AIIah Ies a suipiis pai où iIs ne
s´allendaienl poinl, el a sene Ia
leiieui dans Ieui coui. IIs deno-
Iissaienl Ieuis naisons de Ieuis
piopies nains, el des nains des
ciovanls. Tiiez-en une Iecon, ô vous
qui ôles doues de cIaiivovance !
   Ll si AIIah n´avail pas piesciil
conlie eux I´exiI, II Ies auiail ceilaine-
nenl châlies ici-las : el dans I´au-deIa,
iIs auionl Ie châlinenl du Ieu.

1
|cs gcns du |itrc . Ies ßanû-Nadhïi, liilu
juive qui halilail Medine a celle epoque.
Le Iiophòle  elail aIIe chez eux, el iIs
avaienl lenle de I´eciasei en jelanl sui Iui
une neuIe du haul d´une loui. IIs onl
ainsi ionpu I´aIIiance qui Ies Iiail aux
nusuInans el onl neiile Ie soil qui Ies a
fiappes. Assieges, iIs se souniienl. Le
Iiophòle  accepla de Ies epaignei a
condilion qu´iIs quillenl Ia iegion. IIs
alandonnòienl donc Ieui leiie el
s´elalIiienl a Khavlai.
9


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   II en esl ainsi paice qu´iIs se sonl
diesses conlie AIIah el Son Messa-
gei. Ll quiconque se diesse conlie
AIIah... aIois, viainenl AIIah esl Dui
en punilion.
   Toul paIniei que vous avez
coupe ou que vous avez Iaisse
deloul sui son lionc, c´esl pai Ia
peinission d´AIIah el afin qu´II
couvie Ies peiveis d´huniIialion.
   Le lulin piovenanl de Ieuis
liens el qu´AIIah a accoide sans
conlal a Son Messagei, vous n´v
aviez engage ni chevaux, ni chaneaux :
nais AIIah donne a Ses Messageis Ia
doninalion sui qui II veul, el AIIah
esl CapalIe de loule chose.
   Le lulin piovenanl |des liens!
des halilanls des ciles, qu´AIIah a
accoide sans conlal a Son Messagei,
appailienl a AIIah, au Messagei, aux
pioches paienls, aux oipheIins, aux
pauvies el au vovageui dans Ie
lesoin, afin que ceIa ne iesle pas
enlie Ies nains des seuIs iiches
paini vous. Iienez ce que Ie
Messagei vous donne, el ce qu´iI
vous inleidil, alslenez-vous-en. Ll
ciaignez AIIah, cai AIIah esl Dui en
punilion.


   |II appailienl aussi! aux enigies
dans Ie lesoin

qui onl ele expuIses
de Ieuis deneuies el piives de Ieuis
liens, landis qu´iIs iecheichaienl une


Aux cnigrcs dans |c ocscin . aux iefugies
necquois, enigies avec Ie Iiophòle  el
inslaIIes a Medine.
giâce el un agienenl d´AIIah, el
qu´iIs poilaienl secouis a (Ia cause
d´) AIIah el a Son Messagei. Ceux-Ia
sonl Ies veiidiques.
   II |appailienl egaIenenl! a ceux
qui, avanl eux, se sonl inslaIIes dans
Ie pavs

el onl ciu, qui ainenl ceux
qui enigienl veis eux, el n´epiou-
venl dans Ieui coui aucune envie
poui ce que |ces innigies! onl iecu,
el qui |Ies! piefòienl a eux-nônes,
en Ieui faisanl I´aunône nône s´iI v
a penuiie chez eux. Ceux qui se
pienunissenl conlie Ieui piopie


Dans |c paus . en leiie d´IsIan. II s´agil ici de
Medine.
10


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avaiice, ceux-Ia sonl ceux qui
ieussissenl.
   Ll ceux qui sonl venus apiòs eux
disenl : « Seigneui, paidonne-nous,
ainsi qu´a nos fiòies qui nous onl
piecedes dans Ia foi : el ne nels dans
nos couis aucune iancoui enveis
ceux qui onl ciu. Seigneui, Tu es
Conpalissanl el Tiòs Miseiicoi-
dieux ».
   N´as-lu pas vu Ies hvpociiles diie
a Ieuis confiòies qui onl neciu paini
Ies gens du Livie : « Si vous ôles
chasses, nous vous acconpagneions
ceiles el nous n´oleiions janais a
peisonne conlie vous : el si vous ôles
allaques, nous vous secouiions
ceiles » ` Ll AIIah allesle qu´en veiile,
iIs sonl des nenleuis.
   S´iIs sonl chasses, iIs ne Ies
acconpagneionl pas : el s´iIs sonl
allaques, iIs ne Ies secouiionl pas :
el nône s´iIs aIIaienl a Ieui
secouis, iIs louineiaienl sûienenl
Ie dos : puis iIs ne seionl poinl
secouius.
    Vous Ieui inspiiez pIus de
leiieui qu´AIIah, cai ce sonl des
gens qui ne conpiennenl pas.
   IIs ne vous conlallionl lous
que ielianches dans des ciles
foilifiees ou de deiiiòie des nu-
iaiIIes. Leuis dissensions inleines
sonl exliônes. Tu Ies cioiiais unis,
aIois que Ieuis couis sonl divises,
cai ce sonl des gens qui ne
iaisonnenl pas.
    IIs sonl senlIalIes a ceux qui,
peu de lenps avanl eux
1
, onl goûle
Ia consequence de Ieui conpoile-
nenl el iIs auionl un châlinenl
douIouieux.
   IIs sonl senlIalIes au DialIe
quand iI dil a I´honne : « Sois
necieanl. » Iuis quand iI a neciu,
iI dil : « Ie le desavoue, cai je
iedoule AIIah, Ie Seigneui de
I´Univeis. »


Ccux uui. pcu dc |cnps atan| cux. : ce sonl
Ies Iuifs de ßanû-Oavnuqã
c
a Medine qui,
un an avanl Ies ßanû-Nadhïi nenlionnes
ci-dessus, fuienl expuIses de Ia iegion,
poui Ieui conpoilenenl egaIenenl
iepiehensilIe.
11


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IIs euienl poui deslinee
d´ôlie lous deux dans Ie Ieu poui
v deneuiei eleineIIenenl. TeIIe
esl Ia ieliilulion des injusles.
Ò vous Ies ciovanls ! Ciaignez
AIIah. Oue chaque âne olseive ce
qu´eIIe a piepaie poui denain. Ll
ciaignez AIIah, cai AIIah sail
paifailenenl ce que vous failes.
Ll ne sovez pas conne ceux
qui onl oulIie AIIah : |AIIah! Ieui a
fail aIois oulIiei Ieuis piopies
ânes : ceux-Ia sonl Ies peiveis.
Les gens du Ieu el Ies gens
du Iaiadis ne sonl pas egaux. Les
gens du Iaiadis sonl Ies gagnanls.
Si Nous avions ieveIe ce
Coian a une nonlagne, lu I´auiais
vue s´huniIiei el se fendie pai
ciainle d´AIIah. Voici Ies exenpIes
que Nous cilons aux gens afin
qu´iIs iefIechissenl.


C´esl Lui AIIah. NuIIe divinile
(digne d´adoialion) en dehois de
Lui, Ie Connaisseui de I´InvisilIe el
du visilIe. C´esl Lui, Ie Toul Miseii-
coidieux, Ie Tiòs Miseiicoidieux.
C´esl Lui, AIIah. NuIIe divinile
(digne d´adoialion) en dehois de
Lui : Ie Souveiain, Ie Sanclifie,
L´Lxenpl de loul defaul, CeIui qui
accoide Ia secuiile, Ie Iiedoninanl,
Ie Toul Iuissanl, Ie Conliaignanl,
I´OigueiIIeux. CIoiie a AIIah ! II esl
au-dessus de ce qu´iIs Lui associenl.
C´esl Lui AIIah, Ie Ciealeui,
CeIui qui donne un connencenenl
a loule chose, CeIui qui donne
foine. A Lui Ies pIus leaux nons.
Toul ce qui esl dans Ies cieux el Ia
leiie Le gIoiifie. Ll c´esl Lui Ie
Iuissanl, Ie Sage.




12


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Souiale 6O
AL-MUMTAHANAH
(L'EPROUVEE)
13 tcrsc|s Pcs|-ncg. n¨ 91
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
   Ò vous Ies ciovanls ! Ne pienez
pas poui aIIies Mon enneni el Ie
vôlie, Ieui offianl I´anilie, aIois
qu´iIs onl nie Ia veiile qui vous esl
paivenue. IIs expuIsenl Ie Messagei
el vous-nônes paice que vous
ciovez en AIIah, volie Seigneui. Si
vous ôles soilis poui Iullei dans
Mon chenin el poui iecheichei
Mon agienenl, Ieui lenoigneiez-
vous seciòlenenl de I´anilie, aIois
que Ie connais paifailenenl ce que
vous cachez el ce que vous
divuIguez ` Ll quiconque d´enlie
vous Ie fail s´egaie du dioil chenin.
   S´iIs vous doninenl, iIs seionl
des ennenis poui vous el vous
causeionl du loil pai Ieuis nains el
Ieuis Iangues : el iIs aineiaienl que
vous deveniez necieanls.
   Ni vos pioches paienls, ni vos
enfanls ne vous seionl d´aucune
uliIile. Le Ioui de Ia Resuiieclion, II
|AIIah! vous sepaieia, el AIIah voil
paifailenenl ce que vous failes.
   Ceiles, vous avez un leI
exenpIe |a suivie! en Aliahan el en
ceux qui elaienl avec Iui, quand iIs
diienl a Ieui peupIe : « Nous vous
desavouons, vous el ce que vous
adoiez en dehois d´AIIah. Nous vous
ienions. Lnlie vous el nous,
I´hosliIile el Ia haine sonl a janais
decIaiees jusqu´a ce que vous cioviez
en AIIah SeuI ». Lxceplion faile de Ia
paioIe d´Aliahan |adiessee! a son
pòie : « I´inpIoieiai ceiles Ie paidon
|d´AIIah! en la faveui lien que je ne
puisse iien poui loi aupiòs d´AIIah ».
« Seigneui, c´esl en Toi que nous
pIacons nolie confiance el a Toi nous
ievenons |iepenlanls!. Ll veis Toi esl
Ie ieloui.
   Seigneui, ne fais pas de nous
un sujel de peiseculion poui ceux
qui onl neciu, el paidonne-nous,
Seigneui, cai c´esl Toi Ie Iuissanl,
Ie Sage ».
13


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   Vous avez ceiles en eux un leI
exenpIe |a suivie!, poui ceIui qui
espòie en AIIah el en Ia ieconpense du
Ioui deiniei : nais quiconque se
delouine, aIois AIIah se suffil a Lui-
nône el esl Digne de Iouanges.
   II se peul qu´AIIah suscile de
I´anilie enlie vous el ceux d´enlie
eux donl vous avez ele Ies ennenis.
AIIah esl CapalIe de loule chose, el
AIIah esl Iaidonneui el Tiòs
Miseiicoidieux.
   AIIah ne vous inleidil pas d´ôlie
lienfaisanls el equilalIes enveis ceux
qui ne vous onl pas conlallus poui Ia
ieIigion el ne vous onl pas chasses de
vos deneuies, cai AIIah aine Ies gens
equilalIes.
   AIIah vous inleidil seuIenenl de
piendie poui aIIies ceux qui vous onl
conlallus poui volie ieIigion, chasses
de vos deneuies el onl aide a volie
expuIsion. Ll ceux qui Ies piennenl
poui aIIies sonl Ies injusles.
   Ò vous Ies ciovanls ! Ouand Ies
ciovanles enigienl veis vous,
nellez-Ies a I´epieuve : AIIah con-
naîl nieux (que vous) Ieui foi : si
vous conslalez qu´eIIes sonl ciovan-
les, ne Ies ienvovez pas veis Ies
necieanls. LIIes ne sonl pas Iiciles
|en lanl qu´epouses! poui eux, el
eux non pIus ne sonl pas Iiciles |en
lanl qu´epoux! poui eIIes. Ll iendez-
Ieui

ce qu´iIs onl depense (conne
dol). II ne vous seia fail aucun giief
si vous Ies epousez apiòs Ieui avoii


|| rcndcz-|cur : el iendez a Ieuis naiis,
deneuies necieanls.
donne Ieui dol. Ll ne gaidez pas de
Iiens conjugaux avec Ies neciean-
les

. RecIanez ce que vous avez
depense el que (Ies necieanls) aussi
iecIanenl ce qu´iIs onl depense. TeI
esl Ie jugenenl d´AIIah pai IequeI II
juge enlie vous, el AIIah sail loul el
II esl Sage.
   Ll si une de vos epouses fuil poui
iejoindie Ies necieanls, el que vous
failes des iepiesaiIIes

, iesliluez a


|cs nccrcan|cs : Ies païennes idoIâlies.

Rcprcsai||cs : si vous allaquez Ies necieanls
el que vous vous enpaiez de Ieui lulin,
iesliluez aIois aux naiis donl Ies fennes
se sonl evadees, Ie nonlanl de Ia dol qu´iIs
14


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ceux donl Ies epouses sonl pailies
aulanl que ce qu´iIs avaienl depense.
Ciaignez AIIah en qui vous ciovez.
Ò Iiophòle ! Ouand Ies
ciovanles viennenl le piôlei seinenl
d´aIIegeance, |el juienl! qu´eIIes
n´associeionl iien a AIIah, qu´eIIes ne
voIeionl pas, qu´eIIes ne se Iivieionl
pas a I´aduIlòie, qu´eIIes ne lueionl
pas Ieuis piopies enfanls, qu´eIIes ne
piofòieionl aucun nensonge el
qu´eIIes ne le desoleiionl pas en ce
qui esl convenalIe, aIois acceple Ieui
seinenl d´aIIegeance, el inpIoie

onl depensee. Ce nonlanl doil ôlie
pieIeve dudil lulin.
poui eIIes Ie paidon d´AIIah. AIIah
esl ceiles Iaidonneui el Tiòs Miseii-
coidieux.
Ò vous Ies ciovanls ! Ne pienez
pas poui aIIies des gens conlie
IesqueIs AIIah esl en coIòie. IIs
desespòienl de I´au-deIa, loul
conne Ies necieanls desespòienl
que Ies halilanls des lonles
iessuscilenl.
Souiale 61
A5-5AFF
(LE RANG)
14 tcrsc|s Pcs|-ncg. n° 109
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Toul ce qui esl dans Ies cieux el
sui Ia leiie gIoiifie AIIah, el II esl Ie
Iuissanl, Ie Sage.
Ò vous Ies ciovanls ! Iouiquoi
diles-vous ce que vous ne failes pas `
C´esl une giande aloninalion
aupiòs d´AIIah que de diie ce que
vous ne failes pas.
AIIah aine ceux qui conlallenl
poui Sa cause en iangs seiies paieiIs
a un edifice ienfoice.
Ll quand Moïse dil a son
peupIe : « Ò non peupIe ! Iouiquoi
ne naIliailez-vous aIois que vous
savez que je suis viainenl Ie
Messagei d´AIIah |envove! veis
vous ` » Iuis quand iIs deviòienl,
AIIah fil deviei Ieuis couis, cai
AIIah ne guide pas Ies gens peiveis.
Ll quand Iesus fiIs de Maiie dil :
« Ò Lnfanls d´IsiaöI, je suis viainenl
15


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Ie Messagei d´AIIah |envove! veis
vous, confiinanl ce qui esl venu
avanl noi dans Ia Thoia, el
annoncanl un nessagei qui viendia
apiòs noi, donl Ie non seia
« Ahnad »

. Iuis quand ceIui-ci
(Muhannad) vinl a eux avec des
pieuves evidenles, iIs diienl : « C´esl
Ia une soiceIIeiie nanifesle ».
Ll qui esl pIus injusle que ceIui
qui invenle un nensonge conlie
AIIah, aIois qu´on I´appeIIe a
I´IsIan ` Ll AIIah ne guide pas Ies
gens injusles.
IIs veuIenl eleindie de Ieuis
louches Ia Iuniòie d´AIIah, aIois
qu´AIIah paiachòveia Sa Iuniòie en
depil de I´aveision des necieanls.
C´esl Lui qui a envove Son
Messagei avec Ia dioiluie el Ia
ieIigion de Veiile, poui Ia pIacei au-
dessus de loule aulie ieIigion, en
depil de I´aveision des associaleuis.
Ò vous Ies ciovanls ! Vous
indiqueiai-je un conneice qui vous
sauveia d´un châlinenl douIouieux `
Ciovez en AIIah el en Son
Messagei el conlallez avec vos
liens el vos peisonnes poui Ia cause
d´AIIah. CeIa esl lien neiIIeui poui
vous, si vous saviez !
II vous paidonneia vos peches el
vous feia enliei dans des Iaidins
sous IesqueIs couIenl Ies iuisseaux,
el dans des deneuies agiealIes dans


Ahnad en aiale a piesque Ia nône signi-
ficalion que Muhannad, c´esl pouiquoi Ies
deux leines sonl uliIises dans Ie Coian
poui designei Ia nône peisonne : Ie
Iiophòle de I´IsIan.
Ies jaidins d´Lden ` VoiIa I´innense
succòs.
Ll II vous accoideia d´aulies
choses encoie que vous ainez lien :
un secouis |venanl! d´AIIah el une
vicloiie piochaine. Ll annonce Ia
lonne nouveIIe aux ciovanls.
Ò vous Ies ciovanls ! Sovez Ies
aIIies d´AIIah, a I´inslai de ce que
Iesus fiIs de Maiie a dil aux apôlies :
« Oui sonl nes aIIies (poui Ia cause)
d´AIIah ` » - Les apôlies diienl :
« Nous sonnes Ies aIIies d´AIIah ».
Un gioupe des Lnfanls d´IsiaöI ciul,
landis qu´un |aulie! gioupe neciul.
Nous aidânes donc ceux qui ciuienl
conlie Ieui enneni, el iIs liion-
phòienl.
16




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Souiale 62
AL-JUMU
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(LE VENDREDI)
11 tcrsc|s Pcs|-ncg. n¨ 110
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Toul ce qui esl dans Ies cieux el
sui leiie gIoiifie AIIah, Ie Souveiain,
Ie Sanclifie, Ie Iuissanl, Ie Sage.
C´esl Lui qui a envove a des gens
sans Livie (Ies Aiales)
1
un Messagei
paini eux qui Ieui iecile Ses veisels,
Ies puiifie el Ieui enseigne Ie Livie el
Ia Sagesse, lien qu´iIs fussenl aupa-
iavanl dans un egaienenl evidenl,
Ainsi qu´a d´aulies
2
paini ceux
qui ne Ies onl pas encoie iejoinls.
C´esl Lui Ie Iuissanl, Ie Sage.
TeIIe esl Ia giâce d´AIIah qu´II
donne a qui II veul. Ll AIIah esl Ie
Delenleui de Ia giâce innense.
Ceux a qui ful confiee Ia Thoia,
nais qui ne I´onl pas appIiquee sonl
paieiIs a I´âne qui poile des Iivies.
OueI nauvais exenpIe que ceux qui
liailenl de nensonges Ies veisels
d´AIIah ! Ll AIIah ne guide pas Ies
gens injusles.

1
Gcns sans |itrc : (aulie sens) gens iIIellies.
2
Ainsi uu´a d´au|rcs : Ie Messagei
Muhannad  n´a pas ele envove poui
ses seuIs conlenpoiains : iI I´a ele aussi
poui lous jusqu´a Ia fin du nonde.
Dis : « Ò vous qui pialiquez Ie
judaïsne ! Si vous pielendez ôlie Ies
lien-aines d´AIIah a I´excIusion des
aulies, souhailez donc Ia noil, si
vous ôles veiidiques. »
Oi, iIs ne Ia souhaileionl janais a
cause qu´iIs onl connis. AIIah
cependanl connaîl lien Ies injusles.
Dis : « La noil que vous fuvez va
ceiles vous alleindie. Lnsuile, vous
seiez ianenes a CeIui qui connaîl
paifailenenl Ie nonde invisilIe el Ie
nonde visilIe el qui vous infoineia
aIois de ce que vous faisiez. »


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   Ò vous Ies ciovanls ! Ouand on
appeIIe a Ia piiòie du joui du vendiedi,
accouiez a I´invocalion d´AIIah el
deIaissez loul negoce
1
. CeIa esl lien
neiIIeui poui vous, si vous saviez !
   Iuis quand Ia piiòie esl achevee,
dispeisez-vous sui leiie, el iechei-
chez |queIque effel! de Ia giâce
d´AIIah, el invoquez leaucoup AIIah
afin que vous ieussissiez.
   Oi, quand iIs enlievoienl queIque
conneice ou queIque diveilissenenl,
iIs se dispeisenl poui s´v iendie el le

1
Dc|aisscz |cu| ncgccc : alandonnez loules
vos occupalions poui acconpIii volie
devoii ieIigieux.
Iaissenl deloul. Dis : « Ce qui esl
aupiòs d´AIIah esl lien neiIIeui que Ie
diveilissenenl el Ie conneice, el
AIIah esl Ie MeiIIeui des poui-
voveuis ».

Souiale 63
AL-MUNÃFIQUN
(LE5 HYPOCRITE5)
11 tcrsc|s Pcs|-ncg. n¨ 104
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
   Ouand Ies hvpociiles viennenl a
loi, iIs disenl : « Nous alleslons que lu
es ceiles Ie Messagei d´AIIah » : AIIah
sail que lu es viainenl Son Messagei,
el AIIah allesle que Ies hvpociiles
sonl viainenl des nenleuis.
   IIs se piològenl deiiiòie Ieuis
seinenls el olsliuenl Ie chenin
d´AIIah. OueIIes nauvaises aclions iIs
connellenl !
   C´esl paice qu´en veiile iIs onl
ciu, puis iejele Ia foi. Leuis couis
donc, onl ele sceIIes, de soile qu´iIs
ne conpiennenl iien.
   Ouand lu Ies vois, Ieui
appaience l´eneiveiIIe : el Ioisqu´iIs
paiIenl, lu ecoules Ieui paioIe. Mais
iIs sonl aussi inuliIes que Ies lûches
enlieposees (conlie des nuis). IIs
pensenl que chaque pIainle esl
diiigee conlie eux. L´enneni, c´esl
eux. Iiends gaide a eux. Ou´AIIah
Ies naudisse ! Conne Ies voiIa
delouines (du dioil chenin) !
17


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appeIIe a Ia piiòie du joui du vendiedi,
accouiez a I´invocalion d´AIIah el
deIaissez loul negoce
1
. CeIa esl lien
neiIIeui poui vous, si vous saviez !
   Iuis quand Ia piiòie esl achevee,
dispeisez-vous sui leiie, el iechei-
chez |queIque effel! de Ia giâce
d´AIIah, el invoquez leaucoup AIIah
afin que vous ieussissiez.
   Oi, quand iIs enlievoienl queIque
conneice ou queIque diveilissenenl,
iIs se dispeisenl poui s´v iendie el le

1
Dc|aisscz |cu| ncgccc : alandonnez loules
vos occupalions poui acconpIii volie
devoii ieIigieux.
Iaissenl deloul. Dis : « Ce qui esl
aupiòs d´AIIah esl lien neiIIeui que Ie
diveilissenenl el Ie conneice, el
AIIah esl Ie MeiIIeui des poui-
voveuis ».

Souiale 63
AL-MUNÃFIQUN
(LE5 HYPOCRITE5)
11 tcrsc|s Pcs|-ncg. n¨ 104
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
   Ouand Ies hvpociiles viennenl a
loi, iIs disenl : « Nous alleslons que lu
es ceiles Ie Messagei d´AIIah » : AIIah
sail que lu es viainenl Son Messagei,
el AIIah allesle que Ies hvpociiles
sonl viainenl des nenleuis.
   IIs se piològenl deiiiòie Ieuis
seinenls el olsliuenl Ie chenin
d´AIIah. OueIIes nauvaises aclions iIs
connellenl !
   C´esl paice qu´en veiile iIs onl
ciu, puis iejele Ia foi. Leuis couis
donc, onl ele sceIIes, de soile qu´iIs
ne conpiennenl iien.
   Ouand lu Ies vois, Ieui
appaience l´eneiveiIIe : el Ioisqu´iIs
paiIenl, lu ecoules Ieui paioIe. Mais
iIs sonl aussi inuliIes que Ies lûches
enlieposees (conlie des nuis). IIs
pensenl que chaque pIainle esl
diiigee conlie eux. L´enneni, c´esl
eux. Iiends gaide a eux. Ou´AIIah
Ies naudisse ! Conne Ies voiIa
delouines (du dioil chenin) !
18


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   Ll quand on Ieui dil : « Venez
afin que Ie Messagei d´AIIah
inpIoie Ie paidon poui vous », iIs
louinenl Ia lôle, el lu Ies vois se
delouinei landis qu´iIs s´enfIenl
d´oigueiI.
   C´esl egaI, poui eux, que lu
inpIoies Ie paidon poui eux ou
que lu ne Ie fasses pas : AIIah ne
Ieui paidonneia janais, cai AIIah
ne guide pas Ies gens peiveis.
   Ce sonl eux qui disenl : « Ne
depensez poinl poui ceux qui sonl
aupiòs du Messagei d´AIIah, afin
qu´iIs se sepaienl de Iui. » Ll c´esl a
AIIah qu´appailiennenl Ies liesois
des cieux el de Ia leiie, nais Ies
hvpociiles ne conpiennenl pas.
   IIs disenl : « Si nous ielouinons
a Medine, Ie pIus puissanl en feia
assuienenl soilii Ie pIus niseia-
lIe

.» Oi, Ia puissance appailienl en
piopie a AIIah, a Son Messagei el
aux ciovanls. Mais Ies hvpociiles
ne Ie savenl pas.
   Ò vous Ies ciovanls ! Oue vos
liens el vos enfanls ne vous dis-
liaienl pas du iappeI d´AIIah. Ll
quiconque agil ainsi seia du
nonlie des peidanls.
   Ll depensez de ce que Nous
vous avons ocliove avanl que Ia
noil ne vienne a I´un d´enlie vous
el qu´iI dise aIois : « Seigneui ! Si
seuIenenl Tu n´accoidais un couil
deIai : je feiais I´aunône el seiais
paini Ies gens de lien. »
  AIIah cependanl n´accoide
janais de deIai a une âne donl Ie
leine esl aiiive. Ll AIIah sail
paifailenenl ce que vous failes.



|c p|us puissan| : seIon Ia pielenlion des
hvpociiles, iI s´agil de Ieui chef Iln Ulavv,
choisi poui devenii Ie ioi de Medine,
avanl I´aiiivee du Iiophòle.
|c p|us niscrao|c : seIon Ieui pielenlion, iI
s´agil de Muhannad - que Ies eIoges el Ia
paix d´AIIah soienl sui Iui.
19


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Souiale 64
AT-TAGHÃBUN
(LA GRANDE PERTE)
18 tcrsc|s Pcs|-ncg. n¨ 108
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Toul ce qui esl dans Ies cieux el
sui leiie gIoiifie AIIah. A Lui Ia
iovaule, a Lui Ies Iouanges, el II esl
CapalIe de loule chose.
C´esl Lui qui vous a ciees.
Ceilains d´enlie vous sonl
necieanls, d´aulies ciovanls. AIIah
olseive paifailenenl ce que vous
failes.
II a ciee Ies cieux el Ia leiie en
loule veiile, vous a faconnes el vous
a donne Ia pIus leIIe des foines. Ll
veis Lui vous ielouineiez.
II sail ce qui esl dans Ies cieux el Ia
leiie, el II sail ce que vous cachez ainsi
que ce que vous divuIguez. Ll AIIah
connaîl lien Ie conlenu des poiliines.
Ne vous esl-eIIe pas paivenue Ia
nouveIIe de ceux qui aupaiavanl onl
neciu el onl goûle Ia consequence
nefasle de Ieui acle ` IIs auionl en
oulie un châlinenl douIouieux.
II en esl ainsi paice que Ieuis
Messageis Ieui venaienl avec des
pieuves evidenles, el qu´iIs onl dil :
« Sonl-ce des honnes qui nous
guideionl ` » IIs neciuienl aIois, se
delouinòienl el AIIah se passa
|d´eux!, cai AIIah se suffil a Lui-
nône el II esl Digne de Iouanges.
Ceux qui onl neciu pielendenl
qu´iIs ne seionl poinl iessusciles.
Dis : « Mais si ! Iai non Seigneui !
Vous seiez liòs ceilainenenl
iessusciles : puis vous seiez ceiles
infoines de ce que vous faisiez. Ll
ceIa esl faciIe poui AIIah. »
Ciovez donc en AIIah el en Son
Messagei, ainsi qu´en Ia Luniòie |Ie
Coian! que Nous avons fail
descendie. Ll AIIah sail paifailenenl
ce que vous failes.
Le joui où II vous ieuniia poui Ie
joui du RassenlIenenl, ce seia Ie
joui de Ia giande peile. Ll ceIui qui
cioil en AIIah el acconpIil de lonnes
ouvies, II Iui effaceia ses nauvaises
aclions el Ie feia enliei dans des
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Iaidins sous IesqueIs couIenl Ies
iuisseaux où iIs deneuieionl eleineI-
Ienenl. VoiIa I´innense succòs !
Ll ceux qui onl neciu el liaile
de nensonges Nos veisels, ceux-Ia
sonl Ies gens du Ieu où iIs
deneuieionl eleineIIenenl. Ll
queIIe nauvaise deslinalion !
NuI naIheui n´alleinl I´honne
sans Ia peinission d´AIIah. Ll
quiconque cioil en AIIah, |AIIah!
guide son coui. AIIah connaîl loule
chose.
Oleissez a AIIah el oleissez au
Messagei el si vous vous deloui-
nez, iI n´inconle a Nolie Messagei
que de liansnellie cIaiienenl Ie
nessage.
AIIah, nuIIe divinile n´esl
digne d´adoialion en dehois de
Lui ! Ll c´esl en AIIah que Ies
ciovanls onl confiance.
Ò vous Ies ciovanls ! Ceilaines
de vos epouses el ceilains de vos
enfanls sonl poui vous des ennenis
|une lenlalion!. Iienez-v donc
gaide. Mais si vous Ies excusez,
passez sui Ieuis faules el Ieui
paidonnez, sachez qu´AIIah esl
Iaidonneui, Tiòs Miseiicoidieux.
Vos liens el vos enfanls ne sonl
qu´une lenlalion, aIois qu´aupiòs
d´AIIah esl une innense
ieconpense.
Ciaignez donc AIIah aulanl
que vous pouvez. Lcoulez, oleissez
el failes Iaigesses. Ce seia un lien
poui vous. Ll quiconque a ele
piolege conlie sa piopie avaiice
seia paini ceux qui ieussissenl.
Si vous depensez sincòienenl
poui Ia cause d´AIIah, II Ie
nuIlipIieia poui vous el vous
paidonneia. AIIah cependanl esl
liòs Reconnaissanl el InduIgenl.
II esl Ie Connaisseui du nonde
invisilIe el visilIe, el II esl Ie
Iuissanl, Ie Sage.

21


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Souiale 65
AT-TALÃQ
( LE DIVORCE )
12 tcrsc|s Pcs|-ncg. n¨ 99
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
  Ò Iiophòle ! Ouand vous iepudiez
Ies fennes, iepudiez-Ies apiòs Ia fin
de Ieuis iògIes, deconplez Ia peiiode,
el ciaignez AIIah volie Seigneui. Ne
Ies failes pas soilii de Ieuis naisons, el
qu´eIIes n´en soilenl pas, a noins
qu´eIIes n´aienl connis une luipilude
piouvee. TeIIes sonl Ies Iois d´AIIah.
Ouiconque cependanl liansgiesse Ies
Iois d´AIIah se fail du loil a Iui-nône.
Tu ne sais pas : d´ici Ia, iI se peul
qu´AIIah suscile queIque chose de
nouveau !
1

   Iuis quand Ie leine piesciil
appioche, ielenez-Ies de facon conve-
nalIe, ou sepaiez-vous d´eIIes de facon
convenalIe. Iienez deux honnes
inlògies paini vous conne lenoins el
acquillez-vous du lenoignage enveis
AIIah. VoiIa ce a quoi esl exhoile ceIui
qui cioil en AIIah el au Ioui deiniei. Ll
quiconque ciainl AIIah, II Iui accoideia
une issue favoialIe,
   Ll Ie pouivoieia pai |des
novens! sui IesqueIs iI ne conplail
pas. Ll quiconque pIace sa confiance
en AIIah, AIIah Iui suffil. Ce qu´AIIah

1
Aprcs |a fin dc |curs rcg|cs : apiòs Ies iògIes, en
peiiode de puiele el sans pouilanl avoii eu
des iappoils sexueIs avec eIIe : el ce, poui
evilei de pioIongei sa peiiode d´allenle.
D´ici-|a : Iillei. apiòs ceIa - dans I´inlei-
vaIIe de ce deIai piesciil.
decide se ieaIise loujouis, el AIIah a
assigne une nesuie a chaque chose.
   Si vous avez des doules a piopos
(de Ia peiiode d´allenle) de vos
fennes qui n´espòienl pIus avoii de
iògIes, Ieui deIai esl de liois nois. De
nône poui ceIIes qui n´onl pas
encoie de iògIes. Ll quanl a ceIIes qui
sonl enceinles, Ieui peiiode d´allenle
se leinineia a Ieui accouchenenl.
Ouiconque ciainl AIIah cependanl,
AIIah Iui faciIile Ies choses
2
.

2
Dc tcs fcnncs (ditcrcccs) uui n´cspcrcn| p|us
atcir dc rcg|cs |.! cc||cs uui n´cn| pas cnccrc
dc rcg|cs : afin qu´iI n´v ail pas de doule
possilIe au sujel d´une giossesse.
22


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´,×J..¨".·¹. 
TeI esl I´oidie qu´AIIah vous a
ieveIe. Ouiconque ciainl AIIah
cependanl, AIIah Iui efface ses faules el
Iui accoide une giande ieconpense.
Ll Iogez ces fennes Ia où vous
halilez, el suivanl vos novens. Ll ne
cheichez pas a Ieui nuiie poui Ies
conliaindie a quillei Ie doniciIe. Ll
si eIIes sonl enceinles, pouivovez a
Ieuis lesoins jusqu´a ce qu´eIIes
accouchenl. Iuis, si eIIes aIIailenl
volie enfanl, donnez-Ieui Ieui
saIaiie

. Ll conceilez-vous |a ce sujel!


Dcnncz-|cur |cur sa|airc : si Ia fenne iefuse
d´aIIailei I´enfanl, c´esl au pòie de
piocuiei une nouiiice (qu´iI paie) poui ses
enfanls.
de facon convenalIe. Ll si vous
n´aiiivez pas a vous nellie d´accoid,
aIois une aulie fenne I´aIIaileia.
Oue ceIui qui esl aise depense de
sa foilune : el que ceIui donl Ies liens
sonl ieslieinls depense seIon ce
qu´AIIah Iui a accoide. AIIah
n´inpose a peisonne que seIon ce
qu´II Iui a donne, el AIIah feia suivie
Ia difficuIle de Ia faciIile.
Conlien de ciles onl iefuse avec
insoIence I´oidie de Ieui Seigneui el
de Ses Messageis ! Nous Ies avons
aIois sevòienenl jugees, puis Nous Ies
avons duienenl châliees.
LIIes goûlòienl donc Ia consequence
de Ieui conpoilenenl. Ll Ie iesuIlal
finaI de Ieuis aclions ful Ieui peidilion.
AIIah Ieui a piepaie un dui
châlinenl. Ciaignez AIIah donc, ô
vous qui ôles doues d´inleIIigence,
vous qui avez Ia foi. Ceiles, AIIah a
fail descendie veis vous un iappeI,
Un Messagei qui vous iecile Ies
veisels d´AIIah conne pieuves cIaiies,
afin de faiie soilii ceux qui cioienl el
acconpIissenl Ies lonnes ouvies des
lenòlies a Ia Iuniòie. Ll quiconque
cioil en AIIah el fail Ie lien, AIIah Ie
feia enliei dans des Iaidins sous
IesqueIs couIenl des iuisseaux, poui v
deneuiei eleineIIenenl. AIIah Iui auia
aIois fail une leIIe alliilulion.
C´esl AIIah qui a ciee sepl cieux el
aulanl de leiies. Lnlie eux Son oidie
descend, afin que vous sachiez
qu´AIIah esl en veiile CapalIe de
loule chose el qu´AIIah enliasse loule
chose de Son savoii.

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Souiale 66
AT-TAHRÏM
(L'INTERDICTION)
12 tcrsc|s Pcs|-ncg. n¨ 107
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
   Ò Iiophòle ! Iouiquoi, poui faiie
pIaisii a les epouses, l´inleidis-lu ce
qu´AIIah l´a iendu Iicile ` Ll AIIah esl
Iaidonneui, Tiòs Miseiicoidieux.
   AIIah vous a piesciil ceiles, de vous
Iileiei de vos seinenls
1
. AIIah esl volie
Maîlie, II sail loul, II esl Ie Sage.
   Loisque Ie Iiophòle confia un
seciel a I´une de ses epouses el qu´eIIe
I´eul divuIgue el qu´AIIah I´en eul
infoine, ceIui-ci en fil connaîlie une
pailie el passa sui une pailie. Iuis,
quand iI I´en eul infoinee, eIIe dil :
« Oui l´a nis au couianl ` » II dil :
« C´esl CeIui qui sail el connaîl loul
qui n´en a avise. »
   Si vous vous iepenlez
2
a AIIah,
c´esl que vos couis onl penche veis
celle decision. Mais si vous vous
soulenez I´une I´aulie conlie Ie
Iiophòle, aIois ses aIIies seionl
AIIah, I´ange CaliieI el Ies veilueux
d´enlie Ies ciovanls, el Ies anges sonl
de suicioîl son soulien.
   S´iI vous iepudie, iI se peul que
son Seigneui Iui donne en echange
des epouses neiIIeuies que vous,
nusuInanes, ciovanles, oleissanles,

1
Dc tcus |iocrcr (pai I´expialion) dc tcs
scrncn|s : voii S. 5, v. 89.
2
Vcus tcus rcpcn|cz : Aïcha el Hafsah.
iepenlanles, adoialiices, jeûneuses
3
,
auliefois naiiees ou vieiges.
   Ò vous Ies ciovanls ! Iieseivez
vos peisonnes el vos faniIIes, d´un
Ieu donl Ie conluslilIe seia Ies gens
el Ies pieiies ! II esl suiveiIIe pai des
anges iudes, duis, ne desoleissanl
janais a AIIah dans ce qu´II Ieui
oidonne de faiie, el faisanl sliicle-
nenl ce qu´on Ieui oidonne.
   Ò vous qui avez neciu ! Ne vous
excusez pas aujouid´hui ! Vous ne
seiez ieliilues que seIon ce que vous
faisiez.

3
Ieûneuses : aulie inleipielalion : enigiees.
24


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   Ò vous Ies ciovanls !
Repenlez-vous a AIIah d´un
iepenlii sincòie. II se peul que
volie Seigneui efface vos faules
el qu´II vous fasse enliei dans des
Iaidins sous IesqueIs couIenl des
iuisseaux, Ie joui où AIIah
epaigneia I´huniIialion au
Iiophòle el a ceux qui cioienl
avec Iui. Leui Iuniòie se
iepandia devanl eux el a Ieui
dioile : iIs diionl : « Seigneui,
conpIòle nolie Iuniòie el
paidonne-nous, cai Tu es
CapalIe de loule chose. »
   Ò Iiophòle ! Lulle conlie Ies
necieanls el Ies hvpociiles el sois
iude a Ieui egaid. Leui iefuge
seia I´Lnfei, el queIIe nauvaise
deslinalion !
   AIIah donne conne exenpIe
aux necieanls Ia fenne de Noe
el Ia fenne de Lol. LIIes elaienl
sous I´auloiile de deux de Nos
veilueux seivileuis. Toules deux
Ies liahiienl el iIs ne Ieui fuienl
d´aucune aide conlie Ie châlinenl
d´AIIah. Ll iI Ieui seia dil :
« Lnliez loules Ies deux en Lnfei,
avec ceux qui Ie neiilenl ».
   Ll AIIah donne conne
exenpIe aux ciovanls, Ia fenne
de Ihaiaon, Ioisqu´eIIe dil
« Seigneui, consliuis-noi aupiòs
de Toi une deneuie au Iaiadis,
el sauve-noi de Ihaiaon el de ses
agissenenls : el sauve-noi des
gens injusles. »
   De nône, Maiie, Ia fiIIe
d´Iniân qui avail pieseive sa
chaslele : Nous v insuffIânes
aIois de Nolie Lspiil. LIIe
consideiail veiidiques Ies paioIes
de son Seigneui ainsi que Ses
Livies el elail paini Ies devoues
a AIIah.


25



Souiale 67
AL-MULK
(LA ROYAUTE)
30 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 77
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
ßeni soil CeIui dans Ia nain de qui
esl Ia iovaule, el II esl CapalIe de loule
chose.
CeIui qui a ciee Ia noil el Ia vie
afin de vous epiouvei el de conslalei
qui de vous acconpIil Ies neiIIeuies
aclions, el c´esl Lui Ie Iuissanl, Ie
Iaidonneui.
CeIui qui a ciee sepl cieux supei-
poses sans que lu voies de
dispiopoilion dans Ia ciealion du Toul
Miseiicoidieux. Regaide a nouveau. Y
vois-lu Ia noindie fissuie `
Iuis, iegaide encoie une fois : Ie
iegaid s´en ielouineia huniIie el
fiuslie de ne liouvei aucun defaul.
Nous avons enleIIi Ie cieI Ie pIus
pioche avec des Ianpes donl Nous
avons fail des piojecliIes poui Iapi-
dei Ies denons el Nous Ieui avons
piepaie Ie châlinenl de Ia Iouinaise.
Ceux qui onl ienie Ieui Seigneui
auionl Ie châlinenl de I´Lnfei. Ll
queIIe nauvaise deslinalion !
Ouand iIs v seionl jeles, iIs
enlendionl Ie son hoiiilIe qu´iI
enellia, landis qu´iI louiIIonneia.
Ieu s´en faul que, de iage, I´enfei
n´ecIale. Toules Ies fois qu´un gioupe
de peisonnes v esl jele, ses gaidiens
Ieui denandenl : « Ne vous esl-iI pas
venu d´aveilisseui ` »
IIs diienl : « Mais si ! Un aveilis-
seui nous esl venu, nais nous avons
ciie au nensonge el avons dil : « AIIah
n´a iien fail descendie, vous n´ôles que
dans un giand egaienenl ». »
1

Ll iIs diienl : « Si nous avions
ecoule ou iaisonne, nous ne seiions
pas paini Ies gens de Ia Iouinaise. »
IIs onl donc ieconnu Ieui peche.
Ll naIheui aux gens de Ia Iouinaise !
Ceux qui iedoulenl Ieui Seigneui
lien qu´iIs ne L´aienl janais vu
auionl un paidon el une giande
ieconpense.

1
Vcus n´c|cs. : Ie Iiophòle el ses adeples.
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Oue vous cachiez vos paioIes ou
Ies divuIguiez, II connaîl lien Ie
conlenu des couis.
Connenl ne connaîliail-II pas
ceux qu´II a ciees aIois que c´esl Lui
Ie SulliI, CeIui qui sail loul.
C´esl Lui qui vous a sounis Ia
leiie : paicouiez donc ses giandes
elendues. Mangez de ce qu´II vous
fouinil. Veis Lui esl Ia Resuiieclion.
Lles-vous a I´alii du fail que
CeIui qui esl au cieI vous enfouisse
sous leiie ` Ll voici qu´eIIe lienlIe !
Ou ôles-vous a I´alii que CeIui
qui esl au cieI envoie conlie vous
une pIuie de pieiies ` Vous sauiez
ainsi queI esl Mon aveilissenenl.
Ln effel, ceux qui vous onl
piecedes avaienl ciie au nensonge.
OueIIe ful aIois Ma iepiolalion !
N´onl-iIs pas vu Ies oiseaux au-
dessus d´eux, depIovanl el iepIianl
Ieuis aiIes loui a loui ` SeuI Ie Toul
Miseiicoidieux Ies ielienl de lonlei,
cai II voil loule chose.
OueI esl ceIui qui conslilueiail poui
vous une ainee |capalIe! de vous
secouiii, en dehois du Toul Mise-
iicoidieux ` Ln veiile Ies necieanls ne
sonl que dans I´iIIusion conpIòle.
Ou queI esl ceIui qui vous
donneia volie sulsislance s´II
s´aiiôle de fouinii Son alliilulion `
Mais iIs peisislenl dans Ieui inso-
Ience el dans Ieui iepuIsion.
Oui esl donc nieux guide `
CeIui qui naiche face conlie leiie
ou ceIui qui naiche iediesse sui un
chenin dioil `
Dis : « C´esl Lui qui vous a ciees
el vous a donne I´ouïe, Ia vue el Ie
coui. » Mais vous ôles iaienenl
ieconnaissanls !
Dis : « C´esl Lui qui vous a
iepandus sui Ia leiie, el c´esl veis
Lui que vous seiez iassenlIes. »
Ll iIs disenl : « A quand celle
pionesse si vous ôles veiidiques ` »
Dis : « AIIah SeuI en a connais-
sance. Ll noi je ne suis qu´un
aveilisseui cIaii ».
Iuis, quand iIs veiionl (Ie
châlinenl) de piòs, Ies visages de
ceux qui onl neciu seionl affIiges. Ll
iI Ieui seia dil : « VoiIa ce que vous
iecIaniez. »
Dis : « Vovez-vous si AIIah ne
faisail peiii ainsi que ceux qui sonl
avec noi ou qu´II nous epaignail pai
niseiicoide, qui piolegeiail aIois Ies
necieanls d´un châlinenl douIouieux ` »
Dis : « C´esl Lui, Ie Toul Mise-
iicoidieux. Nous ciovons en Lui el c´esl
en Lui que nous pIacons nolie
confiance. Vous sauiez lienlôl qui esl
dans un egaienenl evidenl ».
27


Dis : « Vovez-vous, si volie eau
elail alsoilee au pIus piofond de Ia
leiie, qui donc vous appoileiail de
I´eau de souice ` »
1


Souiale 68
AL-QALAM
(LA PLUME)
52 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 2
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Nûn
2
. Iai Ia pIune el ce qu´iIs
eciivenl !
Tu (Muhannad) n´es pas, pai Ia
giâce de lon Seigneui, un possede.
Ll iI v auia poui loi ceiles, une
ieconpense janais inleiionpue.
Ll lu jouis d´une noiaIile eninenle.
Tu veiias el iIs veiionl lien
Oui d´enlie vous a peidu Ia iaison.
C´esl lon Seigneui qui connaîl
nieux ceux qui s´egaienl de Son
chenin, el II connaîl nieux ceux qui
suivenl Ia lonne voie.
N´oleis pas a ceux qui ciienl au
nensonge.
IIs aineiaienl lien que lu liansiges
avec eux afin qu´iIs liansigenl avec loi.
Ll n´oleis pas a ceIui qui ne
cesse de juiei, el qui esl nepiisalIe,
Ciand diffanaleui, giand coIpoi-
leui de nedisance,
Oui enpôche de faiie Ie lien, esl
injusle, giand pecheui,
Au coui dui, el en pIus

1
Qui dcnc tcus. : c´esl AIIah, Ie Seigneui de
I´Univeis, SeuI qui peul Ie faiie.
2
Les souiales 2, 3, 7, 1O, 11, 12, 13, 14, 15, 19, 2O, 26,
27, 28, 29, 3O, 31, 32, 36, 38, 4O, 41, 42, 43, 44, 45, 46,
5O el 68 connencenl non pas pai des nols, nais
pai des Iellies de I´aIphalel. Le Iiophòle  Iui-
nône n´a pas piecise Ieui significalion. Nous Ies
Iaissons donc leIIes queIIes.
d´ascendance inconnue
3
.
Mône s´iI esl dole de iichesses el
(de nonlieux) fiIs.
Ouand Nos veisels Iui sonl
ieciles, iI dil : « Ce ne sonl que
d´anciennes Iegendes ! »
Nous Ie naiqueions sui son nez
4
.
Nous Ies avons epiouves conne
Nous avons epiouve Ies piopiielaiies
du veigei qui avaienl juie d´en faiie
Ia iecoIle au nalin,
Sans diie : « Si AIIah Ie veul. »
5

Une caIanile de Ia pail de lon
Seigneui lonla sui Ie veigei

3
II s´agil de AI WaIïd iln aI Mughïiah.
4
CeIa s´esl effeclivenenl ieaIise Iois de Ia lalaiIIe
de ßadi.
5
Sans dirc : Lillei. sans ieseive
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pendanl qu´iIs doinaienl.
Ll Ie nalin, ce ful conne si loul
avail ele noissonne.
Le |Iendenain! nalin, iIs s´appe-
Iòienl Ies uns Ies aulies :
« Iailez lôl a volie chanp si
vous vouIez Ie iecoIlei. »
IIs aIIòienl donc, loul en paiIanl
enlie eux a voix lasse :
« Ne Iaissez aucun pauvie v
enliei aujouid´hui. »
IIs pailiienl a I´insu du iesle de
Ieui liilu, convaincus que Ia iecoIle
elail en Ieui pouvoii.
Iuis, quand iIs Ie viienl |Ie
jaidin!, iIs diienl : « Viainenl, nous
nous sonnes lionpes de chenin...
Mais non ! C´esl lien ici ! Nous
avons pIulôl ele piives du fiuil de
nolie liavaiI. »
Le pIus jusle d´enlie eux dil : « Ne
vous avais-je pas dil : Si seuIenenl vous
aviez iendu gIoiie a AIIah ! »
IIs diienl : « CIoiie a nolie Seigneui !
Oui, nous avons ele injusles. »
Iuis iIs s´adiessòienl Ies uns aux
aulies, se faisanl des iepioches.
IIs diienl : « MaIheui a nous !
Nous avons ele des ieleIIes.
Nous souhailons que nolie
Seigneui nous Ie ienpIace pai queIque
chose de neiIIeui. Tous nos espoiis sonl
pIaces en nolie Seigneui ».
TeI ful Ie châlinenl : el Ie châlinenl
de I´au-deIa esl pIus giand encoie, si
seuIenenl iIs savaienl !
Les pieux auionl aupiòs de Ieui
Seigneui Ies Iaidins de deIice.
Tiaileions-Nous Ies sounis |a
AIIah! a Ia naniòie des ciinineIs `
Ou´avez-vous ` Connenl jugez-
vous donc `
Ou lien avez-vous un Livie dans
IequeI vous appienez
Ou´en veiile vous olliendiez dans
I´au-deIa loul ce que vous desiiez `
Ou lien esl-ce que vous avez
ollenu de Nous des seinenls
vaIalIes jusqu´au Ioui de Ia Resui-
ieclion, Nous engageanl a vous
donnei ce que vous decidez `
Denande-Ieui qui d´enlie eux en
esl gaianl`
Ou encoie, esl-ce qu´iIs onl des
associes ` AIois, qu´iIs fassenl venii
Ieuis associes s´iIs sonl veiidiques !
Le joui où iIs affionleionl Ies
hoiieuis |du Iugenenl!

el où iIs
seionl inviles a se piosleinei, nais


Lillei. : Ie joui où une janle seia decouveile :
expiession designanl I´hoiieui.
29


iIs ne Ie pouiionl pas.
Leuis iegaids seionl alaisses, el
I´aviIissenenl Ies couviiia. Oi, iIs
elaienl inviles a se piosleinei du
lenps où iIs jouissaienl de Ieui sanle !
Laisse-Moi donc avec ceIui qui
liaile de nensonge ce discouis : Nous
aIIons Ies nenei giadueIIenenl |veis Ie
châlinenl! pai où iIs ne savenl pas !
Ll Ie Ieui accoide un deIai, cai
Mon slialagòne esl soIide !
Leui denandes-lu un saIaiie, Ies
accalIanl ainsi d´une Iouide delle `
Ou connaîliaienl-iIs I´InvisilIe el c´esl
de Ia qu´iIs eciivenl |Ieuis nensonges! `
Lnduie donc avec palience Ie
deciel de lon Seigneui, el ne sois pas
conne I´honne au Ioisson (Ionas)
qui, angoisse, appeIa (AIIah).
Si ce n´elail un lienfail de son
Seigneui qui I´eul alleinl, iI auiail ele
iejele lanni sui une leiie deseile,
Iuis son Seigneui I´eIul el Ie
designa au nonlie des gens de lien.
Ieu s´en faul que Ies necieanls
jellenl sui loi Ie nauvais oiI, quand
iIs enlendenl Ie Coian, el disenl : « II
esl ieeIIenenl possede ! »
Ce n´esl pouilanl qu´un iappeI,
adiesse au nonde enliei !

Souiale 69
AL-HÃQQAH
(CELLE QUI MONTRE LA VERITE)
52 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 78
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Le devoiIenenl |I´Heuie qui
nonlie Ia veiile!
Ou´esl-ce que Ie devoiIenenl `
Ll qui le diia ce qu´esl Ie
devoiIenenl `
Les |peupIes de! Thanûd el Ies
'Ad onl liaile de nensonge Ie
calacIvsne.
Ouanl aux Thanûd, iIs fuienl
deliuils pai Ie cii assouidissanl.
Ll quanl aux 'Ad, iIs fuienl
deliuils pai un venl gIaciaI el vioIenl
Ou´AIIah dechaîna conlie eux
pendanl sepl nuils el huil jouis
conseculifs : lu auiais pu voii Ies
gens noils ienveises pai leiie
conne des souches de paInieis
evidees.
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Ln vois-lu Ie noindie veslige `
Ihaiaon el ceux qui vecuienl
avanl Iui ainsi que Ies viIIes
ienveisees

conniienl des faules.
IIs desoleiienl au Messagei de
Ieui Seigneui, el II Ies saisil donc
d´une facon exliônenenl vioIenle.
C´esl Nous qui, quand I´eau
deloida

, vous avons chaiges sui I´Aiche
Afin d´en faiie poui vous un
iappeI que loule ouïe conscienle el
cIaiivovanle conseiveia.


|cs Vi||cs rcntcrsccs : Ies viIIes du peupIe de
Lol, Sodone el Conoiihe.

Quand |´cau dcocrda : I´eau du DeIuge du
lenps de Noe.
Iuis, quand d´un seuI souffIe, on
souffIeia dans Ia Tionpe,
Ll que Ia leiie el Ies nonlagnes
seionl souIevees puis deliuiles el
puIveiisees d´un seuI coup :
Ce joui-Ia aIois, I´Lvenenenl se
pioduiia,
Ll Ie cieI se fendia el seia fiagiIe,
ce joui-Ia.
Ll sui ses côles |se liendionl! Ies
anges, landis que huil d´enlie eux, ce
joui-Ia, poileionl au-dessus d´eux Ie
Tiône de lon Seigneui.
Ce joui-Ia, vous seiez exposes :
el iien de vous ne seia cache.
Ouanl a ceIui a qui on auia ienis
Ie Livie dans Ia nain dioile, iI diia :
« Tenez ! Lisez non Iivie.
I´elais ceilain que j´aIIais liouvei
na ieconpense ».
II jouiia d´une vie agiealIe :
Dans un Iaidin haul pIace
Donl Ies fiuils sonl a poilee de nain.
« Mangez el luvez agiealIenenl en
ieconpense de ce que vous avez
acconpIi Ies jouis passes. »
Ouanl a ceIui a qui on auia ienis Ie
Livie dans Ia nain gauche, iI diia :
« HeIas poui noi ! I´auiai souhaile
qu´on ne n´ail pas ienis non Iivie,
Ll ne pas avoii connu non conple...
HeIas, conne j´auiais souhaile que
|na pieniòie noil! fûl definilive !
Ma foilune ne n´a seivi a iien.
Mon auloiile esl aneanlie el n´a
alandonne ! »
« Saisissez-Ie ! Iuis, nellez-Iui
un caican :
Lnsuile, inlioduisez-Ie dans Ia
Iouinaise :
Iuis, Iiez-Ie avec une chaîne de
soixanle-dix coudees,
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31


Cai iI ne ciovail pas en AIIah,
I´Innense,
Ll n´incilail pas a nouiiii Ie pauvie.
II n´a poui Iui ici, aujouid´hui, poinl
d´ani chaIeuieux |poui Ie piolegei!,
Ni d´aulies nouiiiluies que du pus,
Oue seuIs Ies faulifs (Ies necieanls)
nangeionl. »
Ie juie pai ce que vous vovez,
Ainsi que pai ce que vous ne vovez pas,
Oue ceci |Ie Coian! esl Ia paioIe
d´un nolIe Messagei,
Ll que ce n´esl pas Ia paioIe d´un
poòle : nais vous ne ciovez que liòs peu,
Ni Ia paioIe d´un devin, nais vous
vous iappeIez lien peu.
C´esl une ieveIalion du Seigneui
de I´Univeis.
Ll s´iI avail foige queIques piopos
qu´iI Nous avail alliiluees,
Nous I´auiions saisi de Ia nain
dioile,
Lnsuile, Nous Iui auiions lianche
I´ailòie aoile.
Ll nuI d´enlie vous n´auiail pu Iui
seivii de ienpail.
C´esl en veiile un iappeI poui Ies pieux.
Ll Nous savons qu´iI v a paini vous
des gens qui nienl Ie Coian :
Mais en veiile, ce seia un sujel de
iegiel poui Ies necieanls,
C´esl Ia, Ia veiilalIe ceililude.
CIoiifie donc Ie non de lon
Seigneui, Ie Tiòs Ciand !
Souiale 7O
AL-MA
c
ÃRIJ
(LE5 VOIE5 D'A5CEN5ION)
1

44 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 79
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Un denandeui a iecIane un
châlinenl ineIuclalIe,
Ioui Ies necieanls, que nuI ne
pouiiail iepoussei,
Ll qui vienl d´AIIah, Ie Maîlie des
voies d´ascension.
Les anges ainsi que I´Lspiil (I´ange
CaliieI) nonlenl veis Lui en un joui
donl Ia duiee esl de cinquanle niIIe ans.
Lnduie donc d´une leIIe palience.
IIs Ie (Ie châlinenl) voienl lien Ioin,
AIois que Nous Ie vovons lien
pioche,
Le joui où Ie cieI seia conne du
nelaI en fusion
Ll Ies nonlagnes conne de Ia Iaine,
Où nuI ani devoue ne se
pieoccupeia de son ani,

1
Les voies d´ascension pai IesqueIIes Ies anges
vonl el viennenl du cieI el de Ia leiie.
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ßien qu´iIs se voienl I´un I´aulie.
Le ciinineI aineiail pouvoii se
iachelei du châlinenl de ce joui, en
Iivianl ses enfanls,
Sa conpagne, son fiòie,
Mône son cIan qui Iui donnail asiIe,
Ll loul ce qui esl sui Ia leiie, afin
de Ie sauvei.
Mais iien |ne Ie sauveia!.
|L´Lnfei! esl un liasiei
Aiiachanl liulaIenenl Ia peau
du ciâne.
L´Lnfei appeIIeia ceIui qui
louinail Ie dos el s´en aIIail,
Anassail el lhesauiisail.
Oui, I´honne a ele ciee avide :
Ouand Ie naIheui Ie louche, iI
esl alallu :
Ll quand Ie lonheui Ie louche, iI
iefuse d´en faiie I´aunône.
Sauf ceux qui pialiquenl Ia piiòie
Oui sonl assidus a Ieuis piiòies,
Ll sui Ies liens desqueIs iI v a un
dioil lien deleinine |Ia Zakâl!
Ioui Ie nendianl el Ie desheiile :
Ll qui cioienl feinenenl au Ioui
de Ia Reliilulion,
Ll ceux qui ciaignenl Ie
châlinenl de Ieui Seigneui
Cai viainenl, iI n´v a nuIIe assuiance
conlie Ie châlinenl de Ieui Seigneui :
Ll qui pieseivenl Ieui chaslele
Ll n´onl de iappoils qu´avec
Ieuis epouses ou Ies escIaves qu´iIs
possòdenl, cai dans ce cas, iIs ne sonl
pas lIânalIes,
Mais ceux qui cheichenl |Ieui
pIaisii! en dehois de ceIa, sonl des
liansgiesseuis :
Ll qui gaidenl piecieusenenl Ies
depôls qu´on Ieui confie, el iespeclenl
sciupuIeusenenl Ieuis engagenenls.
Ll qui lenoignenl de Ia sliicle veiile,
Ll qui sonl ieguIieis dans Ieuis piiòies.
Ceux-Ia seionl honoies dans des
Iaidins.
Ou´onl donc, Ies necieanls a
couiii veis loi, Ie cou lendu,
De dioile el de gauche, |venanl!
pai gioupes `
Chacun d´eux convoile-l-iI qu´on
Ie Iaisse enliei au Iaidin des deIices `
Mais non ! Nous Ies avons ciees
de ce qu´iIs savenl

.


Dc cc uu´i|s satcn| : de Ia poussiòie el d´une
goulle de Iiquide nepiisalIe.
33


Ll Non ! ... Ie juie pai Ie Seigneui
des Levanls
1
el des Couchanls que
Nous sonnes CapalIe
De Ies ienpIacei pai un peupIe
neiIIeui, el nuI ne peul Nous en
enpôchei.
Laisse-Ies donc s´enfoncei (dans
Ieui necieance) el se diveilii jusqu´a
ce qu´iIs ienconlienl Ie joui donl on
Ies nenacail,
Le joui où iIs soiliionl des
lonles, enpiesses conne s´iIs se
iuaienl veis des pieiies diessees (Ies
diviniles qu´iIs adoiaienl) :

1
|c Scigncur dcs |ctan|s. : Ie soIeiI se
couche el se Iòve de joui en joui en des
poinls diffeienls.
Leuis veux seionl alaisses, I´avi-
Iissenenl Ies couviiia. VoiIa Ie joui
donl on Ies nenacail !

Souiale 71
NUH ( NOE )
28 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 71
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Nous avons envove Noe veis
son peupIe : « Aveilis lon peupIe,
avanl que ne Ies alleigne un
châlinenl douIouieux. »
II |Ieui! dil : « Ò non peupIe, je
suis viainenl poui vous, un
aveilisseui cIaii.
Adoiez AIIah, ciaignez-Le el
oleissez-noi,
Ioui qu´II vous paidonne vos
peches el pioIonge volie vie jusqu´a
un leine fixe. Mais quand vienl Ia
noil fixee pai AIIah, eIIe ne sauiail
ôlie ielaidee, si vous saviez ! »
II dil : « Seigneui ! I´ai invile non
peupIe a T´adoiei, nuil el joui.
Mais non invilalion n´a fail
qu´accioîlie Ieui fuile.
Ll chaque fois que je Ies ai appeIes
poui que Tu Ieui paidonnes, iIs se
sonl nis Ies doigls dans Ies oieiIIes, se
sonl enveIoppes dans Ieuis vôlenenls,
se sonl enlôles el se sonl nonlies
exliônenenl oigueiIIeux.
Lnsuile, je Ies ai appeIes ouveilenenl.
Iuis, je Ieui ai fail des
piocIanalions pulIiques, el je I´ai fail
disciòlenenl en d´aulies occasions.
I´ai donc dil : « InpIoiez Ie
paidon de volie Seigneui, cai II esl
giand Iaidonneui,
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34


Ioui qu´II vous envoie du cieI,
des pIuies alondanles,
Ll qu´II vous accoide leaucoup de
liens el d´enfanls, el vous donne des
jaidins el vous donne des iiviòies.
Ou´avez-vous a ne pas veneiei
AIIah conne iI se doil,
AIois qu´II vous a ciees pai
phases successives

`
N´avez-vous pas vu connenl
AIIah a ciee sepl cieux supeiposes
Ll a fail de Ia Iune une Iuniòie el
du soIeiI une Ianpe ecIaiianle `


Par pnascs succcssitcs : de leiie, de speine,
de caiIIol de sang, elc. Ce sonl des phases
nenlionnees pIusieuis fois dans Ie Coian.
Ll c´esl AIIah qui, de Ia leiie, vous
a fail cioîlie conne des pIanles,
Iuis II vous v feia ielouinei el
vous en feia soilii veiilalIenenl.
Ll c´esl AIIah qui vous a niveIe Ia
leiie leIIe un lapis,
Ioui que vous enpiunliez ses
voies spacieuses ».
Noe dil : « Seigneui, iIs n´onl
desolei el onl suivi ceIui donl Ies
liens el Ies enfanls ne fonl
qu´accioîlie Ia peile.
IIs (Ies chefs egaies) onl
nanigance un innense slialagòne,
Ll iIs onl dil : « N´alandonnez janais
vos diviniles el n´alandonnez janais
ladd. Suua
c
. Yagu|. Ya
c
uu el Nasr

. »
IIs onl deja egaie de nonlieuses
peisonnes. (Ò Seigneui) N´accoide
iien de pIus aux injusles que
I´egaienenl.
A cause de Ieuis faules, iIs onl ele
noves, puis on Ies a fail enliei au
Ieu, el iIs n´onl pas liouve en dehois
d´AIIah, de secouieuis. »
Ll Noe dil : « Seigneui, ne Iaisse
sui Ia leiie aucun infidòIe.
Si Tu Ies Iaisses |en vie!, iIs
egaieionl Tes seivileuis el n´engen-
dieionl que des pecheuis infidòIes.
Seigneui ! Iaidonne-noi, el a nes
pòie el nòie el a ceIui qui enlie dans
na deneuie ciovanl, ainsi qu´aux
ciovanls el ciovanles : el n´accoide
iien de pIus aux injusles que Ia
peidilion. »


ladd. Nasr : ce sonl des nons de
peisonnes pieuses decedees que Ies
poIvlheisles onl piises poui idoIes.
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35



Souiale 72
AL-JINN
(LE5 DJINN5)
28 veisels Iie-heg. n¨ 40
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Dis : « II n´a ele ieveIe
1
qu´un
gioupe de djinns piôlòienl I´oieiIIe a
na iecilalion du Coian, puis diienl :
« Nous avons ceiles enlendu une
Lecluie |Ie Coian! neiveiIIeuse,
Oui guide veis Ia dioiluie. Nous
v avons ciu, el nous n´associeions
janais peisonne a nolie Seigneui.
Ln veiile, nolie Seigneui, que Sa
giandeui soil exaIlee, ne S´esl donne
ni conpagne, ni enfanl !
Nolie insense |IlIis! piofeiail des
nensonges fIagianls conlie AIIah.
Ll nous pensions que ni Ies hunains
ni Ies djinns ne sauiaienl janais piofeiei
de nensonge conlie AIIah.
Oi, iI v avail paini Ies hunains, des
nâIes qui cheichaienl pioleclion aupiòs
des nâIes paini Ies djinns nais ceIa ne
fil qu´accioîlie Ieui deliesse.
Ll iIs avaienl pense, conne vous
I´avez pense, qu´AIIah ne iessusci-
leiail janais peisonne.
Nous, Djinns, sonnes iappioches
du cieI (poui deiolei une infoinalion)
el Nous I´avons liouve pIein d´une foile
gaide el de neleoies enfIannes.
Nous v pienions pIace poui
ecoulei. Mais quiconque piôle
I´oieiIIe nainlenanl, liouveia conlie
Iui une neleoiile en iiposle.

1
M´a c|c rctc|c : ceci inpIique que Ie
Iiophòle  n´avail pas vu ces djinns el
qu´iI ne s´elail pas iendu conple de Ieui
piesence. C´esl AIIah qui I´en a infoine.
Nous ne savons pas si on veul
du naI aux halilanls de Ia leiie ou si
Ieui Seigneui veul Ies nellie sui Ie
dioil chenin.
II v a paini nous des veilueux el
|d´aulies! qui Ie sonl noins : nous
elions divises en diffeienles secles.
Ll nous sonnes ceilains qu´AIIah
esl pIus Iuissanl que nous, nous
sonnes sous Son auloiile el nous ne
pouvons nuIIenenl echappei a Son
deciel où que nous sovons. Ln oulie,
nous n´avons aucun noven d´echappei
a Son châlinenl nône si nous fuvons.
Ll Ioisque nous avons enlendu Ie
guide |Ie Coian!, nous v avons ciu, el
quiconque cioil en son Seigneui ne
ciainl aIois ni dininulion de iecon-
pense, ni oppiession.


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36


II v a paini nous ceux qui sonl
sounis a AIIah, el ceux qui sonl
injusles. Ll ceux qui se sonl sounis a
AIIah sonl ceux qui onl iecheiche Ia
dioiluie.
Ll quanl aux injusles, iIs foineionl
Ie conluslilIe de I´Lnfei.
Ll s´iIs s´elaienl nainlenus dans Ia
lonne diieclion, Nous Ies auiions
alieuves, ceiles d´une eau alondanle,
Afin de Ies epiouvei avec. Ll
quiconque se delouine du iappeI de
son Seigneui, II I´achenineia veis un
châlinenl sans cesse cioissanl.
Les nosquees sonl consaciees a
I´adoialion excIusive d´AIIah : n´invo-
quez donc peisonne avec AIIah.
Ll quand Ie seivileui d´AIIah se
Ieva poui L´invoquei, iIs faiIIiienl se
iuei en nasse sui Iui.


Dis : « Ie n´invoque que non
Seigneui el ne Lui associe peisonne. »
Dis : « Ie ne possòde aucun noven
de vous faiie du naI, ni de vous
nellie sui Ie dioil chenin. »
 Dis : « Viainenl, peisonne ne
sauia ne piolegei conlie AIIah : el
janais je ne liouveiai de iefuge en
dehois de Lui.
Ie ne puis liansnellie que ce
qu´AIIah n´a oidonne de vous
connuniquei el Ses nessages. Ll
quiconque desoleil a AIIah el a Son
Messagei auia Ie feu de I´Lnfei poui
deneuie eleineIIe.
Iuis, quand iIs veiionl ce donl on
Ies nenacail, iIs sauionl qui sonl Ies
pIus failIes el Ies noins nonlieux.
Dis : « Ie ne sais pas si ce donl
vous ôles nenaces esl pioche, ou lien,
si non Seigneui va Iui assignei un deIai.
|C´esl Lui! qui connaîl I´invisilIe. II
ne devoiIe I´invisilIe a peisonne,
Sauf a ceIui qu´II agiee conne
Messagei el qu´II fail piecedei el
suivie de gaidiens vigiIanls,
Afin qu´II conslale qu´iIs onl
lien liansnis Ies nessages de Ieui
Seigneui. II ceine (de Son savoii) ce
qui esl avec eux, el denonlie exacle-
nenl loule chose. »


 |c scrti|cur d´A||an : Muhannad . ||s
fai||ircn| sc rucr. : iI s´agil des nônes djinns
qui s´appiochaienl du Iiophòle  landis
qu´iI iecilail Ie Coian pendanl Ia piiòie, el
ceIa ful Ia cause de Ieui conveision.
Aulie inleipielalion d´apiòs Iln Kalhïi : ce
sonl Ies infidòIes qui onl faiIIi s´anassei
conlie Iui (Ie Iiophòle ).
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Souiale 73
AL-MUZZAMIL
(L'ENVELOPPE)
20 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 3
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Ò loi
1
, I´enveIoppe |dans les
vôlenenls! !
Lòve-loi |poui piiei!, loule Ia
nuil, sauf une pelile pailie :
Sa noilie, ou un peu noins :
Ou un peu pIus. Ll iecile Ie
Coian, Ienlenenl el cIaiienenl.
Nous aIIons le ieveIei des
paioIes Iouides de sens.
La piiòie pendanl Ia nuil esl pIus
efficace el pIus piopice a Ia concen-
lialion el a Ia lonne iecilalion.
Tu as, dans Ia jouinee, a le Iiviei
a de Iongues occupalions.
Ll nenlionne Ie non de lon
Seigneui el consacie-loi lolaIenenl
a Lui,
Le Seigneui du Levanl el du
Couchanl. II n´v a poinl de divinile
digne d´adoialion a pail Lui. Iiends-
Le donc conne Iiolecleui.
Ll enduie ce qu´iIs disenl : el ecaile-
loi d´eux d´une facon convenalIe.
Laisse-noi avec ceux qui ciienl au
nensonge el qui vivenl dans I´aisance :
el accoide-Ieui un couil iepil :
Nous avons poui eux de Iouides
chaînes el un Lnfei,
Ll une nouiiiluie a faiie suffoquei,
el un châlinenl douIouieux.
Le joui où Ia leiie el Ies
nonlagnes lienlIeionl, landis que
Ies nonlagnes deviendionl conne
une dune de salIe dispeisee.

1
Tci : Muhannad .
Nous vous avons envove un
Messagei poui ôlie lenoin conlie
vous, de nône que Nous avions
envove un Messagei a Ihaiaon.
Ihaiaon desoleil aIois au Messagei.
Nous Ie saisînes donc iudenenl.
Connenl vous pieseiveiez-vous,
si vous ieniez, d´un joui, |leIIenenl
effiavanl! que Ies enfanls en auionl
des cheveux lIancs,
Ll duianl IequeI Ie cieI se
fendia ` Sa pionesse s´acconpIiia
sans Ie noindie doule.
Ceci esl un iappeI. Oue ceIui qui
veul enpiunle une voie nenanl a
son Seigneui.
Ton Seigneui sail, ceiles, que lu
(Muhannad) piies noins des deux lieis
de Ia nuil, sa noilie, ou son lieis, de
38


nône qu´une pailie de ceux qui sonl
avec loi. AIIah deleinine Ia nuil el Ie
joui. II sail que vous ne sauiez janais
passei loule Ia nuil en piiòie. C´esl poui
ceIa qu´II I´a aIIegee poui vous. Recilez
donc ce que vous pouvez du Coian. II
sail qu´iI v auia paini vous des
naIades, el d´aulies qui vovageionl sui
Ia leiie, en quôle de Ia giâce d´AIIah, el
d´aulies encoie qui conlallionl dans Ie
chenin d´AIIah. Recilez-en donc ce que
vous pouvez. AcconpIissez Ia piiòie,
acquillez Ia Zakâl, el failes a AIIah un
piôl sincòie. Toul lien que vous vous
piepaiez, vous Ie ieliouveiez aupiòs
d´AIIah, neiIIeui el pIus giand en
ieconpense. Ll inpIoiez Ie paidon
d´AIIah, cai AIIah esl Iaidonneui el
Tiòs Miseiicoidieux.
Souiale 74
AL-MUDDATTHIR
(LE REVETU D'UN MANTEAU)
56 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 4
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Ò loi (Muhannad), Ie ievôlu
d´un nanleau !
Lòve-loi el aveilis.
Ll ceIòlie Ia giandeui de lon
Seigneui.
Ll les vôlenenls, puiifie-Ies.
Ll des idoIes, ecaile-loi.
Ll ne donne pas dans Ie lul de
iecevoii davanlage.
Ll poui lon Seigneui, enduie.
Ouand on sonneia du CIaiion,
AIois, ce joui-Ia seia un joui
difficiIe,
Ias faciIe poui Ies necieanls.
Laisse-Moi avec ceIui que I´ai
ciee seuI
1
,
Ll a qui I´ai donne des liens
elendus,
Ll des enfanls qui Iui liennenl
loujouis conpagnie,
Ioui qui aussi I´ai apIani loule
difficuIle.
Cependanl, iI convoile que Ie Iui
donne davanlage.
Au conliaiie ! Cai iI ieniail nos
veisels (Ie Coian) avec enlôlenenl.
Ie vais Ie conliaindie a sulii un
châlinenl giandissanl.
II a iefIechi. Ll iI a decide.
Ou´iI peiisse conne iI a decide !
Lncoie une fois qu´iI peiisse,
conne iI a decide !

1
Cc|ui uuc ]´ai crcc scu| : II s´agil d´AI WaIïd
iln aI Mughïiah.
ï´´¸_¸´'.,.´¢
.'_,·¸``.´_
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39


Lnsuile, iI a iegaide.
Ll iI s´esl ienfiogne el a duici
son visage.
Lnsuile iI a louine Ie dos el s´esl
enfIe d´oigueiI.
Iuis iI a dil : « Ceci (Ie Coian)
n´esl que nagie appiise aupiòs
d´aulies peisonnes.
Ce n´esl Ia que Ia paioIe d´un
hunain. »
Ie I´inlioduiiai dans Ie Ieu
inlense ().
Ll qui le diia ce qu´esl `
II ne Iaisse iien el n´epaigne iien:
II liûIe Ia peau el Ia noiicil.
IIs sonl dix-neuf (anges) a v veiIIei.
Nous n´avons assigne conne gaidiens
du Ieu que Ies anges. Cependanl, Nous
n´en avons fixe Ie nonlie que poui
epiouvei Ies necieanls, el aussi afin que
ceux a qui Ie Livie a ele appoile soienl
convaincus, el qu´augnenle Ia foi de ceux
qui cioienl, el que ceux a qui Ie Livie a ele
appoile el Ies ciovanls n´aienl poinl de
doule : el poui que ceux qui onl Ie coui
naIade, ainsi que Ies necieanls disenl :
« Ou´a donc vouIu AIIah pai cel exenpIe ` »
C´esl ainsi qu´AIIah egaie qui II veul el guide
qui II veul. NuI ne connaîl |Ie nonlie! des
soIdals de lon Seigneui, a pail Lui. Ll ce n´esl
Ia qu´un iappeI poui Ies hunains.
Non ! ... Iai Ia Iune !
Ll pai Ia nuil quand eIIe se ieliie !
Ll pai I´auioie quand eIIe se
decouvie el ecIaiie !
|! esl I´un des pIus giands
|naIheuis!
Un aveilissenenl poui Ies hunains.
Ioui qui d´enlie vous, veul se
iappiochei d´AIIah en oleissanl, ou
s´eIoignei de Lui en Lui desoleissanl.
Toule âne esl I´olage de ce
qu´eIIe a acquis.
Sauf Ies gens de Ia dioile (Ies
ciovanls) :
Dans des Iaidins, iIs s´inleiioge-
ionl nulueIIenenl
Au sujel des ciinineIs :
« Ou´esl-ce qui vous a anenes a
` »
IIs diionl : « Nous n´elions pas
de ceux qui faisaienl Ia piiòie,
Ll nous ne nouiiissions pas Ie pauvie,
Ll nous nous associions a ceux qui
lenaienl des conveisalions fuliIes,
Ll nous liailions de nensonge Ie
joui de Ia Reliilulion,
Iusqu´a ce que nous vînl Ia
ceililude |Ia noil! ».
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40


L´inleicession des inleicesseuis
ne Ieui piofileia donc poinl.
Ou´onl-iIs a se delouinei du RappeI `
IIs sonl conne des ânes epouvanles,
S´enfuvanl devanl un Iion iedoulalIe.
Chacun d´eux voudiail pIulôl
qu´on Iui donne un Iivie piôl a ôlie Iu.
   Mais non ! C´esl pIulôl qu´iIs ne
ciaignenl pas I´au-deIa.
  Non ! Ceci esl viainenl un RappeI.
  Oue quiconque Ie veul s´en iappeIIe.
   Mais iIs ne se iappeIIeionl que si
AIIah veul. C´esl Lui Le pIus Digne
d´ôlie ciainl, el c´esl Lui Le pIus a
Mône de paidonnei.
Souiale 75
AL-QIYÃMAH
(LA RE5URRECTION)
40 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 31
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Ie juie pai Ie joui de Ia Resuiieclion !
Ll Ie juie pai I´âne qui ne cesse
de se lIânei
1
.
L´honne, pense-l-iI que Nous
ne iassenlIeions janais ses os `
Mais si ! Nous sonnes CapalIe de Ie
iecieei jusqu´aux exlieniles de ses doigls.
L´honne voudiail pIulôl conli-
nuei a vivie dans Ia delauche.
II denande : « A quand, Ie Ioui
de Ia Resuiieclion ` »
Loisque Ia vue seia elIouie,
Ll que Ia Iune s´ecIipseia,
Ll que Ie soIeiI el Ia Iune seionl ieunis,
L´honne, ce joui-Ia, diia : « Où fuii ` »
Non ! Ioinl de iefuge !
Ce joui-Ia, Ie ieloui seia veis lon Seigneui.
Ce joui-Ia, I´honne seia infoine
de loul ce qu´iI auia acconpIi du delul
jusqu´a Ia fin de sa vie.
Mais I´honne seia un lenoin
conlie sa piopie peisonne,
Ouand lien nône iI piesenleiail
ses excuses.
Ne l´enpiesse pas de iepelei Ie
Coian poui hâlei sa iecilalion :
2

C´esl Nous qui le peinellons de
Ie nenoiisei el le Ie faisons iecilei
coiieclenenl.
Loisque nous leininons sa
iecilalion, iecile a lon loui.
3


1
]c jurc par |c ]cur. c| ]c jurc par |´anc. : que
vous seiez iessusciles.
2
AIIah s´adiesse au Iiophòle  : n´essaie pas de
conposei Ie Coian avec la Iangue poui hâlei
sa ieveIalion.
3
Ouand nolie envove IiliiI iecile Ie Coian, suis
allenlivenenl sa Iecluie.
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41


Lnsuile c´esl Nous qui l´en
faisons I´expIicalion.
Mais vous ainez pIulôl Ia vie ephenòie,
Ll vous deIaissez I´au-deIa.
Ce joui-Ia, iI v auia des visages
iespIendissanls
Oui iegaideionl Ieui Seigneui :
Ll iI v auia ce joui-Ia, des visages
assonliis,
Oui s´allendenl a sulii un dui châlinenl.
Mais non ! Ouand I´âne seia
piôle de quillei son coips,
Ll qu´on diia : « Oui peul Ie gueiii ` »
Ll qu´iI |I´agonisanl! seia convaincu
que Ia sepaialion (Ia noil) esl lien aiiivee,
Ll que Ies affies de Ia noil el du
passage a I´aulie vie s´enliechoqueionl.
Ce joui-Ia, c´esl veis lon Seigneui
que Ies honnes seionl anenes.
Mais iI n´a ni ciu, ni piie :
Iai conlie, iI a ienie Ia veiile el
louine Ie dos,
Iuis iI s´en esl aIIe veis sa
faniIIe, naichanl avec oigueiI.
« MaIheui a loi, naIheui ! »
« MaIheui a loi, encoie une fois,
naIheui ! »
L´honne pense-l-iI qu´on Ie
Iaisseia sans olIigalion a olseivei `
1

N´elail-iI pas une goulle de
speine ejacuIe `
Ll ensuile un caiIIol de sang pai
IequeI AIIah I´a ciee el foine haino-
nieusenenl,
Iuis en a fail aIois un coupIe : Ie nâIe
el Ia feneIIe `
CeIui qui acconpIil loul ceIa
n´esl-II donc pas capalIe de faiie
ievivie Ies noils `!
2

Souiale 76
AL-IN5ÃN
(L'HOMME)
31 tcrsc|s Pcs|-ncg. n¨ 98
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
L´honne n´a-l-iI pas ele, un Iaps
de lenps |inexislanl! au poinl où on
ne Ie nenlionnail nône pas `
Ln effel, Nous avons ciee I´honne
d´une goulle de speine neIange poui Ie
nellie a I´epieuve. |C´esl pouiquoi!
Nous Iui avons accoide I´ouïe el Ia vue.
Nous Iui avons indique Ie
chenin, afin d´ôlie soil ieconnais-
sanl, soil ingial.
Nous avons piepaie poui Ies
necieanls des chaînes, des caicans el
une fouinaise aidenle.

1
LilleiaIenenl : Iilie d´agii : sans devoii
ôlie sounis au Iugenenl apiòs sa noil.
2
Apiòs Ia Iecluie de ce veisel, Ie Iiophòle  disail :
« Mais si ! CIoiie a Toi, ô AIIah ! » (Sulhânaka falaIâ).
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42


Les veilueux loiionl d´une coupe
donl Ie neIange seia de canphie,
D´une souice de IaqueIIe loiionl
Ies seivileuis d´AIIah el iIs Ia feionl
jaiIIii en alondance

.
IIs sonl fidòIes a Ieuis voux el iIs
iedoulenl Ie joui donl Ie naIheui se
piopageia :
IIs nouiiissenl - lien qu´elanl
dans Ie lesoin

- Ie pauvie, I´oipheIin
el Ie piisonniei,
(Ln disanl): « C´esl poui Ie visage
d´AIIah (poui ollenii Ia ieconpense
d´AIIah) que nous vous nouiiissons :


||s |a fcrcn| jai||ir. : iIs I´uliIiseionl a Ieui
convenance.

ßien que Ie desii poui Ie lien de ce nonde
soil aidenl : ou aulie sens : nous vous
nouiiissons pai anoui poui AIIah.
nous n´allendons de vous ni
ieconpense ni gialilude.
Nous iedoulons, de nolie Seigneui,
un joui leiiilIe el douIouieux. »
AIIah Ies piolegeia donc du naI
de ce joui-Ia, el Ieui accoideia
spIendeui el joie,
Ll Ies ieliilueia poui ce qu´iIs
auionl enduie, en Ieui donnanl Ie
Iaiadis el des vôlenenls de soie,
IIs v seionl accoudes sui des divans,
a I´alii du soIeiI aidenl el du fioid gIaciaI.
Ses onliages Ies couviiionl de piòs, el
ses fiuils seionl a poilee de nain.
On feia ciicuIei paini eux des
iecipienls d´aigenl el des coupes de ciislaI,
D´un ciislaI aigenle, donl Ie
conlenu a ele soigneusenenl dose.
Ll on Ieui pioposeia a loiie une
coupe pIeine d´un neclai neIange au
gingenlie,
Iuise a une souice du paiadis
que I´on nonne Sa|saoi| (eau exliô-
nenenl savouieuse).
Ll paini eux ciicuIeionl des
gaicons eleineIIenenl jeunes. Ln Ies
vovanl, lu Ies piendiais poui des
peiIes epaipiIIees.
Ll en conlenpIanl Ie Iaiadis, lu
veiias d´innenses lienfails el un
vasle iovaune.
IIs poileionl des vôlenenls veils
de soie fine el epaisse. IIs seionl
paies de liaceIels d´aigenl. Leui
Seigneui Ieui oclioieia une loisson
d´une puiele alsoIue.
Ceci seia volie ieconpense. Vos
effoils seionl pIeinenenl ieliilues.
C´esl Nous viainenl qui avons fail
descendie giadueIIenenl sui loi Ie Coian.
Lnduie donc ce que lon Seigneui
a deciele, el n´oleis ni au pecheui
paini eux, ni au giand necieanl.
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43


Ll invoque Ie non de lon Seigneui,
au delul el au decIin du joui :
Ll piosleine-loi poui Lui une
pailie de Ia nuil : el gIoiifie-Le
Ionguenenl pendanl Ia nuil.
Ces gens-Ia ainenl Ia vie
ephenòie d´ici-las el Iaissenl
deiiiòie eux un joui difficiIe a
suppoilei |Ie Ioui du Iugenenl!.
C´esl Nous qui Ies avons ciees el
hainonieusenenl conslilues. Si Nous
Ie vouIions, Nous Ies ienpIaceiions
faciIenenl pai des senlIalIes.
Ceci n´esl qu´un iappeI. Oue
ceIui qui Ie souhaile suive donc Ie
chenin nenanl a son Seigneui !
Cependanl, vous ne pouvez
vouIoii que si AIIah Ie veul. Ll AIIah
connaîl loule chose el II esl Sage.
II inlioduil qui II veul dans Sa
niseiicoide. Ll quanl aux injusles, II Ieui a
piepaie un châlinenl douIouieux.
Souiale 77
AL-MUR5ÃLÃT
(LE5 ENVOYE5)
50 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 33
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Iai Ies venls qu´on envoie I´un
apiòs I´aulie,
Iai Ies louiiasques vioIenles !
Iai Ies anges qui piopagenl Ies
nuages dans Ies diieclions |vouIues
pai AIIah!.
Iai Ies anges qui sepaienl
nellenenl (Ie lien du naI)
1
,
Iai Ies anges qui liansnellenl Ie iappeI,
Ln guise d´excuse ou d´aveilissenenl
2
!
Ce qui vous esl pionis esl ineIuclalIe.
Ouand Ies eloiIes seionl eleinles,
Ll que Ie cieI seia fendu,
Ll que Ies nonlagnes seionl puIveiisees,
Ll que Ies Messageis seionl ieunis ! ...
OueI joui loul ceIa doil-iI aiiivei `
Au Ioui du Iugenenl
3
!
Ll qui l´infoineia du Ioui du Iugenenl `
MaIheui, ce joui-Ia, a ceux qui
ciiaienl au nensonge !
N´avons-Nous pas fail peiii Ies
pieniòies |geneialions! `
Iuis ne Ies avons-Nous pas fail
suivie pai Ies deiniòies `
C´esl ainsi que Nous agissons

avec Ies ciinineIs.
MaIheui, ce joui-Ia, a ceux qui
ciiaienl au nensonge !
Ne vous avons-Nous pas ciees
d´une eau insignifianle
4


1
Ccux uui scparcn| : Les anges qui poilenl Ies
oidies d´AIIah aux Messageis.
2
|n guisc d´cxcusc : apiòs Ia venue du
nessage, Ies honnes n´onl pIus d´excuse.
3
C´esl Ie joui où Ies gens seionl sepaies, Ies
uns au Iaiadis el Ies aulies en Lnfei.
4
Unc cau insignifian|c : Ie Iiquide speinalique.
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44


Oue Nous avons pIacee dans un
ieposoii sûi

,
Ioui une duiee lien deleininee `
Nous I´avons deciele ainsi el Nous
decielons loul de facon paifaile.
MaIheui, ce joui-Ia, a ceux qui
ciiaienl au nensonge !
N´avons-Nous pas fail de Ia leiie
un Iieu Ies conlenanl lous,
Les vivanls ainsi que Ies noils `
Ll n´v avons-Nous pas pIace de
haules nonlagnes feinenenl inpIan-
lees ` Ll ne vous avons-Nous pas
alliilue de I´eau douce `
MaIheui, ce joui-Ia, a ceux qui
ciiaienl au nensonge !
AIIez veis Ie châlinenl que vous
liailiez de nensonge !


Rcpcscir sur : L´uleius de Ia nòie.
AIIez veis I´onlie de Ia funee de
I´Lnfei qui se divise en liois lianches :
Oui n´esl ni ieposanle ni piolec-
liice conlie I´aideui des fIannes :
Cai Ie feu jelle des elinceIIes aussi
voIunineuses que Ies châleaux,
Ll qu´on piendiail poui des
chaneaux d´un noii jaunâlie.
MaIheui, ce joui-Ia, a ceux qui
ciiaienl au nensonge !
Ce seia Ie joui où iIs ne pouiionl
pas paiIei,
Ll on ne Ieui peinellia poinl de
s´excusei.
MaIheui, ce joui-Ia, a ceux qui
ciiaienl au nensonge !
C´esl Ie Ioui du Iugenenl, où
nous vous iassenlIeions avec Ies
pieniòies geneialions.
Si vous disposez d´une iuse,
iusez donc conlie Moi.
MaIheui, ce joui-Ia, a ceux qui
ciiaienl au nensonge !
Les pieux seionl sous des
onliages el au niIieu de souices.
IIs auionl Ies fiuils qu´iIs desiieionl.
« Mangez el luvez agiealIenenl,
en ieconpense de vos aclions. »
C´esl ainsi que Nous iecon-
pensons Ies lienfaisanls.
MaIheui, ce joui-Ia, a ceux qui
ciiaienl au nensonge !
« Mangez el piofilez un peu de Ia vie
d´ici-las : vous ôles ceiles des ciinineIs. »
MaIheui, ce joui-Ia, a ceux qui
ciiaienl au nensonge !
Ll quand on Ieui dil : « IncIinez-
vous

», iIs ne s´incIinenl pas.
MaIheui, ce joui-Ia, a ceux qui
ciiaienl au nensonge !
S´iIs ne cioienl pas au Coian, en
queIIe paioIe cioiionl-iIs apiòs ceIa `


|nc|incz-tcus : « Iailes Ia piiòie. »
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Souiale 78
AN-NABA'
(LA NOUVELLE)
40 tcrsc|s Prc-ncg. n° 80
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
A queI sujel s´inleiiogenl-iIs `
Au sujel de Ia giande nouveIIe,
A piopos de IaqueIIe iIs diveigenl.
Mais non ! IIs sauionl lienlôl.
Lncoie une fois, non ! IIs sauionl
lienlôl.
N´avons-Nous pas fail de Ia leiie
un Iieu confoilalIe `
Ll pIace Ies nonlagnes conne
des piquels `
Ne vous avons-Nous pas ciees pai
coupIes,
Ll fail de volie sonneiI un
nonenl de iepos,
Ll fail de Ia nuil un vôlenenl qui
vous enveIoppe,
Ll du joui, un lenps poui vaquei
a vos occupalions `
N´avons-Nous pas consliuil au-
dessus de vous sepl (cieux) ienfoices,
Ll v avons pIace une Ianpe (Ie
soIeiI) a Ia fois aidenle el iavonnanle,
Ll fail descendie des nuages une
eau alondanle
Afin de faiie poussei des
giaines, loules soiles de pIanles
Ll des jaidins Iuxuiianls `
Le Ioui du Iugenenl esl un joui
deja fixe.
Le joui où I´on souffIeia dans Ia
Tionpe, vous viendiez pai gioupes
successifs,
Ll Ie cieI seia ouveil el auia des poiles,
Ll Ies nonlagnes voIeionl dans Ie
cieI el on Ies piendia poui un niiage.
L´Lnfei deneuie aux aguels,
C´esl Ia deslinalion finaIe des
liansgiesseuis.
IIs v deneuieionl poui des
siòcIes inleininalIes.
IIs n´v goûleionl ni fiaîcheui ni
loisson,
A pail une eau louiIIanle el du pus
Conne ieliilulion jusle de Ieuis acles.
Cai iIs ne s´allendaienl pas a
iendie des conples,
Ll liailaienl sans cesse Nos
veisels de nensonges,
AIois que Nous avons piedesline
loule chose pai eciil.
Coûlez donc. Nous ne feions
qu´augnenlei volie châlinenl !
Les pieux alleindionl Ia ieussile :
Des jaidins el des vignes,
Ll de leIIes fennes aux seins
pIanluieux, d´une egaIe jeunesse,
Ll des coupes deloidanles de vin.
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46


IIs n´enlendionl au Iaiadis ni
fuliIile, ni nensonge.
Voici Ia ieconpense de lon
Seigneui poui ce qu´iIs faisaienl,
Iiovenanl du Seigneui des cieux el
de Ia leiie el de ce qui exisle enlie Ies
deux, Ie Toul Miseiicoidieux : peisonne
ne pouiia paiIei sans qu´II ne Ie peinelle.
Le joui où I´Lspiil
1
el Ies anges se
diesseionl en iangs, peisonne ne
paiIeia, sauf ceIui a qui Ie Toul
Miseiicoidieux auia accoide Ia
peinission, el qui diia Ia veiile.
Ce joui-Ia esl ineIuclalIe. Oue
ceIui qui Ie veul cheiche donc iefuge
aupiòs de son Seigneui.

1
|´|spri| : I´ange CaliieI.
Nous vous avons aveilis d´un
châlinenl lien pioche, Ie joui où
I´honne veiia ce que ses deux nains
onl acconpIi : el Ie necieanl diia :
« MaIheui a noi ! Conne j´auiais
aine n´ôlie que poussiòie ! »
Souiale 79
AN-NÃZI
c
ÃT
(LE5 ANGE5 QUI ARRACHENT LE5 AME5)
46 tcrsc|s Prc-ncg. n¨81
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Iai Ies anges qui aiiachenl
vioIennenl
2
!
Iai ceux qui Ies iecueiIIenl avec
douceui
3
!
Iai ceux qui voguenl Iilienenl,
Iuis se piecipilenl,
Ll acconpIissenl Ieuis nissions !
Le joui où Ia leiie lienlIeia |au
pieniei souffIe dans Ia Tionpe!
4

Suivi d´un deuxiòne lienlIenenl
|au deuxiòne souffIe dans Ia Tionpe!
5
.
Ce joui-Ia, des couis seionl
agiles d´effioi, angoisses,
Ll Ieuis iegaids seionl laisses.
IIs disaienl : « Reviendions-nous
a nolie elal iniliaI,
AIois que nous seions des
ossenenls effiiles ` »
IIs disaienl : « Ce seia donc un
ieloui peidanl ! »
II n´v auia qu´une sonnalion (Ie
deuxiòne souffIe dans Ia Tionpe),
Ll voiIa qu´iIs seionl de nouveau
sui leiie iessusciles.

2
Qui arracncn| : Ies anges qui ôlenl Ies ânes
des necieanls avec foice.
3
Rccuci||cn| atcc dcuccur : Ies anges enIòvenl
Ies ânes des ciovanls avec douceui.
4
Ce pieniei souffIe causeia Ia noil de
loules Ies ciealuies.
5
Ce second souffIe naiqueia Ie delul de Ia
iesuiieclion des ciealuies.
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47


Le iecil de Moïse l´esl-iI
paivenu `
Ouand son Seigneui I´appeIa
dans Ia vaIIee sainle de 


|AIIah Iui dil :! « Va veis Ihaiaon.
II a viainenl depasse Ies Iiniles !
Iuis dis-Iui : « Voudiais-lu le
puiifiei `
Ll que je l´indique Ie chenin nenanl
a lon Seigneui afin que lu Le ciaignes ` »
II Iui fil voii Ie giand niiacIe.
Mais iI Ie quaIifia de nensonge el
desoleil :
Iuis, iI louina Ie dos, s´en aIIa
piecipilannenl,
Ll iassenlIa |Ies gens! el Ieui
piocIana :
« C´esl noi volie Seigneui, Ie
Tiòs-Haul. »
AIIah Ie saisil poui Ie punii d´une
naniòie exenpIaiie dans I´au-deIa el
dans Ia vie d´ici-las.
II v a ceiles en ceIa une Iecon
poui ceIui qui ciainl.
Seiiez-vous pIus difficiIes a cieei que
Ie cieI ` Iouilanl, II I´a consliuil !
II a eIeve lien haul sa voûle, puis
I´a paifailenenl oidonne :
II a assonlii sa nuil el iIIunine
son joui.
Ouanl a Ia leiie, apiòs ceIa, II I´a
elendue :
II en a exliail son eau el son pâluiage,
Ouanl aux nonlagnes, II Ies a
anciees soIidenenl,
Afin que vous en jouissiez, vous
el vos lesliaux.
Iuis quand viendia Ie giand
calacIvsne,
Le joui où I´honne se iappeIIeia
de ce qu´iI a acconpIi ici-las,
L´Lnfei seia pIeinenenl visilIe a


C´esl Ie non de Ia vaIIee du nonl Sinaï où
AIIah paiIa a Moussa (Moïse) sui Iui Ia paix.
ceIui qui iegaideia...
Ouanl a ceIui qui depassail Ies
Iiniles (liansgiessail Ies oidies d´AIIah)
Ll piefeiail Ia vie piesenle,
AIois, I´Lnfei seia sa deslinalion finaIe.
Ll ceIui qui iedoulail de conpaiaîlie
devanl son Seigneui, el naîliisail son âne
poui vaincie ses passions,
Le Iaiadis seia sa deslinalion finaIe.
IIs l´inleiiogenl au sujel de
I´Heuie : « Ouand va-l-eIIe aiiivei `


Ou´en sais-lu poui Ie Ieui diie `
Son leine n´esl connu que de lon
Seigneui.
Tu ne fais qu´aveilii quiconque Ia
iedoule.
Le joui où iIs Ia veiionl, iI Ieui
senlIeia n´avoii deneuie sui leiie
qu´une soiiee ou une nalinee.
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Souiale 8O
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ABA55A
(IL 5'E5T RENFROGNE)
42 tcrsc|s Prc-ncg. n° 24
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
II s´esl ienfiogne el s´esl delouine
1

Iaice que I´aveugIe esl venu a Iui.
Ou´en sais-lu ` Ieul-ôlie cheiche-
l-iI a se puiifiei `
Ou a se iappeIei, ainsi Ie iappeI
Iui seia piofilalIe `
Ouanl a ceIui qui se conpIaîl
dans sa suffisance,
Tu vas avec enpiessenenl a sa
ienconlie.
Oi, lu n´es pas iesponsalIe s´iI ne
se puiifie pas.
Ouanl a ceIui qui accouil veis loi,
Ll qui ciainl AIIah,
Tu ne l´en soucies pas.
Viainenl, ceci esl un iappeI,
Ioui ceIui qui veul se iappeIei,
Consigne dans des feuiIIels lenis,
LIeves el puiifies,
Lnlie Ies nains d´anlassadeuis
2

NolIes el oleissanls.
Oue peiisse I´honne ! Conne iI
esl ingial !
De quoi |AIIah! I´a-l-II ciee `
II I´a ciee d´une goulle de
speine el a deleinine son deslin :
Iuis II Iui a faciIile Ie chenin :
Iuis II Iui donneia Ia noil el
I´enleiieia :
Iuis, Ioisqu´II Ie voudia, II Ie
iessuscileia.
MaIgie ceIa, I´honne n´execule pas
encoie Ies oidies qu´AIIah Iui inlines.

1
Muhannad  s´esl ienfiogne el s´esl
delouine de I´aveugIe (Iln Unn Maklûn)
qui vinl Ie queslionnei aIois qu´iI s´enlie-
lenail avec des nolalIes de Ia Mecque. Celle
inpalience Iui ful iepiochee.
2
Anoassadcurs : Ies anges. Aulie sens : sciiles.
Oue I´honne conlenpIe sa nouiiiluie :
C´esl Nous qui avons fail lonlei
Ia pIuie en alondance,
Iuis Nous avons fendu Ia leiie,
Ll v avons fail poussei des giains,
Des vignes el du foin,
Des oIivieis el des paInieis,
Des jaidins Iuxuiianls,
Des fiuils el des heilages,
Ioui que vous en jouissiez, vous
el vos lesliaux.
Iuis quand viendia Ie Cii (du
joui deiniei),
Le joui où I´honne fuiia son fiòie,
Sa nòie, son pòie,
Son epouse el ses enfanls,
Cai chacun d´eux, ce joui-Ia, se
pieoccupeia de son piopie soil.
Ce joui-Ia, iI v auia des visages
iavonnanls,
Rianls el iejouis.
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De nône qu´iI v auia, ce joui-Ia,
des visages couveils de poussiòie,
Recouveils pai Ies lenòlies.
VoiIa Ies necieanls, Ies pecheuis.
Souiale 81
AT-TAKWÏR
(L'OB5CURCI55EMENT)
29 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 7
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Ouand Ie soIeiI seia eniouIe,
Ll que Ies eloiIes seionl leines el
chuleionl,
Ll que Ies nonlagnes seionl
depIacees,
Ll que Ies chaneIIes a leine
1

seionl negIigees,
Ll que Ies lôles sauvages seionl
iassenlIees,
Ll que Ies neis seionl enfIannees,
Ll que Ies ânes seionl iegiou-
pees pai paiie
2

Ll qu´on denandeia a Ia fiIIelle
enleiiee vivanle :
3

Ioui queI peche a-l-eIIe ele luee `
Ll quand Ies feuiIIels seionl
deiouIes
4
,
Ll que Ie cieI seia aiiache,
Ll que Ia fouinaise seia allisee,
Ll que Ie Iaiadis seia iappioche,
Chaque âne dòs Iois, sauia Ies
ouvies qu´eIIe a acconpIies.

1 Cnanc||cs a |crnc : Ie nol aiale « ´ichãi »
signifie chaneIIes en geslalion de dix
nois, piôles a nellie las. C´esl poui ceIa
qu´eIIes elaienl liòs convoilees.
2 Rcgrcupccs par pairc : Ies ciovanls seionl
ieunis avec Ies ciovanls, Ies hvpociiles avec
Ies hvpociiles el Ies necieanls avec Ies
necieanls. Aulie sens : on naiieia Ies gens
du paiadis avec Ies Houiis el Ies gens de
I´Lnfei avec Ies dialIes.
3
|i||c||c cn|crrcc titan|c : aIIusion a une
ancienne pialique païenne qui consislail a
luei Ies fiIIelles vivanles pai ciainle de Ia
pauviele ou de Ia honle !
4
|cui||c|s dcrcu|cs : où sonl insciiles Ies
aclions de chacun.
Ie juie pai Ies pIanòles,
Oui giavilenl el s´ecIipsenl
duianl Ia jouinee !
Iai Ia nuil quand eIIe suivienl !
Ll pai I´aule quand eIIe s´elend a
I´hoiizon !
Ceci |Ie Coian! esl Ia paioIe d´un
nolIe Messagei
5
,
Doue d´une giande foice, el avanl un
iang eIeve aupiòs du Maîlie du Tiône,
AuqueI oleissenl d´aulies anges,
el qui esl digne de confiance.
Volie conpagnon (Muhannad)
n´esl nuIIenenl fou :
II I´a effeclivenenl vu (CaliieI),
dislinclenenl a I´hoiizon,
Ll iI ne gaide pas avaienenl poui
Iui-nône ce qui Iui a ele ieveIe.

5
Nco|c Mcssagcr : I´ange CaliieI.
50


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Ceci |Ie Coian! n´esl poinl Ia
paioIe d´un denon lanni.
Où aIIez-vous ainsi `
Ceci n´esl qu´un iappeI poui
I´Univeis,
Ioui ceIui d´enlie vous qui veul
suivie Ie dioil chenin.
Mais vous ne pouvez vouIoii,
que si Ie veul AIIah, Ie Seigneui de
I´Univeis.
Souiale 82
AL-INFITÃR
(LA RUPTURE)
19 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 82
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Ouand Ie cieI se fissuieia,
Ll que Ies eloiIes s´eleindionl,
Ll que Ies neis se neIangeionl
(ou jaiIIiionl avec foice),
Ll que Ies lonleaux seionl vides
de Ieui conlenu,
Chaque âne sauia aIois ce
qu´eIIe a acconpIi el ce qu´eIIe a
ienis a pIus laid.
Ò honne ! Ou´esl-ce qui l´a lionpe
au sujel de lon Seigneui, Ie NolIe,
Oui l´a ciee, puis nodeIe el concu
hainonieusenenl `
II l´a donne Ia foine qu´II a vouIue.
|MaIgie ceIa! vous liailez Ia
Reliilulion de nensonge :
AIois que veiIIenl sui vous des
gaidiens
1
,
De nolIes sciiles (qui insciivenl
vos fails el gesles),
Oui savenl ce que vous failes.
Les pieux seionl, ceiles, dans un
jaidin de deIice,
Ll Ies peiveis seionl, ceiles, dans
une fouinaise

1
Les anges gaidiens piennenl nole de ce que
I´honne fail el dil.
Où iIs liûIeionl, Ie joui de
Reliilulion.
IIs ne pouiionl janais en soilii.
Ll qui le diia ce qu´esl Ie joui de
Ia Reliilulion `
Lncoie une fois, qui le diia ce
qu´esl Ie joui de Ia Reliilulion `
Le joui où aucune âne ne pouiia en
aidei une aulie. Ll ce joui-Ia, Ie con-
nandenenl n´appailiendia qu´AIIah.
Souiale 83
AL-MUTAFFIFUN
(LE5 FRAUDEUR5)
36 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 86
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
MaIheui aux fiaudeuis !
Ceux qui exigenl Ia pIeine
nesuie poui eux-nônes,
51


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Mais fiaudenl Ioisqu´iIs nesu-
ienl ou pòsenl poui Ies aulies.
Ceux-Ia ne pensenl-iIs pas qu´iIs
seionl iessusciles,
Ln un joui leiiilIe,
Le joui où Ies gens se liendionl
deloul devanl Ie Seigneui de I´Univeis `
Viainenl, Ie Iivie des peiveis
seia dans Ie Sijjin.
Ll qui le diia ce qu´esl Ie Sijjin `
Un Iivie qui iecense loules Ieuis
ouvies.
MaIheui, ce joui-Ia, a ceux qui
ciiaienl au nensonge !
Ceux qui ieniaienl Ie joui de Ia
Reliilulion.
Oi, ne Ie ienie que ceIui qui esl
liansgiesseui el pecheui,
Oui, Ioisque Nos veisels Iui sonl
ieciles, dil : « Ce sonl d´anciennes
Iegendes ! »
Aucunenenl ! Leuis peches onl
pIulôl iecouveil d´un voiIe Ieuis couis.
Ln veiile ce joui-Ia un voiIe Ies
enpôcheia de voii Ieui Seigneui

,
Lnsuile, iIs liûIeionl dans Ia
Iouinaise :
On Ieui diia aIois : « VoiIa ce que
vous liailiez de nensonge ! »
Le Iivie des pieux seia dans I´|||iuun -
Ll qui le diia ce qu´esl I´|||iuun ` -
Un Iivie qui iecense loules Ieuis
ouvies !
Les iappioches d´AIIah en lenoignenl.
Les pieux seionl dans |un jaidin!
de deIice,
Sui Ies divans, iIs conlenpIeionl
(Ieui Seigneui el Ses lienfails).
Tu ieconnaîlias sui Ieuis visages,
I´ecIal de Ia feIicile.
On Ieui donneia a loiie un
neclai cachele,
Laissanl un savouieux goûl de
nusc. Oue ceux qui convoilenl ces
lienfails s´enpiessenl donc d´ac-
conpIii de lonnes aclions.
Ce neclai seia neIange au Tasnin

,
Une souice donl loivenl Ies
pioches d´AIIah.
Les ciinineIs se noquaienl des
ciovanls,
Loisqu´iIs passaienl piòs d´eux,
iIs se faisaienl des oiIIades (poui se
noquei),
Ll Ioisqu´iIs ienliaienl chez eux,
iIs elaienl conlenls de Ieuis nefails,


On conpiend pai Ia que ceux qui onl ciu
veiionl Ieui Seigneui.

Le leine Tasnin signifie IilleiaIenenl : souice d´eau
alondanle. II esl uliIise ici conne un non piopie.
C´esl Ia loisson Ia pIus exquise du Iaiadis. Nous
denandons a AIIah qu´II nous en fasse loiie.
52


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Ll Ioisqu´iIs Ies vovaienl, iIs
disaienl : « Ceux-Ia sonl viainenl
des egaies ! »
Mais on ne Ies a pas envoves
poui ôlie Ieuis gaidiens.
Aujouid´hui (Ie Ioui de Ia
Resuiieclion), donc, ce sonl Ies ciovanls
qui se noqueionl des necieanls,
Sui Ies divans, iIs conlenpIenl
(Ieui Seigneui el Ses lienfails).
Les necieanls onl-iIs ele iecon-
penses poui ce qu´iIs faisaienl `
Souiale 84
AL-IN5IQÃQ
(LA DECHIRURE)
25 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 83
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Ouand Ie cieI se dechiieia
Ll oleiia a son Seigneui conne
iI se doil de Ie faiie,
Ll que Ia leiie seia niveIee,
Ll qu´eIIe iejelleia ce qu´eIIe
conlienl (Ies noils) el se videia,
Ll qu´eIIe oleiia a son Seigneui
conne eIIe se doil de Ie faiie.
Ò honne ! Tu chenines pai les
acles veis lon Seigneui el lu Le
ienconlieias aIois.
CeIui qui iecevia son Iivie dans
Ia nain dioile,
Auia un jugenenl faciIe,
Ll ielouineia iejoui aupiòs de sa faniIIe.
Ouanl a ceIui qui iecevia son
Iivie deiiiòie son dos,
II invoqueia Ia desliuclion sui
Iui-nône,
Ll iI seia inlioduil dans un feu aidenl.
Cai iI vivail dans I´insouciance
paini Ies siens,
Ll pensail que janais iI ne seiail
iessuscile.
ßien au conliaiie ! Son Seigneui
I´olseivail paifailenenl.
Viainenl, Ie juie pai Ie ciepuscuIe,
Ll pai Ia nuil el ce qu´eIIe enveIoppe,
Ll pai Ia Iune Ioisqu´eIIe esl pIeine !
Vous passeiez, ceiles, pai des
elals successifs !
Ou´onl-iIs a ne pas cioiie `
Ll a ne pas se piosleinei quand Ie
Coian Ieui esl iecile
1
`
Mais Ies necieanls Ie liailenl
pIulôl de nensonge.
Oi, AIIah sail lien ce qu´iIs
dissinuIenl.
Annonce-Ieui donc un châlinenl
douIouieux.
Cependanl, ceux qui cioienl el
acconpIissenl de lonnes ouvies auionl
une ieconpense janais inleiionpue.


1
Apiòs Ia Iecluie de ce veisel, iI esl
ieconnande de se piosleinei.
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Souiale 85
AL-BURUJ
(LE5 CON5TELLATION5)
22 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 27
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Iai Ie cieI aux consleIIalions !
Ll pai Ie joui pionis (Ia
Resuiieclion) !
Ll pai Ie lenoin
1
el ce donl iI
lenoigne !
Oue peiissenl Ies gens du fosse
2
,
Iai Ie feu donl Ie conluslilIe
elail Ies ciovanls,
AIois que Ies necieanls elaienl
assis auloui,
IIs elaienl ainsi lenoins du
châlinenl infIige aux ciovanls,
A qui iIs iepiochaienl seuIenenl
d´avoii ciu en AIIah, Ie Iuissanl, Ie
Digne de Iouanges,
AuqueI appailienl Ia iovaule des
cieux el de Ia leiie. AIIah esl Tenoin
de loule chose.
Ceux qui epiouvenl Ies ciovanls el
Ies ciovanles, puis ne se iepenlenl pas,
iecoIleionl Ie châlinenl de I´Lnfei el Ie
suppIice du feu.
Tandis que ceux qui cioienl el
acconpIissenl de lonnes ouvies auionl
des Iaidins sous IesqueIs couIenl des
iuisseaux. VoiIa Ie giand succòs !
Le châlinenl de lon Seigneui esl
iedoulalIe.
C´esl Lui, ceiles, qui connence
(Ia ciealion) el Ia ieilòie.
Ll c´esl Lui qui paidonne,
I´Affeclueux,

1
Tcncin. : iI s´agil du Iugenenl deiniei, où iI v
auia un piocòs jusle, avec des lenoins.
2
A|-U|ndud : designe un endioil sui Ia fionliòie
du Yenen el de I´Aialie Saoudile (Lillei. Long
fosse). Un ioi du Yenen, un usuipaleui, el son
peupIe v onl peisecule el liûIe vifs Ies
ciovanls. AIIah Ies a naudils poui ceIa.
Le Maîlie du Tiône, Ie Toul CIoiieux,
II ieaIise paifailenenl ce qu´II veul.
T´esl-iI paivenu Ie iecil des ainees,
De Ihaiaon el de Thanûd `
Mais ceux qui ne cioienl pas
peisislenl a niei,
AIois qu´AIIah, deiiiòie eux, Ies
ceine de loules pails.
Mais c´esl pIulôl un sulIine Coian,
Iieseive dans une TalIe Caidee
(aupiòs d´AIIah).
54


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Souiale 86
AT-TÃRIQ
(L'A5TRE NOCTURNE)
17 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 36
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Iai Ie cieI el pai I´aslie nocluine
Ll qui le diia ce qu´esl I´aslie
nocluine `
C´esl I´eloiIe elinceIanle.
II n´esl pas d´âne sans qu´eIIe
n´ail avec eIIe un gaidien.
Oue I´honne olseive donc de
quoi iI a ele ciee !
II a ele ciee d´une eau ejacuIee,
Soilie d´enlie Ies ieins el Ies côles.
AIIah esl paifailenenl CapalIe
de Ie iessuscilei.
Le joui où Ies couis devoiIeionl
Ieuis seciels,
II n´auia aIois ni foice el ni
sauveleui.
Iai Ie cieI aux piecipilalions
ieguIiòies !
Ll pai Ia leiie qui se fend
1
!
Ceci |Ie Coian! esl ceiles, une
paioIe decisive,
Ll non pas une pIaisanleiie !
Les necieanls iusenl |conlie Ia
veiile!,
Ll Ie iuse en conliepailie.
Accoide (ô Iiophòle) donc un
deIai aux necieanls. Accoide-Ieui
un couil deIai.
Souiale 87
AL-A
c

(LE PLU5-HAUT)
19 tcrsc|s Prc-ncg. n° 8
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
CIoiifie Ie non de lon Seigneui,
Ie IIus-Haul,

1
|a |crrc uui sc fcnd a Ia geininalion des giaines.
CeIui qui a ciee el agence haino-
nieusenenl,
Oui a deciele el guide,
Ll qui a fail poussei Ie pâluiage,
Ll en a fail ensuile une heile
sòche el noiiâlie.
Nous le feions iecilei (Ie Coian),
el lu n´en oulIieias iien,
Sauf ce qu´AIIah veul, cai II
connaîl ce qui paiaîl au giand joui
ainsi que ce qui esl cache.
Nous le nellions sui Ia voie Ia
pIus faciIe.
RappeIIe, donc, lanl que Ie
RappeI esl uliIe.
Ouiconque ciainl (AIIah) s´en
iappeIIeia,
Ll seuI Ie giand naIheuieux s´en
ecaileia,
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Lui qui seia inlioduil dans Ie pIus
giand Ieu,
Où iI ne connaîlia ni Ia noil ni Ia vie.
II iecoIleia Ie succòs, ceIui qui se
puiifie,
Ll nenlionne Ie non de son
Seigneui, puis acconpIil Ia piiòie.
Mais, vous piefeiez pIulôl Ia vie
piesenle,
AIois que I´au-deIa esl neiIIeui el
pIus duialIe.
Ceci se liouve, ceiles, dans Ies
IeuiIIels anciens,
Les IeuiIIels d´Aliahan el de Moïse.
Souiale 88
AL-GHÃ5HIYAH
(L'ENVELOPPANTE)
26 tcrsc|s Prc-ncg. n° 68
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
T´esl-iI paivenu Ie iecil de I´enve-
Ioppanle
1
`
Ce joui-Ia, iI v auia des visages
huniIies,
Suichaiges el epuises.
IIs seionl inlioduils dans un Ieu
aidenl
Ll seionl alieuves d´une souice
louiIIanle.
IIs n´auionl d´aulie nouiiiluie
que des pIanles epineuses,
Oui n´engiaissenl pas, ni n´apai-
senl Ia fain.
Ce joui-Ia, iI v auia des visages
epanouis,
Salisfails de Ieuis effoils,
Dans un haul Iaidin,
Où iIs n´enlendionl aucune fuliIile.
La, iI v auia des souices qui
couIenl sans cesse.

1
|´cntc|cppan|c : iI s´agil du Ioui de Ia
Resuiieclion qui couvie loule chose.
La, iI v auia des divans eIeves
Ll des coupes deposees,
Ll des coussins aIignes,
Ll des lapis elendus.
Ne voienl-iIs donc pas connenl
Ies chaneaux onl ele ciees `
Connenl Ie cieI a ele eIeve `
Connenl Ies nonlagnes onl ele
diessees `
Connenl Ia leiie a ele apIanie `
RappeIIe donc ! Tu n´as ele
envove que poui iappeIei,
Tu n´as pas a Ies conliaindie.
Ouanl a ceIui qui louine Ie dos el
ne cioil pas,
AIIah Iui infIigeia Ie pIus giand
châlinenl.
C´esl veis Nous qu´iIs ielouineionl.
Lnsuile, c´esl a Nous de Ies jugei.
56




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Souiale 89
AL-FAJR
(L'AUBE)
30 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 10
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Iai I´Aule !
Ll pai Ies dix nuils
1
!
Iai Ie paii el I´inpaii !
Ll pai Ia nuil quand eIIe s´ecouIe !
N´esl-ce pas Ia un seinenl suffisanl
poui Ies doues d´inleIIigence `
N´as-lu pas vu connenl lon
Seigneui a agi avec Ie peupIe de
c
Ad,
La liilu de |ran
2
, Ia cile aux coIonnes,
A Ia giandeui de IaqueIIe iien
n´elail conpaialIe `
Ll Ie peupIe des Thanûd qui
laiIIaienl Ieuis deneuies dans Ies
iocheis de Ia vaIIee `
Ainsi que Ihaiaon, I´honne aux
epieux
3
`
Tous, elaienl des gens qui
liansgiessòienl dans Ieuis pavs,
Ll v senòienl leaucoup de
desoidie.
Ton Seigneui deveisa aIois sui
eux un dui châlinenl.
Cai lon Seigneui suiveiIIe loul de
liòs piòs.
Ouanl a I´honne, Ioisque son
Seigneui I´epiouve en I´honoianl
4
el
en Ie conlIanl de lienfails, iI dil :
« Mon Seigneui n´a honoie. »

1
Par |cs dix nui|s : Ce sonl, conne nous en a
infoine Iln
c
Allâs, Ies 1O pienieis jouis
du nois de DhûI-Hijja, nois du Ciand
IòIeiinage donl fail pailie Ie joui d´Aiafa
el Ia fôle du saciifice.
2
|ran : viIIe du pavs du peupIe des
c
Ad.
3
 Ce leine designe Ies soIdals de Ihaiaon
qui assuiaienl Ia secuiile du pavs.
4
|n |´ncncran| : (aulie sens) en elanl
geneieux avec Iui.
Mais Ioisqu´II I´epiouve en Iui
ieslieignanl sa sulsislance, iI dil :
« Mon Seigneui n´a huniIie. »
II n´en esl pouilanl pas ainsi !
C´esl vous pIulôl, qui n´ôles pas
geneieux enveis Ies oipheIins :
Oui ne vous incilez pas nulueI-
Ienenl a nouiiii Ie pauvie,
Oui devoiez I´heiilage avec une
avidile voiace,
Ll ainez Ies iichesses d´un
anoui sans Iinile.
Iienez gaide ! Ouand Ia leiie
seia conpIòlenenl puIveiisee,
Ll que lon Seigneui viendia ainsi
que Ies anges, iang pai iang,
Ll que ce joui-Ia, on anòneia I´Lnfei :
ce joui-Ia, I´honne se iappeIIeia. Mais a
quoi Iui seiviia-l-iI de se iappeIei `
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II diia : « HeIas ! Si seuIenenl j´avais
fail du lien poui na vie fuluie ! »
Ce joui-Ia donc, nuI n´auia janais
châlie conne AIIah châlieia,
Ll nuI n´auia janais enchaîne
conne II enchaîneia.
« Ò loi, I´âne apaisee,
Relouine veis lon Seigneui,
salisfaile el agieee :
Lnlie donc paini Mes seivileuis,
Ll enlie dans Mon Iaiadis. »
Souiale 9O
AL-BALAD
(LA CITE)
20 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 35
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Ie juie pai celle Cile
1
!
Cai lu iesides (ô Muhannad)
dans celle cile
2
-
Ll pai Ie pòie el ce qu´iI engendie !
Nous avons, ceiles, ciee I´honne
poui une vie de Iulle.
Iense-l-iI que peisonne ne pouiia
iien conlie Iui `
II dil : « I´ai depense enoinenenl
d´aigenl. »
Iense-l-iI que nuI ne I´a vu `
Ne Iui avons-Nous pas alliilue
deux veux,
Une Iangue el deux Iòvies `
Ne Iui avons-Nous pas indique
Ies deux voies
3
`
Oi, pouiquoi ne s´engage-l-iI pas
dans Ia voie difficiIe
4
!

1 II s´agil de Ia cile de Ia Mecque, viIIe nalaIe
du Iiophòle .
2 AIIah a juie pai La Mecque, cai c´esl Ie Iieu
Ie pIus vaIeuieux du nonde, suiloul
Ioisque Ie Iiophòle Muhannad  v
vivail.
3
|ndiuuc |cs dcux tcics : du lien el du naI.
Ll qui le diia ce qu´esl Ia voie
difficiIe `
C´esl Ie fail d´affianchii un escIave,
Ou nouiiii, en un joui de fanine,
Un pioche paienl oipheIin
Ou un pauvie dans Ie giand lesoin.
Ll c´esl ôlie, en oulie, de ceux qui
cioienl el s´enjoignenl nulueIIenenl
I´enduiance, el s´enjoignenl nulueI-
Ienenl Ia niseiicoide.
Ceux-Ia sonl Ies gens de Ia dioile :
AIois que ceux qui ne cioienl pas en
Nos veisels sonl Ies gens de Ia gauche.
IIs seionl dans un Ieu qui se
iefeineia sui eux.

4
Au|rc in|crprc|a|icn : qu´iI ne fianchisse
I´olslacIe !
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Souiale 91
ACH-CHAM5
(LE 5OLEIL)
15 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 26
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Iai Ie soIeiI el pai son ecIal nalinaI !
Ll pai Ia Iune quand eIIe Ie suil !
Ll pai Ie joui quand iI I´ecIaiie !
Ll pai Ia nuil quand eIIe I´enveIoppe
1
!
Ll pai Ie cieI el CeIui qui I´a consliuil !
Ll pai Ia leiie el CeIui qui I´a elendue !
Ll pai I´âne el CeIui qui I´a
hainonieusenenl faconnee :
Ll Iui a aIois inspiie son
innoiaIile, de nône que sa piele !
CeIui qui Ia puiifie auia ieussi.
AIois que ceIui qui Ia coiionpl,
auia loul peidu.
Le peupIe de Thanûd, pai Ieui
liansgiession, onl ciie au nensonge,
Loisque Ie pIus niseialIe
2
d´enlie
eux se Ieva (poui luei Ia chaneIIe).
Le Messagei d´AIIah Ieui avail
dil : « C´esl Ia chaneIIe d´AIIah !
Laissez-Ia loiie ! »
Mais, iIs Ie liailòienl de nenleui,
el Ia luòienl. Leui Seigneui Ies
deliuisil donc, poui Ieui peche el
elendil Son châlinenl sui lous.
Ll AIIah n´a aucune ciainle des
consequences.Souiale 92
AL-LAYL
(LA NUIT)
21 tcrsc|s Prc-ncg. n° 9
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Iai Ia nuil quand eIIe enveIoppe loul !
Iai Ie joui quand iI ecIaiie !

1
Quand i| |´cc|airc. Quand c||c |´cntc|cppc :
ecIaiie. el enveIoppe Ia leiie.
2
|c p|us niscrao|c : paice que Ie pIus
necieanl el poui avoii lue Ia chaneIIe.
Ll pai ce qu´II a ciee, nâIe el feneIIe !
Vos effoils sonl de naluies diveises :
CeIui qui donne el ciainl (AIIah)
3

Ll decIaie veiidique Ia pIus leIIe
ieconpense,
Nous Iui faciIileions Ia voie veis
Ie pIus giand lonheui.
Ll quanl a ceIui qui esl avaie, se
dispense (de I´adoialion d´AIIah),
Ll liaile de nensonge Ia pIus
leIIe ieconpense,
Nous Iui faciIileions Ia voie a Ia
pIus giande difficuIle,
Ll ses iichesses ne Iui seiviionl a
iien quand iI seia jele (au Ieu).
C´esl a Nous, ceiles, de guidei :

3
Qui dcnnc : ce qu´AIIah a oidonne de donnei.
59


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A Nous appailiennenl Ia vie
deiniòie el Ia vie piesenle.
Ie vous ai donc aveilis d´un Ieu
aux fIannes inlenses,
Où ne liûIeia que Ie danne,
Oui ciie au nensonge el se delouine :
AIois qu´en seia epaigne Ie pieux,
Oui donne ses liens poui se puiifiei,
Ll non pas en ieloui d´un seivice
iendu,
Mais seuIenenl poui Ia iecheiche
(de Ia salisfaclion) du Visage de son
Seigneui, Ie Tiòs-Haul.
Ll ceiles, iI seia lienlôl salisfail !

Souiale 93
AD-DHUHÃ
(LE JOUR MONTANT)
11 tcrsc|s Prc-ncg. n° 11
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Iai Ie Ioui nonlanl !
Ll pai Ia nuil quand eIIe couvie loul !
Ton Seigneui ne l´a ni alan-
donne, ni delesle.
La vie deiniòie esl ceiles neiIIeuie
poui loi que Ia vie piesenle.
Ton Seigneui l´accoideia Ses
faveuis el aIois lu seias salisfail.
Ne l´a-l-II pas liouve oipheIin,
puis l´a accueiIIi `
Ne l´a-l-II pas liouve ignoianl,
puis l´a guide `
Ne l´a-l-II pas liouve pauvie,
puis l´a eniichi `
Ne naIliaile donc pas I´oipheIin.
Ne iepousse donc pas ceIui qui
quenande.
Ll quanl aux lienfails de lon
Seigneui, nenlionne-Ies.
Souiale 94
A5-5HARH
(L'OUVERTURE)
8 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 12
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Ne l´avons-Nous pas ouveil Ia poiliine `
Ll ne l´avons-Nous pas dechaige
du faideau,
Oui accalIail lon dos `
Ll eIeve poui loi la ienonnee `
Ceiles, Ia difficuIle s´acconpagne
loujouis d´une faciIile.
Oui, Ia difficuIle s´acconpagne
loujouis d´une faciIile.
Ouand lu le Iilòies de les
pieoccupalions, adoie AIIah.
Ll en lon Seigneui SeuI pIace les
espoiis.
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Souiale 95
AT-TÏN
(LE FIGUIER)
8 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 28
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Iai Ie figuiei el I´oIiviei !
Ll pai Ie nonl Sinaï !
Ll pai celle Cile sûie
1
!
Nous avons ceiles ciee I´honne
dans Ia foine Ia pIus paifaile.
Lnsuile, Nous I´avons ianene au
niveau Ie pIus las,
Sauf ceux qui cioienl el accon-
pIissenl de lonnes ouvies : ceux-Ia
auionl une ieconpense janais
inleiionpue.
Apiòs ceIa, qu´esl-ce qui le pousse a
niei Ia Reliilulion de nensonge `
AIIah n´esl-II pas Ie pIus Sage
des Iuges
2
`
Souiale 96
AL-
c
ALAQ
(LE CAILLOT DE 5ANG)
19 tcrsc|s Prc-ncg. n° 1
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Lis, au non de lon Seigneui qui a ciee,
Oui a ciee I´honne d´un caiIIol
de sang.
Lis ! Ton Seigneui esl Ie Tiòs NolIe,
Oui a enseigne pai Ia pIune |Ie caIane!.
II a enseigne a I´honne ce qu´iI
ne savail pas.
Viainenl, I´honne depasse Ies
Iiniles
Dòs qu´iI cioil se suffiie a Iui-
nône (a cause de sa iichesse).
Iouilanl, c´esl veis lon Seigneui
qu´esl Ie ieloui.

1
Cc||c Ci|c surc : La Mecque. Ce veisel ainsi
que Ies deux piecedenls fail aIIusion aux
Iieux des ieveIalions des liois ieIigions
nonolheisles : Ia IaIesline (Iesus), Ie Monl
Sinaï (Moïse) el La Mecque (Muhannad)
2
A Ia fin de celle souiale, iI esl ieconnande
de diie : « Mais si, pai non Seigneui ! »
As-lu vu ceIui qui inleidil
A un seivileui d´AIIah (Muhan-
nad) de ceIeliei Ia piiòie `
Vois-lu s´iI esl sui Ia lonne voie,
Ou s´iI oidonne Ia piele `
Vois-lu si I´aulie ciie au nen-
songe el se delouine `
Ne sail-iI pas que viainenl AIIah voil `
Mais non ! S´iI ne cesse pas, Nous Ie
saisiions ceiles pai Ie loupel,
Le loupel d´un nenleui, d´un pecheui.
Ou´iI appeIIe donc son assenlIee.
Nous appeIIeions Ies gaidiens
(de I´Lnfei).
Non ! Ne Iui oleis pas : nais
piosleine-loi el iappioche-loi
3
.


3
Rapprccnc-|ci . (d´AIIah). Apiòs ce veisel, iI
esl conseiIIe de se piosleinei.
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Souiale 97
AL-QADR
(LA DE5TINEE)
5 tcrsc|s Prc-ncg. n° 25
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Nous I´avons ceiles ieveIe (Ie
Coian) pendanl Ia nuil d´A|-Qadr (Ia
nuil du neiile ou Ia nuil du deslin).
Ll qui le diia ce qu´esl Ia nuil
d´A|-Qadr `
La nuil d´A|-Qadr esl neiIIeuie
que niIIe nois.
Duianl ceIIe-ci descendenl Ies
anges ainsi que I´Lspiil
1
, pai peinis-
sion de Ieui Seigneui avec lous Ies
oidies d´AIIah.
LIIe esl paix el saIul jusqu´a
I´appaiilion de I´aule.

Souiale 98
AL-BAYYINAH
(LA PREUVE)
8 tcrsc|s Pcs|-ncg. n° 100
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Les necieanls paini Ies gens du
Livie, ainsi que Ies poIvlheisles, ne
cesseionl de necioiie jusqu´a ce que
Ieui paivienne Ia Iieuve evidenle :
Un Messagei, de Ia pail d´AIIah,
qui Ieui iecile des feuiIIels puiifies,
Dans IesqueIs se liouvenl des
piesciiplions d´une ieclilude paifaile.
Ll ceux a qui Ie Livie a ele donne
ne se sonl divises qu´apiòs que Ia
pieuve evidenle Ieui ful paivenue.
II ne Ieui a ele oidonne, cependanl,
que d´adoiei AIIah, Lui vouanl un
cuIle excIusif, d´acconpIii Ia piiòie el

1
L´Lspiil : I´ange CaliieI.
d´acquillei Ia Zakâl. Ll voiIa Ia ieIigion
de dioiluie.
Les necieanls paini Ies gens du
Livie, ainsi que Ies poIvlheisles iionl
au feu de I´Lnfei, poui v deneuiei
eleineIIenenl. De loule Ia ciealion,
ce sonl eux Ies piies.
Ouanl a ceux qui cioienl el
acconpIissenl de lonnes ouvies, ce
sonl Ies neiIIeuis de loule Ia ciealion.
Leui ieconpense aupiòs d´AIIah seia
Ies Iaidins d´Lden, sous IesqueIs couIenl
Ies iuisseaux, el où iIs deneuieionl
eleineIIenenl. AIIah Ies agiee el iIs
L´agieenl. TeIIe seia Ia ieconpense de
ceIui qui ciainl son Seigneui.
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Souiale 99
AZ-ZALZALAH
(LA 5ECOU55E)
8 tcrsc|s Pcs|-ncg. n° 93
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Ouand Ia leiie lienlIeia d´un
lienlIenenl vioIenl,
Ll qu´eIIe feia soilii ses faideaux
1
,
Ll que I´honne diia : « Ou´a-l-
eIIe donc ` »
Ce joui-Ia, eIIe conleia son hisloiie,
SeIon ce que lon Seigneui Iui
auia oidonne.
Ce joui-Ia, Ies gens soiliionl
sepaienenl poui que Ieuis ouvies
Ieui soienl nonliees.
Ouiconque fail un lien, fûl-ce du
poids d´une poussiòie, Ie veiia,
Ll quiconque fail un naI, fûl-ce
du poids d´une poussiòie, Ie veiia.

Souiale 1OO
AL-
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ÃDIYÃT
(LE5 COUR5IER5)
11 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 14
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Iai Ies chevaux qui gaIopenl el
haIòlenl,
Des salols desqueIs jaiIIissenl des
elinceIIes,
Oui allaquenl au nalin.
Ll fonl ainsi voIei Ia poussiòie,

1
|cra scr|ir scs fardcaux : Ies noils enleiies.
Ll penòlienl au niIieu de Ia
lioupe ennenie.
L´honne esl, ceiles, ingial
enveis son Seigneui :
Ll iI esl ceiles lenoin de ceIa :
Ouanl aux iichesses, iI Ies aine
avidenenl.
Ne sail-iI donc pas que Ioisque Ie
conlenu des lonles seia ienveise,
Ll que seia devoiIe ce qui esl
dans Ies poiliines `
Ce joui-Ia, ceiles, Ieui Seigneui
seia paifailenenl infoine a Ieui sujel.
63


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Souiale 1O1
AL-QÃRI
c
AH
(LE FRACA5)
11 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 30
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Le fiacas !
Ou´esl-ce que Ie fiacas `
Ll qui le diia ce qu´esl Ie fiacas `
C´esl Ie joui où Ies gens seionl
conne des papiIIons epaipiIIes,
Ll Ies nonlagnes conne de Ia
Iaine caidee :
CeIui donl Ia laIance seia Iouide,
Mòneia une vie agiealIe :
Ll ceIui donl Ia laIance seia
Iegòie,
Auia poui deslinalion un alîne
piofond.
Ll qui le diia ce que c´esl `
C´esl un Ieu aidenl.

Souiale 1O2
AT-TAKÃTHUR
(LA COUR5E AUX RICHE55E5)
8 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 16
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
La couise aux iichesses vous
disliail,
Iusqu´a ce que vous visiliez Ies
lonles
1
.

1
]usuu´a cc uuc tcus tisi|icz |cs |cnocs :
jusqu´a Ia noil.
Mais non ! Vous sauiez lienlôl !
Lncoie une fois, vous sauiez
lienlôl !
Sûienenl ! Si vous saviez de
science ceilaine.
Vous veiiez, ceiles, Ia Iouinaise.
Iuis, vous Ia veiiez ceiles, avec
I´oiI de ceililude.
Iuis, assuienenl, vous seiez
inleiioges, ce joui-Ia, sui Ies
lienfails.






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Souiale 1O3
AL-
c
A5R
(LE TEMP5)
3 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 13
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
Iai Ie Tenps !
L´honne esl ceiles, en peidilion,
Sauf ceux qui cioienl el acconpIis-
senl de lonnes ouvies, s´enjoignenl
nulueIIenenl Ia veiile el s´enjoignenl
nulueIIenenl Ia palience.
Souiale 1O4
AL-HUMAZAH
(LE5 CALOMNIATEUR5)
9 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 32
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
MaIheui a loul caIonnialeui
diffanaleui,
Oui anasse une foilune el Ia conple,
Iensanl que sa foilune I´innoilaIiseia.
Mais non ! II seia ceiles, jele dans
Ia Hu|anan
1
.
Ll qui le diia ce qu´esl Ia Hu|anan `
Le Ieu allise d´AIIah
Oui giinpe jusqu´aux couis.
II se iefeineia sui eux,
Ln coIonnes de fIannes elendues.
Souiale 1O5
AL-FÏL
(L'ELEPHANT)
5 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 19
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
N´as-lu pas vu connenl lon Seigneui
a agi enveis I´ainee de I´eIephanl
2
`

1
Hu|anan : Iillei. Oui eciase : un des nons
de I´Lnfei.
2
|´arncc dc |´c|cpnan| : Ies Alvssins qui
occupaienl Ie Yenen vouIaienl evangeIisei
I´Aialie enliòie el iIs se fixòienl conne
oljeclif de naichei sui La Mecque. Le
gouveineui alvssin, Aliaha, fil venii un
eIephanl giganlesque el diiigea une
expedilion conlie Ia Mecque. Le giand chef
N´a-l-II pas conpIòlenenl aneanli
Ieui iuse `
Ll envove sui eux des oiseaux
pai vagues successives
Oui Ieui Iancòienl des pieiies d´aigiIe `
Ll II Ies iendil senlIalIes a de Ia
paiIIe nâchee.

necquois, AlduI MullaIil (giand pòie de
Muhannad ) Ie ienconlia aux aIenlouis
de Ia cile saciee el fil inpiession sui Aliaha.
Au giand elonnenenl de I´envahisseui,
AlduI MullaIil dil : « Les chaneaux
n´appailiennenl, donc je Ies iecIane : quanl a
Ia Kaala, eIIe a son Maîlie qui s´en occupeia. »
Ln effel, I´eIephanl ne vouIul pIus naichei
veis Ia Mecque el des oiseaux deliuiienl
I´ainee au conpIel. Au nonenl de Ia
ieveIalion de celle souiale, enviion 4O ans
apiòs, iI v avail encoie des lenoins paini Ies
païens de Ia Mecque, ceux-Ia nônes qui
iidicuIisaienl chaque veisel du Coian.
65


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Souiale 1O6
QURAY5H
(LE5 QURAYCHITE5)
4 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 29
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
   (Nous avons accoide Ia paix el Ia
secuiile) poui que Ia liilu de
Ouiavsh
1
puisse deneuiei a La
Mecque el s´accoulunei au vovage,
   Ioui qu´iIs puissenl s´accoulunei
aux vovages d´hivei el d´ele
2
.
  Ou´iIs adoienl donc (en ienei-
cienenl) Ie Seigneui de celle Maison
(Ia Kaala).
  Oui Ies a nouiiis conlie Ia fain el
iassuies de Ia ciainle !

Souiale 1O7
AL-MÃ
c
UN
(CE QUI PEUT AIDER)
7 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 17
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
   Vois-lu ceIui qui liaile de
nensonge Ia Reliilulion `
  C´esl lien Iui qui iepousse I´oipheIin,
  Ll qui n´encouiage poinl a
nouiiii Ie pauvie.
  MaIheui donc, a ceux qui piienl
  Toul en negIigeanl |d´acconpIii!
Ieui piiòie |a I´heuie!,
  Oui sonl pIeins d´oslenlalion,

1
|cs Qurausn : halilanls de Ia Mecque,
concilovens de Muhannad .
2
|n nitcr : veis Ie Yenen. |n c|c : veis Ia
Sviie.
  Ll iefusenl de piôlei, ne seiail-ce
qu´un uslensiIe.

Souiale 1O8
AL-KAWTHAR
(L'ABONDANCE)
3 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 15
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
  Nous l´avons ceiles, accoide A|-
Kau|nar
3
(I´Alondance).
  Voue a lon Seigneui SeuI la
piiòie el lon saciifice.
   C´esl ceIui qui le hail qui seia
piive de loul lien.


3
 C´esl un fIeuve au Iaiadis.
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Souiale 1O9
AL-KÃFIRUN
(LE5 MECREANT5)
6 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 18
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
   Dis : « Ò vous Ies necieanls !
  Ie n´adoie pas ce que vous adoiez.
  Ll vous n´adoiez pas ce que j´adoie.
  Ll Ie n´adoie pas ce que vous avez adoie.
  Ll vous n´adoiez pas ce que j´adoie.
  A vous, volie ieIigion, el a noi, Ia
nienne. »




Souiale 11O
AN-NA5R
(LE 5ECOUR5)
3 tcrsc|s Pcs|-ncg. n¨ 114
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
   Loisque vienl Ie secouis d´AIIah
ainsi que Ia vicloiie,
  Ll que lu vois Ies gens enliei en
fouIe dans Ia ieIigion d´AIIah,
  AIois gIoiifie lon Seigneui en Le
Iouanl el inpIoie Son paidon, cai II
esl CeIui Oui acceple Ie iepenlii
conlinueIIenenl.

Souiale 111
AL-MA5AD
(LE5 FIBRE5)
5 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 6
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
   Oue peiissenl Ies nains d´Alû-
Lahal
1
el que Iui-nône peiisse.
  Sa foilune ne Iui seiviia a iien, ni
ce qu´iI a acquis.
  II seia inlioduil dans un Ieu inlense.
  De nône sa fenne, Ia poileuse de
lois
2
,
   Une coide de filies seia allachee
a son cou.

1
Aou-|anao : un des oncIes de Muhannad
 el I´un des piies ennenis de I´IsIan.
2
Sa fenne : Unn IanîI, soui d´Alû Sufvãn.
LIIe jelail des lianches epineuses Ia nuil,
devanl Ia naison du Iiophòle  qui
ienliail pai des iues non ecIaiiees, apiòs
avoii piie devanl Ia Kaala.
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Souiale 112
AL-IKHLÃ5
(LE MONOTHEI5ME PUR)
4 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 22
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
   Dis : « II esl AIIah, Unique.
  AIIah, Le SeuI a ôlie inpIoie
poui ce que nous desiions.
  II n´a janais engendie, n´a pas
ele engendie.
  Ll nuI ne Lui esl senlIalIe. »


Souiale 113
AL-FALAQ
(L'AUBE NAI55ANTE)
5 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 20
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
  Dis : « Ie cheiche pioleclion aupiòs
du Seigneui de I´aule naissanle,
  Conlie Ie naI des ôlies qu´II a
ciees,
  Conlie Ie naI de I´olscuiile
quand eIIe s´appiofondil,
  Conlie Ie naI de ceIIes qui
souffIenl (Ies soiciòies) sui Ies nouds,
  Ll conlie Ie naI de I´envieux
quand iI envie. »








Souiale 114
AN-NÃ5
(LE5 HOMME5)
6 tcrsc|s Prc-ncg. n¨ 21
/a ssm i/||s|. |s Isat M|ss(|ss(i|sa\. |s I(ss M|ss(|ss(i|sa\.
   Dis : « Ie cheiche pioleclion
aupiòs du Seigneui des honnes.
  Le Souveiain des honnes,
  Dieu des honnes,
  Conlie Ie naI du nauvais
conseiIIei (Ie DialIe), fuilif,
  Oui insuffIe Ie naI dans Ies
poiliines des honnes,
  Ou´iI soil un djinn, ou un ôlie
hunain. »
68



D'nù !c musu!man µuIsc-t-I! sa crnvancc ? Le nusuInan puise sa
ciovance du Livie d´AIIah  el de Ia Sunna aulhenlique de Son Iiophòle
 qui ne piononce iien sous I´effel de Ia passion Ce n´est rlen d´autre
qu´une rete|atlon lnsµlree |An-Najn, 4!, en se lasanl sui Ia conpiehension
qu´en onl eue Ies Conpagnons du Iiophòle el nos pieux piedecesseuis.
  
En cas dc dIvcrgcncc, à qunI dcvnns-nnus nnus référcr ? Nous devons
nous iefeiei a Ia IegisIalion isIanique el jugei seIon Ie Livie d´AIIah el Ia
Sunna de Son Iiophòle, cai AIIah  dil : Puls. sl tous tous dlsµutet en
quol que ce solt. rentoµet-|e ù A||ah et au Messager |An-Nissâ´, 59!. Le
Iiophòle  a dil : « ]´ai |aissc parni tcus dcux cncscs c| tcus nc tcus
cgarcrcz pas |an| uuc tcus tcus u accrccncrcz . |c |itrc d´A||an c| |a Sunna dc
Scn Prcpnc|c. » |Rappoile pai Ahnad!.
  
Quc! scra !c grnuµc sauvé !c Jnur dc !a RésurrcctInn ? Le Iiophòle  a
dil : « || na ccnnunau|c sc ditiscra cn scixan|c-|rcizc grcupcs. |cus ircn| cn |nfcr
sauf un. » Les Conpagnons denandòienl : « LequeI, ô Messagei d´AIIah ` » II
iepondil : « Cc|ui dans |cuuc| jc suis atcc ncs ccnpagncns » |Ahnad!. La veiile,
c´esl donc ce que pialiquaienl Ie Iiophòle  el ses Conpagnons. II vous
inconle de suivie Ia Sunna du Messagei  el de vous ecailei de I´innovalion
si vous aspiiez au saIul el a I´acceplalion de vos ouvies aupiòs d´AIIah .
  
Quc!!cs snnt !cs cnndItInns µnur qu'unc muvrc snIt agrééc ? Ces
condilions sonl : 1) La ciovance en AIIah el Ie nonolheisne (A|-Taunid) : Ln
effel, une ouvie n´esl pas agieee d´un poIvlheisle. 2) La sinceiile (A|-||n|as)
qui consisle a vouei celle ouvie excIusivenenl a AIIah. 3) La confoinile avec
Ies enseignenenls du Iiophòle  (A|-|||ioa
c
). Ainsi, on ne doil adoiei AIIah
que de Ia naniòie qu´II a Iegifeie. Si I´une de ces condilions vienl a nanquei,
I´ouvie esl iejelee. AIIah  dil : Nous atons consldere |´uutre qu´l|s ont
accomµ|le et Nous |´atons redulte en µousslère eµarµl||ee |AI-Iuiqân, 23!.
  
CnmbIcn v a-t-I! dc dcgrés dans !a rc!IgInn Is!amIquc ? La ieIigion a
liois degies : I´IsIan (A|-|s|an), Ia foi (A|-|nan) el Ia peifeclion (A|-|nsan).
  
Qu'cst-cc quc !'Is!am ct quc! cst !c nnmbrc dc scs µI!Icrs ? L´IsIan esl Ia
sounission a AIIah pai Ie nonolheisne (Taunid), I´assujellissenenl a Lui pai
I´oleissance, el Ie desaveu du poIvlheisne el de ses adeples. L´IsIan a cinq piIieis
nenlionnes dans Ia paioIe du Iiophòle  : « |´|s|an cs| oa|i sur cinu (pi|icrs) .
|´a||cs|a|icn uu´i| n´u a dc ditini|c (dignc d´adcra|icn) uu´A||an c| uuc Munannad cs| |c
Mcssagcr d´A||an. |´acccnp|isscncn| dc |a pricrc ri|uc||c. |´acuui||cncn| dc |a Za|a|. |c
pc|crinagc a |a Maiscn sacrcc c| |c jcunc du Ranadan. » |AI-ßukhâiî el MusIin!.
  
Qu'cst-cc quc !a fnI ct quc! cst !c nnmbrc dc scs µI!Icrs ? La foi esl Ia
conviclion du coui, ce qu´allesle Ia Iangue el ce qui esl appIique pai Ies
nenlies du coips : eIIe augnenle Ioiqu´on oleil a AIIah el dininue
Ioisqu´on Iui desoleil. AIIah  a dil : Afln qu´l|s a]outent une fol ù |eur
fol |AI-Ialh, 4! Le Iiophòle  a dil : « |a fci ccnpcr|c scixan|c-dix c|
uuc|uucs orancncs . |a nci||curc cs| dc dirc « i| n´u a pcin| dc ditini|c dignc
d´adcra|icn cn dcncrs d´A||an » c| |a ncindrc cs| d´cn|ctcr cc uui pcu| c|rc nuisio|c
Qucstinns impnrtantcs
dans
!a vic du musu!man
 
69


sur |c cncnin. |a pudcur cs| unc orancnc dc |a fci. » |Rappoile pai MusIin!. Ioui
lien vous iendie conple de ceIa, vous ienaiqueiez en vous un enliain
poui I´oleissance pendanl Ies peiiodes où Ies lonnes ouvies sonl
nonlieuses el un ieIâchenenl Ioisqu´on connel des peches. AIIah  dil :
Les bonnes uutres dlsslµent |es mautalses |Hûd, 114!. La foi a six piIieis. IIs
sonl evoques dans celle paioIe du Iiophòle  : « C´cs| crcirc cn A||an. Scs
angcs. Scs |itrcs. Scs ncssagcrs. au jcur dcrnicr c| crcirc a |a prcdcs|ina|icn ocnnc
cu nautaisc. » |Rappoile pai AI-ßukhâiî!.
  
Quc sIgnIfIc « I! n'v a µas dc dIvInIté sI cc n'cst A!!ah » ? CeIa signifie
Ia negalion du dioil d´adoialion a loule divinile aulie qu´AIIah el
I´affiinalion que ce dioil appailienl a AIIah  excIusivenenl.
  

A!!ah cst-I! avcc nnus ? Oui, AIIah esl avec nous pai Sa science, Son ouïe,
Sa vue, Sa pioleclion, Sa doninalion, Sa puissance el Sa voIonle. Ouanl a son
Lssence, LIIe ne se nôIe pas aux ciealuies el iien ne La ceine paini Ies
ciealuies, gIoiie el puiele a AIIah.
   

Pcut-nn vnIr A!!ah ? La connunaule nusuInane esl unanine poui diie qu´on
ne voil pas AIIah dans Ia vie piesenle el que Ies ciovanls veiionl AIIah au Iieu du
iassenlIenenl Ie Ioui de Ia Resuiieclion el au Iaiadis. AIIah  dil : Ce ]our-|ù. l| µ
aura des tlsages resµ|endlssants : qul regarderont |eur Selgneur |AI-Oivânah, 22-23!


Quc!!c cst !'utI!Ité dc cnnnaîtrc !cs nnms d'A!!ah ct 5cs attrIbuts ? La
pieniòie olIigalion qu´AIIah  a piesciile a ses seivileuis esl de Le
connaîlie. Si Ies gens Le connaissenl, iIs L´adoieionl conne iI se doil. AIIah
 dil : Sache donc qu´en terlte. l| n´µ a µolnt de dltlnlte |dlgne
d´adoratlonI ù µart A||ah et demande µardon µour tes µeches |Muhannad,
19!. Ainsi, I´evocalion d´AIIah pai I´innensile de Sa niseiicoide enliaîne
I´espoii |d´ollenii Son paidon! : I´evocalion de Son châlinenl iude
inpIique de Le ciaindie el Ie fail qu´II soil Ie SeuI a disliiluei Ses lienfails
piocuie Ia gialilude el Ie ieneicienenl enveis Lui. On enlend pai adoiei
AIIah pai Ses nons el alliiluls : Ies connaîlie, conpiendie Ieui sens el Ies
nellie en pialique. II esl ieconnande poui Ie seivileui de pailagei ceilains
nons el alliiluls avec AIIah : pai exenpIe Ia science, Ia conpassion, Ia
juslice. II v en a d´aulies qu´iI esl lIânalIe poui Ie seivileui d´adoplei,
conne Ia divinile, Ia fieile el I´oigueiI - cai iIs sonl piopies a AIIah.
D´aulies alliiluls enfin sonl piopies au seivileuis, neiiloiies poui Iui el
nône olIigaloiies, nais avec IesqueIs iI esl inleidil de quaIifiei Ie Seigneui,
conne Ia seivilude (a|-
c
Uoudiuan), Ia pauviele, Ie lesoin, Ia sounission,
I´inpIoialion, elc. La ciealuie Ia pIus ainee d´AIIah esl ceIIe qui possòde Ies
quaIiles qu´AIIah aine el Ia ciealuie Ia pIus execialIe aupiòs d´AIIah esl
ceIIe qui delienl Ies quaIiles qu´AIIah delesle.
 A!!ah  dIt : C´est ù A||ah qu´aµµartlennent |es noms |es µ|us beaux.
lntoquet-|e donc µar ces noms |AI-A
c
iâf, 18O! On iappoile de naniòie fialIe
que Ie Messagei d´AIIah  a dil : « A||an a uua|rc-ting|-dix-ncuf ncns. ccn|
ncins un . cc|ui uui |cs ccnnai| c| |cs nc| cn pra|iuuc (|i||. . |cs dcncnorc) cn|rcra au
70


 » |AI-ßukhâiî el MusIin!. Lcs dénnmbrcr signifie : 1- Denonliei Ses
nons el Ies iepeiloiiei 2- Ln conpiendie Ie sens el v cioiie. Iai exenpIe,
quand on dil A!-Hakîm (!c 5agc), on se sounel enliòienenl a AIIah, cai on
sail que loul esl iegi pai Sa sagesse. Ouand on enlend A!-Qudûss (!c
5anctIfIé), ce qui vienl a I´espiil esl qu´AIIah esl exenpl de loul defaul. 3-
Invoquei AIIah pai Ses nons. L´invocalion esl de deux soiles :
a)L´invocalion d´eIoge el d´adoialion b) L´invocalion de denande.
Cc!uI quI sc réfèrc au Cnran ct à !a 5unna authcntIquc µcut
réµcrtnrIcr !cs nnms d'A!!ah. En vnIcI !a !Istc :
Nnm 5IgnIfIcatInn

A!!ah
CeIui qui possòde Ia divinile el Ie dioil d´ôlie adoie sui loule Sa ciealion. II
esl CeIui qui esl adoie, poui qui on s´huniIie el a qui on se sounel
enliòienenl. On s´incIine, on se piosleine devanl Lui el on Lui voue
excIusivenenl loules Ies foines d´adoialion.
  
Ar-Rahmân

Lc Tnut MIsérIcnrdIcux Ce non indique I´innensile de Ia niseiicoide
d´AIIah qui louche loules Ses ciealuies. Ce non esl piopie a AIIah . II esl
inleidil de I´alliiluei a aulie que Lui.
(   <.r¡ti
Ar-Rahîm


Lc Très MIsérIcnrdIcux CeIui qui fail niseiicoide, qui paidonne aux
ciovanls dans Ia vie d´ici-las el dans I´au-deIa. II Ies a guides veis Son
adoialion, el II Ies honoieia dans I´au-deIa en Ieui accoidanl Son paiadis.
(¡..sti)
A!-
c
Afuw
Lc Grand Pardnnncur CeIui qui efface Ies peches, Ies alsoul el ne châlie pas
Ie seivileui aIois qu´iI Ie neiileiail.
(,¡.iti)
A!-Ghafûr
Lc Pardnnncur CeIui qui cache Ies peches, ne Ies divuIgue pas el ne chalîe
pas ceIui qui Ies connel.
(,t.iti)
A!-Ghaffâr
Lc Grand Pardnnncur Non qui indique qu´AIIah paidonne sans cesse a Son
seivileui qui connel des peches puis denande Ie paidon.
(a¡.¡ti)
Ar-Ra'ûf
Lc C!émcnt CeIui qui possòde Ia conpassion qui esl Ie conlIe de Ia
cIenence, el qui louche Ies ciealuies ici-las, el ceilaines dans I´au-deIa qui
sonl Ses aIIies Ies ciovanls.
(<..ati)
A!-Ha!îm

L'Indu!gcnt CeIui qui ne s´enpiesse pas de châliei Ses seivileuis, lien qu´II
en a Ia possiliIile, nais pIulôl qui v ienonce el Ieui accoide Son paidon
quand iIs Ie Lui denandenl.
( i .i¡ït )
At-Tawwâb
L'AccucI!!ant au rcµcntIr CeIui qui faciIile Ia voie veis Ie iepenlii a qui II
veul paini ses seivileuis, el I´acceple d´eux.
(¡.ï.ti)
As-5Ittîr
Cc!uI quI cnuvrc CeIui qui cache Ies peches de Ses seivileuis el ne Ies
devoiIe pas devanl loul Ie nonde. CeIui qui aine que Son seivileui voiIe ses
piopies peches, ceux des aulies, el couvie ses pailies inlines.
(¸.iti)
A!-Ghanîv
Lc RIchc CeIui qui n´a nuIIenenl lesoin de Ses seivileuis, cai II esl paifail el
Ses alliiluls sonl paifails, aIois que Sa ciealion loule enliòie a lesoin de Ses
faveuis el Son aide.
(<.¡tti)
A!-Karîm
Lc Génércux CeIui qui possòde leaucoup de lien donl II fail don avec
Iaigesse. II donne ce qu´II veul a qui II veul conne II veul a ceIui qui Lui
denande ou non. II paidonne Ies peches el cache Ies defauls.
(:¡tYi)
A!-Akram
Lc Génércux µar cxcc!!cncc CeIui qui possòde une geneiosile exliône, qui
n´a pas son equivaIenl. Toul Ie lien piovienl de Lui. II ieconpense Ies
ciovanls pai Ses lienfails. II accoide un iepil a ceux qui se delouinenl de
Lui el Ies jugenl avec juslice.
71


(.ta¡ti)
A!-Wahhâb
Cc!uI quI dnnnc sans cnmµtcr CeIui qui accoide de Iaiges dons qu´II donne
sans conlie-pailie. II accoide Ses faveuis de naniòie desinleiessee, sans
qu´on Lui denande.
(.i¡ati)
A!-Jawâd
Lc Grand BIcnfaItcur CeIui qui donne el accoide Ses faveuis avec Iaigesse a
Ses ciealuies : paini eIIes, Ies ciovanls sonl ceux qui en olliennenl Ia pIus
giande pail.
(.¡.¡ti)
A!-Wadûd
L'Affcctucux CeIui qui aine Ses aIIies, II ollienl Ieui anoui en Ieui
accoidanl Son paidon el Ses lienfails. II esl salisfail d´eux, acceple Ieuis
ouvies el fail que Ies gens sui leiie Ies appiecienl.
(  ¸as.ti
A!-Mu
c
tîvv
Lc Grand Dnnatcur II donne ce qu´II veul de Ses liesois a qui II veul paini
Ses seivileuis : Ses aIIies en olliennenl Ia pIus Iaige pail. CeIui qui a ciee
loule chose el Iui a donne sa foine.
(x.i¡ti)
A!-WâsI
c

Lc Détcntcur dcs !argcsscs CeIui qui possòde de nonlieux alliiluls : iI esl
inpossilIe de Le Iouei conne el aulanl qu´iI se doil. CeIui qui possòde Ia
Ciandeui el Ie pouvoii sans Iinile, Ia vasle cIenence el Ie paidon : II esl
Iaige dans Ses dons el Son oclioi du lien.
(¸.a.ti)
A!-MuhsIn
Lc BIcnfaItcur CeIui qui delienl Ia peifeclion dans Son Lssence, Ses nons,
Ses alliiluls el Ses acles : II a ciee loule chose a Ia peifeclion el a ocliove Sa
lonle a Ses ciealuies.
(},i¡ti)
Ar-RâzIq

Lc Pnurvnvcur CeIui qui alliilue Ia sulsislance a loules Ies ciealuies, el Ia
Ieui a piedesline avanl nône Ia ciealion des nondes. II Ia Ieui accoideia
nône si ceIa doil laidei.
(}i,¡ti)
Ar-Razzâq
Lc Grand Pnurvnvcur Ce non indique Ia fiequence de I´oclioi de Sa
sulsislance a Ses ciealuies. AIIah pouivoil a Ieuis lesoins avanl nône
qu´iIs Lui denandenl, naIgie qu´iIs Lui desoleissenl.
(m.a.ti)
A!-Latîf
Lc 5ubtI! CeIui qui connaîl Ies choses sulliIes : iien ne Lui echappe. II fail
paivenii Ie lien el Ies choses uliIes pai des novens caches auxqueIs on
n´avail pas pense.
(¡..ãti)
A!-Khabîr
Lc ParfaItcmcnt CnnnaIsscur CeIui donl Ia science ceine lous Ies aspecls,
aussi lien caches el qu´appaienls, de chaque chose.
(-tï.ti)
A!-Fattâh
L'Octrnvcur CeIui qui disliilue ce qu´II veul de Ses liesois, de Sa niseiicoide el
de Sa sulsislance, seIon ce qu´inpIique Sa sagesse el Sa science.
(<..sti)
A!-
c
A!îm
Cc!uI quI saIt tnut CeIui donl Ia science ceine Ies choses cachees el
appaienles, seciòles el pulIiques, Ie passe, Ie piesenl el I´avenii. AlsoIunenl
iien ne Lui echappe.
(¡.ti)
A!-Barr
Lc CharItab!c CeIui qui offie Sa lonle avec Iaigesse a Ses ciealuies. Ieisonne
n´esl capalIe de denonliei Ses lienfails. II esl veiidique dans Sa pionesse.
CeIui qui passe sui Ies faules de Son seivileui, I´aide el Ie piològe. II acceple Ie
peu que son seivileui Lui voue el Ie fail cioîlie.
(<.tati)
A!-Hakîm
Lc 5agc µar cxcc!!cncc CeIui qui nel chaque chose a sa pIace : Sa geslion ne
conpoile aucune faiIIe ni eiieui.
(<tati)
A!-Hakam
Lc Jugc CeIui qui juge avec juslice enlie Ses ciealuies, II ne connel
d´injuslice enveis aucune d´enlie eIIes. II a ieveIe Son NolIe Livie afin qu´II
soil un juge enlie Ies gens.
(¡ttLti)
Ach-ChâkIr
Lc RccnnnaIssant AIIah fail Ies eIoges de ceIui qui Lui oleil, el Ie
ieconpense poui ses ouvies nône si eIIes sonl peu nonlieuses. II
conpense ceIui qui Le ieneicie poui Ies lienfails qu´II accoide, en Iui
donnanl davanlage ici-las, el Ia ieconpense dans I´au-deIa.
72


(,¡tLti)
Ach-Chakûr
Lc Très RccnnnaIssant II fail cioîlie Ie peu d´acles du seivileui el en
nuIlipIie Ia ieconpense. La ieconnaissance d´AIIah enveis Son seivileui
consisle a Ie ieliiluei poui sa gialilude, el a acceplei ses ouvies.
(¡..ati)
A!-Jamî!
Lc Bcau C´esl CeIui qui esl ßeau dans Son essence, qui possòde Ia leaule
alsoIue dans Ses nons, Ses alliiluls el Ses acles. Toul foine de leaule que
I´on ieliouve chez Ies ciealuies piovienl d´AIIah - CIoiie el puiele a Lui.
(a.a.ti)
A!-Majîd
Lc Majcstucux CeIui qui possòde I´oigueiI, Ia nolIesse, Ia giandeui el Ia
najesle sui leiie el dans Ies cieux.
(¸t¡ti)
A!-Wa!îv
!c Maîtrc nu !'A!!Ié C´esl CeIui qui s´occupe des affaiies de Ses ciealuies el
de Ia geslion de Son iovaune : II soulienl el assisle Ses aIIies.
(a..ati)
A!-Hamîd
Lc DIgnc dc !nuangcs CeIui donl on fail Ies Iouanges poui Ses nons, Ses
alliiluls el Ses acles. CeIui que I´on Ioue dans Ia joie el I´adveisile, dans Ia
difficuIle el Ie lien-ôlie. II neiile Ies Iouanges el Ies eIoges cai II possòde
lous Ies alliiluls de Ia peifeclion.
 ¸,ti 
A!-Maw!â
Lc Maîtrc C´esl Ie Seigneui, Ie Roi, Ie Maîlie : CeIui qui piend Ia defense de
Ses aIIies el Ies aide.
 +a.ti 
An-Nasîr
Lc Grand Défcnscur CeIui qui aide el fail liionphei qui II veul : peisonne
ne peul vaincie ceIui qu´AIIah defend, el peisonne ne peul aidei ceIui
qu´AIIah a alandonne.
(x...ti)
As-5amî
c

Cc!uI quI cntcnd tnut CeIui qui peicoil de Son ouïe loule paioIe a voix
lasse el confidence, loule paioIe a voix haule el annonce pulIique, loul liuil
Iegei ou foil. C´esl aussi CeIui qui exauce ceIui qui L´invoque.
 +a.ti 
A!-Basîr
Cc!uI quI vnIt tnut CeIui qui peicoil de Sa vue loule chose piesenle dans Ie
nonde du visilIe el de I´invisilIe, de Ia pIus cachee a Ia pIus appaienle, de
Ia pIus pelile a Ia pIus giande.
(a.,Lti)
Ach-Chahîd
Lc TémnIn dc tnutc chnsc CeIui qui suiveiIIe Sa ciealion. CeIui qui lenoigne
qu´II esl Unique el qu´II elalIil Ia juslice, qui lenoigne que Ies ciovanls, Ies
anges el Ies piophòles sonl veiidiques quand iIs piocIanenl Son unicile.
(..à¡ti)
Ar-Raqîb
L'Obscrvatcur suµrêmc CeIui qui voil Ses ciealuies el iecense Ieuis acles.
Ias nône un iegaid fuilif ou une idee sulile ne Lui echappe.
(].t¡ti)
Ar-Rafîq
Lc BIcnvcI!!ant CeIui qui esl liòs lienveiIIanl dans Ses acles. II liaile Ses
seivileuis el agil avec ciiconspeclion, elape el pai elape. AIIah liaile Ses
seivileuis avec douceui el induIgence : II ne Ieui inpose pas ce qu´iIs ne
peuvenl suppoilei, el II aine que Son seivileui soil induIgenl.
(..¡ïti)
A!-Qarîb
Lc Prnchc II esl pioche de Sa ciealion en geneiaI pai Sa science el Sa capacile, el
pioche de Ses seivileuis ciovanls pai Sa douceui el Son soulien, lien qu´II
soil sui Son Tiône, el que Son essence ne se neIange pas a Ses ciealuies.
( ti ..a. )
A!-Mujîb
Cc!uI quI cxaucc !cs InvncatInns CeIui qui exauce Ies invocalions el Ies
denandes, seIon ce qu´inpIique Sa sagesse el Sa science.
(o.ï.ti)
A!-Muqît
Lc NnurrIsscur µar cxcc!!cncc CeIui qui a ciee Ia nouiiiluie el Ia sulsislance
el se chaige de Ia faiie paivenii a Ses ciealuies. II pieseive ces sulsislances
ainsi que Ies acles des seivileuis sans en dininuei quoi que ce soil |jusqu´au
Ioui du Iugenenl!.
(...ati)
A!-Hassîb
Cc!uI quI tIcnt !cs cnmµtcs CeIui qui piocuie loul ce donl Ies seivileuis onl
lesoin dans Ieui vie el Ieui ieIigion : Ies ciovanls en iecoivenl Ia pIus giande
pail. AIIah denande des conples poui lous Ies acles qu´iIs onl connis ici-las.
(¸-|.ti)
A!-Mu'mIn
Lc Rassurant CeIui qui lenoigne de Ia lonne foi des piophòles el de ceux qui Ies
onl suivis, pai Son alleslalion el Ies pieuves qu´II avance. II piocuie Ia secuiile
dans Ia vie ici-las el dans I´au-deIa. II iassuie Ies ciovanls qu´II Ies epaigneia de
loule injuslice, de Son châlinenl el de Ia giande fiaveui Ie joui du Iugenenl.
73


(¸t..ti)
A!-Mannân
Lc BIcnfaItcur CeIui donne avec Iaigesse, piocuie a Ses ciealuies Ses
lienfails el Sa lonle en alondance.
(..ati)
At-TavvIb
Lc Bnn Le Iui el I´Lxenpl de loul defaul el inpeifeclion. II possòde Ia
peifeclion el Ia pIenilude alsoIues. II accoide leaucoup de lien a Ses
seivileuis. II n´acceple que Ies acles el Ies aunônes puies, Iiciles el
excIusivenenl voues a Lui.
(¸ttLti)
Ach-ChâfIv
Cc!uI quI guérIt CeIui qui gueiil Ies couis el Ies coips des naIadies. Les
seivileuis ne disposenl que de ce qu´AIIah Ieui a piocuie conne ienòdes.
Ouanl a Ia gueiison, eIIe piovienl d´AIIah SeuI - CIoiie el puiele a Lui.
(a..ati)
A!-Hafîzh
Lc GardIcn CeIui qui piològe el gaide Ies ciovanls el Ieuis ouvies pai Sa
giâce, el qui gaide el piològe loules Ies ciealuies pai Son onnipolence.
(¡.t¡ti)
A!-Wakî!
Lc Garant µar cxcc!!cncc CeIui qui se chaige de Ia ciealion el de Ia geslion
des nondes. II a ciee Ies ciealuies el Ieui piocuie Ieui sulsislance. II esl Ie
Caianl des ciovanls qui s´en ienellenl a Lui avanl d´agii, denandenl Son
aide poui gagnei Ieui vie, Le ieneicienl el Le Iouangenl quand II Ieui a
faciIile Ieui enliepiise el qui sonl salisfails de Ieui deslin quand II Ies epiouve.
(}9ãti)
A!-Kha!!âq
Lc Grand Créatcur Non qui indique Ia nuIlilude des choses qu´AIIah a
cieees. AIIah ne cesse de cieei el de neiilei ce quaIificalif sulIine.
(]ttãti)
A!-Khâ!Iq
Lc Créatcur II esl Ie Concepleui, Ie Ciealeui de loule Ia ciealion, a pailii du
neanl, sans nodòIe piecedenl.
(¡,t.ti)
A!-BârI'
L'InItIatcur CeIui qui a ciee ce qu´II a desline el decide de cieei conne
ciealuies el CeIui qui Ies a fail exislei.
(,¡a.ti)
A!-MusawwIr
Cc!uI quI dnnnc fnrmc CeIui qui a donne aux ciealuies Ia foine qu´II Ieui a
choisie, seIon ce qu´inpIique Sa sagesse, Sa science el Sa niseiicoide.
(.¡ti)
Ar-Rabb
Lc 5cIgncur CeIui qui fail giandii Ies ciealuies pai Ses lienfails, Ies fail
cioîlie pelil a pelil. II eduque Ses aIIies poui coiiigei Ieui coui. II esl Ie
Ciealeui el Ie Iossesseui de loule chose, Ie Maîlie alsoIu.
(<.asti)
A!-
c
Azhîm
L'Immcnsc CeIui qui possòde Ia giandeui alsoIue dans Son essence, Ses
nons el alliiluls. C´esl pouiquoi Ies ciealuies doivenl piocIanei Sa
giandeui el Le veneiei ainsi que Ses oidies el Ses inleidils.
( ïti t ¡a )
A!-QâhIr

Lc DnmInatcur CeIui qui huniIie Ses seivileuis, Ies assujellil el Ies donine.
II esl Ie Vainqueui, CeIui devanl qui se laissenl Ies nuques (dans Ia piiòie) el
s´huniIienl Ies visages.
(,t,ïti)
A!-Qahhâr
Lc DnmInatcur suµrêmc C´esl Ia nône definilion piecedenle sous Ia foine
inlensive.
(´¸..,.ti)
A!-MuhavmIn
Lc Prévcnant CeIui qui s´occupe d´une chose, Ia piològe, Ia suiveiIIe el
I´enlouie de pievenance.
(¡.¡sti)
A!-
c
Azîz
Lc Tnut-PuIssant CeIui qui possòde Ia puissance sous loules ses foines : Ia
foice - peisonne ne peul Ie vaincie : I´alslenlion de loule chose - II n´a
lesoin de iien ni peisonne : Ia doninalion el I´enpiise, de soile que iien ne
louge sans Son auloiisalion.
(,t..ati)
A!-Jabbâr

Lc CnntraIgnant CeIui qui possòde Ia voIonle puissanle : loules Ies
ciealuies Lui sonl assujellies, sonl sounises a Sa giandeui, diiigees pai Son
jugenenl. II iepaie ce qui esl liise, eniichil Ie pauvie, faciIile ce qui esl
difficiIe, gueiil Ie naIade el Ie lIesse.
(¡..tï.ti)
A!-
MutakabbIr
L'OrgucI!!cux C´esl Ie Majeslueux, CeIui donl Ia giandeui suipasse loul naI
ou loule inpeifeclion, CeIui qui esl au-dessus de connellie loule injuslice
enveis Ses seivileuis, qui donine Ies haulains paini Ses seivileuis, CeIui
qui possòde Ia fieile alsoIue. Ouiconque Iui dispule ce quaIificalif, AIIah Ie
liise el Ie châlie.
74


(¡..tti)
A!-Kabîr

Lc Grand Le Tiòs Ciand dans Son essence, Ses quaIiles el Ses acles. Rien
n´esl pIus giand que Lui : loul, en dehois de Lui, esl pelil devanl Sa
giandeui el Sa najesle.
(´¸.ati)
A!-HavvIv

Lc PudIquc CeIui qui possòde Ia pudeui qui convienl a Son visage
najeslueux el Son pouvoii innense. La pudeui d´AIIah esl geneiosile,
lonle, Iaigesse el najesle.
(´¸ati)
A!-Havv
Lc VIvant CeIui qui possòde Ia vie eleineIIe paifaile, sans delul ni fin. Toule
vie exislanle piovienl de Lui SeuI - gIoiie el puiele a Lui.
(:¡.ïti)
A!-Qavvûm

Cc!uI quI subsIstc µar LuI-mêmc CeIui qui se suffil a Lui-nône : II se passe
de loule Sa ciealion : II se chaige de lous ceux qui sonl dans Ies cieux el Ia
leiie el qui ne peuvenl se passei de Lui.
(ó,i¡ti)
A!-WârIth
Cc!uI vcrs quI tnut rctnurnc CeIui qui deneuieia apiòs Ia dispaiilion de Ia
ciealion. Toule chose n´esl en fail qu´un depôl confie lenpoiaiienenl qui
ielouineia veis son Iiopiielaiie - AIIah, gIoiie a Lui, apiòs Ia dispaiilion de
Ia ciealion.
(¸t.ati)
Ad-Davvân

Lc 5nuvcraIn Jugc CeIui auqueI s´esl sounis loule Ia ciealion. CeIui qui
ieliilue Son seivileui en fonclion de ses acles : s´iI a fail du lien, II Iui en
nuIlipIie Ia ieconpense : s´iI a connis du naI, II Ie châlil ou Iui paidonne.
(&..ti)
A!-Ma!Ik

!c 5nuvcraIn CeIui qui oidonne, inleidil el donine : CeIui qui gòie Sa ciealion
pai Ses oidies el Ses acles. Ieisonne ne I´aide, ni s´associe a Lui, ni n´a queIque
neiile que ce soil, dans Sa naniòie de geiei el de s´occupei de Son iovaune.
(&tt.ti)
A!-Mâ!Ik
Lc Maîtrc 5uµrêmc II possòde Sa ciealion en piopie el de dioil. Son
iovaune Lui appailienl a Lui SeuI depuis sa genòse jusqu´a sa dispaiilion.
(&...ti)
A!-Ma!îk
!c 5nuvcraIn OmnIµntcnt CeIui qui possòde Ia Souveiainele alsoIue. C´esl
un non pIus eIogieux que AI-MaIik.
(-¡..ti)
As-5ubbûh
Lc DIgnc dc !nuangcs L´Lxenpl de loul defaul el inpeifeclion cai II
possòde Ies quaIiles de Ia peifeclion el de Ia leaule alsoIues.
(¸¡´aïti)
A!-Quddûs

Lc 5anctIfIé L´Lxenpl el Ie Iuiifie de loul defaul el inpeifeclion sous loules
Ieuis foines cai II esl Ie SeuI a possedei Ies quaIiles de Ia peifeclion
alsoIue el on ne peul Le conpaiei a iien ni peisonne.
(:9.ti)
As-5a!âm

!'Excmµt dc tnut défaut L´Lxenpl de loul defaul el inpeifeclion dans Son
essence, Ses nons, Ses alliiluls el Ses acles. Toule paix el secuiile ici-las el
dans I´au-deIa pioviennenl de Lui SeuI.
(]ati)
A!-Haqq

Lc VraI CeIui a piopos de qui iI n´v aucun doule ni inceililude, ni dans Ses
nons el alliiluls, ni dans Son adoialion, cai II esl Ie SeuI a neiilei
I´adoialion, peisonne en dehois de Lui ne Ie neiile.
(¸...ti)
A!-Mubîn

L'EvIdcnt CeIui donl I´Unicile, Ia sagesse el Ia niseiicoide sonl cIaiies el
evidenles. CeIui qui expose cIaiienenl a Ses seivileuis Ia voie de Ia iaison
poui qu´iIs Ia suivenl, el Ia voie de I´egaienenl poui qu´iIs s´en ecailenl.
(¡¡ïti)
A!-QawIvv
Lc PuIssant CeIui qui possòde Ia capacile alsoIue el Ia voIonle paifaile.
(¸.ï.ti ¸.ï.ti ¸.ï.ti ¸.ï.ti)
A!-Matîn
L'Inébran!ab!c Le Tiòs Ioil el Ie Toul Iuissanl., II n´epiouve aucune
difficuIle, ni faligue, ni peine a acconpIii lous Ses acles.
(,.tïti ,.tïti ,.tïti ,.tïti)
A!-QâdIr
Lc Caµab!c dc tnutc chnsc II esl CapalIe de loul, iien ne fail olslacIe a Sa
capacile sui leiie ni dans Ies cieux. II esl CeIui qui fixe Ia nesuie de chaque
chose.
(¡.aïti ¡.aïti ¡.aïti ¡.aïti)
A!-Qadîr
Cc!uI quI cst Caµab!c dc tnut Conpoile Ia nône significalion que AI-
Oâdii, nais esl encoie pIus eIogieux enveis AIIah - CIoiie el puiele a Lui.
75


(,aïï.ti)
A!-MuqtadIr
Cc!uI quI fIxc !a mcsurc dc tnutc chnsc Non qui indique Ia capacile
exliône d´AIIah Ie Tiòs Haul a ieaIisei Ies deslins el a Ies cieei aIois qu´II en
a connaissance dans Sa piescience.
(¸.sti)
A!-
c
A!Ivv
Lc Très-
Haut
CeIui qui possòde I´eIevalion el Ia supeiioiile dans Son iang, Son
essence el Sa doninalion. Toul esl sous Sa doninalion el Son
auloiile, el alsoIunenl iien n´v echappe. (¸.sYi)
A!-A
c

Lc P!us-
Haut
(]tsï.ti)
A!-Muta
c
â!
Lc Transccndant Toul s´huniIie devanl Sa supeiioiile. AlsoIunenl iien
n´esl au-dessus de Lui, nais au conliaiie, loul esl en-dessous de Lui, sous Sa
doninalion el Son auloiile.
(:aï.ti)
A!-
MuqaddIm
Cc!uI quI faIt avanccr CeIui qui avance Ies choses el Ies pIace Ia où iI se doil
en fonclion de Sa voIonle el de Sa sagesse. II fail piecedei ceilaines de Ses
ciealuies sui d´aulies en fonclion de Sa science el de Sa faveui.
) )) ) ¡r|.ti ( (( (
A!-Mu'akh-
khIr
Cc!uI quI rctardc CeIui qui donne son iang a chaque chose : II avance el
iecuIe ce qu´II veul seIon Sa sagesse. II ielaide Son châlinenl sui Ses
seivileuis afin qu´iIs se iepenlenl el ieviennenl veis Lui.
(¡s..ti)
A!-Musa
cc
Ir

Cc!uI quI fIxc !cs va!curs CeIui qui augnenle ou dininue Ia vaIeui d´une
chose, son degie el son infIuence. Les choses augnenlenl el laissenl donc de
vaIeui en fonclion de Sa sagesse el de Sa science.
) )) ) ¸.tïti ( (( (
A!-QâbIdh

Cc!uI quI rcstrcInt (5cs favcurs)CeIui qui saisil Ies ânes. CeIui qui piive Ies
seivileuis qu´II veul de Ieui sulsislance, seIon Sa sagesse el Sa capacile, afin
de Ies epiouvei.
(a.t.ti)
A!-BâsIt
Cc!uI quI étcnd (5cs favcurs) CeIui qui dispense Ia sulsislance a Ses
seivileuis avec Iaigesse, seIon Sa lonle el Sa niseiicoide. II Ies epiouve de Ia
soile seIon ce qu´inpIique Sa sagesse. II lend Ies nains veis Ie pecheui pai Ie
iepenlii.
(]¡Yi)
A!-Awwa!
Lc PrcmIcr Rien ne Le piecòde. IIulôl, loules Ses ciealuies n´exislenl qu´apiòs
qu´II Ies a cieees. Ouanl a AIIah, Son exislence n´a pas de connencenenl.
(¡rvi)
A!-AkhIr

Lc DcrnIcr Rien ne vienl apiòs Lui. II iesleia quand loul auia dispaiu. Toul
sui leiie esl voue a dispaiaîlie, puis ieviendia veis AIIah. Son exislence n´a
pas de fin.
(¡atati)
Azh-ZhâhIr
L'Aµµarcnt II s´eIòve au-dessus de loul : iI n´v a iien au-dessus de Lui. II
donine el conliôIe loule chose.
¸at.ti ( (( ( )
A!-BâtIn
Lc Caché Rien n´esl en-dessous de Lui. II esl Iioche el conliôIe Ses
seivileuis nais iIs ne peuvenl Le voii dans ce las-nonde.
(¡ã¡ti)
A!-WItr
L'ImµaIr II esl I´Unique, CeIui qui n´a pas d´associe, Ie SeuI qui n´a pas de
senlIalIe.
(a..ti)
As-5avvId

Lc Maîtrc suµrêmc CeIui qui possòde Ia naîliise paifaile sui Ses ciealuies :
eIIes Lui appailiennenl el II esl Ieui Seigneui, aIois qu´eIIes sonl Sa ciealion
el Ses escIaves.
(a.ati)
As-5amad
Lc 5cu! à êtrc Imµ!nré µnur nns bcsnIns C´esl Ie Maîlie donl Ia doninalion
esl paifaile. II esl CeIui veis qui se louinenl Ies ciealuies poui conlIei Ieuis
lesoins cai II Ieui esl necessaiie. C´esl Lui qui donne a nangei, aIois qu´on
ne Lui donne pas a nangei.
(ari¡ti)
A!-WâhId
L'UnIquc CeIui donl on piocIane I´unicile el Ie caiaclòie unique dans lous
Ses alliiluls de peifeclion, qu´II ne pailage avec peisonne. NuI ne Lui
iessenlIe. Ceci inpIique qu´II soil Ie SeuI a qui I´on voue I´adoialion, sans
Lui associei quoi ou qui que ce soil.
(arYi)
A!-Ahad
(«txi)
A!-I!âh
Cc!uI quI cst adnré (!a dIvInIté).C´esl CeIui qui esl adoie en loule veiile :
nuI aulie que Lui ne neiile I´adoialion.
76


 Quc!!c cst !a dIffércncc cntrc !cs nnms d'A!!ah  ct 5cs attrIbuts ? On
a Ie dioil d´uliIisei a Ia fois Ies nons d´AIIah el Ses alliiluls poui denandei
Sa pioleclion el juiei. Mais iI exisle enlie Ies deux des diffeiences donl Ies
pIus inpoilanles sonl :
PrcmIèrcmcnt : II esl peinis d´uliIisei Ies nons d´AIIah, conliaiienenl a
Ses alliiluls, poui ollenii un non conpose nellanl en vaIeui I´assei-
vissenenl a AIIah el poui I´invocalion. On pouiia pai exenpIe nonnei
queIqu´un « Aodu| Karin » |seivileui du Ceneieux pai exceIIence!, nais Ie
nonnei « Aodu| Karan » |seivileui de Ia geneiosile! n´esl pas peinis. Ioui
invoquei AIIah, on uliIiseia un de Ses nons, conne « Ya Karin ! » |Ò Ie
Ceneieux pai exceIIence !! : nais L´invoquei pai un alliilul conne « Ya
Karana||an ! » |Ò geneiosile d´AIIah !! n´esl pas peinis.
DcuxIèmcmcnt : on deduil Ies alliiluls d´AIIah a pailii de Ses nons : on
deduil, pai exenpIe, du « Tiòs Miseiicoidieux », I´alliilul de Ia niseii-
coide. Tandis qu´a pailii des alliiluls, on ne peul exliaiie des nons qui
n´onl pas ele ieveIes : de I´alliilul a|-|s|iua pai exenpIe (s´elalIii au-
dessus), on ne peul pas deduiie Ie non, A|-Mus|aui (CeIui qui s´esl elalIi
au-dessus) conne faisanl pailie des nons d´AIIah.
TrnIsIèmcmcnt : on ne deduil pas a pailii des acles d´AIIah, des nons qui
n´onl pas ele ieveIes. Iaini Ses acles, iI v a pai exenpIe Ia coIòie, on ne doil
pas diie que Ie coIeieux fail pailie de Ses nons. Ouanl a Ses alliiluls, on
peul Ies deduiie de Ses acles : ainsi, on alliilue Ia coIòie a AIIah cai, paini
Ses acles, iI v a Ie fail qu´II Se nel en coIòie.


Quc sIgnIfIc !a crnvancc aux angcs ? C´esl avoii Ia feine conviclion
qu´iIs exislenl el qu´iIs onl ele ciees poui adoiei AIIah  el poui execulei
Ses oidies : . des sertlteurs honores. l|s ne detancent µas Son Comman-
dement et aglssent se|on Ses ordres |AI-Anlivâ´, 26, 27!. La foi aux anges
conpoile qualie poinls : 1) Cioiie en Ieui exislence. 2) Cioiie en ceux
d´enlie eux donl nous connaissons Ies nons, leI que IiliîI (CaliieI).
3)Cioiie en Ieuis caiacleiisliques connues, conne Ie fail qu´iIs soienl
innenses. 4)Cioiie en que nous connaissons du iôIe de chacun d´enlie
eux, conne I´ange de Ia noil (donl Ie iôIe esl d´exliaiie I´âne du coips
du defunl).


Qu'cst-cc quc !c Cnran ? Le Coian esl Ia IaioIe d´AIIah  donl Ia
Iecluie conslilue un acle d´adoialion. C´esl une paioIe qui enane d´AIIah el
qui ielouineia veis Lui. AIIah  I´a effeclivenenl piononce avec des Iellies
el un son. IiliiI I´a ecoule en piovenance d´AIIah, puis I´a liansnis au
Iiophòle Muhannad . Tous Ies Livies sacies sonl Ies paioIes d´AIIah.


Pnuvnns-nnus nnus cnntcntcr du Cnran au détrImcnt dc !a 5unna du
Prnµhètc  ? CeIa n´esl pas peinis. AIIah a oidonne de suivie Ia Sunna.
Ln effel, AIIah dil dans Ie Coian : Prenet ce que |e Messager tous ordonne :
et ce qu´l| tous lnterdlt. abstenet-tous-en |AI-Hachi, 7!. Ll Ia Sunna a ele
ieveIee en lanl qu´exegòse du Coian. D´aiIIeuis, on ne peul connaîlie Ies
77


delaiIs de Ia ieIigion conne ceux de Ia piiòie si ce n´esl pai Ie liais de Ia
Sunna. Le Iiophòle  a dil : « |n tcri|c. j´ai rccu |c |itrc (|c Ccran) c| au|rc
cncsc d´idcn|iuuc atcc (|a Sunna). Un ncnnc rassasic c| adcssc sur scn ditan nc
|ardcra pas a dirc . N´coscrtcz uuc cc uuc ccn|icn| |c Ccran . cc uuc tcus u |rcutcz
dc |ici|c. ccnsidcrcz-|c ccnnc |ici|c. c| cc uuc tcus u |rcutcz d´i||ici|c. ccnsidcrcz-|c
ccnnc i||ici|c. » |Alû Dâvud!.


Quc sIgnIfIc !a crnvancc aux mcssagcrs ? C´esl Ia feine conviclion
qu´AIIah a envove un nessagei a chaque connunaule afin qu´iI I´invile a
adoiei AIIah SeuI el a ieniei loul ce qui esl adoie en dehois de Lui. C´esl
egaIenenl cioiie que lous Ies nessageis sonl veiidiques, dignes de foi, lien
guides, nolIes, lienfaisanls, pieux, dignes de confiance el qu´iIs sonl des
guides lien guides. C´esl aussi cioiie qu´iIs onl liansnis Ieui nessage,
qu´iIs sonl Ies neiIIeuies ciealuies el qu´iIs sonl exenpls de loule
associalion a AIIah |Cnir|! de Ieui naissance jusqu´a Ieui noil.
 Quc!s scrnnt !cs dIffércnts tvµcs d'IntcrccssInn !c Jnur dc !a
RésurrcctInn ? IIs sonl nonlieux : Iieniei lvpe : La giande inleicession :
c´esl Ia pIus inpoilanle. LIIe se deiouIeia a I´endioil de Ia Resuiieclion
apiòs que Ies gens auionl slalionne pendanl cinquanle niIIe ans en
allendanl que Ieui jugenenl soil piononce. AIois, Ie Iiophòle Muhannad
 inleicedeia aupiòs de son Seigneui el Lui denandeia de jugei Ies gens.
Celle inleicession esl piopie a nolie naîlie Muhannad . C´esl Ie iang
qui neiile Ia gialilude (A|-Mauan u|-Mannud) qui Iui a ele pionis.
Deuxiòne lvpe : L´inleicession poui que Ia poile du Iaiadis s´ouvie. La
pieniòie peisonne a inleicedei poui qu´eIIe s´ouvie esl nolie Iiophòle
Muhannad  el Ia pieniòie connunaule a v enliei esl sa connunaule.
Tioisiòne lvpe : L´inleicession poui que des gens deslines a I´Lnfei n´v
enlienl pas. Oualiiòne lvpe : L´inleicession poui faiie soilii de I´Lnfei Ies
pecheuis paini Ies nonolheisles qui v sonl enlies. Cinquiòne lvpe :
L´inleicession poui que des gens du Iaiadis v soienl eIeves en degie.
Sixiòne lvpe : L´inleicession en faveui des gens poui qu´iIs enlienl au
Iaiadis sans jugenenl. Sepliòne lvpe : L´inleicession poui que soil aIIege
Ie suppIice de ceilains necieanls. C´esl une inleicession piopie a nolie
Iiophòle  en faveui de son oncIe Alû TâIil. Huiliòne lvpe : poui
qu´AIIah fasse soilii des gens qui sonl noils en lanl que nonolheisles, de
I´Lnfei, el Ies fasse enliei au Iaiadis pai Sa niseiicoide : ceIa conceine ceux
qui n´auionl pas pu ollenii une des inleicessions piecilees el AIIah SeuI
connaîl Ieui nonlie.


Est-I! µcrmIs dc dcmandcr !'aIdc nu !'IntcrccssInn dcs vIvants ? Oui :
ceIa esl peinis el I´IsIan incile a venii en aide a auliui. AIIah  dil :
Entraldet-tous dans |´accomµ|lssement des bonnes uutres et de |a µlete
|AI-Mâ´idah, 2! : el Ie Iiophòle  a dil : « A||an ticn| cn aidc au scrti|cur |an|
uuc cc dcrnicr ticn| cn aidc a scn frcrc.» |MusIin!. L´inleicession qui signifie Ia
nedialion possòde un giand neiile. AIIah  dil : Oulconque lntercède
78


d´une bonne lntercesslon. en aura une µart |An-Nissâ´, 85!. Le Iiophòle  a
dil : « |n|crccdcz (auprcs dcs au|rcs). tcus scrcz rcccnpcnscs. » |AI-ßukhâiî!. Celle
denande doil iespeclei ceilaines condilions : 1) LIIe doil ôlie adiessee a
une peisonne vivanle. Ln effel, Ia denande adiessee a un noil s´appeIIe
une invocalion : oi, Ie noil ne peul enlendie ceIui qui I´invoque. AIIah dil :
Sl tous |es lntoquet. l|s n´entendent µas totre lntocatlon : et même s´l|s
entendalent. l|s ne sauralent tous reµondre. |Iâlii, 14! Connenl peul-on
adiessei une denande a un noil aIois que c´esl Iui qui a lesoin de
I´invocalion du vivanl `! Ses acles se sonl inleiionpus au nonenl de sa
noil, sauf Ies ieconpenses qui Iui paiviennenl giâce aux invocalions el
aulies. Le Iiophòle  a dil : « |crsuuc |´c|rc nunain ncur|. scs ac|cs scn|
in|crrcnpus sauf pcur |rcis cncscs . unc auncnc dcn| |´u|i|i|c cs| ccn|inuc. unc
scicncc dcn| |cs gcns ocncficicn| cu un cnfan| picux uui intcuuc cn sa fatcur. »
|MusIin! 2) CeIui qui esl soIIicile doil conpiendie ce qu´on Iui denande. 3)
Ce qui esl denande doil exislei. 4) CeIa doil ôlie paini Ies choses que I´on
esl capalIe d´acconpIii. 5) CeIa doil conceinei Ies choses de Ia vie piesenle.
6) CeIa doil ôlie une chose peinise qui ne conpoile pas de piejudice.
   

CnmbIcn v a-t-I! dc façnns dc µrcndrc un IntcrmédIaIrc (Tauassu|)
µnur sc raµµrnchcr d'A!!ah ? II v a en a deux : Iieniòienenl : Les
naniòies Iiciles de se iappiochei d´AIIah : iI v en a liois : 1) Se iappiochei
d´AIIah en uliIisanl Ses nons el alliiluls Iois de I´invocalion. 2) Se
iappiochei d´AIIah en evoquanl ses lonnes ouvies Iois de I´invocalion,
conne ceIa esl iappoile dans Ie iecil des liois conpagnons coinces dans Ia
giolle. 3) Se iappiochei d´AIIah en denandanl a un individu vivanl el
piesenl donl on pense que I´invocalion seia exaucee, d´invoquei en sa
faveui.
Deuxiònenenl : Les naniòies iIIiciles de se iappiochei d´AIIah : II v en a
deux : 1) Denandei a AIIah pai Ie iang eIeve (]an) du Iiophòle  ou du
la|u (sainl). II esl pai exenpIe inleidil de diie : (Ò AIIah, je Te denande
pai Ie iang eIeve de Ton Iiophòle , ou pai Ie iang eIeve d´AI-Hussevn).
II ne fail pas de doule que Ie iang du Iiophòle  el des gens veilueux esl
consideialIe aupiòs d´AIIah. Toulefois, Ioisqu´une secheiesse suivinl, Ies
Conpagnons - qui sonl Ies gens Ies pIus desiieux de faiie Ie lien - ne
denandòienl pas Ia pIuie a AIIah en invoquanl Ie iang eIeve du Iiophòle
, aIois qu´iIs avaienl sa lonle loul piòs d´eux. IIs se iappiochòienl
pIulôl d´AIIah en denandanl a AI-Allâs , I´oncIe du Iiophòle 
d´invoquei AIIah poui eux. 2) Le fail qu´un individu invoque AIIah en
juianl au non de Son Iiophòle  ou d´un la|u. II esl pai exenpIe
inleidil de diie : (Ò AIIah, je Te denande leIIe chose pai Ton la|u unleI, ou
pai Ie dioil de Ton piophòle unleI). Ln effel, iI esl inleidil de juiei pai une
ciealuie poui inposei queIque chose a une aulie ciealuie : el que pensei de
celle inleidiclion Ioisqu´on s´adiesse a AIIah ! Ln oulie, Ie seivileui ne
delienl aucun dioil sui AIIah  sinpIenenl paice qu´iI oleil a Ses oidies,
79


au poinl qu´iI cioil pouvoii Ie faiie vaIoii el juiei pai ce dioil poui ollenii
une chose quand iI s´adiesse a AIIah .
   

Quc sIgnIfIc !a crnvancc au Jnur dcrnIcr ? C´esl Ia feine conviclion que
ce joui aiiiveia veiilalIenenl. CeIa incIul Ia ciovance a Ia noil ainsi que ce
qui suil, conne I´epieuve de Ia lonle, ses suppIices ou ses deIices : Ie fail
que I´ange souffIeia dans Ia Tionpe, que Ies gens se liendionl devanl Ieui
Seigneui, que Ies Regislies des ouvies seionl deiouIes, que Ies ouvies seionl
pesees sui Ia ßaIance, Ie Ionl, Ie ßassin, I´inleicession el Ia deslinalion
finaIe veis Ie Iaiadis ou I´Lnfei. (Voii a Ia fin de ce Iivie : Ie Vovage veis I´eleinile)
   

Quc!s snnt !cs grands sIgncs µrécurscurs dc !'Hcurc du Jugcmcnt
dcrnIcr ? Le Iiophòle  a dil : « |´Hcurc n´arritcra pas jusuu´a cc uuc tcus
aucz tu dix signcs . puis i| ctcuua |a funcc. |´an|ccnris| (Dajja|). |a oc|c. |c |ctcr du
sc|ci| du cc|c du Ccucnan|. |a dcsccn|c dc ]csus fi|s dc Maric . Gcg c| Magcg.
|rcis cffcndrcncn|s dc |a |crrc . un cffcndrcncn| cn Oricn|. un cffcndrcncn| cn
Occidcn|. c| un cffcndrcncn| dans |a Pcninsu|c Araoc c| |c dcrnicr cs| un fcu uui
scr|ira du Ycncn c| pcusscra |cs gcns tcrs |cur |icu du Rasscno|cncn|. » |MusIin!.
   

Quc!!c cst !a µ!us grandc éµrcuvc quc !cs gcns cnnnaîtrnnt ? Le
Iiophòle  a dil : « || n´u a pas cn|rc |a crca|icn d´Adan c| |´arritcc dc |´Hcurc
[du ]ugcncn| dcrnicr] unc cprcutc p|us grandc uuc |´an|ccnris| » |MusIin! : c´esl
un honne paini Ies fiIs d´Adan (Ies ôlies hunains) qui viendia a Ia fin
des lenps. II seia eciil enlie ses deux veux | ! (ka fa ia = II a neciu) :
celle insciiplion seia Iue pai chaque ciovanl. II esl loigne de I´oiI dioil, qui
esl leI un giain de iaisin fIollanl. Au delul, iI pielendia ôlie une peisonne
veilueuse : ensuile, iI pielendia ôlie un piophòle el enfin ôlie Dieu. II
viendia voii des gens qu´iI invileia a son egaienenl, nais ces deinieis Ie
liaileionl de nenleui el iIs iejelleionl ses paioIes. Aussi, iI se delouineia
d´eux el Ieuis iichesses Ie suivionl el iIs se ieliouveionl au nalin sans iien.
Iuis, iI iia liouvei des gens el Ies invileia a son egaienenl : ces deinieis
I´ecouleionl el cioiionl en Iui. II oidonneia aIois a Ia pIuie de lonlei, el a Ia
leiie de faiie poussei Ies pIanles el Ies pIanles pousseionl. II viendia
liouvei Ies gens avec de I´eau el du feu. Son feu esl une eau fiaîche el son
eau esl un feu. II inconle au nusuInan d´inpIoiei Ia pioleclion d´AIIah
conlie sa lenlalion a Ia fin de chaque piiòie, de iecilei Ies pienieis veisels
de Ia souiale A|-Kanf s´iI Ie ienconlie. II doil I´evilei aulanl qu´iI peul de
peui d´ôlie epiouve. Le Iiophòle  a dil : « Quc cc|ui uui cn|cnd par|cr dc
|´an|ccnris|. n´ai||c pas a sa rcnccn|rc . jc jurc par A||an uu´un ncnnc ticndra tcrs
|ui cs|inan| c|rc crcuan| c| |c suitra cn raiscn dcs anoiguì|cs uu´i| prctcuucra cn
|ui. » |Alû Dâvud!. II passeia quaianle jouis sui leiie : un joui seia senlIalIe
a une annee, un joui seia senlIalIe a un nois, un joui seia senlIalIe a une
senaine el Ie iesle de ses jouis seionl senlIalIes a nos jouis piesenls. II ne
Iaisseia aucune viIIe ni aucune leiie, sans v passei, hoinis Ia Mecque el
Medine. Lnsuile, Iesus  descendia el Ie lueia.
   

Est-cc quc !c ParadIs ct !'Enfcr cxIstcnt |actuc!!cmcnt] ? Oui. Ln effel,
80


AIIah a ciee Ie Iaiadis el I´Lnfei avanl de cieei Ies ôlies hunains. IIs ne
dispaiaîlionl janais, ni ne s´aneanliionl. II a egaIenenl ciee des gens
deslines au Iaiadis pai Sa Ciâce el des gens deslines a I´Lnfei pai Sa
juslice, el a faciIile a chacun ce poui quoi iI a ele ciee.
   

Quc sIgnIfIc !a crnvancc cn !a µrédcstInatInn ? C´esl Ia feine conviclion
que loul lien ou loul naI ne decouIe que du deciel d´AIIah el de Son
deslin, el qu´AIIah esl CeIui qui ieaIise paifailenenl loul ce qu´II veul. Le
Iiophòle  a dil : « Si A||an cna|iai| |cs naoi|an|s dc |a |crrc c| dcs cicux. || |cs
cna|icrai| sans pcur au|an| c|rc injus|c cntcrs cux . c| s´|| |cur acccrdai| niscriccrdc.
Sa niscriccrdc scrai| pcur cux nci||curc uuc |curs æutrcs. Si |u dcpcnscs unc uuan|i|c
d´cr cuuita|cn|c au ncn| Unud dans |c scn|icr d´A||an. A||an nc |´acccp|cra pas
jusuu´a cc uuc |u aics fci cn |a prcdcs|ina|icn c| uuc |u sacncs uuc cc uui |´cs| arritc nc
pcutai| pas |´cti|cr. c| cc uuc |u as cti|c nc pcutai| pas |´arritcr. Si |u ncurs cn
crcuan| au|rc cncsc uuc cc|a. |u cn|rcras ccr|cs cn |nfcr. » |Alû Dâvûd el Ahnad!.
La fnI cn !a µrédcstInatInn cnmµnrtc quatrc é!émcnts : Iieniòienenl :
Cioiie qu´AIIah sail loule chose gIolaIenenl el dans Ies noindies delaiIs.
Deuxiònenenl : Cioiie qu´AIIah I´a eciile dans Ia TalIe gaidee (A|-|aun u|-
Manfuzn). Le Iiophòle  a dil : « A||an a ccri| |c dcs|in dcs crca|urcs
cinuuan|c ni||c ans atan| dc crccr |cs cicux c| |a |crrc. » |MusIin!. Tioisiònenenl :
Cioiie en Ia voIonle d´AIIah qui s´exeice ineIuclalIenenl el que iien
n´enliave, el en Sa puissance que iien ne defie : ce qu´II veul se ieaIise el ce
qu´II ne veul pas ne se ieaIise pas. Oualiiònenenl : Cioiie qu´AIIah esl Ie
Ciealeui qui donne I´exislence a loule chose (el loul acle) el que loul en
dehois de Lui fail pailie de Sa ciealion.
   

Lcs créaturcs nnt-c!!cs un µnuvnIr ct unc vn!nnté réc!s ? Oui, I´honne
jouil d´une voIonle el d´un choix. Toulefois, iIs n´echappenl pas a Ia voIonle
d´AIIah : AIIah  dil : Mals tous ne µoutet tou|olr. que sl A||ah teut. l|
est |e Selgneur de |´Unlters |Al-Takvîi, 29!. Le Iiophòle  a dil : « Cutrcz. c| a
cnacun |ui scra faci|i|c |a tcic pcur |auuc||c i| a c|c crcc. » |AI-ßukhâiî el MusIin!. AIIah
nous a en effel donne Ia iaison, I´ouïe el Ia vue poui que nous fassions Ia
diffeience enlie ce qui esl lon el ce qui esl nauvais. Une peisonne douee
de iaison peul-eIIe voIei el diie ensuile que c´esl AIIah qui a deciele qu´eIIe
voIe ` Si eIIe dil ceIa, Ies gens ne vonl pas Iui paidonnei : au conliaiie, eIIe
seia sanclionnee el on Iui diia : « AIIah a egaIenenl deciele celle sanclion
conlie loi ! » II n´esl donc pas peinis d´evoquei Ie deslin poui s´innocenlei,
cai c´esl iefusei Ia veiile. AIIah  dil : Ceux qul ont assocle dlront : « Sl
A||ah atalt tou|u. nous ne |ul aurlons µas donne d´assocles. nos ancêtres
non µ|us et nous n´aurlons rlen dec|are lnterdlt. » Alnsl. |eurs µredecesseurs
traltalent de menteurs (|es Messagers) ]usqu´ù ce qu´l|s eurent goûte notre
rlgueur. Dls : « Atet-tous que|que sclence ù nous µrodulre ? Vous ne sultet
que |a con]ecture et ne faltes que mentlr » |AI-An
c
ân, 148!.
   

Qu'cst-cc quc !a µcrfcctInn (lhsûn) ? Le Iiophòle  iepondil a ceIui
qui I´inleiiogea au sujel de Ia peifeclion : « |||c ccnsis|c a adcrcr A||an ccnnc
81


si |u |c tcuais. car si |u nc |c tcis pas. |ui |c tci| sans |c ncindrc dcu|c. »
|MusIin!. La peifeclion esl Ie pIus haul des liois degies de Ia ieIigion : I´IsIan,
Ia foi (a|-Înan) el Ia peifeclion (a|-|nsan).
   

CnmbIcn v a-t-I! dc catégnrIcs dc !'unIcIté d'A!!ah (At-Tauhid) ?
L´unicile d´AIIah a liois calegoiies : 1) L´unicile d´AIIah dans Sa
Seigneuiie : C´esl ieconnaîlie qu´AIIah esl Ie SeuI a acconpIii Ses acles leIs
que Ia ciealion, I´oclioi de Ia sulsislance, Ie fail de donnei Ia vie, elc. Les
necieanls ieconnaissaienl celle calegoiie d´unicile avanl I´avònenenl du
Iiophòle . 2) L´unicile d´AIIah dans son adoialion : C´esl Ie fail de
vouei a AIIah SeuI lous Ies acles d´adoialion conne Ia piiòie iilueIIe, Ie
vou pieux, I´aunône, elc. C´esl poui appIiquei I´unicile d´AIIah dans
I´adoialion que Ies Messageis onl ele envoves el Ies Livies ieveIes. 3)
L´unicile d´AIIah en Ses Nons el Alliiluls : C´esl Ie fail de ieconnaîlie Ies
leaux Nons d´AIIah el Ses Alliiluls sulIines qu´II s´esl Lui-nône
alliilues dans Son Livie ou dans Ia Sunna de Son Messagei , sans Ies
niei, ni delouinei Ieui sens, ni cheichei a expIiquei Ieui connenl, ni Ies
conpaiei aux alliiluls des ciealuies (anlhioponoiphisne).
   

QuI cst !c bIcn-aImé d'A!!ah (Wa|µ) ? C´esl loul ciovanl veilueux qui
ciainl AIIah. AIIah  dil : En terlte. |es blen-almes d´A||ah seront ù |´abrl
de toute cralnte et l|s ne seront µolnt aff|lges : ceux qul crolent et qul
cralgnent |A||ahI |Yûnus, 62-63!. Le Iiophòle  a dil : « A||an Scu| cs| ncn
8icn-ainc (ua|u). ainsi uuc |cs crcuan|s tcr|ucux. » |AI-ßukhâiî el MusIin!
   

Quc! cst nntrc dcvnIr vIs-à-vIs dcs Cnmµagnnns du Prnµhètc  ?
Nolie devoii enveis eux esl de Ies ainei, de denandei a AIIah de Ies
agieei, d´evilei que nos couis aienl de Ia iancoui enveis eux, de se gaidei
de paiIei d´eux en naI, de piopagei Ieuis neiiles, d´evilei de paiIei de
Ieuis dispules. IIs ne sonl pas infaiIIilIes el peuvenl connellie des eiieuis.
Toulefois, iIs sonl des Muj|anid
1
: ceIui d´enlie eux qui paivienl a I´avis jusle
a deux ieconpenses : quanl a ceIui qui se lionpe, iI a une ieconpense poui
son |j|inad
2
el son eiieui esl paidonnee. De pIus, iIs onl des neiiles qui
effacenl Ies nauvaises aclions qu´iIs onl connises, si loulefois iIs Ies onl
connises. IIs n´onl pas lous Ie nône degie de neiile. Les neiIIeuis des
Conpagnons sonl Ies dix pionis au Iaiadis : Alû ßaki, puis
c
Unai, puis
c
Ulhnân, puis
c
AIî : ensuile, TaIhah, Az-Zulavi,
c
Aldui-Rahnân iln
c
Avf,
Sa
c
d iln Alî Waqqâs, Sa
c
îd iln Zavd, Alû
c
Ulavdah iln uI-Iaiiâh, puis Ie
iesle des Munajirun, ensuile ceux qui onl pailicipe a Ia lalaiIIe de ßadi
paini Ies Munajirun el Ies Ansar
3
, puis Ie iesle des Ansar, enfin, Ie iesle des

1
NdT : Le Muj|anid esl ceIui qui pialique Ie |j|inad qui esl I´effoil de iefIexion en ieIigion.
2
NdT : Le |j|inad consisle a ce que Ie savanl fasse de son nieux en eludianl Ies pieuves
poui pouvoii accedei a Ia piesonplion ou a Ia ceililude que Ie jugenenl d´AIIah sui Ia
queslion esl ceci ou ceIa : cf.Mudna||ira|u Ussu| i|-|iun, Cheikh Ach-Chinqîlv, p. 311.
3
 NdT: A|-Munajirun sonl Ies nusuInans qui onl enigie de Ia Mecque veis Medine : a|-
Ansar sonl Ies halilanls de Medine.
82


Conpagnons. Le Iiophòle  a dil : « N´insu||cz pas ncs Ccnpagncns. ]c
jurc par Cc|ui uui |icn| ncn anc cn Sa Main. si |´un dc tcus dcpcnsai| |´cuuita|cn|
du ncn| Unud cn cr. i| n´a||cindrai| pas |c ncri|c du Mudd cu ncnc dc |a nci|ic
d´un Mudd dcpcnsc par |´un d´cux. » |AI-ßukhâiî el MusIin!. Ll aussi : « Cc|ui uui
insu||c ncs ccnpagncns. |a na|cdic|icn d´A||an. dc Scs angcs c| dc |cus |cs gcns
|cnoc sur |ui. » |Al-Talaiânî!
   

Dcvnns-nnus cxagércr !'é!ngc du Mcssagcr  au µnInt d'a!!cr au-
dc!à du rang qu'A!!ah !uI a dnnné ? II n´v a pas de doule que nolie naîlie
Muhannad  esl Ia pIus nolIe el Ia neiIIeuie des ciealuies. Toulefois,
nous n´avons pas a exageiei son eIoge conne Ies chieliens I´onl fail avec
Iesus fiIs de Maiie  , paice qu´iI nous I´a inleidil : « Nc n´cxa||cz pas
ccnnc |cs cnrc|icns cn| cxa||c |c fi|s dc Maric. ]c nc suis uuc |c scrti|cur d´A||an.
Di|cs dcnc (cn par|an| dc nci) . « |c scrti|cur d´A||an c| Scn |ntcuc. » |AI-ßukhâiî!.
   

Lcs gcns du LIvrc snnt-I!s dcs crnvants ? Les juifs, Ies chieliens el lous
Ies adeples des ieIigions aulies que I´IsIan sonl des necieanls, nône s´iIs
suivenl une ieIigion donl I´oiigine esl aulhenlique. CeIui qui n´alandonne
pas sa ieIigion apiòs I´avònenenl du Iiophòle Muhannad  poui
enliassei I´IsIan ne sera µolnt agree. et l| sera. dans |´au-de|ù. µarml |es
µerdants |AI-
c
Iniân, 85!. Si Ie nusuInan ne cioil pas qu´iIs sonl necieanls ou
a des doules sui Ie caiaclòie eiionne de Ieui ieIigion, iI devienl necieanl,
paice qu´iI s´esl oppose a Ia senlence d´AIIah el de Son Iiophòle  qui
onl deciele Ieui necieance. AIIah  a dil : Mals qulconque d´entre |es
factlons n´µ crolt µas. aura |e |eu comme rendet-tous |Hûd, 17! (|ac|icns
signifie Ies gens des aulies ieIigions). Le Iiophòle  a dil : « ]c jurc par
Cc|ui uui |icn| |´anc dc Munannad dans Sa nain. |cu|c pcrscnnc dans cc||c
ccnnunau|c. uu´i| s´agissc d´un juif cu d´un cnrc|icn. uui cn|cndra par|cr dc nci
sans crcirc cn nci. cn|rcra cn |nfcr. » |MusIin!.
   

Est-I! µcrmIs d'êtrc Injustc cnvcrs !cs mécréants ? L´injuslice esl
inleidile, cai AIIah  dil : A||ah ordonne |´equlte et |a blenfalsance |an-NahI,
9O! el dans un hadilh uudsu, II dil : « ]c Mc suis in|crdi| |´injus|icc c| ]c |´ai rcnduc
in|crdi|c cn|rc tcus . nc scucz dcnc pas injus|cs |cs uns cntcrs |cs au|rcs. » |MusIin!.
La peisonne oppiinee se vengeia Ie Ioui du Iugenenl. Le Iiophòle  a
dil : « Satcz-tcus uui cs| cc|ui uui a fai| fai||i|c ? » |cs Ccnpagncns rcpcndircn| .
« C´cs| cc|ui uui n´a p|us ni argcn| ni oicns. » || rcpri| . « Cc|ui dc na ccnnunau|c
uui a fai| fai||i|c arritcra au ]cur dc |a Rcsurrcc|icn atcc scs pricrcs. scn jcunc. sa
Za|a|. a|crs uu´i| a insu||c. i| a accusc a |cr|. i| a cscrcuuc. i| a fai| ccu|c |c sang. i| a
frappc. On dcnncra a|crs a cnacunc dc scs tic|incs scs ocnncs æutrcs . si scs ocnncs
æutrcs s´cpuiscn| atan| uu´i| ai| ccnpcnsc |cu|cs scs tic|incs. cn rc|ira dc |curs
nautaiscs ac|icns pcur |cs |ui a||rioucr. c| i| [|´agrcsscur] scra jc|c cn |nfcr. »
|MusIin! Iuslice seia faile nône enlie Ies aninaux.
   

Qu'cst-cc quc !'InnnvatInn ? Iln Rajal  a dil : « L´innovalion signifie
ce qui a ele invenle el qui n´a pas de fondenenl dans Ia IegisIalion
isIanique qui Ie juslifie. »
83


   

Y a-t-I! dans !a rc!IgInn unc bnnnc InnnvatInn ct unc mauvaIsc
InnnvatInn ? Les veisels du Coian el Ies hadilhs condannenl I´innovalion
dans son sens ieIigieux : c´esl-a-diie ce qui a ele invenle el qui n´a pas de
fondenenl dans Ia ieIigion. Ln effel, Ie Iiophòle  a dil : « Quiccnuuc
acccnp|i| unc ac|icn uui n´cs| pas ccnfcrnc a ncs prcscrip|icns. cc||c ac|icn cs|
rcjc|cc. » |AI-ßukhâiî el MusIin!. Le Iiophòle  dil egaIenenl : « Tcu|c
ncutcau|c cs| unc inncta|icn c| |cu|c inncta|icn cs| un cgarcncn|. » |Ahnad!.
L´inan MâIik  a dil sui Ia definilion ieIigieuse de I´innovalion :
« Ouiconque invenle dans I´IsIan une innovalion qu´iI esline lonne, a
pielendu que Muhannad  a faiIIi a sa nission, paice qu´AIIah  dil :
Au]ourd´hul. j´al µarachete µour tous totre re|lglon |AI-Mâ´idah, 3!. »
Iai aiIIeuis, des hadilhs fonl I´eIoge de I´innovalion piise en son sens
Iinguislique : iI s´agil dòs Iois de ce qui esl piesciil pai Ia ieIigion, nais a
ele oulIie pai Ies gens. Le Iiophòle  a exhoile Ies gens a Ie faiie ievivie,
conne Ioisqu´iI dil : « Quiccnuuc appcr|c dans |´|s|an unc ocnnc |radi|icn
[prcutcc par unc rcfcrcncc |cga|c]
1
aura sa rcccnpcnsc c| |a rcccnpcnsc dc ccux uui
|a nc||cn| cn pra|iuuc aprcs |ui. sans ricn dininucr dc |curs prcprcs rcccnpcnscs. »
|MusIin!. De nône,
c
Unai  a dil : « OueIIe leIIe innovalion que ceIIe-ci »,
faisanl aIIusion a Ia piiòie de nuil (A|-Tarauin) pendanl Ie nois de
Ranadan. Ln effel, celle piiòie elail piesciile a I´oiigine (el non innovee) el
Ie Iiophòle  avail exhoile Ies nusuInans a I´acconpIii : iI I´avail
acconpIie Iui-nône duianl liois nuils, puis I´avail deIaissee de peui
qu´AIIah ne Ia iende olIigaloiie. Iai Ia suile,
c
Unai  a fail ievivie celle
liadilion en acconpIissanl Ia piiòie de Tarauin en gioupe.
   

CnmbIcn v a-t-I! dc snrtcs d'hvµncrIsIc ? II v a deux soiles
d´hvpociisie : 1) L´hvpociisie Iiee a Ia ciovance (I´hvpociisie najeuie) : c´esl
Ioisqu´un individu donne I´appaience d´ôlie ciovanl lien qu´iI soil
necieanl au fond de Iui-nône. Celle calegoiie d´hvpociisie excIul de Ia
ieIigion isIanique. Si un leI individu neuil sui celle voie, iI nouiia dans Ia
necieance. AIIah  dil : Les hµµocrltes seront. certes. au µ|us bas fond du
|eu |An-Nissâ´, 145!. Iaini Ies alliiluls qui Ies caiacleiisenl : iIs cheichenl a
lionpei AIIah el Ies ciovanls, se noquenl d´eux : iIs aidenl Ies necieanls
conlie Ies ciovanls el cheichenl pai Ieuis lonnes ouvies un piofil
nondain. 2) L´hvpociisie dans Ies acles (I´hvpociisie nineuie) : eIIe n´excIul
pas ceIui qui en esl coupalIe de I´IsIan : loulefois, s´iI ne se iepenl pas de
celle pialique, eIIe iisque de Ie conduiie a I´hvpociisie najeuie. LIIe a des
signes dislinclifs paini IesqueIs : quand I´hvpociile paiIe, iI nenl : s´iI fail
une pionesse, iI ne Ia lienl pas : Ioisqu´iI discule, iI esl de nauvaise foi :
Ioisqu´iI piend un engagenenl, iI ne Ie iespecle pas : Ioisqu´on Iui fail
confiance, iI liahil. C´esl pouiquoi Ies Conpagnons ciaignaienl de lonlei
dans I´hvpociisie nineuie. Iln MuIavkah  a dil : « I´ai ienconlie lienle

1
NdT : C´esl ainsi que ce hadilh esl expIique pai Ies connenlaleuis. Voii Tunfa| u|-Anuadnu.
84


conpagnons du Iiophòle , el iI ciaignaienl lous de lonlei dans
I´hvpociisie. » Iliahîn Al-Tavnîv  a dil : « Ianais je n´ai confionle ce
que je disais avec ce que je pialiquais sans ciaindie d´ôlie un nenleui. » AI-
Hassan AI-ßasiî  a dil : « Ne ciainl I´hvpociisie que Ie ciovanl, el ne s´en
cioil a I´alii que I´hvpociile. »
c
Unai  a dil a Hudhavfah  : « Iai AIIah,
je le suppIie de ne diie : esl-ce que Ie Iiophòle  n´a cile paini Ies
hvpociiles ` » Hudhavfah iepondil : « Non, el je ne feiai pIus I´eIoge de
peisonne apiòs loi. »
   

Quc! cst !c µéché !c µ!us gravc ct !c µ!us énnrmc auµrès d'A!!ah ?
C´esl Ie fail d´associei a AIIah |Cnir|!, cai AIIah  dil : L´assoclatlon ù
|A||ahI est tralment une enorme ln]ustlce |Luqnân, 13!, el Ioisqu´on
denanda au Iiophòle  queI peche elail Ie pIus giave, iI iepondil : « C´cs|
|c fai| dc dcnncr a A||an un assccic (nidd) a|crs uuc c´cs| |ui uui |´a crcc. »
|Rappoile pai AI-ßukhâiî el MusIin!.
   

CnmbIcn v a-t-I! dc snrtcs d'assncIatInn à A!!ah ? II v en a deux :
Premlèrement : I´associalion najeuie qui excIul ceIui qui Ia connel de
I´IsIan el a qui AIIah  ne paidonne pas. AIIah dil : Certes A||ah ne
µardonne µas qu´on |ul donne que|que assocle. A µart ce|a. l| µardonne ù
qul l| teut |An-Nissâ´, 48!. LIIe a qualie calegoiies : a) I´associalion dans
I´invocalion el dans Ia denande adiessee a AIIah b) I´associalion dans
I´inlenlion, Ia voIonle el Ie lul vise, conne acconpIii des lonnes ouvies
poui aulie qu´AIIah c) I´associalion dans I´oleissance : iI s´agil d´oleii aux
lheoIogiens quand iIs inleidisenl ce qu´AIIah a iendu Iicile ou Ioisqu´iIs
iendenl Iicile ce qu´AIIah a inleidil d) I´associalion dans I´anoui : Ioisqu´on
aine queIqu´un conne on aine AIIah. Deuxlèmement : I´associalion
nineuie qui n´excIul pas de I´IsIan ceIui qui Ia connel. LIIe esl de deux
soiles : a) L´associalion appaienle : qu´eIIe soil sous foine de paioIes
conne juiei pai aulie qu´AIIah, ou diie : c´esl seIon Ia voIonle d´AIIah el Ia
lienne, ou sous foine d´acles, conne poilei une lague ou une ficeIIe poui
enIevei ou iepoussei Ie naI, acciochei un laIisnan poui se piolegei du
nauvais oiI, ôlie supeislilieux ou cioiie aux auguies en vovanl des
piesages dans Ies oiseaux, Ies nons, Ies endioils ou aulies. b) L´associalion
cachee ou disciòle : c´esl de I´associalion dans I´inlenlion, Ia voIonle el Ie
lul iecheiche (pIus Iegei que ci-dessus) conne I´oslenlalion ou iecheichei
Ia lonne iepulalion en acconpIissanl des acles d´adoialion ou aulies.
   

Quc!!c cst !a dIffércncc cntrc !'assncIatInn majcurc ct !'assncIatInn
mIncurc ? Lnlie aulies diffeiences, iI v a Ie fail que ceIui qui connel I´asso-
cialion najeuie soil de I´IsIan dans Ia vie piesenle el deneuieia eleineI-
Ienenl en Lnfei dans I´au-deIa |s´iI neuil sans se iepenlii!. Ouanl a
I´associalion nineuie, on ne juge pas ceIui qui Ia connel de necieanl dans
Ia vie piesenle el iI ne deneuie pas eleineIIenenl en Lnfei dans I´au-deIa.
De nône, I´associalion najeuie iend vaines loules Ies ouvies landis que
I´associalion nineuie n´annuIe que I´ouvie qu´eIIe a acconpagnee. II iesle
85


une queslion de diveigence enlie Ies savanls a savoii : esl-ce que
I´associalion nineuie n´esl paidonnee qu´en cas de iepenlii conne poui
I´associalion najeuie, ou lien esl-eIIe conne Ies giands peches sounise a
Ia voIonle d´AIIah (c.a-d s´II veul, II paidonne el s´II veul, II en punil Ie
coupalIe) ` OueIque soil I´avis, I´associalion nineuie iesle liòs dangeieuse.
   
Y a-t-I! unc µrévcntInn cnntrc !'assncIatInn mIncurc avant qu'c!!c
n'arrIvc nu unc cxµIatInn !nrsqu'c!!c cst survcnuc ? Oui, Ia pievenlion
conlie I´oslenlalion consisle a cheichei pai ses ouvies, Le Visage d´AIIah
(vouei lous ses acles a AIIah SeuI). Ouanl a I´oslenlalion Iegòie, on s´en
pienunil pai Ies invocalions : Ie Iiophòle  a dil : « O ncnncs. gardcz-
tcus dc cc||c assccia|icn [a A||an]. car c||c cs| p|us discrc|c uuc |a narcnc dcs
fcurnis ! » « O Mcssagcr d´A||an . ccnncn| s´cn prcnunir a|crs uu´c||c cs| p|us
discrc|c uuc |a narcnc dcs fcurnis ? » |ui dcnanda-|-cn. || rcpcndi| . « Di|cs . O
A||an. ncus Tc dcnandcns dc ncus prcscrtcr dc T´assccicr uuc|uuc cncsc uuc ncus
ccnnaisscns c| ncus Tc dcnandcns pardcn pcur cc uuc ncus nc ccnnaisscns pas »
1

|Ahnad!. Ln ce qui conceine I´expialion de juiei pai aulie qu´AIIah, Ie
Iiophòle  a dil : « Cc|ui uui jurc par A|-|a| c| A|-
c
Uzza (ditini|cs paìcnncs).
uu´i| disc a|crs . i| n´u a pas dc ditini|c ncri|an| d´c|rc adcrcc si cc n´cs| A||an. » |AI-
ßukhâiî el MusIin!. Ouanl a I´expialion de I´auguie, Ie Iiophòle  a dil : « Cc|ui
uui a annu|c cc uu´i| tcu|ai| cn|rcprcndrc a causc dc |´augurc. |cnoc dans
|´assccia|icn.» ||s dcnandcrcn| . « Quc||c cs| dcnc |´cxpia|icn a cc|a ? » || rcpcndi| .
« Di|cs . c ncn Scigncur ! || n´u a dc oicn uuc |c |icn. ni d´augurc uuc cc uuc Tu as
prcdcs|inc c| i| n´u a pcin| dc ditini|c dignc d´c|rc adcrcc si cc n´cs| Tci. »
2
|Ahnad!.
   

CnmbIcn v a-t-I! dc snrtcs dc mécréancc ? II exisle deux soiles de
necieance: 1) La necieance najeuie qui excIul de I´IsIan : eIIe conpoile
cinq calegoiies : a) Ia necieance lasee sui Ie denenli b) Ia necieance due a
I´oigueiI loul en avanl foi c) Ia necieance pai Ie doule d) Ia necieance pai
Ie iejel en se delouinanl de Ia veiile c) Ia necieance pai I´hvpociisie. 2) Ia
necieance nineuie : c´esl connellie un peche qui n´excIul pas de I´IsIan,
conne Ie fail de luei un nusuInan.
   

Quc! cst !c statut du vmu dans !'Is!am ? Le Iiophòle  deleslail Ie
voeu el I´a inleidil en disanl : « || nc prccurc aucun oicn. » |AI-ßukhâiî!. TeI esl Ie
slalul du vou adiesse excIusivenenl a AIIah. Iai conlie, si Ie vou esl
adiesse a aulie qu´AIIah, conne s´engagei a acconpIii une chose poui une
lonle ou un sainl, aIois ce vou esl iIIicile, el I´acconpIii n´esl pas peinis.
   

Quc! cst !c jugcmcnt dc !'Is!am cnnccrnant !c faIt dc sc rcndrc chcz !c
dcvIn nu !c snrcIcr ? CeIa esl iIIicile el quiconque se iend chez eux poui un
lesoin, nais ne cioil pas a Ieui pielenlion de connaîlie I´invisilIe, veiia sa
piiòie iejelee pendanl quaianle jouis, seIon Ia paioIe du Iiophòle :

1 « A||ûhumma lnnû na
c
ûdhu blka an-nuchrlka blka chaµ-´an na
c
|amuhu ua
nastaghflruka |lmû |û na
c
|amuhu. »
2 « A||ûhumma |û khaµra l||û khaµruka. ua |û taµra l||û taµrouka. ua |û l|ûha ghaµrouka. »
86


« Cc|ui uui sc rcnd auprcs d´un dctin c| |ui dcnandc uuc|uuc cncsc. tcrra sa pricrc
rcjc|cc pcndan| uuaran|c jcurs. » |MusIin!. Iai conlie, s´iI se iend chez eux el
cioil a Ieuis pielenlions de connaîlie I´invisilIe, iI auia neciu a Ia ieIigion
de Muhannad , confoinenenl au hadilh suivanl : « Quiccnuuc sc rcnd
cncz un dctin cu un scrcicr c| crci| a cc uu´i| di|. a nccru cn cc uui a c|c rctc|c a
Munannad » |Alû Dâvud!.
   

Quand cst-cc qu'attrIbucr !a µ!uIc aux astrcs cnnstItuc un µn!vthéIsmc
majcur ct quand cst-cc quc cc!a cnnstItuc un µn!vthéIsmc mIncur ? CeIui
qui cioil que I´aslie a une infIuence - sans Ia voIonle d´AIIah ~ el alliilue
Ia pIuie a I´aslie en pensanl que c´esl Iui qui Ia pioduil el Ia ciee, aIois ceIa
esl consideie conne du poIvlheisne najeui. Ouanl a ceIui qui cioil que
I´aslie a une infIuence - pai Ia voIonle d´AIIah ~ el cioil qu´AIIah a fail de
cel aslie une cause piovoquanl Ia pIuie, el AIIah a fail en soile qu´iI esl de
coulune que Ia pIuie lonle dòs que cel aslie appaiaîl, celle ciovance esl
inleidile el esl consideiee conne un poIvlheisne nineui. Ln effel, iI a
consideie I´aslie conne une cause sans aucune pieuve de Ia IegisIalion
divine, de Ia peiceplion el de Ia iaison. Toulefois, iI esl peinis de Ies
olseivei poui deleininei Ies saisons de I´annee el pievoii Ies nonenls où
iI esl piolalIe que Ia pIuie lonle.
   

Quc! cst nntrc dcvnIr vIs-à-vIs dcs dIrIgcants Is!amIqucs ? Le devoii
enveis eux esl de Ies ecoulei el Ieui oleii dans Ie neiIIeui el Ie piie. II n´esl
pas peinis de se ievoIlei conlie eux, nône s´iIs connellenl I´injuslice.
Nous ne devons pas non pIus faiie des invocalions conlie eux, ni nous
desengagei de Ieui oleii : nous devons inpIoiei AIIah de Ieui accoidei Ia
veilu el Ia lonne sanle el de Ies iaffeinii dans Ia lonne voie, el cioiie que
I´oleissance a ces deinieis fail pailie de I´oleissance a AIIah , lanl qu´iIs
n´oidonnenl pas un peche : s´iIs oidonnenl au nusuInan d´acconpIii un
peche, iI ne doil pas I´acconpIii el doil oleii aux aulies oidies Iiciles de
facon convenalIe. Le Iiophòle  a dil : « Tu dcis cccu|cr |c gcutcrncur c| |ui
cocir. ncnc si |u cs oa||u

c| uuc |cs oicns scn| spc|ics. cccu|c c| cocis.» |MusIin!
   

Est-I! µcrmIs dc µnscr !a qucstInn sur !a sagcssc (nu du µnurqunI) d'un
IntcrdIt d'A!!ah nu dc 5nn nrdrc ? Oui, a condilion qu´on n´allende pas de
Ia connaîlie el d´en ôlie convaincu poui cioiie, appIiquei un oidie ou
s´eIoignei d´un inleidil. Celle connaissance doil pIulôl iaffeinii davanlage
Ie ciovanl dans Ia veiile. Toulefois, I´acceplalion alsoIue sans se posei de
queslions esl une pieuve de Ia sounission lolaIe, de Ia foi en AIIah el en Sa
sagesse paifaile, conne c´elail Ie cas chez Ies Conpagnons .
   

Quc vcut dIrc ccttc µarn!c d'A!!ah  :   Tout blen qul t´attelnt tlent
d´A||ah. et tout ma| qul t´attelnt tlent de tol-même   |An-NIssâ', 79] ? Le lien
signifie ici Ie lienfail el Ia giâce, aIois que Ie naI nenlionne, c´esl I´epieuve
el Ie naIheui. Tous deux piocòdenl du deslin d´AIIah . La giâce esl
alliiluee a AIIah cai c´esl Lui qui I´a accoidee : quanl au naIheui, II Ie ciee
pai sagesse el en pienanl en consideialion celle sagesse, ce naIheui fail
87


pailie de Ses lienfails. Ln effel, Ie Seigneui ne fail janais de naI : au
conliaiie, loul ce qu´II fail esl lien. Le Iiophòle  a dil : « || |cu| |c oicn
cs| dans Tcs dcux nains. c| |c na| nc pcu| T´c|rc a||riouc » |MusIin!. Ainsi, Ies
aclions des individus sonl cieees pai AIIah el en nône lenps, eIIes sonl Ie
fiuil de Ia voIonle des individus. AIIah  a dil : Ce|ul qul donne et cralnt
(A||ah) et dec|are terldlque |a µ|us be||e recomµense. nous |ul facl|lterons
|a tole au µ|us grand bonheur |AI-LavI, 5-7!.
   

M'cst-I! µcrmIs dc dIrc qu'untc! cst martvr ? Iugei qu´une peisonne en
pailicuIiei esl nailvi, ievienl a jugei qu´eIIe esl au Iaiadis. L´avis des gens
de Ia Sunna esl que I´on ne peul pas diie d´un nusuInan en pailicuIiei
qu´iI fail pailie des gens du Iaiadis, ou des gens de I´Lnfei, sauf ceIui que
Ie Iiophòle  a annonce conne faisanl pailie des gens de I´un ou de
I´aulie. Ln effel, Ia veiile esl dans Ie coui el nous ne pouvons pas savoii
dans queI elal I´individu esl noil. Oi, ce qui conple dans Ies ouvies, c´esl
Ia facon donl eIIes se concIuenl el AIIah SeuI connaîl Ies inlenlions.
Cependanl, nous csµérnns Ia ieconpense du Iaiadis poui Ie lienfaisanl el
craIgnnns Ie châlinenl de I´Lnfei poui Ie desoleissanl.
   

Est-I! µcrmIs dc jugcr un musu!man cn µartIcu!Icr cnmmc étant
mécréant ? II n´esl pas peinis de laxei un nusuInan de necieanl, ni de
poIvlheisle, ni d´hvpociile, lanl qu´iI ne Iaisse pas appaiaîlie des signes qui
I´indiquenl, el lanl que des enliaves enpôchenl de Iui alliiluei ce
jugenenl. Ainsi, nous Iaissons a AIIah  Ie soin de jugei ce que chacun
delienl au fond de son coui.
   

Est-I! µcrmIs dc tnurncr (Tauûf) autnur d'autrc chnsc quc !a Kaaba ? II
n´v a aucun endioil sui leiie auloui duqueI iI esl peinis de louinei en
dehois de Ia nolIe Ka
c
lah. II n´esl pas peinis de conpaiei Ia Ka
c
lah a
n´inpoile queI aulie endioil, el ceIa queI que soil son neiile. CeIui qui
louine auloui d´aulie chose que Ia Ka
c
lah pai veneialion, a desolei a AIIah.

88


AIIah a ciee Ie coui el en a fail Ie ioi, aIois que Ies nenlies sonl ses
soIdals. Si Ie ioi esl lon, aIois ses soIdals seionl lons. Le Iiophòle  a dil :
« || u a cn tcri|c dans |c ccrps un crganc . s´i| cs| ocn. |cu| |c rcs|c du ccrps scra
ocn. c| s´i| cs| nautais. |cu| |c rcs|c du ccrps scra nautais. C´cs| |c cæur. »
|MusIin! C´esl Ia pIace qu´occupenl Ia foi el Ia ciainle d´AIIah (Tauua), ou Ia
necieance, I´hvpociisie el Ie poIvlheisne. Le Iiophòle  a dil, en nonlianl
pai liois fois sa poiliine : « |a crain|c d´A||an sc |rcutc ici. » |MusIin!

La fnI cst cnmµnséc dc cnnvIctInn, dc µarn!cs ct d'actcs : c´esl Ia
conviclion du coui, Ia piononcialion pai Ia Iangue (de I´alleslalion de foi),
Ia nise en pialique dans Ie coui el pai Ies nenlies. Le coui conlienl Ia
ciovance el Ia foi : de ceIa, iesuIle Ia piononcialion pai Ia Iangue de
I'alleslalion de foi. Iuis, Ie coui pioduil des acles conne I´anoui, Ia peui,
I´espoii : Ia Iangue se nel en nouvenenl pai Ies foinuIes de iappeI, Ia
iecilalion du Coian : Ies nenlies agissenl pai Ies incIinaisons (de Ia
piiòie), Ies piosleinalions, el I´acconpIissenenl des lonnes ouvies qui
iappiochenl d´AIIah . Le coips oleil au coui : aucune ciovance ne
s´elalIil dans Ie coui sans que Ia consequence en soil visilIe, d´une
naniòie ou d´une aulie, sui Ie coips.

Cc quc !'nn cntcnd µar !cs actcs du cmur : ce sonl Ies acles qui sonl
acconpIis pai Ie coui, qui v sonl Iies, donl Ie pIus inpoilanl esl Ia foi en
AIIah . Ln fonl egaIenenl pailie Ia conviclion (Tasdiu) acconpagne de
sounission el I´alleslalion (|urar), el ce qui louche Ie coui du seivileui
conne senlinenls enveis son Seigneui ou elals, leIs que I´anoui, Ia peui
(de Son châlinenl), I´espoii (de Sa ieconpense), Ie iepenlii, Ia confiance en
Lui (Taua||u|), Ia palience, Ia ceililude, Ia devolion, elc.

Pnur chaquc actc du cmur, iI exisle son conliaiie qui esl une naIadie
du coui : Ie fail de vouei sincòienenl ses acles a AIIah (||n|as) a poui
conliaiie I´oslenlalion, Ia ceililude a poui conliaiie Ie doule, I´anoui a poui
conliaiie Ia iepuIsion, elc. Si nous ieslons insoucianls el nous nous alslenons
de coiiigei nolie coui, Ies peches s´accunuIeionl jusqu´a Ie deliuiie. Le
Iiophòle  a dil : « |crsuuc |c scrti|cur ccnnc| un pccnc. un pcin| ncir ticn| sc
p|accr sur scn cæur . s´i| s´aos|icn|. dcnandc pardcn a A||an c| sc rcpcn|. |c cæur cn
scra dcoarrassc . c| si |c scrti|cur rcccnncncc. |cs pcin|s ncirs augncn|cn| jusuu´a cc
uu´i|s ccutrcn| |c cæur. ccnnc A||an |´a ncn|icnnc dans |c Ccran . Au contralre !
Mals c´est µ|utôt |es µeches qu´l|s ont commls qul ont recoutert |eurs
cuurs. |AI-Mulaffifûn, 14!. » |Al-Tiinidhî! II a dil aussi : « |cs cæurs scn| cxpcscs aux
|cn|a|icns. prcgrcssitcncn|. a |a nanicrc d´unc na||c uuc |´cn |rcssc. næud par næud.
Tcu| cæur uui sc |aisscra gagncr par cc||c |cn|a|icn scra naruuc par un pcin| ncir.
c| |cu| cæur uui |a rcjc||cra. scra naruuc d´un pcin| o|anc jusuu´a cc uuc |cs cæurs sc
par|agcn| cn dcux ca|cgcrics . un cæur o|anc ccnnc un rccncr o|anc c| sc|idc.
aucunc |cn|a|icn nc pcu| |ui nuirc |an| uuc |a |crrc c| |cs cicux cxis|crcn| . c| |´au|rc
cæur . ncir fcncc c| |crnc. ccnnc unc crucnc rc|curncc. i| nc rcccnnai| aucun oicn. ni
nc rcjc||c aucun na|. cn dcncrs dc cc uu´cn |ui a incu|uuc ccnnc passicn. » |MusIin!

Cnnnaîtrc !cs adnratInns accnmµ!Ics µar !c cmur cst µ!us Imµnrtant
Lcs actcs du cmur   

89


que de connaîlie ceIIes acconpIies pai Ies nenlies, el c´esl une olIigalion
encoie pIus piessanle poui Ie seivileui, cai Ies acles acconpIis pai Ie coui
sonl Ia lase, el ceux acconpIis pai Ies nenlies en sonl Ia consequence, Ia
conlinuile : iIs Ies conpIòlenl el en sonl Ies fiuils. Le Iiophòle  a dil :
« A||an nc rcgardc pas tc|rc aspcc| c| tcs oicns. nais || rcgardc tcs cæurs c| tcs
ac|cs. » |MusIin! Le coui esl I´endioil où se liouvenl Ia connaissance, Ia
nedilalion el Ia iefIexion. C´esl pouiquoi Ie neiile des gens aupiòs d´AIIah
vaiie en fonclion de ce qui se liouve dans Ieui coui conne foi, ceililude,
sinceiile, elc. AI-Hassan aI-ßasiî  a dil : « Iai AIIah, Alû ßaki  ne Ies a
pas suipasses pai pIus de piiòies ou de jeûne, nais iI Ies a suipasses pai Ia
foi qui se liouvail dans son coui. »

Lcs actcs du cmur nnt µ!us dc mérItc quc !cs actcs dcs mcmbrcs
µnur µ!usIcurs raIsnns : 1) Toul defaul dans I´adoialion du coui peul nenei
a I´aneanlissenenl de I´adoialion des nenlies, conne I´oslenlalion annuIe
Ia lonne aclion, pai exenpIe. 2) Les acles du coui sonl Ia lase, el on ne lienl
pas iigueui de loule paioIe ou loul gesle acconpIis invoIonlaiienenl sans
que Ie coui en soil conscienl. 3) Les acles du coui peuvenl faiie accedei aux
degies eIeves du Iaiadis, conne I´ascelisne (Zund) 4) IIs sonl pIus difficiIes
el denandenl pIus d´effoils a acconpIii que Ies acles des nenlies. Iln aI-
Munkadii  a dil : « I´ai suppoile non âne pendanl quaianle ans avanl
qu´eIIe ne suive Ie dioil chenin. » 5) Ses effels sonl pIus leaux, conne
I´anoui poui AIIah 6) IIs piocuienl pIus de ieconpense. Alû ad-Daidâ´  a
dil : « Medilei une heuie esl neiIIeui que de veiIIei Ia nuil en piiòie. » 7) Ce
sonl eux qui fonl se nouvoii Ies nenlies 8) IIs augnenlenl, dininuenl ou
annuIenl Ia vaIeui des acles des nenlies, conne Ia concenlialion dans Ia
piiòie 9) On peul paifois se conlenlei d´acconpIii Ies acles du coui el
pouilanl ollenii Ia ieconpense des acles des nenlies, conne avoii
I´inlenlion de faiie une aunône aIois que I´on n´a pas d´aigenl. 10) La iecon-
pense des acles du coui esl iIIinilee, conne Ia palience 11) On conlinue
d´ollenii Ieui ieconpense nône si Ies nenlies aiiôlenl d´agii ou en sonl
incapalIes 12) IIs piecòdenl Ies acles des nenlies el Ies acconpagnenl.

Lc cmur µassc µar dcs étaµcs avant quc !cs mcmbrcs n'agIsscnt :
1)!'Idéc : c´esl Ia pieniòie pensee qui passe pai Ie coui 2) La µcnséc : c´esl
I´idee qui se fixe dans Ie coui 3) La réf!cxInn : c´esl se denandei si on va
agii ou non 4) L'IntcntInn : c´esl Ioisque I´on a decide d´agii. 5) La
détcrmInatInn : c´esl Ia decision iefIechie el Ia feine inlenlion d´agii. Pnur
!cs trnIs µrcmIèrcs étaµcs, on n´ollienl pas de ieconpense si ceIa conceine
une lonne ouvie, el pas de peche, poui un acle de desoleissance. Ouand
on a jusle I´inlenlion d´acconpIii une lonne ouvie, aIois eIIe esl conplee
conne leIIe : nais si on a I´inlenlion d´acconpIii une nauvaise ouvie, eIIe
n´esl pas conplee conne leIIe. Si I´inlenlion devienl deleininalion, el que
I´on esl deleinine a acconpIii une lonne ouvie, aIois on en ollienl Ia
ieconpense. Iai conlie, si on esl deleinine a acconpIii une nauvaise
ouvie, on en iecoIle un peche, nône si on ne I´a pas acconpIie. Ln effel, Ia
90


voIonle associee a Ia capacile d´acconpIii une chose inpIique I´exislence de
Ia chose vouIue. AIIah dil : Ceux qul alment que |a turµltude se µroµage
µarml |es croµants auront un chûtlment dou|oureux |An-Nûi, 19! Le Iiophòle
 a dil egaIenenl : « Si dcux nusu|nans sc rc|rcutcn| facc a facc atcc |cur saorc
(atcc |´in|cn|icn dc s´cn|rc|ucr). |c ncur|ricr c| |a tic|inc tcn| cn |nfcr. » ]c dis .
« O |ntcuc d´A||an. pcur |c ncur|ricr. jc ccnprcnds. nais pcuruuci |a tic|inc ? »
|| rcpcndi| . « || scunai|ai| ardcnncn| |ucr scn adtcrsairc. » |AI-ßukhâiî!.
Lc faIt dc nc µas cnmmcttrc un µéché apiòs avoii ele deleinine a Ie faiie
lonle sous qualie calegoiies : 1) On !c dé!aIssc µar µcur (du châtImcnt
d')A!!ah : on en esl ieconpense 2) On dé!aIssc !c µéché µar µcur dcs gcns :
on connel un peche cai deIaissei un peche esl une foine d´adoialion qui
doil olIigaloiienenl ôlie vouee a AIIah SeuI 3) On dé!aIssc !c µéché à causc
d'un cmµêchcmcnt, sans avoii nis en ouvie Ies novens poui v paivenii :
on connel aussi un peche poui avoii eu une inlenlion feine de connellie
I´inleidil 4) On dé!aIssc !c µéché à causc d'un cmµêchcmcnt, en avanl nis
en ouvie Ies novens poui v paivenii, sans aiiivei a ses fins : on Iui insciil
exaclenenl Ie nône peche que ceIui qui I´a connis, cai sa voIonle feine
d´acconpIii Ie peche Ie nel au nône niveau que ceIui qui Ie connel -
conne I´indique Ie hadilh cile ci-dessus. A pailii du nonenl où un acle esl
acconpagne d´une deleininalion, aIois Ia peisonne qui souhaile Ie
connellie encouil Ie châlinenl, qu´eIIe connelle I´acle sui Ie chanp ou
pIus laid. Ouiconque a connis un inleidil une fois, puis, a Ia feine inlenlion
de ieconnencei dòs qu´iI en a Ia possilIile, encouil Ie châlinenl a cause de
celle inlenlion, nône s´iI ne connel pas I´inleidil a nouveau.
Quc!qucs actcs du cmur

L'IntcntInn : eIIe signifie Ia voIonle el I´oljeclif. Toul acle doil ôlie acconpagne
d´une inlenlion poui ôlie vaIalIe el acceple d´AIIah. Le Iiophòle  a dil :
« |cs ac|cs nc ta|cn| uuc par |cur in|cn|icn. c| cnacun scra rc|riouc sc|cn scn
in|cn|icn. » |AI-ßukhâiî el MusIin! Iln aI-Mulâiak  a dil : « II se peul qu´un
acle soil pelil nais que I´inlenlion Ie iende giand, el iI se peul qu´un acle soil
giand el que I´inlenlion Ie iende pelil. » AI-IudhavI  a dil : « Ce qu´AIIah
 exige de loi, c´esl lon inlenlion el la voIonle. Si lon acle (d´adoialion) esl
voue a AIIah, on I´appeIIeia I´inlenlion puie (||n|as), el ceIa signifie que
I´acle esl poui AIIah SeuI, peisonne d´aulie n´en a une pail. Ll si lon acle
esl voue a aulie qu´AIIah, on I´appeIIeia oslenlalion, hvpociisie, ou aulie. »

Rcmarquc utI!c : loul Ie nonde esl voue a Ia peidilion sauf ceux qui
onl Ia science : lous ceux qui onl Ia science sonl voues a Ia peidilion sauf
ceux qui ouvienl : lous ceux qui ouvienl sonl voues a Ia peidilion sauf ceux
qui vouenl Ieuis acles a AIIah SeuI. Le pieniei devoii qui inconle a loul
seivileui qui veul oleii a AIIah, c´esl d´appiendie ce qu´esl I´inlenlion.
Lnsuile, iI Ia ieclifie pai ses acles apiòs avoii conpiis ce que sonl viainenl Ia
sinceiile el I´inlenlion puie : en effel, Ies acles sans inlenlion ne sonl que de Ia
faligue (en vain), I´inlenlion sans sinceiile n´esl aulie que de I´oslenlalion, el
Ia sinceiile sans avoii Ia foi n´esl que puie peile.
91



Lcs actcs sc dIvIscnt cn trnIs catégnrIcs : 1) !cs µéchés : une
inlenlion IoualIe en connellanl un peche ne Ia iend pas un acle
d´oleissance giâce a celle lonne inlenlion : au conliaiie, si en pIus,
I´inlenlion esl nauvaise, ceIa ne fail qu´aIouidii Ia faule 2) !cs actcs
autnrIsés : aucun acle auloiise n´esl acconpIi sans inlenlion, ou nône
pIusieuis inlenlions : si Ia peisonne pIace son inlenlion poui AIIah, ces
acles auloiises peuvenl devenii des acles d´adoialion 3) !cs actcs
d'nbéIssancc : I´inlenlion (de Ies faiie poui AIIah) esl une condilion de lase
de Ieui vaIidile el d´eIIe depend I´inpoilance de Ieui ieconpense
1
. Si on a
I´inlenlion de faiie un acle d´oleissance pai oslenlalion, cel acle devienl un
peche, du poIvlheisne nineui, el iI se peul nône que ceIa soil du
poIvlheisne najeui. CeIa se piesenle sous liois foines : 1) 5I c'cst
!'nstcntatInn quI mntIvc I´acle depuis Ie depail : c´esl du poIvlheisne el
ceIa annuIe I´acle d´adoialion 2) 5I !'actc cst accnmµ!I µnur A!!ah au
déµart, puis I´inlenlion de I´oslenlalion s´inlioduil. Dans ce cas, si ceIa
conceine un lvpe d´adoialion donl Ia fin ne depend pas du delul, conne
I´aunône, aIois son delul esl coiiecl el sa fin esl invaIide. Iai conlie, si Ia
fin depend du delul, conne Ia piiòie, aIois iI v a deux cas : a)Ia peisonne
qui acconpIil I´acle iepousse I´inlenlion d´oslenlalion. Dans ce cas,
I´oslenlalion n´a pas de iepeicussion sui I´acle. b) Ia peisonne se confoile
dans I´oslenlalion : loul I´acle d´adoialion esl nuI. 3) Lcs µcnsécs d'nstcntatInn
vIcnncnt aµrès !'actc : ce sonl des suggeslions salaniques sans effel sui Ia
vaIidile de I´acle el ceIui qui I´acconpIil. II exisle pIusieuis poiles qui
nònenl a I´oslenlalion, qu´iI faul connaîlie poui pouvoii Ies evilei.

1
.
Le Iiophòle

a dil : « A cc|ui uui a |´in|cn|icn d´acccnp|ir unc ocnnc ac|icn c| nc |a fai| pas.
A||an inscri| auprcs dc |ui unc ocnnc ac|icn ccnp|c|c. S´i| |´acccnp|i| cffcc|itcncn|. A||an |ui
inscri| auprcs dc |ui |a ocnnc ac|icn nu||ip|icc par dix. par scp| ccn|s cu oicn p|us. A cc|ui uui a
|´in|cn|icn dc ccnnc||rc unc nautaisc ac|icn c| nc |a fai| pas. A||an inscri| auprcs dc |ui unc
ocnnc ac|icn ccnp|c|c. S´i| |a ccnnc| cffcc|itcncn|. A||an nc |ui inscri| auprcs dc |ui uu´unc
scu|c nautaisc ac|icn. » |AI-ßukhâiî el MusIin! Le Iiophòle

a dil egaIenenl : « Cc||c
ccnnunau|c cs| ccnnc un grcupc dc uua|rc pcrscnncs . A||an a acccrdc au prcnicr dc |´argcn| c|
dc |a scicncc . i| app|iuuc cc uu´i| sai| c| dcpcnsc scn argcn| dans |cs ocnncs cncscs . au dcuxicnc.
A||an a acccrdc dc |a scicncc nais pas d´argcn| . cc|ui-|a di| . « Si A||an n´atai| acccrdc ccnnc ||
a acccrdc au prcnicr. j´aurais agi ccnnc |ui. » |c Prcpnc|c

di| a|crs . « Ces deux-|ù ont |a
même recomµense. » Au |rcisicnc. A||an |ui a acccrdc dc |´argcn| nais pas dc scicncc . i| dcpcnsc
scn argcn| n´inpcr|c ccnncn| c| dans |cs nautaiscs cncscs. |nfin. au uua|ricnc. A||an nc |ui
acccrdc ni argcn| ni scicncc . i| di| . « Si A||an n´atai| acccrdc ccnnc || a acccrdc au |rcisicnc.
j´aurais agi ccnnc |ui. » |c Prcpnc|c

di| a|crs . « Ces deux-|ù µortent |e même µeche. »
|Al-Tiinidhî! Iai Ieuis piopos nenlionnes dans Ie hadilh piecedenl, Ie deuxiòne el Ie
qualiiòne onl donne ce qu´iIs elaienl viainenl capalIes de faiie, c´esl-a-diie Ieui
inlenlion el Ieui voIonle. Ceci appaiaîl a liaveis Ieui paioIe : « Si A||an n´atai| acccrdc
ccnnc || a acccrdc a |´au|rc. j´aurais agi ccnnc |ui. » Ainsi, I´un a eu Ia nône ieconpense, el
I´aulie, Ie nône peche que ceIui qu´iI souhailail piendie en exenpIe. Iln Rajal

a dil :
« La paioIe du Iiophòle dans Ie hadilh : « Ces deux-|ù ont |a même recomµense » indique
que Ies deux onl Ia nône ieconpense de I´acle en Iui-nône, el ceIa n´indique pas que Ie
deuxiòne ollienl Ia ieconpense nuIlipIiee, cai ceIa esl ieseive a ceIui qui a viainenl
acconpIi I´acle, non pas a ceIui qui a souhaile I´acconpIii sans I´avoii fail. Si c´elail Ie cas,
aIois on auiail eciil a ceIui qui a I´inlenlion d´acconpIii une lonne aclion sans I´avoii
acconpIie, dix lonnes aclions : oi, ceci esl en conliadiclion avec Ies lexles |des hadilhs!. »

92


5I !'accnmµ!Isscmcnt d'unc bnnnc actInn cst mntIvéc µar !'nbtcntInn d'unc
chnsc dc cc bas-mnndc, sa ieliilulion ou son peche esl a Ia nesuie de son
inlenlion. On iecense aIois liois cas : 1) 5I !a bnnnc actInn cst mntIvéc pai
I´ollenlion de ce las-nonde uniquenenl, conne diiigei Ia piiòie en lanl
qu´inan poui I´aigenl : ceIui qui fail ceIa connel un peche. Le Iiophòle  a
dil : « Cc|ui uui apprcnd unc scicncc par |auuc||c cn cs| ccnsc sc rapprccncr d´A||an
uniuucncn| pcur co|cnir unc par| dc cc oas-ncndc. nc scn|ira pas |´cdcur du
Paradis |c ]cur du ]ugcncn|. » |Alû Dâvûd! 2) 5I !a bnnnc actInn cst vnuéc µnur
unc µart à A!!ah, el poui une pail, eIIe esl nolivee pai I´ollenlion de ce las-
nonde : ceIui qui connel ceIa a une foi el une sinceiile dininuees, conne
ceIui qui acconpIil Ie IòIeiinage poui AIIah el poui faiie Ie conneice : sa
ieconpense esl fonclion de son degie de sinceiile. 3) 5I !'actc cst accnmµ!I
µnur A!!ah 5cu! nais ceIui qui I´acconpIil piend une ienuneialion poui
I´aidei a I´acconpIii : sa ieconpense esl conpIòle, el ce qu´iI piend ne Ia
dininue en iien. Le Iiophòle

a dil : « |c nci||cur sa|airc uuc tcus prcncz.
c´cs| |c sa|airc cn ccnangc (dc |´cnscigncncn|) du |itrc d´A||an. » |AI-ßukhâiî!

5achc quc ccux quI accnmµ!Isscnt dcs bnnncs muvrcs µnur A!!ah
cxc!usIvcmcnt snnt à dcs dcgrés dIffércnts : 1) Ie degie infeiieui : Loisque Ia
peisonne acconpIil Ies acles d´oleissance pai espoii d´ollenii Ia ieconpense
d´AIIah el pai ciainle de Son châlinenl. 2) Ie degie inleinediaiie : Loisque
Ia peisonne Ie fail pai ieconnaissance enveis AIIah el poui oleii a Ses
oidies 3) Ie degie supeiieui : Ou´eIIe Ies acconpIil pai anoui, iespecl el
veneialion enveis AIIah . Ce degie esl ceIui des Sincòies (Siddiuun)
1
.

Lc rcµcntIr : iI esl olIigaloiie en peinanence : Ie fail de lonlei dans Ie
peche esl inheienl a Ia naluie hunaine. Le Iiophòle  a dil : « Tcu| fi|s
d´Adan ccnnc| dcs pccncs c| |cs nci||curs parni |cs pccncurs scn| ccux uui sc
rcpcn|cn|. » |Al-Tiinidhî!. II  a dil egaIenenl : « Si tcus nc ccnnc||icz pas dc
pccncs. A||an tcus fcrai| disparai|rc c| ancncrai| dcs gcns uui ccnnc||cn| dcs
pccncs c| uui inp|crcrcn| |c pardcn d´A||an uui |cur pardcnncra » |MusIin!.
L´eiieui, c´esl pIulôl Ie fail de peisislei dans Ie peche el de ielaidei Ie
iepenlii. AIIah  dil : A||ah accuel||e seu|ement |e reµentlr de ceux qul
font |e ma| µar lgnorance et qul aussltôt se reµentent |An-Nissâ, 17!. Le
DialIe veul vaincie I´honne en jouanl de I´un de ses sepl piòges : s´iI ne
ieussil pas a Ie faiie lonlei dans Ie pieniei, iI passe au suivanl, el ainsi de
suile. Ces piòges sonl : 1) Le poIvlheisne el Ia necieance. 2) S´iI n´v aiiive

1
AIIah  dil : Et ]e me suls hûte ters Tol. Selgneur. afln que Tu sols satlsfalt. |Tâ-Hâ,
84! donc, Moïse esl piesse de ienconliei AIIah poui qu´II Iui accoide Son agienenl, el
non pas seuIenenl poui iepondie a Son oidie. Dans Ie nône oidie d´idee, !c nIvcau
InférIcur du iespecl des paienls esl de Ieui oleii pai peui du châlinenl ieseive a ceux
qui ionpenl Ies Iiens de paienle, el poui ollenii Ia ieconpense du lon conpoilenenl
enveis eux. Lc nIvcau IntcrmédIaIrc du iespecl des paienls esl de Ieui oleii pai
oleissance enveis AIIah, poui Ieui iendie Ie lien qu´iIs l´onl fail en l´eIevanl quand lu
elais pelil, el poui l´avoii nis au nonde. Lc nIvcau suµérIcur esl que lu Ies iespecles pai
iespecl enveis I´oidie d´AIIah qui l´esl adiesse, el pai anoui el veneialion enveis Lui .
93


pas, iI passe a I´innovalion dans Ia ciovance el pousse a alandonnei
I´exenpIe du Iiophòle  el de ses Conpagnons. 3) S´iI n´v aiiive pas, iI
passe aux peches najeuis. 4) S´iI n´v aiiive pas, iI passe aux peches
nineuis. 5) S´iI n´v aiiive pas, iI cheiche a I´occupei pai I´acconpIissenenl
des acles peinis, de naniòie excessive. 6) S´iI n´v aiiive pas, iI cheiche a
I´occupei pai des acles d´oleissance avanl noins de vaIeui el noins de
ieconpenses que d´aulies acles qu´iI deIaisse. 7) S´iI n´v aiiive pas, iI
dechaîne sui Iui son ainee de denons paini Ies djinns el Ies hunains.
Lcs µéchés snnt de deux soiles : 1) Les peches najeuis : ce sonl ceux poui
IesqueIs iI exisle un lexle nenlionnanl une sanclion dans Ia vie piesenle ou
une nenace de châlinenl dans I´au-deIa. Ce sonl aussi ceux qui engendienl Ia
coIòie d´AIIah, Sa naIediclion, ou qui quaIifienl ceIui qui Ies connel conne
n´avanl pas une foi conpIòle 2) Les peches nineuis : ce sonl lous Ies peches
aulies en deca des peches najeuis. I! v a dcs causcs quI changcnt !cs µéchés
mIncurs cn µéchés majcurs : donl Ies pIus inpoilanles sonl : Ie fail de
peisislei a connellie Ies peches nineuis, de iecidivei, de Ies nininisei, d´ôlie
fiei de Ies connellie, ou de Ies connellie en pulIic.
Lc rcµcntIr cst va!ab!c µnur tnus !cs µéchés, jusqu´au nonenl où Ie
soIeiI se Iòveia du côle de I´Occidenl, ou que ceIui qui connel Ie peche
agonise (que son âne goûle aux affies de Ia noil). La ieconpense de ceIui
qui se iepenl, s´iI esl sincòie, esl que ses peches sonl liansfoines en lonnes
aclions, nône s´iIs alleignenl Ies nuages du cieI leIIenenl iIs sonl
nonlieux. I! v a dcs cnndItInns µnur quc !c rcµcntIr snIt acccµté :
1)Aiiôlei de connellie Ie peche. 2) Regiellei Ies peches anleiieuis.
3)Iiendie Ia feine iesoIulion de ne pIus janais Ie iefaiie a I´avenii. Iai
aiIIeuis, si Ie peche esl une alleinle aux dioils des ciealuies, iI faul iendie
ce qui a ele spoIie a Ieuis avanls dioil.
1

Lcs gcns quI sc rcµcntcnt sc µartagcnt cn quatrc catégnrIcs : 1) CeIui qui
se iepenl el peisisle dans Ia voie dioile jusqu´a sa noil : iI ne se suggòie a
aucun nonenl de ieconnellie Ie peche. II n´a iien a se iepiochei si ce ne sonl
Ies faules Iegòies auxqueIIes peisonne n´echappe. Ceci esl Ia ieclilude dans Ie
iepenlii, que I´on nonne Ie iepenlii sincòie (Nasun). CeIui qui se iepenl de
celle naniòie esl ceIui qui s´emµresse ters |es bonnes actlons, el ceIui qui
possòde |´ûme aµalsee. 2) CeIui qui se iepenl el iespecle Ies acles d´oleissance

1
.On iappoile que Ie Iiophòle  a dil : « || u a |rcis scr|cs dc rcgis|rcs auprcs d´A||an . un
rcgis|rc [ccn|cnan| |cs ac|icns] dcn| A||an nc |icn| pas ccnp|c . un rcgis|rc [ccn|cnan| |cs ac|icns]
dcn| A||an nc |aissc ricn passcr . un rcgis|rc [ccn|cnan| |cs ac|icns] uu´A||an nc pardcnnc pas.
Quan| au rcgis|rc ccn|cnan| |cs ac|icns uu´A||an nc pardcnnc pas. c´cs| cc|ui uui ccn|icn| |cs ac|cs
dc pc|u|ncisnc (Snir|). A||an  di| . Oulconque assocle ù Dleu (d´autres dltlnltes). Dleu
|ul lnterdlt |e Paradls. et sa destlnatlon flna|e sera |e |eu. |AI-Mâ´idah, 72! |c rcgis|rc
ccn|cnan| |cs ac|icns dcn| A||an nc |icn| pas ccnp|c. ccnccrnc |cs injus|iccs uuc |c scrti|cur
ccnnc| cntcrs |ui-ncnc. uui rcs|cn| cn|rc |ui c| A||an. A||an pardcnnc ccs ac|cs c| |cs cffacc s´||
tcu|. Quan| au rcgis|rc dcn| A||an nc |aissc ricn passcr. c´cs| cc|ui uui ccn|icn| |cs ac|cs
d´injus|icc dcs scrti|curs cn|rc cux. » |Ahnad, hadilh failIe!
94


Ies pIus inpoilanls, nais iI n´aiiive pas a se delaiiassei de ceilains peches,
qu´iI ne connel pas voIonlaiienenl : iI esl epiouve pai ces peches el Ies
connel sans Ies avoii pienediles. A chaque fois qu´iI a peche, iI se fail des
iepioches, iegielle, el piend Ia iesoIulion de se pieseivei des causes qui I´onl
anene a faulei. CeIui-Ia esl ceIui qui possòde |´ûme qul se falt des reµroches. 3)
CeIui qui se iepenl el iesle dans Ia voie dioile pendanl un lenps, puis, ses
passions I´enpoilenl sui Iui el Ie poussenl a connellie a nouveau ceilains
peches : naIgie ceIa, iI esl assidu dans ses olIigalions ieIigieuses, el iI deIaisse
un lon nonlie de peches lien qu´iI soil capalIe de Ies connellie el que ses
passions I´v incilenl. Une ou deux passions Ie doninenl, el une fois qu´iI Ies a
assouvies, iI iegielle el se pionel de se iepenlii de ce peche. CeIui-Ia esl ceIui
qui possòde |´ûme qul se demande des comµtes. Cependanl, I´issue de celle
silualion esl dangeieuse, cai Ie pecheui laide el ienel a pIus laid (Ie iepenlii),
el iI se peul qu´iI neuie avanl de se iepenlii. Oi, Ies ouvies qui sonl piises en
consideialion sonl Ies deiniòies que I´on acconpIil. 4) CeIui qui se iepenl el
iesle dans Ia voie dioile pendanl un nonenl, puis se ienel aclivenenl a
connellie Ie peche, sans qu´iI ne se dise qu´iI doil se iepenlii, sans epiouvei
de iegiels. CeIui-Ia esl ceIui qui possòde |´ûme lncltatrlce au ma|. II esl a
ciaindie que ceIui-Ia ail une noil depIoialIe.

La sIncérIté (Sldq) : c´esl Ia lase des acles du coui el on I´uliIise
dans six diffeienls sens : 1) La sinceiile dans Ies paioIes 2) La sinceiile dans
Ia voIonle el Ie lul fixe (||n|as) 3) La sinceiile dans Ia deleininalion 4) La
sinceiile dans Ia nise en pialique de Ia deleininalion 5) La sinceiile dans
Ies acles, de soile que Ie foi inleiieui soil en confoinile avec I´aspecl
exleiieui, conne Ia concenlialion dans Ia piiòie 6) La sinceiile dans
I´appIicalion de lous Ies degies de Ia ieIigion. Ceci esl Ie niveau Ie pIus
eIeve el Ie pIus piecieux, conne Ia sinceiile dans Ia peui (d´AIIah), I´espoii,
Ia veneialion, I´ascelisne, Ia salisfaclion, Ia confiance en AIIah, I´anoui el
lous Ies aulies acles du coui. CeIui qui esl sincòie dans loul ce qui a ele
nenlionne piecedennenl esl viainenl sincòie (Siddiu, a Ia foine inlensive)
cai sa sinceiile esl poussee. Le Iiophòle

a dil : « Scucz sinccrcs car |a
sinccri|c ncnc a |a ocn|c. c| |a ocn|c ncnc au Paradis. Unc pcrscnnc nc ccssc d´c|rc
sinccrc c| cncrcnc a |´c|rc jusuu´a cc uu´i| sci| inscri| ccnnc sinccrc auprcs
d´A||an. » |AI-ßukhâiî el MusIin! La peisonne qui esl dans Ia confusion el a des
doules sui Ia veiile el denande sincòienenl a AIIah de Ie guidei, sans
ecoulei ses passions, seia Ia pIupail du lenps guide veis ce qui esl jusle. Ll
nône s´iI ne penche pas veis I´avis jusle, AIIah I´excuse.
Lc cnntraIrc dc !a vérIté cst !c mcnsnngc. Dòs que Ie nensonge se
piopage de I´âne veis Ia Iangue, eIIe Ia coiionpl : puis, eIIe se piopage aux
nenlies el coiionpl Ies acles. De nône que Ie nensonge a coiionpu Ia
Iangue, iI va s´elendie a loules ses paioIes, ses gesles el loules ses
silualions, de soile que Ia coiiuplion s´enpaie de Ia peisonne.

L'amnur : giâce a I´anoui d´AIIah, de Son piophòle

, el des ciovanls,
on goûle a Ia douceui de Ia foi. Le Iiophòle

a dil : « || u a |rcis cncscs uui
95


prccurcn| |a dcuccur dc |a fci . uuc |´cn ainc A||an c| Scn prcpnc|c p|us uuc |cu|. uuc
|´cn ainc unc pcrscnnc pcur A||an scu|cncn|. uuc |´cn dc|cs|c rctcnir a |a nccrcancc.
aprcs uu´A||an ncus cn ai| ccar|cs. ccnnc cn dc|cs|c c|rc jc|c dans |c fcu. » |AI-ßukhâiî
el MusIin! Si I´ailie de I´anoui a ele pIanle dans Ie coui el aiiose pai I´eau de
Ia sinceiile (||n|as) el de Ia confoinile a I´exenpIe du Iiophòle

, iI pioduiia
des fiuils de loules soiles, en peinanence, avec Ia peinission de son
Seigneui. L'amnur cst dc quatrc snrtcs : 1) L´anoui d´AIIah : c´esl Ia lase de
Ia foi. 2) L´anoui poui AIIah el Ia iepuIsion poui AIIah (I´aIIiance el Ie
desaveu) : ceci esl olIigaloiie
1
. 3) L´anoui d´aulie avec AIIah : c´esl une foine
d´associalion d´AIIah avec aulie que Lui dans Ia foine d´anoui olIigaloiie,
conne, pai exenpIe, I´anoui que vouenl Ies poIvlheisles a Ieuis diviniles,
qui esl Ia lase du poIvlheisne. 4) L´anoui naluieI : conne I´anoui des
paienls, des enfanls, de Ia nouiiiluie, elc. C´esl une foine auloiisee d´anoui.
Si lu veux qu´AIIah l´aine, delache-loi de ce las-nonde. Le Iiophòle


a dil : « Dc|acnc-|ci dc cc oas-ncndc. A||an |´aincra. » |Iln Mâjah!.

La cnnfIancc cn A!!ah : c´esl Ie fail que Ie coui se fie a AIIah el
conple sui Lui poui ollenii ce qu´iI denande, el iepoussei Ie naI, en avanl
confiance en (I´exaucenenl d´)AIIah, el en nellanl en ouvie Ies causes. Ne
pas confiei son coui a AIIah esl une faule dans I´unicile (Taunid), el ne pas
nellie en ouvie Ies causes, c´esl faiie pieuve d´incapacile el nanquei
d´inleIIigence. La confiance se pIace avanl I´aclion. C´esl Ia iesuIlanle de Ia
ceililude (Yauin) |qu´AIIah soulienl el exauce Son seivileui!.
E!!c rcvêt quatrc fnrmcs : 1) La confiance olIigaloiie : c´esl s´en
ienellie a AIIah dans Ies choses donl SeuI AIIah esl capalIe, conne gueiii

1
. II v a liois gioupes de gens conceines pai I´anoui el Ia iepuIsion (I´aIIiance el Ie
desaveu) : 1) Ceux que I´on aine d´un anoui sincòie sans v nôIei Ia noindie iepuIsion :
c´esl I´anoui que I´on accoide aux ciovanls sincòies, conne Ies piophòles el Ies Veiidi-
ques. Au pieniei iang de ceux-ci, iI v a nolie piophòle Muhannad , ses epouses, ses
fiIIes el ses Conpagnons. 2) Ceux que I´on delesle el desavoue conpIòlenenl : iI s´agil
des necieanls, des poIvlheisles el des hvpociiles. 3) Ceux que I´on aine d´une pail el que
I´on delesle d´aulie pail : ce sonl Ies ciovanls qui connellenl des peches : on Ies aine a
cause de Ieui foi el on Ies delesle a cause des peches qu´iIs connellenl.
L´anoui el I´aIIiance voues aux necieanls esl de deux soiles : 1) Ce qui enliaîne I´aposlasie
el I´excIusion de I´IsIan : c´esl Ie fail de Ies ainei poui Ieui ieIigion. 2) Ce qui esl inleidil
nais ne fail pas soilii de I´IsIan : c´esl de Ies ainei poui Ies choses de ce las-nonde
qu´iIs possòdenl.
II v a paifois une confusion enlie Ia lienfaisance enveis Ies necieanls (qui ne sonl pas en
gueiie conlie Ies nusuInans) el Ia iepuIsion el Ie desaveu qu´iI faul avoii enveis eux. II
faul faiie Ia pail des choses a ce piopos. Ln effel, iI esl auloiise de lien se conpoilei avec
eux, sans epiouvei d´anoui dans son coui, conne ôlie lienveiIIanl vis-a-vis des failIes
paini eux, Ieui paiIei avec genliIIesse, induIgence el conpassion. AIIah dil a ce sujel :
A||ah ne tous defend µas d´être blenfalsants et equltab|es enters ceux qul ne tous ont µas
combattus µour |a re|lglon et ne tous ont µas chasses de tos demeures |AI-Munlahanah,
8!. Ouanl au fail de Ies deleslei el de Ieui vouei une ininilie, c´esl aulie chose qu´AIIah a
oidonne dans Sa paioIe : Ô tous |es croµants ! Ne µrenet µas µour a||les Mon enneml et
|e tôtre. |eur offrant |´amltle |AI-Munlahanah, 1!. II esl, en effel, possilIe d´ôlie equilalIe
dans son conpoilenenl avec eux, loul en Ies iepiouvanl el en n´epiouvanl pas d´anoui
poui eux, conne faisail Ie Iiophòle  avec Ies juifs de Medine.
96


un naIade 2) La confiance inleidile : eIIe esl de deux soiles a) Ce qui
conslilue du poIvlheisne najeui, qui consisle a s´en ienellie enliòienenl
aux causes, el cioiie qu´eIIes agissenl sans I´aide d´AIIah poui ollenii Ie
lien el iepoussei Ie naI
1
. b) Ce qui conslilue du poIvlheisne nineui :
conne Ie fail de s´en ienellie a queIqu´un poui ollenii sa sulsislance,
sans cioiie qu´iI agil sans I´aide d´AIIah, nais en avanl un allachenenl a Iui
qui va au-deIa de Ia ciovance qu´iI n´esl qu´une sinpIe cause. 3) PcrmIsc :
Conne chaigei auliui de faiie une chose el conplei sui Iui dans un acle
que I´on esl capalIe de faiie, conne Ia venle el I´achal. Cependanl, iI n´esl
pas peinis de diie : je n´en ienels a AIIah, puis a loi, nais on diia pIulôl :
je l´ai confie ceci ou je l´ai chaige de faiie ceIa.

La gratItudc (Shukr) : c´esl I´effel des lienfails d´AIIah sui Ie coui du
seivileui pai Ia foi, sui Ia Iangue en expiinanl sa salisfaclion el ieneicianl
AIIah, el sui ses nenlies pai I´acconpIissenenl des adoialions. La gialilude
esl une fin en soi aIois que Ia palience esl un noven poui aiiivei a un lul. La
gialilude s´expiine pai Ie coui, Ia Iangue el Ies nenlies. La significalion de
Ia gialilude esl d´uliIisei Ies lienfails d´AIIah poui Lui oleii.

La µatIcncc : c´esl ne pas se pIaindie a aulie qu´AIIah, des caIaniles
que nous sulissons, el au conliaiie, s´adiessei a AIIah. AIIah  dil : Et |es
endurants auront |eur µ|elne recomµense sans comµter |Az-Zunai, 1O!. Le

1
. Est-cc qu'agIr ct mcttrc cn muvrc !cs causcs cst cn cnntradIctInn avcc !a cnnfIancc quc
!'nn µ!acc cn A!!ah ? CeIa se piesenle sous pIusieuis foines. 1) Essavcr d'nbtcnIr un
bIcn quc !'nn n'a µas : iI v a liois cas : a) Unc causc dnnt !'cffct cscnmµté cst ccrtaIn :
conne Ie fail d´avoii des iappoils sexueIs si on veul avoii un enfanl. DeIaissei ce genie
de cause esl de Ia deliIile el en aucun cas, de Ia confiance b) Dcs causcs dnnt !c résu!tat
cscnmµté n'cst µas ccrtaIn : nais en iògIe geneiaIe, Ie iesuIlal ne se pioduil pas sans
acconpIii ces causes. Iai exenpIe, vovagei dans Ie deseil sans piovisions n´esl pas un
acle de confiance : au conliaiie, ennenei avec soi des piovisions esl ieconnande.
Loisque Ie Iiophòle  a vovage veis Medine, iI a ennene avec Iui des vivies el a Ioue
Ies seivices d´un guide. c) Dcs causcs dnnt nn µcnsc qu'c!!cs vnnt µrnduIrc !'cffct
cscnmµté, sans µnuvnIr cn êtrc sûr : conne ceIui qui fail niIIe el un caIcuIs poui gagnei
de I´aigenl. Ceci ne conliedil pas Ia confiance en AIIah. Au conliaiie, ne pas cheichei a
gagnei de I´aigenl ne fail pas pailie de Ia confiance.
c
Unai  a dil : « CeIui qui pIace sa
confiance en AIIah esl ceIui qui pIanle Ia giaine dans Ia leiie, loul en pIacanl sa confiance
en AIIah. » 2) Préscrvcr unc chnsc quc !'nn µnssèdc : ceIui qui liouve une nouiiiluie
Iicile el Ia slocke n´esl pas en conliadiclion avec Ia confiance, suiloul s´iI a une faniIIe. Le
Iiophòle  vendail Ies dalles des paInieis des ßanû Nadhîi el slockail I´equivaIenl
d´une annee de nouiiiluie poui sa faniIIe. |AI-ßukhâiî el MusIin!. 3) Prcndrc dcs mcsurcs
µnur évItcr un ma! quI n'cst µas cncnrc arrIvé : ce n´esl pas une naique de confiance en
AIIah que de deIaissei des acles qui vonl peinellie d´evilei un naI, conne poilei une
ainuie, ou allachei Ie chaneau. Ln faisanl ceIa, on pIace sa confiance enliòienenl en
AIIah el non pas dans Ia cause, el on doil se salisfaiie de ce qu´AIIah a deciele a son
enconlie. 4) En!cvcr !cs cffcts d'un ma! quI s'cst µrnduIt : iI v a liois calegoiies : a) La
causc a un cffct IndIscutab!c : conne loiie de I´eau poui enIevei Ia soif : deIaissei ceIa
ne fail pas pailie de Ia confiance. b) La causc a un cffct µrnbab!c : pialiquei une saignee
() ou aulie, pai exenpIe, ne conliedil pas Ia confiance. Ln effel, Ie Iiophòle 
s´esl soigne avec des nedicanenls el a oidonne de se soignei. c) La causc µnur µrnduIrc
un cffct Imµrnbab!c nu I!!usnIrc : conne se faiie cauleiisei aIois que I´on esl en lonne
sanle, poui se pienunii d´une naIadie. Ceci esl une infiaclion a Ia confiance alsoIue.
97


Iiophòle

a dil : « Cc|ui uui sc fcrcc a c|rc pa|icn|. A||an |ui acccrdc |a
pa|icncc. c| pcrscnnc n´a rccu dc nci||cur c| dc p|us |argc dcn uuc |a pa|icncc. » |AI-
ßukhâiî el MusIin!.
c
Unai  a dil : « Ie n´ai janais ele epiouve sans qu´AIIah
n´accoide a chaque fois qualie lienfails : que celle epieuve ne conceine
pas na ieIigion, que ceIa pouiiail ôlie piie, que ceIa ne n´enpôche pas
d´ôlie salisfail d´AIIah (cai celle epieuve piovienl de Lui) el que j´espòie
iecevoii en conliepailie une ieconpense. » La µatIcncc a dcs dcgrés : 1) Ie
degie infeiieui : ne pas se pIaindie loul en deleslanl ce qui nous aiiive
conne epieuves 2) Ie degie inleinediaiie : ne pas se pIaindie en elanl
salisfail de ce qui nous aiiive conne epieuves 3) Ie degie supeiieui : de
Iouei AIIah poui ce qui nous aiiive conne epieuves.
CeIui qui sulil une injuslice el invoque AIIah conlie Ia peisonne injusle
enveis Iui, a piis sa ievanche el esl consideie conne n´avanl pas palienle.
La µatIcncc cst dc dcux snrtcs : 1) µhvsIquc : ce n´esl pas Ie sujel aloide ici
2) µsvchn!ngIquc : Ia palience vis-a-vis des penchanls naluieIs el des
exigences des passions.
1

Toul ce que Ie seivileui ienconlie dans ce las-nonde esl necessaiienenl
d´une de ces deux soiles : a) Cc quI cst cn cnnfnrmIté avcc scs µassInns :
ceIa necessile de faiie pieuve de palience afin de iespeclei Ies dioils
d´AIIah conceinanl celle chose conne Le ieneiciei el evilei de s´en seivii
poui Lui desoleii. b) Cc quI n'cst µas cn cnnfnrmIté avcc scs µassInns, el
ceIa se divise en liois calegoiies : 1) La palience dans I´oleissance a AIIah :
ce qui en esl olIigaloiie, c´esl d´acconpIii Ies olIigalions ieIigieuses : ce qui
en esl ieconnande, c´esl acconpIii Ies acles suieiogaloiies. 2) La palience
face aux inleidils d´AIIah : ce qui en esl olIigaloiie, c´esl de deIaissei
I´inleidil : ce qui en esl ieconnande, c´esl de s´alslenii de connellie ce
qui esl deleslalIe (Ma|run) 3) La palience face au deslin d´AIIah : ce qui en
esl olIigaloiie, c´esl d´evilei a Ia Iangue de se pIaindie, au coui de se
ievoIlei el se nellie en coIòie conlie Ie deciel d´AIIah, aux nenlies de se
conpoilei d´une naniòie qui depIaîl a AIIah conne se Ianenlei, dechiiei
ses halils, se fiappei Ies joues, elc. Ce qui en esl ieconnande, c´esl
d´acceplei dans son coui Ie deslin qu´AIIah a piesciil.
QuI cst !c mcI!!cur d'cntrc cux : !a µcrsnnnc rIchc rccnnnaIssantc cnvcrs
A!!ah nu !c µauvrc quI faIt µrcuvc dc µatIcncc ? Si Ie iiche depense son
aigenl ou I´econonise dans Ia voie de I´oleissance, iI esl neiIIeui que Ie
pauvie : el s´iI depense Ia pIupail de son aigenl dans Ies choses peinises,
aIois Ie pauvie esl nieux que Iui. Le Iiophòle

a dil : « Cc|ui uui dcnnc a
nangcr [aux ncccssi|cux] c| uui cs| rcccnnaissan| cntcrs A||an a |a ncnc

1
. Celle soile de palience, si eIIe consisle a enduiei Ies lenlalions du venlie el du sexe, on Ia
nonne alslinence (
c
|ffan) : si eIIe esl au couis d´un conlal, on Ia nonne couiage : si eIIe
consisle a conlenii sa coIòie, on I´appeIIe induIgence : si eIIe consisle a cachei une chose,
eIIe se nonne discielion : si eIIe consisle a s´alslenii des excòs de Ia vie, on I´appeIIe
ascelisne (Zund), el si eIIe consisle a se conlenlei de peu dans ce las-nonde, on I´appeIIe
Ia salisfaclion.
98


rcccnpcnsc uuc cc|ui uui jcunc c| cndurc atcc pa|icncc. » |Ahnad!

La satIsfactInn : c´esl se suffiie d´une chose el s´en conlenlei. Cel
acle piend pIace apiòs que Ia chose se soil pioduile. Se salisfaiie du deciel
d´AIIah esl un des pIus hauls niveaux de ceux qui sonl pioches d´AIIah.
C´esl Ie fiuil de I´anoui poui AIIah el de Ia confiance en Lui. Le fail
d´invoquei AIIah de faiie dispaiaîlie un naI n´esl pas en conliadiclion avec
Ie fail d´ôlie salisfail de ce qu´II a deciele.

La dévntInn (Khushû
c
) : c´esl Ia veneialion, I´huniIialion el I´huniIile.
Hudhavfah  a dil : « Iienez gaide a Ia devolion des hvpociiles. On Iui
denanda : « Ll qu´esl-ce que Ia devolion des hvpociiles ` » II dil : « Oue lu
vois lon coips devoue aIois que lon coui ne I´esl pas. » II a dil egaIenenl :
« La pieniòie chose que vous peidiez de volie ieIigion seia Ia devolion.
Ioui loul acle d´adoialion qui necessile de Ia devolion (ou de Ia concen-
lialion), sachez que sa ieconpense esl fonclion du degie de devolion que
I´on epiouve en I´acconpIissanl, conne Ia piiòie. Le Iiophòle a dil de ceIui
qui piie qu´iI n´ollienl de sa piiòie que Ia noilie, Ie quail, Ie cinquiòne, ou
nône son dixiòne, el iI se peul nône qu´iI n´ollienl iien du loul de sa
piiòie a cause de I´alsence lolaIe de devolion en I´acconpIissanl. »

L'csµnIr : c'cst cnnsIdércr !'Immcnsc mIsérIcnrdc d'A!!ah. Son
conliaiie esl Ie desespoii. AcconpIii des ouvies avec espoii esl neiIIeui
que de Ies acconpIii pai peui, cai ceIa piocòde d´une lonne opinion
d´AIIah
1
. AIIah dil dans un hadilh uudsi : « ]c suis pcur Mcn scrti|cur ccnnc
cc uu´i| pcnsc dc Mci. » |MusIin! L'csµnIr a dcux nIvcaux : 1)supeiieui :
Ioisque Ie seivileui oleil a AIIah en espeianl Sa ieconpense.
c
A´ishah 
dil : « Ò envove d´AIIah, Ie veisel Ceux qul donnent ce qu´l|s µeutent et
dont |es cuurs tremb|ent de cralnte |aI-Mu´ninûn, 6O! conceine-l-iI ceIui qui
voIe, connel I´aduIlòie el loil I´aIcooI, ciainl AIIah  |puis se iepenl! ` Le
Iiophòle

iepondil : « Non, fiIIe d´As-Siddîq (Alû ßaki), ce sonl ceux
qui piienl, jeûnenl el veisenl I´aunône, el qui ciaignenl qu´AIIah
n´acceplenl pas Ieuis ouvies Ceux-|ù s´emµressent de falre de bonnes
actlons |aI-Mu´ninûn, 61!. » |Al-Tiinidhî!. Le niveau infeiieui : ceIui qui connel
un peche el se iepenl espòie Ie paidon d´AIIah. Ouanl a ceIui qui connel
des peches conlinueIIenenl sans se iepenlii, el qui espòie Ie paidon
d´AIIah, ceIui-Ia denande I´inpossilIe el ce qu´iI epiouve n´esl pas de
I´espeiance. Celle foine esl iepiouvee aIois que Ia pieniòie esl
ieconnandee. Ln effel, Ie coui du ciovanl ieunil Ia lonle el Ia ciainle
d´AIIah, aIois que ceIui de I´hvpociile ieunil Ie naI el Ie fail de se cioiie a
I´alii du châlinenl d´AIIah.

La µcur (a|-Khauf) : c'cst unc angnIssc quI s'cmµarc dc !'âmc
!nrsquc !'nn µrévnIt qu'unc chnsc détcstab!c va sc µrnduIrc. Si on esl

1
NdT: Avoii une lonne opinion d´AIIah signifie que I´on esl peisuade qu´AIIah exauce Ies
invocalions, qu´II soulienl Sa ieIigion el Ses seivileuis, elc.
99


ceilain que Ia chose deleslalIe va se pioduiie, ce senlinenl se nonne
ciainle (Knasniuan) : son conliaiie esl Ie fail de se senlii en secuiile ('Ann).
Ce n´esl pas Ie conliaiie de I´espoii, nais pIulôl un senlinenl nolive pai Ia
ciainle du châlinenl d´AIIah (Ranoan), aIois que I´espoii esl un senlinenl
nolive pai I´envie d´ollenii Ia ieconpense divine (Ragnoan). II esl
indispensalIe poui Ie nusuInan d´epiouvei en nône lenps I´anoui, Ia
ciainle el I´espoii. Iln uI-Oavvin  a dil : « Le coui dans sa quôle
d´AIIah esl senlIalIe a un oiseau, donl Ia lôle esl I´anoui, el Ies deux aiIes
sonl Ia ciainle el I´espoii. Si Ia peui s´enpaie du coui, eIIe en expuIseia Ies
passions, el eIIe enpôcheia |Ies envies de! ce las-nonde d´v enliei. » La
µcur nb!IgatnIrc : C´esl ceIIe qui pousse a acconpIii Ies olIigalions el a
s´ecailei des inleidils. La µcur rccnmmandéc : C´esl ceIIe qui pousse a
acconpIii Ies acles ieconnandes el a deIaissei Ies acles deleslalIes.
La µcur d'autrc qu'A!!ah cst dc dIffércntcs snrtcs : 1) La peui inleiieuie
d´adoialion : eIIe ne doil ôlie epiouvee que poui AIIah : en epiouvei quoi
que ce soil poui aulie que Lui esl consideie conne du poIvlheisne najeui,
conne ciaindie que Ies diviniles des poIvlheisles ne fassenl un naI. 2) La
peui iIIicile : C´esl Ie fail d´alandonnei ceilaines olIigalions ou de con-
nellie ceilains inleidils pai peui des gens. 3) La peui peinise : conne Ia
peui naluieIIe face a un Ioup ou aulie.

L'ascétIsmc nu détachcmcnt dc cc bas-mnndc (Zuhd) : ceIa signifie
delouinei ses desiis d´une chose poui une aulie neiIIeuie. Le delachenenl
des choses de ce las-nonde piocuie un iepos poui Ie coui el Ie coips, aIois
que Ies convoilei n´appoile que I´angoisse el Ia liislesse. L´anoui de ce las-
nonde esl Ia cause de loul peche, aIois que Ie deleslei esl Ia souice de loul
acle d´oleissance. S´en delachei signifie Ie soilii de son coui, el non pas Ie
« soilii de ses nains », aIois que son coui v esl allache, cai ceIa esl ce que
I´on appeIIe I´ascelisne des ignoianls. Le Iiophòle

a dil : « Ccnnc c´cs|
ocau uuand |´argcn| ncnnc|c appar|icn| a un ncnnc picux. » |Ahnad! L´allilude
du pauvie vis-a-vis de I´aigenl peul se cIassei en cinq silualions : 1) II evile
pai lous Ies novens de piendie I´aigenl cai iI Ie delesle el ciainl Ie naI el Ia
disliaclion qu´iI cause. On appeIIe ceIui-Ia |´ascète (Zanid). 2) II ne se iejouil
pas de I´avoii ollenu, el ne Ie delesle pas non pIus au poinl que ceIa Iui
nuise. CeIui-Ia esl ce|ul qul est satlsfalt (de ce qu´AIIah Iui a piocuie). 3) II
piefòie avoii de I´aigenl que ne pas en avoii cai iI Ie desiie, nais pas au
poinl où iI feia de gios effoils poui I´ollenii : nais, s´iI I´ollienl
sponlanenenl, iI Ie piend el s´en iejouil. Iai conlie, si I´ollenii denande
un effoil, iI ne s´invesliia pas. CeIui-Ia esl ce|ul qul se contente (de ce
qu´AIIah Iui donne). 4) II ne cheiche pas a ollenii I´aigenl cai iI esl
incapalIe de se Ie piocuiei, lien qu´iI Ie desiie. S´iI liouve un noven de se
Ie piocuiei nône au piix d´effoils, iI Ie feia. CeIui-Ia esl atlde d´argent. 5)II
esl dans Ia necessile vis-a-vis de ce qu´iI cheiche a ollenii conne aigenl,
conne ceIui qui a fain, n´a pas de quoi se vôlii, esl denue de nouiiiluie el
de vôlenenls. CeIui-Ia esl dans |a necesslte.
100


Un honne s´appeIanl Abdu||ah |adoialeui d´AIIah!
1
a ienconlie un aulie
se nonnanl Abdu-Nabµ |adoialeui du Iiophòle!. Dans son foi inleiieui,
Abdu||ah desappiouvail ce non el se denandail : « Connenl un individu
peul-iI se donnei un non qui sous-enlend I´adoialion d´un aulie qu´AIIah
 ` » Lnsuile, iI s´esl adiesse a Abdu-Nabµ el Iui a dil : « Adoies-lu un
aulie qu´AIIah ` » Ce deiniei a iepondu : « Non, je n´adoie peisonne en
dehois d´AIIah : je suis nusuInan el j´adoie uniquenenl AIIah. »
Abdu||ah dil : OueI esl aIois ce non que lu poiles el qui iessenlIe a ceux
des chieliens qui se donnenl des nons leIs qu´Aodu|-Massin |adoialeui du
Messie! -ce qui n´esl pas elonnanl, puisque Ies chieliens adoienl Iesus  `
CeIui qui enlend lon non a I´inpiession que lu adoies Ie Iiophòle  : oi
leIIe n´esl pas Ia ciovance du nusuInan en son Iiophòle. II doil pIulôl
cioiie que ceIui-ci esl Ie seivileui d´AIIah el Son Messagei.
Abdu-Nabµ dil : Neannoins, Ie Iiophòle Muhannad esl Ie neiIIeui des
honnes el Ie naîlie des Messageis. Nous nous donnons ce non dans Ie
lul de cheichei Ia lenediclion el de nous iappiochei d´AIIah giâce a Ia
dignile de Son Iiophòle  el a son iang aupiòs de Lui el nous soIIicilons
du Iiophòle  son inleicession poui ceIa. Ne sois pas elonne, non fiòie
s´appeIIe AlduI-Hussein |adoialeui d´AI-Hussein! el avanl Iui, non pòie
se nonne Aldui-RassûI |adoialeui du Messagei!. Le fail de se donnei ces
nons esl une pialique ancienne el iepandue paini Ies gens. Nous avons
liouve nos paienls faisanl ceIa, ne sois donc pas dui pai iappoil a celle
queslion, cai c´esl une affaiie sinpIe el Ia ieIigion esl de pialique faciIe.
AIois, Abdu||ah a dil : « II s´agil Ia d´un aulie acle lIânalIe, pIus giave que
Ie pieniei, c´esl-a-diie Ie fail de soIIicilei d´aulie qu´AIIah, ce donl AIIah
SeuI esl capalIe, que Ia peisonne soIIicilee soil Ie Iiophòle Muhannad 
ou ceux qui sonl d´un iang noindie que Ie sien paini Ies veilueux, pai
exenpIe AI-Hussein  ou aulie. CeIa esl conliaiie a I´unicile d´AIIah el a Ia
significalion de « iI n´v a de divinile |digne d´adoialion! qu´AIIah. »
Ie vais le posei queIques queslions poui que lu ieaIises Ia giavile de celle
affaiie el Ies consequences de se donnei ce genie de nons. Ie n´ai d´aulie
oljeclif ni de lul que d´exposei Ia veiile el Ia suivie, de nellie en evidence
Ie faux el de I´evilei, d´oidonnei Ie convenalIe el d´inleidiie Ie lIânalIe. Ie
ne nels sous Ia pioleclion d´AIIah el je ne confie a Lui. II n´v a de pouvoii
el de puissance qu´en AIIah, Ie Tiòs-Haul, Ie Tiòs-Ciand. Toulefois, je le
iappeIIe d´aloid ces paioIes d´AIIah  : La seu|e µaro|e des croµants.
quand on |es aµµe||e ters A||ah et Son Messager. µour que ce|ul-cl ]uge
µarml eux. est de dlre : « Nous atons entendu et nous atons obel » |An-Nûi,
51! : Puls. sl tous tous dlsµutet en quol que ce solt. rentoµet-|e ù A||ah et
au Messager. sl tous croµet en A||ah et au ]our dernler. |An-Nissâ´, 59!
Abdu||ah Tu dis que lu pialiques I´unicile d´AIIah el lu lenoignes qu´iI


NdT : aulies liaduclions possilIes : seivileui d´AIIah, escIave d´AIIah.
Dia!nguc paciIiquc
 
101


n´v a de divinile digne d´adoialion qu´AIIah : peux-lu n´expIiquei ce que
ceIa veul diie `
Abdu-Nabµ : L´unicile d´AIIah consisle a cioiie qu´AIIah exisle, que c´esl
Lui qui a ciee Ies cieux el Ia leiie, qu´II esl CeIui qui donne Ia vie el Ia noil,
CeIui qui gòie I´univeis, el qu´II esl Ie Iouivoveui, I´Onniscienl, Ie
Iaifailenenl Connaisseui, Ie Toul-Iuissanl.
Abdu||ah Si ce n´elail que ceIa Ia definilion de I´unicile d´AIIah, Ihaiaon el
son peupIe, Alû IahI (necieanl de La Mecque) el lien d´aulies seiaienl des
nonolheisles , paice qu´iIs n´ignoiaienl pas ces choses, loul conne Ia
pIupail des poIvlheisles. Ihaiaon qui avail pielendu ôlie Ie seigneui,
ieconnaissail el ciovail dans son foi inleiieui qu´AIIah exisle el qu´II esl
ceIui qui gòie I´univeis. La pieuve esl celle paioIe d´AIIah  : l|s |es
nlèrent ln]ustement et orguel||eusement. tandls qu´en eux-mêmes. l|s µ
croµalent atec certltude |An-NanI, 14!. Celle ieconnaissance esl appaiue
cIaiienenl Ioisqu´iI elail sui Ie poinl de se novei.
Mais en ieaIile, I´unicile d´AIIah |Taunid! poui IaqueIIe Ies Messageis onl
ele envoves, avec IaqueIIe Ies Livies onl ele ieveIes el a cause de IaqueIIe Ies
Ouiavchiles onl ele conlallus, c´esl Ie fail de vouei I´adoialion excIusi-
venenl a AIIah. L´adoialion esl un leine qui engIole loul ce qu´AIIah aine
el agiee paini Ies paioIes el Ies acles appaienls el seciels. La divinile dans
« iI n´v a de divinile |digne d´adoialion! qu´AIIah » veul diie : CeIui qui esl
adoie el qui neiile SeuI I´adoialion.
Abdu||ah Sais-lu pouiquoi Ies Messageis, el Noe Ie pieniei, onl ele
envoves sui leiie`
Abdu-Nabµ : C´elail poui qu´iIs invilenl Ies poIvlheisles a I´adoialion
excIusive d´AIIah el I´alandon de loul ce qu´iIs Lui associaienl.
Abdu||ah Ll queIIe ful Ia cause du poIvlheisne du peupIe de Noe `
Abdu-Nabµ : Ie ne sais pas !
Abdu||ah AIIah envova Noe a son peupIe Ioisque ces deinieis avaienl
exageie a I´egaid des veilueux : Wadd, Suva
c
, Yaghûlh, Ya
c
ûq el Nasi.
Abdu-Nabµ : Veux-lu diie que Wadd, Suva
c
, Yaghûlh, Ya
c
ûq el Nasi sonl
Ies nons d´honnes veilueux el non ceux de necieanls oigueiIIeux `
Abdu||ah Oui. Ces nons sonl ceux des honnes veilueux que Ie peupIe de
Noe avail piis poui diviniles el que Ies Aiales a Ieui loui piiienl poui
diviniles : Ia pieuve esl ce hadilh iappoile pai AI-ßukhâiî d´apiòs Iln
c
Allâs
 qui dil : « |cs idc|cs uu´adcrai| |c pcup|c dc Ncc sc prcpagcrcn| cnsui|c parni |cs
Araocs. ladd c|ai| |´idc|c dcs Ka|o. a Duna|u|-]anda| . Suua
c
c|ai| |´idc|c dcs
Hudnaì| . Yagnu|n c|ai| cc||c dcs Murad. c| p|us |ard cc||c dcs 8anu Gnc|aìf dans |c
]auf. cncz |c pcup|c dc Saoa´ . Ya
c
uu c|ai| cc||c dcs Handanc . Nasr cc||c dcs Hinuar
dc |a fani||c dc Dnu| Qa|a. Cc scn| |cs ncns dcs ncnncs tcr|ucux du pcup|c dc Ncc.
|crsuu´i|s curcn| pcri. |c Dcncn suggcra a ccs |rious |´idcc dc drcsscr dans |cs |icux cu
i|s s´asscno|aicn| dcs s|a|ucs auxuuc||cs i|s dcnncraicn| |c ncn dc ccs ncnncs. C´cs|
cc uu´i|s fircn|. Tan| uuc ccs gcns tccurcn|. ccs s|a|ucs nc furcn| pas adcrccs. |||cs |c
furcn| |crsuuc ccs gcns ncururcn| c| |a scicncc cuo|icc. » Rappoile pai AI-ßukhâiî.
102


Abdu-Nabµ : C´esl une paioIe elonnanle !
Abdu||ah N´aineiais-lu pas que je l´indique ce qui esl pIus elonnanl
encoie ` C´esl de savoii que Ie deiniei des piophòles, nolie Iiophòle
Muhannad , a ele envove pai AIIah a des gens qui inpIoiaienl Ie
paidon, adoiaienl, louinaienl auloui de Ia Kaala el piocedaienl aux aIIeis-
ielouis enlie Ies nonls As-Safa el A|-Maruan, acconpIissaienl Ie pòIeiinage
el veisaienl I´aunône. MaIgie loul ceIa, iIs pienaienl ceilaines ciealuies
conne inleinediaiies enlie AIIah el eux el disaienl : a liaveis ces
ciealuies, nous vouIons nous iappiochei d´AIIah, nous cheichons Ieui
inleicession aupiòs de Lui : ces ciealuies pouvaienl ôlie des anges, ou Iesus
, ou d´aulies gens paini Ies veilueux. AIIah envova aIois Muhannad
 Ieui iefoinei Ia ieIigion de Ieui ancôlie Aliahan  el Ieui annoncei
que celle iecheiche des lonnes giâces el celle ciovance sonl un dioil
excIusif d´AIIah el que iien de loul ceIa ne doil ôlie voue a aulie qu´AIIah :
II esl I´unique Ciealeui sans associe, nuI en dehois de Lui n´oclioie Ia
sulsislance. Les sepl cieux el loul ce qui s´v liouve el Ies sepl leiies el loul
ce qui s´v liouve sonl des seivileuis d´AIIah el sonl a Sa disposilion el sous
Sa doninalion. Mieux encoie, nône Ies diviniles qu´iIs adoiaienl
ieconnaissenl qu´eIIes sonl sous Sa souveiainele el a Sa disposilion.
Abdu-Nabµ : Celle paioIe esl giave el suipienanle, v a-l-iI une pieuve a ceIa `
Abdu||ah II v a pIusieuis pieuves paini IesqueIIes ces paioIes d´AIIah  :
Dls : « Oul tous octrole de |a nourrlture du cle| et de |a terre ? Oul detlent
|´ouie et |a tue. et qul falt sortlr |e tltant du mort et falt sortlr |e mort du
tltant. et qul admlnlstre tout ? » l|s dlront : « A||ah ». Dls a|ors : « Ne |e
cralgnet-tous donc µas ? » |Yûnus, 31! : Dls : « A qul aµµartlent |a terre et
ceux qul µ sont ? Sl tous satet ». l|s dlront : « A A||ah ». Dls : « Ne tous
soutenet-tous donc µas ? »Dls : « Oul est |e Selgneur des seµt cleux et |e
Selgneur du Trône sub|lme ? » l|s dlront : |l|s aµµartlennentI « A A||ah ».
Dls : « Ne cralgnet-tous donc µas ? » « Oul detlent dans Sa maln |a roµaute
abso|ue de toute chose. et qul µrotège et n´a µas besoln d´être µrotege ?
|DltesI. sl tous |e satet ! » l|s dlront : « A||ah ». Dls : « Comment donc se
falt-l| que tous soµet ensorce|es ? » |Au µolnt de ne µas crolre en |ul et
L´adorer exc|usltementI |AI-Mu´ninûn, 84-89!. Ll puis, Ies poIvlheisles pionon-
caienl ces paioIes pendanl Ie pòIeiinage (Ta|oua) : « Ie ieponds a Ton appeI
non Seigneui, je ieponds a Ton appeI, je ieponds a Ton appeI, nuI associe a
Toi, sauf un associe qui esl a Toi. Tu Ie possòdes ainsi que ce qu´iI a ».
Le fail que Ies poIvlheisles quiavshiles ieconnaissenl que c´esl AIIah qui
gòie loul dans I´univeis, ou ce qu´on designe pai « I´unicile d´AIIah dans Ia
seigneuiie »

ne Ies fil pas poui aulanl enliei dans I´IsIan. C´esl poui s´ôlie
adiesse aux anges, aux piophòles ou aux sainls, poui avoii soIIicile
I´inleicession de ces deinieis, afin d´ollenii Ies lonnes giâces d´AIIah,


NdT : C´esl-a-diie qu´II esl Ie SeuI a cieei, accoidei sulsislance...
103


qu´iIs fuienl conlallus. Ioui ceIa, iI faul que I´invocalion soil
excIusivenenl adiessee a AIIah, que Ie vou soil lolaIenenl consacie a
AIIah, que Ie saciifice (innoIalion) soil enliòienenl alliilue a AIIah, que Ia
denande de secouis soil adiessee a AIIah el que loules Ies foines
d´adoialion soienl excIusivenenl vouees a AIIah.
Abdu-Nabµ : Si Ie nonolheisne n´esl pas Ia ieconnaissance qu´AIIah exisle
el que c´esl Lui qui gòie I´univeis, conne lu Ie pielends, qu´esl-ce donc `
Abdu||ah Le nonolheisne poui IequeI Ies Messageis onl ele envoves el que
Ies poIvlheisles onl iefuse de ieconnaîlie esl : I´adoialion unique el excIusive
d´AIIah . Aussi, on ne doil vouei aucune foine d´adoialion a aulie qu´AIIah :
pai exenpIe I´invocalion, Ie vou, I´innoIalion, I´inpIoialion de I´aide el du
secouis, elc. Ce nonolheisne esl Ia significalion de « II n´v a de divinile |digne
d´adoialion! qu´AIIah ». Ln effel, Ia divinile poui Ies poIvlheisles quiavshiles
esl ceIIe a qui on adiesse Ies adoialions susnenlionnees, qu´iI s´agisse d´un
ange, d´un piophòle, d´un sainl, d´un ailie, d´une lonle ou d´un djinn. IIs ne
designaienl pas pai Ia divinile, Ie Ciealeui, CeIui qui nouiiil sans ôlie nouiii,
CeIui qui oiganise loule chose, cai iIs savaienl que loul ceIa appailenail a
AIIah SeuI, conne nous I´avons indique piecedennenl. Le Iiophòle  Ies a
inviles a Ia paioIe du nonolheisne : « II n´v a de divinile |digne d´adoialion!
qu´AIIah », nellie en pialique ce qu´eIIe conlienl conne sens, el non pas
sinpIenenl au sinpIe fail de Ia piononcei.
Abdu-Nabµ : C´esl conne si lu vouIais diie que Ies poIvlheisles quiavshiles
connaissaienl nieux Ia significalion de « II n´v a de divinile |digne
d´adoialion! qu´AIIah » que Ia pIupail des nusuInans de nolie epoque !
Abdu||ah CeIa esl heIas Ia douIouieuse ieaIile. Les necieanls pieisIaniques
connaissaienl Ie nessage que Ie Iiophòle  vouIail liansnellie avec celle
paioIe : vouei I´adoialion excIusivenenl a AIIah, niei loul ce qui esl adoie en
dehois de Lui el desavouei Ie poIvlheisne. Ln effel, Ioisqu´iI Ieui disail :
diles « II n´v a de divinile |digne d´adoialion! qu´AIIah », iIs s´eciiòienl :
Redulra-t-l| |es dltlnltes ù un seu| Dleu ? Vol|ù une chose tralment
etonnante |Sâd, 5!, lien qu´iIs ciovaienl qu´AIIah elail CeIui qui gòie loul
I´univeis. Si Ies necieanls d´avanl I´IsIan connaissaienl ceIa, iI esl elonnanl
qu´une peisonne pielende faiie pailie de I´IsIan sans connaîlie I´expIicalion
de celle alleslalion. Au conliaiie, ceilains d´enlie eux pensenl qu´iI esl jusle
queslion de piononcei ces nols sans que Ie coui soil convaincu de sa
significalion aIois que Ie pIus fule paini eux cioil que ceIa veul diie que SeuI
AIIah ciee, pouivoil Ia sulsislance el que Lui SeuI oiganise loul I´univeis. Y
al-iI un lien dans des gens qui pielendenl appailenii a I´IsIan aIois que Ies
ignoianls paini Ies necieanls quiavshiles connaissaienl nieux qu´eux Ia
significalion de « II n´v a de divinile |digne d´adoialion! qu´AIIah » `
Abdu-Nabµ : Cependanl, noi je n´associe iien a AIIah. Au conliaiie,
j´allesle que nuI en dehois d´AIIah ne ciee, ni ne nouiiil, ni n´aide, ni ne
nuil, poinl d´associe a Iui, el que Muhannad  n´a Ie pouvoii de faiie ni
Ie naI ni Ie lien. Ie ne paiIe nône pas de AIi, AI-Hussein, AlduI Oâdii |AI-
104


IîIani! elc ! Neannoins, je connels des peches el Ies honnes veilueux onl
une dignile () aupiòs d´AIIah el je denande qu´iIs inleicòdenl poui noi
giâce a Ieui dignile aupiòs d´AIIah.
Abdu||ah Ie le ieponds en evoquanl ce qui a piecede. Ln effel, Ies
peisonnes que Ie Iiophòle  conlallil, ieconnaissaienl ce que lu as
evoque el ieconnaissaienl que Ieuis idoIes n´adninisliaienl pas I´univeis.
IIs iecheichaienl seuIenenl Ia dignile el I´inleicession. Nous avons deja cile
Ia pieuve de ceIa dans Ie Coian.
Abdu-Nabµ : Toulefois, ces veisels elaienl descendus sui ceux qui
adoiaienl Ies idoIes. Connenl pouvez-vous consideiei Ies piophòles el Ies
honnes veilueux conne des idoIes `
Abdu||ah Nous nous sonnes deja enlendus piecedennenl sui Ie fail que
ceilaines de ces idoIes avaienl iecu Ies nons d´honnes veilueux, conne a
I´epoque de Noe  , el que Ies necieanls ne s´adiessaienl a eIIes que poui
ollenii I´inleicession aupiòs d´AIIah, paice qu´eIIes onl un iang eIeve aupiòs
de Lui. La pieuve esl celle paioIe d´AIIah  : Tandls que ceux qul µrennent
des µrotecteurs en dehors de |ul (dlsent) : « Nous ne |es adorons que µour
qu´l|s nous raµµrochent datantage d´A||ah » |Az-Zunai, 3!. Ouanl a la queslion :
connenl pouvez-vous consideiei Ies piophòles el Ies honnes veilueux
conne des idoIes ` Nous le disons que : Ies necieanls aupiòs de qui Ie
Iiophòle  ful envove avaienl paini eux des gens qui adoiaienl des sainls,
ceux a piopos desqueIs AIIah a dil : Ceux qu´l|s lntoquent. cherchent |eux-
mêmesI. ù qul se raµµrochera |e mleux de |eur Selgneur. l|s esµèrent sa
mlserlcorde et cralgnent Son chûtlment. Le chûtlment de ton Selgneur est
tralment redoute |AI-Isiâ´, 57! : el paini eux, iI v en avail qui adoiaienl Iesus
 el sa nòie : AIIah  a dil : (Raµµe||e-|eur) |e moment où A||ah dlra : « ô
jesus. fl|s de Marle. est-ce tol qul as dlt aux gens : « Prenet-mol. alnsl que ma
mère. comme deux dltlnltes en dehors d´A||ah ? |AI-Mâ´ idah, 1O5! : el iI v en a
paini eux qui adoiaienl Ies anges, AIIah a dil : Et un ]our. l| |es rassemb|era
tous. Puls l| dlra aux anges : « Est-ce tous que ces gens-|ù adoralent ? » |Sala´, 4O!
Medile ces veisels dans IesqueIs AIIah a liaile de necieanls ceux qui onl
adoie Ies idoIes, ceux qui onl adoie Ies honnes veilueux paini Ies
piophòles, Ies anges el Ies sainls, de Ia nône naniòie. De pIus, Ie Messagei
d´AIIah  Ies a conlallus sans faiie de diffeience enlie eux sui celle lase.
Abdu-Nabµ : Neannoins, Ies necieanls s´adiessenl a Ieuis idoIes poui qu´iIs
Ieui piocuienl du lien, landis que noi, j´allesle qu´AIIah esl CeIui qui accoide
Ie lien el Ie naI el CeIui qui oiganise loul dans I´univeis, je ne iecheiche ceIa
que de Lui. Les gens veilueux n´onl aucune pail dans I´oidie divin, nais je
n´adiesse a eux espeianl qu´iIs inleicòdenl poui noi aupiòs d´AIIah.
Abdu||ah Ce que lu viens de diie esl lexlueIIenenl ce que disenl Ies
necieanls : Ia pieuve esl celle paioIe d´AIIah  : l|s adorent au |leu
d´A||ah ce qul ne µeut nl |eur nulre nl |eur µroflter et dlsent : « Ceux-cl sont
nos lntercesseurs auµrès d´A||ah » |Yûnus, 18!.
Abdu-Nabµ : Mais noi je n´adoie qu´AIIah el Ie fail d´avoii iecouis a eux el
105


de Ies invoquei n´esl pas une adoialion !
Abdu||ah Mais noi je le denande ceci : ieconnais-lu qu´AIIah l´a piesciil
de Lui vouei excIusivenenl I´adoialion el que c´esl Son dioil sui loi,
conne ceIa esl dil dans celle paioIe d´AIIah  : l| ne |eur a ete ordonne.
ceµendant. que d´adorer A||ah. Lul touant un cu|te exc|uslf |AI-ßavvinah, 5!.
Abdu-Nabµ : Oui, II n´a piesciil ceIa.
Abdu||ah AIois, je le denande de n´expIiquei ce qu´II l´a piesciil ici, que
signifie vouei une adoialion excIusive a queIqu´un `
Abdu-Nabµ : Ie n´ai pas conpiis ce que lu veux diie pai celle queslion.
LxpIique-noi donc.
Abdu||ah Lcoule-noi donc allenlivenenl, je vais l´expIiquei. AIIah  dil :
lntoquet totre Selgneur en toute huml|lte atec recuel||ement et dlscretlon.
Certes. l| n´alme µas |es transgresseurs |AI-A
c
iâf, 55!. L´invocalion esl-eIIe
une adoialion d´AIIah  ou non `
Abdu-Nabµ : Oui, c´esl nône Ie fondenenl de I´adoialion, conne ceIa esl
indique dans ce hadilh : |´intcca|icn. c´cs| |´adcra|icn.|Rappoile pai Alû Dâvûd!.
Abdu||ah Iuisque lu as ieconnu que c´esl une adoialion d´AIIah, inagine-
loi que lu as invoque AIIah joui el nuil avec ciainle el espoii poui un lesoin
queIconque, puis lu as invoque poui ce nône lesoin un piophòle, un ange
ou un sainl dans sa lonle, auias-lu associe a AIIah dans celle adoialion `
Abdu-Nabµ : Oui, j´auiais associe el la paioIe esl sensee el coiiecle.
Abdu||ah Voici un aulie exenpIe : si lu piends connaissance de celle
paioIe d´AIIah : Accomµ|ls |a µrlère µour ton Selgneur et sacrlfle |AI-
Kavlhai, 2! puis que lu oleis a cel oidie d´AIIah, el que lu egoiges el saciifies
poui Lui, esl-ce que lon innoIalion el lon saciifice sonl une adoialion
deslinee a AIIah ou non `
Abdu-Nabµ : Oui, iI s´agil d´une adoialion.
Abdu||ah Si lu saciifies une chose poui une ciealuie, qu´iI s´agisse d´un Iiophòle,
d´un djinn ou aulie, as-lu associe un aulie qu´AIIah dans celle adoialion `
Abdu-Nabµ : Oui, c´esl une associalion, sans aucun doule.
Abdu||ah Ie l´ai iIIuslie Ie cas de I´invocalion el de I´innoIalion, paice que
I´invocalion esl I´acle d´adoialion Ie pIus inpoilanl qui s´acconpIil pai Ia
paioIe, landis que I´innoIalion esl un des pIus inpoilanls acles d´adoialion
qui se fonl pai Ies nenlies. Cependanl, I´adoialion ne se Iinile pas a ces
deux-Ia : eIIe esl pIus geneiaIe el incIul Ie vou, Ie seinenl, Ia denande de
pioleclion, Ia denande de secouis, elc. Toulefois, Ies poIvlheisles a qui a ele
ieveIe Ie Coian adoiaienl-iIs Ies anges, Ies sainls, Lâl, el Ies aulies, ou non `
Abdu-Nabµ : Oui, iIs faisaienl ceIa.
Abdu||ah L´adoialion qu´iIs Ieui vouaienl ne se Iinilail-eIIe pas a
I´invocalion, I´innoIalion, Ia denande de pioleclion, Ia denande de secouis
el Ie iecouis ` Ln dehois de ceIa, iIs ieconnaissaienl qu´iIs elaienl Ies seivileuis
d´AIIah el sous Sa doninalion el que c´esl AIIah qui oiganise loul : loulefois,
iIs onl invoques Ieuis diviniles el se sonl iefugie aupiòs de ces diviniles poui
leneficiei de Ieui dignile el de Ieui inleicession. Ceci esl loul a fail evidenl.
106


Abdu-Nabµ : Abdu||ah, dois-je conpiendie que lu nies el desavoues
I´inleicession du Messagei d´AIIah  `
Abdu||ah Non, je ne nie ni ne desavoue ceIa : au conliaiie, je donneiai poui
Iui pòie el nòie ~ iI esl I´inleicesseui donl I´inleicession esl agieee el
j´espòie ôlie paini ceux en faveui de qui iI inleicedeia. Toulefois, I´inleices-
sion appailienl lolaIenenl a AIIah, conne II I´a dil : Dls : L´lntercesslon
tout entlère aµµartlent ù A||ah |Az-Zunai, 44!, el eIIe n´auia Iieu qu´apiòs
qu´AIIah en auia donne Ia peinission : Oul µeut lnterceder auµrès de |ul
sans Sa µermlsslon ? |AI-ßaqaiah, 255!. De pIus, on n´inleicòde en faveui d´une
peisonne qu´apiòs I´auloiisalion d´AIIah : Et l|s n´lntercèdent qu´en fateur
de ceux qu´l| a agrees |AI-Anlivâ´, 28!. Ll II n´agiee que Ie nonolheisne, conne
II Ie dil : Et qulconque deslre une re|lglon autre que |´ls|am. ne sera µolnt
agree. et l| sera. dans |´au-de|ù. µarml |es µerdants |AI
c
Iniân, 85!. Si
I´inleicession loule enliòie appailienl a AIIah, el n´a Iieu qu´apiòs Sa
peinission, el que Ie Iiophòle  ou loule aulie peisonne n´inleicedeia en
faveui d´une aulie peisonne qu´apiòs qu´AIIah Ie Iui auia peinis, el sachanl
qu´AIIah ne donneia Sa peinission que poui Ies nonolheisles, iI iessoil de
loul ceIa que I´inleicession loule enliòie appailienl a AIIah. Ie soIIicile ceIa de
Lui en disanl : « Ò AIIah, ne ne piive pas de I´inleicession du Iiophòle, ô
AIIah, acceple son inleicession en na faveui, elc. »
Abdu-Nabµ : Nous sonnes d´accoid sui Ie fail qu´iI n´esl pas peinis de
denandei a queIqu´un une chose qu´iI ne possòde pas : oi AIIah a donne
I´inleicession au Iiophòle , el puisque ceIa Iui a ele donne, iI Ia possòde.
Ainsi, iI esl peinis que je Iui denande ce qu´iI possòde el ceIa ne peul pas
ôlie une associalion dans I´adoialion d´AIIah.
Abdu||ah Oui, celle paioIe esl viaie si AIIah  ne l´avail pas inleidil ceIa,
puisque AIIah  dil : N´lntoquet donc µersonne atec A||ah |AI-Djinn, 18! : oi,
Ia denande de I´inleicession esl une invocalion : el ceIui qui a donne
I´inleicession au Iiophòle  c´esl AIIah, el c´esl aussi Lui qui l´a inleidil de
denandei ceIa a aulie que Lui, queI que soil ceIui a qui lu denandes celle
inleicession. Iai aiIIeuis, d´aulies peisonnes en dehois du Iiophòle  onl
iecu I´inleicession : en effel, des iefeiences aulhenliques piouvenl que Ies anges
inleicòdenl, ainsi que Ies enfanls decedes avanl Ia puleile el Ies veilueux. Vas-
lu diie : AIIah Ieui a donne I´inleicession el je vais Ia Ieui denandei ` Si lu dis
ceIa, c´esl que lu es ielouine a I´adoialion des veilueux qu´AIIah a desavouee
dans Son Livie: el si lu ieponds pai Ia negalion, c´esl que la paioIe « AIIah Ieui
a donne I´inleicession el je vais Ia Ieui denandei » esl nuIIe.
Abdu-Nabµ : Toulefois, je n´associe iien a I´adoialion d´AIIah el avoii
iecouis aux veilueux n´esl pas une associalion |dans I´adoialion d´AIIah!.
Abdu||ah Reconnais-lu el confiines-lu qu´AIIah a ele pIus sevòie dans
I´inleidiclion du poIvlheisne que dans I´inleidiclion de Ia foinicalion, el
qu´AIIah ne paidonne pas Ie poIvlheisne `
Abdu-Nabµ : Oui, je ieconnais ceIa, el c´esl cIaii dans Ia paioIe d´AIIah .
Abdu||ah A piesenl, lu desavoues I´associalion qu´AIIah a inleidile : peux-
107


lu n´expIiquei queIIe esl I´associalion a AIIah que loi, lu n´as pas connise,
el que lu desavoues `
Abdu-Nabµ : L´associalion a AIIah, c´esl I´adoialion des idoIes, Ie fail de
s´adiessei a eIIes, de Ies soIIicilei el d´avoii peui d´eIIes.
Abdu||ah Oue veul diie adoiei Ies idoIes ` Ienses-lu que Ies necieanls
quiavshiles cioienl que ces noiceaux de lois el ces pieiies cieenl,
nouiiissenl el gòienl Ies affaiies de ceux qui Ies invoquenl ` IIs n´onl pas
celle ciovance, conne je le I´ai indique.
Abdu-Nabµ : Moi non pIus, je ne ciois pas en ceIa : au conliaiie, ceIui qui
s´adiesse a un noiceau de lois, a une pieiie, a une sepuIluie, elc., Ies
invoque, innoIe poui eux el affiine qu´iIs Ie iappiochenl davanlage
d´AIIah, el que giâce a Ieuis lenediclions, AIIah Ies piològe des naIheuis,
c´esl ceIa I´adoialion des idoIes donl je paiIe.
Abdu||ah Tu dis viai. Iouilanl, c´esl ceIa que vous failes aupiòs des
pieiies, des consliuclions el des sepuIcies qui sonl sui Ies lonles, elc. De
nône, Ioisque lu dis que I´associalion, c´esl I´adoialion des idoIes, veux-lu
diie que I´associalion poIvlheisle se Iinile seuIenenl a ceIui qui fail ceIa `
Ll que Ie fail de se fiei aux honnes veilueux el de Ies invoquei n´enlie pas
dans Ia definilion de I´associalion `
Abdu-Nabµ : Oui, c´esl ceIa que j´ai vouIu diie.
Abdu||ah Si leI esl Ie cas, que fais-lu des nonlieux veisels dans IesqueIs
AIIah a nenlionne I´inleidiclion de se fiei aux honnes veilueux, de
s´allachei aux anges ou aulie el a juge necieanl ceIui qui fail ceIa, conne
nous le I´avons deja indique piecedennenl `
Abdu-Nabµ : Neannoins, ceux qui onl invoque Ies anges el Ies piophòles
ne sonl pas devenus necieanls a cause de ceIa, nais pIulôl, iIs onl neciu
Ioisqu´iIs onl dil que Ies anges sonl des fiIIes d´AIIah el que Iesus esl Ie fiIs
d´AIIah. Oi, nous, nous n´avons pas dil que AlduI Oâdii esl Ie fiIs d´AIIah,
ni que Zavnal esl Ia fiIIe d´AIIah !
Abdu||ah Conceinanl Ie fail d´alliiluei un enfanl a AIIah, c´esl un acle de
necieance a pail. AIIah  dil : Dls : ºl| est A||ah. Unlque. A||ah. Le Seu| ù
être lmµ|ore µour ce que nous deslrons |AI-IkhIâs, 1-2! C´esl-a-diie qu´iI n´a
pas d´egaI, el que c´esl Lui que nous inpIoions poui lous nos lesoins.
Ouiconque nie ceIa a neciu, nône s´iI ne nie pas Ia fin de celle souiale.
Lnsuile, AIIah dil : A||ah ne S´est µolnt attrlbue d´enfant et l| n´exlste
µolnt de dltlnltes atec |ul : slnon. chaque dltlnlte s´en lralt atec ce qu´e||e
a cree et certalnes seralent suµerleures aux autres |AI-Mu´ninûn, 91!. AIIah a
donc dislingue enlie Ies deux soiles de necieance : ceci esl egaIenenl
piouve pai Ie fail que ceux qui onl neciu poui avoii invoque Lâl, quoiqu´iI
soil un honne veilueux, n´onl pas fail de Iui Ie fiIs d´AIIah, el ceux qui onl
neciu poui avoii adoie Ies djinns n´onl pas non pIus fail d´eux des fiIs
d´AIIah. De nône, Ies qualie giandes ecoIes de juiispiudence isIanique
affiinenl au chapilie du « slalul de I´aposlal » que si Ie nusuInan pielend
qu´AIIah a un fiIs, iI esl aposlal, el s´iI associe a AIIah, c´esl qu´iI esl aposlal.
108


IIs dislinguenl donc enlie ces deux soiles de necieance.
Abdu-Nabµ : Cependanl, AIIah dil : En terlte. |es blen-almes d´A||ah |ua|µsI
seront ù |´abrl de toute cralnte. et l|s ne seront µolnt aff|lges |Yûnus, 62!.
Abdu||ah Nous ciovons que c´esl Ia veiile el nous sonnes de cel avis :
loulefois, iIs ne doivenl pas ôlie adoies. Nous ne nions que Ie fail de Ies
adoiei avec AIIah el de Ies associei a Lui. A pail ceIa, lon devoii esl de Ies
ainei el de Ies suivie, de ieconnaîlie Ieuis niiacIes. II n´v a que Ies
innovaleuis qui nienl Ies niiacIes des lien-aines d´AIIah |!. La
ieIigion d´AIIah esl un jusle-niIieu enlie Ies deux exliônes, une lonne
diieclion enlie deux egaienenls, une veiile enlie deux fausseles.
Abdu-Nabµ : Ceux sui qui Ie Coian esl descendu n´alleslaienl pas qu´iI n´v
a de divinile |digne d´adoialion! qu´AIIah, iIs liailaienl Ie Messagei d´AIIah
 de nenleui, niaienl Ia Resuiieclion, liailaienl Ie Coian de nensonge el
Ie consideiaienl conne une nagie. Oi nous, nous alleslons qu´iI n´v a de
divinile |digne d´adoialion! qu´AIIah el que Muhannad esl Ie Messagei
d´AIIah, nous avons foi au Coian, nous ciovons a Ia iesuiieclion des noils,
nous acconpIissons Ia piiòie iilueIIe el nous jeûnons : connenl pouvez-
vous aIois nous nellie au nône pied d´egaIile que ceux-Ia `
Abdu||ah Neannoins, iI v a consensus enlie Ies savanls sui Ie fail que si
un individu cioil au Messagei d´AIIah  sui une chose el Ie liaile de
nenleui sui une aulie chose, iI esl necieanl el n´esl pas enlie dans I´IsIan.
II en esl de nône, s´iI cioil a une pailie du Coian el nie une aulie pailie :
pai exenpIe, ceIui qui ieconnaîl I´unicile d´AIIah el nie Ia piiòie, ou ceIui
qui ieconnaîl I´unicile d´AIIah el Ia piiòie, puis nie I´olIigalion de Ia Zakâl,
ou ieconnaîl loul ceIa, puis nie Ie jeûne, ou ieconnaîl loul ceIa, puis nie
I´olIigalion du Hadj. Loisque Ies gens ne se souniienl pas a I´olIigalion du
pòIeiinage a I´epoque du Iiophòle , AIIah fil descendie ce veisel a Ieui
inlenlion : Et c´est un detolr enters A||ah µour |es gens qul ont |es moµens.
d´a||er falre |e µè|erlnage ù |a Malson. Et qulconque ne crolt µas... A||ah se
µasse |argement des mondes |AI
c
Iniân, 97!. Ll s´iI nie Ia Resuiieclion, Ies
savanls sonl unanines poui diie qu´iI devienl necieanl. Ioui celle iaison,
AIIah a cIaiienenl dil dans Son Livie : ceIui qui cioil en une pailie |du
Coian! el necioil en une aulie esl veiilalIenenl un necieanl : II a oidonne
que I´IsIan soil piis dans sa lolaIile el ceIui qui en piend une chose el en
alandonne une aulie esl necieanl. Reconnais-lu que ceIui qui cioil en une
pailie |du Coian! el alandonne une aulie pailie esl necieanl `
Abdu-Nabµ : Oui, je ieconnais ceIa, el c´esl cIaiienenl expiine dans Ie Coian.
Abdu||ah Si lu ieconnais que ceIui qui cioil au Messagei  sui loule
chose el nie I´olIigalion de Ia piiòie esl un necieanl seIon I´avis de
I´unaninile des savanls, el qu´iI en esl de nône s´iI ieconnaîl loul sauf Ia
Resuiieclion - Ies ecoIes de juiispiudence sonl unanines sui cel avis el Ie
Coian I´a dil expiessenenl conne nous I´avons deja souIigne ~ sache que
I´unicile d´AIIah esl I´olIigalion Ia pIus inpoilanle appoilee pai Ie
Iiophòle : eIIe esl pIus inpoilanle que Ia piiòie, Ia Zakâl el Ie
109


pòIeiinage. Connenl se fail-iI que si un individu nie I´une de ces choses, iI
devienl necieanl, nône s´iI nel en pialique loul ce que Ie Messagei  a
appoile el Ioisqu´iI nie I´unicile d´AIIah qui esl Ia ieIigion de lous Ies
Messageis, iI ne devienl pas necieanl ! CIoiie a AIIah ! OueIIe inciovalIe
ignoiance ! De nône, nedile sui ce qui s´esl passe avec Ies Conpagnons
du Messagei d´AIIah  Ioisqu´iIs conlalliienl Ies ßanû Hanîfah qui
avaienl pouilanl enliasse I´IsIan avec Ie Iiophòle  el avaienl lenoigne
qu´iI n´v a de divinile |digne d´adoialion! qu´AIIah el que Muhannad esl
I´Lnvove d´AIIah, acconpIissanl Ia piiòie el faisanl I´appeI a Ia piiòie.
Abdu-Nabµ : Neannoins, iIs alleslaienl que MussavIanah esl un piophòle,
landis que nous, nous disons qu´iI n´v a pas de piophòle apiòs Muhannad .
Abdu||ah : Toulefois, vous eIevez des peisonnes pieuses, conne Ies
piophòles, Ies anges, Ies Conpagnons ou aulies, au iang du Toul-puissanl
des cieux el de Ia leiie. Si ceIui qui eIòve un honne au iang de piophòle
devienl necieanl el Ia doulIe alleslalion de foi ne Iui seil a iien, ni Ia piiòie,
aIois ceIui qui I´eIòve au iang d´AIIah neiile piie que ceIa ! De nône, ceux
qu´AIi iln Alî TaIil  liûIa se iecIanaienl lous de I´IsIan, el ce sonl des
pailisans d´AIi  : iIs onl eludie Ia science aupiòs des Conpagnons : nais iIs
onl eu en AIi Ia nône ciovance que ceIIe que vous avez en AlduI-Oâdii el
en d´aulies. Connenl se fail-iI que Ies Conpagnons soienl lous d´accoid
poui qu´iIs soienl conlallus el sui Ie fail qu´iIs soienl devenus necieanls `
Ienses-lu que Ies Conpagnons liailenl Ies nusuInans de necieanls `! Ou
lien penses-lu qu´avoii de leIIes ciovances en As-Savd el en d´aulies n´esl
pas piejudicialIe landis que Ia nône ciovance en AIi  iend necieanl `
On µcut éga!cmcnt dIrc cccI : Si Ies necieanls des pieniòies geneialions
n´onl ele liailes de necieanls que paice qu´iIs avaienl asssocie a AIIah el
liaile Ie Messagei  de nenleui, liaile Ie Coian de nensonge, nie Ia
iesuiieclion, elc, que veul diie donc Ie chapilie que Ies savanls de chaque
ecoIe de juiispiudence onl inliluIe : « chapilie sui Ie slalul de I´aposlal » `
Ce chapilie paiIe du nusuInan qui ienie Ia foi apiòs avoii ele dans I´IsIan.
Lnsuile, iIs onl evoque pIusieuis choses donl chacune acconpIie esl un acle
de necieance excIuanl de I´IsIan. IIs onl nône evoque des choses que ceIui
qui Ies connel peul jugei negIigealIes, conne une paioIe suscilanl Ia
coIòie d´AIIah, qu´iI piononce de sa louche sans en ôlie convaincu dans
son coui, ou qu´iI piononce pai anusenenl el jeu : c´esl Ie cas de ceux a
piopos de qui AIIah  a dil : Dls : « Est-ce d´A||ah. de Ses tersets (|e
Coran) et de Son Messager que tous tous moqulet ? » Ne tous excuset µas :
tous atet be| et blen re]ete |a fol aµrès atolr cru |Al-Tavlah, 65-66!. Ces gens -
donl AIIah dil cIaiienenl qu´iIs onl iejele Ia foi apiòs avoii ciu pendanl
qu´iIs se liouvaienl a Ia lalaiIIe de  - avaienl piononce une paioIe el
avaienl pielendu I´avoii piononcee pai pIaisanleiie.
On pouiiail egaIenenl cilei : ce qu´AIIah a nenlionne au sujel des enfanls
d´IsiaöI qui, naIgie Ieui sounission, Ieui science el Ieui veilu avaienl dil a
Moïse  : Deslgne-nous une dltlnlte |AI-A´iâf, 138! : de nône, celle paioIe
110


de ceilains Conpagnons : « Designe-nous Dna| Anua| |ailie donl Ies
lianches seivaienl aux poIvlheisles a acciochei Ieuis aines! », el Ie
Iiophòle  juia que |celle denande! elail paieiIIe a ceIIe des enfanls
d´IsiaöI : Deslgne-nous une dltlnlte semb|ab|e ù |eurs dleux |AI-A
c
iâf, 138!.
Abdu-Nabµ : SeuIenenl, Ies enfanls d´IsiaöI el ceux qui denandòienl au
Iiophòle  de Ieui designei Dna| Anua| n´onl pas neciu a cause de ceIa.
Abdu||ah : La ieponse a ceIa esl que Ies enfanls d´IsiaöI el ceux qui
denandòienl au Iiophòle  n´onl pas acconpIi ce qu´iIs desiiaienl, sinon iIs
auiaienl neciu. Ln effel, s´iIs avaienl connis ce que Ie Iiophòle  Ieui a
defendu de faiie, s´iIs ne I´avaienl pas suivi el avaienl piis Dna| Anua| |poui
ollenii Ia lenediclion d´un ailie! naIgie I´inleidiclion, iIs auiaienl donc neciu.
Abdu-Nabµ : Toulefois, une anliguïle peisisle dans Ie iecil d´Oussâna iln
Zaïd  Ioisqu´iI lua ceIui qui avail dil : « II n´v a de divinile |digne
d´adoialion! qu´AIIah. » Le Iiophòle  iepiouva son acle el Iui dil : « O
Oussana. |´as-|u |uc aprcs uu´i| ai| di| « || n´u a dc ditini|c [dignc d´adcra|icn]
uu´A||an » ? » |Rappoile pai AI-ßukhâiî! De nône que celle paioIe du Iiophòle
 : « On n´a prcscri| dc ccnoa||rc |cs gcns jusuu´a cc uu´i|s discn| « || n´u a dc
ditini|c [dignc d´adcra|icn] uu´A||an ». » |MusIin! Connenl puis-je conciIiei
enlie ce que lu as dil el ces deux hadilhs ` Oiienle-noi, qu´AIIah le guide.
Abdu||ah : On sail que Ie Messagei d´AIIah  a conlallu Ies necieanls el a
fail des piisonnieis paini eux aIois qu´iIs disaienl : « II n´v a de divinile
qu´AIIah » : el que Ies Conpagnons du Messagei d´AIIah  conlalliienl Ies
8anu Hanifan aIois qu´iIs lenoignaienl qu´iI n´v a de divinile |digne d´adoialion!
qu´AIIah el que Muhannad esl Ie Messagei d´AIIah, acconpIissaienl Ia
piiòie el se iecIanaienl de I´IsIan, de nône que ceux qu´AIi  liûIa.
Ln oulie, lu ieconnais que ceIui qui nie Ia Resuiieclion devienl necieanl,
nône s´iI dil « iI n´v a de divinile |digne d´adoialion! qu´AIIah », el que
ceIui qui nie un piIiei queIconque de I´IsIan devienl necieanl, nône s´iI
lenoigne de I´unicile d´AIIah : connenl Ie fail de piononcei celle
alleslalion de foi ne Iui seil a iien s´iI ienie ce qui esl consideie conne
secondaiie dans Ia ieIigion el Iui seil aIois qu´iI ienie I´unicile d´AIIah qui
esl Ie fondenenl el Ie coui de Ia ieIigion des Messageis `!
Tu n'as sans dnutc µas cnmµrIs !a sIgnIfIcatInn dc ccs hadIths :
Cnnccrnant !c hadIth d'Oussâma : II a lue un honne qui a pielendu ôlie
nusuInan pensanl qu´iI n´avail pielendu ceIa que pai peui poui sa vie el
ses liens. C´esl Ia pieuve que I´on ne doil pas louchei ceIui qui exleiioiise
I´IsIan. AIIah  ieveIa a piopos de cel incidenl : Ô |es croµants ! Lorsque
tous sortet µour |utter dans |e sentler d´A||ah. toµet blen c|alr (ne tous
hûtet µas) |An-Nissâ´, 94!, c´esl-a-diie : assuiez-vous. Ce veisel nonlie qu´iI
ne faul pas allenlei a Ia vie de Ia peisonne el qu´iI faul s´assuiei de sa
posilion pai iappoil a I´IsIan. S´iI appaiaîl apiòs ceIa ce qui esl conliaiie a
I´IsIan, eIIe esl conlallue |dans un conlexle de gueiie!, cai AIIah  dil :
toµet blen c|alr (ne tous hûtet µas). S´iI elail queslion de ne pas allenlei
a sa vie dòs Iois qu´iI a dil : « II n´v a de divinile qu´AIIah », Ia veiificalion
111
et s'assurer que la personne est bien musulmane n auraient plus de sens.
TI en est de même du deuxième hadith : sa signification est œ que nous avons
mentionné; éest-à-dire qu'on ne doit pas porter atteinte à la vie de celui qui
extériorise l'unicité d'Allah ainsi que sauf s'il fait ce qui contredit cela.
La preuve en est que le Messager d'Allah l!c a dit:« L'as-tu tué après qu't1 ait
dit« n n'y a de divinité [digne d'adoration] qu'Allah?» na également dit : « On m'a
ordonné de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils témoignent qu'il n'y a de divinité
[digne d'adoration] qu'Alùùt »; et c'est également lui qui a dit à propos des
kharidjites: «Où que vous les trouvez, tuez-les » [Al-BukhArlJ, alors qu'ils sont les
gens qui adorent (en apparence) le plus ATiah et proclament le plus l'unicité
d'Allah, si bien que les Compagnons auprès desquels ils ont étudié la science
islamique sous-estimaient leur adoration par rapport à la leur. Pourtant, « ll
ny a de divinité [digne d'adoration] qu'Allah)) ne leur a pas servie, ni le fait
qu'ils se consacrent beaucoup à l'adoration, ni le fait de se réclamer de l'Islam
dès lors qu'ils ont contredit la législation islamique.
Abdu-Naby : Que dis-tu alors du hadith du Prophète f!c dans lequel il dit
« qu'au Jour de la Résurrection, les gens iront demander secours à Adam, puis à
Noé, puis à Abraham, puis à Moise, puis à Jésus et que tous vont décliner jusqu'à
ce qu'ils parviennent au Messager Ceci montre que demander
le secours d'un autre qu'Allah n'est pas une association, n'est-ce pas ?
Abdullah : Tu fais un amalgame sur la réalité de cette question. En effet, nous
ne désapprouvons pas la demande de secours à une créature vivante pour ce
dont elle est capable, comme l'a dit Allah fi : (L'homme de son parti l'appela
au secours contre son ennemi) 15) ; ou l'exemple d'un homme
demandant secours à ses amis pendant la guerre ou d'autres choses qu'une
créature est capable de faire. Nous désapprouvons plutôt la demande de
secours que vous faites sous forme de culte auprès des tombes des saints ou
en leur absence, sollicitant leur intervention dans des choses dans lesquelles
Seul est capable d'intervenir. Les gens demanderont secours aux
prophètes le jour de la Résurrection et voudront qu'ils invoquent Allah afin
qu'fi juge les êtres humains et afin que ceux qui méritent le Paradis soient
libérés de l'angoisse de l'épreuve de rester debout à attendre le Jugement.
Ceci est permis dans la vie présente et dans l'au-delà : tu peux bien te rendre
auprès d'un homme vertueux avec qui tu t'assois et qui écoute ta parole et
lui dire : « Implore Allah en ma faveur » ; comme les Compagnons du
Messager é lui demandaient cela de son vivant. Mais après sa mort, jamais
ils ne lui ont demandé cela auprès de sa tombe. Au contraire, nos pieux
prédécesseurs ont désapprouvé le simple fait d'invoquer Allah auprès de la
tombe du Messager ! Que dire alors d'invoquer le Prophète lui-même !!
Abdu-Naby : Et que dis-tu du récit ? Çelui-ci fut jeté dans le
feu, l'ange Jibrll (Gabriel) se présenta au-dessus de lui et demanda : as-tu
besoin de quelque chose? Abraham répondit:« Non, pas de toi.» S'il était
interdit d'implorer le secours de Jibril, il naurait pas proposé cela à Abraham.
Abdullah : Cette confusion est de la même nature que la première ; de plus, ce
112


iecil n´esl pas aulhenlique. Neannoins, en adnellanl son aulhenlicile, IiliîI
 Iui a piopose de I´aidei avec queIque chose qu´iI pouvail faiie, cai iI a,
conne Ie dil AIIah a piopos de Iui, |a force µrodlgleuse |An-Najn, 5!. Si AIIah
Iui donnail I´auloiisalion de piendie Ie feu d´Aliahan ainsi que Ia leiie el Ies
nonlagnes qu´iI v avail auloui poui Ies jelei en Oiienl ou en Occidenl, iI
pouiiail Ie faiie. C´esl conne un honne iiche possedanl une giande iichesse
qui voil un honne dans Ie lesoin el Iui piopose de Iui accoidei un piôl poui
Iui peinellie de iesoudie ses piolIònes, cel honne pauvie iefuse de Ie
piendie el palienle jusqu´a ce qu´AIIah Iui accoide une sulsislance sui
IaqueIIe peisonne n´a de neiile. OueI iappoil v a-l-iI enlie ceci el Ia denande
de secouis d´adoialion el d´associalion qui se fail aclueIIenenl !
Ll sache, non fiòie que Ies pienieis poIvlheisles veis qui nolie Iiophòle
Muhannad  ful envove connellaienl un poIvlheisne noins giave que
ceIui de nolie epoque, el ceIa poui liois iaisons :
Premlèrement Les pienieis poIvlheisles n´associaienl auliui a AIIah que dans
I´aisance : nais dans I´adveisile el Ia deliesse, iIs vouaienl Ieui cuIle
excIusivenenl a AIIah. La pieuve en esl ces paioIes d´AIIah  : Ouand l|s
montent en bateau. l|s lntoquent A||ah Lul touant exc|usltement |eur cu|te.
Une fols qu´l| |es a sautes |des dangers de |a mer en |es ramenantI sur |a terre
ferme. tol|ù qu´l|s |LulI donnent des assocles |AI-
c
Ankalûl, 65! : Ouand une tague
|es recoutre comme des ombres. l|s lntoquent A||ah. touant |eur cu|te
exc|usltement ù Lul : et |orsqu´l| |es saute. en |es ramenant ters |a terre ferme.
certalns d´entre eux detlennent retlcents : mals. seu|s |e grand traitre et |e grand
lngrat renlent nos slgnes |Luqnân, 32!. Ainsi, Ies poIvlheisles que Ie Iiophòle 
a conlallus invoquaienl AIIah el invoquaienl d´aulies en dehois de Lui quand
iIs n´elaienl pas en dangei : nais dans I´adveisile el Ia deliesse, iIs n´invoquaienl
qu´AIIah SeuI el oulIiaienl Ieuis idoIes. Ouanl aux poIvlheisles de nos jouis, iIs
invoquenl d´aulies en dehois d´AIIah dans I´aisance conne dans Ia deliesse.
Loisqu´iIs sonl dans Ia gône, iIs inpIoienl : « Ò Messagei d´AIIah, Ò Hussein »,
elc. Toulefois, peu de peisonnes conpiennenl ceIa !
Deuxlèmement Les pienieis poIvlheisles invoquaienl avec AIIah, des
gens honoies aupiòs de Iui : soil un piophòle, un sainl, un ange, ou loul au
noins une pieiie ou un ailie sounis el non ieleIIe a AIIah. Ouanl aux
poIvlheisles d´aujouid´hui, iIs invoquenl avec AIIah, Ies gens Ies pIus
peiveis. CeIui qui cioil a une peisonne veilueuse el en une chose qui ne
desoleil pas a AIIah conne un noiceau de lois el I´ailie esl nellenenl
nieux que ceIui qui cioil en queIqu´un donl iI olseive Ia peiveision el Ia
coiiuplion el en esl lenoin.
1

Trolslèmement La pIupail des poIvlheisles de I´epoque du Iiophòle 
avaienl un poIvlheisne qui poilail sui I´unicile d´AIIah dans Ie cuIle el
I´adoialion el non sui I´unicile d´AIIah dans Sa seigneuiie, conliaiienenl aux

1
Ceci, nône si Ies deux soiles d´adoialion sonl inleidiles, nais Ie peche a des degies.
113


poIvlheisles des geneialions suivanles. Leui poIvlheisne poile leaucoup sui
Ie donaine de I´unicile d´AIIah dans Sa seigneuiie, de nône que ceIa poile sui Ie
donaine de I´unicile d´AIIah dans Son adoialion. Iai exenpIe, iIs considòienl
que c´esl « Ia naluie » qui adninislie I´univeis, donne Ia vie el fail nouiii...
Ie vais concIuie non piopos en evoquanl une queslion liòs inpoilanle qui
se conpiend a I´aide de ce qui piecòde : iI faul savoii qu´iI n´v a pas de
diveigence quanl au fail que I´unicile d´AIIah doil ôlie nanifeslee pai Ia
conviclion du coui, Ia piononcialion pai Ia Iangue el I´acconpIissenenl des
acles de I´IsIan pai Ies nenlies. Si I´une de ces choses fail defaul, I´individu
n´esl pas nusuInan. S´iI connaîl I´unicile d´AIIah el ne Ia nel pas en pialique,
ceIa inpIique qu´iI esl un necieanl olsline conne Ihaiaon el IlIîs |Salan!.
ßeaucoup de peisonnes se lionpenl a ce piopos el disenl : ceci esl une
veiile, cependanl, nous ne sonnes pas capalIes de Ia nellie en pialique, cai
ce n´esl pas peinis chez Ies halilanls de nolie pavs el nolie peupIe, donc iI
faul a loul piix s´acconnodei a eux el Ies fIallei, poui se pienunii de Ieuis
nefails. Ces pauvies gens ne savenl pas que Ia pIupail des neneuis de Ia
necieance connaissenl Ia veiile el ne I´alandonnenl que poui des faux-
fuvanls, conne I´a dil AIIah  : l|s troquent ù tl| µrlx |es tersets d´A||ah (|e
Coran) et obstruent Son chemln. Ce qu´l|s font est très mautals ! |Al-Tavlah, 9!.
CeIui qui pialique I´unicile d´AIIah en appaience el n´a pas celle
conviclion dans son coui, c´esl qu´iI esl hvpociile : iI esl piie que Ie pui
necieanl, cai AIIah  dil : Les hµµocrltes seront. certes. au µ|us bas fond
du |eu|An-Nissâ´, 145!.
Celle queslion s´ecIaiicil a les veux poui peu que lu iefIechisses sui Ies
discouis des gens : lu liouves ceux qui connaissenl Ia veiile el alandonnenl
sa pialique paice qu´iIs onl peui de peidie Ieuis piiviIòges dans ce nonde,
conne Coie |Oâiûn!, ou peidie Ieui honneui conne Hanân, ou Ieui
pouvoii conne Ihaiaon.
De nône, lu liouves des gens qui nellenl en pialique celle veiile en
pulIic el ne Ie fonl pas en seciel, conne Ies hvpociiles. Si lu Ieui denandes
ce qu´iIs cioienl dans Ieuis couis, iIs ne sauiaienl le iepondie.
Toulefois, iI faul que lu conpiennes deux veisels du Livie d´AIIah  :
PrcmIcr vcrsct : ce qui a deja ele cile, c´esl-a-diie celle paioIe d´AIIah  :
Ne tous excuset µas : tous atet be| et blen re]ete |a fol aµrès atolr cru |Al-
Tavlah, 66!. Si lu sais que ceilaines peisonnes avanl piis pail a I´expedilion
conlie Ies Ronains en conpagnie du Messagei d´AIIah  onl neciu a cause
d´un nol qu´iIs onl piononce pai anusenenl el pIaisanleiie, lu ieaIiseias que
ceIui qui piofòie des paioIes de necieance ou agil de celle naniòie pai peui
de Ia dininulion de ses liens ou de son honneui, ou poui nenagei
queIqu´un, esl piie que ceIui qui piononce une paioIe poui pIaisanlei. Ln
effel, ceIui qui pIaisanle en geneiaI ne cioil pas inleiieuienenl ce qu´iI
piononce avec sa louche poui faiie iiie Ies gens. Ouanl a ceIui qui piofòie
une paioIe de necieance, ou agil pai ciainle ou pai espoii d´acqueiii ce que
possòde une ciealuie, auia ceiles ciu en Ia pionesse du DialIe : Le Dlab|e
114


tous falt cralndre |´lndlgence et tous recommande des actlons honteuses |AI-
ßaqaiah, 268!, el a eu peui de son inlinidalion : C´est |e Dlab|e qul tous falt
cralndre ses a||les |AI
c
Iniân, 175!, iI n´a pas ciu en Ia pionesse du Toul
Miseiicoidieux : Tandls qu´A||ah tous µromet µardon et fateur tenant de
Lul |AI-ßaqaiah, 268! el n´a pas eu peui de Ia nenace du Toul-Iuissanl : N´aµet
donc µas µeur d´eux. Mals aµet µeur de Mol |AI
c
Iniân, 175!. Meiile-l-iI de faiie
pailie des aIIies du Toul Miseiicoidieux ou des aIIies du DialIe `!
DcuxIèmc vcrsct : celle paioIe d´AIIah  : Oulconque a renle A||ah aµrès
atolr cru... - sauf ce|ul qul µ a ete contralnt a|ors que son cuur demeure
µ|eln de |a serenlte de |a fol -. mals ceux qul outrent de|lberement |eur cuur
ù |a mecreance. ceux-|ù ont sur eux une co|ère d´A||ah et l|s ont un chûtlment
terrlb|e |An-NahI, 1O6!. AIIah n´a excuse paini ceux-Ia que ceIui qui esl
conliainl, loul en avanl un coui pIein de Ia seienile de Ia foi. Ouanl aux
aulies, iIs onl ienie Ia foi : qu´iIs aienl fail ceIa pai ciainle ou pai espoii, ou
poui nenagei queIqu´un, ou pai anoui poui Ieui paliie, Ieui faniIIe, Ieui
cIan ou Ieuis liens, ou qu´iIs aienl fail ceIa pai pIaisanleiie, ou poui loule
aulie iaison, en dehois de ceIui qui agil pai conliainle. Ce veisel nonlie
qu´on ne conliainl I´honne que poui connellie un acle : paiIei ou agii.
Ouanl a Ia ciovance du coui, on ne peul conliaindie peisonne. De nône, au
sujel de celle paioIe d´AIIah  : l| en est alnsl. µarce qu´l|s ont alme |a tle
µresente µ|us que |´au-de|ù. Et A||ah. tralment. ne gulde µas |es gens
mecreants |An-NahI, 1O7!, iI esl cIaiienenl dil que Ie châlinenl n´a pas eu Iieu a
cause de Ia ciovance, de I´ignoiance, de Ia haine de Ia ieIigion, ou de I´anoui
de Ia necieance : nais lien a cause de I´anoui excessif poile poui Ia vie
piesenle en piefeianl celle vie piesenle a Ia ieIigion : el AIIah sail nieux.
Apiòs loul ceci, Ie nonenl n´esl-iI pas venu - qu´AIIah le guide ~ que lu
le iepenles a lon Seigneui. Relouine veis Lui el alandonne Ia silualion
dans IaqueIIe lu le liouves. Conne lu I´as enlendu, celle affaiie esl
seiieuse, inpoilanle el giave.
Abdu-Nabµ : I´inpIoie Ie paidon d´AIIah el je ne iepens a Lui, el je lenoigne
qu´iI n´v a de divinile digne d´adoialion qu´AIIah, el que Muhannad esl Ie
Messagei d´AIIah. Ie desavoue loul ce que j´adoiais en dehois d´AIIah, el je
piie AIIah  de n´excusei poui ce qui esl passe el de ne paidonnei, d´ôlie
ßienveiIIanl enveis noi, Iaidonneui el Miseiicoidieux, de ne iaffeinii dans
I´unicile d´AIIah el Ia ciovance aulhenlique jusqu´a ce que je Le ienconlie. Ie
Lui denande de l´accoidei une lonne ieconpense, fiòie Abdu||ah, poui ce
conseiI, cai Ia ieIigion consisle a ôlie sincòie : el poui avoii desappiouve
I´acle lIânalIe donl je suis coupalIe, ceIui de poilei non non Abdu-Nabµ :
je l´infoine que je I´ai change poui piendie Ie non « Abdur-Rahmûn »
|seivileui du Toul-Miseiicoidieux! : el je Lui denande encoie Ie paidon
poui Ia desappiolalion des acles lIânalIes inleines, c´esl-a-diie Ia ciovance
eiionee qui ne ne piocuieia janais Ie lonheui du Iaiadis si je devais
ienconliei AIIah dans celle silualion.
NéanmnIns, j'aImcraIs tc fnrmu!cr unc dcrnIèrc dcmandc : je voudiais
115


que lu ne iappeIIes ceilaines choses sui IesqueIIes Ies gens se lionpenl
leaucoup de nos jouis.
Abdu||ah Ie suis d´accoid, sois donc allenlif :
  Iiends gaide de suivie Ies diveigences d´inleipielalions anligües a piopos des
lexles du Livie d´AIIah ou de Ia Sunna, cheichanl Ia dissension, en essavanl de Ieui
liouvei une inleipielalion, aIois que dans Ia ieaIile, seuI AIIah connaîl Ieui
inleipielalion. Ta nelhode doil pIulôl ôlie ceIIe de ceux qui sonl lien eniacines dans
Ia science, ceux qui disenl a piopos des veisels sujels a pIusieuis inleipielalions :
Nous µ croµons : tout est de |a µart de notre Selgneur |AI
c
Iniân, 7!. Conceinanl ce
qui esl I´oljel de diveigence, iI v a celle paioIe du Iiophòle : « |aissc cc uui |c nc|
dans |c dcu|c au prcfi| dc cc uui nc |c nc| pas dans |c dcu|c. »|Ahnad el Al-Tiinidhî!. Ll celle
aulie paioIe du Iiophòle  : « Quiccnuuc cti|c |cs cncscs dcu|cuscs. prcscrtc sa rc|igicn
c| scn ncnncur . cc|ui uui |cnoc dans |cs ac|icns dcu|cuscs. cs| |cnoc dans cc uui cs| i||ici|c. »
|AI-ßukhâiî el MusIin!. Aussi celle paioIe du Iiophòle : « || |c pccnc cs| cc uui susci|c |c
dcu|c dans |cn cæur [c| |a crain|c uuc cc sci| un pccnc] c| uuc |u dc|cs|cs uuc |cs gcns
dcccutrcn|. » |MusIin!. Lncoie celle paioIe du Iiophòle  : « |n|crrcgc |cn cæur c|
in|crrcgc |cn anc (|rcis fcis) . |a ocn|c cs| cc uui apaisc |c cæur. c| |c pccnc cs| cc uui agi|c |´anc
c| nc| |c dcu|c au cæur. ncnc si |cs gcns |c dcnncn| dcs atis c| |c |cs rcdcnncn|. » |Ahnad!.
  Caide-loi de suivie Ia passion, cai AIIah a nis en gaide conlie ceIa en
disanl : Ne tols-tu µas ce|ul qul a falt de sa µasslon sa dltlnlte ?  |AI-Iuiqân, 43!.
  Caide-loi de suivie fanaliquenenl Ies honnes el Ies avis peisonneIs ainsi que Ies
coulunes ancesliaIes, cai ceIa enpôche de suivie Ia veiile. Le ciovanl doil conslannenl
ôlie en quôle de Ia veiile, el où qu´eIIe se liouve, iI se doil de Ia suivie. AIIah  dil : Et
quand on |eur dlt : « Sultet ce qu´A||ah a falt descendre ». l|s dlsent : « Non. mals
nous sultrons |es coutumes de nos ancêtres. » - Comment ! Et sl |eurs ancêtres
n´atalent rlen ralsonne et s´l|s n´atalent µas ete dans |a bonne dlrectlon ?!  |AI-
ßaqaiah, 17O!.
  Iiends gaide d´inilei Ies necieanls, cai c´esl Ia souice de lous Ies naIheuis : Ie
Iiophòle  a dil : « Quiccnuuc ini|c un pcup|c cn fai| par|ic. » |Alû Dâvûd!.
  Iiends gaide de pIacei la confiance en un aulie qu´AIIah : AIIah dil en effel : Et
qulconque µ|ace sa conflance en A||ah. l| |A||ahI |ul sufflt |Al-TaIâq, 3!.
  N´oleis a aucune ciealuie quand ceIa enliaîne Ia desoleissance a AIIah. Le
Iiophòle  a dil : « Pcin| d´cocissancc a unc crca|urc dans cc uui ccns|i|uc unc
dcscocissancc au Crca|cur. »|Rappoile pai Al-Tiinidhî!
  Iiends gaide d´avoii de nauvaises pensees enveis AIIah, cai AIIah  a dil dans
un hadilh Qudsu : « ]c scrai pcur ncn adcra|cur. cc uu´i| pcnscra dc Mci. »|AI-ßukhâiî el MusIin!.
  Iiends gaide de poilei un anneau ou une ficeIIe ou loule chose senlIalIe, poui
iepoussei Ie naIheui avanl qu´iI n´aiiive ou poui Ie suppiinei quand iI esl deja Ia.
  Iiends gaide d´acciochei Ies anuIelles poui iepoussei Ie nauvais oiI, cai ceIa
esl un acle de poIvlheisne. Le Iiophòle  a dil : « Cc|ui uui accrccnc unc cncsc scra
tcuc a cc||c cncsc. » |Rappoile pai Al-Tiinidhî!.
  Iiends gaide de iecheichei Ia lenediclion (oara|a) des pieiies, des vesliges el
des consliuclions, cai ceIa fail pailie du poIvlheisne. 
  Iiends gaide de deduiie Ie piesage de queIque chose ou d´v cioiie. Iln Mas
c
ûd
116


iappoile que Ie Iiophòle  a dil : « |c nautais augurc cs| un ac|c dc pc|u|ncisnc. |c
nautais augurc cs| un ac|c dc pc|u|ncisnc. » (liois fois) |Ahnad el Alû Dâvud!.
  Iiends gaide de cioiie aux soicieis el aux aslioIogues qui pielendenl connaîlie
I´inconnaissalIe, pulIienl Ies hoioscopes dans Ia piesse, annoncenl Ie lonheui ou
Ie naIheui des peisonnes de chaque signe. Cioiie aux choses qu´iIs fonl el disenl
esl du poIvlheisne, paice que SeuI AIIah connaîl I´inconnaissalIe.
  Iiends gaide d´alliiluei Ia pIuie aux aslies el aux saisons, cai iI s´agil Ia du
poIvlheisne. On alliilue ceIa a AIIah  SeuI.
  Iiends gaide de juiei pai un aulie qu´AIIah, queIIe que soil Ia chose, cai c´esl
du poIvlheisne. II esl iappoile dans un hadilh : « Cc|ui uui jurc par un au|rc
uu´A||an a nccru cu a assccic [a A||an]. » |Ahnad el Alû Dâvud! : pai exenpIe, juiei pai
Ie Iiophòle , ou pai Ia Iovaule, ou pai I´honneui, ou pai Ia conscience ou pai Ia
vie (de sa nòie ou pai Ia lôle de sa nòie, elc).
  Iiends gaide d´injuiiei Ie lenps, Ie venl, Ie soIeiI, Ie fioid ou Ia chaIeui, cai ceIa
ievienl a injuiiei AIIah qui Ies a ciees.
  Iiends gaide au nol « Si seuIenenl. », Ioisqu´iI l´aiiive une chose deleslalIe,
cai iI inlioduil I´ouvie du DialIe, el iI v a en ceIa une ievoIle conlie Ie deslin
vouIu pai AIIah. Dis pIulôl : « C´esl Ie deslin d´AIIah el II fail ce qu´II veul. »
  Caide-loi de piiei sui ou auloui des lonles. Ln effel, on ne piie pas dans une
nosquee qui ienfeine une lonle. On iappoile d´apiòs
c
A´ichah  que Ie
Messagei d´AIIah  a dil duianl I´agonie qui pieceda sa noil : « Qu´A||an naudissc
|cs juifs c| |cs cnrc|icns uui cn| pris pcur |icux dc pricrcs |cs |cnocaux dc |curs prcpnc|cs ! »II
nellail ainsi en gaide conlie celle pialique. 
c
A´ichah  ajoula : « Sans cel
aveilissenenl, Ie lonleau du Iiophòle  auiail ceilainenenl ele expose au pulIic. »
|AI-ßukhâiî el MusIin!. Le Iiophòle  a dil aussi : « |n tcri|c. ccux uui c|aicn| atan| tcus
prcnaicn| pcur |icux dc pricrc |cs |cnocaux dc |curs prcpnc|cs c| dcs ncnncs tcr|ucux parni
cux. Nc prcncz pas pcur |icux dc pricrc |cs |cnocaux. car jc tcus |´in|crdis. »|Alû
c
Avânah!.
  Caide-loi de cioiie aux hadilhs que Ies nenleuis iappoilenl el alliiluenl au
Messagei d´AIIah  au sujel de piendie poui inleinediaiie Ia peisonne du Iiophòle
 ou des honnes veilueux de sa connunaule : ce sonl des hadilhs foiges de loules
piòces el qui Iui sonl alliilues de naniòie nensongòie. Iaini ces faux hadilhs, on
peul cilei : « Iienez conne inleinediaiie non iang (]an), cai non iang esl liòs
iespecle aupiòs d´AIIah » : iI v a egaIenenl paini ces faux hadilhs : « Loisque Ies
choses vous sonl difficiIes, avez iecouis aux occupanls des lonleaux » : iI v a
egaIenenl : « AIIah pIace sui Ia lonle de chaque sainl, un ange chaige de iesoudie
Ies piolIònes des gens » : iI v a aussi : « Si I´un de vous a I´espoii qu´une pieiie
I´exauce, eIIe Iui seia uliIe » el de nonlieux aulies qu´iI seiail faslidieux de cilei.
  Caide-loi de fôlei ce qu´on designe pai fôles ieIigieuses conne I´anniveisaiie
de Ia naissance du Iiophòle , Ie vovage el I´ascension nocluine, Ia veiIIe du
niIieu |quinziòne joui! du nois de Cha
c
lâne, elc. Ln effel, ce sonl des pialiques
innovees qui n´onl aucune pieuve piovenanl du Messagei , ni de ses
Conpagnons qui ainaienl Ie Messagei  pIus que nous el elaienl pIus soucieux
que nous de faiie Ie lien. S´iI v avail un avanlage a faiie ceIa, ces deinieis nous
auiaienl sans I´onlie d´un doule piecedes dans ces pialiques.
117


Celle paioIe conpoile deux piIieis. Lc µrcmIcr : (II n´v a pas de divinile)
C´esl niei que Ia viaie divinile (Ie dioil d´adoialion) appailienl a aulie
qu´AIIah. Lc dcuxIèmc : Affiinei que Ie dioil d´adoialion n´appailienl qu´a
AIIah SeuI. AIIah dil : Et |orsqu´Abraham dlt ù son µère et ù son µeuµ|e :
ºje desatoue tota|ement ce que tous adoret |az-Zukhiuf, 26! II ne suffil pas
d´adoiei AIIah, nais iI faul aussi que celle adoialion Iui soil vouee a Lui
SeuI : I´unicile (Taunid) n´esl viainenl vaIalIe que si on piocIane qu´AIIah
esl unique loul en desavouanl Ie poIvlheisne el ses adeples.
On iappoile que « Ia cIe du Iaiadis esl : iI n´v a d´aulie divinile
qu´AIIah. » Cependanl, Ies peisonnes qui piononcenl ceIa neiilenl-eIIes
loules que Ies poiles du Iaiadis Ieui soienl ouveiles ` On denanda a Wahl
iln Munallih  : Ia phiase « II n´v a d´aulie divinile qu´AIIah » n´esl-eIIe
pas Ia cIe du Iaiadis ` II iepondil : Si, nais chaque cIe possòde des denls,
donc si lu appoiles une cIe qui a des denls, on l´ouviiia : sinon, on ne
l´ouviiia pas.
On iappoile du Iiophòle  pIusieuis hadilhs qui definissenl ce que
sonl Ies denls de celle cIe, conne celle paioIe du Iiophòle  : « Cc|ui uui
di| . « l| n´µ a d´autre dltlnlte qu´A||ah atec slncerlte. » : « . en aµant
cette contlctlon dans son cuur. » : « . dlsant ce|a terltab|ement de son
cuur. », elc. Ces hadilhs el d´aulies fixenl conne condilion d´enliee au
Iaiadis, Ia connaissance du sens de « II n´v a d´aulie divinile qu´AIIah » :
ceilains lexles nonlienl qu´on doil ieslei conslanl dans celle paioIe jusqu´a
Ia noil el d´aulies piouvenl qu´on doil se sounellie a ce qu´eIIe ienfeine
conne sens. De I´ensenlIe des pieuves, Ies savanls onl deduil des
condilions qui doivenl alsoIunenl ôlie ienpIies en I´alsence d´enliaves
enpôchanl Ia peisonne de Ies appIiquei, poui que I´expiession « II n´v a
d´aulie divinile qu´AIIah » soil Ia cIe du Iaiadis. Les condilions suivanles
sonl Ies denls de celle cIe :

La cnnnaIssancc (
c
l|m) : en effel, chaque expiession a une significalion :
iI faul donc connaîlie Ia significalion de « II n´v a d´aulie divinile
qu´AIIah » d´une connaissance qui s´oppose a I´ignoiance. LIIe iefule que Ia
divinile appailienne a loule aulie chose en dehois d´AIIah el affiine qu´eIIe
appailienl a AIIah  SeuI, c´esl-a-diie : iI n´v a pas de divinile en dioil
d´ôlie adoiee en dehois d´AIIah. Iaini Ies pieuves, iI v a celle paioIe d´AIIah
 : A |´exceµtlon de ceux qul auront temolgne de |a terlte en µ|elne
connalssance de cause |Az-Zukhiuf, 86! : el Ie Iiophòle  a dil : « Cc|ui uui
ncur| |cu| cn sacnan| uu´i| n´u a d´au|rc ditini|c uu´A||an cn|rc au Paradis » |MusIin!.

La ccrtItudc (Yaqin) : c´esl-a-diie avoii Ia feine conviclion de Ia
significalion de celle expiession, paice qu´eIIe n´adnel, ni doule, ni
hesilalion, ni inceililude : iI faul pIulôl que lu aies une conviclion feine.
AIIah  a en effel dil dans Ia desciiplion des ciovanls : Les trals croµants
sont seu|ement ceux qul crolent en A||ah et en Son Messager. qul µar |a
sulte ne doutent µolnt et qul |uttent atec |eurs blens et |eurs µersonnes
L'attcstatinn qu'i! n'y a
d'autrc divinité qu'A!!ah

118


dans |e chemln d´A||ah. Ceux-|ù sont |es terldlques |AI-Hujuiâl, 15!. Sa sinpIe
piononcialion n´esl pas suffisanle : iI faul donc a loul piix Ia conviclion du
coui. Si celle conviclion vienl a nanquei, ceIa equivaul a I´hvpociisie
alsoIue. Le Iiophòle  a dil : « ]c |cncignc uu´i| n´u a d´au|rc ditini|c
uu´A||an. c| uuc jc suis |c Mcssagcr d´A||an . pcrscnnc nc rcnccn|rc A||an atcc cc
dcuo|c |cncignagc. n´auan| aucun dcu|c a |cur sujc|. sans uu´i| nc rcn|rc au
Paradis. » |MusIin!.

L'acccµtatInn (Oabû|) : Ioisque lu as piis connaissance avec Ia
conviclion feine, celle connaissance ceilaine doil engendiei ses effels, pai
I´acceplalion de ce qu´inpIique celle expiession pai Ie coui el Ia Iangue.
CeIui donc qui iejelle Ie nessage de I´unicile d´AIIah (Taunid) el ne
I´acceple pas, esl necieanl, que ce iejel soil dû a I´oigueiI, a Ia ieleIIion ou
a I´envie. AIIah  dil au sujel des necieanls qui I´onl iejele pai oigueiI :
Ouand on |eur dlsalt : « Polnt de dltlnlte ù µart A||ah ». l|s se gonf|alent
d´orguel| |As-Sâffâl, 35!.

La snumIssInn (lnqlµûd) paifaile a I´unicile d´AIIah : celle sounission
esl Ia veiilalIe pieiie anguIaiie el Ia nise en pialique appaienle de Ia foi.
Ceci se concielise en nellanl en pialique ce qu´AIIah  a oidonne el en
alandonnanl ce qu´iI a inleidil, conne I´a dil AIIah  : Et qulconque
soumet son être ù A||ah. tout en etant blenfalsant. s´accroche ree||ement ù
|´anse |a µ|us ferme. La fln de toute chose aµµartlent ù A||ah |Luqnân, 22!.
Ceci esl Ia sounission paifaile.

La véracIté (Sldq) : en piononcanl I´alleslalion, avec une veiacile qui
excIul Ie nensonge, cai ceIui qui Ia piononce seuIenenl avec sa Iangue
landis que son coui ienie, esl un hvpociile. La pieuve ieside dans celle
paioIe d´AIIah  au sujel des hvpociiles : l|s dlsent atec |eurs |angues ce
qul n´est µas dans |eurs cuurs |AI-Ialh, 11!.

L'amnur (Mahabbah) : Ie ciovanl doil ainei celle alleslalion, ainei
appIiquei ce qu´eIIe suppose, ainei ses adeples, ceux qui Ia nellenl en
pialique. II doil donnei Ia piioiile a ce qu´AIIah aine, nône si ceIa esl
conliaiie a ses passions, s´aIIiei a ceux qui s´aIIienl a AIIah el a Son
Messagei, avoii de I´aveision poui Ies ennenis d´AIIah el de Son Messagei,
suivie Son Messagei, naichei sui ses liaces en acceplanl Ia lonne diieclion
qu´iI a appoilee. TeIs sonl Ies signes de I´anoui du seivileui poui son
Seigneui.

La sIncérIté (lkh|ûs) : en ne visanl que Ie Visage d´AIIah  a liaveis Ia
piononcialion de celle alleslalion, cai AIIah  dil : l| ne |eur a ete
commande. ceµendant. que d´adorer A||ah. |ul touant un cu|te exc|uslf |AI-
ßavvinah, 5! el Ie Iiophòle  a dil : « |n tcri|c. A||an a in|crdi| |´|nfcr a cc|ui
uui di| . i| n´u a d´au|rc ditini|c dignc d´adcra|icn uu´A||an. nc dcsiran| par |a uuc
|c Visagc d´A||an. » |AI-ßukhâiî!
119




Dans Ia lonle, Ie noil esl epiouve el on Iui pose liois queslions : s´iI v
iepond, iI esl sauve, el s´iI n´v iepond pas, iI seia peidu. L´une de ces
queslions esl : Oui esl lon Iiophòle ` Ne iepond a celle queslion que ceIui a
qui AIIah peinellia dans Ia vie piesenle de ienpIii ses condilions el qui esl
iaffeini el inspiie pai AIIah dans sa lonle : aIois, celle ieponse I´aideia
dans sa vie fuluie Ie joui où aucun lien el aucune piogeniluie ne seionl
uliIes. Ces condilions sonl :

L'nbéIssancc à !'nrdrc du Prnµhètc Muhammad : en effel, AIIah 
nous a oidonne d´oleii au Iiophòle : Oulconque obelt au Messager
obelt ù A||ah |An-Nissâ´, 8O!, Dls : « Sl tous almet tralment A||ah. sultet-
mol. A||ah tous almera a|ors » |AI
c
Iniân, 31! : I´enliee au Iaiadis esl
fonclion du degie d´oleissance aux oidies du Iiophòle  : iI a dil en
effel : « Tcus |cs gcns dc na ccnnunau|c ircn| au Paradis. sauf ccux uui aurcn|
rcfusc. - || uui dcnc rcfuscrai|. O |ntcuc d´A||an ? - Cc|ui uui n´cocira. rcpri|-i|.
ira au Paradis c| cc|ui uui nc dcscocira. c´cs| uu´i| aura rcfusc d´u a||cr. » |Rappoile
pai AI-ßukhâiî!. Ll ceIui qui aine Ie Iiophòle  doil necessaiienenl Iui oleii,
paice que I´oleissance esl Ia consequence de I´anoui. CeIui qui pielend
ainei Ie Iiophòle  sans Ie piendie poui nodòIe el sans Iui oleii esl un
nenleui.

CrnIrc aux InfnrmatInns qu'I! a raµµnrtécs : ceIui qui liaile de
nensonge une infoinalion aulhenliquenenl iappoilee du Iiophòle  a
cause d´un desii ou d´une passion, ievienl a liailei AIIah el son Messagei
de nenleuis, paice que Ie Messagei d´AIIah  a ele pieseive de I´eiieui
(conceinanl Ia ieveIalion) el Ie nensonge : Et l| ne µrononce rlen sous
|´effet de |a µasslon |An-Najn, 3!.

Lc faIt d'évItcr cc qu'I! a IntcrdIt ct cc cnntrc qunI I! a mIs cn gardc :
en connencanl pai evilei Ie peche Ie pIus giave, c´esl-a-diie Ie poIv-
lheisne, ensuile evilei Ies peches capilaux el Ies peches najeuis, puis evilei
Ies peches nineuis el Ies choses deleslalIes. La foi du nusuInan augnenle
en fonclion de I´anoui qu´iI voue au Iiophòle , el Ioisque sa foi
augnenle, AIIah Iui fail ainei Ies lonnes ouvies el deleslei Ia necieance,
Ia peiveisile el Ia desoleissance.

N'adnrcr A!!ah qu'avcc cc qu'I! a !égIféré à travcrs 5nn Prnµhètc  :
Ia iògIe geneiaIe en ce qui conceine I´adoialion esl I´inleidiclion (c´esl-a-
diie loul esl inleidil sauf ce qui esl auloiise pai un lexle ieveIe). II n´esl
donc peinis d´adoiei AIIah qu´avec ce qu´a liansnis Ie Messagei . Ce
deiniei a dil : « Quiccnuuc fcra unc ac|icn uui n´cs| pas ccnfcrnc a ncs
prcscrip|icns. fcra æutrc tainc. » |Rappoile pai MusIin!.
InfnrmatInn utI!c : Ainei Ie Iiophòle  esl une olIigalion. Iai aiIIeuis,
un anoui sinpIe ne suffil pas, nais iI esl olIigaloiie de I´ainei pIus que
loule aulie peisonne el nône pIus que soi-nône. Ln effel, ceIui qui aine
L'attcstatinn quc Muhammad
cst !c Mcssagcr d'A!!ah
120


une chose, I´affeclionne viainenl el souhaile ôlie en confoinile avec eIIe.
La peisonne sincòie dans son anoui poui Ie Iiophòle  esl ceIIe chez qui
on peul ienaiquei Ies pieuves de cel anoui. La pieniòie de ces pieuves
esl Ie fail de Ie suivie en appIiquanl sa Sunna (liadilion), en se confoinanl
a ses paioIes el ses acles, en evilanl ce qu´iI a inleidil el en olseivanl son
conpoilenenl a loul inslanl de sa vie qu´iI soil lon ou nauvais, dans
I´aisance conne dans Ia difficuIle. Sans aucun doule, I´oleissance el Ie
suivi sonl Ies fiuils de I´anoui, sinon I´anoui ne seiail pas sincòie.
Quc!qucs µrcuvcs dc !'amnur éµrnuvé µnur !c Prnµhètc  : se iappeIei
de Iui enoinenenl, piiei sui Iui
1
alondannenl, cai ceIui qui aine une
chose, s´en iappeIIe souvenl. Desiiei aidennenl Ie ienconliei, cai loule
peisonne ainanle aspiie a ienconliei Ia peisonne ainee. Le ieveiei el Iui
vouei un piofond iespecl Ioisque son non esl cile. Ishâq disail : « Apiòs Ia
noil du Iiophòle , ses Conpagnons ne pouvaienl se Ie ienenoiei sans
faiie pieuve de giande huniIile el sans iessenlii des fiissons acconpagnes
de pIeuis. » Deleslei ceux qu´AIIah el son Iiophòle  deleslenl. Toul
conne, piendie poui enneni ceIui qui Ie piend poui enneni. S´ecailei de
ceux qui ne suivenl pas sa Sunna el innovenl dans Ia ieIigion, conne Ies
necieanls, Ies poIvlheisles el Ies innovaleuis. Ainei ceux que Ie Iiophòle
 a aines, paini IesqueIs sa faniIIe, ses epouses el ses Conpagnons (Ies
Munajirin el Ies Ansar). Desavouei ceux qui desavouenl ces deinieis el
deleslei ceux qui Ies deleslenl el Ies insuIlenl.
ParmI !cs µrcuvcs dc !'amnur éµrnuvé µnur !c Prnµhètc , !c faIt dc sc
cnnfnrmcr à snn nnb!c cnmµnrtcmcnt : Ln effel, iI elail ceIui donl Ie
conpoilenenl elail Ie pIus nolIe, a leI poinl que
c
A´ichah z disail a son
sujel : « Le conpoilenenl du Messagei d´AIIah elail Ie Coian. » CeIa
signifie que Ie Iiophòle  s´olIigeail uniquenenl a faiie ce que Ie Coian
oidonnail. II elail Ie pIus vaIeuieux des honnes el sa liavouie alleignail
son paioxvsne en pIein coui de Ia gueiie. II elail Ie pIus nolIe el Ie pIus
geneieux des honnes : sa geneiosile alleignail loule sa spIendeui pendanl
Ie nois de Ranadan. II elail poui Ies aulies Ia peisonne Ia pIus sincòie el Ia
peisonne Ia pIus douce. Ianais iI ne se vengeail pai vengeance peisonneIIe,
nais iI elail inliansigeanl Ioisqu´un oidie d´AIIah elail liansgiesse. II elail
Ia peisonne Ia pIus nodesle el elail pIus pudique que Ia vieige au sein de
son appailenenl. II elail Ia neiIIeuie peisonne poui sa faniIIe el faisail
pieuve de Ia pIus giande conpassion a IaqueIIe iI invilail sans cesse.
Ie le denande, ô Seigneui, de piiei el de lenii ce Iiophòle, sa faniIIe, ses
epouses, ses Conpagnons, ceux qui Ies onl suivis el loule peisonne Ies
avanl suivis de Ia neiIIeuie naniòie jusqu´au joui de Ia Resuiieclion.

1
C´esl-a-diie piononcei  (que Ia piiòie el Ie saIul d´AIIah soienl sui Iui).
121


Voici queIques acles dangeieux qui annuIenl I´IsIan de ceIui qui Ies
connel ou connel I´un d´enlie eux : ce sonl :
O
L´associalion dans I´adoialion d´AIIah confoinenenl a Ia paioIe
d´AIIah : Certes A||ah ne µardonne µas qu´on Lul donne que|que assocle. A
µart ce|a. l| µardonne ù qul l| teut|An-Nissâ´, 48!.
O
CeIui qui pIace des inleinediaiies enlie AIIah el Iui, Ies invoquanl,
inpIoianl Ieui inleicession el pIacanl sa confiance en eux, devienl necieanl
seIon I´avis unanine des savanls de I´IsIan.
O
CeIui qui ne considòie pas Ies poIvlheisles conne necieanls ou doule
de Ieui necieance ou lien encoie appiouve Ieui ciovance el Ieuis iiles,
devienl necieanl.


O
CeIui qui cioil qu´une voie queIconque esl pIus paifaile que ceIIe du
Iiophòle , ou qu´un aulie jugenenl esl neiIIeui que son jugenenl,
devienl necieanl.
O
CeIui qui delesle une chose appoilee pai Ie Iiophòle nône s´iI Ia nel en
pialique, devienl necieanl, cai AIIah dil : C´est µarce qu´l|s ont de |a
reµu|slon µour ce qu´A||ah a falt descendre. l| a rendu donc talnes |eurs
uutres|Muhannad, v. 9!.
O
CeIui qui se noque de quoi que ce soil faisanl pailie de Ia ieIigion du
Messagei (ou se noque d´une ieconpense Iiee a une adoialion ou de son
châlinenl) devienl necieanl d´apiòs I´avis unanine des savanls de I´IsIan,
confoinenenl a celle paioIe d´AIIah : Dls : « Est-ce d´A||ah. de Ses tersets
(|e Coran) et de Son Messager que tous tous moqulet ? » Ne tous excuset
µas : tous atet be| et blen re]ete |a fol aµrès atolr cru. |Al-Tavlah, 65-66!.
O
La soiceIIeiie : ceIui qui Ia pialique ou I´agiee devienl necieanl,
confoinenenl a Ia paioIe d´AIIah : Mals ceux-cl n´enselgnalent rlen ù
µersonne. qu´l|s n´alent dlt d´abord : « Nous ne sommes rlen qu´une
tentatlon : ne sols µas mecreant |AI-ßaqaiah, 1O2!.
O
Le fail de soulenii el d´aidei Ies poIvlheisles conlie Ies nusuInans : Ia
pieuve esl Ia paioIe d´AIIah : Et ce|ul d´entre tous qul |es µrend µour
a||les. detlent un des |eurs.|AI-Mâ´idah, 51!.
O
CeIui qui cioil qu´iI esl peinis a ceilaines peisonnes de deIaissei Ia
IegisIalion du Iiophòle  el de s´en passei, esl necieanl, confoinenenl a
Ia paioIe d´AIIah  : Et qulconque deslre une re|lglon autre que |´ls|am. ne
sera µolnt agree. et l| sera. dans |´au-de|ù. µarml |es µerdants |AI
c
Iniân, 85!.
O
Se delouinei conpIòlenenl de Ia ieIigion d´AIIah, alandonnanl son
appienlissage el sa pialique : Ia pieuve esl Ia paioIe d´AIIah  : Oul est
µ|us ln]uste que ce|ul ù qul |es tersets d´A||ah sont raµµe|es et qul ensulte
s´en detourne ? Nous nous tengerons certes des crlmlne|s |As-Sajdah, 22!.
Lcs actcs qui
inva!idcnt !'Is!am
122


1
La piiòie iilueIIe esl Ie deuxiòne piIiei de I´IsIan : el eIIe n´esl vaIalIe
que Ioisqu´eIIe esl acconpIie en elal de puiele. La puiele ne se fail qu´avec
de I´eau ou de Ia leiie (ou de Ia poussiòie).
Lcs dIffércntcs snrtcs d'cau : 1) L'cau µurc : C´esl une eau qui esl puie
en eIIe-nône el qui puiifie d´aulies choses. LIIe suppiine I´inpuiele el
enIòve Ia souiIIuie. 2) L'cau Imµurc : C´esl une eau en pelile quanlile qui
esl enliee au conlacl d´une inpuiele, ou loul aulie voIune d´eau donl Ia
saveui, Ia couIeui ou I´odeui sonl aIleiees pai une inpuiele.
Rcmarquc : Une eau en giande quanlile ne devienl inpuie que si
I´inpuiele change I´une de ses caiacleiisliques : sa saveui, sa couIeui ou son
odeui. Ouanl a I´eau en pelile quanlile, eIIe devienl inpuie dòs qu´eIIe esl au
conlacl d´une inpuiele. On dil qu´une eau esl en giande quanlile Ioisque son
voIune depasse Ie conlenu de deux giandes jaiies, soil enviion 21O Iilies.
Lcs récIµIcnts : II esl peinis d´uliIisei loul iecipienl pui hoinis Ies iecipienls
en oi el en aigenl. Toulefois, Ia puiificalion esl vaIalIe si eIIe esl faile dans ces
deinieis, nais ceIui qui Ies uliIise connel un peche. Les iecipienls el Ies halils
des necieanls sonl peinis, sauf si nous savons qu´iIs sonl inpuis.
La µcau dc !'anIma! mnrt |sans êtrc égnrgé] : LIIe esl alsoIunenl
inleidile. L´aninaI noil appailienl a I´une de ces deux calegoiies : 1) CeIui
donl on ne nange poinl Ia chaii. 2) CeIui donl on consonne Ia chaii, nais
qui n´a pas ele egoige. Loisque Ia peau de ce deiniei esl lannee, iI esl peinis
de I´uliIisei sui Ies suifaces soIides pai exenpIe el non Ies suifaces Iiquides.
A|-lstln]û (ncttnvagc µurIfIcatcur aµrès !cs bcsnIns naturc!s) : II s´agil
du nellovage (des liaces) de ce qui esl soili de I´un des deux oiifices (uiine
ou seIIes). Ce nellovage esl appeIe |s|inja Ioisqu´iI se fail avec de I´eau. S´iI
se fail avec des pieiies ou du papiei hvgienique, elc. on paiIe aIois
d´is|ijnar. Ioui que I´is|ijnar seuI soil suffisanl, iI faul qu´iI soil effeclue
avec un oljel pui, peinis, puiificaleui, non coneslilIe el donl Ie nonlie
esl egaI ou supeiieui a liois. L´|s|inja ou I´|s|ijnar esl olIigaloiie poui loul
ce qui soil des deux oiifices susnenlionnes.
I! cst IntcrdIt à cc!uI quI faIt scs bcsnIns : de ieslei dans sa posilion pIus
Ionglenps qu´iI n´en a lesoin, de faiie Ies seIIes ou d´uiinei dans une souice
d´eau, un chenin fiequenle, sous une onlie uliIe ou sous un ailie qui poile
des fiuils, ou de faiie face a Ia OilIa ou de Iui louinei Ie dos Ioisqu´iI fail ses
lesoins en pIein aii.
I! cst détcstab!c à cc!uI quI faIt scs bcsnIns : d´enliei dans Ies Iieux
d´aisance avec ce qui poile Ia nenlion du non d´AIIah, de paiIei pendanl

1
.
Les iògIes el jugenenls qui sonl nenlionnes dans Ia pailie |iun de ce Iivie (Ia puiificalion,
Ia piiòie, Ia Zakâl, Ie jeûne, Ie IòIeiinage) se lasenl sui ce qui s´esl aveie conne I´avis
piepondeianl a ceIui qui en a iassenlIe Ie conlenu. La diveigence v esl peinise. Dans Ies
queslions de |iun, Ie nusuInan se doil de suivie Ies savanls en qui iI a confiance
conceinanl Ieui ieIigion, conne Ies qualie inans : Alû Hanîfah, MâIik, Ach-Châfi
c
î el
Ahnad Iln HanlaI, el Ies aulies - qu´AIIah Ieui accoide lous Son innense niseiicoide.

La puriIicatinn
123


ses lesoins, d´uiinei dans une fenle el aulies choses senlIalIes, de lenii
son sexe de Ia nain dioile, de faiie face a Ia OilIa Ioisqu´iI esl a I´inleiieui
d´une consliuclion : en cas de lesoin, ce qui piecòde esl peinis.
I! cst rccnmmandé à cc!uI quI faIt scs bcsnIns : de piocedei au Iavage
ou a I´essuvage en un nonlie de fois inpaii, d´associei I´eau el Ies caiIIoux
(poui se nellovei).
Lcs règ!cs à suIvrc µnur faIrc scs bcsnIns : iI esl ieconnande a ceIui qui
veul enliei aux loiIelles de diie « 8isni||an. a3cudncuoi||ani nina| |ncuo|ni
ua| |naoaì|n » (Au non d´AIIah, je ne iefugie aupiòs d´AIIah conlie Ies
denons nâIes el feneIIes) : el Ioisqu´iI soil, iI dil : « Gncufrana|a »
(|Seigneui!, j´inpIoie lon paidon). II enlie en avancanl Ie pied gauche el
soil en avancanl Ie pied dioil.
Le siua|
1
(fiolloii a denls) : iI esl ieconnande de se fiollei Ies denls avec
une lige lendie conne I´ara|. Celle ieconnandalion esl d´aulanl pIus foile
au nonenl de faiie Ia piiòie, de Iiie Ie Coian, pendanl Ies alIulions avanl Ie
iincage de Ia louche, Ioisqu´on se ieveiIIe, en enlianl dans une nosquee ou
une naison, Ioisque Ia louche degage une odeui, elc. II esl ieconnande de
connencei pai Ie côle dioil Ioisqu´on se liosse Ies denls el Ioisqu´on se
puiifie, el d´uliIisei Ia nain gauche poui ieliiei Ies saIeles.
Lcs µI!Icrs dcs ab!utInns : 1) Le Iavage du visage donl fonl pailie Ies
iincages de Ia louche el du nez. 2) Le Iavage des deux lias de Ia poinle des
doigls jusqu´aux coudes incIus. 3) L´essuvage de Ia lôle el Ies oieiIIes. 4) Le
Iavage des deux pieds jusqu´aux cheviIIes. 5) Le iespecl de I´oidie dans
IequeI ces diffeienls Iavages sonl enonces. 6) L´enchaînenenl ininleiionpu
des diffeienls Iavages : |ainsi, on ne doil pas Iavei un nenlie puis allendie
qu´iI sòche avanl de Iavei Ie nenlie suivanl!.
Lcs nb!IgatInns dcs ab!utInns : diie « Au non d´AIIah »  avanl de
connencei, se Iavei liois fois Ies nains poui ceIui qui vienl de se ieveiIIei du
sonneiI de Ia nuil, avanl de Ies pIongei dans Ie iecipienl seivanl aux alIulions.
Lcs actcs 5unna |rccnmmandés] !nrs dcs ab!utInns : L´uliIisalion du
sivâk, se Iavei Ies deux nains au delul des alIulions, piocedei au iincage
de Ia louche el du nez avanl de Iavei Ie visage, inspiiei a fond en se iincanl
Ia louche el Ie nez poui ceIui qui n´esl pas en liain de jeûnei, passei I´eau
au liaveis de Ia laile Ioisqu´eIIe esl epaisse avec I´eau ieslanle apiòs s´ôlie
Iave Ie visage el passei I´eau enlie Ies doigls (des nains el des pieds),
connencei pai Ie nenlie dioil, Iavei chaque nenlie deux ou liois fois,
uliIisei Ia nain dioile poui aspiiei I´eau el Ia nain gauche poui Ia iejelei
Iois du iincage du nez, fiollei Ies nenlies, lien faiie Ies alIulions en

1
NdT : |c siua| esl foine d´une lige Iigneuse donl on nâchonne une exlienile : Ies filies,
se delachanl aIois I´une de I´aulie, foinenl ainsi une soile de liosse avec IaqueIIe on se
fiolle Ies denls poui Ies nellovei. Iaule de nol pIus piecis, on peul donc Ie iendie pai
« fiolloii a denls ».
124


depassanl Iegòienenl Ies Iiniles indiquees, Iiie I´invocalion piesciile apiòs
Ies alIulions.
Lcs actcs détcstab!cs µcndant !cs ab!utInns : I´uliIisalion d´une eau
fioide ou chaude, Iavei un nône nenlie pIus de liois fois, secouei ses
nenlies poui Ies egoullei el Iavei I´inleiieui des veux. Ouanl a I´essuvage
des nenlies apiòs Ies alIulions poui Ies sechei, ceIa esl peinis.
Aveilissenenl : Iendanl Ie iincage de Ia louche, iI faul faiie ciicuIei I´eau a
I´inleiieui de Ia louche : el poui Ie iincage du nez, iI faul inspiiei I´eau pai Ies
naiines el non pas seuIenenl I´inlioduiie avec Ia nain el I´expiiei. Ces deux
iincages ne sonl vaIalIes que Ioisqu´iIs sonl confoines a celle desciiplion.
DcscrIµtInn dcs ab!utInns : Avoii I´inlenlion dans Ie coui, diie ensuile
«  » (Au non d´AIIah) el Iavei Ies deux nains liois fois : puis se
iincei Ia louche el Ie nez : puis se Iavei Ia figuie, |de Ia iacine des cheveux
d´une peisonne noinaIe jusqu´a Ia poinle du nenlon el d´une oieiIIe a
I´aulie! : ensuile, Iavei Ies deux lias jusqu´au coude incIus. Apiòs ceIa,
s´essuvei Ia lôle el Ies deux oieiIIes : on essuie Ia lôle avec ses deux nains
en aIIanl des lenpes a Ia nuque, puis, en ievenanl veis I´avanl. S´essuvei
Ies oieiIIes en pIacanl Ies pouces deiiiòie ceIIes-ci el I´index a I´inleiieui.
Lnfin, Iavei ses deux pieds jusqu´aux cheviIIes.
Rcmarquc : On doil passei I´eau a liaveis Ia laile si eIIe esl Iegòie el si
eIIe esl fouinie, on Iave ce qui esl visilIe.
L'cssuvagc sur !cs chaussnns |ceci dispense du Iavage des pieds! : Les
chaussons sonl ce qu´on poile aux pieds, que ce soil en cuii ou aulie. S´iIs sonl
en Iaine ou ce qui v iessenlIe, on Ies appeIIe chausselles. Cel essuvage n´esl
peinis que Iois de Ia puiificalion nineuie (peliles alIulions). L´essuvage n´esl
peinis qu´a ceilaines condilions : 1) On doil avoii poile Ies chaussons apiòs
des alIulions conpIòles (c´esl-a-diie apiòs Ie Iavage conpIel du deuxiòne
pied). 2) La puiificalion doil ôlie acconpIie avec de I´eau. 3) Les chausselles
doivenl iecouviii loule Ia pailie du pied donl Ie Iavage esl olIigaloiie. 4) IIs
doivenl ôlie en une naliòie peinise. 5) IIs doivenl aussi ôlie puis.
La duréc dc va!IdIté dc !'cssuvagc : un joui el une nuil (24 heuies) poui
Ie iesidenl : el liois jouis el liois nuils (72 heuies) poui Ie vovageui, s´iI fail
un vovage qui Iui peinel de iaccouicii Ies piiòies (85kn).
Lc début dc !'cssuvagc : La duiee de I´essuvage connence a pailii du
pieniei essuvage apiòs que Ies alIulions aienl ele annuIees, jusqu´a Ia
nône peiiode, Ie Iendenain poui Ie iesidenl (24 heuies), |liois jouis pIus
laid poui Ie vovageui (72 heuies)!.
La µartIc dcs chaussnns quI cst cnnccrnéc µar !'cssuvagc : La quasi-
lolaIile du dessus, des oileiIs jusqu´a Ia cheviIIe. L´essuvage se fail avec Ies
doigls des nains Iegòienenl ecailes.
Rcmarqucs Imµnrtantcs :
 
Le nieux esl d´essuvei Ies deux chausselles
a Ia fois sans faiie piecedei Ie côle dioil.
 
II n´esl pas piesciil d´essuvei Ie
dessous des chausselles, ni Ie laIon.
 
II esl deleslalIe de Iavei Ies
125


chausselles au Iieu de Ies essuvei el d´essuvei pIusieuis fois poui Ia nône
alIulion.
 
CeIui qui connence a essuvei en elanl vovageui puis ieliouve
Ie slalul de iesidenl, ou connence a essuvei en lanl que iesidenl puis
enlane un vovage, ou doule sui Ie delul de I´essuvage, devia iespeclei Ia
duiee I´essuvage conne ceIui du iesidenl.
Lc turban : Ceci dispense d´essuvei Ia lôle. II esl peinis d´essuvei pai
dessus a ceilaines condilions : 1) II doil s´agii du luilan d´un honne. 2) II
doil couviii Ia pailie de Ia lôle d´une peisonne noinaIe. 3) L´essuvage doil
se faiie Iois d´une puiificalion nineuie. 4) La puiificalion doil ôlie
acconpIie avec de I´eau.
Lc vnI!c dc !a fcmmc (khlmûr) : Ceci dispense d´essuvei Ia lôle. II esl
peinis d´essuvei pai dessus a ceilaines condilions : 1) II doil s´agii du khinâi
d´une fenne. 2) II doil passei en dessous de Ia goige. 3) L´essuvage doil se
faiie Iois d´une puiificalion nineuie. 4) La puiificalion doil ôlie acconpIie
avec de I´eau. 5) II doil couviii Ia pailie de Ia lôle d´une fenne noinaIe.
Lc µ!âtrc : II s´agil du pIâlie uliIise poui liailei un nenlie fiacluie ou
loul ce qui v iessenlIe : iI esl peinis de I´essuvei a ceilaines
condilions : 1)II doil ôlie necessaiie d´uliIisei un pIâlie. 2)Le pIâlie ne doil
pas depassei Ia pailie en queslion. 3) II ne doil pas v avoii d´inleiiuplion
enlie son essuvage el Ie Iavage des aulies nenlies pendanl Ies alIulions.
Si Ie pIâlie depasse I´endioil necessaiie, on doil enIevei Ia pailie supeifIue :
nais si on ciainl que ceIa cause un piejudice, son essuvage esl aIois vaIalIe.
InfnrmatInn utI!c :
 
Conceinanl Ie luilan el Ie , iI esl olIigaloiie
d´en essuvei Ia najeuie pailie.
Ce qui annuIe Ies alIulions : 1) Ce qui soil de I´oiifice uiinaiie el de
I´anus : que ceIa soil pui conne Ie gaz inleslinaI el Ie speine, ou inpui
conne I´uiine el Ie Iiquide pioslalique. 2) L´inconscience pai Ie sonneiI ou
I´evanouissenenl, sauf un sonneiI Iegei deloul ou assis, cai ceIa n´annuIe
pas Ies alIulions. 3) La soilie de I´uiine ou des naliòies fecaIes pai des voies
aulies que Ieuis voies naluieIIes. 4) La soilie d´une chose inpuie (en dehois
de I´uiine el des seIIes) du coips, si ceIa esl alondanl, pai exenpIe un
saignenenl piofus. 5) La consonnalion de Ia viande de chaneau. 6) Le fail
de louchei diieclenenl son sexe avec sa nain. 7) Le fail qu´un honne
louche Ie sexe d´une fenne diieclenenl avec pIaisii, el vice-veisa.
8)I´aposlasie. CeIui qui n´esl pas ceilain d´avoii annuIe Ies alIulions esl conne
ceIui qui esl sûi d´ôlie encoie en elal d´alIulion : iI ne devia pas Ies iefaiie.
Lc baIn rItuc! (Ghus|) : Cc quI rcnd !c baIn rItuc! nb!IgatnIrc :
1)L´ejacuIalion acconpagnee de pIaisii poui I´honne eveiIIe, ou sa soilie
pendanl Ie sonneiI avec ou sans pIaisii. 2) La penelialion du sexe de
I´honne dans Ie vagin de Ia fenne, nône s´iI n´v a pas ejacuIalion. 3) La
conveision a I´IsIan d´un necieanl, ou son ieloui, s´iI s´agil d´un aposlal.
4) |L´inleiiuplion de! I´ecouIenenl du sang des iògIes. 5) nu des Iochies.
6)Le decòs du nusuInan |Ie noil esl Iave!.
126


Lcs actcs nb!IgatnIrcs du baIn rItuc! : Le nininun olIigaloiie esl
d´aspeigei loul Ie coips d´eau ainsi que I´inleiieui de Ia louche el du nez,
en avanl I´inlenlion d´acconpIii Ie lain iilueI.
Lc baIn rItuc! cnmµ!ct cnmµnrtc ncuf chnscs : 1) Avoii I´inlenlion.
2)Diie « 8isni||an » |Au non d´AIIah!. 3) Se Iavei Ies nains avanl de Ies
inlioduiie dans Ie iecipienl. 4) Se Iavei Ie sexe el ce qui a ele souiIIe. 5) Iaiie
Ies alIulions. 6) Iiendie de I´eau dans Ie cieux de sa nain el Ia veisei sui Ia
lôle liois fois. 7) Veisei de I´eau sui son coips. 8) Iiollei son coips avec ses
deux nains. 9) Connencei pai son côle dioil.
A cc!uI quI cst Imµur d'unc Imµurcté mIncurc, I! cst IntcrdIt dc :
1)Touchei un exenpIaiie du Coian. 2) AcconpIii Ia piiòie. 3) AcconpIii Ie
Tavâf |louinei auloui de Ia Kaala!.
En µ!us dc cc quI µrécèdc, cc!uI quI a unc Imµurcté majcurc, nc dnIt
µas nnn µ!us : 1) Liie Ie Coian. 2) Reslei dans Ia nosquee sans avoii au
noins acconpIi Ies alIulions.
I! cst détcstab!c poui ceIui qui a une inpuiele najeuie de doinii sans
avoii fail Ies alIulions : iI esl egaIenenl deleslalIe de gaspiIIei I´eau
pendanl Ie lain iilueI.
Lc Taµammoum (!cs ab!utInns sèchcs) : 5cs cnndItInns : 1) II faul ôlie
dans I´inpossiliIile d´uliIisei de I´eau (pai nanque d´eau, giand fioid ou
naIadie). 2) Ou´iI soil effeclue avec une leiie puie, Iicile, poussieieuse el non
liûIee. 5cs µI!Icrs : 1) Lssuvei loul Ie visage, puis Ies deux nains jusqu´aux
poignels dans cel oidie el de naniòie ininleiionpue. Cc quI !'annu!c :
1)Toul ce qui annuIe Ies alIulions. 2) La piesence de I´eau, si I´on a eu
iecouis au Tauanncun pai nanque d´eau. 3) La dispaiilion de ce qui I´a
iendu peinis, conne ceIui qui v a eu iecouis a cause de Ia naIadie, puis
iecouvie sa sanle. 5cs actcs rccnmmandés : 1) L´oidie el I´enchaînenenl
ininleiionpus Ioisqu´on fail Ie Tauanncun poui une inpuiele najeuie. 2)
Le ielaidei jusqu´au nonenl de I´acconpIissenenl de Ia piiòie. 3) Iiononcei
a Ia fin du Tauanncun I´invocalion que I´on piononce apiòs Ies alIulions.
5cs actcs détcstab!cs : Le fail de lapei Ies nains pai leiie pIus d´une fois.
5a dcscrIµtInn : Avoii I´inlenlion dans Ie coui, diie ensuile « 8isni||an »
(Au non d´AIIah) el lapei une fois avec Ies deux nains pai leiie puis
essuvei d´aloid Ie visage en passanl Ies nains sui Ie visage el Ia laile :
ensuile, fiollei Ies deux nains, en fiollanl I´exleiieui de Ia nain dioile avec
I´inleiieui de Ia nain gauche el I´exleiieui de Ia nain gauche avec
I´inleiieui de Ia nain dioile.
La suµµrcssInn dc !'Imµurcté : Ies choses inpuies se divisenl en deux
calegoiies : 1) Cc quI cst Imµur cn snI : c´esl ce que I´on ne peul iendie pui,
conne Ie poic : on peul Ie Iavei aulanl de fois que I´on veul, iI iesleia
loujouis inpui. 2) Lcs Imµurctés déµnsécs (Hukmlµah) : C´esl ce qui esl
venu se deposei sui un endioil qui esl pui a Ia lase conne un halil, Ie soI,
elc. Celle calegoiie se piesenle de Ia naniòie suivanle :

127


CatégnrIc 5nn statut

Lcs êtrcs
vIvants
I
m
µ
u
r
s

Le chien, Ie poic el loules naliòies secielees pai ces deux aninaux, ceux
donl on ne nange pas Ia chaii paini Ies oiseaux el Ies lôles avanl une
laiIIe pIus giande que ceIIe du chal. Ln ce qui conceine ce gioupe
d´aninaux, Ieui uiine, Ieuis excienenls, Ieui saIive, Ieui sueui, Ieui
speine, Ieui Iail, Ieui noive el Ieui vonissenenl sonl inpuis.
P
u
r
s

A) L'êtrc humaIn : son speine, sa sueui, sa saIive, son Iail, sa noive, sa
gIaiie, ainsi que Ie nucus vaginaI sonl puis. II en esl de nône de loules
ses pailies el de ses secielions, hoinis I´uiine, Ies naliòies fecaIes, Ie
Iiquide pioslalique, Ie Iiquide posluiinaiie el Ie sang qui sonl inpuis.
B) Tnus !cs anImaux donl on consonne Ia chaii : Ieui uiine, Ieui
excienenl, Ieui speine, Ieui Iail, Ieui sueui, Ieui saIive, Ieui noive, Ieui
vonissenenl el Ieui Iiquide pioslalique sonl puis.
C) Lcs anImaux dnnt !c cnntact cst InévItab!c : conne I´âne, Ie chal, Ia
souiis, elc : seuIes Ieui saIive el Ieui sueui sonl puies.
Lcs
cadavrcs
Tous sonl inpuis, sauf Ie cadavie de I´ôlie hunain, du poisson el du ciiquel,
el ceux qui n´onl pas de sang ciicuIanl dans I´oiganisne conne Ie scoipion,
Ia fouini el Ie nouslique.
Lcs chnscs
InanImécs
LIIes sonl puies, conne Ia leiie, Ies pieiies, elc. (a I´exceplion de lous Ies
soIides inpuis ciles piecedennenl).
Rcmarqucs utI!cs :
 
Le sang, Ia sanie el Ie pus sonl inpuis : dans Ia
piiòie enlie aulies, iIs ne iendenl pas Ia piiòie invaIide s´iIs sonl en pelile
quanlile el s´iIs pioviennenl d´un aninaI pui.
 
Le sang esl pui dans deux
cas : 1) CeIui du poisson. 2) Le sang qui iesle dans Ia chaii el Ies vaisseaux
sanguins d´une lôle egoigee.
 
Ce qui esl anpule d´un aninaI coneslilIe
vivanl, ainsi que I´enlivon el Ie folus sonl inpuis.
 
La suppiession de
I´inpuiele ne iequieil pas une inlenlion : ainsi, si eIIe esl pai exenpIe
suppiinee pai Ia pIuie, I´oljel devienl pui.
 
Le fail de louchei une
inpuiele avec Ia nain, ou de naichei dessus n´annuIe pas Ies alIulions.
CeIa necessile seuIenenl qu´on I´enIòve el qu´on en delaiiasse Ie coips el
I´halil.
 
L´inpuiele dispaiaîl sous Ies condilions suivanles : 1) Ou´eIIe
soil Iavee avec une eau puiifianle. 2) Lssoiei ce qu´on a Iave hois de I´eau,
si ceIa esl possilIe. 3) LnIevei I´inpuiele pai Ie fiollenenl enlie aulies si Ie
Iavage n´esl pas suffisanl. 4) Lavei ceIa sepl fois el Ia huiliòne fois avec de
Ia leiie ou du savon si I´inpuiele piovienl d´un chien.
AvcrtIsscmcnts :
 
Si Ia leiie esl souiIIee pai un Iiquide inpui conne
I´uiine, iI suffil poui Ia puiifiei, d´v veisei de I´eau jusqu´a ce que
I´inpuiele, sa couIeui el son odeui dispaiaissenl. S´iI s´agil d´une naliòie
conne Ies excienenls, iI faul enIevei celle inpuiele ainsi que ses liaces.
 

S´iI n´esl possilIe d´enIevei I´inpuiele qu´avec de I´eau, iI devienl
olIigaloiie de Ia Iavei avec.
 
Si I´endioil piecis de I´inpuiele n´esl pas
visilIe, on Ie Iave jusqu´a ôlie sûi d´avoii suppiine I´inpuiele.
 
II esl
peinis a ceIui qui fail I´alIulion poui acconpIii une piiòie suieiogaloiie
d´effecluei une piiòie olIigaloiie avec celle nône alIulion.
 
CeIui qui
doil, ou qui Iaisse echappei un gaz inleslinaI n´a pas a nellovei son anus,
paice que ce gaz esl pui : iI doil seuIenenl faiie I´alIulion Ioisqu´iI veul
acconpIii une piiòie ou aulie acle d´adoialion Ie necessilanl.
128


Les règ|es des ecou|ements sangulns de |a femme
1) Lcs mcnstrucs ct !a métrnrragic
Jugcmcnt QucstInn
L´âge nininaI esl de neuf ans : avanl cel âge, iI s´agil
d´une nelioiiagie
1
el I´âge naxinaI n´a pas de Iiniles.
L´âge nininaI el I´âge naxinaI
de I´aiiivee des nensliues chez
Ia fenne
Un joui el une nuil (24 heuies), si eIIes duienl noins que
ceIa, iI s´agil d´une nelioiiagie.
La duiee nininaIe des
nensliues
Ouinze jouis, si I´ecouIenenl du sang duie pIus que
ceIa, iI s´agil d´une nelioiiagie.
La duiee naxinaIe des
nensliues
Tieize jouis : si Ie sang appaiaîl avanl ce nonlie de
jouis, iI s´agil d´une nelioiiagie.
La duiee nininaIe de puiele
enlie deux nensliualions
Six ou sepl jouis. La duiee halilueIIe des nensliues chez Ies fennes.
Vingl-liois ou vingl-qualie jouis La duiee halilueIIe de Ia puiele chez Ies fennes
Ce qui s´ecouIe du vagin de Ia fenne enceinle, qu´iI s´agisse du
sang, d´a|-|cudra
2
ou d´as-scufra
3
. fail pailie de Ia nelioiiagie.
Loisque Ie sang s´ecouIe
pendanl Ia giossesse
s´agil-iI des nensliues `
I! v a à cc sujct dcux snrtcs dc sIgncs : 1) A|-uassa|cu| oaudna
4
si Ia
fenne fail pailie de ceIIes qui Iui esl possilIe de Ia voii. 2) La
cessalion de I´ecouIenenl el Ie dessòchenenl du vagin de loule
liace de sang, d´A|-|cudra ou d´as-scufra si eIIe esl de ceIIes qui ne
voienl pas a|-uassa|cu| oaudna.
Connenl Ia fenne
en peiiode de iògIes
sail-eIIe qu´eIIe esl a
nouveau puie `
Si c´esl un ecouIenenl lianspaienl ou lIanc visqueux,
iI esl pui. S´iI s´agil de sang, d´A|-|cudra ou d´as-scufra,
c´esl qu´iI esl inpui. Tous annuIenl Ies alIulions : si
I´ecouIenenl peisisle, iI s´agil aIois de Ia nelioiiagie.
Les Iiquides qui s´ecouIenl du
vagin de Ia fenne Ioisqu´eIIe esl
en elal de puiele (c´esl-a-diie en
dehois de Ia peiiode des iògIes).
Si ceIa suivienl diieclenenl avanl ou apiòs Ies nensliues sans disconlinuile
enlie Ies deux, c´esl qu´iI s´agil des nensliues. Mais s´iI v a une coupuie enlie
Ies nensliues el A|-|cudra ou as-scufra, iI s´agil aIois de Ia nelioiiagie.
L´ecouIenenl
d´A|-|cudra el as-
scufra du vagin.
Son jugenenl esl qu´eIIe iecouvie sa puiele si
I´ecouIenenl du sang cesse el qu´eIIe conslale sa
puiele, nône si eIIe n´a pas conpIele Ie nonlie de
jouis halilueI de ses iògIes.
La fenne qui a un nonlie de jouis
des iògIes fixes chaque nois el
iedevienl puie avanl d´avoii
conpIele ce nonlie de jouis.

1
Lcs mcnstrucs : Ioisque Ia fenne esl en lonne sanle, c´esl un ecouIenenl sanguin
noinaI el naluieI el qui n´esl pas cause pai un accouchenenl. La métrnrragIc : c´esl un
ecouIenenl de sang soudain el inallendu cause pai une naIadie el une henoiiagie. Les
diffeiences enlie Ies nensliues el Ia nelioiiagie sonl : 1) Le sang des nensliues esl iouge
fonce el lend veis Ie noii landis que Ie sang nelioiiagique esl iouge pui conne Iois
d´une henoiiagie. 2) Le sang des nensliues esl epais el iI peul aiiivei qu´iI soil
acconpagne de caiIIols : quanl au sang nelioiiagique, iI esl Iegei, el s´ecouIe leIIe une
pIaie saignanle. 3) Le sang des nensliues a en geneiaI une odeui nausealonde el felide :
quanl au sang nelioiiagique, son odeui esl paieiIIe a ceIui du sang oidinaiie.
I! cst IntcrdIt à !a fcmmc cn µérIndc mcnstruc!!c : Ies iappoils sexueIs, Ie divoice, Ia piiòie, Ie
jeûne, Ie |auaf, Ia Iecluie du Coian, louchei un exenpIaiie du Coian, ieslei dans Ia nosquee, elc.

2
A| |cudra : II s´agil d´un sang fIuide liun fonce qui s´ecouIe du vagin.
3
As-scufra : II s´agil d´un sang fIuide donl Ia couIeui lend veis Ie cuivie jaune qui s´ecouIe du vagin.
4
A|-uassa|cu| oaidna : C´esl un Iiquide lIanc qui soil du vagin au nonenl où Ia fenne
iecouvie Ia puiele. Ce Iiquide esl pui, nais annuIe Ies alIulions.
Lcs préccptcs rc!atiIs
aux Icmmcs
129


Si I´ecouIenenl a Ies caiacleiisliques des nensliues, c´esl qu´iI
s´agil des nensliues, queIIe que soil Ia peiiode où ceIa
suivienl, a condilion qu´iI soil sepaie des nensliues
piecedenles pai pIus de lieize jouis (duiee nininaIe de Ia
puiele): sinon, iI s´agil du sang nelioiiagique.
L´avance ou Ie ielaid des
nensliues pai iappoil a
Ieui peiiode halilueIIe.
II s´agil des nensliues, a condilion que ceIa
n´aiIIe pas au-deIa de Ia duiee naxinaIe des
iògIes (quinze jouis).
Si Ia duiee des nensliues augnenle ou
dininue pai iappoil au nonlie de jouis
halilueI.
On dislingue pIusieuis silualions : 1) CeIIe qui connaîl Ia peiiode pendanl
IaqueIIe suiviennenl ses nensliues au couis du nois ainsi que Ieui duiee.
LIIe doil se consideiei en peiiode de nensliues Ie nonlie halilueI de
jouis a Ia peiiode halilueIIe el ceci, que Ie sang des nensliues se dislingue
des aulies sangs ou pas. 2) CeIIe qui connaîl Ia peiiode de ses iògIes au couis
du nois, nais ignoie Ie nonlie de jouis. LIIe devia conplei six ou sepl jouis
(duiee halilueIIe des iògIes) au couis de celle peiiode qu´eIIe connaîl. 3) CeIIe qui
connaîl Ie nonlie de jouis de ses iògIes, nais ne connaîl pas Ia peiiode où eIIes
suiviennenl au couis du nois. LIIe devia conplei ses iògIes pendanl ce nonlie
de jouis qu´eIIe connaîl au delul de chaque nois Iunaiie.
Si Ia fenne a
un ecouIenenl
de sang qui
duie
Ionglenps,
conne un nois
enliei ou pIus.
2) Lcs !nchics nu !'écnu!cmcnt qui suit !'accnuchcmcnt (pnst-partum)
Jugcmcnt QucstInn
Les iògIes des Iochies ne s´appIiquenl pas a eIIe. LIIe n´esl
donc pas olIigee de se Iavei el son jeûne n´esl pas annuIe.
Si Ia fenne accouche sans
conslalei I´ecouIenenl de sang.
Le sang el Ies eaux acconpagnes de douIeui une
ceilaine duiee avanl I´accouchenenl, ne sonl pas des
Iochies, nais iI s´agil pIulôl du sang nelioiiagique.
Si eIIe conslale Ies signes de
I´accouchenenl.
II s´agil des Iochies, nône si I´enfanl n´esl pas soili ou s´iI n´esl soili
qu´en pailie. La fenne n´esl pas lenue de ialliapei Ies piiòies qui
passenl pendanl qu´eIIe esl dans celle silualion.
Le saignenenl de Ia
fenne pendanl
I´accouchenenl.
Apiòs Ia soilie conpIòle du nouveau-ne du venlie de sa
nòie.
Ouand connence Ie conplage
des jouis des Iochies `
LIIes n´onl pas de duiee nininaIe Iinile. Aussi, si apiòs I´accouchenenl,
Ie sang de Ia fenne s´aiiôle innedialenenl, eIIe esl lenue de se Iavei el
de piiei : eIIe n´allend pas de conpIelei Ies quaianle jouis.
OueIIe esl Ia
duiee nininaIe
des Iochies `
Ouaianle jouis, au-deIa on n´en lienl pIus conple : Ia fenne doil aIois se
puiifiei el piiei, sauf si ce sang s´ecouIe a Ia peiiode qui coiiespondail a
ses iògIes avanl Ia giossesse. A ce nonenl-Ia, eIIe en lienl conple.
OueIIe esl Ia
duiee naxinaIe
des Iochies `
Le conplage des jouis des Iochies connence apiòs Ia naissance
du pieniei enfanl.
La fenne qui accouche
de juneaux ou pIus.
Si Ie folus a 8O jouis d´âge ou noins, Ie saignenenl qui s´ensuil esl un
sang nelioiiagique. Ll si c´esl apiòs 9O jouis, Ie sang qui s´ensuil
coiiespond aux Iochies. Lnlie 8O el 9O jouis, Ie jugenenl esl fonclion de
Ia naluiile du folus : s´iI a une foine hunaine, Ie sang qui s´ensuil
coiiespond aux Iochies, nais s´iI n´a pas encoie piis Ia foine hunaine,
iI s´agil d´un sang nelioiiagique.
Le saignenenl
apiòs une
fausse couche.
La puiele que Ia fenne iecouvie au couis de Ia peiiode des 4O
jouis des Iochies coiiespond lien a Ia puiele : eIIe se Iave el
Si Ia fenne iecouvie sa
puiele au couis de Ia
130


effeclue ses piiòies. Si Ie saignenenl ieconnence avanl Ia fin
des 4O jouis, on consideieia ceIa conne du sang nelioiiagique,
el ainsi de suile jusqu´a Ia fin des 4O jouis.
peiiode des 4O jouis puis
ieconnence a saignei
avanl Ia fin de celle peiiode.
Rcmarqucs :
 
La fenne alleinle de nelioiiagie doil piiei : loulefois, eIIe fail !'ab!utInn
avant chaquc µrIèrc.
 
Si Ies nensliues de Ia fenne ou Ies Iochies cessenl avanl Ie couchei du
soIeiI, eIIe doil acconpIii Ies piiòies de Zhuhi el de 'Asi de ce joui. De
nône, si eIIes cessenl avanl I´appaiilion de I´aule, eIIe doil acconpIii Ies
piiòies du Maghiil el du 'Ichâ de celle nône nuil.
 
Si apiòs que I´heuie d´une piiòie soil enliee, Ies iògIes ou Ies Iochies
suiviennenl chez Ia fenne avanl que celle deiniòie n´ail acconpIi Ia piiòie,
c!!c nc scra µas nb!Igéc dc rattraµcr ccttc µrIèrc (apiòs Ia fin des nensliues).
 
La fenne esl lenue dc défaIrc scs chcvcux Ioisqu´eIIe se Iave a Ia suile
des nensliues ou des Iochies aIois qu´eIIe n´esl pas olIigee de Ies defaiie
Ioisqu´eIIe se Iave a Ia suile de Ia djanaoa |apiòs Ies iappoils sexueIs pai exenpIe!.
 
Le coïl esl inleidil avec Ia fenne qui a Ies nensliues ou Ies Iochies el iI
esl peinis de jouii d´eIIe exceplee pai penelialion.
 
Le coïl esl deconseiIIe avec Ia fenne souffianle de nelioiiagie :
loulefois, ceIa esl peinis Ioisque I´honne en epiouve Ie lesoin.
 
II esl peinis a Ia fenne de piendie un médIcamcnt µnur Intcrrnmµrc
mnmcntanémcnt scs règ!cs, afin d´acconpIii Ie Hadj el Ia Ounia, ou poui
jeûnei enliòienenl Ie nois de Ranadan, a condilion que ce nedicanenl ne
soil pas piejudicialIe poui son oiganisne.
La µnsItInn dc !a fcmmc cn Is!am
La fenne esl au nône niveau que I´honne en ce qui conceine Ia
ieconpense el Ie neiile aupiòs d´AIIah, a Ia nesuie de sa foi el de ses
aclions. Le Iiophòle  a dil : « Les femmes ne sont que |es suurs des
hommes (c-a-d. Ieuis equivaIenles). » |Alû Dâvûd! LIIe a Ie dioil de denandei
ses dioils ou Ia iepaialion d´un loil qui Iui a ele fail, cai I´ensenlIe des
injonclions ieIigieuses s´adiessenl a Ia fois a I´honne el a Ia fenne, sauf
Ioisqu´un lexle indique expIicilenenl Ia diffeience, ce qui esl iaie el iesle
I´exceplion. Ln effel, Ia Ioi isIanique piend en conple Ies specificiles
phvsiques el Ies capaciles de chacun des deux sexes. AIIah dil : (Comment
ne connaitralt-l| µas ce qu´l| a cree. a|ors que c´est Lul |e Subtl|. Ce|ul Oul
connait tout.) |AI-MuIk, 14! La fenne a donc des fonclions qui Iui sonl
piopies, loul conne I´honne a des chaiges specifiques : el loule
inleifeience de I´un dans Ies fonclions de I´aulie nòne a un desequiIilie
dans Ia vie. De pIus, Ia fenne ollienl Ia nône ieconpense que I´honne
sans nône quillei sa naison. Asnâ´ fiIIe de Yazîd se iendil aupiòs du
Iiophòle  aIois qu´iI elail avec ses Conpagnons el Iui dil : « ]c dcnncrai
pcrc c| ncrc pcur |ci. jc suis cntcucc par |cs fcnncs auprcs dc |ci. c| jc tcudrais
satcir pcur nci-ncnc. || n´u a pas unc fcnnc. d´cs| cn cucs|. uui a cn|cndu uuc jc
131


suis tcnuc a |ci. cu nc |´a pas cn|cndu. sans uu´c||c nc par|agc ncn atis. A||an |´a
cntcuc atcc |c ncssagc dc tcri|c auprcs dcs ncnncs c| dcs fcnncs. c| ncus atcns
cru cn |ci. c| a Cc|ui uui |´a cntcuc. Ncus. |cs fcnncs. ncus scnncs ccnfinccs.
assiscs dans ncs dcncurcs. Ncus asscutisscns tcs cntics. pcr|cns tcs cnfan|s. c|
tcus. |cs ncnncs. tcus atcz |´atan|agc d´assis|cr a |a pricrc du tcndrcdi. c| |cs cinu
pricrcs co|iga|circs cn grcupc. dc rcndrc tisi|c aux na|adcs. d´assis|cr a |a pricrc
funcrairc. d´acccnp|ir |c pc|crinagc cnauuc anncc. c| nicux uuc |cu| cc|a. dc ccnoa||rc
sur |c scn|icr d´A||an. |crsuu´un ncnnc parni tcus scr| pcur accccnp|ir |c
pc|crinagc cu |a
c
Unran. cu canpc facc a |´cnncni. ncus gardcns tcs oicns. ncus
fi|cns dc |a |ainc pcur cn fairc dcs tc|cncn|s. ncus c|ctcns tcs cnfan|s. [Aprcs |cu|
cc|a] O prcpnc|c. nc par|agccns-ncus pas tc|rc rcccnpcnsc ? » |c Prcpnc|c sc
|curna ccnp|c|cncn| tcrs scs Ccnpagncns. puis di| . « Atcz-tcus dcja cn|cndu
unc parc|c d´unc fcnnc nci||curc uuc |a uucs|icn dc cc||c-ci ccnccrnan| sa rc|igicn ? »
||s rcpcndircn| . « O Prcpnc|c. ncus n´auricns janais pcnsc uu´unc fcnnc sci|
aussi atiscc ! » |c Prcpnc|c  sc |curna tcrs c||c. c| |ui di| . « Rc|curnc d´cu |u
ticns. c fcnnc. c| infcrnc aux fcnncs uui |´cn| cntcucc uuc d´atcir dc ocnncs
rc|a|icns ccnjuga|cs atcc tcs naris. dc cncrcncr a |c sa|isfairc. c| a sc p|icr a scn
atis. cuuitau| a |cu| cc uuc |u as ci|c. » |a fcnnc s´cn rc|curna cn disan| A||anu
A|oar. |a ||ana |||A||an. |an| c||c sc rcjcuissai| dc cc||c ocnnc ncutc||c. |AI-ßavhaqî!.
Dcs fcmmcs vInrcnt auµrès du Prnµhètc  ct !uI dIrcnt : « O Prcpnc|c. |cs
ncnncs ncus cn| dcpassccs cn ncri|c par |c ccnoa| sur |c scn|icr d´A||an. Nc
pcutcns-ncus pas acccnp|ir un ac|c uui ncus nausscrai| au rang dcs ccnoa||an|s
sur |c scn|icr d´A||an ? » |c Prcpnc|c  di| . « |c |ratai| dc |´unc d´cn|rc tcus
dans sa naiscn equltaut ù ce que font |es combattants sur |e sentler
d´A||ah. » |AI-ßavhaqî!. Iai aiIIeuis, ôlie lienfaisanl enveis une pioche
paienle piocuie une ieconpense enoine. Le Iiophòle  a dil : « Cc|ui uui
cn|rc|icn| dcux fi||cs. dcux sæurs cu dcs prccncs parcn|cs. cn cspcran| |a
rcccnpcnsc auprcs d´A||an. jusuu´a cc uu´A||an |cs cnricnissc cu |cur acccrdc dc
Scs oicnfai|s. c||cs [scs dcux parcn|cs] scrcn| pcur |ui unc prc|cc|icn ccn|rc |c
|cu. » |Ahnad el Al-Talâiânî!
Quc!qucs règ!cs cnnccrnant !cs fcmmcs :

 
II esl inleidil a un honne de ieslei en lôle-a-lôle avec une fenne, s´iI ne
fail pas pailie de ses Manarin.
1
Le Iiophòle  a dil : « Qu´un ncnnc nc rcs|c pas
cn |c|c-a-|c|c atcc unc fcnnc sauf s´i| fai| par|ic dcs Manarin. » |AI-ßukhâiî el MusIin!

 
La fenne a Ie dioil de piiei a Ia nosquee, nais si I´on ciainl que ce soil
une souice de lenlalion, c´esl deleslalIe.
c
A´ishah  a dil : « Si I´envove
d´AIIah  avail pu voii ce que Ies fennes onl invenle |conne causes de

1
. Le Manran de Ia fenne : lous Ies honnes avec qui Ie naiiage esl inleidil definilivenenl
el qui sonl : Ie pòie, Ie giand-pòie el ses ascendanls, Ie fiIs, Ie pelil-fiIs el ses descendanls,
Ie fiòie el ses fiIs, Ies fiIs de Ia soui, I´oncIe paleineI el naleineI, Ie pòie de I´epoux el ses
ascendanls, Ie fiIs de I´epoux el ses descendanls, Ie pòie de Iail, Ie fiIs el Ie fiòie de Iail,
I´epoux de Ia fiIIe el I´epoux de Ia nòie.
132


lenlalions apiòs sa noil!, iI Ieui auiail inleidil de se iendie a Ia nosquee,
conne ceIa ful Ie cas des fennes des fiIs d´IsiaöI (Ies juifs). » |AI-ßukhâiî el
MusIin! Toul conne Ia ieconpense de Ia piiòie des honnes esl nuIlipIiee
quand iIs Ia piienl a Ia nosquee, Ia ieconpense de Ia piiòie de Ia fenne
I´esl aussi quand eIIe piie chez eIIe. Une fenne esl venue voii Ie Iiophòle
 el Iui a dil : « O Prcpnc|c. j´ainc pricr dcrricrc |ci. » || |ui rcpcndi| . « ]c sais
uuc |u aincs pricr dcrricrc nci. nais pcur |ci. pricr dans |a cnanorc cs| nci||cur
uuc pricr dans |cn appar|cncn|. c| pricr dans |cn appar|cncn| cs| nci||cur uuc
dans |a ccur . pricr dans |a ccur cs| nci||cur uuc dans |a ncsuucc dc |cn uuar|icr .
pricr dans |a ncsuucc dc |cn uuar|icr cs| nci||cur uuc dc pricr dans na ncsuucc. »
|Ahnad! Le Iiophòle  a dil : « |a nci||curc dcs ncsuuccs pcur |cs fcnncs cs|
|cur dcncurc. » |Ahnad!
 
La fenne n´a pas a acconpIii Ie Hadj ou Ia
c
Unran lanl qu´eIIe ne liouve
pas de Manran poui I´acconpagnei : eIIe n´a pas Ie dioil de vovagei sans
Manran, seIon Ia paioIe du Iiophòle  : « |a fcnnc n´a pas |c drci| dc tcuagcr
unc dis|ancc dc p|us dc |rcis jcurs dc narcnc sauf cn ccnpagnic d´un Manran. »
|AI-ßukhâiî el MusIin!

 
II esl inleidil a Ia fenne de visilei Ies cineliòies el de suivie Ie coilòge
funòlie, seIon Ia paioIe du Iiophòle  : « A||an naudi| cc||cs uui tisi|cn|
[scutcn|] |cs cinc|icrcs. » Unn
c
Alivvah  a dil : « On nous a inleidil de
suivie Ies coilòges funòlies, sans nous conliaindie. » |MusIin!

 
II esl auloiise a Ia fenne de se leindie Ies cheveux en n´inpoile queIIe
couIeui, nais iI esl deleslalIe de Ies leindie en noii, el inleidil si ceIa
conduil a lionpei ceIui qui veul se naiiei avec eIIe.

 
II esl olIigaloiie de donnei a Ia fenne Ia pail de I´heiilage qu´AIIah Iui a
piesciile, el iI esl inleidil de I´en piivei. On iappoile du Iiophòle  qu´iI a
dil : « Cc|ui uui pritc un ncri|icr d´unc par| d´ncri|agc. A||an |c pritcra dc sa par|
du Paradis |c jcur du ]ugcncn|. » |Iln Mâjah!

 
II inconle a I´epoux de piendie en chaige Ies depenses d´enlielien de sa
conjoinle, qui conpiennenl loul ce donl eIIe ne peul se passei conne
nouiiiluie, loisson, vôlenenls el Iogenenl, seIon I´usage. AIIah  dil :
(Oue ce|ul qul est alse deµense de sa fortune. Ouant ù que ce|ul dont |es
blens sont restrelnts. qu´l| deµense se|on ce que Dleu |ul a accorde) |al-TaIâq, 7!.
Si eIIe n´a pas d´epoux, celle olIigalion inconle a son pòie, son fiòie ou a
son fiIs. Si eIIe n´a pas de pioche paienl, aIois iI esl ieconnande aux gens
de s´en chaigei, seIon Ie hadilh : « Cc|ui uui s´cccupc dcs tcutcs c| dcs
ncccssi|cux a |a rcccnpcnsc du ccnoa||an| sur |c scn|icr d´A||an cu dc cc|ui uui
tci||c |a nui| cn pricrc c| jcunc |c jcur. » |AI-ßukhâiî el MusIin!

 
|Ln cas de divoice,! Ia gaide de I´enfanl en las âge ievienl en piioiile a Ia
nòie, lanl qu´eIIe ne se ienaiie pas : el Ies depenses d´enlielien inconlenl
au pòie, iI Ies veise a Ia nòie lanl qu´eIIe a Ia gaide de I´enfanl.

 
II n´esl pas ieconnande de saIuei en pieniei Ia fenne, suiloul si eIIe
esl jeune, ou si I´on ciainl une lenlalion.

133


 
II esl ieconnande de se iasei Ie pulis, s´epiIei Ies aisseIIes el de se
coupei Ies ongIes lous Ies vendiedis : iI esl deleslalIe de Ies Iaissei poussei
pIus de quaianle jouis.

 
II esl inleidil de s´epiIei Ies poiIs du visage, en pailicuIiei, Ies souiciIs
seIon Ia paioIe du Iiophòle  : « A||an naudi| cc||c uui cpi|c |cs pci|s du tisagc
c| cc||c uui dcnandc uu´cn |ui fassc. » |Alû Dâvûd!
 
Lc dcuI! : iI esl inleidil a Ia fenne de poilei Ie deuiI d´un noil aulie que
son naii pIus de liois jouis, seIon Ia paioIe du Iiophòle  : « || n´cs| pas
pcrnis a unc fcnnc uui crci| cn A||an c| au ]cur Dcrnicr dc pcr|cr |c dcui| p|us dc
|rcis jcurs. cxccp|c pcur |c dcccs dc scn cpcux. » |MusIin! Ioui Ia noil de son
epoux, eIIe doil olseivei un deuiI de qualie nois el dix jouis. Iendanl celle
peiiode, iI Iui esl inleidil de s´enleIIii, de nellie du paifun conne Ie
safian, de poilei des lijoux, nône s´iI ne s´agil que d´une lague, el de
poilei des leaux halils coIoies, conne Ie iouge el Ie jaune. De nône, eIIe
ne doil pas s´enleIIii avec Ie henne el Ie naquiIIage, ni nellie Ie khôI sui
Ies veux, ni uliIisei une ciòne paifunee. II Iui esl peinis de se coupei Ies
ongIes, de iasei Ies poiIs du coips el de se Iavei. II n´esl pas olIigaloiie de
poilei une couIeui piecise, conne Ie noii. LIIe doil passei Ia peiiode de
viduile dans Ia naison dans IaqueIIe son naii I´a Iaissee en nouianl. II esl
inleidil a Ia fenne de changei de naison sauf en cas de lesoin : el eIIe ne
soil de chez eIIe qu´en cas de necessile el pendanl Ia jouinee.
 
II esl inleidil a Ia fenne de se iasei Ia lôle sauf en cas de necessile, el iI
Iui esl auloiise de se coupei Ies cheveux, a condilion que ce ne soil pas poui
iessenlIei aux honnes, seIon Ia paioIe du Iiophòle  : « |´cntcuc d´A||an a
naudi| |cs fcnncs uui rcsscno|cn| aux ncnncs. » |Al-Tiinidhî! ... ni poui
iessenlIei aux necieanles seIon Ie hadilh : « Cc|ui uui cncrcnc a rcsscno|cr a
un pcup|c cn fai| par|ic. » |Alû Dâvûd!

 
Ouand Ia fenne soil de chez eIIe, eIIe doil se couviii loul Ie coips d´un
vôlenenl anpIe (]i|oao) qui iespecle Ies condilions suivanles : 1) qu´iI
couvie loul Ie coips 2) qu´iI ne soil pas une paiuie en soi 3) qu´iI soil epais
el non pas lianspaienl 4) qu´iI soil anpIe el non pas eliique 5) qu´iI ne soil
pas paifune 6) qu´iI ne iessenlIe pas aux vôlenenls des honnes 7) ni aux
vôlenenls des necieanles 8) que ce ne soil pas un vôlenenl pai IequeI on
cheiche a se denaiquei. II esl inleidil de poilei des halils conpoilanl une
inage d´ôlie hunain ou d´aninaI, d´en acciochei ou d´en couviii Ie nui.
Lcs µartIcs du cnrµs quc !a fcmmc dnIt cnuvrIr dcvant !cs autrcs sc
dIvIscnt cn trnIs catégnrIcs : 1) Son epoux : iI peul voii de sa fenne loul ce
qu´iI veul 2) Les fennes el Ies Manarin : iIs peuvenl voii ce qui esl decouveil
Ia pIupail du lenps, conne Ie visage, Ies cheveux, Ie cou, Ies nains, Ies
avanl-lias, Ies pieds, elc 3) Les aulies honnes : iIs ne voienl iien d´eIIe
sauf en cas de necessile conne Ia denande en naiiage ou poui iaisons
nedicaIes, ou aulie. Ln effel, ce qui fail de Ia fenne une lenlalion, c´esl son
visage. Iâlinah fiIIe d´AI-Mundhii  a dil : « Nous couviions nolie
134


visage devanl Ies honnes » |AI-Hâkin! Ll
c
A´ishah  a dil : « Nous elions
en elal de saciaIisalion avec Ie Iiophòle , el quand Ies cavaIieis s´appiochaienl
de nous el nous depassaienl, nous ialallions nolie ]i|oao de Ia lôle sui Ie
visage : une fois qu´iIs elaienl passes, nous Ie ieIevions. » |Alû Dâvûd!
 
Lcs dé!aIs dc vIduIté : On en dislingue pIusieuis : 1) Pnur !a fcmmc
cnccIntc : Son deIai de viduile poui Ie divoice ou Ie decòs de I´epoux piend
fin Ioisqu´eIIe accouche. 2) La vcuvc : Son deIai de viduile esl de qualie
nois el dix jouis. 3) La fcmmc dIvnrcéc quI cst cncnrc rég!éc : Son deIai de
viduile esl de liois nensliualions : iI piend fin Ioisqu´eIIe se puiifie de Ia
lioisiòne nensliualion. 4) Cc!!c quI n'a µas dc règ!cs : Son deIai de viduile
esl de liois nois.
La fcmmc cn µérIndc dc vIduIté quI a été dIvnrcéc mnIns dc trnIs fnIs
doil ieslei avec son epoux : iI esl peinis a ce deiniei de voii loules Ies
pailies de son coips, el de s´isoIei avec eIIe jusqu´a Ia fin de son deIai de
viduile el iI se peul qu´AIIah faciIile ainsi Ia ieconciIialion.
Repiendie Ia fenne iepudiee noins de liois fois se fail si I´epoux dil : « Ie
le iepiends conne epouse » ou « je ieviens sui la iepudialion », ou s´iIs onl
un iappoil sexueI. Le consenlenenl de Ia fenne n´esl pas une condilion de
vaIidile poui sa iepiise.
 
La fenne n´a pas Ie dioil de se naiiei eIIe-nône seIon Ia paioIe du
Iiophòle  : « |c nariagc dc |cu|c fcnnc uui sc naric sans |c ccnscn|cncn| dc
scn |u|cur cs| nu|. » |Alû Dâvûd!
 
II esl inleidil a Ia fenne d´ajoulei des cheveux ailificieIs aux siens (en
Ies liessanl pai exenpIe), ou de lalouei une pailie de son coips. Ces deux
acles fonl pailie des peches najeuis, seIon Ia paioIe du Iiophòle  : « A||an
naudi| cc||c uui ajcu|c dcs cnctcux c| cc||c uui dcnandc uu´cn |ui fassc. cc||c uui
|a|cuc c| cc||c uui dcnandc uu´cn |a |a|cuc. » |AI-ßukhâiî el MusIin!
 
II esl inleidil a Ia fenne de denandei Ie divoice sans iaison. Le
Iiophòle  a dil : « A |cu|c fcnnc uui dcnandc |c ditcrcc sans atcir suoi dc
prcjudicc. |´cdcur du paradis cs| in|crdi|c. » |Alû Dâvûd!
 
La fenne doil oleii a son naii dans ce qui esl convenalIe, en pailicuIiei
quand iI a envie d´eIIe. Le Iiophòle  a dil : « Quand |´ncnnc dcnandc a sa
fcnnc d´atcir dcs rappcr|s atcc c||c. uu´c||c rcfusc c| uu´i| passc |a nui| cn cc|crc
ccn|rc c||c. |cs angcs |a naudisscn| jusuu´au na|in. » |AI-ßukhâiî el MusIin!
 
La fenne ne doil pas se paifunei si eIIe sail qu´eIIe va cioisei sui son
chenin des honnes qui ne fonl pas pailie de ses Manarin seIon Ie hadilh :
« Si |a fcnnc sc parfunc c| uu´c||c passc dctan| dcs gcns uui scn|cn| scn parfun. c||c
cs| ccnsidcrcc ccnnc ci c| ccnnc ca. c´cs|-dirc ccnnc unc fcrnica|ricc. » |Alû Dâvûd!

135


L´appeI a Ia piiòie (adnan) el I´annonce du delul de Ia piiòie (iuana) sonl
deux olIigalions diles |ifauan
1
inconlanl aux honnes sedenlaiies : iIs sonl
ieconnandes (Sunna) poui I´individu piianl seuI el Ie vovageui, el decon-
seiIIes aux fennes. IIs ne sonl pas vaIalIes avanl I´heuie de Ia piiòie, hoinis
Ia piiòie de I´aule donl Ie pieniei appeI esl vaIalIe apiòs Ia noilie de Ia nuil.
Lcs cnndItInns dc !a µrIèrc rItuc!!c : 1) Llie nusuInan. 2) Iouii de sa iaison.
3) Avoii alleinl I´âge du disceinenenl. 4) La puiificalion quand on en esl
capalIe. 5) L´aiiivee de I´heuie. L'hcurc dc !a µrIèrc dc mIdI ()
connence dòs que Ie soIeiI depasse Ie zenilh el duie jusqu´au nonenl où
I´onlie de chaque oljel a une Iongueui egaIe a ceIui-ci. L'hcurc dc !a µrIèrc
rItuc!!c dc !'aµrès-mIdI (
c
Asr): son heuie Iilie (c´esl-a-diie Ia peiiode
pendanl IaqueIIe iI esl auloiise de Ia ielaidei) connence a Ia fin de I´heuie
de Ia piiòie du nidi el se pouisuil jusqu´au nonenl où I´onlie de chaque
oljel a une Iongueui egaIe au doulIe de ceIui-ci : puis I´heuie olIigaloiie (iI
n´esl pas peinis de Ia ielaidei voIonlaiienenl jusqu´a celle heuie el ceIui qui
agil ainsi I´acconpIiia en avanl connis un peche) se pouisuil jusqu´au
couchei du soIeiI. L'hcurc dc !a µrIèrc rItuc!!c du cnuchcr du sn!cI!
(MaghrIb) connence dòs Ie couchei du soIeiI el se pouisuil jusqu´a Ia
dispaiilion du ciepuscuIe iougeâlie. L'hcurc dc !a µrIèrc rItuc!!c dc !a
tnmbéc dc !a nuIt (
c
Ichâ') : son heuie Iilie va de Ia dispaiilion du ciepuscuIe
iougeâlie jusqu´au niIieu de Ia nuil : puis I´heuie olIigaloiie se pouisuil
jusqu´a I´appaiilion de I´aule. L'hcurc dc !a µrIèrc rItuc!!c dc !'aubc (Fajr)
connence dòs I´appaiilion de I´aule veiilalIe el duie jusqu´au Ievei du
soIeiI. 6) Couviii ses pailies inlines.
2
7) Lvilei que I´inpuiele louche Ie
coips, I´halil el Ie Iieu de piiòie quand on en esl capalIe. 8) Se louinei en
diieclion de Ia OilIa quand on en esl capalIe. 9) L´inlenlion.
Lcs µI!Icrs dc !a µrIèrc : iIs sonl au nonlie de qualoize : 1) La posilion
deloul quand on en esl capalIe duianl Ia piiòie olIigaloiie. 2) Le
Ta|oira|cu| |nran |c´esl Ie pieniei Ta|oir (Ie fail de diie A||anu A|oar soil
AIIah esl Le IIus Ciand) qu´on piononce au delul de Ia piiòie!. 3) La
iecilalion de Ia Iâlihah (pieniòie souiale du Coian). 4) L´incIinaison
(Rukû´) dans chaque unile de piiòie (Rak´ah). 5) Le fail de se iediessei

1
. |ardncu |ifauan : C´esl une olIigalion qui, Ioisqu´eIIe esl acconpIie pai un nonlie de
peisonne suffisanl, Ies aulies en sonl dechaiges.
2
.
Lcs µartIcs à cnuvrIr (
c
) : ce sonl Ies oiganes genilaux el Ies pailies du coips que I´on
a honle de decouviii. La pailie a couviii de I´enfanl nâIe enlie sepl el dix ans conpiend ses
pailies genilaIes el Ie deiiiòie. Ce que I´enfanl nâIe doil couviii a pailii de dix ans esl Ia
pailie conpiise enlie Ie nonliiI el Ies genoux. Ioui Ia fenne Iilie pulòie, Ia pailie a
couviii esl loul son coips sauf son visage : iI esl deleslalIe de Ie couviii pendanl Ia piiòie.
Cependanl, eIIe doil Ie couviii en piesence d´honnes qui ne fonl pas pailie de ses Manarin.
Si Ia fenne piie ou acconpIil Ie Tavâf aIois qu´une pailie de son coips esl decouveile,
conne son avanl-lias pai exenpIe, son adoialion esl nuIIe el invaIide. II esl olIigaloiie de
couviii Ia pailie Ia pIus inline (Ies pailies genilaIes el Ie deiiiòie) nône en dehois de Ia
piiòie. II esl deleslalIe de Ies decouviii sans necessile, nône seuI ou dans I´olscuiile.


La pricrc rituc!!c
136


apiòs I´incIinaison. 6) Le fail de ieslei deloul un inslanl suffisanl apiòs
I´incIinaison. 7) La piosleinalion |Sujûd! sui Ies sepl pailies du coips. 8) La
posilion assise enlie Ies deux piosleinalions. 9) Le deiniei Tacnannud. 10)
La posilion assise pendanl ce Tacnannud. 11) La piiòie sui Ie Iiophòle 
pendanl Ie deiniei Tacnannud. 12) La pieniòie des deux saIulalions finaIes.
13) L´alsence de piecipilalion dans I´execulion de ces piIieis. 14) L´oidie
dans I´acconpIissenenl de ces piIieis.
La µrIèrc n'cst va!ab!c qu'avcc ccs µI!Icrs. 5I !'un d'cux vIcnt à
manqucr, !a Rak'ah (unIté dc µrIèrc) s'annu!c, quc cc snIt µar dé!aIs-
scmcnt vn!nntaIrc nu µar nub!I.
Lcs actcs nb!IgatnIrcs dc !a µrIèrc : iI v en a huil : ce sonl : 1) Tous Ies
Ta|oir hoinis Ie Ta|oira| u| |nran. 2) Le fail que I´inan el ceIui qui piie seuI
disenl Saml3-A||ûhu |lmane Hamldah |Qu´A||an cxaucc cc|ui uui |c |cuc!. 3)
Diie Rabbanû ua |aka|-Hamd [Nc|rc Scigncur. a Tci |a |cuangc] en se
ieIevanl de I´incIinaison. 4) Le fail de diie une fois dans I´incIinaison :
Subhûna Rabblµa| 3athim [G|circ c| purc|c a ncn Scigncur |c Trcs Grand]. 5)
Diie une fois dans Ia piosleinalion : Subhûna Rabblµa| A3|û |G|circ c|
purc|c a ncn Scigncur |c Trcs Hau|!. 6) Diie enlie Ies deux piosleinalions :
Rabbl-Ghflr|i |Scigncur. pardcnnc-nci!. 7) Le pieniei Tacnannud. 8) La
posilion assise pendanl ce pieniei Tacnannud.
Lnrsquc ccs actcs nb!IgatnIrcs snnt dé!aIssés vn!nntaIrcmcnt, !a µrIèrc cst
nu!!c , s'I!s nnt été nub!Iés, nn cffcctuc !a µrnstcrnatInn dc !'nub!I.
Lcs Sunan dc !a µrIèrc : LIIes se conposenl de paioIes el d´acles. La µrIèrc
rcstc va!Idc sI nn dé!aIssc unc dc ccs chnscs, mêmc dc manIèrc dé!Ibéréc.
Lcs µarn!cs cnnscI!!écs sonl : RécItcr I´invocalion de I´ouveiluie de Ia piiòie,
Invnqucr !a µrntcctInn d'A!!ah cnntrc 5atan (A3cudncu oi||ani nina cnau|anir-
rajin) el dIrc 8isni||anir-Rannanir-Ranin (au non d´AIIah I´infininenl
Miseiicoidieux, Ie liòs Miseiicoidieux), dIrc aninc el Ie diie a haule voix
Ioisqu´on iecile a voix haule dans Ia piiòie. La iecilalion de ce que I´on esl
capalIe de iecilei apiòs Ia Iâlihah, !a récItatInn à hautc vnIx poui I´inan
(ceIa esl inleidil a ceIui qui piie deiiiòie I´inan aIois que ceIui qui piie seuI
a Ie choix de Iiie a haule voix ou pas). DIrc Handan Ka|niran Tauuioan
Mcuoara|an fin. Mi|´as-Sanaua|i ua Mi|´a|-´Ardn . (Unc |cuangc aocndan|c.
purc c| ocnic. uui rcnp|i| |cs cicux c| |a |crrc.) apiòs avoii dil Rabbanû ua
|aka|-Hamd (Nc|rc Scigncur. a Tci |a |cuangc) en se ieIevanl de I´incIinaison :
dIrc µ!us d'unc fnIs !'InvncatInn nb!IgatnIrc Subhûna Rabblµa| 3adhim
(G|circ c| purc|c a ncn Scigncur |c Trcs Grand) pendanl I´incIinaison el Subhûna
Rabblµa| A3|û (G|circ c| purc|c a ncn Scigncur |c Trcs Hau|) pendanl Ia
piosleinalion, de nône que Rabbl-Ghflr|i (Scigncur. pardcnnc-nci) enlie Ies
deux piosleinalions : Recilei !'InvncatInn avant !c sa!ut fIna!.
Lcs actcs cnnscI!!és : Lcvcr !cs maIns Ioisqu´on piononce Ie Ta|oira| u|
|nran, jusle avanl I´incIinaison el en se ieIevanl de I´incIinaison, de nône
qu´en se Ievanl apiòs Ie pieniei Tacnannud . µ!accr !a maIn drnItc sur !a
137


maIn gauchc en dessous de Ia poiliine duianl Ia posilion deloul : fIxcr du
rcgard I´endioil où I´on se piosleine : gardcr !cs dcux µIcds écartés dans Ia
posilion deloul : cnmmcnccr !a µrnstcrnatInn en posanl Ies deux genoux
au soI, puis Ies deux nains, puis Ie fionl el Ie nez el é!nIgncr !cs dcux bras
des fIancs, Ie venlie des cuisses el Ies cuisses des janles : cn µrnstcrnatInn
gardcr !cs dcux gcnnux écartés I´un de I´aulie : gardcr !cs dcux µIcds
µara!!è!cs el pIacei Ies dessous des oileiIs au soI : µ!accr !cs µaumcs dcs
maIns au sn! au nIvcau dcs éµau!cs avec Ies doigls joinls Ies uns aux
aulies : sc rc!cvcr sur !a µnIntc dcs µIcds en pienanl appui sui ses deux
genoux avec ses deux nains : adoplei Ia posilion dile A|-lftlrûch (s´asseoii
sui son pied gauche, en posanl son pied dioil veilicaIenenl, el en nellanl
Ies nains sui Ies cuisses el Ies genoux) Ioisqu´on s´assoil enlie Ies deux
piosleinalions el Ioisqu´on esl assis poui Ie pieniei Tacnannud. el piendie
Ia posilion dile at-tauarrouk (s´asseoii en posanl Ia fesse gauche sui Ie soI,
en posanl Ie pied dioil veilicaIenenl el en faisanl gIissei Ie pied gauche
sous Ie lilia dioil) Iois de Ia iecilalion du deuxiòne Tacnannud . µ!accr !a
µaumc dcs maIns sui Ies cuisses loul en gaidanl Ies doigls joinls Ies uns
aux aulies, enlie Ies deux piosleinalions : de nône pendanl Ia iecilalion
du Tacnannud. nais ici cn rcfcrmant I´auiicuIaiie el I´annuIaiie dc sa maIn
drnItc, en foinanl un anneau avec Ie pouce el Ie najeui el en poinlanl dioil
I´index au nonenl d´evoquei Ie non d´AIIah el de I´invoquei, en signe de
I´unicile d´AIIah : enfin, louinei Ie visage veis Ia dioile el veis Ia gauche en
piononcanl Ie saIul finaI, en connencanl pai Ia dioile.
La µrnstcrnatInn dc !'nub!I : eIIe esl Iegifeiee si Ie fidòIe piononce une paioIe
noinaIenenl piesciile, nais au nonenl vouIu, conne Ia iecilalion du
Coian en piosleinalion. La piosleinalion de I´oulIi esl peinise s´iI alandonne
un acle conseiIIe de Ia piiòie. LIIe esl olIigaloiie s´iI fail un ajoul dans sa
piiòie : une incIinaison, une piosleinalion, une slalion deloul, une posilion
assise, ou piononce Ie saIul finaI avanl Ia fin de Ia piiòie, connel une eiieui
dans Ia iecilalion du Coian qui aIlòie Ie sens de ce deiniei, alandonne un
acle olIigaloiie de Ia piiòie, ou doule d´avoii effeclue un ajoul ou un oulIi
dans sa piiòie au nonenl nône où iI I´acconpIil. La piiòie esl invaIide si
I´on onel voIonlaiienenl de faiie une piosleinalion d´oulIi olIigaloiie. Le
piieui peul s´iI Ie veul, acconpIii Ies deux piosleinalions de I´oulIi avanl Ie
saIul finaI ou apiòs. S´iI I´oulIie el qu´une Iongue peiiode s´ecouIe enlie Ia fin
de Ia piiòie el Ie nonenl où iI se Ie iappeIIe, iI en esl exenple.
La dcscrIµtInn dc !a µrIèrc : Loisque Ie fidòIe se Iòve poui Ia piiòie, iI se
pIace en diieclion de Ia OilIa (La Mecque), iI dil : « A||anu A|oar », |AIIah
esl Le IIus Ciand!. L´inan dil ceIa a haule voix el iI en feia de nône
loules Ies fois qu´iI auia a piononcei celle phiase dans Ia piiòie, poui ôlie
enlendu pai ceux qui sonl deiiiòie Iui : ces deinieis Ie disenl a voix lasse.
Ln piononcanl ceIa, iI Iòve ses deux nains au niveau des epauIes, ensuile, iI
pose sa nain dioile sui sa nain gauche el Ies pIace sous sa poiliine : son
138


iegaid esl oiienle veis I´endioil où iI se piosleine. Lnsuile, iI delule sa
piiòie en piononcanl I´une des invocalions iappoilees dans Ia Sunna,
conne : Subhûnaka A||ûhumma ua blhamdlka ua tabûraka lsmouka ua
ta3û|û jaddouka ua |û l|ûha ghaµrouka « G|circ c| purc|c a Tci. c A||an. c| a
Tci |a |cuangc. Quc Tcn Ncn sci| ocni c| uuc Ta grandcur sci| cxa||cc. c| i| n´u a
pas d´au|rc ditini|c [dignc d´adcra|icn] cn dcncrs dc Tci ».
Lnsuile, iI dil sans eIevei Ia voix (A3oûdhou bl||ûhl mlnach-chaµtûnlr-
Ra]im. Blsml||ûhlr-Rahmûnlr-Rahim) |]c dcnandc |a prc|cc|icn d´A||an ccn|rc
Sa|an |c oanni. Au Ncn d´A||an |c Tcu| Miscriccrdicux. |c Trcs Miscriccrdicux!
Lnsuile, iI iecile Ia souiale A|-|a|inan : iI esl piefeialIe que ceIui qui piie
deiiiòie un inan, iecile chaque veisel de Ia souiale A|-|a|inan pendanl Ies
pauses que ce deiniei effeclue enlie deux veisels ieciles, el dans Ies
nonenls où iI ne iecile pas a haule voix, s´iI s´agil d´une piiòie où Ia
iecilalion se fail a haule voix. Iai conlie, iI esl olIigaloiie de Ia Iiie dans Ies
piiòies où Ia iecilalion se fail a voix lasse. Iuis, I´inan iecile ce qu´iI peul
du Coian. II esl piefeialIe de iecilei Iois de Ia piiòie de I´aule des Iongues
souiales du Mufassa|, d´en iecilei Ies couiles souiales pendanl Ia piiòie du
couchei du soIeiI, el dans Ie iesle des piiòies, d´en iecilei Ies souiales de
Iongueui novenne, sachanl que Ies Iongues souiales du Mufassa| vonl de Ia
souiale Qaf a Ia souiale An-Naoa´ (La NouveIIe), ceIIes de Iongueui
novenne vonl de Ia souiale An-Naoa´ jusqu´a Ia souiale Ad-Dnuna (Le Ioui
nonlanl), el Ies couiles vonl de Ad-Dnuna jusqu´a An-Nas (Les Honnes).
L´inan iecile a haule voix pendanl Ia piiòie de I´aule el pendanl Ies deux
pieniòies Rak´ah de Ia piiòie du Maghiil el de Ia piiòie du 'Ichâ. A pai
ceIa, iI iecile a voix lasse. Lnsuile, iI dil « A||anu A|oar » |AIIah esl Le IIus
Ciand! el s´incIine en Ievanl Ies nains conne Iois du pieniei Ta|oir. Iuis,
iI pose Ies nains sui Ies genoux, ecaile Ies doigls, lienl Ie dos dioil pendanl
I´incIinaison el nainlienl Ia lôle dans Ie pioIongenenl du dos : ensuile, iI
dil liois fois : (Suonana Raooiua| 3aznin) « G|circ c| purc|c a ncn Scigncur |c
Trcs Grand ». Iuis iI se ieIòve de I´incIinaison en disanl : (Sani3a-||ancu |inan
Hanidan) « Qu´A||an cxaucc cc|ui uui |c |cuc », en eIevanl ses nains conne
Iois du pieniei Ta|oir. Apiòs s´ôlie iediesse, iI dil : (Raooana ua |a|a|-Hand
Handan Ka|niran Tauuioan Mcuoara|an fin. Mi|´as-Sanaua|i ua Mi|´a|-´Ardni
ua Mi|´a na Cni´|a nin Cnau´inc oa3d.) « Nc|rc Scigncur. a Tci |a |cuangc. unc
|cuangc aocndan|c. purc c| ocnic. uui rcnp|i| |cs cicux c| |a |crrc c| uui rcnp|i|
|cu| cc uuc Tu tcudras au-dc|a dc cc|a... » Lnsuile, iI se piosleine en
piononcanl Ie Ta|oir « A||anu A|oar » |AIIah esl Le IIus Ciand!, en
eIoignanl Ies lias des fIancs, Ie venlie des cuisses, en posanl Ies nains au
niveau des epauIes, Ies louls des oileiIs louchanl Ie soI el Ies doigls ainsi
que Ies oileiIs diiiges veis Ia OilIa. Lnsuile, iI dil liois fois : (Suonana
Raooiu-a|-A3|a) « G|circ c| purc|c a ncn Scigncur |c Trcs Hau| ». II peul ajoulei,
s´iI Ie veul, ceilaines invocalions iappoilees dans Ia Sunna, ou Ies
invocalions qu´iI veul. II ieIòve ensuile Ia lôle en piononcanl Ie Ta|oir. pose
139


Ie pied gauche au soI, sui IequeI iI s´assoil el iediesse Ie pied dioil
veilicaIenenl en pIianl Ies oileiIs de ce pied en diieclion de Ia OilIa, ou
pose Ies deux pieds veilicaIenenl en pIianl Ies oileiIs en diieclion de Ia
OilIa el en s´assevanl sui Ies laIons : iI dil ensuile deux fois : Rabbl-
Ghflr|i) « Scigncur. pardcnnc-nci » : iI peul ajoulei s´iI Ie veul : (ua-rhamni.
ua-]bourni. uar-fa3ni. ua-rtouqni uane-sourni. ua-hdlni. ua3ûfini. ua-
3fou3anni) « Acccrdc-nci Ta niscriccrdc. pansc ncs o|cssurcs. c|ctc ncn rang.
acccrdc-nci na suosis|ancc. acccrdc-nci |a tic|circ. guidc-nci. acccrdc-nci |a
ocnnc san|c c| |c pardcn». Lnsuile, iI se piosleine une deuxiòne fois el fail
exaclenenl conne poui Ia pieniòie piosleinalion. Iuis, iI ieIòve Ia lôle en
piononcanl Ie Ta|oir, el se nel deloul en s´appuvanl sui Ia pIanle des
pieds : iI acconpIil Ia deuxiòne Rak´ah de Ia nône naniòie que Ia
pieniòie. Apiòs ces deux Rak´ah, iI s´assoil poui iecilei Ie Tacnannud Ie
pied dioil pose veilicaIenenl el Ie pied gauche elendu sui Ie soI sui IequeI
iI s´assoil. La nain gauche esl posee sui Ia cuisse gauche el Ia nain dioile
sui Ia cuisse dioile, loul en iepIianl I´auiicuIaiie el I´annuIaiie, foinanl un
anneau avec Ie pouce el Ie najeui el poinlanl dioil devanl Iui I´index. Iuis,
iI iecile : (A|-Taniuua|cu |i|ani uas-Sa|aua|cu ua|-Tauuioa|. as-Sa|ancu
3a|au|a. Auucunan-Naoiuucu ua Ranna|cu|-|ani ua 8ara|a|cun. as-Sa|ancu
3a|auna ua 3a|a 3ioadi||anis-Sa|ininc. Acn-nadcu anc |a ||ana |||A||anu ua acn-
Hadcu anna Mcunannadan 3Aoduncu ua Rasscu|cun) : « |cs sa|u|a|icns scn|
pcur A||an. ainsi uuc |cs pricrcs c| |cs ocnncs æutrcs. Quc |c sa|u| sci| sur |ci. c
Prcpnc|c. ainsi uuc |a niscriccrdc d´A||an c| scs ocncdic|icns. Quc |c sa|u| sci| sur
ncus c| sur |cs scrti|curs tcr|ucux d´A||an. ]´a||cs|c uu´i| n´u a pas dc ditini|c
[dignc d´adcra|icn] cn dcncrs d´A||an. c| j´a||cs|c uuc Munannad cs| Scn
scrti|cur c| Scn Mcssagcr. » Iuis, s´iI s´agil d´une piiòie qui conpoile liois
uniles de piiòie |Rak´ah! ou qualie, iI se ieIòve en piononcanl Ie Ta|oir, en
Ievanl Ies nains a Ia hauleui des epauIes el acconpIil Ie iesle de Ia piiòie
de Ia nône naniòie. Iai aiIIeuis, iI ne iecile pas a haule voix |dans Ia
lioisiòne el Ia qualiiòne Rak´ah! el iI ne iecile que Ia Iâlihah. Lnsuile, iI
s´assoil poui Ie deiniei Tacnannud dans Ia posilion de Tauarrcu| : iI elend Ie
pied gauche au soI qu´iI fail soilii sui sa dioile, pose Ie pied dioil
veilicaIenenl el pose Ia fesse gauche au soI (celle posilion de Tauarcu| ne
doil ôlie adoplee que dans Ia deiniòie posilion assise d´une piiòie
conpoilanl deux Tacnannud). Iuis, iI piononce Ie pieniei Tacnannud el dil
ensuile : (A||anunna Sa||i 3a|a Mcunannadin ua 3a|a Â|i Mcunannadin. |ana
Sa||au|a 3a|a |oranina ua 3a|a Â|i |oranina. |nna|a Hanidcun Majid.
A||anunna 8ari| 3a|a Mcunannadin ua 3a|a Â|i Mcunannadin. |ana 8ara||a
3a|a |oranina ua 3a|a Â|i |oranina. |nna|a Hanidcun Majid) « O A||an. pric sur
Munannad c| sur |a fani||c dc Munannad ccnnc Tu as pric sur |oranin c| sur
|a fani||c d´|oranin. Tu cs ccr|cs Dignc dc |cuangcs c| dc g|crifica|icn. O A||an.
acccrdc Tcs ocncdic|icns a Munannad c| a |a fani||c dc Munannad ccnnc Tu as
acccrdc Tcs ocncdic|icns a |oranin c| a |a fani||c d´|oranin. Tu cs ccr|cs Dignc dc
140


|cuangcs c| dc g|crifica|icn ». Ll iI esl neiiloiie poui Iui de diie enlie aulies :
(A3cudncu 8i||ani nin 3adnaoin-Nar. ua ninc 3adnaoi| Qaori ua ninc |i|na|i|
Manua ua|-Mana|i. ua ninc |i|na|i| Masinid-Dajja|) « ]c cncrcnc. |a prc|cc|icn
d´A||an ccn|rc |c supp|icc du |cu. ccn|rc |c cna|incn| dc |a |cnoc. ccn|rc |´cprcutc
dc |a tic c| dc |a ncr| c| ccn|rc |a |cn|a|icn dc |´An|ccnris| » : ensuile, iI
piononce Ies saIulalions finaIes, en louinanl Ia lôle veis Ia dioile en disanl :
(As-Sa|ancu 3a|au|cun ua Ranna|cu||an) « Quc |a paix c| |a niscriccrdc d´A||an
scicn| sur tcus ». puis, Ia nône chose veis Ia gauche. Apiòs ce saIul, iI esl
neiiloiie de faiie I´invocalion iappoilee a Ia fin de Ia piiòie.
1

La µrIèrc du ma!adc : si Ia posilion deloul aggiave sa naIadie ou s´iI n´esl
pas capalIe de se lenii deloul, iI piie assis : s´iI en esl incapalIe, iI piie
aIIonge sui Ie côle : si ceIa Iui esl penilIe, iI piie couche sui Ie dos. S´iI n´esl
pas capalIe d´acconpIii I´incIinaison el Ia piosleinalion, iI acconpIil sa
piiòie pai hochenenl de lôle ou pai des gesles. II doil ialliapei Ies piiòies
qu´iI a nanquees. S´iI epiouve des difficuIles a acconpIii chaque piiòie a
son heuie, iI a Ie dioil de ieunii Ies piiòies du Zhuhi el du 'Asi d´une pail,

1
CeIa consisle a diie |As|agnfircu||an! « Ie denande paidon a AIIah » |rcis fcis, puis, on dil :
A||ûhumma Antas-Sa|ûm ua Mlnkas-Sa|ûm Tabûrakta Yû Dhû|-ja|û|l ua|-lkrûm. Lû
l|ûha l||a-||ûhou Wahdahou |û Charika Lah. Lahou|-Mou|kou ua Lahou|-Hamdou ua
Houua 3a|û Kou||l chaµ´lne Oadir. Lû Hau|a ua |û Oouuuata l||û bl||ûh. Lû l|ûha l||a-
||ûh. ua |û na3boudou l||û lµµûh : |ahoun-Nl3matou ua Lahou|-|ad|ou ua |ahouth-
Thanû´ou|-Hassan. Lû l|ûha l||a-||ûhou Moukh|lsina |ahou-Dina ua |au Karlha|-
Kûflroûne. A||ûhumma |û Mûnl3a |lmû a3taµta ua |û Mou3tlµa |lmû Mana3ta ua |û
µanefa3ou dhû|-jaddl Mlnka|-jaddou. « O A||an. Tu cs |a paix. dc Tci ticn| |a paix. |cu|c g|circ
a Tci. c |c P|cin dc Majcs|c c| dc Munificcncc. || n´u a pcin| dc ditini|c dignc d´adcra|icn cn dcncrs
d´A||an Scu| sans aucun assccic. A |ui |a rcuau|c. a |ui |a |cuangc c| || cs| Capao|c dc |cu|c cncsc.||
n´u a dc pcutcir ni dc puissancc uu´cn A||an.|| n´u a pcin| dc ditini|c dignc d´adcra|icn cn dcncrs
d´A||an c| ncus n´adcrcns uuc |ui Scu| . |a gracc c| |a gcncrcsi|c scn| a |ui. C´cs| a |ui uuc tcn| |cs
oc||cs fcrnu|cs dc |cuangc. || n´u a pcin| dc ditini|c dignc d´adcra|icn cn dcncrs d´A||an. ncus |ui
tcucns un cu||c cxc|usif. cn dcpi| dc |a nainc dcs nccrcan|s. O A||an. nu| nc pcu| rc|cnir cc uuc Tu
as dcnnc c| nu| nc pcu| dcnncr cc uuc Tu as rc|cnu. |c nco|c nc |rcutc dans sa nco|cssc aucunc
prc|cc|icn cfficacc ccn|rc Tci. nu||c ditini|c [dignc d´adcra|icn] sauf A||an ».
Ln pIus de ce qui piecòde, on iecile apiòs Ies piiòies de I´aule el du couchei du soIeiI : (Lû
l|ûha l||a-||ûh Wahdahou |û charika Lah. Lahou|-Mou|kou ua Lahou|-Hamdou Youhµi
ua Youmitou ua Houua 3a|û Kou||l Chaµ´ln Oadir) (dix fois) ||| n´u a pcin| dc ditini|c dignc
d´adcra|icn cn dcncrs d´A||an Scu| sans aucun assccic. A |ui |a rcuau|c. a |ui |a |cuangc . c´cs| |ui
uui dcnnc |a tic c| c´cs| |ui uui dcnnc |a ncr|. c| || cs| Capao|c dc |cu|c cncsc!.
On dil apiòs ceIa : Scuonan-A||an. [g|circ a A||an] (33 fcis) a|-Handcu|i||an. [|cuangc a A||an]
(33 fcis) A||anu A|oar [A||an cs| |c p|us grand] (33 fcis), puis, poui conpIelei cenl : (Lû l|ûha
l||a-||ûh Wahdahou |û Charika Lah. Lahou|-Mou|kou ua Lahou|-Hamdou ua Houua
3a|û Kou||l Chaµ´ln Oadir) |i| n´u a pcin| dc ditini|c dignc d´adcra|icn cn dcncrs d´A||an scu|
sans aucun assccic. A |ui |a rcuau|c. a |ui |a |cuangc. c| || cs| Capao|c dc |cu|c cncsc. Lnsuile,
on iecile Ie veisel du Kursiu (Âua|cu-|-Kursiu . veisel 255 de Ia souiale Ia vache) : Ia
souiale A|-||n|as (souiale 112) Ia souiale A|-|a|au (souiale 113) el Ia souiale An-Nass
(souiale 114). Apiòs Ies piiòies de I´aule el du couchei du soIeiI, on iecile Ies souiales A|-
||n|as. A|-|a|au. An-Nass a liois iepiises.
141


el Ies piiòies du Maghiil el du 'Ichâ d´aulie pail : iI Ies acconpIiia a
I´heuie de I´une des deux.
La µrIèrc du vnvagcur : si Ia dislance du vovage esl au-deIa de 85 Kn
enviion, el que Ie vovage esl peinis, iI a Ie dioil de ieduiie loule piiòie de
qualie Rak´ah a deux Rak´ah. S´iI a I´inlenlion de sejouinei pIus de qualie
jouis (2O piiòies olIigaloiies) a un endioil au couis de son vovage, iI devia
faiie ses piiòies noinaIenenl dòs son aiiivee a cel endioil sans Ies ieduiie.
Si Ie vovageui piie deiiiòie un inan non vovageui, ou s´iI a oulIie
d´acconpIii une piiòie pendanl qu´iI elail iesidenl el s´en iappeIIe pendanl
Ie vovage, ou a oulIie d´acconpIii une piiòie pendanl Ie vovage el s´en
iappeIIe quand iI n´a pIus Ie slalul de vovageui, dans loules ces silualions,
iI doil acconpIii Ies piiòies conpIòles sans Ies iaccouicii. Le vovageui a Ie
dioil d´acconpIii Ia piiòie conpIòle sans Ia iaccouicii, nais Ie iaccouicis-
senenl esl piefeialIe poui Iui.
La µrIèrc du vcndrcdI : LIIe esl neiIIeuie que Ia piiòie du Zhuhi. C´esl une
piiòie independanle el non Ia piiòie du Zhuhi iaccouicie. Aussi, iI n´esl pas
peinis de I´acconpIii en qualie Rak´ah (sauf si on iale Ia piiòie du
vendiedi), ni de I´acconpIii avec I´inlenlion de Ia piiòie du Zhuhi. De
nône, iI n´esl en aucun cas peinis de iegioupei celle piiòie avec ceIIe du
'Asi, nône si Ies causes du iegioupenenl de Ia piiòie sonl ieunies.
La µrIèrc du wItr : La piiòie du vili esl une piiòie ieconnandee (Sunna).
Son heuie s´elend d´apiòs Ia piiòie du 'Ichâ jusqu´a Ia piiòie de I´Aule
(Iaji). LIIe doil conpoilei au nininun une Rak´ah el au naxinun onze
Rak´ah. Toules Ies deux Rak´ah, on piononce Ies saIulalions finaIes : ceci esl
Ia neiIIeuie facon de I´acconpIii. Le nininun de Ia neiIIeuie naniòie de
I´acconpIii esl de Ia piiei en liois Rak´ah (2+1) avec deux saIuls finaux. II
esl ieconnande de Iiie Ia souiale A|-A
c
|a dans Ia pieniòie Raka´a, A|-
Kafirun, dans Ia deuxiòne el A|-||n|as, dans Ia lioisiòne. II esl ieconnande
d´invoquei AIIah, en se ieIevanl de I´incIinaison de Ia lioisiòne Raka´a : on
Iòve aIois Ies nains el on piononce Ies invocalions a haule voix, nône si on
esl seuI.
La µrIèrc funèbrc : Ie Iavage du nusuInan decede, son enseveIissenenl, sa
piiòie noiluaiie, son coilòge el son enleiienenl sonl une olIigalion
coIIeclive |fardn |ifauan! qui, Ioisqu´eIIe esl acconpIie pai un nonlie
suffisanl de peisonnes, Ia iesponsaliIile de Ia coIIeclivile esl degagee. Iai
aiIIeuis, Ie nailvi noil sui Ie chanp de lalaiIIe, n´a pas a ôlie Iave, ni
enveIoppe dans un IinceuI, nais iI esl peinis d´acconpIii Ia piiòie
noiluaiie sui sa depouiIIe. II esl enleiie dans I´elal dans IequeI iI esl noil.
On enveIoppe I´honne dans liois noiceaux de lissus lIancs el Ia fenne
dans cinq vôlenenls : un pagne, un voiIe |khinâi!, une lunique el deux
noiceaux de lissus. II esl ieconnande a I´inan el a ceIui qui piie seuI de
se lenii au niveau de Ia poiliine de I´honne el au niIieu du coips de Ia
fenne. Lnsuile, iI piononce qualie Ta|oir |A||anu A|oar! en Ievanl Ies nains
142


a chaque Ta|oir. Apiòs Ie pieniei, iI piononce : « A3cudncu oi||ani ninacn-
Cnau|anir-Rajin. 8isni||anir-Rannanir-Ranin » |]c dcnandc |a prc|cc|icn
d´A||an ccn|rc |c Diao|c oanni. Au Ncn d´A||an |c Tcu| Miscriccrdicux. |c Trcs
Miscriccrdicux! el iI iecile Ia Iâlihah uniquenenl a voix lasse. Iuis, iI
piononce Ie deuxiòne Ta|oir el iecile Ia piiòie sui Ie Iiophòle  (c´esl-a-
diie Ia 2
òne
pailie du Tacnannud) : ensuile, iI piononce Ie lioisiòne Ta|oir el
inpIoie AIIah en faveui du defunl. Iuis, iI piononce Ie qualiiòne Ta|oir,
naique une pelile pause el piononce Ie saIul finaI. II esl inleidil d´eIevei Ia
lonle au-dessus d´un enpan, de Ia pIâliei (cinenlei), de I´enliassei, de
I´encensei, d´eciiie, de s´asseoii ou de naichei dessus. II esl inleidil
d´aIIunei des cieiges sui Ies lonles, de louinei auloui, de lâlii des
nosquees sui eIIes ou d´enleiiei queIqu´un dans une nosquee. II esl
olIigaloiie de deliuiie Ies coupoIes qui sonl sui Ies lonles.
  II n´v a pas d´inleidil conceinanl Ies foinuIes de condoIeances piecises :
ceIui qui piesenle Ies condoIeances peul diie, pai exenpIe : (A3dhama|-
|ûhou a]raka. ua ahsana 3atû´aka ua ghafara |lmaµµltlk) c´esl-a-diie :
« Ou´AIIah l´accoide une giande ieconpense, l´accoide Ies neiIIeuies
condoIeances el paidonne a volie defunl » el poui piesenlei Ies
condoIeances au nusuInan qui a peidu un nenlie de sa faniIIe qui
n´elail poinl nusuInan, on dil : (A3dham A||ûhu a]raka. ua ahsana
3atû´ak) c´esl-a-diie : « Ou´AIIah l´accoide une giande ieconpense el
l´accoide Ies neiIIeuies condoIeances ». Iai conlie, iI esl inleidil de
piesenlei ces condoIeances a un necieanl nône poui Ie decòs d´un
nenlie nusuInan de sa faniIIe.
 
II inconle a ceIui qui sail qu´a sa noil sa faniIIe se Ianenleia en
pIeuianl, de Ieui conseiIIei de ne pas Ie faiie, sinon, iI seia châlie (dans sa
lonle) a cause de Ieuis Ianenlalions.
 
Ach-Chafi´î  a dil : « II esl deleslalIe de se iassenlIei poui Ies
condoIeances, qui consisle a ce que Ia faniIIe du defunl se ieunisse dans
une naison poui que ceux qui souhailenl faiie Ieuis condoIeances s´v
iendenl. II convienl pIulôl qu´iIs piennenl conge el vaquenl a Ieuis
occupalions, aussi lien Ies honnes que Ies fennes. »
 
II esl neiiloiie de piepaiei un iepas poui Ia faniIIe du defunl. Iai
conlie, iI esl deleslalIe de venii nangei chez eux, ou que Ies gens
piepaienl a nangei poui ceux qui se iassenlIenl chez eux.
 
II esl neiiloiie de visilei Ia lonle du nusuInan, a condilion de ne pas
avoii vovage dans ce lul. II esl peinis de visilei Ia lonle d´un necieanl el
on ne doil pas inleidiie a un necieanl de visilei Ia lonle d´un nusuInan.
  II esl neiiloiie a ceIui qui enlie dans un cineliòie de diie : Assa|ancu
3a|au|cun dara uaunin ncu´ninina - ou lien : an|a diuarin nina|-ncu´ninina
- la inna incna A||anu oi|cun |a|a|iucuna. uar|ancu||ancu a|ncus|audinina
ninna ua|ncus|a´|nirina. nas´a|cu||ana |ana ua|a|cuncu|-3afiua|a. A||anunna
|a |anrinna ajrancun ua|a |af|inna oa3dancun. uagnfir |ana ua |ancun. C´esl-a-
143


diie : « Oue Ia paix soil sui vous, ô halilanls ciovanls de ces deneuies ou ô
halilanls des deneuies paini Ies ciovanls ! Ceiles, nous vous iejoindions
si AIIah Ie veul. Ou´AIIah fasse niseiicoide a ceux d´enlie nous qui sonl
noils avanl nous el a ceux qui vonl Ies suivie. Nous inpIoions AIIah de
nous accoidei Ie saIul ainsi qu´a vous. Ò AIIah, ne nous piive pas de Ieui
ieconpense el ne nous epiouve pas apiòs eux el paidonne nos peches ainsi
que Ies Ieuis ».
 
II esl inleidil d´eciiie des passages du Coian sui Ie IinceuI, de peui que
ceIa ne soil souiIIe pai une inpuiele, paice que c´esl une offense faile au
Coian, el ceci n´a pas ele iappoile du Iiophòle .
La µrIèrc dcs dcux fêtcs () : C´esl une olIigalion dile |ifauan
1
, el son
heuie esl Ia nône que ceIIe de Ia piiòie du nalin (dnuna). Si I´on n´esl
infoine du joui de Ia fôle apiòs que Ie soIeiI ail connence a decIinei du
zenilh, on devia faiie celle piiòie Ie Iendenain en guise de conpensalion.
LIIe possòde Ies nônes condilions que Ia piiòie du vendiedi, exceple Ie fail
que Ies deux seinons (|nu|oa) ne sonl pas olIigaloiies el iIs sonl piononces
apiòs Ia piiòie el non avanl : iI esl deleslalIe d´acconpIii des piiòies
suieiogaloiies avanl ou apiòs celle piiòie Ioisqu´eIIe esl acconpIie sui un
Iieu ieseive a celle occasion (nusa||a). Ouanl a sa desciiplion : eIIe conpoile
deux Rak´ah. Au couis de Ia pieniòie, on piononce Ie Ta|oir (A||anu A|oar)
six fois apiòs Ie Ta|oir du connencenenl (Ta|oira| u| inran) el avanl
d´inpIoiei Ia pioleclion d´AIIah conlie Ie Denon (A3cudncu oi||ani ninacn-
cnau|anir-rajin) : el dans Ia deuxiòne Rak´ah, on piononce Ie Ta|oir cinq fois
avanl Ia iecilalion du Coian. On Iòve Ies deux nains en piononcanl chaque
Ta|oir. Lnsuile, on inpIoie Ia pioleclion d´AIIah conlie Ie Denon, puis on
iecile Ia souiale A|-|a|inan a haule voix, puis Ia souiale A|-A3|a (n°87) dans
Ia pieniòie Rak´ah, el A|-Gnacniuan (n°88) dans Ia deuxiòne Rak´ah. Apiòs
avoii piononce Ie saIul finaI, I´inan piononce Ies deux seinons, conne
poui Ia piiòie du vendiedi : iI esl ieconnande de piocIanei en alondance
Ia giandeui d´AIIah (diie A||anu A|oar). S´iI acconpIil Ia piiòie de Ia fôle a
Ia naniòie d´une piiòie suieiogaloiie, eIIe esl vaIide, cai Ies Ta|oir
suppIenenlaiies sonl neiiloiies (Sunna el non pas olIigaloiies).
La µrIèrc dc !'éc!Iµsc : c´esl une piiòie neiiloiie (Sunna). Son heuie delule
du delul de I´ecIipse de soIeiI ou de Iune jusqu´a sa dispaiilion. On ne
conpense pas celle piiòie si I´ecIipse dispaiaîl. LIIe s´acconpIil en deux
Rak´ah. On iecile Ia souiale A|-|a|inan el une Iongue souiale dans Ia
pieniòie Rak´ah : ensuile, on s´incIine Ionguenenl, puis on se ieIòve de
I´incIinaison en disanl « Sani3-A||anu |inan Hanidan » (Ou´AIIah exauce
ceIui qui Ie Ioue) el ensuile « Raooana ua |a|a| Hand » (Ò nolie Seigneui ! A
loi Ia Iouange !). Lnsuile, on ne se piosleine pas, nais on iecile Ia souiale

1
|ardncu |ifauan : C´esl une olIigalion qui, Ioisqu´eIIe esl acconpIie pai un nonlie
suffisanl de peisonnes, Ia iesponsaliIile de Ia coIIeclivile esl degagee.
144


A|-|a|inan el une Iongue souiale (a nouveau). Lnsuile, on s´incIine Iongue-
nenl, on se ieIòve de I´incIinaison, puis on acconpIil deux piosleinalions
de Iongue duiee. Lnsuile, on acconpIil Ia deuxiòne Rak´ah conne Ia
pieniòie (c´esl-a-diie avec deux Rukû´, a chacune une iecilalion du Coian).
Lnfin, on iecile Ie Tacnannud el on piononce Ie saIul finaI. Si ceIui qui piie
deiiiòie I´inan aiiive apiòs Ia pieniòie incIinaison (c´esl-a-diie au couis
de Ia deuxiòne iecilalion du Coian), Ia pieniòie Rak´ah ne Iui esl pas
conplaliIisee (iI doil donc Ia ialliapei).
La µrIèrc dc dcmandc dc !a µ!uIc : LIIe esl neiiloiie (Sunna) en cas de
secheiesse el de nanque de pIuie. Son heuie, sa desciiplion el ses iògIes
sonl Ies nônes que poui Ia piiòie des deux fôles (a|-3id), hoinis Ie fail
qu´ici, I´inan piononce un seuI seinon (|ncu|oa) apiòs Ia piiòie. La
liadilion piophelique veul qu´on ielouine son nanleau a Ia fin de celle
piiòie, en signe d´oplinisne en espeianl un changenenl de silualion.
AvcrtIsscmcnts :
 
Le Iiophòle  a oidonne d´aIignei Ies iangs (dans Ia piiòie) en disanl :
« A|igncz-tcus. sincn A||an dc|curncra tcs tisagcs |cs uns dcs au|rcs ». An-
Nu´nân iln ßachîi  a dil : « I´ai vu chaque fidòIe coIIei sa cheviIIe a ceIIe
de son voisin, son genou au genou de son voisin el son epauIe a Ia sienne. »
 
La piiòie en gioupe esl olIigaloiie poui Ies honnes, nône pendanl Ie
vovage si ceIa esl possilIe. CeIui qui Ia deIaisse ou Ia negIige doil ôlie
iappeIe a I´oidie el iepiinande. C´esl Ia naique dislinclive des ciovanls el
son alandon esl Ia naique dislinclive des hvpociiles. Le Iiophòle  a dil :
« Par Cc|ui uui |icn| na tic cn|rc Scs nains ! ]´ai cu cntic dc dcnncr |´crdrc d´appcr|cr
dcs oucncs. puis dc fairc appc|cr a |a pricrc c| dc dcsigncr uuc|uu´un pcur |a dirigcr.
afin d´a||cr a |a rcnccn|rc d´un grcupc d´ncnncs c| dc oru|cr |curs naoi|a|icns (pcur
|cs co|igcr a assis|cr a |a pricrc cn grcupc). » |Rappoile pai AI-ßukhâiî el MusIin!.
 
Lcs µrIèrcs surérngatnIrcs : II esl confiine que Ie Iiophòle  accon-
pIissail chaque joui en dehois des piiòies olIigaloiies, douze uniles de
piiòie (Rak´ah) suieiogaloiies diles Sunan ar-raua|io : deux Rak´ah avanl Ia
piiòie de I´aule, qualie Rak´ah avanl Ia piiòie du Zhuhi el deux apiòs,
deux Rak´ah apiòs Ia piiòie du Maghiil el deux Rak´ah apiòs Ia piiòie du
'Ichâ. D´aulies hadilhs aulhenliques piouvenl qu´iI acconpIissail d´aulies
piiòies suieiogaloiies paini IesqueIIes : qualie Rak´ah avanl Ies piiòies du
Zhuhi, du 'Asi el du vendiedi, qualie Rak´ah apiòs Ies piiòies du Zhuhi,
du Maghiil el du 'Ichâ, deux Rak´ah apiòs I´appeI a Ia piiòie du Maghiil,
deux Rak´ah apiòs Ia piiòie du ui|r.
 
Lcs hcurcs d'IntcrdIctInn dc !a µrIèrc : II esl inleidil de faiie une piiòie
suieiogaloiie ou une pailie de celle deiniòie duianl ceilaines heuies qui
sonl : 1) Apiòs I´appaiilion de I´aule jusqu´a ce que Ie soIeiI s´eIòve a Ia
hauleui d´une Iance au-dessus de I´hoiizon. 2) Loisque Ie soIeiI se liouve a
son zenilh jusqu´a ce qu´iI connence a decIinei. 3) Apiòs Ia piiòie du 'Asi
jusqu´au couchei du soIeiI. Ouanl aux piiòies qui onl une cause, eIIes sonl
145


vaIides a ces heuies, conne Ia piiòie en enlianl a Ia nosquee, Ies deux
Rak´ah apiòs Ie Tavâf, Ia piiòie suieiogaloiie qui esl Iegifeiee jusle avanl Ia
piiòie olIigaloiie de I´aule (Iaji), Ia piiòie funòlie, Ies deux Rak´ah apiòs
Ies alIulions, Ia piosleinalion de iecilalion du Coian el ceIIe du
ieneicienenl d´AIIah.
 
Lcs règ!cs dcs mnsquécs : Leui consliuclion esl olIigaloiie en fonclion
des lesoins. C´esl I´endioil sui leiie Ie pIus aine d´AIIah. Le chanl, Ies
appIaudissenenls, jouei d´insliunenls de nusique, Ia decIanalion des
poesies iIIiciles, Ia nixile enlie Ies honnes el Ies fennes, Ie iappoil sexueI,
Ia venle el I´achal, v sonl inleidils. A ceIui qui v fail du conneice, iI esl
Sunna de Iui diie : « qu´AIIah ne nelle pas de lenefice dans lon
conneice »

=· ¬· v c··-

. II esl egaIenenl inleidil d´v faiie une annonce
poui ieliouvei un oljel peidu : iI esl Sunna poui ceIui qui enlend
queIqu´un faiie ce genie d´annonce a Ia nosquee, de Iui diie : « qu´AIIah ne
le Ie iende pas »  v
c,·- =· ··.
 . II esl peinis d´v enseignei a des enfanls qui
ne deiangenl pas Ies gens a Ia nosquee, d´v concIuie un naiiage, d´v
piononcei Ies jugenenls, d´v decIanei des poesies Iiciles, d´v doinii poui
ceIui qui fail Ia ieliaile spiiilueIIe el d´aulies. II esl peinis d´v faiie
sejouinei un eliangei, un naIade el d´v faiie Ia siesle. II esl conseiIIe d´v
evilei Ie vacaine, Ies dispules, Ie veiliage, I´eIevalion de Ia voix poui diie
des choses deleslalIes, de Ia piendie poui un Iieu de passage sans
necessile. II esl deleslalIe d´v paiIei inuliIenenl de choses de Ia vie
piesenle, el on ne doil pas uliIisei ses lapis, ses Ianpes ou son eIecliicile,
pai exenpIe, poui une ceienonie de naiiage ou a I´occasion de
piesenlalion des condoIeances a Ia suile d´un deuiI.
146



Lcs catégnrIcs dc µrnduIts µnur !csquc!s !a Zakât cst nb!IgatnIrc : La Zakâl
esl olIigaloiie poui qualie calegoiies de pioduils : 1) Le lelaiI qui paîl
Iilienenl pendanl Ia najeuie pailie de I´annee sans ôlie nouiii. 2) Les pioduils
de Ia leiie. 3) L´oi el I´aigenl. 4) Les oljels deslines a Ia venle (naichandises).
Lcs cnndItInns dc !'nb!IgatInn : La Zakâl n´esl olIigaloiie que sous cinq
condilions : 1) L´IsIan. 2) La Iileile. 3) L´alleinle du seuiI iequis. 4) La posses-
sion lolaIe. 5) L´ecouIenenl d´une annee sauf poui Ies pioduils de Ia leiie.
La Zakât du bétaI! : II v a liois espòces sous celle iuliique : Ies caneIides
(chaneaux.), Ies lovins (loufs.) el Ies ovins el capiins (noulons,
chòvies.). Ioui que Ieui Zakâl soil olIigaloiie, iI faul que deux condilions
soienl ienpIies : 1) Ces aninaux doivenl paîlie Iilienenl pendanl loule
I´annee ou Ia najeuie pailie de I´annee. 2) IIs doivenl ôlie deslines a Ia
pioduclion du Iail el a Ia iepioduclion el non aux liavaux.
S´iIs sonl deslines au conneice, on pieIòveia Ieui Zakâl de Ia nône
naniòie que ceIIe des aulies naichandises deslinees a Ia venle.
La Zakât dcs µrnduIts dc !a tcrrc : La Zakâl esl olIigaloiie sui Ies
giains el Ies fiuils s´iIs ieunissenl Ies liois condilions suivanles : 1) IIs
doivenl appailenii au gioupe de pioduils agiicoIes qu´on nesuie el
Cnnccrnant !a Zakât dcs camé!Idés :
9
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Au dela de 120 chameaux : la Zakat est d`un chamelon de trois ans pour chaque tranche de cinquante
têtes et d`un chamelon de deux ans pour chaque tranche de quarante têtes.
Cnnccrnant !a Zakât dcs bnvIns :
40 ÷ 59 30 - 39 J-29 Nombre
J veau mãle ou femelle de 2 ans J veau mãle ou femelle de J an Pas de Zakãt Zakãt
A partir de 60 têtes et plus. la Zakat est d`un ·eau male d`un an pour chaque tranche de trente et
d`un ·eau íemelle de deux ans pour chaque tranche de quarante.
Cnnccrnant !a Zakât dcs nvIns ct caµrIns :
20J - 399 J2J - 200 40 - J20 J - 39 Nombre
3 bêtes 2 bêtes J bête Pas de Zakãt Zakãt
A partir de 400 têtes et plus. on doit préle·er une bête pour chaque centaine. On ne préle·e pas en
guise de Zakat des o·ins et caprins : un bouc. une bête tres agée. une bête borgne. celle qui nourrit
son petit. celle qui est en gestation. ni celle qui est tres chere. Si la bête íait partie des o·ins. elle
de·ra a·oir six mois ré·olus et si elle íait partie des caprins. elle de·ra a·oir un an ré·olu,.
La zakât nu
!'aumðnc nb!igatnirc
147


conseive : paini Ies giains, nous avons pai exenpIe I´oige el Ie lIe : el
paini Ies fiuils, nous pouvons cilei poui exenpIe, Ie iaisin el Ies dalles.
Ouanl a ce qui ne se nesuie pas el ne se conseive pas, conne Ies
Iegunes, on n´en pieIòve pas de Zakâl. 2) Le seuiI iequis () doil ôlie
alleinl : c´esl-a-diie que ce pioduil de iecoIle doil alleindie au nininun
653 kgs. 3) On doil ôlie piopiielaiie de ces pioduils agiicoIes au nonenl
où Ieui Zakâl devienl olIigaloiie : s´iI s´agil des fiuils, au nonenl où iIs
deviennenl iouges ou jaunes : el s´iI s´agil des giains de ceieaIes, au
nonenl où Ies giains nûiissenl el se dessòchenl. Le laux iedevalIe esl
d´un dixiòne (1O°) poui ce qui esl iiiigue sans effoil, conne ce qui esl
aiiose pai Ies pIuies ou Ies couis d´eau : el de Ia noilie du dixiòne (5°)
poui Ies pioduils des pIanlalions donl I´aiiosage a un coûl el necessile un
effoil, pai exenpIe Ies leiiains iiiigues pai une ponpe hvdiauIique, elc.
Ouanl aux pioduils donl I´aiiosage necessile un effoil pendanl ceilains
jouis de I´annee el ne necessile iien pendanl Ie iesle de I´annee, on
consideieia ce qui esl najoiilaiie el doninanl, el ce, en caIcuIanl Ie
nonlie de jouis necessilanl un effoil d´aiiosage el Ie nonlie de jouis où
iI ne necessile pIus de liavaiI Ialoiieux.
La Zakât dc !'nr ct !'argcnt : 1) L'nr : II n´v a pas de Zakâl sui I´oi en
dessous de 85 giannes. 2) L'argcnt : II n´v a pas de Zakâl sui I´aigenl en
dessous de 595 giannes. Ll iI n´v a pas de Zakâl sui Ies piòces de nonnaie
el Ies liIIels de lanque (nonnaie fiduciaiie) jusqu´a ce qu´iIs alleignenl, au
nonenl de Ia Zakâl, une vaIeui equivaIenle ou pIus du seuiI de I´aigenl ou
ceIui de I´oi. Le laux a pieIevei esl d´un quail du dixiòne (2,5 °).
Les lijoux Iiciles deslines a ôlie poiles ne sonl pas iedevalIes de
Zakâl. Ouanl aux lijoux deslines a Ia Iocalion ou a I´epaigne, on doil en
pieIevei Ia Zakâl.
II esl peinis aux fennes de poilei loul ce qu´on poile d´halilude en oi
ou en aigenl. Ll iI esl peinis de nellie un peu d´aigenl sui Ies uslensiIes
ou iecipienls de cuisine : el iI esl peinis aux honnes de poilei un peu
d´aigenl sous Ia foine d´un oljel, conne une lague en aigenl, des
Iunelles, elc. Ouanl a I´oi, iI esl inleidil d´en nellie sui Ies uslensiIes queIIe
que soil Ia quanlile, el iI esl peinis aux honnes d´en poilei un peu Ioisque
ceIa n´esl qu´une pailie ieslieinle d´un giand ensenlIe, conne un loulon
sui un halil ou une piolhòse denlaiie, loul en evilanl d´inilei Ies fennes.
CeIui qui a une iichesse qui augnenle el dininue el poui qui iI esl
penilIe de soilii Ia Zakâl de chaque nonlanl Ioisqu´iI conpIòle Ie cvcIe
d´un an, doil piocedei de Ia naniòie suivanle poui Ia Zakâl : II fixe un joui
de I´annee el voil conlien iI possòde en ce joui. Lnsuile, iI en pieIòve Ia
Zakâl, (2,5 °) nône si une pailie de celle iichesse n´a pas conpIele Ie cvcIe
d´un an. Les saIaiies el ceux qui onl des liens en Iocalion conne Ies
148


inneulIes el Ies leiiains : S´iI n´epaigne iien du saIaiie de son liavaiI ou
du Iovei, iI n´a pas de Zakâl a pavei, nône si c´esl leaucoup. S´iI en
epaigne queIque chose, iI en pieIòve Ia Zakâl apiòs que son epaigne ail
conpIele Ie cvcIe d´un an. Iai aiIIeuis, si ceIa Iui esl penilIe, iI fixeia un
joui au couis de I´annee poui pavei sa Zakâl el piocedeia conne deciil
piecedennenl.
La Zakât dc !a dcttc : ceIui qui iecIane une delle a une peisonne iiche,
ou des liens qu´iI Iui esl possilIe de iecupeiei doil en pieIevei Ia Zakâl des
annees ecouIees Ioisqu´iI Ies iecupòie, nône s´iI s´agil de pIusieuis annees.
Mais s´iI n´esl pas possilIe de Ies iecupeiei |a loul nonenl!, conne Ia
delle qu´on iecIane a une peisonne en faiIIile, on ne paie pas Ia Zakâl
dessus paice qu´on n´en dispose pas.
La Zakât dcs marchandIscs : celle Zakâl n´esl due que sous qualie
condilions : 1) ôlie Ie piopiielaiie de celle naichandise. 2) La possession
doil ôlie acconpagnee de I´inlenlion d´en faiie Ie conneice. 3) Leui vaIeui
doil alleindie un seuiI |!, c´esl-a-diie Ie noindie des deux seuiIs : enlie
I´oi el I´aigenl. 4) La possession pendanl une annee conpIòle. Loisque ces
condilions sonl ieunies, iI pave Ia Zakâl de Ieui vaIeui. S´iI possòde de I´oi,
de I´aigenl ou de Ia nonnaie, iI Ies cunuIe a Ia vaIeui des naichandises
poui conpIelei Ie seuiI. S´iI possòde des naichandises el Ies considòie
conne des liens peisonneIs (deslines a I´uliIisalion) pai exenpIe Ies
halils, Ies naisons, elc. iI n´v a pas de Zakâl. Iuis, si pai Ia suile iI a
I´inlenlion de Ies vendie, iI doil connencei a conplei Ieui cvcIe d´un an
|poui pavei Ieui Zakâl Ie nonenl venu!.
1

La Zakât dc !a ruµturc du jcûnc du Ramadan |Zakût u|-fltr]: eIIe esl une
olIigalion inconlanl a chaque nusuInan qui possòde pIus que sa ialion de
nouiiiluie el Ia ialion de ceux qui sonl a sa chaige Ia veiIIe de Ia fôle el Ie
joui de Ia fôle. Sa vaIeui esl de deux kiIogiannes el un quail (2,25 kg) de Ia
nouiiiluie de lase de Ia iegion poui chaque peisonne, nâIe ou feneIIe.
CeIui qui esl iedevalIe de celle Zakâl doil egaIenenl pavei poui ceux qui
sonl a sa chaige Ia veiIIe de Ia fôle, s´iI possòde ce qui Iui peinel de pavei. II
esl piefeialIe de pavei celle Zakâl Ie joui de I´Aïd avanl Ia piiòie de I´Aïd. II
n´esl pas peinis de Ia ielaidei jusqu´a apiòs Ia piiòie de I´Aïd : iI esl peinis
de s´en acquillei un ou deux jouis avanl Ia fôle. II esl peinis de donnei a une
seuIe peisonne Ia Zakâl d´un gioupe de peisonnes el a un gioupe de
peisonnes Ia Zakâl d´une seuIe peisonne.

1
Le seuiI des naichandises : Ie piix de 85 giannes d´oi (seuiI de I´oi) ou Ie piix de 595
giannes d´aigenl (seuiI de I´aigenl) (el iI doil pieIevei Ie noindie des deux au nonenl
de veisei Ia Zakâl).
149


Le paienenl de Ia Zakâl : Le paienenl de Ia Zakâl esl olIigaloiie dans
I´innedial |dòs que son echeance esl aiiivee!. II esl olIigaloiie au luleui du
nineui el du naIade nenlaI de se chaigei d´acquillei Ieui Zakâl. II esl
neiiloiie de faiie ceIa en pulIic el que Ie piopiielaiie Iui-nône Ia pailage.
L´inlenlion poui une peisonne iedevalIe des olIigalions ieIigieuses
(nu|a||af) esl une condilion dans I´acquillenenl de Ia Zakâl. La Zakâl n´esl
pas vaIalIe s´iI a I´inlenlion de faiie une sinpIe aunône, nône s´iI donne
lous ses liens en aunône. Le nieux esl de disliiluei IocaIenenl Ia Zakâl de
chaque iichesse aux pauvies. II esl peinis de liansfeiei Ia Zakâl dans une
aulie iegion (ou un aulie pavs) quand iI v a un inleiôl a ceIa. La Zakâl esl
vaIalIe el coiiecle si eIIe esl pavee en avance de deux cvcIes (deux annees)
Ioisque Ie seuiI esl alleinl.
Lcs bénéfIcIaIrcs dc !a Zakât : IIs sonl au nonlie de huil : 1) Les
pauvies. 2) Les indigenls. 3) Ceux qui coIIeclenl Ia Zakâl. 4) Ceux donl Ies
couis sonl a gagnei |a I´IsIan!. 5) L´affianchissenenl des escIaves. 6) Ceux
qui sonl Iouidenenl endelles. 7) Dans Ie senliei d´AIIah. 8) Le vovageui en
deliesse. On donne a chacun d´eux en fonclion de ses lesoins, a I´exceplion
de ceIui qui Ia coIIecle, qui n´en iecevia que Ie saIaiie convenu, nône s´iI
esl iiche. Iavei Ia Zakâl aux khaiidjiles el aux ieleIIes conlie Ie
gouveinenenl en pIace esl vaIalIe, s´iIs onl Ie conliôIe de Ia iegion où I´on
vil. La Zakâl esl egaIenenl vaIalIe si Ie gouveineui Ia pieIòve de gie ou de
foice, qu´iI soil jusle en ceIa ou injusle.
La Zakât n'cst µas va!ab!c si eIIe esl veisee a un necieanl, un escIave, un
iiche, une peisonne donl on a Ia chaige (nòie, epouse.), Ies Hacheniles (Ies
nenlies de Ia faniIIe du Iiophòle ). Si pai ignoiance, on veise Ia Zakâl
a queIqu´un qui n´v a pas dioil puis on s´en iend conple pai Ia suile, celle
Zakâl n´esl pas vaIalIe, sauf si on I´a veisee a un individu qu´on cioil pauvie,
avanl de decouviii qu´iI esl iiche : dans ce cas, eIIe esl vaIalIe.
L'aumðnc surérngatnIrc : Le Messagei d´AIIah  a dil : « Parni |cs æutrcs
c| |cs ocnncs ac|icns du crcuan| uu´i| rc|rcutc aprcs sa ncr|. i| u a unc scicncc
uu´i| a cnscigncc c| prcpagcc. un cnfan| tcr|ucux uu´i| a |aissc c| un ncusnaf
(cxcnp|airc du Ccran) uu´i| a |aissc cn ncri|agc. unc ncsuucc uu´i| a ccns|rui|c.
unc naiscn uu´i| a oa|ic pcur |c tcuagcur dc passagc. un ccurs d´cau uu´i| a crcusc.
cu unc auncnc tc|cn|airc uu´i| a prc|ctcc dc sa ricncssc pcndan| uu´i| c|ai| cn
ocnnc san|c c| cn tic. |cu| cc|a |´acccnpagnc aprcs sa ncr|. » |Iln Mâjah!. 
150


Lc jcûnc du Ramadan cst nb!IgatnIrc µnur tnut nusuInan doue de
iaison, pulòie, capalIe de jeûnei, |poui Ia fenne :! n´elanl ni en peiiode de
nensliues ni en peiiode de Iochies. On oidonne a I´enfanl de jeûnei s´iI en
esl capalIe poui qu´iI s´halilue a Ie faiie.
On détcrmInc !c début du mnIs dc Ramadan µar dcux mnvcns : 1) La
vision du cioissanl de Iune pai Ie lenoignage d´au noins un nusuInan
inlògie el iesponsalIe, honne ou fenne. 2) Le fail de conpIelei Ie nois de
Cna3oan (Ie nois qui piecòde Ie nois de Ranadan) a lienle jouis.
L´olIigalion du jeûne connence de I´appaiilion de I´aule veiidique
jusqu´au couchei du soIeiI. Ioui Ie jeûne olIigaloiie, iI esl necessaiie
d´avoii eu I´inlenlion de jeûnei avanl I´aule.
Cc quI annu!c !c jcûnc : 1) Lc cnït (nu raµµnrt scxuc! avcc µénétratInn):
II necessile de conpensei Ies jouis où ceIa s´esl pioduil el I´expialion
consislanl a Iileiei un escIave : ceIui qui n´en liouve pas jeûne deux nois
conseculifs : ceIui qui ne Ie peul pas nouiiil soixanle pauvies el ceIui qui ne
peul pas appIiquei une des choses nenlionnees, celle expialion ne Ie
conceine pIus. 2) L'éjacu!atInn : causee en s´enliassanl, pai I´allouche-
nenl, ou Ia nasluilalion. Iai conlie, iien n´inconle a ceIui qui fail un iôve
eiolique. 3) Mangcr ct bnIrc vn!nntaIrcmcnt : Si c´esl pai oulIi, son jeûne
esl vaIalIe. 4) Lc saIgncmcnt : qu´iI s´agisse du liailenenl pai des
venlouses |nijanan!, ou d´un don de sang. Ouanl au pelil pieIòvenenl de
sang poui des anaIvses, ou ce qui couIe invoIonlaiienenl conne une
lIessuie ou Ie saignenenl du nez, loul ceIa n´annuIe pas Ie jeûne. 5) Lc
vnmIsscmcnt voIonlaiie. Rcmarquc : Ces qualies deiniòies annuIalions
inpIiquenl de ialliapei Ie jeûne (sans conpensalion) en se iepenlanl si ceIa
a ele connis voIonlaiienenl.
Si Ia poussiòie penòlie dans Ia goige, si on se iince Ia louche ou Ie nez el
que I´eau penòlie dans Ia goige, si on pense a queIque chose puis on
ejacuIe, si on ejacuIe pendanl Ie sonneiI, si on saigne ou on vonil
invoIonlaiienenl, Ie jeûne n´esl pas invaIide.
CeIui qui nange en pensanl qu´iI fail nuil puis qui se iend conple qu´iI
fail encoie joui doil conpensei celle jouinee de jeûne. Iai conlie, ceIui qui
nange pendanl Ia nuil en doulanl du connencenenl de I´aule : son jeûne
iesle vaIalIe. Mais s´iI nange en doulanl que Ie soIeiI s´esl couche, iI doil
conpensei celle jouinee de jeûne.
Lcs règ!cs dc ccux quI rnmµcnt !c jcûnc : iI esl inleidil a ceIui qui n´a pas
d´excuse, de ionpie Ie jeûne pendanl Ie Ranadan. II esl olIigaloiie de
ionpie Ie jeûne a Ia fenne en peiiode de nensliues el ceIIe en elal de
Iochies, ainsi qu´a ceIui qui ne peul sauvei une vie qu´en ionpanl son jeûne.
II esl neiiloiie poui Ie vovageui a qui Ie iaccouicissenenl des piiòies esl
peinis de ionpie Ie jeûne si ceIa Iui esl penilIe, ainsi que poui Ie naIade qui
a peui des consequences du jeûne sui sa sanle. La iupluie du jeûne esl


151


peinise au ciladin qui vovage pendanl Ia jouinee, a Ia fenne enceinle el
ceIIe qui aIIaile el qui ciaignenl poui Ieui sanle ou ceIIe du nouiiisson. Tous
devionl seuIenenl conpensei Ies jouis de jeûne ionpu. Iai aiIIeuis, Ia
fenne enceinle el ceIIe qui aIIaile devionl nouiiii un pauvie poui chaque
joui |de jeûne ionpu! si eIIes ciaignenl uniquenenl poui Ieuis nouiiissons.
Cc!uI quI cst Incaµab!c dc jcûncr : a cause de Ia vieiIIesse ou d´une
naIadie incuialIe : iI donne a nangei a un pauvie poui chaque joui el n´a
pas a conpensei Ies jouis nanques.
CeIui qui ielaide Ia conpensalion des jouis de jeûne non acconpIis en avanl
une excuse jusqu´a ce que Ie piochain Ranadan aiiive, devia seuIenenl
conpensei ces jouis. Mais s´iI n´a pas d´excuse, iI devia en pIus de Ia
conpensalion nouiiii un pauvie poui chaque joui. S´iI ielaide Ia conpensalion
jusqu´a ce que Ia noil aiiive loul en avanl une excuse, iI n´esl iedevalIe de iien.
Ll s´iI n´v a aucune excuse, on devia nouiiii un pauvie poui chaque joui poui Ie
defunl. II esl neiiloiie que ses pioches jeûnenl poui Iui Ia conpensalion de ses
jouis de jeûne du Ranadan qu´iI a negIiges, ainsi que Ie jeûne dû pai suile d´un
vou pieux. De nône, iI esl neiiloiie que ses pioches acconpIissenl egaIenenl
lous ses voux pieux d´oleissance qui n´onl poinl ele acconpIis.
CeIui qui ionpl Ie jeûne paice qu´iI a une excuse el qui pai Ia suile voil
celle excuse annuIee au couis de Ia jouinee du Ranadan n´a pas a jeûnei
pendanl Ia jouinee, nais devia conpensei Ie jeûne de ce joui, nône s´iI a
jeûne Ie ieslanl de Ia jouinee : pai exenpIe Ie necieanl qui enliasse I´IsIan
pendanl Ia jouinee, Ia fenne en peiiode de nensliues qui iecouvie sa
puiele, Ie naIade qui iecouvie sa sanle, I´enfanl qui alleinl Ia puleile, Ie
vovageui de ieloui de son vovage el Ie naIade nenlaI qui ieliouve Ia iaison
au couis de Ia jouinee. CeIui a qui iI esl peinis de ionpie Ie jeûne pendanl
un joui de Ranadan ne peul pas jeûnei ce joui-ci avec une aulie inlenlion de
jeûne |conpensalion ou aulie!.
Lc jcûnc surérngatnIrc : Le neiIIeui jeûne suieiogaloiie consisle a jeûnei
un joui el ne pas jeûnei Ie joui suivanl : puis Ie jeûne du Iundi el du jeudi de
chaque senaine : puis Ie jeûne de liois jouis au couis de chaque nois donl
Ies neiIIeuis jouis sonl Ies lieiziòne, qualoiziòne el quinziòne joui de
chaque nois Iunaiie. II esl neiiloiie de jeûnei Ia najeuie pailie du nois de
Muhaiian el du nois de Cha´lâne : Ie joui de Achouiâ |dixiòne joui de
Muhaiian!, Ie joui de Aiafal el six jouis au couis du nois de ChavvâI. II esl
deleslalIe de jeûnei uniquenenl Ie nois de Rajal, Ie vendiedi, el Ie sanedi
|sans Ies faiie piecedei ou suivie d´un joui de jeûne! el de jeûnei Ie joui du
doule qui esl Ie lienliòne joui de Cha´ lâne qui piecòde Ie nois de Ranadan
si Ie cieI esl cIaii el degage. II esl inleidil de jeûnei Ie joui de Ia fôle |Aìd A|-
|i|r! du Ranadan, Ie joui de Ia fôle du saciifice |Aìd A|-Adn-na!, Ies jouis de
Tacnriu |Ies liois jouis qui suivenl Ie joui de Ia fôle du saciifice! sauf poui un
pòIeiin iedevalIe de I´expialion du Tana||u3 ou du Qiran.
152


AvcrtIsscmcnts :
 
A ceIui qui esl en elal de giande inpuiele |apiòs un iappoil sexueI ou une
ejacuIalion! pai exenpIe, a Ia fenne en peiiode de nensliues ou de
Iochies donl Ies saignenenls cessenl avanl I´aule, iI esl peinis de ielaidei Ie
lain iilueI |giandes alIulions! apiòs I´appeI a Ia piiòie de I´aule el de faiie
piecedei ceIa pai Ie iepas de fin de nuil (sunur) el Ieui jeûne esl vaIalIe.
 
II esl peinis a Ia fenne de piendie un nedicanenl afin de ielaidei ses
iògIes pendanl Ie Ranadan, dans Ie lul d´acconpIii avec Ies nusuInans
cel acle d´oleissance, s´iI n´v a aucun iisque poui sa sanle.
 
II esl peinis au jeûneui d´avaIei sa saIive ou sa gIaiie si ceIIe-ci se liouve
dans Ia goige.
 
Le Iiophòle  a dil dans un hadilh iappoile pai I´inan Ahnad : « Ma
ccnnunau|c nc ccsscra d´c|rc sur |a ocnnc tcic
1
|an| uu´c||c sc na|cra dc rcnprc |c
jcunc c| rc|ardcra |c rcpas dc fin dc nui| (sunur) » : iI a egaIenenl dil : « |a
rc|igicn [is|aniuuc] nc ccsscra d´c|rc dcninan|c |an| uuc |cs gcns sc na|crcn| dc
rcnprc |c jcunc. parcc uuc |cs juifs c| |cs cnrc|icns |c rc|ardcn|. » |Alû Dâvûd!.
 
II esl ieconnande de faiie des invocalions au nonenl de Ia iupluie du
jeûne. Le Iiophòle  a dil : « |´intcca|icn du jcuncur au ncncn| dc |a
rup|urc du jcunc n´cs| pas rcjc|cc. » |Iln Mâjah! Iaini Ies invocalions iappoilees
Iois de Ia iupluie du jeûne, iI v a : « |a scif cs| c|ancncc. |cs tcincs scn| p|cincs
c| |a rcccnpcnsc cs| assurcc si A||an |c tcu|. »
2
|Alû Dâvûd!.
 
La Sunna consisle a ionpie Ie jeûne avec des dalles fiaîches, si on
n´en liouve pas, on piendia des dalles sòches, el si on n´en liouve pas,
on loiia de I´eau.
 
II convienl au jeûneui d´evilei Ie khôI el Ie liailenenl des veux el des
oieiIIes avec Ie coIIvie pendanl Ie jeûne, poui evilei de lonlei dans Ia
diveigence enlie Ies savanls. S´iI en a lesoin poui Ie liailenenl pai
exenpIe, iI n´v a pas de naI a ceIa nône si Ie goûl du pioduil paivienl a sa
goige, el son jeûne esl vaIide.
 
II fail pailie de Ia Sunna d´uliIisei Ie siua| a loul nonenl pendanl Ie
jeûne sans que ceIa ne soil deleslalIe, d´apiòs I´avis jusle des savanls sui
celle queslion.
 
II inconle au jeûneui d´evilei Ia nedisance, Ia caIonnie, Ie nensonge,
elc. el si queIqu´un I´insuIle, qu´iI dise : « Moi, je jeûne ». Ln pieseivanl sa
Iangue el ses aulies nenlies des peches, iI pieseive son jeûne : Ie Iiophòle
 a dil : « Cc|ui uui nc rcncncc pas a dirc dcs ncnscngcs. ni a |c nc||rc cn pra|iuuc.
A||an n´a nu| ocscin uu´i| sc pritc dc ocirc cu dc nangcr » |iappoile pai Ahnad!.

1
NdT : nol a nol : « ne cesseia d´ôlie lien poilanle. ».
2 Dhahaba ath-thama´u uabta||atl| 3ouroûqou ua thabata|-a]rou lne chû A||ûhu. »
153


 
II esl neiiloiie poui ceIui qui esl invile a un iepas aIois qu´iI jeûne,
d´invoquei AIIah en faveui de son hôle, nais s´iI souhaile ionpie son
jeûne, qu´iI nange.
 
La Nuil du Deslin (ou de Ia vaIeui) esl Ia neiIIeuie nuil de I´annee : eIIe
esl siluee pailicuIiòienenl dans Ies dix deiniòies nuils de Ranadan el eIIe
esl liòs piolalIenenl Ia vingl-sepliòne nuil du Ranadan |nuil du vingl-
six au vingl-sepl!. Une lonne ouvie acconpIie au couis de celle nuil esl
neiIIeuie qu´une ouvie acconpIie pendanl niIIe nois. On peul Ia
ieconnaîlie pai des signes conne Ie fail que Ie soIeiI appaiaîl lIanc au
nalin avec peu de iavons el celle nuil-Ia, iI fail un lenps doux. Iai
aiIIeuis, iI se peul que Ie nusuInan assisle a celle nuil sans s´en iendie
conple. Le piincipaI esl d´acconpIii leaucoup d´effoils dans I´adoialion
pendanl Ie Ranadan, el en pailicuIiei pendanl Ies dix deiniòies nuils, el
de veiIIei a ne Iaissei passei aucune nuil sans v acconpIii Ies piiòies de
nuil. S´iI acconpIil Ia piiòie de nuil (-) en connun, qu´iI ne
quille pas I´assenlIee avanl que I´inan ail conpIele Ia piiòie, afin
d´avoii Ia ieconpense de ceIui qui piie loule Ia nuil.
 
II esl neiiloiie poui ceIui qui enlane un jeûne suieiogaloiie de Ie
conpIelei : loulefois, ce n´esl pas olIigaloiie. Mône s´iI Ie ionpl voIon-
laiienenl, iI n´v a pas de naI a ceIa el iI n´a pas a Ie conpensei.
 
La rctraItc sµIrItuc!!c () : c´esl Ie fail qu´un nusuInan jouissanl de
sa iaison deneuie dans Ia nosquee poui acconpIii une adoialion. Ses
condilions : ôlie puiifie de loule giande inpuiele : ne soilii que pai
necessile alsoIue, conne poui nangei, faiie ses lesoins, ou faiie un Iavage
olIigaloiie. LIIe esl invaIidee pai loule soilie supeifIue el Ie iappoil sexueI.
LIIe esl neiiloiie a loule epoque el suiloul pendanl Ie Ranadan el eIIe esl
encoie pIus neiiloiie pendanl Ies dix deiniòies nuils du Ranadan. Sa
duiee nininaIe esl d´une heuie. II esl ieconnande qu´eIIe ne duie pas
noins d´un joui el d´une nuil. La fenne ne peul effecluei Ia ieliaile
spiiilueIIe qu´apiòs I´auloiisalion de son naii. II esl neiiloiie poui ceIui
qui fail celle ieliaile d´occupei son lenps pai Ies acles d´adoialion el
d´oleissance, d´acconpIii Ies acles peinis avec nodeialion el d´evilei ce
qui ne Ie iegaide pas.
154


Lc Hadj (grand µè!crInagc) ct !a Oumra (µctIt µè!crInagc) snnt nb!Iga-
tnIrcs unc fnIs dans !a vIc ct !cs cnndItInns dc ccttc nb!IgatInn snnt !cs
suIvantcs : 1) L´IsIan. 2) La iaison. 3) La puleile. 4) Llie Iilie. 5) La
capacile qui consisle a possedei Ies piovisions el un noven de lianspoil.
Ioui ceIui qui negIige Ie Hadj el Ia Ounia jusqu´a sa noil, on devia
pieIevei de son aigenl poui Ies acconpIii a sa pIace. Ces iiles ne sonl pas
acceples du necieanl el du naIade nenlaI. Iai conlie, iIs sonl acceples de
I´enfanl el de I´escIave, nais ne Ies exenplenl pas d´acconpIii un Hadj
olIigaloiie |une fois Iilie ou pulòie!. Si ceIui qui n´a pas Ia capacile ~
conne Ie pauvie ~ s´endelle el acconpIil Ie Hadj, son Hadj esl vaIide.
CeIui qui fail Ie Hadj poui une lieice peisonne aIois qu´iI n´a pas encoie
acconpIi son piopie Hadj olIigaloiie, ce Hadj seia conple poui Iui |el non
poui Ia lieice peisonne!.
La sacra!IsatInn |] : iI esl piefeialIe poui ceIui qui veul enliei en elal
de saciaIisalion de piendie un lain iilueI, de se nellovei, se paifunei, se
delaiiassei de ses vôlenenls qui epousenl Ia foine du coips el poilei a Ia
pIace deux noiceaux d´eloffe |izâi el iidâ´! lIancs el piopies. Iuis iI enlie en
elal de saciaIisalion en disanl : « |aooau|a A||anunna 3cunra|an » (je ieponds a
Ton appeI pai une Ounia) |ceci poui ceIui qui souhaile effecluei une Ounia
seuIenenl! ou «|aooau|a A||anunna Hajjan » (je ieponds a lon appeI pai un
Hadj) |ceci poui ceIui qui souhaile effecluei un Hadj seuIenenl! ou «|aooau|a
A||anunna 3cunra|an ua Hajjan » ou « Hajjan ua 3cunra|an » (je ieponds a lon
appeI pai une Ounia el un Hadj ou pai un Hadj el une Ounia) |ceci poui
ceIui qui souhaile effecluei une Ounia el un Hadj!. S´iI ciainl un enpôche-
nenl, iI peul expiinei une condilion en disanl : « A||anunna inc naoasani
naoiscun. fanani||i nau|ncu naoas|ani » |Ò AIIah, s´iI n´aiiive queIque
enpôchenenl, na desaciaIisalion auia Iieu a I´endioil où Tu n´as aiiôle ».
Lc µè!crIn a !c chnIx cntrc trnIs rItcs : Ie Tana||cu´, Ie Qiran el Ie |frad, Ie
neiIIeui elanl Ie Tanallou3 qui consisle a enliei en elal de saciaIisalion
poui Ia Ounia au couis des nois du Hadj, puis a se desaciaIisei |apiòs
avoii acconpIi ce iile! el ensuile, enliei a nouveau en elal de saciaIisalion
poui acconpIii Ie Hadj au couis de Ia nône annee. Le Ifiâd consisle a
enliei en elal de saciaIisalion poui Ie Hadj uniquenenl. Ll Ie Oiiân consisle
a soil enliei en elal de saciaIisalion poui Ies deux a Ia fois, soil enliei en
elal de saciaIisalion poui Ia Ounia, puis, avanl d´avoii enlane Ies ciicuils
auloui de Ia Ka´lah (Ie Tavâf), d´avoii I´inlenlion d´acconpIii Ie Hadj a Ia
suile, sans se desaciaIisei.
Loisque ceIui qui veul acconpIii Ie Hadj nonle dans son noven de
lianspoil, iI piononce Ia Ta|oiua en disanl : « |aooau|a A||anunna |aooau|.
|aooau|a |a cnari|a |a|a |aooau|. inna|-nanda. uanni3na|a |a|a ua| Mu||. |a
cnari|a |a| » soil « Ie ieponds a Ton appeI ô AIIah, je ieponds a Ton
appeI. Ie ieponds a Ton appeI, poinl d´associe a Toi, je ieponds a Ton
appeI. Ceiles, Ia Iouange, Ia giâce el Ia iovaule T´appailiennenl, poinl
d´associe a Toi ». II esl ieconnande de piononcei ceIa liòs fiequennenl
Lc Hadj ct !a Oumra
155


poui Ies honnes el Ies fennes. II esl ieconnande aux honnes
uniquenenl d´eIevei Ia voix a celle occasion.
Lcs IntcrdIts dc !'Ihrâm : On en denonlie neuf au lolaI : 1) se iasei Ies
cheveux. 2) Se coupei Ies ongIes. 3) Le fail de poilei des vôlenenls qui
epousenl Ies foines du coips poui I´honne. Neannoins, si I´on ne liouve
pas d´izar (un pagne), on pouiia poilei un panlaIon (sirua|), ou si I´on ne
liouve pas de sandaIes, on poileia aIois des chaussuies que I´on coupeia de
leIIe soile qu´eIIes ne couvienl pas Ies cheviIIes : on n´a pas a expiei dans ce
cas. 4) Se couviii Ia lôle poui I´honne. 5) Iaifunei son coips ou ses halils.
6) Chassei (des aninaux sauvages Iiciles). 7) Conliaclei un naiiage : ceIa
esl iIIicile nais n´inpIique pas d´expialion. 8) Se Iiviei aux caiesses en
pienanl du pIaisii en dehois de I´acle sexueI. Son expialion esl Ie saciifice
d´un noulon, ou liois jouis de jeûne, ou nouiiii six pauvies. 9) Le iappoil
sexueI : si c´esl avanl Ia pieniòie desaciaIisalion, Ie Hadj esl invaIide, nais
on doil Ie leininei loul de nône, el en pIus, Ie iefaiie I´annee suivanle. De
suicioîl, on doil saciifiei un chaneau el Ie disliiluei aux pauvies de Ia
Mecque : si Ie iappoil sexueI a Iieu apiòs Ia pieniòie desaciaIisalion, Ie
Hadj iesle vaIide : on ne devia dans ce cas, que saciifiei un chaneau. Si Ie
iappoil sexueI a Iieu pendanl Ia Ounia, ceIIe-ci esl invaIide : on doil aIois
saciifiei un noulon el iefaiie celle Ounia. Rien d´aulie en dehois du
iappoil sexueI n´invaIide Ie Hadj ou Ia Ounia : I´infiaclion aux aulies
inleidils se conpense pai un saciifice nais n´annuIe pas Ie Hadj.
La fenne esl paieiIIe a I´honne, sauf qu´eIIe peul poilei des vôlenenls
qui epousenl Ia foine du coips. Toulefois, eIIe ne poile pas de voiIe sui son
visage (Ia luiqa), ni de niqâl, ni de ganls.
L'cxµIatInn : II v en a deux soiles :
PrcmIèrcmcnt : Au chnIx : II s´agil de I´expialion poui s´ôlie iase, avoii
uliIise du paifun, s´ôlie coupe Ies ongIes, s´ôlie couveil Ia lôle ou avoii
poile des halils qui epousenl Ies foines du coips poui Ies honnes. On a Ie
choix enlie jeûnei liois jouis, nouiiii six pauvies a iaison d´un deni-Sâ3
|un kiIo el deni enviion! de nouiiiluie pai pauvie, ou saciifiei un noulon.
CeIui qui lue un giliei devia conpensei pai une lôle de lioupeau senlIalIe
a ceIIe qu´iI a lue, s´iI Ia possòde : sinon, iI donneia son piix en aunône.
DcuxIèmcmcnt : Dans !'nrdrc : L´expialion de ceIui qui acconpIil Ie iile
Tana||cu3 ou Qiran esl un noulon, el I´expialion du iappoil sexueI esl un
chaneau. S´iI n´en liouve pas, iI jeûne liois jouis pendanl Ie Hadj el sepl,
Ioisqu´iI ielouine dans son pavs. Toule innoIalion ou don de nouiiiluie
sonl excIusivenenl deslines aux pauvies du leiiiloiie sacie de La Mecque.
L'cntréc à La Mccquc : en enlianl dans Ia Mosquee saciee, Ie pòIeiin
piononce I´invocalion piesciile au nonenl de ienliei dans n´inpoile
queIIe nosquee. Lnsuile, iI connence pai Ies sepl louis auloui de Ia
Maison Saciee (Ie Tavâf) de Ia Ounia s´iI effeclue Ie iile du Tana||cu3, ou
Ie Tavâf d´aiiivee, s´iI fail Ie |frad ou Ie Qiran. Ainsi, iI fail Ie |dn|ioa3 qui
consisle a nellie Ie niIieu de son iidâ (piòce d´eloffe du haul) sous I´aisseIIe
156


dioile, de soile a decouviii I´epauIe dioile el a pIacei Ies deux exlieniles
du lissu sui I´epauIe gauche. Iuis iI connence Ie pieniei loui pai Ia Iieiie
noiie qu´iI louche, enliasse ou en diieclion de IaqueIIe iI fail un signe de Ia
nain el dil : « 8isni||an ua| |ancu A|oar » |Au ncn d´A||an. A||an cs| |c P|us
Grand! : iI feia ceIa a chaque loui. Iuis, iI Iaisse Ia Kaala a sa gauche el
acconpIil Ie Tavâf en sepl louis. II liolline pendanl Ies liois pienieis
louis, |c´esl-a-diie naichei iapidenenl el a pas iappioches! seIon sa
capacile, el dans Ies qualie deinieis louis, iI naiche. A chaque fois qu´iI
aiiive au niveau de I´AngIe venenile, iI Ie loucheia s´iI Ie peul. Lnlie
I´AngIe venenile el ceIui où esl encasliee Ia Iieiie noiie, iI diia :
 ´ L · r \ ´ _ , . \ ´ . ·  « Rabbanû.
ûtlnû fld-dounµû hassanatane. ua fl|-ûkhlratl hassanatane. ua qlnû
adhûban-nûr » |Scigncur ! Acccrdc ncus unc oc||c par| ici-oas. c| unc oc||c par|
aussi dans |´au-dc|a . c| prc|cgc-ncus du cna|incn| du |cu !!. Iendanl Ie iesle du
Tavâf, iI iecileia Ies invocalions qu´iI desiie. Lnsuile, iI acconpIil une
piiòie de deux Rak´ah deiiiòie Ia Slalion d´Iliahin -si ceIa esl possilIe-
dans IesqueIIes iI Iiia Ies souiales A|-Kafirun (souiale nº1O9), el A|-||n|as
(souiale n°112). Lnsuile, iI loil de I´eau de zan-zan en alondance, ielouine
a Ia Iieiie Noiie el Ia louche si ceIa esl possilIe. Lnsuile, iI invoque AIIah
au niveau du Mu||azan (enlie Ia Iieiie Noiie el Ia poile de Ia Kaala). Iuis,
iI nonle sui Ie nonl As-Safa, el dil : (« Aoda´cu oina oada´a A||anu oini ») je
connence pai où AIIah a connence : puis, iI iecile celle paioIe d´AIIah :

,´ ¯´+_\. ,×~¬´¹.,¸.__:ú,
 

lnnas-safû ua|maruata mlne cha3û-irl||ûhl faman ha]] a| baµta
aul3tamara fa|û ]ounû
h
a 3a|aµhl an µattauuafa blhlmû faman
tatauua3a khaµran fa lnn A||ûha Chûklroun 3a|im

.
As-Safû et A|-Maruah sont tralment µarml |es |leux sacres d´A||ah. Donc.
qulconque falt |e µè|erlnage ù |a Malson ou falt |´Oumra ne commet µas de
µeche en falsant |es a||ers-retours entre ces deux monts. Et qulconque falt de
son µroµre gre une bonne uutre. a|ors A||ah est Reconnalssant. Omnlsclent
|AI-ßaqaiah, 158! : puis, iI piocIane Ia giandeui d´AIIah (« A||anu A|oar ») el son
unicile (« |a i|ana i||A||ancu »), fail face a Ia Kaala, Iòve ses deux nains el
invoque AIIah. Lnsuile, iI descend el naiche jusqu´au iepòie veil, puis, iI couil
jusqu´a I´aulie iepòie veil : apiòs, iI naiche jusqu´au nonl A|-Maruan où iI
effeclue ce qu´iI a effeclue au nonl As-Safa, exceplion faile de Ia iecilalion du
veisel. Lnsuile, iI descend el naiche el couil a nouveau enlie Ies deux iepòies
veils ainsi jusqu´a conpIelei sepl louis. De As-Safa jusqu´a A|-Maruan, on
conple un loui, el d´A|-Maruan jusqu´a As-Safa un aulie loui, el ainsi de suile.
Lnsuile, iI se coupe Ies cheveux ou se iase conpIòlenenl. Se iasei esl neiIIeui,
sauf poui ceIui qui fail Ie Tana||cu3, puisqu´iI auia a Ie faiie poui Ie Hadj.
Ouanl a ceIui qui acconpIil Ie iile du Qiran ou de |´|frad, iI ne quille pas son elal
d´Ihiân apiòs Ie Tavâf de I´aiiivee (A|-Qudun), el devia allendie jusqu´a apiòs
Ie Iancei sui Ia giande slòIe Ie joui de I´Aïd. La fenne fail Ia nône chose que
I´honne, sauf qu´eIIe ne liolline pas pendanl Ie Tavâf, ni pendanl
157


dioile, de soile a decouviii I´epauIe dioile el a pIacei Ies deux exlieniles
du lissu sui I´epauIe gauche. Iuis iI connence Ie pieniei loui pai Ia Iieiie
noiie qu´iI louche, enliasse ou en diieclion de IaqueIIe iI fail un signe de Ia
nain el dil : « 8isni||an ua| |ancu A|oar » |Au ncn d´A||an. A||an cs| |c P|us
Grand! : iI feia ceIa a chaque loui. Iuis, iI Iaisse Ia Kaala a sa gauche el
acconpIil Ie Tavâf en sepl louis. II liolline pendanl Ies liois pienieis
louis, |c´esl-a-diie naichei iapidenenl el a pas iappioches! seIon sa
capacile, el dans Ies qualie deinieis louis, iI naiche. A chaque fois qu´iI
aiiive au niveau de I´AngIe venenile, iI Ie loucheia s´iI Ie peul. Lnlie
I´AngIe venenile el ceIui où esl encasliee Ia Iieiie noiie, iI diia :
 ´ L · r \ ´ _ , . \ ´ . ·  « Rabbanû.
ûtlnû fld-dounµû hassanatane. ua fl|-ûkhlratl hassanatane. ua qlnû
adhûban-nûr » |Scigncur ! Acccrdc ncus unc oc||c par| ici-oas. c| unc oc||c par|
aussi dans |´au-dc|a . c| prc|cgc-ncus du cna|incn| du |cu !!. Iendanl Ie iesle du
Tavâf, iI iecileia Ies invocalions qu´iI desiie. Lnsuile, iI acconpIil une
piiòie de deux Rak´ah deiiiòie Ia Slalion d´Iliahin -si ceIa esl possilIe-
dans IesqueIIes iI Iiia Ies souiales A|-Kafirun (souiale nº1O9), el A|-||n|as
(souiale n°112). Lnsuile, iI loil de I´eau de zan-zan en alondance, ielouine
a Ia Iieiie Noiie el Ia louche si ceIa esl possilIe. Lnsuile, iI invoque AIIah
au niveau du Mu||azan (enlie Ia Iieiie Noiie el Ia poile de Ia Kaala). Iuis,
iI nonle sui Ie nonl As-Safa, el dil : (« Aoda´cu oina oada´a A||anu oini ») je
connence pai où AIIah a connence : puis, iI iecile celle paioIe d´AIIah :

,´ ¯´+_\. ,×~¬´¹.,¸.__:ú,
 

lnnas-safû ua|maruata mlne cha3û-irl||ûhl faman ha]] a| baµta
aul3tamara fa|û ]ounû
h
a 3a|aµhl an µattauuafa blhlmû faman
tatauua3a khaµran fa lnn A||ûha Chûklroun 3a|im

.
As-Safû et A|-Maruah sont tralment µarml |es |leux sacres d´A||ah. Donc.
qulconque falt |e µè|erlnage ù |a Malson ou falt |´Oumra ne commet µas de
µeche en falsant |es a||ers-retours entre ces deux monts. Et qulconque falt de
son µroµre gre une bonne uutre. a|ors A||ah est Reconnalssant. Omnlsclent
|AI-ßaqaiah, 158! : puis, iI piocIane Ia giandeui d´AIIah (« A||anu A|oar ») el son
unicile (« |a i|ana i||A||ancu »), fail face a Ia Kaala, Iòve ses deux nains el
invoque AIIah. Lnsuile, iI descend el naiche jusqu´au iepòie veil, puis, iI couil
jusqu´a I´aulie iepòie veil : apiòs, iI naiche jusqu´au nonl A|-Maruan où iI
effeclue ce qu´iI a effeclue au nonl As-Safa, exceplion faile de Ia iecilalion du
veisel. Lnsuile, iI descend el naiche el couil a nouveau enlie Ies deux iepòies
veils ainsi jusqu´a conpIelei sepl louis. De As-Safa jusqu´a A|-Maruan, on
conple un loui, el d´A|-Maruan jusqu´a As-Safa un aulie loui, el ainsi de suile.
Lnsuile, iI se coupe Ies cheveux ou se iase conpIòlenenl. Se iasei esl neiIIeui,
sauf poui ceIui qui fail Ie Tana||cu3, puisqu´iI auia a Ie faiie poui Ie Hadj.
Ouanl a ceIui qui acconpIil Ie iile du Qiran ou de |´|frad, iI ne quille pas son elal
d´Ihiân apiòs Ie Tavâf de I´aiiivee (A|-Qudun), el devia allendie jusqu´a apiòs
Ie Iancei sui Ia giande slòIe Ie joui de I´Aïd. La fenne fail Ia nône chose que
I´honne, sauf qu´eIIe ne liolline pas pendanl Ie Tavâf, ni pendanl


Ies aIIeis-ielouis enlie Ies nonls As-Safa el A|-Maruan.
DcscrIµtInn du Hadj : Loisqu´aiiive Ie joui de A|-Taruiua (qui esl Ie
huiliòne joui du nois de DhuI Hijja,) ceIui qui n´esl pas en elal d´Ihiân
enlie en elal d´Ihiân de Ia où iI se liouve a La Mecque el se iend a Mina où iI
passeia Ia nuil (veiIIe du neuviòne joui). Apiòs Ie Ievei du soIeiI au nalin du
neuviòne joui, iI se iend a Aiafal. Apiòs que Ie soIeiI ail connence a quillei
Ie zenilh, iI acconpIil Ia piiòie de nidi (Zhuhi) el ceIIe de I´apiòs-nidi ('Asi)
en deux Rak´ah chacune el en Ies iegioupanl. La slalion peul se faiie pailoul
a Aiafal, sauf dans Ia vaIIee 3curanan. II iepeleia alondannenl celle
invocalion : « Lû l|ûha l||A||ûhu uahdahou |û charika |ahou. |ahou| Mu|kou
ua |ahou| hamdou. ua houua 3a|û kou||l chaµ-ine qadir ». |II n´v a poinl de
divinile digne d´adoialion en dehois d´AIIah SeuI, sans associe. A Lui
appailienl Ia iovaule el a Lui appailienl Ia Iouange, el II esl Onnipolenl!. II
iecile leaucoup d´invocalions, se iepenl el passe son lenps dans Ia devolion
a AIIah . Loisque Ie soIeiI se couche, iI se nel en ioule poui Muzda|ifan,
caInenenl el seieinenenl. A ce nonenl, iI piononce Ia Ta|oiua (voii ci-
dessus) el evoque AIIah. Loisqu´iI aiiive a Muzda|ifan, iI v acconpIil Ies
piiòies du couchei du soIeiI (Maghiil) el du soii ('Ichâ), en Ies iegioupanl el
en iaccouicissanl ceIIe du soii a deux Rak´ah. Iuis, iI v passeia Ia nuil el
acconpIiia Ia piiòie de I´aule dòs sa pieniòie heuie. II iesleia a Muzda|ifan a
invoquei son Seigneui jusqu´a ce que Ia Iuniòie du joui appaiaisse
cIaiienenl. Lnsuile, iI se nel en ioule avanl Ie Ievei du soIeiI el Ioisqu´iI
paivienl a Ia vaIIee Munassir, iI naicheia iapidenenl s´iI Ie peul, jusqu´a ce
qu´iI aiiive a Mina. II connence pai Ia giande slòIe A|-3auaoan sui IaqueIIe iI
Ianceia sepl pelils caiIIoux, Ia laiIIe de chacun de ces caiIIoux se siluanl enlie
ceIIes du pois chiche el de Ia noiselle. II piocIane Ia giandeui d´AIIah |A||anu
A|oar! en Iancanl chaque caiIIou el en Ievanl Ia nain. Ce qui conple, c´esl
que Ies caiIIoux lonlenl dans Ie ieceplacIe, nône s´iIs ne louchenl pas Ia
slòIe. La Ta|oiua cesse au pieniei Iancei. Lnsuile, iI innoIe son offiande,
puis se iase Ies cheveux ou Ies iaccouicil : Ie iasage esl neiIIeui. Ln faisanl
deux des liois acles de ce joui (Ie jel de caiIIoux, ou Ie Tavâf ensuile Ie
iaccouicissenenl ou Ie iasage des cheveux), on esl auloiise a piocedei a Ia
pieniòie desaciaIisalion : loul devienl peinis, sauf Ies iappoils sexueIs.
Lnsuile, iI se iend a Ia Mecque el acconpIil Ie Tavâf d´a|-|fadna. C´esl Ie
Tavâf olIigaloiie qui conpIòle Ie Hadj. Lnsuile, iI acconpIil Ies aIIeis-
ielouis enlie Ies nonls As-Safa el A|-Maruan s´iI acconpIil Ie iile du
Tana||cu3 ou s´iI esl de ceux qui n´onl pas acconpIi celle piocession apiòs Ie
Tavâf de I´aiiivee [A|-Qudun]. Apiòs ceIa, loul Iui iedevienl Iicile, v conpiis
Ies iappoils sexueIs. II s´agil Ia de Ia deuxiòne desaciaIisalion. Lnsuile, iI
ielouine a Mina el v passe olIigaloiienenl au noins Ies deux nuils qui
suivenl. A Mina, chaque joui, iI jelle a nouveau des pieiies sui Ies slòIes jusle
apiòs I´heuie du Zhuhi, a iaison de sepl caiIIoux poui chacune des liois
slòIes. II connence pai Ia pieniòie slòIe sui IaqueIIe iI Iance sepl caiIIoux :
ensuile, iI s´avance el s´aiiôle poui invoquei AIIah. Iuis, iI passe a Ia slòIe du
158


niIieu, sui IaqueIIe iI Iance sepl caiIIoux de Ia nône naniòie el invoque
AIIah apiòs ce Iancei. Iuis, iI se diiige veis Ia slòIe A|-3auaoan sui IaqueIIe iI
Iance egaIenenl sepl caiIIoux el ne s´aiiôle pas poui invoquei. Le deuxiòne
joui, iI piocòde de Ia nône naniòie. S´iI esl piesse el desiie pailii au loul de
deux jouis, iI devia quillei Mina avanl Ie couchei du soIeiI. Si Ie soIeiI se
couche au douziòne joui aIois qu´iI se liouve a Mina, iI esl olIige d´v passei
Ia nuil el de jelei a nouveau des caiIIoux Ie Iendenain : sauf si avanl deja
decide de quillei Mina, iI esl lIoque a cause des enlouleiIIages. Dans ce cas,
iI n´v a pas de naI a ce qu´iI quille Mina, nône apiòs Ie couchei du soIeiI.
CeIui qui acconpIil Ie iile du Qiran. n´acconpIil iien de pIus que ceIui qui
acconpIil Ie iile de |´|frad. Toulefois, iI doil, loul conne ceIui qui acconpIil
Ie iile du Tana||cu3, saciifiei une offiande. Lnsuile, lous Ies pòIeiins qui
souhailenl vovagei poui ienliei chez eux, ne Ie fonl pas avanl d´avoii
acconpIi Ie Tavâf d´adieu |Tavâf AI-Wadâ3!, de soile que ce soil Ie deiniei
acle acconpIi avanl de quillei Ia Kaala. Ouanl aux fennes en elal de
nensliues ou de Iochies, eIIes ne sonl pas olIigees d´acconpIii Ie Tavâf
d´adieu. Si apiòs ceIa, Ia peisonne se Iivie au conneice, eIIe doil iefaiie ce
Tavâf. CeIui qui vovage sans avoii fail Ie Tavâf d´adieu doil ievenii poui
I´acconpIii s´iI esl pioche : s´iI esl deja Ioin, iI doil saciifiei une lôle.
Lcs µI!Icrs du Hadj snnt au nnmbrc dc quatrc : 1) L´Ihiân qui esl I´inlenlion
d´enlanei Ie iile. 2) La slalion a Aiafal. 3) Le Tavâf olIigaloiie du Hadj (ou
d´A|-|fadna). 4) L´aIIei-ieloui du Hadj |enlie Ies nonls As-Safa el A|-Maruan!.
Lcs nb!IgatInns du Hadj snnt au nnmbrc dc scµt : (1 L´Ihiân a I´endioil
Iegifeie poui celle occasion (Miua|). 2) La slalion a Aiafal jusqu´a Ia nuil.
3)Le fail de passei Ia nuil a Muzda|ifan jusqu´apiòs Ia noilie de Ia nuil. 4) Le
fail de passei Ia nuil a Mina pendanl Ies jouis de Tachiîq. 5) Le jel des
caiIIoux sui Ies slòIes. 6) Le fail de se iasei Ies cheveux ou de Ies coupei.
7)Le Tavâf d´adieu. 8) Saciifiei I´offiande poui ceIui qui acconpIil Ie iile
Tana||u´ ou Qiran.
Lcs µI!Icrs dc !a Oumra snnt au nnmbrc dc trnIs : 1) L´Ihiân. 2) Le
Tavâf de Ia Ounia. 3) L´aIIei-ieloui de Ia Ounia |enlie Ies nonls As-Safa
el A|-Maruan!.
Lcs nb!IgatInns dc !a Oumra snnt au nnmbrc dc dcux : 1) L´Ihiân a
I´endioil Iegifeie poui celle occasion (Miua|). 2) Le fail de se iasei Ies
cheveux ou Ies coupei.
CeIui qui deIaisse un piIiei, son iile n´esl pas conpIel jusqu´a ce qu´iI
I´acconpIisse. |II n´v a pas possiliIile de conpensei!. CeIui qui deIaisse une
olIigalion, conpense ceIa pai Ie saciifice d´une lôle el ceIui qui deIaisse une
Sunna, n´esl iedevalIe de iien.
On dénnmbrc trcIzc cnndItInns dc va!IdIté du Tawâf autnur dc !a
Kaaba: 1) Llie nusuInan. 2) Iouii de sa iaison. 3) L´inlenlion piecise.
4)Oue I´heuie du Tavâf soil enliee. 5) Le fail de couviii ce qui doil I´ôlie
aulanl que possilIe. 6) La puiificalion, sauf poui un enfanl. 7) ConpIelei
sepl louis avec ceililude. 8) Avoii Ia Kaala a sa gauche : Ies louis pendanl
159


IesqueIs on se lionpe sui ce poinl sonl a iefaiie. 9) Ne pas naichei a
iecuIons. 10) Maichei poui ceIui qui en esl capalIe. 11) Iaiie Ies louis de
naniòie conlinue sans inleiiuplion. 12) Le Tavâf doil ôlie effeclue a
I´inleiieui de Ia Mosquee saciee. 13) Son connencenenl doil se faiie au
niveau de Ia pieiie noiie.
Lcs actcs mérItnIrcs (5unan) du Tawâf : Touchei Ia pieiie noiie el
I´enliassei, diie A||anu A|oar au niveau de Ia pieiie noiie, louchei I´angIe
venenile, |´|dn|ioa3 |qui consisle a nellie Ie niIieu de son iidâ (piòce
d´eloffe du haul) sous I´aisseIIe dioile, de soile a decouviii I´epauIe dioile
el a pIacei Ies deux exlieniles du lissu sui I´epauIe gauche!, piessei Ie pas
quand iI Ie faul el naichei quand iI Ie faul, I´invocalion el I´evocalion
d´AIIah pendanl Ie Tavâf, se iappiochei de Ia Kaala el I´acconpIissenenl
de deux Rak´ah a Ia fin deiiiòie Ia slalion d´Iliahin.
On dénnmbrc ncuf cnndItInns du 5a'v (a!!cr-rctnur cntrc As-5afâ ct
A!-Marwah) : 1) Llie nusuInan. 2) Iouii de sa iaison. 3) L´inlenlion. 4)
Iaiie Ies louis de naniòie conlinue sans inleiiuplion. 5) Maichei poui ceIui
qui en esl capalIe. 6) ConpIelei sepl louis. 7) Iaicouiii loule Ia dislance
enlie Ies deux nonls. 8) L´acconpIii apiòs un Tavâf vaIide. 9) Connencei
Ies louis inpaiis a As-Safa el Ies louis paiis a A|-Maruan.
Lcs actcs mérItnIrcs (5unan) du 5a'v : La puiele de loule souiIIuie el de loule
inpuiele : couviii sa nudile, I´evocalion el I´invocalion d´AIIah pendanl Ie Sa´v :
couiii quand iI faul el naichei quand iI faul : nonlei au sonnel des deux nonls
(As-Safa el A|-Maruan), I´enchaînenenl conlinu enlie Ie Sa´v el Ie Tavâf.
AvcrtIsscmcnt : II esl piefeialIe de Iancei Ies caiIIoux sui Ies slòIes Ie joui
nône, nais si Ie pòIeiin ielaide Ies jels de caiIIoux poui Ies faiie Ie Iendenain
ou ielaide loul poui faiie ceIa Ie deiniei joui du lachiîq, c´esl vaIalIe.
Lc sacrIfIcc esl une Sunna liòs conseiIIee. Loisque connencenl Ies dix
pienieis jouis du nois de DhuI Hijja, iI devienl inleidil a ceIui qui veul faiie
Ie saciifice Ie joui de Ia fôle de se coupei Ies cheveux, Ies ongIes, s´epiIei ou se
iasei jusqu´a ce qu´iI ail fail Ie saciifice.
A!-3aqîqa : c´esl une Sunna (acle ieconnande). Ioui Ie gaicon, on
saciifie deux noulons el poui Ia fiIIe, un seuI. L´innoIalion esl
ieconnandee au sepliòne joui apiòs sa naissance el en ce joui, iI esl
neiiloiie de Iui iasei Ies cheveux el de donnei en aunône I´equivaIenl en
aigenl du poids de ses cheveux, conne iI esl neiiloiie en ce joui de
nonnei I´enfanl. Les nons qu´AIIah aine Ie pIus sonl « Aodu||an el
Aodurrannan » (adoialeui d´AIIah el adoialeui de I´infininenl Miseiicoidieux).
II esl lon de iappeIei qu´iI esl foineIIenenl inleidil de se nonnei pai des
nons qui sous-enlendenl une adoialion a aulie qu´AIIah, conne Aodu-
Naou (adoialeui du Iiophòle) ou Aodur-Rassu| (adoialeui du Messagei)
1
Si

1
NdT : Les nons d´AIIah sonl assez nonlieux poui qu´on puisse liouvei Ie lesoin de
cheichei des nons qui sous-enlendenl une adoialion a un aulie qu´AIIah. Vous
liouveiez ces nons au delul de I´ouviage.
160


Ie nonenl de Ia 3Aqîqa coïncide avec ceIui du saciifice, on peul ne faiie
qu´un des deux, el ceIa dispense de faiie I´aulie.
Rcmarquc : CeIui qui enlie dans Ia nosquee du Iiophòle  connence pai
acconpIii deux Rak´ah, puis se iend aupiòs de Ia nolIe lonle du Iiophòle
, se pIace face au Iiophòle  Ie dos a Ia OilIa, Ie coui pIein de iespecl,
conne s´iI Ie vovail el Ie saIue en ces leines : Assa|ûmou 3a|aµka µû
rassou|a||ûhl : soil : (que Ia paix soil sui loi, ô Messagei d´AIIah), s´iI ajoule
d´aulies foinuIes, c´esl lien. Lnsuile, iI avance d´un pas veis Ia dioile el dil :
Assa|ûmou 3a|aµka µû Abû bakrlne as-sldiq. Assa|ûmou 3a|aµka µû
3oumarou A|fûroûq. A||ûhumma a]tlhlmû 3ane nablµµlhlmû ua 3anl|
ls|ûml khaµrû : soil : (Oue Ia paix soil sui loi, ô Alû ßaki As-Siddîq, que Ia
paix soil sui loi, ô Onai AI-Iâiouq : Ò AIIah, accoide-Ieui une lonne
ieconpense poui ce qu´iIs onl fail poui Ieui Iiophòle el poui I´IsIan).
Lnsuile, iI se pIace face a Ia OilIa landis que I´appailenenl (dans IequeI esl
enleiie Ie Iiophòle ) se liouve a sa gauche, el iI invoque AIIah.
Vnici un résumé dcs actcs du Hadj dans !'nrdrc :
RItc Tamattnu3 QIrân Ifrâd
Delul: Ihian el
TaIlva
Lallavka ounialane
noulanalli3an lihâ
iIaI Hadj
Lallavka
3ounialane va
Hajjane
Lallavka Hajjane
Iuis Tavâf de Ia Ounia
Tavâf de I´aiiivee
(Oudûn)
Tavâf de I´aiiivee
(Oudûn)
Iuis
AIIei-ieloui enlie Safâ el
Maivah (sa´v) de Ia Ounia
AIIei-ieloui enlie
Safâ el Maivah (sa´v)
du Hadj
AIIei-ieloui enlie
Safâ el Maivah
(sa´v) du Hadj
Iuis
Se coupei Ies cheveux
(desaciaIisalion conpIòle)
II iesle en elal
d´Ihiân
II iesle en elal
d´Ihiân
8
òne
joui avanl
nidi
Lnliee en elal d´Ihiân a La
Mecque el depail poui Mina
Depail poui Mina Depail poui Mina
9
òne
joui apiòs Ie
Ievei du soIeiI
Depail poui Aiafal où I´on iegioupe Ies piiòies du Zhuhi el du 'Asi el
Ies iaccouicil a 2 Rak´ah a I´heuie du Zhuhi puis on se consacie a
I´invocalion jusqu´au couchei du soIeiI.
Apiòs Ie couchei
du soIeiI
Depail poui MuzdaIifah. Ln aiiivanl, on iegioupe Ies piiòies de Maghiil
el de 'Ichâ en iaccouicissanl celle deiniòie a 2 Rak´ah el on v iesle au
noins jusqu´a Ia noilie de Ia nuil : iI esl neiiloiie d´v ieslei jusqu´a I´aule
Ioui du saciifice
(fôle) (1O
òne
joui)
apiòs I´aule el
avanl Ie Ievei du
soIeiI
InnoIalion de I´offiande
InnoIalion de
I´offiande
pas d´offiande
Ielei Ies caiIIoux sui Ia giande slòIe (A|-3Auaoan), se iasei Ies cheveux
ou se Ies coupei, puis faiie Ie Tavâf d´A|-ifadna el en faisanl deux de ces
liois acles, on peul piocedei a Ia 1
òie
desaciaIisalion el en
acconpIissanl Ies liois, on peul piocedei a Ia 2
òne
.
Sa´v (aIIei-ieloui enlie As-
Safâ el AI-Maivah
= = = = = = = = = = = = = =
11
òne
el 12
òne
jouis
puis 13
òne
poui
ceIui qui ielaide
(jouis du Tachiîq)
Lancei des caiIIoux sui Ies slòIes : Ia pelile, puis Ia novenne, puis Ia
giande apiòs Ie Zhuhi.
Au nonenl de
s´en aIIei
Tavâf d´adieu : Ia fenne en elal de nensliualion ou des Iochies en esl
exenplee.
161


 
Lcs mauvaIscs actInns sonl effacees el expiees de pIusieuis facons paini
IesqueIIes : Ie iepenlii sincòie, I´inpIoialion du paidon, Ies lonnes aclions,
Ies epieuves el Ies naIheuis, I´aunône, Ies invocalions d´une peisonne en
faveui d´une aulie. S´iI iesle un peche qu´AIIah n´a pas paidonne,
I´individu seia châlie a cause de ceIa dans sa lonle, ou Ie Ioui de Ia
Resuiieclion ou dans Ie feu de Ia Cehenne jusqu´a ce qu´iI en soil puiifie.
Lnsuile, iI enlieia au Iaiadis s´iI esl noil en piofessanl I´unicile d´AIIah.
Mais s´iI neuil dans Ia necieance ou Ie poIvlheisne ou I´hvpociisie
(najeuie), iI deneuieia eleineIIenenl dans Ie feu de Ia Cehenne. Lcs
µéchés ct !cs fautcs onl leaucoup d´effels sui I´ôlie hunain. Lcurs cffcts
sur !c cmur : iIs engendienl Ie chagiin, I´aveugIenenl, I´aviIissenenl, Ia
naIadie el jellenl un voiIe qui sepaie d´AIIah. Lcurs cffcts sur !a rc!IgInn :
iIs engendienl ce qui a ele cile, fonl olslacIe a I´oleissance, el sonl une
cause qui piive Ieui auleui de I´invocalion du Messagei , des anges el
des ciovanls. Lcurs cffcts sur !cs rIchcsscs : iIs piivenl Ia peisonne des
iichesses, suppiinenl Ieuis lienfails el Ieui ieliienl loule lenediclion.
Lcurs cffcts sur !'IndIvIdu : iIs aneanlissenl Ia lenediclion de Ia duiee de
vie de Ia peisonne, suscilenl une vie pIeine de gônes el de conpIicalions.
Lcurs cffcts sur !cs muvrcs : iIs enpôchenl qu´eIIes soienl agieees. EnfIn,
!curs cffcts sur !a sncIété : iIs suppiinenl Ies lienfails de Ia secuiile,
piovoquenl Ia hausse des piix sans iaison appaienle, I´oppiession des
gouveinanls el des ennenis, Ia piivalion de Ia pIuie, elc.
 
L'aµaIscmcnt du cmur, sa salisfaclion el Ia dispaiilion des soucis sonl
ce que iecheiche chaque individu, el giâce a ceIa, on acquieil une vie
heuieuse. Ioui v paivenii, iI v a des causes ieIigieuses, naluieIIes el
pialiques qui ne se iassenlIenl que chez Ies ciovanls. Iaini ceIIes-ci, on
denonlie : 1) La foi en AIIah. 2) L´acconpIissenenl des oidies d´AIIah el Ie
fail d´evilei ses inleidils. 3) La lonle enveis Ies ciealuies pai Ia paioIe,
I´acle el Ies diffeienles soiles de lonnes aclions. 4) Occupei son lenps dans
des ouvies ou des sciences uliIes, qu´eIIes soienl ieIigieuses ou piofanes.
5)Ne pas iefIechii sui Ies ouvies fuluies ou passees, nais s´occupei de ses
ouvies quolidiennes. 6) ßeaucoup evoquei AIIah. 7) IaiIei des lienfails
d´AIIah appaienls el caches. 8) Regaidei ceIui qui esl infeiieui a nous el ne
pas iegaidei ceIui qui nous esl supeiieui conceinanl Ies choses de Ia vie
piesenle. 9) S´effoicei de ieduiie a neanl Ies causes qui suscilenl Ies soucis,
el acqueiii Ies causes qui suscilenl Ia joie. 10) Avoii iecouis a AIIah poui
eIoignei Ies soucis AIIah poui eIoignei Ies soucis a I´aide de ceilaines
invocalions que faisail Ie Iiophòle 
1
Rcmarquc : Iliahin AI-Khavâs
 a dil : « Le ienòde du coui iepose sui cinq choses : iecilei Ie Coian

1
Voii Ie chapilie des invocalions.
Quc!qucs sujcts uti!cs

162


avec nedilalion, gaidei Ie venlie vide, veiIIei en piiòies, inpIoiei AIIah
pendanl Ia nuil el Ia fiequenlalion des gens veilueux. »
 
Lc marIagc esl ieconnande a ceIui qui epiouve Ie desii chaineI, nais
ne ciainl pas de connellie Ia foinicalion. II esl peinis a ceIui qui n´a pas
de desii chaineI el iI esl olIigaloiie poui ceIui qui ciainl de connellie Ia
foinicalion, el dans ce cas-Ia, se naiiei esl nône piioiilaiie sui Ie Hadj
olIigaloiie. II esl inleidil de iegaidei une fenne, de iegaidei avec desii
une fenne âgee, ou un adoIescenl inleile.
Lcs cnndItInns du marIagc snnt : 1) Iiecisei I´idenlile exacle des fuluis
epoux : aussi, iI n´esl pas peinis que Ie luleui dise : je le donne I´une de
nes fiIIes en naiiage aIois qu´iI en a pIusieuis. 2) Le consenlenenl de
I´epoux iesponsalIe avanl alleinl I´âge de Ia iaison, el Ie consenlenenl de Ia
fenne Iilie el jouissanl de sa iaison. 3) Le luleui : Ie naiiage n´esl pas
vaIide si une fenne se donne eIIe-nône en naiiage : peisonne d´aulie en
dehois de son luleui ne doil Ia naiiei, sauf si ce deiniei iefuse de Ia donnei
en naiiage a un honne qui ieunil Ies quaIiles iequises. CeIui qui a Ie pIus
Ie dioil de Ia naiiei esl son pòie, puis son giand-pòie paleineI, puis son
aiiiòie giand-pòie paleineI, el ainsi de suile en ienonlanl, ensuile son fiIs,
puis Ie fiIs de son fiIs, el ainsi de suile en descendanl : puis son fiòie
geinain, puis son fiòie consanguin du côle paleineI, puis Ie fiIs du fiòie,
elc. 4) Les lenoins : iI faul alsoIunenl Ie lenoignage de deux honnes
pulòies jouissanl de Ieui iaison el inlògies. 5) L´alsence d´un
enpôchenenl de naiiage enlie Ies epoux : conne avoii ele aIIaile pai Ia
nône fenne, un Iien de paienle qui inleidil Ie naiiage ou Ia paienle pai
aIIiance.
 
Cc!!cs avcc quI !c marIagc cst IntcrdIt : Premlèrement : L´inleidiclion
definilive : LIIes sonl pIusieuis calegoiies : 1) La µarcnté : ce sonl Ia nòie,
Ia giand-nòie el ainsi de suile en ienonlanl, Ia fiIIe, Ia pelile-fiIIe, el ainsi
de suile en descendanl, n´inpoile queIIe soui, Ia fiIIe de Ia soui el sa
pelile-fiIIe des deux côles, n´inpoile queIIe fiIIe du fiòie, Ieuis fiIIes, el
Ieuis peliles-fiIIes el ainsi de suile en descendanl, Ia lanle paleineIIe el Ia
lanle naleineIIe, nône si on ienonle pIus Ioin (soui du giand pòie.)
2)L'a!!aItcmcnt : iI inleidil de Ia nône facon que Ies Iiens du sang, el ceIa a
Ia nône iepeicussion sui Ia paienle pai aIIiance, c´esl-a-diie que I´inleidil
louche egaIenenl Ie conjoinl de Ia peisonne qui a lele. 3) L'a!!Iancc : ce sonl
Ia nòie de I´epouse el ses deux giand-nòies, Ies epouses (divoicees ou
veuves) des ascendanls el descendanls diiecls (pòie, giand-pòie. fiIs,
pelil-fiIs.), el Ies fiIIes de I´epouse, ses peliles-fiIIes, el ainsi de suile en
descendanl.
Deuxlèmement : L'IntcrdIctInn tcmµnraIrc : on dislingue deux calegoiies :
1) A cause du iegioupenenl, conne Ie iegioupenenl de deux souis (on
ne peul pas se naiiei avec deux souis en nône lenps) ou d´une fenne el
163


sa lanle naleineIIe ou paleineIIe. 2) A cause d´une silualion qui peul
changei, conne une fenne qui esl deja naiiee avec queIqu´un. Rcmarquc
utI!c : Les paienls de I´honne n´onl pas Ie dioil de I´olIigei a epousei une
fenne qu´iI ne veul pas el iI n´esl pas lenu de Ieui oleii en ceIa el iI n´esl
pas consideie dans ce cas conne un fiIs desoleissanl a ses paienls.
 
Lc dIvnrcc : I! cst IntcrdIt de divoicei de sa fenne pendanl ses iògIes,
en elal des Iochies ou dans un elal de puiele au couis duqueI on a eu un
iappoil sexueI avec eIIe. Toulefois, une iepudialion dans ces condilions esl
vaIide. II esl deleslalIe de divoicei sans necessile, el Ie divoice esl peinis
Ioisqu´iI esl necessaiie. II esl ieconnande a ceIui poui qui Ie naiiage esl
piejudicialIe. On n´esl pas lenu d´oleii aux paienls en naliòie de divoice.
II esl inleidil a ceIui qui veul iepudiei sa fenne de Ia iepudiei pIus d´une
fois. II faul qu´eIIe soil dans un elal de puiele (apiòs Ies iògIes) dans IequeI
iI n´a pas encoie eu de iappoil sexueI avec eIIe : iI Ia iepudie aIois une seuIe
fois el Ia Iaisse sans Ia iepudiei de nouveau jusqu´a Ia fin de son deIai de
viduile. II esl inleidil a Ia fenne qui a ele divoicee noins de liois fois de
soilii de sa naison ou d´ôlie soilie pai son epoux avanl Ia fin de sa peiiode
de viduile. La iepudialion a Iieu Ioisqu´on Ia piononce veilaIenenl el Ia
sinpIe inlenlion ne suffil pas.
 
Lcs scrmcnts : poui que I´expialion d´un seinenl soil olIigaloiie, iI faul
qualie condilions : 1) Lc scrmcnt dnIt êtrc IntcntInnnc! : ainsi iI n´v a pas
de seinenl s´iI Ie piononce sans inlenlion de juiei. CeIa s´appeIIe Ie
seinenl iiiefIechi, conne des expiessions leIIes que : (non, pai AIIah !) ou
(si, pai AIIah !) au couis d´une discussion. 2) I! dnIt µnrtcr sur unc chnsc
futurc µnssIb!c : ainsi, iI n´v a pas de seinenl s´iI poile sui une chose
passee, ou si Ia peisonne Ie fail pai ignoiance, ou pensanl qu´eIIe esl
veiidique, ou en nenlanl voIonlaiienenl (iI s´agil du faux seinenl qui fail
pailie des pIus giands peches). De nône, Ie seinenl n´esl pas vaIide si Ia
peisonne juie sui une chose fuluie pensanl que ceIa esl viai el que pai Ia
suile, on decouvie que ce n´esl pas Ie cas. 3) Cc!uI quI faIt !c scrmcnt dnIt
!'avnIr faIt dc snn µrnµrc chcf sans v ôlie conliainl. 4) Lc scrmcnt dnIt êtrc
cnfrcInt, el ceIa, en faisanl ce qu´iI a juie de deIaissei, ou en deIaissanl ce
qu´iI a juie de faiie.
Ouanl a ceIui qui fail Ie seinenl en posanl Ia condilion pai Ia voIonle
d´AIIah (en disanl « si AIIah Ie veul » pai exenpIe), iI n´esl pas lenu
d´expiei si deux condilions sonl ienpIies : 1) Celle foinuIe de condilion
doil ôlie Iiee au seinenl sans disconlinuile dans Ia phiase. 2) II doil avoii
vouIu signifiei pai ceIa que ce sui quoi iI juie esl condilionne pai Ia voIonle
d´AIIah, en disanl, pai exenpIe : (pai AIIah, si AIIah Ie veul).
Ioui Ie cas de ceIui qui juie de faiie queIque chose el voil pai Ia suile qu´iI
esl avanlageux de faiie pIulôl Ie conliaiie, Ia Sunna consisle a ce qu´iI expie
son seinenl el fasse ce qui esl neiIIeui.
164


L'cxµIatInn dc cc!uI quI vIn!c un scrmcnt : nouiiii dix pauvies en offianl
a chacun d´eux un deni Sa´a de nouiiiluie (c´esl-a-diie un kiIo el un quail),
ou de Ieui offiii des halils, ou d´affianchii un escIave : ceIui qui ne peul
pas acconpIii ceIa jeûneia liois jouis successifs. CeIui qui jeûne aIois qu´iI
esl capalIe de nouiiii ou de vôlii des pauvies, n´a pas expie son seinenl. II
esl peinis de faiie I´expialion avanl d´enfieindie Ie seinenl ou apiòs. Une
seuIe expialion esl suffisanle poui ceIui qui fail Ie seinenl pIusieuis fois
poui une nône chose. Mais s´iI s´agil de pIusieuis choses diffeienles, iI doil
aulanl d´expialions qu´iI a enfieinl de seinenls.
 
Lc vmu µIcux : On dislingue pIusieuis soiles : 1) Lc vmu généra! : ceIui
qui dil : (Ie pionels d´acconpIii un vou poui AIIah si je suis gueii) el se
lail sans avoii I´inlenlion d´acconpIii un vou piecis, iI doil faiie quoiqu´iI
aiiive I´expialion du vou (voii I´expialion de ceIui qui vioIe un seinenl)
Ioisqu´iI ollienl Ia gueiison. 2) Lc vmu suItc à unc dIsµutc ct suItc à !a
cn!èrc : iI consisle a Iiei un vou a Ia ieaIisalion d´un evònenenl dans
I´inlenlion d´enpôchei Ia ieaIisalion de celle chose ou de poussei a Ia faiie,
conne ceIui qui dil : (si je le paiIe, j´ai I´olIigalion de jeûnei pendanl un
an) : son jugenenl esl qu´on piopose a ceIui-Ia de choisii enlie iespeclei ce
qu´iI s´esl engage de faiie, ou d´expiei Ie vou Ioisqu´iI va Iui paiIei. 3) Lc
vmu µcrmIs : exenpIe : (c´esl poui noi un devoii enveis AIIah de poilei
non halil), son jugenenl : iI a Ie choix de poilei I´halil ou de faiie
I´expialion du seinenl. 4) Lc vmu détcstab!c : exenpIe : (c´esl un devoii
poui noi enveis AIIah de iepudiei na fenne) : son jugenenl : iI Iui esl
ieconnande de faiie I´expialion du vou non iespecle el de ne pas execulei
son vou : nais s´iI Ie fail, iI n´a pas a expiei son vou. 5) Lc vmu dc
désnbéIssancc : exenpIe : (c´esl un devoii poui noi enveis AIIah de voIei) :
son jugenenl : iI esl inleidil de iespeclei ce genie de vou el iI faul expiei Ie
vou non iespecle : s´iI execule ce vou, iI connel un peche el n´a pas a
expiei Ie vou non iespecle. 6) Lc vmu d'nbéIssancc : exenpIe : (c´esl un
devoii poui noi enveis AIIah de piiei leI nonlie de Rak´ah) cheichanl a
iecueiIIii Ies faveuis d´AIIah. S´iI Iie ceIa a une condilion conne Ia gueiison
d´un naIade, iI doil Ie iespeclei si Ia condilion s´esl ieaIisee : nais s´iI
n´associe pas ceIa a une condilion, iI doil Ie iespeclei quoi qu´iI aiiive.
 
L'a!!aItcmcnt : iI enliaîne Ies nônes inleidiclions que Ies Iiens du sang
conceinanl Ie naiiage, Ioisque liois condilions sonl ienpIies : 1) Le Iail de
Ia nouiiice doil ôlie nonle suile a une naissance. 2) L´aIIailenenl de
I´enfanl doil avoii eu Iieu au couis des deux pieniòies annees apiòs sa
naissance. 3) II doil v avoii eu au noins cinq aIIailenenls ceilains ou pIus.
On sous-enlend pai aIIailenenl Ie fail que I´enfanl lòle Ie sein jusqu´a Ie
ieIâchei el non Ie iassasienenl. Le Iien elalIi pai I´aIIailenenl n´enliaîne
pas Ies dioils leIs que Ia piise en chaige financiòie el I´heiilage.
 
Lc tcstamcnt : iI esl olIigaloiie Ioisqu´on souhaile iendie un dioil a
queIqu´un qui n´a pas de pieuve en sa faveui (pas d´acle nolaiie, de conlial
165


de venle, de ieconnaissance de delle, elc). On denande donc pai leslanenl
de Ie iendie a son piopiielaiie. II esl ieconnande poui ceIui qui Iaisse une
giande iichesse. Iai aiIIeuis, iI esl piefeialIe qu´iI ieconnande dans son
leslanenl de donnei Ie cinquiòne de ses liens en aunône aux pauvies
paini ses pioches paienls qui ne fonl pas pailie de ses heiilieis, sinon a des
necessileux, des savanls de I´IsIan el des honnes veilueux. Le Iegs pai
leslanenl esl deleslalIe poui un pauvie qui spoIie ses heiilieis, sauf si ces
deinieis sonl iiches : dans ce cas, ceIa esl peinis. II esl inleidil de Ieguei
pai leslanenl pIus d´un lieis de I´heiilage a un eliangei el iI esl inleidil
dans lous Ies cas de Ieguei pai leslanenl a une peisonne qui a deja dioil a
une pail dans I´heiilage, nône s´iI s´agil d´une loule pelile pail, sauf si Ies
heiilieis donnenl Ieui accoid apiòs sa noil. A ce nonenl-Ia, c´esl peinis.
Le leslanenl s´annuIe si Ie leslaleui dil : je ieviens sui non leslanenl,
j´annuIe ou je change, ou d´aulies expiessions de ce genie. II esl neiiloiie
qu´iI connence son leslanenl pai : « Au non d´AIIah, I´infininenl
Miseiicoidieux, Ie Tiòs Miseiicoidieux. » Iuis : « Voici ce qu´unleI a iecon-
nande, qu´iI lenoigne qu´iI n´v a de divinile digne d´adoialion qu´AIIah
SeuI sans associe, el que Muhannad esl Son Messagei, que Ie Iaiadis esl
une veiile el que I´Lnfei esl une veiile, que I´Heuie du Iugenenl aiiiveia
sans aucun doule el qu´AIIah iessuscileia Ies noils. Ie ieconnande a na
faniIIe que j´ai quillee de ciaindie AIIah el de se ieconciIiei, d´oleii a AIIah
el Son Messagei s´iIs sonl des ciovanls. Ie Ieui ieconnande ce qu´Aliahan
ieconnanda a ses fiIs, de nône que Iacol : Ô mes fl|s. certes A||ah tous a
cholsl |a re|lglon : ne mourret µolnt. donc. autrement qu´en etant soumls (ù
A||ah) !  |AI-ßaqaiah, 132!. »
 
Loisqu´on piie sui Ie Iiophòle , iI esl neiiloiie de piononcei a Ia
fois Ia piiòie (diie : Sa||A||anu
c
a|cuni) el Ia saIulalion (el ua sa||an) el de ne
pas se Iinilei a I´un de ces deux acles. Ouanl a ceux qui ne sonl pas des
piophòles, on ne piononce pas celle foinuIe (Sa||A||anu
c
a|cuni ua sa||an)
jusle apiòs avoii nenlionne Ieui non. On ne diia pas pai exenpIe « Alû
ßaki  (piiòie el saIul d´AIIah sui Iui) » ou « Alû ßaki  (que Ia paix
soil sui Iui) » : ceIa esl deleslalIe. II esl peinis a I´unaninile d´ajoulei des
gens qui ne sonl pas des piophòles aux piophòles Ioisqu´on fail Ia piiòie
sui ces deinieis : on diia pai exenpIe : « Ò AIIah, piie sui Muhannad ct
sui Ia faniIIe de Muhannad, ses Conpagnons, ses epouses el sa
descendance. »
I! cst mérItnIrc d'Imµ!nrcr !a satIsfactInn d'A!!ah (en disanl Radniu A||anu
c
ann) el Sa niseiicoide (en disanl Raninanu||an) sui Ies Conpagnons, sui
ceux qui Ies onl suivis el ceux qui sonl venus apiòs eux paini Ies savanls,
Ies adoialeuis el lous Ies veilueux. On diia pai exenpIe : Alû Hanîfah,
MâIik, Ach-Châfi
c
v el Ahnad : qu´AIIah soil salisfail d´eux ou qu´AIIah
Ieui accoide Sa niseiicoide.
166


 
L'Immn!atInn : loul aninaI doil ôlie egoige poui que sa consonnalion
soil peinise. Les aninaux doivenl iespeclei Ies condilions suivanles : 1)que
sa consonnalion soil peinise 2) qu´iI soil possilIe de Ie naîliisei 3) que ce
soil un aninaI « leiieslie ».
Unc Immn!atInn dnIt absn!umcnt rcmµ!Ir ccs quatrc cnndItInns :
1)CeIui qui innoIe doil jouii de sa iaison. 2) L´innoIalion doil se faiie
avec un insliunenl aulie que Ies denls el Ies ongIes, cai iI n´esl pas peinis
de saciifiei avec ceIa. 3) Coupei Ie phaivnx el I´osophage ainsi que Ies
deux veines juguIaiies, ou jusle une seuIe. 4) Diie : 8isni||an (Au non
d´AIIah) au nonenl de lougei Ia nain poui egoigei. Si on I´oulIie, Ie
saciifice esl vaIalIe. II esl vaIalIe de Ie diie dans une Iangue aulie que
I´aiale. Ln pIus de I´invocalion du non d´AIIah, iI esl neiiloiie de diie :
« A||anu A|oar ».
 
La chassc : iI s´agil de Ia chasse des aninaux donl Ia consonnalion esl
Iicile, sauvages pai naluie el qu´iI n´esl pas possilIe de naîliisei. Le slalul
de Ia chasse esl qu´eIIe esl peinise a ceIui qui a en lesoin el deleslalIe poui
ceIui qui chasse pai anusenenl el disliaclion vaine. Si en pouisuivanl
I´aninaI, on cause un piejudice aux gens, Ia chasse devienl iIIicile. Ioui que
Ia chasse soil peinise, qualie condilions doivenl ôlie ienpIies : 1) Le
chasseui doil ôlie queIqu´un donl iI esl peinis de consonnei Ies lôles
qu´iI innoIe. 2) II doil uliIisei un insliunenl qui iend Iicile Ia
consonnalion de Ia lôle si eIIe a ele egoigee avec, c´esl-a-diie qu´iI doil
ôlie lianchanl, conne Ia Iance, Ia fIòche, elc. Si Ia chasse esl effecluee au
noven d´un oiseau iapace conne Ie faucon ou d´un aninaI cainivoie
conne Ie chien, iI faul que ces deinieis soienl diesses 3) On doil visei Ia
cilIe, c´esl-a-diie qu´on liie dans I´inlenlion de chassei. Mais si I´aine
alleinl un aninaI aIois qu´on ne Ie visail pas, iI n´esl pas peinis de Ie
nangei. 4) Diie : 8isni||an au nonenl de liiei. Si on oulIie d´invoquei Ie
non d´AIIah, iI esl inleidil de nangei Ie giliei chasse.
 
La nnurrIturc : c´esl loul ce qui se nange el se loil. Ln piincipe, loule
nouiiiluie esl Iicile, Ioisque ces liois condilions sonl ienpIies. 1) La
nouiiiluie doil ôlie puie. 2) LIIe ne doil pas ôlie nuisilIe. 3) LIIe ne doil pas
ôlie degoûlanle.
Sonl inleidils, loule nouiiiluie inpuie conne Ie sang el Ia lôle noile, ce
qui esl nuisilIe, conne Ie poison : ce qui esl degoûlanl, conne Ies
excienenls, I´uiine, Ies poux el Ies puces.
Sonl inleidils paini Ies aninaux vivanl sui Ia leiie feine, Ies ânes
donesliques, Ies cainassieis conne Ie Iion, Ia panlhòie, Ie Ioup, Ie guepaid,
Ie chien, ainsi que Ie poic, Ie singe, Ie chal, nône s´iI esl sauvage, Ie ienaid
el I´ecuieuiI, exceple Ia hvòne.
Sonl inleidils paini Ies oiseaux, Ies iapaces qui chassenl avec Ieuis giiffes,
conne I´aigIe, Ie faucon, I´epeiviei, Ie faucon pòIeiin, Ie niIan el Ie hilou :
Ies chaiognaids conne Ie vauloui, Ie peicnoplòie el Ia cigogne : loul ce
167


que Ies Aiales paini Ies halilanls des conliees liouvenl iepugnanl,
conne Ia chauve-souiis, Ia souiis, Ia guôpe, Ies aleiIIes, Ies nouches, Ies
papiIIons, Ia huppe, Ie heiisson, Ie poic-epic el Ie seipenl : el Ies insecles
conne Ies veis, Ies coIeoplòies, el Ies Iezaids : el loul ce que Ia IegisIalion a
oidonne de luei conne Ie scoipion ou a inleidil de luei conne Ies
fouinis : el un aninaI cioise enlie un aninaI donl Ia consonnalion esl
Iicile el un aulie donl Ia consonnalion esl iIIicile conne Ie Ivcaon qui esl
un cioisenenl enlie Ie Ioup el Ia hvòne. Iai conlie, L´hvliide de deux
aninaux Iiciles n´esl pas inleidil, conne Ie nuIel qui esl Ie cioisenenl
enlie un âne sauvage el une junenl. Iai aiIIeuis, poui connaîlie Ie slalul
des aninaux que Ies Aiales ignoienl el qui ne sonl pas evoques dans Ia
IegisIalion, on se iefeieia a ce qui Ieui iessenlIe Ie pIus paini Ies aninaux
de Ia iegion du Hedjaz. S´iIs iessenlIenl a une lôle Iicile, iIs sonl Iiciles : el
inveisenenl, s´iIs iessenlIenl a un aninaI inleidil. S´iIs iessenlIenl a Ia
fois a une lôle donl Ia consonnalion esl inleidile el a une lôle donl Ia
consonnalion esl peinise, c´esl I´inleidiclion qui pievaul. Ln dehois de
ceci, lous Ies aulies aninaux sonl peinis : conne Ies lôles de lioupeaux
1

el Ies chevaux : el Ies lôles sauvages conne Ia giiafe, Ie Iapin, Ie danan, Ia
geiloise, Ie fouelle-queue (gios Iezaid du Sahaia el des deseils du Iioche-
Oiienl) el Ia gazeIIe : Ies oiseaux conne I´auliuche, Ia pouIe, Ie paon, Ie
peiioquel, Ie pigeon, I´hiiondeIIe, Ie canaid, I´oie el lous Ies oiseaux. Tous
Ies aninaux aqualiques |sonl Iiciles! hoinis Ia gienouiIIe, Ie seipenl el Ie
ciocodiIe.
Conceinanl Ies pioduils agiicoIes qui sonl aiioses ou sui IesqueIs on a
deveise des engiais avec des inpuieles |I´eau inpuie ou du funiei!, iI esl
peinis de Ies consonnei, sauf si Ie goûl ou I´odeui de I´inpuiele a
peisisle : dans ce cas, iI esl inleidil de Ies consonnei. II esl deleslalIe de
consonnei du chailon, de Ia poussiòie ou de Ia loue, ainsi que I´oignon,
I´aiI el loul aulie pioduil senlIalIe cius, sauf apiòs cuisson. CeIui qui
neuil de fain el ne liouve que des aIinenls iIIiciles, devia nangei
olIigaloiienenl el jusle ce qu´iI Iui faul poui ne pas nouiii de fain.

 
II esl inleidil d´adiessei des voux aux necieanls a I´occasion de Ieuis
fôles ou d´v assislei, ou d´ôlie Ie pieniei a Ieui adiessei Ie saIul de I´IsIan.
Iai conlie, s´iIs nous adiessenl ce saIul (assa|anu 3a|au|un) |que Ia paix soil
sui vous!, nous devons iepondie pai (ua 3a|au|un) : soil : |el sui vous
egaIenenl!. II esl inleidil de se Ievei poui eux el poui Ies innovaleuis.
Ouanl a Ieui adiessei Ies condoIeances el visilei Ieuis naIades, ceIa esl
inleidil sauf poui un inleiôl isIanique |conne visilei un naIade necieanl
en espeianl que ceIa Ie loucheia poui qu´iI enliasse I´isIan!.


NdT : C´esl-a-diie Ies lovins, Ies ovins, Ies capiins el Ies caneIides.
168


 
AIIah nous a accoide Ia giâce en nous donnanl des enfanls leIs des
oinenenls de Ia vie piesenle : loulefois, iIs sonl egaIenenl une lenlalion el
une epieuve. AIIah  dil : Vos blens et tos enfants ne sont qu´une
tentatlon |Al-Taghâlun, 15!. Ainsi, Ie pòie esl olIige d´ouviei dans I´inleiôl de
ceux qu´iI a a sa chaige : AIIah  dil : Ô tous qul atet cru ! Presertet tos
µersonnes et tos faml||es. d´un |eu |Al-Tahiîn, 6! : el Ie Iiophòle  a dil :
« Chacun de tous est un berger et chacun de tous est resµonsab|e de son
trouµeau » |MusIin! : Ie fail que Ies enfanls alleignenl I´âge aduIle ne degage
pas Ieui luleui de ses iesponsaliIiles. Llie negIigenl el ne pas Ieui
piodiguei de conseiIs, ni Ies enpôchei de faiie ce qui Ieui esl piejudicialIe
paini Ies choses de Ia vie piesenle el de I´au-deIa, ievienl a liahii Ie depôl
el neiile Ia duie nenace de châlinenl evoquee dans celle paioIe du
Iiophòle  : « Tout lndltldu ù qul A||ah donne |´autorlte sur que|qu´un et
qul meurt en aµant trahl ceux qu´l| a ù sa charge. sera µrlte du Paradls µar
A||ah » |AI-ßukhâiî el MusIin!.

 
Iln AI Iavzv ? a dil : « L´epieuve Ia pIus giave consisle a ce que Ia
peisonne a qui ceIa aiiive, ne iessenle pas que c´esl une punilion, el piie
que ceIa : qu´eIIe se iejouisse d´ôlie louchee pai celle epieuve, conne Ie fail
d´ôlie conlenle d´une iichesse iIIicile, ou qu´eIIe soil conlenle de pouvoii
connellie des peches. »
 
Lc tcmµs : Nos pieux piedecesseuis nellaienl en gaide conlie Ia peile
du lenps dans ce qui n´esl pas uliIe. Les jouis sonl leI un chanp de Ialoui,
a chaque fois qu´on v sòne une giaine, niIIe giaines sonl iecoIlees.
Convienl-iI donc a une peisonne douee de iaison de s´aiiôlei de senei ou
de negIigei ceIa `
 
II inconle a ceIui qui possòde des lôles de Ies nouiiii el de Ies alieuvei.
S´iI s´alslienl de faiie ceIa, on doil I´v conliaindie. S´iI iefuse ou n´en esl pas
capalIe, on I´olIige a Ies vendie, a Ies donnei en Iocalion ou a Ies saciifiei si
Ieui chaii esl Iicile. II esl inleidil de Ies naudiie, de Ieui faiie poilei de
Iouides chaiges, de Ies liaiie d´une naniòie piejudicialIe a Ieuis pelils, de
Ies fiappei ou Ies naiquei sui Ie visage.
 
La fnrnIcatInn faIt µartIc dcs µéchés !cs µ!us gravcs apiòs Ie cnir|
(I´associalion a AIIah). L´inan Ahnad a dil : « Ie ne connais pas apiòs Ie
neuilie, un peche pIus giave que Ia foinicalion. » La foinicalion a des
degies : ainsi, Ia foinicalion avec une fenne naiiee, en elal d´|nran, avec Ia
voisine, ou une pioche paienle (incesle) esl pIus giave el pIus execialIe.
L´honosexuaIile esl un hnrrIb!c µéché, AIIah dil : Vous (|e µeuµ|e de Lot)
atet des raµµorts sexue|s atec |es hommes de ce bas-monde ?! Et tous
de|alsset |es eµouses que totre Selgneur a creees µour tous ?! Vous n´êtes
tralment que des transgresseurs ! |Ach-Chu
c
aiâ, v.165-166!

L permis en Islam _j
·-----------------------------------------·
Celui qui médite sur les lois établies par Allah trouvera que l'épreuve est
l'une de ses lois universelles décrétées. Allah dit : ( Tm certainement,
Nous TJous éprOUT1erons par un peu de peur, de faim et de diminution de
biens, de personnes et de fruits. Et annonce la bonne nouvelle aux endurants)
[AI-Baqarah, 155]. Celui qui pense que les vertueux parmi les serviteurs d'Allah
sont les gens les plus éloignés des malheurs et des épreuves se trompe. Au
contraire, une preuve de foi. On demanda au Prophète é : « Quels
sont les hommes les plus éprouvés par les malheurs ? » ll répondit : « Les
prophètes ; après eux, ce sont les vertueux, puis ce sont les hommes les plus
méritants, et ainsi de suite. L'homme est éprouvé suivant sa foi religieuse. Si sa foi
est solide, son épreuve est augmentée et si sa foi est faible, son épreuve sera allégée. »
{Ibn MajahJ. Cela compte parmi les signes de l'amour d'Allah pour Son
serviteur. Le Prophète é a dit: « Et lorsqu'Allah aime des gens, n les éprouve»
[Ahmad]. Cela compte également parmi les signes qui montrent qu'Allah veut
du bien à Son serviteur. Le a dit: «Lorsqu'Allah veut du ùien à
Son serviteur, n lui hâte le châtiment dans la vie présente et lorsqu'Allah veut du
mal à Son serviteur, n garde ses péchés pour qu'on les lui flPPOTte le Jour de la
Rhurrection » [At-Tirmidht]. L'épreuve, même minime, est une expiation des
péchés. Le Prophète .ftlc a dit: mal n'atteint le musulman que ce soit une
piqûre d'épine, ou plus que cela, sans qu'Allah grâce à cela ne lui enlève ses péchés,
comme les fouilles qui tombent d'un arbre. » [AI-Bukhâri et Muslim].
Ainsi, si le musulman éprouvé est vertueux, son épreuve est une
expiation de ses péchés précédents, ou un moyen de rehausser son rang.
S'il est un pécheur, cette épreuve est une expiation de ses péchés et elle
lui rappelle le danger de ces derniers. Allah fj dit: ( La corruption est
apparue sur la terre et sur mer tl cause de ce que les gens ont accompli de
leurs propres mains) [Ar-Rom. 41].
Il y a plusieurs catégories d'épreuves : l'épreuve par le bien, comme
l'augmentation de la richesse ; et l'épreuve par le mal, comme la peur, la
faim et la diminution des richesses ; Allah tl dit : (Nous TJous éprouverons
par le mal et par le bien [tl titre] th tentation) [AI-Anbiy4', 35). En fait partie,
l'épreuve par la maladie et la mort dont sa principale cause est le mauvais
œil et la magie résultant de l'envie. Le Prophète a dit : « La plupart des
décès de ma communauté, après le décret et le destin divins, sont causés par le
mauvais œil. » [At-TaySl.issy].
La prévention contre le mauvais œil et la sorcellerie :
Mieux vaut prévenir que guérir. n nous faut donc connaître et mettre en
pratique les causes qui nous aideront à obtenir la protection contre le
mauvais œil et la sorcellerie avant leur manifestation. La protection se fait
par plusieurs moyens parmi lesquelles : * La consolidation de l'âme par
[la croyance en] l'unicité d'Allah et croire fermement que c'est Allah qui
gère l'univers ; multiplier les bonnes œuvres.
170


 
Iensei en lien d´AIIah el pIacei sa confiance en Lui : aussi, iI ne faul pas
s´inaginei ôlie naIade poui n´inpoile queIIe sensalion anoinaIe. Le fail
de s´inaginei loul Ie lenps ôlie naIade esl en soi une naIadie.
1

 
Si queIqu´un a Ia nauvaise iepulalion de piovoquei Ie nauvais oiI ou
d´ôlie un soiciei, on I´evile jusle paice qu´iI faul piendie des piecaulions,
nais pas pai peui de Iui.
 
L´evocalion d´AIIah el Ia denande de Sa lenediclion en vovanl ce qui
suscile I´adniialion. Le Messagei  a dil : « |crsuuc |´un dc tcus tci| cncz scn
frcrc. cncz |ui-ncnc cu dans scs oicns cc uui |ui p|ai|. uu´i| inp|crc |a ocncdic|icn
[d´A||an]. car |c nautais æi| cs| unc tcri|c. » |AI-Hâkin! (L´inpIoialion de Ia
lenediclion consisle a diie : 8ara|A||anu |a|a |qu´AIIah le lenisse ceIa! el non
de diie Taoara| A||an |leni soil AIIah!).
 
Iaini Ies causes de Ia pioleclion conlie Ia soiceIIeiie, iI v a Ie fail de
consonnei Ie nalin sepl dalles de Medine connues sous Ie non de (3ajuan).
 
Le fail d´inpIoiei Ia pioleclion d´AIIah, de pIacei sa confiance en Lui, de
pensei en lien de Lui, de se iefugiei aupiòs de Lui conlie Ie nauvais oiI el
Ia soiceIIeiie, de peiseveiei dans Ia iecilalion des evocalions d´AIIah |dni|r!
el des denandes de pioleclion chaque nalin el soii
2
. Ces evocalions onl un
effel qui s´accioîl el dininue pai Ia peinission d´AIIah en fonclion de deux
paianòlies : 1) Le fail d´avoii foi que ce qu´eIIes conliennenl esl viai el uliIe
avec Ia peinission d´AIIah. 2) Iiononcei ces evocalions en piôlanl I´oieiIIe
avec piesence d´espiil, paice que ce sonl des invocalions : oi I´invocalion
n´esl pas exaucee si Ie coui esl disliail el inallenlif, conne Ie iappoile Ie
Messagei  dans un hadilh aulhenlique.
Lc mnmcnt dcs évncatInns ct dc !a dcmandc dc µrntcctInn : Ioui ce qui esl
des evocalions du nalin, on Ies fail apiòs Ia piiòie de I´aule. Ouanl aux
evocalions du soii, on Ies iecile apiòs Ia piiòie du 'Asi. Si Ie nusuInan oulIie
de Ies Iiie ou si une chose I´en disliail, qu´iI Ies piononce dòs qu´iI s´en souvienl.
Lcs sIgncs mnntrant qu'nn cst vIctImc du mauvaIs mI! nu autrc : II n´v a
pas de conliadiclion enlie Ia nedecine el I´exoicisne IegaI isIanique. Ln effel,
Ie Coian conlienl une gueiison des naIadies phvsiques el psvchoIogiques.
Loisque Ie palienl esl exenpl des naIadies phvsiques, Ies svnplônes sonl
geneiaIenenl sous foine de naux de lôle iecuiienls, un visage pâIe, une
lianspiialion excessive el une uiine alondanle, un nanque d´appelil, des
fouiniIIenenls, une sensalion de chaIeui ou de fioid au niveau des nenlies,
des paIpilalions du coui, une douIeui iecuiienle au las du dos el au niveau
des epauIes, Ia liislesse el un coui seiie, I´insonnie au couis de Ia nuil, une
giande neivosile, nolannenl de I´angoisse el des coIòies anoinaIes, iols
exageies, des genissenenls, ainei s´isoIei, I´apalhie el Ia paiesse, I´envie

1
Les nedecins el Ies speciaIisles affiinenl que pIus des deux lieis des naIadies phvsio-
Iogiques iesuIlenl des causes psvchiques consislanl a se figuiei ôlie naIade aIois que
I´on ne I´esl pas (hvpocondiie).
2
Voii Ies evocalions du nalin el du soii a Ia fin de ce Iivie.
171


exageiee de doinii, el d´aulies piolIònes de sanle qui n´onl pas de
juslificalion nedicaIe. Ces svnplônes peuvenl ôlie lous appaienls ou
seuIenenl une pailie seIon Ia foice ou Ia failIesse de Ia naIadie.
Le nusuInan doil ôlie foil dans sa foi, foil dans son coui en faisanl olslacIe
a loules Ies nauvaises pensees qui sonl, pai exenpIe, de s´inaginei qu´iI esl
alleinl d´une naIadie psvchoIogique queIconque jusle paice qu´iI iessenl I´un
de ces svnplônes. Ln effel, Ies nauvaises suggeslions nenlaIes sonl I´une des
naIadies Ies pIus difficiIes a liailei. Ceilaines peisonnes peuvenl iessenlii
ceilains de ces signes, loul en elanl en lonne sanle. De nône, ces signes
peuvenl ôlie visilIes, nais iIs sonl neannoins causes pai une naIadie phvsique,
conne iIs peuvenl ôlie d´aiIIeuis causes pai Ia failIesse de Ia foi. Ces
svnplônes sonl : Ie coui seiie, Ia liislesse, I´apalhie, elc. II convienl donc a ceIui
qui esl dans cel elal, de ievoii son conpoilenenl enveis AIIah .
Si Ia naIadie esl causee pai Ie nauvais oiI
1
, Ia gueiison esl ollenue pai
I´une de ces deux nelhodes avec Ia peinission d´AIIah : 1) Si ceIui qui esl a
I´oiigine de ce nauvais oiI esl connu : On Iui oidonne de se Iavei, puis, on
piend celle eau enliòienenl ou ce qui en iesle
2
, puis on se Iave avec. 2) Si
ceIui qui esl a I´oiigine du nauvais oiI esl inconnu : Le liailenenl se fail au
noven de I´exoicisne IegaI (Ruuua), ainsi que pai I´invocalion d´AIIah el Ies
venlouses (nijanan).
De nône, si Ia naIadie esl une soiceIIeiie
3
, Ia gueiison, avec Ia
peinission d´AIIah, s´ollienl pai I´une de ces nelhodes : 1) On cnnnaît
!'cndrnIt nù sc trnuvc !a snrcc!!crIc : Apiòs avoii liouve I´endioil, on
denoue Ies Iiens du noud en Iisanl Ies souiales A|-|a|au (n°113) el An-Nas
(nº 114), puis on Ie liûIe. 2) L'cxnrcIsmc !éga! (Ruqµa) : a I´aide nolannenl
des veisels des souiales A|-8auaran. A|-|a|au el An-Nas el a I´aide des
evocalions, nais nous v ieviendions pai Ia suile si AIIah Ie veul. 3) La

1
Lc mauvaIs mI! (a| 3aµne) : c´esl un naI piovenanl du djinn qui piend ses effels avec Ia
peinission d´AIIah sui Ia vicline du nauvais oiI, cause pai une desciiplion el un iegaid
adniialif d´une peisonne, effeclues en piesence de denons qui n´onl pas liouve de
iesislance ou d´enliaves a Ieui naI (leIIes que Ia piiòie, I´evocalion d´AIIah, elc.). CeIa esl
piouve pai Ie hadilh : « |c nautais æi| cs| tcri|c » |AI-ßukhâiî! el dans une aulie veision :
(« || cs| causc par |c Dcncn c| |´cntic dc |a par| du fi|s d´Adan ») |iappoile pai Ahnad el juge
aulhenlique pai AI Havlhanv : iI v a d´aulies hadilhs qui ienfoicenl ceIui-ci!. On a
expiine ceIa pai (nautais æi|) paice que I´oiI esl I´oigane de Ia desciiplion el non paice
que c´esl I´oiI qui pioduil Ie naI : el poui pieuve, ce piejudice peul piovenii d´un
aveugIe aIois qu´iI ne voil pas.
2
Lc rcstc : c´esl loule chose louchee pai Ia peisonne qui esl a I´oiigine du nauvais oiI
conne Ie iesle de sa nouiiiluie, de sa loisson ou loule chose louchee : ceci esl piis ou
essuve avec un nouchoii ou aulie, puis neIange a de I´eau el veise sui Ia peisonne
alleinle qui pouiia en loiie une pelile quanlile.

3
La snrcc!!crIc : ce sonl des nouds, des incanlalions, des paioIes que I´on piononce, ou
queIque chose qu´on fail el qui agil diieclenenl sui Ie coips, Ie coui ou Ia iaison de Ia
peisonne ensoiceIee. LIIe esl ieeIIe. Ln effel, Ia soiceIIeiie peul luei, enpôchei I´honne
d´avoii des iappoils sexueIs avec sa fenne, sepaiei Ie coupIe naiie... La soiceIIeiie peul
ôlie un acle de poIvlheisne, une necieance ou un peche najeui.
172


Nuchra nu !c déscnsnrcc!!cmcnt : On dislingue deux soiles : a) La Nucnra
iIIicile : C´esl Ie liailenenl de Ia soiceIIeiie pai Ia soiceIIeiie, el Ie fail de se
iendie chez Ies soicieis poui denouei Ia soiceIIeiie. b) La Nucnra peinise :
Ln fail pailie : Ie fail de piendie sepl feuiIIes du jujuliei d´Oiienl (Sidr) que
I´on ieduil en poudie enlie deux pieiies, puis, on v iecile liois fois Ies
souiales A|-Kafirun, A|-||n|as, A|-|a|au el An-Nas, ensuile, on Ies nel dans
de I´eau, puis on Ie loil el on se Iave avec. On iepòle ceIa jusqu´a Ia
gueiison si AIIah Ie veul. |Rappoile pai Aldui-Razzâq dans A|-Musanaf! 4)L'cxµu!sInn
du snrtI!ègc : On s´en delaiiasse a I´aide de Iaxalifs si Ie soiliIòge se liouve
dans Ie venlie ou a I´aide de venlouses
1
s´iI se liouve aiIIeuis.
La Ruqµa |!'cxnrcIsmc !éga!] : Les condilions de Ia Ruuua : 1) LIIe doil se
faiie avec Ies nons d´AIIah el Ses alliiluls. 2) LIIe doil se faiie en Iangue
aiale, ou avec une Iangue donl on conpiend Ie sens. 3) Avoii Ia conviclion
que Ia Ruuua n´agil pas d´eIIe-nône, nais que Ia gueiison piovienl d´AIIah.
Lcs cnndItInns dc cc!uI quI cffcctuc !a Ruqµa : 1) Ou´iI soil nusuInan el
que ce soil une peisonne veilueuse ciaignanl AIIah. IIus Ia peisonne esl
pieuse, pIus Ia Ruuua poileia ses fiuils. 2) Ou´iI inpIoie AIIah avec sinceiile
pendanl Ia Ruuua, de soile que Ie coui el Ia Iangue agissenl en accoid.
Toulefois, iI esl piefeialIe que Ie naIade pialique Ia Ruuua Iui-nône, cai
peisonne ne iessenl sa necessile el son lesoin conne iI Ie iessenl Iui-nône, el
AIIah  a pionis de iepondie a I´appeI de ceux qui sonl dans Ia necessile.
Lcs cnndItInns dc cc!uI quI subIt !a Ruqµa : 1) II esl piefeialIe que ce
soil un ciovanl veilueux, el I´effel de Ia Ruuua sui Iui esl fonclion de sa foi.
AIIah  dil :  Nous falsons descendre du Coran. ce qul est une guerlson et
une mlserlcorde µour |es croµants. Ceµendant. ce|a ne falt qu´accroitre |a
µerdltlon des ln]ustes  |AI-Isiâ´, 82!. 2) II doil inpIoiei AIIah sincòienenl de
Ie gueiii. 3) II ne doil pas ôlie inpalienl el ne doil pas jugei que Ia gueiison
esl Iongue. Ln effel, Ia Ruuua esl une invocalion, el Ioisque ceIui qui
invoque s´inpalienle el veul une ieponse innediale, iI esl possilIe qu´eIIe
ne soil pas exaucee. Le Iiophòle  a dil : « On tcus cxauccra |an| uuc tcus
nc tcus cnprcsscrcz pas cn disan| . « ]´ai intcuuc c| ncn intcca|icn n´a pas c|c
cxauccc. » » |Rappoile pai AI-ßukhâiî el MusIin!.
I! v a µ!usIcurs façnns dc µrncédcr à !a Ruqµa : 1) La iecilalion de Ia
Ruuua en ciacholanl (c´esl-a-diie souffIei avec un peu de saIive) sui Ia
peisonne ou I´endioil du naI. 2) La iecilalion sans souffIei. 3) Le fail de
piendie Ia saIive avec Ie doigl, Ia neIangei a Ia leiie el I´enduiie sui
I´endioil douIouieux. 4) La iecilalion de Ia Ruuua en louchanl I´endioil où
se liouve Ie naI.

1
Le Iiophòle  a dil : « |c |rai|cncn| par |cs tcn|cuscs (a|-nijana) cs| |a nci||curc cncsc atcc
|auuc||c tcus tcus scigncz. » AIIah a gueii pai ce liailenenl des naIadies phvsiques ou des
naIadies causees pai Ie nauvais oiI el Ia soiceIIeiie conne Ie cancei. Ceci esl veiifie pai
des fails ieeIs.
173


Des versets pour faire la  sur le malade :
(La souiale A| |a|ina), (A| Kafircunc), (A| ||n|as), (A| |a|au) el (An-Nas).
1 1e ex xt te e C Co or ra an ni iq qu ue e 1 1r ra ad du uc ct ti io on n d de es s s se en ns s
 

Alors Allah te suííira contre eux. Il est (elui Oui
entend tout. (elui Oui sait tout. 2 : J37
: ¯ ´ ¹ . _ ´ × . ´ × " `
ú · . . · ´_ _ . , - ~
' . \ : ´ . ×
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Allah! Point de di·inité a part Lui. le Vi·ant. (elui
qui subsiste par Lui-même « Al-Oavvoûm ». Ni
somnolence ni sommeil ne Le saisissent. A Lui
appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la
terre. Oui peut intercéder aupres de Lui sans Sa
permission · Il connait leur passé et leur íutur. Lt.
de Sa science. ils n`embrassent que ce qu`Il ·eut.
Son 1rone «Koursiv» déborde les cieux et la terre
dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Lt Il est le
1res laut. le 1res Grand. 2:255
·´_.\\`_
.·´´.¸
..Lc´'.
´. · .¹.`.u
,¯·.´t\.u.
\\\S.\´\
.LCSLL..¸.
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Le Messager a cru en ce qu`on a íait descendre ·ers
lui ·enant de son Seigneur. et aussi les crovants:
tous ont cru en Allah. en Ses anges. a Ses li·res et
en Ses messagers: en disant,: «Nous ne íaisons
aucune distinction entre Ses messagers». Lt ils ont
dit: «Nous a·ons entendu et obéi. Seigneur. nous
implorons 1on pardon. (`est a 1oi que sera le
retour». 286. Allah n`impose a aucune ame une
charge supérieure a sa capacité. Llle sera
récompensée du bien qu`elle aura íait. punie du mal
qu`elle aura íait. Seigneur. ne nous chatie pas s`il
nous arri·e d`oublier ou de commettre une erreur.
Seigneur! Ne nous charge pas d`un íardeau lourd
comme 1u as chargé ceux qui ·écurent a·ant nous.
Seigneur! Ne nous impose pas ce que nous ne
pou·ons supporter. eííace nos íautes. pardonne-
nous et íais nous miséricorde. 1u es Notre Maitre.
accorde-nous donc la ·ictoire sur les peuples
iníideles. 2:285-286
u. ´ ) . _´ ¸ _|
· ´í._ _ , · ´
´ i. í
Lt Nous ré·élames a Moïse : Jette ton baton ». Lt
·oila que celui-ci se mit a engloutir ce qu`ils a·aient
íabriqué. Ainsi. la ·érité se maniíesta et ce qu`ils
íirent íut ·ain. Ainsi. ils íurent battus et se
trou·erent humiliés. Al-A
c
raí. 11¯-119
. ´ _ ¸ \ , ' _ ´.
Ou en·ient-ils les gens pour ce qu`Allah leur a
accordé de Sa grace · An-Nissa`. 54
   
Lt lorsque je suis malade. c`est Lui Oui me guérit.
Ash-Shu`ara`. 80

Lt |Allah| apaisera les cours d`un peuple crovant.
At-1awbah. 14
_. ´ \ ´.¿
¯ .´. . .´ _´
´ . ;_ ¯ ..·_
_ ¯ ¸. .. ¯ ¸
Ils dirent : Ô Moïse. ou tu jettes. |le premier ton
baton| ou que nous sovons les premiers a jeter · » Il
dit : « Jetez plutot ». Lt ·oila que leurs cordes et
leurs batons lui parurent ramper par l`eííet de leur
magie. Moïse ressentit quelque peur en lui-même.
Nous lui dimes : « N`aie pas peur. c`est toi qui auras
174


. ·. .`¸ `´.¨..
..´`
le dessus. Jette ce qu`il v a dans ta main droite : cela
dé·orera ce qu`ils ont íabriqué. (e qu`ils ont
íabriqué n`est qu`une ruse de magicien : et le
magicien ne réussit pas. ou qu`il soit» 1a-la. 65-69
. ´ ´º ¸. _´
. . `
Nous íaisons descendre du (oran ce qui est une
guérison et une miséricorde pour les crovants.
(ependant. cela ne íait qu`accroitre la perdition
des injustes. Al-Isra`. 82

Dis: Pour ceux qui croient. il est une guidée et une
guérison` lussilat. 44
\ ´ _ ¸ . . 0 :
. . _ \
Si Nous a·ions íait descendre ce (oran sur une
montagne. tu l`aurais ·u s`humilier et se íendre par
crainte d`Allah. Al-lachr. 21

Regarde a nou·eau. v ·ois-tu la moindre íissure ·
Al-Mulk. 3
.: ¸ L ¸ . ´ . ×
' `
Peu s`en íaut que ceux qui mécroient ne te
transpercent par leurs regards : quand ils
entendent le (oran. ils disent : « Il est certes íou ! »
Al-Oalam. 51
¸¹\ _.¸.!.
._.¡

Ô notre peuple! Répondez au prêcheur d`Allah et
crovez en lui. Il |Allah| ·ous pardonnera une partie
de ·os péchés et ·ous protégera contre un
chatiment douloureux. Al-Ahqaí. 31
_. _ ´ `. , ·
ì ¸´ ´
Puis. Allah íit descendre Sa quiétude sur Son messager
et sur les crovants et íit descendre une armée
d`anges que ·ous ne pou·iez ·oir. At-1awbah. 26
 ´ 


Allah íit descendre sur lui Sa quiétude et le reníorca
par une armée d`anges que ·ous ne pou·iez ·oir. At-
1awbah. 40
._._' ..
L\ _\. ¯ ,
Puis Allah íit descendre Sa quiétude sur Son
Messager ainsi que sur les crovants. et les obligea a
une parole de piété. Al-lath. 26
_' . · .: .
,. J. · u.,
. ..
Allah a agréé les crovants lorsqu`ils t`ont prêté le
serment d`allégeance sous l`arbre. Il a su ce qu`il v a·ait
dans leurs cours. et a íait descendre sur eux la
quiétude. et Il les a récompensés par une ·ictoire
proche. Al-lath. 18
ú ¨ ·. ·×, : .
',:´ . `. ,
(`est Lui Oui a íait descendre la quiétude dans les
cours des crovants aíin qu`ils ajoutent íoi a leur
íoi. Al-lath. 4
Des hadiths pour faire la  sur le malade :
(I´inpIoie AIIah, Ie Tiòs Ciand, Ie Seigneui du liône sulIine, de le
gueiii) scµt fnIs (As´a|ou||ûha A|-3adhima Rabba|-3archl|-3adhiml ane
µachflµak): (Ie le pIace sous Ia pioleclion des IaioIes paifailes d´AIIah,
conlie loul denon el conlie loul ôlie ou chose nuisilIe el conlie loul
nauvais oiI) trnIs fnIs (Ou3idhouka blka|lmûtl||ûh attûmmatl mlne kou||l
chaµtûnlne ua hûmmatlne ua mlne kou||l 3aµnlne |ûmmah): (Ò AIIah,
Seigneui des honnes, chasse Ie naI, el gueiis, cai Tu es CeIui qui gueiil. II
n´v a d´aulie gueiison que Ia Tienne, c´esl une gueiison qui ne Iaisse pas Ia
175


noindie naIadie) trnIs fnIs (A||ûhumma Rabban-nûssl adh-hlbl| ba´sa lchfl
Aneta ach-Chûfi |û chlfû´a l||û chlfa'ouka chlfû´an |û µoughûdlrou
saqaman) : (Ò AIIah, deIivie-Ie de Ia chaIeui (du naI), de sa fioideui el de
sa souffiance) une fois (A||ûhumma adh-hlb 3anehou harrahû ua bardahû
ua uasabahû) : (AIIah ne suffil. II n´v a de divinile que Lui. Ln Lui je pIace
na confiance : el II esl Ie Seigneui du Tiône innense) scµt fnIs
(HasblµA||ûhu |û l|ûha l||û Houua 3a|aµhl tauakka|tou ua houua
Rabbou|-3archl|-3athiml) : (Au non d´AIIah, je l´exoicise conlie loule
naIadie qui le fail souffiii, el conlie Ie naI de loule âne ou loul oiI
envieux. Ou´AIIah le gueiisse, au non d´AIIah je pialique sui loi
I´exoicisne Iicile) trnIs fnIs (Blsml||ûhl ourqika mlne kou||l dû´lne
µou´dhika. ua mlne charrl kou||l nafslne au 3aµnlne hûsldlne. A||ûhu
µachfika Blsml||ûhl ourqika) : Tu poses la nain sui I´endioil de lon coips
qui le fail naI el dis : (« Au non d´AIIah » soil (Blsml||ûhl)) (liois fois),
puis iepòle sepl fois de suile : « Ie ne iefugie aupiòs de Ia giandeui el de Ia
puissance d´AIIah conlie Ie naI que je iessens el que j´appiehende »)
(A3oûdhou bl 3ittatl||ûhl ua qoudratlhl mlne charrl mû a]ldou ua
ouhûdhlr).
AvcrtIsscmcnts :

Ne pas cioiie aux supeislilions qui louinenl auloui de I´auleui du
nauvais oiI, leIs qu´iI esl lenefique de loiie son uiine, ou que Ie nauvais
oiI s´annuIe apiòs son decòs, elc.

II n´esl pas peinis d´acciochei sui une chose des anuIelles, qu´iI s´agisse
de Iacels de cuiis, de liaceIels ou de coIIieis, Ioisqu´on ciainl Ie nauvais
oiI poui ceIIe-ci. Le Iiophòle  a dil : « Quiccnuuc s´a||acnc a unc cncsc. u scra
tcuc. » |Al-Tiinidhî! : el si ces anuIelles sonl des passages du Coian, iI v a une
diveigence a ce sujel, nais Ie nieux esl de deIaissei ceIa.

L´eciiluie de « Mû chû A||ah. BûrakA||ûhu |aka », ou Ie dessin d´une
epee ou d´un couleau, ou Ie dessin d´un oiI, ou Ie fail de pIacei Ie Coian
dans Ia voiluie, ou d´acciochei des passages du Coian dans Ies naisons :
loules ces choses ne iepoussenl pas Ie nauvais oiI, nais au conliaiie, iI se
peul qu´eIIes fassenl pailie des anuIelles inleidiles.

Le naIade doil ôlie convaincu de I´exaucenenl de I´invocalion el iI ne doil
pas liouvei Ia gueiison Iongue. Ln effel, si on Iui dil qu´iI olliendia Ia
gueiison pai des conpiines a piendie pendanl loule sa vie, iI ne se seiail pas
inquiele, nais Ioisque Ia gueiison laide a venii avec Ia Ruuua IegaIe, iI s´affIige
el ne palienle pas, aIois que poui chaque Iellie qu´iI iecile (du Coian), iI a une
lonne aclion, el Ia lonne aclion esl conplee au decupIe. II Iui inconle
d´inpIoiei son Seigneui, de denandei Son paidon el de faiie leaucoup
d´aunône, cai ceIa fail pailie des acles avec IesqueIs on denande Ia gueiison.

La iecilalion |du Coian! en gioupe esl conliaiie a Ia Sunna el son effel
esl failIe, de nône que Ie fail de se conlenlei dans Ia Ruuua d´un
eniegislienenl audio, cai I´inlenlion esl une condilion iequise poui ceIui
176


qui iecile Ia Ruuua el ceIa n´esl pas iespecle dans Ie Iecleui de casselles,
nône s´iI v a un lien a I´ecoulei. II esl ieconnande de iepelei Ia Ruuua
pIusieuis fois jusqu´a Ia gueiison, sauf si ceIa faligue Ie naIade : dans ce
cas, on dininueia Ie ivlhne afin de ne pas se Iassei. On ne doil pas non
pIus fixei Ie nonlie de fois qu´iI faul iepelei Ies veisels el Ies invocalions
de Ia Ruuua sauf s´iI exisle une pieuve a ceIa.

II v a ceilains signes, sui IesqueIs nous nous appuvons lolaIenenl ou
pailieIIenenl, qui peinellenl de deleininei qu´un exoicisle uliIise Ia
soiceIIeiie pIulôl que Ie Coian. Ne sois donc pas lionpe pai ceilains a
cause de queIques signes appaienls de piele que nous pouvons olseivei
sui eux. II peul connencei sa iecilalion pai Ie Coian poui ensuile enlanei
Ia iecilalion d´aulie chose. II peul ôlie paini ceux qui fiequenlenl
ieguIiòienenl Ies nosquees poui dissinuIei aux gens sa viaie naluie. Tu
peux Ie voii leaucoup evoquei AIIah en la piesence : ne sois donc pas
Ieuiie pai loul ceIa el piends gaide !
Lcs sIgncs µcrmcttant dc dIstIngucr !cs snrcIcrs ct !cs char!atans :
  Le fail de denandei au naIade son non ou Ie non de sa nòie, aIois
que Ia connaissance ou I´ignoiance du non ne change iien dans Ie
liailenenl.   Le fail qu´iI denande au naIade un noiceau de ses halils
conne un noiceau d´une lunique ou d´un l-shiil.   II se peul qu´iI
denande au naIade un aninaI aux caiacleiisliques piecises poui I´offiii
en saciifice au djinn, el iI se peul qu´iI enduise Ie naIade de son sang.  
L´eciiluie ou Ia iecilalion de foinuIes qu´on ne conpiend pas el qui n´onl
aucun sens.   Le fail de donnei au naIade un papiei sui IequeI iI v a des
caiies a I´inleiieui desqueIs se liouvenl des Iellies el des chiffies qu´iIs
appeIIenl A|-nidjao |Ia pioleclion!.   Oidonnei au naIade de s´isoIei des
gens pendanl une ceilaine peiiode dans une chanlie olscuie qu´iIs
appeIIenl A|-nujoan |I´isoIenenl ou Ie cIoîlie!.   Denandei au naIade de
ne pas louchei a I´eau pendanl une peiiode donnee qu´iI deIinile.   Le
fail de donnei au naIade queIque chose qu´iI doil enfouii sous leiie ou
une feuiIIe qu´iI doil liûIei, puis s´encensei avec Ia funee qu´eIIe degage.
  L´annonce au naIade de ceilaines de ses pailicuIaiiles que peisonne ne
connaîl, ou Ie fail de Iui annoncei son non, Ie non de sa viIIe el sa
naIadie avanl qu´iI n´ail paiIe.   Le diagnoslic de I´elal du naIade
sinpIenenl en enlianl aupiòs de Iui, ou pai leIephone, ou pai couiiiei.

L´opinion des gens de Ia Sunna esl que Ie djinn peul possedei une
peisonne, el Ia pieuve esl celle paioIe d´AIIah  : Ceux qul mangent
|µratlquentI de |´lnterêt usuralre ne se tlennent (au ]our du jugement
dernler) que comme se tlent ce|ul que |e toucher de Satan a bou|eterse |A|-
8auaran, 275!. Les exegòles du Coian sonl unanines poui diie que |c |cucncr
dans ce veisel fail iefeience a Ia foIie denoniaque qui louche I´honne
Ioisqu´iI esl possede el halile pai Ie denon (djinn).
Cnmµ!émcnt : La snrcc!!crIc : eIIe exisle. Son effel esl confiine pai Ie
177


Coian el Ia Sunna. LIIe esl inleidile, liòs giave el fail pailie des giands
peches seIon Ia paioIe du Iiophòle  : « |ti|cz |cs scp| crincs (cu pccncs
capi|aux). » « Ll queIs sonl ces ciines, ô Lnvove d´AIIah ` » Iui denanda-l-
on. II iepondil : « Cc scn| |c pc|u|ncisnc. |a scrcc||cric.» |AI-ßukhâiî el MusIin!.
AIIah dil dans Ie Coian poui ceux qui veuIenl s´adonnei a Ia soiceIIeiie :
Et l|s satent certalnement que ce|ul qul acqulert |ce µoutolrI n´aura
aucune µart dans |´au-de|ù |AI-ßaqaiah, 1O2!. La snrcc!!crIc cst dc dcux
snrtcs : 1) des eciiluies nvsleiieuses pai IesqueIIes Ie soiciei ollienl I´aide
de dialIes afin de nuiie a ceIui qu´iI veul ensoiceIei. 2) Des soi-disanl
nedicanenls qui agissenl sui Ie coips de Ia peisonne ensoiceIee, sa iaison,
sa voIonle el ses penchanls. Ceci esl appeIe as-Sarf (ce qui iepousse ou
sepaie) el a|-
c
A|f (ce qui alliie ou suscile I´anoui). La peisonne ensoiceIee
s´inagine qu´une chose lonle, qu´une aulie louge ou avance, ou d´aulies
choses siniIaiies. La pieniòie foine de soiceIIeiie esl cIaiienenl du
poIvlheisne cai Ies dialIes ne se nellenl pas au seivice du soiciei lanl qu´iI
n´a pas ienie AIIah. Ouanl a Ia deuxiòne foine, c´esl un peche capilaI el
ceIa fail pailie des giands peches. Cependanl, loul effel de Ia soiceIIeiie ne
se pioduil qu´avec Ia peinission d´AIIah .
InfnrmatInn utI!c : L´envie esl Ie fail de desiiei Ia dispaiilion des avan-
lages donl jouil une aulie peisonne el Ie nauvais oiI en geneiaI esl cause
pai eIIe. LIIe fail pailie des pIus giands peches. ßien nieux, c´esl Ia lase des
peches el Ia pieniòie chose pai IaqueIIe on a desolei a AIIah. Ln effel, c´esl
pai depil envieux enveis Adan qu´IlIis (Ie DialIe) iefusa de se piosleinei
devanl AIIah, el ce ful poui Ia nône iaison que Caïn lua son fiòie.
5nn traItcmcnt :
 
Connaîlie Ia giavile de ce peche qui consune Ies
lonnes aclions de Ia nône naniòie que Ie feu consune Ie lois noil,
conne ceIa esl iappoile dans un hadilh.
 
Ce qu´AIIah donne a auliui
piocòde de Son deciel el de Sa sagesse. Aussi, ne pas acceplei ceIa ievienl a
s´opposei a AIIah, el ceIa allesle de Ia failIesse de sa foi en Ia piedeslinalion
el au deciel divin.
 
Le fail de diie (Mû chû A||ah. BûrakA||ûhu |aka)
c´esl-a-diie |TeIIe esl Ia voIonle d´AIIah, qu´AIIah le lenisse ceIa! Ioisque lu
vois queIque chose qui suscile I´adniialion, esl une pieuve de la lonle
d´âne.
 
Connaîlie Ia ieconpense de ceIui qui alandonne ce vice. Ln effel,
ceIui qui doil n´epiouvanl dans son coui aucun senlinenl d´envie enveis
une peisonne iecueiIIe une enoine ieconpense. On iappoile que Ie
Iiophòle  avanl annonce a un Conpagnon Ia lonne nouveIIe de son
enliee au Iaiadis,
c
AlduIIah iln
c
Ani  passa Ia nuil chez ce deiniei el
conslala que c´elail a cause de celle quaIile qu´iI avail iecu celle lonne
nouveIIe de I´enliee au Iaiadis.
178


Aucune ciealuie ne peul se passei d´AIIah el eIIes onl loules lesoin de ce
qu´II possòde, landis qu´II n´a nuIIenenl lesoin d´eIIes. C´esl poui celle
iaison qu´AIIah nous a piesciil de L´invoquei el de L´inpIoiei. AIIah  dil :
Et totre Selgneur dlt : « lntoquet-mol. je tous exauceral. Ceux qul. µar
orguel|. se refusent ù M´adorer entreront blentôt dans |´Enfer. huml|les
|Châfii, 6O!, c´esl-a-diie : ceux qui se iefusenl a L´invoquei. Le Iiophòle  a
dil : « Cc|ui uui nc dcnandc pas a A||an. A||an sc nc| cn cc|crc ccn|rc |ui ». AIIah
 aine que Ses seivileuis L´invoquenl el Lui sounellenl Ieuis lesoins : II
aine ceux qui Lui denandenl avec insislance el II Ies iappioche de Lui.
Les Conpagnons du Iiophòle  avaienl conpiis ceIa el c´esl pouiquoi
iIs ne negIigeaienl aucune chose qu´iIs pouvaienl denandei a AIIah el ne Ia
denandaienl a peisonne paini Ses ciealuies. Ln effel, iIs elaienl Iies a Ieui
Seigneui, pioches de Lui el II elail pioche d´eux, en appIicalion de celle
paioIe d´AIIah  : Et quand mes sertlteurs t´lnterrogent sur mol. a|ors je
suls tout µroche |AI-ßaqaiah, 186!.
L´invocalion delienl un degie eIeve aupiòs d´AIIah : c´esl Ia chose Ia pIus
nolIe aupiòs de Lui. II se peul que I´invocalion change Ie deslin.
L´invocalion du nusuInan esl exaucee. Sans Ie noindie doule, si Ies
condilions sonl ieunies el Ies olslacIes ecailes, ceIui qui invoque ollienl
giâce a celle invocalion, I´une de ces choses : Ie Messagei d´AIIah  a dil :
« Pas un nusu|nan nc fai| unc intcca|icn uui nc ccnpcr|c aucun na|. ni rup|urc
dc |icn dc parcn|c. sans uu´A||an nc |ui dcnnc gracc a cc|a |´unc dc ccs |rcis cncscs .
|| |ui dcnnc cc uu´i| a sc||ici|c dans |´inncdia|. || |a |ui rcscrtc pcur |´au-dc|a. cu ||
|´cpargnc d´un na| cuuita|cn|. |cs Ccnpagncns dircn| . « Dans cc cas. ncus
dctcns intcuucr A||an aocndanncn| ? || rcpcndi| . « |a rcpcnsc d´A||an cs| p|us
aocndan|c » » |Rappoile pai Ahnad el Al-Tiinidhî!
Lcs dIffércntcs snrtcs d'InvncatInn : On dislingue deux soiles :
1) L'InvncatInn d'adnratInn : au nône lilie que Ia piiòie iilueIIe el Ie jeûne.
2) L'InvncatInn dc sn!!IcItatInn ct dc dcmandc.
Lcs mérItcs d'unc bnnnc muvrc µar raµµnrt à unc autrc : Lsl-ce Ia
iecilalion du Coian qui esl neiIIeuie ou I´evocalion d´AIIah, ou
I´invocalion ` La ieponse esl que Ia iecilalion du Coian esl dans I´alsoIue Ia
neiIIeuie des ouvies, puis I´evocalion el Ia Iouange d´AIIah, puis
I´invocalion el Ia denande. Ceci iesle geneiaI. Toulefois, iI peul aiiivei a
une ouvie donl Ie neiile esl noindie d´ôlie pIus neiiloiie qu´une aulie
ouvie donl Ies neiiles elaienl pIus inpoilanls. Ainsi, I´invocalion Ie joui
d´Aiafal esl neiIIeuie que Ia iecilalion du Coian, el s´appIiquei a iecilei Ies
evocalions iappoilees a Ia fin des piiòies olIigaloiies esl neiIIeui que de
s´appIiquei a Ia iecilalion du Coian |a ce nonenl piecis!.
Lcs causcs dc !'cxauccmcnt dc !'InvncatInn : II v a des causes
appaienles el des causes piofondes.
L'invncatinn
179


1) Lcs causcs aµµarcntcs : Iaiie piecedei I´invocalion pai de lonnes
aclions leIIes que I´aunône, Ies alIulions, Ia piiòie iilueIIe, elc. S´oiienlei
en diieclion de Ia OilIa, Ievei Ies nains, faiie I´eIoge d´AIIah  avec ce
qui Lui sied, enpIovei Ies Nons el Alliiluls d´AIIah en iappoil avec ce
qu´on Ie denande dans I´invocalion : si pai exenpIe on denande Ie
Iaiadis, on L´inpIoieia pai Sa giâce el Sa niseiicoide, el si on fail
I´invocalion conlie un injusle pai exenpIe, on n´uliIiseia pas Ie non « Ie
Toul Miseiicoidieux », ou « Ie Ceneieux », nais pIulôl Ies nons du genie
« Ie Conliaignanl », « Ie Doninaleui supiône ». Iaini Ies causes, iI v a
egaIenenl Ie fail de nenlionnei Ia piiòie sui Ie Iiophòle  au delul, au
niIieu el a Ia fin de I´invocalion, ieconnaîlie ses peches, el ieneiciei AIIah
poui Ses lienfails : piofilei des nonenls Ies pIus favoialIes a
I´exaucenenl, confiines pai des pieuves.
Ccs mnmcnts snnt nnmbrcux µar cxcmµ!c :
 
Au couis d´une peiiode de 24 heuies : Au deiniei lieis de Ia nuil,
Ioisqu´AIIah  descend au cieI Ie pIus pioche : enlie I´appeI a Ia piiòie
(adhân) el I´annonce du delul de Ia piiòie (iqânah) : apiòs Ies alIulions :
pendanl Ia piosleinalion : avanl Ie saIul finaI de Ia piiòie : a Ia fin des
piiòies : apiòs avoii Iu conpIòlenenl Ie Coian : en enlendanl Ie chanl du
coq : en vovage : I´invocalion de ceIui qui esl vicline d´une injuslice :
I´invocalion de ceIui qui esl dans Ia necessile : I´invocalion des paienls en
faveui de Ieui enfanl : I´invocalion du nusuInan en faveui de son fiòie en
seciel : Ioisque Ie nusuInan ienconlie I´enneni pendanl Ia gueiie.
 
Au cnurs dc !a scmaInc : Le joui du vendiedi el suiloul a sa deiniòie heuie.
 
Au cnurs dcs dIffércnts mnIs : Au nois de Ranadan : au nonenl de Ia
iupluie du jeûne el pendanl Ie iepas du sancur (jusle avanl I´aule), Ia nuil
du deslin el Ie joui d´Aiafal.
 
Dans !cs nnb!cs !Icux : Dans Ies nosquees en geneiaI, aupiòs de Ia
Kaala el suiloul a A|-Mu||azan |enlie Ia Iieiie Noiie el Ia poile de Ia
Kaala!, aupiòs de Ia slalion d´Iliahin , sui Ies nonls As-Safa el A|-
Maruan, a Aiafal, MuzdaIifah el Mina pendanl Ies jouis du Hadj, el au
nonenl où I´on loil I´eau de Zan-Zan, elc.
2) Les causes piofondes : Avanl I´invocalion : Ie iepenlii sincòie : Ie fail de
iepaiei Ies injuslices (iendie ce qui a ele piis injuslenenl, ou denandei
paidon poui des insuIles, elc) : veiIIei a ne nangei el ne loiie que ce qui esl
Iicile : ne poilei que des halils Iiciles el veiIIei egaIenenl a avoii un
Iogenenl Iicile : el que loul ceIa soil acquis avec un gain Iicile : nuIlipIiei Ies
acles de piele : evilei Ies acles iIIiciles : s´alslenii des choses anliguös el des
nauvaises passions : µcndant !'InvncatInn : ôlie concenlie el avoii confiance
en AIIah : espeiei foilenenl en Lui el s´en ienellie a Lui : I´huniIile,
inpIoiei AIIah avec insislance : Lui confiei loul el cessei d´allendie d´un
aulie que Lui : ôlie peisuade qu´AIIah va exaucei Ia denande.
180


Cc quI cntravc !'cxauccmcnt dc !'InvncatInn : II peul aiiivei que I´on
invoque AIIah nais qu´II n´exauce pas I´invocalion, ou que I´exaucenenl
soil ielaide. Les causes sonl nonlieuses paini IesqueIIes, on peul cilei : Ie
fail d´invoquei un aulie avec AIIah : enliei dans Ies noindies delaiIs
pendanl I´invocalion, conne Ia denande de pioleclion conlie Ia chaIeui de
Ia Cehenne, son elioilesse, son olscuiile, elc, aIois qu´iI esl suffisanl dans
ce cas, de denandei d´ôlie piolege de I´Lnfei uniquenenl : invoquei conlie
soi-nône ou conlie auliui injuslenenl : I´invocalion qui conpoile un
peche ou Ia iupluie des Iiens de paienle : condilionnei I´invocalion a Ia
voIonle d´AIIah en disanl pai exenpIe : (Ò AIIah, paidonne-noi si Tu Ie
veux), elc, se nonliei inpalienl dans I´allenle de I´exaucenenl, en disanl
pai exenpIe : I´ai invoque, nais je n´ai pas ele exauce : alandonnei
I´invocalion pai faligue ou pai Iassilude : invoquei avec un coui disliail el
inallenlif : ne pas faiie pieuve de discipIine el de iespecl devanl AIIah. Le
Iiophòle  avanl enlendu un honne invoquei AIIah dans sa piiòie sans
faiie Ia piiòie sui Ie Iiophòle , dil : « Cc|ui-ci s´cs| cnprcssc », puis, iI
I´appeIa el Iui dil a Iui ou a un aulie : « |crsuuc |´un d´cn|rc tcus intcuuc. uu´i|
ccnncncc par |a |cuangc (A|-nandcu|i||an) c| |´c|cgc d´A||an. puis. uu´i| pric sur
|c Prcpnc|c . pcur cnfin intcuucr cc uu´i| tcu| aprcs cc|a » |Al-Tiinidhî el Alû
Dâvûd!. On liouve paini Ies enpôchenenls, Ie fail de denandei dans son
invocalion une chose decidee el iiieveisilIe, conne denandei de vivie
eleineIIenenl dans ce nonde : s´eveiluei a faiie iinei Ies paioIes que I´on
piononce pendanl I´invocalion : AIIah  a dil : lntoquet totre Selgneur en
toute huml|lte et recuel||ement et atec dlscretlon. Certes. l| n´alme µas |es
transgresseurs |AI-A
c
iâf, 55! Iln Allâs  a dil : « Iais allenlion a Ia piose
iinee dans Ies invocalions, alsliens-loi de Ie faiie, cai j´ai loujouis vu
I´Lnvove d´AIIah  el ses Conpagnons evilei ceIa » |AI-ßukhâiî!. II v a
egaIenenl Ie fail d´eIevei Ia voix exageienenl pendanl I´invocalion, AIIah
 dil : Et dans ta µrlère. ne reclte µas ù tolx haute. et ne |´abalsse µas
troµ. mals cherche |e ]uste-ml|leu entre |es deux |AI-Isiâ, 11O! :
c
A´ishah z a
dil : « Ce veisel a ele ieveIe au sujel de I´invocalion ».
II esl ieconnande poui ceIui qui invoque de piocedei dans cel oidie :
PrcmIèrcmcnt : La Iouange el I´eIoge d´AIIah. DcuxIèmcmcnt : La piiòie
sui Ie Iiophòle . TrnIsIèmcmcnt : Le iepenlii el Ia ieconnaissance des
peches. QuatrIèmcmcnt : Le ieneicienenl d´AIIah poui Ses lienfails.
CInquIèmcmcnt : Connencei I´invocalion |piopienenl dile! el veiIIei a
diie des foinuIes concises el geneiaIes, el ce qui esl iappoile du Iiophòle
 ou de nos pieux piedecesseuis. 5IxIèmcmcnt : La concIusion de
I´invocalion pai Ia piiòie sui Ie Iiophòle .
181


Invocation: Le Prophète  a dit :
Mnmcnt dc
!'InvncatInn
« Blsmlka|-|ûhoumma amoûtou ua ahµû », « Ò AIIah, en Ton non je
neuis el je ieviens a Ia vie. »
Et !nrsqu'nn sc révcI!!c : « A|hamdou |l||ûhl A||adhi ahµûnû ba3damû
amûtanû ua l|aµhln-nouchoûr » « Louange a AIIah qui nous a iedonne Ia vie
apiòs nous avoii fail nouiii, el c´esl veis Lui que se feia Ia Resuiieclion. »
Avant ct
aµrès !c
snmmcI!
« A3oûdhou blka|lmûtl||ûhl attûmmûtl mlne ghadhablhi ua 3lqûblhi ua
charrl 3lbûdlhi ua mlne hamatûtl ach-chaµûtinl ua ane µahdhouroûne ».
« Ie ne nels sous Ia pioleclion des IaioIes paifailes d´AIIah conlie Sa
coIòie, Son châlinenl, Ie naI de Ses ciealuies el conlie Ies incilalions des
dialIes el conlie Ieui piesence auloui de noi. »
Lnrsquc !'nn
sc révcI!!c cn
sursaut
« CeIui qui se ieveiIIe pendanl Ia nuil el dil : Lû l|ûha l||A||ûh uahdahu Lû
Sharika |ah Lah u|-Mu|k ua Lah u|-Hamd ua Huua
c
a|û ku||l Shaµ´ ln
Oadir. A|-Hamdu Ll|ûh ua SubhûnA||ah ua Lû l|ûha l||A||ûh ua||ûhu
Akbar ua |û Hau|a ua |û Ouuuata l||û blL|ûh. A||ûhumma Ghflr|i.
« II n´v a d´aulie divinile digne d´adoialion qu´AIIah SeuI, II n´a pas
d´associe, a Lui Ia iovaule, a Lui Ia Iouange el II esl capalIe de loules choses.
Louange a AIIah, gIoiie a AIIah, iI n´v a d´aulie divinile digne d´adoialion
qu´AIIah. AIIah esl Ie IIus Ciand. II n´v a de pouvoii el de puissance qu´en
AIIah. » Iuis dil : « Ò AIIah, paidonne-noi, ou s´iI invoque, snn InvncatInn
scra cxaucéc, el s´iI fail ses alIulions puis piie, sa µrIèrc scra agrééc. »
Cc!uI quI
Invnquc
A!!ah
!nrsqu'I! sc
révcI!!c dans
!a nuIt cn
dIsant

« Loisque I´un de vous fail un iôve agiealIe, ceIa piovienl d´AIIah. Ou´iI
Ioue AIIah aIois, el qu´iI iaconle ce iôve |a ceIui qu´iI aine seuIenenl!.
Mais, s´iI voil queIque chose de desagiealIe, Ie iôve piovienl du dialIe.
Dans ce cas, qu´iI se iefugie aupiòs d´AIIah conlie ce nauvais iôve, el qu´iI
n´en paiIe a peisonne : el ce iôve ne Iui seia pas nuisilIe. »
Aµrès avnIr
faIt un rêvc
« A||ûhumma lnni a3oûdhou blka ane adhl||a au oudha||a. au atl||a au
outa||a. au ath|lma au outh|ama. au a]ha|a au µou]ha|a 3a|aµµa. » « Ò
AIIah, je cheiche pioleclion aupiòs de Toi poui que je n´egaie peisonne ou
que je ne sois egaie, poui que je ne connelle aucune faule ou qu´on ne
n´incile a Ia faiie, poui que je n´oppiesse peisonne ou que je ne sulisse
une oppiession, poui que je ne sois injusle ou que je ne sulisse une
injuslice. » ou « BlsmlL|ûhl ua Tauaka|tu
c
a|aL|ûhl ua Lû Hau|a ua |û
Ouuuata l||û blL|ûh. » « Au non d´AIIah, je pIace na confiance en AIIah,
el iI n´v a de foice el de puissance qu´en AIIah. »
En snrtant dc
!a maIsnn
« Blsml||ûhl uas-sa|ûtou uas-sa|ûmou 3a|û Rassoû|l|-|ûhl. A||ûhumma
ghflr|i dhounoûbi uafta
h
|i abuûba Rahmatlka. »
II v ienlie pai Ie pied
dioil el dil : « Au non d´AIIah, que Ia piiòie el Ia paix soienl sui Ie
Messagei d´AIIah : ô AIIah, paidonne-noi nes peches el ouvie-noi Ies
poiles de Ta niseiicoide.»
En cntrant à
!a mnsquéc
« Blsml||ûhl uas-sa|ûtou uas-sa|ûmou 3a|û Rassoû|l|-|ûhl. A||ûhumma
ghflr|i dhounoûbi uafta
h
|i abuûba fadh|lka.
II en soil du pied gauche el
dil : « Au non d´AIIah, que Ia piiòie el Ia paix soienl sui Ie Messagei
d´AIIah : Ò AIIah, paidonne-noi nes peches el ouvie-noi Ies poiles de Ta
giâce.»
En snrtant dc
!a mnsquéc
« BûrakA||ûhu |aka. ua bûraka 3a|aµka ua ]ama3a baµnakoumû fi
khaµr »
« Ou´AIIah le lenisse lon naiiage, qu´AIIah vous lenisse el qu´iI
vous unisse dans Ie lonheui.»
 un
nnuvcau
marIé
Quc!qucs invncatinns impnrtantcs
qu'i! cnnvicnt dc mémnriscr 
182


« Loisque vous enlendez Ie liainenl des ânes, denandez Ia pioleclion
d´AIIah conlie Ie DialIe, cai iIs onl vu un dialIe : el Ioisque vous enlendez
Ie chanl du coq, denandez Ia giâce d´AIIah, cai iI a vu un ange. »
« Loisque vous enlendez Ies aloienenls des chiens el Ie liainenl des ânes
pendanl Ia nuil, denandez-donc pioleclion aupiòs d´AIIah conlie eux, cai
iIs voienl ce que vous ne pouvez voii. »
Cc!uI quI
cntcnd !c
chant du cnq
nu !c
braImcnt dc
!'ânc.
D´apiòs Anas, qu´AIIah I´agiee, un honne se liouvail aupiòs du Iiophòle
 el un (aulie) honne passa aupiòs de Iui el dil : « Ò Messagei d´AIIah,
j´aine viainenl celle peisonne. Le Iiophòle  Iui denanda : « Lui as-lu
annonce ceIa ` » « Non » iepondil-iI. II dil : « Annonce-Iui ceIa. » II aIIa Ie
voii el Iui dil : « lnni ouhlbbouka fl|-|ûh »« Ln veiile, je l´aine poui
AIIah. » II dil : « Ahabbaka|-|adhi ahbabtani |ah » « Oue CeIui poui Oui lu
n´as aine l´aine. »
Cc!uI quI
t'annnncc
qu'I! t'aImc
µnur A!!ah
« Ouand I´un de vous eleinue, qu´iI dise : a|-hamdou |l||ûh (Iouange a
AIIah) : son fiòie ou son conpagnon devia Iui diie aIois : µarhamouka||ûh
(qu´AIIah le fasse niseiicoide). Ouand on Iui a dil : µar hamouka||ah
(qu´AIIah le fasse niseiicoide), ceIui qui a eleinue doil diie : µahdikoumou
L|ûhou ua µous|lhou bû|akoum (uu´A||an tcus guidc c| anc|icrc tc|rc
si|ua|icn). »
Lnrsquc vntrc
frèrc
musu!man
étcrnuc
« Lû l|ûha l||A||ûhu A|-3athimou| ha|imou. |û l|ûha l||A||ûhu Rabbou|-3archl|-
3athiml. |û l|ûha l||A||ûhu Rabbous-samûuûtl ua Rabbou|-´ardhl ua rabbou|
3archl|-kariml. » « II n´v a poinl de divinile digne d´adoialion en dehois d´AIIah,
I´InduIgenl, Ie Tiòs Ciand. II n´v a poinl de divinile digne d´adoialion en dehois
d´AIIah, Ie Seigneui de I´innense liône, iI n´v a poinl de divinile digne d´adoialion en
dehois d´AIIah, Ie Seigneui des cieux el Ie Seigneui de Ia leiie el Seigneui du nolIe
Tiône » : « Yû haµµou µû Oaµµoûmou blrahmatlka astaghith. » « Ò Ie Vivanl, Ò CeIui
qui sulsisle pai Iui-nône, j´inpIoie secouis aupiòs de Ta niseiicoide. » : « Subhûna|-
|ûhl|-3athiml. » « CIoiie a AIIah Ie Tiòs Ciand. »
E
n

c
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« A||ûhumma Mou]rlµas-sahûbl Mountl|a|kltûbl Sarl3a|-hlsûbl. lhtlml|-
ahtûba. A||ûhumma lhtlmhoum ua ta|tl|houm. » « Ò AIIah, Toi qui fail
avancei Ies nuages, qui a fail descendie Ie Livie, qui esl pionpl dans Ses
conples, vaincs Ies coaIises. Ò AIIah, nels-Ies en deioule el elianIe-Ies.»
L'InvncatInn
cnntrc !cs
cnncmIs
« A||ûhumma |û
sah|a l||û mû ]a3a|tahou sah|ane. ua Anta ta]3a|ou|-
hatana ldhû chl´ta sah|û. »
« Ò AIIah, iI n´v a de |chose! faciIe que ce que
Tu iends faciIe, el si Tu Ie veux, Tu iends ce qui esl difficiIe, faciIe. »
Lnrsqu'nn
faIt facc à
unc sItuatInn
dIffIcI!c
« A||ûhumma lnni a3oûdhou blka mlna|-hamml ua|-hatanl. ua|-3a]tl
ua|-kassa|l. ua|-boukh|l ua|-]oubnl. ua dha|3ld-daµnl. ua gha|abat
lrrl]û|. » « Ò AIIah, je ne iefugie aupiòs de Toi conlie Ies soucis, Ia liislesse,
I´inpuissance, Ia paiesse, I´avaiice, Ia Iâchele, Ie poids de Ia delle el Ia
doninalion des honnes. »
Pnur sc
dé!Ivrcr
d'unc dcttc
Ouand on enlie dans Ies Iieux d´aisance, on dil : « A||ûhumma lnni
a3oûdhou blka mlna| khoubouthl ua| khabûith. » « Ò AIIah, je ne iefugie
aupiòs de Toi conlie Ies denons nâIes el Ies denons feneIIes »
ct quand nn snrt, nn dIt : « Ghoufrûnak ! » « |Seigneui!, paidonne-noi ! »
Lcs !Icux
d'aIsancc
« C´esl un denon nonne Knanzao : Ioisque lu sens sa piesence,
cheiche iefuge aupiòs d´AIIah conlie Iui, el ciachole a la gauche
liois fois. »
Lcs tcntatInns
Insuff!écs µar !c DIab!c
µcndant !a µrIèrc
183


Pcndant !a µrnstcrnatInn 
« A||ûhumma lghflr|i dhambi kou||ahou dlqqahou ua ]l||ahou . ua auua|ahou ua
ûkhlrahou. ua 3a|ûnlµatahou uasslrrahoû. » « Ò AIIah, paidonne-noi lous nes peches,
Ies pIus lenins conne Ies pIus giaves, Ies pienieis conne Ies deinieis, ceux connis en
pulIic el ceux connis en seciel » « Subhûnaka Rabbi ua blhamdlka. A||ûhumma
lghflr|i. » « CIoiie el Iouange a Toi, Seigneui. Ò AIIah, paidonne-noi » « A||ûhumma
a3oûdhou blrldhûka mlne sakhatlka. ua blmou3ûfûtlka mlne 3ouqoûbatlka. ua
a3oûdhou blka mlnka. |û ouhsi thanû-´an 3a|aµka. Anta kamû athnaµta 3a|û nafslk. »
« Ò AIIah, je cheiche pioleclion aupiòs de Ta salisfaclion conlie Ton couiioux, aupiòs de
Ton paidon conlie Ton châlinenl, el aupiòs de Toi conlie Toi-nône : je ne peux pas Te
Iouei paifailenenl, Tu es conne Tu T´es Ioue Toi-nône. »
« A||ûhumma |aka sa]adtou. ua blka ûmantou. ua |aka as|amtou. sa]ada
ua]hi |l||adhi kha|aqahou ua sauuarahou. ua chaqqa sam3ahou ua
basarahou. Tabûraka|-|ûhou Ahsanou|-Khû|lqine. » « Ò AIIah, c´esl poui Toi
que je ne suis piosleine : en Toi j´ai ciu : a Toi je ne suis sounis : non visage
s´esl piosleine devanl CeIui qui I´a ciee, I´a faconne, devanl CeIui qui Iui a
piocuie son ouïe el sa vue. CIoiie donc a AIIah Ie MeiIIeui des ciealeuis !»
Dans !a
µrnstcrnatInn
dc !a
récItatInn du
Cnran
« A||ûhumma bû3d baµni ua baµna khataµûµa kamû bû3adta baµna|-
machrlql ua| maghrlbl. A||ûhumma naqqlni mlne khataµûµa kamû
µounaqqû ath-thaubou|-´abµadhou mlnad-danassl. A||ûhumma lghsl|ni
bl|mûi uath-tha|]l ua|-barad. » « Ò AIIah, eIoigne de noi nes peches
conne Tu as eIoigne I´oiienl de I´occidenl. Ò AIIah, puiifie-noi de nes
peches conne on nelloie Ie vôlenenl lIanc de sa saIele. Ò AIIah, puiifie-
noi de nes peches avec Ia neige, I´eau el Ia giôIe.»
L'InvncatInn
dc
!'nuvcrturc
dc !a µrIèrc
« A||ûhumma a3lnni 3a|û dhlkrlka ua choukrlka ua housnl 3lbûdatlk. » « Ò
AIIah, aide-noi a T´evoquei, a Te ieneiciei el a T´adoiei de Ia neiIIeuie
naniòie » : « A||ûhumma lnni a3oûdhou blka mlna|-koufrl. ua|-faqrl. ua
3adhûbl|-qabr. » « Ò AIIah, je ne nels sous Ta pioleclion conlie Ia
necieance, Ia pauviele el Ie châlinenl de Ia lonle. »
 !a fIn dc !a
µrIèrc
rItuc!!c
« A||ûhumma lnni tha|ametou nafsi thou|man kathirane. ua |û
µaghflroudh-dhounoûba l||û Anta. faghflr|i maghflratan mlne 3lndlka.
uarhamni lnnaka Anta|-Ghafoûrour-Rahim. » « Ò AIIah, je ne suis fail
leaucoup de loil a noi-nône el iI n´v a peisonne qui puisse paidonnei Ies
peches si ce n´esl Toi. Accoide-noi donc Ton paidon : sois cIenenl avec noi,
cai c´esl Toi qui esl I´InduIgenl, Ie Tiòs Miseiicoidieux. »
 !a fIn dc !a
µrIèrc justc
avant !c sa!ut
fIna!
« CeIui a qui on fail un lien el qui dil a son lienfaileui : « ]atûka|-|ûhou
khaµrû » « Ou´AIIah l´accoide une lonne ieconpense » a exceIIe dans son
ieneicienenl el I´aulie iepond en disanl : « ua ]atûk » « qu´II le
ieconpense », ou « ua lµµûk » « ainsi qu´a loi. »
Cc!uI quI
faIt du bIcn
« A||ûhumma saµµlban nûfl3an. » « Ò AIIah, |fais que! celle pIuie soil
lienfaisanle », |c dirc dcux cu |rcis fcis. « Moutlrnû blfadh|l||ûhl ua
rahmatlh. » « Nous avons iecu Ia pIuie giâce a Ia lonle d´AIIah el sa
niseiicoide », Ioisque Ia pIuie lonle, iI esl lon de denandei ce que I´on
souhaile, cai I´invocalion a ce nonenl-Ia esl exaucee.
Lnrsqu'nn
vnIt !a µ!uIc
« A||ahoûmma lnni as´a|ouka khaµrahû ua khaµra mû fihû. ua khaµra mû
oursl|at blhl. ua a3oûdhoû blka mlne charrlhû ua charrl mû fihû ua
charrl mû oursl|at blhl. » « Ò AIIah, je Te denande Ie lien de ce venl, Ie
lien qu´iI ienfeine el Ie lien avec IequeI iI esl envove : el je ne iefugie
aupiòs de Toi conlie son naI, Ie naI qu´iI ienfeine el Ie naI avec IequeI iI
esl envove. »
Lnrsquc !c
vcnt sc
déchaînc
184


« A||ûhumma
ahl||ahoû 3a|aµnû bl|µoumnl ua| imûnl uas-sa|ûmatl. ua|
ls|ûml. hl|û|a khaµrlne ua rouchdlne Rabbi ua Rabbouka|-|ûh. »
« Ò
AIIah, fais-nous vivie ce nois dans Ia piospeiile, Ia foi, Ia secuiile el
I´IsIan, |el qu´iI soil! un nois de lien el de dioiluie, non Seigneui el lon
Seigneui esl AIIah. »
Lnrsqu'nn
aµcrçnIt !a
nnuvc!!c
!unc
« Astaudl3ou||ûha dinaka ua amûnataka ua khauûtima 3ama|lka. » « Ie
confie a AIIah Ie soin de pieseivei la ieIigion, lon honnôlele el les deiniòies
ouvies » el Ie vovageui Iui iepond en disanl : « Astaudl3oukoumou L|ûha
A||adhi |û tadi3ou uadû´i3ouhou. » « Ie vous confie a AIIah donl Ies depôls
confies ne se peidenl janais. »
Lcs adIcux
au vnvagcur
InvncatInn du vnvagc
AIIâhu Aklai, AIIâhu Aklai, AIIâhu Aklai, Subhûna|-|adhl sakh-khara |anû hûdhû ua
mû kounnû |ahou mouqrlnina ua lnnû l|û Rabblnû |amounqa|lboûn A||ûhumma lnnû
nas´a|ouka fi safarlnû hûdhû a|blrra uat-taquû ua mlna|3ama|l mû Tardû. A||ûhumma
hauuln 3a|aµnû safaranû hûdhû uatul 3annû bou3dahou. A||ûhumma anta as-sûhlbou
fls-safarl ua|kha|ifatou fl| ah|l. A||ûhumma lnni a3oûdhou blka mln ua3thû´is-safarl
ua ka´ûbatl| mantharl. ua soû'l| mounqa|abl fl| mû|l ua| ah|l. « AIIah esl Ie pIus giand
(3 fois). G|olre ù Ce|ul qul nous a soumls tout ce|a a|ors que nous n´etlons µas caµab|es
de |es domlner. C´est ters notre Selgneur que nous retournerons. Ò AIIah, nous le
denandons de nous accoidei dans ce vovage, Ia lonle pieuse el Ia ciainle el de nous
peinellie d´acconpIii des ouvies que lu agiees. Ò AIIah, faciIile-nous ce vovage el
ieduis-nous-en Ie liajel. Ò AIIah, Tu es Ie conpagnon de vovage el c´esl Toi qui veiIIes
sui Ia faniIIe. Ò AIIah, je cheiche iefuge aupiòs de Toi conlie Ies peines el Ies difficuIles
du vovage, conlie loul pavsage souice de chagiin el conlie loul naI qui nous fiappeiail,
de ieloui dans nos liens el nos faniIIes. »
Ll au ieloui, on dil Ies nônes paioIes en v ajoulanl :
« Aµµlboûna tû´iboûna 3ûbldoûna
|lRabblnû
h
ûmldoûne. »
« Nous ievenons iepenlanls, adoianl nolie Seigneui el en Le
Iouanl. »
Ouand Ie Iiophòle  vovail ce qu´iI ainail, iI disail : « A|-Hamdu Ll|ûh
a|dhi bl-Nl
c
matlhl Tatlmmus-Sû|lhût - CIoiie a CeIui pai qui se ieaIise
Ies lienfails. » Ll quand iI vovail ce qu´iI deleslail, iI disail : « A|-Hamdu
Ll|ûhl
c
a|û Ku||l Hû|. - CIoiie a AIIah en loules ciiconslances. »
Quand nn vnIt
cc quc !'nn
aImc nu quc
!'nn détcstc
Lnrsqu'nn sc rcnd à !a mnsquéc
« A||ûhumma l]3a| fi qa|bi noûran. ua fi |lsûnl noûran. ua fi sam3i noûran. ua fi basari
noûran. ua mlne fauqi noûran. ua mln tahti noûran. ua 3ane µamini noûran. ua 3ane
chlmû|i noûran. ua mlne amûmi noûran. ua mlne kha|fi noûran. ua l]3a| fi nafsi
noûran. ua a3thlm |i noûran. ua 3ath-thlm |i noûran. ua l]3a| |i noûran. ua l]3a|ni
noûran. A||ûhumma a3tlni noûran. ua l]3a| fi 3asabi noûran. ua fi |ahmi noûran. ua fi
dami noûran. ua fi cha3ri noûran. ua fi bachari noûran. » « Ò AIIah, nels Ia Iuniòie
dans non coui : nels Ia Iuniòie dans na Iangue, nels Ia Iuniòie dans non ouïe, nels Ia
Iuniòie dans na vue, nels-Ia au-dessus de noi, au-dessous de noi, a na dioile, a na
gauche, devanl noi, deiiiòie noi : nels Ia Iuniòie dans non âne, inlensifie-noi celle
Iuniòie el augnenle-Ia. Accoide-noi Ia Iuniòie el iends-noi Iuniòie. Ò AIIah, donne-
noi Ia Iuniòie, nels Ia Iuniòie dans nes neifs, nels Ia Iuniòie dans na chaii, nels Ia
Iuniòie dans non sang, nels Ia Iuniòie dans nes cheveux, nels Ia Iuniòie sui na
peau. »
185


InvncatInn dc !a cnnsu!tatInn |IstIkhârah]
« Loisque I´un de vous pense a faiie queIque chose, qu´iI fasse deux iaka´a aulies que Ies
piiòies olIigaloiies, puis qu´iI dise : « A||ûhoumma lnni astakhirouka bl 3l|mlka ua
astaqdlrouka blqoudratlka ua as´a|ouka mlne fad|lka. fa lnnaka taqdlrou ua |û aqdlrou
ua ta3|amou ua |û a3|amou ua Anta 3a||ûmou|-ghouµoûbl. A||ûhoumma fa lne Kounta
ta3|amou hûdha| amra (µuls l| nomme |a chose) khaµran |i fi 3û]l|l amri ua û]l|lhl (l|
dlt) : au fi dini ua ma3ûchi ua 3ûqlbatl amri faqdourhou |i ua µasslrhou |i thoumma
bûrlk |i fihl. ua lne Kounta ta3|amou annahoû charroune |i fi dini ua ma3ûchi ua
3ûqlbatl amri (ou l| dlt) : fi 3û]l|l amri ua û]l|lhi fasrlf-hou 3anni uasrlfni 3anehou
uaqdour|i a|khaµra haµthou kûna thoumma rad-dlni blh. » « Ò AIIah, je Te denande de
ne guidei dans non choix pai Ta science, je Te denande de n´appuvei de Ta loule-
puissance : je Te Ie denande de Ta sulIine lonle, cai Tu peux loul el je ne puis iien, Tu
sais loul el je ne sais iien el Tu connais loules Ies choses cachees. Ò AIIah, si Tu sais que
celle affaiie - c| a|crs. cn ncnnc c|aircncn| |a cncsc cn uucs|icn ~ esl une souice de lien
poui noi, dans ce nonde ou dans I´aulie - cu suitan| unc tarian|c, poui na ieIigion, na
vie piesenle el na vie fuluie - desline-Ia-noi : iends-noi Ia lâche faciIe el fais qu´ensuile,
celle affaiie soil lenie poui noi. Ò AIIah, si Tu sais que celle affaiie esl poui noi une
souice de naI dans na ieIigion, na vie piesenle el na vie fuluie - cu suitan| unc tarian|c,
dans ce nonde ou dans I´aulie ~ delouine-Ia de noi el delouine noi d´eIIe el desline-
noi Ie lien poui noi où qu´iI soil el ensuile fais que j´en sois salisfail. »
E n favcur du mnrt
A||ûhumma ghflr |ahou uarhamhou. ua 3ûfihl. ua 3fou 3anehou. ua akrlme
noutou|ahou. ua uassl3 moudkha|ahou. uaghsl|hou bl|mû-i uath-tha|]l ua|baradl.
uanaqlhl mln a|khatûµû kamû naqqaµta ath-thauba| abµadha mlnad-danasl. ua
abdl|hou dûrane khaµrane mlne dûrlhl. ua ah|ane khaµrane mlne ah|lhl ua tau]an
khaµran mlne tau]lhl. ua adkhl|hou| ]annah ua a3ldh-hou mlne 3adhûbl|-qabrl ua
mlne 3adhûblnnûr. « Ò AIIah ! Iaidonne-Iui, fais-Iui niseiicoide, accoide-Iui Ie saIul,
efface-Iui ses faules, assuie-Iui une nolIe deneuie el eIaigis-Iui sa lonle. Lave-Ie (Ia)
avec de I´eau, de Ia neige el de Ia giôIe, el nelloie-Ie (Ia) de ses peches el de ses faules,
conne Tu as nellove Ie vôlenenl lIanc des inpuieles. Donne-Iui en echange une
deneuie neiIIeuie que Ia sienne, une faniIIe neiIIeuie que Ia sienne el un(e) epoux (-se)
neiIIeui(e) que Ie(Ia) sien(ne). Iais-Ie (Ia) enliei au Iaiadis, el piològe-Ie (Ia) du
châlinenl de Ia lonle el du châlinenl de I´Lnfei » |MusIin!.
Pnur é!nIgncr !cs snucIs
« Toule peisonne louchee pai I´angoisse, ou Ia liislesse qui dil : « A||ûhumma lnni
3abdouka uabnou 3abdlka uabnou amatlka. nûslµµati blµadlka mûdlne flµµa
houkmouka 3ad|oun flµµa qadhû-´ouka. as´a|ouka blkou||l-smlne houua |aka
sammaµta blhl Nafsaka au 3a||amtahou ahadan mlne kha|qlka. au anta|tahoû fi
kltûblka au-lsta´tharta blhl fl 3l|ml|-ghaµbl 3lnedaka. ane ta]3a|a|qur´ûna rabi3a
qa|bi ua noûra sadri ua ]a|û'a houtni ua dhahûba hammi. » . soil : « Ò AIIah, je suis
Ton escIave, fiIs de Ton escIave (honne), fiIs de Ton escIave (fenne), je Te suis sounis,
Ton jugenenl s´acconpIil sui noi : Ton deciel sui noi esl jusle. Ie Te denande pai
lous Ies Nons qui T´appailiennenl, Ies Nons que lu T´es donnes, ou que Tu as
enseignes a I´une de Tes ciealuies, ou que Tu as ieveIes dans Ton Livie, ou que Tu as
gaides seciels dans Ta science de I´invisilIe, (pai lous ces nons, je Te denande) de
faiie du Coian Ie piinlenps de non coui, Ia Iuniòie de na poiliine, Ia dissipalion de
na liislesse el Ia fin de nes soucis », vcrra A!!ah dIssIµcr snn snucI ct sa trIstcssc ct !cs
rcmµ!accr µar unc jnIc.
186


Au mnmcnt dc sc mcttrc au !It
  « A||ûhumma as|amtou nafsi l|aµka ua fauadhtou amri l|aµka. ua a|]a´tou thahri
l|aµka raghbatan ua rahbatan l|aµka. |û ma|]a´a ua |û man]û mlnka l||û l|aµka.
A||ûhumma ûmantou blkltûblka a||adhi anta|ta ua Nablµµlka a||adhi arsa|t » « O
A!!ah, je T´ai sounis non âne, je Te confie enliòienenl loules nes affaiies, je n´en
ienels a Toi en loule chose pai anoui el pai ciainle de Toi, cai on ne sauiail liouvei
d´asiIe ou de iefuge conlie Toi aiIIeuis qu´aupiòs de Toi. Ie ciois au Livie que Tu as
ieveIe el a Ton Iiophòle que Tu as envove »
  « A|hamdou |l|-|ûhl A||adhi at3amanû ua saqûnû ua kafûnû ua ûuûnû. fakam
mlmmane |û kûflµa |ahou ua |û mou´ui » « Lnuangc à A!!ah qui nous a nouiiis, nous a
donnes a loiie, nous a pioleges de loul naI el nous a aliiles. Oi nonlieux sonl Ies gens
qui n´onl peisonne poui Ies piolegei ou Ies aliilei ! »
  « A||ûhumma kha|aqta nafsi ua Anta tauaffûhû |aka mamûtouhû ua mahµûhû. lne
ahµaµtahû fahfadh-hû ua lne amattahû faghflr |ahû. A||ûhumma lnni as´a|ouka|
3ûflµah » « O A!!ah, Tu as ciee non âne el c´esl Toi qui Ia fais nouiii : c´esl a Toi
qu´appailiennenl sa noil el sa vie. Si Tu Ia Iaisses vivie aIois, piològe-Ia, el si Tu Iui
donnes Ia noil, paidonne-Iui. Ò AIIah, je Te denande Ie saIul.»
  « A||ûhumma qlni 3adhûbaka µauma tab3athou 3lbûdak. » « O A!!ah, pieseive-noi
de Ton châlinenl Ie joui où Tu iessuscileias Tes seivileuis.»
« Souhûnaka A||ûhumma Rabbi blka uada3tou ]anbi ua blka arfa3ouhou ln amsakta
nafsi faghflr |ahû. ua ln arsa|tahû fahfath-hû
blmû tahfathou blhi 3lbûdaka as-
sû|lhlne. »
« G!nIrc à TnI 5cIgncur, c´esl en Ton non que je ne suis couche, el c´esl giâce
a Toi que je ne ieveiIIeiai : si Tu dois ielenii non âne, aIois sois cIenenl enveis eIIe. Iai
conlie, si Tu dois Ia Iaissei vivie, pieseive-Ia donc conne Tu pieseives Tes seivileuis
veilueux ».
  « Loisqu´iI se couchail, I´Lnvove d´AIIah  ciacholail sans v nellie de saIive dans
ses deux nains puis iecilail Ia souiale A|-||n|as (n°112) el |cs dcux (scura|cs) prc|cc|riccs (iI
s´agil des souiales A|-|a|au el An-Nas, n°113 el 114) puis Ies passail sui son coips. »
« Chaque nuil, Ie Iiophòle  ne doinail pas sans avoii Iu Ia souiale As-Sajdan (n°32) el
Ia souiale A|-Mu|| (n°67). »
187



AIIah a piefeie I´Honne a loules Ses aulies ciealuies, Iui a accoide
excIusivenenl Ie lienfail de Ia paioIe el a fail de Ia Iangue son insliunenl.
C´esl un lienfail qui peul ôlie uliIise dans Ie lien el Ie naI. CeIui qui uliIise
sa Iangue dans Ie lien, eIIe Ie conduiia au lonheui dans Ia vie piesenle el
dans Ies haules sphòies du Iaiadis. Iai conlie, ceIui qui I´uliIise naI, seia
fiappe pai Ies naIheuis dans ce nonde el dans I´au-deIa. La neiIIeuie
naniòie de lien occupei son lenps apiòs Ia iecilalion du Coian, esl de Ie
passei dans I´evocalion d´AIIah.
Lcs mérItcs dc !'évncatInn d'A!!ah : De nonlieux hadilhs exhoilenl a
ceIa donl ces nols du Iiophòle  : « N´aincricz-tcus pas uuc jc tcus infcrnc
dc |a nci||curc æutrc. cc||c uui cs| |a p|us purc auprcs dc tc|rc Scigncur. cc||c uui
c|ctc |c p|us nau| cn dcgrc. cc||c uui cs| nci||curc pcur tcus uuc |c dcn dc tc|rc cr
c| dc tc|rc argcn|. nci||curc pcur tcus uuc dc ccnfrcn|cr tcs cppcsan|s au ccurs
d´aprcs ccnoa|s ? » « Mais cui ! O Mcssagcr d´A||an ». rcpcndircn|-i|s. || di| .
« C´cs| |´ctcca|icn d´A||an » |Al-Tiinidhî! : « |´cxcnp|c dc cc|ui uui ctcuuc scn
Scigncur c| dc cc|ui uui nc |´ctcuuc pas cs| ccnnc |´cxcnp|c du titan| c| du
ncr| » |AI-ßukhâiî!. AIIah a dil  dans un hadilh uudsu : « ]c scrai pcur ncn
scrti|cur cc uu´i| crcira uuc ]c dcis c|rc. ]c scrai atcc |ui cnauuc fcis uu´i|
M´ctcuuc . s´i| M´ctcuuc cn |ui-ncnc. ]c |´ctcuucrai cn Mci-ncnc . s´i| M´ctcuuc
dans unc asscno|cc. ]c |´ctcuucrai dans unc asscno|cc oicn nci||curc cnccrc . s´i|
s´apprccnc dc Mci d´un cnpan. ]c n´apprccncrai dc |ui d´unc ccudcc. » |Rappoile pai
AI-ßukhâiî!. Le Iiophòle  a dil aussi : « |cs ncufaridcuncs cn| dctancc |cs
au|rcs. » « Qui scn| dcnc |cs ncufaridcuncs. c Mcssagcr d´A||an ? » |ui dcnanda-
|-cn. || di| . « Ccux c| cc||cs uui sc rappc||cn| ccns|anncn| A||an » |MusIin!. Le
Iiophòle  donna pai aiIIeuis ce conseiI a un de ses Conpagnons : « Quc
|a |anguc nc ccssc d´ctcuucr A||an » |Al-Tiinidhî!. Ll iI exisle de nonlieux aulies
hadilhs.
La mu!tIµ!IcatInn dcs récnmµcnscs : Les ieconpenses des lonnes
ouvies sonl nuIlipIiees conne Ies ieconpenses de Ia iecilalion du
Coian en fonclion : 1) de Ia foi, de Ia sinceiile, de I´anoui d´AIIah el ce qui
en decouIe qui se liouvenl dans Ie coui. 2) de Ia piofonde concenlialion du
coui el de Ia piesence d´espiil pendanl I´evocalion : I´evocalion ne doil
donc pas se faiie uniquenenl pai Ia Iangue.
Si celle ouvie esl conpIòle, AIIah Iui expie Ia lolaIile de ses peches el Iui
donne sa ieconpense conpIòle, el I´ouvie inconpIòle esl ieconpensee
piopoilionneIIenenl a son degie de conpIelude.
Lc cnmmcrcc Iructucux
188


Lcs avantagcs dc !'évncatInn d'A!!ah : Cheikh AI-IsIan Iln Tavnivah a
dil : « L´evocalion d´AIIah  esl poui Ie coui ce qu´esl I´eau poui Ie
poisson. OueI seiail I´elal du poisson si on Ie soilail de I´eau ` »
 
LIIe piocuie I´anoui d´AIIah, Ie iappiochenenl de Lui, Ie fail de
iessenlii qu´II nous olseive, Ia ciainle peinanenle de Lui, Ie iepenlii el Ie
ieloui veis AIIah el aide a acconpIii Ies acles d´oleissance.
 
LIIe dissipe du coui I´angoisse el Ia liislesse, Iui piocuie Ia joie el Ie
pIaisii, el suscile au coui Ia vie, Ia vigueui el Ia puiele.
 
Le coui iessenl loujouis un nanque el un lesoin que iien ne peul
conlIei si ce n´esl I´evocalion d´AIIah. Dans Ie coui, iI v a une iudesse
que seuIe I´evocalion d´AIIah peul dissipei.
 
L´evocalion d´AIIah esl Ie ienòde des naIadies du coui, son liailenenl
el sa sulsislance. La deIeclalion qu´eIIe piocuie n´esl egaIee pai aucun
aulie pIaisii. L´insouciance esl sa naIadie.
 
Lvoquei peu AIIah esl une pieuve d´hvpociisie, el a I´inveise, L´evoquei
alondannenl esl Ia pieuve d´une foi foile el d´un anoui sincòie enveis
AIIah, cai ceIui qui aine une chose I´evoque alondannenl.
 
Loisque I´individu ciainl AIIah en L´evoquanl dans I´aisance, AIIah Ie
piolegeia Ioisqu´iI seia en difficuIle, suiloul au nonenl de Ia noil el de
ses affies.
 
L´evocalion d´AIIah esl une cause qui nous sauve du châlinenl d´AIIah.
LIIe suscile Ia quielude el fail se iepandie Ia niseiicoide d´AIIah : Ies
anges inpIoienl Ie paidon poui ceIui qui I´acconpIil.
 
LIIe delouine Ia Iangue des fuliIiles, de Ia nedisance, de Ia caIonnie, du
nensonge, el de lien d´aulies acles deleslalIes el inleidils.
 
C´esl I´adoialion Ia pIus faciIe : eIIe conple paini Ies pIus nolIes el Ies
neiIIeuies adoialions : c´esl Ie chanp de cuIluie du Iaiadis.
 
LIIe piocuie a ceIui qui I´acconpIil une auia, une douceui el un visage
iIIunine : c´esl une Iuniòie dans Ia vie piesenle, une Iuniòie dans Ia
lonle, une Iuniòie dans sa vie fuluie.
 
L´evocalion enliaîne I´eIoge d´AIIah  el Ia piiòie de Ses anges poui
ceIui qui I´acconpIil : el AIIah  se vanle de ceux qui acconpIissenl
I´evocalion devanl Ses anges.
 
Les neiIIeuis de ceux qui fonl une ouvie donnee sonl ceux qui, pendanl
son acconpIissenenl, evoquenl alondannenl AIIah . Ainsi, Ie
neiIIeui jeûneui esl ceIui qui evoque Ie pIus AIIah  pendanl son jeûne.
 
L´evocalion d´AIIah  faciIile ce qui esl difficiIe, iend aise ce qui esl
penilIe el aIIòge Ies peines. LIIe faciIile I´ollenlion de Ia sulsislance el
ienfoice Ie coips.
 
L´evocalion chasse Ie DialIe el Ie suljugue, eIIe I´huniIie el I´aviIil.
189



5nn cffct ct snn
mérItc
Mnmcnt ct
nnmbrc dc fnIs
Lc wird quntidicn


(vnus récitcz.)
N
Le DialIe ne I´appioche
pas : el c´esl une cause de
I´enliee au Iaiadis
Une fois Ie nalin el
Ie soii, el apiòs Ies
piiòies olIigaloiies.
Le veisel du 
, ¸´ ·¯ .


1
Iieseivenl de lous Ies
naux
Une fois Ie soii ou
avanl de doinii
Les deux deinieis veisels de Ia souiale
AI-ßaqaiah.
2

2
Iieseivenl de lous Ies
naux
3 fois Ie nalin el 3
fois Ie soii
Les souiales AI-IkhIâs (n°112) : AI-IaIaq
(n°113) : el An-Nâs (n°114).
2

3
II ne seia pas suipiis
pai un naIheui el iien
ne Iui nuil.
3 fois Ie
nalin el 3
fois Ie soii

« Blsml||ûhl A||adhi |û µadhurru ma3a lsmlhl
chaµ´oun fl|-´ardhl ua|û fis-samû'i ua houuas-
sami3ou| 3a|im. » « Au non d´AIIah donl iien ne
nuil en piesence de (I´evocalion de) Son non sui
Ia leiie el dans Ie cieI, el II esl I´Audienl,
I´Onniscienl


4
Iiològe Ies Iieux de loul
naI.
Tiois fois Ie
soii el ceIui
qui s´aiiôle a
un endioil.
« A3oûdhou blka|lmûtl|-|ûhl attûmûtl mlne
charrl mû kha|aq. » Ie ne nels sous Ia pioleclion
des IaioIes paifailes d´AIIah conlie Ie naI des
choses qu´iI a cieees


5
II esl pieseive el piolege
el Ie DialIe s´eIoigne de
Iui.
Loisqu´on
soil de Ia
naison
« Blsml||ûhl
tauakka|tou 3a|a|-|ûhl |û hau|a
ua |û qouuuata l||û bl|-|ûhl. »
Au non d´AIIah,
je pIace na confiance en AIIah : iI n´v a de
pouvoii, ni de puissance qu´en AIIah
6
AIIah Iui suffil el Ie
pieseive des liacas de ce
nonde el de I´au-deIa.
Sepl fois Ie
nalin el sepl
fois Ie soii
« Hasblµa|-|ûhou |û l|ûha l||û Houua 3a|aµhl
tauakka|tou ua Houua Rabbou| 3archl|-
3athim. »AIIah ne suffil. II n´v a de divinile que
Lui. Ln Lui je pIace na confiance : el II esl Ie
Seigneui du Tiône innense
7
II esl du devoii d´AIIah
de Ie salisfaiie.
Tiois fois Ie
nalin el
liois fois Ie
soii.
« Radhîlou liI-Iâhi Rallan va liI IsIâni dînan
va li Muhannadine Nalivvâ. »
I´agiee AIIah
conne Seigneui, I´IsIan conne ieIigion el
Muhannad  conne Iiophòle.
8
La vive incilalion
a Iiie ceIa nous a
ele iappoilee.
Une fois
Ie nalin
el une
fois Ie
soii.
« A||ûhumma blka asbahnû ua blka amsaµnû ua blka
nahµû ua blka namoûtou ua l|aµka annouchoûrou » ct !c
snIr nn dIt : « A||ûhumma blka amsaµnû ua blka asbahnû
ua blka nahµû ua blka namoûtou ua l|aµka-|masir. » « Ò
AIIah, c´esl pai Toi que nous nous ieliouvons au nalin el
c´esl pai Toi que nous nous ieliouvons au soii. C´esl pai Toi
que nous vivons el c´esl pai Toi que nous nouions el c´esl
veis Toi que se feia Ia Resuiieclion. » Ll Ie soii, iI dil : « Ò
AIIah, c´esl pai Toi que nous nous ieliouvons au soii el c´esl
pai Toi que nous nous ieliouvons au nalin |...! el c´esl veis
Toi que se fail nolie deslinee. »
9

1
La Iecluie du Coian, Ia piiòie de Ia nuil, Ies invocalions ou Ies evocalions que Ia peisonne
a I´halilude de faiie chaque joui.NdC
2
 Vous retrouverez le verset du Kursiy et Ies deux deinieis veisels de Ia souiale AI-ßaqaiah
dans Ie chapilie de I´exoicisne peinis en IsIan, p. 173.
Lc wird quntidicn qu'i!
cnnvicnt dc récitcr matin ct snir
190


Le Iiophòle 
disail celle
invocalion
Une fois
Ie nalin
« Asbahnû 3a|û fltratl| ls|ûml ua 3|û ka|lmatl| lkh|ûs ua
3a|û dinl Nablµµlnû Mouhammadlne  ua 3a|û ml||atl
abinû lbrûhima hanifan Mus|lman ua mû kûna
mlna|mouchrlkine. » « Nous nous ieliouvons Ie nalin dans Ia
naluie pieniòie qui esl I´IsIan, dans Ia paioIe de sinceiile el
dans Ia ieIigion de nolie Iiophòle Muhannad , el Ia voie
de nolie pòie Aliahan qui elail enliòienenl sounis a AIIah
(nusuInan) el n´elail poinl du nonlie des associaleuis. »

II a acconpIi Ie
ieneicienenl
qui Iui inconle
ce joui-Ia
Une fois
Ie nalin
el une
fois Ie
soii.
« A||ûhumma mû asbaha bi mlnnl3matlne famlneka uahdaka
|û charika |aka fa|aka| hamdou ua |akach-choukrou » ( el Ie
soii iI dil ) : « mû amsû bi mlnnl3matlne . » « Ò AIIah, loul
lienfail que j´ai ce nalin ne vienl que de Toi SeuI : poinl
d´associe a Toi. A Toi Ia Iouange el Ies ieneicienenls. (el Ie
soii, on dil : . que j´ai ce soii).

CeIui qui
piononce ceIa
qualie fois, AIIah
I´affianchil de
I´Lnfei
Oualie
fois Ie
nalin el
qualie
fois Ie
soii.
« A||ûhumma lnni asbahtou ouch-hldouka ua ouch-hldou
hama|ata 3archlka ua ma|û´ikataka ua anblµû´aka ua
]ami3a kha|qlka bl Annaka Anta|-|ûhou |û l|ûha l||û Anta
ua anna Mouhammadan 3Abduka ua rassoû|ouk. » ( el Ie
soii iI dil ) : « amsaµtou . » Ò AIIah, je ne ieliouve au
nalin, je Te piends a lenoin, el je piends a lenoin Ies
poileuis de Ton liône, Tes anges, Tes piophòles el loules Tes
ciealuies, que Tu es AIIah, iI n´v a poinl de divinile digne
d´adoialion en dehois de Toi el que Muhannad esl Ton
seivileui el Ton Messagei (el Ie soii, on dil : je ne ieliouve
au soii.).

CeIa Ie piològe
conlie ce que Ie
DialIe insuffIe
dans Ies couis.
Une fois
Ie nalin
el une
fois Ie
soii el au
nonenl
de
doinii
« A||ûhumma |ûtlras-samauûtl ua|-´ardhl 3û|lma| ghaµbl
uach-chahûdah Rabba kou||l chaµ-´lne ua Ma|ikahou ach
hadou an |û l|ûha l||û Anta A3oûdhou mlne charrl nafsi ua
charrlch-chaµtûnl ua chlrklhi ua an aqtarlfa 3a|û nafsi
soû'an au a]ourrahou l|û Mus|lm. » « Ò AIIah, Connaisseui
de I´invisilIe el du visilIe, Ciealeui des cieux el de Ia leiie,
Seigneui el Maîlie de loule chose, j´allesle qu´iI n´v a de
divinile digne d´adoialion que Toi : je cheiche pioleclion
aupiòs de Toi conlie Ie naI de non âne, el conlie Ie naI du
DialIe el son poIvlheisne, el conlie Ie fail que je puisse
nuiie a noi-nône ou a un nusuInan.

CeIa dissipe Ies
soucis el Ia
liislesse el aide a
ienlouisei sa
delle.
Une fois
Ie nalin
el une
fois Ie
soii
« A||ûhumma lnni a3oûdhou blka mlna| hamml ua|hatanl
ua a3oûdhou blka mlna| 3a]tl ua|kassa|l ua a3oûdhou
blka mlna|]oubnl ua|boukh|l ua a3oûdhou blka mlne
gha|abatld-daµnl ua qahrlr-rl]û|. » Ò AIIah, je cheiche la
pioleclion conlie Ies soucis el Ia liislesse, conlie I´incapacile
el Ia paiesse, conlie I´avaiice el Ia Iâchele, conlie Ie poids de
Ia delle el Ia doninalion des honnes.

CeIui qui piononce ceIa
avec conviclion au
couis de Ia jouinee el
neuil pendanl Ia nône
jouinee ou piononce
ceIa pendanl Ia nuil el
neuil au couis de celle
Son non
esl :
« Sauidcu|
is|ignfar »
soil Ia pIus
leIIe
foinuIe de
« A||ûhumma Anta Rabbi |û l|ûha l||û Anta
kha|aqtani ua anû 3a|û 3ahdlka ua ua3dlka
mastata3tou a3oûdhou blka mlne charrl mû
sana3tou aboû´ou |aka blnl3matlka 3a|aµµa ua
aboû´ou |aka bldhanbi faghflr|i fa lnnahoû |û
µaghflroudh-dhounoûba l||û Anta. » Ò AIIah, Tu
es non Seigneui, iI n´v a de divinile |digne

191


nône nuil, enlie au
Iaiadis.
denande de
paidon.
Une fois Ie
nalin el une
fois Ie soii
d´adoialion! que Toi : Tu n´as ciee el je suis Ton
escIave el je ne confoine aulanl que je peux a
non engagenenl el a na pionesse vis-a-vis de
Toi. Ie cheiche Ta pioleclion conlie Ie naI que j´ai
connis. Ie ieconnais Ton lienfail sui noi el je
ieconnais non peche. Iaidonne-noi, cai iI n´v a
que Toi qui paidonnes Ies peches
Le Iiophòle 
ieconnanda ceIa a sa
fiIIe Ialina, qu´AIIah
I´agiee.
Une fois Ie
nalin el une
fois Ie soii
« Yû Haµµou µû Oaµµoûmou blrahmatlka
astaghithou. as|lh|i cha´ni kou||ahou ua|û
takl|ni l|û nafsi tarfata 3aµne. » Ò Ie Vivanl, Ò
CeIui qui sulsisle pai Lui-nône ! I´inpIoie
secouis aupiòs de Ta niseiicoide, aneIioie loule
na silualion el ne n´alandonne pas a non soil,
ne seiail-ce Ie lenps d´un cIin d´oiI.



II esl iappoile que Ie
Iiophòle  disail
celle invocalion.
3 fois Ie
nalin el 3
fois Ie soii
« A||ûhumma 3ûflni fi badani A||ûhumma 3ûflni
fi sam3i A||ûhumma 3ûflni fi basari A||ûhumma
lnni a3oûdhou blka mlna|koufrl ua|faqrl
A||ûhumma lnni a3oûdhou blka mlne 3adhûbl|-
qabrl |û l|ûha l||û Anta. » « Ò AIIah, accoide Ia
sanle a non coips. Ò AIIah, accoide Ia sanle a
non ouïe. Ò AIIah, accoide Ia sanle a na vue. Ò
AIIah, je ne iefugie aupiòs de Toi conlie
I´inciovance el Ia pauviele. Ò AIIah, je ne iefugie
aupiòs de Toi conlie Ies suppIices de Ia lonle : iI
n´v a de divinile digne d´adoialion que Toi. »
 
Lquivaul a affianchii un
escIave, a 1O lonnes aclions,
efface 1O nauvaises aclions,
eIòve de 1O iangs el esl une
pioleclion conlie Ie DialIe.

Une ou
dix fois
Ie nalin
el Ie soii

« Lû l|ûha l||a|-|ûhou uahdahou |û charika
|ahou |ahou|Mu|kou ua |ahou| hamdou ua
houua 3a|û kou||l chaµ-lne Oadir. » « II n´v a
poinl de divinile digne d´adoialion en dehois
d´AIIah L´unique, II n´a aucun associe, a Lui Ia
iovaule el a Lui Ia Iouange el II esl
Onnipolenl. »


CeIa esl neiIIeui que
n´inpoile queIIe evocalion
d´AIIah acconpIie de I´aule
jusqu´a Ia nalinee.
3 fois Ie
nalin
« Subhûna|-|ûhl ua blhamdlhl 3adada kha|qlhl
ua rldhû Nafslhi ua tlnata 3archlhl ua mldûda
ka|lmûtlh . » « CIoiie el Iouange a AIIah aulanl de
fois que Ie nonlie de Ses ciealuies, aulanl de fois
poui Le salisfaiie, egaI au poids de Son Tiône el
au voIune d´encie |poui eciiie! Ses paioIes»


 
192


5a récnmµcnsc ct sa rétrIbutInn dans !a
5unna : !c Prnµhètc  a dIt :
Parn!c nu muvrc
quI nnt du mérItc
N
« Lû l|ûha l||û||ûhou uahdahou |û charika |ahou. |ahou|-
Mu|kou ua |ahou|-hamdou ua houua 3a|û kou||l chaµ-´ln
qadir » « CeIui qui dil : « II n´v a de divinile digne d´adoialion
qu´AIIah, nuI associe a Lui : a Lui Ia iovaule el a Lui Ia
Iouange, el II esl capalIe de loule chose » cenl fois au couis
d´une jouinee a une ieconpense equivaIenle a ceIIe de
I´affianchissenenl de dix escIaves, cenl lonnes aclions sonl
insciiles a son aclif, iI Iui esl efface cenl nauvaises aclions, ceIa
conslilue poui Iui unc µrntcctInn cnntrc !c DIab!c loule Ia
jouinee jusqu´au soii, el nuI n´auia fail une ouvie neiIIeuie
que Ia sienne, sauf ceIui qui I´auia dil pIus que Iui. »
DIrc : « I! n'v a dc
dIvInIté dIgnc d'adn-
ratInn qu'A!!ah, nu!
assncIé à LuI , à LuI !a
rnvauté ct à LuI !a
!nuangc, ct I! cst
caµab!c dc tnutc
chnsc »
a.ti «t «t a.,â v :ar. wi vi «ti v
,ï ¸.s ,t. a.æi «t. ,.aà .¸â
1
(Subhûn A||ûh l|-
c
Athim ua bl-Hamdlhl) « On µ!antcra un
µa!mIcr au ParadIs a ceIui qui dil : « CIoiie a AIIah Ie Tiòs
Ciand el qu´II soil Ioue. »
DIrc : G!nIrc à A!!ah
!c Très Grand ct qu'I!
snIt !nué.
2
« CeIui qui dil : « CIoiie a AIIah el qu´II soil Ioue » cenl
fois, vcrra tnutcs scs fautcs cffacécs, fussenl-eIIes
equivaIenles a I´ecune de Ia nei. Ll peisonne n´appoileia
Ie Ioui de Ia Resuiieclion une ouvie neiIIeuie que ce qu´iI
a appoile, sauf ceIui qui dil conne ce qu´iI a dil ou
pIus. ».
« Deux paioIes sonl Iegòies poui Ia Iangue, Iouides dans
Ia laIance el aImécs du Tnut MIsérIcnrdIcux... »
DIrc : G!nIrc à A!!ah
ct qu'I! snIt !nué,
g!nIrc à A!!ah !c Très
Grand.
Subhûna||ûhl ua
blhamdlh
Subhûna||ûhl A|-
3athim

3
« Lû hau|a ua |û qouuuata l||û bl||ûhl » « N´aineiais-lu pas
que je l´indique un dcs trésnrs du ParadIs ` |C´esl Ia foinuIe :!
« II n´v a de pouvoii el de puissance qu´en AIIah. »
DIrc : I! n'v a dc fnrcc
ct dc µuIssancc qu'cn
A!!ah.
4
CeIui qui denande liois fois Ie paiadis a AIIah, Ie paiadis dil :
« Ò AIIah, fais-Ie ienliei dans Ie paiadis. » Ll ceIui qui
denande liois fois d´ôlie ecaile de I´enfei, I´enfei dil : « Ò
AIIah, ecaile-Ie de I´enfei. »
Dcmandcr à A!!ah !c
µaradIs ct 5a
µrntcctInn cnntrc
!'cnfcr
5
« Subhûnaka|-|ûhoumma ua blhamdlka ach-hadou an |û
l|ûha l||û anta astaghflrouka ua atoûbou l|aµk. »
« Ouiconque s´assoil dans une assenlIee dans IaqueIIe iI discule
leaucoup el dil avanl de se Ievei : « CIoiie a Toi ô AIIah el a
Toi Ia Iouange. I´allesle qu´iI n´v a de divinile digne d´adoialion
que Toi, je Te denande paidon el je ne iepens a Toi » vcrra
µardnnné cc qu'I! a dIt |dc travcrs] dans ccttc asscmb!éc. »
L'cxµIatInn du vcrbIagc
dans unc asscmb!éc
.| =.=| ==«-, ..·|· c··¬,=
,·|, =,«-·=| .·| v· -|· v =
c,|·
6
« Ouiconque nenoiise dix veisels du delul de Ia souiale A|-
Kanf, esl µrntégé cnntrc !'antéchrIst. »
MémnrIscr !cs
µrcmIcrs vcrscts dc !a
snuratc A|-Kahf
7
« CeIui qui denande Ia piiòie d´AIIah sui noi une seuIe fois, A!!ah faIt
sur !uI dIx µrIèrcs, dix peches Iui sonl effaces el iI esl eIeve de dix iangs »
La µrIèrc sur
!c Prnµhètc 
8
« CeIui qui iecile au couis d´une peiiode de 24 heuies cinquanle
veisels, iI ne seia pas insciil paini Ies insoucianls, el ceIui qui iecile
cenl veisels esl insciil paini Ies devoues, el ceIui qui iecile deux cenls
veisels, Ie Coian ne va pas pIaidei conlie Iui Ie Ioui de Ia Resuiieclion :
el ceIui qui iecile cinq cenls veisels, I! !uI scra InscrIt un quInta! dc
récnmµcnscs. » « La souiale A|-||n|ass equivaul au lieis du Coian ».
Lc mérItc dc
!a récItatInn
dcs vcrscts ct
dc snuratcs
du Cnran
9
Quc!qucs parn!cs ct muvrcs dnnt
!cs récnmpcnscs snnt cnnsidérab!cs
193


« Ias un djinn, ni un ôlie hunain, ni aucune chose, n´enlendia Ia
voix du nuezzin sans lenoignei en sa faveui Ie Ioui de Ia
Resuiieclion. » « Les nuezzins sonl Ies gens qui auionl Ies cous
Ies pIus Iongs Ie Ioui de Ia Resuiieclion. »
La récnmµcnsc du
muczzIn (cc!uI quI
aµµc!!c à !a µrIèrc)
1O
« CeIui qui apiòs avoii enlendu I´appeI a Ia piiòie piononce ces nols :

9ati. .«-tïti ï,sati :ät ., s,.ti «ãas. ¡äti i.,.a- t-tï- «ts.i. «..aiti. «...,ti ia.a- öì .«.itïti ï
« A||ûhumma rabba hadhihl ada3uatl at-tûmmatl uas-sa|ûtl|-qû´imatl
ûtl Muhammadan a|-uasi|ata ua|-fadhi|ata uab3ath-hou maqûman
ma
h
moudan a||adhi ua3adtah. » soil
« Ò AIIah, Seigneui de cel appeI
paifail el de Ia piiòie que I´on va acconpIii, accoide a Muhannad Ia
pIace de giande esline el Ia pIace d´honneui (au paiadis). Ressuscile-Ie
dans Ia posilion de gIoiie que Tu Iui as pionise » cc!uI-!à, mnn
IntcrccssInn !uI scra assurémcnt acquIsc au Jnur dc !a RésurrcctInn ».
Réµétcr cc
quc dIt !c
muczzIn
µcndant
!'aµµc! à !a
µrIèrc ct
!'Invn-
catInn à
dIrc aµrès.
11
« CeIui qui s´appIique a faiie ses alIulions, scs µéchés snrtcnt dc
snn cnrµs, jusqu´a soilii de sous ses ongIes ».
Accnmµ!Ir
µarfaItcmcnt !cs
ab!utInns
12
« Ouiconque paini vous fail Ies alIulions de naniòie paifaile ou
conpIòle, puis dil : « Ach-hadu an |û l|ûha l||û|-Lûhu ua ach-
hadu anna Muhammadan 3abduhu ua rassû|uh » « Ie lenoigne
qu´iI n´v a de divinile digne d´adoialion qu´AIIah el que
Muhannad esl Ie seivileui d´AIIah el Son Messagei » !cs huIt
µnrtcs du ParadIs !uI snnt nuvcrtcs el iI pouiia enliei pai ceIIe
qu´iI veul. »
L'InvncatInn aµrès
!cs ab!utInns
wi vi «ti v ¸í a,âí
«t,.,. wi a.s ia.a ¸í .
13
« Toul nusuInan qui s´appIique a faiie ses alIulions, puis
acconpIil deux Ra|´an avec un coui huniIie el un visage
hunlIe, sc vcrra attrIbué !c ParadIs.»
L'accnmµ!Isscmcnt
dc dcux Rakaa
aµrès !cs ab!utInns
14
« CeIui qui se iend a Ia nosquee de Ia connunaule, chaquc µas
qu'I! faIt !uI cffacc un µéché el un autrc !uI InscrIt unc bnnnc
actInn, a I´aIIei conne au ieloui.»
Lc grand nnmbrc
dc µas µnur sc
rcndrc à !a
mnsquéc
15
« CeIui qui se Iave Ia lôle el Ie coips Ie vendiedi, puis se iend a Ia
nosquee de lonne heuie avanl que Ie seinon ne connence, en naichanl
sans enpiunlei de nonluie puis se iappioche de I´inan el I´ecoule sans
ôlie disliail, auia poui chaque pas, Ia ieconpense d´une annee de jeûne el
de piiòies de nuil ». « Toul honne qui se seia Iave Ie joui du vendiedi,
qui se seia puiifie seIon sa capacile, qui s´enduiia de son onclion ou qui
se paifuneia de chez Iui, puis qui se iendia a Ia piiòie assez lôl poui ne
pas avoii a se gIissei enlie deux fidòIes, qui feia ensuile Ie nonlie de
piiòies qu´AIIah veul qu´iI effeclue el gaideia Ie siIence pendanl que
I´inan paiIe, ceIui-Ia lous Ies peches qu´iI auia connis de ce vendiedi a
I´aulie !uI scrnnt µardnnnés. »
5c
µréµarcr ct
dc sc
rcndrc tðt
à !a mns-
quéc µnur
!a µrIèrc
du vcn-
drcdI
16
« CeIui qui pendanl quaianle jouis voue Ia piiòie a AIIah en
gioupe en paivenanl a piononcei Ie pieniei A||anu A|oar
(jusle apiòs I´inan), I! scra µréscrvé dc dcux chnscs : I´Lnfei
el I´hvpociisie. »
ArrIvcr à tcmµs à !a
µrIèrc ct µrnnnnccr !c
µrcmIcr A||ûhu Akbar
justc aµrès !'Imam
17
« La piiòie en connun esl dc vIngt-scµt dcgrés suµérIcurc a Ia
piiòie faile individueIIenenl. »
La µrIèrc nb!IgatnIrc
cn cnmmun
18
194


« CeIui qui acconpIil Ia piiòie de Ia nuil en gioupe, c´esl conne
s´iI avaIt µassé !a mnItIé dc !a nuIt à µrIcr el ceIui qui acconpIil
Ia piiòie de I´aule en gioupe, c´esl conne s´iI avaIt µrIé tnutc !a
nuIt. »
Cc!uI quI
accnmµ!It !cs
µrIèrcs du 'lchû ct
du |a]r cn grnuµc
19
« 5I !cs fIdè!cs cnnnaIssaIcnt !a récnmµcnsc de ceux qui fonl
I´appeI a Ia piiòie el ceux qui occupenl Ie pieniei iang de Ia
piiòie, puis ne liouvaienl d´aulie noven que de liiei au soil
poui I´ollenii, iIs Ie feiaienl sûienenl. »
La µrIèrc au
µrcmIcr rang
2O
« CeIui qui acconpIil au couis de Ia jouinee el de Ia nuil douze
Rak´ah ou uniles de piiòie, nn !uI cnnstruIt unc dcmcurc au
ParadIs : qualie Rak´ah avanl Ia piiòie du Znunr el deux apiòs,
deux Rak´ah apiòs Ia piiòie du Magnrio, deux Rak´ah apiòs Ia
piiòie du ´|cna, deux Rak´ah avanl Ia piiòie du |ajr. »
Cc!uI quI accnmµ!It
régu!Ièrcmcnt !cs
µrIèrcs surérn-
gatnIrcs !Iécs aux
nb!IgatnIrcs dItcs
Sunan ar-rauûtlb
21
« II l´inconle de le piosleinei alondannenl devanl AIIah, cai lu
ne fais pas une seuIe piosleinalion poui AIIah sans qu'A!!ah
t'é!èvc d'un dcgré el l´efface un peche. » « La piiòie d´une
peisonne sans qu´on ne Ie voil equivaul a vingl-cing piiòies au vu
de lous. »
Lc faIt d'accnmµ!Ir
bcaucnuµ dc µrIèrcs
surérngatnIrcs ct
s'cffnrccr dc !cs
faIrc cn sccrct
22
« Les deux Rak´ah avanl Ia piiòie de I´aule snnt mcI!!curcs
quc cc bas mnndc ct cc qu'I! rcnfcrmc. » « CeIui qui
acconpIil Ia piiòie de I´aule cst snus !a µrntcctInn d'A!!ah
. »
L'accnmµ!Isscmcnt dcs dcux
Rak´ah surérngatnIrcs avant
!a µrIèrc dc !'aubc, ct !a µrIèrc
nb!IgatnIrc dc !'aubc.
23
« Chaque ailicuIalion du coips hunain doil chaque nalin faiie
I´aunône |d´une lonne ouvie! : chaque gIoiificalion d´AIIah esl une
aunône, chaque Iouange d´AIIah esl une aunône, chaque piononcialion
de « iI n´v a de divinile digne d´adoialion qu´AIIah » esl une aunône,
chaque piononcialion de « AIIah esl Ie IIus Ciand » esl une aunône,
oidonnei Ie convenalIe esl une aunône, inleidiie Ie lIânalIe esl une
aunône, ct tnut cc!a cst cnmµcnsé µar dcux Rak´ah qu'I! accnmµ!It
durant !a matInéc. »
La µrIèrc dc
!a matInéc
ad-Dhuha
24
« Lcs angcs dcmandcnt µardnn à A!!ah µnur vnus lanl que vous
ieslez a I´endioil où vous avez fail volie piiòie el que vous ieslez
en elal de puiificalion. Ces anges disenl : « Ò AIIah, paidonne-
Iui, fais-Iui niseiicoide ! »
Cc!uI quI s'assnIt
dans snn !Icu dc
µrIèrc ct évnquc
A!!ah
25
« CeIui qui acconpIil Ia piiòie de I´aule en gioupe, puis
s´assoil poui evoquei AIIah jusqu´au Ievei du soIeiI, el piie
ensuile deux Rak´ah, ceIa Iui equivaul à !a récnmµcnsc d'un
Hadj ct d'unc Oumra cnmµ!cts, cnmµ!cts ct cnmµ!cts. »
L'évncatInn d'A!!ah aµrès
!a µrIèrc dc !'aubc
accnmµ!Ic cn grnuµc,
jusqu'au !cvcr du sn!cI!
26
« CeIui qui se ieveiIIe dans Ia nuil el ieveiIIe sa fenne
puis iIs piienl ensenlIe deux Rak´ah, scrnnt cnmµtés
µarmI ccux ct cc!!cs quI évnqucnt bcaucnuµ A!!ah. »
Cc!uI quI sc révcI!!c µnur
µrIcr dans !a nuIt ct
révcI!!c sa fcmmc
27
« Toule peisonne qui a I´inlenlion de piiei dans Ia nuil,
nais n´a pas pu se ieveiIIei, A!!ah !uI InscrIra !a
récnmµcnsc dc ccttc µrIèrc el son sonneiI esl une
aunône. »
Cc!uI quI, avant cu
!'IntcntInn dc sc révcI!!cr
!a nuIt µnur µrIcr, n'a µas
µu sc révcI!!cr
28
195


CeIui qui dil, en enlianl au naiche : « II n´v a d´aulie
divinile digne d´adoialion qu´AIIah SeuI, sans associe, a
Lui Ia iovaule, a Lui Ia Iouange, II donne Ia vie el donne Ia
noil, II esl Ie Vivanl, CeIui qui ne neuil janais, en Sa
nain esl loul Ie lien el II esl capalIe de loules choses,
AIIah Iui insciil un niIIion de lonnes aclions, Iui efface un
niIIion de peches, el I´eIòve d´un niIIion de degies.
L'InvncatInn cn cntrant au
marché Lû l|ûha l||A||ûhu
uahdahu Lû charika Lah.
Lah u|-Mu|ku ua |ahu|-
Hamdu. µuhµl ua µumit. ua
Huua Haµµun |û µamût. bl
Yadlh l|-Khaµr ua Huua
c
a|û ku||l chaµ´ln Oadir
29
« CeIui qui gIoiifie AIIah a Ia fin de chaque piiòie lienle-liois
fois, Ioue AIIah lienle-liois fois, el piocIane Ia giandeui d´AIIah
lienle-liois fois, ce qui fail qualie-vingl-dix-neuf, puis dil poui
conpIelei a cenl : « II n´v a de divinile digne d´adoialion
qu´AIIah SeuI, sans associe, a Lui Ia iovaule el a Lui Ia Iouange, el
II esl capalIe de loules choses », tnutcs scs fautcs scrnnt
µardnnnécs, fusscnt-c!!cs aussI nnmbrcuscs quc !'écumc dc !a
mcr. »
DIrc Subhûna||ah,
a|-hamdou |l||ûh,
A||ûhu Akbar 33 fnIs
ct cnsuItc Lû l|ûha
l||a||ûh. aµrès
chaquc µrIèrc
nb!IgatnIrc.
3O
« CeIui qui iecile Ie veisel du Kursu apiòs chaque piiòie
olIigaloiie, iI n´v a que Ia noil qui I´enpôche d´enliei au
Iaiadis.»
La récItatInn du vcrsct
du Kursµ aµrès chaquc
µrIèrc nb!IgatnIrc
31
« Ias un nusuInan ne visile un nusuInan naIade Ie nalin sans
que soixanle-dix niIIe anges denandenl paidon poui Iui
jusqu´au soii : el s´iI Iui iend visile Ie soii, snIxantc-dIx mI!!c
angcs dcmandcnt µardnn µnur !uI jusqu´au nalin el iI a un
jaidin au Iaiadis. »
Rcndrc vIsItc au
ma!adc

32
CeIui qui voil une peisonne epiouvee el dil : « Louange a CeIui
qui n´a epaigne de I´epieuve que lu sulis, el n´a piefeie a
leaucoup de Ses ciealuies » ne seia pas louche pai celle epieuve.
L'InvncatInn cn
vnvant unc
µcrsnnnc éµrnuvéc
33
« CeIui qui ieconfoile une peisonne fiappee pai un naIheui auia
unc récnmµcnsc éga!c à !a sIcnnc. » « Ias un ciovanl ne
ieconfoile son fiòie alleinl pai un naIheui sans qu'A!!ah nc !c
rcvêtc dc !a µarurc dc !a dIgnIté. »
Cc!uI quI
récnnfnrtc unc
µcrsnnnc fraµµéc
µar un ma!hcur
34
« Ouiconque assisle a un enleiienenl jusqu´a Ia fin de Ia piiòie
ollienl un qlrût, el quiconque assisle jusqu´a Ia fin de Ia nise en
leiie ollienl dcux qlrût. On denanda au Iiophòle  queIIe
elail Ia vaIeui de ces deux uira|, iI iepondil : « IIs equivaIenl a
deux enoines nonlagnes ». Iln
c
Unai  a dil : « Ln veiile, nous
avons negIige leaucoup de uira|. »
PrIcr sur !c mnrt,
µuIs suIvrc !c
cnrtègc funèbrc
jusqu'à
!'cntcrrcmcnt.
35
« Ouiconque consliuil une nosquee poui AIIah , nône
de Ia laiIIe d´un nid de geIinolle, A!!ah !uI cnnstruIt unc
maIsnn au ParadIs. »
Cc!uI quI cnnstruIt unc
mnsquéc µnur A!!ah nu
µartIcIµc à sa cnnstructInn
36
« II n´v a pas un joui où Ies honnes se ieliouvenl au nalin, sans qu´iI v ail
deux anges qui descendenl du cieI. L´un d´eux dil : « Ò AIIah, à cc!uI quI
faIt !'aumðnc, cnmµcnsc-!c », el I´aulie dil : « O A!!ah, à cc!uI quI rctIcnt
snn argcnt, Inf!Igc unc µcrtc. »
Déµcnscr
µnur
A!!ah
37
196


« Un dIrham a surµassé ccnt mI!!cs |dIrhams] ! » IIs diienl : « Ò Messagei d´AIIah !
connenl ceIa se fail-iI ` » II iepondil : « Un honne possòde deux diihans el en a
piis un poui Ie donnei en aunône, aIois qu´un aulie honne possòde une enoine
foilune, el a piis une pelile quanlile equivaIenle a cenl niIIe diihans el I´a donnee
en aunône. » « Toul nusuInan qui pIanle un ailie ou cuIlive un chanp donl
nangenl ensuile un oiseau, un ôlie hunain ou une lôle, en iecoIle une aunône. »
L
'
a
u
m
ð
n
c

38
« Toul nusuInan qui accoide deux fois un piôl a un nusuInan,
ollienl Ia ieconpense conne s'I! !'avaIt dnnné unc fnIs cn aumðnc. »
Lc µrêt sans
Intérêt
39
CeIui qui palienle sui Ie delileui qui a du naI a ienlouisei sa
delle, avanl qu´eIIe aiiive a echeance, ollienl poui chaque joui Ia
ieconpense de I´equivaIenl de Ia delle en aunône : el Ioisque
I´echeance esl aiiive a leine, el qu´iI palienle encoie, iI ollienl Ia
ieconpense de I´equivaIenl de deux fois Ie nonlanl dû en aunône.
PatIcntcr sur !c
débItcur quI a du
ma! à rcmbnurscr
sa dcttc
4O
« Ouiconque jeûne un joui dans Ie senliei d´AIIah, A!!ah é!nIgnc
snn vIsagc du Fcu |dc !'Enfcr] d´une dislance de soixanle-dix
annees. »
Lc jcûnc d'un jnur
dans !c scntIcr
d'A!!ah
41
« Le jeûne de liois jouis chaque nois ievienl a jeûnei
peipelueIIenenl. » « On Ie queslionna a piopos du jeûne du joui
de Aiafal el iI iepondil : « I! cxµIc !cs µéchés dc !'annéc écnu!éc ct
cc!!c à vcnIr. » « On Ie queslionna a piopos du jeûne du joui
d´Achouia el iI iepondil : « I! cxµIc !cs µéchés dc !'annéc
écnu!éc. »
Lc jcûnc dc trnIs
jnurs chaquc
mnIs, du jnur dc
Arafat ct du jnur
d'Achnura
42
« Ieûnei Ie Ranadan, puis Ie fail suivie pai six jouis
de ChavvâI rcvIcnt à jcûncr µcrµétuc!!cmcnt. »
Jcûncr sIx jnurs µcndant !c
mnIs dc Chauuû|
43
« Loisqu´un honne piie avec I´inan jusqu´a ce que
ce deiniei finisse Ia piiòie, cc!a !uI scra cnmµté
cnmmc s'I! avaIt µrIé !a nuIt cntIèrc. »
L'accnmµ!Isscmcnt dc !a µrIèrc
d´At-Tarûuih avcc !'Imam
jusqu'à cc qu'I! tcrmInc.
44
« Une Ounia acconpIie pendanl Ie Ranadan équIvaut à un Hadj, ou
un Hadj en na conpagnie (ceIIe du Iiophòle ). » « CeIui qui
acconpIil sepl louis auloui de Ia Ka
c
lah, puis piie deux Rakaal, c´esl
conne s´iI avail affianchi un escIave. »
La Oumra
µcndant !c
mnIs dc
Ramadan
45
« CeIui qui auia effeclue Ie pòIeiinage poui AIIah, sans connellie
d´acles inpudiques, ni de peches, rcvIcndra tc! qu'I! étaIt !c jnur nù sa
mèrc !'a mIs au mnndc. » « Le Hadj pieusenenl acconpIi n´auia
d'autrc récnmµcnsc quc !c ParadIs. »
Lc Hadj
µIcuscmcnt
accnmµ!I
46
« II n´v a pas de jouis µ!us aImés µar A!!ah que ces jouis-ci poui
I´acconpIissenenl des lonnes ouvies » c´esl-a-diie Ies dix pienieis
jouis du nois de DhuI Hijja. -« Ias nône Ie djihad ` » Lui denanda-
l-on. -« Ias nône Ie djihad, iepiil-iI, a I´exceplion d´un honne qui
pail en gueiie en donnanl de sa peisonne el en enpoilanl loule sa
foilune puis ievienl avec iien (cai iI neuil au conlal). »
Lcs bnnncs
muvrcs
µcndant !cs
dIx µrcmIcrs
jnurs du mnIs
dc Dhu! HIjja
47
Les conpagnons du Messagei d´AIIah  denandòienl : « Ò Messagei d´AIIah,
que sonl ces saciifices ` II iepondil : « C´esl Ia liadilion de volie pòie Aliahan.
IIs diienl : « OueIIe ieconpense avons-nous poui ceIa, ô Messagei d´AIIah ` » II
iepondil : « Pnur chaquc µnI! (dc !a bêtc), vnus avcz unc bnnnc actInn. » IIs
diienl : « Ll Ia Iaine, ô Messagei d´AIIah ` » II iepondil : « Ioui chaque poiI de Ia
Iaine, vous avez une lonne aclion. »
L
c

s
a
c
r
I
f
I
c
c

48
197


« Le neiile du savanl sui ceIui qui se consacie a I´adoialion esl conne
non neiile sui Ie deiniei d´enlie vous » puis Ie Messagei d´AIIah 
dil : « AIIah, Ses anges el Ies halilanls des cieux el de Ia leiie, jusqu´a Ia
fouini dans sa fouiniIiòie el Ie poisson, dcmandcnt µardnn µnur cc!uI
quI cnscIgnc !c bIcn aux gcns. »
La
récnmµcnsc
du savant ct
snn mérItc
49
« CeIui qui denande sincòienenl a AIIah de nouiii nailvi,
AIIah I´eIòve au iang des nailvis, nône s´iI neuil dans son
Iil. »
Cc!uI quI dcmandc
sIncèrcmcnt à A!!ah dc
mnurIr martvr
5O
« II v a deux veux quI nc scrnnt µas tnuchés µar !c fcu dc
!'Enfcr : I´oiI qui a pIeuie pai ciainle d´AIIah, el I´oiI qui
a passe Ia nuil en senlineIIe dans Ia voie d´AIIah. »
P!curcr µar craIntc d'A!!ah
ct êtrc cn scntInc!!c dans
!a vnIc d'A!!ah
51
« On fil voii Ies nalions au Iiophòle  en iôve el iI vil sa
connunaule dans IaqueIIe se liouvaienl snIxantc-dIx mI!!c
µcrsnnncs quI cntrcrnnt au ParadIs sans jugcmcnt, nI
châtImcnt : ce sonl ceux qui n´enpIoienl pas Ia cauleiisalion, ne
denandenl pas qu´on Ies exoicise, ne cheichenl pas Ies piesages
dans Ies oiseaux, el qui pIacenl loule Ieui confiance en Ieui
Seigneui. »
Cc!uI quI abandnnnc !a
cautérIsatInn, !a
dcmandc d'êtrc
cxnrcIsé µar autruI ct !c
µrésagc dans !cs
nIscaux
52
« Toul nusuInan qui auia peidu liois enfanls qui n´onl pas
alleinl I´âge de puleile, A!!ah !c fcra cntrcr au ParadIs µar
mIsérIcnrdc µnur cux. »
Cc!uI dnnt dcs cnfants
cn bas âgc mcurcnt
53
« AIIah a dil : « Loisque I´epiouve Mon seivileui en Iui
ôlanl ses deux choses piecieuses - c´esl-a-diie ses deux
veux - el qu´iI palienle, jc !cs !uI rcmµ!acc µar !c ParadIs. »
Cc!uI quI cst éµrnuvé
µar !a cécIté ct
µatIcntc
54
« Tu n´alandonneias pas une chose pai ciainle d´AIIah 
sans qu'A!!ah tc dnnnc mcI!!cur quc cc!a. »
Cc!uI quI abandnnnc
quc!quc chnsc µnur
A!!ah
55
« A ceIui qui ne gaianlil qu´iI pieseiveia ce qui se liouve enlie
ses deux nâchoiies el ce qui se liouve enlie ses deux janles, jc
!uI garantIs !c ParadIs. » C´esl-a-diie sa Iangue el son sexe.
« CeIui qui se lail seia sauve. »
Préscrvcr snn scxc
ct sa !anguc
56
« Loisqu´un honne enlie dans sa naison el évnquc !c nnm
d'A!!ah cn cntrant ct au mnmcnt dc mangcr, Ie DialIe dil :
« Vous (Ies dialIes) ne passeiez pas Ia nuil ici el vous n´v auiez
pas de dînei. » Ll s´iI n´evoque pas Ie non d´AIIah en enlianl, Ie
DialIe dil : « Vous v passeiez Ia nuil » : el s´iI n´evoque pas Ie
non d´AIIah au nonenl de nangei, iI dil : « Vous v piendiez Ie
dînei el v passeiez Ia nuil. »
DIrc « Au nnm
d'A!!ah »
|BIsmI!!âh] cn
cntrant dans !a
maIsnn ct au début
du rcµas
57
« Si ceIui qui s´appiôle a nangei dil : « A|-Hamdu Ll|ûhl a|dhi
At´amani hûdhû ua Rataqanihl mln Ghaµrl Hau|ln mlnni ua Lû
Ouuuah - Louange a AIIah qui n´a donne a nangei el n´a
accoide ce iepas, sans aucun effoil ni faligue de na pail, veiia ses
peches anleiieuis paidonnes. » Ll apiòs avoii ievôlu un nouveI
halil, iI dil : « Louange a AIIah qui n´a donne ce vôlenenl. »
L'InvncatInn aµrès
!c rcµas ct µnur un
habIt ncuf
58
Iâlinah  denanda au Iiophòle  de Iui donnei un
doneslique el Ie Iiophòle  Iui dil ainsi qu´a AIi :
« N´aineiiez-vous pas que je vous enseigne ce qui esl
Cc!uI quI aImcraIt
qu'A!!ah dImInuc !cs
dIffIcu!tés dc snn
59
198


neiIIeui que ce que vous n´avez denande ` Loisque vous
vous nellez au Iil, diles : A||ûhu Akbar - AIIah esl Ie pIus
Ciand 34 fois, Subhûn A||ûh, gIoiie a AIIah 33 fois, A|-Hamdu
Ll||ûh, el Iouange a AIIah 33 fois. Cc!a cst mcI!!cur µnur vnus
qu'un dnmcstIquc. »
travaI!, qu'I! dIsc :
A!!âhu Akbar |34
fnIs] , 5ubhân A!!ah
|33 fnIs], a!-Hamdu
LI!!âh |33 fnIs]
« Si I´un de vous dil, Ioisqu´iI souhaile avoii des ieIalions sexueIIes
avec sa fenne : « Au non d´AIIah, ô AIIah, pieseive-nous du
DialIe, el ecaile Ie DialIe de ce que Tu nous as accoide ». S´iI aiiive
qu´iIs aienl un enfanl, !c DIab!c nc !uI causcra jamaIs dc
µréjudIcc. » « Blsml||ûh. A||ûhumma ]annlbna ach-Chaµtana ua
]annlbl ach-Chaµtana mû rataqtanû »
L'InvncatInn
avant !c raµµnrt
scxuc!
¸ta.Lti t...r s,.ti wi s..
t.ïà,, t- ¸ta.Lti ..r.
6O
« Si Ia fenne acconpIil ses cinq (piiòies olIigaloiies), jeûne son nois
(de Ranadan), pieseive sa chaslele, oleil a son epoux, iI Iui seia dil :
« Entrc au ParadIs µar !a µnrtc dc tnn chnIx. » « Toule fenne qui
neuil a!nrs quc snn marI cst satIsfaIt d'c!!c, cntrc au ParadIs. »
L'éµnusc quI
dnnnc
satIsfactInn à
snn marI
61
« La salisfaclion d´AIIah s´ollienl en salisfaisanl Ie pòie. » « CeIui
qui desiie que sa foilune augnenle ou que sa vie se pioIonge, qu'I!
cntrctIcnnc !cs !Icns avcc scs µrnchcs. »
L'cntrctIcn dcs
!Icns dc µarcnté
62
« Nous seions, noi el Ie luleui de I´oipheIin, au ParadIs conne
ceci, el iI |joignil! son index el son najeui. »
La µrIsc cn chargc
dc !'nrµhc!In
63
« Le ciovanl alleindia pai son lon conpoilenenl, !c rang dc cc!uI
quI µrIc !a nuIt ct jcûnc !c jnur. » « Ie gaianlis unc dcmcurc dans
!cs hautcs sµhèrcs du ParadIs a ceIui qui a un lon conpoilenenl. »
Lc bnn
cnmµnrtcmcnt
64
« AIIah n´accoide Sa niseiicoide qu´a ceux de Ses seivileuis qui
sonl conpalissanls. » « Sovez cIenenls avec ceux qui halilenl sui
leiie el Cc!uI quI cst au cIc! scra c!émcnt avcc vnus. »
La c!émcncc ct !a
cnmµassInn vIs-à-
vIs dcs créaturcs
65
« Aucun dc vnus n'aura vraImcnt !a fnI s´iI ne desiie poui son
piochain ce qu´iI desiie poui Iui-nône. »
L'amnur du bIcn
µnur !cs musu!mans
66
« La pudeui nc génèrc quc !c bIcn » : « La pudeui faIt µartIc dc !a
fnI » : « Oualie choses fnnt µartIc dc !a tradItInn dcs Mcssagcrs : Ia
pudeui, Ie paifun, Ie sivâk el Ie naiiage. »
La µudcur
67
« 1- Assa|ûmou 3a|aµkoum 2- Assa|ûmou 3a|aµkoum ua rahmatou||ûh
3- Assa|ûmou 3a|aµkoum ua rahmatou||ûhl ua barakûtouh
Un honne vinl chez Ie Iiophòle  el dil : « Oue Ia paix soil sui
vous » : Ie Iiophòle  dil : « dIx. » Iuis, un aulie vinl el dil : « Oue
Ia paix el Ia niseiicoide d´AIIah soienl sui vous » : Ie Iiophòle 
dil : « vIngt. » Lnsuile, une aulie vinl el dil : « Oue Ia paix, Ia
niseiicoide el Ies lenediclions d´AIIah soienl sui vous. » Le Iiophòle
 dil : « trcntc. » C´esl-a-diie lienle ieconpenses.
Etrc !c µrcmIcr à
adrcsscr !a
sa!utatInn dc
µaIx
(au chnIx) :
68
« Si deux nusuInans se ienconlienl el se seiienl Ia nain,
!c µardnn !cur cst accnrdé avanl qu´iIs ne se sepaienl. »
5c scrrcr !a maIn !nrs
d'unc rcncnntrc
69
« CeIui qui defend I´honneui de son fiòie nusuInan,
AIIah iepousseia Ie feu de son visage Ie Ioui de Ia
Resuiieclion. »
Cc!uI quI défcnd
!'hnnncur dc snn frèrc
musu!man
7O
« Tu scras |dans !'au-dc!à] avcc cc!uI quc tu as aImé. »
Anas  a dil : « Rien n´a fail aulanl pIaisii aux
Conpagnons que ce hadilh. »
L'amnur dcs µcrsnnncs
vcrtucuscs ct !cur
fréqucntatInn
71
199


« AIIah  a dil : « Ceux qui s´ainenl nulueIIenenl au non de
Ma najesle aurnnt dcs chaIrcs dc !umIèrc el seionl envies
pai Ies piophòles el Ies nailvis. »
Ccux quI s'aImcnt
mutuc!!cmcnt au nnm
dc !a majcsté d'A!!ah
72
L´invocalion du nusuInan en faveui de son fiòie esl exaucee
« CeIui qui inpIoie AIIah en faveui de son fiòie nusuInan en
seciel, I´ange qui s´occupe de Iui diia : « AmInc ! Et !a mêmc
chnsc µnur tnI. »
Cc!uI quI Invnquc
A!!ah µnur snn frèrc
musu!man
73
« CeIui qui inpIoie Ie paidon en faveui des ciovanls el des
ciovanles, A!!ah !uI InscrIra unc bnnnc actInn µnur chaquc
crnvant ct crnvantc. »
Imµ!nrcr !c µardnn cn
favcur dcs crnvants ct
dcs crnvantcs
74
« I´ai vu, avec ceililude, un hnmmc sc µré!asscr au ParadIs poui
avoii coupe un ailie qui gônail Ies gens sui Ieui chenin. »
Otcr dc !a rnutc tnut
cc quI cst nuIsIb!c
75
« Ie gaianlis unc dcmcurc à !'IntérIcur du ParadIs a ceIui qui
alandonne Ia dispule, nône s´iI a iaison, el d'unc dcmcurc au
mI!Icu du ParadIs à cc!uI quI évItc !c mcnsnngc, nône s´iI
pIaisanle. »
Dé!aIsscr !a
dIsµutc ct !c
mcnsnngc
76
« CeIui qui conlienl sa coIòie aIois qu´iI auiail lien pu I´assouvii,
AIIah I´appeIIeia Ie Ioui de Ia Resuiieclion devanl loules Ies
ciealuies µnur qu'I! chnIsIssc quc!!cs hnurIs I! désIrc. »
CnntcnIr sa cn!èrc
77
« A ceIui donl vous avez fail I´eIoge, !c ParadIs cst assuré. Ll a
ceIui donl vous avez dil du naI, !'Enfcr cst assuré. Ln effel, vous
ôles Ies lenoins d´AIIah sui leiie. »
|Lc mnrt] dnnt nn
faIt !'é!ngc
78
« CeIui qui souIageia une angoisse d´un ciovanl paini Ies
angoisses de ce nonde, A!!ah !uI snu!agcra unc angnIssc µarmI
!cs angnIsscs du Jnur dc !a RésurrcctInn. CeIui qui sulvienl au
lesoin d´un necessileux ou de ceIui qui esl insoIvalIe, A!!ah !uI
facI!Itcra !cs chnscs dans !a vIc µréscntc ct dans !'au-dc!à. CeIui
qui cache Ies peches d´un nusuInan, A!!ah cnuvrIra !cs sIcns
dans cc mnndc ct dans !'au-dc!à... »
Cc!uI quI dIssIµc
!'angnIssc d'un
musu!man, !uI
facI!Itc !cs chnscs
ct cachc scs dé-
fauts.
79
« CeIui donl Ia seuIe pieoccupalion esl I´au-deIa, A!!ah nctrnIcra
à snn cmur !a satIsfactInn dc sc cnntcntcr dc µcu, mcttra dc
!'nrdrc ct !c succès dans scs affaIrcs, ct !cs bIcns dc cc bas
mnndc vIcndrnnt à !uI cnntraInts ct fnrcés. »
Cc!uI quI a µnur
scu!c µrénccuµa-
tInn !'au-dc!à
8O
« I! v a scµt |catégnrIcs dc µcrsnnncs] qu'A!!ah µrntégcra dc snn
nmbrc !c jnur nù I! n'v aura d'nmbrc quc !a sIcnnc : Ie gouveinanl
equilalIe : Ie jeune qui a giandi dans I´adoialion d´AIIah : I´honne
donl Ie coui esl allache aux nosquees : deux honnes qui, s´ainanl
nulueIIenenl poui AIIah, se ieunissenl poui AIIah el se sepaienl en
s´ainanl loujouis poui Lui : I´honne qui, aguiche pai une leIIe fenne
de haul iang en vue d´un iappoil sexueI, iefuse el dil : « Ie ciains
AIIah » : I´honne qui donne I´aunône discielenenl de leIIe soile que
nône sa nain gauche ignoie ce qu´a veise sa nain dioile : enfin,
I´honne qui, nenlionnanl AIIah dans Ia soIilude, veise des Iaines. »
L'équIté du
gnuvcrnant/ !a
µIété du
jcunc/
!'attachcmcnt
aux mnsquécs/
!'amnur cn
A!!ah.
81
« CeIui qui denande conslannenl paidon a AIIah, II Iui assuie une issue
a loule silualion difficiIe, un souIagenenl a loul souci, el II Iui accoide sa
sulsislance pai Ia où iI ne Ie soupconnail pas. »
La dcmandc
dc µardnn
82
200



HadIth authcntIquc du Mcssagcr d'A!!ah 
µrnuvant !'IntcrdIctInn dc cct actc :
Actc IntcrdIt : N
« AIIah dil : « Lnlie Moi el Mon seivileui, Ie suis CeIui des
deux qui se passe Ie pIus d´associe. Ouiconque fail une chose
en cheichanl Ia salisfaclion d´aulie que Moi, Ie Ie deIaisse Iui el
son associalion. »
L'IntcntInn dc faIrc
dcs chnscs µnur
nbtcnIr !a satIsfactInn
dcs gcns

1
« Ie connais des gens qui viendionl Ie Ioui du Iugenenl conne Ia
nonlagne lIanche de Tihânah de lonnes aclions, nais AIIah en feia
conne de Ia poussiòie epaipiIIee. » Thavlân dil aIois : « Ò Lnvove
d´AIIah, deciis-Ies-nous, nonlie-Ies-nous ! Afin que nous n´en fassions
pas pailie sans Ie savoii. » II dil : « IIs sonl en veiile vos fiòies, el sonl
de volie couIeui de peau, iIs piienl Ia nuil conne vous, nais s´iIs se
ieliouvenl seuIs en face d´une chose inleidile, iIs Ia connellenl. »
Mnntrcr un
bcau vIsagc
ct avnIr un
mauvaIs
fnnd
2
« Ne ienlieia pas au Iaiadis ceIui qui a un alone d´oigueuiI dans son
coui. » L´oigueuiI esl de iejelei Ia veiile el de nepiisei Ies gens.
L'nrgucI! 3
L´inleidiclion de Iaissei liaînei Ies vôlenenls conpiend Ie pagne, Ia
lunique el Ie luilan, el ceIui qui Ies Iaisse liaînei pai oigueiI, AIIah ne Ie
iegaideia pas Ie Ioui du Iugenenl.
LaIsscr
traîncr snn
vêtcmcnt
4
« Iienez gaide a Ia jaIousie, car c!!c cnnsumc !cs bnnncs actInns
conne Ie feu consune Ie lois noil. Ou iI a dil : I´heile sòche. »
La ja!nusIc 5
« Lc Mcssagcr d'A!!ah  a maudIt ceIui qui consonne I´inleiôl
usuiaiie el ceIui qui Ie donne a consonnei. » « Un diihan d´inleiôl
usuiaiie qu´un honne consonne scIcmmcnt cst µIrc quc trcntc-sIx
fnrnIcatInns. »
L'Intérêt
usuraIrc
6
« N'cntrcra au ParadIs I´aIcooIique, ni ceIui qui cioil en Ia soiceIIeiie, ni
ceIui qui ne iespecle pas Ies dioils de paienle, ... » « CeIui qui loil
I´aIcooI veiia sa piiòie iejelee pendanl quaianle jouis. »
L'a!cnn!Ismc 7
« MaIheui a ceIui qui iaconle des nensonges poui faiie iiie Ies gens.
MaIheui a Iui ! MaIheui a Iui ! »
Lc mcnsnngc 8
« .CeIui qui cheiche a ecoulei Ia conveisalion des gens naIgie eux ou
Ioisqu´iIs I´evilenl, nn !uI vcrscra dans !'nrcI!!c du µ!nmb fnndu Ie Ioui
de Ia Resuiieclion. »
ExµIcr !cs
cnnvcrsatInns
9
« Les individus qui seionl Ies pIus châlies au Ioui de Ia Resuiieclion seionl
ccux quI rcµréscntcnt dcs Imagcs. » : « Les anges n´enlienl pas dans une
naison où se liouve un chien ou une inage. »
La
rcµréscntatIn
n d'Imagcs
1O
« Le caIonnialeui n'cntrcra µas au ParadIs. » La caIonnie consisle a
coIpoilei des piopos enlie Ies gens avec I´inlenlion de nuiie.
La ca!nmnIc 11
« Savez-vous ce qu´esl Ia nedisance ` » « AIIah el Son Messagei savenl
nieux, iepondiienl Ies Conpagnons. » « C'cst µar!cr dc tnn frèrc cn
évnquant cc qu'I! détcstc. » On Iui dil : « Ll si non fiòie esl
effeclivenenl conne je I´ai deciil ` II iepondil : « S´iI esl conne lu I´as
deciil, c´esl que lu as nedil de Iui, el s´iI n´esl pas conne lu I´as deciil,
c´esl que lu I´as diffane. »
La
médIsancc
12
« Maudiie Ie ciovanl cst cnmmc !c tucr » : « Ne naudissez pas Ie venl,
cai iI n´esl qu´assujelli |a I´oidie d´AIIah!, el ceIui qui naudil une chose
qui ne Ie neiile pas, celle naIediclion se ielouine conlie Iui. »
Aµµc!cr !a
ma!édIctInn
13
Quc!qucs actcs intcrdits
201


« Iaini Ies gens qui seionl dans Ia pIus nauvaise silualion aupiòs d´AIIah
Ie joui de Ia Resuiieclion, iI v a cc!uI quc !cs gcns !aIsscnt nu
abandnnncnt µar craIntc dc snn Indéccncc (sa vu!garIté .). » « Le fiIs
d´Adan connel Ia pIupail de ses peches avec sa Iangue. »
L'Indéccncc 14
« Le Ioui de Ia Resuiieclion, paini Ies peisonnes donl Ia silualion seia
des pIus nauvaises aupiòs d´AIIah, I´honne qui dil des choses
inlines a sa fenne el Ia fenne en fail de nône avec Iui, puis iI
divuIgue Ieui inlinile (aux aulies). »
La
dIvu!gatInn
d'un sccrct
15
« Oui que ce soil qui dil a son fiòie en ieIigion : Ò necieanl ! Ccttc
qua!IfIcatInn sc rctnurncra cnntrc !'un dcs dcux : si ceIa esl viai |aIois
celle quaIificalion esl alliiluee a I´aulie! el si ceIa n´esl pas conne iI
I´affiine, ceIa se ielouine conlie Iui. »
Accuscr un
musu!man dc
mécréancc
16
« Toul honne qui pielend sciennenl descendie d´une
aulie peisonne que son pòie, !c ParadIs !uI cst IntcrdIt.» :
« CeIui qui ienie son pòie a connis un acle d´ingialilude
(IilleiaIenenl de necieance). »
Cc!uI quI µrétcnd
dcsccndrc d'unc autrc
µcrsnnnc quc snn µèrc
17
« II n´esl pas peinis a un nusuInan d´effiavei un aulie
nusuInan » : « CeIui qui poinle une aine sui son fiòie, !cs
angcs !c maudIsscnt jusqu´a ce qu´iI cesse. »
Effravcr !c musu!man 18
« CeIui qui lue injuslenenl une peisonne piolegee pai un
pacle (

) nc scntIra µas !'ndcur du µaradIs , oi,son
odeui se senl a une dislance de cenl ans de naiche. »
Tucr dans un µavs
musu!man unc
µcrsnnnc à quI nn a
garantI !a sécurIté
19
AIIah  dil : « Ouiconque piend poui enneni un de nes
aIIies, jc !uI déc!arc !a gucrrc. »
L'hnstI!Ité cnntrc !cs
a!!Iés d'A!!ah
2O
« N´appeIez pas I´hvpociile : « Maîlie », cai s´iI esl un naîlie
|poui vous!, a!nrs vnus avcz cnurrnucé vntrc 5cIgncur. »
Aµµc!cr !'hvµncrItc ct
!c µcrvcrs : « maîtrc »
21
« Toul individu a qui AIIah confie des peisonnes a sa
chaige el qui neuil en Ies avanl liahis, A!!ah !uI IntcrdIt
!'accès au ParadIs. »
TrahIr ccux quI snnt
snus sa rcsµnnsabI!Ité
22
« CeIui a qui on enonce une falva sans connaissance |el qui
esl donc induil en eiieui!, son peche esl poile pai ceIui qui Iui
a enonce celle falva. »
Ennnccr dcs fatwas
(avIs jurIdIquc) sans
cnnnaIssancc
23
« CeIui qui nanque liois fois a Ia piiòie du vendiedi pai
negIigence, A!!ah scc!!c snn cmur. » « CeIui qui iale Ia piiòie
de I´Asi, ses ouvies sonl annuIees. »
L'abandnn dc !a µrIèrc
du vcndrcdI ct dc
!'Asr µar nég!Igcncc
24
« Le pacle enlie nous el eux esl Ia piiòie : quiconque
I´alandonne a mécru. » : « Lnlie I´honne, Ie poIvlheisne el Ia
necieance, I! v a !'abandnn dc !a µrIèrc. »
Nég!Igcr ct dé!aIsscr
!a µrIèrc
25
« Si ceIui qui passe devanl queIqu´un en liain de piiei, piend
conscience du peche qu´iI a connis, iI piefeieiail s´aiiôlei quarantc
(annees, nois, elc...) pIulôl que de passei devanl ce fidòIe qui piie. »
Passcr dcvant cc!uI
quI µrIc
26
« CeIui qui a nange de I´oignon, de I´aiI el du poiieau ne doil pas
s´appiochei de nolie nosquee, car !cs angcs snnt gênés pai ce
qui cause du loil aux fiIs d´Adan. »
NuIrc aux fIdè!cs
quI µrIcnt
27
202


« CeIui qui s´enpaie injuslenenl d´un enpan de leiie, A!!ah !uI
fcra µnrtcr scµt tcrrcs |auloui! du cou Ie Ioui de Ia Resuiieclion. »
La sµn!IatInn d'unc
tcrrc
28
« II aiiive qu´une peisonne piononce des paioIes deleslees pai
AIIah, sans v allachei Ia noindie inpoilance, quI !c µrécIµItc cn
Enfcr µcndant snIxantc-dIx ans. »
La µarn!c qu'A!!ah
détcstc
29
« Ne paiIez pas excessivenenl sauf poui evoquei AIIah, cai
I´excòs de paioIes sans evoquei AIIah cndurcIt !c cmur. »
L'cxcès dc
bavardagc sans
évnqucr A!!ah
3O
« Ceux d´enlie vous que je delesle Ie pIus el qui se liendionl Ie
pIus Ioin de noi Ie Ioui de Ia Resuiieclion sonl ccux quI
bavardcnt bcaucnuµ, ccux quI µar!cnt dc manIèrc µédantc ct !cs
arrngants (nu !cs µrétcntIcux). »
Ccux quI µar!cnt
cn sc vantant
31
« Chaque fois que des gens s´assoienl a un endioil sans v
nenlionnei AIIah el sans piiei sui Ieui Iiophòle, c´esl de Ieui
pail un nanquenenl poui IequeI AIIah Ies sounellia au
châlinenl, s´II veul, ou II Ieui paidonneia, s´II veul. »
Etrc dIstraIt dc
!'évncatInn d'A!!ah
32
« Ne nonlie pas de joie quand iI aiiive un naIheui a lon fiòie cai
iI se peul qu´AIIah Iui fasse niseiicoide, el loi, qu´II l´epiouve. »
« CeIui qui iaiIIe son fiòie a piopos d´un peche, ne nouiia pas
avanl d´avoii connis Iui-nône ce peche. »
5c réjnuIr du
ma!hcur d'un
musu!man
33
« II n´esl pas peinis au ciovanl d´evilei son fiòie pendanl pIus de
liois jouis. » « CeIui qui evile son fiòie pIus de liois jouis el
neuil, cntrc cn Enfcr. »
5'évItcr cntrc
musu!mans
34
« Toule na connunaule seia paidonnee, sauf ceux qui
connellenl des peches en pulIic. »
Cnmmctrc dcs
µéchés cn µub!Ic
35
« Le nauvais conpoilenenl gâche Ies (lonnes) ouvies conne Ie
vinaigie gâche Ie nieI. »
Lc mauvaIs
cnmµnrtcmcnt
36
« CeIui qui ievienl sui une donalion esl tc! un chIcn qui vonil
puis ievienl Iechei sa vonissuie. » : « II n´esl pas peinis a un
honne de faiie un don puis de ievenii dessus. »
Cc!uI quI rcvIcnt
sur unc dnnatInn
37
« Ou´un honne connelle I´aduIlòie avec dix fennes esl
piefeialIe poui Iui que de Ie connellie avec Ia fenne de son
voisin, el qu´iI voIe de dix naisons esl piefeialIe poui Iui que de
voIei de Ia naison de son voisin. »
Cnmmcttrc unc
InjustIcc cnvcrs snn
vnIsIn
38
« La pail de foinicalion du fiIs d´Adan esl eciile el iI doil ineIuclalIenenl
connellie ceIa : Ia foinicalion des veux esl !c rcgard, Ia foinicalion des
oieiIIes esl !'nuïc, Ia foinicalion de Ia Iangue esl !a µarn!c, Ia foinicalion de Ia
nain esl Ie louchei, el Ia foinicalion du pied esl Ie pas el Ie coui desiie el
epiouve des envies. Lnfin, loul ceIa esl confiine el denenli pai Ie sexe. »
Rcgardcr
!cs chnscs
IntcrdItcs
39
« Ou´on lianspeice Ia lôle d´un honne avec une aiguiIIe en fei
esl piefeialIe poui Iui que de louchei une fenne qui ne Iui esl
pas Iicile. » « Ie ne seiie pas Ia nain des fennes. »
Tnuchcr unc fcmmc
quI n'cst µas !IcItc
4O
« L'Envnvé d'A!!ah  a IntcrdIt !c . » Le  esl
Ioisqu´un honne donne sa fiIIe en naiiage a queIqu´un, a
condilion que ce deiniei Iui donne sa fiIIe en naiiage, sans
qu´iI v ail de dol enlie eux.
Lc  |!a
cnmµcnsatInn cn
matIèrc dc dnt]
41
203


« Toul noil sui IequeI on se iepand en Ianenlalions scra châtIé en
iaison de ces Ianenlalions Ie Ioui de Ia Resuiieclion » : « Le noil esl
châlie dans sa lonle a cause des Ianenlalions donl iI esl Ia cause. »
Lcs
!amcntatInns
sur !c mnrt
42
« CeIui qui juie pai un aulie qu´AIIah a mécru nu a assncIé |a AIIah! » :
« Oue ceIui qui souhaile juiei, Ie fasse pai AIIah ou qu´iI se laise. » « CeIui
qui juie pai Ia sinceiile n´esl pas un des nôlies. »
Jurcr µar un
autrc
qu'A!!ah
43
« CeIui qui piôle seinenl aIois qu´iI nenl afin de s´appiopiiei une
pailie d´un lien d´un nusuInan, liouveia A!!ah cn cn!èrc cnntrc !uI !c
jnur nù I! Lc rcncnntrcra. »
Lc faux
scrmcnt
44
« Caidez-vous de liop juiei Ioisque vous vendez, cai ceIa fail vendie Ia
naichandise, nais faIt dIsµaraîtrc !a bénédIctInn. » : « Iuiei augnenle
Ies venles nais faIt dIsµaraîtrc !a bénédIctInn. »
Jurcr µnur
faIrc unc
vcntc
45
« Ouiconque inile un peupIe cn faIt µartIc. » : « N´esl pas des nôlies,
ceIui qui inile d´aulies peisonnes que nous. »
ImItcr !cs
mécréants
43
« Le Messagei d´AIIah  a inleidil de pIâliei Ia lonle, de s´v asseoii
el de lâlii dessus. »
BâtIr sur !cs
tnmbcs
47
« Loisqu´AIIah ieuniia Ies pieniòies el Ies deiniòies geneialions Ie Ioui
de Ia Resuiieclion, nn érIgcra un étcndard poui chaque liaîlie el on
diia : ceci esl Ia liaîliise d´unleI fiIs d´unleI. »
La trahIsnn
ct !a traîtrIsc
48
« Oue I´un de vous s´asseve sui un chailon aidenl quI cnnsumc snn
habIt jusqu´a paivenii a sa peau esl neiIIeui poui Iui que de s´asseoii
sui une lonle. »
5'asscnIr sur
unc tnmbc
49
« CeIui qui aine que I´on se Iòve poui Iui, qu´iI se piepaie un
siòge en Lnfei. »
Cc!uI quI aImc qu'nn sc
!èvc quand I! cntrc
5O
« Ieisonne ne nendie |sans ôlie dans Ie lesoin! sans qu'A!!ah nc
!'aµµauvrIssc cn rctnur. » « CeIui qui denande aux gens sans ôlie dans
Ie lesoin, denande en ieaIile une liaise, el iI en iassenlIeia leaucoup
ou peu. »
Cc!uI quI
mcndIc
Injustcmcnt
51
« L´Lnvove d´AIIah  a defendu au ciladin de vendie poui Ie
ledouin
1
. N´augnenlez pas Ie piix d´une naichandise sans avoii
I´inlenlion de I´achelei. Ne vendez pas poui faiie peidie
injuslenenl une venle a volie fiòie. »
Augmcntcr !c µrIx
d'unc marchandIsc
sans avnIr
!'IntcntInn dc
!'achctcr
52
« CeIui qui enlend un honne iecIanei un oljel peidu dans Ia
nosquee, doil Iui diie : qu'A!!ah nc tc !c rcndc µas ! Ln effel, Ies
nosquees n´onl pas ele consliuiles poui ceIa. »
L'annnncc dans !a
mnsquéc d'un
nbjct µcrdu
53
« N´insuIlei pas Ie dialIe nais denandez Ia pioleclion d´AIIah conlie son
naI. » « Un des Conpagnons  a dil : « I´elais assis deiiiòie Ie Iiophòle
, sui une nonluie aIois que ceIIe-ci lielucha. Ie dis : « MaIheui au
dialIe. » II ne dil : « Ne dis pas « naIheui au dialIe », cai si lu dis ceIa, iI
va giossii au poinl de devenii conne une naison, el iI dil : « Iai na
foice ! » Dis pIulôl : « An non d´AIIah - ßisniIIâh - cai si lu dis ceIa, iI
deviiendia loul pelil, au poinl de devenii conne une nouche. »
Insu!tcr !c
dIab!c
54

1
NdT : An-Navavv a dil : « II s´agil du cas où un ciladin dil a un ßedouin |ou un eliangei! qui esl
venu vendie un oljel donl Ies gens onl lesoin en viIIe, au piix en vigueui dans Ie naiche :
« Laisse-noi cel oljel, je Ie vendiai poui loi dans queIques jouis a un piix pIus eIeve ». »
204


« N´insuIlez pas Ia fiòvie, cai eIIe fail soilii Ies peches des fiIs d´Adan
conne Ie souffIel fail soilii Ie dechel du fei. »
Insu!tcr !a
fIèvrc
55
« CeIui qui appeIIe a un egaienenl iecoIle autant dc µéchés
quc ccux quI !c suIvcnt el ceIa ne dininue iien de Ieuis
peches. »
Prnµagcr !cs IntcrdIts
ct aµµc!cr à !cs
cnfrcIndrc
56
« L´Lnvove d´AIIah  a defendu de loiie diieclenenl pai I´oiifice
d´une oulie . » « Le Iiophòle  a nis en gaide conlie Ie fail de loiie
deloul. » « II a inleidil de souffIei dans Ia loisson. »
Lcs IntcrdIts
!nrsqu'nn bnIt
57
« Ne luvez pas dans des iecipienls en oi ou en aigenl el ne
poilez pas de vôlenenls de soie ni de liocail. Ce sonl Ia des
choses que Ies necieanls uliIisenl dans ce las nonde el dnnt
vnus |scu!s] jnuIrcz dans !'autrc mnndc. »
BnIrc dans dcs
récIµIcnts cn nr nu
cn argcnt
58
« Oue peisonne paini vous n´uliIise Ia nain gauche poui nangei el
loiie, cai Ie DialIe mangc ct bnIt dc !a maIn gauchc. »
BnIrc dc !a
maIn gauchc
59
« N'cntrcra µas au ParadIs ceIui qui ionpl Ies Iiens de
paienle. »
Cc!uI quI rnmµt !cs
!Icns dc µarcnté
6O
« Qu'I! snIt humI!Ié ! CeIui aupiòs de qui on evoque non non el
qui ne piie pas sui noi. » : « L'avarc esl ceIui aupiòs de qui on
nenlionne non non el qui ne piie pas sui noi. »
Dé!aIsscr !a
µrIèrc sur !c
Prnµhètc 
61
« Ouiconque possòde un chien, a noins que ce ne soil un chIcn dc
chassc, ou un chIcn dc bcrgcr, veiia ses lonnes aclions dininuei
chaque joui de deux . »
Pnssédcr un
chIcn
62
« Une fenne a ele châliee a cause d´une challe qu´eIIe avail
enfeinee el Iaissee nouiii de fain. Â causc dc cc!a, ccttc fcmmc
a!!a cn Enfcr » : « Ne pienez pas un ôlie vivanl poui cilIe (quand
vous liiez). »
Tnrturcr !cs
anImaux
63
« Les anges ne ieslenl pas en conpagnie de peisonnes s´ iI se liouve
paini eux un chien ou une cIoche. » « La cIoche esl Ie son du
dialIe. »
Accrnchcr dcs
c!nchcs aux
anImaux
64
« Si lu vois qu´AIIah accoide a une peisonne ce qu´eIIe aine de ce
las-nonde, aIois qu´eIIe Lui desoleil, sache que c´esl qu´AIIah
I´egaie piogiessivenenl : puis iI iecila : (Puls. |orsqu´l|s oub|lèrent
ce qu´on |eur atalt raµµe|e. Nous |eur outrimes toutes |es µortes de
|´abondance : et |orsqu´l|s se re]oulrent de ce qul |eur atalt ete
donne. Nous |es salsimes soudalnement. et |es tol|ù desesµeres.) |aI-
An
c
ân, 44!
La µcrsnnnc quI
désnbéIt à quI
A!!ah accnrdc
dcs bIcnfaIts
65
« CeIui donl sa seuIe pieoccupalion esl ce las nonde, A!!ah !c fcra
vIvrc dans !a mIsèrc ct !c bcsnIn (ou ne seia janais assouvi),
dispeiseia ses affaiies el iI ne iecoIleia de ce las nonde que ce
qu´AIIah Iui a piedesline. »
Cc!uI dnnt cc
bas mnndc cst
!a scu!c
µrénccuµatInn
66

205



   La tnmbc : C´esl Ia pieniòie elape dans I´au-deIa : un alîne de I´Lnfei
poui Ie necieanl el I´hvpociile, el un nagnifique jaidin poui Ie ciovanl. II esl
iappoile que Ie noil v sulil des châlinenls a cause de ses peches donl fonl
pailie : ne pas se pieseivei de I´inpuiele uiinaiie, coIpoilei des piopos enlie
Ies gens avec I´inlenlion de nuiie, s´accapaiei une pailie du lulin avanl son
pailage, Ie nensonge, doinii aux heuies de piiòie en Ies deIaissanl, negIigei
Ie Coian, Ia foinicalion, I´honosexuaIile, I´inleiôl usuiaiie, ne pas
ienlouisei sa delle, elc. Iaini Ies choses qui deIivienl de ce châlinenl, iI v
a : Ies lonnes ouvies vouees excIusivenenl a AIIah, denandei Ia pioleclion
d´AIIah conlie Ie châlinenl de Ia lonle, Ia iecilalion de Ia souiale A|-Mu||
(La Rovaule), elc. Sonl a I´alii de ce châlinenl : Ie nailvi, ceIui qui iesle
posle en senlineIIe dans Ie senliei d´AIIah, ceIui qui neuil un vendiedi, ceIui
qui neuil des suiles d´un naI de venlie, elc.
   Lc snuff!c dans !a Trnmµc : C´esl une enoine coine que I´ange IsiâfîI a pIacee
sui sa louche allendanl Ie nonenl où iI Iui seia oidonne de souffIei dedans : Ie
souffIe de I´effaienenl : AIIah  dil : Et on souff|era dans |a Tromµe. et tol|ù
que ceux qul seront dans |es cleux et sur terre seront foudroµes. sauf ceux
qu´A||ah toudra |eµargnerI |Az-Zunai, 68!, loul I´univeis seia aIois deliuil el apiòs
quaianle annees, auia Iieu Ie souffIe de Ia Resuiieclion : AIIah  dil : Puls on µ
souff|era de nouteau. et |es tol|ù debout. contemµ|ant |Az-Zunai, 68!.
   La RésurrcctInn : Lnsuile, AIIah enveiia une pIuie, qui feia suigii de Ia leiie
Ie coips des noils qui se ieconsliluionl a pailii de Ieuis coccvx, el iIs
deviendionl des nouveIIes ciealuies qui ne neuienl pIus, nus-pieds, nus el
inciiconcis, conlenpIanl Ies anges el Ies djinns. IIs seionl iessusciles seIon Ieuis
uIlines ouvies : ainsi, Ie pòIeiin qui a iendu I´âne en elal de saciaIisalion seia
iessuscile en liain de diie Ia Ta|oiua du Hadj, Ie nailvi en liain de saignei, Ie
negIigenl seia disliail., confoinenenl a celle paioIe du Iiophòle  :
« Cnauuc inditidu scra rcssusci|c dans |´c|a| dans |cuuc| i| cs| ncr|. » |MusIin!.
   Lc Grand Rasscmb!cmcnt : Lnsuile, AIIah iassenlIeia Ies ciealuies poui
effecluei Ies conples. IIs seionl epouvanles, leIs des gens ivies en un joui
consideialIe donl Ia duiee esl de 5O.OOO ans. II Ieui senlIeia que Ieui sejoui
dans ce las nonde n´auia duie qu´une heuie. Le soIeiI se iappiocheia d´une
dislance d´un niIe el Ies gens seionl noves dans Ieui sueui piopoilionneI-
Ienenl a Ieuis ouvies. Ce joui-Ia, Ies failIes el Ies oigueiIIeux se ienveiionl Ia
paioIe Ies uns aux aulies, Ie necieanl se pIaindia de son associe, son dialIe el
Ies nenlies de son piopie coips, el lous se naudiionl Ies uns Ies aulies.
L´injusle se noidia Ies deux nains el diia : Ma|heur ù mol ! He|as ! Sl
seu|ement ]e n´atals µas µrls « unte| » µour aml ! ... |AI-Iuiqân, 28!. La Cehenne
seia liiee pai 7O.OOO iônes el chaque iône seia liiee pai 7O.OOO anges. Ln
I´apeicevanl, Ie necieanl auiail souhaile avoii Ia possiliIile de se iachelei du
châlinenl de ce joui en Iivianl sa piopie peisonne ou auiail souhaile n´ôlie
que poussiòie. Ouanl aux pecheuis : ceIui qui iefuse de donnei Ia Zakâl veiia
Lc Vnyagc
vcrs !'étcrnité

206


sa foilune liansfoinee en Ianes de feu avec IesqueIIes iI seia cauleiise. Les
oigueiIIeux seionl nasses conne des fouinis : Ie liaîlie, Ie fiaudeui, Ie
spoIialeui seionl denasques el deshonoies. Le voIeui se piesenleia avec ce
qu´iI a voIe el loules Ies veiiles el lous Ies seciels appaiaîlionl au giand joui.
Ouanl aux veilueux, ce joui ne Ies inquieleia pas : au conliaiie, iI s´ecouIeia
poui eux conne Ie lenps d´effecluei Ia piiòie du Zhuhi : La grande terreur
ne |es aff|lgera µas |AI-Anlivâ´, 1O3!.
   L'IntcrccssInn : La giande inleicession : LIIe esl ieseivee excIusivenenl a
nolie Iiophòle Muhannad . LIIe se nanifesleia en faveui des ciealuies
Ie Ioui du RassenlIenenl afin qu´eIIes soienl souIagees de I´angoisse el de
I´affIiclion (de I´allenle), afin de connencei Ie jugenenl. Ouanl aux aulies
inleicessions en dehois du Ioui du RassenlIenenl, eIIes sonl connunes
au Iiophòle  conne a d´aulies : conne I´inleicession poui faiie soilii
ceux des ciovanls qui sonl enlies en Lnfei el poui eIevei Ieuis iangs.
   Lcs cnmµtcs : Les gens seionl piesenles en iangs a Ieui Seigneui. II Ieui feia
voii Ieuis ouvies el Ies inleiiogeia au sujel de ces deiniòies. II Ies queslion-
neia sui loule Ieui vie, Ieui jeunesse, Ieui foilune, Ieui science el Ieui
engagenenl, nais aussi, sui Ies lienfails, Ieui ouïe, Ieui vue, Ieui coui. Iai
aiIIeuis, Ie necieanl el I´hvpociile seionl juges sous Ies veux de loules Ies
ciealuies poui Ies iepiinandei, elalIii Ia pieuve conlie eux el piendie a
lenoin Ies gens conlie eux, ainsi que Ia leiie, Ies jouis, Ies nuils, Ies iichesses,
Ies anges el Ies nenlies de son coips afin que ceIa soil allesle el ieconnu pai
eux. Ouanl au ciovanl, AIIah Ie piendia en apaile el Iui feia ieconnaîlie ses
peches, au poinl que Ioisqu´iI Iui senlIeia qu´iI esl peidu, II Iui diia : « Ie Ies ai
sousliails a Ia vue dans Ie las nonde el aujouid´hui, Ie le Ies paidonne. » La
pieniòie connunaule a ôlie jugee seia ceIIe de Muhannad  : el Ies
pieniòies ouvies qui seionl jugees seionl Ia piiòie iilueIIe el Ies pieniòies
ouvies a ôlie dedonnagees seionl Ies ciines de sang.
   Lc dérnu!cmcnt dcs rcgIstrcs : Lnsuile, Ies iegislies seionl deiouIes el
chacun iecevia un Iivie qul n´omet de mentlonner nl µeche tenle| nl µeche
caµlta| |AI-Kahf, 49!. Le ciovanl Ie iecevia de sa nain dioile, Ie necieanl el
I´hvpociile de Ieui nain gauche deiiiòie Ieui dos.
   La Ba!ancc : Lnsuile, Ies ouvies des ciealuies seionl pesees poui qu´eIIes
soienl ieliiluees en consequence, a I´aide d´une laIance ieeIIe el piecise
avanl deux pIaleaux. Les lonnes aclions confoines aux enseignenenls de
I´IsIan el vouees excIusivenenl a AIIah pòseionl Iouid sui Ia laIance. On
conple paini ceIIes-ci : I´alleslalion (iI n´v a de divinile |digne d´adoialion!
qu´AIIah), Ie lon conpoilenenl, I´evocalion d´AIIah : conne a|-hamdu
|l||ûh |Iouange a AIIah!, subhûna||ûhl ua blhamdlhl subhûna||ûhl| athim
|CIoiie a AIIah el qu´iI soil Ioue, gIoiie a AIIah Ie Tiòs Ciand!. Les gens qui
onl ele viclines de I´injuslice des aulies seionl conpenses en iecevanl de
Ieuis lonnes aclions el ou en Ieui donnanl de Ieuis nauvaises aclions.
207


   Lc BassIn : Iuis, Ies ciovanls iionl se desaIleiei au ßassin : ceIui qui en
loiia n´auia pIus janais soif. Chaque piophòle possòde son ßassin, nais Ie
pIus consideialIe esl ceIui de Muhannad  : son eau esl pIus lIanche
que Ie Iail el pIus deIicieuse que Ie nieI, el son odeui esl pIus agiealIe que
Ie nusc. Ses iecipienls sonl en oi el en aigenl el sonl aussi nonlieux que
Ies eloiIes. Sa Iongueui esl conpaialIe a Ia dislance enlie |i|a| en Ioidanie
el Adcn : son eau piovienl de Ia iiviòie A|-Kau|nar (iiviòie du Iaiadis).
   L'éµrcuvc dcs crnvants : Le deiniei joui du Ciand RassenlIenenl, Ies
necieanls suivionl Ies diviniles qu´iIs adoiaienl, el ces deiniòies Ies conduiionl
en Lnfei, pai vague conne des lioupeaux de lôles naichanl sui Ieuis pieds ou
sui Ieui face. II ne iesleia pIus que Ies ciovanls el Ies hvpociiles. AIIah viendia
el Ieui diia : « Ou´allendez-vous ` » IIs iepondionl : « Nous allendons nolie
Seigneui. », aIois, iIs Le ieconnaîlionl pai Sa janle qu´II decouviiia. Aussi, iIs
lonleionl lous piosleines sauf Ies hvpociiles. AIIah  dil : Le ]our où |a
]ambe sera decouterte et où l|s seront aµµe|es ù |a Prosternatlon. mals l|s ne |e
µourront µas |AI-OaIan, 42!. Lnsuile, lous Le suivionl el Ie Ionl seia diesse puis
AIIah Ieui donneia Ieui Iuniòie el eleindia Ia Iuniòie des hvpociiles.
   Lc Pnnt (As-Slrût) : C´esl un ponl diesse au-dessus de Ia Cehenne poui
que Ies ciovanls puissenl fianchii cel olslacIe veis Ie Iaiadis. Le Iiophòle
 I´a deciil conne elanl « un endrolt g|lssant et lnstab|e. herlsse de
harµons et de crochets µarel|s aux eµlnes de sa´dûn (sorte de ronce). l| est
µ|us fln qu´un cheteu et µ|us tranchant que |e sabre » |MusIin!. A ce niveau,
Ies ciovanls iecevionl Ia Iuniòie en fonclion de Ieuis ouvies : Ia pIus
inlense de ces Iuniòies esl aussi vasle que Ies nonlagnes el Ia pIus failIe de
ces Iuniòies se ieslieinl a I´exlienile du gios oileiI. Celle Iuniòie Ies
ecIaiieia el iIs liaveiseionl Ie Ionl en fonclion de Ieuis aclions. Aussi, Ie
ciovanl passeia sui ce ponl aussi iapidenenl qu´un cIin d´oiI, que I´ecIaii,
Ie venl, I´oiseau, Ies chevaux pui-sang ou Ies chaneaux. « Les uns seront
sautes salns et saufs : d´autres |e seront. mals b|esses. et d´autres enfln
tomberont dans |´abime de |´Enfer » |AI-ßukhâiî el MusIin!. Ouanl aux
hvpociiles, iIs n´auionl aucune Iuniòie : iIs ielouineionl el une laiiiòie
seia diessee enlie eux el Ies ciovanls : puis iIs voudionl passei sui Ie Ionl,
nais iIs sonlieionl lous dans I´alîne de I´Lnfei.
   L'Enfcr : Ies necieanls v enlieionl, ainsi que ceilains pecheuis paini Ies
ciovanls, el Ies hvpociiles. II conpoile sepl poiles. Sa fouinaise esl soixanle-
dix fois pIus puissanle que Ie feu de ce las nonde. Le coips des necieanls v
seia agiandi afin qu´iIs goûlenl au châlinenl. La dislance enlie Ieuis deux
epauIes seia paieiIIe au liajel que I´honne paicouil pendanl liois jouis.
Leui denl auia Ia laiIIe du nonl Unud el Ieui peau seia duie. Leui loisson
seia de I´eau louiIIanle qui dechiieia Ieuis enliaiIIes el Ieui nouiiiluie seia
du Zauuun (un ailie avec des epines), du pus el de Ia sanie. CeIui d´enlie
eux qui auia Ie châlinenl Ie pIus Iegei esl une peisonne qui auia deux
chailons aidenls sous ses pieds qui feionl louiIIii son ceiveau. Son alîne
208


esl exliônenenl piofond. Si on v Iance un nouveau-ne, iI alleindia I´âge de
soixanle-dix ans avanl de louchei Ie fond. Son conluslilIe esl conpose de
necieanls el de pieiies : son venl esl un venl vioIenl, liûIanl el sec : son
onlie esl une funee noiie. L´Lnfei devoie loul, ne Iaisse el n´epaigne iien. II
liûIe Ia peau, paivienl jusqu´aux os el nonle jusqu´au coui. II n´esl que
fuieuis el genissenenls. Sui 1OOO peisonnes, 999 enlieionl en Lnfei. Leui
halil seia de feu. On conple paini ses châlinenls, Ie fail de consunei Ies
peaux, Ies liûIuies inlenses, Ies jels de fIannes, Ie fail de liaînei Ies visages
pai leiie el Ia cailonisalion.
   Lc Pnnt (A|-Oantarah) : Le Iiophòle  a dil : « |cs crcuan|s scrcn|
dc|itrcs dc |a fcurnaisc c| scrcn| inncoi|iscs sur un pcn| si|uc cn|rc |c Paradis c|
|´|nfcr. C´cs| |a uu´i|s dctrcn| ccnpcnscr |cs ncfai|s uu´i|s cn| ccnnis auparatan|
|cs uns ccn|rc |cs au|rcs. Quand i|s aurcn| rcg|c |curs ccnp|cs c| uu´i|s scrcn|
purifics. cn |cur pcrnc||ra d´cn|rcr au Paradis. Par cc|ui uui dc|icn| |´anc dc
Munannad cn Sa nain. cnacun d´cux |rcutcra p|us faci|cncn| sa p|acc dans |c
Paradis uu´i| nc |rcutc |c cncnin dc sa dcncurc cn cc ncndc. » |AI-ßukhâiî!.
   Lc ParadIs : C´esl Ie iefuge des ciovanls : ses liiques sonl en oi el en
aigenl. L´odeui de sa gIaise esl leIIe I´odeui du nusc : ses gaIels sonl des
peiIes el des iulis. Son soI esl conslilue de safian. II a huil poiles el Ia
Iaigeui d´une poile esl paieiIIe a Ia dislance paicouiue en liois jouis de
naiche : cependanl, eIIes seionl pIeines de nonde. II possòde 1OO degies el
I´espace enlie deux degies esl senlIalIe a Ia dislance qui sepaie Ie cieI de Ia
leiie. Le |irdaus esl Ie pIus haul degie el de Ia, Ies iiviòies du Iaiadis
piennenl Ieui souice. Au-dessus du |irdaus, se liouve Ie Tiône du Tiòs
Miseiicoidieux. Ses iiviòies couIenl sans Iils el Ie ciovanl Ies fail couIei seIon
sa voIonle. Dans ces iiviòies couIenl du nieI, du Iail, du vin el de I´eau. Ses
fiuils sonl inpeiissalIes, accessilIes sans aucune difficuIle. II v a poui Ie
ciovanl une lenle cieusee dans une peiIe d´une Iongueui de soixanle niIes el
a chaque coin de celle lenle une epouse. Le coips de ses halilanls seia
depouivu de poiIs : iIs seionl inleiles, avec du KôhI sui Ies paupiòies. Leui
jeunesse esl eleineIIe el Ieuis halils ne s´usenl pas. IIs n´uiinenl pas, ni
defòquenl el n´onl aucune inpuiele. Leuis peignes sonl en oi, I´odeui de
Ieui sueui esl du nusc, Ies honnes auionl des epouses d´une giande
leaule, vieiges, giacieuses el loules d´une egaIe jeunesse. Le pieniei a enliei
au Iaiadis esl Muhannad  puis Ies piophòles. CeIui donl Ie souhail esl Ie
pIus infine, olliendia dix fois ce qu´iI a souhaile. Leuis seivileuis sonl des
gaicons eleineIIenenl jeunes paieiIs a des peiIes paisenees. Iaini ses pIus
giands deIices : Ia vision d´AIIah, I´ollenlion de Sa salisfaclion el Ia vie
eleineIIe.

209

   
Puis, on se lave une fois au moins les deux bras de l'extremite des doigts
jusqu'aux coudes inclus. Le faire trois fois est plus meritoire.
Remarque : II est recommandé de la·er le bras droit a·ant le bras gauche et de írotter

Lnsuite, on passe les mains mouillees sur toute la surface de la tête, de la limite
du visage à la nuque, et inversement. Lnsuite, on introduit l'index dans le
pavillon de l'oreille et on essuie l'exterieur de l'oreille avec son pouce. Cela doit
être accompli une seule fois.
Remarques : J)Il n`est pas obligatoire d`essuver les che·eux qui pendent |au-dela de la
tête| 2) La personne chau·e passera les mains sur le cuir che·elu. 3) On doit essuver la
partie de la peau comprise entre les oreilles et les che·eux
Lnsuite, on se lave les deux pieds jusqu'aux chevilles une seule fois au moins Le
faire trois fois est plus meritoire II est recommandé de commencer par la droite.
On se lave ensuite le visage une fois au moins. Le faire trois fois est plus
meritoire. La partie du visage à laver va d'une oreille à l'autre, dans le sens de
la largeur, et de la racine des cheveux (d'une personne normalement
constituee) au menton, dans le sens de la longueur.
Remarque : Il est obligatoire de passer les doigts mouillés au tra·ers de la barbe si elle
est légere et cela n`est que recommandé si elle est épaisse.
Lnsuite, on se nettoie les narines une fois au moins. Iaire cela trois
fois est plus meritoire. Remarque : laire rentrer l`eau dans son nez ne suííit
pas. mais il íaut obligatoirement l`aspirer a l`intérieur des narines puis la rejeter
en l`expirant. et non l`introduire a l`aide de la main uniquement
Lnsuite, on se rince la bouche une fois au moins. Il est recommande de le
faire trois fois. Remarque : J) Iaire rentrer l'eau avec la main ne suffit pas,
mais il faut obligatoirement la faire circuler dans la bouche (se gargariser)
2)Il est recommande de se frotter les dents avec un siuâk à ce moment-là
II est recommande de commencer l'ablution en disant Bismillâh ¡au nom d'Allah¡. II
est recommande de se laver les deux mains trois fois à chaque ablution et cette
recommandation est accentuee pour celui qui se reveille après un sommeil nocturne.
Remarque : II est détestable dela·er plus de trois íois un membre concerné par l`ablution
La prière n'est pas valide sans ablution. L'ablution n'est permise qu'avec une
eau purificatrice, c'est-à-dire celle qui a conserve sa nature, comme l'eau de mer,
de source, de rivière ou d'un puits Remarque : Une petite quantité d`eau est souillée des
qu`elle est au contact a·ec l`impureté. tandis qu`une eau en grande quantité minimum 210 litres
en·iron, n`est souillée que lorsque sa couleur.son odeur ou son goût change
Remarques :
J) Les membres concernes par les ablutions dans l'ordre, sont au nombre de quatre :
A) Le ·isage. l`intérieur du nez et de la bouche inclus. B) Les a·ant-bras. les coudes inclus. C) La tête. les
oreilles incluses. D) Les pieds. les che·illes incluses.
Le respect de l'ordre dans le lavage des membres est une obligation. Ne pas le respecter invalide les ablutions.
Il est recommande (Sunna) de ne pas gaspiller l'eau.
2) L'enchaînement ininterrompu des differents lavages est une obligation : ainsi. se la·er un
membre puis attendre qu`il seche pour ensuite la·er le membre sui·ant in·alide les ablutions.
3) Après l'ablution, il est recommande de dire : « Ach-huJu un lâ Ilâhu illâl-Iâhu uu uch-huJu unnu
MuhummuJun 3ubJuhu uu russûluh » soit : « Je témoigne qu'il n'v a point de di·inité digne d'adoration en
dehors d'Allah et je témoigne que Muhammad est Son ser·iteur et Messager. ». puis de prier deux Rak`a.
La description des ablutions
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La description de la prière rituelle

Piliers de la priere : la priere est nulle lorsqu`ils sont abandonnés ·olontairement ou par oubli.
Obligations de la priere : lorsqu`elles sont délaissées sciemment. la priere est nulle et lorsqu`elles sont délaissées par oubli. la personne doit accomplir la prosternation de l`oubli.
Les ´vvav recommandations prophétiques, de la priere : la priere ne s`annule pas si on délaisse une de ces choses ·olontairement ou par oubli,. Les accomplir procure
une récompense supplémentaire.

Puis. on se prosterne en disant Allãhu Akbar Allah est le plus Grand, en éloignant
les bras des ílancs et le ·entre des cuisses. en posant les mains au ni·eau des épaules.
les extrémités des pieds posés au sol et les doigts ainsi que les orteils dirigés ·ers la
Oibla. Lnsuite. on dit : Subhãna Rabbiy-al-A3lã « Gloire et pureté a mon Seigneur le
1res-laut » une íois au moins. Il est recommandé de le dire au moins trois íois.
Remarque : La prosternation doit se íaire sur sept parties du corps : les extrémités
des pieds. les genoux. les mains. le íront a·ec le nez. La priere n`est pas ·alable. sauí si on possede une
excuse. lorsqu`on s`abstient ·olontairement de ne pas poser au sol une partie des membres précités. Il
est détestable de poser les a·ant-bras sur le sol et il est recommandé d`écarter les bras des cotes.
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Puis. on dit Allãhu Akbar Allah est le plus Grand,. en le·ant les mains puis on
s`incline et on pose les mains sur les genoux comme si on s`v agrippait : on disjoint les
doigts. on tient son dos droit. la tête dans le prolongement du dos et on dit : Subhãna
Rabbiyal-3Azhîm « Gloire et pureté a mon Seigneur le 1res Grand. ». On dit cela
trois íois. Lorsqu`on par·ient a rentrer en priere a·ec l`imam a·ant qu`il se rele·e de
l`inclinaison. alors toute la rak`a est ·alidée.
Remarque : L`instant ou il íaut prononcer .ttãbv ./bar ou Sami3-Allahu liman lamidah, « Ou`Allah
exauce celui qui Le loue » |juste apres l`inclinaison| est pendant le changement de position. et non a·ant
ou apres. (eci est ·alable pour toutes les íois ou il íaut dire .ttãbv ./bar.
On tient la main gauche ou le poignet gauche a·ec sa main droite et on les place sous sa
poitrine. Le regard est orienté ·ers l`endroit ou l`on se prosterne. Puis. on débute la priere
en prononcant les in·ocations rapportées dans la Sunna. comme : Soit : ´vb!ãva/a
.ttãbvvva ra bi!avai/a ra tabãra/a í.vov/a ra ta²ãtã ¡aaaov/a ra tã itãba gbayrov/a «Gloire
et pureté a 1oi. o Allah et a 1oi la louange. Oue 1on nom soit béni. que 1a majesté soit
éle·ée et il n`v a d`autre di·inité digne d`adoration si ce n`est 1oi. » Puis. on dit : .`vabv
bitíãb viva.b·´baytãv ir_Raiiv. ßi.vittãb irRabvãv irRabiv. « Je cherche protection aupres
d`Allah contre Satan le maudit. au nom d`Allah le (lément. le Miséricordieux ». On
prononce tout ce qui précede a ·oix basse. Lnsuite. on récite la sourate Al-latiha
l`ou·erture n°1,. Puis ce que l`on connait du (oran. (elui qui prie derriere l`imam n`a rien
a réciter pendant les rak`a ou l`imam récite a ·oix haute. Par contre. il lui est recommandé
de réciter la sourate Al-latiha pendant les pauses que l`imam marque dans sa récitation. ou
lorsqu`il termine sa récitation. s`il s`agit d`une priere ou la récitation se
íait a ·oix haute. L`imam récite a haute ·oix dans la priere de l`aube lajr, et les deux premieres rak`a de la priere
du coucher du soleil Maghreb, et de la tombée de la nuit 3icha,. Ln dehors de cela. il récite a ·oix basse.
Remarque : Il est recommandé de réciter les sourates dans le même ordre qui se trou·e dans le (oran : il est
détestable de ne pas respecter cet ordre. Il est interdit d`inter·ertir les mots d`un même ·erset coranique ou
d`inter·ertir les ·ersets d`une même sourate.
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Lorsque l`on ·eut accomplir la priere. on se met debout íace a la Oibla et on dit : Allãhu
Akbar Allah est le plus grand,. L`imam dit cela a ·oix haute : il íait de même a chaque
íois qu`il dit .ttãbv ./bar,. de sorte que ceux qui se trou·ent derriere lui puissent
l`entendre. Les autres le disent a ·oix basse. Lorsqu`on prononce ce ta/bir. on le·e les
mains au ni·eau des épaules. les doigts collés les uns aux autres. (elui qui prie derriere
l`imam ne prononce le ta/bir qu`une íois que l`imam l`a prononcé.
Remarque : Le íidele doit éle·er la ·oix lorsqu`un pilier ou une obligation de la priere doi·ent être maniíestés
par la parole. de maniere a pou·oir s`entendre lui-même. même dans les prieres ou la lecture se íait a ·oix basse.
Le minimum nécessaire dans le ton de la ·oix est que l`on puisse entendre soi-même ce que l`on prononce
Puis. on rele·e la tête en disant : Sami3-Allahu liman lamidah « Ou`Allah exauce celui qui
le loue » et on le·e les mains comme lors du premier ta/bir. Une íois rele·é et bien droit
en position debout. on dit : Rabbana wa lakal-lamd Notre Seigneur ! a 1oi la louange,.
puis on peut ajouter : lamdan Kathiran 1avviban Mubarakan íih. Mil`as-Samawati wa
Mil`al-Ardh wa Mil`a ma (hi`ta min (hav`in ba3d. Une louange abondante. pure et
bénie. qui remplit les cieux et la terre et qui remplit tout ce que tu ·eux au-dela de cela...,
Remarque : L`instant ou il íaut prononcer Rabbana wa lakal-lamd Notre Seigneur ! a 1oi la louange,
est apres s`être entierement redressé apres l`inclinaison et non pendant le redressement.
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Puis. on rele·e la tête en disant Allahu Akbar et on s`assoit. Il v a deux manieres de s`asseoir
entre les deux prosternations qui sont toutes correctes : J) On peut étaler le pied gauche
sur lequel on s`assoit et poser ·erticalement le pied droit en pliant les orteils de ce pied en
direction de la Oibla. 2) Poser les deux pieds ·erticalement en pliant les orteils en direction
de la Oibla et en s`assevant sur les talons Position accroupie,. Puis on dit : Rabbi-Ghfirlî
Seigneur. pardonne-moi !, trois íois : on peut ajouter si on ·eut : !ar·bavvi. rai·bvrvi.
rarta²vi. rar.vqvi rav·.vrvi. rab·aivi. ra ²ãtivi. ra²·tv²avvi «Accorde-moi 1a miséricorde.
panse mes blessures. éle·e mon rang. accorde-moi ma subsistance. accorde- moi la
·ictoire. guide-moi. assure-moi le salut et accorde-moi le pardon » Puis. on se prosterne une deuxieme íois
de la même maniere que la premiere. Lnsuite. on rele·e la tête en disant Allãhu Akbar, on se remet debout
sur ses pieds. Puis. on accomplit la deuxieme raka de la même maniere que la premiere.
Remarque : La sourate Al-latiha ne doit être récitée qu`apres s`être remis completement debout. Si elle a été récitée
a·ant. on de·ra. une íois completement debout. reprendre sa récitation du début. sinon la priere n`est pas ·alide.
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Apres ces deux raka. on s`assoit pour prononcer le premier )acbabbva. le pied droit
posé ·erticalement et le pied gauche étalé sur lequel on s`assoit. On pose la main
gauche sur la cuisse gauche tandis que sur la cuisse droite. on pose la main droite dont
on plie l`auriculaire et l`annulaire. on íorme un anneau a·ec le pouce et le majeur. et on
pointe l`index droit de·ant soi. puis on récite a ·oix basse : At-1ahivvatu Lilahi was-
Salawatu wat-1avvibat. Assalamu 3alavka avvuhan-nabv wa rahmatu Llahi wa
barakatuhu. assalamu 3alavna wa 3ala 3ibadillahi as-salihin. Ach-hadu an la ilaha illal-
Lahou wa ach-hadu anna Muhammadan 3abduhu wa Rassûluh. « Les salutations sont
pour Allah. ainsi que les prieres et les bonnes ou·res. Oue le salut soit sur toi. o
Prophete ainsi que la miséricorde d`Allah et ses bénédictions. Oue le salut soit sur nous
et sur les ·ertueux ser·iteurs d`Allah. J`atteste qu`il n`v a d`autre di·inité digne d`être adorée a part Allah
et j`atteste que Muhammad est Son ser·iteur et Son messager. ». Puis on se rele·e pour la 3
eme
et la 4
eme

rak`a en disant .ttãbv ./bar. en le·ant les mains et on accomplit le reste de la priere de la maniere
décrite précédemment. (ependant. on ne récite pas a ·oix haute dans la les, rak`a sui·antes, et v récite
la sourate Al-latiha seulement.
On s`assoit ensuite pour prononcer le dernier )acbabbva. dans la position dite de
)ararrv/ si la priere comporte trois ou quatre rak`a,. Puis. on récite comme pour le
premier )acbabbva : At-Tuhiyyâtu Iilâhi uus-Sulâuâtu uut-Tuyyibât., muis on
ujoute ensuite : Allâhummu Sullí 3ulâ MuhummuJin uu 3ulâ âlí MuhummuJin
kumâ sulluytu 3ulâ Ibrâhím uu 3ulâ âli Ibrâhím, Innuku HumíJun MujíJ.
Allâhummu bârik 3ulâ MuhummuJin uu 3ulâ âlí MuhummuJin kumâ bâruktu
3ulâ Ibrâhím uu 3ulâ âli Ibrâhím, Innuku HumíJune MujíJ. « Ô Allah. prie sur
ou íais l`éloge de, Muhammad et sur la íamille de Muhammad comme 1u as prié sur
Abraham et sur la íamille d`Abraham. 1u es certes Digne de louanges et de gloriíication.
Ô Allah. bénis Muhammad et la íamille de Muhammad comme 1u as béni Abraham et
la íamille d`Abraham. 1u es certes Digne de louanges et de gloriíication. » Il v a
plusieurs íormes de )ararrv/ qui sont correctes : J) On étale le pied gauche que l`on íait
sortir sous son tibia droit. on pose le pied droit ·erticalement et la íesse gauche au sol.
2) Même chose que précédemment. sauí que l`on étale la jambe droite au sol. au lieu de
tenir le pied droit ·erticalement. 3)Même chose que 1, sauí que l`on íait sortir le pied
gauche entre le mollet et la cuisse droite. On n`adopte cette position de )ararrv/ que lors de la derniere
position assise d`une priere qui comporte deux )acbabbva. Il est recommandé apres cela de réciter certaines
in·ocations rapportées dans la Sunna. telles que .²vabv ßittãbi viv ²aabãbiv·^ãri. ra viv ²aabãbit·Oabri ra
viv íitvatit·Mabyã rat·Mavãti. ra viv íitvatit·Ma..ibia·Daiiãt soit : « Je cherche la protection d`Allah contre le
supplice du leu. contre le chatiment de la tombe. contre l`épreu·e de la ·ie et de la mort et contre la
tentation de l`Antéchrist. »

Lnsuite. on prononce le salut íinal. en tournant d`abord la tête ·ers la droite. en disant
As-Salamu 3Alavkum wa Rahmatullah « Oue la paix et la miséricorde d`Allah soient sur
·ous ». Puis. on prononce la même chose en tournant la tête ·ers la gauche. Apres ce
salut. on prononce les in·ocations rapportées dans la Sunna en restant assis sur son lieu
de priere. Il est recommandé de prononcer le salut pendant le mou·ement de la tête. et de
commencer par la droite. puis la gauche.
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Cher frère musulman,
chère sœur musulmane :
AIIah l´a faciIile Ia Iecluie de ce Iivie lenefique. II iesle a faiie fiuclifiei la Iecluie,
c´esl-a-diie qu´iI le iesle encoie a Ia nellie en pialique.
 Tu v as Iu Ia liaduclion el I´expIicalion du sens d´une pailie des veisels du
Coian, veiIIe donc a nellie en pialique Ie sens des veisels que lu as appiis. Ln
effel, Ies conpagnons du Iiophòle appienaienl dix veisels du Coian aupiòs du
Messagei d´AIIah  el n´enlanaienl pas Ies dix aulies avanl d´avoii naîliise Ie
savoii el Ia nise en pialique qu´iIs conlenaienl : iIs disaienl : « Nous appiînes Ia
science el Ia pialique (en nône lenps). » De nône, Ia IegisIalion isIanique incile
a ceIa. De ce fail, Iln Allâs  a dil a piopos de ce veisel du Coian :   . l|s |e
recltent comme l| se dolt |AI ßaqaiah, 121! : |c´esl-a-diie! qu´iIs Ie suivenl conne iI se
doil. AI-IudhavI a dil : « Le Coian n´a ele ieveIe que poui ôlie nis en pialique.
Ainsi, Ies gens onl appIique ce qu´iIs onl Iu. »
 Tu v as egaIenenl decouveil une pailie de Ia Sunna du Iiophòle , enpiesse-loi
donc de iepondie favoialIenenl a I´appeI de Ia Sunna el de Ia nellie en pialique.
Ln effel, chaque fois que Ies gens veilueux de Ia connunaule appienaienl une
chose, iIs s´enpiessaienl de Ia nellie en pialique el d´v invilei Ies gens, seIon Ia
paioIe du Iiophòle  : « |crsuuc jc tcus crdcnnc unc cncsc. fai|cs-|c au|an| uuc tcus |c
pcutcz c|. |crsuuc jc tcus in|crdis unc cncsc. aos|cncz-tcus-cn. »
1
De nône, iIs fonl ceIa
pai ciainle du châlinenl douIouieux d´AIIah en appIicalion de celle paioIe d´AIIah
 : Oue ceux. donc. qul s´oµµosent ù son ordre µrennent garde qu´une eµreute ne |es
attelgne. ou que ne |es attelgne un chûtlment dou|oureux  |An-Nûi, 63!. Iaini Ies
peisonnes exenpIaiies qui nellaienl en pialique, on peul cilei :
La Mòie des ciovanls Unn Halîlah - qu´AIIah soil salisfail d´eIIe ~ qui iappoila ce
hadilh : « CeIui qui acconpIil douze uniles de piiòie au couis d´une peiiode d´un joui el
une nuil, on Iui consliuil poui ceIa une deneuie au Iaiadis. »
2
Unn Halîlah dil
ensuile : « Ie ne Ies ai janais alandonnees depuis que j´ai enlendu ceIa du Iiophòle  ».
Iln Onai  qui iappoila ce hadilh : « Un nusuInan qui possòde un lien qu´iI
veul liansnellie pai leslanenl ne doil pas allendie pIus de liois jouis poui que
ses disposilions soienl nises pai eciil.»
3
Iuis, Iln Onai  dil ensuile : « Depuis
que j´ai enlendu Ie Messagei d´AIIah  diie ceIa, pas une nuil n´esl passee sans
que j´aie nis pai eciil non leslanenl. »

1
Rappoile pai AI-ßukhâiî el MusIin.
2
Rappoile pai MusIin.
3
Rappoile pai AI-ßukhâiî el MusIin.





Le savoii qui n´esl pas nis en pialique esl condanne pai
AIIah, Son Messagei el Ies ciovanls. AIIah  dil : Ô tous qul
atet cru ! Pourquol dltes-tous ce que tous ne faltes µas ?
C´est une grande abomlnatlon auµrès d´A||ah que de dlre ce
que tous ne faltes µas |As-Saff, 2-3!. Le Iiophòle  a dil : « Un
savoii qui n´esl pas nis en pialique esl conne un liesoi donl
on ne depense pas une pailie dans Ie senliei d´AIIah. » AI-
IudhavI

a dil : « Le savanl iesle ignoianl de ce qu´iI a
appiis lanl qu´iI ne I´a pas nis en pialique. » MâIik iln Dinâi
(qu´AIIah Iui fasse niseiicoide) a dil : « Tu liouveias des honnes
donl Ie discouis esl nene a Ia peifeclion landis que ses ouvies
enliòies ne sonl qu´inpeifeclion. »

L'cxIgcncc !ngIquc
du savnIr cst sa
mIsc cn µratIquc 

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